Affaire Pape Cheikh Diallo : vers la mise au jour d’un réseau structuré aux ramifications multiples

L’affaire Pape Cheikh Diallo prend une tournure de plus en plus complexe au fil des révélations, laissant apparaître une organisation bien plus élaborée que ce que les premières accusations laissaient entrevoir. Selon des informations relayées par la presse, l’enquête en cours met en évidence l’existence d’un système structuré, mêlant prostitution masculine, intermédiaires actifs et circuits financiers jugés suspects.

Dès le début des investigations, les gendarmes ont recueilli des éléments considérés comme accablants. Parmi eux figurent des échanges issus d’un groupe WhatsApp ainsi que plusieurs témoignages concordants. Ces derniers évoquent des relations sexuelles tarifées impliquant de jeunes adultes de moins de trente ans. Ces premiers indices ont rapidement permis aux enquêteurs d’identifier un acteur clé présumé du dispositif, en la personne de Doudou Lamine Dieng.

Toutefois, ces révélations ne constitueraient qu’une partie d’un ensemble beaucoup plus vaste. Avant même l’apparition de certains noms dans le dossier, deux étudiants, Saliou Diallo et Khalifa Traoré, avaient déjà reconnu avoir entretenu des relations sexuelles rémunérées avec Pape Cheikh Diallo. Leurs aveux ont contribué à orienter l’enquête vers l’hypothèse d’un réseau structuré, impliquant plusieurs intermédiaires.

Parmi ces derniers, un individu surnommé Steph est présenté comme un maillon central du système. D’origine camerounaise et décrit comme proche de l’animateur, il aurait joué le rôle de facilitateur en mettant en relation différents protagonistes. Son profil, similaire à celui de Kader Dia, tend à renforcer l’idée d’une organisation coordonnée plutôt que d’initiatives isolées.

Au-delà des faits à caractère sexuel, l’enquête s’intéresse désormais à une dimension financière jugée préoccupante. Le parquet examine en effet des soupçons de blanchiment de capitaux. Les autorités judiciaires cherchent à déterminer si les revenus issus de ces activités ont été dissimulés à travers des mécanismes financiers opaques, dont les contours restent encore à préciser.

Sur le plan judiciaire, plusieurs mesures ont déjà été prises. Kader Dia, Ousmane Kadior Cissé et Pape Gaye Tall ont été placés sous mandat de dépôt après leur présentation devant le juge. De son côté, Asse Dione, actuellement en garde à vue, se trouve dans une situation délicate après avoir fourni des aveux détaillés. Sa comparution prochaine pourrait apporter de nouveaux éléments déterminants à l’enquête.

Assemblée nationale : El Malick Ndiaye lance une nouvelle dynamique pour l’évaluation des politiques publiques

Le président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, a présidé ce lundi matin un atelier de formation organisé par l’institution parlementaire en partenariat avec Programme des Nations Unies pour le développement . Cette rencontre, destinée aux parlementaires ainsi qu’aux personnels administratifs, s’inscrit dans une volonté affirmée de renforcer les capacités de l’Assemblée nationale en matière d’évaluation des politiques publiques.

Au cœur de cette initiative se trouve une ambition stratégique : établir un dialogue technique structuré entre le pouvoir législatif et l’exécutif autour de la performance de l’action publique. L’atelier consacre ainsi une collaboration étroite entre la Direction des services de planification, de contrôle et d’évaluation des politiques publiques, bras technique de l’Assemblée nationale dans ce domaine, et les cellules d’études, de planification et de suivi-évaluation des ministères sectoriels. À travers cette synergie, il s’agit de poser les bases d’un système cohérent d’évaluation capable d’apprécier l’efficacité des politiques mises en œuvre.

Dans son intervention, El Malick Ndiaye a rappelé que si les trois missions classiques de l’Assemblée nationale sont aujourd’hui pleinement opérationnelles, la quatrième, introduite par la réforme constitutionnelle de 2016 et relative à l’évaluation des politiques publiques, est restée longtemps sans véritable mécanisme d’application. Il a ainsi déploré l’absence, jusqu’ici, d’un dispositif structuré permettant d’apprécier de manière systématique l’impact des politiques publiques.

Face à ce décalage entre les exigences constitutionnelles et la réalité institutionnelle, le président de l’Assemblée nationale a insisté sur la nécessité d’une réponse méthodique et inclusive. C’est dans cette optique qu’un comité ad hoc a été mis en place, réunissant des représentants de la majorité, de l’opposition, des non-inscrits, mais aussi des experts et des acteurs de la société civile. Ce cadre participatif a notamment permis d’élaborer un guide méthodologique dédié à l’évaluation des politiques publiques, constituant une première étape vers l’opérationnalisation de cette mission.

Cependant, El Malick Ndiaye a souligné qu’une architecture institutionnelle, aussi solide soit-elle, ne peut produire des შედეგats sans un accès à une information fiable, partagée et exploitable. L’un des enjeux majeurs de cette réforme réside donc dans la mise en place d’un circuit informationnel intégré entre l’Assemblée nationale et les ministères. Une telle démarche vise à renforcer la circulation des données, condition indispensable à une évaluation pertinente et rigoureuse.

Ce dispositif permettra notamment de fluidifier les échanges entre les projets annuels de performance et les rapports annuels de performance, tout en offrant une meilleure lisibilité de l’exécution budgétaire et des programmes publics. Il contribuera également à renforcer les capacités d’analyse des parlementaires, en leur donnant accès à des données consolidées et harmonisées.

À terme, l’objectif est de bâtir un cadre d’échange structuré entre les différentes entités techniques, afin de définir un référentiel commun reposant sur des outils harmonisés, des procédures cohérentes et une feuille de route opérationnelle. Ce chantier doit aboutir à la mise en place d’un système intégré d’information parlementaire dédié aux politiques publiques.

Thiès : Bassirou Diomaye Faye relance la Semaine nationale de la jeunesse et place les jeunes au cœur de l’action publique

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye , a procédé ce lundi 30 mars 2026 à Thies au lancement officiel de la Semaine nationale de la jeunesse, marquant ainsi le retour d’un événement d’envergure après plusieurs années d’interruption. Cette cérémonie a été l’occasion pour le chef de l’État de réaffirmer avec force le rôle stratégique de la jeunesse dans la construction de l’avenir du Sénégal.

Dans une adresse empreinte de solennité et de volontarisme, le président a insisté sur le poids démographique et le potentiel transformateur des jeunes. Il a souligné que la jeunesse constitue aujourd’hui la principale force du pays, appelant à en faire non seulement une priorité, mais également le moteur central des politiques publiques. Pour lui, une nation dont la population est majoritairement jeune doit impérativement adapter ses choix et ses orientations en conséquence.

Revenant sur l’action de son gouvernement, Bassirou Diomaye Faye a rappelé les efforts engagés depuis deux ans pour réorganiser l’action publique autour de plus de cohérence, de continuité et d’efficacité. Dans cette dynamique de transformation, la jeunesse est présentée comme un levier déterminant, dans la mesure où elle conditionne directement les perspectives de développement du pays. Le chef de l’État a ainsi affirmé que les autorités ont choisi d’agir sur l’essentiel en investissant dans des réformes structurantes.

Parmi les priorités évoquées figurent l’amélioration du système de formation afin de mieux préparer les jeunes à la vie active, le renforcement de l’accompagnement à l’initiative individuelle et à l’entrepreneuriat, ainsi que la création d’opportunités concrètes dans des secteurs jugés porteurs. Cette approche vise à offrir des perspectives réelles et durables à une jeunesse en quête d’insertion socio-économique.

Le président de la République a également insisté sur la nécessité d’un changement de méthode dans la gouvernance. Il a regretté que, trop souvent, la jeunesse soit évoquée sans être véritablement impliquée dans les processus décisionnels. À cet effet, il a annoncé la mise en place d’un cadre structuré permettant aux jeunes de s’exprimer, de proposer des idées et de participer activement à l’élaboration des politiques publiques qui les concernent. Ce dispositif, déjà en phase d’expérimentation depuis deux ans, se veut un outil de participation inclusive et de co-construction.

Par ailleurs, le chef de l’État a mis en avant le rôle du sport comme vecteur d’éducation, de cohésion sociale et de révélation des talents. Il a annoncé le déploiement progressif d’infrastructures sportives de proximité dans plusieurs communes du pays afin de démocratiser l’accès à la pratique sportive. À Thiès, une étape supplémentaire sera franchie avec la transformation des centres existants en structures de haute performance destinées à accompagner l’élite sportive nationale.

Candidature de Macky Sall à l’ONU : Aïssata Tall Sall monte au front et défend la légitimité du processus

L’ancienne ministre des Affaires étrangères, Aïssata Tall Sall, est sortie de sa réserve ce lundi pour répondre aux nombreuses critiques entourant la candidature de l’ancien président Macky Sall au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies. Face à la presse, elle a adopté un ton ferme et déterminé, s’attachant à déconstruire ce qu’elle qualifie de contrevérités et de lectures erronées du processus en cours.

Dès l’entame de son intervention, elle a tenu à clarifier un point qu’elle juge fondamental : la candidature du Sénégal est bel et bien officielle. Selon elle, le dossier a été déposé le 2 mars et dûment reçu par les instances compétentes des Nations unies. Elle insiste sur le fait qu’il ne saurait être question de rejet ou d’irrégularité, affirmant que la procédure suit son cours normal, conformément aux règles diplomatiques en vigueur. Pour elle, toute interprétation contraire relève d’une confusion ou d’une mauvaise compréhension des mécanismes onusiens.

Revenant ensuite sur la réunion tenue à Addis-Abeba, Aïssata Tall Sall a apporté des précisions sur la procédure dite de « silence » utilisée par l’Union africaine. Elle a expliqué qu’il ne s’agit pas d’un vote formel classique, mais d’un mécanisme où chaque État membre peut exprimer une position favorable, défavorable ou demander un délai de réflexion. Selon les chiffres qu’elle a avancés, 37 pays africains soutiennent la candidature sénégalaise, tandis que 13 ont formulé des objections et 5 ont sollicité un temps supplémentaire. Elle estime que ces résultats traduisent une majorité significative en faveur du candidat, soulignant que l’Afrique, dans sa grande majorité, se range derrière cette proposition.

Face aux critiques liées au principe de rotation géographique, notamment évoqué par certains pays comme le Nigeria, l’ancienne cheffe de la diplomatie a tenu à relativiser cet argument. Elle a rappelé que cette rotation n’est pas une règle automatique ni contraignante, mais plutôt une pratique dépendant du contexte international et du profil des candidats. Pour appuyer son propos, elle a évoqué le précédent de deux dirigeants africains qui se sont succédé à la tête de l’ONU pendant quinze ans, démontrant selon elle que les dynamiques de choix dépassent les simples considérations régionales.

Aïssata Tall Sall a également recentré le débat sur l’étape décisive du processus : le Conseil de sécurité des Nations unies. Elle a rappelé que les cinq membres permanents disposent d’un droit de veto déterminant. Dans ce contexte, a-t-elle souligné, c’est à ce niveau que se joue l’essentiel des négociations diplomatiques. Un seul veto suffirait à bloquer toute candidature, ce qui rend cette phase cruciale et hautement stratégique.

Au-delà des aspects procéduraux, elle a mis en avant la vision portée par le candidat sénégalais, axée sur le renforcement de la paix mondiale, la relance du multilatéralisme et la réforme de la gouvernance internationale. Elle estime que ces orientations répondent aux défis actuels du système international et peuvent fédérer un large soutien.

En élargissant la perspective, Aïssata Tall Sall a insisté sur la portée continentale de cette candidature. Selon elle, il ne s’agit pas uniquement d’une ambition nationale, mais d’une opportunité pour l’ensemble de l’Afrique de peser davantage sur la scène internationale. Elle a toutefois exprimé des regrets face aux divisions internes observées au Sénégal, jugeant paradoxal que l’éventualité d’un tel poste suscite autant de contestations au sein même du pays.

Le FPRS (And/Liggey) appelle à une mobilisation des forces vives pour sauver l’économie nationale

Le Parti Front pour la République du Sénégal (FPRS – And/Liggey) a pris connaissance, avec une vive inquiétude, de la décision de l’agence de notation S&P Global Ratings d’abaisser la note souveraine du Sénégal à « CCC+ », assortie d’une perspective de surveillance renforcée.

Cette rétrogradation, qui fait suite à celle de Moody’s, place notre pays dans la catégorie des emprunteurs à haut risque.

Selon le FPRS, ce verdict constitue une preuve irréfutable de la faillite de la politique économique actuelle, marquée par une gestion opaque des finances publiques, un recours excessif à la dette intérieure à court terme et un dérapage du déficit budgétaire, désormais estimé à plus de 10 % du PIB.

Le parti souligne également les conséquences désastreuses de cette situation pour les Sénégalais :

Explosion du coût de la dette : le Sénégal devra payer des taux d’intérêt beaucoup plus élevés pour se financer, hypothéquant ainsi ses recettes budgétaires futures. Rétrécissement de l’investissement : cette note « spéculative » risque de faire fuir les investisseurs directs étrangers, freinant la création d’emplois, notamment pour les jeunes. Menace sur le pouvoir d’achat : face à la crise de liquidité, le gouvernement pourrait être tenté d’augmenter la pression fiscale sur les ménages et les entreprises, aggravant ainsi le coût de la vie.

Le FPRS (And/Liggey) dénonce par ailleurs toute tentative du gouvernement de rejeter la responsabilité sur les agences de notation, estimant que les chiffres officiels, ainsi que le gel du programme avec le FMI, confirment la fragilité de l’économie nationale.

Nos exigences :

La transparence totale : publication immédiate des audits relatifs à la dette, notamment toute dette dissimulée. Un plan de sauvetage rigoureux : arrêt des dépenses de prestige et recentrage sur les secteurs productifs. Le rétablissement de la confiance : le dialogue avec les partenaires techniques et financiers doit être une priorité, et non une simple opération de communication.

Formation sur la protection de la couche d’ozone à Dakar

Dakar, 30 mars 2026 – L’hôtel Axile a accueilli une session de formation dédiée au renforcement des capacités des ingénieurs et techniciens supérieurs du secteur industriel, notamment ceux intervenant dans la pêche, le maritime et les installations frigorifiques.

Organisée dans le cadre du programme Ozone Sénégal, en partenariat avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et avec le soutien du gouvernement canadien, cette rencontre visait à sensibiliser les acteurs clés à la protection de la couche d’ozone et à la lutte contre le changement climatique.

Parmi les principaux axes abordés lors de la formation figuraient :

la maîtrise des nouvelles technologies et des fluides frigorigènes alternatifs ; le renforcement des capacités nationales pour une gestion durable des hydrofluorocarbures (HFC) ; la promotion de pratiques respectueuses de l’environnement.

« Tout le monde sait que c’est dans les installations frigorifiques que se trouvent les substances qui détruisent la couche d’ozone et contribuent au réchauffement de la planète. Voilà pourquoi nous sommes réunis aujourd’hui », a déclaré M. Louis Alioune Ndiaye, responsable du Centre de référence Ozone Sénégal.

Une mention spéciale a été faite aux femmes frigoristes, encore peu nombreuses dans ce secteur majoritairement masculin. Leur engagement est salué comme un pas important vers une transition écologique inclusive.

Le secteur du froid est vital pour l’économie sénégalaise, notamment dans les domaines de la pêche, de l’agroalimentaire et de la santé. Aucun de ces secteurs ne peut fonctionner sans une chaîne du froid fiable et durable.

Cette initiative s’inscrit dans une dynamique nationale visant à réduire l’impact des gaz à effet de serre et à encourager la transition vers des solutions plus durables dans le secteur industriel.

Un partenariat stratégique scellé entre le Dicastère et le Khalife de Bambilor pour promouvoir le dialogue interreligieux

Ce 30 mars 2026, au Vatican, une étape significative a été franchie dans le renforcement du dialogue interreligieux, avec la signature d’un mémorandum d’entente entre le Dicastère pour le Dialogue interreligieux et Thierno Amadou Ba, président de l’ONG Fawzi Wanadiaty (FWN).

Cet accord, conclu au siège du Dicastère, a été signé, au nom du Saint-Siège, par son préfet, le cardinal George Jacob Koovakad. Il marque l’aboutissement d’un processus de concertation engagé depuis plusieurs mois, fondé sur la confiance, le dialogue et une volonté commune d’agir pour la paix.

Un partenariat structurant au service de la paix

Plus qu’un simple document administratif, ce mémorandum consacre un partenariat stratégique visant à promouvoir la diplomatie religieuse et à renforcer le dialogue entre les traditions spirituelles.

Dans son intervention, Thierno Amadou Ba a souligné que cette coopération repose sur trois piliers essentiels : une dimension humaine, centrée sur la rencontre et la fraternité ; une dimension sociale, orientée vers des actions concrètes en faveur de l’éducation, de la solidarité et de l’inclusion ; et, enfin, une dimension académique, dédiée à la recherche et à la formation sur les enjeux du dialogue interreligieux.

Le modèle sénégalais comme référence

Présent lors de la cérémonie, l’ambassadeur du Sénégal près le Saint-Siège, Isidor Marcel Sène, a salué une initiative porteuse d’espoir. Il a mis en avant le modèle sénégalais de coexistence pacifique entre religions, souvent cité comme exemple de « vivre-ensemble » fondé sur la tolérance, la solidarité et le respect mutuel.

Selon lui, cet accord vise à faire rayonner cette expérience au-delà des frontières nationales, en structurant une coopération capable d’apporter des réponses concrètes aux défis contemporains, notamment en matière de cohésion sociale, de migration et de développement.

Des axes de coopération clairement définis

Le cardinal George Jacob Koovakad a, pour sa part, détaillé les principales orientations de ce partenariat, conclu pour une durée de cinq ans.

Parmi les priorités figurent l’organisation de colloques internationaux sur le dialogue interreligieux et la diplomatie religieuse, la création d’une Maison internationale de la diplomatie religieuse à Bambilor, ainsi que la mise en œuvre d’initiatives dédiées aux migrations et aux diasporas africaines.

Ces actions s’inscrivent dans la continuité de la vision portée par l’Église catholique depuis la déclaration Nostra Aetate, qui encourage le respect, la compréhension mutuelle et la coopération entre les religions.

Une réponse aux défis contemporains

Dans un contexte international marqué par les tensions identitaires et les crises sociales, les différents intervenants ont insisté sur le rôle central que peuvent jouer les religions dans la prévention des conflits et la consolidation de la paix.

L’ONG FWN, déjà engagée dans des initiatives liées à la formation des jeunes, à la migration, à l’autonomisation des femmes et à l’action sociale, voit dans ce partenariat une opportunité de renforcer son impact et d’élargir son champ d’action à l’échelle internationale.

Une ambition commune

Au-delà de sa portée institutionnelle, cet accord traduit une ambition partagée : faire des religions des acteurs de rapprochement plutôt que de division.

En unissant leurs efforts, le Dicastère pour le Dialogue interreligieux et Thierno Amadou Ba posent les bases d’une coopération durable, fondée sur le respect, la confiance et la responsabilité commune.

Dans un monde en quête de repères, cette initiative rappelle que la paix se construit aussi par le dialogue, la connaissance de l’autre et la volonté d’agir ensemble au service de l’humanité.

A.S

Guinguinéo – Développement local : ANVESH inaugure un daara moderne et un lieu de culte à Ngokhoré Peulh

À Ngokhoré Peulh, dans la commune de Mbadakhoun (département de Guinguinéo), l’Association Nouvelles Vision de l’Éducation et de l’Action Humanitaire (ANVESH), avec l’appui financier de ses partenaires, a procédé, ce dimanche 29 mars, à l’inauguration officielle d’un daara moderne et d’une mosquée. Une initiative qui s’inscrit dans une dynamique de renforcement de l’accès à une éducation de qualité au bénéfice des communautés vulnérables de la région de Kaolack.

Créée en 2015, ANVESH œuvre pour le développement durable et le bien-être social, avec un accent particulier sur l’éducation et l’action humanitaire. Sa mission repose notamment sur la prise en charge des enfants en situation de vulnérabilité, dont les orphelins et les talibés, à travers des programmes adaptés et inclusifs.

Le nouveau complexe éducatif se distingue par ses infrastructures modernes comprenant des salles de classe équipées, du matériel pédagogique approprié, un accès à l’eau potable ainsi que des latrines séparées. Ce cadre vise à promouvoir un modèle éducatif intégré, conciliant enseignement coranique et apprentissages académiques, afin de mieux préparer les apprenants aux exigences du monde contemporain.

« Ce projet ambitionne de contribuer à la formation d’une jeunesse équilibrée, ancrée dans les valeurs religieuses et outillée pour relever les défis actuels », a déclaré le président de l’association, Cheikh Thierno Amadou Diallo.

Au-delà de sa portée éducative, cette réalisation constitue également un facteur de cohésion sociale, en renforçant les liens communautaires autour des valeurs de foi, de solidarité et de vivre-ensemble. Elle marque ainsi une avancée significative pour cette localité rurale, longtemps confrontée à un déficit d’infrastructures de base.

Toutefois, ANVESH lance un appel à l’endroit des autorités étatiques, des partenaires techniques et des bonnes volontés pour accompagner cet élan. Les besoins portent notamment sur l’équipement en tables-bancs, la dotation en manuels scolaires et le renforcement de l’encadrement pédagogique. L’association plaide également pour une amélioration des conditions de vie des maîtres coraniques et l’électrification de Ngokhoré Peulh, afin d’assurer un environnement propice à l’apprentissage et au développement local.

Avec cette inauguration, Ngokhoré Peulh amorce une nouvelle étape dans la promotion d’une éducation inclusive et durable, au croisement du savoir religieux et des connaissances modernes.

Grève des transporteurs : Kaolack paralysée par un mot d’ordre largement suivi

La grève de 72 heures décrétée par les transporteurs routiers du Sénégal connaît un large écho dans la région de Kaolack, où la mobilisation est particulièrement visible. Dès les premières heures de la journée, l’arrêt des activités a profondément perturbé la circulation et le transport des personnes, plongeant plusieurs axes routiers dans un calme inhabituel.

Selon Dame Lo, président régional du Regroupement des transporteurs, le mot d’ordre est respecté de manière quasi totale dans la ville de Mbossé Coumba Djiguene. Il souligne que les gares routières sont restées désertes et qu’aucun véhicule de transport en commun n’a quitté les lieux pour desservir les autres régions du pays. Cette immobilisation massive illustre, d’après lui, la détermination des acteurs du secteur à faire entendre leurs revendications.

À l’origine de ce mouvement d’humeur, plusieurs griefs sont soulevés par les transporteurs. Ces derniers dénoncent notamment une concurrence qu’ils jugent déloyale, ainsi que les conditions liées aux visites techniques des véhicules. Ils estiment que ces facteurs fragilisent leur activité et menacent leur survie économique dans un contexte déjà difficile.

Face à cette situation, les transporteurs appellent à une mobilisation continue durant toute la durée de la grève. Dame Lo invite ainsi l’ensemble des chauffeurs à maintenir la pression afin d’obtenir une réaction des autorités. Pour les initiateurs du mouvement, il s’agit de rappeler à l’État leur rôle essentiel dans le fonctionnement de l’économie nationale et dans la mobilité des populations.

Sénégal : une forte confiance des investisseurs propulse les levées de fonds au-delà des attentes

L’État du Sénégal confirme sa capacité à mobiliser d’importantes ressources financières sur le marché, en ce début d’année 2026, grâce à une confiance soutenue des investisseurs. Le premier Appel public à l’Épargne (APE1) de l’année a été clôturé sur une note très positive, avec une sursouscription marquée. Alors que les autorités recherchaient 200 milliards de francs CFA, l’opération a finalement permis de collecter 304,1 milliards de francs CFA, illustrant l’attractivité des titres publics sénégalais.

Dans le même élan, le Trésor public a poursuivi ses interventions sur le marché régional des titres publics, avec une nouvelle opération bouclée vendredi. Pour un objectif initial de 50 milliards de francs CFA, les souscriptions ont atteint 59 milliards, permettant à l’État de retenir 55 milliards de francs CFA. Cette levée s’est structurée autour de plusieurs instruments financiers, avec 24,4 milliards de francs CFA mobilisés via des bons assimilables du trésor à 364 jours, 24,7 milliards sur des obligations assimilables du trésor à trois ans, et un complément de 5,8 milliards réparti sur des maturités de cinq et sept ans.

Ces performances s’inscrivent dans une dynamique plus large observée depuis le début du mois de mars. L’État du Sénégal a multiplié les opérations sur le marché régional, engrangeant environ 268,2 milliards de francs CFA en quelques semaines seulement. Une première levée de 110 milliards de francs CFA avait été réalisée le 13 mars, précédée de deux autres opérations rapprochées, dont une de 108,2 milliards et une autre de 50 milliards de francs CFA le 9 mars.

Cette stratégie de mobilisation active des ressources vient renforcer les montants déjà collectés en début d’année. Au 28 février 2026, le Sénégal avait déjà mobilisé 745,8 milliards de francs CFA. Ces nouvelles levées contribuent à rapprocher le pays de son objectif global de financement fixé à 4132 milliards de francs CFA pour l’ensemble de l’année.

Les autorités financières avaient d’ailleurs clairement annoncé leurs ambitions dès janvier. Le Directeur de la dette, Alioune Diouf, avait indiqué que le Sénégal comptait lever 4132 milliards de francs CFA sur le marché intérieur, incluant 90 milliards destinés à couvrir des besoins de trésorerie. À cela s’ajoute un programme de syndications d’un montant de 1200 milliards de francs CFA, réparti en quatre Appels publics à l’Épargne, à raison d’une opération par trimestre.

Dakar : une violente agression à HLM Grand-Yoff déjouée par la police, trois suspects arrêtés

Une attaque d’une rare violence a été rapidement maîtrisée dans la matinée du 28 mars 2026 au quartier des HLM Grand-Yoff, dans la commune de HLM Grand-Yoff, grâce à l’intervention prompte des forces de l’ordre. Trois individus soupçonnés d’appartenir à une bande d’agresseurs ont été interpellés, tandis que plusieurs de leurs complices ont réussi à prendre la fuite.

Les faits se sont déroulés aux premières heures du jour, aux environs de 5 heures du matin, alors qu’un couple se rendait à son lieu de travail. Les victimes ont été violemment prises à partie par un groupe estimé à une dizaine de personnes. Sous la menace et la brutalité de l’attaque, les agresseurs ont réussi à dérober le sac à main de la femme, contenant de l’argent, un téléphone portable ainsi que des écouteurs, avant de tenter de disparaître dans les ruelles du quartier.

Alertées dans la foulée, les équipes de la Brigade de recherches se sont rendues sur les lieux et ont engagé une intervention rapide. Cette réactivité a permis non seulement de porter assistance aux victimes encore sous le choc, mais aussi de localiser et d’interpeller en flagrant délit trois suspects présumés impliqués dans l’agression.

Lors de leur audition, les mis en cause ont tenté de justifier leur présence sur les lieux à une heure aussi matinale en affirmant revenir d’un rassemblement religieux communément appelé « Thiant », tenu aux Parcelles Assainies. Malgré ces déclarations, ils ont été placés en garde à vue pour association de malfaiteurs et vol en réunion commis avec violence durant la nuit.

Augustin Senghor élu vice-président de l’Union mondiale des villes olympiques : une consécration pour Dakar et Gorée

Le maire de Gorée, commune d’arrondissement de Dakar, Augustin Senghor, vient d’accéder à un nouveau niveau de responsabilité internationale. Il a été élu vice-président de l’Union mondiale des villes olympiques (UMVO), une organisation qui regroupe les villes ayant accueilli ou appelées à accueillir les Jeux Olympiques. Cette information a été confirmée par un communiqué émanant de la municipalité de Dakar, qui salue une avancée majeure pour la représentation sénégalaise au sein des instances sportives mondiales.

Cette élection est présentée comme une reconnaissance d’un engagement constant en faveur des valeurs du mouvement olympique et du développement des territoires à travers le sport. Elle vient couronner un parcours déjà marqué par une implication progressive au sein de l’organisation internationale, puisque Augustin Senghor avait intégré le comité exécutif de l’UMVO en octobre 2025. Cette précédente étape avait déjà été perçue comme un signal fort de la confiance accordée à l’élu sénégalais, ouvrant la voie à cette nouvelle promotion.

Dans son communiqué, la Ville de Dakar met également en avant le rôle joué par son maire, Abass Fall, dont l’implication aurait été déterminante dans la conduite et le portage de cette candidature. L’initiative est décrite comme le résultat d’une diplomatie territoriale structurée, pensée de manière stratégique et orientée vers des résultats concrets, illustrant la volonté des autorités locales de renforcer la présence de Dakar dans les réseaux internationaux liés au sport et à la gouvernance urbaine.

L’Union mondiale des villes olympiques, fondée en 2002 par Athènes et Lausanne, constitue une plateforme d’échanges et de coopération entre les villes hôtes des Jeux Olympiques ou candidates à leur organisation. Elle vise principalement à favoriser le partage d’expériences, la valorisation des héritages olympiques et la promotion de bonnes pratiques en matière de développement urbain et sportif.

Tragique disparition de Serigne Fallou Dièye, enseignant engagé et gardien de l’équipe de Gadiaga (Bakel)

On en sait désormais davantage sur l’identité du joueur de l’équipe de football de Gadiaga, dans la région de Bakel, décédé tragiquement avant son évacuation vers le Centre hospitalier régional de Tambacounda. Il s’agit de Serigne Fallou Dièye, gardien de but de l’équipe et personnalité respectée aussi bien sur le terrain que dans sa communauté.

Sa disparition a provoqué une vive émotion dans son entourage, tant l’homme était apprécié pour ses qualités humaines. Proche des populations locales, Serigne Fallou Dièye était décrit par ses proches comme une personne généreuse, disponible et profondément engagée dans le développement de son environnement social. Son sens du partage et son altruisme faisaient de lui une figure particulièrement estimée.

Au-delà de sa passion pour le football, le défunt menait une carrière dans l’enseignement. Il s’était investi avec sérieux et dévouement dans le domaine éducatif, poursuivant un parcours marqué par la volonté de transmettre le savoir et d’accompagner les jeunes générations. Dans cette dynamique, il avait récemment composé aux épreuves écrites du Certificat d’Aptitude Pédagogique à Tambacounda, une étape importante de son cheminement professionnel. Le destin a malheureusement interrompu son ambition, l’empêchant de connaître les résultats de cet examen.

Son engagement ne s’arrêtait pas à la salle de classe. Serigne Fallou Dièye avait déjà exercé durant deux années au sein du CODEC de Sadatou, dans la cellule de Laminia, au village de Yélimalo, dans l’arrondissement de Kéniéba. À ce poste, il s’était distingué par son implication dans la formation des élèves et son rôle actif dans la vie scolaire locale, laissant le souvenir d’un éducateur rigoureux et dévoué.

De retour à Bakel, il avait poursuivi son engagement éducatif en intégrant le CODEC local, tout en continuant à nourrir sa passion pour le football en rejoignant l’équipe fanion de Gadiaga. Ce double engagement, à la fois dans l’éducation et le sport, illustrait parfaitement la richesse de son parcours et son attachement au service de sa communauté.

Affaire Pape Cheikh Diallo : Ass Dione en garde à vue, une enquête qui s’intensifie

Le chanteur religieux Ass Dione a été placé en garde à vue à la brigade de recherches de Keur Massar dans le cadre de l’enquête liée à l’affaire Pape Cheikh Diallo. Selon plusieurs sources médiatiques, son interpellation s’inscrit dans une vaste procédure judiciaire qui aurait déjà concerné de nombreuses personnes, avec un total estimé à plus d’une cinquantaine d’individus entendus ou arrêtés depuis le début des investigations.

D’après des informations rapportées par le quotidien L’Observateur, l’artiste religieux aurait été soumis, comme les autres personnes impliquées dans ce dossier, à un test de dépistage du VIH sida. Toujours selon la même source, le résultat de ce test serait revenu positif. Cette information, non confirmée officiellement par les autorités judiciaires ou sanitaires, circule néanmoins dans la presse et suscite de nombreuses réactions.

Le journal Le Quotidien du groupe Futurs Médias revient par ailleurs sur les circonstances de son arrestation. Ass Dione aurait été activement recherché pendant environ quarante-huit heures par des gendarmes en civil. Les premières recherches menées à Touba n’auraient pas permis de le localiser, avant qu’il ne soit finalement retrouvé et interpellé à Dakar.

Dans le prolongement de l’enquête, Libération indique que le chanteur religieux aurait reconnu devant les enquêteurs entretenir des relations intimes avec l’animateur Pape Cheikh Diallo. La même source ajoute qu’il aurait également admis avoir consommé des substances illicites en petites quantités, expliquant que cela aurait été dans le but de, selon ses propos rapportés, améliorer ses performances lors de ses rencontres.

Polémique autour d’une éventuelle candidature de Macky Sall au poste de Secrétaire général de l’ONU : entre débats diplomatiques et enjeux de crédibilité africaine

Une controverse a récemment émergé dans certains cercles diplomatiques et médiatiques concernant une hypothétique candidature de l’ancien président sénégalais Macky Sall au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies Organisation des Nations unies. Cette discussion, encore non officialisée au niveau institutionnel, a néanmoins suscité de nombreux commentaires sur la scène africaine et internationale, révélant des divergences d’appréciation sur les méthodes de désignation, les équilibres régionaux et les principes de gouvernance diplomatique.

Au cœur de cette polémique, certains observateurs estiment que des démarches informelles auraient été envisagées pour promouvoir des candidatures africaines dans la perspective de la succession à la tête de l’ONU. D’autres voix, en revanche, dénoncent des tentatives d’influence ou de construction de consensus prématurés, considérant que ce type de processus doit impérativement respecter les cadres institutionnels établis et les consultations multilatérales traditionnelles. Ces débats traduisent surtout la sensibilité extrême qui entoure toute discussion relative aux plus hautes fonctions des Nations unies.

Dans ce contexte, la question de la légitimité et de la transparence des procédures revient avec insistance. Plusieurs analystes rappellent que le poste de Secrétaire général exige non seulement un équilibre géopolitique délicat entre les régions du monde, mais aussi une capacité à fédérer un consensus large au sein des États membres. Toute perception de manœuvre anticipée ou de lobbying excessif peut fragiliser une candidature, même lorsqu’elle repose sur un parcours politique reconnu.

Par ailleurs, certains débats ont pris une dimension plus large en Afrique, où des réflexions émergent sur la manière dont les candidatures continentales sont portées dans les instances internationales. Des divergences d’approche apparaissent entre États africains sur la stratégie à adopter, notamment sur la coordination diplomatique et le respect des équilibres internes. Le Nigeria Nigeria, souvent considéré comme un acteur influent dans les dynamiques régionales, est cité par certains analystes comme ayant insisté sur la nécessité de respecter les principes établis, notamment en matière de rotation et de consensus, afin d’éviter toute division entre pays africains.

Au-delà des positions nationales, cette séquence met en lumière une interrogation plus profonde sur la place de l’Afrique dans les grandes institutions internationales. Plusieurs experts soulignent que les États africains sont de plus en plus attentifs à la cohérence de leurs positions collectives et à la crédibilité des candidatures qu’ils soutiennent. Dans un système international de plus en plus compétitif, la réputation, la neutralité et la capacité à incarner un consensus mondial apparaissent comme des critères déterminants.

La fonction de Secrétaire général de l’ONU est en effet perçue comme hautement symbolique, au-delà de ses aspects administratifs. Elle suppose une image de neutralité absolue, une intégrité reconnue et une légitimité capable de transcender les appartenances nationales. Dans ce cadre, toute candidature est soumise à un examen politique rigoureux, où les considérations diplomatiques, éthiques et stratégiques s’entremêlent étroitement.

Enfin, cette polémique révèle aussi les tensions récurrentes entre ambitions individuelles et dynamiques collectives dans la diplomatie africaine. Elle souligne la difficulté pour les États du continent de construire des positions unifiées face à des enjeux globaux, tout en défendant leurs intérêts propres. Au-delà du cas évoqué, c’est donc une réflexion plus large sur la maturité diplomatique, la coordination régionale et la crédibilité internationale de l’Afrique qui se dessine.

Saint-Louis : une marche émouvante pour célébrer la trisomie 21 et promouvoir l’inclusion

La ville de Saint-Louis a vibré au rythme de la solidarité et de l’inclusion à l’occasion de la célébration de la Journée internationale de la trisomie 21. Le Centre d’Inclusion Sociale de Saint-Louis (CISSL) a marqué cette date par une grande randonnée pédestre organisée le samedi 28 mars, mobilisant largement la population autour de la cause des personnes vivant avec une trisomie 21.

À la tête du cortège, la directrice du centre, Khady Diallo, entourée de partenaires institutionnels, d’acteurs de la société civile et de nombreux citoyens, a parcouru les rues emblématiques de la vieille ville. L’objectif était clair : donner de la visibilité aux enfants porteurs de trisomie 21 et sensibiliser l’opinion sur la nécessité de bâtir une société plus inclusive et respectueuse des différences.

Cette sixième édition de la marche a été particulièrement marquante grâce à l’initiative des enfants eux-mêmes, qui ont porté 21 messages symboliques. À travers des phrases fortes telles que « Je n’ai pas une maladie, j’ai une particularité génétique », « Un chromosome en plus, des rêves en plus » ou encore « Ne me regarde pas avec pitié, regarde-moi avec respect », ils ont exprimé avec émotion et détermination leur désir d’être pleinement acceptés dans la société. Ces messages ont profondément touché les participants et renforcé le plaidoyer en faveur d’un changement de regard sur la trisomie.

Au-delà de la symbolique, cette marche s’est imposée comme un véritable appel à l’action. Elle a mis en lumière les défis persistants auxquels font face les enfants en situation de déficience intellectuelle, notamment en matière d’accès à l’éducation, à la formation et à l’emploi. Les organisateurs ont insisté sur l’urgence d’accorder à ces enfants les mêmes droits et opportunités que les autres citoyens.

La réussite de l’événement repose également sur une forte mobilisation communautaire. La jeunesse saint-louisienne, les organisations locales et plusieurs institutions ont répondu présent. L’Université Gaston Berger, le Conseil départemental, l’Inspection d’Académie ainsi que la Direction régionale de l’Action sociale ont apporté leur soutien à cette initiative citoyenne.

Les élèves du Lycée Ameth Fall et de l’école Boubacar Diop ont également pris part à la marche, aux côtés d’associations engagées telles que APEHPI, Badiénou Gox et Ndar bu nu beug. Tous ont contribué à créer une atmosphère chaleureuse et engagée, illustrant la volonté collective de faire avancer la cause de l’inclusion.

L’événement a aussi bénéficié de l’animation d’artistes engagés comme Tex LBK et Abdou Guité Seck, salués pour leur participation bénévole. Leur présence a apporté une dimension festive à la manifestation, tout en renforçant la portée du message.

L’un des moments les plus forts de la journée a été la mise en avant d’enfants trisomiques déjà insérés dans le monde professionnel, notamment au sein de la SONAGED. Pour Khady Diallo, cet exemple concret démontre que l’inclusion sociale et professionnelle est non seulement possible, mais qu’elle constitue une voie essentielle pour valoriser les capacités de ces enfants et leur offrir un avenir digne.

Saisie record de 916 kg de médicaments illicites à Koungheul : un coup dur porté aux réseaux clandestins

La Brigade mobile des Douanes de Koungheul, rattachée à la Direction régionale du Centre, a réalisé une importante opération dans le cadre de la lutte contre la criminalité pharmaceutique. Dans la nuit du 25 au 26 mars 2026, les agents ont intercepté une cargaison de produits illicites d’un poids total de 916 kilogrammes, pour une valeur estimée à plus de 118 millions de francs CFA.

Cette intervention fait suite à l’exploitation de renseignements jugés fiables et précis par les services douaniers. L’opération s’est déroulée sur des axes considérés comme stratégiques pour le trafic, notamment entre Dimiskha et Missirah, ainsi que sur le corridor Koucoto-Mbaye-Mbaye. Grâce à une coordination efficace et une surveillance accrue, les agents ont réussi à immobiliser deux véhicules qui transportaient ces produits frauduleux.

La cargaison saisie se compose d’une grande diversité de médicaments et de produits pharmaceutiques introduits illégalement sur le territoire. Parmi eux figurent des antalgiques, des antibiotiques, des anti-inflammatoires, des aphrodisiaques ainsi que des produits destinés à un usage vétérinaire. Ces substances, dont l’origine et les conditions de conservation sont souvent douteuses, représentent un danger sérieux pour la santé des populations et des animaux.

L’évaluation de la saisie a été effectuée avec l’appui d’un professionnel du secteur pharmaceutique, en l’occurrence le pharmacien Mamadou Tounkara, basé à Koungheul et membre du Syndicat des pharmaciens privés du Sénégal. Son expertise a permis d’estimer avec précision la valeur marchande des produits interceptés, mais aussi de souligner les risques sanitaires associés à leur circulation clandestine.

Poste Finances : le député Diop Sy convoqué dans une affaire de détournement présumé de 1,707 milliard FCFA

Le dossier des détournements présumés à Poste Finances connaît un nouveau tournant judiciaire avec l’implication du député et entrepreneur Diop Sy. Selon des informations rapportées par le quotidien L’Observateur, le juge du deuxième cabinet d’instruction du Tribunal de Dakar a saisi la Sûreté urbaine afin de procéder à sa convocation dans le cadre de cette affaire qui porte sur un montant estimé à 1,707 milliard de FCFA.

Cette procédure s’inscrit dans une enquête ouverte depuis plusieurs années autour de soupçons de détournement de deniers publics impliquant d’anciens responsables de Poste Finances. Les investigations ont mis en lumière des pratiques assimilées à une cavalerie financière, ainsi que des irrégularités présumées dans la gestion des comptes de dépôt. Le magistrat instructeur avait, dès le début de l’affaire, adopté une ligne ferme en ordonnant l’arrestation de toute personne impliquée n’ayant pas procédé au remboursement des sommes en cause.

Dans ce contexte, Diop Sy avait été entendu par la justice et s’était engagé à rembourser un prêt de 260 millions de FCFA dont il avait bénéficié. Toutefois, selon les éléments relayés, cet engagement n’a toujours pas été respecté à ce jour, ce qui motive aujourd’hui la relance de la procédure à son encontre. Les enquêteurs cherchent notamment à comprendre les raisons de ce défaut de paiement et de cette promesse restée sans suite.

Par ailleurs, il ressort que le député serait difficile à joindre, ne répondant ni aux appels ni aux messages des enquêteurs, une situation qui complique davantage l’avancée du dossier et justifie la décision du juge d’instruction de passer par une convocation formelle.

Pour rappel, cette affaire avait déjà conduit, le 7 décembre 2021, à l’inculpation de trois anciens responsables de la Poste : Alexandre M., Abdoulaye F. et Kéba D. Ces derniers sont poursuivis pour détournement de deniers publics et complicité, des charges particulièrement graves dans un contexte de lutte accrue contre la mauvaise gestion des ressources publiques.

Affaire Aliou Sall : une audition décisive au Pool judiciaire financier

Le dossier impliquant Aliou Sall, ancien maire de Guédiawaye, et son épouse Aïssata Sall, connaît un tournant majeur ce jour avec leur audition au Pool judiciaire financier. Après près de cinq mois d’attente depuis leur inculpation, le couple est appelé à s’expliquer en profondeur sur les graves accusations portées contre lui, notamment le blanchiment de capitaux, l’association de malfaiteurs, la corruption et le trafic d’influence.

Remontant au 13 octobre dernier, leur inculpation s’inscrit dans le cadre de l’ouverture d’une information judiciaire par le parquet financier. À cette date, les deux mis en cause avaient été placés sous contrôle judiciaire, à la suite de soupçons liés à des malversations présumées autour de l’acquisition d’un immeuble situé aux Almadies. Cette opération immobilière, menée par leur société, est au cœur des investigations. Selon les éléments versés au dossier, des hommes d’affaires, dont Seny Thiam, auraient contribué au financement du projet sous forme de prêts. Toutefois, le parquet financier soupçonne que ces apports pourraient en réalité dissimuler des opérations de blanchiment de capitaux.

Depuis le début de la procédure, le couple Sall a fermement contesté les accusations, soutenant avoir agi dans le strict respect de la législation en vigueur. Malgré ces dénégations, leurs arguments n’avaient pas suffi à convaincre le parquet, qui s’est notamment appuyé sur un rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières. Ce document mettrait en évidence des irrégularités dans les flux financiers liés au projet immobilier, renforçant ainsi les soupçons des autorités judiciaires et justifiant l’ouverture de l’information judiciaire.

Le contrôle judiciaire imposé au couple s’est accompagné de conditions strictes. Ils ont été autorisés à regagner leur domicile après avoir consigné la somme de 240 millions de francs CFA à la Caisse des dépôts et consignations. Cette mesure vise à garantir leur représentation devant la justice. Par ailleurs, le juge d’instruction leur a interdit de quitter le territoire national sans autorisation préalable et les a contraints à se présenter régulièrement devant son cabinet pour émarger. Ces dispositions ont été confirmées le 15 décembre par la Chambre d’accusation, consolidant ainsi leur statut de mis en examen sous surveillance judiciaire.

Durant ces mois de procédure, Aliou Sall et son épouse ont préparé leur défense en vue de cette audition décisive. Leur stratégie devrait s’articuler autour de la légalité des transactions immobilières et de la nature des financements reçus. Ils tenteront de démontrer que les contributions de partenaires tels que Seny Thiam relevaient de prêts réguliers, sans lien avec des activités illicites.

L’audition prévue ce jour constitue la première véritable confrontation du couple avec le fond du dossier. Jusqu’ici, la procédure s’était limitée à des mesures de contrôle judiciaire et à des investigations préliminaires. Désormais, les juges devront examiner de manière approfondie les explications des mis en cause, les pièces financières et les conclusions du rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières afin d’évaluer la solidité des charges retenues.

L’issue de cette étape pourrait s’avérer déterminante pour la suite de la procédure. En fonction des éléments apportés et de leur appréciation par le juge, les mesures restrictives pourraient être maintenues, allégées ou levées. De même, si les preuves jugées réunies par le parquet s’avèrent suffisantes, le dossier pourrait évoluer vers de nouvelles phases judiciaires, avec en perspective un éventuel renvoi devant une juridiction de jugement. Dans le cas contraire, un allègement des charges, voire un abandon partiel des poursuites, ne serait pas à exclure.

Passy : Darou Ndiayène doté d’un moulin à mil, un levier pour l’autonomisation des femmes

Le village de Darou Ndiayène, situé dans la commune de Passy, a franchi une étape importante dans son développement avec la mise en service d’un moulin à mil offert par le maire Baye Niass, également directeur général de l’Agence de Construction des Bâtiments et Édifices Publics (ACBEP).

L’inauguration de cette infrastructure de proximité marque un tournant pour les populations locales, en particulier pour les femmes, longtemps confrontées à de pénibles corvées domestiques. Jusqu’ici, ces dernières devaient parcourir plusieurs kilomètres pour faire moudre le mil dans des localités voisines ou s’adonner au pilage manuel, une activité éprouvante et chronophage.

Dans les zones rurales, l’absence d’équipements de transformation constitue en effet un frein majeur à l’amélioration des conditions de vie des femmes. Le pilage du mil, indispensable à la préparation des repas, mobilise quotidiennement plusieurs heures de travail, avec des conséquences notables sur la santé, notamment des douleurs lombaires et une fatigue persistante.

« Dès les premières heures de la journée, les femmes s’activent autour de tâches domestiques lourdes. Le pilage du mil reste l’une des corvées les plus pénibles », a souligné Baye Niass lors de la cérémonie, insistant sur la nécessité d’alléger ces charges.

Avec la mise en service du moulin, les ménages de Darou Ndiayène bénéficieront désormais d’un service accessible, réduisant considérablement les déplacements et le temps consacré à cette activité. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de modernisation du monde rural, tout en contribuant à l’amélioration des conditions de vie et à la sécurité des populations.

Prenant la parole devant les habitants, l’édile de Passy a mis en exergue la portée sociale et économique de cette réalisation. « L’autonomisation de la femme commence par la réduction de ses charges domestiques », a-t-il déclaré, rappelant les difficultés engendrées par l’absence de moulin dans le village.

Dans la perspective d’une gestion durable de l’équipement, Baye Niass a exhorté les bénéficiaires à en assurer un entretien rigoureux. Il a également recommandé la mise en place d’un comité de gestion, condition essentielle pour garantir la pérennité de l’infrastructure et envisager, à terme, l’acquisition de nouveaux équipements structurants.

Avec ce moulin à mil, Darou Ndiayène amorce ainsi une transformation concrète de son quotidien, illustrant l’impact significatif des initiatives locales sur le bien-être et l’autonomisation des communautés rurales.

Kaolack : tensions au PDS à l’approche des municipales

(Badou Ndour, SG de la Fédération urbaine du PDS à Kaolack)

À Kaolack, le Parti démocratique sénégalais (PDS) connaît des remous à l’approche des élections municipales. Ce samedi 28 mars 2026, à la suite d’une déclaration publique émanant d’un groupe de responsables du parti, le secrétaire général de la fédération urbaine, Badou Ndour, a exhorté les militants à la retenue et à la lucidité.

Dans un ton ferme, Badou Ndour a dénoncé le « jeu politique » de certains cadres du PDS et remis en question la sincérité des appels à l’unité, qu’il juge exclusifs plutôt qu’inclusifs. « Si l’unité était réellement recherchée, cette rencontre ne se serait pas tenue ainsi, à l’initiative de quelques responsables, sans quorum », a-t-il déclaré. Selon lui, de telles démarches fragilisent la cohésion interne plutôt que de la renforcer.

Tout en saluant le principe d’unité au sein de la « grande famille libérale » à Kaolack, il critique la méthode employée, pointant notamment des tentatives de récupération politique motivées par des ambitions personnelles en vue des futures investitures. Dans ce contexte préélectoral, il insiste sur la nécessité d’une organisation concertée et transparente. « Les préparatifs des élections municipales ne sauraient être l’affaire d’un groupe restreint », a-t-il martelé, appelant à une implication de l’ensemble des structures du parti.

Cette sortie souligne les divergences stratégiques qui traversent le PDS à Kaolack, alors que l’unité constitue un enjeu crucial pour aborder sereinement les échéances municipales. Badou Ndour alerte sur le risque que les rivalités internes, le déficit de communication et l’absence de vision commune compromettent l’efficacité du parti. Il appelle au dialogue, à la responsabilité et à un engagement collectif pour restaurer l’unité et préserver l’héritage politique de Me Abdoulaye Wade.

Mort d’Alireza Tangsiri : un coup dur pour la marine des Gardiens de la Révolution iranienne

L’Iran a officiellement confirmé, ce lundi, la mort d’Alizera Tangsiri, commandant de la marine des Gardiens de la révolution Islamique, plusieurs jours après l’annonce de son élimination par Israël . Selon un communiqué diffusé par Sepah News, l’organe médiatique des Gardiens, le haut responsable militaire a succombé à de graves blessures, confirmant ainsi les déclarations israéliennes du 26 mars.

Israël avait affirmé avoir ciblé et tué Tangsiri en même temps que d’autres officiers supérieurs de la marine iranienne, l’accusant d’être impliqué dans des actions de blocage du détroit d’Ormuz, un passage maritime essentiel pour l’approvisionnement mondial en pétrole. Cette zone est depuis longtemps un point de tension majeur entre Téhéran et ses adversaires, en particulier les États-Unis et leurs alliés.

Figure emblématique des forces armées iraniennes, Alireza Tangsiri était largement connu du grand public. Vétéran de la guerre Iran-Irak, il avait gravi les échelons au sein des Gardiens de la Révolution jusqu’à prendre la tête de leur marine en 2018, après avoir occupé pendant huit ans le poste de commandant adjoint. Sous son commandement, les capacités navales de cette branche militaire se sont considérablement renforcées, notamment dans les opérations asymétriques dans le Golfe.

Au cours des dernières années, la marine des Gardiens de la Révolution s’est illustrée par l’arraisonnement de plusieurs navires étrangers accusés de violations maritimes dans la région. Ces opérations ont contribué à accentuer les tensions avec les puissances occidentales et les pays riverains du Golfe.

Placée sous sanctions par les États-Unis et l’Union européenne, la figure de Tangsiri s’était aussi imposée par ses déclarations offensives à l’égard des intérêts américains. En 2020, il affirmait que les forces iraniennes étaient capables de surveiller et de menacer les positions américaines dans la région, allant jusqu’à déclarer que ses forces pourraient poursuivre leurs adversaires « jusqu’au Golfe du Mexique ». À plusieurs reprises, il avait également assuré que l’Iran disposait des moyens nécessaires pour fermer le détroit d’Ormuz en cas de conflit, tout en précisant que cette décision dépendrait des plus hautes autorités politiques du pays.

Sa mort intervient dans un contexte de tensions accrues au Moyen-Orient et pourrait avoir des répercussions importantes sur l’équilibre sécuritaire dans le Golfe. Déjà en janvier dernier, des rumeurs sur son décès avaient circulé à la suite d’une explosion survenue dans le port de Bandar Abbas, dans le sud de l’Iran. Ces informations avaient été rapidement démenties par les autorités iraniennes, ainsi que par l’agence Tasnim.

Serigne Mountakha Mbacké en retraite spirituelle de trois semaines : un temps de ressourcement et de recul

Le Khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Mbacké, a décidé d’observer une retraite spirituelle de trois semaines. L’annonce a été faite par son porte-parole du jour, Serigne Abdou Latyf Mbacké, qui a relayé le message du guide religieux à l’endroit des fidèles.

Dans sa déclaration, le porte-parole a précisé que cette décision est motivée par plusieurs facteurs, notamment l’âge du khalife, le poids des responsabilités qu’il assume à la tête de la confrérie mouride, ainsi que des considérations personnelles. Il a tenu à souligner que cette retraite ne constitue pas un retrait définitif, mais plutôt une parenthèse nécessaire pour permettre au patriarche de se ressourcer spirituellement et physiquement.

« Le khalife a décidé de prendre une retraite de trois semaines. Il est conscient de votre attachement et de votre engagement à ses côtés dans l’œuvre de Serigne Touba, mais il souhaite se retirer rien que pour ce moment afin de mieux revenir », a déclaré Serigne Abdou Latyf Mbacké, insistant sur la volonté du guide de revenir avec davantage d’énergie pour poursuivre sa mission.

Cette période de retrait coïncide avec les dernières semaines du mois de la Korité, un moment déjà empreint de spiritualité et de recueillement pour de nombreux fidèles. Malgré cette absence temporaire, les disciples ne seront pas livrés à eux-mêmes. Le porte-parole a rassuré que l’accueil sera maintenu pour ceux qui souhaitent se rendre auprès du khalife. Il a précisé que les représentants seront présents pour recevoir les visiteurs et répondre à leurs préoccupations, assurant ainsi une continuité dans l’encadrement religieux.

Ce type de retraite spirituelle n’est pas une première pour Serigne Mountakha Mbacké. Le guide des Mourides est en effet connu pour s’accorder régulièrement des moments de recul, loin de l’effervescence quotidienne liée à ses hautes fonctions. Ces périodes de retrait lui permettent de se consacrer davantage à la prière, à la méditation et au renforcement de sa relation spirituelle, dans la droite ligne de l’héritage de Cheikh Ahmadou Bamba.

Affaire “Pape Cheikh Diallo et Cie” : la pression monte autour des journalistes et d’un réseau présumé structuré

La procédure judiciaire engagée dans le cadre de l’affaire dite « Pape Cheikh Diallo et Cie » connaît une nouvelle évolution avec la prolongation de la garde à vue de plusieurs figures du paysage médiatique sénégalais. Le chroniqueur Kader Dia de Sen TV, ainsi que les journalistes Ousmane Kadior Cissé de 7TV et Pape Gaye Tall du site Kewoulo, restent entre les mains des enquêteurs depuis vendredi. Leur sort devrait être fixé ce lundi, à l’issue des investigations en cours.

Selon des informations publiées par le quotidien Libération dans son édition du samedi, cette prolongation n’est pas anodine. Elle s’inscrit dans une volonté des enquêteurs de consolider un dossier déjà jugé sensible. Les investigations seraient appuyées par des aveux considérés comme accablants, ainsi que par plusieurs éléments matériels jugés compromettants, renforçant ainsi les soupçons pesant sur les personnes interpellées.

L’enquête, ouverte depuis le mois de février, aurait permis de mettre au jour un réseau décrit comme structuré et opérant dans le milieu médiatique sénégalais. Les éléments recueillis à ce stade évoquent l’existence d’un « club » dont les activités dépasseraient largement le cadre professionnel. Les perquisitions et auditions menées par la Brigade de recherches de Keur Massar ont, d’après la même source, permis de collecter des preuves jugées significatives par les enquêteurs.

Le dossier prend une ampleur particulière avec le nombre déjà élevé d’interpellations. Au total, 52 personnes ont été arrêtées dans le cadre de cette affaire, qui implique des accusations particulièrement graves. Parmi les faits visés figurent notamment l’association de malfaiteurs, des actes contre nature, la transmission volontaire du VIH, le blanchiment de capitaux ainsi que le trafic de drogue.

Face à la gravité des charges et à la sensibilité des profils concernés, cette affaire suscite une vive attention dans l’opinion publique. Elle met également en lumière des dérives présumées au sein de certains cercles influents, tout en soulevant des interrogations sur l’ampleur réelle du réseau évoqué par les enquêteurs.

Relance du chantier de l’hôpital Aristide Le Dantec : l’État veut accélérer pour une livraison rapide

Le chantier de l’hôpital Aristide Le Dantec Hospital suscite un regain d’attention au sommet de l’État, tant il représente un enjeu crucial pour l’amélioration du système de santé au Sénégal. Les autorités affichent désormais une volonté claire d’accélérer les travaux afin de livrer, dans les meilleurs délais, cette infrastructure sanitaire stratégique, appelée à transformer durablement la prise en charge médicale des populations.

C’est dans ce contexte que le ministre des Infrastructures, Déthié Fall, s’est rendu sur le site pour une visite d’inspection. Cette descente de terrain avait pour objectif d’évaluer concrètement l’état d’avancement des travaux, mais aussi d’identifier les contraintes techniques et organisationnelles qui freinent encore le bon déroulement du chantier. Une démarche qui s’inscrit dans la dynamique impulsée par les plus hautes autorités du pays, notamment le président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko, qui prônent une gouvernance axée sur des solutions pragmatiques et une gestion rapprochée des projets structurants.

Au cours de cette visite, la délégation ministérielle a pu constater de visu les difficultés qui entravent encore la progression des travaux. Parmi les principaux obstacles figurent des ajustements techniques liés à la révision du projet initial, ainsi que certaines lenteurs dans la mise en œuvre opérationnelle. Face à cette situation, des mesures correctives sont en cours d’élaboration afin de lever rapidement ces blocages et de redonner une nouvelle impulsion au chantier.

Le ministre a particulièrement insisté sur le caractère stratégique de cet hôpital, qui constitue l’un des piliers de la modernisation du plateau médical national. Initialement conçu pour accueillir 450 lits, le projet a été revu à la hausse pour atteindre une capacité de 660 lits. Cette augmentation significative, bien qu’essentielle pour répondre à la demande croissante en soins de santé, a contribué à complexifier certains aspects techniques du chantier et à rallonger les délais d’exécution. D’où la nécessité, selon Déthié Fall, de stabiliser rapidement les choix techniques afin d’éviter de nouveaux ajustements susceptibles de retarder davantage la livraison.

Dans cette perspective, des propositions concrètes seront prochainement soumises au chef du gouvernement et au chef de l’État. L’objectif est de faciliter une prise de décision rapide et efficace, en vue d’accélérer le rythme des travaux tout en garantissant le respect des normes de qualité. Le ministre a, par ailleurs, exhorté l’entreprise en charge du chantier à maintenir la cadence actuelle, en insistant sur la nécessité de conjuguer rigueur, efficacité et respect des délais contractuels.

Succès retentissant du premier Appel Public à l’Épargne 2026 : le Sénégal mobilise plus de 300 milliards de FCFA

Le Sénégal vient de franchir une étape importante dans sa stratégie de financement en enregistrant un succès notable lors de son premier Appel Public à l’Épargne (APE) de l’année 2026. Selon un communiqué publié ce dimanche par le Ministère des Finances et du Budget, l’opération s’est soldée par une mobilisation de 304,15 milliards de FCFA, dépassant largement l’objectif initial fixé à 200 milliards. Ce résultat correspond à un taux de couverture de 152 %, illustrant un fort engouement des investisseurs.

Lancée le 26 février, cette opération de levée de fonds s’est étalée sur une période d’un mois, pour s’achever le 26 mars. Elle a attiré aussi bien des investisseurs institutionnels que des particuliers, traduisant une confiance affirmée dans la signature de l’État sénégalais. Pour les autorités, cette performance constitue un indicateur clair de la crédibilité du pays sur le marché financier, dans un contexte où la mobilisation des ressources internes devient un levier essentiel de financement du développement.

Les fonds collectés dans le cadre de cet appel public à l’épargne sont destinés à couvrir les besoins budgétaires de l’État tout en contribuant à une gestion plus dynamique de la dette publique. Cette approche s’inscrit dans la mise en œuvre de la loi de finances 2026, avec pour ambition d’assurer un équilibre entre financement des investissements et maîtrise des engagements financiers.

L’opération a été structurée autour de quatre maturités, offrant ainsi aux investisseurs des options variées. Les titres émis portent sur des durées de 3, 5, 7 et 10 ans, avec des taux respectifs de 6,40 %, 6,60 %, 6,75 % et 6,95 %. Ce choix de maturités relativement longues reflète la volonté des autorités de lisser le profil de remboursement de la dette, en évitant une concentration excessive des échéances à court terme. Il s’agit également d’un signal de confiance dans la stabilité macroéconomique du pays et dans sa capacité à honorer ses engagements sur le long terme.

Au-delà de cette opération ponctuelle, le gouvernement sénégalais entend poursuivre ses efforts en matière de mobilisation des ressources domestiques. Cette dynamique s’inscrit dans une stratégie globale visant à renforcer le rôle du marché financier sous-régional dans le financement de l’économie nationale. En s’appuyant sur des instruments comme les APE, les autorités cherchent à diversifier leurs sources de financement tout en réduisant leur dépendance vis-à-vis des partenaires extérieurs.

Interpellation de Mamadou Guèye : un tournant dans l’affaire foncière du palais de justice de Pikine-Guédiawaye

Le maire de Djiddah Thiaroye Kao, Mamadou Gueye, par ailleurs ancien directeur général des Domaines, a été interpellé par la Brigade de recherches de Keur Massar dès son arrivée à Dakar. Cette arrestation, dont les circonstances précises n’ont pas été officiellement détaillées par les autorités, s’inscrit dans le cadre d’une procédure judiciaire déjà en cours liée à la gestion des terrains publics au Sénégal.

Selon des sources proches du dossier, cette interpellation n’est pas un acte isolé, mais plutôt une étape attendue dans une affaire de grande ampleur. Elle intervient après une période durant laquelle Mamadou Guèye se trouvait hors du territoire national. Son retour a ainsi permis aux services compétents d’exécuter un mandat d’amener émis à son encontre, dans le but de le mettre à la disposition de la justice sénégalaise.

L’affaire dans laquelle il est cité concerne un scandale foncier présumé autour de l’attribution d’un site destiné à la construction du palais de justice de Pikine-Guédiawaye, une infrastructure stratégique dans la banlieue dakaroise. Ce dossier, particulièrement sensible, met en cause plusieurs responsables et soulève des interrogations sur les mécanismes d’attribution des terrains publics. Les enquêteurs cherchent à établir d’éventuelles irrégularités dans les procédures administratives et foncières, ainsi que les responsabilités individuelles dans cette opération.

Au cœur de cette affaire, le rôle qu’occupait Mamadou Guèye en tant que directeur général des Domaines est scruté avec attention. Cette fonction, centrale dans la gestion du patrimoine foncier de l’État, implique une responsabilité directe dans les décisions d’affectation et d’attribution des terrains publics. Les investigations visent notamment à déterminer si des manquements aux règles en vigueur ont été commis et, le cas échéant, à en identifier les auteurs.

Pour mener à bien cette procédure, la Division des investigations criminelles a été mobilisée afin d’assurer l’exécution du mandat d’amener et le suivi de l’enquête. Le dossier est actuellement placé sous le contrôle du parquet, qui veille au respect strict des dispositions légales et réglementaires en vigueur. Les autorités judiciaires insistent sur la nécessité de garantir les droits de toutes les parties impliquées, dans un souci de transparence et d’équité.

Élections locales : Alioune Ndoye dénonce un flou « anormal » et alerte sur les risques pour la transparence

Le maire de Dakar-Plateau et directeur de l’école du Parti socialiste, Alioune Ndoye, est monté au créneau pour dénoncer l’absence de visibilité autour du calendrier des prochaines élections locales. Invité de l’émission En vérité ce dimanche 29 mars 2026, l’édile a exprimé son incompréhension face au silence des autorités sur la date officielle du scrutin, attendu pourtant entre janvier et février prochains.

Pour le responsable socialiste, cette situation est tout simplement « anormale » dans un pays reconnu pour la solidité de ses traditions démocratiques. Il estime que l’absence de décret fixant le calendrier électoral crée un déséquilibre entre les acteurs politiques et alimente un climat d’incertitude préjudiciable à la transparence du processus. Selon lui, les formations politiques sont laissées dans le flou, incapables de se préparer convenablement à une échéance pourtant cruciale pour la vie démocratique locale.

Au-delà du calendrier, Alioune Ndoye s’est également prononcé sur l’entrée en vigueur de l’Acte 4 de la décentralisation. À ses yeux, la mise en œuvre de cette réforme majeure avant les élections semble aujourd’hui techniquement compromise. Il juge les délais trop courts pour conduire efficacement un chantier d’une telle ampleur, ce qui pourrait entraîner des dysfonctionnements dans l’organisation des collectivités territoriales.

L’élu local a également pointé du doigt l’absence de révision des listes électorales, qu’il considère comme une entorse aux standards démocratiques du Sénégal. À quelques mois du scrutin, cette situation suscite, selon lui, de vives inquiétudes quant à la fiabilité du corps électoral. Il rappelle que la mise à jour régulière des listes est un élément fondamental pour garantir des élections inclusives et crédibles.

Dans un ton plus critique, Alioune Ndoye accuse le gouvernement de mener une campagne électorale déguisée à travers les déplacements répétés de certains responsables politiques sur le terrain. Il y voit une tentative de tirer avantage d’un calendrier encore flou, au détriment d’une compétition équitable entre les différents camps.

Détention de Farba Ngom : Me Doudou Ndoye alerte sur une dégradation inquiétante et dénonce une « double injustice »

L’avocat Me Doudou Ndoye a dressé un constat alarmant de la situation de son client, Farba Ngom, évoquant une détérioration notable de son état de santé aussi bien physique que moral. À la suite d’une récente visite en milieu carcéral, le conseil s’est montré particulièrement préoccupé par l’évolution de l მდგომარეობ de l’ancien député-maire d’Agnam, qu’il dit avoir trouvé affaibli et profondément marqué.

Selon l’avocat, Farba Ngom n’affiche plus la combativité qui a longtemps fait sa force, y compris dans des moments difficiles de sa vie. Il confie avoir été frappé par le changement d’attitude de son client, déclarant que celui-ci ne lui a pas semblé en bonne condition ni sur le plan moral ni mental. Une situation qu’il juge d’autant plus préoccupante qu’elle contraste avec la résilience dont le détenu avait toujours fait preuve, même face à la maladie.

Au-delà de l’état de santé de son client, Me Doudou Ndoye a également dénoncé ce qu’il qualifie de « double injustice » dans le traitement judiciaire du dossier. Il rappelle que deux juridictions, en l’occurrence le juge d’instruction et la chambre d’accusation, avaient ordonné la mise en liberté de Farba Ngom. Toutefois, ces décisions restent inapplicables en raison d’un pourvoi introduit par le ministère public devant la Cour suprême, ce qui a pour effet de maintenir son client en détention.

L’avocat déplore une situation qu’il estime contraire aux principes fondamentaux du droit, notamment celui de l’égalité des citoyens devant la justice. Pour illustrer son propos, il évoque une incohérence dans l’appréciation des faits, résumée par une formule qu’il juge révélatrice d’un dysfonctionnement du système : selon lui, certains sont blanchis tandis que d’autres restent détenus pour des faits indirectement liés.

Dans la même dynamique critique, Me Doudou Ndoye s’est insurgé contre l’ouverture d’une nouvelle procédure judiciaire visant son client, en lien avec l’usage supposé de téléphones portables en détention. Il considère cette initiative comme une dérive procédurale, estimant que de tels faits relèvent du règlement intérieur de l’administration pénitentiaire et non du champ pénal.

Dans l’attente des décisions de la Cour suprême attendues dans les prochaines semaines, l’avocat a lancé un avertissement sur les implications d’une justice qu’il juge défaillante. Il insiste sur la nécessité de s’assurer de la culpabilité réelle d’un individu avant toute privation de liberté, estimant qu’à défaut, c’est la crédibilité de l’institution judiciaire et la sécurité de l’ensemble de la société qui pourraient être compromises.

Désinformation : El Hadj Diouf annonce une plainte après des rumeurs d’arrestation

L’avocat El Hadj Diouf est monté au créneau pour dénoncer une nouvelle vague de désinformation ciblant sa personne. Dans la nuit de samedi à dimanche, une rumeur largement relayée sur les réseaux sociaux, notamment via l’application Facebook, a affirmé qu’il aurait été interpellé dans le cadre de l’affaire Pape Cheikh Diallo. Une information que l’intéressé a catégoriquement rejetée.

Sortant de son silence, l’avocat s’est exprimé au micro de Walf FM pour apporter un démenti formel et dénoncer ce qu’il considère comme une campagne de déstabilisation répétée. Visiblement agacé, il a fustigé des attaques qu’il dit subir de manière récurrente, évoquant des rumeurs persistantes allant jusqu’à annoncer sa mort ou encore une supposée maladie l’ayant immobilisé.

Face à ces allégations qu’il juge mensongères et malveillantes, El Hadj Diouf a tenu à rassurer l’opinion publique en affirmant être en parfaite santé et libre de ses mouvements. Il a notamment démenti avec fermeté les informations faisant état de son arrestation par la brigade de recherches de Keur Massar, qualifiant ces affirmations de simples fantasmes de ses détracteurs.

Déterminé à faire cesser ces agissements, l’avocat a annoncé son intention de saisir la justice dans les plus brefs délais. Il entend déposer une plainte auprès du procureur de la République afin que toute la lumière soit faite sur cette affaire et que les auteurs de ces fausses informations soient identifiés et sanctionnés.

Pour El Hadj Diouf, il s’agit avant tout de défendre son honneur et son droit à vivre sereinement avec sa famille, loin des attaques qu’il qualifie d’injustifiées. Il affirme ne pas se laisser intimider et promet d’aller jusqu’au bout pour protéger sa réputation face à ce qu’il considère comme une tentative de nuisance délibérée.

Kaolack : la VAE au service de la reconnaissance des acteurs de l’alphabétisation

À Kaolack, l’Inspection d’Académie a abrité, ce samedi, une journée de partage consacrée au dispositif de certification des facilitateurs en alphabétisation par la Validation des acquis de l’expérience (VAE). Cette initiative du ministère en charge du secteur vise à valoriser les compétences acquises sur le terrain par les acteurs de l’alphabétisation.

La rencontre s’est tenue en présence du directeur de l’Alphabétisation et des Langues nationales, Aliou Fall, accompagné d’une délégation composée notamment d’agents de la Division des examens et concours.

Prenant la parole, l’inspecteur d’Académie de Kaolack, Samba Diakhaté, a rappelé que cette initiative vient corriger une insuffisance longtemps décriée dans le sous-secteur.

« En matière d’alphabétisation, l’un des problèmes majeurs reste la non-prise en compte des acquis de l’expérience. Certains acteurs cumulent plus de dix ans d’expérience sans pouvoir bénéficier d’une reconnaissance officielle, faute d’intégration dans le système formel », a-t-il expliqué.

Ce manque de reconnaissance a été perçu par les acteurs comme une forme de dévalorisation. Toutefois, le ministère s’est engagé, depuis quelques années, à corriger cette situation à travers la mise en place d’un dispositif de certification. « Cette initiative permettra à nos opérateurs en alphabétisation de faire certifier leurs compétences et de mieux contribuer au développement du pays », a ajouté M. Diakhaté.

De son côté, le directeur de l’Alphabétisation et des Langues nationales a insisté sur l’importance de la Validation des acquis de l’expérience.

Selon Aliou Fall, ce processus, engagé depuis plusieurs années, est aujourd’hui en phase de mise à l’échelle. « La VAE permet de valoriser les expériences acquises par les facilitateurs en alphabétisation. Elle ouvre également de nouvelles perspectives, tout en contribuant à améliorer la qualité des enseignements-apprentissages », a-t-il souligné.

Il a par ailleurs précisé que cette journée de partage vise à sensibiliser, informer et mettre à niveau l’ensemble des acteurs concernés afin de favoriser une meilleure appropriation du dispositif.

Malgré ces avancées, le sous-secteur de l’alphabétisation reste confronté à des difficultés majeures, notamment le sous-financement. Les responsables ont rappelé que le Programme national d’éducation des jeunes et des adultes est entièrement financé par l’État, avec des ressources limitées.

À ce jour, environ 500 classes d’alphabétisation sont ouvertes à travers le pays, un nombre jugé insuffisant pour atteindre l’objectif d’éradication de l’analphabétisme. Les acteurs ont également évoqué les recommandations de la Conférence de Bamako, qui préconisent l’allocation de 3 % du budget national au secteur, un objectif encore loin d’être atteint.

Cette journée de partage constitue ainsi une étape importante vers la professionnalisation des acteurs de l’alphabétisation et relance le débat sur les moyens à mobiliser pour relever durablement les défis du secteur.

CAN 2025 : le flou persiste après les déclarations de Patrice Motsepe, le dossier désormais entre les mains du TAS

Le président de la Confédération africaine de football, Patrice Motsepe, s’est exprimé ce dimanche 29 mars 2026 lors d’une conférence de presse tenue au Le Caire, sans pour autant dissiper les nombreuses zones d’ombre entourant la très controversée finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025 opposant le Sénégal au Maroc.

Face aux interrogations persistantes sur la décision du jury d’appel de la CAF, qui a infligé une défaite par forfait au Sénégal malgré sa victoire sur le terrain sur le score de 1-0, le dirigeant sud-africain a adopté une posture mesurée, préférant renvoyer le dossier vers le Tribunal arbitral du sport , saisi par les autorités sénégalaises. Dans ses propos, il a insisté sur la nécessité de respecter les règles en vigueur, notamment celles de la Confédération africain de football et de la Fédération internationale de football association. Il a ainsi affirmé que les distinctions matérielles, notamment le trophée et les primes, ont bien été attribuées au Sénégal, tout en rappelant que la décision juridique du jury d’appel reste en faveur du Maroc.

Dans un souci de neutralité institutionnelle, Patrice Motsepe a tenu à préciser que son opinion personnelle ne saurait interférer dans le processus en cours. Il a souligné que, qu’il soit en accord ou non avec la décision rendue, son rôle en tant que président de la CAF est de veiller à son application stricte, dans le respect des principes d’intégrité et d’impartialité qui régissent les instances du football continental et mondial.

Cependant, cette prise de parole n’a pas permis de faire avancer concrètement le dossier, qui demeure au cœur des tensions entre les différentes parties. Selon plusieurs sources proches de l’instance, la question de cette finale polémique n’a pas été abordée en profondeur lors des récentes réunions internes de la CAF, ce qui alimente davantage les interrogations et les frustrations, notamment du côté sénégalais.

Par ailleurs, la Fédération sénégalaise de football se retrouve dans une situation délicate, puisqu’elle n’a toujours pas reçu les motivations détaillées de la décision rendue par le jury d’appel. Ce document est pourtant crucial pour préparer efficacement son recours devant le Tribunal arbitral du sport, seule juridiction désormais compétente pour trancher définitivement ce litige.

Dans ce contexte particulièrement tendu, la CAF semble avoir choisi de maintenir une position d’attente, privilégiant une stricte neutralité en attendant la décision finale du TAS. Cette posture, bien que conforme aux procédures, contribue néanmoins à prolonger le climat d’incertitude autour de l’issue réelle de cette finale.

Crise autour de la CAN 2025 : Patrice Motsepe attendu au Sénégal pour apaiser les tensions

Le président de la Confédération africaine de football, Patrice Motsepe, a annoncé ce dimanche son intention d’effectuer une visite au Sénégal dans les prochaines semaines. Cette démarche intervient dans un contexte de fortes tensions entre l’instance dirigeante du football africain et les autorités ainsi que les responsables du football sénégalais, à la suite du retrait de l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations 2025 au Sénégal. Une décision qui continue de susciter incompréhensions et accusations, notamment des soupçons de corruption visant la CAF.

Face à cette situation délicate, le dirigeant sud-africain a tenu à apaiser les esprits en mettant en avant le rôle fédérateur du football. Il a insisté sur la nécessité de préserver l’unité entre les peuples africains, rappelant que ce sport ne doit en aucun cas être une source de division ou de tensions. Selon lui, la mission première de la CAF reste de renforcer les liens entre les nations, en particulier entre le Sénégal et le Maroc, deux pays au cœur de cette controverse.

Dans cette optique, Patrice Motsepe a souligné l’importance des relations historiques entre les peuples sénégalais et marocain, appelant à leur consolidation malgré le différend actuel. Il a affirmé sa volonté personnelle ainsi que celle de la CAF de veiller à ce que ces relations continuent de se développer dans un climat de respect et de coopération.

Par ailleurs, le président de la CAF a annoncé qu’il se rendra également prochainement au Maroc. Cette visite s’inscrit dans la même dynamique de dialogue et d’apaisement, alors que le contentieux lié à l’attribution de la CAN 2025 a été porté devant le Tribunal arbitral du sport, une instance indépendante chargée de trancher les litiges dans le domaine sportif.

Guinguinéo – Saté Waly : l’Association des élèves et étudiants mise sur le savoir avec une nouvelle bibliothèque

À Saté Waly, dans le département de Guinguinéo, région de Kaolack, l’Association des élèves et étudiants a marqué un temps fort de ses traditionnelles 72 heures d’activités en procédant à l’inauguration de la bibliothèque « Capitaine Abdoulaye Alphonse Lucien Ndiaye ». Une initiative qui s’inscrit dans une dynamique citoyenne portée depuis plus d’une décennie par cette organisation engagée dans la promotion de l’éducation et du développement local.

Comme chaque année, ces 72 heures d’activités ont mobilisé élèves, étudiants, autorités locales et populations autour de diverses manifestations culturelles, éducatives et sociales. Mais l’édition de cette année restera particulièrement marquante avec la mise en service de cette infrastructure dédiée au savoir.

Selon le coordonnateur national du projet DGD-22-26, Papa Samba Ba, cette bibliothèque vise à offrir aux jeunes un cadre propice à l’apprentissage, à la recherche et à la réussite scolaire. « Cet espace est un outil essentiel pour accompagner les élèves dans leurs études et contribuer à l’émergence d’une génération instruite et compétente », a-t-il souligné.

L’infrastructure porte le nom du capitaine Abdoulaye Alphonse Lucien Ndiaye, une figure emblématique originaire de Saté Waly. Né le 1er juillet 1928, il s’est engagé dans l’armée française en 1946 avant de rejoindre les forces armées africaines après les indépendances. Il a occupé des fonctions importantes, notamment en tant que commandant du corps national des sapeurs-pompiers en 1965, où il a initié plusieurs réformes dans un contexte marqué par de nombreux défis.

Son parcours a également été marqué par des épreuves, notamment son arrestation en mars 1967 dans un climat politique tendu, sous la présidence de Léopold Sédar Senghor. Accusé de non-dénonciation présumée de complot, il a été détenu et interrogé aux côtés d’autres militaires et civils. Son témoignage reste aujourd’hui un pan important de la mémoire historique du Sénégal.

À travers le choix de ce nom, les initiateurs de la bibliothèque entendent non seulement rendre hommage à un fils du terroir, mais aussi transmettre aux jeunes générations des valeurs de courage, d’engagement et de résilience.

Les populations de Saté Waly ont salué cette réalisation, perçue comme un levier essentiel pour l’éducation et le développement de la localité. Pour l’Association des élèves et étudiants, cette bibliothèque n’est qu’une étape dans un engagement durable visant à renforcer l’accès au savoir et à promouvoir l’excellence académique en milieu rural.

Kaolack : le PDS critique la gestion municipale et appelle à un audit du « cœur de ville »

La Fédération urbaine du Parti démocratique sénégalais (PDS) de Kaolack est montée au créneau ce samedi 28 mars 2026 pour dresser un diagnostic sévère de la gestion municipale. Face à la presse, ses responsables ont dénoncé les difficultés persistantes auxquelles font face les populations kaolackoises, pointant ce qu’ils considèrent comme des insuffisances dans la gouvernance locale.

Selon les libéraux, la mairie peine jusqu’ici à apporter des réponses concrètes aux préoccupations des citoyens. Dans cette dynamique, la structure politique préconise la mise en place d’un audit approfondi de la gestion municipale, avec un accent particulier sur le projet du « cœur de ville ». Les responsables du PDS exigent ainsi que toute la lumière soit faite sur le respect des engagements pris entre l’homme d’affaires Serigne Mboup et l’ancien président de la République, Me Abdoulaye Wade, concernant l’exploitation et l’aménagement de cet espace stratégique.

Par ailleurs, la Fédération urbaine du PDS a exprimé son opposition à la poursuite des travaux du stade municipal, appelant à leur arrêt immédiat. Une position qui s’inscrit, selon ses membres, dans une volonté de réorienter les priorités vers des investissements jugés plus urgents pour les populations.

Autre point soulevé lors de cette sortie médiatique : la situation du port de Kaolack. Considéré comme un levier essentiel du développement économique régional, cet outil est aujourd’hui en perte de vitesse. Le président de la Fédération urbaine du PDS à Kaolack, Matar Ba, et ses alliés plaident ainsi pour le dragage du port, une condition qu’ils jugent indispensable à sa relance et à la dynamisation de l’économie locale.

Sur le plan politique, les responsables libéraux ont lancé un appel à l’unité des militants et des cadres du parti en perspective des prochaines échéances électorales. Ils invitent à dépasser les divergences internes afin de renforcer la cohésion et la mobilisation.

Dans la même veine, Matar Ba a annoncé la participation du PDS aux élections municipales prévues en 2027, affirmant la volonté du parti de reconquérir des positions stratégiques à l’échelle locale.

Cette sortie médiatique du PDS s’inscrit dans un contexte politique marqué par une recomposition des forces et une montée des enjeux autour de la gouvernance territoriale, notamment dans une ville comme Kaolack, au cœur des dynamiques économiques du centre du pays.

Affaire AEE Power/ASER : Thierno Alassane Sall accuse Ousmane Sonko de contradictions et interpelle le régime

La polémique autour du projet AEE Power/ASER connaît un nouveau rebondissement au Sénégal, à la suite d’une sortie du Premier ministre Ousmane Sonko lors de sa visite à Fissel. Ses déclarations, mettant en cause le député Thierno Alassane Sall dans le blocage supposé du projet, ont suscité une vive réaction de ce dernier, qui dénonce des propos incohérents et accuse le régime en place de manipulation.

Dans une prise de parole au ton ferme, Thierno Alassane Sall rejette catégoriquement les accusations portées contre lui. Il s’étonne notamment qu’on puisse lui attribuer une quelconque responsabilité dans le ralentissement du projet, alors même qu’il n’exerce pas le pouvoir exécutif. Selon lui, cette sortie soulève une interrogation fondamentale sur la réalité du pouvoir au sommet de l’État, évoquant implicitement le rôle du président Bassirou Diomaye Faye dans la gestion des affaires publiques.

Le député va plus loin en pointant ce qu’il considère comme une contradiction majeure au sein du pouvoir. Il rappelle que, depuis près de deux ans, les autorités, leurs soutiens politiques et médiatiques n’ont cessé d’affirmer que le projet AEE Power/ASER suivait son cours normal. Dès lors, il juge incompréhensible que l’on tente aujourd’hui de lui imputer un blocage, y voyant une tentative de diversion face à des zones d’ombre persistantes dans ce dossier.

Au cœur de sa charge, Thierno Alassane Sall évoque également la question des 37 milliards de francs CFA liés au projet. Il interpelle directement le gouvernement sur la destination de ces fonds, estimant que les Sénégalais sont en droit d’exiger des réponses claires et transparentes. Pour lui, la sortie d’Ousmane Sonko constitue un aveu involontaire qui fragilise davantage la communication du pouvoir sur ce dossier sensible.

Sénégal–Pérou : les Lions de la Teranga imposent leur loi et creusent l’écart

Le Sénégal confirme sa montée en puissance face au Pérou dans une rencontre maîtrisée de bout en bout. À la 54e minute, les Lions de la Teranga ont fait le break en portant le score à 2-0, récompensant une domination nette tant dans l’engagement que dans la qualité du jeu proposé.

Déjà solides en première période, les hommes de Pape Thiaw ont poursuivi sur le même rythme après la pause, mettant constamment sous pression une défense péruvienne fébrile. C’est sur une nouvelle erreur défensive que le Sénégal a su faire la différence. Opportuniste, Ismaïla Sarr a parfaitement exploité l’offrande en faisant preuve de sang-froid devant le but pour inscrire le deuxième but sénégalais.

Ce but vient concrétiser la supériorité des Lions dans tous les compartiments du jeu. Plus agressifs dans les duels, mieux organisés tactiquement et surtout plus précis dans les transmissions, les Sénégalais dictent le tempo de la rencontre. Leur capacité à se projeter rapidement vers l’avant et à occuper efficacement les trente derniers mètres met en grande difficulté la défense adverse, incapable de contenir les assauts répétés.

En face, le Pérou tente de réagir, mais ses offensives manquent de tranchant et se heurtent à un bloc sénégalais bien en place. Les rares incursions sud-américaines sont rapidement neutralisées, illustrant la rigueur défensive et la discipline collective du Sénégal.

Grève dans les transports : le gouvernement entre fermeté et appel au dialogue à l’approche des fêtes

À la suite de la rencontre tenue le 26 mars 2026 entre le gouvernement et les acteurs des transports routiers, le climat reste mitigé dans le secteur. Cette réunion, qui visait à examiner les plateformes revendicatives déposées par plusieurs organisations syndicales, n’a pas permis d’aboutir à un consensus global, même si une partie importante des acteurs a décidé de ne pas suivre le mot d’ordre de grève.

En effet, malgré les discussions engagées avec les autorités, certaines organisations syndicales ont maintenu leur décision d’observer une grève de trois jours, prévue du 30 mars au 1er avril 2026. Une position qui laisse présager des perturbations dans le transport public et privé, notamment dans un contexte particulièrement sensible marqué par l’approche de la fête de l’indépendance du 4 avril et de la célébration de Pâques.

Conscient des enjeux, le ministre des Transports terrestres et aériens, Yankhoba Diémé, a pris les devants à travers une lettre circulaire adressée aux gouverneurs de région. Dans ce document, il alerte sur les risques de désorganisation du secteur et appelle les autorités administratives à anticiper les éventuelles difficultés liées à ce mouvement d’humeur.

Le ministre insiste notamment sur la nécessité de garantir la continuité du service pour les usagers qui dépendent quotidiennement des transports. Il demande ainsi aux gouverneurs de prendre toutes les mesures appropriées pour accompagner et sécuriser les exploitants qui choisiront de poursuivre leurs activités durant la période de grève. L’objectif affiché est d’éviter un blocage total du secteur et de limiter les impacts économiques et sociaux.

Dans le même temps, Yankhoba Diémé réaffirme la position du gouvernement, qui se veut à la fois ouverte et ferme. Il souligne que les autorités restent disposées à poursuivre le dialogue avec les syndicats afin de trouver des solutions durables aux revendications exprimées. Toutefois, il prévient que l’État ne tolérera aucun acte portant atteinte à la liberté de circulation des personnes et des biens, un principe fondamental que le gouvernement entend faire respecter.

Triomphe sénégalais au Stade de France : une célébration grandiose autour du trophée de la CAN 2025

Le Stade de France a vibré intensément ce samedi 28 mars 2026 à l’occasion de la présentation du trophée de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, dans une atmosphère empreinte de fierté et d’émotion. Quelques instants après la prestation magistrale de Youssou Ndour, l’entrée du trophée sur la pelouse a déclenché une ovation spectaculaire des 70 000 spectateurs présents, majoritairement acquis à la cause sénégalaise.

Porté par le capitaine Kalidou Koulibaly, accompagné du sélectionneur Pape Thiaw et de l’ensemble de l’effectif national, le prestigieux trophée a été présenté dans une mise en scène soigneusement orchestrée. Cette séquence, à la fois solennelle et festive, a permis de magnifier le parcours exceptionnel des Lions de la Teranga, tout en renforçant le lien fort entre l’équipe et ses supporters.

Sur la pelouse, les joueurs ont effectué plusieurs tours d’honneur, offrant au public un moment de communion rare. Chacun d’eux a eu l’opportunité de soulever la coupe, sous les acclamations continues d’un public conquis. L’énergie qui se dégageait des tribunes traduisait non seulement la reconnaissance du succès sportif, mais également l’attachement profond à une équipe devenue symbole d’unité nationale.

Dans les gradins, les couleurs du Sénégal dominaient largement. Les drapeaux flottaient avec fierté, tandis que chants traditionnels et slogans résonnaient dans toute l’enceinte. Cette mobilisation massive de la diaspora sénégalaise installée en région parisienne a donné à l’événement une dimension particulière, transformant cette célébration sportive en une véritable fête culturelle.

L’organisation de cette cérémonie a été assurée avec précision par la Fédération Sénégalaise de football en collaboration avec les responsables du stade. Programmée en amont du match amical face au Pérou, elle a permis à l’ensemble des spectateurs de vivre pleinement ce moment historique. Les joueurs, encadrés par le staff technique, ont suivi un protocole bien défini afin de valoriser le trophée tout en saluant le public.

Affaire Pape Cheikh Diallo : un chanteur de xasida interpellé, la liste des suspects s’allonge

La Brigade de recherches de la compagnie de gendarmerie de Keur Massar a procédé à une nouvelle arrestation dans le cadre de l’affaire impliquant Pape Cheikh Diallo et ses présumés complices. Cette interpellation porte désormais à 52 le nombre de personnes arrêtées depuis le début de l’enquête, signe de l’ampleur et de la complexité du dossier.

Le dernier suspect appréhendé est Ass Dione, plus connu du grand public sous son nom de scène Ass Xasida. Artiste évoluant dans le registre du xasida, un genre musical profondément ancré dans la tradition religieuse sénégalaise, il rejoint ainsi une liste déjà longue de personnes soupçonnées d’être liées à cette affaire aux multiples ramifications.

Selon des sources concordantes, les éléments de la gendarmerie ont agi dans le cadre de la poursuite des investigations en cours, lesquelles visent à faire toute la lumière sur les faits reprochés aux différents mis en cause. L’interpellation de cette figure du milieu artistique suscite déjà de nombreuses réactions, tant dans l’opinion publique que dans les cercles culturels.

Le procureur de la République, Saliou Dicko, a été officiellement informé de cette nouvelle évolution. Sous son autorité, l’enquête se poursuit activement afin de déterminer les responsabilités de chacun et de reconstituer les faits avec précision.

À ce stade, les autorités judiciaires restent discrètes sur les charges exactes retenues contre les suspects, privilégiant la rigueur de la procédure et la préservation du secret de l’instruction. Toutefois, le nombre élevé d’interpellations laisse entrevoir une affaire d’envergure, susceptible d’impliquer plusieurs réseaux ou ramifications encore en cours d’identification.

« XOROM NALA » : Kaolack ambitionne de s’imposer sur le marché international

À Sing-Sing, dans la commune de Kaolack, la société Le Comptoir du Sel a procédé au lancement officiel de sa nouvelle marque de sel baptisée « XOROM NALA ». Une initiative à forte portée économique et sociale, qui ambitionne de repositionner la région comme un pôle stratégique de production et de transformation du sel.

Une valorisation des ressources locales

Ce lancement s’inscrit dans une dynamique de valorisation du sel local, ressource emblématique du Saloum. À travers « XOROM NALA », l’entreprise entend promouvoir la transformation industrielle sur place, afin de créer davantage de valeur ajoutée et de réduire la dépendance aux importations.

Selon sa directrice, Awa Sarr Sy, cette initiative est née d’une volonté claire :

« Contribuer au développement économique de la région de Kaolack à partir de son immense potentiel, notamment dans la filière du sel. »

Structurer une filière en difficulté

Le projet met en lumière les difficultés rencontrées par les producteurs locaux, souvent dispersés entre Kaolack, Kaffrine et Fatick, et confrontés à des problèmes d’écoulement et d’organisation.

En s’appuyant sur des partenaires techniques comme la Chambre de commerce et d’industrie, Le Comptoir du Sel œuvre à structurer la filière, à améliorer les conditions de production et à garantir des débouchés plus stables aux acteurs.

Promouvoir le consommer local et créer de l’emploi

Au-delà de la production, la marque « XOROM NALA » se positionne comme un symbole du « consommer local ». L’entreprise appelle ainsi chaque ménage à adopter ce produit national, accessible et destiné en priorité aux populations sénégalaises.

Ce projet devrait également générer des emplois pour les jeunes et les femmes, notamment dans les domaines de la transformation, du conditionnement et de la distribution.

Une ambition nationale et internationale

Déjà présente dans plusieurs circuits de distribution, la marque enregistre une forte demande. L’entreprise fournit des industries nationales avec des volumes estimés à 40 tonnes, tout en exportant du sel en vrac vers des pays de la sous-région comme la Guinée, le Mali et le Burkina Faso.

Dans cette dynamique, Awa Sarr Sy affiche des ambitions claires : conquérir le marché international et faire du sel de Kaolack une référence au-delà des frontières.

Un appel à l’accompagnement institutionnel

Pour consolider cette croissance, la directrice plaide pour un accompagnement accru des autorités territoriales et étatiques. Elle insiste sur la nécessité de soutenir les initiatives locales capables de transformer durablement les économies régionales.

Avec « XOROM NALA », Kaolack confirme ainsi son potentiel en tant que hub économique du Saloum, où innovation locale et ressources naturelles se conjuguent pour impulser un développement inclusif et durable.

Dyarchie au sommet de l’État : Penda Mbow appelle à une réforme constitutionnelle pour clarifier le pouvoir

Au Sénégal, la configuration actuelle du pouvoir exécutif suscite de plus en plus de débats. Alors que la Constitution consacre un régime présidentiel fort, la relation entre le président de la République Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko semble redéfinir, dans la pratique, les équilibres institutionnels au sommet de l’État. Cette situation, perçue par certains comme une forme de dyarchie, alimente interrogations et inquiétudes dans le champ politique.

Depuis le congrès de la coalition DiomayePrésident et le lancement parallèle de l’Alliance Patriotique pour le Travail et l’Éthique, les relations entre les deux têtes de l’exécutif donnent le sentiment d’un passage progressif d’un duo complémentaire à une rivalité feutrée. Une évolution qui, sans être officiellement conflictuelle, laisse entrevoir des divergences dans l’exercice du pouvoir et dans la définition des priorités politiques.

C’est dans ce contexte que l’historienne et ancienne ministre Penda Mbow a pris la parole, à l’occasion d’un panel consacré aux causes profondes de l’instabilité au Sahel. Elle a exprimé de manière claire ses préoccupations face à ce qu’elle considère comme une anomalie institutionnelle. Selon elle, le Sénégal se retrouve aujourd’hui dans une situation inédite où deux figures exercent une influence déterminante au sommet de l’État, une configuration qui ne correspond pas à l’esprit de la Constitution.

Pour Penda Mbow, cette dualité ne peut être laissée en l’état. Elle estime que le cadre juridique actuel est en décalage avec la réalité politique observée. Dans un régime présidentiel, rappelle-t-elle, le chef de l’État est censé incarner pleinement le pouvoir exécutif. Or, la légitimité politique dont bénéficie le Premier ministre, notamment auprès d’une large frange de la jeunesse, vient brouiller cette architecture institutionnelle.

L’universitaire souligne que cette légitimité parallèle repose sur le parcours politique d’Ousmane Sonko et sur l’adhésion populaire dont il continue de jouir. Ce facteur rend, selon elle, l’exercice du pouvoir plus complexe pour le président Bassirou Diomaye Faye, dans la mesure où la Constitution ne prévoit pas une répartition aussi marquée de l’influence au sein de l’exécutif.

Face à cette situation inédite, Penda Mbow plaide pour une réforme constitutionnelle en profondeur. Elle propose notamment d’ouvrir le débat sur un éventuel passage à un régime parlementaire, qui permettrait de mieux refléter les réalités politiques actuelles et d’instaurer un équilibre plus clair entre les différents pôles de pouvoir. Une telle réforme, selon elle, offrirait un cadre institutionnel plus adapté à la dynamique politique du pays.

Par ailleurs, l’ancienne ministre de la Culture s’est montrée critique à l’égard de certaines orientations politiques portées par le Premier ministre, notamment en ce qui concerne le rôle du parti dans la gestion de l’État. Elle met en garde contre toute tentative de retour à un modèle de parti-État, qu’elle considère comme dépassé et incompatible avec les exigences démocratiques contemporaines.

Penda Mbow insiste sur le fait qu’aucune formation politique, dans le contexte actuel, ne dispose des capacités nécessaires pour régenter à elle seule l’ensemble de la société. Elle appelle plutôt à une approche fondée sur une participation citoyenne élargie, seule à même de répondre efficacement aux défis de développement auxquels le Sénégal est confronté.

Trafic de drogue à la frontière sénégalo-malienne : 16 kg de chanvre indien saisis par le GARSI 1 à Sinthiou Deboukholé

Dans la nuit du 24 au 25 mars 2026, une opération de surveillance menée par les éléments du Groupement d’action rapide de surveillance et d’intervention (GARSI 1) a permis de mettre la main sur un trafiquant de drogue dans une zone stratégique proche de la frontière entre le Sénégal et le Mali.

L’interception s’est déroulée à l’intersection de la route nationale 2 (RN2) et de la piste menant à Amadji, dans la localité de Sinthiou Deboukholé. Cette zone, connue pour être un point de passage discret, est régulièrement surveillée par les forces de défense et de sécurité en raison des activités illicites qui s’y développent.

Selon les informations recueillies, le suspect circulait à moto et transportait une importante cargaison de chanvre indien. Au total, 16 kilogrammes de drogue ont été découverts, soigneusement conditionnés, ce qui laisse penser à une opération de convoyage bien organisée en direction d’autres destinations, probablement à l’intérieur du territoire ou au-delà des frontières.

C’est au cours d’une patrouille nocturne que les agents du GARSI 1 ont repéré le comportement suspect de l’individu. Leur intervention rapide a permis de procéder à son interpellation sans incident majeur. La drogue saisie a immédiatement été placée sous scellés, conformément aux procédures en vigueur en matière de lutte contre le trafic de stupéfiants.

Après son arrestation, le suspect ainsi que la marchandise ont été remis à la brigade de gendarmerie de Kidira, territorialement compétente, pour la suite des investigations. Une enquête judiciaire a été ouverte afin de faire toute la lumière sur cette affaire.

Les autorités cherchent désormais à remonter la filière. Les investigations en cours visent notamment à identifier les commanditaires de ce trafic, à comprendre les circuits d’approvisionnement et à démanteler les réseaux de distribution opérant dans cette zone frontalière sensible.

ONU : le Nigeria s’oppose à la candidature de Macky Sall et dénonce une entorse aux règles diplomatiques

La candidature de Macky Sall au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies continue de susciter des remous au sein du continent africain. Après la prise de position officielle du Sénégal, c’est désormais la Nigeria qui monte au créneau pour contester la démarche engagée au niveau de l’Union africaine.

Dans une note verbale datée du 27 mars 2026 et adressée à la Commission de l’Union africaine depuis Addis-Abeba, l’ambassade de la République fédérale du Nigeria et sa mission permanente auprès de l’UA et de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (UNECA) ont exprimé une opposition claire à la désignation de Macky Sall comme candidat de consensus du continent africain.

Au cœur de la contestation nigériane figure une critique de fond sur la procédure ayant conduit à cette initiative. Abuja estime que la décision de proposer l’ancien président sénégalais comme candidat africain au poste de Secrétaire général de l’ONU est « incorrecte sur le plan procédural ». Le Nigeria déplore notamment que les mécanismes établis au sein de l’Union africaine n’aient pas été respectés, en particulier l’absence d’un examen approfondi par le Comité ministériel chargé des candidatures.

Dans son argumentaire, le Nigeria insiste sur son attachement à un ordre international fondé sur des règles claires, des procédures rigoureuses et des principes multilatéraux. Il rappelle que les États membres de l’Union africaine sont tenus de respecter ces normes, qui constituent le socle de la crédibilité diplomatique du continent sur la scène internationale. En ce sens, Abuja considère que la démarche actuelle fragilise non seulement la cohérence interne de l’organisation, mais aussi sa position dans les grandes négociations internationales.

Au-delà de la question procédurale, la note verbale soulève également un enjeu de principe lié à la rotation régionale pour le poste de Secrétaire général des Nations Unies. Le Nigeria rappelle qu’il est généralement admis que ce poste suit une forme d’équilibre géographique entre les différentes régions du monde. Selon cette logique, il reviendrait cette fois à l’Amérique du Sud et à la région des Caraïbes de proposer un candidat. Or, l’Afrique reconnaissant les Caraïbes comme sa « sixième région », Abuja estime qu’une candidature africaine à ce stade pourrait être perçue comme une remise en cause de cette pratique diplomatique.

Le document met en garde contre les conséquences d’une telle entorse aux usages établis. Pour le Nigeria, ignorer ce principe de rotation pourrait affaiblir la position de l’Afrique dans les négociations futures et compromettre ses intérêts stratégiques à long terme. Cette lecture traduit une vision plus globale des équilibres internationaux, où chaque décision doit s’inscrire dans une logique de continuité et de respect des engagements implicites entre régions.

Enfin, Abuja exprime sa surprise face à la rapidité du processus. La note souligne que les États membres ont disposé de très peu de temps pour examiner une décision d’une telle importance, sans qu’elle ne fasse l’objet d’un débat approfondi. Cette précipitation est perçue comme un manquement aux standards de gouvernance de l’Union africaine, renforçant ainsi les réserves du Nigeria.

Toutefois, le pays tient à préciser que son opposition ne vise pas la personne de Macky Sall ni le Sénégal en tant qu’État. Il s’agit, selon les termes de la note, d’une réserve fondée exclusivement sur des considérations de procédure et de principe. Une nuance importante qui vise à éviter toute interprétation politique ou diplomatique hostile à l’égard du candidat.

Cette nouvelle prise de position vient accentuer les divisions au sein de l’Union africaine sur ce dossier sensible. Entre soutien affiché par certains États, réserves procédurales et désengagement du Sénégal lui-même, la candidature de Macky Sall apparaît désormais au cœur d’un débat complexe mêlant enjeux institutionnels, rivalités diplomatiques et équilibres géopolitiques.

ONU : Abdou Mbow défend une candidature de Macky Sall qu’il juge toujours « crédible et actuelle »

Le député Abdou Mbow, membre de l’Alliance pour la République (APR), est sorti de sa réserve pour réagir à la situation entourant la candidature de l’ancien président Macky Sall au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies. Dans un contexte marqué par l’échec de la procédure d’adoption au sein de l’Union africaine, le parlementaire a tenu à relativiser la portée de cet épisode, qu’il ne considère pas comme un désaveu du candidat sénégalais.

Selon Abdou Mbow, la candidature de Macky Sall demeure « plus que jamais crédible et actuelle ». Il insiste sur le fait que la dynamique diplomatique en faveur de l’ancien chef de l’État n’est pas remise en cause, en dépit des obstacles procéduraux rencontrés à Addis-Abeba. À ses yeux, l’interprétation d’un rejet massif ne correspond pas à la réalité des positions exprimées par les États africains.

Le député avance que 34 pays auraient marqué leur accord pour l’adoption de la résolution, contre 20 ayant formulé des objections. Il nuance toutefois la portée de ces contestations, affirmant qu’elles ne traduisent pas une opposition politique à la candidature de Macky Sall, mais plutôt des réserves sur la méthode employée. En cause, le recours à la procédure dite de « non-objection », dont le délai de 24 heures a été jugé insuffisant par plusieurs États membres. Abdou Mbow souligne d’ailleurs que certains pays, notamment le Liberia et l’Égypte, seraient revenus sur leur position en retirant leurs objections initiales.

Dans son intervention, le parlementaire s’est également prononcé sur la position des autorités sénégalaises actuelles, qui ont déclaré ne pas être concernées par cette candidature. Une posture que conteste Abdou Mbow, affirmant que Macky Sall aurait informé le président en exercice de sa démarche. Il évoque l’existence d’un courrier adressé à Bassirou Diomaye Faye, laissant entendre qu’il y aurait eu une communication préalable entre les deux hommes sur cette initiative.

Au-delà des divergences d’interprétation, Abdou Mbow appelle à considérer le processus dans sa globalité. Il rappelle que la désignation du Secrétaire général des Nations Unies ne se limite pas à une validation au niveau africain, mais implique également des étapes décisives au sein du Conseil de sécurité, avant toute nomination définitive. Dans cette perspective, il estime que la candidature de Macky Sall conserve des marges de progression.

Thiaroye : la justice française reconnaît une faute de l’État et ouvre une brèche dans la quête de vérité

C’est une décision à forte portée symbolique et juridique qui a été rendue ce vendredi 27 mars 2026 par le tribunal administratif de Paris. Pour la première fois, la justice administrative française reconnaît la responsabilité de l’État pour ne pas avoir mobilisé tous les moyens nécessaires afin d’éclairer les circonstances exactes de la mort d’un tirailleur africain tué en décembre 1944.

Dans son communiqué, la juridiction souligne que pendant des décennies, les autorités françaises ont transmis à la famille du soldat des informations erronées ou incomplètes. Plus grave encore, elle estime que l’État n’a pas entrepris les démarches suffisantes pour établir la vérité sur les conditions précises du décès ni sur le lieu de sépulture du militaire, laissant ainsi ses proches dans une incertitude prolongée.

Si le tribunal n’a pas pu condamner la France pour le décès lui-même, en raison de la prescription des faits remontant à plus de 80 ans, il a néanmoins retenu une faute lourde dans la gestion de la mémoire et dans le devoir d’information envers les familles. Cette carence a été jugée constitutive d’un préjudice moral, pour lequel une indemnisation de 10 000 euros a été accordée au fils du tirailleur.

La décision met également en lumière les contradictions de la version officielle longtemps défendue par la France. Après les faits, les autorités avaient qualifié le soldat de « déserteur », affirmé que sa solde lui avait été versée et justifié l’intervention militaire comme une « réaction proportionnée ». Des éléments aujourd’hui battus en brèche par les recherches historiques et les témoignages, qui décrivent un épisode bien plus sombre.

Ce jugement s’inscrit dans le prolongement du drame du massacre de Thiaroye, survenu le 1er décembre 1944 dans un camp militaire situé près de Dakar. Ce jour-là, des tirailleurs originaires de plusieurs territoires d’Afrique de l’Ouest, de retour du front européen où ils avaient combattu pour la libération de la France, ont été pris pour cible par l’armée française alors qu’ils réclamaient le paiement de leurs arriérés de solde.

Pendant des décennies, cet épisode est resté entouré d’opacité, tant sur le nombre exact de victimes que sur les circonstances précises de l’intervention militaire et l’emplacement des fosses communes. En 2024, le président Emmanuel Macron avait franchi un pas en reconnaissant officiellement qu’il s’agissait d’un « massacre », rompant ainsi avec des années de silence ou de déni partiel.

La décision du tribunal administratif de Paris marque une avancée majeure pour les familles des victimes. Elle reconnaît non seulement une défaillance de l’État dans la recherche de la vérité, mais légitime aussi une quête mémorielle vieille de plusieurs décennies. Pour les descendants des tirailleurs, cette reconnaissance judiciaire constitue une première victoire, même partielle, dans un combat visant à réhabiliter l’honneur des soldats et à établir une vérité historique complète.

Indépendance du Sénégal : plus de 5 000 participants attendus dans la zone militaire n°3

À l’approche de la célébration de la fête de l’indépendance du Sénégal , prévue le 4 avril, les préparatifs s’intensifient dans la zone militaire n°3 couvrant Kaolack, Kaffrine et Fatick. Face à la presse, le commandant de ladite zone, le colonel Massamba Thiam, a décliné les grandes lignes du dispositif organisationnel de cet événement marquant l’accession du pays à la souveraineté internationale.

Selon le commandant de zone, les festivités démarreront le 2 avril avec une répétition générale destinée à peaufiner le déroulement des différentes séquences. Le 3 avril sera consacré à la traditionnelle retraite aux flambeaux, animée par la fanfare des armées dans les chefs-lieux de région, avec une forte mobilisation populaire attendue.

Le point d’orgue interviendra le 4 avril avec un important défilé militaire, paramilitaire et civil. Au total, 5 086 éléments des Forces de défense et de sécurité (FDS), ainsi que des civils, prendront part à cet événement dans les trois régions. Dans le détail, 948 FDS défileront à Kaolack, 430 à Kaffrine et 633 à Fatick.

La participation civile sera également significative, avec la présence d’établissements scolaires, de mouvements de jeunesse, d’anciens combattants, de collectivités territoriales ainsi que de conducteurs de motos « Jakarta », soumis à des mesures strictes de sécurité. Les majorettes viendront, quant à elles, rehausser l’animation du défilé.

En termes de mobilisation globale, Kaolack enregistrera environ 1 959 participants, contre 1 438 à Kaffrine et 1 689 à Fatick, confirmant l’ampleur de l’événement dans la zone centre du pays.

Par ailleurs, une innovation majeure est annoncée à Kaolack avec la délocalisation du défilé. Habituellement organisé sur l’avenue El Hadji Ibrahima Niass, il se tiendra cette année à l’intersection de la route nationale n°1 et de ladite avenue.

Enfin, le colonel Massamba Thiam a lancé un appel aux populations des trois régions à se mobiliser massivement pour célébrer cette fête nationale dans l’unité et le civisme. Cette édition 2026 est placée sous le thème : « Les Forces de défense et de sécurité, partenaires des Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026 ».

Candidature de Macky Sall à l’ONU : l’Union africaine acte un échec après une fronde de vingt États membres

Dans une note officielle datée du 27 mars 2026, la Commission de l’Union Africaine a annoncé l’échec de la procédure visant à entériner la candidature de Macky Sall au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies. Cette décision marque un tournant inattendu dans un processus qui, jusqu’ici, semblait engagé vers une validation formelle au niveau continental.

La procédure adoptée reposait sur le mécanisme dit de « procédure de silence », un dispositif diplomatique qui permet l’adoption d’une décision en l’absence d’objection explicite des États membres dans un délai imparti. Fixée au 27 mars, cette échéance devait donc consacrer un soutien tacite à la candidature de l’ancien chef de l’État sénégalais. Toutefois, le scénario a basculé à la dernière minute avec une contestation significative au sein de l’organisation.

Selon le document officiel, vingt États membres ont rompu le silence, empêchant de facto l’adoption du projet de décision. Ce niveau d’opposition, particulièrement élevé dans ce type de procédure habituellement consensuelle, traduit des divergences profondes entre pays africains sur l’opportunité de soutenir un candidat unique pour représenter le continent à la tête de l’Organisation des Nations Unies.

Face à cette situation, la Commission de l’Union africaine a été contrainte de constater l’échec du processus. Le texte précise clairement que le projet de décision relatif à la candidature de Macky Sall n’a pas été adopté, ce qui annule automatiquement toute forme de soutien officiel de l’organisation continentale. Cette absence d’aval collectif affaiblit considérablement les chances de l’ancien président sénégalais dans la course à la succession du Secrétaire général de l’ONU, un poste stratégique sur la scène internationale.

Cet épisode met en lumière les fractures diplomatiques persistantes au sein de l’Union africaine, notamment sur les questions de représentation et de leadership continental. Il souligne également les difficultés à construire un consensus autour d’une candidature unique, dans un contexte où les ambitions nationales et les équilibres géopolitiques continuent de peser lourdement sur les décisions collectives.

Mbour : la ministre de la Justice en immersion pour une réforme en profondeur des conditions carcérales

La ministre de la Justice,Yacine Fall, a effectué ce jeudi 26 mars une visite de terrain à Mbour, dans l’ouest du Sénégal, marquant une étape importante dans sa volonté de rapprocher l’institution judiciaire des réalités quotidiennes. Cette immersion l’a conduite successivement au Tribunal de Grande Instance et à la Maison d’Arrêt et de Correction, deux structures clés du dispositif judiciaire et pénitentiaire local.

Selon un communiqué officiel de son département, cette visite s’inscrit dans une démarche d’écoute et de dialogue direct avec les acteurs du service public de la justice. Sur place, la ministre a tenu à échanger sans filtre avec les magistrats, le personnel judiciaire, les agents de l’administration pénitentiaire ainsi que les détenus. Cette approche de proximité lui a permis de recueillir des témoignages concrets sur les conditions de travail, mais aussi sur la réalité de la détention au quotidien.

Au Tribunal de Grande Instance de Mbour, les discussions ont notamment porté sur les défis liés au fonctionnement des juridictions, notamment les questions d’effectifs, de moyens logistiques et de célérité dans le traitement des dossiers. Les acteurs judiciaires ont ainsi pu exposer leurs préoccupations, tout en partageant leurs attentes en matière de réformes et d’amélioration des performances du système.

La visite à la Maison d’Arrêt et de Correction a constitué un moment fort de ce déplacement. En rencontrant directement les détenus, Yacine Fall a pu mesurer l’ampleur des difficultés liées à la surpopulation carcérale, aux conditions de vie et aux enjeux de réinsertion. Les échanges ont également permis d’aborder la question de la dignité humaine en milieu carcéral, un axe central de la politique pénitentiaire que souhaite impulser la ministre.

À travers cette initiative, l’objectif affiché est clair : engager des réformes durables pour améliorer les conditions de détention, tout en promouvant des alternatives crédibles à l’incarcération. Il s’agit également de bâtir une justice plus humaine, respectueuse des droits fondamentaux, et résolument orientée vers la réinsertion sociale des personnes privées de liberté.

Drame à la Médina : un élève de 11 ans meurt écrasé par un monte-charge sur un chantier

Un tragique accident s’est produit le mardi 24 mars 2026 aux environs de 15 heures à la rue 45×34 de la Médina, à Dakar, où un chantier d’immeuble R+6 en construction a viré au drame. Un monte-charge utilisé pour transporter des briques s’est renversé, causant la mort d’un élève de 11 ans qui se trouvait sur les lieux.

Selon les informations rapportées par le journal Libération, des ouvriers étaient en pleine manœuvre pour acheminer des briques du rez-de-chaussée jusqu’au sixième étage à l’aide d’un élévateur. Au cours de l’opération, l’appareil aurait connu une défaillance technique. La corde du dispositif, en rotation, aurait cédé ou dysfonctionné, entraînant la chute brutale du monte-charge ainsi que de son chargement.

Au moment de l’incident, plusieurs jeunes écoliers passaient à proximité du chantier. Pris de panique, certains ont réussi à s’échapper, mais l’un d’eux, identifié sous les initiales P.S. Sène, âgé de 11 ans, a été mortellement percuté. L’enfant est décédé sur le coup, plongeant le quartier dans l’émoi et la consternation.

Suite à ce drame, les autorités ont rapidement ouvert une enquête pour déterminer les circonstances exactes de l’accident et situer les responsabilités. Cinq ouvriers présents sur le chantier au moment des faits ont été interpellés par les éléments du commissariat de la Médina. Ils ont été placés en garde à vue avant d’être déférés, le 26 mars 2026, devant le parquet de Dakar.

Ces derniers sont poursuivis pour homicide involontaire, une qualification pénale qui pourrait évoluer en fonction des conclusions de l’enquête. Cette affaire relance le débat sur le respect des normes de sécurité sur les chantiers de construction, notamment dans les zones urbaines très fréquentées, où les populations, y compris les enfants, sont exposées à des risques majeurs au quotidien.

JOJ Dakar 2026 : des infrastructures achevées à près de 97 % à six mois de l’événement

Le Sénégal s’apprête à écrire une page historique du sport mondial en accueillant, pour la première fois sur le continent africain, les Jeux Olympiques de la Jeunesse de Dakar 2026, prévus du 31 octobre au 13 novembre. À six mois de ce rendez-vous international majeur, les autorités affichent un niveau d’avancement jugé très satisfaisant, avec des infrastructures réalisées à près de 97 %.

Le président du comité d’organisation, Mamadou Diagne Ndiaye, s’est voulu rassurant lors d’une déclaration faite ce jeudi 26 mars. Il a souligné que les chantiers sont dans leur phase finale, avec une mobilisation constante des équipes techniques sur le terrain. Selon lui, les visites régulières effectuées avec le ministre des Infrastructures permettent de constater une progression continue et conforme aux délais fixés. Il a ainsi indiqué que le taux de réalisation oscille actuellement entre 96 et 97 %, témoignant d’une dynamique soutenue à l’approche de la livraison définitive des ouvrages.

La remise officielle des infrastructures est d’ailleurs attendue pour la fin du mois d’avril, soit plusieurs mois avant le début des compétitions. Une avance qui devrait permettre d’entrer sereinement dans la phase opérationnelle, notamment les tests techniques et logistiques. Dans cette perspective, une visite de presse est prévue dans les deux prochains mois afin de donner un aperçu concret de l’état d’avancement des installations et de démontrer la réalité du terrain.

Les Jeux Olympiques de la Jeunesse de Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026 réuniront environ 2 700 jeunes athlètes venus du monde entier. Au total, 25 disciplines sportives officielles sont inscrites au programme, auxquelles s’ajoutent 10 disciplines de démonstration et d’engagement, parmi lesquelles le surf et le karaté. Cette diversité traduit la volonté du Comité international olympique de proposer un événement moderne, inclusif et en phase avec les nouvelles pratiques sportives des jeunes.

Les compétitions seront réparties sur huit sites officiels, organisés autour de trois pôles géographiques stratégiques. À Dakar, plusieurs lieux emblématiques accueilleront des épreuves, notamment le Stade Iba Mar Diop, la Piscine olympique et la Place du Souvenir africain. Le pôle de Diamniadio concentrera des infrastructures modernes telles que le Stade olympique et la Dakar Arena, véritables symboles de l’ambition sportive du pays. Enfin, la station balnéaire de Saly sera dédiée aux disciplines nautiques et aux sports de plage.

Contentieux CAN 2025 : le Sénégal saisit le TAS pour récupérer son sacre face au Maroc

Le Sénégal passe à l’offensive sur le terrain juridique. Après la décision controversée de la Confédération africaine de football (CAF) de lui retirer son titre de champion d’Afrique 2025 au profit du Maroc, la Fédération sénégalaise de football (FSF) a officiellement déposé un recours devant le Tribunal arbitral du sport. L’objectif est clair : faire annuler la décision de l’instance continentale et rétablir les Lions de la Teranga dans leurs droits de vainqueurs sur le terrain.

Au cœur de cette bataille judiciaire, le pool d’avocats de la FSF entend démonter point par point l’argumentaire développé par le jury d’appel de la Confédération africain de football. Ce dernier s’était appuyé sur les articles 82 et 84 de ses règlements pour considérer que le Sénégal avait abandonné la rencontre, ouvrant ainsi la voie à une victoire du Maroc sur tapis vert. Une interprétation que la partie sénégalaise juge contestable, voire inadaptée au regard des faits survenus lors de la rencontre.

Selon les éléments rapportés notamment par le média Jeune Afrique, la stratégie de défense du Sénégal repose en grande partie sur la jurisprudence du TAS, réputée plus large et plus nuancée que celle appliquée par la CAF. Contrairement à l’instance africaine, le tribunal international prend en compte un ensemble de principes complémentaires qui permettent d’apprécier les situations de manière plus fine, au-delà d’une lecture stricte des règlements.

Parmi ces principes figure en bonne place la loi 5 de l’International Football Association Board, organe garant des lois du jeu. Ce texte stipule que les décisions de l’arbitre relatives aux faits de jeu sont définitives, y compris celles concernant la validation d’un but et le résultat d’un match. Un argument de poids pour la FSF, qui soutient que le sort de la rencontre ne pouvait être modifié a posteriori par une décision administrative.

La défense sénégalaise insiste également sur un point crucial : la distinction entre une interruption temporaire du match et un abandon caractérisé. Pour les avocats, les circonstances ayant conduit à l’arrêt du jeu ne sauraient être assimilées à un refus délibéré et prolongé de reprendre la rencontre. Or, c’est précisément cette qualification d’« abandon » qui a servi de fondement à la sanction infligée par la CAF.

ONU : l’Union africaine enclenche la procédure pour porter Macky Sall à la tête du Secrétariat général

La Commission de l’Union africaine a franchi, ce jeudi 26 mars 2026, une étape majeure dans le processus de désignation d’un candidat africain au poste de Secrétaire général des Nations Unies. Réunie sous l’autorité du Bureau de l’Assemblée, l’organisation continentale a transmis un projet de décision visant à entériner officiellement la candidature de Macky Sall. Cette démarche institutionnelle marque une accélération notable dans la stratégie africaine visant à parler d’une seule voix dans la course à la succession à la tête de l’ONU.

Consignée sous la référence CCP/OSC/A/A1/056.03.26, cette initiative intervient à l’issue d’une réunion jugée stratégique, présidée par Évariste Ndayishimiye, en sa qualité de président en exercice de Union africaine. Cette rencontre a permis d’acter une convergence politique autour de la nécessité de positionner un candidat africain crédible, expérimenté et capable de fédérer au-delà du continent.

À travers ce projet de décision, la Commission de Union Africaine cherche à formaliser un soutien politique structuré à la candidature de Macky Sall, dont le profil est perçu comme répondant aux exigences d’un poste aussi stratégique. Fort de son expérience à la tête de l’État sénégalais pendant plus d’une décennie, ainsi que de son implication dans les dossiers internationaux et africains, l’ancien chef d’État bénéficie d’un capital diplomatique non négligeable.

Cette étape s’inscrit dans une dynamique plus large visant à renforcer la présence africaine dans les hautes sphères de la gouvernance mondiale, notamment au sein de Organisation des Nations Unies . Depuis plusieurs années, les États africains plaident pour une représentation plus équitable dans les instances décisionnelles internationales, estimant que le continent, fort de ses 54 pays membres, doit jouer un rôle plus central dans la définition des politiques globales.

La procédure enclenchée par la Commission devra désormais suivre plusieurs étapes diplomatiques et politiques avant d’aboutir à une désignation consensuelle. L’un des principaux enjeux réside dans la capacité de l’Union africaine à maintenir l’unité autour d’un candidat unique, condition essentielle pour peser efficacement face aux autres blocs régionaux.

Scandale au sommet : aveux en cascade après l’exploitation des téléphones saisis

L’enquête en cours prend une tournure spectaculaire. Selon des révélations du journal Libération dans sa livraison du vendredi 27 mars, plusieurs personnes impliquées dans une affaire aux ramifications complexes ont fini par céder face aux preuves extraites de leurs téléphones.

D’après le quotidien, la confrontation avec les données numériques a été décisive. Mis devant des éléments jugés accablants, Kader Dia aurait craqué lors de son audition. Après une phase de dénégation, il aurait finalement reconnu des faits compromettants, évoquant notamment une relation qu’il qualifie lui-même d’« aventure » avec Pape Cheikh Diallo, ainsi que d’autres implications encore en cours d’exploitation par les enquêteurs.

Dans le même sillage, Ousmane Kadior Ka, lui aussi confronté aux preuves techniques issues des téléphones saisis, aurait fini par passer aux aveux après avoir initialement nié toute implication. Les enquêteurs semblent s’appuyer fortement sur les échanges, contenus multimédias et historiques récupérés pour établir les responsabilités.

L’affaire prend une dimension encore plus sensible avec les déclarations de l’étudiant Khalifa Traoré . Ce dernier aurait reconnu des relations sexuelles avec Pape Cheikh Diallo, confirmant ainsi certains éléments déjà soupçonnés par les enquêteurs et renforçant la cohérence des témoignages recueillis.

Ces aveux successifs interviennent dans un contexte d’opération d’envergure. À ce stade de la procédure, l’enquête aurait déjà conduit à l’interpellation de 51 personnes, dont 47 Sénégalais, mais aussi des ressortissants étrangers, notamment un Français, un Camerounais, un Ivoirien et un Tchadien. Ce caractère multinational laisse entrevoir un réseau structuré, dont l’étendue réelle reste encore à déterminer.

Les sources proches du dossier évoquent désormais la possibilité d’une vague d’arrestations encore plus importante dans les prochains jours. Les autorités judiciaires semblent déterminées à aller au bout de cette affaire, qui pourrait révéler des ramifications inattendues dans différents milieux.

Un rendez-vous stratégique pour l’écosystème entrepreneurial africain

Dakar, 26 mars 2026 – L’hôtel Room (ex Radisson Blu Dakar) a accueilli ce jeudi un afterwork business de haut niveau organisé par Social Business Impact, réunissant près de 300 acteurs du monde entrepreneurial et de l’investissement. Cet événement marque une étape décisive pour l’écosystème africain, avec le lancement officiel du TIC – Teranga Investor Club, un cercle sélectif de jeunes entrepreneurs-investisseurs.

Fondé par Mohamed Faye, PDG de M&N Capital Group et Cautiona Sénégal, Moustapha Thiam, PDG d’Exigences Group, et Ibrahima Badji, le club se veut un catalyseur de synergies stratégiques et un moteur de croissance pour les entreprises africaines. Selon ses initiateurs, la vision est claire : créer un réseau d’investisseurs engagés, favoriser les synergies stratégiques et accélérer la croissance des entreprises africaines.

Une ambition structurante

Le TIC entend accompagner les jeunes entrepreneurs dans cinq secteurs clés de l’économie sénégalaise : l’élevage, l’agriculture, l’immobilier, ainsi que d’autres domaines porteurs. Les fondateurs insistent sur l’importance de bâtir un tissu économique solide et structuré, capable de rivaliser sur la scène internationale.

Un élan collectif

La cérémonie d’ouverture officielle est annoncée dans les prochains jours, avec la participation attendue des autorités étatiques et des principaux acteurs du monde des affaires. Pour Mohamed Faye, « L’Afrique se construit par l’investissement, la structuration et l’audace collective ».

Le TIC ambitionne ainsi de devenir un levier incontournable pour l’émergence économique du continent.

An 2 de Bassirou Diomaye Faye : Ahmadou Al Amine Lô défend un bilan marqué par la stabilité et appelle à la patience

Le ministre d’État Ahmadou Al Amine Lô a livré un plaidoyer appuyé en faveur du bilan de l’An 2 du président Bassirou Diomaye Faye, mettant en exergue la stabilité institutionnelle comme principal acquis dans un contexte national marqué par de fortes turbulences récentes.

Chargé du suivi de l’agenda stratégique « Sénégal 2050 », il a souligné que le pays a su éviter un basculement institutionnel malgré les tensions politiques et sociales enregistrées entre janvier 2024 et février 2026. Selon lui, cette capacité de résilience témoigne de la solidité des institutions sénégalaises et de la gestion du pouvoir par les nouvelles autorités.

Sur le terrain économique, le ministre d’État n’a pas éludé les difficultés actuelles. Il a pointé la lourdeur de l’héritage laissé par l’administration précédente, dirigée par Macky Sall. D’après ses analyses, la dette publique héritée dépasserait la richesse nationale, une situation qu’il qualifie de critique et qui limite fortement les capacités d’investissement de l’État. Cette contrainte budgétaire, selon lui, impose au gouvernement une approche prudente et progressive.

Dans cette perspective, Ahmadou Al Amine Lô a justifié les choix actuels de l’exécutif par la nécessité de reconstruire des marges de manœuvre financières avant de lancer des projets d’envergure. Il estime que cette étape est indispensable pour garantir la soutenabilité des politiques publiques à long terme.

Le ministre a également réaffirmé sa confiance dans l’agenda de transformation « Sénégal 2050 », présenté comme le cadre stratégique central pour le redressement économique et social du pays. Il a insisté sur le fait que les réformes engagées par le tandem Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko nécessitent du temps pour produire des effets visibles, notamment sur les conditions de vie des populations.

TRS et “dette cachée” : Cheikh Diba démonte la polémique et justifie une stratégie de financement d’urgence

Face à la montée des interrogations suscitées par un article du Financial Times évoquant une supposée « dette cachée » du Sénégal, le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, est monté au créneau. Entouré du directeur général de la Comptabilité publique et du Trésor ainsi que du directeur de la Dette publique, il a tenu une conférence de presse pour éclairer l’opinion nationale sur les opérations de Total Return Swap (TRS), au cœur d’une controverse grandissante.

D’emblée, le ministre a replacé le débat dans son contexte, insistant sur la nécessité de revenir à l’année 2025 pour comprendre les choix opérés par l’État. Cette période a été marquée par la certification de la gestion des finances publiques par la Cours des comptes , dont les conclusions ont suscité de vives réactions chez les partenaires techniques et financiers. Ces révélations ont contribué à une dégradation en chaîne de la note souveraine du Sénégal, entraînant une hausse significative des coûts d’emprunt sur les marchés internationaux, avec des taux oscillant entre 11 et 12 %.

Dans le même temps, l’absence de programme actif avec le Fonds monétaire international a fortement limité l’accès aux financements multilatéraux. Le pays s’est ainsi retrouvé confronté à des besoins de financement estimés à 5 700 milliards de francs CFA, dans un environnement contraint où les marges de manœuvre étaient réduites à deux options : le marché financier régional ou les marchés internationaux, ces derniers étant devenus particulièrement onéreux.

C’est dans ce contexte que les autorités ont exploré des solutions alternatives. Cheikh Diba rappelle avoir, dès octobre 2024, évoqué la nécessité d’approfondir la liquidité du marché financier régional. Toutefois, les réformes structurelles indispensables – notamment celles touchant aux fonds de pension, aux fonds d’investissement ou encore à la fiscalité – nécessitent du temps pour produire leurs effets. Il fallait donc une réponse immédiate pour mobiliser des ressources.

La stratégie retenue a consisté à capter de l’épargne extérieure, à la convertir en francs CFA et à l’injecter dans le marché domestique afin d’en renforcer la liquidité. Pour ce faire, le gouvernement s’est tourné vers des partenaires institutionnels internationaux et des banques commerciales, notamment Africain Finance Corporation , Société Général , ainsi qu’un partenaire basé à Abou Dhabi. L’objectif était clair : convaincre ces acteurs de parier sur le potentiel de croissance à long terme du Sénégal.

Toutefois, ces investisseurs ont posé certaines conditions techniques. La première concernait le risque de change, leurs ressources étant libellées en devises étrangères, alors que les titres publics sénégalais sont en francs CFA. Pour y répondre, un mécanisme de conversion a été mis en place via des banques locales de la sous-région, permettant de transformer immédiatement les devises en monnaie locale à travers des comptes logés à la banque centrale.

La seconde contrainte portait sur la gestion du risque lié à la volatilité des titres. Le ministre a rassuré en soulignant la stabilité offerte par l’appartenance du Sénégal à une zone monétaire intégrée, ainsi que la faible volatilité du marché domestique des titres publics. Pour renforcer davantage la sécurité de l’opération, un mécanisme de garantie représentant environ 30 % du montant a été prévu. Ce dispositif constitue, selon lui, le cœur du mécanisme TRS.

Le fonctionnement du système repose sur un principe simple : à l’échéance, les francs CFA sont reconvertis en devises via les mêmes circuits, puis transférés aux investisseurs. « Voilà le mécanisme. Ce n’est rien d’autre que ça », a insisté Cheikh Diba, cherchant à démystifier un instrument jugé complexe par une partie de l’opinion.

Sur la question de la transparence, le ministre a fermement rejeté toute accusation d’opacité. Il affirme que ces opérations ne comportent aucune clause cachée, aucun engagement dissimulé ni aucune mise en garantie des actifs de l’État. Les montants mobilisés sont, selon lui, intégralement inscrits dans les statistiques publiques du marché des valeurs du Trésor.

Cheikh Diba a également rappelé que le recours aux TRS n’est pas une première pour le Sénégal, qui y a déjà eu recours en 2011, 2015 et 2018. De plus, ces instruments sont expressément prévus dans la loi de finances. Les fonds mobilisés ont servi à couvrir les dépenses publiques de l’exercice 2025, dans un contexte budgétaire particulièrement contraint.

Sur le plan de la communication, le ministre a souligné avoir présenté ces opérations devant l’Assemblée nationale en novembre 2025, précisant que les informations correspondantes figurent dans les documents budgétaires officiels, notamment le rapport économique et financier annexé à la loi de finances 2026. Il a également assuré que le FMI a été informé tout au long du processus.

Sommet mondial sur l’enfance numérique : Marie Khone Faye plaide pour un usage éthique et inclusif des technologies

La Première dame du Sénégal, Marie Khone Faye, a pris part ce mercredi 25 mars 2026 à un rendez-vous international majeur consacré à la protection de l’enfance à l’ère numérique. Ce sommet inaugural de la coalition mondiale « Fostering the Future Together » s’est tenu à la Maison-Blanche, sous l’impulsion de la First Lady américaine, Melania Trump.

Cette rencontre de haut niveau a réuni plusieurs acteurs internationaux autour d’un enjeu central : garantir le bien-être et la sécurité des enfants dans un monde de plus en plus dominé par les technologies numériques. Dans ce contexte, Marie Khone Faye a porté la voix du Sénégal en mettant en avant une vision équilibrée entre innovation et protection.

Dans son intervention, elle a structuré la position sénégalaise autour de trois priorités essentielles. Elle a d’abord insisté sur la ضرورة d’un accès équitable aux outils numériques, soulignant que les inégalités technologiques peuvent accentuer les fractures sociales et éducatives. Elle a ensuite évoqué la question cruciale de la sécurité et de l’éthique dans l’utilisation des technologies, appelant à encadrer davantage les pratiques numériques pour protéger les plus jeunes. Enfin, elle a plaidé pour un renforcement des partenariats régionaux et internationaux afin de mutualiser les efforts et les bonnes pratiques.

« La technologie doit être un pont vers le savoir au service d’un avenir plus juste et inclusif pour chaque enfant », a-t-elle déclaré, résumant ainsi l’approche du Sénégal qui vise à faire du numérique un levier de développement humain plutôt qu’un facteur de vulnérabilité.

Les discussions ont également permis d’aborder des mesures concrètes pour encadrer l’usage des technologies par les enfants. Parmi les pistes évoquées figurent l’interdiction des écrans avant l’âge de trois ans, la limitation de l’utilisation des téléphones selon des seuils d’âge bien définis, ainsi que la réintroduction de supports pédagogiques traditionnels dans les systèmes éducatifs.

Les participants ont aussi mis en avant le potentiel des technologies innovantes, notamment à travers l’utilisation de robots éducatifs ou thérapeutiques pour accompagner les enfants malades. Parallèlement, une attention particulière a été accordée à la lutte contre les contenus dangereux et le harcèlement en ligne, devenus des enjeux majeurs dans l’environnement numérique actuel.

Un autre point important des échanges a concerné la régulation des contenus générés par l’intelligence artificielle, avec la proposition de rendre obligatoire leur encadrement et leur formation, afin d’éviter toute dérive pouvant nuire aux enfants.

Washington suspend ses menaces de frappes contre l’Iran et mise sur la voie diplomatique

Le président américain Donald Trump a annoncé, jeudi, le report de son ultimatum concernant d’éventuelles frappes contre les infrastructures électriques iraniennes, marquant un tournant notable dans la gestion des tensions entre Washington et Iran. Initialement envisagées à très court terme, ces opérations militaires sont désormais suspendues jusqu’au 6 avril à 20 heures, heure de Washington, selon une déclaration publiée sur la plateforme Truth Social .

Cette décision intervient dans un contexte diplomatique particulièrement sensible, alors que des discussions indirectes sont en cours entre les États-Unis et les autorités de Téhéran . Le président américain a indiqué avoir pris cette mesure « à la demande du gouvernement iranien », évoquant une suspension temporaire des frappes pour une durée de dix jours, afin de permettre la poursuite des échanges.

Dans son message, Donald Trump a tenu à souligner la dynamique qu’il juge positive des négociations en cours. Il a affirmé que « les discussions se poursuivent » et qu’elles se déroulent « très bien », prenant ainsi le contre-pied de certaines informations relayées dans les médias, qui faisaient état d’un blocage ou d’une impasse. Cette communication tranche avec le ton particulièrement offensif adopté ces derniers jours par l’administration américaine, qui avait ouvertement menacé de cibler les centrales électriques iraniennes en cas d’échec des pourparlers.

Quelques jours auparavant, le président américain avait en effet posé un ultimatum clair à Téhéran, conditionnant l’abandon de toute action militaire à des avancées concrètes sur plusieurs dossiers sensibles, notamment la sécurité du détroit d’Ormuz et les tensions régionales. Il avait alors évoqué la possibilité de « frapper et anéantir » les infrastructures énergétiques iraniennes en l’absence de compromis, une déclaration qui avait suscité de vives inquiétudes sur le plan আন্তর্জাতিক.

Le report annoncé s’inscrit ainsi dans une séquence diplomatique encore incertaine, caractérisée par des signaux contrastés entre fermeté affichée et volonté d’apaisement. Selon plusieurs sources concordantes, des échanges qualifiés de « constructifs » ont récemment eu lieu entre les deux parties, ouvrant la voie à une désescalade temporaire.

Secrétariat général de l’ONU : l’Union africaine enclenche le soutien officiel à la candidature de Macky Sall

La Union africaine a franchi une étape décisive dans la perspective de la prochaine succession à la tête des Organisations des Nations Unies . À travers sa Commission, et plus précisément le Bureau de l’Assemblée, l’organisation continentale a transmis ce 26 mars 2026 un projet de décision visant à entériner le soutien officiel de l’Afrique à la candidature de l’ancien président sénégalais Macky Sall au poste de Secrétaire général.

Cette initiative s’inscrit dans la dynamique de la première réunion du Bureau de l’Assemblée de l’Union africaine, tenue le même jour sous la présidence de Evariste Ndayishimiye, également président en exercice de l’organisation continentale. Elle marque une volonté claire d’anticipation face à un calendrier international particulièrement serré.

Le mécanisme retenu pour l’adoption de cette décision repose sur la « procédure de silence », prévue par l’article 19(1) du règlement intérieur de l’Assemblée. Concrètement, le texte sera considéré comme adopté par consensus si, à l’issue du délai fixé au 27 mars 2026, plus d’un tiers des États membres habilités à voter ne s’y opposent pas. Cette méthode, souvent utilisée dans les organisations internationales, permet d’accélérer les prises de décision tout en préservant une forme d’accord collectif implicite.

Dans son argumentaire, l’Union africaine met en avant plusieurs atouts attribués à Macky Sall. Le document insiste sur son expérience à la tête d’un État, sa capacité à conduire des politiques orientées vers les résultats, ainsi que son aptitude à évoluer dans des environnements diplomatiques complexes. Son réseau international et sa faculté à rechercher des compromis entre puissances sont également présentés comme des éléments déterminants dans un contexte mondial marqué par des tensions géopolitiques croissantes.

Au-delà du profil du candidat, l’organisation panafricaine souligne un enjeu stratégique majeur : celui de l’unité du continent. Face à une compétition internationale où les candidatures sont souvent soutenues par des blocs régionaux puissants, l’Union africaine insiste sur la ضرورة pour l’Afrique de parler d’une seule voix afin de maximiser ses chances d’influencer le choix final.

Le calendrier imposé par les Nations Unies renforce cette nécessité d’agir rapidement. Une correspondance datée du 4 mars 2026, émanant de la présidence de l’Assemblée générale, précise en effet que les candidatures doivent être déposées au plus tard le 1er avril 2026. Cette échéance conditionne la participation aux dialogues interactifs prévus durant la semaine du 20 avril, étape clé du processus de sélection.

Dans le projet de décision, l’Assemblée de l’Union africaine apporte son appui à l’initiative d’Evariste Ndayishimiye pour avoir porté la candidature de Macky Sall. Elle affirme également son soutien total à ce dernier en tant que candidat africain, tout en exprimant sa confiance dans sa capacité à répondre, avec responsabilité et efficacité, aux défis actuels du système multilatéral.

Le texte lance enfin un appel appuyé à la solidarité africaine et invite l’ensemble des États membres des Nations Unies, y compris les membres du Conseil de sécurité, à examiner favorablement cette candidature.

Litige CAF : le Sénégal conserve son titre, aucune restitution exigée selon Me Seydou Diagne

La polémique autour du titre continental du Sénégal continue d’alimenter les débats, mais du côté de la défense sénégalaise, le message se veut clair et sans équivoque. Face à la presse ce matin, l’avocat Me Seydou Diagne a formellement assuré qu’aucune décision de la Confédération africaine de football n’impose, à ce jour, à la sélection nationale de restituer ni le trophée ni les médailles remportés sur le terrain.

Dans un contexte marqué par une forte agitation médiatique et des interprétations divergentes, Me Diagne a tenu à recentrer le débat sur le contenu réel de la décision rendue par le jury d’appel de la Confédération africaine de football. Selon lui, la Fédération Royale Marocaine de Football avait introduit quatre պահանջes distinctes dans le cadre de ce litige. Si certaines ont trouvé un écho favorable, notamment sur le constat du retrait et l’attribution d’une victoire administrative, l’essentiel reste ailleurs pour la partie sénégalaise.

L’avocat insiste en effet sur un point fondamental : les demandes les plus lourdes de conséquences, à savoir la restitution du titre, du prize money ainsi que le couronnement du Maroc, ont été explicitement rejetées. Il s’appuie pour cela sur le point 9 du dispositif notifié par l’instance continentale, qui précise que toutes les autres պահանջes formulées par la partie marocaine ont été écartées.

À ses yeux, cette précision est capitale. Elle signifie que, juridiquement, le Sénégal demeure détenteur du titre acquis sur le terrain, en attendant d’éventuels développements ultérieurs. Une position qui vise à rassurer les supporters sénégalais, inquiets face aux rumeurs évoquant un possible retrait du sacre.

Au-delà du fond, Me Seydou Diagne a également dénoncé la forme, pointant du doigt des lenteurs qu’il juge anormales dans la procédure. Neuf jours après la notification du dispositif, la Fédération sénégalaise de football n’a toujours pas reçu les motifs détaillés de la décision. Une situation qu’il considère préoccupante dans un dossier d’une telle importance.

Dans un ton particulièrement ferme, l’avocat a mis en garde les instances de la Confédération africaine de football contre toute tentative de modification ultérieure du dispositif initial. Il a averti que toute altération serait assimilée à une falsification grave, inacceptable aux yeux du Sénégal et de l’opinion sportive internationale.

Cette sortie médiatique intervient également dans un climat de tension avec la partie marocaine, dont la démarche est vivement critiquée par la défense sénégalaise. Me Diagne n’a pas hésité à qualifier cette initiative de déshonorante, estimant qu’il est inédit de réclamer un trophée plusieurs semaines après les célébrations officielles.

L’affaire est cependant loin d’être close. Le Sénégal entend poursuivre la bataille sur le terrain juridique international. Avec l’appui de l’expert en droit du sport Me Juan de Dios Crespo, la stratégie s’oriente désormais vers une saisine du Tribunal Arbitral du Sport. L’objectif affiché est de défendre non seulement les intérêts du Sénégal, mais aussi les principes fondamentaux d’équité et de respect des résultats acquis sur le terrain.

Sénégal–Espagne : Kaolack 2035, une ambition territoriale portée par la coopération internationale

À travers le forum économique sénégalo-espagnol, la ville de Kaolack s’impose progressivement comme un pôle stratégique de la diplomatie économique territoriale. L’intervention du maire a mis en lumière une mutation importante : le passage d’une coopération institutionnelle classique à une logique d’investissement productif et structurant.

Une coopération qui change de paradigme

Loin des discours protocolaires, cette rencontre marque une inflexion claire : le Sénégal ne se positionne plus seulement comme un partenaire, mais comme une destination d’investissements compétitifs.

Dans cette dynamique, des structures comme l’APIX jouent un rôle clé en facilitant l’implantation d’entreprises étrangères, notamment espagnoles, dans des secteurs à forte valeur ajoutée.

Le message est limpide : attirer des capitaux, mais surtout transformer localement la valeur.

Textile, infrastructures, énergie : les secteurs prioritaires

Le forum a permis de mettre en avant des projets concrets qui traduisent cette ambition économique :

Industrie textile : le projet Domitexka, avec plus de 30 milliards FCFA d’investissements, vise à réduire la dépendance aux importations et à structurer une chaîne de production locale. Eau et énergie : le programme Africagua 2027 positionne le Sénégal comme futur hub régional dans les ressources stratégiques. Développement territorial : le plan Kaolack 2035 projette près de 1 000 milliards FCFA d’investissements pour moderniser les infrastructures et stimuler l’emploi.

Ces initiatives traduisent une volonté de diversification économique et de souveraineté industrielle.

Kaolack, futur hub économique régional ?

Au-delà des annonces, c’est le positionnement de Kaolack qui retient l’attention. Ville-carrefour historiquement tournée vers le commerce, elle ambitionne aujourd’hui de devenir :

un hub logistique entre Dakar et l’intérieur du pays ; un centre industriel émergent, notamment dans le textile ; un pôle d’attractivité pour les investisseurs étrangers.

Ce repositionnement territorial s’inscrit dans une logique de décentralisation économique, où les collectivités locales deviennent des acteurs de premier plan.

Une diplomatie économique ancrée dans le concret

L’un des enseignements majeurs de ce forum reste la volonté affichée de passer à l’action. Le maire a insisté sur la nécessité d’impliquer davantage le secteur privé, sénégalais comme espagnol, dans la concrétisation des projets.

Cette approche repose sur trois leviers :

le co-investissement public-privé ; le transfert de compétences ; la création d’emplois durables.

Entre attractivité et défis

Si les perspectives sont prometteuses, plusieurs défis restent à relever :

l’amélioration du climat des affaires ; l’accès au financement local ; la formation d’une main-d’œuvre qualifiée ; la compétitivité face à d’autres marchés africains.

Une relation appelée à devenir un modèle

En repositionnant la coopération avec l’Espagne sur le terrain économique, le Sénégal cherche à bâtir un partenariat gagnant-gagnant, orienté vers la production, l’innovation et l’emploi.

Ce forum aura ainsi servi de catalyseur : plus qu’un événement diplomatique, il consacre l’émergence d’une nouvelle géographie de l’investissement, où des territoires comme Kaolack deviennent des acteurs centraux de la croissance.

UGB : la coordination des étudiants maintient la pression avec une grève illimitée

La tension reste vive à Université Garçon Berger de Saint-Louis. La Coordination des Étudiants de Saint-Louis a annoncé, ce jeudi, le maintien de son mot d’ordre de grève illimitée, réaffirmant ainsi sa détermination à poursuivre le mouvement jusqu’à la satisfaction totale de ses revendications.

Cette décision intervient au lendemain de la publication d’un communiqué du conseil académique de l’université, qui n’a visiblement pas convaincu les étudiants. Lors d’un point de presse tenu le même jour, les responsables de la coordination ont exprimé leur désaccord face aux réponses jugées insuffisantes de l’administration universitaire.

Prenant la parole au nom de ses camarades, Amadou Ba, président de séance, a clairement appelé à la poursuite du mouvement. Il a invité les étudiants à rester chez eux et à respecter strictement le mot d’ordre de grève, insistant sur la nécessité de maintenir la mobilisation pour faire aboutir leurs revendications.

Selon les étudiants, cette grève illimitée s’inscrit dans une dynamique de lutte pour de meilleures conditions d’étude et de vie sur le campus. Ils dénoncent notamment des difficultés persistantes qui, selon eux, entravent le bon déroulement des activités pédagogiques et impactent leur quotidien.

De son côté, l’administration de l’université, à travers le conseil académique, tente d’apaiser la situation en proposant des mesures, mais celles-ci semblent pour l’instant insuffisantes aux yeux des étudiants. Le dialogue apparaît donc dans une impasse, chacun campant sur ses positions.

Kaolack : un partenariat GIZ–Inspection académique au service de l’insertion professionnelle

À Kaolack, la formation professionnelle franchit un nouveau cap. Les Centres de Formation Professionnelle (CFP) de Nioro du Rip, de Kaolack et de Guinguinéo ont bénéficié d’un important lot de matériel destiné aux Cellules d’Appui à l’Insertion (CAI), dans le cadre d’une initiative de la GIZ axée sur la réforme du secteur.

La cérémonie de remise s’est tenue à l’Inspection d’Académie de Kaolack, en présence des autorités éducatives et des partenaires techniques. Ce don vise à améliorer les conditions d’apprentissage des apprenants, tout en renforçant les capacités opérationnelles des cellules chargées de faciliter leur insertion sur le marché de l’emploi.

Prenant la parole, Mao Mbaye, chef d’antenne régionale du Programme de Formation École-Entreprise (PF2E), a salué une collaboration fructueuse :

« Nous sommes venus procéder à la remise de ce don offert par notre partenaire technique et financier, la GIZ. Ce geste traduit la solidité de notre partenariat avec l’Inspection d’Académie de Kaolack et les Cellules d’Appui à l’Insertion », a-t-il déclaré.

Le matériel réceptionné comprend notamment des ordinateurs portables de dernière génération, des disques durs externes, des vidéoprojecteurs haute résolution, des imprimantes multifonctions, des onduleurs et des écrans de projection. Autant d’outils technologiques destinés à moderniser les pratiques pédagogiques et à optimiser les formations.

En marge de la cérémonie, le représentant de l’Inspecteur d’Académie, Samba Diakhaté, s’est félicité de cette initiative. Par la voix de Moustapha Hane, inspecteur de spécialité en électrotechnique, il a souligné l’importance de cet appui :

« Ces équipements répondent à un besoin réel en infrastructures numériques et pédagogiques. Ils permettront de rendre les formations plus interactives et mieux adaptées aux exigences du marché de l’emploi. »

Les autorités académiques ont également exprimé leur reconnaissance à la GIZ pour son accompagnement constant, notamment dans le renforcement des dispositifs d’insertion professionnelle comme les CAI.

À travers cette dotation, la GIZ réaffirme son engagement en faveur de la qualification des jeunes et de la promotion de leur employabilité. Une initiative qui s’inscrit pleinement dans la dynamique nationale de valorisation du capital humain et de lutte contre le chômage des jeunes.

Décision de la CAF : la FSF hausse le ton face au silence sur les motifs et redoute une altération du verdict

La tension monte entre la Fédération sénégalaise de football (FSF) et la Confédération Africaine de Football , près de dix jours après la délibération du Comité d’Appel rendue le 17 mars. En cause : l’absence persistante de notification officielle de la décision motivée, un document pourtant essentiel pour permettre à la partie sénégalaise d’exercer pleinement ses droits.

Selon Seydou Diagne, coordonnateur du collectif des avocats de la FSF, les règles en la matière sont pourtant sans ambiguïté. Il rappelle que les textes imposent une notification quasi immédiate des motifs après celle du dispositif. « Les règlements sont clairs : la décision motivée doit être notifiée le même jour, quelques minutes après le dispositif », insiste-t-il, déplorant qu’à ce jour, la FSF n’ait toujours rien reçu.

Ce retard est loin d’être anodin. La défense sénégalaise affirme avoir besoin de ces motivations pour préparer un mémoire solide et structuré. Sans ce document, toute stratégie juridique se retrouve fragilisée, voire entravée. Malgré cela, Me Diagne assure que les avocats sont déjà mobilisés pour anticiper et défendre les intérêts du Sénégal.

Mais au-delà du simple retard administratif, c’est une inquiétude plus grave que soulève la FSF. Le collectif d’avocats met en garde contre toute tentative de modification du contenu initial de la décision. Me Diagne évoque clairement le point neuf du dispositif, dont la fédération affirme disposer déjà, et demande qu’il ne soit en aucun cas altéré dans la version motivée à venir.

Le ton se durcit lorsqu’il évoque l’hypothèse d’un changement de décision. « Ce serait pire qu’un crime », lance-t-il, parlant de faux et d’usage de faux à l’échelle internationale si le contenu venait à être modifié après coup. Une accusation lourde, qui traduit le niveau de méfiance désormais installé entre les deux parties.

La FSF redoute notamment l’apparition de nouvelles dispositions qui n’auraient jamais été évoquées lors de la notification initiale. L’exemple d’un éventuel ajout imposant la restitution d’un trophée est explicitement rejeté. « On n’acceptera pas qu’on nous notifie une autre décision », prévient Me Diagne, dénonçant par avance toute tentative de réécriture a posteriori.

Sur le fond, l’avocat sénégalais affirme que les versions française et anglaise de la décision déjà en possession de la FSF ne contiennent aucune mention d’une restitution de trophée ni d’un quelconque sacre attribué au Maroc. Une précision qui renforce la position sénégalaise et alimente les soupçons en cas de divergence dans la version officielle attendue.

Décision de la CAF : la FSF hausse le ton face au silence sur les motifs et redoute une altération du verdict

La tension monte entre la Fédération sénégalaise de football (FSF) et la Confédération Africaine de Football , près de dix jours après la délibération du Comité d’Appel rendue le 17 mars. En cause : l’absence persistante de notification officielle de la décision motivée, un document pourtant essentiel pour permettre à la partie sénégalaise d’exercer pleinement ses droits.

Selon Seydou Diagne, coordonnateur du collectif des avocats de la FSF, les règles en la matière sont pourtant sans ambiguïté. Il rappelle que les textes imposent une notification quasi immédiate des motifs après celle du dispositif. « Les règlements sont clairs : la décision motivée doit être notifiée le même jour, quelques minutes après le dispositif », insiste-t-il, déplorant qu’à ce jour, la FSF n’ait toujours rien reçu.

Ce retard est loin d’être anodin. La défense sénégalaise affirme avoir besoin de ces motivations pour préparer un mémoire solide et structuré. Sans ce document, toute stratégie juridique se retrouve fragilisée, voire entravée. Malgré cela, Me Diagne assure que les avocats sont déjà mobilisés pour anticiper et défendre les intérêts du Sénégal.

Mais au-delà du simple retard administratif, c’est une inquiétude plus grave que soulève la FSF. Le collectif d’avocats met en garde contre toute tentative de modification du contenu initial de la décision. Me Diagne évoque clairement le point neuf du dispositif, dont la fédération affirme disposer déjà, et demande qu’il ne soit en aucun cas altéré dans la version motivée à venir.

Le ton se durcit lorsqu’il évoque l’hypothèse d’un changement de décision. « Ce serait pire qu’un crime », lance-t-il, parlant de faux et d’usage de faux à l’échelle internationale si le contenu venait à être modifié après coup. Une accusation lourde, qui traduit le niveau de méfiance désormais installé entre les deux parties.

La FSF redoute notamment l’apparition de nouvelles dispositions qui n’auraient jamais été évoquées lors de la notification initiale. L’exemple d’un éventuel ajout imposant la restitution d’un trophée est explicitement rejeté. « On n’acceptera pas qu’on nous notifie une autre décision », prévient Me Diagne, dénonçant par avance toute tentative de réécriture a posteriori.

Sur le fond, l’avocat sénégalais affirme que les versions française et anglaise de la décision déjà en possession de la FSF ne contiennent aucune mention d’une restitution de trophée ni d’un quelconque sacre attribué au Maroc. Une précision qui renforce la position sénégalaise et alimente les soupçons en cas de divergence dans la version officielle attendue.

Incident impliquant un chauffeur : Yango renforce son dispositif de sécurité et rassure ses usagers

À la suite d’un incident impliquant l’un de ses prestataires au Sénégal, la plateforme de mobilité Yango est montée au créneau pour clarifier sa position et détailler les mesures prises dans l’immédiat. L’entreprise insiste sur un principe qu’elle présente comme fondamental : la sécurité des utilisateurs reste sa priorité absolue.

Dès la remontée de l’incident, la filiale sénégalaise de la plateforme affirme avoir activé un protocole d’urgence. Dans sa communication, la direction de Yango Sénégal indique que des mesures rapides ont été mises en œuvre, aboutissant notamment à l’exclusion définitive du chauffeur concerné. Cette décision, précise l’entreprise, s’inscrit dans une politique de tolérance zéro face à tout comportement mettant en danger les usagers. Parallèlement, Yango dit avoir exprimé ses regrets et apporté un accompagnement à la cliente affectée par la situation.

Sur le plan judiciaire, la société se veut pleinement collaborative. Elle affirme coopérer avec les autorités compétentes et se tenir disponible pour transmettre toute information utile à l’enquête en cours. Une posture que l’entreprise présente comme un gage de transparence et de responsabilité dans la gestion de cet incident.

Au-delà de la réaction immédiate, Yango rappelle également l’existence de plusieurs dispositifs de sécurité intégrés à son application. Ces outils permettent notamment aux utilisateurs d’identifier leur chauffeur, de partager leur trajet avec des proches et de suivre en temps réel leur déplacement. Des mécanismes d’assistance et d’alerte sont également accessibles afin de renforcer la sécurité avant, pendant et après chaque course.

Le Sénégal renforce ses partenariats économiques lors de la visite présidentielle à Madrid

Le Président de la République a clôturé sa visite officielle à Madrid par une série d’audiences stratégiques, témoignant de la volonté du Sénégal de consolider ses relations économiques avec l’Espagne. Au cours de cette dernière journée, il a reçu successivement les dirigeants de Quantum Solutions, du groupe Indra, ainsi qu’une délégation de la Chambre de commerce de Fuerteventura, dans une dynamique de promotion de l’investissement bilatéral et de développement de partenariats stratégiques.

Avec Quantum Solutions, cabinet reconnu pour son expertise en conseil stratégique et en ingénierie de projets complexes, les échanges ont porté sur le projet ambitieux de reconstruction de l’hôpital Aristide Le Dantec. L’objectif est de doter le Sénégal d’une infrastructure hospitalière moderne, répondant aux standards internationaux, et capable de renforcer significativement l’offre de soins dans le pays.

La rencontre avec le groupe Indra, acteur européen majeur dans les technologies de défense, les systèmes de transport et la transformation digitale, a permis d’aborder plusieurs projets à fort impact. Parmi eux figure le développement du Hub Connect de l’AIBD, projet visant à positionner le Sénégal comme un hub régional de connectivité aérienne. Les discussions ont également porté sur des solutions avancées dans le domaine de la défense et de la sécurité, soulignant l’intérêt du pays pour des partenariats technologiques innovants.

Enfin, l’audience avec la Chambre de commerce de Fuerteventura a été l’occasion d’explorer des opportunités de coopération territoriale, en particulier dans les secteurs du tourisme, du commerce et de l’investissement. Ces échanges ont mis en avant le rôle clé de la diaspora sénégalaise dans le renforcement des liens économiques et la promotion de projets conjoints entre les deux pays.

Haute Cour de justice : l’audition de Moussa Bocar Thiam reportée, une affaire aux enjeux majeurs

L’affaire impliquant Moussa Bocar Thiam connaît un nouveau rebondissement. Alors que sa première comparution devant la Haute Cour de justice était très attendue ce 25 mars, celle-ci n’a finalement pas eu lieu. Une absence qui n’est pas passée inaperçue et qui a rapidement suscité interrogations et commentaires.

Selon les informations rapportées par le quotidien Les Échos, l’ancien ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique sous le régime de Macky Sall a adressé une correspondance au président de la Commission d’instruction, Abdoulaye Bâ, afin de justifier son impossibilité de se présenter. Dans cette lettre, il évoque un contexte international tendu, marqué par des perturbations géopolitiques au Qatar et dans plusieurs pays voisins. Ces tensions auraient entraîné des restrictions de circulation ainsi que des blocages de frontières, l’empêchant de rejoindre le Sénégal dans les délais impartis.

Toujours d’après la même source, ces explications semblent avoir été jugées recevables par le magistrat instructeur. En conséquence, l’audition a été reportée à une date ultérieure, probablement dans le courant du mois d’avril. Ce report, bien que motivé officiellement par des contraintes logistiques, intervient dans un contexte judiciaire particulièrement sensible.

En effet, Moussa Bocar Thiam fait face à des accusations d’une extrême gravité. Conscient des enjeux, l’ancien ministre a rapidement structuré sa défense en s’entourant de deux figures reconnues du barreau sénégalais, Papa Laïty Ndiaye et Baboucar Cissé. Leur expertise dans les dossiers complexes, notamment en matière de détournement de deniers publics, laisse entrevoir une stratégie de défense rigoureuse et méthodique.

L’origine de cette affaire remonte à une résolution adoptée le 27 février par l’Assemblée nationale, actant la mise en accusation de l’ancien membre du gouvernement. Les chefs retenus contre lui sont lourds, allant du détournement de deniers publics à l’association de malfaiteurs, en passant par le blanchiment de capitaux.

Au cœur du dossier figure la concession du Sénégal Connect Park, attribuée en mars 2024 à la société Ewans Assets pour une durée de vingt ans, moyennant une redevance de 15 millions d’euros. Cette opération fait aujourd’hui l’objet de nombreuses interrogations, notamment en raison d’irrégularités présumées relevées au cours de l’enquête.

Le montant évoqué dans cette affaire est particulièrement impressionnant. Les investigations portent sur une somme de 1.476.482.766 francs CFA que Moussa Bocar Thiam est soupçonné d’avoir détournée. Des accusations qu’il rejette fermement depuis le début de la procédure.

L’ancien ministre maintient une ligne de défense claire en affirmant son innocence et en contestant l’ensemble des faits qui lui sont reprochés. Il entend faire valoir ses arguments lors de sa prochaine comparution, qui s’annonce déjà décisive pour la suite de cette affaire.

Youssou Ndour en tête d’affiche du FEMUA 2026 aux côtés de grandes figures africaines

La 18e édition du Festival des musiques urbaines d’Anoumabo (FEMUA) s’annonce déjà comme l’un des événements culturels majeurs du continent africain. Prévue du 28 avril au 3 mai en Côte d’Ivoire, cette grand-messe musicale réunira une pléiade d’artistes de renom, avec en tête d’affiche l’icône sénégalaise Youssou Ndour.

L’annonce a été faite par A’Salfo, commissaire général du festival et leader du groupe Magic System, à travers une publication sur les réseaux sociaux reprise par plusieurs médias. Cette confirmation renforce l’attrait de l’événement qui, au fil des années, s’est imposé comme un carrefour incontournable de la musique africaine et internationale.

Youssou Ndour, figure emblématique de la musique sénégalaise et africaine, partagera la scène avec d’autres artistes de premier plan. Parmi eux, le chanteur ivoirien Meiway, pionnier du Zoblazo, l’artiste franco-guinéen Black M, connu pour ses succès dans le rap et la pop urbaine, ainsi que la chanteuse malienne Fatoumata Diawara, reconnue pour son engagement artistique et son style mêlant tradition et modernité. Le rappeur ivoirien Didi B, l’une des figures montantes de la scène urbaine en Afrique de l’Ouest, figure également parmi les têtes d’affiche.

Ce plateau artistique reflète la diversité et la richesse des sonorités africaines, allant des rythmes traditionnels aux influences urbaines contemporaines. Le FEMUA, au-delà de son aspect festif, se distingue aussi par sa dimension sociale et culturelle. Chaque édition est marquée par des actions de développement, notamment dans les domaines de l’éducation et de la santé, confirmant ainsi son engagement citoyen.

Limogeage de Dr Aïda Diongue Niang : une éviction qui interroge après une sortie médiatique remarquée

La direction générale de la météorologie nationale connaît un brusque changement. Aïda Diongue Niang n’est plus à la tête du service. Elle a été remplacée par Oumar Kanté, nommé directeur par intérim mardi dernier. Une décision qui, bien que présentée comme administrative, suscite de nombreuses interrogations quant à ses motivations réelles.

Selon les informations rapportées par Le Soleil dans son édition de ce jeudi, ce limogeage intervient dans un contexte particulier. Il survient au lendemain d’une interview accordée par l’ancienne directrice générale au journal L’Observateur, un entretien largement relayé par Seneweb . Dans cette prise de parole, Dr Aïda Diongue Niang avait défendu avec fermeté une réforme structurelle du secteur météorologique.

Au cœur de son argumentaire figurait une revendication claire : l’autonomisation de la météorologie par rapport à Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie . Elle estimait que la configuration actuelle ne permettait pas au service météorologique de se développer pleinement. « Aujourd’hui, le gouvernement parle de la mutualisation des agences, mais la Météo mérite d’être autonome », avait-elle déclaré, plaidant ainsi pour une séparation institutionnelle.

Cette position, jugée audacieuse dans le contexte actuel de rationalisation des structures publiques, pourrait avoir précipité son départ. Si aucune communication officielle n’établit un lien direct entre ses propos et son éviction, la proximité temporelle entre les deux événements alimente les spéculations. Pour certains observateurs, il s’agirait d’une sanction liée à une liberté de ton jugée incompatible avec les orientations gouvernementales.

Le remplacement par Oumar Konté, nommé à titre intérimaire, laisse entrevoir une période de transition à la tête de la météorologie nationale. Reste à savoir si cette décision s’inscrit dans une réorganisation plus large du secteur ou si elle répond uniquement à une logique de gestion interne.

Affaire Pape Cheikh Diallo : l’enquête s’élargit et met à nu un réseau présumé impliquant plusieurs figures médiatiques

L’enquête tentaculaire ouverte depuis février autour de Pape Cheikh Diallo continue de révéler des éléments troublants, reposant davantage sur des preuves techniques que sur de simples aveux. Selon des informations rapportées par le quotidien Libération, l’exploitation des téléphones des personnes mises en cause a permis aux enquêteurs de mettre au jour un ensemble de données jugées accablantes dans un dossier mêlant association de malfaiteurs, actes contre nature, transmission volontaire du VIH, blanchiment de capitaux et trafic de drogue.

Au cœur de cette affaire, les analyses numériques ont joué un rôle déterminant. Les échanges extraits des téléphones de plusieurs suspects, dont ceux du présentateur Ousmane Kadior Cissé et de Ibrahima Magib Seck, ont contribué à éclairer les relations entre différents protagonistes. Mais c’est surtout l’exploitation des appareils de Pape Cheikh Diallo qui a provoqué une série d’interpellations en cascade. Bien que l’animateur ait initialement reconnu certains faits avant de refuser de divulguer l’identité de ses partenaires, les données contenues dans ses téléphones ont permis aux enquêteurs de poursuivre leurs investigations avec précision.

Parmi les éléments examinés figurent des messages à caractère explicite échangés entre Pape Cheikh Diallo et le chroniqueur Kader Dia, récemment interpellé devant les locaux de Sen TV. Ces correspondances, selon les sources, viendraient corroborer l’existence de relations entre les deux hommes, tout en suggérant des interactions similaires avec d’autres personnes, notamment Ousmane Kadior Cissé.

L’enquête ne s’arrête pas là. Les gendarmes ont également procédé à l’arrestation de Pape Gaye Tall, journaliste au média Kéwoulo, dans un contexte particulièrement surprenant puisque ce dernier avait lui-même rédigé un article annonçant l’arrestation de Kader Dia. Dans un communiqué, la rédaction de Kéwoulo a exprimé sa stupeur face à cette situation, tout en réaffirmant sa ligne éditoriale et son engagement à poursuivre son travail d’information.

D’après des sources proches du dossier, cette affaire ne représenterait que la partie émergée d’un réseau plus vaste. Un cercle composé d’animateurs, de journalistes, de chroniqueurs et de personnalités publiques serait actuellement dans le viseur des enquêteurs. À ce stade, au moins quatre chaînes de télévision seraient indirectement concernées par cette affaire qui prend une ampleur inédite.

Les interpellations se multiplient au fil des jours. Avant celle de Kader Dia, l’exploitation des données téléphoniques avait déjà conduit à l’arrestation d’un étudiant du nom de Traoré, qui aurait reconnu, face aux preuves techniques, entretenir des relations avec Pape Cheikh Diallo. Ces nouvelles arrestations portent désormais à sept le nombre de personnes identifiées comme partenaires présumés dans cette affaire.

Parmi elles figure également un ressortissant camerounais, connu sous le pseudonyme de Modou G., dont les échanges avaient été retrouvés dans les téléphones de l’animateur. D’autres suspects, comme l’étudiant Saliou Diallo, Fallou Diop ou encore l’agent de banque Doudou Lamine Dieng, avaient déjà été arrêtés et auraient fait des déclarations allant dans le même sens. Ibrahima Magib Seck, pour sa part, aurait reconnu sa participation à des rencontres organisées au domicile de Pape Cheikh Diallo, situé aux Mamelles.

Madrid : des partisans de Thierno Alassane Sall interpellent Bassirou Diomaye Faye sur l’affaire ASER

Des partisans de l’opposant Thierno Alassane Sall ont manifesté ce mercredi matin devant les locaux de la Chambre de commerce de Madrid pour interpeller directement le Président Bassirou Diomaye Faye sur le dossier sensible de l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER). Cette mobilisation est intervenue en marge de la visite officielle du chef de l’État en Espagne, où il participe notamment à un forum économique visant à renforcer les relations entre Dakar et Madrid.

Profitant de la présence du président sénégalais sur le sol espagnol, les manifestants ont voulu porter leur message au-delà des frontières nationales, dénonçant ce qu’ils qualifient d’opacité dans la gestion d’un contrat liant l’ASER à la société AEE Power EPC. À travers des slogans et des pancartes, ils ont exigé que toute la lumière soit faite sur ce projet d’électrification rurale, considéré comme stratégique pour le développement du pays.

Au cœur de la contestation figure le décaissement de 37 milliards de francs CFA, un montant jugé particulièrement élevé par les protestataires, qui dénoncent un manque de transparence dans son utilisation. Les partisans de Thierno Alassane Sall réclament ainsi une reddition de comptes immédiate, estimant que la gestion des fonds publics doit répondre à des exigences strictes de clarté et de responsabilité.

La manifestation s’est tenue aux abords du forum économique où le président Faye rencontrait des investisseurs espagnols dans le but de promouvoir un Sénégal attractif, stable et engagé dans des réformes structurelles. Toutefois, cette irruption de revendications politiques dans un cadre économique international a quelque peu perturbé la communication autour de la visite présidentielle.

Cette mobilisation à l’étranger illustre la volonté d’une partie de l’opposition sénégalaise d’internationaliser certains dossiers jugés sensibles, en attirant l’attention des partenaires étrangers sur des questions de gouvernance. Elle met également en lumière les tensions persistantes autour de la gestion des projets publics, notamment dans le secteur stratégique de l’électrification rurale, essentiel pour le développement économique et social du Sénégal.

Drame à Pikine-Guédiawaye : la tiktokeuse Khady Sow meurt enceinte, son mari et ses beaux-parents arrêtés

La disparition tragique de Khady Sow, tiktokeuse influente et actrice reconnue du commerce en ligne, continue de susciter une vive émotion au Sénégal. Enceinte de sept mois, la jeune femme a perdu la vie dans des circonstances troubles dans la nuit du vendredi 20 au samedi 21 mars, à quelques heures seulement de la célébration de la Korité.

Selon les premiers éléments de l’enquête, son époux, Moustapha Seck, a été placé en garde à vue et poursuivi pour coups mortels. Mais l’affaire a connu un nouveau tournant avec l’arrestation de son père adoptif et de sa mère. Sur instruction du procureur du tribunal de Pikine-Guédiawaye, les deux parents du principal suspect ont été interpellés puis placés en garde à vue pour non-assistance à personne en danger, d’après des informations rapportées par le quotidien L’Observateur.

Les circonstances exactes du décès demeurent encore floues. D’après la version livrée par Moustapha Seck aux enquêteurs, Khady Sow se serait plainte de violents maux de tête avant de s’effondrer dans sa chambre aux alentours de 23 heures. Il affirme qu’elle a ensuite été transportée à l’hôpital à bord d’un taxi, où son décès a été constaté.

Toutefois, les conclusions médicales viennent semer le doute sur cette version. Le certificat établi le 23 mars par le docteur Deguenonvo Gabriel, anatomo-pathologiste, indique que la victime, née le 26 septembre 2000, présentait une grossesse de 27 semaines. Le document mentionne également une cardiopathie dilatée décompensée, mais surtout la présence d’un hématome au niveau du cuir chevelu, sans fracture associée.

Cet élément relance les interrogations sur les circonstances réelles de sa mort et renforce les soupçons des enquêteurs. L’hypothèse d’un décès naturel semble de plus en plus contestée, tandis que l’enquête se poursuit pour établir les responsabilités de chacun dans ce drame.

Arrestation de Kader Dia à Sen TV : le récit détaillé d’une interpellation sous tension

L’arrestation de Kader Dia, chroniqueur de l’émission « Les grandes gueules » sur Sen TV, continue de faire réagir et d’alimenter les discussions. Intervenu dans le cadre de l’affaire dite « Pape Cheikh Diallo », cet épisode s’inscrit dans une série d’interpellations qui suscitent interrogations et inquiétudes au sein de l’opinion publique et du paysage médiatique.

Selon les informations rapportées par le journal Les Échos, l’opération a été minutieusement préparée et exécutée par les éléments de la Brigade de recherches de Keur Massar. Le déroulement des faits, tel que reconstitué, met en lumière une stratégie discrète, presque théâtralisée, adoptée par les forces de l’ordre.

Tout commence aux environs de 16 heures. Un gendarme, décrit comme ayant l’allure d’un « Baye Fall », reconnaissable notamment à son style vestimentaire et à son njaxas, est repéré à proximité du groupe de presse fondé par Bougane Guèye. Installé nonchalamment à côté d’une boutique, il se fond dans le décor, se faisant passer pour un simple passant. Cette posture lui permet de surveiller les allées et venues sans éveiller les soupçons.

À l’intérieur des locaux, l’émission « Les grandes gueules » suit son cours habituel. Pendant ce temps, d’autres gendarmes en civil, également mobilisés pour l’opération, attendent le moment opportun pour intervenir. Dès la fin de l’émission, le dispositif se met en place. Les agents pénètrent discrètement dans les locaux et patientent jusqu’à ce que Kader Dia sorte des toilettes.

C’est à cet instant précis que l’interpellation est effectuée. Sans usage de violence ni agitation particulière, le chroniqueur est calmement encadré par les gendarmes, puis conduit vers leur véhicule en direction de la brigade de Keur Massar. Une arrestation menée avec sang-froid, mais qui n’en demeure pas moins marquante par sa mise en scène et son caractère ciblé.

Le journal souligne par ailleurs que ce même gendarme au profil atypique n’en est pas à sa première intervention médiatisée. Il aurait déjà été impliqué dans l’arrestation du journaliste Pape Birame Bigué Ndiaye, interpellé alors qu’il assurait la couverture d’une conférence de presse du procureur de la République. Ce dernier avait par la suite été remis en liberté sous contrôle judiciaire.

Arrestation d’un journaliste de Kéwoulo : la direction réagit et appelle à la rigueur judiciaire

L’interpellation d’un journaliste du média Kéwoulo continue de provoquer de vives réactions au sein de l’opinion publique. Dans un communiqué rendu public, le directeur du média, Babacar Touré, a exprimé la surprise et l’indignation de la rédaction face à cette situation impliquant l’un de ses reporters.

Selon les propos du responsable du média, la nouvelle de l’arrestation a été accueillie avec « stupeur » par l’ensemble de l’équipe. D’après les premières informations évoquées, le journaliste serait impliqué dans une affaire liée à des relations homosexuelles, un sujet particulièrement sensible dans le contexte socioculturel sénégalais. Dans son message, Babacar Touré a tenu à clarifier la position de sa rédaction, affirmant une condamnation ferme de ce qu’il qualifie de « pratiques contre-nature », tout en appelant la justice à faire preuve de rigueur dans le traitement de ce dossier.

Malgré cette affaire qui touche directement l’un de ses collaborateurs, la direction de Kéwoulo insiste sur sa volonté de poursuivre sa mission d’information. Le média affirme qu’il ne se laissera pas détourner de son rôle, mettant en avant son engagement à continuer de servir l’intérêt public et à informer les Sénégalais en toute indépendance.

D’après des informations rapportées par Seneweb, l’arrestation du journaliste a été effectuée par la Brigade de recherches de Keur Massar. Cette interpellation s’inscrit dans le cadre d’une enquête plus large liée à l’affaire dite « Pape Cheikh Diallo et consorts », qui ne cesse de s’élargir au fil des jours. L’opération aurait été menée sur la base d’une délégation judiciaire, ce qui souligne le caractère formel et encadré de la procédure en cours.

Avec cette nouvelle arrestation, le nombre total de personnes interpellées dans ce dossier atteint désormais 49, ce qui témoigne de l’ampleur de l’enquête. Les autorités judiciaires semblent déterminées à faire toute la lumière sur cette affaire, qui suscite un intérêt croissant au sein de l’opinion.

Le procureur Saliou Dicko, en charge du parquet de Pikine-Guédiawaye, suivrait personnellement l’évolution du dossier. Son implication directe souligne l’importance accordée à cette affaire par les autorités judiciaires, dans un contexte où la pression médiatique et sociale reste forte.

Diourbel : le bourreau des motos Jakarta tombe

Depuis quelque temps, les cas d’agressions et de vols de motos Jakarta deviennent de plus en plus fréquents dans la région de Diourbel. Les conducteurs de ces engins, souvent leur principale source de revenus, sont régulièrement victimes de malfrats qui n’hésitent pas à recourir à la violence pour dérober les motos.

Un délinquant, spécialisé dans le vol de motos Jakarta, a été mis hors d’état de nuire par les pandores de la brigade territoriale de Diourbel, puis déféré au parquet. Il s’agit de S. Pouye, habitant de Ngohé.

Son mode opératoire était bien rodé : il abordait un conducteur en se faisant passer pour un client désirant se rendre dans une destination isolée ou à la périphérie. Une fois arrivé dans un endroit désert, loin de tout regard, il passait à l’acte, souvent avec une violence inouïe. Après son forfait, il s’emparait de l’engin et disparaissait.

Récemment, il a eu la malchance d’être pourchassé par des riverains alertés par les cris de détresse d’un conducteur qu’il venait de blesser en essayant de lui dérober sa moto. L’agresseur a alors passé un sale quart d’heure entre les mains de la foule, qui lui a infligé une sévère correction avant l’arrivée des gendarmes.

Son arrestation a été signalée, et une ruée effrénée s’est produite vers la brigade de gendarmerie, permettant à de nombreuses victimes de l’identifier formellement. Il est désormais dirigé vers la chambre criminelle.

Chroniqueur de Sen TV interpellé dans le cadre de l’affaire « Pape Cheikh Diallo et consorts »

L’enquête relative à l’affaire dite « Pape Cheikh Diallo et consorts » connaît un nouveau développement avec une 48e interpellation enregistrée par la brigade de recherches de la compagnie de gendarmerie de Keur Massar. Selon des informations rapportées par Seneweb, le dernier individu arrêté n’est autre que le chroniqueur Kader Dia, collaborateur de la chaîne Sen TV.

D’après les éléments disponibles, l’interpellation s’est déroulée peu après la fin de son émission. Des gendarmes en civil l’auraient discrètement appréhendé avant de le conduire vers les locaux de la brigade de recherches de Keur Massar à bord d’un véhicule banalisé. Les circonstances exactes de son implication présumée dans cette affaire restent pour l’heure floues, mais cette arrestation s’inscrit dans une série d’opérations menées par les enquêteurs dans le cadre d’un dossier qui semble prendre de l’ampleur.

Cette nouvelle interpellation porte ainsi à quarante-huit le nombre de personnes arrêtées depuis le début de la procédure, ce qui témoigne de l’ampleur et de la complexité de l’affaire. Les investigations, pilotées par les unités de gendarmerie, visent à faire toute la lumière sur les faits reprochés aux différents mis en cause, dont les profils seraient variés.

Informé de cette évolution, le procureur Saliou Dicko, chef du parquet de Pikine-Guédiawaye, suit de près le déroulement de l’enquête. Son implication souligne l’importance accordée à ce dossier par les autorités judiciaires, qui semblent déterminées à élucider les contours de cette affaire et à situer les responsabilités.

Mame Makhtar Guèye entendu par la Sûreté urbaine : une audition libre dans un contexte de polémique sur l’aide à la presse

Mame Makhtar Gueye, vice-président de l’ONG Jamel, a été entendu ce mercredi matin par les enquêteurs de la Sûreté urbaine du commissariat central de Dakar. À l’issue de son audition, il est ressorti libre, sans qu’aucune mesure de privation de liberté ne soit retenue à son encontre à ce stade de la procédure.

Cette convocation s’inscrit dans le cadre d’une enquête ouverte sur instruction du procureur de la République près le Tribunal de grande instance hors classe de Dakar. Selon des informations concordantes, la justice cherche à faire la lumière sur des déclarations récentes du responsable associatif, jugées controversées, en lien avec la répartition des fonds d’aide destinés aux entreprises de presse au Sénégal.

Au cœur de cette affaire figurent des propos publics attribués à Mame Makhtar Guèye, dans lesquels il aurait évoqué de possibles irrégularités ou un manque de transparence dans l’attribution de ces financements publics. Ces déclarations ont suscité de vives réactions dans le secteur médiatique, mais aussi au sein de certaines institutions concernées par la gestion de ces ressources.

Lors de son audition, le vice-président de Jamra aurait été invité à préciser la nature de ses accusations, les sources de ses informations ainsi que le contexte dans lequel ses propos ont été tenus. Les enquêteurs cherchent notamment à déterminer si ces déclarations reposent sur des éléments vérifiables ou si elles pourraient relever d’une interprétation personnelle susceptible de porter atteinte à des tiers.

Bien qu’il ait été autorisé à regagner son domicile à l’issue de cette première audition, Mame Makhtar Guèye reste à la disposition de la justice. Des sources proches du dossier évoquent la possibilité de nouvelles convocations dans les jours à venir. Celles-ci pourraient inclure des confrontations avec d’autres acteurs du secteur de la presse ou des responsables impliqués dans la gestion du fonds d’aide, afin de recouper les versions et d’établir les faits avec précision.

Cette affaire intervient dans un contexte où la question de la transparence dans la distribution des aides publiques aux médias revient régulièrement dans le débat public sénégalais. Elle pourrait ainsi relancer les discussions sur les mécanismes de régulation, les critères d’attribution et la nécessité d’un contrôle renforcé dans un secteur jugé stratégique pour la démocratie.

Mame Makhtar Guèye entendu par la Sûreté urbaine : une audition libre dans un contexte de polémique sur l’aide à la presse

Mame Makhtar Gueye, vice-président de l’ONG Jamel, a été entendu ce mercredi matin par les enquêteurs de la Sûreté urbaine du commissariat central de Dakar. À l’issue de son audition, il est ressorti libre, sans qu’aucune mesure de privation de liberté ne soit retenue à son encontre à ce stade de la procédure.

Cette convocation s’inscrit dans le cadre d’une enquête ouverte sur instruction du procureur de la République près le Tribunal de grande instance hors classe de Dakar. Selon des informations concordantes, la justice cherche à faire la lumière sur des déclarations récentes du responsable associatif, jugées controversées, en lien avec la répartition des fonds d’aide destinés aux entreprises de presse au Sénégal.

Au cœur de cette affaire figurent des propos publics attribués à Mame Makhtar Guèye, dans lesquels il aurait évoqué de possibles irrégularités ou un manque de transparence dans l’attribution de ces financements publics. Ces déclarations ont suscité de vives réactions dans le secteur médiatique, mais aussi au sein de certaines institutions concernées par la gestion de ces ressources.

Lors de son audition, le vice-président de Jamra aurait été invité à préciser la nature de ses accusations, les sources de ses informations ainsi que le contexte dans lequel ses propos ont été tenus. Les enquêteurs cherchent notamment à déterminer si ces déclarations reposent sur des éléments vérifiables ou si elles pourraient relever d’une interprétation personnelle susceptible de porter atteinte à des tiers.

Bien qu’il ait été autorisé à regagner son domicile à l’issue de cette première audition, Mame Makhtar Guèye reste à la disposition de la justice. Des sources proches du dossier évoquent la possibilité de nouvelles convocations dans les jours à venir. Celles-ci pourraient inclure des confrontations avec d’autres acteurs du secteur de la presse ou des responsables impliqués dans la gestion du fonds d’aide, afin de recouper les versions et d’établir les faits avec précision.

Cette affaire intervient dans un contexte où la question de la transparence dans la distribution des aides publiques aux médias revient régulièrement dans le débat public sénégalais. Elle pourrait ainsi relancer les discussions sur les mécanismes de régulation, les critères d’attribution et la nécessité d’un contrôle renforcé dans un secteur jugé stratégique pour la démocratie.

Radiation d’un surveillant de prison : Tafsir Faye exclu de l’administration pénitentiaire avec effet immédiat

Le ministère de la Justice a prononcé la radiation du surveillant de prison Tafsir Faye, matricule 686.368/A, mettant ainsi un terme définitif à sa carrière au sein de l’administration pénitentiaire. La décision, entérinée par arrêté ministériel en date du 25 mars 2026, a été notifiée à l’intéressé alors qu’il était en poste à la maison d’arrêt et de correction de Bambey.

Selon les termes du document officiel, cette mesure disciplinaire lourde intervient à l’issue d’une procédure jugée rigoureuse par les autorités compétentes. Celle-ci a été enclenchée après une enquête menée par l’inspection interne, suivie de l’examen du dossier par un conseil d’enquête dont l’avis a été déterminant dans la prise de décision finale. Cette démarche s’inscrit dans le cadre des mécanismes de contrôle et de régulation visant à garantir l’intégrité et le bon fonctionnement de l’administration pénitentiaire.

Si les faits reprochés au désormais ex-agent n’ont pas été rendus publics, la gravité de la sanction laisse supposer des manquements jugés incompatibles avec les exigences du corps des surveillants de prison. La radiation constitue en effet l’une des sanctions disciplinaires les plus sévères dans la fonction publique, traduisant une rupture totale du lien entre l’administration et l’agent concerné.

Toutefois, l’arrêté précise que les droits à pension de Tafsir Faye ne sont pas suspendus. Cette disposition indique que, malgré la sanction, l’intéressé conserve certains acquis liés à sa carrière, conformément aux règles en vigueur en matière de protection sociale des agents publics.

Mondial 2026 : une caution jusqu’à 15 000 dollars exigée, les supporters africains face à une barrière financière majeure

À l’approche de la Coupe du monde 2026, une mesure américaine suscite déjà une vive controverse et pourrait lourdement impacter la présence des supporters étrangers, notamment africains. Les autorités des États-Unis ont en effet décidé de mettre en place un « programme pilote de cautionnement des visas » imposant à certains visiteurs étrangers le dépôt d’une garantie financière pouvant atteindre 15 000 dollars, soit environ 9 100 000 FCFA, pour entrer sur le territoire.

Cette mesure, qui doit entrer en vigueur le 2 avril 2026, concerne une cinquantaine de pays, dont plusieurs nations africaines qualifiées pour le Mondial. Parmi elles figurent l’Algérie, le Cap-Vert, le Sénégal, la Côte d’Ivoire et la Tunisie. Concrètement, tout adulte souhaitant se rendre aux États-Unis dans le cadre de la compétition devra verser une caution comprise entre 10 000 et 15 000 dollars. Pour les enfants, ce montant pourrait être plafonné à 5 000 dollars, soit environ 3 000 000 FCFA.

La logique avancée par le gouvernement américain repose sur la lutte contre l’immigration irrégulière. Les autorités estiment que ce dispositif constitue un moyen dissuasif efficace, la somme n’étant restituée qu’à condition que le visiteur quitte le territoire avant l’expiration de son visa. Une approche sécuritaire assumée, dans laquelle la protection des frontières est présentée comme prioritaire.

Cependant, cette décision suscite de nombreuses inquiétudes dans le monde du football. En coulisses, la FIFA multiplie les discussions avec Washington afin d’obtenir des aménagements. L’instance dirigeante du football mondial tente notamment d’arracher des exemptions pour les délégations officielles, incluant les joueurs, les entraîneurs et les membres des staffs techniques. L’option envisagée reposerait sur la délivrance de lettres d’invitation officielles permettant d’échapper à cette caution.

Pour l’heure, aucune dispense n’a été confirmée. Et même en cas d’accord, les discussions actuelles laissent entendre que ces éventuelles exemptions ne concerneraient ni les familles des joueurs ni les supporters. Une distinction qui pourrait profondément altérer l’ambiance du tournoi.

L’impact potentiel sur la Coupe du monde est considérable. Plusieurs équipes africaines doivent disputer une partie importante de leurs rencontres sur le sol américain. Le Sénégal et la Côte d’Ivoire y joueront chacun deux matchs de phase de groupes, tandis que la Tunisie y disputera une rencontre. L’Algérie et le Cap-Vert, de leur côté, sont appelés à jouer l’intégralité de leurs matchs de poule aux États-Unis.

Dans ce contexte, la capacité des supporters africains à effectuer le déplacement apparaît fortement compromise. Le coût déjà élevé d’un voyage vers l’Amérique du Nord, combiné à cette caution particulièrement dissuasive, risque de limiter drastiquement leur présence dans les stades. Une situation qui pourrait priver plusieurs sélections d’un soutien populaire essentiel et modifier l’atmosphère habituelle d’une Coupe du monde.

Au-delà de l’aspect sportif, cette mesure soulève également des questions d’équité et d’accessibilité. Elle met en lumière les disparités économiques entre les nations et interroge sur la capacité d’un événement mondial à rester universel lorsque certaines catégories de supporters se retrouvent de facto exclues pour des raisons financières.

Gims au cœur d’une procédure judiciaire internationale : entre zones d’ombre et enjeux diplomatiques

L’artiste congolais de 39 ans Gims, figure majeure de la scène musicale francophone et plus gros vendeur de disques en France en 2025, se retrouve aujourd’hui au centre d’une affaire judiciaire aux contours encore flous. Selon des informations révélées par Africa Intelligence et confirmées à l’Agence France-Presse par une source proche du parquet national anti-criminalité organisée, le chanteur fait l’objet d’une procédure dans le cadre d’une commission rogatoire menée par des juges d’instruction.

D’après cette même source, son audition s’inscrit dans des investigations en cours, sans qu’aucune précision officielle n’ait été apportée quant à la nature exacte des faits examinés. Ce manque de détails alimente les spéculations tout en imposant une certaine retenue dans l’analyse de la situation, les autorités judiciaires n’ayant pas communiqué davantage à ce stade.

Parallèlement, les autorités de la République démocratique du Congo ont confirmé l’arrestation de l’artiste, une information relayée par Jeune Afrique. Toutefois, ni les circonstances précises de cette interpellation ni les motifs retenus n’ont été rendus publics. Cette opacité renforce les interrogations autour du dossier et entretient un climat d’incertitude.

Contacté, son avocat David-Olivier Kaminski n’a pas souhaité s’exprimer, laissant planer le doute sur la stratégie de défense adoptée et sur l’évolution possible de la procédure. Ce silence s’inscrit dans une logique classique en matière judiciaire, notamment lorsque les enquêtes sont encore en cours et susceptibles de connaître des développements rapides.

Sur le plan diplomatique, l’affaire a rapidement pris une dimension sensible. Deux responsables congolais ont indiqué avoir saisi officiellement le Quai d’Orsay afin d’obtenir des éclaircissements sur les conditions de l’arrestation et sur le cadre juridique de la procédure. À ce jour, aucune réponse précise ne leur aurait été transmise, contribuant à maintenir un certain flou dans les relations entre les différentes parties impliquées.

Cette réaction des autorités congolaises souligne l’importance du statut de Gims, dont l’influence dépasse largement le cadre artistique. Au fil des années, le chanteur s’est imposé comme une figure incontournable des industries culturelles africaines et européennes. Sa carrière, construite entre la France et plusieurs pays africains, repose sur un réseau solide et une audience internationale qui lui confèrent un rôle d’ambassadeur informel de la culture congolaise.

Cette reconnaissance a d’ailleurs été officialisée en janvier 2022, lorsqu’il a été reçu aux côtés de son frère Dadju par le président Félix Tshisekedi. À l’issue de cette rencontre, les deux artistes avaient obtenu des passeports diplomatiques en qualité d’ambassadeurs culturels, consacrant leur contribution au rayonnement de la République démocratique du Congo à l’étranger.

Plus récemment, en 2025, Gims et Dadju se sont illustrés à travers l’organisation du concert caritatif Solidarité Congo à Paris. Cette initiative visait à mobiliser des fonds et à sensibiliser l’opinion publique aux enjeux humanitaires dans l’est du pays. Malgré certaines controverses, l’événement a mis en lumière l’engagement des deux artistes dans des causes sociales et humanitaires, renforçant leur image d’acteurs influents au-delà de la musique.

TRS au Sénégal : Thierno Alassane Sall accuse le gouvernement de dissimulation et exige la transparence

Le débat sur les opérations financières dites de Total Return Swaps (TRS) contractées par l’État du Sénégal en mai et juin 2025 connaît un nouveau regain de tension sur la scène politique nationale. Au cœur de cette controverse, le député Thierno Alassane Sall hausse le ton et accuse ouvertement l’exécutif de manipulation et de manque de transparence dans la gestion de ce dossier jugé sensible.

Dans une sortie récente, le parlementaire s’attaque à l’argumentaire du gouvernement qui soutient que les députés avaient été informés de ces opérations financières. En question, un extrait vidéo de moins de vingt secondes dans lequel le ministre des Finances et du Budget évoque de manière jugée vague un possible recours aux TRS. Pour Thierno Alassane Sall, cet élément ne saurait en aucun cas constituer une preuve d’information préalable. Il rappelle que cette déclaration date du 29 novembre 2025, soit plusieurs mois après la conclusion des opérations portant sur un montant estimé à 650 millions de dollars.

Selon lui, loin d’éclairer la représentation nationale, cette communication tardive traduirait plutôt une volonté de construire a posteriori une apparence de transparence. Le député dénonce ainsi une stratégie consistant à simuler une information préalable afin de se prémunir contre les accusations d’opacité. Une démarche qu’il qualifie implicitement de calculée et qui, à ses yeux, fragilise davantage la confiance entre l’exécutif et le pouvoir législatif.

Le rôle de la presse internationale dans la révélation de cette affaire est également au centre de ses critiques. Thierno Alassane Sall estime que sans les investigations du Financial Times, l’opinion publique sénégalaise serait restée dans l’ignorance totale des contours de ces transactions. Il évoque notamment l’absence d’informations sur les montants exacts engagés, les taux appliqués, les risques financiers encourus ainsi que certaines clauses contractuelles potentiellement sensibles.

Cette situation soulève, selon lui, une problématique majeure de gouvernance et de reddition des comptes. Le fait que le contrat signé avec la Société Générale ne soit toujours pas accessible ni aux députés ni au public renforce les soupçons d’opacité. Dans un contexte où la transparence des finances publiques constitue un enjeu crucial, cette rétention d’information apparaît, aux yeux du parlementaire, difficilement justifiable.

Face à cette situation, Thierno Alassane Sall lance un défi direct au gouvernement. Il l’exhorte à transmettre sans délai à l’Assemblée nationale l’intégralité des documents contractuels liés à ces opérations. Une exigence qu’il présente comme un impératif démocratique, visant à permettre aux représentants du peuple d’exercer pleinement leur mission de contrôle de l’action gouvernementale.

Décès du commandant Toumba à Conakry : fin de parcours pour une figure controversée de l’histoire guinéenne

Le commandant Aboubacar Diakité, plus connu sous le surnom de « Toumba », est décédé ce mercredi 25 mars à 4h35 dans un établissement militaire de santé de Conakry. L’annonce a été faite officiellement par la Direction Nationale de l’Administration Pénitentiaire et de la Réinsertion , une structure relevant du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme de la République de Guinée.

Selon les autorités pénitentiaires, l’ancien militaire, qui purgeait une peine de prison à la Maison d’arrêt Coyah, était détenu dans des conditions conformes aux normes en vigueur lorsque son état de santé a commencé à se détériorer progressivement. Les premiers signes alarmants avaient été documentés dans un rapport médical établi le 4 mars 2026 par deux spécialistes du Centre Hospilato-Universitaire Ignace Deen, en présence du procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Coyah ainsi que de son conseil, Maître Lancinet Sylla.

Ce rapport faisait état d’un tableau clinique préoccupant, marqué notamment par une tuméfaction épigastrique, des douleurs abdominales persistantes, une constipation chronique et des troubles du sommeil. Malgré cette alerte, son état s’est brusquement aggravé dans la nuit du 23 mars, lorsqu’il a été victime d’un malaise en détention.

Face à l’urgence, il a été évacué vers l’Hôpital Militaire du Camp Samory Touré, où une équipe médicale spécialisée a immédiatement pris en charge son cas. En dépit des soins prodigués, son état n’a cessé de se dégrader, conduisant finalement à son décès dans la matinée du 25 mars.

Les médecins ont conclu à une mort causée par une hernie de la ligne blanche étranglée, compliquée d’une péritonite aiguë généralisée, une affection grave nécessitant généralement une intervention chirurgicale urgente.

Dans la foulée, l’administration pénitentiaire a indiqué qu’un rapport circonstancié sera transmis sans délai aux autorités judiciaires compétentes afin de faire toute la lumière sur les circonstances exactes du décès. Elle a également présenté ses condoléances à la famille du défunt et à ses proches.

Conduite en état d’ivresse : El Hadji Abdou Aziz Mbaye condamné à une amende par le tribunal des flagrants délits de Dakar

El Hadji Abdou Aziz Mbaye, ancien ministre et ex-conseiller spécial en technologies de l’information et de la communication sous la présidence de Macky Sall, a comparu ce mercredi devant le tribunal des flagrants délits de Dakar dans une affaire liée à une conduite en état d’ivresse.

À l’issue des débats, le tribunal l’a reconnu coupable des faits qui lui étaient reprochés, notamment la conduite sous l’emprise de l’alcool et la mise en danger de la vie d’autrui. Toutefois, les juges ont fait preuve de clémence en décidant de ne pas prononcer de peine d’emprisonnement à son encontre. El Hadji Abdou Aziz Mbaye a finalement été condamné à une amende de 500 000 francs CFA.

Lors de l’audience, le procureur de la République avait pourtant requis une peine plus sévère. Estimant que les faits étaient suffisamment établis, il avait demandé au tribunal de condamner le prévenu à un mois d’emprisonnement ferme. Une réquisition qui traduisait la gravité accordée à ce type d’infraction, notamment en raison des risques qu’elle fait peser sur la sécurité publique.

Face à ces réquisitions, la défense s’est attachée à obtenir la clémence du tribunal. Les avocats du prévenu, Me Seydou Diagne et Me Aboubacry Barro, ont plaidé en faveur d’une sanction plus mesurée, mettant en avant des circonstances atténuantes et appelant à une décision indulgente.

Thiès célèbre son histoire ferroviaire à travers un colloque scientifique d’envergure

En prélude à la célébration du 4 avril, marquant le 66ᵉ anniversaire de l’indépendance du Sénégal, la mairie de Thiès a initié un colloque scientifique autour du thème « Thiès, la capitale du rail : genèse et évolution ». Une rencontre qui met en lumière l’histoire singulière de la ville et son rôle central dans le développement ferroviaire de l’Afrique de l’Ouest.

Prenant la parole à cette occasion, le maire Dr Babacar Diop a souligné la portée symbolique et historique de cet événement. Selon lui, cette initiative s’inscrit pleinement dans la dynamique de commémoration nationale, un moment propice pour revisiter le passé, interroger le présent et envisager l’avenir. Il a insisté sur le caractère unique de Thiès, décrite comme une ville façonnée par le chemin de fer, véritable moteur de sa transformation économique, sociale et urbaine.

Le maire a rappelé que Thiès, autrefois simple poste militaire, est devenue au fil du temps un carrefour stratégique grâce au rail. Cette infrastructure n’a pas seulement traversé la ville, elle en a profondément influencé l’organisation spatiale, l’économie et l’identité collective. Derrière cette évolution, ce sont des générations de travailleurs, d’ouvriers, de mécaniciens et de syndicalistes qui ont contribué à bâtir une ville résiliente, solidaire et engagée.

Durant deux jours, ce colloque réunit des spécialistes issus de plusieurs disciplines, notamment des historiens, géographes, sociologues ainsi que des acteurs culturels. Ensemble, ils explorent les différentes dimensions de la construction de Thiès, en abordant sa genèse urbaine, le rôle structurant du rail, les dynamiques sociales et politiques, mais aussi les patrimoines matériels et immatériels. Les discussions portent également sur les perspectives d’avenir, dans une volonté affirmée de lier mémoire et développement.

En parallèle des travaux scientifiques, une exposition intitulée « Kees Kaay : benn dëk ñaari gaar » est proposée au public. Conçue avec la participation d’enseignants et d’élèves, cette initiative se veut à la fois pédagogique et immersive. À travers des archives, des images et des récits, elle retrace les grandes étapes de l’histoire de Thiès, depuis la période pré-ferroviaire jusqu’aux enjeux contemporains liés à la mémoire et au patrimoine. L’exposition met particulièrement en lumière la vie des cheminots et les luttes sociales qui ont marqué l’histoire de la ville.

Pour les autorités municipales, cette exposition dépasse le simple cadre historique. Elle constitue un outil de transmission destiné à renforcer la conscience historique des jeunes générations et à favoriser une meilleure appropriation du patrimoine local.

Dans son intervention, le maire a également évoqué les défis actuels de Thiès, qu’il décrit comme une ville à un tournant de son histoire. Dotée d’atouts majeurs tels que son statut de ville universitaire, sa position de carrefour autoroutier et son dynamisme culturel et scientifique, Thiès ambitionne de s’imposer comme un pôle de développement incontournable au niveau national. Toutefois, il a insisté sur la ضرورة d’ancrer ce développement dans la mémoire collective et l’identité de la ville.

Selon lui, le savoir, la culture et la mémoire constituent des leviers essentiels de l’action publique. Ils permettent non seulement de renforcer le sentiment d’appartenance, mais aussi d’éclairer les politiques urbaines et de construire une vision partagée de l’avenir.

Handicap FormEduC mobilise dix régions autour des droits des personnes handicapées à Kaolack

Kaolack a accueilli, les 25 et 26 mars 2026, un atelier interrégional de sensibilisation consacré à la loi d’orientation sociale n°2010-15 et aux instruments internationaux relatifs aux droits des personnes handicapées. Initiée par l’organisation Handicap FormEduC (HFE) dans le cadre du programme « Saxal Jamm », cette rencontre a réuni une trentaine d’acteurs issus de dix régions du Sénégal.

Placée sous le thème évocateur « Sunu Akh ak Yelef – Sunu Jamm », cette activité vise à renforcer la connaissance et l’application des dispositions juridiques en faveur des personnes en situation de handicap, plus de quinze ans après l’adoption de la loi. Un texte jugé fondamental, mais dont l’effectivité reste encore limitée sur le terrain.

« Malgré son importance, l’application de la loi demeure insuffisante, notamment en raison du retard dans la prise de certains décrets essentiels », a souligné Madame Fama Ka, présidente de Handicap FormEduC.

Pendant deux jours, les participants — composés de personnes handicapées, de représentants de la société civile et d’acteurs institutionnels — ont échangé autour des enjeux majeurs liés à l’inclusion sociale, à l’accessibilité universelle et à la jouissance effective des droits. Les discussions ont également porté sur la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées ainsi que sur les instruments juridiques africains en la matière.

Les échanges ont permis de mettre en lumière plusieurs obstacles persistants, notamment le déficit d’information, les difficultés d’accès aux services sociaux et le manque de mesures concrètes dans des secteurs clés tels que l’éducation inclusive, l’emploi et l’accessibilité des infrastructures.

« Cet atelier nous a permis d’identifier des défis majeurs, mais aussi de dégager des pistes de solutions concrètes », a ajouté Madame Fama Ka.

À l’issue des travaux, les participants ont formulé des recommandations fortes, appelant notamment à l’accélération de la signature des décrets d’application, à la ratification des textes africains relatifs aux droits des personnes handicapées et au renforcement du plaidoyer pour une inclusion effective.

Dans cette dynamique, le consortium « Saxal Jamm », regroupant les organisations ONG3D, COSCE et GRADEC, intensifie ses actions en faveur de l’inclusion. À travers un appui structuré aux associations, il œuvre à renforcer les capacités des organisations de personnes handicapées.

Selon Papa Makha Seck, chargé du suivi-évaluation au COSCE, cet accompagnement vise à mieux outiller ces organisations pour défendre leurs droits et accroître leur participation aux politiques publiques. « Nous œuvrons à une meilleure appropriation de la loi d’orientation sociale afin de favoriser son application effective », a-t-il indiqué.

À travers des sessions de formation, des ateliers de sensibilisation et des actions de plaidoyer, le consortium ambitionne de consolider les capacités organisationnelles et institutionnelles des associations bénéficiaires. L’objectif est de bâtir un cadre inclusif garantissant aux personnes handicapées un accès effectif à l’éducation, à la santé et à la formation.

Avec cette initiative, Handicap FormEduC et ses partenaires entendent contribuer à l’émergence d’une société plus juste et inclusive, où les personnes en situation de handicap participent pleinement au développement du Sénégal.

Madrid : Bassirou Diomaye Faye accélère les investissements structurants avec GB Foods et RIU

En déplacement à Madrid, le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye , a entamé sa journée par une série d’audiences stratégiques avec des acteurs économiques de premier plan. Il a ainsi reçu successivement les dirigeants du groupe GB Foots et de RIU Hôtels & Resorts, dans une démarche visant à renforcer les investissements étrangers au Sénégal et à consolider les partenariats existants.

Ces rencontres ont permis de dégager des perspectives concrètes, en phase avec les priorités de développement économique du pays. Présent de longue date au Sénégal, le groupe GB Foods a réaffirmé son engagement à approfondir son ancrage local. L’entreprise entend notamment intensifier ses initiatives dans le secteur agricole, en développant davantage les filières locales en amont de sa chaîne de production. Cette orientation vise à soutenir les producteurs nationaux tout en sécurisant ses approvisionnements. En parallèle, le groupe prévoit de renforcer ses actions dans les domaines de la nutrition et de la santé alimentaire, en cohérence avec les politiques publiques sénégalaises axées sur la souveraineté alimentaire et l’amélioration des conditions de vie des populations.

De son côté, le groupe RIU Hotels & Resorts a affiché des ambitions claires pour le marché sénégalais. Les échanges avec le chef de l’État ont permis d’explorer des projets d’expansion, notamment à travers l’extension de ses infrastructures hôtelières et une montée en gamme de ses services. Cette stratégie vise à capter une clientèle internationale plus large et à positionner davantage le Sénégal comme une destination touristique de référence en Afrique de l’Ouest. L’impact attendu est multiple, avec des retombées directes en termes de création d’emplois, de dynamisation des économies locales et de valorisation des atouts naturels et culturels du pays.

Emprunt « secret » et accusations explosives : une polémique financière qui enfle au sommet de l’État sénégalais

La controverse autour de l’emprunt qualifié de « secret » par le Financial Times continue de susciter de vives réactions au Sénégal, alimentant interrogations et inquiétudes sur la gestion des finances publiques. Selon le quotidien britannique, l’État sénégalais aurait mobilisé 650 millions d’euros auprès d’institutions internationales à travers des instruments financiers complexes, notamment des « Total Return Swaps », sans en informer les députés. Ces mécanismes, réputés opaques, auraient été utilisés comme levier d’urgence afin de stabiliser les comptes publics et éviter une éventuelle cessation de paiement.

Dans un contexte déjà tendu, cette affaire a pris une nouvelle tournure avec les déclarations du journaliste Madiambal Diagne. Depuis Paris, où il se trouve actuellement en conflit judiciaire avec les autorités sénégalaises dans le cadre d’une procédure d’extradition, l’administrateur du journal Le Quotidien affirme détenir des informations sensibles susceptibles d’alourdir considérablement le dossier.

Dans une publication relayée sur le réseau social X, Madiambal Diagne met directement en cause le Premier ministre Ousmane Sonko. Il soutient que l’opération de swap controversée aurait été financée par l’homme d’affaires émirati Khaldoon Al Mubarak, figure influente du monde des affaires et président du club anglais Manchester City. Selon ces allégations, le chef du gouvernement sénégalais aurait engagé les ressources pétrolières et gazières du pays dans cette opération financière, tout en proposant en contrepartie l’octroi de vastes terres à Mbour pour la construction d’un centre sportif.

Le journaliste va plus loin en évoquant un projet global d’un montant de 7,75 milliards de dollars qui aurait été proposé à l’homme d’affaires émirati. D’après les éléments qu’il dit détenir, ce « deal » couvrirait plusieurs secteurs stratégiques, dont le logement, avec un investissement estimé à 2 milliards de dollars, la construction d’une raffinerie d’or à hauteur de 1,5 milliard, des infrastructures à Diamniadio pour environ 1,75 milliard, des projets relevant du programme Promovilles évalués à 1 milliard, ainsi que des investissements dans le pétrole et le gaz à hauteur de 1,5 milliard de dollars.

Ces révélations, si elles étaient avérées, pourraient soulever de graves questions sur la transparence des engagements financiers de l’État et sur la gestion des ressources naturelles du pays. Elles interviennent dans un climat de méfiance accrue vis-à-vis des mécanismes de financement non conventionnels, souvent critiqués pour leur manque de lisibilité et de contrôle démocratique.

Serigne Babacar Sy, architecte spirituel de la Tidjaniyya moderne

Figure emblématique de la Tijaniyya au Sénégal, Serigne Babacar Sy, affectueusement surnommé « Borom Bonnet Carré », demeure l’un des plus grands bâtisseurs spirituels du XXe siècle. Héritier d’une tradition religieuse profondément enracinée, il a su incarner une autorité fondée sur la droiture, le savoir et un sens aigu du devoir. De son accession au khalifat en 1922 à son œuvre structurante, il a durablement façonné la communauté tidiane tout en veillant scrupuleusement à la préservation de l’héritage de son père, El Hadji Malick Sy.

Né en 1885 à Saint-Louis , dans un environnement marqué par la rigueur intellectuelle et la spiritualité, Serigne Babacar Sy a très tôt montré des dispositions exceptionnelles. Son éducation fut entièrement tournée vers l’apprentissage du Coran et des sciences islamiques, dans une discipline stricte qui a façonné son caractère. Sa piété, sa retenue et son attachement aux valeurs religieuses lui ont rapidement valu le respect de ses contemporains, faisant de lui un modèle de dévotion et d’exigence morale.

L’année 1922 marque un tournant décisif dans son parcours. À la disparition de son illustre père, il accède au khalifat à seulement 37 ans. Cette succession, loin d’être unanimement acceptée au départ en raison de sa jeunesse, s’impose progressivement comme une évidence. Animé par un profond sens de la responsabilité, qu’il considérait comme une amana, un dépôt sacré, il s’attèle à consolider son autorité avec sérénité et détermination. Sa légitimité ne tarde pas à s’imposer, portée par sa rigueur, sa constance et sa fidélité aux enseignements reçus.

Durant plus de trois décennies, Serigne Babacar Sy s’illustre comme un véritable architecte de la Tidjaniyya moderne. Il met en place une organisation structurée de la confrérie, notamment à travers la création des dahiras à partir de 1932. Ces cadres communautaires jouent un rôle fondamental dans l’encadrement spirituel, social et éducatif des disciples, contribuant à renforcer la cohésion et la vitalité de la voie tidiane. Par ailleurs, il promeut un modèle de vie équilibré, où la foi s’articule harmonieusement avec le travail et l’engagement dans la société.

Au cœur de son enseignement se trouve le principe de l’Istiqâma, cette droiture constante qui constitue une exigence absolue pour tout croyant. Pour lui, la foi ne saurait être dissociée d’un comportement exemplaire, fondé sur la discipline, l’honnêteté et la persévérance. Par son propre exemple, il incarne cette rigueur morale, imposant un standard élevé à lui-même comme à ses disciples. Cette posture lui confère une aura particulière, celle d’un guide à la fois exigeant et profondément respecté.

Déguerpissement à Touba : les autorités religieuses et municipales à l’unisson pour assainir le marché Ocass

La municipalité de Touba s’apprête à lancer, à partir du 31 mars 2026, une vaste opération de déguerpissement visant les principales artères du marché Ocass. Cette initiative, qui s’inscrit dans une dynamique d’assainissement et de sécurisation de l’espace public, bénéficie du soutien affirmé des autorités religieuses de la ville sainte.

Lors d’une rencontre tenue le mardi 24 mars, le porte-parole du khalife général des mourides a appelé la communauté des Baye Fall à accompagner pleinement cette décision municipale. S’exprimant au nom du guide religieux, il a insisté sur le respect des directives émanant de l’autorité spirituelle de Touba, rappelant que la ville reste sous l’influence religieuse héritée de son fondateur.

En présence du maire de Touba et de plusieurs représentants du khalifat, le porte-parole a souligné les enjeux majeurs de cette opération. Selon lui, le déguerpissement des occupations anarchiques permettra non seulement de fluidifier la circulation dans les zones commerciales, mais aussi de renforcer la sécurité des populations. Il a particulièrement mis en avant la nécessité de prévenir les incendies fréquents dans les marchés, souvent aggravés par l’encombrement des voies.

L’opération ne se limitera pas au seul marché Ocass. Les abords de la Grande Mosquée sont également concernés. Les occupants des devantures des résidences appartenant aux héritiers du fondateur de la ville ont été invités à libérer les espaces occupés de manière irrégulière.

De son côté, le maire avait déjà fixé un ultimatum au 31 mars pour permettre aux commerçants installés sur la voie publique de se conformer à la mesure. Ce délai marque la dernière étape avant le démarrage effectif des opérations sur le terrain.

 New Deal technologique : Ousmane Sonko lance la révolution numérique de l’État sénégalais

Le Premier ministre Ousmane Sonko a officiellement donné, ce mardi 24 mars 2026, le coup d’envoi des projets structurants du « New Deal technologique », une initiative ambitieuse qui vise à accélérer la transformation numérique de l’administration publique au Sénégal . À travers ce programme, le gouvernement entend moderniser en profondeur les services publics et améliorer leur accessibilité pour les citoyens, en s’appuyant sur des infrastructures numériques renforcées et des solutions innovantes.

L’un des axes majeurs de cette réforme repose sur une montée en puissance significative de la capacité du réseau national. La bande passante devrait ainsi connaître une augmentation spectaculaire, passant de 600 mégabits à 20 gigabits. Cette évolution vise à soutenir l’explosion des usages numériques et à garantir une meilleure qualité de service, notamment dans les zones à forte demande.

Dans la même dynamique, les autorités ont dévoilé un vaste projet de connectivité universelle destiné à réduire la fracture numérique. L’objectif affiché est de fournir un accès gratuit à internet à plus d’un million de Sénégalais, avec une attention particulière portée aux zones rurales et enclavées. Ce programme se veut un levier d’inclusion sociale, en permettant à des populations jusqu’ici marginalisées de bénéficier des opportunités offertes par le numérique.

Lors de son allocution, Ousmane Sonko a insisté sur le fait que la réussite de cette transformation ne saurait être uniquement dictée par une volonté politique. Il a appelé à une mobilisation collective de l’ensemble des acteurs publics et privés, tout en mettant en avant l’importance de l’interopérabilité des systèmes. Selon lui, cette exigence constitue une condition essentielle pour mettre fin à la fragmentation actuelle des plateformes administratives, souvent source de lenteurs et de surcoûts pour les usagers.

Au cœur de ce dispositif figure le Guichet Unique du Citoyen, présenté comme la pierre angulaire de la réforme. Cette plateforme numérique centralisée permettra aux citoyens d’accéder à l’ensemble des services administratifs à partir d’un seul point d’entrée. À terme, des démarches telles que l’obtention d’un casier judiciaire pourront être réalisées entièrement en ligne, directement depuis un téléphone المحمول, simplifiant ainsi considérablement les interactions avec l’administration.

Cette logique de digitalisation s’étend également aux Sénégalais de l’extérieur grâce à la plateforme e-Consulat, conçue pour faciliter les démarches administratives de la diaspora. Le gouvernement entend ainsi rapprocher les services publics des citoyens, où qu’ils se trouvent.

La question de la souveraineté numérique occupe également une place centrale dans ce programme. Le Premier ministre a souligné la nécessité d’héberger les données sensibles sur le territoire national, notamment à travers le déploiement d’infrastructures cloud dans les data centers situés à Diamniadio et à Orana. Cette orientation vise à renforcer la sécurité des systèmes d’information tout en garantissant un meilleur contrôle des données stratégiques.

Par ailleurs, le New Deal technologique prévoit un accompagnement renforcé de l’écosystème numérique local. Le gouvernement compte s’appuyer sur le Start-up Act pour stimuler l’innovation et encourager l’émergence de champions nationaux dans le secteur technologique. Une stratégie de cybersécurité alignée sur les standards internationaux est également annoncée afin de protéger les infrastructures et les utilisateurs face aux menaces croissantes.

Recours au TAS : la FSF joue contre la montre pour contester la décision de la CAF

Malgré l’intense agitation médiatique observée ces dernières 24 heures, la Fédération Sénégalaise de Football n’a pas encore officiellement saisi le Tribunal Arbitral du Sport dans le cadre du litige qui l’oppose à la Confédération Africaine de Football . En cause, la décision controversée de l’instance continentale d’attribuer le titre au Maroc sur tapis vert, une issue qui suscite incompréhension et frustration du côté sénégalais.

Si la volonté de porter l’affaire devant la juridiction basée à Lausanne est clairement affichée, la procédure officielle n’a pas encore été enclenchée. Selon des informations rapportées par le quotidien L’Observateur, proche du Groupe futurs médias, le retard s’explique par la rigueur avec laquelle le dossier est actuellement finalisé. En effet, le pool d’avocats mandaté par la FSF s’emploie à affiner chaque détail de son argumentaire juridique afin d’éviter toute faille susceptible de compromettre les chances de succès.

Dans ce type de contentieux à fort enjeu, la moindre erreur peut s’avérer déterminante. Une source proche du dossier, citée anonymement, insiste sur la nécessité d’une préparation méticuleuse, rappelant qu’un vice de forme ou une imprécision pourrait entraîner le rejet pur et simple du recours. Cette prudence explique la lenteur apparente du processus, alors même que la pression médiatique et populaire ne cesse de monter.

Cependant, le temps presse. La Fédération sénégalaise est désormais engagée dans une véritable course contre la montre. Conformément aux dispositions de l’article 48 des statuts de la CAF, elle dispose d’un délai de dix jours à compter de la notification de la décision du jury d’appel, intervenue le 17 mars, pour introduire son recours. La date limite est donc fixée au 27 mars, laissant une fenêtre d’action particulièrement étroite.

Face à cette contrainte, certaines voix au sein du Comité exécutif de la FSF appellent au calme et à la retenue, invitant les supporters à faire preuve de patience. L’instance dirigeante du football sénégalais semble déterminée à ne pas céder à la précipitation, privilégiant une approche réfléchie et stratégique. L’objectif affiché est de défendre avec la plus grande efficacité les intérêts du football national, en s’appuyant sur un dossier solide, construit avec lucidité et sang-froid.

Fraude à grande échelle à UBA Sénégal : plus d’un milliard de francs CFA dérobés en une nuit, deux suspects arrêtés

Une affaire d’une gravité exceptionnelle secoue le secteur bancaire sénégalais. Selon des révélations du quotidien Libération, un vaste réseau de cybercriminels est parvenu à détourner plus de 1,143 milliard de francs CFA à partir des comptes de clients de UBA Sénégal. L’opération, menée avec une précision redoutable, s’est déroulée dans la plus grande discrétion avant d’être découverte par les autorités.

D’après les premiers éléments de l’enquête, les fraudeurs ont réussi à infiltrer le système informatique de la banque, leur ouvrant ainsi un accès direct aux comptes des clients. Cette intrusion leur a permis d’orchestrer une série de retraits simultanés dans plusieurs villes du pays. En une seule nuit, pas moins de 3 421 opérations frauduleuses ont été enregistrées au niveau de différents guichets automatiques, notamment à Dakar, Thiès et Kaolack. Une attaque éclair qui témoigne d’un niveau d’organisation et de maîtrise technologique particulièrement élevé.

Face à l’ampleur de la fraude, une enquête a été rapidement confiée à la Division des investigations criminelles. Les premières avancées ont permis l’interpellation de deux individus de nationalité sénégalaise. Ces derniers ont été arrêtés alors qu’ils tentaient de quitter le territoire, laissant penser à une fuite planifiée après l’opération. Déférés au parquet ce mardi, ils font face à de lourdes charges, notamment association de malfaiteurs, escroquerie en bande organisée, faux et usage de faux, ainsi que blanchiment de capitaux.

Cependant, les enquêteurs estiment que ces arrestations ne constituent qu’une étape dans un dossier bien plus vaste. La sophistication de l’attaque et le nombre élevé de transactions frauduleuses orientent clairement vers l’implication d’un réseau criminel structuré à l’échelle internationale. Les deux suspects arrêtés pourraient ainsi n’être que des exécutants locaux, chargés de récupérer ou de faciliter les retraits.

Les investigations se poursuivent activement pour identifier les autres membres de ce réseau et comprendre les failles exploitées dans le système bancaire. Cette affaire met en lumière les défis croissants liés à la cybersécurité dans le secteur financier, à un moment où les transactions numériques se multiplient et où les techniques de fraude deviennent de plus en plus sophistiquées.

Du côté des clients impactés, l’inquiétude est palpable, tandis que la banque devrait être amenée à renforcer ses dispositifs de sécurité et à rassurer sur la protection des avoirs. Cette affaire pourrait également relancer le débat sur la résilience des infrastructures bancaires face aux menaces numériques et sur la nécessité d’une coopération internationale renforcée pour lutter contre ce type de criminalité.

Oumar Ba porté à la tête de la CGLUA : une consécration africaine saluée avec ferveur

L’élection de Oumar Ba à la présidence de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLUA) marque un tournant majeur pour la diplomatie territoriale africaine et positionne le Sénégal au cœur des dynamiques de gouvernance locale sur le continent.

Réuni en République islamique de Mauritanie, le conclave africain des collectivités territoriales a porté son choix sur le président de l’Association des maires du Sénégal, consacrant ainsi son engagement constant en faveur du développement local, de la décentralisation et du renforcement des capacités des collectivités.

Cette élection, largement saluée, a suscité une vague de réactions positives au sein des acteurs institutionnels et des leaders d’opinion. Parmi eux, Baba Ndiaye, en sa qualité d’ambassadeur du coaching territorial pour l’Afrique, n’a pas manqué de magnifier cette distinction.

Dans une déclaration empreinte de fierté, il a adressé ses chaleureuses félicitations à Oumar Ba, qualifiant cette victoire de « consécration méritée » qui honore le Sénégal et rejaillit sur toute la sous-région ouest-africaine.

D’après M. Ndiaye, au-delà de la reconnaissance individuelle, cette nomination symbolise une montée en puissance du leadership sénégalais dans les instances panafricaines.

Pour lui, cette nomination ouvre également de nouvelles perspectives pour une coopération renforcée entre les collectivités locales africaines, autour des enjeux cruciaux que sont l’urbanisation, la gouvernance inclusive et le développement durable.

« Avec Oumar Ba à la tête de la CGLUA, c’est toute une vision d’une Afrique des territoires, solidaire et ambitieuse, qui se dessine », a-t-il ajouté.

Une dynamique que des acteurs comme Baba Ndiaye entendent accompagner, afin de consolider les acquis et d’impulser une nouvelle ère de transformation locale à l’échelle du continent.

Mort mystérieuse d’une influenceuse enceinte à Guédiawaye : une enquête criminelle relance toutes les hypothèses

Le drame survenu à Guediawaye autour de la disparition de Khady Sow continue de susciter une vive émotion et de nombreuses interrogations. Cette jeune femme, connue pour son activité de vente de bijoux en ligne et enceinte de sept mois, est décédée dans des circonstances jugées de plus en plus troublantes. Selon des informations relayées par le quotidien L’Observateur dans son édition du 25 mars, l’affaire a pris une tournure judiciaire majeure avec l’ouverture d’une procédure criminelle.

Dès les premières heures, les conditions de cette disparition ont intrigué aussi bien les proches que les habitants du quartier. Rien, selon son entourage, ne laissait présager un tel drame. La veille de la Korité, Khady Sow aurait passé une soirée ordinaire, entre tâches domestiques et échanges téléphoniques avec sa mère jusque tard dans la nuit. C’est dans ce contexte apparemment banal que la nouvelle de sa mort est survenue brutalement, plongeant sa famille dans l’incompréhension.

Mais c’est surtout l’autopsie qui a profondément bouleversé la lecture des faits. Les premiers résultats, décrits comme particulièrement préoccupants, ont conduit les autorités à abandonner l’hypothèse d’une mort naturelle pour privilégier une piste criminelle. Face à ces éléments, le commissariat central de Guédiawaye a ouvert une enquête approfondie afin de déterminer avec précision les circonstances du décès.

Très rapidement, les investigations se sont orientées vers le cercle familial. Le mari de la victime, identifié comme M. Seck, a été convoqué par les enquêteurs avant d’être placé en garde à vue. Cette décision s’inscrit dans une volonté de vérifier les déclarations de ce dernier, qui évoquait initialement un simple malaise. Dans le cadre de cette procédure, une perquisition a été menée au domicile conjugal, permettant la saisie des deux téléphones portables de la défunte. Ces appareils sont désormais au cœur des investigations, les enquêteurs cherchant à reconstituer les dernières heures de Khady Sow et à analyser ses échanges récents.

Malgré ces avancées, plusieurs zones d’ombre persistent et alimentent les suspicions. L’un des éléments les plus troublants concerne la gestion des suites immédiates du drame. Selon les proches, le corps de la victime a été rapidement évacué vers l’Hôpital Roi Baudouin, une précipitation jugée inhabituelle. Certains membres de la famille s’interrogent notamment sur le fait que ce transfert ait eu lieu avant même l’arrivée du père de la victime, ce qui renforce leur sentiment de doute.

Affaire « Pape Cheikh Diallo et Cie » : l’arrestation spectaculaire du journaliste Ousmane Kadior Cissé relance un dossier déjà explosif

Un nouveau tournant vient de marquer l’évolution de l’affaire dite « Pape Cheikh Diallo et Cie », un dossier judiciaire aux ramifications de plus en plus étendues. Selon des révélations du quotidien Libération, une 47e arrestation a été enregistrée, confirmant l’ampleur d’une enquête qui ne cesse de s’élargir depuis son ouverture en février dernier.

Cette fois, l’attention s’est portée sur une figure bien connue du paysage audiovisuel sénégalais. Ousmane Kadior Cissé, présentateur à la chaîne 7TV, a été interpellé dans des circonstances particulièrement marquantes. D’après les informations rapportées, les gendarmes ont procédé à son arrestation directement dans les locaux de la télévision, au moment même où il s’apprêtait à présenter le journal télévisé de 14 heures. Déjà en tenue de présentation, prêt à entrer en plateau, le journaliste a été surpris par l’intervention des forces de l’ordre, sous les regards médusés de ses collègues et des techniciens présents sur place.

Au-delà du caractère spectaculaire de cette interpellation, c’est surtout la gravité des éléments avancés par les enquêteurs qui retient l’attention. Toujours selon Libération, les autorités affirment disposer de preuves techniques jugées solides. Ces éléments auraient permis d’établir l’existence d’une relation intime et suivie entre le journaliste et Ibrahima Magib Seck, une personne déjà incarcérée dans le cadre de cette affaire.

Les investigations auraient également mis en évidence des échanges réguliers entre les deux hommes, renforçant les soupçons des enquêteurs quant à la nature et à la fréquence de leurs relations. Malgré les dénégations d’Ousmane Kadior Cissé lors de son audition, ces éléments matériels semblent avoir pesé lourd dans la décision de procéder à son arrestation.

Avec cette nouvelle interpellation, le journaliste devient le quatrième partenaire présumé de Ibrahima Magib Seck à être arrêté depuis le début de l’enquête. Une progression qui illustre la stratégie des enquêteurs consistant à remonter progressivement les différents liens au sein d’un réseau présenté comme complexe et tentaculaire.

Au fil des semaines, cette affaire prend une dimension de plus en plus sensible, mêlant figures publiques et anonymes dans un dossier où les implications sociales et médiatiques sont importantes. Le quotidien Libération évoque à ce titre une « chute progressive des amants de l’ombre », une formule qui traduit à la fois la discrétion supposée des relations incriminées et l’effet domino observé dans les arrestations.

Réforme de l’enseignement des mathématiques : vers un nouveau cap impulsé par le ministre Moustapha Mamba Guirassy

Le système éducatif sénégalais pourrait connaître une évolution majeure dans l’enseignement des mathématiques, à la faveur d’une rencontre stratégique entre le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Mamba Guirassy, et une délégation de Association des Professeurs de Mathématiques du Sénégal (APROMATHS), tenue ce mardi 24 mars 2026. Cette audience marque le début d’une collaboration renforcée autour des défis structurels et pédagogiques qui entourent la discipline.

Au cœur des discussions, la nécessité d’adapter l’enseignement des mathématiques aux exigences du XXIe siècle s’est imposée comme une priorité. Conduite par son président Tamsir Bakhoum, la délégation de l’APROMATHS a défendu une vision ambitieuse fondée sur l’innovation pédagogique, la digitalisation des apprentissages et la promotion de l’excellence académique. L’objectif est clair : moderniser les méthodes d’enseignement afin de les rendre plus attractives, plus efficaces et mieux adaptées aux réalités des élèves sénégalais.

L’un des axes majeurs abordés lors de cette rencontre concerne l’intégration du numérique dans les pratiques pédagogiques. À ce titre, le projet « Système Learning 6.5 », développé en partenariat avec une entreprise chinoise, a été présenté comme un levier de transformation profonde. Ce dispositif vise à introduire des outils technologiques innovants dans les salles de classe, facilitant ainsi l’apprentissage interactif et l’acquisition de compétences numériques essentielles.

Au-delà de la modernisation des outils, l’APROMATHS a insisté sur l’importance de valoriser les talents et de stimuler l’intérêt des élèves pour les sciences. Des initiatives telles que le concours « Miss Maths » ou encore le Concours général ont été mises en avant comme des instruments efficaces pour encourager les vocations scientifiques et renforcer la culture de l’excellence dans les établissements scolaires. Ces compétitions permettent non seulement de détecter les meilleurs profils, mais aussi de redonner une image positive et valorisante des mathématiques.

La reconnaissance institutionnelle de la Journée internationale des mathématiques a également occupé une place importante dans les échanges. Célébrée chaque 14 mars depuis son adoption par Organisation des nations unies, cette journée constitue, selon l’association, une opportunité majeure pour vulgariser la discipline et déconstruire les préjugés qui l’entourent. L’APROMATHS plaide ainsi pour son inscription officielle dans le calendrier éducatif national.

La question du genre n’a pas été en reste. La section féminine de l’association a exprimé son souhait de bénéficier d’un accompagnement accru afin de promouvoir la présence des filles dans les filières scientifiques. Dans un contexte où les inégalités persistent, cette démarche vise à favoriser une meilleure inclusion et à encourager davantage de jeunes filles à s’orienter vers les mathématiques et les disciplines connexes.

Face à l’ensemble de ces propositions, le ministre a salué le dynamisme et l’engagement de l’APROMATHS. Moustapha Guirassy s’est montré ouvert à l’accompagnement de plusieurs initiatives structurantes, tout en insistant sur la ضرورة d’un suivi rigoureux pour garantir leur efficacité. Il a également laissé entrevoir la tenue prochaine de nouvelles rencontres, signe d’une volonté d’inscrire cette collaboration dans la durée.

À travers cette audience, c’est toute la problématique de la qualité de l’enseignement scientifique au Sénégal qui est posée. Entre modernisation des outils, formation continue des enseignants et démocratisation de l’accès aux savoirs, les enjeux sont multiples. Cette dynamique pourrait ainsi marquer le début d’une transformation en profondeur du système éducatif, avec les mathématiques comme levier central du développement scientifique et technologique du pays.

Convocation à la DIC : Serigne Modou Mbacké Bara Dolly dénonce la réouverture d’un litige vieux de 18 ans

Serigne Modou Mbacké Bara Dolly a été entendu ce mardi par la Division des investigations criminelles (DIC), avant de quitter libre les locaux de cette unité spécialisée de la police. Responsable politique de l’Alliance pour la République (APR) à Touba, il reste néanmoins à la disposition de la justice, selon des sources concordantes. Il s’était présenté accompagné de son frère Cheikh Abdou Mbacké Bara Dolly ainsi que de ses conseils, notamment Me El Hadj Diouf, Me Aboubacry Barro et Me Oumar Youm.

Pour comprendre les raisons de cette convocation, il faut remonter au milieu des années 2000, sous le régime de l’ancien président Abdoulaye Wade. Selon les explications fournies par l’intéressé, tout commence entre 2005 et 2006, lorsqu’il fait la connaissance d’une femme en Allemagne, précisément à Berlin. Celle-ci, se présentant comme disciple, l’aurait invité chez elle dans un cadre religieux.

Deux ans plus tard, en 2008, cette même dame lui aurait fait part de son intention de venir investir au Sénégal, notamment pour finaliser un projet de clinique médicale. Dans la foulée, elle lui aurait également indiqué que certains de ses partenaires étrangers étaient intéressés par l’acquisition de cinq hectares de terres agricoles.

À son retour au Sénégal, le projet prend forme avec la visite de terrains situés dans la région du Fouta. D’après Serigne Modou Mbacké Bara Dolly, les acquéreurs auraient alors versé une somme de 50 000 euros pour concrétiser l’opération. Une commission aurait été prévue pour les différents intermédiaires, dont 13 000 euros pour la dame et un montant équivalent pour lui-même.

Cependant, le projet n’aboutira pas. Les investisseurs, après inspection, auraient constaté que les terres ciblées étaient inondées par les eaux du fleuve, les poussant à renoncer à l’acquisition et à retourner en Allemagne. C’est à partir de ce moment que le différend éclate.

La dame aurait exigé la restitution de la commission perçue. Une demande que Serigne Modou Mbacké Bara Dolly affirme avoir refusée, estimant qu’elle ne pouvait être satisfaite en l’absence des acquéreurs concernés. Le conflit prend alors une tournure plus formelle lorsque la plaignante saisit le khalife général des mourides de l’époque, Serigne El Hadj Bara Mbacké Falilou, pour exposer sa version des faits. Ce dernier aurait ensuite contacté le responsable politique pour recueillir ses explications.

Malgré cette médiation religieuse, la situation se judiciarise. Une plainte est déposée contre lui à Dakar. Il évoque alors une interpellation qu’il qualifie de brutale, affirmant avoir été arrêté dans un restaurant par des éléments de la DIC avant d’être placé en garde à vue. Il soutient que les agents, après avoir réalisé son identité, lui auraient présenté leurs excuses.

L’affaire connaîtra finalement un dénouement à l’amiable. Serigne Modou Mbacké Bara Dolly affirme avoir remboursé l’intégralité des fonds réclamés, soit environ 8 millions de francs CFA, mettant ainsi fin au contentieux.

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