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Politique

Alioune Tine met en garde contre une « République des influenceurs et des chroniqueurs »

Le fondateur d’Afrikajom Center, Alioune Tine, a exprimé ses inquiétudes face à l’évolution du débat public au Sénégal. Dans une déclaration publiée vendredi, il estime que le pays est en train de « basculer dans une République des influenceurs et des chroniqueurs », dans un contexte de forte polarisation politique.

Selon lui, la vie politique sénégalaise se résume de plus en plus à une opposition frontale entre camps, sans place pour la nuance. « On est pour ou contre, c’est noir ou blanc. Le gris ou les nuances, ça n’existe pas », a-t-il affirmé.

Il souligne que les personnes qui refusent de s’aligner sur une position partisane sont souvent stigmatisées, qualifiées de « nafeq » par les radicaux des deux bords.

Alioune Tine appelle les acteurs politiques à assumer leurs responsabilités pour assainir le climat. Il estime que les leaders, qu’ils soient au pouvoir ou dans l’opposition, doivent éduquer et former leurs militants au respect du débat démocratique.

Il invite également les médias, les plateformes numériques et les organisations professionnelles de journalistes à mettre en place des mécanismes de régulation afin de limiter les dérives verbales et la surenchère médiatique.

Au-delà de la question politique, Alioune Tine lie cette tension à une crise sociale plus large. Selon lui, la jeunesse, confrontée au chômage et à l’absence de perspectives, nourrit une colère susceptible de fragiliser la stabilité du pays.

Il insiste sur la nécessité de promouvoir la justice sociale et de réduire les inégalités pour apaiser les frustrations.

« Mettre un terme à la diabolisation réciproque entre leaders de l’opposition et du pouvoir est un impératif », conclut-il, estimant que la consolidation de la démocratie sénégalaise passe autant par la régulation de l’espace public que par une meilleure réponse aux attentes sociales.


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