Installation de Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale : le Conseil constitutionnel se déclare incompétent

Le Conseil constitutionnel s’est déclaré incompétent pour se prononcer sur la question de l’installation de Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale, mettant ainsi un terme à la saisine qui visait à contester ou à clarifier la légalité de cette installation.

Dans sa décision, la haute juridiction a estimé que le litige soulevé ne relevait pas de son champ de compétence, renvoyant ainsi la question vers les instances habilitées à en connaître. Cette position du Conseil constitutionnel intervient dans un contexte politique particulièrement sensible, marqué par de nombreux débats autour du statut et des fonctions du leader du parti Pastef.

Un élément a particulièrement retenu l’attention des observateurs : le juge Cheikh Ndiaye n’a pas pris part aux délibérations ayant conduit à cette décision. Cette absence intervient après la polémique suscitée par sa rencontre avec Ousmane Sonko à Toubab Dialaw, une rencontre qui avait alimenté les interrogations et les critiques de certains acteurs politiques et membres de la société civile sur l’impartialité de la juridiction.

L’absence du magistrat lors de l’examen du dossier apparaît ainsi comme une mesure visant à éviter toute controverse supplémentaire et à préserver la crédibilité de la décision rendue par le Conseil constitutionnel.

Cette décision risque toutefois de relancer le débat sur les mécanismes institutionnels compétents pour trancher les questions relatives au mandat parlementaire et à l’installation des députés, dans un contexte où les enjeux politiques demeurent particulièrement élevés.

Les réactions des différents acteurs politiques sont désormais attendues, alors que cette affaire continue d’alimenter les discussions sur la scène politique sénégalaise.

Réintégration de Sonko à l’Assemblée nationale : le Conseil constitutionnel saisi, une décision attendue dans un délai d’un mois

Un nouveau front juridique s’ouvre autour du parcours institutionnel d’Ousmane Sonko. Le Conseil constitutionnel a officiellement reçu, ce lundi, la requête déposée par plusieurs députés de l’opposition contestant à la fois sa réintégration à l’Assemblée nationale et son élection à la présidence de l’institution intervenue le 26 mai 2026. Selon des informations rapportées par Emedia, les membres du Conseil disposent désormais d’un délai maximal d’un mois pour examiner le dossier et rendre leur décision.

Cette saisine intervient dans un contexte politique déjà marqué par de vifs débats sur l’interprétation des dispositions constitutionnelles relatives à l’exercice simultané de certaines fonctions publiques. À travers leur recours, les parlementaires requérants demandent aux juges constitutionnels de se prononcer sur la conformité de la réintégration de l’ancien Premier ministre aux principes consacrés par la Constitution.

Au cœur de leur argumentation figure l’article 54 de la Constitution, qui établit l’incompatibilité entre les fonctions gouvernementales et le mandat de député. Les auteurs de la requête soutiennent qu’en acceptant sa nomination à la Primature en 2024, Ousmane Sonko aurait, de facto et de manière définitive, renoncé à son siège parlementaire. Selon leur lecture du texte constitutionnel, cette situation rendrait irrégulière toute procédure de retour à l’Assemblée nationale après la cessation de ses fonctions gouvernementales.

Les députés de l’opposition considèrent ainsi que la réintégration de l’actuel dirigeant politique ne peut être assimilée à une simple reprise de mandat. Ils estiment que son entrée au gouvernement a produit des effets juridiques irréversibles sur son statut parlementaire et que toute réinstallation dans l’hémicycle devrait être appréciée à la lumière des exigences constitutionnelles en vigueur.

Au-delà de la question de fond, les requérants dénoncent également plusieurs difficultés rencontrées dans leurs démarches. Selon leur communiqué, ils ont entrepris des procédures officielles afin d’obtenir certains documents jugés indispensables à l’exercice de leur recours. Ils affirment notamment avoir sollicité, par voie d’huissier, la transmission de l’acte portant réintégration d’Ousmane Sonko ainsi que le procès-verbal de la séance plénière du 26 mai au cours de laquelle il a été élu à la tête de l’Assemblée nationale. Ces demandes seraient restées sans suite, selon les signataires de la saisine.

Pour les députés à l’origine du recours, cette absence de communication des documents administratifs concernés constitue un obstacle à la transparence institutionnelle et à l’exercice normal des droits de l’opposition parlementaire. Ils considèrent que les juridictions compétentes doivent disposer de l’ensemble des pièces nécessaires afin de statuer en parfaite connaissance des faits.

L’enjeu de cette affaire dépasse désormais le seul cas personnel d’Ousmane Sonko. La décision attendue du Conseil constitutionnel pourrait avoir des implications importantes sur l’interprétation future des règles d’incompatibilité entre fonctions gouvernementales et mandat parlementaire. Elle pourrait également contribuer à clarifier les procédures applicables lorsqu’un membre du gouvernement souhaite retrouver une fonction élective après avoir quitté l’Exécutif.

Les « Sages » sont donc appelés à trancher une question institutionnelle majeure qui touche directement à l’équilibre des pouvoirs et au respect des normes constitutionnelles encadrant le fonctionnement des institutions de la République. Leur décision est particulièrement attendue tant par la majorité que par l’opposition, dans un contexte où les débats juridiques et politiques autour des institutions demeurent au centre de l’actualité nationale.

Alors que le délai d’instruction est désormais enclenché, l’attention se tourne vers le Conseil constitutionnel, dont l’arrêt pourrait constituer une jurisprudence importante dans l’histoire institutionnelle récente du Sénégal.

Retour d’Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale : l’opposition saisit le Conseil constitutionnel

La bataille politique autour du statut institutionnel d’Ousmane Sonko connaît un nouveau rebondissement. Les députés de l’opposition ont officiellement déposé, ce lundi, un recours devant le Conseil constitutionnel afin de contester la réintégration de l’ancien Premier ministre au sein de l’Assemblée nationale. Cette initiative ouvre un nouveau front juridique et politique dans un contexte déjà marqué par de fortes tensions au sommet de l’État.

Selon les auteurs du recours, le retour d’Ousmane Sonko sur les bancs de l’hémicycle soulève des interrogations sur le respect des dispositions constitutionnelles et réglementaires encadrant l’exercice du mandat parlementaire. Les députés contestataires estiment que la procédure ayant conduit à sa réinstallation comme député mérite un examen approfondi de la part de la juridiction constitutionnelle, seule habilitée à trancher les différends liés à l’interprétation de la Constitution.

Cette démarche intervient quelques jours après le remaniement institutionnel ayant conduit au départ d’Ousmane Sonko du gouvernement. À la suite de la perte de ses fonctions exécutives, l’ancien chef du gouvernement a retrouvé son siège de député, une situation que l’opposition juge contestable au regard de sa lecture des textes en vigueur. Les requérants soutiennent que plusieurs aspects de cette réintégration nécessitent une clarification juridique afin de garantir la sécurité institutionnelle et le respect des règles démocratiques.

Pour les responsables de l’opposition, l’enjeu dépasse le seul cas de l’ancien Premier ministre. Ils considèrent que la décision du Conseil constitutionnel pourrait faire jurisprudence et préciser les conditions dans lesquelles un membre du gouvernement, ayant quitté ses fonctions, peut ou non retrouver son mandat parlementaire. Ils affirment vouloir préserver l’équilibre des institutions et éviter toute interprétation susceptible de créer un précédent.

Du côté de la majorité, aucune réaction officielle détaillée n’avait encore été rendue publique au moment du dépôt du recours. Toutefois, plusieurs responsables proches du pouvoir estiment que le retour d’Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale s’inscrit dans le cadre normal des mécanismes prévus par les textes régissant les relations entre le gouvernement et le Parlement.

L’affaire devrait désormais être examinée par le Conseil constitutionnel, dont la décision est particulièrement attendue. Le verdict de la haute juridiction pourrait non seulement déterminer l’avenir parlementaire d’Ousmane Sonko, mais également apporter des éclaircissements sur une question institutionnelle majeure, au moment où le Sénégal traverse une phase importante de recomposition politique.

Ousmane Sonko promet une Assemblée « sans vendettas personnelles »

Pour son tout premier discours en tant que président de Assemblée nationale du Sénégal, Ousmane Sonko a tenté d’afficher une posture d’apaisement tout en affirmant sa volonté de renforcer le rôle du Parlement dans le fonctionnement des institutions.

Face aux députés, le nouveau président de l’Assemblée nationale a assuré qu’il n’utiliserait pas l’institution parlementaire comme un outil de règlement de comptes politiques ou personnels.

« Je n’utiliserai pas cette assemblée pour nourrir des vendettas personnelles », a déclaré Ousmane Sonko, dans une volonté apparente de rassurer aussi bien l’opposition que les acteurs institutionnels.

Tout en rejetant toute logique de revanche, l’ancien Premier ministre a toutefois annoncé une Assemblée nationale beaucoup plus active dans le contrôle de l’action gouvernementale. Il a insisté sur les principes de transparence, de reddition des comptes et de défense de la souveraineté populaire, affirmant que le Parlement exercera pleinement ses prérogatives constitutionnelles.

Ce discours intervient dans un contexte politique particulièrement tendu, quelques jours seulement après son limogeage de la Primature par le président Bassirou Diomaye Faye et son accession rapide au perchoir de l’Assemblée nationale.

Derrière le ton conciliant affiché, plusieurs observateurs y voient également un message politique adressé à l’exécutif. En affirmant que le Parlement jouera son rôle « sans complaisance », Ousmane Sonko semble vouloir marquer son indépendance et rappeler que l’Assemblée nationale entend désormais peser davantage dans l’équilibre des pouvoirs.

Ousmane Sonko élu président de l’Assemblée nationale dans un climat de forte tension politique

L’ancien Premier ministre Ousmane Sonko a été élu ce mardi 26 mai à la tête de Assemblée nationale du Sénégal, à l’issue d’un vote largement dominé par la majorité parlementaire de Pastef. Sur les 133 députés ayant pris part au scrutin, 132 ont voté en faveur de l’ancien chef du gouvernement, soit 99,25 % des suffrages exprimés. L’opposition parlementaire, qui a boycotté la séance, dénonce un « braquage institutionnel » et un « coup d’État constitutionnel ».

Cette élection intervient seulement 72 heures après le limogeage d’Ousmane Sonko de son poste de Premier ministre par le président Bassirou Diomaye Faye, après plusieurs mois de tensions et de divergences au sommet de l’État. Ce changement brutal à la tête du gouvernement a immédiatement provoqué une reconfiguration du paysage politique sénégalais.

Dans la foulée de ce limogeage, El Malick Ndiaye, jusque-là président de l’Assemblée nationale, a écourté un déplacement officiel en Égypte afin de rentrer à Dakar et remettre sa démission. Très proche d’Ousmane Sonko, il a ainsi ouvert la voie à l’installation de ce dernier au perchoir.

La désignation d’Ousmane Sonko à la présidence de l’Assemblée nationale est toutefois loin de faire l’unanimité. Au cœur de la controverse : son statut de député.

Élu lors des législatives de novembre 2024, Sonko avait ensuite été nommé Premier ministre, une fonction incompatible avec celle de parlementaire. À l’époque, il avait choisi de « suspendre » son mandat de député sans jamais siéger officiellement à l’Assemblée nationale.

Pour l’opposition, cette décision équivaut à une renonciation définitive à son siège parlementaire, ce qui rendrait illégale sa réintégration puis son accession au perchoir. Les partisans de Sonko rejettent catégoriquement cette interprétation, soutenant que la Constitution ainsi que le règlement intérieur de l’Assemblée nationale autorisent pleinement son retour.

Parmi les voix les plus critiques figure Thierno Alassane Sall, député du groupe des non-inscrits, qui avait dénoncé une tentative de « provoquer une crise institutionnelle majeure » à travers l’installation de Sonko à la tête du Parlement.

Avec cette élection, Ousmane Sonko conserve une position stratégique majeure dans les institutions sénégalaises malgré son départ de la Primature. Cette nouvelle configuration politique pourrait toutefois accentuer les tensions entre le pouvoir, l’opposition et certains acteurs de la société civile, alors que le débat sur la légalité de cette nomination continue d’alimenter la scène politique nationale.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°724 – 25 ET 26/04/2026

🔴 MARCHES FINANCIERS – SUITE AUX RÉUNIONS DE PRINTEMPS DU FMI ET DE LA BANQUE MONDIALE À WASHINGTON : LE SILENCE INQUIÈTANT DE DAKAR
🔴 MODIFICATION DU CODE ÉLECTORAL- PLÉNIÈRE PRÉVUE CE MARDI POUR EXAMINER LES ARTICLES L29 ET L30 : L’ASSEMBLÉE CONVOQUÉE

🔴 MONDIAL 2026 – LAMINE CAMARA AFFICHE LES AMBITIONS DU SÉNÉGAL : « ALLER CHERCHER LE TROPHÉE »

Assemblée nationale : Abdou Mbow accuse le gouvernement d’avoir « un agenda LGBT » et de renier ses engagements

Le débat autour du projet de loi visant à durcir la répression de l’homosexualité au Sénégal continue de susciter de vives tensions sur la scène politique. Ce mercredi 11 mars, le député de l’opposition Abdou Mbow, figure influente de Alliance pour la République (APR), a vivement critiqué le gouvernement lors des discussions parlementaires, accusant le régime en place d’avoir « un agenda LGBT en poche » et d’avoir renié ses engagements pris devant les Sénégalais.

Au cours de son intervention, le parlementaire a dénoncé ce qu’il considère comme un revirement politique du pouvoir dirigé par PASTEF. Selon lui, les autorités actuelles n’auraient pas respecté leurs promesses de campagne concernant la criminalisation de l’homosexualité, un sujet particulièrement sensible dans la société sénégalaise. « Vous êtes un régime qui ne dit pas la vérité. L’histoire nous a donné raison. L’histoire a montré que vous avez renié vos engagements », a-t-il déclaré devant l’Assemblée nationale, provoquant de vives réactions et des protestations de la part des députés de la majorité.

Dans la suite de son intervention, Abdou Mbow a affirmé que, sous couvert de la nouvelle législation en discussion, le gouvernement aurait en réalité rendu l’homosexualité « permissive » au Sénégal. « La conclusion est que, sous prétexte de cette nouvelle loi, on a rendu l’homosexualité permissive au Sénégal. C’est exactement ça l’agenda LGBT. Et s’il y a un gouvernement aujourd’hui qui a l’agenda LGBT en poche, c’est le vôtre », a-t-il lancé à l’endroit des membres du pouvoir.

Le député de l’opposition a également reproché au gouvernement d’avoir accueilli au Sénégal, en mai 2024, le leader politique français Jean-Luc Mélenchon, qu’il qualifie de promoteur des droits LGBT. Pour Abdou Mbow, cette visite illustre selon lui l’orientation idéologique du pouvoir actuel. « Le Sénégal a des valeurs à protéger », a-t-il insisté, appelant à une criminalisation claire et explicite de ce qu’il qualifie d’« acte contre nature ».

Au cœur du débat figure un projet de loi destiné à remplacer une législation datant de 1965. Le nouveau texte prévoit des peines allant de cinq à dix ans de prison pour les auteurs d’actes qualifiés d’« actes contre nature ». Toutefois, Abdou Mbow estime que ces dispositions ne constituent pas une réelle rupture juridique. « En matière criminelle, c’est une peine déjà courante », a-t-il ironisé, ajoutant qu’il ne voit dans ce texte rien d’autre que « la promotion » de l’homosexualité.

Face à ces critiques, le Premier ministre Ousmane Sonko avait déjà réagi au début du mois de février 2026. Reconnaissant que la criminalisation de l’homosexualité figurait parmi les engagements politiques pris lors de la campagne électorale, il avait toutefois assuré que le durcissement des peines prévu dans la nouvelle législation produirait « les mêmes effets » que la criminalisation réclamée par certains acteurs politiques et sociaux.

Ce débat parlementaire met en lumière les profondes divergences qui traversent la classe politique sénégalaise sur cette question sensible, mêlant considérations juridiques, valeurs sociétales et engagements politiques. Alors que le projet de loi poursuit son examen, il continue d’alimenter les tensions entre majorité et opposition, chacune accusant l’autre de trahir ou de déformer les attentes de la population.

DIGNITÉ DU DÉBAT PUBLIC, RESPECT DES BÂTISSEURS, HONNEUR AUX DÉPUTÉS , DÉFÉRENCE AUX INVESTISSEURS : ABDOULAYE SYLLA APPELLE AU SURSAUT

Je lève ma voix pour défendre la dignité du débat public, le respect des bâtisseurs, l’attention due aux investisseurs et l’honneur de la représentation nationale. Disons le haut et fort, quand la parole publique abdique, il y a une faute morale, une indignité républicaine et donc devoir de sursaut

Il est des moments où le silence deviendrait une complicité. Il est des paroles qui, parce qu’elles sont prononcées dans l’enceinte même de la représentation nationale, engagent bien au-delà de leurs auteurs et appellent une condamnation morale ferme, nette et sans équivoque.

Ce qui s’est produit à l’Assemblée nationale ne relève ni du débat démocratique, ni de la vivacité parlementaire, ni même d’un excès de langage malheureux. Il s’agit tout simplement d’un manquement grave à l’éthique publique, d’une déchéance morale incompatible avec la dignité du mandat parlementaire. Lorsqu’un élu, incapable de répondre à une collègue sur le terrain des idées, choisit sciemment d’attaquer son père, il ne commet pas une maladresse : il franchit une frontière morale que nul représentant du peuple n’a le droit d’ignorer. Je refuse de l’ignorer donc j’élève ma voix.

Aucune divergence politique, aucune tension idéologique, aucune posture militante ne saurait justifier l’instrumentalisation de la filiation, l’atteinte à l’honneur familial ou l’humiliation personnelle. Un tel comportement constitue une rupture avec les fondements mêmes de la République, fondements qui exigent retenue, respect et sens aigu de la responsabilité — a fortiori dans un lieu censé incarner l’exemplarité.

Le dossier de Ndingler, agité de manière obsessionnelle par certains, ne peut servir d’alibi à cet effondrement moral. Les faits sont connus, établis et vérifiables. Une terre  attribuée au terme d’un processus administratif, mise en valeur par un investisseur sénégalais, transformée en un pôle de production exemplaire au service de l’autosuffisance alimentaire. Voilà la réalité, loin du vacarme.

Cet investisseur est Babacar Ngom, fondateur de Sedima, figure majeure du secteur privé national et référence sous-régionale.  Je ne défends pas une personne pour le plaisir de la défendre. Je campe un principe d’autant plus que je ne connais pas personnellement Babacar Ngom et je ne crois pas l’avoir déjà rencontré. Mais je sais ce que son parcours représente : le travail contre la démagogie, la production contre l’agitation, la durée contre l’improvisation.

Babacar Ngom est un homme qui a choisi le labeur, l’investissement et la dignité. Il a investi dans le pays et pour le pays, dans plusieurs secteurs stratégiques. Son engagement agricole n’est ni une aventure opportuniste ni un calcul politicien : il procède d’une vision, d’un patriotisme économique assumé

Et à son sujet, Il faut ici rappeler un fait humainement lourd, que toute conscience honnête devrait méditer. Accablé par la répétition des attaques, Babacar Ngom avait pris la décision douloureuse d’arrêter ses activités et d’aller jusqu’à restituer les terres que les autorités lui avait régulièrement octroyées.

Voilà jusqu’où peut conduire l’irresponsabilité verbale : non à l’échec économique, mais à l’usure morale d’un bâtisseur national.

Et pendant que ce député de la majorité s’adonne à l’invective, la République, elle, a parlé avec gravité. En effet, le samedi 27 décembre 2025, le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a élevé Babacar Ngom à la dignité de Grand-Croix de l’Ordre national du Lion, la plus haute distinction honorifique du Sénégal.

Par cet acte solennel, la Nation a salué une trajectoire et rendu hommage à un homme dont l’engagement au service du pays est reconnu au sommet de l’État. Dès lors, la faute morale commise par ce député n’en est que plus criante.

Il pouvait répondre politiquement à sa collègue Anta Babacar Ngom,  il pouvait le faire fermement, sans concession mais il n’avait aucun droit moral d’insulter son père, encore moins un père que la République venait d’honorer. Cette dérive n’est pas un égarement éthique, c’est beaucoup plus. Quand on insulte Babacar Ngom, on insulte un père mais on insulte aussi le secteur privé national.

A ce député égaré, il faut redire avec force que le secteur privé national est une colonne vertébrale de la souveraineté économique. Il mérite protection, écoute et considération. Ceux qui siègent à l’Assemblée nationale auraient dû en être les défenseurs naturels, s’ils avaient pleinement compris et surtout incarné la mystique de leur mission au service de la Nation.

Je veux ici assumer une parole personnelle.

Je passe une part importante de mon temps hors du pays, non par désinvolture, mais pour maintenir à flot des entreprises sénégalaises frappées par une crise sans précédent, dans un contexte d’adversité parfois ouverte et flagrante. On m’accuse d’absentéisme sur les bancs de l’Assemblée. Mais pense-t-on un seul instant à mes lourdes responsabilités d’investisseur dans l’obligation de préserver un outil de travail, de payer des salaires, de garantir l’avenir de milliers d’employés au Sénégal et à l’étranger, eux aussi responsables du quotidien de milliers de familles durement éprouvées par la crise ?

À ces attaques, je n’ai jamais répondu par la parole blessante.

Je n’y répondrai jamais autrement que par l’action, par la sauvegarde de la dignité de mes entreprises, de mes employés et de tous ceux et celles qui dépendent d’eux. C’est cela, la responsabilité. C’est cela, le patriotisme réel.

Pour ma part, je me suis toujours battu pour l’émergence d’un secteur privé national fort, structuré et uni. Aujourd’hui, face aux attaques répétées, aux incompréhensions et à ce climat délétère de crise, je lance un appel solennel pour la mise en place d’un cadre unitaire du secteur privé national : un espace de cohésion, de solidarité et de responsabilité collective, capable de renforcer notre voix, de protéger nos entreprises et de nous rendre à la hauteur de notre mission historique.

Les crises, dit-on, révèlent les faiblesses. Si elles ne montrent pas d’elles-mêmes le chemin de l’urgence, montrons que nous ne sommes pas de ceux qui détournent le regard. Unissons nos forces dispersées, élevons notre parole, consolidons notre action. Car la souveraineté ne se proclame pas : elle se construit, ensemble, dans la durée, par le travail et par la dignité.

Ce qui s’est produit doit être condamné sans réserve, non pour humilier, mais pour rappeler les bornes, restaurer la dignité du débat public et préserver l’honneur de la République.

Abdoulaye Sylla
Investisseur
Député à l’Assemblée nationale

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°684 – 28/02/2026 ET 01/03/2026

🔴 INVITATION DU PRÉSIDENT BASSIROU DIOMAYE FAYE ADRESSÉE AUX DÉPUTÉS DE PASTEF MARQUÉE PAR UN : BOYCOTT AUTOUR D’UN « NDOGU » PRÉSIDENTIEL
🔴 ADOPTION DE LA MISE EN ACCUSATION DE L’ANCIEN MINISTRE DE LA COMMUNICATION PAR L’ASSEMBLÉE NATIONALE : BOCAR OBTIENT SON TICKET POUR LA HAUTE COUR

🔴 INCIDENT À DAKAR ARENA : LA POLICE ÉVOQUE UN « QUIPROQUO FAMILIAL »

Affaire Bocar Thiam : Djimo Souaré accuse l’Assemblée nationale de dérive politique

La mise en accusation de Moussa Bocar Thiam devant la Haute Cour de justice du Sénégal continue de susciter de vives réactions au sein de la classe politique. Au lendemain du vote de la résolution par l’Assemblée nationale du Sénégal, le député Djimo Souaré, membre de l’Alliance pour la République (APR, opposition) et vice-président du groupe parlementaire Takku-Wallu, a vivement critiqué la procédure engagée contre l’ancien ministre de la Communication et des Télécommunications.

Selon lui, l’Assemblée nationale se serait « transformée en tribunal politique au service de l’exécutif », remettant en cause l’impartialité de l’institution parlementaire dans ce dossier. Djimo Souaré estime que la démarche adoptée ne repose sur aucune base légale solide et dénonce ce qu’il considère comme une instrumentalisation politique de la procédure de mise en accusation. À ses yeux, le Parlement aurait outrepassé ses prérogatives en examinant une demande de l’exécutif sans fondement réglementaire clair.

Dans son argumentaire, le député soutient que les dispositions encadrant la procédure de mise en accusation devant la Haute Cour de justice ne figureraient pas explicitement dans le règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Il invoque à cet effet l’article 62 de la Constitution, qu’il interprète comme exigeant que tous les actes pris par l’Assemblée soient strictement circonscrits par son règlement intérieur. Toute initiative parlementaire engagée en dehors de ce cadre serait, selon lui, « nulle et non avenue ». Pour Djimo Souaré, cette lacune juridique entacherait la validité de la résolution adoptée le 27 février 2026.

Le député de l’APR affirme par ailleurs qu’aucun rapport émanant des corps de contrôle de l’État ne mettrait en cause la gestion de Moussa Bocar Thiam. Il cite notamment l’absence de conclusions défavorables provenant de la Cour des Comptes, de la CENTIF ou encore de l’Inspection générale des finances (IGF). En l’absence de tels éléments, il considère que les poursuites enclenchées relèvent davantage d’une décision politique que d’un processus fondé sur des constats techniques ou financiers établis par les organes compétents.

L’affaire trouve son origine dans le dossier de l’aménagement du Parc des technologies numériques, rebaptisé « Sénégal Connect Park », un projet structurant lancé sous l’ancien régime de Macky Sall. Ce programme avait déjà conduit à l’incarcération de plusieurs cadres du ministère de la Communication et des Télécommunications. Toutefois, les soutiens de l’ancien ministre estiment que sa responsabilité personnelle n’a pas été juridiquement établie à ce stade.

Cette nouvelle sortie de Djimo Souaré illustre la polarisation croissante autour de cette procédure inédite. Entre la volonté affichée de la majorité de faire toute la lumière sur la gestion passée et les accusations d’acharnement politique formulées par l’opposition, le dossier Moussa Bocar Thiam s’impose désormais comme un test majeur pour les institutions sénégalaises et pour l’équilibre entre responsabilité politique et respect des garanties constitutionnelles.

Assemblée nationale : l’opposition dénonce de graves entorses au règlement intérieur lors des questions au gouvernement

La séance de questions d’actualité au gouvernement du 24 février 2026 continue d’alimenter une vive polémique au sein de l’Assemblée nationale. Dans un communiqué conjoint, le groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal et plusieurs députés non-inscrits ont dénoncé ce qu’ils qualifient de « violations graves et répétées » du règlement intérieur de l’institution. Selon eux, le déroulement de la séance a porté atteinte aux principes fondamentaux du débat démocratique et à la dignité parlementaire.

L’opposition pointe en premier lieu le comportement de certains députés de la majorité qu’elle accuse d’avoir franchi les limites du respect mutuel. Elle cite notamment Ayib Daffe, qui aurait qualifié des élus de l’opposition de « chiens et de chiots » au cours des échanges. Elle met également en cause Alioune Dieye, accusé d’avoir tenu des propos visant le père de l’honorable Anta Babacar Ngom. Pour les signataires du communiqué, ces déclarations constituent une entorse manifeste à l’article 64 du règlement intérieur, qui impose un débat « serein, courtois et impersonnel ». L’opposition estime qu’il est inacceptable que des députés soient publiquement pris à partie pour avoir exercé leur droit constitutionnel de poser des questions au gouvernement.

Au-delà des propos jugés injurieux, le communiqué met également en cause la gestion de la séance par le président de l’institution, El Malick Ndiaye. L’opposition lui reproche d’avoir manqué à son obligation d’impartialité en accordant cinq minutes supplémentaires de temps de parole au Premier ministre Ousmane Sonko, sans permettre aux députés de l’opposition d’exercer un droit de réponse. Selon les contestataires, cette décision unilatérale rompt l’équilibre des débats et contrevient aux règles établies collectivement par les parlementaires concernant la répartition du temps de parole.

Les députés signataires estiment que cette séquence a créé un précédent préoccupant, dans la mesure où elle donnerait l’impression que l’exécutif bénéficie d’un traitement préférentiel au sein de l’hémicycle. Ils affirment que le chef du gouvernement aurait pu s’exprimer longuement, allant jusqu’à « invectiver l’opposition », sans répondre précisément aux interrogations formulées sur des sujets d’actualité majeurs. Pour eux, le rôle du président de l’Assemblée est précisément de garantir l’équité des échanges et de veiller au respect strict des règles, ce qui n’aurait pas été le cas lors de cette séance.

L’opposition parlementaire considère que ces incidents ne relèvent pas d’un simple accrochage politique, mais traduisent une dérive dans le fonctionnement institutionnel. Elle affirme que le respect du règlement intérieur est indispensable pour préserver la crédibilité du Parlement et la qualité du débat démocratique. En conséquence, elle annonce qu’elle « saura tirer toutes les conséquences de droit » de ces manquements, sans préciser à ce stade les démarches envisagées.

Cette nouvelle controverse intervient dans un contexte politique déjà marqué par des tensions récurrentes entre majorité et opposition. Elle illustre la fragilité du climat parlementaire et la difficulté à maintenir des échanges apaisés dans un environnement politique fortement polarisé. Les prochains jours diront si cette crise donnera lieu à des mesures correctives internes ou à un durcissement supplémentaire des positions au sein de l’Assemblée nationale.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°674 – 17/02/2026

🔴 ACCUSÉ D’AVOIR DÉTOURNÉ 125 MILLIARDS DE FRANCS CFA ET AMENÉ À FAIRE FACE AUX DÉPUTÉS DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE : FARBA JURE
🔴 LE COLLECTIF DES AMICALES DE L’UNIVERSITÉ CHEIKH ANAT DIOP DE DAKAR DURCIT LE TON : TROIS JOURS OFF

🔴 SACRE DES « LIONS » : MOTSEPE APPLAUDIT… ET PRÉVIENT

Assemblée nationale : l’immunité parlementaire de Farba Ngom levée par une large majorité

L’Assemblée nationale du Sénégal a adopté la levée de l’immunité parlementaire du député Mouhamadou Ngom, dit Farba Ngom, à l’issue d’un vote intervenu en séance plénière. Sur 165 députés inscrits, 129 ont pris part au scrutin. Parmi eux, 108 ont voté pour la levée de l’immunité, 21 se sont prononcés contre et aucune abstention n’a été enregistrée.

Cette décision fait suite à une demande officielle introduite par la ministre de la Justice, Yassine Fall, dans le cadre de l’affaire relative à l’introduction présumée de deux téléphones portables dans la cellule du député, actuellement en détention. Selon les éléments présentés devant les parlementaires, ces faits pourraient constituer des infractions pénales, notamment en matière d’introduction d’objets prohibés en milieu carcéral et de complicité éventuelle.

Avec plus de 83 % des suffrages exprimés en faveur de la mesure, la représentation nationale a ainsi donné son aval aux autorités judiciaires pour poursuivre leurs investigations sans obstacle procédural lié au statut parlementaire du mis en cause. La levée de l’immunité permet désormais au procureur de la République et aux juridictions compétentes d’engager ou de poursuivre toute action judiciaire jugée nécessaire dans ce dossier.

Le vote marque une étape importante dans une affaire qui suscite de vifs débats sur les conditions de détention, les privilèges attachés au mandat parlementaire et le principe d’égalité de tous devant la loi. En clôturant la séance après l’adoption de la résolution, le président de séance a acté un tournant judiciaire majeur, ouvrant la voie à une nouvelle phase d’instruction dont les développements seront suivis de près par l’opinion publique et la classe politique.

Levée d’immunité de Farba Ngom : la ministre de la Justice dévoile des éléments accablants à l’Assemblée

La séance plénière de l’Assemblée nationale du Sénégal, consacrée à l’examen de la levée de l’immunité parlementaire du député Mouhamadou Ngom, plus connu sous le nom de Farba Ngom, a été marquée par de lourdes révélations de la part de la ministre de la Justice. Face aux députés réunis à l’hémicycle, Yassine Fall a défendu la nécessité d’ouvrir la voie à des poursuites judiciaires, évoquant des faits qu’elle a qualifiés de graves et solidement étayés par l’enquête.

Dans son intervention, la Garde des Sceaux est revenue en détail sur les circonstances de la découverte d’objets prohibés au Pavillon spécial dans la nuit du 29 au 30 décembre 2025. Selon elle, le député aurait reconnu lors de son audition avoir introduit un téléphone portable en le dissimulant dans un pot de lait. Un second appareil aurait été fourni par un surveillant de prison, ce qui laisse présumer l’existence de complicités au sein de l’administration pénitentiaire. Ces déclarations, rapportées par la ministre, constituent un élément central du dossier soumis à la représentation nationale.

Mais l’affaire ne se limiterait pas à la simple introduction de téléphones en milieu carcéral. L’exploitation technique des deux appareils et des cinq clés USB saisis aurait mis au jour des données sensibles. La ministre a évoqué l’existence d’opérations financières et immobilières suspectes, ainsi que la présence de documents judiciaires protégés par le secret de l’instruction. Des contenus vidéos qualifiés d’impudiques auraient également été retrouvés, élargissant considérablement le champ des investigations.

Yassine Fall a insisté sur la multiplicité des infractions susceptibles d’être retenues. Les faits reprochés au parlementaire relèveraient notamment de l’introduction et de la complicité d’introduction d’objets prohibés, de la corruption, de la violation du secret de l’instruction et de la diffusion d’images contraires aux bonnes mœurs. Elle a souligné que seule l’ouverture d’une information judiciaire permettra d’établir avec précision le niveau de responsabilité de chaque personne impliquée, qu’il s’agisse de civils ou d’agents de l’État.

Sur le plan juridique, la ministre a rappelé que, conformément à l’article 61 de la Constitution et aux dispositions du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, aucun député ne peut faire l’objet de poursuites sans la levée préalable de son immunité parlementaire, sauf en cas de flagrant délit. C’est dans ce cadre légal qu’elle a officiellement sollicité l’autorisation des députés afin de permettre au procureur de la République de Dakar d’engager les poursuites nécessaires.

En conclusion, la Garde des Sceaux a appelé les parlementaires à faire preuve de responsabilité institutionnelle. Elle a insisté sur l’importance de garantir l’égalité de tous devant la loi et de permettre à la justice de faire toute la lumière sur cette affaire, dont les ramifications pourraient dépasser le seul cas du député concerné.

Affaire des véhicules parlementaires : Thierno Alassane Sall dénonce un « camouflage » orchestré par l’Assemblée nationale

La polémique autour de l’achat de véhicules destinés aux députés sénégalais continue de faire des vagues. Le député Thierno Alassane Sall a de nouveau pris la parole pour dénoncer ce qu’il qualifie de « manque de transparence » et d’irrégularités dans la procédure adoptée par l’Assemblée nationale. Lors d’une déclaration publique effectuée en marge de sa tournée dans les régions, le parlementaire a accusé le président de l’Assemblée, El Malick Ndiaye, d’avoir voulu « cacher l’opération aux Sénégalais » en procédant à la distribution des véhicules sans débat ni information préalable auprès du public.

Selon Thierno Alassane Sall, le budget voté ne prévoyait pas cette opération. « Le budget qui avait été arrêté n’a pas respecté la procédure et ne prévoyait pas de manière convenable l’achat de véhicules », a-t-il affirmé, dénonçant une décision prise unilatéralement par le président de l’Assemblée. Le député a particulièrement critiqué le recours à la procédure d’urgence pour justifier l’opération, la jugeant « inacceptable ». Pour lui, cette méthode illustre comment la notion d’urgence peut être instrumentalisée pour légitimer des décisions arbitraires, au détriment de la transparence et du contrôle parlementaire.

Au-delà de la question des véhicules, Thierno Alassane Sall a également pointé du doigt les conditions de travail des députés. Il a rappelé que de nombreux parlementaires exercent leur mandat sans assistants parlementaires, alors que parallèlement, le président de l’Assemblée continue de recruter des chargés de mission politiques, créant un déséquilibre dans l’allocation des ressources et accentuant les inégalités au sein de l’institution.

Le député a annoncé que ses collaborateurs apporteront des précisions supplémentaires sur cette affaire lors d’une conférence de presse prévue demain. Il promet de révéler des informations complémentaires pour permettre au public de mieux comprendre les dessous de cette opération, jugée par lui « contraire aux règles de gouvernance et aux principes de bonne gestion des finances publiques ».

Cette affaire, qui a déjà suscité des réactions au sein de l’opinion et de la classe politique, continue d’alimenter le débat sur la transparence dans la gestion des fonds publics et sur le rôle de contrôle du Parlement sénégalais. Thierno Alassane Sall apparaît déterminé à pousser l’Assemblée à rendre des comptes et à empêcher la répétition de pratiques similaires à l’avenir.

Assemblée nationale : El Malick Ndiaye sous le feu des critiques, entre polémiques publiques et tensions internes

Depuis plusieurs semaines, le président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, traverse une période de fortes turbulences politiques. Les critiques pleuvent de toutes parts, donnant l’image d’un président du Parlement assiégé, contesté aussi bien par l’opposition que par certains responsables de son propre camp. Cette fronde transversale, qui dépasse le clivage classique majorité-opposition, met en lumière un malaise profond autour de sa gestion et de son positionnement politique.

Selon L’Observateur, la pression exercée sur El Malick Ndiaye est telle qu’il a été quasiment contraint de sortir de son silence pour tenter d’enrayer ce qu’il perçoit comme une véritable « hémorragie ». C’est à l’occasion de la cérémonie officielle de présentation des vœux aux députés et au personnel de l’administration parlementaire qu’il a choisi de s’exprimer publiquement. Au cœur de son intervention figurait la polémique liée à l’acquisition de véhicules destinés aux députés de la 15ᵉ législature, un dossier qui cristallise depuis plusieurs semaines les critiques et les soupçons.

Face aux accusations d’irrégularités et d’opacité, le président de l’Assemblée nationale s’est voulu catégorique. Il a affirmé que la procédure avait été menée dans le strict respect des règles en vigueur, précisant que le dossier avait suivi toutes les voies légales et avait été soumis à la Direction centrale des marchés publics. Tous les actes, a-t-il insisté, ont été dûment datés et conformes à la réglementation. Cette mise au point visait clairement à répondre aux attaques du député Thierno Alassane Sall, leader de la République des Valeurs, qui avait dénoncé sur les réseaux sociaux le silence supposé d’El Malick Ndiaye et l’absence d’information préalable autour de cette acquisition.

Toujours selon L’Observateur, El Malick Ndiaye a rejeté toute accusation d’opacité et confirmé l’achat d’un premier lot de 76 véhicules. Il a assumé pleinement ce choix, estimant qu’il s’agissait de doter les députés de moyens de locomotion adéquats afin de leur permettre d’exercer efficacement leur mission. Dans le même temps, il a invité Thierno Alassane Sall à privilégier les canaux institutionnels pour s’informer sur des dossiers qu’il juge sensibles, avant toute prise de parole publique.

Cependant, au-delà de cette controverse autour des véhicules, la situation semble bien plus complexe. La pression ne vient pas uniquement de l’opposition, mais s’intensifie également au sein même de la majorité parlementaire. L’Observateur rapporte qu’El Malick Ndiaye fait face à de vives critiques émanant de son propre parti, Pastef. La sortie virulente du député Mouramani Kaba Diakité, membre du directoire du parti, en est l’illustration la plus frappante. Dans un message diffusé au sein d’un panel WhatsApp et largement relayé, ce dernier accuse le président de l’Assemblée nationale de népotisme, de gabegie et de gestion clanique. Il va même jusqu’à réclamer un audit de sa gestion ainsi qu’une révision du Règlement intérieur de l’Assemblée afin de réduire la durée du mandat du président, actuellement fixée à cinq ans.

Pour L’Observateur, cette attaque frontale révèle un malaise plus profond qui commence à prendre forme au sein de l’institution parlementaire. Le professeur Demba Guèye, enseignant à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, y voit une tension en partie alimentée par la posture même du président de l’Assemblée nationale. Selon lui, El Malick Ndiaye aurait pu différer certaines décisions controversées dans un contexte économique difficile. Il estime également que la manière dont ces décisions ont été assumées, notamment à travers un discours perçu comme arrogant, a contribué à exacerber les frustrations. « Dire “je l’assume” irrite et révolte une partie des Sénégalais », analyse-t-il.

Le professeur Guèye propose par ailleurs une lecture politique plus large de cette séquence agitée. À ses yeux, les attaques contre El Malick Ndiaye pourraient s’inscrire dans une ramification du conflit latent entre le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, et le leader de Pastef, Ousmane Sonko. Il rappelle que Mouramani Kaba Diakité est réputé proche de ce dernier. Dans ce contexte, El Malick Ndiaye est accusé d’adopter une position ambiguë, donnant l’impression de jouer un double jeu. « On ne sait pas clairement où le situer entre Diomaye et Sonko », souligne l’enseignant-chercheur, laissant entendre que cette défiance pourrait viser à l’affaiblir politiquement.

Toujours selon L’Observateur, la présidence même de l’Assemblée nationale pourrait être menacée. Le professeur Guèye évoque l’hypothèse d’une stratégie visant à écourter le mandat d’El Malick Ndiaye, à l’image de la jurisprudence Macky Sall, dont le mandat parlementaire avait été abrégé par la fameuse loi dite « Sada Ndiaye ». Il s’interroge sur une possible manœuvre politique destinée à préparer le retour d’Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale, suggérant que le député Mouramani Kaba Diakité pourrait jouer le rôle d’éclaireur chargé de baliser le terrain.

Face à cette tempête politique, le camp d’El Malick Ndiaye affiche toutefois une certaine sérénité. Des membres de son Cabinet, cités par L’Observateur, minimisent ce qu’ils qualifient de « prétendues pressions » et dénoncent des attaques qu’ils jugent dénuées de tout fondement. Selon eux, ces critiques relèvent davantage de la calomnie et de la diffamation que de faits avérés. Ils assurent que le président de l’Assemblée nationale reste concentré sur ses missions et pleinement engagé dans des réformes profondes visant à instaurer une véritable culture de transparence et de rationalisation au sein de l’institution.

Pour ses proches, El Malick Ndiaye serait avant tout victime de son « excès de modernisation ». Ils estiment que les changements qu’il impulse bousculent des pratiques anciennes et dérangent des intérêts solidement ancrés. Convaincus que le temps finira par faire la part des choses, ils se disent confiants quant à l’issue de cette séquence politique agitée, persuadés que les réformes engagées finiront par s’imposer.

Assemblée nationale du Sénégal : une première vague de 76 véhicules de service déjà répartie

La distribution des véhicules de service destinés aux députés de la 15ᵉ législature a officiellement démarré à l’Assemblée nationale du Sénégal. Selon les informations rapportées par le quotidien L’Observateur, une première vague de soixante-seize véhicules de type 4×4 Toyota Land Cruiser Prado a déjà été attribuée à plusieurs parlementaires, marquant ainsi le début d’un processus qui concerne au total les 165 députés.

Cette première répartition a été effectuée selon des critères présentés comme organisationnels et fonctionnels. Cinq véhicules ont été attribués à des députés en situation de handicap, afin de faciliter leur mobilité dans l’exercice de leur mandat. Sept véhicules ont été remis aux députés du groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal, principale coalition de l’opposition. Sept autres ont été alloués aux députés non-inscrits, tandis que cinquante-six véhicules ont été réservés aux députés du parti Pastef, formation politique majoritaire et actuellement au pouvoir. Le dernier véhicule de ce premier lot est destiné au président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye.

D’après les mêmes sources, les véhicules sont actuellement stationnés au site de Batrain, à Dakar. Certains députés devraient entrer en possession de leurs véhicules dès les prochains jours, tandis que le reste du parc automobile attendu est annoncé pour la semaine suivante. Cette livraison progressive vise à équiper l’ensemble des parlementaires, conformément aux engagements pris par l’institution.

Cependant, cette opération continue de susciter une vive controverse dans l’opinion publique et au sein de la classe politique. Le débat sur l’opportunité et les conditions d’acquisition de ces véhicules a été relancé par le député Thierno Alassane Sall, président du parti République des Valeurs (RV), membre de l’opposition. C’est lui qui a révélé l’information relative à la remise du premier lot, tout en exprimant de sérieuses réserves sur la démarche.

L’ancien ministre de l’Énergie avait déjà dénoncé le coût unitaire des véhicules, estimé à 54 millions de francs CFA. Selon lui, le contexte économique actuel, marqué par une dette publique élevée et des besoins sociaux pressants, ne justifie pas l’utilisation de ressources financières issues de l’endettement pour financer l’achat de véhicules de luxe destinés aux députés. « La situation actuelle ne prédispose pas à prendre de l’argent de la dette pour financer des véhicules », avait-il déclaré, appelant à une gestion plus rigoureuse et plus responsable des finances publiques.

Au-delà de la question du coût, Thierno Alassane Sall pointe également un manque de transparence dans la procédure d’achat et de répartition des véhicules. Il estime que les Sénégalais n’ont pas été suffisamment informés des modalités de financement, des critères d’attribution et des justifications officielles ayant conduit à ce choix budgétaire. Une position qui trouve un certain écho dans une partie de l’opinion, déjà sensible aux questions de gouvernance, de rationalisation des dépenses publiques et d’exemplarité des institutions.

De son côté, l’Assemblée nationale n’a pas encore communiqué de manière détaillée sur l’ensemble du processus, laissant ainsi le débat se poursuivre. En attendant l’arrivée du reste des véhicules et la finalisation de leur distribution, cette affaire continue d’alimenter les discussions politiques, révélant les tensions persistantes entre exigences de fonctionnement institutionnel et attentes citoyennes en matière de sobriété et de transparence dans la gestion des ressources publiques.

Fin des travaux des comités ad-hoc des Assises de la justice : plusieurs projets de textes attendus à l’Assemblée

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a annoncé la fin des travaux des comités ad-hoc issus des Assises nationales de la justice et du système politique. L’information a été donnée lors de son discours à la Nation, marquant une étape décisive dans le vaste chantier de réformes institutionnelles engagé depuis son accession à la magistrature suprême.

Selon le chef de l’État, ces comités ad-hoc ont permis de transformer les recommandations issues des concertations nationales en propositions juridiques concrètes. « Ils ont permis de poser les bases d’une traduction juridique des recommandations consensuelles formulées dans un esprit de refondation », a-t-il déclaré, insistant sur le caractère inclusif et consensuel des travaux menés. Pour le président, cette démarche vise à répondre aux attentes exprimées par les citoyens en matière de justice indépendante, de gouvernance démocratique et de consolidation de l’État de droit.

Dans cette dynamique de réforme, Bassirou Diomaye Faye a annoncé que plusieurs projets de textes majeurs seront prochainement soumis au processus législatif. Il s’agit notamment des projets relatifs à la révision de la Constitution, à la mise en place de la Cour constitutionnelle, à la réforme du Conseil supérieur de la magistrature, à la Commission électorale nationale indépendante ainsi qu’à l’élaboration d’un nouveau code électoral. Ces textes, a-t-il précisé, seront d’abord examinés en Conseil des ministres avant d’être transmis à l’Assemblée nationale au cours du premier trimestre de l’année 2026.

Pour le président de la République, ces réformes constituent des leviers essentiels pour renforcer l’équilibre des pouvoirs, garantir l’indépendance de la justice et améliorer la transparence du processus électoral. Elles s’inscrivent également dans la promesse de rupture institutionnelle portée par le nouveau pouvoir, avec pour objectif de moderniser les institutions et de restaurer la confiance des citoyens dans l’action publique.

Bassirou Diomaye Faye a par ailleurs indiqué que les autres réformes issues des Assises s’inscriront dans un calendrier progressif et structuré. Celles-ci seront déployées selon un agenda cohérent, aligné à la fois sur la durée du mandat présidentiel et sur le rythme de la Nation, afin d’assurer leur appropriation par les institutions et les citoyens.

À travers cette annonce, le chef de l’État réaffirme sa volonté de faire des Assises nationales un véritable socle de transformation institutionnelle, en passant des recommandations à des réformes concrètes, débattues et adoptées dans le respect des règles démocratiques.

Assemblée nationale : une plénière exceptionnelle convoquée pour examiner la seconde loi de finances rectificative 2025

Les députés de la 15e législature sont convoqués à une séance plénière exceptionnelle ce mardi 30 décembre 2025 à partir de 10 heures, à l’Assemblée nationale. Cette rencontre parlementaire de fin d’année sera exclusivement consacrée à l’examen du Projet de loi n°25/2025 portant seconde loi de finances rectificative pour l’année 2025, un texte stratégique qui vise à ajuster le budget de l’État à la lumière de l’exécution budgétaire en cours.

Cette initiative gouvernementale intervient dans un contexte de clôture de l’exercice budgétaire, période durant laquelle l’État procède traditionnellement à des réajustements afin de tenir compte des réalités économiques, financières et sociales constatées au fil de l’année. La seconde loi de finances rectificative a pour objectif principal d’actualiser certaines prévisions, de réorienter des crédits et d’intégrer de nouvelles priorités apparues en cours d’exercice.

Le projet de loi sera défendu en séance par le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, qui présentera aux députés les motivations, les grandes lignes et les implications financières de ces ajustements. Il devra notamment expliquer les choix opérés par le gouvernement, tant en matière de recettes que de dépenses, ainsi que les mesures envisagées pour assurer l’équilibre budgétaire et la soutenabilité des finances publiques.

Selon les usages parlementaires, cette séance donnera lieu à un débat entre la majorité et l’opposition, chaque camp étant appelé à apprécier la pertinence des réaménagements proposés. Les échanges devraient porter sur la gestion des ressources publiques, le financement des secteurs prioritaires, l’impact des ajustements sur les politiques sociales et économiques, ainsi que sur la trajectoire globale des finances de l’État.

Assemblée nationale : Yassine Fall promet de « réconcilier la Justice avec le peuple »

La ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Yassine Fall, a réaffirmé ce jeudi 11 décembre son ambition de « réconcilier la Justice avec le peuple », en portant un ensemble de réformes destinées à améliorer le fonctionnement du système judiciaire et les conditions de détention. Elle s’exprimait devant les députés à l’Assemblée nationale, à l’occasion de la présentation et de la défense de son projet de budget pour l’exercice 2026, dans un contexte marqué par de fortes attentes citoyennes.

Dès l’ouverture des débats, la surpopulation carcérale s’est imposée comme l’un des sujets les plus sensibles. Plusieurs parlementaires ont décrit des conditions de détention « extrêmement dégradantes », qu’ils estiment contraires à la dignité humaine et révélatrices d’un dysfonctionnement structurel du système pénitentiaire. Les cas les plus préoccupants concernent les prisons de Rebeuss, de Kolda et de Ziguinchor. La situation à Rebeuss, en particulier, a suscité l’indignation : la maison d’arrêt accueille aujourd’hui 3 492 personnes, alors qu’elle n’a été conçue que pour en recevoir 1 300, soit près du triple de sa capacité.

Les députés ont également dénoncé les lenteurs judiciaires, le manque criant de magistrats et l’insuffisance du nombre d’éducateurs spécialisés, responsables de la prise en charge des mineurs en conflit avec la loi. Ils ont rappelé que le Sénégal ne dispose actuellement que d’un éducateur pour 63 enfants, un ratio très éloigné de la norme internationale qui en recommande un pour sept. Pour remédier à ces dysfonctionnements, ils ont plaidé pour des recrutements massifs et ont insisté sur l’urgence de créer de nouveaux cabinets d’instruction dans des zones à forte pression démographique telles que Pikine-Guédiawaye, Mbour et Kaolack.

Interpellée sur ces multiples défis, Yassine Fall a assuré que ces préoccupations la touchent « au plus haut point ». Reconnaissant l’urgence d’agir, elle a annoncé la construction prochaine d’infrastructures pénitentiaires majeures, notamment un nouveau camp pénal à Sébikotane et une maison d’arrêt à Fatick, qui devraient offrir à terme une capacité supplémentaire de 3 000 places. Ces projets s’inscrivent dans une stratégie plus large visant à désengorger les prisons, mais aussi à garantir des conditions de détention plus humaines et conformes aux standards internationaux.

La ministre a également évoqué des mesures immédiates, parmi lesquelles la limitation de la durée des mandats de dépôt, souvent pointés du doigt comme l’une des causes principales de la détention préventive prolongée. Elle a par ailleurs laissé entendre qu’une grâce exceptionnelle pourrait être envisagée pour apaiser la pression sur les établissements pénitentiaires. Concernant le dispositif de surveillance électronique, elle a confirmé l’ouverture d’une enquête sur le marché d’acquisition des bracelets, un dossier jugé opaque et source de nombreuses interrogations.

En clôturant sa prise de parole, Yassine Fall a assuré que son département est engagé dans une dynamique de réforme profonde, portée par la volonté d’instaurer une justice plus rapide, plus accessible et véritablement au service des citoyens. Elle a affirmé que la réconciliation entre les Sénégalais et leur justice passe par une transparence accrue, des investissements ciblés et une volonté politique ferme. Reste désormais à voir si les mesures annoncées seront mises en œuvre dans les délais et permettront de répondre aux attentes d’une population de plus en plus exigeante sur ces questions.

Assemblée nationale : Me Aïssata Tall Sall prodigue une leçon de droit et d’éthique républicaine à Me Bamba Cissé

Mercredi, l’Assemblée nationale a été le théâtre d’une intervention particulièrement marquante de Me Aïssata Tall Sall, députée et présidente du Groupe Parlementaire Takku Wallu Sénégal. S’adressant au ministre de l’Intérieur, Me Bamba Cissé, l’ancienne ministre de la Justice a livré une véritable leçon de droit public et d’éthique républicaine, rappelant les multiples responsabilités délicates et souvent contradictoires que doit assumer son confrère.

Me Aïssata Tall Sall a souligné que le ministre de l’Intérieur joue un rôle central dans le maintien de la laïcité, dans la protection des libertés publiques et dans la garantie de l’ordre et de la sécurité sur l’ensemble du territoire. « Vous êtes le ministre de la laïcité. Dans un État où la religion est sacrée et où la liberté de culte est garantie, votre rôle est de veiller à l’application du principe de neutralité religieuse de l’État, sans heurter les convictions profondes des citoyens. Vous êtes aussi le garant des libertés publiques qui doivent garantir le droit de manifester, de s’exprimer, et d’être en association. Vous êtes également le responsable de l’ordre public et devez protéger les institutions, les frontières et la sécurité des personnes et des biens, dans l’usage réglementé de la force », a-t-elle rappelé.

L’essentiel de son message a porté sur la nécessité de maintenir un équilibre subtil entre des forces parfois antagonistes. Me Aïssata Tall Sall a insisté sur l’art de concilier autorité et liberté, fermeté et dialogue, soulignant que le pouvoir d’un ministre n’est pas une fin en soi mais un instrument au service de l’équilibre démocratique et de la République. « Dialoguer avant de décider », a-t-elle insisté, recommandant au ministre de prendre le temps d’échanger avec les acteurs politiques, la société civile et les parties concernées avant de poser une décision. Selon elle, ce dialogue préalable est la condition sine qua non pour qu’une décision soit légitime et apaisée.

La parlementaire a également exhorté Me Bamba Cissé à rester impartial, à éviter tout alignement partisan et à exercer ses fonctions au service de l’État et non d’un camp politique particulier. Dans cette intervention, Me Aïssata Tall Sall a réussi à transformer une simple interpellation parlementaire en véritable leçon de gouvernance, de droit public et d’éthique républicaine, rappelant à son confrère que le pouvoir doit être manié avec prudence, sagesse et responsabilité.

Cette intervention a été saluée par de nombreux observateurs comme un exemple d’exigence morale et juridique dans l’exercice du pouvoir exécutif, mettant en lumière l’importance de la responsabilité et de la neutralité dans la conduite des affaires publiques, particulièrement dans un contexte politique parfois tendu.

Assemblée nationale : Thierno Alassane Sall interpelle Bamba Cissé sur les policiers sans salaire et la violence à l’UCAD

Lors de l’examen du projet de budget 2026 du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, les députés de l’Assemblée nationale ont assisté à une séance animée où Thierno Alassane Sall, député non-inscrit, a soulevé des questions préoccupantes concernant la situation des forces de l’ordre et les violences récentes à l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD).

S’adressant au ministre Mouhamadou Bamba Cissé, M. Sall s’est fait le porte-voix de plusieurs corps, notamment de policiers confrontés à des difficultés persistantes. « Je voudrais me faire la porte-voix de 312 policiers action volontaires de la 7e génération, première cohorte libérée en avril 2025, après quatre ans de service. Je voudrais savoir les conditions dans lesquelles ils ont été libérés, éventuellement pourquoi, comment, et quelles solutions peuvent être trouvées, alors que les autres cohortes qui ont suivi sont maintenues en activité », a-t-il expliqué.

Le député a ensuite dénoncé la situation alarmante de la 49e promotion de policiers, qui serait sans salaire depuis 22 mois. « Ces agents ont assuré la surveillance de deux Magal, de deux Gamou, et d’autres grands événements. Et pourtant, ils restent sans salaire, sans reconnaissance pour leur engagement dans la sécurité publique », a-t-il affirmé, exprimant un sentiment de frustration partagé par plusieurs membres des forces de sécurité.

Abordant ensuite les événements récents à l’UCAD, Thierno Alassane Sall a exprimé son indignation face à la violence constatée sur le campus. « Monsieur le ministre, j’ai vu des images insoutenables d’étudiants blessés par balle, certains touchés au ventre, d’autres à la jambe par ce qui semble être des projectiles à balles réelles », a-t-il rapporté, dénonçant le silence de l’Assemblée sur ces incidents.

Le député a également lancé un appel à la désescalade auprès des étudiants : « J’en appelle aux étudiants pour une désescalade et pour adopter des formes de lutte plus pacifiques ». Mais il n’a pas manqué de mettre en cause l’influence du ministre et de ses supérieurs sur le climat actuel : « La vraie rupture, serait, je pense, insufflée par vous, Monsieur le ministre, et vos supérieurs. Le renvoi de certains commissaires, la sanction de gendarmes, la destruction de locaux de presse… tout cela contribue à un esprit qui n’est pas bon et à la violence qui se déchaîne à l’université ».

Interpellant le ministre sur l’absence d’enquête, M. Sall a exprimé son étonnement : « Est-ce que des enquêtes sont menées ? Je n’entends qu’un appel de votre part, mais aucune enquête n’est conduite. Où est la promesse de rupture tant attendue ? »

Pour conclure, le député a salué le professionnalisme de certains agents, citant notamment un policier qui s’est abstenu de tirer sur une foule, tout en rappelant la pression énorme exercée sur les forces de l’ordre et leurs supérieurs hiérarchiques.

Cette interpellation souligne non seulement la persistance de problèmes structurels dans le secteur de la sécurité publique, mais aussi la tension croissante entre étudiants et forces de l’ordre, laissant planer des interrogations sur la capacité du gouvernement à instaurer un climat de confiance et de sécurité sur le territoire national.

Assemblée nationale : Alioune Sall recadre Cheikh Bara Ndiaye et clarifie les prérogatives de son ministère

Le ministre de la Communication, Alioune Sall, n’a pas mâché ses mots lors de son passage à l’Assemblée nationale. Interpellé par le député Cheikh Bara Ndiaye sur des questions liées à la régulation des médias et aux comportements sur les réseaux sociaux, le ministre a vivement dénoncé une série de confusions qu’il juge graves et préjudiciables au débat public. Selon lui, l’élu s’est trompé de cible en attribuant à son département ministériel des responsabilités qui relèvent en réalité du Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA).

« Il y a des confusions de rôle entre les prérogatives du ministère que je dirige et celles du CNRA », a-t-il d’abord déclaré, tout en regrettant que de telles approximations puissent émaner d’un représentant du peuple. Visiblement agacé, Alioune Sall a rappelé que les accusations formulées procèdent, selon lui, d’un manque de maîtrise des textes en vigueur, voire d’une volonté manifeste de désinformer. « L’honorabilité ne se présume point. Quand on porte la parole du peuple, on se renseigne avant de s’exprimer. Ce n’est pas la première fois. Les députés qui votent les lois ne doivent pas les ignorer », a-t-il lancé en direction de Cheikh Bara Ndiaye.

Le ministre a insisté sur un point essentiel : le CNRA est un organe indépendant, rattaché directement à la Présidence de la République, et ne dépend en aucun cas du ministère de la Communication. Il n’existe donc aucun lien hiérarchique, administratif ou fonctionnel entre les deux entités. En conséquence, les critiques visant le ministre pour une prétendue inaction face à des insultes ou manquements dans les médias seraient totalement infondées. « Dire qu’on insulte un tel et que le ministre ne fait rien, c’est de la désinformation. J’espère que ce sera la dernière fois. Je pensais que c’était juste des propos de réseaux sociaux, mais quand ça arrive dans l’hémicycle, c’est grave », a-t-il martelé.

Alioune Sall a également profité de cette mise au point pour clarifier le champ de compétence exact du CNRA. L’organe régule exclusivement la radio et la télévision. Il n’a aucune prérogative sur les réseaux sociaux, un espace où, reconnaît le ministre, subsistent encore de nombreuses zones d’ombre. Il a rappelé que même si le Code pénal comprend certaines dispositions concernant les abus commis en ligne, le cadre légal reste insuffisant pour répondre efficacement aux dérives observées dans l’univers numérique. Pour lui, la mise à jour des textes devient indispensable afin de mieux encadrer la communication digitale, devenue centrale dans la vie sociale et politique.

En conclusion, le ministre de la Communication a invité les députés à faire preuve de rigueur, de responsabilité et de maîtrise des lois qu’ils adoptent. Il estime que les amalgames et assertions non fondées nuisent non seulement à la crédibilité des institutions, mais aussi à la bonne compréhension des citoyens. Alioune Sall appelle ainsi à un débat mieux informé, respectueux des rôles de chacun et conforme aux réalités juridiques du pays.

Assemblée nationale : Mbaye Dione dénonce “l’inaccessibilité sélective” du ministre de la Santé

L’Assemblée nationale a été le théâtre d’une vive interpellation ce jeudi lorsque le député-maire Mbaye Dione a dénoncé l’attitude du ministre de la Santé, qu’il accuse d’“inaccessibilité sélective”. Lors de sa prise de parole, l’édile n’a pas mâché ses mots, estimant qu’un ministre de la République ne peut choisir à qui répondre parmi les représentants du peuple.

Selon Mbaye Dione, malgré de nombreuses tentatives de contact, le ministre n’a jamais donné suite à ses appels ni aux SMS qu’il lui a envoyés. Il affirme que le ministre lui avait pourtant promis à plusieurs reprises de le rappeler, promesses qui sont restées sans suite. “En ma qualité de maire, j’ai sollicité une audience pour discuter de dossiers extrêmement importants concernant ma commune. En tant que secrétaire général de l’Association des maires également, j’ai demandé à vous rencontrer. Même le représentant du peuple que je suis vous a sollicité… toutes les fois, vous avez refusé”, a-t-il regretté devant l’hémicycle.

L’élu a tenu à rappeler que la santé est une compétence transférée, ce qui lui confère, selon lui, un droit institutionnel à rencontrer le ministre pour un suivi régulier des besoins de sa commune. Il a souligné que sa municipalité a construit, avec l’aide de partenaires, sept postes de santé, des infrastructures qui nécessitent aujourd’hui un accompagnement de l’État, notamment en équipements et en personnel qualifié. “L’État doit pouvoir nous accompagner, ne serait-ce que pour inaugurer un poste. Je vous ai appelé pour cela, vous n’avez pas répondu. La République n’a pas de clan ni de couleur : vous êtes là pour la population”, a insisté le député-maire.

Mbaye Dione a également évoqué un dossier concernant des partenaires belges spécialisés dans la digitalisation des données médicales. Ces derniers, déjà reçus par le professeur Moussa Seydi, souhaitaient rencontrer les autorités sanitaires pour présenter leur projet. Là encore, assure le député, ses sollicitations adressées au ministre sont restées vaines. “Je vous ai appelé dans l’intérêt du Sénégal, par l’intermédiaire de l’Association des maires. Nous sommes des démembrements de l’État, nous devons travailler en parfaite harmonie”, s’est-il désolé.

Assemblée nationale : débats houleux autour du budget de l’Enseignement supérieur et appels répétés à l’audit de la gestion Abdourahmane Diouf

L’examen du budget du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a donné lieu, hier, à une séance particulièrement animée à l’Assemblée nationale. Selon les constats rapportés par Les Échos, les discussions ont été dominées par trois préoccupations majeures : l’état des infrastructures universitaires, la question des bourses étudiantes et la gestion de l’ancien ministre Abdourahmane Diouf, dont plusieurs députés exigent désormais un audit complet.

Dès l’ouverture des travaux, les débats se sont orientés vers la situation des infrastructures, souvent inachevées, et le climat social tendu dans les universités. Le député Mbaye Dione a mis en garde contre le risque de reproduire « les erreurs des anciens régimes », accusés d’avoir élargi la carte universitaire à des fins politiques sans prendre en compte les capacités réelles de l’État. Il a insisté sur la nécessité de finaliser les chantiers déjà engagés avant toute annonce de nouveaux établissements, tout en appelant à un dialogue franc et structuré avec les étudiants pour prévenir les tensions récurrentes. Le parlementaire a également rappelé l’obligation pour les forces de sécurité de respecter scrupuleusement les franchises universitaires.

Un autre volet particulièrement sensible a été la gestion de l’ancien ministre Abdourahmane Diouf, revenue avec insistance dans les interventions. Comme l’indique Les Échos, la députée Béatrice Germaine Tening Faye a officiellement demandé un audit « complet, indépendant et transparent » afin de clarifier les soupçons de surfacturations récemment évoqués par le Premier ministre. Dans le même sens, Sokhna Diarra Thiao a accusé l’ex-ministre d’avoir introduit des déséquilibres majeurs dans la répartition budgétaire entre les universités, citant en exemple les cas de Diamniadio et de Bambey. Ces interpellations, soutenues par des chiffres et éléments relayés par Les Échos, témoignent d’un durcissement net du ton autour de cette gestion.

Les députés ont également longuement évoqué la situation des étudiants sénégalais en France. Fatou Diop Cissé s’est inquiétée des inégalités persistantes sur les frais d’inscription auxquels ils sont confrontés. Elle a alerté sur une possible suppression, dès 2026, de l’aide au logement pour les étudiants non boursiers, une perspective qui pourrait fragiliser davantage une communauté déjà fortement impactée par les conditions de vie difficiles. L’information, rapportée et détaillée par Les Échos, a suscité de vives réactions dans l’hémicycle.

La question des universités privées non habilitées a également été au centre des préoccupations. Le député Abdourahmane Diouf — à ne pas confondre avec l’ancien ministre — a rappelé, en s’appuyant sur les données publiées par Les Échos, que 143 établissements du supérieur exercent aujourd’hui sans aucune autorisation officielle pour délivrer des diplômes. Il a demandé à l’État de renforcer l’Anaq-Sup afin de garantir un contrôle plus strict, d’assainir le secteur et de sanctionner les structures en infraction.

Assemblée nationale : une convocation atypique du bureau soulève interrogations

Une réunion inhabituelle du bureau de l’Assemblée nationale a été convoquée ce lundi, suscitant étonnement et curiosité dans les couloirs du Parlement. Selon des informations rapportées par le journal Les Échos, cette rencontre intervient seulement quelques jours après la clôture de l’examen des budgets ministériels, achevé vendredi dernier. Cette temporalité particulière intrigue, car elle ne correspond pas au déroulement traditionnel du calendrier parlementaire.

En règle générale, une fois les travaux budgétaires finalisés, c’est la conférence des présidents qui se charge de la programmation des séances plénières, sans qu’une réunion préalable du bureau ne soit jugée nécessaire. Le fait que les membres du bureau soient exceptionnellement conviés avant même la tenue de cette conférence apparaît donc comme un écart notable par rapport aux usages habituels de l’institution.

À ce stade, aucune communication officielle n’a été faite pour éclairer les raisons exactes de cette initiative. Ce silence laisse place aux spéculations. Pour certains observateurs, il pourrait tout simplement s’agir de mettre en ordre l’agenda des plénières, dont l’ouverture est prévue pour le 27 novembre. Le bureau jouerait ainsi un rôle d’harmonisation afin de fluidifier les derniers ajustements administratifs ou organisationnels.

D’autres, cependant, estiment que cette réunion pourrait viser à clarifier ou anticiper certains points sensibles de l’ordre du jour, en dehors du circuit protocolaire traditionnel. Dans un contexte politique souvent chargé, une telle démarche pourrait traduire la volonté d’anticiper d’éventuels débats ou de fixer une ligne directrice avant l’entrée en séance publique.

Si ce type de convocation n’est pas totalement inédit, il demeure relativement rare dans la pratique parlementaire régulière. Il s’inscrit donc dans un registre exceptionnel qui attire l’attention, même si rien ne permet, pour l’instant, de confirmer l’existence d’un enjeu particulier caché derrière cette démarche.

Crise politique au Sénégal : l’analyse sans détour de Youssou Diallo sur le bras de fer Faye-Sonko

La récente tension entre le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, et le Premier ministre Ousmane Sonko suscite une attention particulière dans le paysage politique sénégalais. Pour Youssou Diallo, président du Club Sénégal Émergent, invité ce dimanche 16 novembre sur l’émission Face au jury sur PressAfrik Tvhd, cette crise dépasse largement le cadre d’une simple divergence personnelle. Elle s’inscrit, selon lui, dans une dynamique historique complexe des relations entre les deux têtes de l’exécutif.

Selon M. Diallo, la résolution de ce différend ne passe pas nécessairement par une médiation externe. Il rappelle que la Constitution sénégalaise établit un principe hiérarchique clair : l’autorité du Président de la République doit primer sans compromis au sein du gouvernement. En cas de blocage, le lieu légitime pour des négociations devient l’Assemblée nationale, où le parti de Sonko, Pastef, détient la majorité. Dans le cadre d’une crise institutionnelle majeure, le chef de l’État dispose par ailleurs de pouvoirs constitutionnels étendus, conformément à l’article 52, qui lui permettent de dissoudre l’Assemblée ou de limoger le Premier ministre, voire le gouvernement, par ordonnance.

L’analyste est resté prudent sur le lien exact entre la récente audience de la présidente du Conseil constitutionnel et cet article, mais il considère que le président Faye a marqué un point décisif en désavouant publiquement et de manière inattendue son Premier ministre. Il interprète les précédentes déclarations de Sonko sur le « Parti-État » comme une attaque voilée contre le président. La réaction immédiate de Diomaye Faye, consistant à nommer Aminata Touré à la tête de sa coalition sans passer par un décret officiel, est analysée par M. Diallo comme une manœuvre politique stratégique, qui a visiblement mis Sonko dans une position délicate, le poussant à un silence surprenant.

L’analyste dénonce également le « congé » auto-déclaré par Sonko pour justifier son absence au Conseil des ministres, qualifiant cet acte d’« abandon de poste », et rappelant que seul le président, en tant qu’autorité hiérarchique, est habilité à accorder un congé. La contradiction entre cette absence officielle et sa participation simultanée à un meeting politique et à une partie de football est perçue comme une provocation directe envers l’exécutif. Pour M. Diallo, le rôle de Premier ministre exige une loyauté sans faille envers le Président, qualité que Sonko ne semble pas posséder. Il juge que Sonko serait davantage à sa place à l’Assemblée nationale qu’à la tête du gouvernement.

Au-delà des enjeux politiques, Youssou Diallo dresse un bilan économique sévère. Selon lui, le duo Faye-Sonko est arrivé au pouvoir sans une maîtrise suffisante de la situation économique nationale. Les déclarations jugées intempestives du Premier ministre, notamment sur une « dette cachée » et sur une baisse imminente des prix du carburant et de l’électricité, auraient, selon l’analyste, saboté les négociations avec le FMI et contribué à la dégradation de la note souveraine du pays. Pour M. Diallo, Ousmane Sonko représente « l’un des plus grands problèmes institutionnels et économiques du Sénégal » et sa démission permettrait, selon lui, une amélioration immédiate de la confiance des marchés. Il alerte également sur l’augmentation « alarmante » du niveau d’imposition, critiquée par le FMI, qui, selon lui, freine la reprise économique du pays.

Mise en accusation de Macky Sall : Abdou Mbow fustige « l’ignorance » de l’opposition et défend la décision de l’Assemblée nationale

Le débat sur la tentative de mise en accusation de l’ancien président Macky Sall pour haute trahison continue de susciter des réactions au sein de la classe politique sénégalaise. Après le rejet du projet de résolution par le Bureau de l’Assemblée nationale, Abdou Mbow, député et cadre de l’Alliance pour la République (APR), a pris la parole pour défendre cette décision qu’il estime « conforme à la Constitution » et pour dénoncer, avec vigueur, l’attitude de certains députés de l’opposition qu’il accuse d’être « dans une ignorance totale du fonctionnement des institutions ».

Invité de l’émission Jury du Dimanche (JDD) du 2 novembre, le parlementaire a d’abord tenu à rappeler que, pour lui, « le débat est clos » et « ne mérite plus d’être poursuivi ». Selon Abdou Mbow, la proposition de mise en accusation introduite par certains députés, notamment ceux du camp du pouvoir actuel, n’avait aucune base juridique solide. « Nous sommes en face de députés qui sont dans une ignorance et qui s’entêtent dans leur ignorance », a-t-il lancé, non sans ironie. Il a qualifié la démarche de l’opposition d’« aberration », rappelant que la procédure engagée ne correspond à aucune disposition légale en vigueur.

Le député a insisté sur le fait que les parlementaires n’ont pas la compétence de déposer un projet de résolution visant à accuser un ancien président de la République. « Quand ils ont déposé ce projet, on avait dit que c’était une aberration. Le député n’a pas le droit de venir comme ça déposer un projet de résolution de mise en accusation pour haute trahison », a martelé Mbow, tout en soulignant que cette action relevait davantage de l’agitation politique que d’une véritable démarche institutionnelle.

Sur le fond du dossier, Abdou Mbow a soulevé une question essentielle : la définition juridique de la « haute trahison ». Selon lui, le concept reste flou dans le droit sénégalais. « Dans le code pénal sénégalais, dans le code de procédure pénale et dans la Constitution, on dit que le président de la République ne peut être jugé que pour haute trahison. Mais aujourd’hui, vous ne pouvez pas me dire c’est quoi la haute trahison dans ces textes », a-t-il déploré. Pour le député, cette absence de précision juridique rend toute tentative de mise en accusation juridiquement infondée et politiquement risquée.

L’ancien vice-président de l’Assemblée nationale a également tenu à clarifier les prérogatives du Bureau de l’institution, afin de répondre aux critiques de ceux qui estiment que ce dernier aurait dû examiner le fond du dossier avant de le rejeter. « J’ai entendu des députés, y compris de la majorité, dire que le Bureau n’est pas entré dans le fond. Mais ils ne comprennent pas ce que cela signifie. Le Bureau a seulement compétence pour examiner la recevabilité d’une proposition ou d’une résolution. C’est à la commission qu’on saisit le fond. Donc si le Bureau estime qu’un texte n’est pas recevable, il le rejette. C’est aussi simple que ça », a-t-il expliqué.

Pour Abdou Mbow, les députés de l’opposition, en s’entêtant sur cette question, démontrent une méconnaissance profonde du fonctionnement de la République et des institutions. Il les accuse d’alimenter un débat purement politicien, au détriment de la rigueur institutionnelle. « Quand on est incompétent, quand on est dans l’ignorance, quand on ne connaît pas comment fonctionne la République, l’Assemblée nationale et les lois, on se permet d’être dans des élucubrations inutiles », a-t-il fustigé.

En conclusion, le député de l’APR considère que cette tentative de mise en accusation est définitivement classée et ne mérite plus d’être évoquée. Pour lui, l’opposition « se joue du sérieux des institutions » en multipliant les polémiques sans fondement juridique. « L’affaire est close », a-t-il insisté, invitant ses collègues de l’opposition à recentrer leur action sur des questions plus constructives pour le pays, plutôt que de s’enliser dans des débats qu’il juge « stériles et politiciens ».

Budget 2026 : la Présidence, la Primature et l’Assemblée nationale se partagent plus de 100 milliards FCFA

Le projet de loi de finances 2026, présenté par le gouvernement du président Bassirou Diomaye Faye, détaille avec précision les allocations budgétaires destinées aux principales institutions de la République. Dans un contexte de rigueur, de rationalisation et de transparence, la Présidence de la République, la Primature et l’Assemblée nationale voient leurs enveloppes financières adaptées à leurs missions, conformément à la politique d’assainissement des finances publiques mise en avant par l’exécutif.

Pour l’exercice 2026, la Présidence de la République bénéficiera d’un budget global de 56,01 milliards de francs CFA en autorisations d’engagement et de 17,01 milliards de francs CFA en crédits de paiement. Cette dotation, selon les précisions du document budgétaire, comprend d’importants concours extérieurs, parmi lesquels 48 milliards proviennent de la Banque africaine de développement (BAD/FAD), 5 milliards de la coopération allemande via la KfW et 2 milliards de l’Agence française de développement (AFD). Ces ressources sont destinées à soutenir la mise en œuvre des programmes présidentiels axés sur la gouvernance, la diplomatie, la modernisation institutionnelle et la coopération internationale. L’objectif affiché est de permettre à la Présidence d’accompagner les grandes orientations du Plan de Redressement économique et social, tout en garantissant la continuité des projets stratégiques de l’État.

La Primature, de son côté, se voit attribuer une enveloppe de 8,29 milliards de francs CFA. Cette somme intègre des appuis extérieurs conséquents, notamment un don de 2,86 milliards de l’AFD, 4,17 milliards du Fonds mondial et un prêt de 1,25 milliard de la Banque islamique de développement (BID). Ces ressources permettront à la Primature d’assurer efficacement la coordination des politiques gouvernementales, la supervision des réformes structurelles et le suivi de la performance administrative. L’enveloppe servira également à appuyer la mise en œuvre du Plan de Redressement économique et social (PRES), un pilier majeur du programme gouvernemental visant la relance économique et la création d’emplois.

Quant à l’Assemblée nationale, elle disposera d’un budget de 25,11 milliards de francs CFA en autorisations d’engagement et de 24,86 milliards en crédits de paiement. Cette dotation vise à renforcer les capacités institutionnelles du Parlement, afin qu’il remplisse pleinement ses missions constitutionnelles de législation, de contrôle de l’action gouvernementale et de diplomatie parlementaire. Le gouvernement insiste sur la nécessité d’un Parlement fort et efficace, garant de la redevabilité et du bon usage des deniers publics, dans un contexte où la rationalisation des dépenses institutionnelles demeure une priorité.

Ainsi, la Présidence, la Primature et l’Assemblée nationale se partagent une enveloppe globale dépassant les 100 milliards de francs CFA. Cette somme, bien que conséquente, s’inscrit dans une logique de gestion rigoureuse et de transparence prônée par le président Bassirou Diomaye Faye, qui a réaffirmé à plusieurs reprises sa volonté de restaurer la discipline budgétaire et d’optimiser les ressources publiques.

Le projet de loi de finances 2026 introduit également un dispositif de suivi et de contrôle renforcé des dépenses publiques. Il fixe notamment les plafonds d’emplois à 1 962 agents pour la Présidence et 877 pour la Primature. Ce mécanisme vise à assurer une meilleure maîtrise de la masse salariale et une utilisation optimale des ressources humaines de l’État. Dans la même dynamique, une obligation de publication régulière des rapports d’exécution budgétaire est instaurée, afin de garantir la transparence et de permettre aux citoyens de suivre, en toute clarté, l’utilisation des fonds publics.

Le gouvernement affiche ainsi sa volonté de concilier efficacité institutionnelle, rigueur financière et redevabilité. En plaçant la transparence au cœur de la gestion des finances publiques, l’exécutif entend instaurer une nouvelle gouvernance budgétaire, plus sobre, plus responsable et tournée vers les résultats.

Assemblée nationale : une nouvelle session placée sous le signe des réformes et du dialogue démocratique

L’Assemblée nationale du Sénégal a officiellement ouvert, ce mercredi, sa session ordinaire unique pour l’année 2025-2026. Présidant la cérémonie d’ouverture, le président de l’institution, El Malick Ndiaye, a placé cette session sous le sceau de la “consolidation des acquis et de l’approfondissement des réformes institutionnelles”. Dans son discours, il a affirmé que cette nouvelle étape parlementaire sera “celle du dialogue, de l’innovation et de l’espoir démocratique”.

El Malick Ndiaye a présenté un programme ambitieux pour l’année législative, axé sur la modernisation et la transparence de l’institution. Parmi les grandes priorités, figurent le lancement imminent de la chaîne de télévision parlementaire, la validation du plan stratégique 2025-2029 et la mise en place d’un manuel de procédures administratives, financières et comptables. Ces initiatives, selon lui, traduisent la volonté du Parlement d’améliorer sa gouvernance interne et de renforcer sa proximité avec les citoyens.

Le président de l’Assemblée a également annoncé la finalisation du processus de transformation numérique de l’institution. Cette réforme inclut la création d’une plateforme électronique sécurisée visant à fluidifier les échanges entre le Parlement et l’exécutif, ainsi qu’à favoriser un dialogue citoyen plus ouvert et participatif. “Notre ambition est de faire du Parlement une institution moderne, accessible et ancrée dans la réalité numérique de notre temps”, a-t-il déclaré.

Revenant sur le bilan de la précédente session, El Malick Ndiaye a salué le travail accompli par les députés de la 15e législature, installée en décembre 2024. Durant cette période, 21 lois ont été adoptées, 478 questions écrites ont été adressées au gouvernement et deux séances de questions d’actualité ont été tenues. Il a également souligné le sérieux et l’assiduité des élus, avec un taux de présence de 85 % en commission et de 74 % en plénière.

Parmi les réalisations majeures de cette législature, le président du Parlement a mis en lumière les quatre lois votées en août 2025, qualifiées de “tournant décisif dans la gouvernance publique”. Il s’agit de la loi portant création de l’OFNAC, de celle sur la déclaration obligatoire de patrimoine, de la loi relative à la protection des lanceurs d’alerte et de celle sur l’accès à l’information publique. “Ces réformes traduisent notre engagement collectif à renforcer la transparence et à promouvoir une gouvernance éthique et responsable”, a insisté El Malick Ndiaye.

Enfin, le président de l’Assemblée a salué la relance de la diplomatie parlementaire sénégalaise. Il a cité notamment la visite du président de l’Assemblée nationale du Vietnam et la signature d’accords bilatéraux avec plusieurs partenaires internationaux. Pour El Malick Ndiaye, cette dynamique “illustre la place grandissante du Sénégal sur la scène parlementaire mondiale et sa volonté de bâtir des ponts de coopération solides avec les institutions sœurs”.

Cette nouvelle session s’ouvre ainsi sous le signe d’une gouvernance parlementaire renouvelée, portée par l’ambition d’un Parlement plus moderne, plus transparent et plus à l’écoute des citoyens.

Réforme fiscale : l’Assemblée nationale adopte le nouveau Code général des impôts malgré quelques réticences

L’Assemblée nationale a adopté, ce mercredi 17 septembre 2025, le projet de loi n°17/2025 modifiant la loi n°2012-31 du 31 décembre 2012 portant Code général des impôts. Sur les 133 députés présents, 123 ont voté en faveur du texte, 8 s’y sont opposés et 2 se sont abstenus. Ce large plébiscite traduit l’adhésion d’une grande majorité des parlementaires, même si des voix discordantes ont exprimé des inquiétudes quant à l’impact social de certaines mesures.

Défendu par le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, le projet de loi s’inscrit dans le cadre du Plan de Redressement Économique et Social (PRES), axe central de la politique économique actuelle. Selon le ministre, cette réforme se fonde sur trois piliers : la souveraineté nationale, la justice sociale et la transparence dans la gestion des ressources publiques. Il a souligné que l’objectif du PRES est d’assurer une plus grande indépendance financière de l’État en s’appuyant sur des ressources endogènes, afin de réduire la dépendance vis-à-vis de l’endettement extérieur.

Dans sa présentation, Cheikh Diba a mis en avant la nécessité d’explorer de nouvelles niches fiscales, capables d’apporter une contribution significative au financement du développement économique et social. Les choix opérés par le gouvernement s’expliquent, selon lui, par l’évolution de la structuration de l’économie sénégalaise, marquée notamment par le poids croissant des transactions numériques dans les flux financiers. Les transferts d’argent, qu’ils soient nationaux ou internationaux, représentent aujourd’hui un volume considérable et apparaissent comme un secteur à fort potentiel contributif.

Au-delà de la recherche de recettes, le ministre a insisté sur le rôle du vecteur fiscal comme instrument de régulation publique. L’introduction de nouvelles taxes vise aussi à infléchir certains comportements jugés nocifs pour la société. C’est dans ce sens que la réforme cible les jeux de hasard, les boissons alcoolisées, les liquides alcoolisés et le tabac, des produits dont la consommation engendre à la fois des risques sanitaires et des coûts sociaux importants. De même, la taxation des véhicules importés a été justifiée par des impératifs à la fois économiques et environnementaux, dans un contexte où le parc automobile connaît une croissance rapide et parfois désordonnée.

Le ministre a assuré que les nouvelles mesures fiscales n’ont pas été conçues dans une logique punitive mais dans une perspective de justice sociale et d’équité. Elles doivent permettre à chaque secteur de contribuer de manière proportionnelle à l’effort collectif, tout en consolidant la base budgétaire nécessaire au financement des services publics essentiels comme l’éducation, la santé ou encore l’aménagement du territoire.

Malgré l’adhésion massive des députés, le texte n’a pas fait l’unanimité. Certains élus ont exprimé des réserves, estimant que ces hausses fiscales risquent de peser directement sur les ménages les plus modestes, en particulier en ce qui concerne les transferts d’argent et les transactions digitales, qui constituent souvent un soutien vital pour de nombreuses familles. Des inquiétudes similaires ont été exprimées sur le risque de voir s’accroître l’économie informelle, si les taxes incitent une partie des usagers à contourner les circuits officiels.

La réforme, désormais adoptée, marque toutefois une étape importante dans la mise en œuvre du PRES. Elle traduit la volonté du gouvernement d’adapter la fiscalité nationale aux mutations économiques et sociales, tout en renforçant sa marge de manœuvre financière dans un contexte marqué par la pression sur les dépenses publiques et la nécessité de financer de vastes projets structurants.

À l’issue du vote, Cheikh Diba a salué « un pas décisif vers une souveraineté budgétaire plus affirmée » et a assuré que son ministère veillera à une mise en œuvre progressive et concertée, en tenant compte des réalités sociales et économiques du pays.

Assemblée nationale : trois projets de loi financiers à l’ordre du jour ce jeudi

Les députés sénégalais sont convoqués en séance plénière ce jeudi 18 septembre 2025 à partir de 10 heures. Selon la convocation transmise aux parlementaires, les travaux seront consacrés à l’examen de trois projets de loi majeurs soumis par le ministère des Finances et du Budget.

le projet de loi n°16/2025 portant Code des investissements, qui vise à moderniser le cadre juridique de l’investissement au Sénégal et à renforcer l’attractivité économique du pays ; le projet de loi n°17/2025 modifiant la loi n°2012-31 du 31 décembre 2012 portant Code général des impôts, une réforme attendue pour adapter la fiscalité nationale aux nouvelles réalités économiques ; le projet de loi n°18/2025 modifiant la loi n°2008-46 instituant une redevance sur l’accès ou l’utilisation du réseau des télécommunications publiques (RUTEL), déjà modifiée à plusieurs reprises, afin de mieux encadrer et optimiser la contribution du secteur des télécoms aux finances publiques.

Ces trois textes, qui portent sur des enjeux clés liés à l’investissement, à la fiscalité et aux recettes issues du numérique, seront débattus avant d’être soumis au vote des députés.

Assemblée nationale : trois projets de loi soumis à l’examen cette semaine

Les députés du Sénégal s’apprêtent à vivre une semaine particulièrement chargée. Ils sont convoqués demain, mercredi 16 septembre 2025, en commission, avant de se retrouver en séance plénière le jeudi 17 septembre. L’agenda parlementaire portera sur l’examen de trois projets de loi d’importance stratégique pour l’économie nationale.

Selon une note transmise à Ledakarois, ces textes concernent notamment le Code des investissements et une modification de la loi de 2012 relative au Code général des impôts. Deux réformes qui, à elles seules, traduisent la volonté du gouvernement d’adapter son cadre légal et fiscal aux défis actuels de l’économie sénégalaise.

Le ministre des Finances et du Budget, en première ligne sur ces dossiers, viendra défendre les projets devant la représentation nationale. Il devra expliquer les motivations de ces réformes, leurs implications pour les entreprises et leur impact attendu sur la mobilisation des ressources budgétaires.

L’examen de ces projets de loi est d’autant plus crucial qu’il intervient dans un contexte marqué par de fortes tensions sur les finances publiques et la nécessité pour l’État d’attirer davantage d’investissements privés, locaux comme étrangers. Les débats s’annoncent animés à l’Assemblée, où les parlementaires auront l’occasion de confronter leurs positions sur la pertinence et la portée de ces réformes.

Assemblée nationale : ouverture d’une session extraordinaire le 15 septembre 2025

Dakar – L’Assemblée nationale du Sénégal se réunit en session extraordinaire ce lundi 15 septembre 2025 à 10 heures, annonce un décret officiel. L’ordre du jour de cette session exceptionnelle porte sur l’examen de trois projets de loi majeurs.

Il s’agit notamment du projet de loi portant Code des investissements, du projet de loi modifiant la loi n° 2012-31 du 31 décembre 2012 relative au Code général des impôts, ainsi que du projet de loi modifiant la loi n° 2008-46 instituant la redevance sur l’accès ou l’utilisation du réseau des télécommunications publiques (RUTEL).

Selon le décret, ces textes seront présentés par le Ministre des Finances et du Budget, qui exposera les motifs de ces projets et assurera la défense de leur contenu lors des discussions parlementaires.

Assemblée nationale : session extraordinaire ce lundi pour l’examen urgent de trois projets de loi majeurs

Les députés sénégalais sont convoqués en urgence ce lundi 15 septembre 2025 à 10 heures pour l’ouverture de la deuxième session extraordinaire de l’année, conformément à un décret pris par le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye. Cette session parlementaire se tiendra en procédure d’urgence, dans un contexte de réformes économiques accélérées engagées par le nouveau gouvernement.

Trois projets de loi d’une importance stratégique seront soumis à l’examen de l’Assemblée nationale. Le premier concerne le nouveau Code des Investissements, un texte très attendu par les milieux économiques. Ce projet vise à réformer en profondeur le cadre juridique et fiscal applicable aux investisseurs au Sénégal, afin d’attirer davantage de capitaux nationaux et étrangers, notamment dans les secteurs clés identifiés par le Plan de Redressement économique et social (PRES).

Le deuxième projet de loi porte sur la modification du Code général des impôts, en particulier la loi n° 2012-31 du 31 décembre 2012. Il s’agit d’adapter la fiscalité aux nouvelles priorités économiques, notamment en lien avec les objectifs de justice fiscale, de digitalisation des recettes publiques et de mobilisation accrue des ressources intérieures.

Le troisième texte porte sur une révision de la loi n° 2008-46 du 3 septembre 2008, qui institue la redevance sur l’accès ou l’utilisation du réseau des télécommunications publiques (RUTEL). Cette loi, déjà modifiée à plusieurs reprises, pourrait connaître une nouvelle évolution afin de renforcer la contribution du secteur des télécommunications au financement du développement national, notamment dans les domaines de l’inclusion numérique, de la régulation des opérateurs et de la cybersécurité.

La convocation en procédure d’urgence témoigne de la volonté des autorités de faire avancer rapidement les réformes structurelles nécessaires à la mise en œuvre de leur programme économique. Elle illustre également la collaboration étroite entre l’exécutif et le législatif dans le contexte post-électoral, où l’Assemblée nationale est appelée à jouer un rôle moteur dans l’adoption des textes fondateurs de la nouvelle vision gouvernementale.

Selon des sources parlementaires, l’examen de ces projets pourrait s’étendre sur plusieurs jours, mais le vote final est attendu avant la fin de la semaine, sauf imprévu. Cette session s’annonce donc décisive pour la suite de l’agenda législatif et pour la relance économique du pays.

Gamou 2025 : Le président de l’Assemblée nationale El Malick Ndiaye en visite auprès des foyers religieux de Thiénaba, Thiès et Dakar

À quelques jours de la célébration du Gamou, marquant la naissance du Prophète Mohammed (PSL), le président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, a entamé une tournée de courtoisie ce samedi 30 août auprès de plusieurs foyers religieux situés à Thiénaba, Thiès et Dakar. Une démarche qui s’inscrit dans la tradition républicaine de dialogue et de proximité avec les guides spirituels du pays.

Première étape de cette tournée : Thiénaba, haut lieu de l’islam au Sénégal. El Malick Ndiaye y a été reçu par le khalife, Baye Serigne Assane Seck, à qui il a rendu hommage pour le rôle historique et spirituel joué par cette cité dans l’enracinement et la diffusion de la religion musulmane. Dans son allocution, il a souligné que les familles religieuses constituent des piliers de stabilité, de paix et de cohésion nationale, rappelant ainsi leur place centrale dans la vie sociale et spirituelle du pays.

À Thiès, le président de l’Assemblée nationale a ensuite rendu visite au khalife Serigne Mounirou Ndiéguéne. L’occasion pour lui de magnifier l’héritage spirituel et intellectuel de la famille de Mame El Hadj Ndiéguéne, dont il a salué l’apport à l’éducation islamique et à la préservation des valeurs fondamentales de foi, de discipline et de solidarité qui forgent la société sénégalaise.

La tournée s’est achevée à Dakar, où El Malick Ndiaye a été reçu par le khalife de la famille omarienne, Serigne Thierno Madani Tall. Dans son intervention, il a exprimé toute son estime pour l’œuvre de la famille omarienne dans la diffusion du savoir religieux et la défense des valeurs islamiques, tout en sollicitant des prières pour la paix et la prospérité du Sénégal.

Dans chacune de ces étapes, le président de l’Assemblée nationale a demandé des prières pour le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, ainsi que pour le Premier ministre, Ousmane Sonko, afin que Dieu les accompagne dans leur mission de service à la Nation. Les khalifes, en retour, ont formulé des prières pour la réussite de ses actions, mais aussi pour les autorités et l’ensemble du peuple sénégalais, dans un esprit de bénédiction et de solidarité nationale.

JAMMI Sénégal dénonce les “dérives” du président de l’Assemblée nationale et appelle au respect de la Constitution

Le Mouvement JAMMI Sénégal a haussé le ton ce vendredi 29 août 2025 à Paris en exprimant sa « profonde inquiétude » face aux récentes prises de position d’El Hadji Malick Ndiaye, président de l’Assemblée nationale. Dans un communiqué signé par son président, Ibrahima Diop, le mouvement accuse le responsable parlementaire d’adopter une attitude jugée contraire aux fondements de la République, notamment par des déclarations qui remettent en cause l’équilibre institutionnel.

En s’appuyant sur la doctrine classique de la séparation des pouvoirs, JAMMI Sénégal rappelle le célèbre avertissement de Montesquieu : « Tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser ; il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir. » Le communiqué insiste sur le fait que la Constitution sénégalaise, à travers ses articles 88 et suivants, établit clairement une distinction entre l’Exécutif, le Législatif et le Judiciaire, tout en garantissant l’indépendance des magistrats.

Or, selon le mouvement, le président de l’Assemblée nationale s’est engagé dans une série de prises de position jugées préoccupantes. Il lui est reproché de s’immiscer dans les prérogatives de l’Exécutif et d’adresser des menaces directes au pouvoir judiciaire. Une attitude qui, selon JAMMI Sénégal, constitue « une violation flagrante du principe sacré de séparation des pouvoirs » et expose le pays à un déséquilibre institutionnel dangereux.

Dans son communiqué, le mouvement met l’accent sur les responsabilités républicaines qui incombent au chef du Parlement. Il rappelle que le Législatif n’a pas vocation à interférer dans la conduite de l’Exécutif, que le pouvoir judiciaire doit rester indépendant et respecté dans son intégrité, et que le président de l’Assemblée nationale a l’obligation morale et politique de se conformer à la retenue républicaine afin de préserver la dignité du Parlement.

JAMMI Sénégal se montre ferme : « La République ne saurait tolérer aucune dérive autoritaire, aucune confusion des pouvoirs, ni aucune tentative de pression sur la justice. » Le mouvement appelle ainsi solennellement El Hadji Malick Ndiaye « à se ressaisir, à rester dans le périmètre de ses compétences et à cesser immédiatement ses attaques contre les magistrats ainsi que son ingérence dans l’action gouvernementale ».

En conclusion, le mouvement rappelle que la solidité de la démocratie sénégalaise repose sur trois piliers indissociables : un Parlement responsable, une justice indépendante et un Exécutif respecté dans ses prérogatives. Selon JAMMI Sénégal, seul le respect scrupuleux de cet équilibre permettra au pays de continuer à incarner « une République forte, juste et crédible ».

Assemblée nationale : le projet de loi sur l’accès à l’information adopté à l’unanimité

L’Assemblée nationale a franchi une nouvelle étape dans la consolidation de la transparence et de la bonne gouvernance. Réunis ce mardi, les députés ont examiné et adopté à l’unanimité le projet de loi relatif à l’accès à l’information, présenté par le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Ousmane Diagne. Ce texte vient compléter un ensemble de réformes récentes visant à renforcer la probité et la rigueur dans la gestion des affaires publiques.

La séance a été précédée d’une réunion conjointe de la Commission des Lois, de la Décentralisation, du Travail et des Droits humains et de la Commission de la Culture et de la Communication, présidée par Abdoulaye Tall. Le ministre de la Justice, accompagné de ses collaborateurs, a souligné d’emblée que ce projet de loi s’inscrit dans le prolongement des grands instruments internationaux et régionaux consacrant le droit à l’information, tels que la Déclaration universelle des droits de l’homme, la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples ou encore le protocole de la CEDEAO sur la lutte contre la corruption. Selon lui, l’adoption d’une législation spécifique était devenue indispensable, le Sénégal ne disposant jusqu’ici que de dispositions éparses dans divers textes comme la loi sur les archives, celle sur la protection des données personnelles ou encore le Code de la presse.

Le projet de loi instaure un cadre clair définissant les modalités d’exercice de ce droit fondamental. Il prévoit la création d’une Commission nationale d’accès à l’information, chargée de veiller à la disponibilité, à la diffusion et à la protection des données publiques. Cette Commission aura également pour mission de sensibiliser les citoyens et de former les assujettis. Le texte introduit par ailleurs un régime de sanctions contre les organismes qui manqueraient à leurs obligations de transparence, tout en abrogeant certaines dispositions de la loi de 2006 sur les archives jugées désormais obsolètes.

Lors des débats, plusieurs députés ont salué une réforme jugée essentielle pour renforcer la démocratie et l’État de droit. Ils ont insisté sur la nécessité de faciliter l’accès des citoyens aux informations publiques afin d’encourager un débat serein et constructif, mais aussi sur l’importance d’accompagner les collectivités locales et les administrations dans la mise en œuvre de ces nouvelles obligations. Certains ont exprimé des préoccupations relatives à la lutte contre la désinformation, aux délais de transmission des informations et à la protection du secret industriel et commercial.

En réponse, Ousmane Diagne a précisé que les assujettis disposeront désormais d’un délai maximum de cinq jours pour orienter un demandeur vers l’autorité compétente. Il a insisté sur la responsabilité de l’État dans la mise à disposition d’informations fiables et a rappelé que ce droit devait s’exercer dans le respect de l’ordre public. Il a également salué la proposition d’intégrer le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA) dans la future Commission, soulignant que cette suggestion pourrait être prise en compte lors de l’adoption des décrets d’application.

À l’issue des échanges, les amendements proposés par le gouvernement ont été adoptés, consolidant le texte. Le projet de loi, approuvé à l’unanimité, est désormais appelé à constituer un pilier de la transparence et de la reddition des comptes au Sénégal. Son application effective marquera, selon le ministre de la Justice, une avancée décisive contre la rétention d’information et en faveur de la participation citoyenne.

Session extraordinaire à l’Assemblée nationale : Ismaïla Diallo clarifie le processus d’amendement et défend la vision de la majorité

Les travaux de la session extraordinaire de l’Assemblée nationale se poursuivent autour de quatre projets de loi majeurs, qui font actuellement l’objet d’amendements. Ces modifications, proposées soit par les députés, soit par des organisations de la société civile, témoignent de la vitalité du débat parlementaire, a déclaré ce dimanche 24 août le Premier vice-président de l’Assemblée nationale, Ismaïla Diallo, invité de l’émission Face au Jury sur PressAfrik TV.

Le député, membre du parti Pastef, a toutefois précisé qu’il ne pouvait entrer dans le détail de ces amendements, les textes étant toujours en phase d’examen au niveau des commissions. Il a néanmoins assuré que les réformes présentées s’inscrivent dans la logique du projet politique de la majorité présidentielle. « Ces réformes, qui traduisent notre volonté de promouvoir la bonne gouvernance et la transparence, ont été soumises aux Sénégalais lors de l’élection présidentielle et des législatives », a-t-il affirmé, soulignant leur caractère programmatique et légitime.

Interrogé sur la question sensible de la déclaration de patrimoine, notamment celle du président de la République à la fin de son mandat, Ismaïla Diallo a rappelé que la Constitution sénégalaise exempte le chef de l’État de cette obligation. Toutefois, il a ajouté que l’actuel président n’a aucun problème à s’y soumettre par souci de transparence. Il a également tenu à préciser que toutes les personnes gérant un budget public, y compris les membres du bureau de l’Assemblée nationale, sont tenues de respecter cette exigence légale.

Concernant le projet de loi relatif à l’accès à l’information, le Premier vice-président de l’Assemblée a reconnu certains manquements relevés par l’ONG Article 19. Il a néanmoins assuré que ces remarques seraient intégrées afin d’améliorer le texte avant son passage en séance plénière. Cette ouverture traduit, selon lui, la volonté de la majorité de construire des réformes inclusives et adaptées aux attentes citoyennes.

Sur le débat autour de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC) et des soupçons d’une réforme visant à écarter son président, Serigne Bassirou Guèye, Ismaïla Diallo a été catégorique : « Une loi est impersonnelle, elle n’est jamais dirigée contre une personne ». Pour lui, il s’agit avant tout d’adapter les institutions aux besoins de transparence et de bonne gouvernance, sans ciblage particulier.

Enfin, le député est revenu sur les changements opérés à l’Assemblée depuis l’installation de la nouvelle législature. Il a insisté sur la rupture opérée avec certaines pratiques jugées nuisibles à l’image du Parlement. « Les comportements qui ternissaient l’image de l’institution sont désormais révolus », a-t-il affirmé, mettant en avant un processus de modernisation et de moralisation de la vie parlementaire.

Assemblée nationale : première session extraordinaire convoquée pour le 18 août

L’Assemblée nationale du Sénégal va tenir sa première session extraordinaire de l’année 2025 le lundi 18 août à 10 heures. L’annonce a été faite à travers une convocation officielle signée par le président de l’institution, Malick Ndiaye, invitant l’ensemble des députés à siéger en séance plénière à cette date.

Cette session, qui s’inscrit dans le cadre des prérogatives constitutionnelles de l’Assemblée, aura pour unique objet l’ouverture formelle des travaux. Aucun détail n’a été fourni à ce stade sur les textes ou dossiers qui figureront à l’ordre du jour. Toutefois, la nature d’une session extraordinaire laisse penser que des projets de loi urgents ou des questions sensibles pour la gouvernance du pays pourraient y être abordés dans les jours suivants.

L’Assemblée nationale, dans sa quinzième législature, peut en effet être convoquée en session extraordinaire en dehors des périodes ordinaires, soit à l’initiative du président de la République, soit, comme c’est le cas ici, par le président de l’Assemblée lui-même. Cette faculté permet de traiter en urgence des sujets cruciaux nécessitant un débat parlementaire rapide.

Dans un contexte marqué par des réformes institutionnelles en cours et de fortes attentes citoyennes sur plusieurs fronts – économiques, sociaux et judiciaires –, cette session extraordinaire pourrait constituer une première étape vers l’adoption de textes majeurs pour l’agenda politique du gouvernement ou du bureau de l’Assemblée.

Révision du Règlement intérieur : Le Conseil constitutionnel retoque plusieurs articles, dont celui sur la convocation des magistrats

Le Conseil constitutionnel a tranché. Dans une décision rendue publique, la haute juridiction a censuré plusieurs dispositions de la loi organique n° 09/2025, récemment adoptée par l’Assemblée nationale et portant sur le nouveau Règlement intérieur. Cette réforme majeure visait à moderniser et à harmoniser les textes encadrant le fonctionnement de l’hémicycle, en remplaçant la loi organique n° 78-21 du 18 avril 1978 et la loi organique n° 2002-20 du 15 mai 2002, modifiée.

Le Conseil constitutionnel, saisi pour contrôler la conformité de cette loi organique à la Constitution, a validé la régularité de la procédure d’adoption de la loi. Toutefois, il a rejeté certains articles jugés contraires aux principes fondamentaux de l’ordre constitutionnel sénégalais. L’alinéa 2 de l’article 56, qui traitait de la convocation des magistrats devant l’Assemblée nationale, figure parmi les dispositions invalidées. Ce rejet est significatif, dans la mesure où il soulève la question sensible de l’équilibre entre les pouvoirs et la préservation de l’indépendance du pouvoir judiciaire.

Outre cet article, le Conseil constitutionnel a également déclaré non conformes l’alinéa 6 de l’article 60, l’alinéa 6 de l’article 111 et l’intégralité de l’article 134 de la nouvelle loi organique. Ces dispositions portaient notamment sur l’organisation interne de l’Assemblée nationale, la gestion de ses commissions et les modalités de saisine ou d’interpellation.

En revanche, certaines parties contestées du texte ont été jugées acceptables, à condition qu’elles soient interprétées conformément aux réserves émises par le Conseil. Ainsi, l’alinéa 5 de l’article 15, l’article 16, l’alinéa 5 de l’article 56 et l’alinéa 4 de l’article 57 ont été validés sous réserve d’interprétation, comme précisé dans les considérants 27, 29, 50 et 55 de la décision.

Toutes les autres dispositions du nouveau Règlement intérieur ont été déclarées conformes à la Constitution, ouvrant la voie à leur application dans le cadre du fonctionnement parlementaire.

Cette décision du Conseil constitutionnel intervient dans un contexte politique marqué par des tensions entre l’exécutif, le législatif et les institutions de contrôle. Elle rappelle les limites de l’initiative parlementaire lorsqu’elle touche aux fondements de la séparation des pouvoirs, et renforce le rôle du juge constitutionnel comme arbitre de l’équilibre institutionnel.

Assemblée nationale : Le Conseil constitutionnel rejette des articles du nouveau Règlement intérieur, dont celui sur la convocation des magistrats
Assemblée nationale : Le Conseil constitutionnel rejette des articles du nouveau Règlement intérieur, dont celui sur la convocation des magistrats
Assemblée nationale : Le Conseil constitutionnel rejette des articles du nouveau Règlement intérieur, dont celui sur la convocation des magistrats

Rejet partiel du RIAN : Ndiaga Sylla dénonce une méconnaissance du principe de séparation des pouvoirs

La décision du Conseil constitutionnel de censurer certaines dispositions du nouveau Règlement intérieur de l’Assemblée nationale (RIAN) continue de susciter des réactions. L’expert électoral Ndiaga Sylla, connu pour ses analyses sur les processus institutionnels et électoraux, estime que le Parlement a, dans une certaine mesure, outrepassé ses prérogatives, violant ainsi le principe fondamental de la séparation des pouvoirs.

Dans une publication diffusée sur sa page Facebook, Ndiaga Sylla affirme que le Conseil constitutionnel a simplement rappelé à l’ordre les députés en leur signalant les limites constitutionnelles. Selon lui, la Représentation nationale a, dans son empressement à moderniser ses règles internes, quelque peu négligé les fondements de l’État de droit.

« En examinant et en adoptant le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, la Représentation nationale a, par moments, méconnu la portée du principe de séparation des pouvoirs, pourtant fondement de l’État de droit. C’est, en substance, ce que le Juge constitutionnel vient de rappeler avec justesse », écrit-il.

L’expert précise par ailleurs qu’un texte même soutenu par une majorité parlementaire ou salué pour ses avancées ne saurait échapper au contrôle de constitutionnalité : « Ce n’est pas parce qu’un texte est consensuel et comporte de nombreuses avancées qu’il est, pour autant, totalement conforme à la Constitution. »

Le Conseil constitutionnel, saisi après l’adoption du RIAN, a en effet censuré plusieurs dispositions. Parmi les articles invalidés figurent ceux liés au fonctionnement des groupes parlementaires, à la désignation des commissions permanentes, et à l’organisation du travail législatif. Le Conseil a jugé que ces dispositions introduisaient des mécanismes qui ne trouvent pas de fondement explicite dans la Constitution, ou allaient au-delà des limites prévues.

La sortie de Ndiaga Sylla renforce l’idée que cette décision n’est pas uniquement une question technique, mais aussi une leçon institutionnelle. Elle interpelle la majorité parlementaire et l’ensemble des députés sur la nécessité de respecter les équilibres constitutionnels, même lorsqu’il s’agit de réformer leur propre fonctionnement.

Ce rappel au respect du droit constitutionnel intervient dans un contexte politique marqué par des tensions institutionnelles, où la vigilance du juge constitutionnel est perçue comme un garde-fou indispensable au bon fonctionnement de la démocratie sénégalaise.

Règlement intérieur de l’Assemblée nationale : Le Conseil constitutionnel valide l’essentiel, 4 dispositions seulement censurées

Le Conseil constitutionnel a rendu sa décision sur le nouveau Règlement intérieur de l’Assemblée nationale (RIAN), et le verdict est globalement favorable. Sur les 136 dispositions analysées, seules quatre ont été jugées contraires à la Constitution. Le groupe parlementaire Pastef–Les Patriotes, à l’origine du projet, se félicite de cette validation quasi-totale, qu’il qualifie de « confirmation de la solidité juridique du texte adopté par l’Assemblée ».

Selon une note d’Ismaël Diallo, membre du groupe Pastef, la décision de la haute juridiction concerne trois alinéas et un article. Les 132 autres dispositions ont été jugées conformes, certaines sous réserve d’une interprétation précisée par le Conseil – une méthode juridique connue sous le nom de réserve d’interprétation.

Les quatre points censurés sont les suivants :

  • Article 56, alinéa 2 : Il autorisait le président de l’Assemblée nationale à faire appel aux forces de l’ordre lorsqu’un individu convoqué par une commission d’enquête parlementaire refusait de déférer à cette convocation. Le Conseil a jugé que cette disposition outrepasse les prérogatives définies par la Constitution.
  • Article 60, alinéa 6 : Il prévoyait la radiation automatique d’un député en cas de condamnation pénale définitive entraînant la déchéance des droits civiques. Le Conseil a estimé que cette disposition introduisait une restriction que la Constitution elle-même n’établit pas, ce qui n’est pas permis à une loi organique.
  • Article 111, alinéa 6 : Il interdisait le retrait d’une motion de censure déposée sous certaines conditions. Le Conseil a rappelé qu’aucune telle interdiction n’est prévue dans la Constitution, rendant cette clause invalide.
  • Article 134 : Concernant le renouvellement des membres de la Haute Cour de justice, cet article a été censuré pour avoir omis une condition essentielle prévue par la Constitution.

Malgré ces réserves, la portée de la décision est globalement positive pour les initiateurs du nouveau règlement. Le Conseil constitutionnel a validé la quasi-totalité du texte, autorisant sa promulgation par le président de la République, à l’exception des quatre dispositions écartées.

« Il ne s’agit que d’enlever les éléments problématiques. Le reste du texte est conforme et peut entrer en vigueur », précise Ismaël Diallo, qui rappelle que les alinéas invalidés ne remettent pas en cause l’ensemble des articles concernés.

Le groupe Pastef considère cette décision comme un feu vert à la réforme du fonctionnement parlementaire. Plusieurs dispositions ont été validées avec des éclaircissements du Conseil, ce qui garantit leur conformité tout en encadrant leur mise en œuvre.

La publication de cette décision intervient dans un climat politique tendu, où certaines voix, y compris au sein de la majorité, avaient critiqué la décision du Conseil comme étant trop sévère. Mais les chiffres apportés par les députés de Pastef viennent relativiser cette perception : moins de 3 % du texte a été censuré.

La balle est désormais dans le camp du président de la République, qui peut promulguer le Règlement intérieur, après retrait des quelques éléments invalidés. L’entrée en vigueur du nouveau texte devrait marquer un tournant dans la modernisation de l’activité parlementaire sénégalaise.

Diplomatie parlementaire : le Sénégal et le Vietnam renforcent leurs liens dans une nouvelle ère de coopération

C’est un moment historique qu’a vécu Dakar ce mercredi 23 juillet 2025. Pour la première fois depuis l’établissement des relations diplomatiques entre le Sénégal et le Vietnam en 1969, le Président de l’Assemblée nationale vietnamienne, Son Excellence Trần Thanh Mẫn, a effectué une visite officielle de trois jours dans la capitale sénégalaise. Il a été reçu avec tous les honneurs par son homologue sénégalais, El Malick Ndiaye, dans un contexte où les deux pays entendent approfondir leur coopération, non seulement au plan parlementaire, mais aussi économique et stratégique.

Le point d’orgue de cette visite a été la signature d’un accord de coopération parlementaire entre les deux institutions. À l’issue d’un entretien en tête-à-tête suivi de discussions élargies avec les délégations respectives, les deux présidents d’assemblée ont affiché une volonté commune de donner un nouveau souffle à la diplomatie parlementaire. L’accord signé jette les bases d’un partenariat structuré et durable, avec pour objectif de promouvoir le dialogue entre élus, l’échange de bonnes pratiques législatives, et le renforcement des capacités des parlements respectifs.

Un moment particulièrement symbolique a été la présentation officielle des groupes d’amitié parlementaire Sénégal–Vietnam, preuve tangible de la volonté des deux pays d’approfondir les liens de fraternité, de solidarité et de coopération. Le Président Trần Thanh Mẫn a par ailleurs signé le livre d’or de l’Assemblée nationale sénégalaise, saluant l’accueil chaleureux qui lui a été réservé et réaffirmant les valeurs de respect mutuel qui lient les deux peuples.

Mais cette visite ne s’est pas limitée aux échanges institutionnels. Elle a également donné lieu à une table ronde économique de haut niveau, organisée par l’Agence pour la promotion des investissements et des grands travaux (APIX). Cette rencontre stratégique a permis de réunir des décideurs politiques, des représentants du secteur privé et des investisseurs venus des deux pays. L’objectif était clair : explorer les opportunités de coopération commerciale, identifier des niches d’investissement, et initier des partenariats dans des secteurs clés comme l’agriculture, l’agroalimentaire ou encore l’énergie.

Parmi les projets en cours de discussion figure un accord de coopération agricole, ainsi qu’un partenariat stratégique sur l’approvisionnement en riz, une denrée essentielle pour la sécurité alimentaire du Sénégal. Ces initiatives marquent un tournant décisif dans les relations économiques bilatérales, avec un accent mis sur le développement durable, la complémentarité des économies et la valorisation des ressources locales.

Au-delà des symboles et des discours, cette visite officielle consacre une dynamique nouvelle entre le Sénégal et le Vietnam, deux pays qui partagent une vision commune du développement solidaire, du respect mutuel et du dialogue entre les peuples. En renforçant les passerelles parlementaires et en posant les jalons d’une coopération économique solide, Dakar et Hanoï ouvrent une nouvelle page de leur partenariat, tournée vers l’avenir.

Renforcement des liens diplomatiques : Le Président de l’Assemblée nationale du Vietnam reçu en grande pompe à Dakar par El Malick Ndiaye

Le mardi 22 juillet 2025 restera une date mémorable dans l’histoire des relations diplomatiques entre le Sénégal et le Vietnam. Pour la toute première fois depuis l’établissement des liens officiels il y a 56 ans, Son Excellence Trân Thanh Mân, Président de l’Assemblée nationale vietnamienne, a été accueilli à l’aéroport international Blaise Diagne de Diass par son homologue sénégalais, El Malick Ndiaye. Cette visite officielle, accompagnée d’une délégation impressionnante de 140 membres comprenant parlementaires, ministres, maires et représentants du secteur privé, marque un tournant majeur dans la coopération bilatérale.

Cette rencontre s’inscrit dans une volonté conjointe des deux pays de renforcer la diplomatie parlementaire, un vecteur essentiel pour consolider leurs relations. En effet, la diplomatie entre institutions législatives ouvre de nouvelles perspectives pour la coopération multiforme, allant bien au-delà des relations traditionnelles. Pour le Sénégal, ce rapprochement avec le Vietnam représente une opportunité stratégique d’approfondir ses partenariats internationaux et d’élargir ses horizons économiques et politiques.

Durant son séjour, le Président Trân Thanh Mân est attendu pour des entretiens de haut niveau avec le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, puis avec le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye. Ces discussions promettent d’aborder des sujets clés portant sur le renforcement des échanges économiques, agricoles et législatifs entre les deux pays.

Plusieurs accords bilatéraux devraient être signés à cette occasion. Ces accords porteront sur des domaines stratégiques, notamment la coopération interparlementaire, l’économie et l’agriculture. Ils symbolisent un engagement mutuel à développer des projets communs et à favoriser un développement durable au bénéfice des deux nations. Cette étape illustre également la volonté des deux États d’adopter une démarche pragmatique et innovante dans leur collaboration.

Le communiqué officiel publié par l’Assemblée nationale du Sénégal insiste sur l’importance de cette visite pour la diplomatie parlementaire, présentée comme un levier fondamental pour la paix, la stabilité et le progrès social. En effet, en rapprochant leurs institutions législatives, le Sénégal et le Vietnam se donnent les moyens de renforcer la gouvernance démocratique tout en promouvant une coopération basée sur le respect mutuel et l’intérêt commun.

Cette visite historique, fruit d’une relation diplomatique vieille de plus d’un demi-siècle, ouvre ainsi une nouvelle ère d’échanges fructueux entre Dakar et Hanoï. Elle témoigne de la volonté des deux pays d’œuvrer ensemble pour un avenir plus prospère, en mettant la diplomatie parlementaire au centre de leur stratégie commune. Le Sénégal et le Vietnam réaffirment par cet événement leur détermination à bâtir un partenariat solide, durable et porteur d’espoir pour leurs peuples respectifs.

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Assemblée nationale : Le groupe Takku Wallu Sénégal dénonce des violations du règlement intérieur

À la clôture de la dernière session parlementaire, le groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal a dressé un bilan critique de la gouvernance parlementaire actuelle, fustigeant ce qu’il qualifie de « violations graves et répétées » du règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Lors d’une conférence de presse organisée pour marquer la fin des travaux, les députés du groupe d’opposition ont exprimé leur inquiétude face à une série de pratiques qu’ils jugent incompatibles avec le bon fonctionnement de l’institution.

Porte-voix du groupe, le député Abdou Mbow a été particulièrement virulent dans ses critiques. Dans un entretien accordé au quotidien L’AS, il a pointé du doigt le président de l’Assemblée nationale, qu’il accuse d’user de ses prérogatives de manière partisane, au mépris des règles établies.

« Nous avons été témoins à plusieurs reprises d’entorses flagrantes aux règles qui régissent notre institution », a déclaré M. Mbow. Il évoque notamment le refus d’appliquer rigoureusement l’article 74 du règlement intérieur, qui autorise l’auteur d’une question préalable à reprendre la parole.

Autre point soulevé : la participation directe du président de l’Assemblée aux débats, une pratique qu’Abdou Mbow considère comme une violation de l’article 69, lequel interdit au président de commenter ou de répondre aux interventions des députés pendant les séances.

Selon le parlementaire, ces pratiques sapent les principes d’équité et nuisent au bon déroulement des travaux parlementaires. Il estime que le président de l’Assemblée nationale devrait adopter une posture plus institutionnelle et éviter les confrontations publiques avec les députés, surtout ceux de l’opposition.

« Il est impératif que le président de l’Assemblée prenne de la hauteur et se départisse de sa stratégie de communication déjà vouée à l’échec », a-t-il lancé, dénonçant ce qu’il perçoit comme une volonté de museler les voix discordantes.

Ces accusations viennent raviver les tensions au sein de l’Hémicycle, dans un contexte politique marqué par une recomposition des forces parlementaires et une opposition de plus en plus vigilante face aux décisions de la majorité.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°510 – 12 ET 13/07/2025

🔴 RETOUR DE PARQUET : BADARA GADIAGA, CHARGÉ À TOUT PRIX ?
🔴 NDIAGA SYLLA BARRE LA ROUTE DE L’ASSEMBLÉE À SONKO : LA JURISPRUDENCE DIAS BRANDI !

🔴 LUTTE / APRÈS LE COUP DONNÉ À ZARKO : SA THIÈS SANCTIONNÉ
🔴 AS BAMBEY : ABATALIB FALL REND LE TABLIER

Manquements à l’Assemblée nationale et mainmise de l’exécutif : Takku Wallu charge El Malick Ndiaye

Le groupe parlementaire de l’opposition Takku Wallu Sénégal est monté au créneau ce lundi 7 juillet au siège de l’Alliance pour la République (APR) pour dénoncer ce qu’il qualifie de dérives graves dans le fonctionnement de l’Assemblée nationale, dont la session ordinaire 2024-2025 s’est achevée le 30 juin dernier. Dans une déclaration lue par le député Djimo Souaré, la formation parlementaire a dressé un réquisitoire sévère contre la présidence de l’institution, accusée d’être totalement sous l’influence de l’exécutif.

Selon Djimo Souaré, l’Assemblée nationale est devenue « une institution à la remorque du gouvernement ». Le parlementaire a pointé du doigt la multiplication d’initiatives émanant exclusivement de l’exécutif, au détriment de l’indépendance parlementaire. Il a cité la suppression de certaines institutions constitutionnelles, les levées d’immunité parlementaire jugées intempestives, et le blocage systématique des propositions de loi émanant de députés, notamment ceux de l’opposition. Le député a également dénoncé la violation répétée du règlement intérieur par le président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye.

Le groupe Takku Wallu estime que ces pratiques entachent gravement l’équité et le bon déroulement des débats démocratiques. Djimo Souaré a notamment rappelé le non-respect des dispositions de l’article 74 du règlement intérieur, qui autorisent l’auteur d’une question préalable à reprendre la parole après une intervention. Or, selon lui, ce droit a été systématiquement bafoué lors de plusieurs séances plénières.

Autre grief majeur formulé par l’opposition : la participation active du président de l’Assemblée nationale aux débats en séance publique. Takku Wallu estime que ces prises de parole, souvent orientées contre les députés de l’opposition, violent frontalement l’article 69 du règlement intérieur, qui interdit au président de commenter ou de répondre aux interventions des parlementaires.

Dans sa déclaration, le groupe a invité El Malick Ndiaye « à prendre de la hauteur » et à se départir d’une posture qu’il juge partisane et vouée à l’échec. Il a également mis en garde contre une stratégie de communication qu’il accuse de chercher à discréditer l’opposition et à travestir la réalité des débats parlementaires.

Enfin, Takku Wallu a tenu à lever toute équivoque sur les avantages financiers supposés des députés. Le groupe a formellement démenti l’existence d’une « indemnité de plénière de 100.000 francs CFA », affirmant qu’aucun de ses membres n’a jamais perçu une telle rémunération, ni sous la 14e législature ni dans l’actuelle 15e législature.

Par cette sortie, l’opposition confirme sa volonté de continuer à dénoncer publiquement ce qu’elle considère comme une dérive autoritaire et un affaiblissement sans précédent du rôle de contrôle du Parlement sur l’action gouvernementale.

Assemblée nationale : El Malick Ndiaye dresse un bilan réformateur à la clôture de la session parlementaire

C’est un discours de clôture riche en annonces que le président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, a livré à l’issue de la session parlementaire 2024-2025. Dans un hémicycle attentif, il a dressé le bilan d’une session marquée par de profondes réformes et un engagement collectif qu’il a qualifié de remarquable.

Évoquant les progrès accomplis, El Malick Ndiaye a affirmé que les changements initiés traduisent une volonté claire d’incarner « un Parlement plus exigeant, plus transparent et plus redevable ». Loin d’un simple discours de fin de session, son intervention a permis de mesurer l’ampleur des transformations entamées au sein de l’institution.

L’un des points centraux abordés par le président a été la lutte contre les pratiques budgétaires qu’il a jugées peu justifiées. Il a notamment dénoncé un gaspillage documentaire insoutenable et une inefficacité dans la gestion des ressources administratives. Ce constat a motivé une série de décisions drastiques visant à rationaliser les dépenses, alléger les charges et instaurer une culture de sobriété au sein de l’Assemblée.

La suppression de certains avantages jusque-là accordés aux députés illustre cette nouvelle orientation. El Malick Ndiaye a évoqué la fin des crédits téléphoniques et des primes de plénière, la suppression des appuis financiers lors des fêtes religieuses, ainsi que la réduction des frais de mission et du quota des pèlerins. Ces mesures s’inscrivent dans une démarche de rigueur et de transparence budgétaire.

Sur le plan administratif et fonctionnel, des réformes ont été entamées pour moderniser l’appareil parlementaire. Le président de l’Assemblée a cité la refonte du règlement intérieur, la révision du statut du personnel et l’introduction de procédures de gestion financière plus rigoureuses. Ces changements visent à adapter le fonctionnement de l’Assemblée nationale aux exigences contemporaines en matière de gouvernance.

La modernisation technologique a également occupé une place importante dans le discours du président. Il a annoncé la mise en place d’un nouveau site internet pour faciliter l’accès à l’information parlementaire, l’attribution d’adresses mail officielles à tous les députés, l’instauration d’un système de pointage électronique, ainsi que la distribution de tablettes numériques pour digitaliser les travaux parlementaires.

Autre innovation majeure, la création d’une chaîne parlementaire a été intégrée au règlement intérieur. Selon El Malick Ndiaye, cette chaîne n’a pas vocation à devenir un média traditionnel, mais plutôt à jouer un rôle pédagogique et citoyen. Elle sera, selon lui, un levier de transparence et un outil pour rapprocher davantage les citoyens de leurs représentants.

Sur le registre des politiques publiques, le président a salué la création d’une commission chargée de leur évaluation. Il a également mis en avant la mise en place d’un système de comptabilité conforme aux normes, ainsi qu’un organe interne de passation des marchés. Il a rappelé que les réformes ont permis d’avancer sur plusieurs revendications syndicales internes, tout en consolidant la diplomatie parlementaire du Sénégal.

En conclusion, El Malick Ndiaye a salué l’engagement de ses collègues députés et les a appelés à maintenir le cap des réformes. Il a insisté sur la nécessité de construire une Assemblée nationale qui incarne véritablement les aspirations du peuple sénégalais, en étant plus proche, plus efficace et plus transparente.

Ce bilan dressé à la clôture de la session confirme l’ambition d’El Malick Ndiaye de faire du Parlement sénégalais une institution moderne, sobre, rigoureuse et au service exclusif de la République.

Assemblée nationale : El Malick Ndiaye annonce une tournée parlementaire dans les 14 régions et prépare le lancement d’une chaîne parlementaire

L’Assemblée nationale s’engage sur la voie d’une proximité renforcée avec les citoyens. Ce lundi 30 juin 2025, lors de la clôture de la session ordinaire unique, le président de l’institution, El Malick Ndiaye, a dévoilé les grandes lignes d’un ambitieux projet de tournée parlementaire. Baptisée « Le Parlement chez vous », cette initiative prévoit de sillonner les 14 régions du pays, afin de recueillir directement les préoccupations des populations et de renforcer le dialogue entre représentants et représentés.

Selon El Malick Ndiaye, cette tournée est actuellement en phase d’étude au sein du bureau et de la Conférence des présidents. « Elle sera sanctionnée par un rapport consolidé remis à l’exécutif, en vue d’une meilleure prise en compte des préoccupations des populations lors de la prochaine session de vote du budget », a précisé le président de l’Assemblée. L’objectif affiché est clair : rapprocher l’institution parlementaire des Sénégalais et ancrer davantage l’action publique dans la réalité des territoires.

Cette démarche s’inscrit dans un vaste chantier de réforme inspiré, selon El Malick Ndiaye, par la volonté de transformation et de rupture impulsée par le président Bassirou Diomaye Faye. La volonté de moderniser et de rendre plus transparent le fonctionnement parlementaire se traduit également par un autre projet majeur : la création d’une chaîne parlementaire.

El Malick Ndiaye a annoncé que cette chaîne figure déjà dans le nouveau règlement intérieur de l’Assemblée. « Nous avons franchi un autre cap avec l’intégration d’une chaîne parlementaire dans notre nouveau règlement intérieur. Elle n’est pas encore lancée, mais elle est en train d’émettre et dispose déjà d’un canal au niveau de la TNT », a-t-il révélé.

Le président de l’Assemblée a tenu à préciser que ce média ne sera pas une simple chaîne d’information supplémentaire. « Elle sera un outil pédagogique, un levier de transparence et un pont entre le citoyen et l’assemblée qui le représente », a-t-il insisté. La chaîne parlementaire aura notamment pour mission de diffuser les séances plénières, de vulgariser les débats législatifs et d’informer les citoyens sur les réformes en cours.

À travers ces deux chantiers structurants, El Malick Ndiaye entend inscrire le Parlement dans une dynamique de proximité, de pédagogie et d’ouverture. Pour l’Assemblée nationale, il s’agit d’une étape importante dans la modernisation de l’institution et la consolidation de la démocratie représentative.

Débat d’Orientation Budgétaire à l’Assemblée nationale : l’État projette plus de 19 000 milliards FCFA de dépenses entre 2026 et 2028

Le Débat d’Orientation Budgétaire (DOB) s’est tenu ce samedi à l’Assemblée nationale, en présence du ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, et de ses principaux collaborateurs. Cette session a permis aux députés d’examiner le Document de Programmation Budgétaire et Économique Pluriannuelle (DPBEP) couvrant la période 2026–2028, un exercice essentiel qui jette les bases des grandes priorités de politique économique et financière de l’État.

Selon les chiffres officiels, le gouvernement prévoit des dépenses s’élevant à 19 364,4 milliards de francs CFA sur les trois années à venir. Ces engagements incluent les charges de fonctionnement, le service de la dette et les investissements structurants, qu’ils soient financés sur ressources internes ou extérieures. En revanche, les prévisions de ressources sont estimées à 16 638,7 milliards FCFA sur la même période. Cet écart significatif traduit un besoin de financement conséquent que l’État devra combler par des emprunts et d’autres mécanismes de mobilisation de ressources.

Le document de programmation souligne qu’en comparaison avec le précédent DPBEP actualisé en octobre 2024, les prévisions de ressources affichent une baisse de 363,9 milliards FCFA, soit un recul de 2,1 %. Cette diminution s’explique principalement par une révision à la baisse des perspectives de recettes fiscales et des appuis extérieurs. De leur côté, les charges ont également été revues à la baisse, passant de 20 364,3 milliards FCFA à 19 364,4 milliards FCFA, soit une diminution de près d’un trillion FCFA en valeur absolue, correspondant à 4,9 % en valeur relative.

Pour l’exercice 2026, première année de la période triennale, les dépenses prévues atteindraient 6 213,1 milliards FCFA, en baisse de 367,1 milliards FCFA par rapport à la Loi de Finances Rectificative 2025 qui prévoyait 6 580,2 milliards FCFA. Cette contraction des dépenses, de l’ordre de 5,6 %, est présentée par le ministère des Finances comme un effort de rationalisation visant à mieux contenir le déficit budgétaire.

Dans le détail, le ministère a précisé que les dépenses hors Comptes spéciaux du Trésor sont évaluées à 18 546,2 milliards FCFA sur la période 2026–2028. C’est une baisse sensible de 1 102,7 milliards FCFA par rapport aux prévisions précédentes qui tablaient sur 19 648,9 milliards FCFA. Ces montants recouvrent plusieurs postes stratégiques dont les intérêts de la dette estimés à 3 982,2 milliards FCFA, les dépenses de personnel à 4 813,1 milliards FCFA, ainsi que les acquisitions de biens et services et transferts courants évalués à 5 174 milliards FCFA.

Les investissements constituent également une part importante de l’enveloppe globale. Ils sont évalués à 4 576,9 milliards FCFA, dont 77,1 % seraient financés par des ressources extérieures et 22,9 % par des ressources internes. Les investissements sur financement interne représenteraient 1 046,8 milliards FCFA tandis que ceux sur ressources externes atteindraient 3 530,1 milliards FCFA.

Ces prévisions confirment la volonté des autorités de maintenir une dynamique d’investissement public tout en poursuivant des efforts de maîtrise des charges courantes, notamment à travers la rationalisation des dépenses de fonctionnement. Mais l’écart entre ressources et besoins de financement souligne également la pression persistante sur la dette publique et la nécessité de renforcer la mobilisation des recettes fiscales et la discipline budgétaire.

Assemblée nationale : Tafsir Thioye relance le débat sur le surfinancement et interpelle Cheikh Diba sur le sort de 123 milliards de francs CFA

La séance plénière consacrée à l’examen de la Loi de Finances Rectificative (LFR) 2025 a de nouveau mis en lumière les interrogations persistantes autour de la gestion des ressources publiques et du niveau de transparence budgétaire. Le député Tafsir Thioye a profité de l’occasion pour interpeller le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, sur la destination de sommes jugées opaques par plusieurs parlementaires.

Le parlementaire est revenu sur le dossier des 604 milliards de francs CFA évoqués précédemment par le Premier ministre Ousmane Sonko. Cette enveloppe, qualifiée de surfinancement, avait suscité de vifs débats sur la sincérité des prévisions budgétaires et la traçabilité des fonds effectivement utilisés. Selon Tafsir Thioye, la Cour des comptes avait, dans son rapport, précisé qu’environ 181 milliards avaient été effectivement dépensés. Il en résulterait donc, d’après ses calculs, un reliquat de 123 milliards sur lequel il exige des explications claires.

S’adressant directement au ministre Cheikh Diba, le député a martelé qu’il n’était plus possible de se contenter d’estimations approximatives sur des montants aussi importants. Il a insisté sur l’obligation de rendre compte aux citoyens de l’utilisation exacte de chaque franc prélevé ou emprunté. « Où est passée cette somme ? Nous devons savoir, de manière exhaustive et documentée, la situation budgétaire du pays », a-t-il exigé.

Au-delà de cette question précise, Tafsir Thioye a dénoncé un climat de confusion entretenu, selon lui, par l’exécutif sur la lecture et l’utilisation des crédits inscrits au budget. Il a estimé que cette opacité, conjuguée à un rythme d’endettement soutenu, risquait d’exposer le Sénégal à des difficultés de soutenabilité financière. Le député n’a pas manqué de tirer la sonnette d’alarme sur l’évolution du ratio dette/PIB, qu’il juge préoccupante. « À ce rythme, on sera à plus de 98 % de taux d’endettement dans les prochaines années », a-t-il prévenu.

Ces propos interviennent dans un contexte où l’exécutif défend la nécessité d’emprunts conséquents pour financer les priorités sociales et stimuler la relance économique, après les turbulences mondiales et nationales de ces dernières années. Mais l’opposition parlementaire, quant à elle, estime que la sincérité budgétaire et la redevabilité sont encore loin d’être garanties.

Le ministre Cheikh Diba est attendu sur des clarifications supplémentaires, notamment sur l’exécution budgétaire détaillée et la destination de ce différentiel de plus de 100 milliards de francs CFA, dont la justification reste attendue par les députés et l’opinion.

Assemblée nationale : Abdou Mbow interpelle le gouvernement sur un « endettement effréné » et propose un ministère dédié à la dette

Lors de l’examen de la Loi de Finances Rectificative (LFR) 2025, le député Abdou Mbow, membre de la coalition d’opposition Takku Wallu Sénégal, a vivement exprimé ses inquiétudes face à la dynamique de l’endettement public jugée alarmante.

S’adressant au ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, Abdou Mbow a dénoncé un recours massif et, selon lui, incontrôlé à l’emprunt, qui porterait désormais la dette publique du Sénégal à un niveau dépassant les 10 000 milliards de francs CFA. Il a affirmé que le gouvernement actuel n’avait pas de véritable programme économique structuré, mais se contentait d’accumuler de nouvelles dettes pour, en réalité, rembourser celles contractées antérieurement.

« Le régime n’a visiblement pas de programme, mais s’endette pour payer des dettes », a-t-il lancé, soulignant la gravité d’une situation qui, selon lui, compromet la soutenabilité budgétaire et la capacité de l’État à répondre aux urgences sociales.

Interpellant le ministre Cheikh Diba sur les délais de mise en œuvre du financement du secteur du BTP, qu’il considère comme l’un des leviers majeurs de relance économique, le parlementaire a insisté sur la nécessité d’une gestion rigoureuse et transparente des ressources empruntées.

En réponse à ce qu’il qualifie de « rythme effréné d’endettement », Abdou Mbow a suggéré la création d’une structure publique spécifique, voire d’un ministère exclusivement chargé de la question de la dette. Selon lui, un tel dispositif permettrait d’évaluer de façon constante le niveau d’endettement, d’en surveiller l’évolution et de garantir que chaque emprunt contracté bénéficie réellement à l’économie nationale.

Le député a relevé ce qu’il a qualifié de « paradoxe » : l’équipe gouvernementale, qui avait fait de la critique de l’endettement un argument central lorsqu’elle était dans l’opposition, se retrouve aujourd’hui confrontée aux mêmes écueils, avec des montants encore plus élevés.

Cette intervention s’inscrit dans un climat d’examen budgétaire tendu, marqué par de nombreuses critiques de l’opposition sur la soutenabilité de la dette, la sincérité des prévisions de recettes et la faible réduction des dépenses annoncée par le ministre des Finances.

Pour rappel, la Loi de Finances Rectificative 2025 entend ajuster les équilibres budgétaires de l’État afin de prendre en compte l’évolution de la conjoncture économique et les engagements du gouvernement en matière sociale et d’investissement. Mais pour Abdou Mbow, sans mécanisme de contrôle renforcé et sans stratégie claire, le Sénégal risque de s’enfermer dans une spirale d’endettement incontrôlée.

Cheikh Diba à l’Assemblée nationale : « Serrons les coudes pour surmonter la précarité budgétaire »

Lors de la séance plénière consacrée à l’examen du projet de loi de finances rectificative (LFR) 2025, le Ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, a tenu un discours empreint de gravité, appelant à l’unité nationale et à la responsabilité collective face aux défis économiques actuels.

Prenant la parole devant les députés de l’Assemblée nationale, le ministre a défendu les choix budgétaires opérés par le gouvernement, tout en soulignant l’ampleur des efforts nécessaires pour remettre le pays sur les rails. « Nous avons toujours été les premiers à poser les questions sur la table pour en discuter et apporter les solutions idoines », a-t-il déclaré, appelant à un débat constructif.

Cheikh Diba a dénoncé certaines prises de position qu’il juge « puériles », face à ce qu’il considère comme des urgences nationales. « Je suis au regret de constater que certains s’adonnent à des débats puérils face aux enjeux et urgences de l’heure », a-t-il fustigé, en référence aux critiques parfois virulentes formulées dans l’hémicycle.

Dans un contexte économique tendu, marqué par un resserrement des marges budgétaires, le ministre a insisté sur la nécessité d’une solidarité nationale. « Soyons solidaires et serrons les coudes pour franchir les obstacles auxquels nous faisons face », a-t-il martelé, tout en reconnaissant que le pays traverse une période de précarité budgétaire et financière.

Le projet de loi de finances rectificative 2025, présenté comme un ajustement nécessaire au regard des nouvelles priorités gouvernementales, a suscité un vif débat entre la majorité et l’opposition. Toutefois, le gouvernement reste ferme sur sa ligne : rationaliser les dépenses, prioriser les secteurs vitaux, et restaurer la confiance des partenaires techniques et financiers.

Assemblée nationale – Projet de loi de finances rectificative 2025 : Le gouvernement enclenche une refondation budgétaire sous haute contrainte

L’examen du projet de loi n°11/2025 portant loi de finances rectificative (LFR) pour l’année 2025 se poursuit à l’Assemblée nationale dans un climat économique international tendu et sur fond de remise en question profonde de la gestion budgétaire passée. Présenté par le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, ce projet ne se limite pas à un simple réajustement technique : il s’inscrit, selon ses mots, dans une « dynamique de refondation » visant à restaurer la transparence, la crédibilité et l’efficacité des finances publiques sénégalaises.

Dès l’ouverture de son intervention, le ministre a dressé un tableau sombre des contraintes exogènes qui pèsent sur l’économie nationale. Il a notamment cité la montée des tensions commerciales internationales, exacerbée par la récente hausse des droits de douane imposée par la nouvelle administration américaine, et les ripostes de leurs partenaires. À cela s’ajoutent les perturbations persistantes dans les chaînes d’approvisionnement mondiales, la fermeté des politiques monétaires des grandes banques centrales et le spectre grandissant d’une récession mondiale, dont la probabilité est passée de 17 % en octobre 2024 à 30 % en avril 2025.

Ces facteurs se traduisent, pour les pays africains comme le Sénégal, par une contraction de la demande extérieure, une volatilité accrue des cours des matières premières, et des coûts de financement toujours élevés.

Au-delà des facteurs internationaux, la LFR 2025 est fortement influencée par les conclusions du rapport d’audit de la Cour des comptes sur la gestion des finances publiques. Le document, très attendu, a mis en lumière de graves dysfonctionnements dans les pratiques budgétaires, notamment un recours excessif et non encadré à l’endettement, des dépenses hors budget, et une opacité dans la reddition des comptes.

Face à ces constats alarmants, l’État sénégalais affirme avoir engagé une stratégie de redressement fondée sur trois piliers : transparence, discipline budgétaire et préservation des objectifs de développement.

Mise en œuvre des recommandations de la Cour des comptes : Cela inclut notamment le renforcement des mécanismes de contrôle interne et externe, une réforme du système de comptabilité publique, et l’application stricte du principe d’autorisation parlementaire pour tout nouvel emprunt. Publication régulière des données budgétaires et de la dette publique : Un effort de transparence destiné à rétablir la confiance des citoyens et des partenaires financiers. Prise en charge des dettes bancaires non budgétisées : La LFR intègre désormais le paiement des intérêts d’une dette contractée hors du circuit budgétaire pour un montant de 125 milliards de FCFA.

Au-delà des ajustements financiers, c’est bien une nouvelle philosophie de gestion publique que le gouvernement semble vouloir initier. L’ambition affichée est de sortir d’un système marqué par l’opacité et les pratiques dérogatoires, pour entrer dans une ère de rigueur, d’efficience et de redevabilité.

Ce tournant pourrait marquer un changement de paradigme dans la gouvernance budgétaire sénégalaise, à condition que les engagements pris se traduisent rapidement en actions concrètes, et que le Parlement joue pleinement son rôle de contrôle.

Assemblée nationale : le projet de loi de finances rectificative adopté à une large majorité

L’Assemblée nationale a procédé à l’examen et au vote du projet de loi de finances rectificative ce samedi, une étape importante du calendrier budgétaire de l’État. À l’issue des débats, le texte a été adopté à la majorité avec 127 voix favorables contre 11 votes défavorables.

Cette adoption traduit le soutien d’une large partie des députés à l’ajustement budgétaire présenté par le gouvernement. Pour rappel, la loi de finances rectificative est l’instrument qui permet à l’exécutif de modifier le budget initial voté en début d’exercice, afin de l’adapter aux évolutions de la conjoncture économique et de tenir compte de nouvelles priorités ou contraintes. Elle vise notamment à intégrer les besoins supplémentaires en dépenses, la révision des prévisions de recettes, ainsi que les nouvelles orientations annoncées par le gouvernement dans le cadre de sa politique économique et sociale.

Le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, a défendu le texte en séance plénière, en expliquant que cet ajustement est motivé par les fluctuations des ressources publiques, la nécessité de renforcer certains secteurs jugés prioritaires et le contexte économique marqué par des contraintes internes et externes. Il a souligné que cette loi de finances rectificative s’inscrit dans une démarche de sincérité budgétaire et d’adaptation aux réalités du moment, avec la volonté d’assurer la continuité du service public et de répondre aux attentes des populations.

L’examen du texte a donné lieu à des échanges nourris, plusieurs députés ayant exprimé des réserves sur l’évolution du niveau d’endettement, la place accordée aux dépenses sociales et la nécessité de rationaliser certains postes budgétaires. D’autres élus ont salué la prise en compte de nouveaux engagements et l’effort consenti pour financer les mesures d’urgence dans des secteurs sensibles comme l’éducation, la santé ou encore le soutien à l’emploi.

Après les débats, le vote a confirmé la majorité parlementaire autour de ce projet, validant ainsi l’ajustement budgétaire proposé par l’exécutif. Le gouvernement dispose désormais d’un cadre actualisé pour engager ses actions et mettre en œuvre les politiques publiques jusqu’à la fin de l’exercice budgétaire en cours.

LFR 2025 – Le député Tafsir Thioye relance le débat sur la gestion des 604 milliards FCFA : « Où est passée cette somme ? »

Lors de la séance plénière consacrée à l’examen du projet de Loi de Finances Rectificative (LFR) 2025, le député Tafsir Thioye a vivement interpellé le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, sur la gestion d’une enveloppe de 604 milliards FCFA, évoquée par le Premier ministre lors de précédentes communications.

Selon les données rendues publiques par la Cour des comptes, seuls 181 milliards FCFA auraient été effectivement dépensés, laissant apparaître un reste non justifié de 123 milliards FCFA, après des vérifications intermédiaires. Une situation que le parlementaire juge préoccupante, pointant du doigt un manque de clarté dans l’utilisation des ressources publiques.

« Où est passée cette somme ? », s’est interrogé Tafsir Thioye, devant ses collègues parlementaires et le ministre. « Nous devons avoir une lecture exhaustive de la situation budgétaire. Mais visiblement, il y a trop de confusion dans l’utilisation du budget », a-t-il dénoncé.

L’élu s’inquiète également de l’évolution rapide de la dette publique du Sénégal, qu’il estime en voie de devenir insoutenable si les tendances actuelles se poursuivent.

« À ce rythme, nous serons à plus de 98 % de taux d’endettement dans les prochaines années », a-t-il averti, appelant à une gestion plus rigoureuse et transparente des finances publiques.

Face à ces remarques, le ministre Cheikh Diba a été sommé d’apporter des explications détaillées sur la traçabilité des dépenses liées à cette enveloppe et sur les mécanismes de contrôle budgétaire en place.

Cette interpellation illustre une tension persistante entre l’exécutif et certains membres de l’Assemblée nationale, dans un contexte où la crédibilité budgétaire et la soutenabilité de la dette sont devenues des enjeux majeurs pour la stabilité économique du pays. La LFR 2025, qui prévoit par ailleurs un ajustement des prévisions de croissance et un décaissement exceptionnel de 500,9 milliards FCFA pour régler des arriérés intérieurs, ne fait pas l’unanimité.

Affaire Bachir Fofana : le président de l’Assemblée nationale El Malick Ndiaye auditionné par la DIC

L’affaire opposant le journaliste Bachir Fofana au président de l’Assemblée nationale prend une tournure judiciaire de plus en plus marquée. El Malick Ndiaye a été entendu par les enquêteurs de la Division des investigations criminelles (DIC) dans le cadre de la procédure ouverte contre le chroniqueur, poursuivi pour diffusion présumée de fausses nouvelles concernant un marché public d’acquisition de véhicules destinés aux députés.

Selon les informations révélées par le journal Libération, le président de l’Assemblée nationale a profité de cette audition pour exprimer sa profonde indignation face à ce qu’il qualifie de campagne de désinformation visant à ternir son image et à discréditer l’institution parlementaire.

Au cœur de l’affaire, les accusations portées par Bachir Fofana, qui a affirmé publiquement que ce marché avait été attribué à Cheikh Guèye, un opérateur économique mis en cause dans une procédure judiciaire pour corruption présumée et association de malfaiteurs. Des déclarations que le président de l’Assemblée nationale juge “mensongères” et “particulièrement graves”.

« Ce discours mensonger associe l’Assemblée nationale à une affaire judiciaire en cours », a-t-il expliqué, soulignant que ces propos jettent le discrédit sur le Parlement, alimentent la suspicion et sèment la confusion dans l’opinion publique.

El Malick Ndiaye a insisté sur le fait que la fonction qu’il occupe l’expose à un niveau de vigilance et de critique inhabituel, souvent instrumentalisé à des fins politiques ou médiatiques. Il a dénoncé la multiplication de rumeurs propagées sur les réseaux sociaux et certains médias, accusant “des individus malintentionnés et leurs complices” de relayer ces informations sans la moindre vérification.

Le président de l’Assemblée a également alerté sur les conséquences de ces allégations, qu’il estime dangereuses pour la crédibilité des institutions et pour la confiance des citoyens dans le fonctionnement normal des marchés publics. Il a précisé qu’aucun lien n’existe entre la procédure judiciaire en cours visant Cheikh Guèye et l’appel d’offres de l’Assemblée nationale.

Se fondant sur les dispositions des articles 255 et 260 du Code pénal sénégalais, qui répriment la diffusion de fausses nouvelles et la diffamation, El Malick Ndiaye a décidé de porter plainte contre Bachir Fofana, ainsi que contre les personnes qu’il accuse d’être ses complices et commanditaires.

À la suite de cette plainte, Bachir Fofana a été placé sous mandat de dépôt. Son procès en flagrant délit est programmé pour le 3 juillet prochain devant le tribunal de Dakar.

Cette affaire, qui survient dans un contexte où la question des rapports entre médias et pouvoirs publics est particulièrement sensible, suscite de vives réactions dans le paysage médiatique et politique sénégalais. Les organisations de presse, qui dénoncent ce qu’elles considèrent comme une atteinte aux libertés, appellent déjà à la libération du journaliste et à la recherche de solutions respectueuses des droits fondamentaux et de la déontologie.

Assemblée nationale : une séance marathon attend les députés ce samedi

À peine ont-ils adopté, ce vendredi 27 juin, la loi portant révision du règlement intérieur, que les députés de la 15ᵉ législature s’apprêtent à reprendre le chemin de l’hémicycle pour une journée parlementaire particulièrement dense.

Dans un communiqué diffusé par sa cellule de communication, l’Assemblée nationale annonce qu’une séance plénière se tiendra ce samedi 28 juin 2025 à partir de 9 heures. Les élus examineront le projet de loi n°11/2025 relatif à la loi de finances rectificative pour l’exercice en cours, un texte qui suscite déjà de nombreux débats dans la classe politique et l’opinion publique en raison des montants inédits de financement envisagés.

La même journée, à 15 heures, les députés poursuivront leurs travaux avec la tenue du Débat d’orientation budgétaire (D.O.B.), rendez-vous annuel qui permet au gouvernement de présenter les grandes lignes de sa stratégie économique et financière pour l’année suivante, et aux parlementaires d’en débattre en amont de la préparation du prochain budget.

Assemblée nationale : les députés adoptent la révision du Règlement intérieur

Les députés de la 15ᵉ législature ont procédé, ce vendredi, à l’adoption de la proposition de loi n°10/2025 portant révision du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Le texte a été approuvé à une très large majorité, recueillant 138 voix favorables et une seule abstention.

Cette réforme vise à doter les élus du peuple des instruments nécessaires pour mener à bien leurs missions constitutionnelles. Selon les initiateurs du texte, le nouveau dispositif permettra aux parlementaires de légiférer, contrôler l’action du Gouvernement et évaluer les politiques publiques dans des conditions renforcées, conformément aux exigences de la Charte fondamentale.

Au cours de la séance, plusieurs amendements ont été soumis au débat, notamment ceux portés par les députés Maguette Sène et Anta Babacar Ngom. Après examen, ces propositions ont été rejetées par l’Assemblée nationale.

Libération de Bachir Fofana : la CAP interpelle l’Assemblée nationale et dénonce une atteinte à la liberté de la presse

La Coordination des Associations de Presse (CAP) a franchi un nouveau palier ce jeudi en intensifiant sa mobilisation pour obtenir la libération immédiate du journaliste-chroniqueur Bachir Fofana, placé en garde à vue depuis le 25 juin pour « diffusion de fausses nouvelles ».

Une délégation regroupant les principales organisations médiatiques du pays s’est rendue à l’Assemblée nationale afin de rencontrer le cabinet du président El Hadji Malick Ndiaye. Dans un communiqué transmis à Ledakarois, la CAP a salué « la diligence avec laquelle cette audience a été accordée par le Président, bien qu’il ait été appelé à la présidence de la République à la dernière minute ».

Au cours de cette rencontre, les représentants de la presse ont présenté deux demandes jugées prioritaires : le retrait pur et simple de la plainte contre Bachir Fofana et sa relaxe immédiate, ainsi que l’implication active du président de l’Assemblée nationale dans un processus de pacification durable des relations entre le pouvoir exécutif et les acteurs des médias. Selon la CAP, les premières démarches pour obtenir une réponse rapide des autorités auraient déjà été engagées.

L’organisation professionnelle dit exprimer sa « vive inquiétude » après cette interpellation qu’elle considère comme une atteinte grave à la liberté d’expression et de la presse. Elle estime que ce placement en détention « soulève de sérieuses interrogations quant au respect des libertés fondamentales, notamment la liberté d’informer, pilier essentiel de toute démocratie ».

Dans son communiqué, la CAP dénonce fermement ce qu’elle qualifie de « dérive inquiétante », pointant « des convocations et emprisonnements qui incitent à l’autocensure » et une mesure jugée « disproportionnée » pour un simple délit présumé de diffusion de fausses nouvelles. Elle regrette que les mécanismes d’autorégulation, tels que le Conseil pour l’Observation des Règles d’Éthique et de Déontologie (CORED), n’aient pas été sollicités en amont pour examiner le différend.

Face à cette situation, la Coordination propose des solutions alternatives plus respectueuses des équilibres démocratiques. Elle estime qu’« un rectificatif ou une mise en demeure aurait été une approche plus appropriée, en parfaite conformité avec les principes de déontologie journalistique ».

La CAP rappelle que les dirigeants des organisations membres ont toujours privilégié la médiation et le dialogue comme moyens de résolution des litiges, et précise que des démarches concrètes ont été entreprises avec les différentes parties prenantes pour éviter l’incarcération et prévenir la répétition de tels incidents.

Réaffirmant sa détermination à suivre avec la plus grande vigilance l’évolution de ce dossier sensible, la CAP lance un appel pressant aux autorités judiciaires et politiques en faveur de « la libération immédiate de Bachir Fofana » et exige « le respect scrupuleux des droits des journalistes ». Dans le même temps, l’organisation rappelle aux professionnels de l’information leur responsabilité collective : « L’obligation de respecter les rigueurs professionnelles du métier est la meilleure garantie de ne pas s’exposer inutilement à des poursuites judiciaires ».

Sénégal – L’Assemblée nationale adopte un nouveau Règlement intérieur à une quasi-unanimité

L’Assemblée nationale du Sénégal a franchi une nouvelle étape dans la modernisation de son fonctionnement. Les députés ont adopté, ce mardi, à une quasi-unanimité, le nouveau Règlement intérieur de l’institution. Sur les 139 parlementaires ayant pris part au vote, 138 se sont prononcés pour, un seul s’est abstenu, et aucune voix contre n’a été enregistrée.

Cette révision, saluée de part et d’autre de l’hémicycle, a été présentée comme un tournant majeur dans le renforcement des mécanismes de contrôle parlementaire et l’amélioration de l’efficacité du travail législatif. Selon plusieurs députés, elle marque un pas important vers une Assemblée plus moderne, plus transparente et mieux outillée pour exercer ses missions de législation et de contrôle de l’action gouvernementale.

Le texte, qui a fait l’objet de larges consultations en amont, intègre notamment des dispositions visant à clarifier les procédures internes, à rationaliser l’organisation des débats, et à consolider les droits des groupes parlementaires. Il accorde également une place accrue à la participation des commissions permanentes dans le suivi des politiques publiques.

« C’est une avancée significative pour notre démocratie parlementaire », a souligné un élu de la majorité, tandis que plusieurs membres de l’opposition ont également exprimé leur satisfaction, saluant un processus inclusif et constructif.

Sénégal – L’Assemblée nationale adopte un nouveau Règlement intérieur à une quasi-unanimité

L’Assemblée nationale du Sénégal a franchi une nouvelle étape dans la modernisation de son fonctionnement. Les députés ont adopté, ce mardi, à une quasi-unanimité, le nouveau Règlement intérieur de l’institution. Sur les 139 parlementaires ayant pris part au vote, 138 se sont prononcés pour, un seul s’est abstenu, et aucune voix contre n’a été enregistrée.

Cette révision, saluée de part et d’autre de l’hémicycle, a été présentée comme un tournant majeur dans le renforcement des mécanismes de contrôle parlementaire et l’amélioration de l’efficacité du travail législatif. Selon plusieurs députés, elle marque un pas important vers une Assemblée plus moderne, plus transparente et mieux outillée pour exercer ses missions de législation et de contrôle de l’action gouvernementale.

Le texte, qui a fait l’objet de larges consultations en amont, intègre notamment des dispositions visant à clarifier les procédures internes, à rationaliser l’organisation des débats, et à consolider les droits des groupes parlementaires. Il accorde également une place accrue à la participation des commissions permanentes dans le suivi des politiques publiques.

« C’est une avancée significative pour notre démocratie parlementaire », a souligné un élu de la majorité, tandis que plusieurs membres de l’opposition ont également exprimé leur satisfaction, saluant un processus inclusif et constructif.

Affaire des véhicules de l’Assemblée nationale : Bachir Fofana convoqué par la Division spéciale de cybersécurité ce mercredi

Le dossier controversé sur l’achat de véhicules par l’Assemblée nationale continue de susciter beaucoup de réactions et est désormais à l’origine d’une action légale. Ce mercredi matin, le journaliste et chroniqueur Bachir Fofana a révélé avoir reçu une convocation de la Division spéciale de cybersécurité (DSC). Sur sa page Facebook, il a précisé qu’il devait se présenter à 10 heures au siège de la DSC concernant « une affaire le concernant ».

Cette convocation survient dans un contexte où la polémique autour de l’attribution d’un marché public lié à l’achat de véhicules par l’Assemblée nationale ne cesse de prendre de l’ampleur. D’après le journal Libération, cette démarche légale aurait été initiée par le président de la chambre parlementaire, El Malick Ndiaye, qui aurait déposé une plainte contre le journaliste pour « propagation de fausses informations et diffamation ».

La plainte a été formulée par Me Bamba Cissé, avocat représentant le président de l’Assemblée. À l’origine de cette démarche, plusieurs déclarations récentes de Bachir Fofana, notamment lors de ses apparitions dans l’émission La Réplica sur Sentv. Il aurait affirmé que la direction de l’Assemblée avait attribué un contrat pour des véhicules à Cheikh Guèye, un nom également cité dans l’affaire du Tribunal de Pikine-Guédiawaye, aux côtés de l’ancien ministre de la Justice Ismaïla Madior Fall.

Ces propos considérés comme graves et sans fondement par les plaignants ont mené à cette action qui, selon certaines sources, viserait à « redorer le blason de l’Assemblée nationale face à une campagne de discrédit organisée ».

Ce développement ne passera pas inaperçu chez les défenseurs de la liberté de la presse. Déjà, plusieurs voix s’expriment sur les réseaux sociaux pour dénoncer ce qu’ils voient comme une tentative d’intimidation envers un journaliste d’investigation. D’autres plaident pour laisser la justice agir tout en soulignant l’importance de vérifier les informations avant toute déclaration publique.

Dans tous les cas, cette affaire remet sur la table les relations souvent tendues entre les institutions publiques et certains journalistes, dans un contexte où la demande de transparence est de plus en plus renforcée. Il reste à voir si cette convocation conduira à des actions légales ou si elle ne sera qu’une étape dans un dossier en évolution.

Affaire des véhicules de l’Assemblée nationale : El Malick Ndiaye porte plainte contre Bachir Fofana et Adama Gaye pour diffamation

L’affaire très médiatisée des véhicules de l’Assemblée nationale prend une tournure judiciaire. Le président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, a décidé de porter l’affaire devant les autorités compétentes en déposant une plainte contre deux journalistes connus de la scène publique : Bachir Fofana, chroniqueur, et Adama Gaye, ancien diplomate et journaliste. L’information a été révélée par le journal Libération, qui précise que la plainte a été introduite par l’avocat Me Bamba Cissé, agissant au nom du président de l’institution parlementaire.

Selon les détails rapportés, la plainte déposée auprès de la Division spéciale de cybersécurité (DSC) vise des faits présumés de « diffusion de fausses nouvelles et diffamation ». L’initiative fait suite à une série de déclarations publiques et publications en ligne que Me Cissé juge infondées et attentatoires à l’honneur de son client.

Dans le viseur de la plainte, une déclaration publique de Bachir Fofana portant sur le marché controversé d’acquisition de véhicules pour l’Assemblée nationale. Le chroniqueur aurait affirmé que ce marché avait été attribué à un certain Cheikh Guèye, un nom déjà cité dans une autre affaire médiatisée impliquant l’ancien ministre de la Justice, Ismaïla Madior Fall, autour du tribunal de Pikine-Guédiawaye.

Pour Me Bamba Cissé, ces propos relèvent d’une intention manifeste de nuire à la réputation du président de l’Assemblée. L’avocat estime qu’aucun élément tangible ne vient étayer de telles accusations, et que leur diffusion relève d’une démarche calomnieuse.

De son côté, Adama Gaye est mis en cause pour une publication sur sa page Facebook, jugée diffamatoire. Le contenu de cette publication, bien que non reproduit en intégralité par Libération, contiendrait, selon la plainte, des allégations sans fondement vérifiable qui auraient outrepassé les limites légales de la liberté d’expression.

La Division spéciale de cybersécurité de la police nationale a été officiellement saisie du dossier. Des réquisitions seraient déjà en cours pour retracer la diffusion des propos incriminés, identifier les auteurs et leurs responsabilités, et recueillir toutes les preuves numériques nécessaires.

Selon des sources proches de l’enquête citées par Libération, la DSC pourrait convoquer les mis en cause dans les prochains jours pour les besoins de l’enquête préliminaire.

Ce nouvel épisode intervient dans un contexte de forte tension autour de la gestion des ressources publiques et de la transparence au sein de l’Assemblée nationale. Les interrogations suscitées par l’achat de véhicules pour les députés avaient déjà donné lieu à une vive polémique au sein de l’opinion publique.

Abdoulaye Tall répond à Guy Marius Sagna : « Il n’y a pas de gestion opaque à l’Assemblée »

Invité de l’émission Objection sur Sud FM le 22 juin, Me Abdoulaye Tall, président de la Commission des lois à l’Assemblée nationale et porte-parole du parti Pastef, a vigoureusement démenti les accusations lancées par Guy Marius Sagna concernant une prétendue absence de rupture dans la gestion parlementaire. L’avocat a affirmé sans ambages que « l’Assemblée nationale n’est pas gérée de manière opaque », appelant son camarade à produire des preuves tangibles de ses allégations.

Me Tall a qualifié les critiques de Guy Marius Sagna de « déconnectées des faits », affirmant que de nombreuses décisions, comme l’achat de véhicules pour les députés, avaient été débattues en toute transparence, y compris au sein du groupe parlementaire majoritaire de Pastef. Selon lui, cette concertation dément toute accusation d’obscurité dans le processus décisionnel.

S’agissant de l’indemnité mensuelle de 900 000 FCFA accordée à chaque député sous la 14ᵉ législature, Me Tall a défié Guy Marius Sagna en ces termes : « Qu’il nous explique alors pourquoi il ne l’a pas refusée s’il trouvait la pratique injuste ? » Cette question vise à mettre en lumière la cohérence entre les propos et les actes des critiques internes.

Me Tall a également apporté des précisions concernant les avances de Tabaski réglées aux députés, précisant qu’il ne s’agissait nullement d’une distribution généralisée, mais bien de « d’avances sur salaire plafonnées à 300 000 FCFA, accordées à quelques députés sur demande ». Ces précisions visent à clarifier le dispositif et à dissiper toute confusion sur un prétendu favoritisme généralisé.

Au-delà de la clarification, Me Tall a mis en garde contre ce qu’il considère comme des discours populistes capables de ternir l’image de la législature actuelle. Il a rappelé que certains députés traversent une véritable précarité et que leurs sacrifices, pour beaucoup, ne sont pas toujours reconnus à leur juste valeur.

Par ses propos, Abdoulaye Tall cherche non seulement à défendre la transparence et l’intégrité de la gestion parlementaire, mais aussi à défendre Pastef contre les attaques internes et à instaurer un débat plus factuel et moins émotionnel. Il insiste sur la nécessité d’un dialogue étayé par des faits, dans le respect de la cohérence et de l’éthique politique.

Assemblée nationale : La Commission des lois convoquée pour examiner la réforme du Règlement intérieur

La Commission des lois, de la décentralisation, du travail et des droits humains de l’Assemblée nationale est officiellement convoquée ce mercredi 25 juin 2025 à 10 heures. Cette réunion, annoncée par une note signée de son président Abdoulaye Tall, se tiendra dans la salle Marie Joséphine Diallo du nouveau bâtiment parlementaire.

À l’ordre du jour figure un point unique, mais d’une importance majeure : l’examen de la proposition de loi n°10/2025 portant Règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du processus législatif classique, marquant l’étape technique préalable à la tenue d’une séance plénière.

La réforme du Règlement intérieur constitue un enjeu central pour le bon fonctionnement de l’Assemblée nationale. Elle vise à moderniser les règles qui encadrent les travaux parlementaires, en revoyant notamment les dispositions relatives à la procédure législative, à la discipline des députés, à la structuration des débats et à l’organisation interne des commissions.

Selon des sources proches du dossier, cette révision devrait également intégrer de nouvelles dispositions en lien avec les récentes évolutions politiques et institutionnelles du pays, dans un souci de transparence, d’efficacité et d’adaptation aux exigences démocratiques actuelles.

La réunion de ce mercredi permettra aux membres de la commission d’analyser en détail les articles du projet de réforme, de proposer d’éventuels amendements et de formuler un rapport qui sera soumis à la plénière. Il s’agit d’une phase décisive dans le processus d’adoption du texte, avant que les députés, en session ouverte, ne se prononcent officiellement.

Assemblée nationale : la Commission des lois convoquée ce mercredi pour examiner la réforme du Règlement intérieur

Une étape clé du processus parlementaire se profile cette semaine à l’Assemblée nationale du Sénégal. La Commission des lois, de la décentralisation, du travail et des droits humains est officiellement convoquée ce mercredi 25 juin 2025 à 10 heures précises, dans la salle Marie Joséphine Diallo du nouveau bâtiment de l’hémicycle. La convocation, signée par le président de la commission, Abdoulaye Tall, précise que cette session sera entièrement consacrée à l’examen de la proposition de loi n°10/2025 portant Règlement intérieur de l’Assemblée nationale.

Il s’agit d’un moment majeur dans le fonctionnement du pouvoir législatif, puisque cette proposition de loi vise à réformer l’un des textes fondamentaux qui encadrent l’organisation interne du Parlement. Le règlement intérieur détermine en effet les modalités de déroulement des débats, les droits des députés, les mécanismes de contrôle de l’exécutif, la composition des commissions, la gestion des séances plénières ainsi que le fonctionnement administratif de l’institution.

Cette séance intervient dans le cadre classique du processus législatif sénégalais. Avant qu’un texte ne soit soumis à la plénière pour adoption ou rejet, il est d’abord examiné en profondeur par la commission compétente. Cette étape permet d’enrichir, de corriger ou de préciser certaines dispositions du projet ou de la proposition de loi. Dans le cas présent, la Commission des lois, réputée pour sa technicité, aura à décortiquer un document qui pourrait redessiner les équilibres institutionnels à l’intérieur même de l’Assemblée.

L’importance de cette réforme n’est pas anodine. Elle intervient dans un contexte politique nouveau, où les dynamiques parlementaires sont marquées par une recomposition des forces et un appel de plus en plus fort à une meilleure gouvernance parlementaire. Toute modification du règlement intérieur peut avoir des répercussions profondes sur la transparence des débats, le rôle de l’opposition, les droits des groupes parlementaires ou encore le régime disciplinaire applicable aux élus.

Alors que l’opinion publique et plusieurs acteurs de la société civile s’interrogent sur les intentions derrière cette réforme, les discussions qui s’ouvriront mercredi au sein de la commission seront scrutées de près. Il s’agira de voir si la proposition de loi consacre davantage de démocratie interne ou si elle tend à renforcer le contrôle de l’exécutif sur le législatif. La suite du processus, notamment la présentation du texte en séance plénière, permettra de trancher sur les choix politiques et juridiques retenus.

Polémique à l’Assemblée nationale : Fadilou Keïta vole au secours d’El Malick Ndiaye

Alors que la polémique enfle autour de l’acquisition de véhicules à l’Assemblée nationale, le parti Pastef est confronté à ses premières turbulences internes depuis son arrivée au pouvoir. Le président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, est au centre des critiques, notamment celles formulées publiquement par le député Guy Marius Sagna, figure connue de la lutte sociale. Face à cette vague d’accusations, Fadilou Keïta, un autre responsable politique de Pastef, a brisé le silence pour défendre son camarade, et tenter de calmer les tensions.

S’exprimant ce mercredi, Fadilou Keïta a fermement rejeté les accusations portées contre El Malick Ndiaye. Il a déclaré : « Il s’exprimera le moment venu, mais je sais qu’il est accusé à tort. Tout ce qui se dit sur lui est faux. Lorsqu’il prendra la parole, beaucoup comprendront. » En affirmant ainsi sa confiance en El Malick Ndiaye, Keïta a voulu mettre en doute la pertinence des reproches formulés par Guy Marius Sagna. Il a même été jusqu’à dire : « Je fais plus confiance à El Malick qu’à Guy Marius Sagna. C’est quelqu’un de rigoureux. Je connais certains éléments du dossier et j’invite à la prudence. »

Cette prise de parole intervient dans un contexte marqué par la publication virulente de Guy Marius Sagna sur son compte Facebook. Le député y dénonce ce qu’il considère comme des pratiques incompatibles avec les principes de rupture et de gestion éthique défendus par Pastef. Il pointe du doigt des privilèges qu’il juge indus : distribution de « sukëru koor » (cadeaux de Ramadan) aux parlementaires, octroi de billets de pèlerinage, financement opaque de groupes parlementaires, et surtout l’absence de clarté autour de l’acquisition de véhicules pour les députés.

Ces révélations ont suscité de nombreuses interrogations parmi les militants de la coalition au pouvoir, mais aussi au sein de la société civile, qui attendait une rupture nette avec les pratiques de la précédente législature. Pour certains, cette polémique met en lumière les contradictions d’un pouvoir nouvellement installé, pris entre la nécessité de respecter les règles de gestion publique et la pression d’une base électorale exigeante.

Du côté du bureau de l’Assemblée nationale, aucune communication officielle n’a encore été faite pour répondre aux accusations ou clarifier les procédures entourant l’acquisition desdits véhicules. Mais la sortie de Fadilou Keïta semble indiquer que la ligne de défense commence à se structurer, en misant sur le crédit personnel et la probité du président El Malick Ndiaye.

Ce débat soulève plus largement la question de la transparence au sein des institutions et de la capacité des nouvelles autorités à gérer les affaires publiques sans tomber dans les travers qu’elles ont longtemps dénoncés. En attendant la réaction d’El Malick Ndiaye, promise par Fadilou Keïta, la polémique continue d’animer les couloirs du Parlement comme les réseaux sociaux, où les partisans de la transparence réclament des explications claires.

Assemblée nationale : Guy Marius Sagna et Ismaïla Diallo, le clash inattendu au sein de la majorité Pastef

Un vent de tension souffle au sein de la majorité parlementaire. Deux figures bien connues de l’hémicycle, Guy Marius Sagna et Ismaïla Diallo, tous deux membres du parti au pouvoir, Pastef, se sont livrés à une passe d’armes médiatique qui ne laisse personne indifférent — pas même les militants du parti.

Tout est parti d’une prise de parole de Guy Marius Sagna ce jeudi, dénonçant avec vigueur certaines pratiques persistantes à l’Assemblée nationale, qu’il juge contraires à l’esprit de rupture et de rigueur que Pastef promettait. Pour le député, il est temps de tourner la page des vieilles habitudes.

la distribution de “Sukëru koor” (cadeaux de Ramadan) aux députés ; les aides financières octroyées aux groupes parlementaires sans transparence ni compte rendu ; les billets de pèlerinage distribués sans critères clairs ; l’absence de concertation sur des questions aussi cruciales que l’achat de véhicules pour les députés ; et surtout, le manque de reddition des comptes de la Commission comptabilité et contrôle, dont il est pourtant membre.

Pour GMS, ces pratiques ternissent l’image du parti qui a pourtant bâti son ascension sur une promesse de gouvernance sobre et vertueuse.

La réponse du vice-président de l’Assemblée nationale ne s’est pas fait attendre. Dans une déclaration sèche, Ismaïla Diallo accuse Guy Marius Sagna d’avoir « un agenda personnel » et de jouer un double jeu.

Il remet en question l’authenticité des critiques du député, l’invitant à faire preuve de cohérence. « Il parle d’orthodoxie budgétaire, mais il perçoit des indemnités importantes de la CEDEAO tout en continuant à bénéficier du soutien de l’Assemblée nationale. Qu’il commence par là ! », tacle Diallo, qui accuse son collègue de cumuler les avantages sans transparence.

Il va plus loin en dénonçant une prétendue dette de 500 000 FCFA contractée par Guy Marius Sagna auprès du groupe parlementaire Yewwi, laissant entendre que son discours sur la rigueur budgétaire serait à géométrie variable.

Ces échanges révèlent une fracture jusque-là contenue au sein de la majorité parlementaire, pourtant issue du même combat politique. La virulence du ton entre deux députés historiquement proches, et militants de la première heure de Pastef, traduit un malaise profond sur la gestion des pratiques internes au Parlement.

Des voix parmi les militants se sont exprimées sur les réseaux sociaux, partagées entre soutien à Guy Marius Sagna pour son franc-parler et déception face à cette querelle publique qui éclabousse l’image du parti.

Ce duel entre Sagna et Diallo soulève en réalité une question plus large : la majorité issue des rangs de Pastef est-elle prête à assumer jusqu’au bout les promesses de rupture et de gestion vertueuse ? Ou assiste-t-on, à travers cet échange musclé, aux premiers signes de dérives internes et de règlements de comptes politiques ?

Assemblée nationale : affrontement verbal entre Guy Marius Sagna et Ismaïla Diallo sur fond de bilan et de divergences politiques

Le ton monte entre députés à l’Assemblée nationale. À peine six mois après l’installation de la nouvelle législature, un échange virulent oppose deux membres de la majorité parlementaire, Guy Marius Sagna, député du groupe PASTEF, et Ismaïla Diallo, premier vice-président de l’institution. À l’origine du clash : un bilan percutant publié par Sagna sur sa page Facebook, où il dénonce des pratiques opaques au sein du Parlement et revendique un activisme assumé au service du peuple.

Dans une déclaration fleuve, Guy Marius Sagna dresse un tableau sans concession de son mandat depuis le 2 décembre 2024. Il y affirme avoir pris 267 initiatives parlementaires en six mois. Mais au-delà des chiffres, c’est le ton résolument critique envers l’institution et certains de ses collègues qui retient l’attention. Selon lui, l’Assemblée nationale continue de perpétuer des « pratiques d’un autre âge » telles que la distribution de privilèges déguisés : billets pour le pèlerinage à la Mecque, dons de sucre pour le ramadan, enveloppes sans justificatifs, et véhicules de luxe achetés sur fonds publics.

Il accuse certains parlementaires de céder à la tentation du confort personnel, trahissant ainsi l’esprit de rupture prôné par la nouvelle majorité. « Ce mandat, je le dédie au confort du peuple, pas au confort personnel ou aux commodités politiques », a-t-il martelé. Guy Marius Sagna va plus loin en interpellant le gouvernement sur la nécessité d’interdire ou d’encadrer les acquisitions somptuaires dans un contexte de précarité nationale.

Pour appuyer son engagement, le député évoque plusieurs actions concrètes : obtention d’une ambulance pour la commune de Gassane, interventions sur des salaires impayés, alertes sur des détournements présumés, ou encore des dénonciations d’irrégularités à la Chambre de commerce de Ziguinchor. Ce bilan, présenté comme une preuve de reddition des comptes, semble également avoir pour objectif de mettre en lumière les failles internes du Parlement.

Mais la réaction de ses collègues ne s’est pas fait attendre. Ismaïla Diallo, premier vice-président de l’Assemblée nationale, a répondu sèchement sur Facebook. Il accuse Guy Marius Sagna de rouler pour sa propre chapelle politique : « Il a son propre agenda et ce n’est pas un secret. Et rien ne me surprend de lui. Nous avons vécu ensemble la 14e législature », a-t-il lancé, laissant entendre que le député de PASTEF privilégierait la posture médiatique à l’efficacité législative.

Cette sortie, bien que brève, traduit un malaise profond au sein même de la majorité. Elle suggère que les lignes de fracture entre les tenants d’un activisme de rupture et les défenseurs d’un fonctionnement plus institutionnel commencent à se creuser, six mois à peine après le début de la nouvelle législature.

Si les désaccords internes sont souvent relégués à l’arrière-plan dans les majorités parlementaires, cette joute publique entre deux figures du camp présidentiel révèle une tension sur la manière d’exercer le pouvoir législatif dans un contexte de renouveau politique. Guy Marius Sagna entend continuer son combat « pour le peuple », tandis qu’Ismaïla Diallo semble vouloir préserver une certaine forme de discipline institutionnelle. Un duel politique qui ne fait peut-être que commencer.

Marché public de 8 milliards à l’Assemblée nationale : La COJER dénonce une « trahison » et saisit la justice

Dans un communiqué transmis à la rédaction de Dakaractu, la Convergence des Jeunesses Républicaines (COJER) est montée au créneau pour dénoncer “avec la plus grande fermeté” les conditions jugées opaques dans lesquelles un marché public de plus de 8 milliards de francs CFA aurait été attribué pour l’acquisition de véhicules destinés aux députés. Dans le viseur de la jeunesse républicaine : le président de l’Assemblée nationale, Malick Ndiaye.

La COJER fustige ce qu’elle qualifie de “violation flagrante des principes de transparence et de bonne gouvernance”. Selon le communiqué, le président de l’Assemblée aurait opté pour un appel d’offres restreint, écartant délibérément des entreprises sénégalaises reconnues telles que CCBM et EMG, au profit de sociétés étrangères, notamment CFAO (française) et Caetano.

Pire encore, la jeunesse républicaine affirme que cette orientation aurait été imposée par des “instructions personnelles du président de l’Assemblée”, selon les déclarations publiques des deux principales entreprises sénégalaises actives dans le secteur de la vente de véhicules. La COJER dénonce ainsi une exclusion inacceptable de champions nationaux, qui pourtant investissent, emploient et réinjectent leurs bénéfices dans l’économie locale.

En attribuant ce marché à une entreprise étrangère, la COJER considère que Malick Ndiaye a trahi les engagements pris en faveur de l’endogénéisation de l’économie et de la valorisation du secteur privé national. Le mouvement accuse une démarche qui “piétine le tissu économique local”, au mépris des intérêts des entreprises sénégalaises.

Face à ce qu’elle qualifie de “scandale d’État”, la COJER annonce qu’elle saisira dans les plus brefs délais le Procureur de la République près le Pôle judiciaire financier (PJF) pour que toute la lumière soit faite et que les responsabilités soient situées.

Parallèlement, le mouvement appelle à la création immédiate d’une commission d’enquête parlementaire pour investiguer sur ce qu’il qualifie de “dossier nébuleux”, estimant qu’il entache gravement la crédibilité de l’institution parlementaire.

Dans sa déclaration, la COJER accuse également le régime en place d’être en contradiction avec ses promesses et de verser dans une “dérive populiste”, incapable de respecter les engagements pris en matière de patriotisme économique. Le mouvement juge que cette affaire est révélatrice de l’incohérence d’un pouvoir qui prône une rupture, mais agit à l’encontre des principes de bonne gouvernance.

En conclusion, la COJER appelle les Sénégalais à rester mobilisés et vigilants face à ce qu’elle qualifie de dérives multiples, susceptibles de compromettre les fondements de la bonne gouvernance et de l’État de droit. Elle affirme sa volonté de défendre les intérêts nationaux et de veiller à ce que la transparence soit restaurée dans la gestion des affaires publiques.

Abdou Khadre  à  El Malick… : Miroir de mes pensées 

Non à l’achat de voitures aux députés de la Diaspora.

Mr le président de l’Assemblée Nationale, 

Entant qu’ex-candidat député Europe du Sud-Diaspora, j’avais un projet de Loi 

pour la NON ATTRIBUTION aux députés de la Diaspora de véhicules et indamnités au Senegal, parce qu’ ils résident et représentent nos compatriotes de l’étranger.

L’achat de voitures pour des personnes qui n’en ont pas besoin pourrait être considéré comme un gaspillage de ressources publiques.

Cependant mr le président de l’Assemblée Nationale, il est important de savoir que les députés de la Diaspora ont un devoir de remplir leurs missions de representativité dans leurs circonscriptions électives : les Sénégalais de l’exterieur.

 Donc, il faut un transfert de ces AVANTAGES dans leurs juridictions de compétences.

 Les députés de la Diaspora ont effectivement un rôle crucial à jouer dans la représentation des intérêts et des besoins des Sénégalais vivant à l’étranger. 

Ils doivent être en mesure de se déplacer et de rencontrer leurs compatriotes pour comprendre leurs préoccupations et défendre leurs intérêts.

Dans ce contexte, l’accès à des moyens de transport adaptés peut être nécessaire pour leur permettre de remplir efficacement cette mission.

 Cependant, cela devrait être fait de manière transparente et responsable, en tenant compte des deniers publics et des attentes des électeurs.

Un véhicule de fonction et d’autres moyens de déplacements peuvent être utiles pour un député pour plusieurs raisons :

– Faciliter les déplacements pour les activités officielles

– Représenter l’institution de manière appropriée

– Assurer la sécurité et la confidentialité lors des déplacements.

          Mr le président de l’Assemblée Nationale El Malick…

Mon opinion est que les députés de la Diaspora pourraient bénéficier de conventions de transport avec des compagnies aériennes ou des services de transport locaux pour faciliter leurs déplacements dans leur circonscription.

Cela leur permettrait de se déplacer de manière efficace et économique, tout en représentant les intérêts de leurs électeurs. De plus, cela pourrait également aider à réduire les coûts et à optimiser l’utilisation des ressources publiques.

Dans certains pays avancés du monde, de nombreux députés utilisent les transports en commun, les taxis ou les services de covoiturage pour se rendre aux réunions et aux événements officiels.

C’est une des solutions pragmatiques et responsables qui pourraient répondre aux besoins des députés de la Diaspora tout en tenant compte des contraintes budgétaires.

Ensemble, pour une Diaspora Forte, Solidaire et Intègre 

Abdou Khadre DIOKHANE l’Officiel 

Responsable PDS -Italia Diaspora 

La Cour de justice de la CEDEAO déboute Khalifa Sall et l’opposition sénégalaise dans leur recours contre la dissolution de l’Assemblée nationale

La Cour de justice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), siégeant à Abuja, a rendu le 17 mai 2025 un arrêt défavorable à Khalifa Ababacar Sall et huit autres figures de l’opposition sénégalaise. Ces derniers contestaient la légalité des décrets présidentiels de septembre 2024 ayant conduit à la dissolution de l’Assemblée nationale et à l’organisation d’élections législatives anticipées.

La requête, enregistrée sous la référence ECW/CCJ/APP/51/21, visait principalement le décret n° 2024-1980, qui a formellement acté la dissolution du Parlement sénégalais, ainsi que les textes subséquents relatifs à l’organisation du scrutin et à la répartition des sièges.

Dans son arrêt, la juridiction communautaire a confirmé sa compétence pour examiner l’affaire et a déclaré la requête recevable, une reconnaissance importante pour les opposants. Toutefois, elle a estimé que les éléments fournis ne permettaient pas de prouver une violation des droits civils et politiques des requérants, tels que garantis par les instruments juridiques régionaux et internationaux.

La Cour a conclu que la décision du chef de l’État de dissoudre l’Assemblée nationale ne constituait pas, en l’état, une atteinte aux principes démocratiques ou à l’état de droit. Elle a également jugé que le cadre réglementaire mis en place pour les élections anticipées ne contrevenait pas aux obligations du Sénégal en matière de respect des droits humains.

Cet arrêt représente un revers significatif pour Khalifa Sall et les autres requérants, qui avaient vu dans la dissolution une manœuvre politique visant à affaiblir l’opposition parlementaire à quelques mois de l’élection présidentielle prévue en 2026. Ils dénonçaient notamment un détournement de procédure et une manipulation du calendrier électoral, arguments que la Cour a écartés faute de preuves tangibles.

Au lendemain de cette décision, des voix dans l’opposition dénoncent déjà une lecture trop juridique d’une crise essentiellement politique, tandis que du côté du pouvoir, l’arrêt est accueilli comme une validation de la régularité du processus engagé en septembre 2024.

Assemblée nationale : « Cette mise en accusation est illégale et ne peut pas être votée », selon Aïssata Tall Sall

L’ancienne ministre de la Justice et actuelle députée, Aïssata Tall Sall, a vivement contesté la légalité de la procédure de mise en accusation de cinq anciens ministres du régime de Macky Sall, ce jeudi à l’Assemblée nationale. Lors de son intervention, elle a dénoncé ce qu’elle considère comme « une entorse grave au droit pénal et au principe de la présomption d’innocence ».

« Ces ministres-là ont inlassablement servi le pays », a-t-elle rappelé, en soulignant que cette résolution viole plusieurs fondements du droit. « De ma conviction en l’impartialité de la loi, de ma foi en l’indépendance des juges, je dis que cette mise en accusation ne peut pas être votée. Elle ne peut pas être votée parce qu’elle est illégale. Elle ne peut pas être votée parce qu’aucune présomption d’innocence n’existe. Elle ne peut pas être votée parce que le jour où on le fera, on portera atteinte à la justice, au droit et à la règle du droit », a-t-elle martelé.

Aïssata Tall Sall a estimé que, par cette décision, l’Assemblée nationale s’arroge les prérogatives du procureur de la République, alors que la Haute Cour de justice statue « en premier et dernier ressort, sans appel ni cassation ». Selon elle, les députés deviennent ainsi les initiateurs directs d’un procès sans retour possible. « Nous sommes aujourd’hui la justice, car c’est nous qui décidons d’ouvrir ou non le procès », a-t-elle souligné.

Elle a tenu à rappeler deux piliers essentiels du droit pénal : la présomption d’innocence et l’indépendance du juge. À ses yeux, les accusations portées contre les anciens ministres reposent essentiellement sur les témoignages des DAGE (directeurs de l’administration générale et de l’équipement), ce qui ne saurait constituer une base juridique suffisante. « On dit que c’est la version des DAGE contre celle des ministres. Mais la présomption ne repose pas sur de simples déclarations. Ce sont des faits tangibles qui permettent de supposer qu’un acte a été commis. »

Elle estime qu’envoyer les ministres devant la Haute Cour sur la base de simples accusations constitue une violation de la Constitution et des grands principes du droit universel. « Nous violons la Constitution, le droit, l’héritage du Bill of Rights de 1689, la Déclaration de 1789, et même notre propre Constitution », a-t-elle averti.

Tout en réaffirmant son respect pour l’indépendance de la justice sénégalaise, elle a mis en garde contre une justice instrumentalisée par la politique. Elle a appelé à laisser la Commission d’instruction travailler dans le respect de la loi et de sa conscience, tout en soulignant que « nous pouvons tous, un jour, être justiciables de cette Cour ».

Guy Marius Sagna : « Ils se sont tus et ont bénéficié de cet argent volé… »

Ce jeudi 8 mai à l’Assemblée nationale, lors de la session consacrée à la mise en accusation de cinq anciens ministres devant la Haute Cour de justice, le député Guy Marius Sagna a livré un discours frontal, dénonçant un système enraciné de corruption et de compromission au sein même de l’Administration publique. En s’adressant à ses collègues parlementaires, il a affirmé sans détour : « L’impunité des grands entraîne l’incivisme des petits. » Pour lui, l’indulgence ou la complaisance à l’égard des dérives dans les hautes sphères du pouvoir alimente un sentiment généralisé de non-respect des lois et des institutions.

Le député a mis en cause non seulement les anciens ministres visés par la procédure judiciaire, mais aussi les fonctionnaires qui, selon lui, ont fermé les yeux, voire participé activement à ces malversations. Il a déclaré que la corruption et les détournements n’ont pas été perpétrés par des ministres isolés, mais ont été facilités par des complices au sein de l’appareil administratif. « Quand certains ministres volaient, ils se sont tus et ont bénéficié de cet argent volé. Ils ont été des complices », a-t-il accusé, appelant à une réforme urgente de la fonction publique et à une redéfinition claire de la responsabilité des agents de l’État.

Abordant les affaires impliquant les DAGE (Directeurs de l’Administration générale et de l’Équipement), il a souligné que certains n’hésitent pas aujourd’hui à incriminer directement les ministres. Pour lui, cela démontre l’ampleur du système de défaillance collective. « Ceux qui ont volé l’argent du pays devront le payer », a-t-il martelé, exhortant les fonctionnaires à revoir leur comportement et à assumer pleinement leurs responsabilités.

Le parlementaire a également dénoncé l’enrichissement rapide et injustifié de certains hommes politiques. Il a rappelé qu’au Sénégal, il est fréquent de voir des responsables publics passer en quelques mois d’une situation modeste à un train de vie extravagant. « Quand ils ont commencé leur carrière, ils n’avaient même pas de charrette ni de vélo. Trois mois après leur entrée au gouvernement, ils roulent en 4×4 de luxe et possèdent des villas », a-t-il déploré. Il a ajouté que les Sénégalais fortunés de manière honnête n’ont rien à craindre, mais que « celui qui possède une pomme de terre ou un lopin de terre volé, lui, doit trembler. »

Guy Marius Sagna a aussi mis en lumière le poids du clientélisme social dans la corruption quotidienne. Il a dénoncé les sollicitations permanentes adressées aux ministres pour des dépenses personnelles, sociales ou coutumières : « Chaque jour, on leur demande de l’argent pour des baptêmes, des mariages, des funérailles ou des parrainages. Où vont-ils chercher cet argent ? Il faut que cela cesse. »

S’adressant enfin au ministre Abass Fall, il a lancé un avertissement clair à l’ensemble du gouvernement. Rappelant qu’il est lui-même poursuivi pour deux climatiseurs, il a souligné que personne ne sera épargné : « Que les ministres sachent que même s’ils prennent deux cuillères, on les poursuivra. De même que les directeurs généraux, même s’ils volent deux biscuits, ils seront eux aussi poursuivis. »

En conclusion, le député a appelé à une prise de conscience collective, insistant sur la responsabilité de chaque citoyen dans la lutte contre la corruption et la mauvaise gouvernance : « Ce qui se passe dans ce pays nous concerne tous. Chacun a un rôle à y jouer. »

Présumé détournement de 193 millions FCFA : L’Assemblée nationale se prononce sur le cas de l’ex-ministre Aïssatou Sophie Gladima

L’Assemblée nationale examine ce jeudi une résolution visant à déférer Aïssatou Sophie Gladima, ancienne ministre des Mines et de la Géologie, devant la Haute Cour de Justice. Les accusations portent sur des malversations financières impliquant des fonds publics pour un préjudice provisoire estimé à 193 millions FCFA.

PROJET DE RESOLUTION PORTANT MISE EN ACCUSATION DEVANT LA HAUTE COUR DE JUSTICE DE MADAME AISSATOU SOPHIE GLADIMA, ANCIEN MINISTRE DES MINES ET DE LA GEOLOGIE 

La Commission des Lois, de la Décentralisation, du Travail et des Droits humains, après avoir délibéré, en sa séance du 02 mai 2025, a adopté à la majorité, le projet de résolution dont la teneur suit: 
Considérant que par lettre de saisine référencée nº 000287/MJ/CAB/DC en date du 14 Avril 2025, le Garde des Sceaux, Ministre de la Justice a saisi le Président de l’Assemblée Nationale d’une requête aux fins de mise en accusation de Madame Aïssatou Sophie GLADIMA, ancienne Ministre des Mines et de la Géologie; 

Considérant, au regard des éléments de l’enquête et de l’exploitation du rapport de la Cour des Comptes, que l’ancien Directeur de l’Administration générale et de l’Equipement (DAGE), Monsieur Alassane DIALLO, a versé, sur instruction du Ministre Aïssatou Sophie GLADIMA, la somme de 73 200 000 FCFA pour les travaux de construction de l’unité de traitement gravimétrique de Kédougou, confiée à la société commerciale du Groupe ISSA; lesquels travaux n’avaient pas démarré au moment du paiement. Par conséquent, il a été procédé au paiement avant l’exécution même des services; en violation des dispositions de l’article 89 du Règlement général de la Comptabilité publique (RGCP); 


Qu’il apparait que le paiement de 73 200 000 FCFA au fournisseur a été validé par le Ministre Aissatou Sophie GLADIMA moyennant une déclaration sur l’honneur et une simple facture: 
Considérant que Madame Aissatou Sophie GLADIMA, ancien Ministre des Mines et de la Géologie, avait opté, pour l’exécution de la somme globale de 1 000 000 000 FCFA du fonds Force COVID mise à la disposition du Ministère, d’ériger un centre gravimétrique à Kédougou pour les orpailleurs impactés par la pandémie 

Il ressort de l’enquête que le marché a été attribué à la Société Commerciale du Groupe ISSA (SCGI) qui avait acquis le matériel pour un montant de 119 870 000 PCFA en attendant la disponibilité du site pour la construction de l’ouvrage d’un coût de 73 200 000 FCFA: 

Il découle également de l’enquête que l’ancien Directeur de l’Administration générale et de l’Equipement, Monsieur Alassane DIALLO reconnaissait que la procédure de paiement, validée par le Ministre, a été diligentée en violation de la réglementation qui exige le paiement après service fait; 

Auditionné à son tour, Monsieur Ibrahima ISSA soutenait que la SCGI avait exécuté le premier volet du marché portant sur l’acquisition du matériel d’un coût global de 119 870 000 FCFA. Il déclarait, au surplus, pour le second volet, qu’après avoir reçu une avance de démarrage, qu’il attendait la mise à disposition d’un site devant abriter l’unité de traitement gravimétrique. Il transparait que Monsieur Alassane DIALLO, en sa qualité de DAGE, et en accord avec sa hiérarchie administrative, avait décidé de lui verser le reliquat sans même attendre la fin des travaux; 

Considérant que Monsieur Ibrahima ISSA reconnaissait avoir encaissé, de bonne fois, la somme de 73 200 000 FCFA sans service fait tout en déclarant être disposé à procéder à son remboursement. Il a produit un procès-verbal de constat d’huissier en date du 14 avril 2023, avec les planches photographiques attestant de la présence du matériel destiné à la construction dudit centre entreposé dans son domicile et au siège de sa société sise au rond-point SCOA à Dakar; 

 Qu’en vertu des dispositions de l’article 17 de la loi organique n° 2002-10 du 22 février 2002 sur la Haute Cour de Justice, les poursuites sont exercées suite à une résolution de l’Assemblée nationale votée dans les conditions prévues à l’article 101 de la Constitution et portant mise en accusation devant la Haute Cour de Justice; 

Considérant que les faits ci-dessus révélés laissent apparaitre des indices et présomptions graves et concordants d’association de malfaiteurs, de détournements de deniers publics, d’escroquerie portant sur les deniers publics, de blanchiment de capitaux et de complicité de ces chefs contre Madame Aïssatou Sophie GLADIMA, ancien Ministre des Mines et de la Géologie pour un préjudice évalué provisoirement à la somme de 193 070 000 FCFA: 

Considérant que lors de la commission de ces faits révélés par l’enquête de police Madame Aïssatou Sophie GLADIMA exerçait ses fonctions ministérielles: 

Considérant que ces faits sont prévus et punis par les articles 238, 239, 152, 153, 45, 46 du Code pénal, 140 du Code de Procédure pénale et la loi 2024-08 du 14 février 2024 relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive, abrogeant et remplaçant la loi n° 2018-03 du 23 février 2018 relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme; 

Que de tels faits méritent d’être portés devant la Haute Cour de Justice; 

Décide de la mise en accusation devant la Haute Cour de Justice de Madame Aïssatou Sophie GLADIMA, ancien Ministre des Mines et de la Géologie, conformément à l’article 101 de la Constitution, 17 et suivants de la loi n° 2002-10 du 22 février 2002 portant loi organique sur la Haute Cour de Justice, modifiée.

Ismaïla Madior Fall renvoyé devant la Haute Cour de Justice : l’Assemblée nationale donne son feu vert

Un tournant historique vient d’être franchi dans l’affaire Ismaïla Madior Fall. L’Assemblée nationale a adopté ce jeudi une résolution autorisant la mise en accusation de l’ancien ministre de la Justice, Garde des Sceaux sous le régime de Macky Sall. C’est la Commission des Lois qui avait recommandé cette mesure à la suite d’une enquête judiciaire accablante.

L’affaire remonte à une opération immobilière douteuse autour du terrain destiné à accueillir le Palais de Justice de Pikine-Guédiawaye. Selon les éléments du dossier, un terrain de près de 3 hectares avait été attribué en 2020 au ministère de la Justice. Seule une partie (8 327 m²) a effectivement servi à la construction du tribunal. Le reste aurait été détourné à des fins privées, avec l’intervention directe d’Ismaïla Madior Fall.

Un promoteur “choisi” sans appel d’offres

L’ancien ministre est accusé d’avoir engagé un promoteur immobilier, Cheikh Gueye, sans appel d’offres, en violation flagrante du Code des marchés publics. En contrepartie de la construction d’un centre d’accueil pour enfants et d’un centre de surveillance électronique, il lui aurait promis des terrains en dation, c’est-à-dire en échange direct de services rendus, sans passer par le circuit budgétaire ni les procédures de l’administration.

Des accusations de corruption lourdes

Plus grave encore, Cheikh Gueye affirme avoir versé un acompte de 50 millions de francs CFA en espèces à Ismaïla Madior Fall, directement dans son bureau et en présence de son directeur des constructions, Mohamed Anas El Bachir Wane. Ce dernier a confirmé la scène aux enquêteurs. Le ministre aurait ensuite exigé le versement de 200 millions supplémentaires, ce que le promoteur a refusé, dénonçant des pressions croissantes.

Lorsque le différend éclate, l’acompte est restitué, mais les dégâts sont déjà faits. L’enquête révèle une tentative d’extorsion, un contournement du droit des marchés publics, une gestion opaque du patrimoine de l’État, et des pratiques assimilables à de la concussion et au blanchiment de capitaux.

Vers un procès devant la Haute Cour de Justice

En application des articles 101 de la Constitution et 17 de la loi organique sur la Haute Cour de Justice, la résolution de mise en accusation a été validée. Elle repose sur des « indices et présomptions graves et concordants » d’une série d’infractions : corruption, tentative d’extorsion, escroquerie, association de malfaiteurs, et prise illégale d’intérêts.

Ismaïla Madior Fall devient ainsi le premier ancien ministre de la Justice renvoyé devant la Haute Cour dans l’histoire politique récente du Sénégal. Le procès à venir s’annonce comme un événement majeur, tant par la gravité des faits que par la symbolique de cette mise en cause d’un haut responsable de l’appareil judiciaire.

LeDakarois suivra cette affaire de près et vous tiendra informés des prochains développements.

Mise en accusation : voici le projet de résolution pour traduire Moustapha Diop devant la Haute Cour de justice

L’Assemblée nationale examine ce jeudi une résolution visant à déférer Moustapha Diop, ancien ministre du Développement industriel et des Petites et Moyennes Industries sous Macky Sall, devant la Haute Cour de justice.

PROJET DE RESOLUTION PORTANT MISE EN ACCUSATION DEVANT LA HAUTE COUR DE JUSTICE DE MONSIEUR MOUSTAPHA DIOP ANCIEN MINISTRE DU DEVELOPPEMENT INDUSTRIEL ET DES PETITES ET MOYENNES INDUSTRIES 

La Commission des Lois, de la Décentralisation, du Travail et des Droits humains, après avoir délibéré, en sa séance du 02 mai 2025, a adopté à la majorité, le projet de résolution dont la teneur suit: 

Considérant qu’il résulte du Rapport définitif de la Cour des Comptes sur le contrôle de la gestion du fonds de riposte et de solidarité contre les effets de la Covid-19 (Forces COVID), et subséquemment de l’enquête effectuée par la Division des Investigations Criminelles que le Ministère du Développement industriel et des Petites et Moyennes Industries, avait bénéficié d’un montant de 2.500.000.000 F CFA pour l’acquisition de masques: 

Ce montant avait été viré dans le compte de dépôt n° 422048 intitulé « Fonds d’appui à la promotion des Petites et Moyennes Entreprises» ouvert à la trésorerie générale puis, transféré dans un compte ouvert à la Bank Of Africa (BOA) par ledit Ministère: 

Considérant qu’il est ressorti de l’enquête et du rapport de la Cour des Comptes qu’en violation de l’article 11 alinéa 2 de l’arrêté n° 21136 du 21 novembre 2017 portant condition d’ouverture, de fonctionnement et de clôture des comptes de dépôt, le Ministre Moustapha DIOP a nommé un gestionnaire dudit compte, portant le même nom, seul ordonnateur des paiements et des décaissements. 

Entendu à son tour, monsieur Ibrahima Macodou FALL, Directeur général de la societé COMASET, a reconnu avoir exécuté une commande de fournitures de 250.000 masques pour un montant de 100.000.000 F CFA reçu intégralement en espèce des mains du Ministre Moustapha DIOP. 

En outre, les enquêteurs ont découvert que les comptes courant et d’épargne du gestionnaire Moustapha DIOP, ouverts dans les livres de la banque UBA ont bien connu des mouvements durant la période de la Covid-19 par des dépôts importants effectués essentiellement par les nommés Mouhamadou SECK et Fatima DIENG. 

Considérant que selon l’article 101 de la Constitution, « le Premier Ministre et les autres membres du Gouvernement sont pénalement responsables des actes accomplis dans l’exercice de leurs fonctions et qualifiés crimes ou délits au moment où ils ont été commis. Ils sont jugés par la Haute Cour de Justice ».   

Considérant que les faits ci-dessus révélés laissent apparaitre des indices et présomptions graves et concordants d’association de malfaiteurs, de concussion, de corruption, de prise illégale d’intérêts, de faux et usage de faux en écritures privées de commerce ou de banque, de détournement de deniers publics, d’escroquerie portant sur des deniers publics, de blanchiment de capitaux et complicité de ces chefs, contre Monsieur Moustapha DIOP, ancien Ministre du Développement industriel et des Petites et Moyennes Industries; 

Considérant que lors de la commission de ces faits révélés par l’enquête de police, Monsieur Moustapha DIOP exerçait des fonctions ministérielles: 

Considérant que ces faits prévus et punis par les articles 238, 239, 159, 160, 161, 162, 156, 157, 135, 136, 152, 153, 45, 46 du Code pénal, 140 du Code de procédure pénale et la loi 2024-08 du 14 février 2024 relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive, abrogeant et remplaçant la loi n° 2018-03 du 23 février 2018 relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. 

Que de tels faits méritent d’être portés devant la Haute Cour de Justice: 

Décide de la mise en accusation devant la Haute Cour de Justice de Monsieur Moustapha DIOP, ancien Ministre du Développement industriel et des Petites et Moyennes Industries, conformément à l’article 101 de la Constitution, 17 et suivants de la loi n° 2002-10 du 22 février 2002 portant loi organique sur la Haute Cour de Justice, modifiée.

Levée de l’immunité parlementaire : Ayib Daffé plaide pour une réforme en profondeur du règlement intérieur

La levée de l’immunité parlementaire de deux anciens ministres sous Macky Sall, aujourd’hui députés, agite la scène politique sénégalaise. Ndèye Saly Diop et Moustapha Diop ont vu leur immunité levée par l’Assemblée nationale, ouvrant la voie à une éventuelle poursuite judiciaire devant la Haute Cour de Justice, dans le cadre de l’enquête sur la gestion controversée des fonds Covid-19.

Cette décision intervient dans un contexte marqué par des accusations de malversations financières visant plusieurs figures de l’ancien régime. Trois autres ex-ministres seraient également dans le viseur de la justice.

Invité ce dimanche 4 mai sur PressAfrik TV HD, Ayib Daffé, président du groupe parlementaire Pastef-Les Patriotes, a apporté un éclairage précieux sur cette procédure souvent mal comprise du grand public. Membre de la commission ad hoc chargée de statuer sur les demandes de levée d’immunité, il a tenu à rappeler que cette démarche ne constitue ni une condamnation, ni même une mise en examen automatique.

« Lever l’immunité parlementaire ne signifie pas que le député est coupable. C’est simplement un acte permettant à la justice d’enquêter librement sur des faits présumés. »

Ayib Daffé a souligné les limites du règlement intérieur actuel, notamment en ce qui concerne le formalisme entourant la demande. Selon lui, rien n’oblige aujourd’hui les autorités à joindre des pièces justificatives solides, comme les procès-verbaux d’enquête préliminaire, aux lettres adressées à l’Assemblée.

« Il faut préciser clairement dans le règlement les documents qui doivent accompagner une demande. Aujourd’hui, ce vide juridique peut ouvrir la porte à des procédures hâtives ou mal préparées. »

Il plaide donc pour une révision complète du règlement intérieur, actuellement en cours, afin de garantir un meilleur encadrement et d’éviter les dérives potentielles. Cette réforme viserait à instaurer davantage de rigueur, à assurer les droits de la défense et à prévenir toute instrumentalisation politique de la justice.

L’un des points majeurs soulevés par Ayib Daffé est le manque d’équilibre dans la procédure. À l’heure actuelle, seul le député concerné est entendu par la commission. Selon lui, les personnes ou structures à l’origine de la plainte devraient également être convoquées pour que la commission puisse se forger une opinion objective.

« Dans toute procédure équitable, il faut entendre les deux parties. Le contradictoire ne peut être à sens unique. »

Cette proposition, si elle est intégrée à la réforme, pourrait renforcer la crédibilité de la commission ad hoc et consolider l’indépendance du Parlement dans l’exercice de ses fonctions.

Pour Pastef et ses alliés, cette levée d’immunité s’inscrit dans une logique de transparence et de redevabilité promise pendant la campagne présidentielle. Toutefois, l’opposition y voit une manœuvre politique visant à affaiblir les anciens dirigeants.

La Haute Cour de Justice, juridiction rarement convoquée dans l’histoire politique sénégalaise, pourrait être amenée à jouer un rôle plus actif dans les mois à venir, à condition que les procédures soient rigoureusement encadrées.

« Nous voulons une justice sereine, juste et respectueuse des droits de tous, même de ceux qui ont exercé le pouvoir hier », a conclu Ayib Daffé.

Levée de l’immunité parlementaire de Ndeye Saly Diop Dieng : l’Assemblée nationale donne son feu vert à la justice

Après Moustapha Diop, c’est au tour de Ndeye Saly Diop Dieng de perdre son immunité parlementaire. L’Assemblée nationale a voté, ce vendredi, en faveur de la levée de l’immunité de l’ancienne ministre de la Famille, du Genre et de la Protection des enfants, ouvrant ainsi la voie à d’éventuelles poursuites judiciaires.

La procédure a été initiée à la suite d’une requête du ministre de la Justice, transmise par le Procureur général près la Cour d’appel de Dakar. Au total, sur les 165 députés que compte l’hémicycle, 132 ont pris part au vote, dont 18 par délégation. Le résultat est sans équivoque : 118 voix pour, 14 contre, et aucune abstention.

L’Assemblée a ainsi adopté la résolution présentée par la Commission Ad hoc, confirmant sa volonté de coopérer avec la justice dans le traitement de ce dossier.

Assemblée nationale : L’immunité parlementaire de Moustapha Diop levée

L’Assemblée nationale du Sénégal a officiellement levé, ce vendredi, l’immunité parlementaire de Moustapha Diop, député-maire de Louga et ancien ministre du Développement industriel. La décision, largement soutenue par les députés, marque un tournant dans l’évolution judiciaire de cette figure politique.

Sur les 124 parlementaires présents lors de la séance plénière, 116 ont voté pour la levée de l’immunité, tandis que 8 s’y sont opposés. Aucun député ne s’est abstenu. Ce vote fait suite à une demande formulée par le ministre de la Justice, relayée par une correspondance du Procureur général près la Cour d’appel de Dakar. L’Assemblée a ainsi entériné la résolution soumise par la Commission Ad hoc, spécialement mise en place pour statuer sur ce dossier.

Cette levée d’immunité ouvre désormais la voie à des poursuites judiciaires contre Moustapha Diop, dont les ennuis judiciaires restent pour l’instant non détaillés publiquement. Toutefois, cette procédure souligne la volonté des autorités de renforcer la transparence et la redevabilité au sein de la classe politique.

L’ancien ministre, réputé pour son influence dans la région de Louga, pourrait donc bientôt faire face à la justice, sauf rebondissement dans les jours à venir. En attendant, cette affaire suscite de vifs commentaires au sein de l’opinion publique et sur les réseaux sociaux.

Visite de travail : la Commission de l’Aménagement du territoire, de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Infrastructures et des Transports de l’Assemblée nationale reçue au FDTT

Le Fonds de Développement des Transports Terrestres (FDTT) a accueilli, ce mercredi 30 avril 2025, dans ses locaux, les députés de la Commission de l’Aménagement du territoire, de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Infrastructures et des Transports de l’Assemblée nationale.

En marge de cette visite, le président de ladite commission, le député Oumar Sy, a souligné que cette démarche s’inscrit dans la mission de l’Assemblée nationale de contrôle de l’action gouvernementale, tout en accompagnant les structures techniques de l’État dans leurs missions.

« La commission poursuit ses visites auprès des bras techniques de l’État avec l’objectif de mieux comprendre leurs missions, leurs contraintes et leurs perspectives, et d’identifier les possibilités de les accompagner dans le cadre législatif. Nous portons également des plaidoyers pour leur permettre d’atteindre efficacement leurs objectifs. Ce que nous avons retenu aujourd’hui, ce sont essentiellement des problématiques liées à la disponibilité des ressources financières permettant au Fonds de Développement des Transports Terrestres de mener à bien ses missions », a expliqué le député.

Il a également lancé un appel à l’État du Sénégal pour qu’il dote cette structure des moyens nécessaires à l’accomplissement de ses tâches :

« L’État a initié des sources de financement pour ces entités. On peut évoquer deux décrets actuellement en attente, qui constituent des obstacles au FDTT pour disposer des ressources financières nécessaires. Il s’agit notamment du décret relatif aux redevances issues du secteur du transport terrestre : cartes grises, visites techniques, permis de conduire… Ce sont autant de niches qui devraient permettre à cette structure de mobiliser des ressources financières importantes. Mais, à ce jour, cela n’est pas encore effectif. C’est pourquoi nous lançons un appel pour que l’État permette à cette structure de se développer et de remplir pleinement ses missions. »

Cette visite de travail a également permis aux parlementaires d’échanger sur le renouvellement du parc automobile dans les secteurs du transport urbain et du transport de marchandises, ainsi que sur les infrastructures routières. Des projets de renouvellement auxquels tient particulièrement M. Bara Sow, administrateur du FDTT.

« Nous avons discuté avec la mission parlementaire du contexte de création du Fonds, né du constat d’un manque criant de ressources dans le secteur des transports. L’objectif était de soutenir les acteurs dans la modernisation des systèmes de transport public, en mettant en place des mécanismes de garantie pour les accompagner dans l’acquisition de nouveaux véhicules. Ce qui permettra à la population sénégalaise de bénéficier de meilleures conditions de déplacement. Le Fonds vise aussi à accompagner les projets structurants de l’État pour la modernisation globale du transport terrestre », a déclaré M. Sow.

Revenant sur les contraintes majeures auxquelles fait face le Fonds, il a insisté sur la question cruciale des financements :

« Dès sa création, le FDTT a rencontré de grandes difficultés à recouvrer l’entièreté des ressources prévues. Cela a freiné son expansion et la réalisation de ses missions. Mais, avec l’arrivée des nouvelles autorités, des démarches ont été entreprises pour doter le Fonds de moyens. La venue de la commission parlementaire a été une opportunité de porter ce plaidoyer. Les députés ont bien compris l’importance vitale du recouvrement de ces ressources pour moderniser un système de transport public aujourd’hui très vétuste, qui nécessite une profonde réforme », a-t-il conclu.

A.Saleh

Assemblée nationale : Séance plénière prévue ce lundi pour statuer sur l’immunité de deux députés

Les députés de l’Assemblée nationale sont convoqués en séance plénière ce lundi 28 avril 2025 à 10 heures. L’annonce a été faite ce jeudi à travers un communiqué officiel de l’hémicycle. L’ordre du jour porte sur l’examen de projets de résolutions visant à constituer des Commissions ad hoc chargées d’étudier la demande de levée de l’immunité parlementaire des députés Moustapha Diop et Salimata Diop.

Les deux parlementaires, anciens ministres sous la présidence de Macky Sall, sont poursuivis dans le cadre de la gestion des Fonds Force Covid-19, un programme mis en place en 2020 pour faire face aux conséquences sanitaires, économiques et sociales de la pandémie. Selon des sources proches du dossier, des irrégularités financières ont été relevées lors d’un audit de la Cour des comptes, impliquant les deux anciens responsables gouvernementaux.

La constitution des Commissions ad hoc marque la première étape de la procédure parlementaire qui pourrait aboutir à la levée de leur immunité, condition préalable à toute poursuite judiciaire. Cette séance plénière s’annonce donc décisive pour la suite des investigations sur ce dossier emblématique de la lutte contre la mauvaise gestion des deniers publics.

Assemblée nationale : Malick Ndiaye enclenche la procédure contre les anciens ministres impliqués dans la gestion du Fonds Covid-19

L’Assemblée nationale du Sénégal a été le théâtre de deux réunions décisives convoquées par son président, Malick Ndiaye. Selon L’Observateur, le Bureau de l’Assemblée puis la Conférence des présidents ont été réunis pour examiner une demande sensible émanant des autorités judiciaires : l’ouverture d’une procédure contre d’anciens membres du gouvernement dans le cadre de l’enquête sur la gestion du Fonds force Covid-19.

L’affaire fait grand bruit dans le landerneau politique. Le Parquet général, à l’origine de la requête, a transmis aux instances parlementaires les dossiers de cinq anciens ministres soupçonnés de mauvaise gestion des fonds destinés à la lutte contre la pandémie. Parmi eux figurent Mansour Faye, ex-ministre du Développement communautaire et de l’Équité sociale, et Moustapha Diop, ancien ministre du Développement industriel et des PME — deux proches de l’ancien président Macky Sall. D’après L’Observateur, ils devraient être les premiers à être entendus par la Haute Cour de justice.

Lors de sa dernière sortie médiatique, le Parquet de Dakar avait confirmé avoir transmis les documents à l’Assemblée. Une étape cruciale qui a été officiellement notifiée au Bureau parlementaire par Malick Ndiaye, marquant ainsi le début d’un processus juridique exceptionnel.

La Conférence des présidents, qui s’est réunie dans la foulée, doit désormais fixer les grandes lignes du calendrier parlementaire. Il s’agira notamment de déterminer la date de convocation de la Commission des Lois, chargée d’examiner les dossiers transmis, ainsi que celle de la plénière. Lors de cette dernière, les députés seront appelés à voter sur le projet de résolution visant à autoriser la mise en accusation des anciens ministres devant la Haute Cour de justice.

Cette affaire, aux répercussions potentiellement explosives, marque un tournant dans la lutte contre l’impunité et la reddition des comptes au plus haut sommet de l’État. Le Sénégal, désormais engagé sur la voie de la transparence, attend avec attention la suite de cette procédure inédite.

Mise en accusation devant la Haute Cour de justice : Moustapha Diop et Mansour Faye ouvriront le bal à l’Assemblée

Le processus de reddition des comptes entamé par les autorités sénégalaises franchit une nouvelle étape décisive. Deux anciens ministres du gouvernement de Macky Sall, Moustapha Diop (Industrie) et Mansour Faye (Équité sociale et territoriale), seront les premiers à comparaître devant la commission parlementaire en vue de leur mise en accusation devant la Haute Cour de justice. C’est ce que révèle L’Observateur dans son édition du mardi 22 avril 2025.

Ces auditions s’inscrivent dans le cadre des suites judiciaires liées à la gestion controversée du programme « Force Covid-19 ». Lors d’un point de presse tenu plus tôt, le procureur général près la Cour d’appel de Dakar, Me Mbacké Fall, avait annoncé que cinq anciens ministres étaient mis en cause. Outre les deux précités, il s’agit de Matar Bâ (Sports), Abdoulaye Diop (Culture) et Abdoulaye Diouf Sarr (Santé).

Le rapport accablant de la Cour des comptes a mis en lumière de nombreuses irrégularités, notamment des décaissements non justifiés, l’attribution de marchés fictifs à des proches, et le paiement de prestations inexistantes. Des faits qui, selon le parquet général, pourraient constituer des délits de détournement de deniers publics, de concussion, d’escroquerie et de corruption.

La commission parlementaire, chargée d’examiner les charges retenues contre les mis en cause, jouera un rôle clé dans la suite de la procédure. Si les éléments sont jugés suffisants, elle pourra recommander leur renvoi devant la Haute Cour de justice, seule juridiction compétente pour juger les membres du gouvernement pour des faits commis dans l’exercice de leurs fonctions.

Cette affaire, parmi les plus médiatisées depuis la pandémie, réactive le débat sur la transparence dans la gestion des fonds publics. Pour de nombreux citoyens, cette procédure marque un tournant dans la lutte contre l’impunité des élites politiques. Reste à savoir si les accusations déboucheront sur des sanctions exemplaires ou si le processus s’enlisera dans les lenteurs institutionnelles.

La balle est désormais dans le camp de l’Assemblée nationale.

Assemblée nationale : Sonko dévoile quatre projets de loi pour renforcer la transparence

Lors de la séance plénière consacrée aux questions d’actualité au gouvernement, ce lundi à l’Assemblée nationale, le Premier ministre Ousmane Sonko a levé le voile sur une série de réformes législatives majeures. Il a annoncé l’introduction imminente de quatre projets de loi, tous centrés sur la transparence, la lutte contre la corruption et la bonne gouvernance.

Le chef du gouvernement a précisé que ces textes concerneront la réforme de l’OFNAC (Office national de lutte contre la fraude et la corruption), la protection des lanceurs d’alerte, l’accès à l’information administrative et la déclaration de patrimoine. « Nous allons dans le sens de la bonne gouvernance. Dans les prochains jours, nous soumettrons à l’Assemblée un ensemble de projets de loi : la réforme de l’OFNAC, un projet de loi pour les lanceurs d’alerte, un autre sur l’accès à l’information, et enfin un projet de loi sur la déclaration de patrimoine », a-t-il énuméré, affirmant ainsi la volonté du gouvernement de refonder la relation entre les citoyens et l’État.

Profitant de sa tribune, Ousmane Sonko a également répondu à ses détracteurs, notamment dans les rangs de l’opposition. Il a accusé certains responsables politiques de détourner le débat public de ses objectifs fondamentaux pour l’enliser dans des affrontements stériles. « Il n’y a pas matière à s’opposer. Nous avons fait des choix stratégiques pour assurer la souveraineté économique du pays. Mais certains préfèrent plonger le débat dans des querelles de personnes. La haine ne peut être un moteur politique. Je suis politiquement indestructible », a-t-il lancé, visiblement agacé par les attaques répétées.

Tout en réaffirmant son ouverture au dialogue, le Premier ministre a appelé à une opposition républicaine, tournée vers les préoccupations des populations. « Parlez-nous d’agriculture, d’élevage, de programmes, d’objectifs. Nous sommes ouverts au débat contradictoire, mais nous ne nous laisserons pas entraîner dans des débats stériles et personnels », a-t-il conclu, dans un ton mêlant fermeté et appel à la responsabilité.

Ces annonces marquent une nouvelle étape dans la mise en œuvre des engagements de la nouvelle équipe gouvernementale, portée par une vision de rupture avec les pratiques du passé. Le Parlement est désormais attendu pour examiner ces textes, dont l’adoption pourrait constituer un tournant dans la gouvernance publique au Sénégal.

Assemblée nationale : l’opposition parlementaire boycotte la prochaine plénière pour protester contre des « violations graves »

Ce mercredi 9 avril 2025, l’opposition parlementaire sénégalaise a annoncé qu’elle boycottera la prochaine séance plénière de l’Assemblée nationale. Prévue initialement le jeudi 10 avril, cette séance a été reportée à une date non encore précisée. L’annonce a été faite par Thierno Alassane Sall, député non-inscrit et leader du parti La République des Valeurs, lors d’une conférence de presse conjointe avec le groupe Takku Wallu Sénégal.

Devant la presse, le député a affirmé que la décision a été prise en concertation avec les responsables de l’opposition parlementaire, notamment la présidente du groupe Takku Wallu, Me Aïssata Tall Sall, et la coordonnatrice des non-inscrits. Il a souligné que les élus opposés à la majorité présidentielle entendent ainsi dénoncer « la dérive autoritaire » en cours au sein de l’institution législative.

« Par respect pour nos électeurs et l’opinion nationale, nous tenons cette séance d’information afin que nul n’en ignore le sens et le bien-fondé », a déclaré Thierno Alassane Sall.

Dans une déclaration sans détour, le député a pointé deux raisons majeures justifiant ce boycott. La première, selon lui, est la violation répétée du règlement intérieur de l’Assemblée nationale par la majorité, « sous l’impulsion du président de l’institution », El Malick Ndiaye, qu’il accuse de se comporter « comme le président du groupe parlementaire Pastef ».

« Que se passe-t-il à l’Assemblée nationale pour que nous en arrivions là ? », s’est interrogé Thierno Alassane Sall, avant de dénoncer un climat institutionnel où les droits de l’opposition seraient bafoués au nom de la discipline de parti.

Il accuse notamment la majorité de bloquer les initiatives législatives de l’opposition, de monopoliser les débats et de faire passer des lois controversées sans véritable débat démocratique, en référence notamment à la loi interprétative de l’amnistie récemment adoptée.

Ce boycott intervient dans un contexte déjà tendu, marqué par de vives divisions autour de l’interprétation de la loi d’amnistie, de la gestion de certains dossiers judiciaires, et du rôle grandissant de Pastef au sein de l’hémicycle. L’opposition estime que l’Assemblée nationale est en train de devenir un simple relais de l’exécutif, au lieu de jouer pleinement son rôle de contre-pouvoir.

Thierno Alassane Sall a indiqué que cette décision de boycott n’est pas une démission, mais un acte de protestation politique fort. Il affirme que l’opposition continuera de siéger dans les commissions et de déposer des propositions de loi, mais refusera de prendre part aux séances plénières tant que les conditions d’un fonctionnement parlementaire équilibré ne seront pas restaurées.

« Nous ne pouvons pas cautionner un théâtre institutionnel où tout est joué d’avance. Le Parlement doit rester un lieu de débat, de confrontation d’idées, pas une chambre d’enregistrement », a-t-il martelé.

Le report de la plénière prévue le 10 avril, officiellement pour des raisons d’agenda, semble s’inscrire dans cette dynamique de crispation. Aucune nouvelle date n’a encore été communiquée.

Assemblée nationale : l’APR dénonce une loi d’interprétation « scélérate » et annonce un recours

L’adoption de la loi interprétative sur l’amnistie continue de susciter des réactions au sein de la classe politique. Dans une déclaration du Secrétariat Exécutif National, l’Alliance Pour la République (APR) a vigoureusement condamné ce texte, qu’elle qualifie de « reniement » et de « violation du serment du président de la République ».

Selon l’APR, la majorité parlementaire, dominée par Pastef, aurait trahi ses engagements en votant cette loi, alors que le parti présidentiel avait promis d’abroger la loi d’amnistie. Le communiqué dénonce une initiative qui viserait à « absoudre les commanditaires et auteurs de délits et de crimes » tout en « indexant les Forces de Défense et de Sécurité » (FDS), accusées d’avoir empêché l’instauration du « projet insurrectionnel » du Pastef.

L’APR reproche au Premier ministre Ousmane Sonko de vouloir instrumentaliser les institutions pour satisfaire une logique de « vengeance et de règlement de comptes ». Pour le parti de l’ex-président Macky Sall, cette loi « dangereuse » rouvre les blessures des crises passées et remet en cause l’égalité entre les citoyens.

Dans sa déclaration, l’APR affirme son soutien indéfectible aux FDS, estimant que ces dernières ont joué un rôle essentiel dans la protection du pays contre une tentative de déstabilisation menée par le Pastef. Le parti appelle les Sénégalais à se « dresser en bouclier » autour des forces de l’ordre, afin de les protéger contre toute tentative de représailles politiques.

« Nulle tentative de faire payer à nos policiers, gendarmes, militaires et magistrats leur engagement qui a permis de vaincre l’insurrection, ne doit prospérer », insiste le communiqué.

L’APR ne compte pas en rester là. Selon le communiqué, les députés du groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal vont saisir le Conseil Constitutionnel pour contester la validité de cette loi. Ils estiment que le texte est « partial, sélectif et contraire au principe d’égalité des citoyens devant la loi ».

Assemblée nationale : Le PM Ousmane Sonko face aux députés ce jeudi 10 avril

Le Premier ministre Ousmane Sonko sera confronté aux députés lors d’une séance de Questions d’actualité au Gouvernement, ce jeudi 10 avril 2025 à 10 heures. Cette rencontre, qui se déroulera à l’Assemblée nationale, est un rendez-vous politique majeur qui permettra aux élus de l’interpeller sur les grandes préoccupations nationales.

Selon un communiqué de la cellule de communication de l’Assemblée nationale, cette séance plénière vise à offrir aux parlementaires l’opportunité de questionner le chef du gouvernement et son équipe sur des dossiers sensibles, notamment ceux liés à l’économie, la justice, l’emploi, la sécurité et la gouvernance politique.

Ousmane Sonko, qui occupe la Primature depuis près d’un an, sera amené à défendre le bilan du gouvernement et à préciser les perspectives à venir. Cette séance pourrait être marquée par des échanges musclés, notamment avec les députés de l’opposition, qui critiquent certaines décisions de l’Exécutif, comme l’amnistie politique récemment adoptée.

L’Assemblée nationale a également précisé que l’accès à l’enceinte parlementaire sera strictement encadré. Seuls les journalistes, techniciens et photographes disposant de leur carte nationale de presse et de leur carte d’identification nationale seront autorisés à couvrir l’événement. Cette mesure vise à garantir un bon déroulement de la session, tout en régulant l’affluence autour du Parlement.

Avec les récents débats houleux sur la loi d’amnistie et d’autres réformes en cours, cette séance de Questions d’actualité s’annonce déterminante pour la suite du quinquennat. Ousmane Sonko devra faire face aux critiques, aux attentes et aux revendications des députés, dans un contexte politique marqué par une forte polarisation.

Assemblée nationale : la loi interprétative de l’amnistie adoptée avec 126 voix pour

Après un débat marathon de plus de dix heures, l’Assemblée nationale a adopté ce mercredi 2 avril 2025 la proposition de loi n°05/2025, portant interprétation de la loi d’amnistie n°2024-09 du 13 mars 2024. Le texte a été validé par 126 voix pour, 20 contre et aucune abstention.

Cette adoption marque une étape clé dans le processus législatif engagé par le député Amadou Ba (Pastef), auteur du projet. Soutenue par la majorité parlementaire, la loi vise à préciser le champ d’application de l’amnistie pour les faits à caractère politique survenus entre le 1er février 2021 et le 25 février 2024.

Face aux députés, le ministre de la Justice, Ousmane Diagne, et son collègue du Travail et des Relations avec les Institutions, Abass Fall, ont défendu le texte avec vigueur. « Cette loi clarifie et renforce la portée de l’amnistie, tout en respectant l’esprit de réconciliation nationale », a déclaré le garde des Sceaux.

Mais l’opposition n’a pas manqué d’exprimer son inquiétude. Plusieurs parlementaires ont dénoncé une interprétation biaisée, qui pourrait favoriser certains acteurs politiques au détriment d’autres. « Cette loi risque d’ouvrir la voie à une justice sélective », a martelé un député de la coalition Wallu Sénégal.

Cependant, la majorité parlementaire a balayé ces critiques, estimant qu’aucun argument solide n’a été avancé pour remettre en cause l’adoption du texte.

Malgré son adoption, la loi interprétative de l’amnistie continue de diviser. Des voix s’élèvent déjà dans la société civile et chez certains juristes pour dénoncer une lecture partiale de la loi initiale. L’ancien magistrat Ibrahima Hamidou Deme a, par exemple, dénoncé une politique des deux poids, deux mesures qui profiterait principalement aux proches du parti Pastef.

Avec ce vote, le gouvernement espère refermer un chapitre judiciaire et politique sensible. Mais au vu des contestations persistantes, l’application de cette loi pourrait bien raviver les tensions entre les différents camps politiques.

Débat sur l’interprétation de la loi d’amnistie : L’Assemblée nationale en session cruciale

L’Assemblée nationale du Sénégal se réunit ce mercredi 2 avril 2025 pour examiner la proposition de loi n°05/2025, portant interprétation de la loi d’amnistie n°2024-09 du 13 mars 2024. Cette session plénière, convoquée par le président de l’Assemblée, El Malick Ndiaye, pourrait avoir un impact significatif sur l’application de la loi d’amnistie et les poursuites judiciaires liées aux événements politiques récents.

Le texte soumis au débat a été initié par le député Amadou Bâ (Pastef/Les Patriotes), qui souhaite préciser la portée de la loi adoptée en mars 2024. Il affirme que son initiative vise à amnistier de plein droit tous les faits susceptibles d’être qualifiés d’infractions criminelles ou correctionnelles, à condition qu’ils soient exclusivement motivés par des considérations politiques.

Cette proposition couvre notamment les actes commis entre le 1ᵉʳ février 2021 et le 25 février 2024, qu’ils aient été perpétrés au Sénégal ou à l’étranger. L’un des points sensibles du texte concerne les manifestations publiques. Elles ne seraient couvertes par l’amnistie que si elles sont explicitement reconnues comme ayant une motivation politique. Cette disposition pourrait relancer les débats sur les événements qui ont secoué le pays ces dernières années et sur le sort des détenus politiques.

Le député Amadou Bâ a procédé à d’importantes modifications de son texte initial. À l’origine, il présentait simplement une nouvelle « loi d’amnistie ». Mais dans sa version amendée, il précise qu’il s’agit désormais d’une proposition de loi portant interprétation de la loi n°2024-09. Cette distinction est essentielle, car elle limite le champ d’application du nouveau texte à l’interprétation des articles 1 et 3 de la loi initiale.

Cet amendement vise à lever toute ambiguïté juridique qui pourrait exister sur l’application de la loi d’amnistie de mars 2024, notamment en ce qui concerne la nature des actes couverts et les personnes éligibles à cette mesure.

Cette séance plénière se tient dans un climat politique chargé, où l’interprétation de la loi d’amnistie pourrait avoir des conséquences majeures sur plusieurs dossiers judiciaires en cours. Certains analystes estiment que la clarification apportée par cette proposition de loi pourrait permettre la libération de plusieurs détenus politiques, tandis que d’autres craignent qu’elle ne crée un précédent en matière de justice et d’immunité pour les acteurs politiques.

Les débats s’annoncent houleux à l’Assemblée nationale, tant les enjeux sont cruciaux pour l’avenir politique et judiciaire du Sénégal. L’opposition, la majorité et la société civile suivront de près l’issue de cette session, qui pourrait redessiner le paysage juridique des affaires politiques de ces dernières années.

Loi d’amnistie : Pastef persiste et signe pour l’adoption de sa proposition de loi interprétative

Le parti Pastef se montre résolument déterminé à faire adopter sa proposition de loi interprétative de la loi d’amnistie, prévue pour être votée le 2 avril prochain à l’Assemblée nationale. Cette décision a été réaffirmée par Ismaela Diallo, premier vice-président de l’Assemblée nationale et membre du parti, qui a déclaré que rien ne pourra empêcher le passage de ce texte.

Lors d’une prise de parole, Ismaela Diallo a minimisé la vague de contestation entourant cette proposition de loi, portée par le député Amadou Ba. Il a assuré que le parti est prêt à aller de l’avant, convaincu que leur démarche est légitime et nécessaire. Selon lui, la loi interprétative est la meilleure solution, contrairement aux appels à l’abrogation de la loi d’amnistie, qui, selon le vice-président, ne serait pas rétroactive et perdrait son sens.

« Nous voulons éclaircir certains articles de la loi, notamment l’article 1, qui n’était pas suffisamment clair. Nous sommes les législateurs, et notre rôle est de proposer des solutions juridiques adaptées », a ajouté Diallo.

Le projet de loi interprétative a été présenté par Pastef comme un moyen de clarifier certains points de la loi d’amnistie pour éviter toute ambiguïté dans son application. Pour Ismaela Diallo, il s’agit avant tout d’un ajustement juridique nécessaire pour une meilleure compréhension et une mise en œuvre plus cohérente de la loi.

« Le contenu de cette proposition a été soigneusement réfléchi. L’objectif n’est pas de revenir sur la loi d’amnistie, mais de la rendre plus compréhensible et de clarifier des éléments qui étaient flous », a-t-il expliqué.

Ismaela Diallo a aussi rappelé que le collectif des victimes, qui a soutenu la proposition, renforce la légitimité de cette démarche. « Le 2 avril, nous allons voter cette loi. Nous sommes sereins et confiants, et les opposants doivent respecter les règles », a-t-il insisté.

Malgré les critiques, Pastef se dit déterminé à poursuivre sa dynamique législative. Cette proposition de loi interprétative, qui suscite de vives discussions, semble avoir le soutien de la majorité à l’Assemblée nationale, et le débat du 2 avril pourrait marquer un tournant politique majeur.

La proposition de loi interprétative de Pastef a des implications importantes, tant sur le plan juridique que politique. Elle pourrait avoir un impact considérable sur la loi d’amnistie et sur le climat politique sénégalais. La prochaine session législative sera donc cruciale pour déterminer si cette initiative sera adoptée et comment elle influencera les relations entre les différents acteurs politiques.

Manifestation du 2 avril : La SEN APR appelle les Sénégalais à protester devant l’Assemblée nationale

La Section nationale de l’Alliance pour la République (SEN APR) a lancé un appel à la mobilisation nationale pour le 2 avril 2025 devant l’Assemblée nationale. Cette initiative fait suite aux déclarations du ministre et porte-parole du gouvernement, Amadou Moustapha Ndieck Sarré, concernant la mort de l’ancien ministre des Finances, Mouhamadou Moustapha Ba.

Dans un communiqué officiel, la SEN APR a exprimé sa vive indignation face aux propos de M. Sarré, qu’elle juge irresponsables et diffamatoires. « En soutenant publiquement que Mouhamadou Moustapha Ba a avoué un maquillage des chiffres avant d’être tué, M. Sarré ajoute à l’arc de l’irresponsabilité une corde de l’indignité », peut-on lire dans le document.

Face à la gravité de ces accusations, la SEN APR exige que le procureur de la République convoque immédiatement Amadou Moustapha Ndieck Sarré pour qu’il apporte des preuves de ses déclarations.

L’appel à la manifestation vise également à dénoncer le projet de loi d’amnistie, qui doit être examiné à l’Assemblée nationale le mercredi 27 mars 2025. Selon la SEN APR, cette loi a pour objectif de favoriser les militants de Pastef au détriment du reste des citoyens sénégalais.

« Cette loi scélérate, tendancieuse et politicienne, vise à diviser les Sénégalais et à instaurer une rupture d’égalité entre citoyens », estime la SEN APR, qui réaffirme son soutien au projet de loi d’amnistie initialement porté par l’ancien président Macky Sall en mars 2024, dont l’objectif était de favoriser la réconciliation nationale.

En réponse à ce qu’elle considère comme des « dérives » du régime en place, la SEN APR appelle à une manifestation pacifique le 2 avril devant l’Assemblée nationale, afin de s’opposer à l’amnistie des commanditaires des violences politiques et à l’indexation des Forces de Défense et de Sécurité.

Dans le même temps, la SEN APR a annoncé le lancement d’une tournée auprès des familles religieuses, débutée ce vendredi 21 mars 2025, afin de solliciter leur bénédiction et leur soutien dans leur démarche.

Affaire Moustapha Diop : Le maire de Louga rejette les accusations de Tabaski Ngom

Le maire de Louga, Moustapha Diop, est sorti de son silence pour répondre aux accusations de détournement de fonds portées contre lui par Tabaski Ngom. Devant la Commission ad hoc de l’Assemblée nationale, il a catégoriquement nié toute implication dans ce qu’il considère comme une tentative de le discréditer.

Face aux députés, Moustapha Diop a pointé du doigt ce qu’il qualifie d’incohérences majeures dans le dossier. « Comment est-on passé de 700 millions à 300 millions de francs CFA ? Où est la vérité ? » s’est-il interrogé. Selon lui, cette fluctuation dans les montants évoqués jette un sérieux doute sur la crédibilité de la plaignante et des accusations portées contre lui.

Se voulant ferme et confiant, le maire de Louga a assuré qu’il n’existe aucun document ni enregistrement prouvant son implication dans cette affaire. « Jusqu’à l’extinction du soleil, personne ne produira un document ou un enregistrement pour étayer ces accusations », a-t-il martelé, insistant sur le fait qu’il n’a jamais été impliqué dans un quelconque détournement.

Il a également précisé qu’il connaît la plaignante mais qu’aucun lien ne peut être établi entre lui et cette affaire. « Si je me tiens devant vous aujourd’hui, c’est parce que je n’ai rien à me reprocher« , a-t-il affirmé, rejetant toute responsabilité dans cette affaire qui secoue la sphère politique et judiciaire.

Pour l’édile de Louga, Tabaski Ngom chercherait à détourner l’attention de ses propres responsabilités. « Cette dame n’a aucune preuve contre moi. Elle veut juste me salir pour se disculper« , a-t-il dénoncé.

Alors que l’Assemblée nationale a voté la levée de son immunité parlementaire, Moustapha Diop se dit prêt à faire face à la justice pour rétablir son honneur. Son avenir politique dépendra désormais du dénouement de cette affaire qui suscite de vives réactions au sein de l’opinion publique.

Assemblée nationale : La levée de l’immunité parlementaire du député Moustapha Diop adoptée à une large majorité

L’Assemblée nationale du Sénégal a voté, ce jeudi 20 mars 2025, la levée de l’immunité parlementaire du député Moustapha Diop. Cette décision, prise à une large majorité de 128 voix pour, 3 contre et 10 abstentions, ouvre la voie à des poursuites judiciaires contre l’élu, conformément à la demande des juges d’instruction du Pôle judiciaire financier (PJF).

La procédure avait été initiée par la commission ad hoc chargée d’examiner la requête de la justice. Après un examen approfondi du dossier, ladite commission s’était prononcée en faveur de la levée de l’immunité parlementaire du député, estimant que les éléments avancés par les magistrats des premier et cinquième cabinets du PJF étaient sérieux, sincères et suffisamment étayés.

Ce rapport a ensuite été soumis à la plénière, qui a suivi la même dynamique. Lors des débats, le président de la commission des lois et le ministre de la Justice, Ousmane Diagne, ont exposé les motivations de la demande judiciaire, soulignant la nécessité de permettre à la justice de faire la lumière sur cette affaire.

Face à cette décision, le député Moustapha Diop a affirmé sans détour qu’il était prêt à répondre aux convocations des autorités judiciaires afin de défendre son honneur contre les accusations portées par Tabaski Ngom.

« Je suis un homme intègre et je n’ai rien à me reprocher. C’est pourquoi je me tiens à la disposition de la justice pour que toute la vérité éclate », a-t-il déclaré à l’issue du vote.

La séance plénière a été marquée par une participation active des députés, dont une majorité a jugé légitime de permettre à la justice de suivre son cours. Le gouvernement était représenté par le ministre de la Justice, Ousmane Diagne, ainsi que par le ministre du Travail, Abass Fall.

Cette levée d’immunité parlementaire ouvre ainsi un nouveau chapitre dans cette affaire, qui sera désormais instruite par le Pôle judiciaire financier.

Affaire Tabaski Ngom : Le député-maire Moustapha Diop brise le silence à l’Assemblée nationale

Pour la première fois depuis son élection, le député-maire de Louga, Moustapha Diop, a pris la parole ce jeudi à l’Assemblée nationale. Face à ses collègues parlementaires, il a décidé de s’exprimer publiquement sur l’affaire qui secoue l’opinion : le dossier Tabaski Ngom. C’est ce scandale présumé qui a poussé l’élu à sortir de sa réserve, rompant ainsi un long silence qu’il avait gardé depuis le début de la législature.

« Je n’ai rien à me reprocher »

D’un ton ferme et sûr de lui, Moustapha Diop a rejeté toutes les accusations portées à son encontre. « Si j’ai accepté de me défendre, c’est parce que je n’ai rien à me reprocher. Dans cette affaire, je suis totalement innocent. Cette dame dont vous parlez tente simplement de salir mon honorabilité », a-t-il déclaré, visiblement déterminé à laver son honneur devant ses pairs.

Il a également tenu à clarifier la nature de sa relation avec Tabaski Ngom, ancienne agent comptable particulière (ACP) à la Commission de régulation du secteur de l’énergie (CRSE). « Je n’ai rien à voir dans cette affaire de détournement, même si je connais cette dame depuis 2022 », a-t-il ajouté.

Poursuivant son intervention, le parlementaire a raconté les circonstances dans lesquelles il a connu Tabaski Ngom. Selon ses dires, leur relation serait strictement d’ordre privé, sans aucun lien avec les affaires financières qui font aujourd’hui l’objet d’une vive polémique. Il n’a toutefois pas donné davantage de détails sur le contexte de leur rencontre ni sur la nature exacte de leurs échanges depuis 2022.

Cette sortie de Moustapha Diop intervient dans un contexte où les rumeurs et spéculations autour de l’affaire Tabaski Ngom alimentent les débats aussi bien dans les médias que dans les milieux politiques. Pour certains observateurs, cette prise de parole du député-maire marque un tournant, car elle montre sa volonté de prendre à bras-le-corps la défense de son image, à un moment où des soupçons de détournement planent sur plusieurs acteurs publics.

Reste désormais à savoir si les clarifications de Moustapha Diop suffiront à calmer la tempête autour de cette affaire ou si de nouvelles révélations viendront relancer la polémique.

Levée de l’immunité parlementaire de Moustapha Diop : l’Assemblée se prononcera ce vendredi

Le dossier Tabaski Ngom, dans lequel le député Moustapha Diop est impliqué, prend un tournant décisif. Ce vendredi 21 mars 2025, les députés se réuniront en plénière pour examiner la demande de levée de l’immunité parlementaire du maire de Louga. L’Assemblée nationale, à travers un communiqué de presse, a annoncé que la Commission ad hoc, qui a auditionné l’ancien ministre, soumettra ses conclusions lors de cette séance cruciale.

L’ordre du jour de la séance plénière, prévue pour 15 heures, se concentrera sur l’examen de la demande concernant la levée de l’immunité parlementaire du député Moustapha Diop. La Commission ad hoc a été chargée de statuer sur cette affaire et ses conclusions seront soumises à l’Assemblée pour validation.

Dans cette affaire, Tabaski Ngom, inspectrice du Trésor et ancienne agente-comptable de l’APROSI, placée sous mandat de dépôt, est poursuivie pour détournement présumé de fonds publics. Elle aurait décaissé 700 millions de FCFA qu’elle aurait prêtés à Moustapha Diop pour financer sa campagne électorale lors des dernières élections législatives. Momath Ba, l’ancien Directeur général de l’APROSI, également cité dans l’affaire, a versé une caution de 90 millions de FCFA pour bénéficier d’un contrôle judiciaire.

Le député Moustapha Diop, pour la première fois, a pris la parole sur cette affaire dans une interview exclusive accordée à Jacob Post TV. Il a fermement démenti les accusations, précisant : « J’ai financé intégralement ma campagne électorale avec mes propres fonds. Tout l’argent que j’ai utilisé peut être retracé. Par conséquent, je n’ai rien à cacher. Si on demandait aux candidats de justifier leur financement, je serais le premier à le faire. »

Affaire Moustapha Diop : Le député-maire de Louga convoqué par la commission ad hoc de l’Assemblée nationale

Le député-maire de Louga et président du parti Farlu, Moustapha Diop, a été convoqué par la commission ad hoc de l’Assemblée nationale le 18 mars 2025 à 15 heures, dans le cadre de l’affaire l’opposant à Tabaski Ngom, une jeune inspectrice du Trésor. Celle-ci affirme lui avoir prêté la somme colossale de 700 millions de FCFA pour financer sa campagne lors des élections législatives. Face à la gravité des accusations, le Parlement a décidé de lever son immunité parlementaire afin de l’entendre officiellement.

Depuis le début du scandale, Moustapha Diop était resté silencieux, laissant les spéculations se multiplier. Cependant, lors d’une interview exclusive accordée à Jacob Post TV, il a pris la parole pour s’expliquer et rassurer ses partisans.

« Je remercie les militants et partisans du Parti Farlu. Je salue leur engagement et soutien dans cette affaire. Il y a une fille qui dit que je lui dois 700 millions de FCFA. Je voudrais à ce propos rassurer mes militantes et militants : dans cette affaire, je suis propre et je n’ai rien à me reprocher. Personne ne peut me poursuivre en justice parce que je lui dois. »

Ces déclarations montrent la volonté de Moustapha Diop de se défendre publiquement et de rétablir sa réputation, alors que l’affaire a suscité un vif débat sur l’intégrité des responsables politiques.

Interrogé sur l’utilisation présumée des 700 millions de FCFA pour financer sa campagne électorale, Moustapha Diop a démenti avec fermeté les accusations :

« J’ai financé intégralement ma campagne électorale avec mes propres fonds. Tout argent que j’ai utilisé peut être retracé. Par conséquent, je n’ai rien à cacher. Si on demandait aux candidats de justifier leur financement, je serais le premier à le faire. »

Ses propos semblent indiquer une transparence quant à l’origine de ses fonds de campagne. Toutefois, ils soulèvent également des questions sur la provenance d’une telle somme, alors même que la loi sénégalaise encadre strictement le financement des campagnes électorales.

De son côté, Tabaski Ngom affirme que le prêt de 700 millions de FCFA a été accordé à Moustapha Diop pour financer sa campagne, une transaction qui, selon elle, était basée sur un accord de confiance. Sa détermination à faire la lumière sur cette affaire a conduit à la levée de l’immunité parlementaire de Moustapha Diop et à sa convocation par la commission ad hoc.

Les prochaines étapes de cette procédure seront cruciales pour déterminer si les allégations de Tabaski Ngom sont fondées ou s’il s’agit, comme le soutient Moustapha Diop, d’une tentative de manipulation à son encontre.

Cette affaire ne se limite pas à un simple différend financier ; elle soulève des questions fondamentales sur la transparence des financements politiques et la responsabilité des élus. Dans un contexte où la lutte contre la corruption et la gestion éthique des fonds publics sont des préoccupations majeures, l’issue de cette affaire pourrait avoir un impact significatif sur la carrière politique de Moustapha Diop et sur la perception publique du parti Farlu.

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