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Mort d’Ali Khamenei : Mohammad Baqer Ghalibaf menace Washington et Tel-Aviv et promet une riposte « douloureuse »

La disparition du guide suprême iranien, Ali Khamanei, marque un tournant historique pour la République islamique et ouvre une période d’incertitudes politiques majeures dans un contexte régional déjà explosif. Dimanche, le président du Parlement iranien, Mohammed Baqar Ghalibaf, est monté au créneau pour adresser un message ferme aux États-Unis et à Israël, affirmant que Téhéran s’est préparé « à tous les scénarios » et que des plans sont déjà en place pour l’ère post-Khamenei.

Dans un communiqué aux accents martiaux, Ghalibaf a assuré que la transition ne prendra pas l’Iran au dépourvu. Selon lui, les institutions de la République islamique ont anticipé la disparition du guide suprême et organisé la continuité du pouvoir. Cette déclaration vise à rassurer sur la stabilité interne du régime, alors que le guide suprême concentrait depuis plus de trois décennies l’essentiel de l’autorité politique, religieuse et stratégique du pays.

Mais au-delà de la question institutionnelle, le ton employé par le président du Parlement s’est surtout distingué par la virulence de ses attaques contre Washington et Tel-Aviv. Il a accusé le président américain, Donald Trump, ainsi que le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, d’avoir « franchi la ligne rouge » de l’Iran. « Trump et Netanyahu ont franchi notre ligne rouge et en paieront le prix », a-t-il déclaré, promettant des représailles d’une ampleur telle que les adversaires de Téhéran « supplieront ».

Ces propos s’inscrivent dans un climat de confrontation intense entre l’Iran, les États-Unis et Israël, marqué par des échanges indirects, des frappes ciblées et une guerre d’influence qui s’étend de la Syrie au Liban, en passant par le Golfe. La mort d’Ali Khamenei pourrait redessiner les équilibres internes du pouvoir iranien, mais elle ne semble pas, à en croire Ghalibaf, modifier la ligne stratégique du pays face à ses ennemis déclarés.

En affirmant que « les États-Unis et le régime sioniste sont des ennemis de l’Iran, pas seulement de la République islamique », le président du Parlement a cherché à élargir la portée idéologique du conflit. Il ne s’agirait plus seulement d’une opposition au système politique en place, mais d’une hostilité perçue comme structurelle envers la nation iranienne elle-même. Une rhétorique qui renforce la dimension nationaliste et mobilisatrice du discours officiel à un moment charnière.

La période qui s’ouvre s’annonce décisive pour l’Iran. Conformément à la Constitution, l’Assemblée des experts devra désigner un nouveau guide suprême, un choix déterminant pour l’orientation future du pays. En attendant, les déclarations de Mohammad Baqer Ghalibaf traduisent la volonté des autorités iraniennes d’afficher fermeté et cohésion, tout en envoyant un signal clair à leurs adversaires : la disparition d’Ali Khamenei ne signifiera ni affaiblissement ni renoncement sur le plan stratégique.


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