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Universités sénégalaises : le collectif des amicales dénonce une situation « alarmante » et exige un dialogue inclusif

La tension reste vive dans les universités sénégalaises. Dans une déclaration rendue publique, le collectif des amicales, présenté comme la structure faîtière de représentation des étudiants, tire la sonnette d’alarme sur ce qu’il qualifie de situation « alarmante » au sein des campus. Selon ses responsables, l’heure est à des discussions profondes, sincères et inclusives entre l’ensemble des acteurs de l’enseignement supérieur afin d’éviter une aggravation de la crise.

Au cœur des critiques figure la méthode adoptée par les autorités universitaires et étatiques. Le collectif affirme que plusieurs rencontres auraient été organisées et des décisions prises sans la participation effective des représentants des étudiants. Une mise à l’écart que les organisations estudiantines jugent préoccupante, estimant qu’aucune réforme durable ne peut être envisagée sans l’implication directe des principaux concernés.

La réouverture progressive des campus cristallise particulièrement les frustrations. Si les activités académiques reprennent graduellement, deux pavillons de résidence demeurent fermés, affectant plus de 2 000 étudiants. Pour le collectif, cette mesure partielle crée une inégalité de traitement entre les étudiants et compromet le principe d’équité dans l’accès aux infrastructures universitaires. Les responsables estudiantins considèrent qu’une reprise sélective ne peut garantir un climat serein ni répondre efficacement aux attentes sociales.

Face à cette situation, le collectif des amicales formule une série d’exigences. Il réclame d’abord la levée des suspensions visant certaines amicales, une décision qu’il qualifie d’« illégale » et qu’il n’exclut pas de contester devant la Cour suprême du Senegal . Pour les étudiants, ces suspensions constituent une entrave à la liberté d’organisation et au droit à la représentation.

Les organisations estudiantines demandent également la tenue d’assises inclusives consacrées aux réformes universitaires. Selon elles, seule une concertation élargie, réunissant autorités académiques, pouvoirs publics et représentants étudiants, permettra d’aborder en profondeur les questions liées à la gouvernance, aux conditions sociales et au fonctionnement global des universités.

Autre point sensible : la prise en charge des étudiants blessés lors des récents événements survenus dans certains campus. Le collectif insiste sur la nécessité d’un accompagnement médical et psychologique adéquat pour les victimes, considérant qu’il s’agit d’une responsabilité morale et institutionnelle.

Par ailleurs, les représentants étudiants affirment suivre avec attention les enquêtes en cours concernant le décès de l’étudiant Abdoulaye Ba, une affaire qui continue de susciter une vive émotion au sein de la communauté universitaire. Ils appellent à la transparence et à l’établissement des responsabilités afin d’apaiser les tensions et de restaurer la confiance.

Malgré la fermeté de leur position, les organisations estudiantines invitent les étudiants à faire preuve de retenue. Elles les exhortent à attendre les prochaines orientations officielles avant tout retour massif dans les campus, dans un souci d’éviter de nouveaux incidents. Le collectif se dit ouvert au dialogue, mais prévient qu’il n’acceptera pas « l’imposition d’une pensée unique » et réaffirme sa détermination à défendre les intérêts matériels et moraux des étudiants.


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