Une nouvelle tragédie liée à l’émigration irrégulière s’est produite au large des côtes sénégalaises. Une pirogue transportant 139 candidats au départ vers l’Europe a été secourue par la Marine nationale sénégalaise le 4 mars 2026, après plusieurs jours de dérive en mer dans des conditions extrêmement précaires.
Selon les informations rapportées par le quotidien L’Observateur, l’embarcation avait quitté les côtes gambiennes avec pour objectif de rejoindre les îles Canaries, destination devenue ces dernières années l’une des principales routes migratoires vers l’Europe. Mais la traversée a rapidement tourné au drame. En pleine mer, la pirogue s’est retrouvée à court de carburant, de vivres et d’eau potable, laissant les passagers livrés à eux-mêmes au milieu de l’océan.
Pendant onze jours, les migrants ont dérivé sans assistance, exposés à la faim, à la soif et aux conditions difficiles de la mer. Face à la situation critique, certains passagers auraient réussi à contacter leurs proches restés à terre pour demander de l’aide. Ces derniers ont alors alerté les autorités sénégalaises, permettant le déclenchement d’une opération de recherche et de secours.
Une unité de la Marine nationale sénégalaise, qui patrouillait dans le cadre de la surveillance des eaux territoriales, a finalement repéré l’embarcation en détresse. Les militaires ont immédiatement procédé à l’évacuation des passagers et à leur prise en charge à bord, mettant ainsi fin à une dérive qui aurait pu se solder par un bilan beaucoup plus lourd.
Les rescapés ont ensuite été acheminés vers la Base navale Amiral Faye Gassama, à Dakar. À leur arrivée, les équipes de secours ont établi un premier bilan faisant état de 139 migrants à bord de la pirogue. Parmi eux figuraient des hommes, des femmes mais aussi des enfants, témoignant une nouvelle fois du caractère familial que prennent parfois ces traversées à haut risque.
Au milieu des survivants, les secours ont cependant fait une découverte tragique. Le corps sans vie d’un nourrisson a été retrouvé à bord de l’embarcation. L’enfant serait décédé pendant la traversée dans des circonstances qui restent encore à déterminer. Son corps a été immédiatement pris en charge par les services compétents afin de procéder aux constatations d’usage et d’ouvrir les investigations nécessaires pour éclaircir les causes du décès.
Quant aux migrants secourus, ils ont été confiés aux autorités sanitaires et sociales pour bénéficier d’une prise en charge médicale d’urgence. Plusieurs d’entre eux présentaient des signes d’épuisement, de déshydratation et de grande fatigue après ces longues journées passées en mer sans ressources. Les services compétents ont également entamé les procédures d’identification des passagers afin de déterminer leur nationalité et leur situation administrative.