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Dyarchie au sommet de l’État : Penda Mbow appelle à une réforme constitutionnelle pour clarifier le pouvoir

Au Sénégal, la configuration actuelle du pouvoir exécutif suscite de plus en plus de débats. Alors que la Constitution consacre un régime présidentiel fort, la relation entre le président de la République Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko semble redéfinir, dans la pratique, les équilibres institutionnels au sommet de l’État. Cette situation, perçue par certains comme une forme de dyarchie, alimente interrogations et inquiétudes dans le champ politique.

Depuis le congrès de la coalition DiomayePrésident et le lancement parallèle de l’Alliance Patriotique pour le Travail et l’Éthique, les relations entre les deux têtes de l’exécutif donnent le sentiment d’un passage progressif d’un duo complémentaire à une rivalité feutrée. Une évolution qui, sans être officiellement conflictuelle, laisse entrevoir des divergences dans l’exercice du pouvoir et dans la définition des priorités politiques.

C’est dans ce contexte que l’historienne et ancienne ministre Penda Mbow a pris la parole, à l’occasion d’un panel consacré aux causes profondes de l’instabilité au Sahel. Elle a exprimé de manière claire ses préoccupations face à ce qu’elle considère comme une anomalie institutionnelle. Selon elle, le Sénégal se retrouve aujourd’hui dans une situation inédite où deux figures exercent une influence déterminante au sommet de l’État, une configuration qui ne correspond pas à l’esprit de la Constitution.

Pour Penda Mbow, cette dualité ne peut être laissée en l’état. Elle estime que le cadre juridique actuel est en décalage avec la réalité politique observée. Dans un régime présidentiel, rappelle-t-elle, le chef de l’État est censé incarner pleinement le pouvoir exécutif. Or, la légitimité politique dont bénéficie le Premier ministre, notamment auprès d’une large frange de la jeunesse, vient brouiller cette architecture institutionnelle.

L’universitaire souligne que cette légitimité parallèle repose sur le parcours politique d’Ousmane Sonko et sur l’adhésion populaire dont il continue de jouir. Ce facteur rend, selon elle, l’exercice du pouvoir plus complexe pour le président Bassirou Diomaye Faye, dans la mesure où la Constitution ne prévoit pas une répartition aussi marquée de l’influence au sein de l’exécutif.

Face à cette situation inédite, Penda Mbow plaide pour une réforme constitutionnelle en profondeur. Elle propose notamment d’ouvrir le débat sur un éventuel passage à un régime parlementaire, qui permettrait de mieux refléter les réalités politiques actuelles et d’instaurer un équilibre plus clair entre les différents pôles de pouvoir. Une telle réforme, selon elle, offrirait un cadre institutionnel plus adapté à la dynamique politique du pays.

Par ailleurs, l’ancienne ministre de la Culture s’est montrée critique à l’égard de certaines orientations politiques portées par le Premier ministre, notamment en ce qui concerne le rôle du parti dans la gestion de l’État. Elle met en garde contre toute tentative de retour à un modèle de parti-État, qu’elle considère comme dépassé et incompatible avec les exigences démocratiques contemporaines.

Penda Mbow insiste sur le fait qu’aucune formation politique, dans le contexte actuel, ne dispose des capacités nécessaires pour régenter à elle seule l’ensemble de la société. Elle appelle plutôt à une approche fondée sur une participation citoyenne élargie, seule à même de répondre efficacement aux défis de développement auxquels le Sénégal est confronté.

Trafic de drogue à la frontière sénégalo-malienne : 16 kg de chanvre indien saisis par le GARSI 1 à Sinthiou Deboukholé

Dans la nuit du 24 au 25 mars 2026, une opération de surveillance menée par les éléments du Groupement d’action rapide de surveillance et d’intervention (GARSI 1) a permis de mettre la main sur un trafiquant de drogue dans une zone stratégique proche de la frontière entre le Sénégal et le Mali.

L’interception s’est déroulée à l’intersection de la route nationale 2 (RN2) et de la piste menant à Amadji, dans la localité de Sinthiou Deboukholé. Cette zone, connue pour être un point de passage discret, est régulièrement surveillée par les forces de défense et de sécurité en raison des activités illicites qui s’y développent.

Selon les informations recueillies, le suspect circulait à moto et transportait une importante cargaison de chanvre indien. Au total, 16 kilogrammes de drogue ont été découverts, soigneusement conditionnés, ce qui laisse penser à une opération de convoyage bien organisée en direction d’autres destinations, probablement à l’intérieur du territoire ou au-delà des frontières.

C’est au cours d’une patrouille nocturne que les agents du GARSI 1 ont repéré le comportement suspect de l’individu. Leur intervention rapide a permis de procéder à son interpellation sans incident majeur. La drogue saisie a immédiatement été placée sous scellés, conformément aux procédures en vigueur en matière de lutte contre le trafic de stupéfiants.

Après son arrestation, le suspect ainsi que la marchandise ont été remis à la brigade de gendarmerie de Kidira, territorialement compétente, pour la suite des investigations. Une enquête judiciaire a été ouverte afin de faire toute la lumière sur cette affaire.

Les autorités cherchent désormais à remonter la filière. Les investigations en cours visent notamment à identifier les commanditaires de ce trafic, à comprendre les circuits d’approvisionnement et à démanteler les réseaux de distribution opérant dans cette zone frontalière sensible.

ONU : le Nigeria s’oppose à la candidature de Macky Sall et dénonce une entorse aux règles diplomatiques

La candidature de Macky Sall au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies continue de susciter des remous au sein du continent africain. Après la prise de position officielle du Sénégal, c’est désormais la Nigeria qui monte au créneau pour contester la démarche engagée au niveau de l’Union africaine.

Dans une note verbale datée du 27 mars 2026 et adressée à la Commission de l’Union africaine depuis Addis-Abeba, l’ambassade de la République fédérale du Nigeria et sa mission permanente auprès de l’UA et de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (UNECA) ont exprimé une opposition claire à la désignation de Macky Sall comme candidat de consensus du continent africain.

Au cœur de la contestation nigériane figure une critique de fond sur la procédure ayant conduit à cette initiative. Abuja estime que la décision de proposer l’ancien président sénégalais comme candidat africain au poste de Secrétaire général de l’ONU est « incorrecte sur le plan procédural ». Le Nigeria déplore notamment que les mécanismes établis au sein de l’Union africaine n’aient pas été respectés, en particulier l’absence d’un examen approfondi par le Comité ministériel chargé des candidatures.

Dans son argumentaire, le Nigeria insiste sur son attachement à un ordre international fondé sur des règles claires, des procédures rigoureuses et des principes multilatéraux. Il rappelle que les États membres de l’Union africaine sont tenus de respecter ces normes, qui constituent le socle de la crédibilité diplomatique du continent sur la scène internationale. En ce sens, Abuja considère que la démarche actuelle fragilise non seulement la cohérence interne de l’organisation, mais aussi sa position dans les grandes négociations internationales.

Au-delà de la question procédurale, la note verbale soulève également un enjeu de principe lié à la rotation régionale pour le poste de Secrétaire général des Nations Unies. Le Nigeria rappelle qu’il est généralement admis que ce poste suit une forme d’équilibre géographique entre les différentes régions du monde. Selon cette logique, il reviendrait cette fois à l’Amérique du Sud et à la région des Caraïbes de proposer un candidat. Or, l’Afrique reconnaissant les Caraïbes comme sa « sixième région », Abuja estime qu’une candidature africaine à ce stade pourrait être perçue comme une remise en cause de cette pratique diplomatique.

Le document met en garde contre les conséquences d’une telle entorse aux usages établis. Pour le Nigeria, ignorer ce principe de rotation pourrait affaiblir la position de l’Afrique dans les négociations futures et compromettre ses intérêts stratégiques à long terme. Cette lecture traduit une vision plus globale des équilibres internationaux, où chaque décision doit s’inscrire dans une logique de continuité et de respect des engagements implicites entre régions.

Enfin, Abuja exprime sa surprise face à la rapidité du processus. La note souligne que les États membres ont disposé de très peu de temps pour examiner une décision d’une telle importance, sans qu’elle ne fasse l’objet d’un débat approfondi. Cette précipitation est perçue comme un manquement aux standards de gouvernance de l’Union africaine, renforçant ainsi les réserves du Nigeria.

Toutefois, le pays tient à préciser que son opposition ne vise pas la personne de Macky Sall ni le Sénégal en tant qu’État. Il s’agit, selon les termes de la note, d’une réserve fondée exclusivement sur des considérations de procédure et de principe. Une nuance importante qui vise à éviter toute interprétation politique ou diplomatique hostile à l’égard du candidat.

Cette nouvelle prise de position vient accentuer les divisions au sein de l’Union africaine sur ce dossier sensible. Entre soutien affiché par certains États, réserves procédurales et désengagement du Sénégal lui-même, la candidature de Macky Sall apparaît désormais au cœur d’un débat complexe mêlant enjeux institutionnels, rivalités diplomatiques et équilibres géopolitiques.

ONU : Abdou Mbow défend une candidature de Macky Sall qu’il juge toujours « crédible et actuelle »

Le député Abdou Mbow, membre de l’Alliance pour la République (APR), est sorti de sa réserve pour réagir à la situation entourant la candidature de l’ancien président Macky Sall au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies. Dans un contexte marqué par l’échec de la procédure d’adoption au sein de l’Union africaine, le parlementaire a tenu à relativiser la portée de cet épisode, qu’il ne considère pas comme un désaveu du candidat sénégalais.

Selon Abdou Mbow, la candidature de Macky Sall demeure « plus que jamais crédible et actuelle ». Il insiste sur le fait que la dynamique diplomatique en faveur de l’ancien chef de l’État n’est pas remise en cause, en dépit des obstacles procéduraux rencontrés à Addis-Abeba. À ses yeux, l’interprétation d’un rejet massif ne correspond pas à la réalité des positions exprimées par les États africains.

Le député avance que 34 pays auraient marqué leur accord pour l’adoption de la résolution, contre 20 ayant formulé des objections. Il nuance toutefois la portée de ces contestations, affirmant qu’elles ne traduisent pas une opposition politique à la candidature de Macky Sall, mais plutôt des réserves sur la méthode employée. En cause, le recours à la procédure dite de « non-objection », dont le délai de 24 heures a été jugé insuffisant par plusieurs États membres. Abdou Mbow souligne d’ailleurs que certains pays, notamment le Liberia et l’Égypte, seraient revenus sur leur position en retirant leurs objections initiales.

Dans son intervention, le parlementaire s’est également prononcé sur la position des autorités sénégalaises actuelles, qui ont déclaré ne pas être concernées par cette candidature. Une posture que conteste Abdou Mbow, affirmant que Macky Sall aurait informé le président en exercice de sa démarche. Il évoque l’existence d’un courrier adressé à Bassirou Diomaye Faye, laissant entendre qu’il y aurait eu une communication préalable entre les deux hommes sur cette initiative.

Au-delà des divergences d’interprétation, Abdou Mbow appelle à considérer le processus dans sa globalité. Il rappelle que la désignation du Secrétaire général des Nations Unies ne se limite pas à une validation au niveau africain, mais implique également des étapes décisives au sein du Conseil de sécurité, avant toute nomination définitive. Dans cette perspective, il estime que la candidature de Macky Sall conserve des marges de progression.

Thiaroye : la justice française reconnaît une faute de l’État et ouvre une brèche dans la quête de vérité

C’est une décision à forte portée symbolique et juridique qui a été rendue ce vendredi 27 mars 2026 par le tribunal administratif de Paris. Pour la première fois, la justice administrative française reconnaît la responsabilité de l’État pour ne pas avoir mobilisé tous les moyens nécessaires afin d’éclairer les circonstances exactes de la mort d’un tirailleur africain tué en décembre 1944.

Dans son communiqué, la juridiction souligne que pendant des décennies, les autorités françaises ont transmis à la famille du soldat des informations erronées ou incomplètes. Plus grave encore, elle estime que l’État n’a pas entrepris les démarches suffisantes pour établir la vérité sur les conditions précises du décès ni sur le lieu de sépulture du militaire, laissant ainsi ses proches dans une incertitude prolongée.

Si le tribunal n’a pas pu condamner la France pour le décès lui-même, en raison de la prescription des faits remontant à plus de 80 ans, il a néanmoins retenu une faute lourde dans la gestion de la mémoire et dans le devoir d’information envers les familles. Cette carence a été jugée constitutive d’un préjudice moral, pour lequel une indemnisation de 10 000 euros a été accordée au fils du tirailleur.

La décision met également en lumière les contradictions de la version officielle longtemps défendue par la France. Après les faits, les autorités avaient qualifié le soldat de « déserteur », affirmé que sa solde lui avait été versée et justifié l’intervention militaire comme une « réaction proportionnée ». Des éléments aujourd’hui battus en brèche par les recherches historiques et les témoignages, qui décrivent un épisode bien plus sombre.

Ce jugement s’inscrit dans le prolongement du drame du massacre de Thiaroye, survenu le 1er décembre 1944 dans un camp militaire situé près de Dakar. Ce jour-là, des tirailleurs originaires de plusieurs territoires d’Afrique de l’Ouest, de retour du front européen où ils avaient combattu pour la libération de la France, ont été pris pour cible par l’armée française alors qu’ils réclamaient le paiement de leurs arriérés de solde.

Pendant des décennies, cet épisode est resté entouré d’opacité, tant sur le nombre exact de victimes que sur les circonstances précises de l’intervention militaire et l’emplacement des fosses communes. En 2024, le président Emmanuel Macron avait franchi un pas en reconnaissant officiellement qu’il s’agissait d’un « massacre », rompant ainsi avec des années de silence ou de déni partiel.

La décision du tribunal administratif de Paris marque une avancée majeure pour les familles des victimes. Elle reconnaît non seulement une défaillance de l’État dans la recherche de la vérité, mais légitime aussi une quête mémorielle vieille de plusieurs décennies. Pour les descendants des tirailleurs, cette reconnaissance judiciaire constitue une première victoire, même partielle, dans un combat visant à réhabiliter l’honneur des soldats et à établir une vérité historique complète.

Indépendance du Sénégal : plus de 5 000 participants attendus dans la zone militaire n°3

À l’approche de la célébration de la fête de l’indépendance du Sénégal , prévue le 4 avril, les préparatifs s’intensifient dans la zone militaire n°3 couvrant Kaolack, Kaffrine et Fatick. Face à la presse, le commandant de ladite zone, le colonel Massamba Thiam, a décliné les grandes lignes du dispositif organisationnel de cet événement marquant l’accession du pays à la souveraineté internationale.

Selon le commandant de zone, les festivités démarreront le 2 avril avec une répétition générale destinée à peaufiner le déroulement des différentes séquences. Le 3 avril sera consacré à la traditionnelle retraite aux flambeaux, animée par la fanfare des armées dans les chefs-lieux de région, avec une forte mobilisation populaire attendue.

Le point d’orgue interviendra le 4 avril avec un important défilé militaire, paramilitaire et civil. Au total, 5 086 éléments des Forces de défense et de sécurité (FDS), ainsi que des civils, prendront part à cet événement dans les trois régions. Dans le détail, 948 FDS défileront à Kaolack, 430 à Kaffrine et 633 à Fatick.

La participation civile sera également significative, avec la présence d’établissements scolaires, de mouvements de jeunesse, d’anciens combattants, de collectivités territoriales ainsi que de conducteurs de motos « Jakarta », soumis à des mesures strictes de sécurité. Les majorettes viendront, quant à elles, rehausser l’animation du défilé.

En termes de mobilisation globale, Kaolack enregistrera environ 1 959 participants, contre 1 438 à Kaffrine et 1 689 à Fatick, confirmant l’ampleur de l’événement dans la zone centre du pays.

Par ailleurs, une innovation majeure est annoncée à Kaolack avec la délocalisation du défilé. Habituellement organisé sur l’avenue El Hadji Ibrahima Niass, il se tiendra cette année à l’intersection de la route nationale n°1 et de ladite avenue.

Enfin, le colonel Massamba Thiam a lancé un appel aux populations des trois régions à se mobiliser massivement pour célébrer cette fête nationale dans l’unité et le civisme. Cette édition 2026 est placée sous le thème : « Les Forces de défense et de sécurité, partenaires des Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026 ».

Abdou Mbow défend la candidature de Macky Sall à l’ONU et évoque un soutien majoritaire de 34 États africains

Le débat autour de la candidature de Macky Sall au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies continue de susciter de vives réactions. Ce vendredi 27 mars 2026, le député Abdou Mbow est monté au créneau pour défendre la « crédibilité » de cette ambition, tout en proposant une lecture différente des récents blocages observés au sein de l’Union africaine.

Dans sa déclaration, le parlementaire insiste sur un point central : malgré l’échec de la procédure de silence, une majorité d’États africains soutiendrait bel et bien la candidature de l’ancien chef de l’État sénégalais. Selon lui, 34 pays se sont déjà prononcés en faveur de la résolution de soutien, constituant ainsi un socle diplomatique solide à l’échelle continentale. Une donnée qu’il considère comme déterminante dans la perspective de la course au poste de secrétaire général.

Abdou Mbow s’attache également à nuancer la portée des oppositions enregistrées. Les 20 États ayant initialement rompu le silence ne se seraient pas opposés sur le fond de la candidature, mais plutôt sur la forme du processus. Il évoque notamment une procédure d’urgence jugée trop courte, limitée à 24 heures, qui n’aurait pas permis une concertation approfondie entre les capitales africaines. Dans cette optique, il souligne que certaines réserves commencent déjà à s’estomper, citant le retrait des objections de pays comme l’Égypte et le Liberia, ce qui renforcerait progressivement la position de Macky Sall.

L’un des aspects les plus sensibles de cette prise de parole concerne la position officielle du Sénégal. Alors que les autorités sénégalaises avaient indiqué, via leur mission à Addis-Abeba, ne pas être associées à cette démarche, Abdou Mbow conteste fermement cette version. Il affirme que Macky Sall a bien adressé une correspondance au président Bassirou Diomaye Faye pour l’informer de son intention de briguer ce poste. Une précision qui vise, selon lui, à dissiper toute ambiguïté sur l’existence d’un minimum de concertation institutionnelle entre l’ancien et l’actuel chef de l’État.

Au-delà de la controverse, cette sortie met en lumière une réalité diplomatique plus nuancée. Si l’Union africaine n’a pas réussi à dégager un consensus formel, l’existence d’un soutien majoritaire pourrait néanmoins servir de base stratégique dans les négociations internationales. Pour les partisans de Macky Sall, l’enjeu est désormais de transformer cette majorité relative en un bloc uni capable de peser face aux autres régions du monde, notamment au sein du Conseil de sécurité des Nations Unies, où se joue en grande partie la désignation du futur secrétaire général.

Dans un contexte marqué par des divisions africaines et des tensions politiques internes, la bataille autour de cette candidature dépasse largement le cadre personnel. Elle interroge la capacité du continent à s’accorder sur des ambitions communes et à défendre efficacement ses intérêts dans les instances internationales. Pour Macky Sall et ses soutiens, le défi est désormais clair : convertir un soutien dispersé en véritable force diplomatique.

Secrétaire général de l’ONU : la candidature de Macky Sall rejetée après l’opposition de 20 États africains

Coup d’arrêt pour la candidature de Macky Sall au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies. La Commission de l’Union africaine a annoncé ce 27 mars 2026, depuis Addis-Abeba, l’échec de la procédure dite de « silence » engagée pour valider officiellement le soutien du continent à l’ancien président sénégalais.

Dans une note adressée au ministère des Affaires étrangères de l’Éthiopie ainsi qu’aux missions permanentes des États membres, l’institution continentale précise que vingt pays ont formellement rompu le silence avant l’échéance fixée à la fin de la journée. Cette opposition collective empêche automatiquement l’adoption du projet de décision qui visait à faire de Macky Sall le candidat unique de l’Afrique à cette fonction stratégique.

La procédure de silence, souvent utilisée au sein de l’Union africaine pour accélérer la prise de décision, repose sur un principe simple : en l’absence d’objection formelle dans un délai donné, la proposition est considérée comme adoptée par consensus. Mais dans ce cas précis, le nombre élevé d’États opposés a totalement bloqué le mécanisme, révélant des divisions profondes au sein de l’organisation.

Au total, 20 États membres — dont le Sénégal lui-même — ont exprimé leur désaccord avec le projet de soutien. Une situation pour le moins paradoxale, qui souligne la complexité des équilibres diplomatiques autour de cette candidature. En face, 34 des 54 pays membres de l’Union africaine s’étaient prononcés en faveur de Macky Sall, un soutien majoritaire mais insuffisant dans un système qui exige l’absence d’opposition significative.

Cet échec met en lumière les difficultés persistantes de l’Afrique à parler d’une seule voix sur les grandes échéances internationales. Alors que l’Union africaine plaidait pour une candidature unifiée afin de peser davantage dans le processus de désignation du futur secrétaire général de l’ONU, les divergences internes ont finalement pris le dessus.

Malgré ce revers, la dynamique autour de Macky Sall n’est pas totalement stoppée. Le Burundi, par la voix de son président Evariste Ndayishimiye, s’est engagé à porter officiellement sa candidature. Une initiative qui ouvre la voie à une candidature individuelle, en dehors d’un consensus continental, mais qui pourrait s’avérer plus difficile à défendre sur la scène internationale, notamment face aux grandes puissances et aux autres blocs régionaux.

Le calendrier reste toutefois serré. Les candidatures doivent être déposées au plus tard le 1er avril 2026 pour participer aux dialogues interactifs prévus à partir du 20 avril. Dans ce contexte, Macky Sall devra désormais compter sur des soutiens bilatéraux et une stratégie diplomatique élargie pour espérer exister dans la course à la succession à la tête des Nations Unies.

Au-delà du cas personnel de l’ancien chef de l’État sénégalais, cet épisode révèle une fois de plus les limites du fonctionnement consensuel de l’Union africaine dans les dossiers à forte portée stratégique. Une réalité qui pourrait peser lourd dans la capacité du continent à influencer les grandes décisions de gouvernance mondiale.

Candidature de Macky Sall à l’ONU : l’Union africaine acte un échec après une fronde de vingt États membres

Dans une note officielle datée du 27 mars 2026, la Commission de l’Union Africaine a annoncé l’échec de la procédure visant à entériner la candidature de Macky Sall au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies. Cette décision marque un tournant inattendu dans un processus qui, jusqu’ici, semblait engagé vers une validation formelle au niveau continental.

La procédure adoptée reposait sur le mécanisme dit de « procédure de silence », un dispositif diplomatique qui permet l’adoption d’une décision en l’absence d’objection explicite des États membres dans un délai imparti. Fixée au 27 mars, cette échéance devait donc consacrer un soutien tacite à la candidature de l’ancien chef de l’État sénégalais. Toutefois, le scénario a basculé à la dernière minute avec une contestation significative au sein de l’organisation.

Selon le document officiel, vingt États membres ont rompu le silence, empêchant de facto l’adoption du projet de décision. Ce niveau d’opposition, particulièrement élevé dans ce type de procédure habituellement consensuelle, traduit des divergences profondes entre pays africains sur l’opportunité de soutenir un candidat unique pour représenter le continent à la tête de l’Organisation des Nations Unies.

Face à cette situation, la Commission de l’Union africaine a été contrainte de constater l’échec du processus. Le texte précise clairement que le projet de décision relatif à la candidature de Macky Sall n’a pas été adopté, ce qui annule automatiquement toute forme de soutien officiel de l’organisation continentale. Cette absence d’aval collectif affaiblit considérablement les chances de l’ancien président sénégalais dans la course à la succession du Secrétaire général de l’ONU, un poste stratégique sur la scène internationale.

Cet épisode met en lumière les fractures diplomatiques persistantes au sein de l’Union africaine, notamment sur les questions de représentation et de leadership continental. Il souligne également les difficultés à construire un consensus autour d’une candidature unique, dans un contexte où les ambitions nationales et les équilibres géopolitiques continuent de peser lourdement sur les décisions collectives.

Mbour : la ministre de la Justice en immersion pour une réforme en profondeur des conditions carcérales

La ministre de la Justice,Yacine Fall, a effectué ce jeudi 26 mars une visite de terrain à Mbour, dans l’ouest du Sénégal, marquant une étape importante dans sa volonté de rapprocher l’institution judiciaire des réalités quotidiennes. Cette immersion l’a conduite successivement au Tribunal de Grande Instance et à la Maison d’Arrêt et de Correction, deux structures clés du dispositif judiciaire et pénitentiaire local.

Selon un communiqué officiel de son département, cette visite s’inscrit dans une démarche d’écoute et de dialogue direct avec les acteurs du service public de la justice. Sur place, la ministre a tenu à échanger sans filtre avec les magistrats, le personnel judiciaire, les agents de l’administration pénitentiaire ainsi que les détenus. Cette approche de proximité lui a permis de recueillir des témoignages concrets sur les conditions de travail, mais aussi sur la réalité de la détention au quotidien.

Au Tribunal de Grande Instance de Mbour, les discussions ont notamment porté sur les défis liés au fonctionnement des juridictions, notamment les questions d’effectifs, de moyens logistiques et de célérité dans le traitement des dossiers. Les acteurs judiciaires ont ainsi pu exposer leurs préoccupations, tout en partageant leurs attentes en matière de réformes et d’amélioration des performances du système.

La visite à la Maison d’Arrêt et de Correction a constitué un moment fort de ce déplacement. En rencontrant directement les détenus, Yacine Fall a pu mesurer l’ampleur des difficultés liées à la surpopulation carcérale, aux conditions de vie et aux enjeux de réinsertion. Les échanges ont également permis d’aborder la question de la dignité humaine en milieu carcéral, un axe central de la politique pénitentiaire que souhaite impulser la ministre.

À travers cette initiative, l’objectif affiché est clair : engager des réformes durables pour améliorer les conditions de détention, tout en promouvant des alternatives crédibles à l’incarcération. Il s’agit également de bâtir une justice plus humaine, respectueuse des droits fondamentaux, et résolument orientée vers la réinsertion sociale des personnes privées de liberté.

Drame à la Médina : un élève de 11 ans meurt écrasé par un monte-charge sur un chantier

Un tragique accident s’est produit le mardi 24 mars 2026 aux environs de 15 heures à la rue 45×34 de la Médina, à Dakar, où un chantier d’immeuble R+6 en construction a viré au drame. Un monte-charge utilisé pour transporter des briques s’est renversé, causant la mort d’un élève de 11 ans qui se trouvait sur les lieux.

Selon les informations rapportées par le journal Libération, des ouvriers étaient en pleine manœuvre pour acheminer des briques du rez-de-chaussée jusqu’au sixième étage à l’aide d’un élévateur. Au cours de l’opération, l’appareil aurait connu une défaillance technique. La corde du dispositif, en rotation, aurait cédé ou dysfonctionné, entraînant la chute brutale du monte-charge ainsi que de son chargement.

Au moment de l’incident, plusieurs jeunes écoliers passaient à proximité du chantier. Pris de panique, certains ont réussi à s’échapper, mais l’un d’eux, identifié sous les initiales P.S. Sène, âgé de 11 ans, a été mortellement percuté. L’enfant est décédé sur le coup, plongeant le quartier dans l’émoi et la consternation.

Suite à ce drame, les autorités ont rapidement ouvert une enquête pour déterminer les circonstances exactes de l’accident et situer les responsabilités. Cinq ouvriers présents sur le chantier au moment des faits ont été interpellés par les éléments du commissariat de la Médina. Ils ont été placés en garde à vue avant d’être déférés, le 26 mars 2026, devant le parquet de Dakar.

Ces derniers sont poursuivis pour homicide involontaire, une qualification pénale qui pourrait évoluer en fonction des conclusions de l’enquête. Cette affaire relance le débat sur le respect des normes de sécurité sur les chantiers de construction, notamment dans les zones urbaines très fréquentées, où les populations, y compris les enfants, sont exposées à des risques majeurs au quotidien.

JOJ Dakar 2026 : des infrastructures achevées à près de 97 % à six mois de l’événement

Le Sénégal s’apprête à écrire une page historique du sport mondial en accueillant, pour la première fois sur le continent africain, les Jeux Olympiques de la Jeunesse de Dakar 2026, prévus du 31 octobre au 13 novembre. À six mois de ce rendez-vous international majeur, les autorités affichent un niveau d’avancement jugé très satisfaisant, avec des infrastructures réalisées à près de 97 %.

Le président du comité d’organisation, Mamadou Diagne Ndiaye, s’est voulu rassurant lors d’une déclaration faite ce jeudi 26 mars. Il a souligné que les chantiers sont dans leur phase finale, avec une mobilisation constante des équipes techniques sur le terrain. Selon lui, les visites régulières effectuées avec le ministre des Infrastructures permettent de constater une progression continue et conforme aux délais fixés. Il a ainsi indiqué que le taux de réalisation oscille actuellement entre 96 et 97 %, témoignant d’une dynamique soutenue à l’approche de la livraison définitive des ouvrages.

La remise officielle des infrastructures est d’ailleurs attendue pour la fin du mois d’avril, soit plusieurs mois avant le début des compétitions. Une avance qui devrait permettre d’entrer sereinement dans la phase opérationnelle, notamment les tests techniques et logistiques. Dans cette perspective, une visite de presse est prévue dans les deux prochains mois afin de donner un aperçu concret de l’état d’avancement des installations et de démontrer la réalité du terrain.

Les Jeux Olympiques de la Jeunesse de Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026 réuniront environ 2 700 jeunes athlètes venus du monde entier. Au total, 25 disciplines sportives officielles sont inscrites au programme, auxquelles s’ajoutent 10 disciplines de démonstration et d’engagement, parmi lesquelles le surf et le karaté. Cette diversité traduit la volonté du Comité international olympique de proposer un événement moderne, inclusif et en phase avec les nouvelles pratiques sportives des jeunes.

Les compétitions seront réparties sur huit sites officiels, organisés autour de trois pôles géographiques stratégiques. À Dakar, plusieurs lieux emblématiques accueilleront des épreuves, notamment le Stade Iba Mar Diop, la Piscine olympique et la Place du Souvenir africain. Le pôle de Diamniadio concentrera des infrastructures modernes telles que le Stade olympique et la Dakar Arena, véritables symboles de l’ambition sportive du pays. Enfin, la station balnéaire de Saly sera dédiée aux disciplines nautiques et aux sports de plage.

Contentieux CAN 2025 : le Sénégal saisit le TAS pour récupérer son sacre face au Maroc

Le Sénégal passe à l’offensive sur le terrain juridique. Après la décision controversée de la Confédération africaine de football (CAF) de lui retirer son titre de champion d’Afrique 2025 au profit du Maroc, la Fédération sénégalaise de football (FSF) a officiellement déposé un recours devant le Tribunal arbitral du sport. L’objectif est clair : faire annuler la décision de l’instance continentale et rétablir les Lions de la Teranga dans leurs droits de vainqueurs sur le terrain.

Au cœur de cette bataille judiciaire, le pool d’avocats de la FSF entend démonter point par point l’argumentaire développé par le jury d’appel de la Confédération africain de football. Ce dernier s’était appuyé sur les articles 82 et 84 de ses règlements pour considérer que le Sénégal avait abandonné la rencontre, ouvrant ainsi la voie à une victoire du Maroc sur tapis vert. Une interprétation que la partie sénégalaise juge contestable, voire inadaptée au regard des faits survenus lors de la rencontre.

Selon les éléments rapportés notamment par le média Jeune Afrique, la stratégie de défense du Sénégal repose en grande partie sur la jurisprudence du TAS, réputée plus large et plus nuancée que celle appliquée par la CAF. Contrairement à l’instance africaine, le tribunal international prend en compte un ensemble de principes complémentaires qui permettent d’apprécier les situations de manière plus fine, au-delà d’une lecture stricte des règlements.

Parmi ces principes figure en bonne place la loi 5 de l’International Football Association Board, organe garant des lois du jeu. Ce texte stipule que les décisions de l’arbitre relatives aux faits de jeu sont définitives, y compris celles concernant la validation d’un but et le résultat d’un match. Un argument de poids pour la FSF, qui soutient que le sort de la rencontre ne pouvait être modifié a posteriori par une décision administrative.

La défense sénégalaise insiste également sur un point crucial : la distinction entre une interruption temporaire du match et un abandon caractérisé. Pour les avocats, les circonstances ayant conduit à l’arrêt du jeu ne sauraient être assimilées à un refus délibéré et prolongé de reprendre la rencontre. Or, c’est précisément cette qualification d’« abandon » qui a servi de fondement à la sanction infligée par la CAF.

ONU : l’Union africaine enclenche la procédure pour porter Macky Sall à la tête du Secrétariat général

La Commission de l’Union africaine a franchi, ce jeudi 26 mars 2026, une étape majeure dans le processus de désignation d’un candidat africain au poste de Secrétaire général des Nations Unies. Réunie sous l’autorité du Bureau de l’Assemblée, l’organisation continentale a transmis un projet de décision visant à entériner officiellement la candidature de Macky Sall. Cette démarche institutionnelle marque une accélération notable dans la stratégie africaine visant à parler d’une seule voix dans la course à la succession à la tête de l’ONU.

Consignée sous la référence CCP/OSC/A/A1/056.03.26, cette initiative intervient à l’issue d’une réunion jugée stratégique, présidée par Évariste Ndayishimiye, en sa qualité de président en exercice de Union africaine. Cette rencontre a permis d’acter une convergence politique autour de la nécessité de positionner un candidat africain crédible, expérimenté et capable de fédérer au-delà du continent.

À travers ce projet de décision, la Commission de Union Africaine cherche à formaliser un soutien politique structuré à la candidature de Macky Sall, dont le profil est perçu comme répondant aux exigences d’un poste aussi stratégique. Fort de son expérience à la tête de l’État sénégalais pendant plus d’une décennie, ainsi que de son implication dans les dossiers internationaux et africains, l’ancien chef d’État bénéficie d’un capital diplomatique non négligeable.

Cette étape s’inscrit dans une dynamique plus large visant à renforcer la présence africaine dans les hautes sphères de la gouvernance mondiale, notamment au sein de Organisation des Nations Unies . Depuis plusieurs années, les États africains plaident pour une représentation plus équitable dans les instances décisionnelles internationales, estimant que le continent, fort de ses 54 pays membres, doit jouer un rôle plus central dans la définition des politiques globales.

La procédure enclenchée par la Commission devra désormais suivre plusieurs étapes diplomatiques et politiques avant d’aboutir à une désignation consensuelle. L’un des principaux enjeux réside dans la capacité de l’Union africaine à maintenir l’unité autour d’un candidat unique, condition essentielle pour peser efficacement face aux autres blocs régionaux.

Scandale au sommet : aveux en cascade après l’exploitation des téléphones saisis

L’enquête en cours prend une tournure spectaculaire. Selon des révélations du journal Libération dans sa livraison du vendredi 27 mars, plusieurs personnes impliquées dans une affaire aux ramifications complexes ont fini par céder face aux preuves extraites de leurs téléphones.

D’après le quotidien, la confrontation avec les données numériques a été décisive. Mis devant des éléments jugés accablants, Kader Dia aurait craqué lors de son audition. Après une phase de dénégation, il aurait finalement reconnu des faits compromettants, évoquant notamment une relation qu’il qualifie lui-même d’« aventure » avec Pape Cheikh Diallo, ainsi que d’autres implications encore en cours d’exploitation par les enquêteurs.

Dans le même sillage, Ousmane Kadior Ka, lui aussi confronté aux preuves techniques issues des téléphones saisis, aurait fini par passer aux aveux après avoir initialement nié toute implication. Les enquêteurs semblent s’appuyer fortement sur les échanges, contenus multimédias et historiques récupérés pour établir les responsabilités.

L’affaire prend une dimension encore plus sensible avec les déclarations de l’étudiant Khalifa Traoré . Ce dernier aurait reconnu des relations sexuelles avec Pape Cheikh Diallo, confirmant ainsi certains éléments déjà soupçonnés par les enquêteurs et renforçant la cohérence des témoignages recueillis.

Ces aveux successifs interviennent dans un contexte d’opération d’envergure. À ce stade de la procédure, l’enquête aurait déjà conduit à l’interpellation de 51 personnes, dont 47 Sénégalais, mais aussi des ressortissants étrangers, notamment un Français, un Camerounais, un Ivoirien et un Tchadien. Ce caractère multinational laisse entrevoir un réseau structuré, dont l’étendue réelle reste encore à déterminer.

Les sources proches du dossier évoquent désormais la possibilité d’une vague d’arrestations encore plus importante dans les prochains jours. Les autorités judiciaires semblent déterminées à aller au bout de cette affaire, qui pourrait révéler des ramifications inattendues dans différents milieux.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°704 – 27/03/2026

🔴 TINTAMARRE AUTOUR DE LA « DETTE CACHÉE » PORTANT SUR UN MONTANT DE 650 MILLIONS D’EUROS ET CONTRACTÉE SOUS DIOMAYE – SONKO : CHEIKH DIBA TENTE DE SAUVER LES MEUBLES
🔴 EFFECTIVITÉ DU PROJET DE DÉCISION VISANT À APPROUVER OFFICIELLEMENT LA CANDIDATURE DU PRÉSIDENT MACKY SALL AU POSTE DE SG DE L’ONU : L’ONU PASSE À LETAPE DÉCISIVE

🔴 BATAILLE JURIDIQUE : LA FSF DÉFEND SA POSITION DEVANT LE TAS

Un rendez-vous stratégique pour l’écosystème entrepreneurial africain

Dakar, 26 mars 2026 – L’hôtel Room (ex Radisson Blu Dakar) a accueilli ce jeudi un afterwork business de haut niveau organisé par Social Business Impact, réunissant près de 300 acteurs du monde entrepreneurial et de l’investissement. Cet événement marque une étape décisive pour l’écosystème africain, avec le lancement officiel du TIC – Teranga Investor Club, un cercle sélectif de jeunes entrepreneurs-investisseurs.

Fondé par Mohamed Faye, PDG de M&N Capital Group et Cautiona Sénégal, Moustapha Thiam, PDG d’Exigences Group, et Ibrahima Badji, le club se veut un catalyseur de synergies stratégiques et un moteur de croissance pour les entreprises africaines. Selon ses initiateurs, la vision est claire : créer un réseau d’investisseurs engagés, favoriser les synergies stratégiques et accélérer la croissance des entreprises africaines.

Une ambition structurante

Le TIC entend accompagner les jeunes entrepreneurs dans cinq secteurs clés de l’économie sénégalaise : l’élevage, l’agriculture, l’immobilier, ainsi que d’autres domaines porteurs. Les fondateurs insistent sur l’importance de bâtir un tissu économique solide et structuré, capable de rivaliser sur la scène internationale.

Un élan collectif

La cérémonie d’ouverture officielle est annoncée dans les prochains jours, avec la participation attendue des autorités étatiques et des principaux acteurs du monde des affaires. Pour Mohamed Faye, « L’Afrique se construit par l’investissement, la structuration et l’audace collective ».

Le TIC ambitionne ainsi de devenir un levier incontournable pour l’émergence économique du continent.

An 2 de Bassirou Diomaye Faye : Ahmadou Al Amine Lô défend un bilan marqué par la stabilité et appelle à la patience

Le ministre d’État Ahmadou Al Amine Lô a livré un plaidoyer appuyé en faveur du bilan de l’An 2 du président Bassirou Diomaye Faye, mettant en exergue la stabilité institutionnelle comme principal acquis dans un contexte national marqué par de fortes turbulences récentes.

Chargé du suivi de l’agenda stratégique « Sénégal 2050 », il a souligné que le pays a su éviter un basculement institutionnel malgré les tensions politiques et sociales enregistrées entre janvier 2024 et février 2026. Selon lui, cette capacité de résilience témoigne de la solidité des institutions sénégalaises et de la gestion du pouvoir par les nouvelles autorités.

Sur le terrain économique, le ministre d’État n’a pas éludé les difficultés actuelles. Il a pointé la lourdeur de l’héritage laissé par l’administration précédente, dirigée par Macky Sall. D’après ses analyses, la dette publique héritée dépasserait la richesse nationale, une situation qu’il qualifie de critique et qui limite fortement les capacités d’investissement de l’État. Cette contrainte budgétaire, selon lui, impose au gouvernement une approche prudente et progressive.

Dans cette perspective, Ahmadou Al Amine Lô a justifié les choix actuels de l’exécutif par la nécessité de reconstruire des marges de manœuvre financières avant de lancer des projets d’envergure. Il estime que cette étape est indispensable pour garantir la soutenabilité des politiques publiques à long terme.

Le ministre a également réaffirmé sa confiance dans l’agenda de transformation « Sénégal 2050 », présenté comme le cadre stratégique central pour le redressement économique et social du pays. Il a insisté sur le fait que les réformes engagées par le tandem Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko nécessitent du temps pour produire des effets visibles, notamment sur les conditions de vie des populations.

TRS et “dette cachée” : Cheikh Diba démonte la polémique et justifie une stratégie de financement d’urgence

Face à la montée des interrogations suscitées par un article du Financial Times évoquant une supposée « dette cachée » du Sénégal, le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, est monté au créneau. Entouré du directeur général de la Comptabilité publique et du Trésor ainsi que du directeur de la Dette publique, il a tenu une conférence de presse pour éclairer l’opinion nationale sur les opérations de Total Return Swap (TRS), au cœur d’une controverse grandissante.

D’emblée, le ministre a replacé le débat dans son contexte, insistant sur la nécessité de revenir à l’année 2025 pour comprendre les choix opérés par l’État. Cette période a été marquée par la certification de la gestion des finances publiques par la Cours des comptes , dont les conclusions ont suscité de vives réactions chez les partenaires techniques et financiers. Ces révélations ont contribué à une dégradation en chaîne de la note souveraine du Sénégal, entraînant une hausse significative des coûts d’emprunt sur les marchés internationaux, avec des taux oscillant entre 11 et 12 %.

Dans le même temps, l’absence de programme actif avec le Fonds monétaire international a fortement limité l’accès aux financements multilatéraux. Le pays s’est ainsi retrouvé confronté à des besoins de financement estimés à 5 700 milliards de francs CFA, dans un environnement contraint où les marges de manœuvre étaient réduites à deux options : le marché financier régional ou les marchés internationaux, ces derniers étant devenus particulièrement onéreux.

C’est dans ce contexte que les autorités ont exploré des solutions alternatives. Cheikh Diba rappelle avoir, dès octobre 2024, évoqué la nécessité d’approfondir la liquidité du marché financier régional. Toutefois, les réformes structurelles indispensables – notamment celles touchant aux fonds de pension, aux fonds d’investissement ou encore à la fiscalité – nécessitent du temps pour produire leurs effets. Il fallait donc une réponse immédiate pour mobiliser des ressources.

La stratégie retenue a consisté à capter de l’épargne extérieure, à la convertir en francs CFA et à l’injecter dans le marché domestique afin d’en renforcer la liquidité. Pour ce faire, le gouvernement s’est tourné vers des partenaires institutionnels internationaux et des banques commerciales, notamment Africain Finance Corporation , Société Général , ainsi qu’un partenaire basé à Abou Dhabi. L’objectif était clair : convaincre ces acteurs de parier sur le potentiel de croissance à long terme du Sénégal.

Toutefois, ces investisseurs ont posé certaines conditions techniques. La première concernait le risque de change, leurs ressources étant libellées en devises étrangères, alors que les titres publics sénégalais sont en francs CFA. Pour y répondre, un mécanisme de conversion a été mis en place via des banques locales de la sous-région, permettant de transformer immédiatement les devises en monnaie locale à travers des comptes logés à la banque centrale.

La seconde contrainte portait sur la gestion du risque lié à la volatilité des titres. Le ministre a rassuré en soulignant la stabilité offerte par l’appartenance du Sénégal à une zone monétaire intégrée, ainsi que la faible volatilité du marché domestique des titres publics. Pour renforcer davantage la sécurité de l’opération, un mécanisme de garantie représentant environ 30 % du montant a été prévu. Ce dispositif constitue, selon lui, le cœur du mécanisme TRS.

Le fonctionnement du système repose sur un principe simple : à l’échéance, les francs CFA sont reconvertis en devises via les mêmes circuits, puis transférés aux investisseurs. « Voilà le mécanisme. Ce n’est rien d’autre que ça », a insisté Cheikh Diba, cherchant à démystifier un instrument jugé complexe par une partie de l’opinion.

Sur la question de la transparence, le ministre a fermement rejeté toute accusation d’opacité. Il affirme que ces opérations ne comportent aucune clause cachée, aucun engagement dissimulé ni aucune mise en garantie des actifs de l’État. Les montants mobilisés sont, selon lui, intégralement inscrits dans les statistiques publiques du marché des valeurs du Trésor.

Cheikh Diba a également rappelé que le recours aux TRS n’est pas une première pour le Sénégal, qui y a déjà eu recours en 2011, 2015 et 2018. De plus, ces instruments sont expressément prévus dans la loi de finances. Les fonds mobilisés ont servi à couvrir les dépenses publiques de l’exercice 2025, dans un contexte budgétaire particulièrement contraint.

Sur le plan de la communication, le ministre a souligné avoir présenté ces opérations devant l’Assemblée nationale en novembre 2025, précisant que les informations correspondantes figurent dans les documents budgétaires officiels, notamment le rapport économique et financier annexé à la loi de finances 2026. Il a également assuré que le FMI a été informé tout au long du processus.

Sommet mondial sur l’enfance numérique : Marie Khone Faye plaide pour un usage éthique et inclusif des technologies

La Première dame du Sénégal, Marie Khone Faye, a pris part ce mercredi 25 mars 2026 à un rendez-vous international majeur consacré à la protection de l’enfance à l’ère numérique. Ce sommet inaugural de la coalition mondiale « Fostering the Future Together » s’est tenu à la Maison-Blanche, sous l’impulsion de la First Lady américaine, Melania Trump.

Cette rencontre de haut niveau a réuni plusieurs acteurs internationaux autour d’un enjeu central : garantir le bien-être et la sécurité des enfants dans un monde de plus en plus dominé par les technologies numériques. Dans ce contexte, Marie Khone Faye a porté la voix du Sénégal en mettant en avant une vision équilibrée entre innovation et protection.

Dans son intervention, elle a structuré la position sénégalaise autour de trois priorités essentielles. Elle a d’abord insisté sur la ضرورة d’un accès équitable aux outils numériques, soulignant que les inégalités technologiques peuvent accentuer les fractures sociales et éducatives. Elle a ensuite évoqué la question cruciale de la sécurité et de l’éthique dans l’utilisation des technologies, appelant à encadrer davantage les pratiques numériques pour protéger les plus jeunes. Enfin, elle a plaidé pour un renforcement des partenariats régionaux et internationaux afin de mutualiser les efforts et les bonnes pratiques.

« La technologie doit être un pont vers le savoir au service d’un avenir plus juste et inclusif pour chaque enfant », a-t-elle déclaré, résumant ainsi l’approche du Sénégal qui vise à faire du numérique un levier de développement humain plutôt qu’un facteur de vulnérabilité.

Les discussions ont également permis d’aborder des mesures concrètes pour encadrer l’usage des technologies par les enfants. Parmi les pistes évoquées figurent l’interdiction des écrans avant l’âge de trois ans, la limitation de l’utilisation des téléphones selon des seuils d’âge bien définis, ainsi que la réintroduction de supports pédagogiques traditionnels dans les systèmes éducatifs.

Les participants ont aussi mis en avant le potentiel des technologies innovantes, notamment à travers l’utilisation de robots éducatifs ou thérapeutiques pour accompagner les enfants malades. Parallèlement, une attention particulière a été accordée à la lutte contre les contenus dangereux et le harcèlement en ligne, devenus des enjeux majeurs dans l’environnement numérique actuel.

Un autre point important des échanges a concerné la régulation des contenus générés par l’intelligence artificielle, avec la proposition de rendre obligatoire leur encadrement et leur formation, afin d’éviter toute dérive pouvant nuire aux enfants.

Washington suspend ses menaces de frappes contre l’Iran et mise sur la voie diplomatique

Le président américain Donald Trump a annoncé, jeudi, le report de son ultimatum concernant d’éventuelles frappes contre les infrastructures électriques iraniennes, marquant un tournant notable dans la gestion des tensions entre Washington et Iran. Initialement envisagées à très court terme, ces opérations militaires sont désormais suspendues jusqu’au 6 avril à 20 heures, heure de Washington, selon une déclaration publiée sur la plateforme Truth Social .

Cette décision intervient dans un contexte diplomatique particulièrement sensible, alors que des discussions indirectes sont en cours entre les États-Unis et les autorités de Téhéran . Le président américain a indiqué avoir pris cette mesure « à la demande du gouvernement iranien », évoquant une suspension temporaire des frappes pour une durée de dix jours, afin de permettre la poursuite des échanges.

Dans son message, Donald Trump a tenu à souligner la dynamique qu’il juge positive des négociations en cours. Il a affirmé que « les discussions se poursuivent » et qu’elles se déroulent « très bien », prenant ainsi le contre-pied de certaines informations relayées dans les médias, qui faisaient état d’un blocage ou d’une impasse. Cette communication tranche avec le ton particulièrement offensif adopté ces derniers jours par l’administration américaine, qui avait ouvertement menacé de cibler les centrales électriques iraniennes en cas d’échec des pourparlers.

Quelques jours auparavant, le président américain avait en effet posé un ultimatum clair à Téhéran, conditionnant l’abandon de toute action militaire à des avancées concrètes sur plusieurs dossiers sensibles, notamment la sécurité du détroit d’Ormuz et les tensions régionales. Il avait alors évoqué la possibilité de « frapper et anéantir » les infrastructures énergétiques iraniennes en l’absence de compromis, une déclaration qui avait suscité de vives inquiétudes sur le plan আন্তর্জাতিক.

Le report annoncé s’inscrit ainsi dans une séquence diplomatique encore incertaine, caractérisée par des signaux contrastés entre fermeté affichée et volonté d’apaisement. Selon plusieurs sources concordantes, des échanges qualifiés de « constructifs » ont récemment eu lieu entre les deux parties, ouvrant la voie à une désescalade temporaire.

Secrétariat général de l’ONU : l’Union africaine enclenche le soutien officiel à la candidature de Macky Sall

La Union africaine a franchi une étape décisive dans la perspective de la prochaine succession à la tête des Organisations des Nations Unies . À travers sa Commission, et plus précisément le Bureau de l’Assemblée, l’organisation continentale a transmis ce 26 mars 2026 un projet de décision visant à entériner le soutien officiel de l’Afrique à la candidature de l’ancien président sénégalais Macky Sall au poste de Secrétaire général.

Cette initiative s’inscrit dans la dynamique de la première réunion du Bureau de l’Assemblée de l’Union africaine, tenue le même jour sous la présidence de Evariste Ndayishimiye, également président en exercice de l’organisation continentale. Elle marque une volonté claire d’anticipation face à un calendrier international particulièrement serré.

Le mécanisme retenu pour l’adoption de cette décision repose sur la « procédure de silence », prévue par l’article 19(1) du règlement intérieur de l’Assemblée. Concrètement, le texte sera considéré comme adopté par consensus si, à l’issue du délai fixé au 27 mars 2026, plus d’un tiers des États membres habilités à voter ne s’y opposent pas. Cette méthode, souvent utilisée dans les organisations internationales, permet d’accélérer les prises de décision tout en préservant une forme d’accord collectif implicite.

Dans son argumentaire, l’Union africaine met en avant plusieurs atouts attribués à Macky Sall. Le document insiste sur son expérience à la tête d’un État, sa capacité à conduire des politiques orientées vers les résultats, ainsi que son aptitude à évoluer dans des environnements diplomatiques complexes. Son réseau international et sa faculté à rechercher des compromis entre puissances sont également présentés comme des éléments déterminants dans un contexte mondial marqué par des tensions géopolitiques croissantes.

Au-delà du profil du candidat, l’organisation panafricaine souligne un enjeu stratégique majeur : celui de l’unité du continent. Face à une compétition internationale où les candidatures sont souvent soutenues par des blocs régionaux puissants, l’Union africaine insiste sur la ضرورة pour l’Afrique de parler d’une seule voix afin de maximiser ses chances d’influencer le choix final.

Le calendrier imposé par les Nations Unies renforce cette nécessité d’agir rapidement. Une correspondance datée du 4 mars 2026, émanant de la présidence de l’Assemblée générale, précise en effet que les candidatures doivent être déposées au plus tard le 1er avril 2026. Cette échéance conditionne la participation aux dialogues interactifs prévus durant la semaine du 20 avril, étape clé du processus de sélection.

Dans le projet de décision, l’Assemblée de l’Union africaine apporte son appui à l’initiative d’Evariste Ndayishimiye pour avoir porté la candidature de Macky Sall. Elle affirme également son soutien total à ce dernier en tant que candidat africain, tout en exprimant sa confiance dans sa capacité à répondre, avec responsabilité et efficacité, aux défis actuels du système multilatéral.

Le texte lance enfin un appel appuyé à la solidarité africaine et invite l’ensemble des États membres des Nations Unies, y compris les membres du Conseil de sécurité, à examiner favorablement cette candidature.

Litige CAF : le Sénégal conserve son titre, aucune restitution exigée selon Me Seydou Diagne

La polémique autour du titre continental du Sénégal continue d’alimenter les débats, mais du côté de la défense sénégalaise, le message se veut clair et sans équivoque. Face à la presse ce matin, l’avocat Me Seydou Diagne a formellement assuré qu’aucune décision de la Confédération africaine de football n’impose, à ce jour, à la sélection nationale de restituer ni le trophée ni les médailles remportés sur le terrain.

Dans un contexte marqué par une forte agitation médiatique et des interprétations divergentes, Me Diagne a tenu à recentrer le débat sur le contenu réel de la décision rendue par le jury d’appel de la Confédération africaine de football. Selon lui, la Fédération Royale Marocaine de Football avait introduit quatre պահանջes distinctes dans le cadre de ce litige. Si certaines ont trouvé un écho favorable, notamment sur le constat du retrait et l’attribution d’une victoire administrative, l’essentiel reste ailleurs pour la partie sénégalaise.

L’avocat insiste en effet sur un point fondamental : les demandes les plus lourdes de conséquences, à savoir la restitution du titre, du prize money ainsi que le couronnement du Maroc, ont été explicitement rejetées. Il s’appuie pour cela sur le point 9 du dispositif notifié par l’instance continentale, qui précise que toutes les autres պահանջes formulées par la partie marocaine ont été écartées.

À ses yeux, cette précision est capitale. Elle signifie que, juridiquement, le Sénégal demeure détenteur du titre acquis sur le terrain, en attendant d’éventuels développements ultérieurs. Une position qui vise à rassurer les supporters sénégalais, inquiets face aux rumeurs évoquant un possible retrait du sacre.

Au-delà du fond, Me Seydou Diagne a également dénoncé la forme, pointant du doigt des lenteurs qu’il juge anormales dans la procédure. Neuf jours après la notification du dispositif, la Fédération sénégalaise de football n’a toujours pas reçu les motifs détaillés de la décision. Une situation qu’il considère préoccupante dans un dossier d’une telle importance.

Dans un ton particulièrement ferme, l’avocat a mis en garde les instances de la Confédération africaine de football contre toute tentative de modification ultérieure du dispositif initial. Il a averti que toute altération serait assimilée à une falsification grave, inacceptable aux yeux du Sénégal et de l’opinion sportive internationale.

Cette sortie médiatique intervient également dans un climat de tension avec la partie marocaine, dont la démarche est vivement critiquée par la défense sénégalaise. Me Diagne n’a pas hésité à qualifier cette initiative de déshonorante, estimant qu’il est inédit de réclamer un trophée plusieurs semaines après les célébrations officielles.

L’affaire est cependant loin d’être close. Le Sénégal entend poursuivre la bataille sur le terrain juridique international. Avec l’appui de l’expert en droit du sport Me Juan de Dios Crespo, la stratégie s’oriente désormais vers une saisine du Tribunal Arbitral du Sport. L’objectif affiché est de défendre non seulement les intérêts du Sénégal, mais aussi les principes fondamentaux d’équité et de respect des résultats acquis sur le terrain.

SN-HLM : Bassirou Kébé dénonce un réseau d’acquisition illégale de biens au sein de la société

L’affaire fait déjà grand bruit dans les milieux administratifs et politiques. L’ancien Directeur général de la Société nationale des habitations à loyer modéré, la SN-HLM, Bassirou Kébé, est sorti de son silence ce jeudi 26 mars 2026 pour dénoncer l’existence d’un système organisé d’acquisition illégale de biens au sein même de la structure publique. Une révélation faite lors d’une conférence de presse, qui pourrait ouvrir la voie à de nouvelles procédures judiciaires.

Dans sa déclaration, l’ancien responsable a expliqué que cette affaire remonte à plusieurs semaines, à la suite de l’interpellation d’un agent de la SN-HLM. Selon lui, ce dernier aurait acquis de manière frauduleuse un nombre important de biens appartenant à la société. Cette arrestation aurait servi de point de départ à une enquête interne plus approfondie, permettant de remonter progressivement un réseau plus large. « Deux mois en arrière, un travailleur de la SN-HLM a été arrêté… Son interpellation nous a permis de tirer le fil sur un groupe de personnes qui ont acquis des biens de manière illégale », a-t-il déclaré.

Au fil des investigations, Bassirou Kébé affirme avoir découvert l’existence d’un système structuré, impliquant plusieurs individus au sein de la société. Certains des mis en cause auraient eu recours à des stratagèmes visant à dissimuler leurs acquisitions, notamment en inscrivant les biens au nom de proches. Il évoque même des cas particulièrement troublants, où des logements auraient été attribués à des enfants âgés de 7 à 10 ans, ce qui, selon lui, témoigne de l’ampleur et de la sophistication du dispositif mis en place. « C’était un système qui était là », a-t-il insisté, laissant entendre que ces pratiques ne relevaient pas de cas isolés, mais d’un mécanisme bien ancré.

Face à ces constats, l’ancien Directeur général indique avoir engagé des démarches judiciaires avant son départ. Des avocats ont été saisis afin d’analyser les faits et d’orienter les actions à entreprendre. D’après les retours obtenus, les faits dénoncés pourraient être qualifiés d’escroquerie et d’abus de biens sociaux. « Des plaintes ont été déposées et ce sera sous la responsabilité de la nouvelle direction », a-t-il précisé, soulignant qu’un rapport spécial a été intégré dans les documents de passation de service. Ce document, qu’il dit prêt à remettre à son successeur, devrait permettre à la nouvelle équipe dirigeante de poursuivre les investigations et d’engager les actions nécessaires.

Dans un registre plus personnel, Bassirou Kébé estime que ses révélations ne sont pas sans conséquences sur sa propre image. Il affirme être la cible d’une campagne de dénigrement sur les réseaux sociaux, qu’il attribue aux personnes mises en cause dans ce dossier. Selon lui, ces dernières auraient cherché à discréditer sa parole et à détourner l’attention des faits qu’il dénonce. Il évoque même des pressions et des accusations qu’il juge infondées, allant jusqu’à mentionner l’implication présumée d’une autorité travaillant au sein de la SN-HLM, qui lui aurait adressé des correspondances hostiles.

Malgré ce climat tendu, l’ancien dirigeant a tenu à distinguer les agents qu’il considère comme intègres. Il a salué l’engagement de certains employés de la SN-HLM, qu’il qualifie de « bons agents », rappelant que ces pratiques ne sauraient être imputées à l’ensemble du personnel de la société.

Cette affaire, désormais portée sur la place publique, soulève de nombreuses interrogations sur la gouvernance et les mécanismes de contrôle au sein des structures publiques. Elle pourrait également marquer le début d’un processus judiciaire d’envergure, avec des implications potentielles pour plusieurs acteurs. Dans un contexte où la transparence et la reddition des comptes sont de plus en plus exigées par l’opinion, les suites de ce dossier seront particulièrement scrutées.

Finances publiques : « Restructurer la dette n’est pas à l’ordre du jour », affirme Ahmadou Al Amine Lô

Le gouvernement sénégalais exclut, pour l’heure, toute idée de restructuration ou de reprofilage de la dette publique. C’est la position clairement affichée par le ministre d’État Ahmadou Al Amine Lô, chargé du suivi de l’agenda « Sénégal 2050 », lors de son passage dans l’émission « Au gré de l’actualité » sur Radio Sénégal, ce jeudi 26 mars 2026. Une déclaration qui intervient dans un contexte marqué par de vifs débats autour de la gestion de la dette et des instruments financiers récemment utilisés par l’État.

Face aux interrogations croissantes, le ministre d’État a tenu à lever toute ambiguïté. Selon lui, la restructuration de la dette, souvent envisagée par des pays en difficulté pour alléger leurs charges financières, ne correspond ni aux besoins actuels ni aux intérêts stratégiques du Sénégal. « Ce n’est pas à l’ordre du jour », a-t-il insisté, précisant qu’il s’agit là de la position officielle du gouvernement. Une manière de rassurer les partenaires économiques et financiers sur la stabilité de la signature du pays et sur sa capacité à honorer ses engagements.

Cette sortie médiatique intervient alors que la question d’une supposée « dette cachée » continue d’alimenter les discussions dans l’espace public. Sur ce point, Ahmadou Al Amine Lô s’est voulu ferme. Il a renvoyé aux explications déjà fournies par le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, qui a récemment défendu la légalité et la transparence des opérations financières incriminées, notamment celles liées aux Total Return Swaps (TRS). Pour le ministre d’État, la polémique repose en grande partie sur des incompréhensions techniques et des interprétations parfois approximatives.

Dans ce sens, il a regretté la multiplication des prises de parole publiques sur ces questions sensibles, sans une maîtrise suffisante des mécanismes financiers en jeu. Selon lui, ce manque de rigueur dans le débat contribue à entretenir la confusion et à fragiliser la perception de la gestion des finances publiques. Il a ainsi appelé à plus de responsabilité dans le traitement de ces sujets, qui engagent non seulement la crédibilité de l’État, mais aussi la confiance des investisseurs et des partenaires internationaux.

Au-delà de la question de la dette, Ahmadou Al Amine Lô a également abordé les enjeux de communication gouvernementale. Il a notamment évoqué le récent déplacement du Premier ministre à Abou Dhabi, estimant que ce type d’initiative stratégique mérite une meilleure valorisation auprès de l’opinion publique. Dans un contexte marqué par la prolifération d’informations parfois inexactes sur les réseaux sociaux, il a plaidé pour un renforcement de la présence des autorités dans les médias publics.

Le ministre d’État a ainsi invité les membres du gouvernement, ainsi que les directeurs généraux, à s’impliquer davantage dans la communication institutionnelle. L’objectif, selon lui, est de mieux informer les citoyens sur l’action quotidienne de l’État, mais aussi de contrer efficacement les fausses informations qui circulent et qui peuvent nuire à la compréhension des politiques publiques.

À travers cette intervention, Ahmadou Al Amine Lô a cherché à réaffirmer la ligne du gouvernement en matière de gestion de la dette et de transparence financière. Un message qui se veut rassurant, à la fois pour l’opinion nationale et pour les partenaires du Sénégal, dans un contexte où la maîtrise des finances publiques reste un enjeu central pour la stabilité économique du pays.

TRS et « dette cachée » : Cheikh Diba répond au Financial Times et défend la transparence des opérations

Le débat autour de la gestion de la dette publique sénégalaise a pris une nouvelle dimension ce jeudi 26 mars 2026, à la faveur d’une sortie médiatique du ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba. Face à la presse, l’argentier de l’État a abordé plusieurs sujets liés à la situation économique du pays, avant de répondre de manière détaillée aux interrogations suscitées par l’utilisation des Total Return Swaps (TRS), au cœur d’une controverse sur une supposée « dette cachée » estimée à environ 650 millions d’euros, soit plus de 432 milliards de FCFA.

D’entrée, le ministre a tenu à replacer le débat dans un contexte plus global, mettant en avant le dynamisme de l’économie sénégalaise, les efforts de consolidation budgétaire engagés par l’État ainsi que la mobilisation accrue de financements concessionnels. Selon lui, ces éléments traduisent une gestion rigoureuse des finances publiques, en dépit d’un environnement international marqué par des tensions économiques et des conditions de financement de plus en plus contraignantes.

Mais c’est surtout la question des TRS qui a retenu l’attention. Ces instruments financiers, encore peu connus du grand public, ont été présentés par certains observateurs comme un mécanisme ayant permis de dissimuler une partie de la dette. Une lecture que Cheikh Diba rejette catégoriquement. Il affirme que le recours à ces opérations s’est fait « dans la légalité, la transparence, avec une parfaite maîtrise des risques et une communication responsable avec les partenaires ». À ses yeux, il ne saurait être question d’opacité ni de financement occulte.

Réagissant aux informations publiées par le Financial Times, le ministre a adopté une posture nuancée. Tout en reconnaissant la crédibilité et la réputation internationale du journal britannique, il a rappelé qu’aucune source, aussi prestigieuse soit-elle, n’est exempte d’erreurs ou d’approximations. « Le Financial Times est un journal de référence, mais il n’est pas infaillible », a-t-il insisté, appelant à une lecture critique et contextualisée des informations relayées.

Dans son argumentaire, Cheikh Diba a également dénoncé une tendance à transformer des analyses financières prudentes en accusations politiques. Selon lui, le simple fait qu’une information émane d’un média reconnu ne constitue ni une preuve irréfutable ni une condamnation. Il estime que le débat autour des TRS a parfois été biaisé, en alimentant des soupçons de mauvaise gestion sans tenir compte de la complexité des mécanismes financiers en jeu.

Le ministre a ensuite tenu à expliquer la logique derrière ces opérations. Les TRS, a-t-il indiqué, s’inscrivent dans une stratégie de gestion active de la dette, visant à optimiser les conditions de financement de l’État. Ils permettent notamment de mobiliser des ressources à des coûts plus avantageux que ceux proposés sur les marchés internationaux, tout en offrant une certaine flexibilité dans la gestion du service de la dette. Dans ce cadre, leur utilisation répondrait à des objectifs clairement définis et compatibles avec les exigences des partenaires financiers.

Cheikh Diba a par ailleurs rappelé que le paiement du service de la dette constitue une pratique normale pour tout État emprunteur. « Il vise par définition à éviter un défaut de paiement potentiel », a-t-il précisé, soulignant que les opérations de TRS s’inscrivent dans cette logique de prévention et de sécurisation financière.

En conclusion, le ministre a réaffirmé que ces instruments ont permis au Sénégal de se financer dans des conditions plus favorables, tout en maîtrisant les risques. À l’en croire, loin d’être une source d’opacité, les TRS constituent un outil moderne de gestion financière, utilisé dans le respect des règles et avec une transparence assumée.

Cette prise de parole intervient dans un contexte où la question de la dette publique reste particulièrement sensible au Sénégal. Elle vise à rassurer l’opinion et les partenaires économiques, tout en réaffirmant la volonté des autorités de maintenir une gestion responsable et transparente des finances publiques. Reste désormais à savoir si ces explications suffiront à apaiser les inquiétudes et à clore un débat qui, pour l’instant, continue d’alimenter la sphère politique et économique.

Sénégal–Espagne : Kaolack 2035, une ambition territoriale portée par la coopération internationale

À travers le forum économique sénégalo-espagnol, la ville de Kaolack s’impose progressivement comme un pôle stratégique de la diplomatie économique territoriale. L’intervention du maire a mis en lumière une mutation importante : le passage d’une coopération institutionnelle classique à une logique d’investissement productif et structurant.

Une coopération qui change de paradigme

Loin des discours protocolaires, cette rencontre marque une inflexion claire : le Sénégal ne se positionne plus seulement comme un partenaire, mais comme une destination d’investissements compétitifs.

Dans cette dynamique, des structures comme l’APIX jouent un rôle clé en facilitant l’implantation d’entreprises étrangères, notamment espagnoles, dans des secteurs à forte valeur ajoutée.

Le message est limpide : attirer des capitaux, mais surtout transformer localement la valeur.

Textile, infrastructures, énergie : les secteurs prioritaires

Le forum a permis de mettre en avant des projets concrets qui traduisent cette ambition économique :

Industrie textile : le projet Domitexka, avec plus de 30 milliards FCFA d’investissements, vise à réduire la dépendance aux importations et à structurer une chaîne de production locale. Eau et énergie : le programme Africagua 2027 positionne le Sénégal comme futur hub régional dans les ressources stratégiques. Développement territorial : le plan Kaolack 2035 projette près de 1 000 milliards FCFA d’investissements pour moderniser les infrastructures et stimuler l’emploi.

Ces initiatives traduisent une volonté de diversification économique et de souveraineté industrielle.

Kaolack, futur hub économique régional ?

Au-delà des annonces, c’est le positionnement de Kaolack qui retient l’attention. Ville-carrefour historiquement tournée vers le commerce, elle ambitionne aujourd’hui de devenir :

un hub logistique entre Dakar et l’intérieur du pays ; un centre industriel émergent, notamment dans le textile ; un pôle d’attractivité pour les investisseurs étrangers.

Ce repositionnement territorial s’inscrit dans une logique de décentralisation économique, où les collectivités locales deviennent des acteurs de premier plan.

Une diplomatie économique ancrée dans le concret

L’un des enseignements majeurs de ce forum reste la volonté affichée de passer à l’action. Le maire a insisté sur la nécessité d’impliquer davantage le secteur privé, sénégalais comme espagnol, dans la concrétisation des projets.

Cette approche repose sur trois leviers :

le co-investissement public-privé ; le transfert de compétences ; la création d’emplois durables.

Entre attractivité et défis

Si les perspectives sont prometteuses, plusieurs défis restent à relever :

l’amélioration du climat des affaires ; l’accès au financement local ; la formation d’une main-d’œuvre qualifiée ; la compétitivité face à d’autres marchés africains.

Une relation appelée à devenir un modèle

En repositionnant la coopération avec l’Espagne sur le terrain économique, le Sénégal cherche à bâtir un partenariat gagnant-gagnant, orienté vers la production, l’innovation et l’emploi.

Ce forum aura ainsi servi de catalyseur : plus qu’un événement diplomatique, il consacre l’émergence d’une nouvelle géographie de l’investissement, où des territoires comme Kaolack deviennent des acteurs centraux de la croissance.

UGB : la coordination des étudiants maintient la pression avec une grève illimitée

La tension reste vive à Université Garçon Berger de Saint-Louis. La Coordination des Étudiants de Saint-Louis a annoncé, ce jeudi, le maintien de son mot d’ordre de grève illimitée, réaffirmant ainsi sa détermination à poursuivre le mouvement jusqu’à la satisfaction totale de ses revendications.

Cette décision intervient au lendemain de la publication d’un communiqué du conseil académique de l’université, qui n’a visiblement pas convaincu les étudiants. Lors d’un point de presse tenu le même jour, les responsables de la coordination ont exprimé leur désaccord face aux réponses jugées insuffisantes de l’administration universitaire.

Prenant la parole au nom de ses camarades, Amadou Ba, président de séance, a clairement appelé à la poursuite du mouvement. Il a invité les étudiants à rester chez eux et à respecter strictement le mot d’ordre de grève, insistant sur la nécessité de maintenir la mobilisation pour faire aboutir leurs revendications.

Selon les étudiants, cette grève illimitée s’inscrit dans une dynamique de lutte pour de meilleures conditions d’étude et de vie sur le campus. Ils dénoncent notamment des difficultés persistantes qui, selon eux, entravent le bon déroulement des activités pédagogiques et impactent leur quotidien.

De son côté, l’administration de l’université, à travers le conseil académique, tente d’apaiser la situation en proposant des mesures, mais celles-ci semblent pour l’instant insuffisantes aux yeux des étudiants. Le dialogue apparaît donc dans une impasse, chacun campant sur ses positions.

Kaolack : un partenariat GIZ–Inspection académique au service de l’insertion professionnelle

À Kaolack, la formation professionnelle franchit un nouveau cap. Les Centres de Formation Professionnelle (CFP) de Nioro du Rip, de Kaolack et de Guinguinéo ont bénéficié d’un important lot de matériel destiné aux Cellules d’Appui à l’Insertion (CAI), dans le cadre d’une initiative de la GIZ axée sur la réforme du secteur.

La cérémonie de remise s’est tenue à l’Inspection d’Académie de Kaolack, en présence des autorités éducatives et des partenaires techniques. Ce don vise à améliorer les conditions d’apprentissage des apprenants, tout en renforçant les capacités opérationnelles des cellules chargées de faciliter leur insertion sur le marché de l’emploi.

Prenant la parole, Mao Mbaye, chef d’antenne régionale du Programme de Formation École-Entreprise (PF2E), a salué une collaboration fructueuse :

« Nous sommes venus procéder à la remise de ce don offert par notre partenaire technique et financier, la GIZ. Ce geste traduit la solidité de notre partenariat avec l’Inspection d’Académie de Kaolack et les Cellules d’Appui à l’Insertion », a-t-il déclaré.

Le matériel réceptionné comprend notamment des ordinateurs portables de dernière génération, des disques durs externes, des vidéoprojecteurs haute résolution, des imprimantes multifonctions, des onduleurs et des écrans de projection. Autant d’outils technologiques destinés à moderniser les pratiques pédagogiques et à optimiser les formations.

En marge de la cérémonie, le représentant de l’Inspecteur d’Académie, Samba Diakhaté, s’est félicité de cette initiative. Par la voix de Moustapha Hane, inspecteur de spécialité en électrotechnique, il a souligné l’importance de cet appui :

« Ces équipements répondent à un besoin réel en infrastructures numériques et pédagogiques. Ils permettront de rendre les formations plus interactives et mieux adaptées aux exigences du marché de l’emploi. »

Les autorités académiques ont également exprimé leur reconnaissance à la GIZ pour son accompagnement constant, notamment dans le renforcement des dispositifs d’insertion professionnelle comme les CAI.

À travers cette dotation, la GIZ réaffirme son engagement en faveur de la qualification des jeunes et de la promotion de leur employabilité. Une initiative qui s’inscrit pleinement dans la dynamique nationale de valorisation du capital humain et de lutte contre le chômage des jeunes.

Décision de la CAF : la FSF hausse le ton face au silence sur les motifs et redoute une altération du verdict

La tension monte entre la Fédération sénégalaise de football (FSF) et la Confédération Africaine de Football , près de dix jours après la délibération du Comité d’Appel rendue le 17 mars. En cause : l’absence persistante de notification officielle de la décision motivée, un document pourtant essentiel pour permettre à la partie sénégalaise d’exercer pleinement ses droits.

Selon Seydou Diagne, coordonnateur du collectif des avocats de la FSF, les règles en la matière sont pourtant sans ambiguïté. Il rappelle que les textes imposent une notification quasi immédiate des motifs après celle du dispositif. « Les règlements sont clairs : la décision motivée doit être notifiée le même jour, quelques minutes après le dispositif », insiste-t-il, déplorant qu’à ce jour, la FSF n’ait toujours rien reçu.

Ce retard est loin d’être anodin. La défense sénégalaise affirme avoir besoin de ces motivations pour préparer un mémoire solide et structuré. Sans ce document, toute stratégie juridique se retrouve fragilisée, voire entravée. Malgré cela, Me Diagne assure que les avocats sont déjà mobilisés pour anticiper et défendre les intérêts du Sénégal.

Mais au-delà du simple retard administratif, c’est une inquiétude plus grave que soulève la FSF. Le collectif d’avocats met en garde contre toute tentative de modification du contenu initial de la décision. Me Diagne évoque clairement le point neuf du dispositif, dont la fédération affirme disposer déjà, et demande qu’il ne soit en aucun cas altéré dans la version motivée à venir.

Le ton se durcit lorsqu’il évoque l’hypothèse d’un changement de décision. « Ce serait pire qu’un crime », lance-t-il, parlant de faux et d’usage de faux à l’échelle internationale si le contenu venait à être modifié après coup. Une accusation lourde, qui traduit le niveau de méfiance désormais installé entre les deux parties.

La FSF redoute notamment l’apparition de nouvelles dispositions qui n’auraient jamais été évoquées lors de la notification initiale. L’exemple d’un éventuel ajout imposant la restitution d’un trophée est explicitement rejeté. « On n’acceptera pas qu’on nous notifie une autre décision », prévient Me Diagne, dénonçant par avance toute tentative de réécriture a posteriori.

Sur le fond, l’avocat sénégalais affirme que les versions française et anglaise de la décision déjà en possession de la FSF ne contiennent aucune mention d’une restitution de trophée ni d’un quelconque sacre attribué au Maroc. Une précision qui renforce la position sénégalaise et alimente les soupçons en cas de divergence dans la version officielle attendue.

Décision de la CAF : la FSF hausse le ton face au silence sur les motifs et redoute une altération du verdict

La tension monte entre la Fédération sénégalaise de football (FSF) et la Confédération Africaine de Football , près de dix jours après la délibération du Comité d’Appel rendue le 17 mars. En cause : l’absence persistante de notification officielle de la décision motivée, un document pourtant essentiel pour permettre à la partie sénégalaise d’exercer pleinement ses droits.

Selon Seydou Diagne, coordonnateur du collectif des avocats de la FSF, les règles en la matière sont pourtant sans ambiguïté. Il rappelle que les textes imposent une notification quasi immédiate des motifs après celle du dispositif. « Les règlements sont clairs : la décision motivée doit être notifiée le même jour, quelques minutes après le dispositif », insiste-t-il, déplorant qu’à ce jour, la FSF n’ait toujours rien reçu.

Ce retard est loin d’être anodin. La défense sénégalaise affirme avoir besoin de ces motivations pour préparer un mémoire solide et structuré. Sans ce document, toute stratégie juridique se retrouve fragilisée, voire entravée. Malgré cela, Me Diagne assure que les avocats sont déjà mobilisés pour anticiper et défendre les intérêts du Sénégal.

Mais au-delà du simple retard administratif, c’est une inquiétude plus grave que soulève la FSF. Le collectif d’avocats met en garde contre toute tentative de modification du contenu initial de la décision. Me Diagne évoque clairement le point neuf du dispositif, dont la fédération affirme disposer déjà, et demande qu’il ne soit en aucun cas altéré dans la version motivée à venir.

Le ton se durcit lorsqu’il évoque l’hypothèse d’un changement de décision. « Ce serait pire qu’un crime », lance-t-il, parlant de faux et d’usage de faux à l’échelle internationale si le contenu venait à être modifié après coup. Une accusation lourde, qui traduit le niveau de méfiance désormais installé entre les deux parties.

La FSF redoute notamment l’apparition de nouvelles dispositions qui n’auraient jamais été évoquées lors de la notification initiale. L’exemple d’un éventuel ajout imposant la restitution d’un trophée est explicitement rejeté. « On n’acceptera pas qu’on nous notifie une autre décision », prévient Me Diagne, dénonçant par avance toute tentative de réécriture a posteriori.

Sur le fond, l’avocat sénégalais affirme que les versions française et anglaise de la décision déjà en possession de la FSF ne contiennent aucune mention d’une restitution de trophée ni d’un quelconque sacre attribué au Maroc. Une précision qui renforce la position sénégalaise et alimente les soupçons en cas de divergence dans la version officielle attendue.

Incident impliquant un chauffeur : Yango renforce son dispositif de sécurité et rassure ses usagers

À la suite d’un incident impliquant l’un de ses prestataires au Sénégal, la plateforme de mobilité Yango est montée au créneau pour clarifier sa position et détailler les mesures prises dans l’immédiat. L’entreprise insiste sur un principe qu’elle présente comme fondamental : la sécurité des utilisateurs reste sa priorité absolue.

Dès la remontée de l’incident, la filiale sénégalaise de la plateforme affirme avoir activé un protocole d’urgence. Dans sa communication, la direction de Yango Sénégal indique que des mesures rapides ont été mises en œuvre, aboutissant notamment à l’exclusion définitive du chauffeur concerné. Cette décision, précise l’entreprise, s’inscrit dans une politique de tolérance zéro face à tout comportement mettant en danger les usagers. Parallèlement, Yango dit avoir exprimé ses regrets et apporté un accompagnement à la cliente affectée par la situation.

Sur le plan judiciaire, la société se veut pleinement collaborative. Elle affirme coopérer avec les autorités compétentes et se tenir disponible pour transmettre toute information utile à l’enquête en cours. Une posture que l’entreprise présente comme un gage de transparence et de responsabilité dans la gestion de cet incident.

Au-delà de la réaction immédiate, Yango rappelle également l’existence de plusieurs dispositifs de sécurité intégrés à son application. Ces outils permettent notamment aux utilisateurs d’identifier leur chauffeur, de partager leur trajet avec des proches et de suivre en temps réel leur déplacement. Des mécanismes d’assistance et d’alerte sont également accessibles afin de renforcer la sécurité avant, pendant et après chaque course.

Le Sénégal renforce ses partenariats économiques lors de la visite présidentielle à Madrid

Le Président de la République a clôturé sa visite officielle à Madrid par une série d’audiences stratégiques, témoignant de la volonté du Sénégal de consolider ses relations économiques avec l’Espagne. Au cours de cette dernière journée, il a reçu successivement les dirigeants de Quantum Solutions, du groupe Indra, ainsi qu’une délégation de la Chambre de commerce de Fuerteventura, dans une dynamique de promotion de l’investissement bilatéral et de développement de partenariats stratégiques.

Avec Quantum Solutions, cabinet reconnu pour son expertise en conseil stratégique et en ingénierie de projets complexes, les échanges ont porté sur le projet ambitieux de reconstruction de l’hôpital Aristide Le Dantec. L’objectif est de doter le Sénégal d’une infrastructure hospitalière moderne, répondant aux standards internationaux, et capable de renforcer significativement l’offre de soins dans le pays.

La rencontre avec le groupe Indra, acteur européen majeur dans les technologies de défense, les systèmes de transport et la transformation digitale, a permis d’aborder plusieurs projets à fort impact. Parmi eux figure le développement du Hub Connect de l’AIBD, projet visant à positionner le Sénégal comme un hub régional de connectivité aérienne. Les discussions ont également porté sur des solutions avancées dans le domaine de la défense et de la sécurité, soulignant l’intérêt du pays pour des partenariats technologiques innovants.

Enfin, l’audience avec la Chambre de commerce de Fuerteventura a été l’occasion d’explorer des opportunités de coopération territoriale, en particulier dans les secteurs du tourisme, du commerce et de l’investissement. Ces échanges ont mis en avant le rôle clé de la diaspora sénégalaise dans le renforcement des liens économiques et la promotion de projets conjoints entre les deux pays.

Haute Cour de justice : l’audition de Moussa Bocar Thiam reportée, une affaire aux enjeux majeurs

L’affaire impliquant Moussa Bocar Thiam connaît un nouveau rebondissement. Alors que sa première comparution devant la Haute Cour de justice était très attendue ce 25 mars, celle-ci n’a finalement pas eu lieu. Une absence qui n’est pas passée inaperçue et qui a rapidement suscité interrogations et commentaires.

Selon les informations rapportées par le quotidien Les Échos, l’ancien ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique sous le régime de Macky Sall a adressé une correspondance au président de la Commission d’instruction, Abdoulaye Bâ, afin de justifier son impossibilité de se présenter. Dans cette lettre, il évoque un contexte international tendu, marqué par des perturbations géopolitiques au Qatar et dans plusieurs pays voisins. Ces tensions auraient entraîné des restrictions de circulation ainsi que des blocages de frontières, l’empêchant de rejoindre le Sénégal dans les délais impartis.

Toujours d’après la même source, ces explications semblent avoir été jugées recevables par le magistrat instructeur. En conséquence, l’audition a été reportée à une date ultérieure, probablement dans le courant du mois d’avril. Ce report, bien que motivé officiellement par des contraintes logistiques, intervient dans un contexte judiciaire particulièrement sensible.

En effet, Moussa Bocar Thiam fait face à des accusations d’une extrême gravité. Conscient des enjeux, l’ancien ministre a rapidement structuré sa défense en s’entourant de deux figures reconnues du barreau sénégalais, Papa Laïty Ndiaye et Baboucar Cissé. Leur expertise dans les dossiers complexes, notamment en matière de détournement de deniers publics, laisse entrevoir une stratégie de défense rigoureuse et méthodique.

L’origine de cette affaire remonte à une résolution adoptée le 27 février par l’Assemblée nationale, actant la mise en accusation de l’ancien membre du gouvernement. Les chefs retenus contre lui sont lourds, allant du détournement de deniers publics à l’association de malfaiteurs, en passant par le blanchiment de capitaux.

Au cœur du dossier figure la concession du Sénégal Connect Park, attribuée en mars 2024 à la société Ewans Assets pour une durée de vingt ans, moyennant une redevance de 15 millions d’euros. Cette opération fait aujourd’hui l’objet de nombreuses interrogations, notamment en raison d’irrégularités présumées relevées au cours de l’enquête.

Le montant évoqué dans cette affaire est particulièrement impressionnant. Les investigations portent sur une somme de 1.476.482.766 francs CFA que Moussa Bocar Thiam est soupçonné d’avoir détournée. Des accusations qu’il rejette fermement depuis le début de la procédure.

L’ancien ministre maintient une ligne de défense claire en affirmant son innocence et en contestant l’ensemble des faits qui lui sont reprochés. Il entend faire valoir ses arguments lors de sa prochaine comparution, qui s’annonce déjà décisive pour la suite de cette affaire.

Youssou Ndour en tête d’affiche du FEMUA 2026 aux côtés de grandes figures africaines

La 18e édition du Festival des musiques urbaines d’Anoumabo (FEMUA) s’annonce déjà comme l’un des événements culturels majeurs du continent africain. Prévue du 28 avril au 3 mai en Côte d’Ivoire, cette grand-messe musicale réunira une pléiade d’artistes de renom, avec en tête d’affiche l’icône sénégalaise Youssou Ndour.

L’annonce a été faite par A’Salfo, commissaire général du festival et leader du groupe Magic System, à travers une publication sur les réseaux sociaux reprise par plusieurs médias. Cette confirmation renforce l’attrait de l’événement qui, au fil des années, s’est imposé comme un carrefour incontournable de la musique africaine et internationale.

Youssou Ndour, figure emblématique de la musique sénégalaise et africaine, partagera la scène avec d’autres artistes de premier plan. Parmi eux, le chanteur ivoirien Meiway, pionnier du Zoblazo, l’artiste franco-guinéen Black M, connu pour ses succès dans le rap et la pop urbaine, ainsi que la chanteuse malienne Fatoumata Diawara, reconnue pour son engagement artistique et son style mêlant tradition et modernité. Le rappeur ivoirien Didi B, l’une des figures montantes de la scène urbaine en Afrique de l’Ouest, figure également parmi les têtes d’affiche.

Ce plateau artistique reflète la diversité et la richesse des sonorités africaines, allant des rythmes traditionnels aux influences urbaines contemporaines. Le FEMUA, au-delà de son aspect festif, se distingue aussi par sa dimension sociale et culturelle. Chaque édition est marquée par des actions de développement, notamment dans les domaines de l’éducation et de la santé, confirmant ainsi son engagement citoyen.

Limogeage de Dr Aïda Diongue Niang : une éviction qui interroge après une sortie médiatique remarquée

La direction générale de la météorologie nationale connaît un brusque changement. Aïda Diongue Niang n’est plus à la tête du service. Elle a été remplacée par Oumar Kanté, nommé directeur par intérim mardi dernier. Une décision qui, bien que présentée comme administrative, suscite de nombreuses interrogations quant à ses motivations réelles.

Selon les informations rapportées par Le Soleil dans son édition de ce jeudi, ce limogeage intervient dans un contexte particulier. Il survient au lendemain d’une interview accordée par l’ancienne directrice générale au journal L’Observateur, un entretien largement relayé par Seneweb . Dans cette prise de parole, Dr Aïda Diongue Niang avait défendu avec fermeté une réforme structurelle du secteur météorologique.

Au cœur de son argumentaire figurait une revendication claire : l’autonomisation de la météorologie par rapport à Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie . Elle estimait que la configuration actuelle ne permettait pas au service météorologique de se développer pleinement. « Aujourd’hui, le gouvernement parle de la mutualisation des agences, mais la Météo mérite d’être autonome », avait-elle déclaré, plaidant ainsi pour une séparation institutionnelle.

Cette position, jugée audacieuse dans le contexte actuel de rationalisation des structures publiques, pourrait avoir précipité son départ. Si aucune communication officielle n’établit un lien direct entre ses propos et son éviction, la proximité temporelle entre les deux événements alimente les spéculations. Pour certains observateurs, il s’agirait d’une sanction liée à une liberté de ton jugée incompatible avec les orientations gouvernementales.

Le remplacement par Oumar Konté, nommé à titre intérimaire, laisse entrevoir une période de transition à la tête de la météorologie nationale. Reste à savoir si cette décision s’inscrit dans une réorganisation plus large du secteur ou si elle répond uniquement à une logique de gestion interne.

Affaire Pape Cheikh Diallo : l’enquête s’élargit et met à nu un réseau présumé impliquant plusieurs figures médiatiques

L’enquête tentaculaire ouverte depuis février autour de Pape Cheikh Diallo continue de révéler des éléments troublants, reposant davantage sur des preuves techniques que sur de simples aveux. Selon des informations rapportées par le quotidien Libération, l’exploitation des téléphones des personnes mises en cause a permis aux enquêteurs de mettre au jour un ensemble de données jugées accablantes dans un dossier mêlant association de malfaiteurs, actes contre nature, transmission volontaire du VIH, blanchiment de capitaux et trafic de drogue.

Au cœur de cette affaire, les analyses numériques ont joué un rôle déterminant. Les échanges extraits des téléphones de plusieurs suspects, dont ceux du présentateur Ousmane Kadior Cissé et de Ibrahima Magib Seck, ont contribué à éclairer les relations entre différents protagonistes. Mais c’est surtout l’exploitation des appareils de Pape Cheikh Diallo qui a provoqué une série d’interpellations en cascade. Bien que l’animateur ait initialement reconnu certains faits avant de refuser de divulguer l’identité de ses partenaires, les données contenues dans ses téléphones ont permis aux enquêteurs de poursuivre leurs investigations avec précision.

Parmi les éléments examinés figurent des messages à caractère explicite échangés entre Pape Cheikh Diallo et le chroniqueur Kader Dia, récemment interpellé devant les locaux de Sen TV. Ces correspondances, selon les sources, viendraient corroborer l’existence de relations entre les deux hommes, tout en suggérant des interactions similaires avec d’autres personnes, notamment Ousmane Kadior Cissé.

L’enquête ne s’arrête pas là. Les gendarmes ont également procédé à l’arrestation de Pape Gaye Tall, journaliste au média Kéwoulo, dans un contexte particulièrement surprenant puisque ce dernier avait lui-même rédigé un article annonçant l’arrestation de Kader Dia. Dans un communiqué, la rédaction de Kéwoulo a exprimé sa stupeur face à cette situation, tout en réaffirmant sa ligne éditoriale et son engagement à poursuivre son travail d’information.

D’après des sources proches du dossier, cette affaire ne représenterait que la partie émergée d’un réseau plus vaste. Un cercle composé d’animateurs, de journalistes, de chroniqueurs et de personnalités publiques serait actuellement dans le viseur des enquêteurs. À ce stade, au moins quatre chaînes de télévision seraient indirectement concernées par cette affaire qui prend une ampleur inédite.

Les interpellations se multiplient au fil des jours. Avant celle de Kader Dia, l’exploitation des données téléphoniques avait déjà conduit à l’arrestation d’un étudiant du nom de Traoré, qui aurait reconnu, face aux preuves techniques, entretenir des relations avec Pape Cheikh Diallo. Ces nouvelles arrestations portent désormais à sept le nombre de personnes identifiées comme partenaires présumés dans cette affaire.

Parmi elles figure également un ressortissant camerounais, connu sous le pseudonyme de Modou G., dont les échanges avaient été retrouvés dans les téléphones de l’animateur. D’autres suspects, comme l’étudiant Saliou Diallo, Fallou Diop ou encore l’agent de banque Doudou Lamine Dieng, avaient déjà été arrêtés et auraient fait des déclarations allant dans le même sens. Ibrahima Magib Seck, pour sa part, aurait reconnu sa participation à des rencontres organisées au domicile de Pape Cheikh Diallo, situé aux Mamelles.

Madrid : des partisans de Thierno Alassane Sall interpellent Bassirou Diomaye Faye sur l’affaire ASER

Des partisans de l’opposant Thierno Alassane Sall ont manifesté ce mercredi matin devant les locaux de la Chambre de commerce de Madrid pour interpeller directement le Président Bassirou Diomaye Faye sur le dossier sensible de l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER). Cette mobilisation est intervenue en marge de la visite officielle du chef de l’État en Espagne, où il participe notamment à un forum économique visant à renforcer les relations entre Dakar et Madrid.

Profitant de la présence du président sénégalais sur le sol espagnol, les manifestants ont voulu porter leur message au-delà des frontières nationales, dénonçant ce qu’ils qualifient d’opacité dans la gestion d’un contrat liant l’ASER à la société AEE Power EPC. À travers des slogans et des pancartes, ils ont exigé que toute la lumière soit faite sur ce projet d’électrification rurale, considéré comme stratégique pour le développement du pays.

Au cœur de la contestation figure le décaissement de 37 milliards de francs CFA, un montant jugé particulièrement élevé par les protestataires, qui dénoncent un manque de transparence dans son utilisation. Les partisans de Thierno Alassane Sall réclament ainsi une reddition de comptes immédiate, estimant que la gestion des fonds publics doit répondre à des exigences strictes de clarté et de responsabilité.

La manifestation s’est tenue aux abords du forum économique où le président Faye rencontrait des investisseurs espagnols dans le but de promouvoir un Sénégal attractif, stable et engagé dans des réformes structurelles. Toutefois, cette irruption de revendications politiques dans un cadre économique international a quelque peu perturbé la communication autour de la visite présidentielle.

Cette mobilisation à l’étranger illustre la volonté d’une partie de l’opposition sénégalaise d’internationaliser certains dossiers jugés sensibles, en attirant l’attention des partenaires étrangers sur des questions de gouvernance. Elle met également en lumière les tensions persistantes autour de la gestion des projets publics, notamment dans le secteur stratégique de l’électrification rurale, essentiel pour le développement économique et social du Sénégal.

Drame à Pikine-Guédiawaye : la tiktokeuse Khady Sow meurt enceinte, son mari et ses beaux-parents arrêtés

La disparition tragique de Khady Sow, tiktokeuse influente et actrice reconnue du commerce en ligne, continue de susciter une vive émotion au Sénégal. Enceinte de sept mois, la jeune femme a perdu la vie dans des circonstances troubles dans la nuit du vendredi 20 au samedi 21 mars, à quelques heures seulement de la célébration de la Korité.

Selon les premiers éléments de l’enquête, son époux, Moustapha Seck, a été placé en garde à vue et poursuivi pour coups mortels. Mais l’affaire a connu un nouveau tournant avec l’arrestation de son père adoptif et de sa mère. Sur instruction du procureur du tribunal de Pikine-Guédiawaye, les deux parents du principal suspect ont été interpellés puis placés en garde à vue pour non-assistance à personne en danger, d’après des informations rapportées par le quotidien L’Observateur.

Les circonstances exactes du décès demeurent encore floues. D’après la version livrée par Moustapha Seck aux enquêteurs, Khady Sow se serait plainte de violents maux de tête avant de s’effondrer dans sa chambre aux alentours de 23 heures. Il affirme qu’elle a ensuite été transportée à l’hôpital à bord d’un taxi, où son décès a été constaté.

Toutefois, les conclusions médicales viennent semer le doute sur cette version. Le certificat établi le 23 mars par le docteur Deguenonvo Gabriel, anatomo-pathologiste, indique que la victime, née le 26 septembre 2000, présentait une grossesse de 27 semaines. Le document mentionne également une cardiopathie dilatée décompensée, mais surtout la présence d’un hématome au niveau du cuir chevelu, sans fracture associée.

Cet élément relance les interrogations sur les circonstances réelles de sa mort et renforce les soupçons des enquêteurs. L’hypothèse d’un décès naturel semble de plus en plus contestée, tandis que l’enquête se poursuit pour établir les responsabilités de chacun dans ce drame.

Arrestation de Kader Dia à Sen TV : le récit détaillé d’une interpellation sous tension

L’arrestation de Kader Dia, chroniqueur de l’émission « Les grandes gueules » sur Sen TV, continue de faire réagir et d’alimenter les discussions. Intervenu dans le cadre de l’affaire dite « Pape Cheikh Diallo », cet épisode s’inscrit dans une série d’interpellations qui suscitent interrogations et inquiétudes au sein de l’opinion publique et du paysage médiatique.

Selon les informations rapportées par le journal Les Échos, l’opération a été minutieusement préparée et exécutée par les éléments de la Brigade de recherches de Keur Massar. Le déroulement des faits, tel que reconstitué, met en lumière une stratégie discrète, presque théâtralisée, adoptée par les forces de l’ordre.

Tout commence aux environs de 16 heures. Un gendarme, décrit comme ayant l’allure d’un « Baye Fall », reconnaissable notamment à son style vestimentaire et à son njaxas, est repéré à proximité du groupe de presse fondé par Bougane Guèye. Installé nonchalamment à côté d’une boutique, il se fond dans le décor, se faisant passer pour un simple passant. Cette posture lui permet de surveiller les allées et venues sans éveiller les soupçons.

À l’intérieur des locaux, l’émission « Les grandes gueules » suit son cours habituel. Pendant ce temps, d’autres gendarmes en civil, également mobilisés pour l’opération, attendent le moment opportun pour intervenir. Dès la fin de l’émission, le dispositif se met en place. Les agents pénètrent discrètement dans les locaux et patientent jusqu’à ce que Kader Dia sorte des toilettes.

C’est à cet instant précis que l’interpellation est effectuée. Sans usage de violence ni agitation particulière, le chroniqueur est calmement encadré par les gendarmes, puis conduit vers leur véhicule en direction de la brigade de Keur Massar. Une arrestation menée avec sang-froid, mais qui n’en demeure pas moins marquante par sa mise en scène et son caractère ciblé.

Le journal souligne par ailleurs que ce même gendarme au profil atypique n’en est pas à sa première intervention médiatisée. Il aurait déjà été impliqué dans l’arrestation du journaliste Pape Birame Bigué Ndiaye, interpellé alors qu’il assurait la couverture d’une conférence de presse du procureur de la République. Ce dernier avait par la suite été remis en liberté sous contrôle judiciaire.

Arrestation d’un journaliste de Kéwoulo : la direction réagit et appelle à la rigueur judiciaire

L’interpellation d’un journaliste du média Kéwoulo continue de provoquer de vives réactions au sein de l’opinion publique. Dans un communiqué rendu public, le directeur du média, Babacar Touré, a exprimé la surprise et l’indignation de la rédaction face à cette situation impliquant l’un de ses reporters.

Selon les propos du responsable du média, la nouvelle de l’arrestation a été accueillie avec « stupeur » par l’ensemble de l’équipe. D’après les premières informations évoquées, le journaliste serait impliqué dans une affaire liée à des relations homosexuelles, un sujet particulièrement sensible dans le contexte socioculturel sénégalais. Dans son message, Babacar Touré a tenu à clarifier la position de sa rédaction, affirmant une condamnation ferme de ce qu’il qualifie de « pratiques contre-nature », tout en appelant la justice à faire preuve de rigueur dans le traitement de ce dossier.

Malgré cette affaire qui touche directement l’un de ses collaborateurs, la direction de Kéwoulo insiste sur sa volonté de poursuivre sa mission d’information. Le média affirme qu’il ne se laissera pas détourner de son rôle, mettant en avant son engagement à continuer de servir l’intérêt public et à informer les Sénégalais en toute indépendance.

D’après des informations rapportées par Seneweb, l’arrestation du journaliste a été effectuée par la Brigade de recherches de Keur Massar. Cette interpellation s’inscrit dans le cadre d’une enquête plus large liée à l’affaire dite « Pape Cheikh Diallo et consorts », qui ne cesse de s’élargir au fil des jours. L’opération aurait été menée sur la base d’une délégation judiciaire, ce qui souligne le caractère formel et encadré de la procédure en cours.

Avec cette nouvelle arrestation, le nombre total de personnes interpellées dans ce dossier atteint désormais 49, ce qui témoigne de l’ampleur de l’enquête. Les autorités judiciaires semblent déterminées à faire toute la lumière sur cette affaire, qui suscite un intérêt croissant au sein de l’opinion.

Le procureur Saliou Dicko, en charge du parquet de Pikine-Guédiawaye, suivrait personnellement l’évolution du dossier. Son implication directe souligne l’importance accordée à cette affaire par les autorités judiciaires, dans un contexte où la pression médiatique et sociale reste forte.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°703 – 26/03/2026

🔴 PREMIÈRE SORTIE MÉDITATIQUE DE BADARA GADIAGA APRÈS SA SORTIE DE PRISON : SONKO, UN APPRENTI DICTATEUR QUI SE TROMPE DE PAYS ET D’EPOQUE
🔴 « GUEUM SA BOPP » SUR LA DETTE ET LES FINANCES PUBLIQUES DU SÉNÉGAL PARLE DE : CHAOS !

🔴 CAN RETIRÉE AU SÉNÉGAL : LE TAS VALIDE L’APPEL DE LA FSF CONTRE LA CAF

Après 3 mois de silence Badara Gadiaga is back ! : « Ousmane Sonko est un apprenti dictateur qui se trompe de pays et d’époque ! », dixit le chroniqueur de la TFM

Invité de l’émission Faram Facce sur TFM, Badara Gadiaga a effectué sa première sortie médiatique depuis sa libération. Face aux journalistes, il est apparu détendu mais déterminé, multipliant les remerciements avant de livrer un réquisitoire sans concession contre le Premier ministre Ousmane Sonko et le régime en place.

D’entrée de jeu, Badara Gadiaga a tenu à exprimer sa gratitude : « Si la volonté de certains était exaucée, aujourd’hui je ne serais pas face aux Sénégalais », a-t-il déclaré, saluant d’emblée le soutien indéfectible des Sénégalais et de la presse. Il a souligné n’avoir « passé un seul jour sans être aux titres des journaux ou à travers les ondes des radios ou les écrans de télévision ».

L’ancien détenu a ensuite rendu un vibrant hommage aux chefs religieux, citant nommément plusieurs guides spirituels. Il a également tenu à saluer des personnalités politiques, notamment des anciens ministres de la Justice comme Serigne Diop et Aïssata Tall Sall. Badara Gadiaga s’est réjoui de la mobilisation de treize avocats venus simultanément assurer sa défense gratuitement. Il a enfin remercié sa famille biologique, ses amis, l’administration pénitentiaire ainsi que ses codétenus.

Interrogé sur son acceptation du port d’un bracelet électronique, il a expliqué avoir fait ce choix pour « continuer le combat ». Friand de la figure de Nelson Mandela, il a puisé dans une anecdote du leader sud-africain, décédé alors qu’il était emprisonné. « Sortir m’a permis de voir ma maman et de lui expliquer ma décision de continuer à me battre », a-t-il confié, ajoutant avec émotion que sa mère lui a demandé de « ne jamais flancher », assurant qu’elle mourrait satisfaite de lui.

Le ton est monté d’un cran lorsque Badara Gadiaga a été interrogé sur le Premier ministre Ousmane Sonko. « Sonko est un apprenti dictateur qui se trompe de pays et d’époque », a-t-il martelé. Il a vivement critiqué l’utilisation d’un « langage grossier » qu’il attribue au chef du gouvernement, y compris à l’encontre de chefs religieux. Il s’est également désolé que, devenu Premier ministre, ce dernier ait choisi d’aller « rendre visite à des putschistes ».

Selon lui, Ousmane Sonko aurait « pour ambition de restreindre les libertés ». « Ousmane risque de s’auto-effacer. Le débat public le dérange. Il n’aime pas qu’on lui rappelle ses engagements. Il est allergique à la contradiction », a-t-il ajouté, citant l’ancien président Abdoulaye Wade pour qui « le désaccord n’est pas le désamour ».

Revenant sur les circonstances de son incarcération, Badara Gadiaga a affirmé que son arrestation visait à « réduire le bruit », mais que « c’est un tintamarre qui s’en est suivi ». Il s’est étonné du grief retenu contre lui : « On m’a collé le grief de déstabilisation d’un État. On m’a aussi imputé de détenir une société dont je venais d’entendre pour la première fois le nom », a-t-il déclaré.

Interrogé sur ses éventuelles ambitions politiques, l’invité de TFM a répondu ne « fuir aucune responsabilité » et a annoncé son intention de se présenter devant les Sénégalais pour « décliner sa feuille de route ».

S’agissant du bilan du régime Diomaye-Sonko après deux ans au pouvoir, Badara Gadiaga a dressé un tableau sombre. Il a estimé que les « étudiants, enseignants, commerçants, ambulants et paysans » – qu’il a présentés comme les principaux soutiens du tandem – sont les plus frustrés. « Étudiants dans les rues, commerçants taxés, enseignants ponctionnés, ambulants dégagés, paysans humiliés, voilà le refrain de ces deux ans du régime actuel », a-t-il résumé.

Il a poursuivi en regrettant : « Sonko disait qu’il avait trouvé un pays au quatrième sous-sol. Aujourd’hui, nous sommes au vingtième sous-sol ». Dans son diagnostic, il a évoqué la « mort du BTP » comme « symbole d’un échec cuisant », une situation qui n’a selon lui pas épargné le secteur informel, avant de conclure : « Les hommes d’affaires veulent tirer les hommes d’affaires ».

Cette première apparition publique de Badara Gadiaga marque ainsi son retour sur la scène médiatique et politique, avec des déclarations qui ne manqueront pas de susciter de vives réactions dans un climat politique déjà tendu.

Diourbel : le bourreau des motos Jakarta tombe

Depuis quelque temps, les cas d’agressions et de vols de motos Jakarta deviennent de plus en plus fréquents dans la région de Diourbel. Les conducteurs de ces engins, souvent leur principale source de revenus, sont régulièrement victimes de malfrats qui n’hésitent pas à recourir à la violence pour dérober les motos.

Un délinquant, spécialisé dans le vol de motos Jakarta, a été mis hors d’état de nuire par les pandores de la brigade territoriale de Diourbel, puis déféré au parquet. Il s’agit de S. Pouye, habitant de Ngohé.

Son mode opératoire était bien rodé : il abordait un conducteur en se faisant passer pour un client désirant se rendre dans une destination isolée ou à la périphérie. Une fois arrivé dans un endroit désert, loin de tout regard, il passait à l’acte, souvent avec une violence inouïe. Après son forfait, il s’emparait de l’engin et disparaissait.

Récemment, il a eu la malchance d’être pourchassé par des riverains alertés par les cris de détresse d’un conducteur qu’il venait de blesser en essayant de lui dérober sa moto. L’agresseur a alors passé un sale quart d’heure entre les mains de la foule, qui lui a infligé une sévère correction avant l’arrivée des gendarmes.

Son arrestation a été signalée, et une ruée effrénée s’est produite vers la brigade de gendarmerie, permettant à de nombreuses victimes de l’identifier formellement. Il est désormais dirigé vers la chambre criminelle.

Chroniqueur de Sen TV interpellé dans le cadre de l’affaire « Pape Cheikh Diallo et consorts »

L’enquête relative à l’affaire dite « Pape Cheikh Diallo et consorts » connaît un nouveau développement avec une 48e interpellation enregistrée par la brigade de recherches de la compagnie de gendarmerie de Keur Massar. Selon des informations rapportées par Seneweb, le dernier individu arrêté n’est autre que le chroniqueur Kader Dia, collaborateur de la chaîne Sen TV.

D’après les éléments disponibles, l’interpellation s’est déroulée peu après la fin de son émission. Des gendarmes en civil l’auraient discrètement appréhendé avant de le conduire vers les locaux de la brigade de recherches de Keur Massar à bord d’un véhicule banalisé. Les circonstances exactes de son implication présumée dans cette affaire restent pour l’heure floues, mais cette arrestation s’inscrit dans une série d’opérations menées par les enquêteurs dans le cadre d’un dossier qui semble prendre de l’ampleur.

Cette nouvelle interpellation porte ainsi à quarante-huit le nombre de personnes arrêtées depuis le début de la procédure, ce qui témoigne de l’ampleur et de la complexité de l’affaire. Les investigations, pilotées par les unités de gendarmerie, visent à faire toute la lumière sur les faits reprochés aux différents mis en cause, dont les profils seraient variés.

Informé de cette évolution, le procureur Saliou Dicko, chef du parquet de Pikine-Guédiawaye, suit de près le déroulement de l’enquête. Son implication souligne l’importance accordée à ce dossier par les autorités judiciaires, qui semblent déterminées à élucider les contours de cette affaire et à situer les responsabilités.

Mame Makhtar Guèye entendu par la Sûreté urbaine : une audition libre dans un contexte de polémique sur l’aide à la presse

Mame Makhtar Gueye, vice-président de l’ONG Jamel, a été entendu ce mercredi matin par les enquêteurs de la Sûreté urbaine du commissariat central de Dakar. À l’issue de son audition, il est ressorti libre, sans qu’aucune mesure de privation de liberté ne soit retenue à son encontre à ce stade de la procédure.

Cette convocation s’inscrit dans le cadre d’une enquête ouverte sur instruction du procureur de la République près le Tribunal de grande instance hors classe de Dakar. Selon des informations concordantes, la justice cherche à faire la lumière sur des déclarations récentes du responsable associatif, jugées controversées, en lien avec la répartition des fonds d’aide destinés aux entreprises de presse au Sénégal.

Au cœur de cette affaire figurent des propos publics attribués à Mame Makhtar Guèye, dans lesquels il aurait évoqué de possibles irrégularités ou un manque de transparence dans l’attribution de ces financements publics. Ces déclarations ont suscité de vives réactions dans le secteur médiatique, mais aussi au sein de certaines institutions concernées par la gestion de ces ressources.

Lors de son audition, le vice-président de Jamra aurait été invité à préciser la nature de ses accusations, les sources de ses informations ainsi que le contexte dans lequel ses propos ont été tenus. Les enquêteurs cherchent notamment à déterminer si ces déclarations reposent sur des éléments vérifiables ou si elles pourraient relever d’une interprétation personnelle susceptible de porter atteinte à des tiers.

Bien qu’il ait été autorisé à regagner son domicile à l’issue de cette première audition, Mame Makhtar Guèye reste à la disposition de la justice. Des sources proches du dossier évoquent la possibilité de nouvelles convocations dans les jours à venir. Celles-ci pourraient inclure des confrontations avec d’autres acteurs du secteur de la presse ou des responsables impliqués dans la gestion du fonds d’aide, afin de recouper les versions et d’établir les faits avec précision.

Cette affaire intervient dans un contexte où la question de la transparence dans la distribution des aides publiques aux médias revient régulièrement dans le débat public sénégalais. Elle pourrait ainsi relancer les discussions sur les mécanismes de régulation, les critères d’attribution et la nécessité d’un contrôle renforcé dans un secteur jugé stratégique pour la démocratie.

Mame Makhtar Guèye entendu par la Sûreté urbaine : une audition libre dans un contexte de polémique sur l’aide à la presse

Mame Makhtar Gueye, vice-président de l’ONG Jamel, a été entendu ce mercredi matin par les enquêteurs de la Sûreté urbaine du commissariat central de Dakar. À l’issue de son audition, il est ressorti libre, sans qu’aucune mesure de privation de liberté ne soit retenue à son encontre à ce stade de la procédure.

Cette convocation s’inscrit dans le cadre d’une enquête ouverte sur instruction du procureur de la République près le Tribunal de grande instance hors classe de Dakar. Selon des informations concordantes, la justice cherche à faire la lumière sur des déclarations récentes du responsable associatif, jugées controversées, en lien avec la répartition des fonds d’aide destinés aux entreprises de presse au Sénégal.

Au cœur de cette affaire figurent des propos publics attribués à Mame Makhtar Guèye, dans lesquels il aurait évoqué de possibles irrégularités ou un manque de transparence dans l’attribution de ces financements publics. Ces déclarations ont suscité de vives réactions dans le secteur médiatique, mais aussi au sein de certaines institutions concernées par la gestion de ces ressources.

Lors de son audition, le vice-président de Jamra aurait été invité à préciser la nature de ses accusations, les sources de ses informations ainsi que le contexte dans lequel ses propos ont été tenus. Les enquêteurs cherchent notamment à déterminer si ces déclarations reposent sur des éléments vérifiables ou si elles pourraient relever d’une interprétation personnelle susceptible de porter atteinte à des tiers.

Bien qu’il ait été autorisé à regagner son domicile à l’issue de cette première audition, Mame Makhtar Guèye reste à la disposition de la justice. Des sources proches du dossier évoquent la possibilité de nouvelles convocations dans les jours à venir. Celles-ci pourraient inclure des confrontations avec d’autres acteurs du secteur de la presse ou des responsables impliqués dans la gestion du fonds d’aide, afin de recouper les versions et d’établir les faits avec précision.

Cette affaire intervient dans un contexte où la question de la transparence dans la distribution des aides publiques aux médias revient régulièrement dans le débat public sénégalais. Elle pourrait ainsi relancer les discussions sur les mécanismes de régulation, les critères d’attribution et la nécessité d’un contrôle renforcé dans un secteur jugé stratégique pour la démocratie.

Radiation d’un surveillant de prison : Tafsir Faye exclu de l’administration pénitentiaire avec effet immédiat

Le ministère de la Justice a prononcé la radiation du surveillant de prison Tafsir Faye, matricule 686.368/A, mettant ainsi un terme définitif à sa carrière au sein de l’administration pénitentiaire. La décision, entérinée par arrêté ministériel en date du 25 mars 2026, a été notifiée à l’intéressé alors qu’il était en poste à la maison d’arrêt et de correction de Bambey.

Selon les termes du document officiel, cette mesure disciplinaire lourde intervient à l’issue d’une procédure jugée rigoureuse par les autorités compétentes. Celle-ci a été enclenchée après une enquête menée par l’inspection interne, suivie de l’examen du dossier par un conseil d’enquête dont l’avis a été déterminant dans la prise de décision finale. Cette démarche s’inscrit dans le cadre des mécanismes de contrôle et de régulation visant à garantir l’intégrité et le bon fonctionnement de l’administration pénitentiaire.

Si les faits reprochés au désormais ex-agent n’ont pas été rendus publics, la gravité de la sanction laisse supposer des manquements jugés incompatibles avec les exigences du corps des surveillants de prison. La radiation constitue en effet l’une des sanctions disciplinaires les plus sévères dans la fonction publique, traduisant une rupture totale du lien entre l’administration et l’agent concerné.

Toutefois, l’arrêté précise que les droits à pension de Tafsir Faye ne sont pas suspendus. Cette disposition indique que, malgré la sanction, l’intéressé conserve certains acquis liés à sa carrière, conformément aux règles en vigueur en matière de protection sociale des agents publics.

Mondial 2026 : une caution jusqu’à 15 000 dollars exigée, les supporters africains face à une barrière financière majeure

À l’approche de la Coupe du monde 2026, une mesure américaine suscite déjà une vive controverse et pourrait lourdement impacter la présence des supporters étrangers, notamment africains. Les autorités des États-Unis ont en effet décidé de mettre en place un « programme pilote de cautionnement des visas » imposant à certains visiteurs étrangers le dépôt d’une garantie financière pouvant atteindre 15 000 dollars, soit environ 9 100 000 FCFA, pour entrer sur le territoire.

Cette mesure, qui doit entrer en vigueur le 2 avril 2026, concerne une cinquantaine de pays, dont plusieurs nations africaines qualifiées pour le Mondial. Parmi elles figurent l’Algérie, le Cap-Vert, le Sénégal, la Côte d’Ivoire et la Tunisie. Concrètement, tout adulte souhaitant se rendre aux États-Unis dans le cadre de la compétition devra verser une caution comprise entre 10 000 et 15 000 dollars. Pour les enfants, ce montant pourrait être plafonné à 5 000 dollars, soit environ 3 000 000 FCFA.

La logique avancée par le gouvernement américain repose sur la lutte contre l’immigration irrégulière. Les autorités estiment que ce dispositif constitue un moyen dissuasif efficace, la somme n’étant restituée qu’à condition que le visiteur quitte le territoire avant l’expiration de son visa. Une approche sécuritaire assumée, dans laquelle la protection des frontières est présentée comme prioritaire.

Cependant, cette décision suscite de nombreuses inquiétudes dans le monde du football. En coulisses, la FIFA multiplie les discussions avec Washington afin d’obtenir des aménagements. L’instance dirigeante du football mondial tente notamment d’arracher des exemptions pour les délégations officielles, incluant les joueurs, les entraîneurs et les membres des staffs techniques. L’option envisagée reposerait sur la délivrance de lettres d’invitation officielles permettant d’échapper à cette caution.

Pour l’heure, aucune dispense n’a été confirmée. Et même en cas d’accord, les discussions actuelles laissent entendre que ces éventuelles exemptions ne concerneraient ni les familles des joueurs ni les supporters. Une distinction qui pourrait profondément altérer l’ambiance du tournoi.

L’impact potentiel sur la Coupe du monde est considérable. Plusieurs équipes africaines doivent disputer une partie importante de leurs rencontres sur le sol américain. Le Sénégal et la Côte d’Ivoire y joueront chacun deux matchs de phase de groupes, tandis que la Tunisie y disputera une rencontre. L’Algérie et le Cap-Vert, de leur côté, sont appelés à jouer l’intégralité de leurs matchs de poule aux États-Unis.

Dans ce contexte, la capacité des supporters africains à effectuer le déplacement apparaît fortement compromise. Le coût déjà élevé d’un voyage vers l’Amérique du Nord, combiné à cette caution particulièrement dissuasive, risque de limiter drastiquement leur présence dans les stades. Une situation qui pourrait priver plusieurs sélections d’un soutien populaire essentiel et modifier l’atmosphère habituelle d’une Coupe du monde.

Au-delà de l’aspect sportif, cette mesure soulève également des questions d’équité et d’accessibilité. Elle met en lumière les disparités économiques entre les nations et interroge sur la capacité d’un événement mondial à rester universel lorsque certaines catégories de supporters se retrouvent de facto exclues pour des raisons financières.

Gims au cœur d’une procédure judiciaire internationale : entre zones d’ombre et enjeux diplomatiques

L’artiste congolais de 39 ans Gims, figure majeure de la scène musicale francophone et plus gros vendeur de disques en France en 2025, se retrouve aujourd’hui au centre d’une affaire judiciaire aux contours encore flous. Selon des informations révélées par Africa Intelligence et confirmées à l’Agence France-Presse par une source proche du parquet national anti-criminalité organisée, le chanteur fait l’objet d’une procédure dans le cadre d’une commission rogatoire menée par des juges d’instruction.

D’après cette même source, son audition s’inscrit dans des investigations en cours, sans qu’aucune précision officielle n’ait été apportée quant à la nature exacte des faits examinés. Ce manque de détails alimente les spéculations tout en imposant une certaine retenue dans l’analyse de la situation, les autorités judiciaires n’ayant pas communiqué davantage à ce stade.

Parallèlement, les autorités de la République démocratique du Congo ont confirmé l’arrestation de l’artiste, une information relayée par Jeune Afrique. Toutefois, ni les circonstances précises de cette interpellation ni les motifs retenus n’ont été rendus publics. Cette opacité renforce les interrogations autour du dossier et entretient un climat d’incertitude.

Contacté, son avocat David-Olivier Kaminski n’a pas souhaité s’exprimer, laissant planer le doute sur la stratégie de défense adoptée et sur l’évolution possible de la procédure. Ce silence s’inscrit dans une logique classique en matière judiciaire, notamment lorsque les enquêtes sont encore en cours et susceptibles de connaître des développements rapides.

Sur le plan diplomatique, l’affaire a rapidement pris une dimension sensible. Deux responsables congolais ont indiqué avoir saisi officiellement le Quai d’Orsay afin d’obtenir des éclaircissements sur les conditions de l’arrestation et sur le cadre juridique de la procédure. À ce jour, aucune réponse précise ne leur aurait été transmise, contribuant à maintenir un certain flou dans les relations entre les différentes parties impliquées.

Cette réaction des autorités congolaises souligne l’importance du statut de Gims, dont l’influence dépasse largement le cadre artistique. Au fil des années, le chanteur s’est imposé comme une figure incontournable des industries culturelles africaines et européennes. Sa carrière, construite entre la France et plusieurs pays africains, repose sur un réseau solide et une audience internationale qui lui confèrent un rôle d’ambassadeur informel de la culture congolaise.

Cette reconnaissance a d’ailleurs été officialisée en janvier 2022, lorsqu’il a été reçu aux côtés de son frère Dadju par le président Félix Tshisekedi. À l’issue de cette rencontre, les deux artistes avaient obtenu des passeports diplomatiques en qualité d’ambassadeurs culturels, consacrant leur contribution au rayonnement de la République démocratique du Congo à l’étranger.

Plus récemment, en 2025, Gims et Dadju se sont illustrés à travers l’organisation du concert caritatif Solidarité Congo à Paris. Cette initiative visait à mobiliser des fonds et à sensibiliser l’opinion publique aux enjeux humanitaires dans l’est du pays. Malgré certaines controverses, l’événement a mis en lumière l’engagement des deux artistes dans des causes sociales et humanitaires, renforçant leur image d’acteurs influents au-delà de la musique.

Aide à la presse : entendu par la police, Mame Mactar Guèye refuse l’assistance d’un avocat

Le président de l’organisation Jamra, Mame Mactar Guèye, est actuellement entendu par les enquêteurs de la Sûreté urbaine du commissariat central de Dakar, dans le cadre d’une procédure déclenchée à la suite d’une auto-saisine du Procureur. Cette audition intervient dans un contexte de vive polémique autour de la gestion de l’aide publique destinée à la presse.

Face aux enquêteurs, Mame Mactar Guèye a fait un choix qui n’est pas passé inaperçu : il a décidé de se présenter sans assistance juridique. « J’ai décliné toute forme d’assistance juridique. Je n’ai donc pas besoin d’avocat », a-t-il déclaré, selon des propos rapportés par Seneweb. Une position assumée, qui traduit sa volonté de répondre directement aux questions des autorités sans intermédiaire, dans une affaire qui suscite déjà de nombreuses réactions dans l’opinion publique.

À l’origine de cette convocation, une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux dans laquelle le président de Jamra met en cause la gestion de l’aide à la presse. Dans cette intervention, il dénonce ce qu’il qualifie de « distribution indue », évoquant notamment une enveloppe d’un milliard de francs CFA qui, selon lui, n’aurait pas été versée à des médias ayant pourtant déposé des dossiers conformes. Il affirme également que des fonds auraient été attribués à des « organes inexistants », pointant du doigt de graves irrégularités dans le processus d’allocation.

Mame Mactar Guèye critique en outre une répartition qu’il juge « déséquilibrée », estimant qu’une poignée de structures aurait capté l’essentiel des ressources au détriment d’autres acteurs du secteur. Il qualifie cette situation de « honteuse », appelant implicitement à plus de transparence dans la gestion des fonds publics destinés aux médias.

Ces accusations, particulièrement sensibles dans un contexte où la question de la transparence dans la gestion des deniers publics est au cœur du débat national, ont conduit le parquet à ouvrir une procédure pour faire la lumière sur ces déclarations. L’audition en cours vise ainsi à recueillir les éléments de preuve ou les précisions pouvant étayer les affirmations avancées par le responsable de Jamra.

Pour l’heure, aucune information n’a filtré sur le contenu détaillé de ses échanges avec les enquêteurs. L’issue de cette audition pourrait toutefois être déterminante, tant pour la suite judiciaire de cette affaire que pour le débat plus large sur la gouvernance de l’aide à la presse au Sénégal.

TRS au Sénégal : Thierno Alassane Sall accuse le gouvernement de dissimulation et exige la transparence

Le débat sur les opérations financières dites de Total Return Swaps (TRS) contractées par l’État du Sénégal en mai et juin 2025 connaît un nouveau regain de tension sur la scène politique nationale. Au cœur de cette controverse, le député Thierno Alassane Sall hausse le ton et accuse ouvertement l’exécutif de manipulation et de manque de transparence dans la gestion de ce dossier jugé sensible.

Dans une sortie récente, le parlementaire s’attaque à l’argumentaire du gouvernement qui soutient que les députés avaient été informés de ces opérations financières. En question, un extrait vidéo de moins de vingt secondes dans lequel le ministre des Finances et du Budget évoque de manière jugée vague un possible recours aux TRS. Pour Thierno Alassane Sall, cet élément ne saurait en aucun cas constituer une preuve d’information préalable. Il rappelle que cette déclaration date du 29 novembre 2025, soit plusieurs mois après la conclusion des opérations portant sur un montant estimé à 650 millions de dollars.

Selon lui, loin d’éclairer la représentation nationale, cette communication tardive traduirait plutôt une volonté de construire a posteriori une apparence de transparence. Le député dénonce ainsi une stratégie consistant à simuler une information préalable afin de se prémunir contre les accusations d’opacité. Une démarche qu’il qualifie implicitement de calculée et qui, à ses yeux, fragilise davantage la confiance entre l’exécutif et le pouvoir législatif.

Le rôle de la presse internationale dans la révélation de cette affaire est également au centre de ses critiques. Thierno Alassane Sall estime que sans les investigations du Financial Times, l’opinion publique sénégalaise serait restée dans l’ignorance totale des contours de ces transactions. Il évoque notamment l’absence d’informations sur les montants exacts engagés, les taux appliqués, les risques financiers encourus ainsi que certaines clauses contractuelles potentiellement sensibles.

Cette situation soulève, selon lui, une problématique majeure de gouvernance et de reddition des comptes. Le fait que le contrat signé avec la Société Générale ne soit toujours pas accessible ni aux députés ni au public renforce les soupçons d’opacité. Dans un contexte où la transparence des finances publiques constitue un enjeu crucial, cette rétention d’information apparaît, aux yeux du parlementaire, difficilement justifiable.

Face à cette situation, Thierno Alassane Sall lance un défi direct au gouvernement. Il l’exhorte à transmettre sans délai à l’Assemblée nationale l’intégralité des documents contractuels liés à ces opérations. Une exigence qu’il présente comme un impératif démocratique, visant à permettre aux représentants du peuple d’exercer pleinement leur mission de contrôle de l’action gouvernementale.

Décès du commandant Toumba à Conakry : fin de parcours pour une figure controversée de l’histoire guinéenne

Le commandant Aboubacar Diakité, plus connu sous le surnom de « Toumba », est décédé ce mercredi 25 mars à 4h35 dans un établissement militaire de santé de Conakry. L’annonce a été faite officiellement par la Direction Nationale de l’Administration Pénitentiaire et de la Réinsertion , une structure relevant du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme de la République de Guinée.

Selon les autorités pénitentiaires, l’ancien militaire, qui purgeait une peine de prison à la Maison d’arrêt Coyah, était détenu dans des conditions conformes aux normes en vigueur lorsque son état de santé a commencé à se détériorer progressivement. Les premiers signes alarmants avaient été documentés dans un rapport médical établi le 4 mars 2026 par deux spécialistes du Centre Hospilato-Universitaire Ignace Deen, en présence du procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Coyah ainsi que de son conseil, Maître Lancinet Sylla.

Ce rapport faisait état d’un tableau clinique préoccupant, marqué notamment par une tuméfaction épigastrique, des douleurs abdominales persistantes, une constipation chronique et des troubles du sommeil. Malgré cette alerte, son état s’est brusquement aggravé dans la nuit du 23 mars, lorsqu’il a été victime d’un malaise en détention.

Face à l’urgence, il a été évacué vers l’Hôpital Militaire du Camp Samory Touré, où une équipe médicale spécialisée a immédiatement pris en charge son cas. En dépit des soins prodigués, son état n’a cessé de se dégrader, conduisant finalement à son décès dans la matinée du 25 mars.

Les médecins ont conclu à une mort causée par une hernie de la ligne blanche étranglée, compliquée d’une péritonite aiguë généralisée, une affection grave nécessitant généralement une intervention chirurgicale urgente.

Dans la foulée, l’administration pénitentiaire a indiqué qu’un rapport circonstancié sera transmis sans délai aux autorités judiciaires compétentes afin de faire toute la lumière sur les circonstances exactes du décès. Elle a également présenté ses condoléances à la famille du défunt et à ses proches.

Conduite en état d’ivresse : El Hadji Abdou Aziz Mbaye condamné à une amende par le tribunal des flagrants délits de Dakar

El Hadji Abdou Aziz Mbaye, ancien ministre et ex-conseiller spécial en technologies de l’information et de la communication sous la présidence de Macky Sall, a comparu ce mercredi devant le tribunal des flagrants délits de Dakar dans une affaire liée à une conduite en état d’ivresse.

À l’issue des débats, le tribunal l’a reconnu coupable des faits qui lui étaient reprochés, notamment la conduite sous l’emprise de l’alcool et la mise en danger de la vie d’autrui. Toutefois, les juges ont fait preuve de clémence en décidant de ne pas prononcer de peine d’emprisonnement à son encontre. El Hadji Abdou Aziz Mbaye a finalement été condamné à une amende de 500 000 francs CFA.

Lors de l’audience, le procureur de la République avait pourtant requis une peine plus sévère. Estimant que les faits étaient suffisamment établis, il avait demandé au tribunal de condamner le prévenu à un mois d’emprisonnement ferme. Une réquisition qui traduisait la gravité accordée à ce type d’infraction, notamment en raison des risques qu’elle fait peser sur la sécurité publique.

Face à ces réquisitions, la défense s’est attachée à obtenir la clémence du tribunal. Les avocats du prévenu, Me Seydou Diagne et Me Aboubacry Barro, ont plaidé en faveur d’une sanction plus mesurée, mettant en avant des circonstances atténuantes et appelant à une décision indulgente.

Thiès célèbre son histoire ferroviaire à travers un colloque scientifique d’envergure

En prélude à la célébration du 4 avril, marquant le 66ᵉ anniversaire de l’indépendance du Sénégal, la mairie de Thiès a initié un colloque scientifique autour du thème « Thiès, la capitale du rail : genèse et évolution ». Une rencontre qui met en lumière l’histoire singulière de la ville et son rôle central dans le développement ferroviaire de l’Afrique de l’Ouest.

Prenant la parole à cette occasion, le maire Dr Babacar Diop a souligné la portée symbolique et historique de cet événement. Selon lui, cette initiative s’inscrit pleinement dans la dynamique de commémoration nationale, un moment propice pour revisiter le passé, interroger le présent et envisager l’avenir. Il a insisté sur le caractère unique de Thiès, décrite comme une ville façonnée par le chemin de fer, véritable moteur de sa transformation économique, sociale et urbaine.

Le maire a rappelé que Thiès, autrefois simple poste militaire, est devenue au fil du temps un carrefour stratégique grâce au rail. Cette infrastructure n’a pas seulement traversé la ville, elle en a profondément influencé l’organisation spatiale, l’économie et l’identité collective. Derrière cette évolution, ce sont des générations de travailleurs, d’ouvriers, de mécaniciens et de syndicalistes qui ont contribué à bâtir une ville résiliente, solidaire et engagée.

Durant deux jours, ce colloque réunit des spécialistes issus de plusieurs disciplines, notamment des historiens, géographes, sociologues ainsi que des acteurs culturels. Ensemble, ils explorent les différentes dimensions de la construction de Thiès, en abordant sa genèse urbaine, le rôle structurant du rail, les dynamiques sociales et politiques, mais aussi les patrimoines matériels et immatériels. Les discussions portent également sur les perspectives d’avenir, dans une volonté affirmée de lier mémoire et développement.

En parallèle des travaux scientifiques, une exposition intitulée « Kees Kaay : benn dëk ñaari gaar » est proposée au public. Conçue avec la participation d’enseignants et d’élèves, cette initiative se veut à la fois pédagogique et immersive. À travers des archives, des images et des récits, elle retrace les grandes étapes de l’histoire de Thiès, depuis la période pré-ferroviaire jusqu’aux enjeux contemporains liés à la mémoire et au patrimoine. L’exposition met particulièrement en lumière la vie des cheminots et les luttes sociales qui ont marqué l’histoire de la ville.

Pour les autorités municipales, cette exposition dépasse le simple cadre historique. Elle constitue un outil de transmission destiné à renforcer la conscience historique des jeunes générations et à favoriser une meilleure appropriation du patrimoine local.

Dans son intervention, le maire a également évoqué les défis actuels de Thiès, qu’il décrit comme une ville à un tournant de son histoire. Dotée d’atouts majeurs tels que son statut de ville universitaire, sa position de carrefour autoroutier et son dynamisme culturel et scientifique, Thiès ambitionne de s’imposer comme un pôle de développement incontournable au niveau national. Toutefois, il a insisté sur la ضرورة d’ancrer ce développement dans la mémoire collective et l’identité de la ville.

Selon lui, le savoir, la culture et la mémoire constituent des leviers essentiels de l’action publique. Ils permettent non seulement de renforcer le sentiment d’appartenance, mais aussi d’éclairer les politiques urbaines et de construire une vision partagée de l’avenir.

Handicap FormEduC mobilise dix régions autour des droits des personnes handicapées à Kaolack

Kaolack a accueilli, les 25 et 26 mars 2026, un atelier interrégional de sensibilisation consacré à la loi d’orientation sociale n°2010-15 et aux instruments internationaux relatifs aux droits des personnes handicapées. Initiée par l’organisation Handicap FormEduC (HFE) dans le cadre du programme « Saxal Jamm », cette rencontre a réuni une trentaine d’acteurs issus de dix régions du Sénégal.

Placée sous le thème évocateur « Sunu Akh ak Yelef – Sunu Jamm », cette activité vise à renforcer la connaissance et l’application des dispositions juridiques en faveur des personnes en situation de handicap, plus de quinze ans après l’adoption de la loi. Un texte jugé fondamental, mais dont l’effectivité reste encore limitée sur le terrain.

« Malgré son importance, l’application de la loi demeure insuffisante, notamment en raison du retard dans la prise de certains décrets essentiels », a souligné Madame Fama Ka, présidente de Handicap FormEduC.

Pendant deux jours, les participants — composés de personnes handicapées, de représentants de la société civile et d’acteurs institutionnels — ont échangé autour des enjeux majeurs liés à l’inclusion sociale, à l’accessibilité universelle et à la jouissance effective des droits. Les discussions ont également porté sur la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées ainsi que sur les instruments juridiques africains en la matière.

Les échanges ont permis de mettre en lumière plusieurs obstacles persistants, notamment le déficit d’information, les difficultés d’accès aux services sociaux et le manque de mesures concrètes dans des secteurs clés tels que l’éducation inclusive, l’emploi et l’accessibilité des infrastructures.

« Cet atelier nous a permis d’identifier des défis majeurs, mais aussi de dégager des pistes de solutions concrètes », a ajouté Madame Fama Ka.

À l’issue des travaux, les participants ont formulé des recommandations fortes, appelant notamment à l’accélération de la signature des décrets d’application, à la ratification des textes africains relatifs aux droits des personnes handicapées et au renforcement du plaidoyer pour une inclusion effective.

Dans cette dynamique, le consortium « Saxal Jamm », regroupant les organisations ONG3D, COSCE et GRADEC, intensifie ses actions en faveur de l’inclusion. À travers un appui structuré aux associations, il œuvre à renforcer les capacités des organisations de personnes handicapées.

Selon Papa Makha Seck, chargé du suivi-évaluation au COSCE, cet accompagnement vise à mieux outiller ces organisations pour défendre leurs droits et accroître leur participation aux politiques publiques. « Nous œuvrons à une meilleure appropriation de la loi d’orientation sociale afin de favoriser son application effective », a-t-il indiqué.

À travers des sessions de formation, des ateliers de sensibilisation et des actions de plaidoyer, le consortium ambitionne de consolider les capacités organisationnelles et institutionnelles des associations bénéficiaires. L’objectif est de bâtir un cadre inclusif garantissant aux personnes handicapées un accès effectif à l’éducation, à la santé et à la formation.

Avec cette initiative, Handicap FormEduC et ses partenaires entendent contribuer à l’émergence d’une société plus juste et inclusive, où les personnes en situation de handicap participent pleinement au développement du Sénégal.

Madrid : Bassirou Diomaye Faye accélère les investissements structurants avec GB Foods et RIU

En déplacement à Madrid, le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye , a entamé sa journée par une série d’audiences stratégiques avec des acteurs économiques de premier plan. Il a ainsi reçu successivement les dirigeants du groupe GB Foots et de RIU Hôtels & Resorts, dans une démarche visant à renforcer les investissements étrangers au Sénégal et à consolider les partenariats existants.

Ces rencontres ont permis de dégager des perspectives concrètes, en phase avec les priorités de développement économique du pays. Présent de longue date au Sénégal, le groupe GB Foods a réaffirmé son engagement à approfondir son ancrage local. L’entreprise entend notamment intensifier ses initiatives dans le secteur agricole, en développant davantage les filières locales en amont de sa chaîne de production. Cette orientation vise à soutenir les producteurs nationaux tout en sécurisant ses approvisionnements. En parallèle, le groupe prévoit de renforcer ses actions dans les domaines de la nutrition et de la santé alimentaire, en cohérence avec les politiques publiques sénégalaises axées sur la souveraineté alimentaire et l’amélioration des conditions de vie des populations.

De son côté, le groupe RIU Hotels & Resorts a affiché des ambitions claires pour le marché sénégalais. Les échanges avec le chef de l’État ont permis d’explorer des projets d’expansion, notamment à travers l’extension de ses infrastructures hôtelières et une montée en gamme de ses services. Cette stratégie vise à capter une clientèle internationale plus large et à positionner davantage le Sénégal comme une destination touristique de référence en Afrique de l’Ouest. L’impact attendu est multiple, avec des retombées directes en termes de création d’emplois, de dynamisation des économies locales et de valorisation des atouts naturels et culturels du pays.

Emprunt « secret » et accusations explosives : une polémique financière qui enfle au sommet de l’État sénégalais

La controverse autour de l’emprunt qualifié de « secret » par le Financial Times continue de susciter de vives réactions au Sénégal, alimentant interrogations et inquiétudes sur la gestion des finances publiques. Selon le quotidien britannique, l’État sénégalais aurait mobilisé 650 millions d’euros auprès d’institutions internationales à travers des instruments financiers complexes, notamment des « Total Return Swaps », sans en informer les députés. Ces mécanismes, réputés opaques, auraient été utilisés comme levier d’urgence afin de stabiliser les comptes publics et éviter une éventuelle cessation de paiement.

Dans un contexte déjà tendu, cette affaire a pris une nouvelle tournure avec les déclarations du journaliste Madiambal Diagne. Depuis Paris, où il se trouve actuellement en conflit judiciaire avec les autorités sénégalaises dans le cadre d’une procédure d’extradition, l’administrateur du journal Le Quotidien affirme détenir des informations sensibles susceptibles d’alourdir considérablement le dossier.

Dans une publication relayée sur le réseau social X, Madiambal Diagne met directement en cause le Premier ministre Ousmane Sonko. Il soutient que l’opération de swap controversée aurait été financée par l’homme d’affaires émirati Khaldoon Al Mubarak, figure influente du monde des affaires et président du club anglais Manchester City. Selon ces allégations, le chef du gouvernement sénégalais aurait engagé les ressources pétrolières et gazières du pays dans cette opération financière, tout en proposant en contrepartie l’octroi de vastes terres à Mbour pour la construction d’un centre sportif.

Le journaliste va plus loin en évoquant un projet global d’un montant de 7,75 milliards de dollars qui aurait été proposé à l’homme d’affaires émirati. D’après les éléments qu’il dit détenir, ce « deal » couvrirait plusieurs secteurs stratégiques, dont le logement, avec un investissement estimé à 2 milliards de dollars, la construction d’une raffinerie d’or à hauteur de 1,5 milliard, des infrastructures à Diamniadio pour environ 1,75 milliard, des projets relevant du programme Promovilles évalués à 1 milliard, ainsi que des investissements dans le pétrole et le gaz à hauteur de 1,5 milliard de dollars.

Ces révélations, si elles étaient avérées, pourraient soulever de graves questions sur la transparence des engagements financiers de l’État et sur la gestion des ressources naturelles du pays. Elles interviennent dans un climat de méfiance accrue vis-à-vis des mécanismes de financement non conventionnels, souvent critiqués pour leur manque de lisibilité et de contrôle démocratique.

Serigne Babacar Sy, architecte spirituel de la Tidjaniyya moderne

Figure emblématique de la Tijaniyya au Sénégal, Serigne Babacar Sy, affectueusement surnommé « Borom Bonnet Carré », demeure l’un des plus grands bâtisseurs spirituels du XXe siècle. Héritier d’une tradition religieuse profondément enracinée, il a su incarner une autorité fondée sur la droiture, le savoir et un sens aigu du devoir. De son accession au khalifat en 1922 à son œuvre structurante, il a durablement façonné la communauté tidiane tout en veillant scrupuleusement à la préservation de l’héritage de son père, El Hadji Malick Sy.

Né en 1885 à Saint-Louis , dans un environnement marqué par la rigueur intellectuelle et la spiritualité, Serigne Babacar Sy a très tôt montré des dispositions exceptionnelles. Son éducation fut entièrement tournée vers l’apprentissage du Coran et des sciences islamiques, dans une discipline stricte qui a façonné son caractère. Sa piété, sa retenue et son attachement aux valeurs religieuses lui ont rapidement valu le respect de ses contemporains, faisant de lui un modèle de dévotion et d’exigence morale.

L’année 1922 marque un tournant décisif dans son parcours. À la disparition de son illustre père, il accède au khalifat à seulement 37 ans. Cette succession, loin d’être unanimement acceptée au départ en raison de sa jeunesse, s’impose progressivement comme une évidence. Animé par un profond sens de la responsabilité, qu’il considérait comme une amana, un dépôt sacré, il s’attèle à consolider son autorité avec sérénité et détermination. Sa légitimité ne tarde pas à s’imposer, portée par sa rigueur, sa constance et sa fidélité aux enseignements reçus.

Durant plus de trois décennies, Serigne Babacar Sy s’illustre comme un véritable architecte de la Tidjaniyya moderne. Il met en place une organisation structurée de la confrérie, notamment à travers la création des dahiras à partir de 1932. Ces cadres communautaires jouent un rôle fondamental dans l’encadrement spirituel, social et éducatif des disciples, contribuant à renforcer la cohésion et la vitalité de la voie tidiane. Par ailleurs, il promeut un modèle de vie équilibré, où la foi s’articule harmonieusement avec le travail et l’engagement dans la société.

Au cœur de son enseignement se trouve le principe de l’Istiqâma, cette droiture constante qui constitue une exigence absolue pour tout croyant. Pour lui, la foi ne saurait être dissociée d’un comportement exemplaire, fondé sur la discipline, l’honnêteté et la persévérance. Par son propre exemple, il incarne cette rigueur morale, imposant un standard élevé à lui-même comme à ses disciples. Cette posture lui confère une aura particulière, celle d’un guide à la fois exigeant et profondément respecté.

Déguerpissement à Touba : les autorités religieuses et municipales à l’unisson pour assainir le marché Ocass

La municipalité de Touba s’apprête à lancer, à partir du 31 mars 2026, une vaste opération de déguerpissement visant les principales artères du marché Ocass. Cette initiative, qui s’inscrit dans une dynamique d’assainissement et de sécurisation de l’espace public, bénéficie du soutien affirmé des autorités religieuses de la ville sainte.

Lors d’une rencontre tenue le mardi 24 mars, le porte-parole du khalife général des mourides a appelé la communauté des Baye Fall à accompagner pleinement cette décision municipale. S’exprimant au nom du guide religieux, il a insisté sur le respect des directives émanant de l’autorité spirituelle de Touba, rappelant que la ville reste sous l’influence religieuse héritée de son fondateur.

En présence du maire de Touba et de plusieurs représentants du khalifat, le porte-parole a souligné les enjeux majeurs de cette opération. Selon lui, le déguerpissement des occupations anarchiques permettra non seulement de fluidifier la circulation dans les zones commerciales, mais aussi de renforcer la sécurité des populations. Il a particulièrement mis en avant la nécessité de prévenir les incendies fréquents dans les marchés, souvent aggravés par l’encombrement des voies.

L’opération ne se limitera pas au seul marché Ocass. Les abords de la Grande Mosquée sont également concernés. Les occupants des devantures des résidences appartenant aux héritiers du fondateur de la ville ont été invités à libérer les espaces occupés de manière irrégulière.

De son côté, le maire avait déjà fixé un ultimatum au 31 mars pour permettre aux commerçants installés sur la voie publique de se conformer à la mesure. Ce délai marque la dernière étape avant le démarrage effectif des opérations sur le terrain.

 New Deal technologique : Ousmane Sonko lance la révolution numérique de l’État sénégalais

Le Premier ministre Ousmane Sonko a officiellement donné, ce mardi 24 mars 2026, le coup d’envoi des projets structurants du « New Deal technologique », une initiative ambitieuse qui vise à accélérer la transformation numérique de l’administration publique au Sénégal . À travers ce programme, le gouvernement entend moderniser en profondeur les services publics et améliorer leur accessibilité pour les citoyens, en s’appuyant sur des infrastructures numériques renforcées et des solutions innovantes.

L’un des axes majeurs de cette réforme repose sur une montée en puissance significative de la capacité du réseau national. La bande passante devrait ainsi connaître une augmentation spectaculaire, passant de 600 mégabits à 20 gigabits. Cette évolution vise à soutenir l’explosion des usages numériques et à garantir une meilleure qualité de service, notamment dans les zones à forte demande.

Dans la même dynamique, les autorités ont dévoilé un vaste projet de connectivité universelle destiné à réduire la fracture numérique. L’objectif affiché est de fournir un accès gratuit à internet à plus d’un million de Sénégalais, avec une attention particulière portée aux zones rurales et enclavées. Ce programme se veut un levier d’inclusion sociale, en permettant à des populations jusqu’ici marginalisées de bénéficier des opportunités offertes par le numérique.

Lors de son allocution, Ousmane Sonko a insisté sur le fait que la réussite de cette transformation ne saurait être uniquement dictée par une volonté politique. Il a appelé à une mobilisation collective de l’ensemble des acteurs publics et privés, tout en mettant en avant l’importance de l’interopérabilité des systèmes. Selon lui, cette exigence constitue une condition essentielle pour mettre fin à la fragmentation actuelle des plateformes administratives, souvent source de lenteurs et de surcoûts pour les usagers.

Au cœur de ce dispositif figure le Guichet Unique du Citoyen, présenté comme la pierre angulaire de la réforme. Cette plateforme numérique centralisée permettra aux citoyens d’accéder à l’ensemble des services administratifs à partir d’un seul point d’entrée. À terme, des démarches telles que l’obtention d’un casier judiciaire pourront être réalisées entièrement en ligne, directement depuis un téléphone المحمول, simplifiant ainsi considérablement les interactions avec l’administration.

Cette logique de digitalisation s’étend également aux Sénégalais de l’extérieur grâce à la plateforme e-Consulat, conçue pour faciliter les démarches administratives de la diaspora. Le gouvernement entend ainsi rapprocher les services publics des citoyens, où qu’ils se trouvent.

La question de la souveraineté numérique occupe également une place centrale dans ce programme. Le Premier ministre a souligné la nécessité d’héberger les données sensibles sur le territoire national, notamment à travers le déploiement d’infrastructures cloud dans les data centers situés à Diamniadio et à Orana. Cette orientation vise à renforcer la sécurité des systèmes d’information tout en garantissant un meilleur contrôle des données stratégiques.

Par ailleurs, le New Deal technologique prévoit un accompagnement renforcé de l’écosystème numérique local. Le gouvernement compte s’appuyer sur le Start-up Act pour stimuler l’innovation et encourager l’émergence de champions nationaux dans le secteur technologique. Une stratégie de cybersécurité alignée sur les standards internationaux est également annoncée afin de protéger les infrastructures et les utilisateurs face aux menaces croissantes.

Recours au TAS : la FSF joue contre la montre pour contester la décision de la CAF

Malgré l’intense agitation médiatique observée ces dernières 24 heures, la Fédération Sénégalaise de Football n’a pas encore officiellement saisi le Tribunal Arbitral du Sport dans le cadre du litige qui l’oppose à la Confédération Africaine de Football . En cause, la décision controversée de l’instance continentale d’attribuer le titre au Maroc sur tapis vert, une issue qui suscite incompréhension et frustration du côté sénégalais.

Si la volonté de porter l’affaire devant la juridiction basée à Lausanne est clairement affichée, la procédure officielle n’a pas encore été enclenchée. Selon des informations rapportées par le quotidien L’Observateur, proche du Groupe futurs médias, le retard s’explique par la rigueur avec laquelle le dossier est actuellement finalisé. En effet, le pool d’avocats mandaté par la FSF s’emploie à affiner chaque détail de son argumentaire juridique afin d’éviter toute faille susceptible de compromettre les chances de succès.

Dans ce type de contentieux à fort enjeu, la moindre erreur peut s’avérer déterminante. Une source proche du dossier, citée anonymement, insiste sur la nécessité d’une préparation méticuleuse, rappelant qu’un vice de forme ou une imprécision pourrait entraîner le rejet pur et simple du recours. Cette prudence explique la lenteur apparente du processus, alors même que la pression médiatique et populaire ne cesse de monter.

Cependant, le temps presse. La Fédération sénégalaise est désormais engagée dans une véritable course contre la montre. Conformément aux dispositions de l’article 48 des statuts de la CAF, elle dispose d’un délai de dix jours à compter de la notification de la décision du jury d’appel, intervenue le 17 mars, pour introduire son recours. La date limite est donc fixée au 27 mars, laissant une fenêtre d’action particulièrement étroite.

Face à cette contrainte, certaines voix au sein du Comité exécutif de la FSF appellent au calme et à la retenue, invitant les supporters à faire preuve de patience. L’instance dirigeante du football sénégalais semble déterminée à ne pas céder à la précipitation, privilégiant une approche réfléchie et stratégique. L’objectif affiché est de défendre avec la plus grande efficacité les intérêts du football national, en s’appuyant sur un dossier solide, construit avec lucidité et sang-froid.

Fraude à grande échelle à UBA Sénégal : plus d’un milliard de francs CFA dérobés en une nuit, deux suspects arrêtés

Une affaire d’une gravité exceptionnelle secoue le secteur bancaire sénégalais. Selon des révélations du quotidien Libération, un vaste réseau de cybercriminels est parvenu à détourner plus de 1,143 milliard de francs CFA à partir des comptes de clients de UBA Sénégal. L’opération, menée avec une précision redoutable, s’est déroulée dans la plus grande discrétion avant d’être découverte par les autorités.

D’après les premiers éléments de l’enquête, les fraudeurs ont réussi à infiltrer le système informatique de la banque, leur ouvrant ainsi un accès direct aux comptes des clients. Cette intrusion leur a permis d’orchestrer une série de retraits simultanés dans plusieurs villes du pays. En une seule nuit, pas moins de 3 421 opérations frauduleuses ont été enregistrées au niveau de différents guichets automatiques, notamment à Dakar, Thiès et Kaolack. Une attaque éclair qui témoigne d’un niveau d’organisation et de maîtrise technologique particulièrement élevé.

Face à l’ampleur de la fraude, une enquête a été rapidement confiée à la Division des investigations criminelles. Les premières avancées ont permis l’interpellation de deux individus de nationalité sénégalaise. Ces derniers ont été arrêtés alors qu’ils tentaient de quitter le territoire, laissant penser à une fuite planifiée après l’opération. Déférés au parquet ce mardi, ils font face à de lourdes charges, notamment association de malfaiteurs, escroquerie en bande organisée, faux et usage de faux, ainsi que blanchiment de capitaux.

Cependant, les enquêteurs estiment que ces arrestations ne constituent qu’une étape dans un dossier bien plus vaste. La sophistication de l’attaque et le nombre élevé de transactions frauduleuses orientent clairement vers l’implication d’un réseau criminel structuré à l’échelle internationale. Les deux suspects arrêtés pourraient ainsi n’être que des exécutants locaux, chargés de récupérer ou de faciliter les retraits.

Les investigations se poursuivent activement pour identifier les autres membres de ce réseau et comprendre les failles exploitées dans le système bancaire. Cette affaire met en lumière les défis croissants liés à la cybersécurité dans le secteur financier, à un moment où les transactions numériques se multiplient et où les techniques de fraude deviennent de plus en plus sophistiquées.

Du côté des clients impactés, l’inquiétude est palpable, tandis que la banque devrait être amenée à renforcer ses dispositifs de sécurité et à rassurer sur la protection des avoirs. Cette affaire pourrait également relancer le débat sur la résilience des infrastructures bancaires face aux menaces numériques et sur la nécessité d’une coopération internationale renforcée pour lutter contre ce type de criminalité.

Oumar Ba porté à la tête de la CGLUA : une consécration africaine saluée avec ferveur

L’élection de Oumar Ba à la présidence de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLUA) marque un tournant majeur pour la diplomatie territoriale africaine et positionne le Sénégal au cœur des dynamiques de gouvernance locale sur le continent.

Réuni en République islamique de Mauritanie, le conclave africain des collectivités territoriales a porté son choix sur le président de l’Association des maires du Sénégal, consacrant ainsi son engagement constant en faveur du développement local, de la décentralisation et du renforcement des capacités des collectivités.

Cette élection, largement saluée, a suscité une vague de réactions positives au sein des acteurs institutionnels et des leaders d’opinion. Parmi eux, Baba Ndiaye, en sa qualité d’ambassadeur du coaching territorial pour l’Afrique, n’a pas manqué de magnifier cette distinction.

Dans une déclaration empreinte de fierté, il a adressé ses chaleureuses félicitations à Oumar Ba, qualifiant cette victoire de « consécration méritée » qui honore le Sénégal et rejaillit sur toute la sous-région ouest-africaine.

D’après M. Ndiaye, au-delà de la reconnaissance individuelle, cette nomination symbolise une montée en puissance du leadership sénégalais dans les instances panafricaines.

Pour lui, cette nomination ouvre également de nouvelles perspectives pour une coopération renforcée entre les collectivités locales africaines, autour des enjeux cruciaux que sont l’urbanisation, la gouvernance inclusive et le développement durable.

« Avec Oumar Ba à la tête de la CGLUA, c’est toute une vision d’une Afrique des territoires, solidaire et ambitieuse, qui se dessine », a-t-il ajouté.

Une dynamique que des acteurs comme Baba Ndiaye entendent accompagner, afin de consolider les acquis et d’impulser une nouvelle ère de transformation locale à l’échelle du continent.

Mort mystérieuse d’une influenceuse enceinte à Guédiawaye : une enquête criminelle relance toutes les hypothèses

Le drame survenu à Guediawaye autour de la disparition de Khady Sow continue de susciter une vive émotion et de nombreuses interrogations. Cette jeune femme, connue pour son activité de vente de bijoux en ligne et enceinte de sept mois, est décédée dans des circonstances jugées de plus en plus troublantes. Selon des informations relayées par le quotidien L’Observateur dans son édition du 25 mars, l’affaire a pris une tournure judiciaire majeure avec l’ouverture d’une procédure criminelle.

Dès les premières heures, les conditions de cette disparition ont intrigué aussi bien les proches que les habitants du quartier. Rien, selon son entourage, ne laissait présager un tel drame. La veille de la Korité, Khady Sow aurait passé une soirée ordinaire, entre tâches domestiques et échanges téléphoniques avec sa mère jusque tard dans la nuit. C’est dans ce contexte apparemment banal que la nouvelle de sa mort est survenue brutalement, plongeant sa famille dans l’incompréhension.

Mais c’est surtout l’autopsie qui a profondément bouleversé la lecture des faits. Les premiers résultats, décrits comme particulièrement préoccupants, ont conduit les autorités à abandonner l’hypothèse d’une mort naturelle pour privilégier une piste criminelle. Face à ces éléments, le commissariat central de Guédiawaye a ouvert une enquête approfondie afin de déterminer avec précision les circonstances du décès.

Très rapidement, les investigations se sont orientées vers le cercle familial. Le mari de la victime, identifié comme M. Seck, a été convoqué par les enquêteurs avant d’être placé en garde à vue. Cette décision s’inscrit dans une volonté de vérifier les déclarations de ce dernier, qui évoquait initialement un simple malaise. Dans le cadre de cette procédure, une perquisition a été menée au domicile conjugal, permettant la saisie des deux téléphones portables de la défunte. Ces appareils sont désormais au cœur des investigations, les enquêteurs cherchant à reconstituer les dernières heures de Khady Sow et à analyser ses échanges récents.

Malgré ces avancées, plusieurs zones d’ombre persistent et alimentent les suspicions. L’un des éléments les plus troublants concerne la gestion des suites immédiates du drame. Selon les proches, le corps de la victime a été rapidement évacué vers l’Hôpital Roi Baudouin, une précipitation jugée inhabituelle. Certains membres de la famille s’interrogent notamment sur le fait que ce transfert ait eu lieu avant même l’arrivée du père de la victime, ce qui renforce leur sentiment de doute.

Affaire « Pape Cheikh Diallo et Cie » : l’arrestation spectaculaire du journaliste Ousmane Kadior Cissé relance un dossier déjà explosif

Un nouveau tournant vient de marquer l’évolution de l’affaire dite « Pape Cheikh Diallo et Cie », un dossier judiciaire aux ramifications de plus en plus étendues. Selon des révélations du quotidien Libération, une 47e arrestation a été enregistrée, confirmant l’ampleur d’une enquête qui ne cesse de s’élargir depuis son ouverture en février dernier.

Cette fois, l’attention s’est portée sur une figure bien connue du paysage audiovisuel sénégalais. Ousmane Kadior Cissé, présentateur à la chaîne 7TV, a été interpellé dans des circonstances particulièrement marquantes. D’après les informations rapportées, les gendarmes ont procédé à son arrestation directement dans les locaux de la télévision, au moment même où il s’apprêtait à présenter le journal télévisé de 14 heures. Déjà en tenue de présentation, prêt à entrer en plateau, le journaliste a été surpris par l’intervention des forces de l’ordre, sous les regards médusés de ses collègues et des techniciens présents sur place.

Au-delà du caractère spectaculaire de cette interpellation, c’est surtout la gravité des éléments avancés par les enquêteurs qui retient l’attention. Toujours selon Libération, les autorités affirment disposer de preuves techniques jugées solides. Ces éléments auraient permis d’établir l’existence d’une relation intime et suivie entre le journaliste et Ibrahima Magib Seck, une personne déjà incarcérée dans le cadre de cette affaire.

Les investigations auraient également mis en évidence des échanges réguliers entre les deux hommes, renforçant les soupçons des enquêteurs quant à la nature et à la fréquence de leurs relations. Malgré les dénégations d’Ousmane Kadior Cissé lors de son audition, ces éléments matériels semblent avoir pesé lourd dans la décision de procéder à son arrestation.

Avec cette nouvelle interpellation, le journaliste devient le quatrième partenaire présumé de Ibrahima Magib Seck à être arrêté depuis le début de l’enquête. Une progression qui illustre la stratégie des enquêteurs consistant à remonter progressivement les différents liens au sein d’un réseau présenté comme complexe et tentaculaire.

Au fil des semaines, cette affaire prend une dimension de plus en plus sensible, mêlant figures publiques et anonymes dans un dossier où les implications sociales et médiatiques sont importantes. Le quotidien Libération évoque à ce titre une « chute progressive des amants de l’ombre », une formule qui traduit à la fois la discrétion supposée des relations incriminées et l’effet domino observé dans les arrestations.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°702 – 25/03/2026

🔴 FLOU AUTOUR DE LA DETTE PRÉSUMÉE DE 650 MILLIONS D’EUROS : LE FDR EXIGE UNE ENQUÊTE PARLEMENTAIRE
🔴 DETTE, OPACITÉ ET VÉRITÉ- MOUHAMADOU LAMINE MASSALY DANS’UNE DÉCLINAISON PHILOSOPHIQUE : « LE KARMA EXISTE ET DIEU EST JUSTE »

🔴 CRISE À LA CAN 2025 : AUGUSTIN SENGHOR MONTE AU FRONT POUR DÉFENDRE LE SACRE DU SÉNÉGAL

Réforme de l’enseignement des mathématiques : vers un nouveau cap impulsé par le ministre Moustapha Mamba Guirassy

Le système éducatif sénégalais pourrait connaître une évolution majeure dans l’enseignement des mathématiques, à la faveur d’une rencontre stratégique entre le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Mamba Guirassy, et une délégation de Association des Professeurs de Mathématiques du Sénégal (APROMATHS), tenue ce mardi 24 mars 2026. Cette audience marque le début d’une collaboration renforcée autour des défis structurels et pédagogiques qui entourent la discipline.

Au cœur des discussions, la nécessité d’adapter l’enseignement des mathématiques aux exigences du XXIe siècle s’est imposée comme une priorité. Conduite par son président Tamsir Bakhoum, la délégation de l’APROMATHS a défendu une vision ambitieuse fondée sur l’innovation pédagogique, la digitalisation des apprentissages et la promotion de l’excellence académique. L’objectif est clair : moderniser les méthodes d’enseignement afin de les rendre plus attractives, plus efficaces et mieux adaptées aux réalités des élèves sénégalais.

L’un des axes majeurs abordés lors de cette rencontre concerne l’intégration du numérique dans les pratiques pédagogiques. À ce titre, le projet « Système Learning 6.5 », développé en partenariat avec une entreprise chinoise, a été présenté comme un levier de transformation profonde. Ce dispositif vise à introduire des outils technologiques innovants dans les salles de classe, facilitant ainsi l’apprentissage interactif et l’acquisition de compétences numériques essentielles.

Au-delà de la modernisation des outils, l’APROMATHS a insisté sur l’importance de valoriser les talents et de stimuler l’intérêt des élèves pour les sciences. Des initiatives telles que le concours « Miss Maths » ou encore le Concours général ont été mises en avant comme des instruments efficaces pour encourager les vocations scientifiques et renforcer la culture de l’excellence dans les établissements scolaires. Ces compétitions permettent non seulement de détecter les meilleurs profils, mais aussi de redonner une image positive et valorisante des mathématiques.

La reconnaissance institutionnelle de la Journée internationale des mathématiques a également occupé une place importante dans les échanges. Célébrée chaque 14 mars depuis son adoption par Organisation des nations unies, cette journée constitue, selon l’association, une opportunité majeure pour vulgariser la discipline et déconstruire les préjugés qui l’entourent. L’APROMATHS plaide ainsi pour son inscription officielle dans le calendrier éducatif national.

La question du genre n’a pas été en reste. La section féminine de l’association a exprimé son souhait de bénéficier d’un accompagnement accru afin de promouvoir la présence des filles dans les filières scientifiques. Dans un contexte où les inégalités persistent, cette démarche vise à favoriser une meilleure inclusion et à encourager davantage de jeunes filles à s’orienter vers les mathématiques et les disciplines connexes.

Face à l’ensemble de ces propositions, le ministre a salué le dynamisme et l’engagement de l’APROMATHS. Moustapha Guirassy s’est montré ouvert à l’accompagnement de plusieurs initiatives structurantes, tout en insistant sur la ضرورة d’un suivi rigoureux pour garantir leur efficacité. Il a également laissé entrevoir la tenue prochaine de nouvelles rencontres, signe d’une volonté d’inscrire cette collaboration dans la durée.

À travers cette audience, c’est toute la problématique de la qualité de l’enseignement scientifique au Sénégal qui est posée. Entre modernisation des outils, formation continue des enseignants et démocratisation de l’accès aux savoirs, les enjeux sont multiples. Cette dynamique pourrait ainsi marquer le début d’une transformation en profondeur du système éducatif, avec les mathématiques comme levier central du développement scientifique et technologique du pays.

Convocation à la DIC : Serigne Modou Mbacké Bara Dolly dénonce la réouverture d’un litige vieux de 18 ans

Serigne Modou Mbacké Bara Dolly a été entendu ce mardi par la Division des investigations criminelles (DIC), avant de quitter libre les locaux de cette unité spécialisée de la police. Responsable politique de l’Alliance pour la République (APR) à Touba, il reste néanmoins à la disposition de la justice, selon des sources concordantes. Il s’était présenté accompagné de son frère Cheikh Abdou Mbacké Bara Dolly ainsi que de ses conseils, notamment Me El Hadj Diouf, Me Aboubacry Barro et Me Oumar Youm.

Pour comprendre les raisons de cette convocation, il faut remonter au milieu des années 2000, sous le régime de l’ancien président Abdoulaye Wade. Selon les explications fournies par l’intéressé, tout commence entre 2005 et 2006, lorsqu’il fait la connaissance d’une femme en Allemagne, précisément à Berlin. Celle-ci, se présentant comme disciple, l’aurait invité chez elle dans un cadre religieux.

Deux ans plus tard, en 2008, cette même dame lui aurait fait part de son intention de venir investir au Sénégal, notamment pour finaliser un projet de clinique médicale. Dans la foulée, elle lui aurait également indiqué que certains de ses partenaires étrangers étaient intéressés par l’acquisition de cinq hectares de terres agricoles.

À son retour au Sénégal, le projet prend forme avec la visite de terrains situés dans la région du Fouta. D’après Serigne Modou Mbacké Bara Dolly, les acquéreurs auraient alors versé une somme de 50 000 euros pour concrétiser l’opération. Une commission aurait été prévue pour les différents intermédiaires, dont 13 000 euros pour la dame et un montant équivalent pour lui-même.

Cependant, le projet n’aboutira pas. Les investisseurs, après inspection, auraient constaté que les terres ciblées étaient inondées par les eaux du fleuve, les poussant à renoncer à l’acquisition et à retourner en Allemagne. C’est à partir de ce moment que le différend éclate.

La dame aurait exigé la restitution de la commission perçue. Une demande que Serigne Modou Mbacké Bara Dolly affirme avoir refusée, estimant qu’elle ne pouvait être satisfaite en l’absence des acquéreurs concernés. Le conflit prend alors une tournure plus formelle lorsque la plaignante saisit le khalife général des mourides de l’époque, Serigne El Hadj Bara Mbacké Falilou, pour exposer sa version des faits. Ce dernier aurait ensuite contacté le responsable politique pour recueillir ses explications.

Malgré cette médiation religieuse, la situation se judiciarise. Une plainte est déposée contre lui à Dakar. Il évoque alors une interpellation qu’il qualifie de brutale, affirmant avoir été arrêté dans un restaurant par des éléments de la DIC avant d’être placé en garde à vue. Il soutient que les agents, après avoir réalisé son identité, lui auraient présenté leurs excuses.

L’affaire connaîtra finalement un dénouement à l’amiable. Serigne Modou Mbacké Bara Dolly affirme avoir remboursé l’intégralité des fonds réclamés, soit environ 8 millions de francs CFA, mettant ainsi fin au contentieux.

Arrestation du journaliste Kadior Cissé : une affaire aux ramifications multiples secoue Keur Massar

Le journaliste Kadior Cissé, employé de la chaîne 7TV, a été arrêté ce mardi 24 mars 2026 par la Brigade de recherches de Keur Massar, dans le cadre d’une vaste opération de démantèlement d’un réseau présumé impliqué dans plusieurs activités criminelles. L’interpellation s’est déroulée directement dans les locaux de la télévision, selon des informations concordantes.

Cette arrestation marque une nouvelle étape dans cette enquête d’envergure menée par les gendarmes, qui ne cesse de prendre de l’ampleur. Avec Kadior Cissé, le nombre total de personnes interpellées dans cette affaire s’élève désormais à quarante-sept, illustrant l’ampleur du réseau que les autorités cherchent à démanteler.

D’après les éléments relayés par plusieurs sources proches du dossier, la majorité des suspects déjà présentés au parquet ont été placés sous mandat de dépôt. Seuls deux ou trois individus auraient bénéficié d’un placement sous contrôle judiciaire, une mesure plus souple qui leur permet de rester en liberté sous certaines conditions, dans l’attente de la suite de la procédure.

Les charges retenues contre les personnes mises en cause sont particulièrement lourdes. Elles incluent notamment l’association de malfaiteurs, des actes contre nature, la transmission volontaire du VIH, la mise en danger de la vie d’autrui, ainsi que des faits de blanchiment de capitaux et de trafic de drogue. Ces accusations, si elles sont confirmées, témoignent d’un dossier complexe mêlant infractions pénales graves et questions sensibles sur le plan social.

L’arrestation d’un journaliste dans ce contexte suscite déjà de nombreuses réactions, notamment au sein de la profession et de l’opinion publique, où des interrogations émergent sur les circonstances exactes de son implication présumée. Pour l’heure, aucune communication officielle détaillée n’a été faite sur le rôle précis que Kadior Cissé aurait joué dans ce réseau.

Arrestation du journaliste Kadior Cissé : une affaire aux ramifications multiples secoue Keur Massar

Le journaliste Kadior Cissé, employé de la chaîne 7TV, a été arrêté ce mardi 24 mars 2026 par la Brigade de recherches de Keur Massar, dans le cadre d’une vaste opération de démantèlement d’un réseau présumé impliqué dans plusieurs activités criminelles. L’interpellation s’est déroulée directement dans les locaux de la télévision, selon des informations concordantes.

Cette arrestation marque une nouvelle étape dans cette enquête d’envergure menée par les gendarmes, qui ne cesse de prendre de l’ampleur. Avec Kadior Cissé, le nombre total de personnes interpellées dans cette affaire s’élève désormais à quarante-sept, illustrant l’ampleur du réseau que les autorités cherchent à démanteler.

D’après les éléments relayés par plusieurs sources proches du dossier, la majorité des suspects déjà présentés au parquet ont été placés sous mandat de dépôt. Seuls deux ou trois individus auraient bénéficié d’un placement sous contrôle judiciaire, une mesure plus souple qui leur permet de rester en liberté sous certaines conditions, dans l’attente de la suite de la procédure.

Les charges retenues contre les personnes mises en cause sont particulièrement lourdes. Elles incluent notamment l’association de malfaiteurs, des actes contre nature, la transmission volontaire du VIH, la mise en danger de la vie d’autrui, ainsi que des faits de blanchiment de capitaux et de trafic de drogue. Ces accusations, si elles sont confirmées, témoignent d’un dossier complexe mêlant infractions pénales graves et questions sensibles sur le plan social.

L’arrestation d’un journaliste dans ce contexte suscite déjà de nombreuses réactions, notamment au sein de la profession et de l’opinion publique, où des interrogations émergent sur les circonstances exactes de son implication présumée. Pour l’heure, aucune communication officielle détaillée n’a été faite sur le rôle précis que Kadior Cissé aurait joué dans ce réseau.

ONU : le Chili retire son soutien à Michelle Bachelet dans la course au secrétariat général

Le Chili a annoncé ce mardi le retrait de son soutien à la candidature de Michelle Bachelet au poste de secrétaire général des Nations unies, à l’approche d’un processus électoral décisif pour désigner le futur dirigeant de l’organisation à partir de 2027. Cette décision, révélée par Reuters, marque un tournant significatif dans la position diplomatique de Santiago.

Ce revirement intervient dans un contexte politique profondément transformé, quelques semaines seulement après l’investiture du président José Antonio Kast. L’arrivée au pouvoir de ce dirigeant conservateur consacre un basculement à droite inédit au Chili depuis plusieurs décennies, avec des répercussions immédiates sur les orientations internationales du pays.

Le nouveau chef de l’État n’a jamais caché ses critiques à l’égard de Michelle Bachelet, qu’il a déjà opposée à sa propre vision politique. Il a notamment estimé que son prédécesseur, Gabriel Boris, avait commis une erreur en soutenant la candidature de l’ancienne présidente chilienne, aux côtés de plusieurs pays d’Amérique latine comme le Brésil et le Mexique.

Figure majeure de la politique chilienne et internationale, Michelle Bachelet a marqué l’histoire en devenant la première femme élue à la tête du Chili, un poste qu’elle a occupé à deux reprises. Elle a ensuite poursuivi une carrière diplomatique de premier plan, notamment comme Haute-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme entre 2018 et 2022, après avoir dirigé ONU Femmes de 2010 à 2013.

Dans un communiqué officiel, le ministère chilien des Affaires étrangères a justifié ce retrait par des considérations stratégiques. Selon la diplomatie chilienne, la multiplication des candidatures en provenance d’Amérique latine, combinée à des divergences avec certains acteurs clés du processus, rend désormais cette candidature difficilement viable. Le gouvernement a ainsi conclu que les chances de succès de Michelle Bachelet étaient fortement compromises.

Santiago a par ailleurs indiqué qu’il adopterait désormais une position de neutralité, en s’abstenant de soutenir tout candidat durant le reste du processus électoral. Une posture qui reflète la volonté du nouveau pouvoir de redéfinir les priorités diplomatiques du pays.

La désignation du prochain secrétaire général de l’Organisation des Nations unies s’annonce particulièrement complexe. Le processus s’étalera sur plusieurs mois et comprendra des auditions publiques ainsi que des votes indicatifs à huis clos au sein du Conseil de sécurité. L’étape finale dépendra de l’accord entre les cinq membres permanents disposant d’un droit de veto : les États-Unis, la Russie, la Chine, le Royaume-Uni et la France.

Dans cette course très disputée, plusieurs figures internationales se positionnent déjà comme prétendants sérieux. Parmi elles figurent Rafael Grossi, candidat de l’Argentine et actuel directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique, Rebeca Grynspan pour le Costa Rica, Virginia Gamba pour les Maldives, ainsi que Macky Sall, dont la candidature est soutenue par l’Union africaine.

New Deal technologique : Ousmane Sonko lance une nouvelle ère de digitalisation de l’État sénégalais

Le Premier ministre Ousmane Sonko a présidé, ce mardi 24 mars 2026, le lancement officiel des projets structurants du « New Deal technologique », une initiative ambitieuse destinée à accélérer la transformation numérique de l’administration sénégalaise. À travers ce programme, le gouvernement entend moderniser en profondeur les services publics et améliorer significativement l’accès des citoyens aux prestations administratives.

Au cœur de cette stratégie figure un renforcement massif des infrastructures numériques nationales. L’exécutif a ainsi annoncé une augmentation spectaculaire de la capacité du réseau, avec une bande passante qui passera de 600 mégabits à 20 gigabits. Cette évolution vise à soutenir la montée en puissance des services digitaux et à garantir une meilleure fluidité dans les échanges de données à l’échelle nationale.

Dans le même élan, les autorités ont dévoilé un projet de connectivité universelle qui ambitionne de fournir un accès gratuit à internet à plus d’un million de Sénégalais. Cette initiative cible en priorité les zones enclavées, souvent marginalisées en matière d’accès au numérique, avec pour objectif de réduire la fracture digitale et de favoriser une inclusion technologique plus équitable.

Lors de son allocution, le chef du gouvernement a insisté sur la nécessité d’une mobilisation collective pour assurer la réussite de cette transformation. Selon lui, le virage numérique ne peut se limiter à une volonté politique, mais doit s’appuyer sur une coordination efficace entre les différentes administrations publiques. Il a notamment mis en avant l’importance de l’interopérabilité des systèmes, présentée comme une exigence incontournable pour mettre fin à la fragmentation actuelle, source de coûts supplémentaires et de lenteurs administratives.

La réforme s’articule autour d’un outil central : le Guichet Unique du Citoyen. Cette plateforme numérique vise à regrouper l’ensemble des services administratifs en un point d’accès unique, accessible depuis un téléphone mobile. À terme, les usagers pourront y effectuer l’intégralité de leurs démarches, notamment l’obtention de documents officiels comme le casier judiciaire, sans avoir à se déplacer.

Le dispositif inclut également une extension des services à destination de la diaspora, notamment à travers la plateforme e-Consulat, qui permettra aux Sénégalais de l’étranger d’accéder plus facilement aux services consulaires. Dans cette dynamique, le Premier ministre a souligné l’importance de garantir la souveraineté numérique du pays, en insistant sur l’hébergement des données sensibles sur le territoire national. À cet effet, le développement du cloud s’appuiera sur les infrastructures de données situées à Diamniadio et à Orana.

Par ailleurs, le programme prévoit un accompagnement renforcé de l’écosystème numérique local. Le gouvernement entend soutenir les jeunes entreprises innovantes à travers le Start-up Act, tout en déployant une stratégie nationale de cybersécurité conforme aux standards internationaux, afin de sécuriser les infrastructures et les données.

Polémique sur des emprunts « occultes » : le FDR accuse le gouvernement de mettre en péril la souveraineté financière du Sénégal

Le Front pour la défense de la République (FDR) est monté au créneau pour dénoncer ce qu’il qualifie d’emprunts « occultes et particulièrement toxiques » contractés par l’État du Sénégal. Dans un communiqué signé par sa conférence des leaders, l’opposition affirme que l’exécutif aurait mobilisé près d’un milliard de dollars à travers des mécanismes financiers jugés opaques, sans en informer ni les citoyens ni le Fonds monétaire international. Cette révélation, largement relayée par le Financial Times, a provoqué une onde de choc dans le paysage politique national, ravivant les inquiétudes sur la transparence dans la gestion des finances publiques.

Selon le FDR, le gouvernement aurait eu recours à des instruments financiers complexes appelés Total Return Swaps, souvent utilisés dans les marchés internationaux mais réputés pour leur opacité et leurs risques. Ces contrats, que l’investisseur Warren Buffett avait un jour qualifiés « d’armes financières de destruction massive », permettent de générer des liquidités en échange d’engagements futurs, parfois adossés à des actifs stratégiques. Pour l’opposition, ce type de montage expose dangereusement l’économie nationale, en contournant les mécanismes classiques de contrôle et de transparence.

Le Front soutient que ces opérations auraient été conclues dans la plus grande discrétion avec des institutions financières telles que Africa Finance Corporation et First Abu Dhabi Bank. Il estime que ces accords pourraient impliquer la mise en garantie d’actifs publics sans que ni le Parlement ni l’opinion publique n’en soient informés. Une situation que le FDR considère comme une atteinte grave aux principes de bonne gouvernance et à la souveraineté économique du pays.

Dans son communiqué, le mouvement dénonce également ce qu’il présente comme un double discours de la part des autorités. D’un côté, le gouvernement affirme que les partenaires internationaux étaient informés de ces opérations, une version que conteste le FDR en affirmant que certaines institutions auraient démenti toute connaissance de ces transactions. De l’autre, l’exécutif aurait tenté de justifier ces pratiques en les rattachant aux autorisations d’endettement votées en 2025, un argument que l’opposition juge hors sujet.

La réaction officielle, portée par le ministère des Finances et du Budget, a rejeté les accusations. Toutefois, pour le FDR, cette réponse ne traite pas le fond du problème, à savoir le recours présumé à des mécanismes financiers dissimulés et potentiellement dangereux. L’opposition y voit plutôt une tentative de masquer une détérioration de la situation financière du pays, déjà mise en évidence par les récentes dégradations de la note souveraine du Sénégal par les agences Moody’s et Standard & Poor’s.

Face à cette situation, le Front pour la défense de la République formule plusieurs exigences. Il appelle à la publication intégrale des contrats de swaps afin de faire toute la lumière sur leur contenu et leurs implications. Il demande également que soient précisés les actifs éventuellement engagés, les coûts financiers annuels ainsi que les commissions versées dans le cadre de ces opérations. Enfin, il exhorte l’Assemblée nationale à mettre en place une commission d’enquête parlementaire pour établir les responsabilités et garantir la transparence.

Un « très gros cadeau » de l’Iran : Donald Trump entretient le flou sur une offre énergétique stratégique

Le président des États-Unis, Donald Trump , a créé la surprise mardi soir en affirmant, depuis la Maison Blanche, que l’Iran aurait proposé à Washington « un très gros cadeau lié aux hydrocarbures ». Sans en dévoiler la nature exacte, il a insisté sur l’importance de cette offre, qu’il a décrite comme « l’équivalent de beaucoup d’argent », laissant planer un mystère sur ses implications réelles.

Selon le dirigeant américain, ce geste concernerait directement les ressources énergétiques iraniennes, notamment le pétrole et le gaz. Dans un contexte de tensions persistantes entre les États-Unis et Iran, une telle initiative pourrait marquer un tournant stratégique. Elle serait perçue comme un signal d’ouverture de la part de Téhéran, potentiellement en lien avec des discussions en coulisses visant à apaiser les relations entre les deux puissances.

Cette déclaration intervient alors que la situation au Moyen-Orient reste particulièrement volatile. Les relations entre Washington, Israël et Téhéran sont marquées par une escalade militaire récente. Des frappes ciblant des infrastructures iraniennes ont intensifié les tensions, alimentant les craintes d’un conflit plus large dans la région.

Parallèlement, la fermeture partielle du détroit d’Hormuz, un passage stratégique pour le transport mondial de pétrole, a entraîné des perturbations importantes sur les marchés énergétiques internationaux. Cette situation a accentué la pression diplomatique sur les acteurs impliqués, alors que la stabilité des flux énergétiques reste un enjeu crucial pour l’économie mondiale.

Donald Trump a également évoqué l’existence de négociations en cours avec des représentants iraniens, sans confirmer si le « cadeau » annoncé s’inscrit directement dans ce processus. Il a néanmoins affirmé que l’Iran manifesterait une volonté de parvenir à un accord, tout en précisant que les discussions demeuraient confidentielles à ce stade.

Dans le même temps, plusieurs sources internationales indiquent que les États-Unis envisageraient un renforcement de leur dispositif militaire dans la région, signe que la prudence reste de mise malgré les signaux d’ouverture. Des initiatives diplomatiques parallèles seraient également en préparation, certains pays comme le Pakistan étant pressentis pour jouer un rôle de médiation entre les différentes parties.

Tariq Ramadan face à la justice française : 18 ans de réclusion requis en son absence

Le parquet général de Paris a requis, ce mardi 24 mars 2026, une peine de 18 ans de réclusion criminelle à l’encontre de Tariq Ramadan , jugé pour des accusations de viols visant trois femmes. Cette réquisition s’inscrit dans le cadre d’un procès particulièrement sensible, ouvert le 2 mars devant la cour criminelle, et qui retient depuis plusieurs semaines l’attention de l’opinion publique.

Âgé de 63 ans, l’accusé ne s’est pas présenté à l’audience de ce mardi, un fait qui a immédiatement conduit la juridiction à délivrer un mandat d’arrêt à son encontre. Cette décision marque une étape importante dans la procédure, traduisant la volonté de la cour de poursuivre les débats malgré l’absence du principal mis en cause. Le procès se déroule désormais sans lui, une situation rare mais prévue par le droit français dans certaines circonstances.

La question de l’état de santé de Tariq Ramadan a occupé une place centrale dans les discussions judiciaires. Atteint de sclérose en plaques, l’islamologue avait invoqué son état pour justifier son impossibilité de comparaître. Toutefois, les experts médicaux désignés dans le cadre de l’instruction ont estimé que sa condition était compatible avec une présence devant la justice. Cette conclusion a pesé lourd dans la décision de maintenir le procès, rejetant ainsi les arguments avancés par la défense.

Les avocats de l’accusé ont vivement réagi à cette appréciation. Dénonçant ce qu’ils considèrent comme une procédure inéquitable, ils ont qualifié le procès de « parodie de justice ». En signe de protestation, ils ont quitté la salle d’audience, laissant la cour poursuivre les débats sans la présence de la défense constituée, ce qui renforce encore le caractère exceptionnel de cette affaire.

Au-delà de la peine de réclusion criminelle, le parquet général a également requis une interdiction définitive du territoire français contre Tariq Ramadan. Une telle mesure, si elle est prononcée, ne s’appliquerait qu’à l’issue de l’exécution de sa peine, dans l’hypothèse d’une condamnation. Elle traduirait la gravité des faits reprochés et la volonté des autorités judiciaires d’écarter durablement l’accusé du territoire national.

New deal technologique : internet gratuit pour un million de citoyens et cap sur une transformation numérique à grande échelle

Le Premier ministre Ousmane Sonko a officiellement lancé, ce mardi 24 mars 2026 au CICAD, une nouvelle phase du « New Deal technologique », un programme ambitieux destiné à accélérer la transformation numérique de l’État. Cette initiative, présentée comme un pilier de la stratégie nationale à l’horizon 2050, vise à moderniser en profondeur l’administration et à améliorer l’accès des citoyens aux services publics grâce aux outils numériques.

Au cœur des annonces figure une amélioration spectaculaire des infrastructures numériques. Le gouvernement prévoit une augmentation massive de la capacité du réseau national, avec une bande passante qui passera de 600 mégabits à 20 gigabits, voire davantage selon les projections évoquées lors de la cérémonie. Cette montée en puissance vise à soutenir la croissance des usages numériques et à garantir un accès plus fluide et plus rapide à internet sur l’ensemble du territoire.

Dans la même dynamique, un programme de connectivité universelle a été dévoilé. Il ambitionne d’offrir un accès gratuit à internet à plus d’un million de citoyens, en ciblant prioritairement les zones rurales et enclavées. Cette mesure entend réduire la fracture numérique et permettre à un plus grand nombre de Sénégalais de bénéficier des opportunités offertes par le numérique, que ce soit dans l’éducation, l’entrepreneuriat ou l’accès aux services publics.

Le chef du gouvernement a insisté sur le fait que cette transformation ne saurait se limiter à des investissements technologiques. Selon lui, elle repose avant tout sur une réforme de la gouvernance publique et sur une coordination efficace entre les différentes administrations. « La transformation numérique est un défi global qui doit irriguer toutes les politiques publiques », a-t-il affirmé, mettant en garde contre les initiatives isolées et les systèmes cloisonnés qui génèrent des coûts supplémentaires et des lenteurs administratives.

La pièce maîtresse de cette réforme reste le Guichet Unique du Citoyen, une plateforme centralisée destinée à simplifier les démarches administratives. À terme, les usagers pourront effectuer l’ensemble de leurs procédures en ligne, directement depuis leur téléphone mobile, sans avoir à multiplier les déplacements ou les formalités. L’obtention de documents comme le casier judiciaire devrait ainsi devenir plus rapide, plus accessible et plus transparente. Cette logique de simplification sera également étendue à la diaspora à travers la plateforme e-Consulat.

Pour accompagner cette digitalisation, le gouvernement met l’accent sur la souveraineté numérique. Les données sensibles seront hébergées sur le territoire national grâce au déploiement de solutions cloud dans les centres de données de Diamniadio et d’Orana. Cette orientation vise à garantir la sécurité, la confidentialité et le contrôle des informations stratégiques, dans un contexte mondial marqué par des enjeux croissants de cybersécurité.

Le programme s’inscrit dans une vision de long terme, avec un investissement global estimé à 1 100 milliards de francs CFA sur la période 2025-2034. Structuré autour de 12 programmes prioritaires, il ambitionne de transformer en profondeur l’économie et l’administration. Pour éviter toute dispersion des efforts, un dispositif de gouvernance a été mis en place, notamment à travers le comité GouvNum et le Conseil national du numérique, chargés de coordonner les actions et d’assurer une cohérence stratégique.

Au-delà des chiffres et des infrastructures, le Premier ministre a insisté sur la dimension humaine de cette transformation. Il a rappelé que l’objectif final reste l’amélioration du quotidien des citoyens, à travers des services publics plus accessibles, plus rapides et plus efficaces. « Il ne s’agit pas simplement de moderniser, mais de transformer », a-t-il déclaré, soulignant que cette évolution est appelée à être profonde et irréversible.

Avec ce New Deal technologique, les autorités entendent faire du numérique un moteur central de la croissance et de la gouvernance pour la décennie à venir, tout en posant les bases d’un État plus cohérent, interconnecté et tourné vers les besoins réels des citoyens.

Finances publiques : le gouvernement rejette toute opacité et défend une stratégie maîtrisée de désendettement

Le gouvernement est sorti de son silence pour répondre aux accusations de manque de transparence dans la gestion de la dette publique. À travers le ministère des Finances et du Budget, les autorités ont fermement démenti les informations relayées par le Financial Times évoquant des emprunts contractés « en secret ». Dans une mise au point relayée par le quotidien national Le Soleil, l’exécutif assure que toutes les opérations financières menées en 2025 respectent strictement le cadre légal et les orientations stratégiques définies.

Selon le ministère, l’ensemble des mobilisations de ressources s’inscrit dans les plafonds fixés par les lois de finances et dans la Stratégie de gestion de la dette à moyen terme. Les autorités insistent sur le fait que ces opérations ne relèvent d’aucune pratique dissimulée, mais s’intègrent dans une politique cohérente visant à sécuriser les financements tout en maîtrisant les risques. Cette stratégie repose notamment sur une diversification des sources de financement, combinant recours au marché régional en monnaie locale et accès à des financements en devises étrangères.

Dans le détail, les levées de fonds évoquées ont été réalisées à travers des adjudications publiques de titres d’État en francs CFA, un mécanisme courant et bien encadré au sein du marché financier de l’Union économique et monétaire ouest-africaine. Le gouvernement souligne que ces opérations sont transparentes par nature, car elles impliquent des appels publics à souscription et une participation ouverte aux investisseurs agréés.

Les autorités mettent également en avant leur volonté de dynamiser le marché en attirant des investisseurs institutionnels internationaux. Ces derniers interviennent en mobilisant des ressources en monnaie locale via des mécanismes de change classiques, avant d’effectuer les opérations inverses à l’échéance des titres. Pour le ministère, cette approche contribue à renforcer la liquidité du marché régional tout en élargissant la base d’investisseurs, ce qui constitue un levier essentiel pour réduire la dépendance à certaines sources de financement plus coûteuses.

Le gouvernement insiste sur le fait que toutes ces opérations s’inscrivent dans le plan de financement global de l’État, exécuté conformément au calendrier du Trésor tout au long de l’année 2025. Il affirme que cette rigueur dans la planification et l’exécution témoigne d’une gestion maîtrisée des finances publiques, loin des accusations d’opacité formulées par certains observateurs et acteurs politiques.

Par ailleurs, les autorités rappellent que ces mécanismes font l’objet d’échanges réguliers avec les partenaires techniques et financiers, notamment le Fonds monétaire international. En intégrant ces opérations dans le cadre global de la gestion de la dette, le pays entend démontrer sa volonté de transparence et de conformité aux standards internationaux en matière de gouvernance financière.

À travers cette mise au point, le gouvernement cherche à rassurer les marchés, les partenaires et l’opinion publique sur la solidité de sa stratégie de désendettement. Il réaffirme son engagement à maintenir un équilibre entre mobilisation de ressources, soutenabilité de la dette et transparence, dans un contexte où la question de la gestion financière reste au cœur du débat public.

Dette présumée de 650 millions d’euros : le FDR exige la transparence et réclame une enquête parlementaire

Le débat autour de la gestion de la dette publique prend une nouvelle tournure. Le Front pour la Défense de la Démocratie et de la République (FDR) est monté au créneau après les révélations du Financial Times faisant état d’une dette présumée de 650 millions d’euros contractée de manière non divulguée. Dans un communiqué, l’opposition affirme que ces informations ont été accueillies avec « stupéfaction et indignation » par l’opinion publique.

Selon le FDR, ces opérations financières traduisent une dérive inquiétante dans la gestion des finances publiques. Le collectif accuse le gouvernement dirigé par le Premier ministre Ousmane Sonko de recourir à des mécanismes qu’il qualifie « d’expédients financiers toxiques », allant jusqu’à affirmer que le pays serait désormais « sous hypothèque ». Cette sortie intervient dans un contexte déjà marqué par des interrogations sur la soutenabilité de la dette et la transparence budgétaire.

Au cœur des critiques, l’utilisation présumée de produits financiers complexes appelés Total Return Swaps (TRS). Pour le FDR, ces instruments, souvent utilisés dans des situations de tension financière, comportent des risques élevés. L’opposition soutient que, dans l’hypothèse d’un défaut de paiement, ces accords pourraient accorder une priorité de remboursement à certains créanciers privés, au détriment des dépenses essentielles comme l’éducation, la santé ou les infrastructures. Elle évoque également les récentes dégradations de la note souveraine par les agences internationales pour souligner la fragilité du contexte économique.

Le Front va plus loin en dénonçant une opacité totale autour de ces opérations. Selon lui, le gouvernement n’aurait pas seulement contracté des engagements financiers sans communication publique suffisante, mais aurait aussi recours à des mécanismes jugés parmi les plus risqués du système financier international. Pour appuyer son propos, le FDR rappelle les mises en garde historiques de l’investisseur Warren Buffett, qui avait qualifié certains produits dérivés « d’armes financières de destruction massive », en raison de leur potentiel déstabilisateur pour les économies.

Face à ce qu’il considère comme une situation grave, le FDR exige des clarifications immédiates. L’opposition réclame la publication intégrale des contrats de swaps qui auraient été conclus, notamment avec l’Africa Finance Corporation et la First Abu Dhabi Bank. Elle demande également des détails précis sur les actifs mis en garantie, les conditions financières, les taux appliqués ainsi que les éventuelles commissions versées aux intermédiaires.

Au-delà de la transparence, le FDR appelle à une réponse institutionnelle forte. Il invite l’Assemblée nationale à mettre en place une commission d’enquête parlementaire afin de faire toute la lumière sur ces emprunts et d’évaluer leur impact réel sur les finances publiques. L’objectif, selon le Front, est de garantir une reddition des comptes et d’éviter toute dérive susceptible de compromettre la souveraineté économique du pays.

Enfin, le collectif appelle les forces vives de la nation à se mobiliser pour exiger une gestion plus transparente et plus rigoureuse des ressources publiques. Cette nouvelle sortie de l’opposition relance ainsi le débat sur la gouvernance économique, dans un contexte où la question de la dette devient un enjeu central du débat public.

Affaire Keur Yeurmandé : le procès de Ndella Madior Diouf renvoyé au 28 avril, la demande de liberté provisoire rejetée

Le dossier impliquant Ndella Madior Diouf et ses coaccusés connaît un nouveau report. Appelée ce 24 mars 2026 devant la chambre criminelle du tribunal de Dakar, l’affaire n’a finalement pas été examinée sur le fond. Les juges ont décidé de renvoyer l’ouverture des débats au 28 avril prochain, prolongeant ainsi l’attente des mis en cause comme celle de l’opinion publique.

Dans cette procédure judiciaire particulièrement lourde, Ndella Madior Diouf comparaît aux côtés de plusieurs personnes, notamment Awa Mbaye, Fanta Cissokho, Fatou Sène, Sadio Keïta, Anta Sarr, Yacine Sow, Cheikh Tidiane Ndiaye, Djiby Sow, Koumah Diaham et El Hadj Sène. Ils font face à une série d’accusations graves, parmi lesquelles la traite de personnes, l’exercice illégal de la médecine, la privation d’aliments ou de soins ayant entraîné la mort sans intention de la donner, la mise en danger de la vie d’autrui, la non-assistance à personne en danger, l’obtention indue de certificats aux fins d’inhumation, la violation de la réglementation relative aux inhumations, l’homicide involontaire, la non-déclaration de naissance ainsi que la complicité.

Les faits remontent au 28 décembre 2023, date de l’arrestation de Ndella Madior Diouf suivie de son placement sous mandat de dépôt. Cette interpellation faisait suite à la diffusion, quelques jours plus tôt, d’une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux. Les images avaient profondément choqué l’opinion en montrant des nourrissons dans un état critique, certains souffrant de malnutrition avancée, ainsi que des corps extrêmement amaigris.

Cette séquence avait suscité une vague d’indignation et conduit au lancement d’une pétition exigeant la fermeture immédiate de la pouponnière Keur Yeurmandé. D’après les éléments recueillis au cours de l’enquête, plus de cinq nourrissons y auraient perdu la vie. Certains auraient même été inhumés de manière clandestine, en violation des règles en vigueur.

Lors de l’audience, les avocats de la défense ont tenté d’obtenir une mise en liberté provisoire pour leurs clients. Les conseils, parmi lesquels Mes Aboubacry Barro, Ousseynou Gaye, Youssoupha Camara, Djiby Diallo, Diène Ndiaye et El Hadji Amadou Sall, ont plaidé pour un assouplissement des mesures de détention. L’un d’eux a même suggéré un placement sous bracelet électronique comme alternative.

Cependant, cette demande n’a pas convaincu le ministère public, qui s’y est fermement opposé. Le procureur de la République a estimé que les garanties avancées par la défense n’étaient pas suffisantes, évoquant notamment les risques de trouble à l’ordre public, les incertitudes quant à la représentation en justice des prévenus et des considérations liées à la moralité. Il a ainsi requis le maintien en détention de l’ensemble des accusés.

Awa Fall-Diop alerte sur l’exil des lesbiennes et l’inaction face aux féminicides au Sénégal

Ancienne ministre, enseignante, syndicaliste et figure du féminisme sénégalais, Awa Fall Diop a exprimé, ce mardi 24 mars, de vives préoccupations quant à l’évolution du climat social et juridique au Sénégal concernant les droits des minorités sexuelles et des femmes. Dans un entretien accordé à Radio France Internationale, elle a affirmé que « beaucoup » de lesbiennes ont quitté le pays à la suite du durcissement des sanctions pénales contre l’homosexualité, récemment voté par l’Assemblée nationale.

Selon elle, cette situation traduit une intensification de la répression qui pousse de nombreuses femmes à l’exil. Elle décrit un contexte marqué par un sentiment d’insécurité grandissant pour les personnes concernées, soulignant qu’il est « extraordinaire » de ne pas se sentir en sécurité dans son propre pays. Awa Fall-Diop évoque également une atmosphère devenue particulièrement pesante, y compris au sein des milieux militants. Elle explique que le simple fait d’aborder la question de l’homosexualité expose désormais à des accusations d’apologie ou de promotion, rendant le débat public de plus en plus difficile.

Au-delà de cette problématique, la militante féministe a attiré l’attention sur la persistance des violences faites aux femmes, en particulier les féminicides. Elle regrette l’absence de mesures concrètes malgré deux années d’alternance politique, estimant que les avancées restent pour l’instant limitées au discours. Toutefois, elle reconnaît une évolution symbolique importante : la prise en compte de ces questions au plus haut niveau de l’État, où elles commencent à intégrer le langage institutionnel.

Saisie importante de carburant à Médina Yoro Foulah

Dans la nuit du 20 mars 2026, la Brigade de Proximité de Médina Yoro Foulah a mené une opération de sécurisation qui a conduit à une saisie significative de carburant. Aux environs de 23 heures, les forces de l’ordre ont intercepté au village de Méo-Ndiobène, dans la commune de Niaming, un total de onze bidons d’essence de 30 litres chacun, soit 330 litres de carburant.

Selon les autorités locales, le propriétaire des bidons a pris la fuite avant l’arrivée des gendarmes, qui poursuivent activement les recherches pour l’identifier et procéder à son interpellation. Cette intervention s’inscrit dans le cadre des efforts continus de la Gendarmerie nationale pour lutter contre le transport et le stockage illégaux de carburant dans la région.

Le Sénégal saisit le Tribunal arbitral du sport pour contester le retrait de son titre de la CAN

Le Sénégal a officiellement saisi le Tribunal arbitral du sport ce mardi, marquant une étape cruciale dans le litige qui l’oppose à la Confédération africaine de football. La Fédération sénégalaise de football a déposé un recours formel afin de contester la décision qui a retiré aux Lions leur titre de champion d’Afrique.

Cette décision fait suite à la destitution des Lions, annoncée deux mois après leur victoire historique face au Maroc lors de la finale de la Coupe d’Afrique des nations. La mesure avait déjà provoqué un vif émoi au sein du public et des acteurs du football africain, soulevant de nombreuses interrogations sur les motifs et la légitimité de cette sanction.

Dans son recours, la Fédération sénégalaise entend faire valoir ses droits et obtenir l’annulation de la décision de la Confédération africaine de football. L’instance sportive internationale, connue pour trancher les litiges entre fédérations et associations sportives, sera désormais chargée d’examiner les arguments du Sénégal et de déterminer si le retrait du titre était conforme aux règles en vigueur.

CAN 2025 : la CAF retire le titre au Sénégal et réécrit le récit de la finale au profit du Maroc

La polémique enfle autour de la décision du jury d’appel de la Confédération Africaine de Football (CAF) de retirer le titre de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 au Sénégal pour l’attribuer au Maroc sur tapis vert. Plusieurs jours après cette annonce choc, l’instance dirigeante du football africain a franchi un nouveau cap en modifiant en profondeur le contenu de sa communication officielle, alimentant davantage les interrogations et la controverse.

Alors que le monde du football était captivé par l’affiche européenne entre Manchester City et le Réal Madrid en Ligue des champions, la décision de la CAF est passée comme un séisme dans le paysage sportif africain. Initialement sacré au terme de la finale, le Sénégal voyait encore récemment sa victoire mise en avant sur les plateformes officielles de la CAF. Une image emblématique de Sadio Mané brandissant le trophée, sourire aux lèvres, illustrait le sacre des Lions de la Teranga.

Mais ce symbole a désormais disparu. Dans une révision notable de son contenu, la CAF a supprimé toute référence à la victoire sénégalaise. Le texte qui saluait « une campagne maîtrisée » et « l’autorité imposée » par le Sénégal a été effacé, comme si ce sacre n’avait jamais existé. À la place, aucune mention explicite du Maroc en tant que nouveau champion n’est faite dans les termes employés, ce qui ajoute à la confusion ambiante.

Plus frappant encore, l’illustration de l’article a été remplacée. Là où figurait auparavant la célébration sénégalaise, c’est désormais une image du public marocain qui accompagne le récit officiel. Un choix éditorial qui, sans confirmer textuellement le nouveau statut du Maroc, suggère néanmoins un basculement symbolique fort en faveur du royaume chérifien.

Cette réécriture partielle de l’histoire récente de la CAN 2025 soulève de nombreuses questions. Pourquoi la CAF évite-t-elle de mentionner clairement le Maroc comme vainqueur dans son texte, tout en effaçant les traces du sacre sénégalais ? Quelle est la nature exacte des motivations ayant conduit à cette décision du jury d’appel ? Et surtout, quelles seront les conséquences sportives et diplomatiques d’un tel revirement ?

Dans les milieux sportifs comme chez les supporters, l’incompréhension domine. Pour beaucoup, cette décision fragilise la crédibilité de l’institution et jette une ombre sur l’intégrité des compétitions africaines. Le silence relatif de la CAF sur les détails de l’affaire ne fait qu’alimenter les spéculations et accentuer le malaise.

Monnaie électronique : le Sénégal en tête de l’UEMOA et moteur de l’inclusion financière

Le Sénégal confirme son leadership régional dans le domaine des services financiers numériques. D’après un rapport publié le 14 mars 2026 par la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest, le pays s’est hissé au premier rang de l’Union économique et monétaire ouest-africaine en matière de volume de transactions en monnaie électronique pour l’année 2024. Sa part de marché est passée de 22,7 % en 2023 à 24,1 % en 2024, illustrant une progression continue et soutenue.

Cette performance place le Sénégal devant plusieurs économies majeures de la sous-région, notamment la Côte d’Ivoire et le Bénin, tous deux à 21,4 %, ainsi que le Burkina Faso, qui enregistre 18,2 %. Ce classement met en évidence une forte concentration de l’activité dans quelques pays, mais aussi une dynamique compétitive portée par l’innovation et l’adoption rapide des solutions numériques.

L’année 2024 a été marquée par une accélération notable de la digitalisation des services financiers dans l’espace UEMOA. Cette évolution s’appuie notamment sur la montée en puissance du crédit digital, qui facilite l’accès rapide au financement pour les populations auparavant exclues du système bancaire classique. Parallèlement, les paiements via QR code se sont largement démocratisés, simplifiant les transactions du quotidien, tandis que l’émergence de banques entièrement numériques redéfinit les standards du secteur financier.

Dans ce contexte, la monnaie électronique s’impose comme un levier central de l’inclusion financière. Elle contribue à hauteur de 57,2 % à l’inclusion globale, qui atteint désormais 73,6 % au sein de l’Union en 2024. Ce niveau reflète les efforts conjoints des acteurs publics et privés pour élargir l’accès aux services financiers, notamment en milieu rural et auprès des populations non bancarisées.

Pour accompagner cette transformation, la BCEAO poursuit la modernisation de ses infrastructures. L’une des avancées majeures réside dans le déploiement d’une plateforme d’interopérabilité permettant les paiements instantanés, accessibles en continu, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Cette innovation vise à fluidifier les échanges, renforcer la sécurité des transactions et favoriser l’intégration des différents acteurs de l’écosystème financier.

Bassirou Diomaye Faye en visite officielle en Espagne : Dakar et Madrid renforcent leur partenariat stratégique

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a quitté Dakar ce mardi pour se rendre à Madrid, dans le cadre d’une visite officielle au Royaume d’Espagne qui se déroulera du 24 au 26 mars 2026. Ce déplacement s’inscrit dans une volonté affirmée des autorités sénégalaises de consolider les liens historiques d’amitié et de coopération qui unissent les deux pays.

Durant son séjour, le chef de l’État sénégalais doit prendre part à une série de rencontres de haut niveau avec les autorités espagnoles. Ces échanges porteront sur le renforcement du partenariat bilatéral, notamment dans des secteurs jugés prioritaires tels que l’économie, la sécurité, la migration, la pêche, les énergies renouvelables et les infrastructures. Cette visite représente ainsi une opportunité stratégique pour approfondir les relations entre Dakar et Madrid, dans un contexte international marqué par de nouveaux enjeux de coopération.

Au-delà des discussions institutionnelles, ce déplacement vise également à explorer de nouvelles perspectives de collaboration entre les acteurs publics et privés des deux pays. L’Espagne, partenaire clé du Sénégal au sein de l’Union européenne, joue un rôle important dans le soutien au développement économique et social du pays, notamment à travers des investissements et des programmes de coopération technique.

La question migratoire devrait aussi figurer au cœur des discussions, dans la mesure où les deux États partagent des préoccupations communes liées à la gestion des flux migratoires entre l’Afrique de l’Ouest et l’Europe. Le Sénégal et l’Espagne ont, ces dernières années, développé une coopération étroite dans ce domaine, axée sur la lutte contre l’émigration irrégulière et la promotion de voies de migration légales et sécurisées.

Par ailleurs, cette visite officielle intervient dans un contexte de redynamisation de la diplomatie sénégalaise sous l’impulsion du président Bassirou Diomaye Faye, qui multiplie les initiatives pour diversifier les partenariats du pays et renforcer sa présence sur la scène internationale. Elle traduit également la volonté des autorités sénégalaises de bâtir des relations équilibrées et mutuellement bénéfiques avec leurs partenaires européens.

Santé sous contrainte : le combat silencieux de Lat Diop entre justice et urgence médicale

Après plus d’une année passée en détention préventive, Lat Diop avait retrouvé une liberté relative en novembre dernier, sous bracelet électronique. Mais pour l’ancien directeur général de la Lonase et ex-ministre sous Macky Sall, cette sortie de prison n’a pas marqué la fin des épreuves. Poursuivi pour détournement de deniers publics et extorsion de fonds, il doit désormais composer avec une autre réalité tout aussi éprouvante : accéder à des soins médicaux dans un cadre fortement contraint.

Selon des informations rapportées par le quotidien Les Échos, chaque tentative de consultation médicale s’apparente à un véritable parcours du combattant. Le dispositif judiciaire auquel il est soumis impose une procédure rigide : toute visite chez un médecin doit faire l’objet d’une demande écrite préalable. Une formalité administrative qui ouvre ensuite une période d’attente à la durée incertaine, pouvant s’étendre sur au moins quinze jours. Dans un contexte où l’état de santé de l’ancien ministre serait jugé préoccupant, ces délais suscitent de vives inquiétudes.

La situation se complique davantage lorsque des examens complémentaires sont prescrits. Dans ce cas, le processus repart de zéro, avec une nouvelle requête, une nouvelle attente et la même incertitude quant aux délais d’obtention. Ce cycle répétitif, jugé particulièrement contraignant, ralentit considérablement la prise en charge médicale du patient.

À ces obstacles administratifs s’ajoute une restriction majeure : l’interdiction de sortie du territoire national. Cette mesure empêche Lat Diop de se rendre à un rendez-vous médical prévu de longue date à l’hôpital américain de Paris, où il est suivi depuis plusieurs années par un spécialiste. Une impossibilité qui, selon son entourage, pourrait avoir des conséquences sérieuses sur l’évolution de son état de santé.

Les proches de l’ancien responsable politique tirent ainsi la sonnette d’alarme, évoquant une dégradation progressive de sa condition physique. Ils soulignent également que certains examens et traitements dont il pourrait avoir besoin ne sont pas disponibles localement dans les mêmes conditions que dans l’établissement parisien où il était pris en charge.

Conflit au sommet de West African Energy : la justice tranche en faveur de Samuel Sarr et fragilise le camp adverse

Le bras de fer entre les actionnaires de West African Energy connaît un nouveau rebondissement majeur avec une décision rendue le 17 mars par le Tribunal de commerce de Dakar. La juridiction a donné raison à la société Afrinvest, représentée par Samuel Sarr, en annulant le procès-verbal du Conseil d’administration tenu le 20 janvier 2025, marquant ainsi un tournant décisif dans ce conflit aux enjeux financiers et stratégiques importants.

Au cœur de cette affaire se trouve une réunion convoquée par Moustapha Ndiaye , au cours de laquelle deux décisions majeures avaient été adoptées. Il s’agissait, d’une part, du transfert du siège social de l’entreprise et, d’autre part, de l’autorisation de signature d’une convention d’avance de trésorerie. Ces mesures, jugées cruciales pour la gestion de la société, ont finalement été invalidées par la justice, remettant en cause leur légalité et leur portée.

Dans sa décision, le tribunal ne s’est pas limité à annuler les actes contestés. Il a également condamné Moustapha Ndiaye ainsi que les sociétés Groupe Citaf international, Locafrique Holding SA et Senelec SA aux dépens, comme le rapporte le quotidien Libération . Cette condamnation renforce la portée du jugement et accentue la pression sur le camp adverse.

Pour Samuel Sarr, actionnaire et directeur général de West African Energy, cette décision judiciaire représente une victoire significative dans un contentieux qui dure depuis plusieurs mois. L’ancien ministre de l’Énergie sous Abdoulaye Wade n’a cessé de contester la légitimité de Moustapha Ndiaye en tant que président du Conseil d’administration, un point central du différend.

Ce conflit ne se limite pas à une simple bataille d’influence au sein de l’entreprise. Il a également pris une dimension pénale, avec des poursuites engagées contre Samuel Sarr, qui avaient conduit à son placement sous mandat de dépôt à la fin du mois de novembre 2024. Bien qu’il bénéficie aujourd’hui d’une liberté provisoire, celle-ci reste encadrée par des mesures strictes, notamment une assignation à résidence et le port d’un bracelet électronique dans le cadre de l’instruction en cours.

La décision du Tribunal de commerce vient s’ajouter à une précédente victoire judiciaire pour Samuel Sarr. En effet, la Chambre d’accusation avait déjà annulé son renvoi en correctionnelle pour vice de forme, affaiblissant ainsi les poursuites engagées contre lui. Ces décisions successives semblent consolider la position de l’ancien ministre, tant sur le plan judiciaire que dans le rapport de force qui l’oppose aux autres actionnaires.

Désormais, les avocats de Samuel Sarr entendent exploiter pleinement les implications de ce jugement. Selon eux, cette décision remet en cause la validité de plusieurs actes de gestion posés par la partie adverse et pourrait avoir des conséquences importantes sur la gouvernance de West African Energy.

Dette publique : le Sénégal dément les accusations de gestion opaque et défend la transparence de ses financements

Le gouvernement du Sénégal est monté au créneau pour répondre aux récentes allégations publiées par le Financial Times, qui évoquaient l’existence de dettes dissimulées et de mécanismes opaques dans la gestion des finances publiques. À travers une mise au point officielle du ministère des Finances et du Budget, les autorités sénégalaises rejettent catégoriquement ces affirmations et réaffirment leur attachement aux principes de transparence et de rigueur dans la conduite de la politique d’endettement.

Dans ce document transmis à la presse, le gouvernement insiste sur le fait que toutes les opérations de financement de l’État sont encadrées par la Stratégie de gestion de la dette à moyen terme. Cette approche vise à garantir un équilibre entre les différentes sources de financement, en combinant recours au marché régional en francs CFA et emprunts en devises étrangères, dans le but de préserver la stabilité macroéconomique et la soutenabilité de la dette publique du Sénégal .

Les autorités précisent que les ressources mentionnées dans l’article du média britannique proviennent d’adjudications publiques de titres d’État réalisées sur le marché financier régional. Selon le ministère, ces opérations sont conformes aux règles en vigueur, reposent sur des mécanismes transparents et font l’objet de publications régulières permettant leur suivi par les institutions de contrôle ainsi que par le grand public.

S’agissant du rôle des investisseurs étrangers, le gouvernement explique que leur participation s’inscrit dans des pratiques courantes des marchés financiers. Ces derniers acquièrent des titres libellés en monnaie locale après conversion de devises et peuvent, à l’échéance, reconvertir leurs avoirs. Ce fonctionnement, loin d’être exceptionnel, vise à améliorer la liquidité du marché et à diversifier les sources de financement de l’État, tout en respectant les cadres réglementaires établis.

Le ministère souligne également que l’ensemble des financements mobilisés est intégré dans le plan de financement annuel et demeure strictement encadré par les lois de finances adoptées par le Parlement. Les opérations réalisées en 2025, précise-t-il, s’inscrivent dans une stratégie cohérente de diversification des instruments financiers et ont été exécutées conformément au calendrier d’émission du Trésor public.

Enfin, les autorités mettent en avant le rôle des partenaires techniques et financiers dans le suivi de la politique d’endettement. Le plan de financement 2025 a ainsi été partagé avec plusieurs institutions internationales, dont le Fonds monétaire international , avec lesquelles des échanges réguliers ont été menés afin de garantir la transparence, la bonne gouvernance et la crédibilité de la gestion des ressources publiques.

Dagana : une séance de “simb” vire au drame, un artiste perd la vie en pleine prestation

Ce qui devait être un moment de fête populaire s’est tragiquement transformé en scène de désolation à Dagana. Lors d’une séance de “simb”, ce spectacle traditionnel de “faux lions” mêlant danse, théâtre et acrobaties, un artiste a perdu la vie sous les yeux d’un public d’abord fasciné, puis profondément choqué.

Les faits se sont déroulés dans le quartier de Diamaguène, où une foule importante s’était rassemblée pour assister à cette animation culturelle très prisée. L’ambiance était festive, rythmée par les percussions et les performances spectaculaires des participants. Comme à l’accoutumée, les “faux lions” enchaînaient les figures acrobatiques et les mises en scène captivantes, suscitant l’enthousiasme des spectateurs.

C’est au cours de l’une de ces démonstrations que le drame s’est produit. En pleine prestation, Cheikh A.T. Lô s’est élancé pour réaliser une acrobatie consistant à sauter au-dessus d’un autre participant accroupi. Un geste maîtrisé en apparence, mais qui a basculé en quelques secondes. L’artiste a raté sa réception et a chuté lourdement, la tête heurtant violemment le sol avant le reste du corps. Selon les premières constatations, le choc aurait été fatal, entraînant une fracture cervicale sur le coup.

Dans un premier temps, la gravité de la situation n’a pas été immédiatement perçue. Le public, habitué aux mises en scène impressionnantes et parfois trompeuses du “simb”, a cru à une nouvelle figure artistique. Mais face à l’immobilité prolongée de l’artiste, l’inquiétude a progressivement gagné les esprits. Très vite, la confusion a laissé place à la panique, puis à une profonde stupeur lorsque la réalité s’est imposée.

Alertées aux environs de 21 heures, les forces de l’ordre se sont rendues sur place pour procéder aux premières constatations. Le corps a été acheminé vers le district sanitaire local, où un premier examen a été effectué.

Sur instruction du procureur, une autopsie a été ordonnée afin de déterminer avec précision les causes du décès. Parallèlement, une enquête a été ouverte pour faire toute la lumière sur les circonstances exactes de ce drame, notamment en ce qui concerne les conditions de sécurité et d’organisation de l’événement.

Un réseau pédocriminel présumé démantelé au Sénégal après seize années d’activités clandestines

Une affaire d’une gravité exceptionnelle secoue actuellement l’opinion publique sénégalaise, mettant en lumière les dérives d’un système infiltré pendant de longues années par un réseau criminel structuré. Selon des informations révélées par le journal Libération, un ressortissant français, identifié sous le nom de Pierre Robert, aurait mené des activités pédocriminelles au Sénégal durant plus de seize ans, avant d’être finalement arrêté en 2025.

Âgé aujourd’hui de 73 ans, l’individu aurait opéré sous plusieurs identités, notamment « Pierre Robert », « Pierre-le-toubab » ou encore « Peter », afin de dissimuler ses agissements et échapper à toute surveillance. Dès 2009, alors qu’il vivait dans le quartier de la Médina à Dakar, il aurait progressivement mis en place un réseau organisé, avec un projet particulièrement inquiétant : la création d’un prétendu « centre de formation au sexe » destiné à des enfants.

L’enquête, qui a connu une accélération significative grâce à l’exécution d’une commission rogatoire internationale, a permis de révéler l’existence d’un système bien structuré et profondément enraciné. Plusieurs complices présumés ont été interpellés, parmi lesquels Birame Senghor, âgé de 39 ans, déjà connu des services de sécurité pour des faits d’escroquerie foncière. Selon les éléments rapportés, ce dernier aurait été recruté alors qu’il était encore étudiant, avant de devenir progressivement un acteur central du dispositif.

Les éléments recueillis par les enquêteurs sont particulièrement accablants. Il est reproché au principal suspect d’avoir entretenu des relations sexuelles tarifées avec certains jeunes, mais aussi de les avoir impliqués dans le recrutement d’autres victimes, souvent issues de milieux vulnérables. Des échanges interceptés indiqueraient également l’envoi de sommes d’argent importantes, pouvant atteindre plusieurs milliers d’euros, destinées à financer et encourager ces activités.

Plus troublant encore, des vidéos d’abus sur mineurs auraient été retrouvées dans les communications entre le suspect et ses complices, confirmant la nature systémique et la brutalité des faits reprochés. À ce stade de l’enquête, le nombre exact de victimes n’a pas encore été établi, ce qui laisse craindre une ampleur bien plus vaste de ce réseau.

Dette présumée cachée : Abdou Mbow interpelle le gouvernement et exige des explications

Le député Abdou Mbow est monté au créneau à la suite des révélations du Financial Times évoquant l’existence d’une supposée « dette cachée » du Sénégal estimée à environ 650 millions d’euros, soit plus de 432 milliards de francs CFA. Une information qui alimente déjà de vives tensions sur la scène politique nationale.

Dans une déclaration rendue publique, l’opposant n’a pas mâché ses mots, accusant le pouvoir en place d’« incompétence et de manipulation ». Selon lui, ces révélations viennent confirmer ses craintes quant à une gestion opaque des finances publiques. Il estime que le gouvernement aurait volontairement dissimulé l’ampleur réelle de la dette du pays, parlant même d’un « nouveau gisement de dette dissimulée ».

Pour Abdou Mbow, cette affaire dépasse le simple cadre d’une polémique médiatique. Elle soulève, selon lui, des enjeux majeurs de transparence, de gouvernance et de crédibilité de l’État sénégalais vis-à-vis de ses partenaires financiers. Il insiste sur la nécessité d’apporter des éclaircissements rapides afin de rassurer l’opinion publique nationale et les institutions internationales.

Dans ce contexte, le parlementaire appelle à une réaction officielle du gouvernement. Il exige que le Premier ministre Ousmane Sonko ainsi que le ministre des Finances et du Budget viennent s’expliquer devant l’Assemblée nationale sur ces allégations. Une démarche qu’il juge indispensable pour faire toute la lumière sur cette affaire et situer les responsabilités.

Dans la foulée, le responsable de l’Alliance Pour la République annonce son intention de saisir formellement le ministre des Finances à travers une question écrite dans un délai de 24 heures. Une initiative parlementaire qui vise à obtenir des réponses précises et documentées sur la nature exacte de cette dette, son origine et les conditions dans lesquelles elle aurait été contractée.

Fonds publics destinés aux médias : le parquet de Dakar ouvre une enquête après les accusations de Mame Matar Guèye

Le parquet de Dakar a décidé de passer à la vitesse supérieure dans l’affaire liée à la gestion des fonds publics destinés aux médias, à la suite des déclarations controversées de Mame Makhtar Gueye. Selon des informations publiées ce mardi 24 mars par L’Observateur, le procureur de la République s’est autosaisi du dossier, marquant ainsi l’ouverture officielle d’une procédure judiciaire.

Dans la foulée, le parquet a confié l’enquête à la Sûreté Urbaine , avec pour mission de mener des investigations approfondies afin de vérifier la véracité des accusations portées. Cette décision intervient après la diffusion d’une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux, dans laquelle le président de l’organisation Jamra dénonce ce qu’il qualifie de graves irrégularités dans la distribution de l’aide publique destinée aux entreprises de presse.

Dans cette intervention, Mame Matar Guèye affirme notamment qu’une enveloppe d’un milliard de francs CFA n’aurait pas été intégralement versée aux médias ayant pourtant déposé des dossiers conformes. Il soutient également que des fonds auraient été attribués à des organes qu’il considère comme inexistants, tout en pointant du doigt une répartition qu’il juge profondément déséquilibrée au profit d’un nombre restreint de structures. Des propos qu’il n’a pas hésité à qualifier de situation honteuse, suscitant un large débat au sein de l’opinion publique.

Face à la gravité de ces allégations, les autorités judiciaires entendent désormais établir les faits avec précision. L’enquête confiée à la Sûreté Urbaine devra permettre de déterminer si les accusations reposent sur des éléments concrets ou relèvent de simples affirmations sans fondement. Dans ce cadre, Mame Matar Guèye pourrait être convoqué dans les prochaines heures pour être entendu par les enquêteurs, notamment afin de préciser la source et la solidité des informations qu’il avance.

Du côté du parquet, l’objectif affiché est clair : faire toute la lumière sur cette affaire qui touche à la gestion de deniers publics et à la crédibilité du soutien de l’État au secteur des médias. Toutefois, les autorités n’excluent pas une autre issue judiciaire. En effet, si les accusations ne sont pas étayées par des preuves jugées suffisantes, Mame Matar Guèye pourrait faire l’objet de poursuites pour diffusion de fausses nouvelles, une infraction prévue et sanctionnée par la législation en vigueur.

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