Société
Collision mortelle sur l’axe Dakar–Casamance : sept morts et plusieurs blessés graves à l’entrée de Farafenni
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par
Diack
Une violente collision frontale a endeuillé, hier matin, l’axe Dakar–Casamance, à l’entrée de Farafenni, en Gambie. L’accident, survenu vers 10h15 à la sortie immédiate du Farafenni Bascule Bridge, a opposé un bus de transport interurbain à un minibus de type « Cheikhou Cherifou ». Le bilan provisoire fait état de sept morts et de huit blessés, dont sept dans un état grave.
Selon les premiers éléments recueillis sur place, le drame s’est produit dans un virage étroit et réputé dangereux de la route transgambienne. Le minibus, qui transportait une quinzaine de passagers en provenance de Ziguinchor, aurait tenté un dépassement risqué dans ce virage aveugle. C’est à cet instant qu’il s’est retrouvé face au bus circulant en sens inverse, chargé de plus de soixante passagers à destination de la Casamance. L’impact, d’une extrême violence, n’a laissé aucune chance aux occupants des deux véhicules.
Sous la force du choc, le bus a quitté la chaussée avant de terminer sa course en contrebas, tandis que le minibus, heurté de plein fouet, s’est partiellement disloqué. Plusieurs passagers se sont retrouvés coincés dans la carcasse du véhicule. Les témoins décrivent une scène d’horreur, marquée par des corps gravement mutilés, parfois méconnaissables. Parmi les victimes figure vraisemblablement un agent de la police judiciaire qui rentrait de permission, selon des sources concordantes.
Aussitôt alertées, les autorités sénégalaises ont déclenché les opérations de secours avec l’appui de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers. Six corps ont été acheminés vers l’hôpital de Kaolack, tandis qu’un septième a été transféré à Nioro, en attendant les formalités d’identification avant restitution aux familles. Les blessés les plus sévèrement touchés ont été évacués par hélicoptère vers Dakar pour une prise en charge spécialisée. D’autres victimes ont été admises dans des structures sanitaires gambiennes, notamment au Ndemban Health Care Center de Bakau.
Sur les lieux, la chaussée porte encore les stigmates du drame : amas de ferraille, éclats de verre, effets personnels dispersés et traces de sang. La zone a été sécurisée par les militaires gambiens afin de faciliter les investigations. Une enquête a été ouverte pour déterminer avec précision les circonstances de l’accident. Les premières constatations orientent déjà les responsabilités vers le dépassement imprudent du minibus dans une portion de route connue pour sa dangerosité, relançant le débat sur la sécurité routière sur cet axe transfrontalier très fréquenté.
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