Réforme constitutionnelle : Aldiouma Sow accuse les députés de Pastef de « mensonge politique » et défend la démarche de Diomaye Faye

La polémique autour de la réforme constitutionnelle continue d’alimenter les tensions entre les différentes composantes de la majorité présidentielle. Ce mercredi, le secrétaire général adjoint chargé des élections de la coalition Diomaye Président, Aldiouma Sow, est monté au créneau pour répondre au communiqué publié par des députés du groupe parlementaire Pastef, qui reprochent au président de la République, Bassirou Diomaye Faye, de s’être dédit en saisissant le Conseil constitutionnel après avoir annoncé son intention d’organiser un référendum.

Dans une déclaration rendue publique, le ministre-conseiller a fermement rejeté ces accusations, estimant que les critiques formulées contre le chef de l’État relèvent davantage d’une stratégie politique que d’une lecture objective des faits. Selon lui, le véritable reniement ne se situe pas du côté du président de la République, mais de ceux qui, affirme-t-il, avaient promis de faire de la vérité leur principal engagement politique.

« Le véritable reniement, c’est le fait de promettre la vérité et, une fois au pouvoir comme à nouveau dans l’opposition, de recourir au mensonge pour exister politiquement », a déclaré Aldiouma Sow, accusant certains responsables de Pastef de déformer les faits pour alimenter la controverse.

Le responsable de la coalition Diomaye Président soutient que le président Bassirou Diomaye Faye n’a jamais varié dans sa position sur le mode d’adoption de la réforme constitutionnelle. Il rappelle qu’au moment de la première saisine de l’Assemblée nationale, le chef de l’État avait officiellement informé les députés de sa volonté de soumettre cette réforme au référendum après une concertation avec les forces vives de la Nation.

Selon lui, le président avait, dans cette même correspondance, demandé à l’Assemblée nationale de mettre un terme à la procédure parlementaire engagée afin de privilégier une démarche plus inclusive et conforme à sa vision du processus de révision constitutionnelle.

Aldiouma Sow explique par ailleurs que la décision de saisir le Conseil constitutionnel est directement liée, selon lui, à l’attitude du groupe parlementaire Pastef. Il accuse les députés de s’être montrés « empressés » et « entêtés » en cherchant à faire adopter la proposition de réforme de manière unilatérale, sans tenir compte de la demande du chef de l’État ni des usages institutionnels.

À ses yeux, cette initiative parlementaire s’est faite au mépris des procédures et de la pratique constitutionnelle en vigueur au Sénégal, ce qui justifierait pleinement le recours au Conseil constitutionnel afin de sécuriser juridiquement la suite du processus.

En conclusion de sa déclaration, Aldiouma Sow s’est voulu optimiste quant à l’aboutissement de la réforme constitutionnelle portée par le président Bassirou Diomaye Faye. Il s’est dit convaincu que ce projet sera mené à terme avec le soutien de ceux qu’il qualifie de « vrais patriotes », appelant implicitement au rassemblement autour de la vision du chef de l’État malgré les dissensions qui traversent actuellement le camp du pouvoir.

CODEPS : les ex-détenus politiques démentent toute convocation de la Présidence et maintiennent leur demande d’audience

Le Collectif des Ex-Détenus Politiques et victimes des événements de 2021-2024 (CODEPS) a tenu à mettre fin aux rumeurs faisant état d’une rencontre imminente avec le président de la République. Dans un communiqué publié ce mercredi 8 juillet 2026 par son comité de pilotage, l’organisation affirme n’avoir reçu, à ce jour, « aucune invitation officielle » émanant de la Présidence, qualifiant les informations circulant à ce sujet de « simples spéculations ».

Face à ces rumeurs, le collectif rappelle qu’il est lui-même à l’origine d’une démarche officielle auprès du chef de l’État. Selon le communiqué, une demande d’audience a été déposée le 29 juin 2026 afin d’engager un dialogue avec les plus hautes autorités sur les préoccupations des anciens détenus politiques et des victimes des événements survenus entre 2021 et 2024.

À travers cette requête, le CODEPS souhaite attirer l’attention du président de la République sur plusieurs dossiers qu’il juge prioritaires. Le collectif évoque notamment la situation de nombreuses victimes qui continuent de souffrir de séquelles physiques et psychologiques et qui rencontrent, selon lui, d’importantes difficultés pour bénéficier d’une prise en charge médicale adaptée.

Le comité de pilotage entend également soulever le cas des étudiants dont les parcours universitaires ont été interrompus ou fortement perturbés à la suite des événements politiques. Pour le CODEPS, ces jeunes doivent pouvoir bénéficier de mesures leur permettant de reprendre leurs études et de reconstruire leur avenir.

Au-delà de ces situations particulières, le collectif souhaite inscrire les échanges avec le chef de l’État dans une réflexion plus large sur la réhabilitation des victimes, la réparation des préjudices subis ainsi que la situation des familles des personnes décédées lors des manifestations. La question de la justice figure également parmi les principales revendications que l’organisation entend défendre au cours de cette audience, si elle est accordée.

Procès Jérôme Bandiaky et Sakory Ka : le parquet réclame de lourdes peines après une audience sous haute tension

Le procès de Jérôme Bandiaky, plus connu sous le surnom de « Sniper », et de Sakory Ka a donné lieu, ce mercredi, à une audience particulièrement animée devant le Tribunal de grande instance hors classe de Dakar. Pendant plusieurs heures, les débats ont été marqués par des échanges nourris entre le ministère public, les prévenus et leurs avocats, autour d’armes saisies, de passeports diplomatiques, d’un logement de fonction, de vidéos compromettantes et de soupçons d’usurpation de fonction. À l’issue des plaidoiries, le parquet a requis de lourdes peines avant que le tribunal ne mette l’affaire en délibéré au 22 juillet.

Dès l’ouverture des débats, Jérôme Bandiaky a rejeté l’ensemble des accusations portées contre lui. Se présentant comme assistant de sécurité et responsable de la société Sniper Sécurité, il a expliqué que son entreprise avait été créée après plusieurs années passées à assurer la protection rapprochée de hautes personnalités de l’État.

Interrogé sur les nombreuses armes découvertes lors des perquisitions effectuées dans ses résidences de Dakar et de Mbour, il a soutenu qu’elles étaient destinées à équiper les agents de sécurité de son entreprise dans le cadre de contrats qu’il affirme avoir remportés. Concernant l’arme factice au cœur de la procédure, il a reconnu l’avoir acquise auprès de Sakory Ka, tout en précisant qu’elle ne présentait aucun danger et n’avait pour vocation que d’impressionner d’éventuels agresseurs.

Le tribunal s’est également intéressé aux passeports diplomatiques retrouvés en sa possession. Jérôme Bandiaky a expliqué qu’ils lui avaient été remis durant la période où il assurait la sécurité de l’ancienne Première ministre Aminata Touré. Il a tenu le même raisonnement au sujet du logement qui lui est reproché, affirmant qu’il s’agissait d’un logement mis à sa disposition dans le cadre de ses missions de protection.

L’un des moments les plus marquants de l’audience est intervenu lorsque le président du tribunal a évoqué une vidéo extraite du téléphone portable du prévenu. Les images le montreraient manipulant un lance-grenades. Invité à s’expliquer, Jérôme Bandiaky a déclaré ne plus se souvenir du lieu où la vidéo avait été tournée avant de reconnaître son intérêt particulier pour les armes. « Je suis amoureux des armes », a-t-il lancé devant la juridiction, suscitant des réactions dans la salle.

Le prévenu a également rejeté les déclarations du témoin Ndiack Diop, qui affirme l’avoir aperçu à plusieurs reprises dans une propriété attribuée à Farba Ngom en compagnie de plusieurs personnalités. Jérôme Bandiaky a nié connaître ce témoin et a assuré qu’il n’entretenait aucune relation avec Farba Ngom.

À son tour, Sakory Ka a fermement contesté les faits qui lui sont reprochés. Se présentant comme entrepreneur agricole et passionné de chasse, il a expliqué que toutes les armes retrouvées en sa possession étaient régulièrement déclarées et couvertes par les autorisations administratives requises. Il a également nié avoir vendu une arme factice à Jérôme Bandiaky, réfutant ainsi un élément central du dossier.

Dans son réquisitoire, le ministère public s’est montré particulièrement sévère envers les deux prévenus. Le procureur a estimé que les infractions relatives à la détention illégale d’armes étaient suffisamment établies. Selon lui, plusieurs armes saisies ne figurent pas dans les fichiers de la Direction de la Surveillance du Territoire (DST), tandis qu’une réquisition adressée à une armurerie viendrait contredire les explications fournies sur leur provenance.

Le parquet a également retenu contre Jérôme Bandiaky des faits d’escroquerie portant sur des avantages accordés par l’État, en référence notamment au logement attribué par la SOGEPA et aux passeports diplomatiques retrouvés lors des perquisitions. Il estime en outre que le prévenu s’est rendu coupable d’usurpation de fonction. En revanche, le procureur a considéré que les éléments permettant de retenir les accusations relatives à des actes de nature à compromettre la sécurité publique demeuraient insuffisants.

Au regard de ces éléments, le ministère public a requis cinq ans d’emprisonnement ferme assortis d’une amende de cinq millions de francs CFA contre Jérôme Bandiaky. À l’encontre de Sakory Ka, il a demandé une peine de trois ans de prison ferme ainsi qu’une amende de deux millions de francs CFA.

Les avocats des deux hommes ont, pour leur part, plaidé la relaxe pure et simple. La défense de Sakory Ka a insisté sur les autorisations administratives versées au dossier, estimant qu’elles démontrent l’absence de toute activité de trafic d’armes. Ses conseils ont notamment rappelé que le pistolet de marque ERMA appartenait au père de leur client, ancien colonel des Douanes, une version qui, selon eux, n’a jamais été contestée au cours de l’enquête.

Les avocats de Jérôme Bandiaky ont dénoncé un dossier qu’ils jugent fortement influencé par des considérations politiques. Ils soutiennent que leur client ne détenait qu’une arme factice ne nécessitant aucune autorisation particulière et affirment que les passeports diplomatiques ainsi que le logement litigieux lui avaient été attribués dans le cadre de missions officielles de protection rapprochée auprès de personnalités de l’État. Ils ont également insisté sur le fait qu’aucune preuve ne relie leur client aux dossiers évoqués durant l’enquête concernant les décès de Fulbert Samba et Didier Badji.

Drame du baccalauréat au Sénégal : quand la proclamation publique devient un tribunal de la honte

Par Aly Saleh

Le suicide tragique d’un lycéen après l’annonce de son échec au baccalauréat bouleverse le Sénégal. Derrière le traditionnel et théâtral rituel de la proclamation publique des résultats se cache une violence institutionnelle invisible qui brise des vies. Entre détresse psychologique des élèves, pression familiale étouffante et urgence de la transition numérique, notre enquête plonge au cœur d’un système à bout de souffle.

Éclairé par l’analyse de Moustapha Diagne, ancien cadre du ministère de l’Éducation nationale, et enrichi par les témoignages poignants d’acteurs de terrain, ce grand reportage dissèque les rouages de ce « tribunal de la honte » et esquisse des pistes de réforme pour humaniser l’école sénégalaise. Décryptage.

Le Sénégal pleure un enfant. Un jeune garçon, l’esprit brisé par l’annonce de son échec au baccalauréat, a choisi de mettre fin à ses jours en se jetant dans un puits. Ce drame n’est pas un simple fait divers. Il est le symptôme tragique d’un système à bout de souffle, où la quête du diplôme s’est transformée en une véritable roulette russe psychologique. Immersion dans un rituel devenu insoutenable.

Au cœur de la cour d’école : la théâtralisation de la violence

Juillet. Midi. Dans la cour d’un centre d’examen à Dakar, la chaleur est étouffante, tout comme l’angoisse. Des centaines de candidats, les mains tremblantes et les yeux rivés vers l’estrade, attendent le verdict du jury. Le président s’installe, micro en main. Un silence lourd, presque funèbre, s’abat sur l’assemblée. La lecture à haute voix des noms des admis commence.

Pour ceux dont le nom ne sera jamais prononcé, le verdict tombe sans appel : l’ajournement. Une exclusion publique, immédiate et douloureuse.

Un chef de centre à Dakar, témoin de ces scènes depuis plus de dix ans, confie sous le couvert de l’anonymat :

« Chaque année, nous redoutons le moment de la lecture. Nous voyons des jeunes filles s’évanouir, des garçons s’enfuir en courant. Gérer la foule et la détresse psychologique en direct est devenu traumatisant, y compris pour les jurys. Le système crée une véritable scène d’hystérie collective. »

Cette méthode de proclamation constitue une violence institutionnalisée. Lire les résultats à haute voix devant une foule compacte condamne instantanément les recalés à l’humiliation publique et à une forme de mort sociale.

L’analyse de l’expert : « Un rituel qui n’est plus adapté »

Face à ce constat, plusieurs spécialistes et anciens responsables de l’éducation plaident pour une rupture définitive avec cette pratique. Parmi eux figure Moustapha Diagne, ancien directeur de la Formation et de la Communication (DFC) au ministère de l’Éducation nationale.

Pour ce fin connaisseur du système éducatif sénégalais, l’humanisation et la modernisation des délibérations du baccalauréat ne sont plus une option, mais une urgence.

Selon lui, ce rituel de proclamation publique n’est plus adapté aux réalités psychologiques des jeunes générations. L’exposition médiatique et populaire de l’échec scolaire transforme un simple examen en véritable tribunal populaire, infligeant une humiliation sociale particulièrement violente au candidat comme à sa famille.

Sous sa responsabilité, le ministère avait déjà engagé une transition numérique en encourageant l’envoi des résultats par SMS et leur consultation sur des plateformes en ligne afin de désengorger les centres d’examen et de préserver la confidentialité. Un chantier qui, au regard des récents drames, mérite d’être accéléré.

Quand la famille devient un tribunal

Pourquoi l’échec au baccalauréat est-il vécu comme une tragédie au Sénégal ? La réponse se trouve souvent au sein même des familles.

Dans un contexte économique difficile, les sacrifices consentis par les parents sont considérables. La réussite scolaire est souvent perçue comme l’unique ascenseur social et le seul espoir d’améliorer durablement les conditions de vie du foyer.

Les psychologues scolaires sont unanimes : la proclamation publique agit comme un puissant amplificateur de culpabilité. Le regard des voisins, les commentaires du quartier et le silence pesant de la famille deviennent autant de blessures psychologiques.

Le témoignage d’un parent d’élève illustre cette réalité :

« Mon fils a raté le bac à quelques points. Entendre son nom suivi de la mention “ajourné” devant tous les voisins et ses camarades l’a plongé dans une dépression qui a duré plusieurs mois. La proclamation publique ne cherche pas seulement à évaluer ; elle humilie. Nous, parents, exerçons parfois une pression démesurée sans mesurer les conséquences. »

À vous, parents et tuteurs, vos espoirs sont légitimes. Mais exiger l’impossible de vos enfants, leur faire porter les difficultés économiques de la famille avant même leur entrée dans la vie active, revient parfois à briser leur équilibre.

Un enfant qui échoue au baccalauréat n’a pas déshonoré sa famille. Il a simplement besoin d’être soutenu pour recommencer. Ne transformez pas votre foyer en tribunal ni votre regard en sentence. La vie de votre enfant vaudra toujours davantage qu’un diplôme.

Pour un sursaut national : trois réformes urgentes

À l’ère du numérique, ce rituel n’a plus sa place. L’échec fait partie du parcours scolaire, mais il doit être annoncé dans la dignité et le respect de la vie privée.

Nous appelons l’Office du Baccalauréat, le ministère de l’Éducation nationale, les associations de parents d’élèves et la société civile à engager trois réformes prioritaires :

  • Généraliser la digitalisation des résultats, avec un envoi systématique par SMS ou une consultation sur une plateforme nationale sécurisée.
  • Remplacer l’affichage nominatif par un affichage exclusivement fondé sur les numéros de table afin de préserver l’anonymat des candidats.
  • Rendre obligatoire la présence d’une cellule d’écoute psychologique dans chaque centre d’examen afin d’accompagner les candidats en situation de détresse.

Aux candidats : le baccalauréat n’est pas la fin de votre histoire

À vous, lycéennes, lycéens et candidats qui vivez cette période de stress intense, retenez une chose : le baccalauréat est une porte parmi d’autres, mais il ne détermine pas toute une existence.

Un échec à un examen ne définit ni votre intelligence, ni votre valeur, ni votre avenir. Le monde est rempli de femmes et d’hommes qui ont connu des revers avant de réussir.

Ne laissez jamais un résultat vous convaincre que votre vie s’arrête là. Parlez de votre souffrance. Ne restez pas seuls face à votre douleur. Demander de l’aide est une preuve de courage, jamais de faiblesse.

Face à ce drame, il est temps d’agir pour éviter qu’un tel scénario ne se reproduise au Sénégal. Protégeons nos enfants d’une pression silencieuse qui peut détruire des vies.

Il est plus que jamais nécessaire d’humaniser l’école sénégalaise afin que plus jamais l’annonce d’un résultat d’examen ne conduise un enfant au désespoir.

Aly Saleh

Création du futur parti présidentiel : le mouvement SEME-JI KOOM KOOM de Serigne Guèye Diop se range derrière Diomaye Faye

Le mouvement Sénégal En Mouvement vers l’Excellence (SEME – JI KOOM KOOM), dirigé par le Dr Serigne Guèye Diop, a officialisé son soutien à l’initiative du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, visant à mettre en place un grand parti politique destiné à rassembler les différentes forces patriotiques autour de son projet de gouvernance.

Dans une déclaration, le mouvement, dont le leader est également ministre de l’Industrie et du Commerce et Superviseur général adjoint, affirme adhérer pleinement à la vision du chef de l’État de construire une formation politique capable de fédérer les acteurs engagés dans la transformation économique, sociale et institutionnelle du Sénégal.

Selon le SEME-JI KOOM KOOM, cette démarche s’inscrit dans la continuité des ambitions portées par le président Diomaye Faye depuis son accession à la magistrature suprême. Le mouvement estime que le regroupement des forces politiques partageant les mêmes idéaux constitue un levier essentiel pour accélérer la mise en œuvre du Projet national et garantir une meilleure cohérence de l’action publique.

Se réclamant des valeurs de prospérité, d’équité, d’humanité et d’excellence, l’organisation considère que cette dynamique de rassemblement représente une étape stratégique pour consolider les réformes en cours et bâtir un Sénégal souverain, juste, prospère et résolument tourné vers l’avenir.

Le mouvement souligne également que l’unité des différentes sensibilités patriotiques autour du chef de l’État permettra de renforcer la stabilité politique et d’offrir un cadre plus efficace à la concrétisation des engagements pris devant les Sénégalais.

Pikine-Guédiawaye : un enseignant de 60 ans jugé pour des viols présumés sur ses nièces jumelles, le parquet requiert l’acquittement

La chambre criminelle de Pikine-Guédiawaye a examiné une affaire particulièrement sensible mettant en cause Abdoulaye Sy, un enseignant de 60 ans et ancien directeur de l’École 16. Placé en détention préventive depuis trois ans, il est poursuivi pour des faits présumés de viols répétés sur ses deux nièces jumelles, qu’il avait recueillies à son domicile après une enfance passée au Village d’enfants SOS.

Selon les informations rapportées par L’Observateur, les débats ont été marqués par de nombreuses contradictions qui ont fragilisé le dossier d’accusation. Les éléments présentés au cours de l’audience ont alimenté les interrogations sur les faits reprochés au sexagénaire.

L’accusation a notamment versé au dossier des certificats médicaux indiquant que l’une des jumelles était encore vierge au moment où les viols présumés auraient été commis. De son côté, la responsable du Village d’enfants SOS, entendue comme témoin, a déclaré que les deux jeunes femmes présentaient une « pathologie du mensonge », un témoignage qui a suscité de vifs échanges devant la juridiction.

L’affaire trouve son origine dans un drame familial survenu à Bakel, où la mère des enfants est décédée en couches en donnant naissance à des triplés, dont les deux jumelles concernées par cette procédure. Devenues orphelines, elles ont été prises en charge par le Village d’enfants SOS avant d’être confiées, à l’âge de 17 ans, à leur oncle paternel, Abdoulaye Sy, qui les a accueillies dans son domicile situé au quartier Notaire, à Guédiawaye.

Au fil des audiences, les différentes parties ont livré des versions parfois divergentes des événements. Les contradictions relevées dans les déclarations et les éléments du dossier ont conduit le ministère public à estimer que les charges ne permettaient pas d’établir avec certitude la culpabilité de l’accusé.

À l’issue des réquisitions, le procureur de la République a ainsi demandé l’acquittement d’Abdoulaye Sy. La défense a, pour sa part, plaidé en faveur d’une relaxe, soutenant que les accusations ne reposaient pas sur des preuves suffisantes.

Guinaw Rails : une belle-mère arrêtée après avoir fracturé le nez de son beau-fils à coups de pilon

Une violente dispute familiale a failli tourner au pire à Guinaw Rails. Une femme de 44 ans, identifiée sous les initiales A. Sagna, a été interpellée par les éléments du commissariat de Guinaw Rails après avoir grièvement blessé son beau-fils lors d’une altercation survenue au domicile familial.

Les faits se sont déroulés le 6 juillet. Selon les informations rapportées par le quotidien Libération, la victime, M. M. Cissé, âgé de 31 ans, s’est rendue au commissariat pour déposer une plainte contre l’épouse de son père. Dans sa déposition, il a expliqué avoir été violemment agressé par sa belle-mère au cours d’une dispute qui aurait éclaté au sein de la maison familiale.

D’après son récit, la mise en cause se serait emparée d’un pilon avant de lui porter plusieurs coups, atteignant notamment son visage. Sérieusement blessé, le trentenaire a été pris en charge par les services médicaux. Le certificat médical établi à l’issue de son examen fait état d’une fracture des os du nez, une blessure ayant entraîné une incapacité temporaire de travail (ITT) de 21 jours.

Alertés, les policiers ont rapidement ouvert une enquête qui a conduit à l’interpellation de la suspecte. Entendue par les enquêteurs, A. Sagna n’a pas contesté les faits qui lui sont reprochés. Elle a reconnu avoir frappé son beau-fils, expliquant son geste par les tensions récurrentes qui empoisonnaient leur cohabitation. Selon ses déclarations, les relations entre les deux étaient devenues particulièrement conflictuelles depuis quelque temps.

Au cours de leurs investigations, les forces de l’ordre ont effectué une perquisition au domicile familial. Cette opération a permis de retrouver et de saisir le pilon utilisé lors de l’agression, un élément de preuve qui conforte les déclarations de la victime et les aveux de la mise en cause.

Le père de la victime, époux de la suspecte, se trouve dans une situation de grande vulnérabilité puisqu’il souffre d’un accident vasculaire cérébral (AVC), un contexte familial qui aurait contribué à exacerber les tensions au sein du foyer.

Lat Diop sollicite la levée de son bracelet électronique : un tournant attendu devant la Chambre d’accusation financière

Le 15 juillet prochain, Lat Diop jouera une nouvelle manche décisive dans le bras de fer judiciaire qui l’oppose aux autorités. Placé sous assignation à résidence avec surveillance électronique depuis sa remise en liberté provisoire, l’ancien directeur général de la Lonase et ancien ministre des Sports demande à la justice de mettre fin à cette mesure restrictive ou, à défaut, d’en assouplir les conditions.

Selon les informations de L’Observateur, sa requête sera examinée à partir de 10 heures par la Chambre d’accusation financière du Pool judiciaire financier, en présence du ministère public et de l’Agent judiciaire de l’État. Cette audience pourrait marquer un tournant dans la situation judiciaire de l’ancien responsable, poursuivi dans une affaire de présumé détournement de deniers publics portant sur plus de 8 milliards de francs CFA.

Depuis sa sortie de prison le 6 novembre 2025, Lat Diop demeure soumis à un régime de liberté particulièrement encadré. Équipé d’un bracelet électronique, il ne peut effectuer le moindre déplacement sans l’autorisation préalable des autorités judiciaires. Une situation que ses avocats estiment aujourd’hui incompatible avec la reprise normale de ses activités professionnelles et la gestion de ses obligations personnelles.

Cette liberté provisoire est l’aboutissement d’un long parcours judiciaire. Le 12 août 2025, la Chambre d’accusation financière lui avait accordé une remise en liberté sous surveillance électronique. Le Parquet général avait toutefois contesté cette décision en introduisant un pourvoi devant la Cour suprême. Ce recours a finalement été rejeté, confirmant ainsi la décision de la juridiction d’instruction.

Malgré cette victoire procédurale, les restrictions imposées à Lat Diop sont restées inchangées. Ses déplacements continuent d’être strictement contrôlés, une situation que la défense juge particulièrement contraignante au quotidien.

Dans leur nouvelle requête, ses conseils mettent en avant plusieurs arguments. Ils estiment que leur client présente toutes les garanties nécessaires pour bénéficier d’un régime moins sévère, tout en rappelant que l’instruction se poursuit normalement. Ils invoquent également son état de santé, qui nécessiterait des consultations médicales régulières, rendues plus complexes par les contraintes liées à l’assignation à résidence.

La défense sollicite ainsi, en priorité, la levée complète de la surveillance électronique. À défaut, elle demande un assouplissement des modalités de contrôle afin de permettre à l’ancien ministre de retrouver une plus grande liberté de mouvement, notamment pour ses activités professionnelles et ses soins médicaux.

En face, le ministère public et l’Agent judiciaire de l’État devraient défendre le maintien du dispositif actuel. Pour l’accusation, les faits reprochés restent d’une extrême gravité et concernent des soupçons de détournement de fonds publics de plusieurs milliards de francs CFA. Dans ce contexte, les autorités judiciaires pourraient considérer que les mesures de contrôle demeurent nécessaires afin de garantir le bon déroulement de l’information judiciaire.

Le dossier demeure en effet loin de son épilogue. Si Lat Diop n’est plus détenu, l’enquête se poursuit devant le Pool judiciaire financier et aucune décision n’a encore été rendue sur le fond de cette affaire qui figure parmi les dossiers financiers les plus sensibles ouverts ces derniers mois.

L’Observateur rappelle également un épisode qui avait suscité une vive émotion au lendemain de sa remise en liberté. Alors qu’il souhaitait se recueillir sur la tombe de son père, décédé durant sa détention, Lat Diop s’était vu refuser dans un premier temps l’autorisation de quitter son domicile. Une solution avait finalement été trouvée, mais cet épisode avait illustré les lourdes contraintes imposées par son régime de liberté surveillée.

Lat Diop sollicite la levée de son bracelet électronique : un tournant attendu devant la Chambre d’accusation financière

Le 15 juillet prochain, Lat Diop jouera une nouvelle manche décisive dans le bras de fer judiciaire qui l’oppose aux autorités. Placé sous assignation à résidence avec surveillance électronique depuis sa remise en liberté provisoire, l’ancien directeur général de la Lonase et ancien ministre des Sports demande à la justice de mettre fin à cette mesure restrictive ou, à défaut, d’en assouplir les conditions.

Selon les informations de L’Observateur, sa requête sera examinée à partir de 10 heures par la Chambre d’accusation financière du Pool judiciaire financier, en présence du ministère public et de l’Agent judiciaire de l’État. Cette audience pourrait marquer un tournant dans la situation judiciaire de l’ancien responsable, poursuivi dans une affaire de présumé détournement de deniers publics portant sur plus de 8 milliards de francs CFA.

Depuis sa sortie de prison le 6 novembre 2025, Lat Diop demeure soumis à un régime de liberté particulièrement encadré. Équipé d’un bracelet électronique, il ne peut effectuer le moindre déplacement sans l’autorisation préalable des autorités judiciaires. Une situation que ses avocats estiment aujourd’hui incompatible avec la reprise normale de ses activités professionnelles et la gestion de ses obligations personnelles.

Cette liberté provisoire est l’aboutissement d’un long parcours judiciaire. Le 12 août 2025, la Chambre d’accusation financière lui avait accordé une remise en liberté sous surveillance électronique. Le Parquet général avait toutefois contesté cette décision en introduisant un pourvoi devant la Cour suprême. Ce recours a finalement été rejeté, confirmant ainsi la décision de la juridiction d’instruction.

Malgré cette victoire procédurale, les restrictions imposées à Lat Diop sont restées inchangées. Ses déplacements continuent d’être strictement contrôlés, une situation que la défense juge particulièrement contraignante au quotidien.

Dans leur nouvelle requête, ses conseils mettent en avant plusieurs arguments. Ils estiment que leur client présente toutes les garanties nécessaires pour bénéficier d’un régime moins sévère, tout en rappelant que l’instruction se poursuit normalement. Ils invoquent également son état de santé, qui nécessiterait des consultations médicales régulières, rendues plus complexes par les contraintes liées à l’assignation à résidence.

La défense sollicite ainsi, en priorité, la levée complète de la surveillance électronique. À défaut, elle demande un assouplissement des modalités de contrôle afin de permettre à l’ancien ministre de retrouver une plus grande liberté de mouvement, notamment pour ses activités professionnelles et ses soins médicaux.

En face, le ministère public et l’Agent judiciaire de l’État devraient défendre le maintien du dispositif actuel. Pour l’accusation, les faits reprochés restent d’une extrême gravité et concernent des soupçons de détournement de fonds publics de plusieurs milliards de francs CFA. Dans ce contexte, les autorités judiciaires pourraient considérer que les mesures de contrôle demeurent nécessaires afin de garantir le bon déroulement de l’information judiciaire.

Le dossier demeure en effet loin de son épilogue. Si Lat Diop n’est plus détenu, l’enquête se poursuit devant le Pool judiciaire financier et aucune décision n’a encore été rendue sur le fond de cette affaire qui figure parmi les dossiers financiers les plus sensibles ouverts ces derniers mois.

L’Observateur rappelle également un épisode qui avait suscité une vive émotion au lendemain de sa remise en liberté. Alors qu’il souhaitait se recueillir sur la tombe de son père, décédé durant sa détention, Lat Diop s’était vu refuser dans un premier temps l’autorisation de quitter son domicile. Une solution avait finalement été trouvée, mais cet épisode avait illustré les lourdes contraintes imposées par son régime de liberté surveillée.

Rupture Diomaye–Sonko : Macky Sall en passe de retrouver un soutien décisif pour sa candidature à l’ONU ?

La recomposition du paysage politique sénégalais, consécutive à la rupture entre le président Bassirou Diomaye Faye et le leader de Pastef, Ousmane Sonko, pourrait avoir des répercussions bien au-delà des enjeux politiques internes. Selon plusieurs informations relayées ces dernières heures, cette nouvelle configuration pourrait profiter à l’ancien président Macky Sall, dont la candidature au poste de secrétaire général des Nations Unies semble retrouver un nouvel élan.

Écartée il y a encore quelques mois, l’idée d’un soutien officiel du Sénégal à la candidature de Macky Sall aurait progressivement regagné du terrain. À l’époque, alors qu’Ousmane Sonko occupait les fonctions de Premier ministre, cette option avait été mise de côté, le gouvernement affichant peu d’enthousiasme à soutenir l’ancien chef de l’État sur la scène internationale.

Mais la donne politique semble avoir changé. Selon le journaliste Madiambal Diagne, les discussions autour d’un appui officiel de Dakar connaissent une évolution favorable. Sur son compte X, le patron du groupe Avenir Communication affirme que « les lignes bougent au sujet du soutien officiel du Sénégal à la candidature de Macky Sall à l’ONU ». Il précise qu’une rencontre s’est tenue le 7 juillet 2026 entre le président Bassirou Diomaye Faye, son homologue gambien Adama Barrow et le président bissau-guinéen Umaro Sissoco Embaló, au cours de laquelle cette question aurait été abordée.

Cette réunion revêt une importance particulière, d’autant qu’Umaro Sissoco Embaló figure parmi les principaux soutiens de Macky Sall dans sa campagne diplomatique. Depuis plusieurs mois, le chef de l’État bissau-guinéen multiplie les initiatives en faveur de l’ancien président sénégalais afin de rallier les pays de la sous-région à sa candidature.

Toujours selon les informations rapportées par Madiambal Diagne, Macky Sall devrait effectuer prochainement une visite à Dakar avant de se rendre à Banjul. Ces déplacements s’annoncent stratégiques dans la perspective de consolider les soutiens politiques et diplomatiques indispensables à une candidature à la tête des Nations Unies.

Si ces informations se confirment, elles marqueraient un tournant majeur dans les relations entre le pouvoir actuel et l’ancien président. Un soutien officiel du Sénégal constituerait un atout diplomatique considérable pour Macky Sall, qui cherche à convaincre les États africains de porter sa candidature au plus haut poste de l’organisation internationale.

Baccalauréat 2026 : 93 admis et 57 mentions, l’IIAA de Kaolack confirme son rang d’établissement d’excellence

L’Institut Islamique Africain Américain (IIAA) de Kaolack s’est une nouvelle fois illustré à l’occasion des résultats du baccalauréat 2026. Avec un taux de réussite de 79 %, l’établissement s’est classé premier parmi les centres de la série L-AR de Kaolack, confirmant ainsi la qualité de son encadrement pédagogique et les efforts fournis par les élèves.

Selon les statistiques publiées par l’institut, 118 candidats ont pris part à l’examen. À l’issue des délibérations, 57 élèves ont été admis dès le premier tour, tandis que 36 ont obtenu leur diplôme au second groupe, portant le nombre total de bacheliers à 93.

Les résultats mettent également en évidence d’excellentes performances académiques, avec 57 mentions réparties comme suit : 2 mentions Très Bien, 15 mentions Bien, 21 mentions Assez Bien et 19 mentions Passable. Ces distinctions reflètent le sérieux de la préparation des candidats ainsi que l’engagement de l’équipe pédagogique.

Grâce à cette performance, l’Institut Islamique Africain Américain consolide sa réputation d’établissement d’excellence dans la région de Kaolack, en particulier dans la série L-AR, où il occupe la première place parmi les centres d’examen.

La direction de l’établissement a adressé ses chaleureuses félicitations à l’ensemble des nouveaux bacheliers. Elle a salué leur persévérance ainsi que l’implication des enseignants, des parents et de toute la communauté éducative. Elle a également réaffirmé sa volonté de poursuivre ses efforts afin de maintenir ce niveau d’excellence et de contribuer à la formation d’une jeunesse compétente, disciplinée et porteuse de valeurs.

Ces résultats s’inscrivent dans le contexte du bon déroulement de la session 2026 du baccalauréat dans la région de Kaolack, une session saluée par les autorités administratives et académiques.

Foncier au Sénégal : le gouvernement amorce une levée progressive du gel des lotissements sous conditions

Près de deux ans après avoir suspendu les travaux dans plusieurs lotissements, Plans d’urbanisme de détail (PUD) et pôles urbains situés à Dakar, Thiès et Saint-Louis, le gouvernement sénégalais ouvre une nouvelle étape dans la réforme du secteur foncier. Les autorités ont annoncé une levée progressive et strictement encadrée des interdictions de construire, une mesure qui ne profitera qu’aux détenteurs de titres fonciers régulièrement établis.

Cette décision, annoncée dans un communiqué du Secrétariat général du Gouvernement et relayée par le quotidien Les Échos, s’inscrit dans la continuité des orientations arrêtées lors du Conseil des ministres du 1er juillet 2026. Elle traduit la volonté des pouvoirs publics d’accélérer la mise en œuvre des recommandations issues des audits fonciers engagés depuis plusieurs mois afin d’assainir la gestion des terres et de mettre un terme aux nombreuses irrégularités relevées.

Le Premier ministre a ainsi instruit le Comité chargé du suivi de l’exécution des recommandations des audits fonciers de finaliser, au cours du second semestre 2026, l’ensemble des actes administratifs, des arbitrages techniques et des états des lieux indispensables avant toute levée des suspensions. L’objectif est de garantir que chaque dossier soit examiné avec rigueur afin d’éviter toute décision susceptible de fragiliser la sécurité juridique des opérations foncières.

Les autorités précisent que cette mainlevée ne sera pas générale. Elle concernera exclusivement les bénéficiaires disposant de titres d’occupation reconnus conformes, ne présentant aucun vice de forme ou de fond. En revanche, les dossiers liés à des acquisitions irrégulières, à des occupations illicites ou à des situations d’accaparement de plusieurs parcelles resteront exclus de toute mesure de régularisation.

Le gouvernement rappelle qu’une première vague de levées de suspension avait déjà permis à plusieurs propriétaires reconnus de bonne foi de récupérer leurs parcelles et d’engager les démarches nécessaires à leur mise en valeur. Cette nouvelle phase vise à élargir ce processus tout en maintenant un contrôle strict afin de préserver le patrimoine foncier de l’État et de lutter contre les pratiques spéculatives qui ont longtemps entaché le secteur.

Dans cette perspective, les services compétents poursuivront le traitement des dossiers en collaboration avec les administrations concernées. Le gouvernement entend ainsi sécuriser juridiquement chaque décision et garantir davantage de transparence dans la gestion des terres, un domaine qui demeure au cœur de nombreuses contestations.

Les autorités assurent également que les collectifs de bénéficiaires ainsi que les personnes concernées seront régulièrement informés de l’évolution des procédures. Cette communication doit permettre aux ayants droit de déposer leurs demandes de mainlevée ou de régularisation dans les délais qui seront fixés par l’administration.

Parallèlement à cette démarche, l’État poursuit l’assainissement du foncier à travers plusieurs mesures déjà mises en œuvre. Des décrets déclarant certains espaces d’utilité publique ont été adoptés, tandis que plusieurs Plans d’urbanisme de détail ont été annulés conformément aux conclusions des audits. C’est notamment le cas du PUD de la Nouvelle Ville de Thiès, dans sa partie située entre la Voie de dégagement nord prolongée et l’océan, ainsi que des PUD de Guédiawaye et de Yeumbeul-Malika-Tivaouane Peulh.

Malgré cette ouverture, le gouvernement réaffirme que toute reprise des travaux demeure interdite sans autorisation préalable. Les propriétaires concernés devront impérativement attendre la notification officielle de la mainlevée avant de relancer leurs chantiers. Toute violation de cette interdiction expose les contrevenants à des sanctions prévues par la réglementation en vigueur.

SEME-JI KOOM KOOM acte sa fusion avec le futur parti présidentiel de Bassirou Diomaye Faye

Le mouvement Le Sénégal En Mouvement vers l’Excellence (SEME-JI KOOM KOOM), dirigé par le ministre de l’Industrie et du Commerce, Dr Serigne Guèye Diop, a officiellement annoncé sa décision de se fondre dans le futur grand parti politique que le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, entend mettre en place. Cette annonce marque une nouvelle étape dans la recomposition du paysage politique sénégalais autour du chef de l’État.

Dans un communiqué rendu public, le mouvement affirme apporter son soutien total à cette initiative présidentielle, présentée comme un levier destiné à renforcer l’unité des forces engagées dans la mise en œuvre du projet de transformation nationale. Le texte souligne que cette démarche s’inscrit dans une volonté de consolider la majorité présidentielle afin d’assurer une meilleure cohésion politique, de renforcer l’efficacité de l’action gouvernementale et de préserver la stabilité institutionnelle du pays.

Le document rappelle également que Dr Serigne Guèye Diop occupe les fonctions de superviseur général adjoint chargé de la structuration et de la mobilisation de la Coalition Diomaye Président, un rôle qui, selon le mouvement, traduit son engagement constant dans le processus de consolidation des forces soutenant le président de la République.

Pour justifier cette orientation, les responsables du SEME-JI KOOM KOOM mettent en avant la forte mobilisation enregistrée lors du grand meeting organisé à Mbour le 9 mai dernier. À leurs yeux, cette démonstration de force populaire constitue un indicateur de l’adhésion croissante des militants et sympathisants à la perspective de la création d’un grand parti présidentiel capable de fédérer les différentes sensibilités politiques acquises au projet porté par Bassirou Diomaye Diakhar Faye.

Dans la perspective du lancement officiel de cette nouvelle formation politique, le mouvement annonce son implication active dans une vaste tournée nationale qui couvrira l’ensemble des régions du Sénégal. Cette campagne d’information, de sensibilisation et de mobilisation aura pour objectif d’expliquer aux populations les enjeux de cette nouvelle étape politique, de renforcer les structures locales et de préparer l’installation des futures instances du parti.

Le SEME-JI KOOM KOOM précise que cette tournée visera également à favoriser une large participation citoyenne afin de bâtir une organisation politique représentative de toutes les composantes de la société sénégalaise.

En conclusion de son communiqué, le mouvement lance un appel à l’ensemble des Sénégalais, aussi bien à l’intérieur du pays qu’au sein de la diaspora. Les jeunes, les femmes, les travailleurs, les opérateurs économiques ainsi que toutes les forces vives de la Nation sont invités à rejoindre massivement cette future formation politique, présentée comme un instrument de rassemblement au service du développement, de la souveraineté et de la transformation durable du Sénégal.

Parcelles Assainies : le ministre Fatou Kiné Diakhaté finance la formation de plus de 800 femmes et jeunes

Sous le haut parrainage de Son Excellence le Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, une cérémonie solennelle de remise d’attestations de formation et de présentation de projets communautaires s’est tenue aux Parcelles Assainies. L’événement a été présidé par Mme Fatou Kiné Diakhaté, directrice adjointe du Cabinet du Président de la République, en présence de nombreuses autorités locales, de partenaires institutionnels et des bénéficiaires.

Dans son allocution, Mme Diakhaté a rappelé que « la politique est un engagement au service de sa communauté ». Elle a insisté sur les valeurs de solidarité, de fraternité, d’inclusion et de rigueur dans le travail, qui constituent, selon elle, le socle de son engagement.

Grâce à l’appui de la Direction de l’Apprentissage et de l’Office national de la formation professionnelle (ONFP), plusieurs cohortes de jeunes et de femmes ont bénéficié de formations dans divers domaines. Il s’agit notamment de la transformation des produits locaux et de l’éducation financière dans les départements de Foundiougne, Goudomp et Tivaouane Peulh. En plomberie, 25 jeunes ont participé à la réhabilitation de 11 blocs de toilettes dans des écoles primaires de l’Unité 22. De nouvelles cohortes en électricité bâtiment et en mécanique démarreront le 9 juillet. L’ONFP accompagnera également les bénéficiaires avec des kits professionnels et un appui à la création de Groupements d’intérêt économique (GIE) afin de faciliter leur insertion professionnelle.

De son côté, l’Agence de développement et d’encadrement des petites et moyennes entreprises (ADEPME) a soutenu plusieurs initiatives locales pour un montant global de 44,85 millions de francs CFA. Parmi les projets financés figurent Nitipoule, une entreprise de production d’aliments pour volailles (13,125 millions de FCFA), Emteur, un GIE agricole et maraîcher (13,35 millions de FCFA), ainsi que Espoir Partage Sukkali, un GIE dédié aux personnes en situation de handicap (18,375 millions de FCFA), qui dispose d’une unité de transformation de produits locaux dont 70 % des employés sont des personnes handicapées. Des chèques ont également été remis à plusieurs organisations communautaires pour soutenir des projets intégrés d’agriculture et d’élevage.

Au total, plus de 600 jeunes, femmes et personnes en situation de handicap ont été formés dans les communes des Parcelles Assainies, de Patte d’Oie, de Cambérène et de Grand-Dakar, dans des métiers tels que la pâtisserie, la saponification ou encore la transformation de céréales, de fruits et de légumes. Les bénéficiaires ont été regroupés au sein de coopératives solidaires, soutenues par le ministère des Finances et de l’Économie solidaire à travers la mise à disposition de matériels et d’infrastructures.

Dans une perspective de pérennisation, trois unités de production seront prochainement implantées à Patte d’Oie, Grand Médine, Cambérène et Tivaouane Peulh. Par ailleurs, un projet communautaire intitulé « Parcelles Assainies pour un cadre de vie propre, dynamique et sûr » sera lancé afin de promouvoir la salubrité, la sensibilisation citoyenne, la sécurité de proximité et les animations culturelles.

Les autorités présentes ont unanimement salué l’engagement de Mme Fatou Kiné Diakhaté. Me Abdoulaye Tine a déclaré : « En la soutenant, vous soutenez le Président de la République, le Premier ministre et le Gouvernement. » Le maire de Cambérène a, pour sa part, affirmé : « Elle a compris que faire de la politique, ce n’est pas seulement parler, mais agir main dans la main avec les populations. » Enfin, Djirédji Clédor Coly, ministre des Sports, a souligné : « Vous m’aidez dans la tâche qui m’a été confiée par le Chef de l’État. »

Kaolack : un tournoi de football célèbre un haut fonctionnaire et place la citoyenneté au cœur du jeu

À Bongré, dans la commune de Kaolack, le football a servi de levier pour promouvoir les valeurs de citoyenneté, de fraternité et de cohésion sociale. À l’initiative de Gagny Yade, fils du terroir et stagiaire à l’Agence de l’informatique de l’État, un tournoi réunissant quatre équipes – AESK, Sénélec, 2AB et AJ Kaolack – a été lancé sous le parrainage de Serigne Ahmadou Bamba Sy, secrétaire général du ministère chargé des Télécommunications et du Numérique.

L’organisateur a expliqué avoir souhaité rendre hommage à un « digne fils de Kaolack », qu’il présente comme un serviteur de l’État ayant choisi de revenir au Sénégal après de brillantes études en France afin de mettre ses compétences au service de son pays.

Lors de la cérémonie d’ouverture, le représentant du parrain, Elimane Mandiaye, a salué une initiative qui met en lumière des modèles inspirants pour la jeunesse. Il a souligné le parcours, la discrétion et l’engagement de Serigne Ahmadou Bamba Sy au service de l’État.

Disputé sous la forme de demi-finales suivies d’une finale, ce tournoi ambitionne de faire du sport un espace de rassemblement, de promotion du civisme et de valorisation de l’engagement au service de la communauté.

Présidentielle française de 2027 : Marine Le Pen annonce sa candidature malgré sa condamnation en appel

Marine Le Pen sera bien candidate à l’élection présidentielle française de 2027. La dirigeante du Rassemblement national a officialisé sa décision mardi, quelques heures seulement après le prononcé de l’arrêt de la cour d’appel de Paris dans l’affaire des assistants parlementaires européens, qui l’a condamnée à une peine d’un an de prison ferme sous bracelet électronique pour détournement de fonds publics européens.

Invitée du journal télévisé de TF1, la responsable politique d’extrême droite a affirmé qu’elle contestait fermement cette décision de justice et qu’elle allait se pourvoir en cassation. Selon elle, ce recours devant la plus haute juridiction française suspend les effets de l’arrêt rendu en appel, ce qui lui permet de poursuivre librement sa campagne électorale sans être soumise immédiatement au port d’un bracelet électronique.

Se déclarant « innocente », Marine Le Pen a assuré qu’elle mènerait sa quatrième campagne présidentielle. Candidate en 2012, 2017 et 2022, elle avait atteint le second tour lors des deux derniers scrutins avant d’être battue à chaque fois par Emmanuel Macron, lequel ne pourra pas briguer un troisième mandat consécutif en raison des dispositions de la Constitution française.

La présidente du groupe Rassemblement national à l’Assemblée nationale s’est montrée confiante quant à sa participation au scrutin de 2027. « Il n’y a plus de scénario où je ne pourrais pas me présenter », a-t-elle affirmé, précisant qu’elle entend utiliser toutes les voies de recours prévues par la loi afin de défendre son innocence et de préserver sa candidature.

Marine Le Pen a également levé le voile sur l’organisation politique de son camp en cas de victoire. Elle a confirmé qu’elle formerait un « ticket gagnant » avec Jordan Bardella, actuel président du Rassemblement national. Longtemps présenté comme une solution de remplacement en cas d’empêchement judiciaire de la dirigeante du parti, le jeune responsable politique serait nommé Premier ministre si elle remportait l’élection présidentielle.

Sur le plan judiciaire, la cour d’appel a partiellement réformé la décision rendue en première instance le 31 mars 2025. La peine d’inéligibilité initialement prononcée a été ramenée à 45 mois, dont 15 mois ferme déjà purgés. En revanche, la condamnation à trois ans d’emprisonnement, dont une année ferme aménagée sous bracelet électronique, a été confirmée.

Cette condamnation plaçait jusque-là Marine Le Pen dans une situation délicate, elle ayant indiqué par le passé qu’elle renoncerait à briguer la présidence si elle devait porter un bracelet électronique pendant la campagne. Le dépôt de son pourvoi en cassation change toutefois la donne à ses yeux, puisqu’elle estime que cette procédure suspend l’exécution de cette mesure.

Eau en sachet au Sénégal : une étude de l’UCAD alerte sur une contamination préoccupante

Une étude menée par des chercheurs de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar met en lumière de graves insuffisances sanitaires dans l’eau en sachet commercialisée au Sénégal. Présentés le 23 juin lors de la 5e Journée scientifique sur la sécurité sanitaire des aliments, les résultats de ces travaux soulèvent des inquiétudes quant à la qualité de l’eau consommée quotidiennement par des milliers de ménages.

Les chercheurs ont procédé à l’analyse de 100 échantillons provenant d’une cinquantaine de marques d’eau en sachet vendues à Dakar ainsi que dans plusieurs autres localités du pays. Les conclusions sont particulièrement alarmantes : 82 % des échantillons analysés contiennent des matières fécales et ne respectent pas les normes microbiologiques de potabilité en vigueur. Selon les auteurs de l’étude, ces produits doivent être considérés comme impropres à la consommation. À l’inverse, seuls 4 % des échantillons se sont révélés conformes aux exigences sanitaires.

Ces résultats relancent le débat sur le contrôle de la production et de la distribution de l’eau en sachet, un produit largement consommé en raison de son prix accessible et de sa disponibilité dans les quartiers urbains comme dans de nombreuses localités de l’intérieur du pays. Les chercheurs estiment qu’un renforcement des inspections, de la traçabilité et du suivi des unités de production apparaît indispensable afin de mieux protéger les consommateurs.

L’étude ne s’est pas limitée à l’eau en sachet. Les équipes de recherche ont également examiné plusieurs épices de grande consommation. Les analyses ont révélé la présence de bactéries potentiellement dangereuses pour la santé, susceptibles d’augmenter les risques d’infections alimentaires lorsque les produits sont mal conservés ou insuffisamment traités avant leur utilisation.

Dans la zone des Niayes, les chercheurs se sont aussi intéressés aux cultures de piment. Les investigations ont mis en évidence une contamination importante des sols par des résidus de pesticides. Cette situation pourrait avoir des conséquences sur la qualité des produits agricoles et sur l’exposition des populations aux substances chimiques utilisées dans les exploitations.

Pour les scientifiques, l’ensemble de ces constats démontre que les risques de contamination peuvent survenir à toutes les étapes de la chaîne alimentaire, depuis la production agricole et la transformation des denrées jusqu’à leur distribution et leur consommation. Ils plaident pour une approche globale associant les autorités sanitaires, les producteurs, les transformateurs et les consommateurs afin d’améliorer durablement la sécurité des aliments.

Les chercheurs rappellent enfin que les maladies d’origine alimentaire demeurent un enjeu majeur de santé publique à l’échelle mondiale. Selon les données présentées lors de la rencontre scientifique, elles touchent près de 866 millions de personnes chaque année et provoquent environ 1,52 million de décès. Dans ce contexte, les résultats obtenus au Sénégal constituent un signal d’alerte qui appelle à des mesures rapides pour renforcer la surveillance sanitaire et garantir aux populations l’accès à des produits sûrs et conformes aux normes en vigueur.

FORAESS 2026 à Dakar : l’Afrique veut faire de l’économie sociale et solidaire un moteur de son intégration économique

Dakar accueille, depuis ce mardi, la deuxième édition du Forum africain de l’Économie sociale et solidaire (FORAESS), une rencontre continentale qui réunit des ministres, des décideurs publics, des partenaires techniques et financiers ainsi que des acteurs de l’économie sociale et solidaire (ESS). Placée sous le thème de l’intégration économique, de l’inclusion et de la coopération africaine, cette édition marque une nouvelle étape dans la volonté des États africains de faire de l’ESS un levier stratégique de développement durable et un pilier de la mise en œuvre de l’Agenda 2063 de l’Union africaine.

Présidant la cérémonie d’ouverture, le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô a insisté sur la nécessité de transformer les ambitions affichées en actions concrètes. Selon lui, le forum doit déboucher sur des décisions fortes, notamment l’accélération de la mise en œuvre de la stratégie décennale de l’Union africaine consacrée à l’économie sociale et solidaire, le renforcement de la coopération régionale et sous-régionale ainsi que la création d’un Observatoire africain de l’économie sociale et solidaire.

Pour le chef du gouvernement, cet observatoire permettra de mieux mesurer l’impact économique et social du secteur sur le continent. Il a souligné que les statistiques actuelles sous-estiment largement la réalité des échanges économiques africains en raison de l’importance de l’économie informelle.

« Les chiffres officiels situent le commerce intra-africain entre 16 % et 20 %, mais cette réalité est largement incomplète. Une grande partie des échanges se déroule en dehors des circuits statistiques classiques. L’économie sociale et solidaire, grâce à des outils de collecte et d’analyse adaptés, devra démontrer que les échanges entre pays africains sont bien plus importants que ce qui est actuellement enregistré », a expliqué Ahmadou Al Aminou Lô.

Le Premier ministre a également plaidé pour une accélération des investissements dans les infrastructures régionales afin de faciliter la mobilité des personnes et des marchandises. Évoquant les insuffisances des réseaux de transport, il a regretté l’absence de liaisons ferroviaires capables de connecter efficacement les grandes capitales africaines.

Selon lui, le développement d’infrastructures modernes constitue une condition indispensable pour permettre aux jeunes entrepreneurs africains d’élargir leurs activités au-delà des frontières nationales et de tirer pleinement profit de l’intégration économique continentale.

Présent à cette cérémonie, l’ambassadeur et chef de la délégation de l’Union européenne au Sénégal, Jean-Marc Pisani, a salué les avancées réalisées par le Sénégal dans le développement de l’économie sociale et solidaire. Il a estimé que le pays fait aujourd’hui figure de référence sur le continent grâce à son cadre institutionnel, à sa vision politique et au dynamisme de ses acteurs.

Pour le diplomate européen, l’économie sociale et solidaire ne constitue plus uniquement une réponse aux défis sociaux, mais représente désormais un véritable modèle économique capable de stimuler le développement territorial, de favoriser l’inclusion et de répondre aux défis liés à l’emploi des jeunes et à l’autonomisation des femmes.

Jean-Marc Pisani a également souligné que le FORAESS dépasse le simple cadre d’une conférence institutionnelle. À ses yeux, il s’agit d’un espace stratégique destiné à construire une vision commune du développement africain fondée sur une économie plus inclusive, plus durable et davantage intégrée.

Réaffirmant le soutien de l’Union européenne au développement économique du continent, il a rappelé que plusieurs programmes sont déjà mis en œuvre pour accompagner les jeunes entreprises africaines. Il a notamment cité l’initiative Investing in Young Businesses in Africa (IYBA), dont le volet consacré à l’entrepreneuriat féminin a déjà permis d’accompagner près de 2 500 femmes entrepreneures africaines. L’ensemble du programme représente environ 4,7 milliards d’euros d’engagements destinés au financement des jeunes entreprises du continent.

L’ambassadeur a insisté sur la nécessité de renforcer les investissements, de poursuivre les réformes économiques et de lever les obstacles qui freinent encore le développement du commerce intra-africain, notamment dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

Selon lui, l’économie sociale et solidaire constitue aujourd’hui un secteur porteur, présent dans des domaines aussi variés que l’agriculture, la transformation agroalimentaire, l’artisanat, les services, le numérique ou encore la protection de l’environnement. Autant de filières qui participent à la création d’emplois, à la structuration des économies locales et au renforcement de la cohésion sociale.

Jean-Marc Pisani a également mis en avant le rôle déterminant des femmes entrepreneures, des organisations de la société civile et des initiatives communautaires observées dans plusieurs régions du Sénégal, estimant que ces acteurs constituent l’un des principaux moteurs du développement de l’économie sociale et solidaire.

L’Union européenne entend ainsi poursuivre son accompagnement du Sénégal à travers le financement de projets, le renforcement des compétences techniques et entrepreneuriales, la formalisation des initiatives économiques ainsi que la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes. À cet égard, le diplomate a évoqué le lancement récent du programme Joog Jeef, destiné à réduire les inégalités de genre et à favoriser l’autonomisation économique des femmes.

En clôturant son intervention, Jean-Marc Pisani a rappelé que l’Union européenne et ses États membres demeurent les premiers investisseurs et partenaires commerciaux du Sénégal. Il a réaffirmé la volonté de renforcer ce partenariat afin de construire, avec les pays africains, une croissance plus inclusive, créatrice d’emplois et porteuse de prospérité partagée.

Baccalauréat 2026 : un détenu du Camp pénal de Liberté 6 décroche son diplôme avec la mention Assez Bien

L’Administration pénitentiaire a annoncé avec satisfaction la réussite d’un détenu du Camp pénal de Liberté 6 à l’examen du baccalauréat 2026. Le candidat a obtenu son diplôme avec la mention Assez Bien, une performance qui illustre les progrès réalisés en matière d’accès à l’éducation en milieu carcéral et met en lumière les efforts de réinsertion engagés au sein des établissements pénitentiaires.

Cette réussite revêt une portée symbolique particulière. Au-delà de l’obtention d’un diplôme, elle démontre que la détention n’interrompt pas nécessairement un parcours de formation et qu’elle peut, au contraire, offrir une opportunité de reconstruction personnelle à travers l’éducation. Pour l’Administration pénitentiaire, ce succès est le fruit de la détermination du candidat, de sa persévérance et de son engagement à poursuivre ses études malgré les contraintes inhérentes à la vie carcérale.

Dans un communiqué, l’institution souligne que cette performance s’inscrit dans la politique de promotion de l’instruction et de la formation des personnes privées de liberté. Ces programmes éducatifs visent à préparer efficacement les détenus à leur réinsertion sociale et professionnelle après leur libération, en leur offrant les outils nécessaires pour construire un nouveau projet de vie.

L’Administration pénitentiaire rappelle que l’éducation constitue un pilier essentiel de sa mission de service public. À travers les cours dispensés dans les établissements de détention et les partenariats noués avec les acteurs du secteur éducatif, elle entend favoriser l’épanouissement intellectuel des détenus et renforcer leurs perspectives de réinsertion.

L’institution a adressé ses chaleureuses félicitations au nouveau bachelier pour cette brillante performance, tout en exprimant sa gratitude aux enseignants, encadreurs et différents partenaires qui ont contribué à son accompagnement. Leur engagement, souligne-t-elle, participe à faire de l’école un véritable instrument de réhabilitation et de lutte contre la récidive.

Pool judiciaire financier : une plainte de 20 milliards de FCFA secoue le monde des affaires dakarois

Le milieu de la haute finance dakaroise est suspendu aux premières décisions du Pool judiciaire financier. Récemment saisi, le premier cabinet examine une plainte avec constitution de partie civile déposée par Mayoro Mbaye, ancien administrateur de sociétés aujourd’hui à la retraite. La procédure vise plusieurs personnalités du monde des affaires, dont des notaires et un ancien magistrat, et porte sur une demande de réparation de 20 milliards de FCFA.

Selon la plainte, Mayoro Mbaye estime avoir été victime d’une spoliation organisée dans le cadre du contrôle de plusieurs sociétés, notamment Maritalia SA, Alga SARL et la Boulangerie La Gare. Il soutient avoir été illégalement évincé de ces entreprises à la suite de présumées falsifications de documents sociaux, notamment des transferts d’actions, des procès-verbaux d’assemblées et des actes de cession.

Les faits dénoncés sont qualifiés par le plaignant de faux en écritures privées, usage de faux, extorsion de fonds et association de malfaiteurs. Par l’intermédiaire de ses conseils, il affirme également avoir subi de fortes pressions ayant conduit, selon lui, à la saisie irrégulière de biens immobiliers au profit de Maritalia SA, une société qu’il présente comme étant en difficulté financière.

Toujours selon la plainte, l’un des protagonistes aurait reconnu son implication dans les falsifications présumées, un élément qui pourrait peser dans la suite de la procédure judiciaire. À ce stade, ces allégations n’ont toutefois pas été établies par une décision de justice.

Déjà entendu le jeudi 11 juin 2026 par la Division des investigations criminelles (DIC), Mayoro Mbaye sollicite désormais l’ouverture d’une information judiciaire. Il demande également la désignation, à titre conservatoire, d’un administrateur indépendant chargé de suspendre la gestion des sociétés concernées, de préserver leurs actifs et d’établir la situation réelle de leur actionnariat dans l’attente des conclusions de l’enquête.

Fraîchement saisi, le Pool judiciaire financier est appelé à se prononcer sur cette affaire aux multiples ramifications, susceptible d’avoir d’importantes répercussions dans le secteur privé sénégalais. Les personnes visées par la plainte bénéficient de la présomption d’innocence tant qu’aucune décision de justice définitive n’a été rendue.

Aly Saleh

Abdou Aziz Diop condamné à un mois de prison ferme pour discours contraire aux bonnes mœurs

Le tribunal des flagrants délits de Dakar a rendu son jugement ce mardi 7 juillet 2026 dans l’affaire impliquant l’ancien ministre Abdou Aziz Diop. Poursuivi à la suite de propos tenus lors d’une émission médiatique, le prévenu a été partiellement reconnu coupable. Les juges l’ont relaxé du chef d’accusation d’injures publiques visant un groupe de personnes en raison de leur appartenance à une race ou à une ethnie, mais l’ont condamné pour discours contraire aux bonnes mœurs.

Le tribunal a prononcé une peine de six mois d’emprisonnement, dont un mois ferme, assortie d’une amende de 500 000 FCFA. Cette décision met un terme à une procédure judiciaire qui avait suscité un vif intérêt de l’opinion publique en raison du profil politique de l’accusé et de la nature des faits reprochés.

Les poursuites faisaient suite à des déclarations tenues par Abdou Aziz Diop au cours d’une émission diffusée dans les médias. Selon l’accusation, l’ancien ministre avait proféré des propos jugés offensants à l’encontre du président de l’Assemblée nationale ainsi que de ses partisans. Le parquet estimait que ces déclarations dépassaient le cadre de la liberté d’expression et étaient susceptibles de tomber sous le coup de la loi.

Après avoir examiné les faits et les arguments des différentes parties, le tribunal a toutefois écarté la qualification d’injures publiques à caractère racial ou ethnique, considérant que les éléments constitutifs de cette infraction n’étaient pas réunis. En revanche, les magistrats ont retenu l’infraction de discours contraire aux bonnes mœurs, justifiant ainsi la condamnation prononcée.

Coupe du monde 2026 : l’Argentine renverse l’Égypte de Salah dans un huitième de finale complètement fou

L’Argentine a une nouvelle fois démontré pourquoi elle porte le statut de championne du monde en titre. Opposée à l’Égypte ce mardi 7 juillet au Mercedes-Benz Stadium d’Atlanta, en huitième de finale de la Coupe du monde 2026, l’Albiceleste a réalisé une spectaculaire remontée pour s’imposer 3 buts à 2, au terme d’une rencontre haletante qui restera comme l’une des plus marquantes de cette édition du Mondial.

Après avoir éliminé le Cap-Vert au tour précédent, les hommes de Lionel Scaloni s’attendaient à un match disputé face à une équipe égyptienne ambitieuse. Ils ont pourtant été surpris par l’intensité et l’efficacité des Pharaons, emmenés par un Mohamed Salah étincelant. Très inspiré, le capitaine égyptien a conduit les siens vers une avance de deux buts, plongeant les supporters argentins dans le doute à un peu plus d’un quart d’heure de la fin de la rencontre.

Longtemps bousculée et incapable de trouver des solutions face au bloc égyptien, l’Argentine semblait se diriger vers une élimination prématurée. Mais les champions du monde ont puisé dans leurs ressources mentales et leur expérience pour renverser une situation qui paraissait compromise.

Portée par son capitaine Lionel Messi et par un collectif retrouvé, l’Albiceleste a complètement changé le visage de la rencontre dans les quinze dernières minutes. En l’espace de quelques instants, les Argentins ont inscrit trois buts, renversant totalement le scénario et faisant chavirer de bonheur leurs milliers de supporters présents dans les tribunes d’Atlanta.

Cette victoire 3-2 permet à l’Argentine de poursuivre la défense de son titre mondial et confirme une nouvelle fois sa capacité à réagir dans les moments les plus critiques. De son côté, l’Égypte quitte la compétition avec les honneurs après avoir longtemps fait vaciller l’une des grandes favorites du tournoi.

Caucus africain 2026 de Banjul : l’Angola renforce son leadership et réaffirme son attachement au multilatéralisme

Du 6 au 9 juillet 2026, la République d’Angola participe au Caucus africain 2026, organisé à Banjul, en Gambie. À travers cette participation, Luanda réaffirme son attachement au multilatéralisme, à la solidarité africaine et au renforcement de la coopération entre les institutions financières internationales et les États du continent.

En prenant une part active à cette rencontre de haut niveau, l’Angola confirme son ambition de s’imposer comme l’un des acteurs majeurs de la gouvernance économique et financière en Afrique. Placé sous le haut patronage du président gambien Adama Barrow, le Caucus réunit les ministres des Finances, les gouverneurs des banques centrales des 54 États africains, ainsi que les dirigeants du Fonds monétaire international (FMI) et du Groupe de la Banque mondiale. L’objectif est de définir une position africaine commune sur les grandes questions économiques mondiales.

L’Angola est représenté par une importante délégation de huit membres conduite par Son Excellence Ivan Emanuel Marques dos Santos. Il est accompagné notamment de Son Excellence Maria Juliana de Fontes Pereira, vice-gouverneure de la Banque nationale d’Angola, ainsi que de plusieurs hauts responsables des principales institutions économiques et financières du pays.

Cette forte représentation illustre la volonté de Luanda de jouer un rôle actif dans les débats consacrés au financement du développement, à la réforme de l’architecture financière internationale, à la gestion de la dette, à la mobilisation des investissements privés et au renforcement de la résilience économique des États africains.

Cette participation s’inscrit dans la dynamique impulsée par le président João Lourenço depuis son accession à la magistrature suprême en 2017. Dès son arrivée au pouvoir, le chef de l’État angolais a engagé un vaste programme de réformes destiné à moderniser une économie longtemps dépendante des revenus pétroliers. Son gouvernement a multiplié les initiatives pour diversifier les secteurs productifs, améliorer le climat des affaires, renforcer la transparence dans la gestion des finances publiques et attirer davantage d’investissements étrangers.

Sur le plan diplomatique, João Lourenço a progressivement repositionné l’Angola comme un acteur incontournable des grands dossiers africains. Son pays s’est illustré par son implication dans les efforts de médiation en Afrique centrale et dans la région des Grands Lacs, ainsi que par son engagement constant en faveur de la paix, de la stabilité et du dialogue entre les États. Cette diplomatie proactive a considérablement renforcé le crédit politique de l’Angola auprès de ses partenaires africains et internationaux.

Au-delà de son action diplomatique, Luanda entend également contribuer à la transformation économique du continent. Le développement des infrastructures, la promotion de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), la transition énergétique, la sécurité alimentaire, la création d’emplois pour les jeunes et le renforcement des chaînes de valeur régionales figurent désormais parmi les priorités défendues par les autorités angolaises dans les grandes enceintes internationales.

Le Caucus africain constitue, à cet égard, une plateforme stratégique permettant aux pays africains d’harmoniser leurs positions avant les Assemblées annuelles du FMI et du Groupe de la Banque mondiale. Dans un contexte marqué par l’augmentation du coût de la dette, les effets persistants des crises mondiales, les changements climatiques et les défis liés au financement du développement, les États africains cherchent à parler d’une seule voix afin d’obtenir une meilleure prise en compte de leurs préoccupations sur la scène internationale.

Conseil interministériel sur la prévention et la gestion des inondations

Le Premier Ministre Ahmadou Al Aminou LO a présidé, ce vendredi 3 juillet 2026, un Conseil interministériel sur la prévention et la gestion des inondations. Au terme de cette importante rencontre, Monsieur le Premier Ministre a arrêté une série de décisions destinées à renforcer la lutte contre les inondations et à améliorer la résilience des territoires.

MESURES SPECIFIQUES POUR L’HIVERNAGE 2026

  1. J’engage le Ministre chargé de l’Assainissement, en rapport avec les Ministres chargés des Infrastructures, de l’Urbanisme et des Collectivités territoriales, de l’Intérieur, de la Communication, du Numérique, de la Jeunesse et des Sport, de l’Environnement et de l’Energie, de la Culture et l’APIX, à :
  • accélérer la finalisation des travaux d’assainissement d’eaux pluviales en cours avant la fin du mois de juillet et des opérations de curage des réseaux de drainage, faucardage des bassins sur l’ensemble du territoire national ;
  • prendre les mesures idoines pour prévenir les risques d’électrocution liés aux inondations. Transmettre à cet égard une note au Premier Ministre sur les risques identifiés et les mesures préconisées ;
  • assurer, la collecte et la gestion des ordures ménagères pour éviter qu’elles atterrissent dans les canaux de drainage ;
  • renforcer la communication et la sensibilisation sur les zones à risques et les comportements à adopter en rapport avec les acteurs culturels, les relais et radios communautaires, les réseaux sociaux, etc. ;
  • mettre en place des dispositifs de pompage à gros débit, ainsi que des petites motopompes partout où le besoin se fera sentir, en rapport avec les associations communautaires et les mouvements de jeunesse ;
  • assurer l’alimentation électrique continue des stations de pompage par l’installation des descentes électriques requises, et en garantissant le bon fonctionnement de l’ensemble des stations de pompage qui devront être mises hors délestage pendant l’hivernage. Sur ce point, et concernant les ouvrages d’assainissement d’eaux pluviales, le Ministre chargé de l’Energie examinera les modalités pour différer toutes les factures impayées à la fin de la saison de l’hivernage.
  1. En perspective des Jeux olympiques de la Jeunesse, j’engage le Ministre chargé de l’Assainissement, des Forces armées et le Ministre des Finances, en rapport avec les Ministres chargés des Infrastructures, des Transports, terrestres et aériens, de l’Urbanisme et des Collectivités territoriales, de l’Intérieur, de l’Environnement, à mettre en place une Task force pour la gestion des inondations, ainsi que des déchets liquides et solides dans les sites d’accueil des compétitions, notamment le centre équestre de Diamniadio, les sites d’hébergement des délégations, sur le trajet du TER, et autour de l’Aéroport Léopold Sédar Senghor. 
  2. J’engage le Ministre de l’Intérieur, et les Ministres chargés de l’Assainissement, de l’Urbanisme et des Collectivités territoriales, des Finances et du Budget, ainsi que la Direction générale de la Surveillance et de l’Occupation du Sol (DGSCOS), chacun en ce qui le concerne, à : 
  • mettre en œuvre les Plans de Prévention du Risque d’Inondation déjà élaborés et à les étendre sur l’ensemble du territoire national ;
  • interdire systématiquement l’occupation des zones exposées au risque d’inondations ;
  • renforcer les contrôles préalables dans le cadre des procédures de lotissements et d’attribution des terrains, en s’appuyant sur les résultats de la cartographie existante ;
  • veiller à l’application, sans délai, du décret n° 2025-1184 du 16 juillet 2025 déclarant d’utilité publique le projet de préservation des voies d’eau naturelles et des réseaux dormants susceptibles d’être réactivités par une pluie exceptionnelle ; 
  • doter les points vulnérables en paratonnerres et autres équipements de protection civile et de procéder au recensement et à l’évacuation de tous les bâtiments menaçant ruine ;
  • veiller, dans le cadre de l’instruction des demandes d’autorisation de construire et des dossiers de projets de lotissement, à la prise en compte respective de la dimension altimétrique du terrain, ainsi que du visa de la Direction de la Prévention et de la Gestion des Inondations dans tous les projets de lotissements.
  1. J’invite le Ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, en relation avec le Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement et le Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique : 
  • à recueillir par le biais des Gouverneurs de région et me faire parvenir les besoins de budget, au plus tard le mercredi 08 juillet 2026;
  • à veiller à la disponibilité de crédits budgétaires suffisants destinés aux interventions préventives et curatives ainsi qu’au soutien, le cas échéant, aux populations affectées par un envahissement massif de leurs habitats ou cultures ;
  • à prendre les mesures requises pour résorber les arriérés dus aux entreprises en charge des travaux de lutte contre les inondations.

AU TITRE DE LA GESTION DES CRUES FLUVIALES

  1. J’invite le Ministre chargé de l’Hydraulique, en rapport avec les Ministres des Forces armées, de l’Intérieur, des Collectivités territoriales, des Solidarités et de l’Action sociale, de la Santé et de l’Agriculture à renforcer la coordination autour des priorités suivantes :
  • aménagement de sites d’hébergement pour les localités à haut risque d’inondation: identifier toutes les localités riveraines des fleuves présentant des risques élevés d’inondation en cas de débordement et mettre en place un dispositif anticipatif en termes d’aménagement de sites d’hébergement provisoires, de moyens logistiques, d’équipements sociaux et de couverture sanitaire;
  • planification coordonnée des lâchers d’eau: renforcer la programmation des lâchers au niveau des barrages de Diama et de Manantali, en collaboration avec l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS) et l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Gambie (OMVG), afin de mieux anticiper les risques de crue et de limiter leurs impacts;
  • organisation des cultures de décrue:assurer une planification spatiale rigoureuse des cultures de décrue, afin de prévenir les pertes agricoles et de sécuriser les productions.

GESTION DES OUVRAGES ET VALORISATION DES EAUX PLUVIALES

  1. Je demande au Ministre, Secrétaire général du Gouvernement de me proposer un projet d’arrêté mettant en place un comité interministériel coordonné par la Primature et chargé, en relation avec le Ministre chargé de l’Hydraulique, de réfléchir sur les conditions et les modalités de transfert à l’Office National de l’Assainissement du Sénégal (ONAS) des ouvrages d’assainissement réalisés par les autres structures (PROMOVILLES, Projet d’Atténuation des Effets induits par les Inondations au Sénégal (PAEIIS),  CETUD, SENTER, SONES, APIX et ADM), de mise à niveau technique et environnementale, et d’exploitation, conformément à la réglementation. 
  2. Je demande aux Ministres chargés de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, en relation avec le Ministre chargé de l’Assainissement, d’expérimenter et de développer des projets agricoles et piscicoles autour des exutoires naturels, des lacs revitalisés et des bassins.

MESURES STRUCTURELLES ET SUIVI-EVALUATION

  1. Concernant la Stratégie nationale de gestion intégrée du risque d’inondation(SNGIRI), je demande au Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement à soumettre le document au Conseil des Ministres en vue de son adoption, puis à assurer sa vulgarisation à tous les niveauxet auprès de l’ensemble des acteurs concernés.
  2. J’invite le Ministre des Transports aériens et terrestres et le Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, en rapport avec le Ministre de l’Economie, des Finances et du Plan à renforcer le maillage du territoire par l’installation de radars météorologiques, de réseaux automatiques d’observation pluviométrique et de systèmes de surveillance des bassins fluviaux, en appui à la Direction de la Prévention et de la Gestion des Inondations, à la Direction de la Gestion et de la Planification des Ressources en Eau et à l’ANACIM.
  3. Pour le renforcement de la résilience urbaine, j’invite le Ministre chargé de l’Urbanisme et des Collectivités territoriales à assurer l’achèvement des projets en cours de restructuration urbaine, de construction d’habitat social et de relogement, d’une part, et à proposer un nouveau programme de résorption des quartiers situés dans des zones inondables (requalification, restructuration et régularisation foncière), d’autre part.

En ce qui concerne le suivi-évaluation de la mise en œuvre des décisions, j’engage le Ministre, Secrétaire général du Gouvernement, en relation avec le Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, à assurer la coordination du suivi des décisions issues de la présente réunion interministérielle, sur la base d’un plan d’actions, et transmettre des comptes rendus périodiques sur l’état de mise en œuvre.

Diomaye Faye et le FMI affichent leur convergence pour un nouveau programme économique

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a reçu en audience, ce vendredi, Zeine Zeidane, Directeur du département Afrique du Fonds monétaire international (FMI), dans un contexte marqué par les discussions autour d’un futur programme de coopération entre le Sénégal et l’institution financière internationale.

Cette rencontre a permis aux deux parties de faire le point sur la situation économique du pays ainsi que sur les réformes engagées par les autorités sénégalaises en matière de gouvernance et de gestion des finances publiques. À l’issue des échanges, le représentant du FMI a salué les efforts entrepris par le gouvernement sénégalais pour renforcer la transparence, améliorer la qualité de la gestion budgétaire et poursuivre l’assainissement des finances publiques.

Selon les informations communiquées à l’issue de l’audience, le Directeur du département Afrique du FMI a exprimé la très haute appréciation de son institution pour les mesures mises en œuvre par les autorités sénégalaises afin de restaurer la crédibilité des finances publiques et d’instaurer une gouvernance plus rigoureuse.

Les discussions ont également porté sur la perspective de la conclusion d’un nouveau programme entre le Sénégal et le Fonds monétaire international. Les deux parties ont affiché une convergence de vues sur la nécessité d’aboutir rapidement à un accord, considéré comme un levier important pour accompagner les réformes économiques et soutenir les ambitions de développement du pays.

Le futur programme devrait, selon les orientations évoquées lors de cette rencontre, concilier discipline budgétaire et soutien à la croissance. Les autorités sénégalaises et le FMI s’accordent notamment sur la nécessité de préserver le niveau des investissements publics, jugés essentiels pour le développement des infrastructures et la transformation économique du pays.

Les échanges ont également mis l’accent sur le rôle du secteur privé, qui devra bénéficier d’un environnement plus favorable afin de stimuler les investissements, favoriser la création d’emplois et accélérer la relance de l’activité économique. Le futur partenariat entend ainsi dégager davantage d’espaces budgétaires et financiers pour soutenir les initiatives privées, considérées comme un moteur de croissance durable.

Par ailleurs, les deux parties ont insisté sur l’importance de renforcer les mécanismes de protection sociale afin que les réformes économiques produisent des effets positifs pour les populations, notamment les plus vulnérables. Cette dimension sociale constitue l’un des axes majeurs du programme en préparation, avec l’objectif d’assurer une croissance plus inclusive.

Kaolack – Abattoirs : un projet d’attribution foncière suscite la colère des populations

Les populations du quartier des Abattoirs, dans la commune de Kaolack, ont exprimé, ce vendredi 3 juillet 2026, leur vive opposition à l’attribution d’une partie d’une réserve foncière qu’elles jugent essentielle au développement futur de leur localité.

Réunis autour de cette question, les habitants appellent les autorités à suspendre toute procédure d’affectation ou de délivrance de bail concernant cet espace. Ils citent notamment le cas d’un dénommé M. Dieng, qui aurait déjà entamé des travaux de construction sur le site.

Selon les informations recueillies auprès des riverains, un terrain d’environ 80 mètres de long sur 15 mètres de large ferait actuellement l’objet d’une attribution, alors que cette zone est considérée depuis plusieurs années comme une réserve foncière destinée à accueillir des infrastructures publiques.

Les populations rappellent que leur quartier souffre d’un important déficit en équipements collectifs. Elles soulignent notamment l’absence de lycée, obligeant les élèves à parcourir de longues distances pour poursuivre leurs études secondaires. Des démarches sont d’ailleurs en cours afin d’obtenir la construction d’un établissement scolaire dans la zone.

Les habitants évoquent également le manque d’infrastructures sanitaires adaptées. Selon eux, le quartier, qui compte plus de 200 habitants, ne dispose que d’un poste de santé datant de plusieurs décennies. Ils estiment donc qu’il est indispensable de préserver les rares réserves foncières encore disponibles pour la réalisation d’équipements publics.

« Nous pensons à l’avenir de nos enfants. Si cet espace est attribué à des particuliers, où allons-nous construire le lycée, le centre de santé ou les autres infrastructures dont le quartier a besoin ? », s’est interrogé Moussa Dieng, porte-parole des populations des Abattoirs.

Les habitants rappellent par ailleurs qu’à l’occasion d’une visite dans la localité, l’ancien président de la République avait constaté l’occupation anarchique de cet espace et demandé aux autorités locales de prendre les mesures nécessaires pour préserver cette réserve foncière.

Face à la reprise des occupations et des attributions qu’elles jugent contestables, les populations des Abattoirs affirment rester mobilisées et interpellent l’État afin qu’il mette un terme à toute opération susceptible de compromettre la réalisation des infrastructures publiques dont le quartier a besoin.

Aldiouma Sow charge Abass Fall et met en cause sa légitimité à la tête de la Ville de Dakar

La tension politique se poursuit autour de la gestion de la Ville de Dakar. Dans une publication virulente diffusée sur sa page Facebook, Aldiouma Sow s’en est vivement pris au maire de Dakar, Abass Fall, en remettant en cause aussi bien sa légitimité politique que sa gestion de la capitale.

Dans son message, Aldiouma Sow affirme qu’Abass Fall détient « la palme du maire le plus mal élu de l’histoire politique du Sénégal ». Une déclaration particulièrement sévère à travers laquelle il estime que l’édile de Dakar devrait faire preuve de davantage de retenue dans ses prises de parole publiques. Selon lui, ce n’est pas à ses détracteurs de garder le silence, mais bien au maire de « se taire » et de « raser les murs », au regard des circonstances ayant conduit à son accession à la tête de la municipalité.

Poursuivant ses accusations, Aldiouma Sow revient sur le rôle qu’aurait joué la salle de réunion du Petit Palais dans le processus ayant conduit à l’installation d’Abass Fall à la mairie de Dakar. Il soutient que cette salle aurait été transformée en permanence politique, malgré l’opposition de plusieurs cadres de l’époque, dont il affirme avoir fait partie.

Selon lui, ce lieu aurait servi de théâtre à des « manœuvres politiciennes et machiavéliques » destinées à imposer Abass Fall à la tête de la Ville de Dakar. Sans apporter davantage de précisions, Aldiouma Sow va jusqu’à prédire que cette salle « parlera certainement sous peu », laissant entendre que des révélations pourraient prochainement être faites sur les conditions ayant entouré cette désignation. À ses yeux, de telles révélations marqueraient la fin de la carrière politique du maire.

L’ancien responsable ne s’arrête pas là et s’en prend également aux origines politiques du maire, qu’il désigne sous le sobriquet de « Sa Malicounda ». Il estime que le statut qu’il attribue à Abass Fall de « maire bien-aimé du messie » ne lui donne aucune légitimité pour multiplier les interventions médiatiques.

Toujours selon Aldiouma Sow, ces sorties publiques auraient pour seul objectif de masquer ce qu’il qualifie d’« inconséquence politique » et d’« incompétence managériale » dans la conduite des affaires de la capitale sénégalaise. Il considère que la gestion municipale actuelle ne répond pas aux attentes des Dakarois et critique ce qu’il décrit comme une communication destinée à détourner l’attention des difficultés rencontrées par la Ville.

En conclusion de sa publication, Aldiouma Sow affirme que le « cirque politicien » du maire de Dakar « a trop duré ». Il ajoute que le chef de l’État ne saurait être érigé en « bouc émissaire » des difficultés ou des controverses entourant la gestion de la municipalité, appelant implicitement Abass Fall à assumer pleinement ses responsabilités politiques.

Ansou Diadhiou appelle au calme après l’élimination du Sénégal : « Il ne faut pas sacrifier Pape Thiaw sous le coup de l’émotion »

L’élimination du Sénégal en seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026 face à la Belgique continue de susciter de vives réactions à travers le pays. Battus après prolongation au terme d’une rencontre où ils avaient pourtant longtemps fait jeu égal, voire dominé leur adversaire, les Lions de la Teranga ont vu leur parcours mondial s’arrêter brutalement. Cette désillusion a provoqué une vague de frustration chez les supporters, alimentant un débat intense sur les responsabilités de cet échec.

Dans les heures qui ont suivi la rencontre, une pétition réclamant le départ du sélectionneur national, Pape Thiaw, s’est rapidement propagée sur les réseaux sociaux. Les initiateurs de cette démarche lui reprochent notamment ses choix tactiques, la gestion des remplacements ainsi que certaines décisions prises durant les prolongations, estimant qu’elles ont contribué au renversement de situation en faveur des Belges.

Alors que les critiques se multiplient, certaines voix du football sénégalais invitent toutefois à prendre du recul. C’est notamment le cas d’Ansou Diadhiou, entraîneur du Stade de Mbour et ancien technicien du Casa Sports, qui refuse de céder à ce qu’il considère comme une réaction dictée par l’émotion plutôt que par une analyse objective des faits.

Selon lui, le football ne peut être gouverné par les seules émotions du moment. « Le Sénégalais est toujours dans l’émotion, et cette émotion nous amène à faire des erreurs que nous payons pendant des années », affirme-t-il, mettant en garde contre les décisions prises dans la précipitation à la suite d’une contre-performance.

Pour Ansou Diadhiou, il serait injuste de réduire le bilan de Pape Thiaw à cette seule élimination. Il rappelle que le sélectionneur a déjà apporté des résultats significatifs au football sénégalais, notamment en permettant à la sélection de remporter une Coupe d’Afrique des nations et de décrocher une qualification pour la Coupe du monde. Il souligne également que le technicien a démontré sa capacité à rivaliser avec des équipes parmi les plus compétitives, comme la France et la Belgique.

L’entraîneur estime que toute évaluation du travail du sélectionneur doit être globale et dépasser le simple cadre du résultat sportif. Selon lui, les performances d’une équipe nationale dépendent aussi de nombreux facteurs liés à l’organisation de la compétition, notamment les conditions d’hébergement, la logistique, les déplacements, la récupération des joueurs et l’environnement général dans lequel évolue la délégation.

À ses yeux, une analyse approfondie permettra d’identifier les insuffisances constatées durant cette campagne mondiale afin d’apporter les ajustements nécessaires sans remettre en cause l’ensemble du projet sportif. « Ce qu’il faut, c’est corriger, améliorer et accompagner, pas renvoyer dans la précipitation », insiste-t-il.

Cette prise de position intervient alors que la contestation continue de prendre de l’ampleur sur les plateformes numériques, où de nombreux supporters réclament un changement à la tête de la sélection nationale. Pour autant, plusieurs observateurs estiment également qu’une stabilité du staff technique pourrait favoriser une meilleure préparation des prochaines échéances continentales et internationales.

Le débat dépasse désormais la seule personne du sélectionneur et pose la question de la gestion du football sénégalais après une grande déception. Entre les partisans d’un changement immédiat et ceux qui plaident pour la continuité, le Sénégal devra choisir la voie qu’il souhaite emprunter pour construire l’avenir de sa sélection.

Assemblée nationale : Abdou Mbow exige la vérité sur l’intervention de la gendarmerie dans l’hémicycle

La polémique autour de l’intervention de la gendarmerie nationale au sein de l’Assemblée nationale, le 29 juin dernier, continue d’alimenter les tensions entre la majorité et l’opposition. Lors d’une conférence de presse organisée ce vendredi, le député Abdou Mbow, s’exprimant au nom du groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal, a réclamé que toute la lumière soit faite sur les circonstances de cette opération qu’il juge contraire aux principes républicains.

Face aux journalistes, le parlementaire a dénoncé une intervention qu’il qualifie de « brutale, disproportionnée et non nécessaire », estimant qu’elle constitue un précédent inquiétant dans l’histoire institutionnelle du Sénégal. Selon lui, les événements survenus dans l’hémicycle soulèvent de sérieuses interrogations sur le respect de l’autonomie du pouvoir législatif et sur les conditions dans lesquelles les forces de sécurité ont été amenées à intervenir.

Abdou Mbow a rappelé que la gendarmerie nationale est une institution républicaine soumise à la Constitution et aux lois de la République. À ce titre, a-t-il soutenu, le principe d’obéissance hiérarchique ne saurait justifier l’exécution d’un ordre manifestement illégal. Il a insisté sur le fait que chaque agent des forces de sécurité demeure responsable des actes qu’il pose dans l’exercice de ses fonctions.

Le député a ainsi demandé que les autorités compétentes apportent des réponses précises à plusieurs questions qu’il juge essentielles. L’opposition souhaite notamment connaître l’identité de l’autorité ayant ordonné la réquisition de la gendarmerie, le fondement juridique ayant motivé cette décision, les dispositions réglementaires invoquées pour permettre une telle intervention au sein de l’Assemblée nationale, ainsi que les responsabilités des agents ayant participé à l’opération.

Pour Abdou Mbow, ces clarifications sont indispensables afin de préserver la confiance des citoyens dans les institutions de la République. « Les Sénégalais ont le droit de savoir, ils ont le droit d’avoir des réponses à toutes ces questions », a-t-il déclaré, estimant que les circonstances entourant cette intervention ne peuvent rester sans explication.

Le parlementaire considère que les événements du 29 juin marquent une rupture préoccupante dans le fonctionnement de l’institution parlementaire. Selon lui, cette intervention restera comme l’une des pages les plus sombres de l’histoire de l’Assemblée nationale si toute la vérité n’est pas établie et si les responsabilités ne sont pas clairement déterminées.

Éducation : le projet ELAN veut renforcer la place des langues nationales dans les écoles africaines

Le Comité de coordination internationale (CCI) du projet « École et langues nationales » (ELAN) s’est réuni ce vendredi à Dakar pour dresser le bilan de la troisième phase du programme, couvrant la période 2023-2026, et définir les grandes orientations de la prochaine étape de cette initiative portée par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Au cœur des échanges, une conviction largement partagée : l’intégration des langues nationales dans les systèmes éducatifs africains constitue un levier essentiel pour améliorer la qualité des apprentissages, renforcer l’inclusion scolaire et promouvoir la souveraineté culturelle des États.

Organisée par l’Institut de la Francophonie pour l’éducation et la formation (IFEF), cette rencontre a réuni les représentants des dix pays partenaires du programme, des experts en éducation ainsi que l’Agence française de développement (AFD). Les participants ont évalué les résultats obtenus après plusieurs années de mise en œuvre et réfléchi aux perspectives d’un projet qui vise à associer les langues nationales africaines au français dès les premières années de scolarisation.

Les résultats présentés témoignent de l’ampleur prise par le programme. Depuis son lancement, ELAN a permis la formation de près de 230 000 enseignants. Plus de 11,5 millions d’élèves bénéficient aujourd’hui de cette approche pédagogique, grâce à plus de 500 outils éducatifs développés et adaptés dans 46 langues africaines.

Pour la directrice de l’IFEF, Mona Laroussi, ces chiffres illustrent la solidité d’un programme qui s’est progressivement imposé comme une référence dans le domaine de l’éducation bilingue en Afrique. Selon elle, ELAN ne constitue pas une expérience ponctuelle, mais un projet construit sur près de dix-sept années de travail, ayant permis de produire des politiques linguistiques, des ressources pédagogiques, des outils et de nombreuses bonnes pratiques.

Elle a insisté sur le fait que la longévité du programme traduit son appropriation par les États partenaires. À ses yeux, si ELAN continue d’exister après autant d’années, c’est avant tout parce qu’il répond à un besoin réel exprimé par les pays eux-mêmes, qui en assurent désormais le portage et l’évolution.

Mona Laroussi a également mis en avant les effets positifs de l’enseignement dans les langues maternelles sur le développement des élèves. Selon elle, lorsqu’un enfant est accueilli dans une langue qu’il maîtrise, son rapport à l’école change profondément. Il gagne en confiance, participe davantage aux activités de classe et développe plus facilement sa capacité à exprimer ses idées et à argumenter.

Au-delà des questions éducatives, la directrice de l’IFEF a abordé le défi de l’intelligence artificielle. Elle a plaidé pour que l’Afrique ne se limite pas au rôle de simple utilisatrice des technologies développées ailleurs, mais devienne un acteur de leur conception. Elle estime que les intelligences artificielles de demain doivent être nourries par les langues africaines, les cultures locales et les réalités du continent afin de produire des outils réellement adaptés aux besoins des populations.

Le ministre sénégalais de l’Éducation nationale, Moustapha Mamba Guirassy, a partagé cette vision en soulignant que les langues maternelles représentent un levier stratégique pour transformer durablement les systèmes éducatifs africains. Il considère qu’elles favorisent non seulement de meilleures performances scolaires, mais également une plus grande inclusion des enfants dans le processus d’apprentissage.

Selon le ministre, la valorisation des langues nationales s’inscrit également dans une logique de souveraineté éducative, culturelle et cognitive. Il estime que les pays africains doivent construire leurs politiques éducatives en s’appuyant davantage sur leurs réalités linguistiques afin de reconnecter l’école avec les sociétés qu’elle est censée servir.

Moustapha Mamba Guirassy a également porté un regard critique sur les résultats obtenus depuis les indépendances. Il a reconnu que de nombreux investissements ont été réalisés avec la construction d’écoles et d’universités, mais il estime que ces efforts n’ont pas encore produit les transformations sociales et économiques attendues par les populations. Pour lui, une meilleure prise en compte des langues locales pourrait contribuer à rendre les systèmes éducatifs plus performants et plus adaptés aux besoins des élèves.

Présente à cette rencontre, la ministre d’État gabonaise chargée de l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoume-Leclercq, a rappelé que les langues nationales représentent un patrimoine culturel qu’il est indispensable de préserver. Elle s’est réjouie de voir la Francophonie soutenir activement leur promotion, estimant que cette démarche contribue à la protection de l’identité culturelle des peuples africains.

Elle a cité les propos de Nelson Mandela selon lesquels parler à une personne dans une langue qu’elle comprend permet de toucher son esprit, tandis que s’adresser à elle dans sa langue maternelle permet d’atteindre son cœur. Une citation qui, selon elle, résume parfaitement l’importance des langues nationales dans les politiques éducatives.

La responsable gabonaise a également alerté sur le risque de disparition de certaines langues africaines, parfois parlées par des communautés de plus en plus restreintes. Elle a expliqué que son pays mène déjà plusieurs initiatives en faveur de leur valorisation, notamment à travers un festival culturel scolaire et une semaine consacrée aux langues maternelles.

Camélia Ntoutoume-Leclercq a enfin appelé les partenaires techniques et financiers à renforcer leur accompagnement, notamment en favorisant la complémentarité entre les programmes IFADEM et ELAN. Elle a insisté sur la nécessité d’intervenir dès la petite enfance, période qu’elle considère comme déterminante pour l’acquisition de la langue maternelle et le développement des apprentissages futurs.

Éducation : le projet ELAN veut renforcer la place des langues nationales dans les écoles africaines

Le Comité de coordination internationale (CCI) du projet « École et langues nationales » (ELAN) s’est réuni ce vendredi à Dakar pour dresser le bilan de la troisième phase du programme, couvrant la période 2023-2026, et définir les grandes orientations de la prochaine étape de cette initiative portée par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Au cœur des échanges, une conviction largement partagée : l’intégration des langues nationales dans les systèmes éducatifs africains constitue un levier essentiel pour améliorer la qualité des apprentissages, renforcer l’inclusion scolaire et promouvoir la souveraineté culturelle des États.

Organisée par l’Institut de la Francophonie pour l’éducation et la formation (IFEF), cette rencontre a réuni les représentants des dix pays partenaires du programme, des experts en éducation ainsi que l’Agence française de développement (AFD). Les participants ont évalué les résultats obtenus après plusieurs années de mise en œuvre et réfléchi aux perspectives d’un projet qui vise à associer les langues nationales africaines au français dès les premières années de scolarisation.

Les résultats présentés témoignent de l’ampleur prise par le programme. Depuis son lancement, ELAN a permis la formation de près de 230 000 enseignants. Plus de 11,5 millions d’élèves bénéficient aujourd’hui de cette approche pédagogique, grâce à plus de 500 outils éducatifs développés et adaptés dans 46 langues africaines.

Pour la directrice de l’IFEF, Mona Laroussi, ces chiffres illustrent la solidité d’un programme qui s’est progressivement imposé comme une référence dans le domaine de l’éducation bilingue en Afrique. Selon elle, ELAN ne constitue pas une expérience ponctuelle, mais un projet construit sur près de dix-sept années de travail, ayant permis de produire des politiques linguistiques, des ressources pédagogiques, des outils et de nombreuses bonnes pratiques.

Elle a insisté sur le fait que la longévité du programme traduit son appropriation par les États partenaires. À ses yeux, si ELAN continue d’exister après autant d’années, c’est avant tout parce qu’il répond à un besoin réel exprimé par les pays eux-mêmes, qui en assurent désormais le portage et l’évolution.

Mona Laroussi a également mis en avant les effets positifs de l’enseignement dans les langues maternelles sur le développement des élèves. Selon elle, lorsqu’un enfant est accueilli dans une langue qu’il maîtrise, son rapport à l’école change profondément. Il gagne en confiance, participe davantage aux activités de classe et développe plus facilement sa capacité à exprimer ses idées et à argumenter.

Au-delà des questions éducatives, la directrice de l’IFEF a abordé le défi de l’intelligence artificielle. Elle a plaidé pour que l’Afrique ne se limite pas au rôle de simple utilisatrice des technologies développées ailleurs, mais devienne un acteur de leur conception. Elle estime que les intelligences artificielles de demain doivent être nourries par les langues africaines, les cultures locales et les réalités du continent afin de produire des outils réellement adaptés aux besoins des populations.

Le ministre sénégalais de l’Éducation nationale, Moustapha Mamba Guirassy, a partagé cette vision en soulignant que les langues maternelles représentent un levier stratégique pour transformer durablement les systèmes éducatifs africains. Il considère qu’elles favorisent non seulement de meilleures performances scolaires, mais également une plus grande inclusion des enfants dans le processus d’apprentissage.

Selon le ministre, la valorisation des langues nationales s’inscrit également dans une logique de souveraineté éducative, culturelle et cognitive. Il estime que les pays africains doivent construire leurs politiques éducatives en s’appuyant davantage sur leurs réalités linguistiques afin de reconnecter l’école avec les sociétés qu’elle est censée servir.

Moustapha Mamba Guirassy a également porté un regard critique sur les résultats obtenus depuis les indépendances. Il a reconnu que de nombreux investissements ont été réalisés avec la construction d’écoles et d’universités, mais il estime que ces efforts n’ont pas encore produit les transformations sociales et économiques attendues par les populations. Pour lui, une meilleure prise en compte des langues locales pourrait contribuer à rendre les systèmes éducatifs plus performants et plus adaptés aux besoins des élèves.

Présente à cette rencontre, la ministre d’État gabonaise chargée de l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoume-Leclercq, a rappelé que les langues nationales représentent un patrimoine culturel qu’il est indispensable de préserver. Elle s’est réjouie de voir la Francophonie soutenir activement leur promotion, estimant que cette démarche contribue à la protection de l’identité culturelle des peuples africains.

Elle a cité les propos de Nelson Mandela selon lesquels parler à une personne dans une langue qu’elle comprend permet de toucher son esprit, tandis que s’adresser à elle dans sa langue maternelle permet d’atteindre son cœur. Une citation qui, selon elle, résume parfaitement l’importance des langues nationales dans les politiques éducatives.

La responsable gabonaise a également alerté sur le risque de disparition de certaines langues africaines, parfois parlées par des communautés de plus en plus restreintes. Elle a expliqué que son pays mène déjà plusieurs initiatives en faveur de leur valorisation, notamment à travers un festival culturel scolaire et une semaine consacrée aux langues maternelles.

Camélia Ntoutoume-Leclercq a enfin appelé les partenaires techniques et financiers à renforcer leur accompagnement, notamment en favorisant la complémentarité entre les programmes IFADEM et ELAN. Elle a insisté sur la nécessité d’intervenir dès la petite enfance, période qu’elle considère comme déterminante pour l’acquisition de la langue maternelle et le développement des apprentissages futurs.

Éducation : le projet ELAN veut renforcer la place des langues nationales dans les écoles africaines

Le Comité de coordination internationale (CCI) du projet « École et langues nationales » (ELAN) s’est réuni ce vendredi à Dakar pour dresser le bilan de la troisième phase du programme, couvrant la période 2023-2026, et définir les grandes orientations de la prochaine étape de cette initiative portée par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Au cœur des échanges, une conviction largement partagée : l’intégration des langues nationales dans les systèmes éducatifs africains constitue un levier essentiel pour améliorer la qualité des apprentissages, renforcer l’inclusion scolaire et promouvoir la souveraineté culturelle des États.

Organisée par l’Institut de la Francophonie pour l’éducation et la formation (IFEF), cette rencontre a réuni les représentants des dix pays partenaires du programme, des experts en éducation ainsi que l’Agence française de développement (AFD). Les participants ont évalué les résultats obtenus après plusieurs années de mise en œuvre et réfléchi aux perspectives d’un projet qui vise à associer les langues nationales africaines au français dès les premières années de scolarisation.

Les résultats présentés témoignent de l’ampleur prise par le programme. Depuis son lancement, ELAN a permis la formation de près de 230 000 enseignants. Plus de 11,5 millions d’élèves bénéficient aujourd’hui de cette approche pédagogique, grâce à plus de 500 outils éducatifs développés et adaptés dans 46 langues africaines.

Pour la directrice de l’IFEF, Mona Laroussi, ces chiffres illustrent la solidité d’un programme qui s’est progressivement imposé comme une référence dans le domaine de l’éducation bilingue en Afrique. Selon elle, ELAN ne constitue pas une expérience ponctuelle, mais un projet construit sur près de dix-sept années de travail, ayant permis de produire des politiques linguistiques, des ressources pédagogiques, des outils et de nombreuses bonnes pratiques.

Elle a insisté sur le fait que la longévité du programme traduit son appropriation par les États partenaires. À ses yeux, si ELAN continue d’exister après autant d’années, c’est avant tout parce qu’il répond à un besoin réel exprimé par les pays eux-mêmes, qui en assurent désormais le portage et l’évolution.

Mona Laroussi a également mis en avant les effets positifs de l’enseignement dans les langues maternelles sur le développement des élèves. Selon elle, lorsqu’un enfant est accueilli dans une langue qu’il maîtrise, son rapport à l’école change profondément. Il gagne en confiance, participe davantage aux activités de classe et développe plus facilement sa capacité à exprimer ses idées et à argumenter.

Au-delà des questions éducatives, la directrice de l’IFEF a abordé le défi de l’intelligence artificielle. Elle a plaidé pour que l’Afrique ne se limite pas au rôle de simple utilisatrice des technologies développées ailleurs, mais devienne un acteur de leur conception. Elle estime que les intelligences artificielles de demain doivent être nourries par les langues africaines, les cultures locales et les réalités du continent afin de produire des outils réellement adaptés aux besoins des populations.

Le ministre sénégalais de l’Éducation nationale, Moustapha Mamba Guirassy, a partagé cette vision en soulignant que les langues maternelles représentent un levier stratégique pour transformer durablement les systèmes éducatifs africains. Il considère qu’elles favorisent non seulement de meilleures performances scolaires, mais également une plus grande inclusion des enfants dans le processus d’apprentissage.

Selon le ministre, la valorisation des langues nationales s’inscrit également dans une logique de souveraineté éducative, culturelle et cognitive. Il estime que les pays africains doivent construire leurs politiques éducatives en s’appuyant davantage sur leurs réalités linguistiques afin de reconnecter l’école avec les sociétés qu’elle est censée servir.

Moustapha Mamba Guirassy a également porté un regard critique sur les résultats obtenus depuis les indépendances. Il a reconnu que de nombreux investissements ont été réalisés avec la construction d’écoles et d’universités, mais il estime que ces efforts n’ont pas encore produit les transformations sociales et économiques attendues par les populations. Pour lui, une meilleure prise en compte des langues locales pourrait contribuer à rendre les systèmes éducatifs plus performants et plus adaptés aux besoins des élèves.

Présente à cette rencontre, la ministre d’État gabonaise chargée de l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoume-Leclercq, a rappelé que les langues nationales représentent un patrimoine culturel qu’il est indispensable de préserver. Elle s’est réjouie de voir la Francophonie soutenir activement leur promotion, estimant que cette démarche contribue à la protection de l’identité culturelle des peuples africains.

Elle a cité les propos de Nelson Mandela selon lesquels parler à une personne dans une langue qu’elle comprend permet de toucher son esprit, tandis que s’adresser à elle dans sa langue maternelle permet d’atteindre son cœur. Une citation qui, selon elle, résume parfaitement l’importance des langues nationales dans les politiques éducatives.

La responsable gabonaise a également alerté sur le risque de disparition de certaines langues africaines, parfois parlées par des communautés de plus en plus restreintes. Elle a expliqué que son pays mène déjà plusieurs initiatives en faveur de leur valorisation, notamment à travers un festival culturel scolaire et une semaine consacrée aux langues maternelles.

Camélia Ntoutoume-Leclercq a enfin appelé les partenaires techniques et financiers à renforcer leur accompagnement, notamment en favorisant la complémentarité entre les programmes IFADEM et ELAN. Elle a insisté sur la nécessité d’intervenir dès la petite enfance, période qu’elle considère comme déterminante pour l’acquisition de la langue maternelle et le développement des apprentissages futurs.

Mondial 2026 : après l’élimination des Lions, la gestion de la FSF au cœur de la controverse

L’élimination du Sénégal en seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026 face à la Belgique ne cesse d’alimenter les débats. Au-delà de la déception sportive, c’est désormais la gouvernance de la Fédération sénégalaise de football (FSF) qui se retrouve sous les projecteurs. Plusieurs révélations relayées ces derniers jours par différents médias soulèvent des interrogations sur les conditions dans lesquelles les Lions ont préparé leur campagne mondiale, alors que l’équipe était confrontée à des tensions internes et à un contexte institutionnel jugé fragile.

Selon ces informations, une partie des dirigeants de la fédération aurait consacré une partie de son séjour aux États-Unis à des activités mondaines, prenant part à des soirées de gala et à des événements protocolaires, pendant que la sélection nationale tentait de gérer des difficultés sportives et organisationnelles. Ces révélations alimentent les critiques d’une opinion publique qui estime que l’ensemble des responsables de la délégation aurait dû être totalement mobilisé autour des exigences de la compétition.

L’un des éléments les plus marquants concerne la situation contractuelle du sélectionneur Pape Thiaw. Toujours selon plusieurs sources concordantes, le technicien sénégalais aurait entamé le tournoi sans disposer d’un contrat officiellement signé. Celui-ci n’aurait été régularisé que quelques heures avant le premier match du Sénégal contre la Norvège, mettant fin à plusieurs mois d’incertitudes autour de son statut. Une situation qui suscite de nombreuses interrogations sur la préparation administrative et institutionnelle de l’équipe nationale à quelques heures du lancement de la plus grande compétition mondiale.

Ces éléments, s’ils sont confirmés, viennent renforcer les critiques portant sur la gestion des semaines ayant précédé le Mondial. Pour de nombreux observateurs, la préparation d’une compétition de cette envergure exige une stabilité totale, aussi bien sur le plan sportif qu’administratif. Or, les révélations sur le retard dans la signature du contrat du sélectionneur donnent l’image d’une organisation qui aurait manqué d’anticipation.

Face à la montée des critiques, le président de la Fédération sénégalaise de football, Abdoulaye Fall, a rejeté toute idée de crise interne. Il a attribué l’élimination des Lions à des circonstances purement sportives et à un manque de réussite, tout en dénonçant ce qu’il considère comme des tentatives de manipulation visant à ternir l’image de son équipe dirigeante. Une position qui peine toutefois à convaincre une partie de l’opinion, laquelle réclame davantage d’explications sur les dysfonctionnements évoqués.

L’arrivée d’Abdoulaye Fall à la tête de la FSF, en août 2025, avait pourtant suscité un immense espoir. Élu à l’issue d’un scrutin particulièrement disputé, il avait mis fin aux seize années de présidence d’Augustin Senghor. Son projet, baptisé « PRAXIS », promettait une réforme en profondeur du football sénégalais avec une professionnalisation des compétitions nationales, une meilleure redistribution des ressources financières en faveur des clubs et une modernisation du fonctionnement de l’institution.

La Coupe du monde 2026 devait constituer le premier grand test de cette nouvelle gouvernance. Mais un an seulement après son élection, le bilan sportif du Sénégal, associé aux nombreuses polémiques qui entourent désormais la délégation, vient fragiliser cette dynamique de changement qui avait été largement saluée lors de son accession à la présidence de la fédération.

Au-delà des responsabilités individuelles, cette situation relance également le débat sur les critères qui président au choix des dirigeants sportifs. La victoire d’Abdoulaye Fall avait bénéficié d’un important soutien populaire, notamment sur les réseaux sociaux où il incarnait une rupture avec l’ancienne équipe dirigeante. Pour plusieurs analystes, cette séquence rappelle qu’une alternance, aussi attendue soit-elle, ne constitue pas en elle-même une garantie de réussite. La crédibilité d’une gouvernance se mesure avant tout à sa capacité à mettre en œuvre ses engagements, à assurer une gestion transparente et à assumer ses responsabilités lorsque les résultats ne sont pas au rendez-vous.

Dans ce contexte, les appels à un audit indépendant de la Fédération sénégalaise de football se multiplient. Plusieurs voix estiment qu’une évaluation complète de la préparation du Mondial, de la gestion financière de la délégation et des décisions administratives prises avant et pendant la compétition permettrait d’établir les responsabilités et de restaurer la confiance entre les supporters et leur fédération.

Pape Cheikh Diallo entendu au fond : le juge d’instruction confronte l’animateur à ses co-inculpés

Une nouvelle étape judiciaire s’ouvre dans le dossier impliquant l’animateur Pape Cheikh Diallo. Placé sous mandat de dépôt dans le cadre d’une procédure portant sur plusieurs chefs d’accusation particulièrement graves, il est actuellement entendu sur le fond par le juge d’instruction du Tribunal de Pikine-Guédiawaye.

Selon les informations rapportées par Seneweb, cette audition marque une phase importante de l’information judiciaire ouverte contre l’animateur. Au cours de cette séance, le magistrat instructeur cherche à éclaircir les circonstances entourant les faits qui lui sont reprochés et à confronter sa version des événements aux éléments déjà recueillis dans le dossier.

Pape Cheikh Diallo est poursuivi pour association de malfaiteurs, acte contre nature, transmission volontaire du VIH, mise en danger de la vie d’autrui et blanchiment de capitaux. Des accusations lourdes qui font l’objet d’investigations approfondies de la part de la justice.

Toujours selon la même source, certains des co-inculpés dans cette affaire ont été extraits de leur lieu de détention afin de participer à des confrontations organisées par le juge d’instruction. Ces confrontations constituent une étape essentielle de la procédure pénale. Elles permettent au magistrat de mettre face à face les différentes personnes mises en cause afin de vérifier la cohérence de leurs déclarations, de relever d’éventuelles contradictions et de consolider les éléments du dossier avant de prendre une décision sur la suite de l’instruction.

L’objectif de ces auditions et confrontations est de permettre au juge de disposer d’une vision aussi complète que possible des faits, en confrontant les différentes versions des protagonistes et les éléments matériels déjà versés au dossier.

Baccalauréat 2026 : 13 candidats interpellés pour fraude dès le premier jour à Dakar

Le coup d’envoi des épreuves du baccalauréat 2026 au Sénégal a été marqué par une série de cas de fraude dans plusieurs centres d’examen de la région de Dakar. Selon des informations rapportées par le quotidien Libération, treize candidats ont été interpellés après avoir été surpris en possession de téléphones portables, pourtant strictement interdits dans les salles d’examen.

Ces incidents, survenus dès la première journée des compositions, relancent les inquiétudes sur la persistance de la tricherie aux examens nationaux, malgré le renforcement des dispositifs de contrôle mis en place par les autorités éducatives et les forces de sécurité.

Le premier cas a été signalé le 1er juillet 2026 aux environs de 11 heures. Le commissariat de Golf-Sud a été saisi après un incident survenu au centre d’examen Ndiarka Diagne, situé à Fith-Mith. Deux élèves de Terminale, identifiés par leurs initiales M.B. Diop et I. Dieng, ont été surpris avec des téléphones portables durant l’épreuve de Français, qui se déroulait de 7h45 à 11 heures.

Selon les premiers éléments de l’enquête, M.B. Diop aurait été pris en flagrant délit alors qu’il consultait un iPhone 11 Pro pendant la composition. Interpellé sur place, il a été placé en garde à vue. Lors de son audition, il a toutefois contesté les faits qui lui sont reprochés. Son camarade, I. Dieng, qui détenait un iPhone XR, a quant à lui réussi à prendre la fuite avant l’arrivée des policiers. Les recherches se poursuivent afin de le retrouver.

Quelques heures plus tard, deux nouveaux cas de fraude ont été enregistrés au cours de l’épreuve d’Histoire-Géographie, organisée entre 15 heures et 18 heures. Les forces de l’ordre sont intervenues dans deux centres distincts où deux candidats ont été appréhendés pour usage de téléphones portables. Il s’agit de I. Barry, arrêté au centre Seydina Issa Rohou Lahi ex-LPA, et de A.N. Ba, interpellé au CEM Ogo Diop.

À l’issue de leur arrestation, les trois candidats appréhendés au cours de la journée ont été placés en garde à vue afin de permettre la poursuite des investigations. Les enquêteurs cherchent notamment à déterminer si ces actes de fraude relevaient d’initiatives individuelles ou s’inscrivaient dans un réseau organisé d’assistance aux candidats.

En parallèle, le commissariat de Rufisque-Est a également procédé à l’interpellation de dix autres candidats surpris avec des téléphones portables à l’intérieur des salles d’examen. Conformément au règlement du baccalauréat, les appareils ont été immédiatement confisqués et les candidats concernés exclus des centres d’examen. Des procès-verbaux ont été dressés pour chaque cas afin de permettre le traitement administratif et judiciaire des infractions constatées.

Mondial 2026 : le Portugal renverse la Croatie au bout du suspense et rejoint l’Espagne en huitièmes

Le Portugal s’est qualifié pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde 2026 au terme d’un affrontement haletant face à la Croatie. Menés en seconde période, les hommes de Roberto Martinez ont trouvé les ressources nécessaires pour inverser la tendance et s’imposer 2-1 grâce à un but inscrit dans les arrêts de jeu, vendredi soir, à Toronto.

Pour cette rencontre à élimination directe, le sélectionneur portugais avait misé sur un dispositif en 4-2-3-1 avec Cristiano Ronaldo à la pointe de l’attaque, soutenu par Bruno Fernandes, Rafael Leao et Pedro Neto. En face, la Croatie s’appuyait sur son ossature expérimentée composée notamment de Luka Modric, Mateo Kovacic et Ivan Perisic. De retour de pépins physiques, Josko Gvardiol débutait cependant la rencontre sur le banc.

La première période a été marquée par un engagement tactique important de part et d’autre. Les deux équipes se sont observées durant de longues minutes, limitant les espaces et empêchant leurs adversaires de développer leur jeu. Les Croates ont néanmoins été les premiers à se montrer dangereux par Ante Budimir, dont la tentative a été repoussée avec autorité par le gardien portugais. Quelques instants plus tard, Bruno Fernandes a répondu par une frappe contrée in extremis par la défense croate, confirmant l’équilibre des débats à la pause.

Le scénario s’est emballé dès le retour des vestiaires. À la 53e minute, Ivan Perisic a profité d’un centre précis venu du côté droit pour ouvrir le score et faire exploser de joie les supporters croates. Portée par cette dynamique, la sélection au damier a même cru faire le break quelques minutes plus tard grâce à Igor Matanovic, mais la réalisation a finalement été annulée pour une position de hors-jeu.

Touché dans son orgueil, le Portugal a alors intensifié la pression. Rafael Leao a d’abord trouvé la barre transversale sur une puissante tentative, avant que Cristiano Ronaldo ne voie un but refusé pour hors-jeu. Les Lusitaniens ont finalement été récompensés lorsque Renato Veiga a obtenu un penalty après une faute dans la surface. Fidèle à son sang-froid, Cristiano Ronaldo s’est chargé de la transformation pour remettre les deux équipes à égalité à la 68e minute.

La rencontre est alors entrée dans une phase particulièrement intense. La Croatie a tenté de reprendre l’avantage, notamment par Mateo Kovacic dont la frappe est venue s’écraser sur le poteau, laissant le Portugal sous pression. Mais alors que les prolongations semblaient inévitables, Rafael Leao a délivré un centre parfait dans le temps additionnel. Gonçalo Ramos a surgi devant Josko Gvardiol pour placer une tête victorieuse et offrir un succès précieux au Portugal à la 90e+4 minute.

Le suspense n’était pourtant pas terminé. Dans les ultimes instants, Josko Gvardiol pensait arracher l’égalisation pour la Croatie, mais l’arbitre a annulé le but en raison d’un hors-jeu préalable de Mario Pasalic, mettant définitivement fin aux espoirs croates.

Papa Boy Djinné écroué pour détention et usage de chanvre indien, un nouveau dossier qui éclabousse la lutte sénégalaise

Le monde de la lutte sénégalaise est une nouvelle fois secoué par une affaire judiciaire liée aux stupéfiants. Quelques jours après l’incarcération du lutteur Liss Ndiago dans un dossier similaire, c’est au tour de Papa Boy Djinné de se retrouver entre les mains de la justice.

Selon les informations publiées par le quotidien Libération, le lutteur a été interpellé par la Brigade de recherches de Keur Massar avant d’être déféré au parquet de Pikine-Guédiawaye. À l’issue de son face-à-face avec le procureur, il a été placé sous mandat de dépôt en attendant son procès.

D’après les éléments rapportés, les enquêteurs s’intéressaient initialement à Papa Boy Djinné dans le cadre de soupçons de trafic de drogue. Les investigations n’ont toutefois pas permis de retenir cette qualification. Au terme de la procédure, le parquet a finalement engagé des poursuites pour détention et usage de chanvre indien.

Toujours selon Libération, le lutteur aurait reconnu les faits qui lui sont reprochés au cours de son audition. Ces aveux ont constitué un élément important de la procédure ayant conduit à son placement en détention provisoire.

Papa Boy Djinné devrait comparaître dès la semaine prochaine devant le tribunal des flagrants délits de Pikine-Guédiawaye. Les juges auront alors à se prononcer sur les infractions retenues contre lui, à savoir la détention et l’usage de chanvre indien.

Cette nouvelle affaire intervient dans un contexte où plusieurs acteurs du milieu de la lutte se retrouvent confrontés à la justice. Après le dossier impliquant Liss Ndiago, cette nouvelle procédure alimente les interrogations sur la multiplication des affaires judiciaires touchant certains pensionnaires des arènes sénégalaises.

Mondial 2026 : une affaire de harcèlement présumé éclabousse la délégation sénégalaise, la FSF et le ministère se renvoient la responsabilité

Une affaire restée jusqu’ici confidentielle jette une ombre sur la participation de l’équipe nationale du Sénégal à la Coupe du monde 2026. Selon des révélations publiées par L’Observateur, un chef cuisinier affecté à la délégation des Lions aurait quitté précipitamment les États-Unis après avoir été accusé de harcèlement sexuel par une employée recrutée localement, provoquant une vive agitation au sein de l’encadrement de la sélection.

D’après le quotidien, les faits se seraient produits seulement trois jours après l’installation de la délégation sénégalaise à l’hôtel Hyatt Regency New Brunswick, dans l’État du New Jersey. Une employée engagée sur place aurait mis en cause le chef cuisinier pour des comportements qu’elle juge inappropriés. Elle l’accuse notamment de propos insistants, de gestes déplacés, d’attouchements et d’avoir tenté de la convaincre en lui faisant une promesse de mariage. La plaignante affirme également détenir des enregistrements audio susceptibles d’étayer ses accusations.

Toujours selon L’Observateur, la situation aurait rapidement pris une tournure préoccupante lorsque la jeune femme aurait manifesté son intention de saisir les autorités américaines. Face au risque d’une procédure judiciaire, le chef cuisinier aurait été discrètement extrait de l’hôtel au cours de la nuit. Le journal affirme qu’il aurait quitté les lieux sans ses effets personnels avant de transiter par le Canada pour rejoindre le Sénégal.

Cette disparition soudaine aurait eu des conséquences sur l’organisation logistique de la sélection nationale. L’intendance et le service de restauration des Lions auraient été momentanément désorganisés en pleine compétition, obligeant les responsables de la délégation à réorganiser rapidement les équipes en charge de l’alimentation des joueurs.

Au moment des faits, la Fédération sénégalaise de football avait toutefois présenté une tout autre version. Elle avait expliqué l’absence du chef cuisinier par un problème lié à l’obtention de son visa et avait dénoncé les informations circulant sur cette affaire comme étant de la « pure manipulation ».

Interrogé par L’Observateur, un haut responsable de la Fédération a tenté de relativiser la portée de cette affaire. Selon lui, aucune plainte n’aurait finalement été déposée auprès des autorités américaines. Il soutient qu’il s’agit d’un différend relevant de la sphère privée et non d’un incident ayant affecté le fonctionnement de la délégation. Il précise également qu’un autre cuisinier aurait rapidement pris le relais afin d’assurer la continuité du service de restauration des Lions.

Le même responsable défend la gestion du dossier par la Fédération. « Nous avons agi dans l’intérêt du Sénégal et nous avons protégé les intérêts du pays. C’est une affaire privée, mais la Fédération a agi avec responsabilité », a-t-il déclaré au quotidien.

De son côté, le ministère des Sports prend ses distances avec cette affaire. Le directeur général des Sports et chef de la délégation sénégalaise, Mama Laye Mbaye, affirme que le chef cuisinier concerné ne figurait pas sur la liste officielle du personnel relevant du ministère. Il assure qu’à son arrivée auprès de la délégation, l’intéressé n’était déjà plus présent, renvoyant ainsi la responsabilité de son recrutement et de son départ à la Fédération sénégalaise de football.

« Nous ne sommes pas en mesure de dire comment il a fait pour venir, qu’est-ce qui s’est passé pour qu’il rentre. Il faudrait s’adresser à la Fédération », a-t-il déclaré.

Thierno Alassane Sall accuse Ousmane Sonko de dérive autoritaire à l’Assemblée nationale et appelle à une mobilisation pour défendre la démocratie

Le coordonnateur des députés non-inscrits, Thierno Alassane Sall, est monté au créneau pour dénoncer ce qu’il considère comme une grave détérioration du fonctionnement démocratique de l’Assemblée nationale. S’exprimant lors de la conférence de presse organisée par les groupes de l’opposition au lendemain des incidents ayant marqué l’examen de la révision de la Constitution, le député a vivement critiqué la conduite des travaux parlementaires par le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, qu’il accuse de concentrer les pouvoirs et de bafouer les règles de fonctionnement de l’institution.

Selon Thierno Alassane Sall, les difficultés actuelles ne sont pas apparues lors de la séance consacrée à la révision constitutionnelle, mais remontent à l’installation même d’Ousmane Sonko à la tête de l’Assemblée nationale. Il affirme avoir lui-même été victime d’une entorse au règlement intérieur dès les premières séances parlementaires.

« Ousmane Sonko a commencé sa dictature dès son installation. J’ai fait un rappel au règlement, mais je n’ai jamais obtenu la parole », a déclaré le parlementaire, estimant que ce précédent révélait déjà une volonté de contrôler les débats et de limiter les droits de l’opposition.

Revenant sur la séance consacrée à l’examen de la révision de la Constitution, le député a contesté l’argument avancé par la majorité selon lequel le texte avait pour objectif de renforcer les prérogatives de l’Assemblée nationale. À ses yeux, les événements survenus dans l’hémicycle ont plutôt démontré une concentration du pouvoir entre les mains du président de l’institution.

« Ils voulaient donner plus de pouvoirs à l’Assemblée nationale. En réalité, nous avons compris que l’hémicycle se résume à une seule personne. La démocratie est en train de dégringoler avec Pastef », a-t-il affirmé devant la presse.

Thierno Alassane Sall a également soutenu que plusieurs députés de la majorité étaient conscients des irrégularités de procédure intervenues au cours des débats. Selon lui, certains élus de Pastef auraient reconnu que le règlement intérieur donnait au député Abdou Mbow le droit de reprendre la parole.

Le coordonnateur des députés non-inscrits a notamment cité Guy Marius Sagna, affirmant que ce dernier aurait lui-même attiré l’attention du président de l’Assemblée nationale sur cette disposition réglementaire. D’après lui, plusieurs parlementaires de la majorité auraient même souhaité demander une suspension de séance afin de corriger cette situation, sans que cette initiative ne puisse aboutir.

Pour Thierno Alassane Sall, le refus de respecter les règles parlementaires constitue une remise en cause des fondements de l’État de droit. Il estime que les institutions de la République ont été fragilisées par l’attitude de la majorité parlementaire.

« La charte de la République a été malmenée. Les députés de Pastef ont choisi de passer outre la République face à un seul homme qui impose sa volonté », a-t-il dénoncé.

Poursuivant ses critiques, le député a accusé Ousmane Sonko de vouloir continuer à concentrer les pouvoirs autour de sa personne. Faisant référence à son départ de la Primature, il a estimé que l’ancien chef du gouvernement recherchait déjà des règles adaptées à ses intérêts et tenterait désormais d’exercer la même influence à la présidence de l’Assemblée nationale.

Thierno Alassane Sall a également dénoncé le recours à la procédure d’urgence pour l’adoption de la révision constitutionnelle avant le 30 juin. Selon lui, cette précipitation a empêché un examen serein du texte et contribue à fragiliser davantage les institutions du pays.

Il a par ailleurs reproché à la majorité parlementaire de ne pas avoir porté à la connaissance des députés l’avis du président de la République sur la proposition de loi, affirmant que ce document n’aurait été ni lu en commission ni présenté lors des débats en séance plénière.

Le député a enfin mis en cause l’attitude du chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, qu’il accuse de cautionner la situation actuelle. Selon lui, le président de la République partage pleinement la responsabilité de la gouvernance avec Ousmane Sonko.

« Le président de la République laisse faire. Il partage le pouvoir avec Ousmane Sonko et ils dirigent le pays ensemble », a-t-il déclaré.

L’opposition exige toute la vérité sur l’intervention de la gendarmerie à l’Assemblée nationale

L’intervention de la gendarmerie nationale au sein de l’hémicycle de l’Assemblée nationale, le 29 juin dernier, continue de susciter de vives réactions sur la scène politique. Lors d’une conférence de presse, le député Abdou Mbow, membre du groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal, a porté la voix de l’opposition en réclamant que toute la lumière soit faite sur les circonstances de cette intervention, jugée sans précédent.

Face à la presse, le parlementaire a dénoncé ce qu’il considère comme une atteinte grave au fonctionnement de l’institution parlementaire. Selon lui, l’entrée des forces de l’ordre dans l’hémicycle soulève de nombreuses interrogations auxquelles les autorités doivent répondre afin de préserver la transparence et la confiance des citoyens dans les institutions de la République.

Abdou Mbow a rappelé que la gendarmerie nationale est une institution républicaine soumise à la Constitution et aux lois de la République. À ce titre, a-t-il soutenu, le principe d’obéissance hiérarchique ne saurait justifier l’exécution d’un ordre qui serait manifestement illégal. Il estime que cette affaire dépasse le simple cadre d’un incident parlementaire et touche directement au respect des principes de l’État de droit.

Le député a notamment demandé que les responsabilités soient clairement établies. L’opposition souhaite connaître l’autorité ayant donné l’ordre de procéder à cette intervention, les bases juridiques ayant motivé la réquisition de la gendarmerie, les dispositions réglementaires invoquées pour autoriser une telle opération, ainsi que l’identité des responsables ayant exécuté cet ordre.

Pour les députés de l’opposition, ces explications sont indispensables afin de dissiper les zones d’ombre entourant les événements du 29 juin. « Les Sénégalais ont le droit de savoir, ils ont le droit d’avoir des réponses à toutes ces questions », a déclaré Abdou Mbow, insistant sur la nécessité d’une communication officielle des autorités compétentes.

Le parlementaire a également qualifié cette intervention de « brutale, disproportionnée et non nécessaire », estimant qu’elle constitue un précédent préoccupant dans l’histoire institutionnelle du Sénégal. Selon lui, cette séquence risque de demeurer comme l’une des pages les plus sombres de la vie parlementaire nationale si toutes les responsabilités ne sont pas établies et les circonstances entièrement éclaircies.

Macky Sall poursuit sa campagne pour l’ONU et obtient le soutien de la Grèce

L’ancien président sénégalais Macky Sall a franchi une nouvelle étape dans sa campagne en vue du poste de secrétaire général des Nations Unies. En déplacement à Athènes ce jeudi 2 juillet 2026, il a été reçu par le Premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, lors d’une rencontre à laquelle a également pris part le ministre grec des Affaires étrangères, Giórgos Gerapetrítis.

À l’issue de cette audience, l’ancien chef de l’État sénégalais s’est félicité de « l’accueil chaleureux » qui lui a été réservé ainsi que de « l’entretien convivial » qu’il a eu avec les autorités grecques. Il a indiqué que les échanges avaient porté sur plusieurs questions d’intérêt commun, notamment la coopération pour le développement, les défis internationaux et l’avenir du système multilatéral.

Macky Sall a souligné avoir eu des discussions approfondies avec ses interlocuteurs sur le rôle des Nations Unies dans un contexte mondial marqué par de profondes mutations géopolitiques. Selon lui, les deux parties partagent une même vision de la nécessité de renforcer l’efficacité de l’organisation internationale face aux crises actuelles. Il a notamment insisté sur leur « convergence de vues sur le rôle que doit jouer l’Organisation mondiale dans le contexte critique du multilatéralisme contemporain ».

Cette visite en Grèce s’inscrit dans une intense séquence diplomatique menée par l’ancien président sénégalais pour promouvoir sa candidature à la tête des Nations Unies. Depuis plusieurs semaines, il multiplie les rencontres avec des dirigeants et responsables internationaux afin de présenter sa vision d’une gouvernance mondiale davantage fondée sur le dialogue, la coopération et la réforme du système multilatéral.

Le grand ménage de Diomaye Faye : une rupture assumée avec le camp Sonko ?

Le dernier Conseil des ministres, tenu le mercredi 1er juillet 2026, pourrait marquer un tournant dans la gouvernance de la Cinquième République sénégalaise. En procédant au limogeage simultané de plusieurs directeurs généraux à la tête de structures stratégiques — la DER/FJ (Aïda Mbodj), la Lonase (Toussaint Manga), Petrosen Holding SA (Alioune Guèye) et la Somisen (Ngagne Demba Touré) —, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a posé un acte à forte portée politique.

Au-delà d’un simple réaménagement de l’appareil d’État, cette vague de changements alimente les spéculations sur une rupture désormais assumée entre le chef de l’État et son ancien mentor politique, Ousmane Sonko.

La matérialisation d’une « désonkisation » ?

Le principal point commun entre les responsables relevés de leurs fonctions réside dans leur proximité politique avec Ousmane Sonko. Qu’il s’agisse d’Aïda Mbodj, figure historique de Pastef, ou de jeunes cadres comme Ngagne Demba Touré, tous étaient identifiés comme des soutiens fidèles du leader du parti.

Pour plusieurs observateurs, le ciblage de ces personnalités, qui dirigeaient des secteurs économiques stratégiques tels que les mines, les hydrocarbures ou le financement de l’entrepreneuriat, s’inscrit dans une volonté de recomposer les centres de décision de l’État. Certains y voient ainsi les prémices d’une « désonkisation » de l’administration publique.

Entre deux lectures politiques

Cette série de limogeages suscite deux interprétations opposées au sein de la classe politique et de l’opinion.

La thèse de la purge politique

Pour les partisans d’Ousmane Sonko, ces décisions traduisent une volonté d’écarter progressivement les personnalités qui lui sont restées fidèles. Elles seraient le signe d’une confrontation désormais ouverte entre les deux camps.

La thèse du réalisme institutionnel

À l’inverse, d’autres estiment que ces nominations et révocations relèvent des prérogatives normales du président de la République. Selon cette lecture, le chef de l’État est en droit de constituer une équipe entièrement acquise à sa vision afin de garantir la cohérence de son action.

L’affirmation de l’autorité présidentielle

Pendant plusieurs mois, la coexistence entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko a alimenté les interrogations sur la répartition réelle du pouvoir exécutif. Avec cette série de limogeages, le président semble vouloir réaffirmer son autorité et lever toute ambiguïté sur le centre de décision.

La fin du bicéphalisme ?

Pour de nombreux observateurs, cette séquence traduit la volonté du chef de l’État de gouverner avec des responsables dont la loyauté est exclusivement tournée vers la présidence de la République. Cette démarche est interprétée comme la recherche d’une administration plus homogène et davantage alignée sur ses orientations politiques.

Une nouvelle séquence politique

Si les tensions entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko alimentent le débat politique depuis plusieurs mois, les décisions prises lors du Conseil des ministres du 1er juillet 2026 sont perçues par certains analystes comme un tournant important. Elles pourraient ouvrir une nouvelle phase de la vie politique sénégalaise, marquée par une recomposition des rapports de force au sein de l’ancien bloc au pouvoir et, plus largement, du paysage politique national.

Aly Saleh

Acte IV de la décentralisation : Diomaye Faye lance la réforme des Pôles-Territoires pour accélérer le développement local

Le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a présidé ce jeudi au Centre international de conférences Abdou Diouf (CICAD) une importante rencontre avec les exécutifs territoriaux du Sénégal. Cette concertation, consacrée à la mise en œuvre de l’Acte IV de la décentralisation et à la réforme des Pôles-Territoires, marque une nouvelle étape dans la politique de transformation territoriale portée par les autorités.

Devant les représentants des collectivités territoriales, le chef de l’État a réaffirmé sa volonté de faire des territoires les principaux leviers du développement économique national. Cette orientation s’inscrit dans le cadre de l’Agenda national de Transformation Sénégal 2050, qui mise sur une valorisation des ressources locales afin de bâtir une croissance plus inclusive, durable et équilibrée.

Selon la vision défendue par le président de la République, les Pôles-Territoires ne constituent pas un nouvel échelon administratif. Ils sont conçus comme des espaces de coopération permettant à plusieurs collectivités de mutualiser leurs efforts autour de projets structurants, notamment dans les domaines des infrastructures, de l’investissement, de l’industrialisation locale et de la création de richesses.

L’objectif est de renforcer la compétitivité des territoires en exploitant leurs potentialités économiques, agricoles, minières, touristiques ou industrielles. Cette approche vise à favoriser un développement endogène, fondé sur les ressources propres à chaque région, tout en réduisant les disparités territoriales.

Le chef de l’État a tenu à rassurer les élus locaux sur le rôle des futurs Pôles-Territoires, précisant qu’ils ne se substitueront pas aux collectivités territoriales et n’empiéteront pas sur leurs compétences. Ils interviendront plutôt comme des outils de coordination et de mutualisation dans les domaines où l’action d’une seule collectivité ne suffit plus pour relever les défis du développement.

Au cours de son intervention, Bassirou Diomaye Diakhar Faye a également insisté sur la méthode adoptée pour conduire cette réforme. Il a rappelé qu’elle est le résultat d’un vaste processus de concertation ayant mobilisé près de 3 000 acteurs à travers le pays. Cette démarche participative traduit, selon lui, la volonté de construire les politiques publiques en tenant compte des réalités locales et des attentes des populations.

Pour le président de la République, la transformation du Sénégal ne peut être pilotée uniquement depuis la capitale. Elle doit s’appuyer sur les initiatives des territoires et sur une gouvernance fondée sur la proximité, la responsabilisation des acteurs locaux et le partenariat entre l’État et les collectivités.

À travers cette réforme, l’exécutif entend renforcer le rôle d’un État stratège, capable d’accompagner les collectivités territoriales dans la réalisation de projets structurants tout en favorisant une meilleure répartition des opportunités de développement sur l’ensemble du territoire national.

Kaffrine : El Modou Ndao interpelle les autorités sur l’éclairage public et soutient l’entrepreneuriat féminin

Le président du mouvement Union pour un Sénégal Prospère, El Modou Ndao, a appelé, ce mercredi, les autorités municipales de Kaffrine et les responsables du programme Promovilles à achever les travaux d’installation d’un poteau d’éclairage public entre les quartiers Diamaguène Centre et Médina Baye. Selon lui, cette situation constitue un danger pour les populations, à l’approche de l’hivernage.

S’exprimant en marge d’une cérémonie de remise de financements organisée dans le cadre d’un partenariat avec l’institution financière PAMECAS, il a rappelé que cette préoccupation avait déjà été portée à l’attention des autorités depuis l’année dernière.

Selon lui, un nouveau poteau a bien été installé, mais les travaux sont restés inachevés.

« Le poteau est en place, mais il n’y a ni câblage ni lampe. Nous espérions que les travaux seraient achevés avant l’hivernage, mais jusqu’à présent, rien n’a été fait », a-t-il déploré.

El Modou Ndao a indiqué que les habitants refusent d’attendre qu’un accident survienne avant une réaction des autorités. Il a insisté sur la nécessité de sécuriser cette voie, régulièrement exposée aux inondations pendant la saison des pluies.

Il a également souligné que cet axe est quotidiennement emprunté par des élèves, des personnes âgées et des personnes vivant avec un handicap, ce qui, selon lui, renforce l’urgence d’une intervention.

« Notre objectif n’est pas de critiquer les autorités, mais d’attirer leur attention afin que les mesures nécessaires soient prises avant qu’un drame ne se produise », a-t-il déclaré.

Profitant de cette rencontre, le président du mouvement Union pour un Sénégal Prospère a également procédé à la remise d’un financement de 38 millions de francs CFA à 200 femmes, dans le cadre d’une convention conclue avec l’institution financière PAMECAS.

Ce financement vise à soutenir leurs activités économiques et à promouvoir leur autonomisation grâce à un meilleur accès au crédit.

Rudi Garcia rectifie une citation attribuée et salue le Sénégal : « Les Lions méritaient autant que nous de passer »

L’entraîneur de la Belgique, Rudi Garcia, a tenu à apporter une mise au point après la qualification de son équipe, en revenant sur des propos qui lui avaient été attribués au sujet de la gestion des fins de match par certaines sélections. Interpellé par un journaliste sénégalais lors de la conférence de presse d’après-match, le technicien français a fermement démenti avoir ciblé un quelconque profil d’équipe.

Le journaliste lui a rappelé une déclaration selon laquelle « ce genre d’équipe, lorsqu’elles mènent, perd sa structure tactique vers la fin », avant de lui demander à quel type d’équipe il faisait référence. Rudi Garcia a aussitôt rejeté cette interprétation, estimant qu’il y avait une confusion.

« Non, non, je n’ai pas dit ça. Vous vous trompez de déclaration. J’ai dit que quand on mène, et c’est le cas pour toutes les équipes du monde, on a tendance à reculer et à essayer de protéger son but », a expliqué le sélectionneur belge.

Selon lui, cette réaction est un phénomène classique dans le football et ne concernait en aucun cas spécifiquement le Sénégal. Il a rappelé que la Belgique avait dû prendre davantage de risques pour revenir dans la rencontre, tandis que les Lions avaient naturellement choisi de défendre leur avantage.

« Donc, nous, on a poussé, eux, ils ont reculé et si on n’avait pas marqué le 2-1, je pense qu’on ne serait jamais revenus », a-t-il ajouté, soulignant que le scénario du match avait davantage été dicté par les circonstances que par une faiblesse tactique de l’adversaire.

Au-delà de cette mise au point, Rudi Garcia a tenu à rendre un hommage appuyé à la sélection sénégalaise. Il a salué la qualité de la prestation des Lions, estimant que les deux équipes avaient largement le niveau pour poursuivre leur parcours dans la compétition.

« Le Sénégal méritait autant que nous de passer, mais on est assez contents que ce soit nous parce qu’on est revenus de loin, tout simplement », a déclaré le technicien belge.

Pêches : Amy Mara Dièye à l’écoute des défis de la Direction de la Protection et de la Surveillance des Pêches

La ministre des Pêches, des Infrastructures maritimes et portuaires, Amy Mara Dièye, a poursuivi sa tournée de prise de contact avec les services relevant de son département en effectuant une visite à la Direction de la Protection et de la Surveillance des Pêches (DPSP). Accompagnée des membres de son cabinet, elle est allée à la rencontre des responsables et des agents de cette structure stratégique, chargée de veiller à la préservation des ressources halieutiques et au respect de la réglementation dans les eaux sénégalaises.

Cette visite s’inscrit dans la volonté de la nouvelle ministre de mieux connaître le fonctionnement des différentes directions techniques placées sous sa tutelle, mais également de recueillir les préoccupations des agents afin d’identifier les priorités d’action. Au cours des échanges, les responsables de la DPSP ont présenté les missions essentielles de la direction, notamment la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée, le contrôle des activités de pêche ainsi que la protection des ressources halieutiques nationales.

Les discussions ont également permis aux agents d’exposer les difficultés auxquelles ils sont confrontés dans l’accomplissement de leurs missions. Les questions liées aux conditions de travail, aux moyens logistiques, au renforcement des capacités opérationnelles ainsi qu’aux défis rencontrés sur le terrain ont été largement abordées. La ministre a prêté une oreille attentive aux différentes préoccupations exprimées, réaffirmant son engagement à travailler en étroite collaboration avec les services techniques pour améliorer leur efficacité.

La délégation ministérielle a ensuite effectué une visite des différents locaux et installations de la Direction de la Protection et de la Surveillance des Pêches. Cette immersion a permis à Amy Mara Dièye de mieux apprécier les réalités quotidiennes des équipes chargées de la surveillance maritime et de mesurer les enjeux liés à la sécurisation des ressources halieutiques, un secteur considéré comme stratégique pour l’économie nationale et la souveraineté alimentaire du Sénégal.

La rencontre s’est achevée dans une atmosphère conviviale par une remise symbolique de cadeau à la ministre, suivie d’une photo de famille réunissant les agents de la direction et les membres de la délégation ministérielle.

À travers cette visite, Amy Mara Dièye a réaffirmé sa volonté d’instaurer un dialogue permanent avec les services techniques de son département. Elle entend s’appuyer sur leur expertise pour renforcer la gouvernance du secteur des pêches et promouvoir une gestion durable des ressources halieutiques, dans un contexte où leur préservation constitue un enjeu majeur pour les générations présentes et futures.

Coupe du monde : Pape Alé Niang étrille les Lions et réclame un profond examen de conscience

Quelques heures seulement après l’élimination du Sénégal en seizièmes de finale de la Coupe du monde, le journaliste Pape Alé Niang a livré une analyse particulièrement sévère de la campagne des Lions. Dans une publication diffusée sur son compte X, il estime que le parcours de la sélection nationale est la conséquence directe d’une préparation insuffisante et d’un manque d’anticipation qui ont fini par coûter cher à l’équipe.

Pour le journaliste, les difficultés rencontrées par les Lions tout au long de la compétition ne relèvent pas du hasard. Il considère que le Sénégal est resté trop longtemps porté par l’euphorie née de son sacre continental, sans mettre en place les ajustements nécessaires pour aborder une compétition mondiale au niveau d’exigence beaucoup plus élevé.

« Soyons sérieux ! Cette campagne de Coupe du monde n’a pas du tout été préparée. Nous sommes restés dans l’euphorie après la CAN. Conséquence, elle a été désastreuse », a-t-il écrit, résumant ainsi sa lecture du tournoi.

Selon lui, la qualification pour les huitièmes de finale n’aurait jamais dû être considérée comme un objectif atteint au regard des prestations produites. Il estime notamment que la victoire obtenue face à l’Irak ne saurait masquer les nombreuses lacunes affichées par la sélection durant l’ensemble de la compétition.

Pape Alé Niang pointe en particulier les insuffisances physiques des Lions, affirmant que l’équipe n’a pratiquement jamais été capable de maintenir le même niveau d’intensité durant les 90 minutes des rencontres. À ses yeux, cette baisse de régime récurrente a largement contribué aux difficultés rencontrées face à des adversaires mieux organisés et plus constants.

Le journaliste s’attarde également sur les statistiques de possession de balle du Sénégal, qu’il juge peu efficaces. Selon lui, les Lions ont souvent monopolisé le ballon sans parvenir à se montrer véritablement dangereux ni à imposer leur rythme, transformant cette possession en un exercice stérile.

Sur le plan défensif, son constat est tout aussi sévère. Il décrit une arrière-garde « véritable passoire », rappelant que les buts encaissés ne se limitent pas à la phase finale de la Coupe du monde. Il évoque notamment les difficultés observées lors du match amical contre les États-Unis avant de souligner les réalisations concédées face à la France, à la Norvège puis à la Belgique, autant de rencontres qui, selon lui, ont mis en évidence les fragilités défensives de la sélection.

Pape Alé Niang remet également en question les choix opérés par le staff technique au cours du tournoi. Il estime que le coaching a parfois manqué de cohérence et que les différents changements effectués en cours de match ont progressivement désorganisé l’équipe, qui a perdu sa discipline collective et sa rigueur tactique au fil des rencontres.

Revenant sur les déclarations de l’entraîneur belge à l’issue de la rencontre ayant éliminé le Sénégal, le journaliste reconnaît que ses propos peuvent sembler sévères, mais invite à une réflexion de fond en lançant une interrogation : « Mais est-ce qu’il a tort ? »

Au-delà de la déception suscitée par cette élimination, Pape Alé Niang appelle désormais à une remise en question globale. Il estime que la Fédération sénégalaise de football doit procéder à une évaluation complète du travail accompli, aussi bien après le sacre continental que durant cette Coupe du monde, afin d’identifier les insuffisances et de mieux préparer les prochaines échéances, notamment les éliminatoires de la prochaine Coupe d’Afrique des nations.

Jeux olympiques de la jeunesse 2026 : Abass Fall relance la polémique sur la place de Dakar dans l’organisation

À un peu plus d’un an des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) de 2026, les interrogations sur la gouvernance de l’événement refont surface. Cette fois, c’est le maire de Dakar, Abass Fall, qui monte au créneau pour dénoncer ce qu’il considère comme une implication insuffisante de la capitale dans l’organisation des Jeux. Une prise de position qui fait écho aux critiques formulées plusieurs mois auparavant par son prédécesseur, Barthélémy Dias, pourtant adversaire politique.

S’exprimant publiquement, Abass Fall a regretté que la Ville de Dakar soit écartée de certaines activités prévues dans le cadre des JOJ, alors même que la capitale constitue le principal théâtre de cette compétition internationale. Pour l’édile, une telle situation est difficilement compréhensible.

« Nous ne pouvons pas concevoir que la ville de Dakar soit zappée de certaines activités à Dakar. Nous voulons jouer pleinement notre rôle », a-t-il déclaré, estimant que la municipalité ne doit pas être reléguée à un simple rôle d’accompagnement ou d’animation.

À travers cette sortie, le maire plaide pour une collaboration plus étroite entre la Ville de Dakar et le Comité d’organisation des Jeux olympiques de la jeunesse (COJOJ). Selon lui, les collectivités territoriales doivent être pleinement associées aux décisions relatives à un événement qui se déroule sur leur territoire et dont elles assument une partie importante des responsabilités en matière d’accueil, de logistique et de mobilisation citoyenne.

Cette revendication n’est pas sans rappeler les critiques exprimées dès janvier 2025 par Barthélémy Dias, alors maire de Dakar. À l’époque, il dénonçait déjà le manque d’implication de la municipalité dans la préparation des Jeux, estimant que la ville hôte devait occuper une place centrale dans le processus décisionnel.

« C’est la ville qui doit candidater », affirmait-il, en soulignant que les JOJ devaient laisser un héritage durable à Dakar plutôt que se limiter à des aménagements ponctuels. Il appelait à la réalisation de projets structurants capables de transformer durablement les infrastructures urbaines et d’améliorer le cadre de vie des populations.

Barthélémy Dias rappelait également que la signature de la Ville de Dakar avait contribué à mobiliser près de 80 milliards de francs CFA pour le projet, ce qui, selon lui, justifiait une implication plus importante de la municipalité dans les différentes phases de préparation. Il avait aussi critiqué le Comité national olympique et sportif sénégalais (CNOSS), qu’il accusait de conduire l’organisation sans une véritable participation des collectivités locales ni des populations.

Aujourd’hui, malgré leurs divergences politiques et le contexte conflictuel ayant marqué la transition à la tête de la mairie de Dakar, Abass Fall et Barthélémy Dias se retrouvent sur un constat commun : la capitale, pourtant ville hôte des Jeux, ne bénéficie pas du niveau d’association qu’elle estime légitime dans l’organisation de l’événement.

Cette convergence de vues dépasse les rivalités partisanes et met en lumière une question de fond sur la gouvernance des JOJ. Elle relance le débat sur l’équilibre entre les prérogatives des instances sportives nationales, chargées de respecter les exigences du Comité international olympique, et celles des collectivités territoriales, directement concernées par l’accueil des compétitions et leurs retombées économiques, sociales et urbaines.

Au-delà de ce bras de fer institutionnel, une autre préoccupation apparaît de plus en plus présente : celle de l’appropriation populaire des Jeux. À mesure que l’échéance de 2026 approche, de nombreuses voix estiment que les Sénégalais restent encore insuffisamment informés et impliqués dans un événement pourtant présenté comme historique pour le pays et pour le continent africain.

Le déficit de communication et de sensibilisation, déjà dénoncé par Barthélémy Dias, semble désormais trouver un écho au sein de la nouvelle équipe municipale. Cette situation alimente les interrogations sur la stratégie de mobilisation autour des JOJ et pose la question de l’héritage que laissera réellement cette première édition olympique organisée sur le continent africain.

Kaolack – Préparatifs du Gamou 2026 : un dispositif sécuritaire renforcé avec plus de 1 000 policiers annoncés à Médina Baye

Les préparatifs de l’édition 2026 du Gamou international de Médina Baye sont officiellement lancés. Un Comité régional de développement (CRD) spécial consacré à cet événement religieux majeur s’est tenu ce mercredi à la Maison des Hôtes de Kaolack, sous la présidence du gouverneur de la région, Mouhamed Moctar Watt. La rencontre a réuni les autorités administratives, les services techniques de l’État ainsi que les représentants du Comité d’organisation des manifestations de la Fayda (COMAF).

À l’issue de cette réunion préparatoire, le gouverneur de Kaolack a souligné l’importance stratégique du Gamou international de Médina Baye, qu’il a qualifié de « l’une des plus importantes manifestations religieuses du Sénégal ».

« Nous avons écouté les membres du COMAF, qui ont partagé avec nous un certain nombre de sollicitations relatives à l’organisation de l’événement », a déclaré Mouhamed Moctar Watt.

Un dispositif sécuritaire renforcé

La question de la sécurité a occupé une place centrale dans les discussions. Selon le gouverneur, le commissaire central de Kaolack a pris l’engagement de reconduire le dispositif sécuritaire mis en place lors de la précédente édition.

« L’année dernière, plus de 1 000 policiers avaient été mobilisés. Il n’est pas envisagé de réduire cet effectif ; au contraire, son renforcement est à l’étude », a-t-il précisé.

La Gendarmerie nationale sera également fortement mobilisée, notamment en raison de la proximité de Médina Baye avec les communes de Kahone et de Mbadakhoune, qui relèvent de sa compétence territoriale. Elle assurera notamment la régulation de la circulation sur les principaux axes menant à Kaolack durant l’affluence des pèlerins.

Le préfet de Kaolack est, quant à lui, chargé d’élaborer un plan de circulation destiné à fluidifier le trafic durant le Gamou.

Des engagements pour l’entretien des routes

Sur le volet des infrastructures routières, AGEROUTE s’est engagée à assurer l’entretien de plusieurs axes stratégiques. En revanche, aucun nouveau projet de bitumage n’a été annoncé au cours de cette réunion.

Électricité : une extension de 50 kilomètres sollicitée

Concernant l’approvisionnement en électricité, le COMAF a sollicité une extension du réseau électrique sur un linéaire de 50 kilomètres. La SENELEC a indiqué attendre des organisateurs qu’ils identifient, en collaboration avec ses services techniques, les itinéraires concernés.

En revanche, elle a garanti la réalisation des branchements provisoires nécessaires au bon déroulement des manifestations religieuses.

Approvisionnement en eau : des assurances de Sen’Eau

La question de l’accès à l’eau a également été largement abordée. Le gouverneur a rappelé les difficultés rencontrées lors de la précédente édition, notamment à la suite de la panne du forage R4.

« Cette année, Sen’Eau nous a assuré que l’approvisionnement sera suffisant, tant en quantité qu’en qualité, notamment en ce qui concerne la pression du réseau », a affirmé Mouhamed Moctar Watt.

Des solutions spécifiques seront également apportées aux quartiers périphériques confrontés à des difficultés d’approvisionnement.

Santé et secours : gratuité des soins pour les pèlerins

Le secteur de la santé sera fortement mobilisé durant l’événement. La Direction régionale de la santé et le Centre hospitalier régional de Kaolack ont annoncé la gratuité des soins pour les pèlerins pendant cinq jours à l’occasion du Gamou, ainsi que durant les trois jours du Gamou Wat.

Par ailleurs, un renforcement des effectifs des sapeurs-pompiers et des équipes de secours est prévu afin d’assurer une prise en charge rapide des éventuelles urgences.

Le COMAF satisfait des engagements obtenus

Le vice-président du COMAF, Cheikh Tidiane Gaye, s’est félicité du déroulement du CRD et des engagements pris par les différents services de l’État.

« Nous avons passé en revue toutes les questions susceptibles d’impacter le séjour des pèlerins à Médina Baye : la sécurité, l’électricité, l’eau, l’assainissement, ainsi que les contraintes liées à l’hivernage et à l’organisation de la Foire internationale », a-t-il déclaré.

Selon lui, les services régionaux ont pris des engagements relevant de leurs domaines de compétence, tandis que les questions dépendant du niveau national seront examinées ultérieurement.

Un dispositif anti-inondation prévu

Compte tenu de la période hivernale, les autorités ont également anticipé les risques d’inondation, fréquents dans la région de Kaolack. Un dispositif préventif, comprenant notamment le prépositionnement de motopompes, sera mis en place afin d’assurer une évacuation rapide des eaux en cas de fortes pluies.

Le Gamou international de Médina Baye est provisoirement prévu le 26 août 2026, sous réserve de l’observation du croissant lunaire. Selon les résultats de cette observation, la célébration pourrait finalement avoir lieu les 25, 26 ou 27 août 2026.

Tivaouane Peulh-Niague : Momath Diassé soutient la jeunesse lors de la finale du tournoi communal de football

En parrainant la finale du tournoi communal de football, Momath Diassé, candidat à l’investiture de Pastef pour la mairie de Tivaouane Peulh-Niague, a une nouvelle fois réaffirmé son engagement en faveur de la jeunesse. Au-delà de son soutien financier aux équipes participantes, il a affiché son ambition de faire du sport un véritable levier de développement et d’épanouissement des jeunes de la commune.

La finale du tournoi communal de football s’est déroulée ce dimanche dans une ambiance festive, en présence des autorités locales, des responsables associatifs, des acteurs sportifs et d’un nombreux public.

Parrain de l’événement, M. Diassé a marqué cette journée par un important appui aux équipes engagées dans la compétition.

L’ASC Leer Gui de Niacoulrab s’est adjugé le trophée en s’imposant en finale. L’ASC Cocehas de Socabeg a terminé à la deuxième place, tandis que l’ASC Namora de la Cité Namora a complété le podium. L’ASC Sanci Bi de Tivaouane Peulh a également été saluée pour sa participation et son fair-play.

À l’issue de la rencontre, le candidat à l’investiture de Pastef a procédé à la remise d’importantes récompenses aux équipes, notamment une enveloppe financière, des jeux de maillots, des ballons et un trophée.

Ce geste a été vivement apprécié par les joueurs, les dirigeants des clubs et les responsables sportifs.

S’adressant aux participants, Momath Diassé, membre du Mouvement national des cadres patriotes (MONCAP), a souligné que le sport constitue un puissant facteur d’éducation, de cohésion sociale et d’insertion des jeunes.

Selon lui, la jeunesse doit bénéficier d’un meilleur accompagnement afin de pouvoir exprimer pleinement son potentiel.

Il a également réaffirmé son ambition de doter la commune d’infrastructures sportives modernes et de renforcer le soutien aux associations sportives, estimant que l’investissement dans la jeunesse constitue une priorité pour le développement de Tivaouane Peulh-Niague.

Profitant de cette tribune, il a adressé ses félicitations aux représentants du Conseil consultatif de la jeunesse, Modou Gueye et Fatou Dieng, les invitant à poursuivre leur engagement au service des jeunes et de la commune.

À travers cette initiative, Momath Diassé poursuit les actions de proximité qu’il mène depuis son entrée sur la scène politique, en mettant l’accent sur le soutien à la jeunesse, aux femmes, au sport et au développement local.

Sécurité routière : NSIA Assurances lance une vaste campagne de dépistage visuel pour les chauffeurs de Dakar Dem Dikk

À travers une initiative axée sur la prévention, NSIA Assurances a lancé, en partenariat avec Dakar Dem Dikk et SeN Lunettes, une campagne de consultations ophtalmologiques gratuites destinée aux conducteurs de la société nationale de transport public. Cette opération, qui cible dans un premier temps près de 700 chauffeurs, vise à renforcer la sécurité routière en améliorant la santé visuelle des professionnels de la conduite.

Le lancement de cette campagne traduit la volonté de l’assureur d’élargir son champ d’action au-delà de l’indemnisation des sinistres. Pour Abdel Kader Khol, directeur du Développement et des Ventes de NSIA Assurances, la prévention constitue aujourd’hui un levier essentiel pour réduire les risques sur les routes. Il estime qu’une bonne acuité visuelle est indispensable à l’exercice du métier de conducteur et contribue directement à la sécurité des passagers ainsi que de l’ensemble des usagers de la route.

Selon lui, les chauffeurs occupent une place stratégique dans le système de transport public. En leur offrant un dépistage précoce des troubles de la vision, accompagné d’une prise en charge adaptée lorsque cela s’avère nécessaire, cette campagne doit leur permettre de travailler dans de meilleures conditions tout en limitant les risques d’accidents liés à des déficiences visuelles non détectées.

La première phase de l’opération concernera environ 700 conducteurs sur les 917 que compte Dakar Dem Dikk. Les consultations se dérouleront sur une période d’une dizaine de jours. À l’issue des examens, les conducteurs présentant des troubles visuels bénéficieront d’un accompagnement assuré par SeN Lunettes, qui prendra en charge le suivi ophtalmologique ainsi que la fourniture d’équipements optiques adaptés lorsque cela sera nécessaire.

Le directeur des Ressources humaines de Dakar Dem Dikk, Ibrahima Gueye, s’est félicité de cette initiative qu’il considère comme une première dans le partenariat entre l’entreprise publique et son assureur. Il a rappelé que cette campagne vient compléter les visites médicales annuelles obligatoires organisées entre décembre 2025 et février 2026, en mettant un accent particulier sur la santé visuelle des conducteurs.

Pour le responsable, investir dans la vision des chauffeurs revient à renforcer la qualité du service public de transport, mais aussi à améliorer les conditions de travail des agents. Il a précisé que l’ensemble des 917 conducteurs de Dakar Dem Dikk sont concernés par cette campagne, qu’ils soient affectés aux lignes urbaines, interurbaines, internationales ou aux services spéciaux. Les chauffeurs exerçant dans les régions seront progressivement intégrés lors des prochaines étapes du programme.

Marché régional : le Sénégal lève 210,6 milliards de FCFA en dix jours malgré des taux d’emprunt record

Le Sénégal poursuit activement sa stratégie de mobilisation de ressources sur le marché régional des titres publics de l’UEMOA. En l’espace de dix jours, l’État a levé un total de 210,6 milliards de FCFA à travers deux opérations d’adjudication, confirmant l’intérêt soutenu des investisseurs pour la signature sénégalaise. Toutefois, cette confiance s’accompagne d’un coût de financement de plus en plus élevé, les rendements exigés atteignant désormais des niveaux inédits.

Lors de sa dernière émission, organisée le 29 juin, le Trésor public sénégalais recherchait un montant de 100 milliards de FCFA. L’opération a suscité un fort engouement puisque les investisseurs ont soumis des offres totalisant 132,9 milliards de FCFA, soit une demande largement supérieure au montant recherché. Au terme de l’adjudication, le Sénégal a finalement retenu 103,5 milliards de FCFA.

Dans le détail, cette enveloppe est composée de 77 milliards de FCFA levés sous forme de Bons assimilables du Trésor (BAT) d’une maturité de 364 jours. À cela s’ajoutent 21,2 milliards de FCFA obtenus grâce à des Obligations assimilables du Trésor (OAT) à trois ans et 5,2 milliards de FCFA sur des OAT à cinq ans.

Cette opération intervient seulement quelques jours après une précédente levée de fonds réalisée le 19 juin. À cette occasion, l’État avait mobilisé 107,1 milliards de FCFA, dont 13,2 milliards sur des BAT, 87,5 milliards sur des OAT à trois ans et 6,3 milliards sur des OAT à sept ans. Ensemble, ces deux émissions représentent un volume de financement de 210,6 milliards de FCFA en seulement dix jours.

Si ces résultats témoignent d’une capacité intacte du Sénégal à attirer les investisseurs, ils mettent également en lumière une hausse significative du coût de son endettement. Les dernières adjudications révèlent en effet des rendements particulièrement élevés, notamment sur les obligations de moyen et long termes.

Les OAT à trois ans ont été émises à un taux moyen pondéré de 8,04 %, tandis que les OAT à cinq ans ont atteint un rendement de 8,09 %. Même les BAT à un an enregistrent une progression notable, avec un taux moyen pondéré de 7,82 % lors de l’opération du 29 juin.

Cette évolution contraste fortement avec les conditions obtenues par certains pays de la sous-région. À titre de comparaison, la Côte d’Ivoire est parvenue, quatre jours auparavant, à placer des Bons assimilables du Trésor à un taux moyen pondéré de seulement 3,63 %, soit près de la moitié du coût supporté par le Sénégal pour des titres de même nature.

Cet écart illustre la prime de risque plus importante désormais exigée par les investisseurs pour financer la dette sénégalaise. Malgré une demande toujours supérieure aux montants recherchés, les marchés réclament des rémunérations plus élevées pour compenser les risques perçus, dans un contexte marqué par des tensions sur les finances publiques et un environnement financier régional plus exigeant.

Marché régional : le Sénégal lève 210,6 milliards de FCFA en dix jours malgré des taux d’emprunt record

Le Sénégal poursuit activement sa stratégie de mobilisation de ressources sur le marché régional des titres publics de l’UEMOA. En l’espace de dix jours, l’État a levé un total de 210,6 milliards de FCFA à travers deux opérations d’adjudication, confirmant l’intérêt soutenu des investisseurs pour la signature sénégalaise. Toutefois, cette confiance s’accompagne d’un coût de financement de plus en plus élevé, les rendements exigés atteignant désormais des niveaux inédits.

Lors de sa dernière émission, organisée le 29 juin, le Trésor public sénégalais recherchait un montant de 100 milliards de FCFA. L’opération a suscité un fort engouement puisque les investisseurs ont soumis des offres totalisant 132,9 milliards de FCFA, soit une demande largement supérieure au montant recherché. Au terme de l’adjudication, le Sénégal a finalement retenu 103,5 milliards de FCFA.

Dans le détail, cette enveloppe est composée de 77 milliards de FCFA levés sous forme de Bons assimilables du Trésor (BAT) d’une maturité de 364 jours. À cela s’ajoutent 21,2 milliards de FCFA obtenus grâce à des Obligations assimilables du Trésor (OAT) à trois ans et 5,2 milliards de FCFA sur des OAT à cinq ans.

Cette opération intervient seulement quelques jours après une précédente levée de fonds réalisée le 19 juin. À cette occasion, l’État avait mobilisé 107,1 milliards de FCFA, dont 13,2 milliards sur des BAT, 87,5 milliards sur des OAT à trois ans et 6,3 milliards sur des OAT à sept ans. Ensemble, ces deux émissions représentent un volume de financement de 210,6 milliards de FCFA en seulement dix jours.

Si ces résultats témoignent d’une capacité intacte du Sénégal à attirer les investisseurs, ils mettent également en lumière une hausse significative du coût de son endettement. Les dernières adjudications révèlent en effet des rendements particulièrement élevés, notamment sur les obligations de moyen et long termes.

Les OAT à trois ans ont été émises à un taux moyen pondéré de 8,04 %, tandis que les OAT à cinq ans ont atteint un rendement de 8,09 %. Même les BAT à un an enregistrent une progression notable, avec un taux moyen pondéré de 7,82 % lors de l’opération du 29 juin.

Cette évolution contraste fortement avec les conditions obtenues par certains pays de la sous-région. À titre de comparaison, la Côte d’Ivoire est parvenue, quatre jours auparavant, à placer des Bons assimilables du Trésor à un taux moyen pondéré de seulement 3,63 %, soit près de la moitié du coût supporté par le Sénégal pour des titres de même nature.

Cet écart illustre la prime de risque plus importante désormais exigée par les investisseurs pour financer la dette sénégalaise. Malgré une demande toujours supérieure aux montants recherchés, les marchés réclament des rémunérations plus élevées pour compenser les risques perçus, dans un contexte marqué par des tensions sur les finances publiques et un environnement financier régional plus exigeant.

Affaire « Mara milliardaire » : un nouveau suspect arrêté à Thiès et présenté au juge d’instruction

L’enquête judiciaire visant Serigne Abdoulaye Faye, plus connu sous le surnom de « Mara milliardaire », connaît un nouveau développement. Dans le cadre d’une délégation judiciaire délivrée par le juge d’instruction du deuxième cabinet près le Tribunal de Grande Instance de Pikine-Guédiawaye, les éléments de la Division des Investigations Criminelles (DIC) ont procédé à l’arrestation d’un nouveau suspect présenté comme un acteur important du dossier.

Selon des informations obtenues de sources proches de l’enquête, A. Sène a été interpellé à Thiès après plusieurs jours de recherches. L’homme faisait l’objet d’investigations menées par les enquêteurs dans le cadre de cette affaire qui continue de défrayer la chronique. Son arrestation met fin à une période de cavale au cours de laquelle il aurait échappé aux investigations des services de sécurité.

Les enquêteurs soupçonnent A. Sène d’avoir joué un rôle d’intermédiaire dans le réseau présumé au cœur du dossier. D’après les éléments recueillis au cours de l’enquête, il serait notamment accusé d’avoir été chargé de rechercher et de mettre en relation des partenaires sexuels avec le marabout Serigne Abdoulaye Faye. Ces accusations constituent l’un des axes majeurs des investigations conduites sous l’autorité du magistrat instructeur.

Après son interpellation, le suspect a été acheminé à Dakar où il a été entendu par les enquêteurs de la DIC. Les auditions et vérifications effectuées ont permis de compléter le dossier transmis à la justice. À l’issue de cette procédure, A. Sène a été présenté ce mardi au juge d’instruction en charge de l’affaire.

Toutefois, le magistrat n’a pas immédiatement statué sur son sort. Selon les mêmes sources, le suspect a fait l’objet d’un retour de parquet, une mesure procédurale qui intervient généralement dans l’attente de nouvelles diligences ou d’une décision judiciaire complémentaire.

Kolda : les autorités dénoncent une vidéo virale assimilant la région à la consommation de drogue

La diffusion d’une vidéo sur les réseaux sociaux présentant Kolda comme une référence en matière de consommation de drogue suscite une vive indignation au sein des autorités administratives de la région. En marge de la cérémonie d’incinération de drogues saisies, organisée le week-end dernier dans le cadre de la Semaine nationale de sensibilisation et de mobilisation contre l’abus et le trafic illicite de drogues, l’adjoint au gouverneur chargé du développement, Bonaventure Kalamo, a fermement condamné ce contenu qu’il estime particulièrement préjudiciable à l’image de la région.

Face à la presse, le responsable administratif n’a pas caché son indignation. Selon lui, il est inacceptable que Kolda soit associée à un phénomène aussi destructeur que la consommation de stupéfiants. « Kolda mérite mieux que ça », a-t-il déclaré, avant de dénoncer une représentation qu’il juge injuste et éloignée des réalités de la région.

« C’est honteux que l’on chante Kolda comme étant une référence en matière de consommation de la drogue. Ce n’est pas joli. Ce n’est pas cette image-là qu’on doit renvoyer de Kolda », a insisté Bonaventure Kalamo, appelant les auteurs de contenus et les internautes à faire preuve de davantage de responsabilité dans les messages diffusés sur les plateformes numériques.

L’adjoint au gouverneur a rappelé que Kolda dispose d’importants atouts qui méritent d’être davantage mis en avant. Il a notamment cité les progrès réalisés dans les domaines de l’éducation, de la santé ainsi que les potentialités économiques et agricoles de la région, estimant que ce sont ces réussites qui devraient servir de vitrine au territoire.

« Nous aimerions que la région de Kolda soit citée en exemple dans les domaines de l’éducation, de la santé, du développement économique et social », a-t-il souligné, plaidant pour une communication plus positive autour des initiatives et des performances locales.

Profitant de cette cérémonie de destruction des produits prohibés saisis par les services compétents, Bonaventure Kalamo a également lancé un appel à une mobilisation générale contre le trafic et la consommation de drogues. Pour lui, la réponse à ce fléau ne peut reposer uniquement sur l’action des forces de défense et de sécurité ou des autorités administratives.

Il a estimé que la lutte contre les stupéfiants constitue avant tout un défi de société qui exige l’engagement des familles, des leaders communautaires, des acteurs religieux, des établissements scolaires, des organisations de jeunesse et de l’ensemble des populations.

Hôpital de Pikine : un bras de fer éclate autour de l’élection du représentant du personnel

La contestation enfle à l’Hôpital de Pikine après la décision de l’administration d’organiser un second tour pour l’élection du représentant du personnel. La secrétaire générale de la section du Syndicat des agents contractuels de la santé et de l’hygiène publique, Koumba Sagnane Faye, dénonce une remise en cause des règles qui avaient, selon elle, été arrêtées d’un commun accord entre l’administration et l’intersyndicale avant la tenue du scrutin.

Au lendemain de la proclamation des résultats, la responsable syndicale affirme que son organisation est arrivée en tête avec 103 voix, ce qui devait, selon les termes du consensus conclu en amont, lui assurer la victoire. Elle dit avoir été surprise de voir l’administration invoquer, après coup, des dispositions réglementaires exigeant une majorité absolue et, par conséquent, la tenue d’un second tour.

S’exprimant au micro d’iRadio, Koumba Sagnane Faye soutient que cette condition n’avait jamais été évoquée durant les discussions préparatoires. D’après elle, l’ensemble des modalités de l’élection avait été négocié entre les différentes parties dans un climat de dialogue social, sans qu’il ne soit question de recourir à un second tour en cas d’absence de majorité absolue.

« Tout le consensus avait été discuté et validé. À notre grande surprise, après la proclamation des résultats qui nous donnaient vainqueurs avec 103 voix, on nous oppose une procédure électorale fondée sur un décret nous demandant d’aller au second tour au motif que nous n’avons pas obtenu la majorité absolue. Or, cette question de majorité absolue n’a jamais été évoquée au départ », a-t-elle déclaré.

La secrétaire générale affirme que l’administration justifie désormais sa position en s’appuyant sur l’article 11 d’un décret qui, selon elle, n’avait jamais été présenté comme référence juridique lors des négociations ayant encadré l’organisation du scrutin. À ses yeux, cette interprétation est en contradiction avec les engagements pris entre les partenaires sociaux avant le vote.

« Pourquoi brandir aujourd’hui ce décret ? C’est uniquement dans son article 11 qu’il est question de majorité absolue. Pourtant, ce décret n’a jamais été au cœur de cette élection », a-t-elle insisté.

Koumba Sagnane Faye rappelle également que les concertations entre les syndicats et l’administration avaient essentiellement porté sur la prise en compte de la hiérarchie A concernant les agents contractuels. Selon elle, c’est le seul point ayant fait l’objet d’un accord formel entre les différentes parties.

Elle ajoute que d’autres questions, notamment celles relatives aux badiénou gox et aux représentants des usagers, avaient été renvoyées à des textes réglementaires dont les organisations syndicales disent ne toujours pas avoir reçu copie. Pour cette raison, elle estime que l’administration ne peut pas appliquer, après la proclamation des résultats, des dispositions réglementaires qui n’avaient jamais été intégrées aux discussions ayant permis d’organiser l’élection.

Pape Thiaw avant le choc contre la Belgique : « Nous avons appris de nos erreurs et nous sommes prêts »

À quelques heures du seizième de finale de la Coupe du monde face à la Belgique, le sélectionneur du Sénégal, Pape Thiaw, affiche une confiance mesurée. Conscient des difficultés rencontrées par ses joueurs lors de la phase de groupes, le technicien estime que les Lions ont tiré les enseignements nécessaires de leurs deux premières confrontations contre des sélections européennes et abordent désormais cette rencontre avec davantage de maturité.

En conférence de presse d’avant-match, Pape Thiaw a insisté sur le fait que la phase à élimination directe constitue un tournant dans la compétition. Pour lui, les résultats du premier tour ne constituent plus une référence, chaque rencontre étant désormais une finale où la moindre erreur peut coûter l’élimination.

« Nous avons perdu face à deux équipes européennes lors de nos deux premiers matchs. Mais c’est un autre tournoi qui commence. Les matchs se suivent, mais ne se ressemblent pas. Nous sommes déterminés parce que nous voulons continuer dans cette compétition. Nous nous sommes fixé des objectifs et nous voulons les atteindre », a déclaré le sélectionneur.

Le technicien sénégalais révèle que son staff a procédé à une analyse approfondie des précédentes prestations afin d’identifier les insuffisances qui ont coûté cher à son équipe. Les vidéos des rencontres disputées face aux adversaires européens ont permis de mettre en évidence plusieurs erreurs, souvent liées à des détails techniques ou à un manque de concentration dans les moments décisifs.

Selon lui, ces détails font toute la différence à ce niveau de la compétition. Il estime que le Sénégal devra afficher davantage de justesse technique, limiter les pertes de balle et surtout se montrer plus réaliste dans les deux surfaces, aussi bien pour convertir ses occasions que pour protéger son propre but.

Pape Thiaw considère également que la solidité défensive sera l’un des principaux facteurs de réussite contre la Belgique. Même s’il se réjouit de la capacité offensive de son équipe, il rappelle que les plus grandes sélections bâtissent généralement leurs succès sur une défense difficile à prendre à défaut.

« Les équipes qui remportent les grands tournois sont généralement celles qui possèdent la meilleure défense. Nous avons la chance d’être une équipe qui marque beaucoup de buts, mais il faut aussi être solides défensivement et ne pas encaisser », a-t-il souligné.

Le sélectionneur n’élude pas les erreurs individuelles qui ont coûté plusieurs buts depuis le début de la compétition. Il reconnaît que certains moments de déconcentration ont pesé lourd dans les résultats du premier tour et affirme que cet aspect a fait l’objet d’un travail spécifique durant la préparation de ce huitième de finale.

« Nous savons d’où viennent les erreurs. Maintenant, il faut les gommer. Face à de grandes équipes comme la Belgique, la France ou la Norvège, la moindre erreur peut se payer cash », a-t-il prévenu.

Malgré ces constats, Pape Thiaw se montre optimiste quant à la progression de son groupe. Il estime que les expériences vécues depuis le début du tournoi ont permis à ses joueurs de franchir un cap sur le plan mental et tactique. Face à une Belgique réputée pour son efficacité et son expérience, les Lions devront désormais traduire ces enseignements sur le terrain.

Séismes au Venezuela : un enfant sauvé après six jours, tandis que le bilan grimpe à 1.943 morts

Six jours après les violents séismes qui ont frappé le Venezuela, les opérations de recherche continuent au milieu des décombres, malgré des chances de survie qui s’amenuisent au fil des heures. Dans ce contexte dramatique, un nouvel exploit des secouristes est venu raviver l’espoir : un enfant de trois ans a été retrouvé vivant et extrait des ruines par une équipe de sauveteurs jordaniens.

Selon un communiqué de la Défense civile de Jordanie, l’enfant a été secouru mardi avant de recevoir immédiatement les premiers soins sur place, puis d’être transféré dans un établissement hospitalier. Il s’agit, à ce stade, du seul sauvetage enregistré au cours de cette journée, un miracle qui redonne un peu d’espoir aux milliers de familles toujours dans l’attente de nouvelles de leurs proches disparus.

Au cœur de la catastrophe, les témoignages des survivants illustrent l’ampleur du drame vécu par les habitants de l’État de La Guaira, épicentre des deux secousses survenues le 24 juin. Âgée de 23 ans, Andrea Canónico a passé près de 48 heures prisonnière sous les gravats de son immeuble avant d’être retrouvée vivante.

La jeune femme raconte avoir dû lutter contre la panique en se concentrant uniquement sur sa respiration afin de conserver son calme. Coincée sous près de six mètres de débris, elle disposait d’un espace suffisant pour rester assise. Son téléphone portable est devenu son principal repère, lui permettant de connaître l’heure et de s’éclairer dans l’obscurité.

Andrea n’était pas totalement isolée. Un autre survivant se trouvait au-dessus d’elle et les deux victimes ont réussi à communiquer. Une fois secouru, cet homme a immédiatement signalé aux équipes de recherche qu’une jeune femme était encore prisonnière plus bas dans les décombres. Les sauveteurs ont alors poursuivi leurs fouilles jusqu’à ouvrir un passage. Andrea a pu grimper à travers les ouvertures créées parmi les ruines avant d’être hissée à l’extérieur. Blessée aux bras, elle espère désormais que son frère de 20 ans et sa tante de 91 ans seront eux aussi retrouvés en vie.

Parmi les nombreux bénévoles mobilisés figure Moisés Faramaya, âgé de 26 ans, connu sous le surnom de « El Topo » en raison de son incroyable capacité à creuser sous les gravats. Ancien mineur ayant travaillé durant six ans dans les mines d’or d’El Callao, il met aujourd’hui son expérience au service des secours.

Le jeune homme affirme avoir déjà sauvé seize personnes et participé à la récupération de vingt-deux corps. Il raconte avoir passé des heures à appeler les victimes ensevelies en criant : « Y a-t-il quelqu’un en vie ici ? ». Lorsqu’il entendait un bruit provenant des décombres, il poursuivait le creusement à l’aide d’une pelle et d’une pioche jusqu’à atteindre les survivants.

Malgré l’épuisement, la poussière omniprésente et l’odeur des corps en décomposition, Moisés Faramaya poursuit sans relâche sa mission aux côtés des pompiers et des équipes internationales venues renforcer les opérations de secours.

Dans plusieurs secteurs de La Guaira, l’espoir renaît parfois contre toute attente. Les autorités avaient d’abord estimé qu’aucun survivant ne se trouvait encore dans l’immeuble où Andrea Canónico a finalement été retrouvée vivante. Selon plusieurs témoins, les secours avaient même évoqué un « Code 14 », indiquant qu’aucune personne ne semblait avoir survécu.

Mais l’utilisation d’un scanner de détection américain, combinée au travail de chiens renifleurs déployés par une équipe espagnole, a permis de détecter de nouveaux signes de vie sous les décombres. Une découverte qui a redonné de l’espoir à de nombreuses familles.

Alexander Garcia, dont deux frères restent portés disparus, affirme que plusieurs personnes ont entendu des voix provenant des ruines. Sa mère, retrouvée sous les gravats, n’a malheureusement pas survécu à ses blessures.

Les opérations de recherche se poursuivent désormais principalement à la lumière des projecteurs et des lampes torches. Cependant, une forte pluie tombée dans la nuit de mardi sur La Guaira a contraint les équipes à suspendre temporairement leurs interventions, les conditions devenant trop dangereuses pour les sauveteurs comme pour les éventuels survivants.

Pendant ce temps, le bilan humain continue de s’alourdir. Le président de l’Assemblée nationale, Jorge Rodriguez, a annoncé mardi que le nombre de victimes est passé de 1.719 à 1.943 morts. Plus de 10.500 personnes ont été blessées et environ 15.000 habitants se retrouvent sans logement.

Les autorités indiquent également que 6.461 personnes ont été secourues depuis le début de la catastrophe. En ajoutant les quelque 13.400 habitants qui ont réussi à s’échapper par leurs propres moyens ou avec l’aide de voisins, près de 19.861 personnes auraient pu être sauvées dans la seule région de La Guaira, où environ 30.000 personnes se trouvaient au moment des deux violents tremblements de terre.

Le Président de la République, clé de voûte de la révision constitutionnelle au Sénégal.

Une Constitution se révise, mais pas n’importe comment. Sa révision fait appel à des procédures spécifiques pour préserver sa rigidité.

En droit, la procédure constitue un élément essentiel de la technique juridique. Elle ne se réduit pas à un simple formalisme, mais représente un ensemble de garanties destinées à assurer la régularité et la légitimité de l’action juridique. La procédure est souvent considérée comme le « droit au service du droit ». Elle assure que l’autorité compétente exerce ses pouvoirs conformément aux exigences de l’État de droit. La révision de la Constitution étant soumise à une procédure rigoureusement encadrée, toute violation d’une exigence procédurale substantielle peut affecter la validité de la révision elle-même. Ainsi, en matière constitutionnelle, la légitimité du fond ne saurait compenser l’irrégularité de la forme ; le respect de la procédure constitue une condition de validité de l’expression du pouvoir constituant dérivé.

Cette idée est particulièrement pertinente dans l’analyse de l’article 103 de la Constitution sénégalaise qui organise la procédure de révision constitutionnelle dite de droit commun.

Si l’initiative de la révision est partagée avec les députés, le Président de la République demeure l’acteur central de la validation de la procédure, au point d’en constituer la véritable « clé de voûte ».

I. Une centralité présidentielle affirmée dans la validation de la révision

L’article 103 prévoit que le projet ou la proposition de révision est adopté par l’Assemblée nationale puis devient définitif après approbation par référendum. Cette procédure constitue la voie normale ou de droit commun de la révision constitutionnelle. Toutefois, le même article ajoute que: « Le projet ou la proposition n’est pas présenté au référendum lorsque le Président de la République décide de le soumettre à l’Assemblée nationale ». Cette disposition confère au Président de la République un véritable pouvoir d’orientation de la procédure. C’est lui qui décide si la révision sera approuvée par le peuple souverain au référendum ou par l’Assemblée nationale à la majorité des trois cinquièmes (3/5) des suffrages exprimés. Le référendum, qui apparaît théoriquement comme la procédure normale, devient ainsi dépendant d’une décision présidentielle.

II. Une dépendance du référendum à une décision présidentielle

L’analyse de l’article 103 révèle qu’aucun référendum constitutionnel ne peut intervenir sans la volonté du Président de la République. Même lorsqu’une proposition de loi constitutionnelle est régulièrement initiée par les députés et adoptée par l’Assemblée nationale, la tenue effective du référendum demeure subordonnée à la décision présidentielle.

Le Président détient ainsi un monopole fonctionnel sur la saisine du peuple constituant. La question devient particulièrement délicate lorsque l’on observe que l’article 103 ne fixe aucun délai dans lequel le Président doit organiser le référendum.Ainsi, l’absence de délai imposé au Président de la République lui permet de neutraliser une proposition de révision constitutionnelle définitivement adoptée par l’Assemblée nationale. C’est lui qui détient le monopole de la convocation du corps électoral. Si lui seul peut fixer la date du référendum, aucune autre institution ne peut se substituer à lui. Une abstention prolongée n’entraîne aucune conséquence juridique explicite. Une proposition de révision pourtant adoptée demeure sans effet et n’atteint jamais le peuple souverain.

Sous ce rapport, le Président de la République a un « pouvoir d’empêchement constitutionnel de fait » ou d’un « veto de poche implicite qui lui confère potentiellement la capacité de bloquer indéfiniment l’achèvement d’une proposition de révision constitutionnelle.

Nfally CAMARA, Enseignant-chercheur FSJP/UC.

Et si les Lions démarraient enfin leur Mondial…

Jour de vérité pour les Lions ce mercredi soir avec ce match à gagner impérativement contre la Belgique. Et surtout pour entrer enfin de plain-pied dans cette compétition mondiale et se montrer à la hauteur de leur statut de champion d’Afriqueet de meilleure équipe du continent au classement FIFA durant la dernière décennie. Ce sera la meilleure manière de gommer cette impression de multiples ratés laissée lors des premièressorties. 

 Il est vrai qu’ils nous ont fait retrouver le sourire en sortant la grosse artillerie face à l’Irak mais il faut bien replacer ce match gagné largement dans son vrai contexte. Face à une équipe au potentiel bien inférieur, les Lions au bord du précipice étaient obligés de s’imposer ou…mourir. Ce match laisse cependant une impression mitigée avec une équipe poussive en première mi-temps, incapable de faire le break malgré un but rapidement marqué et des Irakiens obligés de jouer pratiquement tout le match à 10. Heureusement qu’avec les correctifs apportés, l’équipe a ensuite montré un visage totalement différent en deuxième période.  A la lecture de nos trois matches, le souhait est que le Sénégal nous reproduise la première mi-temps contre la France et/ou les 45 dernières minutes face à l’Irak. Et surtout pas ces autres mi-temps avec d’inquiétants errements défensifs et de longs passages à vide. 

 Il semble d’ailleurs que les planètes sont de nouveau alignées avec une meilleure ambiance dans le groupe, moins de déballage sur les problèmes, vrais ou faux, auxquels le groupe ferait face et une union des cœurs retrouvée dans l’esprit du Manko Wuti Ndamli qui connaissait quelques fissures, notamment dans les réseaux sociaux. Les Lions nous doivent déjà une revanche, eux qui paraissaient être en mesure, avec le Maroc, de mieux porter les couleurs africaines dans ce Mondial à 48 équipes.

 Pour en revenir d’ailleurs à Maroc-Pays bas, j’avais un sentiment partagé tout au long de la rencontre. D’une part à cause de cette dent dure contre les Marocains et le souhait qu’ils soient éliminés pour être moins arrogants. De l’autre, le souhait que l’Afrique se fasse respecter dans ce Tournoi. Les Hollandais ont tranché finalement en faveur des Marocains avec un jeu physique et pauvre et une maladresse rarement vue à ce niveau mondial aux tirs au but. La preuve avec l’élimination (encore) de l’Allemagne que beaucoup d’équipes européennes ne sont plus irrésistibles.

Je retiendrai surtout de cette équipe du Maroc qui réussit son tournoi une grande force collective (801 passes réussies face aux Hollandais) avec une bonne circulation de balle, de l’agressivité et la capacité de rester compact tout au long du match. Elle a peut être laissé la meilleure impression derrière la France. Des limites cependant en attaque, seul Saibari étant à la hauteur, Brahim Diaz, d’ailleurs remplacé, se montrant particulièrement décevant. Sur le plan offensif, je pense que le Sénégal, par exemple, a plus d’individualités et de solutions intéressantes que le Maroc avec Ismaila, Ilimane, Jackson, Sadio, Mbaye, etc. Dans les autres lignes cependant, les Lions de l’Atlas sont mieux organisés et plus compacts, la preuve pas de cadeaux coutant des buts aux adversaires comme l’ont fait nos défenseurs lors des deux premiers matches, Koulibalyle capitaine du bateau étant le principal responsable du naufrage. Espérons qu’il y’aura un vrai bloc équipe, expression chère au technicien Joe Diop, face à la Belgique et une bonne gestion des hommes par Pape Thiaw, concernant la formation de départ et les changements appropriés au cours du match. Cela dit, ces heures tardives des rencontres aux Amériques perturbent notre biorythme et nos activités. C’est le prix à payer pour les grands passionnés de foot que nous sommes. Décidemment ce Mondial est bien particulier, celui des excès sur tous les plans, des injustices (restrictions sur les visas, etc.) et probablement des grandes surprises sur les pelouses. Aux Lions de jouer aussi leur partition en s’imposant d’abord dans ce duel avec les Diables rouges dont certains joueurs jugés vieillissants en Belgique sont cependant très expérimentés et talentueux. Avec les bonnes leçons du début de Mondial et l’esprit de conquête de la CAN 2025, tous les espoirs sont permis.

Par Cheikh Tidiane Fall, ancien Rédacteur en Chef du Soleil

Assemblée nationale : Abdou Mbow accuse Ousmane Sonko et Maïmouna Dièye et réclame des enquêtes sur la gestion des fonds publics

À l’occasion du Débat d’orientation budgétaire, le député Abdou Mbow a largement dépassé les considérations économiques pour livrer une charge politique particulièrement virulente contre Ousmane Sonko. Dans une intervention marquée par de nombreuses accusations, le parlementaire de l’opposition a appelé les autorités compétentes à faire toute la lumière sur plusieurs dossiers qu’il juge préoccupants, notamment la gestion des fonds publics, les fonds politiques et la question de la dette publique.

Prenant la parole devant ses collègues députés, Abdou Mbow a d’abord attribué à l’ancien Premier ministre la responsabilité de la situation politique qu’a connue le Sénégal ces dernières années. « L’ancien Premier ministre, limogé par le président de la République, a mis le pays dans le chaos », a-t-il déclaré, ouvrant ainsi une intervention au ton particulièrement offensif.

Le député s’est ensuite attaqué à la gestion des fonds politiques. Selon lui, Ousmane Sonko aurait utilisé 1,7 milliard de francs CFA de fonds politiques, avant, a-t-il affirmé, de chercher à « se cacher au niveau de l’Assemblée nationale comme président illégitime ». Sans apporter de nouveaux éléments au cours de son intervention, Abdou Mbow a estimé que ces allégations nécessitent des investigations approfondies afin que les Sénégalais soient édifiés sur l’utilisation des ressources publiques.

Poursuivant son réquisitoire, le parlementaire a également mis en cause l’ancienne ministre de la Famille et de la Femme, Maïmouna Dièye. Il l’a accusée de détournement de deniers publics, soutenant que des fonds auraient été distribués, selon ses propos, « à des brigands et des voyous ». Là encore, il a demandé l’ouverture d’enquêtes afin que les responsabilités soient établies, estimant que les institutions de contrôle et la justice doivent se saisir de ce dossier.

Abdou Mbow est également revenu sur le débat relatif à la « dette cachée », un sujet qui avait été au cœur des critiques formulées par Ousmane Sonko lorsqu’il évoluait dans l’opposition. Selon le député, les explications apportées jusqu’à présent sur cette question demeurent insuffisantes. Il a regretté que ceux qui dénonçaient autrefois l’existence d’une dette dissimulée affirment aujourd’hui ne pas disposer de tous les éléments nécessaires pour en préciser les contours.

« Il faut aussi que cela soit tiré au clair, parce que notre argent ne disparaîtra pas comme ça », a lancé Abdou Mbow, estimant que les citoyens sont en droit d’obtenir des réponses précises sur la gestion des finances publiques et sur l’évolution de l’endettement du pays.

Au terme de son intervention, le député a appelé les organes de contrôle de l’État ainsi que les autorités judiciaires à mener toutes les investigations nécessaires sur l’ensemble des dossiers qu’il a évoqués. Selon lui, seule une démarche fondée sur la transparence et l’établissement des responsabilités permettra de renforcer la confiance des Sénégalais dans la gestion des deniers publics.

Campagne agricole 2026-2027 : le gouvernement mobilise 130 milliards FCFA et serre la vis pour réussir l’hivernage

Le gouvernement accélère les préparatifs de la campagne de production agricole 2026-2027. Réuni ce mardi 30 juin sous la présidence du Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lo, le comité interministériel consacré au secteur a débouché sur une batterie de décisions destinées à sécuriser le démarrage de l’hivernage et à éviter les dysfonctionnements observés lors des précédentes campagnes.

À l’issue de la rencontre, le chef du gouvernement a validé 34 mesures jugées prioritaires pour garantir la disponibilité des intrants, le financement des opérations et une meilleure gouvernance de la campagne agricole. L’ambition affichée est de créer les conditions d’une production optimale tout en restaurant la confiance entre l’État et les différents acteurs du monde rural.

Au cœur de ce dispositif figure un important effort budgétaire. L’État a prévu une enveloppe de 130 milliards de francs CFA en autorisations d’engagement dans le budget 2026 pour soutenir la campagne agricole. Selon la Primature, cette allocation traduit une nouvelle orientation de la politique publique en faveur du secteur primaire, avec un renforcement des crédits destinés aux engrais, un recentrage des financements consacrés aux semences et un investissement accru dans les infrastructures structurantes, notamment les forages agricoles.

Au-delà des nouveaux financements, le gouvernement entend également régler les difficultés héritées des campagnes précédentes. Le ministre chargé des Finances a reçu l’instruction de lancer immédiatement un vaste plan d’apurement des créances afin de lever les blocages qui freinent la chaîne logistique. Cette opération prévoit d’abord le paiement d’environ 23 milliards de francs CFA correspondant aux instances en attente au Trésor, puis la validation progressive de bons d’engagement représentant un montant équivalent au niveau de la Direction générale du Budget. L’État prévoit également de couvrir progressivement un déficit estimé à 44 milliards de francs CFA afin de solder l’ensemble des factures dues aux fournisseurs et rétablir des relations financières assainies avec les opérateurs privés.

Cet effort financier concerne également plusieurs filières stratégiques. Pour le coton, durement affecté ces dernières années, le gouvernement mobilisera immédiatement les 3,5 milliards de francs CFA prévus pour la campagne 2026-2027 afin de financer les subventions sur les intrants et soutenir les revenus des producteurs. Les autorités ont également décidé d’apurer progressivement les arriérés dus à la Sodefitex, évalués à plus de 3,1 milliards de francs CFA.

La filière banane bénéficiera également d’un soutien spécifique. Les autorités se sont engagées à régler les retards de paiement liés aux marchés d’équipements et de fertilisation, pour un montant estimé à près de 1,7 milliard de francs CFA. Une ligne budgétaire dédiée à la relance de cette filière sera créée dans le cadre de la prochaine Loi de finances rectificative.

Sur le terrain, le gouvernement veut éviter toute rupture dans l’approvisionnement des producteurs. La question de la fourniture des engrais NPK par les Industries Chimiques du Sénégal devra être définitivement réglée au plus tard le 15 juillet. En parallèle, les autorités souhaitent diversifier les sources d’approvisionnement afin de disposer de références comparatives tout en maintenant le partenariat avec l’entreprise nationale.

Le gouvernement entend également renforcer la dimension sociale de la campagne agricole. Les commissions chargées de distribuer les intrants devront désormais compter obligatoirement une femme au poste de deuxième vice-présidente. Les autorités locales devront veiller au respect d’un quota minimal de 30 % des semences et des engrais destinés aux femmes et aux jeunes producteurs.

Afin de prévenir les détournements et les retards dans la distribution des intrants subventionnés, le ministère de l’Agriculture travaillera en étroite collaboration avec les Forces armées et le ministère de l’Intérieur. Cette coordination devra garantir une mise en place sécurisée des engrais et des semences sur l’ensemble du territoire.

La modernisation du secteur agricole constitue également l’un des principaux axes retenus lors de cette réunion. Le gouvernement a validé l’extension progressive de la plateforme numérique de suivi des intrants agricoles subventionnés, expérimentée avec succès dans les départements de Nioro et de Tivaouane. Ce système sera connecté au Registre national unique afin d’améliorer le ciblage des exploitants agricoles les plus vulnérables.

Pour accompagner cette transformation numérique, les autorités misent sur le déploiement des 1 000 Jeunes Volontaires de l’Agriculture. Ces jeunes auront pour mission d’assurer l’enrôlement numérique des producteurs, la géolocalisation des exploitations agricoles ainsi que le suivi des cultures sur le terrain. Le gouvernement prévoit également l’introduction progressive de drones pour les traitements phytosanitaires dans la filière coton ainsi que la mise en place d’un mécanisme d’assurance agricole indicielle destiné à protéger les intrants subventionnés contre les aléas climatiques.

Enfin, la Primature entend exercer un contrôle permanent sur l’exécution de l’ensemble de ces décisions. Un mécanisme de suivi mensuel sera piloté par le Secrétariat général du Gouvernement afin de vérifier le respect des différents engagements. Le calendrier fixé prévoit un taux de mise en place des intrants de 85 % au 10 juillet et de 100 % au 31 juillet. Le prix plancher de l’arachide devra être arrêté au mois d’octobre, avant le lancement de la commercialisation en novembre et la clôture de la campagne en avril.

Fonds politiques : Thierno Alassane Sall dénonce « un vol » et interpelle l’Assemblée nationale

Le député Thierno Alassane Sall a vivement critiqué le système des fonds politiques, qu’il assimile à une pratique illégitime et contraire aux principes de transparence dans la gestion des finances publiques. S’exprimant devant l’Assemblée nationale, le parlementaire a estimé que ce mécanisme n’a jamais bénéficié d’une véritable validation parlementaire, remettant ainsi en cause sa légitimité.

Revenant sur la séance du 22 mai dernier, au cours de laquelle le Premier ministre Ousmane Sonko avait évoqué la question des fonds politiques devant les députés, Thierno Alassane Sall a jugé cette intervention inappropriée sur le fond. Selon lui, il appartenait avant tout aux représentants du peuple de débattre de ce sujet et d’exercer pleinement leur mission de contrôle des finances publiques.

« Le Premier ministre est venu ici pour parler des fonds politiques le 22 mai dernier. Mais ce n’est pas à lui d’en parler. C’est nous, députés, qui devions en parler », a déclaré le député, estimant que le Parlement a été tenu à l’écart d’un débat essentiel concernant l’utilisation de ressources publiques.

Poursuivant son argumentaire, Thierno Alassane Sall a affirmé que les députés auraient dû être officiellement informés de l’existence de ces fonds et de leur mode de fonctionnement. Il a surtout dénoncé l’absence, selon lui, de toute délibération ou de tout vote parlementaire ayant autorisé leur création ou leur maintien.

Pour le président de la République des Valeurs, cette situation soulève un problème de conformité avec les principes de gouvernance démocratique et de contrôle budgétaire. Il considère que toute dépense publique doit être inscrite dans un cadre légal clair, débattue par la représentation nationale et soumise aux mécanismes de reddition des comptes.

Remise de diplômes au CFJ : Diomaye Faye exhorte les 36 nouveaux magistrats à servir une justice intègre et indépendante

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a présidé ce mardi 30 juin 2026, au Palais de la République, la cérémonie officielle de remise de diplômes aux 36 magistrats de la promotion 2024-2026 du Centre de formation judiciaire (CFJ). En sa qualité de président du Conseil supérieur de la magistrature, le chef de l’État a salué l’engagement de cette nouvelle génération de magistrats, appelée à contribuer au renforcement de l’État de droit et à la consolidation de la confiance des citoyens dans l’institution judiciaire.

La cérémonie s’est déroulée en présence du ministre de la Justice, Garde des Sceaux et vice-président du Conseil supérieur de la magistrature, Me Moussa Sarr, ainsi que de plusieurs hautes autorités du pouvoir judiciaire, des responsables du Centre de formation judiciaire, des familles des récipiendaires et d’autres invités.

Cette promotion, composée de 36 nouveaux magistrats ayant achevé leur formation au Centre de formation judiciaire, est placée sous le parrainage de Dior Fall Sow, figure emblématique de la magistrature sénégalaise. Son parcours, marqué par son engagement en faveur de la justice et de la défense des droits humains, constitue une source d’inspiration pour les jeunes magistrats appelés à exercer leurs fonctions dans un contexte marqué par de fortes attentes en matière de transparence, d’efficacité et d’indépendance de la justice.

À travers cette cérémonie, les autorités ont mis en avant l’importance de la formation des acteurs de la justice dans le cadre du renforcement des capacités humaines du secteur judiciaire. Les nouveaux diplômés sont désormais appelés à rejoindre les différentes juridictions du pays, où ils auront pour mission de rendre la justice avec compétence, impartialité, intégrité et dévouement, dans le strict respect des lois de la République.

Débat d’orientation budgétaire : Abdou Mbow charge Ousmane Sonko après les incidents à l’Assemblée nationale

Avant même d’aborder les questions liées aux orientations budgétaires de l’État, le député Abdou Mbow a livré une intervention particulièrement offensive à l’occasion du Débat d’orientation budgétaire, ce mardi à l’Assemblée nationale. L’élu de l’opposition est longuement revenu sur les incidents survenus la veille dans l’hémicycle, qu’il considère comme une atteinte grave au fonctionnement de l’institution parlementaire.

Prenant la parole devant les députés, Abdou Mbow a estimé que les événements intervenus lors de la précédente séance dépassaient sa personne et portaient atteinte à l’image ainsi qu’à la crédibilité de l’Assemblée nationale. Selon lui, ce qui s’est produit constitue une remise en cause du respect des règles qui encadrent les travaux parlementaires.

« Hier, ce n’est pas Abdou Mbow qui a été humilié. Hier, c’est l’Assemblée nationale qui a été humiliée. Hier, c’est le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale qui a été piétiné », a déclaré le député, dénonçant ce qu’il qualifie de dérive dans la conduite des débats parlementaires.

Poursuivant son intervention, Abdou Mbow s’en est directement pris au président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, dont il a contesté la « légitimité politique et morale » à exercer cette fonction. Il a soutenu que la présidence de l’institution parlementaire doit être exercée avec neutralité, impartialité et dans le strict respect du Règlement intérieur, estimant qu’elle ne saurait être utilisée comme un moyen de domination politique ou de règlement de comptes.

Le parlementaire a également accusé le président de l’Assemblée d’avoir favorisé un climat de confrontation au sein de l’hémicycle. Selon lui, les incidents de la veille s’inscrivent dans une dynamique de tensions entretenues par la majorité parlementaire. Il est même allé jusqu’à affirmer que certaines députées de Pastef auraient été encouragées à s’en prendre à lui lors des altercations.

Dans son discours, Abdou Mbow a ensuite élargi ses critiques à l’ensemble des députés de la majorité. Il leur a reproché de s’être éloignés des engagements de rupture qu’ils avaient pris devant les Sénégalais, les accusant de privilégier les attaques personnelles, les insultes, la calomnie et le dénigrement au détriment du débat démocratique et du travail législatif.

Malgré ce qu’il décrit comme des tentatives d’intimidation, le député de l’opposition a assuré que son camp entend poursuivre son combat politique au sein de l’Assemblée nationale. « Nous restons plus que jamais déterminés à défendre la République, l’État de droit, la démocratie et les libertés », a-t-il affirmé, avant de revenir aux discussions consacrées au Débat d’orientation budgétaire.

Kaolack : le Bac 2026 mobilise 13 007 candidats dans 28 centres principaux et 9 centres secondaires

La traditionnelle tournée de supervision des centres d’examen du baccalauréat, session 2026, a permis aux autorités administratives et académiques de constater le bon déroulement des épreuves dans l’ensemble de l’Académie de Kaolack.

À l’issue de cette visite effectuée dans plusieurs centres d’examen de la région, l’adjoint au gouverneur chargé du Développement, Mamadou Habib Camara, s’est déclaré satisfait des conditions d’organisation de cet examen. « Aucun incident n’a été signalé dans les centres visités », a-t-il souligné, saluant l’engagement des responsables de l’éducation, des forces de défense et de sécurité ainsi que de l’ensemble des acteurs mobilisés pour assurer le bon déroulement des épreuves.

De son côté, l’inspecteur d’académie de Kaolack, Samba Diakhaté, a indiqué que l’académie enregistre cette année un effectif global de 13 007 candidats au baccalauréat, contre 12 048 lors de la session précédente, soit une hausse de 959 candidats, représentant une progression de 7,95 %.

Les statistiques révèlent une nette prédominance des séries littéraires, qui regroupent 88,14 % des candidats, contre 11,86 % pour les séries scientifiques. La série L2 demeure la plus représentée avec 6 832 candidats, suivie de la série L’ avec 3 502 candidats. Les autres séries comptent respectivement 1 468 candidats en S2, 915 en L-Arabe, 216 en L-AR, 44 en S2A et 30 en S1.

Sur le plan du genre, l’académie recense 7 476 filles contre 5 531 garçons, confirmant la forte représentation féminine parmi les candidats.

Pour l’organisation matérielle, l’Inspection d’académie a retenu 37 centres d’examen, répartis entre 28 centres principaux et 9 centres secondaires, pour un total de 40 jurys. Plusieurs établissements accueilleront plus d’un jury, notamment le lycée Valdiodio, qui en abritera quatre. Les lycées de Ndoffane, Koutal, Maba Diakhou, Kahone, Ngane Saër, Samba Dione, Serigne Khassim Mbacké et Keur Madiabel accueilleront, quant à eux, deux jurys chacun.

Par ailleurs, 69 candidats relevant de l’Académie de Kaolack composeront au Lycée sénégalais de Banjul, en Gambie.

Financement de l’économie : le Sénégal devra mobiliser près de 19 700 milliards FCFA entre 2027 et 2029

Le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, Cheikh Diba, a dévoilé ce mardi, devant les députés réunis en séance de Débat d’Orientation Budgétaire (DOB), l’ampleur des besoins de financement auxquels l’économie sénégalaise devra faire face au cours des trois prochaines années.

Selon les projections présentées par le ministre, le besoin global de financement de l’économie est estimé à 19 689,4 milliards de francs CFA pour la période 2027-2029, soit une moyenne annuelle de 6 563,1 milliards de francs CFA. Ce volume financier traduit les importantes contraintes budgétaires auxquelles l’État devra répondre tout en poursuivant ses objectifs de développement et de transformation économique.

Cheikh Diba a expliqué que la plus grande partie de ces besoins est liée au remboursement de la dette publique. En effet, 77,26 % des montants à mobiliser serviront à assurer l’amortissement de la dette, illustrant le poids considérable des échéances de remboursement dans les finances publiques. Le reste des besoins se répartit principalement entre la couverture du déficit budgétaire, qui représente 14,8 %, ainsi que le règlement des arriérés sur ressources intérieures.

Face à ces défis, le gouvernement entend poursuivre une stratégie de financement diversifiée. Le ministre a indiqué que l’État compte s’appuyer sur la mobilisation d’emprunts-projets destinés au financement des investissements structurants, mais également sur d’autres instruments d’emprunt afin de couvrir les différents besoins de trésorerie.

Dans le même temps, les autorités privilégient une gestion active de la dette publique orientée vers des financements à moyen et long terme. Cette approche vise à réduire les risques liés au refinancement et à améliorer la soutenabilité de la dette, tout en préservant les équilibres macroéconomiques.

Le ministre de l’Économie a également insisté sur la volonté du gouvernement d’accroître la participation du secteur privé dans le financement des infrastructures publiques. À cet effet, il a rappelé la création de l’Unité nationale d’appui au partenariat public-privé, ainsi que la mise en place d’un cadre juridique spécifique destiné à renforcer le recours aux partenariats public-privé (PPP).

Selon Cheikh Diba, ces mécanismes doivent permettre de mobiliser davantage de capitaux privés pour accompagner la réalisation des grands projets d’infrastructures, tout en limitant la pression sur les finances publiques. Cette orientation s’inscrit dans la stratégie du gouvernement visant à diversifier les sources de financement de l’économie et à soutenir la mise en œuvre des priorités de développement au cours des prochaines années.

Papa Boy Djinné en garde à vue après la découverte de chanvre indien à son domicile

Le lutteur Papa Boy Djinné est au cœur d’une affaire judiciaire qui suscite de nombreuses réactions dans la banlieue dakaroise. Recherché dans le cadre d’une enquête menée par la brigade de recherches de la gendarmerie de Keur Massar, il a finalement été interpellé puis placé en garde à vue, après s’être présenté de lui-même devant les enquêteurs. Cette arrestation fait suite à une perquisition effectuée à son domicile, au cours de laquelle des produits assimilés à du chanvre indien auraient été découverts.

Selon les informations rapportées par L’Observateur, les investigations étaient ouvertes depuis plusieurs jours et visaient directement le lutteur. Les gendarmes s’étaient rendus à son domicile durant le week-end afin de procéder à son arrestation. Toutefois, l’intéressé était absent au moment de leur arrivée, se trouvant, selon les mêmes sources, à une séance d’entraînement.

Les militaires ont alors été accueillis par son épouse, en présence de laquelle ils ont procédé à une fouille complète des lieux. C’est au cours de cette perquisition que les enquêteurs auraient découvert plusieurs joints déjà confectionnés, des mégots ainsi que des résidus de chanvre indien dans la chambre occupée par le lutteur. L’ensemble des éléments retrouvés a été saisi pour les besoins de l’enquête.

Ne pouvant procéder immédiatement à son arrestation, les gendarmes ont laissé une convocation à son épouse afin que le lutteur se présente à la brigade de recherches de Keur Massar.

Papa Boy Djinné s’est finalement présenté ce lundi devant les enquêteurs. Il a été entendu au cours d’une audition portant sur les circonstances de la découverte des produits saisis à son domicile. À l’issue de son interrogatoire, les enquêteurs lui ont notifié son placement en garde à vue.

D’après L’Observateur, le lutteur aurait reconnu que le chanvre indien retrouvé dans sa chambre lui appartenait. En revanche, il aurait refusé de fournir des informations sur la personne qui le lui aurait procuré, maintenant le silence sur l’identité de son présumé fournisseur.

L’enquête se poursuit désormais sous la direction de la brigade de recherches, qui doit transmettre le dossier à la justice. Sauf changement de dernière minute, Papa Boy Djinné devrait être déféré au parquet ce mardi afin que le procureur apprécie les suites judiciaires à donner à cette affaire.

Budget 2026 : les députés alertent sur les retards d’exécution et les faiblesses du suivi des dépenses publiques

Le rapport général des auditions des ministres sectoriels, élaboré par les commissions permanentes de l’Assemblée nationale dans le cadre de la préparation du Débat d’orientation budgétaire (DOB), met en évidence plusieurs faiblesses dans l’exécution du budget 2026 après les quatre premiers mois de l’année. Si certains ministères affichent des avancées notables, les parlementaires estiment que de nombreuses insuffisances pourraient compromettre l’atteinte des objectifs fixés pour l’exercice en cours et fragiliser la préparation de la future loi de finances 2027.

Au terme des auditions menées avec les différents départements ministériels, les commissions dressent un constat globalement préoccupant. Elles relèvent en premier lieu un manque d’uniformité dans les informations communiquées par les administrations. Les documents transmis aux députés présentent des niveaux de détail et des méthodes de présentation très variables, rendant difficile toute comparaison entre les ministères.

Selon le rapport, certains départements ont présenté les crédits ouverts inscrits au budget, tandis que d’autres se sont limités aux budgets opérationnels, aux prévisions trimestrielles ou encore aux seules lignes consacrées aux projets d’investissement. Cette hétérogénéité complique l’appréciation de la situation réelle des finances publiques et limite la capacité du Parlement à exercer pleinement sa mission de contrôle de l’action gouvernementale.

Les commissions parlementaires attirent également l’attention sur la lenteur de l’exécution des investissements publics. Alors qu’à l’issue du premier quadrimestre, le niveau d’exécution devrait normalement avoisiner le tiers des crédits programmés, plusieurs ministères affichent des retards importants dans la réalisation de leurs projets. Cette situation risque, selon les députés, d’affecter la mise en œuvre des politiques publiques ainsi que la réalisation des infrastructures et programmes attendus par les populations.

Le rapport pointe également une faible mobilisation des financements extérieurs. Les dons en capital ainsi que les prêts destinés au financement des projets d’investissement restent largement en deçà des objectifs annuels. Cette faible capacité d’absorption ralentit l’exécution de nombreux programmes structurants et pourrait avoir des répercussions sur le calendrier de plusieurs projets prioritaires.

Les parlementaires dénoncent par ailleurs l’insuffisance des outils de suivi et d’évaluation au sein de certains ministères. Plusieurs départements ne disposent pas de données consolidées permettant de mesurer avec précision l’état d’avancement des projets, les montants effectivement consommés ou encore les résultats obtenus. Pour les commissions, cette faiblesse des systèmes d’information constitue un obstacle majeur à une gestion efficace des ressources publiques.

Le rapport insiste également sur les limites du suivi des performances. Dans plusieurs administrations, les données disponibles renseignent essentiellement sur le niveau des dépenses engagées, sans permettre d’évaluer leur impact concret sur les politiques publiques ni les bénéfices réels pour les citoyens. Les députés estiment qu’une bonne exécution budgétaire ne peut être appréciée uniquement à travers les montants dépensés, mais doit également être mesurée à l’aune des résultats obtenus.

Autre observation formulée par les commissions : certains ministères présentent des taux d’exécution relativement élevés grâce aux dépenses de fonctionnement et aux transferts, tandis que les investissements, considérés comme le principal levier de développement économique et social, enregistrent une progression beaucoup plus lente.

Face à ces constats, les parlementaires formulent plusieurs recommandations en vue d’améliorer la gestion budgétaire. Ils préconisent notamment une harmonisation des documents transmis à l’Assemblée nationale afin de faciliter les comparaisons entre ministères et de renforcer la qualité de l’information budgétaire. Ils plaident également pour un meilleur suivi des projets d’investissement, une accélération de la mobilisation des financements extérieurs ainsi qu’un renforcement des dispositifs de planification, de pilotage et d’évaluation des programmes publics.

Prodac : le pourvoi du Parquet financier bloque la libération provisoire de Pape Malick Ndour

L’ancien coordonnateur du Programme des domaines agricoles communautaires (Prodac), Pape Malick Ndour, va rester en détention malgré la décision de la Chambre d’accusation financière de lui accorder une liberté provisoire sous surveillance électronique.

La semaine dernière, cette juridiction avait pourtant ordonné sa remise en liberté sous certaines conditions. Le dispositif prévoyait notamment le port d’un bracelet électronique et l’obligation pour l’ancien responsable du Prodac de demeurer à son domicile, avec une autorisation de sortie limitée à la plage horaire comprise entre 6 heures et 21 heures.

Mais cette décision n’a finalement pas pu être exécutée. Selon les informations rapportées par Les Échos, le Parquet général financier a décidé d’exercer un pourvoi en cassation avant l’expiration du délai légal de six jours prévu par la procédure. Ce recours suspend de fait les effets de la décision de mise en liberté provisoire.

En conséquence, Pape Malick Ndour demeure incarcéré dans l’attente de l’examen du dossier par la Cour suprême. La haute juridiction devra se prononcer sur le bien-fondé du pourvoi introduit par le ministère public financier et déterminer si la décision de la Chambre d’accusation financière peut être confirmée ou annulée.

Miss Maths / Miss Sciences 2026 : trois marraines d’exception inspirent une nouvelle génération de scientifiques

À l’occasion de la cérémonie de Miss Maths / Miss Sciences 2026, les organisateurs ont choisi de mettre à l’honneur trois femmes dont les parcours illustrent l’excellence, l’engagement et le leadership dans les domaines des sciences et de la médecine. En acceptant d’être les marraines de cette édition, le Dr Adjaratou Arame Diaw, la Professeure Fatou Samba Diago Ndiaye et le Dr Issa Tall Diop ont adressé un message d’espoir et d’encouragement aux jeunes filles appelées à embrasser des carrières scientifiques.

L’événement, qui vise à promouvoir les disciplines scientifiques auprès des jeunes, a ainsi placé sous les projecteurs trois personnalités qui, chacune dans son domaine, contribuent au rayonnement de la recherche, de l’enseignement et de la médecine au Sénégal.

Enseignante-chercheuse au département de mathématiques et informatique de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), le Dr Adjaratou Arame Diaw s’est imposée comme une spécialiste de la géométrie complexe et des systèmes dynamiques. Ses travaux de recherche portent sur des théories mathématiques de haut niveau qui participent à l’avancement des connaissances dans ce domaine exigeant.

Au-delà de ses activités scientifiques, elle se distingue par son engagement en faveur de la démocratisation des mathématiques. Convaincue que cette discipline doit être accessible à tous, elle intervient régulièrement dans les établissements scolaires afin de sensibiliser les élèves, notamment les jeunes filles, aux opportunités qu’offrent les filières scientifiques. Sa démarche repose sur une conviction forte : les mathématiques ne sont pas réservées à une minorité, mais deviennent accessibles à toute personne prête à faire preuve de rigueur, de persévérance et d’organisation.

Pour les participantes de Miss Maths / Miss Sciences, son parcours illustre parfaitement qu’une carrière scientifique peut être menée avec excellence tout en restant au service de la société et de la transmission du savoir.

Autre figure emblématique mise à l’honneur, la Professeure Fatou Samba Diago Ndiaye est aujourd’hui l’une des plus grandes références de l’hématologie au Sénégal. Professeure des universités et cheffe du service d’hématologie clinique, elle s’est construite un parcours remarquable après des études brillantes, marquées notamment par sa réussite au concours de l’internat des hôpitaux.

Son nom est désormais associé à une avancée historique pour la médecine sénégalaise. Le 13 mars 2025, elle a conduit, avec son équipe médicale, la première greffe de moelle osseuse réalisée au Sénégal et dans toute la sous-région ouest-africaine. Cette prouesse médicale constitue une étape majeure dans le renforcement de la souveraineté sanitaire du pays et ouvre de nouvelles perspectives de prise en charge pour de nombreux patients.

Chercheuse reconnue, auteure de nombreuses publications scientifiques et présidente de l’Association des femmes médecins du Sénégal, elle milite également pour une plus grande présence des femmes dans les métiers de la recherche, de l’enseignement supérieur et des responsabilités médicales. Son engagement fait d’elle une source d’inspiration pour les jeunes générations désireuses de poursuivre des études scientifiques ambitieuses.

Le troisième visage de cette édition est celui du Dr Issa Tall Diop, Directeur au Centre hospitalier national d’enfants Albert Royer de Dakar. Spécialiste en neurologie ainsi qu’en médecine physique et de réadaptation, elle a consacré sa carrière à l’amélioration de la qualité de vie des personnes atteintes de pathologies neurologiques et des personnes vivant avec un handicap.

Formée à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar avant de compléter son parcours entre le Sénégal et la Côte d’Ivoire, elle dispose d’une expertise reconnue dans un domaine particulièrement complexe. Son travail associe compétences médicales, accompagnement humain et innovation dans la prise en charge des patients.

Très investie dans les questions d’inclusion, elle a notamment participé à la création, en 2018, d’une unité dédiée à la surdité comportementale. Cette initiative témoigne de sa volonté de rapprocher les soins médicaux des besoins réels des populations les plus vulnérables et de promouvoir une médecine plus accessible et inclusive.

À travers son engagement, elle rappelle que les sciences médicales ne se limitent pas aux performances techniques, mais constituent aussi un puissant levier de justice sociale et d’amélioration des conditions de vie.

En réunissant ces trois personnalités comme marraines, Miss Maths / Miss Sciences 2026 met en lumière des parcours qui allient excellence académique, recherche de haut niveau, engagement citoyen et volonté de transmettre le savoir.

Assemblée nationale : le projet de révision constitutionnelle sera soumis à un référendum

La proposition de loi portant révision de la Constitution, examinée ce lundi 29 juin à l’Assemblée nationale, a été adoptée par les députés. À l’issue du vote, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a décidé de soumettre le texte à un référendum, conformément à l’article 103 de la Constitution.

Le projet, initié par la majorité parlementaire du Pastef, a été adopté par 129 voix. Les députés de l’opposition ont boycotté le vote après l’expulsion de leur collègue Abdou Mbow, qui refusait de quitter le pupitre.

Représentant le gouvernement, le ministre de la Justice, Moussa Sarr, a défendu quatre amendements destinés, selon lui, à préserver l’équilibre entre les pouvoirs exécutif et législatif. Les députés de la majorité les ont toutefois tous rejetés.

Le garde des Sceaux a estimé que le texte modifiait profondément les équilibres institutionnels.

« Cette révision touche à des questions constitutionnelles majeures et altère les équilibres de notre régime : rationalisation de la motion de censure, limitation du droit de dissolution, modalités de complétion de la Cour constitutionnelle et articulation avec notre statut fondamental ainsi que nos engagements internationaux. Élargir la possibilité de déposer une motion de censure à dix reprises durant une législature, tout en ne permettant au président de dissoudre l’Assemblée qu’une seule fois au cours de son mandat, revient à rompre l’équilibre institutionnel traditionnel », a-t-il déclaré.

L’opposition dénonce une « forfaiture »

À la suite de l’expulsion d’Abdou Mbow, les députés de l’opposition ont quitté l’hémicycle, accusant le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, d’avoir violé le règlement intérieur.

La présidente du groupe parlementaire de l’opposition, Aïssata Tall Sall, a dénoncé ce qu’elle qualifie de dérive autoritaire.

« L’objectif a été atteint. Il s’agissait de montrer à la face du monde que ce qui se passe à l’Assemblée nationale relève de la dictature et de la forfaiture. Des gendarmes ont été mobilisés pour évacuer un député qui n’exerçait qu’un droit : celui de prendre la parole », a-t-elle déclaré.

Sonko critique les modifications proposées par le chef de l’État

Parmi les principaux points de désaccord entre le Pastef et le président Bassirou Diomaye Faye figure notamment la déclaration de patrimoine au début et à la fin du mandat présidentiel, ainsi que la question de la direction d’un parti politique.

Ousmane Sonko a reproché au chef de l’État d’avoir retiré certaines dispositions issues du dialogue politique.

« Le président de la République a repris le texte en ne gardant que ce qui l’arrange. La Constitution n’appartient pas à Bassirou Diomaye Faye. Dire : “Je ne ferai plus de déclaration de patrimoine à la fin de mon mandat” ou “Je veux rester président de parti”, alors que ce sont des engagements pris depuis plus de dix ans, n’est pas acceptable. Au nom de quoi une seule personne pourrait-elle faire le tri et ne retenir que ce qui lui convient ? », a déclaré le président de l’Assemblée nationale, appelant le chef de l’État à promulguer la loi.

Un référendum annoncé

Au cours des débats, le ministre de la Justice a annoncé que le président de la République avait choisi de consulter directement le peuple.

« Le président a tenu à informer le président de l’Assemblée nationale qu’il a décidé, en vertu de l’article 103 de la Constitution, de soumettre au référendum le texte adopté par l’Assemblée nationale », a indiqué Moussa Sarr.

Cette réforme constitutionnelle, portée par la majorité parlementaire, vise à rééquilibrer les pouvoirs entre l’exécutif, le législatif et le judiciaire, en limitant certaines prérogatives du président de la République. Elle intervient dans un contexte de profondes divergences entre le président Bassirou Diomaye Faye et le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, sur plusieurs dispositions du texte.

Aly Saleh

Affaire d’actes contre nature : Bamba Amar, agent du Port autonome de Dakar, remis en liberté provisoire

Bamba Amar, agent du Port autonome de Dakar (PAD), a recouvré la liberté ce lundi après plusieurs jours passés en détention, à la faveur d’une décision rendue par la chambre d’accusation de la cour d’appel de Dakar. Poursuivi dans une affaire d’actes contre nature, il bénéficie désormais d’une mise en liberté provisoire sous contrôle judiciaire, en attendant la poursuite de la procédure judiciaire.

Selon des informations rapportées par Seneweb, cette décision est l’aboutissement d’un bras de fer judiciaire entre le parquet et le juge d’instruction en charge du dossier. À l’issue de son audition au fond, le juge du premier cabinet du tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye avait estimé que les conditions étaient réunies pour accorder à l’inculpé une liberté provisoire assortie d’un contrôle judiciaire.

Le parquet, opposé à cette mesure, avait aussitôt interjeté appel afin d’obtenir son maintien en détention. Le dossier a ainsi été transmis à la chambre d’accusation de la cour d’appel de Dakar, qui a examiné le recours jeudi dernier.

Après délibération, la juridiction d’appel a confirmé l’ordonnance rendue par le juge d’instruction, validant ainsi la décision de mise en liberté provisoire de Bamba Amar. Cette confirmation a constitué une étape décisive dans la procédure, ouvrant la voie à sa remise en liberté.

La décision est devenue exécutoire ce lundi, après que le parquet général a renoncé à exercer un pourvoi en cassation contre l’arrêt de la chambre d’accusation. En l’absence de nouveau recours, l’agent du Port autonome de Dakar a pu quitter sa cellule.

Daga Birame célébré comme modèle de résilience climatique à l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement

La région de Kaffrine a célébré cette année la Journée mondiale de l’environnement dans le village de Daga Birame, situé dans l’arrondissement de Mabo, département de Birkelane. Cette localité, reconnue pour son engagement exemplaire en faveur de la préservation de l’environnement et de la lutte contre les effets du changement climatique, a accueilli les autorités administratives, les élus territoriaux, les services techniques ainsi que les populations locales.

Représentant le gouverneur de la région de Kaffrine et le préfet du département de Birkelane, l’adjoint au préfet, Serigne Sall, a salué le choix porté sur Daga Birame, qu’il a qualifié de « non fortuit ». Selon lui, ce village se distingue par les efforts remarquables qu’il déploie en matière de protection de l’environnement et de promotion des pratiques durables.

« Depuis notre arrivée ce matin, nous avons constaté un travail remarquable. Daga Birame mérite d’être accompagné et soutenu pour tous les efforts qu’il déploie dans le domaine environnemental », a déclaré l’autorité administrative, soulignant l’importance d’une synergie d’actions entre les populations, les collectivités territoriales et les partenaires techniques.

Serigne Sall a également assuré que les autorités administratives continueront d’accompagner les initiatives locales visant à renforcer la résilience climatique et à préserver les ressources naturelles. Il a insisté sur la nécessité de planter et de protéger les arbres face aux défis croissants liés au changement climatique.

Prenant la parole, le chef de la Division régionale de l’environnement et des établissements classés de Kaffrine, Khadim Diallo, a rappelé que le thème retenu pour l’édition 2026, « Maintenant pour le climat », appelle à une mobilisation collective face à l’urgence climatique.

Il a justifié le choix de Daga Birame par son statut de village pilote en matière de politiques climatiques, mais aussi par les nombreuses interventions de partenaires tels que l’ISRA, World Vision et Enabel, qui accompagnent la localité dans la mise en œuvre d’actions de résilience.

Le responsable régional de l’environnement a dressé un tableau préoccupant des conséquences du changement climatique au Sénégal, évoquant notamment la déforestation, la dégradation des terres, les sécheresses récurrentes ainsi que la baisse de la capacité de stockage du carbone des forêts sénégalaises.

Face à ces défis, Khadim Diallo a plaidé pour le renforcement des solutions fondées sur la nature, notamment la protection des arbres, la mise en défens des espaces dégradés et le développement de l’agroforesterie.

« Protéger les arbres, pratiquer la mise en défens et développer l’agroforesterie constituent des solutions accessibles, durables et adaptées à nos réalités locales », a-t-il soutenu, appelant les populations à préserver ces acquis pour les générations futures.

La cérémonie s’est déroulée en présence du président du Conseil départemental de Birkelane, Dr Oumar Sarr, des chefs de village, des services des Eaux et Forêts, des représentants de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Kaffrine, ainsi que de nombreuses autorités administratives et coutumières.

À travers cette célébration, les organisateurs ont mis en lumière l’expérience de Daga Birame, désormais considérée comme un modèle de résilience face aux changements climatiques et un exemple à promouvoir dans la région de Kaffrine.

Abdou Mbow au cœur d’une journée de tensions à l’Assemblée nationale : la scène qui a enflammé les réseaux sociaux

Le débat sur le projet de révision de la Constitution a connu un tournant spectaculaire ce lundi 29 juin à l’Assemblée nationale. En quelques minutes, une vive altercation entre le député Abdou Mbow et le président de séance, Ousmane Sonko, a dégénéré en affrontements physiques, avant de se conclure par l’intervention de la Gendarmerie nationale. Une séquence inédite, largement relayée sur les réseaux sociaux, qui a fait du président du groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal l’une des figures les plus commentées de la journée.

Les incidents ont éclaté au cours de l’examen du projet de loi portant révision de la Constitution. Prenant la parole pour un rappel au règlement, Abdou Mbow a demandé le report des débats sur le texte, estimant que les conditions d’un examen serein n’étaient pas réunies. Face au refus du président de séance d’accéder à cette requête, le député de l’opposition est resté au pupitre, refusant de regagner son siège malgré plusieurs rappels à l’ordre.

Cette attitude a rapidement provoqué une montée de tension dans l’hémicycle. Des députés de la majorité se sont approchés de la tribune pour tenter de l’en éloigner, donnant lieu à une scène de bousculades et d’empoignades entre parlementaires. Pendant plusieurs minutes, les échanges ont viré au chaos, interrompant totalement le déroulement de la séance.

Devant l’impossibilité de rétablir le calme, les éléments du Groupement d’intervention de la Gendarmerie nationale (GIGN) sont intervenus dans l’hémicycle. Les gendarmes ont procédé à l’évacuation forcée d’Abdou Mbow, sous les protestations des députés de l’opposition, permettant ainsi la reprise des travaux parlementaires.

Cette intervention des forces de sécurité au sein de l’Assemblée nationale, un fait particulièrement rare, a suscité de nombreuses réactions dans la classe politique et dans l’opinion publique. Les images de l’incident, diffusées en boucle sur les plateformes numériques, ont rapidement alimenté les débats. Entre critiques dénonçant une atteinte aux droits d’un député et soutiens estimant que le fonctionnement de l’institution devait être préservé, les commentaires se sont multipliés tout au long de la journée.

ONU : Macky Sall poursuit sa campagne diplomatique et sollicite le soutien de la Chine

L’ancien président sénégalais Macky Sall poursuit activement sa campagne diplomatique en vue de l’élection du prochain Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU). Après plusieurs déplacements et rencontres avec des dirigeants de premier plan, il a annoncé, ce lundi 29 juin 2026, avoir eu un entretien avec le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, dans le cadre de sa candidature.

Dans une publication diffusée sur ses réseaux sociaux, l’ancien chef de l’État a fait état d’un « entretien chaleureux » avec le chef de la diplomatie chinoise. Selon lui, les échanges ont porté sur des questions majeures liées au multilatéralisme ainsi qu’au fonctionnement de l’Organisation des Nations Unies.

« Je me réjouis de l’entretien chaleureux que j’ai eu ce 29 juin 2026 avec Wang Yi, ministre chinois des Affaires étrangères, dans le cadre de ma candidature au poste de Secrétaire général de l’ONU. Nous avons échangé sur des sujets d’intérêt majeur touchant au multilatéralisme et à la vie de l’Organisation », a déclaré Macky Sall, qui a également exprimé sa gratitude au président chinois Xi Jinping pour « la facilitation de la visite et l’accueil convivial ».

Cette rencontre s’inscrit dans une offensive diplomatique menée depuis plusieurs mois par l’ancien président sénégalais afin de rallier les grandes puissances à sa candidature. Début juin, le 2 précisément, Macky Sall avait été reçu à l’Élysée par le président français Emmanuel Macron. À l’issue de cette audience, il s’était félicité d’un « accueil chaleureux et d’échanges fructueux », soulignant que les deux dirigeants partagent « la vision d’une ONU ambitieuse, réformée et revitalisée pour renforcer son efficacité, sa représentativité et sa capacité à répondre aux attentes des peuples et des États ».

La candidature de Macky Sall intervient dans un contexte où la réforme du système multilatéral et la gouvernance des Nations Unies figurent parmi les principaux sujets de débat au sein de la communauté internationale. Le futur Secrétaire général de l’ONU est désigné à l’issue d’un processus particulièrement exigeant, qui nécessite d’abord une recommandation du Conseil de sécurité avant d’être validée par l’Assemblée générale.

Aïssata Tall Sall après l’interpellation d’Abdou Mbow : « Une révision constitutionnelle votée dans le chaos ne pourra pas prospérer »

L’incident survenu ce lundi à l’Assemblée nationale, marqué par l’interpellation du député Abdou Mbow par des éléments de la gendarmerie nationale à l’intérieur même de l’hémicycle, continue de susciter de vives réactions au sein de la classe politique sénégalaise. L’intervention des forces de l’ordre dans l’enceinte parlementaire, qualifiée d’inédite par plusieurs observateurs, a provoqué une rupture immédiate des débats autour de la proposition de loi portant révision de la Constitution.

En signe de protestation, la présidente du groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal, Me Aïssata Tall Sall, a quitté la séance plénière accompagnée de l’ensemble des députés de l’opposition. À la sortie de l’hémicycle, l’ancienne ministre des Affaires étrangères a vivement dénoncé les conditions dans lesquelles se déroulent les travaux parlementaires.

Face à la presse, elle a estimé que le texte portant révision de la Constitution ne pourra aboutir dans un contexte qu’elle juge marqué par la tension, la division et les irrégularités. Selon elle, une réforme institutionnelle d’une telle importance ne saurait être adoptée dans un climat de confrontation politique.

« Elle n’ira nulle part parce que c’est une faction qui est en train de la voter. Elle n’ira nulle part parce que quand on vote dans la friction, dans le bruit, dans le chaos, dans la faction et dans le fracas, ça n’ira nulle part. La loi sera retoquée », a déclaré la députée de l’opposition.

Aïssata Tall Sall a également accusé la majorité parlementaire de manquer de considération pour les responsabilités qui lui incombent. Elle a estimé que les élus de la majorité abordent leur mandat avec légèreté, alors que l’opposition, selon elle, demeure attachée au respect des institutions et du peuple sénégalais.

« Ils sont en train de s’amuser, ils n’ont qu’à s’amuser puisqu’ils pensent que leur mandat est un amusement. Nous, nous prenons notre mandat au sérieux parce que nous respectons le peuple. Eux, ils ne respectent pas le peuple », a-t-elle lancé.

Revenant sur l’argument de la majorité numérique régulièrement avancé par le pouvoir pour défendre ses réformes, la présidente du groupe Takku Wallu Sénégal a également usé d’une formule ironique pour qualifier ses adversaires politiques. « Ils disent qu’ils ont une majorité. Oui, mais une majorité pastèque : gros dehors et rien à l’intérieur », a-t-elle déclaré.

Cette nouvelle séquence de tension au sein de l’Assemblée nationale intervient dans un contexte politique particulièrement sensible autour du projet de révision constitutionnelle. L’incident impliquant Abdou Mbow, le retrait des députés de l’opposition et les accusations mutuelles entre majorité et opposition illustrent la profonde fracture qui traverse actuellement l’hémicycle.

Incident à l’Assemblée nationale : Thierno Alassane Sall dénonce une violation du règlement intérieur et accuse le président de l’institution

Un nouvel épisode de tension a marqué ce lundi les travaux de l’Assemblée nationale, à l’occasion de l’examen du projet de révision constitutionnelle. À la suite de l’incident survenu dans l’hémicycle, le député Thierno Alassane Sall a vivement dénoncé ce qu’il considère comme une violation du règlement intérieur de l’institution parlementaire.

Face à la presse, le parlementaire a estimé que le climat politique actuel est incompatible avec l’objectif affiché de renforcer la démocratie sénégalaise à travers la réforme constitutionnelle en cours.

« Vous voyez le climat de haine et de violence qu’ils ont installé. Comment peut-on croire que cette révision de la Constitution qu’ils tentent a pour effet d’améliorer le fonctionnement de la démocratie au Sénégal, quand un député est empêché d’exercer ses droits les plus élémentaires conformément au règlement intérieur de l’Assemblée nationale ? », a déclaré Thierno Alassane Sall.

Le député a notamment invoqué les dispositions du règlement intérieur relatives à la question préalable. Selon lui, la pratique parlementaire a toujours permis à un député ayant introduit une question préalable de reprendre la parole lorsque d’autres intervenants, notamment le président du groupe parlementaire majoritaire, prennent part au débat.

Il a rappelé que cette procédure aurait été respectée au sein de l’Assemblée nationale durant les précédentes législatures. « Le règlement intérieur a toujours prévu que le député a droit à une question préalable et que si, par extraordinaire, d’autres interviennent sur cette question préalable, notamment le président du groupe parlementaire de la majorité, il a le droit de reprendre la parole. Cela a toujours été pratiqué jusqu’à ce matin », a-t-il soutenu.

Thierno Alassane Sall a ensuite directement mis en cause le président de l’Assemblée nationale, qu’il accuse de ne pas respecter les règles de fonctionnement de l’institution. Le député a dénoncé ce qu’il qualifie de dérive dans la conduite des débats parlementaires et a estimé que les principes démocratiques sont mis à mal.

Dans un ton particulièrement critique, il a affirmé que le président de l’hémicycle avait été installé « en violation du règlement intérieur » et l’a accusé de diriger l’Assemblée selon « des règles de putsch », estimant que certains députés seraient désormais privés de leurs droits d’expression.

Révision constitutionnelle : tensions à l’Assemblée nationale, Sonko annonce la transmission du texte à Diomaye Faye en cas d’adoption

La séance plénière consacrée à l’examen de la proposition de loi portant révision de la Constitution a été marquée ce lundi par de vives tensions à l’Assemblée nationale. Au cours des débats, le président de l’institution, Ousmane Sonko, a annoncé que le texte serait transmis au président de la République, Bassirou Diomaye Faye, si les députés venaient à l’adopter à l’issue des discussions.

Prenant la parole devant les parlementaires, le président de l’Assemblée nationale a indiqué qu’il saisirait immédiatement le chef de l’État afin que la suite appropriée soit donnée à cette proposition de révision constitutionnelle. Il a toutefois précisé qu’il communiquerait ultérieurement sur les modalités de cette procédure.

Ousmane Sonko a également insisté sur la nécessité de préserver l’ordre et le respect des règles qui encadrent les travaux parlementaires. Rappelant qu’il est chargé de la police de l’Assemblée nationale, il a souligné que les débats se déroulent conformément au règlement intérieur de l’institution ainsi qu’aux dispositions de la Constitution sénégalaise. Selon lui, l’enjeu de cette séance demeure particulièrement important puisqu’il s’agit d’examiner une réforme touchant directement à la Loi fondamentale du pays.

Les échanges ont néanmoins été perturbés par un incident impliquant le député Abdou Mbow. Ce dernier avait sollicité la parole auprès du président de séance, une demande qui n’a pas été retenue. La situation a alors dégénéré lorsque des députés du groupe majoritaire Pastef ont tenté de le faire descendre du pupitre.

Face à la tension grandissante dans l’hémicycle, les forces de l’ordre sont intervenues pour évacuer le parlementaire. Cet épisode a provoqué la colère de plusieurs députés de l’opposition ainsi que de certains non-inscrits, qui ont décidé de quitter la salle en signe de protestation.

Le gouvernement participe à cette séance à travers la présence du ministre de la Justice, Moussa Sarr, ainsi que du ministre de la Communication et des Relations avec les institutions, Bacary Sarr, chargés d’accompagner les débats au nom de l’exécutif.

Cette proposition de loi portant révision de la Constitution est portée par six députés du groupe parlementaire Pastef-Les Patriotes, majoritaire à l’Assemblée nationale. L’importance du texte se reflète dans la forte mobilisation des élus, puisque plus de soixante-dix orateurs se sont inscrits pour prendre part à la discussion générale.

Révision constitutionnelle : Me Abdoulaye Tine dénonce une « fraude politique » et appelle à un débat de vérité

Le débat sur la révision constitutionnelle continue d’alimenter les tensions et les prises de position au sein de la classe politique sénégalaise. Lors de la conférence des leaders de la coalition Diomaye Président, Me Abdoulaye Tine a vivement critiqué le processus engagé, estimant que les réformes envisagées risquent de bouleverser l’équilibre institutionnel sans véritable concertation nationale.

Face aux responsables politiques, l’avocat a plaidé pour davantage de transparence et de sincérité dans la conduite du débat public. Selon lui, les citoyens doivent être pleinement informés des enjeux réels de la réforme dans un contexte qu’il juge marqué par une multiplication des interprétations et des manipulations de l’opinion.

« Il faut faire face au peuple et lui tenir un langage de vérité sur la situation. Aujourd’hui, il y a beaucoup de manipulations dans la société », a déclaré Me Abdoulaye Tine.

L’ancien acteur du mouvement citoyen a rappelé les combats menés au sein du Front pour la défense de la démocratie et de la République (F24), soulignant que plusieurs forces politiques aujourd’hui opposées au projet de révision avaient déjà combattu ensemble ce qu’elles considéraient comme des dérives institutionnelles sous le précédent régime.

« Nous étions ensemble dans le F24, engagés dans la même lutte contre les manipulations. Nous n’avons pas oublié ce combat et nous continuons à travailler dans ce même esprit républicain », a-t-il affirmé.

Pour Me Tine, les modifications envisagées dépassent largement le cadre d’un simple ajustement institutionnel. Il considère que le projet traduit une volonté politique de transformer en profondeur l’organisation des pouvoirs publics.

« On ne joue pas avec la Constitution. Où est la rupture qui nous avait été promise ? Ce qui est en train de se faire aujourd’hui ressemble davantage à une révision idéologique qu’à une véritable révision constitutionnelle », a-t-il soutenu.

L’avocat estime également que les amendements proposés ne constituent qu’une partie visible d’un projet beaucoup plus vaste. Selon lui, le texte soumis au débat aurait subi d’importantes modifications au point de devenir, à ses yeux, très éloigné de sa version initiale.

« Les amendements sont l’arbre qui cache la forêt. Le texte qui est aujourd’hui présenté est devenu totalement méconnaissable par rapport à sa version initiale », a-t-il déclaré.

Allant plus loin dans ses critiques, Me Abdoulaye Tine a qualifié la démarche de « fraude politique » menée sous couvert de modernisation des institutions. Il estime que l’objectif poursuivi ne serait pas le renforcement de la démocratie, mais une concentration accrue du pouvoir.

« C’est une fraude sous couvert d’une révision constitutionnelle. Ce qu’ils recherchent, c’est davantage de pouvoir, rien de plus », a-t-il affirmé, rappelant que le président de la République dispose déjà, selon lui, de larges prérogatives lui permettant de mettre en œuvre son programme politique.

Sur le plan juridique, le responsable politique considère que la proposition de révision soulève des interrogations quant à sa recevabilité. Il estime que cette question aurait dû être examinée dès l’ouverture des travaux parlementaires.

« Pour moi, cette révision est irrecevable. Cette question aurait dû être soulevée d’office à l’Assemblée nationale », a-t-il déclaré.

Il accuse également la majorité parlementaire de vouloir imposer le texte grâce à son poids numérique au sein de l’hémicycle.

« Ils veulent faire un forcing avec leur majorité. Mais au final, c’est le peuple qui aura le dernier mot », a-t-il averti.

Convaincu que les Sénégalais demeurent attachés aux équilibres institutionnels actuels, Me Abdoulaye Tine estime que toute réforme perçue comme unilatérale risque de susciter une forte opposition citoyenne. Selon lui, le débat dépasse désormais les clivages politiques traditionnels et engage directement l’avenir institutionnel du pays.

« Le peuple sénégalais saura se prononcer en temps voulu et dira non à toute réforme qui ne répond pas scrupuleusement à l’intérêt général », a-t-il conclu.

Révision constitutionnelle : Abdourahmane Diouf charge Sonko et défend Diomaye Faye

La tension politique autour du projet de révision constitutionnelle continue d’alimenter le débat public. Lors de la conférence de presse organisée par la coalition Diomaye Président, le ministre Abdourahmane Diouf a livré une intervention particulièrement offensive, marquée par une défense vigoureuse du chef de l’État Bassirou Diomaye Faye et de sévères critiques à l’endroit du président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko.

Face aux interrogations et aux controverses suscitées par les réformes institutionnelles actuellement en discussion, le ministre a tenu à rassurer l’opinion publique sur la stabilité du pays. Selon lui, aucune tentative de déstabilisation ne pourra prospérer tant que Bassirou Diomaye Faye sera à la tête de l’État. Il a rappelé que dès son accession au pouvoir en 2024, le chef de l’État avait pris l’engagement de préserver la paix sociale, le fonctionnement régulier des institutions et la stabilité du Sénégal.

Abdourahmane Diouf a également revisité la séquence politique qui a précédé l’élection présidentielle de 2024. Il a soutenu qu’à l’époque, Ousmane Sonko s’était montré favorable à un report du scrutin présidentiel avant de s’engager finalement derrière la candidature de Bassirou Diomaye Faye durant la campagne électorale. Pour le ministre, cette période avait permis de construire une dynamique politique fondée sur l’unité et la solidarité entre les différentes composantes du mouvement.

Cependant, il estime que le président de l’Assemblée nationale se serait aujourd’hui éloigné de cette ligne politique. Dans des propos particulièrement sévères, Abdourahmane Diouf a accusé Ousmane Sonko de s’écarter des engagements initiaux et d’entretenir une forme de manipulation politique dans le cadre des débats relatifs aux réformes institutionnelles. Il est même allé jusqu’à évoquer une « trahison » à l’égard du chef de l’État.

Le ministre a également insisté sur le fait que plusieurs présidents de la République ayant dirigé le Sénégal disposaient, eux aussi, de larges majorités parlementaires sans pour autant engager des révisions constitutionnelles comparables à celles actuellement proposées. Selon lui, si de telles modifications avaient été adoptées auparavant, certains acteurs politiques qui défendent aujourd’hui ces réformes n’auraient peut-être pas bénéficié du cadre démocratique qui leur a permis d’accéder aux responsabilités.

Poursuivant ses critiques, Abdourahmane Diouf a estimé que les responsabilités institutionnelles exercées par Ousmane Sonko à la tête de l’Assemblée nationale sont difficilement conciliables avec l’image de « gardien de la révolution » qu’il revendiquait par le passé. Il a ainsi dénoncé ce qu’il considère comme une contradiction entre les discours antérieurs et les positions actuelles du président de l’institution parlementaire.

Dans une déclaration particulièrement virulente, le ministre a affirmé que le pays n’avait pas besoin d’un « guide de perlimpinpin », une formule qui illustre l’ampleur des tensions désormais perceptibles au sein de la majorité politique issue de l’alternance de 2024.

Dakar 2026 : des milliers de marcheurs mobilisés pour les JOJ lors d’une grande randonnée citoyenne

Dakar a vécu, ce dimanche, une nouvelle étape forte de sa préparation aux Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026. Des milliers de personnes ont pris part à la randonnée pédestre baptisée « 10 000 pas pour les JOJ », un événement populaire qui a réuni autorités, sportifs et citoyens autour des valeurs de l’olympisme à quelques mois d’un rendez-vous historique pour le Sénégal.

Le cortège s’est élancé depuis le Monument de la Renaissance africaine pour rejoindre la Place du Souvenir africain, dans une ambiance marquée par la convivialité, la ferveur populaire et l’engagement collectif. Tout au long du parcours, les participants ont affiché leur attachement au projet Dakar 2026, premier événement olympique organisé sur le continent africain.

Aux côtés des nombreux citoyens venus participer à cette marche symbolique figuraient des membres du Comité d’organisation des Jeux olympiques de la jeunesse, des représentants des fédérations sportives, des athlètes, des responsables institutionnels ainsi que plusieurs membres du gouvernement. Leur présence traduisait la volonté des autorités et des acteurs du mouvement sportif de renforcer l’adhésion populaire autour de cet événement majeur.

Cette randonnée intervient à cinq mois de l’ouverture des Jeux olympiques de la jeunesse, une échéance qui suscite un intérêt croissant au sein de la population sénégalaise. Au-delà de l’activité sportive, l’initiative visait à promouvoir les valeurs de solidarité, de dépassement de soi et de vivre-ensemble qui constituent le socle du mouvement olympique.

L’événement a également marqué la clôture de la Semaine olympique, lancée le 19 juin dernier dans plusieurs localités du pays. Pendant plusieurs jours, diverses activités sportives et de sensibilisation ont été organisées afin de rapprocher les populations de l’esprit des Jeux et de préparer le pays à accueillir cette compétition internationale.

Parmi les temps forts de cette semaine figuraient notamment les courses cyclistes organisées sur la Corniche de Dakar ainsi que la célébration de la Journée olympique à Mbour, qui avait mobilisé de nombreux jeunes, sportifs et acteurs du mouvement olympique sénégalais.

À travers cette série d’activités, les organisateurs entendent faire des Jeux olympiques de la jeunesse un projet national fédérateur, capable d’impliquer toutes les générations et toutes les couches de la société. La forte mobilisation enregistrée lors de la randonnée « 10 000 pas pour les JOJ » témoigne ainsi de l’enthousiasme grandissant des Sénégalais à l’approche de cet événement inédit.

Barthélémy Dias appelle à une mobilisation nationale contre la révision constitutionnelle

L’opposant politique Barthélémy Dias a lancé un appel à la mobilisation générale contre le projet de révision constitutionnelle actuellement au cœur des débats politiques au Sénégal. Dans une déclaration rendue publique sur sa page Facebook, l’ancien maire de Dakar a invité les militants de son mouvement, Sénégal Bi Bëgg (SBB), ainsi que l’ensemble des forces vives de la nation à se dresser contre ce qu’il considère comme une menace pour les institutions républicaines.

« J’invite nos militants de SBB à se mobiliser autour des forces vives de la nation pour dire NON à cette forfaiture en gestation », a déclaré Barthélémy Dias, exprimant ainsi son opposition ferme aux réformes constitutionnelles envisagées.

Cette prise de position intervient dans un contexte marqué par une forte tension politique autour du projet de révision de la Constitution porté à l’Assemblée nationale. Depuis plusieurs semaines, le débat sur l’évolution des institutions suscite de nombreuses réactions au sein de la classe politique, de la société civile et de certains acteurs de l’opposition.

Pour Barthélémy Dias, les modifications envisagées pourraient remettre en cause l’équilibre des pouvoirs et fragiliser certains acquis démocratiques obtenus au fil des alternances politiques. L’ancien édile de la capitale estime que toute réforme touchant à la Loi fondamentale doit faire l’objet d’un large consensus national afin de préserver la stabilité institutionnelle du pays.

L’opposant appelle ainsi à une convergence des forces politiques, des organisations de la société civile, des syndicats et des citoyens afin de faire entendre leur voix dans le débat public. Selon lui, la vigilance citoyenne demeure essentielle face à des réformes qu’il juge susceptibles d’affecter le fonctionnement des institutions républicaines.

Cette sortie politique vient renforcer les critiques déjà exprimées par plusieurs acteurs de l’opposition, qui réclament davantage de concertation et de transparence autour du processus de révision constitutionnelle. Certains responsables politiques plaident également pour un recours au référendum, estimant qu’une modification de la Constitution doit être soumise directement à l’appréciation du peuple sénégalais.

Le PDS exige un référendum et s’oppose à la réforme constitutionnelle portée par Pastef

Dakar, 27 juin 2026 – Le Parti démocratique sénégalais (PDS) est monté au créneau contre le projet de révision constitutionnelle initié par le groupe parlementaire Pastef, réclamant l’organisation d’un référendum afin de soumettre toute modification de la Loi fondamentale à l’approbation directe du peuple sénégalais.

Dans un communiqué publié ce samedi à Dakar par son porte-parole, la formation libérale estime qu’une réforme touchant à l’architecture institutionnelle du pays ne saurait être adoptée uniquement par la voie parlementaire. Selon le PDS, le recours au référendum constitue « la voie la plus légitime, la plus démocratique et la plus conforme à la souveraineté populaire » pour trancher des questions engageant durablement l’avenir des institutions.

Le parti d’opposition exprime ainsi de vives réserves sur la méthode employée par la majorité parlementaire. Il dénonce toute tentative de modification de la Constitution qui interviendrait dans un contexte politique jugé conjoncturel et appelle à une démarche davantage fondée sur la concertation nationale.

« Le PDS condamne toute tentative de réformer la Constitution dans la précipitation ou sous l’effet de considérations politiques du moment », souligne le communiqué, qui insiste sur la nécessité de préserver la stabilité institutionnelle du pays. Pour les responsables libéraux, l’organisation des pouvoirs publics ne doit pas être influencée par les rapports de force politiques ou les intérêts circonstanciels.

Le parti rappelle également la tradition sénégalaise du dialogue et du consensus dans les grandes réformes institutionnelles. À ses yeux, les changements touchant aux équilibres constitutionnels exigent un large débat national associant les forces politiques, la société civile et les citoyens.

Pour justifier sa position, le PDS met en avant son héritage politique et institutionnel. Le communiqué rappelle que la Constitution de 2001 avait été soumise au peuple sénégalais à travers un référendum, permettant ainsi de conférer une légitimité populaire au texte fondamental.

La formation politique réaffirme ainsi son attachement à « l’esprit qui a présidé à l’adoption de la Constitution de 2001 sous la présidence de Maître Abdoulaye Wade », considérant que toute réforme majeure doit être validée par le suffrage universel.

Dans sa déclaration, le PDS appelle enfin les forces vives de la Nation, les acteurs politiques, les organisations de la société civile et l’ensemble des citoyens à se mobiliser pour défendre l’État de droit, le respect des institutions et la souveraineté populaire.

Aminata Touré sonne la mobilisation contre une réforme institutionnelle qu’elle juge hostile au pouvoir présidentiel

Dakar, 28 juin 2026 – La coordinatrice de la coalition Diomaye Président, Aminata Touré, est montée au créneau ce dimanche pour dénoncer avec vigueur les propositions de révision constitutionnelle actuellement examinées à l’Assemblée nationale. À l’issue d’une conférence des leaders de la coalition présidentielle, l’ancienne Première ministre a accusé une partie des députés de vouloir réduire considérablement les prérogatives du chef de l’État, au risque, selon elle, de fragiliser l’équilibre institutionnel du Sénégal.

Face à la presse, la superviseure générale de la coalition au pouvoir a estimé que les débats en cours au Parlement s’éloignent des véritables préoccupations des Sénégalais. Pour elle, les urgences nationales demeurent l’emploi des jeunes, la cherté de la vie, le soutien au monde agricole ainsi que la prévention des inondations qui affectent régulièrement plusieurs localités du pays.

Dès l’entame de son intervention, Aminata Touré a rappelé la singularité du parcours démocratique sénégalais depuis l’indépendance. Elle a insisté sur la stabilité institutionnelle du pays, soulignant que le Sénégal fait partie des rares États africains à n’avoir jamais connu de coup d’État militaire. Selon elle, cet héritage démocratique constitue un acquis qu’il convient de préserver à tout prix.

La responsable politique considère que certaines modifications proposées dans le cadre de la révision constitutionnelle ne visent pas à renforcer la démocratie, mais plutôt à affaiblir l’institution présidentielle. Elle estime que des acteurs parlementaires cherchent à transférer une partie des pouvoirs du chef de l’État vers l’Assemblée nationale, ce qui reviendrait, selon elle, à remettre en cause la nature même du régime politique sénégalais.

« Nous sommes dans un régime présidentiel. Le président de la République détermine la politique de la Nation et demeure le garant des institutions. Certains veulent aujourd’hui réduire ses prérogatives au profit du président de l’Assemblée nationale », a-t-elle déclaré devant les responsables de la coalition.

Aminata Touré a également regretté que les débats institutionnels occupent une place importante dans l’agenda parlementaire alors que les populations, selon elle, attendent des réponses concrètes à leurs difficultés quotidiennes. Elle a évoqué les attentes des agriculteurs en matière de semences et d’accompagnement, les préoccupations des jeunes confrontés au chômage ainsi que les conséquences de la hausse du coût de la vie sur les ménages.

La coordinatrice de Diomaye Président a par ailleurs accusé certains députés d’avoir profondément modifié l’esprit des textes initialement transmis par l’exécutif. D’après elle, les projets soumis au Parlement s’inspiraient des conclusions consensuelles issues du dialogue national sur la justice ainsi que du dialogue politique. Toutefois, les amendements introduits lors de l’examen en commission auraient, selon elle, considérablement transformé le contenu des réformes.

Elle estime ainsi que les textes actuellement débattus ne correspondent plus aux orientations initialement définies par le chef de l’État et les différentes concertations nationales.

Au-delà des divergences institutionnelles, Aminata Touré voit dans cette initiative parlementaire une forme de représailles politiques. Elle accuse certains acteurs de chercher à utiliser leur position au sein de l’Assemblée nationale pour exercer une pression permanente sur l’exécutif.

Parmi les dispositions qu’elle critique figurent notamment la limitation du pouvoir de dissolution de l’Assemblée nationale ainsi que le renforcement des mécanismes de contrôle parlementaire sur l’action gouvernementale. Selon elle, ces mesures risquent d’installer des blocages institutionnels susceptibles de paralyser le fonctionnement des institutions.

Face à ce qu’elle considère comme une menace pour le régime présidentiel, l’ancienne Première ministre a rappelé que le chef de l’État dispose de prérogatives constitutionnelles lui permettant de consulter directement les citoyens. Elle n’a pas exclu l’organisation d’un référendum afin de soumettre la question institutionnelle à l’arbitrage populaire.

« Le peuple sénégalais n’acceptera pas qu’on lui impose un régime parlementaire déguisé. Si cela s’avère nécessaire, le recours au référendum demeure une possibilité », a-t-elle affirmé.

En conclusion, Aminata Touré a lancé un appel aux députés afin qu’ils privilégient l’intérêt supérieur de la Nation et évitent toute démarche susceptible de fragiliser les institutions. Elle a également invité les Sénégalais à rester vigilants face aux évolutions en cours, estimant que l’avenir de l’équilibre institutionnel du pays se joue actuellement au sein de l’hémicycle.

RÉORGANISATION DE L’EXÉCUTIF ET CAP SUR LES PRIORITÉS : LE DIAGNOSTIC SANS CONCESSION DE LA COALITION DJONE ET PENCUM ASKAN WI

À travers une déclaration de presse incisive publiée ce 28 juin 2026, Mouhamed Moustapha Diagne, coordonnateur de la Coalition DJONE et de la plateforme Pencum Askan Wi, livre une analyse approfondie de la conjoncture politique sénégalaise. Saluant le récent limogeage d’Ousmane Sonko par le président Bassirou Diomaye Faye, le leader politique appelle à la fin de « l’ambiguïté institutionnelle », fustige les dérives des députés de PASTEF et dresse une feuille de route axée sur les priorités économiques et sociales.

Le Sénégal se trouve à la croisée des chemins. Tel est le constat majeur qui ressort de la dernière sortie politique de Mouhamed Moustapha Diagne. Pour le coordonnateur de la Coalition DJONE et de la plateforme Pencum Askan Wi, le pays traverse une « séquence politique décisive » qui impose une clarification de la conduite de l’État.

Loin des slogans, cette contribution se veut un éclairage sans complaisance destiné à l’opinion publique et aux décideurs.

Le limogeage d’Ousmane Sonko : « Un retour à la clarté institutionnelle »

Le premier fait marquant de cette déclaration réside dans l’approbation sans équivoque du récent remaniement au sommet de l’État. Selon Mouhamed Moustapha Diagne, la décision du président Bassirou Diomaye Faye de démettre l’ancien Premier ministre Ousmane Sonko de ses fonctions répond à une attente profonde d’une partie importante des Sénégalais.

L’auteur du texte ne mâche pas ses mots à l’encontre de l’ex-chef du gouvernement, évoquant un limogeage motivé par une « insuffisance de résultats, une incompétence et une insubordination ». Le document dresse ainsi un bilan particulièrement critique de son passage à la Primature.

« Le Sénégal aura régressé fatalement en deux années à cause de déclarations dangereuses sur une prétendue dette cachée et de décisions administratives irréfléchies qui ont précipité notre économie dans le gouffre de la décroissance. »

Qualifiant l’ancien Premier ministre de « populiste affairiste » et de « faux révolutionnaire attiré par le luxe du système », le leader de la Coalition DJONE estime que ce changement à la tête de l’Exécutif traduit la volonté du chef de l’État de reprendre pleinement l’initiative politique, de restaurer l’autorité de l’État et d’éviter toute fragmentation du pouvoir.

Deux années de gouvernance sous l’œil critique de l’opposition

Jetant un regard rétrospectif sur les deux premières années du mandat présidentiel, la note politique souligne un profond sentiment de déception face à des promesses de rupture jugées non tenues.

Pour la Coalition DJONE et Pencum Askan Wi, les polémiques récurrentes autour des finances publiques et de la dette nationale ont installé un climat d’incertitude préjudiciable à l’investissement et à la confiance des partenaires économiques.

Face à ce constat, le communiqué rappelle que la priorité de l’action publique aurait dû être la stabilité économique et l’efficacité administrative plutôt que les querelles de positionnement politique.

Parlement : la Coalition DJONE dénonce les « dérives » des députés de PASTEF

L’autre cible majeure de cette déclaration est l’actuelle majorité parlementaire. Mouhamed Moustapha Diagne exprime une opposition frontale aux initiatives législatives de PASTEF, accusant le parti au pouvoir de privilégier les rapports de force politiques au détriment des urgences sociales.

Le réquisitoire contre l’hémicycle se veut particulièrement sévère :

« Il urge de mettre fin aux dérives récurrentes orchestrées par les députés de PASTEF à l’Assemblée nationale, qui s’illustrent par la médiocrité de leur discours, la bassesse de leur posture et la dangerosité de leurs propositions de loi taillées sur mesure pour un individu. »

La Coalition DJONE rappelle sa vision d’une Assemblée nationale qui demeure un espace de consensus, de propositions utiles et de contrôle de l’action publique, sans chercher à affaiblir le pouvoir décisionnel de l’Exécutif.

Le texte réaffirme ainsi son attachement à un régime présidentiel équilibré dans lequel chaque institution exerce pleinement ses prérogatives constitutionnelles.

L’appel au nouveau gouvernement : priorité aux résultats concrets

Pour sortir le pays de l’ornière, Mouhamed Moustapha Diagne formule plusieurs recommandations à l’endroit de la nouvelle équipe gouvernementale. Selon lui, l’heure n’est plus aux discours, mais aux résultats mesurables.

La feuille de route proposée par les deux organisations s’articule autour de plusieurs priorités :

  • restaurer la confiance et améliorer le climat des affaires afin d’attirer les investisseurs ;
  • accélérer les programmes de logements sociaux ;
  • intensifier la lutte contre le chômage des jeunes ;
  • évaluer avec objectivité les grands projets structurants déjà engagés ;
  • poursuivre uniquement les initiatives servant l’intérêt national.

Un sursaut républicain pour préserver les acquis démocratiques

En conclusion, la déclaration prend la forme d’un appel à la mobilisation de l’ensemble des forces vives du Sénégal autour des valeurs républicaines. Face aux défis économiques et sécuritaires, Mouhamed Moustapha Diagne et ses camarades invitent les citoyens à faire bloc afin de préserver la cohésion nationale et la stabilité politique.

« Le Sénégal ne peut durablement prospérer dans l’ambiguïté des responsabilités », martèle le coordonnateur.

Selon lui, la nouvelle page politique qui s’ouvre doit être celle d’une chaîne de commandement lisible, d’une direction politique cohérente et d’un retour durable à l’efficacité de l’action publique.

LE QUATRIÈME POUVOIR EN PÉRIL

Enquête sur les maux silencieux qui asphyxient la presse sénégalaise

Longtemps saluée comme l’un des paysages médiatiques les plus dynamiques et pluralistes d’Afrique de l’Ouest, la presse sénégalaise traverse aujourd’hui une tempête sans précédent. Jadis pilier incontestable de la démocratie et sentinelle des libertés, le « quatrième pouvoir » national vacille sous le poids de crises multiples. Qu’elles soient d’ordre financier, politique, éthique ou sécuritaire, ces difficultés ne constituent plus de simples incidents de parcours, mais les symptômes d’un mal structurel profond qui gangrène la profession.

Le signal d’alarme est d’ailleurs international. Dans le Classement mondial de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières (RSF), le Sénégal a enregistré une chute significative, passant de la 49e place en 2021 à la 94e place. Dès lors, une question cruciale se pose : quels sont les principaux maux qui étouffent aujourd’hui le journalisme au Sénégal et comment menacent-ils l’équilibre même de la société ?

L’asphyxie économique et la précarité sociale

Au cœur des crises qui secouent la presse sénégalaise se trouve une équation financière devenue presque impossible à résoudre. Aujourd’hui, la viabilité économique des médias est lourdement compromise par une dépendance excessive aux subventions publiques et par des pressions fiscales asphyxiantes, marquées notamment par des blocages de comptes bancaires ayant conduit plusieurs entreprises historiques au bord de la faillite.

Cette fragilité financière se répercute de plein fouet sur les conditions de vie des professionnels de l’information. Entre salaires dérisoires, absence de contrats de travail et arriérés de paiement chroniques, le journaliste sénégalais exerce trop souvent dans une précarité extrême.

Témoignage de Moussa Diagne, reporter dans un quotidien privé à Dakar :

« Cela fait quatre mois que je n’ai pas reçu mon salaire complet. Pour me rendre à la rédaction, je dois parfois emprunter l’argent du transport à des proches. Comment voulez-vous que l’on reste concentré sur l’investigation ou que l’on refuse certaines faveurs quand on ne sait pas si l’on pourra nourrir sa famille le soir ? La précarité est le premier ennemi de notre indépendance. »

Ce climat d’insécurité sociale fragilise l’indépendance des rédactions et ouvre la porte à des dérives éthiques, transformant parfois la quête de l’information en une simple lutte pour la survie quotidienne.

La polarisation politique et le piège de la partisanerie

Au-delà de sa fragilité financière, le paysage médiatique sénégalais souffre d’une polarisation politique croissante qui menace son rôle de contre-pouvoir. De nombreux organes de presse sont aujourd’hui détenus par des acteurs politiques ou des hommes d’affaires proches de certains camps, transformant l’information en outil d’influence ou de propagande.

Cette mainmise idéologique tend à diviser le secteur entre médias perçus comme favorables au pouvoir et ceux considérés comme proches de l’opposition, au détriment d’un traitement de l’actualité équilibré, rigoureux et vérifié.

Témoignage de Fatou Diaw, ancienne secrétaire de rédaction :

« Dans mon ancien média, la ligne éditoriale ne changeait pas en fonction des faits, mais des intérêts politiques du propriétaire. Si une information dérangeait ses alliés, elle était écartée. Si elle affaiblissait ses adversaires, elle faisait la Une, parfois sans vérification suffisante. Le public n’est pas dupe ; il constate lui-même l’appauvrissement du débat. »

Pris en étau dans ces logiques de positionnement, les citoyens perdent progressivement confiance en une presse qui peine à s’affranchir des intérêts partisans pour servir pleinement l’intérêt général.

La dérive éthique et le déficit de crédibilité

Ce double piège économique et politique a fini par altérer l’ADN même du journalisme sénégalais : son éthique.

La précarité des reporters a favorisé l’émergence du « journalisme alimentaire », où la recherche de la vérité peut parfois céder la place à la perception de perdiems ou de frais de couverture versés par les organisateurs d’événements.

À cela s’ajoute la révolution numérique qui, faute d’une régulation efficace, a transformé la course à l’audience en terrain fertile pour le sensationnalisme, la désinformation, les fausses nouvelles et les atteintes à la vie privée.

L’accès insuffisamment réglementé à la profession permet également à des chroniqueurs ou animateurs dépourvus de formation déontologique d’occuper une place importante dans l’espace médiatique. Ce manque de rigueur alimente une profonde crise de confiance entre les médias et le public, qui peine désormais à distinguer l’information vérifiée du divertissement ou de la manipulation.

Les atteintes à la liberté de la presse et les pressions sécuritaires

L’exercice du métier de journaliste au Sénégal se heurte de plus en plus à des obstacles sécuritaires et judiciaires préoccupants. Les convocations répétées, les gardes à vue et les poursuites engagées contre certains professionnels pour des motifs tels que la diffusion de fausses nouvelles ou l’atteinte à la sûreté de l’État contribuent à instaurer un climat de crainte et d’autocensure au sein des rédactions.

À ces pressions directes s’ajoutent des mesures administratives parfois controversées, telles que les suspensions temporaires de diffusion visant certains médias critiques ou les restrictions de l’accès à Internet mobile durant les périodes de fortes tensions politiques.

Ces pratiques, devenues de moins en moins exceptionnelles, ternissent l’image démocratique du pays et rappellent la fragilité d’un droit fondamental : celui d’informer librement sans craindre de représailles.

Pour un sursaut salvateur de la presse sénégalaise

En définitive, la presse sénégalaise se trouve aujourd’hui à la croisée des chemins, étouffée par des difficultés économiques persistantes, instrumentalisée par les rivalités politiques et fragilisée par des dérives déontologiques ainsi que par des pressions sécuritaires.

Pour que le « quatrième pouvoir » retrouve ses lettres de noblesse, un sursaut collectif s’impose. Cela passe par l’application rigoureuse du Code de la presse afin d’assainir l’accès à la profession, notamment à travers une délivrance plus stricte de la carte nationale de presse. Une réforme des modèles économiques des médias apparaît également indispensable afin de garantir leur indépendance financière.

Enfin, le renforcement des prérogatives du Conseil pour l’observation des règles d’éthique et de déontologie (CORED) pourrait contribuer à restaurer la crédibilité des rédactions.

Sauver la presse ne consiste pas seulement à défendre une corporation : il s’agit avant tout de préserver l’un des piliers essentiels de la démocratie sénégalaise.

Aly Saleh

Sécurité sanitaire des aliments : les acteurs intensifient la sensibilisation sur l’hygiène de la restauration de rue à Kaolack

Dans le cadre de la promotion d’une alimentation saine et sécurisée, les acteurs de la sécurité sanitaire des aliments ont organisé à Kaolack une vaste campagne de sensibilisation à travers une randonnée pédestre dédiée aux bonnes pratiques d’hygiène dans le secteur de la restauration de rue.

Cette activité s’inscrit dans le cadre du projet GCP/SFW/517/LUX intitulé : « Renforcement de la capacité de réponse aux urgences de sécurité sanitaire des aliments et amélioration de la qualité sanitaire de l’alimentation de rue au Burkina Faso, au Mali et au Sénégal », financé par le Grand-Duché de Luxembourg et mis en œuvre par la FAO.

L’initiative vise à améliorer durablement la qualité sanitaire des aliments consommés dans les espaces publics, tout en renforçant les capacités des systèmes nationaux de surveillance et de gestion des risques liés à l’alimentation.

Au cours de cette randonnée, les équipes composées des services d’hygiène, des représentants du Comité national du Codex Alimentarius et des partenaires ont sillonné plusieurs artères de la commune de Kaolack, où se concentrent de nombreux vendeurs d’aliments de rue. L’objectif était de sensibiliser les acteurs de la restauration aux normes d’hygiène préconisées par le Codex Alimentarius et la FAO.

« Cette randonnée pédestre entre dans le cadre de la sensibilisation des acteurs de la restauration sur les pratiques d’hygiène élaborées par le Codex Alimentarius et la FAO afin d’améliorer les conditions de vente des aliments de rue », a expliqué le capitaine Bou Touré, chef du service régional de la Brigade d’hygiène de Kaolack.

Selon lui, les messages de sensibilisation ont porté sur la règle des « 5 M », un outil essentiel de maîtrise des risques sanitaires dans la préparation et la vente des aliments. Il s’agit notamment du matériel utilisé (équipements, ustensiles et contenants), du milieu de travail (environnement de préparation), de la méthode (organisation et gestes professionnels), de la main-d’œuvre (hygiène personnelle des manipulateurs) et des matières premières (qualité des ingrédients et de l’eau utilisées).

Le capitaine Bou Touré a rappelé que les études menées par la FAO et le Codex sur la restauration de rue mettent en évidence les risques sanitaires liés à la consommation d’aliments mal préparés ou mal conservés, d’où la nécessité de renforcer les actions de prévention et de sensibilisation.

De son côté, Ibrahima Ngom, représentant du Comité national du Codex, a souligné l’importance stratégique de cette initiative.

« Le Codex est une organisation multisectorielle qui intervient à la fois dans la protection sanitaire des populations et dans la défense des intérêts économiques des pays », a-t-il indiqué.

S’appuyant sur les données de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), il a rappelé que près de 866 millions de personnes tombent malades chaque année à cause d’aliments contaminés, entraînant environ 1,5 million de décès, dont une proportion importante concerne les enfants.

« Une personne sur neuf tombe malade après avoir consommé des aliments contaminés », a-t-il ajouté, soulignant l’urgence de renforcer la sécurité sanitaire des aliments.

Cette campagne de sensibilisation intervient dans un contexte où la restauration de rue occupe une place importante dans les habitudes alimentaires des populations de Kaolack, avec notamment la prolifération des vendeurs de « frok thiaya », de jus locaux, de cafés et d’autres produits alimentaires.

Au-delà des actions de sensibilisation, le projet prévoit également le renforcement des dispositifs d’inspection, l’amélioration des infrastructures et des équipements dédiés à la restauration de rue, ainsi que la mise en place d’outils de collecte et de gestion des données relatives à la sécurité sanitaire des aliments.

Ces mesures visent à garantir aux consommateurs des aliments plus sûrs tout en accompagnant les acteurs du secteur informel vers une meilleure conformité aux normes sanitaires nationales et internationales.

Ndiedieng : la Coalition Diomaye Président renforce son ancrage avec l’investiture de Thierno Kébé

Le Mouvement Naatal Sa Gokh a organisé, ce vendredi 27 juin à Keur Saco Baydi, dans la commune de Ndiedieng, une importante journée dédiée aux acteurs communautaires, couplée à la célébration du Bébé Achoura et à l’investiture officielle de son président, Thierno Kébé, en tant que coordonnateur communal de la Coalition Diomaye Président en perspective des élections législatives de 2027.

Cette manifestation, qui a réuni des responsables communautaires, des autorités locales, des leaders d’opinion, des jeunes ainsi que de nombreux sympathisants, s’est voulue un cadre de reconnaissance des efforts des acteurs du développement local et de renforcement de l’engagement citoyen au sein de la commune.

La cérémonie a débuté par l’accueil des invités et la célébration du Bébé Achoura, un moment symbolique de partage et de communion. Elle s’est poursuivie par un hommage rendu aux acteurs communautaires qui contribuent, au quotidien, au développement social, éducatif et économique de Ndiedieng.

Point culminant de cette journée, l’investiture officielle de Thierno Kébé a été marquée par de nombreux témoignages de soutien et des appels à la mobilisation autour de son engagement politique et citoyen. Président du Mouvement Naatal Sa Gokh et désormais coordonnateur communal de la Coalition Diomaye Président à Ndiedieng, il a réaffirmé sa volonté de poursuivre son action en faveur du développement local, de la jeunesse et du renforcement de la participation citoyenne.

Dans son allocution, Thierno Kébé a salué l’engagement des populations et des acteurs communautaires, tout en soulignant l’importance de l’unité et de la solidarité pour relever les défis du développement communal. Il a également réitéré son attachement aux valeurs de proximité, de justice sociale et de promotion des initiatives locales.

Les différentes interventions des autorités et personnalités invitées ont mis en avant le rôle déterminant des organisations communautaires dans la consolidation du tissu social et le développement territorial.

La cérémonie s’est achevée dans une ambiance conviviale, marquée par des prières et des bénédictions formulées pour la paix, la stabilité et le progrès de la commune de Ndiedieng, ainsi que pour la réussite des initiatives portées par le Mouvement Naatal Sa Gokh.

Kaolack : la ministre des Pêches Amy Mara Dièye en visite de courtoisie auprès des foyers religieux

Dans le cadre d’une visite à Kaolack, la ministre des Pêches et de l’Économie maritime, Amy Mara Dièye, a effectué une série de visites de courtoisie auprès des principales autorités religieuses de la capitale du Saloum. Cette démarche s’inscrit dans une dynamique de renforcement des liens entre les institutions de la République et les foyers religieux, acteurs majeurs de la cohésion sociale et du développement communautaire au Sénégal.

Accueillie avec les honneurs et conformément aux traditions d’hospitalité propres à la région, la ministre a été reçue par plusieurs guides religieux et dignitaires de la ville de Kaolack. Ces rencontres ont été marquées par des échanges empreints de respect mutuel, portant sur les valeurs de paix, de solidarité et d’engagement citoyen.

Au cours de ces différentes audiences, Mme Amy Mara Dièye a sollicité les prières et les bénédictions des autorités religieuses pour la réussite de sa mission à la tête du ministère des Pêches et de l’Économie maritime. Elle a également réaffirmé sa volonté de promouvoir une gouvernance de proximité, fondée sur l’écoute, le dialogue et la concertation avec l’ensemble des forces vives de la Nation.

Les guides religieux rencontrés ont, pour leur part, salué cette démarche de courtoisie et de reconnaissance, tout en formulant des prières pour la stabilité du pays, la réussite des politiques publiques et le développement durable des secteurs stratégiques, notamment celui de l’économie maritime.

Cette visite revêt une dimension particulière pour la ministre, originaire de Kaolack, qui entretient des liens historiques et affectifs avec la région. À travers cette tournée auprès des foyers religieux, Amy Mara Dièye réaffirme son attachement aux valeurs spirituelles et culturelles qui constituent le socle du vivre-ensemble sénégalais.

Conférence de presse du Mouvement AAR SUNU KOM KOM : plaidoyer pour la sécurité juridique et l’État de droit

Dakar, Sénégal – Le Mouvement AAR SUNU KOM KOM a tenu, ce samedi, une conférence de presse placée sous le signe de la défense de la sécurité juridique, de la présomption d’innocence et du respect de l’État de droit. Devant un parterre de journalistes, d’autorités et de citoyens, ses responsables ont livré un discours solennel, affirmant que « parler n’est plus un choix, mais un devoir ».

Un plaidoyer pour la République

Les intervenants ont insisté sur le fait que leur démarche n’était dirigée ni contre une institution ni contre la Justice, mais qu’elle visait avant tout à défendre la République et les principes qui garantissent les libertés de tous.

Selon eux, « lorsqu’un principe de droit est fragilisé pour un seul citoyen, c’est la protection de tous les citoyens qui devient plus fragile ».

Le cas Khadim Ba, un test institutionnel

Au cœur de cette conférence, le dossier de l’entrepreneur Khadim Ba a été présenté comme un « test de confiance et de crédibilité » pour les institutions sénégalaises.

Le mouvement rappelle que l’homme d’affaires, reconnu pour ses investissements et sa contribution à la création d’emplois, ne demande aucun privilège, mais simplement « le droit d’être jugé selon les règles du droit, dans le respect des garanties fondamentales ».

La justice, pilier de la croissance

Les orateurs ont souligné que la solidité des institutions et la crédibilité de la justice constituent des facteurs essentiels pour attirer les investisseurs.

« La sécurité juridique est le premier investissement d’une Nation. Elle est la monnaie invisible de la confiance », a déclaré un membre du mouvement, insistant sur le rôle central de la justice dans la stabilité économique et sociale du pays.

Un appel à l’unité nationale

Le Mouvement AAR SUNU KOM KOM a réaffirmé son engagement à défendre les principes républicains dans un esprit de paix civile. Il a appelé « toutes les forces vives de la Nation » à faire de la protection de l’État de droit une cause commune.

Le discours s’est conclu par une série de proclamations en faveur de la République, de la justice et de la sécurité juridique, ponctuées par cette invocation :

« Que Dieu bénisse le Sénégal. Que Dieu protège notre République. »

Création officielle du PATS : un nouveau souffle politique

Dakar, 27 juin 2026 – L’hôtel Azalaï de Dakar a accueilli, ce samedi, la cérémonie officielle de lancement du Parti d’Alliance pour la Teranga et la Souveraineté (PATS), dirigé par le Dr Alpha Ousmane Aw. Devant un parterre de militants et de sympathisants, le président du nouveau parti a exposé sa vision d’une gouvernance axée sur l’intérêt général et la souveraineté nationale.

Dans son allocution, le Dr Aw a dénoncé « une gouvernance qui ne dit pas son nom, plutôt axée sur des intérêts personnels ». Il a précisé que la création du PATS ne constitue pas une simple addition au paysage politique sénégalais, mais une réponse à la nécessité de bâtir une organisation structurée, dotée d’une stratégie claire et d’un plan de développement capable de conduire le pays « à bon port ».

Le président du PATS a insisté sur les principaux piliers de son projet politique :

  • la souveraineté alimentaire et la souveraineté industrielle, considérées comme essentielles pour créer des emplois et garantir l’autonomie du pays ;
  • la Teranga, présentée comme une valeur non négociable de l’identité nationale, symbole d’accueil, de dignité et de solidarité ;
  • une « souveraineté de gauche », centrée sur l’intérêt des populations, qu’il oppose à une souveraineté de droite jugée trop limitée à la préférence locale.

Le Dr Aw a également mis en garde contre les dérives de la xénophobie, qu’il qualifie de « maladie du cœur ». Prenant l’exemple de l’Afrique du Sud, il a souligné que le Sénégal, pays de la Teranga, doit préserver son ouverture tout en garantissant sa sécurité et sa souveraineté.

Sur le plan institutionnel, le leader du PATS a exprimé ses inquiétudes face aux menaces qui pèseraient sur l’Assemblée nationale et aux projets de réforme constitutionnelle en cours. Il a appelé à une large concertation nationale afin que toute modification de la Loi fondamentale fasse l’objet d’un débat inclusif associant l’ensemble des acteurs politiques et sociaux.

Enfin, le Dr Aw a dénoncé la corruption et le manque de transparence dans la gestion des ressources publiques. Il a plaidé pour un arrêt de « l’hémorragie » des ressources nationales afin de permettre au Sénégal de mobiliser pleinement ses richesses humaines et financières au service d’un véritable développement.

À travers cette cérémonie de lancement, le PATS entend ainsi se positionner comme une nouvelle force politique, mettant en avant la souveraineté, la justice sociale et la préservation des valeurs de la Teranga sénégalaise.

Dette publique : le FMI exige un audit international avant toute reprise du programme avec le Sénégal

Le Fonds monétaire international (FMI) a franchi une nouvelle étape dans son dialogue avec le Sénégal en conditionnant la poursuite de ses négociations avec les autorités à la réalisation d’un audit indépendant de la dette publique par un cabinet international privé. Cette exigence a été formulée mercredi par Julie Kozack, directrice du département de la communication du FMI, lors d’une conférence de presse consacrée aux relations entre l’institution financière et le Sénégal.

Cette position intervient dans un contexte particulièrement sensible marqué par les révélations liées à l’existence d’une dette non déclarée et par une forte dégradation des indicateurs d’endettement du pays. Le FMI estime qu’un audit externe et indépendant constitue désormais une étape indispensable pour établir la situation exacte des finances publiques et restaurer la confiance des partenaires financiers internationaux.

Malgré cette condition, l’institution de Bretton Woods affirme maintenir un dialogue constant avec les autorités sénégalaises. Julie Kozack a indiqué que les échanges techniques se poursuivent afin de parvenir à une compréhension commune des perspectives macroéconomiques du pays, de ses besoins de financement et des réformes prioritaires à mettre en œuvre.

Une mission du FMI a récemment séjourné à Dakar afin de poursuivre les discussions avec les responsables gouvernementaux. Au cours de cette visite, les experts de l’institution ont examiné les mesures déjà engagées par les autorités pour corriger les insuffisances mises en lumière par l’affaire de la dette cachée.

Le Fonds a notamment salué plusieurs initiatives entreprises par le gouvernement, parmi lesquelles le renforcement de la gestion des finances publiques, l’amélioration des mécanismes de gouvernance budgétaire ainsi que la création d’un dispositif destiné à centraliser la gestion de la dette publique. Ces réformes sont considérées comme des avancées importantes dans le processus de redressement des finances de l’État.

Le FMI reconnaît également les progrès réalisés grâce aux audits déjà effectués et aux réformes institutionnelles engagées depuis plusieurs mois. Toutefois, ces efforts demeurent insuffisants pour permettre la reprise normale du programme financier entre le Sénégal et l’institution.

Afin de rétablir pleinement la crédibilité des comptes publics, le Fonds recommande désormais plusieurs mesures complémentaires. Parmi elles figurent la réalisation d’un audit indépendant confié à un cabinet international privé, un examen exhaustif des arrêtés de paiement ainsi qu’un renforcement des dispositifs de contrôle budgétaire et de surveillance des finances publiques.

Julie Kozack a souligné que ces mesures supplémentaires bénéficient du soutien total du FMI et qu’elles sont jugées essentielles pour renforcer la transparence et la fiabilité des données budgétaires du Sénégal.

Cette exigence intervient alors que le niveau d’endettement du pays suscite de vives inquiétudes. Selon les estimations disponibles, la dette publique du Sénégal aurait atteint près de 132 % du produit intérieur brut à la fin de l’année 2024, plaçant le pays parmi les États les plus endettés de la sous-région.

Malgré cette situation préoccupante, le FMI relève que le Sénégal continue d’honorer ses engagements financiers et demeure à jour dans le remboursement de sa dette. L’institution considère toutefois que la clarification complète de la situation budgétaire et l’amélioration des mécanismes de contrôle constituent des préalables indispensables à la poursuite du partenariat financier avec le pays.

Kaolack : le MONEP renforce l’accompagnement des candidats au baccalauréat avec une synthèse de philosophie

Le Mouvement national des enseignants patriotiques (MONEP) de Kaolack a organisé une session de synthèse en philosophie destinée aux élèves de Terminale, dans le cadre de son programme d’accompagnement des candidats au baccalauréat. Cette initiative, devenue une tradition dans la région, vise à renforcer les capacités des apprenants et à les aider à mieux aborder l’une des disciplines les plus redoutées de l’examen.

Selon Moussa Traoré, vice-coordinateur du MONEP à Kaolack, cette activité est organisée depuis plusieurs années et bénéficie d’un accueil très favorable de la part des candidats.

« Nous organisons depuis plusieurs années des séances de synthèse en philosophie à l’intention des élèves de Terminale. Cette initiative a toujours reçu des retours très favorables de la part des candidats. C’est pourquoi nous avons décidé de la pérenniser », a-t-il déclaré.

Le responsable du MONEP a souligné que cette démarche s’inscrit dans la mission que s’est fixée le mouvement : accompagner les élèves dans leur parcours scolaire et contribuer à leur réussite aux examens et concours.

« Notre objectif est d’aider les élèves à surmonter les difficultés qu’ils rencontrent, particulièrement en philosophie. Nous envisageons également d’étendre cette initiative à d’autres disciplines, notamment les matières scientifiques », a-t-il ajouté.

À quelques jours des épreuves du baccalauréat, Moussa Traoré a également appelé les candidats à faire preuve de sérénité, de rigueur et de discipline, notamment en respectant les consignes des autorités académiques relatives à l’interdiction des téléphones portables dans les centres d’examen. Il a aussi invité les parents à renforcer leur vigilance avant le départ de leurs enfants vers les centres d’examen.

Les bénéficiaires de cette session ont salué la pertinence de l’initiative. Candidate au baccalauréat, Amina Ségnane estime que cette synthèse a permis de combler certaines lacunes liées au retard accusé dans le programme de philosophie.

« Cette synthèse nous a énormément aidés. Grâce à cette session, nous avons pu mieux comprendre les leçons ainsi que la méthodologie. L’ambiance était familiale et les explications du professeur étaient très claires », a-t-elle témoigné.

La candidate a également exhorté ses camarades à garder leur calme et à aborder les examens avec confiance.

La cérémonie a enregistré la présence de Marie-Thérèse Guèye, représentante du directeur général de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), Fadilou Keïta, qui a salué la qualité de l’organisation ainsi que la pertinence du thème retenu pour cette troisième édition : « Le MONEP, acteur clé pour un capital humain de qualité ».

« Ce thème s’inscrit parfaitement dans l’axe 2 de l’Agenda national de transformation Sénégal 2050, consacré au développement du capital humain », a-t-elle indiqué, avant d’encourager les organisateurs à poursuivre cette initiative.

De son côté, Abdou Karim Camara, responsable politique du parti PASTEF à Kaolack, a magnifié l’engagement du MONEP dans l’accompagnement des candidats au baccalauréat.

« Cette initiative permet aux élèves de réviser les notions philosophiques essentielles et de bénéficier d’une préparation générale avant les examens », a-t-il affirmé.

Il a particulièrement insisté sur le respect des mesures interdisant l’introduction des téléphones portables dans les centres d’examen, rappelant que plusieurs candidats ont déjà été exclus pour non-respect de cette règle.

À travers cette activité, le MONEP de Kaolack confirme ainsi sa volonté de contribuer à l’amélioration des performances scolaires et au renforcement du capital humain, en plaçant l’accompagnement pédagogique des élèves au cœur de ses priorités.

Île de Bassoul : 250 candidats à l’émigration irrégulière interceptés dans le Delta du Saloum

Les forces de défense et de sécurité ont intercepté, jeudi soir, une pirogue transportant 250 candidats à l’émigration irrégulière au large de l’île de Bassoul, dans l’arrondissement de Niodior, département de Foundiougne. L’information a été confirmée ce vendredi par une source sécuritaire.

L’embarcation a été repérée dans les bolongs du Delta du Saloum alors qu’elle s’apprêtait à prendre la mer en direction des côtes européennes. L’intervention des éléments de sécurité a permis d’empêcher le départ des migrants et de sécuriser l’ensemble des passagers présents à bord.

Selon les premières informations recueillies, la majorité des personnes interpellées sont de nationalité sénégalaise. Deux ressortissants étrangers figurent également parmi les candidats au départ. Les autorités n’ont pas encore communiqué sur leur identité ni sur leur pays d’origine.

Cette opération met une nouvelle fois en lumière la persistance des départs clandestins à partir des zones côtières du centre-ouest du Sénégal, notamment dans le Delta du Saloum, dont les nombreux bras de mer et chenaux constituent des points de départ privilégiés pour les réseaux de migration irrégulière.

À la suite de l’interception, les forces de sécurité ont procédé à la saisie du matériel destiné à la traversée. Des équipements de navigation ainsi que divers accessoires utilisés pour le voyage ont été récupérés lors de l’opération.

Une enquête a été immédiatement ouverte afin de déterminer les circonstances exactes de cette tentative de départ et d’identifier les éventuels organisateurs et complices impliqués dans cette opération. Les investigations devront également permettre d’établir les responsabilités dans l’organisation logistique du voyage.

Cette nouvelle interception intervient dans un contexte de multiplication des tentatives d’émigration irrégulière le long du littoral sénégalais. Malgré le renforcement des dispositifs de surveillance maritime et les campagnes de sensibilisation, de nombreux candidats continuent de tenter la traversée vers l’Europe au péril de leur vie.

Lutte contre le trafic de drogue : les Douanes sénégalaises détruisent d’importantes quantités de stupéfiants à la SOCOCIM

L’Administration des Douanes sénégalaises a pris part, ce vendredi, à une vaste opération d’incinération de produits prohibés organisée dans les installations industrielles de la SOCOCIM. Cette initiative, menée en collaboration avec plusieurs services de l’État, s’inscrit dans le cadre des actions de lutte contre le trafic illicite de stupéfiants et la consommation de drogues au Sénégal.

D’importantes quantités de substances illicites ont été détruites au cours de cette opération. Parmi les produits incinérés figuraient notamment de la cocaïne, du kush, du khat, de l’ecstasy, ainsi que diverses substances psychotropes et des précurseurs chimiques destinés à la fabrication de drogues.

La cérémonie s’est déroulée en présence de représentants des Douanes sénégalaises, de l’Office central de répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS), du Comité interministériel de lutte contre la drogue (CILD), ainsi que de plusieurs partenaires nationaux et internationaux engagés dans la lutte contre les trafics illicites.

Cette opération intervient dans le cadre de la 39e édition de la Semaine nationale de sensibilisation et de mobilisation contre l’abus et le trafic illicite de drogues. L’édition 2026 est placée sous le thème : « Le problème mondial de la drogue : des enjeux persistants, de nouveaux défis, des réponses innovantes ». À travers cette thématique, les autorités entendent attirer l’attention sur l’évolution des réseaux criminels, l’apparition de nouvelles substances et la nécessité de renforcer les stratégies de prévention et de répression.

L’un des temps forts de la cérémonie a été la remise officielle par les Douanes sénégalaises à l’OCRTIS d’un lot de 643 plaquettes de cocaïne destiné à la destruction. Cette importante saisie est issue d’une opération conjointe menée le 4 août 2025 à Rufisque par les Douanes et la Gendarmerie nationale.

Selon les autorités, cette action illustre la coopération étroite entre les différentes forces de défense et de sécurité dans la lutte contre le trafic international de stupéfiants. Le partage du renseignement, les opérations conjointes et la coordination des interventions constituent aujourd’hui des leviers essentiels pour faire face aux réseaux criminels transnationaux.

Le bilan des saisies réalisées par l’Administration des Douanes depuis le début de l’année demeure particulièrement significatif. Les services douaniers ont déjà intercepté près d’une tonne de cocaïne, en plus de nombreuses saisies de chanvre indien, de drogues de synthèse et d’autres substances illicites.

Venezuela : plus de 920 morts et 50.000 disparus après un double séisme, le pays plongé dans le chaos

Le Venezuela traverse l’une des pires catastrophes naturelles de son histoire récente après le double séisme qui a frappé le nord du pays mercredi. Les secousses, d’une magnitude de 7,2 puis 7,5, ont provoqué une destruction massive, faisant au moins 920 morts et plus de 50.000 disparus selon les autorités et les organismes humanitaires internationaux.

Deux jours après la catastrophe, l’ampleur des dégâts continue de se préciser tandis que l’espoir de retrouver des survivants s’amenuise. Les villes côtières du nord du pays, notamment La Guaira, située à proximité de Caracas, présentent un paysage de désolation avec des immeubles entièrement effondrés, des quartiers dévastés et des milliers de familles sans nouvelles de leurs proches.

Le président de l’Assemblée nationale, Jorge Rodriguez, a annoncé vendredi que le bilan officiel s’élevait désormais à 920 morts. À Genève, le responsable de l’aide humanitaire des Nations unies, Tom Fletcher, a indiqué que plus de 50.000 personnes restaient portées disparues, estimant que le nombre de victimes pourrait encore augmenter considérablement en raison des difficultés rencontrées par les équipes de secours.

À La Guaira, de nombreux habitants dénoncent la lenteur des opérations de sauvetage et le manque d’équipements spécialisés. Des familles, des voisins et des bénévoles tentent de dégager les décombres à mains nues ou avec des outils rudimentaires, faute de matériel lourd permettant de déplacer les blocs de béton et de découper les structures métalliques.

Parmi les survivants, Marlon Ochoa recherche toujours sa mère, son épouse et son fils. Selon lui, plusieurs personnes seraient encore vivantes sous les décombres, mais les secours manqueraient de moyens pour intervenir rapidement.

Face à la catastrophe, la présidente par intérim Delcy Rodriguez a annoncé le déploiement de 14.000 militaires et policiers dans l’État de La Guaira afin d’assurer la sécurité et de soutenir les opérations d’urgence. Les autorités ont également renforcé la présence des forces de l’ordre après plusieurs cas de pillages signalés dans les zones sinistrées.

La communauté internationale a commencé à se mobiliser. Des équipes de recherche et de sauvetage provenant d’au moins dix-sept pays sont arrivées au Venezuela afin de participer aux opérations. Les États-Unis ont annoncé l’envoi d’une mission de 250 personnes ainsi qu’une aide financière de 150 millions de dollars. Des navires, des avions de transport et des hélicoptères ont également été mobilisés pour appuyer les secours.

Cependant, les spécialistes restent pessimistes quant aux chances de retrouver de nombreux survivants. Le chef d’une équipe de secouristes chiliens présente à La Guaira a indiqué que les opérations se concentraient désormais essentiellement sur la récupération des corps.

Le bilan humain touche également plusieurs ressortissants étrangers. Parmi les victimes figurent notamment des personnes de nationalité ou d’origine portugaise, chinoise, espagnole, brésilienne, chilienne et italienne.

Sur le terrain, la colère de la population s’intensifie. De nombreux habitants reprochent aux autorités leur manque de réactivité et dénoncent l’insuffisance des moyens déployés. À Caracas, la présidente Delcy Rodriguez a été prise à partie par des riverains venus réclamer davantage d’actions concrètes pour sauver les personnes ensevelies.

Au même moment, l’opposante Maria Corina Machado a appelé à la libération des prisonniers politiques afin qu’ils puissent retrouver leurs familles durant cette période de deuil national.

Les conséquences du séisme dépassent les frontières du Venezuela. Les secousses ont été ressenties en Colombie et au Brésil, tandis que plus de 300 répliques ont déjà été enregistrées par les services sismologiques.

Litige foncier à Ngaparou : Awa Baldé et Aziz Ndiaye s’affrontent devant la justice, verdict attendu en septembre

Un important contentieux foncier opposant Awa Baldé au promoteur de lutte Aziz Ndiaye est actuellement examiné par le tribunal correctionnel de Dakar. Au cœur du différend, un terrain de 7 000 mètres carrés situé à Ngaparou, dont la vente, conclue en 2018, fait aujourd’hui l’objet d’accusations croisées d’escroquerie, de contestations sur le prix réel de la transaction et de demandes d’indemnisation de plusieurs centaines de millions de francs CFA.

Selon les éléments évoqués à l’audience, Awa Baldé réclame 200 millions de francs CFA de dommages et intérêts à Aziz Ndiaye, qu’elle accuse de ne pas avoir respecté les engagements pris lors de l’acquisition du terrain. En retour, le promoteur de lutte demande 10 millions de francs CFA pour abus de constitution de partie civile.

À la barre, Awa Baldé a expliqué avoir accepté la vente d’un terrain appartenant à son ex-époux, pour lequel elle disposait d’une procuration. Elle affirme qu’un accord avait été conclu avec Aziz Ndiaye autour d’un montant de 120 millions de francs CFA, auquel devait s’ajouter la construction d’une villa clé en main.

La plaignante soutient que le promoteur lui avait promis une villa évaluée à 350 millions de francs CFA. Selon son témoignage, elle aurait perçu un premier acompte de 25 millions de francs CFA ainsi que plusieurs versements échelonnés. Elle affirme avoir reçu au total différentes sommes, notamment 37 millions de francs CFA remis en plusieurs tranches, mais indique n’avoir jamais obtenu la villa promise.

Elle a également déclaré qu’après avoir commencé à évoquer le dossier sur les réseaux sociaux, Aziz Ndiaye lui aurait remis 10 millions de francs CFA supplémentaires. Malgré ces versements, elle estime ne pas avoir bénéficié de l’intégralité des engagements pris lors de la transaction.

Face au tribunal, Aziz Ndiaye a fermement contesté les accusations portées contre lui. Il a soutenu qu’aucun accord portant sur 120 millions de francs CFA et une villa n’avait existé. Selon sa version, c’est Awa Baldé qui l’aurait approché pour lui proposer l’acquisition du terrain.

Le promoteur a expliqué qu’il n’était pas initialement intéressé par la transaction avant qu’un accord ne soit finalement trouvé autour d’un prix de 50 millions de francs CFA. Il a précisé que la parcelle appartenait juridiquement à l’ex-mari d’Awa Baldé et que cette dernière ne disposait que d’une procuration.

Aziz Ndiaye affirme également que le terrain avait été acquis en 2011 pour un montant de 11 millions de francs CFA avant d’être revendu en 2018. Il estime ainsi que les montants avancés par la partie adverse ne correspondent pas à la réalité de la transaction.

Awa Baldé, de son côté, a insisté sur la valeur réelle du bien. Elle a décrit la parcelle comme un véritable verger comprenant plusieurs aménagements et investissements. Selon elle, le terrain abritait des manguiers, un poulailler, deux puits ainsi que diverses installations réalisées au fil des années.

Elle a notamment affirmé avoir investi près de 30 millions de francs CFA dans la clôture du terrain. Ces différents aménagements, selon elle, justifient la valeur élevée de la propriété et rendent peu crédible l’hypothèse d’une vente à seulement 50 millions de francs CFA.

Le dossier aurait également été porté devant le Pool judiciaire financier. Aziz Ndiaye a indiqué que cette procédure avait été classée sans suite. Il affirme détenir des documents prouvant qu’Awa Baldé a reçu l’intégralité des sommes convenues lors de la vente.

Le promoteur soutient en outre que son ancienne cocontractante lui resterait redevable de certains frais liés à la mutation du terrain. Il affirme qu’une décharge signée par Awa Baldé attesterait du paiement des montants dus.

Les avocats des deux parties ont largement débattu de la valeur réelle du terrain. La défense d’Awa Baldé a sollicité la désignation d’un expert afin d’évaluer la valeur vénale de la parcelle au moment de la transaction en 2018.

Selon la partie civile, le terrain pourrait aujourd’hui atteindre une valeur particulièrement importante. L’un des avocats a même avancé une estimation de 1 milliard 750 millions de francs CFA, estimant qu’une vente à 50 millions de francs CFA apparaîtrait difficilement justifiable au regard du marché foncier de la zone.

Les conseils d’Aziz Ndiaye ont, pour leur part, contesté la demande d’expertise et demandé le rejet de la constitution de partie civile. Ils estiment que les éléments du dossier démontrent que les engagements financiers ont été respectés et que les accusations formulées à l’encontre de leur client ne sont pas fondées.

Affaire des 32 milliards de faux billets : le procès de Bougazelli renvoyé au 8 octobre 2026

Le procès de l’ancien député Seydina Fall Bougazelli dans l’affaire présumée des 32 milliards de francs CFA en faux billets continue de connaître des reports successifs. Prévue devant le tribunal correctionnel de Dakar le jeudi 25 juin 2026, l’audience n’a finalement pas permis d’aborder le fond du dossier. Le tribunal a décidé de renvoyer l’affaire au 8 octobre prochain.

Cette nouvelle décision prolonge encore une procédure judiciaire ouverte depuis près de sept ans et qui demeure l’une des affaires de faux monnayage les plus médiatisées du Sénégal.

Lors de l’audience, le parquet avait pourtant insisté sur la nécessité de juger enfin ce dossier, soulignant sa longue durée devant les juridictions. Cependant, plusieurs obstacles procéduraux ont empêché la tenue des débats.

Selon les éléments rapportés à l’audience, certains coprévenus, placés sous liberté provisoire, n’ont pas comparu devant le tribunal. Cette absence a constitué l’un des principaux motifs du renvoi.

Par ailleurs, l’avocat de Seydina Fall Bougazelli, Me Ciré Clédor Ly, arrivé après l’ouverture des débats, a sollicité un report afin de pouvoir assurer la défense de son client dans des conditions jugées satisfaisantes. Le tribunal a fait droit à cette requête et a fixé la prochaine audience au 8 octobre 2026.

L’affaire remonte au mois de novembre 2019. À l’époque, les éléments de la Section de recherches de la gendarmerie de Colobane avaient mené plusieurs opérations de surveillance dans le cadre d’une enquête portant sur un vaste réseau présumé de faux billets.

Les investigations avaient conduit à l’interpellation de Seydina Fall Bougazelli le 14 novembre 2019 à la station-service de Ngor. L’ancien parlementaire, alors membre de l’Alliance pour la République, avait été arrêté dans le cadre d’une enquête portant sur un montant estimé à 32 milliards de francs CFA en faux billets de banque.

Selon les enquêteurs, l’affaire aurait débuté avec l’arrestation de Mamadou Samb, trouvé en possession de coupures suspectes. Son interpellation aurait permis aux gendarmes de remonter progressivement jusqu’à l’ancien député.

Les enquêteurs lui reprochent également d’avoir tenté de remettre une somme de 10 millions de francs CFA aux gendarmes afin d’obtenir sa libération. Cette tentative présumée n’aurait toutefois pas empêché son placement en garde à vue puis sa présentation à la justice.

Après deux jours de garde à vue, Seydina Fall Bougazelli avait été déféré devant le doyen des juges d’instruction, feu Samba Sall, qui lui avait décerné un mandat de dépôt. Plusieurs demandes de liberté provisoire avaient ensuite été rejetées avant qu’il ne bénéficie, le 3 juin 2020, d’une remise en liberté provisoire pour des raisons médicales.

L’ancien député n’est pas le seul poursuivi dans cette affaire. Plusieurs autres personnes sont également renvoyées devant le tribunal, notamment Oumar Samba, Malé Diagne, Khalifa Ababacar Dia, Ousmane Dione, connu sous le surnom de Nguess, ainsi que le ressortissant burkinabè Moussa Ouédrago.

Les mis en cause répondent notamment des chefs d’association de malfaiteurs, de contrefaçon de billets de banque ayant cours légal et de blanchiment de capitaux.

Réforme constitutionnelle : l’appel de Driss Junior Diallo pour préserver le caractère pluraliste des institutions

L’Assemblée nationale est convoquée ce lundi 29 juin pour adopter la proposition de loi n°17/2026 portant révision de la Constitution.

Moins de dix jours entre la commission et le vote, sur notre Loi fondamentale : ce rythme doit nous interpeller.

Je ne conteste pas le principe d’une réforme. Mais une réforme peut être juste dans son principe et viciée dans sa méthode. La réviser par la seule force du nombre, sans consulter directement les citoyens, c’est risquer de glisser du progrès institutionnel au tripatouillage des institutions.

Je plaide pour quatre exigences :
— reporter le vote pour une large concertation (opposition, société civile, autorités religieuses et coutumières, jeunesse, femmes, diaspora) ;

— vulgariser et traduire le texte avant toute adoption : le peuple doit comprendre avant de se prononcer ;

— soumettre l’essentiel au référendum ;

— préserver une composition pluraliste du gardien de la Constitution, et rendre le scrutin réellement divers (deux bulletins, deux urnes).

Renforcer l’État, oui. Confisquer la République, jamais.

Une Constitution appartient à la Nation, pas à une majorité ni à un homme.

Mon point de vue complet en pièce jointe (PDF, sur demande).

Driss Junior DIALLO,
Consultant — Acteur Socio-Politique.

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