Le directeur des programmes de TFM, Bouba Ndour, a vivement réagi aux propos d’Ousmane Sonko appelant au boycott de certains médias. Il déplore une escalade verbale dangereuse qui met en péril la sécurité des journalistes.
La sortie du Premier ministre Ousmane Sonko, jeudi dernier, appelant les militants de son parti Pastef à boycotter les chaînes de télévision jugées « hostiles », n’en finit pas de faire réagir. Ce vendredi 11 juillet 2025, Bouba Ndour, directeur des programmes du groupe TFM, a profité de l’émission Jakaarlo Bi pour exprimer publiquement son inquiétude face à ce qu’il considère comme des attaques ciblées contre le groupe de presse fondé par son frère, Youssou Ndour.
« Ces attaques verbales répétées contre le groupe TFM sont injustes et dangereuses », a-t-il déclaré d’un ton grave, avant de souligner que Youssou Ndour, malgré son statut de fondateur, « n’intervient jamais dans le travail éditorial des journalistes ».
Selon Bouba Ndour, cette rhétorique hostile nourrit un climat de méfiance et de tension autour du groupe de presse. Il alerte notamment sur des menaces reçues récemment, qu’il attribue à certains militants radicaux de Pastef.
« Un militant bien identifié a menacé de brûler les locaux du groupe. Moi-même, j’ai reçu des insultes d’inconnus ce vendredi », a-t-il révélé, visiblement affecté.
Le directeur des programmes de TFM appelle à la responsabilité et au respect du travail journalistique, estimant que les divergences politiques ne doivent en aucun cas se traduire par des menaces ou des tentatives d’intimidation.