Suivez-nous

Santé

Affaire Softcare : le ministre de la Santé Ibrahima Sy affirme qu’aucun risque sanitaire n’est établi

Le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Ibrahima Sy, est sorti de sa réserve pour apporter des clarifications sur l’affaire Softcare, une controverse qui a suscité ces derniers jours une vive émotion au sein de l’opinion publique sénégalaise. Face à la presse, il a tenu à rassurer les consommateurs tout en rappelant les limites actuelles du cadre réglementaire national en matière de produits cosmétiques et d’hygiène.

Selon le ministre, à ce stade, aucun élément scientifique ne permet d’affirmer que les produits de la marque Softcare présentent un risque pour la santé des consommateurs. Il a insisté sur l’absence de données probantes permettant d’établir un lien entre ces produits et un quelconque danger sanitaire.

Ibrahima Sy a expliqué que, malgré l’ampleur de la polémique, les investigations menées jusqu’ici n’ont révélé aucune preuve attestant d’un risque lié à la consommation ou à l’utilisation des produits incriminés. Il a toutefois souligné que les autorités sanitaires restent attentives à toute nouvelle information pouvant émerger dans ce dossier.

Le ministre a également indiqué que l’entreprise concernée avait, dès l’éclatement de la controverse, pris l’initiative de faire analyser ses produits dans des laboratoires en Allemagne. D’après les résultats de ces analyses, les produits Softcare seraient conformes aux normes et standards internationaux en vigueur. Ces conclusions, selon lui, constituent à ce stade les seules expertises scientifiques disponibles sur la question.

L’un des points centraux des accusations portait sur l’utilisation supposée d’une matière première périmée dans la fabrication des produits. Sur cet aspect précis, Ibrahima Sy a apporté un démenti catégorique. Il a affirmé que la matière première évoquée dans les accusations n’a pas été utilisée dans le cycle de production de l’année 2025. Pour le ministre, cette précision est essentielle afin d’éviter toute confusion dans l’opinion publique et de ne pas tirer de conclusions hâtives.

Au-delà de la polémique autour de la marque, le ministre de la Santé a surtout mis en lumière une faiblesse structurelle du dispositif réglementaire sénégalais. Il a révélé qu’il n’existe actuellement aucun cadre juridique spécifique régissant les produits cosmétiques et d’hygiène au Sénégal.

Cette situation limite considérablement les marges d’action des autorités. Ibrahima Sy a notamment expliqué que l’Autorité de Réglementation Pharmaceutique ne dispose pas encore des bases juridiques nécessaires pour intervenir pleinement dans ce domaine. En effet, un décret est requis pour lui conférer explicitement le pouvoir d’inspection et de contrôle des produits cosmétiques et d’hygiène. Or, ce texte réglementaire n’a pas encore été adopté.

Cette lacune juridique, selon le ministre, explique en partie les difficultés rencontrées par les autorités pour agir rapidement dans l’affaire Softcare. Elle met également en évidence la nécessité d’une réforme du cadre réglementaire afin de mieux encadrer ce secteur et renforcer les mécanismes de contrôle.

Ibrahima Sy a ainsi laissé entendre qu’une évolution de la réglementation pourrait être envisagée afin de doter le pays d’outils juridiques adaptés pour assurer une surveillance plus rigoureuse des produits cosmétiques et d’hygiène mis sur le marché.


En savoir plus sur LE DAKAROIS

Subscribe to get the latest posts sent to your email.

Cliquez pour commenter

Laisser une réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Publicité

Plus dans Santé

En savoir plus sur LE DAKAROIS

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture