Le Sénégal est confronté à une situation sanitaire préoccupante avec l’apparition simultanée de deux épidémies distinctes. À Dakar, plusieurs cas de Mpox (variole du singe) ont été confirmés, tandis que la Fièvre de la Vallée du Rift (FVR) sévit dans le nord du pays, particulièrement dans la région de Saint-Louis, où plusieurs décès ont été enregistrés. Face à ces menaces, le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique a convoqué une réunion d’urgence du Comité national de gestion des épidémies (CNGE), ce lundi 29 septembre 2025, afin de coordonner et renforcer la riposte.
Selon le communiqué publié tard dans la nuit, le Mpox est suivi avec une vigilance particulière dans la capitale. Depuis la confirmation du premier cas le 22 août dernier, cinq cas ont été enregistrés dans la région de Dakar. Aucun décès n’a été signalé à ce stade. Parmi les patients pris en charge, un est déjà déclaré guéri, tandis que quatre autres sont hospitalisés au service des maladies infectieuses de l’hôpital de Fann. Leur état clinique est jugé favorable. Pour éviter toute propagation, 52 personnes identifiées comme contacts sont actuellement suivies de près par les équipes médicales.
La situation est plus préoccupante à Saint-Louis, où la Fièvre de la Vallée du Rift a déjà causé 28 cas confirmés dont huit décès. Cette maladie virale, transmise principalement par les piqûres de moustiques ou par contact direct avec des animaux infectés, constitue un véritable défi de santé publique. L’enquête épidémiologique menée sur le terrain a permis d’identifier 90 personnes exposées, dont quatre ont déjà développé la maladie. Les autorités rappellent que quelques jours plus tôt, le 28 septembre, le bilan faisait état de 21 cas et 7 décès, confirmant une progression inquiétante de l’épidémie.
Pour faire face à cette double crise, le ministre de la Santé a donné plusieurs orientations fortes à l’issue de la réunion du CNGE. Il a insisté sur le renforcement du partenariat intersectoriel, la surveillance accrue dans les régions voisines de Saint-Louis, et l’intensification de la communication afin de sensibiliser davantage les populations. Le ministre a également appelé à une implication plus active des communautés locales, qui jouent un rôle crucial dans la prévention et la rupture des chaînes de transmission.
Dans son message, le ministère a invité les populations à redoubler de vigilance et à adopter sans réserve les mesures de prévention, qu’il s’agisse de l’hygiène, de la protection contre les moustiques ou encore de la prudence dans les contacts avec les animaux. « Chaque citoyen doit jouer pleinement son rôle dans cette lutte collective », rappelle le communiqué.
Cette mobilisation multisectorielle vise à contenir rapidement ces deux épidémies qui, bien que distinctes, exigent une réponse coordonnée et énergique afin de préserver la santé publique et d’éviter une propagation plus large à l’échelle nationale.