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Frappes iraniennes contre des bases américaines dans le Golfe : la Cinquième flotte visée à Bahreïn

Les tensions au Moyen-Orient ont franchi un nouveau seuil ce samedi après l’annonce par les Gardiens de la révolution iraniens avoir mené des frappes contre des installations militaires américaines dans la région du Golfe. Selon un communiqué relayé par l’agence de presse Tasnim, le Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI) affirme avoir ciblé le quartier général de la Cinquième flotte de l’US Navy stationnée à Bahreïn, ainsi que d’autres bases américaines situées au Qatar et aux Émirats arabes unis.

D’après les autorités iraniennes, l’opération aurait été menée à l’aide de missiles et de drones, présentés comme une riposte à des actions jugées hostiles par Téhéran. Le communiqué évoque également des frappes contre des « centres militaires et de sécurité situés au cœur des territoires occupés », une formule généralement employée par l’Iran pour désigner Israël. Les responsables iraniens n’ont toutefois pas fourni de bilan précis ni de détails sur l’ampleur des dégâts causés par ces attaques.

Plus tôt dans la journée, l’État de Bahreïn avait indiqué que la base abritant la Cinquième flotte américaine avait été touchée par une attaque de missiles, sans préciser l’origine des tirs. Des sources sécuritaires régionales ont confirmé que des systèmes de défense aérienne avaient été activés dans plusieurs pays du Golfe, notamment au Qatar et aux Émirats arabes unis, afin d’intercepter des projectiles en approche.

La Cinquième flotte américaine, basée à Manama, joue un rôle stratégique majeur dans la surveillance et la sécurisation des voies maritimes du Golfe arabo-persique, de la mer d’Oman et de la mer Rouge. Elle constitue un pilier du dispositif militaire américain dans la région, où sont stationnés des milliers de soldats et d’importants moyens navals et aériens.

Cette escalade intervient dans un contexte régional déjà marqué par de fortes tensions entre l’Iran et les États-Unis, mais aussi par une multiplication d’incidents impliquant des groupes alliés de Téhéran au Liban, en Irak, en Syrie et au Yémen. Les analystes redoutent qu’une attaque directe revendiquée contre des installations américaines n’entraîne des représailles rapides de Washington, avec le risque d’un embrasement régional plus large.

Du côté américain, aucune déclaration officielle détaillée n’avait été publiée au moment de la diffusion du communiqué iranien. Toutefois, des responsables du Pentagone ont indiqué suivre de près la situation et évaluer les éventuels dégâts ainsi que l’état des personnels déployés sur les bases concernées.

Les marchés énergétiques et financiers pourraient réagir vivement à cette montée des tensions, la région du Golfe étant un carrefour stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures. Les appels à la retenue se multiplient au sein de la communauté internationale, alors que les chancelleries redoutent une confrontation militaire directe entre l’Iran et les États-Unis.


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