Justice
Pikine-Guédiawaye : deux hommes condamnés à cinq ans de prison ferme pour actes contre nature
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par
Diack
Le tribunal des flagrants délits de Pikine-Guédiawaye a rendu, ce mardi, un verdict particulièrement sévère dans une affaire d’actes impudiques ou contre nature. Deux prévenus, Amadou Ba et Gora Diakhaté, ont été condamnés chacun à cinq ans de prison ferme assortis d’une amende de 1,5 million de francs CFA, portant le total des sanctions pécuniaires à trois millions de francs CFA.
Les faits se sont déroulés alors que Pape Cheikh Diallo et ses co-accusés étaient conduits devant le parquet de Pikine-Guédiawaye pour une autre affaire. Au même moment, Amadou Ba et Gora Diakhaté comparaissaient devant la juridiction pour répondre des accusations portées contre eux. Selon les éléments du dossier, Amadou Ba, jeune homme dénoncé par son propre frère, entretenait une relation avec Gora Diakhaté. Les deux hommes ont été placés sous mandat de dépôt le 20 janvier 2026.
À la barre, les prévenus ont reconnu les faits qui leur étaient reprochés, déclarant avoir agi sous l’effet du désir. Tentant d’obtenir la clémence du tribunal, Amadou Ba a évoqué un état de démence, estimant ne pas être pleinement responsable de ses actes. Son partenaire, Gora Diakhaté, qui comparaissait sans assistance d’un avocat, a quant à lui promis de ne plus s’adonner à de tels comportements et a imploré la clémence des juges.
Dans ses réquisitions, le procureur de la République a adopté une ligne de fermeté, sollicitant l’application de la peine maximale prévue par la loi, soit cinq ans de prison ferme, accompagnée d’une amende d’un million de francs CFA pour chacun des prévenus. Le ministère public a ainsi insisté sur la gravité des faits et la nécessité d’une réponse pénale dissuasive.
La défense d’Amadou Ba, assurée par Me Ibrahima Diop, a tenté d’atténuer la responsabilité pénale de son client. Tout en précisant qu’il ne cautionnait nullement les faits reprochés, l’avocat a plaidé pour l’application de l’article 50 du Code pénal relatif à la démence, demandant au tribunal de faire preuve de compréhension et d’indulgence. Cette ligne de défense n’a toutefois pas convaincu la juridiction.
Dans son délibéré, le juge a suivi la logique du parquet en déclarant les deux prévenus coupables des faits qui leur étaient reprochés. La peine prononcée, jugée lourde par certains observateurs, s’inscrit dans un contexte judiciaire où les infractions qualifiées d’actes contre nature sont sévèrement réprimées par la législation sénégalaise.
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