Solidarité : l’Église plaide pour une économie au service du bien commun

La cérémonie de pose de la première pierre d’un ambitieux projet immobilier s’est tenue ce vendredi à Dakar, sous la présidence de l’archevêque Monseigneur André Guèye. L’événement, marqué par des discours engagés, a mis en lumière la volonté de l’Église et de ses partenaires de promouvoir une économie tournée vers le bien commun.

Monseigneur André Guèye a exhorté les cadres chrétiens à dépasser les intérêts personnels afin de travailler en faveur de l’avenir collectif. « Ce bijou doit être un apport positif pour la communauté chrétienne, mais aussi pour la commune où il est implanté », a-t-il déclaré, insistant sur la dimension sociale et spirituelle du projet.

De son côté, le président de l’ADECCS, Étienne Dienne, a détaillé les ambitions de ce chantier. « Nous comptons construire l’une des plus belles tours de la zone, un siège stratégique du patronat chrétien sénégalais et africain. À partir de ce siège, nous voulons piloter des projets en faveur de l’emploi des jeunes et des questions économiques », a-t-il expliqué.

Il a également souligné la portée panafricaine de l’initiative, qui vise à impulser un développement durable et inclusif.

Partenaire du projet, le directeur général de Sablux Immobilier, Marc Ndiaye, a précisé que l’investissement se chiffre déjà à plusieurs milliards de francs CFA et que la durée des travaux est estimée à 36 mois. « Nous accompagnerons le projet jusqu’à son terme et assurerons la gestion de l’immeuble impérial », a-t-il affirmé.

Le maire de Fass-Colobane-Gueule Tapée, Abdou Aziz Paye, a pour sa part salué une initiative « venue à son heure ». Selon lui, ce projet doit bénéficier directement aux jeunes ainsi qu’aux populations de la commune. « Les écoles sont en face, les jeunes doivent ressentir l’apport de ce bijou », a-t-il indiqué.

Au-delà de sa dimension architecturale, cette future tour se veut le symbole d’une économie solidaire, portée par l’Église et ses partenaires, au service du développement social et économique du Sénégal.

Ndiédieng : Thierno Kébé réaffirme son engagement en faveur de la jeunesse et du développement local

Le président du Mouvement Naatal Sa Gokh et coordonnateur communal de la coalition Diomaye Président à Ndiédieng, Thierno Kébé, a effectué une visite à l’école de football de Mboudaye Sérère afin de réaffirmer son engagement en faveur de la jeunesse et du sport à la base.

Au cours de cette visite, il a échangé avec les encadreurs et les jeunes pensionnaires sur les enjeux liés à la formation, à l’encadrement et à l’accompagnement des talents locaux. Saluant le travail des éducateurs sportifs, il a souligné le rôle essentiel des écoles de football dans l’éducation, la discipline et l’insertion sociale des jeunes.

« Investir dans le sport, c’est investir dans l’avenir de notre commune et de notre pays », a déclaré Thierno Kébé, réaffirmant sa volonté d’accompagner les initiatives destinées à promouvoir la jeunesse.

Cette visite a également été marquée par l’inauguration officielle de l’arrêt Zakarta, désormais baptisé « Arrêt Thierno Kébé ». Lors de cette cérémonie, organisée en présence des autorités locales et des populations, le responsable politique a appelé au renforcement de la solidarité et de l’engagement citoyen en faveur du développement de la commune de Ndiédieng.

Les responsables de l’école de football ainsi que les habitants ont salué l’engagement de Thierno Kébé en faveur du développement social, éducatif et communautaire de la localité.

Foundiougne : le Delta du Saloum mise sur Niumi Badiya pour renforcer son attractivité culturelle et touristique

À l’approche du festival Niumi Badiya, prévu du 3 au 5 juillet prochain à Toubacouta, le gestionnaire du Delta du Saloum, site inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, Mahécor Diouf, a mis en avant la dimension transfrontalière et fédératrice de cet événement culturel.

Cette année, une importante délégation venue de la Gambie ainsi que plusieurs collectivités territoriales sénégalaises sont attendues à cette manifestation qui se veut un cadre d’échanges, de coopération et de promotion du patrimoine local.

« Le festival s’inscrit dans une dynamique de coopération entre les communes autour de la gouvernance locale, du développement culturel et du management culturel. Parmi les partenaires figurent notamment la commune de Diofior, avec laquelle les organisateurs travaillent sur plusieurs initiatives de développement, ainsi que la commune de Sédhiou, partenaire depuis près de sept ans. Cette collaboration favorise la participation d’organisations culturelles, d’orchestres et d’artistes à l’événement », a expliqué Mahécor Diouf.

Il a également indiqué que la commune de Kaffrine prendra part au festival à travers une importante délégation. D’autres collectivités, notamment une commune de Dakar et la commune de Sandiara, pourraient également rejoindre cette dynamique de coopération.

Selon M. Diouf, l’ambition est de mettre en place un réseau de communes engagées dans l’organisation de festivals afin de créer un cadre d’échanges et de réflexion sur l’aménagement du territoire, le développement communal et la mise en œuvre de projets structurants.

Le festival se veut aussi un outil de promotion du patrimoine naturel et culturel du Delta du Saloum. Parmi les principales activités prévues figurent des visites guidées de sites touristiques destinées aux étudiants, dans le but de les sensibiliser aux richesses touristiques, culturelles et environnementales de cette zone exceptionnelle.

L’événement prévoit également une exposition de produits locaux mettant en valeur le savoir-faire des producteurs et artisans du terroir, tout en contribuant à la promotion de l’économie locale et du tourisme durable.

Moussa Dia plaide pour un renforcement du sport scolaire comme outil de formation citoyenne

Les phases finales régionales du sport scolaire se sont déroulées le mercredi 24 juin 2026 au stade Lamine Guèye de Kaolack, à l’initiative de l’Inspection d’académie de Kaolack, en collaboration avec la Ligue académique du sport scolaire (LASS). Cette importante manifestation sportive a réuni des élèves venus de plusieurs établissements de la région autour de diverses disciplines.

Les compétitions ont concerné aussi bien les sports collectifs, notamment le football, le handball et le basketball, que les disciplines individuelles telles que l’athlétisme, le karaté, le taekwondo, la gymnastique et la lutte traditionnelle.

Selon l’Inspection d’académie, cette rencontre sportive constitue un moment de mobilisation, de communion et de promotion des valeurs éducatives à travers le sport, en associant les élèves, les acteurs du système éducatif ainsi que l’ensemble de la population.

À travers cette initiative, les autorités académiques entendent renforcer la place du sport scolaire comme levier d’éducation, de cohésion sociale, de détection des talents et de promotion de l’excellence au sein des établissements de la région de Kaolack.

« Le sport scolaire s’impose de plus en plus comme un pilier essentiel de l’éducation au sein de l’Académie de Kaolack. Au-delà des compétitions, il constitue un puissant outil de formation, de socialisation et de promotion des valeurs civiques auprès des élèves », a expliqué Samba Diakhaté, inspecteur d’académie de Kaolack.

Selon lui, les différentes compétitions organisées chaque année permettent de faire du sport un véritable complément de l’enseignement. Le football, l’athlétisme, le handball, le basketball, la gymnastique et d’autres disciplines offrent aux élèves l’occasion de développer leurs aptitudes physiques, leur esprit d’équipe ainsi que leur sens de la discipline et du respect des règles.

L’Inspection d’académie de Kaolack, en collaboration avec les Inspections de l’éducation et de la formation (IEF), multiplie les initiatives afin de renforcer la pratique sportive dans les établissements scolaires.

Pour les responsables du système éducatif, le sport scolaire contribue à la réussite des élèves en favorisant leur épanouissement, leur inclusion sociale et la lutte contre les comportements à risque. Il permet également de détecter de jeunes talents susceptibles de représenter la région et le Sénégal lors des compétitions nationales et internationales.

« L’Académie de Kaolack met également l’accent sur la promotion des valeurs citoyennes à travers le sport. Le fair-play, la solidarité, le respect de l’adversaire, la persévérance et la recherche de l’excellence sont autant de principes transmis aux élèves durant les activités sportives », a ajouté Samba Diakhaté.

Il a souligné que cette vision s’inscrit dans la politique éducative nationale qui considère le sport comme un facteur de développement humain et de cohésion sociale.

Prenant la parole à son tour, le président de la Fédération nationale du sport scolaire, Moussa Dia, a réaffirmé l’engagement du ministère de l’Éducation nationale en faveur du développement du sport scolaire, considéré comme un puissant outil de formation citoyenne et de transmission des valeurs.

« La meilleure manière de transmettre les valeurs de l’éducation, c’est à travers le sport », a déclaré Moussa Dia.

Selon lui, le département de l’Éducation nationale travaille depuis plusieurs années à la révision des contenus des programmes scolaires afin d’y intégrer davantage l’approche « sport et développement ». Cette orientation vise à faire du sport un véritable outil pédagogique capable de favoriser chez les élèves l’esprit d’équipe, le respect, la discipline, la solidarité et le civisme.

« Le sport permettra de transmettre aux enfants les valeurs positives de notre société », a-t-il insisté, mettant en avant le rôle de l’activité physique dans la formation des citoyens de demain.

À travers cette vision, le ministère de l’Éducation nationale entend faire du sport scolaire un pilier du développement humain, en contribuant à l’épanouissement des élèves et à la consolidation des valeurs qui fondent la société sénégalaise.

Au terme de la cérémonie, Moussa Dia a réaffirmé la volonté des autorités éducatives de faire du sport scolaire un véritable moteur de réussite, d’éducation aux valeurs et de promotion de l’excellence, aussi bien sur les terrains de sport que dans les salles de classe.

Infanticide présumé à Kolda : un couple placé en garde à vue après des versions contradictoires

La Sûreté urbaine du Commissariat central de Kolda a procédé, le 23 juin 2026, à l’interpellation d’un couple dans le cadre d’une enquête pour infanticide présumé. L’affaire, qui suscite une vive émotion dans la région, fait suite à un signalement effectué par le médecin-chef de région après la découverte d’éléments jugés suspects concernant une femme admise dans une structure sanitaire de la ville.

Selon les informations communiquées par la police, l’enquête a débuté après qu’une ménagère domiciliée au quartier Zone Lycée a été prise en charge au poste de santé de Sikilo Ouest pour de fortes douleurs abdominales. La sage-femme ayant reçu la patiente a indiqué aux enquêteurs que cette dernière lui avait confié avoir accouché à domicile et que sa famille avait déjà procédé à l’inhumation du nouveau-né.

Cependant, dès le lendemain, l’époux de la femme a pris contact avec le personnel médical en affirmant que son épouse lui avait déclaré avoir accouché au poste de santé et que les agents sanitaires s’étaient eux-mêmes chargés de l’enterrement du bébé. Ces déclarations contradictoires ont immédiatement éveillé les soupçons et conduit à la saisine des services de police.

La sage-femme a par ailleurs précisé que la grossesse avait atteint un stade avancé, estimé à environ 37 semaines d’aménorrhée, laissant penser à une grossesse quasiment à terme.

Au cours de son audition, la mère présumée a livré une nouvelle version des faits. Elle a affirmé avoir accouché le 19 juin, en cours de route vers une structure sanitaire, d’un fœtus mort-né qu’elle a présenté comme étant âgé de six mois. Selon ses déclarations, son mari aurait refusé de la conduire à l’hôpital, la contraignant à abandonner le corps dans un endroit isolé avant de le recouvrir de feuilles.

Entendu à son tour par les enquêteurs, le mari, présenté comme marchand ambulant, a catégoriquement rejeté ces accusations, niant avoir refusé d’assister son épouse ou de l’accompagner vers un établissement de santé.

Les investigations menées par la police se sont poursuivies sur le terrain. Les agents ont effectué des opérations de ratissage dans la zone indiquée par la mise en cause afin de retrouver le corps du nouveau-né. Toutefois, les recherches se sont révélées infructueuses. Aucun corps n’a été découvert et les témoignages recueillis auprès du voisinage n’ont pas permis d’apporter des éléments supplémentaires susceptibles d’éclairer les circonstances de cette affaire.

Nomination de Thione Niang : Diomaye Faye mise sur le soft power pour renforcer l’image du Sénégal à l’international

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a procédé à la nomination de Thione Niang au poste d’ambassadeur itinérant de la République du Sénégal. Cette désignation traduit la volonté des autorités sénégalaises de renforcer le rayonnement international du pays à travers une stratégie axée sur le soft power, la diplomatie d’influence et la mobilisation des compétences de la diaspora.

Dans une déclaration publiée sur ses réseaux sociaux, Thione Niang a exprimé sa satisfaction à la suite de cette nomination, tout en précisant les contours de sa nouvelle mission. Selon lui, il sera chargé de piloter la stratégie de « nation branding » et de soft power du Sénégal, avec pour objectif de promouvoir l’image du pays à l’échelle internationale.

L’ancien expert en leadership et entrepreneur social aura également pour mission de développer des partenariats stratégiques, d’attirer des opportunités d’investissement et de mobiliser les talents ainsi que les réseaux influents de la diaspora sénégalaise. Cette orientation s’inscrit dans la volonté des nouvelles autorités de faire de la diaspora un levier important du développement économique, culturel et diplomatique du pays.

Déjà conseiller du chef de l’État, Thione Niang exercera en outre les fonctions d’envoyé spécial pour les projets nationaux structurants. À ce titre, il devra accompagner les initiatives et les opportunités susceptibles de contribuer à la transformation économique et sociale du Sénégal.

Cette nomination intervient dans un contexte où les questions d’attractivité, de diplomatie économique et de rayonnement culturel occupent une place croissante dans les politiques publiques. Les autorités entendent ainsi renforcer la présence du Sénégal dans les grands réseaux internationaux et promouvoir les atouts du pays dans des secteurs tels que l’innovation, l’entrepreneuriat, la culture et le développement durable.

Dans son message, le nouvel ambassadeur itinérant a affirmé sa conviction que le Sénégal dispose de tous les atouts nécessaires pour devenir une référence mondiale en matière de démocratie, d’innovation, d’entrepreneuriat, de culture et de développement durable. Il a également assuré qu’il accomplira cette mission avec un sens élevé des responsabilités au service de la nation.

Affaire du terrain de Ngaparou : Aziz Ndiaye et Awa Baldé livrent deux versions opposées devant le tribunal

Le tribunal correctionnel de Dakar a examiné ce jeudi le différend opposant l’homme d’affaires Aziz Ndiaye à Awa Baldé autour de la vente d’un terrain de plus de 7.000 mètres carrés situé à Ngaparou. Au cœur des débats : le montant réel de la transaction, les engagements supposés pris entre les deux parties et la qualification juridique des faits dénoncés par la plaignante.

À la barre, Awa Baldé a maintenu que la vente du terrain ne portait pas sur les 50 millions de francs CFA mentionnés dans l’acte de cession, mais sur un montant global dépassant 120 millions de francs CFA, auquel devait s’ajouter la remise d’une villa clé en main dans le cadre d’un projet immobilier.

Selon la plaignante, elle aurait accepté que le contrat officiel fasse apparaître un montant inférieur à la somme réellement convenue. Elle affirme avoir agi à la demande d’Aziz Ndiaye, qui lui aurait expliqué que cette démarche permettrait de réduire certains frais liés à la transaction.

Awa Baldé soutient n’avoir finalement perçu qu’environ 37 millions de francs CFA et n’avoir jamais reçu la villa qui lui aurait été promise. Estimant avoir été victime d’une tromperie, elle a d’abord saisi les autorités judiciaires en visant Aziz Ndiaye ainsi qu’Élimane Lam.

Une enquête a été ouverte par la Division des investigations criminelles avant que le dossier ne soit classé sans suite par le Pool judiciaire financier. Refusant cette issue, la plaignante a décidé d’engager une citation directe devant le tribunal correctionnel de Dakar.

Face aux accusations, Aziz Ndiaye a fermement rejeté toute intention frauduleuse. L’administrateur de la société Aziz Business Company a expliqué que c’est Awa Baldé elle-même qui lui aurait proposé l’acquisition du terrain.

Selon lui, la transaction a été librement négociée et conclue pour un montant de 50 millions de francs CFA, somme qui aurait été intégralement versée. Il a également indiqué avoir supporté les frais de mutation du terrain.

Le prévenu a précisé que le bien appartenait initialement à l’ex-époux de la plaignante et que cette dernière ne disposait que d’une procuration lui permettant de procéder à la vente. Il a également soutenu que le terrain, acheté quelques années auparavant pour environ 11 millions de francs CFA, ne présentait pas à l’époque la valeur qu’il possède aujourd’hui.

Aziz Ndiaye a déclaré n’avoir jamais entendu parler d’un accord portant sur 120 ou 125 millions de francs CFA avant le dépôt de la plainte devant le Pool judiciaire financier. Il a également nié avoir promis une villa à la vendeuse.

Revenant sur les circonstances de la transaction, Awa Baldé a insisté sur la relation de confiance qui l’unissait à l’homme d’affaires. Elle a affirmé considérer Aziz Ndiaye comme un grand frère et avoir accepté certaines modalités de la vente en raison des liens personnels qui existaient entre eux.

Elle a expliqué que la vente du terrain devait lui permettre de faire face à plusieurs urgences familiales, notamment la prise en charge médicale de sa mère malade. Selon elle, les difficultés sont apparues après la signature des documents, lorsqu’elle a tenté d’obtenir le versement des sommes promises.

La plaignante a également indiqué disposer de messages téléphoniques susceptibles, selon elle, de confirmer ses déclarations. Elle a affirmé que le prévenu aurait tenté de la convaincre de modifier sa position.

Les avocats de la partie civile ont insisté sur la notion de confiance trahie. Ils estiment que leur cliente aurait été victime de manœuvres ayant permis de lui faire signer un acte ne reflétant pas les véritables engagements pris entre les parties.

La défense a demandé qu’une expertise soit réalisée afin d’évaluer la valeur réelle du terrain en 2018. Les conseils d’Awa Baldé considèrent qu’une telle mesure permettrait de déterminer si la venderesse a effectivement subi un préjudice financier.

Ils ont également sollicité la condamnation du prévenu ainsi que l’allocation de 200 millions de francs CFA de dommages et intérêts.

En réponse, les avocats d’Aziz Ndiaye ont soutenu qu’il ne s’agissait nullement d’une affaire pénale, mais d’un simple différend contractuel relevant du droit civil. Ils ont produit plusieurs documents, notamment des décharges signées par la plaignante, attestant selon eux du paiement intégral du prix convenu.

La défense a également soulevé la prescription des faits, rappelant que la transaction remonte à l’année 2018 alors que la procédure judiciaire n’a été engagée qu’en 2025.

Les conseils du prévenu estiment que la plaignante regrette aujourd’hui la vente du terrain en raison de la forte valorisation du site après les investissements réalisés dans la zone de Ngaparou.

Pour eux, aucun élément du dossier ne permet de démontrer l’existence de manœuvres frauduleuses préalables ou concomitantes à la signature du contrat, condition indispensable à la caractérisation du délit d’escroquerie.

Les avocats d’Aziz Ndiaye ont ainsi demandé la relaxe de leur client et sollicité la condamnation de la partie civile pour constitution abusive de partie civile, réclamant à ce titre la somme de 10 millions de francs CFA à titre de dommages et intérêts.

Mondial 2026 : le Sénégal joue sa survie face à l’Irak à Toronto

Les Lions du Sénégal disputent ce vendredi un rendez-vous décisif dans la Coupe du monde 2026. Opposés à l’Irak au BMO Field de Toronto, les hommes du sélectionneur sénégalais abordent cette troisième et dernière journée de la phase de groupes avec l’obligation de réaliser un résultat positif pour espérer poursuivre l’aventure mondiale.

Battu lors de ses deux premières sorties, d’abord par la France (3-1), puis par la Norvège (3-2), le Sénégal se retrouve dos au mur dans le groupe I. Malgré des prestations parfois encourageantes, les Lions n’ont pas réussi à convertir leurs temps forts en résultats, compromettant ainsi leurs chances de qualification avant cette ultime rencontre.

Face à eux, l’Irak traverse également une phase de groupes compliquée. Les Irakiens se sont inclinés contre la Norvège (4-1) puis face à la France (3-0), ce qui fait de cette confrontation un duel entre deux équipes en quête d’un sursaut d’orgueil et d’un dernier espoir de qualification.

Cette rencontre revêt une importance particulière pour la sélection sénégalaise qui ambitionnait de confirmer son statut parmi les meilleures nations africaines après ses performances remarquées lors des précédentes éditions de la Coupe du monde. Les Lions devront faire preuve de réalisme offensif et de solidité défensive afin de renouer avec la victoire.

À Toronto, les supporters sénégalais attendent une réaction d’orgueil d’un groupe qui possède l’expérience et le talent nécessaires pour relever ce défi. Les cadres de l’équipe sont particulièrement attendus dans ce rendez-vous où chaque détail pourrait faire la différence.

Dans le même temps, l’autre rencontre du groupe opposera la France à la Norvège. Les résultats de ces deux matchs détermineront le classement final et les équipes qui poursuivront leur parcours dans la compétition.

Coopération énergétique : Dakar et Nouakchott accélèrent les dossiers stratégiques du gaz

Le Sénégal et la Mauritanie poursuivent le renforcement de leur coopération énergétique autour des grands projets gaziers communs. Le ministre sénégalais de l’Énergie et du Pétrole, El Hadji Abdourahmane Diouf, a été reçu ce jeudi 25 juin 2026 à Nouakchott par le président mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, en sa qualité d’envoyé spécial du président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye.

Cette visite de haut niveau s’inscrit dans le cadre du suivi des engagements entre les deux pays, notamment autour de l’exploitation des ressources gazières partagées et du développement des projets énergétiques stratégiques. Au cours de l’audience, le ministre sénégalais a transmis au chef de l’État mauritanien un message du président sénégalais portant sur le renforcement des relations bilatérales et la consolidation du partenariat énergétique entre Dakar et Nouakchott.

À l’issue de cette rencontre, El Hadji Abdourahmane Diouf a pris part à une réunion ministérielle de coordination consacrée au suivi des principaux dossiers énergétiques liant les deux États. Les discussions ont essentiellement porté sur l’état d’avancement du projet gazier Grand Tortue Ahmeyim, considéré comme l’un des plus importants projets offshore de la sous-région.

Les deux parties ont également examiné l’évolution des négociations en cours avec la société BP concernant le prélèvement du gaz destiné à satisfaire les besoins domestiques sous forme de gaz naturel liquéfié. Cette question demeure un enjeu majeur pour les autorités sénégalaises et mauritaniennes qui souhaitent assurer un accès durable à l’énergie tout en maximisant les retombées économiques de leurs ressources naturelles.

Les échanges ont aussi porté sur plusieurs aspects réglementaires et financiers liés au projet, notamment les questions relatives au protocole douanier ainsi qu’au régime fiscal applicable aux opérations gazières. Ces dossiers sont jugés déterminants pour garantir une exploitation harmonieuse et rentable des ressources partagées.

Selon le ministre sénégalais, cette réunion a permis d’évaluer les avancées réalisées et d’identifier les prochaines étapes devant permettre d’accélérer le traitement des différents dossiers. Il s’est félicité de la qualité des échanges et de la convergence de vues entre les deux pays sur les enjeux énergétiques.

Le gouvernement concrétise une vieille doléance des populations de Fass Barigo

Les populations de la commune de Fass Barigo peuvent désormais entrevoir la fin de leurs difficultés d’accès à l’eau potable. Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Cheikh Tidiane Dièye, a procédé à la mise en service officielle d’un nouveau forage destiné à alimenter cette localité du département de Gossas.

Cette infrastructure s’inscrit dans la politique du gouvernement visant à renforcer l’accès à l’eau potable en milieu rural. Selon le ministre, cette priorité découle des orientations données par le président de la République.

« Le président de la République place l’accès à l’eau potable et à l’assainissement au rang des priorités absolues du gouvernement. Il nous a donné des instructions claires afin que des solutions soient apportées avec diligence partout où des besoins sont exprimés et des contraintes identifiées », a déclaré Cheikh Tidiane Dièye.

Le ministre a rappelé que cet ouvrage entre dans le cadre du Projet d’approvisionnement en eau potable en milieu rural (PAEPMR – phase 2), lancé l’année dernière. Depuis lors, les services techniques ont accéléré les travaux afin de répondre aux besoins des localités les plus touchées par le déficit en eau.

Avant son étape à Fass Barigo, Cheikh Tidiane Dièye s’est rendu à Gorou, dans la commune de Sessène, où il a visité des forages destinés à renforcer le réseau Notto-Palmarin. Ces infrastructures devraient permettre de desservir plus de 87 000 personnes à l’horizon 2050.

Le ministre a également inauguré un forage à Ndiébel, dans la région de Kaolack. D’une profondeur de plus de 350 mètres, cet ouvrage exploitera la nappe maestrichtienne et contribuera à satisfaire les besoins en eau de plus de 13 000 habitants.

À Fass Barigo, Cheikh Tidiane Dièye a salué l’aboutissement d’un projet longtemps attendu par les populations.

« Cette localité était connue pour ses difficultés récurrentes d’accès à l’eau potable. Aujourd’hui, grâce à ce forage, cette situation appartient désormais au passé », a-t-il affirmé.

Dans une note d’humour, le ministre a estimé que Fass Barigo pourrait désormais être surnommée « Fass Robinet » ou encore « Fass Eau Abondante », en référence à l’amélioration durable de l’approvisionnement en eau.

Le nouveau forage permettra d’alimenter près de 23 000 habitants et dispose d’une capacité suffisante pour couvrir les besoins de la population jusqu’en 2050. Le ministre a, par ailleurs, instruit l’Office des forages ruraux (OFOR), le fermier exploitant ainsi que les autorités locales à poursuivre l’extension du réseau de distribution afin d’améliorer davantage l’accès à l’eau potable.

Présent à la cérémonie, le maire de Fass Barigo, Mandiaye Cissé, a exprimé sa satisfaction face à cette réalisation majeure.

« Nous nous réjouissons de cette infrastructure qui vient soulager durablement les populations. Nous remercions Son Excellence le président Bassirou Diomaye Faye, le Premier ministre ainsi que l’ensemble du gouvernement pour leur engagement en faveur du bien-être des citoyens », a déclaré l’édile.

Cette réalisation marque une étape importante dans l’amélioration des conditions de vie des populations de Fass Barigo et illustre la volonté des autorités de réduire les disparités en matière d’accès à l’eau potable dans les zones rurales.

Bébé Achoura : Cheikh Ibrahima Diallo perpétue l’œuvre sociale et religieuse de son défunt père à travers le Sénégal

Initiée en 2006 par le défunt guide religieux Cheikh Mouhidina Samba Diallo, la célébration du « Bébé Achoura », premier nouveau-né de l’année musulmane, continue de marquer les esprits et de susciter l’adhésion des populations. Depuis la disparition du fondateur, son fils et successeur, Cheikh Ibrahima Diallo, s’est engagé à poursuivre et à élargir cette œuvre à caractère religieux, social et humanitaire à travers le Sénégal.

À l’occasion de la 11e édition de cette célébration marquant le Nouvel An musulman, une délégation conduite par Cheikh Ibrahima Diallo s’est rendue, le 24 juin 2026, dans la région de Diourbel, précisément à Mbacké, où a été enregistré le premier bébé de l’année hégirienne.

Cette initiative vise à honorer la naissance de cet enfant tout en rappelant l’importance du calendrier musulman et des valeurs de solidarité prônées par l’islam.

Au fil des années, le concept du « Bébé Achoura » a pris une dimension nationale. Alors qu’à ses débuts les activités étaient principalement concentrées dans la région de Kaolack, l’organisation a progressivement étendu son champ d’action à plusieurs localités du pays, notamment Fatick, Kaffrine, Koungheul, Malem Hodar et Mbour, dans la région de Thiès.

Cette volonté d’ouverture traduit la vision du défunt Cheikh Mouhidina Samba Diallo, qui souhaitait partager ce geste de générosité avec l’ensemble des communautés musulmanes du Sénégal.

Lors des cérémonies, les familles des nouveau-nés bénéficient d’importants dons composés de vêtements destinés à accompagner l’enfant durant ses cinq premières années, de couches, de produits pour bébés, de denrées alimentaires, de moutons ainsi que d’une enveloppe financière estimée à 2 millions de francs CFA.

Cette année, le premier bébé de l’année hégirienne, un garçon né dans le district sanitaire de Mbacké, a ainsi bénéficié de cet important appui.

Au-delà du soutien apporté à la famille du nouveau-né, le district sanitaire de Mbacké a également reçu des produits pharmaceutiques et divers équipements médicaux.

Ces gestes de solidarité sont souvent accompagnés de prières formulées pour le bien-être du nourrisson, de ses parents et de l’ensemble de la communauté musulmane.

Pour Cheikh Ibrahima Diallo, cette œuvre constitue avant tout un héritage spirituel qu’il convient de préserver. En perpétuant cette tradition, il entend maintenir vivant le message de son père, fondé sur le partage, la promotion des valeurs islamiques et l’assistance aux familles à l’occasion d’un événement aussi symbolique que la naissance du premier enfant de l’année musulmane.

Aujourd’hui, le « Bébé Achoura » s’est imposé comme un rendez-vous annuel attendu dans plusieurs régions du Sénégal. Au-delà des cadeaux offerts, cette initiative demeure un puissant symbole de solidarité, de fraternité et d’attachement aux repères religieux, témoignant ainsi de la pérennité de l’œuvre de Cheikh Mouhidina Samba Diallo grâce à l’engagement de son fils, Cheikh Ibrahima Diallo.

DÉMOLITION DU PARC ANIMALIER LE MBOSSÉ

Quand les entreprises étrangères priment sur les entreprises sénégalaises

C’est un véritable cri de détresse lancé par les responsables du parc animalier Le Mbossé, situé au Lac Rose. Ce site de préservation de la biodiversité risque aujourd’hui d’être détruit au profit d’un projet immobilier porté par l’entreprise égyptienne ORASCOM, sous le regard des autorités sénégalaises, dénoncent ses promoteurs.

Le parc animalier Le Mbossé, d’une superficie d’un hectare, a été créé par une entrepreneure sénégalaise qui affirme avoir investi plus de 700 millions de francs CFA dans ce projet consacré à la biodiversité et à la protection des espèces animales.

La responsable du parc, qui dénonce une « forfaiture », explique avoir obtenu le terrain depuis 2015. Elle indique également avoir reçu les autorisations du ministère compétent ainsi que les agréments nécessaires à l’importation et à l’exportation d’animaux.

Cependant, depuis cette date, elle affirme n’avoir jamais réussi à obtenir un titre de bail. À sa grande surprise, selon ses déclarations, une société égyptienne aurait obtenu un titre foncier sur le même terrain, avec des documents portant les signatures du maire et du sous-préfet.

Ainsi, un investissement de 700 millions de francs CFA porté par une entrepreneure sénégalaise pourrait être détruit au profit d’un programme de 18 000 logements soutenu par des investisseurs étrangers. Une situation qui relance le débat sur les difficultés rencontrées par les entrepreneurs nationaux face à certains investisseurs étrangers, souvent perçus comme bénéficiant d’un meilleur accompagnement institutionnel.

Le manque d’accompagnement des investisseurs nationaux dénoncé

Selon plusieurs acteurs économiques, l’accompagnement des investisseurs sénégalais par les autorités fait de plus en plus défaut, entraînant les difficultés, voire la disparition, de nombreuses entreprises locales. Cette situation interroge la politique publique en matière de soutien à l’entrepreneuriat national.

Les responsables du parc Le Mbossé rappellent également que de nombreuses entreprises sénégalaises ont contracté des dettes auprès des banques et des institutions financières pour développer leurs activités. Une éventuelle fermeture ou démolition de leurs installations pourrait ainsi avoir de lourdes conséquences sociales et économiques.

La DGPU et le maire de Tivaouane Peulh mis en cause

Très remontés contre le projet de la « Ville verte », les occupants et investisseurs concernés interpellent le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, ainsi que le Premier ministre, Ousmane Sonko, afin qu’ils se penchent sur leur situation.

Dans leur dénonciation, ils mettent également en cause la Délégation générale à la promotion des pôles urbains (DGPU), dirigée par Bara Diouf, ainsi que le maire de Tivaouane Peulh-Niaga, qu’ils jugent responsables de cette situation.

A.B.

Réforme constitutionnelle : les amendements d’Adama Diallo ravivent le débat sur l’équilibre des pouvoirs

L’examen en commission de la proposition de loi portant révision de la Constitution a donné lieu à des échanges particulièrement animés à l’Assemblée nationale. Au cœur des discussions figurent deux amendements introduits par le député non inscrit Adama Diallo, portant respectivement sur la motion de censure et le pouvoir de dissolution de l’Assemblée nationale. Adoptées par l’ensemble des députés présents, à l’exception d’Abdou Mbow, ces dispositions suscitent déjà une vive controverse politique et institutionnelle.

Au-delà des modifications initialement envisagées dans le cadre de la réforme constitutionnelle, les propositions d’Adama Diallo ont profondément marqué les travaux de la commission. Les deux amendements touchent en effet à des mécanismes essentiels de l’équilibre des pouvoirs entre l’exécutif et le législatif, relançant le débat sur la nature du régime politique sénégalais.

Le premier amendement concerne l’article 86 de la Constitution relatif à la motion de censure. Cette procédure permet à l’Assemblée nationale de mettre en cause la responsabilité du gouvernement et, le cas échéant, d’entraîner sa chute. Le député a proposé d’encadrer davantage cet instrument parlementaire en limitant son usage à deux motions de censure par an : une durant la session ordinaire et une autre au cours d’une éventuelle session extraordinaire.

Les partisans de cette mesure estiment qu’elle permettrait d’éviter une instabilité institutionnelle permanente, susceptible de fragiliser l’action gouvernementale. Selon eux, la multiplication des motions de censure pourrait transformer l’Assemblée en un lieu de confrontation permanente au détriment de la stabilité politique.

Toutefois, cette limitation suscite des inquiétudes au sein d’une partie de la classe politique. Plusieurs observateurs considèrent que la motion de censure constitue l’un des principaux moyens de contrôle dont disposent les députés sur l’action gouvernementale. En réduire l’usage pourrait, selon eux, affaiblir la capacité du Parlement à exercer pleinement sa mission de contrôle de l’exécutif.

Le second amendement porte sur l’article 87 de la Constitution et vise à limiter le pouvoir du président de la République de dissoudre l’Assemblée nationale à une seule fois au cours d’un même mandat présidentiel.

Dans les systèmes démocratiques, la dissolution du Parlement constitue un mécanisme destiné à résoudre certaines crises institutionnelles en permettant au peuple de trancher par le biais de nouvelles élections législatives. Ce pouvoir est également considéré comme un contrepoids face à une Assemblée devenue hostile ou incapable de dégager une majorité stable.

En limitant cette prérogative présidentielle à une seule utilisation par mandat, l’amendement cherche à éviter des dissolutions répétées qui pourraient fragiliser l’institution parlementaire ou être utilisées à des fins politiques. Néanmoins, cette disposition soulève également plusieurs interrogations. Des juristes s’interrogent notamment sur les solutions institutionnelles qui pourraient être envisagées en cas de nouvelle crise majeure si le chef de l’État avait déjà épuisé cette possibilité.

Lors des travaux en commission, Abdou Mbow s’est retrouvé isolé en votant contre les deux amendements. Le député a exprimé de fortes réserves sur les modifications proposées, qu’il considère comme porteuses de risques pour le fonctionnement des institutions.

Selon les informations rapportées, il a dénoncé ce qu’il qualifie de dérive institutionnelle, allant jusqu’à évoquer un glissement vers un régime « dictatorial » et « fasciste ». À ses yeux, les changements introduits ne constituent pas de simples ajustements techniques, mais des modifications profondes susceptibles d’altérer l’équilibre des pouvoirs.

Le parlementaire estime notamment que ces nouvelles dispositions pourraient contribuer à verrouiller le jeu politique en limitant simultanément certains moyens d’action du président de la République tout en réduisant les instruments de contrôle à la disposition des députés.

L’adoption de ces amendements en commission ne constitue toutefois qu’une étape du processus législatif. Le texte doit encore être examiné en séance plénière, où les débats promettent d’être particulièrement animés.

Au-delà des considérations juridiques, cette réforme constitutionnelle soulève une interrogation de fond sur l’avenir des institutions sénégalaises. Pour ses défenseurs, les nouvelles dispositions visent à renforcer la stabilité institutionnelle et à prévenir les crises politiques. Pour leurs détracteurs, elles risquent au contraire de modifier durablement les équilibres démocratiques.

Jeju : Macky Sall plaide pour un multilatéralisme rénové et une ONU renforcée

Présent au Forum de Jeju pour la paix et la prospérité, en République de Corée, l’ancien président sénégalais Macky Sall a pris part, ce jeudi 25 juin, au panel consacré à la « Réinvention du multilatéralisme ». À cette tribune internationale réunissant dirigeants, diplomates et experts, il a lancé un appel en faveur d’une refondation de la coopération internationale face aux multiples crises qui secouent le monde.

Dans un contexte marqué par les tensions géopolitiques, les conflits armés, les crises climatiques et les incertitudes économiques, l’ancien chef de l’État sénégalais a insisté sur la nécessité de restaurer la confiance entre les nations et de redonner toute sa crédibilité au système multilatéral.

Selon Macky Sall, le monde traverse une période de fragmentation qui affaiblit les mécanismes de coopération internationale et limite la capacité des institutions à apporter des réponses collectives aux défis contemporains. Il a ainsi souligné l’urgence de rétablir la confiance dans le multilatéralisme ainsi que dans les institutions internationales chargées de préserver la paix et la stabilité.

Au cœur de son intervention, l’ancien président a accordé une place particulière à l’Organisation des Nations unies, qu’il considère comme un cadre indispensable de dialogue, de médiation et de coopération entre les États. Il a rappelé que l’ONU demeure l’espace privilégié permettant aux nations de rechercher des solutions communes aux crises mondiales.

Macky Sall a également mis en avant le rôle du Secrétaire général des Nations unies, qu’il a présenté comme un véritable « bâtisseur de ponts » et un « catalyseur de coopération ». Une vision qui, selon lui, traduit la nécessité d’un leadership international capable de rapprocher les positions divergentes, de favoriser le dialogue et d’encourager les réponses concertées face aux grands enjeux mondiaux.

Au-delà de la réforme du multilatéralisme, l’ancien président sénégalais a plaidé pour l’inscription de la résilience au cœur du prochain agenda international. Il estime que cette notion doit devenir un principe directeur afin de permettre aux États, aux institutions et aux sociétés de mieux faire face aux crises économiques, sécuritaires, climatiques et géopolitiques.

Pour Macky Sall, la communauté internationale doit désormais dépasser la simple gestion des crises et s’orienter vers la construction de systèmes plus solides, capables d’anticiper les chocs, de s’adapter aux mutations et de résister dans la durée.

Le Forum de Jeju pour la paix et la prospérité constitue chaque année l’un des principaux espaces de dialogue en Asie sur les questions de gouvernance mondiale, de sécurité internationale et de coopération. Il rassemble des responsables politiques, des universitaires, des diplomates et des représentants de la société civile autour des grands défis contemporains.

FOOTBALL – Lettre ouverte à Kalidou Koulibaly et à Idrissa Gana Gueye : Hommage à deux lions au cœur immortel. (Mamadou Moustapha Mbaye – Journaliste DakarActu)

Messieurs,

C’est avec une plume trempée dans l’encre de la reconnaissance et de l’admiration que je m’adresse à vous, en ce jour où nos cœurs de Sénégalais battent encore au rythme de vos exploits et de votre abnégation. Cette lettre n’est pas un simple message ; c’est un cri du peuple, une vague d’émotions venue des profondeurs de notre terre ancestrale, pour dire merci, pour célébrer, pour pleurer peut-être aussi, mais surtout pour honorer deux géants qui ont porté si haut les couleurs de la patrie.

À toi, Kalidou Koulibaly, le roc inébranlable, le capitaine au regard de braise.

Tu aurais pu, comme tant d’autres, embrasser une autre nation, caresser les rêves dorés des sélections européennes. L’Italie t’a vu grandir, la France t’a convoité, et Deschamps lui-même, dit-on, a songé à te parer du coq gaulois. Mais toi, fils de la Téranga, tu as choisi l’orgueil d’être un Lion, plutôt que la facilité d’être un coq. Et par ce choix, tu as permis à tout un peuple de trôner sur le toit de l’Afrique, de rêver plus grand que nos savanes, de toucher du doigt l’étoile qui brillait au-dessus de nos stades.

Deux matches jugés imparfaits ? Qu’importe, Kali ! Le temps efface les chiffres, mais il grave les âmes. Souviens-toi de ces nuits magiques au Maroc, il y a six mois, où ta stature de colosse a fait plier les attaques les plus redoutables, où ton cri de ralliement a électrisé des millions de poitrines. Ton palmarès est éloquent, certes – Supercoupe d’Italie, Coupe d’Italie, finaliste malheureux en 2019, puis vainqueur en 2021 face à l’Égypte, sacre suprême qui a scellé ta légende. Mais au-delà des trophées, c’est ton cœur de capitaine, ta fierté de Sénégalais, qui resteront gravés dans nos mémoires. Tu as été le rempart, le phare, le frère aîné qui ne flanche jamais. Merci, Kali, d’avoir fait de nous une nation debout.

À toi, Idrissa Gana Gueye, le petit par la taille, l’immense par le talent et par l’âme.

Petit gabarit, mais quel tempérament ! Gana, c’est le Sénégal tout entier qui te rend hommage à travers ma plume. Revenir de blessure avec ton médecin personnel, refuser d’abandonner tes petits frères alors que ton corps te criait grâce, forcer le destin pour être présent à ce rendez-vous mondial – cela ne s’invente pas, cela se vit, cela se vibre. Tu as tenu la dragée haute aux Français, aux Norvégiens, à tous ceux qui doutaient de toi, avec une abnégation qui force le respect.

Ton palmarès est déjà celui d’un monument : trois titres de champion de France, deux Coupes d’Afrique des nations (2021 et 2025), plis de 130 sélections, trois Coupes du monde. Mais ce que nous retiendrons, Gana, ce n’est pas la litanie des statistiques, c’est cette rage tranquille, cette humilité guerrière, ce sourire d’enfant quand tu enfiles le maillot vert, jaune et rouge. Malgré le manque de compétition, malgré la fatigue, tu as su être là, toujours là, comme un phare dans la tempête. Merci, Gana, d’avoir porté nos espoirs sur tes épaules frêles mais si solides.

À vous deux, les Lions, les frères, les héros.

Nous pouvons imaginer vos chagrins après ces revers cruels, ces moments où le ballon semble vouloir se jouer de la volonté des hommes. Mais vous êtes de grands sportifs, et les grands sportifs ne pleurent pas leurs défaites ; ils les transforment en promesses pour les lendemains qui chantent. Vous avez rempli vos missions, au-delà de tout ce que nous aurions pu exiger. Vous avez répondu à l’appel de la patrie, non pas une fois, mais toujours, inlassablement.

Alors, au nom de ce peuple qui vous a vus grandir, pleurer, sourire, et combattre, recevez ces mots comme un satisfecit. Que votre exemple inspire des générations de jeunes Sénégalais à croire en leurs rêves, à ne jamais renoncer, à porter haut le flambeau de l’excellence et du patriotisme.

Merci, Kalidou. Merci, Gana. Pour tout ce que vous avez fait, pour tout ce que vous êtes. Le Sénégal vous aime, et l’Afrique vous salue.

Avec respect, admiration et infinie gratitude.

Mamadou Moustapha MBAYE (Un Sénégalais reconnaissant).

SODAV : 677 millions FCFA collectés en 2025, un nouveau siège annoncé pour octobre

La Société sénégalaise du droit d’auteur et des droits voisins (SODAV) poursuit sa progression dans la gestion collective des droits d’auteur au Sénégal. À la veille de l’Assemblée générale de la structure, le directeur gérant Aly Bathily a présenté, ce mercredi à Dakar, le rapport annuel d’activités 2025 qui fait état de résultats financiers jugés encourageants et d’importantes perspectives de modernisation.

Selon les données rendues publiques, la SODAV a enregistré une collecte globale de 677 millions de francs CFA au cours de l’exercice 2025. Sur ce montant, 429 millions de francs CFA ont été redistribués aux ayants droit, confirmant ainsi la mission première de l’institution qui consiste à assurer la perception et la répartition des droits d’auteur et des droits voisins.

Ces performances permettent à la société de maintenir ses frais de gestion à un niveau proche du plafond de 35 % fixé par l’Assemblée générale. Pour le directeur gérant, ces résultats traduisent une évolution positive de la structure depuis son démarrage effectif en 2016. Il estime que la SODAV s’inscrit désormais dans une dynamique de croissance continue, caractérisée par une amélioration de la collecte, une meilleure redistribution des revenus et une modernisation progressive des outils de gestion.

Malgré une légère baisse de certains indicateurs quantitatifs, la direction met en avant une amélioration qualitative des répartitions. Le rapport souligne notamment une diversification des bénéficiaires avec une meilleure prise en compte des acteurs de l’audiovisuel et des arts visuels. Cette évolution conforte la volonté de la SODAV de se positionner comme une société de gestion collective pluridisciplinaire, conformément aux dispositions de la loi régissant le droit d’auteur et les droits voisins.

La transformation numérique figure également parmi les principales priorités de l’institution. Une plateforme digitale est actuellement en cours de finalisation afin de permettre aux membres d’effectuer en ligne leurs adhésions, les déclarations d’œuvres ainsi que la consultation des répartitions. Cette dématérialisation vise à simplifier les démarches administratives et à améliorer la transparence dans la gestion des droits.

Dans le même élan, la SODAV prévoit l’introduction d’outils utilisant l’intelligence artificielle pour assurer un meilleur suivi de l’exploitation des œuvres sur les médias audiovisuels. La société poursuit également l’intégration des standards internationaux d’identification des créateurs et des œuvres. Après les identifiants IPI pour les auteurs et ISWC pour les œuvres musicales, l’identifiant IPN destiné aux artistes-interprètes devrait être déployé avant la fin de l’année 2026.

L’effectif des membres continue également de progresser. Le rapport annuel fait état de plus de 13 000 adhérents, tandis que les projections de la direction laissent entrevoir un effectif compris entre 14 000 et 15 000 affiliés dans les prochains mois.

Sur le plan social, la présidente du Conseil d’administration, Ngoné Ndour, a indiqué que plus de 24 millions de francs CFA ont été mobilisés en 2025 pour venir en aide aux membres à travers des soutiens médicaux et des actions sociales. Bien que ce fonds soit encore considéré comme insuffisant au regard des besoins, la direction espère son renforcement grâce à la future mise en œuvre effective de la rémunération pour copie privée, dont une partie des ressources sera consacrée aux actions culturelles et sociales.

La présidente du Conseil d’administration a également annoncé l’achèvement du nouveau siège de la SODAV, dont l’inauguration est prévue en octobre prochain. Le bâtiment comprendra plusieurs salles polyvalentes, un restaurant ainsi qu’un espace dédié à la production de contenus, notamment des podcasts. Ce nouveau cadre se veut un lieu de rencontre, de création et d’échanges ouvert à l’ensemble de la communauté artistique sénégalaise.

Constitution et institutions : Ballé Ndiaye alerte sur les risques de dérives démocratiques

La question du respect de la Constitution et du bon fonctionnement des institutions démocratiques était au cœur d’une réflexion portée par Ballé Ndiaye, président du Mouvement Bokk Beug Beug (M3B). Dans une analyse consacrée au thème « La Constitution face aux dérives des institutions : entre garantie démocratique et exigence de vigilance », l’acteur politique de l’opposition a souligné l’importance du respect des principes constitutionnels pour préserver l’État de droit.

Selon lui, la Constitution demeure le socle fondamental de toute démocratie moderne. En tant que norme suprême, elle organise les pouvoirs publics, garantit les droits et libertés des citoyens et fixe les règles encadrant l’exercice du pouvoir. Toutefois, il estime que ce cadre juridique peut être fragilisé lorsque certaines institutions s’écartent de leurs missions ou outrepassent leurs prérogatives.

Ballé Ndiaye met en garde contre plusieurs formes de dérives institutionnelles, notamment la concentration excessive du pouvoir, l’affaiblissement des mécanismes de contrôle parlementaire, la remise en cause de l’indépendance de la justice ou encore l’utilisation des institutions à des fins politiques. Selon lui, ces pratiques risquent d’éroder la confiance des citoyens envers les institutions de la République.

Face à ces menaces, le président du M3B rappelle que la Constitution constitue le principal rempart contre les abus. Le principe de la séparation des pouvoirs ainsi que les mécanismes de contrôle et de contre-pouvoirs qu’elle consacre demeurent, à ses yeux, des garanties essentielles pour assurer l’équilibre institutionnel et le bon fonctionnement de la démocratie.

Cependant, Ballé Ndiaye insiste sur le fait que l’efficacité d’une Constitution ne dépend pas uniquement de ses dispositions écrites. Elle repose également sur la volonté des acteurs politiques et institutionnels de respecter son esprit, fondé sur la transparence, la responsabilité et la bonne gouvernance.

Dans un contexte marqué, dans plusieurs pays, par des débats récurrents sur le fonctionnement des institutions, il estime que le rôle d’une justice indépendante, d’un Parlement fort et d’une société civile vigilante demeure indispensable pour prévenir les dérives et consolider les acquis démocratiques.

Au-delà de la sphère politique, le responsable du Mouvement Bokk Beug Beug considère que la défense de la Constitution relève d’une responsabilité collective. Selon lui, la préservation de l’État de droit, la protection des libertés fondamentales et la stabilité des institutions exigent l’implication de l’ensemble des citoyens.

À travers cette réflexion, Ballé Ndiaye lance ainsi un appel à la vigilance et au respect scrupuleux de la Constitution, qu’il considère comme le principal garde-fou contre les dérives institutionnelles et le fondement de la confiance entre les citoyens et leurs institutions.

Affaire Mor Mbaye Cissé : le journaliste de Seneweb obtient une liberté provisoire et sera jugé lundi prochain

Le journaliste Mor Mbaye Cissé, collaborateur du média en ligne Seneweb, a bénéficié d’une liberté provisoire après avoir passé plusieurs heures en garde à vue. Interpellé mardi 23 juin 2026, il fait l’objet de poursuites pour diffusion présumée de fausses nouvelles, à la suite d’un article consacré à une affaire de vol portant sur une somme de 100 millions de francs CFA.

Selon les informations disponibles, le dossier trouve son origine dans la publication d’un article évoquant l’implication présumée du fils d’un magistrat dans cette affaire qui suscite depuis plusieurs jours un vif intérêt au sein de l’opinion publique. Les autorités judiciaires reprochent au journaliste la diffusion d’informations jugées inexactes ou insuffisamment établies.

Placé en position de garde à vue après son audition par les enquêteurs, Mor Mbaye Cissé a finalement obtenu une liberté provisoire. Cette décision lui permet de regagner son domicile en attendant la suite de la procédure judiciaire.

Toutefois, cette mesure ne met pas fin aux poursuites engagées contre lui. Le journaliste devra comparaître devant le tribunal lundi prochain dans le cadre d’une procédure de flagrant délit. Cette audience devrait permettre à la justice d’examiner les faits qui lui sont reprochés ainsi que les éléments ayant conduit à son interpellation.

Cette affaire suscite déjà de nombreuses réactions dans les milieux médiatiques et auprès des défenseurs de la liberté de la presse. Plusieurs observateurs estiment qu’elle soulève la question de l’exercice du métier de journaliste et des limites de la responsabilité éditoriale lorsqu’il s’agit de traiter des dossiers judiciaires sensibles.

AEE Power EPC porte plainte contre Thierno Alassane Sall pour diffamation et divulgation de données bancaires

La société espagnole AEE Power EPC a décidé de porter l’affaire devant la justice sénégalaise en déposant une plainte avec constitution de partie civile contre le député Thierno Alassane Sall, également président de la commission des Finances de l’Assemblée nationale. Le document a été enregistré ce mercredi 24 juin 2026 au parquet du Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance Hors Classe de Dakar sous le numéro 1131.

L’information a été rendue publique par l’avocat de la société, Me Patrick Kabou, qui indique que plusieurs infractions sont reprochées au parlementaire à la suite de ses prises de position sur le dossier de l’électrification rurale.

Dans sa plainte, AEE Power EPC accuse Thierno Alassane Sall de diffusion de fausses nouvelles, de diffamation et de mensonges publics. La société lui reproche également la collecte et l’obtention frauduleuse de documents bancaires internationaux, la divulgation non autorisée de données bancaires, l’atteinte à l’image et à la réputation de l’entreprise ainsi qu’à celle de son dirigeant, de même que la violation du secret de l’instruction.

Cette procédure judiciaire intervient dans un contexte de vives polémiques autour du programme d’électrification rurale. Depuis plusieurs mois, Thierno Alassane Sall s’est fortement impliqué dans ce dossier en dénonçant publiquement ce qu’il considère comme de possibles malversations financières. Le député a notamment multiplié les déclarations et interpellations visant la société espagnole, réclamant davantage de transparence sur la gestion des contrats et des financements liés au projet.

De son côté, AEE Power EPC estime que les accusations portées contre elle ont gravement porté atteinte à sa crédibilité et à sa réputation. L’entreprise considère que certaines informations rendues publiques par le député relèvent de documents confidentiels et bancaires qui n’auraient pas dû être divulgués.

Cette plainte ouvre désormais un nouveau chapitre judiciaire dans ce dossier sensible qui mêle enjeux financiers, gouvernance publique et responsabilité politique. L’évolution de la procédure pourrait avoir des répercussions importantes tant sur le plan judiciaire que politique, alors que les débats autour de la gestion des projets d’électrification rurale continuent d’alimenter l’actualité nationale.

Déclaration de patrimoine : l’Ofnac hausse le ton et menace de sanctionner les assujettis récalcitrants

Au Sénégal, l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac) durcit le ton face au faible niveau de conformité à l’obligation de déclaration de patrimoine. Constatant un taux de dépôt particulièrement bas parmi les personnes concernées, l’institution annonce désormais des mesures de sanction contre les responsables qui ne se conformeront pas à la loi avant le 31 juillet 2026.

S’exprimant lors d’un atelier destiné aux journalistes et aux communicateurs traditionnels, le président de l’Ofnac, Moustapha Kâ, a dressé un état des lieux préoccupant de l’application de la législation relative à la déclaration de patrimoine. Sur un total de 1 594 personnes assujetties recensées à ce jour, seulement 558 déclarations ont été effectivement déposées.

Le magistrat a reconnu que le niveau de conformité demeure très faible. Selon lui, plusieurs obstacles continuent de freiner le processus, notamment l’absence de transmission des listes nominatives par certaines administrations. Huit ministères et institutions n’ont toujours pas communiqué à l’Ofnac les noms des agents et responsables soumis à cette obligation légale.

Face à cette situation, l’institution anticorruption entend désormais passer à une nouvelle étape. Moustapha Kâ a annoncé qu’un délai supplémentaire a été accordé aux personnes concernées jusqu’au 31 juillet 2026 afin qu’elles régularisent leur situation.

« L’Ofnac prendra ses responsabilités et va sanctionner toute personne assujettie à la déclaration de patrimoine qui ne l’aura pas faite », a averti le président de l’institution, cité par le quotidien Les Échos.

Afin d’améliorer le taux de conformité, l’Ofnac prévoit de procéder à un recensement exhaustif des personnes assujetties. Les responsables concernés seront invités à se conformer aux dispositions légales en déposant leur déclaration de patrimoine dans les délais impartis.

En cas de refus ou de persistance du manquement, l’institution envisage de rendre publics les noms des responsables défaillants. Selon Moustapha Kâ, la liste des personnes n’ayant pas satisfait à cette obligation pourrait être publiée sur les plateformes officielles de l’Ofnac ainsi que par tout autre moyen de diffusion autorisé par la législation en vigueur.

La déclaration de patrimoine constitue l’un des principaux instruments de prévention de l’enrichissement illicite et de promotion de la transparence dans la gestion des affaires publiques. Au Sénégal, cette obligation concerne notamment les ministres, les dirigeants d’institutions, les conseillers du président de la République, les maires, les directeurs généraux des entreprises nationales ainsi que les responsables de projets et programmes publics.

Sont également concernés les dirigeants d’entreprises publiques bénéficiant d’un budget annuel d’au moins 500 millions de francs CFA. À travers ce dispositif, les autorités cherchent à renforcer la gouvernance publique et à prévenir les risques de corruption dans la gestion des ressources de l’État.

Wassadou : pour une dette de 3 000 FCFA, un pêcheur brûle son ami vif

À Wassadou, dans le département de Vélingara, une dette de seulement 3 000 FCFA a failli se terminer par un drame irréparable. Une altercation entre deux amis de longue date, tous deux pêcheurs, a dégénéré au point que l’un d’eux a aspergé l’autre d’essence avant d’y mettre le feu. Le mis en cause a été arrêté puis déféré au parquet pour tentative d’atteinte à la vie d’autrui.

Les faits se sont déroulés dans cette localité située à proximité de la frontière avec la Guinée-Bissau. Les deux hommes, identifiés par leurs initiales S.G. et S.B., entretenaient des relations amicales depuis plusieurs années. Rien ne laissait présager qu’un différend financier aussi modeste puisse conduire à une telle explosion de violence.

Selon les informations rapportées par le journal L’Observateur, l’origine du conflit remonte à la période précédant la fête de Tabaski. S.B. s’était rendu à Mbour pour rendre visite à son ami S.G. Les deux hommes se sont retrouvés au marché central où ils ont procédé à un échange de téléphone portable. S.B. s’était porté garant de l’opération, estimée à 30 000 FCFA. Toutefois, l’appareil obtenu s’est révélé défectueux.

Face à cette situation, les deux amis sont retournés au marché afin d’effectuer un nouvel échange. Cette seconde transaction a nécessité un complément de 3 000 FCFA, somme que S.B. s’était engagé à rembourser après la Tabaski.

Avant son départ de Mbour, S.B. aurait également sollicité une autre avance de 3 000 FCFA destinée à couvrir ses frais de transport jusqu’à Dakar avant de rejoindre Wassadou pour les célébrations familiales. Depuis lors, S.G. réclamait régulièrement le remboursement de son argent. De son côté, S.B. multipliait les promesses de paiement sans toutefois honorer sa dette.

Le différend a atteint son point culminant le 30 mai dernier aux environs de 16 heures. Les deux hommes se sont retrouvés au niveau d’une station d’approvisionnement en carburant pour motos Jakarta à Wassadou. S.G. aurait alors exigé une nouvelle fois le remboursement de son argent, provoquant une vive altercation.

Des témoins présents sur les lieux sont intervenus pour séparer les deux hommes. Ils auraient même réussi à confisquer une première bouteille d’essence que détenait S.G., pensant ainsi désamorcer la situation.

Mais quelques instants plus tard, l’homme est revenu sur les lieux avec une autre bouteille contenant du carburant. Profitant d’un moment d’inattention, il aurait aspergé son ami avant d’y mettre le feu.

Grâce à l’intervention rapide de plusieurs personnes présentes sur les lieux, la victime a pu être sauvée. L’un des témoins ayant participé au secours a toutefois été grièvement brûlé au cours de l’intervention.

S.B. a d’abord été évacué vers une structure sanitaire locale avant d’être transféré au centre hospitalier régional de Kolda où il poursuit actuellement ses soins.

Keur Pathé, un village oublié entre obscurité, enclavement et insécurité

Situé dans la commune de Djilor, dans le département de Foundiougne, le village de Keur Pathé fait face à de nombreuses difficultés qui affectent profondément le quotidien de ses habitants. Entre l’absence d’électricité, l’enclavement des pistes et le manque d’infrastructures de base, cette localité d’environ 200 habitants peine à sortir de l’isolement.

À la tombée de la nuit, l’obscurité enveloppe totalement le village. Dépourvus d’électricité, les ménages vivent dans des conditions difficiles qui, selon les populations, favorisent l’insécurité. Les habitants dénoncent notamment la recrudescence des vols de bétail, principale source de revenus de nombreuses familles.

« L’absence d’électricité expose davantage le village aux actes de malveillance. Les voleurs profitent de l’obscurité pour opérer en toute discrétion », explique Djiby Sow, fils du chef de village.

Au-delà des questions de sécurité, le déficit énergétique constitue un véritable frein au développement local. Les élèves éprouvent d’importantes difficultés à poursuivre leurs études après le coucher du soleil, tandis que les activités économiques restent limitées. L’absence de courant empêche l’émergence de petits commerces, d’activités artisanales ou encore de services susceptibles de créer des emplois et d’améliorer les revenus des ménages.

Les difficultés de Keur Pathé ne se limitent pas au manque d’électricité. L’état dégradé des voies de communication reliant le village aux autres localités de la commune constitue une autre préoccupation majeure. Pendant l’hivernage, certaines pistes deviennent presque impraticables, compliquant considérablement les déplacements des populations.

Cet enclavement rend difficile l’accès aux structures de santé, aux établissements scolaires, aux marchés hebdomadaires ainsi qu’aux différents services administratifs. Les habitants affirment que cette situation freine les échanges économiques et accentue le sentiment d’abandon ressenti par les populations.

Face à ces multiples difficultés, les habitants de Keur Pathé plaident pour la réalisation d’infrastructures essentielles, notamment l’électrification du village et l’amélioration des voies d’accès. Selon eux, ces investissements permettraient non seulement de renforcer la sécurité des personnes et des biens, mais également de créer les conditions d’un développement économique et social durable.

Les populations interpellent ainsi les autorités publiques afin que des mesures concrètes soient prises pour désenclaver la localité et améliorer les conditions de vie des habitants.

« Nous voulons simplement disposer des mêmes opportunités que les autres localités. Avec l’électricité et de meilleures routes, notre village pourra se développer et offrir un meilleur avenir à sa jeunesse », plaide Djiby Sow.

Pour les habitants, l’avenir de Keur Pathé dépend désormais de la mise en place de ces infrastructures de base, considérées comme indispensables pour sortir le village de l’isolement et lui permettre d’exploiter pleinement son potentiel économique et humain.

CONCOURS GÉNÉRAL 2026

Le sacre d’Ameth Babou, l’immortel prodige qui fait briller l’école sénégalaise

Le crack du Sénégal a encore frappé. Déjà sacré meilleur élève du pays en 2025, le Prytanéen Ameth Babou récidive et domine l’édition 2026 du Concours général. Avec 68 points au compteur, l’élève de Terminale S1 décroche quatre premiers prix dans des disciplines aussi diverses que la philosophie et la physique.

Retour sur le parcours fulgurant d’un génie pluridisciplinaire devenu l’icône d’une édition historique qui marque les 60 ans de l’institution et consacre la domination des filières scientifiques.

Le triomphe d’un génie pluridisciplinaire

L’histoire de l’éducation sénégalaise retiendra son nom en lettres d’or. Ameth Babou, brillant pensionnaire du Prytanée militaire Charles N’Tchoréré de Saint-Louis, vient une nouvelle fois de repousser les limites de l’excellence académique.

À l’issue des délibérations de l’édition 2026 du prestigieux Concours général, ce soldat du savoir a été sacré meilleur lauréat du pays. Avec un score impressionnant de 68 points, le jeune élève de Terminale S1 a dominé la compétition, se hissant au sommet du classement devant 117 autres lauréats.

Ce qui rend ce sacre exceptionnel, c’est surtout son extraordinaire polyvalence. Ameth Babou a réalisé un véritable grand chelem en remportant quatre premiers prix : en Français, en Citoyenneté et Droits de l’Homme, en Dissertation philosophique et en Physique.

Dans un système éducatif qui tend souvent à cloisonner les profils, le Prytanéen a brisé les frontières entre les disciplines. Il démontre ainsi qu’il est possible d’allier la rigueur des sciences à la finesse des lettres et de la réflexion philosophique.

Un parcours d’excellence forgé dans la régularité

Ce triomphe de 2026 n’est pas le fruit du hasard, mais l’aboutissement d’une trajectoire hors norme.

En 2025, alors qu’il n’était qu’en classe de Première, Ameth Babou avait déjà attiré l’attention en étant sacré meilleur élève du Sénégal. Son palmarès comptait alors quatre distinctions majeures en Français, Espagnol, Mathématiques, ainsi qu’en Citoyenneté et Droits de l’Homme.

Sa quête d’excellence dépasse également les frontières nationales. Sous les couleurs du Sénégal, il s’est illustré lors des Olympiades panafricaines de mathématiques. Après une médaille d’argent remportée à Johannesburg en 2024, il a décroché la médaille d’or en 2025 à Gaborone, au Botswana.

Ameth Babou ne se contente pas d’avancer vers le succès : il l’inscrit dans la durée grâce à une remarquable régularité.

Le jubilé d’une institution sexagénaire

L’exploit prend une dimension encore plus symbolique dans le contexte de cette édition 2026, qui coïncide avec le 60e anniversaire du Concours général, institution emblématique du mérite républicain.

Pour ce jubilé de diamant, la compétition a été particulièrement relevée : 3 590 candidats ont participé aux épreuves de Première et de Terminale. L’édition a également été marquée par une forte présence féminine, les filles représentant 61,27 % des candidats.

Sous la supervision de la doyenne de l’Inspection générale de l’Éducation et de la Formation, le jury a fait preuve d’une grande exigence académique.

Au total, 129 distinctions, dont 69 prix et 60 accessits, ont été attribuées à 118 lauréats. Une nouvelle fois, les séries scientifiques ont largement dominé, en remportant plus de 70 % des distinctions.

Cap sur les JOJ 2026 sous le regard du chef de l’État

La cérémonie officielle de remise des prix sera présidée par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye.

Le thème retenu cette année, « Le Sénégal à l’heure des JOJ 2026 : refonder le sens du bien commun à l’école des valeurs olympiques », résonne comme un appel à la cohésion nationale et à l’engagement citoyen.

En devenant le visage de cette édition historique, Ameth Babou n’offre pas seulement une immense fierté au Prytanée militaire de Saint-Louis. Il adresse également un message fort à toute la jeunesse sénégalaise : celui du dépassement de soi, de la rigueur, de l’éthique et de la recherche constante de l’excellence.

Le drapeau du mérite est entre de bonnes mains.

Aly Saleh

Affaire des 100 millions FCFA : quatre suspects écroués, le fils d’un magistrat disculpe son père avant le procès

Depuis plusieurs jours, une affaire présumée de vol portant sur une somme de 100 millions de francs CFA suscite une vive attention au Sénégal. Le dossier, qui implique notamment le fils d’un magistrat en fonction au Pool judiciaire financier, a pris une nouvelle tournure avec le placement sous mandat de dépôt de quatre personnes. Les mis en cause doivent comparaître ce jeudi 25 juin devant le tribunal dans le cadre d’une procédure de flagrant délit.

Selon des informations relayées par le quotidien Les Échos, l’un des principaux suspects, M. L. Sy, fils d’un magistrat du Pool judiciaire financier, est revenu sur ses premières déclarations lors de son audition. Le jeune homme aurait reconnu avoir menti aux enquêteurs dans un premier temps avant d’affirmer que son père n’avait aucun lien avec l’affaire.

Toujours selon les éléments révélés au cours de l’enquête, il aurait déclaré que les 100 millions de francs CFA saisis ne proviendraient pas du domicile familial ni d’activités liées à son père magistrat. L’argent serait, d’après ses aveux, issu du vol d’un véhicule appartenant à un particulier, une version qui a conduit les enquêteurs à écarter, à ce stade, toute implication du magistrat concerné.

Cette affaire a rapidement pris une dimension médiatique importante en raison du statut du père du principal suspect. Les premières informations ayant circulé sur les réseaux sociaux et dans certains médias avaient alimenté de nombreuses spéculations sur une éventuelle implication d’un membre du Pool judiciaire financier.

Parallèlement à l’enquête judiciaire, le dossier a également entraîné des poursuites contre le journaliste Mor Mbaye Cissé, auteur de la première publication sur cette affaire. Le journaliste de Seneweb a été placé en garde à vue pour diffusion de fausses nouvelles après l’ouverture d’une procédure par le parquet, qui s’est autosaisi à la suite de la publication de son article concernant l’arrestation du fils du magistrat.

À ce stade, les autorités judiciaires n’ont pas encore précisé les éléments exacts reprochés au journaliste ni les passages de l’article considérés comme constitutifs de l’infraction retenue. Cette situation suscite des interrogations au sein des milieux médiatiques et relance le débat sur les limites du traitement des affaires judiciaires en cours.

Pape Malick Ndour obtient une liberté provisoire dans l’affaire du Prodac

La Chambre d’accusation financière a accordé, ce mercredi 24 juin, une liberté provisoire à l’ancien ministre de la Jeunesse, Pape Malick Ndour, également responsable de l’Alliance pour la République (APR). L’information a été rendue publique par la coalition Takku Wallu Sénégal.

Cette décision intervient après plusieurs semaines de détention dans le cadre de l’enquête portant sur la gestion du Programme des domaines agricoles communautaires (Prodac), un dossier qui continue d’alimenter le débat politique et judiciaire au Sénégal.

Pape Malick Ndour avait été arrêté le 15 mai dernier par les éléments de la Division des investigations criminelles (DIC) avant d’être placé sous mandat de dépôt. Son incarcération faisait suite à une décision de la Cour suprême rendue le 28 avril 2026, confirmant le mandat de dépôt prononcé à son encontre et mettant ainsi fin à son contrôle judiciaire.

L’ancien ministre est poursuivi pour des faits présumés liés au décaissement de plus de 2,7 milliards de francs CFA au profit de la société Green 2000. Les enquêteurs lui reprochent notamment d’avoir validé ce paiement sur la base de factures pro forma dans le cadre de l’exécution du projet Prodac.

Le dossier implique également Khadim Bâ, dirigeant de Locafrique, cité dans cette affaire qui porte sur la gestion et le financement du programme agricole. Les investigations cherchent à établir les responsabilités des différents acteurs impliqués dans les opérations financières contestées.

Depuis le début de la procédure, Pape Malick Ndour a toujours rejeté les accusations portées contre lui. L’ancien ministre dénonce ce qu’il considère comme un acharnement politique visant des responsables de l’opposition, alors que ses soutiens dénoncent une instrumentalisation de la justice.

La décision de la Chambre d’accusation financière lui permet désormais de recouvrer la liberté en attendant la suite de la procédure judiciaire. Toutefois, les conditions attachées à cette liberté provisoire n’ont pas encore été rendues publiques.

Sédhiou : la destruction d’une ferme agricole suscite indignation et interrogations

La destruction présumée d’importants investissements réalisés sur une exploitation agricole familiale continue de susciter de vives réactions dans la région de Sédhiou. À travers une déclaration empreinte d’incompréhension et de colère, l’agriculteur Idriss Junior Diallo s’interroge sur les motivations ayant conduit à de tels actes, qu’il considère comme une grave atteinte aux efforts consentis par des citoyens engagés dans le développement agricole.

Selon lui, les installations détruites représentaient plusieurs années de travail, d’investissements financiers et d’engagement en faveur de la production agricole ainsi que de l’emploi des jeunes. Face à cette situation, il s’interroge sur le rôle des autorités locales et administratives qui auraient validé ou laissé se dérouler ces opérations de destruction.

« Comment comprendre qu’un investissement aussi important, réalisé sur des terres exploitées par sa propre famille, puisse être détruit de cette manière ? », s’est-il interrogé, dénonçant une action qu’il juge préjudiciable au développement économique local.

Au-delà de son cas personnel, Idriss Junior Diallo soulève la question de la gestion du foncier au Sénégal. Il s’interroge notamment sur l’application de la législation relative au domaine national et sur la protection accordée aux citoyens qui investissent dans l’agriculture afin de contribuer à l’atteinte de la souveraineté alimentaire.

L’agriculteur appelle ainsi les autorités compétentes, les organisations de défense des droits fonciers et les acteurs de la justice à se saisir du dossier afin de faire toute la lumière sur les circonstances ayant conduit à cette destruction.

Cette affaire relance le débat sur la sécurisation des investissements agricoles et sur la nécessité de garantir un environnement propice aux initiatives privées dans le secteur rural. Plusieurs observateurs estiment que la promotion de l’agriculture passe également par une meilleure protection des exploitations et des investissements consentis par les producteurs.

Les questions foncières et les conflits liés aux terres agricoles demeurent régulièrement au cœur du débat public au Sénégal.

En attendant d’éventuelles clarifications des autorités concernées, Idriss Junior Diallo dit espérer que la vérité sera établie et que justice sera rendue, afin d’éviter que de telles situations ne découragent d’autres porteurs de projets agricoles.

Cohabitation au sommet de l’État : la dissolution de l’Assemblée, un pari risqué pour Diomaye Faye

Au Sénégal, l’hypothèse d’une dissolution de l’Assemblée nationale continue d’alimenter le débat politique. Si la Constitution offre au président de la République la possibilité de renvoyer les députés devant les électeurs à partir de décembre 2026, l’entourage du chef de l’État reconnaît désormais que cette option comporte d’importants risques politiques.

Invité ce mardi de l’émission « Appel sur l’actualité » sur RFI, le ministre-conseiller et porte-parole de la présidence, Me Abdoulaye Tine, a admis que la dissolution de l’Assemblée nationale constituerait « un pari risqué » pour le président Bassirou Diomaye Faye.

Cette déclaration intervient dans un contexte politique inédit marqué par une forme de « cohabitation douce » entre le chef de l’État et la majorité parlementaire conduite par Ousmane Sonko. Bien que les deux hommes soient issus du même camp politique, leurs positions divergent de plus en plus sur plusieurs questions de gouvernance, plaçant les institutions dans une configuration nouvelle.

Le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, dispose d’une majorité confortable au sein de l’hémicycle avec près de 130 députés sur 165. Une nouvelle consultation électorale pourrait ainsi renforcer davantage son camp politique, alors que la coalition Diomaye Président poursuit encore son processus de restructuration et de réorganisation.

Face à cette réalité, Me Abdoulaye Tine a reconnu que le recours à la dissolution pourrait se révéler politiquement périlleux pour le chef de l’État. Selon lui, une telle décision pourrait ouvrir la voie à une nouvelle victoire parlementaire du camp dirigé par Ousmane Sonko.

Le porte-parole de la présidence a toutefois précisé qu’aucune crise institutionnelle ne justifie actuellement une telle mesure. Il a estimé que le Sénégal demeure encore loin d’un scénario de blocage susceptible de conduire à la dissolution de l’Assemblée nationale.

« Pour l’instant, on est loin de ce scénario, mais c’est une possibilité juridique. Toutes les options doivent être sur la table parce que c’est le jeu normal de la démocratie que lorsque de pareilles circonstances se produisent, de s’en référer à l’arbitrage du peuple », a-t-il déclaré.

Cette prise de position intervient quelques jours après les déclarations d’Ousmane Sonko, qui a assuré qu’il n’utiliserait pas sa position institutionnelle pour bloquer le fonctionnement de l’État. Le président de l’Assemblée nationale a néanmoins rappelé que le Parlement entend exercer pleinement ses prérogatives de contrôle de l’action gouvernementale.

Selon lui, l’Assemblée nationale ne saurait être réduite à une simple chambre d’enregistrement des décisions de l’exécutif. Cette volonté affirmée de contrôle parlementaire illustre les nouvelles relations qui se dessinent entre les différentes institutions de la République.

Alors que certains observateurs évoquent déjà une cohabitation politique au sommet de l’État, les autorités sénégalaises tentent de rassurer sur la stabilité des institutions. La possibilité d’une dissolution demeure juridiquement ouverte, mais les déclarations de la présidence laissent entendre qu’elle ne constitue pas, à ce stade, une option privilégiée.

À Berlin, Bassirou Diomaye Faye et Friedrich Merz veulent hisser la coopération sénégalo-allemande à un nouveau niveau

Berlin, 23 juin 2026 – Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, s’est entretenu ce mardi à Berlin avec le chancelier fédéral allemand, Friedrich Merz, dans le cadre d’une rencontre marquée par la volonté commune de renforcer davantage les relations entre le Sénégal et l’Allemagne.

Au cours de cet entretien, les deux dirigeants ont salué l’excellence des liens historiques qui unissent leurs pays depuis les premières années de l’indépendance du Sénégal. Ils ont mis en avant une coopération fondée sur une amitié durable, le respect mutuel et des échanges réguliers au plus haut niveau.

Le chef de l’État sénégalais a rappelé le soutien constant de l’Allemagne aux politiques de développement du Sénégal. Cette coopération couvre plusieurs secteurs stratégiques, notamment l’hydraulique, les transports, la santé, l’éducation, la formation professionnelle, la justice ainsi que l’énergie. Le président Bassirou Diomaye Faye a également souligné le rôle majeur joué par l’Allemagne durant la pandémie de Covid-19, période au cours de laquelle elle s’est imposée comme le premier partenaire bilatéral du Sénégal.

Les discussions ont également porté sur le renforcement des relations économiques entre les deux pays. Les deux dirigeants ont salué les résultats de la Journée économique germano-sénégalaise organisée la veille, qui a permis la signature de plusieurs accords et confirmé l’intérêt croissant des entreprises allemandes pour le marché sénégalais.

Le président de la République a réaffirmé que le Sénégal demeure une destination sûre, stable et attractive pour les investisseurs étrangers. Il a plaidé pour une diversification des investissements allemands, en cohérence avec les ambitions de la Vision Sénégal 2050, qui vise à transformer durablement l’économie nationale.

Sur les questions internationales, Bassirou Diomaye Faye et Friedrich Merz ont constaté une convergence de vues sur plusieurs enjeux africains et mondiaux. Le chef de l’État sénégalais a notamment insisté sur la nécessité de poursuivre l’appui international dans la lutte contre le terrorisme au Sahel, région confrontée à une dégradation persistante de la situation sécuritaire.

Le président sénégalais a également réaffirmé l’attachement du Sénégal au règlement pacifique des conflits par le dialogue et la concertation. Il a, par ailleurs, plaidé pour une gouvernance mondiale plus inclusive, capable de mieux prendre en compte les préoccupations et les aspirations des pays africains.

Visite d’un marabout influent à Khadim Ba : la pression s’accentue pour une liberté provisoire du PDG de Locafrique

La visite rendue ce lundi à Khadim Ba, détenu au pavillon spécial, par un fils de Serigne Mourtalla et petit-fils de Cheikh Ibrahima Fall suscite de nombreuses réactions à Touba et au sein des milieux économiques. Ce guide religieux, dont la mère Sokhna Bousso est la fille de Serigne Modou Moustapha Fall, frère du Khalife général des mourides, est connu pour sa grande discrétion et son éloignement des affaires temporelles.

Selon plusieurs sources concordantes, le marabout n’avait pas quitté la ville sainte de Touba depuis près de cinq ans. Son déplacement exceptionnel pour rendre visite au président-directeur général de Locafrique apparaît ainsi comme un geste particulièrement significatif dans un contexte marqué par la multiplication des appels en faveur d’une liberté provisoire de Khadim Ba.

Cette visite intervient alors que des acteurs du secteur privé sénégalais ont récemment élevé la voix pour demander l’élargissement du chef d’entreprise, estimant que son maintien en détention ne se justifie plus au regard de l’évolution du dossier. Des commerçants, des opérateurs économiques ainsi que plusieurs organisations professionnelles plaident désormais pour une réévaluation de la situation judiciaire du dirigeant de Locafrique.

À Touba, le mouvement « Aar Sunu Kom-Kom », qui regroupe des commerçants, des opérateurs économiques et des acteurs du développement de la cité religieuse, a également pris position. Dans une déclaration publique, ses membres ont fait état de « contestations sérieuses » concernant les faits reprochés à Khadim Ba dans le différend qui l’oppose à l’administration des Douanes.

Le collectif souligne que plusieurs rapports et contre-expertises versés au dossier viendraient remettre en cause certains éléments ayant conduit aux poursuites. Selon ses responsables, les différentes investigations réalisées tendraient à démontrer que les cargaisons de carburant concernées ont effectivement été réceptionnées par les structures compétentes.

La Société africaine de raffinage aurait confirmé la réception des produits pétroliers concernés. De son côté, Dakar Pétrole aurait indiqué que les navires impliqués dans l’affaire avaient été correctement déchargés et réceptionnés. Les transitaires intervenus dans les opérations affirment également avoir accompli l’ensemble des formalités administratives et procédé au paiement des droits exigibles.

Pour les membres du mouvement, ces éléments constituent des faits nouveaux susceptibles d’influencer l’appréciation du dossier. Ils estiment que ces différentes expertises méritent une attention particulière de la part des autorités compétentes, d’autant plus qu’elles auraient déjà été transmises au magistrat chargé de l’instruction.

Les soutiens de Khadim Ba rappellent également que, dans les contentieux relevant du Code des douanes, l’administration douanière demeure un acteur essentiel dans l’évolution de la procédure. Ils soutiennent qu’en présence de contestations sérieuses, le dossier peut faire l’objet d’un examen au niveau du ministère chargé des Finances.

Dans cette perspective, le collectif appelle le ministre de l’Économie, des Finances et du Budget à étudier avec attention les conclusions des différentes expertises produites. Il sollicite également son intervention auprès des autorités compétentes afin qu’une demande de liberté provisoire puisse être examinée, dans le strict respect des procédures judiciaires et du principe d’indépendance de la justice.

Incendie à l’immeuble Tamaro à Dakar : les flammes atteignent plusieurs étages, les secours mobilisés

Un important incendie s’est déclaré ce mardi dans l’immeuble Tamaro, situé au cœur de Dakar, provoquant une vive inquiétude parmi les occupants et les riverains. Le sinistre a touché plusieurs niveaux du bâtiment, notamment les étages compris entre le cinquième et le onzième.

Parmi les structures installées dans l’édifice figure le Conseil national de régulation de l’audiovisuel, dont les bureaux sont situés au dixième étage. L’ampleur exacte des dégâts n’était pas encore connue au moment où nous mettions sous presse.

Face à la propagation des flammes, l’ensemble des occupants de l’immeuble a été évacué afin d’éviter tout risque pour les personnes présentes dans le bâtiment. Selon les premières informations recueillies sur place, aucune perte en vie humaine ni aucun blessé n’ont été signalés.

Les éléments du Groupement national des sapeurs-pompiers se sont rapidement déployés sur les lieux pour circonscrire le feu et procéder aux opérations de reconnaissance. Toutefois, l’accès aux étages touchés demeure particulièrement complexe, en raison de la hauteur du bâtiment et des difficultés rencontrées pour atteindre les zones sinistrées.

Les équipes de secours s’emploient actuellement à définir la stratégie d’intervention la plus adaptée afin de maîtriser complètement l’incendie et d’évaluer l’étendue des dommages éventuels. Un important dispositif de sécurité a également été mis en place aux abords de l’immeuble afin de sécuriser le périmètre et de faciliter le travail des secours.

Madiambal Diagne accuse l’ancien Premier président de la Cour des comptes d’avoir retenu un rapport crucial

Le journaliste et président du Groupe Avenir Communication, Madiambal Diagne, est revenu sur la controverse entourant la publication du rapport de la Cour des comptes, au lendemain du départ de Mamadou Faye de la tête de l’institution.

Dans une prise de position largement commentée, l’éditorialiste a vivement critiqué l’ancien Premier président de la Cour des comptes, l’accusant d’avoir volontairement retardé la publication d’un document qu’il juge essentiel pour l’information des citoyens et la transparence de la gestion publique.

Selon Madiambal Diagne, l’attitude de Mamadou Faye relève d’un « comportement cynique », dans la mesure où le rapport aurait pu, s’il avait été rendu public à temps, permettre aux Sénégalais de mieux comprendre la situation réelle des finances publiques et les difficultés auxquelles le pays faisait face.

Le patron du Groupe Avenir Communication estime que la rétention de ce document a privé l’opinion nationale d’informations importantes sur la gestion des affaires publiques. À ses yeux, cette situation a contribué à entretenir des incertitudes et à retarder la prise de conscience des défis économiques et financiers auxquels le Sénégal était confronté.

Madiambal Diagne soutient également que le pays s’est progressivement enfoncé dans une crise profonde durant cette période, alors que les conclusions du rapport auraient pu alimenter le débat public et favoriser une meilleure compréhension des enjeux nationaux.

L’éditorialiste rappelle, par ailleurs, que les rapports produits par la Cour des comptes ont vocation à être rendus publics. Cette exigence de transparence constitue, selon lui, un principe fondamental de bonne gouvernance et permet aux citoyens d’exercer leur droit à l’information sur la gestion des ressources publiques.

Cette sortie intervient dans un contexte où les rapports de la Cour des comptes suscitent régulièrement de vives réactions au sein de la classe politique et de l’opinion publique, notamment en raison des révélations qu’ils peuvent contenir sur la gestion des finances de l’État.

Kaolack : El Hadji Niass réaffirme son engagement aux côtés de la jeunesse de Medina Fass Kanda et de Kaolack

Le parrain des 48 heures d’activités de l’Association des Jeunes pour le Développement de Medina Fass Kanda (AJDMK), El Hadji Niass, a salué, samedi, l’engagement citoyen de la jeunesse locale, tout en l’invitant à poursuivre ses actions en faveur du développement de son quartier et de la commune de Kaolack.

S’exprimant lors de la cérémonie officielle de lancement de cette manifestation organisée à Fass Cheikh Tidiane Kanda, M. Niass a magnifié le rôle de la jeunesse dans la transformation des communautés.

« Aujourd’hui, nous avons vu une jeunesse responsable, engagée et consciente de son rôle dans le développement de Medina Fass Kanda. C’est cette jeunesse que nous devons accompagner et valoriser », a-t-il déclaré devant les autorités locales, les notables et les populations venues nombreuses assister à l’événement.

Le responsable politique a souligné que le développement local repose avant tout sur l’implication des citoyens, notamment des jeunes.

Selon lui, les initiatives communautaires telles que les journées de nettoyage, les activités de sensibilisation et les sessions de formation constituent des leviers essentiels pour améliorer durablement le cadre de vie des populations.

Revenant sur son rôle de parrain, El Hadji Niass a assuré qu’il entend accompagner l’AJDMK bien au-delà de cette manifestation.

« Je ne veux pas être un simple parrain de circonstance. Mon ambition est d’être un partenaire durable de l’AJDMK afin que les initiatives lancées aujourd’hui produisent des résultats concrets demain », a-t-il affirmé.

Il a également invité les jeunes à croire en leurs capacités, à renforcer leur unité et à s’engager davantage dans les actions de développement communautaire.

« Le développement commence à la base. Quand des jeunes s’organisent pour agir dans leur quartier, ils posent les fondations d’une commune plus forte et d’un Sénégal plus prospère », a-t-il soutenu.

Chargé des finances de la Jeunesse Patriotique du Sénégal (JPS) pour la commune de Kaolack, vice-coordinateur de la cellule PASTEF de Fass Cheikh Tidiane Kanda, ancien trésorier de PASTEF-UCAD et membre fondateur de la Jeunesse Patriotique du Sénégal, El Hadji Niass s’est imposé au fil des années comme une figure engagée de la jeunesse politique et associative de Kaolack. Il est également responsable politique à Médina Baye et candidat déclaré au Conseil départemental de Kaolack en perspective des élections territoriales de 2027.

Le parrain des 48 heures de l’AJDMK a enfin félicité les responsables de l’association pour leur initiative et appelé les partenaires ainsi que les forces vives de Kaolack à soutenir les projets portés par la jeunesse de Medina Fass Kanda, estimant que l’avenir du développement local dépend largement de la capacité des jeunes à s’organiser et à agir collectivement.

Santé des professionnels des médias : la SEN-CSU et la Maison de la Presse Babacar Touré scellent un accord historique

L’Agence sénégalaise de la Couverture sanitaire universelle (SEN-CSU) et la Maison de la Presse Babacar Touré (MPBT) ont officialisé, ce mardi à Dakar, un partenariat visant à améliorer la prise en charge médicale des professionnels des médias. Ce dispositif prévoit une couverture de 80 % des frais de santé dans les structures publiques conventionnées et de 50 % des dépenses liées aux médicaments, marquant ainsi une avancée majeure dans la protection sociale des journalistes et de leurs familles.

Face à la précarité sanitaire qui touche de nombreux acteurs du secteur des médias, la SEN-CSU et la Maison de la Presse Babacar Touré ont signé une convention destinée à offrir une réponse concrète, structurelle et durable à cette vulnérabilité.

Réunis à Dakar, le directeur général de la SEN-CSU, le Dr El Hadj Séga Guèye, et le directeur général de la Maison de la Presse Babacar Touré, Sambou Biagui, ont paraphé cet accord qualifié d’historique pour la profession.

De nombreux journalistes, techniciens et autres professionnels de l’information demeurent souvent exposés aux conséquences parfois dramatiques de la maladie, faute de ressources financières suffisantes pour accéder à des soins adéquats. Une situation que le Dr El Hadj Séga Guèye a déplorée.

« Les journalistes, techniciens et autres professionnels de l’information jouent un rôle essentiel dans la vie nationale. Ils sont les témoins du quotidien, les relais de l’information sanitaire et des acteurs majeurs de la sensibilisation », a-t-il rappelé.

L’accord signé ne se limite pas à une déclaration d’intention. Il établit les bases d’un véritable dispositif de protection sociale. Concrètement, la convention prévoit une prise en charge de 80 % des frais de santé des bénéficiaires dans l’ensemble des structures publiques conventionnées. Le ticket modérateur restant à la charge des professionnels des médias est ainsi limité à 20 %.

Le panier de soins se veut particulièrement large. Les bénéficiaires ainsi que leurs ayants droit pourront également bénéficier d’une couverture de 50 % sur l’achat des médicaments dans les pharmacies agréées. Les prestations réalisées dans les cliniques privées partenaires de la SEN-CSU sont également prises en compte.

« La signature de cette convention marque une étape majeure dans la construction d’un dispositif durable de protection sociale au bénéfice des professionnels des médias et de leurs familles », s’est félicité le directeur général de la SEN-CSU.

Du côté de la Maison de la Presse Babacar Touré, cette signature constitue une avancée sociale importante. Pour son directeur général, Sambou Biagui, cet accord représente « une avancée sociale majeure pour la presse ».

Il a rappelé que cette convention est l’aboutissement d’un long processus engagé depuis plusieurs années, notamment avec la création de la Mutuelle de santé des professionnels de l’information et de la communication (MPIC).

Sambou Biagui a également salué le rôle joué par l’Association de la presse pour l’entraide et la solidarité (APRES), ainsi que l’engagement de plusieurs personnalités du secteur des médias qui ont contribué à la concrétisation de ce projet.

Sur le plan opérationnel, la Maison de la Presse Babacar Touré jouera un rôle central. Elle assurera l’interface technique et administrative entre les organisations professionnelles de la presse et la SEN-CSU. Elle sera notamment chargée de faciliter les adhésions, de collecter les cotisations et de coordonner les actions avec les services techniques de l’État.

Au-delà des aspects administratifs et financiers, les deux parties ont insisté sur la portée symbolique de cet accord. Pour Sambou Biagui, cette convention traduit une véritable reconnaissance nationale envers les professionnels des médias.

« Au-delà d’un simple acte administratif, cette convention traduit la reconnaissance de la Nation envers les professionnels des médias et leur contribution majeure au développement du pays », a-t-il déclaré.

Ce partenariat démontre qu’il est possible de construire des solutions durables lorsque les institutions publiques et les organisations professionnelles conjuguent leurs efforts.

La Maison de la Presse invite désormais les organisations professionnelles, les rédactions et les syndicats de presse à s’approprier cette initiative et à contribuer à son succès. Ce partenariat ouvre ainsi de nouvelles perspectives pour promouvoir durablement la culture de l’assurance maladie au Sénégal.

Aly Saleh

CACOPHONIE AU SOMMET DE L’ÉTATLe ministère des Finances désavoue le ministre du Commerce sur la dette publique

Une fissure inédite semble apparaître au sein du gouvernement sénégalais. Dans un communiqué officiel publié ce mardi, le ministère de l’Économie, des Finances et du Plan (MEFP) a publiquement recadré le ministre de l’Industrie et du Commerce au sujet de la gestion de la dette publique.

Le département dirigé par le ministre des Finances s’est ainsi désolidarisé des déclarations de son collègue concernant la situation de la dette du Sénégal.

Cette mise au point fait suite à une émission télévisée au cours de laquelle le ministre de l’Industrie et du Commerce s’est exprimé sur la trajectoire financière de l’État. Relayés le lundi 22 juin par plusieurs médias, ses propos ont suscité des réactions au sein du MEFP.

La réponse du ministère des Finances ne s’est pas fait attendre, révélant des divergences publiques sur un sujet particulièrement sensible.

Une parole ministérielle ramenée à une « opinion personnelle »

La formulation du communiqué est d’une rare fermeté. Le MEFP précise que les propos du ministre de l’Industrie et du Commerce « ne relèvent que d’une opinion personnelle » et « ne sauraient en aucune manière refléter la position officielle de l’État du Sénégal ».

En qualifiant ainsi les déclarations d’un membre du gouvernement, le ministère des Finances cherche à limiter leur portée politique et économique. Ce message s’adresse autant à l’opinion publique qu’aux partenaires financiers, afin de réaffirmer l’unicité de la parole officielle de l’État sur les questions budgétaires et financières.

Recadrage institutionnel et rappel des compétences

Au-delà de la mise au point, le communiqué constitue un rappel des prérogatives institutionnelles. Le ministère de l’Économie, des Finances et du Plan souligne qu’il demeure « le seul canal officiel habilité à communiquer sur toute question relative aux finances publiques et aux relations avec les partenaires financiers internationaux ».

Cette précision traduit la volonté du département des Finances de préserver la cohérence du discours économique de l’État. Dans un contexte où la crédibilité financière d’un pays repose largement sur la stabilité et la clarté de sa communication, toute déclaration contradictoire peut alimenter des inquiétudes ou des incompréhensions.

Rassurer les partenaires financiers

L’objectif principal de cette communication semble être de rassurer les bailleurs de fonds, les investisseurs et les créanciers. Conscient que les déclarations initiales ont pu susciter des interrogations, le MEFP a réaffirmé l’engagement du Sénégal à honorer l’ensemble de ses obligations financières.

Le communiqué insiste sur le respect des engagements pris envers les créanciers nationaux et internationaux, les partenaires techniques et financiers ainsi que les investisseurs présents sur le marché.

En substance, l’État du Sénégal assure qu’il continuera à honorer ses dettes dans les délais prévus, écartant ainsi toute interprétation pouvant laisser croire à une remise en cause de ses engagements financiers.

Cette séquence, marquée par une divergence publique entre deux membres du gouvernement, soulève néanmoins la question de la coordination de la communication gouvernementale à un moment particulièrement sensible pour l’économie nationale.

Aly Saleh

Fraude à l’électricité : plus de 180 millions de FCFA recouvrés à Kaolack depuis 2025

La lutte contre la fraude à l’électricité commence à produire des résultats significatifs dans la région de Kaolack. Depuis le début de l’année 2025, la Société nationale d’électricité du Sénégal (Senelec) a réussi à recouvrer plus de 180 millions de francs CFA grâce aux opérations de contrôle et de détection menées dans la région.

L’annonce a été faite par le chef de l’agence Senelec de Kaolack, Makhtar Diop, à l’occasion d’un atelier de sensibilisation organisé à l’intention des professionnels des médias par la Délégation régionale Centre-Est de la Senelec.

Selon le responsable de l’agence, la fraude à l’électricité demeure un phénomène préoccupant à l’échelle nationale, avec des conséquences importantes sur les performances financières du secteur énergétique. Il a souligné que des équipes spécialisées ont été déployées afin de détecter les branchements frauduleux et les différentes formes de détournement de l’énergie électrique.

« Nous avons mis en place des équipes chargées de la détection de la fraude partout où elle se passe et les auteurs devront répondre de leurs actes », a-t-il averti, insistant sur la détermination de la société nationale à poursuivre les contrevenants.

Au niveau national, les pertes liées à la fraude électrique sont estimées à plus de 80 milliards de francs CFA chaque année. Une situation qui affecte les capacités d’investissement de la société et pèse sur les efforts engagés pour améliorer l’accès à l’électricité.

Au cours de la rencontre, les responsables de la Délégation régionale Centre-Est ont également présenté les avancées réalisées dans le secteur de l’électricité au Sénégal. Ils ont indiqué que 12 683 localités ont déjà été électrifiées à travers le pays, tandis que 6 571 autres sont actuellement en cours d’électrification.

La Senelec a également enregistré l’arrivée de 156 000 nouveaux abonnés au cours de l’année 2025. Ces performances s’inscrivent dans la stratégie nationale visant à atteindre l’accès universel à l’électricité à l’horizon 2029.

Les responsables de la société ont par ailleurs invité les usagers à une meilleure utilisation des compteurs prépayés Woyofal, présentés comme un outil permettant aux ménages de mieux maîtriser leur consommation d’électricité et de gérer plus efficacement leurs dépenses énergétiques.

Organisée à l’approche de la saison des pluies, cette rencontre a aussi permis de sensibiliser les populations aux risques liés aux installations électriques pendant l’hivernage. Les responsables de la Senelec ont insisté sur l’importance du respect des consignes de sécurité afin de prévenir les accidents domestiques et les incidents provoqués par les intempéries.

Bracelets électroniques : Moussa Seydi écroué, plus de 5 milliards FCFA au cœur d’une vaste enquête financière

L’enquête sur le marché des bracelets électroniques destinés à l’administration pénitentiaire sénégalaise connaît une nouvelle évolution judiciaire. Le directeur des finances, du budget, du matériel et des infrastructures pénitentiaires, Moussa Seydi, a été placé sous mandat de dépôt par le Pool judiciaire financier (PJF) dans le cadre d’une information judiciaire portant sur un présumé détournement de deniers publics.

Selon les informations publiées par le quotidien L’Observateur dans son édition de ce mardi, le haut responsable de l’administration pénitentiaire est visé par un réquisitoire introductif du parquet financier en date du 8 avril 2026. Les poursuites portent notamment sur des faits présumés de détournement de deniers publics, d’escroquerie portant sur des fonds publics, de faux en écriture publique authentique, d’association de malfaiteurs et de blanchiment de capitaux.

Au cœur du dossier figurent des paiements effectués dans le cadre du programme d’acquisition des bracelets électroniques destinés à la surveillance des détenus. Les enquêteurs s’intéressent particulièrement à une avance de démarrage de 1,377 milliard de francs CFA ainsi qu’à une somme de 3,633 milliards de francs CFA dont l’utilisation n’aurait pas été suffisamment justifiée. Le préjudice financier allégué dépasse ainsi les 5 milliards de francs CFA.

Face aux accusations, les avocats de Moussa Seydi contestent vigoureusement toute implication de leur client. Ils soutiennent que l’avance de démarrage contestée était expressément prévue dans les clauses contractuelles et avait reçu toutes les validations administratives requises. Concernant les 3,633 milliards de francs CFA, l’intéressé aurait expliqué aux enquêteurs de la Division des investigations criminelles que ces dépenses étaient liées à la formation des agents, à la maintenance des équipements et au support technique associé au projet.

La défense insiste également sur le fait que Moussa Seydi n’était ni administrateur de crédits ni ordonnateur des dépenses, estimant qu’aucun élément du dossier ne permet d’établir sa responsabilité directe dans les opérations financières mises en cause.

L’un des aspects les plus sensibles de l’enquête concerne la disparition présumée de plusieurs centaines de bracelets électroniques. Selon les constatations des enquêteurs, seuls 1 352 bracelets auraient été retrouvés au centre de surveillance alors que 2 000 unités auraient officiellement été réceptionnées.

Lors de son audition, Moussa Seydi aurait affirmé que 610 bracelets étaient conservés dans son bureau en attendant leur transfert officiel aux services compétents. D’après ses conseils, cette précision réduit le nombre d’équipements effectivement manquants à 38 unités, représentant une valeur estimée à 78,3 millions de francs CFA, soit environ 0,6 % de la valeur globale des deux marchés.

L’affaire concerne deux contrats conclus entre le ministère de la Justice et la société Colombe Cyber Defense Operations Center. Le premier marché, signé en octobre 2020, portait sur l’acquisition de 1 000 bracelets électroniques pour un montant de 6,889 milliards de francs CFA. Un second contrat, conclu en juillet 2023, concernait également la fourniture de 1 000 bracelets supplémentaires pour un montant de 5,340 milliards de francs CFA.

Les investigations ont également mis en évidence des défaillances techniques sur plusieurs équipements livrés. Selon les éléments du dossier, 214 bracelets électroniques présenteraient des dysfonctionnements au sein des différents lots réceptionnés.

Les renseignements obtenus auprès du Payeur général du Trésor indiquent qu’un montant total de 8,911 milliards de francs CFA a déjà été versé à l’entreprise entre 2020 et 2024. Les données transmises par l’administration pénitentiaire auraient toutefois fait apparaître un écart financier de 3,633 milliards de francs CFA concernant le premier marché et de 2,908 milliards de francs CFA pour le second. Ces montants sont considérés par les enquêteurs comme insuffisamment justifiés.

De son côté, le directeur général de la société concernée a rejeté toute responsabilité dans la disparition des bracelets électroniques. Il soutient que son entreprise s’est limitée à la livraison des équipements conformément aux engagements contractuels et que la gestion ainsi que la conservation du matériel relevaient exclusivement de l’administration pénitentiaire.

Révision constitutionnelle : à l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko défend la légitimité de l’initiative parlementaire

À l’Assemblée nationale, le débat sur la révision de la Constitution a pris une dimension à la fois institutionnelle et politique. Profitant de la séance plénière consacrée à l’examen des projets de loi portant Code du travail et Code de la sécurité sociale, le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, est revenu longuement sur l’initiative parlementaire engagée en vue d’une réforme constitutionnelle, afin d’en préciser la portée et de répondre aux nombreuses interprétations suscitées ces derniers jours.

Face aux députés, le président de l’institution parlementaire a tenu à rappeler que la procédure engagée s’inscrit strictement dans le cadre des dispositions prévues par la Constitution. Selon lui, les débats publics et certaines analyses ont entretenu une confusion sur la nature de la démarche, laissant croire à une confrontation entre les institutions ou à une volonté de mettre l’exécutif sous pression.

Ousmane Sonko a expliqué que l’avis sollicité sur la proposition de loi portant révision constitutionnelle a été traité conformément aux dispositions de l’article 103 de la Constitution. Il a indiqué avoir exercé les prérogatives qui lui sont reconnues par ce texte avant de transmettre les conclusions aux députés à l’origine de la proposition.

Le président de l’Assemblée nationale a également précisé qu’il appartient au chef de l’État de décider s’il souhaite ou non rendre public le contenu de cet avis. « J’en ai immédiatement fait communication aux auteurs de la proposition et laisse le soin au président de la République, s’il en éprouve le besoin, d’en porter le contenu à la connaissance du public », a-t-il déclaré.

Au-delà des aspects procéduraux, Ousmane Sonko a développé une réflexion plus large sur la légitimité constitutionnelle dans le système démocratique sénégalais. Selon lui, seuls le peuple souverain et la représentation nationale disposent d’un véritable pouvoir constitutionnel. Il a ainsi défendu le rôle de l’Assemblée nationale dans les processus de révision de la Loi fondamentale.

« Dans notre modèle démocratique, seules deux entités peuvent se prévaloir du titre de pouvoir constitutionnel : le peuple et la représentation nationale. Nul autre pouvoir ne peut prétendre accéder à cette haute dignité », a-t-il affirmé devant les parlementaires.

Pour le président de l’Assemblée nationale, l’initiative portée par les députés constitue une étape importante dans la dynamique de réforme institutionnelle. Il estime que l’objectif recherché est déjà en partie atteint, dans la mesure où le débat sur l’évolution de la Constitution a été relancé au sein des institutions et dans l’espace public.

Réagissant aux nombreuses interprétations politiques entourant cette initiative, Ousmane Sonko a rejeté toute idée d’un bras de fer entre le pouvoir législatif et l’exécutif. Il a notamment réfuté les accusations faisant état d’un ultimatum adressé au président de la République.

« Aucun ultimatum n’a été donné au président de la République », a-t-il insisté, soulignant que les différentes étapes du processus relèvent exclusivement des mécanismes prévus par la Constitution.

S’adressant indirectement au chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, il a rappelé que la suite de la procédure dépendra des options prévues par la Constitution une fois la proposition adoptée. Selon lui, le président de la République pourra soit renvoyer le texte à l’Assemblée nationale pour une adoption à la majorité qualifiée des trois cinquièmes, soit choisir la voie référendaire afin de soumettre la réforme directement au peuple.

Dans un ton à la fois institutionnel et politique, le président de l’Assemblée nationale a enfin appelé chaque acteur à respecter les limites de ses compétences constitutionnelles. « Chacun devra se limiter à ses prérogatives constitutionnelles, sinon la haute juridiction nous départagera », a-t-il averti.

Ass Dione condamné avec sursis dans une affaire de promesse de visa vers l’Espagne

Le chanteur religieux Ass Dione a été condamné par le Tribunal des flagrants délits de Pikine-Guédiawaye à une peine de six mois de prison avec sursis dans une affaire d’escroquerie présumée liée à une promesse de visa pour l’Espagne. Le jugement est intervenu à l’issue d’une procédure mettant en cause l’artiste dans des démarches de voyage qui n’ont finalement jamais abouti.

L’affaire trouve son origine dans une annonce diffusée sur le réseau social Instagram, proposant des services d’obtention de visas pour plusieurs destinations, notamment l’Espagne et le Canada. Séduit par cette offre, le bijoutier Abou Diack avait entrepris des démarches en vue d’un départ vers l’Espagne dans le cadre d’un contrat de travail.

Selon les éléments évoqués à l’audience, le candidat au voyage avait versé une avance de 500 000 francs CFA sur un montant global estimé à 3 millions de francs CFA, correspondant aux frais liés à la procédure de visa, au contrat de travail et à l’organisation du voyage.

Devant le tribunal, Ass Dione a reconnu avoir perçu l’argent remis par le plaignant. Le prévenu a expliqué qu’il travaillait avec un partenaire résidant en Espagne, chargé de mener les démarches administratives nécessaires à l’obtention des documents de voyage. Il a toutefois assuré n’avoir jamais eu l’intention d’escroquer le plaignant.

Ces explications n’ont pas convaincu le ministère public. Le parquet a estimé que les faits étaient suffisamment graves pour justifier une sanction plus sévère et a requis une peine de prison ferme. Le représentant du ministère public a également demandé le regroupement des différentes procédures visant le prévenu.

Déjà placé en détention dans le cadre d’autres dossiers liés à des promesses de visas, Ass Dione fait encore l’objet de plusieurs enquêtes. Les autorités judiciaires poursuivent les investigations afin d’établir les responsabilités dans les différentes affaires signalées.

Dette publique : le ministère de l’Économie désavoue les propos de Serigne Guèye Diop et réaffirme les engagements financiers du Sénégal

Le ministère de l’Économie, des Finances et du Plan a apporté une mise au point officielle à la suite des déclarations du ministre de l’Industrie et du Commerce, Serigne Guèye Diop, relatives à une éventuelle restructuration de la dette publique sénégalaise.

Dans un communiqué publié ce lundi, le département dirigé par le ministère de l’Économie a tenu à préciser que les propos tenus par le ministre lors d’une émission télévisée relèvent d’une appréciation personnelle et ne sauraient être interprétés comme une position officielle du gouvernement du Sénégal.

« Les déclarations évoquées constituent une opinion personnelle et ne reflètent aucunement la position officielle de l’État du Sénégal », souligne le document, qui insiste sur le rôle exclusif du ministère de l’Économie, des Finances et du Plan en matière de communication sur les questions liées aux finances publiques et aux relations avec les partenaires financiers internationaux.

Cette réaction intervient après des déclarations de Serigne Guèye Diop, qui avait affirmé que le gouvernement abordait les discussions avec le Fonds monétaire international « sans idéologie » et qu’une restructuration de la dette pourrait être envisagée si elle apparaissait comme la solution la plus appropriée.

Face aux interprétations suscitées par ces propos, le ministère a tenu à rassurer les marchés financiers, les bailleurs de fonds ainsi que les partenaires techniques et financiers du Sénégal. Il rappelle que le pays demeure pleinement engagé dans le respect de l’ensemble de ses obligations financières et continue d’honorer régulièrement ses engagements envers ses créanciers, ses investisseurs et ses partenaires au développement.

Le communiqué réaffirme également la volonté des autorités sénégalaises de préserver la crédibilité financière du pays et de maintenir un dialogue constructif avec les institutions financières internationales dans le cadre de la gestion des finances publiques.

Cette clarification officielle intervient dans un contexte où la question de la dette publique et des équilibres budgétaires occupe une place importante dans le débat économique national. Les autorités cherchent ainsi à rassurer les partenaires économiques et à éviter toute confusion susceptible d’alimenter des inquiétudes sur la capacité du Sénégal à faire face à ses engagements financiers.

Développement de Guinguinéo : le CFCG lance la réflexion sur les priorités de demain

Le leader de la Convergence des Forces Citoyennes de Guinguinéo (CFCG), Bamba Cissé, animera une conférence de presse le samedi 4 juillet 2026 à Guinguinéo.

Cette rencontre sera consacrée aux enjeux politiques locaux et nationaux, avec un accent particulier sur le développement de la commune de Guinguinéo à l’approche des prochaines élections locales.

Bamba Cissé entend présenter sa lecture de la situation politique actuelle ainsi que les principaux défis auxquels Guinguinéo est confrontée. Les questions liées à l’emploi des jeunes, à l’amélioration des infrastructures, à l’assainissement, à l’éducation, à la santé et à l’attractivité économique de la commune devraient être au cœur des échanges.

Cette conférence sera également l’occasion pour le leader du CFCG d’exposer sa vision d’un développement durable et inclusif de Guinguinéo. Il reviendra notamment sur les attentes des populations ainsi que sur les perspectives de gouvernance locale dans le cadre des prochaines échéances territoriales.

À travers cette initiative, le mouvement entend favoriser le débat citoyen et contribuer à une réflexion collective sur l’avenir politique, économique et social de Guinguinéo.

Cette rencontre s’annonce importante dans un contexte marqué par les préparatifs des prochaines élections locales et par les aspirations des habitants à un développement accru de leur commune.

Coopération économique : le Sénégal et l’Allemagne scellent des investissements majeurs pour l’énergie, l’industrie et l’emploi

DAKAR – Le Président de la République a présidé, en début d’après-midi, la cérémonie de clôture de la Journée germano-sénégalaise de l’économie, un rendez-vous qui a réuni durant toute la journée des responsables gouvernementaux, des investisseurs et des dirigeants d’entreprises sénégalaises et allemandes autour des opportunités de coopération économique.

Cette rencontre a débouché sur plusieurs engagements financiers et industriels d’envergure destinés à accompagner les ambitions de développement du Sénégal. Parmi les principales annonces figure une enveloppe de 20 millions d’euros mobilisée par la banque allemande KfW pour soutenir la transformation verte des petites et moyennes entreprises sénégalaises. Ce financement vise à favoriser la transition énergétique, l’adoption de technologies propres et l’amélioration de la compétitivité des entreprises locales.

Dans le domaine de la santé, un projet de production locale de matériel de dialyse a également été annoncé en partenariat avec le groupe allemand B. Braun. L’initiative prévoit un transfert de technologies ainsi que la création d’emplois qualifiés, avec pour objectif de renforcer les capacités industrielles du pays tout en améliorant l’accès aux équipements médicaux.

Le secteur de la formation professionnelle figure également parmi les axes majeurs de la coopération. Le constructeur Daimler Trucks entend contribuer à la formation de jeunes Sénégalais aux métiers de l’industrie automobile, dans un contexte marqué par la volonté des autorités de développer des compétences locales adaptées aux besoins industriels émergents.

Les deux parties ont également évoqué la mise en place d’une filière locale de véhicules utilitaires électriques, une initiative qui s’inscrit dans la transition énergétique et la promotion de solutions de mobilité plus durables.

Par ailleurs, un programme d’investissement de 100 millions d’euros consacré au stockage frigorifique a été présenté. Ce projet devrait permettre de réduire considérablement les pertes post-récolte dans les filières agricoles et halieutiques tout en favorisant la création de plusieurs milliers d’emplois.

À ces engagements s’ajoutera, dans les prochains jours, la signature d’un financement de 120 millions d’euros porté par GAUFF Engineering et l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER). L’accord, qui doit être conclu en présence du ministre des Finances, vise à étendre l’accès à l’électricité dans les zones rurales en faisant passer le nombre de villages concernés de 300 à 750.

Après la cérémonie de clôture, le Chef de l’État s’est rendu à l’Africa Business Hub où il s’est entretenu avec les dirigeants de plusieurs grandes entreprises allemandes. Au cours de ces échanges, il a présenté les orientations de la Vision Sénégal 2050, qui prévoit la mobilisation de près de 28 milliards d’euros d’investissements sur les cinq prochaines années dans des secteurs stratégiques tels que l’énergie, les infrastructures, l’agro-industrie, la santé, le numérique et l’industrie manufacturière.

Le Président de la République a également insisté sur les réformes engagées afin d’améliorer le climat des affaires. Il a notamment mis en avant le nouveau Code des investissements, qui garantit l’égalité de traitement entre investisseurs nationaux et étrangers ainsi que la protection contre l’expropriation. La réforme fiscale et la numérisation des procédures administratives ont également été présentées comme des leviers destinés à renforcer la transparence, réduire les délais et sécuriser les investissements.

Opération « Saxxal Karangue » à Touba : 358 personnes interpellées et d’importantes saisies réalisées par la gendarmerie

TOUBA – La Compagnie de Gendarmerie de Touba a mené, du 17 au 19 juin 2026, une vaste opération de sécurisation dénommée « Saxxal Karangue », dans le cadre de sa mission de protection des personnes et des biens. Cette opération d’envergure, déployée sur plusieurs localités relevant de sa zone de compétence, a permis l’interpellation de centaines de personnes et la saisie de produits et objets illicites.

Selon la Gendarmerie nationale, l’opération a mobilisé d’importants moyens humains et matériels. Les éléments de la Compagnie de Gendarmerie de Touba ont été renforcés par le 6e Escadron porté de la Légion de gendarmerie d’intervention, l’Escadron de surveillance et d’intervention de Touba ainsi que des équipes spécialisées dans le pilotage de drones et les unités cynophiles. L’ensemble des brigades territoriales de la compagnie a également été engagé afin d’assurer une couverture optimale des zones ciblées.

Durant les trois jours d’intervention, les forces de l’ordre ont procédé à la vérification de 1 185 personnes. À l’issue des contrôles, 358 individus ont été interpellés pour diverses infractions, notamment la détention et le trafic de stupéfiants, la possession illégale d’armes, l’abattage clandestin, l’outrage à agents dépositaires de l’autorité publique ainsi que d’autres délits connexes.

Les opérations ont également porté sur la sécurité routière. Au total, 1 142 véhicules et 578 motocyclettes ont été contrôlés sur différents axes de la ville et de ses environs. Ces vérifications ont conduit à l’immobilisation de 238 véhicules et motos pour défaut de documents administratifs ou infractions au Code de la route.

Les saisies opérées par les gendarmes témoignent de l’ampleur de cette opération. Les forces de sécurité ont notamment saisi 12,3 kilogrammes de chanvre indien, une arme à feu chargée avec ses munitions, 41 armes blanches ainsi que 207 kilogrammes de viande provenant d’abattages clandestins.

Les éléments engagés ont également découvert et confisqué divers médicaments, des denrées impropres à la consommation et des boissons alcoolisées. Une importante quantité de sachets plastiques prohibés a aussi été retirée du marché, pour une valeur estimée à 600 000 francs CFA.

Au terme de cette opération, les services de la gendarmerie ont enregistré 638 infractions diverses. Les différentes procédures engagées ont donné lieu à la perception de 1 914 000 francs CFA au titre des amendes forfaitaires.

SENELEC renforce sa communication avec la presse sur le Woyofal, les risques électriques et la lutte contre la fraude

La Société nationale d’électricité du Sénégal (SENELEC) a organisé à Kaolack un atelier de sensibilisation à l’intention des professionnels des médias afin de renforcer la communication autour de ses services et des défis liés à la distribution de l’électricité.

Cette rencontre a principalement porté sur le système de prépaiement Woyofal, les risques électriques, les agressions contre les infrastructures énergétiques, les occupations illégales des emprises ainsi que la lutte contre la fraude électrique.

Face aux journalistes, les responsables de la SENELEC ont rappelé le rôle essentiel des médias dans la sensibilisation des populations aux bonnes pratiques en matière de consommation d’électricité et de préservation des installations.

Les échanges ont permis de mettre en lumière les avantages du système Woyofal, qui offre aux abonnés une meilleure maîtrise de leur consommation grâce au prépaiement. Les participants ont également été informés des dangers liés aux installations non conformes, aux branchements clandestins et aux occupations anarchiques des couloirs de sécurité des lignes électriques.

Les responsables de l’entreprise ont par ailleurs dénoncé les actes de vandalisme et les vols de câbles électriques, qui perturbent la fourniture de l’électricité et occasionnent d’importantes pertes financières.

Au cours de l’atelier, la SENELEC a présenté les performances enregistrées dans le secteur de l’électricité. Selon les données communiquées, la production brute totale d’énergie a atteint 7 466 GWh en 2024, pour une puissance installée de 2 290 MW.

L’entreprise a également mis en avant les progrès réalisés dans le domaine de l’électrification rurale. À ce jour, 12 683 localités sont électrifiées à travers le pays, tandis que 6 571 villages sont en cours d’électrification.

Les responsables de la SENELEC ont souligné que ces résultats traduisent la volonté des autorités sénégalaises de garantir un accès universel à l’électricité et d’accompagner le développement économique et social des territoires.

Abordant la question de la fraude électrique, ils ont insisté sur les lourdes conséquences des branchements clandestins, des compteurs trafiqués et des raccordements illégaux. Ces pratiques privent l’entreprise de ressources financières importantes qui pourraient être investies dans l’extension du réseau, l’amélioration de la qualité du service et l’électrification de nouvelles localités.

Selon les chiffres présentés lors de l’atelier, les pertes liées à la fraude dans la région de Kaolack sont estimées à 1 882 621 kWh, soit un manque à gagner de plus de 182,6 millions de francs CFA. À l’échelle nationale, la SENELEC enregistre des pertes annuelles évaluées à près de 85 milliards de francs CFA.

« Une telle somme pourrait contribuer au financement de nombreux projets d’électrification rurale, à la construction de postes électriques et à l’installation de nouveaux réseaux dans les villages encore non desservis », a expliqué Moctar Diop, chef de l’Agence principale de Kaolack.

Trafic de drogue à Dakar : sept personnes arrêtées, dont six étrangers, avec deux kilos de Kush et quatre kilos de chanvre indien saisis

La lutte contre le trafic de stupéfiants se poursuit dans la région de Dakar. La Légion de gendarmerie de Dakar, placée sous le commandement du colonel Malick Faye, a mené plusieurs opérations ayant abouti à l’arrestation de sept personnes et à la saisie d’importantes quantités de drogue, notamment du Kush et du chanvre indien.

Selon des informations communiquées par le colonel Ibrahima Ndiaye, ces interventions ont été conduites par les unités de la Brigade de Diamniadio et de la Brigade territoriale de Hann dans le cadre du renforcement de la lutte contre le trafic de stupéfiants dans la capitale et sa périphérie.

La première opération s’est déroulée le mercredi 17 juin 2026 dans le quartier de Thiourigne, à la suite d’un renseignement faisant état de l’existence d’un réseau spécialisé dans le trafic de Kush. Les éléments de la Brigade de Diamniadio ont alors mis en place une intervention ciblée aux environs de 10 heures.

Sur les lieux, les gendarmes ont interpellé six individus, parmi lesquels figure une femme. Tous sont de nationalités étrangères. Les suspects occupaient un appartement qui, selon les enquêteurs, servait de base logistique pour leurs activités illicites. Ils ont été arrêtés en flagrant délit et placés en garde à vue pour association de malfaiteurs et trafic international de drogue.

La perquisition menée dans l’appartement a permis aux enquêteurs de mettre la main sur vingt-cinq sachets de grand format, quinze sachets de petit format ainsi qu’une importante quantité de Kush conservée en vrac. Le poids total de la drogue saisie est estimé à près de deux kilogrammes.

Parallèlement, une autre opération a été conduite le même jour par la Brigade territoriale de Hann. Exploitant un renseignement relatif à un trafic de chanvre indien, les gendarmes ont placé un suspect sous surveillance avant de le prendre en filature.

L’homme a finalement été interpellé à la plage de Yarakh. La fouille et la perquisition effectuées dans le cadre de cette opération ont permis la saisie de quatre kilogrammes de chanvre indien ainsi que d’une somme de 275 000 francs CFA, présumée provenir des activités de trafic.

Au total, ces différentes interventions ont conduit à l’arrestation de sept personnes et à la saisie de six kilogrammes de stupéfiants de différentes natures. Les mis en cause devraient être présentés aux autorités judiciaires compétentes à l’issue des enquêtes ouvertes par les unités de gendarmerie.

Pikine-Guédiawaye : Djiby Dramé auditionné par le juge d’instruction, l’enquête prend de l’ampleur

Le chanteur Djiby Dramé a été extrait de sa cellule ce lundi 22 juin 2026 pour être conduit au tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye, dans le cadre de l’information judiciaire ouverte contre lui et plusieurs autres personnes.

Détenu depuis près de quatre mois, l’artiste fait l’objet de poursuites pour association de malfaiteurs, actes contre nature, transmission volontaire du VIH ainsi que d’autres chefs d’inculpation retenus par le parquet.

Selon des informations recueillies, Djiby Dramé a été entendu sur le fond du dossier par le juge d’instruction du premier cabinet. Son audition, particulièrement attendue en raison de la sensibilité de cette affaire, s’est achevée au terme de plusieurs heures d’interrogatoire. Cette étape constitue une phase importante de la procédure judiciaire engagée contre le chanteur.

L’affaire remonte à l’interpellation de Djiby Dramé par la Brigade de recherches de Keur Massar en compagnie de onze autres personnes présentées comme des suspects dans ce dossier. À l’issue de leur déferrement, le procureur près le tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye, Saliou Dicko, avait requis l’ouverture d’une information judiciaire afin de permettre un approfondissement des investigations.

Le dossier avait ensuite été confié au doyen des juges d’instruction qui, dans le cadre de ses investigations, avait délivré une délégation judiciaire à la Brigade de recherches de Keur Massar. Cette mesure a permis aux enquêteurs de poursuivre les investigations au-delà des premières arrestations.

Au fil des mois, l’enquête a pris une ampleur considérable. Selon les éléments disponibles, près d’une centaine de personnes ont déjà été interpellées dans le cadre de cette procédure judiciaire, témoignant de l’étendue des investigations menées par les services d’enquête.

Assemblée nationale : Malick Ndiaye retrouve les premiers rôles après le remaniement du Bureau

À peine un mois après avoir quitté la présidence de l’Assemblée nationale, Malick Ndiaye effectue un retour remarqué au sein de l’institution parlementaire. Réunie en séance plénière ce lundi 22 juin, l’Assemblée nationale a procédé à un réaménagement de son Bureau, à la suite de plusieurs démissions intervenues ces derniers jours.

Ce réajustement fait suite au départ de Cheikh Thioro Mbacké de son poste de troisième vice-président ainsi qu’à la démission d’Ismaïla Diallo, qui occupait jusque-là les fonctions de premier vice-président. Ces mouvements ont entraîné une recomposition des responsabilités au sein de l’organe dirigeant du Parlement.

Dans cette nouvelle configuration, Malick Ndiaye a été désigné premier vice-président de l’Assemblée nationale. Cette nomination marque son retour au premier plan après sa décision, fin mai dernier, de renoncer volontairement au perchoir afin de permettre l’élection d’Ousmane Sonko à la présidence de l’institution.

Le Bureau de l’Assemblée compte désormais huit vice-présidents. Aux côtés de Malick Ndiaye figurent notamment Rokhy Ndiaye, Ismaïla Diallo, Mbène Faye Samba Dang, Oulimata Sidibé, Mohamed Sall et Raqui Diallo, chargés d’assister le président de l’Assemblée dans le fonctionnement des travaux parlementaires.

Le secrétariat du Bureau a également été renouvelé. Maimouna Bousso prend la tête d’une équipe composée de Bacary Diédhiou, Ramatoulaye Bodian, Assane Diop, Daba Wagnane et Cheikh Faye. Ces responsables auront pour mission d’assurer le suivi administratif et l’organisation des activités parlementaires.

S’agissant de la gestion financière de l’institution, les fonctions de questeurs ont été confiées à Aïcha Touré et Alphonse Mané Sambou, chargés notamment de la supervision des questions budgétaires et administratives de l’Assemblée nationale.

Électrification rurale, assainissement et agriculture : le Sénégal veut accélérer ses partenariats avec GAUFF Engineering

Le président de la République a reçu, ce lundi au Palais de la République, Michael Fischer, directeur général de GAUFF Engineering, entreprise partenaire du Sénégal dans les domaines des infrastructures et de l’énergie. Cette audience, qui intervient après la rencontre entre le chef de l’État et les responsables de Siemens Healthineers, s’inscrit dans la volonté des autorités de renforcer les partenariats stratégiques au service du développement.

Au cœur des échanges figurait la question de l’électrification rurale, considérée comme l’un des leviers majeurs de transformation des territoires. Les résultats enregistrés dans le cadre du programme porté par l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER) ont été particulièrement mis en avant. Grâce au déploiement de solutions solaires, plusieurs localités éloignées du réseau électrique classique ont pu bénéficier d’un accès à l’électricité.

Le chef de l’État a souligné la nécessité d’élargir cette dynamique afin de toucher davantage de villages et de renforcer l’accès aux services énergétiques dans les zones rurales. L’ambition affichée est également d’utiliser l’énergie solaire comme moteur du développement agricole, notamment pour l’irrigation, la conservation et la transformation des productions locales.

Cette orientation vise à améliorer la productivité des exploitations agricoles tout en favorisant la création de valeur ajoutée dans les territoires. Les autorités souhaitent ainsi encourager l’installation d’infrastructures énergétiques adaptées aux besoins des communautés rurales.

Les échanges ont également porté sur la problématique des inondations, qui demeure l’un des principaux défis auxquels sont confrontées plusieurs localités du pays pendant l’hivernage. Le président de la République a insisté sur l’importance de renforcer les infrastructures d’assainissement aussi bien dans les centres urbains que dans les zones rurales.

La gestion des eaux pluviales et des eaux usées figure désormais parmi les priorités des pouvoirs publics afin de réduire les risques d’inondation qui affectent régulièrement des quartiers entiers et perturbent les activités économiques et sociales.

Selon la présidence, l’expertise de GAUFF Engineering dans la réalisation d’ouvrages hydrauliques et d’infrastructures d’assainissement dans plusieurs pays africains pourrait contribuer à accompagner le Sénégal dans la mise en œuvre de projets structurants.

SÉNÉGAL – ÉDUCATION

Kaffrine : des résultats exceptionnels au CNFMETP malgré des défis en infrastructures

Le Centre national de formation des maîtres d’enseignement technique et professionnel (CNFMETP) de Kaffrine a enregistré des résultats remarquables aux examens d’État de l’année 2026, confirmant ainsi son rôle majeur dans la formation des enseignants du secteur technique et professionnel au Sénégal.

Ces performances ont été mises en avant lors des Journées portes ouvertes (JPO) du centre, organisées sous la présidence de l’inspecteur d’académie de Kaffrine, Mamadou Niang, en présence des autorités administratives, territoriales et des acteurs du système éducatif.

À cette occasion, le directeur du CNFMETP, Mbaye Seck, a toutefois plaidé pour un renforcement des infrastructures et des équipements de l’établissement.

« Nous plaidons pour le renforcement des infrastructures et des équipements du Centre national de formation des maîtres d’enseignement technique et professionnel de Kaffrine », a-t-il déclaré.

Malgré ces contraintes, le centre affiche des résultats particulièrement encourageants au Brevet d’études professionnelles (BEP 2). Les filières Électricité (10 candidats), Technique du froid (14 candidats) et Dessin bâtiment (11 candidats) ont enregistré un taux de réussite de 100 %. Les filières Mécanique automobile et Construction métallique ont également obtenu des résultats satisfaisants.

Par ailleurs, tous les candidats des filières Froid-Climatisation et Électricité ont obtenu une mention.

Les résultats du Certificat d’aptitude à l’enseignement professionnel (CAEP-METP), qui sanctionne la formation des élèves-maîtres de l’enseignement technique et professionnel, sont également jugés très satisfaisants.

La filière Électricité a enregistré neuf admis sur dix candidats, tandis que les filières Structure métallique (5 candidats), Bâtiment (5 candidats) et Froid-Climatisation (8 candidats) ont obtenu un taux de réussite de 100 %. En Mécanique automobile, sept candidats sur dix ont été déclarés admis.

Ces performances, obtenues dans le cadre d’examens d’État organisés à l’échelle nationale, témoignent de la qualité de l’encadrement pédagogique ainsi que de l’engagement des formateurs et des apprenants du CNFMETP de Kaffrine, malgré les difficultés matérielles auxquelles l’établissement demeure confronté.

Réforme constitutionnelle : les députés de Pastef renforcent les pouvoirs du Premier ministre

Au Sénégal, la réforme constitutionnelle engagée par les nouvelles autorités continue de susciter débats et interrogations. Alors que l’avant-projet élaboré par la présidence de la République a alimenté de nombreuses spéculations ces dernières semaines, la proposition de loi constitutionnelle déposée par les députés de la majorité parlementaire apporte des modifications significatives, particulièrement en ce qui concerne les attributions du Premier ministre.

Le texte porté par les parlementaires de Pastef, notamment Ayib Daffé et plusieurs de ses collègues, reprend en grande partie les orientations contenues dans l’avant-projet transmis par le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye. Toutefois, une différence majeure apparaît au niveau de l’article 57 de la Constitution, consacré aux prérogatives du chef du gouvernement.

Dans sa version initiale, l’avant-projet présidentiel prévoyait principalement d’accorder au Premier ministre la possibilité de présider le Conseil des ministres par délégation du président de la République ainsi que le droit de saisir la Cour constitutionnelle. La proposition des députés va nettement plus loin en renforçant le rôle du chef du gouvernement dans la conduite de l’action administrative de l’État.

Le texte prévoit ainsi que le Premier ministre dispose de l’administration et procède aux nominations aux emplois civils déterminés par la loi. Il est également chargé d’assurer l’exécution des lois et dispose du pouvoir réglementaire, sous réserve des dispositions prévues par la Constitution.

Les députés introduisent également une précision importante concernant les actes réglementaires du Premier ministre. Ceux-ci devront être contresignés par les ministres chargés de leur exécution. Le chef du gouvernement se voit par ailleurs confier la présidence des conseils interministériels ainsi que celle des réunions ministérielles, avec la possibilité de déléguer cette responsabilité à un ministre.

Concernant le Conseil des ministres, la proposition encadre strictement les conditions dans lesquelles le Premier ministre peut le présider. Celui-ci ne pourra le faire que sur délégation expresse du président de la République et sur la base d’un ordre du jour fixé par ce dernier. Cette disposition maintient ainsi le rôle central du chef de l’État tout en ouvrant davantage d’espace au chef du gouvernement dans la gestion des affaires publiques.

Le texte prévoit également que le Premier ministre puisse déléguer une partie de ses compétences aux ministres, renforçant ainsi la collégialité et la fluidité du fonctionnement gouvernemental.

Ces nouvelles dispositions traduisent une volonté de rééquilibrer les rapports entre le président de la République et le Premier ministre dans l’architecture institutionnelle sénégalaise. Elles pourraient conduire à un renforcement du rôle du gouvernement dans la conduite des politiques publiques tout en maintenant les prérogatives essentielles du chef de l’État.

À ce stade de la procédure, le Bureau de l’Assemblée nationale a déjà reçu l’avis du président de la République sur la proposition de loi. Toutefois, la position officielle de la présidence sur les modifications introduites par les députés n’a pas encore été rendue publique.

ONU : Macky Sall séduit Trump et plaide pour une « nouvelle grandeur » des Nations unies

À quelques mois de l’élection du prochain secrétaire général des Nations unies, Macky Sall multiplie les initiatives diplomatiques afin de consolider sa candidature à la succession d’António Guterres. Dans un entretien accordé au média conservateur américain Breitbart News, l’ancien président sénégalais affiche clairement sa volonté de se rapprocher de l’administration de Donald Trump et défend une profonde réforme des Nations unies, résumée par le slogan « Make the United Nations Great Again » (MUNGA), directement inspiré du célèbre mot d’ordre du président américain.

Le choix de Breitbart News, média influent de la droite conservatrice américaine, n’est pas anodin. Considéré comme l’une des principales plateformes médiatiques soutenant Donald Trump et ses partisans, ce média constitue un canal privilégié pour s’adresser à l’électorat conservateur américain ainsi qu’aux responsables politiques proches de la Maison-Blanche.

À travers cet entretien, Macky Sall cherche manifestement à rassurer Washington sur sa vision des Nations unies. Alors que la désignation du prochain secrétaire général nécessite l’absence de veto des cinq membres permanents du Conseil de sécurité – les États-Unis, la Russie, la Chine, la France et le Royaume-Uni – l’ancien chef de l’État sénégalais entend convaincre la première puissance mondiale qu’il peut devenir un partenaire fiable pour mener les réformes réclamées depuis plusieurs années.

S’adressant directement à Donald Trump, Macky Sall a salué son action diplomatique et son engagement en faveur de la paix. Il a qualifié le président américain de « bâtisseur de paix », estimant que les États-Unis demeurent un acteur incontournable de la stabilité internationale. Selon lui, l’ONU et Washington ont besoin l’un de l’autre et doivent travailler ensemble à une réforme profonde de l’organisation.

L’ancien président sénégalais estime que son expérience politique, tant à la tête du Sénégal qu’au sein de l’Union africaine, lui permettrait de jouer un rôle de médiateur entre les grandes puissances. Il affirme être capable de favoriser le dialogue entre les États-Unis, la Chine, la Russie, l’Europe et l’Afrique afin de redonner de l’efficacité à une institution qu’il juge aujourd’hui trop lourde et insuffisamment réactive.

Au cœur de son projet figure une réforme administrative et budgétaire de grande ampleur. Macky Sall dénonce l’accumulation de milliers de mandats au sein des Nations unies depuis la création de l’organisation, sans véritable évaluation de leur pertinence ou de leur efficacité. Selon lui, plusieurs agences accomplissent des missions similaires, ce qui entraîne des doublons, des dépenses excessives et une perte d’efficacité.

Il préconise ainsi une rationalisation des structures, une meilleure coordination entre les agences et une gestion plus rigoureuse des ressources financières. L’ancien président considère également que certains postes pourraient être transférés vers des villes où le coût de la vie est moins élevé, comme Nairobi ou Bangkok, afin de réduire les dépenses de fonctionnement.

L’utilisation de l’intelligence artificielle figure également parmi ses propositions. Macky Sall estime que les nouvelles technologies pourraient permettre d’optimiser les activités administratives et d’améliorer la gestion de l’organisation, tout en réduisant certains coûts.

Les opérations de maintien de la paix constituent un autre axe majeur de ses critiques. Fort de son expérience africaine, il considère que certaines missions onusiennes ont montré leurs limites et n’ont pas toujours produit les résultats attendus malgré des budgets importants. Il plaide pour une réorientation des interventions vers la prévention des conflits et le renforcement de la diplomatie préventive.

Selon lui, l’ONU devrait intervenir davantage en amont des crises afin d’éviter l’escalade des violences plutôt que de déployer des opérations coûteuses une fois les conflits installés. Cette approche permettrait, selon Macky Sall, de réduire les dépenses tout en améliorant l’efficacité des interventions internationales.

Sur les questions sécuritaires, l’ancien président sénégalais adopte également une position ferme. Il estime que la lutte contre le terrorisme doit devenir une priorité absolue des Nations unies, notamment en Afrique et au Moyen-Orient. À ses yeux, l’organisation internationale doit jouer un rôle central dans la coordination des efforts des États afin de combattre les groupes extrémistes et prévenir l’expansion des conflits.

La question migratoire occupe également une place importante dans son discours. Macky Sall considère que l’immigration irrégulière ne peut être combattue uniquement par des mesures de contrôle aux frontières. Il estime que les causes profondes des migrations, notamment l’insécurité, le terrorisme, le chômage et l’absence de perspectives économiques, doivent être traitées prioritairement.

Il plaide ainsi pour une politique internationale favorisant la transformation locale des ressources naturelles africaines, la création d’emplois et le développement économique afin d’offrir des perspectives aux jeunes populations et de limiter les départs clandestins vers l’Europe ou l’Amérique du Nord.

Tout au long de son entretien, Macky Sall insiste sur la nécessité de préserver le rôle des États-Unis au sein des Nations unies. Il estime que Washington doit continuer à exercer son leadership au sein de l’organisation et que les préoccupations américaines doivent être prises en compte dans le processus de réforme.

En se positionnant ainsi sur des thèmes tels que la réduction des dépenses publiques, la rationalisation administrative, la lutte contre l’immigration irrégulière, la sécurité internationale et le renforcement du leadership américain, l’ancien président sénégalais cherche clairement à convaincre les responsables américains qu’il peut devenir un partenaire privilégié de Washington à la tête des Nations unies.

Abdou Mbow s’oppose aux nouveaux Codes du travail et de la sécurité sociale et dénonce une « dérive autoritaire »

Le député Abdou Mbow a vivement contesté, ce lundi, l’examen des projets de loi portant Code du travail et Code de la sécurité sociale à l’Assemblée nationale. À l’occasion de la séance plénière consacrée à ces textes, le parlementaire a soulevé une question préalable tendant à ne pas délibérer, conformément à l’article 83 du règlement intérieur de l’institution parlementaire.

Prenant la parole devant ses collègues députés, Abdou Mbow a estimé que les conditions d’examen de ces projets de loi ne sont pas réunies, invoquant un climat social qu’il juge particulièrement tendu. Selon lui, l’adoption de réformes aussi importantes sans une concertation approfondie avec les organisations syndicales et les différents acteurs du monde du travail risquerait d’accentuer les tensions sociales.

Le député a notamment regretté l’absence, selon lui, d’un dialogue inclusif autour des textes soumis à l’appréciation des parlementaires. Il a soutenu que les travailleurs, premiers concernés par ces réformes, doivent être davantage associés au processus législatif afin de garantir l’adhésion des partenaires sociaux.

Abdou Mbow a ainsi demandé à l’Assemblée nationale de suspendre l’examen des projets de loi, estimant qu’un passage en force pourrait provoquer des incompréhensions et alimenter les contestations dans le monde du travail.

Au cours de son intervention, le parlementaire a également adressé de vives critiques au pouvoir en place. Il a accusé le régime de vouloir imposer ses réformes sans tenir compte des préoccupations des travailleurs et des organisations syndicales, dénonçant ce qu’il considère comme une dérive autoritaire dans la conduite des affaires publiques.

Selon lui, l’adoption des nouveaux Codes du travail et de la sécurité sociale dans le contexte actuel reviendrait à « déclarer la guerre aux travailleurs ». Il a ainsi appelé les députés à rejeter les projets de loi et a réclamé leur annulation pure et simple.

Tambacounda : une élève de 13 ans sauvée d’un mariage forcé grâce à l’intervention des autorités

À Tambacounda, une tentative de mariage forcé visant une élève de 13 ans en classe de CM2 a été déjouée grâce à l’intervention coordonnée des autorités éducatives, des services de protection de l’enfance et des forces de sécurité. La jeune fille, qui devait être mariée contre sa volonté dans un délai d’une semaine, a finalement été mise à l’abri et a pu poursuivre sa scolarité jusqu’à passer les épreuves du Certificat de fin d’études élémentaires (CFEE).

L’alerte a été donnée par la directrice de l’établissement fréquenté par la jeune élève. Informée de la situation par l’enfant elle-même, la responsable de l’école a aussitôt saisi le bureau Genre de l’Inspection de l’éducation et de la formation (IEF) de Tambacounda afin d’éviter l’exécution du projet de mariage.

Responsable du bureau Genre de l’IEF, Coumba Tandia a expliqué que la jeune fille avait signalé que son père comptait la marier dans un délai très court. Face à cette situation préoccupante, les services éducatifs ont entrepris des démarches de médiation et de sensibilisation auprès du parent.

Selon Mme Tandia, plusieurs tentatives ont été menées afin de convaincre le père de renoncer à son projet. Elle affirme avoir personnellement échangé avec lui au téléphone pour lui rappeler les conséquences d’un mariage précoce ainsi que les droits de l’enfant. Toutefois, le père est resté inflexible, estimant qu’il était libre de décider du sort de sa fille.

Devant l’échec de la médiation, les autorités ont décidé de recourir aux procédures légales. L’Action éducative en milieu ouvert (AEMO) a ainsi saisi le procureur de la République. Avec l’appui des éléments de la police, une intervention a été menée afin de mettre la jeune fille en sécurité.

Le père et sa fille ont ensuite été conduits au commissariat central de Tambacounda pour les besoins de l’enquête. La mineure a, pour sa part, été placée dans un centre d’accueil et de protection afin de garantir sa sécurité et de lui offrir un environnement stable.

Les responsables de sa prise en charge indiquent que la jeune élève est restée dans cette structure jusqu’à la période des examens de fin d’année. Grâce à cet accompagnement, elle a pu poursuivre ses études et participer normalement aux épreuves du Certificat de fin d’études élémentaires.

Pour les autorités éducatives, cette intervention illustre l’importance de la collaboration entre les établissements scolaires, les services de protection de l’enfance, la justice et les forces de sécurité dans la lutte contre les mariages précoces et forcés.

Révision constitutionnelle : Ousmane Sonko précise le rôle du président et de l’Assemblée nationale

À l’occasion de la séance plénière de ce lundi consacrée à l’examen des projets de loi portant Code du travail et Code de la sécurité sociale, le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, est revenu sur la procédure constitutionnelle applicable à la proposition de loi portant révision de la Constitution, actuellement en cours d’examen au Parlement.

Profitant de son intervention devant les députés, le président de l’institution parlementaire a tenu à apporter des éclaircissements sur les différentes étapes susceptibles de jalonner le processus d’adoption de cette réforme constitutionnelle, notamment en cas de divergence entre le pouvoir législatif et le pouvoir exécutif.

Selon Ousmane Sonko, une fois la proposition de loi adoptée par l’Assemblée nationale, le président de la République dispose de la possibilité de demander une seconde délibération du texte. Dans cette situation particulière, le projet ne pourrait être définitivement adopté qu’à la majorité qualifiée des trois cinquièmes des députés, alors que la première lecture ne nécessite qu’une majorité absolue.

Le président de l’Assemblée nationale a expliqué que cette disposition constitue une garantie institutionnelle permettant un nouvel examen du texte lorsque le chef de l’État estime nécessaire de solliciter une nouvelle délibération de la représentation nationale.

Abordant ensuite l’hypothèse qu’il considère comme la principale voie de validation de la réforme, Ousmane Sonko a évoqué le recours au référendum. Il a rappelé que le président de la République détient la prérogative de soumettre au peuple le texte adopté par les députés.

Le responsable parlementaire a toutefois insisté sur le fait que le texte transmis au référendum demeure strictement celui adopté par l’Assemblée nationale. Selon lui, aucune modification, même mineure, ne peut être apportée par l’exécutif avant la consultation populaire.

Il a précisé que la seule possibilité offerte au chef de l’État consiste à saisir le Conseil constitutionnel afin de vérifier la conformité du texte aux dispositions de la Constitution. Cette étape, a-t-il indiqué, s’inscrit dans le fonctionnement normal des institutions et dans le respect des mécanismes de contrôle prévus par la loi fondamentale.

Face aux interrogations suscitées par cette procédure, Ousmane Sonko a rejeté toute idée de confusion ou d’empiètement entre les pouvoirs. Il a affirmé qu’il ne s’agissait nullement pour l’Assemblée nationale d’usurper des prérogatives relevant de l’exécutif.

« Il ne s’agit pas d’usurper des prérogatives du pouvoir exécutif », a-t-il déclaré devant les députés, estimant que chaque institution est appelée à exercer pleinement les compétences que lui confère la Constitution.

Gala de la CJRS : les jeunes reporters célèbrent l’excellence des médias sénégalais

La Convention des Jeunes Reporters du Sénégal (CJRS) a célébré, samedi 20 juin, la 13e édition de son traditionnel Gala de distinction des professionnels des médias. Organisée dans une ambiance marquée par la reconnaissance du mérite et la promotion de l’excellence journalistique, cette cérémonie a réuni des acteurs majeurs du paysage médiatique sénégalais, des autorités gouvernementales ainsi que plusieurs partenaires institutionnels.

La manifestation a été présidée par le ministre de la Communication et porte-parole du Gouvernement, Bacary Sarr, en présence du ministre de la Famille, de l’Action sociale et de la Solidarité, Marie Angélique Mame Selbé Diouf. Plusieurs partenaires ont également accompagné cette édition, notamment Sonatel, parrain de la catégorie Presse en ligne, l’UNICEF à travers le Prix Médias et Droits de l’Enfant, Greenpeace Afrique pour le Prix Environnement, ainsi que l’Ambassade de France au Sénégal et la GIZ Sénégal.

Pour cette 13e édition, la CJRS a enregistré 140 candidatures provenant de différents médias et établissements de formation en journalisme. Au total, 27 distinctions ont été décernées à travers plusieurs catégories, consacrant neuf lauréats principaux et récompensant la diversité des talents du paysage médiatique sénégalais.

Dans la catégorie Prix Étudiant, le jury composé de Bigué Bob, présidente, de Ndèye Maty Diagne et d’Oumy Régina Sambou a porté son choix sur Mariam Wone, distinguée pour la qualité de son travail.

Le Prix Médias et Droits de l’Enfant, attribué avec l’appui de l’UNICEF, est revenu à Adama Mamadou Sy du groupe Seneweb, récompensé pour son traitement des questions liées à la protection et aux droits des enfants.

Dans la catégorie Presse en ligne, présidée par Daouda Mine, Abdourahmane Diallo d’Apa News a remporté la première place. Il est suivi d’Ayoba Faye de Walfnet et de Mariama Diémé du quotidien Le Soleil.

Le Prix Environnement a consacré la journaliste Fana Cissé du média Eco Africa pour la qualité de sa production journalistique sur les questions environnementales. Oumou Kalsoum Ly de la RFM a obtenu la deuxième place.

La catégorie Presse écrite, placée sous la présidence du doyen Ibrahima Bakhoum, a été dominée par les journalistes du quotidien national Le Soleil. Fatou Sy s’est adjugé la première place devant Hadja Diaw Gaye et Adama Ndiaye.

Dans la catégorie Radio, Josette Kaly de Sud FM a été sacrée lauréate. Elle devance Pape Mbaye Diao de la RFM et Hawa Barry de la RMD.

Le Prix Photo a été attribué à Mamadou Laye Dièye, étudiant au Centre d’études des sciences et techniques de l’information, saluant ainsi le talent de la nouvelle génération de photojournalistes.

Concernant la catégorie Télévision, Ansoumana Dasylva a remporté la distinction principale. Le duo composé d’Aïda Mbène Niasse et de Thieubeu Ndiaye de Seneweb complète le palmarès.

Enfin, le prestigieux Prix d’Investigation « Mame Less Camara » a été décerné au journaliste Jean Paul Ndour de la TFM, en reconnaissance de la qualité de son travail d’enquête et de sa contribution au journalisme d’investigation.

Pape Thiaw apaise les tensions dans la Tanière : « Le plus important, c’est le match contre la Norvège »

À la veille du match amical face à la Norvège, le sélectionneur national Pape Thiaw a tenu à désamorcer les inquiétudes liées aux récentes tensions ayant secoué la Tanière. En conférence de presse ce dimanche, le technicien sénégalais a reconnu l’existence de certains dysfonctionnements au sein de l’environnement des Lions tout en assurant que la situation est désormais maîtrisée.

Alors que plusieurs interrogations ont émergé ces derniers jours concernant le fonctionnement interne de la sélection nationale et la situation contractuelle du sélectionneur, Pape Thiaw a choisi de privilégier un discours d’apaisement. Face aux médias, il a insisté sur la nécessité pour l’ensemble du groupe de rester concentré sur les objectifs sportifs, à quelques heures d’un rendez-vous important contre la Norvège.

Le sélectionneur a admis que des difficultés avaient effectivement existé au sein de l’équipe nationale, sans toutefois entrer dans les détails. Il a cependant assuré que le staff technique, les joueurs ainsi que les dirigeants de la Fédération travaillent désormais dans la même direction.

« Oui, il y a eu des dysfonctionnements. Mais aujourd’hui, nous sommes tous concentrés sur le terrain et sur le match de demain. C’est cela le plus important », a-t-il déclaré, mettant en avant la volonté collective de préserver la sérénité du groupe.

Cette sortie intervient dans un contexte marqué par diverses spéculations autour du fonctionnement de la sélection et de la situation administrative du technicien sénégalais. Interrogé sur son contrat, Pape Thiaw a confirmé que le dossier est désormais réglé, tout en reconnaissant que les discussions ont pris plus de temps que prévu.

Le sélectionneur a néanmoins tenu à apporter des précisions sur les raisons du retard observé. Selon lui, les divergences n’étaient nullement liées à des considérations financières.

« Mon contrat est réglé. Cela a pris du temps, mais ce n’a jamais été un problème d’argent. Il s’agissait avant tout d’une question de principe et de respect », a-t-il expliqué.

À travers cette déclaration, Pape Thiaw a voulu mettre fin aux rumeurs entourant sa situation personnelle et réaffirmer son attachement au cadre institutionnel de sa mission à la tête des Lions. Pour le technicien, les priorités demeurent désormais le travail sur le terrain et la préparation des prochaines échéances de la sélection nationale.

Mondial 2026 : Babacar Ndiaye rassure sur les conditions de séjour des Lions au New Jersey

À quelques mois de la Coupe du monde 2026, la Fédération sénégalaise de football se veut rassurante quant aux conditions de préparation des Lions du Sénégal installés dans leur camp de base au New Jersey, aux États-Unis. Le premier vice-président de la FSF, Babacar Ndiaye, a affirmé que la sélection nationale évolue dans un environnement optimal, loin des rumeurs faisant état de difficultés au sein de la Tanière.

Dans un entretien accordé à l’Agence de presse sénégalaise (APS), le dirigeant fédéral a assuré que toutes les dispositions nécessaires ont été prises afin de garantir le bien-être des joueurs et du staff technique. Selon lui, l’équipe bénéficie d’une prise en charge complète, aussi bien sur le plan de l’hébergement, de l’alimentation que du suivi médical.

Babacar Ndiaye a notamment insisté sur la qualité de la restauration mise à la disposition des internationaux sénégalais. Deux cuisiniers sénégalais, un homme et une femme, accompagnent la délégation afin de proposer aux joueurs des repas adaptés à leurs habitudes alimentaires et aux exigences du haut niveau. Il a tenu à souligner que les joueurs disposent de tout le nécessaire et qu’aucune difficulté liée à l’alimentation ne se pose au sein du groupe.

Le responsable fédéral a également mis en avant le renforcement inédit de l’encadrement médical de la sélection. La délégation sénégalaise s’est déplacée avec un dispositif comprenant des spécialistes de la nutrition, de la diététique, de la kinésithérapie et de l’ostéopathie. Cinq médecins issus de l’équipe du professeur Jean Michel Sène sont venus renforcer les cinq médecins dirigés par le docteur Fédior, portant ainsi l’effectif médical à un niveau rarement atteint dans l’histoire de l’équipe nationale.

Selon Babacar Ndiaye, cette organisation vise à assurer un suivi permanent des joueurs, tant sur le plan de la récupération que de la prévention des blessures. L’objectif est de permettre aux Lions d’aborder la compétition dans les meilleures conditions physiques possibles.

Le vice-président de la Fédération a également évoqué les mesures de sécurité entourant la délégation sénégalaise. Logée dans un hôtel placé sous le protocole de la FIFA, l’équipe bénéficie d’un dispositif strict d’accès et de surveillance. Seules les personnes munies d’un badge officiel peuvent accéder aux installations, tandis que des agents de la FIFA et des forces de sécurité veillent au respect des règles établies.

Tout en reconnaissant l’existence d’un cadre rigoureux à l’approche des échéances sportives, Babacar Ndiaye estime que certaines informations relayées récemment dans la presse ne reflètent pas la réalité du quotidien des Lions. Il a défendu la discipline qui règne au sein du groupe ainsi que l’organisation mise en place par la Fédération, convaincu que toutes les conditions sont réunies pour permettre à la sélection nationale de préparer sereinement la Coupe du monde 2026.

Thiès : Abdou Mbow porté à la tête de la coordination de l’APR dans la ville

Les responsables et militants de l’Alliance pour la République (APR) de la ville de Thiès ont désigné, ce dimanche, le député Abdou Mbow comme nouveau coordonnateur du parti dans la capitale du Rail. Cette décision, prise à l’unanimité au cours d’une rencontre regroupant les différentes sensibilités de la formation politique, marque une nouvelle étape dans la restructuration et la redynamisation du parti au niveau local.

Selon plusieurs participants à cette réunion, le choix porté sur Abdou Mbow résulte d’un large consensus autour de sa personnalité, de son expérience politique et de son engagement constant au sein de l’APR. Les responsables présents ont salué ses qualités de leadership, sa capacité à fédérer les acteurs politiques ainsi que son sens du dialogue, des atouts jugés essentiels dans le contexte actuel du parti.

Les militants estiment que le député possède le profil adéquat pour conduire les activités politiques de l’APR dans la ville de Thiès et renforcer la cohésion entre les différentes composantes de la formation politique. Ils considèrent également que sa proximité avec les populations et sa connaissance des réalités locales constituent des éléments déterminants pour relancer la dynamique du parti.

Cette désignation intervient dans un contexte de réorganisation des structures de l’APR après les dernières échéances électorales. Les responsables locaux affirment leur volonté de consolider l’unité du parti et de préparer efficacement les futurs défis politiques.

Pour ses partisans, la nomination d’Abdou Mbow traduit la confiance que lui accordent les militants et responsables de Thiès. Ils espèrent qu’il saura rassembler les différentes sensibilités, renforcer la mobilisation à la base et impulser une nouvelle dynamique politique dans la ville.

Dakar : le fils d’un magistrat du PJF disculpe son père dans l’affaire des 100 millions de francs CFA

L’enquête sur la saisie de 100 millions de francs CFA impliquant le fils d’un magistrat du Pool judiciaire financier a connu un tournant décisif. Après plusieurs jours de spéculations et de soupçons, les investigations menées par la Sûreté urbaine de Dakar ont permis d’établir l’innocence totale du magistrat concerné.

Selon les éléments de l’enquête, le fils du juge, M. L. Sy, est revenu sur ses premières déclarations lors d’une nouvelle audition. Il a reconnu avoir menti aux enquêteurs et a finalement indiqué que les fonds saisis ne provenaient nullement de son père. Il a affirmé que les 100 millions de francs CFA étaient issus du vol d’une importante somme d’argent appartenant à un particulier.

Les investigations ont permis d’identifier le propriétaire des fonds en la personne d’A. Ndiaye. Ce dernier transportait l’argent qu’il destinait à l’acquisition d’une villa à Grand-Dakar, dont le prix était estimé à 80 millions de francs CFA.

D’après les enquêteurs, le vol s’est produit au niveau du rond-point Liberté 6. Un jeune homme identifié comme A. Sarr, âgé de 22 ans et présenté comme un ami du fils du magistrat, aurait profité de la confiance du propriétaire du véhicule. Sous prétexte d’admirer la voiture, il serait monté à bord avant de quitter discrètement l’habitacle en laissant volontairement une portière légèrement entrouverte.

Cette manœuvre aurait neutralisé le système de verrouillage centralisé activé à distance par le propriétaire. Le suspect serait ensuite revenu sur les lieux afin de récupérer le sac contenant les 100 millions de francs CFA.

Constatant la disparition de la somme, A. Ndiaye a déposé une plainte auprès de la Division des investigations criminelles. Les investigations ont alors permis de remonter jusqu’aux différents protagonistes.

Les enquêteurs ont découvert que les quatre jeunes mis en cause avaient déjà commencé à dépenser l’argent dérobé. Une première voiture de luxe d’une valeur de 23,5 millions de francs CFA avait été achetée et immatriculée au nom du fils du magistrat.

Les policiers ont finalement procédé à l’interpellation des suspects dans un parking automobile alors qu’ils tentaient d’acquérir un second véhicule. Lors de l’opération, les forces de l’ordre ont saisi le reliquat des fonds, soit 25 475 000 francs CFA en espèces.

Commerce, climat des affaires et dossier Khadime Bâ Les commerçants de Touba lancent un appel à l’opinion nationale

Les commerçants de Touba, réunis aux côtés du Mouvement Aar Sunu Kom Kom, ont décidé de briser le silence face à ce qu’ils considèrent comme une détérioration progressive du climat économique national. Dans un appel adressé à l’opinion publique, ils expriment leurs inquiétudes quant aux difficultés grandissantes rencontrées par les acteurs du commerce et de l’investissement, tout en appelant les autorités à engager un dialogue constructif pour préserver l’activité économique et les emplois.

Selon eux, les derniers mois ont été marqués par une accumulation de contraintes qui affectent directement les opérateurs économiques. Ils évoquent notamment les lourdeurs administratives, les difficultés liées aux procédures douanières, les problèmes d’approvisionnement de certains marchés ainsi qu’un climat d’incertitude qui pèse sur les initiatives privées. Une situation qui, à leurs yeux, fragilise progressivement l’ensemble de la chaîne économique, depuis les importateurs jusqu’aux détaillants, en passant par les transporteurs et les petites entreprises.

Les commerçants de la ville sainte estiment que le commerce demeure l’un des principaux moteurs de l’économie sénégalaise. Au-delà des recettes qu’il génère pour l’État, il constitue une source essentielle de revenus pour des milliers de familles à travers le pays. Pour cette raison, ils considèrent que toute difficulté affectant ce secteur a des répercussions directes sur le pouvoir d’achat des populations, la préservation des emplois et les perspectives de croissance économique.
Face à ce constat, ils annoncent l’organisation d’un point de presse destiné à sensibiliser l’opinion nationale sur les enjeux actuels du secteur. Cette rencontre sera également l’occasion de partager leurs analyses de la situation économique et de formuler des propositions visant à améliorer l’environnement des affaires. Les initiateurs de cette démarche affirment vouloir privilégier une approche républicaine fondée sur le dialogue et la recherche de solutions durables.

Pour les responsables du mouvement, l’économie sénégalaise a besoin d’un climat de confiance renforcé afin de stimuler les investissements, encourager l’entrepreneuriat et favoriser la création d’emplois. Ils estiment que les opérateurs économiques doivent pouvoir exercer leurs activités dans un cadre stable, prévisible et propice à la compétitivité.
Au-delà des questions économiques, les commerçants de Touba ont également souhaité attirer l’attention sur la situation judiciaire de l’homme d’affaires Khadim Bâ. Ils considèrent que ce dernier a joué un rôle important dans le développement de plusieurs secteurs stratégiques de l’économie nationale et dans la mobilisation d’investissements privés au Sénégal.

Selon eux, son parcours d’entrepreneur et les activités développées à travers ses entreprises ont contribué à la création de richesses, à la préservation de nombreux emplois et au financement de projets d’envergure. C’est pourquoi ils demandent que sa situation soit examinée dans le strict respect des principes de justice, d’équité et des droits garantis à tout citoyen.

Les commerçants de Touba et le Mouvement Aar Sunu Kom Kom appellent ainsi les autorités à privilégier le dialogue avec les acteurs économiques afin de trouver des réponses adaptées aux préoccupations du secteur. Ils invitent également les organisations professionnelles, les représentants de la société civile, les médias et l’ensemble des citoyens à suivre avec attention les échanges qui seront engagés lors de leur prochaine rencontre avec la presse.
À travers cette initiative, ils disent vouloir contribuer à la réflexion sur les défis économiques du moment et participer à la recherche de solutions permettant de renforcer l’économie nationale, de soutenir les entreprises, de préserver les emplois et de consolider l’attractivité du Sénégal auprès des investisseurs.

Pour les signataires de cet appel, le développement économique du pays repose avant tout sur la confiance, la stabilité, la sécurité juridique et la promotion de l’investissement productif. Ils se disent convaincus qu’un dialogue sincère entre les autorités publiques et les acteurs économiques constitue la meilleure voie pour relever les défis actuels et construire les bases d’une croissance durable et inclusive au bénéfice de tous les Sénégalais.

Sénégal – Norvège : Pape Thiaw mise sur une stratégie collective face à Erling Haaland

À l’approche de la confrontation entre le Sénégal et la Norvège, le sélectionneur national Pape Thiaw a tenu à relativiser l’importance d’Erling Haaland dans la préparation des Lions. S’il reconnaît le statut exceptionnel de l’attaquant norvégien, le technicien sénégalais insiste surtout sur la nécessité d’aborder cette rencontre avec une vision collective.

En conférence de presse, Pape Thiaw a d’abord salué les qualités du buteur norvégien, considéré comme l’un des meilleurs attaquants de sa génération. Selon lui, Haaland n’a plus besoin d’être présenté tant ses performances au plus haut niveau parlent en sa faveur.

Toutefois, le sélectionneur sénégalais refuse de bâtir sa stratégie uniquement autour du redoutable avant-centre. Il estime que la Norvège dispose d’un collectif capable de créer des difficultés et que l’équipe nationale du Sénégal doit avant tout se concentrer sur l’ensemble de son adversaire.

« Il n’y aura pas de plan anti-Haaland. Il y aura un plan anti-Norvège », a-t-il déclaré, soulignant la volonté des Lions de neutraliser les forces collectives de la sélection scandinave plutôt que de focaliser toute leur attention sur un seul joueur.

Pape Thiaw s’est également montré confiant quant aux capacités défensives de son équipe. Il a rappelé que plusieurs défenseurs sénégalais évoluent dans les plus grands championnats européens et sont régulièrement confrontés à des attaquants de très haut niveau. Une expérience qui, selon lui, constitue un atout important pour faire face à un joueur du calibre de Haaland.

Le technicien sénégalais a insisté sur l’objectif principal des Lions : décrocher la victoire. Malgré le respect accordé à la star norvégienne, le Sénégal entend se déplacer avec l’ambition de prendre les trois points.

Cette déclaration traduit la philosophie de Pape Thiaw, qui privilégie l’équilibre collectif, la discipline tactique et la force du groupe. Pour le sélectionneur, la vigilance sera indispensable face à Haaland, mais le véritable défi reste la capacité du Sénégal à répondre au jeu d’ensemble de la Norvège.

Kaffrine : Pape Malick Ndao gâte la jeunesse sportive et appelle au retour des valeurs

Parrain de la grande finale du sport scolaire de Kaffrine, organisée ce samedi au stade El Hadji Babacar Gaye, le Secrétaire général du ministère de l’Éducation nationale, Pape Malick Ndao, a magnifié le rôle du sport dans l’éducation des jeunes et la promotion des valeurs citoyennes.

S’exprimant devant les autorités académiques, territoriales ainsi que les nombreux élèves venus assister à la cérémonie, il a souligné que le sport demeure un puissant levier de développement humain et social.

« Nous sommes dans un contexte marqué par une crise des valeurs. À travers le sport, nous voulons transmettre une éducation fondée sur le respect, la discipline, la solidarité et le civisme. Le sport peut contribuer à changer les comportements et à nous permettre de retrouver nos véritables repères », a déclaré M. Ndao.

Selon lui, cette vision s’inscrit pleinement dans la Nouvelle Initiative pour la Transformation Humaniste de l’Éducation, qui place l’humain au cœur de toutes les politiques éducatives.

Le parrain a également exprimé sa gratitude à l’Inspection d’académie et à l’Inspection de l’éducation et de la formation (IEF) de Kaffrine pour la confiance placée en sa personne. Il a indiqué que le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Guirassy, a accueilli ce choix avec beaucoup d’honneur et de satisfaction.

Digne fils de Kaffrine, Pape Malick Ndao a rappelé son attachement à la région, où il a effectué une partie de son cursus scolaire avant d’y servir comme instituteur et administrateur civil. Pur produit du mouvement navétane, il figure également parmi les initiateurs de l’Union des Associations Sportives et Culturelles (UASSU).

En marge de cette finale, il a offert d’importants équipements sportifs, des trophées, des médailles ainsi que diverses récompenses destinées aux équipes participantes, pour un budget global estimé à 900 000 francs CFA.

Par ce geste, Pape Malick Ndao a réaffirmé son engagement en faveur de la jeunesse et de l’épanouissement des élèves à travers la pratique du sport scolaire.

HLM GRAND-YOFF

Le « Royaume des Enfants » célèbre ses cracks et innove avec son premier journal scolaire

L’école Le Royaume des Enfants a vibré, ce samedi, au rythme de sa grande fête de l’excellence 2025-2026. Entre récompenses, spectacles et lancement d’un journal scolaire rédigé par les élèves, l’événement a marqué les esprits.

L’ambiance était festive et haute en couleurs au Royaume des Enfants de Grand-Yoff, à l’occasion de la célébration de l’excellence scolaire et de l’innovation. Cette fête annuelle, marquée par la présence de l’inspecteur de l’Éducation et par la remise de prix aux meilleurs élèves, a permis de mettre à l’honneur les efforts et les performances des apprenants.

L’inspecteur de l’Éducation a chaleureusement félicité les élèves distingués pour leurs résultats et leur engagement. Il a également salué le travail remarquable de l’administration et du personnel enseignant.

Sous la direction de Mme Ndèye Fatou Dia Diop, l’événement a mis en lumière l’implication des familles ainsi que l’engagement de l’ensemble des collaborateurs de l’établissement. Un vibrant hommage a été rendu aux directeurs du préscolaire et de l’élémentaire, aux enseignants, aux agents d’entretien, à la cuisinière, à l’équipe de sécurité et au secrétariat. Selon la directrice, « sans eux, cette réussite ne serait pas possible ».

L’hommage de « Badiane » aux parents

La directrice de l’école, Ndèye Fatou Dia Diop, affectueusement appelée « Badiane », a pris la parole avec beaucoup d’émotion. Elle a rappelé que l’école et la famille forment une seule et même équipe.

Pour remercier les parents de leur soutien quotidien, des distinctions originales ont été attribuées à l’issue d’un tirage au sort. L’école a ainsi décerné les titres de « Maman de l’année », « Papa de l’année » et « Mamie de l’année ».

Le président de l’Association des parents d’élèves (APE) a également livré un message fort, appelant au renforcement de cette collaboration entre les familles et l’établissement.

Les élèves deviennent journalistes

La grande nouveauté de cette année est le lancement du journal scolaire intitulé « Les Échos du Royaume des Enfants ». Créé par le gouvernement scolaire, ce projet a vu le jour grâce à l’accompagnement du journaliste professionnel Papa Aly Saleh, également parent d’élève.

Dans ce premier numéro, les enfants se transforment en véritables reporters. On y retrouve des interviews et des reportages sur la vie de l’école, un focus sur les actions solidaires de la fondation « L’Enfant aide l’enfant », un portrait de la directrice Mme Diop, les photos et les noms des élèves les plus méritants de l’année, ainsi que des articles consacrés à la propreté et à l’engagement citoyen dans le quartier de HLM Grand-Yoff.

Le journal propose également des blagues et des jeux destinés à divertir les familles.

Des majorettes et un tribunal des enfants pour clôturer la fête

Le public a également assisté à plusieurs prestations artistiques. Les majorettes de l’école ont émerveillé l’assistance grâce à une brillante démonstration.

Les élèves ont ensuite présenté un sketch intitulé « Le Tribunal des enfants ». Cette pièce originale a permis de sensibiliser le public, de manière pédagogique et ludique, aux dangers liés aux réseaux sociaux.

Cette fête de l’excellence s’est achevée sur une note d’espoir et d’optimisme. Avec une équipe engagée et des élèves aussi créatifs que talentueux, le Royaume des Enfants confirme son ambition de faire de l’excellence et de l’innovation les piliers de sa réussite.

Aly Saleh

Air Sénégal accélère sa modernisation avec le projet d’acquisition des Boeing 737 MAX

Air Sénégal franchit une nouvelle étape dans son ambitieux programme de modernisation de sa flotte. À l’issue de l’audience accordée ce vendredi par le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, à une délégation du constructeur aéronautique Boeing conduite par son vice-président chargé des ventes commerciales, Anbessie Yitbarek, la compagnie nationale a salué les avancées enregistrées dans le cadre du projet d’acquisition d’avions Boeing 737 MAX.

Cette rencontre au sommet a permis de réaffirmer la volonté des autorités sénégalaises de soutenir le développement durable d’Air Sénégal et de renforcer son rôle dans le transport aérien régional et international. L’État entend ainsi accompagner la compagnie nationale dans sa stratégie de consolidation et de repositionnement sur le marché africain.

Le projet d’acquisition des Boeing 737 MAX constitue l’un des piliers de la transformation engagée par Air Sénégal. Il vise notamment à moderniser la flotte, améliorer les performances opérationnelles de la compagnie et réduire sa dépendance à la location d’appareils, une pratique qui pèse souvent sur les coûts d’exploitation.

Dans cette perspective, les préparatifs opérationnels sont déjà en cours. Les pilotes appelés à exploiter les futurs appareils ont entamé leur formation depuis un mois, une étape jugée essentielle pour assurer une intégration réussie des nouveaux avions et garantir le respect des normes internationales de sécurité et d’exploitation.

La stratégie définie par la compagnie prévoit d’abord une consolidation du réseau régional, considéré comme un levier de croissance prioritaire. Cette phase devrait permettre à Air Sénégal de renforcer sa présence en Afrique de l’Ouest avant d’envisager une expansion progressive vers les marchés à fort potentiel, notamment ceux de la diaspora sénégalaise en Europe ainsi que les destinations touristiques et économiques du Moyen-Orient.

L’introduction des Boeing 737 MAX devrait également permettre à la compagnie de bénéficier d’avions de nouvelle génération, reconnus pour leurs performances énergétiques et leur faible consommation de carburant. Ces caractéristiques devraient contribuer à améliorer la rentabilité des opérations, augmenter les capacités de desserte et offrir davantage de flexibilité dans l’exploitation du réseau.

Selon Air Sénégal, les discussions menées avec Boeing ont abouti à des conditions jugées avantageuses. Outre les aspects liés à l’acquisition des appareils, l’accord prévoit un accompagnement financier destiné à faciliter leur entrée en service. Un important dispositif d’assistance est également envisagé dans les domaines de la formation, de la maintenance et de la logistique.

Présent lors de cette audience, le directeur général d’Air Sénégal, Tidiane Ndiaye, a réaffirmé l’engagement de la compagnie à conduire ce programme stratégique avec rigueur et responsabilité. Il a souligné que cette modernisation doit contribuer à assurer la pérennité de la compagnie nationale tout en participant au développement économique du pays et au rayonnement international du Sénégal.

KAFFRINE – POLITIQUE

La coalition Diomaye Président renforce ses rangs et plaide pour un meilleur accompagnement des femmes rurales

La coalition départementale Diomaye Président de Kaffrine a tenu, samedi, une importante rencontre de mobilisation au Centre départemental d’éducation populaire et sportive (CDEPS), sous la présidence de son coordonnateur départemental, Mapenda Sylla. Plusieurs responsables politiques ainsi que des membres des différentes communes du département ont pris part à cette rencontre.

Selon M. Sylla, cette réunion avait pour objectif de définir des stratégies permettant de mieux accompagner l’action du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, tout en renforçant la coalition et en diffusant davantage sa vision auprès des populations.

« Nous nous sommes réunis avec nos partenaires et les différentes composantes de la coalition afin de dégager une stratégie permettant de mieux accompagner Son Excellence le Président de la République, de renforcer nos rangs et de partager son message avec les populations », a-t-il déclaré.

La rencontre a également été marquée par la participation d’un professionnel venu de Dakar pour échanger avec les femmes sur leurs difficultés et identifier des pistes d’accompagnement adaptées à leurs besoins.

Estimant que la région de Kaffrine est fortement tournée vers l’agriculture, le coordonnateur départemental a insisté sur la nécessité d’apporter un soutien accru aux femmes rurales, notamment à travers des formations en transformation agricole ainsi qu’un accompagnement technique et financier.

« Les femmes de Kaffrine sont des battantes. Elles ont besoin d’assistance, de formation et d’accompagnement pour mieux valoriser leurs activités », a-t-il souligné.

M. Sylla a également salué la présence des différentes composantes de la coalition, citant notamment les Grands Électeurs, le Parti Awalé, le Parti VISA, les étudiants, les artisans, les Diomayistes ainsi que plusieurs autres mouvements partenaires.

Au cours de son intervention, il a réaffirmé l’engagement de la coalition à soutenir les actions du chef de l’État et à œuvrer en faveur de sa réélection en 2029.

Invité à cette rencontre, un partenaire venu de Dakar a exprimé son émotion face à l’accueil qui lui a été réservé par les populations et les responsables de la coalition.

« Kaffrine est ma terre natale. Je suis né ici, j’y ai grandi et j’y vote. L’accueil chaleureux que j’ai reçu aujourd’hui renforce davantage mon engagement à accompagner les femmes et les communautés dans leur développement », a-t-il déclaré.

Éducation : Babacar Thiam dote l’Institut Islamique Africain Américain d’une salle informatique moderne

L’Institut Islamique Africain Américain (IIAA) poursuit sa modernisation grâce à un important don de matériel informatique offert par Babacar Thiam, talibé de l’Imam Assane Cissé résidant aux États-Unis. Cette initiative vise à renforcer les capacités pédagogiques de l’établissement et à faciliter l’accès des élèves aux nouvelles technologies de l’information et de la communication.

La dotation, composée de 24 ordinateurs, de deux tables et de trois chaises, permettra aux apprenants de s’initier à l’informatique, d’effectuer des recherches pédagogiques et de suivre des cours à travers des outils numériques. Cette contribution s’inscrit dans la dynamique de transformation digitale du système éducatif.

Lors de la cérémonie de remise du matériel, le directeur des études de l’Institut Islamique Africain Américain, El Hadji Ibrahima Niass, a salué un geste qui traduit l’attachement des disciples de l’Imam Assane Cissé à l’éducation et à la promotion du savoir. Il a rappelé l’engagement constant du guide religieux en faveur de l’humanité, notamment à travers l’enseignement, qu’il considère comme un pilier fondamental du développement social et spirituel.

Prenant la parole à son tour, le donateur Babacar Thiam a mis en exergue l’importance de l’outil informatique dans le système éducatif moderne. Selon lui, l’ordinateur est devenu un instrument incontournable pour l’apprentissage, la recherche et l’ouverture sur le monde.

« Aujourd’hui, l’éducation ne peut plus se limiter aux méthodes classiques. Les technologies numériques offrent aux élèves d’immenses possibilités d’apprentissage, d’accès à l’information et de développement de compétences indispensables à leur avenir », a-t-il déclaré.

Babacar Thiam a également souligné que la maîtrise de l’outil informatique constitue un atout majeur pour les jeunes générations confrontées à un environnement de plus en plus numérisé. Il estime que l’accès précoce aux technologies permettra aux élèves de mieux se préparer aux études supérieures et au marché de l’emploi.

Cette initiative a été chaleureusement accueillie par Ahmeth Dame Cissé, fils de l’Imam Assane Cissé et représentant de l’établissement. Il a salué une contribution qui permettra d’améliorer les conditions d’apprentissage et de réduire la fracture numérique dans le milieu scolaire.

À travers ce don, Babacar Thiam réaffirme son engagement en faveur de l’éducation et de la formation des jeunes, tout en perpétuant les valeurs de solidarité, de partage du savoir et de service à la communauté prônées par l’Imam Assane Cissé.

Bassirou Diomaye Faye en Allemagne pour renforcer le partenariat économique et accélérer la Vision Sénégal 2050

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a quitté Dakar ce dimanche pour une visite officielle en République fédérale d’Allemagne prévue du 21 au 23 juin 2026. Ce déplacement s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations diplomatiques, économiques et stratégiques entre le Sénégal et l’Allemagne, l’un des principaux partenaires européens du pays.

Au cours de son séjour, le chef de l’État sénégalais doit prendre part à plusieurs rencontres de haut niveau avec des responsables politiques, des acteurs économiques ainsi que des investisseurs allemands. Cette visite vise notamment à consolider la coopération bilatérale dans des secteurs jugés prioritaires pour le développement du Sénégal.

Les échanges porteront principalement sur les investissements, la transition énergétique, l’industrialisation, les infrastructures, la formation professionnelle ainsi que le transfert de technologies. Les autorités sénégalaises entendent également promouvoir les opportunités économiques qu’offre le pays dans le cadre de sa nouvelle stratégie de développement.

Cette mission présidentielle intervient dans un contexte où le Sénégal cherche à diversifier ses partenariats économiques et à attirer davantage d’investissements étrangers pour soutenir sa transformation structurelle. L’Allemagne, reconnue pour son expertise industrielle et technologique, constitue un partenaire stratégique dans cette dynamique.

À travers cette visite officielle, Bassirou Diomaye Faye entend mobiliser de nouveaux leviers de croissance et renforcer les bases d’une coopération mutuellement bénéfique entre les deux pays. Cette démarche s’inscrit dans la mise en œuvre de la Vision Sénégal 2050, qui ambitionne de bâtir une économie souveraine, compétitive et inclusive.

Campagne arachidière 2025-2026 et affaire ASER : Aar Sunu Momel réclame plus de transparence et des audits

L’Association Aar Sunu Momel (ASM) a publié une note d’analyse consacrée à la campagne arachidière 2025-2026, dans laquelle elle dénonce d’importantes pertes financières qui seraient subies par les producteurs de la filière.

Selon le document rendu public, la production nationale d’arachide est estimée à 969 000 tonnes. L’organisation indique que l’État a mobilisé un budget global de 130 milliards de FCFA pour la campagne agricole 2025-2026, dont près de 77,3 milliards de FCFA auraient été consacrés à la subvention de la filière arachidière, soit environ 59 % de l’enveloppe totale allouée au secteur agricole.

L’association attire également l’attention sur la qualité des semences distribuées aux producteurs. Elle estime qu’une partie des volumes mis à disposition contiendrait du sable, des déchets et diverses impuretés. Sur les 72 000 tonnes de semences distribuées, l’ASM avance que 15 840 tonnes seraient constituées de résidus non productifs, occasionnant, selon ses calculs, un important manque à gagner pour les agriculteurs.

Concernant la commercialisation, l’organisation s’interroge sur les écarts constatés entre la production annoncée et les volumes officiellement collectés. D’après les chiffres qu’elle avance, sur les 969 000 tonnes produites, seulement 265 145 tonnes auraient été collectées à travers les circuits formels, laissant plus de 703 000 tonnes en dehors du circuit officiel de commercialisation.

Le président de l’association, Bassirou Ba, a également pointé du doigt la Société nationale de commercialisation des oléagineux du Sénégal (SONACOS), dénonçant ce qu’il qualifie de « Tong-Tong de la SONACOS ». Selon lui, l’entreprise aurait retenu 79,82 FCFA par kilogramme sur les revenus des producteurs. En ajoutant à ce montant la subvention de 80 FCFA par kilogramme accordée par l’État à la SONACOS, il estime que le préjudice total supporté par les producteurs atteindrait 159,82 FCFA par kilogramme.

Face à cette situation, Aar Sunu Momel appelle les autorités à renforcer la transparence dans la gestion des subventions agricoles, à améliorer le contrôle de la qualité des semences et à mieux protéger les intérêts économiques des producteurs. L’organisation demande également l’ouverture d’un audit de l’ensemble des projets et programmes du ministère de l’Agriculture couvrant la période allant de 2024 à nos jours.

Par ailleurs, le mouvement s’est prononcé sur l’affaire des milliards présumés impliquant l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER). Dans un communiqué, Aar Sunu Momel exige que toute la lumière soit faite sur ce dossier qui suscite de nombreuses interrogations au sein de l’opinion publique.

Pour l’organisation, la transparence dans la gestion des ressources publiques constitue une exigence démocratique fondamentale. Elle appelle la justice ainsi que les organes de contrôle compétents à mener des investigations approfondies et à communiquer de manière claire sur les conclusions de leurs enquêtes.

« Les choses doivent être claires pour tous », affirme le mouvement, qui réitère son engagement en faveur de la bonne gouvernance, de la reddition des comptes et de la préservation des deniers publics.

Les femmes du FDR sonnent la mobilisation à Médina

Médina, 20 juin 2026 – La présidente des femmes du Front pour la Démocratie et la République (FDR), Fatou Thiam, a réuni ce samedi l’ensemble des militantes de la coalition dans la commune de Médina. La rencontre s’est tenue en présence de plusieurs leaders politiques, parmi lesquels le coordonnateur Omar Sarr, Khalifa Ababacar Sall, Aïssata Tall Sall et Abdou Mbow.

Dans son discours, Mme Thiam a qualifié le gouvernement actuel « d’incompétent dans tous les domaines ». Les débats ont également porté sur la légitimité du président de l’Assemblée nationale, l’affaire des 37 milliards de francs CFA de l’ASER, ainsi que sur le respect de la Constitution et du règlement intérieur de l’institution parlementaire. Le député Abdou Mbow et ses camarades de l’opposition ont vivement dénoncé ces dérives.

Fatou Thiam a affirmé que « le combat a commencé » et que les femmes du FDR « ne reculeront jamais pour défendre les intérêts de la patrie ». Elle a appelé à une mobilisation à la base en perspective des élections locales de 2027, exhortant les responsables politiques à accorder davantage de place aux femmes dans la gestion des collectivités territoriales.

La présidente du mouvement a également dressé un constat alarmant de la situation économique du pays : « L’économie sénégalaise est à terre, les femmes souffrent dans les foyers et les jeunes ne travaillent plus. »

Le FDR entend proposer une nouvelle manière de faire de la politique, notamment à travers le financement des activités génératrices de revenus des femmes afin de renforcer leur autonomie économique.

En conclusion, Mme Thiam a annoncé une tournée nationale de sensibilisation sur les enjeux politiques et économiques. La première étape est prévue à Podor, où Aïssata Tall Sall, présidente du groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal, s’est portée volontaire pour accueillir la coalition.

Kaolack : Saalum Recyclean lance la 4ᵉ édition de sa caravane contre la pollution plastique

La lutte contre la pollution plastique a une nouvelle fois été au cœur de l’actualité environnementale à Kaolack. L’association Saalum Recyclean a officiellement lancé, ce samedi 20 juin 2026, la 4ᵉ édition de sa Caravane de sensibilisation et de collecte des déchets plastiques, une initiative citoyenne visant à promouvoir la protection de l’environnement et une meilleure gestion des déchets.

Cette nouvelle édition a mobilisé des bénévoles, des acteurs communautaires, des partenaires ainsi que les populations autour d’un vaste programme de sensibilisation destiné à encourager l’adoption de comportements écoresponsables. À travers des actions de proximité, l’association entend attirer l’attention sur les conséquences de la pollution plastique sur l’environnement, la santé publique et le cadre de vie des populations.

À l’occasion de cette caravane, une rencontre avec la presse a permis aux responsables de Saalum Recyclean de présenter les objectifs de l’événement, les principales activités prévues ainsi que les perspectives de l’organisation en matière de préservation de l’environnement.

Par cette initiative, l’association réaffirme son engagement en faveur d’un Kaolack plus propre et invite les populations à s’impliquer davantage dans la lutte contre les déchets plastiques, un défi environnemental majeur pour les collectivités territoriales.

Les organisateurs comptent également sur l’accompagnement des médias afin de renforcer la sensibilisation et la mobilisation citoyenne autour des enjeux écologiques.

Kaolack : Médina Baye Kabatoki célèbre son Gamou annuel sous le signe du rayonnement universel de la Tidjaniyya

La cité religieuse de Médina Baye Kabatoki, dans la commune de Kaolack, a vibré ce samedi au rythme de son Gamou annuel. La cérémonie officielle, organisée sous le thème : « De Aïn Madhi à l’universel : la Tidjaniyya, diplomatie spirituelle et soft power au cœur de l’Oumma », a enregistré une forte mobilisation de fidèles, de chefs religieux, d’autorités administratives ainsi que de représentants diplomatiques venus de plusieurs pays.

Cette édition a été marquée par la participation exceptionnelle d’ambassadeurs et de représentants de sept pays, dont l’Indonésie et l’Algérie, témoignant du rayonnement international de la confrérie tidiane et de son influence dans le dialogue entre les peuples.

Des milliers de fidèles, venus de différentes régions du Sénégal et de la sous-région, ont pris part à ce grand rendez-vous religieux consacré à la célébration de la naissance du Prophète Mouhammad (PSL). Les échanges ont permis de mettre en lumière la dimension universelle de la Tidjaniyya ainsi que son rôle dans la promotion de la paix, du vivre-ensemble et de la cohésion sociale.

Prenant la parole devant les autorités administratives, religieuses et coutumières, le guide religieux de Médina Baye Kabatoki, Cheikh Baba Diallo, a rappelé l’héritage spirituel légué par les grands maîtres de la confrérie, depuis Aïn Madhi, berceau de la Tidjaniyya en Algérie, jusqu’à son expansion à travers le monde grâce à l’œuvre de Cheikh Ahmed Tidiane Chérif et de ses illustres héritiers.

Il a insisté sur la nécessité de préserver les valeurs de paix, de tolérance, de solidarité et de fraternité prônées par l’islam. Il a également souligné l’importance de la diplomatie spirituelle comme levier de rapprochement des communautés et de renforcement des liens entre les nations.

Au-delà de son caractère religieux, le Gamou de Médina Baye Kabatoki s’est distingué par un important volet social. Dans le cadre des activités préparatoires de l’événement, le comité d’organisation a mené plusieurs actions de solidarité au profit des populations.

Près de 400 personnes ont ainsi bénéficié de consultations médicales gratuites, tandis qu’une campagne de circoncision a permis à 31 enfants d’être pris en charge dans des conditions sécurisées par des professionnels de la santé.

Le comité a également procédé à la distribution de kits alimentaires d’une valeur globale de 500 000 francs CFA au profit de familles en situation de vulnérabilité. Un geste salué par les bénéficiaires à l’approche de cette grande célébration religieuse.

Pour les organisateurs, ces initiatives traduisent la dimension sociale et humanitaire du Gamou, qui ne se limite pas aux prières et aux enseignements religieux, mais constitue également un cadre d’entraide, de partage et d’assistance aux populations les plus démunies.

Dans une ambiance de ferveur religieuse, les fidèles ont formulé des prières pour la paix au Sénégal, la stabilité de l’Afrique et l’unité de la communauté musulmane. La cérémonie s’est achevée par des récitals du Saint Coran, des invocations et des bénédictions en faveur de la nation sénégalaise et de l’ensemble de l’Oumma islamique.

À travers cette édition, Médina Baye Kabatoki confirme son statut de haut lieu de spiritualité et de transmission des enseignements de la Tidjaniyya, tout en réaffirmant les valeurs de solidarité, de fraternité et de service à la communauté qui fondent son héritage.

Révision constitutionnelle : Pastef propose une réforme des institutions et relance le débat sur l’équilibre des pouvoirs

Le groupe parlementaire Pastef-Les Patriotes a officiellement déposé à l’Assemblée nationale la proposition de loi n°17/2026 portant révision de la Constitution. Porté par le député Mohamed Ayib Salim Daffé et cinq de ses collègues parlementaires, le texte ambitionne de redéfinir les rapports entre les institutions et d’instaurer un nouvel équilibre entre les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire.

Cette initiative intervient dans un contexte de fortes tensions institutionnelles et politiques marquées ces derniers mois par des divergences entre l’Exécutif et le Législatif. Les auteurs de la proposition estiment qu’une réforme profonde des institutions s’impose afin de consolider l’État de droit et de prévenir les crises institutionnelles.

Dans l’exposé des motifs, les députés s’appuient sur plusieurs processus de réflexion nationale, notamment les Assises nationales de 2009, les travaux de la Commission nationale de Réforme des Institutions de 2013, le Pacte national de bonne gouvernance démocratique, les Assises de la Justice de 2024 ainsi que le Dialogue national sur le système politique tenu en 2025.

Selon les initiateurs du texte, le système politique sénégalais souffre depuis plusieurs décennies d’une ambiguïté institutionnelle héritée de la crise de 1962, entre un régime fortement présidentiel et certaines caractéristiques parlementaires. Cette situation aurait progressivement entraîné un déséquilibre entre les différents pouvoirs de l’État, mais également au sein même de l’Exécutif.

L’une des innovations majeures de cette réforme concerne la réécriture complète du préambule de la Constitution. Les auteurs souhaitent y inscrire de nouvelles références liées à la civilisation africaine, à la souveraineté permanente du peuple sur les ressources naturelles, à l’imprescriptibilité des crimes internationaux ainsi qu’à l’intangibilité du mode d’élection du Président de la République et de la limitation du nombre de mandats présidentiels.

Le texte prévoit également la transformation du Conseil constitutionnel en une Cour constitutionnelle dotée de compétences élargies. Cette nouvelle juridiction deviendrait la plus haute instance constitutionnelle du pays et serait chargée du contrôle de constitutionnalité, du contentieux électoral et référendaire ainsi que du règlement des conflits de compétence entre l’Exécutif et le Législatif.

Composée de neuf membres, la future Cour constitutionnelle comprendrait un président, un vice-président et sept juges. Ceux-ci seraient nommés par le Président de la République, dont trois sur proposition du Président de l’Assemblée nationale. Leur mandat, fixé à six ans, ne serait pas renouvelable.

La proposition de loi entend également renforcer les pouvoirs de contrôle du Parlement. Les commissions d’enquête et d’information de l’Assemblée nationale pourraient désormais entendre toute personne jugée utile à leurs travaux, élargissant ainsi les capacités de contrôle de l’action publique.

Par ailleurs, plusieurs incompatibilités institutionnelles sont introduites. Le Président de la République ne pourrait plus exercer de responsabilité dirigeante au sein d’un parti politique ou d’une coalition. De même, les membres du Gouvernement ne pourraient plus cumuler leurs fonctions avec celles de chef d’exécutif local.

Les auteurs souhaitent également encadrer strictement les actes et décisions des autorités publiques pendant la période comprise entre le scrutin présidentiel et la proclamation définitive des résultats. Le serment présidentiel ferait lui aussi l’objet d’une reformulation afin de tenir compte des réalités institutionnelles et démocratiques contemporaines.

Sur le plan des droits et libertés, la réforme propose un élargissement significatif des garanties accordées aux citoyens. Outre les libertés classiques d’expression, de presse, d’association, de réunion et de manifestation, le texte reconnaît le droit à l’éducation, à la santé, à un environnement sain, à une information plurielle ainsi qu’à l’inclusion numérique.

L’interdiction faite aux partis politiques de s’identifier à une race, une ethnie, une religion ou une portion du territoire national est maintenue, confirmant l’attachement au caractère républicain et unitaire de l’État.

TER, industrie textile et mobilité : Diomaye Faye mise sur les infrastructures et la transformation locale à Diamniadio

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a effectué ce samedi une importante visite de terrain dans le pôle urbain de Diamniadio et ses environs, marquée par trois séquences majeures : la découverte du nouveau tronçon du Train Express Régional (TER) reliant Diamniadio à l’Aéroport international Blaise-Diagne, le lancement des travaux de la gare de Sébikotane et l’inauguration de l’usine textile AVCI Global Industrie.

À travers cette tournée, le chef de l’État a voulu mettre en avant une vision articulée autour des infrastructures, de la mobilité et de l’industrialisation locale. Selon la Présidence de la République, ces différentes réalisations s’inscrivent dans une même dynamique visant à bâtir « une économie qui produit, transforme et crée de l’emploi sur son propre sol ».

La première étape de la visite a conduit le président de la République sur le nouveau tronçon du TER reliant Diamniadio à l’Aéroport international Blaise-Diagne. Cette extension, dont la mise en service est attendue prochainement, constitue une avancée majeure dans le développement du réseau ferroviaire national.

Le nouveau segment permettra d’améliorer la desserte de la plateforme aéroportuaire et de renforcer l’interconnexion entre Dakar, Diamniadio et les zones périphériques. Les autorités considèrent cette infrastructure comme un levier important pour la mobilité des populations, la réduction des temps de trajet et l’accompagnement du développement économique de la nouvelle ville de Diamniadio.

Le chef de l’État s’est ensuite rendu à Sébikotane où il a procédé au lancement officiel des travaux de la future gare de la commune. Selon la Présidence, ce projet est né d’une demande formulée par les populations locales désireuses d’être intégrées au réseau ferroviaire.

La future gare a été conçue comme un pôle multimodal associant le train, les transports urbains et les services de taxis. L’infrastructure vise à améliorer la mobilité des habitants, à désenclaver la commune et à accompagner la forte croissance démographique et économique de cette localité située à proximité de Dakar.

Les autorités soulignent que le projet a été élaboré par un cabinet d’architecture sénégalais, traduisant une volonté de valoriser l’expertise nationale dans la conception des grands équipements publics.

La dernière étape de la visite présidentielle s’est déroulée à Diamniadio avec l’inauguration de l’usine AVCI Global Industrie, spécialisée dans le secteur textile. Cette unité industrielle symbolise la relance d’une activité de transformation locale dans une filière longtemps confrontée au déclin.

Les autorités mettent en avant la volonté de réduire progressivement l’exportation de matières premières brutes, notamment le coton, au profit d’une transformation sur le territoire national. L’objectif affiché est de créer davantage de valeur ajoutée, de renforcer l’industrie locale et de stimuler les exportations de produits transformés.

Selon les promoteurs du projet, l’usine devrait générer près de deux cents emplois directs, principalement destinés aux femmes et aux jeunes. Le projet prévoit également un important volet consacré à la formation et au transfert de compétences afin de développer une main-d’œuvre qualifiée dans le secteur textile.

À travers cette visite, le président Bassirou Diomaye Faye entend illustrer la nouvelle orientation économique portée par les autorités, fondée sur le développement des infrastructures, l’industrialisation et la création d’emplois locaux. Pour la Présidence, ces réalisations concrètes participent à la construction d’une économie plus souveraine et mieux répartie entre les différentes régions du pays.

Réformes constitutionnelles : les tensions s’accentuent entre Diomaye Faye et Ousmane Sonko

Le climat politique au sommet de l’État sénégalais semble entrer dans une nouvelle zone de turbulences. Les relations entre le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, et le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, apparaissent de plus en plus tendues autour du processus de révision de la Constitution.

Dans son édition du samedi 20 juin, le quotidien Les Échos évoque une détérioration profonde des rapports entre l’Exécutif et le Législatif, estimant que « la guerre larvée est devenue une guerre ouverte » entre les deux principales figures du pouvoir. Selon le journal, chacun des deux responsables entend désormais utiliser les prérogatives que lui confère sa fonction afin d’imposer sa position dans le débat institutionnel en cours.

Au cœur des divergences figure la procédure d’examen des propositions de loi portant réformes constitutionnelles. D’après les informations rapportées, le président de l’Assemblée nationale a saisi le chef de l’État pour recueillir son avis sur ces textes. Conformément aux délais prévus, le président de la République dispose jusqu’au lundi 22 juin pour faire connaître sa position.

Cette consultation intervient dans un contexte particulier marqué par la transformation des projets de réformes constitutionnelles initialement portés par l’Exécutif en propositions de loi déposées par des députés. Cette initiative parlementaire est interprétée par plusieurs observateurs comme une stratégie destinée à accélérer la procédure législative tout en évitant d’éventuels blocages institutionnels.

Selon Les Échos, cette démarche viserait également à contourner certaines contraintes procédurales et à permettre à l’Assemblée nationale de conserver la maîtrise du calendrier d’examen des textes. La question de l’avis présidentiel apparaît ainsi comme un enjeu central dans les rapports entre les deux institutions.

Dans cette dynamique, Ousmane Sonko a déjà convoqué une nouvelle réunion du bureau de l’Assemblée nationale pour le mercredi 24 juin. Cette rencontre devrait permettre de fixer le calendrier d’examen des propositions de loi, notamment dans l’hypothèse où aucune réponse ne serait transmise par la présidence de la République avant cette échéance.

Pour le quotidien, cette initiative démontre que l’avis du chef de l’État n’aurait pas de caractère contraignant pour le président de l’Assemblée nationale. Une telle lecture laisse entrevoir la possibilité que le Parlement poursuive l’examen des textes même en l’absence d’une position favorable de l’Exécutif.

Cette séquence politique met en lumière des divergences de méthode et de stratégie au sein même du pouvoir. Alors que la révision constitutionnelle constitue un dossier majeur du mandat en cours, les désaccords sur la procédure risquent d’alimenter davantage les tensions entre les deux principales institutions de l’État.

Révision constitutionnelle : Babacar Ba exige la publication de l’avis du chef de l’État

Dakar, 20 juin 2026 – Le président du Forum du justiciable, Babacar Ba, a réagi ce samedi à l’annonce de la deuxième phase de la procédure de révision constitutionnelle, lancée à l’issue de la réunion de la Conférence des présidents de l’Assemblée nationale. Dans une déclaration rendue publique, il appelle à davantage de transparence autour de l’avis transmis par le Président de la République concernant la proposition de loi portant révision de la Constitution.

Selon le communiqué publié à l’issue de la réunion de la Conférence des présidents, l’Assemblée nationale a reçu, le vendredi 19 juin, l’avis du chef de l’État sur le projet de révision constitutionnelle. Toutefois, le contenu de cet avis n’a pas été rendu public, une situation qui suscite des interrogations au sein de l’opinion et de la société civile.

Pour Babacar Ba, le peuple sénégalais, en tant que détenteur de la souveraineté nationale, doit être pleinement informé de la position du Président de la République sur une question aussi fondamentale que la révision de la Constitution. Il estime que la transparence institutionnelle impose la publication de cet avis afin que les citoyens puissent connaître la nature des observations formulées par le chef de l’État.

Le président du Forum du justiciable s’interroge notamment sur le contenu exact du document transmis au Parlement. Il souhaite savoir si le Président de la République a donné un avis favorable au texte, s’il a exprimé des réserves ou un désaccord, ou encore s’il a proposé des amendements ou des observations susceptibles d’influencer le contenu de la réforme.

Selon lui, une révision constitutionnelle ne peut être réduite à un simple débat technique ou parlementaire. Elle constitue un acte majeur engageant l’avenir des institutions et l’organisation de l’État, ce qui justifie, à ses yeux, une information complète et accessible à l’ensemble des citoyens.

Cette sortie intervient alors que la procédure parlementaire entre dans une nouvelle étape, avec l’examen prochain du texte par les députés. Dans ce contexte, les appels à la transparence se multiplient afin de garantir un débat public éclairé autour des modifications envisagées de la Constitution.

Révision constitutionnelle : la Conférence des présidents fixe le calendrier, mais l’avis du chef de l’État reste inconnu

La Conférence des présidents de l’Assemblée nationale s’est réunie ce samedi 20 juin dans la salle de conférence du quatrième étage afin de faire le point sur l’évolution de la procédure de révision de la Constitution. Cette rencontre, qui devait permettre d’éclairer les parlementaires sur les différentes étapes du processus, a toutefois été marquée par une interrogation majeure : l’absence de communication du contenu de l’avis du Président de la République.

Au cours de la réunion, le Président de l’Assemblée nationale a informé les membres de la Conférence des présidents avoir reçu, la veille, l’avis du chef de l’État relatif à la proposition de loi portant révision de la Constitution. Cet avis, attendu depuis plusieurs jours, constitue une étape importante dans la procédure législative engagée autour de la modification du texte fondamental.

Cependant, selon des informations recueillies à l’issue de la rencontre, le document n’a pas été communiqué aux membres de la Conférence des présidents. Les participants n’ont ainsi pas eu accès à son contenu ni aux éventuelles observations, réserves ou recommandations formulées par le Président de la République sur la proposition de loi.

Cette situation a suscité des interrogations au sein de certains acteurs parlementaires, dans la mesure où l’avis présidentiel pourrait comporter des éléments susceptibles d’influencer les débats à venir ou d’orienter les discussions autour du projet de révision constitutionnelle.

Malgré cette absence d’informations sur la teneur du document, la Conférence des présidents a poursuivi ses travaux et arrêté un nouveau calendrier pour l’examen du texte. Il a ainsi été décidé que la commission compétente se réunira le mercredi 24 juin à 10 heures afin d’étudier la proposition de loi et d’examiner les différents amendements éventuels.

Le texte sera ensuite soumis à l’appréciation des députés réunis en séance plénière le lundi 29 juin à 10 heures. Cette étape sera décisive dans le processus de révision constitutionnelle, les parlementaires étant appelés à se prononcer sur les modifications proposées.

Révision constitutionnelle : l’Assemblée nationale enclenche la phase décisive avant le vote du 29 juin

La procédure de révision de la Constitution franchit une nouvelle étape à l’Assemblée nationale. Réunie ce samedi 20 juin 2026 à 9h30, la Conférence des présidents a acté la poursuite du processus parlementaire devant conduire à l’examen et à l’adoption de la proposition de loi portant révision de la Constitution.

Dans un communiqué publié par la Direction de la Communication et des Relations publiques de l’institution parlementaire, le président de l’Assemblée nationale a informé les membres de la Conférence des présidents de la réception, le vendredi 19 juin, de l’avis du président de la République relatif à cette proposition de révision constitutionnelle.

Cette étape constitue un jalon important dans la procédure prévue par les textes régissant la révision de la Loi fondamentale. L’avis du chef de l’État permet en effet d’ouvrir la deuxième phase du processus parlementaire, conformément aux dispositions de l’article 103 de la Constitution et de l’article 69 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale.

Les députés sont désormais appelés à examiner le contenu du texte avant son adoption éventuelle. Selon le calendrier arrêté lors de la réunion de la Conférence des présidents, les travaux en commission sont programmés pour le 24 juin prochain. Cette phase permettra aux parlementaires d’étudier les différentes dispositions de la réforme et de formuler, le cas échéant, leurs observations.

À l’issue de cet examen technique, la proposition de loi sera soumise à l’appréciation de l’ensemble des députés en séance plénière le 29 juin 2026. Cette séance revêt une importance particulière puisqu’elle marquera l’aboutissement du processus parlementaire engagé autour de cette révision constitutionnelle.

La réunion de la Conférence des présidents intervient dans un contexte où les réformes institutionnelles occupent une place importante dans l’agenda politique national. L’évolution du texte et les débats qu’il suscitera au sein de l’hémicycle seront suivis avec attention par les acteurs politiques et l’opinion publique, compte tenu des implications institutionnelles de toute modification de la Constitution.

Le CNG-CH ouvre une nouvelle ère pour l’hippisme sénégalais

Dakar, 19 juin 2026 – Le Comité national de gestion des courses hippiques (CNG-CH) amorce un tournant majeur dans l’histoire de l’hippisme sénégalais. À l’occasion d’une conférence de presse tenue ce vendredi à Dakar, le président de l’institution, Dr Amadou Bassirou Fall, a dévoilé les grandes lignes de la Journée hippique dédiée aux ambassadeurs, prévue le dimanche 21 juin à l’hippodrome Ndiaw Macodou Diop de Thiès.

Devant une salle comble réunissant diplomates, représentants institutionnels, journalistes et acteurs de la filière équine, Dr Fall a présenté cet événement comme « un rendez-vous majeur pour notre pays », destiné à renforcer la coopération internationale à travers la diplomatie sportive tout en valorisant le patrimoine équin national.

Un rendez-vous entre sport et diplomatie

Placée sous le signe du rapprochement des peuples, cette journée offrira aux ambassadeurs et partenaires étrangers une immersion dans l’univers des courses hippiques sénégalaises. L’événement se veut également un hommage aux différents acteurs de la filière, notamment les éleveurs, propriétaires, entraîneurs, jockeys et vétérinaires, dont l’engagement contribue au dynamisme du secteur.

Une innovation historique : les paris en direct

L’édition 2026 marquera une étape importante avec l’introduction des prises de paris en direct sur les courses hippiques. Cette innovation est rendue possible grâce au partenariat entre le CNG-CH, la LONASE et SENGALOP.

Selon le président du CNG-CH, cette avancée constitue « une étape déterminante dans la modernisation de l’hippisme sénégalais ». Elle devrait permettre d’accroître l’attractivité des compétitions, d’élargir la communauté des passionnés, de générer de nouvelles ressources pour la filière, de créer des emplois et de renforcer la professionnalisation des acteurs.

Discipline et rigueur exigées

Dr Amadou Bassirou Fall a toutefois insisté sur le respect strict des règles qui accompagneront cette nouvelle phase. Il a notamment appelé à la ponctualité des jockeys, à la présentation des chevaux dans les délais requis et à une totale transparence dans la publication des résultats.

« La crédibilité du système dépendra du comportement responsable de chacun », a-t-il déclaré, invitant l’ensemble des acteurs à s’impliquer pleinement afin de garantir le succès de cette première expérience à grande échelle.

Remerciements et appel au public

Le président du CNG-CH a exprimé sa gratitude à l’endroit de la LONASE, de SENGALOP, des autorités administratives et sécuritaires, ainsi que des médias et des différents partenaires ayant accompagné cette initiative.

Il a également invité le public à se rendre massivement à l’hippodrome Ndiaw Macodou Diop le 21 juin afin de « vivre ensemble cette page historique de l’hippisme national ».

La conférence de presse s’est achevée sur une note d’enthousiasme et d’espoir pour l’avenir des courses hippiques au Sénégal : « Vive les courses hippiques sénégalaises ! Vive la coopération entre les peuples ! Vive le Sénégal ! »

Diourbel : Moussa Bala Fofana annonce la fin des travaux d’assainissement dans un mois et promet une nouvelle transformation du marché Ndoumbé Diop

Le ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des territoires, Moussa Bala Fofana, s’est déclaré satisfait de l’état d’avancement des travaux d’assainissement en cours dans la commune de Diourbel. En visite de terrain ce vendredi au marché Ndoumbé Diop, en compagnie des autorités administratives et locales, il a assuré que les chantiers destinés à l’évacuation des eaux pluviales seront entièrement achevés dans un délai d’un mois.

Cette visite a permis au ministre de constater l’évolution des ouvrages réalisés dans le cadre du programme d’assainissement mis en œuvre par l’Agence de développement municipal (ADM). Les travaux visent principalement à mettre fin aux inondations récurrentes qui affectent plusieurs quartiers de la ville ainsi que le marché Ndoumbé Diop, particulièrement vulnérable durant l’hivernage.

Selon Moussa Bala Fofana, les infrastructures en cours de réalisation permettront de relier le point le plus bas de la ville à un exutoire situé à l’extérieur de Diourbel. Ce dispositif doit faciliter l’évacuation des eaux pluviales et réduire considérablement les risques d’inondation qui perturbent chaque année les activités économiques et la mobilité des populations.

Le ministre a salué la mobilisation des acteurs locaux, notamment les délégués du marché, qui ont mené un important travail de sensibilisation auprès des commerçants afin de faciliter la libération des emprises nécessaires à l’exécution des travaux. Cette collaboration entre les autorités et les usagers du marché a permis d’accélérer la mise en œuvre du projet.

« Dans un mois, nous reviendrons à Diourbel pour constater l’achèvement total des travaux », a indiqué le ministre, annonçant également le lancement prochain d’un programme d’aménagement des voies intérieures du marché Ndoumbé Diop afin d’améliorer les conditions de circulation et l’accessibilité du site.

Au-delà de la gestion des eaux pluviales, Moussa Bala Fofana a présenté une vision plus ambitieuse de la valorisation de cette ressource. Il a évoqué la possibilité de développer, à moyen et long terme, des projets économiques autour des eaux collectées, notamment à travers la création d’espaces verts, d’activités maraîchères et de projets piscicoles.

Cette approche, qui associe assainissement et développement économique, s’inscrit dans la volonté des autorités de transformer durablement les contraintes liées aux inondations en opportunités pour les populations locales.

Kaolack : Fallilou Diabaye magnifie l’engagement des femmes Guelwars de Ngane et appelle à une participation citoyenne accrue

À Kaolack, les femmes Guelwars de Ngane ont organisé une importante manifestation culturelle et communautaire qui a réuni de nombreuses personnalités politiques, associatives et des habitants de la commune. L’événement, placé sous le signe de la solidarité, de la valorisation des traditions et de l’engagement citoyen, a enregistré la participation du délégué communal d’Awalé Kaolack, Fallilou Diabaye, invité d’honneur et parrain de la rencontre.

À la tête d’une forte délégation composée de responsables politiques et de militants, Fallilou Diabaye a répondu à l’invitation des femmes Guelwars de Ngane dans une ambiance conviviale marquée par les échanges, le partage et la reconnaissance mutuelle. Cette rencontre a constitué un cadre privilégié de dialogue entre les populations et les acteurs politiques locaux autour des préoccupations sociales et des perspectives de développement de la commune.

Prenant la parole devant l’assistance, le délégué communal d’Awalé Kaolack a salué la forte mobilisation des femmes ainsi que leur contribution à la préservation des valeurs culturelles et à la promotion de la cohésion sociale. Il a rendu hommage à leur engagement quotidien dans la vie communautaire, estimant que les femmes demeurent des actrices essentielles du développement local.

Fallilou Diabaye a également exprimé sa gratitude à l’endroit des organisatrices et des différents responsables qui ont œuvré à la réussite de cette manifestation. Selon lui, de telles initiatives renforcent les liens de solidarité entre les populations et favorisent l’émergence d’une citoyenneté active au sein des collectivités territoriales.

Les échanges ont également porté sur plusieurs enjeux liés au développement communautaire, notamment l’implication des femmes dans les actions de proximité, l’éducation citoyenne, la promotion des initiatives locales et le renforcement du vivre-ensemble.

Profitant de cette tribune, le responsable politique a présenté aux participantes les principales orientations du parti Awalé ainsi que celles de la coalition Diomaye Président. Il a expliqué la vision et les objectifs portés par ces formations politiques, mettant l’accent sur la participation citoyenne, la justice sociale et le développement inclusif.

Invitant les femmes à jouer un rôle encore plus actif dans les dynamiques communautaires, Fallilou Diabaye a souligné l’importance de leur implication dans les projets de développement et les initiatives de transformation sociale. Il a encouragé les participantes à poursuivre leurs actions en faveur de la solidarité, de la préservation des valeurs culturelles et du progrès de la commune.

Au terme de la rencontre, les femmes Guelwars de Ngane ont réaffirmé leur volonté de poursuivre leurs activités sociales et culturelles au bénéfice des populations locales, tout en renforçant leur engagement en faveur du développement et de la cohésion sociale dans la commune de Kaolack.

Création de la Direction générale des Financements et de la Dette : l’État centralise la gestion des emprunts publics

Le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a signé le décret n°2026-1176 du 11 juin 2026 portant création de la Direction générale des Financements et de la Dette (DGFD) au sein du ministère de l’Économie, des Finances et du Plan. Le texte, contresigné par le Premier ministre Ahmadou Alhaminou Mohamed Lo, s’inscrit dans une vaste réforme de la gouvernance des finances publiques et de la gestion de la dette de l’État.

Cette nouvelle structure vise à renforcer le pilotage des financements publics, à améliorer la transparence dans la gestion de la dette et à corriger les dysfonctionnements relevés au cours des dernières années.

Selon le rapport de présentation signé par le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, Cheikh Diba, la réforme intervient à la suite des constats établis par la Cour des Comptes dans son rapport d’audit couvrant la période allant de 2019 au 31 mars 2024. Le document met en évidence plusieurs insuffisances dans la gestion des finances publiques ainsi que des écarts dans le suivi des engagements financiers de l’État.

Les autorités estiment notamment que la dispersion des responsabilités entre plusieurs directions et services chargés de la négociation, de la mobilisation et du suivi des financements a contribué à une fragmentation de l’information financière et comptable. Cette organisation rendait plus difficile le contrôle des engagements de l’État ainsi que le suivi global de la dette publique.

Avec la création de la Direction générale des Financements et de la Dette, l’État entend désormais centraliser l’ensemble des opérations liées aux financements publics. La nouvelle entité devient l’unique structure habilitée à conduire les négociations des contrats de financement avant leur soumission à l’approbation du ministre chargé des Finances.

Cette centralisation devrait permettre une meilleure coordination des interventions de l’administration financière, une harmonisation des procédures ainsi qu’un renforcement du contrôle interne dans la mobilisation des ressources.

La Direction générale des Financements et de la Dette s’articule autour de neuf directions spécialisées couvrant l’ensemble de la chaîne de gestion des financements. Il s’agit notamment des directions chargées de l’audit et du contrôle interne, des marchés de capitaux, des financements bilatéraux et multilatéraux, des financements structurés et des crédits à l’export, de la gestion de la dette et des risques, du suivi des financements, des affaires juridiques, des systèmes d’information ainsi que de l’administration et du personnel.

À travers cette nouvelle architecture institutionnelle, le gouvernement cherche à renforcer la traçabilité des opérations financières, à mieux maîtriser les risques liés à l’endettement et à améliorer la qualité des données relatives à la dette publique.

Maison des Nations Unies à Diamniadio : le Sénégal consolide son partenariat avec l’ONU à travers un nouvel accord stratégique

Le Sénégal et les Nations Unies ont franchi une nouvelle étape dans leur coopération avec la signature d’un nouvel accord relatif à la Maison des Nations Unies de Diamniadio. Conclu au terme de plusieurs mois de concertations, ce texte vise à renforcer l’ancrage du système onusien dans le pays tout en préservant les intérêts stratégiques de l’État sénégalais.

Selon les autorités, cet accord résulte de discussions approfondies menées dans un esprit de dialogue et de partenariat. Il établit un cadre renouvelé de collaboration autour de la Maison des Nations Unies, un complexe destiné à accueillir plusieurs agences, fonds et programmes des Nations Unies au sein du pôle urbain de Diamniadio.

Le nouvel accord devrait d’abord permettre de consolider la présence des agences onusiennes au Sénégal. En regroupant plusieurs entités au sein d’un même espace, il favorise une meilleure coordination des interventions des Nations Unies dans les domaines du développement, de la santé, de l’éducation, de la gouvernance, de l’environnement et de l’action humanitaire.

Les autorités sénégalaises mettent également en avant les retombées diplomatiques de cette entente. En accueillant un important centre des Nations Unies en Afrique de l’Ouest, le Sénégal renforce son positionnement en tant que pays de stabilité, de dialogue et de coopération internationale. Cette présence accrue du système onusien contribue ainsi au rayonnement diplomatique du pays sur la scène régionale et internationale.

L’accord devrait par ailleurs générer des bénéfices économiques et urbains pour la ville nouvelle de Diamniadio. L’installation durable des agences des Nations Unies est susceptible de stimuler les activités de services, de créer des opportunités économiques et d’accroître l’attractivité de ce pôle urbain en pleine expansion.

Les responsables sénégalais soulignent également que le texte garantit une meilleure préservation des intérêts de l’État, notamment en matière de gestion des infrastructures et de valorisation des investissements publics réalisés dans le cadre du développement de Diamniadio.

Partenariat stratégique : Boeing et Air Sénégal accélèrent leur rapprochement sous l’impulsion du président Diomaye Faye

Le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a reçu ce vendredi au Palais de la République une délégation du constructeur aéronautique américain Boeing, conduite par Yitbarek Anbassie, vice-président chargé des ventes commerciales pour l’Afrique. Cette rencontre marque une nouvelle étape dans le processus de finalisation du partenariat stratégique en cours entre Boeing et Air Sénégal SA.

Cette audience intervient dans un contexte de restructuration de la compagnie nationale, confrontée depuis plusieurs années à des difficultés financières et opérationnelles. Les autorités sénégalaises souhaitent ainsi redéfinir le modèle économique d’Air Sénégal afin d’en faire un acteur majeur du transport aérien en Afrique de l’Ouest.

La rencontre s’est déroulée en présence du ministre des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens, Abdoul Ahad Ndiaye, chargé de piloter la mise en œuvre de la nouvelle politique nationale du transport aérien conformément aux orientations fixées par le chef de l’État.

Au cours des échanges, les différentes parties ont évoqué les perspectives de coopération entre Boeing et la compagnie nationale, notamment dans les domaines du renouvellement et de la modernisation de la flotte, du renforcement des capacités techniques, de la formation et de l’accompagnement stratégique. Ce partenariat vise également à soutenir la relance d’Air Sénégal et à améliorer sa compétitivité sur les marchés régional et international.

Les autorités sénégalaises considèrent le transport aérien comme un levier essentiel de développement économique, d’intégration régionale et d’attractivité du territoire. Dans cette dynamique, l’État entend doter son pavillon national des moyens nécessaires pour offrir des services fiables, renforcer la connectivité du Sénégal et soutenir les ambitions de la Vision Sénégal 2050.

Kaolack : les personnes atteintes d’albinisme plaident pour un meilleur accès aux soins et à la protection solaire

À l’occasion de la Journée mondiale de sensibilisation à l’albinisme, célébrée chaque année le 13 juin, les acteurs engagés dans la défense des droits des personnes atteintes d’albinisme se sont mobilisés à Kaolack autour d’activités de sensibilisation, de plaidoyer et de solidarité.

La Fondation des Personnes Atteintes d’Albinisme au Sénégal et en Afrique (FASA) a marqué l’événement à travers son projet « Lumière d’espoir » en procédant à une distribution de crèmes solaires aux bénéficiaires. Une initiative saluée par les participants dans un contexte marqué par les fortes chaleurs qui frappent actuellement la région.

Président de l’Association nationale des albinos du Sénégal (ANAS) et de la FASA, Mouhamed Bamba Diop a rappelé que l’accès aux crèmes solaires constitue une nécessité vitale pour les personnes vivant avec l’albinisme, en raison de l’absence ou de la faible quantité de mélanine, qui les expose davantage aux rayons du soleil.

Il a également salué l’engagement de l’Union régionale de Kaolack, dirigée par Ndèye Diaw, ainsi que le soutien de la Première Dame du Sénégal, Absa Faye, et de la Fondation Servir le Sénégal pour leur accompagnement en faveur des couches les plus vulnérables.

Au-delà de la protection solaire, les responsables associatifs ont insisté sur la nécessité de garantir aux personnes atteintes d’albinisme un accès durable aux soins de santé, à l’éducation, à l’emploi, à la protection sociale et à la justice. Ils ont également appelé à un renforcement de la lutte contre les discriminations afin de favoriser leur pleine inclusion dans la société.

Face aux températures élevées enregistrées à Kaolack, les associations invitent enfin les autorités et les partenaires à renforcer les actions de prévention et à faciliter l’accès aux moyens de protection adaptés afin de préserver la santé des personnes vivant avec l’albinisme.

Sénégal–Norvège : le Brésilien Wilton Sampaio désigné pour arbitrer le choc du groupe I

À quelques jours d’un rendez-vous capital pour la qualification en huitièmes de finale de la Coupe du monde 2026, la FIFA a officialisé la désignation du corps arbitral qui dirigera la rencontre entre le Sénégal et la Norvège. Cette affiche de la deuxième journée du groupe I se disputera le mardi 22 juin au New York New Jersey Stadium.

L’instance mondiale du football a confié la direction de cette rencontre au Brésilien Wilton Sampaio. Âgé de 44 ans, l’arbitre sud-américain fait partie des officiels les plus expérimentés du circuit international et bénéficie d’une solide réputation dans les grandes compétitions organisées par la FIFA.

Pour cette rencontre particulièrement attendue, Wilton Sampaio sera assisté de ses compatriotes Bruno Pires et Bruno Boschilia, désignés comme arbitres assistants. Le Néo-Zélandais Campbell-Kirk Kawana-Waugh occupera la fonction de quatrième arbitre, tandis qu’Isaac Trevis assurera le rôle d’assistant remplaçant.

Arbitre international FIFA depuis 2013, Wilton Sampaio possède une grande expérience des compétitions majeures. Il a dirigé plusieurs rencontres de haut niveau lors des tournois internationaux et s’est imposé au fil des années comme l’un des arbitres les plus respectés du continent sud-américain.

La FIFA lui avait déjà accordé sa confiance en lui confiant le match d’ouverture de la Coupe du monde 2026 entre le Mexique et l’Afrique du Sud. Cette rencontre inaugurale, remportée 2 buts à 0 par la sélection mexicaine, avait été particulièrement tendue et marquée par l’expulsion de trois joueurs, un fait rarissime à ce niveau de la compétition.

La désignation de l’arbitre brésilien pour le duel entre le Sénégal et la Norvège témoigne ainsi de l’importance accordée à cette rencontre du groupe I. Les Lions de la Teranga, qui ambitionnent une qualification pour le second tour, devront livrer une prestation de haut niveau face à une équipe norvégienne également en quête de points précieux.

JOJ Dakar 2026 : le Centre équestre de Diamniadio officiellement réceptionné, une étape clé franchie

À quelques mois de l’ouverture des Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026, le Sénégal continue d’accélérer la cadence dans la mise en place des infrastructures sportives prévues pour cet événement historique. Ce vendredi 19 juin, une nouvelle étape majeure a été franchie avec la réception technique du Centre équestre de Diamniadio, appelé à accueillir les épreuves d’équitation.

Cette opération a été effectuée par le ministre en charge des Infrastructures, confirmant l’achèvement des travaux de réalisation de l’équipement sportif. Selon les informations communiquées, le site est désormais conforme aux normes techniques et aux exigences internationales requises pour recevoir des compétitions olympiques de cette envergure.

Situé dans la nouvelle ville de Diamniadio, ce centre équestre fait partie des infrastructures stratégiques sélectionnées pour les Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026, un événement qui marquera une première historique pour le continent africain. L’installation est considérée comme entièrement opérationnelle et prête à entrer dans sa phase d’exploitation, en attendant les dernières formalités administratives.

La prochaine étape du processus consistera en son transfert officiel au Comité International Olympique, prévu à partir du 1er juillet. Cette transition s’inscrit dans le calendrier global de préparation des Jeux et reflète l’avancée progressive des engagements pris par les autorités sénégalaises et les instances organisatrices.

Accident mortel à Diabass : deux morts et cinq blessés graves dans une violente collision entre un camion et un véhicule léger

Un grave accident de la circulation s’est produit ce jeudi en fin de journée à hauteur du village de Diabass, dans la commune de Fandène, plongeant les populations locales dans l’émotion et la consternation. Le bilan est lourd : deux personnes ont perdu la vie sur le coup, tandis que cinq autres ont été grièvement blessées.

Selon les premiers éléments recueillis sur place, un camion et un véhicule particulier sont entrés en collision dans des circonstances qui restent encore à éclaircir. Les témoins évoquent un choc d’une rare violence, laissant les deux occupants du véhicule léger sans aucune chance de survie. Les dégâts matériels constatés sur les deux engins témoignent de la brutalité de l’impact.

Les secours, alertés peu après l’accident, se sont rapidement déployés sur les lieux afin de porter assistance aux victimes. Les cinq blessés graves ont été évacués en urgence vers les structures sanitaires les plus proches. Leur état de santé demeure préoccupant, selon des sources médicales, qui indiquent que certaines victimes ont été admises dans un état critique.

Dans la foulée, les forces de sécurité ont sécurisé la zone afin de faciliter les opérations de secours et d’éviter tout nouvel incident sur cet axe routier très fréquenté. Les enquêteurs ont procédé aux premiers constats techniques et recueilli les témoignages disponibles afin de déterminer les causes exactes de la collision. Une enquête a été ouverte pour établir les responsabilités éventuelles.

Faux gendarmes au marché de Thiaroye : deux auxiliaires arrêtés après une extorsion digne d’un scénario policier

Deux auxiliaires-gendarmes en service à la compagnie de Rufisque ont été écroués après avoir été impliqués dans une affaire d’extorsion de fonds au marché de Thiaroye. Les mis en cause, Yves Gbomane Bassang et Cheikh Mouhamadou Mansour Barro, ont été arrêtés le 16 juin 2026 avant d’être déférés au parquet de Pikine-Guédiawaye puis placés sous mandat de dépôt.

Selon les éléments de l’enquête menée par la Brigade de recherches de Keur Massar, les faits se sont déroulés dans la soirée du 16 juin aux environs de 18 heures. Les deux militaires, accompagnés d’un troisième individu identifié sous le nom de Mamadou Diop, actuellement en fuite, se sont rendus au marché de Thiaroye où ils ont ciblé un commerçant spécialisé dans la vente de téléphones portables.

Se présentant comme des gendarmes en mission et prétendant être affectés à la compagnie de Keur Massar, les trois hommes ont accusé leur victime d’être impliquée dans le vol d’une motocyclette. Profitant de l’effet de surprise et de la crainte suscitée par cette accusation, ils ont procédé à son interpellation. Le commerçant a été menotté puis fouillé. Au cours de cette opération, les faux enquêteurs lui ont soutiré la somme de 110 000 francs CFA.

Après leur départ, le vendeur a rapidement compris qu’il venait d’être victime d’une mise en scène. Il a alors donné l’alerte, mobilisant les riverains et les commerçants du secteur. Une course-poursuite s’est engagée. Si Mamadou Diop est parvenu à prendre la fuite à moto, les deux auxiliaires-gendarmes ont été rattrapés et maîtrisés par la foule avant d’être remis aux éléments du commissariat d’arrondissement de Thiaroye.

L’enquête a également permis d’entendre le chauffeur de taxi Yango qui avait transporté les suspects sur les lieux. Les investigations ont toutefois établi qu’il ignorait totalement les intentions criminelles de ses passagers. Il a ainsi été mis hors de cause.

Les fouilles effectuées sur les deux mis en cause ont révélé plusieurs objets accablants. Les policiers ont découvert une arme factice sur Cheikh Mouhamadou Mansour Barro. Sur Yves Gbomane Bassang, ils ont saisi une paire de menottes ainsi qu’une fausse carte professionnelle destinée à renforcer la crédibilité de leur stratagème.

Face aux enquêteurs, les deux suspects sont finalement passés aux aveux. Cheikh Mouhamadou Mansour Barro a expliqué avoir agi sous la pression de difficultés financières liées à l’état de santé de sa mère. De son côté, Yves Gbomane Bassang a reconnu avoir fait confectionner la fausse carte professionnelle auprès d’un individu installé à proximité de leur unité de service.

À l’issue de leur garde à vue, les deux hommes ont été présentés au parquet du tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye le 18 juin 2026. Ils sont poursuivis pour association de malfaiteurs, immixtion sans titre dans l’exercice de fonctions publiques en se présentant comme officiers de police judiciaire, ainsi que pour extorsion de fonds par contrainte et menaces verbales.

Vol présumé de bijoux à Saly : une femme de ménage écrouée après la disparition d’un trésor estimé à 10 millions FCFA

À Saly Portudal, une affaire de vol présumé de bijoux secoue une famille et conduit une employée de maison derrière les barreaux. Accusée par son employeuse d’avoir dérobé une importante quantité de bijoux en or d’une valeur estimée à 10 millions de francs CFA, une femme de ménage a été déférée au parquet avant d’être placée sous mandat de dépôt à la Maison d’arrêt et de correction de Mbour. Elle devra répondre de ses actes devant le Tribunal d’instance de Mbour lors d’une audience prévue jeudi prochain.

Selon les informations rapportées par L’Observateur, l’affaire a éclaté le 6 juin dernier. Ce jour-là, une comptable travaillant dans un établissement hôtelier de la station balnéaire aurait constaté la disparition de la quasi-totalité de ses bijoux. La découverte a été faite alors que sa sœur lui demandait de lui prêter quelques parures pour participer à une cérémonie familiale.

En ouvrant sa boîte à bijoux, la propriétaire aurait eu la surprise de constater qu’il ne restait que deux bagues et une parure. Le reste de sa collection, composée de plusieurs bijoux en or, s’était volatilisé. Face à cette situation, des recherches auraient immédiatement été engagées au domicile.

La femme de ménage, identifiée sous les initiales N. Diallo, aurait alors manifesté sa volonté de participer aux investigations. Dans le cadre de ces recherches, elle aurait présenté un sac contenant plusieurs bijoux qu’elle aurait affirmé avoir offerts elle-même à sa patronne. Mais cette initiative, censée dissiper les soupçons, aurait finalement contribué à les renforcer.

Parmi les objets présentés figuraient en effet deux boucles d’oreilles que la comptable aurait immédiatement reconnues comme lui appartenant. Interrogée sur leur provenance, l’employée de maison aurait dans un premier temps rejeté toute implication dans la disparition des bijoux.

Les doutes se seraient toutefois accentués lorsqu’un bijoutier sollicité dans le cadre de l’enquête aurait confirmé que les objets en question étaient bel et bien en or authentique. Confrontée à ces éléments, la suspecte aurait fini par changer de version.

Lors de son audition, elle aurait reconnu avoir profité d’un moment d’inattention de son employeuse pour accéder à une armoire contenant la boîte à bijoux. Elle aurait ensuite subtilisé l’ensemble des objets précieux avant de chercher à les écouler discrètement.

Toujours selon les éléments de l’enquête, N. Diallo aurait déclaré avoir revendu les bijoux à un commerçant ambulant basé à Mbour pour la somme de 400 000 francs CFA, un montant très inférieur à leur valeur réelle estimée à près de 10 millions de francs CFA.

Baccalauréat technique 2026 : six candidats exclus pour tricherie à Saint-Louis après l’épreuve de philosophie

Six candidats au baccalauréat technique, inscrits au jury 1287 du Lycée technique André Peytavin de Saint-Louis, ont été exclus de la session 2026 à la suite d’un cas présumé de fraude constaté lors de l’épreuve de philosophie.

L’affaire a été révélée au moment de la correction des copies. Selon des informations rapportées par la RFM, le professeur chargé de l’évaluation a relevé de fortes similitudes entre plusieurs copies, suscitant des soupçons de tricherie. Les ressemblances observées portaient notamment sur la structure des réponses, les arguments développés ainsi que certaines formulations identiques.

Face à ces anomalies, le président du jury a immédiatement saisi l’Office du baccalauréat en transmettant un rapport circonstancié accompagné des observations du correcteur. Une enquête interne a alors été diligentée afin de vérifier les faits signalés.

Les investigations menées dans les heures qui ont suivi ont permis de confirmer les soupçons. Entendus par les autorités compétentes, les six candidats concernés auraient reconnu leur implication dans les faits qui leur sont reprochés.

Conformément aux dispositions réglementaires encadrant l’examen du baccalauréat, une mesure d’exclusion a été prononcée à leur encontre. Cette sanction les prive, à ce stade, de toute possibilité de poursuivre les épreuves dans le cadre de la session 2026.

Toutefois, la procédure n’est pas encore totalement achevée. Le dossier a été transmis à l’Office du baccalauréat, qui devra se prononcer définitivement sur le sort des candidats mis en cause et sur les éventuelles sanctions complémentaires prévues par les textes en vigueur.

Cap Skirring : deux élèves du lycée Aline Sitoé Diatta retrouvés morts après une sortie de fin d’année

L’émotion est vive à Oussouye après la découverte des corps sans vie de deux élèves du lycée Aline Sitoé Diatta, disparus depuis la veille lors d’une sortie de fin d’année à Cap Skirring. Les victimes, Fatoumata Binetou Diallo et Jean Michel Diatta, tous deux âgés de 18 ans et élèves en classe de Première, ont été retrouvées le jeudi 18 juin 2026 vers 17 heures dans un bras de mer de la station balnéaire du département d’Oussouye.

Selon les informations rapportées par L’Observateur, les deux adolescents étaient portés disparus depuis le mercredi 17 juin. Ils participaient à une excursion de fin d’année scolaire organisée avec une trentaine de leurs camarades. Le groupe avait choisi Cap Skirring comme destination pour partager un moment de détente après les cours.

C’est au cours d’une baignade que le drame s’est produit. Dans des circonstances qui restent à élucider, les deux lycéens se sont retrouvés en difficulté dans les eaux d’un bras de mer. Malgré les recherches entreprises après leur disparition, aucune trace d’eux n’avait été retrouvée dans l’immédiat.

Après plusieurs heures d’intenses opérations de recherche, les secours ont finalement repêché les corps des deux jeunes élèves dans la journée du jeudi. Une découverte qui a plongé leurs familles, leurs camarades de classe ainsi que l’ensemble de la communauté éducative d’Oussouye dans une profonde consternation.

Le corps de Fatoumata Binetou Diallo a été transféré à la morgue du Centre de santé d’Oussouye pour les besoins des constatations d’usage. Quant à celui de Jean Michel Diatta, il a été remis à sa famille en vue de son inhumation à Cabrousse, dans un climat de grande tristesse.

Abdoul Aziz Diop placé en garde à vue après son audition à la Division spéciale de cybersécurité

L’ancien conseiller spécial de l’ex-président Macky Sall, Abdoul Aziz Diop, a été placé en garde à vue à l’issue de son audition, jeudi, à la Division spéciale de cybersécurité (DSC). Cette mesure intervient dans le cadre d’une enquête ouverte à la suite d’une autosaisine du parquet portant sur des déclarations jugées particulièrement virulentes à l’encontre d’Ousmane Sonko et des militants de son parti.

Selon des sources judiciaires, les poursuites ont été déclenchées après la diffusion de propos tenus publiquement par Abdoul Aziz Diop et considérés comme susceptibles de tomber sous le coup de la loi. Les enquêteurs se sont notamment intéressés à certaines déclarations visant le président du parti Pastef, ainsi que ses partisans, dans un contexte politique marqué par de fortes tensions et une polarisation persistante du débat public.

Convoqué par les services de la DSC, l’ancien conseiller a répondu aux questions des enquêteurs au cours d’une audition qui aurait duré plusieurs heures. D’après les informations recueillies, il aurait eu recours à plusieurs métaphores et figures de style pour expliquer ou contextualiser ses déclarations, tentant de défendre le sens de ses propos face aux interrogations des enquêteurs.

Malgré ces explications, les autorités ont décidé de le placer en garde à vue. Les faits retenus à ce stade portent sur des accusations de discours contraires aux bonnes mœurs et d’insulte à l’encontre d’un groupe de personnes en raison de leur origine nationale. Des qualifications qui pourraient entraîner des poursuites pénales si elles étaient confirmées par la procédure judiciaire en cours.

Cette affaire suscite déjà de nombreuses réactions dans les milieux politiques et sur les réseaux sociaux, où les débats autour de la liberté d’expression et des limites du discours politique restent particulièrement sensibles. Pour certains observateurs, cette procédure s’inscrit dans la volonté des autorités de lutter contre les discours jugés haineux ou de nature à troubler l’ordre public. D’autres y voient une nouvelle illustration des tensions qui continuent de marquer les rapports entre les différents acteurs de la scène politique sénégalaise.

Pape Cheikh Diallo extrait de prison : une expertise médicale au cœur de la procédure judiciaire

Placé sous mandat de dépôt depuis février 2026 dans le cadre d’une affaire portant notamment sur des accusations d’association de malfaiteurs, d’actes contre nature et de transmission volontaire du VIH/Sida à travers des rapports sexuels non protégés, l’animateur Pape Cheikh Diallo a été extrait de sa cellule, ce jeudi, pour être présenté au juge du premier cabinet d’instruction du tribunal de Pikine-Guédiawaye.

Selon des informations rapportées par le journal Libération, cette comparution ne s’inscrivait pas dans le cadre d’un interrogatoire au fond sur les faits qui lui sont reprochés. Contrairement à certains de ses co-inculpés, déjà entendus ces dernières semaines par le magistrat instructeur, l’animateur a été convoqué pour des questions liées à une expertise médicale ordonnée dans le cadre de l’enquête.

Au cours de cette audition, le juge aurait souhaité obtenir des éclaircissements sur la réalisation de cette expertise médicale globale. Des éléments versés au dossier laissaient entendre que le mis en cause aurait refusé de se soumettre aux examens requis. Une version que Pape Cheikh Diallo a catégoriquement contestée devant le magistrat instructeur, affirmant n’avoir jamais opposé de refus à cette mesure décidée par la justice.

Interrogé également sur sa situation sanitaire, l’animateur a déclaré être en bonne santé, selon la même source. Cette étape procédurale intervient alors que l’instruction se poursuit dans un dossier particulièrement sensible qui continue de susciter un vif intérêt de l’opinion publique.

Pape Malick Ndour : entre bataille judiciaire et soutien indéfectible, ses proches dénoncent une détention à caractère politique

L’affaire impliquant l’ancien ministre de la Jeunesse, Pape Malick Ndour, connaît un regain d’intérêt dans l’opinion publique à la faveur des nouvelles révélations sur la polémique de la « dette cachée ». Alors que les déclarations de Mamadou Faye, ancien premier président de la Cour des comptes, alimentent les débats politiques et médiatiques, les soutiens de l’ancien responsable de l’Alliance pour la République (APR) remettent au premier plan sa situation carcérale et continuent de dénoncer ce qu’ils considèrent comme une injustice.

Placée au cœur du dossier relatif à la gestion du Programme des domaines agricoles communautaires (Prodac), l’affaire a conduit à l’incarcération de Pape Malick Ndour le 15 mai dernier. Il est poursuivi dans le cadre d’une enquête portant sur un présumé détournement de deux milliards de francs CFA. Depuis son placement sous mandat de dépôt, l’ancien ministre bénéficie d’un important élan de solidarité de la part de sa famille, de ses amis et de ses compagnons politiques, tous convaincus qu’il est victime d’une procédure motivée davantage par des considérations politiques que par des éléments judiciaires.

Selon plusieurs témoignages recueillis auprès de son entourage, l’ancien ministre fait preuve d’une remarquable sérénité malgré les contraintes liées à son incarcération à la prison de Rebeuss. Ses proches affirment qu’il conserve un moral élevé et refuse de se laisser abattre par l’épreuve qu’il traverse.

Amath Diouf, présenté comme l’un de ses proches collaborateurs, assure que l’ancien ministre affiche une force mentale impressionnante. Selon lui, rien dans son comportement ou dans son attitude ne laisse apparaître les effets psychologiques de la détention. Il décrit un homme calme, lucide et déterminé, qui continue à affronter cette période avec une grande maîtrise de soi. Il souligne également la forte mobilisation observée autour de Pape Malick Ndour lors des jours de visite, signe, selon lui, du soutien dont il bénéficie toujours auprès de nombreux sympathisants.

Au sein de sa famille, le même sentiment prévaut. Sa sœur, Khadidiatou Ndour, affirme que l’ancien ministre reste convaincu que la justice finira par établir son innocence. Elle rapporte que son frère refuse de céder au découragement et demeure persuadé que la vérité éclatera au terme de la procédure judiciaire. Selon elle, il conserve une stabilité émotionnelle remarquable et continue à faire preuve de discipline intellectuelle malgré les conditions de détention.

D’après ses proches, Pape Malick Ndour profite de ses échanges avec ses visiteurs pour suivre de près l’actualité nationale, notamment les questions économiques et financières qui ont toujours constitué l’un de ses principaux centres d’intérêt. Les discussions portent régulièrement sur la situation économique du pays, les politiques publiques ainsi que les enjeux liés à la gouvernance financière.

Ses soutiens indiquent également qu’il reste attentif aux activités de la Cellule des cadres républicains, structure influente de l’APR dans laquelle il jouait un rôle important avant son arrestation. Même privé de liberté, l’ancien ministre continuerait ainsi à s’informer et à participer indirectement aux réflexions menées au sein de sa famille politique.

Pour sa famille, son incarcération demeure difficile à accepter. Ses proches estiment que les charges retenues contre lui ne justifiaient pas un placement sous mandat de dépôt, d’autant plus qu’il avait auparavant bénéficié d’un contrôle judiciaire. Ils soutiennent que plusieurs éléments du dossier sont contestables et considèrent que l’ancien ministre paierait aujourd’hui ses prises de position dans le débat public ainsi que son engagement politique au sein de l’ancien régime.

Du côté de l’Alliance pour la République, le soutien reste intact. Plusieurs responsables du parti continuent de réclamer sa libération et dénoncent ce qu’ils perçoivent comme une volonté de cibler certaines figures de l’ancien pouvoir. Hamidou Anne, coordinateur de la Cellule Analyses et Prospective, estime que l’affaire s’inscrit dans un contexte plus large marqué, selon lui, par des poursuites visant d’anciens responsables politiques. Il affirme que le parti demeure mobilisé pour accompagner Pape Malick Ndour tout au long de cette procédure.

La question des conditions de détention à la prison de Rebeuss est également régulièrement évoquée par ses soutiens. Ceux-ci rappellent les difficultés liées à la surpopulation carcérale dans le principal établissement pénitentiaire du pays. Malgré cet environnement jugé difficile, ils assurent que l’ancien ministre conserve sa foi, ses convictions et sa détermination à faire valoir ses droits devant la justice.

Protection des océans : le Sénégal réaffirme son engagement à la Conférence « Our Ocean » au Kenya

Mombasa (Kenya) – Le Sénégal a participé à la 11ᵉ édition de la Conférence internationale « Our Ocean » (« Notre Océan »), tenue du 16 au 18 juin 2026 à Mombasa et Kilifi, au Kenya. Cette rencontre de haut niveau, placée sous le thème « Notre Océan, Notre Patrimoine, Notre Avenir », a réuni des représentants gouvernementaux, des scientifiques, des acteurs du secteur privé ainsi que des organisations de la société civile venus des quatre coins du monde.

Organisée pour la première fois sur le continent africain, cette conférence a marqué une étape importante dans les efforts mondiaux en faveur de la protection des océans et du développement d’une économie bleue durable. Les échanges ont porté sur plusieurs enjeux majeurs, notamment la préservation des écosystèmes marins, la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN), ainsi que la gestion durable des ressources halieutiques.

La délégation sénégalaise était conduite par la ministre des Pêches et de l’Économie maritime, Amy Mara Dièye. À cette occasion, elle a présenté les initiatives mises en œuvre par le Sénégal pour renforcer la préservation des ressources marines et promouvoir une exploitation durable du secteur de la pêche.

L’un des temps forts de cette édition a été l’adoption de la Déclaration de Mombasa par quatorze pays. Ce texte vise à améliorer la transparence et la gouvernance dans le secteur de la pêche, tout en renforçant la coopération internationale pour une meilleure gestion des ressources marines.

Les participants ont également renouvelé leur engagement à atteindre l’objectif mondial consistant à protéger au moins 30 % des océans d’ici à 2030.

Par sa participation à cette rencontre internationale, le Sénégal réaffirme sa volonté de contribuer activement aux efforts collectifs visant à préserver les océans et à promouvoir une économie bleue durable au bénéfice des générations présentes et futures.

Dignité humaine et indignation sélective : le débat qui interpelle la société sénégalaise

La récente polémique née sur les réseaux sociaux autour des propos d’une ancienne députée visant la coiffure d’une jeune ministre a relancé le débat sur les limites de la critique et le respect de la dignité humaine dans l’espace public sénégalais. De nombreux internautes, acteurs politiques et membres de la société civile ont dénoncé des attaques jugées déplacées et réductrices, estimant qu’aucune femme ne devrait être jugée ou moquée sur son apparence physique.

Cette vague d’indignation, largement relayée sur les plateformes numériques, soulève toutefois une interrogation plus profonde : la défense de la dignité humaine est-elle appliquée de manière équitable à toutes les victimes d’humiliation publique ?

Plusieurs observateurs rappellent que les attaques personnelles ne datent pas d’aujourd’hui. Par le passé, des personnalités publiques ont été la cible de commentaires particulièrement offensants sur leur physique. Une femme avait notamment été comparée à une « guenon atteinte d’AVC », tandis qu’une députée avait été abondamment moquée pour ses choix vestimentaires. À l’époque, ces attaques avaient suscité moins de réactions collectives et parfois même alimenté des vagues de plaisanteries sur les réseaux sociaux.

Cette différence de traitement alimente aujourd’hui le débat sur ce que certains qualifient d’« indignation à géométrie variable ». Pour eux, la condamnation des attaques personnelles ne devrait dépendre ni de l’appartenance politique de la victime, ni de sa notoriété, ni des sympathies qu’elle inspire. La dignité humaine constitue un principe universel qui mérite d’être défendu dans toutes les circonstances.

Au-delà de la controverse actuelle, cette situation met en lumière une tendance préoccupante dans le débat public. Les réseaux sociaux sont devenus des espaces où les attaques liées au physique, aux vêtements, à l’âge ou à l’apparence prennent parfois le pas sur les discussions de fond. Cette évolution contribue à banaliser des comportements qui peuvent avoir des conséquences psychologiques importantes sur les personnes visées.

Des spécialistes des sciences humaines rappellent que chaque individu peut être traversé par des pensées ou des jugements spontanés. Cependant, la vie en société repose précisément sur la capacité à maîtriser ces impulsions et à faire prévaloir le respect d’autrui. L’éducation, les valeurs familiales et le sens de la responsabilité collective jouent un rôle essentiel dans cette démarche.

Pour de nombreux citoyens, le Sénégal gagnerait à recentrer davantage ses débats sur les enjeux majeurs qui préoccupent la population. Les questions liées à l’éducation, à l’emploi des jeunes, à la lutte contre la drogue, à la protection de l’enfance ou encore au développement économique apparaissent comme des priorités qui méritent une attention constante de l’opinion publique.

Concernant la jeune ministre au cœur de la polémique, plusieurs voix ont tenu à rappeler que l’essentiel ne réside ni dans sa coiffure ni dans son apparence physique. Ses soutiens mettent plutôt en avant son parcours, ses compétences et les responsabilités qui lui ont été confiées au sein de l’État. Selon eux, c’est sur la base de son action publique et de ses résultats que devrait se construire le débat démocratique.

Cette affaire rappelle également le pouvoir des mots dans une société de plus en plus connectée. Les insultes, les moqueries et les humiliations peuvent laisser des blessures durables, parfois invisibles. À l’inverse, les encouragements, la reconnaissance et le respect contribuent à renforcer la cohésion sociale et le vivre-ensemble.

Au final, la controverse dépasse largement le cas d’une personnalité politique ou d’une publication sur les réseaux sociaux. Elle pose une question fondamentale à la société sénégalaise : sommes-nous prêts à défendre la dignité humaine avec la même constance, quelle que soit l’identité de la personne concernée ? Pour de nombreux observateurs, la crédibilité du combat contre le body-shaming et les attaques personnelles dépend précisément de cette cohérence. Car la véritable élégance d’une société ne se mesure pas à l’apparence de ses membres, mais à la considération et au respect qu’elle accorde à chacun.

Logement : l’État veut combler un déficit de plus de 400 000 habitations et freiner la flambée des loyers

En visite de travail à Diass dans le cadre d’une séance consacrée aux futurs projets d’aménagement du territoire, le ministre du Logement, de l’Urbanisme et des Collectivités territoriales, Balla Moussa Fofana, a exposé la vision du gouvernement pour répondre à la crise du logement qui affecte de nombreux ménages sénégalais.

Face à la presse, le ministre a dressé un diagnostic préoccupant de la situation actuelle. Selon lui, le Sénégal accuse aujourd’hui un déficit de plus de 400 000 logements, une situation qui continue de se détériorer avec l’apparition annuelle de près de 5 000 nouveaux besoins. Cette insuffisance de l’offre immobilière contribue directement à la hausse continue des loyers, devenue l’une des principales préoccupations des familles dans les grandes agglomérations du pays.

Pour faire face à cette situation, les autorités entendent accélérer la mise en œuvre du Programme national de renouveau urbain et d’accès à l’habitat. Ce vaste programme s’inscrit dans la stratégie gouvernementale visant à améliorer l’accès au logement tout en accompagnant l’expansion urbaine du pays.

Parmi les projets phares figure la future ville de Thiès, appelée à devenir l’un des plus importants pôles urbains du Sénégal. Cette nouvelle cité devra contribuer à désengorger les centres urbains existants tout en offrant de nouvelles opportunités d’habitat et d’activités économiques.

Toutefois, le ministre a souligné que la question du logement ne se limite pas à la construction de maisons. Selon lui, le véritable défi réside aujourd’hui dans la réalisation des infrastructures de base indispensables à tout développement urbain. Il s’agit notamment des voiries, des réseaux d’assainissement, de l’alimentation en eau, de l’électricité et des différents équipements collectifs qui permettent de rendre les zones d’habitation viables et attractives.

Balla Moussa Fofana a indiqué que les investisseurs privés manifestent déjà un intérêt pour la construction de logements à des coûts accessibles. Cependant, la prise en charge des voiries et réseaux divers demeure une responsabilité majeure de l’État. Le financement de ces infrastructures représente un défi considérable, avec des besoins estimés entre 300 et 400 milliards de francs CFA.

Face à l’ampleur de ces investissements, le gouvernement envisage de mettre en place des mécanismes innovants de financement afin de mobiliser les ressources nécessaires à la réalisation des projets programmés. L’objectif est de créer les conditions favorables à un développement urbain durable tout en facilitant l’accès des populations à un habitat décent.

Le ministre a également précisé que cette politique ne se limitera pas à la région de Thiès. Le programme sera progressivement étendu à l’ensemble du territoire national dans le but de promouvoir un aménagement équilibré entre les différentes régions du pays et de mieux répartir les opportunités de développement.

Au-delà des centres urbains, les autorités souhaitent également réduire les disparités entre les villes et les campagnes. Dans cette perspective, les infrastructures destinées aux zones rurales bénéficieront des mêmes exigences de qualité que celles prévues dans les projets urbains. Les nouvelles technologies et procédés de construction développés dans le cadre des grands programmes d’aménagement seront également utilisés pour améliorer les pistes rurales et renforcer la connectivité des territoires.

Émigration clandestine : treize candidats au départ vers l’Espagne interpellés à la plage de Soumbédioune

Le Commissariat d’arrondissement de la Médina a déjoué une tentative présumée de départ de migrants clandestins dans la nuit du mardi 16 juin 2026. Treize personnes ont été interpellées vers 2 heures du matin à la plage de Soumbédioune alors qu’elles s’apprêtaient, selon les premiers éléments de l’enquête, à embarquer clandestinement à destination de l’Espagne.

L’opération fait suite à une information reçue par les services de police signalant la présence inhabituelle d’un groupe d’individus sur cette partie du littoral dakarois. Alertés, les policiers ont immédiatement effectué une descente sur les lieux afin de procéder à des vérifications.

À leur arrivée, les agents ont découvert treize personnes regroupées aux abords du cimetière de Soumbédioune. Les intéressés étaient munis de bagages et semblaient attendre l’arrivée d’une embarcation qui devait les conduire vers les côtes espagnoles. Leur présence dans cette zone à une heure aussi tardive a rapidement renforcé les soupçons des forces de l’ordre.

Lors des premiers interrogatoires, les candidats à l’émigration ont déclaré avoir chacun déboursé la somme de 500 000 francs CFA pour financer leur voyage. Selon leurs témoignages, le départ était initialement prévu dans la soirée. Le convoyeur leur aurait donné rendez-vous vers 20 heures à la plage de la Porte du Millénaire où devait avoir lieu l’embarquement. Cependant, après plusieurs heures d’attente, le capitaine chargé de conduire la pirogue ne s’est jamais présenté.

Les investigations menées sur place ont également permis aux enquêteurs d’obtenir de nouveaux renseignements sur l’organisation présumée du voyage. Deux individus identifiés comme étant liés au réseau de convoyage ont indiqué aux policiers que le capitaine de l’embarcation serait domicilié dans le quartier de la Médina.

Après leur interpellation, les treize migrants ont été conduits dans les locaux du commissariat pour les besoins de l’enquête. Ils ont ensuite été mis à la disposition de la Division nationale de Lutte contre le Trafic de migrants et Pratiques assimilées, chargée de poursuivre les investigations afin d’identifier l’ensemble des personnes impliquées dans cette tentative de voyage clandestin.

CONTRIBUTION CITOYENNE SUR LA NECESSITE D’UNE ECOLE DE FORMATION EN PHARMACIE DOUANIERE AU SENEGAL

Par Alassane Marc Edouard MENDY,
Membre du Mouvement Contribution Citoyenne – Coordination de St Louis

Les faux médicaments représentent une menace majeure pour la santé publique, tant en raison de leur dangerosité que leur potentiel de profit. Le trafic de médicaments contrefaits, falsifiés ou introduits frauduleusement continue d’accentuer la menace pour la santé publique et l’économie nationale. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), un médicament sur dix distribué dans le monde est contrefait, et cette proportion s’élève à un sur quatre dans les pays en développement.
Au Sénégal, le phénomène de trafic des faux médicaments est bien présent et touche une grande partie de la société. Une vaste opération conjointe de l’Agence Sénégalaise de Réglementation Pharmaceutique (ARP) et des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) a permis de saisir 438 kilogrammes de faux médicaments, dont la valeur marchande est estimée à plus de 503 millions FCFA.
Face à cette situation préoccupante, des mesures de riposte sont mises en place par l’Etat du Sénégal et les agents des douanes sont souvent la première ligne de contrôle aux frontières terrestres, maritimes et aériennes principale zone de transit des faux médicaments.
Cependant, les multiples saisis de faux médicaments enregistrés au Sénégal au cours de la dernière décennie démontrent l’urgence de doter l’administration douanière de compétences spécialisées en pharmacie douanière afin de renforcer la lutte contre les trafics illicites et de protéger la santé publique.

La vente de faux médicaments au Sénégal : un marché bien structuré

La falsification des médicaments n’est pas un phénomène récent. Les médicaments jouent un rôle essentiel dans la santé publique et l’économie. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les médicaments contrefaits représentent plus de 10 % du marché mondial des médicaments et on estime que plus de 50 % des médicaments vendus sur internet sont des contrefaçons.
Le marché des faux médicaments au Sénégal a connu une expansion alarmante, résultant d’une combinaison de facteurs économiques, sociaux et réglementaires. En tant que marché illégal, il est souvent alimenté par la demande de médicaments accessibles et abordables, représentant ainsi un défi majeur pour les autorités sanitaires.
Le paysage des faux médicaments est caractérisé par un réseau complexe et bien structuré d’acteurs interconnectés :

Distributeurs

Fabricants
clandestins

Pharmacies
non
autorisées

Vendeurs
au détail

  • Fabricants clandestins : Ces laboratoires produits de faux médicaments dans des conditions souvent précaires, échappant à la réglementation en vigueur. Leur absence de conformité aux normes de sécurité expose les consommateurs à des produits potentiellement dangereux.
  • Distributeurs : Les faux médicaments pénètrent le marché par des canaux de distribution qui les présentent comme des produits authentiques. Ces distributeurs, actifs tant au niveau local qu’international, compliquent considérablement la traçabilité des médicaments.
  • Vendeurs au détail et pharmacie non autorisées : Ces produits contrefaits sont fréquemment offerts à la vente dans des pharmacies non autorisées ainsi que dans des marchés et des étals de rue. Cette accessibilité favorise leur adoption par le public, tout en permettant aux contrebandiers de maximiser leurs profits en contournant les réglementations.

Vu sa structuration, le marché des faux médicaments Sénégalais représente une menace sérieuse qui nécessite une mobilisation collective de l’Etat, des régulateurs et de la société civile. Il est crucial de mettre en place des initiatives de sensibilisation, d’améliorer le cadre réglementaire et de favoriser la coopération internationale pour lutter contre cette menace et protéger la santé de la population.

Les mesures de Riposte face à la prolifération des faux médicaments : La douanes sénégalaise acteur principal

Face à l’expansion alarmante du marché des faux médicaments, l’État du Sénégal a reconnu l’urgence de renforcer ses mesures de lutte pour protéger la santé publique et garantir la sécurité des citoyens. La problématique des médicaments contrefaits représente non seulement un défi de santé, mais aussi une menace pour l’intégrité du système économique national. C’est dans ce contexte que les autorités sénégalaises ont mis en place des stratégies coordonnées, mettant la douane au cœur de leurs efforts de lutte.

L’une des principales réponses de l’État consiste à renforcer les capacités de l’administration douanière. Les agents des douanes jouent un rôle essentiel en tant que première ligne de défense dans la détection et la saisie des faux médicaments aux frontières terrestres, maritimes et aériennes. Cette présence de la douane au niveau des frontières a permis une saisie importante de faux médicaments au cours de cette dernière décennie.
On peut noter entre autres : Principales saisies de faux médicaments au Sénégal (2015–2025)

On peut noter entre autres : Principales saisies de faux médicaments au Sénégal (2015–2025) : ➢ 2019–2021 : Les Douanes sénégalaises ont annoncé avoir saisi différents types de médicaments contrefaits et produits pharmaceutiques sur cette période d’une valeur estimée à environ 2,986 milliards FCFA sur le territoire national.
➢ Mai 2022 : Une saisie qualifiée de « record » par les Douanes avec une centaine de cartons de médicaments contrefaits d’une valeur estimée à 1,15 milliard FCFA dans la zone de Thiaroye banlieue Dakaroise.
➢ 2021–2023 : Les Douanes ont communiqué un volume global record de saisies liées aux faux médicaments et produits illicites d’une valeur estimée à environ 47 milliards
FCFA
➢ Janvier 2023 : Une saisie de 2 240 kg de faux médicaments débarqués clandestinement par voie maritime d’une valeur de 371 millions FCFA dans la zone de Joal-Fadiouth
➢ Février 2023 : A Mbao dans la banlieue Dakaroise, une saisie de faux médicaments par la Brigade maritime des Douanes de Rufisque d’une valeur de 85 millions FCFA
➢ Juillet 2023 : Une série d’opérations contre les réseaux de trafic pharmaceutique a été organisé au centre du pays Kaolack – Kaffrine pour une saisie de 382 millions FCFA

Les chiffres des saisies effectuées par la douane sénégalaise révèlent non seulement l’efficacité des agents de la douane mais aussi l’ampleur du phénomène et témoigne également de la nécessité d’améliorer les compétences et les moyens de nos agents. Dans ce contexte, plusieurs mesures sont indispensables pour renforcer l’efficacité des contrôles douaniers et garantir la sécurité sanitaire des citoyens.

Le renforcement de capacité de l’administration douanière une alternative pour une meilleure gestion des médicaments prohibés

La lutte contre les trafics illicites de produits pharmaceutiques est un enjeu crucial pour les autorités sénégalaises. En ce sens, une formation spécialisée des agents de douane est essentielle. En effet, face à la multiplication et la sophistication des méthodes utilisées par les trafiquants, une connaissance approfondie des produits pharmaceutiques, de leurs caractéristiques et des réglementations en vigueur est primordiale. Des formations régulières permettront aux agents d’identifier plus facilement les produits prohibés et de mieux appréhender les risques associés à leur circulation.
Ensuite, la création d’un laboratoire douanier dédié à l’analyse des produits saisies constitue une avancée majeure. Ce laboratoire serait un outil précieux pour effectuer des tests rapides et fiables, permettant aux douaniers de déterminer la nature des substances qu’ils rencontrent. L’accès à des équipements modernes et à des supports d’analyse pourrait ainsi renforcer les capacités d’intervention de la douane et réduire les délais de prise de décision.
Par ailleurs, l’établissement d’une unité de pharmacie douanière pourrait servir de point de référence et d’expertise au sein de l’administration. Cette unité, composée de professionnels du secteur pharmaceutique, travaillerait en étroite collaboration avec les agents de douane pour fournir des conseils et une assistance technique lors des contrôles. Cela favoriserait une meilleure compréhension des enjeux liés aux produits pharmaceutiques et améliorerait la coordination des actions menées sur le terrain.
Cependant, pour concrétiser toute ces actions primordiales dans l’action de la douane, la création d’une école sanitaire/pharmaceutique douanière à l’instar de l’Ecole Militaire de Santé serait une innovation majeure pour l’administration douanière mais aussi une vraie illustration de la montée en puissance de la douane sénégalaise.
En plus d’être une innovation majeure pour la douane, cette école pourrait permettre de renforcer les rangs de la douane et par la même occasion améliorer l’insertion professionnelle des jeunes scientifique à travers des concours.
La sélection des meilleurs élèves et étudiants issus des filières scientifiques permettra d’avoir un personnel douanier capable de répondre aux enjeux actuels afin de mieux endiguer le phénomène de prolifération des faux médicaments et garantir la santé publique.

Kaolack / Koutal Sérère : les populations dénoncent un « accaparement » de leurs terres

Les habitants et exploitants de Koutal Sérère, dans la commune de Ndiaffate, ont exprimé leur vive colère à travers une déclaration publique rendue publique ce jeudi. Regroupés au sein d’un collectif, ils dénoncent ce qu’ils qualifient de « pillage organisé » de leurs terres ancestrales dans le cadre d’un projet de lotissement contesté.

Selon les signataires, les terres concernées constituent, depuis plusieurs générations, la principale source de subsistance des populations locales. Ils accusent la mairie de Ndiaffate de favoriser des intérêts privés au détriment des habitants du village.

Le collectif affirme que plusieurs parcelles auraient été attribuées à des personnes extérieures à la localité, notamment à un commerçant basé à Touba, qui aurait bénéficié de 101 parcelles. D’autres acquéreurs se seraient également vu attribuer plusieurs dizaines de terrains, alors que de nombreux jeunes de Koutal Sérère peinent à accéder à un espace pour construire leur habitation.

Les populations dénoncent également l’implication présumée de spéculateurs fonciers et s’interrogent sur les conditions d’attribution de certaines parcelles. Elles estiment que ce projet de lotissement constitue une menace pour leur patrimoine foncier ainsi que pour leurs activités agricoles.

Face à cette situation, le collectif exige l’arrêt immédiat des travaux, l’annulation des attributions qu’il juge irrégulières, ainsi que l’ouverture d’une enquête indépendante sur la gestion foncière de la commune de Ndiaffate.

Les habitants de Koutal Sérère affirment rester mobilisés pour défendre leurs terres et appellent les autorités compétentes à intervenir afin de préserver les droits des populations locales.

Pollution du fleuve Saloum à Kaolack : un patrimoine naturel sous menace croissante

À Kaolack, le fleuve Saloum, véritable poumon écologique et économique de la région, fait face à une dégradation environnementale de plus en plus préoccupante. Ressource vitale pour des milliers de riverains, ce cours d’eau est aujourd’hui confronté à une pollution persistante qui menace aussi bien la biodiversité que les activités économiques qui en dépendent.

Longtemps considéré comme un atout majeur pour la pêche artisanale, le maraîchage et le transport local, le fleuve subit les conséquences de pratiques polluantes récurrentes. Sur plusieurs tronçons de ses berges, des déchets ménagers, des sachets plastiques, des eaux usées et divers résidus issus d’activités économiques sont régulièrement déversés dans l’environnement immédiat du cours d’eau.

Selon Hamat Kama, coordonnateur national du Réseau des Éco-citoyens du Sénégal, cette situation contribue à une dégradation progressive de l’écosystème fluvial. Il souligne que les amas d’ordures visibles sur certaines berges détériorent non seulement le paysage naturel, mais représentent également une menace sérieuse pour la faune et la flore aquatiques.

Face à cette réalité, les acteurs environnementaux appellent à une mobilisation renforcée des autorités locales, des collectivités territoriales et des populations riveraines. Hamat Kama plaide notamment pour la multiplication des campagnes de sensibilisation afin de promouvoir des comportements plus respectueux de l’environnement. Il recommande également l’organisation régulière d’opérations de nettoiement pour débarrasser les berges des déchets plastiques et autres détritus qui s’y accumulent.

Pour les défenseurs de l’environnement, la sauvegarde du fleuve Saloum ne peut être effective sans une implication collective. Ils estiment que les populations, les services techniques de l’État, les collectivités locales ainsi que les partenaires au développement doivent conjuguer leurs efforts afin de préserver durablement cette ressource naturelle stratégique.

Au-delà de l’aspect écologique, la pollution du fleuve soulève également des préoccupations sanitaires et économiques. La dégradation de la qualité de l’eau peut avoir des répercussions sur la santé des populations et affecter les revenus de nombreux ménages vivant de la pêche ou de l’exploitation des terres maraîchères situées à proximité du cours d’eau.

Les observateurs s’accordent ainsi à considérer que la gestion durable du fleuve Saloum constitue un enjeu majeur pour l’avenir de Kaolack. La protection de cet écosystème apparaît désormais comme une nécessité pour garantir la qualité de vie des habitants, préserver la biodiversité locale et assurer la pérennité des activités économiques qui en dépendent.

Dans ce contexte, la lutte contre la pollution du fleuve Saloum s’impose comme une priorité pour les autorités locales et les communautés riveraines, déterminées à transmettre aux générations futures un patrimoine naturel préservé et capable de continuer à jouer son rôle essentiel dans le développement de la région.

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