Projets structurants : la Turquie, partenaire clé de l’aménagement urbain et des infrastructures au Sénégal

De Diamniadio à Diass, les grands projets d’infrastructure qui ont redessiné le paysage sénégalais au cours des dernières années portent en grande partie la marque d’un partenariat stratégique avec la Turquie. À l’occasion de la visite officielle du Premier ministre Ousmane Sonko en Turquie, du 6 au 10 août 2025, les autorités sénégalaises ont présenté un dossier de presse qui met en lumière l’ampleur de cette coopération dans des secteurs clés comme l’aménagement du territoire, les transports, les équipements publics ou encore le tourisme.

Parmi les réalisations phares, le Centre international de Conférences Abdou Diouf (CICAD), à Diamniadio, symbolise la vitalité de cette relation bilatérale. Entièrement financé par la Turk Exim Bank à hauteur de 48,5 millions d’euros (près de 32 milliards FCFA) et construit par le géant turc Summa, cet équipement diplomatique majeur a nécessité un coût total de 77,8 millions d’euros, soit environ 51 milliards FCFA. Le CICAD a entraîné dans son sillage une série d’infrastructures complémentaires, telles que les voiries, les branchements aux réseaux publics et les liaisons avec l’autoroute à péage, contribuant à structurer durablement la zone de Diamniadio.

Autre projet emblématique : l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD). Après une première phase difficilement menée par le groupe saoudien SBG, c’est le consortium turc Summa-Limak qui a repris et finalisé l’infrastructure. Cette dernière phase de travaux, comprenant les essais, la certification et la mise en service, a mobilisé 112 millions d’euros (près de 74 milliards FCFA). Depuis décembre 2017, l’aéroport est exploité par la société LAS (Limak-AIBD-Summa), marquant une gestion entièrement privée sous pilotage turc.

Toujours à Diamniadio, le marché d’intérêt national et la gare des gros porteurs illustrent encore cette coopération dynamique. Ces deux équipements logistiques stratégiques, construits par l’entreprise turque De Meew (DM), représentent un investissement total de 68 milliards FCFA, dont 48,9 milliards apportés par Ankara. L’État sénégalais a complété le financement avec un apport d’environ 19 milliards FCFA. L’objectif affiché est de moderniser la chaîne d’approvisionnement alimentaire et d’optimiser la distribution des marchandises à grande échelle.

Dans le domaine du sport et de l’hôtellerie, la Turquie s’impose également comme un partenaire de premier plan. Le complexe Dakar Arena, avec sa salle multifonctionnelle de 15 000 places et ses installations annexes, a nécessité 119 millions d’euros d’investissement, soit environ 74 milliards FCFA. Quant au Radisson Blu Diamniadio, également réalisé par Summa, il affiche une capacité de 152 chambres pour un coût de 33 millions d’euros, soit plus de 21 milliards FCFA.

Ces projets traduisent une volonté de hisser le Sénégal au rang de hub régional à vocation économique, diplomatique, touristique et logistique. Mais au-delà des chiffres, la coopération sénégalo-turque repose sur un modèle original de co-construction. Les entreprises turques sont impliquées dans toutes les étapes des projets, du financement à la réalisation, avec une forte valeur ajoutée locale. Loin d’être de simples prestataires, elles contribuent à la transformation structurelle du pays en s’inscrivant dans la vision sénégalaise d’émergence.

À travers cette visite officielle en Turquie, Ousmane Sonko entend donner une nouvelle impulsion à cette dynamique. Le renforcement du Conseil de coopération stratégique de haut niveau et le rôle accru de la TIKA (Agence turque de coopération et de coordination) à Dakar laissent entrevoir un avenir encore plus ambitieux pour ce partenariat. Des secteurs comme l’industrie, la santé, l’éducation ou les énergies renouvelables pourraient constituer les prochains axes de collaboration.

Rétablissement des droits de douane sur le riz : Thierno Bocoum dénonce une mesure injuste et antisociale

Le débat autour de la levée de la suspension des droits de douane sur le riz brisé ordinaire continue de susciter de vives réactions. Après l’annonce du ministère du Commerce, qui a demandé au ministre des Finances de rétablir le taux de 10 % de droits de douane, Thierno Bocoum, président du mouvement AGIR-Les Leaders, est monté au créneau pour dénoncer une « incohérence structurelle » dans la gestion économique du gouvernement.

Selon l’ancien député, cette décision risque de porter un coup dur aux couches sociales les plus vulnérables. Il estime que le gouvernement aurait dû prioriser l’exigence faite aux importateurs de baisser les prix du riz en raison de la chute des cours mondiaux, plutôt que de rétablir une fiscalité qui frappera directement le panier de la ménagère. À ses yeux, « le riz brisé, pilier de l’alimentation populaire, mérite mieux qu’un simple ajustement comptable destiné à renflouer un budget alourdi par les dépenses de fonctionnement ».

Thierno Bocoum voit dans cette initiative une preuve supplémentaire d’un déséquilibre dans les choix politiques du régime. Il déplore le fait que, pendant que les hausses de prélèvements frappent les produits de grande consommation, les privilèges liés aux fonctions de l’État, tels que les fonds politiques ou les dépenses de prestige, ne soient jamais remis en question. Pour lui, il s’agit là d’un réflexe constant qui consiste à faire porter l’essentiel de l’effort budgétaire sur les ménages, plutôt que sur les responsables des dépenses publiques superflues.

Cette sortie intervient dans un contexte où les Sénégalais, déjà confrontés à une conjoncture économique difficile, s’inquiètent de la possible augmentation du prix du riz brisé, denrée essentielle consommée au quotidien par une large majorité de la population. La mesure de suspension des droits de douane, en vigueur depuis 2024 pour contenir l’envolée des prix mondiaux, avait permis de stabiliser les prix à 410 F CFA, puis à 350 F CFA le kilogramme à Dakar depuis avril 2025.

Alors que le ministère du Commerce justifie le rétablissement des droits par la baisse continue des prix à l’international, des voix s’élèvent pour rappeler que le consommateur sénégalais n’a pas encore pleinement bénéficié de cette tendance. Pour beaucoup, le moment semble mal choisi pour alourdir la fiscalité sur un produit aussi stratégique.

Ce débat relance ainsi une question centrale : comment concilier équilibre budgétaire et justice sociale dans un contexte économique fragile ? La réponse que donnera le gouvernement pourrait bien peser lourdement sur sa crédibilité auprès des ménages.

Sénégal : vers le rétablissement des droits de douane sur le riz brisé ordinaire

Le ministère de l’Industrie et du Commerce du Sénégal a officiellement saisi son homologue des Finances et du Budget pour demander le rétablissement des droits de douane de 10 % sur le riz brisé ordinaire, après plusieurs mois de suspension. Cette demande formulée par voie de correspondance le 22 juillet 2025, intervient dans un contexte de baisse continue des prix du riz sur les marchés internationaux.

Dans cette lettre adressée au ministre Cheikh Diba, le ministère du Commerce souligne que la tendance à la baisse des cours mondiaux a entraîné une réduction significative des coûts d’importation. Pour les autorités commerciales, cette évolution du marché rend désormais obsolète la suspension temporaire des droits de douane qui avait été instaurée en réponse à une flambée des prix.

La mesure initiale avait été mise en œuvre en 2024 pour protéger le pouvoir d’achat des populations, lourdement affecté par la hausse des denrées alimentaires sur le marché international. Grâce à cette suspension, le riz brisé ordinaire, aliment de base consommé quotidiennement par plus de la moitié des Sénégalais, avait pu être maintenu à un prix relativement stable : d’abord à 410 F CFA le kilogramme en juin 2024, puis à 350 F CFA depuis avril 2025, notamment à Dakar.

Le retour des droits de douane à hauteur de 10 %, adossés à une valeur de référence de 210 000 F CFA, constitue donc un changement de cap que le ministère justifie par l’amélioration du contexte international. Cependant, cette décision soulève déjà des interrogations, voire des inquiétudes, sur ses conséquences pour les ménages, notamment les plus modestes.

Si la taxe douanière est effectivement réintroduite, plusieurs acteurs du secteur estiment qu’une hausse des prix du riz sur le marché intérieur est inévitable, à moins que l’État ne compense autrement ce surcoût pour les importateurs. Une telle situation risquerait de nuire à la stabilité sociale, alors que le riz brisé ordinaire reste le produit le plus consommé dans les foyers sénégalais, surtout dans les zones urbaines et périurbaines.

En toile de fond, cette proposition traduit aussi la volonté du gouvernement de réajuster ses leviers fiscaux, après plusieurs mois d’efforts pour contenir l’inflation. Elle pourrait aussi répondre à un besoin de renforcer les recettes douanières de l’État, dans un contexte budgétaire tendu.

Toutefois, les organisations de consommateurs et les acteurs de la société civile pourraient réagir dans les jours à venir, à mesure que les implications réelles de ce changement se feront sentir. Pour l’instant, le ministre des Finances n’a pas encore rendu publique sa décision.

643 kg de cocaïne saisis à Rufisque : opération coup de filet réussie des Douanes et de la Gendarmerie

Une importante saisie de cocaïne a été réalisée dans la matinée du lundi 4 août 2025 à la cité Noflaye de Rufisque, dans la grande banlieue dakaroise. Grâce à une opération conjointe des Douanes sénégalaises et de la Gendarmerie nationale, 643 kilogrammes de cocaïne ont été interceptés à l’issue d’un dispositif de surveillance et d’intervention bien coordonné.

Tout est parti d’un renseignement de qualité reçu par les forces de sécurité, signalant un trafic sophistiqué de stupéfiants dans cette zone périphérique. Une patrouille mixte composée d’agents de la Brigade territoriale de Gendarmerie de Sangalkam et de la Subdivision des Douanes de Dakar-Extérieur a été mobilisée très tôt, aux environs de 5 heures du matin, pour vérifier l’information.

Les éléments engagés ont repéré un véhicule de type Toyota Prado, de couleur blanche, stationné de manière suspecte sur une piste latéritique non loin de la cité. Aucun individu ne se trouvait à bord. En poursuivant leur reconnaissance dans les alentours, les agents ont surpris trois individus en flagrant délit, en train de transférer une marchandise suspecte dans deux vans, l’un de marque Mercedes, l’autre de marque Peugeot.

Pris de panique, deux des trafiquants ont réussi à s’enfuir, mais le troisième a été immédiatement maîtrisé par les forces de sécurité. Les véhicules ont ensuite été fouillés minutieusement, ce qui a permis la découverte de 643 sachets de cocaïne d’un kilogramme chacun, conditionnés dans des sacs en jute.

Des tests effectués sur les produits par le Groupe de Lutte Anti-Drogue (GLAD) de la Gendarmerie nationale ont confirmé qu’il s’agissait bien de cocaïne. La drogue a été sécurisée et une enquête a été ouverte afin de remonter les filières impliquées dans ce trafic international.

Cette saisie spectaculaire illustre l’efficacité de la coopération renforcée entre les forces de défense et de sécurité. Elle s’inscrit dans la stratégie de mutualisation des moyens et des efforts, dictée par les hautes autorités des deux institutions. Cette synergie, consolidée à travers des visites de courtoisie et des séances de travail récentes, montre que le combat contre la criminalité transnationale organisée est plus que jamais une priorité nationale.

Les Douanes sénégalaises et la Gendarmerie nationale ont saisi l’occasion pour renouveler leur engagement à agir ensemble dans la lutte contre les trafics illicites, tout en appelant les populations à une plus grande collaboration à travers le partage d’informations et le soutien aux actions des forces de sécurité.

L’opération de Noflaye marque un tournant dans la traque des réseaux de drogue qui tentent de faire du Sénégal une plaque tournante. Les autorités entendent maintenir la pression, convaincues que seule une réponse collective et déterminée permettra de briser les chaînes du crime organisé.

Ibrahima Hamidou Deme recadre Ousmane Sonko : « Il défendait Tahibou Ndiaye, aujourd’hui il dénonce les fonctionnaires milliardaires »

L’ancien magistrat Ibrahima Hamidou Deme n’a pas tardé à réagir à la récente déclaration d’Ousmane Sonko, Premier ministre du Sénégal, qui a affirmé que « dans un pays normal, un fonctionnaire ne peut pas être milliardaire ». Pour l’ex-juge, cette sortie révèle un sérieux problème de cohérence dans le discours du leader de Pastef.

Dans un message publié ce mardi 5 août, Deme a tenu à rappeler qu’en 2013, Ousmane Sonko, alors inspecteur des Impôts et Domaines et activiste engagé contre les dérives du régime de Macky Sall, avait pris position pour défendre Tahibou Ndiaye, ancien directeur du cadastre, accusé d’enrichissement illicite. Ce dernier, impliqué dans l’un des plus retentissants procès pour biens mal acquis de l’ère Karim Wade, avait été contraint de reverser des milliards à l’État du Sénégal dans le cadre d’une médiation pénale.

« Aujourd’hui, Ousmane Sonko affirme qu’un fonctionnaire ne peut être milliardaire. En 2013, il défendait ardemment le fonctionnaire Tahibou Ndiaye, poursuivi pour enrichissement illicite et qui finira par payer des milliards à l’État dans le cadre d’une médiation pénale. Quelle cohérence ! », a ironisé l’ancien juge constitutionnaliste, connu pour ses prises de position tranchées sur la gouvernance et la justice.

Cette déclaration du Premier ministre intervient dans un contexte où la question de la moralisation de la vie publique revient avec insistance dans le débat national. En s’attaquant frontalement à l’enrichissement des fonctionnaires, Sonko entend envoyer un signal fort contre la corruption et la gabegie dans l’administration publique. Mais selon Ibrahima Hamidou Deme, cette posture n’est pas dénuée d’ambiguïtés, surtout venant d’un homme qui, dans un passé récent, avait pris la défense d’un agent de l’État soupçonné de malversations financières.

Ce rappel critique de l’ancien juge Deme met en lumière les contradictions entre les engagements passés de certains acteurs politiques et leur posture une fois au pouvoir. Il relance aussi le débat sur les limites de l’enrichissement des agents publics dans un État qui se veut transparent et respectueux des principes républicains.

Sénégal : Moustapha Diakhaté charge la prison de Rebeuss et appelle à sa fermeture immédiate

À peine sorti de détention, l’ancien parlementaire Moustapha Diakhaté a profité d’une conférence de presse organisée ce mardi 5 août dans un hôtel de Dakar pour dénoncer avec force les conditions inhumaines qu’il affirme avoir observées à la prison de Rebeuss. Avec des mots durs et une colère visible, l’ancien proche du régime de Macky Sall, désormais farouche opposant au pouvoir actuel, a exigé la fermeture et la démolition pure et simple de cet établissement carcéral emblématique du Sénégal.

« La prison de Rebeuss doit être fermée et détruite », a-t-il déclaré sans détour, qualifiant l’établissement de « lieu de souffrance humaine » en totale contradiction avec l’article 7 de la Constitution sénégalaise qui garantit la protection de la vie et de la dignité humaine. Pour lui, Rebeuss n’est plus un centre de détention, mais une zone de non-droit où les droits fondamentaux sont quotidiennement bafoués.

Dans son intervention, Moustapha Diakhaté a dénoncé la généralisation abusive du mandat de dépôt, une pratique qu’il juge systématique et directement imputable à certains magistrats. Selon lui, le recours mécanique à la détention préventive révèle une justice déséquilibrée, qui alimente la surpopulation carcérale et viole la présomption d’innocence.

S’il a tenu à saluer le dévouement de l’administration pénitentiaire, qu’il considère comme un « rempart » permettant aux prisonniers de survivre, Moustapha Diakhaté a néanmoins dénoncé avec véhémence les agissements de certains agents pénitentiaires, accusés de violences et d’actes de torture envers les détenus. « Il y a des gardes qui torturent les prisonniers. J’en appelle à toutes les organisations de défense des droits humains, mais aussi à l’Observatoire des lieux de privation de liberté. Ce qui se passe à Rebeuss est inacceptable dans un État qui se dit de droit », a-t-il martelé.

Autre sujet d’indignation pour l’ancien député : la présence de malades mentaux parmi les détenus. Pour lui, la situation est intenable et dangereuse, aussi bien pour les malades eux-mêmes que pour les autres prisonniers et les agents pénitentiaires. « Leur place n’est pas en prison, mais dans un établissement psychiatrique. L’administration pénitentiaire n’a ni les moyens, ni la formation adéquate pour encadrer ces cas », a-t-il insisté, appelant à leur transfert immédiat à l’hôpital psychiatrique de Fann.

Moustapha Diakhaté a ainsi lancé un appel pressant à l’ensemble des forces vives du pays — société civile, partis politiques, autorités religieuses et traditionnelles — pour exiger une réforme en profondeur du système carcéral sénégalais. Il a également invité les autorités à repenser le recours au mandat de dépôt, à humaniser les lieux de détention, et à renforcer les mécanismes de contrôle indépendants.

Cette sortie musclée de l’ancien parlementaire, intervenant quelques jours seulement après sa libération, risque de relancer le débat national sur les conditions de détention et l’état de la justice au Sénégal. Rebeuss, depuis longtemps pointée du doigt par les ONG pour sa vétusté et sa surpopulation chronique, se retrouve de nouveau au centre de la polémique.

Égalité professionnelle : la Police nationale s’engage avec une nouvelle politique genre

La Police nationale sénégalaise vient de franchir une étape significative dans sa quête d’égalité professionnelle entre les sexes. Ce lundi 29 juillet 2025, le Contrôleur général de Police Abdoul Wahabou Sall a présidé un atelier de partage et de validation d’une nouvelle politique genre au sein de la Direction générale de la Police nationale. Organisé dans le cadre du Projet ELSIE, cet atelier a rassemblé plusieurs acteurs institutionnels et partenaires engagés pour une sécurité inclusive.

Le Projet ELSIE, financé par le Fonds de l’Initiative ELSIE, vise à augmenter la participation des femmes en uniforme dans les opérations de maintien de la paix des Nations Unies. À travers l’élaboration d’une politique genre ambitieuse, la Police nationale affirme sa volonté de devenir une institution qui reflète davantage la diversité et les réalités de la société sénégalaise.

Durant cette journée de travail, les participants ont planché sur des mesures concrètes destinées à favoriser l’accès des femmes aux fonctions de responsabilité, à améliorer les conditions de travail des policières, à lutter contre les discriminations sexistes et à intégrer la perspective genre dans les politiques sécuritaires. Il s’agit aussi de garantir que les services de police répondent de manière équitable aux besoins spécifiques des femmes et des hommes, sur l’ensemble du territoire national.

Dans son discours d’ouverture, le Contrôleur général Abdoul Wahabou Sall a salué les progrès déjà accomplis tout en insistant sur l’importance de poursuivre les efforts. « La sécurité ne peut être l’affaire d’un seul genre. Elle doit refléter la diversité de notre nation », a-t-il martelé, appelant à une transformation structurelle des mentalités et des pratiques au sein des forces de l’ordre.

Pour le CGP, l’institution policière ne peut rester en marge des évolutions sociétales. La promotion d’un cadre professionnel plus équitable, respectueux des droits et des potentialités des femmes comme des hommes, est non seulement une exigence éthique, mais également une condition de performance pour les missions de sécurité.

L’adoption de cette politique genre constitue donc un pas de plus vers une police plus inclusive, moderne et en phase avec les standards internationaux en matière d’égalité des chances. Elle ouvre également la voie à un changement durable, où les forces de sécurité deviennent un véritable levier de justice sociale et de cohésion nationale.

La Police nationale, par cette initiative, pose ainsi les bases d’une refondation culturelle et institutionnelle qui pourrait inspirer d’autres corps de l’État, dans un pays où la question de l’égalité entre les sexes demeure un chantier à parachever.

Plan « Jubbanti Koom » : Abdoulaye Wilane tire à boulets rouges sur une stratégie jugée « floue » et « inéquitable »

Le plan « Jubbanti Koom », lancé par le Premier ministre Ousmane Sonko pour sortir le Sénégal de la crise économique et sociale actuelle, continue de faire couler beaucoup d’encre. Chiffré à 5 667 milliards de francs CFA sur trois ans, soit près de 38 % du budget cumulé de l’État sénégalais pour la période, ce programme se veut ambitieux, audacieux, mais suscite de vives critiques au sein de l’opposition. Parmi les voix les plus tranchantes, celle d’Abdoulaye Wilane, figure du Parti socialiste et ancien ministre, qui dénonce un plan « sans boussole », construit sur une base qu’il estime « idéologique » plutôt qu’économique.

Selon Wilane, « Jubbanti Koom » souffre d’un déficit de cadrage macroéconomique flagrant. Il reproche au gouvernement de n’avoir fourni « aucun indicateur sérieux » pour justifier la trajectoire choisie. « Ni hypothèses de croissance, ni projections sur l’inflation ou sur la pression fiscale », déplore-t-il, tout en soulignant que les instruments habituels comme le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP) 2025-2027, eux, prévoient une croissance de 9,7 % et une réduction du déficit à 3 % du PIB. « C’est une feuille de route avancée dans une opacité inquiétante », tacle-t-il.

La question du financement constitue un autre point de discorde. Alors que le gouvernement évoque la mobilisation d’actifs publics, des ressources endogènes ou encore la finance islamique, Abdoulaye Wilane s’interroge sur les contours réels de ces leviers. « Quels sont ces actifs que l’État entend recycler ? S’agit-il de terrains, d’infrastructures, d’entreprises publiques ? Et à quelles conditions ? Le peuple a le droit de savoir ce qu’on fait de ses ressources », prévient-il. Il s’inquiète aussi de l’absence d’une concertation formelle avec des institutions financières internationales comme le FMI ou régionales comme l’UEMOA, y voyant un signal négatif pour la crédibilité du plan sur la scène économique.

L’aspect fiscal du programme « Jubbanti Koom » est particulièrement visé par le socialiste, qui le juge injuste, voire antisocial. Il cite des exemples concrets pour illustrer ses inquiétudes : « Un étudiant devra désormais débourser 30 000 francs CFA de plus pour acheter un téléphone reconditionné. Une famille rurale verra ses dépenses exploser alors que ses revenus stagnent. Ce sont des taxes régressives, économiquement inefficaces et socialement destructrices. »

Wilane va plus loin en dénonçant une recentralisation excessive dans la mise en œuvre du plan. Selon lui, les collectivités locales sont totalement écartées du processus, ce qui constitue une grave erreur stratégique. « Ce sont pourtant les mairies et les conseils départementaux qui assurent les services de base : écoles, centres de santé, entretien des routes. Les marginaliser, c’est compromettre tout effort de redressement », prévient-il.

Enfin, l’absence de coordination internationale dans la formulation du plan est, selon lui, un handicap majeur. « Le Sénégal ne peut pas faire cavalier seul. Sans alignement avec nos partenaires techniques et financiers, les conditions d’emprunt vont se durcir, et les marges budgétaires vont se resserrer davantage. Le pays risque l’isolement économique », s’inquiète-t-il.

Pour Abdoulaye Wilane, « Jubbanti Koom » est davantage un programme politique qu’un véritable plan de relance économique. Il appelle à une refonte profonde de la démarche, plaidant pour un cadrage macroéconomique rigoureux, la suppression des mesures fiscales injustes, un dialogue national inclusif et la mise en place d’un mécanisme transparent de suivi et d’évaluation. « Le redressement du Sénégal ne peut se faire sans justice sociale, sans rigueur économique, et sans la participation active de toutes les forces vives de la nation », conclut-il.

Affaire ASER – Santander : Thierno Alassane Sall traque les 37 milliards jusqu’en Espagne

Le député et leader de la République des Valeurs, Thierno Alassane Sall, remet sur la table le dossier explosif du contrat d’électrification rurale signé en février 2024 entre l’Agence Sénégalaise d’Électrification Rurale (ASER) et l’entreprise espagnole AEE Power EPC. Un projet estimé à 91 milliards FCFA, censé permettre l’accès à l’électricité à près de 1 500 villages.

Dans une déclaration rendue publique ce mardi, l’opposant s’en prend au régime en place, qu’il accuse de pratiquer un double langage : « Le régime actuel use et abuse du slogan ‘Jub, Jubbal, Jubbanti’, jusqu’à l’afficher dans nos rues. Pourtant, il refuse obstinément de répondre à mes questions de député sur l’utilisation d’une première tranche de 37 milliards décaissés par la banque Santander. »

Ces fonds représentent l’avance initiale consentie dans le cadre du projet. Mais rapidement, des zones d’ombre ont surgi : absence de démarrage effectif des travaux, manque de pièces justificatives et soupçons de transferts suspects vers l’étranger. Devant ces irrégularités, la banque Santander a suspendu ses financements, tandis que l’ARCOP ordonnait, en octobre 2024, l’arrêt du marché.

Thierno Alassane Sall évoque également de possibles violations du Code CIMA. Selon lui, les garanties émises dans ce contrat n’auraient pas été accompagnées du paiement préalable des primes, ce qui les rendrait nulles et de nul effet.

Contre toute attente, la Cour suprême a annulé en février 2025 la suspension du projet, au nom de « l’intérêt public », relançant ainsi un marché plombé par de graves soupçons.

Pour Thierno Alassane Sall, le combat ne fait que commencer. L’ancien ministre des Infrastructures assure poursuivre ses investigations, y compris en Espagne, afin que la vérité éclate : « Tôt ou tard, la lumière sera faite. Les Sénégalais sauront où est passé cet argent, et qui en a réellement profité. »

CROUS-D/1an de gestion:Lancement de 6Projets combiné au 48h de Social.

Ce Mardi 05 Août s’est tenu le lancement officiel des Projets du CROUS par Mme Fama Dieng NDIAYE ( directrice du CROUS-D).
‎Cette evenement marque le lancement de 6 Projets phares,
‎pensés pour améliorer durablement la vie des étudiants et renforcer l’innovation sociale au sein du CROUS :
‎1.  Bureau d’Écoute, de Bien-être et de Suivi Psychologique des Étudiants
‎2.  Bureau d’Information du Justiciable
‎3. Digitalisation des services du CROUS avec le projet NUMERICROUS
‎4. Projet d’Introduction de la Langue Anglaise (PILAC)
‎5.  Projet de Féminisation de la Sécurité
‎6.  Projet Job Étudiant
‎Une journée symbolique pour valoriser les avancées, partager les ambitions et bâtir ensemble un CROUS encore plus proche des étudiants.
‎En outre le CROUS célèbre aussi les 48h du social autour d’une journée de consultation gratuite à la polyclinique du CROUS clôturer par un grand Fitness show.

CROUS-D/1ans de gestion: Lancement de 6 Projets combiné au 48h de Social.

Effondrement sur la VDN 3 : Embouteillage monstre et trafic paralysé entre Guédiawaye et Dakar

Un important embouteillage a complètement paralysé la circulation ce mardi matin sur la Voie de Dégagement Nord 3 (VDN 3), dans le sens Guédiawaye-Dakar, précisément à hauteur de la Foire de Dakar. À l’origine de cette situation chaotique : l’effondrement d’une partie de la chaussée, provoquant une perturbation majeure sur cet axe routier très fréquenté aux heures de pointe.

Dès les premières heures de la matinée, les automobilistes ont été confrontés à un véritable cauchemar. Les véhicules avançaient au pas dans une file interminable, certains conducteurs n’ayant d’autre choix que de rebrousser chemin ou d’emprunter des routes secondaires déjà saturées.

Alertées, les forces de l’ordre, en particulier la gendarmerie nationale, ont rapidement été déployées sur les lieux pour tenter de fluidifier un trafic devenu infernal. Leur présence a permis de sécuriser la zone et d’orienter les conducteurs tout en assurant l’ordre public.

En parallèle, les équipes techniques de l’Agence des Travaux et de Gestion des Routes (AGEROUTE), accompagnées de techniciens chinois, sont à pied d’œuvre pour réparer les dommages causés par cet affaissement soudain. Les travaux de remblaiement et de stabilisation ont été immédiatement entamés, dans l’objectif de rétablir la circulation dans les plus brefs délais.

Les autorités n’ont pas encore communiqué les causes exactes de cet effondrement, mais des sources évoquent un affaiblissement de la structure de la chaussée, possiblement lié aux dernières pluies.

Cette situation rappelle l’urgence d’une surveillance continue de l’état des infrastructures routières, surtout à l’approche de la saison des pluies, afin d’éviter des drames ou des paralysies de ce genre sur les grands axes de la capitale.

Le Président Diomaye Faye reçoit Pape Natago Mbaye, symbole de résilience et de réussite

Après lui avoir décerné la toute première Médaille Gaindé de la Performance, le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a reçu en audience, ce mardi matin, le jeune Pape Natago Mbaye, en présence de sa famille. Une distinction honorifique qui souligne l’exceptionnel parcours de ce Sénégalais devenu une source d’inspiration nationale.

Lors de cette rencontre empreinte de chaleur et de reconnaissance, le Chef de l’État a salué une nouvelle fois la résilience, le courage et la détermination de Pape Natago Mbaye, qui incarne, selon lui, « les valeurs cardinales d’un Sénégal debout, fier et ambitieux ».

En distinguant ce jeune homme au destin hors du commun, l’État sénégalais envoie un message fort à la jeunesse : malgré les épreuves de la vie, la réussite est accessible à ceux qui persévèrent avec dignité et foi.

L’histoire de Pape Natago Mbaye, marquée par les difficultés mais illuminée par sa force intérieure et son engagement, est désormais érigée en modèle. Par cet acte, le Président Diomaye Faye entend promouvoir une culture du mérite et encourager chaque citoyen à croire en son potentiel, quels que soient les obstacles rencontrés.

Lutte contre la corruption : Ousmane Sonko prône une administration intègre et proche des citoyens

Lors de la présentation de l’Agenda national de transformation du service public, le Premier ministre Ousmane Sonko a abordé avec fermeté la question de la corruption au sein de l’administration sénégalaise. Qualifiant ce phénomène de « fléau qu’il faut combattre », il a toutefois salué l’intégrité de la majorité des agents publics, appelant à une mobilisation collective pour garantir un service public de qualité.

Dans son allocution, le chef du gouvernement a insisté sur l’importance pour l’État de prioriser les services sociaux de base, estimant que ceux-ci doivent précéder les projets de prestige. « L’administration doit se recentrer sur sa mission fondamentale qui est d’offrir des services sociaux de base. Construire des stades ou des bâtiments imposants peut être utile, mais ce sont l’éducation, la santé, la sécurité et la justice qui sont les véritables piliers du développement durable », a-t-il souligné.

S’agissant de la corruption, Ousmane Sonko a tenu à distinguer les nombreux fonctionnaires qu’il considère comme exemplaires de ceux qui, selon lui, « choisissent la facilité ». Il a mis en garde contre les conséquences graves de ce fléau sur le fonctionnement de l’administration, mais aussi sur la sécurité et l’économie du pays. « Quand un véhicule mal entretenu obtient un certificat de visite technique grâce à un pot-de-vin, ce sont 20 morts qu’on pleure ensuite sur les routes. C’est la même logique quand on détourne ou laisse disparaître 10 milliards des caisses publiques contre quelques centaines de millions de commissions illégales. La corruption est une menace directe pour la vie des citoyens, pour l’équilibre budgétaire et pour l’image de l’État », a-t-il martelé.

Le Premier ministre a également insisté sur la nécessité d’une application rigoureuse des lois et règlements pour améliorer le rendement des services publics. Il a salué le travail accompli par le ministre Olivier Boucal et son équipe dans l’élaboration de cet Agenda national, qu’il a qualifié de « feuille de route ambitieuse pour une administration publique exemplaire ».

En conclusion, Ousmane Sonko a lancé un appel fort à tous les acteurs de l’administration pour s’approprier cette réforme. « Je ne saurais clore mes propos sans appeler à une appropriation forte de cette feuille de route par l’ensemble des parties prenantes, et à un engagement nourri des administrations pour faire du service public le levier de la cohésion nationale et du développement durable », a-t-il déclaré, avant de rappeler que « l’administration, si elle est bien structurée et intègre, est l’une des principales clés du succès de l’action publique ».

Décès de Sokhna Fatou Kiné Sy Al Makhtoum : Le Président de la République présente ses condoléances à la famille Sy de Tivaouane

Le Président de la République s’est rendu ce dimanche auprès de la famille Sy de Tivaouane, suite au rappel à Dieu de Sokhna Fatou Kiné Sy Al Makhtoum, survenu récemment. En compagnie de sa délégation, le Chef de l’État a d’abord présenté ses condoléances à Serigne Moustapha Sy Al Makhtoum, avant de se rendre au domicile de feu Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al Makhtoum, pour y exprimer sa solidarité à l’ensemble de la famille éplorée.

En cette circonstance particulièrement douloureuse, le Président de la République a exprimé toute sa compassion, au nom de la Nation, à l’endroit de la famille du défunt guide religieux. Il a tenu à réaffirmer l’attachement de l’État à la famille Sy et, plus largement, à la confrérie tidiane, dont le rôle spirituel et social reste central dans la vie nationale.

Le Chef de l’État a également adressé les condoléances de la République à la communauté tidiane et à toute la Oummah islamique, soulignant la perte d’une femme de foi et d’engagement, qui a consacré sa vie au service de l’islam et des valeurs spirituelles prônées par Tivaouane.

Qu’Allah, dans Son infinie miséricorde, lui accorde le pardon et l’accueille dans les Jardins du Paradis.

Réconciliation entre Serigne Mboup et le Préfet de Kaolack grâce à l’intervention du Khalife de Medina Baye

Le différend qui opposait le maire de Kaolack, Serigne Mboup, et le préfet du département a trouvé une issue apaisée grâce à la médiation du Khalife général de Medina Baye.

Suite à l’incident survenu lors de la Journée nationale de l’arbre, marquée par une altercation publique entre les deux autorités, le guide religieux de Médina Baye a pris l’initiative d’intervenir pour rétablir le dialogue et préserver l’harmonie institutionnelle.

Par son autorité morale et spirituelle, le Khalife a su ramener la sérénité en réunissant les deux hommes autour des valeurs de respect et de responsabilité. Cette démarche de réconciliation a été saluée par les populations locales, soucieuses de voir leurs dirigeants travailler en bonne intelligence pour le développement de Kaolack.

Ainsi, grâce à la sagesse du Khalife, une nouvelle page s’ouvre entre le maire et le préfet, désormais engagés à œuvrer ensemble dans un climat de collaboration et de respect mutuel.

Kaolack : Vif accrochage entre le maire et le préfet lors de la Journée nationale de l’arbre

Ce qui devait être un moment de mobilisation citoyenne autour de la protection de l’environnement a tourné au bras de fer institutionnel à Kaolack. À l’occasion de la Journée nationale de l’arbre, célébrée ce samedi 3 août 2025, une altercation a éclaté entre le maire de la commune, Serigne Mboup, et le préfet du département, perturbant le bon déroulement de la cérémonie officielle de reboisement.

Dans un communiqué rendu public le jour même, l’Amicale des Administrateurs civils du Sénégal est montée au créneau pour apporter des clarifications et défendre l’autorité préfectorale. Selon cette structure, le programme de la cérémonie avait été arrêté la veille, le 2 août, en parfaite concertation avec toutes les parties, y compris le maire. Cependant, ce dernier aurait exprimé, à la dernière minute, son opposition au choix de l’association chargée d’organiser l’activité.

Ce revirement de position aurait provoqué un blocage inattendu, compromettant une initiative pourtant inscrite dans les missions officielles de l’administration territoriale. L’incident a pris une tournure encore plus tendue lorsque le maire serait intervenu personnellement pour faire interrompre la cérémonie, empêchant la poursuite des plantations d’arbres ainsi que le point de presse prévu à la fin de l’événement.

Face à cette situation, le préfet, décrit comme courtois et rigoureux par l’Amicale, aurait été contraint de faire appel à la force publique pour rétablir le calme et faire respecter l’autorité de l’État. L’Amicale condamne fermement ce qu’elle qualifie de « propos inconvenants » du maire à l’endroit du représentant de l’État, rappelant le statut du préfet comme délégué du Président de la République et représentant de l’ensemble des ministres au niveau local.

Le communiqué insiste également sur les prérogatives juridiques du préfet et rappelle que celui-ci bénéficie de la protection de l’État dans l’exercice de ses fonctions, notamment en cas d’outrage ou d’intimidation. Tout en appelant à l’apaisement, l’Amicale déplore ce qu’elle considère comme une exploitation médiatique inappropriée de l’incident, et exhorte au respect des institutions et à la complémentarité des rôles entre autorités administratives et élus locaux.

Kaolack – Journée nationale de l’arbre : Le Collectif Aar Sunu Projet Jubb Jubbal Jubanti embellit les rues des HLM Bongré

À l’occasion de la Journée nationale de l’arbre, célébrée ce dimanche 3 août 2025 à travers le pays, les militants du Collectif Aar Sunu Projet Jubb Jubbal Jubanti, dirigé par Pape Simakha, se sont fortement mobilisés à Kaolack. En collaboration avec les agents des Eaux et Forêts, ils ont mené une opération de reboisement à la fois symbolique et stratégique dans les rues du quartier HLM Bongré.

Placée sous le slogan « Une maison, un arbre pour la nation », l’initiative a permis la plantation de centaines d’arbres dans cette zone de la commune de Kaolack. Selon les organisateurs, cette action n’est que le début : d’autres quartiers suivront dans les jours à venir.

« Planter un arbre, c’est poser un acte politique fort. C’est un engagement pour l’avenir, pour la souveraineté alimentaire de notre pays », a déclaré Pape Simakha dans son allocution. Le Collectif inscrit cette activité dans une dynamique plus large de lutte contre la déforestation, la désertification et le changement climatique.

Conscient que le défi ne s’arrête pas à la plantation, Pape Simakha a lancé un appel aux populations pour l’entretien des arbres :

« Nous voulons que chaque arbre planté aujourd’hui devienne une fierté communautaire. »

Par cette initiative, Aar Sunu Projet Jubb Jubbal Jubanti entend faire de l’engagement écologique un pilier de la citoyenneté active et responsable à Kaolack.

Altercation avec le préfet de Kaolack : Serigne Mboup dénonce une « entrave inacceptable » à son autorité

La tension est montée d’un cran ce dimanche 3 août 2025 à Kaolack, après une altercation filmée entre le préfet et le maire de la ville, Serigne Mboup, sur fond de désaccord autour d’une opération de reboisement menée dans le quartier de Touba Ndorong. La vidéo de leur échange houleux a rapidement fait le tour des réseaux sociaux, suscitant de nombreuses réactions sur les rapports entre administration territoriale et autorités municipales.

À l’origine de l’incident, une opération de plantation d’arbres initiée par une association étrangère, que la mairie considère comme illégale. Selon Serigne Mboup, cette structure, dont le nom n’a pas été cité, a été écartée par la municipalité en raison de « pratiques douteuses » et aurait malgré tout tenté d’imposer une activité parallèle, sans l’aval des autorités locales compétentes. Il leur reproche notamment d’avoir collecté des fonds à l’étranger en utilisant le nom de Kaolack, sans aucun cadre légal.

Dans un post publié sur Facebook, le maire a précisé que la ville de Kaolack avait lancé le même jour un ambitieux programme municipal de reboisement, en coordination avec les services des Eaux et Forêts. L’initiative prévoit notamment la plantation de 20 000 mangroves sur le littoral et la distribution de 50 000 arbres fruitiers à la population, dans une logique de développement durable et de responsabilisation citoyenne. Pour Serigne Mboup, l’intervention de l’association étrangère constituait une entrave grave à cette politique municipale.

C’est dans ce contexte que l’édile s’est rendu sur les lieux pour faire cesser l’opération contestée. Il y aurait alors croisé le préfet, qui, selon les images diffusées, lui aurait intimé l’ordre de « dégager ». Ce à quoi le maire a répondu avec fermeté : « Tu ne peux pas me dire de dégager, je suis une autorité ». Un échange tendu, symptomatique d’un conflit de compétence et d’une mésentente manifeste entre deux niveaux de pouvoir.

L’incident a immédiatement relancé le débat sur la répartition des responsabilités entre préfets, représentants de l’État, et maires, élus locaux détenteurs d’un pouvoir de proximité. Dans sa déclaration, Serigne Mboup a rappelé que le Code général des collectivités territoriales lui confère l’autorité sur le domaine public communal, y compris dans le cadre d’opérations environnementales comme celle-ci. Il estime que l’intervention du préfet, dans ce cas précis, s’apparente à une « entrave inacceptable » à l’exercice légitime de ses prérogatives.

Alors que les réactions se multiplient dans l’opinion, certains observateurs appellent à une clarification du rôle de chacun pour éviter ce genre de débordements. Le différend entre le préfet et le maire de Kaolack met en lumière les tensions persistantes entre administration déconcentrée et décentralisation, dans un pays où la réforme territoriale reste un chantier en évolution.

Journée nationale de l’arbre à Gandon : Ousmane Sonko lance le défi de planter deux millions d’arbres en 48 heures

Le Premier ministre Ousmane Sonko a présidé ce dimanche 3 août 2025, à la forêt classée de Rao, dans la commune de Gandon (région de Saint-Louis), la 42e édition de la Journée nationale de l’arbre (JNA). L’événement s’est déroulé en présence de nombreuses autorités administratives, territoriales, coutumières et environnementales venues accompagner cette initiative symbolique et stratégique pour la restauration du couvert végétal.

Arrivé sur les lieux aux environs de 10h20, le chef du gouvernement a planté un arbre marquant officiellement le démarrage des activités de reboisement. Dans son discours, il a transmis aux Sénégalais un message fort du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, qui avait lancé la veille, à Mbao, un appel citoyen pour planter un million d’arbres dans un délai de 48 heures.

Mais Ousmane Sonko est allé plus loin. Porté par une vision ambitieuse pour le pays, il a redoublé l’objectif initial et lancé un nouveau défi à l’échelle nationale : planter deux millions d’arbres en 48 heures. « Le président de la République a lancé un défi à tous les Sénégalais hier, à Mbao, de planter un million d’arbres. Nous considérons que cela représente un objectif à minima. Je pense qu’avec la mobilisation nationale, nous pouvons faire bien plus. C’est pourquoi je lance le défi de planter deux millions d’arbres en 48 heures. C’est tout à fait possible », a-t-il déclaré, en s’adressant à la nation.

Ce défi s’inscrit dans une démarche de relance écologique volontariste, visant à inverser la dégradation accélérée des écosystèmes, notamment dans les zones sahéliennes et forestières fortement touchées par la désertification, les coupes abusives et l’urbanisation croissante. Il est aussi un appel à l’action collective, à l’implication des jeunes, des collectivités locales, des écoles, des forces de défense et de sécurité, des entreprises et de la société civile.

La Journée nationale de l’arbre, instituée en 1983, s’est imposée comme un moment symbolique de communion entre l’État et les citoyens autour de l’enjeu de la préservation de l’environnement. En choisissant la forêt classée de Rao, Ousmane Sonko a voulu souligner la nécessité de protéger les espaces naturels classés, souvent menacés par les pressions foncières et les activités illégales.

Le chef du gouvernement a également profité de l’occasion pour appeler à une gestion rigoureuse et durable des ressources naturelles. Il a insisté sur l’importance d’un suivi post-plantation rigoureux pour assurer le développement effectif des arbres mis en terre.

Ce nouveau défi lancé par Ousmane Sonko est non seulement un acte politique fort, mais aussi un appel au patriotisme environnemental à un moment où le Sénégal, à l’instar de nombreux pays africains, est confronté aux effets du changement climatique, de la sécheresse et de la déforestation. La réussite de cette campagne pourrait marquer un tournant majeur dans les politiques publiques de reboisement et de développement durable du pays.

Touba : des inondations dévastatrices plongent la ville dans la détresse

La ville sainte de Touba a été lourdement frappée par des pluies torrentielles dans la nuit du samedi 2 au dimanche 3 août, provoquant des inondations d’une rare intensité. Plusieurs quartiers ont été complètement submergés, forçant de nombreuses familles à fuir leurs habitations et à passer la nuit à ciel ouvert, souvent sans abri ni assistance immédiate.

Les précipitations, particulièrement violentes, ont causé l’effondrement de murs, la destruction partielle d’habitations et l’inaccessibilité de nombreuses routes. Le sinistre a paralysé une grande partie des activités économiques locales, avec des commerces envahis par les eaux, des marchés inondés et des axes de circulation totalement impraticables. De nombreux habitants, surpris par la montée soudaine des eaux, ont dû abandonner leurs biens et chercher refuge ailleurs.

Face à cette situation d’urgence, le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Dr Cheikh Tidiane Dièye, s’est rendu sur place en pleine nuit pour constater les dégâts de visu. Accompagné de techniciens de son département, il a immédiatement ordonné le déploiement d’équipes d’intervention d’urgence chargées d’évaluer l’ampleur des sinistres, de venir en aide aux populations touchées et de mettre en place des solutions temporaires pour éviter l’aggravation de la crise.

Des mesures immédiates ont été annoncées, notamment l’installation d’abris provisoires pour les personnes déplacées, la distribution d’aide d’urgence (vivres, matelas, médicaments) et la mobilisation de pompes pour évacuer les eaux stagnantes. Le ministre a aussi alerté sur les risques sanitaires liés à ces inondations, notamment les maladies hydriques et les infections liées aux eaux souillées.

Cet épisode dramatique relance la question de la vulnérabilité chronique de Touba face aux intempéries, malgré les efforts d’assainissement engagés ces dernières années. La ville, en pleine croissance démographique, manque cruellement d’infrastructures de drainage adaptées, ce qui accentue l’impact des fortes pluies.

Mutilations génitales féminines : Renforcer la qualité des données pour relever le défi de l’abandon définitif de la pratique

Les chiffres font peur, et la pratique persiste malgré les sanctions et les campagnes de sensibilisation. Face à cette réalité, les acteurs engagés dans la lutte contre les mutilations génitales féminines (MGF) se sont réunis pendant trois jours pour échanger autour des bonnes pratiques en matière de collecte de données fiables. Objectif : espérer atteindre l’élimination totale des MGF à l’horizon 2030.

Du 30 juillet au 1er août, les discussions ont porté sur le thème : « Enjeux et défis liés à la santé de la reproduction : pour un renforcement de la qualité des données sur les mutilations génitales féminines ».

Au Sénégal, bien que l’excision soit interdite depuis la loi de 1999, les statistiques restent alarmantes : 25 % des femmes âgées de 15 à 49 ans auraient subi des mutilations génitales, avec une prévalence atteignant 90 % dans la région de Kédougou. Ces chiffres témoignent d’un recul manifeste des droits des femmes, victimes de violences perpétrées au nom de traditions rétrogrades et de croyances religieuses mal interprétées.

L’atelier, organisé par la Commission Nationale des Droits de l’Homme du Sénégal (CNDH) sous la présidence de la professeure Amsatou Sow Sidibé, a rassemblé une diversité d’acteurs : UNFPA, UNICEF, ONU Femmes, The Girl Generation, CCDG, ANSD, les ministères de la Famille, de la Santé, de l’Éducation, de la Justice, la police, des chercheurs, des journalistes engagés ainsi que des membres de la société civile.

Tous ont reconnu que l’élaboration de politiques publiques efficaces contre les MGF repose d’abord sur la disponibilité de données fiables, désagrégées, actualisées et contextualisées. D’où l’urgence de corriger les insuffisances qui freinent la collecte systémique à travers des enquêtes nationales rigoureuses.

Le constat est sans appel : sans données de qualité, il est impossible d’élaborer des stratégies efficaces pour éradiquer cette atteinte grave aux droits à la santé et à la vie des filles et des femmes. Sur le terrain, les enquêteurs se heurtent souvent à la loi du silence, à la peur, voire à la complicité de certaines familles. Même dans les hôpitaux, tous les agents ne coopèrent pas toujours, certains refusant de transmettre des informations sensibles. La justice, quant à elle, se retrouve parfois impuissante face à des dossiers mal ficelés ou à une pression sociale forte, ce qui conduit à des relaxes incomprises.

Ces obstacles compromettent la production de données fiables et, par conséquent, l’efficacité des interventions. Durant les trois jours de travaux, les participants ont mis à plat les méthodes de collecte existantes, identifié les freins rencontrés, et esquissé des pistes pour bâtir une stratégie nationale cohérente de capitalisation et de suivi.

À l’issue de l’atelier, des recommandations concrètes ont été formulées, et une feuille de route commune a été adoptée. Celle-ci devra permettre la mise en œuvre d’un plan d’action inclusif, engageant toutes les parties prenantes, pour parvenir à l’abandon total des mutilations génitales féminines au Sénégal.

Remaniement ministériel : Sonko promet un gouvernement resserré, compétent et axé sur les priorités nationales

Lors de la présentation officielle du Plan de redressement économique et social « Jubbanti Koom », ce vendredi 1er août au Grand Théâtre de Dakar, le Premier ministre Ousmane Sonko a annoncé un prochain remaniement ministériel. Cette décision, prise en accord avec le président de la République Bassirou Diomaye Faye, vise à adapter la structure gouvernementale aux exigences du nouveau plan et à renforcer l’efficacité de l’action publique.

Ousmane Sonko a expliqué que ce remaniement répond à une volonté claire : rationaliser le fonctionnement de l’État, optimiser les ressources disponibles, et recentrer l’action du gouvernement sur les véritables urgences nationales. Selon lui, l’exécutif a été autorisé à procéder à cette recomposition dans l’objectif de « rendre l’action du gouvernement plus efficace, davantage cohérente et mieux alignée sur les urgences du moment ».

Le futur gouvernement sera notablement resserré. Il ne s’agira plus de multiplier les portefeuilles, mais de constituer une équipe resserrée autour des ministères jugés stratégiques, ceux qui portent les piliers du plan « Jubbanti Koom » : souveraineté économique, équité sociale et rigueur dans la gestion publique. Le Premier ministre a ainsi précisé que les futurs ministres seront sélectionnés sur la base de critères stricts : compétence prouvée, discipline dans l’action, et capacité à conduire des réformes profondes et durables.

La composition actuelle du gouvernement, formé le 5 avril 2024, compte une trentaine de ministres. Cette structure sera réduite pour des raisons de cohérence budgétaire mais aussi d’efficacité politique. Le nouveau casting ministériel devrait permettre une meilleure articulation entre les projets de développement et leur mise en œuvre, avec des équipes plus réactives et plus responsabilisées.

Cette annonce intervient dans un contexte où les attentes de la population en matière de transformation économique et de moralisation de la vie publique sont particulièrement fortes. Elle marque également une volonté de rupture avec les pratiques passées, caractérisées par une fragmentation excessive des responsabilités gouvernementales et une tendance au surdimensionnement de l’appareil d’État.

En somme, le prochain remaniement ministériel voulu par Ousmane Sonko ne se limite pas à une opération de changement d’hommes, mais s’inscrit dans une démarche structurelle : celle d’un gouvernement resserré, compétent, responsable et résolument tourné vers les priorités de redressement du pays.

Réformes fiscales : Ousmane Sonko dévoile un vaste plan de taxation pour accroître les ressources de l’État

Le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a présenté, ce vendredi 1er août 2025 au Grand Théâtre de Dakar, un train de mesures fiscales d’envergure dans le cadre du Plan de redressement économique et social. Ces réformes, qui s’étendent sur la période 2025-2028, visent à augmenter significativement les recettes internes de l’État en ciblant plusieurs secteurs clés, notamment le numérique, le tabac, les jeux de hasard et l’importation de véhicules d’occasion.

Sur le secteur du numérique, le chef du gouvernement a annoncé un élargissement de l’assiette fiscale. Sont désormais concernés : les publicités en ligne, les plateformes de vidéos à la demande telles que Netflix, les services numériques en général, le commerce électronique ainsi que les revenus générés par les influenceurs. À travers cette taxation, l’État sénégalais espère engranger 16 milliards de francs CFA.

Autre innovation majeure : l’introduction d’une fiscalité sur les transactions financières numériques. Le gouvernement prépare, en collaboration avec les ministères des Finances et des Télécommunications, une taxe sur le mobile money. Ousmane Sonko a tenu à rassurer que cette mesure ne devrait pas impacter le coût des transferts pour les usagers. L’ambition est de générer 130 milliards de francs CFA sur trois ans grâce à cette réforme. En parallèle, les transactions marchandes issues du mobile money pourraient rapporter 90 milliards supplémentaires.

Le secteur des jeux de hasard figure également parmi les cibles du gouvernement. Selon le Premier ministre, les casinos et les jeux en ligne représentent 80 % de l’activité. Il a annoncé l’intention d’étendre la couverture fiscale aux 20 % restants, en instaurant notamment une taxe sur les mises. Ce choix, selon lui, ne vise pas seulement la mobilisation de recettes, mais aussi la protection des populations contre les risques d’addiction.

Le tabac n’échappe pas à cette logique. Le taux de taxation actuellement fixé à 70 % sera porté au plafond autorisé par l’UEMOA, soit 100 %. Cette révision devrait permettre de mobiliser environ 100 milliards de francs CFA.

Enfin, le gouvernement entend durcir les conditions d’importation des véhicules d’occasion. L’âge limite pour les véhicules de tourisme sera revu à la baisse, de même que celui des véhicules utilitaires et des poids lourds. Le chef du gouvernement a évoqué la généralisation des droits d’accès pour les véhicules de transport et de marchandises. Ces différentes mesures devraient générer plus de 100 milliards de francs CFA.

Avec ce plan de réformes fiscales, Ousmane Sonko et son gouvernement affichent leur volonté de bâtir une fiscalité plus juste, plus efficace, et résolument tournée vers la souveraineté économique. Le pari est clair : mieux capter les richesses existantes, diversifier les sources de revenus de l’État, et renforcer l’assise financière du Sénégal pour soutenir le développement.

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PROMOGED : la 6e session du comité de pilotage valide le programme révisé 2025 et dresse le bilan des avancées

Le Projet de Promotion de la Gestion Intégrée et de l’Économie des Déchets Solides au Sénégal (PROMOGED) a franchi une nouvelle étape avec la tenue de sa sixième session du comité de pilotage. Réunie à Dakar le vendredi 1er août 2025, cette session a permis de faire le point sur l’état d’avancement du projet, de valider les rapports d’exécution du premier semestre et d’approuver le programme de travail et le budget annuel révisé pour le reste de l’année.

La rencontre a été présidée par Cheikh Ahmed Tidiane Faye, directeur de cabinet et représentant du ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des Territoires, Balla Moussa Fofana. Dans son discours d’ouverture, il a souligné l’importance stratégique de cette session dans le cadre du suivi du PROMOGED, un projet structurant qui ambitionne d’accompagner les collectivités territoriales dans leur rôle de premiers acteurs de la gestion des déchets solides municipaux. Il a rappelé que cette mission s’inscrit dans une vision de long terme, alignée sur l’Agenda national de transformation du Sénégal à l’horizon 2050, en réponse à une demande sociale croissante pour un environnement sain, des emplois durables et une meilleure qualité de vie.

Le comité de pilotage du PROMOGED, institué par le décret n°2021-831 du 22 juin 2021, joue un rôle clé dans l’orientation et la supervision stratégique du projet. Il est notamment chargé de valider les plans de travail, d’approuver les budgets annuels, d’examiner les rapports périodiques d’avancement, et de veiller à la coordination cohérente entre les différentes interventions des ministères et partenaires impliqués.

Durant cette sixième session, les participants ont passé en revue les progrès réalisés au premier semestre 2025 dans chacune des composantes du projet. Une attention particulière a été portée aux travaux de réhabilitation de la décharge de Mbeubeuss, l’un des points névralgiques du dispositif. Les discussions ont mis en avant l’état d’avancement satisfaisant des études techniques, indispensables à la mise en œuvre effective des solutions de gestion intégrée et durable des déchets solides.

La rencontre a également permis de valider officiellement le rapport d’exécution du Plan de travail et Budget Annuel (PTBA) pour le premier semestre, tout en approuvant les ajustements proposés pour le reste de l’année. Ces décisions viennent renforcer la dynamique d’amélioration continue portée par le PROMOGED, dans un souci d’efficacité opérationnelle et de transparence dans l’utilisation des ressources.

En clôturant la session, Cheikh Ahmed Tidiane Faye a réaffirmé la volonté du gouvernement du Sénégal de faire de la gestion des déchets un véritable levier de développement durable. Il a souligné que cette politique publique ambitieuse vise non seulement à améliorer la santé publique et le cadre de vie des populations, mais aussi à générer de nouvelles opportunités économiques à travers l’émergence d’une filière professionnelle structurée autour du traitement et de la valorisation des déchets.

Scandale au HCCT : l’État sénégalais payait des loyers pour son propre immeuble depuis 10 ans !

Un nouveau scandale de gestion vient d’éclater au grand jour, révélant l’ampleur des dysfonctionnements dans l’administration publique sénégalaise. C’est à l’occasion du lancement du Plan de redressement économique et social que le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a révélé une situation pour le moins ubuesque : l’État du Sénégal a continué, pendant près de dix ans, à payer des loyers pour un immeuble qui lui appartient déjà.

Ce bâtiment, qui abrite le Haut Conseil des Collectivités Territoriales (HCCT), est officiellement inscrit dans le patrimoine de l’État depuis 2014. Pourtant, entre cette date et 2024, le Trésor public a continué à décaisser des sommes faramineuses pour sa location, comme s’il s’agissait d’un bien appartenant à une tierce partie. Le chef de l’État a révélé que rien qu’en 2024, trois milliards de francs CFA ont été dépensés pour le loyer de ce bâtiment, alors qu’il figure bel et bien dans les registres comme propriété de l’État.

Cette révélation a provoqué la stupeur et l’indignation au sein de l’opinion publique. Elle met en lumière ce que le président Faye qualifie de « gabegie organisée » au sein de l’appareil administratif, avec des complicités manifestes entre les différents niveaux de gestion. Cette affaire soulève de nombreuses questions sur la transparence dans la gestion du parc immobilier de l’État, mais aussi sur les mécanismes de contrôle censés éviter ce genre d’aberration.

Ce scandale illustre l’ampleur des défis que veut relever le nouveau pouvoir à travers le plan “Jubbanti Koom”. Il s’agit pour les nouvelles autorités non seulement de rationaliser les dépenses publiques, mais aussi d’identifier toutes les niches de gaspillage, d’opacité ou de malversation qui plombent les finances publiques. En dénonçant publiquement cet exemple de mauvaise gestion, le président Faye envoie un signal fort : l’heure de l’impunité est révolue, et chaque acte de gestion devra désormais répondre aux exigences de redevabilité.

Désormais, tous les yeux sont tournés vers les institutions de contrôle et de poursuite. Des voix s’élèvent déjà pour exiger une enquête approfondie sur cette affaire, afin de déterminer les responsabilités et, le cas échéant, traduire les auteurs devant la justice. Car il ne s’agit pas seulement d’un dysfonctionnement administratif : c’est un préjudice financier majeur porté aux contribuables sénégalais.

En mettant à nu cette situation, le chef de l’État pose un jalon essentiel dans la bataille pour une gouvernance plus rigoureuse et transparente. Cette affaire du HCCT pourrait bien être le point de départ d’un vaste chantier d’assainissement de la gestion foncière et immobilière de l’État, longtemps marquée par des arrangements opaques et des pratiques indéfendables.

Plan “Jubbanti Koom” : Ousmane Sonko accuse le FMI et annonce la fin de la complaisance avec les bailleurs

Lors de la cérémonie de lancement du Plan de redressement économique et social baptisé “Jubbanti Koom”, le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a profité de l’occasion pour adresser des critiques virulentes à l’encontre des partenaires financiers internationaux, en particulier le Fonds monétaire international (FMI). Dans un discours franc et sans langue de bois, il a tenu à rappeler que l’état actuel de l’économie sénégalaise n’est pas uniquement le fruit des politiques internes, mais également la conséquence directe de choix encouragés, soutenus ou tolérés par les bailleurs de fonds.

S’adressant à l’assistance venue écouter la présentation de ce plan présenté comme une nouvelle orientation économique, Ousmane Sonko a affirmé que les institutions financières internationales, qui semblent aujourd’hui faire preuve de compréhension face à la situation économique difficile du pays, ont pourtant contribué à cette même situation. Selon lui, leur silence complice ou leur soutien actif aux politiques de l’ancien régime ont engendré une dépendance structurelle, des déséquilibres financiers, et une perte progressive de souveraineté économique. « Si aujourd’hui nos partenaires accueillent et justifient le retard qu’il y a actuellement… Demandez le document. Tel ou autre document. Ils ont leur part de responsabilité sur la situation dont nous avons hérité », a-t-il martelé.

Le Premier ministre n’a pas ménagé le Fonds monétaire international, dont il a relativisé l’importance dans le processus de relance économique en cours. Pour Ousmane Sonko, il est illusoire de croire que le programme du FMI constitue une planche de salut pour l’économie sénégalaise. Il a révélé que les ressources générées par une simple mesure de taxation des jeux de hasard sont supérieures aux apports du FMI. Cette comparaison, volontairement provocatrice, vise à démontrer que le Sénégal peut mobiliser des ressources substantielles par ses propres moyens, sans s’endetter davantage ni dépendre continuellement de financements conditionnés.

Au-delà de la critique, le discours du Premier ministre portait un message de rupture et d’espoir. Il a défendu le Plan “Jubbanti Koom” comme une démarche de reconquête de la souveraineté économique, fondée sur la mobilisation des ressources internes, la réforme de la gouvernance publique, et une orientation résolue vers les besoins sociaux de la population. Pour Ousmane Sonko, ce plan représente une opportunité historique pour sortir d’un cycle de dépendance et poser les bases d’une croissance plus équitable, plus autonome, et plus respectueuse des priorités nationales. « Si nous croyons en nous, nous pouvons le faire », a-t-il lancé en guise de conclusion, invitant les Sénégalais à faire bloc autour de cette ambition.

Plan de redressement économique : Thierno Bocoum alerte sur « une déformation professionnelle mal orientée »

Le plan de redressement économique et social récemment dévoilé par le Premier ministre Ousmane Sonko n’a pas tardé à susciter des réactions critiques dans la sphère politique. Parmi les voix discordantes, celle de Thierno Bocoum, président du mouvement AGIR-LES LEADERS, se distingue par sa virulence et sa technicité. Dans une sortie publique, l’ancien député s’est attaqué à ce qu’il considère comme une approche déséquilibrée, centrée sur la fiscalité au détriment de l’investissement productif.

Selon Thierno Bocoum, le Premier ministre semble prolonger dans l’action gouvernementale les réflexes de son ancienne profession d’inspecteur des impôts. « Le chef du gouvernement semble reproduire un réflexe professionnel mal adapté à ses nouvelles fonctions, en faisant de la fiscalité le principal levier d’un redressement économique qui, pourtant, devrait d’abord reposer sur la stimulation de l’investissement, la consolidation de la confiance et le soutien à l’activité productive », a-t-il déclaré.

Il critique un plan qu’il juge construit à l’envers, où l’on cherche d’abord à maximiser les recettes fiscales avant même d’avoir mis en place les conditions d’une véritable reprise économique. Pour lui, une telle orientation expose le pays à de graves risques économiques et sociaux. « On risque d’étouffer des ménages déjà affaiblis et des entreprises en quête de souffle », a-t-il averti.

Citant les chiffres du ministère des Finances, Thierno Bocoum rappelle que le taux de pression fiscale s’élevait déjà à 16,9 % du PIB en 2024. Le gouvernement ambitionne de le porter à 20 %, voire davantage, mais sans avoir, selon lui, fourni de cadre cohérent de relance de la demande ou d’accélération de l’investissement public. « L’investissement public a chuté de 30,3 % au premier trimestre 2025 par rapport à la même période en 2024 », souligne-t-il en s’appuyant sur le Rapport d’Exécution Budgétaire. Une contradiction flagrante, selon lui, entre les intentions affichées et les actes posés.

Thierno Bocoum considère cette démarche comme économiquement contre-productive. « Taxer un tissu économique déjà exsangue revient à le fragiliser davantage. La taxation ne peut être que la conséquence logique d’une dynamique économique forte, pas son point de départ », martèle-t-il. Il en conclut que le plan présenté par le gouvernement ne constitue pas un plan de redressement digne de ce nom : « Nous avons assisté non pas à la présentation d’un véritable plan de relance, mais à celle d’un plan de compression déguisé, habillé de mots forts, mais sans les injections vitales que réclame notre économie. »

Le Bureau de l’Assemblée convoqué le 6 août : Serigne Bassirou Guèye et l’OFNAC dans le viseur de l’Exécutif

Le Bureau de l’Assemblée nationale se réunira le mercredi 6 août 2025 pour examiner un dossier explosif : le projet de loi portant sur la dissolution de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC), dirigé par l’ancien procureur Serigne Bassirou Guèye. Cette réunion, convoquée à 11h00 dans la salle Marie Joséphine Mboup du nouveau siège parlementaire, intervient dans un contexte de réformes accélérées autour de la transparence et de la reddition des comptes.

Créé en 2012 dans un souci de moralisation de la vie publique, l’OFNAC est aujourd’hui au cœur d’une volonté politique de refondation des mécanismes de lutte contre la corruption. L’institution, souvent critiquée pour son inefficacité ou sa politisation selon les camps, pourrait disparaître au profit d’un nouvel organe ou d’un dispositif repensé. À l’origine de cette secousse institutionnelle : l’adoption en Conseil des ministres, le 30 juillet dernier, de quatre projets de loi relatifs à la gouvernance publique, parmi lesquels figure celui réformant ou supprimant l’OFNAC.

Le gouvernement veut aller vite. Le calendrier parlementaire initial, qui prévoyait une reprise des travaux en octobre avec l’ouverture de la session ordinaire, a été mis entre parenthèses. L’Exécutif souhaite une adoption rapide de ses textes et pousse pour la convocation d’une session extraordinaire, seule voie permettant d’examiner les projets de loi en dehors des périodes régulières.

Le président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, a signé une note en ce sens dès le 31 juillet. Officiellement, la réunion du Bureau est convoquée « à titre d’information », mais plusieurs sources parlementaires citées par L’Observateur confirment que l’objectif est bien de déclencher formellement cette session extraordinaire. Selon le Règlement intérieur de l’Assemblée, une telle session peut être convoquée soit par le Président de la République, soit à l’initiative d’un cinquième des députés. Elle ne peut excéder quinze jours et prend fin dès que l’ordre du jour est épuisé.

La réforme de l’OFNAC ne vient pas seule. Trois autres projets de loi sont prêts à être soumis aux députés : l’un sur la déclaration de patrimoine, un autre sur l’accès à l’information publique, et un dernier sur le statut et la protection des lanceurs d’alerte. Ces textes visent, selon le gouvernement, à renforcer les bases juridiques d’une gouvernance plus transparente et plus responsable, dans un pays encore marqué par les révélations sur la mauvaise gestion des deniers publics sous le régime précédent.

Mais cette volonté de réforme soulève aussi des interrogations politiques. Le sort du magistrat Serigne Bassirou Guèye, nommé à la tête de l’OFNAC en août 2022, pourrait se jouer dans les prochains jours. Ancien procureur de la République, son passage à la tête du parquet sous Macky Sall avait suscité de nombreuses controverses, notamment sur des dossiers sensibles liés à l’opposition. Sa mise à l’écart pourrait ainsi symboliser une rupture plus nette avec les pratiques de l’ancien pouvoir.

Dans les rangs de l’opposition, certains s’interrogent sur les motivations profondes de cette réforme. Est-elle dictée par le souci réel d’efficacité institutionnelle ou s’agit-il d’une volonté d’écarter un homme perçu comme proche de l’ancien régime ? Le débat promet d’être houleux à l’Assemblée, où les équilibres politiques restent mouvants, et où chaque vote compte.

Cyberescroquerie : quand Adama Bâ tombait dans le piège d’un faux Cheikh Amar

En 2013, l’ancien maire de la commune de Fass-Colobane-Gueule Tapée, Adama Bâ, a failli être victime d’une escroquerie numérique sophistiquée orchestrée par un jeune homme du nom d’El Hadji Assane Demba, alors âgé d’une vingtaine d’années. Ce dernier, présenté comme un proche du célèbre activiste numérique « Kocc Barma », s’était spécialisé dans le piratage des comptes Facebook de personnalités publiques influentes.

Dans les colonnes du journal L’Observateur, Adama Bâ raconte sa mésaventure : « J’ai échangé avec un faux compte Facebook, qui prétendait être celui de Cheikh Amar. L’interlocuteur m’a parlé de mes enfants, m’a proposé un poste de direction dans une entreprise au Maroc, puis a commencé à demander des faveurs. » La supercherie est découverte dès le lendemain lorsque l’ancien maire croise le véritable Cheikh Amar. « J’ai tout de suite compris que j’avais été piégé », confie-t-il.

Face à cette tentative d’arnaque, Adama Bâ dépose plainte auprès de la Division des investigations criminelles (DIC). L’enquête permet de localiser le suspect, arrêté de nuit dans le quartier des Maristes alors qu’il se trouvait en compagnie de sa mère.

L’affaire ne sera finalement pas portée devant la justice. Une médiation dirigée par Serigne Abdou Lahad Gaïndé Fatma, marabout du mis en cause, aboutit au retrait de la plainte. « Je lui ai, depuis, pardonné. Il n’a pas réussi à me nuire, sa tentative a échoué. Si la presse n’avait pas relancé le sujet, je n’en aurais pas reparlé », affirme l’ancien édile, aujourd’hui apaisé.

Convention africaine sur les violences faites aux femmes : des voix s’élèvent pour exiger une ratification immédiate

Adoptée en février 2025 par l’Union africaine, la Convention africaine sur la prévention et la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles peine encore à prendre effet. À ce jour, seuls six États membres l’ont signée et aucun ne l’a ratifiée. Une situation préoccupante, dénoncée avec vigueur par plusieurs organisations de la société civile réunies à Dakar, à l’initiative notamment d’Oxfam Sénégal, du réseau African Women Leaders Network (AWLN) et de l’Association des Juristes Sénégalaises (AJS).

Dans une déclaration rendue publique ce lundi 29 juillet, ces organisations dressent un constat alarmant : les violences basées sur le genre, sous toutes leurs formes – physiques, sexuelles, économiques, psychologiques, numériques et institutionnelles – continuent de frapper des millions de femmes et de filles sur le continent. Elles dénoncent l’impunité, les injustices structurelles et le patriarcat systémique comme les principales causes du maintien de ces violences dans l’espace social, politique et économique africain.

Pour les signataires, le silence, l’attente et l’inaction ne sont plus acceptables. Elles saluent l’adoption de la Convention comme une avancée majeure, fruit des combats féministes menés depuis des décennies par les survivantes, les militantes de terrain, les femmes rurales et les activistes urbaines. Toutefois, elles regrettent que cette victoire reste symbolique tant que la ratification et l’application effective de l’instrument juridique ne sont pas concrétisées.

Elles appellent ainsi les gouvernements africains à un engagement ferme et immédiat. Dans leur plateforme revendicative, elles exigent non seulement la signature et la ratification sans délai de la Convention, mais aussi son implémentation à travers des moyens concrets : allocation de budgets spécifiques, élaboration de lois ambitieuses, adoption de politiques publiques transformatrices et surtout implication systématique des survivantes et jeunes féministes dans toutes les étapes de la mise en œuvre.

Au-delà des textes et des engagements officiels, les organisations insistent sur la nécessité d’une appropriation populaire de la Convention. Elles plaident pour sa vulgarisation inclusive à travers les langues locales, les plateformes numériques, les radios communautaires et les espaces publics. L’objectif est clair : faire de cet instrument juridique un levier réel de transformation sociale et politique, accessible à toutes les couches de la société.

« Cette Convention est une dette de dignité que chaque État africain doit honorer », affirment-elles avec force, appelant l’ensemble des acteurs, notamment les parlementaires, les leaders religieux, les chefs traditionnels et les médias, à contribuer à sa diffusion et à sa ratification. « Nous avons l’obligation de lui donner vie, pour mettre fin au cycle infernal des violences et garantir un avenir plus sûr, plus juste et plus égalitaire aux femmes et aux filles d’Afrique », conclut leur déclaration.

Concours général 2025 : Marianne Diokh appelle à une refondation de l’école autour de la souveraineté numérique et de l’intelligence humaine

À l’occasion de la cérémonie de remise des prix du Concours général 2025, tenue ce jeudi 31 juillet à Dakar, Marianne Diokh, professeure de philosophie au lycée Sagata Djolof, a marqué les esprits par une réflexion lucide et engagée sur le thème de cette édition : « Transformation humaniste de l’éducation à l’ère du numérique et de l’intelligence artificielle : enjeux, défis et perspectives ».

Dans un contexte où le numérique bouleverse en profondeur les modes de transmission du savoir et les finalités éducatives, Mme Diokh a livré un plaidoyer appuyé pour une refonte globale du système éducatif sénégalais. Elle a notamment insisté sur la nécessité urgente d’adopter une charte nationale de la souveraineté numérique, afin d’ancrer l’école sénégalaise dans une trajectoire qui conjugue identité, innovation et autonomie technologique.

Selon elle, l’évolution rapide des technologies et de l’intelligence artificielle impose aux États, et particulièrement à l’Afrique, de ne pas subir les transformations en cours, mais de les anticiper et de les encadrer. « Nous avons l’impératif d’accompagner ce changement pour ne pas subir ces abyssales mutations. Aussi, devons-nous adapter les cadres réglementaires et éthiques pour mieux réussir cette transformation », a-t-elle affirmé, avant d’ajouter que cette révision devrait inclure une politique éducative audacieuse, fondée sur la promotion de contenus locaux, la sécurité des données et l’autonomie des infrastructures numériques.

Marianne Diokh a également esquissé les contours d’une école du futur : une école ancrée dans la pensée critique, la créativité, et la responsabilité collective. Pour elle, il s’agit d’une nécessité face à un monde incertain où l’intelligence artificielle pourrait devenir un outil d’aliénation si elle n’est pas maîtrisée. « C’est à cette école que nous devons aujourd’hui tendre, en conjuguant intelligence humaine et intelligence artificielle dans une visée commune : celle de bâtir un monde plus juste, plus éclairé, plus humain », a-t-elle soutenu.

Pour réaliser une telle transformation, la professeure appelle à une gouvernance éducative cohérente, inclusive et innovante. Elle préconise une synergie entre tous les acteurs – État, enseignants, parents, élèves, experts en technologie – pour définir les orientations d’une école tournée vers l’avenir. Cette transformation humaniste, selon elle, repose sur deux piliers : la production et la mutualisation de contenus éducatifs de qualité, et leur visibilité ainsi que leur traçabilité numérique.

Mme Diokh a par ailleurs souligné l’importance d’une gouvernance numérique intégrant les énergies renouvelables, afin d’assurer la durabilité et la résilience du système éducatif. Elle a plaidé pour la mise en place d’un système d’information et de gestion performant, capable de fournir des données fiables pour orienter les décisions politiques.

En conclusion, elle a insisté sur le lien étroit entre éducation, numérique et souveraineté : une école qui prépare aux métiers émergents, qui encourage l’entreprenariat et qui offre aux jeunes Sénégalais les outils pour inventer leur avenir. Son message a résonné comme une alerte et un appel à l’action, à l’heure où le Sénégal doit choisir la voie d’une transformation structurelle de son éducation.

Kaolack : Résultats du CFEE, de l’Entrée en Sixième et du BFEM 2025 – Des performances contrastées à travers la région

Les résultats du Certificat de Fin d’Études Élémentaires (CFEE) et du Brevet de Fin d’Études Moyennes (BFEM) pour l’année scolaire 2024-2025 viennent d’être publiés au niveau de l’académie de Kaolack. Ce cru 2025 affiche des performances globalement en hausse, bien que des disparités notables subsistent entre les zones urbaines et rurales.

Selon les chiffres officiels communiqués par les autorités académiques, l’académie de Kaolack a enregistré un taux de réussite de 70,22 % à l’examen du CFEE.

Au total, 14 280 candidats ont été déclarés admis, dont 8058 filles (soit 69,81 % des candidates) et 6222 garçons (70,75 % des candidats), répartis dans les quatre Inspections de l’Éducation et de la Formation (IEF) de la région.

Sur 20 337 candidats inscrits – dont 11 543 filles et 8794 garçons – ces résultats traduisent une progression notable par rapport aux années précédentes.

Pour l’entrée en sixième, 19 497 élèves ont pris part à l’évaluation. Parmi eux, 17 378 ont été déclarés admis, soit un taux de réussite global de 89,13 %.

Dans le détail, 9852 filles ont été reçues (soit 89,02 % des candidates), contre 7526 garçons (89,28 % des candidats). Des chiffres qui témoignent d’un bon niveau de préparation des élèves à la transition vers le cycle moyen.

En ce qui concerne le BFEM, l’académie de Kaolack affiche un taux de réussite de 81,53 % à l’issue du deuxième tour de la session 2024-2025.

10 714 candidats ont été admis, dont 4792 filles (soit 80,70 %) et 5922 garçons (82,58 %). Là encore, bien que les résultats soient globalement positifs, de légères différences de performance subsistent entre les sexes, et entre les établissements selon leur implantation géographique.

Journée Internationale de la Femme Africaine : Mme Fatou Ndiaye Diop Blondin, présidente de l’AFED, plaide pour l’accès des femmes au numérique

À l’occasion de la Journée Internationale de la Femme Africaine (JIFA), célébrée ce jeudi 31 juillet 2025 au Musée des Civilisations Noires, l’Alliance des Femmes pour l’Équité et la Démocratie (AFED), dirigée par Mme Ndeye Fatou Ndiaye Diop Blondin, a organisé une rencontre en collaboration avec le ministère de la Famille et des Solidarités.

Placée sous le thème : « Le New Deal technologique 2050 au service du leadership féminin », cette édition ambitionne de faire du numérique un véritable levier de liberté, d’autonomie économique et de renforcement du leadership des femmes africaines.

Une initiative née de la lutte pour la démocratie

Dans son allocution, Mme Ndeye Fatou Ndiaye Diop Blondin est revenue sur la genèse de l’AFED :

« L’AFED est née sur les fonts baptismaux de la lutte pour la sauvegarde de la démocratie au Sénégal. En 2022, nous avons constaté que moins de 5 % de femmes participaient aux rencontres du F24, pourtant cruciales dans le contexte de répression politique qui sévissait alors. C’est dans ce contexte que Mme Aminata Touré, Mme Aïssatou Mbodj, Mme Maïmouna Dièye et moi-même avons décidé de créer une instance capable de renforcer la participation féminine dans la construction nationale. Nous avons réuni des militantes issues de divers horizons et fondé l’AFED. »

Vers une meilleure inclusion numérique des femmes

S’exprimant sur le thème de cette année, la présidente de l’AFED a interpellé sur la place des femmes dans le « New Deal technologique » :

« Il subsiste une sous-représentation persistante des femmes dans les postes de direction liés aux technologies. Il est temps de valoriser leur contribution dans les avancées numériques et de promouvoir des technologies qui améliorent leurs conditions de vie et leur productivité. »

Elle a aussi souligné que le Sénégal s’est engagé dans une transformation numérique ambitieuse :

« Le pays a opté pour une digitalisation accélérée de ses processus administratifs, tout en créant des emplois dans le secteur numérique au bénéfice de l’éducation, de l’agriculture, de la santé, etc. Mais quelle est la place des femmes dans ce New Deal ? »

Une marraine engagée : Maïmouna Dièye

Marraine de l’édition 2025, Mme Maïmouna Dièye, ministre de la Famille et des Solidarités, a salué l’initiative :

« Dans un monde de plus en plus interconnecté, le numérique constitue un outil puissant pour améliorer l’accès aux droits fondamentaux, réduire les inégalités sociales et promouvoir l’inclusion économique, éducative et citoyenne. »

Elle a insisté sur les opportunités que la révolution numérique offre aux femmes :

« La technologie permet de franchir les barrières traditionnelles liées à la formation, à l’emploi, à la santé et à l’entrepreneuriat. Elle est un levier d’autonomie économique, de liberté et de leadership féminin. »

La ministre a également rappelé que cette journée célèbre l’engagement historique des femmes africaines dans la construction de sociétés pacifiques, solidaires et durables.

« Elle est un appel à l’action, à la reconnaissance du droit, de la valeur et du potentiel des femmes et des filles africaines. »

Enfin, elle a félicité Mme Ndeye Fatou Ndiaye Diop Blondin pour ses compétences, son engagement et son leadership au service du développement du Sénégal.

244 migrants interceptés en mer au large de Saint-Louis : une tentative de traversée vers l’Espagne avortée

Un nouveau drame de l’émigration clandestine a été évité de justesse en mer. Le 29 juillet 2025, la Marine nationale sénégalaise, en coordination avec la Division nationale de Lutte contre le Trafic de Migrants et Pratiques Assimilées (DNLT), a intercepté une pirogue à 145 milles nautiques au large des côtes de Saint-Louis, avec à son bord 244 migrants irréguliers. Ces derniers tentaient de rallier les îles Canaries, en Espagne.

Partis deux jours auparavant, à l’aube du 27 juillet, depuis une localité proche de Karang, en territoire gambien, les passagers avaient embarqué à bord d’une pirogue de fortune, dans des conditions de navigation périlleuses. Selon les informations recueillies, ils ont pris la mer vers 3 heures du matin dans l’espoir d’atteindre l’Europe. L’embarcation a été repérée puis interceptée à 17h45, mettant ainsi fin à leur odyssée risquée.

Le groupe intercepté présente une grande diversité d’origines. Il est composé de ressortissants de huit pays d’Afrique de l’Ouest, parmi lesquels une majorité de Sénégalais (114), suivis de Guinéens (51), de Gambiens (52), mais aussi de Maliens, Ivoiriens, Burkinabè, Ghanéens et Béninois. On y compte 171 hommes adultes, 45 femmes, ainsi que 28 mineurs dont 17 garçons et 11 filles. La présence importante de femmes et d’enfants témoigne du désespoir croissant de populations prêtes à risquer leur vie pour un avenir jugé meilleur ailleurs.

Les migrants ont été remis aux autorités compétentes pour identification et prise en charge, tandis qu’une enquête a été ouverte par la DNLT pour remonter les filières à l’origine de cette tentative de migration irrégulière. D’après les premiers éléments, il s’agirait d’un réseau transfrontalier structuré, actif dans la sous-région, qui exploite la précarité économique et les rêves d’exil vers l’Europe.

Dans un contexte de recrudescence des départs depuis les côtes sénégambiennes, cette opération réussie des forces de sécurité vient rappeler l’ampleur du phénomène migratoire qui continue de frapper l’Afrique de l’Ouest. Les autorités sénégalaises appellent à une plus grande vigilance, insistant sur la nécessité de sensibiliser les jeunes aux dangers des traversées clandestines. Elles réaffirment également leur engagement à lutter contre les réseaux de passeurs, tout en encourageant les projets de migration légale et sécurisée.

Gestion économique et sociale du Sénégal : l’APR déchire le Plan de redressement et appelle à la vigilance

À la suite de la présentation officielle du Plan de redressement économique par le gouvernement, l’Alliance pour la République (APR) a réagi avec une rare virulence. Réuni ce jeudi, le Secrétariat Exécutif National (SEN) du parti fondé par l’ancien président Macky Sall a dénoncé une « gestion erratique » des affaires publiques et une absence de cap stratégique.

Pour l’APR, ce nouveau plan s’ajoute à une longue série d’initiatives jugées confuses et inefficaces, qui illustrent selon elle le manque de vision du régime actuel. « Le gouvernement s’enfonce dans l’immobilisme et l’agitation stérile », a fustigé la direction du parti dans un communiqué. Elle cite une succession de projets — du « Projet chimérique et invisible » au programme « Diomaye Président », en passant par la « Vision 2050 », la « Stratégie nationale de Développement » et la « Déclaration de politique générale » — sans cohérence d’ensemble ni cap lisible.

Le SEN de l’APR estime que ces documents stratégiques sont des réponses superficielles à des problèmes structurels, et que leur empilement trahit un « grave déficit de vision du développement ». Selon le parti, le Plan de redressement présenté récemment ne constitue qu’un nouveau mirage sans fondement juridique ni impact réel sur la vie des Sénégalais.

Critiquant l’incapacité du gouvernement à articuler une stratégie lisible, l’APR évoque un « désordre institutionnel » qui fragilise la conduite des politiques publiques. « Le pays a besoin d’un cap clair, d’une vision stable et d’outils de gouvernance éprouvés, pas d’effets d’annonce ni d’expérimentations hasardeuses », a martelé le communiqué.

Dans un ton plus politique, l’APR a également mis en garde contre ce qu’elle qualifie de « pilotage à vue » du régime, qu’elle considère comme un danger pour la stabilité économique et sociale du pays. C’est dans ce contexte que le parti appelle les travailleurs, les partenaires sociaux, les acteurs économiques et les citoyens à la vigilance.

À quelques mois de l’examen du budget 2026 et dans un climat social marqué par des tensions sur les prix, l’emploi et la fiscalité, cette sortie de l’APR semble vouloir relancer le débat sur la légitimité et la pertinence de l’action gouvernementale. Le Plan de redressement, censé être la réponse du pouvoir aux défis économiques actuels, apparaît ainsi comme un nouveau point de clivage entre l’exécutif et l’opposition.

Papa Malick Ndour sur le plan de redressement : « C’est un acte illégal qui peut être attaqué devant la cour suprême »

Présent sur le plateau de l’émission Faram Facce sur la Tfm ce lundi soir, Papa Malick Ndour, président du Conseil départemental de Guinguinéo et coordonnateur national des cadres républicains, a vivement critiqué le nouveau programme économique du gouvernement. Selon lui, le « plan de redressement » que le Premier ministre Ousmane Sonko compte dévoiler vendredi constitue une initiative dépourvue de base légale, et donc attaquable devant la Cour suprême.

L’ancien ministre de la Jeunesse a rejeté d’emblée la pertinence de ce plan, estimant qu’il repose sur une vision erronée et non conforme au cadre juridique en vigueur. Il s’est appuyé sur la loi d’orientation 2022-10 du 19 avril 2022 relative au système national de planification, pour affirmer que « le Sénégal ne peut pas parler de plan de redressement sans un changement préalable de cette loi ».

En effet, l’article 24 de ce texte législatif précise que « le Plan Sénégal Émergent (PSE) est l’unique référentiel de la politique économique et sociale du pays ». Le PSE, adopté en 2014 sous la présidence de Macky Sall, demeure donc en vigueur, en l’absence d’un amendement législatif formel. Pour Papa Malick Ndour, tant que cette disposition n’a pas été modifiée par l’Assemblée nationale, toute alternative comme le « plan de redressement » ou « l’agenda de transformation systémique » n’a aucune valeur juridique.

« Tous les actes qui s’en écartent sont non seulement illégaux, mais relèvent d’un excès de pouvoir. Ils peuvent être attaqués devant la juridiction suprême », a-t-il insisté. Il voit dans cette tentative un risque d’insécurité juridique majeur, qui pourrait affaiblir la crédibilité de l’action gouvernementale, notamment vis-à-vis des partenaires techniques et financiers du Sénégal.

Dans un autre registre, Papa Malick Ndour a pointé du doigt un manque de cohérence entre la stratégie adoptée par le nouveau gouvernement et la loi de finances en cours. Selon lui, si le gouvernement veut véritablement rompre avec le PSE, il doit l’assumer sur le plan institutionnel et faire adopter par voie législative un nouveau cadre de référence. « Je leur conseille de changer la loi. Qu’ils arrêtent de bricoler avec des concepts comme « plan de redressement » ou « stratégie systémique », qui n’ont aucune assise légale », a-t-il déclaré.

Au-delà de l’aspect juridique, le coordonnateur des cadres de l’APR estime que l’actuelle équipe dirigeante n’a pas encore trouvé les mécanismes efficaces pour relancer l’économie nationale. Il met en garde contre des effets d’annonce qui risquent de se heurter à la réalité du terrain et à la rigidité des textes. « Ce plan va encore tomber à l’eau comme bien d’autres », a-t-il conclu.

Air Sénégal remporte son bras de fer judiciaire contre l’IATA : la justice annule les saisies et ordonne leur mainlevée immédiate

C’est un tournant décisif dans le litige qui opposait Air Sénégal à l’Association du transport aérien international (IATA) et à plusieurs sociétés de leasing aérien. Le Tribunal de Commerce de Dakar a rendu, ce 30 juillet 2025, une décision favorable à la compagnie aérienne nationale, en annulant l’ensemble des saisies conservatoires opérées sur ses fonds et en ordonnant leur mainlevée immédiate.

Ce conflit judiciaire remonte au 14 avril 2025, date à laquelle l’IATA avait procédé à des saisies conservatoires via son système de compensation appelé BSP (Billing and Settlement Plan), au profit du bailleur d’avions Carlyle Aviation. Cette action, motivée par un différend financier non résolu, a eu pour effet immédiat de priver Air Sénégal de l’accès à ses recettes issues de la vente de billets d’avion. Une situation jugée inacceptable par la direction générale de la compagnie sénégalaise, qui a vu sa trésorerie durement affectée par cette décision unilatérale.

Estimant que ces mesures étaient à la fois illégales et abusives, Air Sénégal a décidé de porter l’affaire devant la justice sénégalaise. Dans sa requête, la compagnie nationale a dénoncé des procédures contraires aux règles du droit et a sollicité l’annulation pure et simple des saisies. Le Tribunal de Commerce lui a donné raison sur toute la ligne.

Dans sa décision, la juridiction a d’abord jugé recevable l’action en contestation introduite par Air Sénégal SA, reconnaissant ainsi sa capacité à agir contre les actes de l’IATA. Elle a ensuite estimé que les saisies opérées les 14 avril et 1er juillet 2025 étaient irrégulières. Le tribunal a donc prononcé leur nullité, en soulignant notamment l’absence de fondement juridique suffisant et la précipitation avec laquelle elles ont été mises en œuvre.

Mais le tribunal ne s’est pas arrêté là. Il a ordonné la mainlevée immédiate des fonds saisis, assortissant cette mesure d’une astreinte de 5 millions de francs CFA par jour de retard en cas de non-exécution par l’IATA. Une manière claire de faire pression sur l’organisation internationale afin qu’elle respecte sans délai la décision de justice. Cette condamnation est également un signal fort adressé aux autres partenaires impliqués dans le dossier.

En effet, plusieurs sociétés de leasing aérien, dont Aergen Aircraft Twenty Limited, Sasof III (A2) Aviation Ireland DAC et CALF (A2), ont été citées dans la procédure. Toutes ont été condamnées aux dépens, ce qui signifie qu’elles devront prendre en charge les frais de justice occasionnés par le contentieux. Cette condamnation renforce la position d’Air Sénégal dans le bras de fer judiciaire, en confirmant la légitimité de sa contestation et en pointant la responsabilité de ces entités dans la procédure de saisie.

Dans un communiqué transmis à la presse, la direction générale d’Air Sénégal s’est réjouie de cette décision, qu’elle qualifie de « rétablissement de la vérité » et de « victoire pour le droit ». La compagnie a réaffirmé sa détermination à poursuivre ses activités dans les meilleures conditions, en mettant en avant la protection de ses passagers, la stabilité de ses opérations et la préservation de ses intérêts stratégiques.

Cette décision judiciaire pourrait marquer un précédent important dans les relations contractuelles entre compagnies africaines et institutions internationales du secteur aérien. Pour Air Sénégal, elle constitue un souffle nouveau, à un moment où la compagnie cherche à redresser ses comptes et à consolider sa place dans le ciel africain.

Concours général 2026 : Le président Diomaye Faye lance un concours national pour booster les sciences et le numérique à l’école

Lors de la cérémonie du Concours général 2026, tenue ce jeudi à Dakar, le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a annoncé une mesure forte en faveur de la promotion des filières scientifiques et technologiques. Dès la rentrée scolaire 2025-2026, un Concours national de Mathématiques, de Sciences et de Technologie sera institué, visant les élèves du CM2 jusqu’à la Terminale.

Cette initiative, saluée par l’assistance composée d’élèves, de parents, d’enseignants et de responsables éducatifs, marque une volonté claire de l’État de stimuler l’excellence dans les disciplines STEM (Science, Technology, Engineering, Mathematics), longtemps reléguées au second plan dans le système éducatif sénégalais.

« Nous devons faire des sciences, de la technologie, de la formation professionnelle et du numérique des leviers fondamentaux de notre souveraineté et de notre développement », a déclaré le chef de l’État, regrettant que ces secteurs restent encore aujourd’hui les « parents pauvres » de l’enseignement.

Au-delà de cette annonce symbolique, le président Diomaye a profité de cette tribune pour esquisser les grandes lignes d’une réforme structurelle de l’éducation. S’inscrivant dans la vision de l’Agenda de Transformation Sénégal 2050, cette réforme vise à construire une école « attractive, motivante et passionnante », capable de répondre aux défis du siècle.

« Il est temps de rompre avec les anciens schémas et d’orienter résolument notre jeunesse vers les sciences et les technologies. Cela passe par une refondation de notre système éducatif », a-t-il martelé.

Le Concours national de Mathématiques, de Sciences et de Technologie viendra compléter le dispositif d’émulation scolaire existant, à l’image du Concours général, en mettant l’accent sur les performances dans les disciplines scientifiques. Il vise à détecter les talents dès le cycle élémentaire et à les accompagner vers des parcours d’excellence.

Cette décision s’inscrit dans une volonté politique affirmée de revaloriser les filières scientifiques, longtemps perçues comme élitistes ou peu attractives. Le gouvernement entend, à travers cette mesure, encourager davantage d’élèves à embrasser des carrières dans le numérique, l’ingénierie, la recherche ou les technologies de pointe.

Par cette annonce, le président Diomaye Faye adresse également un message clair aux enseignants, aux parents et aux décideurs : le temps de l’action est venu pour bâtir une école capable de porter les ambitions d’un Sénégal émergent, inclusif et souverain.

Pape Natago Mbaye, le héros du Bac qui a ému la Nation

Grand Théâtre de Dakar, cérémonie du Concours Général 2025. Un silence bouleversant s’installe, l’émotion submerge la salle lorsque les premières images de l’histoire de Pape Natago Mbaye apparaissent sur l’écran géant. Nouveau bachelier du lycée Ngane Saër de Kaolack, ce jeune homme en situation de handicap a obtenu son baccalauréat scientifique (S2)… en écrivant avec ses pieds. Un exploit hors normes, fruit d’une volonté de fer.

Face à une salle debout, les yeux brillants d’admiration, Pape Natago lance un message simple mais profond : « Ne jamais abandonner malgré la situation. » Une phrase portée par le souffle de la résilience, applaudie chaleureusement par l’assemblée, où le président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko se sont levés pour saluer ce modèle de bravoure.

Pape Natago n’est pas qu’un élève brillant. Il est devenu, en quelques instants, le visage d’un Sénégal qui se bat, qui espère, qui avance malgré les obstacles. Ses camarades et ses professeurs ne tarissent pas d’éloges sur sa détermination. À force de courage et d’ingéniosité, il a appris à tout faire avec ses pieds : écrire, manipuler son téléphone, prendre des notes, réviser. Aucun défi ne l’a arrêté.

« Le handicap ne doit pas être une condamnation mais une force. Nous avons besoin de soutien et d’accompagnement », a-t-il lancé lors de son allocution au Grand Théâtre. Des mots forts, portés par une voix douce mais ferme, qui ont ému jusqu’aux larmes nombre de spectateurs.

Pour saluer ce parcours exceptionnel, le président de la République lui a remis la médaille « Gaïndé de la Performance ». Plus qu’une distinction, c’est le symbole d’un courage qui transcende les limites physiques et inspire toute une génération. Le “Gaïndé”, emblème du lion sénégalais, sied parfaitement à ce jeune homme qui, à travers son combat, nous rappelle que la vraie force réside dans la volonté.

L’histoire de Pape Natago Mbaye pose aussi une question cruciale : que faisons-nous, collectivement, pour accompagner les personnes vivant avec un handicap ? Son message appelle à une société plus inclusive, plus solidaire, où chaque potentiel, quelle que soit sa condition physique, peut s’épanouir pleinement.

Dans un pays où trop de jeunes se battent dans l’ombre, son témoignage résonne comme un appel à l’action. Car si Pape a réussi, c’est aussi grâce à un entourage bienveillant et une école qui a su l’accompagner. Un modèle à généraliser.

Magal de Touba – Le « Renewing Sharing » d’Ajanta Pharma au chevet de l’hôpital Matlaboul Fawzeiny

Dans le cadre de son initiative « Renewing Sharing », le laboratoire Ajanta Pharma a une nouvelle fois démontré son engagement en faveur des professionnels de santé et des populations vulnérables. Cette philosophie, fondée sur le réinvestissement des bénéfices issus de la vente de médicaments au profit des structures sanitaires, s’est concrétisée par une série de dons significatifs à l’hôpital Matlaboul Fawzeiny de Touba.

Pape Makhtar Touré, Manager Général d’Ajanta Pharma, a souligné l’esprit de cette démarche :

« Le Renewing Sharing n’est pas simplement un acte de générosité, mais une responsabilité. En réinvestissant dans les structures de santé, nous contribuons à renforcer le système sanitaire et à améliorer la prise en charge des patients. »

Parmi les dons remis figurent des équipements essentiels destinés aux services de pédiatrie, de consultation externe et des urgences. Une télévision de 55 pouces a été offerte afin d’améliorer les conditions d’accueil aux urgences, et une cinquantaine de blouses ont été distribuées pour renforcer la protection du personnel soignant.

Outre ces équipements, du matériel médical a également été fourni pour appuyer les soins quotidiens. Par ailleurs, dans le cadre du Magal de Touba, une centaine de cannettes ont été distribuées dans les structures sanitaires locales, afin d’hydrater patients et visiteurs durant cet événement majeur.

Cette action s’inscrit dans une vision plus large de partage renouvelé, où chaque bénéfice est orienté vers un impact durable.

« Le Renewing Sharing est un cycle vertueux : plus nous soutenons les professionnels de santé, plus nous garantissons des soins de qualité aux populations. »

À travers ces gestes concrets, Ajanta Pharma réaffirme sa proximité avec les acteurs de la santé, illustrant une approche où le succès économique rime avec solidarité. Une démarche exemplaire, qui – espère-t-on – inspirera d’autres entreprises à suivre le même chemin.

Orica Sénégal vs DGID : un bras de fer fiscal à 700 millions de francs CFA

Un conflit explosif, au sens propre comme au figuré, secoue les relations entre l’État du Sénégal et Orica Sénégal, filiale locale du géant australien spécialisé dans les explosifs et solutions minières. Selon les révélations du journal Libération, l’entreprise se trouve au centre d’un contentieux fiscal de grande ampleur portant sur près de 700 millions de francs CFA.

Tout débute par un contrôle fiscal mené par la Direction générale des Impôts et des Domaines (DGID). À l’issue de cette opération, plusieurs irrégularités auraient été relevées, notamment sur le paiement de l’impôt sur les sociétés (IS) et des droits d’enregistrement. Le diagnostic de l’administration fiscale est sans appel : un redressement fiscal d’un montant de 695.604.000 francs CFA est notifié à Orica Sénégal.

Mais l’affaire ne s’arrête pas là. Loin de reculer face aux contestations de la société, la DGID choisit d’employer une procédure particulièrement contraignante : l’Avis à Tiers Détenteurs (ATD). Cette mesure permet à l’administration fiscale d’interpeller directement les banques pour récupérer les sommes dues. En clair, les comptes bancaires d’Orica Sénégal ont été visés pour un recouvrement forcé du montant du redressement.

Estimant que ce redressement est infondé et que les mesures de recouvrement violent ses droits, Orica Sénégal contre-attaque sur le terrain judiciaire. La multinationale a déposé une assignation-opposition, une procédure visant à suspendre l’effet de l’ATD en attendant que le fond du dossier soit tranché.

Les regards sont désormais tournés vers la justice sénégalaise, appelée à trancher ce différend le 11 août prochain. Cette audience promet d’être déterminante, non seulement pour les finances d’Orica, mais aussi pour les rapports entre grandes entreprises étrangères et l’administration fiscale sénégalaise.

Au-delà du seul cas d’Orica, ce bras de fer soulève des questions plus larges sur le climat des affaires au Sénégal, la rigueur des contrôles fiscaux, et la stratégie de recouvrement de l’État dans un contexte de recherche accrue de recettes fiscales.

Ameth Babou, la révélation du Concours Général 2025 : un modèle d’excellence scolaire au service de la nation

La cérémonie de remise des prix du Concours Général 2025, présidée par le chef de l’État Bassirou Diomaye Faye, a été marquée par un moment fort : la consécration d’Ameth Babou, élève en Première S1 au Prytanée militaire de Saint-Louis. Ce jeune prodige s’est imposé comme la révélation incontestée de cette édition, décrochant le titre de meilleur élève du Concours Général 2025 ainsi que celui de meilleur élève des classes de Première.

Ameth Babou a brillé dans des disciplines variées, illustrant la richesse de ses talents et l’étendue de ses compétences. Il a obtenu quatre distinctions majeures en français, espagnol, mathématiques, ainsi qu’en citoyenneté et droits de l’homme. Un parcours qui témoigne à la fois d’une rigueur scientifique, d’une grande maîtrise des langues et d’un sens civique affirmé.

Ce succès fait honneur à son établissement, le prestigieux Prytanée militaire de Saint-Louis, réputé pour l’excellence de sa formation, mais aussi à l’ensemble du système éducatif sénégalais, qui trouve en lui l’incarnation du mérite et de la discipline.

Sur les 113 lauréats récompensés cette année – 55 filles et 58 garçons –, 75 proviennent des séries scientifiques, confirmant la dynamique d’orientation vers les sciences, les technologies et les mathématiques, en phase avec les ambitions de développement du Sénégal.

Ce rééquilibrage progressif entre sciences humaines et filières scientifiques est salué par les autorités éducatives comme un signal fort de transformation structurelle du système.

L’édition 2025 du Concours Général a été parrainée par André Sonko, ancien ministre de l’Éducation nationale et directeur du Cours Sainte-Hann. Une figure emblématique du monde éducatif, dont le parcours incarne l’engagement pour une école sénégalaise inclusive, rigoureuse et performante.

Dans son allocution, le président Bassirou Diomaye Faye a salué « l’intelligence, la persévérance et la dignité » des lauréats, tout en appelant à une appropriation critique des outils numériques et de l’intelligence artificielle dans l’éducation. Il a également mis en garde contre les dérives technologiques susceptibles de compromettre la souveraineté et les valeurs citoyennes.

Au-delà des récompenses, cette cérémonie a été un moment d’inspiration pour toute une génération. L’exemple d’Ameth Babou montre que l’excellence est possible à force de travail, de discipline et de passion. Il devient ainsi un symbole de la jeunesse sénégalaise tournée vers l’avenir, porteuse d’espoir et de renouveau.

Le Concours Général 2025 restera gravé comme une célébration du mérite, de l’équité et de la performance, dans une école en quête de transformation profonde et durable.

Souveraineté numérique : Le président Diomaye Faye met en garde contre les dérives de l’intelligence artificielle dans l’éducation

Lors de la cérémonie de remise des prix du Concours général sénégalais, le président Bassirou Diomaye Faye a livré un discours fort, axé sur les enjeux croissants liés à l’usage des technologies numériques et de l’intelligence artificielle (IA) dans le système éducatif. Le chef de l’État a salué l’excellence des lauréats tout en adressant une mise en garde sur les dérives possibles d’un usage non maîtrisé de l’IA.

« Notre devoir est de protéger la dignité, l’autonomie et les droits des apprenants, tout en assurant la maîtrise stratégique de nos infrastructures, de nos données et de nos choix technologiques », a déclaré Diomaye Faye devant une assemblée attentive composée d’élèves distingués, de membres du gouvernement, de recteurs d’université et d’acteurs du monde éducatif.

Le président a évoqué les risques bien réels que comporte une intégration non régulée de l’intelligence artificielle dans les salles de classe : atteintes à la vie privée, renforcement des inégalités sociales et dépendance technologique à l’égard d’acteurs étrangers. Il a ainsi réaffirmé la volonté de son gouvernement de bâtir une souveraineté numérique africaine, fondée sur l’indépendance des choix technologiques, la protection des données locales et le respect des valeurs culturelles.

Dans cette optique, le président a annoncé un renforcement de l’appui aux laboratoires d’IA et aux technologies éducatives implantés dans les universités et centres d’excellence du pays. L’objectif : former et retenir une nouvelle génération de chercheurs, d’ingénieurs et de penseurs capables de développer des intelligences artificielles ancrées dans les réalités sénégalaises et africaines, respectueuses des principes d’éthique, de solidarité et d’humanité.

S’adressant aux enseignants, Diomaye Faye les a exhortés à jouer un rôle fondamental dans cette transformation en cultivant chez les élèves un esprit critique, indispensable pour une appropriation éclairée et responsable des technologies. « Il ne s’agit pas de rejeter l’innovation, mais de l’interroger, de la comprendre, et de s’en emparer en conscience », a-t-il souligné.

À l’endroit de la jeunesse sénégalaise, son message était clair : « Ne vous contentez pas de consommer les outils numériques, inventez-les. Humanisez-les. Interrogez leur finalité. »

Ce discours du président Diomaye Faye marque une étape importante dans la réflexion stratégique du Sénégal sur les mutations technologiques en cours. Dans un contexte où les pays du Sud sont souvent consommateurs passifs des innovations venues d’ailleurs, le chef de l’État entend positionner le Sénégal comme un acteur souverain, critique et innovant de l’écosystème numérique mondial.

TENTATIVE DE MIGRATION INTERCEPTÉE EN MER : 244 MIGRANTS INTERPELLÉS PAR LES AUTORITÉS

La Division nationale de Lutte contre le Trafic de Migrants et Pratiques Assimilées (DNLT), en collaboration avec la Marine nationale sénégalaise, a intercepté une importante tentative de migration irrégulière en haute mer. Au total, 244 migrants ont été interpellés le 29 juillet 2025, à 17h45, à environ 145 milles nautiques au large de Saint-Louis, dans les eaux de l’Atlantique Nord.

Selon les premières informations recueillies, le groupe avait quitté une localité proche de Karang, en Gambie, le 27 juillet 2025 vers 03h00 du matin, avec pour objectif de rallier les côtes espagnoles à bord d’une embarcation de fortune. C’est grâce à une opération conjointe de surveillance maritime que la Marine nationale a pu intercepter le convoi, avant de remettre les migrants à la DNLT pour identification et prise en charge.

Le profil des passagers révèle une composition multinationale et intergénérationnelle. Voici la répartition détaillée par nationalité :

Sénégal : 114 personnes (98 hommes, 8 femmes, 7 mineurs garçons, 1 mineure fille) Guinée : 51 personnes (20 hommes, 22 femmes, 5 mineurs garçons, 4 mineures filles) Gambie : 52 personnes (41 hommes, 5 femmes, 4 mineurs garçons, 2 mineures filles) Mali : 9 personnes (6 hommes, 3 femmes) Côte d’Ivoire : 12 personnes (7 femmes, 1 mineur garçon, 4 mineures filles) Ghana : 1 homme Burkina Faso : 2 hommes Bénin : 3 hommes

La présence de nombreux mineurs, ainsi que de femmes, témoigne du désespoir croissant qui pousse certaines familles à risquer leur vie en mer dans l’espoir d’un avenir meilleur en Europe.

La DNLT a immédiatement ouvert une enquête afin d’identifier les organisateurs de cette traversée illégale. Les autorités soupçonnent l’existence d’un réseau structuré opérant depuis la Gambie et impliquant plusieurs nationalités d’Afrique de l’Ouest.

Les migrants interceptés ont été pris en charge par les services compétents, notamment pour des besoins sanitaires, psychologiques et juridiques. Des démarches de rapatriement ou d’orientation vers les structures d’accueil et de réinsertion sont également envisagées, selon les cas.

Cette opération rappelle une fois de plus la périlleuse réalité des migrations clandestines en Afrique de l’Ouest. Malgré les campagnes de sensibilisation, les risques de naufrages et les nombreuses pertes humaines enregistrées par le passé, la route atlantique vers l’Europe demeure l’une des plus empruntées, notamment en raison du durcissement des frontières terrestres et aériennes.

Les autorités appellent à une coopération renforcée entre pays d’origine, de transit et de destination, afin de lutter contre les réseaux de passeurs et de proposer des alternatives crédibles aux jeunes tentés par l’exil.

Tragique accident à Castors : Trois morts et plusieurs blessés dans un drame routier

Un grave accident de la circulation a endeuillé le quartier de Castors ce mardi 29 juillet 2025, aux abords de l’agence SENELEC, non loin de la Direction des examens et concours. Vers la fin de matinée, un car de transport en commun de type Ndiaga Ndiaye a perdu le contrôle de ses freins avant de semer la mort sur son passage.

Selon plusieurs témoins, le véhicule, visiblement lancé à vive allure, a d’abord heurté un motocycliste qu’il a traîné sur plusieurs mètres. Le conducteur de la moto est décédé sur le coup, son corps sans vie ayant été retrouvé dans un état méconnaissable. Dans sa course folle, le car a ensuite fauché deux conducteurs de moto-taxis « Thiak Thiak » qui stationnaient sur le bas-côté. Eux aussi n’ont pas survécu à l’impact, succombant immédiatement à leurs blessures.

D’autres victimes, blessées à des degrés divers, ont également été signalées. À l’heure actuelle, aucun bilan officiel n’a encore été communiqué par les autorités.

Les sapeurs-pompiers, alertés rapidement, sont intervenus pour évacuer les blessés vers les structures hospitalières les plus proches. La police nationale a aussitôt sécurisé le périmètre et ouvert une enquête afin de déterminer les circonstances exactes de ce drame.

Scandale à la BOA Maristes : un guichetier détourne près de 15 millions de FCFA d’une cliente

L’affaire a semé l’émoi dans les couloirs feutrés de la Bank of Africa (BOA), plus précisément à l’agence des Maristes, à Dakar. Alassane Diawara, guichetier-payeur polyvalent en poste au sein de cette structure bancaire, a été interpellé par la Section de recherches de la gendarmerie de Dakar pour abus de confiance et vol, après avoir indûment soustrait près de 15 millions de francs CFA sur le compte d’une cliente.

Tout a commencé avec une plainte écrite déposée par Mme D. Guèye, cliente fidèle de l’agence, qui a constaté un déficit de 14.914.000 FCFA sur le solde de son compte bancaire. Alertée, la direction de la BOA a rapidement déclenché un audit interne, lequel a confirmé les anomalies. La banque a alors saisi la gendarmerie, qui a ouvert une enquête ayant conduit à l’arrestation du suspect.

L’enquête a mis au jour un stratagème simple mais bien rodé. En charge des opérations de guichet, Alassane Diawara avait gagné la confiance de la cliente dont il gérait régulièrement les transactions. Profitant de cette relation, il imitait la signature de la victime pour réaliser, à son insu, des retraits frauduleux en espèces directement depuis son compte.

Confronté aux éléments accablants, le mis en cause a reconnu les faits sans détour. Toutefois, ses explications ont laissé perplexes : selon lui, l’argent aurait été utilisé à des fins « sociales », notamment pour venir en aide aux talibés. Une justification jugée peu convaincante par les enquêteurs, qui poursuivent les investigations.

Pour l’heure, le montant détourné est provisoirement estimé à 14.914.000 FCFA, mais les autorités n’excluent pas la possibilité de découvrir d’autres irrégularités. La BOA, dont l’image sort écornée de cette affaire, s’est constituée partie civile et entend faire toute la lumière sur ce scandale interne qui pose des questions sur la sécurité des comptes clients.

Dans un secteur où la confiance est un pilier fondamental, cette affaire jette une ombre sur les mécanismes de contrôle au sein des institutions financières. Elle relance également le débat sur la vigilance interne, les procédures de vérification et la traçabilité des opérations sensibles en agence.

Baisse du chiffre d’affaires des services au Sénégal : un signal d’alerte conjoncturel

En avril 2025, le secteur des services au Sénégal a enregistré une baisse notable de son chiffre d’affaires, en recul de 15,6 % par rapport au mois précédent, selon les données publiées par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD). Une tendance préoccupante qui s’accompagne d’un repli de 7,9 % dans le commerce sur la même période. Plusieurs pans essentiels de l’économie tertiaire sont concernés, notamment les transports, les services financiers, les activités scientifiques et techniques, ainsi que le commerce de gros.

Cette évolution négative, bien que frappante, ne traduit pas nécessairement une crise structurelle du secteur. Elle semble plutôt révéler une fragilité conjoncturelle, en particulier dans certains segments sensibles de l’économie urbaine. Il n’en demeure pas moins que le secteur des services, désormais contributeur majeur à la valeur ajoutée nationale, est au cœur de la dynamique de l’emploi qualifié et du développement des PME, en particulier dans les grandes villes comme Dakar, Thiès ou Saint-Louis.

Parmi les domaines les plus touchés figurent les services financiers et scientifiques, qui jouent pourtant un rôle clé dans le soutien à l’innovation, à l’investissement et à la transformation économique. Leur baisse d’activité pourrait traduire un ralentissement des projets d’investissement ou un recul de la demande en expertise technique. De même, la baisse du transport et du commerce de gros soulève des interrogations sur la vitalité des circuits de distribution, dans un contexte économique déjà marqué par des tensions sur la logistique et l’approvisionnement.

Si cette contraction s’avère ponctuelle, elle n’en constitue pas moins un signal d’alerte à ne pas négliger. Elle appelle à une analyse fine des indicateurs conjoncturels et à une vigilance accrue sur les secteurs en difficulté. Le moment semble opportun pour envisager des mesures de soutien ciblées, notamment en faveur des entreprises de services à forte valeur ajoutée ou à fort potentiel d’exportation. L’enjeu est double : préserver l’activité et renforcer la résilience économique face aux chocs extérieurs et aux transformations en cours.

Le recul observé intervient dans un contexte où le Sénégal cherche à redéployer son appareil productif, à l’heure de grands projets énergétiques et d’ambitions industrielles renouvelées. Dans cette dynamique, la solidité du secteur tertiaire – à la fois moteur de croissance, pourvoyeur d’emplois et vecteur de modernisation – sera un indicateur-clé de la robustesse du modèle économique en construction.

Soussoum en ébullition : tensions autour d’un projet d’exploitation de basalte sur fond de litige foncier

La commune de Ndiaganiao, plus précisément la localité de Soussoum, est secouée par un violent conflit foncier opposant les populations locales à deux entreprises minières. Sur fond d’autorisations contestées et d’un sentiment de dépossession, la situation tourne à la crise ouverte.

Tout est parti d’un projet d’exploitation de carrière de basalte initié en 2023, à la suite de délibérations municipales menées sous l’égide de l’ex-ministre des Mines, Omar Sarr. Deux entreprises, Transfavo (40 hectares) et Elikane (43 hectares), ont obtenu des autorisations d’exploitation, mais leur implantation sur le terrain s’est heurtée à une vive opposition des communautés locales.

Selon plusieurs sources, les autorités municipales auraient lancé les démarches sans organiser au préalable l’audience publique obligatoire, privant ainsi les habitants d’un droit fondamental à l’information et à la consultation. Lorsqu’une telle audience a finalement eu lieu, les populations ont refusé catégoriquement de céder leurs terres, les considérant comme leur unique source de subsistance.

Malgré le rejet populaire, les entreprises ont déployé leurs engins sur les terres litigieuses, déclenchant une vague de protestations. La situation a dégénéré : affrontements, violences, arrestations musclées… Soussoum est depuis plongée dans un climat de tension extrême.

Le bilan est lourd : 24 interpellations, des dégâts matériels importants, notamment des engins de chantier incendiés. Des habitants dénoncent des arrestations brutales, parfois même à domicile. La situation a conduit à la mobilisation de figures du barreau, comme Me Boucounta Diallo et Me Faty, pour assurer la défense des personnes arrêtées. Celles-ci devraient être présentées au procureur dans les prochaines heures.

Interrogé par Dakaractu, Arona Ba, responsable de Transfavo, assure que son entreprise est dans la légalité :

« Nous avons obtenu nos permis d’exploitation légalement. C’est le ministre Omar Sarr qui nous les a remis. Une étude d’impact environnemental a été faite, plusieurs habitants ont même signé avec nous. »

Il reconnaît cependant que seuls 17 hectares sur les 40 sont exploitables, les 23 autres étant utilisés par les populations dans un accord tacite. Il déplore les pertes subies — un milliard de francs CFA de matériels brûlés — et pointe du doigt certains acteurs politiques, qu’il accuse d’instrumentaliser les contestataires.

Le conflit de Soussoum résonne fortement avec le litige foncier de Ndingler, tristement célèbre pour son bras de fer entre paysans et investisseurs privés. Ici encore, c’est l’éternel dilemme : développement économique versus droits des communautés locales.

Dans une région marquée par une histoire douloureuse de spoliation foncière, les fractures s’approfondissent. Entre autorités accusées de mépris, entreprises soucieuses de rentabilité, et populations ancrées à leur terre, c’est tout un système qui semble à bout de souffle.

Face à l’escalade, le silence des nouvelles autorités étatiques et locales interroge. Le dialogue semble rompu, alors que la confiance est gravement entamée. Pour sortir de cette impasse, plusieurs observateurs plaident pour :

La suspension immédiate des activités sur le site ; La révision des délibérations municipales jugées irrégulières ; Un dialogue inclusif, impliquant population, autorités, experts indépendants et entreprises.

Mort mystérieuse de Serigne Issa Touré : la famille réclame la vérité, une contre-autopsie attendue à Dakar

Un nouveau rebondissement dans l’affaire Serigne Issa Touré. Le guide religieux, disparu depuis le 3 juin dernier, a été retrouvé mort la semaine dernière dans un silo à Bambilor. Une fin tragique et entourée de zones d’ombre, d’autant plus que le corps de la victime avait été inhumé avant que l’enquête n’ait pu livrer toutes ses conclusions. Sur ordre du procureur de la République près le tribunal de grande instance de Rufisque, une exhumation a été ordonnée pour la réalisation d’une contre-autopsie.

Selon Le Quotidien, une première expertise médicale a été menée à l’hôpital Idrissa Pouye de Grand-Yoff. Toutefois, face aux interrogations persistantes sur les causes du décès, une contre-expertise est désormais prévue à l’hôpital Principal de Dakar. La police scientifique et la Section de recherches poursuivent leurs investigations, en explorant les lieux fréquentés par le défunt pour tenter de faire toute la lumière sur cette affaire.

La levée du corps, initialement prévue ce mardi, a été reportée jusqu’à nouvel ordre, au grand désarroi de la famille. Plongée dans la douleur, cette dernière espérait pouvoir organiser les funérailles dans le village natal de Serigne Issa Touré, à Kelle. Ce report ajoute à l’épreuve émotionnelle déjà lourde des proches, qui vivent difficilement cette attente interminable.

Aucune conclusion officielle de la première autopsie n’a encore été rendue publique, entretenant le flou sur les circonstances de la mort. Des proches du guide religieux, cités par la presse, rejettent catégoriquement la thèse du suicide, et appellent à une enquête transparente, rigoureuse et impartiale.

Pour rappel, Serigne Issa Touré faisait l’objet de recherches par la police pour des accusations graves, notamment de détournement de mineurs, d’actes contre nature et de viols sur ses disciples. Ces allégations avaient suscité un vif émoi au sein de l’opinion, tandis que les fidèles du marabout dénonçaient un “acharnement injustifié”.

LIVRAISON DE 21 MOISSONNEUSES-BATTEUSES À SAINT-LOUIS : L’envers trouble d’un décor glorieux

Ce qui fut présenté comme un jalon de la modernisation agricole tend aujourd’hui à révéler des pratiques pour le moins préoccupantes. Derrière la communication triomphante du ministère de l’Agriculture se profile une réalité beaucoup plus complexe : réquisition controversée et gestion contestée des engagements publics. Autant déléments qui soulèvent des interrogations majeures sur la continuité de l’État et le sort réservé aux entreprises sénégalaises engagées auprès des pouvoirs publics.

C’est dans une ambiance solennelle et sous le feu des projecteurs que le ministre de l’Agriculture, Dr Mabouba Diagne, a récemment dévoilé un convoi de vingt-et-une (21)

moissonneuses-batteuses à chenilles, destiné aux départements de Dagana et de Podor, dans la région de Saint-Louis. Présentée comme une avancée stratégique, cette livraison vise à illustrer la volonté gouvernementale d’impulser une rupture définitive avec les méthodes agricoles traditionnelles, au profit d’un dispositif mécanisé et performant.

Cependant, derrière cette démonstration d’efficacité, une série de zones d’ombre vient ternir l’opération. Selon des informations recoupées par Le Dakarois Quotidien, ces moissonneuses auraient été réquisitionnées auprès de l’entreprise sénégalaise Intermaq 2012 SA, sans qu’aucun cadre contractuel régulier ne soit en vigueur au moment de l’opération. Aucun avenant n’a été signé et aucun accord formel ne justifie juridiquement cette réquisition.

Intermaq n’est pas un acteur inconnu de l’État. Elle avait été attributaire, en 2022, d’un contrat relatif à la fourniture d’équipements agricoles et à la construction de cent vingt (120) entrepôts, dont vingt (20) à chambre froide. Une cérémonie officielle, présidée par l’ancien président de la République, Macky Sall, et l’ex-ministre Aly Ngouille Ndiaye, avait marqué le lancement du projet en avril 2023. En cours d’exécution, le ministère avait jugé nécessaire de revoir le volume des équipements, portant notamment de dix (10) à cent vingt (120) le nombre de moissonneuses, selon une lettre officielle datée du 20 mars 2023. Forte de cet engagement, l’entreprise a procédé à l’importation du matériel, mobilisant des ressources financières importantes.

L’arrivée aux affaires d’un nouveau Gouvernement a toutefois bouleversé l’équilibre. Malgré plusieurs relances écrites et orales, l’avenant permettant de formaliser la commande supplémentaire n’a jamais été signé. Pire, le contrat initial est arrivé à expiration en juillet 2025, sans qu’aucune nouvelle base contractuelle n’ait été définie. Cette situation a plongé Intermaq dans une incertitude juridique et financière profonde.

Malgré cela, la société n’a pas interrompu ses prestations. La cérémonie de pose de la première pierre d’un entrepôt réfrigéré à Darou Khabane, tenue en mai 2025 en présence des autorités locales et techniques, en témoigne. Intermaq continue également à assurer le service après-vente, à former les agriculteurs et à prendre en charge des frais logistiques liés aux missions du ministère de l’Agriculture : hébergement, carburant, per diems. Toutes ces charges sont assumées sans garantie, alors même que les frais cumulés de stockage et de surestaries avoisinent le milliard de francs CFA.

Dans ce contexte particulièrement délicat, les services du ministère auraient procédé, de manière unilatérale, à la réquisition de vingt (20) moissonneuses appartenant à Intermaq, sans accord formel. Selon nos informations, les responsables de l’entreprise, lors de leurs échanges avec le ministre Dr Mabouba Diagne, avaient simplement exigé un document d’engagement écrit, destiné à sécuriser juridiquement la livraison. Une demande restée sans suite jusqu’à ce jour.

La direction du Dakarois Quotidien, compte tenu de l’heure tardive, le dimanche 27 juillet 2025, a adressé un message WhatsApp au Dr Mabouba Diagne. Ce message n’a reçu aucune réponse. Le lendemain, un appel téléphonique direct a été tenté, sans succès. Ce lundi, notre rédaction a décidé d’entrer en contact avec le directeur de la Direction de la Modernisation de l’Équipement Rural (DMER) afin de recueillir la version du ministère. Dès le début de l’échange, M. Dièye a exigé de connaître nos sources. Ce à quoi la direction du journal a répondu qu’en vertu de l’éthique journalistique, les professionnels ne sont pas tenus de les révéler. Le directeur a alors invité le Dakarois Quotidien à transmettre un courrier physique à l’adresse du ministère à Diamniadio, condition préalable à toute prise de parole officielle. Ledit courrier sera déposé cette semaine. Si les services du Dr Mabouba Diagne donnent suite à notre requête, votre journal s’engage à publier l’intégralité de leur réponse.

Penda THIAM

Présentation du Plan de redressement économique : Ousmane Sonko donne rendez-vous au Grand Théâtre le 1er août

Le Premier ministre Ousmane Sonko a fixé la date tant attendue de la présentation officielle du Plan de redressement économique. Cette initiative gouvernementale, évoquée lors du Conseil des ministres du 23 juillet dernier, sera dévoilée au public le vendredi 1er août 2025, à partir de 9 heures, au Grand Théâtre national de Dakar.

Dans un message publié sur sa page Facebook, le chef du gouvernement a réaffirmé sa détermination à engager le pays dans une nouvelle dynamique face aux défis économiques actuels. « Le temps du redressement est venu. Face à la situation économique héritée, nous faisons le choix de l’action et des solutions », a-t-il déclaré, marquant ainsi la volonté de rompre avec les anciennes pratiques jugées inefficaces.

Ce plan, qui s’annonce ambitieux, devrait définir les grandes orientations économiques du gouvernement et proposer des mesures concrètes pour relancer l’activité, créer des emplois et réduire le train de vie de l’État. Ousmane Sonko avait déjà annoncé qu’un accent particulier serait mis sur la rationalisation des dépenses publiques et la révision des relations avec les partenaires techniques et financiers.

La présentation du 1er août devrait également permettre de détailler les axes stratégiques du redressement, dans un contexte marqué par une forte attente sociale et des critiques récurrentes sur la gouvernance économique. Le Premier ministre et son équipe devront donc convaincre, en exposant une feuille de route réaliste, chiffrée et assortie d’un calendrier d’exécution.

Balla Gaye 2 victime d’une escroquerie foncière de 62 millions : l’auteur présumé en garde à vue

Le célèbre lutteur sénégalais Balla Gaye 2 se retrouve au cœur d’une affaire d’escroquerie foncière portant sur un montant de 62 millions de francs CFA. L’affaire, qui met en lumière les dangers persistants dans le secteur immobilier informel, a abouti à l’arrestation de l’homme d’affaires M. Sèye, auteur présumé de la fraude.

Selon les premiers éléments de l’enquête, M. Sèye a vendu à Balla Gaye 2 un immeuble situé à la Cité des Douanes de Guédiawaye. La transaction, d’un montant conséquent, s’est faite en apparence dans les règles. Cependant, la situation a rapidement tourné au cauchemar pour le lutteur. Il a découvert qu’un autre individu revendiquait également la propriété du bien, révélant une pratique frauduleuse bien connue : la vente multiple d’un même immeuble à plusieurs acquéreurs.

Confronté à ces révélations, M. Sèye aurait présenté ses excuses au champion de lutte et promis de le rembourser. Des promesses restées sans suite, malgré les multiples relances de la victime. Lassé des tergiversations, Balla Gaye 2 a saisi la justice en déposant une plainte.

Sur instruction du procureur de la République près le tribunal de Pikine-Guédiawaye, la brigade de recherches de Keur Massar a procédé à l’interpellation de M. Sèye. Ce dernier a été placé en garde à vue ce lundi 28 juillet pour « escroquerie foncière », en attendant d’être présenté devant le parquet.

Cette affaire relance le débat sur la sécurité des transactions immobilières au Sénégal, souvent entachées de pratiques douteuses, et souligne l’importance pour les acquéreurs de procéder à des vérifications juridiques et cadastrales rigoureuses avant tout engagement financier. De nombreuses victimes d’arnaques similaires restent encore sans recours, dans un secteur miné par les ventes parallèles, les litiges fonciers et l’absence de contrôle strict.

Conflit foncier à Soussoung : le collectif fustige des arrestations arbitraires et exige la libération des 26 interpellés

La tension reste vive à Soussoung, village situé dans la commune de Ndiaganiao, où le conflit foncier opposant les populations locales à des entreprises exploitant des ressources minières continue de faire des vagues. Le Collectif pour la défense des terres de Soussoung a vigoureusement dénoncé ce lundi ce qu’il qualifie « d’arrestations arbitraires », survenues au cours du week-end dans un contexte d’intimidation et de répression, selon ses membres.

S’exprimant devant la presse, Ndiome Thiao, porte-parole du collectif, a dressé un tableau inquiétant de la situation. « Le collectif pour la défense des terres de Soussoung exprime sa profonde préoccupation face à la situation alarmante qui prévaut depuis vendredi 25 juillet 2025. Les opérations d’enlèvement arbitraire se poursuivent parfois jusque dans les domiciles privés, dans une logique manifeste d’intimidation à l’encontre de la population locale. Ce climat de peur et de répression est totalement inacceptable », a-t-il déclaré.

Selon les informations livrées par le collectif, un véhicule assurant la liaison entre Dakar et Soussoung a été intercepté par les forces de sécurité ce lundi matin à hauteur de Notto. Les passagers, qui voyageaient pacifiquement selon les témoins, ont été brutalement arrêtés et conduits à la brigade de gendarmerie de Ndiaganiao.

Actuellement, 26 personnes seraient détenues dans cette brigade, dans des conditions jugées préoccupantes par les membres du collectif. Les interpellés sont décrits comme « des citoyens honnêtes dont le seul tort serait d’habiter sur des terres aujourd’hui convoitées par des entreprises titulaires de permis d’exploitation ».

Face à cette situation, le collectif exige la libération immédiate et sans condition des 26 personnes arrêtées. Il fustige également les méthodes qu’il qualifie de répressives, employées par les forces de sécurité pour faire taire les voix dissidentes. « Ces arrestations arbitraires et les méthodes d’intimidation utilisées rappellent des pratiques d’un autre âge. Nous appelons les autorités à respecter les droits fondamentaux des citoyens et à cesser les violences à l’encontre de populations déjà fragilisées par le mépris foncier », a insisté Ndiome Thiao.

Tensions à Soussoung : Amnesty International interpelle le ministre des Mines et exige la libération des personnes arrêtées

La situation à Soussoung, localité située dans la commune de Ndiaganiao, devient de plus en plus préoccupante. Des affrontements y ont récemment éclaté entre les forces de sécurité et des habitants opposés à l’exploitation de leurs terres par des entreprises titulaires de permis miniers. Face à l’escalade des tensions, Seydi Gassama, directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal, appelle les autorités à privilégier le dialogue.

Intervenant sur les ondes d’iRadio, Seydi Gassama s’est dit choqué par le recours à la violence contre une population dont les droits fonciers sont manifestement piétinés. « Nous sommes très préoccupés par la situation à Soussoung avec la violence exercée par les forces de défense et de sécurité contre la population locale qui manifestement a vu ses droits bafoués par l’autorité et ces entreprises qui ont reçu des permis d’exploiter des gravats dans leur champ », a-t-il déclaré.

Selon les informations relayées par Amnesty, trois permis d’exploitation de graviers ont été délivrés, chacun couvrant environ 40 hectares. Ces autorisations s’appliqueraient à des zones proches des habitations, sans que les populations concernées aient été consultées ni indemnisées. Le contexte est d’autant plus tendu que ces opérations minières sont intervenues en pleine saison des pluies, alors que les cultures sont en pleine croissance.

« Venir en plein hivernage alors qu’ils ont déjà cultivé, les récoltes ont poussé, et leur dire de quitter les terres. Je pense que ce n’est pas acceptable », s’indigne Gassama, qui appelle à une réponse rapide et responsable du ministère des Mines.

Le directeur exécutif d’Amnesty exhorte le ministre Birame Soulèye Diop à sortir du silence et à ouvrir un dialogue sincère avec les communautés affectées. Il plaide pour des mesures compensatoires justes permettant aux populations de retrouver des sources de revenus alternatives. « Il faut que les terres soient cédées contre une indemnisation juste », insiste-t-il.

Sur le plan judiciaire, Amnesty International suit également de près la situation des personnes arrêtées lors des troubles. L’organisation a commis un avocat pour les assister. Elle exige leur libération immédiate, estimant que leur détention ne fait qu’envenimer une situation déjà explosive. « Nous demandons que toutes les personnes arrêtées et détenues à la brigade de gendarmerie de Ndiaganiao soient libérées immédiatement pour ramener le calme dans la communauté », a conclu Seydi Gassama.

Crise à Tchiky : Guy Marius Sagna dénonce l’injustice des Ciments du Sahel et appelle à la mobilisation

Une vive tension couve dans la commune rurale de Diass, plus précisément à Tchiky, où les populations, les travailleurs et les retraités de l’entreprise Les Ciments du Sahel SA dénoncent des pratiques qu’ils jugent injustes et inhumaines. Ce lundi, le député Guy Marius Sagna, accompagné du Front pour une Révolution Anti-impérialiste Populaire et Panafricaine (FRAPP), s’est joint à leur combat lors d’une conférence de presse tenue sur place.

Prenant la parole, Guy Marius Sagna n’a pas mâché ses mots. Il s’est dit profondément choqué par les conditions dans lesquelles vivent les riverains de Tchiky, ainsi que par la précarité à laquelle sont confrontés les travailleurs et retraités de l’entreprise. « J’ai entendu les doléances des habitants, j’ai entendu celles des anciens employés et des retraités. Je promets d’en parler au gouvernement. J’adresserai des questions écrites aux autorités pour qu’elles répondent : est-ce qu’elles sont au courant des agissements de l’entreprise Les Ciments du Sahel envers la population sénégalaise ? Savent-elles que cette société exploite ses travailleurs et porte atteinte à la santé et à la vie des riverains ? », a lancé le parlementaire.

Selon lui, Les Ciments du Sahel et Dangote, deux grandes entreprises du secteur cimentier implantées dans la zone, agissent en toute impunité, au mépris de la dignité humaine. « Ce sont les populations qui étaient là les premières. Ce sont ces entreprises qui sont venues les trouver. Et pourtant, ce sont elles qui souffrent, qui tombent malades, qui sont exploitées », a martelé Guy Marius Sagna, visiblement indigné.

Il a également dénoncé un système de précarisation orchestré par l’entreprise à l’endroit de ses travailleurs. « Comment comprendre qu’un ouvrier travaille pendant cinq ans comme journalier, avant d’obtenir un contrat à durée déterminée de quatre ans, pour ensuite être renvoyé comme un moins que rien ? C’est inacceptable ! », s’est-il insurgé. Selon lui, cette politique de gestion du personnel ne respecte ni le droit du travail, ni la dignité humaine. Il qualifie cette méthode de « pressurisation » des employés, qu’on utilise jusqu’à l’usure avant de les jeter comme des objets.

Face à cette situation qu’il juge « insoutenable », le député appelle à la résistance et à la solidarité. Il invite les habitants de Tchiky, les anciens travailleurs, les retraités et tous les employés de l’entreprise à s’unir autour d’une plateforme commune pour organiser une grande marche de protestation dans les prochains jours. « Il est temps que cela cesse. Il est temps que la dignité humaine soit respectée. Et je vous le dis ici : moi, Guy Marius Sagna, député à l’Assemblée nationale, je serai à vos côtés, dans la rue, pour cette manifestation », a-t-il promis.

Ce cri du cœur du parlementaire pourrait ouvrir un nouveau front social contre certaines multinationales accusées de bafouer les droits des travailleurs et de dégrader l’environnement au détriment des populations locales. Le FRAPP, fidèle à sa ligne anti-impérialiste et panafricaniste, s’engage également à accompagner ce mouvement jusqu’au bout.

UCAD : Début des vacances le 31 juillet, rentrée universitaire prévue le 16 octobre 2025

L’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) a dévoilé son calendrier académique pour l’année universitaire 2025-2026 à l’issue de la réunion du Conseil académique tenue le jeudi 24 juillet 2025, dans la salle des Actes du Rectorat. La séance a été présidée par le recteur, le professeur Alioune Badara Kandji. Plusieurs décisions importantes ont été entérinées, parmi lesquelles les dates clés des vacances, de la rentrée, ainsi que celles relatives aux inscriptions.

Selon le communiqué officiel, les vacances universitaires débuteront à partir du 31 juillet 2025. La rentrée universitaire est quant à elle fixée au 16 octobre 2025. Les phases d’inscription et de réinscription s’ouvriront le 1er septembre et se clôtureront le 31 décembre 2025, permettant aux étudiants de finaliser leur enregistrement dans les délais impartis.

Il a également été précisé que la Faculté des Lettres et Sciences humaines (FLSH), engagée dans un ambitieux programme de résorption des retards académiques, bénéficiera d’une dérogation spéciale. Cette faculté poursuivra les cours et les activités pédagogiques jusqu’au 20 août 2025.

En ce qui concerne l’organisation de l’année universitaire 2025-2026, un calendrier par groupes d’établissements a été adopté afin de mieux structurer le déroulement des enseignements et des évaluations.

Pour le groupe 1, comprenant la FLSH, le CURI, l’IDEE, l’ESEA et l’ISFAD, la finalisation de l’année en cours (2024-2025) est prévue pour le 31 décembre 2025. Le premier semestre de la nouvelle année débutera le 2 janvier 2026 et s’achèvera le 30 avril 2026. Le second semestre se déroulera du 1er mai au 31 octobre 2026.

Le groupe 2, qui regroupe la FST, la FASEG, la FSJP, l’IPP, l’IDHP, l’ITNA, l’ISMED, l’IPS et l’IMTA, entre autres, finalisera l’année académique actuelle au plus tard le 28 février 2026. Le premier semestre s’étendra du 1er mars au 30 juin 2026, tandis que le second semestre couvrira la période du 1er juillet au 31 décembre 2026.

Quant au groupe 3, composé notamment de la FMPOS, de la FASTEF, de l’ESP, de l’ENSETP, de l’INSEPS, de l’ENSETP, du CESTI, de l’IFE, de l’EISMV, de l’Institut Confucius et d’autres instituts spécialisés, la finalisation de l’année 2024-2025, incluant les résultats des concours, est fixée au 31 octobre 2025. Le premier semestre débutera le 2 novembre 2025 et prendra fin le 15 mars 2026. Le second semestre se déroulera du 16 mars au 31 juillet 2026.

Indemnité de logement : Le CIAAS exige le paiement immédiat pour 16 000 fonctionnaires

Malgré l’inscription de l’indemnité de logement dans les bulletins de salaire des fonctionnaires jusque-là exclus du dispositif, le Collectif interministériel des agents de l’Administration sénégalaise (CIAAS) dénonce un non-paiement pour le mois de juillet. Il interpelle le gouvernement et réclame des actes concrets avant le 5 août.

Le Collectif interministériel des agents de l’Administration sénégalaise (CIAAS) hausse le ton. Dans une déclaration rapportée par Le Quotidien, l’organisation syndicale demande le paiement immédiat de l’indemnité de logement pour les 16 000 agents publics jusque-là exclus de cette allocation. Selon son coordonnateur, Oumar Dramé, bien que cette indemnité ait été ajoutée aux bulletins de salaire de juillet, elle n’a pas été effectivement versée.

« Malheureusement, à notre grande surprise, après avoir reçu nos bulletins de salaire de ce mois par la Direction de la solde, l’indemnité n’a pas été payée », s’indigne M. Dramé. Il exhorte ainsi le gouvernement à procéder à un décaissement spécial avant le 5 août 2025, pour corriger cette « injustice salariale » déjà prise en compte dans la loi de finances rectificative (LFR) promulguée en juin et publiée au Journal officiel.

Au-delà de cette revendication immédiate, le CIAAS demande également la mise en œuvre effective du Pacte de stabilité sociale pour un développement inclusif et durable, signé le 1er mai 2025 entre le gouvernement et les organisations syndicales. Ce texte prévoyait plusieurs engagements de l’État en matière de dialogue social et d’amélioration des conditions de travail dans la fonction publique.

« Nous rappelons au Premier ministre, Ousmane Sonko, l’engagement qu’il avait pris lors de la signature du Pacte : veiller personnellement à la mise en œuvre des accords conclus », a martelé Oumar Dramé. Il déplore notamment l’absence du comité de suivi, censé être mis en place et dirigé par le Premier ministre lui-même, pour assurer un pilotage rigoureux du Pacte. « Hélas, jusqu’à présent, nous n’avons pas vu ce comité créé », a-t-il regretté.

Soussoum s’embrase : tensions vives autour de l’exploitation du basalte à Ndiaganiao

Rafles, arrestations massives, maisons gazées… La population de Soussoum dénonce une répression brutale autour d’un projet d’extraction qui menace ses terres agricoles.

Le calme n’est plus qu’un lointain souvenir à Soussoum, localité de la commune de Ndiaganiao, où les affrontements entre forces de l’ordre et habitants ont pris une tournure dramatique depuis vendredi dernier. Au cœur de cette tension : un litige foncier autour de l’exploitation de 120 hectares de terres destinées à l’extraction de basalte.

Vendredi, la société Transfavo, bénéficiaire d’une partie de cette attribution, a tenté de prendre possession de sa parcelle avec le soutien des gendarmes de Ndiaganiao. Une descente musclée qui a immédiatement déclenché la colère des populations locales. Ces dernières, surprises à l’aube par la forte présence sécuritaire, ont rapidement convergé vers le site pour faire barrage à l’installation des clôtures.

Les habitants affirment que près de 40 hectares de la zone convoitée sont déjà occupés par leurs cultures en pleine croissance. Selon plusieurs témoignages rapportés par L’Observateur, la société Transfavo n’a jamais pris la peine de consulter ou même d’informer la communauté de ses intentions, ce qui est perçu comme une violation flagrante de leurs droits fonciers et coutumiers.

Face à la résistance populaire, les forces de l’ordre ont procédé à l’arrestation d’au moins vingt personnes, dont l’Imam Ratib de la localité, Gora Sène, ainsi qu’un de ses fils. Le lendemain, les protestations ont repris de plus belle, les villageois décidant de retourner dans les champs pour empêcher la reprise des travaux. Cette fois-ci, la répression s’est intensifiée.

Selon les habitants, des gendarmes auraient lancé des grenades lacrymogènes à l’intérieur de certaines maisons et procédé à des arrestations jusque dans les domiciles privés. Des personnes âgées figurent parmi les victimes de ces rafles, suscitant un émoi considérable au sein de la communauté.

La tension a atteint son paroxysme dans la nuit de samedi à dimanche, lorsque plusieurs engins appartenant à la société Transfavo ont été incendiés. En représailles, une nouvelle vague d’arrestations a eu lieu dimanche matin. Toujours selon L’Observateur, des hommes en route pour Dakar ont été arrêtés à bord d’un véhicule de transport à hauteur du village de Diass. Seules les femmes et le chauffeur ont été épargnés.

Aujourd’hui, à Ndiaganiao, les populations se disent à bout, mais résolument déterminées à poursuivre leur combat. Le nombre d’arrestations dépasse, selon elles, la capacité de recensement. Mais ce qu’elles n’ont pas perdu, affirment-elles, c’est la volonté farouche de protéger leurs terres, leurs cultures, et leur dignité.

Koutal : La gestion défaillante de Flex Eau suscite la colère des populations

Située au cœur des communes de Latmingué et de Ndiaffate, la localité de Koutal, tout comme plus de 25 villages environnants, vit une situation dramatique en matière d’approvisionnement en eau potable. Malgré l’existence d’un forage initialement offert par la Caritas dans un esprit de solidarité et d’accès équitable à l’eau, la gestion actuelle de cette infrastructure, confiée à l’opérateur Flex Eau, soulève de vives inquiétudes.

« Aujourd’hui, ce forage, censé desservir plus de 2 000 foyers pour une population estimée à plus de 12 000 habitants, ne parvient plus à satisfaire les besoins élémentaires des usagers. Plusieurs dysfonctionnements structurels et pratiques viennent aggraver cette crise », a dénoncé Abdourahmane Sy, porte-parole des populations.

Parmi les griefs formulés figurent la vétusté du réseau de distribution, un entretien insuffisant, ainsi que des interruptions fréquentes liées à des réparations répétées sur des canalisations dégradées. Ces pannes provoquent des coupures prolongées et imprévisibles, perturbant la vie quotidienne des habitants.

Autre sujet de mécontentement : le coût jugé excessif de l’eau en zone rurale. Une situation qui crée une inégalité flagrante d’accès à un service pourtant fondamental. « À la moindre panne d’électricité, l’approvisionnement est interrompu, faute de carburant pour alimenter le groupe électrogène, pourtant offert dans ce but », a ajouté M. Sy.

L’eau distribuée serait par ailleurs fortement salée et impropre à la consommation, posant de sérieux problèmes de santé publique. À cela s’ajoute une mesure particulièrement contestée : le nettoyage des compteurs d’eau, souvent encrassés, est facturé 1 000 francs CFA aux usagers.

Face à cette situation jugée inacceptable, les populations de Koutal et des villages environnants lancent un appel pressant aux autorités compétentes, notamment au ministre de l’Hydraulique. Elles réclament des solutions durables et structurelles, à même de garantir un accès équitable et sécurisé à l’eau potable.

« Il est impératif que notre zone soit intégrée à la phase 2 du Projet national d’approvisionnement en eau potable », a insisté Abdourahmane Sy, au nom des 25 villages bénéficiaires du forage.

Dérives numériques, contenu audiovisuel et crise des valeurs : La Ligue des Imams et Prédicateurs sonne l’alerte

Réunis à l’occasion de la clôture de leur session consultative ce samedi, les membres de la Ligue des Imams et Prédicateurs du Sénégal (LIPS) ont tenu à adresser un message fort, dans un contexte national marqué par des tensions sociales, des fractures politiques et une perte de repères culturels. À travers une déclaration solennelle, ils ont appelé les Sénégalais à se détourner des querelles partisanes qui alimentent la division, et à recentrer les priorités nationales autour de la stabilité sociale, du développement économique, de la productivité agricole, de l’industrialisation et d’un rapport serein à la religion.

Face à ce qu’ils considèrent comme une dégradation de l’espace public et numérique, les responsables religieux ont particulièrement pointé du doigt les dérives sur les réseaux sociaux. « Le climat actuel est trop marqué par l’invective, la calomnie et la violence verbale. Il est temps de réintroduire l’éthique dans nos modes de communication, en particulier chez les jeunes », a souligné un membre du bureau exécutif.

Mais c’est surtout le secteur de l’audiovisuel qui a concentré leurs critiques. Pour la Ligue, la prolifération de contenus jugés incompatibles avec les valeurs morales, religieuses et traditionnelles du Sénégal appelle une réaction urgente de l’État. Le président de la LIPS a plaidé pour un durcissement du cadre réglementaire : « Il est impératif de mettre fin à la diffusion récurrente de programmes qui banalisent la nudité, la vulgarité, ou les comportements antisociaux. Une révision sérieuse des cahiers des charges des chaînes de télévision s’impose, pour encourager des productions à haute valeur éducative, citoyenne et spirituelle ».

Autre sujet de préoccupation : la famille. Pour la LIPS, l’érosion de l’autorité parentale, les mutations sociales rapides et le manque d’encadrement religieux dans les politiques publiques liées à la famille compromettent l’équilibre social. Dans ce sens, l’organisation religieuse invite le ministère de la Famille à impliquer davantage les imams, les prédicateurs et les acteurs communautaires dans l’élaboration des politiques familiales. « La cellule familiale est le socle de la nation. Si elle vacille, c’est toute la société qui est menacée », a averti un imam intervenant lors de la session.

Parcelles Assainies : Trois individus arrêtés pour une escroquerie mêlant charlatanisme, faux policiers et trafic de mercure

Le Commissariat d’arrondissement des Parcelles Assainies U15 a mis fin à une vaste opération d’escroquerie orchestrée par un réseau mêlant charlatanisme, trafic de mercure, faux policiers et usurpation de fonction. Trois individus ont été interpellés et placés en garde à vue.

Tout a commencé par le témoignage d’une victime, séduite par les promesses d’un prétendu marabout. Celui-ci lui aurait proposé de « multiplier » ses économies : contre 10 millions de francs CFA, il promettait une somme de 100 millions grâce à un mystérieux rituel impliquant du mercure.

Le piège se referme lorsque, lors de la remise de l’argent – qui s’est déroulée dans un taxi – quatre hommes, se présentant comme des policiers, surgissent. Brandissant de fausses cartes professionnelles, ils s’emparent de l’argent ainsi que du mercure, avant de prendre la fuite. La victime réalise alors qu’elle vient d’être victime d’une arnaque soigneusement orchestrée.

Le coup de théâtre survient lorsqu’un des escrocs oublie son téléphone dans le taxi. Exploité par les enquêteurs, cet élément crucial permet d’identifier deux suspects, rapidement localisés et arrêtés. Un troisième complice sera interpellé dans la foulée, dans le cadre de l’enquête en cours.

Les trois individus sont actuellement en garde à vue. Ils sont poursuivis pour :

Association de malfaiteurs Escroquerie Charlatanisme Détention et trafic de mercure Usurpation de fonction Faux et usage de faux documents

Les autorités précisent que les investigations se poursuivent pour identifier d’éventuels autres membres du réseau et d’autres victimes potentielles.

Marche pacifique à Ourossogui : forte mobilisation pour exiger la libération de Farba Ngom

La ville de Ourossogui, dans la région de Matam, a été le théâtre d’une mobilisation d’envergure ce samedi 26 juillet 2025. À l’initiative du Comité de résistance populaire pour la libération de Farba Ngom, une marche pacifique a rassemblé plusieurs centaines de manifestants venus exiger la libération du député-maire des Agnam, actuellement incarcéré. Arborant des t-shirts rouges, symbole de protestation, les manifestants ont défilé dans les principales artères de la ville pour dénoncer ce qu’ils qualifient d’injustice politique.

La mobilisation a rassemblé de nombreux responsables de l’Alliance pour la République (APR), dont l’ancien président de l’Assemblée nationale Amadou Mame Diop, l’ex-ministre Augustin Tine et d’autres figures du parti. Devant la foule, Amadou Mame Diop a livré un discours virulent contre les autorités actuelles, accusant le pouvoir de se servir de la répression pour masquer ses échecs. « Ils masquent leur incompétence et la non-tenue de leurs promesses à travers une vague de répression. Nous exigeons la libération de Farba Ngom, Mansour Faye, Moustapha Diop, ainsi que des chroniqueurs et journalistes injustement détenus », a-t-il déclaré, sous les applaudissements nourris des participants.

Le maire de Ourossogui, Moussa Bocar Thiam, a de son côté mis en avant l’état de santé préoccupant de Farba Ngom, invoquant un rapport médical attestant que son état est incompatible avec un maintien en détention. « Nous sommes ici à Ourossogui, dans la région de Matam, pour dire non à l’injustice. Tout le monde sait que l’honorable député Farba Ngom est malade. Il aurait dû être libéré depuis longtemps », a-t-il affirmé.

Se référant aux textes en vigueur, il a cité l’article 140 du Code de procédure pénale, ainsi que les dispositions du droit communautaire et international, estimant que toutes les conditions sont réunies pour justifier une libération. « Matam souffre. Matam en a assez de voir son député en prison », a-t-il insisté avec émotion.

Une députée de l’APR, également présente à la marche, a soutenu que Farba Ngom, malgré son absence physique, reste « l’absent le plus présent » dans le cœur des militants. Elle a souligné que la législation permettrait sa libération, notamment pour des raisons de santé, et a lancé un appel solennel au Président Bassirou Diomaye Faye et à son Premier ministre Ousmane Sonko afin qu’ils interviennent en urgence.

Cette marche, bien que pacifique, sonne comme un avertissement politique de plus en plus audible dans le nord du pays. Elle révèle une tension persistante entre l’actuel régime et une partie de l’opposition qui entend faire de la libération de ses leaders un enjeu national.

Décès du chef coutumier Babacar Mbodj : La région de Kaolack en deuil

Gandiaye, 26 juillet 2025 – La commune de Gandiaye, dans la région de Kaolack, est plongée dans la tristesse suite au décès de Babacar Mbodj, plus connu sous le nom de “Buur Gandiaye”, survenu ce samedi à l’âge de 74 ans, des suites d’une courte maladie, selon les autorités territoriales.

Intronisé le 9 septembre 1990, Babacar Mbodj avait succédé à son père, décédé quelques mois plus tôt, le 3 avril de la même année. Ancien fonctionnaire, il était reconnu pour son intégrité, sa piété, son sens de la vérité, son engagement social, et sa grande probité morale.

« Figure emblématique de notre société, Buur était bien plus qu’un nom : il était le symbole vivant de la culture locale, un repère social. Il était respecté de toutes les générations pour sa sagesse, son engagement, et sa proximité avec les populations », a témoigné le maire de Gandiaye, Pape Songde Diop.

Le premier magistrat de la commune a également salué en lui une « mémoire vivante de notre histoire, un dépositaire des valeurs traditionnelles », dont la voix comptait dans les grands moments de la vie communautaire.

En hommage à sa mémoire, le maire a décrété un deuil communal de trois jours, à compter de ce samedi, sur l’ensemble du territoire de Gandiaye.

« En reconnaissance de son apport exceptionnel à la commune et de l’impact qu’il a eu sur plusieurs générations, moi, Pape Songde Diop, maire de la commune de Gandiaye, au nom du Conseil municipal, appelle à l’observation d’un deuil de trois jours », a-t-il déclaré.

En 2024, Babacar Mbodj avait rappelé que le grand fromager de Gandiaye, qui sert d’arbre à palabres, fut un lieu central de résolution de nombreux conflits dans l’histoire du royaume du Saloum et du Sénégal en général.

La particularité du “Buur Gandiaye” résidait aussi dans le fait qu’il était simultanément chef coutumier et chef de village de cette localité située sur la Route nationale numéro 1.

Gandiaye, rappelons-le, est une ancienne province du Saloum, tout comme Ndoucoumane, Thiogny, Ngay, Koular, Signe, Djonik, Djilor, Kayemor, Log, Kahone et Badibou.

Le défunt sera inhumé ce dimanche au cimetière musulman de Gandiaye.

Logement au Sénégal : Balla Moussa Fofana annonce un programme ambitieux de 200 000 unités sur dix ans

En visite à Saint-Louis ce vendredi 25 juillet 2025, le ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement du territoire, Balla Moussa Fofana, a dévoilé l’un des projets les plus structurants du quinquennat en matière d’habitat. Il s’agit du Programme National d’Accès au Logement et de Renouveau Urbain, dont l’ambition est de construire plus de 200 000 logements dans un horizon de 5 à 10 ans sur l’ensemble du territoire sénégalais.

L’annonce a été faite au terme d’une visite de terrain sur le chantier du projet SERRP (Projet de Relogement et de Résilience à Saint-Louis), situé à Diougop. Financé par la Banque mondiale, ce projet prévoit la construction de 480 logements pour les populations sinistrées de la Langue de Barbarie, victimes de l’avancée de la mer. C’est à partir de cette expérience pilote que le gouvernement souhaite élargir le modèle à l’échelle nationale.

Pour le ministre Balla Moussa Fofana, ce programme est une priorité stratégique de l’État, portée au plus haut niveau par le président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko. Il a insisté sur la nécessité de proposer des logements décents et accessibles, en s’appuyant sur des modèles économiques durables et inclusifs.

Sur le plan financier, les logements seront proposés selon différentes configurations avec un système de location-vente souple. Les unités de plain-pied (rez-de-chaussée) seront mises sur le marché à moins de 30 millions de FCFA, avec la possibilité pour certains acquéreurs, grâce aux subventions publiques, de les obtenir à un prix inférieur à 20 millions de FCFA. Les logements en étages (R+2) seront, quant à eux, accessibles à raison de 20 millions par palier, mais les subventions pourraient faire baisser le coût jusqu’à 15 millions FCFA.

Le plan de paiement prévoit un apport initial de 4 à 5 millions, suivi d’un remboursement échelonné sur dix ans, à raison de 1 million par an, soit environ 83 000 FCFA par mois. Un modèle que le ministre juge en phase avec les capacités financières de nombreux ménages sénégalais, particulièrement ceux de la classe moyenne émergente.

Au-delà des aspects financiers, Balla Moussa Fofana a mis en avant la nécessité de capitaliser sur les initiatives déjà en cours, en particulier celles menées par l’Agence de Développement Municipal (ADM), qui servira de référence méthodologique et opérationnelle. Il s’agit de garantir, selon lui, un accès encadré au foncier, une disponibilité des matériaux de construction à prix abordable et la présence d’infrastructures de base, comme l’eau, l’électricité et les voiries.

Ce vaste programme de logements s’inscrit dans une vision de transformation urbaine articulée autour de la justice sociale, de la résorption du déficit en logements estimé à plusieurs centaines de milliers d’unités, et d’un renouveau urbain inclusif. Le gouvernement entend ainsi répondre à l’urgence sociale tout en modernisant l’aménagement du territoire.

Complicité présumée avec Kocc Barma : El Hadj Demba arrêté à l’AIBD en tentant de fuir vers l’Italie

L’étau se resserre autour du réseau présumé dirigé par El Hadj Babacar Dioum, plus connu sous le pseudonyme de Kocc Barma. Alors que ce dernier est actuellement en détention préventive pour son implication présumée dans l’administration de sites pornographiques à forte audience au Sénégal (Seneporno, Babiporno, Boydakar), un nouveau suspect vient d’être interpellé par les autorités sénégalaises.

Selon des informations rapportées par L’Observateur, El Hadj Demba, fraîchement arrivé de France, a été arrêté jeudi à l’Aéroport international Blaise Diagne de Diass (AIBD), alors qu’il s’apprêtait à embarquer pour Milan. Les sources proches de l’enquête évoquent un mandat d’interdiction de sortie du territoire qui pesait sur lui, mesure qu’il semble avoir ignorée. Il a été appréhendé avant même d’atteindre le comptoir d’enregistrement.

Les enquêteurs de la Division spéciale de la cybersécurité (DSC), qui poursuivent les investigations autour de l’affaire Kocc malgré l’incarcération du principal mis en cause, surveillaient El Hadj Demba depuis plusieurs semaines. Le suspect aurait été identifié grâce à un travail de filature numérique discret mais rigoureux, mené par les services de renseignement sénégalais spécialisés dans la cybercriminalité.

Soupçonné de jouer un rôle actif ou de soutien logistique dans l’administration de ces sites pornographiques à l’architecture complexe, El Hadj Demba est désormais au cœur de l’attention judiciaire. Placé en garde à vue, il a été longuement entendu vendredi par les enquêteurs.

L’arrestation de ce complice présumé laisse entrevoir l’ampleur d’un réseau bien plus vaste que ce qui avait été initialement envisagé. La justice sénégalaise, par l’intermédiaire de la DSC et sous l’autorité du parquet, continue de démêler les ramifications de ce que certains qualifient déjà de « cyber-réseau pornographique organisé ».

Mystère autour de la mort de Serigne Issa Touré : l’autopsie n’apporte aucune réponse

Ce devait être une étape décisive dans la quête de vérité. Mais l’autopsie du corps de Serigne Issa Touré, marabout respecté de la commune de Bambilor, n’a finalement livré aucun élément concluant. Les résultats, communiqués vendredi aux enquêteurs de la gendarmerie, laissent l’enquête dans une impasse inquiétante, sans piste confirmée ni cause identifiée.

Sur instruction du procureur de la République près le tribunal de grande instance de Rufisque, le corps du défunt avait été acheminé jeudi à l’hôpital Idrissa Pouye de Grand-Yoff pour une autopsie. Les autorités espéraient que cette expertise médico-légale permettrait de lever le voile sur un décès jugé suspect, intervenu dans un climat de grande émotion locale.

Mais selon des sources citées par L’Observateur, le corps était déjà en état de décomposition avancée à son arrivée à la morgue. Un médecin légiste, ayant requis l’anonymat, déclare que « l’expertise n’a permis de livrer aucun indice utile à l’enquête ». Aucune lésion suspecte, trace de traumatisme ou indice toxique n’a pu être identifié. Un constat d’impuissance scientifique qui frustre les proches du défunt autant que les enquêteurs.

La mort de Serigne Issa Touré avait suscité l’émoi dans la commune de Bambilor, où l’homme était apprécié pour son rayonnement spirituel. Dès les premiers jours, les circonstances de son décès avaient éveillé la curiosité des autorités, qui n’avaient pas exclu la piste criminelle. L’autopsie représentait donc un espoir crucial pour départager les hypothèses : accident, homicide ou cause naturelle.

Mais en l’absence de résultat exploitable, toutes les possibilités restent ouvertes — et aucune ne peut être confirmée ou écartée avec certitude. Ce vide médico-légal ne fait que renforcer le climat de suspicion autour de cette affaire sensible.

Désormais, c’est au procureur Cheikh Diakhoumpa de décider de la suite des événements. Il lui revient non seulement de se prononcer sur la restitution du corps à la famille Touré, mais aussi de fixer les nouvelles orientations de l’enquête. Les gendarmes de la brigade de Bambilor, en veille depuis l’ouverture du dossier, attendent ses instructions pour savoir s’ils devront creuser d’autres pistes ou classer l’affaire.

Conflit foncier à Soussoum : les habitants exigent l’arrêt des travaux et la libération des interpellés

Un climat de tension règne dans le village de Soussoum, situé dans la commune de Ndiaganiao, où un conflit foncier oppose les populations locales aux exploitants d’une carrière de basalte. Ce vendredi, une altercation a éclaté entre des habitants en colère et des éléments de la Gendarmerie, venus encadrer les travaux controversés. En réaction, les populations ont tenu une conférence de presse au cours de laquelle elles ont exprimé leur indignation et lancé plusieurs revendications.

Selon Ndiome Thiaw, président du collectif pour la défense des terres de Soussoum, l’implantation de cette carrière constitue une agression directe contre les terres agricoles qui assurent la survie des familles. Il affirme que les habitants ont, à plusieurs reprises, manifesté pacifiquement leur opposition au projet, sans que leurs préoccupations ne soient prises en compte. « Depuis des mois, les populations de Soussoum ont exprimé pacifiquement leur refus catégorique de voir une carrière de basalte s’implanter même au cœur de leur terre agricole », a-t-il rappelé.

Le collectif déplore le recours à la force et l’absence de dialogue. Pour Ndiome Thiaw, la présence de la Gendarmerie dans la zone n’a rien de protecteur : « Aujourd’hui, la Gendarmerie est sur place non pas pour protéger les citoyens, mais pour réprimer leur légitime protestation », a-t-il dénoncé. Il qualifie la situation de « grave atteinte aux droits humains, à l’environnement, à la paix sociale et à la justice foncière ».

Sortie de promo de 1 000 volontaires agricoles : Ousmane Sonko annonce un centre de transformation pour l’employabilité des jeunes

Le Premier ministre Ousmane Sonko a marqué de son empreinte la cérémonie de sortie de la promotion de 1 000 jeunes volontaires agricoles formés dans le cadre du Programme Agricole 2025/2026. Devant une foule composée de volontaires, de formateurs, de responsables administratifs et de partenaires, le chef du gouvernement a dévoilé un projet ambitieux : la création du plus grand centre de transformation pour l’employabilité des jeunes en Afrique.

Selon M. Sonko, ce centre sera porté par la direction générale du service civique national et du volontariat, et regroupera une large gamme de métiers pour accompagner les jeunes dans leur insertion professionnelle. « Nos équipes y travaillent. Dans un futur très proche, une assiette foncière sera déployée pour édifier ce centre, qui nous permettra de cycler ou recycler une partie de notre jeunesse, d’abord dans le cadre du volontariat, ensuite dans celui de la reconversion professionnelle », a-t-il déclaré.

Le Premier ministre a mis en avant le rôle central du volontariat dans la dynamique de développement national. À ses yeux, le volontariat représente un véritable moteur de transformation sociale, un instrument de participation citoyenne et un levier d’engagement utile non seulement pour les jeunes, mais aussi pour les plus âgés, porteurs d’expérience et de savoir-faire. Il a d’ailleurs salué l’engagement continu des anciens directeurs du Service civique national, qui œuvrent toujours aux côtés de l’actuelle direction pour encadrer les jeunes générations de volontaires.

Soulignant le potentiel du volontariat comme outil de reconversion pour les seniors, Ousmane Sonko a évoqué les premiers résultats encourageants enregistrés au cours de l’année écoulée. Il a invité tous les acteurs impliqués à travailler de manière rigoureuse pour faire aboutir ce vaste chantier de structuration du volontariat.

Dans un appel solennel à la diaspora sénégalaise, il a exhorté les compatriotes établis à l’étranger à se joindre à cette dynamique nationale. « Le Sénégal vous appelle. Vos compétences, vos idées, vos expertises sont précieuses pour nourrir et faire grandir ce nouvel élan national », a-t-il lancé.

Le chef du gouvernement s’est également adressé aux partenaires internationaux et amis du Sénégal, les invitant à s’investir aux côtés du pays pour construire ensemble des projets porteurs de sens, durables et bénéfiques à tous.

En conclusion, Ousmane Sonko a rappelé la portée patriotique et symbolique de l’engagement volontaire. Pour lui, « le volontariat est un acte patriotique fort, un don de soi pour la nation. C’est un choix, un acte de foi pour l’avenir, une preuve d’amour pour notre cher pays. Et aujourd’hui, en lançant cette cohorte 2025, nous faisons ce pari sur l’avenir. Et ce pari, je le fais avec une grande conscience parce que je sais que le Sénégal regorge de talents, de forces vives et de cœurs prêts à servir. »

Le Sénégal célèbre la science et l’excellence : une première Journée nationale sous le sceau de la reconquête scientifique

Dans un climat empreint de solennité et d’espoir, le Sénégal a franchi une étape historique en organisant la toute première Journée de l’Excellence, à l’initiative de l’Académie Nationale des Sciences et Techniques du Sénégal (ANSTS), sous l’égide du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI). L’événement, tenu au cœur du prestigieux Musée des Civilisations Noires, a mis à l’honneur les meilleurs bacheliers des séries scientifiques, les thèses doctorales les plus remarquables, ainsi que le lauréat du Prix Souleymane Niang de Mathématiques, l’un des plus prestigieux du genre dans le pays.

Mais au-delà de la célébration des talents, cette journée s’est imposée comme un signal fort d’un changement de cap éducatif, incarné par la prise de parole directe du ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Mamba Guirassy. Dans un discours sans détour, il a reconnu une réalité inquiétante : « Nous avons perdu la science dans nos écoles ». Un aveu rare, mais surtout porteur d’un engagement fort : restaurer la centralité des sciences et technologies dans le système éducatif sénégalais.

Profitant de cette tribune nationale, le ministre a officialisé une convention stratégique entre son département et l’ANSTS, jetant les bases d’un pacte national pour la reconquête de l’espace scientifique dans l’enseignement. Cette alliance entend s’appuyer sur l’expertise des chercheurs et savants sénégalais pour réformer les curricula, revaloriser les filières scientifiques et reconnecter la jeunesse avec les savoirs fondamentaux.

« Nous devons refaire aimer les sciences à nos enfants », a martelé le ministre, rappelant que les défis du développement, de la souveraineté technologique et de l’innovation passent inévitablement par une jeunesse formée, motivée et encadrée dans les disciplines scientifiques.

Prenant la parole à son tour, le président de l’ANSTS, Dr Moctar Touré, a souligné l’urgence et la profondeur du chantier à venir. Avec une phrase-choc — « Qui n’a pas de science n’a pas de développement » — il a résumé la philosophie de l’Académie, résolument tournée vers l’avenir.

Loin d’un événement ponctuel, Dr Touré a dévoilé la création d’une plateforme nationale de suivi et de réseautage des lauréats, destinée à accompagner les jeunes talents sur la durée, dans un cadre structuré et productif. Objectif : transformer les distinctions individuelles en dynamiques collectives de transformation sociale et économique.

Cette Journée de l’Excellence, riche en symboles, marque donc le lancement d’un véritable mouvement national pour réinscrire la science au cœur du projet sénégalais. Dans un contexte mondial où la connaissance devient un levier stratégique majeur, le Sénégal entend ne pas rester à la traîne.

Sangalkam sous le choc après la découverte du corps de Serigne Issa Touré : tension, suspicion et appels à la vérité

L’émotion est à son comble dans la commune de Sangalkam, ce jeudi 24 juillet, après la découverte macabre du corps sans vie de Serigne Issa Touré, retrouvé dans un puits profond de sept mètres. Très vite, la nouvelle a fait le tour de la région, attirant une foule dense composée de fidèles, de disciples et de curieux, bouleversés par ce drame aussi soudain que mystérieux.

La situation sur le terrain était d’une intensité rare. Entre cris, pleurs, prières en chaîne et bousculades, l’atmosphère était lourde et chargée d’émotion. Les véhicules garés en désordre, la présence massive des forces de l’ordre, les fidèles en transe et les invocations fusaient de partout. Il a fallu l’intervention musclée de la gendarmerie pour disperser la foule et sécuriser la zone, qui était devenue totalement ingérable.

Selon les premiers témoignages recueillis sur place, plusieurs talibés évoquent une machination. Pour eux, le marabout ne s’est pas retrouvé dans ce puits par hasard. « Serigne Issa Touré est traqué depuis 1992. Il a sorti de nombreux jeunes de la délinquance et s’est investi corps et âme dans la propagation des valeurs de l’islam. C’était un homme dérangeant pour certains », affirme un disciple, visiblement ému et révolté.

Certains, plus directs, parlent sans détour de meurtre. La configuration du puits alimente les soupçons. « Il est impossible d’y accéder seul. L’ouverture est si étroite qu’on se demande même comment les sapeurs-pompiers ont pu y extraire le corps. Ce n’est pas un suicide, c’est un acte criminel », accuse un autre fidèle, la voix tremblante.

Face à ces accusations et à la pression croissante des disciples, les autorités ont annoncé qu’une autopsie serait réalisée afin de déterminer les causes exactes du décès. Une démarche indispensable, selon les proches de la victime, qui veulent comprendre les circonstances de cette tragédie.

Par ailleurs, les talibés exigent que la dépouille de leur guide religieux soit inhumée à Kelle, son village natal situé dans la commune de Mérina Dakhar, dans le département de Tivaouane. Ils réclament également toute la lumière sur cette affaire, et dénoncent l’inaction de certains responsables locaux qu’ils jugent trop silencieux face à la perte d’un homme qu’ils considèrent comme un pilier spirituel.

En attendant les résultats de l’autopsie, une chape de tristesse et de colère plane sur Sangalkam. Le décès de Serigne Issa Touré, dans des conditions aussi troubles, réveille les craintes d’un drame plus profond, et met en lumière les tensions latentes au sein de la communauté religieuse. Le pays, encore sous le choc, attend désormais des réponses claires et une justice équitable.

Kédougou : 20 tonnes de produits illicites incinérées pour une valeur estimée à 44 millions FCFA

Dans un geste fort pour la lutte contre le commerce illicite et la protection de la santé publique, les autorités de la région de Kédougou ont procédé ce jeudi à l’incinération de 20 tonnes de produits prohibés. L’opération s’est déroulée à Kénioto Peul, aux abords de la capitale régionale, sous la présidence de la gouverneure Mariama Traoré.

Les produits détruits, d’une valeur estimée à 44 millions de francs CFA, ont été saisis par les services de la Douane, la Gendarmerie nationale, ainsi que les directions régionales du commerce, de l’hygiène, de l’environnement et de la santé. Parmi les marchandises figurent des articles particulièrement dangereux : produits périmés, chanvre indien, médicaments illicites, drogues diverses et cigarettes de contrebande, majoritairement introduits depuis la Guinée.

La gouverneure Mariama Traoré a tenu à souligner la gravité de la situation, estimant que la présence de telles quantités de substances nocives sur le marché régional constitue une menace sérieuse pour la sécurité et la santé des populations. Elle a salué la mobilisation des services techniques de l’État ainsi que la vigilance des forces de défense et de sécurité. Elle a également insisté sur l’importance d’une collaboration étroite entre les acteurs publics pour faire barrage à ces réseaux criminels.

En présence du préfet de Kédougou, El Hadji Sémou Diouf, et de représentants des forces de sécurité, l’opération a aussi revêtu une portée symbolique forte. Elle vise à envoyer un message clair aux contrebandiers et aux commerçants indélicats sur la détermination des autorités à protéger les citoyens contre la circulation de produits toxiques ou frauduleux.

S’adressant à la presse, Mariama Traoré a lancé un appel à la population, l’exhortant à adopter une posture citoyenne dans la lutte contre ces trafics. Elle a invité les commerçants et consommateurs à signaler toute tentative de mise en circulation de produits suspects ou illégaux, insistant sur la responsabilité collective dans la préservation de la santé publique et de l’ordre économique.

À travers cette opération d’envergure, Kédougou montre l’exemple en matière de lutte contre les produits illicites. Les autorités locales entendent poursuivre leurs efforts de veille et de répression, avec l’objectif de renforcer la sécurité sanitaire et commerciale dans toute la région.

Déminage en Casamance : une étape décisive franchie avec la réception de deux machines de dernière génération

Le Premier ministre Ousmane Sonko a présidé, ce jeudi 24 juillet 2025, la cérémonie officielle de réception de deux machines de déminage de dernière génération. L’événement s’est tenu à Mbao, dans le département de Rufisque, en présence de plusieurs membres du gouvernement, de parlementaires, d’élus territoriaux, de diplomates et de représentants de partenaires internationaux. Cette cérémonie marque une avancée significative dans la lutte contre la contamination par les engins explosifs en Casamance.

Dans son discours, le chef du gouvernement a souligné l’importance stratégique de ces équipements. Il a déclaré que ces deux machines, parmi les plus performantes actuellement en usage dans le monde, permettront d’intensifier le processus de dépollution des terres casamançaises, conformément aux standards du déminage humanitaire. Leur utilisation vise à sécuriser les zones encore minées et à favoriser le retour des populations déplacées depuis des années à cause du conflit qui a ensanglanté cette région.

Ces équipements ont été acquis par le Centre national d’action antimines du Sénégal (CNAMS), dans le cadre du Programme de développement économique et social (PDES). Ce programme a été financé par le gouvernement japonais à travers un don de 460 millions de yens, soit près de deux milliards de francs CFA. Ce geste de coopération témoigne de l’engagement du Japon aux côtés du Sénégal dans la consolidation de la paix et la sécurité humaine.

Le Premier ministre Ousmane Sonko a également indiqué que le gouvernement sénégalais envisage, au-delà de ce soutien international, d’acquérir d’autres machines similaires sur ses propres ressources budgétaires. L’objectif est de renforcer les capacités opérationnelles du CNAMS et d’accélérer les opérations de déminage dans toutes les zones concernées.

Dans le cadre du Plan Diomaye pour la Casamance, la question du retour des populations dans leurs localités d’origine est une priorité nationale. Le gouvernement entend créer les conditions d’un retour durable et sécurisé, en éliminant totalement les engins explosifs encore disséminés dans certaines zones rurales. Il s’agit aussi de rétablir la possibilité pour les populations de retrouver leurs activités agricoles et de relancer l’économie locale.

Le chef du gouvernement a tenu à rappeler que la dépollution des terres ne représente pas seulement un enjeu sécuritaire, mais aussi un impératif humanitaire et un préalable au développement durable. Il a réaffirmé la détermination des autorités à éradiquer totalement les dangers liés aux mines et à rétablir un climat de paix définitive en Casamance.

Cette cérémonie de réception des machines de déminage constitue donc un tournant majeur dans le processus de reconstruction post-conflit. Elle incarne une volonté politique forte de tourner la page de la guerre et d’ouvrir celle d’un avenir apaisé et prospère pour les populations du sud du Sénégal.

Touba : Un réseau de malfaiteurs démantelé par la police après une violente agression

À Touba, la police du commissariat central de Ndamatou a réussi à démanteler un dangereux réseau criminel impliqué dans des actes de vols avec violence. Cette opération décisive, menée dans la nuit du 22 juillet 2025, a été rendue publique ce jeudi par la Police nationale via sa page Facebook officielle.

Tout a commencé avec le dépôt de plainte d’un agent superviseur de l’opérateur téléphonique YAS, domicilié à Touba. Selon sa déclaration, le 22 juin dernier, alors qu’il rentrait chez lui après le travail, il a été violemment agressé par deux individus circulant à moto. Ces derniers, armés d’une machette, l’ont blessé avant de lui dérober sa sacoche. Le butin était conséquent : des cartes SIM de l’opérateur YAS, sa carte d’identité nationale, sa carte bancaire de la banque UBA, ainsi que quatre téléphones portables, dont un iPhone 13 Pro Max, un Redmi Note, un iPhone 11 Pro et un téléphone Tecno. Les malfaiteurs ont également emporté une somme d’argent liquide estimée à 150 000 francs CFA.

L’enquête ouverte par les services de police a progressé de manière significative le 20 juillet, lorsque les forces de l’ordre ont localisé l’un des suspects principaux au niveau du rond-point de Mbacké. Les agents sont immédiatement intervenus pour procéder à son arrestation. Placé en garde à vue, le suspect a avoué sa participation aux faits et révélé l’existence d’un groupe bien organisé spécialisé dans les agressions nocturnes, souvent accompagnées de violences physiques.

Grâce aux informations obtenues lors de cet interrogatoire, trois autres membres présumés du réseau ont été arrêtés. Tous sont désormais poursuivis pour association de malfaiteurs, vol en réunion commis de nuit avec usage de violence et de moyens de locomotion, rébellion, violences contre agents des forces de l’ordre et coups et blessures volontaires ayant entraîné une incapacité temporaire de travail de 21 jours pour la victime.

Les autorités ont précisé que l’enquête se poursuivait activement. D’autres individus pourraient être identifiés et arrêtés dans les jours à venir, alors que les policiers continuent de remonter les ramifications de ce groupe criminel. Ce démantèlement marque une avancée importante dans la lutte contre l’insécurité à Touba, où les populations, confrontées à une hausse des agressions nocturnes, espèrent désormais un retour au calme durable.

Sécurité à Bakel : Interdiction nocturne de la circulation des motos du 24 juillet au 24 août 2025

Dans un contexte sécuritaire tendu, le préfet du département de Bakel a pris une mesure exceptionnelle visant à limiter les risques d’incidents et à mieux contrôler les déplacements durant la nuit. À travers un arrêté préfectoral signé ce mercredi, la circulation des motocyclettes et cyclomoteurs est temporairement interdite de minuit à 6 heures du matin, sur toute l’étendue du département de Bakel, du 24 juillet au 24 août 2025.

Cette décision vise à prévenir d’éventuelles menaces sécuritaires, notamment dans cette zone orientale du pays, frontalière et souvent confrontée à des défis liés à la criminalité transfrontalière et aux trafics en tout genre. L’arrêté précise toutefois que cette mesure ne s’applique pas aux véhicules appartenant aux personnels de santé et aux forces de défense et de sécurité, qui bénéficient d’une exemption dans l’exercice de leurs fonctions.

Le préfet a également prévu des possibilités de dérogation pour les personnes exerçant des activités professionnelles nécessitant des déplacements nocturnes. Ces dernières devront, néanmoins, formuler une demande d’autorisation motivée pour pouvoir circuler dans les créneaux interdits.

L’autorité administrative a tenu à rappeler que des sanctions strictes seront infligées à toute personne qui ne respectera pas cette interdiction, sans pour autant préciser la nature exacte des peines encourues. Des patrouilles de contrôle sont d’ores et déjà annoncées dans les principales artères et axes du département durant toute la période de restriction.

Cette mesure, bien qu’impopulaire auprès de certains habitants, s’inscrit dans une démarche préventive de maintien de l’ordre. Elle illustre la volonté des autorités locales de renforcer la sécurité des populations, en réduisant les risques de délits nocturnes souvent facilités par l’usage des motos.

Affaire des navires fantômes : premières arrestations dans un scandale à 845 milliards de FCFA

Un nouveau tournant majeur a été pris dans l’affaire dite des “navires fantômes”, qui secoue depuis plusieurs mois les milieux portuaires et fiscaux sénégalais. La Division des investigations criminelles (DIC) a procédé ce mercredi 24 juillet aux premières interpellations dans cette vaste affaire de fraude fiscale et de non-respect des engagements douaniers impliquant la société Mc Dermott Marine Construction Ltd et plusieurs partenaires locaux.

Parmi les personnes arrêtées figurent le Mauricien Cooshna Sandeep, directeur général de Oma Logistics Sénégal SA, la Française Emilie Suzanne Nabou Dépina, directrice générale de Oma Sénégal, ainsi que deux Sénégalais : Joseph Barthélémy Diouf, directeur général de la société ETLS, et Mouhamadou Moctar Faye, conseiller juridique et fiscal. Ce dernier aurait signé un contrat de représentation avec le cabinet d’avocats Baker McKenzie, chargé de défendre les intérêts de Mc Dermott Marine Construction Ltd.

Déférés dans la même journée devant le parquet financier, les mis en cause sont poursuivis pour “fraude fiscale, exportation sans déclaration et non-respect des engagements souscrits” portant sur un montant astronomique de 845,051 milliards de FCFA. D’après le journal Libération, ils ont bénéficié d’un retour de parquet et devraient être édifiés sur leur sort ce jeudi.

L’affaire a éclaté en 2023, à la suite d’un contrôle effectué par les Douanes sénégalaises au siège de la société Conseil et gestion du transit au Sénégal (CGTS), dans le cadre de la vérification du sommier n°S0600/2022/105/50582, relatif à l’admission temporaire du navire Amazon, appartenant à Mc Dermott Marine Construction Ltd et engagé dans le projet gazier GTA. Sur place, les autorités douanières ont appris que le dossier avait été transféré à Oma Logistics Sénégal SA.

Les investigations ont ensuite conduit à l’interrogatoire de deux responsables de Oma Logistics Sénégal, Wowo Diop, logistic manager, et Adama Mbengue, chef de transit. Ils ont déclaré que le navire Amazon avait quitté les eaux sénégalaises depuis longtemps. Cependant, aucune déclaration de réexportation de type R6, assortie d’une autorisation de sortie, n’avait été enregistrée, en violation manifeste du Code des Douanes.

L’approfondissement de l’enquête a mis en lumière l’existence de neuf autres navires de Mc Dermott Marine Construction Ltd dans une situation similaire d’irrégularité. Il s’agit notamment des navires Amazon Imo 9698094, North Purpose, North Ocean 102, DLV2000, Waves, Stars, Ocean, Lay Vessel 108, Maersk Inventor et Highland Chieftain. Selon les éléments recueillis, six de ces navires ont effectivement opéré dans les eaux sénégalaises entre 2022 et 2023, avant de les quitter sans avoir respecté les procédures de réexportation. Quant aux quatre autres, ils n’ont jamais accosté au Sénégal, bien qu’ayant bénéficié d’une autorisation exceptionnelle d’admission temporaire.

Une réquisition adressée à l’État-major de la Marine nationale sénégalaise est venue confirmer les constats du Bureau des Douanes de Dakar-Port Sud. Les dix navires sont ainsi susceptibles de faire l’objet de poursuites pour exportation sans déclaration, manquement aux obligations douanières et fraude fiscale à grande échelle.

Zac Mbao : Huit jeunes arrêtés en pleine séance de chanvre dans une maison en chantier

La nuit du 22 juillet 2025 a été marquée par une opération musclée de la police dans le quartier de Keur Mbaye Fall, à Zac Mbao. Alertés par une forte odeur de chanvre indien, des éléments du Commissariat d’arrondissement ont effectué une descente qui s’est soldée par l’interpellation de huit jeunes individus. Ces derniers ont été surpris en pleine session de consommation de drogue dans une maison en chantier située rue 10.

Selon les premiers éléments de l’enquête, la patrouille de sécurisation sillonnait la zone lorsqu’elle a perçu une odeur suspecte émanant d’un bâtiment en construction. En s’approchant, les agents ont découvert un groupe de jeunes rassemblés autour d’un joint, dans une pièce envahie par la fumée. La scène, digne d’un repaire clandestin, a immédiatement poussé les forces de l’ordre à procéder à une fouille en règle.

La perquisition a permis de mettre la main sur un lot d’objets inquiétants, laissant entrevoir une organisation bien plus structurée qu’un simple regroupement de fumeurs. Deux cornets de chanvre indien, dont un déjà entamé, un joint encore fumant, une machette, un couteau, un taser électrique, une paire de ciseaux, une cartouche de calibre indéterminé, une corne à bout pointu et une bouteille remplie d’un liquide rose non identifié ont été saisis sur les lieux. Autant d’éléments qui orientent les enquêteurs vers la piste d’un groupe potentiellement impliqué dans des activités criminelles.

Les huit suspects ont été placés en garde à vue et font désormais l’objet de poursuites pour association de malfaiteurs, détention illégale d’armes blanches et usage collectif de drogue. Les enquêteurs cherchent désormais à déterminer l’origine exacte du matériel saisi, ainsi que les intentions réelles du groupe. L’hypothèse d’un simple rassemblement de consommateurs de chanvre semble peu convaincante, au regard du profil de la saisie.

AFFLUENCE RECORD À REBEUSS – Badara Gadiaga : un héros entre quatre murs

À Rebeuss, Badara Gadiaga ne cesse de gagner en stature. Devenu le détenu le plus sollicité du pays, il reçoit un nombre impressionnant de visites, au point que seules les personnes de sa famille peuvent désormais le voir. Si l’objectif était de le réduire au silence, sa détention est en train de forger, à l’abri des projecteurs, une figure politique d’envergure. Souvent, la prison ne brise pas les voix libres ; elle les façonne ! Elle polit l’homme politique, le journaliste ou tout citoyen dont la liberté d’expression dérange.

À la Maison d’Arrêt et de Correction (MAC) de Rebeuss, un phénomène sans précédent est en train de se produire. Depuis son incarcération, Badara Gadiaga, chroniqueur au verbe tranchant et à la popularité grandissante, attire une foule sans commune mesure. Il est aujourd’hui, et de loin, le prisonnier le plus sollicité du Sénégal. Jamais un détenu n’a reçu autant de visites en si peu de temps. Le nom de Badara Gadiaga résonne désormais bien au-delà des murs de sa cellule. Un monstre politique est né !
Selon des informations recueillies par « Le Dakarois Quotidien », les visiteurs se pressent chaque jour aux portes de la prison de Reubeuss, venant des quatre coins du pays, mais aussi de l’étranger. Des États-Unis d’Amérique jusqu’aux régions les plus reculées du Sénégal, tous veulent apercevoir, saluer ou, simplement, témoigner leur soutien à celui qui, en quelques jours, est devenu une véritable icône. Face à l’affluence record, l’administration pénitentiaire a dû prendre des mesures drastiques. Selon notre source, seuls les membres de sa famille proche sont désormais autorisés à lui rendre visite. Une restriction rendue nécessaire tant la liste d’attente s’allonge chaque jour.
Sans doute fatigué par cette effervescence permanente, Badara Gadiaga peine même à trouver un moment de répit. Le flot continu de demandes de visites, courriers, et messages de solidarité laisse peu de place à l’intimité ou au repos. Pourtant, loin de l’affaiblir, cette situation semble le propulser encore davantage sous les projecteurs. Loin de tomber dans l’oubli comme certains l’espéraient peut-être, le chroniqueur de Jakaarlo Bi s’impose peu à peu comme l’une des figures les plus marquantes de cette période post-alternance.
En effet, les signes ne trompent pas. Lors de sa simple convocation à la Division Spéciale de la Cybersécurité (DSC), des centaines de personnes avaient spontanément afflué pour le soutenir. Une scène qui rappelle les grandes mobilisations populaires, mais qui, depuis l’arrivée au pouvoir du tandem Diomaye–Sonko, n’a même pas été égalée par les rares marches autorisées.
Ce que l’on observe aujourd’hui à Reubeuss dépasse le cadre carcéral. C’est un fait politique majeur. L’arrestation de Badara Gadiaga, loin d’éteindre sa voix, a réveillé une dynamique inédite. Il cristallise frustrations, espoirs et admiration. Loin des partis traditionnels, doctrines et appareils politiques, c’est dans l’univers carcéral que semble s’écrire une nouvelle page de l’engagement populaire.
Badara Gadiaga, qui ose dire, sans écart de langage, ce que bon nombre de ses concitoyens pensent, n’est plus simplement un chroniqueur emprisonné. Il est devenu un symbole. Et dans ce tumulte de soutien populaire, un constat s’impose : un monstre politique est bel et bien né !

Seydi Gassama défend OSIWA : « L’État est le premier bénéficiaire des subventions »

Au cœur d’un débat vif autour de la Fondation Open Society pour l’Afrique de l’Ouest (OSIWA), Seydi Gassama, directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal, est sorti de sa réserve pour apporter des clarifications importantes. Face aux nombreuses critiques qui circulent dans les médias et sur les réseaux sociaux à propos de cette organisation active au Sénégal depuis 2000, il a souhaité rétablir certaines vérités dans une publication sur sa page Facebook.

Seydi Gassama souligne d’emblée que la démarche la plus responsable, intellectuelle et journalistique, aurait été de se rendre au siège d’OSIWA afin de s’informer directement sur ses programmes et ses activités au Sénégal et dans la sous-région ouest-africaine. Il déplore cependant que beaucoup préfèrent se contenter de déclarations péremptoires provenant de personnes se présentant comme experts, mais qui ne font que relayer des opinions sans fondement dans les médias et sur les réseaux sociaux.

Le directeur exécutif d’Amnesty Sénégal tient à rappeler que l’État sénégalais est en réalité le principal bénéficiaire des subventions octroyées par OSIWA. Il explique que de nombreux secteurs gouvernementaux ont reçu ce soutien financier dans le cadre de projets spécifiquement identifiés et validés par les autorités nationales. Ainsi, loin d’être une structure agissant en marge, la Fondation collabore étroitement avec les institutions publiques pour accompagner le développement et la mise en œuvre de politiques publiques.

Par ailleurs, Seydi Gassama insiste sur le rôle fondamental que joue OSIWA dans le soutien à la société civile, un acteur clé pour la consolidation de la démocratie et la promotion de la bonne gouvernance en Afrique de l’Ouest. Il rappelle que ce soutien contribue à renforcer les capacités des organisations locales, favorisant ainsi une meilleure participation citoyenne et un contrôle plus effectif des pouvoirs publics.

En somme, cette prise de parole vise à nuancer les critiques et à mettre en lumière l’importance du partenariat entre OSIWA, l’État sénégalais et la société civile pour le progrès démocratique et social dans la région. Face à la désinformation ambiante, Seydi Gassama invite donc à un regard plus informé et équilibré sur le rôle de cette fondation.

Recrutement exceptionnel de formateurs : une impulsion majeure pour la formation professionnelle au Sénégal

Dans une volonté affirmée de moderniser la formation professionnelle et d’assurer une meilleure insertion des jeunes dans le tissu économique, le gouvernement du Sénégal a annoncé un recrutement exceptionnel de deux cents formateurs. Cette mesure phare s’inscrit dans le cadre de la « Grande Offensive Présidentielle pour la Formation Professionnelle et Technique », une stratégie portée par les plus hautes autorités du pays pour répondre aux exigences du développement national.

Dans un communiqué officiel daté du 22 juillet 2025, le ministère de la Formation professionnelle et technique a précisé que ce recrutement vise à renforcer l’encadrement pédagogique dans les filières dites prioritaires. Il s’agit notamment de filières identifiées comme vecteurs de croissance dans le cadre de l’Axe stratégique intitulé « Capital humain de qualité et équité sociale » inscrit dans l’Agenda National de Transformation – Vision Sénégal 2050. L’enjeu est de taille : améliorer la qualité de la formation, territorialiser l’offre éducative technique et aligner les compétences formées sur les besoins concrets du marché du travail.

Le gouvernement entend ainsi doter les établissements de formation d’un personnel qualifié, capable de transmettre aux apprenants les savoir-faire techniques attendus dans les secteurs porteurs. Cette mesure s’inscrit également dans un effort d’équité sociale, visant à garantir un accès plus équilibré à une formation de qualité sur l’ensemble du territoire sénégalais. Elle répond aussi à un impératif économique, celui de renforcer la compétitivité des entreprises à travers la disponibilité d’une main-d’œuvre formée, opérationnelle et adaptée aux mutations de l’économie.

Le ministère a par ailleurs annoncé que, conformément aux instructions du Premier ministre, les détails relatifs aux filières ciblées, aux profils recherchés, aux quotas de recrutement, ainsi qu’aux modalités pratiques de dépôt des candidatures, seront communiqués très prochainement. Le processus de sélection, promet l’autorité, se déroulera dans un esprit de transparence, de mérite, d’équité et d’excellence.

Ce recrutement exceptionnel constitue une nouvelle étape dans la politique de valorisation du capital humain, élément central du plan Sénégal 2050. Il s’inscrit dans une logique de transformation structurelle de l’économie par l’éducation technique et la formation professionnelle, avec pour objectif final d’ouvrir aux jeunes Sénégalais les portes de l’emploi durable et de la réussite sociale.

CAMES 2025 : L’Université Iba Der Thiam de Thiès signe un sans-faute avec un taux de réussite de 100 %

L’Université Iba Der Thiam de Thiès (UIDT) continue de s’imposer comme un pôle académique de référence au Sénégal et dans la sous-région. À l’issue de la 47ème session des Comités Consultatifs Interafricains (CCI) du CAMES, l’institution universitaire a enregistré un taux de réussite exceptionnel de 100 %, selon un communiqué officiel de l’université.

Neuf candidats présentés, neuf candidats admis. Un bilan sans appel qui place l’UIDT au sommet des universités sénégalaises pour cette édition 2025 du prestigieux concours d’aptitude aux grades universitaires. Les résultats publiés font état de trois nouveaux professeurs titulaires, deux professeurs assimilés et quatre maîtres de conférences titulaires issus de cette université publique.

Ce succès n’est pas une première pour l’UIDT. En 2024 déjà, elle avait atteint un taux de réussite parfait, avec 13 candidats retenus sur 13 présentés. En 2023, elle avait réalisé un score de 95,65 %, avec 44 enseignants admis sur un total de 46. Une régularité dans l’excellence qui confirme la montée en puissance de l’université thiessoise dans le paysage de l’enseignement supérieur sénégalais.

Pour l’administration universitaire, ces performances traduisent non seulement la qualité de l’encadrement académique au sein de l’UIDT, mais aussi la rigueur dans la préparation des dossiers de candidature. « Ces résultats témoignent de l’excellence de la qualité de l’enseignement à l’UIDT mais aussi de l’efficacité dans le suivi des dossiers de candidature », peut-on lire dans le communiqué.

En obtenant un taux de réussite de 100 % pour la deuxième année consécutive, l’Université Iba Der Thiam de Thiès renforce sa réputation et contribue à élever le niveau de l’enseignement supérieur national, tout en affirmant sa place dans l’espace académique africain.

Trafic de drogue à Thiès : une course-poursuite nocturne, un 4×4 abandonné et 92 paquets de chanvre saisis

La lutte contre le narcotrafic vient de connaître un tournant spectaculaire à Thiès. Dans la soirée du mardi 22 juillet 2025, une opération de contrôle menée par la compagnie de Gendarmerie de la région a permis la saisie d’une importante quantité de chanvre indien, abandonnée par ses convoyeurs dans un véhicule tout-terrain.

Tout commence aux abords du Centre National d’Entraînement des Forces d’Intervention de la Gendarmerie Nationale (CNEFIGN), alors qu’une patrouille de routine est en cours. Les gendarmes aperçoivent un 4×4 dont le comportement éveille immédiatement les soupçons. Le véhicule ralentit, puis ses occupants prennent la fuite à pied à la vue des forces de l’ordre, abandonnant l’engin sur place.

Réagissant rapidement, les autorités déclenchent une opération de ratissage. Appuyés par les éléments de la brigade de Notto Diobass et de l’Escadron de Surveillance et d’Intervention (ESI) de Thiès, les gendarmes investissent la zone. Leur persévérance est récompensée : quatre grands sacs sont retrouvés dans le véhicule, contenant un total de 92 paquets de chanvre indien soigneusement emballés.

Les premiers recoupements révèlent que le même véhicule avait été signalé quelques heures plus tôt pour avoir forcé un poste de péage, avant de prendre la direction de l’Aéroport International Blaise Diagne (AIBD). Un comportement jugé hautement suspect, qui avait déjà mis en alerte certaines unités de sécurité.

Le véhicule ainsi que la cargaison ont été conduits à la brigade pour les besoins de l’enquête. Une procédure judiciaire est en cours pour identifier les membres du réseau en fuite. Cette nouvelle saisie confirme une fois de plus l’intensité du trafic de chanvre indien dans la région de Thiès et la détermination des forces de sécurité à enrayer ce fléau.

Sandiara : 175 kg de chanvre indien saisis en pleine nuit sur une charrette abandonnée

Dans la nuit du 20 au 21 juillet 2025, la Brigade de Proximité de Sandiara a mené une opération de lutte contre le trafic de drogue qui restera dans les annales. Grâce à un renseignement exploité avec rigueur, les gendarmes ont intercepté une importante cargaison de chanvre indien, abandonnée par son convoyeur en pleine nuit.

Tout a commencé quelques jours auparavant, lorsque les forces de sécurité ont été informées d’un mouvement suspect dans la zone. Un débarquement de produits illicites étant redouté, un dispositif de surveillance a aussitôt été mis en place dans les environs. L’objectif était clair : piéger les trafiquants en flagrant délit.

Dans l’obscurité, les gendarmes repèrent une charrette suspecte circulant discrètement. La patrouille suit l’attelage avec précaution, jusqu’au moment où le conducteur, réalisant qu’il est surveillé, décide de s’enfuir à pied, abandonnant la charrette sur place. Profitant de la nuit, il parvient à disparaître dans la nature.

Sur l’engin abandonné, les éléments de la brigade découvrent cinq colis bien emballés, contenant au total 175 kilogrammes de chanvre indien. La charrette a été saisie comme élément de preuve, et une enquête a été immédiatement ouverte pour retrouver le ou les auteurs de cette tentative de trafic.

Cette saisie spectaculaire illustre une fois de plus la détermination sans faille des autorités à lutter contre le narcotrafic, notamment dans les zones rurales souvent utilisées comme points de transit. À Sandiara, cette opération coup de poing confirme l’engagement des forces de l’ordre à sécuriser durablement le territoire.

Crise à la Poste : Tamsir Sall dénonce l’absence de stratégie et propose une réforme audacieuse pour relancer l’institution

Face aux difficultés chroniques que traverse la Poste sénégalaise, Tamsir Sall, président du Mouvement AFAF, a choisi de briser le silence. Dans une note rendue publique, il alerte sur l’état préoccupant de cette structure publique qu’il estime essentielle pour l’économie nationale, et avance une proposition aussi singulière qu’audacieuse pour sa relance.

Selon lui, la crise actuelle de la Poste est symptomatique d’un mal plus profond : l’absence de vision stratégique, de planification efficace et de lisibilité dans la gestion. « L’économie sénégalaise est actuellement plongée dans une baie de sable mouvant. Il appartient désormais à tout un chacun, de quelque bord qu’il se situe, d’apporter sa contribution pour éviter que notre cher Sénégal ne soit englouti », avertit-il en introduction.

À travers son plaidoyer, Tamsir Sall ne se contente pas d’un diagnostic. Il propose une série de mesures structurantes, qu’il qualifie de solution pratique, pour redresser cette institution en difficulté. Sa « recette » repose sur une législation inédite visant les acteurs économiques étrangers opérant sur le sol sénégalais.

L’idée centrale est d’obliger toute personne étrangère résidant au Sénégal, et dont le chiffre d’affaires ne dépasse pas 500 millions de francs CFA, à ouvrir un compte exclusivement à la Poste. Selon lui, cela permettrait à la structure d’élargir considérablement sa base clientèle, tout en injectant des ressources financières nouvelles dans ses circuits.

Mais il va plus loin : il appelle à l’adoption de trois lois précises par l’Assemblée nationale. La première rendrait obligatoire pour les étrangers concernés l’ouverture d’un compte à la Poste. La seconde interdirait formellement à ces mêmes personnes d’ouvrir un compte dans une autre institution bancaire. La troisième criminaliserait la thésaurisation de liquidités par les ressortissants étrangers établis au Sénégal.

Derrière cette proposition, Tamsir Sall poursuit un triple objectif : renforcer la visibilité des flux financiers générés par les étrangers, améliorer la fiscalisation de leurs revenus, et revitaliser la Poste par un afflux contrôlé de capitaux.

À ses yeux, cette mesure serait salvatrice. « Cette réforme permettra sans nul doute à la Poste de se refaire une peau neuve et de sortir de sa longue et douloureuse agonie », conclut-il, non sans insister sur le caractère urgent de la situation.

La note de Tamsir Sall intervient dans un contexte où plusieurs structures publiques souffrent d’un manque de ressources et d’une crise de confiance. Sa proposition, bien qu’ambitieuse, risque de susciter un large débat, notamment en ce qui concerne sa faisabilité juridique et son impact sur les investissements étrangers.

Kaolack – Commune de Darou Salam : Des villages enclavés et un accès aux soins très difficile

Dans les villages de Ndémène, Mack Ndiaguène et Lougué, rattachés à la commune de Darou Salam, dans l’arrondissement de Paoskoto, les populations tirent la sonnette d’alarme face à la dégradation avancée des pistes latéritiques reliant leurs localités à Porokhane.

Des routes impraticables en hivernage

En saison des pluies, ces pistes deviennent quasi impraticables. Nids-de-poule, stagnations d’eau et boue rendent les déplacements quotidiens extrêmement pénibles, voire dangereux. « C’est un véritable calvaire, surtout pour les femmes enceintes et les personnes âgées », déplore un habitant de Ndémène.

Ce problème dépasse d’ailleurs ces trois villages : dans l’ensemble de la commune de Darou Salam, la majorité des routes restent non bitumées, aggravant l’isolement des populations, notamment en période d’hivernage.

Infrastructures sanitaires quasi inexistantes

Sur le plan sanitaire, la situation est tout aussi préoccupante. Les cases de santé de ces villages sont quasi inopérantes : absence de lits, de médicaments, bâtiments vétustes… À défaut de soins sur place, les malades sont souvent évacués vers l’hôpital de Paoskoto, parfois à bord de charrettes ou de motos, faute d’ambulance.

Des conséquences graves pour les communautés

L’éloignement, combiné à l’état déplorable des routes, constitue un obstacle majeur à l’accès aux soins, particulièrement pour les personnes vulnérables : femmes enceintes, enfants, personnes âgées. À cela s’ajoutent le manque d’équipement médical, l’insuffisance de personnel qualifié, et l’absence de médicaments, qui rendent les structures sanitaires locales pratiquement inutilisables.

Les populations de Darou Salam appellent les autorités à prendre des mesures urgentes pour désenclaver la zone et réhabiliter les infrastructures sanitaires, afin d’assurer un minimum de dignité et de sécurité aux habitants de ces localités rurales.

Keur Moussa/Foncier:fili fili Et Archidiocèse persistent dans l’illégalité au détriment des populations.

‎Depuis des décennies, les populations de Keur Moussa luttent contre la spoliation de leurs terres. Malgré le temps qui passe, leur engagement ne faiblit pas. Les contestations sont devenues courantes à Keur Moussa. Cela témoigne du caractère transgénérationnel de la bataille entamée contre ces prédateurs fonciers véreux et sans scrupules. Aujourd’hui plus qu’hier, les populations de Keur Moussa n’imaginent pas un seul instant se laisser spolier de leurs terres et sont Décidées à lutter jusqu’a la dernière énergie. A introduit M. Mamadou diop SG and defar keur Moussa.

‎Il poursuit qu’il est important de noter que les Conséquences de cette Volonté de faire main basse sur ces terres au Détriment des Véritables Propriétaires se font sentir. En effet, les populations des sept villages, Privé Illégalement de leurs terres, n’ont plus d’espaces Dédiés pour l’agriculture et l’Élevage alors que les familles s’agrandissent. Elles ont Hérité ces terres de leurs ancêtres qui sont une source de revenus pour elles.

‎Le SG a aussi rappeler que « cette affaire a démarrer à la fin des années 80 et au début des années 90, FILFILLY qui revendiquait des droits sur ces terres, avait Porté l’affaire au tribunal de Dakar mais il a été Débouté. Malgré ce revers judiciaire, sa famille est revenue à la charge. L’association And Défar Keur Moussa  avait Sonné la mobilisation, en organisant une marche pacifique et en prenant des mesures de sauvegarde.
‎Informé de la situation, le ministre de l’Intérieur d’alors Aly Ngouille NDIAYE Était venu ¥ Keur Moussa, le 13 juin 2020, Accompagné du Préfet de Thies, du Sous-préfet de l’arrondissement de Keur-Moussa, du maire de Keur-Moussa. L’Autorité voulait s’enquérir personnellement de la situation foncière de Keur-Moussa. La Réunion a eu lieu en Présence des Autorités religieuses de Keur Moussa, du Président de l’association  And Defar Keur-Moussa , des Représentants de la population, de la famille FILFILI et du VICARIAT. Aprés avoir Écouté toutes les parties, le ministre de L’ intérieur avait Ordonné la suspension des Opérations foncières sur le site et la poursuite par les populations de leurs Activités agricoles.
‎Malgré l’ordre formel du ministre et la Décision de justice en faveur des habitants de Keur Moussa, la famille FILFILI et le VICARIAT passent outre ces Décisions. Sans Conséquence. Pourtant, le Sous-préfet avait promis d’apporter toute la diligence requise pour Résoudre le probl©me. Jusqu’ici, nous attendons ».

‎En conclusion Mamadou DIOP(SG and defar keur moussa à affirme » Notre position ne varie pas, la mobilisation ne faiblit pas. S’il faut verser notre sang pour exercer pleinement nos droits économiques et sociaux, nous engagerons une lutte sans merci contre ces Prédateurs fonciers pour le Rétablissement des populations Spoliées dans leurs droits Bafoués. Et il faut dire sans Équivoque que la restitution de ces terres aux familles injustement dépossédées, est une Œuvre de salut public dans notre pays Où tout est urgence pour les masses populaires. Il doit être mis fin à ces pratiques dans ce pays Conformément a la nouvelle doctrine du Jub, Jubbal, Jubanti  : c’est un acte de bonne gouvernance. Cette doctrine incarne L’idée de justice, de rectitude et de remise en ordre. C’est un appel a la bonne gouvernance et a la correction des torts Passes. Les 201 hectares dont Réclame l’archidiocése de Dakar sont l’illustration parfaite d’une dénégation outrageuse des droits Multi séculaires des habitants de Keur Moussa.
‎Nous rappelons aux Autorités que les populations ont Sanctionné le Régime de Macky Sall pour, entre autres raisons, plus de justice sociale et la fin du régne de L’impunité, de l’arrogance et du banditisme a col blanc.
‎C’est pourquoi, nous demandons, a nouveau avec insistance, aux Autorités de prendre toute mesure idoine pour Rétablir les populations Spoliées dans leurs droits Bafoués ».

Keur Moussa/Foncier:fili fili Et Archidiocèse persistent dans l'illégalité au détriment des populati

Éducation / BFEM – IEF de Kaolack commune : 1 956 admis d’office sur 4 084 candidats, soit un taux de réussite de 47,89 %

C’est un moment décisif pour des milliers de collégiens à travers le pays. Ce matin, dans plusieurs centres d’examen, les candidats au Brevet de Fin d’Études Moyennes (BFEM) ont enfin découvert les résultats tant attendus du premier tour. Entre joie, soulagement et parfois déception, les émotions étaient contrastées.

Dans la commune de Kaolack, l’Inspection de l’Éducation et de la Formation (IEF) a publié les résultats officiels de cette première phase. Selon l’inspecteur Assane Badji, secrétaire général de l’IEF, les chiffres sont les suivants :

« Nous venons de boucler le premier tour du BFEM, session 2024-2025. Sur 4 153 candidats inscrits (dont 2 437 filles et 1 716 garçons), 4 084 se sont effectivement présentés aux épreuves, soit un taux de présence de 98,34 %. Parmi eux, 1 956 ont été déclarés admis d’office, soit 47,89 % de taux de réussite », a précisé M. Badji.

1 148 sont des filles, soit un taux de réussite de 47,83 % chez les filles, 808 sont des garçons, avec un taux de 47,98 % chez les garçons.

« Ces résultats reflètent la tendance générale observée au niveau de l’IEF de Kaolack commune », a-t-il ajouté.

Un total de 1 634 candidats a été retenu pour le second tour, parmi lesquels 680 filles et 817 garçons.

« Si ces 1 634 candidats parviennent à réussir, nous atteindrons un taux global de 87,30 % de réussite. Nous osons espérer qu’ils franchiront cette dernière étape, puisqu’il s’agit d’épreuves qui visent à évaluer des compétences spécifiques », a conclu l’inspecteur Assane Badji.

Lancement des opérations de pulvérisation en prélude au Grand Magal 2025

À l’approche du Grand Magal de Touba, édition 2025, la Brigade nationale du service d’hygiène a entamé une vaste opération de pulvérisation pour garantir un environnement sain et hygiénique aux millions de pèlerins attendus. Sous la supervision du capitaine El Hadji Niass, chef de la brigade régionale du service d’hygiène, une équipe de 100 agents a été mobilisée pour couvrir les zones ciblées de la ville sainte.

Selon le capitaine Niass, une importante quantité de produits a été mise à la disposition des agents pour mener à bien cette mission de salubrité publique. Ces produits, bien que puissants et efficaces contre les vecteurs de maladies, sont également toxiques. C’est pourquoi le chef de la brigade a tenu à alerter les populations : « Nous invitons les habitants à prendre toutes les précautions nécessaires lors des opérations, notamment en évitant les zones en cours de pulvérisation. »

L’opération se déroule en étroite collaboration avec le comité d’organisation du Grand Magal, qui joue un rôle clé dans l’identification des sites prioritaires, notamment les lieux d’hébergement, les axes de grande affluence, les marchés, les lieux de restauration, les mosquées et les points d’eau.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du dispositif de prévention sanitaire mis en place par les autorités en amont du Magal. Elle vise notamment à réduire les risques liés aux maladies transmissibles par les insectes (paludisme, dengue, etc.), à prévenir les épidémies et à protéger la santé publique dans un contexte de forte concentration humaine.

Chaque année, le Grand Magal attire des millions de fidèles venus du Sénégal et de la diaspora, rendant indispensables ces efforts d’assainissement pour garantir le bon déroulement de l’événement religieux.

Maison de l’ONU à Diamniadio : un bijou à 175 milliards toujours inoccupé, en raison d’un bras de fer entre l’État et l’ONU

Inaugurée en grande pompe en 2023 par le président Macky Sall, la Maison de l’ONU à Diamniadio, vaste complexe de 14 hectares destiné à regrouper toutes les agences onusiennes au Sénégal, demeure toujours vide. Derrière cette inoccupation persistante se cache un différend majeur entre les Nations unies et le nouvel exécutif sénégalais dirigé par le président Bassirou Diomaye Faye.

Le projet avait pourtant tout d’une réussite. Implantée au cœur du pôle urbain de Diamniadio, à proximité du Centre international de conférence Abdou Diouf (CICAD) et de plusieurs ministères, la Maison de l’ONU a été conçue comme un hub stratégique pour les agences onusiennes, afin de centraliser leurs opérations jusque-là dispersées dans divers quartiers de Dakar. Envol Immobilier, société sénégalaise en charge de la construction, avait livré un édifice moderne, doté de près de 2 000 bureaux, personnalisé selon les besoins de chaque entité onusienne.

Le coût de l’ouvrage s’élève à 175 milliards de francs CFA, financé dans le cadre d’un accord de location-vente entre l’État du Sénégal et Envol Immobilier. Sur cette base, le gouvernement s’est engagé à rembourser la somme en versant un loyer mensuel pendant quinze ans.

Mais la donne a changé depuis l’alternance politique de mars 2024. Le nouveau régime de Bassirou Diomaye Faye a décidé de réexaminer les engagements pris par l’ex-président Macky Sall, notamment celui de mettre gratuitement à la disposition de l’ONU le bâtiment flambant neuf. Selon les informations rapportées par L’Observateur, le gouvernement actuel estime qu’il n’est pas tenable de supporter seul le coût de l’investissement sans aucune contrepartie financière.

Il a ainsi exigé que les Nations unies versent un loyer pour occuper les locaux de Diamniadio. Une demande à laquelle l’ONU refuse catégoriquement de se plier, la jugeant contraire aux principes de continuité de l’État et aux usages diplomatiques.

Face à l’impasse, les agences onusiennes seraient en train d’envisager des alternatives. Toujours selon L’Observateur, des calculs sont en cours pour une possible délocalisation vers Abidjan ou Addis-Abeba, deux villes qui abritent déjà des sièges régionaux de l’Organisation. Une telle issue serait un revers diplomatique pour le Sénégal, qui ambitionnait de faire de Diamniadio un centre de gravité sous-régional pour les institutions internationales.

Pour l’heure, des négociations discrètes sont en cours entre les deux parties afin de tenter de trouver un compromis. Plusieurs options sont à l’étude, notamment une contribution symbolique des Nations unies, ou un aménagement des modalités de remboursement par l’État sénégalais, dans l’optique d’éviter une rupture totale des discussions.

Le différend pose également un problème plus large : qui supportera à long terme les charges d’entretien et de sécurité d’un bâtiment vide de cette envergure ? Les experts pointent le risque de voir cette infrastructure stratégique se détériorer ou devenir un éléphant blanc si aucun accord n’est trouvé rapidement.

Woodside vs Fisc sénégalais : une lettre explosive relance le bras de fer judiciaire

Une pièce maîtresse déposée au dossier pourrait faire basculer le litige fiscal de 41 milliards de FCFA opposant Woodside à l’administration sénégalaise.

Le bras de fer opposant la société australienne Woodside Energy Sénégal BV (WESBV) à l’administration fiscale sénégalaise a connu un tournant décisif ce mercredi 17 juillet 2025 devant le tribunal de Dakar. Alors que le géant pétrolier contestait jusqu’ici la validité d’un redressement fiscal massif, une lettre signée de l’ancien ministre des Finances, Abdoulaye Daouda Diallo, est venue rebattre les cartes.

Révélée par le quotidien Libération dans son édition du 18 juillet, la missive datée du 22 février 2022 et adressée à l’ancienne ministre du Pétrole Sophie Gladima constitue désormais une pièce maîtresse du dossier. Dans ce courrier, Abdoulaye Daouda Diallo tranche sans ambiguïté : la cession des parts de Far Sénégal RSSD à Woodside ne peut bénéficier d’aucun régime fiscal dérogatoire. Autrement dit, l’opération est soumise au Code général des impôts dans toute sa rigueur.

« Les cessions de capitaux mobiliers réalisées par Far Sénégal ne bénéficient d’aucun dispositif dérogatoire au Code général des impôts. Elles sont, en conséquence, soumises au régime fiscal de droit commun », écrit l’ex-ministre, selon Libération.

Une déclaration qui contredit frontalement la position défendue jusqu’ici par Woodside, qui soutenait que la transaction échappait à toute imposition au Sénégal.

Dans ses conclusions additionnelles récemment déposées au tribunal, la Direction générale des Impôts et Domaines (DGID) ne se limite pas à verser cette lettre au débat. Elle accuse Woodside de faire un usage abusif du droit d’agir en justice et réclame, à ce titre, des dommages et intérêts pour procédure abusive et dilatoire.

Le Fisc demande également au tribunal de lui reconnaître le bénéfice intégral des arguments déjà exposés, tant sur le fond que sur la forme. Un signal fort, qui traduit la volonté de l’État de faire jurisprudence dans ce type de contentieux, en pleine ère d’exploitation des ressources pétrolières et gazières.

Au cœur du litige : la somme exacte de 41.467.543.147 FCFA, réclamée par l’État du Sénégal à Woodside. Cette somme découle de l’acquisition, par l’opérateur australien, des droits de Far Sénégal dans les blocs Rufisque Offshore, Sangomar Offshore et Sangomar Deep Offshore (RSSD).

Woodside, qui a contesté les titres de perception émis à son encontre, a également saisi le CIRDI, le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements, une juridiction arbitrale relevant de la Banque mondiale. Mais sur le terrain judiciaire national, la situation devient de plus en plus défavorable pour le groupe énergétique.

Face à cette nouvelle donne, le tribunal de Dakar a prononcé un renvoi au 18 septembre 2025, une date que plusieurs observateurs considèrent déjà comme cruciale pour la suite du litige.

Vendredi noir pour les malfaiteurs à Tivaouane Peulh : coup de filet spectaculaire de la Gendarmerie

Tivaouane Peulh, 19 juillet 2025 – La peur a changé de camp ce vendredi après-midi dans les zones sensibles de Tivaouane Peulh. Une vaste opération de sécurisation, menée d’une main de fer par la brigade de proximité, a permis de porter un coup dur aux réseaux criminels qui gangrènent certains quartiers de la localité. De 15h à 22h, les gendarmes ont passé au crible les zones les plus criminogènes de leur circonscription, avec des résultats probants.

La première cible de cette descente musclée fut le quartier Namora. C’est là que trois individus ont été interpellés, dont un trafiquant pris en flagrant délit. Dans une tentative désespérée d’échapper à l’arrestation, ce dernier a tenté de se jeter du haut d’un immeuble après avoir dissimulé sa marchandise illicite. Une manœuvre vaine qui s’est soldée par son interpellation.

L’opération s’est ensuite étendue aux cités Apix et Yeksen, réputées pour leur insécurité persistante. Les forces de l’ordre y ont mené des investigations approfondies, renforçant leur présence et leur vigilance.

Bilan de l’opération :

Saisies réalisées :

70 plis de Kushi (drogue de synthèse) 100 grammes de chanvre indien 6 téléphones portables (dont 3 iPhones et un Samsung S24) 1 arme blanche d’environ 50 cm 1 matraque électrique 1 appareil VNSV Quake (shisha)

Interpellations effectuées :

3 individus pour trafic de drogue et détention illégale d’armes 1 suspect pour vol de bétail 1 enfant talibé retrouvé seul, les pieds enchaînés – une découverte bouleversante qui a suscité une vive émotion chez les agents

Cette opération coup de poing illustre la détermination sans faille de la Gendarmerie nationale à restaurer la quiétude dans les quartiers sensibles et à démanteler les foyers de criminalité. Elle s’inscrit dans une stratégie plus large de sécurisation du territoire, visant à rassurer les populations et à faire reculer durablement l’insécurité.

SébiGare : les populations réclament une passerelle vitale oubliée par les autorités

Les habitants de SébiGare et de Sébipéage vivent une situation d’enclavement alarmante depuis près de deux ans, à la suite des travaux de l’autoroute à péage. Privés d’un accès direct à la route nationale, ils sont contraints de faire un long détour de plusieurs kilomètres pour rejoindre leurs habitations ou leurs lieux de travail.

Cette situation impacte gravement la scolarisation des enfants, limite l’autonomie des personnes âgées et expose les femmes à des risques accrus d’agression sur des trajets isolés et prolongés. Les conséquences sociales sont lourdes : déperdition scolaire notable, isolement croissant et détérioration générale des conditions de vie dans cette zone qui regroupe plus de 20 000 habitants.

Pourtant, les populations assurent avoir obtenu, sur instruction de la Présidence, la promesse de construction d’une passerelle en contrepartie du renoncement à un arrêt d’autoroute initialement prévu. L’APIX, chargée de la mise en œuvre de ce projet, n’aurait toujours pas donné suite, malgré les engagements pris.

Face à ce qu’ils considèrent comme une atteinte grave à leurs droits fondamentaux, les habitants multiplient les appels à l’État et réclament la réalisation immédiate de cette passerelle au niveau de la sortie 12. Ils dénoncent un abandon inacceptable et rappellent que leur revendication est simple : pouvoir circuler librement et en toute sécurité.

Lutte contre le faux monnayage et le trafic illicite : les Douanes sénégalaises saisissent plus de 3,5 milliards de francs CFA en billets noirs et médicaments contrefaits

Les Douanes sénégalaises intensifient leur croisade contre la criminalité économique. Entre fin juin et mi-juillet 2025, plusieurs opérations menées dans les régions de Fatick, Kaolack, Kaffrine et Saint-Louis ont permis la saisie de billets noirs d’une valeur de plus de 3,58 milliards de francs CFA ainsi que de plus de 600 kg de faux médicaments. Des actions coordonnées et décisives qui témoignent de la vigilance accrue des unités douanières sur l’ensemble du territoire national.

La plus importante saisie a été opérée le 28 juin 2025 par la Brigade mobile des Douanes de Fatick, suite à l’exploitation d’un renseignement stratégique. Un premier suspect a été arrêté à Foundiougne, dans une maison en construction où il avait dissimulé un carton rempli de billets noirs. L’enquête a rapidement mené les agents vers un deuxième complice, appréhendé à Fatick, au quartier Ndiaye-ndiaye.

Leur butin : 679 coupures en euros dissimulées dans des cartons, représentant une contrevaleur estimée à 3.390.075.000 francs CFA. Les deux individus ont été placés à la disposition du Parquet financier, qui devra établir les ramifications de ce réseau de faux monnayeurs.

Le 17 juillet 2025, la Brigade mobile des Douanes de Nioro, relevant de la Subdivision de Kaolack, a réalisé une autre saisie importante. Agissant sur la base d’un renseignement, les douaniers ont fait irruption dans une auberge de Kaolack où un faussaire, âgé d’une quarantaine d’années, conservait 3400 coupures de 100 dollars en billets noirs. La valeur estimée de cette fausse monnaie atteint 191 millions de francs CFA. Le mis en cause a été interpellé et remis à la justice.

La lutte contre le trafic de produits pharmaceutiques illicites se poursuit également. À Kaffrine, la Brigade mobile des Douanes a mis la main sur 581 kg de faux médicaments, transportés à bord d’une Peugeot 307 break. Pris en filature sur l’axe Kaffrine-Mbar, le véhicule a été stoppé à Colobane, sur la route de Mbacké, après une course-poursuite. Le chargement, composé essentiellement de comprimés de Chlorphenamine, est estimé à 189 millions de francs CFA avec le véhicule. Un individu a été arrêté et déféré au Parquet de Kaffrine.

Au nord du pays, la Brigade mobile des Douanes de Richard-Toll a intercepté, le 07 juillet 2025 vers 3h30 du matin, une importante cargaison au débarcadère de Ndiaw. La saisie comprend 3363 boîtes de produits vétérinaires et 826 boîtes de médicaments contrefaits, pour une contrevaleur estimée à 26 millions de francs CFA.

Dans un communiqué publié par sa Division de la Communication, l’Administration des Douanes sénégalaises a réaffirmé sa détermination à lutter contre toutes les formes de criminalité économique et financière, notamment le faux monnayage, le trafic de faux médicaments et autres activités illicites mettant en péril l’économie nationale et la santé publique.

Crise de confiance dans la justice : Cheikh Thioro Mbacké appelle à un remaniement profond du système judiciaire

Invité ce dimanche 13 juillet sur les ondes de Radio Sénégal Internationale, dans l’émission « En Vérité », Cheikh Thioro Mbacké, vice-président de l’Assemblée nationale et figure de proue de PASTEF à Touba, a livré un diagnostic sans complaisance de l’état actuel de la justice au Sénégal. Avec des mots durs mais pesés, il a pointé du doigt un appareil judiciaire qu’il juge encore verrouillé par des logiques anciennes, loin de l’esprit de rupture prôné par le nouveau régime.

Réagissant aux récentes déclarations du Premier ministre Ousmane Sonko, qui s’est publiquement insurgé contre l’inaction du système judiciaire face aux attaques répétées le visant, Cheikh Thioro Mbacké a soutenu que le malaise est profond. « C’est uniquement sous notre régime que des individus, pourtant clairement identifiés, se permettent d’insulter publiquement le Premier ministre sans encourir la moindre sanction », a-t-il déploré. Pour lui, cette impunité constitue une forme de justice sélective, symptomatique d’un appareil qui refuse de se départir de ses anciens réflexes.

À travers ce constat, le parlementaire dénonce une contradiction majeure entre le discours de rupture et les pratiques observées au sein de l’appareil judiciaire. Il regrette une forme de deux poids deux mesures qui pénalise les militants du pouvoir tout en ménageant ceux de l’opposition. « Lorsqu’un militant de PASTEF se laisse aller à des écarts, il est aussitôt interpellé. Pendant ce temps, ceux qui s’acharnent ouvertement sur Ousmane Sonko jouissent d’une totale impunité. Ce déséquilibre est inacceptable », a-t-il martelé.

Cheikh Thioro Mbacké ne s’est pas arrêté là. Il a ouvertement accusé certains magistrats d’entretenir une hostilité assumée envers PASTEF et son leader. « Il existe dans la magistrature des individus qui vouent une haine viscérale à notre formation. Cette animosité se manifeste dans les décisions ou plutôt dans les absences de décisions », a-t-il déclaré. Lui-même dit être victime d’attaques personnelles sur les réseaux sociaux, pour lesquelles il a déposé plusieurs plaintes, notamment auprès du parquet de Diourbel, restées sans suite. « Et pourtant, si je le voulais, je pourrais régler ça en 24 heures. Mais je m’en tiens aux principes de notre parti : jub, jubeul, jubanti », a-t-il confié.

Pour le vice-président de l’Assemblée nationale, le statu quo n’est plus tenable. Il appelle de ses vœux une transformation structurelle de l’institution judiciaire. « Il faut un remaniement profond, pas cosmétique. Il faut y placer des personnes qui comprennent et incarnent notre projet politique. Sans cela, nous resterons dans une situation de tension permanente où chacun finira par faire justice soi-même, avec tous les risques que cela comporte », a-t-il averti.

Dans un contexte où la justice est régulièrement critiquée, tantôt par l’opposition, tantôt par les voix issues du pouvoir lui-même, ces propos de Cheikh Thioro Mbacké viennent jeter une lumière crue sur l’un des défis majeurs de la nouvelle gouvernance : l’adéquation entre les institutions héritées du passé et les exigences de changement portées par le régime issu de l’alternance.

Le débat est désormais ouvert, et les mots du député résonnent comme une interpellation adressée non seulement au Président de la République mais aussi à tous ceux qui détiennent aujourd’hui les leviers d’un système judiciaire de plus en plus mis en accusation.

Arrestation de « Kocc Barma » : la Police dévoile les dessous d’un vaste réseau de cybercriminalité

La Police nationale est sortie de son silence pour livrer les premiers éléments officiels autour de l’arrestation d’El Hadj Babacar Dioum, plus connu sous le pseudonyme de « Kocc Barma ». Ce dernier, longtemps considéré comme un acteur central de la diffusion de contenus pornographiques sur internet au Sénégal, a été interpellé par la Division Spéciale de Lutte contre la Cybercriminalité (DSC), dans le cadre d’une opération ciblée.

C’est par la voix du Commissaire Pape Mamadou Djidiack Faye, chef de la DSC, que les faits ont été confirmés. S’exprimant au nom du Directeur Général de la Police nationale, l’Inspecteur Général Mame Seydou Ndour, le Commissaire Faye a détaillé les contours d’une enquête de longue haleine, entamée pour faire tomber un réseau dont les activités violaient gravement les lois en vigueur.

Selon le communiqué relayé par la Division de la Communication de la Police, dirigée par le Commissaire Mamadou Diouf, les autorités ont procédé à la saisie de deux sites web pilotés par le mis en cause. L’enquête révèle que les plateformes en question — notamment « seneporno », « babiporno » et « Boy Dakar » — servaient à diffuser massivement des contenus à caractère pornographique, y compris des vidéos à connotation pédocriminelle, utilisées ensuite pour extorquer de l’argent à des victimes identifiées.

Contrairement à ce que le suspect laissait croire, il n’opérait pas depuis l’étranger mais bel et bien depuis le territoire sénégalais, où il utilisait des techniques complexes pour camoufler son identité numérique. Des outils sophistiqués lui permettaient d’effacer ses traces, rendant le travail d’identification particulièrement ardu. Grâce à une réquisition minutieuse, les enquêteurs ont pu mettre la main sur un matériel crucial : ordinateurs, téléphone portable, cartes SIM, outils d’administration de sites web, et autres éléments déterminants pour le déroulement de l’enquête.

L’exploitation de ces équipements a permis d’établir la responsabilité directe du suspect dans l’animation de ces plateformes illégales. Il s’occupait non seulement de la gestion technique des sites, mais aussi de l’intégration des contenus fournis par ses complices. Son mode opératoire consistait à publier des vidéos obtenues parfois par chantage, ce qui ajoute à la gravité des infractions retenues contre lui.

Les services de la Division Spéciale de Lutte contre la Cybercriminalité poursuivent actuellement leurs investigations pour remonter les ramifications de ce réseau et identifier d’éventuels complices ou d’autres plateformes similaires encore actives. La Police nationale réaffirme sa volonté de protéger les citoyens, notamment les plus vulnérables, contre ce type de violences numériques qui prennent une ampleur inquiétante avec la banalisation de l’accès à Internet.

Cette arrestation marque un tournant dans la lutte contre la cybercriminalité au Sénégal, en ciblant l’un des visages les plus controversés de la scène numérique. Elle envoie également un message fort : l’impunité numérique n’est plus une garantie, et la loi finira toujours par rattraper les délinquants du web, où qu’ils se trouvent.

Modèle chinois : une source d’inspiration pour le développement du Sénégal

Si l’on cherche un modèle de développement fulgurant à étudier, voire à adapter aux réalités africaines, la République populaire de Chine s’impose comme une référence incontournable. En quelques décennies, l’Empire du Milieu a su transformer son économie, moderniser ses institutions et améliorer de façon spectaculaire les conditions de vie de sa population.

C’est ce modèle que des journalistes et communicants sénégalais ont pu explorer lors d’une immersion en Chine, marquée notamment par une conférence instructive sur la philosophie de gouvernance chinoise, animée par un ancien diplomate.

Depuis sa création en 1921, le Parti communiste chinois (PCC) dirige le pays selon une philosophie de gouvernance centralisée, orientée vers une planification à long terme. En un peu plus d’un siècle, la Chine a élaboré et mis en œuvre 14 plans quinquennaux, dont les résultats ont souvent été qualifiés de « plus que satisfaisants ».

Ce pilotage stratégique a permis une stabilité politique remarquable, une anticipation des grands défis économiques et sociaux, et un rythme de développement soutenu. Cette approche a également renforcé la cohérence des politiques publiques dans des domaines clés comme l’agriculture, la santé, l’éducation ou encore l’inclusion sociale.

Parmi les piliers du modèle chinois figure la souveraineté alimentaire, portée par des réformes agraires ambitieuses et une modernisation accélérée du secteur agricole. Ces efforts ont permis à la Chine de nourrir une population de plus d’un milliard d’habitants, tout en réduisant sa dépendance extérieure.

Parallèlement, le pays a renforcé son système de santé publique, avec un accent particulier sur les zones rurales. Résultat : un accès aux soins garanti pour des centaines de millions de citoyens, contribuant à une nette amélioration des indicateurs sanitaires nationaux.

Dès les années 1950, la Chine a initié une politique d’alphabétisation massive des femmes. Plus de 16 millions d’entre elles — soit presque l’équivalent de la population du Sénégal — ont ainsi été alphabétisées, formées et intégrées dans tous les secteurs de la vie économique. Cette inclusion féminine a joué un rôle crucial dans le développement global du pays.

Malgré son rang parmi les trois premières puissances économiques mondiales, la Chine continue de faire face à des poches de pauvreté, notamment dans ses zones les plus reculées. Pour y répondre, elle a mis en œuvre une politique ciblée d’éradication de la pauvreté extrême. En trois ans seulement, entre fin 2015 et fin 2018, le nombre de personnes vivant dans l’extrême pauvreté est passé de 70 millions à 16,6 millions. Un effort que Pékin espère intensifier avec le 15e Plan quinquennal, prévu pour 2026.

Il est évident que les contextes sénégalais et chinois diffèrent profondément, tant sur les plans historique que sociopolitique. Néanmoins, les fondements du modèle chinois — planification stratégique, inclusion des femmes, souveraineté alimentaire, accès universel aux soins, lutte méthodique contre la pauvreté — peuvent inspirer des politiques publiques adaptées aux réalités sénégalaises.

Visite de reconnaissance : le Président Diomaye Faye sur les emprises restituées par la France

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a effectué ce samedi une visite de reconnaissance sur les emprises militaires récemment restituées au Sénégal par la France. Cette démarche, à forte portée symbolique, marque une étape décisive dans la redéfinition des relations de défense entre Dakar et Paris. Selon un communiqué publié par la Présidence sur sa page officielle, cette visite illustre la volonté du Sénégal d’assumer pleinement sa souveraineté sur l’ensemble de son territoire, y compris les sites stratégiques autrefois sous occupation militaire étrangère.

Accompagné d’une délégation composée de plusieurs ministres ainsi que du Haut Commandement militaire, le chef de l’État s’est rendu tour à tour sur les sites de Ouakam, de Bel Air et de la Marine, désormais placés sous le contrôle exclusif des forces armées sénégalaises. Sur place, le Président Diomaye Faye a pu évaluer l’état des infrastructures, allant des bâtiments d’hébergement aux installations logistiques et opérationnelles. Cette évaluation s’inscrit dans une dynamique de redéploiement et de valorisation stratégique de ces sites pour les besoins de la défense nationale.

D’après la Présidence, cette restitution est le fruit d’un dialogue bilatéral mené dans un esprit de respect mutuel. Elle ouvre, selon les termes du communiqué, une « nouvelle ère de coopération stratégique », centrée non plus sur une présence militaire étrangère, mais sur des piliers comme la formation, l’interopérabilité des forces, et le renforcement des capacités nationales.

À travers ce geste fort, le Sénégal affirme sa souveraineté avec fermeté et responsabilité. Le départ des troupes françaises, couplé à la réappropriation des emprises militaires, s’inscrit dans un contexte plus large de réforme des partenariats sécuritaires en Afrique, amorcé par plusieurs pays du continent. Le message politique est clair : le Sénégal entend désormais construire sa propre stratégie de défense, en tenant compte de ses priorités internes et de ses engagements régionaux.

La visite du chef de l’État vient ainsi consacrer une volonté assumée de tourner la page d’une forme d’assistance militaire héritée du passé pour faire place à une coopération renouvelée, équilibrée et respectueuse de la souveraineté nationale.

Visite de reconnaissance : le Président Diomaye Faye sur les emprises restituées par la France (images)
Visite de reconnaissance : le Président Diomaye Faye sur les emprises restituées par la France (images)
Visite de reconnaissance : le Président Diomaye Faye sur les emprises restituées par la France (images)
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