Lettre ouverte à M. Fadilou Keïta Pour la dignité et l’avenir de Kaolack

Monsieur,

Kaolack est une ville fière, forgée par l’effort de ses fils et filles, bâtie sur des valeurs de courage, de loyauté et de mérite. Elle ne saurait être réduite à un tremplin politique pour des ambitions personnelles portées par des influences extérieures en perte de vitesse.

Votre parcours, marqué par des prises de position souvent ambiguës et des alliances opportunistes, ne reflète ni les aspirations profondes des Kaolackois ni l’exigence de transparence que requiert la gestion de notre commune. Votre proximité avec des figures politiques transhumantes, dont la crédibilité s’effrite jour après jour, ne fait qu’alimenter le doute sur la sincérité de votre engagement envers Kaolack.

Vous avez été couvé, protégé, propulsé sans jamais véritablement affronter les réalités du terrain. Or, Kaolack ne cherche pas un héritier politique, mais un serviteur dévoué, enraciné dans ses quartiers, à l’écoute de ses populations, capable de porter leurs espoirs sans calcul ni compromission.

Le Pastef ne vous soutient pas. Les populations vous observent avec réserve. Et les voix de Kaolack ne doivent pas être confisquées par des stratégies politiciennes. Il est temps de faire preuve de lucidité et de responsabilité.

Nous vous demandons solennellement de renoncer à toute ambition pour la mairie de Kaolack. Laissez la place à ceux qui incarnent véritablement les valeurs de notre ville, qui ont souffert avec elle, grandi avec elle, et qui sont prêts à se battre pour elle sans agenda caché.

Kaolack mérite mieux. Kaolack exige mieux.

Respectueusement,
Samba sadji coordonnateur regional LSS kaolack
President ARR kaolack

Yassine Fall, nouvelle Garde des Sceaux : « Rendre la justice au service du peuple »

Nommée Ministre de la Justice, Garde des Sceaux dans le gouvernement dirigé par Ousmane Sonko, Yassine Fall a livré ses premiers mots après l’annonce officielle. Dans un message empreint d’humilité et de patriotisme, elle a tenu à remercier le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, et le Premier ministre pour la confiance placée en elle.

« C’est avec une grande humilité et un sens élevé du patriotisme que j’accepte ma nomination comme Ministre de la Justice, Garde des Sceaux du Sénégal », a-t-elle écrit, avant de réaffirmer sa loyauté au peuple sénégalais.

Consciente de la lourde responsabilité qui l’attend, la nouvelle patronne de la Justice a promis de travailler en étroite collaboration avec toutes les institutions de la République et les acteurs de la société civile. Son objectif affiché : mettre le droit au service des citoyens et faire de la justice un instrument au service du peuple.

« Je mesure pleinement l’importance et la lourdeur de la tâche qui m’incombe. Je réitère ma loyauté au peuple sénégalais et ma parfaite disposition à collaborer avec toutes les institutions de la République ainsi qu’avec les acteurs non étatiques, afin de servir le droit, rendre la justice au service du peuple et atteindre les résultats escomptés », a-t-elle conclu.

Présidentielle 2025 en Côte d’Ivoire : Gbagbo et Thiam exclus de la liste définitive des candidats

Le Conseil constitutionnel ivoirien a rendu publique, ce lundi, la liste définitive des candidats à l’élection présidentielle prévue en octobre 2025. Cette décision marque un tournant majeur dans la vie politique du pays, avec l’exclusion de deux poids lourds de la scène nationale : Laurent Gbagbo et Tidjane Thiam.

L’ancien président Laurent Gbagbo, leader du Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), et Tidjane Thiam, président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA), ne figurent pas parmi les candidats retenus. Une annonce qui provoque un véritable séisme politique et rebat les cartes à quelques semaines seulement du scrutin.

Les raisons officielles de ces exclusions n’ont pas encore été détaillées dans le communiqué du Conseil constitutionnel, mais elles suscitent déjà de vifs débats au sein de l’opinion publique. Pour de nombreux observateurs, cette décision risque de redessiner le paysage électoral et d’alimenter de nouvelles tensions politiques.

Les réactions des formations politiques concernées, tout comme celles de la société civile, sont attendues dans les prochaines heures. Du côté du PPA-CI comme du PDCI-RDA, des réunions d’urgence seraient déjà programmées pour définir la ligne à suivre face à ce coup de tonnerre.

Ousmane Diagne réagit après son départ du gouvernement

Écarté lors du récent remaniement ministériel opéré par le président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko, l’ex-ministre de la Justice, Ousmane Diagne, a rompu le silence. Dans un message publié ce lundi, il a exprimé sa gratitude envers les autorités qui lui avaient confié les rênes de ce département stratégique.

« Au terme de ma mission à la tête du ministère de la Justice, je tiens à remercier le président de la République, son excellence Bassirou Diomaye Diakhar Faye, et le Premier ministre Ousmane Sonko pour cette marque de confiance que je mesure à sa juste valeur », a écrit Ousmane Diagne.

L’ancien garde des Sceaux a également salué la collaboration avec ses collègues du gouvernement, qu’il décrit comme « courtois » et « animés d’un sens élevé du devoir ». Dans son texte, il leur souhaite « bonne continuation » et « succès éclatant » dans l’exercice de leurs responsabilités.

L’APR dénonce des arrestations politiques et réagit au réaménagement du gouvernement Sonko

Le parti de l’Alliance Pour la République (APR) est sorti de son silence après le réaménagement ministériel opéré le samedi 6 septembre 2025 par le Premier ministre Ousmane Sonko. Dans une déclaration rendue publique par son Secrétariat exécutif national (SEN), l’ex-parti au pouvoir a livré son analyse des changements intervenus, tout en dénonçant vigoureusement ce qu’il qualifie « d’arrestations politiques ».

Des « kidnappings politiques » dénoncés

Selon l’APR, plusieurs de ses responsables, notamment des maires de grandes agglomérations, seraient « retenus en otage » sous prétexte de reddition des comptes. Le SEN parle de « prétextes fallacieux », et estime que ces arrestations contrastent avec la multiplication de scandales présumés au sein du nouveau régime. Deux affaires sont particulièrement mises en avant : « l’Asergate » et « l’Onasgate », présentées comme des symboles des dérives actuelles.

Confiance réaffirmée aux institutions

Malgré ses vives critiques, l’APR a tenu à exprimer sa confiance envers « les magistrats, hommes et femmes de valeur et de dignité, qui ont toujours assumé avec responsabilité leur mission de rempart de la République et de l’État de droit ». Le parti fondé par l’ancien président Macky Sall dit également croire aux acteurs du système électoral sénégalais, qu’il qualifie de « modèle de démocratie de référence ».

Appel à la mobilisation nationale

Dans son communiqué, l’APR ne se limite pas à dénoncer ; il appelle aussi « toutes les forces vives de la Nation à se dresser pour faire face à la volonté de déstabilisation de l’opposition ». Pour le parti, cette opposition, à l’image de celles qui l’ont précédée, « est vouée à l’échec ».

Téléphone de clarification entre Cheikh Yérim Seck et Khalifa Sall

Une polémique née d’une déclaration médiatique a conduit à un échange direct entre le journaliste Cheikh Yérim Seck et le leader de la plateforme Taxawu Sénégal, Khalifa Ababacar Sall. Selon Les Échos dans son édition du lundi 8 septembre, les deux hommes se sont parlé au téléphone afin de lever toute équivoque.

À l’origine, une sortie de Cheikh Yérim Seck sur le plateau de la 7tv, où il affirmait que l’ancien maire de Dakar serait en contact avec le parti Pastef d’Ousmane Sonko, par l’intermédiaire de Déthié Fall. Des propos qui ont immédiatement suscité de vives réactions dans les rangs de Taxawu Sénégal.

Dans un communiqué, des responsables de la plateforme ont dénoncé des « allégations fausses, infondées et malveillantes », prenant à contre-pied le journaliste. Toujours selon Les Échos, Cheikh Yérim Seck, « injoignable tout au début de cette affaire », a finalement rappelé Khalifa Sall pour un échange direct. Le contenu exact de leur conversation n’a toutefois pas été révélé par le quotidien.

Ousmane Sonko propose son gouvernement, Diomaye valide : la réaction surprenante de Madiambal Diagne

Le Sénégal a connu, le 6 septembre 2025, un remaniement ministériel majeur marqué par le départ de plusieurs figures clés de l’équipe gouvernementale. Le Premier ministre Ousmane Sonko a présenté une nouvelle équipe validée par le président Bassirou Diomaye Faye, dans une volonté affichée de donner un nouveau souffle à l’action gouvernementale.

Des départs lourds de sens

Deux poids lourds du gouvernement sortant ont été remerciés sans être redéployés vers d’autres fonctions :

Ousmane Diagne, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, remplacé par Yassine Fall, ancienne cheffe de la diplomatie sénégalaise. Jean-Baptiste Tine, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, remplacé par Me Mohamadou Bamba Cissé, avocat réputé.

Ces changements traduisent une volonté de rupture, le Premier ministre affirmant vouloir placer des profils capables d’apporter plus d’efficacité et de réactivité face aux défis du pays.

Une nouvelle équipe aux commandes

Cheikh Niang prend les rênes du ministère des Affaires étrangères. Déthié Fall est nommé ministre des Infrastructures. Amadou Ba hérite du portefeuille de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme.

Sonko justifie ces choix par la nécessité de répondre aux attentes pressantes des citoyens dans un contexte économique et social difficile.

Cette recomposition n’a pas manqué de susciter de vives réactions dans la classe politique et médiatique. Sur le réseau social X, le journaliste et analyste politique Madiambal Diagne a livré une lecture critique du remaniement :

« Le remaniement montre que Diomaye et Sonko n’ont pas appris des 18 premiers mois à la tête du Sénégal. Aucune leçon tirée des emprisonnements arbitraires, des inondations, des difficultés économiques et sociales. Aucun signal aux investisseurs. C’est une sorte de fuite en avant. Il faudrait néanmoins relever que ce remaniement clarifie encore le jeu politique. Le Premier ministre Sonko a désormais toutes les cartes en main et aucun alibi ne peut plus être invoqué. Diomaye lui a tout laissé, sauf le titre de Président de la République ! »

Cette déclaration met en exergue deux lectures possibles : d’un côté, l’idée d’une fuite en avant qui ne règle pas les problèmes de fond ; de l’autre, celle d’une clarification de la gouvernance où Ousmane Sonko devient l’unique responsable politique de la réussite ou de l’échec du projet gouvernemental.

YASSINE FALL À LA JUSTICE, Me BAMBA CISSÉ À L’INTÉRIEUR : Le spectre d’un parti-État

La nomination de Yassine Fall au ministère de la Justice et de Me Bamba Cissé au ministère de l’Intérieur pourrait dépasser le cadre d’un simple réaménagement gouvernemental. Elle semblerait traduire une orientation politique : faire de la justice et de la sécurité des instruments au service d’un projet de contrôle accru.
Ces choix, loin d’être anodins, pourraient envoyer un signal fort sur la volonté du régime de verrouiller les institutions et d’imposer une gouvernance partisane.
Yassine Fall, militante assumée du Pastef, avait déjà attiré l’attention en octobre 2024 lorsqu’elle aurait pris publiquement fait et cause pour une passagère ayant agressé verbalement l’ancien président Macky Sall dans un avion. Ce positionnement, jugé partisan par beaucoup, pourrait aujourd’hui nourrir des interrogations sur son aptitude à incarner l’impartialité attendue de la fonction de garde des Sceaux. La justice, censée rester un rempart contre les dérives, risquerait d’être alignée et instrumentalisée.
Les déclarations du président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, affirmant que « ceux qui dérangent » devraient être écartés du corps judiciaire ou encore celles attribuées au Premier ministre Ousmane Sonko selon lesquelles les ministres de la Justice et de l’Intérieur devraient exécuter sans discuter un ordre d’arrestation, pourraient conforter cette lecture d’une justice d’obéissance plutôt que d’équilibre.
De l’autre côté, l’arrivée de Me Bamba Cissé comme ministre de l’Intérieur ne semblerait pas être le fruit du hasard. Plus qu’un avocat connu, il est une vieille connaissance d’Ousmane Sonko qu’il fréquente depuis plus de vingt ans. Lui-même rappelait avoir partagé avec le leader du Pastef des années de doctorat à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD). En 2024, il n’hésitait pas à qualifier Sonko de « phénomène politique » et d’« homme le plus remarquable dans l’histoire politique du Sénégal ». Sa proximité avec le Premier ministre, avérée de longue date, pourrait conforter l’idée d’un appareil sécuritaire confié à un fidèle dont l’allégeance politique ne ferait aucun doute.
Au-delà des personnes, c’est une certaine conception de l’État qui semblerait se dessiner. Les nominations de Yassine Fall et de Me Bamba Cissé pourraient confirmer la mise en place progressive d’un Parti-État où justice et sécurité deviendraient des leviers de domination. Les promesses de rupture, brandies comme des symboles d’espoir, sembleraient céder le pas à une pratique politique qui installerait la peur, fragiliserait la presse, marginaliserait les opposants et mettrait en péril l’indépendance des institutions.
Le Sénégal, longtemps cité en exemple pour son pluralisme et son équilibre démocratique, pourrait, dès lors, se retrouver dans une situation délicate. Si la justice venait à se transformer en bras armé d’un régime, elle perdrait sa fonction de rempart et entraînerait avec elle l’ensemble du système dans une zone de turbulence.

Penda THIAM

Thierno Alassane Sall alerte sur les risques du nouveau gouvernement

Dans une déclaration remarquée, le député et président de la République des Valeurs (RV), Thierno Alassane Sall, a livré une analyse critique de la nouvelle équipe gouvernementale mise en place pour mettre en œuvre le plan de redressement économique. Selon lui, cette recomposition révèle davantage de fragilités politiques que de perspectives de relance.

Pour Thierno Alassane Sall, le président Bassirou Diomaye Faye a fini par « céder aux pressions » venues du camp de son Premier ministre, Ousmane Sonko. « Le Président Faye a finalement cédé aux dernières pressions des Pastefiens sur la Justice et l’Intérieur, livrant à son contempteur de Premier ministre deux ministères de souveraineté. On peut donc s’attendre à une accentuation de la répression et de la vengeance politiques », a-t-il affirmé.

L’ancien ministre estime que le nouvel attelage gouvernemental ne permettra pas d’engager rapidement les réformes structurelles promises. « Des ministres notoirement incompétents ont été maintenus, faute d’accord entre le Président et son Premier ministre », regrette-t-il, laissant entendre que les intérêts politiques priment sur l’efficacité gouvernementale.

Au-delà des choix ministériels, Thierno Alassane Sall prédit une rivalité latente qui pourrait fragiliser l’appareil d’État. « Une guerre froide au sein du régime va perdurer et se propager insidieusement dans la haute administration et les institutions de la République », avertit-il.

Gouvernement : Assane Diouf tire à boulets rouges sur Ousmane Sonko

L’annonce du nouveau gouvernement continue de susciter des réactions contrastées. Parmi les voix les plus virulentes, celle d’Assane Diouf. Dans une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux, il a vivement critiqué le Premier ministre Ousmane Sonko, l’accusant de contradictions et de promesses non tenues.

Pour rappel, lors de la présentation de son équipe, Ousmane Sonko avait tenu à rassurer l’opinion en réaffirmant sa volonté de rupture. « Ce sera un gouvernement de travail et d’engagement, et non un gouvernement de villégiature », avait-il déclaré. Le chef du gouvernement avait insisté sur son exigence envers les ministres, qu’il appelle à « donner le meilleur d’eux-mêmes » au service du pays.

Autre point fort de son discours : la place centrale accordée à la Justice, positionnée juste après la Primature dans l’architecture institutionnelle. Ousmane Sonko avait expliqué ce choix comme une réponse à « une attente forte de tout le Peuple sénégalais ». Il avait également promis de réconcilier les citoyens avec leur justice, en garantissant une institution plus équitable, indépendante et accessible.

Gouvernement de compromis : entre pressions, blocages et guerre froide au sommet de l’État

Annoncé depuis le 28 juillet, le nouveau gouvernement, censé porter le plan de redressement économique, est le fruit d’âpres négociations internes. Sa composition révèle davantage de concessions politiques que de choix stratégiques, laissant planer des incertitudes sur la capacité de l’exécutif à gouverner efficacement.

La nomination des titulaires de la Justice et de l’Intérieur marque un tournant. Longtemps défendus par la présidence comme des bastions de neutralité, ces ministères ont finalement été cédés sous la pression du Premier ministre et de son camp. Ce choix confère à Ousmane Sonko et à ses proches un pouvoir inédit dans l’appareil sécuritaire et judiciaire. Pour nombre d’observateurs, cela ouvre la voie à un durcissement des pratiques répressives et à une possible instrumentalisation des procédures judiciaires dans la gestion des rivalités politiques.

Alors que le pays traverse une conjoncture difficile – hausse du coût de la vie, chômage des jeunes, fragilité de l’investissement – les attentes étaient fortes sur l’émergence d’une équipe compétente et soudée autour du plan de redressement. Or, plusieurs ministres critiqués pour leur manque de résultats ont été reconduits, par défaut d’accord entre le président et son Premier ministre. Ce statu quo traduit un arbitrage politique plutôt qu’une vision économique, laissant craindre un retard dans la mise en œuvre des réformes attendues.

Derrière les sourires officiels, la rivalité entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko reste palpable. L’un incarne la légitimité institutionnelle, l’autre revendique la légitimité politique et militante. Cette dualité installe une « guerre froide » au sommet, qui pourrait se diffuser insidieusement dans la haute administration et les institutions de la République. La stratégie présidentielle, consistant à temporiser et laisser pourrir la situation, apparaît comme un aveu de faiblesse. Mais ce choix pourrait à terme miner la stabilité du pays et la confiance des citoyens dans leurs dirigeants.

Ce gouvernement, né de compromis laborieux, illustre les limites d’un partage du pouvoir imposé par des équilibres politiques précaires. Loin d’incarner une dynamique de réforme, il s’apparente à une fragile coalition interne dont les contradictions risquent d’entraver l’action publique. Dans un contexte où la société sénégalaise attend des réponses rapides et concrètes, cette paralysie politique pourrait s’avérer lourde de conséquences.

Remaniement ministériel : le Général Jean Baptiste Tine fait ses adieux et passe le témoin à Me Bamba Cissé

Le remaniement ministériel annoncé hier soir a marqué un tournant majeur dans l’équipe gouvernementale, avec le départ du Général Jean Baptiste Tine du poste de ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique. Il est remplacé par Me Mouhamadou Bamba Cissé, nouveau titulaire de ce portefeuille stratégique.

À travers un message émouvant publié sur sa page Facebook, le Général Tine a exprimé sa gratitude et son émotion à l’issue de sa mission. « Au terme de ma mission à la tête du Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, je suis ému de gratitude envers Son Excellence le Président de la République, Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar Faye, et le Premier Ministre, Monsieur Ousmane Sonko, pour la confiance qu’ils m’ont accordée. Servir l’État à ce niveau de responsabilité fut un honneur et un privilège qui m’ont profondément marqué », a-t-il écrit.

L’ancien ministre a tenu à saluer l’engagement de ses collaborateurs au sein du département : « Je tiens à exprimer ma sincère reconnaissance à la DGPN, la GN, la BNSP, à l’administration territoriale et à tous les collaborateurs du Ministère pour leur dévouement, leur intégrité et leur sens du devoir. À travers eux, je salue la Nation sénégalaise tout entière pour sa confiance et son soutien constants. »

Dans son message, il a également adressé ses félicitations à son successeur, Me Bamba Cissé, lui souhaitant plein succès dans ses nouvelles fonctions : « Je lui réitère mon soutien indéfectible dans la continuité du service de la République. »

Jean Baptiste Tine a conclu ses propos sur une note d’optimisme et de patriotisme, réaffirmant sa foi en l’avenir du pays : « Je suis fier d’avoir pu contribuer, à ma manière, à son développement et à sa sécurité. Je suis convaincu que l’avenir est prometteur et que nous continuerons à travailler ensemble pour bâtir un Sénégal plus souverain, plus juste et plus prospère. »

Gouvernement II : Marie Rose Khady Fatou Faye devient Porte-parole du gouvernement

Le nouveau gouvernement dirigé par le Premier ministre Ousmane Sonko enregistre l’arrivée d’une nouvelle figure. Marie Rose Khady Fatou Faye a été nommée Secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargée des relations avec les institutions. Elle assumera également le rôle de Porte-parole du gouvernement.

Avant cette nomination, Marie Rose Khady Fatou Faye dirigeait l’Agence de Développement et d’Encadrement des Petites et Moyennes Entreprises (ADEPME). Son parcours à la tête de cette structure lui a permis de se distinguer par son engagement en faveur de l’entrepreneuriat et du renforcement des capacités des PME sénégalaises.

Son nouveau poste, hautement stratégique, la place désormais au cœur de la communication gouvernementale et des relations institutionnelles. À travers cette responsabilité, elle devient l’une des voix officielles de l’exécutif, chargée de porter les décisions, d’expliquer les orientations et de défendre l’action du gouvernement auprès de l’opinion publique

Cheikh Niang, nouveau ministre des Affaires étrangères et de l’Intégration africaine

Le Sénégal a un nouveau chef de sa diplomatie. L’ambassadeur Cheikh Niang a été nommé ministre de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères dans le gouvernement dirigé par Ousmane Sonko.

Diplomate de carrière depuis 1993, Cheikh Niang a représenté le Sénégal dans plusieurs pays et institutions internationales. Il a notamment été ambassadeur au Japon, aux États-Unis, en Afrique du Sud et dans d’autres pays. En 2018, il avait été nommé Représentant permanent du Sénégal auprès des Nations Unies à New York, où il a défendu les positions du pays sur des questions de paix, de sécurité et de développement.

Sa nomination intervient dans un contexte où le Sénégal veut renforcer son rôle dans l’intégration africaine et consolider ses relations avec le reste du monde. Avec son expérience et son parcours, Cheikh Niang apparaît comme un choix stratégique pour donner un nouvel élan à la diplomatie sénégalaise.

Composition du nouveau gouvernement

  • Mme Yassine Fall — Justice, Garde des Sceaux
    • M. Birame Souley Diop — Énergie, Pétrole et Mines
    • M. Cheikh Niane — Intégration africaine, Affaires étrangères et Sénégalais de l’extérieur
    • M. Birame Diop — Forces armées
    • M. Mohamedou Bamba Sissé — Intérieur et Sécurité publique
    • M. Abdourahmane Sarr— Économie, Plan et Coopération
    • M. Cheikh Diba — Finances et Budget
    • M. Daouda Ngom— Enseignement supérieur, Recherche et Innovation
    • M. Yankhoba Diemé — Transports terrestres et aériens
    • M. Alioun Sall — Communication, Télécommunications et Numérique
    • M. Moustapha Guirassy— Éducation nationale
    • Mme Mahbouba Diagne — Agriculture, Souveraineté alimentaire et Élevage
    • M. Cheikh Tidjane Dieye — Hydraulique et Assainissement
    • M. Ibrahima Sy — Santé et Hygiène publique
    • Mme Maïmouna Dieye — Famille, Action sociale et Solidarité
    • M. Amadou Moustapha Ndiak Saré — Emploi et Formation professionnelle et technique
    • M. Elhadj Abdourahman Diouf — Environnement et Transition écologique
    • M. Bala Moussa Fofana — Urbanisme, Collectivités territoriales et Aménagement du territoire
    • M. Serigne Gueye Diop — Industrie et Commerce
    • Mme Fatou Diouf — Pêches et Économie maritime
    • M. Olivier Bocal — Fonction publique, Travail et Réforme du service public
    • Mme Khadijien Ndiaye — Jeunesse et Sports
    • M. Alioune Dione — Microfinance et Économie sociale et solidaire
    • M. Déthié — Infrastructures
    • M. Amadou Bâ — Culture, Artisanat et Tourisme

Mouhamadou Bamba Cissé prend les rênes du ministère de l’Intérieur, en remplacement du général Jean-Baptiste Tine, appelé à d’autres fonctions. Ce changement marque une nouvelle étape pour ce département stratégique de l’État.

Sénégal : Un nouveau gouvernement pour impulser un souffle politique inédit

Le Sénégal vient de franchir une étape politique majeure avec l’annonce officielle de la composition d’un nouveau gouvernement. Attendu depuis plusieurs semaines, ce remaniement traduit la volonté du chef de l’État de donner un nouvel élan à l’action publique et de répondre aux aspirations de changement exprimées par les citoyens.

Le Premier ministre Ousmane Sonko conduira cette nouvelle équipe où l’on retrouve des figures connues mais aussi de nouveaux visages, témoignant d’une volonté d’ouverture et de renouvellement. Les portefeuilles stratégiques sont confiés à des personnalités issues de différents horizons politiques et professionnels.

Au ministère de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères, Cheikh Niang prend la relève, tandis que le Général Birame Diop hérite des Forces armées. Bamba Cissé est nommé ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, un poste sensible dans le contexte actuel. L’économie, secteur névralgique, est confiée à Abdourahmane Sarr (Économie, Plan et Coopération) et Cheikh Diba (Finances et Budget).

La gestion des ressources énergétiques revient à Birame Soulèye Diop (Énergie, Pétrole et Mines), alors que Malick Ndiaye pilotera les Infrastructures et les Transports. La transition écologique sera portée par Daouda Ngom, tandis que Cheikh Tidiane Dièye prend en charge l’Hydraulique et l’Assainissement.

Le nouveau gouvernement met un accent particulier sur les secteurs sociaux. Moustapha Guirassy prend les rênes de l’Éducation nationale, et Ibrahima Sy devient ministre de la Santé et de l’Action sociale. La jeunesse, les sports et la culture sont confiés à Khady Diène Gaye, tandis que Maïmouna Dièye prend en charge la Famille et les Solidarités.

Elhadj Abdourahmane Diouf sera en charge de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, un portefeuille clé pour l’avenir du pays.

Le commerce et l’industrie reviennent à Serigne Guèye Diop, tandis que les Pêches, essentielles pour l’économie sénégalaise, sont confiées à Fatou Diouf. L’agriculture et l’élevage, piliers de la souveraineté alimentaire, sont attribués à Mabouba Diagne.

Le numérique et la communication sont désormais sous la responsabilité d’Alioune Sall, alors que Mountaga Diao est chargé du Tourisme et de l’Artisanat.

Pour renforcer l’action gouvernementale, plusieurs secrétariats d’État viennent compléter l’architecture institutionnelle. Amadou Chérif Diouf s’occupera des Sénégalais de l’Extérieur, Ibrahima Thiam du développement des PME/PMI, et Momath Talla Ndao de l’Urbanisme et du Logement. Alpha Ba prend en charge les Coopératives et l’Encadrement paysan, tandis que Bacary Sarr s’occupera de la Culture, des Industries créatives et du Patrimoine historique.

« La vie humaine est sacrée » : Alioune Tine demande la liberté provisoire pour Farba Ngom

Le défenseur des droits humains, Alioune Tine, a rendu visite à Mouhamadou Ngom, plus connu sous le nom de Farba, à la suite de la publication d’un rapport d’expertise médicale alarmant sur son état de santé. Les conclusions des médecins sont sans équivoque : sa condition est « incompatible avec un maintien en milieu carcéral, même dans un centre hospitalier », et son pronostic vital pourrait être engagé avec un risque de « mort subite ».

Face à la gravité de la situation, Alioune Tine dit avoir constaté l’angoisse de ses proches et recueilli les explications de son avocat, Me Baboucar Cissé. Pour lui, la responsabilité du moment incombe avant tout au juge :

« Sa responsabilité première est de protéger la vie conformément à notre Constitution qui déclare que la vie humaine est sacrée et que l’État a l’obligation de la protéger », a-t-il déclaré.

Le fondateur d’Afrikajom Center estime incompréhensible que ce droit fondamental, garanti par la Constitution, semble être refusé à Farba. Il insiste que ni le Premier ministre Ousmane Sonko, ni le président Bassirou Diomaye Faye, ne peuvent être rendus responsables d’une telle situation.

« C’est au juge, et au juge seul, de prendre ses responsabilités en appliquant la loi et la Constitution sénégalaise, en accordant la liberté provisoire à Farba. Dans les meilleurs délais. C’est la voie de la sagesse et de la prudence », a martelé Alioune Tine.

Ousmane Sonko alerte sur l’urbanisation anarchique de Dakar

Le Premier ministre Ousmane Sonko a tiré la sonnette d’alarme sur la situation urbaine de Dakar, qu’il juge devenue « insoutenable ». Intervenant lors de la journée de partage Dakar Métropole Internationale 2050, il a pointé la responsabilité des institutions dans la gestion chaotique de la capitale.

« Les déséquilibres sont profonds, la croissance urbaine est devenue incontrôlable. Dakar, c’est 4 millions d’habitants sur moins de 0,3 % du territoire national, avec en moyenne 100.000 nouveaux arrivants chaque année. 45 % de l’habitat est hors-norme, sans plan ni raccordement », a dénoncé le chef du gouvernement.

Selon lui, cette urbanisation sauvage engendre congestion, manque de logements, déficit d’équipements et problèmes de mobilité. Il a également rejeté l’argument qui attribue les inondations aux caractéristiques du sol de Dakar :

« Avant cette urbanisation incontrôlée, il pleuvait peut-être même plus et il n’y avait pas ces problèmes. Dans le sud du pays, il tombe près de 2.000 mm de pluie contre 400 mm à Dakar, pourtant les inondations y sont rares. C’est bien la mauvaise urbanisation qui explique la situation », a-t-il insisté.

Le Premier ministre a par ailleurs critiqué la gestion des lotissements par les services publics. « Autrefois, sous la colonisation, on réglait d’abord les questions d’assainissement et de voirie avant d’autoriser les constructions. Aujourd’hui, avec les quartiers sauvages et même les lotissements administratifs, l’Urbanisme, les Impôts et Domaines et le Cadastre pilotent chacun de leur côté, et ensuite chacun se débrouille pour amener l’eau, l’électricité ou l’assainissement », a-t-il regretté.

À travers ce constat, Ousmane Sonko entend replacer la question de la planification urbaine au cœur des priorités pour l’avenir de Dakar, capitale confrontée à une pression démographique et foncière sans précédent.

Dakar : La Fondation Abdou Diouf Sport Vertu rend hommage aux 90 ans de l’ancien président

La Fondation Abdou Diouf Sport Vertu a organisé, ce mardi à Dakar, une exposition suivie d’une conférence publique pour célébrer les 90 ans de l’ancien président de la République du Sénégal, Abdou Diouf. Une cérémonie solennelle marquée par la présence de plusieurs personnalités du monde politique, institutionnel et académique.

La rencontre, animée par le professeur Souleymane Bachir Diagne, a permis de revenir sur le parcours de l’ancien chef de l’État, son engagement au service de la nation et son rôle dans la consolidation de la démocratie sénégalaise.

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a été représenté par son ministre secrétaire général, Oumar Samba Bâ, qui a transmis un message à la famille de l’ancien président. « Le président de la République m’a demandé de le représenter à cette cérémonie historique. Célébrer Abdou Diouf, c’est d’abord rendre hommage à un digne fils du Sénégal, attaché à son terroir et à ses origines. Mais également, un démocrate accompli », a-t-il déclaré.

Le représentant du chef de l’État s’est également félicité de cette initiative, estimant qu’elle participe à l’immortalisation de la trajectoire politique et humaine d’Abdou Diouf, deuxième président de la République du Sénégal (1981-2000).

Cette cérémonie commémorative a ainsi offert un moment de réflexion et de reconnaissance, en retraçant le parcours d’un homme dont l’empreinte continue de marquer l’histoire politique du pays.

Conflit interne au PS : le procès entre la direction et les dissidents renvoyé au 15 septembre

Le Parti socialiste (PS) poursuit son bras de fer devant la justice. Hier, le tribunal a examiné le contentieux opposant la direction actuelle du parti, dirigée par Aminata Mbengue Ndiaye, aux militants dissidents qui contestent sa légitimité. À l’issue de l’audience, le juge a décidé de renvoyer l’affaire au 15 septembre prochain.

D’après Les Échos, la secrétaire générale par intérim du PS, en poste depuis le décès d’Ousmane Tanor Dieng en 2019, s’est présentée à la barre avec un soutien limité. Elle était défendue par les avocats Me Aïssata Tall Sall et Me Doudou Ndoye. Face à elle, les contestataires, assistés de Me El Hadji Diouf, ont affiché une mobilisation plus importante.

La salle d’audience a ainsi révélé un déséquilibre dans les forces en présence. Aux côtés d’Aminata Mbengue Ndiaye, seuls quelques fidèles, dont Gorgui Ciss, se sont distingués. En revanche, la majorité des militants socialistes présents semblaient pencher pour le camp des dissidents, parmi lesquels figuraient des figures notoires comme le doyen Idrissa Ndiaye, Birahim Camara, Daour Sagna et Ben Sylla.

54ᵉ session de l’UPCI : Malick Ndiaye appelle l’OCI à s’opposer à la judaïsation d’Al Qods et à soutenir fermement la Palestine

La capitale sénégalaise a accueilli, ce lundi 1ᵉʳ septembre 2025, la 54ᵉ session du comité exécutif de l’Union parlementaire de la Conférence islamique (UPCI). Les travaux, qui réunissent parlementaires et diplomates venus de plusieurs pays membres de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), ont été largement dominés par la question palestinienne.

Dans son discours d’ouverture, le président de l’Assemblée nationale du Sénégal, Malick Ndiaye, a lancé un appel solennel à l’ensemble des délégations pour « rejeter sans équivoque la tentative de judaïsation de la ville sainte d’Al Qods », qu’il a qualifiée de « patrimoine sacré des trois religions révélées ».

Le président du Parlement sénégalais a exhorté les États membres à dénoncer « avec la plus grande fermeté le génocide en cours » et à soutenir « la solution des deux États », présentée comme la seule issue crédible pour un règlement pacifique et durable du conflit israélo-palestinien. En rappelant l’incendie criminel de la mosquée El Aqsa en 1969, événement fondateur de l’OCI, il a insisté sur la dimension historique de ce combat. « La Palestine n’est pas seulement une cause, elle est notre cause commune », a-t-il martelé devant ses homologues.

Malick Ndiaye a par ailleurs invité les pays membres de l’OCI à porter « haut et fort la voix du peuple palestinien dans toutes les enceintes diplomatiques », soulignant que défendre la Palestine équivaut à « défendre la justice, protéger notre identité commune et préserver la dignité de la communauté musulmane ».

Au-delà de la question palestinienne, le président de l’Assemblée nationale a insisté sur la nécessité de bâtir une Oumma forte, respectée et influente grâce à « des décisions courageuses et une solidarité agissante ». Il a mis en avant l’urgence de renforcer la lutte contre le terrorisme, de protéger les minorités musulmanes souvent persécutées et de garantir les droits fondamentaux, notamment ceux des femmes et des enfants.

Il a également rappelé le rôle actif et constant du Sénégal au sein de l’OCI et sur la scène internationale. En tant que président du Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien aux Nations unies, le Sénégal, a-t-il rappelé, « n’a cessé de défendre le droit à l’autodétermination, à la dignité et à la justice ».

Pastef : le député Cheikh Bara Ndiaye critiqué après son refus de participer à une marche commémorative

Le député Cheikh Bara Ndiaye fait face à une vague de critiques au sein de son parti, Pastef. En cause, sa récente déclaration exprimant son opposition à la marche organisée samedi dernier en mémoire des victimes des répressions politiques.

Cette manifestation, à laquelle ont pris part des ex-détenus ainsi que des familles de victimes, visait à réclamer justice et à dénoncer la lenteur dans le traitement des dossiers. L’absence du parlementaire, justifiée par son refus de s’y associer, a suscité des réactions contrastées parmi les militants.

Sur les réseaux sociaux, plusieurs sympathisants du parti ont exprimé leur désapprobation, certains allant jusqu’à qualifier cette position de « trahison ». La comparaison a été faite avec le député Guy Marius Sagna, présent lors de la marche, renforçant ainsi l’idée d’un décalage entre les deux élus.

Polémique autour du règlement intérieur : Amadou Ba recadre l’expert Alioune Souaré

Le débat autour de la promulgation du nouveau règlement intérieur de l’Assemblée nationale continue d’alimenter la presse et la classe politique. Dans son édition du jour, le quotidien Les Échos a mis en avant l’analyse de l’expert en droit parlementaire, Alioune Souaré, qui estime que le Conseil constitutionnel a censuré la disposition relative à l’audition des magistrats par les commissions d’enquête. Une lecture vivement contestée par le député de Pastef, Amadou Ba, qui a tenu à clarifier les termes juridiques.

« Une réserve d’interprétation n’est pas juridiquement une censure », a martelé le parlementaire dans sa réplique. Selon lui, la nuance est fondamentale : « La disposition incriminée reste bel et bien dans le texte promulgué, mais elle prend le sens indiqué par le Conseil constitutionnel. Or, celui-ci n’a jamais interdit l’audition des magistrats par les commissions d’enquête de l’Assemblée nationale. »

Pour Amadou Ba, la décision des Sages a simplement précisé les conditions dans lesquelles cette audition est possible, à savoir sans dépendre d’une autorisation préalable du ministre de la Justice. En d’autres termes, le Conseil n’a pas supprimé la mesure, mais en a encadré l’application.

Le député a également dénoncé la manière dont l’affaire a été relayée par Les Échos. Il estime que le quotidien aurait dû vérifier ses informations auprès des services de l’Assemblée nationale, plutôt que de s’appuyer sur une analyse qu’il juge « totalement erronée ». « L’expert Alioune Souaré confond censure et réserve d’interprétation », a-t-il insisté.

Amadou Ba rappelle par ailleurs que les décisions du Conseil constitutionnel, qu’elles plaisent ou non, s’imposent à l’ensemble des pouvoirs publics. Il souligne que dans le cas présent, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a respecté scrupuleusement l’avis du Conseil en promulguant le règlement intérieur tel qu’interprété par les Sages.

Cette mise au point vient ainsi contrer la lecture faite par Alioune Souaré, qui soutenait que la disposition relative à l’audition obligatoire des magistrats avait été annulée par le Conseil, mais réintroduite par le chef de l’État lors de la promulgation. Une interprétation jugée infondée par Amadou Ba, qui conclut que l’expert « n’a pas bien lu la décision » rendue par le Conseil constitutionnel.

Kaolack : Sarata Sonko du PASTEF officialise sa candidature à la candidature pour la mairie

À Kaolack, l’effervescence politique gagne du terrain à l’approche des élections municipales. Dans les quartiers comme au centre-ville, les débats portent de plus en plus sur les nouveaux visages qui ambitionnent de diriger la municipalité. Parmi eux, Madame Sarata Sonko, responsable politique du parti PASTEF au niveau de la commune, vient d’annoncer officiellement sa candidature à la candidature pour briguer la mairie.

C’est face à la presse, ce 1er septembre 2025, que la figure montante de la scène politique locale a fait part de sa décision. « Ma démarche s’inscrit dans une volonté de renouvellement et de mise en avant des préoccupations réelles des populations », a-t-elle déclaré en marge de cette rencontre.

Connue pour son engagement dans les associations de jeunes et ses initiatives en faveur du développement communautaire, Sarata Sonko s’est progressivement imposée comme une voix écoutée au sein du parti et dans plusieurs quartiers de Kaolack. Ses actions sociales, notamment dans l’éducation, la santé et l’appui aux femmes entrepreneures, lui valent une notoriété grandissante.

Cette entrée en lice pourrait rebattre les cartes dans une commune où les ambitions politiques s’expriment de plus en plus ouvertement. Si sa candidature est validée par les instances du PASTEF, Sarata Sonko deviendra l’une des premières femmes à convoiter sérieusement la mairie de Kaolack, un symbole fort dans un paysage politique encore largement dominé par les hommes.

Les prochains jours s’annoncent décisifs, alors que les candidatures internes se multiplient au sein du PASTEF et que les états-majors politiques affûtent déjà leurs stratégies en vue des municipales.

Sénégal – Environnement : l’alerte rouge de Seydi Gassama

Au Sénégal, le droit à un environnement sain, pourtant inscrit dans la Constitution, reste un vœu pieux. C’est le constat amer dressé par Seydi Gassama, directeur exécutif d’Amnesty International/Sénégal, qui dénonce l’aveuglement des autorités face aux dérives environnementales.

Cimenteries, carrières à ciel ouvert, décharges implantées au cœur des zones d’habitation… Le pays s’industrialise dans le chaos, au détriment de la santé des populations. Et comme toujours, les riverains ne sont ni consultés ni protégés. Ils respirent la poussière, subissent les nuisances et voient leur cadre de vie détruit, pendant que les investisseurs engrangent les bénéfices.

Pire encore, les études d’impact environnemental, censées être un garde-fou, ne sont souvent qu’une mascarade. Financées par les promoteurs eux-mêmes, elles sont validées au forceps, dans un climat de menaces, de répression et d’exclusion. Une mécanique bien huilée où l’intérêt public passe systématiquement après les intérêts privés.

Seydi Gassama tire la sonnette d’alarme : la complaisance de l’État face à ces pratiques bafoue un droit fondamental et ouvre la voie à des catastrophes écologiques et sanitaires. Les autorités ne peuvent plus se réfugier derrière de beaux discours. Elles doivent agir, et vite.

Car derrière chaque usine polluante, chaque décharge improvisée, il y a des vies humaines en danger, des écosystèmes sacrifiés et un avenir compromis. Le silence officiel face à cette réalité n’est pas seulement une faute politique. C’est une faute morale.

Tourmente politique à Kaolack : la présidente du mouvement And Taxawu Madjiguène Diouf Doolel Sérigne Mboup hausse le ton

Une conférence-débat s’est tenue sur la place publique du quartier Thioffack à Kaolack, réunissant femmes politiques, responsables d’associations citoyennes, maîtres coraniques et diverses personnalités. Le thème choisi, particulièrement sensible, portait sur : « L’intérêt personnel et ses manifestations dans la vie politique ».

Organisé par le mouvement And Taxawu Madjiguène Diouf Doolel Sérigne Mboup, l’événement visait à analyser l’impact des ambitions individuelles lorsqu’elles priment sur l’intérêt général, et comment elles influencent la pratique politique locale.

« Nous sommes réunis aujourd’hui à travers une conférence populaire pour échanger avec la population sénégalaise, et particulièrement kaolackoise, afin de la sensibiliser sur des faits qui pourraient être source de conflits entre citoyens, simplement à cause de rivalités politiques entre l’opposition et les gouvernants », a expliqué Ndèye Madjiguène Diouf Ndiaye, adjointe au maire chargée de l’assainissement et présidente du mouvement.

Mme Ndiaye a rappelé que la politique, souvent perçue comme éloignée du quotidien, joue pourtant un rôle central dans l’organisation de la société et l’amélioration des conditions de vie. « La politique est avant tout un outil permettant d’améliorer la vie des citoyens et de construire un avenir plus juste et équitable. Mais de plus en plus, la scène politique est polluée par les insultes, les attaques personnelles et un langage qui frôle parfois l’indécence », a-t-elle regretté.

Selon elle, certains acteurs politiques privilégient les invectives, la moquerie ou la diffamation, au lieu de convaincre par la force des arguments. « Quand les dirigeants donnent l’image d’une politique faite d’insultes, ils banalisent le manque de respect dans l’espace public », a-t-elle dénoncé.

La présidente du mouvement a insisté sur la nécessité de faire de la politique un facteur de rassemblement, et non de division. Elle a exhorté ses militants à rester solidaires, à faire preuve de force et d’inclusivité aux côtés du maire Sérigne Mboup. En conclusion, elle a lancé un appel à la remobilisation à la base afin de soutenir la politique municipale et faire de Kaolack « une ville émergente et prospère ».

Ousmane Sonko annonce un audit du Plan décennal de lutte contre les inondations

En visite à Kaolack ce samedi dans le cadre de ses « ziaras » d’avant Gamou, le Premier ministre Ousmane Sonko a fait escale à Médina Baye, où il a abordé la question des inondations qui frappent régulièrement plusieurs localités du pays.

Le chef du gouvernement a révélé avoir reçu un pré-rapport relatif à l’audit du Plan décennal de lutte contre les inondations, qui avait mobilisé, selon les autorités précédentes, 800 milliards de francs CFA en dix ans.

« Ils disent avoir investi 800 milliards en dix ans pour lutter contre les inondations. J’ai reçu le pré-rapport. Les Sénégalais sauront si tout cet argent a été bien investi comme ils le prétendent », a déclaré Ousmane Sonko.

Le Premier ministre a également exprimé ses doutes sur l’efficacité des investissements réalisés dans le cadre du programme des dix villes. « S’ils avaient bien investi tout cet argent, notamment dans le programme des dix villes, je ne pense pas que les choses se seraient présentées ainsi », a-t-il estimé, soulignant la persistance des problèmes d’assainissement et de drainage dans plusieurs zones urbaines.

Ousmane Sonko annonce un audit du Plan décennal de lutte contre les inondations

En visite à Kaolack ce samedi dans le cadre de ses « ziaras » d’avant Gamou, le Premier ministre Ousmane Sonko a fait escale à Médina Baye, où il a abordé la question des inondations qui frappent régulièrement plusieurs localités du pays.

Le chef du gouvernement a révélé avoir reçu un pré-rapport relatif à l’audit du Plan décennal de lutte contre les inondations, qui avait mobilisé, selon les autorités précédentes, 800 milliards de francs CFA en dix ans.

« Ils disent avoir investi 800 milliards en dix ans pour lutter contre les inondations. J’ai reçu le pré-rapport. Les Sénégalais sauront si tout cet argent a été bien investi comme ils le prétendent », a déclaré Ousmane Sonko.

Le Premier ministre a également exprimé ses doutes sur l’efficacité des investissements réalisés dans le cadre du programme des dix villes. « S’ils avaient bien investi tout cet argent, notamment dans le programme des dix villes, je ne pense pas que les choses se seraient présentées ainsi », a-t-il estimé, soulignant la persistance des problèmes d’assainissement et de drainage dans plusieurs zones urbaines.

Alioune Tine plaide pour la libération de Badara Gadiaga et des détenus d’opinion

Le fondateur du think tank Afrikajom Center, Alioune Tine, a invité vendredi le président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko à intervenir en faveur de la libération de Badara Gadiaga et des autres détenus d’opinion.

Dans une déclaration publiée sur ses canaux officiels, il estime que, si des avancées ont été enregistrées sur le plan diplomatique et économique, il reste désormais à engager une « remontée en matière de droits humains et de libertés fondamentales ».

Alioune Tine a également salué la visite du bâtonnier de l’Ordre des avocats au détenu Badara Gadiaga à la prison de Rebeuss, y voyant un signe du rôle de l’institution dans la défense des droits et des libertés. Il a toutefois souligné la nécessité de réformes plus larges, rappelant les critiques récurrentes sur les conditions de détention à Rebeuss et sur l’« archaïsme » de la politique pénale.

Il a par ailleurs relevé la responsabilité des dirigeants de l’ancien régime, qui selon lui, auraient pu entreprendre ces changements lorsqu’ils étaient au pouvoir.

Pour le fondateur d’Afrikajom Center, une véritable rupture consisterait à consacrer la liberté comme principe et la détention comme exception, conformément à la Constitution et aux engagements internationaux du Sénégal.

Sénégal : Le nouveau règlement intérieur de l’Assemblée nationale promulgué et publié au Journal officiel

Le Sénégal vient de franchir une nouvelle étape dans le renforcement des prérogatives de son Parlement. Le nouveau règlement intérieur de l’Assemblée nationale a été officiellement promulgué et publié au Journal officiel, marquant une évolution importante dans le fonctionnement de l’institution législative.

Parmi les innovations majeures introduites par ce texte, figure l’obligation pour toute personne convoquée dans le cadre d’une commission d’enquête parlementaire de répondre à l’appel des députés. Désormais, nul ne pourra refuser de se présenter ni de décliner de répondre aux questions posées par les élus. Cette disposition vient corriger une lacune qui, jusque-là, limitait la portée des enquêtes parlementaires et réduisait leur efficacité, certaines personnalités convoquées ayant pu, par le passé, se soustraire à cette obligation.

Selon l’exposé des motifs, ce nouveau règlement intérieur s’inscrit dans la volonté d’outiller davantage les députés afin qu’ils puissent exercer pleinement leurs missions. Il vise à renforcer le rôle du Parlement en matière de législation, de contrôle de l’action gouvernementale et d’évaluation des politiques publiques, conformément aux dispositions de la Constitution sénégalaise.

Cette réforme est également perçue comme un signal fort en faveur de la transparence et de la redevabilité. Elle place les députés au cœur de la vie démocratique, en leur donnant les moyens de vérifier plus efficacement la gestion des affaires publiques et de rendre des comptes aux citoyens. Elle traduit ainsi une volonté d’améliorer l’équilibre des pouvoirs et d’asseoir davantage l’autorité de l’Assemblée nationale dans le paysage institutionnel du pays.

En adoptant et en promulguant ce nouveau règlement, l’Assemblée nationale du Sénégal entend consolider son rôle de vigie démocratique et affirmer sa place dans l’architecture républicaine. Les prochaines commissions d’enquête parlementaire permettront de mesurer concrètement la portée de ce changement et de juger de sa capacité à instaurer une culture plus affirmée de responsabilité politique et institutionnelle.

Sénégal Bi Ñu Bokk : Barthélémy Dias salue une mobilisation « exceptionnelle » des militants

Le leader du mouvement Sénégal Bi Ñu Bokk, Barthélémy Dias, a adressé un message de remerciement à ses militants et sympathisants après le lancement officiel de la vente des cartes de membre.

Dans une note rendue publique, l’ancien maire de Dakar s’est dit profondément marqué par la mobilisation massive enregistrée lors de cette opération.

« Votre engagement massif, discipliné et volontaire traduit une adhésion forte à nos idéaux et à notre vision pour un Sénégal plus juste, plus souverain et résolument tourné vers l’avenir », a-t-il déclaré.

Barthélémy Dias a souligné que cette forte participation est un signal encourageant pour l’avenir du mouvement, qui entend jouer un rôle majeur sur l’échiquier politique national.

Il a, par ailleurs, tenu à adresser ses remerciements au nom de Sénégal Bi Ñu Bokk et en son nom personnel :

« Recevez mes remerciements les plus sincères. Ensemble, continuons à bâtir l’espoir. »

Avec cette mobilisation, le mouvement confirme sa dynamique ascendante et son ambition de rassembler davantage autour d’un projet politique axé sur la justice sociale, la souveraineté et le progrès.

Rupture entre Khalifa Sall et Barthélémy Dias : quand les anciens alliés deviennent rivaux

Autrefois complices sur le plan politique, Khalifa Sall et Barthélémy Dias traversent aujourd’hui une zone de turbulences qui a mis fin à plusieurs années de collaboration. Leur mésentente, née d’une série de désaccords liés à la gestion de la mairie de Dakar, s’est cristallisée autour de l’élection du nouvel édile de la capitale.

En décembre 2024, les deux responsables politiques avaient pourtant trouvé un terrain d’entente. Ils s’étaient accordés pour soutenir la désignation de Ngoné Mbengue comme maire par intérim. Mais cette entente fut de courte durée. À peine installée, Mme Mbengue prit des décisions qui déplurent fortement à Barthélémy Dias, notamment la révocation de plusieurs de ses proches collaborateurs.

Estimant avoir été écarté de la gestion municipale, l’ancien maire de Dakar exprima ouvertement son mécontentement. Le 14 août 2025, il informa Khalifa Sall qu’il ne soutiendrait plus Ngoné Mbengue et annonça son intention de présenter son propre candidat, Pathé Ba.

Alors qu’il attendait parallèlement la décision de la Cour suprême sur son recours visant à retrouver son fauteuil de maire, Barthélémy Dias tenta une nouvelle médiation. Il dépêcha des émissaires auprès de Khalifa Sall afin de demander un report du scrutin. Dans un premier temps, l’ancien édile donna son accord, avant de se rétracter quelques heures plus tard.

Selon des confidences rapportées par Jeune Afrique, Khalifa Sall aurait informé les envoyés de Barthélémy Dias « vers deux heures du matin » qu’il n’était plus question de reporter l’élection. Le scrutin devait se tenir à la date prévue, un geste que Barthélémy Dias aurait vécu comme une véritable trahison.

Moins de quarante-huit heures plus tard, le maire sortant convoqua une conférence de presse. Il y appela les conseillers municipaux à boycotter la séance afin d’empêcher le vote. Mais l’élection s’est finalement tenue comme prévu, entérinant la rupture définitive entre les deux hommes.

Pendant que la rivalité entre Khalifa Sall et Barthélémy Dias s’exacerbait, le parti Pastef a su tirer son épingle du jeu. Bien que ne disposant que de 13 conseillers municipaux contre 28 pour Taxawu Sénégal, Abass Fall a su rallier des soutiens au-delà de son camp. À l’issue du vote, il a obtenu 49 voix, consolidant ainsi la percée du parti présidentiel dans la capitale.

Crise des inondations : le Front de Résistance de la Diaspora Sénégalaise fustige les voyages de Diomaye Faye au Japon et en France

Le Front de Résistance de la Diaspora Sénégalaise (FRDS), soutenu par plusieurs mouvements et comités, a vivement dénoncé le déplacement du président Bassirou Diomaye Faye au Japon puis en France, alors que le pays traverse une grave crise liée aux inondations.

Dans un communiqué rendu public ce jeudi, le FRDS parle de “villégiature présidentielle”, estimant que le chef de l’État a manqué de solidarité envers des milliers de Sénégalais sinistrés, de Dakar à Matam. « Le peuple est sous les eaux, et le président, lui, dilapide l’argent public dans des voyages sans retombées concrètes », déplore le collectif.

Des accusations d’« incompétence » contre le régime

Parmi les signataires figurent le Rassemblement des Travailleurs du Sénégal, le Comité des Amis de Badara Gadiaga à Clamart et le mouvement Yewoulene. Tous pointent du doigt un pouvoir jugé « incompétent » et incapable de répondre aux urgences sociales.

Le FRDS se félicite néanmoins de l’action de protestation menée le mercredi 27 août à Paris, en marge du forum économique du MEDEF. Cette manifestation spontanée visait à interpeller les chefs d’entreprise français sur les contradictions d’un régime qui, selon eux, “emprisonne ses opposants et ses hommes d’affaires tout en sollicitant les investisseurs étrangers.”

Le collectif rappelle que les dirigeants actuels avaient, par le passé, mené des actions violentes contre des intérêts français au Sénégal, entre 2021 et 2024. Sur cette base, le FRDS a déclaré Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko “persona non grata” en France, exigeant dans le même temps la libération de tous les détenus politiques.

Enfin, le FRDS annonce une nouvelle mobilisation le mardi 23 septembre, lors du forum économique de Bpifrance à Paris. La manifestation, autorisée, se tiendra sur l’esplanade de Bercy, avec un appel lancé à tous les Sénégalais de France et d’ailleurs pour y participer.

Élection d’Abass Fall à la tête de Dakar : l’APR dénonce un « hold-up » et appelle à la mobilisation

Le Secrétariat Exécutif National (SEN) de l’Alliance Pour la République (APR) s’est réuni ce jeudi 28 août 2025 pour examiner l’actualité politique nationale et dresser un bilan de la situation. Dans un communiqué transmis à la presse, le SEN a tenu à clarifier des informations circulant dans certains médias, démentant formellement toute rencontre entre le président Macky Sall et Bassirou Diomaye Faye. Selon le parti, le chef de l’État se trouve actuellement à Paris pour un agenda international fixé depuis le début de l’année, et les « allégations mensongères » visant à présenter le contraire relèvent de « manipulations grotesques ».

Sur le plan politique interne, l’APR critique vivement l’élection d’Abass Fall au poste de maire de Dakar, dénonçant ce qu’il qualifie de « hold-up » orchestré par l’Exécutif avec la complicité de certains membres de l’administration territoriale. Selon le SEN, un candidat considéré comme ultra minoritaire a été porté à la tête de la capitale grâce à des « manipulations des textes, achat de consciences et conspiration politicienne », au détriment de la volonté des Dakarois. Malgré cette situation, le parti a félicité ses conseillers pour leur fidélité et le respect de la parole donnée.

Le SEN a également abordé la question du scandale de l’ASER, exprimant son soutien à l’action du député Thierno Alassane Sall et exigeant l’ouverture d’une information judiciaire par le Pôle Judiciaire Financier. L’APR dénonce la passivité du gouvernement face à ce qu’il qualifie de « gabegie de 37 milliards de francs CFA impliquant des dignitaires du régime », tout en critiquant l’incohérence du Parquet, jugé plus actif contre les responsables de l’APR que dans les enquêtes sur la corruption supposée.

En matière économique, le SEN a commenté la mission du Fonds monétaire international à Dakar, saluant la fin de l’usage du terme « dette cachée » et réclamant la publication du rapport du cabinet Forvis Mazars commandité par le gouvernement. L’APR accuse le régime de vouloir dissimuler des données sur les finances publiques et critique la gestion des chiffres du dernier rapport trimestriel, qu’il estime en violation du Code de Transparence et de la LOLF.

Le SEN a également mis en avant la question des libertés publiques, dénonçant les intimidations à l’encontre de journalistes et d’activistes, en particulier la convocation du chroniqueur Mamadou Sy Tounkara. Le parti a demandé la libération des détenus d’opinion Badara Gadiaga, Abdou Nguer, Jérôme Bandiaky et de l’homme d’affaires Tahirou Sarr, ainsi que celle des otages politiques Farba Ngom, Mansour Faye, Lat Diop, Moustapha Diop et Maodo Malick Mbaye. Le SEN réclame également la fin des poursuites contre les anciens ministres Ismaïla Madior Fall, Aïssatou Sophie Gladima et Salimata Diop Dieng.

Macky Sall à Paris : l’APR dément toute rencontre avec Bassirou Diomaye Faye

Alors que plusieurs médias ont évoqué une possible rencontre entre l’ancien président sénégalais Macky Sall et le président Bassirou Diomaye Faye à Paris, l’Alliance pour la République (APR) a tenu à apporter un démenti catégorique. Dans un communiqué publié le 28 août et relayé par la rédaction de Dakaractu, le parti au pouvoir précise que ces informations sont entièrement infondées.

Selon l’APR, Macky Sall se trouve à Paris dans le cadre d’un agenda international fixé « depuis le début de l’année », et n’a eu aucun contact officiel ou informel avec le chef de l’État sénégalais en exercice. Le communiqué souligne que les rumeurs de rencontre sont « des manipulations grotesques » et des « allégations mensongères » dont le but apparent est de semer la confusion et de tromper l’opinion publique.

L’APR insiste sur le fait que la communication autour des déplacements internationaux de Macky Sall suit des protocoles stricts, avec des agendas officiels et préalablement connus, et qu’aucun événement diplomatique ou politique n’a été organisé avec Bassirou Diomaye Faye à Paris. Le parti rappelle ainsi sa vigilance face à la circulation de fausses informations, soulignant les risques que ces rumeurs représentent pour l’image de l’ancien président et pour la stabilité du débat public.

Cette mise au point intervient dans un contexte où la scène politique sénégalaise est particulièrement sensible aux spéculations médiatiques, et où la moindre interprétation d’un déplacement officiel peut donner lieu à des interprétations politiques. L’APR appelle donc les médias et le public à la prudence et à la vérification des faits avant toute diffusion d’informations concernant des personnalités politiques de premier plan.

Élection du maire de Dakar : Taxawu Sénégal dénonce une « trahison » de Barthélémy Dias et maintient son ancrage dans l’opposition

La succession à la mairie de Dakar continue d’agiter le champ politique. Ce jeudi, la plateforme Taxawu Sénégal a tenu un point de presse dans son siège pour livrer sa lecture de l’élection municipale qui a vu l’installation d’Abass Fall à la tête de la capitale. Face aux journalistes, les proches de Khalifa Sall ont dénoncé ce qu’ils qualifient de manipulations et de contre-vérités, regrettant « une trahison » de Barthélémy Dias, et réaffirmant leur appartenance claire et assumée à l’opposition.

Dès l’entame, Seydina Issa Laye Samb, porte-parole du mouvement, a rappelé que l’affaire remonte au 11 décembre 2024, lorsque l’autorité administrative avait déclaré de manière unilatérale la démission de Barthélémy Dias. Une décision qualifiée d’arbitraire que Taxawu Sénégal avait aussitôt contestée, en engageant à la fois une bataille politique et judiciaire pour rétablir ce qu’ils considèrent comme la légitimité du maire de Dakar. Depuis cette date, la plateforme dit avoir multiplié les initiatives afin d’obtenir un règlement juste de ce litige.

Selon Taxawu, tout a basculé le 16 août 2025, lorsque le préfet a enjoint le maire intérimaire de convoquer le Conseil municipal avec à l’ordre du jour l’élection d’un nouveau maire, décision qu’il disait tenir du ministre des Collectivités locales. Pour le mouvement, il n’était pas question de laisser la mairie filer alors même que la Cour suprême doit rendre un arrêt sur la situation de Barthélémy Dias le 18 septembre prochain.

Le Bureau municipal, réuni dans la foulée, a fixé l’élection au 25 août 2025 tout en saisissant la Cour suprême d’une requête en sursis à exécution. En parallèle, Taxawu a mené des consultations internes et externes pour aboutir à une candidature unique, en accord avec les partenaires de l’opposition. De ce processus, décrit comme démocratique et inclusif, est ressorti le choix de Ngoné Mbengue comme porte-drapeau du mouvement.

Dans ses explications, Taxawu Sénégal a tenu à souligner que Barthélémy Dias avait lui-même, dès le départ, affiché sa préférence pour Ngoné Mbengue. Une position justifiée par son soutien de 2022 lors de son élection à la mairie de Dakar, mais aussi par la jurisprudence Soham El Wardini qui faisait de la candidature féminine un choix symbolique et politique.

Le revirement du maire de Dakar a donc créé la stupeur au sein de la plateforme. En effet, au moment où l’élection approchait, Barthélémy Dias a décidé de soutenir son adjoint Pathé Bâ, avant de finir par appeler au boycott du scrutin à la veille du vote. Taxawu s’interroge sur les raisons profondes d’un tel basculement et souligne l’absence de toute base juridique ou arithmétique crédible pour justifier ce boycott.

Selon les partisans de Khalifa Sall, les arguments avancés par Sénégal Biñu Bokk en faveur du boycott, notamment le report de la séance en attendant la décision de la Cour suprême, étaient juridiquement fragiles. La saisine du juge n’étant pas suspensive, rien ne garantissait la légalité d’un report. Taxawu a donc estimé qu’il ne pouvait cautionner une telle option.

Le déroulement du vote a d’ailleurs montré les limites de cette stratégie. Malgré l’appel au boycott, le Conseil municipal a enregistré une mobilisation record avec 88 votants, dont cinq procurations. Les 49 voix du Pastef et les 9 du PUR suffisaient à dépasser largement le quorum fixé à 51. Pour Taxawu, cet épisode révèle une leçon politique majeure : la cohérence des choix et le respect de la parole donnée doivent primer sur les calculs de circonstance.

Taxawu Sénégal dit avoir ressenti une véritable trahison dans l’attitude de Barthélémy Dias, accusé d’avoir manqué à la loyauté envers ses alliés et envers le combat collectif. Plus largement, le mouvement déplore la tendance de certains acteurs de l’opposition à se détourner de leur engagement pour se rapprocher du pouvoir, lequel, selon eux, continue de s’enfermer dans « des pratiques corruptrices ».

En conséquence, le mouvement estime que l’implosion de l’opposition au sein du Conseil municipal a offert une opportunité au Pastef de tirer profit de ces divisions. « C’est tout le socle de confiance qui se trouve ébranlé », a regretté Seydina Issa Laye Samb.

Malgré cette crise interne et les accusations croisées, la plateforme a tenu à réaffirmer son identité : Taxawu Sénégal se revendique comme force d’opposition et entend le rester. Elle invite les acteurs politiques à privilégier les débats d’idées et les explications claires aux yeux des Sénégalais, plutôt que les coups d’éclat et les divisions. « Si la politique est une guerre, c’est bien une guerre des idées dans la vérité », a conclu son porte-parole.

Abdoulaye Bibi Baldé entendu par la DIC dans une enquête sur la gestion de fonds publics

L’ancien maire de Kolda et ex-directeur général de La Poste, Abdoulaye Bibi Baldé, a récemment été convoqué à la Division des investigations criminelles (DIC). Selon ses propres déclarations, cette audition s’inscrit dans le cadre d’une enquête portant sur la gestion de fonds du Trésor public.

« Le Trésor nous virait de l’argent pour payer la dette de la bourse de sécurité familiale », a confié M. Baldé, sans toutefois entrer dans les détails des mécanismes ou des circonstances de ces opérations financières.

Figure politique de premier plan et membre influent de l’Alliance pour la République (APR), Abdoulaye Bibi Baldé cumule une riche expérience dans la gestion des affaires publiques. Il a successivement occupé plusieurs portefeuilles ministériels entre 2012 et 2019 : Agriculture, Plan, Environnement, puis Communication.

Après son passage au gouvernement, il a été nommé directeur général de La Poste du Sénégal, poste qu’il a occupé de 2019 à 2022. Sa convocation devant la DIC intervient dans un contexte marqué par une série d’enquêtes sur la gestion des deniers publics et la transparence financière.

Gouvernance : L’Assemblée nationale adopte deux lois majeures sur la transparence et la lutte contre la corruption

L’Assemblée nationale a marqué un tournant important ce lundi 25 août 2025 en adoptant deux projets de loi emblématiques qui renforcent les mécanismes de transparence et de bonne gouvernance au Sénégal. Réunis en séance plénière, les députés de la 15e législature ont voté, à une large majorité, le projet de loi n°15/2025 relatif à la déclaration de patrimoine ainsi que le projet de loi n°12/2025 portant création de l’Office national de lutte contre la corruption (OFNAC).

Le premier texte vise à encadrer la déclaration de patrimoine des autorités publiques et responsables institutionnels, dans l’optique de prévenir les enrichissements illicites et d’instaurer une plus grande confiance entre gouvernants et citoyens. Pour les parlementaires, ce mécanisme constitue un gage de transparence et participe à l’assainissement de la vie publique.

Le second projet, relatif à l’OFNAC, introduit une réforme de fond de cet organe chargé de lutter contre la corruption. Bien que placé sous la tutelle institutionnelle de la Présidence de la République, le nouvel OFNAC demeure un organe indépendant, doté de moyens et de prérogatives renforcés pour accomplir efficacement ses missions.

Le ministre de la Justice, qui défendait le texte, a souligné la nécessité d’un rattachement à la Présidence afin de conférer à l’organe une autorité « suffisamment forte » pour asseoir son action, tout en évitant qu’il ne devienne un « électron libre ».

À l’Assemblée, les réactions ont été globalement favorables. Plusieurs parlementaires ont salué des avancées notables en matière de gouvernance, estimant que ces deux lois traduisent la volonté des autorités de renforcer les garde-fous contre la corruption et d’ancrer davantage la culture de reddition des comptes.

Bassirou Diomaye Faye fait sa rentrée politique avec le premier Conseil des ministres de la saison

Après une pause estivale ponctuée de déplacements officiels et privés, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, reprend ce mercredi le fil de ses activités institutionnelles avec la tenue du premier Conseil des ministres de la rentrée. Une rencontre que beaucoup considèrent déjà comme un moment clé pour relancer l’action gouvernementale.

Durant cette trêve, le chef de l’État a alterné repos et engagements de terrain. Dans les îles du Saloum, il s’est accordé quelques jours en famille, sans pour autant perdre de vue les préoccupations des populations locales. Quelques jours plus tard, il s’est rendu aux Parcelles Assainies pour constater les dégâts des fortes pluies et exprimer sa solidarité aux habitants durement touchés par les inondations.

Sur le plan international, Bassirou Diomaye Faye a marqué un temps fort avec un voyage officiel au Japon. Accompagné de l’une des premières dames, il y a rencontré les autorités nippones pour renforcer la coopération bilatérale, notamment dans les domaines économique, technologique et diplomatique.

Élection du nouveau maire de Dakar : Madiambal Diagne tacle Khalifa Sall

L’élection d’Abass Fall à la tête de la mairie de Dakar continue de faire réagir le landerneau politique et médiatique. Le journaliste et directeur du groupe Avenir Communication, Madiambal Diagne, a livré un commentaire pour le moins piquant sur son compte X, ce lundi 25 août. « Abass Fall du Pastef élu maire de Dakar. Bravo à Khalifa Sall », a-t-il écrit, dans une formule où l’ironie ne laisse aucune place au doute.

Le message, en apparence paradoxal, trouve tout son sens dans la lecture politique des résultats. L’accession d’Abass Fall au fauteuil de maire n’est pas seulement la victoire d’un candidat du Pastef, mais aussi l’échec d’une stratégie interne à Taxawu Sénégal. Les divisions et rivalités autour de la candidature de Ngoné Mbengue, adoubée par Khalifa Sall, ont favorisé la percée du ministre du Travail, qui a su capitaliser sur ces fractures pour l’emporter.

Abass Fall a obtenu 49 voix, contre 30 pour Ngoné Mbengue. Un score net qui sonne comme un revers sévère pour le mouvement de Khalifa Sall, jusque-là maître incontesté de la capitale depuis plus d’une décennie. Cette défaite prive Taxawu Sénégal d’une institution stratégique, dirigée sans discontinuer depuis 2009.

L’histoire a, par ailleurs, des allures de revanche politique. Khalifa Sall, élu maire en 2009, avait été destitué en 2018 par le président Macky Sall, à la suite de sa condamnation dans l’affaire des caisses d’avance. Son héritage avait ensuite été porté par Barthélémy Dias, élu en 2022 sous la bannière de Yewwi Askan Wi. Mais trois ans plus tard, le fauteuil municipal échappe une nouvelle fois à l’ancien édile et à son camp, pour revenir au Pastef, un parti qui fut un temps allié de Taxawu avant de s’ériger en son principal adversaire.

Avec ce basculement, la capitale ouvre un nouveau cycle politique où se croisent ironie de l’histoire, calculs partisans et luttes d’influence, confirmant Dakar comme un terrain hautement symbolique dans la bataille nationale pour le pouvoir.

Mairie de Dakar : Abass Fall élu maire et promet d’être « au service de tous »

La capitale sénégalaise a un nouveau maire. Ce lundi 25 août, Abass Fall, membre du parti Pastef, a été élu à la tête de la Ville de Dakar avec 49 voix, contre 30 pour sa concurrente, Ngoné Mbengue, qui assurait jusque-là l’intérim. L’élection, très suivie, marque un tournant politique pour l’institution municipale, au cœur des rivalités partisanes depuis plusieurs années.

Dès son installation, Abass Fall a tenu à rassurer ses concitoyens en prenant ses distances avec toute logique partisane. « Je ne serai pas le maire d’une chapelle politique. Je serai le maire de toutes les Dakaroises et de tous les Dakarois », a-t-il affirmé dans son premier discours officiel. Celui qui occupe également le poste de ministre du Travail, de l’Emploi et des Relations avec les Institutions a insisté sur son ambition de tourner la page des clivages. « La Ville de Dakar ne sera plus politisée. Elle sera là pour tout le monde, avec l’appui des conseillers ici présents », a-t-il souligné.

Face à lui, Ngoné Mbengue, candidate malheureuse et membre de Taxawu Sénégal de Khalifa Sall, a réagi avec un esprit de fair-play. « C’est Dakar qui a gagné, non une personne », a-t-elle déclaré, tout en réaffirmant son engagement à continuer de servir les habitants de la capitale en tant que conseillère municipale. Dans son allocution, elle a exhorté la nouvelle équipe à adopter une gouvernance inclusive et participative, en mettant l’intérêt général au-dessus des logiques partisanes. Elle a conclu son intervention en adressant ses « vœux de plein succès » à son successeur.

Avec cette élection, la mairie de Dakar change de main, mais le défi reste entier : concilier les attentes pressantes des habitants avec la nécessité de dépasser les clivages politiques qui, depuis des années, rythment la gestion municipale de la capitale.

Manifestations pré-électorales : le ministre de la Justice annonce la saisine du procureur général

Le débat sur les violences qui avaient secoué le Sénégal à la veille de l’élection présidentielle de 2024 refait surface. En séance plénière ce lundi à l’Assemblée nationale, consacrée à la création de l’Office national de lutte contre la corruption (OFNAC), le ministre de la Justice, Me Ousmane Diagne, a confirmé que le procureur général près la Cour d’appel de Dakar a été saisi par correspondance en vue de l’ouverture d’une enquête. L’annonce, faite devant les députés, a marqué l’un des temps forts de la session parlementaire, en raison de la sensibilité politique et judiciaire du sujet.

C’est à la suite d’une interpellation du député Guy Marius Sagna que le Garde des Sceaux s’est longuement exprimé sur ce dossier. Me Diagne a rappelé que les événements de 2024 avaient entraîné des pertes en vies humaines et des destructions, des faits qui, selon lui, pourraient être juridiquement assimilés à des crimes d’une gravité exceptionnelle. « Ces événements sont susceptibles de revêtir des contours de crime contre l’humanité », a-t-il lancé, en précisant que cette qualification n’avait pas été choisie au hasard, mais pour garantir la solidité des procédures futures et prévenir toute annulation éventuelle pour vice de forme.

Le ministre a par ailleurs reconnu que l’État avait pris du temps avant de s’engager sur la voie judiciaire. Cette attente, a-t-il expliqué, était due à la complexité du cadre législatif. Une loi d’amnistie avait d’abord été votée, avant d’être corrigée par un texte rectificatif. Par la suite, le Conseil constitutionnel avait introduit ses propres amendements, créant une situation confuse pour les magistrats appelés à se prononcer. « La justice se devait d’attendre avant d’y voir clair », a insisté Me Diagne, évoquant un « terrain mouvant » sur le plan juridique.

La perspective d’une enquête formelle ouvre désormais une nouvelle phase. Elle pourrait relancer les débats sur la responsabilité des différents acteurs impliqués dans ces violences, alors que l’amnistie votée avait initialement été perçue comme un moyen de clore le dossier. L’annonce du ministre, en donnant un souffle nouveau à la judiciarisation de ces faits, laisse planer l’idée d’un processus long et potentiellement conflictuel, mêlant droit, politique et mémoire collective.

Réforme de l’OFNAC et modernisation de la justice : Ousmane Diagne défend la nouvelle loi à l’Assemblée nationale

Le ministre de la Justice, Ousmane Diagne, a pris la parole ce lundi à l’Assemblée nationale pour défendre le projet de loi portant réforme de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC). Il a salué l’adoption de ce texte, présenté comme une réponse aux incohérences de l’ancienne institution, accusée d’empiéter sur les compétences judiciaires.

Selon le garde des Sceaux, la nouvelle loi consacre l’indépendance de l’OFNAC en garantissant que ses membres « ne recevront aucune instruction ». Le rattachement de l’institution à la présidence de la République, a-t-il précisé, se limitera à un lien administratif visant à lui conférer une autorité supérieure, sans interférer dans son fonctionnement.

Le ministre a insisté sur le processus rigoureux de désignation des futurs membres : magistrats, hauts fonctionnaires, enseignants-chercheurs, représentants de la société civile et du secteur privé. « Cette diversité vise à assurer compétence, intégrité et impartialité dans la mission de l’OFNAC », a-t-il déclaré.

Outre la réforme de l’OFNAC, Ousmane Diagne a répondu aux autres préoccupations soulevées par les parlementaires. Il a notamment évoqué :

La modernisation de l’état civil, essentielle pour sécuriser les documents des Sénégalais, y compris ceux de la diaspora ; La protection des enfants impliqués dans des manifestations, afin de préserver leurs droits et leur avenir ; La situation des bénévoles du tribunal de Dakar, qui appelle une prise en charge plus adaptée.

Le ministre de la Justice a par ailleurs insisté sur la nécessité de conduire les enquêtes judiciaires avec rigueur et célérité, en particulier sur les affaires sensibles relatives aux crimes contre l’humanité et à la responsabilité publique. « Éviter toute erreur de procédure est une exigence pour garantir la crédibilité de notre justice », a-t-il affirmé.

En conclusion, Ousmane Diagne a souligné que la réforme de l’OFNAC et la modernisation du système judiciaire sont « cruciales pour restaurer la confiance des citoyens, assurer l’efficacité de l’État de droit et garantir la transparence ainsi que l’indépendance des institutions sénégalaises ».

Crise au Parti socialiste : Aminata Mbengue Ndiaye assignée à comparaître devant le tribunal

La crise institutionnelle qui secoue le Parti socialiste (PS) depuis plusieurs années prend désormais une tournure judiciaire. Aminata Mbengue Ndiaye, secrétaire générale intérimaire du plus vieux parti politique sénégalais depuis 2019, est assignée à comparaître devant le Tribunal de grande instance de Dakar, le lundi 1er septembre à 8 h 30, à la requête d’un collectif de cadres et militants regroupés au sein de l’Initiative pour la réforme du Parti socialiste.

Représentée par Me El Hadj Diouf, la partie demanderesse a saisi le tribunal en matière de référés pour statuer sur plusieurs points relatifs à la gestion actuelle du PS. Selon l’assignation, Mme Mbengue Ndiaye serait en infraction avec les statuts du parti, notamment en ce qui concerne la prolongation illégale de son intérim, la non-convocation du Comité central depuis plusieurs années et l’occupation prolongée du Secrétariat exécutif national. Les mandats des structures locales, départementales et régionales auraient également expiré sans renouvellement régulier, ce qui, selon les requérants, constitue un excès de pouvoir et un trouble manifestement illicite.

L’assignation souligne que, conformément à l’article 33 du Code de procédure civile, Mme Mbengue Ndiaye s’expose à ce qu’une décision soit rendue contre elle si elle ne comparaît pas. La partie demanderesse appelle ainsi à un rétablissement urgent de la légalité statutaire et à la restitution des pouvoirs aux instances régulières du parti, pour éviter tout risque de troubles à l’ordre public.

Première réaction de Abass Fall après son élection : « Je tends la main à tous les conseillers municipaux pour travailler ensemble »

À peine élu maire de Dakar ce lundi, Abass Fall a livré ses premiers mots devant les conseillers municipaux et les populations de la capitale. Dans un discours empreint de solennité et d’unité, le nouveau maire a insisté sur la nécessité de dépasser les clivages politiques pour placer l’intérêt des Dakaroises et des Dakarois au centre de l’action municipale.

« Pour moi, il n’y a pas de gagnants, il n’y a pas de perdants. C’est la ville de Dakar qui a gagné. Les Dakarois veulent voir ce visage où, même dans la différence en termes d’appartenance politique, nous avons joué le jeu et élu un maire », a-t-il déclaré sous les applaudissements.

S’affichant en rassembleur, Abass Fall a tenu à rassurer toutes les sensibilités politiques représentées au conseil municipal. « Je ne serai pas le maire d’une chapelle politique. Je serai le maire de toutes les Dakaroises et de tous les Dakarois. J’invite l’ensemble du conseil municipal à s’unir autour d’un seul objectif : l’intérêt des Dakaroises et Dakarois », a-t-il poursuivi.

Dans une posture d’ouverture, le nouveau maire a adressé un message fort, annonçant sa volonté de tourner la page des querelles partisanes : « Aujourd’hui, inchallah, la ville de Dakar ne sera plus politisée. Elle sera là pour tout le monde, avec l’appui de tous les conseillers municipaux. Félicitations à nous tous. C’est la ville de Dakar qui a gagné ! »

Abdou Karim Sall à l’Assemblée : compassion pour les sinistrés et engagement pour la bonne gouvernance

Lors de la séance plénière tenue à l’Assemblée nationale, le député Abdou Karim Sall a livré une intervention marquée à la fois par l’émotion et par un appel au renforcement de la gouvernance publique.

En ouverture, l’honorable député a tenu à rendre hommage à feue Fanta Sall, ainsi qu’à la famille du commandant de l’Assemblée récemment disparu, saluant leur mémoire et présentant ses condoléances attristées.

Abdou Karim Sall s’est ensuite attardé sur les conséquences des récentes inondations, qui ont durement touché plusieurs localités du pays. Il a exprimé sa solidarité avec le Khalif général des Mourides à Touba, mais également avec les 27 familles sinistrées de Mbao et les populations de Thiaroye, rappelant que de nombreux foyers à travers le pays continuent de souffrir des pluies diluviennes. « Je pense également à tous les sinistrés frappés par les pluies », a-t-il ajouté.

Enfin, le parlementaire a abordé la dimension institutionnelle de son intervention, affirmant que toutes les lois relatives à la bonne gouvernance présentées à l’Assemblée seront examinées et votées avec la plus grande rigueur. Selon lui, l’objectif reste de renforcer la transparence et l’efficacité des institutions, gage d’un État moderne et au service des citoyens.

Réforme de l’OFNAC : Thierno Alassane Sall dénonce une « mascarade législative »

Le débat autour de la réforme de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC) a pris une tournure houleuse ce lundi 25 août à l’Assemblée nationale. Le président du parti République des valeurs, Thierno Alassane Sall, s’est illustré par une critique acerbe contre la méthode et la finalité du projet de loi présenté par le gouvernement.

Selon l’ancien ministre, le texte est « soumis dans l’urgence », ce qui remet en cause le sérieux d’une réforme annoncée comme « révolutionnaire » pour renforcer la lutte contre la corruption et la concussion. « Voilà un autre projet de loi qui va renforcer notre arsenal juridique sans rien changer aux cancers qui gangrènent le Sénégal », a-t-il asséné.

Député et se réclamant « lanceur d’alerte par nature », Thierno Alassane Sall a exprimé son amertume de ne pas être écouté. « Je ne suis pas entendu, parfois même on me chahute », a-t-il déploré, avant de pointer une contradiction criante : le gouvernement dit vouloir protéger les lanceurs d’alerte, mais dans les faits, ceux-ci sont ignorés.

Il révèle qu’« un groupe de lanceurs d’alerte a saisi le Premier ministre sur une question de gouvernance, sans aucune suite ». Pour lui, cette inertie illustre « un grave dysfonctionnement du système » censé donner corps à la transparence et à la bonne gouvernance.

Pour Thierno Alassane Sall, l’OFNAC version 2025 ne s’attaque pas aux vrais problèmes. « Renforcer l’arsenal juridique est une chose, mais sans volonté politique réelle, c’est une coquille vide », a-t-il martelé, rappelant que les institutions de contrôle existantes sont déjà paralysées par le manque d’indépendance et l’indifférence des autorités face aux révélations sensibles.

En se posant une nouvelle fois en vigie, Thierno Alassane Sall entend rappeler que la corruption ne sera jamais vaincue par « des textes votés dans la précipitation », mais par « une justice forte, indépendante et un traitement sérieux des alertes citoyennes ».

Guy Marius Sagna plaide pour une réforme vigoureuse de l’OFNAC et fustige l’héritage du régime sortant

L’Assemblée nationale a été le théâtre d’une intervention musclée de l’honorable Guy Marius Sagna, venu défendre ce week-end quatre projets de loi majeurs, dont la réforme de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC). Le député a salué une refonte « plus efficace et avantageuse », capable de renforcer les déclarations de patrimoine et de réduire les coûts de fonctionnement, tout en corrigeant les insuffisances du pôle judiciaire financier dans la lutte contre l’enrichissement illicite.

« Nous votons pour faire renaître un OFNAC capable de répondre aux attentes du peuple », a lancé le parlementaire, convaincu que cette nouvelle version de l’institution offrira des garanties accrues de transparence et de redevabilité.

L’orateur n’a pas manqué d’adresser de sévères critiques au régime précédent, citant en particulier le plan national de lutte contre les inondations, chiffré à 766 milliards de francs CFA. Selon lui, une gestion rigoureuse de ces fonds aurait permis d’éviter les drames auxquels sont encore confrontées les populations. « Si cet argent avait été injecté correctement, nous n’aurions pas ces catastrophes », a-t-il martelé, dénonçant une dilapidation des ressources publiques.

Dans la même veine, il a mis en garde contre certaines « déclarations approximatives » de l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER), craignant que des accusations fabriquées de toutes pièces ne finissent par se retourner contre leurs auteurs.

Guy Marius Sagna a également pointé la lenteur de l’appareil judiciaire dans le suivi des rapports de l’Inspection générale des affaires juridiques et économiques (IGAGE) ainsi que dans le traitement des dossiers impliquant des bénévoles depuis mars dernier. « Monsieur le ministre, faut-il 17 mois pour régler le cas de celui qui a utilisé un jeune homme comme bouclier ? », a-t-il interpellé, appelant à une justice plus rapide et protectrice des citoyens.

Abass Fall élu maire de Dakar : une victoire qui fait réagir

Le Conseil municipal de Dakar a tranché ce lundi. Avec 49 voix contre 30 obtenues par sa principale rivale, la mairesse intérimaire Ngoné Mbengue, Abass Fall, ministre et cadre du Pastef, a été élu nouveau maire de la capitale.

Ce résultat est loin d’être anodin, compte tenu des forces en présence au sein du Conseil : Benno Bokk Yakaar (BBY) dispose de 33 conseillers, Taxawu Dakar en compte 32, et le Pastef n’en totalise que 12. La victoire du candidat du parti d’Ousmane Sonko témoigne donc d’alliances et de repositionnements stratégiques opérés en coulisses.

Une pique de Madiambal Diagne

Peu après l’annonce des résultats, le journaliste et patron de presse Madiambal Diagne a réagi sur X (ex-Twitter) avec une note d’ironie :

« Abass Fall de Pastef élu maire de Dakar. Bravo à Khalifa Sall »,

a-t-il écrit, laissant entendre que l’ancien maire de Dakar aurait joué un rôle décisif dans l’élection du nouveau premier magistrat de la capitale.

Dakar a un nouveau maire : Abass Fall élu, Barthélémy Dias définitivement écarté

Le Conseil municipal de Dakar a tranché ce lundi 25 août. À l’issue d’un scrutin serré mais décisif, le ministre Abass Fall a été élu nouveau maire de la capitale sénégalaise. Porté par le bulletin jaune, il a obtenu plus de 45 voix, devançant nettement la mairesse par intérim Ngoné Mbengue, créditée de 30 voix. Les deux autres candidats en lice, Daouda Guèye et Mohamet Massamba Seye, se sont partagé le reste des suffrages.

Cette victoire confirme l’ancrage politique d’Abass Fall, cadre du Pastef, qui avait mené depuis plusieurs semaines un intense travail de terrain auprès des conseillers municipaux. Elle marque aussi la fin d’une période de flottement à la tête de la ville, après la révocation de Barthélémy Dias.

Quelques minutes seulement après ce vote, un autre épisode est venu sceller définitivement l’avenir politique de l’ancien édile. Selon la RFM, la Cour suprême a rejeté son recours introduit pour contester sa révocation. Ce verdict coupe court à ses dernières tentatives judiciaires de retrouver son fauteuil perdu.

Municipales à Dakar : Abass Fall consolide son avance en coulisses

Alors que des fissures apparaissent dans la coalition Taxawu originelle, le camp présidentiel avance avec assurance. Le candidat désigné par Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye, Abass Fall, affiche une confiance intacte à la veille du scrutin. Selon le quotidien Les Échos, le ministre du Travail, de l’Emploi et des Relations avec les Institutions a mené un travail de fond, méthodique et discret, auprès des conseillers municipaux pour s’assurer une victoire dès le premier tour.

Si Abass Fall a d’abord sécurisé les voix de son camp et de ses alliés, il aurait également entrepris des démarches ciblées auprès de conseillers issus de l’opposition. Toujours selon Les Échos, plusieurs élus de camps adverses auraient été convaincus de rallier sa candidature, renforçant ainsi son socle électoral.

L’un des arguments majeurs qui aurait séduit une partie des conseillers de l’opposition est son engagement à démissionner du gouvernement en cas de victoire. Abass Fall aurait rassuré ses interlocuteurs sur sa disponibilité totale pour se consacrer à la mairie de Dakar, un geste perçu comme un gage de sérieux et de sincérité politique. D’autres concessions, plus discrètes, auraient également contribué à faire pencher la balance en sa faveur.

Mais le véritable atout du candidat de Pastef résiderait dans les rangs des conseillers de l’ex-Benno Bokk Yakaar. Ébranlée par les départs de figures de premier plan comme Abdoulaye Diouf Sarr et Dr Malick Diop, la coalition sortante peine à afficher une cohésion. Une situation qui profite à Abass Fall : plusieurs conseillers issus de l’ex-majorité, sans l’affirmer publiquement, se prépareraient à voter pour lui.

Ville de Dakar : Barthélémy Dias dénonce une « élection illégale » et met en garde Ngoné Mbengue et l’opposition

À la veille de l’élection prévue pour installer un nouveau maire à la tête de la Ville de Dakar, l’ancien édile Barthélémy Dias est sorti de sa réserve. Lors d’un point de presse organisé ce dimanche, il a qualifié la procédure engagée par la maire intérimaire, Ngoné Mbengue, de « mascarade illégale » et mis en garde les conseillers municipaux de l’opposition. Pour lui, cette convocation est une violation manifeste des textes qui régissent les collectivités locales.

Selon l’ancien maire, le préfet de Dakar a commis une faute en demandant à la maire intérimaire d’organiser une élection dans ce contexte. Barthélémy Dias s’appuie sur l’article 137, alinéa 2, du Code général des collectivités territoriales, qui stipule que l’installation d’un maire doit se faire exclusivement dans le cadre d’une session ordinaire du conseil municipal. Or, la réunion convoquée pour ce lundi s’inscrit dans une session extraordinaire, ce qui rend l’élection irrégulière et donc sans valeur juridique.

Au-delà des aspects légaux, l’ancien édile accuse Ngoné Mbengue de « piétiner elle-même la loi » en convoquant un conseil municipal qu’elle n’avait pas, selon lui, le droit de tenir. Il estime que cette initiative, loin de répondre à un besoin institutionnel, s’inscrit dans une manœuvre politique visant à priver les Dakarois de leur droit de choisir un maire dans les règles prévues par la loi.

Très ferme dans ses propos, Barthélémy Dias a lancé un avertissement direct aux conseillers municipaux de l’opposition, les mettant en garde contre toute participation à ce qu’il considère comme une « élection illégitime ». « Tous ceux qui mettront les pieds demain à la Ville de Dakar pour l’élection sont dans l’illégalité », a-t-il déclaré, insistant sur le fait que toute décision issue de cette rencontre serait frappée de nullité.

Malgré ce ton offensif, Barthélémy Dias a affirmé son attachement à l’État de droit et dit attendre avec sérénité la décision de la justice. La Cour suprême, saisie de ce dossier, doit en effet se prononcer le 18 septembre prochain. « Je me plierai à ce que décidera la haute juridiction », a-t-il conclu, rappelant que seule cette instance est habilitée à trancher le contentieux.

Cette sortie intervient dans un climat déjà tendu depuis la démission de Barthélémy Dias de son poste de maire de Dakar. Depuis, la gestion intérimaire assurée par Ngoné Mbengue alimente des controverses, et l’élection annoncée risque de cristalliser encore davantage les tensions politiques. La capitale sénégalaise, enjeu stratégique majeur, se retrouve ainsi au centre d’un bras de fer où se mêlent droit, politique et légitimité.

Session extraordinaire à l’Assemblée nationale : Ismaïla Diallo clarifie le processus d’amendement et défend la vision de la majorité

Les travaux de la session extraordinaire de l’Assemblée nationale se poursuivent autour de quatre projets de loi majeurs, qui font actuellement l’objet d’amendements. Ces modifications, proposées soit par les députés, soit par des organisations de la société civile, témoignent de la vitalité du débat parlementaire, a déclaré ce dimanche 24 août le Premier vice-président de l’Assemblée nationale, Ismaïla Diallo, invité de l’émission Face au Jury sur PressAfrik TV.

Le député, membre du parti Pastef, a toutefois précisé qu’il ne pouvait entrer dans le détail de ces amendements, les textes étant toujours en phase d’examen au niveau des commissions. Il a néanmoins assuré que les réformes présentées s’inscrivent dans la logique du projet politique de la majorité présidentielle. « Ces réformes, qui traduisent notre volonté de promouvoir la bonne gouvernance et la transparence, ont été soumises aux Sénégalais lors de l’élection présidentielle et des législatives », a-t-il affirmé, soulignant leur caractère programmatique et légitime.

Interrogé sur la question sensible de la déclaration de patrimoine, notamment celle du président de la République à la fin de son mandat, Ismaïla Diallo a rappelé que la Constitution sénégalaise exempte le chef de l’État de cette obligation. Toutefois, il a ajouté que l’actuel président n’a aucun problème à s’y soumettre par souci de transparence. Il a également tenu à préciser que toutes les personnes gérant un budget public, y compris les membres du bureau de l’Assemblée nationale, sont tenues de respecter cette exigence légale.

Concernant le projet de loi relatif à l’accès à l’information, le Premier vice-président de l’Assemblée a reconnu certains manquements relevés par l’ONG Article 19. Il a néanmoins assuré que ces remarques seraient intégrées afin d’améliorer le texte avant son passage en séance plénière. Cette ouverture traduit, selon lui, la volonté de la majorité de construire des réformes inclusives et adaptées aux attentes citoyennes.

Sur le débat autour de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC) et des soupçons d’une réforme visant à écarter son président, Serigne Bassirou Guèye, Ismaïla Diallo a été catégorique : « Une loi est impersonnelle, elle n’est jamais dirigée contre une personne ». Pour lui, il s’agit avant tout d’adapter les institutions aux besoins de transparence et de bonne gouvernance, sans ciblage particulier.

Enfin, le député est revenu sur les changements opérés à l’Assemblée depuis l’installation de la nouvelle législature. Il a insisté sur la rupture opérée avec certaines pratiques jugées nuisibles à l’image du Parlement. « Les comportements qui ternissaient l’image de l’institution sont désormais révolus », a-t-il affirmé, mettant en avant un processus de modernisation et de moralisation de la vie parlementaire.

Mairie de Dakar : Barthélémy Dias au cœur d’une bataille politique

La mairie de Dakar reste le théâtre d’un bras de fer politique intense. Alors que le dossier de révocation du maire Barthélémy Dias est examiné par la Cour suprême, le gouvernement semble vouloir accélérer son remplacement.

Invité sur Jury du dimanche d’iRadio, Modou Diagne Fada, ancien ministre des Collectivités territoriales, a dénoncé une « manœuvre précipitée » du ministre Moussa Balla Fofana et du préfet de Dakar. « Dès qu’ils ont appris que la Cour suprême allait se prononcer le 18 septembre, la lettre adressée au préfet aurait dû être retirée pour respecter l’élégance républicaine », a-t-il déclaré.

Si la légalité de la démarche n’est pas contestable, Fada estime que son opportunité laisse à désirer. Selon lui, le signal est clair : certaines autorités cherchent à écarter Barthélémy Dias avant que la Cour suprême ne tranche.

Révocation de Barthélémy Dias : Modou Diagne Fada critique la démarche du ministre Moussa Balla Fofana

L’affaire entourant la révocation du maire de Dakar, Barthélémy Dias, continue d’alimenter la scène politique nationale. Invité de l’émission Jury du dimanche sur iRadio, Modou Diagne Fada, ancien ministre des Collectivités territoriales et président du parti LDR/Yessal, est revenu sur la procédure engagée par le ministre de tutelle et le préfet de Dakar pour organiser l’élection d’un nouveau maire.

Pour M. Fada, la démarche du ministre Moussa Balla Fofana manque de « tact républicain ». Il considère que l’initiative d’aller vers une nouvelle élection municipale, alors que le dossier de Barthélémy Dias est toujours pendant devant la Cour suprême, pose problème.

« Dès qu’ils ont appris que la Cour suprême allait se prononcer le 18 septembre, la lettre adressée au préfet aurait dû être retirée pour l’élégance républicaine », a-t-il estimé.

Toutefois, l’ancien ministre reconnaît que sur le plan strictement légal, rien n’empêche le ministre d’agir de la sorte. Mais, selon lui, une approche plus mesurée et respectueuse du calendrier judiciaire aurait permis d’éviter des tensions supplémentaires dans ce dossier déjà sensible.

Sénégal : débat autour d’une réforme annoncée de la justice

Le climat politique sénégalais reste marqué par des tensions entre le pouvoir et plusieurs acteurs sociaux. Les récentes déclarations du président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, relancent le débat sur l’avenir du système judiciaire.

Invité sur la RTS 1, El Malick Ndiaye a reconnu que le gouvernement avait connu plusieurs revers devant la justice. « Ils sont dans leurs droits, ils utilisent des textes. Seulement, nous allons revoir ces textes pour mener à bien notre politique pour le bien du Sénégal. Quand tu écris et qu’on efface, à deux reprises, il faut effacer avant de réécrire », a-t-il déclaré. Ces propos laissent entrevoir une réforme prochaine du cadre législatif et judiciaire.

Cette annonce a suscité des réactions, notamment de la part du journaliste Madiambal Diagne. Selon lui, il existe un risque d’atteinte à l’indépendance de la justice. « Après les journalistes, les chroniqueurs, la Société civile et les opposants politiques, « effacés » par le Premier ministre Sonko, le régime de PASTEF, par la voix du Président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, compte « effacer » les juges. À qui sera-t-il le tour ? », a-t-il déclaré.

Sénégal : le NFFA engage une démarche auprès des missions diplomatiques pour dénoncer les “dérives du régime”

Le Nouveau Front Force Alternative (NFFA) a intensifié son action politique en se rendant, ce vendredi 22 août, au domicile de Badara Gadiaga, arrêté récemment dans des conditions que le mouvement juge « arbitraires et contraires aux normes fondamentales de l’État de droit ». À travers ce geste, ses membres ont tenu à exprimer leur solidarité et leur soutien indéfectible à la famille de l’activiste.

Dans une déclaration rendue publique à cette occasion, le NFFA a fermement dénoncé l’arrestation et la détention de Badara Gadiaga, ainsi que celles « d’autres citoyens dont le seul tort est d’exprimer librement leurs opinions politiques ». Selon le mouvement, de tels actes constituent une « violation grave et répétée des instruments juridiques contraignants », aussi bien au plan national qu’international.

Le NFFA a réaffirmé son engagement à demeurer aux côtés de toutes les forces démocratiques du pays, en militant pour la « libération immédiate et sans condition de M. Badara Gadiaga et de tous les détenus politiques ». Le mouvement entend transformer cette affaire en levier de mobilisation, estimant qu’il est de son devoir de défendre les libertés fondamentales menacées.

Dans cette dynamique, le NFFA a annoncé qu’à partir de ce lundi, il entamera une « démarche officielle auprès de l’ensemble des représentations diplomatiques présentes à Dakar ». Cette initiative consistera à adresser des lettres de dénonciation documentées, visant à attirer l’attention de la communauté internationale sur ce que le mouvement qualifie de « dérives autoritaires du régime actuel », jugées préoccupantes pour l’avenir démocratique du Sénégal.

Le NFFA met en garde contre les atteintes croissantes aux libertés fondamentales, en particulier la liberté d’expression et la liberté de la presse. Ces restrictions, selon lui, menacent non seulement la stabilité démocratique du pays mais également la paix sociale et la cohésion nationale, dans une sous-région déjà fragilisée par des crises multiples.

Réaffirmant sa détermination à rester vigilant et mobilisé, le Nouveau Front Force Alternative se positionne comme un acteur central dans la défense des droits humains et de l’État de droit. Pour ses responsables, il est impératif de préserver le modèle démocratique sénégalais, longtemps cité en exemple sur le continent africain et au-delà.

Dakar : La Cour suprême suspend le processus électoral pour le remplacement de Barthélemy Dias

La Cour suprême a tranché en faveur du maire de Dakar, Barthélemy Dias, qui avait introduit un recours pour contester la décision du Préfet de Dakar visant à organiser une nouvelle élection municipale. Dans sa requête, l’édile demandait un sursis à exécution, en attendant l’examen définitif de son dossier.

La haute juridiction a accédé à cette demande, suspendant ainsi le processus électoral enclenché pour son remplacement. De fait, toute initiative liée à l’organisation d’un scrutin municipal est gelée jusqu’au prononcé de l’arrêt final de la Cour suprême, prévu pour ce lundi.

Cette décision constitue un nouveau rebondissement dans le feuilleton politique et judiciaire autour de la mairie de Dakar. Les partisans de Barthélemy Dias voient dans ce sursis une victoire provisoire, tandis que ses adversaires attendent avec impatience le jugement au fond, qui dira définitivement s’il conserve ou non son fauteuil de maire.

Dakar : l’élection d’un nouveau maire menacée de report

Le processus visant à élire un nouveau maire de Dakar, prévu pour le lundi 25 août 2025, pourrait connaître un coup d’arrêt. Selon le journal Les Échos, Barthélémy Dias, qui se considère toujours comme l’édile légitime de la capitale, a saisi la Cour suprême afin d’obtenir l’annulation de cette élection.

L’ancien maire, déchu par décision du préfet de Dakar en décembre 2024, a introduit une requête en sursis à exécution. Objectif : bloquer la procédure électorale jusqu’au jugement de son recours, fixé au 18 septembre, contre la mesure préfectorale ayant acté sa destitution du conseil municipal.

Pour formaliser cette démarche, Barthélémy Dias a fait notifier sa requête par voie d’huissier au maire intérimaire, Ngoné Mbengue, au préfet de Dakar et à l’Agent judiciaire de l’État (AJE). Ses avocats rappellent que leur client avait été élu à la tête de la Ville de Dakar lors des élections locales de janvier 2022, et qu’il demeure, selon eux, titulaire du mandat confié par les Dakarois.

La décision du préfet s’appuie sur une condamnation judiciaire prononcée en 2017, confirmée en appel et dont le pourvoi a été rejeté par la Cour suprême en décembre 2023. Estimant que cette condamnation entraîne son inéligibilité, l’autorité administrative avait prononcé en décembre dernier la démission d’office de Dias de son mandat de conseiller municipal, ouvrant ainsi la voie à l’organisation d’une nouvelle élection.

Ce nouvel épisode ajoute une couche d’incertitude au climat politique déjà tendu à Dakar. Si la Cour suprême accède à la demande de sursis, le scrutin prévu le 25 août pourrait être suspendu jusqu’à ce que la juridiction se prononce, le 18 septembre, sur le fond du dossier. Dans le cas contraire, le conseil municipal devrait procéder, lundi, à l’élection d’un successeur à Barthélémy Dias.

Dakar : la succession de Barthélémy Dias suspendue à une requête en justice

Une nouvelle étape s’ouvre dans le processus de désignation du futur maire de Dakar. Une requête aux fins de sursis à exécution a été déposée et transmise à la mairesse intérimaire, Ngoné Mbengue, ainsi qu’au préfet du département.

Cette démarche vise à suspendre la tenue de la réunion du conseil municipal prévue le lundi 25 août 2025, réunion convoquée sur injonction du préfet de Dakar. Le scrutin doit permettre l’élection du successeur de Barthélémy Dias, révoqué en décembre 2024 à la suite de sa condamnation dans l’affaire Ndiaga Diouf.

Pour l’heure, aucune décision judiciaire n’a encore été rendue concernant la demande de suspension. Le conseil municipal reste ainsi dans l’expectative, tandis que les autorités administratives ont fixé comme date butoir le 27 août 2025 pour l’organisation du vote.

Sénégal – Ousmane Sonko apporte son soutien au juge Mame Mandiaye Niang face aux sanctions américaines

Le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, a exprimé, ce jeudi, sa solidarité au magistrat sénégalais Mame Mandiaye Niang, procureur à la Cour pénale internationale (CPI), récemment visé par des sanctions américaines.

Dans une déclaration publiée sur sa page X, le chef du gouvernement a salué la position ferme du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, qui avait déjà réaffirmé le soutien du Sénégal à l’institution judiciaire internationale et à son ressortissant.

« Je tiens à féliciter chaleureusement Son Excellence Monsieur le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, pour son leadership éclairé et sa position ferme en soutien à la Cour pénale internationale, et tout particulièrement à notre compatriote Mame Mandiaye Niang », a écrit Ousmane Sonko.

Le Premier ministre a ajouté qu’il souhaitait, à titre personnel, exprimer un appui « total et indéfectible » au juge sénégalais, qu’il avait reçu à Dakar lors de son dernier séjour. « J’ai pu apprécier son engagement profond envers les principes fondamentaux et sacrés de la justice », a-t-il souligné.

Le Premier ministre Ousmane Sonko appelle le secteur privé à une mobilisation patriotique autour du Plan « Jubbanti Koom »

Le Premier ministre Ousmane Sonko a présidé, ce mercredi 20 août 2025, une rencontre stratégique avec les acteurs du secteur privé national, tenue à la Primature à 10 heures. Cette réunion avait pour objectif de partager et d’échanger autour du Plan de redressement économique et social « Jubbanti Koom », présenté officiellement à la Nation et aux partenaires au développement le 1er août dernier.

Dans son discours, le Chef du Gouvernement est revenu sur les principales étapes franchies depuis l’élection du Président Bassirou Diomaye Faye en mars 2024. Il a notamment rappelé l’audit des finances publiques, l’élaboration de la Vision Sénégal 2050 et la conception du plan « Jubbanti Koom » qui doit constituer la boussole du redressement économique et social du pays.

M. Sonko a insisté sur la place centrale du secteur privé national dans la mise en œuvre de ce programme, affirmant que la réussite des réformes économiques et sociales dépend largement de la synergie entre l’État et les opérateurs économiques.

Les représentants des organisations patronales, pour leur part, ont salué cette démarche de concertation et ont réaffirmé leur engagement à accompagner le Gouvernement dans l’exécution du plan ainsi que dans la mise en œuvre de l’Agenda national de Transformation.

Sénégal – Vers un Budget 2026 axé sur la transparence et la consolidation économique

Le ministère des Finances et du Budget a lancé, ce mercredi matin, un atelier de partage de la lettre circulaire portant préparation du budget 2026. Présidée par Cheikh Diba, ministre des Finances et du Budget, cette rencontre s’inscrit dans la dynamique de transparence et de bonne gouvernance budgétaire prônée par le gouvernement dans un contexte de redressement économique et social.

Selon le ministre, cet atelier de dialogue de gestion constitue un levier important de concertation et de transparence. Il intervient après les conférences de performance et de cadrage budgétaire 2026-2028, étapes essentielles dans l’élaboration du projet de budget de l’État.

La lettre circulaire, prise conformément à l’article 11 du décret 2019-120 du 16 janvier 2019, fixe les orientations générales de la politique budgétaire. Elle définit également les modalités de préparation des Documents de Programmation Pluriannuelle des Dépenses (DPPD) 2026-2028 et des Projets Annuels de Performance (PAP) des ministères et institutions.

Dans son allocution, Cheikh Diba a rappelé que le plan de redressement économique et social servira de boussole au référentiel national Sénégal 2050. Ce plan vise, entre autres, à réduire le déficit budgétaire, contenir la dette publique, améliorer l’efficacité de l’investissement public et stimuler la croissance économique, notamment grâce aux retombées attendues de l’exploitation des hydrocarbures.

Face aux constats de la Cour des comptes sur la situation budgétaire critique, le gouvernement a engagé une stratégie de rationalisation des dépenses. L’objectif est clair : tendre vers la norme communautaire de 3 % du PIB à l’horizon 2027. Pour y parvenir, l’État mise sur la digitalisation et l’optimisation de la commande publique, la réforme des procédures d’exécution budgétaire, la réduction de la taille du gouvernement ainsi que la mobilisation accrue de ressources domestiques et endogènes.

« L’État a aussi engagé un combat contre la corruption et le renforcement des institutions en vue de favoriser la bonne gouvernance et la transparence », a insisté le ministre, rappelant que la restauration des équilibres budgétaires doit se faire sans compromettre les missions essentielles de l’État.

Le ministre a exhorté ses services, dont la Direction générale du Budget (DGB), la Direction générale de la Planification et des Politiques économiques (DGPPE) et le Bureau opérationnel de coordination et de suivi (BOCS), à passer en revue les points de la lettre circulaire pour en partager les innovations et faciliter une meilleure appropriation.

Il a également invité à identifier les difficultés opérationnelles rencontrées dans la préparation budgétaire afin d’y apporter des solutions collectives.

À terme, les résultats de cet atelier devraient contribuer à améliorer la qualité des documents budgétaires, renforcer la fiabilité des données et préparer efficacement les conférences budgétaires à venir.

« Il s’agira de s’assurer que les propositions et choix retenus seront à la hauteur des attentes des populations », a conclu Cheikh Diba, soulignant que l’ambition du gouvernement reste de bâtir une économie stable, inclusive et souveraine.

Électrification rurale : Jean Michel Sène balaie les accusations de détournement et annonce la mise en service de 40 localités

La première phase du partenariat entre l’Agence Sénégalaise d’Électrification Rurale (ASER) et la société AEE Power EPC a officiellement été lancée ce mardi 19 août 2025, avec la mise en service de 40 localités. La cérémonie s’est tenue dans la commune de Mangaroungou, département de Goudomp, en présence de Jean Michel Sène, directeur général de l’ASER.

À cette occasion, le patron de l’ASER n’a pas échappé aux questions relatives aux récentes accusations de l’opposant Thierno Alassane Sall, qui a évoqué un détournement présumé de 37 milliards de FCFA dans la gestion de l’agence. Jean Michel Sène a vigoureusement rejeté ces propos, qu’il qualifie de « contre-vérités » dénuées de tout fondement.

« Thierno Alassane Sall n’a qu’à préciser qui a détourné les 37 milliards. Qu’il dise clairement que Jean Michel Sène a détourné 37 milliards. Laissez-le raconter des contre-vérités. Nous, nous restons concentrés sur l’action », a-t-il martelé devant la presse.

Le directeur général a tenu à recentrer le débat sur les réalisations concrètes de l’ASER. Il a annoncé que, d’ici la fin de l’année 2025, 360 autres localités devraient être électrifiées, portant ainsi le total à 400 sur un objectif global de 1 700.

Ce projet, fruit du partenariat entre l’ASER et AEE Power EPC, s’inscrit dans la stratégie nationale d’accès universel à l’électricité. L’ambition est de réduire la fracture énergétique entre zones urbaines et rurales, et d’améliorer les conditions de vie des populations à travers l’accès à une énergie fiable et durable.

Nomination au ministère de l’Urbanisme : polémique autour des choix du ministre Moussa Balla Fofana

Les récentes nominations opérées par le ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des Territoires, Moussa Balla Fofana, suscitent une vive polémique au sein du secteur. Selon plusieurs professionnels et observateurs, ces décisions s’écartent des pratiques de compétence et d’expérience qui devraient guider un ministère stratégique pour le développement urbain et l’aménagement du territoire.

Dans ce contexte, le ministre est accusé de procéder à un « sabotage silencieux » du projet de rupture tant attendu par le peuple. Plusieurs voix dénoncent des nominations qui ne suivent aucun critère technique, soulignant que ni le Secrétaire d’État en charge de l’Urbanisme, ni le Secrétaire général du ministère n’ont été consultés. Les décisions du ministre semblent refléter ses seuls désidératas et viser à entretenir des logiques de clientèle, à l’exclusion des professionnels les plus compétents. L’exemple le plus frappant est celui du Service régional de l’Urbanisme de Dakar, où un clerc notaire a été promu à la tête de la division la plus importante, au détriment d’ingénieurs, architectes et urbanistes expérimentés.

L’analyse de l’arrêté ministériel met en lumière l’impertinence de ces choix. Dakar, capitale économique et politique du pays, concentre près d’un quart de la population nationale et fait face à une urbanisation rapide, à la dégradation d’immeubles anciens et à des défis majeurs en matière d’aménagement et de gestion foncière. Nommer un clerc notaire à la tête d’un service aussi stratégique apparaît non seulement comme une erreur technique, mais également comme une menace pour la gestion efficace de l’espace urbain et le développement territorial. Les professionnels soulignent que l’urbanisme est un domaine transversal, porteur de développement et nécessitant des compétences pointues pour prévenir les désordres urbains et les catastrophes environnementales.

Les changements opérés dans d’autres régions, comme l’affectation du chef du service départemental de l’Urbanisme de Mbour à Koungheul, soulèvent également des interrogations. Ces mouvements, jugés impertinents par les observateurs, posent la question de leur finalité, notamment dans les zones où le foncier revêt une valeur importante. Dans ce contexte, certains estiment que ces nominations peuvent favoriser des intérêts particuliers et perpétuer l’injustice et l’arbitraire.

Face à ces décisions, de nombreux professionnels et citoyens appellent le Président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre à renforcer leur contrôle sur les nominations dans certains départements ministériels. Ils soulignent la nécessité de bannir le népotisme, le clientélisme et le clanisme afin d’assurer une gestion transparente et efficace des ressources publiques. Selon eux, seule une gouvernance axée sur la compétence et la responsabilité pourra garantir l’aménagement harmonieux des territoires et le développement durable du pays.

Sénégal Biñu Bokk dénonce un « scrutin illégal » pour le remplacement du maire de Dakar

Le mouvement citoyen « Sénégal Biñu Bokk », dirigé par l’ex-maire de Dakar Barthélémy Dias, a vivement réagi ce mardi contre la décision du ministre des Collectivités territoriales, Moussa Balla Fofana, d’organiser des élections pour pourvoir la mairie de la capitale. Dans un communiqué, le mouvement qualifie cette initiative de « précipitée, illégale et attentatoire aux principes de droit ».

Selon « Sénégal Biñu Bokk », le scrutin envisagé viole plusieurs dispositions légales et constitutionnelles. Le mouvement rappelle en effet que le recours introduit par Barthélémy Dias devant la Cour suprême est toujours pendant et qu’aucune décision définitive n’a encore été rendue.

Pour appuyer sa position, le collectif cite l’article 102 de la Constitution, qui consacre la libre administration des collectivités territoriales « par des conseils élus dans les conditions fixées par la loi », ainsi que l’article L.270 du Code général des collectivités territoriales, lequel stipule qu’une vacance de siège doit être constatée de manière définitive avant toute mesure de remplacement.

Le mouvement insiste également sur le principe du recours suspensif, qui interdit à l’autorité administrative de prendre une décision irréversible tant que le juge ne s’est pas prononcé.

Au-delà du cadre légal, « Sénégal Biñu Bokk » met en garde contre les conséquences politiques et institutionnelles d’un tel processus. « Cette décision du ministre et du préfet menace la stabilité institutionnelle et compromet le respect de l’État de droit au Sénégal », prévient le mouvement.

Barthélémy Dias, destitué à la suite de sa condamnation judiciaire, continue de contester la décision devant les juridictions compétentes. Ses partisans considèrent donc qu’aucune élection ne saurait être convoquée tant que le contentieux n’a pas été définitivement vidé.

Thierno Alassane Sall dénonce des tentatives de déstabilisation mais reste ferme sur l’affaire ASER

Le député de l’opposition, Thierno Alassane Sall (TAS), est revenu à la charge sur ce qu’il qualifie de « scandale financier » autour de l’Agence Sénégalaise d’Électrification Rurale (ASER). Face à la presse, l’ancien ministre de l’Énergie a affirmé avoir été victime de « plusieurs tentatives de déstabilisation », sans pour autant céder à la pression.

Selon lui, l’affaire des 37 milliards de francs CFA débloqués par la banque espagnole Santander, destinés à l’électrification de plusieurs villages du Sénégal, mérite toute la lumière. « Mon seul objectif est de faire jaillir la vérité sur ce dossier. Je ne me laisserai pas distraire par des diversions ou des manœuvres », a-t-il martelé.

Thierno Alassane Sall, connu pour son franc-parler, a assuré qu’il ne reculera pas devant les obstacles. « Ces tentatives d’intimidation ne font que renforcer ma détermination », a-t-il ajouté, appelant les autorités à assumer leurs responsabilités et à clarifier l’utilisation des fonds engagés.

L’affaire ASER, qui alimente depuis plusieurs semaines débats et suspicions, met une nouvelle fois en avant les questions de gouvernance et de transparence dans la gestion des ressources publiques. Le député promet de poursuivre son combat « jusqu’à ce que la vérité éclate ».

Barthélemy Dias face à la Cour suprême : la mairie de Dakar au cœur d’un bras de fer

Le feuilleton politique autour de la mairie de Dakar connaît un nouveau tournant. Barthélemy Dias, récemment révoqué de ses fonctions par décision du préfet, joue désormais son avenir politique devant la Cour suprême. Le maire déchu, qui mise sur un recours introduit auprès de la haute juridiction, attend le verdict prévu pour le 18 septembre prochain.

Depuis son éviction, le leader de la nouvelle formation Sénégal Béniou Bokk est sur le front pour sauver son fauteuil. Mais le régime en place semble déterminé à tourner la page bien avant l’échéance judiciaire. Le préfet de Dakar a ainsi enclenché le processus de remplacement en convoquant une session extraordinaire du Conseil municipal, prévue avant le 27 août.

Cette situation n’est pas sans rappeler un épisode controversé du régime d’Abdoulaye Wade. En son temps, l’ancien président avait gracié des nervis condamnés pour l’attaque des journaux L’As et 24H Chrono, le jour même de leur condamnation. Une décision jugée « inélégante » et vivement critiquée par les magistrats. Aujourd’hui, l’opposition dénonce une démarche similaire : précipiter le remplacement de Dias alors que la justice ne s’est pas encore prononcée.

Si la Cour suprême venait à casser la décision du préfet, le scénario serait inédit. Un juriste interrogé par Les Échos estime que « cela plongerait tout le monde dans la confusion ». En effet, le pourvoi n’ayant pas d’effet suspensif, rien n’empêche légalement l’État d’aller de l’avant. Mais par « élégance républicaine », le pouvoir aurait pu attendre le verdict du 18 septembre. Une cassation sans renvoi créerait un véritable imbroglio institutionnel.

Dans les coulisses, la bataille pour le contrôle de l’Hôtel de Ville bat son plein. Du côté du régime, le nom d’Abass Fall circule avec insistance pour prendre le relais. L’opposition, elle, n’entend pas céder facilement. Chez Taxawu Sénégal, plusieurs profils sont pressentis, mais la décision finale revient à Khalifa Sall, stratège incontournable du camp d’en face.

Me Patrick Kabou appelle les militants de Pastef à accepter les critiques pour avancer

Ce lundi, Me Patrick Kabou a adressé un message aux militants du parti au pouvoir, Pastef, les encourageant à accueillir les critiques comme un moteur de progrès et de perfectionnement. Selon l’avocat, les remarques et observations émises à l’encontre du parti ne doivent pas être perçues comme des attaques, mais comme des opportunités de se renforcer et de mieux servir les citoyens.

Dans sa déclaration, Me Kabou souligne que l’acceptation des critiques permet non seulement de corriger les erreurs, mais aussi de rallier ceux qui, aujourd’hui, émettent des réserves. « Accepter les critiques, s’amender, se perfectionner pour que demain celles et ceux qui vous critiquent vous rejoignent dans la marche pour un Sénégal libre et meilleur. La marche est très longue », écrit-il, insistant sur la patience et la persévérance nécessaires à la construction d’un pays.

Il rappelle également que la résolution de tous les problèmes nationaux ne peut se faire en un temps record. « En moins de deux années, si vous parvenez à régler tous les problèmes des Sénégalais, c’est que vous étiez vous-mêmes leurs origines. Un pays se construit dans le temps, dans l’endurance, dans l’acceptation des imperfections », précise-t-il.

Pour conclure, Me Kabou encourage les membres de Pastef à continuer à déployer leur projet et à considérer les critiques comme des leviers pour atteindre leurs objectifs. « Vous avez présenté au peuple un beau projet, il est temps de dérouler et d’accepter les critiques qui ne feront que vous pousser vers votre objectif. Bon courage ! »

Clip « Porozé bi » : Nit Dof s’en prend à Thiat et remet en cause sa légitimité

La sortie du nouveau clip de Thiat, membre du groupe Keur Gui et figure du mouvement Y’en a Marre, continue de susciter des débats houleux dans l’univers du rap sénégalais. Intitulé « Porozé bi », ce morceau, perçu par beaucoup comme une critique frontale des dérives du régime actuel, vient de recevoir une réponse virulente d’un autre acteur de la scène musicale : Mor Talla Gueye, alias Nit Dof. Rappeur connu pour sa proximité avec le pouvoir en place et actuel président du Conseil d’administration du Fonds de Développement des Cultures Urbaines (FDCU), Nit Dof a livré un message tranchant, visant directement Thiat et plus largement certains artistes engagés.

Dans une déclaration publique, Nit Dof a reproché à Thiat son timing, insinuant que son retour sur le terrain du rap contestataire arrive trop tard. Selon lui, l’histoire s’écrit déjà ailleurs et ceux qui ont manqué le « rendez-vous décisif » avec le peuple n’ont plus la légitimité nécessaire pour se faire entendre. « Ce que beaucoup n’ont pas compris, c’est que le train est déjà parti. C’était un rendez-vous qu’il ne fallait absolument pas manquer. Certains l’ont raté et ignorent encore que le peuple souverain est désormais ailleurs, très loin, avec d’autres priorités », a-t-il affirmé.

Le rappeur pro-régime ne s’est pas limité à une critique de fond. Il a également remis en question l’argument de la liberté d’expression souvent brandi par les artistes contestataires. Pour lui, ce n’est pas une question de censure, mais une réaction du peuple lui-même. « À ceux qui nous parlent de liberté d’expression : sachez que c’est le peuple souverain lui-même qui s’est senti attaqué et qui riposte aujourd’hui à sa manière », a-t-il lancé, défendant ainsi l’idée que la société aurait tourné la page des discours de contestation portés par des figures comme Thiat.

Nit Dof est allé plus loin en accusant certains rappeurs d’avoir été absents au moment où leur voix aurait eu le plus d’impact. Il dénonce ce qu’il appelle une hypocrisie dans le milieu, affirmant que ceux qui sont restés silencieux dans les périodes les plus critiques n’ont désormais plus de légitimité pour parler au nom du peuple. « Quant à ceux qui étaient silencieux quand le peuple avait vraiment, mais vraiment besoin d’eux, ils auront désormais un sérieux problème de légitimité pour se faire entendre », a-t-il déclaré, dans une pique que beaucoup ont interprétée comme une attaque directe contre Thiat.

Enfin, le rappeur pro-régime a tenu à rassurer sur l’état actuel de la scène musicale, balayant d’un revers de main l’idée que le rap sénégalais aurait perdu de sa vigueur. « Et dites aux hypocrites que le rap se porte très bien. Les artistes évoluent et sortent leurs projets tous les jours », a-t-il conclu, soulignant une vision positive du dynamisme artistique, mais en rupture avec le discours contestataire incarné par Keur Gui.

Cette sortie de Nit Dof, qui contraste avec les nombreux messages de soutien reçus par Thiat après la sortie de « Porozé bi », risque d’alimenter davantage la polarisation dans le milieu du hip-hop sénégalais. Elle illustre aussi la fracture entre deux conceptions du rap : l’une qui se revendique comme porte-voix du peuple et l’autre qui défend une nouvelle approche, plus en phase avec le régime en place.

Clip “Porozé bi” : Fou Malade salue la puissance du nouveau texte de Thiat

Le dernier clip de Thiat, membre du groupe Keur Gui et figure emblématique du mouvement Y’en a Marre, continue de nourrir les débats sur la scène artistique et politique sénégalaise. Intitulée “Porozé bi”, cette œuvre remet au goût du jour le rap contestataire en lui redonnant sa fonction première : traduire la colère et les espoirs d’un peuple en quête de justice sociale et de transparence. Fidèle à son style incisif, Thiat y dénonce sans détour les dérives du pouvoir en place, un message qui ne laisse personne indifférent.

Parmi les réactions enregistrées depuis la sortie du clip, celle de Malal Talla, alias Fou Malade, attire particulièrement l’attention. Camarade de longue date de Thiat et membre du même mouvement citoyen, Fou Malade s’est exprimé dans les colonnes de L’Observateur pour saluer la force du texte. Selon lui, le morceau incarne une rare cohérence artistique et un engagement sans concession. Il décrit le texte comme étant « remarquablement bien écrit, avec une valeur poétique Hip-Hop très marquée », avant de préciser que le rap, tel que le pratique Thiat, reste factuel, concret, imagé et surtout accessible. À ses yeux, il n’y a ni énigmes ni codes hermétiques, seulement des paroles claires et compréhensibles qui résonnent immédiatement auprès du public.

L’artiste n’a pas seulement marqué par ses paroles mais également par l’esthétique du clip. Fou Malade souligne le retour de Thiat à ses tresses, à sa montre et à son style d’époque, autant d’éléments qui rappellent la continuité de son engagement depuis ses débuts. « Il redevient le Thiat de Keur Gui, celui qui rappelle qu’il est toujours en alerte », note-t-il. Cette cohérence est renforcée par l’utilisation des symboles dans le visuel, notamment le pain, qui représente selon Fou Malade la revendication populaire et le minimum vital que le peuple réclame.

Au-delà de l’aspect esthétique, c’est surtout le moment de la sortie du clip qui lui confère une résonance particulière. Pour Fou Malade, cette œuvre tombe à point nommé, dans un contexte marqué par une forte attente citoyenne et un désenchantement social. « Cette œuvre ré-émancipe le rap. Le timing est parfait. Ce que dit Thiat, c’est ce que la majorité des Sénégalais expriment déjà au quotidien. Il ne fait qu’amplifier leurs voix, comme doit le faire un rappeur », explique-t-il.

Il ajoute enfin que la force du message réside dans sa capacité à être percutant et violent dans le fond, sans jamais sombrer dans la vulgarité. Une preuve, selon lui, de l’intelligence artistique de Thiat et de sa volonté de mettre son art au service de la cause citoyenne. En saluant cette œuvre, Fou Malade rappelle le rôle essentiel du rap engagé dans la vie publique sénégalaise, et réaffirme la place centrale de Thiat dans ce combat.

Assemblée nationale : ouverture de la première session extraordinaire de 2025 sous le signe de la transparence

L’Assemblée nationale a tenu ce lundi matin l’ouverture solennelle de la première session extraordinaire de l’année 2025. La séance, présidée par El Malick Ndiaye, président de l’Assemblée, a été déclarée régulière après la constatation de la présence de 99 députés, permettant ainsi d’atteindre le quorum requis pour délibérer.

« Mes chers collègues, je déclare ouverte la première session extraordinaire de l’année 2025, convoquée par décret du 31 juillet 2025 du Président de la République, conformément à la Constitution et au règlement intérieur », a solennellement affirmé le président de l’hémicycle.

Quatre projets de loi majeurs, tous liés à la transparence et à la bonne gouvernance, ont été déposés au bureau de l’Assemblée et inscrits à l’ordre du jour :

Projet de loi n°12.20.25 portant création de l’Office national de lutte contre la corruption ; Projet de loi n°13.20.25 sur le statut et la protection des lanceurs d’alerte ; Projet de loi n°14.20.25 relatif à l’accès à l’information ; Projet de loi n°15.20.25 concernant la déclaration de patrimoine.

Ces textes traduisent, selon les autorités parlementaires, la volonté commune du gouvernement et de l’Assemblée nationale de renforcer la redevabilité publique et de doter le pays d’instruments juridiques solides dans la lutte contre la corruption.

Après avoir pris acte du dépôt de ces projets, El Malick Ndiaye a levé la séance plénière et convoqué la conférence des présidents à 10h30 afin de planifier l’examen et l’organisation des travaux.

TALIX MINES : le député-maire Mbaye Dione interpelle le ministre du Travail sur les licenciements massifs

À la suite de la sollicitation des travailleurs licenciés de Talix Mines, le député et maire de Ngoundiane, Mbaye Dione, a officiellement saisi le ministre du Travail, de l’Emploi et des Relations avec les Institutions, Abass Fall, à travers une série de questions écrites portant sur la régularité de la procédure de licenciement et le respect des droits des employés.

Selon l’élu, soixante-deux travailleurs de la société minière, filiale du Groupe TALIX dirigé par l’homme d’affaires Bara Tall, ont été remerciés pour motif économique. Une procédure contentieuse est déjà engagée par les employés, qui estiment que les dispositions légales en vigueur n’ont pas été respectées.

Dans son interpellation, M. Dione demande au ministre d’éclairer l’opinion et les parties concernées sur plusieurs aspects essentiels :

Les motifs du licenciement : S’agit-il réellement de difficultés économiques ou d’une réorganisation interne, comme le stipule l’article L.60 du Code du travail ? L’entreprise a-t-elle fourni des preuves tangibles à cet effet ? Les mesures préventives : Conformément à l’article L.61, quelles alternatives à la rupture des contrats (réduction des heures, travail par roulement, chômage partiel, formation, redéploiement…) ont été examinées en concertation avec les délégués du personnel ? La médiation : Les services compétents du ministère ont-ils tenté une médiation pour préserver les emplois ? La rupture à l’amiable : Un départ négocié a-t-il été envisagé avec les travailleurs ? L’ordre des licenciements : Les critères d’aptitudes professionnelles, d’ancienneté et de situation familiale ont-ils été pris en compte dans l’établissement de la liste des licenciés ? Les délégués syndicaux : Comment expliquer que même des représentants syndicaux aient été licenciés sans l’autorisation préalable de l’Inspection régionale du Travail de Thiès ? Les droits des employés : Les indemnités de préavis, de licenciement, ainsi que l’indemnité spéciale ont-elles été effectivement versées aux travailleurs concernés ?

Au-delà de ces interrogations, le député-maire de Ngoundiane invite le ministre Abass Fall à user de ses prérogatives pour favoriser la réintégration des employés licenciés, rappelant que beaucoup d’entre eux sont des pères de famille et que certains avaient été recrutés en compensation de terres agricoles jadis exploitées par leurs familles.

« Monsieur le Ministre, je vous invite à contribuer à trouver une solution pour la réintégration de l’ensemble de ces travailleurs », a insisté l’honorable Dione dans son courrier, tout en réaffirmant sa disponibilité à accompagner toute initiative allant dans le sens de la justice sociale et du respect des droits des travailleurs.

Liberté provisoire contestée : la sœur de Lat Diop, militante de Pastef, plaide pour une justice impartiale

La controverse autour de la liberté provisoire accordée à Lat Diop continue d’alimenter le débat judiciaire et politique. Ancien ministre et ex-directeur général de la Loterie nationale sénégalaise (Lonase), Lat Diop est détenu depuis septembre 2024 dans le cadre d’une enquête sur sa gestion.

Alors que le juge avait autorisé sa mise en liberté provisoire sous bracelet électronique, le Parquet financier s’y est fermement opposé. Non seulement il a saisi la Cour de cassation pour contester cette décision, mais il a également adressé un réquisitoire supplétif au président du Collège des juges d’instruction, sollicitant une nouvelle inculpation de Lat Diop.

Cette initiative fait suite à un rapport d’expertise comptable ordonné en mars dernier. L’expert désigné avait pour mission d’analyser les flux bancaires personnels de l’ex-DG de la Lonase, ainsi que plusieurs opérations financières de l’entreprise entre 2020 et 2023. L’objectif était de vérifier l’origine des fonds, d’identifier d’éventuelles transactions atypiques et de contrôler la régularité des dépenses publiques dépassant 10 millions de francs CFA.

« La justice n’a pas de parti »

Face à ces rebondissements, Ndèye Penda Sadio, militante de Pastef et sœur cadette de Lat Diop, est sortie de sa réserve. Dans une tribune relayée par Les Échos, elle insiste sur la nécessité de préserver l’impartialité de la justice, malgré les clivages politiques.

« La justice n’a pas de parti », rappelle-t-elle, soulignant que ses convictions militantes ne l’empêchent pas de défendre des principes universels. Elle précise que sa démarche ne constitue en rien un soutien à l’Alliance pour la République (APR, ex-parti au pouvoir), mais relève de la défense de valeurs fondamentales.

Appel aux ONG et à l’opinion publique

Ndèye Penda Sadio exhorte les autorités judiciaires à examiner le dossier de son frère avec célérité et appelle les organisations de défense des droits humains à suivre de près l’évolution de la procédure.

Masse salariale de l’État : plus de 724 milliards dépensés au premier semestre 2025

Le ministère des Finances et du Budget a publié son rapport d’exécution budgétaire pour le deuxième trimestre 2025. Le document révèle que la masse salariale de l’État a atteint 724,1 milliards de francs CFA sur les six premiers mois de l’année, soit 48,7 % des crédits ouverts pour l’exercice en cours.

Comparée à la même période en 2024, la masse salariale a enregistré une augmentation de 22,9 milliards de francs CFA, correspondant à une hausse de 3,3 %. Cette progression, bien que modérée, traduit la poursuite de la dynamique d’expansion des effectifs et des revalorisations salariales engagées ces dernières années.

La répartition des dépenses confirme la prédominance des salaires dans la structure des charges de l’État. Ainsi, sur les 724,1 milliards dépensés, 710,1 milliards de francs CFA ont été affectés à la rémunération des salariés, soit 98,1 % du total.

Les dépenses de prestations sociales (pensions d’invalidité, dépenses de santé et capitaux décès) se chiffrent à 14 milliards de francs CFA, représentant 1,9 % du total.

Au 30 juin 2025, l’État employait 188 576 agents, dont 183 549 agents permanents (fonctionnaires et non-fonctionnaires) et 5 027 agents contractuels. Ce volume traduit le poids considérable de la fonction publique dans les finances publiques, dans un contexte où la maîtrise de la masse salariale reste un enjeu majeur de soutenabilité budgétaire.

Avec près de la moitié des crédits déjà consommés à mi-parcours de l’année, le gouvernement devra veiller à maintenir un équilibre entre la nécessaire rémunération de ses agents et la capacité de financement des investissements publics. La soutenabilité de la masse salariale demeure ainsi l’un des chantiers prioritaires de la réforme des finances publiques.

Thierno Alassane Sall relance le dossier du marché controversé de l’Aser confié à Aee Power Epc

Le député et leader du mouvement République des valeurs (RV), Thierno Alassane Sall, a de nouveau attiré l’attention sur le marché attribué par l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (Aser) à la société espagnole Aee Power Epc. À son retour d’un voyage en Espagne, l’ancien ministre a publié un document détaillant une série de virements financiers qu’il estime irréguliers, pour un montant cumulé de plus de cinq milliards de francs CFA.

Des virements suspects en juin 2024

Selon Sall, le récapitulatif des paiements de primes liés aux garanties contractées indique que :

14 juin 2024 : Deux virements de 641 328 € chacun (420 683 329 F CFA) pour les « primes garantie restitution avance démarrage » et « prime garantie restitution avance dépenses engagées ». Un virement supplémentaire de 162 288 € (106 454 015 F CFA) au titre de la « prime garantie bonne exécution ». 20 juin 2024 : Un virement de 2 800 500 € (1 837 007 579 F CFA) pour le « deposit 10 % – garantie restitution avance démarrage ». Un autre du même montant pour la « garantie avance sur dépenses engagées ». Enfin, un virement de 700 350 € (459 399 485 F CFA) pour la « garantie bonne exécution ».

Au total, ces transferts représentent 7 746 293 €, soit 5 081 235 314 F CFA.

Des doutes sur la légalité des opérations

Pour le député, ces mouvements financiers soulèvent de graves irrégularités. Il rappelle avoir adressé en juin 2025 une question écrite au ministre des Finances, restée sans réponse officielle, contrairement aux prescriptions du règlement intérieur de l’Assemblée nationale.

« Ce silence s’explique sans doute par le fait que ces paiements ont été effectués en violation de la réglementation en vigueur », avance Thierno Alassane Sall.

Des avances utilisées pour payer les primes ?

L’ancien ministre va plus loin en mettant en garde contre une pratique qu’il juge « extrêmement préoccupante » :

« Au vu des dates de libération des avances (11 juin 2024) et de paiement des primes (14 juin 2024), tout porte à croire que l’argent des avances ait été utilisé par Aee Power Epc pour honorer ces mêmes primes. »

Paris : la diaspora sénégalaise se mobilise pour la libération de Badara Gadiaga

À Paris, la diaspora sénégalaise s’est fortement mobilisée pour dénoncer l’arrestation jugée arbitraire du chroniqueur Badara Gadiaga, détenu depuis juillet. Ses proches rappellent que son seul « tort » a été d’exprimer librement ses opinions sur la marche du pays, dans le respect de la Constitution.

« Ce qui est en jeu, c’est la défense de l’État de droit et de la démocratie », martèle un membre de sa famille, soulignant que la liberté d’expression est un droit fondamental garanti par la loi. Pour eux, la voix de Badara incarne « un courage rare face à la peur et à la répression ».

Les soutiens de Gadiaga insistent sur le caractère citoyen de son action. « Badara n’est pas un homme politique. C’est un civil comme nous, à l’image d’Abdou Nger ou d’Abou Diallo, qui ont pris la parole pour défendre la démocratie », témoigne un proche.

Ils dénoncent une instrumentalisation de la justice et appellent directement le président de la République à intervenir pour obtenir sa libération. La société civile est également exhortée à jouer pleinement son rôle.

Des personnalités reconnues comme Alioune Tine, Seydi Gassama ou encore Amsatou Sow Sidibé sont interpellées pour se prononcer publiquement.

« La justice à laquelle nous croyons ne devrait pas nous poser ce problème », déclarent les soutiens de Gadiaga, qui réaffirment leur détermination à poursuivre le combat.

Pour la diaspora, l’affaire Badara Gadiaga dépasse le cas individuel du chroniqueur. Elle est devenue le symbole d’une lutte plus large : celle de préserver la démocratie sénégalaise et de garantir les libertés citoyennes face aux dérives répressives.

Me Mame Adama Guèye : « Le tandem Diomaye-Sonko doit passer du discours aux actes »

Invité de l’émission Grand Jury de la RFM ce dimanche 17 août, l’avocat et ancien bâtonnier, Me Mame Adama Guèye, a livré une analyse sans concession sur les premiers mois du tandem Bassirou Diomaye Faye – Ousmane Sonko à la tête du Sénégal. Selon lui, « il ne s’agit plus de discours, mais d’actes », surtout en matière de réformes institutionnelles.

Pour Me Guèye, si le discours de rupture reste toujours audible, il n’est pas encore incarné dans des mesures concrètes. « Le discours de rupture est toujours présent, mais il n’est pas encore incarné dans des réformes structurelles », a-t-il regretté. Il estime notamment que le maintien de l’architecture institutionnelle actuelle continue de soumettre le pouvoir judiciaire à l’exécutif, une situation qu’il juge incompatible avec l’ambition de refondation annoncée.

L’ancien bâtonnier a également pointé du doigt la persistance d’une logique partisane dans les nominations opérées par le nouveau régime. « Les Sénégalais attendaient une gouvernance plus inclusive. Or, on constate encore une reproduction des pratiques anciennes. Les nominations ont été faites en fonction des connivences et de la proximité avec le pouvoir en place. Et ça, c’est une répétition de ce qui s’est passé », a-t-il déclaré au journaliste Georges Déthié Diop.

Membre fondateur du Forum civil, Me Mame Adama Guèye a mis en garde contre une désillusion rapide de la jeunesse. « La jeunesse, qui a porté ce régime au pouvoir, ne pardonnera pas une reproduction des travers de l’ancien système. Le tandem Diomaye-Sonko doit faire ses preuves dès maintenant », a-t-il averti.

Une croissance en trompe-l’œil : Bougane Guéye Dany alerte sur « le vrai danger d’un État qui consomme au lieu d’investir »

Le président du mouvement Gueum Sa Bopp – Jambaars, Bougane Guéye Dany, a livré une critique sévère de la gestion économique actuelle du Sénégal. Dans une déclaration sans détour, l’homme politique et entrepreneur dénonce une croissance « en trompe-l’œil », affichée par le gouvernement mais, selon lui, déconnectée de la réalité vécue par les populations.

« Une croissance sur le papier »

Pour Bougane Guéye Dany, la communication autour des performances économiques du Sénégal masque mal une situation préoccupante. « Le gouvernement vient d’afficher une croissance sur le papier, mais elle repose sur du vent. La réalité, c’est qu’aucun Sénégalais ne sent cette croissance », affirme-t-il.

Il estime que les indicateurs officiels ne traduisent pas le vécu quotidien des ménages, confrontés à la cherté de la vie, au chômage et à la précarité.

Le piège d’un État consommateur

Le leader de Gueum Sa Bopp met en garde contre la stratégie budgétaire de l’administration Sonko-Diomaye, qu’il juge insoutenable :

« Tant que le gouvernement continuera à s’endetter pour faire face aux charges de fonctionnement plutôt que de bâtir une économie productive, tant que la masse salariale gonflera sans qu’on sache qui en profite réellement, le Sénégal ne fera qu’entretenir le chaos économique. »

Selon lui, le danger ne réside pas dans le manque de ressources, mais dans la nature des choix budgétaires opérés : « consommer au lieu d’investir ».

Investir pour bâtir l’avenir

Bougane Guéye Dany invite les autorités à rompre avec ce modèle qu’il considère stérile. Pour lui, il est urgent d’orienter les ressources publiques vers l’investissement productif, la création de richesses et d’emplois durables, plutôt que vers une inflation de dépenses de fonctionnement qui n’a, dit-il, « aucun impact positif sur la vie des Sénégalais ».

En conclusion, il prévient :

« La vraie menace, ce n’est pas le déficit ou l’endettement, mais un modèle budgétaire qui nourrit l’illusion de la croissance tout en étouffant le développement. Voilà le véritable danger. »

Thierno Alassane Sall charge le ministre de l’Hydraulique et appelle à des solutions structurelles contre les inondations

L’ancien ministre et actuel député à l’Assemblée nationale, Thierno Alassane Sall, est monté au créneau face aux difficultés récurrentes liées aux inondations. Dans un post publié sur sa page X, il a sévèrement critiqué le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Dr Cheikh Tidiane Dieye, qu’il estime dépassé par la situation.

« Quand on voit le pauvre ministre de l’Hydraulique, totalement pris de court, qui en appelle à son “saint Premier ministre” dans l’espoir désespéré qu’il lui apporte une solution miracle, on comprend qu’on est encore très loin du compte », a-t-il écrit.

Pour le leader du mouvement La République des valeurs, les véritables solutions tardent toujours à voir le jour. Il plaide ainsi pour « une véritable cartographie des risques et un travail méthodique, rigoureux et sérieux » afin d’apporter des réponses durables aux problèmes structurels liés aux inondations et aux crues.

Au-delà de ses critiques, Thierno Alassane Sall a tenu à adresser un message de compassion aux populations touchées par les inondations. « Toute ma solidarité va à nos compatriotes durement éprouvés par ces intempéries », a-t-il ajouté.

Le Libéralisme Social Sénégalais (LSS) de Kaolack exige la levée du bracelet électronique de Samuel Sarr

Le Libéralisme Social Sénégalais (LSS) de Kaolack exprime sa profonde préoccupation face à la situation que traverse M. Samuel Sarr. Après une incarcération sans preuves tangibles, cet acteur reconnu du secteur énergétique demeure contraint de porter un bracelet électronique, l’empêchant ainsi de contribuer pleinement au développement du Sénégal.

Pourtant, une contre-expertise l’a totalement blanchi de toutes les accusations portées contre lui. Malgré cela, il reste privé de sa liberté de mouvement et empêché de voyager, alors que son expertise et son engagement pourraient jouer un rôle déterminant dans la relance et la consolidation du secteur énergétique national.

Le LSS de Kaolack refuse d’adopter une posture passive face à ce qu’il considère comme une injustice manifeste. Il est temps de libérer entièrement Samuel Sarr et de lui permettre de retrouver sa place dans la dynamique de développement énergétique du Sénégal.

Samba Sadji

Coordonnateur régional du LSS à Kaolack

Expert en marketing et communication

Les gouvernements burkinabé et malien ont dénoncé des tentatives de coup d’Etat, les qualifiant de manœuvres déstabilisatrices et en filigrane, ils essaient de faire croire à l’implication de la main étrangère française.

En Afrique, le ridicule ne tue pas, ils s’installent au pouvoir par le mécanisme du coup d’Etat et disent éhontément  à leur peuple que les coups d’Etat sont l’œuvre des ennemis de la nation.
‎En vérité ces soldats, souverainistes opportunistes ont changé de maître pour ne pas rendre le pouvoir à des institutions démocratiques. Il fallait se débarrasser de la France exigeante sur un retour à lordre constitutionnel pour s’accrocher à la Russie peu soucieuse des questions démocratiques. Le résultat aboutit à un souverainisme avec de mauvais porteurs. Depuis que la Russie est à vos côtés, qu’est-qui a changé dans la lutte contre le terrorisme au Sahel? Comment des soldats incapables de vaincre une bande de terroristes peuvent-ils venir à bout de la pauvreté et du sous-développement ? Allez-vous battre au front, rendez le pouvoir aux civils compétents et intègres ! Depuis que vous faites des coups d’Etat, rien n’a changé, Mali, Niger et Burkina sont restés dans le cercle des pays les plus pauvres au monde.
‎Oui pour un souverainisme qui ne sous-traite pas notre sécurité  à des puissances ou mercenaires, non aux armées kleenex, oui au souverainisme qui mécanise notre agriculture et qui favorise la transformation de nos ressources par une industrialisation accrue et maîtrisée. La vraie souveraineté est d’abord économique, sinon nous continuerons de tendre la main pour vivre.
‎Soldats, partez avant le prochain coup d’Etat !
‎Mohamed Moustapha Diagne
‎Coordonnateur national de la coalition DJONE

Nomination à la tête du CHR Seydi Hadji Malick Sy : Dr Mahib Sagna succède à Babacar Sène

Par décret présidentiel, le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, a procédé à un changement majeur dans la direction du Centre hospitalier régional (CHR) Seydi Hadji Malick Sy. Dr Mahib Sagna a été officiellement nommé directeur de l’établissement, en remplacement de Babacar Sène.

Cette décision s’inscrit dans le cadre des mesures individuelles prises par le président pour renforcer la gouvernance des structures de santé. Elle intervient après que Babacar Sène a été mis en cause dans la gestion des fonds alloués à la Force COVID-19, un programme d’urgence destiné à soutenir le système sanitaire durant la pandémie.

En confiant la direction du CHR à Dr Mahib Sagna, le président Bassirou Diomaye Faye entend assurer la continuité du service public hospitalier et impulser une nouvelle dynamique de gestion. Le nouveau directeur, qui prend officiellement ses fonctions, hérite ainsi d’un établissement stratégique pour la région et d’une mission essentielle : améliorer la qualité des soins et restaurer la confiance des usagers.

Fatick – Le gouvernement lance une plateforme nationale pour soutenir les entreprises en difficulté

Le Ministre du Travail, de l’Emploi et des Relations avec les Institutions, Abass Fall, a annoncé, vendredi 8 août 2025 à Fatick, la création d’une plateforme nationale dédiée à l’accompagnement des entreprises en difficulté ou en faillite. Cette mesure, inscrite dans une dynamique de préservation de l’emploi et de soutien à l’économie locale, s’inscrit dans le cadre de l’élaboration de la Politique Nationale de l’Emploi (PNE).

L’annonce a été faite lors de la deuxième étape des consultations régionales pour la PNE, organisée dans le cadre d’un Comité Régional de Développement (CRD) spécial. L’objectif est de recueillir les avis et propositions des acteurs territoriaux afin de concevoir une politique de l’emploi adaptée aux réalités du pays et aux spécificités régionales.

En marge de cette rencontre, Abass Fall a effectué une visite au Pôle Emploi et Entrepreneuriat des Jeunes et des Femmes (PEEJF) ainsi qu’à l’Inspection Régionale du Travail et de la Sécurité Sociale. Ces échanges ont permis de faire le point sur les défis locaux en matière de création d’emplois, de protection sociale et d’accompagnement des porteurs de projets.

Le ministre a souligné que cette nouvelle plateforme constituera un outil stratégique pour identifier rapidement les entreprises fragilisées, leur offrir un accompagnement technique, financier et administratif, et éviter ainsi des licenciements massifs.

Touba : le Grand Magal 2025 marqué par un message fort du Chef de l’État

Touba a vibré, ce mercredi, au rythme du Grand Magal 2025, rendez-vous spirituel majeur du mouridisme. Comme le veut la tradition, le ministre de l’Intérieur, Jean Baptiste Tine, a représenté le Président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre à la cérémonie officielle, transmettant un message empreint de foi et d’engagement.

Dans son allocution, le ministre a d’abord insisté sur la dimension spirituelle de l’événement :

« Ce moment est fort de foi. Ce jour est un moment pour rendre grâce à Dieu, car c’est Lui qui promet d’augmenter ses bienfaits à celui qui rend grâce. »

Jean Baptiste Tine a également salué la portée universelle des enseignements de Cheikh Ahmadou Bamba, faits de discipline, de probité morale et de dévouement au travail. À travers son émissaire, le Président a réaffirmé son ambition pour Touba et la religion, tout en reconnaissant les défis persistants, notamment les inondations et les pénuries d’eau. « Les ministres de tutelle sont à pied d’œuvre pour faire le nécessaire », a-t-il assuré.

Le ministre a, par ailleurs, sollicité les prières des fidèles pour la réussite des réformes engagées par le gouvernement, notamment le programme Jubanti Koom. Il a appelé les Sénégalais à préserver la paix et à faire du travail un véritable sacerdoce, à l’image de l’œuvre et de la vision de Serigne Touba.

Jean Baptiste Tine était entouré de plusieurs membres du gouvernement, dont Moussa Balla Fofana, Mabouba Diagne, Alioune Ndione, Fatou Diouf et Khady Diène Gaye. Ensemble, ils ont réaffirmé l’engagement de l’État à améliorer la gestion des inondations, à renforcer l’accès à l’eau potable et à moderniser les infrastructures de la ville sainte.

En clôturant son discours, le ministre a invité les chauffeurs à la prudence et présenté les condoléances de la Nation aux familles endeuillées par les accidents survenus durant le Magal. Il a enfin formulé des vœux de paix et de prospérité pour tous, à l’aube d’un hivernage qu’il espère fécond pour le pays.

Ziguinchor – Affaire Boucotte Sindian : l’enquête classée sans suite, mais la polémique persiste

La démolition d’un bâtiment à Boucotte Sindian continue d’agiter Ziguinchor. Cette affaire, liée à la destruction présumée d’un bien privé, avait conduit en début de semaine à la convocation et au déferrement de dix agents municipaux par la police du commissariat de Yamatogne.

Après deux retours de parquet, un nouveau rebondissement est intervenu ce jeudi matin : le maire de Ziguinchor, Djibril Sonko, a lui-même été convoqué vers 9 h par les enquêteurs. Dans le même temps, les dix agents municipaux mis en cause ont comparu devant le juge.

Selon une source proche du dossier, le parquet a finalement décidé de classer l’affaire sans suite, entraînant la libération des agents. Une issue judiciaire qui ne met pourtant pas fin à la polémique : plusieurs habitants et acteurs locaux continuent de réclamer des éclaircissements, tandis que le maire Djibril Sonko ne s’est pas encore exprimé publiquement sur les circonstances de cette démolition.

À Boucotte Sindian, le débat reste vif entre partisans et opposants de la décision municipale, signe que le dossier, s’il est clos sur le plan judiciaire, pourrait encore peser sur le climat politique local.

Diomaye Faye, Président Légal ou Obstacle Stratégique ?Par Cheikhou Oumar Sy et Theodore Chérif Monteil, Anciens Députés

Quand la légitimité devient un slogan, la République vacille.

Depuis quelques semaines, une fracture se creuse au sommet de l’État, non pas entre la majorité et l’opposition, mais au cœur même du pouvoir issu de l’alternance. Des voix s’élèvent, telles que celles de Guy Marius Sagna, affirmant que le Sénégal a « un président légal et un président légitime ». Ousmane Sonko évoque un projet politique antérieur à l’élection. Waly Diouf Bodian parle d’une « justice de rupture ». Tous convergent vers une même idée : Bassirou Diomaye Faye serait un frein. Mais quel frein, exactement ? À quel projet s’oppose-t-il ?
Il ne s’agit pas ici d’une simple rivalité politique, mais d’une tentative de contournement institutionnel où le président élu devient une figure secondaire, tolérée mais non pleinement investie. Le pouvoir réel semble se déplacer vers un noyau militant, plus radical, opaque, et surtout moins redevable devant le peuple sénégalais. C’est une démarche qui transforme la République en un terrain d’expérimentation, menacé de déstabilisation. Le vrai débat se pose ainsi : qui gouverne réellement ?
Le conflit des visions : légalité contre légitimité

Ousmane Sonko revendique une vision politique qui semble exister indépendamment du processus électoral, comme si le vote populaire n’était qu’un détail, un simple accessoire à un projet antérieur à l’élection.Guy Marius Sagna oppose « légalité » et « légitimité », comme si la République pouvait se passer de ses institutions et de son cadre constitutionnel.Waly Diouf Bodian, quant à lui, théorise une justice de rupture, comme si l’État de droit était une option et non une obligation fondée sur la Constitution.
Dans ce schéma, Bassirou Diomaye Faye, en tant que président légalement élu, devient l’homme à neutraliser. Non pas par l’opposition, mais par ses propres alliés. Il incarne une forme de modération, de légalité, de respect des équilibres républicains, et c’est précisément cela qui devient un obstacle pour ceux qui, derrière des discours de rupture, cherchent à imposer une autre vision du pouvoir.
Une République menacée par l’ambition personnelle
Nous refusons que le Sénégal devienne le laboratoire d’un projet illégitime porté par des ambitions personnelles. Nous rejetons l’idée qu’un messianisme politique puisse justifier la rupture avec les principes fondamentaux de notre Constitution. La République n’est pas un champ d’expérimentation ; elle est un contrat social, un engagement solennel. Aujourd’hui, ce contrat est menacé par des forces qui privilégient leur vision personnelle au détriment des principes républicains.
Le respect de la légalité et des institutions est la seule source de légitimité. La République ne peut être sacrifiée sur l’autel de projets politiques non concertés, flous, et potentiellement dangereux pour l’intégrité de notre pays. Nous exigeons un retour à la clarté et à la transparence.
Un appel au respect de la Constitution
La République du Sénégal mérite mieux qu’un duel d’ombres. Elle mérite un projet clair, transparent et loyal envers ses institutions et son peuple. Nous appelons tous les Sénégalais à exiger le respect de la Constitution et à soutenir la légitimité du président élu, Bassirou Diomaye Faye, qui a prêté serment devant le peuple le 2 avril 2025, en présence du Conseil Constitutionnel.
Il est impératif que Bassirou Diomaye Faye prenne toutes ses responsabilités en tant que Président de la République, qu’il assume pleinement le serment qu’il a prononcé, et qu’il fasse face aux défis de la gouvernance avec transparence et respect de l’État de droit.
Le Sénégal ne peut pas se permettre de tomber dans le piège de la division. La nation doit rester unie autour de ses institutions et défendre son droit à une gouvernance stable, conforme à sa Constitution. Il est temps de revenir à l’essentiel : l’intérêt supérieur de la nation, celui de garantir la paix, la sécurité et la prospérité à chaque citoyen, sans exception.

    Politique – Samba Sadji de « LSS » appelle toute l’opposition à s’unir derrière Karim Wade en 2029

    Face aux défis majeurs que traverse le Sénégal, une seule voie semble capable de réconcilier la nation, relancer le développement et garantir un avenir prospère : le leadership de Karim Meïssa Wade, candidat du Parti Démocratique Sénégalais (PDS) à l’élection présidentielle de 2029.

    À Kaolack, le coordonnateur départemental du parti Libéralisme Social Sénégalais (LSS), Samba Sadji, a affirmé que Karim Wade est un homme d’État aux qualités éprouvées. Selon lui, M. Wade incarne la probité morale et intellectuelle, forgée par une longue expérience politique et diplomatique.

    « Karim Wade s’est imposé comme une figure majeure de l’expertise technique et financière au Sénégal entre 2002 et 2012, avec des projets d’envergure, une ouverture vers de nouveaux partenaires et un rôle central dans la modernisation des infrastructures. À l’international, il a consolidé son influence grâce à son réseau au Qatar », a rappelé M. Sadji.

    Fort de son expertise internationale, nourrie par un parcours académique et professionnel dans l’ingénierie financière et la coopération internationale, Karim Wade porterait, selon Samba Sadji, un projet pour un Sénégal uni et fort :

    Pour un Sénégal réconcilié, où les clivages politiques laisseraient place à l’unité nationale. Pour un État fort, capable de relever les défis du développement, de l’éducation, de la santé et de l’emploi. Pour une opposition structurée, rassemblée autour d’un homme d’État en mesure de déboulonner un régime jugé incompétent et hésitant.

    Samba Sadji a ainsi invité l’ensemble des forces de l’opposition à dépasser leurs divergences pour se rassembler derrière la candidature de Karim Wade en 2029.

    Liberté provisoire de Lat Diop : Guy Marius Sagna dénonce un « traitement judiciaire inéquitable »

    La décision de la Chambre d’accusation financière d’accorder la liberté provisoire, sous bracelet électronique, à l’ancien ministre des Sports, Lat Diop, continue de faire réagir la classe politique sénégalaise.

    Parmi les voix les plus critiques, celle du député de Pastef et membre de la majorité, Guy Marius Sagna, s’est distinguée par un message virulent publié sur ses réseaux sociaux. L’élu a fustigé ce qu’il considère comme un « deux poids, deux mesures » dans le fonctionnement de la justice.

    « Je le répète, il est inacceptable d’avoir un système judiciaire qui envoie les voleurs de poulets en prison et qui accorde des bracelets électroniques aux kulunas qui ont pillé les milliards des Sénégalais », a écrit le parlementaire, reprenant une expression populaire pour désigner les délinquants.

    Lat Diop, poursuivi dans le cadre d’une affaire financière, avait été placé en détention avant de bénéficier, ce mardi, de cette mesure d’aménagement. Toutefois, son avenir judiciaire reste incertain, le parquet général pouvant encore décider d’un recours contre cette décision.

    Au sommet de l’État — La précipitation du tandem Diomaye-Sonko : entre manque de passion et insuffisance de compétences (Abou Ballé Ndiaye)

    Un peu plus d’un an après leur élection surprise à la tête du Sénégal, le président Bassirou Diomaye Faye, porté par l’élan de rupture initié par son allié Ousmane Sonko, fait aujourd’hui face à des vents contraires.

    S’il a incarné un immense espoir de changement pour une jeunesse en quête de justice sociale et d’équité, ce régime donne parfois l’impression de gouverner dans la précipitation, avec un apparent manque de coordination, de passion et de savoir-faire institutionnel, a souligné Abou Ballé Ndiaye, président du Mouvement Bokk Beug Beug (M3B) et par ailleurs président de la Société Internationale d’Approvisionnement et de Transit (SIAT), basée à Bamako.

    « Depuis sa prise de fonction, les réformes s’enchaînent : renégociations de contrats miniers, volonté de refonte du système judiciaire, suppression de certains privilèges de la haute administration, etc. Mais cette cadence soutenue semble parfois mal maîtrisée. Des décisions mal préparées, des annonces sans suivi et une communication gouvernementale jugée brouillonne laissent entrevoir un manque de stratégie claire », a déploré M. Ndiaye.

    Selon lui, certaines décisions semblent prises sous l’émotion ou la pression populaire, sans réelle maturation. Cette précipitation pourrait nuire à la crédibilité d’un régime qui se voulait celui de la rigueur et de la compétence.

    Dans l’entretien qu’il nous a accordé, le leader du M3B estime également que certains ministres nommés dans la foulée de l’élection, parfois sans grande expérience de la chose publique, peinent à convaincre. Les critiques portent notamment sur l’amateurisme de certains membres du gouvernement, la faiblesse des relais administratifs et le manque de dialogue avec les corps intermédiaires.

    « Gouverner un pays jeune, politiquement polarisé et avec des attentes sociales fortes, demande bien plus qu’un simple désir de changement », a-t-il insisté.

    Pour Abou Ballé Ndiaye, le régime Diomaye-Sonko dispose encore de temps pour corriger sa trajectoire, mais il devra rapidement démontrer sa capacité à allier rigueur technocratique et passion du service public, sans tomber dans l’improvisation. La sincérité du projet de rupture, prévient-il, ne suffira pas si elle n’est pas portée par une compétence affirmée et un leadership inspirant.

    Le cas Kaolack : un leadership à réinventer

    Évoquant sa ville d’origine, Kaolack, M. Ndiaye a dressé un constat sans appel :

    « Kaolack, malgré son statut de ville-carrefour et son riche potentiel, souffre d’une absence de leadership structuré et visionnaire, tant au niveau municipal que régional. Cette carence se traduit par des infrastructures dégradées, des projets phares inachevés, des tensions internes, un déficit d’assainissement et un sentiment d’abandon de la population. »

    Le Mouvement Bokk Beug Beug plaide ainsi pour un leadership renouvelé, inclusif et prospectif, capable de fédérer chefs d’entreprise, leaders politiques, société civile, diaspora et État, afin de revitaliser durablement Kaolack.

    Projet de loi sur la déclaration de patrimoine : Amadou Ba exclut le président de la République

    À l’approche de l’examen du projet de loi relatif à la déclaration de patrimoine par l’Assemblée nationale, prévu pour le 18 août 2025, le député d’opposition Amadou Ba, membre de Pastef, a tenu à clarifier la portée de ce texte, en excluant explicitement le président de la République de cette obligation. Selon lui, la déclaration de patrimoine du chef de l’État relève d’un régime juridique particulier, intégralement encadré par la Constitution sénégalaise, et notamment par l’article 37.

    Dans une publication, Amadou Ba rappelle que cet article stipule clairement que le président nouvellement élu doit effectuer une déclaration écrite de son patrimoine, déposée auprès du Conseil constitutionnel, qui en assure la publicité. Ce dispositif constitutionnel, selon lui, constitue une lex specialis dérogatoire à la loi ordinaire, plaçant la déclaration du président hors du champ d’application du projet de loi examiné par l’Assemblée nationale.

    Il souligne ainsi que le président Bassirou Diomaye Faye a déjà rempli cette obligation constitutionnelle, déposant sa déclaration auprès du Conseil constitutionnel après son élection en 2024.

    Le projet de loi n°15/2025, adopté en Conseil des ministres le 30 juillet puis officialisé par le décret présidentiel n°2025-1312 du 31 juillet 2025, étend quant à lui la liste des personnes soumises à la déclaration de patrimoine. Cette liste désormais élargie concerne notamment les présidents d’institutions de la République, les membres de l’Assemblée nationale (incluant questeurs, trésorier, directeur du budget), les membres du Gouvernement, ainsi que les personnalités liées à la Présidence, à la Primature et au Secrétariat général du Gouvernement.

    Sont également assujettis les chefs de cours et tribunaux, les magistrats, les membres du pool judiciaire financier, le Médiateur de la République, ainsi que les dirigeants et cadres des autorités administratives indépendantes, des sociétés nationales, établissements publics et agences d’exécution. Enfin, les membres des corps civils, militaires et paramilitaires de contrôle et enquête, ainsi que les directeurs intervenant dans les secteurs des mines, carrières et hydrocarbures, figurent également parmi les personnes concernées.

    Ainsi, le projet vise à renforcer la transparence et la lutte contre la corruption en élargissant le spectre des responsables publics soumis à cette obligation, tout en confirmant que le président de la République reste soumis à un cadre constitutionnel spécifique qui lui est propre.

    Madjiguène Diouf recadre la coordination communale de PASTEF Kaolack après les attaques contre leur leader Sérigne Mboup

    Depuis plusieurs semaines, Sérigne Mboup, maire de la commune de Kaolack, fait l’objet de critiques virulentes sur les réseaux sociaux ainsi que dans certains cercles politiques.

    En réaction, l’adjointe au maire chargée de l’assainissement, Madjiguène Diouf, par ailleurs présidente du mouvement And Takhawou Madjiguène Dolel Sérigne Mboup, est montée au créneau pour défendre son leader. Face à la presse, ce lundi 11 août 2025, elle a déclaré :

    « Quand les arguments politiques manquent, certains se rabattent sur l’attaque personnelle. Mais s’en prendre à Sérigne Mboup de cette façon est une insulte, non seulement à sa personne, mais aussi à l’intelligence politique de toute une commune. »

    Réagissant à une déclaration de trois membres de la coordination communale de PASTEF Kaolack, publiée sur les réseaux sociaux, Mme Diouf les a qualifiés de misogynes, corruptibles, manipulateurs et papotins. Selon elle, ces personnes « manipulent la vérité ou exagèrent les faits pour séduire l’opinion publique » et « agissent en contradiction avec les valeurs qu’ils prétendent défendre ». Elle leur reproche également de « déformer ou cacher la vérité pour servir leurs propres intérêts ».

    La responsable du mouvement And Nawlé et présidente de And Takhawou Madjiguène Dolel Sérigne Mboup a lancé un appel à la coordination communale de PASTEF Kaolack :

    « Il est temps d’oser. Oser dire non à ceux qui veulent nous imposer leur présence comme une nécessité. Oser tourner la page des responsables de l’APR qui cherchent à vous faire croire que, sans eux, vous n’avez ni poids ni avenir. »

    Madjiguène Diouf a rappelé que, « à l’échelle nationale comme locale, les citoyens ont appelé à un changement profond ». Ce changement, selon elle, ne peut se construire « sur les mêmes bases qui ont affaibli notre pays et plongé Kaolack dans l’oubli ».

    « Kaolack n’a pas besoin de visages usés par les mêmes pratiques, ni de discours creux qui sonnent faux. Notre ville a besoin de fils et filles dignes, crédibles et empathiques, capables de placer l’intérêt collectif au-dessus des calculs personnels. Des hommes et des femmes animés par la volonté sincère de faire renaître Kaolack, de redonner espoir à sa jeunesse, de protéger nos ressources et de valoriser notre potentiel. »

    Elle estime que le développement de Kaolack ne viendra pas « par la complaisance envers les destructeurs d’hier », mais par « l’audace de rompre avec eux ». Elle appelle à faire preuve de courage, de constance et de clarté dans la vision à adopter.

    « Osons affronter le changement. Osons bousculer les habitudes, déranger les intérêts et marcher fièrement vers un avenir nouveau. Comme l’a démontré M. le Maire Sérigne Mboup, le progrès n’est jamais le fruit de la peur ou de l’attentisme, mais celui d’actes concrets, posés avec détermination, même face aux résistances les plus dures. »

    « Kaolack mérite mieux. Kaolack mérite le meilleur. Et ce meilleur, c’est nous qui devons le bâtir — ensemble, avec courage, vérité et engagement. »

    Lutte contre la corruption : le Forum civil salue les initiatives du gouvernement mais pointe une lacune majeure

    Le coordinateur du Forum civil, Birahim Seck, a exprimé sa satisfaction à l’égard des quatre projets de loi déposés récemment par le gouvernement dans le cadre du renforcement de la lutte contre la corruption, tout en soulignant la nécessité de combler certaines insuffisances.

    « Nous félicitons le président de la République et le gouvernement pour ces initiatives », a déclaré M. Seck. Il a précisé que deux de ces textes s’inscrivent dans la continuité de l’arsenal juridique existant : la loi portant création de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC) et celle relative à la déclaration de patrimoine. Les deux autres sont inédits : une loi sur l’accès à l’information et une autre réformant certaines procédures administratives et judiciaires.

    Le Forum civil relève plusieurs avancées notables inspirées des réformes de 2024, parmi lesquelles :

    la suppression de la garde à vue dans certaines situations, la limitation, non renouvelable, des mandats des membres du conseil de l’OFNAC, et le renforcement de la transparence dans les appels à concurrence.

    Toutefois, Birahim Seck regrette une omission majeure dans ce dispositif : « Il manque un maillon : les membres du bureau de l’Assemblée nationale. Aujourd’hui, seul le président de l’Assemblée est tenu de déclarer son patrimoine. Nous estimons que cette obligation doit s’étendre à tout le bureau ».

    Projet de loi sur la déclaration de patrimoine : Amadou Ba précise que le Président de la République n’est pas concerné

    Le député de Pastef, Amadou Ba, a tenu à apporter des précisions sur le champ d’application du projet de loi relatif à la déclaration de patrimoine, qui sera prochainement soumis à l’Assemblée nationale.

    Dans un message publié sur ses réseaux sociaux, l’élu rappelle que la déclaration de patrimoine du Président de la République est encadrée par un régime juridique particulier, prévu par l’article 37 de la Constitution. Ce dernier stipule notamment que « le Président nouvellement élu fait une déclaration écrite de patrimoine déposée au Conseil constitutionnel qui la rend publique ».

    Pour Amadou Ba, cette disposition constitutionnelle place le Président de la République en dehors du périmètre du projet de loi en discussion. « La Constitution est au-dessus de la loi simple », a-t-il souligné, précisant ainsi que le texte ne saurait s’appliquer au chef de l’État, déjà soumis à un cadre légal distinct et supérieur.

    Politique : Guy Marius Sagna sonne l’alerte contre un « complot » visant à affaiblir Ousmane Sonko

    Invité de l’émission Jury du Dimanche (JDD) ce 10 août sur iRadio, le député Guy Marius Sagna a livré un réquisitoire virulent contre ce qu’il considère comme une manœuvre organisée pour « isoler » le Premier ministre Ousmane Sonko. Selon lui, cette opération de déstabilisation ne vise pas seulement l’homme, mais aussi le projet politique porté par le Pastef et, plus largement, l’avenir du Sénégal.

    Dans ses propos, l’élu a mis en garde contre une volonté de réduire Ousmane Sonko à un « Premier ministre rabougri et chétif », incapable de déployer la vision qui l’a porté au sommet de l’État aux côtés du président Bassirou Diomaye Faye. Il y voit un plan savamment orchestré par certains segments de l’opposition, une partie de la presse et des « chroniqueurs » qui, depuis l’accession du Pastef au pouvoir, multiplient les attaques pour discréditer le chef du gouvernement.

    Guy Marius Sagna accuse ses adversaires politiques de vouloir opposer Ousmane Sonko au président Diomaye Faye, afin de fissurer un tandem qu’il décrit comme « une chance pour le Sénégal ». Pour lui, cette tentative de division ne serait qu’un prétexte pour freiner, voire empêcher, la mise en œuvre du programme du Pastef, qu’il présente comme un projet souverainiste, transparent et bénéfique pour l’ensemble de la population.

    Le député a également interpellé les militants et sympathisants du camp patriotique, les exhortant à se dresser en véritable « bouclier » pour protéger Ousmane Sonko et défendre la cohésion au sommet de l’État. « Briser ce duo, c’est compromettre l’application de notre projet de société », a-t-il prévenu, appelant à la vigilance et à la mobilisation contre ce qu’il considère comme un complot politique d’ampleur.

    C’est officiel : Aliou Sall tourne la page politique et se retire de la scène publique

    L’annonce est tombée ce dimanche 10 août. Aliou Sall, ancien maire de Guédiawaye et ex-président de l’Association des maires du Sénégal, a officiellement déclaré son retrait de la vie politique. Dans un message clair, le frère de l’ancien chef de l’État Macky Sall a expliqué qu’il souhaite désormais se consacrer à d’autres activités, loin des arènes partisanes. Selon lui, cette décision a été mûrie depuis les dernières élections législatives, qui ont donné une « écrasante majorité à qui il revient de droit de gouverner dans la sérénité ».

    Ce départ intervient dans un contexte politique marqué par des tensions, mais aussi par des polémiques qui ont souvent entouré la trajectoire d’Aliou Sall. Il a tenu à mettre fin à l’une d’elles en démentant « catégoriquement » toute volonté de porter plainte contre le Premier ministre Ousmane Sonko, à propos des accusations de « détournement de 6000 milliards ». « C’est dénué de tout sens », a-t-il insisté, balayant ainsi les rumeurs qui circulaient à ce sujet.

    L’ancien édile de Guédiawaye a également réagi au regain médiatique autour de l’affaire Petrotim, dossier qui avait fortement terni son image à l’époque. Qualifiant cette agitation de « tapage médiatique savamment orchestré », il a confié avoir tourné la page. « J’ai oublié cette page sombre de mon parcours et surtout j’ai sincèrement pardonné à tous ceux qui m’ont fait du mal, que ce soit volontairement ou sous l’influence de personnes de mauvaise foi », a-t-il déclaré.

    Aliou Sall affirme que ce pardon n’exclut personne : il vise aussi bien des acteurs de la majorité actuelle que certains responsables de l’ancienne majorité à laquelle il appartenait. Sans amertume apparente, il dit vouloir se consacrer à une autre passion, qu’il considère « tout aussi noble que la politique », sans pour l’instant en dévoiler la nature.

    En tournant définitivement le dos à la politique active, Aliou Sall met un terme à une carrière marquée par des responsabilités importantes mais aussi par des controverses retentissantes. Ce retrait pourrait ouvrir un nouveau chapitre personnel pour celui qui a été, pendant plusieurs années, l’une des figures les plus médiatisées de l’entourage de l’ancien président Macky Sall.

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