Coopération internationale : l’ADA présente ses projets au ministre de l’Intégration africaine

Monsieur Cheikh Niang, ministre de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères, a accordé une audience à Monsieur Benoît S. Ngom, président fondateur de l’Académie diplomatique africaine (ADA).

À cette occasion, le président de l’ADA a rappelé que l’organisation, liée au gouvernement du Sénégal par un accord de siège signé en 1999, œuvre au développement d’une diplomatie économique et culturelle au service du Sénégal et de l’Afrique.

Il a présenté au ministre les principales initiatives de l’Académie visant à mobiliser des partenariats internationaux, attirer des investissements et renforcer les échanges culturels, dans la perspective de contribuer au développement durable du Sénégal et du continent africain, ainsi qu’à la consolidation de la paix entre les pays africains.

Le ministre a notamment salué le lancement prochain du « Club diplomatique », destiné à renforcer les espaces de dialogue et de coopération diplomatique. Ce réseau sera progressivement déployé dans plusieurs pays africains ainsi que dans les grands centres d’influence du monde, notamment aux États-Unis et en Chine, où sera basé un Club diplomatique sino-africain des BRICS. En Europe, ses activités s’étendront à la France, à l’Allemagne, au Royaume-Uni et à la Turquie.

En partenariat avec l’Université d’État d’Alabama et l’Eastern Mediterranean University de Chypre, l’ADA met en place cette année deux institutions de recherche sur les relations internationales et stratégiques.

Cette année également, plusieurs projets destinés à l’Afrique seront réalisés en coopération avec de grandes universités chinoises, notamment Tsinghua University, Beijing Normal University et Zhejiang University.

À travers cette présence internationale, l’ADA entend servir de passerelle stratégique entre l’Afrique et les grands centres d’influence mondiaux, afin de promouvoir l’image du continent, soutenir les projets de développement et renforcer les coopérations académiques, économiques et culturelles.

L’Académie a également réaffirmé sa volonté de contribuer à la mise en œuvre de la résolution de l’Union africaine reconnaissant la diaspora comme la sixième région de l’Afrique, notamment à travers des initiatives en préparation concernant Haïti.

Cette audience a permis de réaffirmer la convergence de vues entre l’ADA et les autorités sénégalaises sur la nécessité de renforcer les initiatives diplomatiques, économiques et culturelles capables de valoriser le rôle du Sénégal et de l’Afrique dans la gouvernance du monde contemporain.

Faux emplois au Port autonome de Dakar : un homme arrêté pour escroquerie et propositions sexuelles

La Division spéciale de lutte contre la cybercriminalité (DSC) a procédé à l’interpellation d’un individu identifié sous les initiales B.D., soupçonné d’être impliqué dans une affaire d’escroquerie reposant sur de fausses promesses d’emploi au Port autonome de Dakar (PAD). L’enquête a été ouverte à la suite d’une plainte déposée par deux jeunes femmes, M.M. et sa cousine A.P., qui affirment avoir été approchées par le suspect dans des circonstances trompeuses.

Selon les éléments de l’enquête, la rencontre entre les plaignantes et B.D. remonte à la cérémonie d’accueil des « Lions » de la Téranga organisée à Dakar après leur sacre au Maroc. À cette occasion, M.M. et sa cousine ont fait la connaissance de l’homme qui se serait présenté comme un agent travaillant au Port autonome de Dakar. Profitant de cette proximité, il aurait rapidement évoqué la possibilité de leur obtenir un emploi au sein de l’institution portuaire.

Après cette première prise de contact, les échanges se sont poursuivis par téléphone et via l’application WhatsApp. D’après les déclarations de M.M., le suspect aurait progressivement conditionné l’obtention du poste à des faveurs sexuelles. Il lui aurait notamment proposé des relations sexuelles en échange d’un recrutement au Port autonome de Dakar. Pour convaincre sa victime du sérieux de sa proposition, il lui aurait transmis un document présenté comme un contrat de travail portant le logo du PAD et l’aurait invitée à se rendre à son domicile afin d’en finaliser la signature.

Dans le même temps, le suspect aurait approché A.P. avec une autre promesse. Il lui aurait proposé de faciliter son départ vers l’Europe en affirmant pouvoir la mettre en relation avec un prétendu capitaine de la Marine nationale. Ce dernier, selon ses dires, serait en mesure d’organiser des voyages clandestins vers le continent européen. Pour concrétiser cette opération, il aurait exigé le paiement d’une somme de 1 500 000 francs CFA.

Les investigations menées par les enquêteurs de la DSC ont permis de mettre au jour plusieurs éléments accablants. Selon le journal L’Observateur, l’exploitation du téléphone du suspect a révélé la présence de nombreux documents falsifiés. Parmi ceux-ci figuraient une autorisation de voyage portant le sceau de la République ainsi qu’une carte professionnelle le présentant comme « ingénieur énergie » au Port autonome de Dakar. Les enquêteurs estiment que ces documents ont été conçus à l’aide d’une application de conception graphique afin de donner du crédit à ses prétentions.

Interrogé par les enquêteurs, B.D. aurait fini par reconnaître une partie des faits qui lui sont reprochés. Il aurait admis avoir fabriqué un faux contrat de travail et proposé un emploi en échange de relations sexuelles. Cette affaire relance une nouvelle fois la question des escroqueries liées aux promesses d’emploi, un phénomène qui cible particulièrement les jeunes en quête d’insertion professionnelle.

Inclusion numérique : Kaolack outille sa jeunesse pour les défis du digital

La commune de Kaolack renforce son engagement en faveur de l’employabilité des jeunes et de la modernisation des services à travers une initiative de formation professionnelle axée sur le numérique. Portée par la municipalité dirigée par le maire Serigne Mboup, cette activité vise à doter les citoyens de compétences pratiques indispensables dans un monde de plus en plus digitalisé.

Prévue du 9 au 14 mars 2026, cette session de formation s’inscrit dans une dynamique de renforcement des capacités locales et d’accompagnement des populations vers les métiers du numérique. L’initiative bénéficie de l’appui du programme Sénégal Volontariat, engagé dans la promotion du volontariat et du développement communautaire.

Une formation tournée vers les compétences pratiques

Contrairement aux simples initiations théoriques, la formation proposée à Kaolack met l’accent sur l’apprentissage pratique et la professionnalisation. Les participants auront l’opportunité de se former à plusieurs modules essentiels :

Utilisation des téléphones intelligents et des outils numériques Initiation à l’informatique et à l’usage des ordinateurs Numérisation de documents et gestion digitale Maintenance informatique de base

Ces compétences représentent aujourd’hui un levier important d’insertion professionnelle, notamment pour les jeunes, les volontaires et les acteurs communautaires appelés à accompagner les populations dans l’utilisation des services numériques.

« Un pas vers la modernisation des services locaux », a souligné Yaye Astou Sarr, adjointe au maire chargée de la formation professionnelle.

Un pas vers la modernisation des services locaux

À travers ce programme, la municipalité ambitionne également de faciliter la digitalisation des services administratifs et communautaires. L’objectif est de permettre aux citoyens de mieux utiliser les technologies pour accéder à l’information, gérer des documents et utiliser les services en ligne.

Cette initiative s’inscrit ainsi dans une stratégie plus large visant à réduire la fracture numérique et à préparer les populations aux exigences du marché du travail et de l’administration moderne, a-t-elle rappelé.

Inscriptions ouvertes aux volontaires

Les personnes intéressées par cette opportunité de formation sont invitées à se rapprocher de la mairie de Kaolack pour les formalités d’inscription. Des renseignements complémentaires peuvent être obtenus auprès de M. Alioune Diagne, responsable de l’informatique de la municipalité.

À travers cette démarche, Kaolack confirme sa volonté de former une génération de citoyens compétents dans le numérique, capables de participer activement au développement local et à la transformation digitale du territoire, a informé Mme Yaye Astou Sarr, adjointe au maire chargée de la formation professionnelle.

ONU : le parti Osez l’Avenir soutient la candidature de Macky Sall au poste de Secrétaire général

Le parti Osez l’Avenir a officiellement exprimé, jeudi 5 mars 2026, son soutien à la candidature de l’ancien président sénégalais Macky Sall au poste de Secrétaire général des Nations unies. Dans un communiqué signé par sa présidente, Me Aïssata Tall Sall, la formation politique estime que le contexte international actuel exige un leadership solide, capable de favoriser le dialogue et de répondre aux nombreux défis auxquels le monde est confronté.

Selon le parti, la période actuelle est marquée par une accumulation de crises majeures. Entre les tensions géopolitiques persistantes dans plusieurs régions du monde, l’aggravation des effets du changement climatique et les profondes fractures économiques qui fragilisent de nombreux pays, la communauté internationale aurait besoin d’une personnalité expérimentée pour renforcer le rôle des Nations unies dans la gestion de ces défis globaux.

Dans ce contexte, Osez l’Avenir considère que le profil de Macky Sall répond aux exigences d’un tel poste. Le parti met en avant le parcours de l’ancien chef de l’État sénégalais, qui a dirigé le Sénégal pendant douze années, de 2012 à 2024. Durant cette période, il s’est notamment illustré par son engagement dans plusieurs dossiers internationaux, en particulier sur les questions liées au développement de l’Afrique, à la paix et à la coopération internationale.

La formation politique rappelle également que Macky Sall a occupé la présidence de l’Union africaine, une fonction qui lui a permis de jouer un rôle actif dans la défense des intérêts du continent sur la scène mondiale. À ce titre, il a souvent plaidé pour une réforme de la gouvernance internationale et pour une meilleure prise en compte des préoccupations africaines dans les grandes décisions globales.

Pour Osez l’Avenir, cette expérience diplomatique constitue un atout majeur dans la perspective de diriger l’Organisation des Nations unies. Le parti estime que Macky Sall dispose d’une connaissance approfondie des mécanismes du multilatéralisme et des enjeux liés à la coopération entre États. Il est ainsi présenté comme une voix respectée dans plusieurs cercles diplomatiques internationaux.

Le communiqué souligne également que sa candidature pourrait représenter une opportunité importante pour le continent africain. Alors que l’Afrique demeure sous-représentée dans les plus hautes sphères de la gouvernance mondiale, l’accession d’un ancien dirigeant africain à la tête de l’ONU serait perçue comme un signal fort en faveur d’un système international plus équilibré et plus inclusif.

Dans cette optique, le parti dirigé par Me Aïssata Tall Sall estime que l’expérience politique et diplomatique de Macky Sall, combinée à sa capacité à dialoguer avec différents acteurs internationaux, pourrait contribuer à renforcer la crédibilité et l’efficacité de l’organisation dans un monde en pleine mutation.

Enfin, Osez l’Avenir appelle la communauté internationale à examiner avec attention cette candidature, qu’il présente comme une occasion de consolider le rôle des Nations unies dans la promotion de la paix, du développement et de la coopération entre les peuples. Convaincu que Macky Sall possède la vision et les compétences nécessaires pour assumer cette responsabilité, le parti invite les États membres de l’organisation à se rallier à sa candidature afin d’accompagner l’ONU dans une nouvelle étape de son évolution.

Drame en mer : 139 migrants secourus au large de Dakar, un nourrisson retrouvé sans vie

Une nouvelle tragédie liée à l’émigration irrégulière s’est produite au large des côtes sénégalaises. Une pirogue transportant 139 candidats au départ vers l’Europe a été secourue par la Marine nationale sénégalaise le 4 mars 2026, après plusieurs jours de dérive en mer dans des conditions extrêmement précaires.

Selon les informations rapportées par le quotidien L’Observateur, l’embarcation avait quitté les côtes gambiennes avec pour objectif de rejoindre les îles Canaries, destination devenue ces dernières années l’une des principales routes migratoires vers l’Europe. Mais la traversée a rapidement tourné au drame. En pleine mer, la pirogue s’est retrouvée à court de carburant, de vivres et d’eau potable, laissant les passagers livrés à eux-mêmes au milieu de l’océan.

Pendant onze jours, les migrants ont dérivé sans assistance, exposés à la faim, à la soif et aux conditions difficiles de la mer. Face à la situation critique, certains passagers auraient réussi à contacter leurs proches restés à terre pour demander de l’aide. Ces derniers ont alors alerté les autorités sénégalaises, permettant le déclenchement d’une opération de recherche et de secours.

Une unité de la Marine nationale sénégalaise, qui patrouillait dans le cadre de la surveillance des eaux territoriales, a finalement repéré l’embarcation en détresse. Les militaires ont immédiatement procédé à l’évacuation des passagers et à leur prise en charge à bord, mettant ainsi fin à une dérive qui aurait pu se solder par un bilan beaucoup plus lourd.

Les rescapés ont ensuite été acheminés vers la Base navale Amiral Faye Gassama, à Dakar. À leur arrivée, les équipes de secours ont établi un premier bilan faisant état de 139 migrants à bord de la pirogue. Parmi eux figuraient des hommes, des femmes mais aussi des enfants, témoignant une nouvelle fois du caractère familial que prennent parfois ces traversées à haut risque.

Au milieu des survivants, les secours ont cependant fait une découverte tragique. Le corps sans vie d’un nourrisson a été retrouvé à bord de l’embarcation. L’enfant serait décédé pendant la traversée dans des circonstances qui restent encore à déterminer. Son corps a été immédiatement pris en charge par les services compétents afin de procéder aux constatations d’usage et d’ouvrir les investigations nécessaires pour éclaircir les causes du décès.

Quant aux migrants secourus, ils ont été confiés aux autorités sanitaires et sociales pour bénéficier d’une prise en charge médicale d’urgence. Plusieurs d’entre eux présentaient des signes d’épuisement, de déshydratation et de grande fatigue après ces longues journées passées en mer sans ressources. Les services compétents ont également entamé les procédures d’identification des passagers afin de déterminer leur nationalité et leur situation administrative.

Agriculture et promesses non tenues : Thierno Alassane Sall critique les priorités du pouvoir

Le député Thierno Alassane Sall a exprimé de vives critiques à l’encontre de la gouvernance actuelle, estimant que plusieurs promesses faites au peuple tardent encore à se concrétiser, en particulier dans le secteur agricole. Selon lui, les attentes des populations, notamment celles des petits producteurs, restent largement insatisfaites malgré les engagements pris par les nouvelles autorités.

L’ancien ministre considère que les dirigeants avaient annoncé une véritable rupture en faveur du peuple travailleur. Toutefois, il affirme que la réalité sur le terrain ne reflète pas ces promesses. Pour Thierno Alassane Sall, les difficultés auxquelles sont confrontés les petits producteurs, notamment pour écouler leurs récoltes dans de bonnes conditions, continuent d’être ignorées ou insuffisamment prises en charge par les autorités.

Dans son analyse, le parlementaire insiste sur l’importance stratégique de l’agriculture dans l’économie nationale. Il rappelle que ce secteur constitue la principale source de subsistance pour de nombreuses familles sénégalaises et qu’il devrait, à ce titre, occuper une place centrale dans les priorités gouvernementales. Assurer aux producteurs un accès correct et équitable aux marchés, soutient-il, devrait être un objectif majeur pour l’État afin de garantir des revenus décents aux agriculteurs et de renforcer la sécurité alimentaire.

« Ils avaient promis au peuple laborieux une révolution. Force est de constater que garantir aux petits producteurs une commercialisation correcte de leurs récoltes reste le cadet de leurs soucis », déplore le député, pointant un décalage entre les engagements politiques et les actions concrètes menées sur le terrain.

Au-delà de la question agricole, Thierno Alassane Sall estime que les préoccupations du pouvoir se situent désormais ailleurs. Selon lui, l’attention des dirigeants semble se concentrer davantage sur les prochaines échéances électorales que sur les difficultés quotidiennes des citoyens.

Il affirme que la perspective de l’élection présidentielle de 2029 occupe déjà une place importante dans les stratégies politiques du régime. À ses yeux, cette focalisation sur les calculs électoraux et les rivalités internes au sein du pouvoir détourne l’action publique des véritables urgences sociales et économiques.

Journée des droits des femmes : le Chef de l’État salue l’engagement des femmes de la Présidence

À la veille de la célébration de la Journée internationale des droits des femmes, prévue le 8 mars, le Président de la République a reçu ce vendredi l’Amicale des femmes de la Présidence de la République. Cette rencontre, désormais inscrite dans une tradition institutionnelle, constitue chaque année un moment privilégié d’échanges et de reconnaissance envers les femmes qui travaillent au sein de la plus haute institution de l’État.

Dans une atmosphère empreinte de convivialité et de respect, le Chef de l’État a tenu à saluer l’engagement constant de ces femmes qui participent, chacune à leur niveau, au fonctionnement quotidien de la Présidence. Qu’elles exercent dans les services administratifs, les bureaux techniques, les équipes d’appui ou dans l’organisation logistique, leur travail est considéré comme un maillon essentiel dans la bonne marche de l’institution présidentielle.

Le Président a exprimé sa profonde reconnaissance à l’endroit de ces collaboratrices qui, souvent avec discrétion mais toujours avec professionnalisme, assurent leurs missions avec rigueur et sens du devoir. Il a souligné que leur contribution dépasse largement le cadre administratif et participe, de manière concrète, à la stabilité et à l’efficacité des institutions publiques.

Au cours de cette rencontre, le Chef de l’État a également insisté sur la place centrale qu’occupent les femmes dans la société sénégalaise. Selon lui, leur rôle est déterminant dans plusieurs domaines clés, notamment l’économie, l’éducation, la cohésion sociale et la transmission des valeurs qui fondent l’identité et la solidité de la Nation.

Il a rappelé que le développement du Sénégal ne saurait être envisagé sans la pleine participation des femmes. Leur intelligence, leur créativité, leur engagement et leur capacité d’initiative représentent, selon ses propos, des atouts majeurs pour relever les défis économiques, sociaux et institutionnels auxquels le pays est confronté.

Le Président a ainsi réaffirmé l’importance de promouvoir davantage l’autonomisation des femmes et de créer les conditions favorables à leur épanouissement dans tous les secteurs de la vie nationale. Il a insisté sur la nécessité de valoriser leurs compétences et de renforcer leur présence dans les espaces de décision, afin qu’elles puissent pleinement contribuer à la transformation et au progrès du pays.

En clôturant la rencontre, le Chef de l’État a adressé ses vœux les plus chaleureux à l’ensemble des femmes travaillant à la Présidence de la République. Il a également étendu ses salutations et son message de reconnaissance à toutes les femmes sénégalaises, dont l’engagement quotidien, dans les familles, les entreprises, les administrations et les communautés, contribue à bâtir un Sénégal plus juste, plus fort et plus solidaire.

FSF : Abdoulaye Fall fragilisé entre recours au TAS et procédure disciplinaire de la CAF

Élu en août 2025 à la tête de la Fédération sénégalaise de football (FSF) pour succéder à Augustin Senghor, Abdoulaye Fall traverse aujourd’hui une période particulièrement délicate. Celui qui était arrivé aux commandes avec la promesse d’insuffler un nouveau souffle au football sénégalais se retrouve désormais confronté à deux dossiers sensibles qui fragilisent son début de mandat : la contestation de son élection devant le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) et une procédure disciplinaire engagée par la Confédération africaine de football (CAF) après ses déclarations sur la finale de la Coupe d’Afrique des Nations Maroc 2025.

Au moment de son élection, Abdoulaye Fall incarnait une forme de rupture après plusieurs années de gouvernance sous Augustin Senghor. Son arrivée à la tête de la FSF avait suscité beaucoup d’espoir parmi les acteurs du football national, notamment sur les questions de gouvernance, de développement des compétitions locales et d’amélioration des infrastructures sportives. Mais très rapidement, le climat autour de sa présidence s’est tendu, notamment à la suite de contestations émanant de certains acteurs du football sénégalais qui remettent en cause la régularité du processus électoral.

Ces contestations ont finalement été portées devant le Tribunal Arbitral du Sport, juridiction internationale compétente pour trancher les litiges liés au sport. Le recours introduit vise à examiner les conditions dans lesquelles l’élection s’est déroulée, certains plaignants évoquant des irrégularités dans la procédure. Cette démarche judiciaire maintient une incertitude sur la stabilité institutionnelle de la Fédération sénégalaise de football. Même si aucune décision définitive n’a encore été rendue, l’existence même de cette procédure entretient un climat d’instabilité au sein de l’instance dirigeante du football national.

Parallèlement à ce dossier, Abdoulaye Fall fait également face à une autre affaire qui dépasse le cadre national. La Confédération africaine de football a ouvert une procédure disciplinaire à son encontre à la suite de propos qu’il aurait tenus concernant l’organisation et l’arbitrage de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations Maroc 2025. Ces déclarations, jugées sensibles par l’instance continentale, auraient suscité l’attention de la commission disciplinaire de la CAF, qui pourrait décider de sanctions si elle estime que les règles de communication et de respect des institutions ont été enfreintes.

Cette situation place le président de la FSF dans une position particulièrement inconfortable. D’un côté, il doit gérer les tensions internes au sein du football sénégalais et rassurer les acteurs locaux sur la solidité de sa légitimité. De l’autre, il doit répondre aux exigences des instances continentales, dont les décisions peuvent avoir des conséquences importantes sur sa crédibilité et sur la position du Sénégal au sein du football africain.

Dans les coulisses, plusieurs observateurs du football sénégalais s’inquiètent de l’impact que ces turbulences pourraient avoir sur la gestion des compétitions nationales et sur les relations entre la Fédération et les différents clubs. Certains appellent à l’apaisement et à une clarification rapide des procédures en cours afin d’éviter que ces affaires ne perturbent davantage le fonctionnement du football sénégalais.

Accusations contre Ousmane Sonko : Moussa Diop et Cheikh Oumar Diagne convoqués à la Sûreté urbaine

La tension politique et judiciaire monte autour des récentes déclarations visant le Premier ministre Ousmane Sonko. Autrefois alliés du parti Pastef, Moussa Diop, leader du parti Alternative Générationnelle (AG/Jotna), et Cheikh Oumar Diagne, secrétaire général du Rassemblement pour la Vérité – And Ci Degg (Rv-Acd), sont attendus ce vendredi à la Sûreté urbaine de Dakar. Leur convocation intervient à la suite d’accusations publiques portées contre le chef du gouvernement, lesquelles ont suscité une auto-saisine du procureur de la République.

Les deux hommes se sont récemment illustrés par des sorties médiatiques très critiques à l’endroit d’Ousmane Sonko. Moussa Diop a affirmé que le leader de Pastef aurait des « amis homosexuels », une déclaration qui a rapidement suscité de vives réactions dans l’opinion publique et au sein de la classe politique. De son côté, Cheikh Oumar Diagne a accusé le Premier ministre d’être responsable de la mort de l’étudiant Abdoulaye Bâ, décédé lors des manifestations survenues à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.

Ces accusations, jugées particulièrement graves, ont entraîné l’ouverture d’une procédure judiciaire. Selon les informations rapportées par L’Observateur, la justice pourrait retenir contre les deux personnalités le délit de diffusion de fausses nouvelles. Interrogé par le quotidien, l’avocat Ousseynou Gaye souligne que cette qualification pénale est souvent privilégiée par les autorités judiciaires dans ce type de dossier. Elle expose ses auteurs à des sanctions particulièrement lourdes, pouvant aller de cinq à dix ans d’emprisonnement.

L’homme de loi précise que la diffamation pourrait également être évoquée dans ce dossier. Toutefois, dans la pratique judiciaire, la diffusion de fausses nouvelles est parfois retenue afin d’éviter l’application du délai légal de dix jours accordé aux personnes poursuivies pour apporter les preuves de leurs accusations, ce que l’on appelle l’exception de vérité. Ce choix juridique permettrait alors aux autorités de procéder plus rapidement à des mesures coercitives, notamment un éventuel placement sous mandat de dépôt.

Au-delà de l’aspect judiciaire, cette affaire soulève également des enjeux politiques. L’enseignant-chercheur Demba Guèye estime que les conséquences pourraient être très différentes pour les deux hommes. Selon lui, Cheikh Oumar Diagne ne court pratiquement aucun risque sur le plan politique. Il considère que les propos du leader du Rassemblement pour la Vérité – And Ci Degg s’inscrivent dans un débat plus large autour de la question des franchises universitaires et des responsabilités lors des manifestations à l’Université Cheikh Anta Diop.

En revanche, la situation pourrait être plus délicate pour Moussa Diop. Toujours selon l’analyse de Demba Guèye, les accusations portant sur les mœurs du Premier ministre pourraient fragiliser l’image de l’ancien directeur général de Dakar Dem Dikk. L’enseignant-chercheur estime que ces propos apparaissent disproportionnés et peu opportuns pour une personnalité politique de son envergure, au risque d’entamer sérieusement sa crédibilité sur la scène publique.

Cette convocation à la Sûreté urbaine intervient dans un climat politique déjà marqué par de fortes tensions entre le pouvoir et certaines figures de l’opposition ou d’anciens alliés du mouvement Pastef. Elle pourrait constituer une nouvelle étape dans la gestion judiciaire des discours politiques jugés attentatoires à l’honneur ou à la stabilité publique.

L’audition des deux responsables politiques est donc très attendue, tant par les observateurs de la vie politique que par l’opinion publique. Elle devrait permettre de déterminer si les accusations portées relèvent de la liberté d’expression dans le débat politique ou si elles franchissent la ligne rouge du droit pénal sénégalais.

Affaire Farba Ngom : la Chambre d’accusation financière confirme la levée du mandat de dépôt

La Chambre d’accusation financière de la Cour d’appel de Dakar a confirmé la décision du juge d’instruction ayant ordonné la levée du mandat de dépôt de Mouhamadou Ngom, plus connu sous le nom de Farba Ngom. Cette décision intervient à la suite de l’appel introduit par le procureur de la République financière, qui contestait l’ordonnance de mise en liberté assortie d’un contrôle judiciaire.

Dans son jugement rendu le 12 février 2026, la juridiction a également rejeté la requête du ministère public visant à obtenir un sursis à statuer dans ce dossier. La Chambre d’accusation financière a estimé que les arguments présentés par la défense soulèvent des doutes sérieux dans cette affaire présumée de blanchiment de capitaux, justifiant ainsi le maintien de la décision initiale du juge d’instruction.

Le parquet financier avait pourtant demandé à la juridiction de suspendre l’examen du dossier dans l’attente d’une décision du Conseil constitutionnel. Pour appuyer sa requête, le ministère public s’était fondé sur un arrêt rendu le 6 novembre 2025 par la Cour suprême dans une procédure distincte impliquant Ndèye Seynabou Ndiaye. Dans cette affaire, la haute juridiction avait cassé une décision antérieure et ordonné la saisine du Conseil constitutionnel afin d’examiner une exception d’inconstitutionnalité portant sur certaines dispositions de la loi de 2024 relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux.

Selon le parquet, cette situation justifiait un sursis à statuer sur l’ensemble du dossier en attendant que le Conseil constitutionnel se prononce sur la conformité de ces dispositions légales. Toutefois, d’après le journal Libération, la Chambre d’accusation financière n’a pas suivi cette argumentation.

La juridiction a considéré que la procédure ayant conduit à la saisine du Conseil constitutionnel concerne exclusivement Ndèye Seynabou Ndiaye et ne peut en aucun cas suspendre les droits procéduraux des autres inculpés. Elle a rappelé que le droit de solliciter une liberté provisoire peut être exercé à tout moment au cours de l’instruction, conformément aux dispositions du Code de procédure pénale.

La Cour a également souligné que le ministère public n’a formulé aucun grief précis contre les ordonnances rendues par le juge d’instruction. Elle relève que le parquet s’est limité à demander un sursis à statuer, sans apporter d’éléments juridiques remettant directement en cause les décisions contestées.

Pour rappel, le procureur de la République financière, Abdoulaye Sylla, avait saisi la Chambre d’accusation financière en interjetant appel contre deux ordonnances rendues le 7 janvier 2026 par le président du collège des juges d’instruction du Pool judiciaire financier. Ces décisions avaient prononcé la mainlevée du mandat de dépôt de Farba Ngom et ordonné son placement sous contrôle judiciaire.

Polémique autour des propos de Cheikh Oumar Diagne : son avocat dénonce une atteinte à la liberté d’expression

La polémique enfle autour des déclarations de Cheikh Oumar Diagne concernant la mort de l’étudiant Abdoulaye Ba sur le campus de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Alors que des informations faisant état de possibles poursuites judiciaires ou d’une arrestation imminente circulent depuis ses propos tenus lors d’une émission télévisée, son avocat, Me Hosni Maati, est sorti de son silence pour défendre fermement son client.

Dans un communiqué daté du 6 mars, l’avocat au barreau de Paris met en garde contre toute tentative de poursuite visant Cheikh Oumar Diagne. Selon lui, une telle démarche pourrait porter atteinte à la liberté du débat public, particulièrement sur une affaire aussi grave et sensible que la mort d’un étudiant lors d’une intervention des forces de sécurité.

Me Hosni Maati estime que les déclarations de son client doivent être replacées dans le cadre du débat démocratique. À ses yeux, les propos incriminés ne relèvent ni de la diffamation ni de l’incitation à la violence. Ils s’inscrivent plutôt dans l’exercice légitime de la liberté d’expression autour d’une question d’intérêt national.

L’avocat souligne en effet que les déclarations de Cheikh Oumar Diagne portent sur les circonstances du décès d’Abdoulaye Ba, survenu lors d’une intervention des forces de sécurité sur le campus de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Pour la défense, il s’agit d’un sujet qui concerne directement l’opinion publique et qui appelle à un débat ouvert sur la gestion des opérations de maintien de l’ordre.

Me Hosni Maati rappelle également que son client s’est appuyé sur un élément politique déjà assumé publiquement par les autorités. Il évoque notamment une déclaration du Premier ministre Ousmane Sonko devant l’Assemblée nationale, dans laquelle ce dernier affirmait assumer l’ordre d’intervention des forces de sécurité sur le campus.

Dans ce contexte, l’avocat estime que Cheikh Oumar Diagne n’a fait qu’exprimer une opinion politique et citoyenne. Selon lui, son client a simplement soutenu que la responsabilité politique d’une opération de maintien de l’ordre doit être examinée à tous les niveaux de la chaîne de décision lorsqu’une intervention ordonnée par l’autorité publique aboutit à la mort d’un étudiant.

La défense insiste également sur le fait que les propos de Cheikh Oumar Diagne reprennent une interrogation largement partagée dans l’opinion publique. Cette interrogation porte sur la légitimité et la proportionnalité de l’intervention des forces de sécurité face à des étudiants qui protestaient contre leurs conditions de vie, notamment le non-paiement des bourses et le manque de ressources sur le campus.

Pour Me Hosni Maati, la mort d’Abdoulaye Ba constitue avant tout un drame humain qui exige vérité, transparence et responsabilité. Il estime que dans un État de droit, la recherche de responsabilités ne peut être dissociée de la liberté de commenter l’action des autorités publiques, surtout lorsqu’il s’agit de l’usage de la force par l’État.

Supporters sénégalais détenus au Maroc : la CNDH saisit son homologue marocaine pour un suivi de leur situation

La Commission nationale des droits de l’Homme du Sénégal (CNDH) a annoncé avoir engagé des démarches auprès de son homologue marocaine afin d’assurer un suivi de la situation des supporters sénégalais arrêtés au Maroc à la suite des incidents survenus lors de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025 disputée à Rabat.

Dans un communiqué, l’institution sénégalaise indique avoir officiellement saisi Amina Bouayach, présidente du Conseil national des droits de l’Homme du Royaume du Maroc, afin d’obtenir des informations précises sur les conditions de détention des supporters concernés et de veiller au respect de leurs droits fondamentaux.

La CNDH du Sénégal explique que cette démarche s’inscrit dans le cadre de son mandat de protection et de promotion des droits humains. Elle précise vouloir s’assurer que les Sénégalais interpellés bénéficient d’un traitement conforme aux normes internationales relatives aux droits de l’homme, notamment en matière d’accès à une assistance juridique, de conditions de détention dignes et du respect des garanties d’un procès équitable.

Les incidents à l’origine de ces arrestations se sont produits lors de la finale de la CAN 2025, organisée à Rabat. Des tensions auraient éclaté dans et aux abords du stade entre certains groupes de supporters, provoquant des débordements qui ont nécessité l’intervention des forces de sécurité marocaines. Plusieurs supporters sénégalais ont alors été interpellés et placés en détention dans le cadre d’une procédure judiciaire ouverte par les autorités locales.

Face à cette situation, la Commission nationale des droits de l’Homme du Sénégal affirme suivre l’évolution du dossier avec une attention particulière. Elle indique également rester en contact avec les autorités diplomatiques sénégalaises ainsi qu’avec les organisations de défense des droits humains afin de recueillir toutes les informations utiles et de faciliter, si nécessaire, les démarches d’assistance aux personnes concernées.

La saisine de l’institution marocaine vise aussi à renforcer la coopération entre les deux structures nationales de droits humains. Selon la CNDH, cette collaboration permettra d’obtenir des éléments fiables sur la situation des détenus sénégalais et de garantir que leurs droits soient pleinement respectés tout au long de la procédure judiciaire en cours.

Colère des maraîchers : des tonnes de légumes déversées sur la route au Km 50

La colère gronde dans la zone des Niayes. Ce jeudi matin, à hauteur du kilomètre 50, dans la commune de Keur Mousso, des maraîchers ont bloqué la circulation en déversant sur la chaussée des tonnes de légumes invendus. Une action spectaculaire destinée à dénoncer les difficultés croissantes auxquelles ils sont confrontés dans la commercialisation de leurs productions.

Venus de plusieurs localités agricoles de la zone des Niayes, notamment Lompoul, Diogo et des villages environnants, les producteurs ont pris d’assaut la route nationale pour exprimer leur ras-le-bol. Pommes de terre, oignons, choux, aubergines et tomates ont été déversés sur la chaussée, paralysant temporairement la circulation sur cet axe très fréquenté.

Selon les maraîchers, cette mobilisation vise à attirer l’attention des autorités sur la situation jugée « critique » du secteur. Ils dénoncent notamment la mévente de leurs produits, la chute des prix sur les marchés et la concurrence qu’ils estiment déloyale de certains acteurs de l’agrobusiness et des produits importés.

« Nous travaillons dur pendant des mois pour produire, mais au moment de vendre, nous n’arrivons pas à écouler nos récoltes. Nos produits pourrissent dans les champs ou dans les magasins », déplore un producteur rencontré sur place.

Les manifestants réclament ainsi l’intervention urgente de l’État pour réguler le marché, soutenir la commercialisation des productions locales et protéger les producteurs contre les pertes économiques qui menacent leurs activités.

Cette action de protestation a entraîné d’importants ralentissements sur la route nationale, avant l’intervention des forces de l’ordre pour rétablir la circulation.

Dans la zone des Niayes, principal bassin maraîcher du Sénégal, la tension reste vive. Les producteurs avertissent que si aucune solution durable n’est trouvée, d’autres mouvements de contestation pourraient suivre dans les prochains jours.

Subvention sur le riz local : le gouvernement sénégalais accorde 50 FCFA par kilogramme pour soutenir la production nationale

Le gouvernement du Sénégal renforce sa politique de promotion de la production nationale. Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Dr Sérigne Guèye Diop, a annoncé ce jeudi 05 mars l’instauration d’une subvention de 50 FCFA par kilogramme pour l’achat de riz produit localement. La mesure, rendue publique à travers un communiqué adressé notamment aux importateurs de riz, vise à faciliter l’intégration du riz sénégalais dans les circuits commerciaux et à soutenir davantage les producteurs nationaux.

Selon le ministre, cette initiative s’inscrit dans la stratégie nationale visant à renforcer la souveraineté alimentaire du pays. Elle entend également encourager la consommation et la distribution du riz local, dans un contexte où la production nationale connaît une progression significative mais reste confrontée à des difficultés d’écoulement sur le marché.

Depuis plusieurs années, les autorités sénégalaises multiplient les initiatives pour réduire la dépendance du pays aux importations de riz, un produit de base dans l’alimentation des ménages. Malgré les efforts consentis pour augmenter la production locale, notamment dans la vallée du fleuve Sénégal et dans certaines zones de l’Anambé, les producteurs font souvent face à un problème de commercialisation. Les stocks de riz local s’accumulent parfois dans les magasins faute de débouchés suffisants, alors même que les importations continuent d’occuper une part importante du marché national.

La subvention annoncée par le ministère de l’Industrie et du Commerce vise précisément à corriger ce déséquilibre. En accordant une aide financière de 50 FCFA par kilogramme acheté, l’État espère inciter les importateurs et les opérateurs économiques à intégrer davantage le riz local dans leurs circuits de distribution. L’objectif est de rendre ce produit plus compétitif face au riz importé, souvent mieux positionné sur le marché en raison de ses coûts et de ses habitudes de consommation.

Cette décision intervient également dans un contexte marqué par une forte orientation politique en faveur de la production nationale. Dans une circulaire adressée aux membres du gouvernement le 27 février dernier, le Premier ministre Ousmane Sonko avait demandé à l’ensemble des ministres de privilégier l’approvisionnement des structures publiques en riz d’origine sénégalaise. Cette directive vise à créer un débouché stable pour les producteurs locaux à travers les commandes de l’administration publique, notamment pour les cantines, les hôpitaux, les forces de défense et de sécurité ou encore certains programmes sociaux.

Pour les autorités, l’enjeu dépasse la simple question commerciale. Il s’agit d’un levier stratégique pour renforcer la souveraineté alimentaire du Sénégal et réduire la dépendance structurelle aux importations de denrées de base. En soutenant davantage la production et la commercialisation du riz local, le gouvernement espère consolider les revenus des producteurs, stimuler l’investissement dans la filière et améliorer la résilience du système alimentaire national face aux fluctuations des marchés internationaux.

Renaissance du Groupe La Poste : 311 agents déjà licenciés pour un coût de 3 milliards 71 millions FCFA

Ce 5 mars 2026, au siège du Synaposte, les organisations syndicales Synaposte, Sytposte et SNTP ont tenu une conférence de presse afin de faire la lumière sur le protocole d’accord relatif au plan de restructuration du Groupe La Poste.

Selon elles, la journée du 2 septembre 2025 restera une date majeure dans l’histoire du Groupe La Poste. Ce jour-là, le gouvernement du Sénégal avait tenu un Conseil interministériel consacré à la relance stratégique de l’entreprise nationale. À l’issue de cette rencontre, quinze (15) mesures structurantes ont été arrêtées afin d’engager la Poste sur la voie du redressement et de la modernisation.

Parmi ces mesures, le Plan de Départ Négocié Volontaire (PDNV) a été identifié comme un préalable indispensable à la mise en œuvre du plan global de restructuration.

Conscientes des enjeux majeurs pour l’avenir de l’entreprise et la préservation de sa pérennité, les organisations syndicales SYTPOSTE, SYNAPOSTE et SNTP affirment avoir pleinement assumé leurs responsabilités.

Après plusieurs semaines de concertations soutenues, parfois intenses mais toujours guidées par l’intérêt supérieur de l’entreprise, sous l’égide du ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique et en étroite collaboration avec la Direction générale du Groupe La Poste, les différentes parties sont parvenues à un accord jugé équilibré et responsable.

Cet accord prévoit notamment :

une prime équivalente à 30 mois de salaire brut moyen mensuel, entièrement non imposable ; le versement d’une indemnité de fin de carrière ; le règlement de l’indemnité compensatrice de congés.

« Le processus a été conduit dans un esprit de transparence, d’équité et d’inclusion. Suite à l’appel à candidatures lancé par la Direction générale, les travailleurs ont manifesté leur intérêt conformément aux critères d’éligibilité définis et validés de manière consensuelle », a expliqué Ahmed Diouf, secrétaire général du SNTP.

À ce jour, trois cent onze (311) agents ont été retenus à l’issue de séances de travail entre la Direction générale et les partenaires sociaux, pour un montant global de 3 milliards 71 millions FCFA.

Les agents concernés ont reçu entre 7,5 millions et 50 millions de FCFA, selon leur hiérarchie et leur ancienneté. Ils ont signé leurs contrats en toute liberté et en parfaite connaissance des termes de l’accord, notamment en ce qui concerne les primes de départ et la prise en compte de leur endettement. Le droit de désistement a été respecté jusqu’à la dernière minute, même si la quasi-totalité des candidats a confirmé son engagement.

M. Diouf a également souligné que l’aboutissement de ce volet social n’aurait pas été possible sans une forte volonté politique au sommet de l’État.

À cet égard, les organisations syndicales ont exprimé leur reconnaissance :

au Président de la République du Sénégal ; au Premier ministre, Ousmane Sonko, pour sa vision stratégique ; au ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique et à son cabinet ; au Directeur général du Groupe La Poste et à ses collaborateurs.

Les syndicats ont également adressé une mention spéciale à l’ensemble des travailleurs du Groupe La Poste, saluant leur résilience et la confiance accordée à leurs représentants syndicaux durant ces mois d’incertitude.

« La signature de ce protocole d’accord ne constitue pas une fin en soi. Elle marque plutôt le point de départ d’une nouvelle dynamique : celle de la renaissance du Groupe La Poste », a affirmé Ahmed Diouf.

Pour sa part, Ibou Faye, secrétaire général du Synaposte, est revenu sur la situation du Groupe La Poste et ses relations avec les partenaires sociaux. Il a interpellé le député Guy Marius Sagna à propos de ses déclarations sur la situation de l’entreprise.

« Je demande au député Guy Marius Sagna d’arrêter ses allégations. Les informations qu’il donne sur la situation du Groupe La Poste sont, pour la plupart, fausses. Je lui conseille de bien s’informer avant d’en parler au public », a-t-il déclaré.

En conclusion, le secrétaire général du SNTP a appelé le gouvernement à mettre en œuvre rapidement les quatorze (14) autres mesures du plan de relance, estimant que la pérennité de l’entreprise en dépend.

« Nous informons également l’opinion nationale qu’une seconde vague de départs volontaires est envisagée dans les prochains mois afin de finaliser ce processus de redressement », a conclu Ahmed Diouf.

Softcare sort du silence et assure la conformité sanitaire de ses produits

Quelques heures seulement après les déclarations du ministre de la Santé, le Dr Ibrahima Sy, affirmant que les produits de la marque Softcare ne présentent aucun danger pour les consommateurs, l’entreprise Softcare SN Company Limited est sortie de sa réserve. Dans un communiqué officiel intitulé « Avis d’information de Sofcare au public sénégalais », la direction générale de la société, basée à Sindia, indique avoir pris acte des conclusions de l’enquête et affirme respecter pleinement les résultats rendus publics par les autorités.

Dans ce document, l’entreprise tient d’abord à revenir sur l’un des points les plus sensibles de la polémique qui a alimenté le débat public ces derniers mois. Selon Softcare, les conclusions de l’enquête conjointe menée par les services du ministère de la Santé, du ministère du Commerce et par une commission de l’Assemblée nationale sont sans équivoque. La société affirme que les produits d’hygiène qu’elle fabrique n’ont jamais été élaborés à partir de matières premières périmées, rejetant ainsi l’une des accusations les plus relayées dans l’espace public.

La direction de Softcare assure également que les produits actuellement commercialisés sur le marché sénégalais ne présentent aucun risque sanitaire pour les consommateurs. Elle précise que ces produits respectent les normes européennes de sécurité, tout en se conformant aux exigences réglementaires en vigueur au Sénégal en matière d’hygiène et de sécurité des produits destinés au grand public.

Afin de dissiper toute suspicion sur la qualité de sa production, l’entreprise indique avoir fait appel à des laboratoires indépendants de renommée internationale avant même la publication officielle des conclusions de l’enquête. Les produits de la marque ont ainsi été soumis à des analyses approfondies réalisées par les laboratoires SGS et GALAB. D’après le communiqué, ces tests ont porté aussi bien sur les paramètres microbiologiques que sur le contrôle des contaminants.

Les résultats obtenus, selon l’entreprise, confirment que les couches pour bébés et les serviettes hygiéniques fabriquées par Softcare respectent les standards de sécurité appliqués au sein de l’Union européenne. La société estime même que l’utilisation de ces produits contribue à la protection de la santé publique, en offrant aux consommateurs des solutions d’hygiène répondant aux normes internationales.

Après plusieurs mois marqués par une forte exposition médiatique et des interrogations au sein de l’opinion publique, l’industriel installé à Sindia semble vouloir ouvrir une nouvelle phase. Dans son communiqué, Softcare affirme sa volonté de travailler en étroite collaboration avec les autorités sénégalaises afin de renforcer la transparence et la régulation du secteur.

L’entreprise réaffirme également son engagement en faveur du développement de l’industrie locale, soulignant l’importance de promouvoir une production nationale respectueuse des normes et des exigences de qualité. Pour la direction, l’avenir du secteur passe par une régulation fondée sur le droit, la normalisation et la durabilité.

En conclusion, Softcare se dit disposée à collaborer avec l’ensemble des acteurs du secteur qui placent la qualité au cœur de leurs priorités. La société appelle à une mobilisation collective afin de préserver la santé des consommateurs sénégalais et de renforcer la confiance du public dans les produits d’hygiène fabriqués localement, tout en affirmant vouloir assumer pleinement ses responsabilités sociétales.

Affaire Abdoulaye Bâ : Barthélémy Dias rend visite aux chroniqueurs de Sen TV détenus à Rebeuss

L’ancien maire de Dakar, Barthélémy Dias, s’est rendu ce mercredi à la Maison d’arrêt et de correction de Rebeuss pour rencontrer deux chroniqueurs de Sen TV actuellement en détention. Une visite discrète mais hautement symbolique, révélée par le journal Les Échos, qui intervient dans un contexte où l’affaire liée à la mort de l’étudiant Abdoulaye Bâ continue de susciter une vive controverse dans l’espace public sénégalais.

Selon la même source, l’ancien édile de la capitale s’est entretenu avec Abdou Nguer et Modou Fall, deux figures médiatiques de la chaîne Sen TV placées sous mandat de dépôt par la justice. Les deux chroniqueurs sont poursuivis pour diffusion de fausses nouvelles dans le cadre de commentaires et d’informations relayées autour du décès d’Abdoulaye Bâ, une affaire qui a rapidement pris une dimension politique et médiatique.

La visite de Barthélémy Dias n’a fait l’objet d’aucune déclaration publique de sa part. Fidèle à son style direct mais souvent imprévisible sur le terrain politique, l’ancien maire a choisi la discrétion pour cette démarche. Toutefois, ce déplacement à la prison de Rebeuss n’est pas anodin. L’homme politique connaît bien les lieux, pour y avoir lui-même été détenu par le passé dans le cadre de ses démêlés judiciaires liés à l’affaire Ndiaga Diouf.

Dans les milieux politiques et médiatiques, cette visite est perçue comme un geste de soutien à l’endroit des deux chroniqueurs incarcérés. Elle intervient alors que le débat sur la liberté d’expression, la responsabilité des médias et la lutte contre la désinformation occupe une place centrale dans l’actualité nationale.

Abdou Nguer et Modou Fall ont été placés sous mandat de dépôt à la suite d’une enquête ouverte par les autorités judiciaires après la diffusion d’informations jugées erronées concernant les circonstances de la mort de l’étudiant Abdoulaye Bâ. Cette affaire a rapidement provoqué de vives réactions au sein de l’opinion publique, alimentant de nombreux débats sur les réseaux sociaux et dans les médias.

La mort de l’étudiant, survenue dans des circonstances encore largement commentées, a suscité une forte émotion dans le pays. Dans ce climat particulièrement sensible, la diffusion d’informations non vérifiées a été considérée par la justice comme susceptible de troubler l’ordre public, d’où l’ouverture d’une procédure judiciaire visant les chroniqueurs.

Depuis leur incarcération, plusieurs voix se sont élevées pour demander leur libération ou, à tout le moins, une procédure respectant davantage les principes de la liberté de la presse. D’autres, en revanche, estiment que la rigueur judiciaire est nécessaire pour lutter contre la propagation de fausses informations, surtout dans des dossiers aussi sensibles.

Soutien à la candidature de Macky Sall à l’ONU : le PSD Njariñ d’Aly Ngouille Ndiaye appelle l’État à se mobiliser

Le Parti pour la Souveraineté et le Développement (PSD Njariñ) a officiellement exprimé son soutien à la candidature de Macky Sall au poste de Secrétaire général des Nations Unies. Dans un communiqué publié le mercredi 4 mars 2026, la formation politique dirigée par l’ancien ministre Aly Ngouille Ndiaye estime que cette ambition internationale constitue une suite logique au parcours de l’ancien chef de l’État sénégalais, dont l’expérience et le rayonnement diplomatique sont mis en avant.

Selon le parti, le leadership de Macky Sall sur la scène africaine et internationale plaide en faveur de sa candidature à la tête de l’Organisation des Nations Unies. Le PSD Njariñ rappelle notamment que l’ancien président du Sénégal a non seulement dirigé le pays pendant douze ans, mais qu’il a également porté la voix du continent africain lorsqu’il était à la tête de l’Union africaine. Cette trajectoire, souligne le communiqué, témoigne d’une solide expérience dans la gestion des affaires publiques et dans la conduite des relations internationales.

Pour la formation politique, le profil de Macky Sall correspond aux exigences d’une fonction aussi stratégique que celle de Secrétaire général de l’ONU. Le texte signé par Aly Ngouille Ndiaye met en avant ses qualités d’homme d’État, sa capacité de dialogue ainsi que son engagement en faveur de la stabilité et du développement. Dans un contexte international marqué par des tensions géopolitiques et de profondes transformations, le PSD Njariñ estime que l’ancien président sénégalais possède la vision et l’expérience nécessaires pour contribuer à une gouvernance mondiale plus équilibrée.

Le parti affirme également que l’éventuelle élection d’un Sénégalais à la tête des Nations Unies constituerait un moment historique pour le pays et pour l’Afrique. Selon lui, une telle perspective représenterait un tournant vers une gouvernance internationale davantage fondée sur le dialogue entre les nations, le respect des droits fondamentaux et la promotion d’un ordre mondial plus juste.

Au-delà de ce soutien politique, le PSD Njariñ appelle les autorités sénégalaises à s’impliquer activement dans la promotion de cette candidature. Le parti invite le gouvernement à mobiliser l’ensemble des leviers diplomatiques dont dispose l’État afin de soutenir efficacement Macky Sall dans cette ambition internationale. Pour Aly Ngouille Ndiaye, cette démarche dépasse les clivages politiques internes et s’inscrit dans une logique d’intérêt national et continental.

Le PSD Njariñ considère en effet que la présence d’un dirigeant africain à la tête de l’ONU renforcerait la voix du continent dans les grandes décisions internationales. Dans son communiqué, la formation politique souligne que cette candidature pourrait contribuer à accroître l’influence diplomatique de l’Afrique et à améliorer sa représentation dans les instances de gouvernance mondiale.

Régulation des médias : le Synpics dénonce une loi adoptée sans concertation et alerte sur des risques pour la liberté de la presse

L’adoption par l’Assemblée nationale, le 3 mars 2026, du projet de loi instituant le Conseil national de régulation des médias marque un tournant dans l’organisation du paysage médiatique sénégalais. Mais cette réforme, censée encadrer et moderniser la régulation du secteur, suscite déjà une vive controverse. Le Syndicat des professionnels de l’information et de la communication exprime une profonde inquiétude et dénonce un texte élaboré sans consultation des acteurs directement concernés.

Dans une réaction ferme, le syndicat affirme n’avoir jamais été associé à la préparation du projet de loi n°4/2026, pourtant destiné à régir le fonctionnement et les pratiques des entreprises de presse et des professionnels de l’information. Pour l’organisation syndicale, cette absence de dialogue constitue une entorse grave aux principes de concertation qui devraient prévaloir dans l’élaboration d’une réforme touchant au cœur de l’exercice du journalisme.

Selon le syndicat, cette mise à l’écart est d’autant plus incompréhensible que l’organisation revendique depuis plusieurs décennies un rôle central dans la défense des droits des journalistes et dans l’amélioration des conditions d’exercice du métier. L’exclusion du processus législatif est perçue comme un signal préoccupant quant à la place accordée aux professionnels dans les réformes qui les concernent directement.

Le principal point de crispation se situe autour de l’article 31 du texte adopté. Cette disposition confère au futur Conseil national de régulation des médias des pouvoirs d’investigation jugés particulièrement étendus. Le texte prévoit notamment un accès illimité aux documents internes des entreprises de presse, ainsi que l’impossibilité pour les journalistes d’opposer le secret professionnel au régulateur dans le cadre de ses enquêtes.

Pour le syndicat, cette disposition remet en cause l’un des fondements essentiels du métier de journaliste, à savoir la protection des sources et l’indépendance éditoriale. L’organisation estime que ces pouvoirs pourraient ouvrir la voie à des formes d’ingérence dans le fonctionnement des rédactions et fragiliser la relation de confiance entre journalistes et sources d’information.

Le projet de loi prévoit également que le régulateur puisse prendre des mesures administratives allant jusqu’à la suspension de diffusion d’un média ou au blocage de contenus en ligne. Ces prérogatives inquiètent particulièrement les professionnels du secteur qui redoutent des décisions susceptibles d’affecter non seulement la liberté éditoriale, mais aussi la viabilité économique des entreprises de presse.

Au-delà des enjeux juridiques et démocratiques, le syndicat attire l’attention sur les conséquences sociales potentielles de telles mesures. Des suspensions ou des fermetures temporaires de médias pourraient entraîner des pertes d’emplois dans un secteur déjà fragilisé par les difficultés économiques et la transformation rapide de l’écosystème médiatique.

Agression d’un policier dans un bus de la ligne 227 : le contrôleur placé sous mandat de dépôt

Un agent de police en service au poste de Wakhinane-Nimzatt a été violemment agressé le mercredi 25 février à bord d’un bus de la ligne 227 reliant les Parcelles Assainies à Guédiawaye, dans la banlieue de Dakar. Le contrôleur mis en cause a été interpellé, déféré au parquet puis placé sous mandat de dépôt après les faits.

Selon les informations rapportées par le journal L’Observateur, l’incident s’est produit alors que le policier, identifié comme M. L. Badji et surnommé « Ben », se rendait à son lieu de service. Habillé en civil, il avait pris place dans le bus après avoir acheté son ticket comme les autres passagers. Un premier contrôle de titres de transport s’était déroulé sans difficulté.

La situation a toutefois basculé à l’entrée du département de Guédiawaye lorsqu’un second contrôleur, nommé M. Seck, est monté à bord du véhicule pour procéder à une nouvelle vérification. Il a alors exigé du passager la présentation de son ticket. Selon les éléments de l’enquête, un échange verbal tendu s’est rapidement engagé entre les deux hommes, chacun maintenant sa version des faits.

Face aux enquêteurs, le contrôleur n’a pas contesté l’altercation. Il a expliqué que le passager lui aurait indiqué avoir égaré son ticket avant d’adopter, selon lui, une attitude méprisante. Le policier aurait ensuite exhibé sa carte professionnelle, ce qui aurait contribué à envenimer la discussion. Dans la confusion, le contrôleur aurait finalement asséné un violent coup de poing au visage du policier.

Le coup a atteint l’agent à l’arcade sourcilière, provoquant une blessure importante et un œil fortement tuméfié. La scène a immédiatement suscité l’indignation des passagers présents dans le bus. Plusieurs d’entre eux ont demandé au chauffeur de se rendre sans délai au commissariat central de Guédiawaye afin de clarifier la situation.

De son côté, le policier blessé a contacté ses collègues pour signaler l’agression. À l’arrivée du bus au commissariat, le contrôleur a été interpellé par les forces de l’ordre puis placé en garde à vue pour les besoins de l’enquête.

La victime a ensuite été évacuée à l’hôpital Dalal Jam pour y recevoir des soins. Les médecins lui ont délivré un certificat médical mentionnant une incapacité temporaire de travail dont la durée reste à déterminer, compte tenu de la gravité des blessures constatées.

Au terme de sa garde à vue, le contrôleur a été présenté au parquet du tribunal de Pikine-Guédiawaye. Le procureur a décidé de son placement sous mandat de dépôt en attendant la suite de la procédure judiciaire.

RTS : de nouvelles convocations de syndicalistes après une plainte liée à l’organisation des fanzones de la CAN

Le climat social reste particulièrement tendu à la Radiodiffusion Télévision Sénégalaise. Plusieurs responsables syndicaux sont à nouveau convoqués ce jeudi 5 mars 2026 à 11 heures à la sûreté urbaine du Commissariat central de Dakar. Cette convocation fait suite à une plainte déposée par Thierno Niang, frère cadet de Pape Alé Niang, actuel directeur général de l’institution.

Dans un communiqué, l’intersyndicale regroupant le Synpics et le Synpap informe que des syndicalistes devront se présenter devant les enquêteurs dans le cadre de cette procédure. Les organisations syndicales affirment que la plainte émane de Thierno Niang, présenté dans leur communiqué comme étant « le messi de l’événementiel » par son grand frère Pape Alé Niang.

Selon les syndicalistes, cette convocation serait liée à la polémique autour de l’organisation des fanzones lors de la dernière Coupe d’Afrique des Nations. Ils affirment que la direction de la RTS aurait confié la gestion de ces espaces festifs à Thierno Niang, une décision qu’ils dénoncent vigoureusement. Pour eux, cette situation constitue un conflit d’intérêts flagrant qui, selon leurs propos, ne saurait être justifié.

Les représentants des travailleurs estiment que les procédures judiciaires engagées à leur encontre s’inscrivent dans un contexte de tensions persistantes entre la direction générale et une partie du personnel. Ils affirment également que les pressions et les menaces ne pourront pas entamer leur détermination à défendre leurs droits et leur dignité au sein de l’entreprise publique.

Cette nouvelle convocation intervient dans un climat déjà marqué par plusieurs épisodes de confrontation entre les syndicats et la direction. Le 17 février dernier, à la suite d’une marche de protestation organisée pour dénoncer la gouvernance de la direction générale, plusieurs figures de l’intersyndicale avaient été entendues par les enquêteurs.

À cette occasion, les journalistes et responsables syndicaux Mama Moussa Niang, El Hadji Thierno Dramé, Abibou Mbaye, Alioune Badara Kane et Youssouf Kaba avaient été convoqués à la Brigade de Recherches de Colobane pour une audition. Après leur interrogatoire, ils avaient été autorisés à rentrer libres.

Depuis plusieurs mois, la RTS traverse une crise sociale persistante. Une partie des syndicalistes conteste ouvertement le leadership du directeur général Pape Alé Niang. Ils l’accusent notamment de bénéficier d’avantages qu’ils jugent indus et de remettre en cause certains acquis sociaux qui avaient été accordés aux travailleurs sous l’ancien régime.

Affaire Softcare : le ministre de la Santé Ibrahima Sy affirme qu’aucun risque sanitaire n’est établi

Le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Ibrahima Sy, est sorti de sa réserve pour apporter des clarifications sur l’affaire Softcare, une controverse qui a suscité ces derniers jours une vive émotion au sein de l’opinion publique sénégalaise. Face à la presse, il a tenu à rassurer les consommateurs tout en rappelant les limites actuelles du cadre réglementaire national en matière de produits cosmétiques et d’hygiène.

Selon le ministre, à ce stade, aucun élément scientifique ne permet d’affirmer que les produits de la marque Softcare présentent un risque pour la santé des consommateurs. Il a insisté sur l’absence de données probantes permettant d’établir un lien entre ces produits et un quelconque danger sanitaire.

Ibrahima Sy a expliqué que, malgré l’ampleur de la polémique, les investigations menées jusqu’ici n’ont révélé aucune preuve attestant d’un risque lié à la consommation ou à l’utilisation des produits incriminés. Il a toutefois souligné que les autorités sanitaires restent attentives à toute nouvelle information pouvant émerger dans ce dossier.

Le ministre a également indiqué que l’entreprise concernée avait, dès l’éclatement de la controverse, pris l’initiative de faire analyser ses produits dans des laboratoires en Allemagne. D’après les résultats de ces analyses, les produits Softcare seraient conformes aux normes et standards internationaux en vigueur. Ces conclusions, selon lui, constituent à ce stade les seules expertises scientifiques disponibles sur la question.

L’un des points centraux des accusations portait sur l’utilisation supposée d’une matière première périmée dans la fabrication des produits. Sur cet aspect précis, Ibrahima Sy a apporté un démenti catégorique. Il a affirmé que la matière première évoquée dans les accusations n’a pas été utilisée dans le cycle de production de l’année 2025. Pour le ministre, cette précision est essentielle afin d’éviter toute confusion dans l’opinion publique et de ne pas tirer de conclusions hâtives.

Au-delà de la polémique autour de la marque, le ministre de la Santé a surtout mis en lumière une faiblesse structurelle du dispositif réglementaire sénégalais. Il a révélé qu’il n’existe actuellement aucun cadre juridique spécifique régissant les produits cosmétiques et d’hygiène au Sénégal.

Cette situation limite considérablement les marges d’action des autorités. Ibrahima Sy a notamment expliqué que l’Autorité de Réglementation Pharmaceutique ne dispose pas encore des bases juridiques nécessaires pour intervenir pleinement dans ce domaine. En effet, un décret est requis pour lui conférer explicitement le pouvoir d’inspection et de contrôle des produits cosmétiques et d’hygiène. Or, ce texte réglementaire n’a pas encore été adopté.

Cette lacune juridique, selon le ministre, explique en partie les difficultés rencontrées par les autorités pour agir rapidement dans l’affaire Softcare. Elle met également en évidence la nécessité d’une réforme du cadre réglementaire afin de mieux encadrer ce secteur et renforcer les mécanismes de contrôle.

Ibrahima Sy a ainsi laissé entendre qu’une évolution de la réglementation pourrait être envisagée afin de doter le pays d’outils juridiques adaptés pour assurer une surveillance plus rigoureuse des produits cosmétiques et d’hygiène mis sur le marché.

Missiles et explosions dans le Golfe : le Qatar visé, plusieurs pays placés en alerte

La tension militaire s’est brusquement intensifiée dans le Golfe après une attaque de missiles visant le Qatar. Le ministère de la Défense qatarien a annoncé que ses systèmes de défense aérienne étaient mobilisés pour intercepter plusieurs projectiles dirigés vers le territoire national, peu après que de fortes explosions ont été entendues dans la capitale Doha.

Sur place, des journalistes de l’Agence France-Presse ont rapporté avoir entendu une série de détonations particulièrement puissantes. Selon eux, il s’agit des explosions les plus violentes entendues depuis le début de la campagne de représailles attribuée à Téhéran contre plusieurs pays du Golfe. Cette escalade intervient dans un contexte déjà extrêmement tendu après l’attaque israélo-américaine menée samedi contre l’Iran, qui a ravivé les craintes d’un embrasement régional.

Peu après les explosions, une épaisse colonne de fumée noire a été aperçue à l’horizon depuis plusieurs quartiers de Doha, signe probable d’un impact ou d’une interception en altitude. Les autorités qatariennes avaient d’ailleurs pris des mesures de précaution quelques heures plus tôt en annonçant l’évacuation des habitants vivant à proximité de l’ambassade des États-Unis dans la capitale, par crainte d’éventuelles représailles visant des installations liées à Washington.

La situation ne s’est pas limitée au seul territoire qatari. Des explosions ont également été signalées à Manama, la capitale de Bahreïn. Les autorités locales n’ont pas immédiatement précisé l’origine de ces détonations, mais plusieurs observateurs évoquent la possibilité d’interceptions de missiles ou de drones dans l’espace aérien du royaume.

En Arabie saoudite, le ministère de la Défense a indiqué que ses forces avaient réussi à intercepter trois missiles ainsi que plusieurs drones qui se dirigeaient vers le territoire saoudien. L’annonce a été faite sur le réseau social X, confirmant que les systèmes de défense aérienne du royaume étaient activement engagés face à des menaces multiples.

Dans le même temps, un incident maritime a été signalé dans les eaux du Koweït. Selon l’agence britannique de sécurité maritime UKMTO, un pétrolier a été touché par une forte explosion. L’incident aurait provoqué une fuite de pétrole, suscitant de nouvelles inquiétudes quant à la sécurité des routes énergétiques dans la région, cruciales pour l’approvisionnement mondial.

Marché financier régional : la BCEAO se veut confiante malgré la forte hausse des besoins de financement des États

Lors du point de presse clôturant la réunion du Comité de politique monétaire de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), tenue ce mercredi, le Gouverneur Jean-Claude Kassi Brou s’est exprimé sur une question centrale pour les économies de l’Union économique et monétaire ouest-africaine : la capacité du marché financier régional à absorber l’augmentation continue des besoins de financement des États membres.

Cette interrogation intervient dans un contexte marqué par une forte mobilisation des ressources sur le marché des titres publics. Pour la seule année 2026, les émissions publiques prévues par les États de l’Union devraient atteindre environ 12.700 milliards de francs CFA. Parallèlement, certains pays envisagent également de lever des fonds sur le marché boursier régional. Le Sénégal, par exemple, prépare un appel public à l’épargne estimé à 200 milliards de francs CFA sur la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM).

Pour expliquer la situation actuelle, le Gouverneur de la BCEAO a rappelé le contexte international qui a poussé les États de la région à se tourner davantage vers le marché financier régional. Entre 2022 et 2024, les conditions d’accès aux marchés internationaux se sont fortement durcies, notamment en raison du resserrement des politiques monétaires dans les grandes économies et de la hausse globale des taux d’intérêt. Face à ces contraintes, les États de l’Union ont été contraints de se replier massivement sur le marché intérieur afin de financer leurs déficits budgétaires, qui atteignaient alors des niveaux particulièrement élevés, oscillant entre 8 et 9 % du produit intérieur brut.

Ce n’est qu’à partir de la fin de l’année 2024 que certains pays ont progressivement retrouvé l’accès aux marchés internationaux, notamment à travers des émissions d’eurobonds. Toutefois, tous les États n’ont pas pu effectuer ce retour dans les mêmes conditions. Pour plusieurs d’entre eux, des contraintes spécifiques ont continué de limiter l’accès aux financements extérieurs, les obligeant à maintenir une forte dépendance vis-à-vis du marché régional.

Cette évolution a entraîné une augmentation significative des volumes d’émissions de titres publics dans l’Union. En 2025, les émissions brutes des États, incluant les adjudications et les opérations de syndication, ont atteint près de 15.000 milliards de francs CFA. Ce montant représente une progression d’environ 60 % par rapport à l’année 2024, où les émissions s’élevaient à environ 9.400 milliards de francs CFA.

Malgré cette hausse spectaculaire des besoins de financement, le marché financier régional semble avoir démontré une capacité de résistance notable. Selon Jean-Claude Kassi Brou, les dernières opérations d’émission ont enregistré un niveau de souscription supérieur aux montants recherchés. Les taux de couverture observés se situent généralement entre 120 et 130 %, ce qui signifie que les investisseurs ont proposé davantage de ressources que les États n’en demandaient.

Cette dynamique s’explique en grande partie par l’abondance de liquidités dans le système bancaire régional. L’amélioration de la position extérieure de l’Union a contribué à renforcer les disponibilités financières des banques, qui demeurent les principaux investisseurs sur le marché des titres publics. Ces institutions financières jouent ainsi un rôle déterminant dans le financement des États.

Cependant, le Gouverneur de la BCEAO a tenu à tempérer cet optimisme en rappelant les risques liés au niveau global d’endettement dans la région. Même si la trajectoire budgétaire des États semble s’améliorer, avec un déficit régional désormais ramené en dessous de 4 % du produit intérieur brut contre 8,5 % il y a quelques années, l’endettement public reste élevé.

Le ratio dette sur PIB dans l’Union dépasse aujourd’hui 63 %, un niveau qui demeure préoccupant pour la soutenabilité des finances publiques. Par ailleurs, le service de la dette continue de peser lourdement sur les budgets nationaux. Dans ce contexte, Jean-Claude Kassi Brou a averti que des tensions pourraient apparaître si la dette ne diminue pas et si les besoins de financement continuent d’augmenter au même rythme.

La question de la place du secteur privé dans ce marché financier dominé par les émissions publiques a également été abordée lors du point de presse. Le Gouverneur a rappelé que la consolidation budgétaire engagée par les États constitue un élément clé pour rééquilibrer progressivement le marché. En réduisant leurs déficits et leurs besoins de financement, les gouvernements pourraient libérer davantage d’espace pour les entreprises et les autres acteurs économiques souhaitant lever des fonds sur le marché régional.

Drame à Santhiaba : un jeune apprenti retrouvé mort dans une gargote à Ziguinchor

Un drame bouleversant s’est produit dans la matinée du mercredi 4 mars 2026 au quartier Santhiaba, dans la commune de Ziguinchor. Un jeune apprenti, âgé d’une vingtaine d’années, a été retrouvé sans vie dans la gargote où il travaillait, suscitant émoi et consternation au sein de la population locale.

Selon les premiers éléments recueillis sur place, le patron de l’établissement, une gargote communément appelée « Maïga » ou « Tangana », s’était absenté très tôt le matin pour accomplir la prière de Fadjr, laissant sur les lieux deux apprentis chargés d’assurer la continuité du service. D’après les informations rapportées, l’un des apprentis aurait quitté momentanément les lieux pour se rendre dans une boutique située à proximité.

C’est à son retour qu’il aurait fait la macabre découverte, trouvant son collègue inanimé à l’intérieur de la gargote. Alertés, des riverains se sont rapidement rendus sur les lieux. Un témoin affirme avoir été parmi les premiers à constater le décès du jeune homme, dont le corps ne présentait, selon les premiers témoignages, aucun signe apparent permettant d’expliquer immédiatement les causes de la mort.

La victime, née aux alentours de 2005 selon le patron de l’établissement interrogé par un journaliste de GMS, serait originaire du Mali. Elle était venue au Sénégal pour des raisons professionnelles, comme de nombreux jeunes migrants en quête de meilleures opportunités. Le second apprenti présent au moment des faits serait également de nationalité malienne, d’après les informations disponibles.

Les forces de sécurité se sont rapidement déployées sur les lieux afin de procéder aux constatations d’usage et de sécuriser le périmètre. Le corps du défunt a été pris en charge pour les besoins de l’enquête. À ce stade, aucune piste n’est privilégiée et les circonstances exactes du décès restent à déterminer.

ONU : Thierno Alassane Sall apporte son « soutien total » à la candidature de Macky Sall et interpelle Diomaye Faye

Le député Thierno Alassane Sall, président du parti République des Valeurs, a réagi à l’officialisation de la candidature de l’ancien chef de l’État Macky Sall au poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies. Dans une déclaration rendue publique, sa formation politique se félicite du dépôt officiel de cette candidature et lui apporte « son soutien total ».

Selon Thierno Alassane Sall, cette démarche dépasse les clivages politiques nationaux. Il estime qu’il s’agit d’une candidature portée par l’Afrique et, pour la première fois, par un Sénégalais à une fonction internationale d’une telle envergure. À ses yeux, une telle ambition devrait susciter un soutien clair et assumé de l’ensemble des forces vives du pays, quelles que soient leurs appartenances partisanes.

Le parlementaire souligne que le Sénégal aurait été associé aux discussions menées au niveau africain autour de cette désignation. Il considère dès lors que les autorités nationales avaient la possibilité de défendre leur position de manière argumentée dans les instances appropriées. Il exprime toutefois sa préoccupation quant au fait que la candidature a été officiellement déposée par le président du Burundi, en sa qualité de président en exercice de l’Union africaine, une situation qui, selon lui, soulève des interrogations sur la posture diplomatique du Sénégal.

Dans sa déclaration, Thierno Alassane Sall en appelle directement au président de la République, Bassirou Diomaye Faye. Il l’invite à adopter une position qu’il juge conforme aux intérêts supérieurs de la Nation. Pour le leader de la République des Valeurs, le chef de l’État doit se situer au-dessus des considérations partisanes et mesurer pleinement les implications diplomatiques d’une telle décision, tant à l’échelle continentale qu’internationale.

Évoquant la devise nationale « Un Peuple – Un But – Une Foi », le député soutient que les enjeux liés à cette candidature dépassent les divergences politiques internes. Il avertit qu’un défaut de soutien explicite du Sénégal pourrait, dans le contexte actuel de compétition internationale, profiter à d’autres candidatures issues d’autres régions du monde, au détriment de l’Afrique.

Karang : 49 kg de chanvre indien saisis par l’OCRTIS, un suspect arrêté et trois complices en fuite

Dans la nuit du 2 mars 2026, aux environs de 22h30, les éléments de la Brigade régionale des stupéfiants de Fatick, relevant de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS), ont procédé à une importante saisie de chanvre indien dans la forêt du village de Karang-Ba, dans la commune de Karang, zone frontalière réputée sensible en matière de trafic transfrontalier.

L’opération a été déclenchée à la suite d’un signalement faisant état d’un groupe de porteurs ayant quitté un pays voisin avec une quantité importante de drogue destinée à être introduite au Sénégal par des voies non officielles. Informés de l’itinéraire habituellement emprunté par ces trafiquants, les policiers ont mis en place un dispositif de surveillance discret dans la zone forestière.

C’est ainsi qu’ils ont pu repérer le groupe composé de quatre individus transportant des colis suspects. À la vue des forces de l’ordre, trois d’entre eux ont pris la fuite, abandonnant leurs charges sur place. Un seul membre du groupe a pu être interpellé au terme de l’intervention.

Le mis en cause, identifié sous les initiales S. Dia, âgé de 25 ans, berger de profession et domicilié à Dahra Djoloff, a été appréhendé en possession d’un sac contenant 9 kilogrammes de chanvre indien. Lors de son audition, il a expliqué avoir été recruté, au même titre qu’un certain Ibrahima alias Loukakou, par un individu présenté comme le chef du groupe, Amadou Bessel, actuellement en fuite. Selon ses déclarations, leur mission consistait à transporter la marchandise en échange d’une rémunération fixée à 5 000 francs CFA par kilogramme.

Toujours selon ses propos, la drogue appartiendrait à un homme du nom de Mamadou, résidant à Kaffrine. Il a également précisé que les trois autres colis abandonnés sur les lieux, d’un poids respectif de 16 kg, 13 kg et 11 kg, auraient été portés par Amadou Bessel, Ibrahima alias Loukakou et un autre individu prénommé Ibrahima, dont l’identité complète reste à déterminer.

La fouille du suspect a permis aux enquêteurs de découvrir qu’il était muni d’une machette ainsi que d’un téléphone portable de marque Itel. Au total, les quatre sacs récupérés sur place représentent une saisie globale de 49 kilogrammes de chanvre indien, une prise jugée significative par les services de l’OCRTIS dans cette zone frontalière stratégique.

Diplomatie : Papa Mada Ndour nommé Ambassadeur et Secrétaire exécutif du Secrétariat permanent Sénégalo-Gambien

Moins d’un an après son éviction de la Présidence de la République, Papa Mada Ndour signe un retour remarqué sur la scène diplomatique sénégalaise. Le Chancelier des Affaires étrangères vient d’être nommé Ambassadeur, Secrétaire exécutif du Secrétariat permanent Sénégalo-Gambien par le président Bassirou Diomaye Faye, marquant ainsi un nouveau tournant dans son parcours au sommet de l’État.

Cette nomination consacre le repositionnement d’un haut fonctionnaire expérimenté dans un cadre stratégique pour les relations bilatérales entre le Sénégal et la Gambie. Le Secrétariat permanent Sénégalo-Gambien constitue en effet un mécanisme clé de coopération entre les deux pays voisins, liés par l’histoire, la géographie et de nombreux intérêts communs. Sa mission est de veiller au suivi et à la mise en œuvre des accords conclus entre Dakar et Banjul, notamment dans les domaines du commerce, de la sécurité, de la libre circulation des personnes et des biens, ainsi que des infrastructures transfrontalières.

Papa Mada Ndour succède à El Hadji Ibou Boye, appelé à faire valoir ses droits à une pension de retraite après plusieurs années de service. Le départ de ce dernier ouvre ainsi une nouvelle séquence pour l’institution, appelée à poursuivre la consolidation des acquis de la coopération sénégalo-gambienne dans un contexte régional marqué par des défis sécuritaires et économiques persistants.

Ce retour aux affaires intervient dans un contexte particulier. Il y a quelques mois seulement, Papa Mada Ndour avait été limogé de son poste de Chef de cabinet à la Présidence de la République. Cette éviction avait suscité de nombreuses interrogations dans les milieux politiques et administratifs, certains y voyant un réajustement stratégique interne, d’autres une sanction politique. Depuis lors, l’intéressé était resté discret sur la scène publique.

Sa nomination à ce poste diplomatique de premier plan apparaît donc comme une marque de confiance renouvelée de la part du chef de l’État. Elle pourrait également être interprétée comme une volonté de capitaliser sur son expérience administrative et sa connaissance des rouages institutionnels pour renforcer un axe Dakar-Banjul jugé prioritaire.

COMMUNIQUÉ DU CONSEIL DES MINISTRES DU 4 MARS 2026.

Le Conseil des Ministres s’est tenu le mercredi 04 mars 2026, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE, Président de la République.

AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

Le Chef de l’Etat a fait une communication portant sur les points suivants :

Stabilité du système éducatif national

Le Président de la République débute sa communication en soulignant le caractère impératif du bon fonctionnement de l’Ecole, pilier du pacte républicain. A cet effet, il rappelle au Gouvernement et aux acteurs de la communauté éducative, l’importance de renforcer la culture d’excellence et du mérite, ainsi que la crédibilité du système éducatif. Il engage le Gouvernement et les personnels enseignants à asseoir la stabilité du climat social, afin d’assurer la continuité des activités pédagogiques et le bon déroulement des évaluations, examens et concours, à travers un sursaut républicain et patriotique.

Par ailleurs, le Chef de l’Etat demande au Gouvernement de veiller à l’amélioration du cadre de vie, dans les établissements scolaires publics, par l’accélération de la mise en œuvre du Programme national de Construction et de Réhabilitation d’écoles, de lycées et collèges, en intégrant les aménagements paysagers adaptés. Enfin, il instruit le Ministre de l’Education nationale et le Ministre de la Formation professionnelle et technique d’intensifier le rythme de révision des curricula pour les adapter davantage aux besoins de l’économie nationale et au renforcement de l’intégration du numérique dans les enseignements et apprentissages. 

Politique d’amélioration de la condition de la femme

Le Président de la République salue l’organisation de la Semaine nationale de la Femme, dans le contexte de la célébration de la Journée internationale des droits des femmes, ce 08 mars 2026, sous le thème « Droits, Justice, Action pour toutes les femmes et les filles ».

Magnifiant les efforts consentis par le Gouvernement et l’ensemble des partenaires pour l’amélioration de la condition féminine, notamment en faveur des femmes résidant en milieu rural, le Chef de l’Etat souligne l’importance qu’il accorde à l’éducation des jeunes filles et à la préservation de l’égalité des genres et des droits des femmes. A cet effet, il indique au Gouvernement la nécessité d’accentuer la sensibilisation et la lutte contre les discriminations et les violences faites aux femmes et aux jeunes filles, et d’impliquer davantage les organisations féminines dans la mise en œuvre des politiques publiques, à travers le déploiement des projets et programmes de renforcement de l’autonomisation économique des femmes.

Le Président de la République demande, enfin, au Ministre de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités d’accélérer les réformes nécessaires à la promotion économique et à la protection sociale des femmes et d’organiser, avant la fin de l’année 2026, des concertations nationales inclusives sur la contribution des femmes à la réalisation de l’Agenda national de Transformation, Sénégal 2050.

Renforcement du rôle de l’élevage et des productions animales dans la souveraineté alimentaire

Le Président de la République fait observer que le sous-secteur de l’élevage et des productions animales joue un rôle majeur dans l’économie nationale et la souveraineté alimentaire. A cet égard, il demande au Ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Elevage et au Secrétaire d’Etat chargé des Coopératives et de l’Encadrement paysan d’intensifier, en liaison avec les différentes organisations d’éleveurs, les actions de modernisation de l’Elevage et d’amélioration des productions animales. 

Le Chef de l’Etat indique au Gouvernement l’urgence d’accentuer les efforts de promotion de l’autosuffisance en viande, de mettre en place des coopératives communautaires et de travailler, avec les parties impliquées, à l’opérationnalisation d’un Fonds national de Développement de l’Elevage, instrument public de financement robuste, devant mobiliser des ressources endogènes issues de l’exploitation des filières du secteur. Il demande, également, d’engager les concertations en vue d’une modernisation du système de gestion des abattoirs, foirails, marchés de bétail et infrastructures pastorales. 

Dans ce sillage, le Chef de l’Etat invite le Ministre chargé de l’Elevage et le Secrétaire d’Etat aux Coopératives à faire une évaluation de l’application du Code pastoral, à accentuer la mise en œuvre du plan de transformation du Ranch de Dolly et à renforcer les ressources du Haras national de Kébémer. Il demande aussi de développer les écoles nationales, instituts et centres de formation et de recherche dans les domaines liés à l’élevage et aux productions animales, d’impulser une stratégie avancée de lutte contre le vol de bétail et de préparer la prochaine édition de la Journée nationale de l’Elevage. Il rappelle, enfin, l’urgence de faire adopter, dans les meilleurs délais, le projet de loi d’orientation agrosylvopastorale et halieutique.

Suivi de la réception effective des infrastructures relatives aux JOJ Dakar 2026

Le Président de la République informe le Conseil de sa visite d’inspection de l’état d’avancement des chantiers et infrastructures d’accueil des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) Dakar 2026, effectuée le 1er mars 2026. Il demande au Ministre des Infrastructures de faire une évaluation du niveau d’exécution des différents travaux et de prise en charge des problématiques urgentes liées à leur réception effective à date.  Enfin, le Chef de l’Etat souligne le prix qu’il attache à l’amélioration du cadre de vie dans les localités d’accueil, notamment l’accélération des aménagements et la réalisation des voiries d’accès aux sites de compétition et d’hébergement, sis dans les communes de Diamniadio et de Saly Portudal, en particulier.

AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PREMIER MINISTRE

Monsieur le Premier Ministre a présenté sa communication sur les points suivants : 

Rationalisation du secteur parapublic

Le Premier Ministre a rappelé que lors de son passage à l’Assemblée nationale à propos de la séance relative à la question d’actualité le 21 février 2026, il avait dégagé les mesures conservatoires et correctives que le Gouvernement entend prendre pour renforcer la transparence dans la conduite et la gestion des affaires publiques. Parmi celles-ci, figure la rationalisation du secteur parapublic, dans une logique de modernisation de l’Administration, de réduction du train de vie de l’Etat et de rationalisation des dépenses publiques.   Dans ce cadre, un Groupe de travail a été mis en place pour proposer un Plan de rationalisation du secteur parapublic, en mettant en lumière les chevauchements des missions, les meilleures synergies, l’exercice d’attributions similaires par l’Administration ainsi que les repositionnements pertinents. Ce Groupe a procédé à l’analyse de toutes les entités concernées et a proposé, à l’issue des travaux : 

– la suppression de dix-neuf (19) entités, cumulant des dotations budgétaires de 28,051 milliards FCFA en 2025, une masse salariale annuelle estimée à 9,227 milliards FCFA, pour un effectif de 982 agents et une dette globale arrêtée à 2,6 milliards FCFA au 31 décembre 2024 ;

– le repositionnement de dix (10) entités, qui se traduirait notamment par la redéfinition des modèles d’intervention, une meilleure réaffirmation de leurs missions, par la révision ou l’actualisation de leur cadre juridique ainsi que de leur doctrine d’investissement.

Le Premier Ministre a fait noter que ce Groupe a souligné que dans certains secteurs, l’adoption d’une politique viable constitue un préalable à toute opération de rationalisation. Globalement, l’opération se traduirait par une optimisation de l’organisation du secteur parapublic et une économie budgétaire nette cumulée estimée, au moins, à 55 milliards FCFA sur les trois (03) prochaines années. Le Premier Ministre a abordé la dévolution du patrimoine ainsi que les mesures d’accompagnement sur le plan social, notamment le redéploiement des personnels et la gestion des contentieux. Dans cette perspective, il a engagé tous les ministres à se mobiliser pour une bonne mise en œuvre du Plan de rationalisation qui sera piloté par le comité interministériel qu’il mettra en place prochainement. 

Le Premier Ministre a rappelé que ce Plan de rationalisation doit être accompagné par une dynamique d’amélioration de la gouvernance du secteur parapublic, axée en particulier sur la maitrise des salaires et des effectifs, l’harmonisation des grilles de rémunération, l’utilisation optimale des crédits budgétaires, l’actualisation du classement des structures, le respect des normes de création, le renforcement du contrôle et de l’évaluation ainsi que la capacitation des acteurs. 

Dans cet esprit, il a demandé au Ministre des Finances et du Budget de veiller, en rapport avec le Ministre, Secrétaire général du Gouvernement, au strict respect des attributions de la Commission d’Evaluation des Agences d’exécution et du Comité de Suivi du Secteur parapublic. Il a instruit le Ministre des Finances et du Budget de les doter de ressources budgétaires appropriées, afin d’assurer leur fonctionnement optimal. 

Nécessité de reformulation d’une nouvelle politique agricole et agro-industrielle

Le Premier Ministre a rappelé que les campagnes de production agricole 2024/2025 et 2025/2026 se sont déroulées dans le cadre d’un effort budgétaire renforcé, avec des subventions initiales respectives de 120 milliards et 130 milliards FCFA. Ces campagnes sont marquées par des innovations et réformes majeures dans la gestion des intrants, la digitalisation et la gouvernance des filières, auxquels il convient d’ajouter les conditions agro-climatiques favorables. Ainsi, la production a enregistré des résultats globalement satisfaisants, avec des hausses significatives sur les principales spéculations, malgré la persistance de certaines difficultés.

Le Premier Ministre a annoncé la finalisation d’un document qui, se conformant à la loi d’orientation agrosylvopastorale, constituera le référentiel de la nouvelle Politique agricole, alignée sur l’Agenda national de Transformation, Sénégal 2050. Il a également abordé la Note d’orientation sur les mesures et réformes pour accélérer la transformation des systèmes agroalimentaires, initiée par le ministère en charge de l’Agriculture.

Ainsi, il a demandé au Ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, en rapport avec le Ministre de l’Industrie et du Commerce, le Ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, le Ministre des Finances et du Budget et toutes les parties prenantes, de finaliser et de lui soumettre, d’ici le 30 avril 2026, la Nouvelle Politique agricole et agro-industrielle, axée sur la modernisation agricole, le développement durable et la souveraineté alimentaire.

Sécurisation de la souveraineté alimentaire par la résorption des pertes post-agricoles sur les filières oignon et pomme de terre

Le Premier Ministre a attiré l’attention du Gouvernement sur les pertes post-récoltes et les difficultés de commercialisation des produits agricoles liées au manque d’infrastructures adaptées. Il a exprimé son regret face aux pertes post-récoltes élevées, qui oscillent entre 30 et 40 %. Il a exposé les faiblesses de l’écosystème post-récoltes et a instruit le Ministre en charge du Commerce, en relation avec les Ministres en charge de l’Agriculture, des Collectivités territoriales, des Finances et de l’Economie, de lui soumettre, dans les meilleurs délais, une Stratégie d’absorption des besoins de stockages à travers les huit (08) pôles territoires. 

Mesures préventives de protection macroéconomique, énergétique, logistique et sociale

Face à l’escalade militaire constatée sur la scène internationale, le Premier Ministre a exposé les risques de perturbations au niveau du Détroit d’Ormuz qui, au-delà de la fermeture physique, peuvent être combinés à un choc de prix, un renchérissement du fret et de l’assurance, et une tension sur les approvisionnements critiques. 

Face à notre vulnérabilité, la doctrine pour le Sénégal consiste à protéger les flux essentiels, cibler le soutien public, prévenir la spéculation et centraliser les arbitrages. C’est pourquoi, le Premier Ministre a décidé de mettre en place, sous la supervision de la Primature, un dispositif de pilotage de cette crise. Une matrice hiérarchisée de décisions a été élaborée et des situations consolidées seront dressées à l’attention du Chef de l’État. 

AU TITRE DES COMMUNICATIONS DES MINISTRES

Le Ministre de l’Energie, du Pétrole et des Mines a fait une communication sur l’harmonisation des prix des bouteilles de gaz butane et la gestion de l’orpaillage.

Le Ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique a fait une communication sur l’état d’avancement du New Deal technologique, après un an de mise en œuvre.

AU TITRE DES TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES

Le Conseil a examiné et adopté le projet de loi autorisant le Président de la République à ratifier l’accord se rapportant à la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer et portant sur la conservation et l’utilisation durable de la diversité biologique marine des zones ne relevant pas de la juridiction nationale (Accord BBNJ), adopté le 19 juin 2023 à New York.

AU TITRE DES MESURES INDIVIDUELLES

Le Président de la République a pris les décisions suivantes :

Au titre du Ministère de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur

• Monsieur Papa Mada NDOUR, Chancelier des Affaires étrangères, est nommé Ambassadeur, Secrétaire exécutif du Secrétariat permanent Sénégalo-Gambien, en remplacement de Monsieur El Hadji Ibou BOYE, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite.

Au titre du Ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines

• Monsieur Joseph Sambesene DIATTA, précédemment Président du Conseil d’Administration de la Société des Pétroles du Sénégal (PETROSEN HOLDING), est nommé Président du Conseil d’Administration du Réseau gazier du Sénégal SA (RGS SA), en remplacement de Monsieur Alexandre NGOM ;

• Monsieur Tidjani NIASS, Ingénieur pétrolier, est nommé Président du Conseil d’administration de la Société des Pétroles du Sénégal (PETROSEN HOLDING) en remplacement de Monsieur Joseph Sambesene DIATTA.

Au titre du Ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle et technique

• Monsieur Emmanuel DIEDHIOU, Administrateur civil principal, matricule de solde n° 611 535/A, est nommé Secrétaire général de l’Agence nationale pour la Promotion de l’Emploi des Jeunes (ANPEJ) au Ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle et technique, poste vacant ;

• Monsieur Cheikhna Saad-Bouh SECK, Instituteur principal de 1er échelon, matricule de solde n° 633 364/E, est nommé Président du Conseil d’Orientation du Programme de Formation Ecole-Entreprise (PF2E) au Ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle et technique, en remplacement de Monsieur Mamadou MBATHIE, appelé à d’autres fonctions.

Au titre du Ministère des Infrastructures

• Monsieur Pape Gora CAMARA, titulaire d’un Master en Planification et Gestion de projets, matricule de solde n° 658 273/K, est nommé Directeur de l’Administration générale et de l’Équipement au Ministère des Infrastructures.

Au titre du Ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme

• Monsieur Ndéné NDAO, Administrateur civil, matricule de solde n° 696 212/Z, est nommé Directeur de la Réglementation touristique, en remplacement de Madame Ndèye Awa BADJI.

Au titre du Ministère de la Santé et de l’Hygiène publique

• Monsieur Amadou Djibril DIALLO, Président du Conseil Départemental de Matam, est nommé Président du Conseil d’Administration du Centre hospitalier Abdoul Cissé Kane des Agnams, poste vacant ;

• Monsieur Elhadji Mbagnick NGOM, titulaire d’un Doctorat en Médecine et d’un Master en Management des Établissements de la Santé, est nommé Président du Conseil d’Administration du Centre hospitalier national Aristide Le DANTEC, en remplacement de Monsieur Cheikh Tidiane DIOP ;

• Monsieur Alé Badara BA, titulaire d’un Diplôme d’Infirmier d’Etat, est nommé Président du Conseil d’Administration du Centre hospitalier national de Pikine, en remplacement de Monsieur Falilou DIOP ;

• Monsieur Mohamed Tété DIEDHIOU, titulaire d’un Doctorat en Médecine, est nommé Président du Conseil d’Administration de l’Hôpital général Idrissa POUYE de Grand-Yoff, poste vacant ;

• Monsieur Cheikh Tacko DIOP, Professeur des Universités en Economie de la Santé et Administrateur de services de santé, est nommé Président du Conseil d’Administration du Centre hospitalier national Matlaboul Fawzaïni de Touba, en remplacement de Monsieur Khadim Awa Balla MBACKE ;

• Monsieur Amadou Gallo DIOP, Professeur des Universités en Médecine à la retraite, est nommé Président du Conseil d’Administration du Centre hospitalier national de FANN, en remplacement de Monsieur Mame Abdoulaye GUEYE ;

• Monsieur Joseph Mané, Technicien supérieur en Santé à la retraite, est nommé Président du Conseil d’Administration du Centre hospitalier d’Enfants Albert ROYER, en remplacement de Monsieur Lamine Cissé SARR ;

• Monsieur Mamadou DIOUF, titulaire d’un Doctorat en Pharmacie et d’un Master en Bio-toxicologie appliqué à l’Industrie, à l’Environnement et à la Santé, est nommé Président du Conseil d’Administration du Centre hospitalier national d’Enfants de Diamniadio, en remplacement de Monsieur Madické NDAO ;

• Monsieur Boundia DJIBA, Professeur des Universités en Médecine, est nommé Président du Conseil d’Administration du Centre hospitalier national Dalal Jamm, en remplacement de Monsieur Mamadou NDIAYE ;

• Monsieur Algaye NGOM, titulaire d’un Doctorat en Médecine et d’un Master en Santé Publique, est nommé Président du Conseil d’Administration du Centre hospitalier national Cheikh Ahmadoul Khadim de Touba, poste vacant ;

• Monsieur Arouna DIOP, Technicien Supérieur en Santé, est nommé Président du Conseil d’Administration du Centre national d’Appareillage Orthopédique (CNAO), en remplacement de Monsieur Pape Moussé TOURE ; 

• Monsieur Mamadou BEYE, Professeur des Universités en Médecine, est nommé Président du Conseil d’Administration du Service d’Assistance Médicale d’Urgence (SAMU), en remplacement de Monsieur Jean François DIENE ;

• Monsieur Serigne Abdoul BA, Professeur des Universités en Médecine à la retraite, est nommé Président du Conseil d’Administration du Centre hospitalier national Seydi Elhadji Malick Sy de Tivaoune, poste vacant.

Marie Rose Khady Fatou FAYE,

Secrétaire d’Etat auprès du Premier Ministre,

Chargée des Relations avec les Institutions,

Porte-parole du Gouvernement

Quatre individus arrêtés pour trafic de faux billets d’une contre-valeur de 2 milliards FCFA

Dans le cadre de la lutte contre la criminalité économique au Sénégal, la Section de Recherches de la Brigade de Gendarmerie de Keur Massar a procédé, le 2 mars 2026, à l’arrestation de quatre personnes à la Cité Tacko, à Rufisque, dans une affaire présumée d’association de malfaiteurs et de tentative de trafic de faux billets.

Selon les premiers éléments de l’enquête, l’opération fait suite à un renseignement ayant permis d’identifier un homme d’environ 70 ans, présenté comme un maillon central du réseau. Ce dernier projetait de « laver » des billets noirs d’une contre-valeur estimée à près de deux milliards de francs CFA. Les coupures auraient été introduites sur le territoire sénégalais par voie maritime depuis la Gambie.

Les investigations menées par les gendarmes ont permis de surprendre le principal suspect en flagrant délit, en compagnie de trois de ses complices, dans un immeuble en chantier situé à la Cité Tacko. Les quatre individus ont été interpellés puis conduits dans les locaux de la brigade pour les besoins de l’enquête.

La Gendarmerie nationale rappelle l’importance de la collaboration citoyenne et invite les populations à signaler toute activité suspecte via son centre d’appel, accessible gratuitement aux numéros verts 800 00 20 20 ou 123.

A.S

Fonds d’appui à la presse : Babacar Ba exige la publication de la liste des médias bénéficiaires

Le débat sur la transparence dans la gestion des ressources publiques refait surface. Le président du Forum du justiciable, Babacar Ba, a publiquement interpellé le ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, Alioune Sall, au sujet du Fonds d’appui au développement de la presse.

Invité du journal de 12 heures de Rodio Futurs Médias , Babacar Ba a plaidé pour une publication intégrale de la liste des bénéficiaires de ce fonds public. Selon lui, une telle démarche relève d’un impératif de bonne gouvernance et de transparence budgétaire, en conformité avec le Code de transparence dans la gestion des finances publiques.

Face aux interrogations croissantes sur la répartition de ces ressources, le président du Forum du justiciable estime que les citoyens doivent être informés de l’utilisation des deniers publics. Il a rappelé que le Fonds d’appui au développement de la presse est alimenté par l’argent du contribuable sénégalais, ce qui confère, selon lui, un droit légitime d’accès à l’information sur son affectation.

Dans son intervention, Babacar Ba a insisté sur la nécessité pour le ministère de publier les noms des médias, des organes de presse et des structures ayant bénéficié de ce mécanisme de soutien. Il considère que la transparence ne saurait être partielle ou sélective, surtout lorsqu’il s’agit de fonds publics destinés à soutenir un secteur aussi stratégique que celui des médias.

Cette sortie intervient dans un contexte marqué par des réformes importantes dans le paysage médiatique sénégalais, notamment la mise en place du Conseil national de régulation des médias, qui élargit le champ de la régulation aux plateformes numériques et aux nouveaux acteurs de l’information. Pour Babacar Ba, la crédibilité des politiques publiques en faveur de la presse passe nécessairement par une gestion claire, documentée et accessible à tous.

Sénégal : Mise au point officielle sur la candidature de Macky Sall à l’ONU

Le gouvernement sénégalais a officiellement clarifié sa position concernant la candidature de l’ancien président Macky Sall au poste de Secrétaire général des Nations Unies. Interrogé par Baye Oumar Gueye, Directeur général de Sudfm, le ministre de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères, Cheikh Niang, a affirmé sans ambiguïté que l’État du Sénégal n’a pas été associé à la démarche engagée en vue de cette candidature.

L’information a émergé le lundi 2 mars, lorsque la presse a appris, puis confirmé, la transmission à l’Organisation des Nations Unies d’une lettre émanant de la Mission permanente du Burundi auprès des Nations Unies. Le document, adressé au Secrétaire général de l’ONU, parrainait formellement la candidature de Macky Sall. Le fait marquant de cette initiative réside dans son origine : la proposition n’a pas été introduite par Dakar, mais par Bujumbura.

Face aux interrogations suscitées par cette démarche, Cheikh Niang a tenu à dissiper toute ambiguïté. Selon lui, « le gouvernement du Sénégal n’a pas été associé à cette démarche telle que présentée dans la lettre adressée au Secrétaire général de l’ONU ». Il a également précisé que la question n’a fait l’objet d’aucune discussion officielle lors du récent sommet de l’Union africaine tenu en février. Aucun consensus ni endossement collectif n’y aurait été exprimé en faveur de cette candidature.

Cette prise de position marque une volonté claire de distinction entre l’initiative personnelle de l’ancien chef de l’État et la position officielle du gouvernement actuel. Toutefois, le chef de la diplomatie sénégalaise a veillé à apporter une nuance importante. Il a rappelé que, conformément aux règles en vigueur au sein des Nations Unies, tout État membre dispose du droit souverain de proposer un candidat aux fonctions internationales. De même, tout ancien chef d’État estimant réunir les compétences et l’expérience requises peut librement faire acte de candidature.

La réserve exprimée par Dakar ne porte donc pas sur la légalité de la procédure, mais sur l’absence de concertation préalable avec les autorités sénégalaises. En filigrane, le message est clair : si la démarche est juridiquement recevable, elle aurait gagné en légitimité politique par une coordination avec l’État dont l’ancien président est issu.

Dans ce contexte, Cheikh Niang a révélé un élément supplémentaire qui éclaire les développements en cours. Une lettre de Macky Sall aurait été adressée directement au président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, afin de solliciter son soutien officiel. À ce stade, cette correspondance serait toujours en attente de réponse. Le ministre a précisé que le délai de soumission des candidatures n’étant pas encore arrivé à son terme, la position définitive du Sénégal ne sera connue qu’à l’expiration de cette échéance.

Cette affaire intervient dans un contexte diplomatique sensible, où les équilibres régionaux et les ambitions africaines sur la scène multilatérale demeurent des enjeux majeurs. La succession à la tête des Nations Unies constitue traditionnellement un processus hautement stratégique, mêlant considérations géopolitiques, équilibres continentaux et rapports de force au sein du Conseil de sécurité.

Funérailles d’Ali Khamenei : l’Iran en deuil sous haute tension militaire

Les funérailles de l’ancien Guide suprême iranien, Ali Khamenei, ont officiellement débuté le 4 mars à Téhéran, dans un contexte d’extrême tension régionale. Décédé le 28 février à l’âge de 86 ans, après des frappes attribuées à Israël et aux États-Unis, celui qui dirigeait la République islamique depuis 1989 laisse derrière lui un pays profondément marqué par plus de trois décennies d’un pouvoir centralisé et d’une influence religieuse et politique considérable.

La dépouille de l’ayatollah est exposée à la grande mosquée Imam Khomeini, dans la capitale iranienne, où des milliers de fidèles, responsables religieux et personnalités politiques se succèdent pour lui rendre un dernier hommage. Les autorités ont appelé à une mobilisation massive, présentant ces obsèques nationales comme un moment d’unité et de résistance face aux épreuves traversées par le pays. Dans les discours officiels, le défunt est décrit comme le « Guide de la nation » et le garant de la stabilité institutionnelle depuis la mort de l’imam Rouhollah Khomeini en 1989.

Le point culminant des cérémonies doit se tenir au Mosalla de Téhéran, vaste esplanade religieuse capable d’accueillir des centaines de milliers de personnes. Ce site emblématique a souvent servi de cadre aux grandes prières collectives dirigées par le Guide suprême lors des principales célébrations du calendrier islamique. Les autorités espèrent y démontrer une forte mobilisation populaire, symbole de cohésion nationale dans un moment de grande incertitude.

Ces funérailles interviennent alors que la situation militaire demeure particulièrement tendue. Le 4 mars au matin, l’armée israélienne a évoqué des dizaines de frappes visant notamment des centres de commandement dans la capitale iranienne. De son côté, un responsable militaire américain a affirmé que près de 2 000 frappes avaient été menées par les États-Unis depuis le lancement des opérations, le 28 février. Cette escalade militaire, inédite par son ampleur, alimente les craintes d’un embrasement régional plus large.

Sur le plan institutionnel, la disparition d’Ali Khamenei ouvre une séquence politique cruciale. Les instances dirigeantes iraniennes se préparent à enclencher le processus de désignation d’un nouveau Guide suprême, fonction clé qui concentre l’essentiel des pouvoirs religieux, militaires et stratégiques du pays. Si aucun calendrier précis n’a été communiqué, la transition devrait être engagée rapidement afin d’assurer la continuité de l’État et de préserver l’équilibre des institutions.

Selon l’agence iranienne Fars, l’ayatollah sera inhumé dans la ville sainte de Mashhad, dont il est originaire. Ce choix revêt une forte portée symbolique, Mashhad étant l’un des principaux centres religieux du chiisme. La date exacte de l’enterrement n’a toutefois pas encore été annoncée officiellement.

Yacine Fall plaide pour une justice humaine lors d’une rupture de jeûne au camp pénal de Liberté 6

La Garde des Sceaux et ministre sénégalaise de la Justice, Yacine Fall, a partagé mardi 03 mars un moment de rupture de jeûne avec les détenus du camp pénal de Liberté 6, à Dakar. À travers ce geste symbolique, la ministre a voulu porter un message fort en faveur d’une justice plus humaine, capable de concilier sanction, dignité et réinsertion.

Dans une déclaration relayée par son service de communication, Yacine Fall a rappelé que la privation de liberté ne devait en aucun cas entraîner une perte de dignité. Selon elle, la justice doit certes sanctionner lorsque cela est nécessaire, mais elle doit également accompagner, réparer et ouvrir de réelles perspectives de réinsertion. Ce message, prononcé dans un contexte marqué par le mois de Ramadan, revêt une portée particulière, soulignant la dimension humaine et spirituelle de l’acte posé par la ministre.

Le repas partagé avec les personnes détenues traduit, selon elle, la volonté des pouvoirs publics de maintenir un dialogue constant avec les détenus et de réaffirmer l’engagement de l’État pour une justice à la fois ferme, équitable et humaine. Cette démarche vise à rappeler que l’incarcération n’efface pas les droits fondamentaux des personnes concernées et que la mission de l’administration pénitentiaire ne se limite pas à la garde, mais s’étend à la préparation du retour à la vie sociale.

Cette déclaration intervient dans un contexte particulièrement préoccupant pour le système carcéral sénégalais. Les établissements pénitentiaires du pays font face à une situation chronique de surpopulation. D’après les données publiées par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie, les prisons sénégalaises, dont la capacité d’accueil est estimée à 4 833 places, ont hébergé près de 13 000 détenus en 2023, soit un taux d’occupation de 267 %, largement au-dessus du seuil critique. Dans certaines régions, comme Kédougou, le taux d’occupation a atteint 501 %, traduisant une pression extrême sur les infrastructures existantes.

À cette surpopulation s’ajoute un déficit important en personnel pénitentiaire. Le ratio observé d’un surveillant pour onze détenus reste bien éloigné des standards internationaux, qui recommandent un encadrement d’un agent pour deux détenus. Cette situation soulève des défis majeurs en matière de sécurité, de conditions de détention et d’accompagnement à la réinsertion.

Face à ces réalités, la sortie de la ministre de la Justice apparaît comme un appel à repenser les politiques pénales et pénitentiaires. La question de la réduction de la détention préventive, du développement des peines alternatives et du renforcement des moyens humains et matériels se pose avec acuité. En mettant l’accent sur la dignité et la réinsertion, Yacine Fall semble inscrire son action dans une dynamique de réforme visant à humaniser davantage le système carcéral sénégalais.

Affaire « Pape Cheikh Diallo et Cie » : 37 interpellations, 32 mandats de dépôt et une enquête qui s’étend

L’enquête d’envergure conduite par la Brigade de recherches (BR) de Keur Massar dans l’affaire dite « Pape Cheikh Diallo et Cie » connaît un tournant décisif. Ce dossier sensible, qui porte sur des faits présumés d’association de malfaiteurs, d’actes contre nature et de transmission volontaire du VIH, continue de s’alourdir au fil des investigations, révélant l’ampleur d’un réseau que les enquêteurs s’emploient à démanteler méthodiquement.

Depuis l’éclatement de ce scandale, le nombre d’interpellations n’a cessé de croître. Selon les dernières informations rapportées par le quotidien Libération dans son édition du mercredi 4 mars, 37 personnes ont été arrêtées à ce stade de la procédure. Parmi elles, 32 suspects ont déjà été placés sous mandat de dépôt, traduisant la gravité des charges retenues et la détermination des autorités judiciaires à faire toute la lumière sur cette affaire. Rien que pour la journée de lundi, trois nouveaux mis en cause ont été écroués, signe que les arrestations se poursuivent à un rythme soutenu.

D’après les éléments disponibles, les investigations menées par la BR de Keur Massar s’appuient sur des auditions croisées, des analyses techniques et des recoupements d’informations visant à établir les responsabilités individuelles dans ce dossier tentaculaire. Les enquêteurs cherchent notamment à déterminer l’existence d’une organisation structurée, les rôles précis des différents protagonistes ainsi que les circonstances exactes des faits reprochés.

L’affaire suscite une vive émotion dans l’opinion publique en raison de la nature des accusations, notamment celles liées à la transmission volontaire du VIH, qui constituent des faits d’une extrême gravité. Les autorités judiciaires semblent vouloir éviter toute précipitation, privilégiant une instruction approfondie afin de consolider les charges avant d’éventuelles comparutions devant les juridictions compétentes.

La même source indique que l’enquête est loin d’être close. D’autres interpellations ne sont pas exclues, au regard des ramifications que les investigations continuent de mettre au jour. Les prochains jours pourraient ainsi être déterminants dans l’évolution de cette affaire, qui s’impose déjà comme l’un des dossiers judiciaires les plus sensibles du moment dans la banlieue dakaroise.

Mondial 2026 : l’Iran vers un retrait historique sur fond de tensions avec les États-Unis

L’incertitude plane autour de la participation de l’Iran à la Coupe du monde 2026. Qualifiée sur le terrain, la sélection iranienne, surnommée la Team Melli, pourrait pourtant renoncer à la compétition en raison du contexte géopolitique explosif entre Téhéran et Washington. Une situation inédite qui mêle sport, diplomatie et tensions militaires, à quelques mois d’un rendez-vous planétaire organisé en Amérique du Nord.

La compétition, prévue du 11 juin au 19 juillet 2026 aux États-Unis, au Canada et au Mexique, s’annonce déjà comme la plus vaste de l’histoire du football mondial. Mais pour l’Iran, l’équation dépasse largement le cadre sportif. Les récents développements militaires, notamment l’opération Epic Fury menée conjointement par les États-Unis et Israël et ayant conduit à la mort du Guide suprême Ali Khamenei, ont profondément bouleversé l’équilibre politique régional. Dans ce climat de confrontation directe, la perspective de disputer un tournoi majeur sur le sol américain suscite de vives interrogations au sein des autorités iraniennes.

Selon plusieurs sources médiatiques, la Fédération iranienne de football réfléchissait encore ces derniers jours à un éventuel forfait. Mehdi Taj, président de l’instance, aurait confié qu’au regard des événements récents, il semblait difficile d’envisager sereinement une participation à la compétition. L’absence de déclaration officielle entretient toutefois le flou, tandis que certaines rumeurs, relayées notamment par le média israélien N12, ont même évoqué une décision déjà actée. À ce stade, aucune confirmation n’a été publiée, ni par la fédération iranienne ni par la FIFA.

Un autre élément vient renforcer les spéculations : l’Iran n’a pas pris part au sommet de planification organisé par la FIFA à Atlanta en début de semaine. Cette absence remarquée alimente les doutes sur la capacité ou la volonté de la Team Melli de maintenir son engagement, alors que les frappes israélo-américaines se poursuivent et que l’Iran multiplie les tirs de représailles dans le Golfe Persique.

Du côté de Washington, la question sportive ne semble pas être une priorité. Le président américain Donald Trump a déclaré ne pas accorder d’importance à une éventuelle défection iranienne, estimant que l’Iran est aujourd’hui un pays affaibli. Une prise de position qui souligne à quel point le dossier est d’abord perçu sous un angle politique plutôt que sportif par l’administration américaine.

Sur le plan strictement footballistique, l’Iran avait hérité du groupe G lors du tirage au sort du Coupe du monde de football 2026. La sélection devait affronter la Nouvelle-Zélande le 15 juin, la Belgique le 21 juin et l’Égypte le 26 juin, avec des rencontres programmées notamment à Los Angeles et à Seattle. Un groupe relevé mais abordable pour une équipe iranienne habituée aux phases finales et désireuse de franchir un cap après plusieurs participations consécutives.

En cas de forfait, le règlement prévoit un remplacement par une nation issue des barrages intercontinentaux. Les Émirats arabes unis ou l’Irak pourraient ainsi être repêchés selon les résultats de ces confrontations décisives. Une telle décision constituerait néanmoins un séisme sportif et diplomatique, tant la Coupe du monde reste un espace symbolique de dialogue entre les nations, même en période de tensions extrêmes.

Pour les supporters iraniens, l’attente est lourde d’angoisse. Entre fierté nationale et incertitude politique, la perspective de voir la Team Melli renoncer à la plus grande scène du football mondial représenterait une immense déception. À mesure que la date du tournoi approche, la pression s’intensifie sur les instances dirigeantes iraniennes, sommées de trancher entre sécurité, diplomatie et passion populaire.

Ousmane Sonko clarifie la ligne de Pastef et recadre les débats sur l’exercice du pouvoir

Le leader du Pastef, Ousmane Sonko, a tenu à lever toute équivoque sur la nature des relations entre son parti et l’exercice du pouvoir exécutif, dans un contexte marqué par des spéculations et des débats internes. S’adressant aux militants, il a rappelé avec fermeté que le Pastef fonctionne selon des règles précises, avec ses propres chartes et mécanismes de régulation, et que toute divergence doit impérativement être traitée au sein des instances prévues à cet effet.

Dans son intervention, le chef de l’État a opéré une distinction nette entre ses deux casquettes. Il a expliqué qu’au niveau partisan, il demeure l’autorité politique de référence, garant de la ligne et de la cohérence du mouvement. En revanche, dans le cadre institutionnel, il exerce pleinement ses prérogatives de président de la République, conformément à la Constitution et aux exigences de la fonction. Cette clarification, selon lui, vise à éviter toute confusion entre l’appareil d’État et l’organisation partisane, surtout à un moment où le Pastef détient les rênes de l’exécutif.

Ousmane Sonko a tenu à écarter toute idée de confrontation entre le parti et les institutions. Il a plutôt parlé d’un impératif de cohérence et de discipline. Pour lui, il ne s’agit pas d’un bras de fer, mais d’un appel à mettre fin à ce qu’il a qualifié de « double jeu ». Dans son esprit, l’unité et la clarté de la ligne politique constituent des conditions essentielles pour consolider l’action gouvernementale et préserver la crédibilité du projet porté par le Pastef.

Le président de la République a insisté sur la nécessité de renforcer simultanément un parti structuré, discipliné et fidèle à ses principes, et un État fonctionnant dans le strict respect des institutions. Il a invité les militants, parfois décrits comme « frileux » face aux rumeurs et aux polémiques, à faire preuve de sérénité et de confiance. Assurant être informé de tout ce qui se passe en interne comme à l’extérieur, il les a exhortés à se concentrer sur les priorités stratégiques plutôt que sur les spéculations.

Sur le plan politique, Ousmane Sonko a rappelé qu’il n’existe pas de miracle en politique, soulignant que les avancées reposent sur le travail, la cohérence et la constance. Il a conclu sur une note offensive, affirmant que le Pastef est plus que jamais fort, fort de la légitimité acquise lors des élections de 2024 et de la confiance populaire.

Abordant la question sensible des alliances, le leader du Pastef a précisé que son parti n’est nullement opposé aux coalitions. Toutefois, il a insisté sur le respect du poids politique et de la légitimité du Pastef. Selon lui, il est inacceptable qu’un partenaire cherche à s’imposer à la tête du parti ou à en influencer la direction alors même que le Pastef constitue la principale force issue des urnes. Il a dénoncé certaines démarches qu’il juge divisives, estimant que l’objectif de certaines manœuvres ne serait pas de renforcer l’unité, mais de créer des fractures internes afin de mieux peser dans les rapports de force.

Sécurité routière : l’État lance une vaste opération de rappel des minicars à Dakar et Diamniadio

Le gouvernement sénégalais a enclenché une offensive majeure contre l’insécurité routière. Depuis le Centre de contrôle technique des véhicules automobiles (CCTVA) de Dakar, le ministre des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens, Yankhoba Diémé, a officiellement lancé, ce lundi 3 mars, l’opération nationale de rappel des minicars de 12 à 19 places. Une mesure forte, motivée par l’augmentation préoccupante des accidents mortels impliquant cette catégorie de véhicules.

Face à la recrudescence des drames sur les routes, l’exécutif a choisi d’agir sans délai. Validée en Conseil des ministres, l’opération a été présentée par le ministre au président de la République ainsi qu’au Premier ministre, traduisant l’importance stratégique accordée à cette initiative. Elle a également été portée devant l’Assemblée nationale à la suite des interpellations de plusieurs députés inquiets de la situation. Pour Yankhoba Diémé, l’enjeu dépasse le simple cadre administratif. Il s’agit d’une question de sécurité nationale. Il a rappelé avec gravité que les premières victimes des accidents impliquant les minicars sont souvent les chauffeurs eux-mêmes, soulignant ainsi la dimension humaine et sociale du problème.

L’opération repose sur un dispositif concerté avec les syndicats de transporteurs, afin de garantir son acceptabilité et son efficacité. Deux centres ont été mobilisés pour mener à bien les contrôles : le CCTVA de Dakar et le centre de Diamniadio, situés sur des axes stratégiques empruntés par la majorité des minicars. La capacité de traitement a été significativement renforcée. À Dakar, plus de 1 600 véhicules peuvent être contrôlés chaque jour, avec deux lignes exclusivement dédiées aux minicars. À Diamniadio, les premiers retours sont jugés particulièrement encourageants, selon le ministre, qui a annoncé s’y rendre personnellement afin de constater l’état d’avancement des opérations.

Les transporteurs disposent d’un délai ferme de deux mois, du 3 mars au 2 mai à minuit, pour se conformer à cette obligation. Le ministre a tenu à rassurer les professionnels du secteur en précisant que cette opération ne génère pas de frais supplémentaires anormaux. En effet, chaque véhicule est déjà soumis à une visite technique semestrielle obligatoire, indépendamment de son âge. Il s’agit donc d’un rappel renforcé dans un contexte d’urgence, et non d’une nouvelle taxe déguisée.

Pour garantir l’application rigoureuse de la mesure sur l’ensemble du territoire, une note officielle a été adressée à tous les gouverneurs. Yankhoba Diémé a affiché une détermination sans équivoque, affirmant qu’il ne reculera pas d’un millimètre dans la mise en œuvre de cette décision, prise sur instruction expresse du Premier ministre. Le message est clair : la sécurité des usagers de la route prime sur toute autre considération.

Les véhicules déclarés conformes à l’issue du contrôle recevront des signes distinctifs visibles, notamment un hologramme et une mention spécifique sur la carte grise. Ces éléments permettront aux forces de défense et de sécurité d’identifier rapidement les véhicules en règle lors des patrouilles, évitant ainsi des immobilisations inutiles et fluidifiant les contrôles routiers.

À l’inverse, les véhicules présentant des anomalies devront impérativement se mettre en conformité avant toute reprise d’activité. Les propriétaires qui refuseraient de se soumettre à l’opération s’exposent à des mesures coercitives arrêtées en coordination avec le ministère de l’Intérieur et celui des Forces armées. Aucune dérogation ne sera accordée, a averti le ministre.

Sécurité routière : le gouvernement lance le rappel obligatoire des minicars de 12 à 19 places

C’est depuis le Centre de contrôle technique des véhicules automatiques (CCTVA) de Dakar que le ministre des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens, Yankhoba Diémé, a officiellement donné le coup d’envoi, ce lundi 3 mars, de l’opération nationale de rappel des minicars de 12 à 19 places. Une décision forte qui intervient dans un contexte marqué par une recrudescence inquiétante des accidents de la circulation impliquant ces véhicules de transport en commun, souvent à l’origine de drames humains sur les routes sénégalaises.

Face à ce constat alarmant, le gouvernement a choisi d’agir avec fermeté. Validée en Conseil des ministres, l’initiative a été personnellement présentée par le ministre au président de la République ainsi qu’au Premier ministre, traduisant le caractère prioritaire et stratégique du dossier. Elle a également été exposée à l’Assemblée nationale, à la suite de l’interpellation de plusieurs députés préoccupés par la multiplication des accidents mortels.

Pour Yankhoba Diémé, il s’agit d’un véritable enjeu de sécurité nationale. Il a insisté sur le fait que cette opération dépasse le cadre d’une simple mesure administrative. Elle constitue, selon lui, une réponse directe à une urgence humaine. Le ministre a rappelé avec gravité que les premières victimes de ces accidents sont bien souvent les chauffeurs eux-mêmes, exposés quotidiennement aux risques liés à l’état parfois défectueux de leurs véhicules.

L’opération de rappel vise à soumettre l’ensemble des minicars concernés à une visite technique approfondie. Tous devront se présenter dans les centres agréés afin de faire l’objet d’un contrôle rigoureux destiné à vérifier leur conformité aux normes de sécurité en vigueur. Deux sites stratégiques ont été mobilisés pour mener à bien cette mission : le CCTVA de Dakar et le centre de Diamniadio, situés sur des axes majeurs empruntés par la grande majorité de ces véhicules.

Afin de répondre à l’ampleur de la tâche, les capacités de contrôle ont été significativement renforcées. À Dakar, plus de 1 600 véhicules peuvent désormais être traités chaque jour, grâce notamment à deux lignes exclusivement dédiées aux minicars. Du côté de Diamniadio, les premiers retours sont jugés encourageants par les autorités, qui saluent la mobilisation des transporteurs et l’organisation mise en place. Le ministre a d’ailleurs annoncé qu’il se rendrait sur place pour constater de visu l’évolution des opérations.

Les transporteurs disposent d’un délai ferme de deux mois pour se conformer à cette obligation, soit du 3 mars au 2 mai à minuit. Passé ce délai, toute circulation d’un véhicule non contrôlé ou non conforme sera considérée comme une infraction. Yankhoba Diémé a tenu à rassurer la profession sur l’aspect financier de la mesure, précisant que ce rappel n’engendre aucun coût supplémentaire anormal, les minicars étant déjà soumis à une visite technique obligatoire tous les six mois, quel que soit leur âge.

Pour garantir l’application stricte de la décision sur l’ensemble du territoire, une note officielle a été adressée à tous les gouverneurs du pays. Le ministre a affiché une détermination sans ambiguïté, affirmant qu’il ne reculera pas dans la mise en œuvre de cette réforme, qu’il dit appliquer sur instruction expresse du Premier ministre.

À l’issue du contrôle, les véhicules jugés conformes se verront apposer des signes distinctifs visibles, notamment un hologramme et une mention spécifique sur la carte grise. Ces éléments permettront aux forces de défense et de sécurité d’identifier rapidement les minicars en règle lors des contrôles routiers, évitant ainsi des immobilisations inutiles et des pertes de temps pour les chauffeurs respectueux des normes.

En revanche, les véhicules présentant des anomalies techniques devront impérativement procéder aux réparations nécessaires avant de pouvoir reprendre la route. Quant aux transporteurs récalcitrants qui refuseraient de se soumettre à l’opération, des mesures coercitives ont été arrêtées en coordination avec le ministère de l’Intérieur et celui des Forces armées. Aucune dérogation ne sera tolérée, ont martelé les autorités.

Non-lieu total : Ndeye Saly Diop Dieng remercie ses soutiens et réaffirme son engagement républicain

Au lendemain de la décision de non-lieu total rendue par la Commission d’instruction de la Haute Cour de Justice, Ndaye Saly Diop Dieng est sortie de son silence pour exprimer sa gratitude et réaffirmer son attachement aux institutions de la République. Dans une déclaration rendue publique, l’ancienne ministre a salué avec émotion les nombreux soutiens qui l’ont accompagnée tout au long de la procédure judiciaire qu’elle qualifie d’« épreuve ».

Visiblement soulagée par l’issue de la procédure, elle a tenu à remercier celles et ceux qui lui ont manifesté leur solidarité durant cette période délicate. Des témoignages venus des quatre coins du pays, de Dakar au Ndiambour en passant par le Cayor, lui ont, selon ses propres mots, apporté « la force et la sérénité nécessaires pour traverser cette période ». Elle a insisté sur l’importance de cet élan national, qu’elle considère comme un réconfort moral déterminant face aux accusations portées contre elle.

L’ancienne membre du gouvernement de Macky Sall a rappelé qu’elle n’a jamais douté de son innocence depuis l’ouverture de la procédure judiciaire. La décision de non-lieu total vient, à ses yeux, confirmer une position qu’elle affirme avoir toujours défendue avec constance et dignité. « Je n’ai jamais cessé d’affirmer mon innocence », a-t-elle martelé, estimant que la justice a désormais établi la vérité des faits.

Se définissant comme une « républicaine convaincue », Ndeye Saly Diop Dieng a saisi l’occasion pour réitérer son attachement au respect des institutions et à l’indépendance de la justice. Elle a souligné que la solidité d’un État repose sur la confiance dans ses mécanismes institutionnels et sur la capacité des autorités judiciaires à statuer en toute impartialité. Selon elle, cette décision illustre le fonctionnement normal des institutions et renforce la crédibilité de l’État de droit au Sénégal.

Adoptant un ton apaisé, elle a affirmé ne nourrir aucun esprit de revanche. Au contraire, elle a adressé un message particulier aux femmes du Sénégal, à la jeunesse et aux anciens, leur promettant de continuer à les servir « avec dignité, responsabilité et fidélité aux valeurs de la République ». Elle a réaffirmé sa volonté de rester engagée au service du pays, portée par les principes qui ont toujours guidé son action publique.

En conclusion, l’ancienne ministre a exprimé une profonde reconnaissance envers tous ceux qui l’ont soutenue, estimant que cet appui « honore et renforce » son engagement. À travers cette déclaration, Ndeye Saly Diop Dieng entend tourner la page de cette séquence judiciaire et se projeter vers l’avenir, avec la détermination de poursuivre son action au service du Sénégal.

Crise dans l’éducation: trop c’est trop et cela suffit !

(Par Pr Alioune Diery Niane)

Le système éducatif  Sénégalais est profondément paralysé et personne ne s’en émeut vraiment. Des enseignants insatisfaits, et estimant être dans leur bon droit  s’accordent toute liberté de perturber les enseignements-apprentissages pour motif de non-respect des accords signés par l’Etat du Sénégal. Les  autorités  étatiques en charge du  secteur comme les acteurs de celui-ci sont d’ailleurs tous des pilleurs de notre école publique et non ses bâtisseurs. Les parents d’élèves pareillement sont tous des complices silencieux d’une faillite de notre école qu’il faut désormais et en toute urgence sauver d’un naufrage certain dont notre peuple va en payer le prix d’ici dix, vingt voire même plus de trente ans.

Acteur engagé dans l’école publique, j’en arrive au constat  suivant marqué par la mauvaise foi de toutes les parties prenantes, faisant comme s’il n’y avait pas péril en la demeure ; « Le système éducatif sénégalais est un leurre institutionnel assis sur une hypocrisie socioculturelle et une imposture intellectuelle inqualifiable ».

Les autorités s’intéressent au pourcentage surévalués considérant la quantité plutôt que la qualité, les chiffres indicatifs référés aux séries appréciées prenant uniquement en compte les résultats  globaux sans analyser combien dans une série ont dès le premier tour engrangé des notes conséquentes calculées selon les dominantes pour dégager une masse critique faisant correspondre le profil de compétence de la série et  les  performances réalisées  par les apprenants dans les dominantes, l’expérience du Baccalauréat indiquant qu’exceptionnellement en S1 le premier tour  a l’avantage d’un taux de réussite massif.

L’école devenant une mode plutôt qu’un mode de vie, les parents ou la société, tous acceptent qu’en tant que rite de passage il faut que les apprenants s’y rendent. Toute  opportunité de réussite pouvant en être  espérée, quelque  échec ouvre des  possibilités hors de son champ. Cela a pour conséquence des classes pléthoriques dont le désastre ambiant est loin de produire des résultats probants.

Enfin, la crise de l’emploi justifiant le rush vers un corps jadis exigeant  en rigueur et en vertu, les acteurs de l’école, la plupart pour des raisons de survie, comme des automates déroulent leurs programmes trouvant l’occasion de se dédouaner de l’échec de leurs apprenants, frappés comme ils disent de nullité endémique. Les enseignants de vocation se remettent en cause quand l’échec de leurs apprenants est massif. Les  enseignants de circonstance au lieu d’en pleurer en rient et se  défaussent sur les  parents et l’Etat. A première vue les apprenants sont les  victimes. A  long terme c’est le Sénégal le grand perdant, puisque le temps du travail rompu nous situe hors du circuit de compétition qui engage les pays en quête  d’émergence.

Pr Alioune Diery Niane

Produits pétroliers : Ousmane Sonko met en place un dispositif d’anticipation face aux tensions internationales

Le Premier ministre Ousmane Sonko a présidé, ce mardi 3 mars 2026, une réunion spéciale consacrée à la situation des produits pétroliers au Sénégal, dans un contexte international marqué par la persistance de la guerre au Moyen-Orient et ses répercussions sur les marchés mondiaux de l’énergie. Cette rencontre stratégique a réuni les ministres concernés ainsi que les responsables des structures techniques en charge du secteur énergétique et des finances publiques.

Au cœur des échanges figurait la nécessité d’anticiper les effets d’éventuelles perturbations sur l’approvisionnement national en carburants et en gaz butane. Les tensions géopolitiques actuelles exercent une pression accrue sur les prix du baril et sur les chaînes logistiques internationales, exposant les pays importateurs comme le Sénégal à des risques de hausse des coûts et de rupture d’approvisionnement. Face à cette conjoncture incertaine, le gouvernement entend adopter une posture proactive afin de préserver la stabilité du marché intérieur.

Le Premier ministre a insisté sur l’impératif de sécuriser les stocks stratégiques et de renforcer les mécanismes de veille et d’alerte. Il a également souligné l’importance d’une coordination étroite entre les différents départements ministériels impliqués, notamment ceux en charge de l’Énergie, des Finances, du Commerce et des Transports. L’objectif est d’assurer une gestion rigoureuse des importations, de maîtriser l’impact budgétaire des subventions et d’éviter toute spéculation susceptible de pénaliser les consommateurs.

La protection des ménages vulnérables constitue un axe central des orientations définies lors de cette réunion. Dans un contexte où les produits pétroliers influencent directement le coût du transport, des denrées alimentaires et des services de base, l’Exécutif veut prévenir toute flambée des prix qui pourrait affecter le pouvoir d’achat des populations. Des mesures ciblées sont à l’étude afin d’atténuer les effets d’éventuelles hausses sur les couches sociales les plus exposées.

Pour assurer un suivi régulier et rigoureux de la situation, un comité interministériel a été mis en place. Cette instance sera chargée d’analyser l’évolution des marchés internationaux, d’évaluer les niveaux de stock disponibles et de proposer, en temps réel, les ajustements nécessaires. Elle devra également formuler des recommandations en matière de politique tarifaire et de gestion des subventions, en tenant compte des équilibres macroéconomiques du pays.

Thiès : quatre nouveaux suspects arrêtés dans le cadre d’une délégation judiciaire du TGI de Pikine-Guédiawaye

L’enquête ouverte sur commission rogatoire du juge d’instruction du premier cabinet près le Tribunal de Grande Instance de Pikine-Guédiawaye connaît un nouveau développement. Selon des informations rapportées par Seneweb, la Gendarmerie nationale, placée sous le commandement du Général Martin Faye, a procédé lundi à l’interpellation de quatre nouveaux suspects dans la commune de Thiès.

Ces arrestations s’inscrivent dans le cadre de l’exécution d’une délégation judiciaire visant à faire avancer les investigations sur une affaire dont les contours exacts n’ont pas encore été rendus publics. Les personnes appréhendées sont identifiées sous les initiales N. Diop, étudiant domicilié à la Cité Senghor, A. Diallo, étudiant arabisant âgé de 24 ans, H. Massaly, commerçant de 31 ans, ainsi que D. Mbaye, 29 ans. Ce dernier est présenté par les enquêteurs comme un intermédiaire entre une structure sanitaire et des personnes vivant avec le VIH.

Les opérations ont été menées par la Brigade de recherches de Thiès, relevant de la compagnie locale. D’après les éléments disponibles, les suspects ont été interpellés à l’issue d’investigations approfondies conduites sur le terrain. Dans la nuit de lundi, ils ont été transférés sous haute escorte vers Dakar par la Brigade de recherches de Keur Massar afin de poursuivre leur audition et les actes d’enquête nécessaires à la manifestation de la vérité.

Les autorités indiquent que ces arrestations ont été rendues possibles grâce à l’utilisation de techniques d’investigation modernes, notamment l’exploitation et l’analyse des téléphones portables des personnes mises en cause. Les données numériques collectées auraient permis de consolider certains indices et de remonter des pistes jugées déterminantes par les enquêteurs.

L’affaire est suivie de près par le parquet de Pikine-Guédiawaye. Le procureur Saliou Dicko, chef du parquet, a été informé de l’évolution du dossier. L’enquête se poursuit afin d’établir les responsabilités éventuelles et de situer précisément le rôle de chacun des suspects dans cette affaire qui suscite déjà une vive attention.

Mondial 2026 : l’ANPS anticipe la question des visas pour les journalistes sénégalais

À l’approche de la Coupe du monde 2026 prévue aux États-Unis, au Canada et au Mexique, le président de l’Association nationale de la presse sportive (ANPS), Abdoulaye Thiam, a levé le voile sur les démarches entreprises pour faciliter la participation des journalistes sénégalais à cet événement planétaire. Conscient des difficultés souvent liées aux procédures consulaires américaines, il a engagé des discussions en amont avec l’ambassade des États-Unis à Dakar afin d’éviter toute mauvaise surprise à l’approche de la compétition.

Une délégation de l’ANPS a ainsi été reçue par les services diplomatiques américains pour échanger sur les modalités pratiques d’obtention de visa pour les professionnels des médias. À l’issue de cette rencontre, Abdoulaye Thiam a partagé une information jugée rassurante : les journalistes accrédités relèvent de la catégorie « visa I », spécifiquement dédiée aux représentants de la presse étrangère. Ce statut les dispense des cautions financières de 5 à 10 millions de FCFA parfois exigées pour certains voyageurs, une contrainte qui suscitait des inquiétudes au sein de la corporation.

Toutefois, le président de l’ANPS a précisé que l’obtention du visa reste strictement conditionnée par une accréditation préalable délivrée par la FIFA. Sans cette validation officielle, aucune demande ne pourra aboutir. Cette exigence renforce la nécessité pour les médias sénégalais d’anticiper leurs démarches administratives et de se conformer scrupuleusement aux critères fixés par l’instance mondiale du football.

Abdoulaye Thiam a également attiré l’attention sur certaines contraintes nouvelles. Les visas de long séjour, d’une durée d’un an ou de dix ans, sont devenus rares et sont souvent assortis d’une seule entrée sur le territoire américain. Une situation qui pourrait compliquer les déplacements entre les trois pays hôtes du tournoi. Dans cette optique, l’ANPS envisage de déposer une première demande test afin d’évaluer les délais et la fluidité du processus. « Je préfère sauter moi-même », a déclaré Abdoulaye Thiam, assumant sa volonté d’ouvrir la voie pour mesurer concrètement les réalités administratives avant l’engagement massif des autres journalistes.

Le président de l’ANPS a par ailleurs insisté sur la rigueur exigée par les autorités américaines. Les demandes de visa s’effectuent intégralement en ligne, avec paiement préalable des frais et prise d’empreintes digitales lors du rendez-vous consulaire. Les informations fournies doivent être exactes, complètes et cohérentes. Les services consulaires disposent d’outils de vérification avancés, notamment en ce qui concerne l’historique des déplacements internationaux des demandeurs. Toute omission ou incohérence pourrait entraîner un refus.

Enfin, Abdoulaye Thiam a lancé un appel à la responsabilité numérique des journalistes. Dans le cadre des procédures actuelles, les candidats peuvent être amenés à communiquer leurs identifiants de réseaux sociaux. Les contenus publiés en ligne, même supprimés, peuvent être consultés et analysés par les autorités compétentes. Il a ainsi invité les professionnels des médias à faire preuve de retenue, de professionnalisme et de vigilance dans leurs publications.

Ramadan : le MESRI et le COUD rappellent les règles de sécurité et d’organisation dans les campus universitaires

À l’approche et durant la période du mois béni de Ramadan, le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, en collaboration avec le Centre des Œuvres Universitaires de Dakar (COUD), a publié une note d’information à l’intention des étudiants résidant dans les campus universitaires. Les autorités entendent ainsi prévenir tout incident et garantir un cadre de vie sûr, ordonné et salubre au sein des résidences universitaires.

Dans ce document, les responsables universitaires insistent sur la nécessité de respecter strictement un certain nombre de dispositions, motivées par des impératifs de sécurité des personnes et de protection des biens. Il est notamment annoncé l’arrêt immédiat de l’introduction, de la détention, du stockage et de l’utilisation de bonbonnes de gaz à l’intérieur des pavillons universitaires. Cette mesure vise à réduire les risques d’incendie et d’explosion, particulièrement en cette période où la préparation des repas de rupture du jeûne, communément appelés « ndogou », est plus fréquente.

Dans la même dynamique, l’administration rappelle l’interdiction formelle de cuisiner ou d’effectuer toute préparation de repas à l’intérieur des chambres et des pavillons d’hébergement. Selon la note, ces pratiques constituent une source potentielle de dangers, mais aussi de nuisances liées à l’insalubrité, aux odeurs et aux encombrements des espaces communs. Les autorités universitaires appellent ainsi les étudiants à faire preuve de responsabilité et de discipline afin de préserver la tranquillité et le bien-être collectif.

Par ailleurs, la question des dons de « ndogou » ou de repas provenant de l’extérieur du campus fait également l’objet d’un encadrement spécifique. Désormais, toute initiative de distribution devra obligatoirement faire l’objet d’une autorisation préalable délivrée par l’administration du COUD. Le ministère précise qu’aucune distribution ne sera tolérée sans cette validation administrative, soulignant que cette exigence vise à assurer une meilleure organisation, à éviter les attroupements incontrôlés et à garantir le respect des règles d’hygiène et de sécurité.

Thiès : les syndicats d’enseignants haussent le ton et dénoncent des « ponctions injustes » sur les salaires

À Thiès, la tension reste vive dans le secteur de l’éducation. Dans le cadre de la mise en œuvre du cinquième plan d’action du G7, les syndicats d’enseignants, après avoir observé un débrayage ce mardi matin, se sont réunis en assemblée générale au CEM Mamadou Diaw pour faire le point sur la situation et définir la suite de leur mouvement.

À l’issue de la rencontre, les responsables syndicaux ont exprimé de vives préoccupations face à ce qu’ils qualifient de climat délétère. Ils dénoncent un contexte marqué par des « menaces voilées », des tentatives d’intimidation, des manipulations de l’opinion publique et, surtout, des retenues jugées injustes sur les salaires des enseignants engagés dans la lutte.

Prenant la parole devant ses camarades, le secrétaire général du Saems à Thiès, Sirakhata Guèye, a tenu un discours ferme et mobilisateur. Selon lui, les enseignants ne sont « ni faibles, ni isolés, ni désorganisés ». Il a rappelé leur rôle central dans la société, les présentant comme des éducateurs, des bâtisseurs de conscience et des piliers indispensables de la Nation. Face aux menaces et aux pressions, il a appelé ses collègues à garder « la tête haute » et à ne pas céder à la peur.

Il a déploré ce qu’il considère comme une stratégie visant à intimider les enseignants par la menace de sanctions et de retenues sur salaire, tout en cherchant à les opposer aux parents d’élèves et à les présenter comme des perturbateurs du système éducatif. Pour lui, il est essentiel de rester lucide et de rappeler que revendiquer dans le respect des lois n’a rien d’un crime. Exiger l’application d’accords signés avec l’État ne saurait être assimilé à un acte de rébellion, tout comme défendre sa dignité professionnelle ne constitue en rien une faute.

Revenant sur les ponctions opérées sur les salaires, Sirakhata Guèye a reconnu l’impact douloureux de ces mesures sur les enseignants et leurs familles. Toutefois, il a insisté sur le fait qu’un salaire amputé ne doit jamais signifier une dignité amputée. Il a affirmé que le combat mené par les syndicats n’a pas pour objectif le désordre, mais la justice et le respect des engagements pris. Selon lui, un État fort ne se définit pas par sa capacité à sanctionner ses enseignants, mais par son aptitude à dialoguer, à honorer ses promesses et à protéger l’école publique.

Le cinquième plan d’action du G7 doit se conclure le vendredi 6 mars 2026 par une grève totale. D’ici là, les syndicats maintiennent la pression et poursuivent le boycott des évaluations ainsi que des cellules d’animation pédagogique.

Les revendications restent inchangées. Les syndicats exigent notamment la matérialisation des deux décrets signés en faveur des enseignants décisionnaires, la valorisation de leurs pensions de retraite, l’augmentation de l’âge de départ à la retraite à 65 ans, l’arrêt de la surimposition, l’imputation budgétaire pour les enseignants décisionnaires à la retraite ainsi que la fin des lenteurs administratives.

Extradition de Madiambal Diagne : la Cour d’appel de Versailles rend un avis partiellement favorable, l’intéressé évoque une « demi-victoire »

La Cour d’appel de Versailles a rendu sa décision concernant la demande d’extradition introduite par l’État du Sénégal à l’encontre du journaliste et homme d’affaires Madiambal Diagne. Les magistrats ont émis un avis partiellement favorable, une issue que l’intéressé qualifie lui-même de « demi-victoire » et qu’il estime inédite dans la pratique judiciaire en matière d’extradition.

À la sortie de l’audience, Madiambal Diagne s’est exprimé avec prudence mais sérénité. Selon lui, la décision de la juridiction française tranche de manière inhabituelle avec les schémas classiques observés dans ce type de procédure. « C’est quelque chose que je peux considérer, plus ou moins, comme inédit. Parce qu’une demande d’extradition, on y satisfait ou on n’y satisfait pas. Mais dire que nous coupons la poire en deux, en disant qu’on est partiellement pour un avis favorable, ça pose un problème, peut-être de droit ou de pratique judiciaire », a-t-il déclaré, soulignant que ses avocats entendent examiner les voies de recours possibles.

Dans les procédures d’extradition, la juridiction saisie ne statue pas sur la culpabilité de la personne concernée, mais vérifie la conformité de la demande avec les règles de droit interne et les engagements internationaux, notamment en matière de respect des droits fondamentaux. L’avis rendu par la cour d’appel constitue une étape déterminante, mais il ne met pas nécessairement un terme au processus, puisqu’un pourvoi en cassation peut être formé pour contester la légalité ou l’interprétation juridique de la décision.

C’est précisément cette voie que l’équipe de défense de Madiambal Diagne envisage d’emprunter. Pour ses conseils, le caractère partiellement favorable de l’avis soulève des interrogations juridiques importantes. Une extradition « partielle » signifie en général que certains faits retenus dans la demande sont jugés recevables au regard du droit applicable, tandis que d’autres ne remplissent pas les conditions requises. Cette approche, bien que prévue par les textes dans certaines hypothèses, reste relativement rare et peut donner lieu à des débats techniques sur son fondement et sa portée.

En se déclarant confiant, Madiambal Diagne considère néanmoins que cette décision constitue un premier signal positif. Le rejet implicite d’une partie des griefs formulés par les autorités sénégalaises est perçu par lui comme une reconnaissance partielle des arguments développés par sa défense. Il insiste toutefois sur la nécessité d’obtenir une clarification définitive à travers un éventuel recours en cassation, afin de sécuriser juridiquement sa situation.

Au-delà du cas individuel, cette affaire met en lumière la complexité croissante des mécanismes de coopération judiciaire internationale. Entre respect de la souveraineté des États demandeurs et protection des droits fondamentaux des personnes visées, les juridictions sont souvent amenées à opérer des arbitrages délicats. La décision rendue à Versailles illustre ces équilibres subtils et pourrait, selon certains observateurs, nourrir la réflexion doctrinale sur l’évolution de la pratique en matière d’extradition.

La LONASE débloque 18 millions FCFA pour soutenir 18 supporters sénégalais détenus au Maroc

La Loterie Nationale Sénégalaise (LONASE) a annoncé, à travers un communiqué publié le 2 mars 2026, le décaissement d’une enveloppe exceptionnelle de 18 millions de francs CFA en faveur de 18 supporters sénégalais actuellement détenus au Maroc. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de l’appel à la solidarité nationale lancé par les autorités sénégalaises pour venir en aide à ces compatriotes en difficulté hors du territoire national.

L’appui financier, coordonné par la Fondation Lonase, prévoit l’octroi d’un montant d’un million de francs CFA par supporter. Selon l’institution, cette contribution vise à couvrir des besoins urgents, notamment liés à l’assistance juridique, aux conditions de détention et au soutien aux familles restées au pays. Au-delà du simple geste financier, la LONASE entend ainsi manifester la solidarité nationale envers des citoyens confrontés à une situation délicate à l’étranger.

Cette action intervient dans un contexte spirituel particulier marqué par la concomitance du mois de Ramadan et du Carême. Pour la direction générale, cette période de recueillement et de partage renforce la portée symbolique de l’initiative. Elle traduit une volonté de conjuguer responsabilité institutionnelle et valeurs de solidarité profondément ancrées dans la société sénégalaise.

Sous la conduite de son Directeur général, le Dr Toussaint Manga, la LONASE réaffirme à travers cet acte son slogan : « La fortune aux souscripteurs, les bénéfices à la Nation ». L’entreprise publique met en avant sa vocation sociale, rappelant que ses performances financières doivent également servir l’intérêt collectif. Ces dernières années, l’institution a intensifié ses actions de responsabilité sociétale, multipliant les initiatives dans les domaines de la santé, de l’éducation, du sport et de l’assistance aux couches vulnérables.

Extradition de Madiambal Diagne : la Cour d’appel de Versailles attendue au tournant

Le feuilleton judiciaire opposant l’État du Sénégal au journaliste et homme d’affaires Madiambal Diagne connaît une étape décisive ce mardi 3 mars. Sauf renvoi de dernière minute, la Cour d’appel de Versailles doit rendre son délibéré sur la demande d’extradition introduite par les autorités sénégalaises, selon des informations rapportées par le quotidien Libération. Cette décision est particulièrement attendue, tant elle pourrait influer sur la suite d’une procédure qui s’étend désormais sur plusieurs mois et qui a suscité de vives réactions, aussi bien au Sénégal qu’à l’étranger.

Lors de l’audience tenue le 2 février dernier, les débats ont mis en lumière deux lectures radicalement opposées du dossier. La défense de Madiambal Diagne a plaidé le rejet pur et simple de la demande d’extradition. Ses avocats ont soutenu que la procédure engagée contre leur client serait entachée de considérations politiques, arguant que le journaliste ferait l’objet de poursuites en raison de ses prises de position publiques et de ses activités professionnelles. Ils ont également évoqué des risques liés au respect de ses droits fondamentaux en cas de retour au Sénégal, estimant que les garanties offertes ne seraient pas suffisantes pour assurer un procès équitable.

En face, l’État du Sénégal a défendu la solidité de son dossier et assuré avoir satisfait aux exigences procédurales posées par la juridiction française. Les représentants de Dakar ont affirmé que toutes les garanties judiciaires nécessaires avaient été fournies, insistant sur l’indépendance des juridictions sénégalaises et sur le respect des normes internationales en matière de droits de la défense. Pour les autorités sénégalaises, il s’agit d’une procédure judiciaire ordinaire fondée sur des éléments précis, et non d’une démarche à caractère politique.

Cette affaire trouve son origine dans un rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF), qui avait déclenché une série de poursuites et conduit à l’incarcération de plusieurs proches du journaliste. L’enquête portait notamment sur des soupçons d’infractions financières, dans un contexte de forte tension politico-judiciaire. Au fil des mois, cependant, la situation judiciaire des personnes mises en cause a évolué de manière significative.

L’épouse de Madiambal Diagne, Mabintou Diagne, ainsi que ses fils Mohamed et Sérigne Saliou, initialement placés en détention, ont bénéficié d’une liberté provisoire. Leur remise en liberté a été perçue par certains observateurs comme un signe d’apaisement dans un dossier qui avait alimenté de nombreuses controverses. Plus récemment, Serigne Omar Mbaye, poursuivi pour association de malfaiteurs et dernier suspect encore détenu dans cette affaire, a été remis en liberté par la Cour suprême du Sénégal. À ce stade, plus aucun mis en cause n’est maintenu en détention dans le cadre de ce dossier sur le territoire sénégalais.

La décision attendue à Versailles intervient ainsi dans un climat décrit comme plus décrispé sur le plan judiciaire au Sénégal. Toutefois, l’enjeu demeure majeur pour Madiambal Diagne. Si la cour venait à donner un avis favorable à l’extradition, la procédure pourrait encore se poursuivre à travers d’éventuels recours, notamment devant les juridictions administratives françaises. En revanche, un refus d’extradition constituerait un revers significatif pour l’État sénégalais et relancerait le débat sur la dimension politique alléguée de l’affaire.

Macky Sall officiellement candidat au poste de Secrétaire général de l’ONU

La candidature de l’ancien président sénégalais Macky Sall au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies est désormais officielle. Son dossier a été enregistré par l’Assemblee général des Nations unies , marquant une étape formelle et significative dans le processus de sélection du prochain chef de l’institution onusienne.

Présentée par le Burundi dans le cadre du mécanisme de désignation pour l’échéance de 2026, cette candidature figure désormais parmi les prétendants déclarés à la succession de l’actuel Secrétaire général, António Guterres. Ce dernier arrive au terme de son second mandat, ouvrant la voie à une nouvelle phase de consultations diplomatiques intenses entre États membres.

L’enregistrement par l’Assemblée générale ne signifie pas une élection automatique, mais confirme que la candidature remplit les conditions formelles requises. Le processus de sélection du Secrétaire général des Nations unies repose sur une recommandation du Conseil de sécurité, suivie d’une nomination validée par l’Assemblée générale. Traditionnellement, plusieurs cycles de consultations informelles sont organisés afin d’évaluer les profils en lice, leurs visions et leur capacité à rassembler un large consensus international.

La présentation du dossier de Macky Sall par le Burundi s’inscrit dans la logique de rotation géographique non écrite qui guide souvent le choix du Secrétaire général. Après des mandats exercés par des personnalités européennes, asiatiques, africaines et latino-américaines au fil de l’histoire de l’organisation, certains observateurs estiment que l’Afrique pourrait légitimement revendiquer le poste en 2026. Cette dynamique pourrait renforcer les chances d’un candidat issu du continent, à condition qu’il obtienne l’appui des grandes puissances membres du Conseil de sécurité.

Durant ses douze années à la tête du Sénégal, Macky Sall a occupé plusieurs fonctions sur la scène internationale, notamment la présidence de l’Union africaine. Son expérience diplomatique, sa participation aux grands forums multilatéraux et son implication dans les dossiers de sécurité, de développement et de climat constituent des éléments susceptibles d’alimenter son argumentaire face aux autres candidats.

La compétition s’annonce toutefois ouverte et exigeante. Le futur Secrétaire général devra faire face à des défis mondiaux majeurs, notamment les tensions géopolitiques croissantes, les crises sécuritaires, les urgences climatiques et les inégalités de développement. Le profil recherché devra conjuguer capacité de médiation, leadership moral et aptitude à maintenir l’équilibre entre les intérêts parfois divergents des grandes puissances.

Présidentielle 2029 : Marième Diakhaté Mbacké déplore les réponses « floues » de Bassirou Diomaye Faye lors d’un ndogou au Palais

La députée Marième Diakhaté Mbacké dit être restée sur sa faim à l’issue du ndogou organisé vendredi dernier au Palais de la République, à l’initiative du chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye. Conviée à cette rencontre aux côtés d’une centaine de parlementaires et de maires du parti Pastef, l’élue espérait obtenir des clarifications sur les intentions du Président en vue de l’élection présidentielle de 2029. Selon elle, les réponses apportées par leur hôte n’ont pas permis de dissiper les interrogations qui agitent déjà les rangs du camp présidentiel.

Dans un entretien accordé au quotidien L’Observateur et paru ce lundi, Marième Diakhaté Mbacké révèle que deux questions majeures ont été posées au chef de l’État au cours des échanges. La première portait sur une éventuelle candidature de Bassirou Diomaye Faye à sa propre succession en 2029, alors que certaines voix prêtent au Président l’intention de briguer un nouveau mandat. La seconde concernait l’hypothèse d’une candidature d’Ousmane Sonko, figure centrale de Pastef et actuel Premier ministre.

D’après la députée, sur la question relative à Ousmane Sonko, le Président aurait pris ses distances. « Il a signalé que cela ne dépendait pas de lui », rapporte-t-elle, précisant qu’il aurait affirmé ne pas gérer la candidature de Sonko. Pour Marième Diakhaté Mbacké, cette posture équivaut à un désengagement. Elle estime que le chef de l’État a ainsi « dégagé toutes ses responsabilités », laissant entendre que la décision relèverait d’une autre instance ou d’un processus interne au parti.

S’agissant de sa propre éventuelle candidature, la parlementaire évoque une réponse qu’elle juge évasive. Selon elle, Bassirou Diomaye Faye n’a pas clairement indiqué s’il serait candidat ou non en 2029. « Sa réponse m’a semblé floue », confie-t-elle, ajoutant que cette absence de position tranchée a ravivé les interrogations au sein des responsables présents. Pour l’élue, le Président ne les a « vraiment pas édifiés » sur ses intentions.

Marième Diakhaté Mbacké établit même un parallèle avec une séquence politique récente encore vive dans les mémoires. Elle compare l’attitude du chef de l’État à celle de Macky Sall lorsqu’il entretenait le doute autour d’une éventuelle troisième candidature, résumée à l’époque par un « ni oui ni non » resté célèbre. Cette référence illustre, selon elle, le malaise suscité par des réponses jugées ambiguës sur une question aussi sensible.

Cité Tacko de Rufisque

Le Khalife de Bambilor pose la première pierre d’une Daara moderne

A l’initiative des femmes de la Daara Sop Nabi de la Cité Tacko de Rufisque, le Khalife général de Bambilor a procédé ce dimanche 1er mars 2026, à la pose de la première pierre d’une Daara moderne en présence des autorités locales et religieuses mais aussi, des notables de la vieille ville.

Réunies autour de l’Imam Ratib, Oustaz Abdoul Aziz Diop qui leur a enseigné la parole de Dieu (Coran) et la « Suna » du Prophète (Psl), ces braves femmes ont, au paravant, organisé une conférence religieuse à l’intention des populations des quartiers environnants à l’occasion du mois béni de Ramadan.

Le khalife a formulé des prières pour l’érection rapide de ce daara qui devra accueillir toute personne intéressée par l’apprentissage et la mémorisation du Saint Coran. Thierno Amadou Ba a également magnifié la démarche de ces femmes qui n’ont pas manqué de séduire l’assistance par des récitals du Coran.

A.S

APR : Macky Sall lance une nouvelle phase de réorganisation interne et fixe l’échéance au 15 mars

Le président de l’Alliance pour la République, Macky Sall, a rendu publique, ce 2 mars 2026 à Dakar, une note circulaire consacrée à la réorganisation interne de son parti. À travers ce document, le leader de l’APR entend accélérer la restructuration des instances et renforcer l’efficacité organisationnelle de la formation politique dans un contexte marqué par d’importants enjeux nationaux.

Dans la circulaire, il est indiqué que plusieurs étapes significatives ont déjà été franchies dans le processus de réaménagement des structures du parti. Parmi celles-ci figurent la mise en place des Secrétariats exécutifs départementaux (SED) et des Secrétariats exécutifs communaux (SEC) dans certaines localités, ainsi que l’installation du Comité de liaison et de suivi des activités du Secrétariat exécutif national (SEN). Ces dispositifs sont présentés comme des leviers essentiels pour assurer une meilleure coordination entre les différents échelons du parti et garantir une plus grande cohérence dans l’action politique.

Toutefois, la note souligne que l’objectif à ce stade est de rendre pleinement opérationnelles les structures dont les responsables ont déjà été désignés. Il ne s’agit plus seulement de procéder à des nominations, mais d’engager concrètement les équipes dans une dynamique de travail structurée, avec des missions clairement définies et des résultats attendus dans des délais précis.

À cet effet, une échéance ferme a été fixée au 15 mars 2026. Le président de l’APR instruit le Comité de liaison et de suivi du SEN de veiller scrupuleusement à l’application des directives auprès de toutes les entités concernées. Chaque structure devra, au plus tard à cette date, accomplir deux tâches majeures. La première consiste à constituer une équipe de coordination composée de vingt membres au maximum, dont la liste nominative devra être transmise au comité compétent. La seconde obligation porte sur l’élaboration et la soumission d’un plan d’actions général assorti d’un programme d’activités trimestriel, afin d’inscrire l’action du parti dans une perspective organisée et planifiée.

À travers ces mesures, Macky Sall entend consolider la dynamique de remobilisation des militants et des responsables à tous les niveaux. La circulaire fait d’ailleurs référence au contexte politique actuel, qualifié d’exigeant, et appelle à une mobilisation soutenue pour préserver la cohésion interne et renforcer la présence du parti sur le terrain.

La coalition Diomaye Président convoque une Assemblée générale décisive pour valider ses textes fondateurs

La coalition Diomaye Président a annoncé la tenue de son Assemblée générale ce samedi 7 mars à l’Hôtel King Fahd à Dakar, à partir de 10 heures. Cette rencontre est présentée comme une étape déterminante dans la structuration et la consolidation de l’alliance politique, avec à l’ordre du jour la validation officielle de ses textes fondateurs.

Jugée cruciale par les responsables de la coalition, cette Assemblée générale vise à doter la plateforme d’un cadre formel régissant son fonctionnement interne, ses mécanismes de prise de décision ainsi que ses orientations stratégiques. À travers cette démarche, la coalition entend franchir un cap dans son organisation, en passant d’une dynamique de mobilisation à une structuration institutionnelle claire et partagée par l’ensemble de ses composantes.

Dans un communiqué, le superviseur général de la coalition, Aminata Touré, a précisé qu’un représentant par parti ou mouvement membre prendra part à la session. Cette disposition vise à garantir une représentation équilibrée des différentes entités qui composent la coalition, laquelle revendique plus de 400 membres. Les responsables soulignent que cette approche permettra d’assurer la légitimité et la transparence du processus de validation des textes, tout en favorisant l’adhésion collective aux règles qui encadreront désormais le fonctionnement de l’alliance.

L’organisation logistique de l’événement fait également l’objet d’une attention particulière. Les participants sont invités à confirmer leur présence auprès de Samba Gueye, chargé de l’établissement des badges d’accès. Cette mesure, selon la direction, a pour objectif de fluidifier l’entrée dans la salle et d’éviter tout désordre le jour de l’Assemblée générale. La coalition insiste sur la nécessité pour chaque représentant désigné de se conformer à cette procédure afin de faciliter le bon déroulement des travaux.

Des dispositions sécuritaires strictes seront mises en place à l’entrée de la salle. Les organisateurs annoncent un contrôle rigoureux, appelant les membres à faire preuve de patience et de coopération. Ces mesures interviennent dans un contexte où les rassemblements politiques exigent une vigilance accrue, tant pour garantir la sécurité des participants que pour préserver le caractère serein et ordonné des débats.

Macky Sall candidat au poste de secrétaire général de l’ONU : Abdou Mbow confirme un dépôt officiel par l’Union africaine

Le député Abdou Mbow a affirmé que la candidature de Macky Sall au poste de secrétaire général des Nations Unies a été officiellement déposée au siège de l’ONU par le président du Burundi, actuel président en exercice de l’Union africaine (UA). Selon lui, cette démarche traduit un soutien institutionnel clair de l’organisation continentale en faveur de l’ancien chef de l’État sénégalais.

D’après le parlementaire, le fait que le président en exercice de l’UA ait procédé au dépôt du dossier signifie que la candidature est portée par l’ensemble de l’Union africaine. Il y voit la reconnaissance d’un leadership africain affirmé, estimant que Macky Sall dispose d’une stature internationale et d’une capacité de dialogue avec différents blocs géopolitiques. « Je le confirme, c’est la réalité », a-t-il déclaré, insistant sur le caractère officiel de l’initiative.

Pour Abdou Mbow, cette candidature représente une opportunité historique, non seulement pour le Sénégal, mais aussi pour l’Afrique francophone et le monde musulman. Il a souligné qu’une éventuelle élection de Macky Sall constituerait une première majeure : celle d’un francophone musulman à la tête de l’Organisation des Nations Unies. À ses yeux, une telle consécration renforcerait considérablement le rayonnement diplomatique du Sénégal et consoliderait la place du continent africain dans la gouvernance mondiale.

Le député a également mis en avant le bilan diplomatique de l’ancien président, affirmant que Macky Sall a contribué à accroître la visibilité internationale du Sénégal et à dynamiser sa diplomatie, notamment sur le plan économique. Il estime que son accession à la tête de l’ONU serait « une aubaine » pour le pays, pour l’Afrique et pour les peuples qui se reconnaissent dans son parcours et son leadership.

Abdou Mbow a par ailleurs interpellé les autorités sénégalaises actuelles sur la nécessité d’apporter un soutien clair à cette candidature. Selon lui, le Sénégal ne saurait rester en retrait face à une initiative portée par l’Union africaine. Il a conseillé aux dirigeants en place de ne pas « être à la traîne », considérant qu’un appui national cohérent serait déterminant pour maximiser les chances de succès d’une candidature qui, affirme-t-il, bénéficie déjà d’un soutien continental.

Dette publique : le Sénégal emprunte plus cher que le Burkina Faso malgré une forte mobilisation sur UMOA-Titres

Le Sénégal a mobilisé 108,79 milliards de francs CFA, soit environ 195 millions de dollars, lors de l’adjudication du vendredi 27 février sur la plateforme de l’UMOA-Titres. L’opération, qui visait initialement 100 milliards de francs CFA, a enregistré un taux de couverture de 161 %, traduisant un intérêt marqué des investisseurs. En apparence, cette sursouscription témoigne d’une capacité intacte du Trésor sénégalais à lever des fonds sur le marché régional. Mais derrière cette performance quantitative se cache une évolution plus préoccupante : le coût de la dette à court terme poursuit sa progression et dépasse désormais celui du Burkina Faso, pourtant confronté à une grave crise sécuritaire.

Sur les bons du Trésor à 364 jours, le Sénégal a servi un rendement moyen de 6,79 %, en hausse de 17 points de base par rapport à la séance précédente du 20 février. Cette augmentation, prise isolément, pourrait s’inscrire dans un contexte plus large de tensions sur les marchés de taux au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), où plusieurs États font face à des besoins de financement croissants dans un environnement monétaire plus exigeant. Toutefois, la comparaison avec le Burkina Faso confère à cette évolution une portée particulière.

Le 25 février, soit deux jours avant l’émission sénégalaise, le Burkina Faso a levé des ressources sur des maturités similaires à un rendement moyen de 6,16 %, soit 63 points de base de moins que le Sénégal. Ce différentiel interpelle. Le Burkina Faso traverse une crise sécuritaire majeure, avec une partie significative de son territoire affectée par l’insécurité liée aux groupes armés. En théorie financière, un tel contexte devrait se traduire par une prime de risque plus élevée et donc par des taux d’intérêt supérieurs pour Ouagadougou. Or, la situation observée sur le marché régional indique désormais l’inverse.

Cette inversion relative des perceptions de risque semble liée aux développements intervenus au Sénégal en 2024, notamment la révélation d’environ 7 milliards de dollars d’engagements non déclarés contractés sous l’administration précédente. Cette mise au jour d’obligations budgétaires hors bilan a constitué un choc pour les investisseurs et partenaires financiers. Même si elle a été présentée comme un exercice de transparence visant à clarifier la situation réelle des finances publiques, elle a aussi suscité des interrogations sur la fiabilité passée des données budgétaires et sur la soutenabilité de la trajectoire d’endettement.

Dans les marchés obligataires, la confiance est un déterminant central. Lorsque la crédibilité budgétaire est fragilisée, les investisseurs exigent mécaniquement une rémunération plus élevée pour compenser l’incertitude perçue. Cette prime de méfiance se traduit directement dans les taux d’adjudication. Ainsi, malgré une demande globalement robuste, le Sénégal doit consentir des rendements plus importants pour attirer les capitaux nécessaires à son financement.

La hausse des taux à court terme n’est pas neutre pour les finances publiques. Chaque point de base supplémentaire accroît le coût du service de la dette, particulièrement dans un contexte où les besoins de refinancement sont importants et où la part des instruments à maturité courte reste significative. À moyen terme, cette dynamique peut réduire les marges budgétaires disponibles pour financer les investissements publics, les politiques sociales ou les projets structurants inscrits dans les priorités nationales.

Pour inverser cette tendance, les autorités sénégalaises devront rassurer les marchés sur plusieurs fronts. Il s’agira d’abord de consolider la transparence budgétaire en garantissant une communication régulière, exhaustive et crédible sur l’état des finances publiques. Ensuite, la mise en œuvre d’une stratégie claire d’assainissement, combinant maîtrise des dépenses, élargissement de l’assiette fiscale et optimisation de la gestion de la dette, sera déterminante pour restaurer la confiance. Enfin, la capacité à maintenir la stabilité macroéconomique dans un environnement régional et international incertain constituera un élément clé de la perception des investisseurs.

La sursouscription observée lors de la dernière adjudication montre que le Sénégal conserve un accès fonctionnel au marché régional des capitaux. Toutefois, le niveau des rendements exigés rappelle que la confiance se mesure moins à la quantité de fonds mobilisés qu’au prix auquel l’État parvient à les lever. Dans ce contexte, la priorité pour Dakar sera de réduire progressivement la prime de risque qui pèse aujourd’hui sur sa signature souveraine afin de préserver sa soutenabilité budgétaire et ses ambitions de développement.

Le correspondant de France 24 au Sénégal porte plainte pour diffamation sur les réseaux sociaux

Le correspondant de France 24 au Sénégal, Elimane Ndao, a déposé une plainte auprès de la Division spéciale de cybersécurité (DSC), entité relevant de la Direction de la Police judiciaire, suite à la diffusion de rumeurs et de propos injurieux le visant sur les réseaux sociaux.

Dans une déclaration publique, le journaliste indique avoir saisi la DSC contre « au moins quatre personnes formellement identifiées » qu’il accuse d’avoir relayé des « informations fausses, grossières et graves » ainsi que des « injures infamantes » à son encontre. Selon lui, la plainte, désormais enregistrée, concerne des faits de diffusion de contenus qu’il estime diffamatoires.

Elimane Ndao précise qu’il est prêt à retourner devant les enquêteurs « dès demain » pour déposer de nouvelles plaintes si d’autres individus s’aventuraient à relayer ces rumeurs. Il assure que les personnes ciblées par sa démarche ont déjà été identifiées par les autorités.

Cette affaire intervient après la publication d’informations par Seneweb, qui évoquait l’implication présumée d’un journaliste d’une chaîne internationale, actuellement hors du pays, dans un réseau de présumés homosexuels démantelé par la brigade de recherches de Faidherbe. Suite à ces révélations, certains internautes ont mentionné Elimane Ndao dans le cadre de ce dossier sensible, ce qui a motivé sa réaction et sa décision de porter plainte.

Contacté par Seneweb, le correspondant de France 24 a confirmé avoir engagé cette procédure, sans toutefois entrer dans les détails de l’enquête en cours. Il souligne que cette action vise à protéger son honneur et sa réputation face à la propagation de fausses informations à son sujet.

Deux drones iraniens visent des installations énergétiques stratégiques au Qatar

Le Qatar a annoncé lundi avoir été la cible de deux attaques de drones attribuées à l’Iran, visant des infrastructures énergétiques majeures du pays. Selon un communiqué du ministère qatari de la Défense, les engins ont frappé une centrale électrique à Mesaieed ainsi qu’un complexe terrestre de traitement du gaz dans la cité industrielle de Ras Laffan, deux sites névralgiques pour l’économie de l’émirat.

La première attaque a visé un réservoir d’eau appartenant à une centrale électrique située à Mesaieed, à environ 40 kilomètres au sud de Doha. Cette zone industrielle stratégique abrite plusieurs installations essentielles à la production et à la transformation des hydrocarbures. Mesaieed constitue un maillon central dans la chaîne énergétique qatarie, notamment en matière de traitement et d’exportation du gaz naturel. Les autorités n’ont pas précisé dans l’immédiat l’ampleur des dégâts ni fait état de victimes, mais ont indiqué que les services compétents étaient mobilisés pour sécuriser le périmètre et évaluer les impacts techniques.

La seconde attaque a ciblé une installation énergétique située dans la cité industrielle de Ras Laffan, à environ 80 kilomètres au nord de la capitale. Cette infrastructure appartient à QatarEnergy, la compagnie publique chargée de l’exploitation et du développement des ressources énergétiques du pays. Ras Laffan est considérée comme l’un des plus grands centres mondiaux de traitement et d’exportation de gaz naturel liquéfié. Elle regroupe plusieurs trains de liquéfaction, des installations portuaires et des complexes pétrochimiques stratégiques.

Le Qatar figure parmi les principaux producteurs mondiaux de gaz naturel liquéfié, aux côtés des États-Unis, de l’Australie et de la Russie. L’économie de l’émirat repose largement sur ses exportations de GNL, qui alimentent aussi bien les marchés européens qu’asiatiques. Toute perturbation de ses infrastructures énergétiques revêt donc une dimension internationale, susceptible d’influencer les marchés mondiaux de l’énergie déjà fragilisés par les tensions géopolitiques.

Doha partage avec Téhéran le plus grand gisement de gaz naturel au monde, connu sous le nom de North Field côté qatari et South Pars côté iranien. Selon les estimations de QatarEnergy, la partie qatarie du champ gazier contiendrait environ 10 % des réserves mondiales prouvées de gaz naturel. Ce réservoir offshore constitue le pilier stratégique du développement énergétique du pays et alimente les vastes installations de liquéfaction situées notamment à Ras Laffan.

Ces frappes interviennent dans un contexte régional particulièrement tendu, marqué par des rivalités persistantes et des affrontements indirects entre puissances du Moyen-Orient. Bien que le Qatar entretienne des relations diplomatiques avec l’Iran, ces attaques pourraient accentuer les tensions et entraîner des répercussions diplomatiques et sécuritaires dans la région du Golfe. Les autorités qataries n’ont pas encore détaillé les mesures de riposte envisagées, mais ont affirmé suivre la situation de près et renforcer la protection de leurs infrastructures stratégiques.

Le Mouvement Nittou Degg Valeurs réclame le démantèlement des réseaux homosexuels au Sénégal

Dakar, 2 mars 2026 – Le mouvement sénégalais Nittou Degg Valeurs a tenu ce lundi une conférence de presse à Dakar pour exprimer sa position sur la question de l’homosexualité dans le pays. Selon ses responsables, il s’agit d’une « position non négociable » qui s’inscrit dans une logique de protection des valeurs religieuses et ancestrales sénégalaises.

Le mouvement a annoncé qu’il exigeait « le démantèlement de tous les réseaux homosexuels et lesbiennes » et la condamnation des personnes impliquées. Pour ses porte-paroles, cette exigence ne relève pas de la haine envers autrui, mais de la défense du socle religieux et moral du Sénégal, qu’il s’agisse des principes islamiques ou chrétiens, ainsi que des valeurs traditionnelles transmises de génération en génération.

Nittou Degg Valeurs a justifié sa démarche en affirmant qu’il s’agit d’une « question de salubrité publique » face aux « tentatives insidieuses de normalisation » de l’homosexualité dans le pays. Le mouvement a également annoncé l’organisation d’une manifestation pacifique le même jour pour protester contre ce qu’il considère comme « l’effritement des mœurs et de l’identité sénégalaises » et pour demander la criminalisation effective de l’homosexualité.

Cette prise de position survient dans un contexte particulièrement tendu au Sénégal. Ces derniers jours, une trentaine de personnes, y compris certaines personnalités publiques, ont été interpellées dans le cadre d’un présumé scandale homosexuel et d’une transmission volontaire du VIH/Sida. Par ailleurs, le Premier ministre Ousmane Sonko a présenté à l’Assemblée nationale un projet de loi visant à durcir les sanctions pénales contre les homosexuels, marquant un revirement par rapport à ses promesses de campagne. Lors de celles-ci, il avait en effet indiqué son intention de criminaliser la pratique, mais sans détailler la portée des sanctions.

Cette nouvelle initiative met le Sénégal au centre d’un débat national sensible sur les droits humains, la morale publique et l’équilibre entre traditions religieuses et libertés individuelles, un sujet qui divise profondément l’opinion publique.

Le pays se retrouve ainsi confronté à une polarisation accrue entre partisans d’une stricte application des valeurs religieuses et traditionnelles, et ceux qui plaident pour le respect des droits et libertés fondamentales, dans un contexte où la question de l’homosexualité reste fortement stigmatisée.

Incendie au marché Sam de Guédiawaye : plusieurs cantines détruites, d’importants dégâts matériels

Dans la nuit du dimanche, aux alentours de 23 heures, un violent incendie a ravagé le marché Sam de Guédiawaye, provoquant une panique générale parmi les commerçants et habitants de la localité. Selon des témoignages recueillis sur place, plusieurs cantines ont été complètement consumées par les flammes, engendrant des pertes matérielles considérables pour les commerçants qui exploitent ces espaces.

Les sapeurs-pompiers de la Brigade nationale ont été alertés rapidement et se sont rendus sur les lieux pour maîtriser le sinistre. Malgré leur intervention rapide, l’étroitesse des voies d’accès au marché a compliqué leurs opérations et ralenti l’extinction des flammes, accentuant ainsi l’ampleur des dégâts. Plusieurs témoins ont rapporté une scène de chaos, avec des commerçants impuissants face à la propagation rapide du feu.

À ce jour, l’origine de l’incendie reste inconnue. Les autorités locales ont annoncé l’ouverture prochaine d’une enquête afin de déterminer les circonstances exactes de ce drame et de prévenir d’éventuels incidents similaires à l’avenir. Les commerçants affectés espèrent quant à eux bénéficier d’un soutien pour surmonter les pertes subies et reconstruire leurs installations.

Les populations locales, choquées par l’événement, appellent à des mesures renforcées de sécurité et de prévention dans les marchés pour éviter la répétition de tels incidents.

Exercice illégal de la médecine : un faux cabinet démantelé à Ouakam, deux ressortissants étrangers arrêtés

La Brigade territoriale de Ouakam a mis fin aux activités d’un cabinet médical clandestin opérant dans la commune de Ouakam, à Dakar. Deux individus de nationalité étrangère ont été interpellés le vendredi 27 février 2026 pour exercice illégal de la médecine, usurpation de fonction, faux en documents administratifs et mise en danger de la vie d’autrui.

L’affaire a débuté le mercredi 25 février 2026, lorsque les éléments de la brigade ont été saisis d’une information faisant état des agissements suspects d’un individu se présentant comme médecin. Selon les premiers renseignements, l’homme consultait des patients et délivrait des certificats médicaux portant l’en-tête d’un établissement hospitalier de la place. Or, après vérifications auprès de la structure concernée, il s’est avéré que le mis en cause n’y était ni connu ni répertorié dans le personnel médical.

Face à la gravité des faits présumés, les gendarmes ont ouvert une enquête afin de vérifier l’authenticité des documents délivrés et d’identifier les éventuels complices. Les investigations menées ont rapidement permis de localiser le principal suspect ainsi qu’un de ses acolytes. Les deux hommes ont été interpellés et placés en garde à vue pour les besoins de l’enquête.

Les perquisitions effectuées à leur domicile ont conduit à la découverte de plusieurs documents administratifs, dont des certificats médicaux déjà établis, des cachets et divers supports susceptibles d’être utilisés pour la confection de faux documents. Les enquêteurs ont également saisi un lot de matériels médicaux qui servaient à donner une apparence légale à leur activité illicite.

Selon des sources proches du dossier, les mis en cause auraient exercé pendant un certain temps en toute discrétion, recevant des patients et délivrant des documents médicaux pouvant être utilisés dans des démarches administratives ou professionnelles. Cette situation aurait exposé plusieurs personnes à des risques sanitaires importants, en l’absence de toute qualification reconnue et de contrôle médical conforme aux normes en vigueur.

Trafic de stupéfiants à Malika : neuf personnes déférées au parquet de Pikine-Guédiawaye

Une opération menée par le commissariat de Malika a abouti au démantèlement présumé d’un réseau de trafic de drogue opérant dans un appartement de la localité. Au terme de l’enquête, neuf individus ont été déférés au parquet de Pikine-Guediawaye. Le groupe est composé d’un Sénégalais et de huit ressortissants sierra-léonais, tous poursuivis pour détention, consommation et trafic de stupéfiants.

Selon des informations rapportées par le quotidien Libération , l’intervention policière fait suite à un renseignement signalant l’existence d’un réseau actif dans un appartement de Malika. Les forces de l’ordre ont alors mis en place une opération de vérification qui a permis de surprendre les suspects en possession de plusieurs substances illicites.

Au cours de la perquisition, les policiers ont procédé à une fouille minutieuse des lieux. Ils ont saisi 108 pilules supposées être de l’ecstasy, 15 comprimés dont la nature n’a pas encore été formellement identifiée, ainsi que plusieurs enveloppes contenant du kush, une drogue synthétique dont la circulation inquiète de plus en plus les autorités. Six autres enveloppes de kush ont été retrouvées sur l’un des mis en cause, identifié comme Cheikhou Camara.

L’affaire a pris une tournure particulièrement troublante avec la découverte impliquant une femme du groupe, identifiée comme Rougouyatou Camara, née en Sierra Leone. D’après les éléments de l’enquête, elle aurait tenté de dissimuler des comprimés psychotropes et trois petites enveloppes de kush dans la couche hygiénique de son bébé âgé de seulement deux mois. Un geste qui, s’il est avéré, illustre le degré d’organisation et les méthodes employées pour échapper aux contrôles.

Outre les produits stupéfiants, les enquêteurs ont également mis la main sur du matériel de conditionnement, notamment des sachets plastiques et une paire de ciseaux, laissant supposer une activité de reconditionnement et de distribution sur place.

Course mortelle sur l’axe Ourossogui–Matam : deux morts et un blessé grave après un pari de 2 000 FCFA

Un pari dérisoire de 2 000 FCFA a viré au drame sur l’axe reliant Ourossogui à Matam, dans le nord-est du Sénégal. Une course de vitesse improvisée entre deux conducteurs de motos-Jakarta a coûté la vie à deux personnes et fait un blessé grave, ravivant une nouvelle fois les inquiétudes autour de l’insécurité routière dans cette partie du pays.

Le drame s’est produit au kilomètre 5, à hauteur de l’ancien poste de contrôle, un tronçon pourtant bien connu des usagers de la route. Selon les premiers éléments recueillis, les deux motocyclistes se seraient lancés un défi pour tester les performances de leurs engins, sous le regard de témoins médusés. Emportés par l’adrénaline et l’esprit de compétition, ils auraient entamé une course effrénée sur cette voie fréquentée, sans tenir compte des risques encourus.

L’un des conducteurs, identifié sous le nom de Laye, circulait sans éclairage. Dans l’obscurité, alors qu’il tentait de dépasser son adversaire, il a violemment percuté de plein fouet une autre moto qui arrivait en sens inverse, en provenance de Matam. Le choc, d’une extrême violence, n’a laissé aucune chance aux deux conducteurs impliqués dans la collision.

Le Jakartaman est décédé sur le coup, tout comme le conducteur de la seconde moto, un ouvrier employé sur le chantier de l’Université Souleymane Niang de Matam. La brutalité de l’impact a projeté les victimes sur la chaussée, sous les yeux de riverains rapidement accourus sur les lieux.

Un passager de la moto percutée a également été grièvement blessé. Souffrant notamment d’une fracture à la jambe, il a été évacué en urgence vers une structure sanitaire pour une prise en charge médicale. Son pronostic vital n’a pas été officiellement communiqué, mais son état est jugé préoccupant.

Quant au second participant à la course, il aurait pris la fuite après l’accident. Selon des témoignages concordants, il aurait abandonné sa moto sur place avant de disparaître, quelques instants avant l’arrivée des secours et des forces de défense et de sécurité. Une enquête a été ouverte afin de l’identifier formellement et de procéder à son interpellation.

Ce drame relance avec acuité le débat sur la prolifération des motos-Jakarta et les comportements à risque adoptés par certains conducteurs dans la région de Matam. L’absence d’équipements de sécurité, le non-respect du code de la route et les courses clandestines constituent des facteurs aggravants qui exposent quotidiennement les usagers à des dangers mortels.

Fusillade meurtrière à Austin : deux morts et quatorze blessés, la piste terroriste privilégiée

Une fusillade de masse a éclaté tôt dimanche matin, aux environs de 2h00, dans le quartier animé de Sixth Street à Austin, au Texas. Les coups de feu ont retenti devant le bar Buford’s Backyard Beer Garden, en plein cœur du district des divertissements de la capitale texane, très fréquenté le week-end. Le bilan provisoire fait état de deux personnes décédées et de quatorze blessés, dont trois se trouvent dans un état critique, selon les autorités locales.

Le suspect a été identifié comme Ndiaga Diagne, un homme de 53 ans originaire du Sénégal, naturalisé américain et résidant à Pflugerville, dans la banlieue nord d’Austin. Installé aux États-Unis depuis le début des années 2000, il s’était d’abord établi à New York avant de s’installer au Texas. Il avait obtenu la citoyenneté américaine par naturalisation en 2013. Au moment des faits, il possédait plusieurs adresses dans l’État, notamment à Pflugerville.

D’après les premiers éléments communiqués par les enquêteurs, l’attaque aurait été menée avec une préparation méthodique. Selon le Federal Bureau of Investigation , l’homme était lourdement armé et disposait d’un pistolet ainsi que d’un fusil d’assaut. Il aurait utilisé un SUV pour effectuer des repérages dans le secteur avant d’ouvrir le feu une première fois depuis son véhicule. Il serait ensuite descendu pour poursuivre l’attaque à pied, visant des civils désarmés rassemblés devant les établissements nocturnes.

L’enquête, conduite conjointement par la police d’Austin et le groupe de travail antiterroriste du FBI, explore plusieurs pistes. Si aucun casier judiciaire détaillé n’a été officiellement confirmé à ce stade, les autorités examinent de près ses antécédents psychiatriques durant ses années de résidence au Texas. Par ailleurs, son activité sur les réseaux sociaux retient particulièrement l’attention des enquêteurs.

Selon le site spécialisé Intelligence Group, Ndiaga Diagne exprimait ouvertement sur Facebook son soutien au régime iranien ainsi qu’une hostilité marquée envers les dirigeants des États-Unis et d’Israël. Bien que le FBI ait souligné qu’il est encore « trop tôt pour tirer des conclusions définitives », la piste terroriste est à ce stade considérée comme prioritaire. Les indices retrouvés sur place, ainsi que les messages visibles sur ses vêtements, contribuent à alimenter cette hypothèse.

Au moment de l’attaque, le suspect portait en effet des vêtements comportant des inscriptions explicites, notamment un haut de survêtement avec la mention « Propriété d’Allah » et un t-shirt arborant l’emblème du drapeau iranien. La fusillade est survenue au lendemain de l’annonce de la mort du guide suprême iranien lors d’une opération militaire menée par les États-Unis et Israël. Les enquêteurs cherchent désormais à déterminer si cet événement international a pu constituer un élément déclencheur de son passage à l’acte.

Les perquisitions en cours portent notamment sur ses téléphones et ses ordinateurs, afin d’identifier d’éventuels complices, des correspondances ou des écrits susceptibles de confirmer ses intentions. Les autorités américaines insistent sur le fait que l’enquête est toujours en cours et que plusieurs vérifications restent nécessaires avant de qualifier formellement l’attaque d’acte terroriste.

Frappes massives en Iran : 555 morts annoncés, le Moyen-Orient au bord de l’embrasement

Le conflit opposant l’Iran aux États-Unis et à Israël a franchi un nouveau seuil d’escalade ces derniers jours, marqué par des frappes aériennes d’une ampleur inédite et des ripostes militaires successives. Cette intensification des hostilités intervient dans un contexte régional déjà fragile, nourri par des décennies de rivalités stratégiques, de tensions idéologiques et d’affrontements indirects sur plusieurs théâtres du Moyen-Orient.

Selon un communiqué publié par la Société du Croissant-Rouge iranien, les frappes conjointes menées par Washington et Tel-Aviv auraient causé au moins 555 morts à travers le territoire iranien. L’organisation humanitaire indique que 131 comtés ont été affectés par les bombardements, qui auraient touché des dizaines de villes. Ces chiffres, relayés par l’agence de presse officielle IRNA et repris par plusieurs médias internationaux, reposent sur des rapports de terrain collectés par les équipes de secours déployées dans les zones frappées.

Cette estimation marque une nette aggravation par rapport aux premiers bilans communiqués dans les heures suivant le début des opérations militaires, le 28 février 2026. Les autorités iraniennes faisaient alors état d’au moins 201 morts et 747 blessés répartis dans 24 provinces. Le nombre de victimes, tant civiles que militaires, demeure difficile à établir avec précision, en l’absence de vérifications indépendantes et dans un contexte où les infrastructures de communication ont été partiellement perturbées.

Les opérations menées par les États-Unis et Israël auraient ciblé des sites stratégiques iraniens, notamment des installations militaires, des centres de commandement et des infrastructures considérées comme sensibles par les deux alliés. Selon certaines sources, des bâtiments situés à proximité ou à l’intérieur de zones urbaines auraient également été touchés. Téhéran dénonce pour sa part une attaque sans précédent contre sa souveraineté territoriale et affirme que ces frappes constituent une violation flagrante du droit international.

Parmi les incidents les plus marquants figure la destruction d’une école primaire de filles à Minab, dans le sud de l’Iran. Les autorités locales ont déclaré que l’établissement avait été entièrement détruit lors d’un bombardement, provoquant la mort de dizaines de personnes, majoritairement des élèves. Les chiffres exacts restent fluctuants, les opérations de secours s’étant poursuivies plusieurs heures après l’attaque. Aucune confirmation indépendante n’a, à ce stade, permis d’établir un bilan définitif.

Sur le plan diplomatique, la communauté internationale observe avec inquiétude cette montée des tensions, redoutant un embrasement généralisé du Moyen-Orient. Plusieurs capitales appellent à la retenue et à la reprise des canaux diplomatiques, tandis que les marchés énergétiques réagissent déjà à la perspective d’un conflit élargi impliquant un acteur majeur de la région.

Macky Sall officiellement candidat au poste de secrétaire général de l’ONU

L’ancien président sénégalais Macky Sall a officiellement franchi une nouvelle étape dans sa carrière internationale. Selon des sources concordantes, il est désormais candidat au poste de secrétaire général de l’organisation des Nations Unsi, une ambition qui le place au cœur des enjeux diplomatiques mondiaux.

D’après les informations relayées par SENEWEB, le dossier de candidature de l’ancien chef de l’État a été déposé par l’actuel président en exercice de l’Union africaine , le BurundaisEvariste Ndayishimiye. Cette démarche confère à Macky Sall le statut de candidat porté officiellement par l’organisation continentale africaine, un soutien stratégique dans la course à la direction de l’ONU.

Cette investiture par l’Union africaine revêt une importance particulière. Depuis plusieurs années, l’Afrique plaide pour une représentation plus équitable au sein des grandes instances internationales, notamment au Conseil de sécurité et dans les postes de direction des agences onusiennes. La désignation d’un candidat africain unique renforce le poids diplomatique du continent dans les négociations multilatérales.

Pour Macky Sall, cette candidature s’inscrit dans la continuité de son engagement sur la scène internationale. Durant ses mandats à la tête du Sénégal, il s’est impliqué dans plusieurs dossiers globaux, notamment le financement du développement, la transition énergétique et la réforme de la gouvernance financière mondiale. Il a également présidé l’Union africaine en 2022, période marquée par un plaidoyer actif en faveur des économies africaines face aux conséquences de la pandémie et des crises géopolitiques.

La course au secrétariat général de l’ONU obéit à un processus diplomatique complexe. Le candidat doit obtenir l’appui du Conseil de sécurité, où les cinq membres permanents disposent d’un droit de veto, avant d’être formellement nommé par l’Assemblée générale. Le soutien officiel de l’Union africaine constitue donc une étape décisive, mais ne garantit pas à lui seul l’issue du scrutin.

Crise au Moyen-Orient : le Sénégal active son réseau diplomatique et suit de près l’évolution de la situation

Le Sénégal figure parmi les premiers États à avoir officiellement réagi aux attaques israélo-américaines contre l’Iran, déclenchées samedi dernier. Dans un communiqué rendu public peu après le début des hostilités, Dakar a exprimé sa vive préoccupation face à l’escalade militaire, condamnant l’usage de la force et appelant à un cessez-le-feu immédiat afin d’éviter un embrasement généralisé de la région.

Alors que les tensions restent vives entre Israël , les États- Unis et Iran, les autorités sénégalaises ont décidé d’adopter une posture à la fois ferme sur les principes et prudente sur le plan opérationnel. Dans un entretien accordé au quotidien L’Observateur du Groupe Futurs Médias, le ministre de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères, Cheikh Niang, a détaillé les mesures mises en place par la diplomatie sénégalaise pour suivre l’évolution de la crise.

Le chef de la diplomatie a révélé que les ambassadeurs du Sénégal en poste dans les pays concernés par cette situation ont reçu des instructions claires. Selon lui, un dispositif de suivi permanent est actuellement en cours. « Nous sommes en train de faire un monitoring, et nos ambassadeurs sont tous mobilisés », a-t-il déclaré. Ces derniers sont chargés de transmettre régulièrement des informations actualisées sur le terrain afin de permettre à Dakar d’évaluer avec précision les développements en cours.

Cheikh Niang a insisté sur le fait que le gouvernement sénégalais reste en alerte et prêt à agir si la situation l’exige. « S’il y a des actions à prendre, nous allons les prendre en temps utile. Nous attendons le retour de nos ambassadeurs pour déterminer la suite. Les prochains jours seront plus déterminants », a-t-il précisé. Cette approche traduit une volonté de concilier réactivité diplomatique et analyse approfondie avant toute décision supplémentaire.

Le ministre a également rappelé que le Sénégal avait pris position très tôt par rapport à de nombreux autres pays, afin de fixer clairement son point de vue et son approche sur cette crise internationale. En appelant au respect du droit international et à la désescalade, Dakar entend maintenir une ligne cohérente avec sa tradition diplomatique, fondée sur la promotion du dialogue, la prévention des conflits et la recherche de solutions pacifiques.

Prévention sanitaire : élèves et parents sensibilisés aux hépatites et au VIH à l’école Kambal

L’école Kambal, située à la cité Sipres de ZAC Mbao, a accueilli, le week-end dernier, une importante journée de sensibilisation dédiée à la lutte contre les hépatites virales et le VIH. Initiée par l’association SAAFARA Hépatite, en partenariat avec la Banque de sang de l’École principale de Dakar et l’Association des parents d’élèves, cette activité a réuni élèves, parents, encadreurs pédagogiques et professionnels de la santé autour d’un objectif commun : renforcer la prévention et la sensibilisation face à ces maladies encore préoccupantes de santé publique.

Placée sous le signe de l’éducation sanitaire et de la prévention communautaire, la rencontre a permis d’informer les participants sur les différents types d’hépatites, leurs modes de transmission ainsi que les moyens efficaces de protection. Les intervenants ont particulièrement insisté sur l’importance du dépistage précoce, de la vaccination et de l’adoption de comportements responsables afin de réduire les risques de contamination.

Au cours des échanges, les spécialistes de la Banque de sang ont rappelé que les hépatites virales demeurent un véritable défi sanitaire, souvent aggravé par le manque d’information et la stigmatisation des personnes atteintes. Ils ont ainsi encouragé les populations à effectuer régulièrement des tests de dépistage et à participer aux campagnes de don de sang sécurisé, essentielles pour sauver des vies.

Les organisateurs ont également souligné que, malgré les avancées médicales et les nombreuses campagnes de sensibilisation menées depuis plusieurs décennies, le VIH reste un enjeu majeur de santé publique en Afrique et dans le monde. Entre idées reçues persistantes, insuffisance du dépistage et espoirs apportés par les traitements modernes, la lutte contre le virus continue de mobiliser les professionnels de santé, les associations et les communautés locales.

Une maladie encore entourée de silence

Dans plusieurs localités, évoquer le VIH demeure un sujet sensible. La peur du jugement social pousse encore certaines personnes à éviter le dépistage ou à dissimuler leur statut sérologique. Pourtant, les acteurs de santé rappellent que le VIH n’est plus une fatalité, à condition d’être diagnostiqué précocement. Aujourd’hui, la lutte contre le VIH dépasse le seul cadre médical : elle est également sociale, éducative et humaine.

De son côté, la présidente de l’association SAAFARA Hépatite, Fatou Nguirane, a souligné le rôle essentiel de l’école comme cadre privilégié d’éducation à la santé. Selon elle, sensibiliser les jeunes en milieu scolaire permet de former de véritables relais communautaires capables de transmettre les bonnes pratiques au sein des familles et des quartiers.

Fortement mobilisés, les parents d’élèves ont salué cette initiative qui contribue à renforcer la protection sanitaire des enfants et à promouvoir une culture durable de la prévention. Ils ont également été exhortés à poursuivre les actions de sensibilisation au sein des ménages afin de lutter efficacement contre la propagation des hépatites et du VIH.

À travers cette journée éducative et citoyenne, les organisateurs entendent inscrire leur action dans une dynamique continue de lutte contre les hépatites et le VIH, en misant sur l’information, la responsabilisation collective et l’engagement communautaire.

Cette initiative illustre ainsi l’importance du partenariat entre acteurs associatifs, structures sanitaires et communauté éducative pour faire reculer les hépatites virales et promouvoir une meilleure santé publique au Sénégal.

Fusillade à Austin : trois morts, le FBI enquête sur un possible mobile terroriste

Les autorités américaines ont identifié l’auteur présumé de la fusillade survenue dans la nuit de samedi à dimanche à Austin, au Texas, comme étant Ndiaga Diagne, un homme né au Sénégal et naturalisé citoyen américain. L’attaque, qui a visé un bar du centre-ville situé sur la très fréquentée Sixième Rue, a fait trois morts et au moins treize blessés, selon le dernier bilan communiqué par les forces de l’ordre locales.

Les faits se sont produits dans un établissement de divertissement au cœur de ce quartier animé de la capitale texane, réputé pour sa vie nocturne. D’après les premiers éléments rendus publics, le suspect aurait ouvert le feu sur plusieurs personnes présentes aux abords du bar, provoquant un mouvement de panique et un lourd bilan humain. Les policiers, rapidement dépêchés sur les lieux, ont neutralisé l’assaillant. Il a été abattu lors de l’intervention.

L’enquête a été confiée au Federal Bureau of Investigation (FBI), qui travaille en coordination avec la police d’Austin afin d’établir les circonstances précises de l’attaque et d’en déterminer les motivations. Lors d’une conférence de presse, Alex Doran, responsable du bureau du FBI à San Antonio, a indiqué qu’il était prématuré de tirer des conclusions définitives sur le mobile. Il a toutefois précisé que des éléments retrouvés sur le suspect et dans son véhicule pourraient suggérer un lien potentiel avec le terrorisme, tout en soulignant que l’enquête en était encore à un stade préliminaire.

Des informations concernant le profil du tireur ont été relayées par le commentateur conservateur Benny Johnson. Selon lui, Ndiaga Diagne portait un t-shirt comportant l’inscription « Propriété d’Allah » au moment des faits. Un exemplaire du Coran aurait également été découvert dans son véhicule. À ce stade, ces éléments n’ont pas fait l’objet d’une confirmation officielle détaillée de la part des autorités fédérales, qui appellent à la prudence dans l’interprétation de ces indices.

Les autorités judiciaires n’ont pour l’instant retenu aucune qualification pénale définitive, notamment en ce qui concerne un éventuel acte terroriste. Les investigations se poursuivent afin de reconstituer le parcours du suspect, d’identifier d’éventuelles connexions idéologiques et de déterminer s’il a agi seul ou s’il bénéficiait de complicités.

Cette fusillade intervient dans un contexte international particulièrement tendu. Elle s’est produite au lendemain de frappes américano-israéliennes menées contre l’Iran, au cours desquelles le guide suprême iranien, Ali Khamenei, aurait été tué selon des informations rapportées dans ce climat géopolitique marqué par une forte escalade. À ce stade, aucune autorité américaine n’a établi de lien formel entre ces événements internationaux et l’attaque d’Austin.

Sonko rassure les militants : « La Coalition Diomaye Président n’est pas en concurrence avec le Pastef »

Le Premier ministre et président du Ousmane Sonko, également leader du Parti Patriotes Africains Africains du Sénégal pour le travail, l’Ethique et la Fraternité (Pastef), est monté au créneau pour dissiper les inquiétudes exprimées par une partie de sa base militante à propos de la mise en place de la Coalition Diomaye Faye par le chef de l’État Bassirou Diomaye Faye .

C’est dans le cadre de son émission en ligne « Waxtaan ak PROS », un espace d’échanges directs avec ses partisans, que le chef du gouvernement a choisi d’aborder frontalement la question. Face aux interrogations sur un éventuel affaiblissement du Pastef ou une concurrence interne au sein de la majorité, Ousmane Sonko s’est voulu catégorique. Selon lui, la nouvelle coalition n’a pas réussi à attirer des militants de son parti. « La Coalition Diomaye Président n’a pas réussi à prendre des militants de Pastef. C’est inédit de voir une coalition au pouvoir ne pas pouvoir attirer des membres, le Pastef a résisté à cela », a-t-il affirmé.

Pour le leader du Pastef, la coalition présidentielle ne constitue en aucun cas une menace pour sa formation politique. Il estime au contraire qu’elle se positionne dans un autre registre stratégique. « Cette coalition n’est pas en concurrence avec le Pastef mais avec les autres partis d’opposition », a-t-il déclaré. Dans son argumentaire, il a cité explicitement l’Alliance pour la République (APR), soulignant que si la Coalition Diomaye Président cherche à attirer des élus locaux issus de l’opposition, notamment des maires, c’est vers l’APR que se dirige cette compétition politique et non vers le Pastef.

Dans son analyse, Ousmane Sonko est même allé plus loin en qualifiant la situation actuelle d’opportunité pour son parti. « Cette situation, c’est une aubaine pour le Pastef », a-t-il assuré. Il a appelé ses militants à cesser d’alimenter le débat autour de cette coalition, estimant qu’il n’y a pas lieu d’entretenir une polémique au sein de la majorité. « Je ne veux plus que les militants de Pastef parlent de cette coalition. Cette Coalition s’identifie dans la majorité donc pourquoi en parler ? », a-t-il insisté, invitant ainsi à recentrer les énergies sur les priorités politiques du parti.

Le Premier ministre n’a pas manqué d’adopter un ton offensif à l’égard des responsables engagés dans la nouvelle structure. Dans une formule incisive, il a déclaré que « ceux qui sont dans cette coalition ne peuvent gagner une cabine téléphonique », une manière de minimiser leur poids politique et leur capacité de mobilisation.

En guise de conclusion stratégique, Ousmane Sonko a fixé ce qu’il a qualifié « d’ordre de bataille » pour le Pastef. L’objectif, selon lui, est clair : aller à la rencontre des Sénégalais, renforcer la présence sur le terrain et consolider l’ancrage populaire du parti. Pour le chef du gouvernement, l’essentiel demeure la proximité avec les citoyens et la poursuite du projet politique porté par le Pastef, au-delà des recompositions internes à la majorité présidentielle.

Ousmane Sonko : « Je suis le Premier ministre le moins fort, mais j’assume pleinement mon rôle »

Le Premier ministre Ousmane Sonko a profité d’une nouvelle édition de sa plateforme d’échanges en ligne « Waxtaan ak PROS » pour livrer une analyse approfondie de sa position institutionnelle et de ses relations avec le président Bassirou Diomaye Faye. Face à ses partisans, le chef du gouvernement a tenu un discours à la fois lucide sur les limites de ses prérogatives et ferme sur sa détermination à exercer pleinement ses responsabilités.

Dans une déclaration qui a suscité de nombreuses réactions, Ousmane Sonko s’est présenté comme « le Premier ministre le moins fort » en comparaison avec ses prédécesseurs. Il a expliqué que, dans l’architecture institutionnelle actuelle, ses pouvoirs seraient plus restreints que ceux exercés par d’anciens chefs du gouvernement. « Je suis le Premier ministre le moins fort. J’ai le moins de pouvoirs comparé aux précédents Premiers ministres. Dans les textes je suis faible, mais dans ma posture, j’assume mon rôle pleinement », a-t-il affirmé.

Tout en reconnaissant les limites prévues par les textes, le leader du Pastef a tenu à rappeler que ses prérogatives demeurent celles définies par la Constitution. Selon lui, le respect de l’équilibre institutionnel est un principe fondamental. « Je respecte le président mais j’ai autant de pouvoirs comme défini par la Constitution », a-t-il déclaré, soulignant ainsi sa volonté d’inscrire son action dans le strict cadre légal.

Évoquant la répartition des compétences au sommet de l’exécutif, Ousmane Sonko a rappelé que le chef de l’État dispose du pouvoir de nomination et de révocation par décret, ce qui confère au président une position déterminante dans le fonctionnement de l’appareil gouvernemental. Il a toutefois précisé qu’il ne revendique « aucun pouvoir » supplémentaire, estimant que le cadre institutionnel actuel fixe clairement les responsabilités de chacun et qu’il convient de s’y conformer.

Abordant la question d’éventuelles réformes institutionnelles, le Premier ministre a pris soin d’écarter toute lecture personnalisée d’un tel chantier. Selon lui, toute réforme éventuelle ne viserait ni à renforcer sa position personnelle ni à instaurer un déséquilibre au profit de la Primature. « S’il y a réforme aussi, ce n’est pas pour le président qui veut un Premier ministre hyper fort, c’est pour le peuple », a-t-il insisté, plaçant ainsi le débat sur le terrain de l’intérêt général.

Dans son intervention, il a également mis en avant le rôle central du Pastef dans la conduite de l’action publique. Ousmane Sonko a affirmé que le président ne pourrait engager de réformes parlementaires sans l’appui du parti majoritaire. « Le président ne peut faire de réformes parlementaires sans le Pastef. Tant qu’on sera là, la gouvernance sera pleinement assumée par le Pastef », a-t-il soutenu, estimant que les résultats de l’action gouvernementale seront, en définitive, le principal critère d’évaluation.

Le chef du gouvernement a enfin évoqué les équilibres institutionnels et les dynamiques internes au pouvoir. Sans entrer dans les détails, il a révélé que, selon lui, « en deux ans, nous avons bloqué énormément de tentatives », laissant entendre l’existence de résistances ou de pressions au sein du système. Il a conclu par une mise en garde lourde de sens : « Le système ne s’avoue jamais vaincu. »

Modernisation agricole et entrepreneuriat local : le pari réussi de SABS à Passy

Dans un contexte où l’agriculture sénégalaise cherche à se moderniser et à attirer davantage d’investissements privés, certains entrepreneurs locaux choisissent de transformer les contraintes rurales en opportunités économiques. À Passy, El Hadji Abdoulaye Sakho incarne cette nouvelle génération d’acteurs qui misent sur l’agrobusiness pour créer de la valeur et structurer l’économie locale.

Fondateur de Saloum Agro Business Service (SABS), il développe depuis 2016 une entreprise tournée vers une agriculture entrepreneuriale, loin du modèle traditionnel de subsistance. Son objectif : faire de la production agricole une activité rentable, organisée et durable.

De l’initiative individuelle à l’entreprise structurée

Après une première expérience dans l’enseignement, puis dans le commerce et le maraîchage, El Hadji Abdoulaye Sakho comprend rapidement que le principal défi agricole réside moins dans la production que dans l’organisation du marché et l’accès aux équipements modernes.

La création de SABS marque ainsi un tournant stratégique. L’entreprise adopte une approche intégrée de l’agrobusiness en intervenant sur plusieurs segments : production maraîchère, transformation, aménagement agricole, fourniture d’équipements et accompagnement technique des exploitants.

Cette diversification permet de sécuriser les revenus tout en répondant aux besoins réels des producteurs locaux.

L’agrobusiness comme moteur de croissance locale

Grâce à ses activités, SABS contribue à professionnaliser l’agriculture dans le Sine-Saloum. L’installation de mini-forages et de systèmes solaires favorise une production continue, réduit la dépendance aux saisons pluvieuses et améliore la productivité.

Par ailleurs, l’entreprise développe des partenariats internationaux pour l’importation d’équipements agricoles depuis la Gambie, la Turquie et la Chine, facilitant ainsi l’accès des producteurs à des outils modernes à coûts maîtrisés.

Cette orientation commerciale positionne SABS non seulement comme producteur, mais également comme un véritable acteur de services agricoles.

Créer de la richesse par la chaîne de valeur

L’un des piliers du modèle entrepreneurial mis en place repose sur la maîtrise de la chaîne de valeur agricole : produire, transformer et commercialiser. Une stratégie qui permet de limiter les pertes post-récolte et d’augmenter la valeur ajoutée des produits locaux.

Aujourd’hui, l’entreprise emploie plus de 25 personnes et participe activement à la dynamisation économique de la zone, tout en offrant des opportunités professionnelles aux jeunes et aux femmes.

Une vision entrepreneuriale tournée vers l’avenir

Dans sa phase d’expansion, El Hadji Abdoulaye Sakho projette l’exploitation de 100 hectares dédiés à l’horticulture. Ce projet vise à renforcer la production commerciale et à positionner le Sine-Saloum comme un pôle agricole capable d’approvisionner durablement les marchés nationaux.

À travers SABS, l’entrepreneur défend une conviction forte : l’avenir de l’agriculture africaine passe par l’entrepreneuriat, l’innovation et la structuration de véritables entreprises agricoles capables de générer des emplois, des revenus et une croissance durable.

Sonko clarifie : « Aucune confrontation entre Pastef et la Coalition Diomaye Président »

La coexistence entre le Parti des Patriotes Africains du Sénégal pour le Travail,l’Ethique et la Fraternité (Pastef) et la Coalition Diomaye Président continue d’alimenter les discussions au sein de la base militante. Depuis plusieurs semaines, des interrogations émergent quant à la place et au rôle de cette coalition dans l’architecture politique du camp dit « patriotique ». Certains militants redoutent que l’existence d’une structure parallèle ne crée une concurrence interne susceptible d’affaiblir le parti sur l’échiquier politique national.

Face à ces préoccupations, Ousmane Sonko a choisi de s’exprimer clairement afin de dissiper toute ambiguïté. Le leader du Pastef a tenu à rassurer ses partisans en affirmant qu’il n’existe « aucune confrontation » entre son parti et la Coalition Diomaye Président. Dans une déclaration empreinte de fermeté, il a invité les militants à « savoir raison garder », estimant que certaines craintes reposent davantage sur des perceptions que sur des réalités politiques concrètes.

Selon lui, la coalition ne saurait être interprétée comme une entité concurrente du Pastef. Il a insisté sur le fait que cette alliance a été conçue non pas pour rivaliser avec le parti, mais pour élargir le socle électoral et faire face aux formations adverses. Dans son argumentaire, Ousmane Sonko a rappelé que la finalité stratégique demeure la conquête et la consolidation du pouvoir au bénéfice du projet politique défendu par le camp présidentiel. La coalition s’inscrit ainsi, à ses yeux, dans une logique d’ouverture et de rassemblement, et non dans une dynamique de fragmentation.

Allant plus loin, le président du Pastef a présenté la coalition comme une opportunité plutôt qu’un risque. Il l’a qualifiée « d’aubaine » pour son parti, estimant que l’élargissement des forces engagées autour du projet présidentiel renforce la capacité d’action et d’influence du mouvement. Cette vision stratégique repose sur l’idée qu’une coalition bien structurée peut servir de levier pour consolider les acquis politiques et accroître la représentativité du camp patriotique.

Dans son intervention, Ousmane Sonko a également cherché à recentrer le débat interne. Il a clairement indiqué qu’il ne souhaite plus entendre des critiques ou des propos négatifs à l’égard de la Coalition Diomaye Président au sein du Pastef. Pour lui, la priorité reste la cohésion et la discipline militante. Il a rappelé que le Pastef demeure avant tout « un parti de défi », construit pour relever de grandes ambitions politiques et porter un projet de transformation en profondeur du Sénégal.

Escalade militaire au Moyen-Orient : la Cédéao appelle à la retenue après des frappes meurtrières entre Israël, les États-Unis et l’Iran

Le Moyen-Orient est entré, depuis la matinée du 28 février 2026, dans une phase d’extrême tension marquée par une série de frappes militaires d’ampleur inédite. L’offensive lancée par Israël , avec le soutien des États Unis , contre des cibles stratégiques en Iran a provoqué un séisme géopolitique dans toute la région. Selon les premières informations relayées par les autorités iraniennes, ces « attaques préventives » auraient entraîné la mort du guide suprême de la Révolution islamique, Ali Khamanei , figure centrale du pouvoir iranien depuis plus de trois décennies.

Cette annonce, si elle est confirmée officiellement, constituerait un tournant historique majeur pour la République islamique et pour l’équilibre stratégique régional. La disparition du plus haut responsable politique et religieux iranien pourrait en effet ouvrir une période d’incertitude interne à Téhéran, tout en exacerbant les tensions avec ses adversaires.

En riposte aux frappes israélo-américaines, l’Iran a rapidement engagé des représailles en ciblant plusieurs bases militaires américaines dans la région du Golfe. Des installations situées notamment au Bahreïn et aux Émirats Arabes Unis auraient été visées par des missiles et des drones. Les autorités locales n’ont pas encore publié de bilan détaillé des dégâts matériels ni des pertes humaines éventuelles.

Du côté iranien, le Croissant-Rouges iranien fait état d’au moins 201 morts et 747 blessés, parmi lesquels figureraient des dizaines d’enfants. Ces chiffres, encore provisoires, traduisent l’ampleur des destructions et la gravité de la situation humanitaire qui se dessine.

Face au risque d’un embrasement militaire généralisé au Moyen-Orient, la Communauté Économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest a exprimé sa vive préoccupation. Dans un communiqué officiel, l’organisation sous-régionale appelle toutes les parties à faire preuve d’une retenue maximale et à agir en pleine conformité avec la Charte des Nations unies et le droit international. Elle insiste particulièrement sur le respect des principes de souveraineté, d’intégrité territoriale et de règlement pacifique des différends.

La Cédéao souligne également que la protection des populations civiles et des infrastructures critiques doit rester une priorité absolue. Selon l’organisation, une extension du conflit pourrait avoir de graves conséquences au-delà de la région, affectant la paix et la sécurité internationales, mais aussi les marchés mondiaux de l’énergie, le commerce et les chaînes d’approvisionnement alimentaire. Dans un contexte déjà marqué par des tensions économiques globales, une déstabilisation durable du Moyen-Orient ferait peser un risque supplémentaire sur les économies vulnérables, notamment en Afrique de l’Ouest.

L’organisation régionale plaide ainsi pour un renouvellement urgent des efforts diplomatiques dans les cadres internationaux et régionaux existants. Elle encourage la reprise du dialogue afin de réduire les tensions et de restaurer la stabilité. Pour la Cédéao, seule une solution politique et négociée permettra d’éviter une spirale incontrôlable de violences susceptibles d’entraîner plusieurs puissances régionales et internationales dans un conflit ouvert.

Mondial FIBA 2027 : le Sénégal se relance avec autorité face à Madagascar

Battu d’entrée par la Côte d’Ivoire, le Sénégal a su trouver les ressources nécessaires pour réagir avec caractère lors de la deuxième journée de la fenêtre qualificative au Coupe du monde FIBA 2027. Ce samedi, les “Lions” ont livré une prestation convaincante en dominant largement Madagascar sur le score sans appel de 99 à 66, affichant un visage bien plus conquérant et appliqué que lors de leur première sortie.

Dès l’entame de la rencontre, les hommes du staff technique sénégalais ont imposé un rythme soutenu, combinant agressivité défensive et efficacité offensive. Plus disciplinés dans les transitions et plus justes dans la circulation du ballon, ils ont progressivement creusé l’écart face à une équipe malgache rapidement dépassée par l’intensité imposée. L’adresse retrouvée derrière la ligne à trois points et la domination dans la raquette ont permis aux Lions de prendre le contrôle du match sans véritablement être inquiétés.

Le retour du capitaine Brancou Badio a incontestablement constitué l’un des tournants de cette rencontre. Absent ou diminué lors du premier match, le meneur sénégalais a transformé le visage de l’équipe. Adroit derrière l’arc, inspiré dans la distribution et précieux dans la gestion du tempo, il a su apporter à la fois sérénité et leadership. Sa lecture du jeu a fluidifié les enchaînements offensifs et renforcé la cohésion collective, offrant au Sénégal une meilleure maîtrise dans les moments clés.

Dans son sillage, Babacar Sané s’est également illustré par son impact des deux côtés du parquet. Percutant en attaque, solide en défense et constant dans l’effort, il a multiplié les actions décisives, contribuant à maintenir la pression sur l’adversaire. L’ensemble du collectif sénégalais a affiché un engagement supérieur, avec une défense plus compacte et une meilleure gestion des rebonds, éléments déterminants dans l’écart final.

Dans l’autre rencontre du groupe B, la Côte d’Ivoire a confirmé sa bonne dynamique en enregistrant un deuxième succès consécutif, consolidant ainsi sa place de leader de la poule. Les Ivoiriens, tombeurs du Sénégal lors de la première journée, affichent pour l’instant une régularité qui les place en position favorable dans ces éliminatoires du Mondial.

Grâce à cette large victoire, le Sénégal se repositionne à la deuxième place du groupe et garde intactes ses chances de qualification. Les Lions joueront leur avenir face à la République démocratique du Congo ce dimanche à 21h GMT, dans une rencontre qui s’annonce décisive. Une victoire permettrait de confirmer le regain de forme aperçu face à Madagascar et de consolider les ambitions sénégalaises sur la route du Mondial 2027.

Iran : un conseil intérimaire mis en place après la mort d’Ali Khamenei dans des frappes israélo-américaines

L’Iran est entré dans une phase institutionnelle inédite après l’annonce officielle, dimanche, du décès du Guide suprême, l’ayatollah Ali Khamanei , tué lors d’attaques attribuées à Israël et aux États-Unis. Cette disparition, confirmée par les autorités iraniennes, marque un tournant majeur pour la République islamique et ouvre une période de transition politique sous haute tension.

Dans un communiqué diffusé par les médias d’État, les autorités ont annoncé la création d’un conseil intérimaire de direction chargé d’assurer la continuité du leadership jusqu’à la désignation d’un nouveau Guide suprême. Cette mesure s’appuie sur l’article 111 de la Constitution iranienne, qui prévoit un mécanisme institutionnel en cas de vacance du poste suprême.

Selon les précisions apportées par Mohsen Dehnavi, porte-parole du Conseil de discernement de l’expédition, la mise en place de cette instance s’inscrit strictement dans le cadre constitutionnel. Le conseil intérimaire est composé du président de la République, Massoud Pezeshkian, du chef du pouvoir judiciaire, ainsi que d’un membre clérical du Conseil des gardiens. L’ayatollah Alireza Arafi, également membre du Conseil des Gardiens , a été désigné pour siéger au sein de cette structure provisoire.

Le rôle de ce conseil intérimaire est d’assurer la stabilité institutionnelle et de superviser les affaires stratégiques du pays en attendant l’élection d’un nouveau Guide suprême par l’Assemblée des experts , organe religieux chargé constitutionnellement de nommer et, le cas échéant, de destituer le Guide suprême. Cette assemblée, composée de religieux élus au suffrage universel, détient la responsabilité exclusive de choisir le successeur.

La disparition d’Ali Khamenei, au pouvoir depuis 1989, intervient dans un contexte de fortes tensions régionales. Les frappes israéliennes et américaines, qui auraient également coûté la vie à plusieurs hauts responsables militaires et politiques iraniens, aggravent une situation déjà marquée par des confrontations indirectes et des rivalités stratégiques persistantes au Moyen-Orient.

Sur le plan interne, la transition s’annonce délicate. Le Guide suprême concentre en Iran l’essentiel des pouvoirs politiques, militaires et religieux. Il est le chef des forces armées, supervise les grandes orientations de la politique étrangère et dispose d’une autorité déterminante sur les institutions clés du régime. Sa disparition soulève donc des interrogations majeures sur l’équilibre des forces au sein du système iranien et sur les luttes d’influence potentielles entre les différentes factions du pouvoir.

Mort d’Ali Khamenei : Mohammad Baqer Ghalibaf menace Washington et Tel-Aviv et promet une riposte « douloureuse »

La disparition du guide suprême iranien, Ali Khamanei, marque un tournant historique pour la République islamique et ouvre une période d’incertitudes politiques majeures dans un contexte régional déjà explosif. Dimanche, le président du Parlement iranien, Mohammed Baqar Ghalibaf, est monté au créneau pour adresser un message ferme aux États-Unis et à Israël, affirmant que Téhéran s’est préparé « à tous les scénarios » et que des plans sont déjà en place pour l’ère post-Khamenei.

Dans un communiqué aux accents martiaux, Ghalibaf a assuré que la transition ne prendra pas l’Iran au dépourvu. Selon lui, les institutions de la République islamique ont anticipé la disparition du guide suprême et organisé la continuité du pouvoir. Cette déclaration vise à rassurer sur la stabilité interne du régime, alors que le guide suprême concentrait depuis plus de trois décennies l’essentiel de l’autorité politique, religieuse et stratégique du pays.

Mais au-delà de la question institutionnelle, le ton employé par le président du Parlement s’est surtout distingué par la virulence de ses attaques contre Washington et Tel-Aviv. Il a accusé le président américain, Donald Trump, ainsi que le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, d’avoir « franchi la ligne rouge » de l’Iran. « Trump et Netanyahu ont franchi notre ligne rouge et en paieront le prix », a-t-il déclaré, promettant des représailles d’une ampleur telle que les adversaires de Téhéran « supplieront ».

Ces propos s’inscrivent dans un climat de confrontation intense entre l’Iran, les États-Unis et Israël, marqué par des échanges indirects, des frappes ciblées et une guerre d’influence qui s’étend de la Syrie au Liban, en passant par le Golfe. La mort d’Ali Khamenei pourrait redessiner les équilibres internes du pouvoir iranien, mais elle ne semble pas, à en croire Ghalibaf, modifier la ligne stratégique du pays face à ses ennemis déclarés.

En affirmant que « les États-Unis et le régime sioniste sont des ennemis de l’Iran, pas seulement de la République islamique », le président du Parlement a cherché à élargir la portée idéologique du conflit. Il ne s’agirait plus seulement d’une opposition au système politique en place, mais d’une hostilité perçue comme structurelle envers la nation iranienne elle-même. Une rhétorique qui renforce la dimension nationaliste et mobilisatrice du discours officiel à un moment charnière.

La période qui s’ouvre s’annonce décisive pour l’Iran. Conformément à la Constitution, l’Assemblée des experts devra désigner un nouveau guide suprême, un choix déterminant pour l’orientation future du pays. En attendant, les déclarations de Mohammad Baqer Ghalibaf traduisent la volonté des autorités iraniennes d’afficher fermeté et cohésion, tout en envoyant un signal clair à leurs adversaires : la disparition d’Ali Khamenei ne signifiera ni affaiblissement ni renoncement sur le plan stratégique.

VIH au Sénégal : la Dre Safiétou Thiam appelle à dépasser les préjugés et à renforcer la prévention ciblée

L’affaire Pape Cheikh Diallo et Cie a ravivé au Sénégal un débat sensible et souvent passionnel sur les modes de transmission du VIH. Dans un contexte marqué par une recrudescence de prises de position parfois approximatives, la Dre Safiétou Thiam, directrice exécutive du Conseil national de lutte contre le sida (CNLS), a tenu à rétablir les faits scientifiques lors de son passage sur le plateau de l’émission « Jury du dimanche » sur iTV.

D’emblée, elle a rappelé une réalité épidémiologique souvent méconnue : le VIH circule relativement peu dans la population générale sénégalaise. Avec une prévalence nationale estimée à moins de 0,5 %, le Sénégal demeure l’un des pays d’Afrique de l’Ouest où l’épidémie est dite « concentrée ». Toutefois, cette moyenne masque de profondes disparités.

À Dakar, a-t-elle révélé, la prévalence chez les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes dépasse les 27 %. Ce chiffre, très supérieur à la moyenne nationale, illustre la concentration du virus dans certains groupes dits « à haut risque ». Selon la Dre Thiam, cette situation ne peut être analysée sans tenir compte des facteurs sociaux. La marginalisation, la stigmatisation et la criminalisation de certaines pratiques poussent ces communautés vers la clandestinité, les éloignant des structures de prévention, de dépistage et de prise en charge médicale. Ce repli favorise une circulation plus intense du virus au sein de réseaux fermés et complique les efforts de santé publique.

La directrice du CNLS a insisté sur la nécessité d’adopter une approche fondée sur la science et non sur le jugement moral. Elle a rappelé que l’efficacité des politiques de lutte contre le VIH repose sur l’accès universel à l’information, aux services de dépistage, aux traitements antirétroviraux et à l’accompagnement psychosocial. Exclure ou pointer du doigt des groupes spécifiques ne fait, selon elle, qu’aggraver le problème en renforçant la peur et le silence.

Un autre point soulevé par la Dre Thiam concerne la vulnérabilité des mineurs, qu’elle qualifie de « gravité exceptionnelle ». Elle a dénoncé des cas d’abus impliquant des enfants parfois âgés de seulement 7 ou 8 ans. Ces situations, souvent dissimulées, surviennent fréquemment dans le cercle familial ou dans des structures supposées offrir protection et encadrement. « Ces enfants sont des victimes, avant tout », a-t-elle martelé, soulignant qu’ils sont initiés par des adultes en qui la société place sa confiance. Au-delà de l’horreur des faits, ces violences exposent les mineurs à un risque accru d’infection par le VIH et d’autres infections sexuellement transmissibles, tout en laissant des séquelles psychologiques profondes.

Dans son intervention, la Dre Thiam a également rappelé un principe fondamental de la lutte moderne contre le VIH : le TasP, pour Treatment as Prevention. Ce concept scientifique, aujourd’hui solidement établi, signifie qu’une personne vivant avec le VIH et suivant correctement son traitement antirétroviral, avec une charge virale devenue indétectable, ne transmet plus le virus à ses partenaires sexuels. Cette donnée, validée par de nombreuses études internationales, devrait, selon elle, transformer le regard porté sur les personnes séropositives. Loin d’être des vecteurs permanents de contamination, elles peuvent mener une vie normale, fonder une famille et avoir des relations sans risque de transmission, à condition d’être diagnostiquées et correctement suivies.

À travers son intervention, la Dre Safiétou Thiam a ainsi plaidé pour un débat apaisé, ancré dans la rigueur scientifique. Elle a rappelé que la lutte contre le VIH ne peut se gagner ni par la stigmatisation ni par la peur, mais par l’éducation, la prévention ciblée, la protection des plus vulnérables et l’accès équitable aux soins. Dans un contexte où les polémiques risquent de brouiller les messages de santé publique, son appel à la responsabilité collective résonne comme un avertissement : sans solidarité et sans vérité scientifique, les avancées obtenues au fil des années pourraient être fragilisées.

Journée internationale des maladies rares à l’UCAD : un plaidoyer fort pour l’inclusion scolaire et un meilleur accès aux soins

Les maladies rares constituent aujourd’hui un enjeu majeur de santé publique et une problématique de droits humains encore trop peu prise en compte. Si chaque pathologie concerne un nombre limité de personnes, elles touchent cumulativement plus de 300 millions d’individus à travers le monde, dont une majorité d’enfants. Dans 80 % des cas d’origine génétique, ces affections sont chroniques, évolutives et souvent lourdement invalidantes. Elles impactent profondément la santé des patients, mais également leur parcours scolaire, leur intégration sociale et la qualité de vie de leurs familles.

C’est dans cette perspective que l’Association Tawawuma Assistance Handicap des Maladies Rares du Sénégal, en collaboration avec la Société sénégalaise de Génétique Humaine (S2GH), a célébré la quatrième édition de la Journée internationale des maladies rares au Sénégal, ce samedi 28 février, à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. La rencontre a réuni des spécialistes, des médecins, des chercheurs ainsi que des familles concernées, dans un cadre d’échanges, de partage d’expériences et de réflexion sur les défis liés à la prise en charge des maladies rares.

Prenant la parole à cette occasion, le président de l’association, Ibrahim Aïdara Ndiaye, a exprimé sa gratitude à la Société sénégalaise de Génétique Humaine pour son accompagnement dans l’organisation de cette quatrième édition. Il a souligné l’importance d’unir les forces médicales, institutionnelles et communautaires afin de transformer un combat individuel en une dynamique collective. Selon lui, la lutte contre les maladies rares nécessite une approche concertée, intégrant à la fois la recherche scientifique, la sensibilisation, l’amélioration du diagnostic précoce et l’accès équitable aux soins spécialisés.

Soutenu par la marraine de l’événement, le Dr Isseu Tall Diop, et le parrain, le Dr Aloyse Benoit Diouf, directeur du Centre Talibou Dabo, Ibrahim Aïdara Ndiaye a insisté sur la nécessité de valoriser les solutions locales existantes tout en développant de nouveaux mécanismes d’accompagnement. L’accent a été particulièrement mis sur l’inclusion scolaire, thème central de cette édition placée sous le slogan « Inclusion scolaire et accès aux soins pour les enfants atteints de maladies rares ».

Le président de l’association a rappelé que le milieu scolaire représente un socle fondamental pour le développement de tout enfant au Sénégal. Pourtant, de nombreux enfants atteints de maladies rares sont contraints d’interrompre leur scolarité en raison de l’absence d’infrastructures adaptées, d’un encadrement spécialisé insuffisant ou d’un manque de compréhension de leurs besoins spécifiques. Cette exclusion fragilise davantage des familles déjà confrontées à des parcours médicaux complexes et coûteux.

Dans cette dynamique, le modèle du Centre Talibou Dabo a été cité comme une référence en matière d’accompagnement et de prise en charge des enfants en situation de handicap ou atteints de pathologies invalidantes. Selon les organisateurs, ce centre incarne une approche intégrée qui combine soins, rééducation et accompagnement vers la scolarisation. Ibrahim Aïdara Ndiaye a ainsi lancé un appel aux autorités pour l’octroi d’un statut renforcé au Centre Talibou Dabo, afin qu’il puisse servir de modèle structurant pour l’ensemble des familles touchées par les maladies rares au Sénégal.

Au-delà de la commémoration, cette journée s’est voulue un moment de plaidoyer et de mobilisation. Les intervenants ont insisté sur l’urgence d’élaborer une stratégie nationale dédiée aux maladies rares, incluant le renforcement des capacités en génétique médicale, la mise en place de registres nationaux, l’amélioration de l’accessibilité financière aux traitements et l’intégration effective des enfants concernés dans le système éducatif classique ou adapté.

Ndogou présidentiel : derrière la convivialité, les fractures politiques au sein de Pastef

L’invitation à un « ndogou » adressée aux députés du régime par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, continue de susciter interrogations et commentaires au sein de la classe politique sénégalaise. Présentée comme un moment de partage en ce mois de Ramadan, la rencontre a rapidement pris une dimension éminemment politique, révélant des tensions internes que beaucoup soupçonnaient déjà au sein du parti Pastef.

Interrogé par Dakaractu, l’analyste politique Malaw Kanté estime qu’il n’y avait « pas grande surprise » autour de cette initiative. Selon lui, la tenue de ce ndogou relevait d’une logique attendue, dans un contexte marqué par des crispations perceptibles entre différentes sensibilités du parti. « On s’y attendait vraiment », confie-t-il, considérant que cette rencontre offrait à la fois au chef de l’État et aux parlementaires l’occasion de « régler le contentieux ».

Depuis plusieurs semaines, des signaux de malaise traversent en effet les rangs de Pastef. Des clivages internes seraient apparus, opposant des députés perçus comme « pro-Sonko » à d’autres considérés comme « pro-Diomaye ». Cette fracture, encore feutrée publiquement, traduirait des divergences d’orientation politique et stratégique entre le président de la République et son Premier ministre, Ousmane Sonko, figure centrale du parti et leader historique du mouvement.

Pour Malaw Kanté, le ndogou présidentiel a ainsi dépassé le cadre symbolique d’une rupture du jeûne pour prendre les allures d’un véritable règlement de comptes politique. Certains députés seraient venus avec l’intention de poser des questions directes au chef de l’État ou de soulever des préoccupations jugées pressantes. De son côté, le président aurait profité de l’occasion pour apporter des éclaircissements sur un certain nombre de sujets sensibles et tenter de reprendre l’initiative.

L’analyste n’écarte pas non plus une dimension stratégique dans la démarche du chef de l’État. En recevant d’abord les députés de la majorité pour discuter de questions politiques, Bassirou Diomaye Faye pourrait ouvrir la voie à d’autres consultations avec des entités plus larges, notamment au sein de la coalition qui l’a porté au pouvoir. Cette dynamique pourrait s’inscrire dans une volonté de réorganiser les équilibres internes et de consolider son autorité.

Cependant, selon les échos rapportés, la réunion ne se serait « pas très bien tournée ». Si aucune communication officielle détaillée n’a été publiée par la présidence, certaines prises de parole de députés laissent entendre que les échanges ont été francs, voire tendus. Pour Malaw Kanté, cet épisode a surtout permis aux Sénégalais de constater plus nettement l’existence d’un malaise profond au sommet de l’État.

Il regrette d’ailleurs le déficit de communication autour de cette rencontre. À ses yeux, l’absence de communiqué clair et structuré de la part de la présidence alimente les spéculations et renforce les interrogations sur la nature réelle des discussions. « La présidence ne fait jamais de communiqué ou ne donne jamais d’informations claires et précises lors de ce genre de rencontre », déplore-t-il, soulignant que l’opinion publique doit se contenter de déclarations fragmentaires de certains parlementaires pour tenter de reconstituer le fil des échanges.

Au-delà de l’événement ponctuel, l’analyste estime que « le mal est profond » au sein de Pastef. Si des tentatives de dialogue, de négociation ou de réconciliation sont encore perceptibles, il considère qu’une « ligne rouge » est progressivement en train d’être franchie. À moyen ou long terme, il n’exclut pas l’hypothèse d’un divorce politique entre le président et son Premier ministre.

Paris : Serigne Mboup plaide pour un nouvel élan économique des territoires sénégalais

La participation du maire Serigne Mboup au Salon international de l’Agriculture de Paris dépasse le cadre d’une simple présence institutionnelle. À travers son intervention dans la capitale française, l’édile de Kaolack a surtout posé les bases d’une stratégie de diplomatie économique visant à repositionner les territoires sénégalais dans les circuits internationaux d’investissement agricole et agro-industriel.

Une vitrine internationale pour attirer les capitaux

Dans un contexte marqué par la recherche de nouvelles opportunités de financement pour l’agriculture africaine, la prise de parole du maire s’inscrit dans une logique de promotion économique territoriale. Devant des investisseurs, opérateurs agricoles et décideurs économiques réunis à Paris, Serigne Mboup a présenté le potentiel productif du Sénégal, mettant particulièrement en avant les capacités commerciales et logistiques de Kaolack, considérée comme un carrefour stratégique du bassin arachidier.

L’objectif affiché est clair : convaincre les partenaires internationaux que les collectivités locales peuvent devenir des pôles d’investissement crédibles, capables d’accompagner la transformation agricole et la création de chaînes de valeur compétitives.

L’entrepreneuriat féminin comme levier de croissance

Sous l’angle économique, l’intervention a également insisté sur la nécessité d’un meilleur accès au financement pour les femmes entrepreneures. Selon le maire, l’économie locale ne pourra atteindre un niveau de croissance durable sans une inclusion renforcée des initiatives portées par les femmes, notamment dans la transformation agroalimentaire et le commerce.

Ce plaidoyer rejoint une tendance observée dans plusieurs économies africaines, où l’entrepreneuriat féminin constitue un moteur essentiel de création d’emplois, tant informels que formels. L’enjeu demeure désormais la structuration des mécanismes d’accompagnement ainsi que la réduction des barrières administratives et financières.

Diaspora et investissements : un potentiel encore sous-exploité

Autre axe majeur de son discours : la contribution économique de la diaspora africaine. Serigne Mboup a souligné le paradoxe entre l’importance des investissements réalisés par les Africains en Europe et leur faible orientation vers des projets productifs structurants dans leurs territoires d’origine.

D’un point de vue économique, cette réflexion ouvre le débat sur la mise en place d’outils financiers adaptés — fonds d’investissement territoriaux, garanties publiques ou incitations fiscales — capables de transformer les transferts individuels en investissements collectifs générateurs de valeur.

Vers une territorialisation des politiques économiques

Au-delà du message politique, la participation de Kaolack à ce rendez-vous international illustre une évolution notable : les collectivités locales cherchent désormais à jouer un rôle direct dans la diplomatie économique, traditionnellement réservée aux États.

En mettant en avant les besoins des porteurs de projets et la nécessité d’une synergie entre pouvoirs publics et secteur privé, le maire de Kaolack défend une approche décentralisée du développement économique. Une stratégie qui pourrait, à terme, renforcer l’attractivité des villes secondaires sénégalaises et accélérer la transformation locale des productions agricoles.

Ainsi, la présence de Kaolack au Salon de l’Agriculture apparaît moins comme un événement protocolaire que comme une opération de positionnement économique international visant à connecter les initiatives locales aux dynamiques globales d’investissement et d’innovation agricole.

Kaolack : une décennie d’engagement social et spirituel célébrée autour de Moussa Fall

À Kaolack, l’action communautaire ne se limite pas aux initiatives économiques. Elle s’inscrit également dans une dynamique spirituelle et sociale où la solidarité, la confiance et les valeurs religieuses constituent les fondements du développement local. C’est dans cet esprit que s’est tenue la conférence annuelle du GIE SOPE NABY, marquant plus d’une décennie de collaboration avec APRODEL, dirigée par Moussa Fall.

Un engagement guidé par des valeurs de foi et de service

Depuis douze ans, Moussa Fall accompagne cette initiative communautaire en qualité de parrain historique. Au-delà du partenariat institutionnel, cette collaboration repose sur des principes profondément ancrés dans les valeurs religieuses : entraide, responsabilité collective et promotion du bien-être social.

Partie d’une initiative modeste, « Sope Naby » s’est progressivement transformée en un véritable outil de solidarité économique. Aujourd’hui dotée de plusieurs succursales, la structure agit comme une caisse communautaire permettant de soutenir les activités génératrices de revenus, notamment celles des femmes et des jeunes, dans un esprit proche des principes de finance solidaire encouragés par les enseignements religieux.

La conférence, un espace de sensibilisation spirituelle et sociale

La rencontre a également été marquée par une conférence religieuse animée par Tafsir Abdourahmane Gaye, qui a rappelé le rôle de la foi dans la cohésion sociale et la responsabilité individuelle envers la communauté. Le message central a insisté sur l’importance du travail honnête, du partage et de la solidarité comme piliers d’une société équilibrée.

Prenant la parole, Pape Samba Bessane a salué le parcours de Moussa Fall, soulignant plus de vingt années d’engagement continu auprès des populations. Selon lui, cet accompagnement traduit une vision du leadership inspirée par le service et la proximité avec les citoyens.

Entre convictions religieuses et prises de position sociétales

En marge de l’événement, Moussa Fall s’est exprimé sur certaines questions d’actualité nationale, adoptant une posture qu’il présente comme conforme aux valeurs religieuses et culturelles majoritaires. Il a appelé les autorités publiques à assumer leurs responsabilités dans les débats sociétaux en cours, estimant que les décisions politiques doivent rester en adéquation avec les convictions morales de la société.

Un plaidoyer pour la dignité du monde rural

L’intervention du président de l’APRODEL s’est également tournée vers les réalités du monde rural. Évoquant les difficultés rencontrées par les agriculteurs, notamment les producteurs d’arachide, il a plaidé pour davantage d’écoute et d’accompagnement de l’État, rappelant que la justice sociale et la préservation de la dignité des travailleurs constituent des principes essentiels prônés par la religion.

Un modèle d’action communautaire inspiré par la spiritualité

À travers cette collaboration durable, Moussa Fall et le GIE SOPE NABY illustrent une approche du développement où économie et spiritualité se rejoignent. L’initiative démontre que la mobilisation communautaire, lorsqu’elle s’appuie sur des valeurs morales fortes, peut devenir un puissant levier de transformation sociale.

Ainsi, au-delà d’une simple conférence, l’événement apparaît comme le symbole d’un développement enraciné dans la foi, la solidarité et l’engagement au service des populations.

Frappes iraniennes contre des bases américaines dans le Golfe : la Cinquième flotte visée à Bahreïn

Les tensions au Moyen-Orient ont franchi un nouveau seuil ce samedi après l’annonce par les Gardiens de la révolution iraniens avoir mené des frappes contre des installations militaires américaines dans la région du Golfe. Selon un communiqué relayé par l’agence de presse Tasnim, le Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI) affirme avoir ciblé le quartier général de la Cinquième flotte de l’US Navy stationnée à Bahreïn, ainsi que d’autres bases américaines situées au Qatar et aux Émirats arabes unis.

D’après les autorités iraniennes, l’opération aurait été menée à l’aide de missiles et de drones, présentés comme une riposte à des actions jugées hostiles par Téhéran. Le communiqué évoque également des frappes contre des « centres militaires et de sécurité situés au cœur des territoires occupés », une formule généralement employée par l’Iran pour désigner Israël. Les responsables iraniens n’ont toutefois pas fourni de bilan précis ni de détails sur l’ampleur des dégâts causés par ces attaques.

Plus tôt dans la journée, l’État de Bahreïn avait indiqué que la base abritant la Cinquième flotte américaine avait été touchée par une attaque de missiles, sans préciser l’origine des tirs. Des sources sécuritaires régionales ont confirmé que des systèmes de défense aérienne avaient été activés dans plusieurs pays du Golfe, notamment au Qatar et aux Émirats arabes unis, afin d’intercepter des projectiles en approche.

La Cinquième flotte américaine, basée à Manama, joue un rôle stratégique majeur dans la surveillance et la sécurisation des voies maritimes du Golfe arabo-persique, de la mer d’Oman et de la mer Rouge. Elle constitue un pilier du dispositif militaire américain dans la région, où sont stationnés des milliers de soldats et d’importants moyens navals et aériens.

Cette escalade intervient dans un contexte régional déjà marqué par de fortes tensions entre l’Iran et les États-Unis, mais aussi par une multiplication d’incidents impliquant des groupes alliés de Téhéran au Liban, en Irak, en Syrie et au Yémen. Les analystes redoutent qu’une attaque directe revendiquée contre des installations américaines n’entraîne des représailles rapides de Washington, avec le risque d’un embrasement régional plus large.

Du côté américain, aucune déclaration officielle détaillée n’avait été publiée au moment de la diffusion du communiqué iranien. Toutefois, des responsables du Pentagone ont indiqué suivre de près la situation et évaluer les éventuels dégâts ainsi que l’état des personnels déployés sur les bases concernées.

Les marchés énergétiques et financiers pourraient réagir vivement à cette montée des tensions, la région du Golfe étant un carrefour stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures. Les appels à la retenue se multiplient au sein de la communauté internationale, alors que les chancelleries redoutent une confrontation militaire directe entre l’Iran et les États-Unis.

Présidentielle 2029 : Diomaye temporise sur une éventuelle candidature de Sonko

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye , aurait tenu des propos mesurés sur l’avenir politique de son Premier ministre, Ousmane Sonko, à l’occasion du traditionnel « Ndogou Présidentiel » organisé au Palais de la République. Selon des révélations faites par le député Abdou Lahad Ndiaye lors d’une émission diffusée ce vendredi sur une chaîne privée locale, le chef de l’État ne se serait pas engagé sur une éventuelle candidature du leader de Pastef à l’élection présidentielle de 2029.

D’après le parlementaire, l’échange a eu lieu dans une atmosphère conviviale propre à la rupture collective du jeûne, mais la discussion aurait rapidement pris une tournure politique lorsque la question de l’avenir électoral d’Ousmane Sonko a été évoquée. C’est dans ce contexte que le président aurait déclaré que « la candidature du président de Pastef ne l’engage pas » et que « ce n’est pas le moment d’en parler ». Des propos rapportés indirectement, mais qui traduisent une volonté apparente de temporisation au sommet de l’État.

Cette posture prudente tranche avec l’image d’alignement total souvent affichée au sein de la coalition Diomaye Président depuis l’accession au pouvoir. En refusant de se projeter dès à présent sur l’échéance de 2029, Bassirou Diomaye Faye semble privilégier une lecture institutionnelle de sa fonction, soucieux de ne pas apparaître comme partie prenante d’une dynamique électorale anticipée. À travers cette réserve, le chef de l’État pourrait chercher à préserver la séparation entre l’exercice du pouvoir et les ambitions partisanes, alors même que les spéculations sur l’après-mandat commencent à émerger dans le débat public.

Pour certains observateurs, cette prise de distance ne signifie pas nécessairement une divergence stratégique avec son Premier ministre. Elle pourrait plutôt refléter une gestion maîtrisée du tempo politique, dans un contexte où le gouvernement est encore engagé dans la mise en œuvre de ses réformes économiques et institutionnelles. Mettre en avant dès aujourd’hui la question de 2029 risquerait, selon cette analyse, de détourner l’attention des priorités immédiates et d’alimenter des rivalités prématurées au sein de la majorité.

D’autres, en revanche, y voient les premiers signes d’un repositionnement subtil au sein de la mouvance présidentielle. La perspective d’une candidature d’Ousmane Sonko à la prochaine présidentielle constitue un enjeu majeur pour la recomposition du paysage politique sénégalais. En déclarant que cette éventualité « ne l’engage pas », Bassirou Diomaye Faye enverrait un signal clair : le débat sur la succession ou la continuité ne saurait être tranché à ce stade, et encore moins scellé dans le cadre d’un événement à caractère protocolaire.

Dakar : la Brigade de recherches de Faidherbe démantèle un réseau présumé d’actes contre nature, deux personnes déférées au parquet

La Brigade de recherches (BR) de Faidherbe, relevant de la compagnie de gendarmerie de Dakar, a procédé au démantèlement d’un réseau présumé d’actes contre nature opérant dans la capitale sénégalaise. L’opération fait suite à un travail de renseignement mené notamment dans les zones de la ZAC Mbao et de Ouakam. Deux personnes, identifiées comme O. Sall, étudiant sénégalais, et S. G. Preira, restaurateur de nationalité franco-sénégalaise, ont été interpellées et présentées au procureur de la République près le tribunal de grande instance hors classe de Dakar.

Selon les éléments de l’enquête, les investigations ont été déclenchées après des informations transmises aux gendarmes par une jeune femme ayant infiltré un groupe d’échanges en ligne réunissant des individus se présentant comme transgenres, lesbiennes et homosexuelles. Se faisant passer pour une personne intéressée par ces pratiques, elle serait parvenue à intégrer le cercle et à entrer en contact avec certains membres influents. Un rendez-vous aurait été fixé dans un appartement situé à la ZAC Mbao pour une rencontre privée impliquant plusieurs participants.

Informés de la tenue imminente de cette rencontre, les gendarmes, opérant en civil, ont mis en place un dispositif de surveillance et d’intervention. Le jour convenu, O. Sall, âgé de 23 ans et étudiant à la Faculté des sciences économiques et de gestion, serait arrivé le premier sur les lieux. D’après le dossier transmis au parquet, il aurait entrepris de contacter les autres participants afin de confirmer leur présence. Toutefois, l’intervention des forces de l’ordre aurait dissuadé ces derniers de se présenter.

Grâce aux images et échanges récupérés lors de l’infiltration du groupe, les enquêteurs ont pu identifier formellement O. Sall, qui a été interpellé sur place. Les investigations se sont ensuite poursuivies et ont conduit les gendarmes au domicile de S. G. Preira, 35 ans, restaurateur établi à Ouakam. Celui-ci a également été arrêté. Les enquêteurs indiquent que d’autres membres présumés du réseau auraient été identifiés, dont un journaliste d’une chaîne de télévision internationale actuellement hors du territoire national et activement recherché.

L’enquête a permis d’établir que les mis en cause échangeaient via des applications de rencontre et des réseaux sociaux tels que TikTok, WhatsApp et Grindr. Lors de son audition, O. Sall a reconnu avoir entretenu à trois reprises des relations intimes avec des personnes de même sexe, notamment avec un journaliste étranger rencontré à Dakar-Plateau, avec S. G. Preira et avec un ressortissant français prénommé Jean. Il aurait déclaré avoir agi par curiosité tout en se présentant comme hétérosexuel. Il a admis avoir été un acteur actif dans les faits qui lui sont reprochés et aurait exprimé des regrets, selon des sources proches du parquet.

De son côté, S. G. Preira a affirmé avoir adopté un comportement efféminé depuis l’enfance. Il a reconnu avoir commis un acte similaire en France par le passé et avoir entretenu des échanges avec plusieurs contacts étrangers via des applications spécialisées. Se présentant comme sujet passif dans les faits évoqués, il a soutenu avoir agi par curiosité. Les deux mis en cause ont indiqué ne pas appartenir à une organisation structurée, tout en reconnaissant avoir été en contact avec des personnes évoluant dans le milieu LGBT. L’enquête aurait également mis en lumière l’existence de rapports sexuels non protégés.

Frappes conjointes des États-Unis et d’Israël contre l’Iran : Téhéran sous tension maximale

Une nouvelle étape particulièrement grave vient d’être franchie dans la confrontation entre l’Iran, les États-Unis et Israël. Ce samedi matin, des frappes aériennes menées conjointement par Washington et Tel-Aviv ont visé plusieurs villes iraniennes, dont la capitale, Téhéran, provoquant une onde de choc diplomatique et militaire à l’échelle régionale et internationale.

Selon les médias d’État iraniens, plusieurs explosions ont été entendues dans différents quartiers de Téhéran. La télévision officielle a qualifié ces attaques d’« agression aérienne du régime sioniste », affirmant que sept impacts de missiles ont été enregistrés dans les quartiers de Keshvardoust et Pasteur. Cette dernière zone abrite notamment la résidence du guide suprême, Ali Khamanei. Des sources concordantes évoquent son transfert vers un lieu sécurisé, sans confirmation officielle immédiate de son entourage.

Le président iranien, massoud Pezeshkian, est « sain et sauf », selon l’agence officielle Irna. Aucune évaluation précise des pertes humaines ou des dégâts matériels n’a encore été communiquée par les autorités iraniennes. Toutefois, l’intensité des explosions et la nature des cibles visées laissent présager des dommages significatifs. Les autorités ont appelé la population au calme tout en plaçant les forces de sécurité en état d’alerte maximale.

À Washington, le président Donald Trump a confirmé le lancement d’« opérations de combat majeures » contre l’Iran. Il a précisé que ces frappes visaient à « détruire ses capacités de missiles et réduire à néant sa marine », affirmant vouloir neutraliser des « menaces imminentes » émanant de Téhéran. Dans une déclaration particulièrement offensive adressée au peuple iranien, il a estimé que « l’heure de votre liberté est à portée de main », un message susceptible d’être interprété par les autorités iraniennes comme un appel à un changement de régime.

Du côté israélien, le ministre de la Défense Israël Katz a décrété un état d’urgence immédiat et spécial sur l’ensemble du territoire. L’armée israélienne affirme avoir détecté des tirs de missiles iraniens en direction d’Israël peu après le début des frappes. Selon un communiqué militaire, les opérations israéliennes ont ciblé « des sites militaires stratégiques et des infrastructures liées aux missiles balistiques du régime iranien ». Les systèmes de défense antiaérienne ont été activés dans plusieurs régions.

La municipalité de Jérusalem a annoncé la fermeture des écoles et des bureaux administratifs jusqu’à lundi, invoquant le passage à un régime d’« activité essentielle » en raison du contexte sécuritaire. Cette mesure illustre la crainte d’une riposte iranienne de grande ampleur ou d’attaques menées par des groupes alliés de Téhéran dans la région.

Sur le plan politique intérieur, l’opposition israélienne, par la voix de Yair Lapid, a appelé à l’unité nationale. Il a déclaré que « dans des moments comme celui-là, nous restons unis et nous gagnons ensemble », affirmant que l’ensemble des forces politiques soutiennent l’armée et les décisions prises par le gouvernement face à la menace iranienne.

La tension dépasse désormais les frontières immédiates des pays impliqués. L’ambassade des États-Unis au Qatar a placé son personnel en confinement et recommandé à tous les ressortissants américains de « trouver un endroit sûr » jusqu’à nouvel ordre. Cette mesure de précaution traduit la crainte d’une extension du conflit à l’ensemble du Golfe, où sont stationnées d’importantes forces américaines.

UCAD : le SUDES/ESR rejette l’installation d’un commissariat sur le campus et plaide pour une réforme concertée

Le Syndicat unitaire et démocratique des enseignants du supérieur et de la recherche (SUDES/ESR) de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) a exprimé, ce vendredi 27 février 2026, une opposition catégorique au projet gouvernemental visant à implanter un commissariat de police au cœur du campus social. Dans une déclaration rendue publique, l’organisation syndicale met en garde contre ce qu’elle considère comme une réponse inadaptée aux défis sécuritaires de l’espace universitaire, tout en se montrant favorable à la délocalisation de certaines composantes académiques pour désengorger l’institution.

Sur le plan sécuritaire, le SUDES/ESR estime que l’installation permanente de la police nationale au sein du campus serait « contre-productive » et risquerait de transformer l’université en un espace de suspicion et de tension. Selon le bureau syndical, l’université doit demeurer un lieu de savoir, de débat et de liberté académique, et non un espace marqué par une présence policière continue. Le syndicat redoute notamment que cette mesure ne fragilise davantage le climat social déjà sensible dans les universités publiques sénégalaises, en alimentant un sentiment de défiance entre étudiants, enseignants et autorités.

Pour répondre aux préoccupations sécuritaires sans compromettre l’autonomie universitaire, le SUDES/ESR propose une alternative : renforcer les capacités des agents de sécurité du Centre des Œuvre Universitaires de Dakar (COUD). Le syndicat plaide pour la mise en place d’une véritable police universitaire de proximité, formée aux spécificités du milieu académique et apte à prévenir les incidents dans une logique de médiation et de dialogue. Une telle approche permettrait, selon lui, de concilier impératif de sécurité et respect des franchises universitaires.

En revanche, sur le volet académique, le syndicat se félicite de la volonté affichée par le gouvernement, notamment par le Premier ministre, de procéder à la délocalisation de certaines filières. Cette mesure, rappelle le SUDES/ESR, figurait déjà dans son cahier de doléances transmis en mai 2025. Face à la surpopulation chronique que connaît l’UCAD, le syndicat considère que le redéploiement progressif de certaines composantes constitue une solution structurelle pertinente pour améliorer les conditions d’enseignement et d’apprentissage.

Toutefois, le SUDES/ESR insiste sur la nécessité d’une mise en œuvre réfléchie et concertée. Il préconise l’instauration d’un moratoire d’un an sur les nouvelles orientations dans les filières saturées afin de stabiliser les effectifs et de permettre une meilleure planification. À court terme, le recours à des solutions locatives dans la région de Dakar est également suggéré pour accueillir certaines activités pédagogiques, en attendant la mise en place d’infrastructures définitives.

En conclusion, le syndicat rappelle que la réussite de toute réforme universitaire repose sur l’adhésion des acteurs de terrain. Il réaffirme sa disponibilité au dialogue avec les autorités, tout en soulignant qu’aucune université au monde ne dispose d’un commissariat de police nationale installé de manière permanente en son sein. Pour le SUDES/ESR, l’enjeu est clair : sécuriser sans militariser, réformer sans précipiter, et surtout préserver l’esprit et l’autonomie de l’université sénégalaise.

Incursion présumée de soldats mauritaniens : Tahirou interpelle le gouvernement sur la souveraineté nationale

Le député Tahirou Sarr adresse une question écrite au Premier ministre pour exiger des clarifications, des démarches diplomatiques fermes et des garanties concrètes quant à la protection de l’intégrité territoriale et des populations du Nord.

QUESTION ÉCRITE AU GOUVERNEMENT

Adressée à Monsieur le Premier Ministre

Objet : Incursion de soldats mauritaniens sur le territoire sénégalais – Atteinte à la souveraineté nationale et silence préoccupant de l’État

Monsieur le Premier Ministre

Des informations concordantes font état d’une incursion de soldats mauritaniens sur le territoire de la République du Sénégal, dans des zones situées au nord du pays.

Si elles étaient avérées, ces incursions constitueraient un fait d’une extrême gravité. Les frontières du Sénégal ne sont ni symboliques ni négociables : elles sont l’expression concrète de notre souveraineté, du sacrifice de nos anciens et du fondement même de notre État. Leur caractère intangible ne saurait être relativisé par aucune considération circonstancielle.

Ce qui choque davantage encore, au-delà des faits eux-mêmes, c’est la communication tardive, voire aphone, des autorités compétentes. Face à une situation touchant à l’intégrité du territoire national, le silence ou l’ambiguïté de l’État nourrit l’inquiétude et affaiblit le sentiment de protection des citoyens.

Les populations du Nord, en première ligne, expriment aujourd’hui une profonde déception et un sentiment d’impuissance. Elles ont le sentiment que leur sécurité et la sacralité de leur territoire ne sont pas défendues avec la fermeté requise. Cette perception est dangereuse pour la cohésion nationale.

Le peuple sénégalais est attaché à la paix et à la coopération avec ses voisins. Mais la paix véritable ne peut exister sans respect strict des frontières et sans affirmation claire de notre souveraineté.

En conséquence, je vous demande solennellement :

  1. Le Gouvernement confirme-t-il formellement l’incursion de soldats mauritaniens sur le territoire national ?
  2. Si oui, pourquoi la représentation nationale et les populations concernées n’ont-elles pas été immédiatement et clairement informées ?
  3. Quelles protestations officielles ou démarches diplomatiques ont été engagées auprès des autorités mauritaniennes ?
  4. Quelles garanties concrètes pouvez-vous apporter quant au respect strict et durable de l’intégrité territoriale du Sénégal ?
  5. Quelles mesures urgentes le Gouvernement entend-il prendre pour rassurer et protéger les populations du Nord, qui se sentent aujourd’hui plus exposées et délaissées ?
  6. Où devons-nous faire abstraction d’une telle dérive parce que vous ne croyez pas aux frontières ?

La souveraineté d’un État ne se proclame pas seulement dans les discours : elle se défend avec clarté, fermeté et transparence.

Dans l’attente de réponses précises, je vous prie d’agréer, Monsieur le Premier Ministre, l’expression de ma considération républicaine.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Premier Ministre, l’expression de ma haute considération.

Papa Tahirou Sarr
Député de la République
Assemblée nationale du Sénégal
Membre de la Commission Défense et Sécurité

Kédougou : deux morts dans un nouvel éboulement sur un site d’orpaillage artisanal à Léfakho

Un nouvel accident tragique est venu endeuiller la région aurifère de Kédougou. Deux personnes ont perdu la vie à la suite d’un éboulement survenu dans un site d’exploitation artisanale d’or situé dans la localité de Léfakho, confirmant une fois de plus la dangerosité persistante des activités d’orpaillage dans le sud-est du Sénégal.

Le drame s’est produit dans une galerie creusée de manière traditionnelle par des orpailleurs. Selon des sources locales, l’effondrement est intervenu de manière soudaine alors que plusieurs jeunes travaillaient au fond d’un puits. Pris au piège sous les décombres, les deux victimes n’ont pas pu être secourues à temps, malgré les tentatives désespérées de leurs compagnons, mobilisés immédiatement après l’éboulement. Les moyens de secours rudimentaires et l’absence d’équipements adaptés ont considérablement compliqué les opérations de sauvetage.

Avec ces deux nouveaux décès, le nombre de morts enregistrés ces derniers mois dans les zones d’orpaillage de la région de Kédougou dépasse désormais la quinzaine en moins de trois mois. Une série noire qui met en lumière la recrudescence des accidents sur ces sites d’exploitation artisanale, souvent installés sans véritable encadrement technique ni respect des normes de sécurité.

Dans cette partie du pays, l’orpaillage constitue une source de revenus importante pour de nombreux jeunes, venus parfois d’autres régions ou de pays voisins, attirés par l’espoir de gains rapides. Mais derrière cette quête d’opportunités se cache une réalité marquée par des conditions de travail extrêmement précaires. Les puits sont creusés de manière anarchique, parfois à des profondeurs importantes, sans soutènement adéquat des galeries. L’absence de casques, de dispositifs de ventilation et d’outils de consolidation expose quotidiennement les travailleurs à des risques d’effondrement.

La multiplication des drames suscite une vive inquiétude au sein des communautés locales. À Léfakho, l’émotion est palpable. Les familles des victimes sont plongées dans le deuil, tandis que les populations redoutent de nouveaux accidents. Plusieurs acteurs locaux, dont des responsables communautaires et des organisations de la société civile, appellent à un renforcement urgent des mesures de surveillance et à une meilleure organisation des sites d’orpaillage. Ils plaident pour un encadrement plus strict des activités, la formation des orpailleurs aux règles élémentaires de sécurité et l’instauration de contrôles réguliers.

Les autorités, régulièrement interpellées sur la question, sont confrontées à un défi complexe. L’orpaillage artisanal, bien qu’informel dans de nombreux cas, constitue une réalité socio-économique incontournable dans la région. Toute mesure de restriction doit donc composer avec la nécessité de préserver les moyens de subsistance des populations tout en garantissant la sécurité des travailleurs.

Un an de détention : Farba Ngom entre épreuve judiciaire et consécration symbolique

Depuis un an, Farba Ngom est placé en détention préventive. Une situation qui, loin d’éroder son influence, semble paradoxalement avoir consolidé son aura, notamment dans son fief du Fouta. Celui qui, il y a encore quelques mois, faisait face à des critiques nourries, y compris au sein de son propre bastion, bénéficie aujourd’hui d’un élan de solidarité qui dépasse les cercles politiques traditionnels.

Au fil des mois, la perception publique de son incarcération a évolué. D’objet de controverses répétées, Farba Ngom est progressivement devenu, pour une partie de l’opinion, une figure d’épreuve et de résistance. Cette transformation d’image s’est opérée dans un contexte judiciaire complexe, où son dossier, partagé avec son principal coaccusé, Tahirou Sarr, met en lumière un contraste frappant. Les deux hommes sont poursuivis pour des faits similaires, mais leurs trajectoires judiciaires divergent nettement. Là où Tahirou Sarr demeure en liberté, Farba Ngom continue de faire face à la rigueur de la détention préventive.

Cette différence de traitement, perçue par ses soutiens comme une injustice, a contribué à renforcer la dimension symbolique de son incarcération. Dans l’imaginaire de ses partisans, la prison n’est plus seulement un cadre judiciaire, mais le lieu d’une épreuve qui confère à l’homme politique une stature nouvelle. Influente personnalité, longtemps considérée comme un pilier financier et stratégique de l’Alliance pour la République , Farba Ngom incarne un enjeu politique de premier plan. Son réseau étendu, ses ressources et son poids dans les équilibres internes expliquent en partie la prudence qui entoure toute éventuelle décision relative à sa libération.

Malgré l’accumulation des dossiers et la persistance des poursuites, la mobilisation en sa faveur ne faiblit pas. Elle a toutefois pris une tournure singulière, loin des codes classiques des campagnes de soutien politique. Pas de tee-shirts à son effigie, ni de slogans scandés dans les rues. À la place, une mobilisation religieuse et spirituelle, enracinée dans les traditions du Fouta.

En ce vendredi de Ramadan, des marabouts et fidèles se sont réunis pour organiser un grand récital de Coran en son honneur. Des milliers de versets ont été récités, dans une atmosphère de ferveur et de recueillement, afin d’implorer la clémence divine. Les prières formulées appelaient à l’allègement de son épreuve, à son élévation au-dessus de ses détracteurs et à une issue favorable à son combat judiciaire.

Cette mobilisation religieuse confère à l’affaire une dimension supplémentaire. Elle traduit l’ancrage spirituel de Farba Ngom dans sa région d’origine et souligne le rôle central des guides religieux dans la structuration de l’opinion locale. Plus qu’un simple soutien politique, il s’agit d’un acte de foi et de solidarité communautaire.

Sénégal : suppression du concours d’entrée en sixième dès 2026, le CFEE maintenu avec un encadrement renforcé

Le ministère de l’Éducation nationale du Sénégal a officiellement acté la suppression du concours d’entrée en sixième à compter de la session 2026. La décision, formalisée par une directive de la Secrétairerie générale, marque un tournant majeur dans l’organisation du système éducatif national. Elle consacre la fin de la sélection à l’issue du primaire et instaure un accès direct au cycle moyen pour tous les élèves ayant achevé le CM2.

Jusqu’ici, l’admission en classe de sixième reposait sur la réussite à un concours national organisé à l’issue du primaire. Avec cette réforme, le passage du CM2 au collège devient automatique pour les élèves ayant validé leur parcours élémentaire. Les autorités entendent ainsi promouvoir une école plus équitable, réduire les barrières à la poursuite des études et renforcer la continuité pédagogique dans le cadre de la scolarité obligatoire.

Le ministère précise toutefois que le Certificat de fin d’études élémentaires, plus connu sous l’appellation CFEE, est maintenu. Ce diplôme national continuera d’attester la fin du cycle élémentaire. En revanche, son organisation fera l’objet d’un recadrage strict afin de garantir davantage de rigueur, d’efficacité et de transparence dans la gestion des épreuves et des résultats.

Parmi les nouvelles mesures annoncées figure la limitation du nombre de candidats à 250 par centre d’examen. Cette disposition vise à améliorer les conditions de supervision et à assurer un meilleur suivi logistique. Le ratio de correction est également revu, avec l’instauration d’un correcteur pour 80 copies, dans l’objectif de garantir une évaluation plus fiable et plus rapide des candidats.

Le ministère exige par ailleurs le déploiement de chefs de centre maîtrisant l’outil informatique. Cette orientation s’inscrit dans une volonté de modernisation du traitement des résultats et de sécurisation du diplôme national. La digitalisation progressive des procédures doit permettre de réduire les erreurs, d’accélérer la publication des résultats et de renforcer la crédibilité du CFEE.

Au-delà des aspects organisationnels, la suppression du concours d’entrée en sixième pose un défi majeur en matière d’infrastructures et de ressources humaines. Les inspecteurs d’académie sont appelés à mobiliser l’ensemble des enseignants et à dresser un état des lieux précis des capacités d’accueil des collèges. L’objectif est d’anticiper l’arrivée massive de nouveaux élèves en classe de sixième dès la rentrée 2026.

Cette réforme implique également un renforcement du soutien pédagogique pour sécuriser la transition entre le primaire et le moyen. Les autorités éducatives entendent mettre l’accent sur l’accompagnement des élèves afin de prévenir les décrochages et d’assurer une adaptation réussie au nouveau cadre d’apprentissage.

Mise en accusation de Me Moussa Bocar Thiam : l’ancien ministre annonce son retour au Sénégal pour « faire face à la justice »

L’Assemblée nationale du Sénégal a adopté, ce vendredi 27 février, la résolution portant mise en accusation de Moussa Bocar Thiam devant la Haute Cour de justice. Cette décision ouvre officiellement la voie à une procédure judiciaire contre l’ancien ministre de la Communication du régime de Macky Sall, dans le cadre du dossier relatif à l’aménagement du Parc des technologies numériques, rebaptisé « Sénégal Connect Park ».

Dans la foulée du vote des députés, Me Moussa Bocar Thiam a réagi à travers une publication sur sa page Facebook. S’il dénonce une décision qu’il juge « illégale » et « en violation flagrante de la Constitution », il affirme néanmoins se soumettre à la procédure. « Je prends acte de la décision illégale de l’Assemblée nationale me traduisant devant la Haute Cour de justice en violation flagrante de la Constitution. Néanmoins, en bon républicain, je prends immédiatement des congés professionnels au niveau de notre cabinet dans le Golfe pour venir au Sénégal me mettre à la disposition de la justice », a-t-il déclaré.

L’ancien ministre annonce ainsi son retour imminent au pays, affirmant vouloir se défendre personnellement et publiquement. Dans son message, il va plus loin en dénonçant ce qu’il considère comme une manœuvre politique. Selon lui, cette mise en accusation s’inscrirait dans une stratégie visant à affaiblir l’opposition. Il évoque une « cabale politique » qu’il attribue au Premier ministre Ousmane Sonko, accusé, avec « sa bande », de chercher à « museler l’opposition sénégalaise à travers la diabolisation et le règlement de compte politique pour masquer leur incompétence et leurs limites face à la demande sociale ».

Le dossier au cœur de cette procédure concerne l’aménagement du Parc des technologies numériques, un projet structurant lancé sous le précédent régime et destiné à faire du Sénégal un hub régional dans le domaine du numérique. Rebaptisé « Sénégal Connect Park », le projet avait déjà conduit à l’arrestation et à l’emprisonnement de plusieurs cadres du ministère de la Communication et des Télécommunications. Les autorités judiciaires soupçonnent des irrégularités dans la gestion et l’exécution de ce programme d’envergure.

Depuis l’éclatement de l’affaire, Me Moussa Bocar Thiam n’a cessé de contester les accusations portées contre lui. Il a multiplié les démarches pour tenter d’obtenir l’annulation de la procédure. Des recours ont notamment été introduits devant la Cour suprême, le Conseil de l’ordre des avocats ainsi que le Conseil constitutionnel. Toutes ces initiatives sont restées sans suite favorable.

Le vote de l’Assemblée nationale marque donc une nouvelle étape dans cette affaire à forte dimension politique. La saisine de la Haute Cour de justice, juridiction compétente pour juger les anciens membres du gouvernement pour des faits commis dans l’exercice de leurs fonctions, place désormais l’ancien ministre face à une procédure exceptionnelle, rarement engagée au Sénégal.

Kaolack : le ministère de l’Éducation nationale accélère la mise en œuvre de l’école inclusive

Le ministère de l’Éducation nationale a franchi une nouvelle étape dans la promotion d’une école plus équitable avec l’organisation, à Kaolack, d’un atelier de formation consacré à l’éducation inclusive, dans le cadre du projet « Faire l’École ». Cette initiative vise à améliorer la prise en charge des élèves en situation de handicap et à renforcer les capacités du personnel éducatif dans plusieurs régions pilotes du pays.

Tenu ce jeudi 26 février 2026, l’atelier a réuni une délégation du ministère ainsi que des acteurs du système éducatif autour d’une session de sensibilisation, de partage d’expériences et de renforcement des compétences.

Selon Moustapha Diouck, inspecteur de l’éducation élémentaire et conseiller technique au Secrétariat général du ministère de l’Éducation nationale, cette rencontre s’inscrit dans la dynamique nationale de transformation du système éducatif sénégalais.

« L’atelier s’inscrit dans la volonté de garantir un accès équitable à une éducation de qualité pour tous les enfants, conformément à l’Objectif de développement durable 4 relatif à l’éducation. Il s’agit d’apporter une réponse concrète à un défi éducatif majeur », a-t-il expliqué.

Les données officielles issues du Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH) 2023 indiquent que le Sénégal compte plus de 1,2 million de personnes vivant avec un handicap, soit environ 7,3 % de la population. Pourtant, seules quatre écoles publiques spécialisées existent actuellement, principalement concentrées à Dakar et à Thiès, laissant encore de nombreux enfants en marge du système scolaire, a souligné l’inspecteur.

Dans les établissements scolaires, plus de 20 000 élèves en situation de handicap sont recensés sur un effectif global dépassant 3,8 millions d’apprenants. Une réalité qui justifie la mise en œuvre d’une politique nationale d’éducation inclusive désormais placée au cœur des priorités éducatives.

Financé par l’Agence italienne pour la coopération au développement à hauteur de 3 millions d’euros, soit près de 2 milliards de francs CFA, pour une durée de trois ans, le projet « Faire l’École » repose notamment sur la formation des acteurs éducatifs.

L’objectif est de renforcer les compétences des inspecteurs, des enseignants, des directeurs d’école et des personnels pédagogiques afin d’adapter les pratiques éducatives aux besoins spécifiques des élèves. Les sessions portent notamment sur les méthodes pédagogiques inclusives, l’apprentissage du braille, le langage des signes ainsi que les stratégies d’accompagnement des apprenants en difficulté.

Au total, près de 500 acteurs éducatifs seront formés, tandis que 69 établissements scolaires répartis dans cinq régions pilotes — Dakar, Kaolack, Kaffrine, Kolda et Sédhiou — bénéficieront directement des actions du projet.

L’inspecteur d’académie de Kaolack, Samba Diakhaté, a rappelé que le programme adopte également une approche communautaire.

« Au-delà de la formation pédagogique, le programme mise sur la sensibilisation communautaire. Environ 6 000 membres des communautés éducatives seront mobilisés pour promouvoir les droits des personnes en situation de handicap et lever les barrières sociales et culturelles freinant leur scolarisation », a-t-il indiqué.

Le projet prévoit également la distribution de kits pédagogiques adaptés, la mise en place de clubs d’inclusion scolaire ainsi que l’appui aux gouvernements scolaires et aux associations de parents d’élèves afin de favoriser un environnement éducatif plus accueillant.

À travers cette initiative, les autorités éducatives ambitionnent de rendre les écoles ordinaires plus accessibles grâce à des aménagements pédagogiques adaptés, à une identification précoce des besoins spécifiques des élèves et à une meilleure coordination institutionnelle.

Haute Cour de justice : Moustapha Diop entendu sur le fond dans l’affaire des fonds Covid-19

L’ancien ministre du Développement industriel, Moustapha Diop, a comparu ce jeudi 26 février devant la Commission d’instruction de la Haute cour de justice pour être entendu sur le fond du dossier relatif à la gestion des fonds destinés à la lutte contre la pandémie de Covid-19. Cette audition, particulièrement attendue, marque une étape décisive dans une procédure judiciaire aux répercussions politiques et institutionnelles notables.

Selon des informations rapportées par le quotidien Les Échos, cette comparution pourrait être suivie par le dépôt d’une nouvelle demande de liberté provisoire par les avocats de l’ancien ministre. Ses conseils entendent ainsi tirer parti de cette phase d’instruction approfondie pour solliciter un réexamen de sa situation carcérale, alors qu’il est en détention depuis plusieurs mois.

Inculpé et placé sous mandat de dépôt le 22 mai 2025, le député-maire de Louga est poursuivi pour association de malfaiteurs, corruption, prise illégale d’intérêts, détournement de deniers publics et blanchiment de capitaux. Ces poursuites s’inscrivent dans le cadre plus large des enquêtes ouvertes sur l’utilisation des ressources mobilisées par l’État pour faire face à la crise sanitaire mondiale provoquée par la Covid-19. Les investigations visent à déterminer d’éventuelles irrégularités dans l’allocation et la gestion des financements exceptionnels déployés durant cette période.

Depuis le début de la procédure, Moustapha Diop rejette catégoriquement l’ensemble des accusations portées contre lui. Il dénonce ce qu’il qualifie d’acharnement et affirme n’avoir commis aucune infraction dans l’exercice de ses fonctions ministérielles. Ses partisans évoquent, de leur côté, un dossier à forte connotation politique, dans un contexte national marqué par une volonté affichée des autorités de faire toute la lumière sur la gestion des fonds publics.

L’audition sur le fond constitue une séquence déterminante de l’instruction. Elle permet aux magistrats instructeurs de confronter l’ancien membre du gouvernement aux éléments matériels rassemblés par les enquêteurs, mais également d’entendre ses explications détaillées sur les décisions prises durant son passage à la tête du département du Développement industriel. Les réponses apportées pourraient influencer la suite de la procédure, notamment en ce qui concerne un éventuel renvoi devant la juridiction de jugement.

Au-delà du cas individuel de l’ancien ministre, cette affaire s’inscrit dans une dynamique plus large de reddition des comptes sur la gestion des fonds liés à la riposte sanitaire. Elle alimente le débat public sur la transparence dans l’utilisation des ressources publiques et sur le rôle de la Haute Cour de justice dans la poursuite des membres du gouvernement pour des faits commis dans l’exercice de leurs fonctions.

Grève nationale de l’Alliance And Gueusseum : le septième plan d’action largement suivi à Thiès

L’Alliance And Gueusseum a enclenché, ce jeudi 26 février 2026, son septième plan d’action à travers une grève de 48 heures observée sur l’ensemble du territoire national. Le mouvement, qui concerne les agents de santé regroupés sous la bannière des « blouses blanches », traduit une montée de la tension entre les syndicats et les autorités autour de l’application des engagements pris par l’État.

À Thiès, la mobilisation est jugée significative. Pape Moussa, coordonnateur régional de l’Alliance, a affirmé au micro de la Rfm que le mot d’ordre est « largement suivi » dans les structures sanitaires de la région. Selon lui, les agents répondent massivement à l’appel pour dénoncer ce qu’ils considèrent comme une application inéquitable des décrets récemment adoptés.

Au cœur du différend figure une « dichotomie » dans la mise en œuvre des mesures gouvernementales. Les syndicalistes expliquent que le reclassement des techniciens supérieurs ainsi que l’octroi de l’indemnité de logement ont été effectivement accordés au personnel relevant directement de la fonction publique d’État. En revanche, les agents recrutés par les collectivités territoriales, souvent désignés comme « la base », ne bénéficient pas des mêmes avantages. Une situation que l’Alliance And Gueusseum juge injuste et contraire à l’esprit des accords conclus avec les autorités.

Pour les responsables syndicaux, cette disparité crée une fracture au sein du système de santé et alimente un sentiment d’exclusion chez une frange importante du personnel. Ils réclament ainsi une harmonisation des avantages pour l’ensemble des travailleurs concernés, estimant que l’égalité de traitement est une condition essentielle à la stabilité du secteur et à la motivation des agents.

Malgré les ponctions salariales opérées par le gouvernement à l’encontre de grévistes lors de précédents mouvements, l’Alliance affiche sa détermination. Les responsables affirment que ces retenues sur salaire n’entameront pas leur engagement en faveur de la justice sociale, de l’amélioration des conditions de travail et de l’évolution des plans de carrière. Ils soutiennent que la lutte engagée dépasse les intérêts individuels et vise à corriger des déséquilibres structurels dans la gestion des ressources humaines de la santé.

Conscients toutefois de la sensibilité du secteur, les syndicalistes précisent que le service minimum est assuré, notamment dans les urgences, conformément aux dispositions légales en vigueur. À Thiès comme dans les autres régions, les structures hospitalières maintiennent ainsi la prise en charge des cas critiques afin de limiter l’impact du mouvement sur les patients.

RTS : l’Intersyndicale SYNPICS-SYNPAP claque la porte d’une réunion avec la direction générale

La tension reste vive entre les travailleurs et la direction générale de la Radiodiffusions Télévision Sénégalaise (RTS). Ce jeudi 26 février, un nouvel épisode est venu illustrer la profondeur du malaise social qui secoue l’entreprise publique. Dans un communiqué rendu public le même jour, les délégués de l’Intersyndicale SYNPICS-SYNPAP RTS ont dénoncé des manquements relevés dans l’ordre du jour d’une réunion convoquée entre les représentants syndicaux et la direction générale.

Selon le document, malgré des irrégularités constatées dans les convocations adressées aux délégués syndicaux, ces derniers ont tout de même répondu présents à la rencontre. Un geste que l’Intersyndicale présente comme une preuve de bonne foi et de volonté de dialogue, dans un contexte déjà marqué par une crispation persistante autour de plusieurs revendications majeures.

Toutefois, la réunion n’ira pas à son terme. Les délégués affirment avoir constaté que le point jugé prioritaire par les travailleurs, à savoir la question de « l’Accord d’entreprise », ne figurait pas en tête de l’ordre du jour. Pour l’Intersyndicale, cette absence constitue un signal préoccupant, traduisant un manque de considération pour une revendication qu’elle estime centrale dans le bras de fer en cours.

Face à cette situation, les représentants syndicaux ont décidé de quitter la séance, en guise de protestation. Un départ qu’ils présentent comme un acte cohérent avec leur engagement à exiger la levée immédiate et sans condition de la suspension de l’Accord d’entreprise. Ce texte, dont la suspension est au cœur du conflit, est perçu par les travailleurs comme un acquis fondamental garantissant leurs droits matériels et moraux.

Dans son communiqué, l’Intersyndicale SYNPICS-SYNPAP RTS réaffirme sa détermination à poursuivre la lutte jusqu’à satisfaction de ses revendications. Elle appelle l’ensemble des agents de la RTS à rester mobilisés pour la suite du combat, qu’elle qualifie de combat pour la dignité et le respect des engagements pris envers les travailleurs.

Tensions à l’Assemblée nationale : l’opposition dénonce des violations graves du règlement intérieur lors de la séance du 24 février 2026

La séance de questions d’actualité au gouvernement du 24 février 2026 continue de susciter de vives réactions au sein de l’arène politique sénégalaise. Dans un communiqué conjoint signé par le Groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal et des députés non-inscrits, l’opposition parlementaire a exprimé son indignation face à ce qu’elle considère comme une série de violations manifestes du règlement intérieur de l’Assemblée nationale.

Au cœur de la controverse figurent des propos jugés injurieux tenus par certains députés de la majorité durant les échanges. L’opposition cite nommément le député Ayib Daffe, qu’elle accuse d’avoir qualifié ses collègues de l’opposition de « chiens et de chiots », des termes perçus comme profondément offensants et incompatibles avec l’esprit du débat parlementaire. Elle pointe également du doigt Alioune Dieye, qui se serait attaqué au père de l’honorable Anta Babacar Ngom, franchissant selon elle la ligne rouge de la décence et du respect mutuel.

Pour les signataires du communiqué, ces comportements constituent une violation flagrante de l’article 64 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, lequel dispose que l’hémicycle est « le lieu par excellence du débat démocratique » et que celui-ci doit être « serein, courtois et impersonnel ». L’opposition estime qu’il ne saurait être toléré que des députés insultent leurs collègues pour avoir simplement exercé leur droit constitutionnel de questionner le gouvernement. Elle y voit une dérive inquiétante qui affaiblit la qualité du débat public et porte atteinte à la dignité de l’institution parlementaire.

Au-delà des incidents verbaux, l’opposition met également en cause le rôle du président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, qu’elle accuse d’avoir manqué à ses obligations de neutralité et de garantie du bon déroulement des travaux. Selon le communiqué, alors que le temps de parole des orateurs était strictement encadré, le président aurait accordé de manière unilatérale cinq minutes supplémentaires au Premier ministre, rompant ainsi l’équilibre initialement prévu. Dans le même temps, les députés de l’opposition se seraient vu refuser tout droit de réplique.

Les signataires dénoncent une gestion partiale de la séance, affirmant que le chef du gouvernement aurait profité de ce temps additionnel pour invectiver l’opposition, multiplier les attaques politiques et éluder les questions de fond qui lui étaient adressées. Ils reprochent également au président de séance d’avoir laissé s’installer un climat de tension sans intervenir pour ramener les débats à un niveau conforme aux exigences institutionnelles.

Dans leur déclaration, les députés de l’opposition condamnent vigoureusement ces pratiques qu’ils jugent contraires aux principes d’un exercice démocratique responsable et respectueux des règles établies. Ils accusent El Malick Ndiaye d’avoir « fui ses responsabilités de garant de la dignité et de l’honorabilité de l’Institution », une accusation lourde de sens dans un contexte politique déjà marqué par de fortes tensions.

Prenant l’opinion nationale et internationale à témoin, l’opposition affirme qu’elle ne restera pas sans réaction face à ces « graves manquements ». Elle annonce qu’elle saura tirer « toutes les conséquences de droit » de cette situation, laissant entendre que des actions politiques ou juridiques pourraient être envisagées dans les prochains jours.

Haute Cour de Justice : Me Moussa Bocar Thiam enclenche une riposte constitutionnelle pour contester la procédure engagée contre lui

L’ancien ministre Me Moussa Bocar Thiam a officiellement saisi, le 25 février 2026, les plus hautes autorités judiciaires et constitutionnelles du Sénégal pour contester la régularité de la procédure engagée à son encontre devant la Haute Cour de Justice. À travers deux courriers distincts, il demande l’annulation et l’ajournement du processus de saisine de cette juridiction d’exception, qu’il estime contraire à la Constitution.

Le premier courrier est adressé au Premier Président de la Cour suprême, également Président de la Haute Cour de Justice. Dans cette correspondance, Me Thiam soulève ce qu’il considère comme des irrégularités majeures entachant la procédure enclenchée contre lui. Selon sa lecture, la mise en mouvement de l’action devant cette juridiction ne respecterait pas les exigences constitutionnelles et les garanties fondamentales attachées aux droits de la défense. Il sollicite en conséquence l’annulation pure et simple de la procédure ainsi que son ajournement, le temps que les questions de conformité soient tranchées.

Le second courrier est destiné à Madame Aminata Ly Ndiaye, Présidente par intérim du Conseil constitutionnel. Devant cette haute juridiction, chargée du contrôle de constitutionnalité, l’ancien ministre reprend les mêmes arguments. Il y expose son analyse juridique et insiste sur la nécessité de vérifier la conformité de la procédure aux dispositions constitutionnelles encadrant la mise en accusation des membres du gouvernement pour des faits commis dans l’exercice de leurs fonctions. Pour lui, l’enjeu dépasse son cas personnel et touche aux principes fondamentaux de l’État de droit.

Dans ses deux lettres, Me Thiam précise agir en ampliation des requêtes déjà adressées au Président de l’Assemblée nationale ainsi qu’au Président de la commission des lois, de la décentralisation, du travail et des droits humains. Il indique entreprendre ces démarches afin de sauvegarder ses droits et pour que nul n’en ignore, formule qui traduit sa volonté de donner à son initiative une portée institutionnelle claire et officielle.

Les courriers ont été reçus et enregistrés le 26 février 2026 par les services compétents. Le Bureau du courrier de la Cour suprême les a enregistrés sous le numéro 116, tandis que le Conseil constitutionnel a également accusé réception. Les requêtes adressées au Président de l’Assemblée nationale et au Président de la commission des lois figurent en pièces jointes des deux correspondances, renforçant ainsi la cohérence de la stratégie procédurale engagée.

Cette démarche marque le lancement d’une stratégie juridique offensive de la part de l’ancien ministre. En contestant en amont la constitutionnalité de la procédure, Me Moussa Bocar Thiam cherche à déplacer le débat sur le terrain strictement juridique et institutionnel, avant toute phase de jugement sur le fond. La Haute Cour de Justice, juridiction compétente pour juger les membres du gouvernement pour des faits commis dans l’exercice de leurs fonctions, se retrouve ainsi au cœur d’un débat qui pourrait faire jurisprudence quant aux modalités de sa saisine et aux garanties procédurales applicables.

Sénégal : L’État lance un Appel Public à l’Épargne de 200 milliards FCFA pour financer ses priorités en 2026

Le Ministère des Finances et du Budget a annoncé, ce jeudi, le lancement du premier Appel Public à l’Épargne (APE) de l’année 2026. À travers cette opération, l’État du Sénégal prévoit de mobiliser un montant cible de 200 milliards de FCFA sur le marché financier, avec une période de souscription ouverte du 26 février au 19 mars 2026.

Cette émission obligataire s’inscrit dans la stratégie de gestion de la dette à moyen terme définie par les autorités publiques ainsi que dans le plan de financement arrêté pour l’exercice budgétaire 2026. Elle traduit la volonté du gouvernement de diversifier ses sources de financement tout en consolidant sa présence sur le marché financier régional.

L’opération est arrangée par la société de gestion et d’intermédiation Invictus Capital & Finance, chargée de structurer et de coordonner le placement des titres auprès des investisseurs. À travers cet Appel Public à l’Épargne, l’État met à la disposition du public des obligations, offrant ainsi aux citoyens, aux investisseurs institutionnels et aux partenaires économiques l’opportunité de participer directement au financement de l’action publique.

Les ressources mobilisées serviront principalement à couvrir les besoins budgétaires de l’État, conformément aux autorisations prévues par la Loi de finances initiale 2026. Elles permettront également de soutenir les priorités économiques et sociales inscrites dans l’agenda national de transformation, notamment en matière d’infrastructures, de développement social, de souveraineté économique et de modernisation des services publics.

Au-delà de l’aspect budgétaire, cette émission vise aussi à renforcer la profondeur et la liquidité du marché financier sous-régional. En sollicitant l’épargne publique, les autorités entendent contribuer au dynamisme du marché des capitaux de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), tout en favorisant une meilleure inclusion financière.

Thiomby : la crise de l’eau révèle les fragilités rurales et relance le débat sur les solutions durables

À Thiomby, localité rurale de l’arrondissement de Gandiaye, une panne d’approvisionnement en eau potable aura suffi à mettre en lumière la vulnérabilité persistante des villages face aux déficits d’infrastructures hydrauliques. Après 72 heures de pénurie, en pleine période de Ramadan, une intervention d’urgence conduite par le directeur du Centre des Œuvres Universitaires de Dakar (COUD), Dr Ndéné Mbodji, a permis de rétablir l’accès à l’eau, soulevant au passage la question de la gestion durable des ressources essentielles en zone rurale.

Une pénurie révélatrice des réalités rurales

Durant trois jours, les habitants de Thiomby, dans la commune de Gandiaye, ont dû faire face à une situation critique. Entre les longues distances à parcourir pour s’approvisionner et les perturbations des activités domestiques, la rareté de l’eau a rapidement affecté le quotidien des familles, une épreuve particulièrement éprouvante en période de jeûne.

Cette crise ponctuelle met en évidence une réalité plus profonde : dans plusieurs localités rurales, l’accès à l’eau demeure dépendant d’installations fragiles, souvent exposées aux pannes techniques et au manque de maintenance régulière.

Une réponse d’urgence aux allures de solution locale

Face à l’urgence, une équipe technique mobilisée sous l’impulsion du responsable du Centre des Œuvres Universitaires de Dakar (COUD) a procédé à l’installation de deux pompes immergées alimentées par énergie solaire, accompagnées de réservoirs de stockage.

Au-delà de la réparation immédiate, l’utilisation de panneaux solaires marque une orientation vers des solutions adaptées aux réalités rurales, où l’autonomie énergétique devient un levier essentiel pour sécuriser l’accès à l’eau.

Pour les populations de Thiomby et du village voisin de Khalambasse, le retour de l’eau a surtout signifié la fin d’une épreuve collective vécue comme un rappel brutal de la précarité des services de base.

Entre solidarité citoyenne et responsabilités publiques

Si l’intervention a été largement saluée par les habitants, elle relance également le débat sur le rôle des initiatives individuelles face aux missions traditionnellement dévolues aux politiques publiques.

Dans plusieurs zones rurales, les actions ponctuelles d’acteurs publics ou communautaires compensent souvent les lenteurs structurelles des programmes d’équipement, une dynamique qui interroge sur la nécessité d’une planification plus anticipative afin d’éviter la répétition de telles crises.

L’eau, un enjeu central du développement territorial

L’opération intervient dans un contexte national marqué par la volonté des autorités, notamment le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko, de promouvoir un développement territorial plus équilibré à travers les orientations du programme Sénégal Vision 2050.

Mais sur le terrain, l’épisode de Thiomby rappelle que la réussite de ces ambitions dépendra largement de la capacité à sécuriser durablement les services essentiels, au premier rang desquels figure l’accès à l’eau potable.

Une crise locale, un enjeu national

Plus qu’un simple dépannage technique, l’intervention menée à Thiomby apparaît ainsi comme le symbole d’un défi national : garantir aux populations rurales des infrastructures résilientes, capables de résister aux pannes et aux aléas.

En pleine période de Ramadan, la résolution rapide de la crise aura apporté un soulagement immédiat, mais elle rappelle surtout l’urgence d’inscrire l’accès à l’eau dans une stratégie durable et structurée.

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