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Iran : un conseil intérimaire mis en place après la mort d’Ali Khamenei dans des frappes israélo-américaines
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par
Diack
L’Iran est entré dans une phase institutionnelle inédite après l’annonce officielle, dimanche, du décès du Guide suprême, l’ayatollah Ali Khamanei , tué lors d’attaques attribuées à Israël et aux États-Unis. Cette disparition, confirmée par les autorités iraniennes, marque un tournant majeur pour la République islamique et ouvre une période de transition politique sous haute tension.
Dans un communiqué diffusé par les médias d’État, les autorités ont annoncé la création d’un conseil intérimaire de direction chargé d’assurer la continuité du leadership jusqu’à la désignation d’un nouveau Guide suprême. Cette mesure s’appuie sur l’article 111 de la Constitution iranienne, qui prévoit un mécanisme institutionnel en cas de vacance du poste suprême.
Selon les précisions apportées par Mohsen Dehnavi, porte-parole du Conseil de discernement de l’expédition, la mise en place de cette instance s’inscrit strictement dans le cadre constitutionnel. Le conseil intérimaire est composé du président de la République, Massoud Pezeshkian, du chef du pouvoir judiciaire, ainsi que d’un membre clérical du Conseil des gardiens. L’ayatollah Alireza Arafi, également membre du Conseil des Gardiens , a été désigné pour siéger au sein de cette structure provisoire.
Le rôle de ce conseil intérimaire est d’assurer la stabilité institutionnelle et de superviser les affaires stratégiques du pays en attendant l’élection d’un nouveau Guide suprême par l’Assemblée des experts , organe religieux chargé constitutionnellement de nommer et, le cas échéant, de destituer le Guide suprême. Cette assemblée, composée de religieux élus au suffrage universel, détient la responsabilité exclusive de choisir le successeur.
La disparition d’Ali Khamenei, au pouvoir depuis 1989, intervient dans un contexte de fortes tensions régionales. Les frappes israéliennes et américaines, qui auraient également coûté la vie à plusieurs hauts responsables militaires et politiques iraniens, aggravent une situation déjà marquée par des confrontations indirectes et des rivalités stratégiques persistantes au Moyen-Orient.
Sur le plan interne, la transition s’annonce délicate. Le Guide suprême concentre en Iran l’essentiel des pouvoirs politiques, militaires et religieux. Il est le chef des forces armées, supervise les grandes orientations de la politique étrangère et dispose d’une autorité déterminante sur les institutions clés du régime. Sa disparition soulève donc des interrogations majeures sur l’équilibre des forces au sein du système iranien et sur les luttes d’influence potentielles entre les différentes factions du pouvoir.
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