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Politique

Ousmane Sonko ferme la porte à tout report des élections locales de 2027

Les élections locales prévues en 2027 devront se tenir à la date fixée par le calendrier républicain. C’est la position clairement affichée par Ousmane Sonko lors de son entretien accordé à France 24, au cours duquel il a rejeté toute hypothèse de report du scrutin.

Interrogé sur les spéculations entourant un éventuel décalage des élections territoriales, le président de l’Assemblée nationale a été catégorique. Selon lui, aucune circonstance ne justifie aujourd’hui un renvoi de cette échéance électorale, considérée comme un rendez-vous majeur de la démocratie sénégalaise.

« Les élections ne peuvent pas être reportées. Il n’y a aucune raison valable pour qu’elles soient reportées », a-t-il déclaré, mettant ainsi fin aux interrogations qui agitent une partie de la classe politique et de l’opinion publique.

Pour le leader de PASTEF, le respect du calendrier électoral ne relève pas d’un simple choix politique, mais d’une exigence légale et institutionnelle. Il a rappelé que les textes en vigueur définissent clairement les responsabilités des autorités compétentes en matière d’organisation des scrutins. À ce titre, il a souligné que le président de la République est tenu de prendre les actes administratifs nécessaires afin de garantir la tenue des élections dans les délais prévus.

Ousmane Sonko a notamment insisté sur l’obligation de signer le décret fixant la date du scrutin ainsi que sur la convocation du corps électoral conformément aux dispositions légales. Pour lui, ces mécanismes existent précisément pour assurer la régularité et la continuité du processus démocratique.

Le président de l’Assemblée nationale s’est également prononcé sur l’article 52 de la Constitution, souvent évoqué dans les débats relatifs aux pouvoirs exceptionnels du chef de l’État. Cette disposition permet au président de la République de prendre des mesures particulières dans certaines circonstances jugées exceptionnelles.

Toutefois, Ousmane Sonko estime que cet article est suffisamment encadré par les textes constitutionnels et ne saurait être interprété comme un instrument permettant de remettre en cause le fonctionnement normal des institutions ou le respect des échéances électorales.

Selon lui, la stabilité démocratique du Sénégal repose avant tout sur le respect des règles établies et sur la responsabilité de chaque institution dans l’exercice de ses prérogatives. Il a ainsi appelé à laisser les mécanismes républicains suivre leur cours normal, affirmant que chacun doit assumer pleinement les missions que lui confère la Constitution.


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