Justice
Affaire des rétrocommissions présumées : la Cour suprême examine le recours du parquet financier
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par
Diack
La Cour suprême est attendue ce jeudi 5 février pour se prononcer sur le recours en cassation introduit par le parquet général financier contre l’arrêt de la chambre d’accusation ayant accordé la liberté provisoire à Serigne Oumar Mbaye. L’information a été révélée par le quotidien Les Échos dans sa parution du jour.
Ce recours s’inscrit dans le cadre de l’affaire dite des rétrocommissions présumées, qui implique le patron du groupe de presse Avenir Communication, Madiambal Diagne, ainsi que sa société immobilière, la SCI Pharaon. Le parquet financier conteste la décision de la chambre d’accusation estimant que les conditions ayant conduit à la mise en liberté provisoire de Serigne Oumar Mbaye ne sont pas juridiquement fondées.
Présenté par les enquêteurs comme le marabout de Madiambal Diagne, Serigne Oumar Mbaye avait été interpellé puis inculpé pour « complicité » dans ce dossier aux ramifications financières complexes. Selon l’accusation, il aurait joué un rôle indirect dans le circuit présumé de rétrocommissions ayant permis l’encaissement irrégulier de fonds liés à des opérations immobilières attribuées à la SCI Pharaon.
De son côté, Madiambal Diagne est soupçonné d’avoir indûment perçu des ressources financières à travers cette société, des faits qu’il conteste fermement. L’affaire a suscité une large attention médiatique en raison du profil des personnes mises en cause et de la sensibilité des accusations portées, dans un contexte marqué par un renforcement de la lutte contre les infractions économiques et financières.
Depuis le début de la procédure, Serigne Oumar Mbaye n’a cessé de clamer son innocence. Il affirme n’avoir aucun lien opérationnel, financier ou décisionnel avec les faits qui lui sont reprochés, soutenant que son nom est injustement associé à cette affaire en raison de sa relation personnelle avec le principal mis en cause. Sa défense estime que le dossier ne repose sur aucun élément matériel probant établissant sa participation aux infractions présumées.
La décision attendue de la Cour suprême est donc particulièrement scrutée. Elle pourrait soit confirmer l’arrêt de la chambre d’accusation, maintenant ainsi Serigne Oumar Mbaye en liberté provisoire, soit casser cette décision et renvoyer l’affaire devant une autre juridiction, avec des conséquences immédiates sur la situation judiciaire de l’intéressé.
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