Santé
Grève nationale de l’Alliance And Gueusseum : le septième plan d’action largement suivi à Thiès
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par
Diack
L’Alliance And Gueusseum a enclenché, ce jeudi 26 février 2026, son septième plan d’action à travers une grève de 48 heures observée sur l’ensemble du territoire national. Le mouvement, qui concerne les agents de santé regroupés sous la bannière des « blouses blanches », traduit une montée de la tension entre les syndicats et les autorités autour de l’application des engagements pris par l’État.
À Thiès, la mobilisation est jugée significative. Pape Moussa, coordonnateur régional de l’Alliance, a affirmé au micro de la Rfm que le mot d’ordre est « largement suivi » dans les structures sanitaires de la région. Selon lui, les agents répondent massivement à l’appel pour dénoncer ce qu’ils considèrent comme une application inéquitable des décrets récemment adoptés.
Au cœur du différend figure une « dichotomie » dans la mise en œuvre des mesures gouvernementales. Les syndicalistes expliquent que le reclassement des techniciens supérieurs ainsi que l’octroi de l’indemnité de logement ont été effectivement accordés au personnel relevant directement de la fonction publique d’État. En revanche, les agents recrutés par les collectivités territoriales, souvent désignés comme « la base », ne bénéficient pas des mêmes avantages. Une situation que l’Alliance And Gueusseum juge injuste et contraire à l’esprit des accords conclus avec les autorités.
Pour les responsables syndicaux, cette disparité crée une fracture au sein du système de santé et alimente un sentiment d’exclusion chez une frange importante du personnel. Ils réclament ainsi une harmonisation des avantages pour l’ensemble des travailleurs concernés, estimant que l’égalité de traitement est une condition essentielle à la stabilité du secteur et à la motivation des agents.
Malgré les ponctions salariales opérées par le gouvernement à l’encontre de grévistes lors de précédents mouvements, l’Alliance affiche sa détermination. Les responsables affirment que ces retenues sur salaire n’entameront pas leur engagement en faveur de la justice sociale, de l’amélioration des conditions de travail et de l’évolution des plans de carrière. Ils soutiennent que la lutte engagée dépasse les intérêts individuels et vise à corriger des déséquilibres structurels dans la gestion des ressources humaines de la santé.
Conscients toutefois de la sensibilité du secteur, les syndicalistes précisent que le service minimum est assuré, notamment dans les urgences, conformément aux dispositions légales en vigueur. À Thiès comme dans les autres régions, les structures hospitalières maintiennent ainsi la prise en charge des cas critiques afin de limiter l’impact du mouvement sur les patients.
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