Malgré une intense campagne de plaidoyer menée ces dernières semaines, le Maroc ne parviendra pas à ravir à l’Espagne l’organisation de la finale de la Coupe du monde 2030. La question, longtemps restée en suspens dans le cadre de la candidature conjointe avec le Portugal, a été tranchée par le président de la Fédération royale espagnole de football (RFEF), Rafael Louzan, qui a affirmé sans ambiguïté que la finale se disputera sur le sol espagnol.
Profitant de la visibilité acquise lors de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 et des turbulences institutionnelles traversées par le football espagnol, Rabat avait multiplié les démarches auprès de la FIFA pour convaincre les instances de lui confier l’événement phare du Mondial. Les accusations de corruption visant la fédération espagnole semblaient offrir une fenêtre d’opportunité au Royaume, désireux de marquer l’histoire en accueillant la finale d’une Coupe du monde au caractère hautement symbolique.
Mais Rafael Louzan a mis fin aux spéculations. S’appuyant sur le poids de l’Espagne dans la candidature tripartite, il a rappelé que son pays assume 55 % de l’organisation globale du tournoi. « La finale aura lieu ici », a-t-il déclaré, se montrant catégorique. Pour appuyer sa position, le patron du football espagnol a également évoqué des scènes observées lors de la dernière CAN, estimant qu’elles ont porté atteinte à l’image du football mondial, avant de souligner la capacité organisationnelle et l’expérience de l’Espagne dans l’accueil des grands événements sportifs internationaux.
Cette décision constitue une déception pour le Maroc, qui nourrissait de grandes ambitions pour ce Mondial du centenaire. Le Royaume devra finalement se contenter d’accueillir une partie des rencontres, notamment celles de sa sélection nationale, ainsi que quelques matchs du premier tour et des phases intermédiaires, conformément au schéma de répartition arrêté entre les pays hôtes.
La Coupe du monde 2030 s’annonce toutefois historique à plus d’un titre. Pour célébrer les 100 ans de la compétition, la FIFA a validé une organisation exceptionnelle impliquant six pays répartis sur trois continents. En plus de l’Espagne, du Portugal et du Maroc, des matchs inauguraux se dérouleront en Uruguay, en Argentine et au Paraguay, en hommage à la première édition du Mondial disputée en 1930 à Montevideo.