« Jël liñu moom / Les Nationalistes » prônent l’autonomisation des femmes

Le mouvement national des femmes du parti « Jël liñu moom / Les Nationalistes », dirigé par le député Tahirou Sarr, a tenu une rencontre ce week-end à la Patte d’Oie.

L’occasion pour Mme Awa Diarra Diallo, présidente nationale des femmes nationalistes, accompagnée de la vice-présidente Kiné Linguère Diop et de la présidente de la Commission des finances Dieumbé Sy Tall, de procéder à l’installation du nouveau bureau de la section des femmes.

La rencontre a également permis de revenir sur les idéologies du parti et d’inviter les femmes à davantage d’autonomie et d’indépendance financière.

« Si les femmes sont autonomes et indépendantes financièrement, la paix régnera forcément dans les foyers. Dans nos maisons, nous subissons des choses que nous n’étalerons jamais sur la place publique. C’est vrai que nos hommes sont extraordinaires, mais ce sont nous, les femmes, qui avons la charge de nous occuper des foyers. Dans notre parti, nous faisons en sorte que les femmes soient autonomes et indépendantes. C’est pourquoi je suis heureuse de cette réunion de prise de contact d’aujourd’hui », a déclaré Awa Diarra Diallo, présidente du mouvement national des femmes de Jël liñu moom / Les Nationalistes.

Cette rencontre a également permis aux femmes nationalistes de la Patte d’Oie d’échanger avec leurs camarades sur les statuts du parti et sur le rôle essentiel qu’elles ont à jouer dans la massification du mouvement.

Elles ont, à cette occasion, exprimé leurs motivations à rejoindre le parti, discuté de la régularisation des étrangers vivant au Sénégal, ainsi que des perspectives futures.

En clôture de la cérémonie, la présidente nationale a offert une somme de 200 000 francs CFA aux femmes, afin de constituer un fonds de caisse destiné à faciliter le démarrage des cotisations mensuelles servant à financer les activités du parti.

Aly Saleh

Khalifa Sall relance l’affaire de l’incendie du siège de Taxawu Sénégal : « Je continuerai à interpeller la justice »

Lors d’une conférence de presse tenue ce samedi 4 octobre 2025 à Dakar, Khalifa Ababacar Sall est revenu avec insistance sur le dossier de l’incendie volontaire du siège de son mouvement, Taxawu Sénégal. Cet acte, survenu en pleine campagne pour les élections législatives de 2024, demeure selon lui un « symbole du déni de justice » dans le pays. Plus d’un an après les faits, aucune avancée n’a été constatée dans l’enquête, ce qui pousse l’ancien maire de Dakar à hausser le ton.

« Depuis que le siège de Taxawu a été saccagé, il garde un visage balafré et hideux. Nous avons parlé, entrepris des démarches, mais rien n’a bougé », a dénoncé le leader de Taxawu Sénégal, visiblement déterminé à obtenir des réponses. Khalifa Sall dit avoir multiplié les correspondances et les plaintes auprès des autorités compétentes, sans succès. Il estime que le silence de la justice est « incompréhensible et inacceptable » dans un État de droit.

L’ancien député-maire de Dakar a tenu à rappeler la portée symbolique de ce lieu, qualifié de « témoin de tous les combats de l’opposition depuis vingt ans ». Selon lui, le saccage du siège ne représente pas seulement une attaque contre son mouvement, mais également une atteinte à la démocratie et à la mémoire politique du pays. « Je ne renoncerai pas à réclamer justice ni à saisir la presse. Nous vivons dans un État de droit, et nous sommes en droit d’exiger justice pour ce lieu symbolique », a-t-il martelé.

Khalifa Sall s’interroge surtout sur les raisons du blocage du dossier. « Pourquoi les enquêtes se sont-elles arrêtées ? Et pourquoi les auteurs n’ont-ils toujours pas été identifiés ni arrêtés ? », s’est-il indigné devant les journalistes. Il a insisté sur la nécessité d’une transparence totale dans la gestion de cette affaire, exhortant le Parquet et le Procureur de la République à agir sans délai.

Cette sortie marque une nouvelle étape dans la stratégie de communication du leader de Taxawu Sénégal, qui semble vouloir replacer la question de la justice et de la responsabilité politique au cœur du débat public. À travers ce rappel, Khalifa Sall entend non seulement obtenir réparation pour les dégâts matériels subis, mais aussi dénoncer ce qu’il considère comme un « dysfonctionnement profond » du système judiciaire sénégalais.

Kaolack – Cheikh Ibrahim Niass annonce sa candidature et dévoile son programme pour une commune “propre, juste et prospère”

Cheikh Ibrahim Niass, président fondateur du Rassemblement de la Société pour le Sénégal (RSS), a officiellement annoncé sa candidature à la mairie de Kaolack. À travers cette décision, le jeune leader politique souhaite incarner une nouvelle génération d’engagement et porter une vision de renouveau pour la capitale du Saloum comme pour l’ensemble du pays.

Son ambition : transformer durablement Kaolack et redonner espoir à ses habitants grâce à des actions concrètes. Son projet, baptisé “Lér Léral” (la clarté), repose sur la transparence dans la gestion publique, la propreté urbaine et la promotion de la santé et de l’environnement à travers le volet “Set Setal”. Le programme comprend également l’initiative “Dundu Dundal” (“Vivre dignement”), axée sur la création d’emplois pour la jeunesse consciente, hommes et femmes confondus.

Cheikh Ibrahim Niass ambitionne ainsi de faire de Kaolack, la ville de Mbossé Coumba Djiguène, une commune où il fait bon vivre. “Nous sommes à l’écoute des populations pour co-construire un projet politique réaliste, participatif et orienté vers les résultats”, déclare-t-il. Avant d’ajouter : “Le changement est déclenché, le changement est en cours, le changement, c’est maintenant.”

Le président du RSS lance par ailleurs un appel solennel à la jeunesse de Kaolack à le rejoindre pour bâtir ensemble une ville propre, juste et prospère, où chacun trouve sa place et participe à la construction de son avenir.

Rappelons que Cheikh Ibrahim Niass est un leader politique sénégalais, technicien supérieur en supply chain management, ingénieur en sciences politiques, relations internationales et géostratégie, ainsi qu’expert en gestion des organisations. Formé dans les plus grands instituts du Sénégal, il est également doctorant au Centre des Études Diplomatiques et Stratégiques (CEDS) de Dakar. Son engagement se veut résolument tourné vers une gouvernance locale inclusive, transparente et centrée sur le bien-être des populations.

Pape Malick Ndour dément toute tentative de fuite et dénonce une “manipulation politique”

L’ancien ministre et cadre de l’Alliance pour la République (APR), Pape Malick Ndour, a tenu à apporter sa version des faits après son interpellation dans la nuit du samedi à l’aéroport international Blaise Diagne (AIBD). Dans un message publié ce dimanche, il revient en détail sur les circonstances de l’incident, qu’il qualifie de « grave dérive » et de « tentative d’humiliation publique ».

Selon son récit, Pape Malick Ndour devait effectuer un déplacement officiel à Paris dans la nuit du 4 au 5 octobre. Il affirme avoir acheté son billet auprès de la compagnie nationale Air Sénégal et rempli toutes les formalités administratives requises, tout en informant les services compétents de son voyage. « Tout était conforme et transparent. Mon déplacement était connu et parfaitement régulier », a-t-il insisté.

Face aux rumeurs faisant état d’une fuite présumée, l’ancien ministre balaie fermement ces accusations. « Comment quelqu’un qui chercherait à fuir passerait-il par l’aéroport, à visage découvert, au vu et au su de tout le monde ? », s’interroge-t-il, dénonçant une manipulation médiatique visant à ternir son image. Il rappelle, par ailleurs, avoir effectué récemment un voyage à Abidjan, preuve selon lui de sa liberté de mouvement et de la continuité de ses activités officielles.

Pape Malick Ndour dénonce ce qu’il appelle « un enlèvement en règle et une tentative manifeste d’humiliation ». Pour lui, l’incident de l’AIBD s’inscrit dans un contexte plus large de « manipulation politique » destinée à « faire taire les voix dissidentes et intimider les contradicteurs du pouvoir en place ».

Tout en réaffirmant sa sérénité, il se dit prêt à répondre à toute procédure judiciaire. « Je n’ai rien à cacher, et je suis prêt à faire face à la justice si nécessaire », a-t-il déclaré, appelant ses partisans et sympathisants à rester calmes et à prier pour que la vérité éclate au grand jour.

Enfin, l’ancien ministre a annoncé la tenue d’un point de presse dans la soirée, au cours duquel il compte revenir plus en détail sur les circonstances de son interpellation et dénoncer ce qu’il considère comme une « campagne de désinformation orchestrée ».

Khalifa Sall tente de relancer Taxawu en pleine zone de turbulence

Depuis plusieurs mois, le mouvement Taxawu Sénégal traverse une période délicate, marquée par des départs en série et des tensions internes. Son leader, Khalifa Ababacar Sall, a reconnu la situation ce samedi lors d’un point de presse consacré à la réorganisation du parti en vue d’un congrès prévu en janvier prochain.

L’ancien maire de Dakar, fidèle à son ton mesuré, a cherché à relativiser la crise que connaît sa formation politique. « Cette situation que nous traversons n’est pas nouvelle chez nous. Nous l’avons vécue pendant de longues années », a-t-il déclaré d’entrée, avant de rappeler que son engagement politique reste guidé par une seule boussole : le service du peuple.

« Nous ne sommes dans la politique que pour servir. Ceux qui sont partis, je leur souhaite bon vent. Ils ont estimé qu’ils doivent partir faire leur bonhomme de chemin. Donc je ne peux que m’en réjouir », a confié Khalifa Sall, refusant d’adopter un ton de rupture ou de revanche à l’endroit de ses anciens camarades.

Le leader de Taxawu, entouré de ses plus proches collaborateurs, a profité de la rencontre pour annoncer la mise en place d’une structure chargée de piloter les activités du parti jusqu’au prochain congrès. Objectif : redonner du souffle à un mouvement fragilisé par des défections et des divergences de stratégie, notamment depuis la recomposition du paysage politique sénégalais consécutive à l’élection présidentielle.

Khalifa Sall a insisté sur la nécessité de rester serein et tourné vers l’avenir, estimant que les départs récents n’entament ni la cohésion ni la détermination du parti. « Les ex-camarades sont et restent des amis », a-t-il tenu à préciser, avant d’ajouter : « Ce sont des frères et sœurs avec qui nous avons cheminé pendant longtemps. Nous n’avons de problème avec personne. On est heureux et confiants, et nous allons poursuivre notre travail. Des gens sont partis, d’autres viennent rejoindre le parti, et la vie continue. »

Sénégal – Dette cachée : Alioune Tine interpelle le FMI et dénonce les lenteurs du décaissement

Alors que le Sénégal attend un dénouement rapide dans le dossier de la dette dite « cachée », le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) semble temporiser. L’institution de Bretton Woods a différé sa décision sur la question, suscitant incompréhension et agacement à Dakar.

Cette attente prolongée commence à faire réagir au sein de l’opinion publique. Parmi les voix les plus critiques, celle d’Alioune Tine, fondateur d’Afrikajom Center et figure majeure de la société civile, qui n’a pas mâché ses mots. Dans une tribune publiée sur ses plateformes numériques, il appelle le FMI à cesser les « manœuvres » qui retardent le processus de décaissement.

« Il faut arrêter maintenant les manœuvres qui retardent le décaissement du FMI », a-t-il martelé.

L’activiste estime que le Sénégal ne peut se permettre de rester dans une zone d’incertitude financière alors que son économie cherche à se stabiliser et à relancer la croissance. Il invite le Conseil d’administration du FMI à agir rapidement, dans l’intérêt du pays et de la région.

« Nous invitons le Conseil d’administration du FMI à décaisser rapidement l’argent nécessaire pour permettre au Sénégal d’accéder dans les meilleures conditions à la voie de l’émergence et de la prospérité », plaide-t-il.

Alioune Tine rappelle par ailleurs que les nouvelles autorités sénégalaises ont affiché leur volonté de transparence et de rupture avec les pratiques du passé. Selon lui, le signal que pourrait envoyer le FMI en différant son appui risquerait de décourager les efforts de réforme engagés par le gouvernement.

« Il faut que le Conseil d’administration du FMI ne décourage pas les sociétés africaines qui tentent difficilement de renouveler le personnel politique et de renforcer les institutions démocratiques », a-t-il insisté.

Pour de nombreux observateurs, le plaidoyer d’Alioune Tine traduit une inquiétude croissante sur les conséquences économiques d’un éventuel retard de décaissement. Dans un contexte de forte attente sociale et de défis budgétaires, le Sénégal espère une décision rapide du FMI pour consolider sa stabilité financière et soutenir les réformes en cours.

Alioune Tine met en garde contre une « République des influenceurs et des chroniqueurs »

Le fondateur d’Afrikajom Center, Alioune Tine, a exprimé ses inquiétudes face à l’évolution du débat public au Sénégal. Dans une déclaration publiée vendredi, il estime que le pays est en train de « basculer dans une République des influenceurs et des chroniqueurs », dans un contexte de forte polarisation politique.

Selon lui, la vie politique sénégalaise se résume de plus en plus à une opposition frontale entre camps, sans place pour la nuance. « On est pour ou contre, c’est noir ou blanc. Le gris ou les nuances, ça n’existe pas », a-t-il affirmé.

Il souligne que les personnes qui refusent de s’aligner sur une position partisane sont souvent stigmatisées, qualifiées de « nafeq » par les radicaux des deux bords.

Alioune Tine appelle les acteurs politiques à assumer leurs responsabilités pour assainir le climat. Il estime que les leaders, qu’ils soient au pouvoir ou dans l’opposition, doivent éduquer et former leurs militants au respect du débat démocratique.

Il invite également les médias, les plateformes numériques et les organisations professionnelles de journalistes à mettre en place des mécanismes de régulation afin de limiter les dérives verbales et la surenchère médiatique.

Au-delà de la question politique, Alioune Tine lie cette tension à une crise sociale plus large. Selon lui, la jeunesse, confrontée au chômage et à l’absence de perspectives, nourrit une colère susceptible de fragiliser la stabilité du pays.

Il insiste sur la nécessité de promouvoir la justice sociale et de réduire les inégalités pour apaiser les frustrations.

« Mettre un terme à la diabolisation réciproque entre leaders de l’opposition et du pouvoir est un impératif », conclut-il, estimant que la consolidation de la démocratie sénégalaise passe autant par la régulation de l’espace public que par une meilleure réponse aux attentes sociales.

Passation de service entre les ministres de la Santé et des Infrastructures : vers une meilleure gestion des constructions publiques

Une cérémonie officielle de passation de service s’est tenue ce jeudi entre le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Dr Ibrahima Sy, et le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Déthié Fall. Cette rencontre a porté sur le transfert de la Direction des constructions du ministère de la Santé vers le département en charge des Infrastructures.

Cette décision s’inscrit dans le cadre de la réorganisation des compétences techniques et administratives entre ministères, avec pour objectif d’optimiser la planification, la réalisation et la maintenance des infrastructures publiques. Le gouvernement entend ainsi renforcer la cohérence dans la gestion des chantiers, en confiant aux structures spécialisées la responsabilité des projets de construction.

Dans son allocution, le ministre de la Santé, Dr Ibrahima Sy, a salué « une réforme qui permettra au ministère de se concentrer davantage sur ses missions prioritaires : la prévention, la prise en charge médicale et la promotion de la santé publique ».

De son côté, le ministre des Infrastructures, Déthié Fall, a exprimé son engagement à assurer une exécution rigoureuse et transparente des projets transférés, notamment ceux relatifs aux établissements hospitaliers et sanitaires. Il a rappelé que « la mutualisation des expertises est indispensable pour garantir des infrastructures modernes et durables, répondant aux besoins des populations ».

Macky Sall en lice pour l’ONU : Sissoco Embaló en première ligne pour rallier les soutiens

Dimanche dernier, Macky Sall a laissé entrevoir la possibilité d’une candidature au poste de secrétaire général des Nations unies. L’ancien président sénégalais a toutefois tenu à préciser que sa démarche ne pourrait se concrétiser que si elle reposait sur une « volonté commune des pays membres, en particulier des membres permanents du Conseil de sécurité, des pays africains, du Sénégal et du monde islamique ».

Selon Jeune Afrique, bien que sa candidature ne soit pas encore officielle, Macky Sall a déjà entamé une campagne de sensibilisation auprès des grandes puissances et des partenaires régionaux. Pour ce faire, il peut compter sur un allié de taille : le président bissau-guinéen Umaro Sissoco Embaló. Ce dernier s’est personnellement engagé à convaincre plusieurs dirigeants, notamment parmi les membres du Conseil de sécurité, du bien-fondé de cette ambition.

« L’ONU a besoin d’un secrétaire général respecté, expérimenté et crédible. Macky Sall coche toutes les cases », a déclaré M. Embaló à Jeune Afrique, assurant que l’ancien chef d’État sénégalais bénéficierait déjà d’un large soutien africain, musulman et asiatique.

Toujours selon le président bissau-guinéen, la Chine, la Russie et la France pourraient également se prononcer en faveur de l’ex-patron de l’Exécutif sénégalais. Une perspective qui, si elle se confirme, renforcerait significativement les chances de Macky Sall dans la course à ce prestigieux poste.

Affaire « Force-Covid-19 » : Ndèye Aminata Loum Ndiaye obtient la liberté provisoire

Placée sous mandat de dépôt depuis avril 2025 dans le cadre de l’affaire dite « Force-Covid-19 », Ndèye Aminata Loum Ndiaye, ancienne Directrice de l’Administration générale et de l’Équipement (DAGE) du ministère du Développement industriel et des PME, a finalement obtenu la liberté provisoire. Cette décision a été confirmée par la Chambre d’accusation de la Cour d’appel de Dakar, malgré l’opposition du parquet, rapporte L’Observateur.

Les juges ont estimé que les charges retenues contre Mme Ndiaye n’étaient pas suffisamment sérieuses pour justifier sa détention prolongée. Ils ont notamment retenu l’argument de ses avocats, qui ont souligné qu’aucune irrégularité personnelle n’avait été relevée contre leur cliente par la Cour des comptes.

L’affaire porte sur la gestion des 2,5 milliards de francs CFA alloués au ministère pour l’achat de masques au plus fort de la pandémie de Covid-19. Selon le rapport initial de la Cour des comptes, un écart de 2,3 millions de masques a été constaté entre le nombre déclaré acheté et celui effectivement distribué. Cette différence a soulevé de fortes suspicions sur la gestion des fonds et des stocks.

Si Ndèye Aminata Loum Ndiaye retrouve une liberté surveillée, d’autres prévenus dans ce dossier restent derrière les barreaux. Parmi eux figurent le gestionnaire Mamadou Moustapha Diop, le chauffeur Mouhamadou Bamba Amar, ainsi que l’ancien ministre du Développement industriel et des PME, Moustapha Diop, traduit devant la Haute cour de justice. Ces derniers font face à des accusations graves, allant du détournement de fonds à la corruption, en passant par le blanchiment d’argent et l’association de malfaiteurs.

Sénégal : Ousmane Sonko installe officiellement le Conseil National du Numérique

Le Premier ministre Ousmane Sonko a procédé, ce jeudi 2 octobre 2025, à l’installation officielle du Conseil National du Numérique (CNN), une nouvelle instance appelée à jouer un rôle majeur dans la stratégie de transformation digitale du Sénégal.

Lors de la cérémonie, le Chef du Gouvernement a rappelé la priorité accordée au numérique par le Président Bassirou Diomaye Faye et son inscription au cœur de l’Agenda national de Transformation. Selon lui, ce secteur constitue « un levier incontournable de croissance économique, de création d’emplois et de souveraineté nationale ».

Le CNN regroupe 20 personnalités éminentes issues du secteur public, du secteur privé et de la société civile. Placé sous la coordination stratégique de la Primature, il se veut un organe consultatif devant accompagner l’État dans la définition et la mise en œuvre des grandes orientations numériques.

Des missions clés pour accélérer la transformation digitale

proposer des recommandations stratégiques sur les politiques numériques nationales ; accompagner la réalisation des projets structurants dans le domaine du digital ; encourager l’innovation, la création d’entreprises et le développement d’une économie numérique robuste et inclusive ; assurer la synergie entre les initiatives publiques et privées ; promouvoir l’inclusion numérique, la cybersécurité et la protection des données personnelles.

En installant cet organe, le gouvernement confirme son ambition de faire du Sénégal un hub numérique régional, capable de répondre aux défis de la mondialisation, tout en favorisant la souveraineté technologique et l’inclusion sociale.

« Le numérique n’est pas seulement une opportunité, c’est une nécessité pour le développement de notre pays », a déclaré le Premier ministre Ousmane Sonko, soulignant que le CNN sera un partenaire essentiel dans la concrétisation de cette vision.

Le gouvernement annonce le lancement des grands chantiers de l’agenda national de transformation

Dakar – Le Premier ministre Ousmane Sonko et son gouvernement se préparent à lancer, dans les prochains jours, les grands chantiers inscrits dans l’agenda national de transformation. Ces projets, considérés comme des piliers du mandat du Président de la République, ont été évoqués mercredi dernier lors du Conseil des ministres.

Parmi les initiatives prioritaires, le gouvernement cite le Grand Transfert d’eau, qui vise à améliorer l’approvisionnement en eau potable sur l’ensemble du territoire, ainsi que l’électrification et l’hydraulique rurales, essentielles pour le développement des zones reculées.

Le projet d’identité numérique figure également au programme, dans le but de moderniser l’administration et de faciliter l’accès aux services publics. Sur le plan des infrastructures de transport, la ligne ferroviaire Dakar-Tambacounda (composante standard) sera mise en œuvre, tandis que le renouvellement du parc automobile de transport de marchandises ambitionne d’améliorer la logistique et la compétitivité économique.

Le gouvernement entend également promouvoir le programme des coopératives agricoles, afin de renforcer la production locale et soutenir les agriculteurs dans leurs activités.

« Leur mise en œuvre diligente sera la priorité absolue de l’action gouvernementale », indique le communiqué du Conseil des ministres, soulignant l’importance stratégique de ces projets pour la transformation socio-économique du pays.

Kaolack : Serigne Samba Ndiaye déclare sa candidature à la mairie et dresse le bilan des maux de la commune

Le président du mouvement Kaolack Convention Néneen (K2CN), Serigne Samba Ndiaye, a dressé un tableau sombre de la situation actuelle de la ville de Mbossé Coumba Djiguène. Selon lui, Kaolack est confrontée à de nombreux problèmes qui freinent son développement.

« L’insalubrité chronique et la mauvaise gestion des déchets, la faiblesse des infrastructures de base, l’abandon des jeunes, des femmes et des acteurs économiques, ainsi que le manque de transparence et de vision dans la gestion municipale », a-t-il dénoncé.

Pour autant, Serigne Samba Ndiaye reste convaincu du potentiel de la cité.

« Kaolack dispose d’atouts considérables : sa position géographique stratégique, sa jeunesse dynamique, ses marchés, son port et son patrimoine culturel. Malheureusement, ces richesses ne sont pas valorisées comme elles le devraient », a-t-il ajouté.

C’est dans ce contexte qu’il a annoncé sa candidature aux prochaines élections locales.

« Après mûre réflexion, et avec la confiance du mouvement K2CN, j’ai décidé de présenter ma candidature à la mairie de Kaolack pour les élections municipales de 2027. Je m’engage à travailler avec sérieux, proximité et transparence, aux côtés de toutes les forces vives de notre commune, pour faire de Kaolack une ville où il fait bon vivre, entreprendre et réussir », a conclu le président du K2CN.

Cheikh Oumar Anne étrille deux ans de gouvernance Pastef et dénonce des « arrestations politiques »

Invité de l’émission Sen Show sur SEN TV, le Coordonnateur général de la Nouvelle Responsabilité et maire de Ndioum, Cheikh Oumar Anne, a dressé un bilan sans concession des deux premières années du régime Pastef. L’ancien ministre de l’Enseignement supérieur sous Macky Sall a accusé l’équipe au pouvoir d’improvisation et d’« acharnement politique ».

Rebondissant sur l’arrestation d’Ibrahima Bâ, fils de l’ancien Premier ministre, Anne s’est montré catégorique : « Ibou est comme un fils pour moi. […] Ibrahima n’a rien fait. » Il a qualifié cette interpellation de « méchanceté », relevant qu’il s’agit, selon lui, d’une manœuvre purement politique, d’autant que l’intéressé « n’a jamais occupé de poste de responsabilité dans l’État ».

Dans des propos repris par Vox Populi, l’édile de Ndioum a estimé que l’agenda du tandem Diomaye Faye – Ousmane Sonko est « purement politique ». Il a dénoncé une vague d’arrestations menées dans la précipitation et motivées, selon lui, par des règlements de comptes.

Cheikh Oumar Anne a cité les cas de Mansour Faye, Farba Ngom et Tahirou Sarr, tout en jugeant « particulièrement inquiétantes » les arrestations de Badara Gadiaga et Abdou Nguer, qu’il considère comme un « grave recul démocratique » et une tentative d’« emprisonner la liberté d’expression ».

Le PDS tire la sonnette d’alarme et dénonce une crise « multidimensionnelle » au Sénégal

Le Parti Démocratique Sénégalais (PDS) est monté au créneau ce mercredi 1er octobre 2025 pour alerter sur ce qu’il qualifie de « crise multidimensionnelle » frappant le pays. Lors d’un point de presse organisé à Dakar, les responsables libéraux ont dressé un tableau sombre de la situation nationale, en insistant sur les difficultés sanitaires, sociales et économiques, tout en formulant des propositions pour redresser la trajectoire du Sénégal.

Au plan sanitaire, le PDS s’est particulièrement attardé sur la question des inondations, citant le cas de Touba où les populations, selon lui, vivent sous la menace permanente des maladies hydriques. Pour les libéraux, cette situation est la conséquence directe d’une gestion insuffisante et mal planifiée. Le parti réclame la création urgente d’un fonds spécial dédié à la lutte contre les inondations, la mise en œuvre d’un programme structuré de prévention et de résilience, ainsi qu’un audit rigoureux des ressources mobilisées depuis 2009 pour combattre ce fléau récurrent.

La vie chère a été un autre axe central de la déclaration. Les dirigeants du PDS ont dénoncé une fiscalité jugée « étouffante », accusant le gouvernement de maintenir une politique fiscale asphyxiante, dépourvue d’équité et sans véritable effet redistributif. Selon eux, cette politique fragilise non seulement les ménages mais aussi le tissu économique national. Ils accusent par ailleurs le pouvoir d’incohérence, en mettant en avant un discours souverainiste d’un côté, tout en s’alignant sur « les logiques de la dette » de l’autre, ce qui aurait pour conséquence de faire peser le fardeau du remboursement sur les couches sociales les plus vulnérables.

Le volet macroéconomique a donné lieu à de vives critiques. Selon le PDS, l’économie nationale est aujourd’hui « à la dérive ». Le parti s’appuie sur les récentes décisions des agences de notation Moody’s et Standard & Poor’s qui ont dégradé la note souveraine du Sénégal à B- avec une perspective négative, ce qui, pour les libéraux, traduit une perte de crédibilité et de confiance des marchés financiers. Ils estiment que la situation est aggravée par un déficit public qui dépasse 9 % du PIB, un niveau jugé insoutenable en l’absence de plan de relance crédible. Pour illustrer leur propos, les libéraux ont évoqué la période du président Abdoulaye Wade, citant l’exemple de la Redevance de Développement des Infrastructures Aéroportuaires (RDIA) qui avait permis de financer la construction de l’aéroport international Blaise Diagne sans recourir aux ressources du budget national.

Le PDS a aussi tenu à rappeler que l’héritage économique laissé par Abdoulaye Wade en 2012 était loin de correspondre au tableau de « caisses vides » souvent avancé par ses successeurs. Les responsables ont mis en avant les chiffres de la BCEAO qui estimaient les avoirs de l’État à 387 milliards de francs CFA à son départ du pouvoir. Ils ont également salué la vision de Karim Wade, à travers le projet du Port de Ndayane présenté comme un levier stratégique de compétitivité logistique et un modèle réussi de partenariat public-privé, susceptible de transformer durablement l’économie nationale.

Sur le plan politique, les libéraux ont annoncé une réorganisation en profondeur de leur Secrétariat national et l’installation prochaine d’un nouveau Comité directeur. Mais leur discours ne s’est pas limité à la critique économique. Le PDS a insisté sur « l’urgence vitale » de renforcer la cohésion nationale et de refonder la confiance entre les citoyens et les institutions. Le parti a condamné fermement ce qu’il considère comme des « arrestations arbitraires liées aux délits d’opinion » et exigé la libération immédiate des détenus politiques, qu’il présente comme une condition essentielle pour décrisper le climat social et préserver la démocratie.

Ndiaga Sylla répond aux insultes de certains Patriotes après sa sortie sur une éventuelle candidature de Macky Sall à l’ONU

L’expert électoral Ndiaga Sylla a tenu à réagir aux attaques dont il est l’objet sur les réseaux sociaux, après avoir évoqué la possibilité d’une candidature de l’ancien président du Sénégal, Macky Sall, au poste de Secrétaire général des Nations Unies.

Sur sa page Facebook, Ndiaga Sylla s’est dit surpris par les propos injurieux émanant de militants proches du leader de Pastef, Ousmane Sonko.

« Ces minables qui ignorent que c’est moi qui ai préparé le dossier de candidature de O. SONKO à la présidentielle de 2024 ne cessent de m’insulter… », a-t-il écrit, rappelant son rôle dans le processus électoral de l’actuel chef du gouvernement sénégalais.

L’expert électoral, connu pour ses prises de position sur la gouvernance démocratique, avait récemment encouragé l’idée d’une candidature de Macky Sall à la tête des Nations Unies. Pour lui, cette perspective doit être envisagée avec sérénité, dans l’intérêt du pays.

« Il faut l’oubli et la tolérance. Ce serait un honneur qu’un Sénégalais soit à la tête des Nations Unies. La principale force de O. SONKO est qu’il ne cache pas son jeu », a-t-il expliqué.

Réorganisation à la Primature : Sonko muscle le pilotage stratégique de l’État

À la suite du remaniement ministériel du 6 septembre dernier, la Primature connaît une profonde réorganisation marquée par le décret n°2025-1431. Ce texte, signé par le chef de l’État, redéfinit la structuration des services du Premier ministre Ousmane Sonko et introduit de nouvelles instances stratégiques.

Parmi les principales innovations figure la création d’un Conseil national des Transports aériens, désormais logé au sein même du cabinet du Premier ministre. Annoncée pour la première fois le 3 avril lors d’une réunion interministérielle sur l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD) et la compagnie Air Sénégal, cette nouvelle structure a pour mission d’assurer la surveillance et l’impulsion de la gouvernance administrative, économique et financière du secteur aérien. Elle rassemblera l’ensemble des acteurs jugés pertinents pour renforcer la compétitivité et la stabilité du domaine.

Autre nouveauté : la mise en place d’un Comité interministériel de suivi de l’agenda Sénégal 2050. Placé également sous l’autorité directe du Premier ministre, il aura pour rôle d’accompagner et d’harmoniser la mise en œuvre de cette stratégie nationale à long terme, considérée comme un des chantiers prioritaires du gouvernement.

Dans le prolongement de ces réformes, la nomination de Marie Rose Khady Fatou Faye comme secrétaire d’État auprès du Premier ministre chargé des relations avec les institutions et porte-parole du gouvernement a entraîné la création d’un cabinet spécifique à cette fonction. S’y ajoute une direction en relation avec les institutions au sein du Secrétariat général du Gouvernement, destinée à fluidifier le dialogue institutionnel.

Le décret réserve aussi son lot de surprises. L’École nationale d’administration (ENA), qui avait été placée sous la tutelle de la Primature depuis 2022, disparaît de son organigramme. En revanche, la Haute autorité du Waqf, jusqu’ici rattachée au ministère des Finances et du Budget, est désormais logée dans le périmètre du Premier ministre.

Ces mouvements traduisent une volonté affichée de rationaliser les missions des différentes entités, tout en concentrant davantage d’outils stratégiques au niveau du cabinet du chef du gouvernement.

À travers ces réformes, Ousmane Sonko confirme son ambition de transformer la Primature en un véritable centre névralgique de pilotage et de coordination gouvernementale. Le renforcement du contrôle sur les secteurs clés – transport aérien, planification stratégique, relations institutionnelles et gestion du Waqf – illustre une approche qui se veut plus centralisée et mieux structurée.

Madiambal Diagne charge Ousmane Sonko : « On veut m’effacer »

Le journaliste et patron de presse Madiambal Diagne est sorti de son silence à travers un texte publié dans Le Quotidien, journal du groupe Avenir Communication qu’il a fondé et dirigé pendant deux décennies avant de céder les rênes à son fils, Serigne Saliou Diagne.

Dans cette tribune, Madiambal Diagne accuse frontalement le Premier ministre Ousmane Sonko d’être à l’origine des ennuis judiciaires qui le visent lui et une partie de sa famille. « Ousmane Sonko qui, depuis bien longtemps, a tout tenté pour avoir ma peau, a réussi à placer des hommes et femmes prêts à satisfaire son désir de m’effacer », écrit-il, dénonçant « un dossier judiciaire fallacieux » utilisé comme prétexte pour mener une « traque » contre lui.

Le journaliste affirme que ses proches ont été pris « en otage », citant l’arrestation de son épouse, de ses enfants Serigne Saliou et Mouhamed, ainsi que d’un ami qu’il présente comme son marabout. Ces derniers sont sous mandat de dépôt dans le cadre de l’enquête sur des mouvements financiers jugés suspects par la CENTIF.

Madiambal Diagne revient également sur les conditions de son départ du Sénégal pour la France, malgré une interdiction de sortie du territoire. Il s’en prend vivement au ministre de l’Intérieur Bamba Cissé et déplore le limogeage des responsables de la Division des investigations criminelles (DIC) et du commissariat spécial de l’aéroport.

Il remercie par ailleurs « [ses] compatriotes sénégalais ainsi que tous les amis à travers le monde qui se sont souciés de [sa] sécurité physique, ces derniers jours », avant de rappeler la composition de son pool d’avocats, mobilisé pour assurer sa défense.

L’homme de presse est actuellement visé par un mandat d’arrêt international, décerné après son départ du territoire. Les poursuites portent sur de présumés flux financiers suspects, dans un dossier qui continue de susciter de vifs débats dans l’opinion.

Gestion des fonds Covid : l’ex-DAGE du ministère de la Santé, Ousseynou Ngom, placé sous mandat de dépôt

L’affaire sur la gestion des fonds Covid connaît un nouveau rebondissement. Selon le journal Libération dans son édition de ce mercredi 1er octobre, la Chambre d’accusation de la Cour d’appel de Dakar a délivré un mandat de dépôt contre Ousseynou Ngom, ancien Directeur de l’Administration et des Finances (DAGE) du ministère de la Santé.

L’ex-responsable est poursuivi pour un détournement présumé de 353 millions de francs CFA. Dans un premier temps, il avait réussi à éviter la détention provisoire en versant 220 millions de francs CFA en espèces et en proposant une villa comme garantie. Ces éléments avaient conduit à son placement sous contrôle judiciaire.

Mais le parquet a fait appel de cette décision, arguant que la caution devait être intégralement constituée en numéraire, et non en partie sous forme immobilière. Après examen, la Chambre d’accusation a tranché en faveur du parquet, annulant le contrôle judiciaire et ordonnant l’incarcération d’Ousseynou Ngom.

Depuis l’étranger, Me Moussa Bocar Thiam contre-attaque face aux accusations

L’ancien ministre de la Communication, Me Moussa Bocar Thiam, sort de son silence. Dans un texte transmis à L’Observateur et rédigé à la troisième personne, le responsable de l’Alliance pour la République (APR) rejette catégoriquement les accusations de détournement de deniers publics qui pèsent sur lui.

« Je n’ai absolument rien à me reprocher », assure-t-il, dénonçant une campagne de dénigrement orchestrée contre sa personne. Selon lui, ses adversaires politiques tentent de ternir son image et de l’entraîner devant la Haute Cour de Justice sans fondement. « Ceux qui rêvent de me voir comparaître doivent d’abord asseoir une accusation crédible, sérieuse, apolitique, avec des indices graves et concordants », a-t-il écrit sur un ton à la fois provocateur et ironique.

Une affaire à 2,4 milliards de francs CFA

Me Moussa Bocar Thiam est cité dans le marché controversé relatif à l’aménagement du Parc des technologies numériques (PTN), estimé à 2,4 milliards de francs CFA. L’ancien directeur général du projet, M. Bâ, a affirmé avoir procédé au paiement des fonds sur l’insistance du ministre de tutelle de l’époque et après avoir reçu de lui une note écrite de décharge.

Ces révélations ont conduit le Pool judiciaire financier (PJF) à ouvrir une enquête patrimoniale visant l’ex-ministre. Des réquisitions ont été adressées à des notaires et institutions bancaires pour retracer ses avoirs, rapporte L’Observateur dans son édition du mercredi 1er octobre.

« Un acharnement politique »

Face à cette procédure, Me Thiam dénonce une instrumentalisation de la justice et parle d’« acharnement politique ». « Cet acharnement n’a que des soubassements politiques », a-t-il insisté, balayant toute idée d’une éventuelle culpabilité.

Madiambal Diagne confie sa défense au cabinet français William Bourdon & Associés et à un collectif d’avocats sénégalais

Le journaliste Madiambal Diagne, visé par un mandat d’arrêt international et actuellement hors du Sénégal, a annoncé la mise en place de son équipe de défense. Celle-ci sera dirigée par le prestigieux cabinet français William Bourdon & Associés, connu pour son expertise en droit international et sa défense dans plusieurs dossiers sensibles.

Le cabinet interviendra non seulement pour assurer la défense du patron de presse, mais également celle de membres de sa famille, eux aussi poursuivis dans le cadre de la procédure judiciaire ouverte à Dakar.

Aux côtés des avocats français, un collectif d’avocats sénégalais a été constitué. Il est composé de :

Me El. Amadou Sall Me Baboucar Cissé Me Dior Diagne Me Ramatoulaye Ba Me Papa Sène Me Arona Bass Me Ousmane Thiam

Goudomp : le PASTEF secoué par de fortes tensions entre le ministre Olivier Boucal et des cadres locaux

La section communale du PASTEF à Goudomp traverse une période de turbulences qui risque de fragiliser l’unité du parti dans cette zone stratégique du sud du pays. Ce week-end, une conférence publique consacrée à la fiscalité, initiée par la coordination communale, a tourné au fiasco, exposant au grand jour les divisions profondes qui opposent le ministre Olivier Boucal à certains cadres locaux du parti.

L’événement, pensé comme un espace d’échanges citoyens, a rapidement été marqué par une ambiance électrique. Après la prise de parole du ministre, ses partisans auraient quitté la salle en signe de désaccord ou pour marquer leur soutien exclusif à leur leader. Ce départ collectif a exacerbé les tensions et provoqué une escalade qui a culminé en jets de pierres et en usage de gaz irritant. Face à ce désordre, les organisateurs ont été contraints de mettre fin prématurément à la rencontre, laissant un goût amer à ceux qui espéraient un dialogue constructif.

Dans la foulée, Albino Ndecky, membre du MONCAP et représentant du parrain de l’événement, n’a pas mâché ses mots. Il a accusé Olivier Boucal d’avoir volontairement saboté la conférence : « Il a fait plus de 500 km de Dakar à Goudomp pour venir saboter notre activité », a-t-il déploré, exprimant sa frustration et sa déception face à ce qu’il considère comme une manœuvre délibérée.

Olivier Boucal, de son côté, a rejeté toute responsabilité dans la perturbation de la rencontre. Dans sa réplique, le ministre a dénoncé ce qu’il qualifie de tentatives d’exclusion orchestrées par des cadres locaux qui, selon lui, veulent l’écarter des activités du PASTEF dans sa propre base. « Des gens qui se disent militants authentiques s’organisent à m’écarter du parti », a-t-il déclaré, avant de prévenir qu’il mènerait son « gatsa-gatsa » chaque fois qu’il serait visé par ce type de manœuvres. Avec fermeté, il a ajouté : « Le respect ne se quémande pas, il s’arrache. » Pour lui, la situation est incompréhensible : « Je ne peux pas être majoritaire et être malmené par une minorité incapable. »

Cette confrontation illustre, selon plusieurs observateurs politiques, une lutte d’influence en perspective des prochaines élections locales. Dans ce contexte, chaque camp cherche à consolider ses positions, quitte à exposer les fractures internes du parti. La querelle dépasse ainsi le simple cadre d’un événement perturbé pour devenir un révélateur des rivalités de leadership au sein du PASTEF à Goudomp.

L’avenir dira si la direction nationale du parti interviendra pour apaiser les tensions et restaurer l’unité, ou si le bras de fer entre le ministre Olivier Boucal et la coordination communale s’intensifiera. Ce qui est certain, c’est que la cohésion du PASTEF dans cette commune sera déterminante pour son implantation durable et son poids électoral dans la région.

Révision des listes électorales : la DGE annonce l’affichage des mouvements dans les préfectures, sous-préfectures et mairies

La Direction générale des élections (DGE) a publié un communiqué pour informer les citoyens et les acteurs politiques de nouvelles dispositions liées à la révision ordinaire des listes électorales, qui s’est tenue du 1er février au 31 juillet 2025. À partir du 1er octobre, les listes de mouvements — comprenant les inscriptions, les modifications, les changements de statut et les radiations — ainsi que les listes de rejet seront affichées dans les préfectures, sous-préfectures et mairies. Cette mesure s’appuie sur les articles L.40, L.43, R.43 et R.44 du Code électoral.

L’objectif, selon la DGE, est de garantir transparence et accessibilité dans la gestion du fichier électoral. Les citoyens sont ainsi invités à se déplacer dans ces administrations pour vérifier si leurs demandes ont été correctement prises en compte et si leurs informations personnelles sont conformes.

Le communiqué précise également les voies de recours ouvertes à tout électeur. Toute personne omise de la liste électorale ou confrontée à une erreur matérielle sur ses données d’identification, et qui détient son récépissé d’inscription, peut saisir le président du tribunal d’instance compétent dans un délai de vingt jours après la publication des listes. Cette saisine peut se faire directement ou par l’intermédiaire de la Commission électorale nationale autonome (CENA).

Par ailleurs, la DGE rappelle que non seulement les citoyens concernés, mais aussi l’autorité administrative ou tout autre électeur peuvent demander l’inscription d’un électeur omis ou la radiation d’une personne indûment inscrite.

Sénégal : un nouvel organigramme de l’État entre en vigueur avec le décret n°2025-1431

Le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, a publié le 6 septembre 2025 le décret n°2025-1431 fixant la nouvelle répartition des services de l’État et des pouvoirs de contrôle sur les établissements publics, sociétés nationales et sociétés à participation publique entre la Présidence de la République, la Primature et les ministères. Contresigné par le Premier ministre Ousmane Sonko, ce texte abroge le décret n°2024-940 du 5 avril 2024 et redessine de façon précise la cartographie administrative et les chaînes de responsabilité au sommet de l’exécutif.

Le cœur du dispositif repose sur trois pôles. À la Présidence, sont reconduits et recentrés les leviers dits “régaliens” et de redevabilité : l’Inspection générale d’État et l’OFNAC pour l’audit et la lutte contre la corruption, le COS-PETROGAZ pour l’orientation stratégique des hydrocarbures, ainsi que des cellules de suivi et d’évaluation des politiques publiques. La Présidence conserve aussi les fonctions diplomatiques et protocolaires de très haut niveau, les organes de sécurité nationale, la coordination des conseils supérieurs de la magistrature et de la Cour des comptes, ainsi que le renseignement. Elle chapeaute l’appareil militaire placé au plus près du chef de l’État, y compris les hautes autorités sectorielles de la sûreté maritime et des aéroports, le CHEDS, et l’ensemble des services de soutien et de sécurité dédiés.

La Primature se voit, elle, confirmée dans son rôle de pilote et d’orchestrateur interministériel. Autour du cabinet et du Secrétariat général du gouvernement, le texte rassemble les instruments de planification, de normalisation et de coordination, du Bureau opérationnel de coordination et de suivi des projets aux conseils et comités nationaux thématiques — nutrition, sécurité alimentaire, sécurité sanitaire “One Health”, prévention et sécurité routières, restructuration des entreprises publiques, suivi de l’Agenda Sénégal 2050. La Primature concentre aussi les fonctions de fabrication de la norme, de conservation des archives de l’État, de communication gouvernementale et de gestion des grands ensembles immobiliers administratifs, dans une logique de cohérence d’ensemble.

Chaque ministère dispose d’un périmètre clarifié, avec ses inspections, cellules techniques, directions générales et directions spécialisées. La Justice articule protection judiciaire, administration pénitentiaire, droits humains, dématérialisation et bonne gouvernance. L’Énergie, le Pétrole et les Mines structurent l’électricité, les renouvelables, la transition énergétique, les hydrocarbures et la géologie, avec une direction de contrôle transverse des opérations minières, pétrolières et gazières. L’Intérieur concentre sécurité publique, police judiciaire, frontières, protection civile, traitement des fichiers et organisation des élections. L’Économie et le Plan coordonnent prévision, politiques économiques, coopération et financements extérieurs, tandis que Finances et Budget encadrent Trésor, Douanes, Impôts-Domaines, Budget et secteur financier. L’Enseignement supérieur organise l’offre publique et privée, la recherche et l’innovation, les bourses, les classes préparatoires et la maintenance universitaire. Les Transports intègrent routier, ferroviaire et aérien, avec des directions de planification, QHSE et systèmes d’information. Les ministères de l’Éducation nationale, de l’Agriculture et de l’Élevage, de l’Hydraulique et de l’Assainissement, de la Santé, de la Famille et de l’Action sociale, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, de l’Environnement et de la Transition écologique, de l’Urbanisme et des Collectivités territoriales, de l’Industrie et du Commerce, des Pêches et de l’Économie maritime, de la Fonction publique, de la Jeunesse et des Sports, de la Microfinance et de l’Économie sociale et solidaire, des Infrastructures, ainsi que de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, se voient attribuer des organigrammes complets et homogènes, avec des cellules de passation des marchés, d’études, de planification, de suivi-évaluation, d’informatique, de genre et d’équité, signe d’une standardisation des fonctions support.

Au-delà des organes internes, le décret ventile la tutelle et le contrôle de centaines d’entités publiques et parapubliques. Les établissements de santé — du CHU de Fann aux hôpitaux régionaux en passant par les centres spécialisés — sont regroupés sous la Santé et l’Hygiène publique, avec la PNA, les ordres professionnels et le SAMU. Les universités — UCAD, UGB, UADB, UASZ, UAM, USSEIN, UNS, l’Université numérique, les œuvres universitaires et les instituts supérieurs — relèvent de l’Enseignement supérieur. Les grands opérateurs énergétiques — SENELEC, SAR, les filiales de PETROSEN, le Réseau gazier — sont confirmés sous l’Énergie. Les transports publics structurants — Dakar Dem Dikk, TER (SETER et SEN-TER), Grands Trains du Sénégal, Autoroutes du Sénégal, AIBD, Air Sénégal — se rattachent aux Transports terrestres et aériens. Les entreprises de télécoms et de médias d’État — RTS, Le Soleil, APS, Sonatel, La Poste, TDS, Sénégal Numérique — sont assignées au ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique. L’hydraulique et l’assainissement regroupent la SONES, la Sénégalaise des Eaux et la coordination avec les organisations de bassins. L’agriculture et l’élevage encadrent SODAGRI, SODEFITEX, SAED, l’ANCAR et les programmes structurants. L’Industrie et le Commerce couvrent ICS, SONACOS, le CICES, les domaines industriels et les agropoles. Le Port autonome de Dakar, l’ANAM et les organismes maritimes relèvent des Pêches et de l’Économie maritime. Les finances publiques et le secteur financier listent banques et assureurs à participation publique, du Crédit du Sénégal à la BNDE, en passant par la BHS, la BIS, la CBAO ou la LONASE. La Culture et le Tourisme regroupent les institutions patrimoniales et scéniques majeures — Grand Théâtre, Sorano, Musée des Civilisations Noires, École nationale des Arts — ainsi que les agences de promotion et la gestion des sites touristiques.

La logique d’ensemble est lisible : recentrer la Présidence sur le stratégique, le contrôle et la sécurité, conforter la Primature dans le pilotage et la fabrique de la norme, donner aux ministères des blocs de compétences complets, doter chaque département d’un socle identique de fonctions de gouvernance et de gestion, et aligner clairement les têtes de tutelle des établissements et sociétés publiques. L’ambition affichée est de fluidifier les processus, réduire les zones grises de responsabilité et rendre l’action publique plus traçable, depuis l’initiation d’une politique jusqu’à son exécution et son évaluation.

Cette répartition ne se limite pas à un toilettage administratif. Elle annonce aussi une montée en puissance des dispositifs de contrôle interne, de suivi-évaluation, de statistiques et de digitalisation, omniprésents dans les organigrammes. La transversalité “genre et équité”, désormais systématisée, signale un cadrage normatif que les départements devront décliner dans leurs politiques. La centralisation du pilotage des grands projets à la Primature, conjuguée au renforcement des directions de planification dans les ministères, laisse entrevoir un arbitrage plus resserré des investissements publics, dans un contexte de contraintes budgétaires et d’exigence d’efficience.

Avec l’abrogation du décret de 2024, le nouveau cadre devient immédiatement opposable. Il appartiendra aux secrétariats généraux, inspections et directions de formaliser leurs manuels de procédures et de mettre à jour les chaînes de délégation, tandis que les établissements et sociétés publiques s’aligneront sur leurs ministères de rattachement. La réussite de cette réforme dépendra, au-delà du texte, de la capacité des acteurs à coopérer, à partager l’information et à faire vivre les mécanismes d’évaluation promis au cœur du dispositif.

Sénégal : Polémique autour de la « dette cachée », Macky Sall et Abdourahmane Sarr s’affrontent

Le débat sur la dette publique dite « cachée » au Sénégal, estimée à près de 7 milliards de dollars et réévaluée à 118,8 % du PIB fin 2024, prend une tournure éminemment politique. La récente prise de parole de l’ancien président Macky Sall a déclenché une vague de réactions, notamment du côté du gouvernement actuel.

Dans une interview accordée à ACFrontPage, l’ancien chef de l’État a catégoriquement rejeté les accusations le désignant comme responsable de cette situation. Selon lui, « cela n’a pas de sens » de parler d’une dissimulation de dettes d’une telle ampleur, les mécanismes de contrôle budgétaire rendant une telle opération « impossible ». Macky Sall justifie l’alourdissement de la dette par ses choix d’investissements dans les infrastructures, qu’il estime nécessaires pour moderniser le pays, tout en minimisant l’impact de ces engagements sur les finances publiques.

Face à ces déclarations, le ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, Abdourahmane Sarr, a apporté des précisions. Il reconnaît que certaines opérations financières effectuées sous l’ancien régime – notamment des paiements directs à l’étranger – n’ont pas été retracées à temps dans les comptes transmis par la BCEAO. Ces décalages expliqueraient les écarts apparus dans le cadrage macroéconomique.

« Ces opérations sont bel et bien enregistrées par le Trésor. La dette reste soutenable et le Sénégal conserve sa pleine capacité d’accès aux marchés financiers », a assuré le ministre, balayant les critiques d’opacité. M. Sarr a tenu à marquer la rupture avec la gestion passée, affirmant que « le FMI expliquera à son Conseil d’Administration comment les données restent cohérentes, avant et après la découverte de ces transactions », mettant en avant la transparence du gouvernement de Bassirou Diomaye Faye.

Ce bras de fer illustre les tensions persistantes autour de la gestion budgétaire de l’ancien régime. Alors que le Plan de redressement économique et social (PRES) vise à ramener le déficit public à 3 % du PIB d’ici 2027, la suspension des financements du FMI après ces révélations constitue un défi majeur pour l’exécutif actuel.

Macky Sall, qui avait quitté le pouvoir en 2024 avec une dette officiellement estimée à 74,4 % du PIB, continue de défendre son bilan. Mais les révisions opérées par la Cour des comptes et le cabinet Mazars ont relancé le débat sur la responsabilité de son administration dans l’aggravation de l’endettement.

Talla Sylla reconduit à la tête de Jëf Jël et lance un appel à l’unité de l’opposition

Le Parti Jëf Jël a tenu ce week-end son 10e congrès à Thiès. À l’issue des travaux, les militants ont renouvelé leur confiance à Talla Sylla, reconduit à la tête de la formation politique. Un plébiscite qui confirme la place centrale du leader dans la vie de son parti.

Profitant de cette tribune, Talla Sylla a adressé un message fort à l’opposition sénégalaise. « Il s’agit de s’unir ou de périr », a-t-il lancé, exhortant les forces politiques hostiles au pouvoir en place à transcender leurs divergences pour bâtir une alternative crédible. Selon lui, seule une opposition rassemblée peut constituer « la digue de protection du pays » face aux défis actuels.

Le leader de Jëf Jël a également rappelé que le slogan historique « Jub, Jubal, Jubanti » n’était pas une référence aux anciens régimes, mais bien un avertissement adressé aux autorités actuelles, qu’il accuse de mettre le Sénégal sur « une trajectoire inquiétante ».

Très critique sur la gouvernance en place, Talla Sylla a dénoncé « l’arrogance » de certains dirigeants, estimant qu’elle est incompatible avec un développement durable : « L’arrogance est un défaut majeur, qui conduit fatalement à des réussites mineures, et une réussite mineure est un échec fatal », a-t-il martelé.

Macky Sall rompt le silence sur la polémique de la « dette cachée »

L’ancien président du Sénégal, Macky Sall, est enfin sorti de sa réserve pour s’exprimer sur la polémique de la « dette cachée » qui alimente les débats depuis plus d’un an. Dans un entretien accordé à Julian Pecquet pour ACFrontPage, consacré aux perspectives économiques et sécuritaires de l’Afrique, le prédécesseur de Bassirou Diomaye Faye a balayé d’un revers de main les accusations, estimant que « c’est un sujet qui n’a pas de sens ».

« Une dette publique ne peut pas être dissimulée »

Pour Macky Sall, l’idée même d’une dette dissimulée est techniquement infondée.

« Une dette publique, on ne peut pas la cacher par définition. Elle suppose un engagement de l’État vis-à-vis du bailleur. C’est un avis de la Cour suprême qui est requis pour chaque convention de dette internationale », a-t-il martelé.

L’ancien chef de l’État a rappelé que toute dette extérieure contractée par le Sénégal, étant libellée en devises, transite nécessairement par la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). À cela s’ajoutent les mécanismes institutionnels de suivi et de contrôle. « La surveillance multinationale est aussi faite sans que moi-même, président de la République, je ne sois informé. Sans qu’aussi la Cour des comptes, de l’Assemblée nationale ne soit au courant. Comment cela est possible ? », s’est-il interrogé.

Un choix assumé d’endettement pour le développement

Revenant sur la dynamique d’endettement de son magistère, Macky Sall a justifié ses choix par la volonté d’accélérer le développement du Sénégal.

« Est-ce qu’on peut me reprocher d’avoir multiplié par N l’accélération de l’électrification du Sénégal, le développement des infrastructures ? L’argent a servi à développer le pays. De quoi on nous parle ? », a-t-il défendu.

Sous son mandat, des chantiers d’envergure ont été lancés, allant des autoroutes et pôles urbains aux infrastructures énergétiques et sanitaires. Pour l’ancien président, la dette a donc été un outil assumé de transformation structurelle.

Appel à la transparence

Face aux soupçons persistants, Macky Sall a exigé que toute la lumière soit faite :

« J’attends les termes de référence du rapport d’audit », a-t-il lancé, appelant à la rigueur et à la transparence dans l’examen de ces accusations.

Crise interne au Parti Socialiste : la justice tranche en faveur de la direction actuelle

Le contentieux qui opposait l’Initiative pour la Refondation du Parti Socialiste (IRPS) à la direction actuelle du PS, incarnée par Aminata Mbengue Ndiaye, a connu son épilogue judiciaire ce lundi 29 septembre 2025. Le Tribunal de grande instance de Dakar, saisi en référé, a décidé d’annuler la procédure engagée par les frondeurs, invoquant une irrégularité de fond.

Ce mouvement contestataire, constitué de cadres et de militants critiques de la gestion actuelle du parti, remettait en cause la légitimité de l’équipe dirigeante en place depuis la nomination d’Aminata Mbengue Ndiaye au poste de secrétaire générale par intérim en juillet 2019. Les requérants réclamaient notamment un renouvellement des instances dirigeantes, dénonçant une gestion jugée opaque et contraire aux principes démocratiques du parti.

Cependant, la tentative de remise en cause n’a pas franchi l’obstacle judiciaire. Dans sa décision, le juge des référés a jugé que la procédure présentée par les plaignants souffrait d’un vice de fond suffisant pour entraîner sa nullité. L’ordonnance rendue mentionne explicitement que la procédure est « déclarée nulle pour irrégularité de fond », mettant ainsi un terme à l’initiative des frondeurs.

Avant d’en arriver à cette conclusion, le tribunal avait dans un premier temps écarté l’exception d’incompétence soulevée en défense, la jugeant non fondée. Mais le point crucial reste la question de la recevabilité des plaignants. Selon les éléments rapportés par la Radio Futurs Médias (RFM), l’un des principaux arguments avancés par la défense était l’absence de personnalité morale reconnue pour le collectif des frondeurs. Le juge n’a pas totalement retenu cet argument en tant que tel, préférant requalifier la fin de non-recevoir en une cause de nullité fondée sur une irrégularité de fond, ce qui a, in fine, abouti à l’annulation pure et simple de la procédure.

Cette décision judiciaire renforce de facto la position d’Aminata Mbengue Ndiaye à la tête du Parti Socialiste, à un moment où les tensions internes semblaient vouloir s’intensifier. Pour les frondeurs, cette issue constitue un revers important, même si elle ne met pas nécessairement fin au débat sur la gouvernance du parti. Reste à savoir si l’Initiative pour la Refondation entend contester cette décision en appel ou choisir une autre voie pour faire entendre sa voix au sein du parti historique.

Crise interne au Parti socialiste : le juge des référés annule la procédure pour irrégularité de fond

Le feuilleton judiciaire autour de la direction du Parti socialiste (PS) a connu un nouveau rebondissement. Saisi par un collectif de cadres dissidents du parti, le juge des référés du Tribunal de grande instance de Dakar a rendu sa décision, déclarant « nulle la procédure pour irrégularité de fond ».

Avant d’arriver à cette conclusion, le Tribunal a rejeté l’exception d’incompétence soulevée par la défense, la jugeant « mal-fondée ». Quant à la fin de non-recevoir liée à l’absence de personnalité morale des demandeurs, le juge a estimé qu’elle « s’analyse plutôt en une cause de nullité pour irrégularité de fond », d’où l’annulation de la procédure.

À l’origine de cette assignation, un collectif de cadres socialistes opposés à la gestion d’Aminata Mbengue Ndiaye, secrétaire générale intérimaire depuis le décès d’Ousmane Tanor Dieng en 2019. Selon eux, aucune instance régulière n’a été convoquée depuis cette disparition, laissant le parti dans un état de paralysie institutionnelle.

Les contestataires, évoquant aussi l’état de santé d’Aminata Mbengue Ndiaye, réclamaient la convocation d’un congrès extraordinaire afin d’élire un nouveau secrétaire général.

De son côté, la défense d’Aminata Mbengue Ndiaye a balayé les arguments adverses, soulignant qu’un congrès est déjà programmé pour décembre 2025. Elle estime donc que les critiques visant la direction intérimaire relèvent davantage d’une lutte politique que d’une véritable irrégularité juridique.

Macky Sall dénonce une « vendetta politique » autour de la reddition des comptes dans son nouveau livre

L’ancien président de la République, Macky Sall, est de retour sur la scène publique avec la publication de son second ouvrage intitulé L’Afrique au Cœur, paru en français et en anglais. Dans ce livre, il revient sur plusieurs thématiques liées à la gouvernance, au panafricanisme et aux enjeux mondiaux, mais il n’a pas manqué de s’arrêter sur la politique de reddition des comptes menée par le nouveau régime.

Dans un passage particulièrement incisif, Macky Sall fustige ce qu’il considère comme une instrumentalisation de la justice à des fins politiques. « Je ne peux qu’être indigné lorsque le nouveau pouvoir prend comme prétexte la reddition des comptes et utilise la Haute Cour de justice pour incriminer des ministres et les emprisonner sur la base de l’audit de la Cour des comptes que j’avais moi-même ordonné : on frise la vendetta, alors que nulle part dans ce même rapport aucun des ministres accusés et mis en prison n’est cité », écrit-il.

L’ancien chef de l’État estime ainsi que les procédures judiciaires engagées contre certains de ses anciens collaborateurs s’apparentent davantage à une chasse aux sorcières qu’à une quête de justice impartiale.

Pour mémoire, le Premier président de la Cour des comptes, Mamadou Faye, avait transmis un référé à Ousmane Diagne, alors ministre de la Justice, dans lequel il recommandait l’ouverture de poursuites pénales après l’audit des finances publiques. Ce document ciblait en particulier les différents ministres des Finances qui s’étaient succédé entre 2019 et 2024, tout en mettant en lumière de possibles responsabilités au sein du Trésor public et d’autres services du ministère.

Depuis cette décision, plusieurs anciens ministres et hauts responsables du régime Sall ont été convoqués par la justice et certains placés sous mandat de dépôt, notamment dans le cadre de la gestion controversée du Fonds Covid-19. Cette vague d’incarcérations a profondément marqué l’opinion publique et divisé la classe politique, entre partisans d’une reddition des comptes ferme et défenseurs d’anciens dignitaires qui dénoncent une opération de liquidation politique.

Avec L’Afrique au Cœur, Macky Sall cherche non seulement à défendre son bilan, mais aussi à alerter sur les dérives possibles d’une justice instrumentalisée. Ses propos risquent de relancer les débats sur la frontière fragile entre lutte contre la corruption et règlements de comptes politiques dans un contexte où le Sénégal traverse une période de recomposition institutionnelle et de fortes attentes citoyennes en matière de transparence et de gouvernance.

Macky Sall répond aux accusations sur la dette publique et critique le système international

L’ancien président Macky Sall est revenu sur les critiques portées à sa gestion économique, notamment en ce qui concerne la dette publique. Dans son nouvel ouvrage « L’Afrique au cœur », il dénonce ce qu’il considère comme des accusations infondées de falsification des chiffres.

« Le nouveau gouvernement a changé les méthodes et bases de calcul pour gonfler artificiellement les chiffres », écrit-il à la page 68. Selon lui, les autorités actuelles auraient ajouté à la dette publique l’ensemble de la dette contingente des sociétés nationales, comme la Senelec ou Air Sénégal, un procédé qu’il juge « inacceptable ».

Pour Macky Sall, « la dette publique représente principalement celle de l’État à travers le Trésor, mais aucunement celle des sociétés nationales qui possèdent un patrimoine, des actifs et un passif ».

Invité de la chaîne H5 Motivation, l’ancien chef de l’État a également élargi son propos au fonctionnement du système international de la dette. Il a dénoncé un mécanisme défavorable aux pays africains, dominé selon lui par les marchés de capitaux sous l’influence des États-Unis.

« Ce n’est pas un hasard si les trois grandes agences de notation — Fitch, Moody’s, S&P — sont américaines », a-t-il déclaré. D’après lui, les notations émises par ces agences déterminent directement les taux d’intérêt auxquels les pays africains empruntent, aggravant leurs charges financières. « Une mauvaise note renchérit mécaniquement le coût de la dette », a-t-il insisté.

Réaménagement à la Police nationale : de nouveaux responsables à la DIC et à l’AIBD

Vendredi dernier, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Me Mouhamadou Bamba Cissé, a procédé à d’importants changements au sein de la Police nationale. Deux structures considérées comme stratégiques ont ainsi connu un renouvellement de leur direction.

À la Division des investigations criminelles (DIC), le Commissaire principal Mamadou Ndiaye Fall a été nommé nouveau patron. Il succède à ses prédécesseurs dans une institution reconnue pour son rôle crucial dans la lutte contre la criminalité organisée et les enquêtes sensibles.

Dans le même sillage, le Commissaire principal Daouda Bodian prend désormais la tête du commissariat spécial de l’aéroport international Blaise Diagne (AIBD). Ce poste, hautement stratégique, revêt une importance particulière en matière de sûreté aéroportuaire et de contrôle des flux de passagers.

Selon des sources proches du ministère, ces nominations s’inscrivent dans une volonté de renforcer l’efficacité opérationnelle et d’adapter les forces de sécurité aux nouveaux défis, notamment face aux menaces transnationales et aux enjeux sécuritaires liés aux infrastructures vitales.

Kaolack – Politique : Une petite-fille de Baye Niasse annonce sa candidature à la mairie

La salle polyvalente de la Maison des Jeunes de Kaolack a accueilli un événement très attendu : la déclaration officielle de candidature de Seyda Rokhaya Niasse, présidente du mouvement Baay Sunu Waar, à la mairie de Kaolack.

Dès les premières heures de l’après-midi, militants et sympathisants se sont massés pour assister à l’annonce. Banderoles, tee-shirts à l’effigie de la candidate et chants de soutien ont donné un ton festif à la rencontre.

Dans son discours, Seyda Rokhaya Niasse a rappelé son attachement à la ville et a décliné les grandes lignes de son programme.

« Kaolack mérite un nouveau souffle, une gouvernance de proximité et des projets concrets pour la jeunesse, les femmes et le développement économique », a-t-elle lancé, sous les applaudissements nourris du public.

La candidate a également insisté sur ses priorités : l’assainissement, la modernisation du marché central, une meilleure gestion des ordures ainsi que la création d’opportunités d’emploi pour les jeunes.

Le mouvement Baay Sunu Waar, qu’elle dirige, se fixe pour mission de recueillir les préoccupations des populations, en particulier des jeunes et des femmes, afin de proposer des solutions concrètes pour un avenir meilleur à Kaolack.

Conférence de presse de Gueum Sa Bopp : inondations, inflation et désillusion, les cadres tirent à boulets rouges sur le régime

Réunis devant la presse, les cadres du mouvement Gueum Sa Bopp ont dressé un tableau sombre de la situation nationale. Dans un texte liminaire au ton offensif, ils ont dénoncé ce qu’ils considèrent comme l’échec du gouvernement actuel face aux inondations, à l’inflation et à la gouvernance en général.

Pour eux, chaque hivernage est devenu synonyme d’humiliation pour les Sénégalais. Ils estiment que les inondations ne sont pas de simples catastrophes naturelles, mais la conséquence directe d’un État absent et d’une gouvernance défaillante. « Les inondations ne tombent pas du ciel, elles coulent des canalisations bouchées par la corruption », ont-ils martelé, rappelant les 766 milliards engloutis dans le Plan décennal de lutte contre les inondations, sans résultats tangibles.

Les responsables du mouvement dénoncent également ce qu’ils appellent « le rituel de l’indécence » : la présence médiatisée des ministres dans les quartiers sinistrés, bottes aux pieds, sans solutions durables. Ils affirment que les victimes paient plus l’incompétence des dirigeants que la colère du ciel.

Les critiques se sont aussi élargies au bilan de l’équipe gouvernementale en place depuis près de deux ans. Les cadres de Gueum Sa Bopp parlent d’un « mandat de la désillusion », avec trente et un ministres et secrétaires d’État incapables d’avoir un impact réel sur le quotidien des Sénégalais. Ils fustigent la flambée du chômage, la vie chère, l’asphyxie des entreprises et les nombreux déplacements présidentiels à l’étranger jugés coûteux et stériles.

Au-delà de l’économie, ils dénoncent un système de taxation jugé insupportable, en particulier sur le mobile money, assimilé à un « racket » qui détruit le pouvoir d’achat des ménages. Dans le même registre, ils s’en prennent à la gestion de la mairie de Dakar, qualifiant de scandale la mise à l’écart de Barthélémy Dias au profit d’Abass Fall avant même la décision de la Cour suprême.

Les critiques n’ont pas épargné le président Ousmane Sonko, accusé de privilégier la mise en scène et les ovations à l’étranger, notamment lors de son séjour à Milan, plutôt que de s’occuper des difficultés quotidiennes des Sénégalais. À l’opposé, ils mettent en avant le projet de leur leader Bougane Gueye Dani, notamment la création d’une Banque de la Diaspora pour relier les Sénégalais de l’extérieur aux agriculteurs locaux et financer des projets concrets.

Sur le plan social, Gueum Sa Bopp a insisté sur la gravité de la crise qui frappe les ménages. Ils rappellent que 40 % de la population vit sous le seuil de pauvreté, que la jeunesse est piégée dans le chômage et l’informel, tandis que l’éducation, la santé, l’eau et l’électricité restent des privilèges pour beaucoup. Ils soulignent également le rôle central des femmes, véritables piliers de l’économie familiale, mais premières victimes de la précarité.

Pour les cadres du mouvement, « le temps des impostures est révolu ». Ils promettent de poursuivre le combat contre l’injustice, la mauvaise gouvernance et ce qu’ils qualifient de trahison politique. « L’histoire jugera. Le peuple décidera », concluent-ils, se posant en alternative face à un régime qu’ils accusent d’avoir transformé l’espérance en désillusion.

Sénégal : Bougar Diouf libéré après un mois de détention à Rebeuss

Bougar Diouf, président de l’Union des Panafricanistes Sénégalais (UPS) et ancien membre de la coalition « Diomaye Président », a retrouvé la liberté ce jeudi 25 septembre 2025, après avoir purgé une peine d’un mois à la prison de Rebeuss.

Condamné le 27 août dernier par le tribunal des flagrants délits de Dakar pour diffusion de fausses nouvelles, l’activiste avait été reconnu coupable à la suite de messages publiés sur les réseaux sociaux concernant la situation en Casamance. Des publications jugées sensibles par les autorités judiciaires.

Lors de son audition, Bougar Diouf avait défendu sa démarche, affirmant qu’il s’était limité à relayer des propos attribués à un membre du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC). Il avait également insisté sur sa volonté de « défendre l’État de droit et l’unité nationale ».

Diffamation présumée : la procédure annulée dans l’affaire opposant Moussa Bala Fofana à Djidiack Faye

Le tribunal correctionnel de Dakar a rendu, ce mercredi 24 septembre 2025, son verdict dans le procès en diffamation opposant le ministre de l’Urbanisme, Moussa Bala Fofana, au directeur de l’Agence régionale de développement (ARD) de Fatick, Djidiack Faye. Le juge a déclaré la procédure nulle, mettant ainsi un terme aux poursuites engagées par le ministre.

Lors de l’audience du 11 juin dernier, la défense de Djidiack Faye, représentée par Me Abdoulahi Diallo, avait soulevé une exception de nullité. L’avocat estimait que la citation délivrée à son client ne respectait pas les délais légaux prévus par l’article 625 du Code de procédure civile. Le procureur de la République, pour sa part, s’était remis à l’appréciation du tribunal.

Le délibéré, prévu initialement le 25 juin, avait été prorogé au 24 septembre, date à laquelle le tribunal a finalement tranché en faveur de la défense.

De son côté, l’avocat du ministre, Me Alioune Badara Ndiaye, avait plaidé le rejet de l’exception, soutenant que la citation avait bel et bien été effectuée dans les règles, par actes séparés.

Pour rappel, Moussa Bala Fofana poursuivait Djidiack Faye ainsi que Cheikh Seck Ndong, directeur du quotidien En Relief, pour diffamation, diffusion de fausses nouvelles et complicité. À l’origine de l’affaire : une contribution publiée dans le journal par Djidiack Faye, dans laquelle il accusait le ministre d’avoir orchestré un complot autour du processus de recrutement du directeur de l’Agence de développement municipal (ADM).

Bras de fer Serigne Mboup / Fadilou Keita

Pr Elhadj Kane (Farlu Jotna) : « Nous avons atteint le degré zéro du débat politique »

La guerre par presse interposée entre le maire de Kaolack, Serigne Mboup, et le Directeur général de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), Fadilou Keita, a suscité la réaction du Pr Elhadj Malick Kane, président de Farlu Jotna et natif de la ville de Mbossé. Dans un communiqué rendu public, il a exprimé son inquiétude face à « une polémique indigne qui se déroule dans (sa) ville natale sur le dos de ses habitants ».

« Alors que durant tout l’été, les éléments naturels se sont déchaînés, provoquant des inondations et laissant des eaux stagnantes nuisibles pour la santé et préjudiciables à l’économie, des prétendants potentiels à la mairie de Kaolack s’échangent des insultes par réseaux sociaux interposés », a déploré Pr Kane. Avant de conclure : « Nous avons atteint le degré zéro du débat politique ».

Selon le leader de Farlu Jotna, certains responsables politiques semblent déjà obnubilés par les échéances électorales prévues pourtant dans deux ans.

« Cette polémique, impliquant un maire en exercice et l’un des plus hauts responsables de l’État, est tout simplement inacceptable. Alors que le maire de Kaolack et le directeur de la CDC devraient travailler main dans la main pour financer et réaliser des ouvrages de génie civil capables de contenir les inondations et de réduire les eaux stagnantes, ils s’enferment dans une querelle d’ego qui n’apporte rien à la communauté et freine l’élaboration de solutions durables. Cette attitude démontre que, trop souvent encore, l’intérêt personnel prime sur l’intérêt général et les invectives sur le débat d’idées », a constaté Pr Kane.

Pour lui, les priorités sont ailleurs, dans une ville qui « manque de tout ».

« La situation de Kaolack, ville insalubre, devrait alerter les élus et les pousser à prendre à bras-le-corps le dossier brûlant de la lutte contre les inondations. Limiter les dégâts en recourant à des pompes ou à du matériel d’excavation ne fait que réduire temporairement les préjudices pour les populations. Ce ne sont que des pansements sur une jambe de bois », a-t-il illustré.

Le Pr Kane estime qu’il est urgent d’adopter une approche structurelle et durable :

« Pour lutter efficacement contre ce fléau, il faut concevoir un plan sur dix ans intégrant une organisation rigoureuse de la gestion des déchets, la construction d’un réseau dense et efficace de canalisations ainsi que la réalisation d’aménagements urbains adaptés ».

A. Saleh

Le Mouvement JAMMI Sénégal interpelle Diomaye Faye après son incident à l’ONU

Le Mouvement JAMMI Sénégal est monté au créneau à la suite de l’incident survenu lors du discours du Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, à la tribune de l’Assemblée générale des Nations Unies. Dans une lettre ouverte adressée au chef de l’État, le mouvement exprime sa « vive préoccupation » après ce qu’il qualifie de « faute protocolaire notoire » consécutive à « l’oubli manifeste des notes » présidentielles.

Pour Ibrahima Diop, président du Mouvement JAMMI Sénégal, l’incident dépasse la personne du Chef de l’État :

« Un tel événement engage la crédibilité et le sérieux de toute la Nation sénégalaise sur la scène internationale. »

Le mouvement met en cause les services en charge du protocole présidentiel, accusés d’avoir « manqué à leur devoir de rigueur, de préparation et d’anticipation ». Et d’ajouter :

« Notre pays ne peut tolérer des manquements qui ternissent son image et fragilisent sa parole au sein des plus hautes institutions du monde. »

Face à cette situation, JAMMI Sénégal demande une révision en profondeur du dispositif protocolaire autour du Chef de l’État afin de renforcer l’organisation et la vigilance lors des grandes échéances diplomatiques.

Une question d’image internationale

L’incident, largement commenté sur les réseaux sociaux, relance le débat sur la communication et la préparation des autorités sénégalaises lors des rendez-vous internationaux. Si les diplomates sénégalais jouissent d’une réputation de professionnalisme héritée des décennies passées, le Mouvement JAMMI Sénégal estime que cette tradition doit être préservée à tout prix.

Dans sa lettre ouverte, le mouvement appelle ainsi le gouvernement à « tirer toutes les leçons » de ce couac afin de restaurer la dignité, l’efficacité et la fiabilité de la représentation officielle du Sénégal.

Une interpellation qui, au-delà du protocole, pose une question plus large : comment maintenir la réputation d’excellence diplomatique du Sénégal dans un monde où chaque faux pas est scruté et amplifié ?

Sénégal – Réforme fiscale : un nouvel outil de souveraineté et de régulation sociale

L’Assemblée nationale a adopté, jeudi dernier, la réforme du Code général des impôts, fruit d’un vaste chantier mené par le ministre des Finances, Cheikh Diba. Plus qu’une simple modernisation technique, cette refonte marque un véritable tournant dans la conception de la fiscalité nationale : l’impôt cesse d’être seulement un instrument de collecte pour devenir un levier de régulation économique et sociale.

La réforme s’attaque à plusieurs secteurs longtemps jugés insuffisamment régulés. Les transferts d’argent, les véhicules importés, les jeux de hasard, mais aussi l’alcool et le tabac sont désormais placés au cœur du dispositif. L’objectif est double : capter des flux jusque-là faiblement taxés et encadrer des pratiques considérées comme sensibles pour la société.

En intégrant l’économie numérique et des activités à fort impact social, l’État entend non seulement accroître ses recettes, mais aussi orienter les comportements, rappelant que la fiscalité est une affaire de responsabilité collective.

Cette réforme intervient dans un contexte où le Sénégal cherche à consolider son indépendance financière. Les ressources nouvelles attendues viendront soutenir le Plan de redressement économique et social, pierre angulaire d’un développement endogène et durable.

Pour Cheikh Diba, cette refonte « traduit la volonté du gouvernement de replacer l’impôt au cœur du projet national », en l’utilisant comme outil de souveraineté, de modernisation et de cohésion sociale.

Au-delà des chiffres et des taux, cette réforme porte une philosophie nouvelle : l’impôt est désormais conçu comme un instrument de projet collectif. Il ne s’agit plus seulement de remplir les caisses publiques, mais de construire une société alignée avec la Vision Sénégal 2050.

À travers cette démarche, l’État affirme que la souveraineté ne se limite pas aux arbitrages budgétaires, mais s’exprime dans la maîtrise des ressources générées par ses citoyens et par les dynamiques économiques locales.

En plaçant l’équité, la régulation et la durabilité au centre de sa stratégie, le Sénégal veut montrer que la fiscalité peut accompagner la transformation sociale. Ce tournant, salué par certains comme une avancée historique, sera scruté de près par les acteurs économiques et la société civile, qui attendent de voir si cette ambition se traduira concrètement dans le quotidien des ménages et des entreprises.

Lansana Gagny Sakho alerte sur les dangers d’une fiscalité unilatérale dans l’espace CEDEAO-UEMOA

Dakar, 22 septembre 2025 – Le Président du Conseil d’administration de l’Agence nationale de promotion des investissements et des grands travaux (APIX), Lansana Gagny Sakho, a mis en garde ce lundi contre les conséquences des politiques fiscales appliquées de manière unilatérale dans l’espace CEDEAO-UEMOA, notamment sur les secteurs du tabac et de l’alcool.

Dans une analyse publiée ce jour, M. Sakho estime que de telles mesures risquent de provoquer une désindustrialisation, d’alimenter la contrebande et d’affaiblir la souveraineté économique des pays concernés. « Dans un espace communautaire fondé sur la libre circulation des biens, toute politique fiscale unilatérale devient un pari risqué », a-t-il déclaré.

Pour illustrer ses propos, le PCA de l’APIX a rappelé l’exemple de la Manufacture des Tabacs de l’Ouest Africain (MTOA). Ce fleuron industriel sénégalais a récemment fermé ses portes à Dakar pour transférer ses activités à Abidjan. En cause, selon lui : « une fiscalité devenue dissuasive, dans un contexte régional où les différentiels de taxation créent des distorsions insoutenables ».

Il a également évoqué la situation de la SOBOA, filiale du groupe Castel dans le secteur de l’alcool, qui se retrouve dans une stratégie « Go No Go », menacée par la fraude et proche de la fermeture. « Une nouvelle taxe pourrait accélérer ce départ », a averti M. Sakho.

Selon lui, l’absence d’harmonisation fiscale dans la région « transforme les frontières invisibles en failles industrielles », favorisant l’entrée massive de produits moins taxés venus des pays voisins. Cette situation fragilise les producteurs locaux, réduit les recettes fiscales, détruit des emplois et expose l’État à une perte de contrôle économique.

Tout en reconnaissant les impératifs de santé publique, il plaide pour une fiscalité stratégique capable de protéger l’industrie nationale, d’encourager la transformation locale et de s’inscrire dans une vision régionale concertée. « Une taxe bien pensée est un outil de développement. Une taxe isolée devient un facteur de fuite », a-t-il insisté.

M. Sakho observe qu’au sein de la CEDEAO-UEMOA, les hausses répétées de taxes sur le tabac et l’alcool n’ont ni réduit la consommation ni accru durablement les recettes fiscales. Elles ont, au contraire, favorisé la contrebande et fragilisé le tissu industriel local.

En conclusion, Lansana Gagny Sakho a lancé un appel pressant à une approche coordonnée au sein de la CEDEAO-UEMOA. « Notre pays ne peut se permettre de perdre ses usines. Il doit penser sa fiscalité comme il pense son avenir : ensemble, stratégiquement et avec ambition », a-t-il plaidé.

Politique : La réponse des patriotes contre le maire Sérigne Mboup après ses sorties médiatiques

Ces derniers jours, la scène politique locale a été marquée par une vive polémique à la suite des déclarations médiatiques du maire de la commune de Kaolack, Sérigne Mboup. Des propos jugés provocateurs et parfois dénigrants, qui ont suscité une réaction immédiate des patriotes de Kaolack. Ces derniers ont organisé, ce dimanche 21 septembre 2025, un point de presse au niveau de leur permanence communale.

« Ce qui se passe actuellement à Kaolack est devenu insupportable. C’est le lieu de lancer un message non seulement à la presse locale, mais aussi à la presse nationale et internationale pour dénoncer une situation simple : nous voyons M. le maire se déplacer toutes les semaines pour faire des déclarations, mais aucun organe de presse n’a jamais invité un membre de notre parti pour contredire ses contre-vérités ou, à défaut, donner la parole à notre coordonnateur départemental et communal, M. Mbossé Sow. Notre seul moyen aujourd’hui de protester face à ces agissements, c’est de dire non et de dénoncer publiquement », a expliqué Mamadou Lamine Ndiaye, responsable politique de PASTEF à Kaolack.

Il a également mis l’accent sur un communiqué officiel de la mairie de Kaolack qui, selon lui, s’est permis d’attaquer nommément des membres de PASTEF :

« Mon nom a été expressément cité. Nous constatons que chaque fois que les Kaolackois expriment leur déception vis-à-vis de sa politique, M. le maire cherche un bouc émissaire. Il l’a fait avec le préfet, avec le syndicat de la commune, avec les associations qui apportaient leur assistance aux populations en difficulté. Aujourd’hui, il s’en prend à PASTEF Kaolack. »

Mamadou Lamine Ndiaye estime que le maire est désormais rattrapé par ses propres promesses non tenues :

« La réalité est que M. Sérigne Mboup est confronté à une situation qu’il ne peut plus résoudre : les engagements non respectés, l’absence de participation réelle au développement de Kaolack, l’état désastreux des routes, un assainissement déplorable, la dégradation de nos écoles et de nos postes de santé. En 2022, Kaolack était dans de meilleures conditions qu’en 2025. Aujourd’hui, la commune est l’une des plus sales et désordonnées, où le déplacement des populations devient presque impossible après chaque pluie. »

Il a également dénoncé l’incompétence du maire en matière d’infrastructures :

« Les stades ne sont pas fonctionnels, les routes impraticables. Pendant que d’autres communes de la même taille que Kaolack réalisent des avancées significatives, la nôtre régresse. De plus, M. Mboup s’attaque non seulement à PASTEF, mais aussi à l’État du Sénégal, en affirmant que le gouvernement n’a rien fait à Kaolack. Or, toutes les grandes réalisations dans la commune sont le fruit de l’État. L’exemple le plus parlant est le PROMOVIL, qui a permis la construction de 4,3 km de voirie interne reliant Léona à Médina Baye. »

Mamadou Lamine Ndiaye a enfin interpellé directement le maire :

« Je voudrais poser une question à Sérigne Mboup : avec un budget de 5 milliards, combien de kilomètres de route a-t-il réalisés ? »

Nouvelle alerte médicale pour Farba Ngom : l’état de santé du maire des Agnam inquiète toujours

Dans la nuit de mercredi à jeudi, l’entourage de Farba Ngom a vécu de nouvelles heures d’angoisse. Le maire des Agnam, actuellement détenu, a été évacué en urgence du Pavillon spécial vers l’hôpital Principal de Dakar après un grave malaise. Selon L’Observateur, l’intervention médicale s’est déroulée dans la plus grande précipitation afin d’éviter toute complication. Son avocat, Me Baboucar Cissé, a confirmé l’information, soulignant la gravité de la situation.

Cette nouvelle alerte intervient dans un contexte déjà tendu. Plusieurs expertises médicales, dont celles de trois professeurs de médecine désignés par la Justice, concluent que l’état de santé de l’édile est incompatible avec une détention. L’un des rapports va même plus loin, évoquant un risque de « mort subite nocturne potentielle », un terme qui traduit l’extrême fragilité de sa condition.

Au-delà du cas personnel de Farba Ngom, cet épisode met en lumière les limites du dispositif sanitaire destiné aux détenus malades. Le Pavillon spécial, structure rattachée à l’hôpital Le Dantec actuellement en rénovation, est critiqué pour son incapacité à assurer une prise en charge optimale. Faute de salles adaptées et disponibles, les patients fragiles y sont souvent transférés en urgence vers d’autres hôpitaux, avec des conséquences potentiellement dramatiques.

Après avoir reçu les soins nécessaires à l’hôpital Principal, Farba Ngom a finalement été reconduit au Pavillon spécial. Mais cette succession de malaises et d’évacuations ne fait qu’alimenter l’inquiétude de ses proches et relance le débat sur la prise en charge des détenus souffrant de pathologies graves. Entre alertes médicales répétées et défaillances du système hospitalier, la question d’un aménagement de sa détention pour raisons de santé s’impose désormais avec acuité.

Affaire du marché public frauduleux : placements sous contrôle judiciaire et mandats de dépôt

L’affaire du présumé marché public frauduleux au ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique connaît un nouveau tournant. Après deux retours de parquet, le juge du 3e cabinet du Pool judiciaire financier a enfin statué, ce jeudi 18 septembre 2025, sur le sort des différents mis en cause arrêtés par la Section de recherches de Colobane.

Parmi les principaux suspects, Amy Samaké, ancienne directrice de la Case des tout-petits, accusée d’avoir détourné la somme de 1,4 milliard F CFA, a obtenu une remise en liberté sous contrôle judiciaire. Pour bénéficier de cette décision, elle a dû déposer une caution en nature, constituée d’un terrain.

De son côté, Hélène Ndoukité Diouf, directrice de l’Administration générale et de l’équipement (DAGE) du ministère de la Communication, a également échappé à la détention préventive. Le juge a opté pour un placement sous contrôle judiciaire, en raison d’une contestation sérieuse autour de son implication dans le dossier.

En revanche, les autres suspects interpellés dans le cadre de cette enquête ont été placés sous mandat de dépôt, et rejoignent ainsi la maison d’arrêt dans l’attente de la suite de la procédure.

Emprunt obligataire de 300 milliards : Pape Malick Ndour dénonce une opération sans transparence et alerte sur un « slogan creux »

Le Sénégal vient de lancer un nouvel emprunt obligataire d’un montant de 300 milliards de francs CFA, présenté par le gouvernement comme un instrument majeur de souveraineté économique et d’épargne citoyenne. L’opération, ouverte à la souscription du 22 septembre au 10 octobre 2025, est portée par le ministère des Finances et du Budget en partenariat avec Impaxis Securities, société de gestion et d’intermédiation désignée comme chef de file. Les autorités affirment que cette initiative s’inscrit dans la stratégie de diversification des ressources financières de l’État et qu’elle constitue une étape importante dans la volonté de renforcer l’implication des Sénégalais, en particulier de la diaspora, dans le financement des projets nationaux.

Mais cette présentation optimiste ne convainc pas tout le monde. L’ancien ministre de la Jeunesse, de l’Entreprenariat et de l’Emploi, Pape Malick Ndour, a réagi avec scepticisme et a mis en garde contre ce qu’il qualifie de « slogan creux ». Dans une analyse critique, il estime que cette opération pourrait bien être utilisée comme un outil de communication politique si le gouvernement n’accompagne pas son discours d’une transparence totale. Selon lui, au moment du bilan prévu pour le 10 octobre, il est fort probable que les autorités annoncent un succès éclatant, avec un taux de souscription dépassant 100 %, sans pour autant préciser l’origine réelle des fonds collectés.

Pape Malick Ndour insiste sur la nécessité de publier la répartition détaillée des souscriptions entre la diaspora, les personnes physiques sénégalaises et les personnes morales de droit sénégalais. Il considère que sans cette ventilation, les citoyens risquent de se laisser abuser par une présentation biaisée, alors même que, dans la réalité, ce sont souvent des capitaux étrangers, transitant notamment par des banques de la sous-région comme celles installées en Côte d’Ivoire, qui assurent la plus grande partie du financement. À ses yeux, la rhétorique de l’endogénéité du financement national ne résiste pas à l’épreuve des faits, d’autant plus que l’économie sénégalaise connaît une morosité qui limite fortement la capacité d’épargne et d’investissement des ménages.

Dans une touche ironique, l’ancien ministre a également interpellé le Premier ministre Ousmane Sonko, qui avait annoncé publiquement sa volonté de souscrire à l’emprunt. Pape Malick Ndour estime que pour montrer l’exemple et asseoir la crédibilité du projet, le chef du gouvernement devrait rendre public le montant de sa contribution. Il soulève toutefois une interrogation sur l’origine de ces fonds, rappelant que M. Sonko avait affirmé exercer ses fonctions à titre gratuit, sans percevoir de salaire, et qu’il ne dispose d’aucune autre source de revenus identifiée en dehors de ses fonds politiques.

Cette sortie traduit une inquiétude plus large sur la manière dont les autorités communiquent autour des instruments financiers. Pour Pape Malick Ndour, la question n’est pas seulement économique mais aussi politique, car il en va de la confiance des citoyens dans la gestion publique. Sans transparence, dit-il, l’emprunt obligataire risque de n’être qu’un artifice de communication destiné à masquer une dépendance persistante à l’égard de capitaux étrangers.

En rappelant ces enjeux, l’ancien ministre invite le gouvernement à faire preuve de courage et de clarté. Pour lui, seule la publication de chiffres précis permettra de transformer ce projet en véritable acte de souveraineté économique. Dans le cas contraire, il restera dans l’opinion comme un simple slogan, détaché des réalités du pays et des difficultés quotidiennes des Sénégalais.

Taxe sur les transactions digitales : l’AFP tire la sonnette d’alarme et redoute des pertes d’emplois massives

La Direction collégiale de l’Alliance des Forces de Progrès (AFP), dirigée par l’honorable Mbaye Dione, a tenu une réunion stratégique le 18 septembre 2025 consacrée à l’examen de la situation nationale et aux perspectives politiques du parti. À l’issue de cette rencontre, l’AFP a publié un communiqué dans lequel elle exprime de profondes inquiétudes quant à la trajectoire économique et politique du pays, tout en annonçant de nouvelles orientations internes pour renforcer sa présence sur le terrain.

Sur le plan économique, l’AFP estime que le Sénégal traverse « des zones de turbulences inédites » et accuse le gouvernement de naviguer à vue. Le parti dénonce un « tâtonnement sans fin » dans la recherche de solutions à la crise actuelle et considère que le plan de redressement présenté par les autorités est compromis dès son lancement par « un manque flagrant de concertation » et une « pression fiscale déraisonnable » imposée aux populations les plus vulnérables.

La formation politique prend pour exemple la taxe sur les transactions digitales, qualifiée de menace directe pour l’emploi et l’activité économique. Selon le communiqué, cette mesure risque de provoquer une contraction immédiate des transactions et de pousser de nombreuses entreprises à réduire leurs effectifs. L’AFP prévient que ces pertes d’emplois s’ajouteraient aux « 30 000 travailleurs du public déjà remerciés », aggravant encore les tensions sociales dans un contexte marqué par l’arrêt de plusieurs chantiers du BTP.

Sur le plan diplomatique, le parti critique sévèrement la stratégie du gouvernement, pointant du doigt « les errements d’une communication et d’une diplomatie hasardeuses ». D’après l’AFP, cette approche a contribué à dégrader l’image du Sénégal à l’international et à fragiliser ses relations avec des partenaires stratégiques tels que le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale, dans un contexte où le pays a plus que jamais besoin de financements extérieurs.

La gouvernance politique est également mise en cause. L’AFP évoque une « dualité au sommet de l’État » qui engendrerait confusion et désordre, tout en représentant une « menace grave » pour la séparation des pouvoirs. Le dernier remaniement ministériel est perçu comme une manœuvre visant à lever les obstacles gênant « le projet totalitaire du régime en place », en contradiction avec les valeurs républicaines.

Face à ce constat, l’AFP appelle à « un sens élevé des responsabilités » et à une gouvernance fondée sur la sérénité, le respect de l’État de droit et la transparence, en mettant en garde contre les règlements de comptes politiques susceptibles de miner la cohésion nationale.

Sur le plan organisationnel, le parti entend engager une dynamique de massification et de remobilisation de ses bases. Mbaye Dione a déjà entamé des tournées départementales et multiplié les rencontres avec d’anciens militants, la diaspora et divers acteurs sociaux. La Direction collégiale a décidé de mettre en place des structures plus légères et efficaces afin de mieux répondre aux enjeux actuels.

La relance des mouvements affiliés tels que le MOUNFEP et le MNJP, ainsi que des organisations partenaires comme l’ANCP et le MPASI, fait partie des priorités définies. L’AFP prévoit également de renforcer ses alliances politiques et sociales, notamment avec l’opposition, la gauche plurielle et les syndicats. Dans ce cadre, Mbaye Dione a récemment rencontré les responsables du PIT et l’association des licenciés du public.

En conclusion, l’AFP exhorte ses responsables et militants à un « engagement sans faille » afin de préparer les prochaines échéances électorales et de se poser en véritable alternative face aux défis économiques et politiques du pays. Le parti réaffirme son ambition de participer activement à la gestion des aspirations des Sénégalais, dans un contexte marqué par des incertitudes économiques et sociales grandissantes.

Sénégal : l’Assemblée nationale adopte une réforme fiscale majeure pour consolider les finances publiques

L’Assemblée nationale a adopté, ce jeudi, le projet de loi n° 17/2025 modifiant la loi n° 2012-31 du 31 décembre 2012 relative au Code général des impôts. Le texte, présenté par le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, a recueilli 133 voix favorables contre 7 parmi les députés présents.

Cette réforme s’inscrit dans le cadre du Plan de Redressement Économique et Social (PRES), adossé à l’Agenda Sénégal 2050, qui vise à renforcer les recettes budgétaires à partir de ressources endogènes et à réduire la dépendance aux financements extérieurs.

Parmi les mesures phares figure l’instauration d’une taxe sur les transferts d’argent fixée à 0,5 %, plafonnée à 2 000 FCFA par opération, avec des exonérations pour certains petits retraits et transactions électroniques.

une augmentation des accises sur les boissons alcoolisées, locales comme importées ; un relèvement de la fiscalité sur le tabac ; une taxe accrue sur l’importation des véhicules de tourisme.

Ces mesures, selon le gouvernement, visent à diversifier les sources de recettes fiscales et à lutter contre certaines externalités négatives liées à la consommation d’alcool et de tabac, tout en renforçant l’équité fiscale.

Si la majorité des députés a soutenu la réforme, certains élus, au sein de la Commission des Finances et du Contrôle budgétaire, ont exprimé des réserves. Ils redoutent une pression fiscale accrue sur les populations vulnérables et appellent à davantage d’exemptions, à l’instauration d’un seuil protecteur et à une concertation plus étroite avec le secteur privé.

Réforme des investissements : Aïssata Tall Sall salue l’initiative mais alerte sur le comité de suivi technique

À l’Assemblée nationale, lors de l’examen des trois projets de loi soumis ce jeudi, la présidente du groupe parlementaire Takku-Wallu, Aïssata Tall Sall, a livré une appréciation nuancée sur la nouvelle loi relative aux investissements.

« Vingt ans après, l’adoption de cette loi est une bonne initiative. Car, entre-temps, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts », a-t-elle affirmé, saluant ainsi la volonté de moderniser un dispositif devenu obsolète face aux mutations économiques.

Cependant, la députée a tenu à émettre une réserve sur l’article 47, qui prévoit la création d’un comité de suivi technique. « Je voudrais attirer l’attention des autorités sur la qualité de ce comité et sur sa composition », a-t-elle insisté, soulignant l’importance d’une gouvernance transparente et efficace pour garantir le succès de la réforme.

S’agissant des trois projets soumis à l’examen du jour, Mme Tall Sall les a qualifiés d’« absolument ambitieux ». Mais elle a appelé le gouvernement à mieux équilibrer ses choix économiques et sociaux : « L’État doit cesser de faire pression sur les consommateurs et de brûler le charbon au feu », a-t-elle martelé, en référence à la hausse du coût de la vie et aux politiques fiscales pesant sur les ménages.

Appel public à l’épargne : Papa Malick Ndour doute de la transparence et de l’endogénéité

Le lancement, ce jeudi, d’un nouvel Appel Public à l’Épargne (APE) par le ministère des Finances n’a pas convaincu tout le monde. Papa Malick Ndour, membre de l’Alliance pour la République (APR) et ancien ministre sous Macky Sall, s’est montré particulièrement sceptique. Dans une réaction rendue publique, le coordonnateur des cadres de l’APR estime que cette opération ne saurait être considérée comme une simple levée de fonds, mais devrait s’inscrire dans « une vision d’asseoir notre souveraineté économique sur des bases endogènes ».

Selon lui, le discours officiel laisse croire que les Sénégalais seront les principaux acteurs de la souscription, ce qu’il juge trompeur. « Nous savons d’expérience qu’au moment du bilan, sur fond de manipulation politique, on nous présentera l’opération comme un succès fulgurant, bouclée avant même la fin du délai grâce à une mobilisation patriotique du peuple sénégalais, et ayant conduit à une souscription dépassant 115 % du montant recherché », a-t-il lancé.

Papa Malick Ndour appelle d’ores et déjà à plus de transparence. À ses yeux, le 10 octobre prochain, date prévue pour le bilan de l’opération, le ministère des Finances devra rendre publique la ventilation précise des souscriptions : contribution de la diaspora sénégalaise, part des personnes physiques de nationalité sénégalaise, et celle des entreprises sénégalaises. « Sans ces précisions, ce discours sur la souveraineté économique ne restera qu’un slogan creux », martèle-t-il.

L’ancien ministre met également en garde contre une illusion d’endogénéité dans le financement. Derrière le discours officiel, il soupçonne une forte présence de capitaux étrangers transitant par des banques sous-régionales, notamment ivoiriennes. Une tendance confirmée, selon lui, par les résultats récents des levées sur le marché de l’Umoa-Titres et par la morosité économique actuelle, marquée par la difficulté des ménages sénégalais à consommer et à épargner.

Alcool, tabac, jeux de hasard : Abdou Karim Sall plaide pour une fiscalité renforcée

L’Assemblée nationale a tenu ce jeudi 18 septembre une séance plénière consacrée à l’examen de trois projets de loi. À cette occasion, le député Abdou Karim Sall a saisi la tribune pour appeler à un durcissement de la fiscalité appliquée à certains produits jugés nocifs pour la société.

En évoquant la question de l’accès et de l’utilisation du réseau public de télécommunication, l’ancien ministre a élargi son propos à la nécessité de trouver de nouvelles ressources budgétaires. Pour lui, l’une des pistes les plus pertinentes reste l’alourdissement de la taxation sur l’alcool, le tabac et les jeux de hasard.

« Freiner ces pratiques, c’est protéger la santé publique et réduire les comportements à risque qui affectent nos familles et nos jeunes », a-t-il affirmé devant ses collègues parlementaires.

Abdou Karim Sall a soutenu qu’une fiscalité ciblée sur ces produits aurait un double impact : d’une part, elle renforcerait les recettes de l’État, et d’autre part, elle contribuerait à limiter les conséquences sanitaires et sociales de leur consommation.

Conseil des ministres : des nominations qui interrogent la rigueur de l’État

Comme à l’accoutumée, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a procédé hier à une série de nominations en Conseil des ministres. Mais cette fois-ci, le communiqué officiel a suscité étonnement et critiques, tant certaines désignations semblent révéler des légèretés dans le suivi administratif.

En effet, plusieurs postes ont été officiellement déclarés pourvus « en remplacement » d’agents qui n’y étaient plus depuis plusieurs années. Le cas le plus frappant concerne la Direction de l’Enseignement moyen secondaire général. Le communiqué a annoncé la nomination de Saliou Ndiaye, professeur d’enseignement secondaire et docteur en sciences physiques, en remplacement de Madame Fatimata Ba Diallo. Or, celle-ci avait quitté ses fonctions depuis avril 2021, lors du Conseil des ministres du 28, pour céder la place à Pape Kandji. Aujourd’hui, Mme Diallo travaille à la Confemen.

Une autre incohérence a été relevée à l’Institut national d’éducation et de formation des jeunes aveugles (INEFJA). Le texte officiel mentionne le remplacement de Youssou Faye par Aliou Faye. Pourtant, Youssou Faye n’est plus en poste depuis… juillet 2020 ! Il avait alors été remplacé par Sacoura Guèye. C’est donc un agent parti depuis cinq ans qui a été formellement « remplacé » hier.

Ces maladresses interrogent : quel département ministériel n’a pas correctement fait son travail ? S’agit-il d’une négligence au niveau du ministère de l’Éducation nationale, chargé de transmettre les propositions, ou d’une erreur de relecture du côté du porte-parole du gouvernement ?

Le retard accusé dans la publication du communiqué n’a fait qu’accentuer les soupçons. Traditionnellement rendu public en fin d’après-midi, le document n’a été disponible qu’aux environs de 23h, forçant même la RTS à différer la diffusion de son contenu.

URGENT – La Cour suprême ferme la porte à Barthélémy Dias : Abass Fall confirmé maire de Dakar

La Cour suprême a rendu son verdict ce jeudi, mettant un terme définitif à l’espoir de Barthélémy Dias de retrouver l’hôtel de ville de Dakar. L’ancien maire, révoqué en décembre 2024 à la suite de sa condamnation dans l’affaire Ndiaga Diouf, avait introduit un recours pour excès de pouvoir contre l’arrêté préfectoral qui l’avait démis de ses fonctions.

Saisi de l’affaire, le juge suprême a confirmé la légalité de la décision administrative. L’avocat général avait d’ailleurs recommandé le rejet pur et simple du recours, arguant que l’arrêté contesté respectait le cadre fixé par le Code général des collectivités locales. La Cour suprême a suivi cet avis, écartant l’argumentaire de Barthélémy Dias, qui invoquait notamment l’article 135 du code pour soutenir qu’une révocation relevait exclusivement du président de la République.

Ce verdict a une conséquence directe : Abass Fall, élu maire en août 2025, est désormais confirmé sans contestation possible à la tête de la capitale sénégalaise jusqu’à l’expiration du mandat municipal en 2027. Cette décision met fin à plusieurs mois d’incertitudes et de bataille judiciaire qui ont tenu en haleine la scène politique dakaroise.

Pour Barthélémy Dias, ce rejet sonne comme une défaite amère. L’édile déchu voyait dans ce recours son ultime chance de réintégrer une mairie qu’il avait conquise en février 2022, avant son éviction consécutive à sa condamnation. Son éloignement durable de la gestion municipale ouvre une nouvelle page politique à Dakar, où Abass Fall s’installe désormais comme l’héritier inattendu d’un fauteuil qu’il devra assumer jusqu’en 2027, sous le regard attentif des Dakarois.

Décret présidentiel : Bassirou Diomaye Faye case finalement Alpha Thiam, « l’homme des murs de Dakar »

Le nom d’Alpha Thiam avait fait sensation à Dakar, lorsqu’il inscrivait son nom sur plusieurs murs de la capitale pour assurer sa promotion politique. Ce juriste, en service à la Sonatel, franchit aujourd’hui un nouveau cap avec sa nomination à la tête de l’Agence de développement et d’encadrement des petites et moyennes entreprises (ADPME). Une décision présidentielle qui vient renforcer les rangs de la coalition Diomaye, à la veille d’échéances électorales stratégiques.

Fils de l’ancien ministre Kouraichi Thiam, Alpha Thiam s’inscrit dans la continuité d’un héritage politique solide. Secrétaire général des Forces nouvelles, il bénéficie d’une légitimité familiale marquée par l’engagement de son père, ancien président du Conseil régional et maire de Maka. Cette filiation politique constitue un atout indéniable pour la mouvance présidentielle, en quête de relais efficaces dans les territoires.

La nomination d’Alpha Thiam résonne particulièrement dans le département de Tambacounda, où la mouvance présidentielle peine à s’imposer face aux dynamiques locales. L’ancrage familial, allié à la notoriété personnelle de Thiam, pourrait donner un souffle nouveau à la coalition dans cette région stratégique. Les localités de Missirah et Dialacoto, longtemps reléguées au second plan par l’État, pourraient voir émerger une nouvelle génération de leaders issus du terroir.

Missirah, deuxième commune du département après Tambacounda-ville, illustre bien ce déficit de représentativité. Depuis l’éviction de Boukhadry Kaba, ancien président du conseil de surveillance de l’AEME, la commune reste sans voix forte dans les instances de décision.

Dans cette dynamique, des profils locaux apparaissent comme des atouts pour consolider l’implantation du Pastef et de la coalition présidentielle. Parmi eux, Lamine Guirassy, professeur au lycée de Missirah et directeur de l’école du parti à Tambacounda et Kédougou, occupe une place centrale. Figure reconnue, militant de la première heure, il est perçu comme un maillon essentiel pour transformer l’héritage politique d’Alpha Thiam en une force électorale concrète.

En nommant Alpha Thiam, le président Bassirou Diomaye Faye envoie un signal fort : la volonté de combiner expérience familiale, engagement militant et ancrage territorial. Cette stratégie pourrait non seulement renforcer la coalition dans le département de Tambacounda, mais aussi rééquilibrer la représentativité entre Dakar et l’intérieur du pays.

Haute Cour de justice : une seconde vague de poursuites en préparation contre d’anciens ministres

La commission d’instruction de la Haute cour de justice s’apprête à élargir son champ d’action. Selon des informations rapportées par Wal Fadjri, une nouvelle vague de poursuites visant d’anciens ministres est en cours de préparation.

Cette seconde série d’instructions viendra compléter la première phase, ouverte en mai dernier, et déjà bien avancée. Celle-ci concerne cinq figures du gouvernement de Macky Sall : Ismaïla Madior Fall (ancien ministre de la Justice), Sophie Gladima (ancienne ministre du Pétrole et des Énergies), Moustapha Diop (ancien ministre du Développement industriel et des Petites et moyennes industries), Mansour Faye (ancien ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement) et Ndèye Saly Diop Dieng (ancienne ministre de la Femme, de la Famille et du Genre).

Pour l’heure, aucune identité n’a filtré concernant les ex-ministres qui pourraient être visés par cette deuxième vague. Toutefois, les sources du quotidien laissent entendre que des dossiers supplémentaires sont déjà en préparation et pourraient être ouverts dans les prochains mois.

Cette démarche s’inscrit dans la logique de reddition des comptes annoncée par les nouvelles autorités. En élargissant le spectre des enquêtes, la Haute cour de justice entend donner suite aux nombreuses interpellations sur la gestion des affaires publiques sous le régime précédent.

Dethié Fall lance ses premières actions à la tête du ministère des Infrastructures

À peine installé, le nouveau ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Dethié Fall, a joint l’acte à la parole. Mardi, lors de la cérémonie de passation de services avec son prédécesseur Yankhoba Diémé, il avait annoncé qu’il se rendrait à l’Ageroute dès l’aube pour s’imprégner des dossiers prioritaires. « Le jeudi, s’il plaît à Dieu, à 6 heures 30 du matin, je compte venir à l’Ageroute avec mes directeurs concernés pour aborder, rapidement, de façon accélérée, les dossiers », avait-il déclaré.

Promesse tenue : ce jeudi, à l’heure dite, Dethié Fall s’est présenté dans les locaux de l’Agence des travaux et de gestion des routes (Ageroute). Il y a présidé une réunion de coordination avec le directeur général, Mamadou Ndao, et ses principaux collaborateurs.

Au menu des échanges : l’état d’avancement des chantiers routiers en cours, les projets de construction et de réhabilitation d’infrastructures, ainsi que les priorités liées à l’entretien du réseau national. L’Ageroute, bras technique de l’État dans ce domaine, joue un rôle central dans la réalisation des travaux publics, qu’il s’agisse de routes, de ponts ou d’ouvrages d’art.

Assemblée nationale : trois projets de loi financiers à l’ordre du jour ce jeudi

Les députés sénégalais sont convoqués en séance plénière ce jeudi 18 septembre 2025 à partir de 10 heures. Selon la convocation transmise aux parlementaires, les travaux seront consacrés à l’examen de trois projets de loi majeurs soumis par le ministère des Finances et du Budget.

le projet de loi n°16/2025 portant Code des investissements, qui vise à moderniser le cadre juridique de l’investissement au Sénégal et à renforcer l’attractivité économique du pays ; le projet de loi n°17/2025 modifiant la loi n°2012-31 du 31 décembre 2012 portant Code général des impôts, une réforme attendue pour adapter la fiscalité nationale aux nouvelles réalités économiques ; le projet de loi n°18/2025 modifiant la loi n°2008-46 instituant une redevance sur l’accès ou l’utilisation du réseau des télécommunications publiques (RUTEL), déjà modifiée à plusieurs reprises, afin de mieux encadrer et optimiser la contribution du secteur des télécoms aux finances publiques.

Ces trois textes, qui portent sur des enjeux clés liés à l’investissement, à la fiscalité et aux recettes issues du numérique, seront débattus avant d’être soumis au vote des députés.

Déthié Fall impose un rythme « militaire » au ministère des Infrastructures

Le nouveau ministre des Infrastructures, Déthié Fall, veut imprimer une cadence sans précédent à son département. À l’occasion de ses cérémonies de passation de service, il a annoncé que les entreprises appelées à collaborer avec le ministère devront s’adapter à un rythme « militaire », avec des chantiers menés de jour comme de nuit.

« Je suis heureux de constater que lorsque nous avons fait cette déclaration hier, des entrepreneurs, y compris des étrangers, ont envoyé des messages pour affirmer qu’ils sont disposés à travailler 24 heures sur 24 pour sortir les projets de terre et exécuter les directives du président de la République et de son Premier ministre. Je leur dis que c’est ainsi que ça va se faire, croyez-moi », a martelé le ministre ce mardi, lors de la cérémonie de passation au ministère des Transports.

La veille déjà, en prenant officiellement les rênes du ministère des Infrastructures, Déthié Fall avait affiché la couleur. « Pour combler le retard infrastructurel, le pays doit hâter le pas. Toutes les entreprises qui veulent travailler avec le ministère doivent être prêtes à travailler jour et nuit. Celles qui ne sont pas dans ces dispositions ne seront pas recrutées et ne collaboreront pas avec nous », avait-il prévenu, insistant sur le fait que « cette directive sera appliquée avec toute la rigueur d’un rythme militaire ».

Jean-Baptiste Tine : un départ marqué par l’élégance républicaine

À peine remplacé par Me Bamba Cissé à la tête du ministère de l’Intérieur, le général Jean-Baptiste Tine a immédiatement quitté sa villa de fonction à Fann-Résidence, rapporte le journal Enquête.

Un choix qui surprend et force le respect. En effet, la législation permet aux ministres sortants de conserver leur résidence officielle jusqu’à six mois après leur départ du gouvernement. Mais l’ancien ministre n’a pas attendu : dès l’annonce de son remplacement, il a remis les clés de la villa, préférant se retirer sans délai.

Ce comportement, salué comme un rare exemple de civisme et de respect des institutions, tranche avec les habitudes observées dans la sphère politique sénégalaise.

La villa en question n’est pas anodine. Rénovée à hauteur de près de 200 millions de francs CFA sous le magistère de son prédécesseur, Antoine Félix Abdoulaye Diome, elle n’avait jamais été habitée par Me Sidiki Kaba ni par Mouhamadou Makhtar Cissé. En choisissant de l’occuper brièvement avant de la quitter avec promptitude, le général Tine marque les esprits.

Touba – Inondations : l’État déploie un plan d’urgence de 13 milliards FCFA

Face à la grogne des populations de Touba qui avaient dénoncé une supposée « démission » de l’État dans la gestion des inondations, le gouvernement a décidé de passer à la vitesse supérieure. Une réunion d’urgence présidée à Dakar par le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Dr Cheikh Tidiane Dièye, a permis de définir un plan d’action multisectoriel pour répondre aux défis d’assainissement et d’hygiène publique dans la ville sainte.

Doté d’une enveloppe de 13 milliards FCFA, ce plan d’urgence mobilise l’ensemble des parties prenantes : collectivités locales, autorités religieuses, ainsi que des structures nationales telles que l’Onas, la Sones, l’Omvs, l’Omvg, la Sde et l’Adm.

Un dispositif opérationnel sera déployé dans les prochains jours :

100 camions de vidange pour désengorger les zones critiques, 1 000 agents mobilisés pour les opérations de terrain, 100 000 kits d’hygiène distribués aux familles, 1 000 stations de lavage des mains installées dans les lieux publics, 1 000 tonnes de savon et d’eau de javel mises à disposition, des campagnes de sensibilisation intensifiées dans les quartiers et lieux de culte.

Selon le communiqué officiel, ce plan ne se limite pas aux aspects techniques : il « incarne une volonté politique forte, une mobilisation citoyenne et une synergie institutionnelle pour garantir un environnement sain à Touba ». Le gouvernement appelle ainsi à une responsabilité collective pour transformer cette initiative en un tournant décisif dans la gestion sanitaire de la ville.

Parallèlement, l’Association Touba Ca Kanam poursuit ses actions de terrain, notamment le pompage des eaux pluviales, le recasement des sinistrés et ses programmes de solidarité en faveur des populations les plus vulnérables.

Affaire Lat Diop : Me Oumar Youm dénonce une « procédure arbitraire » et un « scandale tyrannique »

Lors d’un point de presse tenu aux côtés des avocats de l’ancien ministre et administrateur civil Lat Diop, Me Oumar Youm a livré un discours particulièrement virulent contre la procédure judiciaire en cours. Selon lui, le dossier relève d’une « lâcheté mêlée à la cruauté et à l’incompétence », qu’il qualifie de « scandale tyrannique ».

Pour l’avocat, Lat Diop est aujourd’hui « un otage politique », victime de la judiciarisation des conflits et de règlements de compte consécutifs à l’alternance politique. « Quand l’État est victime, seul l’Agent judiciaire de l’État peut déposer plainte. Ici, il n’y en a pas eu », a-t-il martelé, dénonçant un dossier qu’il estime « monté sans preuves tangibles » et reposant uniquement sur des déclarations non corroborées.

Me Youm a rappelé le parcours de son client, présenté comme un haut fonctionnaire ayant « servi l’État avec intégrité et compétence » avant d’accéder au rang de ministre de la République. Les mesures prises à son encontre – interdiction de sortie du territoire, arrestation jugée précipitée, et absence de plainte formelle de l’État – traduisent, selon lui, un « arbitraire manifeste ».

Journées Portes Ouvertes : 200 entreprises extractives épinglées pour non-conformité

Le ministre de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, Birame Souleye Diop, a lancé mardi 16 septembre à Dakar les Journées Portes Ouvertes (JPO) 2025, une première dans l’histoire du secteur extractif sénégalais. Objectif : rapprocher les citoyens des réalités du pétrole, du gaz et des mines, tout en renforçant la transparence.

Mais le ministre a profité de l’occasion pour tirer la sonnette d’alarme : près de 200 entreprises opérant dans le secteur ne sont pas en règle. Selon lui, 212 titres miniers délivrés sous réserve n’ont jamais généré de recettes fiscales, alors même que des exportations sont effectuées. « Ni droits d’entrée ni taxes sur la production ne sont payés depuis des années », a-t-il dénoncé, pointant un manque à gagner important pour les finances publiques.

Birame Souleye Diop a également insisté sur la question de l’acceptabilité sociale. Les entreprises minières, dit-il, consacrent en moyenne 0,3 à 0,7 % de leur chiffre d’affaires aux actions de responsabilité sociale, un effort jugé dérisoire. L’État a donc instauré le Fonds d’Appui au Développement Local (FADL), fixé à 0,5 % du chiffre d’affaires, afin d’encadrer et de mieux orienter ces contributions vers des projets d’investissement et d’autonomisation des femmes.

Les JPO se dérouleront dans cinq pôles régionaux : Thiès, Kaolack, Ziguinchor, Kédougou et Matam. Elles permettront d’informer les populations, de mettre en lumière le potentiel du secteur, mais aussi de soutenir les investisseurs locaux pour qu’ils prennent une part active dans ce domaine stratégique.

Enfin, le ministre a annoncé que son département travaille, sur instruction du Premier ministre, à la révision des codes minier, pétrolier et gazier, avec pour ambition de garantir plus de durabilité, de transparence et de justice fiscale.

Ministère des Infrastructures : Déthié Fall prend officiellement en main de nouvelles directions stratégiques

La réorganisation gouvernementale autour des infrastructures a franchi une étape clé avec la cérémonie de passation de service tenue entre Yankhoba Diemé, ministre des Transports terrestres et aériens, et Déthié Fall, désormais en charge du nouveau ministère des Infrastructures. Sous la supervision d’un inspecteur général d’État, le transfert s’est déroulé dans un climat empreint de respect institutionnel et de collaboration, marquant le passage de relais sur l’ensemble des dossiers relevant du volet infrastructures.

Désormais, plusieurs directions et structures stratégiques rejoignent le portefeuille confié à Déthié Fall. Parmi elles, la Direction générale des Infrastructures routières et du Désenclavement, qui pilote la planification, le suivi et la régulation des projets routiers, un rôle essentiel dans la consolidation de la continuité territoriale et la lutte contre l’isolement des régions. À cela s’ajoute la Direction des Infrastructures aéroportuaires, chargée de mettre en œuvre la politique nationale de développement aéroportuaire, un levier important pour renforcer la compétitivité du Sénégal à l’échelle régionale et internationale.

L’Agence des Travaux et de Gestion des Routes, connue pour sa contribution directe à la réalisation, à l’entretien et à la gestion du réseau routier, est également rattachée à ce ministère, tout comme le Fonds d’Entretien Routier Autonome, qui assure la mobilisation des financements nécessaires à la préservation du patrimoine routier national.

Dans le domaine de la qualité et de la sécurité, le Laboratoire national de Référence du Bâtiment et des Travaux publics devient un allié incontournable pour garantir la fiabilité des ouvrages réalisés. À cela s’ajoute le Centre de Formation et de Perfectionnement des Travaux publics, dont la mission de former et de renforcer les compétences des acteurs du secteur en fait un outil stratégique pour accompagner l’ambition de modernisation du pays. Enfin, les Divisions régionales des Infrastructures passent elles aussi sous la tutelle du ministère, permettant un maillage plus rapproché et une gestion déconcentrée des projets.

Avec cette nouvelle architecture, Déthié Fall hérite d’un portefeuille élargi et lourdement stratégique. Le ministre a déjà affiché sa volonté d’inscrire son action dans la rigueur, la transparence et l’efficacité, pour accélérer la cadence des grands chantiers nationaux. Dans un pays où la modernisation des infrastructures conditionne le développement économique et social, cette prise en main marque un tournant décisif pour la mise en œuvre des priorités fixées par les plus hautes autorités.

Parti socialiste : le tribunal rendra son verdict le 29 septembre dans l’affaire de la direction contestée

Le différend qui secoue le Parti socialiste (PS) a franchi une nouvelle étape judiciaire. Le tribunal des référés, saisi dans l’affaire opposant Aminata Mbengue Ndiaye et ses camarades socialistes à la direction du parti, a examiné le dossier ce lundi 15 septembre 2025. Toutefois, le juge a choisi de mettre sa décision en délibéré. Le verdict est attendu pour le 29 septembre prochain.

Selon les informations rapportées par le journal Les Échos, la salle d’audience a offert un contraste marqué entre les deux camps. Du côté de la direction du parti, la mobilisation a été jugée faible, avec l’absence remarquée de plusieurs responsables, dont Me Aïssata Tall Sall. La défense a finalement été assurée par Me Barro, qui s’est tenu face à l’avocat des contestataires, Me Elhadji Diouf. Ce dernier n’a pas manqué de critiquer avec vigueur la gestion actuelle du parti.

À l’inverse, le camp des « rebelles » s’est signalé par une forte présence de militants venus soutenir leurs représentants. Une manière d’affirmer leur détermination à contester la légitimité d’Aminata Mbengue Ndiaye, accusée d’avoir prolongé illégalement son intérim à la tête du parti. Les contestataires estiment que cette prolongation viole clairement les articles 25 et 30 des statuts du PS, ainsi que d’autres dispositions internes.

Cette affaire met en lumière les tensions persistantes qui traversent l’un des plus vieux partis politiques du Sénégal, partagé entre la fidélité à une direction incarnée par Aminata Mbengue Ndiaye et la volonté de renouvellement exprimée par une partie de ses cadres et militants. Le verdict du 29 septembre sera déterminant pour l’avenir immédiat du parti, à l’heure où le climat politique national se trouve déjà marqué par de fortes recompositions.

Assemblée nationale : trois projets de loi soumis à l’examen cette semaine

Les députés du Sénégal s’apprêtent à vivre une semaine particulièrement chargée. Ils sont convoqués demain, mercredi 16 septembre 2025, en commission, avant de se retrouver en séance plénière le jeudi 17 septembre. L’agenda parlementaire portera sur l’examen de trois projets de loi d’importance stratégique pour l’économie nationale.

Selon une note transmise à Ledakarois, ces textes concernent notamment le Code des investissements et une modification de la loi de 2012 relative au Code général des impôts. Deux réformes qui, à elles seules, traduisent la volonté du gouvernement d’adapter son cadre légal et fiscal aux défis actuels de l’économie sénégalaise.

Le ministre des Finances et du Budget, en première ligne sur ces dossiers, viendra défendre les projets devant la représentation nationale. Il devra expliquer les motivations de ces réformes, leurs implications pour les entreprises et leur impact attendu sur la mobilisation des ressources budgétaires.

L’examen de ces projets de loi est d’autant plus crucial qu’il intervient dans un contexte marqué par de fortes tensions sur les finances publiques et la nécessité pour l’État d’attirer davantage d’investissements privés, locaux comme étrangers. Les débats s’annoncent animés à l’Assemblée, où les parlementaires auront l’occasion de confronter leurs positions sur la pertinence et la portée de ces réformes.

Transmission de services : Me Abass Fall passe le témoin à ses successeurs

À la suite du remaniement ministériel du 6 septembre 2025, l’ancien ministre du Travail, de l’Emploi et des Relations avec les Institutions, Me Abass Fall, a officiellement transmis ses charges à ses successeurs, lors d’une cérémonie sobre mais solennelle tenue ce lundi à Dakar.

Deux nouvelles figures reprennent désormais ses attributions, conformément à la nouvelle architecture gouvernementale.

Marie Rose Khady Fatou Faye, jusque-là active dans le champ politique et institutionnel, prend les commandes du portefeuille des Relations avec les Institutions. Nommée Secrétaire d’État auprès du Premier ministre, elle se voit également confier le rôle de Porte-parole du Gouvernement, un poste stratégique qui lui permettra d’assurer la communication officielle de l’exécutif.

De son côté, Me Olivier Boucal, déjà en charge de la Fonction publique et de la Réforme du Service public, voit son département élargi avec l’intégration des compétences relatives au Travail. Cette fusion vise à renforcer la cohérence entre la gestion de la fonction publique et la régulation du marché du travail, deux leviers majeurs de la politique de l’emploi.

Dans son discours d’adieu, Me Abass Fall a exprimé sa gratitude au chef de l’État pour la confiance placée en lui et a félicité ses successeurs, tout en les exhortant à poursuivre les réformes entamées, notamment celles touchant à la modernisation du dialogue social et à l’amélioration des conditions de travail.

Passation de service au MESRI : El Hadji Abdourahmane Diouf cède la place au Pr Daouda Ngom

Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) a officiellement changé de titulaire ce lundi 15 septembre 2025. La cérémonie de passation de service, organisée dans les locaux du ministère de l’Environnement et de la Transition écologique (METE), a marqué le relais entre le Dr El Hadji Abdourahmane Diouf, ministre sortant, et le Pr Daouda Ngom, désormais en charge du MESRI.

Après avoir dirigé le département de l’Environnement et de la Transition écologique pendant dix-sept mois et six jours, le Pr Daouda Ngom retrouve un secteur qu’il connaît bien. Son expérience et son expertise dans l’enseignement supérieur en font un acteur familier de ce milieu stratégique pour l’avenir du pays. En prenant les rênes du MESRI, il succède au Dr Abdourahmane Diouf, appelé à occuper désormais le portefeuille de l’Environnement et de la Transition écologique.

Ce jeu de chaises ministérielles illustre la volonté du gouvernement de mettre à profit les compétences de chacun dans les domaines jugés prioritaires. Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, au cœur des enjeux liés à la formation des jeunes, à l’innovation et à la compétitivité nationale, se retrouve placé sous la responsabilité d’un universitaire aguerri, tandis que l’Environnement et la Transition écologique, domaine sensible et transversal, est confié à un profil rompu aux questions de gouvernance et de stratégie.

Passation au ministère de l’Intérieur : Me Bamba Cissé s’engage pour une sécurité publique efficace et citoyenne

La cérémonie de passation de service au ministère de l’Intérieur s’est tenue ce lundi, consacrant le passage de témoin entre le général Jean-Baptiste Tine, ministre sortant, et Me Bamba Cissé, nouveau ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique. L’événement, marqué par solennité et respect, a permis à chacun des deux responsables de dresser un bilan et de tracer les perspectives.

Dans son allocution, le général Jean-Baptiste Tine a tenu à exprimer sa gratitude au président de la République et au Premier ministre pour la confiance placée en lui durant près d’un an et demi à la tête du département. Revenant sur son action, il a insisté sur deux grands chantiers qui, selon lui, ont guidé son passage : la modernisation de l’administration territoriale pour la rendre plus efficace, plus transparente et plus proche des citoyens, et le renforcement de la sécurité quotidienne afin d’assurer la tranquillité publique. Il a également salué la bonne organisation des élections législatives anticipées, tenues dans un climat apaisé et sans contestation, un succès qu’il a attribué au professionnalisme des services du ministère.

Prenant la parole à son tour, Me Bamba Cissé a réaffirmé son engagement à inscrire son action dans une double exigence : efficacité et respect des droits des citoyens. Le nouveau ministre a insisté sur l’importance d’assurer le bon ordre, la tranquillité et la sauvegarde des personnes et de leurs biens. Pour lui, la mission du ministère ne se limite pas à la sécurité mais englobe aussi des dimensions civiques et sociales. « Nous devons davantage remettre en selle l’ordre, le civisme, la sûreté, la salubrité et la tranquillité publique. Ces objectifs seront au cœur de notre action », a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité de ressusciter « la discipline, l’amour du bien commun et l’amour de la patrie » comme valeurs fondatrices de la société.

Le nouveau ministre a ensuite rendu un hommage appuyé aux forces de l’ordre et de sécurité, ainsi qu’à l’administration territoriale et aux partenaires institutionnels du ministère. Il leur a renouvelé sa confiance et les a appelés à travailler ensemble pour relever les défis sécuritaires et renforcer la cohésion nationale.

Me Bamba Cissé a également adressé un message d’ouverture aux acteurs politiques et à la société civile, assurant que ses portes leur resteront grandes ouvertes. « Je puis vous assurer de ma disponibilité, et ensemble nous mènerons la barque à bon port », a-t-il conclu, marquant ainsi sa volonté d’instaurer un dialogue permanent et inclusif.

Avec cette passation, le ministère de l’Intérieur s’apprête à entamer une nouvelle étape, où la rigueur administrative et la sécurité publique devront se conjuguer avec le respect des droits et des libertés, dans un contexte où les attentes citoyennes sont particulièrement fortes.

Passation de service au ministère des Infrastructures : Déthié Fall promet rigueur et accélération des projets

Une nouvelle page s’ouvre au ministère des Infrastructures. Ce lundi, aux Sphères ministérielles de Diamniadio, Déthié Fall, leader du Parti Républicain pour le Progrès (PRP), a officiellement pris ses fonctions à la tête du département, succédant à Fatou Diouf. La cérémonie de passation de service s’est déroulée dans une atmosphère à la fois solennelle et empreinte de respect, où se sont mêlées gratitude et volonté d’accélérer les chantiers stratégiques du pays.

Dans son discours d’au revoir, Fatou Diouf, qui dirigeait jusque-là le portefeuille des Infrastructures maritimes et portuaires, a rappelé les grandes orientations de son mandat. Elle a particulièrement insisté sur la nécessité d’accorder une attention particulière à la ville de Saint-Louis, qualifiée de « grande ville de pêche » mais qui reste encore dépourvue d’infrastructures portuaires adaptées. Un projet de quai de pêche agréé y est actuellement à l’étude, de même que la construction du port en eau profonde de Ndiaye (Nikin), présenté comme un projet structurant pour le sud du pays. Elle a assuré avoir transmis à son successeur tous les éléments nécessaires pour poursuivre l’ambition de faire du Sénégal un véritable hub régional en matière de logistique et d’infrastructures maritimes et portuaires.

Prenant la parole à son tour, Déthié Fall a rendu un hommage appuyé au président de la République, Bassirou Diomaye Faye, et au Premier ministre, Ousmane Sonko, pour la confiance qu’ils lui ont témoignée. Il a salué le travail accompli par sa prédécesseure avant de s’engager à mobiliser « toute l’énergie nécessaire, dans la rigueur requise, dans la transparence attendue et en toute célérité » pour atteindre les objectifs fixés.

Le nouveau ministre a par ailleurs réaffirmé l’orientation donnée par le Premier ministre d’un travail sans relâche, « 24 heures sur 24 », afin de rattraper le retard du Sénégal sur certains pays plus avancés. Dans ce sens, il a lancé un avertissement ferme aux entreprises du secteur : celles qui ne partagent pas cette exigence de rigueur et de rapidité ne seront pas retenues pour collaborer avec son département. « Elles ne vont pas travailler avec nous », a-t-il tranché, promettant d’appliquer cette politique « de façon militaire ».

La cérémonie s’est achevée dans une ambiance conviviale, marquée par l’engagement partagé de faire des infrastructures sénégalaises un levier essentiel de la croissance économique. Entre continuité et rupture, la passation entre Fatou Diouf et Déthié Fall symbolise la volonté du gouvernement d’accélérer le rythme de réalisation des projets structurants pour accompagner les ambitions du pays.

Kaolack : inclusion et équité territoriale avec la remise de financements de la DER/FJ

Dans le cadre de la caravane de remise de financements du programme BE YES, la Délégation générale à l’Entrepreneuriat Rapide des Femmes et des Jeunes (DER/FJ) a organisé ce lundi une cérémonie symbolique à Kaolack. L’événement, présidé par la Déléguée générale, Mme Aïda Mbodj, en présence du Préfet du département, M. Latyr Ndiaye, a marqué un engagement fort en faveur de l’autonomisation économique et de l’inclusion sociale.

Au total, 22 Groupements d’Intérêt Économique (GIE) du département de Kaolack ont bénéficié d’un financement de 37,4 millions FCFA, dont 5 % spécifiquement destinés aux personnes vivant avec un handicap. À l’échelle régionale, 67 bénéficiaires issus de Kaolack, Guinguinéo et Nioro ont été accompagnés pour un montant global de 113,9 millions FCFA.

Le Préfet de Kaolack, M. Latyr Ndiaye, a salué cette démarche inclusive portée par la DER/FJ :

« Avec la DER/FJ, nous constatons une réelle avancée vers plus de justice territoriale. Guinguinéo, souvent oubliée, et les personnes vivant avec un handicap, sont désormais pleinement intégrées dans cette dynamique de développement. »

Il a également exhorté les bénéficiaires à « faire preuve d’exemplarité afin d’encourager l’État à mobiliser davantage de ressources. »

Pour sa part, Mme Aïda Mbodj a rappelé les objectifs du programme BE YES, aligné sur la vision du Chef de l’État exprimée lors du Forum sur les systèmes alimentaires :

« Notre ambition est d’accompagner 1 000 GIE à travers le pays, de les former et de les formaliser en coopératives communautaires durables. »

Un dispositif de suivi post-financement est mis en place afin d’évaluer l’impact socio-économique des projets et de garantir leur pérennité.

Le programme s’inscrit dans une stratégie nationale visant à accélérer l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes, conformément aux objectifs du plan Sénégal 2050.

La caravane se poursuivra ce mardi 16 septembre à Saint-Louis, Kébémer, Tivaouane et Thiès, confirmant l’engagement de la DER/FJ à rester aux côtés des porteurs de projets sur l’ensemble du territoire national.

Le Conseil départemental rend hommage à son illustre fils Mahammed Boun Abdallah Dionne

Le Conseil départemental de Gossas, réuni en séance de délibération ce lundi 15 septembre 2025, a rendu un hommage solennel et mérité à l’un de ses illustres fils, le regretté ancien Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne.

En reconnaissance de son engagement et de ses initiatives en faveur du développement local, le Conseil départemental a décidé de donner son nom au Centre de formation professionnelle de Gossas, une infrastructure née grâce à la vision et aux efforts du défunt Premier ministre.

À cette occasion, le président du Conseil départemental de Gossas, Maître Moussa Koyaté, a salué la mémoire de Mahammed Boun Abdallah Dionne :

« Aujourd’hui, le Conseil départemental de Gossas se recueille dans le souvenir ému et la profonde reconnaissance envers un fils éminent de notre terroir, feu Mahammed Boun Abdallah Dionne. Homme d’État respecté, Premier ministre de la République du Sénégal, il n’a jamais oublié ses racines et ses origines. Par son engagement constant, sa clairvoyance et son sens élevé du devoir, il a su porter haut les couleurs de Gossas, tout en servant avec loyauté et efficacité la Nation entière. »

Le président du Conseil a rappelé que c’est sous l’impulsion visionnaire de l’ancien Premier ministre que le Centre de formation professionnelle de Gossas a vu le jour :

« Ce projet, qui incarne à la fois l’espoir et l’avenir de notre jeunesse, restera l’un de ses legs les plus précieux. Il a su comprendre que l’éducation et la formation sont les clés du développement, et il a œuvré pour que notre jeunesse dispose des outils nécessaires à son épanouissement. »

Selon Me Koyaté, en Mahammed Boun Abdallah Dionne, Gossas perd un bâtisseur, un patriote exemplaire et un guide inspirant :

« Mais son œuvre demeure et continuera de vivre à travers chaque apprenant, chaque entrepreneur, chaque réussite issue de ce centre. En signe de reconnaissance éternelle, et pour que les générations présentes et futures se souviennent de cet homme de devoir et de foi, le Conseil départemental de Gossas délibère aujourd’hui pour donner à notre Centre de formation professionnelle le nom de Mahammed Boun Abdallah Dionne. »

Ainsi, le nom de l’ancien Premier ministre restera gravé dans la mémoire collective, non pas seulement comme celui d’un acteur politique, mais comme celui d’un fils qui a semé et fait germer l’espoir.

« Les grands hommes ne meurent jamais, ils vivent dans leurs œuvres. Et l’œuvre de Mahammed Boun Abdallah Dionne vivra tant que Gossas portera son héritage. Que Dieu, dans Son infinie miséricorde, lui accorde le repos éternel et illumine sa demeure céleste. À jamais dans nos cœurs, à jamais dans l’histoire. »

a conclu Maître Moussa Koyaté, président du Conseil départemental de Gossas.

A. Saleh

Remaniement ministériel : Déthié Fall prend en main le PUDC, le PUMA et PROMOVILLES

Le récent remaniement ministériel a entraîné un important réaménagement dans l’architecture gouvernementale. Les programmes nationaux d’équité territoriale, jusque-là logés au ministère de la Famille et des Solidarités, passent désormais sous la tutelle du ministère des Infrastructures, dirigé par Déthié Fall. Il s’agit du Programme d’Urgence de Développement Communautaire (PUDC), du Programme de Modernisation des Villes (PROMOVILLES) et du Programme d’Urgence de Modernisation des Axes et Territoires frontaliers (PUMA), qui supervise également le Projet de Résilience et de Développement communautaire de la Vallée du Fleuve Sénégal (PRDC/VFS).

Lors de la cérémonie de passation de service avec son homologue Maïmouna Dièye, ministre de la Famille, des Solidarités et de l’Action sociale, ce lundi, Déthié Fall a affirmé sa détermination à conduire ces programmes avec rigueur et efficacité.

« Ces initiatives constituent des leviers stratégiques pour la matérialisation de la vision Sénégal 2050. Elles sont essentielles pour bâtir des pôles territoriaux viables, inclusifs et compétitifs », a-t-il déclaré.

Le ministre a également souligné sa volonté d’accélérer les chantiers déjà engagés par l’État, sous la conduite du président Bassirou Diomaye Faye et de son Premier ministre Ousmane Sonko.

Passation de service : Déthié Fall prend les rênes des Infrastructures avec un « rythme militaire »

La passation de service à la tête de la direction des infrastructures maritimes et portuaires s’est tenue ce lundi à Diamniadio entre la ministre des Pêches et de l’Économie maritime, Fatou Diouf, et le nouveau ministre des Infrastructures, Déthié Fall.

À peine installé, le nouveau patron des Infrastructures affiche sa détermination. « Ce sera un rythme soutenu. Le pays le demande et les autorités le soutiennent. Nous avons l’obligation de résultats. Nous allons exécuter les chantiers de jour comme de nuit et adopter un rythme militaire », a-t-il déclaré, promettant rigueur, transparence et sérieux dans la conduite des projets.

Dans son allocution, Déthié Fall a rendu hommage à sa collègue Fatou Diouf pour le travail déjà entrepris dans ce secteur stratégique. « Même si nous ne nous connaissions pas bien, nous avons suivi vos efforts pour faire progresser les échanges. Dans le même esprit, avec nos collaborateurs du Département des Infrastructures, nous allons travailler pour que les attentes des autorités soient plus que satisfaites », a-t-il ajouté.

Cette volonté d’accélérer les chantiers s’inscrit dans la ligne tracée par le Premier ministre Ousmane Sonko, qui a demandé aux membres du gouvernement de se mettre au service du pays 24 heures sur 24. Déthié Fall s’y engage sans détour : « Nous proposons cette directive comme un minimum. Et le maximum attendu de tous ceux qui souhaitent travailler au ministère des Infrastructures est d’être disponibles jour et nuit. »

Assemblée nationale : ouverture d’une session extraordinaire le 15 septembre 2025

Dakar – L’Assemblée nationale du Sénégal se réunit en session extraordinaire ce lundi 15 septembre 2025 à 10 heures, annonce un décret officiel. L’ordre du jour de cette session exceptionnelle porte sur l’examen de trois projets de loi majeurs.

Il s’agit notamment du projet de loi portant Code des investissements, du projet de loi modifiant la loi n° 2012-31 du 31 décembre 2012 relative au Code général des impôts, ainsi que du projet de loi modifiant la loi n° 2008-46 instituant la redevance sur l’accès ou l’utilisation du réseau des télécommunications publiques (RUTEL).

Selon le décret, ces textes seront présentés par le Ministre des Finances et du Budget, qui exposera les motifs de ces projets et assurera la défense de leur contenu lors des discussions parlementaires.

Gouvernement du Sénégal – Le Collectif Aar Sunu Projet déclare qu’il est temps que Kaolack soit reflétée dans la gestion du pays

L’atmosphère politique s’anime à Kaolack à l’approche des prochaines élections locales. Ce week-end, Pape Simakha, figure montante du parti PASTEF – Les Patriotes, a officiellement déclaré sa candidature à la mairie de Kaolack, ce dimanche 14 septembre 2025.

Devant un public composé de militants et de sympathisants, M. Simakha a affirmé sa détermination à redonner à Kaolack sa place de carrefour économique et culturel du Sénégal.

« Kaolack est l’une des grandes agglomérations du pays, connue pour son rôle de carrefour commercial et religieux. Cependant, derrière ce dynamisme, elle fait face à de nombreuses difficultés qui affectent la vie quotidienne de ses habitants. »

Parmi les principaux défis, le coordonnateur du collectif Aar Sunu Projet a cité :

Les inondations récurrentes : chaque saison des pluies, plusieurs quartiers se transforment en véritables lacs. Le manque de canalisations et d’infrastructures de drainage entraîne des stagnations d’eau qui perturbent la circulation, détruisent des habitations et favorisent la prolifération de maladies comme le paludisme. La gestion des ordures : selon lui, Kaolack est souvent surnommée la « ville poubelle » à cause de l’insalubrité. Les ordures ménagères s’accumulent dans les rues et sur les marchés, faute de moyens logistiques suffisants pour la collecte et le traitement des déchets. Cette situation pose de graves problèmes d’hygiène et nuit à l’image de la ville. Le chômage et la pauvreté : malgré son importance économique, notamment grâce au commerce de l’arachide et au port fluvial, Kaolack peine à offrir des emplois stables. Beaucoup de jeunes se retrouvent au chômage ou contraints d’émigrer vers Dakar ou à l’étranger. Les routes dégradées : l’état des voies rend difficile la circulation aussi bien à l’intérieur de la ville que vers les zones rurales environnantes. La santé : les structures médicales sont débordées et mal équipées pour faire face aux besoins d’une population en constante croissance. Les transports : les bus circulent encore dans un état vétuste, avec peu de réparations effectuées. L’usure liée au climat, aux routes dégradées et à l’usage intensif aggrave la situation.

Dans son allocution, Pape Simakha a également critiqué la gestion actuelle du maire Sérigne Mboup, estimant que Kaolack mérite une meilleure gouvernance.

Enfin, le collectif Aar Sunu Projet a rappelé que Kaolack a toujours joué un rôle historique dans la vie politique du Sénégal et qu’il est temps que cette centralité soit pleinement reflétée dans la gestion du pays.

Thiès : Thierno Alassane Sall critique la gouvernance et alerte sur les priorités nationales

À l’occasion de la rencontre nationale des enseignants du mouvement République des Valeurs, tenue à Thiès, le député Thierno Alassane Sall a exprimé ses préoccupations sur la situation politique et économique du Sénégal.

Il a estimé que les tensions actuelles au sommet de l’État entre le président de la République et le Premier ministre « donnent l’image d’une guerre froide », observée par l’opinion publique. Selon lui, cette situation détourne l’attention des véritables priorités des citoyens.

Thierno Alassane Sall a également pointé du doigt la composition du gouvernement, qu’il juge peu adaptée aux défis du moment. « Certains ministres sont maintenus malgré des résultats qu’il considère insuffisants », a-t-il affirmé.

Par ailleurs, le leader de République des Valeurs a évoqué les difficultés rencontrées par la presse sénégalaise, confrontée selon lui à des pressions, ainsi que les problèmes quotidiens des populations face aux inondations, pour lesquelles il appelle à des solutions structurelles.

Sénégal : quand la démocratie bloque les dérives du pouvoir

En Afrique de l’Ouest, peu de pays peuvent se targuer d’avoir résisté aux crises politiques par la voie des urnes. Le Sénégal en fait partie. À plusieurs reprises, ses citoyens ont imposé le respect des règles démocratiques face à la tentation de leurs dirigeants de s’accrocher au pouvoir.

En 2012, le président Abdoulaye Wade, qui briguait un troisième mandat jugé anticonstitutionnel, a été sèchement sanctionné dans les urnes. Battu par Macky Sall, son ancien Premier ministre, le « Vieux » a quitté le Palais présidentiel de Dakar par la petite porte, marquant une étape symbolique dans la maturité démocratique sénégalaise.

En 2023, l’histoire a semblé se répéter. Macky Sall, soupçonné à son tour de vouloir s’inspirer de son prédécesseur pour se maintenir au pouvoir, a fait face à une contestation populaire sans précédent, portée par Ousmane Sonko, aujourd’hui Premier ministre. Les mobilisations massives, impliquant des centaines de milliers de jeunes, ont contraint le chef de l’État sortant à renoncer à un troisième mandat.

Dans un entretien accordé à la chaîne YouTube Décrypter l’Afrique, l’avocat et conseiller politique franco-libanais Robert Bourgi est revenu sur ce moment décisif. « Ousmane Sonko, je ne l’ai jamais rencontré, mais j’ai de l’estime pour ce garçon. Il a du charisme, il en impose. Il a jeté dans la rue des centaines de milliers de jeunes », a-t-il reconnu, tout en rappelant le lourd tribut payé : « Il y a eu 80 morts hélas, et des milliers de blessés. Cela a beaucoup joué dans la décision de Macky Sall de ne pas faire un 3e mandat. »

Sénégal : Mbaye Dionne alerte sur le gel des grands projets faute d’accord avec le FMI

Invité de l’émission Jury du dimanche sur iRadio, le député Mbaye Dionne, secrétaire général de l’Alliance des forces de progrès (AFP), a exprimé ses profondes inquiétudes quant à l’avenir des grands projets de développement au Sénégal. Selon lui, plusieurs programmes structurants sont aujourd’hui à l’arrêt en raison des tensions persistantes entre l’État et le Fonds monétaire international (FMI).

Parmi les initiatives affectées, le parlementaire a cité le Programme spécial de désenclavement, qui prévoyait la construction de près de 2 700 kilomètres de routes et la création de 50 000 emplois. « Un bailleur anglais, qui devait accompagner ce programme, a suspendu son financement à cause des difficultés avec le FMI », a-t-il révélé.

Il a également évoqué le blocage du PACACEN, un programme destiné aux collectivités territoriales et doté de 130 milliards de francs CFA pour sa première phase. Plus de 120 communes devaient en bénéficier pour améliorer leurs infrastructures locales. « Aujourd’hui, tout est arrêté. Les fonds de concours ne sont plus versés régulièrement et beaucoup de mairies ne peuvent même plus assurer leurs dépenses de base », a déploré l’élu.

Au-delà des institutions publiques, Mbaye Dionne a alerté sur les répercussions pour le secteur privé, particulièrement dans l’immobilier et le BTP. « Les promoteurs sont pris en otage, les banques ne peuvent plus débloquer les crédits et les entreprises tournent au ralenti », a-t-il constaté.

Pour le député, ces blocages découlent directement de l’absence d’accord avec le FMI. « Tant que les discussions ne sont pas réglées, les bailleurs ne décaisseront pas. Et pendant ce temps, ce sont les populations qui souffrent : des villages restent enclavés, des jeunes privés d’emplois et nos communes étouffées », a-t-il martelé.

Sénégal : la controverse autour des « diaspora bonds »

L’État du Sénégal s’apprête à lancer ses « diaspora bonds », un instrument financier destiné à capter l’épargne des Sénégalais établis à l’étranger. Présentée comme une innovation pour diversifier les sources de financement, l’initiative soulève déjà des critiques, notamment de la part de l’économiste et ancien ministre de la Jeunesse, Pape Malick Ndour.

Coordinateur national de la Convergence des Cadres Républicains (CCR), Ndour estime que ce mécanisme place la diaspora dans une position vulnérable, l’exposant à des risques qui devraient être assumés par l’État.

« Le risque de change, jadis hypothétique pour l’État, s’est transformé en une réalité tangible et supportée directement par les populations prêteuses », avertit-il, dénonçant une démarche « profondément irresponsable ».

Selon lui, le gouvernement fait des Sénégalais de l’extérieur un « bouclier contre les fluctuations de change », alors même que les marchés financiers internationaux demeurent marqués par l’incertitude et la volatilité.

L’économiste reconnaît que certaines évolutions monétaires pourraient, en théorie, jouer en faveur des prêteurs. Mais il insiste sur le fait que « le peuple n’est pas suffisamment outillé pour être un acteur sur le marché des changes », un espace réservé aux institutions spécialisées.

« Il ne doit jamais servir de bouclier face à ces variations », martèle-t-il, en appelant à des solutions plus « responsables » pour protéger la diaspora et mieux gérer l’exposition de l’État au risque de change.

Pour Pape Malick Ndour, la voie la plus viable consisterait à émettre les obligations en monnaie locale, et non en devises étrangères.

« Diaspora Bond oui, mais à condition que le prêt soit libellé dans la monnaie de résidence du prêteur. Ce qui n’est guère une innovation puisqu’à l’état actuel, la diaspora, bien organisée et informée, peut tout aussi souscrire directement aux Eurobonds. Et ici, le problème restera entier : l’État devra encore faire face aux risques de change », conclut-il.

À Milan, Ousmane Sonko appelle à un débat public « plus élevé » au Sénégal

En visite à Milan pour présenter le Plan de Redressement Économique, le Premier ministre Ousmane Sonko a profité de son échange avec la diaspora sénégalaise pour livrer une réflexion sur la qualité du débat public au Sénégal. Devant un public nombreux, il a plaidé pour un recentrage des discussions nationales autour de thèmes essentiels au développement du pays.

« Je passe beaucoup de temps à étudier et réfléchir sur les modèles de développement des autres pays et sur la dimension culturelle du développement. Le développement commence d’abord dans la tête », a-t-il affirmé.

Comparant le niveau des échanges publics au Sénégal à celui observé en Italie, en Chine ou encore aux Émirats arabes unis, Sonko a invité les Sénégalais à dépasser les polémiques stériles et les querelles de personnes. « Désormais, ce qui doit dominer notre débat public, ce sont des sujets comme l’économie, l’agriculture, la santé, l’investissement, le civisme et la citoyenneté », a-t-il insisté.

Le Premier ministre a dénoncé la place trop importante accordée aux faits divers et aux intrusions dans la vie privée sur les réseaux sociaux, qu’il juge contre-productives pour la marche du pays. Pour lui, seule une élévation du niveau des discussions permettra au Sénégal de bâtir une société plus résiliente et tournée vers l’avenir.

Sonko réaffirme son engagement pour une justice indépendante

En déplacement en Italie ce samedi, le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a une nouvelle fois tenu à rassurer sur la volonté du gouvernement de garantir l’indépendance et l’équité de la justice. Devant un public nombreux, réuni pour la présentation du Plan de Redressement Économique, il a insisté sur l’importance de rompre avec toute tentation de règlements de comptes politiques.

« Il n’y aura ni vengeance ni règlement de comptes dans ce pays. La justice sera rendue correctement », a déclaré le chef du gouvernement, martelant que l’État ne s’immiscera jamais dans les procédures judiciaires.

Tout en réaffirmant cette ligne de conduite, Ousmane Sonko a toutefois souligné que l’exécutif ne saurait rester passif face à d’éventuelles manœuvres visant à saboter les dossiers : « L’État ne va jamais s’immiscer dans un dossier judiciaire pour donner des ordres. Mais nous prendrons nos responsabilités afin que personne ne puisse saboter un dossier, parce que la justice doit être rendue correctement. Même moi, je devrai un jour rendre compte de mes responsabilités. »

Le Premier ministre a également tenu à condamner fermement les pratiques d’instrumentalisation de la justice : « Dans ce pays, on n’acceptera plus que des personnes fabriquent des dossiers pour accuser autrui sans preuves palpables. Cela, nous ne le ferons jamais, car notre relation avec Dieu nous en empêche. »

Sonko justifie son absence à Bpifrance Inno Génération : entre contraintes institutionnelles et polémiques politiques

En visite en Italie ce samedi 13 septembre 2025 pour présenter le Plan de Redressement Économique devant la diaspora sénégalaise, le Premier ministre Ousmane Sonko est revenu sur la polémique entourant son absence annoncée à la 11ᵉ édition de Bpifrance Inno Génération (BIG), prévue à Paris le 23 septembre prochain.

« Il y avait compétition entre l’Italie et la France pour accueillir notre rencontre du jour. Finalement, c’est en Italie que cela se tient. Toutefois, ma venue en France a été annulée du fait que l’invitation que j’avais reçue, je ne l’avais jamais confirmée. Je n’ai jamais confirmé ma venue, cela m’a étonné que ça soit dans la presse », a-t-il expliqué devant ses compatriotes.

Le chef du gouvernement a précisé avoir informé ses hôtes de l’impossibilité de ce déplacement, rappelant qu’au même moment, le président Bassirou Diomaye Faye doit se rendre aux États-Unis. « De tradition, le président et son Premier ministre ne s’absentent pas en même temps du pays. Je n’ai aucun problème à me rendre en France. Cela se fera soit dans un cadre officiel, soit dans un cadre politique prochainement », a-t-il assuré.

Ousmane Sonko figurait parmi les invités d’honneur de la 11ᵉ édition du BIG, plus grand rassemblement européen dédié à l’innovation et à l’entrepreneuriat. Selon des sources officielles, il avait reçu une lettre d’invitation datée du 22 juillet 2025. Mais son agenda l’a finalement contraint à décliner l’offre, confiant la représentation du Sénégal à un membre de son gouvernement.

Si le Premier ministre met en avant des motifs institutionnels et logistiques, ses adversaires politiques proposent une interprétation différente. Selon certains opposants, la mémoire de l’affaire Adji Sarr aurait pesé sur cette décision. Un déplacement à Paris aurait, selon eux, pu rouvrir ce dossier sensible et donner lieu à des manœuvres de perturbation orchestrées par ses détracteurs.

Affaire Farba : une indépendance judiciaire en question

Tant que les juges d’instruction continueront d’être désignés par arrêté du Garde des Sceaux, lui-même membre du pouvoir exécutif, il sera difficile de garantir leur indépendance de manière crédible. Cette proximité institutionnelle entre la justice et l’exécutif fragilise, voire compromet, l’autonomie des magistrats instructeurs, en particulier dans des affaires sensibles ou à forte portée politique.

Pour renforcer l’État de droit et restaurer la confiance des citoyens dans l’appareil judiciaire, il devient urgent de repenser le mode de nomination de ces juges. Leur désignation ne devrait plus relever d’une autorité politique, mais d’un organe véritablement indépendant, à l’abri des pressions du pouvoir. Seule une réforme profonde du système de nomination permettra d’assurer une justice équitable, impartiale et libre de toute influence.

C’est ce que rappelle Babacar Ba, président du Forum du justiciable, qui appelle à une refonte du dispositif actuel afin de garantir, de manière concrète, l’indépendance des juges d’instruction.

Session extraordinaire à l’Assemblée : Diomaye Faye accélère ses réformes économiques

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, imprime déjà son rythme. À travers un décret, il a convoqué une session extraordinaire de l’Assemblée nationale ce lundi 15 septembre 2025 à 10 heures. Objectif : examiner en urgence une série de textes stratégiques destinés à poser les bases du redressement économique du pays.

Au cœur des débats figure le projet de loi portant Code des investissements, considéré comme la pierre angulaire de la politique économique du nouveau régime. Ce dispositif vise à améliorer le climat des affaires, renforcer l’attractivité du Sénégal auprès des capitaux étrangers et soutenir l’entrepreneuriat local.

Les parlementaires auront également à examiner un projet de loi modifiant la loi n°2012-31 du 31 décembre 2012 sur le Code général des impôts. Cette réforme fiscale ambitionne de simplifier le système en vigueur et d’accroître la mobilisation des ressources internes, un enjeu crucial dans un contexte de fortes pressions budgétaires.

Enfin, l’ordre du jour prévoit l’étude d’une modification de la loi n°2008-46 du 3 septembre 2008 relative à la Redevance sur l’accès ou l’utilisation du réseau des télécommunications publiques (Rutek). L’objectif est d’adapter la fiscalité du secteur numérique aux nouveaux enjeux technologiques et à l’essor rapide du digital.

Sénégal : Sonko mise sur une nouvelle fiscalité numérique pour redresser les finances publiques

Le gouvernement sénégalais a dévoilé, le 1er août dernier, un plan de redressement économique et social (2025-2028) qui ambitionne de mobiliser 220 milliards de FCFA en trois ans. Présenté par le Premier ministre Ousmane Sonko, ce programme vise à répondre à une crise financière qualifiée d’« inédite », marquée par un déficit budgétaire de 12,3 % et une dette publique atteignant 99,67 % du PIB, selon le dernier rapport de la Cour des comptes publié en février 2025.

Une fiscalité ciblée sur les nouveaux secteurs

Au cœur du dispositif, une nouvelle politique fiscale tournée vers le numérique. Le gouvernement entend capter des recettes dans des niches jugées jusqu’ici sous-exploitées : les paris sportifs en ligne, les plateformes de mobile money comme Wave et Orange Money, ainsi que les services de transferts marchands.

« Nous avons énormément de niches, notamment dans le secteur du numérique. C’est un secteur en plein essor, mais qui jusque-là est sous-fiscalisé ou pas du tout fiscalisé », a justifié Ousmane Sonko lors de la présentation du plan.

Le Conseil des ministres, réuni le 30 juillet, a déjà validé l’instauration d’une taxe inédite sur les transactions électroniques : 0,5 % sur toutes les opérations de mobile money et 1,5 % sur les paiements marchands.

Un risque pour l’inclusion financière ?

Si l’exécutif parie sur cette mesure pour combler une partie du déficit, les inquiétudes grandissent sur ses effets collatéraux. Le mobile money est devenu, ces dernières années, un pilier de l’inclusion financière au Sénégal, facilitant l’accès aux services bancaires pour des millions de citoyens jusque-là exclus du système classique.

Les associations de consommateurs et plusieurs économistes alertent déjà sur un risque de renchérissement des coûts pour les usagers, en particulier dans l’économie informelle où les transactions mobiles sont massivement utilisées. « Toute hausse de frais peut décourager l’utilisation de ces services et freiner la dynamique d’inclusion financière », souligne un expert interrogé par nos soins.

Des leçons venues d’ailleurs

L’expérience d’autres pays africains, comme l’Ouganda et le Ghana, montre que la taxation du mobile money est un terrain glissant. Dans ces États, l’introduction de taxes similaires avait provoqué une chute brutale des transactions et suscité une forte contestation sociale, contraignant parfois les autorités à revoir leur copie.

Entre impératif budgétaire et pression sociale

Pour le gouvernement Sonko, l’enjeu est donc d’équilibrer la recherche de nouvelles recettes avec la préservation des acquis de l’inclusion financière. Le pari est risqué : si la mesure réussit, elle pourrait renforcer la souveraineté fiscale du pays ; si elle échoue, elle risque de fragiliser un secteur en plein essor et d’alimenter la grogne sociale.

Farba Ngom transféré au Pavillon spécial après un nouveau refus de liberté provisoire

Le feuilleton judiciaire autour de Farba Ngom connaît un nouveau rebondissement. Le député-maire des Agnam, poursuivi pour blanchiment d’argent et escroquerie, s’est vu opposer un nouveau refus à sa demande de mise en liberté provisoire pour raisons médicales. Toutefois, le président du Collège des juges d’instruction du Pool judiciaire financier (Pjf) a ordonné son transfert au Pavillon spécial, une unité médicalisée sous l’administration pénitentiaire, rapporte Le Quotidien dans son édition du vendredi 12 septembre.

Des expertises médicales alarmantes

Cette décision intervient après deux expertises médicales particulièrement préoccupantes. La plus récente, conduite par une équipe pluridisciplinaire, a conclu que l’état de santé de l’ancien responsable de l’Alliance pour la République (Apr) est « incompatible avec le milieu carcéral ».

Le rapport médical évoque notamment un syndrome d’apnée obstructive du sommeil sévère, une cardiopathie débutante, ainsi que d’autres comorbidités lourdes. Les experts alertent sur un risque de « mort subite nocturne » en l’absence d’une prise en charge spécialisée.

Une défense appuyée par la société civile

Malgré ces constats médicaux, le parquet a maintenu son opposition à une libération provisoire. La défense de Farba Ngom, quant à elle, a introduit une nouvelle requête, s’appuyant sur ces éléments et sur le soutien de plusieurs organisations de la société civile. Parmi elles, la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme (Raddho), Amnesty International et la présidente de la Commission nationale des droits humains (CNDH), Amsatou Sow Sidibé, ont toutes plaidé en faveur d’un traitement plus respectueux de ses droits fondamentaux.

Ousmane Sonko à Dubaï : « La diaspora est au cœur de notre stratégie nationale »

Le Premier ministre Ousmane Sonko a rencontré, ce jeudi 11 septembre 2025, la communauté sénégalaise installée aux Émirats Arabes Unis. La rencontre, tenue à Dubaï en présence de plusieurs ministres et directeurs généraux, a permis au chef du gouvernement d’échanger directement avec ses compatriotes et de dévoiler les grandes lignes de la politique de l’État en direction de la diaspora.

Face à un public nombreux, Sonko a salué « la contribution décisive » des Sénégalais de l’extérieur à l’économie nationale, rappelant que leurs transferts financiers représentent une part essentielle des ressources du pays. Mais au-delà de l’aspect économique, le Premier ministre a insisté sur le rôle diplomatique et culturel que joue la diaspora dans la promotion du Sénégal à travers le monde.

Au menu de ses annonces : la simplification des démarches administratives, de nouvelles mesures d’accompagnement social, ainsi qu’un dispositif renforcé pour la protection des travailleurs et étudiants à l’étranger. « Nous voulons bâtir une relation de proximité et de confiance avec la diaspora », a-t-il assuré, tout en appelant les Sénégalais des Émirats à s’impliquer davantage dans les projets de développement du pays.

Assemblée nationale : session extraordinaire ce lundi pour l’examen urgent de trois projets de loi majeurs

Les députés sénégalais sont convoqués en urgence ce lundi 15 septembre 2025 à 10 heures pour l’ouverture de la deuxième session extraordinaire de l’année, conformément à un décret pris par le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye. Cette session parlementaire se tiendra en procédure d’urgence, dans un contexte de réformes économiques accélérées engagées par le nouveau gouvernement.

Trois projets de loi d’une importance stratégique seront soumis à l’examen de l’Assemblée nationale. Le premier concerne le nouveau Code des Investissements, un texte très attendu par les milieux économiques. Ce projet vise à réformer en profondeur le cadre juridique et fiscal applicable aux investisseurs au Sénégal, afin d’attirer davantage de capitaux nationaux et étrangers, notamment dans les secteurs clés identifiés par le Plan de Redressement économique et social (PRES).

Le deuxième projet de loi porte sur la modification du Code général des impôts, en particulier la loi n° 2012-31 du 31 décembre 2012. Il s’agit d’adapter la fiscalité aux nouvelles priorités économiques, notamment en lien avec les objectifs de justice fiscale, de digitalisation des recettes publiques et de mobilisation accrue des ressources intérieures.

Le troisième texte porte sur une révision de la loi n° 2008-46 du 3 septembre 2008, qui institue la redevance sur l’accès ou l’utilisation du réseau des télécommunications publiques (RUTEL). Cette loi, déjà modifiée à plusieurs reprises, pourrait connaître une nouvelle évolution afin de renforcer la contribution du secteur des télécommunications au financement du développement national, notamment dans les domaines de l’inclusion numérique, de la régulation des opérateurs et de la cybersécurité.

La convocation en procédure d’urgence témoigne de la volonté des autorités de faire avancer rapidement les réformes structurelles nécessaires à la mise en œuvre de leur programme économique. Elle illustre également la collaboration étroite entre l’exécutif et le législatif dans le contexte post-électoral, où l’Assemblée nationale est appelée à jouer un rôle moteur dans l’adoption des textes fondateurs de la nouvelle vision gouvernementale.

Selon des sources parlementaires, l’examen de ces projets pourrait s’étendre sur plusieurs jours, mais le vote final est attendu avant la fin de la semaine, sauf imprévu. Cette session s’annonce donc décisive pour la suite de l’agenda législatif et pour la relance économique du pays.

Anciens ministres toujours en fonction : entre continuité administrative et attente de passation

Bien qu’ils ne fassent plus partie du gouvernement, Ousmane Diagne et Jean-Baptiste Tine continuent d’occuper leur bureau respectif dans l’attente de la passation de service avec leurs successeurs. Une situation qui, selon les observateurs, relève davantage de la tradition administrative que d’une obligation légale.

Nommé en remplacement d’Ousmane Diagne à la tête du ministère de la Justice, Yassine Fall n’a pas encore officiellement pris fonction. Même constat du côté du ministère de l’Intérieur où Me Bamba Cissé doit succéder à Jean-Baptiste Tine. En attendant, les deux anciens ministres poursuivent leurs activités quotidiennes, veillant à la gestion des affaires courantes.

«Le ministre Jean-Baptiste vient tous les jours au bureau, comme d’habitude. Il fait le travail comme avant. Il y a une continuité. Tant qu’il n’y a pas de passation de pouvoirs, il en sera ainsi», confie un agent du ministère de l’Intérieur dans les colonnes de L’Observateur. Ses collaborateurs confirment que le ministre est prêt à céder son fauteuil, ayant déjà rangé ses affaires, mais continue de remplir ses obligations «par sens républicain».

Même atmosphère au ministère de la Justice. «Le ministre [Ousmane Diagne] vient tous les jours, de même que le personnel. Il a même demandé à tous les agents et conseillers de venir normalement. Le ministre travaille aux horaires normaux», rapporte une source du journal.

Si la loi n’impose en rien à des ministres démis de leurs fonctions de continuer à se présenter au bureau, la pratique reste ancrée dans la culture administrative sénégalaise. Pathé Ndiaye, ancien directeur du Bureau organisation et méthode (BOM), rappelle : «C’est la tradition et la déontologie administrative qui l’imposent. Bien sûr, le secrétaire général est là pour assurer la continuité, mais dans la limite de ses délégations. Le jour de la passation de service, c’est seulement à ce moment-là qu’ils quittent définitivement leur lieu de travail. Mais dans cet intervalle, ils ne doivent plus prendre de décisions nouvelles.»

Hamidou Thiaw dénonce :  » les instigateurs de violences doivent être jugés pas seulement les petits porteurs. »

Dans une tribune percutante, Hamidou Thiaw, président du parti En Marche Pour la Renaissance du Sénégal (MPR), interroge les fondements de la justice et de l’ordre dans le contexte politique sénégalais. S’appuyant sur les récents cycles de violence et d’instabilité, Thiaw appelle à une réflexion collective sur la responsabilité des dirigeants et la protection des citoyens ordinaires .

Le double visage de la résistance et de l’ordre

M. Thiaw rappelle que l’histoire politique du Sénégal a souvent oscillé entre des opposants appelant à la « résistance » et un pouvoir invoquant le « maintien de l’ordre ». Ces confrontations, marquées par des épisodes tragiques (pertes en vies humaines, destruction de biens), ont laissé des séquelles durables dans la mémoire collective. Pour lui, cette dualité est au cœur des défis actuels : « Lorsqu’on salit l’image d’un ancien président, on salit aussi celle du Sénégal » .

La justice : instrument de vengeance ou de réconciliation ?

Alors que le nouveau régime réclame justice pour les violences passées, M. Thiaw soulève une question cruciale : « Qui doit être jugé ? Les donneurs d’ordres ou les exécutants ? ». Il critique une approche sélective où les instigateurs de violences restent impunis tandis que les petits acteurs sont criminalisés. Cette logique, selon lui, perpétue un cycle de vengeance et mine la crédibilité des institutions .

L’État garant de l’ordre, mais sous contrainte éthique

Hamidou Thiaw défend le rôle de l’État dans le maintien de l’ordre, mais insiste sur la nécessité d’une éthique politique : « Aucun responsable ne devrait se permettre d’inciter à la destruction, au pillage ou au chaos ». Il cite en exemple le cas de Badara Gadiaga, chroniqueur détenu sans procès, pour illustrer les ambiguïtés de la responsabilité pénale. Pour lui, la justice doit prioriser les victimes innocentes – celles dont les biens et la dignité ont été bafoués – plutôt que les acteurs politiques instrumentalisés .

Une vision pragmatique inspirée de l’expérience internationale

Homme d’affaires et ancien analyste à la Banque mondiale, M. Thiaw appuie son plaidoyer sur une expertise technique et une vision globale. Son parcours – ingénieur en calcul scientifique, MBA en finance – lui permet de lier enjeux politiques et économiques : « Le Sénégal passe avant tout. L’unité nationale doit primer sur les rancunes personnelles » .

Critique du régime actuel : entre communication et réalités

Thiaw ne mâche pas ses mots envers le gouvernement Diomaye-Sonko, qu’il accuse de « stratégie communicationnelle » plutôt que de gouvernance substantive. Il dénonce des incohérences, comme la promesse non tenue de supprimer les fonds politiques (« 100 milliards sans audit ») et la dissolution d’institutions comme le CESE et le HCCT sous prétexte d’économies .

En citant Voltaire – « Ceux qui peuvent vous faire croire à des absurdités peuvent vous faire commettre des atrocités » –, Thiaw avertit contre la manipulation des masses. Son appel à une justice équitable et à la responsabilisation des leaders vise à restaurer la confiance dans les institutions. « L’avenir de notre démocratie dépend de notre capacité à protéger les citoyens ordinaires, véritables fondations de la Nation » .

Hamidou Thiaw incarne ainsi une opposition constructive, prônant l’unité nationale et une justice impartiale. Son discours, ancré dans l’expertise technique et l’éthique, offre une alternative aux discours polarisants qui dominent le paysage politique sénégalais.

Santé fragile de Farba Ngom en prison : l’appel d’Abba Mbaye à l’État

L’ancien député de Yewwi Askan Wi, Abba Mbaye, s’est exprimé sur la situation préoccupante du député Farba Ngom, actuellement détenu et souffrant, selon plusieurs rapports d’expertise médicale, d’une santé incompatible avec son maintien en prison.

Invité sur le plateau de Maïmouna Ndour Faye à la 7Tv, l’ex-compagnon politique de Khalifa Sall a tenu à alerter les autorités :

« L’État doit prendre ses responsabilités et éviter le pire. Revenons à de l’élégance, revenons à du respect, à de la dignité humaine », a-t-il déclaré.

L’ancien parlementaire insiste sur la nécessité d’agir rapidement pour préserver la vie de Farba Ngom. « Si les médecins disent que la santé de Farba Ngom n’est pas compatible avec sa situation carcérale, je pense qu’il faut utiliser d’autres moyens pour l’épargner d’une catastrophe qui peut être évitée », a-t-il ajouté.

Abba Mbaye a par ailleurs rappelé le précédent d’Ousmane Sonko, qui, alors en grève de la faim en tant qu’opposant, avait bénéficié d’un vaste mouvement de solidarité plaidant pour sa libération, notamment grâce à l’intervention de personnalités comme Aïda Mbodj. « Il faut que l’État fasse ce qu’il a fait dans le cas de Ousmane Sonko. Je pense qu’il faut faire preuve de clémence concernant le cas de Farba Ngom », a-t-il conclu.

Conseil des ministres : Bassirou Diomaye Faye rend hommage aux ministres sortants et encourage les nouveaux entrants

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a profité du conseil des ministres tenu ce mercredi pour exprimer sa reconnaissance aux membres du gouvernement récemment remerciés.

Parmi eux figurent Jean-Baptiste Tine, ex-ministre de l’Intérieur, Ousmane Diagne, ancien ministre de la Justice, et Mountaga Diao, jusque-là en charge du Tourisme. Le chef de l’État a tenu à saluer publiquement « les efforts déployés par les ministres sortants pour la mise en œuvre de la politique définie, sous la conduite et la coordination du Premier ministre Ousmane Sonko », peut-on lire dans le communiqué officiel publié à l’issue de la réunion hebdomadaire.

En parallèle, Bassirou Diomaye Faye a adressé ses félicitations aux ministres et secrétaires d’État reconduits, tout en exhortant les nouveaux entrants à s’investir pleinement dans leurs missions. Pour le président, la responsabilité gouvernementale constitue « une position spéciale, fondée sur une confiance exceptionnelle, dans l’exercice de charges publiques, au service des populations et de l’intérêt général ».

Mairie de Dakar : Abass Fall prône la performance, la concertation et la fin des clivages pour une capitale inclusive

Ce mardi, dans une salle comble de l’Hôtel de ville de Dakar, Abass Fall a officiellement pris ses fonctions à la tête de la capitale sénégalaise. Lors de la cérémonie de passation de service avec son prédécesseur Ngoné Mbengue, le nouveau maire a prononcé un discours fort, aux accents de rupture et d’espoir, axé sur la performance, la concertation et le dépassement des querelles politiques au service des Dakarois.

D’entrée, Abass Fall a tenu à remercier Mme Mbengue pour avoir, selon ses mots, su « préserver l’élan de service républicain dans un contexte très difficile ». Reconnaissant les efforts de gestion de l’ancienne équipe municipale, il a posé les jalons de son mandat en appelant à un changement profond de culture administrative et politique.

« La confiance des Dakarois ne se gagne pas avec des promesses, mais avec des résultats tangibles », a-t-il martelé. Pour lui, son élection n’est pas un triomphe personnel mais un mandat populaire exigeant, qui impose rigueur, méthode et humilité. Il a promis de gouverner dans « la concertation, le respect mutuel et la sérénité », indiquant que seule une gouvernance inclusive permettra de répondre efficacement aux attentes d’une population urbaine de plus en plus exigeante.

Fidèle à sa réputation d’homme de terrain, Abass Fall a assumé un ton direct et lucide sur les défis qui l’attendent. Il a notamment pointé du doigt la faiblesse des conditions salariales dans l’administration municipale comme un frein majeur à la performance : « Quand j’ai vu le salaire des gens qui travaillent ici, je me suis dit : voilà pourquoi l’administration municipale n’est pas aussi performante qu’on aurait souhaité. »

Fort de son expérience en tant que premier adjoint au maire, il entend mettre en œuvre une réforme profonde de la gestion municipale pour transformer Dakar en une « municipalité performante, à l’image des grandes capitales du continent ». Mais cette transformation, selon lui, ne peut se faire sans une synergie active avec l’État central. Abass Fall a d’ailleurs tendu la main aux autorités nationales, affirmant que « la ville de Dakar ne peut prospérer que dans une synergie intelligente pour apaiser les autorités locales et centrales ».

Il a également lancé un appel à l’unité entre les acteurs politiques de la capitale, les invitant à dépasser les rivalités partisanes pour privilégier l’intérêt général. « L’heure n’est plus au clivage politique, mais à la recherche de performance », a-t-il souligné avec fermeté.

En dressant les grandes lignes de son programme, le nouveau maire a mis l’accent sur les enjeux cruciaux de l’heure : assainissement, mobilité urbaine, culture, éducation, inclusion sociale, modernisation des infrastructures et gestion des déchets. Il a promis une gouvernance tournée vers la justice sociale et un progrès partagé, sans discrimination.

Conscient que la réalisation de ses ambitions nécessitera des moyens financiers conséquents, Abass Fall se veut toutefois confiant. Il mise sur les ressources humaines et le potentiel économique de Dakar pour impulser une dynamique nouvelle. « Cette ville regorge d’énergie, d’intelligence et de ressources remarquables », a-t-il affirmé avec conviction.

Il a conclu son discours par une adresse directe aux Dakarois : « Ce mandat est le vôtre. Vous en êtes les premiers acteurs, les premiers bénéficiaires, mais aussi les premiers évaluateurs. » Et de promettre une gouvernance de proximité, basée sur l’unité, la transparence et la discipline collective. « Ensemble, dans l’unité et la discipline collective, nous tracerons la voie d’une capitale plus moderne, plus inclusive, plus rayonnante », a-t-il lancé, sous les applaudissements nourris de l’assistance.

Prise de fonction d’Abass Fall à la Ville de Dakar : Ngoné Mbengue exprime sa confiance envers son successeur

La passation de service entre l’ex-maire par intérim Ngoné Mbengue et le nouveau maire de Dakar, Abass Fall, s’est déroulée ce mercredi 10 septembre, dans une atmosphère à la fois solennelle et symbolique. Élu par les conseillers municipaux le 25 août dernier, Abass Fall prend officiellement les rênes de la capitale sénégalaise, succédant ainsi à Mme Mbengue qui assurait l’intérim depuis décembre 2024.

Lors de la cérémonie d’installation, Ngoné Mbengue n’a pas caché son soulagement et sa confiance vis-à-vis de son successeur. « Je suis rassurée. Je suis convaincue qu’il saura mener la barque de Dakar à bon port », a-t-elle déclaré devant les membres du conseil municipal, les agents de la mairie, les militants et les invités venus assister à l’événement.

Saluant les qualités humaines du nouvel édile, Mme Mbengue a souligné sa « disponibilité » et sa « bienveillance », des traits de caractère qu’elle dit connaître personnellement. Elle a également invité Abass Fall à s’inscrire dans la continuité, en consolidant les acquis de la précédente équipe municipale tout en apportant des améliorations là où cela s’avère nécessaire. « Je compte sur lui pour parachever les bonnes actions que nous avons entamées et améliorer ce qui reste à parfaire », a-t-elle ajouté avec sérénité.

Membre du parti Taxawu Sénégal, dirigé par Khalifa Ababacar Sall, Ngoné Mbengue a également profité de cette occasion pour adresser un mot de gratitude à l’ensemble des conseillers municipaux. Elle a salué leur « sens des responsabilités », qui a permis, selon elle, de maintenir un climat de stabilité et de sérénité au sein de l’institution municipale depuis sa prise de fonction le 13 décembre 2024.

« Nous sommes venus d’obédiences différentes, mais nous avons su préserver ce que nous ne pouvons pas départager : l’intérêt des Dakarois », a-t-elle déclaré avec émotion, en évoquant l’esprit de collaboration qui a prévalu au sein du conseil malgré les différences politiques.

La prise de fonction d’Abass Fall intervient dans un contexte marqué par des enjeux urbains complexes : gestion des inondations, amélioration des services publics, modernisation des infrastructures et renforcement de la participation citoyenne. Très attendu par les populations, le nouveau maire devra faire preuve de leadership et de dialogue pour répondre efficacement aux aspirations des Dakarois.

Mairie de Dakar : Abass Fall succède à Ngoné Mbengue lors d’une passation marquée par des tensions organisationnelles

La mairie de Dakar a officiellement changé de main ce mardi à l’occasion d’une cérémonie de passation de service entre la maire intérimaire sortante, Ngoné Mbengue, et son successeur, Abass Fall. Organisé dans une ambiance à la fois solennelle et électrique, l’événement a connu un démarrage mouvementé, débutant avec près de deux heures de retard sur l’horaire initialement prévu.

Prévue à 10 heures, la cérémonie n’a effectivement commencé qu’à midi, dans une salle comble où se mêlaient conseillers municipaux, représentants d’institutions, militants, sympathisants et membres du personnel administratif. Ce retard s’explique en partie par des tensions liées à l’organisation et à la gestion des invités, notamment autour de la question de l’occupation des places assises.

Dès les premières heures de la matinée, plusieurs dizaines de militants, manifestement acquis à la cause d’Abass Fall, ont pris d’assaut la salle et occupé la majorité des sièges. Lorsque les invités officiels, dont certains dignitaires politiques et représentants des collectivités locales, sont arrivés, il ne restait que très peu de places disponibles. Les agents de sécurité et les services de la mairie ont alors tenté de réorganiser la salle en demandant à certains militants de céder leurs sièges aux invités protocolaires. Cette initiative a été mal accueillie par une partie du public, provoquant une brève montée de tension.

Refusant de quitter leurs places, plusieurs militants se sont opposés aux instructions, forçant les organisateurs à trouver une solution d’urgence. Des chaises supplémentaires ont été installées dans la salle pour pallier le manque d’espace, mais cela n’a pas suffi à satisfaire tout le monde. Ainsi, plusieurs participants, y compris des personnalités invitées, ont dû suivre la cérémonie debout.

Malgré ce début chaotique, la cérémonie a ensuite pu se dérouler dans le calme. Elle a été ouverte par des prières, demandant succès et bénédictions pour le nouveau mandat d’Abass Fall. Ce dernier, peu avant son entrée officielle dans la salle, avait tenu une réunion à huis clos avec les conseillers municipaux, dans un geste de concertation visant à poser les bases de son administration.

Cette passation de service marque un tournant dans la gestion de la mairie de Dakar. Abass Fall, figure politique bien connue sur la scène dakaroise, prend désormais les rênes de la capitale avec de nombreuses attentes. Son arrivée intervient dans un contexte de réformes et de défis urbains majeurs, où la gestion de l’espace public, les services de base et la gouvernance locale seront au cœur des priorités.

S’il a su galvaniser ses partisans, le nouveau maire devra maintenant rassembler au-delà de son cercle de fidèles pour répondre aux besoins concrets des populations et apaiser les tensions observées dès cette première étape de son mandat.

Kaolack – Conférence de presse : Samba Sadji du parti LSS dénonce les maux de la ville

La salle était comble ce matin lorsque Samba Sadji, figure politique locale et acteur engagé pour le développement de Kaolack, a tenu une conférence de presse consacrée à la situation actuelle de la capitale du Saloum. Entouré de ses collaborateurs, il a dressé un état des lieux sans concession, pointant du doigt les nombreux défis persistants auxquels la ville fait face.

Dès l’entame, M. Sadji a insisté sur les difficultés liées à l’assainissement.

« Mes chers compatriotes,

Kaolack n’est pas une ville ordinaire. Elle est le cœur battant du Saloum, le carrefour des échanges, le berceau de grandes figures politiques et intellectuelles qui ont marqué l’histoire de notre pays.

Mais aujourd’hui, Kaolack souffre. Elle souffre non pas d’un manque de ressources, mais d’un manque de vision. Elle souffre non pas d’un déficit de compétences, mais d’un excès d’arrogance », a déclaré le coordonnateur régional du parti LSS.

Abordant la gestion municipale, Samba Sadji a dressé un bilan sévère du passage de Serigne Mboup à la tête de la mairie. Selon lui, cette période n’a été « ni une bénédiction, ni une avancée », mais plutôt « un accident de l’histoire ».

« Ce que nous vivons n’est pas une simple erreur politique. C’est un fléau. Un système opaque, personnalisé, où la mairie est devenue une entreprise, et les citoyens des clients », a-t-il dénoncé.

Le responsable politique a tenu à rappeler que Kaolack « n’est pas à vendre » :

« Kaolack n’est pas un marché. Kaolack est une communauté, une mémoire, une ambition collective », a-t-il martelé.

Cependant, M. Sadji a précisé que son combat n’était pas partisan mais citoyen.

« Nous ne cherchons pas l’alternance pour l’alternance. Nous exigeons une rupture. Une salubrité publique. Une purification de nos institutions locales. Et pour cela, il nous faut plus qu’un candidat. Il nous faut un porteur de sens. Un homme ou une femme capable de faire face, de résister aux pressions, de parler vrai, et surtout, de servir », a conclu Samba Sadji, coordonnateur régional du parti LSS et président d’ARR/Kaolack.

Dakar : la passation de service entre Ngoné Mbengue et Abass Fall prévue ce mercredi dans une ambiance solennelle

La capitale sénégalaise s’apprête à vivre un moment hautement symbolique ce mercredi. La cérémonie officielle de passation de service entre Ngoné Mbengue, maire intérimaire, et Abass Fall, nouveau maire de la Ville de Dakar, se tiendra dans un cadre marqué par la solennité et l’ouverture au public.

Selon le quotidien Les Échos, l’événement ne se limitera pas à un simple acte administratif. Deux imposants chapiteaux ont été dressés : l’un spécialement réservé aux invités de marque, aux autorités administratives et aux conseillers municipaux, et l’autre destiné aux Dakarois désireux d’assister à cette étape marquante de la vie politique locale.

La cérémonie sera ponctuée par les discours officiels, la remise symbolique des charges, ainsi que d’autres moments forts marquant le passage de témoin entre l’équipe sortante et la nouvelle équipe municipale. En guise de clôture, un cocktail réunira les participants autour d’un instant de convivialité.

Agriculture : un partenariat de 300 millions de dollars pour accélérer la transition énergétique et alimentaire au Sénégal

En marge du Forum africain sur les systèmes alimentaires, le ministère de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage a signé une convention-cadre de partenariat avec The Cornerstone Group – Hajib Al Shams Joint Venture, a rapporté le journal Libération. Cet accord d’envergure, estimé à 300 millions de dollars US, soit environ 168 milliards de FCFA, marque une étape majeure dans la modernisation de l’agriculture sénégalaise grâce aux énergies renouvelables.

Le projet sera déployé sur une période de six ans suivant le modèle Build-Operate-Transfer (BOT). Concrètement, les infrastructures énergétiques installées seront exploitées par les partenaires durant la durée du contrat, avant d’être transférées aux producteurs sénégalais et au secteur privé national. Ce mécanisme vise à assurer une autonomie locale durable et à favoriser la souveraineté énergétique et alimentaire du pays.

Solarisation des exploitations agricoles, des unités d’élevage, des sites aquacoles et des laboratoires d’analyse ; Développement de solutions de bioénergie (biogaz, biofertilisants) ; Renforcement des capacités techniques des acteurs ; Mise en place d’un système de monétisation des crédits carbone, au bénéfice d’un Fonds agricole destiné à soutenir les producteurs ; Financement d’assurances adaptées aux réalités du secteur ; Renforcement de la coopération internationale en matière de recherche et d’innovation.

À travers cette initiative, le gouvernement affiche sa volonté d’inscrire le Sénégal dans une dynamique de résilience climatique, de sécurité alimentaire et de prospérité des communautés rurales. Selon Libération, ce partenariat s’inscrit dans la continuité de la vision présidentielle et des orientations stratégiques du Plan Sénégal 2050, qui place l’agriculture durable et moderne au cœur du développement national.

Boubacar Camara reste en poste malgré les rumeurs de départ

Depuis samedi, des rumeurs persistantes faisaient état d’un supposé départ de Boubacar Camara, nommé le 30 avril dernier ministre secrétaire général du gouvernement. La confusion est née après la publication de la liste des membres du nouveau gouvernement, dans laquelle son nom n’apparaissait pas.

Selon des informations de Libération, il n’y a pourtant aucun changement concernant ses fonctions. Boubacar Camara continue d’assurer pleinement son rôle de secrétaire général du gouvernement et siège régulièrement au conseil des ministres.

Un communiqué officiel est venu rappeler que le secrétaire général du gouvernement n’est pas considéré comme un membre à part entière de l’équipe ministérielle. Sa mission, qui consiste essentiellement à garantir la coordination administrative entre les différentes institutions et à veiller au suivi des décisions gouvernementales, est indépendante du réaménagement ministériel.

Ainsi, l’absence du nom de Boubacar Camara dans la liste des ministres ne traduit pas une sortie du gouvernement, mais reflète simplement la spécificité de son poste, nommé par décret présidentiel et distinct des portefeuilles ministériels classiques.

Lettre ouverte à M. Fadilou Keïta Pour la dignité et l’avenir de Kaolack

Monsieur,

Kaolack est une ville fière, forgée par l’effort de ses fils et filles, bâtie sur des valeurs de courage, de loyauté et de mérite. Elle ne saurait être réduite à un tremplin politique pour des ambitions personnelles portées par des influences extérieures en perte de vitesse.

Votre parcours, marqué par des prises de position souvent ambiguës et des alliances opportunistes, ne reflète ni les aspirations profondes des Kaolackois ni l’exigence de transparence que requiert la gestion de notre commune. Votre proximité avec des figures politiques transhumantes, dont la crédibilité s’effrite jour après jour, ne fait qu’alimenter le doute sur la sincérité de votre engagement envers Kaolack.

Vous avez été couvé, protégé, propulsé sans jamais véritablement affronter les réalités du terrain. Or, Kaolack ne cherche pas un héritier politique, mais un serviteur dévoué, enraciné dans ses quartiers, à l’écoute de ses populations, capable de porter leurs espoirs sans calcul ni compromission.

Le Pastef ne vous soutient pas. Les populations vous observent avec réserve. Et les voix de Kaolack ne doivent pas être confisquées par des stratégies politiciennes. Il est temps de faire preuve de lucidité et de responsabilité.

Nous vous demandons solennellement de renoncer à toute ambition pour la mairie de Kaolack. Laissez la place à ceux qui incarnent véritablement les valeurs de notre ville, qui ont souffert avec elle, grandi avec elle, et qui sont prêts à se battre pour elle sans agenda caché.

Kaolack mérite mieux. Kaolack exige mieux.

Respectueusement,
Samba sadji coordonnateur regional LSS kaolack
President ARR kaolack

Yassine Fall, nouvelle Garde des Sceaux : « Rendre la justice au service du peuple »

Nommée Ministre de la Justice, Garde des Sceaux dans le gouvernement dirigé par Ousmane Sonko, Yassine Fall a livré ses premiers mots après l’annonce officielle. Dans un message empreint d’humilité et de patriotisme, elle a tenu à remercier le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, et le Premier ministre pour la confiance placée en elle.

« C’est avec une grande humilité et un sens élevé du patriotisme que j’accepte ma nomination comme Ministre de la Justice, Garde des Sceaux du Sénégal », a-t-elle écrit, avant de réaffirmer sa loyauté au peuple sénégalais.

Consciente de la lourde responsabilité qui l’attend, la nouvelle patronne de la Justice a promis de travailler en étroite collaboration avec toutes les institutions de la République et les acteurs de la société civile. Son objectif affiché : mettre le droit au service des citoyens et faire de la justice un instrument au service du peuple.

« Je mesure pleinement l’importance et la lourdeur de la tâche qui m’incombe. Je réitère ma loyauté au peuple sénégalais et ma parfaite disposition à collaborer avec toutes les institutions de la République ainsi qu’avec les acteurs non étatiques, afin de servir le droit, rendre la justice au service du peuple et atteindre les résultats escomptés », a-t-elle conclu.

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