Banjul – L’ex-président gambien Yahya Jammeh, en exil depuis sa défaite électorale de 2017, a pour la première fois fixé une date précise pour son retour dans son pays : novembre 2025. Dans un message audio diffusé ce week-end via WhatsApp, l’ancien chef d’État a exprimé son désir de retrouver la Gambie après plusieurs années d’absence.
« Mon pays me manque. C’était censé durer six mois. Vous savez maintenant combien de temps je suis resté dehors, et je vous entends tous rêver de mon retour. Ce n’est pas que je ne veux pas revenir, mais je l’ai toujours dit clairement : je veux toujours revenir. Incha Allah, par la volonté d’Allah Tout-Puissant, je reviendrai en novembre 2025 », a déclaré Yahya Jammeh.
L’ex-dirigeant a également précisé que les détails logistiques de son voyage seraient communiqués prochainement par la direction de son parti, l’Alliance pour le Patriotisme et le Renouveau (APRC). Dans son message, il a appelé ses partisans à rester calmes et à respecter les lois du pays, soulignant son intention de revenir de manière pacifique.
Cependant, le retour de Yahya Jammeh s’annonce déjà comme un événement susceptible de raviver les tensions politiques dans le pays. Le gouvernement gambien, dirigé par le président Adama Barrow, a indiqué que l’ex-président serait appréhendé dès son arrivée sur le territoire national. Cette annonce laisse entrevoir des confrontations potentielles entre les forces de l’ordre et les partisans de Jammeh, ainsi qu’une période de forte incertitude politique.
L’ex-président gambien, qui a dirigé le pays pendant plus de deux décennies, est accusé de violations des droits humains et de détournements de fonds durant son mandat. Son retour pourrait relancer les débats sur la justice transitionnelle et la réconciliation nationale, au moment où le pays tente de consolider ses institutions démocratiques.