Grand Dakar : Un réseau de trafic de chanvre indien démantelé à Ben Tally

Le Commissariat d’arrondissement de Grand Dakar a réalisé, le 12 novembre 2025, une opération d’envergure qui a permis d’interpeller deux individus impliqués dans une affaire d’association de malfaiteurs, de détention et de trafic de chanvre indien. L’intervention, menée à Ben Tally, s’inscrit dans la stratégie offensive des forces de sécurité contre les réseaux de stupéfiants qui opèrent dans la capitale.

Selon des sources policières, tout a commencé par l’exploitation d’un renseignement opérationnel faisant état de l’existence d’un réseau actif dans le secteur. Informés de mouvements suspects, les éléments du commissariat ont immédiatement mis en place un dispositif de surveillance discret. Quelques instants plus tard, leur attention est attirée par une moto de type « Jakarta », circulant à contre-sens en direction du point de contrôle, un comportement qui renforce les soupçons des enquêteurs.

Les agents procèdent sans délai à l’interpellation des deux occupants. La fouille de la moto permet alors de découvrir un sachet contenant cinq blocs de chanvre indien, pour un poids total de cinq kilogrammes. Face à l’évidence, l’un des suspects admet être le propriétaire de la marchandise illicite. Son compagnon, quant à lui, affirme n’être qu’un simple conducteur, soutenant qu’il ignorait le contenu du sachet transporté.

Les deux individus ont été placés en garde à vue dans les locaux du commissariat, où ils sont soumis à des auditions approfondies. Parallèlement, l’enquête se poursuit afin de démanteler l’ensemble de la filière et d’identifier d’éventuels complices, notamment les fournisseurs et les destinataires de la drogue.

Une pirogue en partance pour l’Espagne échoue à la plage de Mermoz : la DNLT ouvre une enquête

La plage de Mermoz a été le théâtre d’un nouvel épisode lié à l’émigration irrégulière, ce vendredi vers 07 h 30. Une pirogue, manifestement en partance pour l’Espagne, a échoué à hauteur de l’ambassade du Soudan, provoquant la fuite immédiate de tous ses occupants. Selon les premiers éléments recueillis, ces derniers auraient pris la fuite dès qu’ils ont aperçu, de loin, un agent du Groupement mobile d’intervention (GMI) en poste à l’ambassade.

Alertés par la situation, les éléments de la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées (DNLT) se sont rapidement rendus sur les lieux. À leur arrivée, ils ont découvert une pirogue à moitié renversée ainsi qu’un important lot de matériel abandonné à bord : des denrées alimentaires, des sachets d’eau et des bouteilles d’essence. La mer avait également rejeté sur la plage une centaine de bouteilles d’essence de 20 litres, qui ont été récupérées et rangées par les agents.

L’agent du GMI, premier témoin de la scène, a indiqué avoir été alerté par les vigiles des chantiers situés à proximité de la plage. D’après son témoignage, il aurait aperçu une centaine d’individus prenant la fuite dans différentes directions. Seul et à environ 200 mètres d’eux, il n’a pas pu intervenir. Il affirme également avoir entendu des rumeurs laissant entendre que le groupe serait parti de Yenne, une localité déjà connue comme point de départ de plusieurs embarcations clandestines.

Dans la foulée, la DNLT a procédé à la sécurisation de la pirogue et de tout le matériel retrouvé sur place. Les investigations se poursuivent afin de déterminer l’origine exacte de l’embarcation, d’identifier les organisateurs et d’établir les responsabilités dans cette tentative de migration irrégulière avortée.

Les Forces armées sénégalaises honorent Omar Pène pour son engagement citoyen et républicain

Les Forces armées sénégalaises ont rendu, jeudi 13 novembre 2025, un hommage officiel à Omar Pène, figure emblématique de la musique sénégalaise et voix incontournable de la cohésion sociale. Reconnu depuis des décennies pour son engagement citoyen et ses messages en faveur de la paix, l’artiste a été distingué pour son rôle dans la promotion des valeurs républicaines et la consolidation du vivre-ensemble.

La cérémonie s’est tenue au Quartier général des Armées, à Dakar, en présence du Général d’armée Mbaye Cissé, Chef d’État-major général des Armées, du Vice-amiral Omar Wade ainsi que du ministre des Forces armées, le Général Birame Diop. Les autorités militaires ont unanimement salué une initiative qu’elles qualifient de « symbolique », dans un contexte régional marqué par des défis sécuritaires croissants. Pour elles, honorer un artiste dont l’œuvre dépasse largement le champ musical constitue un signal fort adressé à la société.

Depuis le début de sa carrière, Omar Pène n’a eu de cesse de porter des messages d’unité, de responsabilité et de civisme. À travers les textes du Super Diamono comme dans ses prises de position publiques, il a inscrit son parcours au cœur des préoccupations sociales. Le Général Mbaye Cissé a souligné cette dimension en déclarant qu’Omar Pène « incarne une certaine idée de la citoyenneté et de la responsabilité sociale », magnifiant « une voix capable de rassembler au-delà des générations ».

Cet hommage intervient à un moment particulier du parcours de l’artiste, qui s’apprête à lancer un nouvel album intitulé Forces de la Nation, un projet dédié aux forces de défense et de sécurité. Ce disque, développé en étroite collaboration avec son manager Moustapha Dieng, entend mettre en lumière le travail souvent méconnu mais essentiel des soldats, gendarmes, policiers, pompiers et agents de la sécurité civile. Selon Omar Pène, cette initiative est née d’une profonde admiration pour « leur engagement silencieux, parfois au péril de leur vie », un sacrifice qu’il estime devoir être célébré et valorisé.

Pour les Forces armées, l’événement dépasse la simple reconnaissance artistique. Il s’agit d’un message adressé aux jeunes générations, largement influencées par les leaders culturels. En associant l’armée à une figure populaire respectée, les autorités souhaitent renforcer la promotion du civisme, de la discipline, de la solidarité et du sens du devoir. La rencontre entre l’institution militaire et la culture apparaît ainsi comme une stratégie visant à réaligner les valeurs citoyennes dans un contexte de mutation sociale.

Babacar Ba exhorte le président Diomaye Faye à publier les rapports de l’IGE

Le président du Forum du Justiciable, Babacar Ba, a interpellé le Chef de l’État Bassirou Diomaye Faye sur la nécessité de rendre publics les rapports de l’Inspection générale d’État (IGE). Dans un message diffusé sur le réseau social X, l’activiste a insisté sur l’importance de traiter ces documents avec la même rigueur que ceux produits par d’autres organes de contrôle.

Selon Babacar Ba, les rapports de l’IGE doivent être rendus accessibles au public, au même titre que ceux de la Cour des comptes et de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF), régulièrement publiés ces dernières années. Il estime que cette exigence de transparence est essentielle pour renforcer la gouvernance, nourrir la confiance entre les institutions et les citoyens, et consolider la lutte contre la corruption.

« M. le Président de la République, les rapports de l’IGE doivent subir le même traitement réservé aux rapports de la Cour des comptes et de la CENTIF. De grâce, ne les mettez pas sous le coude, respectueusement », a-t-il écrit dans son post, appelant directement le Chef de l’État à poursuivre et amplifier les efforts de redevabilité publique.

Cette sortie intervient dans un contexte où la gouvernance financière et la gestion des deniers publics constituent des préoccupations majeures pour la société civile. Le Forum du Justiciable, à travers son président, rappelle régulièrement l’importance de rendre accessibles les conclusions des organes de contrôle afin de prévenir les dérives et de promouvoir une administration exemplaire.

Préparatifs du Tournoi de la Confédération : une initiative majeure portée par le village de Kaour

À la veille du coup d’envoi du très attendu Tournoi de la Confédération, les ressortissants du village de Kaour installés à Dakar, sous le parrainage du maire Seckou Ndiaye, s’activent pour finaliser les préparatifs. Situé dans le département de Goudomp, chef-lieu de la commune du même nom, Kaour s’apprête à accueillir pour la deuxième fois un événement sportif d’une telle envergure.

« Nous voulons que tout soit parfait. C’est la seconde fois que Kaour organise un événement d’une telle importance », confie Pape Malang Biaye, membre du comité d’organisation.

Le tournoi rassemblera plusieurs équipes membres de la Confédération des Associations : Kaour, Boumouda Singhéré Boudié et Simbamdi Balanté. Pour les organisateurs, l’enjeu dépasse largement la dimension sportive.

« Le football nous rassemble. Quand on joue, on oublie nos différences. On se parle, on se respecte et on se découvre », explique M. Biaye. Il rappelle également le rôle essentiel du sport dans la promotion de la paix :

« Ces rencontres permettent d’éviter les malentendus entre villages, surtout dans les zones où les ressources, comme les pâturages ou les points d’eau, peuvent parfois susciter des tensions. »

Selon lui, le tournoi représente un cadre symbolique favorisant le dialogue et la cohésion sociale :

« Les jeunes se connaissent mieux et apprennent à éviter les conflits. Ce tournoi nous aide à maintenir la paix dans la zone. »

Pour de nombreux habitants, l’événement constitue également un espace dynamique et positif pour les jeunes, les éloignant de l’oisiveté. Certains y voient même une opportunité de détecter de nouveaux talents sportifs.

Les organisateurs espèrent que cette nouvelle édition sera à la hauteur des attentes et contribuera à renforcer davantage les liens entre les villages membres.

Kaolack : Inquiète de la perte de repères chez les jeunes, la communauté sollicite l’intervention de Cheikh Baba Diallo (Baye Solution Spirituelle)

Face à une crise des valeurs de plus en plus perceptible chez les jeunes, la communauté de Kaolack, consciente des dangers liés à cette dérive, a sollicité l’intervention du guide religieux Cheikh Baba Diallo, président de Baye Solution Spirituelle, pour une importante séance de sensibilisation.

Selon plusieurs habitants, la montée de comportements jugés préoccupants — désintérêt pour les études, violences, addictions, faible engagement communautaire, influence négative des réseaux sociaux — a motivé cette initiative.

« Nous avons estimé qu’il était temps de tirer la sonnette d’alarme. Cheikh Baba Diallo a une parole qui porte, surtout auprès des jeunes », a déclaré Abdou Salam Dieng Farakham, membre influent de la localité.

Le guide religieux sera ainsi appelé à rappeler aux jeunes l’importance de valeurs fondamentales telles que le respect, la discipline et la responsabilité individuelle, des piliers essentiels à toute société stable. « Une jeunesse sans valeurs est une nation en danger. Nous sommes l’avenir, mais cet avenir se construit dès aujourd’hui à travers de bons comportements », a insisté M. Dieng.

Ce dernier a également souligné l’impact des nouvelles technologies et de certains contenus numériques sur la perception du monde chez les adolescents. Il a invité les parents à renforcer le dialogue au sein des familles, tout en encourageant les jeunes à s’investir davantage dans les études, la vie citoyenne et les actions communautaires.

Saint-Louis : Déthié Fall dénonce de graves manquements sur le chantier de l’aéroport Ousmane Masseck Ndiaye

Le ministre des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens, Déthié Fall, a effectué ce vendredi une visite d’inspection à l’aéroport Ousmane Masseck Ndiaye de Saint-Louis, où d’importants travaux de rénovation sont en cours. Une visite qui s’est transformée en recadrage sévère, tant les défaillances constatées sur le chantier ont suscité l’indignation du ministre.

Dès son arrivée sur le site, Déthié Fall a pointé du doigt « plusieurs irrégularités graves », notamment au niveau du mur de clôture censé sécuriser l’enceinte aéroportuaire. Selon lui, les fondations réalisées sont « loin de répondre aux normes techniques » prévues dans le cahier des charges. Certaines sections du périmètre peuvent être traversées par de simples animaux, une situation qualifiée d’« extrêmement préoccupante » au regard des risques sécuritaires encourus par les avions lors des phases de décollage et d’atterrissage.

Le ministre a également mis en lumière d’autres obstacles techniques affectant l’avancement global du projet. Parmi eux, la problématique du déplacement de la station météo, un dispositif essentiel pour la gestion aéronautique, et les incertitudes liées à l’emplacement futur de l’aérogare, dont la planification doit encore être harmonisée avec les impératifs de sécurité et de fonctionnalité.

Face à ces manquements, Déthié Fall a donné des instructions fermes. Il a sommé l’entreprise en charge du chantier, en collaboration avec la direction des Infrastructures aéroportuaires, de procéder à toutes les corrections nécessaires avant la fin du mois de novembre 2025. Dans le cas contraire, il promet que « l’État prendra toutes ses responsabilités », rappelant la responsabilité de l’entreprise vis-à-vis d’un ouvrage financé à travers des ressources publiques et qui doit impérativement respecter les normes internationales.

Cette visite d’inspection s’inscrit dans une tournée de deux jours menée par le ministre dans la région de Saint-Louis, destinée à suivre l’état d’avancement de plusieurs projets publics. Après l’aéroport, Déthié Fall s’est rendu à l’Université Gaston Berger (UGB) pour évaluer le chantier du centre d’apprentissage médical, un projet stratégique pour renforcer la formation dans le domaine de la santé.

Le directeur général de l’AIBD, les responsables des Infrastructures aéroportuaires ainsi que les autorités locales ont accompagné le ministre tout au long de cette visite, marquée par un appel clair à la rigueur et à l’exigence dans la conduite des travaux publics.

SETER : les employés sénégalais dénoncent une “colonisation managériale” et interpellent l’État

La Société d’exploitation du Train Express Régional (SETER) traverse une crise interne sans précédent. Depuis plusieurs mois, un climat de tension et de frustration s’installe au sein de l’entreprise, où de nombreux employés sénégalais dénoncent des pratiques managériales jugées humiliantes, discriminatoires et contraires aux principes de bonne gouvernance. Les griefs visent directement le directeur général Charles Civreis et le président du Conseil d’administration Pierre Boutier, que certains salariés accusent d’instaurer une forme de “colonisation managériale”.

Les témoignages recueillis par Les Échos décrivent un environnement professionnel marqué par la peur, la pression constante et des attitudes perçues comme condescendantes. Selon plusieurs sources internes, des cadres sénégalais sont soumis à un micro-management asphyxiant, à des remises en cause systématiques et à une minimisation de leurs compétences. Des employés affirment que même les décisions les plus simples sont contestées ou reconsidérées, créant une atmosphère de méfiance et d’infantilisation.

Plusieurs responsables nationaux auraient déjà quitté l’entreprise, incapables de supporter davantage les méthodes de gestion en place. Les démissions se multiplient depuis près d’un an, notamment parmi des cadres expérimentés qui dénoncent une stratégie visant à les pousser vers la sortie pour les remplacer par des expatriés mieux rémunérés. La Directrice administrative et financière, par exemple, aurait été remplacée par un expatrié, tandis que le Directeur du Contrat serait désormais issu d’un cabinet français, avec un package salarial nettement supérieur à celui pratiqué pour les compétences locales.

Cette politique de recrutement et de promotion des expatriés alimente un profond sentiment d’injustice. Plusieurs employés parlent d’un “système organisé” où les postes clés sont progressivement confiés à des ressortissants français, tandis que les nationaux se retrouvent relégués à des fonctions subalternes, malgré la présence de profils hautement qualifiés. Ils affirment que ces choix managériaux se font “sur le dos du contribuable sénégalais”, puisque la SETER bénéficie d’importantes ressources publiques dans le cadre du partenariat avec l’État.

Les accusations ne s’arrêtent pas au management quotidien. Certains affirment que le directeur général favoriserait, dans l’attribution des contrats, certaines entreprises françaises liées à l’exploitation et à la maintenance du TER. Des pressions internes, une gestion opaque de certaines données financières et la communication d’informations partielles lors des réunions de pilotage sont évoquées. Ces pratiques, si elles sont avérées, pourraient influencer la reconduction du contrat d’exploitation, au détriment de la transparence exigée par l’État actionnaire.

Face à cette situation jugée intenable, les travailleurs ont décidé d’alerter les plus hautes autorités. Ils interpellent directement le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, et le Premier ministre, Ousmane Sonko, les appelant à intervenir pour mettre fin à ce qu’ils décrivent comme une atteinte à la dignité des travailleurs, au service public et à la souveraineté nationale. Ils réclament une réforme profonde de la gouvernance de la SETER, ainsi qu’un audit global des ressources humaines et des marchés en cours.

La question du contrat d’exploitation et de maintenance (CEM), signé en 2023 pour trois ans et arrivant à échéance en janvier 2026, apparaît désormais comme un enjeu central. Depuis l’entrée de l’État sénégalais au capital de la SETER, la perspective d’une renégociation du contrat se renforce, notamment dans un contexte où le TER doit monter en cadence et assurer un rôle stratégique lors des grands événements internationaux à venir. Plusieurs experts estiment que l’État pourrait saisir cette échéance pour reprendre davantage de contrôle sur l’exploitation ou, à tout le moins, imposer une gouvernance plus équilibrée et respectueuse des compétences nationales.

Dans l’attente d’une réaction officielle, la tension reste vive au sein de l’entreprise. Les employés espèrent que leur appel ne restera pas lettre morte et que des mesures seront prises rapidement pour restaurer un climat de confiance, protéger les travailleurs et garantir une gestion conforme aux ambitions d’un service public moderne et souverain.

Immigration irrégulière : six personnes interpellées pour tentative de trafic de migrants à Saint-Louis

La lutte contre l’immigration irrégulière reste un défi majeur au Sénégal, où les forces de sécurité multiplient les opérations pour démanteler les réseaux qui organisent des traversées clandestines vers l’Europe. Dans la nuit du 7 au 8 novembre, une opération menée par la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées (DNLT) a permis d’interpeller six personnes à Saint-Louis, toutes soupçonnées d’être impliquées dans un projet de convoyage de migrants vers les îles Canaries, en Espagne.

L’affaire a éclaté à la suite d’une information anonyme signalant aux enquêteurs l’imminence d’un départ clandestin depuis la plage Hydrobase. Selon les révélations du journal Libération, l’embarcation prévue devait initialement faire escale en Gambie, où une partie des migrants avait été recrutée avant le départ final vers les côtes espagnoles.

Après recoupement et exploitation de plusieurs renseignements, la DNLT a ordonné une mission de surveillance renforcée sur la zone, avec l’appui décisif du Commissariat central de Saint-Louis. Sur la plage d’Hydrobase, les policiers ont découvert une pirogue équipée et prête pour la traversée, ainsi que toutes les indications d’un départ imminent. C’est à cet endroit que Macktar Sène a été appréhendé. Selon les premiers éléments de l’enquête, il aurait acquis le matériel nécessaire au voyage : la pirogue, deux moteurs hors-bord, 35 bidons de carburant de 60 litres chacun, ainsi que divers accessoires destinés à la navigation.

L’interrogatoire de ce premier suspect a rapidement permis aux enquêteurs de tendre un piège à Mamadou Diouf, connu sous le nom de Modou Sall, présenté comme le principal organisateur du voyage. Une descente à son domicile à Hydrobase s’est révélée déterminante : 33 personnes y ont été découvertes, toutes candidates à cette traversée clandestine particulièrement risquée. Leur présence regroupée dans ce lieu confirme le caractère structuré et avancé du projet migratoire.

L’enquête a également conduit à l’interpellation de quatre autres suspects : Médoune Diagne, Babacar Fall, Amsatou Badiane et Dame Diop, tous soupçonnés d’être impliqués dans l’organisation logistique ou financière de cette tentative de migration irrégulière. Les six individus sont désormais poursuivis pour tentative de trafic de migrants par voie maritime et association de malfaiteurs, des infractions passibles de lourdes sanctions pénales au Sénégal.

Les enquêteurs ont saisi la pirogue, les deux moteurs hors-bord de 60 chevaux et cinq téléphones portables, désormais placés sous scellés en attendant la suite des investigations. Ces éléments matériels serviront à consolider le dossier judiciaire et à retracer l’ensemble du réseau impliqué dans l’opération.

Cette affaire relance une fois de plus le débat sur les départs clandestins vers l’Europe, un phénomène qui connaît régulièrement des pics au Sénégal, surtout en période de difficultés économiques. Malgré les campagnes de sensibilisation et les efforts sécuritaires, les tentatives se poursuivent, témoignant de la persistance du désespoir de nombreux jeunes prêts à risquer leur vie pour atteindre les côtes européennes.

Sénégal : Khombole accueille le premier observatoire astronomique d’Afrique de l’Ouest

Khombole – Le Sénégal franchit une nouvelle étape majeure dans son ambition spatiale. Jeudi 13 novembre, le ministre directeur de cabinet du président de la République, Mary Teuw Niane, et le directeur général de l’Agence sénégalaise d’études spatiales (ASES), Maram Kaïré, ont procédé à la pose de la première pierre de l’Observatoire astronomique du Sénégal, à Khombole. Une infrastructure présentée comme la première du genre en Afrique de l’Ouest, ouvrant une ère nouvelle pour la recherche scientifique et l’innovation technologique dans le pays.

Ce projet, porté par l’ASES, symbolise la volonté du Sénégal de s’inscrire durablement dans la dynamique mondiale de l’astronomie et des sciences spatiales. Selon Maram Kaïré, l’observatoire abritera un grand télescope de 600 millimètres, ainsi que plusieurs télescopes C14 de 300 millimètres, tous entièrement pilotables à distance. Installé sur un terrain de deux hectares, le site sera conçu comme un espace multifonctionnel : centre de recherche, institut de formation et plateforme de vulgarisation scientifique destinée au grand public, notamment aux jeunes.

Au-delà de sa dimension académique, le projet promet également des retombées économiques importantes. Maram Kaïré indique que l’infrastructure contribuera à la création d’emplois qualifiés dans des domaines pointus tels que l’optique, l’électronique ou encore la robotique. Il estime également que Khombole pourrait devenir un pôle d’attraction majeur pour le tourisme scientifique, consolidant la place de la science dans le développement local.
« La science deviendra moteur de progrès, source de revenus et de fierté nationale », a-t-il déclaré, convaincu que cet observatoire ouvrira au Sénégal les portes de la recherche astronomique mondiale, en particulier dans des disciplines exigeantes comme le suivi des astéroïdes, l’étude des comètes ou l’observation des occultations stellaires.

De son côté, Mary Teuw Niane a rappelé l’importance stratégique de l’investissement dans le secteur spatial. Pour lui, les pays ayant misé tôt sur l’exploration et les technologies spatiales sont ceux qui ont atteint le plus efficacement les objectifs de développement durable. Il souligne que les données satellitaires jouent un rôle central dans la prise de décision publique, qu’il s’agisse de gestion agricole, de prévention des catastrophes, de surveillance environnementale ou de planification urbaine.
« Les données satellitaires constituent un outil essentiel pour la décision publique et pour l’élaboration de politiques adaptées aux enjeux socio-économiques du pays », a-t-il insisté.

Avec la construction de cet observatoire, le Sénégal se positionne comme un futur leader régional dans les sciences astronomiques et spatiales. Khombole, autrefois peu cité dans les initiatives scientifiques nationales, pourrait devenir une référence africaine en matière d’innovation et de recherche de pointe. Un tournant historique qui témoigne de l’ambition du pays de faire de la science un véritable levier de développement et de souveraineté technologique.

Ziguinchor : la DNLT démantèle un vaste réseau de faux documents et interpelle trois suspects

La Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées (DNLT) a mis au jour une vaste filière de fabrication et de distribution de faux documents administratifs à Ziguinchor, au sud du Sénégal, aboutissant à l’interpellation de trois personnes. Selon le quotidien Libération, c’est un simple contrôle de routine qui a permis de révéler l’existence de ce réseau particulièrement bien structuré.

Le 5 novembre, au poste de contrôle de Kantène, sur l’axe menant vers Mpack, les policiers ont procédé à la vérification des pièces d’identité d’un ressortissant guinéen nommé Marcello Dasylva. Ce dernier était en possession de deux documents, dont l’un, de nationalité sénégalaise, présentait des anomalies visibles. Les vérifications approfondies ont confirmé que la carte d’identité guinéenne était authentique, contrairement à la pièce sénégalaise, qui révélait toutes les caractéristiques d’un faux document.

Face aux enquêteurs, Marcello Dasylva a rapidement reconnu être impliqué dans la falsification de documents. Il a indiqué avoir obtenu la fausse pièce sénégalaise grâce à un état civil frauduleux fourni par un certain Macky Seck, moyennant la somme de 60.000 FCFA. Il a également affirmé que ce même individu lui avait permis d’obtenir un certificat de nationalité sénégalaise auprès du tribunal de Guédiawaye, en échange de 80.000 FCFA, sur la base de faux extraits de naissance établis au nom de prétendus parents adoptifs, Joachim et Solange Dasylva.

Une réquisition adressée à la mairie de Guédiawaye a permis de confirmer définitivement que ces documents étaient irréguliers. Sur la base de ces éléments, les enquêteurs de la DNLT ont interpellé Macky Seck. Lors de son audition, ce dernier a reconnu partiellement les faits, affirmant que le certificat de nationalité frauduleux avait été produit pour 10.000 FCFA. Il a soutenu que l’extrait de naissance utilisé pour cette procédure avait été établi par Adama Sané, un ancien agent de la mairie de Boune, en collaboration avec un agent de la mairie de Guédiawaye identifié sous le nom de Mbengue.

L’exploitation du téléphone portable de Macky Seck a permis de mettre à jour l’ampleur du réseau. Les enquêteurs y ont découvert 87 copies de pièces d’identité, une cinquantaine d’extraits de naissance, une centaine de bulletins de naissance, 27 cartes nationales d’identité sénégalaises, 25 guinéennes, ainsi que 75 copies littérales d’actes de naissance estampillés de l’entête de la mairie de Boune, située dans le département de Keur Massar. Confronté à cette masse de documents, Macky Seck a fini par reconnaître leur caractère frauduleux.

Face aux éléments accablants réunis par la DNLT, les enquêteurs ont également procédé à l’interpellation d’Adama Sané, présenté comme un complice clé dans la chaîne de falsification. Son audition devrait permettre d’éclairer davantage les ramifications de ce réseau, qui semble s’étendre bien au-delà de la région de Ziguinchor.

Malick Thiandoum appelle au calme dans la crise entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko

La tension politique qui secoue le sommet de l’État sénégalais continue d’alimenter les débats et de susciter de vives réactions. Depuis la publication de deux communiqués successifs révélant des divergences entre le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko, les analyses et prises de position se multiplient, aussi bien dans les rangs du pouvoir que dans l’opposition. Dans ce climat chargé, le journaliste Malick Thiandoum a tenu à livrer un message fort en faveur de l’apaisement.

Invité sur la TFM, Thiandoum a adopté un ton ferme pour interpeller ceux qu’il considère comme des « fauteurs de troubles ». Selon lui, certaines voix, notamment au sein du Pastef, attisent inutilement les tensions et empêchent les efforts de médiation de progresser. Il a ainsi appelé « les mauvaises langues » à se taire pour permettre aux hommes de paix d’aider à rétablir l’harmonie entre les deux plus hautes autorités de l’État.

Dans son intervention, il n’a pas mâché ses mots. Thiandoum a rappelé que le respect dû au chef de l’État n’était pas négociable, affirmant qu’il devait s’imposer « à commencer par le Premier ministre Ousmane Sonko ». Le journaliste a particulièrement fustigé certaines personnalités proches du Pastef, citant nommément Maïmouna Bousso et Cheikh Bara Ndiaye. À ses yeux, leurs récentes déclarations dépassent les limites acceptables et risquent d’aggraver davantage la crise. « Des gens comme Maïmouna Bousso ou Cheikh Bara Ndiaye ne doivent jamais dire ce qu’ils ont dit à Diomaye Faye. Il faut que ces gens-là ferment leur bouche. S’ils ne peuvent pas dire du bien, qu’ils se taisent et laissent les personnes de paix faire la médiation », a-t-il asséné.

Ces critiques interviennent dans un contexte où les lignes de fracture sont de plus en plus visibles. Depuis l’éclatement des divergences au sommet de l’État, Maïmouna Bousso s’est publiquement rangée derrière Ousmane Sonko, n’hésitant pas à critiquer la position du président Bassirou Diomaye Faye. De son côté, Cheikh Bara Ndiaye a évoqué les limites et fragilités de la coalition Diomaye Président, un commentaire qui a été mal accueilli dans les proches cercles du pouvoir.

Casamance : Le MFDC/La Coalition libère le Médecin Lieutenant de l’Armée sénégalaise et appelle au retour des négociations

Un pas significatif vient d’être franchi dans la crise casamançaise. Le MFDC/La Coalition a annoncé, dans un communiqué signé par son Chef d’État-Major, Mamady Coly, la libération du Médecin Lieutenant de l’Armée sénégalaise retenu depuis les incidents survenus dans la zone de Djignaki, dans le département de Bignona, dans la nuit du 13 avril 2025. Cette décision marque un tournant important dans un dossier qui suscitait inquiétude et tension depuis plusieurs mois.

Selon le communiqué, la libération de l’Officier a été effectuée « sans exigence d’aucune contrepartie », une précision que la faction indépendantiste a tenu à mettre en avant afin de souligner son ouverture et sa volonté d’apaisement. Le militaire sénégalais a été remis au Représentant de la Croix-Rouge après un accord impliquant les « bonnes volontés négociateurs » ainsi que le Chef d’État-Major Général de l’Armée sénégalaise, preuve que des canaux de communication étaient restés actifs malgré le contexte délicat.

Dans sa déclaration, le MFDC/La Coalition a tenu à exprimer une gratitude particulière envers deux personnalités qui auraient joué un rôle déterminant dans l’issue de cette affaire. Serigne Mountakha Mbacké, Khalife Général des Mourides, est remercié pour « son implication dans ce dossier depuis qu’il en a été informé », confirmant une nouvelle fois l’importance des autorités religieuses dans la médiation des crises nationales. Aly Ngouille Ndiaye, ancien ministre de l’Intérieur, est également mis en avant pour son « engagement » ayant contribué à la libération de l’Officier ce mardi 11 novembre 2025.

Le commandant Mamady Coly et ses hommes ont, en outre, salué l’attitude des agents du Comité International de la Croix-Rouge (CICR), des femmes du bois saré et de toutes les personnes qui ont apporté leur concours à ce dénouement pacifique. Cette reconnaissance collective met en lumière le rôle central de la société civile et des organisations humanitaires dans la recherche de solutions durables.

Mais au-delà de la libération du militaire, le communiqué prend une dimension politique majeure. Le Chef d’État-Major du MFDC/La Coalition appelle clairement au retour à la table des négociations. Il invite le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, à renouer le dialogue avec la rébellion afin d’œuvrer ensemble à une paix définitive en Casamance. « Le MFDC/La Coalition lance un appel au Président de la République Bassirou Diomaye Faye pour que les deux parties reviennent à la table de négociations afin que la paix règne définitivement en Casamance », peut-on lire dans le message.

Pour faciliter ces éventuels pourparlers, le mouvement affirme avoir déjà saisi officiellement le Chef de l’État afin qu’il désigne Aly Ngouille Ndiaye comme facilitateur des négociations. Ce choix, justifié par son implication récente, pourrait ouvrir une nouvelle phase dans un processus de paix souvent interrompu mais jamais abandonné.

EDIFIS: renforcer l’egalité genre et l’inclusion économique, un bilan positif.

Le partenariat EDIFIS lance un nouveau cycle pour renforcer l’égalité de genégalité de genre et l’inclusion économique en Afrique de l’Ouest et au Sahel.


‎Le nouveau cycle du dispositif d’assistance technique du partenariat EDIFIS a été lancé ce mercredi 12 novembre 2025 à Dakar. Ce programme vise à consolider, dans cinq pays d’Afrique de l’Ouest et du Sahel, les initiatives en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes, ainsi que de l’inclusion économique.


‎Lancé en 2022, le dispositif régional de partenariat EDIFIS a soutenu les administrations centrales dans la formulation, la mise en œuvre et le suivi de politiques publiques promouvant l’égalité de genre. Financé par l’Agence française de développement (AFD) et mis en œuvre par Expertise France, le partenariat EDIFIS clôture ainsi quatre années d’appui aux institutions publiques de Guinée, Mauritanie, Côte d’Ivoire, Sénégal et Tchad.

‎L’atelier de clôture, organisé à Dakar, a réuni les ministères partenaires, les observatoires nationaux du genre des cinq pays, les partenaires techniques et financiers, la société civile ainsi que les équipes de l’AFD et d’Expertise France. L’objectif : valoriser les acquis, partager les enseignements et préparer la deuxième phase du partenariat.
‎« Le projet a su démontrer que la promotion de l’égalité de genre n’est pas seulement une question de valeurs, mais un impératif stratégique de développement, de gouvernance et de cohésion sociale », a souligné Haoudjati Oussoufa, coordinatrice régionale d’Expertise France.


‎« Le projet a su démontrer que la promotion de l’égalité de genre n’est pas seulement une question de valeurs, mais un impératif stratégique de développement, de gouvernance et de cohésion sociale », a souligné Haoudjati Oussoufa, coordinatrice régionale d’Expertise France.


‎L’assistance technique d’EDIFIS s’est appuyée sur une approche participative et immersive, reposant sur la co-construction avec les ministères et les cellules genre, le renforcement ciblé des compétences, l’accompagnement du changement institutionnel et le soutien à la coordination intersectorielle autour des politiques d’égalité entre les femmes et les hommes.

‎‎Bilan et acquis techniques

‎‎Le dispositif EDIFIS a permis de renforcer 23 institutions nationales, de former 150 personnes à la budgétisation sensible au genre, au suivi-évaluation et à l’intégration transversale, et de créer le Réseau régional des observatoires nationaux du genre (RONGAF).

‎‎Au Sénégal, la Directrice de l’équité et de l’égalité de Genre, Astou Diouf Guèye, a salué les avancées enregistrées : « Nous pouvons dire que nous avons fait une grande avancée : 16 ministères disposent désormais de leur plan d’institutionnalisation du genre. »

‎‎La deuxième phase du partenariat EDIFIS est actuellement en préparation. Elle ambitionne de renforcer les synergies avec la société civile et les réseaux régionaux, tout en consolidant les liens entre institutions publiques, acteurs communautaires et partenaires techniques afin d’amplifier les impacts au niveau national et régional.

Appanews

EDIFIS: renforcer l'égalité genre et l'inclusion économique, un bilan positif...

Souveraineté et paix durable : le général Birame Diop appelle à une gouvernance stratégique des ressources africaines

À Dakar, ce jeudi, le ministre des Forces armées, le général Birame Diop, a livré un message fort sur l’évolution des enjeux sécuritaires en Afrique de l’Ouest. Représentant le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, à l’ouverture du troisième colloque international du Centre des hautes études de défense et de sécurité (CHEDS), le ministre a affirmé que la souveraineté sur les ressources naturelles et les frontières africaines constitue désormais « un instrument stratégique de paix durable », bien au-delà de la traditionnelle préoccupation d’intégrité territoriale.

Selon le général Diop, la gestion des ressources et des frontières n’est plus seulement un impératif de défense, mais un levier central de stabilité interne et d’harmonisation des relations entre États de la sous-région. Il a insisté sur le fait qu’une gouvernance souveraine, transparente et équitable de l’eau, de la terre ou de l’énergie est fondamentale pour prévenir les tensions, renforcer la cohésion nationale et bâtir la confiance, autant à l’intérieur des pays qu’à l’échelle régionale.

Le ministre a rappelé que le président Bassirou Diomaye Faye attache une importance particulière à ces enjeux dans une approche « résolument centrée sur l’humain ». Cette orientation, a-t-il expliqué, s’inscrit dans une vision plus large de transformation institutionnelle et sociale, en phase avec les aspirations des populations et les défis contemporains.

Le colloque du CHEDS, qui réunit officiers, diplomates, universitaires et experts venus de divers pays d’Afrique de l’Ouest, se penche précisément sur ces transformations. Placée sous le thème « Gagner la paix en Afrique de l’Ouest : pour une gouvernance souveraine des ressources et des frontières », la rencontre vise à réfléchir aux conditions d’une gestion stratégique et responsable des ressources naturelles, considérée comme un pilier essentiel de la stabilité durable.

Le général Diop a également salué l’engagement du professeur Abdoulaye Bathily, conférencier invité, dont la médiation entre l’Alliance des États du Sahel (AES) et la CEDEAO a contribué à réduire les tensions dans une région secouée par les crises politiques, sécuritaires et diplomatiques. Il a souligné que de telles initiatives démontrent l’importance de solutions endogènes basées sur le dialogue et la solidarité.

Dans son intervention, le ministre des Forces armées a par ailleurs insisté sur la nécessité d’investir massivement dans le numérique, l’innovation et le capital humain. Pour lui, la sécurité collective et la paix durable reposent autant sur la maîtrise des technologies stratégiques que sur la formation des citoyens et des institutions. Il a rappelé qu’« aucune nation, aussi puissante soit-elle, ne peut relever seule les défis » multiformes auxquels l’Afrique de l’Ouest est confrontée, qu’il s’agisse des menaces terroristes, des pressions migratoires, des rivalités économiques ou des conflits liés aux ressources.

João Manuel Lourenço : un artisan de la paix, du renouveau angolais et une figure majeure du leadership africain

Son accession à la magistrature suprême en 2017 a marqué un tournant décisif pour la République d’Angola. Sous sa gouvernance, le pays s’est progressivement hissé parmi les nations engagées sur la voie de l’émergence. Le 26 septembre 2017, João Manuel Gonçalves Lourenço prêtait serment en tant que troisième président de la République d’Angola, succédant à José Eduardo dos Santos. Depuis lors, Son Excellence João Manuel Gonçalves Lourenço s’est distingué par une gouvernance audacieuse, fondée sur la réconciliation nationale, la lutte contre la corruption et une ouverture diplomatique assumée. En Angola, il incarne une nouvelle ère : celle d’un État résolument tourné vers l’avenir, conscient de son histoire sans en être prisonnier.

L’un des actes les plus marquants de son mandat reste sans doute l’hommage posthume rendu à Jonas Malheiro Savimbi, fondateur de l’UNITA, en juin 2019. En lui accordant des funérailles dignes dans sa terre natale d’Andulo, João Lourenço a posé un geste fort de réconciliation, brisant les tabous nés de décennies de guerre civile. Ce geste symbolique s’inscrit dans une dynamique plus globale : la création de la CIVICOP (Commission pour la Réconciliation Nationale en Mémoire des Victimes des Conflits Politiques), qui honore équitablement les victimes de tous les camps – MPLA, UNITA, FNLA – et contribue à rapprocher des mémoires longtemps opposées.

Ce travail de mémoire, profondément humaniste, a été accompagné d’une volonté politique de transformation. João Lourenço a engagé une lutte sans précédent contre la corruption, touchant même les plus hauts cercles de l’État. Cette rupture a permis de restaurer la confiance des citoyens dans les institutions et d’attirer de nouveaux investissements étrangers, notamment dans les secteurs de l’énergie, des infrastructures et de l’agriculture.

Sur la scène internationale, le président angolais s’est imposé comme un médiateur respecté. Son rôle dans la stabilisation de la région des Grands Lacs, notamment dans les tensions entre la RDC et le Rwanda, a été salué par de nombreux dirigeants africains. En janvier 2025, sa visite d’État en France a constitué une étape décisive dans le renforcement des relations bilatérales avec l’Europe, témoignant de son ambition de positionner l’Angola comme un acteur stratégique à la croisée de l’Afrique, de l’Occident et de l’Asie.

João Lourenço se prépare également à prendre la présidence de l’Union africaine, une reconnaissance continentale de son leadership visionnaire. À l’heure où l’Afrique cherche des voix fortes pour défendre ses intérêts dans un monde multipolaire, il incarne une diplomatie de paix, de souveraineté et de développement endogène.

En décorant à titre posthume les trois signataires des Accords d’Alvor – António Agostinho Neto, Holden Roberto et Jonas Savimbi – ainsi que l’ancien président José Eduardo dos Santos, João Lourenço a symboliquement refermé les plaies de l’histoire angolaise. Ce geste, empreint de solennité, scelle une nouvelle ère : celle d’un peuple réconcilié, d’un État modernisé et d’un président visionnaire.

À travers ses actions, João Lourenço ne se contente pas de gouverner : il inspire. Il redonne à l’Angola une place durable sur l’échiquier mondial et offre au continent africain un modèle de leadership fondé sur la paix, la justice et la mémoire partagée.

Kaolack : Valorisation des initiatives locales pour le développement du capital humain grâce à la coopération Luxembourg–Sénégal

Dans le cadre des activités de clôture et de valorisation des réalisations dans le secteur stratégique de la formation professionnelle et technique orientée vers l’emploi, la coopération Sénégal–Luxembourg a organisé, ce jeudi 13 novembre 2025, une série de visites de sites de formation professionnelle et technique à Kaolack.

Selon Amadou Fall, inspecteur de spécialité en formation professionnelle et technique à l’Inspection d’Académie de Kaolack, d’importants investissements ont été réalisés dans deux établissements majeurs : le Lycée Technique Abdoulaye Niasse et le Centre de Formation Professionnelle (CFP) de Kaolack.

« Globalement, ce qu’on retient, c’est qu’il y a d’abord un grand investissement qui a été fait aussi bien au Lycée Technique Abdoulaye Niasse qu’au Centre de Formation Professionnelle de Kaolack. Ces investissements ont véritablement changé le visage de ces temples du savoir. Au niveau du lycée technique, une nouvelle filière de BTS en énergies renouvelables a été ouverte, ce qui permettra aux bacheliers de Kaolack d’y poursuivre leurs études pour obtenir un Brevet de Technicien Supérieur », a expliqué M. Fall.

Il a également précisé qu’au CFP de Kaolack, plusieurs nouvelles filières ont vu le jour, notamment la maçonnerie, l’électricité, la couture et le multimédia. « Nous pensons que cela va considérablement augmenter le taux d’accès, l’un des indicateurs clés du ministère, qui vise à accueillir 30 % des sortants du cycle fondamental dans la formation professionnelle », a-t-il ajouté.

L’inspecteur a rappelé que ces avancées s’inscrivent dans la vision du Référentiel 2050, notamment la lettre de politique sectorielle du ministère, qui encourage une amélioration sensible de l’accès à la formation professionnelle. « Auparavant, le centre était orienté vers les métiers de l’économie familiale tels que la cuisine, la coiffure et la couture. Aujourd’hui, nous nous orientons vers les métiers industriels : maçonnerie, électricité… Cela permet à tout jeune désireux de se former de choisir une filière porteuse », a-t-il souligné.

Revenant sur les projets, il a précisé : « C’est un partenariat véritablement gagnant-gagnant. Après le SEN 028, nous sommes aujourd’hui au SEN 032. Ce projet a changé le visage de la formation professionnelle à Kaolack, notamment grâce à l’ouverture de nouvelles filières et à la mise en place de formations pour l’insertion. Le coût global des investissements au Lycée Technique Abdoulaye Niasse et au Centre de Formation Professionnelle de Kaolack s’élève à 650 millions de francs CFA. C’est un investissement lourd qui aura un impact réel sur la population. »

Prenant la parole, la directrice du Centre de Formation Professionnelle de Kaolack, Madame Fatoumata Cissokho Diouf, a magnifié ce partenariat entre le Luxembourg et l’État du Sénégal, qu’elle juge opportun et bénéfique.

« Grâce à ce partenariat, nous avons bénéficié d’investissements importants dans les filières couture, électricité, entre autres. Ces appuis ont contribué à améliorer l’accès à la formation professionnelle », a-t-elle déclaré.

Elle a toutefois souligné certaines difficultés, notamment un problème de communication, malgré une demande largement supérieure à l’offre disponible. « Ce manque de communication a quelque peu freiné le bon fonctionnement du centre », a rappelé la directrice.

Riz local : l’État fixe le prix à 350 F CFA/kg et lance un nouveau dispositif pour booster la consommation nationale

Le ministère de l’Industrie et du Commerce a annoncé, ce jeudi 13 novembre 2025, la signature d’un important protocole d’accord portant sur la commercialisation du riz sénégalais. Conclu la veille, le 12 novembre, avec les acteurs de la filière rizicole et les organisations de commerçants, ce partenariat marque une nouvelle étape dans la stratégie nationale visant à renforcer la valorisation du riz local et à soutenir durablement les producteurs sénégalais.

Au cœur de cet accord figure la fixation du prix ex-usine du riz blanc à 350 F CFA le kilogramme. Un niveau jugé suffisamment rémunérateur pour les producteurs, tout en permettant d’encourager davantage la consommation locale. Le ministère indique que les commerçants se sont engagés à acheter la totalité des volumes disponibles directement sur les sites de production, afin de garantir un écoulement optimal de la récolte nationale.

Dans le même esprit, l’État a introduit un mécanisme d’indexation des importations sur les achats de riz sénégalais. Ce dispositif a pour objectif de renforcer l’approvisionnement du marché en riz issu de la production locale et de réduire la dépendance vis-à-vis des importations, dans un contexte où l’autosuffisance alimentaire demeure un enjeu stratégique.

Le ministère prévoit également une vaste campagne nationale de communication et de promotion du riz local. Placée sous sa supervision, cette initiative mettra en avant les atouts nutritionnels et économiques du riz sénégalais, tout en sensibilisant massivement les consommateurs à l’importance de privilégier la production nationale. L’objectif est clair : inverser la tendance d’un marché longtemps dominé par le riz importé et installer durablement le réflexe du « consommer local ».

Autre mesure forte annoncée : la suspension provisoire de toutes les délivrances de DIPA (Décisions d’Importation de Produits Alimentaires). Cette suspension restera en vigueur jusqu’à la finalisation de l’achat de la production locale et à l’obtention d’une évaluation précise des stocks disponibles. Une façon pour l’État d’éviter l’inondation du marché par des importations qui pourraient fragiliser les producteurs nationaux.

Pour garantir un suivi rigoureux et une mise en œuvre optimale des décisions prises, un cadre interministériel a été mis en place. Il regroupe les ministères en charge du Commerce et de l’Agriculture, avec pour mission d’assurer la coordination, le contrôle et l’harmonisation des actions liées à la commercialisation du riz local.

Dans son communiqué, le ministère de l’Industrie et du Commerce se félicite de cet accord qu’il qualifie de stratégique et réaffirme son engagement à travailler de concert avec l’ensemble des acteurs impliqués. L’objectif affiché est de réussir une transformation profonde du marché du riz au Sénégal et d’offrir une véritable stabilité aux producteurs comme aux consommateurs.

Avec ce protocole, l’État montre sa volonté de replacer le riz local au cœur des habitudes de consommation, tout en protégeant la filière rizicole, considérée comme l’une des plus prometteuses pour la souveraineté alimentaire nationale. Le succès de ce dispositif dépendra toutefois de la capacité des acteurs à jouer pleinement leur rôle, dans un cadre mieux structuré, plus transparent et résolument tourné vers la promotion de la production sénégalaise.

Un suspect de meurtre arrêté à l’Aéroport international Blaise Diagne : la traque d’Adisson Borges Lopes prend fin au Sénégal

L’enquête sur l’assassinat de Kassim Houna, un jeune homme de 21 ans retrouvé mort à Cannes au début de l’année 2025, vient de connaître un tournant décisif. Après plusieurs mois de cavale, le principal suspect, Adisson Borges Lopes, a été interpellé ce mercredi 10 novembre à l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD) de Diass, au Sénégal.

Les faits remontent au 8 janvier 2025. Ce jour-là, le corps sans vie de Kassim Houna avait été découvert dans des buissons à Cannes La Bocca, dans le quartier ouest de la ville. Les premières constatations des enquêteurs avaient mis en évidence une mort particulièrement violente, la victime ayant reçu plusieurs coups de couteau. L’affaire avait immédiatement mobilisé la police judiciaire de Cannes, qui avait rapidement identifié un suspect : Adisson Borges Lopes, un jeune homme de 24 ans, de nationalité française, né à Cannes.

Mais dès les premières heures de l’enquête, Borges Lopes s’était volatilisé, échappant aux recherches des autorités. Une notice rouge d’Interpol avait été diffusée en août 2025 pour tenter de le localiser. Cette alerte internationale a fini par porter ses fruits.

Le suspect a été arrêté à l’Aéroport international Blaise Diagne alors qu’il faisait escale à Dakar. En provenance du Cap-Vert à bord d’un vol Air Sénégal, il devait prendre une correspondance à destination du Maroc lorsque les forces de sécurité sénégalaises, alertées par le système d’Interpol, sont intervenues. L’opération s’est déroulée sans incident.

Adisson Borges Lopes a aussitôt été remis au Bureau central national (BCN) d’Interpol à Dakar avant d’être présenté à la justice sénégalaise. Selon des sources judiciaires, le parquet général a décidé de le placer sous écrou extraditionnel, conformément à la procédure prévue en cas de mandat international. Il est poursuivi pour « enlèvement et séquestration suivis de mort commis en bande organisée » et pour « participation à une association de malfaiteurs en vue de la commission d’un crime ».

Les autorités françaises ont d’ores et déjà entamé les démarches pour obtenir son extradition afin qu’il soit jugé en France. Cette arrestation marque une étape importante dans une affaire qui avait profondément ému la ville de Cannes et relancé le débat sur la violence entre jeunes dans les quartiers populaires.

Guédiawaye : un faux guérisseur de TikTok arrêté pour charlatanisme et abus sur une cliente

Un homme se présentant comme guérisseur traditionnel sur TikTok a été interpellé, le mardi 11 novembre 2025, par les éléments de la Sûreté urbaine de Guédiawaye. Le suspect est accusé de charlatanisme et d’abus sur une femme venue solliciter ses services pour des problèmes de santé.

Selon les premiers éléments de l’enquête, la victime aurait découvert le prétendu guérisseur à travers ses vidéos publiées sur TikTok, où il vantait ses “dons spirituels” et ses capacités à soigner diverses affections par des rituels traditionnels. Séduite par ses discours et cherchant désespérément un remède à ses maux, la femme a pris contact avec lui. Très vite, celui-ci lui aurait proposé un traitement spirituel nécessitant l’achat de matériel de “purification”.

Le charlatan lui aurait alors réclamé plusieurs sommes d’argent, d’abord 5 000 FCFA, puis 32 000 FCFA, censés couvrir les frais d’un tissu spécial, d’un oiseau et d’encens destinés au rituel. La victime, convaincue de la bonne foi de son interlocuteur, s’est exécutée sans se douter du piège qui l’attendait.

Quelques jours plus tard, lors d’une séance organisée à domicile, le faux guérisseur aurait demandé à sa cliente de se détendre pour “laisser agir les esprits”. La victime, prise de vertiges après l’inhalation d’encens, aurait alors été abusée sexuellement par l’individu, profitant de son état de confusion.

Alertée par des proches après qu’elle a raconté les faits, la police a ouvert une enquête. Interpellé, le suspect a d’abord nié en bloc, affirmant qu’il s’agissait d’un simple rituel de guérison ou d’une relation consentie. Cependant, confronté aux témoignages, aux messages échangés sur les réseaux sociaux et aux aveux partiels de la victime, il a finalement reconnu les faits.

Le mis en cause a été placé en garde à vue dans les locaux de la Sûreté urbaine de Guédiawaye. L’enquête se poursuit afin de déterminer si d’autres victimes ont pu tomber dans ses filets et de situer l’ensemble des responsabilités.

Alioune Tine dénonce le retour en prison de Badara Gadiaga : « Une décision absurde et injuste »

Le militant des droits humains et fondateur d’Afrikajom Center, Alioune Tine, a vivement réagi à la décision judiciaire qui a conduit au retour en prison de l’activiste Badara Gadiaga. Dans une déclaration publiée sur ses réseaux sociaux, le défenseur des droits de l’homme a dénoncé ce qu’il qualifie d’« absurdité judiciaire » et d’« injustice manifeste ». Il exige la libération immédiate et sans condition de Gadiaga, estimant que le dossier est « vide » et ne repose sur aucun fondement juridique solide.

Selon Tine, cette décision témoigne d’un recul inquiétant en matière de libertés publiques au Sénégal. « Absurde et injuste cette décision qui remet Badara Gadiaga en prison. Nous exigeons sa libération immédiate et sans condition. Son dossier est vide », a-t-il écrit, exprimant son indignation face à ce qu’il considère comme une instrumentalisation de la justice à des fins politiques.

Badara Gadiaga, figure connue du mouvement citoyen et membre actif de plusieurs plateformes de la société civile, avait déjà été interpellé à plusieurs reprises ces dernières années pour ses prises de position critiques envers les autorités. Son dernier placement en détention, perçu par ses soutiens comme une mesure d’intimidation, a suscité une vague de réactions sur les réseaux sociaux, où de nombreuses voix s’élèvent pour dénoncer une atteinte à la liberté d’expression.

Pour Alioune Tine, cette situation illustre la persistance d’un climat répressif malgré les promesses de renouveau démocratique. Il appelle le gouvernement à « respecter les droits fondamentaux des citoyens » et à cesser « l’usage abusif de la détention préventive contre les activistes ».

Organisation du 35e Gamou de Chérif Sébany Aïdara : le Comité départemental de développement en conclave à Foundiougne

Les préparatifs du 35e Gamou de Chérif Sébany Aïdara de Sokone ont franchi une étape importante ce jeudi 13 novembre 2025 avec la tenue du Comité départemental de développement (CDD) à Foundiougne. La rencontre, présidée par Babacar Sarr, adjoint au préfet du département, a réuni l’ensemble des acteurs impliqués dans l’organisation de cet événement religieux d’envergure, prévu le 28 novembre prochain.

Autour de la table, autorités administratives, territoriales, représentants des forces de défense et de sécurité, ainsi que membres du comité d’organisation, ont passé en revue l’ensemble des dispositions prises pour garantir le bon déroulement du Gamou. Ce rassemblement religieux, qui attire chaque année des milliers de fidèles venus du Sénégal et de la diaspora, revêt une importance particulière cette année puisqu’il coïncide avec l’inauguration de la nouvelle mosquée construite par Chérif Sébany Aïdara.

Dans son allocution, l’adjoint au préfet Babacar Sarr a salué le dynamisme et la bonne coordination entre les différents services concernés. Il a assuré de l’engagement de l’administration à accompagner le comité d’organisation pour la réussite de l’événement. M. Sarr a notamment insisté sur le renforcement des dispositifs de sécurité, d’hygiène et d’assainissement, rappelant que l’accueil des milliers de pèlerins attendus à Sokone exige une préparation rigoureuse et une synergie d’action entre les services.

Prenant la parole au nom du comité d’organisation, Ndiaga Guèye, président de la commission du Gamou annuel, a exprimé sa satisfaction quant à la tenue de ce conclave et aux engagements pris par les autorités. « Nous sommes réunis aujourd’hui dans le cadre des préparatifs de l’ouverture de la mosquée nouvellement construite par Chérif Sébany Aïdara, qui coïncide avec la célébration de la 35e édition du Gamou annuel. C’était l’occasion de lister nos doléances et de discuter avec les autorités pour trouver des solutions aux différents besoins identifiés », a-t-il expliqué.

Il a souligné que plusieurs points essentiels ont été abordés lors de la rencontre, notamment la santé, le transport, la sécurité, et la logistique générale. Selon lui, les échanges ont été fructueux et les promesses d’accompagnement formulées par les autorités ont rassuré le comité d’organisation. « Nous sommes sortis satisfaits de ce CDD, car les autorités ont pris des engagements concrets pour appuyer la réussite du Gamou », a ajouté M. Guèye.

Cette 35e édition du Gamou s’annonce ainsi exceptionnelle, non seulement par son caractère spirituel, mais aussi par la portée symbolique de l’inauguration de la nouvelle mosquée. De nombreuses personnalités religieuses et politiques venues de la sous-région, d’Europe, d’Amérique et du Maghreb sont attendues à Sokone pour prendre part à cet événement.

Le comité d’organisation, fort du soutien des autorités administratives et locales, a réaffirmé sa détermination à tout mettre en œuvre pour que cette édition du Gamou se déroule dans les meilleures conditions, dans un climat de ferveur religieuse, de discipline et de fraternité.

Plaidoyer pour la libération provisoire de Mabintou Diaby pour raisons de santé

Le président du Forum des Justiciables, Babacar Ba, a lancé un appel ce jeudi en faveur de la « libération provisoire immédiate » de Mabintou Diaby, l’épouse du journaliste et homme d’affaires Madiambal Diagne, actuellement en fuite en France. Mabintou Diaby est détenue en détention préventive depuis le 29 septembre 2025, soupçonnée de complicité avec son époux dans des affaires présumées de corruption et de détournements de deniers publics.

Dans un message publié sur X, anciennement Twitter, Babacar Ba a insisté sur la dimension humanitaire de la situation. Selon lui, la prévenue doit bénéficier d’une liberté provisoire afin de recevoir des soins médicaux appropriés. Il a souligné que l’état de santé de Mabintou Diaby est jugé « très critique » et a averti que maintenir une personne malade dans les liens de la détention constitue un acte inhumain, contraire aux droits fondamentaux.

Cette prise de position intervient moins d’un mois après la détention préventive de Mabintou Diaby. Le 21 octobre 2025, ses avocats avaient déposé une requête en vue d’une expertise médicale afin d’évaluer son état de santé. Cette demande est restée sans réponse à ce jour, et les avocats continuent de tirer la sonnette d’alarme sur la gravité de la situation de leur cliente.

« Scandale à la Chambre Commerce de Ziguinchor : Guy Marius Sagna dénonce des détournements massifs et des conflits d’intérêts »

Lors de l’examen en commission du budget, le mardi 12 novembre 2025, le député Guy Marius Sagna a de nouveau interpellé le ministre de l’Industrie et du Commerce, Serigne Gueye Diop, concernant une mission d’inspection effectuée à la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Ziguinchor (CCIAZ). Cette mission faisait suite à une question écrite que le député avait adressée au ministre le 26 décembre 2024.

Au cours de son intervention, le ministre a confirmé l’exactitude des allégations soulevées par Guy Marius Sagna, précisant que la situation était encore plus grave que ce que le député avait décrit dans sa question initiale. Sur sa page Facebook, le député a souligné cette confirmation en écrivant : « Tout ce que j’avais écrit dans ma question écrite s’est révélé exact. Pire, la réalité était même plus importante que ce que ma question écrite évoquait. » Face à l’ampleur des détournements révélés par la mission d’inspection, le ministre a annoncé que des mesures seraient prises par le gouvernement et que des élections seraient organisées au sein des chambres de commerce.

Pour Guy Marius Sagna, ce scandale constitue un « cas d’école » illustrant plusieurs dysfonctionnements au sein de l’administration. Il a dénoncé l’opacité d’un « système néocolonial et prédateur », la lenteur des processus administratifs ainsi que la capacité de certains ministères à se tromper puis à revenir sur leurs décisions. Le député a également dénoncé la mobilisation d’un « système parasitaire et néocolonial » visant à « tuer » les lanceurs d’alerte.

Dans le cadre de ses interventions, Guy Marius Sagna a rendu hommage à Moussa Kane, Secrétaire général de la CCIAZ, saluant son courage et le décrivant comme l’un de ces héros « dans l’ombre ». Il a profité de cette occasion pour lancer un appel au « combat patriotique », affirmant que « personne n’a de prétexte pour ne pas mener le combat patriotique […] dans son secteur, dans son Bureau, dans son quartier, dans son village ».

La question écrite initiale du député avait dénoncé de « graves malversations financières, les facturations illégales et les fraudes sur les statistiques au port de Ziguinchor ainsi que les conflits d’intérêts » au sein de la CCIAZ. Parmi les faits révélés, un conflit d’intérêts particulièrement flagrant a été identifié : la CCIAZ aurait versé « au moins 150 millions de francs CFA » à l’hôtel Kadiandoumagne, dont le gérant n’est autre que le président de la Chambre de commerce lui-même.

Guédiawaye : Une adolescente survit à une chute spectaculaire de deux étages

Le calme nocturne du quartier Sam Notaire, à Guédiawaye, a été brusquement troublé mardi soir vers 21 heures par un incident à la fois spectaculaire et inquiétant. Une adolescente de 16 ans, Aïcha Sow, a fait une chute depuis la terrasse d’un bâtiment de deux étages, mais a miraculeusement survécu en atterrissant sur les installations de câbles électriques de la SENELEC.

Selon les témoignages recueillis sur place, la jeune fille avait confié son téléphone à un boutiquier pour le charger avant de se diriger vers le bâtiment situé en face. C’est alors qu’elle a chuté, provoquant un émoi immédiat parmi les habitants et les passants présents dans le quartier. La rapidité de réaction des civils, qui ont alerté les sapeurs-pompiers et la police, a joué un rôle déterminant dans la gestion de la situation.

Les secours sont rapidement intervenus pour prodiguer les premiers soins à Aïcha Sow avant de la transporter en urgence au Centre hospitalier de Fann. Les médecins ont pris en charge ses blessures, principalement des traumatismes crâniens, jugés graves.

Les riverains, encore sous le choc, ont exprimé à la fois leur effroi et leur admiration pour la réactivité des soldats du feu et pour la coordination efficace entre civils et secours. Cette intervention rapide a permis de stabiliser la victime et d’éviter un drame beaucoup plus grave.

Madiambal Diagne depuis la France : un soutien public à son marabout au cœur d’une affaire de blanchiment

Le journaliste et homme d’affaires sénégalais Madiambal Diagne continue de faire parler de lui depuis la France, où il s’est réfugié pour échapper aux poursuites judiciaires engagées à son encontre au Sénégal. Recherché dans le cadre de plusieurs affaires de corruption et de détournement de fonds publics portant sur plusieurs milliards de FCFA, Madiambal Diagne demeure au centre de l’attention médiatique et judiciaire.

Ce jeudi, le patron du groupe « Avenir Communication » a publié un message sur X (anciennement Twitter) dans lequel il apporte son soutien à son marabout, Serigne Mor Mbaye, actuellement incarcéré et accusé de complicité dans l’affaire de blanchiment de capitaux et de transferts illégaux de fonds. Selon Madiambal Diagne, son guide religieux serait victime d’un acharnement politique. Il a déclaré que « Serigne Omar Mbaye est juste un otage, poursuivi pour un délit d’amitié » et que toutes les personnes impliquées dans cette affaire « se révèlent être des otages ».

Serigne Mbaye, inculpé et placé sous mandat de dépôt, est détenu depuis le 30 septembre 2025. Dans le cadre de la procédure judiciaire, il avait demandé l’annulation de son inculpation, estimant que celle-ci ne s’était pas déroulée conformément aux règles de droit prévues par la loi.

L’affaire Madiambal Diagne, qui secoue le paysage politique et médiatique sénégalais, met en lumière les liens entre certains milieux économiques et religieux et soulève des interrogations sur les mécanismes de blanchiment de capitaux et de transferts financiers illicites. La prise de position publique de Madiambal Diagne depuis l’étranger ajoute une dimension supplémentaire à cette affaire déjà complexe, mettant en évidence la tension entre justice et influence politique.

Université Assane Seck de Ziguinchor : levée de la dissolution des amicales d’étudiants

L’Université Assane Seck de Ziguinchor tourne une nouvelle page de sa vie institutionnelle. Réuni ce mercredi 12 novembre 2025, le Conseil académique a décidé de lever la mesure de dissolution des amicales d’étudiants ainsi que de la coordination des étudiants, décision qui était en vigueur depuis plusieurs mois.

Selon un communiqué signé par le Recteur, le Professeur Alassane Diédhiou, cette levée s’inscrit dans le cadre d’une évaluation approfondie de la situation actuelle au sein de l’établissement. Le Conseil académique a jugé opportun de rétablir ces structures représentatives afin de renforcer le dialogue social et de consolider la vie associative sur le campus.

Toutefois, l’administration universitaire précise qu’elle travaille actuellement à la finalisation des critères d’éligibilité en vue de l’organisation prochaine des élections pour le renouvellement des instances estudiantines. Ces dispositions visent à garantir une représentation plus responsable, transparente et conforme aux valeurs de l’Université.

Le Recteur Alassane Diédhiou a, par ailleurs, lancé un appel à l’ensemble des étudiants pour qu’ils préservent un climat serein, fondé sur le dialogue, la concertation et le sens des responsabilités. Il a souligné que seule une atmosphère apaisée et collaborative peut permettre à l’Université Assane Seck de poursuivre sa mission d’excellence académique et de réussite collective.

Grave accident sur l’autoroute à péage : la circulation fortement perturbée entre Patte d’Oie et Dakar

Un grave accident de la circulation s’est produit ce jeudi matin sur l’autoroute à péage reliant Patte d’Oie à Dakar, provoquant un important embouteillage dans le sens Banlieue–Dakar. L’incident, survenu entre les points de repère Mariama Niass et EMG, a impliqué plusieurs véhicules et semé la panique sur cet axe habituellement très fréquenté aux premières heures de la journée.

Selon les premières informations recueillies sur place, un véhicule de marque Cheikhou Chérifou, circulant en direction du centre-ville, aurait soudainement changé de trajectoire, traversant la ligne médiane pour se retrouver sur la voie opposée menant vers les Maristes. Ce brusque écart, dont les causes exactes restent encore à déterminer, a immédiatement provoqué une série de manœuvres d’évitement de la part d’autres automobilistes.

Deux autres véhicules engagés dans le même sens auraient à leur tour dévié de leur trajectoire, vraisemblablement en tentant d’éviter la collision ou de se repositionner sur la chaussée. Le choc, d’une rare violence selon les témoins, a entraîné d’importants dégâts matériels. Plusieurs voitures ont été sérieusement endommagées, certaines projetées contre les glissières de sécurité, d’autres immobilisées en travers de la route.

Des témoins présents au moment des faits décrivent une scène chaotique, marquée par des cris, des fumées et des tentatives désordonnées de porter secours aux occupants des véhicules. « C’était un véritable carambolage, tout le monde freinait brusquement. On a cru à un drame », raconte un automobiliste visiblement encore sous le choc.

L’accident a eu pour conséquence de paralyser la circulation pendant de longues minutes, provoquant une remontée de files de véhicules sur plusieurs kilomètres dans le sens Banlieue–Dakar. Les équipes d’intervention du concessionnaire autoroutier et les sapeurs-pompiers se sont rapidement déployés sur les lieux pour sécuriser la zone et évacuer les véhicules accidentés.

Éducation : Le G7 dénonce « le mépris du gouvernement » et annonce un nouveau plan d’actions

Un mois après le lancement de son plan d’actions d’alerte pour exiger du gouvernement l’application des accords signés en 2022, le G7, regroupement des principaux syndicats représentatifs du secteur de l’éducation et de la formation, hausse le ton. Dans un communiqué rendu public mardi, la plateforme syndicale fustige l’inaction et le silence des autorités, qu’elle assimile à un « mépris » envers les enseignants et l’école publique.

Le G7 dit constater, « pour le déplorer », la persistance du mutisme du gouvernement face à des revendications réitérées depuis le début de l’année scolaire 2025-2026. Selon les syndicalistes, le gouvernement a choisi de tourner le dos aux préoccupations légitimes des acteurs de l’éducation. Ils estiment qu’en refusant de donner suite aux engagements pris, l’État fait preuve d’un désintérêt manifeste pour le sort de l’école sénégalaise.

Parmi les engagements restés lettre morte, le G7 cite la signature des décrets révisant le statut des décisionnaires et revalorisant les pensions de retraite, la suppression des surimpositions sur les rappels d’enseignants, le parachèvement de la Formation Diplômante Universelle (FDU), ainsi que la mise à disposition effective des parcelles d’habitation promises aux syndicats. Il déplore également l’absence de progrès dans la digitalisation complète des procédures administratives via la plateforme E-carrière, la mise en place d’un système de rémunération plus équitable, la revalorisation des budgets des établissements scolaires et la révision du décret relatif aux LYNAQE, dont les enseignants n’ont toujours pas perçu leurs indemnités.

Le collectif syndical plaide aussi pour l’académisation de l’examen du BFEM, une réforme qu’il juge essentielle pour garantir la crédibilité et la qualité du système éducatif.

Au-delà de ces points structurants, le G7 met en lumière plusieurs dysfonctionnements persistants. Il cite notamment les retards de paiement des indemnités liées aux examens, les difficultés rencontrées par les intervenants extérieurs des CRFPE, les retards de salaires des enseignants contractuels et des nouveaux diplômés issus des écoles de formation. À cela s’ajoutent, selon la plateforme, des redéploiements abusifs d’enseignants, qu’elle impute à une « mauvaise planification des ressources humaines ».

Le G7 estime que ces manquements traduisent un manque de volonté politique et menacent sérieusement la stabilité du climat social dans le secteur éducatif. « Ces défaillances compromettent tout apaisement durable », avertit-il, rappelant que les syndicats ont fait preuve de patience et de sens de la responsabilité depuis plus d’un an pour éviter la confrontation.

Malgré les tensions, la plateforme syndicale félicite les enseignants pour leur engagement, leur discipline et leur respect du plan d’actions lancé en octobre. Cet esprit de cohésion, souligne-t-elle, démontre la détermination du corps enseignant à défendre la cause de l’école publique. Le G7 n’a toutefois pas manqué de réagir aux propos qu’il juge « discourtois et inélégants » à l’égard de ses secrétaires généraux, accusés de « suivisme » et de « rétention d’informations ». Il dénonce ce qu’il considère comme une « attitude de reniement » et une volonté de préserver des intérêts personnels au détriment de la cause commune.

Estimant que le gouvernement a opté pour le refus du dialogue, le G7 annonce la reprise des actions syndicales dès la semaine prochaine. Un débrayage est prévu le mardi 18 novembre 2025 à 9 heures, suivi d’assemblées générales départementales. Le lendemain, mercredi 19 novembre, une grève totale sera observée sur l’ensemble du territoire national. La plateforme prévient que le mouvement pourrait s’intensifier si les autorités persistent dans leur « stratégie dilatoire ». Elle se réserve en effet le droit d’organiser des marches et des actions d’envergure dans toutes les régions du pays.

Excaf Telecom : des travailleurs dénoncent près d’un an de salaires impayés et réclament l’intervention des autorités

Le collectif des travailleurs d’Excaf Telecom a alerté, ce mercredi, l’opinion publique nationale et internationale sur une situation jugée « dramatique » et « insoutenable » au sein de l’entreprise. Selon le communiqué rendu public, les employés dénoncent un retard de paiement qui s’étend désormais sur plus de onze mois, auquel s’ajoute un solde impayé représentant 35 % des arriérés accumulés depuis 2022.

Dans cette note adressée à la presse, les travailleurs soulignent leur engagement continu et leur dévouement à l’activité de l’entreprise, malgré des conditions financières de plus en plus précaires. Ils décrivent une direction injoignable et absente, incarnée par le PDG Sidy Diagne, qui selon eux, ne répond ni à leurs sollicitations ni aux besoins urgents de leurs familles. Ce vide de gouvernance, dénoncent-ils, accentue la vulnérabilité des employés et menace leur dignité ainsi que leur bien-être quotidien.

Face à cette situation, le collectif réclame un règlement immédiat et complet de l’ensemble des arriérés, ainsi que le paiement des 35 % restants dus depuis l’année 2022. Les travailleurs appellent également la direction à prendre une position claire et publique sur cette crise prolongée. Le collectif ne se limite pas à ces exigences : il interpelle directement les autorités compétentes, l’État du Sénégal et tous les acteurs défendant le droit au travail, afin qu’une intervention urgente permette de mettre un terme à ce qu’ils qualifient d’« injustice flagrante ».

Les membres du collectif affirment rester unis et déterminés dans leur démarche. Ils précisent que, si aucune solution n’est engagée dans les prochains jours, ils organiseront une conférence de presse pour annoncer un plan d’action plus structuré et progressif, destiné à faire respecter leurs droits et à obtenir justice. Le communiqué souligne la gravité de la situation et insiste sur le fait que la patience des travailleurs atteint ses limites, leurs foyers, leur santé et leur dignité étant directement affectés par ces manquements.

Cette révélation met en lumière les difficultés rencontrées par de nombreux employés dans certains secteurs privés au Sénégal et relance le débat sur la protection des droits des travailleurs et l’obligation des entreprises à honorer leurs engagements financiers. L’opinion publique et les autorités sont désormais appelées à suivre de près l’évolution de cette crise au sein d’Excaf Telecom.

Bassirou Diomaye Faye mise sur l’inclusion sociale : vers une meilleure prise en charge des personnes vivant avec un handicap

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a une nouvelle fois affirmé sa volonté de bâtir un Sénégal plus inclusif et solidaire. Lors du Conseil des ministres tenu ce mercredi 12 novembre 2025, le chef de l’État a placé la question de l’inclusion sociale au centre de l’action gouvernementale, en mettant particulièrement l’accent sur l’amélioration des conditions de vie des personnes vivant avec un handicap.

Dans son allocution, le président Faye a exhorté le gouvernement à intensifier ses efforts pour améliorer la situation de cette frange vulnérable de la population. Il a souligné la nécessité de promouvoir leur insertion socioéconomique à travers l’entrepreneuriat et l’emploi, considérés comme des leviers essentiels d’autonomie et de dignité. Cette approche vise à faire des personnes vivant avec un handicap des acteurs à part entière du développement national.

Le chef de l’État a insisté sur le renforcement des dispositifs d’accompagnement et le soutien aux initiatives génératrices de revenus portées par ces citoyens. Il a également évoqué la mise en place de mécanismes spécifiques destinés à favoriser leur recrutement dans la fonction publique comme dans le secteur privé, une mesure qui s’inscrit dans la volonté de rompre avec les discriminations et de promouvoir l’égalité des chances.

Pour concrétiser cette ambition, le président Faye a instruit le ministre de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités d’organiser, avant la fin de l’année 2025, des concertations nationales avec les associations représentatives des personnes vivant avec un handicap. Ces rencontres devront permettre d’identifier les principaux obstacles à leur inclusion et de formuler des solutions adaptées et durables.

Les conclusions de ces concertations serviront de base à la mise en œuvre, dès 2026, d’une stratégie nationale de consolidation du soutien à ces populations. Cette stratégie visera à renforcer les politiques publiques existantes, à améliorer l’accès aux services sociaux de base et à encourager la participation active des personnes handicapées à la vie économique et citoyenne.

Tunisie–Sénégal : vers un nouveau partenariat économique et technologique

Dans le cadre du programme Tunisia Boost Up, financé par l’Agence Française de Développement (AFD) et mis en œuvre par Expertise France, une mission de prospection économique tunisienne de haut niveau s’est envolée pour le Sénégal.

Cette initiative stratégique vise à jeter des ponts durables entre les écosystèmes entrepreneuriaux des deux pays et à positionner la Tunisie et le Sénégal comme des hubs régionaux de l’innovation et de la durabilité.

Un contexte porteur pour la coopération Sud-Sud

Alors que le renforcement des échanges intra-africains devient plus crucial que jamais, la Tunisie et le Sénégal affichent une ambition commune : devenir des pôles d’excellence en matière de technologie et de croissance durable.

Cette mission s’inscrit pleinement dans cette dynamique. Elle entend capitaliser sur la position stratégique du Sénégal, acteur économique majeur et porte d’entrée vers l’Afrique de l’Ouest, pour ouvrir de nouveaux horizons aux PME et startups tunisiennes.

Comme le souligne la note conceptuelle du projet, cette initiative va bien au-delà d’une simple prospection commerciale. Elle cherche à créer de nouvelles perspectives de co-développement, avec l’appui de partenaires locaux tels que l’Association BÊT-SET, acteur clé du réseautage et de la facilitation des échanges.

Des objectifs ambitieux et ciblés

La mission s’est fixé plusieurs objectifs stratégiques :

Favoriser les synergies bilatérales entre les écosystèmes tunisien et sénégalais ; Stimuler l’internationalisation des PME et startups tunisiennes ; Identifier des partenariats stratégiques entre entreprises, institutions et acteurs de l’innovation ; Promouvoir des solutions innovantes et durables comme leviers de croissance partagée.

Un programme opérationnel pour des résultats concrets

Le séjour des délégations tunisiennes est marqué par un agenda dense et ciblé, comprenant notamment :

Des rencontres institutionnelles avec des structures d’appui à l’entrepreneuriat, des chambres de commerce et des institutions de développement ; Un événement de networking Tunisie–Sénégal, destiné à favoriser les synergies et les alliances entre entrepreneurs et investisseurs ; Des sessions de rendez-vous B2B pour des échanges directs entre entreprises des deux pays ; Des visites d’entreprises et d’institutions afin de s’immerger dans l’écosystème économique sénégalais.

Quatre secteurs prioritaires ont été identifiés pour ces échanges :

le bâtiment et génie civil, les études et l’ingénierie, l’innovation et les technologies, ainsi que les services divers et produits innovants.

Vers un hub tuniso-sénégalais de l’innovation

Les retombées attendues de cette initiative sont significatives. Les organisateurs espèrent voir émerger des partenariats bilatéraux concrets, l’ouverture de nouvelles opportunités d’affaires et le renforcement des capacités d’internationalisation des acteurs tunisiens.

À plus long terme, l’ambition est de structurer un hub tuniso-sénégalais de l’innovation et de la durabilité, soutenu par un consortium de partenaires solides, parmi lesquels CAWTAR, CJD Sénégal, KAS Tunisie et l’Association BÊT-SET.

« Ce voyage de prospection au Sénégal constitue une étape stratégique », souligne la conclusion du document. Il illustre parfaitement l’ambition partagée de la Tunisie et du Sénégal de construire un avenir africain plus connecté, innovant et durable — une vision qui prend racine dans les rencontres, les échanges et la construction patiente de collaborations gagnant-gagnant.

Université Assane Seck de Ziguinchor : levée officielle de la dissolution des amicales et de la coordination des étudiants

Le Conseil académique de l’Université Assane Seck de Ziguinchor (UASZ) a annoncé, le mardi 11 novembre 2025, la levée officielle de la mesure de dissolution des amicales et de la coordination des étudiants. La décision, rendue publique à l’issue d’une réunion présidée par le recteur, le professeur Alassane Diédhiou, marque un tournant important dans la vie universitaire de l’établissement.

Selon le communiqué signé du recteur, le Conseil académique, après un examen approfondi de la situation actuelle du campus, a jugé opportun de rétablir les structures représentatives des étudiants. Ainsi, la dissolution des amicales d’étudiants, tout comme celle de la coordination générale, est désormais levée. Cette mesure met fin à une période de suspension qui avait été décidée dans un contexte de tensions et de réorganisation interne.

L’administration universitaire précise qu’elle travaille actuellement à la finalisation des critères d’éligibilité aux postes de délégués. Ces critères devront encadrer le processus de renouvellement des instances représentatives, afin de garantir des élections étudiantes transparentes, inclusives et fondées sur des principes de responsabilité. L’objectif affiché est de permettre aux étudiants de reprendre pleinement leur rôle dans la vie institutionnelle, tout en évitant les dérives et conflits qui avaient conduit à la suspension précédente.

Dans son message à la communauté universitaire, le recteur Alassane Diédhiou a lancé un appel à la sérénité et au sens du dialogue. Il a exhorté les étudiants à adopter une attitude responsable, à privilégier la concertation et à préserver un climat apaisé au sein du campus. Le professeur Diédhiou a également insisté sur l’importance de maintenir un environnement propice à l’apprentissage, à la recherche et à la réussite collective.

Thiès : la Brigade régionale des stupéfiants saisit 108 kg de chanvre indien à Mballing

La lutte contre le trafic de drogue connaît un nouveau succès à Thiès. Ce 10 novembre 2025, la Brigade régionale des stupéfiants, relevant de l’Office central de répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS), a mené une importante opération sur la plage de Mballing. Cette intervention s’est soldée par la saisie de quatre colis de chanvre indien, pour un poids total de 108 kilogrammes.

Selon les premières informations recueillies auprès des autorités compétentes, les trafiquants ont pris la fuite avant l’arrivée des forces de l’ordre. Cependant, les investigations se poursuivent activement pour identifier les individus impliqués et les interpeller. Les services spécialisés de l’OCRTIS multiplient les descentes de terrain et les opérations ciblées afin de démanteler les réseaux qui alimentent le trafic de stupéfiants dans la région.

Cette saisie s’inscrit dans une stratégie nationale de lutte contre le trafic de drogue, un phénomène qui touche plusieurs zones côtières où les trafiquants tentent d’utiliser les plages comme points de transit. La région de Thiès, du fait de sa position géographique et de la densité de ses voies d’accès, reste l’un des points sensibles surveillés de près par les services de sécurité.

Badara Gadiaga : une détermination inébranlable face à l’adversité

Qu’on l’aime ou pas, Badara Gadiaga s’impose aujourd’hui comme une figure de résistance et de résilience au Sénégal. L’activiste, connu pour son engagement sans compromis, a su, au fil des épreuves, forger une personnalité marquée par la détermination et l’imperturbabilité. Les rigueurs de la vie carcérale, loin de l’abattre, semblent avoir renforcé son moral et sa capacité à affronter l’adversité. Ses proches témoignent d’un homme qui, malgré les contraintes et les difficultés, garde un moral d’acier et une sérénité remarquable.

Alors que la question de sa libération sous condition, notamment avec un bracelet électronique, suscite de nombreux commentaires, Badara Gadiaga a tenu à clarifier sa position. Selon des informations rapportées par le quotidien Les Échos, plusieurs personnes se sont intéressées à son état d’esprit face à l’opposition du parquet à sa remise en liberté. L’activiste a ainsi expliqué : « Ce que les Sénégalais doivent comprendre, c’est que je ne suis pas demandeur d’une liberté provisoire. Je n’ai pas demandé à mes avocats de déposer une demande en ce sens. C’est le juge, après mon audition sur le fond, qui a décidé de façon libre et au regard des réponses que j’ai fournies, de m’accorder la liberté provisoire assortie d’un bracelet électronique. »

Cette déclaration illustre sa volonté de rester maître de sa trajectoire, refusant de se présenter comme un acteur passif dans le processus judiciaire. Loin de se laisser abattre par l’opposition du parquet, Badara Gadiaga adopte une attitude de dignité et de sérénité. Il affirme ainsi : « Maintenant que le parquet s’y oppose, je vais, comme au premier jour, continuer à vivre dignement cette épreuve, parce que, tôt ou tard, je finirai par sortir de prison. »

Pour beaucoup, cette posture incarne une force morale et une constance qui font de lui un symbole de résistance dans le paysage politique et social sénégalais. La détermination de Badara Gadiaga face aux obstacles, sa capacité à garder la tête haute malgré la détention et son refus de céder à la pression judiciaire en font un exemple de résilience, renforçant l’admiration de ses partisans et suscitant le respect, même parmi ses détracteurs.

Trafic de cocaïne à Ziguinchor : trois individus arrêtés, une filière internationale démantelée

Le Commissariat central de Ziguinchor a mis la main sur un important réseau de trafic de drogue, à l’issue d’une opération menée à environ 450 kilomètres au sud de Dakar. Trois individus ont été interpellés pour association de malfaiteurs et trafic international de cocaïne, après la découverte de soixante-dix boulettes de cette drogue dure, soigneusement dissimulées sous forme d’amulettes.

Selon la Police nationale, tout est parti de l’interpellation, le 8 novembre dernier, d’un véhicule de transport en commun à l’entrée de la ville de Ziguinchor. À bord, un passager en provenance de la Guinée-Bissau transportait une ceinture d’amulettes enveloppées dans du cuir, contenant en réalité soixante-dix boulettes de cocaïne. L’homme a été immédiatement arrêté par les éléments de la Police, qui ont ouvert une enquête pour remonter la filière.

Les investigations se sont rapidement orientées vers d’autres complices présumés. Grâce à un travail de renseignement approfondi, les enquêteurs ont réussi à identifier le véritable propriétaire de la cargaison. Ce dernier a été localisé et appréhendé à Mbour, à quelque 80 kilomètres au sud de Dakar, en compagnie d’un acolyte qu’il avait chargé de récupérer le colis à Ziguinchor. Lors de cette arrestation, les forces de l’ordre ont également saisi deux téléphones portables, une moto et un portefeuille contenant une importante somme d’argent.

Une perquisition menée au domicile du principal suspect a permis de découvrir d’autres éléments compromettants. Les policiers y ont trouvé trois téléphones portables supplémentaires, un ordinateur portable, un lot de reçus de versements bancaires, une balance électronique, un pistolet factice et un coupe-coupe. Autant d’indices qui confirment, selon les enquêteurs, l’existence d’une activité illicite bien organisée et d’un réseau à ramifications transfrontalières.

Lors de son interrogatoire préliminaire, le principal mis en cause a tenté de se disculper, affirmant ne pas connaître le contenu des amulettes. Il a toutefois reconnu que celles-ci étaient destinées à des personnes se trouvant à l’étranger, censées trouver un moyen pour les récupérer. Une explication jugée peu crédible par les enquêteurs, qui estiment avoir affaire à une filière bien structurée entre le Sénégal et la Guinée-Bissau, plaque tournante connue du trafic de stupéfiants en Afrique de l’Ouest.

La Cour des comptes du Sénégal accède au Comité directeur de l’INTOSAI : une consécration internationale pour la gouvernance financière nationale

La Cour des comptes du Sénégal vient de franchir une étape majeure dans son rayonnement international. À l’issue du 25ᵉ Congrès de l’Organisation internationale des institutions supérieures de contrôle des finances publiques (INTOSAI), tenu du 27 au 31 octobre 2025 à Charm el-Cheikh, en Égypte, l’institution sénégalaise a été élue membre du Comité directeur. Cette distinction, accueillie avec enthousiasme par l’ensemble des délégations présentes, marque une reconnaissance éclatante de l’expertise du Sénégal en matière de transparence budgétaire, de redevabilité et de gouvernance financière.

Cette élection place désormais la Cour des comptes du Sénégal parmi une vingtaine de membres influents qui composent le Comité directeur de l’INTOSAI, l’instance chargée d’orienter les grandes décisions stratégiques de l’organisation. Ce comité fixe notamment les priorités en matière de réforme institutionnelle, d’innovation méthodologique et de coopération internationale dans le domaine du contrôle public. En siégeant à ce niveau, le Sénégal se voit offrir une position décisionnelle dans la gouvernance mondiale de l’audit public, aux côtés de puissantes institutions telles que celles des États-Unis, de l’Afrique du Sud, du Brésil, de la France ou encore du Japon.

Cette reconnaissance est le fruit d’un long processus de professionnalisation et de modernisation engagé par la Cour des comptes sénégalaise au cours de la dernière décennie. Les réformes structurelles menées sous la houlette de sa présidence ont permis de renforcer l’indépendance de l’institution, d’améliorer la qualité de ses audits et d’élargir son champ d’action à de nouveaux domaines tels que la gestion de la dette publique, les finances locales et le contrôle des entreprises publiques. Ces travaux, largement diffusés et appréciés au sein des instances régionales et internationales, ont contribué à asseoir la crédibilité du Sénégal dans le paysage mondial du contrôle des finances publiques.

L’intégration de la Cour des comptes du Sénégal au Comité directeur de l’INTOSAI ouvre également des perspectives prometteuses de coopération technique et de transfert de compétences. Elle permettra notamment à l’institution de bénéficier d’un partage d’expériences avec d’autres juridictions financières de haut niveau, en particulier dans les domaines de l’audit numérique, de la formation des magistrats financiers, de la gestion des risques et de la modernisation des outils de contrôle. Ce rapprochement favorisera aussi la mise en œuvre de standards internationaux plus exigeants en matière de transparence et d’évaluation des politiques publiques.

Sur le plan national, cette élection conforte la place centrale de la Cour des comptes dans le dispositif de gouvernance publique du Sénégal. En accédant à une telle instance, le pays renforce sa crédibilité auprès de ses partenaires techniques et financiers et confirme son engagement à promouvoir une gestion rigoureuse et transparente des ressources publiques. Pour de nombreux observateurs, cette distinction symbolise non seulement la reconnaissance d’un savoir-faire sénégalais, mais aussi la confiance renouvelée de la communauté internationale dans les capacités du pays à jouer un rôle moteur dans la réforme de la gouvernance financière en Afrique et au-delà.

Madiambal Diagne dénonce une « atteinte grave aux libertés » après la libération d’Abdou Nguer

Depuis la France, le journaliste et éditorialiste Madiambal Diagne a vivement réagi à la libération d’Abdou Nguer, chroniqueur à Sen TV et sur plusieurs Web TV, récemment jugé par le tribunal correctionnel de Dakar. Dans une publication sur le réseau social X, l’ancien patron du Groupe Avenir Communication n’a pas caché son indignation face à ce qu’il perçoit comme une dérive inquiétante du système judiciaire sénégalais.

« Relaxe pure et simple pour Abdou Nguer. Donc presque une année de détention pour rien du tout. Tout cela rend encore plus révoltant la façon dont les libertés sont bafouées au Sénégal. Félicitations Abdou et bon retour auprès des tiens ! », a écrit Madiambal Diagne. Par ce message, le journaliste fustige la longue détention préventive du chroniqueur, qu’il considère comme injustifiée et symptomatique d’un recul des libertés publiques dans le pays.

Cette réaction fait écho à une affaire judiciaire très médiatisée qui a tenu en haleine le monde médiatique et politique depuis plusieurs mois. Abdou Nguer et son co-prévenu, Pape Amadou Ndiaye Diaw, avaient été interpellés et poursuivis après des propos tenus sur TikTok, dans lesquels ils évoquaient la mort de l’ancien président du Conseil constitutionnel, Mamadou Badio Camara. Les deux hommes avaient notamment suggéré la nécessité d’une autopsie sur le corps du défunt magistrat, des déclarations jugées offensantes, diffamatoires et susceptibles de troubler l’ordre public.

Le parquet avait retenu plusieurs chefs d’accusation contre eux, dont la diffusion de fausses nouvelles, l’offense au chef de l’État et l’apologie de crimes ou délits. Après plusieurs reports d’audience et des mois de détention, le verdict est tombé ce 12 novembre 2025. Le tribunal a finalement relaxé Abdou Nguer des délits de diffusion de fausses nouvelles et d’apologie de crimes, mais l’a reconnu coupable d’offense au chef de l’État. Il a été condamné à six mois de prison, dont trois mois ferme. Son co-prévenu, Pape Amadou Ndiaye Diaw, a quant à lui écopé d’une peine plus lourde : six mois de prison ferme assortis d’une amende de 100 000 F CFA.

Cette décision, bien que marquant la fin de leur détention, n’a pas apaisé les débats sur la liberté d’expression et le traitement des acteurs médiatiques au Sénégal. Plusieurs organisations de la société civile et défenseurs des droits humains ont exprimé leur inquiétude face à la multiplication des poursuites contre des journalistes et chroniqueurs pour des propos tenus sur les réseaux sociaux.

Lancement du podcast « Mémoires de Tirailleurs » : un hommage vivant aux anciens combattants africains

La Maison de l’oralité et du patrimoine KËR LEYTI, en collaboration avec l’ambassade de France au Sénégal, a procédé ce lundi 10 novembre 2025 au lancement officiel du podcast « Mémoires de Tirailleurs » à l’Institut français de Dakar. Cet événement riche en émotions s’est tenu en présence d’anciens combattants, de l’ambassadrice de France au Sénégal, Christine Fages, ainsi que de nombreuses personnalités du monde culturel et universitaire.

Le concepteur du projet, le Professeur conteur Massamba Guèye, fondateur du KËR LEYTI, a profité de cette cérémonie pour présenter le fruit d’un long travail d’écoute et de recueil de témoignages auprès des derniers tirailleurs encore en vie. Selon lui, ce podcast s’inscrit dans une démarche de sauvegarde et de transmission d’une mémoire vivante. « Le but de ce podcast est d’arriver à entendre des récits authentiques de tirailleurs encore en vie, parce que la transmission intergénérationnelle ne doit pas être rompue. Le podcast est un outil plus léger pour faire passer le récit de ces derniers », a-t-il expliqué.

Dans le cadre de la réalisation de cette série audio, KËR LEYTI a sillonné plusieurs régions du Sénégal, en partenariat avec l’ambassade de France, pour rencontrer dix anciens combattants qui ont accepté de livrer leurs souvenirs et leurs émotions. Ces entretiens, riches en détails, permettent d’éclairer une partie de l’histoire coloniale souvent méconnue ou mal racontée. « Nous avons interrogé dix anciens tirailleurs et ils nous ont relaté l’histoire comme elle s’était déroulée. Nous vous avons fait écouter un seul podcast aujourd’hui, car le reste n’est pas encore disponible. Nous prévoyons de diffuser ces podcasts dans tous les canaux possibles », a précisé le Professeur Guèye.

Une courte vidéo retraçant les moments forts de ces rencontres a ensuite été projetée, dévoilant des images poignantes d’échanges empreints d’humanité et de respect. À la suite de cette projection, l’ambassadrice de France au Sénégal, Christine Fages, a salué l’initiative et rendu hommage aux tirailleurs sénégalais. « C’est un acte d’hommage et de reconnaissance aux tirailleurs qui ont risqué leur vie pour la liberté, pour nous, pour la France. Nous sommes fiers d’avoir participé à ce projet. C’est une œuvre de mémoire, un témoignage nécessaire pour les générations futures », a-t-elle déclaré. Elle a également annoncé que le premier épisode du podcast sera rendu public le 16 novembre prochain, à l’Institut français de Dakar.

Présent lors de la cérémonie, le Colonel Saliou Ngom, directeur des archives du patrimoine historique des Forces armées sénégalaises, a souligné la portée historique et symbolique de cette initiative. Selon lui, ce projet permet aux Africains de reprendre la parole sur leur propre histoire. « Ce podcast est très primordial car il permet aux Sénégalais, aux Africains de raconter ou d’écrire leurs vérités historiques eux-mêmes. Nous avons été en France pour récupérer des archives afin de rétablir la vérité historique, mais plus précisément pour le document qui accompagnait un témoignage d’une personne qui était présente. Le musée des Forces armées s’engage à accompagner ce projet de podcast », a-t-il affirmé.

Échauffourées à l’Université de Kaolack : plusieurs étudiants blessés et des interpellations enregistrées

Une vive tension a éclaté ce mardi sur le campus de l’Université du Sine Saloum Elhadji Ibrahima Niasse (USSEIN), plus précisément sur le site de Khelcom Biram, à Kaolack. Ce qui devait être une simple manifestation estudiantine s’est rapidement transformé en affrontements entre étudiants et forces de l’ordre, plongeant le campus et ses alentours dans un climat de grande agitation.

Dès les premières heures de la matinée, des groupes d’étudiants ont commencé à se rassembler à l’intérieur de l’université, avant de déplacer leur mouvement vers l’extérieur. La tension est montée d’un cran lorsque les manifestants ont investi l’axe routier traversant Khelcom Biram. Pour exprimer leur mécontentement, ils ont incendié des pneus, érigé des barricades et bloqué complètement la circulation sur la route nationale, provoquant une paralysie totale du trafic dans la zone.

Cette scène de chaos rappelle des événements similaires survenus en février 2025, lorsque des étudiants de la même université avaient mené des actions de protestation de grande ampleur pour dénoncer la précarité des conditions de vie et d’études.

L’intervention des forces de l’ordre a rapidement aggravé la situation. En tentant de dégager la voie et de disperser les manifestants, les gendarmes se sont heurtés à une résistance déterminée. Des échanges tendus ont alors éclaté : des jets de pierres et autres projectiles ont été lancés par des étudiants, tandis que les forces de sécurité ont riposté à coups de gaz lacrymogène. L’atmosphère est devenue irrespirable et plusieurs étudiants ont été blessés, soit par inhalation de gaz, soit lors des bousculades provoquées par la panique.

Selon des témoins sur place, plusieurs interpellations ont également eu lieu au plus fort des affrontements. Les blessés auraient été pris en charge sur le campus ou évacués vers des structures sanitaires de la ville.

Les causes précises de cette nouvelle flambée de violence n’ont pas encore été officiellement clarifiées, mais plusieurs sources évoquent un climat d’exaspération généralisé au sein du campus. Les étudiants dénoncent régulièrement le manque d’infrastructures adéquates, les retards dans le paiement des bourses et la dégradation des conditions de vie dans les résidences universitaires.

À l’heure actuelle, la zone reste sous haute surveillance sécuritaire. Les autorités administratives et académiques n’ont pas encore publié de communiqué officiel pour faire le point sur le nombre exact de blessés et de personnes arrêtées. La tension demeure palpable à l’Université du Sine Saloum, où la colère estudiantine semble loin de s’apaiser.

Libération d’un militaire sénégalais porté disparu depuis avril à Djinaki

Le ministère des Forces Armées a annoncé ce mardi la libération d’un militaire sénégalais qui avait été porté disparu depuis la nuit du 13 avril 2025, lors des incidents survenus à Djinaki, dans le département de Bignona, en Casamance. Selon le communiqué officiel publié par l’État-Major général des Armées, le soldat, qui était retenu par une bande armée, a été remis ce lundi au Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

L’armée précise que le militaire se porte bien et qu’il a été rapidement pris en charge par les autorités militaires avant d’être acheminé vers Dakar. Cette libération met fin à plusieurs mois d’incertitude pour sa famille et ses camarades d’armes, qui espéraient un dénouement heureux depuis sa disparition.

D’après le communiqué, cette issue favorable est le fruit d’efforts soutenus de médiation menés par divers acteurs, dont des représentants du CICR et des relais locaux engagés dans le processus de paix. Ces démarches patientes et discrètes ont permis de restaurer la confiance nécessaire pour aboutir à un accord de libération.

Les Forces armées sénégalaises ont tenu à saluer ces initiatives, tout en réaffirmant leur détermination à assurer la sécurité des personnes et des biens dans la Zone militaire n°5, qui couvre la région sud du pays. Elles ont également souligné que cette libération illustre l’efficacité du dialogue et de la négociation dans la stabilisation durable de la Casamance, une région encore marquée par les séquelles d’un long conflit.

Visite de la famille Omarienne à Farba Ngom : le fils du Khalife de Louga dépêché au Pavillon spécial

Une visite d’envergure a eu lieu ce mardi à l’hôpital principal de Dakar, plus précisément au pavillon spécial où est actuellement détenu Farba Ngom. Le député-maire des Agnam, figure politique influente de l’Alliance pour la République (APR) dans la région de Matam, a reçu la visite d’une délégation envoyée par le Khalife de la famille Omarienne de Louga, Thierno Bachir Tall. Ce dernier a tenu à marquer son soutien à l’élu en mandatant personnellement son fils aîné, Cheikh Oumar Tall, pour s’enquérir de l’état de santé du parlementaire.

Selon des sources proches de la délégation, cette visite revêt un caractère à la fois religieux et humain, traduisant la compassion du Khalife à l’endroit d’un homme qu’il estime et qui traverse une période difficile. Cheikh Oumar Tall a profité de cette rencontre pour transmettre les prières et bénédictions de son père, ainsi que ses vœux de prompt rétablissement au responsable politique de Matam.

Pour rappel, Farba Ngom a été placé sous mandat de dépôt le 27 février 2025 à la suite de sa seconde comparution devant le Pôle judiciaire financier (PJF). Il est poursuivi pour des faits présumés de blanchiment de capitaux et autres infractions financières. Ses avocats avaient déposé une requête en mainlevée du mandat de dépôt, ou à défaut, pour un placement en résidence surveillée, invoquant la dégradation de son état de santé.

Le 25 août dernier, après réception du rapport de contre-expertise médicale, la défense avait renouvelé sa demande, soulignant la nécessité de soins appropriés incompatibles avec la détention carcérale. Le président du Collège des juges d’instruction du Pôle judiciaire financier avait alors ordonné son transfert au pavillon spécial de l’hôpital principal de Dakar, une structure hospitalière réservée aux détenus nécessitant une prise en charge médicale spécifique.

3e Édition de l’Académie de Financement : “L’enjeu est le massif”, selon l’ADEPME

L’Agence de Développement et d’Encadrement des Petites et Moyennes Entreprises (ADEPME) a donné, ce mardi 11 novembre 2025, le coup d’envoi de la troisième édition de l’Académie de Financement dédiée aux Structures d’Appui et d’Encadrement (SAE). Organisée en partenariat avec la coopération allemande GIZ, cette rencontre, prévue du 11 au 13 novembre à Dakar, s’inscrit dans la dynamique d’un accès plus large et mieux structuré des PME au crédit bancaire, tout en consolidant le tissu entrepreneurial national.

Créée dans le cadre du Dispositif de Financement des PME mis en place conjointement par la GIZ et l’ADEPME, l’Académie de Financement vise à renforcer les capacités techniques et opérationnelles des structures qui accompagnent les entreprises dans la préparation de leurs dossiers de financement. Après deux premières éditions saluées pour leur impact, ayant formé plus de 400 acteurs du financement, cette troisième session cible exclusivement les SAE agréées, considérées comme les véritables chevilles ouvrières du dispositif d’accompagnement.

L’événement réunit trente structures d’appui, plusieurs établissements bancaires partenaires — dont Ecobank, UBA, Société Générale Sénégal, Banque Islamique du Sénégal et Bridge Bank — ainsi que la BCEAO, la GIZ et l’ADEPME. Durant trois jours, experts et praticiens échangeront sur les meilleures pratiques en matière de gestion des risques, de structuration de projets et d’analyse de la bancabilité des PME, dans la perspective de favoriser un accès massif et durable au financement.

Pour le Dr Soyinou Ndao, directeur de la croissance, de l’accompagnement au financement et de la restructuration à l’ADEPME, cette édition revêt une importance particulière. “Cette année, nous avons choisi de nous concentrer sur les Structures d’Appui et d’Encadrement, car ce sont elles qui préparent les dossiers et accompagnent les PME. Si nous voulons un accès massif et sécurisé au financement, il faut que les SAE comprennent parfaitement les exigences des banques et que ces dernières saisissent la valeur ajoutée du travail des SAE”, a-t-il souligné.

Selon lui, l’un des enjeux majeurs de cette édition est de lever les incompréhensions persistantes entre les SAE et les institutions financières. L’Académie permettra d’instaurer un dialogue direct avec les banques partenaires afin d’harmoniser les pratiques et d’identifier les leviers d’amélioration. “Notre objectif est d’atteindre 3 000 milliards de FCFA mobilisés au profit des entreprises, et de faire passer la part des PME dans le portefeuille des banques de 9 % à au moins 18 %”, a précisé Dr Ndao.

Pour atteindre cette ambition, l’ADEPME mise sur trois leviers stratégiques : la montée en compétence des SAE à travers la formation et les échanges directs ; la digitalisation des processus grâce au Guichet Unique de Financement (GUF), une plateforme connectant PME, banques et structures d’appui ; et enfin, la cartographie nationale des SAE pour assurer une couverture équitable sur l’ensemble du territoire.

Partenaire de longue date de l’ADEPME, la GIZ continue d’accompagner le Sénégal dans la mise en œuvre d’outils innovants favorisant l’accès des PME au financement. Sa directrice régionale, Madame Julia Kartz, a salué la tenue de cette troisième édition qu’elle considère comme un jalon important dans la consolidation du partenariat germano-sénégalais. “Nous travaillons main dans la main avec l’ADEPME depuis plusieurs années pour améliorer l’accès au financement des PME. Ensemble, nous avons développé le GUF, et nous venons d’entamer sa refonte pour le rendre plus simple, plus accessible et plus fonctionnel”, a-t-elle déclaré. Elle a également insisté sur le rôle crucial des participants : “Vous êtes les acteurs clés de l’accès au financement. Votre feedback est essentiel pour améliorer nos outils et mieux comprendre les besoins réels des entreprises.”

En réunissant acteurs publics, institutions financières et structures d’appui, l’Académie de Financement s’affirme comme un instrument central de la stratégie nationale de financement inclusif des PME. Elle incarne la volonté du Sénégal de bâtir un écosystème entrepreneurial plus solide, capable de répondre aux défis de la compétitivité et de la formalisation.

En clôturant son allocution, le Dr Soyinou Ndao a tenu à rappeler la finalité de cette initiative : “Soutenir durablement le financement structuré, sécurisé et performant des PME, c’est accompagner la transformation économique du Sénégal.”

Concours des métiers : cinq candidats représenteront la région de Kaolack aux JOJ 2026 à Dakar

La finale régionale du concours des métiers, dénommée « Téranga Skills », s’est tenue ce week-end à Kaolack. Placée sous le signe de l’excellence, de la créativité et du savoir-faire, cette initiative met en lumière la vitalité de la formation professionnelle au Sénégal et son rôle central dans la stratégie nationale de développement.

« Chers jeunes, la formation professionnelle n’est pas une voie de repli, mais une voie d’avenir, d’honneur et de progrès », a déclaré Ndèye Fatou Thiam, directrice de l’Apprentissage au ministère de la Formation professionnelle.

Selon elle, cette compétition régionale vise à valoriser le talent, la rigueur et la passion des jeunes qui se sont affrontés dans cinq métiers essentiels, véritables piliers du développement local et leviers de l’emploi : la couture, la menuiserie métallique, la menuiserie bois, l’électricité et la transformation des produits agroalimentaires.

« Ce concours n’est pas comme les autres. C’est un véritable laboratoire de compétences où s’expriment le savoir-faire sénégalais et la créativité, tout en inscrivant notre pays dans une dynamique internationale. À travers cette compétition, nous encourageons les jeunes à innover tout en restant attachés à nos valeurs », a ajouté Mme Thiam.

Elle a également salué le travail des centres de formation professionnelle, publics comme privés, des unités de production artisanales, des chambres de métiers, ainsi que des partenaires techniques et financiers.

« Je félicite tous les candidats pour leur engagement. Il faut préciser que cinq d’entre eux représenteront fièrement la région de Kaolack lors des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) 2026 à Dakar », a-t-elle conclu.

Prenant la parole à son tour, Samba Diakhaté, inspecteur d’académie de Kaolack et représentant du gouverneur Mouhamed Moctar Watt, empêché, a souligné l’importance stratégique de la formation professionnelle.

« L’importance de la formation professionnelle et technique se mesure au poids que ce sous-secteur occupe dans le développement du capital humain, à travers la vision Sénégal 2050. L’État du Sénégal ambitionne d’orienter, d’ici 2030, 30 % des élèves issus du cycle fondamental vers les filières diversifiées de la formation professionnelle et technique », a-t-il expliqué.

M. Diakhaté a conclu en rappelant que Téranga Skills a permis de bâtir une véritable culture du travail bien fait, en révélant des talents et en offrant aux jeunes l’occasion de faire éclore leur potentiel.

Kaolack : Kilifeu offre un équipement sonore de pointe à la grande mosquée de Léona

Léona Niassène a vibré, ce jeudi, sous le signe de la générosité et de la fidélité. Landing Mbessane Seck, plus connu sous le nom de Kilifeu, a tenu parole en offrant un équipement sonore complet à la grande mosquée, répondant ainsi à la sollicitation du Khalife général, Cheikh Ahmed Tidiane Niass.

Deux semaines plus tôt, la promesse avait été faite. Aujourd’hui, elle est non seulement tenue, mais dépassée. Kilifeu n’est pas revenu les mains vides : en plus de l’amplificateur initialement demandé, il a offert une table de mixage et des micros sans fil de dernière génération. Ce don moderne permettra d’améliorer considérablement la diffusion sonore du lieu de culte et les conditions d’écoute des fidèles.

Cet acte de philanthropie n’était pas un geste isolé. Le leader politique et culturel était accompagné d’une délégation impressionnante, symbole d’un large soutien communautaire : mouvements de femmes, associations de jeunes, enseignants, transporteurs, artisans… Tous étaient présents pour témoigner leur reconnaissance et soutenir l’initiative de leur « fils du terroir ».

Très touché par cette marque de respect et de dévotion, le Khalife général Cheikh Ahmed Tidiane Niass a exprimé toute sa gratitude envers son « fils et talibé ». Il a salué en Kilifeu un ami fidèle et un homme profondément ancré dans les valeurs communautaires et religieuses. Dans une atmosphère empreinte de ferveur, le guide spirituel a élevé des prières pour le donateur, implorant les bénédictions divines sur sa personne et sur la réussite de ses projets, notamment son ambition de servir sa ville natale, Kaolack.

Cette journée restera gravée dans les mémoires comme un bel exemple de synergie entre un leader spirituel et un fils de la cité, dont la parole donnée est un engagement sacré. Elle renforce les liens sociaux et illustre comment la foi et l’action collective peuvent œuvrer de concert pour le bien-être de toute une communauté.

Un faux taxi Yango sème la terreur : une étudiante victime d’un acte obscène aux Mamelles

Ce qui devait être un banal trajet universitaire s’est mué en une scène d’horreur pour une jeune étudiante de 20 ans. Le 3 novembre dernier, S.S.S., résidant aux Mamelles, pensait simplement rejoindre son université via l’application Yango. Quelques minutes après sa commande, un homme se présentant comme le chauffeur désigné s’arrête devant son domicile. Rassurée par la routine du service, la jeune femme monte à bord, loin d’imaginer que le cauchemar ne faisait que commencer.

Le conducteur, identifié plus tard comme C. Seck, âgé de 49 ans, marié et père de six enfants, adopte d’abord une attitude normale. Mais en plein trajet, il commet un acte d’une obscénité inouïe. L’homme sort subitement son sexe pour uriner dans une bouteille vide, sous les yeux médusés de sa passagère, avant de lui demander de le regarder ou de le caresser. Terrifiée mais lucide, l’étudiante parvient à garder son sang-froid. Sans un mot, elle filme discrètement toute la scène jusqu’à la fin du trajet, refusant de céder à la panique.

De retour chez elle, S.S.S. découvre un autre élément inquiétant : l’historique de sa commande Yango a mystérieusement disparu de son téléphone. Consciente d’avoir affaire à un imposteur, elle décide de déposer plainte dès le lendemain auprès de la Section de Recherches (SR) de Colobane.

L’affaire est immédiatement prise au sérieux par les gendarmes. Une enquête express est ouverte. En exploitant les images des caméras de surveillance disposées dans le quartier des Mamelles, les enquêteurs repèrent rapidement le véhicule incriminé. La plaque d’immatriculation mène à une société de transport, qui confirme que le chauffeur ce jour-là n’était autre que C. Seck. L’homme est aussitôt interpellé et conduit dans les locaux de la SR pour audition.

Confronté aux preuves accablantes — la vidéo filmée par la victime, les enregistrements de vidéosurveillance et les témoignages —, C. Seck finit par avouer les faits. Devant les enquêteurs, il tente pourtant une justification aussi absurde qu’irresponsable : « J’étais possédé par un esprit », a-t-il déclaré, incapable d’expliquer autrement son comportement.

Marié et père de six enfants, le suspect a été placé en garde à vue avant d’être déféré au parquet de Dakar. Il est poursuivi pour attentat à la pudeur et harcèlement sexuel.

Convention du CCTVA : un audit de l’Arcop dévoile de graves dysfonctionnements

Selon des informations exclusives rapportées par Libération, un audit mené par l’Autorité de régulation des marchés publics (Arcop) a mis en lumière de multiples irrégularités dans la convention d’affermage du Centre de contrôle technique des véhicules automobiles (CCTVA), conclue entre l’État du Sénégal et la société Bureau Veritas. Ce rapport, d’une grande portée, remet en cause aussi bien la procédure de contractualisation que les modalités d’exécution du contrat signé pour une durée de quinze ans.

L’audit révèle tout d’abord d’importantes lacunes dans la convention elle-même. Le document contractuel ne précise ni les modalités de liquidation des redevances dues à l’État, ni les intérêts de retard applicables en cas de non-paiement. Cette absence de cadre clair crée une zone d’ombre juridique et financière qui fragilise la position de l’État. De plus, la caution de bonne exécution, fixée à 20 millions de FCFA, est jugée largement insuffisante et ne couvre pas la totalité de la période du contrat, estimée à quinze ans.

Les auditeurs pointent également un manque de transparence dans la gestion du patrimoine matériel du centre. Aucun inventaire contradictoire des équipements n’a été réalisé au moment de la signature du contrat, ce qui rend difficile l’évaluation des biens transférés au fermier. Par ailleurs, la convention ne prévoyait pas la création d’une société de projet, un dispositif pourtant courant dans les partenariats de ce type et destiné à assurer une meilleure traçabilité financière. L’absence de cette structure aurait contribué à accroître l’opacité dans la gestion des flux financiers liés à l’exploitation du centre.

Autre élément préoccupant : le rapport met en évidence une absence d’investissements initiaux significatifs de la part du fermier. Bureau Veritas aurait donc bénéficié d’un cadre d’exploitation privilégié sans contrepartie financière notable, ce qui soulève la question du partage réel de la valeur dans ce contrat d’affermage.

Sur le plan fiscal, les conclusions de l’Arcop sont tout aussi alarmantes. L’audit indique que la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) n’a ni été facturée ni reversée sur les redevances de fonctionnement et d’investissement perçues par le fermier. Cette omission aurait causé une perte estimée à 555 millions de FCFA pour le Trésor public sur la période 2012-2022. Un redressement fiscal de 350 millions de FCFA avait bien été prononcé en 2020, mais il n’a manifestement pas suffi à corriger la situation.

Enfin, l’exploitation du centre dépasse largement ses capacités techniques initiales. La surcharge d’activité, évaluée à 263 % de la capacité prévue, a entraîné une détérioration notable des équipements et une baisse de la fiabilité des contrôles techniques. Cette surutilisation des infrastructures a également des répercussions sur la circulation dans la zone de Hann, où le centre est implanté, provoquant régulièrement des embouteillages et des perturbations notables.

Pikine-Technopole : le procès de la bande d’« Assane Moumeu » devant la chambre criminelle

Le calme semble enfin revenir à Pikine-Technopole, un quartier longtemps marqué par une série d’agressions violentes qui avaient semé la terreur parmi les habitants en 2021. Ce jeudi, la chambre criminelle de Pikine-Guédiawaye a examiné le dossier d’une bande armée présumée, conduite par A. Camara, alias « Assane Moumeu », tailleur de profession. Ce dernier est présenté par les enquêteurs comme le chef d’un groupe qui dépouillait des passants et des couples, souvent sous la menace de machettes.

Devant le tribunal, trois accusés ont comparu : A. Camara, Ch. Ndiaye et Kh. Mbengue. Tous trois, déjà connus des services de police, sont poursuivis pour association de malfaiteurs, vols en réunion commis la nuit avec usage d’armes, et détention illégale d’armes. Le parquet a requis à leur encontre la réclusion criminelle à perpétuité, estimant que les faits étaient d’une gravité exceptionnelle.

Les débats ont été vifs. À la barre, Ch. Ndiaye a catégoriquement nié toute implication dans les attaques. Il a affirmé avoir été arrêté par hasard et dit avoir subi des violences policières lors de son interpellation. De son côté, A. Camara a rejeté le surnom « Moumeu » que lui attribuent les enquêteurs, niant toute participation aux agressions. Quant à Kh. Mbengue, il a également contesté les faits qui lui sont reprochés.

Cependant, selon les éléments présentés à l’audience et rapportés par L’Observateur, les enquêtes de police et les témoignages des victimes décrivent un groupe bien organisé, avec un mode opératoire précis. Les membres de la bande opéraient de nuit, armés de machettes, ciblant les passants isolés et les couples. L’un des témoignages les plus marquants est celui de Fatou Nguirane, enceinte au moment des faits, qui a raconté avoir été attaquée et dépouillée sous la menace d’une arme blanche. Le couple Diallo, autre victime, a décrit une agression d’une violence extrême, ponctuée de coups de machette.

L’enquête a connu un tournant décisif après l’interpellation de Ch. Ndiaye, surpris en flagrant délit. Les policiers ont retrouvé sur lui un téléphone portable volé, ce qui a permis d’identifier et d’arrêter les autres membres présumés du groupe.

Pour le ministère public, les trois hommes constituent un danger pour la société. Le procureur a insisté sur la nature organisée, violente et répétée des attaques, qualifiant les prévenus « d’extrêmement dangereux ». Il a ainsi requis la réclusion criminelle à perpétuité, estimant que les faits ne laissaient place à aucune circonstance atténuante.

La défense, pour sa part, a plaidé l’innocence de ses clients, dénonçant un dossier monté sans preuves matérielles solides et entaché de violations des droits de la défense. Les avocats ont demandé l’acquittement pur et simple des accusés, invoquant notamment les conditions d’arrestation et les violences subies lors des interrogatoires.

Après plusieurs heures d’audience, marquées par des échanges tendus entre les différentes parties, le tribunal a décidé de mettre l’affaire en délibéré. Le verdict est attendu pour le 2 décembre prochain.

Trois ingénieurs sénégalais primés par le Président Diomaye Faye pour leurs innovations au service de La Défense

Trois ingénieurs sénégalais ont été mis à l’honneur ce lundi, lors de la célébration de la Journée des Forces armées 2025, placée sous le thème « Les Forces armées partenaires des Jeux olympiques de la jeunesse, Dakar 2026 ». Il s’agit d’Aliou Diop, El Hadji Ndiaye et Mouhamadou Gueye, lauréats du Prix spécial du Président de la République pour l’innovation technologique et industrielle. Cette distinction, remise en marge de la cérémonie officielle présidée par le chef de l’État Bassirou Diomaye Faye, consacre leurs travaux remarquables dans les domaines de la robotique, de l’intelligence artificielle et de la conception de drones.

Les trois ingénieurs se sont illustrés par la mise au point de solutions technologiques à fort potentiel pour la modernisation des Forces armées sénégalaises. Leurs projets portent notamment sur le développement de robots autonomes capables d’évoluer dans des environnements complexes, l’optimisation des systèmes de reconnaissance basés sur l’intelligence artificielle, ainsi que la conception de drones à usage militaire et logistique. Ces innovations visent à renforcer les capacités opérationnelles des armées nationales, en intégrant des technologies de pointe adaptées au contexte local.

Au-delà de la performance technique, cette distinction symbolise la reconnaissance du rôle croissant de la recherche et de l’ingénierie sénégalaise dans la défense nationale. En honorant ces jeunes talents, le Président de la République a salué leur contribution à l’autonomisation technologique du pays et à la promotion d’une industrie nationale de défense plus compétitive.

Le parcours d’Aliou Diop, d’El Hadji Ndiaye et de Mouhamadou Gueye illustre la vitalité d’une nouvelle génération d’ingénieurs sénégalais, portés par l’ambition de mettre la science et la technologie au service de la souveraineté nationale. Leur réussite constitue un signal fort pour la jeunesse et un encouragement à poursuivre la voie de l’innovation locale, dans un contexte où le Sénégal cherche à renforcer son indépendance technologique et stratégique.

Découverte macabre sur la plage de Kayar : un corps sans vie retrouvé dans un état de décomposition avancée

Une scène d’horreur a bouleversé les habitants de Kayar, hier dimanche en fin de journée. Un corps sans vie a été découvert sur la plage, gisant sur le rivage, selon des sources concordantes. Alertée vers 18 heures, la brigade territoriale de la localité s’est immédiatement rendue sur les lieux pour effectuer les premiers constats.

D’après les informations recueillies par Seneweb, il s’agirait d’un homme âgé d’une trentaine d’années. La victime était vêtue d’un simple tee-shirt, mais son identification s’avère extrêmement difficile. Le corps, en effet, se trouvait dans un état de putréfaction avancée, rendant impossible toute reconnaissance visuelle.

Face à cette situation, les gendarmes ont informé sans délai le procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Thiès. Après avoir été saisi du dossier, le chef du parquet a ordonné l’inhumation immédiate du corps sur place, compte tenu de son état de décomposition très avancé, qui ne permettait pas son transfert vers une structure sanitaire.

Pour l’heure, les circonstances exactes de ce décès demeurent entourées de mystère. Aucune hypothèse n’est écartée, et une enquête a été ouverte afin de tenter d’identifier la victime et de déterminer les causes réelles de sa mort.

« La détention préventive ne doit pas devenir une peine déguisée » : Babacar Ba plaide pour la liberté provisoire de Badara Gadiaga

Le débat autour de la détention préventive de Badara Gadiaga continue de prendre de l’ampleur. Plusieurs voix s’élèvent pour dénoncer ce qu’elles considèrent comme une privation de liberté injustifiée. Parmi elles, celle de Babacar Ba, président du Forum du Justiciable, qui appelle à la mise en liberté provisoire du chroniqueur, estimant que toutes les conditions sont réunies pour garantir sa représentation en justice.

Selon Babacar Ba, le procureur de la République ne devrait pas s’opposer à cette demande de liberté provisoire, dès lors que Badara Gadiaga ne présente aucun risque de fuite, ni de trouble à l’ordre public, ni d’entrave à l’enquête. « La détention préventive ne doit pas être utilisée comme une peine déguisée », affirme-t-il, rappelant que ce mécanisme n’a pas vocation à punir une personne avant qu’elle ne soit jugée, mais uniquement à éviter des conséquences susceptibles de compromettre le bon déroulement de la procédure.

Cette prise de position met en lumière un enjeu plus large : la réforme du système judiciaire, notamment en ce qui concerne le contrôle de la détention provisoire. Babacar Ba plaide pour l’instauration d’un juge de la détention et des libertés, une autorité judiciaire indépendante qui serait chargée d’apprécier, en toute objectivité, la nécessité du maintien ou non en détention d’un prévenu. Une telle réforme, selon lui, permettrait de garantir un équilibre juste entre les impératifs de l’enquête et le respect des droits fondamentaux des citoyens.

La présomption d’innocence, rappelle-t-il, est un principe constitutionnel. Priver un individu de sa liberté sans condamnation définitive est une mesure grave, qui ne doit être motivée que par des raisons strictement légales et proportionnées. En l’absence de telles raisons, poursuit Babacar Ba, le maintien en détention de Badara Gadiaga devient difficilement défendable.

L’affaire relance ainsi le débat, récurrent au Sénégal, sur l’usage trop fréquent et parfois abusif de la détention préventive. Un débat qui, au-delà du cas Gadiaga, interroge la manière dont la justice équilibre rigueur judiciaire et respect des libertés individuelles.

Grève totale à l’IPRES : le personnel dénonce le non-respect des engagements de la direction

Le personnel de l’Institut de Prévoyance Retraite du Sénégal (IPRES) a annoncé une grève totale qui s’étendra du mardi 11 au vendredi 14 novembre 2025. Cette décision, rendue publique à travers un communiqué, intervient dans un contexte de tension persistante entre les travailleurs et la direction générale de l’institution.

Selon le document diffusé, ce mouvement d’humeur est motivé par le non-respect des engagements pris par la direction, ainsi que par la persistence de dysfonctionnements internes qui entravent, selon les travailleurs, le bon fonctionnement de l’IPRES. Les agents dénoncent également l’absence de réponses satisfaisantes aux revendications qu’ils jugent légitimes et qu’ils ont, à plusieurs reprises, soumises à la hiérarchie sans suite concrète.

Les travailleurs affirment que cette situation a atteint un point critique, les poussant à recourir à la grève comme ultime moyen de pression. Durant cette période de quatre jours, ils annoncent que toutes les activités de l’IPRES seront suspendues sur l’ensemble du territoire national, affectant potentiellement les services destinés aux retraités et aux assurés sociaux.

Le personnel appelle ainsi les usagers, les retraités et l’opinion publique à comprendre le bien-fondé de leur démarche, qu’ils présentent comme une lutte pour le respect des droits du personnel et pour une meilleure gouvernance au sein de l’institution. De son côté, la direction de l’IPRES n’a pas encore officiellement réagi à cette annonce, mais cette grève risque de paralyser des services essentiels pour des milliers de bénéficiaires à travers le pays.

Célébration de la Journée des Forces armées : le président Diomaye Faye salue l’engagement et l’innovation au sein de l’armée sénégalaise

La Journée des Forces armées a été célébrée ce lundi 10 novembre 2025 sous le thème : « Les Forces armées partenaires des Jeux olympiques de la jeunesse, Dakar 2026 ». Cette édition, riche en symboles, a été présidée par le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, en présence du Premier ministre Ousmane Sonko, du ministre des Forces armées, Mame Birame Diop, et du Chef d’état-major général des armées (CEMGA), le général Mbaye Cissé.

La cérémonie, marquée par la solennité et la ferveur patriotique, a débuté par la traditionnelle revue des troupes par le président de la République. Elle a ensuite été ponctuée par deux moments forts : le baptême de la 57e promotion de l’École militaire de santé (EMS), baptisée médecin-colonel Malick Bodian, et celui de la 44e promotion de l’École nationale des officiers d’active (ENOA), désormais dénommée feu sous-lieutenant Amadou Diallo. Ces baptêmes symbolisent la transmission des valeurs de bravoure, de discipline et de dévouement qui caractérisent les Forces armées sénégalaises.

Dans son allocution, le président Bassirou Diomaye Faye a tenu à rendre un hommage appuyé à l’ensemble des militaires pour leur engagement constant au service de la nation. « C’est toujours avec fierté et plaisir que je préside cette journée dédiée à nos Forces armées, qui représentent la colonne vertébrale de notre souveraineté et le cœur battant de notre unité nationale. Symbiose de nos spécificités locales et de nos diversités, elles sont républicaines dans l’esprit, disciplinées dans l’action, et inébranlables dans leur fidélité à la Nation », a-t-il déclaré sous les applaudissements de l’assistance.

Le chef de l’État a également profité de l’occasion pour saluer les avancées notables dans le domaine de la recherche et de l’innovation au sein des armées. Dans cette optique, il a remis les prix de l’innovation technologique et industrielle à vocation militaire et paramilitaire 2025, une distinction qui vise à encourager la créativité et l’ingéniosité des acteurs du secteur. Le troisième prix est revenu à Mouhamadou Guèye, concepteur de drones, tandis que le deuxième a été décerné au commandant El Hadji Ndiaye, ingénieur en génie électrique. Le premier prix a été attribué à Alioune Diop, ingénieur en robotique, systèmes d’armement et intelligence artificielle, pour son projet RISCA (Robot d’Interception de Soutien au Combat et d’Autodéfense).

Ce robot innovant est capable d’assurer des missions de déminage, d’appui au combat et peut même être adapté à des usages civils, notamment dans le domaine agricole. Une invention saluée par le président Diomaye Faye comme « un symbole du génie sénégalais au service de la défense et du développement ».

Cette célébration a, une fois de plus, permis de mettre en lumière le rôle déterminant des Forces armées dans la consolidation de la paix, la protection du territoire et la contribution au développement socio-économique du pays. À quelques mois des Jeux olympiques de la jeunesse de Dakar 2026, le thème choisi vient rappeler l’importance du partenariat entre l’armée et les autres institutions nationales dans la réussite de cet événement d’envergure mondiale.

À travers cette journée, le Sénégal a réaffirmé sa fierté envers ses soldats et son attachement à une armée républicaine, moderne et résolument tournée vers l’avenir.

SYNTES/Justice : Les travailleurs de l’Éducation spécialisée montent au créneau pour réclamer de meilleures conditions

Le Syndicat National des Travailleurs en Éducation Spécialisée de la Justice (SYNTES/Justice) a tenu, ce lundi, un sit-in devant la direction générale du ministère de la Justice. Objectif : dénoncer la marginalisation dont seraient victimes les agents de ce secteur et exiger une amélioration de leurs conditions de travail.

Face à la presse, le secrétaire général du syndicat, Baba Lyssa Ndiaye, a exprimé le profond malaise qui secoue les travailleurs en éducation spécialisée. Selon lui, ces derniers sont « laissés pour compte » dans la répartition des avantages et la reconnaissance professionnelle au sein du ministère. « Pendant longtemps, nous avons été marginalisés quand il s’agit d’accorder des avantages. Nous sommes toujours laissés en rade », a-t-il déclaré, visiblement amer.

Le syndicat pointe du doigt les conditions de travail particulièrement difficiles dans les structures d’accueil et d’encadrement. M. Ndiaye cite notamment le service d’Action Éducative en Milieu Ouvert (AMO), qui, malgré l’importance de son rôle sur le terrain, ne dispose d’aucun moyen logistique adéquat. « Le service AMO fait 90 % de son travail sur le terrain, mais ne dispose même pas de moyens de transport. Les agents sont obligés de se déplacer avec des motos Jakarta, au péril de leur sécurité », a-t-il dénoncé.

Le SYNTES/Justice réclame également un réajustement statutaire et une revalorisation de la formation. « Il faut un reclassement des éducateurs à la hiérarchie A2 et le relèvement du niveau de formation à la CFJ au niveau Licence », a souligné le secrétaire général, qui déplore que les éducateurs soient encore recrutés au niveau baccalauréat. Une situation jugée injuste au regard des responsabilités et des compétences exigées dans l’exercice de leur fonction.

Autre point de revendication majeur : l’indemnité de sujétion. Pour Baba Lyssa Ndiaye, il est incompréhensible que les éducateurs spécialisés ne bénéficient d’aucune compensation financière pour les charges supplémentaires liées à leurs responsabilités. « Dans l’administration, lorsqu’on occupe un poste de responsabilité, il y a une indemnité associée. Chez nous, c’est le contraire : on avance en grade, mais nos salaires diminuent », s’est-il indigné.

Le syndicat dénonce également le décret 792/2024, qu’il juge « suspect » et discriminatoire. Ce texte stipule que les postes de directeur général ou de directeur adjoint doivent être occupés par des magistrats hors hiérarchie. Une disposition que le SYNTES/Justice estime injustifiée. « Nous avons des cadres de la hiérarchie A1 qui ont les compétences nécessaires pour diriger ces services », soutient M. Ndiaye. Il s’interroge par ailleurs sur la cohérence d’un tel décret dans un contexte où les politiques publiques insistent sur la « déjudiciarisation » de la protection de l’enfance. « Ce décret risque de dévoyer notre profession, car il renforce le poids du judiciaire au détriment des volets éducatif et social », a-t-il averti.

Enfin, le syndicat attire l’attention sur l’état préoccupant de certaines structures d’accueil relevant du ministère, dont plusieurs bâtiments seraient dans un état de délabrement avancé. Ces conditions matérielles dégradées, combinées au manque de reconnaissance institutionnelle, nourrissent un sentiment de frustration croissant chez les travailleurs.

Journée des Forces armées 2025 : le président Bassirou Diomaye Faye rend un vibrant hommage au Général Mbaye Cissé

La célébration de la Journée des Forces armées 2025 a été marquée par un moment d’émotion et de reconnaissance nationale. En effet, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a profité de cette cérémonie solennelle pour rendre un hommage appuyé au Chef d’état-major général des Armées (CEMGA), le Général d’armée Mbaye Cissé, qui présidait pour la dernière fois cet événement en cette qualité.

Devant un parterre d’autorités civiles et militaires réunies pour l’occasion, le chef de l’État a tenu à saluer le travail remarquable accompli par le haut commandement militaire sous la direction du Général Cissé. Dans son discours empreint de respect et d’émotion, le président Faye a déclaré :

« Je tiens à féliciter le ministre des Forces armées pour la parfaite organisation de cette cérémonie qui revêt un caractère particulier, puisqu’elle est la dernière pour le général d’armée Mbaye Cissé, en tant que Chef d’état-major général des Armées. Mon général, je salue votre parcours professionnel exemplaire, votre sens du devoir et votre loyauté envers la Nation. »

Le président de la République a également mis en exergue la rigueur, la discipline et la constance qui ont marqué le commandement du Général Mbaye Cissé. Sous son leadership, les Forces armées sénégalaises ont su maintenir leur cohésion, renforcer leurs capacités opérationnelles et poursuivre leur modernisation dans un contexte régional marqué par des défis sécuritaires majeurs.

« Sous votre direction, les Armées ont poursuivi leur adaptation dans la rigueur. Trouvez ici l’expression de la reconnaissance de la République et de la gratitude du peuple sénégalais », a ajouté le président Bassirou Diomaye Faye, visiblement ému.

Cette cérémonie, au-delà de son aspect symbolique, a permis de réaffirmer l’attachement du Sénégal à ses valeurs républicaines, à la discipline militaire et à la fidélité à la Nation. En saluant le parcours du Général Mbaye Cissé, le chef de l’État a également rendu hommage à l’ensemble des hommes et des femmes qui servent sous les drapeaux, au prix parfois du sacrifice suprême.

« Attaque armée à l’UIDT : les étudiants dénoncent de graves failles de sécurité et exigent des mesures immédiates »

L’Université Iba Der Thiam de Thiès (UIDT) a été le théâtre d’une attaque armée d’une gravité exceptionnelle dans la nuit du 7 au 8 novembre 2025. Selon les informations relayées par la Conférence des Amicales d’Étudiants (CAE), des individus lourdement armés de fusils et de machettes ont pris d’assaut le campus, semant la panique parmi les résidents et provoquant des scènes de violence et de désordre.

Durant cette attaque, un boutiquier a été agressé à coups de machette, tandis qu’un multiservice du campus a été cambriolé et dépouillé d’une somme importante d’argent. Les assaillants ont également ouvert le feu avant de prendre la fuite, laissant derrière eux un sentiment de terreur et d’insécurité parmi les étudiants et le personnel de l’université.

Face à cet incident, la CAE a exprimé sa profonde indignation et a dénoncé les lacunes majeures du dispositif sécuritaire en place sur le campus. Selon les étudiants, l’ensemble de la configuration de l’UIDT met en danger la vie et les biens des résidents. Ils pointent notamment du doigt l’impuissance des agents de sécurité, qui se trouvent mal équipés pour faire face à de telles situations, ainsi que l’état défectueux du mur de clôture de l’université. À cela s’ajoutent l’absence de caméras de surveillance, l’insuffisance de l’éclairage et un laisser-aller général en matière de sécurité, qui contribuent à rendre le campus vulnérable à toute intrusion.

Pour prévenir de futurs incidents, la CAE a formulé une série d’exigences fermes. Elle réclame l’ouverture d’une enquête approfondie afin d’identifier et de sanctionner les auteurs de l’attaque. Les étudiants demandent également la réfection complète des murs de clôture et la mise en place de portes et de postes de contrôle aux différentes entrées et sorties du campus. Par ailleurs, la CAE insiste sur le renforcement du dispositif sécuritaire par le recrutement d’agents qualifiés et armés, l’amélioration de l’éclairage et l’installation de caméras de surveillance couvrant l’ensemble du site.

La Conférence des Amicales d’Étudiants avertit que si aucune mesure concrète n’est prise par les autorités universitaires et étatiques, elle se réserve le droit d’utiliser tous les moyens à sa disposition pour garantir la sécurité de ses membres et de leurs biens. L’attaque de l’UIDT constitue un signal d’alerte fort sur la nécessité de renforcer la sécurité dans les établissements d’enseignement supérieur, afin d’assurer un environnement sûr et propice à l’étude.

Mon procès du 12 novembre 2025 — La science du droit à la barre, par Mamadou Sy Tounkara

Le 12 novembre 2025, je comparaîtrai devant le Tribunal de Grande Instance de Dakar.
Je suis poursuivi à la suite de mon audition à la Police, parce que j’ai analysé sur un plateau de télévision, et dans mes écrits, la non-inscription d’une proposition de loi à l’ordre du jour du Bureau de l’Assemblée nationale.

Ma conclusion était simple, juridique et argumentée :
cette proposition de loi est caduque, donc assimilable à un rejet de fait.

Cette conclusion ne naît ni d’un dogme, ni d’un choix passionnel, ni d’une posture idéologique.
Elle procède d’une démarche intellectuelle rigoureuse, fondée sur la science du droit, et notamment sur la méthodologie syllogistique, cœur de la légistique, c’est-à-dire la science de la formation des lois.

Le syllogisme juridique : méthode universelle

Ma démarche repose sur un raisonnement enseigné dans toutes les universités du monde, de Harvard à la Sorbonne, de Sciences Po à l’UCAD — le syllogisme, qui combine deux prémisses pour aboutir à une conclusion nécessaire.

Prémisse majeure (norme écrite)
L’article 60, alinéa 5 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale prévoit qu’une proposition de loi non examinée durant deux sessions ordinaires consécutives et une session extraordinaire devient caduque.

Prémisse mineure (faits établis)
La proposition de loi en question n’a pas été inscrite et donc n’a pas été examinée dans ces conditions.

Conclusion syllogistique (inévitable)
La proposition de loi est donc caduque, c’est-à-dire juridiquement inexistante.

Ce que j’ai dit n’est pas une opinion :

c’est la déduction juridique correcte d’un fait institutionnel, selon une méthode académique.

Un combat pour l’esprit scientifique et la liberté d’analyse

Copernic, Bruno, Galilée furent jugés pour avoir défendu des vérités scientifiques.
Ils furent condamnés pour avoir appliqué la méthode rationnelle à leur époque.

Je ne me compare pas à eux — mais je vois une situation comparable :
ce procès ne porte pas sur moi.
Il porte sur :
• la liberté d’analyse juridique
• la souverénité de la raison
• l’indépendance de la science du droit
• le droit du citoyen de questionner l’État
• le contrôle démocratique des institutions

Ce qui sera jugé le 12 novembre

Ce jour-là, on ne jugera pas un homme.
On jugera une méthode : le raisonnement scientifique en droit.
On jugera un principe : la liberté de pensée.
On jugera un devoir citoyen : l’analyse des actes publics.

Si la logique juridique devient suspecte,
si l’application de la règle devient une faute,
alors la République abdique devant l’arbitraire.

Ma conviction et ma fidélité à la République

Je crois en la justice de mon pays.
Je crois en la force du droit.
Je crois que la lumière finit toujours par dissiper les ombres.

J’irai donc au tribunal droit, calme, fidèle à ma conscience et à ma patrie.

Car, au fond, la question est simple :

Le Sénégal choisira-t-il la science ou la peur de la science ?
Le droit ou l’émotion ?
La République ou l’arbitraire ?

Aux jeunes et aux générations futures

À celles et ceux qui grandissent aujourd’hui, qui apprendront demain, et qui conduiront la Nation après-demain, je veux dire ceci :

Ne renoncez jamais à penser.
Ne renoncez jamais à questionner.
Ne renoncez jamais à comprendre.

La République a besoin de têtes libres, de consciences éclairées, de citoyennes et citoyens capables de défendre le droit, la vérité et la dignité humaine.

Ce combat n’est pas seulement pour mon honneur personnel.
Il est pour votre droit à apprendre,
pour votre droit à réfléchir,
pour votre droit à bâtir un Sénégal moderne, juste et intelligent.

Si un jour vous êtes appelés à parler au nom du savoir,
que personne ne puisse vous faire taire pour avoir dit ce que la science dit.

Conclusion

Le 12 novembre 2025, ce ne sera pas un citoyen isolé qui se tiendra à la barre.
Ce sera l’idée selon laquelle :

penser n’est pas un délit,
analyser n’est pas un crime,
et appliquer une méthode scientifique ne peut jamais mener devant un juge.

Si la science du droit devient une infraction,
alors qui défendra la démocratie quand elle vacillera ?

Je serai présent, serein, confiant.
Non pas pour moi seulement,
mais pour la République,
pour la raison,
et pour vous, la jeunesse du Sénégal,
et les générations à venir.

Mamadou Sy Tounkara

ASP : Khadim Faye licencié pour fautes graves après plusieurs rapports accablants

L’Agence d’Assistance à la Sécurité de Proximité (ASP) a annoncé, ce lundi 10 novembre 2025, le licenciement de Khadim Faye, précédemment Comptable des matières, chef de la division logistique et contrôleur territorial Nord. Selon un communiqué officiel, cette décision fait suite à plusieurs « fautes ayant gravement porté atteinte aux intérêts matériels, à l’image et à la réputation de l’Agence ». Le document est signé par le Directeur de l’ASP, Seydina Oumar Touré.

D’après ce dernier, le licenciement intervient après des « constats récurrents » relevés dans différents rapports, notamment ceux de la Cour des Comptes, du service Audit et Contrôle interne de l’Agence, ainsi que du chef de pôle Nord. Ces rapports auraient mis en lumière des manquements graves, répétés au fil des années. Plus récemment, Khadim Faye n’a pas répondu à une demande d’explication envoyée le 5 novembre 2025, concernant des propos jugés attentatoires à l’image de l’institution.

Le communiqué rappelle que la Cour des Comptes, dans son rapport définitif portant sur la gestion de l’ASP pour la période 2018-2022, a fait ressortir un préjudice financier estimé à 77 613 000 F CFA, alors que Khadim Faye avait sous sa responsabilité la comptabilité des matières. En outre, un audit interne daté du 1er septembre 2024 a mis en évidence des dotations irrégulières de carburant, venant renforcer les soupçons sur sa gestion.

L’Agence reproche également à l’ex-responsable des publications répétées sur les réseaux sociaux, effectuées notamment les 5 et 7 février, le 31 octobre et le 7 novembre 2025. Ces contenus sont qualifiés par l’ASP de « propos dénigrants et diffamatoires » visant directement le Directeur général, Oumar Touré. Pour la structure, cette attitude témoigne d’« une volonté manifeste de nuire à l’image et à la crédibilité de l’institution », ce qui a accéléré la prise de décision.

À ces griefs s’ajoute l’implication présumée de Khadim Faye dans une procédure de réforme frauduleuse de véhicule, dont il aurait lui-même été bénéficiaire. L’ASP indique aussi que l’intéressé a refusé de rejoindre son poste d’affectation, entraînant une absence considérée comme injustifiée durant deux mois.

Enfin, l’Agence rappelle qu’en 2024, Khadim Faye s’était illustré par une initiative jugée irrégulière, consistant à faire constater la carence d’un délégué du personnel par un inspecteur du travail, sans en aviser sa hiérarchie, ce que l’ASP considère comme un manquement supplémentaire à l’autorité interne.

Diourbel – Éducation : Levée des couleurs au lycée Mouhamadou Moustapha Mbacké, un établissement aux mille maux

Ce lundi 10 novembre, une cérémonie de levée des couleurs s’est tenue dans l’enceinte du lycée Mouhamadou Moustapha Mbacké de Diourbel, situé au cœur du mythique quartier Mame Cheikh Ibrahima Fall.

L’événement, inscrit dans le cadre de la promotion du civisme, de l’éducation citoyenne et de la valorisation de la discipline et du vivre-ensemble en milieu scolaire, a réuni les autorités administratives, éducatives, les enseignants et les élèves dans une ambiance empreinte de solennité.

À l’issue de la levée des couleurs, les autorités ont effectué une visite des locaux pour s’enquérir de l’état général de l’établissement. Le constat est préoccupant : effectifs pléthoriques, salles de classe délabrées, bloc technique et scientifique défaillant, insuffisance de salles, entre autres manquements.

Malgré ces conditions de travail difficiles, le lycée Mouhamadou Moustapha Mbacké continue de se distinguer par ses excellents résultats scolaires. Lors du baccalauréat 2025, l’établissement a enregistré un taux de réussite avoisinant les 60 %, avec une vingtaine de mentions, dont cinq mentions Bien.

« Nous n’avons rien à envier au lycée d’excellence de Diourbel », a confié un professeur de l’établissement.

Prenant la parole, le proviseur, M. Abdou Khadre Kébé, a exhorté les autorités à venir en aide à ce lycée qui, malgré ses nombreux défis, parvient toujours à se hisser au podium de l’excellence, avec de nombreux élèves primés chaque année au BFEM et au baccalauréat.

Pour sa part, Madame Awa Ndiaye, principale du bloc scientifique et technique, a plaidé pour un renforcement du plateau technique et scientifique du lycée afin d’offrir un meilleur encadrement aux élèves.

Présent à la cérémonie, l’inspecteur d’académie de Diourbel, M. Aboubacry Sadikh Niang, a salué cet acte de civisme et félicité le corps professoral ainsi que l’administration pour leur engagement. Il a également insisté sur l’importance d’inculquer les valeurs civiques et morales aux apprenants.

« J’ai vu les conditions dans lesquelles vous étudiez : elles sont difficiles, mais elles doivent être une source de motivation. Sachez que seul le travail paie, et chacun doit se concentrer sur son propre effort, sans chercher à s’intéresser au travail de son camarade », a-t-il lancé aux élèves.

Avant de clore la cérémonie, l’inspecteur d’académie a promis que des mesures seront prises afin que les manquements constatés au niveau du lycée Mouhamadou Moustapha Mbacké deviennent très bientôt un vieux souvenir.

Kaolack accueille la 4ᵉ journée de consultations médicales offertes par l’association And Défarr Abattoirs : 180 enfants circoncis

La ville de Kaolack a vibré, ce dimanche 9 novembre 2025, au rythme de la solidarité et du service communautaire à l’occasion de la 4ᵉ édition de la journée de consultations médicales gratuites organisée par l’association And Défarr Abattoirs. Devenue un rendez-vous annuel très attendu, cette initiative a, une fois de plus, mobilisé habitants, professionnels de santé et bénévoles autour d’un objectif clair : faciliter l’accès aux soins pour les populations les plus vulnérables.

Dès les premières heures de la matinée, des dizaines de personnes — femmes, enfants, personnes âgées et travailleurs du secteur des abattoirs — se sont rassemblées pour bénéficier de consultations dans plusieurs spécialités : médecine générale, pédiatrie, cardiologie, prise en charge de l’hypertension, ainsi que des opérations de circoncision.

Au total, plus de 180 enfants ont été circoncis gratuitement dans une ambiance à la fois conviviale et bien organisée.

Les équipes médicales, appuyées par des partenaires sanitaires locaux, ont travaillé sans relâche pour accueillir les patients dans les meilleures conditions.

Selon les responsables de l’association And Défarr Abattoirs, cette initiative vise non seulement à offrir des soins, mais aussi à sensibiliser les populations à la prévention, à l’hygiène et aux maladies chroniques, souvent sous-diagnostiquées dans la région.

« Notre engagement est de contribuer au bien-être de la communauté. Beaucoup de travailleurs et de familles n’ont pas toujours la possibilité d’accéder à une consultation médicale. C’est notre devoir de les accompagner », a déclaré le Dr Mamoune Ndao.

Au-delà des consultations, des dons de médicaments, des séances d’éducation sanitaire et des orientations vers des structures de santé partenaires ont été proposés pour assurer un suivi après l’événement.

Cette quatrième édition confirme le rôle croissant de l’association And Défarr Abattoirs comme acteur communautaire engagé dans la santé publique à Kaolack.

Les participants ont salué cette initiative salvatrice, qui constitue, pour beaucoup, la seule occasion de bénéficier d’un examen médical complet au cours de l’année.

Ils ont toutefois lancé un appel aux autorités afin qu’elles accompagnent davantage les associations locales dans leurs actions de développement communautaire.

Kaolack – « Partage Autour de la Psychomotricité au Sénégal » (PAPS) au chevet des enfants africains porteurs de trisomie 21

Une association à l’interface de la France et du Sénégal

L’association « Partage Autour de la Psychomotricité au Sénégal » (PAPS) est une organisation française à but non lucratif, dont l’objectif est le développement de la psychomotricité au Sénégal.

Selon les données officielles, elle a été déclarée le 17 mars 2007 en France.

Créée à l’origine par des étudiants en psychomotricité de l’Institut Supérieur de Rééducation Psychomotrice (ISRP) à Paris, l’association s’inscrit dans une dynamique d’échanges et d’interventions au Sénégal, visant à promouvoir cette discipline encore méconnue dans certaines régions.

Margot Le Berre, l’une des présidentes de PAPS, explique que la mission principale de l’association est de faire découvrir et promouvoir la psychomotricité, une approche qui relie le corps, le mouvement, le psychisme et l’environnement, auprès de tous les publics et à tout âge, notamment dans les contextes où la profession reste peu développée.

Au Sénégal, PAPS concentre ses actions sur les établissements accueillant des enfants en situation de handicap — notamment ceux atteints de déficience intellectuelle, de troubles moteurs ou d’autisme.

« C’est pourquoi nous travaillons en partenariat avec plusieurs structures sénégalaises, telles que le Centre Talibou Dabo à Dakar et l’Association Enfants Soleil, qui œuvrent toutes deux pour l’inclusion et le bien-être des enfants porteurs de handicap », a-t-elle précisé.

Mme Maguette Mbodji Diallo, présidente de l’association Enfants Soleil Monde – antenne de Kaolack, témoigne de cette collaboration fructueuse :

« Nous sommes en partenariat avec l’association PAPS, qui a récemment accompagné pendant un mois nos enfants porteurs de trisomie 21, d’autisme et d’infirmité motrice cérébrale à travers un programme intensif de renforcement des capacités. Ce programme alliait jeux éducatifs, ateliers de motricité fine, coordination, équilibre et confiance en soi. »

Cette initiative illustre parfaitement la volonté commune de PAPS et de ses partenaires sénégalais de favoriser le développement global des enfants en situation de handicap, tout en renforçant les compétences locales dans le domaine de la psychomotricité.

Kaolack – Tension à l’USSEIN : les étudiants dénoncent la fermeture des restaurants universitaires

Les étudiants de l’Université du Sine Saloum Elhadji Ibrahima Niass (USSEIN) sont en colère. Lors d’un face-à-face avec la presse, la coordination étudiante a vivement réagi à la fermeture des restaurants universitaires des campus de Kaolack, Kaffrine et Fatick, intervenue à la suite du prolongement des journées sans tickets de 72 heures. Une décision jugée injuste et arbitraire par les étudiants, qui y voient une provocation de plus dans un climat déjà tendu.

« Nous sommes là pour manifester notre colère face à cette situation. La direction avait promis de nous recevoir lundi, alors pourquoi fermer les restaurants ? Ce qui se passe ici est déplorable », a déclaré Babacar Cissé, étudiant en Licence 3 Informatique à l’USSEIN.

Pour les étudiants, cette mesure est d’autant plus incompréhensible qu’elle intervient en pleine phase de négociations avec les autorités universitaires. Selon Ousmane Niang, un autre représentant des étudiants, la fermeture prive injustement les pensionnaires de l’université de l’accès à un besoin essentiel. « Nous avons le droit de nous restaurer. Nous disons non à la fermeture des restaurants universitaires. Les étudiants n’ont nulle part où manger, et en plus les restaurants sont fermés », a-t-il déploré.

Face à cette situation, la coordination étudiante a décidé de maintenir son mot d’ordre de protestation jusqu’à ce que la direction accepte de les recevoir pour discuter et trouver une issue à la crise. Le mouvement, entamé depuis vendredi dernier, dénonce plus largement les conditions de vie difficiles des étudiants au sein de cette jeune université, qui peine encore à répondre aux besoins croissants de sa population estudiantine.

Diourbel : Cinquantenaire de la SONACOS – Un prêt de 25 milliards de l’État pour redorer le blason de l’usine

La Société nationale de commercialisation des oléagineux du Sénégal (SONACOS) a célébré, ce samedi 8 novembre, le cinquantenaire de son usine de Diourbel. Après celle de Louga, l’usine de Diourbel n’a pas lésiné sur les moyens pour marquer les 50 ans d’existence de cette structure emblématique de l’industrie nationale.

La cérémonie s’est déroulée en présence du directeur général, Ndane Diagne, des autorités administratives de la région, des dignitaires religieux, des opérateurs économiques ainsi que de plusieurs anciens travailleurs de l’entreprise.

Comme celles de Ziguinchor, Kaolack et Louga, l’usine de Diourbel a traversé ces dernières années une période difficile. Un souvenir désormais lointain, selon Ndane Diagne, directeur général de la SONACOS :

« La SONACOS est une priorité nationale. Elle a toujours été un maillon essentiel de l’emploi au Sénégal et de la production d’huiles de qualité. Depuis notre arrivée à la tête de la société, notre principal objectif est de lui redonner son lustre d’antan. Pour cela, l’État du Sénégal a octroyé un prêt de 25 milliards de francs CFA afin de renforcer le plateau industriel de l’usine et redorer le blason de la société. »

Une annonce accueillie comme un véritable ouf de soulagement par le personnel. Issa Ly, représentant des travailleurs de l’usine de Diourbel, a tenu à exprimer sa satisfaction :

« En tant que représentant du personnel, je garde beaucoup d’espoir. Nous constatons de nettes améliorations et exhortons les autorités à plus de rigueur pour éviter que la SONACOS ne retombe dans les difficultés, notamment celles liées au manque de matières premières. »

De son côté, Cheikh Wade, directeur de l’usine de Diourbel, s’est réjoui de la réussite de cette journée commémorative et a promis de tout mettre en œuvre pour que l’unité de Diourbel continue à se hisser parmi les meilleures usines de la SONACOS à l’intérieur du pays.

La journée du cinquantenaire s’est déroulée dans une ambiance festive, rythmée par des prestations d’artistes venus de la région et d’autres localités du pays. Un moment de partage et de convivialité qui a rassemblé agents, opérateurs économiques et habitants de Diourbel autour des valeurs de travail et de fierté nationale.

Kaolack – Le Collectif des Chefs d’Établissements dresse le diagnostic de la rentrée scolaire 2025-2026

Le Collectif des Chefs d’Établissements de Kaolack (COCEK) se présente comme un cadre de veille, d’alerte et d’accompagnement, mais aussi un espace de propositions, de partage de bonnes pratiques et de gestion du social et des conflits.

À l’occasion de la rentrée scolaire 2025-2026, le président du COCEK, Jacques Diouf, a dressé un état des lieux de la situation éducative dans la région de Kaolack.

Selon lui, l’académie de Kaolack compte 143 structures scolaires dans l’enseignement moyen et secondaire, réparties comme suit :

90 collèges, 46 lycées, 5 centres de formation professionnelle (CFP), et 2 blocs scientifiques et techniques (BST).

L’académie a tenu sa commission d’orientation régionale le 18 septembre 2025, dans la salle de conférence du Conseil départemental de Kaolack.

À l’issue des travaux, 27,78 % des élèves de seconde ont été orientés en séries scientifiques, un taux légèrement supérieur à la moyenne nationale, fixée à 27,38 %.

Concernant l’enseignement technique, M. Diouf a souligné un taux particulièrement faible de 3,18 %, en raison notamment du manque de structures adaptées. En effet, Kaolack ne dispose que d’un seul établissement technique, le lycée Abdoulaye Niasse, à vocation commerciale, avec des options limitées.

Il a également relevé un désintéressement croissant des élèves pour les séries franco-arabes, du fait de l’éloignement du seul lycée franco-arabe de la commune, situé en périphérie, ainsi que du déficit de moyens logistiques pour assurer le transport des élèves.

Malgré ces contraintes structurelles et quelques manques en personnel enseignant, les enseignements-apprentissages ont bien démarré dans l’ensemble des établissements de la circonscription académique.

L’inspecteur d’académie et les inspecteurs de l’éducation et de la formation (IEF) ont déjà entamé des visites de terrain afin d’évaluer la situation réelle et d’apporter les correctifs nécessaires.

M. Diouf a rappelé que l’école publique sénégalaise a toujours été un grand régulateur social et un levier d’ascension vers les postes les plus prestigieux de l’État. Cependant, il alerte sur les difficultés financières croissantes que rencontrent les établissements publics.

Depuis 2023, l’État a réduit la contribution des ménages aux charges scolaires (de 3 000 à 5 000 F CFA par élève dans le moyen secondaire), sans pour autant augmenter sa propre participation ni alléger les charges supportées par les conseils de gestion des établissements (CGE).

En conséquence, nombre d’établissements ont été contraints de se séparer de leurs gardiens et femmes de charge, faute de moyens pour les rémunérer. La blouse scolaire a également presque disparu du paysage public pour les mêmes raisons.

De plus, les CGE peinent désormais à financer les travaux de réparation, de réfection ou d’investissement nécessaires à l’amélioration du cadre d’apprentissage.

« Si des mesures correctives urgentes ne sont pas prises, nous risquons d’assister à un retournement de situation où l’enseignement privé prendra le dessus sur le public. Aujourd’hui déjà, la plupart des parents, malgré les coûts élevés, préfèrent inscrire leurs enfants dans le privé. Pour les concours nationaux à l’élémentaire, la quasi-totalité des admis proviennent d’établissements privés », a conclu Jacques Diouf, président du Collectif des Chefs d’Établissements de Kaolack.

Sokone – Religion : Préparation du Gamou à Diamaguène Sud – Une journée d’assainissement tenue avant l’inauguration de la mosquée de Chérif Sébany Aïdara

À quelques jours de l’inauguration officielle de la nouvelle mosquée de Diamaguène Sud, à Sokone, et de la tenue du Gamou annuel initié par le guide religieux Chérif Sébany Aïdara, le quartier a vibré, ce dimanche 9 novembre 2025, au rythme d’une vaste journée d’assainissement. Habitants, jeunes volontaires, membres de dahiras et autorités locales se sont fortement mobilisés pour offrir un cadre propre, sain et accueillant aux milliers de fidèles attendus pour ces deux grands événements.

Dès les premières heures de la matinée, les ruelles de Diamaguène Sud ont connu une effervescence particulière. Munis de pelles, de brouettes et de balais, hommes, femmes et enfants ont retroussé leurs manches pour nettoyer les alentours de la mosquée, débarrasser les espaces publics des ordures, dégager les caniveaux et embellir les voies d’accès. Cette mobilisation citoyenne, saluée par tous, illustre, selon les organisateurs, « l’esprit de solidarité et de responsabilité qui caractérise la communauté de Diamaguène Sud ».

Le comité d’organisation du Gamou, présent sur le terrain, a exprimé sa satisfaction devant cet élan collectif. Pour ses membres, ce rendez-vous religieux constitue non seulement un moment de ferveur spirituelle, mais également une occasion pour chaque habitant de manifester son attachement et son engagement envers sa communauté. Le comité a par ailleurs annoncé que des pèlerins venus des quatorze régions du Sénégal, mais aussi de plusieurs pays de la sous-région ouest-africaine, sont attendus à Sokone pour participer à la célébration.

Cette opération d’assainissement a bénéficié du soutien de la mairie de Sokone et de la Société Nationale de Gestion des Déchets (SONAGED). Ensemble, elles ont mobilisé habitants, jeunes et agents municipaux autour d’un objectif commun : rendre la nouvelle mosquée propre et accueillante, tout en promouvant un modèle de gestion durable des espaces religieux et communautaires. Les autorités locales souhaitent que cette initiative serve d’exemple à d’autres quartiers de la commune.

À la fin de la matinée, la satisfaction se lisait sur tous les visages. Entre sourires et prières de reconnaissance, les habitants ont célébré la réussite de cette action collective, symbole d’unité et de civisme. Pour le comité d’organisation, cette journée démontre que la propreté et le bien-être collectif relèvent de la responsabilité de tous : « Chaque fois que les citoyens de Sokone s’unissent, c’est toute la communauté qui en sort grandie », a conclu l’un de ses représentants.

La cérémonie d’inauguration de la mosquée et la célébration du Gamou sont prévues pour le 28 novembre 2025, une date déjà marquée d’une grande ferveur dans les cœurs des fidèles de Diamaguène Sud et de toute la région du Sine-Saloum.

Accident sur le retour du Téra Meeting : 23 blessés à Koungheul, un dans un état grave

La ferveur du Téra Meeting, tenu ce samedi sur l’esplanade du Stade Léopold Sédar Senghor, a laissé place à la tristesse et à l’inquiétude dans la soirée. Un grave accident de la route a endeuillé le retour du convoi des militants venus de Koungheul. Le bus transportant plusieurs participants s’est renversé sur le trajet du retour, provoquant 23 blessés, dont un dans un état particulièrement préoccupant.

Selon les informations recueillies par Xibarubambouck.com, le blessé le plus grièvement touché a été évacué d’urgence à l’hôpital régional de Kaffrine pour y recevoir des soins intensifs. Deux autres blessés ont été pris en charge au centre de santé de Koungheul, tandis que les autres victimes, souffrant de blessures légères, ont été soignées sur place. Parmi les passagers se trouvait le garde du corps de l’honorable El Hadji Gueye lors des dernières élections législatives, une figure bien connue au sein du mouvement local, dont l’état a particulièrement ému la délégation koungheuloise.

Le bus accidenté faisait partie du convoi officiel organisé pour le transport des militants de Koungheul vers Dakar à l’occasion du grand rassemblement politique initié par le parti PASTEF. Ironie du sort, le Premier ministre Ousmane Sonko avait lui-même, à la clôture du meeting, exhorté les conducteurs à la prudence et au strict respect du code de la route pour éviter tout drame sur le chemin du retour. Malgré ces recommandations, l’accident s’est produit dans des circonstances encore indéterminées, les premières constatations évoquant une perte de contrôle du véhicule.

Informé depuis la capitale, le député El Hadji Gueye, responsable du PASTEF à Koungheul, a immédiatement réagi. Il a dépêché sur les lieux un groupe de proches collaborateurs pour s’enquérir de la situation et assurer les premières formes de soutien aux blessés et à leurs familles. Dans un communiqué, il a exprimé toute sa solidarité et a annoncé son départ imminent pour Koungheul afin de se rendre personnellement au chevet des victimes.

« Toutes les dispositions ont été prises pour la prise en charge médicale des blessés. Je remercie toutes les bonnes volontés, quelles que soient leurs appartenances politiques, pour leur élan de solidarité. Je prie pour le prompt rétablissement de nos frères blessés », a-t-il déclaré, visiblement ému par le drame qui frappe ses partisans.

Cet accident, heureusement sans perte en vies humaines, a provoqué une profonde onde de choc dans la communauté de Koungheul. Familles, proches et camarades de parti se sont immédiatement mobilisés, témoignant de la cohésion et de la solidarité qui caractérisent cette localité.

Aly Ngouille Ndiaye alerte sur la menace jihadiste au Mali : « N’attendez pas que Bamako tombe »

L’ancien ministre de l’Intérieur du Sénégal, Aly Ngouille Ndiaye, a lancé un appel pressant aux dirigeants de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et à la Mauritanie. Dans une tribune publiée ce week-end, il tire la sonnette d’alarme sur la situation sécuritaire au Mali, où les groupes jihadistes continuent de gagner du terrain. Selon lui, la chute de Bamako entre les mains de ces groupes extrémistes aurait des conséquences dévastatrices pour l’ensemble de la sous-région ouest-africaine.

« Messieurs les Présidents de la CEDEAO et de la Mauritanie, n’attendez pas que Bamako tombe pour réagir », avertit Aly Ngouille Ndiaye. L’ancien ministre estime qu’une prise de la capitale malienne par les jihadistes équivaudrait à l’installation d’un « nouvel Afghanistan » aux portes du Sénégal et des autres pays de la région. « Laisser Bamako tomber, c’est accepter qu’un nouvel Afghanistan s’installe à nos portes. La prise de la capitale par les jihadistes déstabiliserait tous les pays frontaliers du Mali — sauf l’Algérie, seule à avoir su éradiquer le jihadisme par la force et la politique », souligne-t-il.

Pour l’ancien ministre, cette crise dépasse largement le cadre diplomatique ou politique. Elle représente une menace directe pour la sécurité des États voisins. Il note que les alertes se multiplient déjà : « Les communiqués des pays occidentaux invitant leurs ressortissants à quitter le Mali se multiplient. Mais pour eux, le Mali n’est qu’une question de politique extérieure. Pour ses voisins, c’est une question de sécurité nationale : les jihadistes ne connaissent pas les frontières. »

Aly Ngouille Ndiaye insiste sur la vulnérabilité des pays limitrophes, dont le Sénégal, qui partage plus de 500 kilomètres de frontières avec le Mali. Il rappelle également les liens historiques, économiques et culturels qui unissent les deux nations. « Le Sénégal, lié au Mali par l’histoire, la devise et plus de 500 km de frontières, ne peut rester spectateur. Quand la case du voisin brûle, il faut agir avant que le feu n’atteigne la sienne », écrit-il, reprenant un proverbe africain pour illustrer l’urgence de la situation.

Dans sa tribune, l’ancien ministre appelle à une action concertée et rapide de la part des pays de la région. Il invite à relancer la coopération entre les pays de l’Autorité de l’Eau et de l’Énergie, la CEDEAO et la Mauritanie, afin de coordonner la réponse sécuritaire face à la montée du terrorisme. Il plaide notamment pour l’activation de la force d’attente de la CEDEAO, censée intervenir dans les situations de crise, et pour une relance du dialogue régional afin d’éviter une scission politique et sécuritaire au sein de l’Afrique de l’Ouest.

Aly Ngouille Ndiaye conclut en soulignant que la stabilité du Mali conditionne celle de toute la région. « La stabilité régionale dépend d’une réaction coordonnée et immédiate face à la pression croissante des groupes jihadistes sur Bamako », affirme-t-il, appelant les dirigeants ouest-africains à dépasser les divisions politiques pour faire front commun contre la menace terroriste.

Ameth Ndoye : “Je commence à oublier que je vis avec le bracelet électronique”

Inculpé pour offense à une personne exerçant tout ou partie des prérogatives du Président de la République et pour diffusion de fausses nouvelles, Ameth Ndoye vit désormais sous surveillance électronique. Placé sous bracelet depuis plusieurs jours, il s’est confié à Seneweb sur son quotidien, entre adaptation, contraintes et discipline imposée.

Dès le premier jour, l’expérience n’a pas été simple. « J’avoue que c’était compliqué la nuit. Je n’étais pas habitué. Mais là, je commence même à oublier que je vis avec », raconte-t-il avec un ton désormais apaisé. Le dispositif, qu’il compare à un téléphone portable, vibre pour signaler la nécessité d’une recharge. « Ce n’est pas trop lourd et pas compliqué à gérer. Le chargeur, c’est comme un Power Bank », explique-t-il. Lorsque la batterie est pleine, le bracelet le lui indique automatiquement.

La première nuit reste néanmoins marquante. « J’ai reçu le bracelet entre 19 heures et 20 heures, et je n’avais plus le droit de sortir au-delà de 20 heures. J’étais donc obligé de passer la nuit avec. Dans mon sommeil, quand je le sentais, c’était comme si quelque chose s’était accroché à mon pied ou me piquait. Ça perturbait mon sommeil. »

Concernant la procédure, Ndoye précise que c’est à la demande de ses avocats que la mesure de surveillance électronique a été envisagée. « Mes conseils ont sollicité une liberté provisoire, ou à défaut, une liberté conditionnelle sous bracelet. Le juge a tranché en faveur de cette dernière option. Il m’a notifié les conditions, puis des techniciens sont venus le poser. Une fois installé, il ne peut être enlevé que par eux. »

Le port du bracelet est soumis à un règlement strict. « Il ne doit jamais se décharger, sinon la liaison est coupée entre eux et moi. C’est considéré comme un délit de fuite, passible de six mois ferme. Il est aussi interdit d’essayer de l’enlever. De plus, il y a une zone bien délimitée qu’il ne faut pas franchir. C’est un peu comme durant le confinement », détaille-t-il.

Dans son cas, la zone autorisée couvre toute la région de Dakar. « Je ne dois pas sortir de la région. Le même jour, d’autres personnes ont reçu le bracelet, mais elles ne pouvaient pas quitter le département de Dakar. Comme j’habite à Sébikhotane, ma limite, c’est la région entière. Par contre, les week-ends, je ne peux pas quitter ma commune. Et chaque jour, je ne peux sortir que de 7 heures à 20 heures. »

Malgré ces restrictions, l’ancien chroniqueur affirme s’adapter. « Ce n’est pas un handicap majeur, car cela correspond à mon mode de vie. Je suis un couche-tôt et un lève-tôt. » Toutefois, il reconnaît un impact sur son emploi du temps matinal. « D’habitude, je sors vers 5 h 30 pour commencer mes activités très tôt. Maintenant, je dois attendre 7 heures, ce qui retarde mes journées. Avant-hier, j’ai oublié les règles et je suis sorti chercher du pain à 6 h 30. Le bracelet a vibré. Ils m’ont tout de suite appelé pour me le rappeler. »

Journée de renforcement des aptitudes : BudgIT Sénégal outille les acteurs communautaires à Kaolack

La ville de Kaolack a accueilli, ce samedi 8 novembre 2025, un important atelier de formation sur le renforcement des capacités, organisé par BudgIT Sénégal, une organisation engagée dans la promotion de la transparence budgétaire et de la participation citoyenne.

Des acteurs communautaires, des jeunes leaders ainsi que des membres d’organisations de la société civile se sont réunis pour renforcer leurs compétences en matière de gouvernance ouverte et de suivi citoyen des politiques publiques.

L’atelier s’est déroulé dans une atmosphère dynamique, marquée par une forte mobilisation des participants venus de différentes localités de la région.

Dans son discours d’ouverture, Ahmeth Thiam, point focal de BudgIT Sénégal, a rappelé l’objectif principal de cette initiative :

« Aujourd’hui, nous avons organisé une formation de renforcement des capacités sur les droits et devoirs des citoyens, ainsi que sur les compétences transférées aux autorités territoriales. Cette activité s’inscrit dans le cadre de notre projet axé sur le leadership communautaire et l’engagement citoyen, particulièrement pour les femmes et les jeunes, afin de leur permettre de mieux comprendre les politiques publiques et les projets locaux, et de devenir des acteurs du changement. L’objectif est de former des champions communautaires maîtrisant les devoirs civiques et les compétences transférées aux collectivités locales pour faciliter leur action. »

BudgIT Sénégal est une organisation de la société civile de type civic-tech, dont la mission est « d’utiliser la technologie pour renforcer l’engagement citoyen et améliorer les institutions, en vue de faciliter le changement sociétal ».

Parmi ses axes d’intervention, quatre piliers clés se distinguent, notamment l’accès budgétaire, qui vise à rendre les documents budgétaires et les données de finances publiques accessibles et compréhensibles pour tous.

Comme l’a souligné Ahmeth Thiam :

« Notre mission est de rendre les données publiques accessibles, compréhensibles et utiles aux citoyens, afin qu’ils puissent participer pleinement au contrôle de l’action publique. »

Les jeunes leaders présents ont également mis en avant le rôle du numérique dans la promotion de la gouvernance locale. Ils se sont engagés à relayer les informations budgétaires au sein de leurs communautés à travers les réseaux sociaux et diverses plateformes citoyennes, contribuant ainsi à une meilleure appropriation des enjeux de transparence et de redevabilité publique.

Nguekokh : un corps exhumé après une inhumation controversée

Un fait pour le moins inhabituel a secoué la commune de Nguekokh ce samedi. Le corps d’un homme d’origine canadienne, ancien résident de Belgique et récemment installé à Saly, a été exhumé moins de vingt-quatre heures après son inhumation. Le défunt avait été enterré la veille au cimetière sérère de la localité, mais son inhumation a suscité une vive contestation au sein de la population.

Selon plusieurs témoins, les habitants se sont opposés à l’enterrement, estimant que les conditions administratives n’avaient pas été respectées. Au centre de la polémique : le certificat d’inhumation présenté par les proches du défunt, que certains habitants ont jugé non conforme. Délivré en dehors de la commune, le document n’aurait pas été reconnu par les autorités locales, qui exigent la présentation de justificatifs établis selon les procédures en vigueur sur le territoire de Nguekokh.

Cette situation a créé une tension palpable dans la localité, divisant la communauté entre ceux qui prônaient le respect dû au défunt et ceux qui insistaient sur l’application stricte des règles administratives. Des discussions houleuses se sont tenues entre riverains, responsables communautaires et autorités locales, sans parvenir à apaiser les esprits.

Face à la persistance des contestations et à l’absence de documents considérés comme conformes, les autorités municipales ont finalement ordonné l’exhumation du corps. L’opération s’est déroulée dans le calme, sous la supervision des services compétents, afin d’éviter tout incident ou débordement.

Tension et heurts à Sacré-Cœur : la manifestation du collectif « Ñaxtu National » violemment dispersée

La tension est montée d’un cran hier dans le quartier de Sacré-Cœur, à Dakar, où le rassemblement du collectif « Ñaxtu National » a tourné court sous la pression des Forces de Défense et de Sécurité (FDS). Ce qui devait être une simple manifestation pacifique s’est mué en une scène de chaos, marquée par des tirs nourris de grenades lacrymogènes et des scènes de panique.

Dès les premières heures de l’après-midi, un imposant dispositif sécuritaire a été déployé sur la Voie de Dégagement Nord (VDN) et dans les artères avoisinantes. Les forces de l’ordre, casquées et lourdement équipées, occupaient tous les points stratégiques afin d’empêcher toute tentative de regroupement. Malgré cette présence massive, plusieurs militants ont tenté de braver l’interdiction préfectorale pour répondre à l’appel du collectif, déterminés à faire entendre leurs revendications.

La tension est rapidement montée lorsque les premiers manifestants ont commencé à se rassembler. Des échanges verbaux entre les militants et les forces de l’ordre ont dégénéré en affrontements. Les FDS ont alors fait usage de gaz lacrymogène pour disperser la foule. En quelques minutes, la zone s’est retrouvée enveloppée d’un épais nuage irritant, provoquant des scènes de panique parmi les participants, mais aussi chez les riverains et les journalistes venus couvrir l’événement.

Deux reporters ont été particulièrement affectés par les gaz. Pris de malaise, ils se sont effondrés avant d’être pris en charge par leurs collègues et conduits en lieu sûr. Les images de ces scènes, largement relayées sur les réseaux sociaux, ont suscité une vive indignation dans les milieux de la presse et relancé le débat sur la protection des journalistes lors des opérations de maintien de l’ordre.

Dans le tumulte, plusieurs interpellations ont été signalées. Parmi les personnes arrêtées figureraient Talla Sylla et plusieurs figures du collectif « Ñaxtu National », connues pour leur engagement dans les mobilisations citoyennes. Leur arrestation a aussitôt provoqué des réactions de colère au sein du mouvement, qui dénonce une répression systématique des voix dissidentes.

À la tombée de la nuit, le calme est progressivement revenu à Sacré-Cœur, mais les stigmates de cette journée mouvementée restaient visibles : chaussées jonchées de projectiles, murs noircis par la fumée et une odeur persistante de gaz lacrymogène. Au-delà des dégâts matériels, cet épisode ravive le débat sur la liberté de manifestation au Sénégal, dans un contexte politique marqué par la crispation entre les autorités et les mouvements citoyens.

Rassemblement avorté du collectif “Niakhtou National” à Sacré-Cœur 3 : une manifestation étouffée avant même de commencer

L’opposition regroupée au sein du collectif “Niakhtou National” aura finalement vu son projet de manifestation de ce samedi 8 novembre 2025 réduit à néant. Malgré la décision du préfet de Dakar interdisant le rassemblement prévu sur le terrain de Sacré-Cœur 3, sur la VDN, les organisateurs avaient maintenu leur appel à la mobilisation, affirmant leur détermination à faire entendre leur voix. Mais dès les premières heures de l’après-midi, le dispositif sécuritaire déployé sur les lieux a suffi à dissuader toute velléité de regroupement.

Avant même l’arrivée des premiers manifestants, les forces de l’ordre avaient déjà pris position. Plusieurs camions de police, pick-up et fourgons étaient visibles aux abords du terrain, quadrillant la zone pour empêcher tout attroupement. Les agents ont reçu pour consigne stricte de disperser toute tentative de rassemblement non autorisé, dans le souci, selon les autorités, de préserver l’ordre public et la quiétude des riverains.

Vers 17 heures, quelques individus, manifestement venus répondre à l’appel du collectif, ont été aperçus aux alentours. Leur présence n’a pas échappé à la vigilance des forces de sécurité. Après un bref échange avec un agent de police, la plupart ont été sommés de quitter immédiatement les lieux. Ceux qui ont refusé d’obtempérer ont été interpellés sur-le-champ et conduits à bord d’une fourgonnette de police. Leur destination n’a pas été communiquée, mais selon plusieurs témoins, ces arrestations se sont déroulées sans heurts majeurs, bien que dans un climat de forte tension.

À noter qu’aucun membre du collectif “Niakhtou National” n’a été aperçu sur le site du rassemblement, alimentant les interrogations sur la stratégie adoptée par ses leaders après l’interdiction préfectorale. Certains observateurs y voient un signe de prudence face au risque d’affrontements, tandis que d’autres estiment que cette absence pourrait affaiblir le message politique que le collectif souhaitait porter.

Rassemblement du Collectif NIAKHTOU NATIONAL : un dispositif policier bloque la tenue du meeting à Sacré-Cœur 3

Le rassemblement du Collectif NIAKHTOU NATIONAL, initialement prévu ce samedi 8 novembre 2025 au terrain de Sacré-Cœur 3, sur la VDN, semble désormais fortement compromis. Malgré les réserves exprimées par les autorités administratives, les organisateurs avaient jusqu’à la dernière minute réaffirmé leur détermination à maintenir la rencontre, prévue entre 17h et 21h, pour dénoncer la vie chère et réclamer plus de justice sociale et de transparence dans la gouvernance.

Tout est parti d’une correspondance du Préfet de Dakar, datée du 6 novembre, dans laquelle il proposait une délocalisation du meeting vers un autre site, évoquant des « raisons de sécurité et d’ordre public ». Une proposition immédiatement rejetée par les initiateurs du mouvement, qui y ont vu une manœuvre destinée à restreindre la liberté de réunion et d’expression, garanties par la Constitution.

Dans un communiqué rendu public vendredi, le Collectif NIAKHTOU NATIONAL avait ainsi fustigé ce qu’il qualifiait d’« entrave injustifiée à l’expression démocratique », insistant sur son droit de se rassembler pacifiquement. Le texte appelait les citoyens à venir nombreux « pour faire entendre la voix du peuple face à la cherté de la vie, aux injustices sociales et aux dérives de gouvernance ». Les organisateurs concluaient leur message sur un ton résolu : « Le peuple souverain ne reculera pas. Le NIAKHTOU NATIONAL aura bien lieu au terrain Sacré-Cœur 3. »

Mais ce samedi matin, le terrain choisi pour le meeting présentait un tout autre visage. Un important dispositif policier a été déployé dès les premières heures de la journée. Des barrières ont été installées et un campement de sécurité a pris position tout autour du site, rendant tout accès impossible. Selon des témoins sur place, des fourgons et camions de la police nationale stationnaient sur les principaux axes menant au terrain, empêchant la moindre tentative de rassemblement.

Pour l’heure, les responsables du Collectif n’ont pas communiqué sur la suite à donner à leur initiative, ni sur une éventuelle stratégie de repli ou de report. Toutefois, plusieurs militants rencontrés aux abords de Sacré-Cœur 3 dénoncent un durcissement de la répression des libertés publiques, estimant que les autorités cherchent à étouffer toute expression contestataire.

Badara Gadiaga reste en détention : le parquet s’oppose à sa demande de liberté provisoire

Le chroniqueur de la Télévision Futurs Médias (TFM), Badara Gadiaga, devra encore patienter derrière les barreaux. Selon les informations rapportées par le journal Libération, le parquet a émis un avis défavorable à la demande de liberté provisoire introduite par les avocats du journaliste. La balle est désormais dans le camp du Doyen des juges, seul habilité à statuer sur la requête déposée par la défense.

Cette demande de mise en liberté provisoire a été formulée après l’audition au fond de Badara Gadiaga, une étape cruciale dans la procédure judiciaire. Le chroniqueur, incarcéré depuis le mois de juillet dernier, fait face à plusieurs chefs d’accusation : diffusion de fausses nouvelles, discours contraires aux bonnes mœurs et offense à une personne exerçant tout ou partie des prérogatives du président de la République. Des infractions que le journaliste a toujours catégoriquement niées.

Lors de son interpellation par la Division spéciale de cybersécurité, Badara Gadiaga avait déjà rejeté toute intention malveillante. Face aux enquêteurs, il avait soutenu que ses propos relevaient de son travail d’analyste et de critique, sans volonté d’offenser ni de troubler l’ordre public. Cette ligne de défense a été maintenue lors de son audition devant le juge d’instruction, où il a affirmé n’avoir commis aucune infraction pénale.

Malgré ces explications, le parquet demeure inflexible et considère que les motifs de détention sont toujours valables. Les avocats du journaliste, pour leur part, espéraient obtenir une libération sous contrôle judiciaire, arguant que leur client présente toutes les garanties de représentation et qu’il ne saurait entraver le cours de la justice.

Youssou Ndour nommé aux Grammy Awards pour son album “Éclairer le monde”

Le roi du mbalax continue d’écrire l’histoire. Le chanteur sénégalais Youssou Ndour vient d’obtenir une nomination aux Grammy Awards, dans la prestigieuse catégorie “Best Global Music Album”, pour son dernier opus intitulé Éclairer le monde. Une distinction qui consacre une fois de plus l’un des plus grands ambassadeurs de la musique africaine sur la scène internationale.

C’est sur sa page Facebook que l’artiste a annoncé la nouvelle, non sans émotion. « Bonsoir à toutes et à tous, c’est avec une immense joie et une profonde gratitude que je vous annonce une bonne nouvelle : mon dernier album, Éclairer le monde, a été nominé aux Grammy Awards, dans la prestigieuse catégorie Best Global Music Album », a-t-il écrit.

Dans son message, Youssou Ndour exprime toute la portée de cette reconnaissance, qu’il considère comme un hommage à une œuvre collective et à une aventure humaine et artistique hors du commun. « Cette reconnaissance, qui est l’une des plus hautes dans le monde de la musique, célèbre non seulement une œuvre, mais aussi une aventure humaine et artistique exceptionnelle », a-t-il souligné.

Le chanteur n’a pas manqué de rendre hommage à ses collaborateurs qui ont contribué à la création de l’album. Il a notamment remercié Michael League et Weedie Braimah, avec qui il a façonné cette œuvre, ainsi que Nic Hard, ingénieur du son reconnu pour son travail sur des projets musicaux internationaux.

Sorti en 2024, Éclairer le monde est un projet ambitieux mêlant sonorités africaines, influences jazz et musiques du monde. Fidèle à sa vision d’une musique porteuse de sens et d’ouverture, Youssou Ndour y explore des thèmes universels comme la paix, l’unité et la lumière qui relie les peuples. L’album, qui a déjà reçu un accueil chaleureux du public et de la critique, marque une nouvelle étape dans la carrière d’un artiste qui ne cesse de se réinventer.

« Éclairer le monde est une invitation au voyage, au dialogue des cultures, à la lumière partagée. Merci à tous », a conclu l’artiste, visiblement ému et reconnaissant envers ses fans et ses collaborateurs.

Refus de la marche de Niakhtou National : Babacar Ba dénonce une “entrave grave” au droit de manifester

Le refus du préfet de Dakar d’autoriser le rassemblement du mouvement Niakhtou National, prévu ce samedi au terrain de Sacré-Cœur 3, continue de susciter des réactions dans la société civile. Parmi elles, celle de Babacar Ba, président du Forum du Justiciable, qui a vivement dénoncé une décision qu’il qualifie d’“entrave grave” au droit constitutionnel de manifester.

Dans une déclaration rendue publique ce vendredi, Babacar Ba a exprimé sa profonde inquiétude face à ce qu’il considère comme un recul inquiétant des libertés publiques. « M. le préfet, demander la délocalisation d’une manifestation à moins de 24 heures, est une entrave grave au droit constitutionnel de manifester, voire même une tentative de sabotage administratif », a-t-il fustigé, estimant que le pouvoir administratif a agi de manière précipitée et arbitraire.

Pour le juriste, le droit de manifestation est un pilier fondamental de toute démocratie, consacré par la Constitution sénégalaise et protégé par les instruments juridiques internationaux auxquels le Sénégal a souscrit. Il rappelle que les autorités ont l’obligation non seulement de garantir l’exercice de ce droit, mais aussi d’encadrer les manifestations dans un esprit d’équilibre entre liberté publique et ordre public.

« Le droit à la manifestation est un droit consacré par la charte fondamentale du pays. Ce qui se passe aujourd’hui constitue une atteinte manifeste à une liberté publique garantie par la Constitution », a poursuivi Babacar Ba, qui appelle le gouvernement à faire preuve de plus de discernement dans la gestion des autorisations de rassemblements.

Le président du Forum du Justiciable invite également les autorités à “respecter scrupuleusement le cadre légal encadrant les rassemblements pacifiques”, rappelant que les restrictions ne peuvent être justifiées que par des motifs clairement établis de sécurité ou de trouble à l’ordre public, et non par des considérations politiques.

Ce nouvel épisode autour de la marche du collectif Niakhtou National met en lumière les tensions persistantes entre les acteurs de la société civile et l’administration préfectorale de Dakar. Alors que les organisateurs maintiennent leur volonté de tenir leur rassemblement malgré l’interdiction, la position du préfet — qui invoque des risques de troubles à l’ordre public et de perturbations de la circulation — continue d’alimenter un débat national sur la portée réelle du droit de manifester au Sénégal.

Dakar – FIDEPA : Le président du Conseil départemental de Vélingara salue une rencontre fructueuse

Le président du Conseil départemental de Vélingara, Ibrahima Barry, s’est félicité de la tenue du sixième Forum international de la démocratie participative en Afrique (FIDEPA), organisé à Dakar, au King Fahd Palace.

Prenant part aux travaux de cette importante rencontre, M. Barry a tenu à remercier chaleureusement les initiateurs et les organisateurs pour la qualité de l’événement et la richesse des échanges.

« Nous sommes très heureux de participer au FIDEPA. Ce forum a été une parfaite réussite. Nous encourageons la reddition des comptes, la transparence et la recevabilité, des critères essentiels d’une bonne gouvernance », a déclaré le président du Conseil départemental de Vélingara.

Durant trois jours, le FIDEPA a réuni des acteurs majeurs de la décentralisation, des élus locaux, des experts, ainsi que des délégations venues de plusieurs pays africains. Les participants ont échangé autour de plusieurs thématiques liées à la gouvernance locale, à la participation citoyenne et à la gestion transparente des ressources publiques.

Des masters class et panels ont également permis de renforcer les capacités des représentants des collectivités territoriales sur les outils de gouvernance participative et la modernisation de la gestion publique locale.

Pour Ibrahima Barry, cette initiative constitue « une occasion précieuse pour tisser des relations, échanger des expériences et envisager des partenariats futurs entre collectivités africaines ».

Le président du Conseil départemental de Vélingara a enfin insisté sur la nécessité de moderniser la gestion des collectivités territoriales afin de mieux impliquer les citoyens dans la prise de décision et dans le suivi des politiques publiques locales.

La rencontre s’est clôturée par la remise de distinctions aux acteurs les plus engagés dans la promotion de la démocratie participative et de la gouvernance locale.

Ziguinchor : Lancement du projet FAIES, une offensive audacieuse pour un futur sans SIDA au Sénégal

Ziguinchor – La lutte contre le VIH/SIDA prend un tournant décisif dans le sud du Sénégal. La semaine dernière, la région de Ziguinchor a abrité le lancement officiel du projet FAIES (Vers un futur sans SIDA : Synergie pour des initiatives intégrées, inclusives et équitables), une initiative ambitieuse qui allie science, solidarité et action communautaire.

Présidée par le gouverneur adjoint chargé du développement, Alsény Bangoura, la cérémonie a réuni des partenaires institutionnels, universitaires et communautaires, tous mobilisés autour d’un objectif clair : vaincre le VIH dans les régions les plus touchées du Sénégal.

Un projet ciblé et stratégique

Financé par l’Agence italienne de coopération pour le développement, FAIES s’inscrit dans le cadre des politiques nationales de lutte contre le VIH et des stratégies du Fonds mondial. Le choix des régions de Ziguinchor et Sédhiou n’est pas anodin : leur taux de prévalence dépasse légèrement la moyenne nationale, justifiant une intervention plus intensive et ciblée.

Selon Nora Colombotto Rosso, coordinatrice du projet :

« Le Sénégal est proche d’atteindre les Objectifs de Développement Durable relatifs au VIH, mais certaines zones, comme Ziguinchor et Sédhiou, nécessitent un effort renforcé. FAIES répond à ce besoin avec une approche intégrée et communautaire. »

Trois axes pour un impact réel

Le projet FAIES repose sur trois piliers stratégiques :

Renforcement des services de santé : améliorer la qualité, l’accessibilité et l’intégration des services liés à la santé sexuelle, reproductive et au VIH. Recherche scientifique : assurer le suivi des patients transfrontaliers, réduire la stigmatisation et produire des données fiables pour des interventions plus efficaces. Mobilisation communautaire : impliquer directement les organisations de la société civile et les communautés pour transformer la prévention et le soin en une action collective et durable.

Le Dr Youssouph Tine, directeur régional de la santé, souligne :

« Ce projet est inclusif, ambitieux et innovant. Il permettra de renforcer nos systèmes sanitaires tout en mobilisant les communautés, notamment les jeunes de 15 à 24 ans, souvent les plus exposés aux nouvelles infections. »

Une approche intégrée et humaine

Pour le gouverneur adjoint Alsény Bangoura, FAIES dépasse les approches classiques :

« Il ne s’agit pas seulement de distribuer des médicaments ou de multiplier des campagnes. FAIES intègre l’accès aux soins pour tous, la mobilisation durable des communautés, la lutte contre les inégalités et la promotion des droits humains. C’est ainsi que nous pourrons vraiment vaincre le SIDA. »

Cette initiative s’inscrit pleinement dans le Plan stratégique national 2023-2030 et dans les Objectifs de Développement Durable (ODD), notamment l’ODD 3 sur la santé et l’ODD 5 sur l’égalité des genres.

« Rares sont les projets qui allient excellence scientifique, engagement communautaire et volonté politique. FAIES le fait. Ensemble, dans la synergie, nous construirons un Sénégal sans SIDA », a affirmé le gouverneur adjoint.

Un engagement fort pour l’avenir

Alsény Bangoura a pris l’engagement solennel de mobiliser toutes les forces vives de Ziguinchor et Sédhiou, de donner la parole aux communautés et de garantir la transparence ainsi que la responsabilité dans l’usage des ressources.

Le projet FAIES n’est pas seulement un programme de santé : c’est une mobilisation nationale et transfrontalière, une lueur d’espoir pour des milliers de Sénégalais, et un modèle d’innovation sociale et scientifique pour tout le continent africain.

Avec FAIES, le Sénégal affirme son ambition : un futur sans SIDA est possible, ici et maintenant.

Alexis SAGNA

MSC suspend ses livraisons terrestres vers le Mali à cause du blocus jihadiste

L’armateur italo-suisse Mediterranean Shipping Company (MSC), leader mondial du transport maritime de conteneurs, a annoncé la suspension « jusqu’à nouvel ordre » de ses livraisons terrestres à destination du Mali. Cette décision, communiquée jeudi, intervient dans un contexte de forte insécurité et de pénurie aiguë de carburant provoquées par un blocus jihadiste qui asphyxie actuellement l’économie malienne.

Dans son communiqué, MSC évoque des « problèmes de sécurité sur les routes d’accès » ainsi qu’une « pénurie de carburant » qui affecte directement le transport terrestre de marchandises vers le pays enclavé. Le groupe précise que cette mesure s’applique à toutes les opérations de livraison terrestre en direction du Mali, tout en maintenant ses activités maritimes dans les ports régionaux, notamment à Dakar et à Abidjan.

Depuis plusieurs semaines, le Mali fait face à un blocus imposé par les jihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda. Ces groupes armés ont coupé plusieurs axes stratégiques, notamment dans le centre et le nord du pays, empêchant l’acheminement de carburant et d’autres produits essentiels vers la capitale Bamako. Cette situation a entraîné une grave crise logistique et énergétique, marquée par des pénuries dans les stations-service, une flambée des prix et un ralentissement marqué des activités économiques.

Les transporteurs, confrontés à la fois à la rareté du carburant et aux risques d’attaques sur les routes, peinent à assurer la continuité des flux commerciaux. De nombreux convois ont été ciblés ces dernières semaines, renforçant le sentiment d’insécurité dans la région et accentuant l’isolement du Mali.

La décision de MSC, acteur clé du commerce international, risque d’aggraver davantage les difficultés d’approvisionnement du pays. Les autorités maliennes n’ont pour l’instant pas réagi officiellement à cette annonce, mais plusieurs opérateurs économiques s’inquiètent déjà des répercussions sur les importations de denrées alimentaires, de matériel industriel et de produits de première nécessité.

Reug Reug victime d’un accident de voiture : le champion sénégalais rassure ses fans et promet un retour en 2026

Le champion sénégalais de MMA, Oumar Kane, plus connu sous le nom de Reug Reug, a été victime d’un accident de voiture ces derniers jours. La nouvelle a suscité une vive inquiétude parmi ses nombreux fans au Sénégal et à travers le monde, d’autant plus que le lutteur devait prochainement disputer un combat très attendu.

C’est sur son compte Instagram que le colosse originaire de Thiaroye a pris la parole pour rassurer son public et donner de ses nouvelles. « Malheureusement, j’ai eu un accident qui a occasionné le report de mon combat », a-t-il annoncé, tout en présentant ses excuses aux fans et aux organisateurs de l’événement.

Reug Reug, connu pour sa puissance impressionnante et son tempérament de guerrier, a tenu à apaiser les inquiétudes autour de son état de santé. Dans un ton à la fois rassurant et déterminé, il a ajouté : « Je serai de retour l’année prochaine pour battre Anatoly. Je sais que vous vous êtes bien préparés pour ce combat et nous le ferons l’année prochaine dès que nous aurons la date. PS : JE NE SUIS PAS MORT. »

Cette déclaration pleine d’énergie témoigne de la combativité et de la résilience du lutteur sénégalais, qui entend bien reprendre sa conquête dans la cage dès 2026. Le duel très attendu contre le Russe Anatoly Malykhin, champion redouté de l’organisation ONE Championship, devrait ainsi être reprogrammé dès que Reug Reug sera totalement remis de ses blessures.

Dakar : le préfet interdit le rassemblement du collectif « Ñaxtu National » prévu à Sacré-Cœur 3

Le préfet de Dakar a opposé une fin de non-recevoir à la demande d’autorisation introduite par le collectif « Ñaxtu National » pour la tenue d’un rassemblement prévu sur le terrain de Sacré-Cœur 3, en face de la VDN. Dans une note adressée aux organisateurs, l’autorité administrative justifie sa décision par des risques de troubles à l’ordre public et de perturbations notables de la circulation.

Selon le document, cette décision fait suite à un examen approfondi du dossier et à l’analyse du rapport d’enquête transmis par les services compétents. « Il ressort que la tenue de cette manifestation au terrain de Sacré-Cœur 3, en face de la VDN, pourrait engendrer des troubles à l’ordre public ainsi que des perturbations notables de la circulation », a indiqué le préfet.

Soucieuse de concilier le droit de manifester avec le maintien de la tranquillité publique, l’autorité préfectorale avait proposé au collectif de délocaliser son rassemblement vers un autre site jugé plus approprié. Cependant, selon les services de la préfecture, les initiateurs du mouvement, notamment Bougane Gueye Dany et ses camarades, ont exprimé leur volonté de maintenir la manifestation à l’endroit initialement prévu.

Face à cette position jugée inflexible, le préfet de Dakar estime qu’« au regard des risques identifiés, il n’est malheureusement pas possible de donner une suite favorable à la requête de Bougane et Cie ». Cette décision s’inscrit dans la continuité des mesures de prévention que les autorités administratives mettent en œuvre pour éviter tout trouble susceptible d’affecter la sécurité des personnes et la fluidité de la circulation dans la capitale.

Dakar – FIDEPA 2025

PELL : Le maire de Thiaroye-sur-Mer remporte le premier prix dans la catégorie “Inclusion, égalité et équité sociale”

Le Forum international de la démocratie participative en Afrique (FIDEPA) a baissé ses rideaux ce jeudi à Dakar, au terme de plusieurs jours d’échanges et de distinctions honorant les meilleures initiatives locales en matière de gouvernance participative.

Parmi les lauréats de cette édition, le maire de Thiaroye-sur-Mer, El Hadji Mamadou Ndiaye, s’est particulièrement distingué en remportant le premier prix dans la catégorie “Inclusion, égalité et équité sociale”.

Ce Prix d’excellence du leadership local, décerné dans le cadre du FIDEPA 2025, vient saluer les efforts et les bonnes pratiques de la commune en matière de gouvernance territoriale, de participation citoyenne et de justice sociale.

“C’est un sentiment de satisfaction. Satisfaction d’avoir compétit et remporté le premier prix, mais aussi une fierté pour toute l’équipe municipale qui n’a ménagé aucun effort pour atteindre ce résultat”, a déclaré le maire Ndiaye, visiblement ému, lors de la cérémonie de clôture.

Selon lui, cette distinction est le fruit d’un travail collectif de plusieurs mois, mené dans le cadre du Plan de Développement Communal (PDC) de Thiaroye-sur-Mer.

“Ce projet d’inclusion et d’équité sociale faisait partie des priorités identifiées par nos populations. C’est leur victoire avant tout”, a-t-il ajouté.

Le maire a également réaffirmé son ambition de poursuivre la mise en œuvre du programme “Thiaroye Ville Verte et Durable”, un chantier majeur visant à améliorer durablement le cadre de vie des habitants à travers une meilleure gestion environnementale, une inclusion économique accrue et le renforcement de la cohésion sociale.

Cette distinction vient ainsi confirmer la place de Thiaroye-sur-Mer parmi les collectivités locales les plus dynamiques du Sénégal en matière de gouvernance participative et d’innovation sociale.

Université du Sine Saloum : les étudiants décrètent 48 heures sans tickets pour dénoncer la précarité dans les campus

Face à une série de problèmes persistants dans les campus universitaires, notamment ceux de Kaolack et de Fatick, les étudiants de la Coordination de l’Université du Sine Saloum El Hadji Ibrahima Niass (USSEIN) ont décidé de passer à l’action. À travers un communiqué rendu public et reçu par Dakaractu Kaolack, ils annoncent une grève symbolique des tickets de restauration, décrétant 48 heures sans tickets les vendredi 7 et samedi 8 novembre 2025. Pendant ces deux journées, les étudiants comptent manger gratuitement dans tous les restaurants universitaires, en guise de protestation contre ce qu’ils qualifient de « manquements graves » des autorités universitaires.

Les membres de la coordination étudiante justifient leur mouvement par le non-respect des engagements pris lors de leur dernière rencontre avec les responsables compétents. Selon eux, plusieurs promesses faites n’ont pas été tenues, plongeant les étudiants dans une précarité quotidienne de plus en plus insoutenable.

Parmi les griefs soulevés, figure notamment la décision unilatérale de retirer le bus de Khelcom pour l’affecter au campus de Fatick, sans concertation préalable avec les représentants étudiants. Une mesure jugée injuste et pénalisante pour les étudiants de Kaolack, qui voient ainsi leur mobilité compromise.

Les étudiants dénoncent également le non-chargement complet du Wi-Fi dans les résidences universitaires, une situation qui limite fortement l’accès à l’information et freine les activités académiques. À cela s’ajoutent des problèmes persistants de garde nocturne au niveau du service médical de Khelcom, privant les étudiants d’une assistance sanitaire adéquate la nuit.

Les conditions de vie dans les campus sont également au cœur des préoccupations. Le communiqué évoque un déficit de ventilateurs et de draps dans les résidences, compromettant le confort des étudiants, surtout en période de forte chaleur. Par ailleurs, le non-approvisionnement en médicaments dans les infirmeries universitaires et le non-remboursement des frais médicaux aggravent, selon eux, la vulnérabilité sanitaire des pensionnaires.

Les difficultés logistiques ne sont pas en reste : les étudiants pointent du doigt les problèmes liés à l’ambulance, qui entravent la prise en charge rapide des urgences médicales, ainsi que l’absence de régisseur au niveau du campus de Fatick, un manque qui perturbe le bon fonctionnement administratif.

Estimant que leurs conditions d’études et de vie se dégradent de jour en jour, les étudiants de l’USSEIN exigent des solutions urgentes et concrètes. Ils avertissent que si leurs doléances ne trouvent pas une suite favorable dans les plus brefs délais, des actions plus radicales et de plus grande envergure seront envisagées.

Sénégal : Jooko Sénégal – « Deutschands » milite pour une société plus participative et inclusive envers les personnes handicapées

À travers son initiative baptisée « Deutschands », l’organisation Jooko Sénégal réaffirme son engagement en faveur d’une société véritablement inclusive, où les personnes vivant avec un handicap occupent une place pleine et entière.

Le président de la structure, Vieux Guédel Mbodji, a rappelé que l’inclusion ne doit pas se limiter à des discours, mais se traduire par des actions concrètes :

amélioration de l’accès à l’éducation ; participation active aux décisions publiques ; insertion socio-professionnelle ; accessibilité des infrastructures ; soutien aux initiatives économiques portées par des personnes handicapées.

Selon les promoteurs, Deutschands ambitionne de devenir un pont entre les communautés, les institutions publiques et les acteurs du développement, afin de garantir que personne ne soit laissé en marge. L’organisation plaide pour un changement de perception du handicap, encourageant une culture fondée sur le respect, l’égalité et l’autonomie.

Pour Jooko Sénégal, une société participative et inclusive n’est pas seulement souhaitable, elle est essentielle pour un développement durable, juste et équitable. À travers le programme Deutschands, l’organisation entend multiplier les campagnes de sensibilisation, les formations et les partenariats pour faire progresser cette cause à l’échelle nationale.

La Chine remet officiellement les clés du centre d’hébergement de l’Arène nationale de lutte

La ministre des Sports, Khady Diène Gaye, a présidé ce jeudi, à l’Arène nationale, la cérémonie officielle de remise des clés du tout nouveau centre d’hébergement attenant à cette infrastructure sportive emblématique. Ce bâtiment moderne, offert par la République populaire de Chine, s’inscrit dans le cadre du projet d’assistance technique pour l’Arène nationale de lutte du Sénégal. La cérémonie s’est déroulée en présence de l’Ambassadeur de Chine, Li Zhigang, accompagné d’une importante délégation, selon une note du ministère des Sports.

L’événement a également réuni plusieurs responsables du secteur sportif, dont le Directeur général des Sports, Mamalaya Mbaye, le Directeur du Sport de Haut Niveau, Cheikh Tahirou Fall, le Directeur des Infrastructures, Cheikh Tidiane Sarr, ainsi que Babacar Ndiaye, Directeur de l’Office de Gestion des Infrastructures Sportives (OGIS), et Malick Ngom, président du Comité national de gestion de la lutte (CNG).

Construit selon les standards modernes, le nouveau centre d’hébergement couvre une superficie totale de 804 m² répartis sur deux étages. Il comprend douze dortoirs, dont deux spécialement aménagés pour les personnes à mobilité réduite, quatre bureaux administratifs et une salle de réunion. Des espaces annexes viennent compléter l’ensemble, incluant un local électrique, des toilettes publiques, des buanderies et des séchoirs.

Le centre dispose d’une capacité d’accueil de 34 lits et est entièrement équipé pour assurer le confort des athlètes et encadreurs : installations sanitaires modernes, climatiseurs, chauffe-eau, lits, tables de chevet, armoires et meubles pour téléviseurs, entre autres équipements. Ce cadre moderne vise à offrir aux sportifs sénégalais des conditions optimales d’hébergement et de préparation, contribuant ainsi à l’épanouissement et à la performance du sport national, a souligné la ministre Khady Diène Gaye dans son allocution.

De son côté, l’ambassadeur de Chine, Li Zhigang, a mis en exergue la portée symbolique de cette infrastructure. « L’Arène nationale est un édifice emblématique du Sénégal, mais aussi un symbole de la coopération pragmatique et de l’amitié traditionnelle entre la Chine et le Sénégal », a-t-il déclaré. Il a rappelé que, le 22 juillet 2018, le président chinois Xi Jinping avait symboliquement remis la clé de l’Arène nationale au Sénégal, marquant une nouvelle étape dans les relations bilatérales dans les domaines sportif et culturel.

Selon le diplomate chinois, le bâtiment remis ce jour « renforcera davantage la capacité d’accueil et la sécurité de l’Arène nationale » et permettra d’offrir aux athlètes, qu’ils participent à des compétitions nationales ou internationales, des conditions d’hébergement et de service « plus confortables et plus complètes ».

Li Zhigang a aussi salué la coopération fructueuse entre les deux pays, précisant que « ces dernières années, la Chine et le Sénégal, en tant que bons amis, bons partenaires et bons frères, ont mené une collaboration riche et réussie dans divers domaines, y compris le sport ». Il a cité, à ce titre, la rénovation de plusieurs stades emblématiques tels que Léopold Sédar Senghor à Dakar, Aline Sitoé Diatta à Ziguinchor, Ely Manel Fall à Diourbel et Lamine Guèye à Kaolack.

Prenant la parole à son tour, la ministre des Sports a exprimé, au nom du gouvernement sénégalais, sa profonde gratitude à la République populaire de Chine pour son appui constant au développement du sport au Sénégal. Khady Diène Gaye a réaffirmé la volonté des autorités sénégalaises de poursuivre et de consolider cette coopération exemplaire, notamment à travers la réalisation prochaine du Centre de formation de hautes performances sportives dans la région de Thiès.

« Par ma voix, je tiens à assurer que le Sénégal ne ménagera aucun effort pour faire bon usage de ce don, bénéfique pour notre sport national », a-t-elle déclaré, avant de conclure que ce nouveau centre d’hébergement constitue à la fois un cadre d’excellence pour les athlètes et un symbole fort de la vision d’un sport sénégalais moderne, performant et inclusif.

Rappel à l’ordre du peuple renonce à son rassemblement du 8 novembre pour préserver la paix publique

Le collectif citoyen Rappel à l’ordre du peuple a officiellement renoncé à la tenue de son rassemblement prévu le 8 novembre 2025 au terrain de Sacré-Cœur III, initialement organisé sous le thème « Pour un Sénégal de droits et de dignité », selon des informations rapportées par Seneweb.

Dans une lettre datée du 5 novembre 2025 et adressée au sous-préfet des Almadies, les initiateurs du mouvement — Abdou Karim Guèye (plus connu sous le pseudonyme Xarim Xrum Xax), Mamadou Cissé et Abdoulaye Masseck Mbaye — ont annoncé leur décision de désister officiellement de l’événement.

Ce retrait intervient dans un contexte de conflit de calendrier, après qu’une seconde demande a été déposée pour le même lieu, à la même date et autour du même thème. Face à ce risque de chevauchement, les responsables du collectif ont expliqué avoir pris cette décision « dans un souci d’éviter tout incident susceptible de perturber l’ordre public ».

Dans leur correspondance, les initiateurs ont souligné que leur choix procède d’une volonté de préserver le climat sociopolitique et de prévenir tout affrontement qui pourrait découler d’une situation indépendante de leur volonté. Ils affirment ainsi agir dans un esprit de responsabilité, privilégiant la paix et la stabilité au détriment de toute confrontation inutile.

Les membres du collectif ont également réaffirmé leur attachement aux valeurs de paix, de respect de l’ordre public et d’engagement citoyen, principes qui, selon eux, ont toujours guidé leurs actions depuis la création du mouvement. Malgré le report de cette initiative, Rappel à l’ordre du peuple assure rester pleinement mobilisé dans sa mission de sensibilisation, de plaidoyer et de promotion d’un Sénégal plus juste et plus digne.

Enfin, les trois initiateurs ont tenu à exprimer leur reconnaissance au sous-préfet des Almadies pour « sa compréhension et l’attention constante qu’il porte aux initiatives citoyennes respectueuses des lois et de l’ordre public ».

Suppression du Ministère du Travail : le SATI dénonce une décision politique aux conséquences graves pour les institutions

Le Syndicat Autonome des Travailleurs de l’IPRES (SATI) a exprimé ce jeudi son profond mécontentement face à la suppression du Ministère du Travail lors du remaniement ministériel du 6 septembre 2025, et son rattachement au Ministère de la Fonction Publique et de la Réforme du Service Public. Dans un communiqué virulent, le syndicat considère cette décision comme une « parade toute trouvée par le régime actuel » visant à « noyer les problématiques essentielles liées à la gestion du secteur des institutions sociales, l’état des lieux, et les réformes indispensables à mettre en œuvre ».

Le SATI rappelle que les organisations de travailleurs ont depuis longtemps alerté sur la situation préoccupante de la gouvernance des institutions comme l’IPRES et la Caisse de Sécurité Sociale (CSS). Selon le syndicat, les organes de ces institutions sont « illégaux depuis 2016 » en raison de mandats prolongés de manière indue. Il dénonce également des investissements désastreux et des projets de modernisation jugés « catastrophiques », aggravant la précarité financière déjà préoccupante, et ce, sans que les nouvelles autorités n’agissent pour corriger ces dysfonctionnements.

Malgré les injonctions répétées du ministre du Travail depuis décembre 2024, avec des dates butoirs fixées au 31 janvier et au 1er mai 2025, le SATI constate que ses alertes sont restées lettre morte. Cette inaction a conduit à un véritable « blocage institutionnel », avec des dirigeants intérimaires ou impliqués dans des procédures judiciaires graves, ce qui fragilise davantage le fonctionnement des institutions sociales.

Pour le syndicat, la suppression du Ministère du Travail constitue une décision politique sans précédent depuis l’indépendance du pays en 1960 et reste difficilement compréhensible. Le communiqué accuse le gouvernement d’avoir élargi les attributions d’un ministère déjà surchargé, incapable de mener à bien la réforme d’une administration marquée par le « laxisme, le déficit de transparence et de modernité ».

Ziguinchor : le CEM Lyndiane 2 victime d’un cambriolage nocturne

Dans la nuit du lundi 4 au mardi 5 novembre, le Collège d’enseignement moyen (CEM) Lyndiane 2 de Ziguinchor a été la cible d’un cambriolage qui a semé la consternation au sein du personnel enseignant et administratif. Des individus non identifiés se sont introduits dans l’établissement, emportant du matériel informatique, pédagogique et électrique pour une valeur estimée à près de 400 000 FCFA.

Selon les premières informations recueillies sur place, les malfaiteurs ont agi avec méthode et détermination. Après avoir escaladé le mur de clôture, ils se sont dirigés vers les bureaux administratifs qu’ils ont forcés à l’aide d’un marteau retrouvé plus tard sur les lieux du crime. Une fois à l’intérieur, ils ont fouillé minutieusement les pièces, emportant tout ce qui pouvait avoir de la valeur, notamment des ordinateurs, des câbles, du matériel de sonorisation et des supports pédagogiques.

Les dégâts matériels sont importants, et les traces de saccage témoignent de la violence de l’effraction. Les portes et fenêtres de plusieurs salles ont été fracturées, tandis que des documents administratifs ont été éparpillés sur le sol. Au matin, c’est un personnel abasourdi qui a découvert l’ampleur du sinistre avant d’alerter les autorités compétentes.

La police, alertée dès les premières heures, s’est rendue sur les lieux pour effectuer les premiers constats. Le marteau abandonné par les cambrioleurs pourrait servir d’indice déterminant dans l’enquête ouverte pour identifier et interpeller les auteurs de ce vol. Des relevés d’empreintes et des auditions sont en cours afin de remonter la piste des malfaiteurs.

Ce cambriolage suscite une vive inquiétude au sein de la communauté éducative de Ziguinchor. Enseignants et élèves redoutent une recrudescence de ces actes de vandalisme dans les établissements scolaires, souvent mal protégés la nuit faute de moyens de surveillance adéquats.

Nouvelle convocation de Moustapha Diop : vers une seconde inculpation dans l’affaire « Tabaski Ngom »

L’ancien ministre du Développement industriel et des Petites et Moyennes industries, Moustapha Diop, est de nouveau dans la tourmente judiciaire. Incarcéré depuis mai dernier dans le cadre du dossier sur la gestion des fonds Force Covid-19, le maire de Louga est convoqué ce jeudi par le juge d’instruction du Pool judiciaire financier (PJF) pour une première comparution dans l’affaire dite « Tabaski Ngom ».

Selon le quotidien Les Échos, cette convocation ne présage rien de favorable pour l’ancien ministre de Macky Sall. Le journal avance qu’il s’agirait très probablement d’une nouvelle procédure pouvant déboucher sur une inculpation supplémentaire. La justice semble donc déterminée à ouvrir un nouveau front judiciaire contre Moustapha Diop, déjà englué dans plusieurs affaires financières.

La source citée par Les Échos précise que cette nouvelle étape judiciaire découle d’un arrêt rendu par la Chambre d’accusation financière. Cette dernière a infirmé une précédente décision du magistrat instructeur, qui avait refusé d’inculper Moustapha Diop au motif qu’il exerçait, au moment des faits, des fonctions ministérielles. La Chambre a jugé que les faits reprochés ne relevaient pas de l’exercice de ses fonctions de ministre, ouvrant ainsi la voie à une inculpation devant les juridictions ordinaires.

Ce revirement judiciaire marque un tournant dans la procédure. Il confirme la volonté des autorités judiciaires de dissocier les affaires politiques des responsabilités individuelles. Moustapha Diop devra donc répondre personnellement des faits présumés dans le cadre de ce dossier, qui porterait, selon plusieurs sources, sur des irrégularités dans la gestion de fonds destinés à la fête de la Tabaski.

Par ailleurs, l’ancien ministre fait déjà face à une batterie de chefs d’accusation dans le dossier Force Covid-19. Inculpé devant la Haute Cour de justice, il est poursuivi pour association de malfaiteurs, concussion, corruption, prise illégale d’intérêts, faux et usage de faux en écritures privées de commerce ou de banque, détournement de deniers publics, blanchiment de capitaux et complicité de ces infractions.

Cette nouvelle comparution risque donc de complexifier davantage la situation judiciaire de Moustapha Diop. Si la Chambre d’accusation financière confirme son interprétation et que le juge d’instruction retient de nouveaux chefs d’inculpation, l’ancien ministre pourrait se retrouver impliqué dans plusieurs procédures distinctes, symbolisant la sévérité accrue du traitement des dossiers de gestion publique par la justice sénégalaise.

L’affaire « Tabaski Ngom » vient ainsi s’ajouter à une série de scandales financiers qui éclaboussent plusieurs figures de l’ancien régime, dans un contexte où la lutte contre la corruption et la reddition des comptes sont érigées en priorités par les nouvelles autorités.

Madiambal Diagne démonte le dossier judiciaire de l’État : “Un rapport de la Centif falsifié et truffé d’incohérences”

Le journaliste et patron de presse Madiambal Diagne est sorti de son silence pour livrer une charge particulièrement virulente contre le dossier judiciaire que l’État du Sénégal a présenté devant la justice française. Selon lui, les éléments transmis par les autorités sénégalaises seraient entachés d’irrégularités majeures, voire de falsifications manifestes, mettant en péril la crédibilité de toute la procédure.

Lors d’une déclaration publique, le fondateur du Groupe Avenir Communication, éditeur du Quotidien, a remis en cause la validité du rapport de la Centif (Cellule nationale de traitement des informations financières), pièce maîtresse du dossier transmis aux juges français. “Le rapport de la Centif qui figure dans le dossier a été signé le 11 juillet 2023, alors qu’il porte la signature de Cheikh Mouhamadou Bamba Siby, nommé le 28 septembre 2024”, a-t-il affirmé, estimant qu’il s’agit d’une incohérence temporelle grave. Selon lui, un tel document ne peut matériellement exister avec la signature d’un responsable qui, à la date indiquée, n’était pas encore en fonction.

Pour Madiambal Diagne, cette anomalie dépasse le simple cadre administratif. Elle illustre, selon ses mots, “la précipitation et la faiblesse de l’accusation”, en plus de “révéler une tentative manifeste de manipulation de la procédure”. Le journaliste évoque également l’existence d’un “supposé rapport de 2020” mentionné dans le dossier, mais jamais communiqué à la défense. “Ce rapport de 2023 est lui-même truffé de contradictions. Et ce qui est encore plus grave, c’est que Me Ousmane Thiam détient des preuves. En Droit, il existe un délai de prescription. Constatant qu’ils pouvaient perdre, ils ont tenté de corriger le dossier”, a-t-il poursuivi.

S’exprimant avec une assurance empreinte d’amertume, Madiambal Diagne dit voir dans cette affaire une cabale politique orchestrée par “certains milieux du pouvoir à Dakar”. Il affirme être la cible d’une entreprise de dénigrement systématique menée par “des médias à la solde de l’État”. “Aujourd’hui, je suis convaincu qu’il s’agit d’une affaire purement politique. Ils disposent de radios et de télévisions dont le seul objectif est de me salir”, a-t-il déclaré.

Le journaliste révèle également qu’il avait volontairement choisi de se taire pour ne pas embarrasser les autorités françaises, avant de décider de s’adresser directement à l’opinion publique après sa première interpellation suivie d’un relâchement. “Dès que j’ai voulu parler, ils ont interpellé Maïmouna Ndour Faye (7TV) et Babacar Fall (RFM). Cela démontre qu’ils peuvent dire ce qu’ils veulent, mais que moi, l’accusé, je n’ai pas droit à la parole. Il n’y a ni démocratie, ni liberté d’expression, encore moins liberté de la presse”, a-t-il martelé.

Sur le plan strictement juridique, l’incohérence qu’il pointe du doigt pourrait, si elle est avérée, fragiliser la position de l’État du Sénégal. En effet, en droit procédural, un document antidaté ou signé par une autorité non encore en fonction constitue une irrégularité substantielle. Un tribunal peut dès lors juger le rapport invalide et l’écarter du dossier. Ce qui pourrait entraîner une annulation partielle — voire totale — de la procédure et ouvrir la voie à une réévaluation complète de l’accusation.

Grave accident de la route : Reug Reug hospitalisé, son combat contre Anatoly Malykhin reporté

Le champion sénégalais de MMA, Oumar Kane, plus connu sous le nom de Reug Reug, a été victime d’un grave accident de la route dans la nuit de mercredi à jeudi. L’information a été confirmée par l’organisation ONE Championship à travers un communiqué publié sur son compte officiel X (anciennement Twitter) .

Ce drame survient à un moment crucial de la carrière du lutteur devenu star mondiale du MMA. En effet, Reug Reug devait défendre pour la première fois son titre mondial des poids lourds le 16 novembre prochain, à l’occasion du gala ONE 173, face au redoutable champion russe Anatoly Malykhin. Ce combat figurait parmi les plus attendus de l’année, tant il opposait deux forces dominantes du circuit international : d’un côté, le symbole de la résilience et de la puissance sénégalaise ; de l’autre, un athlète reconnu pour ses trois ceintures remportées dans différentes catégories au sein de la même organisation.

Dans son communiqué, ONE Championship a confirmé le report du combat, précisant que de nouvelles informations concernant l’état de santé du champion sénégalais seront partagées dès que possible. « La priorité reste la santé et la sécurité de notre combattant Oumar Kane. Nous espérons son rétablissement complet », peut-on lire dans la déclaration de l’organisation basée à Singapour.

Pour l’heure, les circonstances exactes de l’accident n’ont pas été dévoilées. Aucune précision n’a non plus été donnée sur la gravité des blessures de Reug Reug. Toutefois, l’annonce a provoqué une vive émotion au Sénégal, où le combattant originaire de Thiaroye est considéré comme un héros national depuis sa victoire historique ayant fait de lui le premier champion du monde sénégalais de MMA.

Yeumbeul : le cinquième membre du gang arrêté… en prison

Selon les révélations de L’Observateur, la police de Yeumbeul-Comico a mis la main sur un cinquième suspect dans l’affaire du meurtre du convoyeur de fonds Modou Mbacké Ndiaye. L’homme en question, identifié sous le nom de A. Diouf, mécanicien domicilié à Guédiawaye, a été retrouvé là où personne ne s’y attendait : derrière les barreaux.

Après cinq mois de cavale, ce dernier a finalement été localisé en détention, où il purgeait une peine pour une autre affaire de vol de moto commis à Thiaroye en octobre dernier. Ce n’est qu’hier, à la faveur de nouvelles investigations, que le commissaire Ousmane Diop et ses hommes ont procédé à son extraction, avant de le déférer de nouveau devant le parquet. Cette fois, les charges sont autrement plus graves : association de malfaiteurs, meurtre, vol avec violence commis en réunion, avec usage d’arme blanche et de moyen de locomotion.

L’affaire remonte à plusieurs mois. Le  drame s’est produit dans le quartier Afia 6 de Yeumbeul, une nuit où Modou Mbacké Ndiaye, convoyeur et gérant de la quincaillerie Les Établissements Abdou Aziz Diop, rentrait chez lui après sa journée de travail. Suivi depuis plusieurs jours par une bande de sept individus, il a été pris pour cible par quatre d’entre eux, décidés à s’emparer de la sacoche qu’il transportait.

Les agresseurs, armés d’un bâton, d’un couteau et d’une barre de fer, l’ont attaqué dans une rue mal éclairée. Le jeune homme a été roué de coups avant d’être poignardé à plusieurs reprises. Mortellement blessé, il a succombé à ses blessures à l’hôpital Dalal Jamm de Guédiawaye, laissant derrière lui une épouse et un bébé de trois mois.

Les caméras de surveillance installées dans le quartier avaient filmé une partie de la scène, permettant aux enquêteurs de disposer d’éléments clés pour identifier les agresseurs. Les premiers jours suivant le meurtre, quatre membres de la bande avaient été arrêtés. Trois autres, dont A. Diouf, avaient réussi à s’échapper.

Mais la persévérance du commissaire Ousmane Diop a fini par payer. Poursuivant son enquête, il a réussi à reconstituer le puzzle de ce crime prémédité. Les policiers ont découvert que le suspect recherché, A. Diouf, se trouvait déjà en détention à la suite d’une autre affaire. Lors de son audition, celui-ci a d’abord nié toute implication avant d’être confondu par des preuves matérielles accablantes.

Face aux enquêteurs, A. Diouf a finalement craqué. Il a reconnu avoir participé à l’opération, avouant qu’il conduisait la moto utilisée lors de l’attaque. « Nous étions quatre cette nuit-là : Thiouth, Dieng Salla, Billy Boy et moi. Je suis resté sur la moto tandis que les trois autres l’ont suivi dans la rue menant à son domicile », aurait-il déclaré selon L’Observateur.

Après le meurtre, les malfaiteurs ont arraché la sacoche du convoyeur et se sont rendus dans la bande des filaos de Guédiawaye pour partager les huit millions de francs CFA qu’elle contenait. Le groupe s’est ensuite dispersé : A. Diouf a pris la direction de la Casamance, où il s’est caché plusieurs mois avant de revenir dans la banlieue dakaroise, se terrant entre Thiaroye et Guédiawaye.

Rattrapé par ses mauvaises habitudes, il a repris ses activités criminelles et a été arrêté pour vol avec violence, sans savoir que la justice le retrouverait bientôt pour un crime bien plus grave.

Aujourd’hui, cinq des sept membres de la bande sont sous les verrous, tandis que deux complices restent activement recherchés. Le dossier, selon un expert cité par L’Observateur, devrait être renvoyé en chambre criminelle, compte tenu de la gravité des faits.

Trafic de drogue à Zac Mbao : deux faux Sénégalais piégés par l’OCRTIS

Leur couverture semblait sans faille : prénoms sénégalais, livraisons discrètes et un réseau apparemment bien huilé. Mais cette façade n’a pas résisté à la vigilance des limiers de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS). À l’issue d’une opération d’infiltration minutieusement menée à Zac Mbao, deux trafiquants présumés de Kush — une drogue de plus en plus répandue dans la banlieue dakaroise — ont été arrêtés.

Les mis en cause, A. Sow alias Amdy, un Guinéen âgé de 25 ans, et A. Diallo alias Hamza, Sierra-Léonais de 27 ans, opéraient sous de fausses identités sénégalaises pour brouiller les pistes. Leur chute a débuté à la suite d’un renseignement anonyme transmis aux enquêteurs, signalant l’existence d’un réseau actif entre Diamniadio et Rufisque.

Les agents de l’OCRTIS ont alors décidé de piéger A. Sow en lui passant une commande test de 70 000 FCFA. Le 31 octobre dernier, le jeune homme s’est présenté au garage de Zac Mbao pour effectuer la livraison. À la fouille, les policiers découvrent un sachet contenant du Kush. Acculé, Amdy finit par avouer et livre le nom de son fournisseur, un certain Hamza, décrit comme le véritable cerveau du réseau.

Une seconde opération d’infiltration est aussitôt mise sur pied. Cette fois, les enquêteurs se font passer pour de nouveaux clients et contactent A. Diallo. Le piège fonctionne à nouveau. Lors de son arrestation, les policiers saisissent plus de 30 cornets de Kush, soigneusement emballés et prêts à être écoulés. La découverte confirme l’existence d’un trafic transfrontalier bien organisé, reliant la Sierra Leone et la Guinée au marché dakarois.

Face aux juges, les deux prévenus ont tenté de se défendre tant bien que mal. A. Sow affirme qu’il ignorait le contenu des colis qu’il transportait, soutenant qu’il ne faisait que rendre service. Son coaccusé, A. Diallo, tente pour sa part de se présenter comme une simple victime des circonstances : « Un client est descendu et a oublié un sachet sur ma moto », a-t-il juré devant la barre.

Mais leurs arguments n’ont guère convaincu. Le tribunal disposait de preuves solides : des échanges WhatsApp détaillant les transactions, des vidéos de livraison filmées par un agent infiltré — un policier répondant au nom d’Amara —, ainsi que des aveux initiaux établissant leurs liens directs avec le trafic.

Le procureur, estimant les faits clairement établis, a requis cinq ans de prison ferme contre les deux hommes, soulignant « la gravité des faits et la dangerosité du Kush pour la jeunesse sénégalaise ». Les avocats de la défense, Me Niang et son confrère, ont tenté de plaider la consommation personnelle et l’absence d’association de malfaiteurs. Ils ont également dénoncé un procès-verbal « truffé de contradictions » et une procédure qu’ils jugent « bâclée ».

Dans son délibéré, le tribunal a écarté le chef d’association de malfaiteurs, mais a reconnu A. Sow et A. Diallo coupables d’offre et de détention de drogue. Tous deux ont été condamnés à deux ans de prison ferme. Le tribunal a également ordonné la confiscation du téléphone portable et de la moto utilisés pour les livraisons.

Le chantier naval de Dakar à l’aube d’une nouvelle ère : la fin de l’ère Lisnave ouvre une bataille stratégique internationale

Le chantier naval de Dakar vit un tournant décisif de son histoire. Après plus d’un quart de siècle sous la gestion du groupe portugais Lisnave à travers sa filiale Dakarnave, la concession arrive à son terme, ouvrant la voie à une nouvelle phase d’incertitudes, d’espoirs et d’ambitions économiques. Le processus de reprise, lancé par l’État du Sénégal, vient de franchir une étape majeure avec la clôture du dépôt des offres.

Selon les informations de L’Observateur, cette étape marque la fin d’une phase cruciale du dossier, symbole fort de la politique industrielle et maritime du pays. Ce chantier, pilier stratégique de l’économie nationale, représente bien plus qu’un simple site industriel : il incarne la souveraineté maritime du Sénégal et un pan essentiel de son appareil productif.

Initialement, quatre grands groupes internationaux étaient en lice pour reprendre la gestion du chantier : Dakarnave (Lisnave, Portugal), Hat-San Shipyard (Turquie), Damen Shipyards (Pays-Bas) et Jobson Italia (Italie). Mais, contre toute attente, seuls Damen et Jobson Italia ont déposé leurs offres définitives.

« En principe, on devait avoir quatre offres. Dakarnave et Hat-San n’ont pas déposé leurs dossiers. Seuls Damen et Jobson Italia ont soumissionné », confie une source proche du dossier citée par L’Observateur. La commission d’évaluation s’apprête désormais à ouvrir les plis et à analyser les propositions techniques.

Ce double désistement, notamment celui de Dakarnave, constitue une surprise de taille. Acteur historique du secteur, le groupe portugais gérait le chantier depuis plus de 25 ans. Son retrait sonne comme la fin d’une époque et ouvre la voie à une recomposition stratégique dans le paysage industriel sénégalais.

Ce nouvel appel d’offres s’inscrit dans la droite ligne de la politique de transparence et de bonne gouvernance prônée par le président Bassirou Diomaye Faye. En Conseil des ministres du 29 octobre 2025, le chef de l’État avait rappelé l’importance du respect strict du Code des marchés publics et de la vigilance absolue dans la conduite des procédures.

Une orientation saluée par les acteurs syndicaux et institutionnels. Pape Birama Diallo, responsable à l’UNSAS, estime que « les exigences de transparence ont été clairement énoncées dans la lettre de la Direction générale de la SIM du 3 novembre. Cet acte symbolique a rétabli la confiance et apaisé le climat social au sein du chantier ».

Ce processus, suivi de près par les organes de contrôle de l’État, a connu plusieurs reports, signe d’une volonté d’assurer une rigueur administrative et juridique inédite dans la gestion de ce type de concession stratégique.

Au-delà des chiffres et des procédures, c’est tout un pan de l’économie sénégalaise qui se joue dans cette opération. Le chantier naval de Dakar constitue un maillon essentiel pour la maintenance navale, le transport maritime et la logistique régionale.

Pour Abbas Fall, secrétaire général du Syndicat autonome des travailleurs des chantiers navals (SAPNAV), cette bataille dépasse le simple cadre industriel : « Vu la position géographique stratégique de Dakar, ce chantier attire naturellement de grandes entreprises. C’est un appel d’offres international qui suscite de fortes convoitises, ce qui est bon signe pour le pays. »

Mais derrière cet intérêt croissant, les inquiétudes sociales persistent. Les travailleurs, encore marqués par l’épisode du contrat attribué à Ozata (Turquie) puis annulé par le nouveau gouvernement, redoutent un nouveau rebondissement. « Nous avons reçu des garanties écrites que les emplois et les acquis sociaux seront préservés, mais nous restons vigilants », avertit Abbas Fall. Le syndicaliste rappelle que le site fait vivre près de 1 000 personnes — permanents, journaliers, prestataires et sous-traitants. « Si les engagements ne sont pas tenus, ce serait une catastrophe sociale », insiste-t-il.

Le nouveau cahier des charges introduit une refonte profonde du modèle économique et financier du chantier. L’État du Sénégal, longtemps cantonné à un rôle marginal, entend désormais reprendre la main.

Sous l’ancien contrat, le pays ne percevait qu’environ 1 % du chiffre d’affaires annuel, une proportion jugée « léonine » par les nouvelles autorités. En 2024, le chantier avait déclaré un chiffre d’affaires de 19 milliards de F CFA, pour une redevance versée à l’État d’à peine 250 millions F CFA.

Désormais, le gouvernement vise 33 % de l’actionnariat, conformément à la loi sur les Partenariats Public-Privé (PPP), afin de garantir une meilleure redistribution des revenus et un contrôle accru sur la stratégie industrielle.

Ce rééquilibrage s’accompagne d’un programme ambitieux d’investissements techniques, de modernisation des infrastructures et de réhabilitation des équipements. Objectif : transformer le chantier naval de Dakar en un pôle industriel régional de référence, capable de rivaliser avec les plus grands centres africains et internationaux.

Au-delà des chiffres et des contrats, la reprise du chantier naval de Dakar revêt une forte dimension symbolique. Elle illustre la volonté du Sénégal de reprendre la maîtrise de ses actifs stratégiques et de renforcer sa souveraineté économique.

Grève de la faim illimitée à la prison de Mbour : les détenus dénoncent des conditions « inhumaines » et réclament la visite du ministre de la Justice

La tension est montée d’un cran à la Maison d’arrêt et de correction (Mac) de Mbour, où les détenus ont entamé depuis hier une grève de la faim illimitée. Regroupés majoritairement dans la « Grande cour », ils exigent la venue immédiate du ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Yassine Fall, afin de lui exposer directement leurs conditions de détention qu’ils jugent indignes de la dignité humaine.

Des détentions préventives interminables

Au centre de la contestation figure la durée excessive des détentions préventives. De nombreux détenus affirment être en attente de jugement depuis plus de cinq ans, une situation qu’ils estiment contraire aux principes de justice et aux droits fondamentaux de la personne. « Nous sommes oubliés de la justice », déplore un gréviste cité par une source pénitentiaire.

Les protestataires fustigent également le faible recours aux mesures alternatives à la détention, notamment les libertés conditionnelles et provisoires, qu’ils jugent trop rares, ainsi que l’usage très limité du bracelet électronique, pourtant présenté comme une solution pour désengorger les prisons.

Des conditions de vie jugées indignes

Outre les lenteurs judiciaires, les détenus dénoncent leurs conditions de vie à l’intérieur de la Mac de Mbour. Dans une déclaration rendue publique, ils décrivent un environnement marqué par la promiscuité, l’insalubrité et l’absence de prise en charge adéquate pour les personnes vulnérables.

Les prisonniers évoquent particulièrement le sort des malades et des personnes vivant avec un handicap, dont la situation serait « critique ». « Aucune discrimination positive n’est réservée à ces personnes vulnérables, alors que les cellules ne sont pas adaptées à ceux qui ont une mobilité réduite », écrivent-ils. Certains détenus atteints de maladies chroniques se plaignent également du manque de suivi médical et de médicaments.

Des discussions entamées, mais la grève se poursuit

Face à la montée de la tension, les autorités pénitentiaires ont tenté d’apaiser la situation. Dans l’après-midi, une délégation composée du Directeur général adjoint de l’administration pénitentiaire et du chef de cour s’est rendue sur place pour entamer des négociations avec les représentants des grévistes.

Selon une source proche du dossier, le ministre de la Justice, Yassine Fall, aurait pris contact avec le Directeur général — actuellement en déplacement — et promis de se rendre à Mbour « dans les jours à venir ». Une réponse jugée insuffisante par les détenus, qui réclament désormais un engagement plus concret.

« Nous continuerons notre grève de la faim jusqu’à l’arrivée effective de la tutelle », ont-ils déclaré, maintenant ainsi la pression sur le ministère.

Une situation symptomatique du malaise carcéral

Ce mouvement de contestation relance le débat sur les conditions de détention et la lenteur du système judiciaire au Sénégal. La Mac de Mbour, comme plusieurs autres établissements pénitentiaires du pays, est confrontée à une surpopulation chronique et à un manque de ressources matérielles et humaines.

Podor : un violent incendie ravage plusieurs hectares entre Ouro Aly et Togan, la mobilisation communautaire évite le pire

Un incendie d’une rare intensité s’est déclaré dans l’après-midi du mardi entre les villages de Ouro Aly et Togan, dans le département de Podor, provoquant d’importants dégâts sur la végétation locale. Le sinistre, qui a débuté vers 13 heures, a pu être maîtrisé en soirée grâce à une forte mobilisation des populations, appuyées par les agents des Eaux et Forêts et l’association Dental Bamtaare Podor.

Selon Aïssata Samba Sow, chargée de la commission élevage de la commune de Guédé Village, le feu s’est rapidement propagé sous l’effet du vent, menaçant les zones habitées et les pâturages. « La solidarité communautaire a permis de circonscrire rapidement le feu et d’éviter qu’il n’atteigne les zones d’habitation et les pâturages », a-t-elle déclaré, soulignant l’engagement exemplaire des habitants.

Pendant plusieurs heures, hommes, femmes et jeunes des villages environnants se sont relayés pour créer des pare-feux et contenir les flammes. L’intervention rapide des équipes locales a permis d’éviter une catastrophe majeure, même si plusieurs hectares de végétation ont été détruits. Aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée, mais les dégâts matériels et environnementaux restent à évaluer par les autorités compétentes.

Mme Sow a tenu à saluer « la réactivité des populations et des services techniques » tout en appelant à renforcer la sensibilisation sur les comportements à risque. Elle a rappelé que la majorité des feux de brousse sont souvent causés par des pratiques agricoles non maîtrisées ou par la négligence dans la manipulation du feu en milieu rural.

Cet incident survient dans un contexte de multiplication des incendies dans le département de Podor. En l’espace de deux semaines, plusieurs feux ont déjà été signalés, notamment dans les communes de Gamadji Saré et de Ndiayène Pendao, où d’importantes surfaces végétales avaient été réduites en cendres. Ces sinistres successifs mettent en évidence la vulnérabilité croissante de la zone face aux feux de brousse et soulignent la nécessité d’une réponse coordonnée entre les autorités, les services techniques et les communautés locales.

Kaolack – Médina Baye : L’invasion des eaux usées sur la route met les populations en colère

À Médina Baye, la situation des eaux usées qui envahissent la route principale continue de susciter la colère et l’indignation des habitants. Depuis plusieurs années, les riverains doivent composer avec des mares d’eau stagnante, des odeurs nauséabondes et une circulation fortement perturbée.

Selon le porte-parole du jour, Babacar Mbow, les eaux usées débordent quotidiennement des canalisations et se déversent sur la chaussée, transformant certains tronçons en véritables marécages. Les habitants dénoncent les risques sanitaires, notamment pour les enfants, ainsi que les conséquences sur leurs activités quotidiennes et commerciales.

Face à cette situation, la population pointe du doigt l’Office national de l’assainissement du Sénégal (ONAS) et les autorités étatiques, accusés de garder un silence incompréhensible. Plusieurs alertes auraient été lancées, sans réponse concrète à ce jour.

« Nous vivons dans ces conditions depuis trop longtemps. L’ONAS vient parfois constater, mais rien ne change », a déploré M. Mbow.

Il ajoute :

« On se sent abandonnés. Les autorités doivent agir. Nous interpellons le président de la République, Son Excellence Bassirou Diomaye Faye, le Premier ministre Ousmane Sonko, ainsi que le ministre de l’Assainissement. »

Ce fléau ne constitue pas seulement une nuisance olfactive : il représente un véritable danger sécuritaire, sanitaire et économique. Le bitume, financé à coups de milliards par les contribuables, menace de s’affaisser à tout moment.

« Nous vivons dans la peur, alors que le pays fait déjà face à une crise sanitaire avec la présence de la fièvre de la vallée du Rift et du MPOX », a-t-il ajouté.

En attendant une intervention concrète, les habitants de Médina Baye appellent à une réaction urgente pour mettre fin à ce qu’ils considèrent comme une situation insoutenable, dangereuse et indigne.

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