Kaolack : la police démantèle un réseau spécialisé dans le vol de motos-Jakarta et interpelle sept suspects

La Sûreté urbaine du Commissariat central de Kaolack a porté un coup dur à la criminalité organisée en procédant au démantèlement d’un réseau présumé spécialisé dans le vol de motos-Jakarta et le recel de véhicules volés. L’opération, menée à la suite d’une série de plaintes enregistrées ces dernières semaines, a permis l’interpellation de sept individus et la récupération de plusieurs motocyclettes dérobées.

Selon des sources policières, les investigations ont été déclenchées face à la recrudescence des agressions visant les conducteurs de motos-Jakarta dans la région. Les enquêteurs ont alors entrepris un travail de renseignement et de recoupement des témoignages des victimes afin d’identifier les auteurs de ces attaques nocturnes.

Les recherches ont conduit les policiers vers le quartier Thioffack, à Kaolack, où un domicile privé avait été identifié comme étant le principal point de chute du groupe criminel. Le 31 mai 2026, aux environs de 15h30, une opération de perquisition a été menée dans cette maison. Sur place, les agents ont découvert trois motos signalées comme volées et procédé à l’arrestation de deux individus présentés comme des membres actifs du réseau.

L’enquête a rapidement pris une tournure décisive lorsque plusieurs victimes ont été appelées à identifier les objets saisis. Trois d’entre elles ont reconnu sans ambiguïté leurs motocyclettes ainsi que les deux suspects comme étant les auteurs des agressions dont elles avaient été victimes.

Placés en garde à vue après notification de leurs droits, les mis en cause sont passés aux aveux au cours de leurs auditions. Ils ont révélé l’existence d’un groupe structuré composé de cinq personnes opérant essentiellement durant les heures les plus tardives de la nuit. Selon leurs déclarations, les attaques étaient commises entre 3 heures et 4 heures du matin. Les victimes étaient ciblées puis dépouillées de leurs motos sous la menace d’armes blanches. Les véhicules volés étaient ensuite acheminés vers Kaffrine afin d’y être revendus.

Ces révélations ont conduit les enquêteurs à élargir leurs investigations dans cette région. Le 1er juin 2026, une équipe de la Brigade de recherches s’est rendue à Kaffrine pour identifier les personnes impliquées dans l’écoulement du butin. Cette opération a abouti à l’interpellation de quatre receleurs présumés et à la saisie de quatre autres motos-Jakarta volées.

Au terme de cette série d’interventions, les forces de l’ordre ont récupéré un total de sept motocyclettes volées et procédé à l’arrestation de sept personnes. Trois d’entre elles sont poursuivies pour association de malfaiteurs et vol en réunion commis la nuit avec usage d’armes blanches et d’un moyen de transport, tandis que les quatre autres sont poursuivies pour recel.

La police indique que l’enquête est toujours en cours afin de retrouver les derniers membres du réseau qui seraient encore en fuite. Les autorités espèrent ainsi mettre définitivement fin aux activités de ce groupe qui semait l’insécurité parmi les conducteurs de motos-Jakarta dans la région de Kaolack et ses environs.

Point E : un ouvrier échappe à la mort après une chute spectaculaire du 8e étage d’un chantier

Un grave accident de travail s’est produit dans la soirée du jeudi 4 juin 2026 au quartier Point E, à Dakar. Un jeune ouvrier de 24 ans a miraculeusement survécu après avoir été entraîné dans le vide depuis le huitième étage d’un immeuble en construction situé à proximité du ministère du Travail.

Selon les informations rapportées par le journal Libération, la victime, un ressortissant nigérien identifié sous le nom de Salimou, participait aux travaux sur la terrasse de l’édifice lorsqu’un monte-charge utilisé pour acheminer des sacs de carreaux a brusquement cédé sous le poids de son chargement.

Le drame s’est produit aux environs de 19 heures. Dans une tentative désespérée de retenir l’appareil qui basculait, l’ouvrier a été emporté dans sa chute. Contre toute attente, il n’a pas percuté le sol. Les cordes du dispositif ont résisté et l’ont maintenu suspendu dans le vide à plusieurs dizaines de mètres de hauteur, au niveau du huitième étage.

La scène a provoqué une vive émotion parmi les travailleurs du chantier et les riverains, qui ont assisté, impuissants, à cet impressionnant accident. Alertés en urgence, les sapeurs-pompiers se sont rapidement déployés sur les lieux pour mettre en place une opération de sauvetage particulièrement délicate.

Après plusieurs minutes d’intervention, les secours sont parvenus à sécuriser la victime et à la ramener au sol. Malgré la violence de l’incident, le jeune homme s’en est sorti avec une blessure ouverte au bras droit. Il a été évacué vers l’Hôpital général Idrissa Pouye de Grand-Yoff où il a été admis pour recevoir les soins nécessaires.

Cet accident remet une nouvelle fois en lumière les questions liées à la sécurité sur les chantiers de construction dans la capitale. Le Point E avait déjà été le théâtre d’un drame similaire quelques mois plus tôt.

En septembre 2025, un ouvrier de 27 ans, identifié sous le nom de Diatta, avait perdu la vie après une chute depuis le neuvième étage d’un immeuble de dix niveaux en construction en face de l’IPRES. À l’arrivée des secours, la victime présentait de multiples traumatismes graves. Malgré l’intervention rapide des sapeurs-pompiers, son décès avait été constaté sur place.

Sénégal–Groupe Duval : le Premier ministre Al Aminou Mohamed Lo ouvre la voie à de nouveaux partenariats d’investissement

Le Premier ministre du Sénégal, Al Aminou Mohamed Lo, a reçu en audience, mercredi 4 juin 2026, une délégation du Groupe Duval conduite par son président-fondateur, Eric Duval. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du suivi des investissements du groupe au Sénégal et de l’exploration de nouvelles opportunités de coopération entre le secteur public et le secteur privé.

Les échanges ont principalement porté sur l’état d’avancement des projets déjà engagés par le groupe dans le pays, les contraintes rencontrées dans leur mise en œuvre ainsi que les mécanismes susceptibles d’accélérer leur réalisation. Les deux parties ont également examiné les perspectives de développement de nouveaux projets structurants dans plusieurs secteurs stratégiques de l’économie sénégalaise.

Au cours de l’audience, les responsables du Groupe Duval ont réaffirmé leur intérêt pour le marché sénégalais, considéré comme l’un des plus dynamiques de la sous-région. Présent en Afrique depuis plusieurs années, le groupe intervient notamment dans les domaines de l’immobilier, de l’hôtellerie, de la construction, des infrastructures et des partenariats public-privé. Il développe également des activités dans les services financiers, les énergies renouvelables et l’aménagement urbain.  

La délégation a présenté au chef du gouvernement ses perspectives d’investissement à moyen et long terme, tout en mettant en avant la nécessité de renforcer la collaboration avec les autorités afin de créer un environnement favorable à l’exécution rapide des projets. Les discussions ont également porté sur les retombées économiques attendues en matière de création d’emplois, de transfert de compétences et de développement territorial.

Cette rencontre intervient dans un contexte marqué par la volonté des nouvelles autorités sénégalaises d’accélérer la transformation économique du pays à travers la Vision Sénégal 2050. Le gouvernement entend notamment s’appuyer sur des partenariats stratégiques avec des investisseurs nationaux et internationaux pour renforcer les infrastructures, soutenir l’industrialisation et améliorer l’attractivité du territoire.

Déjà engagé dans plusieurs projets en Afrique, le Groupe Duval a réaffirmé sa volonté d’accompagner les ambitions de développement du Sénégal. Les deux parties ont convenu de poursuivre les échanges techniques afin d’identifier les projets prioritaires susceptibles d’être concrétisés dans les prochains mois, dans une logique de partenariat gagnant-gagnant au service de la croissance et de l’emploi.  

Premier Conseil des ministres d’Al Aminou Lô : l’heure des premiers arbitrages et du changement de cap

Le Palais de la République accueille ce vendredi 5 juin le tout premier Conseil des ministres du gouvernement dirigé par Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô. Dix jours après sa nomination par le président Bassirou Diomaye Faye et quelques jours seulement après la formation de son équipe gouvernementale, le nouveau Premier ministre entame officiellement sa mission dans un contexte politique et économique particulièrement sensible.

Au-delà du caractère protocolaire de la rencontre, ce premier Conseil des ministres est observé comme un moment stratégique pour l’orientation de l’action gouvernementale au cours des prochains mois. Il intervient à la suite du limogeage d’Ousmane Sonko le 22 mai dernier, un événement qui a profondément reconfiguré les équilibres au sommet de l’État et ouvert une nouvelle séquence politique.

Comme le veut la tradition républicaine, les membres du gouvernement poseront d’abord pour la photo de famille avant de prendre place autour de la table du Conseil. Derrière cette image symbolique se cache toutefois un rendez-vous décisif. Les ministres, pour la plupart fraîchement installés dans leurs fonctions, devront s’imprégner des nouvelles orientations définies par l’exécutif et des priorités immédiates du gouvernement.

L’arrivée d’Al Aminou Lô à la Primature marque un changement notable dans le style de gouvernance. Ancien secrétaire général de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest, le nouveau chef du gouvernement est réputé pour sa rigueur administrative, sa discrétion et son approche méthodique des affaires publiques. Plusieurs observateurs s’attendent ainsi à un fonctionnement davantage centré sur les résultats, les indicateurs de performance et la discipline budgétaire.

Dans les cercles gouvernementaux, l’on évoque déjà une volonté de rationaliser les procédures administratives et de renforcer le suivi de l’exécution des politiques publiques. Les premières réunions de travail menées depuis sa nomination ont d’ailleurs laissé apparaître un attachement particulier à la ponctualité, à la préparation technique des dossiers et à la réduction des interventions à caractère politique au profit d’analyses et de notes de cadrage.

Cette première réunion du gouvernement se déroule également dans l’ombre de l’absence d’Ousmane Sonko. Figure centrale de la majorité depuis l’élection présidentielle de 2024, son départ de la Primature continue d’alimenter les débats au sein de l’opinion publique et de la classe politique. Pour de nombreux observateurs, ce Conseil des ministres constitue un acte fondateur d’une nouvelle étape du magistère du président Bassirou Diomaye Faye.

Le nouveau gouvernement apparaît comme une combinaison de profils technocratiques, d’acteurs politiques issus de la coalition présidentielle et de personnalités indépendantes. À travers ce choix, le chef de l’État semble vouloir privilégier la stabilité institutionnelle et l’efficacité administrative dans un contexte marqué par de fortes attentes sociales.

Mais c’est surtout sur le terrain économique que les premiers défis attendent l’équipe gouvernementale. Le Sénégal traverse une période délicate marquée par des tensions sur les finances publiques, une dette élevée et des préoccupations persistantes concernant le pouvoir d’achat des ménages. Au lendemain de la fête de Tabaski, les discussions autour du coût de la vie, de l’emploi et de la situation économique dominent largement les préoccupations des citoyens.

Face à cette conjoncture, le gouvernement d’Al Aminou Lô devrait placer le redressement macroéconomique au cœur de son action. L’objectif affiché est de restaurer la confiance des partenaires financiers, de consolider les équilibres budgétaires et de rassurer les investisseurs sur la trajectoire économique du pays. Cette orientation implique des choix parfois difficiles, notamment en matière de maîtrise des dépenses publiques et de gestion de l’endettement.

Dans ce dispositif, le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, Cheikh Diba, occupe une position centrale. Il devrait présenter aux membres du gouvernement un état des lieux détaillé de la situation financière du pays ainsi que les principaux leviers envisagés pour améliorer les marges budgétaires de l’État. Les arbitrages qui seront effectués dans les prochaines semaines seront déterminants pour la crédibilité du nouveau gouvernement.

Au-delà des questions financières, ce premier Conseil des ministres devrait également permettre de fixer les grandes priorités sectorielles de l’action gouvernementale, qu’il s’agisse de l’emploi des jeunes, de l’éducation, de la santé, de l’agriculture ou encore des infrastructures. Autant de domaines où les attentes demeurent élevées.

Passation de commandement au ministère des Forces armées : Birame Diop met en avant son bilan, Yankhoba Diémé fixe le cap de la « Nation-Armée »

La cérémonie de passation de service au ministère des Forces armées s’est tenue ce jeudi 4 juin dans un contexte marqué par la volonté des nouvelles autorités de poursuivre la transformation de l’institution militaire. Le Général Birame Diop a officiellement transmis les rênes du département à Yankhoba Diémé, en présence des plus hautes autorités militaires du pays, notamment le Chef d’état-major général des Armées, le vice-amiral d’Escadre Oumar Wade, ainsi que le Haut Commandant de la Gendarmerie nationale et Directeur de la Justice militaire, le Général de Division Martin Faye.

À cette occasion, le ministre sortant a dressé le bilan de son passage à la tête du département, mettant en exergue les efforts consentis pour renforcer la contribution des Forces armées à la mise en œuvre des politiques publiques. Selon lui, l’action menée au cours des derniers mois a permis d’enregistrer des avancées significatives dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment le renforcement de l’économie familiale, le développement du capital humain, la formation continue du personnel ainsi que la promotion de la gouvernance sécuritaire et de la citoyenneté.

Birame Diop a également insisté sur les progrès réalisés dans la quête de souveraineté militaire du Sénégal. Il a particulièrement souligné le travail entrepris pour jeter les bases d’une industrie nationale de défense, présentée comme un levier essentiel de l’autonomie stratégique du pays. À cet effet, il a rappelé l’élaboration d’un projet de loi relatif à la base industrielle et technologique de défense, dont l’examen est attendu prochainement. Selon lui, l’adoption de ce texte permettra au Sénégal de se doter progressivement d’une véritable industrie de défense capable de répondre aux besoins nationaux tout en renforçant les capacités opérationnelles des Forces armées.

Prenant la parole après son prédécesseur, Yankhoba Diémé a rendu hommage au travail accompli avant de réaffirmer sa détermination à poursuivre les réformes engagées. Le nouveau ministre a notamment mis l’accent sur la consolidation du concept de « Nation-Armée », une vision qui vise à renforcer l’implication des Forces armées dans les dynamiques de développement national.

Pour le nouveau patron du département, l’armée doit continuer à jouer un rôle actif dans des secteurs clés tels que l’agriculture, l’élevage, l’éducation et la santé. Il estime que cette approche permettra de renforcer davantage les liens entre les populations et les Forces armées tout en contribuant aux objectifs de développement du pays.

Yankhoba Diémé a également placé la dimension sociale au cœur de ses priorités. Il a insisté sur la nécessité de poursuivre les actions en faveur des militaires en activité, mais aussi de ceux ayant achevé leur carrière. Le bien-être des familles des soldats figure également parmi les axes majeurs de son action future.

Selon lui, les préoccupations familiales demeurent un facteur déterminant dans l’engagement des militaires, notamment pour ceux déployés sur les différents théâtres d’opérations. Assurer de meilleures conditions de vie aux soldats et à leurs proches constitue ainsi un élément essentiel pour préserver le moral des troupes, renforcer leur motivation et améliorer l’efficacité opérationnelle de l’armée.

Semences d’arachide : les opérateurs dénoncent une répartition controversée des quotas

Le Collectif des opérateurs semenciers du Sénégal est monté au créneau pour dénoncer les conditions d’attribution des quotas de semences d’arachide dans le cadre de la campagne agricole 2025-2026. Dans une déclaration de presse rendue publique vendredi à Kaolack, ses membres fustigent une procédure qu’ils jugent « irrégulière, inéquitable et opaque » et réclament son annulation pure et simple.

Selon les opérateurs semenciers, le ministère de l’Agriculture avait demandé, au début de la campagne, à chaque opérateur agréé de constituer des stocks de semences d’arachide sur la base de quantités officiellement notifiées. Pour répondre à cette requête, ils affirment avoir mobilisé d’importants financements bancaires et contracté des prêts afin de collecter les volumes exigés.

Cependant, le collectif dit avoir été surpris par la distribution, le 30 avril dernier, des lettres d’adjudication fixant les quotas de mise en place des semences. Les opérateurs estiment que cette opération s’est déroulée sans respect des procédures habituelles et sans prise en compte des stocks constitués à la demande de l’État.

« Pour certains opérateurs, les quantités attribuées représentent moins de 30 % des volumes collectés », souligne la déclaration. Le collectif déplore également de fortes disparités dans la répartition des quotas : certains bénéficiaires auraient obtenu plusieurs milliers de tonnes, tandis que d’autres n’auraient reçu que quelques dizaines de tonnes.

Les signataires dénoncent surtout l’absence de critères clairement définis pour justifier ces écarts. Une situation qui, selon eux, met en péril l’équilibre financier de nombreuses entreprises ayant contracté des engagements bancaires sur la base des orientations données par les autorités.

Face à cette situation, le Collectif des opérateurs semenciers formule plusieurs revendications, parmi lesquelles l’annulation des lettres d’adjudication déjà distribuées, la reprise du processus dans le respect des règles administratives, la prise en compte des stocks effectivement constitués ainsi que la publication des critères ayant servi à la répartition des quotas.

Les opérateurs appellent enfin le nouveau ministre de l’Agriculture à intervenir rapidement afin de rétablir la confiance au sein de la filière. Ils estiment que la transparence et l’équité constituent des conditions essentielles pour préserver la souveraineté alimentaire du Sénégal et assurer le bon déroulement des futures campagnes agricoles.

Abdourahmane Diouf révèle que son cabinet n’a jamais perçu de salaire en neuf mois de fonction

Lors de la cérémonie officielle de passation de service au ministère de l’Environnement et de la Transition écologique, Abdourahmane Diouf a fait une révélation qui a suscité la surprise dans l’assistance. Au moment de quitter ses fonctions, l’ancien ministre a indiqué que les membres de son cabinet et lui-même n’avaient jamais perçu de salaire durant les neuf mois passés à la tête du département.

Prenant la parole devant les autorités, les agents du ministère et les invités présents à cette cérémonie marquant la transmission des responsabilités, Abdourahmane Diouf a tenu à livrer ce témoignage qu’il considère comme un fait relevant de l’histoire administrative récente du pays. « À l’heure où je vous parle, mon cabinet n’a jamais reçu de salaires. Je le dis pour l’histoire. Peut-être que c’est notre administration qui est ainsi faite. Je n’ai rien à dire derrière, c’est juste de la paperasse sur paperasse. Neuf mois après, nous sommes en train de partir et nous n’avons jamais reçu de salaires », a-t-il déclaré.

Cette sortie a mis en lumière les difficultés administratives auxquelles peuvent être confrontés certains responsables publics, malgré les responsabilités importantes qui leur sont confiées. Sans polémique ni accusation directe, l’ancien ministre a présenté cette situation comme le résultat de lourdeurs administratives qui ont empêché la régularisation des rémunérations de son équipe tout au long de son séjour au gouvernement.

Abdourahmane Diouf a également tenu à déconstruire certaines idées reçues sur les avantages supposés liés aux fonctions ministérielles. Selon lui, les postes de ministre ou de membre de cabinet sont souvent perçus par l’opinion publique comme synonymes de privilèges et de confort, alors que la réalité est parfois bien différente. « Ceux qui pensent qu’être ministre ou chef de cabinet procure des privilèges peuvent déchanter. En tout cas moi, je ne vois pas de privilèges. Ce n’est que des sacrifices », a-t-il affirmé.

À travers ces propos, il a voulu mettre en avant l’engagement et les efforts consentis par les collaborateurs qui l’ont accompagné durant son mandat. Malgré les contraintes rencontrées, il a salué leur disponibilité, leur professionnalisme et leur sens du service public.

Dans un ton mêlant émotion et reconnaissance, l’ancien ministre a adressé ses remerciements aux membres de son cabinet pour leur accompagnement et leur loyauté. Il les a ensuite invités à rester mobilisés pour la suite de leur parcours professionnel, les exhortant à préparer leurs cartons afin de relever ensemble de nouveaux défis.

Cette déclaration intervient dans un contexte de réaménagement gouvernemental marqué par plusieurs passations de service au sein de l’administration sénégalaise. Au-delà de l’anecdote, les propos d’Abdourahmane Diouf relancent le débat sur le fonctionnement administratif, la gestion des carrières au sein des cabinets ministériels et les délais de traitement des procédures liées à la rémunération des agents de l’État. Une situation qui, si elle est confirmée à plus grande échelle, pourrait interroger sur l’efficacité de certains mécanismes administratifs et sur les conditions d’exercice des hautes fonctions publiques.

Djirèye Clotilde Coly prend les rênes du ministère de la Jeunesse et des Sports avec de grandes ambitions pour la jeunesse sénégalaise

Une nouvelle étape s’ouvre pour le ministère de la Jeunesse et des Sports avec l’installation officielle de Djirèye Clotilde Coly à la tête du département. La cérémonie de passation de service, organisée ce jeudi à la Cité Keur Gorgui, a été marquée par un discours ambitieux dans lequel la nouvelle ministre a exposé sa vision et ses priorités pour les années à venir.

Dans une salle réunissant autorités administratives, représentants du mouvement sportif, organisations de jeunesse et agents du ministère, Djirèye Clotilde Coly a d’abord exprimé sa profonde gratitude envers le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, ainsi qu’au Premier ministre, Al Aminou Lô, pour la confiance qu’ils lui ont accordée en la nommant à la tête de ce département stratégique. Elle a assuré mesurer pleinement l’ampleur de la responsabilité qui lui incombe dans un contexte où la jeunesse représente la majorité de la population sénégalaise.

La nouvelle ministre a également tenu à saluer le travail réalisé par son prédécesseur, Khady Diène Gaye. Elle a reconnu les efforts consentis durant son mandat et a affirmé sa volonté de s’inscrire dans une dynamique de continuité en consolidant les acquis et en renforçant les programmes déjà engagés au bénéfice des jeunes et du sport national.

Au cœur de son intervention, Djirèye Clotilde Coly a placé la jeunesse sénégalaise comme la principale richesse du pays et le moteur de son développement futur. Selon elle, les défis liés à l’emploi, à la formation professionnelle, à l’entrepreneuriat et à l’insertion économique nécessitent une mobilisation collective et des politiques publiques innovantes. Elle a insisté sur la nécessité de créer davantage d’opportunités permettant aux jeunes de transformer leurs compétences et leur créativité en véritables leviers de croissance économique et de progrès social.

Au-delà des questions économiques, la ministre a souligné l’importance de promouvoir les valeurs citoyennes auprès de la jeunesse. Elle a mis en avant le civisme, la discipline, le patriotisme et le sens des responsabilités comme des fondements indispensables pour bâtir une nation forte et prospère. Pour elle, l’épanouissement de la jeunesse passe autant par l’acquisition de compétences que par la consolidation de valeurs républicaines capables de renforcer la cohésion sociale.

Le sport a occupé une place centrale dans son discours. Djirèye Clotilde Coly a adressé ses félicitations à l’équipe nationale sénégalaise des moins de 17 ans pour son récent sacre continental, saluant une performance qui témoigne du potentiel exceptionnel de la relève sportive du pays. Elle a considéré cette victoire comme une source d’inspiration pour toute la jeunesse sénégalaise et comme la preuve que les investissements dans la formation et l’encadrement des jeunes talents peuvent produire des résultats remarquables.

La ministre a réaffirmé l’engagement de l’État à améliorer durablement les conditions de performance des sportifs sénégalais. Elle a annoncé sa volonté d’accélérer le développement des infrastructures sportives modernes, de renforcer l’accompagnement technique et médical des athlètes et de créer un environnement plus favorable à l’émergence de champions capables de porter haut les couleurs nationales sur les scènes africaine et internationale.

La promotion de la lutte traditionnelle figure également parmi les axes majeurs de son action. Considérée comme un patrimoine culturel et sportif profondément ancré dans la société sénégalaise, cette discipline bénéficiera d’une attention particulière afin de mieux structurer son développement et de préserver son rôle dans la transmission des valeurs culturelles nationales.

À l’approche de plusieurs rendez-vous sportifs d’envergure, notamment les prochaines compétitions mondiales et les Jeux olympiques de la jeunesse, Djirèye Clotilde Coly a insisté sur la nécessité d’une préparation rigoureuse. Elle a affirmé que son département travaillera en étroite collaboration avec les fédérations, les entraîneurs et l’ensemble des acteurs du mouvement sportif afin d’optimiser les performances des représentants sénégalais.

En conclusion, la nouvelle ministre a lancé un appel à la mobilisation de tous les acteurs concernés. Elle a invité les jeunes à croire en leurs capacités et à devenir les premiers artisans de leur réussite. Elle a également exhorté les agents du ministère à faire preuve d’engagement, de professionnalisme et d’esprit d’équipe pour relever les défis à venir. Plaçant son mandat sous le signe de l’action, de la transparence et de la culture du résultat, Djirèye Clotilde Coly a affirmé sa détermination à faire du ministère de la Jeunesse et des Sports un véritable outil de transformation sociale et de promotion de l’excellence.

« Vive la jeunesse, vive le sport, vive le Sénégal », a-t-elle déclaré sous les applaudissements de l’assistance, donnant ainsi le ton d’une nouvelle dynamique qu’elle souhaite résolument tournée vers les résultats et l’avenir.

Samba Tall Sarr démissionne de son poste de conseiller technique minier au ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines

Samba Tall Sarr a annoncé sa démission de ses fonctions de conseiller technique minier au sein du cabinet du ministre de l’Énergie, du Pétrole et des Mines. Dans une déclaration rendue publique, il indique avoir pris cette décision après avoir servi dans ce poste en vertu d’un arrêté ministériel approuvé par le Premier ministre, Ousmane Sonko.

Dans son message, l’ancien conseiller technique a exprimé sa profonde gratitude à l’endroit du chef du gouvernement, soulignant que c’est ce dernier qui l’avait convaincu de mettre au service du Sénégal l’expertise qu’il a acquise au cours de plus de vingt-trois années d’expérience dans le secteur minier.

« Je ne regrette aucunement cet engagement. Ce fut un honneur de contribuer, à mon niveau, à l’ambition de transformation du Sénégal », a-t-il déclaré, saluant la confiance qui lui a été accordée ainsi que la vision portée par le Premier ministre en faveur d’un Sénégal « souverain, juste et prospère ».

Samba Tall Sarr a également adressé ses remerciements à Birame Souleye Diop, ancien ministre de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, ainsi qu’à l’ensemble des agents et collaborateurs du département ministériel. Il a notamment mis en avant leur professionnalisme, leur disponibilité et la qualité des relations de travail entretenues durant son passage au sein du ministère.

Teungueth FC sacré champion du Sénégal au terme d’un final haletant

Teungueth FC a été couronné champion du Sénégal à l’issue de la 30e et dernière journée de Ligue 1 disputée ce jeudi 4 juin 2026. Les Rufisquois ont décroché le titre grâce à une précieuse victoire sur la pelouse de Guédiawaye FC (1-0) au stade Amadou Barry, au terme d’une rencontre maîtrisée qui leur permet de terminer la saison au sommet du football sénégalais.

Dans un contexte de forte pression, les hommes de Malick Daf ont abordé cette ultime journée avec la ferme volonté de conserver leur destin entre leurs mains. Dès les premières minutes, ils ont affiché leurs ambitions en prenant le contrôle du jeu face à une équipe de Guédiawaye FC déterminée à terminer sa saison sur une bonne note. Malgré plusieurs tentatives de part et d’autre, la première période s’est achevée sur un score nul et vierge.

Au retour des vestiaires, Teungueth FC a rapidement trouvé la faille. Quelques minutes après la reprise, le capitaine Raphaël Ndong a fait parler son sens du but en inscrivant l’unique réalisation de la rencontre. Un but décisif qui a libéré les supporters rufisquois et placé leur équipe sur la voie du sacre.

Solides défensivement et disciplinés dans leur organisation, les champions ont ensuite su gérer leur avantage jusqu’au coup de sifflet final. Cette victoire leur permet de conclure la saison de la plus belle des manières et de s’offrir un nouveau titre de champion du Sénégal, récompensant une campagne marquée par la régularité et l’efficacité.

Pendant que Teungueth FC célébrait son triomphe, la lutte pour le maintien livrait également son verdict. Promue cette saison dans l’élite, l’AS Cambèrène n’est pas parvenue à éviter la relégation. Battue à domicile par le Jaraaf sur le score de 1-0, la formation cambérénoise termine dans la zone rouge et retrouve la Ligue 2 après une seule saison parmi les grands.

La Sonacos connaît le même sort. Les Huiliers se sont inclinés à domicile face à l’US Ouakam (2-1) et accompagneront l’AS Cambèrène à l’étage inférieur la saison prochaine. Une issue douloureuse pour un club historique qui n’a pas réussi à redresser la barre lors des dernières journées du championnat.

À l’inverse, la Linguère de Saint-Louis a assuré son maintien dans l’élite. Accrochés à domicile par Wally Daan (1-1), les Saint-Louisiens ont obtenu le point nécessaire pour conserver leur place en Ligue 1 et éviter une fin de saison dramatique.

Passation de service : Abdourahmane Sarr transmet le flambeau à Cheikh Diba et défend son héritage de « souverainisme libéral »

La cérémonie officielle de passation de service au ministère chargé de l’Économie et des Finances s’est tenue dans une atmosphère empreinte de solennité et de continuité institutionnelle. À cette occasion, Abdourahmane Sarr a officiellement transmis les responsabilités de son département à Cheikh Diba, désormais à la tête du ministère unifié de l’Économie, des Finances et du Plan.

Au moment de quitter ses fonctions, le ministre sortant a tenu à partager ce qu’il considère comme l’héritage doctrinal de son action gouvernementale. Une vision économique fondée sur la discipline macroéconomique, la promotion de l’initiative privée et le concept qu’il a baptisé « Souverainisme libéral », qu’il présente comme une voie de développement conciliant souveraineté nationale et ouverture économique.

Dans son adresse aux cadres et agents du ministère, Abdourahmane Sarr s’est félicité du retour à une architecture institutionnelle unifiée regroupant les compétences économiques, financières et de planification. Une réforme qu’il défend depuis plusieurs années et qu’il considère comme un levier essentiel pour améliorer la cohérence de l’action publique.

Selon lui, le développement du Sénégal ne peut être envisagé en dehors de son environnement régional. Il a ainsi réaffirmé sa conviction que la souveraineté économique du pays est compatible avec une intégration renforcée au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine. Résumant sa doctrine par la formule wolof « Moom Sa Bopp Menel Sa Bopp, Yewwi Rewmi, Yewwi Gox Yi, Yewwi Nit Gni », il a expliqué que l’autonomie économique se construit à travers des institutions solides, des marchés performants et une meilleure capacité des États à financer leur propre développement.

Dans cette perspective, l’ancien ministre a mis en avant les atouts de l’espace ouest-africain, notamment l’existence d’une monnaie commune stable, d’une banque centrale crédible et d’un marché régional des capitaux qu’il juge particulièrement stratégique. Il a rappelé que ce marché régional a fortement inspiré la stratégie d’endettement mise en œuvre sous sa responsabilité, une orientation qu’il estime aujourd’hui confortée par les résultats obtenus.

Face à la montée en puissance des investisseurs non résidents dans le financement des économies africaines, Abdourahmane Sarr a plaidé pour un approfondissement du marché financier régional. Il a notamment évoqué la nécessité de mettre en place un fonds souverain régional et de renforcer progressivement l’autonomie monétaire de l’espace communautaire. Pour lui, la souveraineté économique ne relève pas du discours mais d’un processus de construction fondé sur des choix crédibles et des institutions solides.

Réaffirmant ses convictions libérales, il a également insisté sur le rôle central de la liberté économique, de l’innovation, de la concurrence et de la responsabilité individuelle et collective dans l’amélioration de la productivité nationale. Il estime que ces principes doivent continuer à guider les politiques publiques afin de favoriser une croissance durable et créatrice d’emplois.

Abordant la question de la gouvernance institutionnelle, Abdourahmane Sarr a rappelé qu’il s’était opposé dès 2019 à la séparation des fonctions économiques et budgétaires de l’État. À ses yeux, les politiques économiques, financières, budgétaires et de planification gagnent en efficacité lorsqu’elles sont élaborées et conduites dans un cadre unique. C’est pourquoi il a salué la reconstitution du ministère de l’Économie, des Finances et du Plan dirigé par Cheikh Diba, entouré des ministres délégués Allé Nar Diop et Bassirou Sarr.

Toutefois, il a souligné que le succès de cette nouvelle organisation dépendra de la qualité de la coordination entre les différentes composantes du département. Il a insisté sur l’importance du cadrage macroéconomique, de la maîtrise de la stratégie d’endettement, de la maturation des projets structurants et de l’amélioration de la qualité de la dépense publique.

Revenant sur son bilan, l’ancien ministre a estimé que plusieurs jalons importants ont été posés pour orienter durablement la trajectoire économique du Sénégal. Parmi les réalisations qu’il a mises en avant figure la participation active de ses équipes à l’élaboration et à la mise en œuvre de la Vision Sénégal 2050, notamment à travers son premier programme quinquennal couvrant la période 2025-2029.

Il a également souligné la conception de la Stratégie nationale de développement du secteur privé et de promotion de l’investissement, présentée comme un instrument destiné à renforcer la liberté économique, à attirer davantage de capitaux et à valoriser les potentialités des territoires.

Dans le domaine de la transparence économique, Abdourahmane Sarr a cité l’instauration d’un rapport macroéconomique trimestriel destiné à améliorer la qualité du débat public et à renforcer l’accès des citoyens à l’information économique. Cette initiative s’ajoute à plusieurs autres réformes engagées durant son mandat, notamment le réalignement de la coopération internationale sur les priorités nationales, la promotion des partenariats public-privé à travers le recyclage d’actifs, le développement de nouveaux mécanismes de mobilisation de l’épargne de la diaspora ainsi que la consolidation d’une approche territoriale fondée sur des pôles de développement.

Au terme de son intervention, Abdourahmane Sarr a rendu un hommage appuyé aux agents du ministère qu’il a qualifiés de véritable colonne vertébrale de l’institution. Saluant leur professionnalisme, leur engagement et les nombreux sacrifices consentis pour accompagner les réformes engagées, il leur a exprimé sa profonde gratitude.

Passation de service au ministère de l’Enseignement supérieur : Boubacar Camara prend les rênes d’un secteur en pleine mutation

La passation de service entre le nouveau ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Boubacar Camara, et son prédécesseur, Daouda Ngom, s’est tenue ce jeudi matin dans une atmosphère empreinte de sobriété et de responsabilité. Cette cérémonie officielle marque le transfert des charges à la tête d’un département stratégique pour l’avenir du Sénégal, au cœur des politiques de formation, de recherche scientifique et d’innovation.

Organisée en présence des principaux responsables administratifs du ministère, des directeurs généraux, des recteurs d’université ainsi que de plusieurs acteurs du monde académique, la rencontre a symbolisé la continuité de l’action publique dans un secteur confronté à de nombreux défis. Le passage de témoin intervient dans un contexte où l’enseignement supérieur sénégalais est engagé dans d’importantes réformes visant à améliorer la qualité de la formation, renforcer la gouvernance des établissements et mieux répondre aux besoins du marché de l’emploi.

À cette occasion, Daouda Ngom a exprimé sa gratitude envers les collaborateurs qui l’ont accompagné durant son mandat. Il a salué le travail accompli par les différentes structures du ministère et rappelé les efforts consentis pour faire avancer plusieurs dossiers relatifs à l’amélioration des infrastructures universitaires, au développement de la recherche et à l’élargissement de l’accès à l’enseignement supérieur. L’ancien ministre a également souhaité plein succès à son successeur dans l’exercice de ses nouvelles fonctions.

Prenant officiellement ses fonctions, Boubacar Camara a mesuré l’ampleur de la mission qui lui est confiée. Le nouveau ministre hérite d’un département dont les enjeux sont nombreux et complexes. Parmi les dossiers prioritaires figurent la gestion des effectifs croissants dans les universités publiques, la question de l’orientation des nouveaux bacheliers, l’amélioration des conditions d’apprentissage et de vie des étudiants, ainsi que le renforcement des capacités de recherche et d’innovation.

Le secteur de l’enseignement supérieur demeure en effet confronté à des défis structurels importants. La massification des effectifs universitaires continue de peser sur les capacités d’accueil des établissements, tandis que les attentes des étudiants et des enseignants restent fortes en matière d’infrastructures, d’équipements pédagogiques et de financement de la recherche. À cela s’ajoutent les exigences liées à la modernisation des formations et à l’adaptation des cursus aux besoins d’une économie en constante évolution.

Le nouveau ministre devra également poursuivre les efforts engagés pour renforcer l’employabilité des diplômés, encourager l’innovation technologique et promouvoir les partenariations entre les universités, les centres de recherche et le secteur privé. Ces orientations s’inscrivent dans la volonté des autorités de faire de l’enseignement supérieur un levier majeur de transformation économique et sociale.

Guerre au Moyen-Orient : le FMI mobilise une aide d’urgence pour plusieurs pays africains fragilisés par la flambée des prix

Face aux répercussions économiques croissantes du conflit au Moyen-Orient, le Fonds monétaire international (FMI) a décidé de renforcer son soutien financier à plusieurs pays africains particulièrement exposés à la hausse des prix de l’énergie et des produits agricoles. L’annonce a été faite ce jeudi par la directrice de la communication de l’institution, Julie Kozack, lors d’une conférence de presse.

Selon les responsables du FMI, l’Éthiopie, la Gambie et le Burkina Faso bénéficieront de versements additionnels ou d’un décaissement accéléré des fonds déjà prévus dans le cadre de leurs programmes d’assistance. Parallèlement, les discussions se sont intensifiées avec le Malawi en vue de la mise en place d’un nouveau programme de soutien financier.

Cette décision intervient alors que les conséquences du conflit opposant l’Iran à une coalition menée par les États-Unis et Israël continuent de se propager à l’économie mondiale. Déclenchée à la fin du mois de février, la crise a rapidement pris une dimension stratégique majeure après les attaques visant les installations pétrolières de plusieurs pays de la région et la fermeture du détroit d’Ormuz, passage maritime essentiel par lequel transitent habituellement près de 20 % des exportations mondiales d’hydrocarbures.

Cette perturbation des flux énergétiques a provoqué une flambée des cours du pétrole sur les marchés internationaux. Les effets se font désormais ressentir dans de nombreux pays importateurs d’énergie, notamment en Afrique, où la hausse des coûts du carburant exerce une pression supplémentaire sur les finances publiques, les entreprises et les ménages.

Au-delà du pétrole, le conflit a également affecté le marché mondial des engrais. Les difficultés d’approvisionnement et l’augmentation des prix de ces intrants essentiels à l’agriculture suscitent des inquiétudes quant à la sécurité alimentaire de plusieurs États déjà confrontés à des vulnérabilités économiques structurelles.

Dès les réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale, organisées à la mi-avril, la directrice générale du Fonds, Kristalina Georgieva, avait indiqué que l’institution se tenait prête à intervenir rapidement pour soutenir les pays les plus touchés. À cette occasion, elle avait estimé que les besoins financiers pourraient atteindre entre 20 et 50 milliards de dollars, selon l’ampleur et la durée de la crise.

Pour le FMI, les premiers indicateurs économiques montrent déjà les effets du choc provoqué par la guerre. Julie Kozack a souligné que la hausse des prix des matières premières commence à apparaître dans les données macroéconomiques collectées par l’institution. Cette situation alimente les tensions inflationnistes dans plusieurs régions du monde et contribue à détériorer les perspectives économiques à court terme.

Le Fonds doit publier en juillet une mise à jour de ses prévisions économiques mondiales dans le cadre de son rapport annuel sur les perspectives de l’économie mondiale. Ce document intégrera les nouvelles estimations de croissance pour l’année en cours ainsi que pour 2027, en tenant compte des conséquences du conflit.

Si certains pays pourraient bénéficier indirectement de certains investissements technologiques ou de la hausse de certaines matières premières, le FMI prévient que les économies les plus fragiles risquent de subir les effets les plus lourds. L’institution se dit particulièrement préoccupée par la situation des pays vulnérables fortement dépendants des importations énergétiques, dont les marges budgétaires restent limitées face à l’envolée des coûts mondiaux.

Ousmane Sonko plaide pour une réforme ambitieuse de l’Union Parlementaire Africaine

Dakar, 4 juin 2026 – En marge de la 85ᵉ session du Comité exécutif de l’Union Parlementaire Africaine (UPA), le président de l’Assemblée nationale du Sénégal, Ousmane Sonko, a reçu ce jeudi en audience le président du Comité exécutif de l’organisation parlementaire continentale, Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge. Cette rencontre de haut niveau a été l’occasion d’aborder les enjeux institutionnels auxquels fait face l’UPA ainsi que les perspectives de renforcement de son rôle dans la gouvernance africaine.

Les discussions ont porté sur les missions fondamentales de l’Union Parlementaire Africaine, son mode de fonctionnement et les défis auxquels elle est confrontée dans un contexte continental marqué par des crises sécuritaires persistantes, des tensions politiques dans certaines régions, ainsi que des défis liés à l’intégration économique et au développement durable.

Au cours de l’entretien, Ousmane Sonko a insisté sur la nécessité de repenser le fonctionnement de l’institution afin de lui permettre de jouer un rôle plus influent dans les grandes décisions qui concernent l’avenir du continent. Selon lui, les parlements africains doivent être davantage impliqués dans les processus de réflexion et de décision portant sur les questions stratégiques, notamment en matière de paix, de sécurité, de démocratie et de développement.

Le président de l’Assemblée nationale a ainsi plaidé pour une réforme en profondeur de l’UPA, estimant qu’une modernisation de ses mécanismes d’action et de coordination renforcerait sa capacité à accompagner les transformations en cours en Afrique. Il a souligné que l’organisation devait évoluer pour répondre plus efficacement aux attentes des peuples africains et aux nouvelles réalités géopolitiques du continent.

Au-delà des questions organisationnelles, Ousmane Sonko a également mis l’accent sur la nécessité de renforcer les synergies entre l’Union Parlementaire Africaine et l’Union africaine. Il a défendu l’idée d’une meilleure harmonisation des recommandations et résolutions adoptées par l’UPA avec les orientations stratégiques définies par l’organisation continentale.

Pour le responsable sénégalais, une telle convergence permettrait de garantir une plus grande cohérence dans l’action institutionnelle africaine et d’accroître l’efficacité des politiques mises en œuvre à l’échelle du continent. Il a estimé que les institutions parlementaires africaines devaient constituer un relais essentiel des ambitions portées par l’Union africaine en matière d’intégration, de stabilité politique et de développement.

Cette audience intervient dans un contexte où les organisations parlementaires régionales et continentales cherchent à renforcer leur influence dans la gouvernance africaine. La 85ᵉ session du Comité exécutif de l’UPA constitue ainsi une plateforme importante de réflexion sur l’avenir du parlementarisme africain et sur les moyens de consolider la coopération entre les différentes institutions du continent.

« Dundal PS » : le cri d’alarme des héritiers de Senghor

Le Parti socialiste (PS) sénégalais, jadis colonne vertébrale de la République, vacille. Un manifeste publié le 28 janvier 2026, intitulé « Dundal PS » (« Faire revivre le PS »), sonne comme un électrochoc. Selon ses auteurs, le parti de Léopold Sédar Senghor et de Abdou Diouf est au bord de l’effacement et doit impérativement se réinventer.

Un héritage menacé

Créé en 1948 sous ses différentes appellations historiques avant de devenir le Parti socialiste, le PS a joué un rôle central dans la lutte pour l’indépendance et dans la construction des institutions démocratiques du Sénégal.

Aujourd’hui, les signataires du manifeste dressent un constat alarmant : une présence quasi inexistante dans l’espace public, une absence remarquée sur les réseaux sociaux et un recul électoral spectaculaire. Lors des élections législatives de novembre 2024, le parti n’a obtenu qu’un seul député.

Les structures internes sont jugées « lourdes et inefficaces », tandis que la direction est qualifiée de « faible » et « sans vision ».

Des réformes jugées insuffisantes

Les différentes tentatives de relance — séminaires, commissions spéciales ou encore congrès régulièrement reportés — sont dénoncées comme des « opérations d’auto-célébration » dépourvues de véritable contenu politique.

« Nous avons épuisé les avertissements ignorés », écrivent les auteurs du texte, qui disent désormais refuser les demi-mesures.

La philosophie de la refondation

Le manifeste s’ouvre sur deux références fortes : « Nit nitay garabam » (« l’homme est le remède de l’homme ») et le principe africain de l’Ubuntu (« je suis parce que nous sommes »).

Les signataires proposent une refondation articulée autour de trois axes majeurs :

  • reprendre la parole publique et redevenir une force de proposition ;
  • réformer les structures du parti afin de les rendre plus efficaces ;
  • rassembler les militants autour d’un projet actualisé et d’une direction légitime.

Un appel au-delà des clivages

Parmi les 46 signataires figurent d’anciens ministres tels que Alioune Ndoye et Serigne Mbaye Thiam, ainsi que des élus locaux, des responsables de la diaspora et de jeunes militants.

Au-delà du cadre partisan, les auteurs affirment s’adresser à tous les Sénégalais attachés aux valeurs de justice sociale, de solidarité et de démocratie. Ils plaident pour l’émergence d’une direction consensuelle capable de porter l’ambition d’un Sénégal plus équitable et plus inclusif.

Une étape décisive

Le Parti socialiste se trouve désormais à un tournant de son histoire : se réinventer ou disparaître. Ce manifeste pourrait constituer le dernier sursaut d’un parti historique, mais aussi le premier acte de sa renaissance politique.

Après plusieurs décennies au cœur du pouvoir sénégalais, le PS est confronté à l’un des plus grands défis de son existence : retrouver sa place dans un paysage politique profondément transformé.

Centenaire d’Abdoulaye Wade : Diomaye Faye célèbre la persévérance, le respect et l’engagement d’un bâtisseur

À l’occasion de la cérémonie officielle marquant le centenaire d’Abdoulaye Wade, organisée ce jeudi au Grand Théâtre National de Dakar, le président Bassirou Diomaye Faye a prononcé un discours empreint de gravité et d’admiration. Devant un parterre de personnalités politiques, diplomatiques, religieuses et culturelles, le chef de l’État a dressé le portrait d’un homme dont le parcours, selon lui, demeure une source d’inspiration pour les générations présentes et futures.

Dans son hommage, Bassirou Diomaye Faye a mis en lumière trois vertus cardinales qui, à ses yeux, résument la trajectoire exceptionnelle de l’ancien président de la République : la persévérance, le respect de l’adversaire et l’engagement au service de la nation et du continent africain.

Le président sénégalais a d’abord salué la persévérance qui a marqué toute la carrière politique d’Abdoulaye Wade. Il a rappelé que les grandes conquêtes ne s’obtiennent jamais dans la précipitation et que les causes les plus justes exigent souvent patience, endurance et détermination. Dans un monde où la réussite rapide est souvent présentée comme une norme, il a souligné que le parcours de Wade constitue un puissant contre-exemple.

Selon Bassirou Diomaye Faye, l’ancien chef de l’État a incarné l’image de l’homme capable de maintenir son cap malgré les épreuves, les déceptions et les abandons. Pendant des décennies, il a poursuivi son combat politique sans céder au découragement, alors même que nombre de ses compagnons de route renonçaient ou choisissaient d’autres chemins. Cette constance, a estimé le président, représente l’une des plus grandes leçons léguées par le doyen de la politique sénégalaise.

La deuxième vertu mise en avant est celle du respect de l’adversaire. Revenant sur les longues années d’opposition d’Abdoulaye Wade, Bassirou Diomaye Faye a évoqué les périodes de prison, les procès, les suspicions et les nombreuses épreuves traversées avant son accession au pouvoir. Toutefois, il a précisé que ce rappel historique n’avait pas pour objectif de raviver d’anciennes blessures, mais plutôt de mesurer le chemin parcouru par la démocratie sénégalaise.

Le chef de l’État a insisté sur le fait que derrière le combattant politique se trouvait un homme attaché à la courtoisie et au respect des convenances républicaines. Il a notamment rappelé un épisode symbolique au cours duquel Abdoulaye Wade s’était rendu auprès de la mère du président Abdou Diouf pour lui témoigner son respect en pleine campagne électorale. Pour Bassirou Diomaye Faye, ce geste illustre une conception noble de la compétition politique, où la conquête du pouvoir ne doit jamais se transformer en humiliation de l’adversaire.

Cette réflexion l’a conduit à revenir sur l’alternance historique de l’an 2000, qu’il considère comme l’un des moments les plus marquants de la démocratie sénégalaise. Il a rendu hommage à Abdou Diouf pour avoir reconnu sa défaite sans contestation et à Abdoulaye Wade pour avoir accueilli sa victoire sans esprit de revanche. Selon lui, ces deux figures, malgré leurs divergences profondes, ont démontré que l’intérêt supérieur de la nation pouvait prévaloir sur les rivalités partisanes.

Le président de la République a ainsi présenté cette transition politique comme un exemple de maturité démocratique, rappelant que le pouvoir avait changé de mains uniquement par l’expression souveraine du peuple. Il a souligné que cette transmission pacifique demeure l’une des plus belles pages de l’histoire nationale et une référence pour l’ensemble du continent.

Enfin, Bassirou Diomaye Faye a mis en exergue l’engagement constant d’Abdoulaye Wade en faveur du Sénégal et de l’Afrique. Il a retracé le parcours académique et intellectuel de l’ancien président, depuis ses études jusqu’à l’obtention de doctorats en droit et en économie, en passant par ses responsabilités universitaires et sa carrière d’avocat.

Pour le chef de l’État, cette brillante trajectoire n’a jamais été guidée par la seule ambition personnelle. Il a rappelé qu’en 1956 déjà, Abdoulaye Wade participait aux côtés de grandes figures intellectuelles africaines aux réflexions sur l’avenir du continent et sur la place des peuples noirs dans le monde. Cette implication précoce témoignait, selon lui, d’une conviction profonde : celle que l’Afrique devait produire ses propres idées, ses propres savoirs et sa propre vision du développement.

Bassirou Diomaye Faye a également insisté sur ce qu’il a présenté comme le fil conducteur de toute l’action politique d’Abdoulaye Wade : le refus du fatalisme et du misérabilisme. Il a souligné que l’ancien président n’a jamais accepté l’idée qu’un peuple confronté à des difficultés économiques soit condamné à limiter ses ambitions. Au contraire, il a toujours défendu une vision fondée sur l’investissement dans l’éducation, la formation et le potentiel créatif des Africains.

Évoquant les nombreuses initiatives menées dans le domaine éducatif, des structures destinées à la petite enfance jusqu’au développement de l’enseignement supérieur, le président a salué la conviction constante de son prédécesseur selon laquelle le savoir constitue la principale richesse d’une nation.

Centenaire d’Abdoulaye Wade : Diomaye Faye magnifie l’héritage d’un homme d’État et appelle à l’unité nationale

Dakar a vécu ce jeudi un moment chargé d’histoire et d’émotion à l’occasion de la célébration du centenaire de l’ancien président de la République, Abdoulaye Wade. En présence de nombreuses personnalités politiques, institutionnelles, diplomatiques et de membres de la famille de l’ancien chef de l’État, le président Bassirou Diomaye Faye a rendu un hommage appuyé à celui qui a marqué plusieurs décennies de la vie politique sénégalaise.

Dans une allocution empreinte de respect et de reconnaissance, le chef de l’État a salué le parcours exceptionnel de l’ancien président, mettant en avant sa longévité politique, sa persévérance dans le combat démocratique et son attachement constant au Sénégal.

Face à l’assistance réunie pour l’événement, Bassirou Diomaye Faye a présenté Abdoulaye Wade comme une figure majeure dont l’engagement continue d’inspirer les générations actuelles. Selon lui, l’ancien président a laissé un héritage politique fondé sur la patience, la résilience et la capacité à surmonter les épreuves sans renoncer à ses convictions.

Le président de la République a notamment insisté sur l’une des leçons qu’il considère comme les plus importantes du parcours de son prédécesseur : la distinction entre l’adversité politique et l’inimitié personnelle. « Vous nous avez appris que l’adversaire d’un jour n’est pas un ennemi et qu’il peut même devenir le partenaire du lendemain », a déclaré Bassirou Diomaye Faye, rappelant ainsi la nécessité de préserver le dialogue et l’ouverture dans l’action politique.

Cette référence a trouvé un écho particulier dans un contexte national où les débats politiques ont souvent été marqués par des confrontations parfois vives. À travers cet hommage, le chef de l’État a semblé adresser un message plus large à l’ensemble de la classe politique sénégalaise, en plaidant pour une culture du respect mutuel et du dépassement des divergences partisanes.

Poursuivant son intervention, Bassirou Diomaye Faye a souligné que la préservation de l’unité nationale devait demeurer une priorité absolue pour tous les acteurs politiques. Revenant sur l’héritage de l’ancien président, il a affirmé que celui-ci avait toujours placé l’intérêt supérieur du pays au-dessus des querelles et des rivalités. « Vous nous avez appris qu’aucune querelle, si vive soit-elle, ne mérite que l’on déchire le pays qui nous est commun », a-t-il déclaré.

Le président de la République a également mis en avant la capacité d’Abdoulaye Wade à conserver sa foi en l’avenir du Sénégal, même dans les périodes les plus difficiles de son parcours politique. Il a salué un homme qui, malgré les obstacles, les revers et les longues années passées dans l’opposition avant son accession au pouvoir, n’a jamais cessé de croire au destin de son pays.

Pour Bassirou Diomaye Faye, cette constance constitue l’un des enseignements majeurs transmis par l’ancien chef de l’État. Il a insisté sur l’importance de défendre ses convictions tout en évitant les dérives de la rancœur et de la haine. « On peut tenir bon sans se durcir et continuer d’aimer profondément un pays qui vous éprouve », a-t-il affirmé.

Au-delà de l’hommage rendu à l’occasion des cent ans d’Abdoulaye Wade, le discours du président de la République a ainsi pris une dimension politique et symbolique. À travers les valeurs incarnées par son prédécesseur, Bassirou Diomaye Faye a lancé un appel à l’apaisement, au dialogue et au rassemblement, invitant les Sénégalais à privilégier la cohésion nationale face aux défis de l’heure.

Centenaire d’Abdoulaye Wade : l’émouvant hommage de sa fille Syndiely à un homme d’État et de convictions

À l’occasion de la célébration du centenaire d’Abdoulaye Wade, organisée en présence du président de la République Bassirou Diomaye Faye, de nombreuses autorités institutionnelles, de dignitaires religieux et de responsables politiques, sa fille Syndiely Wade a livré un témoignage empreint d’émotion, retraçant à la fois le parcours politique exceptionnel de son père et l’homme de famille qu’il a toujours été.

Prenant la parole au nom de la famille Wade, elle a dressé le portrait d’un homme dont la vie a été entièrement consacrée à ses convictions et au service du Sénégal. Revenant sur les décennies passées dans l’opposition, elle a rappelé les sacrifices consentis par l’ancien chef de l’État dans son combat pour l’instauration et la consolidation de la démocratie sénégalaise.

Selon elle, le parcours de son père est celui d’un homme qui a traversé les épreuves sans jamais renoncer à ses idéaux. Elle a évoqué une trajectoire jalonnée de combats politiques, de moments difficiles, mais également de victoires qui ont marqué l’histoire contemporaine du Sénégal. Une fidélité à ses convictions qui, a-t-elle souligné, n’a jamais vacillé malgré les obstacles rencontrés tout au long de sa carrière.

Dans un registre plus personnel, Syndiely Wade a partagé un souvenir marquant remontant à l’année 1988. Alors âgée de 15 ans, elle avait reçu une lettre de son père alors détenu à la prison de Rebeuss dans un contexte de fortes tensions politiques consécutives à l’élection présidentielle de cette année-là. Dans cette correspondance, a-t-elle raconté, Abdoulaye Wade lui expliquait les raisons profondes de son engagement politique et la vision qui guidait son action.

Cette lettre demeure pour elle le symbole de la conception que son père se faisait de la politique : une mission au service des Sénégalais. Il y exprimait notamment sa conviction de considérer chaque citoyen comme l’un de ses propres enfants, une philosophie qui, selon sa fille, a toujours orienté son action publique.

Au-delà de la figure politique, Syndiely Wade a également tenu à rendre hommage au père de famille qui a transmis à ses enfants des principes qu’elle considère comme essentiels. Le travail, la persévérance, le courage, le sens du devoir et l’amour de la patrie figurent parmi les valeurs qu’il leur a inculquées tout au long de leur éducation.

Elle a rappelé que l’ancien président répétait souvent une maxime devenue pour sa famille une véritable ligne de conduite : « Travailler, encore travailler, toujours travailler ». Une formule qui résume, selon elle, la philosophie de vie d’un homme qui a consacré son existence à l’action et au service de son pays.

Concluant son intervention, Syndiely Wade a salué « cent ans d’histoire » et « cent ans d’une vie consacrée à des convictions, à un idéal et au service du Sénégal ». Des propos qui ont résonné comme un hommage solennel à celui qui demeure l’une des figures majeures de la vie politique sénégalaise, tout en traduisant la fierté d’une famille et l’émotion d’une nation réunie pour célébrer un siècle de vie et d’engagement.

Décès de Mame Diarra Dasylva : la presse sénégalaise perd une voix respectée de Sud FM

La presse sénégalaise est frappée par une triste nouvelle avec le rappel à Dieu de Mame Diarra Dasylva, journaliste à Sud FM, décédée ce jeudi à l’issue d’un long combat contre la maladie. Son décès suscite une vive émotion au sein de la corporation médiatique, où elle était reconnue pour son professionnalisme, sa discrétion et son engagement constant au service de l’information.

Figure appréciée du paysage médiatique national, Mame Diarra Dasylva a marqué de nombreux confrères et consœurs tout au long de sa carrière. Elle s’était notamment fait connaître dès ses débuts au sein de la Convention des Jeunes Reporters, où son sérieux, sa rigueur et sa passion pour le métier lui avaient rapidement valu l’estime de ses pairs.

Au fil des années, elle s’est imposée comme une journaliste respectée, attachée aux principes fondamentaux de la profession. Son travail était caractérisé par une quête permanente de l’exactitude, de l’équilibre de l’information et du respect de l’éthique journalistique. Ces qualités lui ont permis de gagner la confiance de ses auditeurs ainsi que le respect de ses collègues.

Au-delà de son activité professionnelle, Mame Diarra Dasylva s’était également distinguée par ses prises de position en faveur de l’assainissement du secteur des médias. Lors de la célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse, elle avait publiquement dénoncé la présence d’individus se réclamant journalistes sans en respecter les exigences professionnelles. Elle avait alors appelé les autorités compétentes, les organisations de presse ainsi que les institutions de l’État à agir pour mettre fin à ces pratiques qu’elle considérait comme préjudiciables à la crédibilité de la profession.

Son engagement en faveur d’un journalisme responsable et respectueux des règles déontologiques restera l’un des aspects marquants de son parcours. Même dans les moments les plus difficiles de sa maladie, elle a continué à inspirer son entourage par sa détermination, son courage et sa dignité.

Avec sa disparition, le paysage médiatique sénégalais perd une professionnelle expérimentée et une voix respectée. Son souvenir demeurera vivant auprès de ceux qui ont eu l’occasion de travailler à ses côtés, de bénéficier de ses conseils ou simplement d’apprécier la qualité de son travail.

En cette douloureuse circonstance, les témoignages de compassion et de solidarité se multiplient à l’endroit de sa famille, de ses proches, de ses collègues ainsi que de l’ensemble du groupe Sud Communication. La disparition de Mame Diarra Dasylva laisse un vide dans la presse sénégalaise, mais son héritage professionnel continuera d’inspirer les générations actuelles et futures de journalistes.

Que son âme repose en paix.

Moussa Bala Fofana quitte Pastef et assume son maintien au gouvernement : « Un patriote peut démissionner d’un parti, jamais de la Patrie »

Le ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des Territoires, Moussa Bala Fofana, a officiellement annoncé ce jeudi sa démission de Pastef-Les Patriotes. Dans un long communiqué rendu public au lendemain de sa reconduction au sein du nouveau gouvernement formé par le président Bassirou Diomaye Faye, il revendique pleinement son choix de poursuivre sa mission gouvernementale malgré les consignes et réserves exprimées par la direction de son désormais ancien parti.

Cette décision intervient dans un contexte de fortes tensions politiques marquées par la rupture entre le chef de l’État et son ancien Premier ministre, Ousmane Sonko. Dans sa déclaration du 2 juin 2026, ce dernier avait critiqué les responsables politiques ayant accepté de rejoindre le nouveau gouvernement sans l’aval du parti, estimant qu’ils s’écartaient de la ligne définie par la formation politique qui les avait portés au pouvoir.

Face à ces reproches, Moussa Bala Fofana a choisi de répondre sans détour. Il affirme avoir pris sa décision « en toute liberté » et « à titre personnel », assumant entièrement les conséquences politiques de son choix. Selon lui, cette orientation a été mûrement réfléchie et repose avant tout sur un devoir de responsabilité envers les Sénégalais qui ont accordé leur confiance au projet politique défendu lors de l’élection présidentielle de 2024.

Le ministre explique que son maintien au gouvernement répond à une exigence de continuité de l’action publique. Il estime que les nombreux chantiers engagés dans son département ministériel nécessitent un suivi rigoureux et ne peuvent être interrompus à ce stade de leur mise en œuvre. Il cite notamment les programmes de logements sociaux en cours à Mbour 4 et à Thiès, les réformes relatives à l’organisation territoriale, les efforts de modernisation de l’état civil, les opérations de relogement des populations sinistrées de la Langue de Barbarie ainsi que les initiatives destinées à relancer le secteur national de la construction.

Dans son communiqué, Moussa Bala Fofana souligne que les progrès enregistrés au cours des deux dernières années constituent à ses yeux un engagement moral vis-à-vis des citoyens. Il affirme que sa conscience ne lui permettait pas d’abandonner les projets engagés alors que plusieurs d’entre eux sont entrés dans une phase décisive. Pour lui, la poursuite de ces programmes représente une priorité qui dépasse les considérations partisanes.

Malgré sa démission de Pastef, le ministre a tenu à adopter un ton conciliant à l’égard d’Ousmane Sonko. Il lui rend hommage en le qualifiant de « grand frère » et de « compagnon de lutte », rappelant les années de combat politique menées ensemble avant l’accession au pouvoir de la coalition victorieuse en 2024. Toutefois, il affirme que sa fidélité première demeure celle qu’il doit à sa conscience et à l’intérêt supérieur de la Nation.

En actant son départ du parti, Moussa Bala Fofana devient l’une des premières figures de premier plan à assumer publiquement son choix de rester au sein de l’exécutif malgré la nouvelle configuration politique née de la séparation entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko. Une décision qui pourrait marquer un tournant dans la recomposition du paysage politique sénégalais et illustrer les lignes de fracture qui traversent désormais l’ancienne majorité issue de Pastef.

Concluant son message sur une note patriotique, le ministre a résumé sa position par une formule forte qui résonne déjà dans le débat public : « Un patriote peut bien démissionner d’un parti, mais jamais de la Patrie. »

Nioro : un chef de village et un guide religieux placés en garde à vue pour non-respect d’un arrêté du sous-préfet

Un chef de village et un responsable religieux de la commune de Médina Mina Wara, dans le département de Nioro, ont été arrêtés puis placés en garde à vue à la brigade de gendarmerie locale. Les deux hommes sont poursuivis pour « troubles à l’ordre public » et « violation d’un arrêté administratif », selon des informations rapportées par la Radio Futurs Médias (RFM).

Cette affaire trouve son origine dans une décision administrative prise récemment par le sous-préfet de l’arrondissement concerné. À travers un arrêté, l’autorité administrative avait interdit l’utilisation de la sonorisation ainsi que des tam-tams sur la voie publique lors des manifestations religieuses et culturelles organisées dans la localité. Cette mesure, selon les informations disponibles, visait à encadrer davantage les rassemblements publics et à préserver l’ordre public dans la zone.

Les autorités indiquent que l’arrêté avait été officiellement porté à la connaissance des chefs de villages et des responsables religieux de la commune. Malgré cette notification, les deux personnes interpellées auraient poursuivi des activités ne respectant pas les dispositions édictées par l’administration territoriale.

Estimant que cette situation constituait une violation manifeste de la décision administrative en vigueur, les services compétents ont procédé à leur arrestation. Ils ont ensuite été placés en garde à vue à la brigade de gendarmerie de Nioro pour les besoins de l’enquête.

L’affaire suscite déjà de nombreuses réactions au sein de la population locale, où les activités religieuses et culturelles occupent une place importante dans la vie communautaire. Plusieurs habitants suivent avec attention l’évolution du dossier, tandis que les autorités maintiennent leur volonté de faire respecter les mesures prises dans le cadre du maintien de l’ordre public.

Tentative de braquage à la BOA de Yoff : un membre présumé d’un corps d’élite des forces de sécurité au cœur de l’enquête

L’enquête sur la spectaculaire tentative de braquage perpétrée ce mercredi à l’agence Bank of Africa (BOA) de Yoff prend une tournure inattendue. Alors que les premiers éléments laissaient penser à une attaque menée par un malfaiteur isolé, les investigations ont révélé que le principal suspect serait un agent appartenant à un corps d’élite des forces de défense et de sécurité sénégalaises.

Les faits se sont produits peu avant midi dans cette agence bancaire située dans le quartier de Yoff. Selon les informations recueillies par le journal Libération, l’homme identifié sous les initiales M. Faye aurait pénétré dans l’établissement avec le visage dissimulé derrière un masque à oxygène. Une fois à l’intérieur, il aurait déclenché une grenade lacrymogène, provoquant un mouvement de panique parmi les clients et le personnel de la banque.

Profitant de la confusion engendrée par la dispersion du gaz, le suspect se serait dirigé vers l’une des caisses où il aurait réussi à s’emparer d’une importante somme d’argent. La scène, particulièrement rapide et audacieuse, a semé la stupeur au sein de l’agence, dont les occupants ont tenté de se mettre à l’abri face à cette attaque inattendue.

Cependant, la fuite présumée de l’assaillant n’aura duré que quelques instants. Alertés par les cris et l’agitation autour de la banque, plusieurs riverains ainsi que des témoins de la scène se sont lancés à sa poursuite. Rattrapé à proximité des lieux, l’homme a été maîtrisé par la foule avant l’arrivée des forces de l’ordre. C’est lors de son interpellation que son identité aurait été révélée, mettant au jour son appartenance supposée à une unité spécialisée des forces de sécurité.

Cette révélation a immédiatement donné une nouvelle dimension à l’affaire. En raison du profil particulier du suspect et des interrogations qu’il soulève, les autorités ont décidé de réorienter l’enquête. Initialement confiée à la brigade de la Foire, la procédure a été transférée à la Section de recherches de Colobane, une unité spécialisée chargée des dossiers sensibles et complexes.

Les enquêteurs cherchent désormais à comprendre les motivations exactes qui auraient poussé cet agent à commettre un tel acte. Plusieurs zones d’ombre subsistent. Les investigations devront notamment déterminer l’origine de la grenade lacrymogène utilisée lors de l’attaque, les circonstances dans lesquelles le suspect aurait préparé son opération ainsi que le montant précis des fonds qu’il aurait réussi à emporter avant son arrestation.

Au-delà des faits eux-mêmes, cette affaire soulève de nombreuses interrogations au sein de l’opinion publique. L’implication présumée d’un membre des forces de défense et de sécurité dans une tentative de braquage constitue un développement particulièrement sensible, susceptible d’alimenter le débat sur le contrôle des équipements de sécurité et le suivi des personnels affectés aux unités spécialisées.

Youssou Ndour nommé vice-président de la CISAC, une consécration mondiale pour la création africaine

Le chanteur sénégalais Youssou Ndour franchit une nouvelle étape dans son engagement en faveur des droits des créateurs à l’échelle internationale. L’icône de la musique africaine a été nommée vice-président de la Confédération internationale des sociétés d’auteurs et compositeurs, la plus importante organisation mondiale dédiée à la gestion et à la défense des droits d’auteur.

L’annonce a été faite par Ngoné Ndour, présidente du conseil d’administration de la Société sénégalaise du droit d’auteur et des droits voisins et sœur de l’artiste. Selon elle, cette nomination a été officialisée ce mercredi 3 juin 2026 et prendra effet lors de l’Assemblée générale annuelle de la CISAC prévue ce jeudi 4 juin à Paris.

Cette désignation constitue une reconnaissance majeure du parcours de Youssou Ndour, non seulement comme artiste de renommée internationale, mais également comme défenseur de longue date des droits des auteurs, compositeurs et interprètes. Depuis plusieurs décennies, l’artiste sénégalais s’est illustré par son engagement en faveur d’une meilleure protection des créateurs africains et d’une rémunération plus équitable de leurs œuvres dans un environnement culturel en pleine mutation.

L’Assemblée générale de la CISAC revêt cette année un caractère particulièrement symbolique puisqu’elle coïncide avec la célébration du centenaire de l’organisation. Fondée il y a cent ans, la CISAC s’est imposée comme la principale voix mondiale des créateurs, œuvrant à la protection des droits d’auteur et au développement de systèmes de gestion collective performants à travers le monde.

Avec plus de cinq millions de créateurs représentés par 227 sociétés membres réparties dans 111 pays, la CISAC joue un rôle central dans la défense des intérêts des auteurs-compositeurs, écrivains, créateurs audiovisuels, artistes visuels et autres professionnels de la création. Son action vise notamment à garantir une rémunération juste pour l’utilisation des œuvres, à promouvoir le respect du droit d’auteur et à accompagner les évolutions technologiques qui transforment les industries culturelles.

L’accession de Youssou Ndour à la vice-présidence de cette institution mondiale est perçue comme une avancée significative pour la représentation de l’Afrique au sein des grandes instances internationales de gouvernance culturelle. Elle témoigne également de la reconnaissance du rôle croissant des créateurs africains dans l’économie mondiale de la culture.

Figure emblématique de la musique africaine et ambassadeur reconnu de la culture sénégalaise à travers le monde, Youssou Ndour voit ainsi son influence s’étendre au-delà de la scène artistique. Sa nomination à ce poste stratégique lui permettra de contribuer aux réflexions et aux décisions concernant l’avenir du droit d’auteur à l’échelle mondiale, dans un contexte marqué par les défis du numérique, du streaming et de l’intelligence artificielle.

Mameboye Diao rend hommage à Bibi Baldé et appelle à l’unité pour l’avenir de Kolda

La ville de Kolda a vécu un moment de forte portée politique et symbolique samedi dernier à l’occasion de la journée de « Sargal » organisée en l’honneur de l’ancien maire Abdoulaye Bibi Baldé. Cette cérémonie, initiée par « Les Amazones de Bibi », mouvement féminin affilié à l’Alliance pour la République (APR), a rassemblé de nombreux militants, sympathisants, responsables politiques et acteurs de la société civile venus saluer le parcours et l’engagement de celui qui a dirigé la municipalité de Kolda durant huit années.

Dans une ambiance empreinte d’émotion et de reconnaissance, les participants ont tenu à rendre hommage à une figure politique qui a marqué la gestion de la commune et contribué à plusieurs initiatives de développement au bénéfice des populations locales. À travers cette manifestation, les organisatrices ont voulu témoigner leur gratitude envers un responsable dont l’action continue, selon elles, d’inspirer de nombreux militants et citoyens de la région.

Parrain de l’événement, le maire de Kolda, Mameboye Diao, a profité de cette tribune pour adresser un message fort à l’ensemble de la classe politique locale. Dans son intervention, il a insisté sur la nécessité pour les responsables politiques de dépasser les divergences partisanes afin de placer l’intérêt de Kolda au-dessus de toute autre considération.

« Il nous faut rester des citoyens de la cause koldoise », a-t-il déclaré devant une assistance attentive. Un appel qui se voulait à la fois un plaidoyer pour l’unité et un rappel de la responsabilité collective qui incombe aux leaders de la région dans un contexte politique marqué par des recompositions et des enjeux électoraux à venir.

Rendant un vibrant hommage à Abdoulaye Bibi Baldé, Mameboye Diao a salué son parcours ainsi que les services rendus à la nation, notamment en tant qu’ancien ministre et ancien directeur général de La Poste sous le régime du président Macky Sall. Il a surtout invité son prédécesseur à poursuivre son engagement en faveur du développement de Kolda malgré son départ de la tête de la municipalité.

« Ne baisse pas les bras. Kolda a besoin de toi », a lancé le maire, soulignant que l’expérience et les compétences de l’ancien édile demeurent des atouts précieux pour la région.

Au-delà de l’hommage rendu à Bibi Baldé, le discours de Mameboye Diao a pris une tonalité plus politique lorsqu’il a appelé les responsables locaux à faire preuve de lucidité et de responsabilité dans leurs prises de position. Il a notamment mis en garde contre les promesses qu’il juge irréalistes et les discours susceptibles d’induire les populations en erreur.

« Refusons que Kolda tombe dans les bras de vendeurs d’illusions », a-t-il affirmé avec fermeté. Selon lui, la véritable responsabilité des acteurs politiques consiste à entretenir un rapport de vérité avec les citoyens et à privilégier le travail concret au détriment des polémiques et des invectives.

Pour plusieurs observateurs, ces déclarations s’apparentent à un avertissement lancé dans un contexte où les lignes politiques commencent à bouger à l’approche des prochaines échéances locales. Elles traduisent également la volonté de certains responsables de réorganiser les forces politiques autour d’un projet centré sur le développement de Kolda.

Prenant la parole à son tour, Abdoulaye Bibi Baldé a remercié les initiateurs de cette journée d’hommage et exprimé sa profonde émotion face aux témoignages de reconnaissance dont il a été l’objet. L’ancien maire a réaffirmé son attachement à Kolda ainsi que sa disponibilité à continuer à contribuer au développement de sa région et du Sénégal.

« Je mettrai toujours mes forces et mes idées au service de Kolda et du Sénégal », a-t-il déclaré, tout en précisant qu’il demeure opposé aux « combats inutiles » qui, selon lui, détournent l’attention des véritables préoccupations des populations.

Visiblement touché par la mobilisation autour de sa personne, il a également salué le travail des « Amazones de Bibi », estimant que cette initiative met en lumière des valeurs essentielles telles que la fidélité, la loyauté et le compagnonnage sincère. Des principes qu’il considère comme fondamentaux dans l’exercice de l’engagement politique et dans la construction de relations durables entre responsables et militants.

Hajj 2026 : 30 pèlerins sénégalais bloqués à La Mecque après un incident de passeports

Trente pèlerins sénégalais de l’agence Aïcha Travel n’ont pas pu embarquer à bord du vol XY9258 d’Air Sénégal ce mercredi 3 juin 2026 à La Mecque, à la suite d’un incident lié à l’absence de leurs passeports au moment des formalités d’embarquement. L’information a été rendue publique par la compagnie aérienne nationale dans un communiqué.

Selon Air Sénégal, les vérifications effectuées après le signalement de la situation ont permis de constater que les documents de voyage des passagers n’avaient pas été remis à leurs propriétaires par le chauffeur du bus chargé de les transporter jusqu’à l’aéroport. Les pèlerins se sont ainsi retrouvés sans leurs passeports au moment crucial de l’enregistrement et des contrôles préalables à l’embarquement.

Face à cette situation, des mesures urgentes ont été prises afin de récupérer les documents manquants. Un véhicule a été dépêché pour retrouver les passeports et les acheminer dans les meilleurs délais vers l’aéroport. Cependant, malgré cette intervention rapide, le temps nécessaire pour récupérer les documents n’a pas permis aux voyageurs de rejoindre l’appareil avant son départ.

Air Sénégal explique qu’au moment où les passeports sont finalement arrivés à l’aéroport, l’avion avait déjà entamé sa procédure de repoussage avant décollage. Cette phase opérationnelle, strictement encadrée par les normes de sécurité aérienne, ne permet plus de retarder le départ d’un vol, même en présence de circonstances exceptionnelles.

Informée de l’incident, la Délégation générale au Pèlerinage s’est immédiatement mobilisée en collaboration avec les autorités saoudiennes afin d’assurer la prise en charge des pèlerins concernés. Grâce à cette coordination, le ministère saoudien du Hajj a mis à leur disposition un hébergement à l’hôtel Razana, où ils séjourneront en attendant leur retour vers le Sénégal.

La compagnie aérienne indique poursuivre ses démarches pour trouver les solutions les plus adaptées au rapatriement des trente passagers. Les options actuellement étudiées dépendent notamment des places disponibles sur les prochains vols reliant l’Arabie saoudite au Sénégal.

Passation de service au Secrétariat général du Gouvernement : Pape Assane Touré succède à Boubacar Camara

Une nouvelle étape s’ouvre au sein de l’administration gouvernementale avec la passation de service intervenue ce mercredi au Secrétariat général du Gouvernement. La cérémonie officielle s’est tenue au Building administratif Président Mamadou Dia, siège de la Primature, marquant la prise de fonction de Pape Assane Touré en qualité de ministre Secrétaire général du Gouvernement, en remplacement de Boubacar Camara.

Cette transition s’inscrit dans le cadre de la réorganisation gouvernementale opérée à la suite de la formation du nouvel attelage dirigé par le Premier ministre Al Aminou Lo. Dans une atmosphère empreinte de solennité et de continuité institutionnelle, les deux responsables ont procédé à la transmission des dossiers et des responsabilités liées à cette fonction stratégique, essentielle au bon fonctionnement de l’action gouvernementale.

Le Secrétariat général du Gouvernement joue un rôle central dans la coordination des activités gouvernementales. Il assure notamment le suivi des décisions prises en Conseil des ministres, la préparation des textes réglementaires et législatifs ainsi que la coordination entre les différents départements ministériels. À ce titre, le ministre Secrétaire général du Gouvernement occupe une position clé dans l’architecture institutionnelle de l’État.

Après avoir assuré cette mission durant plusieurs mois, Boubacar Camara quitte ses fonctions pour relever un nouveau défi au sein de l’exécutif. Il a été nommé ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, un département stratégique chargé de la mise en œuvre des politiques publiques relatives aux universités, à la recherche scientifique et à l’innovation technologique.

Son successeur, Pape Assane Touré, hérite ainsi d’une responsabilité majeure dans un contexte marqué par la volonté des autorités de renforcer l’efficacité de l’action publique et d’accélérer la mise en œuvre des réformes engagées. Sa nomination traduit la confiance placée en lui pour assurer la coordination administrative et juridique des activités gouvernementales.

Cette passation de service symbolise la continuité de l’État et la poursuite des missions institutionnelles au service des politiques publiques. Elle intervient dans une période de réaménagement gouvernemental destinée à consolider les priorités de l’exécutif et à renforcer la dynamique de transformation engagée par les nouvelles autorités.

Rupture au sommet de Pastef : Aldiouma Sow défend Diomaye Faye et dénonce un « messianisme destructeur »

La crise qui secoue actuellement Pastef-Les Patriotes continue de révéler au grand jour des divergences profondes entre les différentes sensibilités du parti au pouvoir. Dans une longue déclaration publiée sur sa page Facebook, Aldiouma Sow, membre du Bureau politique national (BPN) de Pastef, a pris position en faveur du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, tout en adressant de vives critiques à ceux qui contestent la ligne adoptée par le chef de l’État depuis sa rupture politique avec son ancien mentor et Premier ministre, Ousmane Sonko.

Dans son texte, Aldiouma Sow s’est particulièrement attaché à défendre les cadres et responsables du parti qui ont répondu favorablement à l’invitation du président de la République pour participer aux concertations politiques initiées par ce dernier. Selon lui, cette démarche ne relève ni d’une stratégie de circonstance ni d’un calcul politique, mais s’inscrit dans une conviction profondément ancrée chez Bassirou Diomaye Faye.

L’auteur de la déclaration rappelle que le dialogue constitue, selon lui, un principe fondamental de l’action politique du chef de l’État. Il cite notamment l’initiative du dialogue national lancée en mai 2025, estimant que le président a toujours privilégié l’échange et la concertation, même lorsqu’aucune obligation institutionnelle ou politique ne l’y contraignait. À ses yeux, cette attitude témoigne d’une volonté sincère de construire des consensus au-delà des clivages partisans.

Aldiouma Sow profite également de sa sortie pour répondre à une controverse qui alimente depuis plusieurs jours le débat politique sénégalais. Il rejette catégoriquement l’existence d’un quelconque accord secret qui aurait été conclu entre Bassirou Diomaye Faye et d’autres acteurs politiques lors de sa détention à la prison du Cap Manuel avant l’élection présidentielle de 2024.

Cette prise de position intervient au lendemain des déclarations d’Ousmane Sonko, qui a publiquement évoqué l’existence d’un pacte entre lui-même et l’actuel chef de l’État. En réaction, Aldiouma Sow affirme sans ambiguïté que Bassirou Diomaye Faye n’a jamais conclu d’accord secret durant sa période d’incarcération. Il suggère en revanche que d’autres personnalités politiques auraient, dans ce même contexte, pris l’engagement de remettre le pouvoir à Ousmane Sonko en cas de victoire à une élection présidentielle.

Au-delà de cette polémique, le membre du Bureau politique national de Pastef s’attaque à ce qu’il qualifie de « messianisme destructeur », une tendance qui, selon lui, menace progressivement la cohésion et l’avenir du parti. Sans citer directement de noms, il critique une logique politique qui aurait favorisé certains alliés ou nouveaux venus au détriment des militants et cadres historiques du mouvement.

Pour illustrer son propos, il revient sur les investitures des élections législatives de 2022 ainsi que sur les élections locales de la même année. Selon lui, plusieurs responsables ayant participé à la construction du parti auraient été marginalisés au profit de personnalités récemment intégrées à la coalition. Une méthode qu’il considère comme une erreur politique majeure et dont les conséquences risqueraient de se reproduire lors des prochaines échéances électorales.

Aldiouma Sow met ainsi en garde contre la reconduction de ce qu’il présente comme un modèle de gestion fondé sur la personnalisation excessive du pouvoir politique. Il appelle les responsables locaux et coordonnateurs du parti à s’opposer à cette orientation afin de préserver la place des militants de base et des cadres historiques dans les futures instances de décision.

Dans la même dynamique, il apporte son soutien aux ministres et responsables qui ont choisi de demeurer au sein de l’exécutif malgré les critiques et les pressions internes. Selon lui, leur engagement demeure fidèle aux idéaux qui ont porté Pastef au pouvoir. Il estime que leur exclusion éventuelle des structures partisanes ou des espaces de communication du parti ne saurait remettre en cause leur appartenance au projet politique porté à l’origine par le mouvement.

En conclusion, Aldiouma Sow lance un appel à l’ensemble des cadres, députés et responsables qui hésitent encore sur la posture à adopter dans le contexte actuel. Il les invite à prendre leurs distances avec ce qu’il décrit comme une dérive dangereuse pour l’avenir de Pastef et à rejoindre la dynamique incarnée par le président Bassirou Diomaye Faye.

Tentative de braquage à la BOA de Yoff : un homme armé et cagoulé neutralisé par la gendarmerie

Une vive inquiétude a gagné les clients et le personnel de l’agence Bank of Africa (BOA) de Yoff ce mercredi aux environs de midi, lorsqu’un individu armé et cagoulé a fait irruption dans l’établissement bancaire. L’incident, qui a provoqué un important mouvement de panique, a rapidement mobilisé les forces de sécurité, permettant de maîtriser le suspect avant que la situation ne dégénère davantage.

Selon les premières informations recueillies sur place, l’homme s’est introduit dans l’agence dans des circonstances encore floues. Sa présence, associée au port d’une arme et d’une cagoule, a immédiatement semé la peur parmi les personnes présentes dans la banque. Clients et employés ont été pris de court par cette intrusion qui a perturbé le fonctionnement normal de l’établissement durant plusieurs minutes.

Alertés de la situation, des éléments de la Gendarmerie nationale sont intervenus avec célérité. Grâce à leur réactivité, le suspect a été neutralisé et interpellé sans qu’aucun blessé grave ne soit signalé. Cette intervention rapide a permis d’éviter ce qui aurait pu se transformer en une opération criminelle aux conséquences plus lourdes.

Sur les lieux, plusieurs véhicules de la Brigade territoriale de la Foire ont été aperçus aux abords de l’agence. Les forces de l’ordre ont procédé à la sécurisation du périmètre et aux premières constatations d’usage afin de recueillir les éléments nécessaires à l’enquête. Durant plusieurs heures, les alentours de la banque sont restés sous haute surveillance, suscitant la curiosité de nombreux riverains.

Une équipe de presse dépêchée sur place a tenté de recueillir les réactions des employés de l’établissement bancaire. Toutefois, visiblement marqués par les événements, ces derniers n’ont pas souhaité s’exprimer. Selon certaines sources, la direction de la banque aurait donné des consignes strictes interdisant toute déclaration publique tant que les investigations sont en cours.

À ce stade, les circonstances exactes de cette tentative présumée de braquage restent à déterminer. Les enquêteurs cherchent notamment à établir les motivations du suspect, à vérifier s’il agissait seul ou avec d’éventuels complices et à déterminer l’objectif précis de son intrusion dans l’agence bancaire.

L’identité de l’homme interpellé n’a pas encore été rendue publique par les autorités. Les résultats des premières auditions et des investigations en cours devraient permettre d’éclairer davantage cette affaire qui a suscité une forte émotion dans le quartier de Yoff.

Madana Kane alerte sur les risques économiques et financiers liés aux tensions au sommet de l’État

L’ancien directeur général de la Banque Islamique du Sénégal (BIS), Madana Kane, a exprimé de vives inquiétudes quant aux conséquences économiques et financières des récentes déclarations du président de Pastef, Ousmane Sonko. Invité de l’émission de la 7TV, l’économiste estime que la sortie médiatique du leader politique a davantage accentué les incertitudes qui pèsent déjà sur le climat des affaires et la confiance des investisseurs.

Selon Madana Kane, certaines déclarations publiques d’Ousmane Sonko sont susceptibles d’être interprétées négativement par les partenaires économiques du Sénégal. Il fait notamment référence aux propos relatifs à une éventuelle dissolution du gouvernement ou à des mesures de censure en cas d’attaques politiques. Pour l’ancien banquier, de tels messages peuvent susciter des interrogations chez les investisseurs internationaux qui évaluent avant tout la stabilité institutionnelle et la prévisibilité de l’environnement économique avant de s’engager dans un pays.

« Lorsqu’un investisseur envisage de venir au Sénégal pour discuter avec les autorités économiques ou politiques d’un programme d’investissement, il est particulièrement attentif aux signaux envoyés par les responsables publics », a expliqué Madana Kane. À ses yeux, les déclarations évoquant des tensions institutionnelles ou des rapports conflictuels au sommet de l’État risquent de ralentir certaines décisions d’investissement.

L’ancien directeur général de la BIS a également évoqué la question de la renégociation de certains contrats, un sujet régulièrement abordé par les autorités sénégalaises depuis l’alternance politique. Il estime que les propos faisant état de possibles contentieux liés à ces renégociations pourraient être perçus comme un facteur de risque supplémentaire par les opérateurs économiques étrangers.

Selon lui, un investisseur international pourrait interpréter l’éventualité de recours devant des tribunaux arbitraux comme un signe d’incertitude juridique. Une telle perception, a-t-il averti, pourrait affecter l’attractivité du Sénégal auprès des capitaux étrangers et contribuer à une certaine nervosité des marchés financiers.

Madana Kane n’a pas exclu que ces développements puissent avoir des répercussions sur l’évaluation du pays par les agences de notation financière. Il a ainsi mis en garde contre une éventuelle dégradation de la notation souveraine du Sénégal si les signaux d’instabilité venaient à se multiplier. Pour lui, les marchés financiers internationaux sont particulièrement sensibles aux indicateurs de stabilité politique, économique et institutionnelle.

L’économiste s’est également montré critique à l’égard de la divulgation publique de discussions tenues entre le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, et son ancien Premier ministre. À son avis, le fait d’évoquer publiquement des échanges privés au plus haut niveau de l’État peut avoir des conséquences sur la perception des investisseurs, dans la mesure où les marchés accordent une grande importance à l’information disponible et à sa cohérence.

« Le marché vit de l’information », a rappelé Madana Kane, estimant que l’absence de clarification ou de démenti officiel sur certains éléments évoqués pourrait alimenter davantage les interrogations des acteurs économiques.

Au terme de son intervention, l’ancien responsable bancaire a affiché son pessimisme quant à l’évolution de la situation. Il considère que les récents échanges entre les principaux acteurs du pouvoir donnent l’image d’une instabilité politique naissante qui pourrait venir s’ajouter aux défis économiques et financiers auxquels le Sénégal est déjà confronté.

Touba : une femme arrêtée pour avoir grièvement brûlé son mari avec de l’huile chaude

Une affaire de violences conjugales aux conséquences particulièrement graves secoue la commune de Touba. Une femme a été interpellée par les éléments du Poste de police de Gouye Mbinde pour avoir volontairement versé de l’huile chaude sur son époux à l’issue d’une dispute familiale, provoquant chez ce dernier de sérieuses brûlures nécessitant une prise en charge médicale d’urgence.

Selon les informations recueillies auprès des services de police, les faits remontent à la nuit du 30 au 31 mai 2026 dans le quartier de Guédé. C’est aux environs de 15 heures, le lendemain des faits, que les forces de l’ordre ont été officiellement saisies par l’oncle de la victime. Ce dernier a signalé que son neveu avait été victime d’une agression particulièrement violente de la part de son épouse, qui aurait utilisé de l’huile portée à haute température pour lui infliger de graves blessures.

D’après les premiers éléments de l’enquête, une altercation conjugale aurait éclaté peu avant le drame. Au cours de cette dispute, la femme aurait préparé de l’huile chaude avant de la déverser sur son mari alors que celui-ci se trouvait assis sur la véranda de leur domicile. Après son geste, elle aurait quitté les lieux pour échapper aux recherches.

La victime a été immédiatement évacuée vers l’hôpital Cheikhoul Khadim de Touba où elle a été admise dans un service de soins intensifs. Son état de santé demeure préoccupant. Selon des informations communiquées par son frère aux enquêteurs, les médecins envisagent son transfert vers une structure hospitalière spécialisée à Dakar afin de lui assurer une prise en charge adaptée à la gravité des brûlures subies.

Alertés, les éléments de la Brigade de recherches du poste de Gouye Mbinde ont lancé des investigations pour retrouver la suspecte. Les recherches ont permis de la localiser puis de l’interpeller dans un délai relativement court. Conduite dans les locaux de la police, la mise en cause, qui se présente comme femme au foyer résidant à Guédé, a été soumise à un interrogatoire.

Face aux enquêteurs, elle a reconnu les faits qui lui sont reprochés. Dans ses déclarations, elle a expliqué avoir agi sous le coup de la colère et de la vengeance, affirmant être régulièrement victime de violences de la part de son époux. Elle a notamment indiqué qu’une nouvelle dispute avait éclaté le soir des faits à la suite d’un différend lié à leur enfant, son mari lui reprochant de ne pas avoir porté assistance à leur fils qui se trouvait aux toilettes.

Les enquêteurs s’emploient désormais à vérifier l’ensemble des circonstances entourant cette affaire, notamment les accusations de violences conjugales avancées par la suspecte. En attendant les conclusions médicales officielles permettant d’évaluer précisément l’étendue des blessures de la victime, la femme a été placée en garde à vue pour les besoins de l’enquête.

Aviation civile au Sénégal : les syndicats sonnent l’alerte et donnent huit jours à l’État pour agir

La tension monte au sein du secteur aérien sénégalais. Réunis ce lundi à l’Aéroport International Blaise Diagne de Diass, les responsables de l’Alliance Inter-Union des Travailleurs de l’Aviation Civile et du Secteur du Transport Aérien ont exposé devant la presse une série de préoccupations qu’ils jugent urgentes et susceptibles de fragiliser durablement l’ensemble de la plateforme aéroportuaire nationale. À l’issue de cette rencontre, ils ont adressé un ultimatum de huit jours aux autorités afin d’obtenir des réponses concrètes à leurs revendications.

Face aux journalistes, Kéba Dème, secrétaire général du Syndicat des Travailleurs de l’Aéronautique Civile (STAC), a dressé un constat particulièrement préoccupant de la situation du secteur. Le syndicat regroupe notamment des travailleurs de TSA, d’AIBD-SA, de l’ANASIM, de l’Aviation civile, de la Météorologie ainsi que du Bureau Enquête Analyse.

Parmi les sujets les plus sensibles figure la situation financière d’Air Sénégal. Selon les responsables syndicaux, la compagnie nationale accumulerait une dette estimée à près de 30 milliards de francs CFA envers plusieurs structures qui participent au fonctionnement de la plateforme aéroportuaire. Une situation qui, selon eux, menace l’équilibre économique du secteur et pourrait avoir des conséquences sur la continuité et la qualité des services aériens.

Les syndicats ont également insisté sur la nécessité de renforcer l’autonomie de l’autorité de l’aviation civile. Ils estiment qu’une régulation plus indépendante est indispensable pour garantir une supervision efficace du secteur et préserver la crédibilité du système aéronautique sénégalais. Selon Kéba Dème, les dispositions du Code de l’aviation civile adopté en 2015 plaident en faveur d’une autorité forte, capable d’exercer pleinement ses missions de contrôle et de régulation.

La situation de la société TSA, spécialisée dans la sûreté aéroportuaire, a également été largement évoquée. D’après les syndicalistes, près de 700 jeunes diplômés, certifiés et agréés pour exercer dans ce domaine, vivent actuellement dans l’incertitude en raison d’une restructuration en cours. Ils regrettent que les travailleurs et leurs représentants ne soient ni consultés ni suffisamment informés sur les orientations retenues, dénonçant un déficit de dialogue social susceptible d’accentuer les tensions.

Les représentants des travailleurs ont aussi dénoncé des disparités salariales persistantes au sein d’AIBD-SA à la suite de la fusion entre les ADS et AIBD-SA. Ils affirment que des agents occupant les mêmes fonctions, disposant des mêmes qualifications et accomplissant les mêmes horaires continuent de percevoir des rémunérations différentes. Une situation qu’ils considèrent contraire au principe consacré par le Code du travail selon lequel un travail égal doit donner lieu à un salaire égal.

La question sociale à l’ASECNA a également occupé une place importante dans les discussions. Revenant sur le préavis de grève récemment déposé par l’intersyndicale de l’agence, les responsables syndicaux ont estimé que cette démarche constitue déjà un signal d’alerte majeur dans un secteur aussi stratégique que l’aviation civile. Ils évoquent notamment la vétusté de certains équipements, un déficit d’effectifs ainsi que le non-paiement de plusieurs indemnités depuis près de six mois.

Au-delà des revendications internes, les syndicats ont critiqué ce qu’ils considèrent comme une protection excessive accordée à Air Sénégal. Tout en reconnaissant la nécessité de soutenir la compagnie nationale, ils estiment qu’elle doit désormais évoluer dans un environnement concurrentiel conforme aux principes du Marché unique du transport aérien africain. Pour eux, la compagnie doit être en mesure de faire face à la concurrence régionale et internationale sans dépendre continuellement de mesures de protection.

La question du logement des travailleurs du secteur aérien a également été soulevée. Prenant la parole lors de la rencontre, Mamadou Gaye, dit Mara, a rappelé que plusieurs milliers d’agents attendent toujours la concrétisation des engagements pris par l’État. Selon lui, près de 6 000 travailleurs sont concernés alors que seulement 1 500 logements avaient été annoncés. Il dénonce une situation qu’il juge inéquitable, estimant que les travailleurs de l’aérien ne bénéficient pas du même niveau d’accompagnement que d’autres catégories professionnelles.

Les syndicats ont enfin attiré l’attention sur les difficultés rencontrées à l’ancien aéroport de Dakar-Yoff, aujourd’hui marqué par une forte présence militaire. Selon eux, certains travailleurs civils éprouvent des difficultés d’accès aux installations en raison des procédures de contrôle et de l’obligation de disposer de badges spécifiques délivrés par les autorités militaires. Une situation qui, d’après eux, complique le déroulement normal de certaines activités.

À travers cette sortie médiatique, les organisations syndicales appellent directement le président de la République et le gouvernement à prendre en charge les préoccupations exprimées. Elles préviennent que l’absence de réponses satisfaisantes dans les huit prochains jours pourrait conduire à des actions de grande ampleur.

Fatick : un homme déféré au parquet pour avoir menacé sa sœur avec un couteau sur fond de litige familial

Un différend familial autour d’une somme de 200 000 francs CFA a conduit à l’interpellation puis au déferrement au parquet de Fatick d’un jeune homme de 27 ans, poursuivi pour menaces de mort avec arme blanche.

P. A. Mbow a été présenté au procureur de la République le 2 juin 2026 à l’issue d’une enquête menée par les éléments de la Brigade de recherches. Il est accusé d’avoir proféré des menaces de mort à l’encontre de sa sœur, F. Diassé, alors qu’il était muni d’un couteau.

Les faits remontent à la nuit du 31 mai dernier. Selon les informations recueillies par les enquêteurs, la victime a sollicité l’intervention des forces de l’ordre après avoir été confrontée à l’attitude agressive de son frère. Craignant pour sa vie ainsi que celle de sa famille, elle s’était enfermée dans une chambre avec son époux et ses enfants pendant que le suspect tentait, selon les témoignages, de forcer la porte pour accéder à la pièce.

Alertés, les gendarmes se sont rapidement rendus sur les lieux. À leur arrivée, le mis en cause avait déjà quitté les lieux. Une opération de recherche a alors été engagée dans le quartier, permettant son arrestation peu de temps après. Lors de son interpellation, il était encore en possession du couteau qui aurait servi à intimider sa sœur.

Les investigations menées par les enquêteurs ont révélé que cette affaire trouve son origine dans un contentieux financier au sein de la famille. P. A. Mbow réclamait à sa sœur le versement d’une somme de 200 000 francs CFA qu’il considérait comme lui revenant de droit. Selon ses déclarations, cet argent correspondrait à une participation financière effectuée par leur défunte mère dans la construction de la maison familiale.

L’enquête indique toutefois que le beau-frère du suspect lui aurait déjà remis la somme réclamée. Le conflit aurait alors pris une autre tournure lorsqu’une divergence est apparue autour de la signature d’une décharge destinée à attester la remise de l’argent. C’est dans ce contexte que la situation aurait dégénéré, donnant lieu aux menaces dénoncées par la victime.

Au cours de son audition, le suspect a contesté les accusations portées contre lui. Malgré ses dénégations, les enquêteurs estiment avoir réuni suffisamment d’éléments matériels et de témoignages concordants pour retenir les faits de menaces de mort avec arme blanche et transmettre le dossier à l’autorité judiciaire.

Les vérifications effectuées dans le cadre de la procédure ont également permis de constater que P. A. Mbow n’en était pas à son premier démêlé avec la justice. Les services d’enquête ont relevé qu’il avait déjà été condamné en 2021 à une peine d’un mois d’emprisonnement ferme pour des faits de coups et blessures volontaires.

Aminata Touré juge légitimes les ambitions présidentielles de Diomaye Faye pour 2029

La recomposition du paysage politique sénégalais se poursuit après la rupture désormais ouverte entre le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, et son ancien mentor politique, Ousmane Sonko. Alors que les deux camps semblent déjà se projeter vers l’élection présidentielle de 2029, l’ancienne Première ministre Aminata Touré a estimé qu’il était parfaitement légitime pour chaque acteur politique de nourrir des ambitions présidentielles.

Dans un entretien accordé à RFI, la coordonnatrice de la Coalition Diomaye Président et Haut représentant du chef de l’État a défendu le droit de chaque responsable politique à briguer la magistrature suprême. Selon elle, personne ne peut être critiqué pour son désir d’accéder à la présidence de la République, pas plus qu’il ne serait acceptable d’empêcher l’actuel chef de l’État d’envisager un second mandat.

« C’est légitime que chacun veuille y aller et être président en 2029. Donc, on ne peut pas accuser qui que ce soit de vouloir être président, tout comme on ne peut pas empêcher le président Bassirou Diomaye Faye de dire : “Je veux continuer ce que j’ai commencé à travers un deuxième mandat” », a-t-elle déclaré.

Cette prise de position intervient dans un contexte politique marqué par l’éloignement entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, dont les divergences ont fini par éclater au grand jour. Depuis le départ de Sonko de la Primature, les spéculations se multiplient sur la reconfiguration des rapports de force au sein de l’ancienne coalition au pouvoir et sur les perspectives de la prochaine présidentielle.

Toutefois, Aminata Touré a tenu à relativiser les débats autour des ambitions électorales futures. Pour elle, les préoccupations des Sénégalais demeurent avant tout liées aux enjeux quotidiens, notamment l’emploi, le pouvoir d’achat, les services publics et les conditions de vie des populations.

L’ancienne cheffe du gouvernement a ainsi appelé les responsables politiques à concentrer leurs efforts sur l’action gouvernementale et les résultats attendus par les citoyens. « Les Sénégalais ne sont préoccupés que par une chose, c’est qu’on se mette au travail », a-t-elle insisté.

Dans le même élan, elle a apporté son soutien à la nouvelle équipe gouvernementale mise en place sous l’autorité du Premier ministre, qu’elle présente comme un gouvernement placé sous le signe de l’efficacité et de l’action. Une manière de souligner que, malgré les tensions politiques et les perspectives électorales déjà évoquées pour 2029, la priorité reste selon elle la mise en œuvre des politiques publiques et la satisfaction des attentes des populations.

Sidy Alpha Ndiaye claque la porte de la présidence et dénonce la marginalisation de PASTEF au sein de l’exécutif

La recomposition du paysage politique au sommet de l’État continue de produire ses effets. Quelques heures seulement après la publication de la liste du nouveau gouvernement, le professeur Sidy Alpha Ndiaye a annoncé sa démission de ses fonctions de ministre-directeur de cabinet adjoint du président de la République et de coordonnateur du Pôle juridique de la présidence.

Dans une déclaration rendue publique mardi, l’universitaire a expliqué avoir officiellement remis sa démission le 2 juin 2026, mettant ainsi un terme à son engagement au sein de l’appareil présidentiel. Une décision qu’il présente comme le résultat d’une réflexion politique et éthique liée à la nouvelle configuration du pouvoir et à la place désormais occupée par son parti, PASTEF, dans la conduite des affaires de l’État.

Figure reconnue du monde universitaire et membre du MONCAP/PASTEF, Sidy Alpha Ndiaye rappelle qu’il avait accepté d’intégrer les sphères de décision de l’État afin d’accompagner la mise en œuvre des réformes institutionnelles et juridiques portées par le projet politique défendu par son camp. Selon lui, cet engagement s’inscrivait dans une logique de transformation profonde des institutions et de concrétisation des aspirations exprimées par les électeurs lors des dernières échéances électorales.

Toutefois, l’ancien responsable de la présidence estime que la nouvelle architecture gouvernementale marque une rupture avec cet esprit initial. Dans son texte, il soutient que le principe d’une majorité politique largement choisie par les citoyens mais ne disposant pas pleinement des leviers de l’action gouvernementale est difficilement compatible avec les fondements de la démocratie représentative.

Pour Sidy Alpha Ndiaye, la situation actuelle traduit une perte d’influence de PASTEF dans l’exercice effectif du pouvoir. Il considère que son parti ne se trouve plus dans une position lui permettant d’assumer pleinement les responsabilités exécutives correspondant au mandat reçu des électeurs. Évoquant une présence réduite à des responsabilités individuelles plutôt qu’à une véritable participation collective à la gouvernance, il estime que cette évolution remet en question les principes politiques qui avaient motivé son engagement.

Face à ce qu’il décrit comme un décalage entre ses convictions et la réalité institutionnelle actuelle, le professeur de droit affirme avoir choisi la voie de la cohérence. Dans sa déclaration, il souligne que sa fidélité à ses valeurs personnelles et à sa conception de l’engagement politique l’a conduit à renoncer à ses fonctions au sein de la présidence.

Cette démission intervient dans un contexte marqué par des tensions croissantes autour de la composition du nouveau gouvernement et des relations entre les différentes composantes de la majorité issue des élections. Elle constitue l’un des premiers actes politiques majeurs consécutifs à la formation de la nouvelle équipe gouvernementale et pourrait alimenter davantage le débat sur la place de PASTEF dans l’exercice du pouvoir.

En conclusion de son message, Sidy Alpha Ndiaye a invoqué une formule qui résume, selon lui, le sens de sa démarche : « La vertu politique est un renoncement à soi-même », une citation qui traduit la dimension morale qu’il entend donner à son départ des hautes fonctions de l’État.

Tentative d’évasion à l’hôpital Abass Ndao : « Mara milliardaire » rattrapé après une course-poursuite

Les ennuis judiciaires s’accumulent pour A. Faye, plus connu sous le sobriquet de « Mara milliardaire ». Déjà placé sous mandat de dépôt à la Maison d’arrêt et de correction de Rebeuss dans le cadre d’une affaire particulièrement sensible, le détenu fait désormais face à une nouvelle procédure pour tentative d’évasion, après un incident survenu lors d’une évacuation médicale à l’hôpital Abass Ndao.

Selon les informations rapportées par le quotidien Libération dans son édition de ce mercredi 3 juin, les faits remontent au 18 mai dernier. Ce jour-là, A. Faye avait été conduit à l’hôpital pour subir des examens médicaux sous la surveillance d’agents de l’administration pénitentiaire. Comme cela peut arriver lors des évacuations sanitaires impliquant plusieurs détenus, les six agents mobilisés auraient réparti leurs tâches afin d’assurer simultanément la garde des différents pensionnaires concernés.

C’est dans ce contexte que le détenu aurait mis à exécution un plan soigneusement préparé. Après avoir passé un examen radiologique, il aurait demandé à se rendre une nouvelle fois aux toilettes, invoquant un problème de diarrhée. Soucieux de lui garantir une certaine intimité, les agents chargés de sa surveillance auraient accepté de lui retirer temporairement les menottes.

Profitant de cette situation, A. Faye aurait alors tenté de prendre la fuite. Les investigations menées par la Division des investigations criminelles (Dic) ont permis d’établir que son geste n’était pas improvisé. D’après les conclusions de l’enquête, le détenu aurait fait preuve d’une grande agilité pour s’échapper à travers une fenêtre étroite d’environ quarante centimètres de largeur donnant sur une zone peu fréquentée de l’établissement hospitalier.

Une fois à l’extérieur, il aurait parcouru plus de deux cents mètres à travers les installations de l’hôpital dans l’espoir d’échapper à ses gardiens. Son évasion n’a toutefois duré que quelques instants. Alertés immédiatement, les surveillants pénitentiaires se sont lancés à sa poursuite et sont finalement parvenus à l’intercepter avant qu’il ne quitte définitivement le périmètre hospitalier.

Repris puis reconduit en détention, le mis en cause a été extrait récemment de sa cellule de Rebeuss par les enquêteurs de la Dic afin d’être entendu sur ces nouveaux faits. À l’issue de la procédure, il a été déféré devant le parquet pour répondre du chef de tentative d’évasion.

Cette nouvelle inculpation vient alourdir davantage la situation judiciaire d’A. Faye. Il est déjà poursuivi pour des accusations particulièrement graves, notamment association de malfaiteurs, pédophilie, viols répétitifs sur mineur et transmission volontaire du VIH. Des charges qui continuent de faire l’objet d’investigations et dont l’issue judiciaire est particulièrement attendue.

Électrification rurale : l’ASER alerte sur la suspension du financement espagnol et craint un blocage du projet

Un sérieux risque de paralysie plane sur l’un des projets phares d’électrification rurale au Sénégal. Dans une correspondance confidentielle adressée le 19 mai 2026 au ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, le Directeur général de l’Agence Sénégalaise d’Électrification Rurale (ASER), Jean Michel Sène, a tiré la sonnette d’alarme sur la situation du marché n°T0296/24-DK attribué à la société AEE POWER EPC et financé par Banco Santander avec une couverture de l’agence espagnole CESCE.

Dans cette lettre référencée ASER-SG/CTS 000437, le patron de l’ASER fait état d’une incertitude préoccupante concernant la disponibilité effective des ressources financières destinées à la poursuite du projet. Selon le document, Banco Santander aurait décidé de suspendre unilatéralement les décaissements prévus dans le cadre du financement, sans qu’aucune notification officielle ni justification juridique ou contractuelle n’ait été communiquée aux autorités sénégalaises ou à l’ASER.

Cette situation intervient alors que l’agence assure avoir rempli l’ensemble des engagements qui lui incombaient dans l’exécution du projet. Dans sa correspondance, Jean Michel Sène rappelle que plusieurs étapes majeures ont déjà été franchies. Une phase pilote d’électrification a notamment été réalisée avec succès, tandis que des visites de terrain et des études d’exécution ont été conduites dans plus de 300 localités concernées par la deuxième phase du programme.

L’ASER souligne également que les spécifications techniques relatives aux équipements et fournitures ont été validées par la SENELEC. Le projet a en outre obtenu son quitus environnemental le 3 avril 2026, une étape essentielle pour le démarrage effectif des travaux. Des missions techniques conjointes ont également été menées en Chine et en Espagne auprès de fabricants internationaux afin de sécuriser la chaîne d’approvisionnement et d’assurer la conformité des équipements prévus.

Dans le même temps, l’agence affirme avoir pris toutes les dispositions nécessaires pour garantir la régularité et la transparence du marché. À ce titre, elle rappelle avoir saisi la Direction centrale des marchés publics (DCMP) afin de vérifier la conformité des avances accordées à l’entreprise adjudicataire AEE POWER EPC.

Malgré ces avancées, la suspension des décaissements par Banco Santander menace désormais l’équilibre financier du projet. Dans son courrier, le Directeur général de l’ASER estime que cette décision constitue une violation des engagements contractuels souscrits entre la banque espagnole et l’État du Sénégal à travers le ministère des Finances et du Budget. Il rappelle que ce département ministériel demeure l’unique interlocuteur institutionnel habilité à exiger le respect des obligations contractuelles de l’établissement financier.

L’agence met également en garde contre les conséquences juridiques et financières que pourrait entraîner cette situation. En l’absence de financement disponible, l’État du Sénégal pourrait se retrouver en difficulté si l’entreprise titulaire du marché venait à présenter de nouvelles factures ou demandes de paiement. Une telle configuration pourrait exposer les autorités à un risque de défaut contractuel, avec des répercussions potentiellement importantes sur l’exécution du projet et sur les relations avec les partenaires concernés.

Face à cette impasse, l’ASER envisage désormais une mesure radicale : la suspension des prestations et des travaux liés au marché n°T0296/24-DK jusqu’à ce qu’une clarification définitive soit obtenue concernant la poursuite du financement. L’agence estime qu’une reprise des activités ne pourra intervenir que dans un cadre financier sécurisé et soutenable, garantissant la disponibilité effective des fonds nécessaires.

Dans cette perspective, Jean Michel Sène sollicite l’intervention du ministre des Finances afin d’obtenir de Banco Santander une position officielle et sans ambiguïté sur l’avenir du financement. La correspondance a également été transmise au ministre de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, signe de l’importance stratégique accordée à ce dossier pour la politique d’électrification rurale du Sénégal.

Marchés de bracelets électroniques : le Pool judiciaire financier ouvre une information judiciaire sur plus de 11 milliards FCFA

Le Pool judiciaire financier (PJF) a franchi une nouvelle étape dans le traitement du dossier relatif aux marchés de fourniture de bracelets électroniques conclus en 2020 et 2023. Dans un communiqué signé par le procureur financier, l’institution a annoncé l’ouverture officielle d’une information judiciaire confiée au troisième cabinet d’instruction, à la suite d’investigations ayant révélé de présumées irrégularités dans la passation et l’exécution de ces contrats publics.

Selon les informations communiquées par le parquet financier, les enquêtes préliminaires menées par les services compétents ont permis de mettre en évidence plusieurs anomalies portant aussi bien sur les procédures d’attribution que sur les conditions d’exécution des marchés concernés. Les deux contrats visés ont été signés respectivement le 22 octobre 2020 et le 6 juillet 2023 pour un montant cumulé de 11 178 602 018 francs CFA.

L’ouverture de cette information judiciaire marque le passage à une phase plus approfondie de l’enquête. Le magistrat instructeur désormais chargé du dossier aura pour mission de réunir l’ensemble des éléments susceptibles d’établir les responsabilités des différentes personnes impliquées et de déterminer l’ampleur exacte des faits reprochés.

Le communiqué du PJF précise que plusieurs individus sont actuellement mis en cause dans cette affaire. Ils font l’objet de poursuites pour des infractions particulièrement graves, notamment association de malfaiteurs, détournement de deniers publics, escroquerie portant sur des deniers publics, faux et usage de faux ainsi que blanchiment de capitaux.

Cette procédure judiciaire intervient dans un contexte de renforcement de la lutte contre la délinquance économique et financière. Les autorités judiciaires affichent depuis plusieurs mois leur volonté d’accélérer le traitement des dossiers liés à la gestion des ressources publiques et à la commande publique, considérés comme des enjeux majeurs de gouvernance.

À ce stade de la procédure, aucune décision définitive n’a été rendue et les personnes citées bénéficient de la présomption d’innocence. L’instruction ouverte devra permettre de vérifier les soupçons soulevés par les enquêteurs et d’établir, le cas échéant, les responsabilités pénales dans ce dossier portant sur l’un des marchés publics les plus importants de ces dernières années dans le domaine des équipements de surveillance électronique.

CAN U17 : Le Sénégal sacré champion d’Afrique après une finale haletante face à la Tanzanie

L’équipe nationale des moins de 17 ans du Sénégal a une nouvelle fois inscrit son nom au sommet du football africain. Les Lionceaux ont remporté la Coupe d’Afrique des Nations U17 en s’imposant face à la Tanzanie à l’issue de la séance des tirs au but (4-2), au terme d’une finale disputée et riche en émotions.

Dans une rencontre marquée par une forte intensité et une grande discipline tactique des deux côtés, les jeunes Sénégalais ont fait preuve de caractère pour résister aux assauts de leurs adversaires. Malgré plusieurs occasions de part et d’autre, aucune des deux sélections n’est parvenue à prendre l’avantage durant le temps réglementaire, obligeant les protagonistes à se départager lors de l’épreuve des tirs au but.

Dans cet exercice souvent cruel, les joueurs sénégalais ont affiché un sang-froid remarquable. Plus précis et plus efficaces, ils ont converti quatre de leurs tentatives contre deux pour les Tanzaniens. Le gardien sénégalais, décisif au moment opportun, a également joué un rôle majeur dans cette victoire qui permet au Sénégal de décrocher un nouveau titre continental dans les catégories de jeunes.

Sous la direction de Lamine Sané, les Lionceaux ont réalisé un parcours exemplaire tout au long de la compétition. Solides défensivement, inspirés dans le jeu et portés par un collectif cohérent, ils ont confirmé leur statut parmi les meilleures nations africaines de formation. Cette consécration vient récompenser le travail accompli depuis plusieurs années au sein des centres de formation et des structures de développement du football sénégalais.

Au fil du tournoi, les jeunes Sénégalais ont démontré une grande maturité, une remarquable maîtrise technique et une détermination sans faille. Ces qualités leur ont permis de franchir chaque étape avec succès avant de conclure leur campagne par cette victoire prestigieuse en finale.

Ce nouveau sacre continental constitue une immense fierté pour le football sénégalais et confirme la dynamique positive du pays sur la scène africaine. Après les succès enregistrés ces dernières années dans différentes catégories, cette génération U17 apporte à son tour sa pierre à l’édifice et nourrit de grands espoirs pour l’avenir.

Sonko recadre Al Amine Lô et l’accuse d’avoir joué un rôle dans la crise politique actuelle

Dakar – La tension politique entre les anciennes figures de l’exécutif et la nouvelle équipe gouvernementale continue de monter. Lors de sa déclaration de presse tenue ce mardi à Dakar, Ousmane Sonko s’en est pris ouvertement au Premier ministre Al Amine Lô, dans des propos particulièrement incisifs qui traduisent la profondeur des divergences apparues au sommet de l’État ces derniers jours.

Face à la presse, le président de PASTEF n’a pas caché son irritation à l’égard du chef du gouvernement. Dans un ton à la fois ferme et critique, il a invité Al Amine Lô à se concentrer sur les missions qu’il estime relever de ses compétences techniques. « Qu’il se limite aux chiffres », a-t-il déclaré, dans une formule qui a rapidement retenu l’attention des observateurs politiques.

À travers cette sortie, Ousmane Sonko semble remettre en question la légitimité politique du Premier ministre, qu’il présente davantage comme un expert de l’administration et de l’économie que comme une personnalité disposant d’une véritable assise politique. Cette déclaration intervient dans un contexte marqué par la recomposition du gouvernement et par les tensions nées de la rupture entre le président de PASTEF et les nouvelles orientations prises au sommet de l’exécutif.

Malgré la sévérité de ses critiques, l’ancien Premier ministre a assuré avoir cherché à maintenir des relations cordiales avec son successeur. « Je fais tout pour rester en bons termes avec lui », a-t-il affirmé devant les journalistes. Toutefois, cette volonté affichée d’apaisement n’a pas empêché Sonko de dénoncer ce qu’il considère comme des prises de position inappropriées du chef du gouvernement.

Faisant référence à certaines déclarations publiques récentes d’Al Amine Lô, il a estimé que ce dernier avait outrepassé son rôle en se permettant de donner des leçons de morale. « Je l’ai entendu donner des leçons de morale. Mais il doit savoir qu’on est informé de tout ce qu’il fait », a-t-il lancé, laissant entendre qu’il dispose d’informations sur les activités et les démarches du Premier ministre.

La déclaration la plus marquante reste cependant celle concernant l’origine de la crise politique qui secoue actuellement les plus hautes sphères du pouvoir. Ousmane Sonko a en effet affirmé que son ancien collaborateur aurait joué un rôle dans les événements ayant conduit à la situation actuelle. « Nous savons qu’il a joué un rôle dans tout ce qui se passe actuellement », a-t-il soutenu, sans toutefois apporter davantage de précisions ni fournir d’éléments concrets pour étayer cette accusation.

Ces propos risquent d’alimenter davantage les spéculations sur les profondes dissensions qui traversent désormais le camp du pouvoir. Ils interviennent au lendemain de la formation du nouveau gouvernement dirigé par Al Amine Lô, dans un climat déjà marqué par les interrogations sur les relations entre les différents responsables issus de la majorité présidentielle.

Kaolack : les autorités éducatives mobilisées pour les examens de 2026

Les autorités éducatives de la région de Kaolack sont à pied d’œuvre pour assurer le bon déroulement des examens scolaires de fin d’année. Réunis mardi lors d’un Comité régional de développement (CRD) préparatoire, les acteurs du système éducatif ont fait le point sur les dispositions prises en vue des examens du Certificat de fin d’études élémentaires (CFEE), du Brevet de fin d’études moyennes (BFEM) et du Baccalauréat.

À cette occasion, l’inspecteur d’académie de Kaolack, Samba Diakhaté, a révélé qu’un nombre important de candidats ne disposent toujours pas d’acte d’état civil. Selon lui, 4 953 candidats au CFEE et 372 au BFEM sont concernés par cette situation et attendent d’être régularisés.

« Pour ce qui est de l’état civil, 4 953 élèves candidats au CFEE ne disposent pas encore d’acte de naissance et doivent être régularisés. Pour le BFEM, 372 candidats sont dans la même situation », a indiqué M. Diakhaté.

La rencontre, présidée par le gouverneur de la région de Kaolack, Mohamadou Moctar Watt, a réuni autorités administratives, collectivités territoriales, services déconcentrés et responsables du secteur éducatif.

Face à cette problématique récurrente, l’inspecteur d’académie a lancé un appel aux parents d’élèves. « Chaque parent doit veiller à ce que son enfant dispose d’un extrait de naissance dès le plus jeune âge afin d’éviter que des élèves arrivent en classe de CM2 sans pièce d’état civil », a-t-il insisté. Il a précisé qu’un dispositif d’accompagnement a été mis en place en collaboration avec les tribunaux et les autorités administratives pour faciliter les régularisations.

Concernant les effectifs, l’Inspection d’académie a annoncé que 20 175 candidats prendront part au CFEE cette année, dont 57 % de filles, répartis dans 149 centres d’examen. Pour le BFEM, 12 500 candidats sont inscrits, avec une proportion de 57,26 % de filles. Quant au Baccalauréat, 13 007 candidats sont attendus, avec une nette prédominance des séries littéraires qui regroupent plus de 6 800 candidats, contre 1 542 pour les séries scientifiques.

Samba Diakhaté s’est toutefois voulu rassurant quant à l’état de préparation des examens. « Aujourd’hui, nous pouvons dire que les choses se passent très bien. Depuis les Inspections de l’éducation et de la formation (IEF) jusqu’au niveau académique et dans les établissements scolaires, les dispositions sont prises au quotidien », a-t-il assuré.

Lors de ce CRD, le gouverneur Mohamadou Moctar Watt a donné des instructions aux différents services concernés afin de garantir une organisation optimale, notamment en matière de sécurité, de logistique et d’accompagnement des jurys.

L’inspecteur d’académie a également souligné les défis liés à l’hivernage, qui coïncide souvent avec la période des examens. « Les principales préoccupations concernent le BFEM, dont les épreuves débuteront le 14 juillet. Toutefois, des mesures préventives ont été prises afin d’éviter l’utilisation de centres d’examen exposés aux risques d’inondation », a-t-il expliqué.

Enfin, il a rappelé que l’utilisation des téléphones portables et de tout autre dispositif susceptible de favoriser la fraude est strictement interdite dans les centres d’examen.

Avec ces différentes mesures, les autorités éducatives de Kaolack affichent leur volonté d’assurer le bon déroulement des examens de 2026 dans les meilleures conditions possibles.

Sonko démonte le nouveau gouvernement : « Il n’a aucune assise politique »

Dakar — La fracture politique entre Ousmane Sonko et le nouveau pouvoir exécutif s’est davantage accentuée ce mardi. Lors de sa déclaration publique, le président de Pastef a sévèrement critiqué le gouvernement dirigé par le Premier ministre Al Amine Lô, qu’il considère comme dépourvu de toute légitimité politique réelle.

Face à ses partisans et à la presse, Ousmane Sonko a remis en cause les fondements mêmes de l’équipe gouvernementale mise en place après son départ de la Primature. Selon lui, le nouvel exécutif ne repose sur aucune force politique significative capable de revendiquer un soutien populaire comparable à celui obtenu par Pastef lors des dernières échéances électorales.

« Nous avons un gouvernement qui n’a aucune assise politique », a déclaré l’ancien Premier ministre, estimant que les responsables actuellement aux commandes du pays ne disposent pas d’une base militante ou électorale suffisamment solide pour porter durablement l’action gouvernementale.

Dans son intervention, Ousmane Sonko s’est également attaqué à l’argument de la coalition présidentielle mis en avant par les nouvelles autorités pour justifier la composition du gouvernement. À ses yeux, cette coalition ne représente pas une véritable force politique susceptible d’incarner les aspirations populaires exprimées lors de l’élection présidentielle et des législatives.

« Cette coalition dont ils parlent ne représente rien », a-t-il lancé, rejetant catégoriquement la pertinence politique de cette alliance. Pour le leader de Pastef, les résultats électoraux obtenus ces dernières années démontrent clairement que le principal réservoir de soutien populaire demeure son parti.

Le président de Pastef a également tourné en dérision la présentation du nouveau gouvernement comme une équipe composée en grande partie de technocrates. Selon lui, cette orientation ne relève pas d’un choix stratégique mais plutôt d’une contrainte imposée par l’absence de relais politiques solides autour du président Bassirou Diomaye Faye.

« Ils n’ont pas de base politique, ils n’ont pas le choix », a affirmé Ousmane Sonko, considérant que la technocratie mise en avant par les nouvelles autorités traduit en réalité un manque d’ancrage politique.

Au-delà de la critique du gouvernement, l’ancien chef du gouvernement a cherché à réaffirmer la place centrale de Pastef dans le paysage politique sénégalais. Il a soutenu que son parti demeure la principale force politique du pays, celle qui bénéficie de la confiance populaire exprimée dans les urnes.

Pour Ousmane Sonko, toute démarche de gouvernance qui se ferait en marge de Pastef risquerait de s’éloigner de la volonté populaire ayant conduit à l’alternance politique. Il estime ainsi que la légitimité démocratique de la majorité actuelle repose essentiellement sur le soutien accordé au projet politique porté par son parti.

Sonko raconte les coulisses de son limogeage : « J’ai refusé d’endosser la rupture »

L’ancien Premier ministre et président du Pastef, Ousmane Sonko, a livré ce mardi sa version des faits sur les circonstances qui ont conduit à son départ de la Primature. Lors d’une déclaration publique très attendue, il est revenu en détail sur ses derniers échanges avec le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, et sur les événements ayant abouti à son limogeage.

Selon Ousmane Sonko, le tournant décisif est intervenu le vendredi 25 mai, quelques heures après son passage à l’Assemblée nationale. Il explique avoir été contacté par le chef de l’État, qui souhaitait le rencontrer. Au cours de cet entretien, le président Bassirou Diomaye Faye lui aurait signifié que la poursuite de leur collaboration à la tête de l’Exécutif devenait difficile.

« À la fin de notre discussion, il m’a expliqué qu’il serait très compliqué de continuer à travailler ensemble, estimant que mes déclarations à l’Assemblée nationale avaient créé beaucoup de problèmes », a affirmé l’ancien chef du gouvernement.

Ousmane Sonko soutient toutefois que l’éventualité de son départ du gouvernement n’était pas une idée nouvelle. Il affirme avoir abordé cette question à plusieurs reprises avec le président de la République après les élections législatives. Selon lui, il avait proposé de quitter l’Exécutif et de retrouver son siège à l’Assemblée nationale si sa présence constituait un frein à l’action présidentielle.

« Je lui ai toujours dit que si ma présence dans le gouvernement représentait un obstacle, je pouvais retourner à l’Assemblée nationale afin que notre collaboration puisse se poursuivre dans de bonnes conditions. Mais il a toujours refusé cette proposition », a-t-il déclaré.

Le leader de Pastef affirme également avoir constaté, depuis plusieurs semaines, des signes annonciateurs de tensions au sommet de l’État. Il dit avoir tenté d’en discuter directement avec le chef de l’État afin d’éviter une rupture. Selon lui, la relation entre la Présidence et la Primature était devenue de plus en plus complexe au fil des mois.

Lors de leur dernier entretien, Ousmane Sonko assure que les deux hommes n’ont pas discuté des modalités concrètes de leur séparation. Il affirme cependant que le président souhaitait qu’il participe à une communication commune visant à présenter leur rupture comme une décision prise dans un climat apaisé.

« Il voulait que je fasse une déclaration indiquant que nous nous étions quittés en bons termes. J’ai refusé », a-t-il soutenu.

Face à cette situation, l’ancien Premier ministre dit avoir proposé plusieurs pistes de sortie de crise. Il évoque notamment son retour à l’Assemblée nationale pour permettre à la majorité parlementaire de désigner un nouveau chef du gouvernement, ou encore la poursuite des discussions afin de trouver une solution consensuelle. À défaut, il considérait que la décision de mettre fin à ses fonctions relevait exclusivement du président de la République.

Toujours selon son récit, Bassirou Diomaye Faye lui aurait indiqué qu’il devait d’abord honorer une visite auprès de l’Archevêque de Dakar dans le cadre des célébrations de la Pentecôte avant de reprendre les discussions. Ousmane Sonko affirme avoir attendu un nouvel échange qui n’a finalement jamais eu lieu.

« Il m’avait dit qu’il me recontacterait à son retour pour poursuivre nos échanges. Finalement, à 20h35, il m’a envoyé un message pour m’annoncer la mesure qui me concernait. J’en ai pris acte », a-t-il déclaré.

L’ancien Premier ministre raconte avoir ensuite découvert l’officialisation de son départ à travers la déclaration du Secrétaire général de la Présidence de la République. Une annonce qui a marqué la fin de son passage à la tête du gouvernement après plusieurs mois d’exercice du pouvoir.

Avec une pointe d’ironie, Ousmane Sonko a conclu son intervention en évoquant son retour à sa résidence de Keur Gorgui.

« Quinze minutes après, j’ai vu la déclaration du Secrétaire général. J’ai alors commencé à faire mes bagages pour retourner à la Cité Keur Gorgui, qui m’avait tant manqué », a-t-il lancé.

Ibrahima Sy répond aux accusations de « trahison » et revendique un choix guidé par l’intérêt national

La décision de la majorité parlementaire de Pastef de ne pas participer au nouveau gouvernement dévoilé le lundi 1er juin continue de provoquer des remous au sein de la mouvance au pouvoir. Maintenu à son poste de ministre de la Santé et de l’Hygiène publique dans l’équipe dirigée par le Premier ministre Al Amine Lo, Dr Ibrahima Sy fait depuis l’objet de vives critiques de la part de certains militants et responsables du parti, qui l’accusent d’avoir défié la ligne politique arrêtée par la formation dirigée par Ousmane Sonko.

Face à cette polémique grandissante, le ministre a choisi de sortir de son silence. Dans une publication diffusée ce mardi sur ses réseaux sociaux, il a tenu à justifier son maintien au sein du gouvernement, affirmant que sa décision répond avant tout à un devoir de service envers la Nation.

« Pour l’histoire, nous avons fait le choix, en tant que patriotes, de servir le pays au-delà de toute autre considération, avec comme seule boussole l’intérêt supérieur de la Nation », a déclaré Dr Ibrahima Sy, rejetant ainsi les accusations de trahison portées contre lui.

À travers cette prise de parole, le ministre de la Santé défend une posture qu’il présente comme conforme aux valeurs de responsabilité et d’engagement envers les populations. Son message intervient dans un contexte politique marqué par des divergences apparues entre le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, et la majorité parlementaire issue de Pastef, qui a officiellement choisi de ne pas intégrer le nouvel attelage gouvernemental.

Dans sa déclaration, Dr Ibrahima Sy a également tenu à rendre hommage à Ousmane Sonko, figure centrale de son parcours politique. Revenant sur près d’une décennie de militantisme commun, il a exprimé sa gratitude envers le président de Pastef et actuel président de l’Assemblée nationale.

« Je tiens aussi à saluer M. Ousmane Sonko pour les neuf années de compagnonnage politique, d’engagement et de combat partagé au service d’un idéal commun. Je lui exprime ma reconnaissance et lui souhaite plein succès dans la poursuite de son parcours politique », a-t-il écrit.

Cette marque de respect à l’endroit du leader de Pastef apparaît comme une volonté d’apaisement dans un climat de tensions politiques et de débats internes sur la conduite à adopter face à la nouvelle configuration du pouvoir.

Malgré les critiques dont il fait l’objet, Dr Ibrahima Sy affirme rester pleinement engagé dans les missions qui lui ont été confiées. Il considère sa reconduction à la tête du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique comme une opportunité de poursuivre les réformes déjà engagées dans le secteur sanitaire.

« Cette confiance renouvelée constitue une source supplémentaire de motivation pour poursuivre, avec détermination et humilité, les réformes et les actions engagées au service de la santé », a-t-il assuré.

Nouveau gouvernement : la coalition « Diomaye Président » gagne du terrain et consolide son influence au sein de l’exécutif

La formation du nouveau gouvernement dirigé par le Premier ministre Al Amine Lo marque une étape importante dans la recomposition du paysage politique sénégalais. À travers ce remaniement d’envergure, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, semble avoir fait le choix de renforcer davantage le poids de sa coalition « Diomaye Président » au sein de l’appareil exécutif, dans un contexte marqué par le départ de plusieurs figures associées à Pastef.

Cette nouvelle configuration gouvernementale traduit une volonté de recentrer l’action publique autour d’une équipe jugée plus en phase avec les orientations et les priorités définies par le chef de l’État. Elle intervient également dans un contexte politique où les équilibres internes de la majorité connaissent une évolution notable, avec une présence accrue de personnalités identifiées à la coalition présidentielle.

Parmi les figures qui conservent leur place dans le nouvel attelage gouvernemental figurent le Dr Ibrahima Sy, reconduit à la tête du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, ainsi que Abdourahmane Diouf et Serigne Guèye Diop. Leur maintien est interprété comme un signal de confiance du président à l’endroit de responsables qui ont accompagné son projet politique et participé à la mise en œuvre des premières réformes engagées depuis son accession au pouvoir.

Au-delà des reconductions, le nouveau gouvernement se distingue par l’arrivée de plusieurs nouvelles personnalités issues ou proches de la coalition présidentielle. La nomination d’Alioune Gory Diouf au ministère de l’Environnement et de la Transition écologique illustre cette dynamique. Son entrée au gouvernement est perçue comme un renforcement du dispositif présidentiel sur les questions liées au développement durable, à la préservation des ressources naturelles et à la transition écologique.

La coalition « Diomaye Président » enregistre également l’arrivée de nouvelles figures féminines au sein de l’exécutif avec les nominations d’Amy Mara et de Mame Coumba Diop. Ces choix participent à la volonté affichée des autorités de promouvoir une représentation plus diversifiée au sein des institutions tout en consolidant les bases politiques du chef de l’État.

Cette redistribution des cartes au sein du gouvernement confirme l’émergence de la coalition « Diomaye Président » comme l’un des principaux centres de gravité du pouvoir exécutif. Alors que plusieurs responsables issus de l’ancienne configuration gouvernementale ont quitté leurs fonctions, les personnalités proches du président voient leur influence renforcée dans la conduite des politiques publiques.

Au-delà de la simple composition ministérielle, ce remaniement apparaît comme un acte politique majeur. Il traduit la volonté du président Bassirou Diomaye Faye de disposer d’une équipe gouvernementale davantage alignée sur sa vision et capable d’accélérer la mise en œuvre de son agenda de transformation économique, sociale et institutionnelle. Les prochains mois permettront de mesurer l’impact de cette nouvelle architecture gouvernementale sur la stabilité de la majorité et sur la concrétisation des engagements pris devant les Sénégalais.

Retrait des cartes d’électeur : la DGE appelle les citoyens à récupérer leurs documents en vue des prochaines élections

La Direction générale des Élections (DGE) a annoncé la mise à disposition des cartes d’électeur issues de la révision ordinaire des listes électorales de 2025. Dans un communiqué officiel, l’administration électorale invite les citoyens concernés à procéder au retrait de leurs cartes auprès des autorités administratives compétentes afin de garantir leur participation aux prochaines consultations électorales.

Cette opération concerne les électeurs ayant effectué des démarches d’inscription, de modification de données personnelles ou de changement de statut lors de la révision des listes électorales. La DGE précise également que les cartes produites lors de révisions antérieures et qui n’ont jamais été retirées sont également disponibles. Les détenteurs de ces documents sont ainsi appelés à se rapprocher des préfectures et sous-préfectures de leur lieu de résidence pour régulariser leur situation.

L’annonce intervient dans un contexte marqué par les préparatifs des futures échéances électorales. Les autorités entendent renforcer la fiabilité du fichier électoral tout en favorisant une participation citoyenne plus importante. La possession de la carte d’électeur demeure en effet une étape essentielle dans le processus électoral, permettant aux citoyens d’exercer pleinement leur droit de vote.

Pour faciliter le retrait des cartes, les services électoraux demandent aux usagers de se présenter avec leur récépissé de dépôt. La carte nationale d’identité biométrique CEDEAO pourra également être exigée dans certains cas afin de procéder aux vérifications nécessaires.

Consciente des difficultés que certains citoyens peuvent rencontrer dans leurs démarches administratives, la Direction générale des Élections a mis en place un numéro vert, le 800 00 2017. Cette ligne est accessible du lundi au vendredi, de 8 heures à 18 heures, afin de fournir des informations et répondre aux préoccupations des électeurs.

À travers cette campagne d’information, la DGE cherche à réduire le nombre important de cartes encore en souffrance dans les services administratifs. L’objectif est de permettre à chaque citoyen concerné de disposer de son document électoral avant l’ouverture des prochaines opérations de vote.

Les autorités électorales insistent ainsi sur la nécessité pour les électeurs de retirer leurs cartes dans les meilleurs délais. Cette démarche, au-delà de son caractère administratif, constitue un acte citoyen majeur dans le renforcement de la démocratie et de la participation populaire aux choix politiques du pays.

CAN U17 : le Sénégal à 90 minutes d’un nouveau sacre face à la Tanzanie

Le Sénégal dispute ce mardi soir la finale de la Coupe d’Afrique des Nations des moins de 17 ans avec l’ambition de décrocher un nouveau titre continental. Les Lionceaux seront opposés à la Tanzanie dans une rencontre qui s’annonce décisive et particulièrement disputée entre deux des meilleures sélections du tournoi.

Après un parcours remarquable marqué par de solides performances et une grande maîtrise collective, les jeunes Sénégalais ont su confirmer leur statut de prétendants au titre. Tout au long de la compétition, ils ont affiché une rigueur défensive, une qualité technique et une maturité qui leur ont permis d’écarter plusieurs adversaires de taille pour atteindre la finale.

En face, la Tanzanie arrive également avec de solides arguments. Impressionnants depuis le début de la compétition, les jeunes Tanzaniens ont démontré leur capacité à rivaliser avec les meilleures équipes du continent. Leur présence en finale témoigne de leur progression et de la qualité du travail effectué au niveau de la formation.

Pour le Sénégal, cette finale représente bien plus qu’un simple match. Elle constitue l’occasion de confirmer la place de référence qu’occupe le pays dans le football africain des jeunes et de poursuivre la dynamique de succès enregistrée ces dernières années dans les différentes catégories nationales.

Le coup d’envoi de cette affiche continentale sera donné à 19 heures GMT. À travers le pays, les supporters sont attendus en nombre devant leurs écrans pour soutenir les Lionceaux dans leur quête d’un nouveau trophée africain.

Santé publique : And Gueusseum s’interroge sur les raisons de la reconduction du ministre Ibrahima Sy

L’Alliance des syndicats autonomes de la santé (ASAS) And Gueusseum a vivement réagi à la reconduction du docteur Ibrahima Sy à la tête du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique. Son président, le docteur Mballo Dia Thiam, dit ne pas comprendre les critères qui ont motivé le maintien du ministre dans le nouveau gouvernement.

Face à la presse, le responsable syndical a dressé un bilan sévère de l’action du département de la Santé sous la direction du docteur Ibrahima Sy. Selon lui, la séparation de l’ancien ministère de la Santé et de l’Action sociale en deux entités distinctes n’a produit aucun résultat tangible sur le terrain.

« Il a assisté à l’éclatement du ministère de la Santé et de l’Action sociale devenu ministère de la Santé et de l’Hygiène publique pour quel résultat ? », s’est interrogé le docteur Mballo Dia Thiam. À ses yeux, les directions régionales de la Santé continuent de fonctionner comme de simples régions médicales tandis que les directions régionales de l’Action sociale traversent une situation préoccupante, faute de moyens et de perspectives.

Le président d’And Gueusseum estime également que les grandes réformes annoncées dans le secteur de la santé peinent à se matérialiser. Il cite notamment la réforme hospitalière, qu’il juge dépourvue de contenu concret, ainsi que les projets relatifs à la réforme du district sanitaire, à la carte sanitaire nationale et au Code de la santé.

D’après lui, ces dossiers font l’objet de nombreuses concertations sans qu’aucune avancée significative ne soit perceptible. « Ce sont des réunions à n’en plus finir », a-t-il dénoncé, regrettant que les contributions et préoccupations des acteurs du secteur ne soient pas suffisamment prises en compte lors des différentes rencontres.

Le syndicaliste a également pointé du doigt la situation budgétaire du ministère de la Santé. Il reproche au ministre d’avoir assisté à une baisse continue des ressources allouées au secteur. Selon ses déclarations, la part du budget consacrée à la santé serait passée de 6 % à 3 %, alors même qu’elle demeurait déjà éloignée de l’objectif de 15 % recommandé dans le cadre des engagements africains en matière de financement de la santé.

Pour le président d’And Gueusseum, cette réduction des moyens intervient dans un contexte marqué par le départ de nombreux techniciens, spécialistes et chercheurs, ce qui fragilise davantage le système sanitaire national.

Malgré ces critiques, le docteur Mballo Dia Thiam a tenu à préciser que son organisation respecte le choix du président de la République dans la composition du gouvernement. Il a toutefois invité le chef de l’État à s’approprier les propositions contenues dans le « Livre gris » élaboré par And Gueusseum et présenté à l’occasion de la fête du Travail du 1er mai.

Selon lui, ce document constitue une contribution des acteurs de la santé et de l’action sociale pour améliorer les politiques publiques du secteur. Il le présente comme une réponse à un « prétendu Livre blanc » qui, affirme-t-il, n’a jamais été publié.

Ousmane Sonko attendu pour une déclaration très suivie après le remaniement gouvernemental

Au lendemain du remaniement ministériel qui a marqué un tournant dans l’organisation de l’exécutif sénégalais, tous les regards sont désormais tournés vers Ousmane Sonko. Le président de l’Assemblée nationale et président du parti PASTEF–Les Patriotes doit s’adresser à la presse et à l’opinion publique ce mardi 2 juin 2026 à partir de 17 heures.

Selon les informations communiquées par son entourage, cette prise de parole se déroulera dans une résidence située sur l’avenue Bourguiba à Dakar. Il s’agira de sa première intervention publique depuis les changements majeurs opérés au sein du gouvernement annoncés lundi par les autorités.

Cette déclaration suscite un vif intérêt dans les milieux politiques, d’autant plus qu’elle intervient dans un contexte marqué par une profonde reconfiguration de l’équipe gouvernementale. Ancien Premier ministre, Ousmane Sonko est resté jusqu’ici silencieux après la publication de la nouvelle composition gouvernementale conduite par le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô. Son intervention est donc attendue comme un moment important pour comprendre les orientations politiques de la majorité dans cette nouvelle phase.

Plusieurs observateurs s’interrogent sur les principaux sujets qui seront abordés. Le leader de PASTEF pourrait notamment revenir sur les motivations et les enjeux du remaniement, ainsi que sur les nouvelles responsabilités confiées aux membres du gouvernement. Sa lecture des changements intervenus au sein de l’exécutif est particulièrement attendue par les militants de son parti et par l’opinion nationale.

Cette déclaration pourrait également être l’occasion pour le président de l’Assemblée nationale de clarifier sa position institutionnelle et politique dans le nouveau dispositif mis en place par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye. Certains analystes estiment qu’il pourrait détailler les priorités de la majorité pour les mois à venir et préciser les mécanismes de coordination entre les différentes institutions de l’État.

Au-delà des questions gouvernementales, l’actualité interne de PASTEF pourrait également occuper une place importante dans son intervention. Le congrès du parti, annoncé pour les prochaines semaines, constitue en effet un rendez-vous majeur pour la formation politique au pouvoir. Ousmane Sonko pourrait apporter des précisions sur l’organisation de cette rencontre, ses objectifs ainsi que les perspectives qu’elle ouvre pour l’avenir du parti.

Kaolack : Le MCE applaudit la nomination de Mamadou Lamine Dianté et mise sur un renforcement du dialogue social

La nomination de Mamadou Lamine Dianté au poste de ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme du Service public continue d’enregistrer des soutiens dans plusieurs régions du Sénégal. À Kaolack, le Mouvement pour la Citoyenneté Engagée (MCE) a exprimé sa satisfaction à la suite de la décision du président de la République de confier ce département stratégique à une personnalité reconnue pour son parcours syndical et son expertise dans le dialogue social.

Dans une déclaration rendue publique, le président régional du MCE à Kaolack, Abdoulaye Ndao, plus connu sous le nom de Déthié, a salué un choix qu’il juge pertinent au regard de l’expérience accumulée par le nouveau ministre dans la gestion des relations entre l’État, les travailleurs et les partenaires sociaux.

Selon lui, cette nomination vient consacrer plusieurs années d’engagement au service du monde du travail et de la promotion du dialogue comme principal mécanisme de règlement des différends sociaux. Il a souligné que Mamadou Lamine Dianté a toujours fait preuve de responsabilité, d’écoute et de sens de la concertation dans les différentes fonctions qu’il a occupées.

Figure bien connue du mouvement syndical sénégalais, Mamadou Lamine Dianté s’est distingué au fil des années par son implication dans la défense des intérêts des travailleurs. Son passage à la tête du Haut Conseil du Dialogue Social lui a notamment permis de jouer un rôle de premier plan dans la recherche de consensus entre les organisations syndicales, le patronat et les pouvoirs publics sur plusieurs dossiers sensibles.

Pour les responsables du MCE, son arrivée au ministère de la Fonction publique intervient dans un contexte marqué par de nombreux défis liés à la modernisation de l’administration publique, à l’amélioration des conditions de travail des agents de l’État et à la poursuite des réformes destinées à renforcer l’efficacité des services publics.

Le mouvement estime que l’expérience acquise par le nouveau ministre dans les mécanismes de négociation et de médiation constitue un atout majeur pour relever ces défis. Ses responsables se disent convaincus qu’il pourra apporter une contribution significative à la consolidation de la stabilité sociale et à l’amélioration du climat de travail au sein de l’administration.

Le MCE a également adressé ses félicitations au chef de l’État pour ce qu’il considère comme un choix réfléchi en faveur du renforcement du dialogue social et de la performance de l’action publique. Les membres de la structure voient dans cette nomination un signal fort en faveur de la valorisation des compétences et de l’expérience au sein de l’appareil d’État.

En conclusion, Abdoulaye Ndao et les militants du Mouvement pour la Citoyenneté Engagée ont formulé des vœux de réussite à l’endroit du nouveau ministre. Ils ont exprimé l’espoir que son mandat soit marqué par des avancées significatives dans les réformes de la fonction publique et par un climat social apaisé, au bénéfice des travailleurs et de l’ensemble des citoyens sénégalais.

Abdourahmane Sarr quitte le gouvernement et défend le bilan de son passage à l’Économie

Non reconduit dans le nouveau gouvernement formé à la suite du remaniement ministériel du 1er juin 2026, Abdourahmane Sarr a officiellement fait ses adieux au ministère de l’Économie, du Plan et de la Coopération. Dans un message publié ce mardi sur sa page Facebook, l’ancien ministre a exprimé sa reconnaissance envers les plus hautes autorités de l’État tout en revenant sur les principales réformes et orientations qu’il dit avoir portées durant son mandat.

« En quittant aujourd’hui mes fonctions de ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, je ressens avant tout de la gratitude envers le Président de la République Bassirou Diomaye Faye et son ancien Premier ministre et président de l’Assemblée nationale Ousmane Sonko pour la confiance qui m’a été faite et l’opportunité qui m’a été donnée de servir le Sénégal au gouvernement », a-t-il déclaré.

Au-delà de ce message de remerciement, Abdourahmane Sarr a tenu à dresser un bilan des actions engagées sous sa responsabilité. Il a notamment mis en avant sa contribution à l’élaboration et au lancement de la Vision Sénégal 2050, présentée comme la nouvelle boussole stratégique du développement national. Selon lui, cette vision a été traduite en un premier programme quinquennal couvrant la période 2025-2029 afin de poser les bases d’une transformation durable de l’économie sénégalaise.

L’ancien ministre a également cité parmi ses réalisations la mise en place d’une Stratégie nationale de développement du secteur privé et de promotion de l’investissement, destinée à renforcer le rôle des entreprises dans la création de richesse et d’emplois. Il a aussi évoqué l’élaboration d’une stratégie nationale de coopération économique et financière visant à mieux orienter les partenariats du Sénégal avec ses partenaires techniques et financiers.

Sur le plan de la gouvernance économique, Abdourahmane Sarr estime avoir contribué au renforcement de la transparence dans la gestion des affaires publiques ainsi qu’à l’amélioration du débat macroéconomique. Il souligne que cette démarche s’est inscrite dans une logique de souveraineté économique et de responsabilité budgétaire.

L’ancien titulaire du portefeuille de l’Économie a également mis en avant plusieurs chantiers qu’il considère comme structurants pour l’avenir du pays. Parmi ceux-ci figurent la promotion des partenariats public-privé, notamment à travers le mécanisme de recyclage d’actifs, ainsi que le développement de nouvelles formes de financement du développement. Il a notamment insisté sur le rôle que pourrait jouer la diaspora sénégalaise dans la mobilisation de ressources destinées à soutenir les investissements nationaux.

Abdourahmane Sarr a aussi rappelé avoir travaillé à la consolidation d’une vision territoriale du développement fondée sur les pôles économiques régionaux, leurs villes épicentres et la création de partenariats stratégiques avec d’autres territoires à l’international.

Malgré son départ du gouvernement, il estime que les projets engagés doivent se poursuivre au-delà des changements d’équipes. « Ces chantiers ne m’appartiennent pas. Ils appartiennent au Sénégal et devront continuer à être portés et enrichis par ceux qui ont aujourd’hui la responsabilité de conduire l’action publique », a-t-il affirmé.

Dans son message, l’ancien ministre a également réaffirmé les principes qui, selon lui, ont guidé son action publique depuis plusieurs années. Il cite notamment la liberté économique, la responsabilité individuelle, la discipline macroéconomique, l’initiative privée, la concurrence, l’innovation et la souveraineté économique comme les fondements de sa vision du développement.

Concluant son propos sur une note de continuité, Abdourahmane Sarr a assuré qu’il poursuivrait son engagement au service du Sénégal en dehors des responsabilités gouvernementales. « Les fonctions publiques passent. Les idées demeurent. Je continuerai à servir le Sénégal avec la même énergie, la même liberté d’esprit et la même confiance dans les capacités de notre peuple », a-t-il déclaré.

Le Président Abdoulaye Wade : une vision sociale et préventive au service des populations

Sous le magistère du président Abdoulaye Wade, la santé publique a occupé une place importante dans les politiques de développement du Sénégal avec un budget de plus de 15%.

A travers la modernisation des infrastructures sanitaires, le renforcement des structures hospitalières et l’élargissement de l’accès aux soins, il a contribué à l’amélioration des conditions de vie des populations.

Le Président Wade demeure un homme multidimensionnel qui a toujours accordé une place centrale à la santé des populations. Son célèbre adage : « La prévention vaut mieux que de courir derrière la maladie » illustre parfaitement sa vision préventive de la santé publique. L’initiative des « médecins sans blouse » et l’organisation des « Badienou Gokh » ont d’ailleurs permis de rapprocher davantage les soignants des communautés.

Sous son régime, les politiques sociales en faveur de la santé ont profondément marqué le système sanitaire sénégalais, notamment avec les gratuités de prise en charge pour les couches les plus vulnérables* : la césarienne pour les femmes enceintes, la couverture sanitaire des enfants de moins de cinq ans ainsi que le Plan Sésame destiné aux personnes âgées. À cela s’ajoute l’instauration d’un dialogue social sincère et constructif avec les partenaires sociaux dans le secteur de la santé.

Son passage à la tête de l’état reste marqué par une vision ambitieuse pour le Sénégal plus solidaire et plus sain que le PDS compte poursuivre avec la relève.

Au pape du Sénégal moderne, nous lui souhaitons une santé solide et encore de longues années de vie.

Sokhna Assy Mbaye Présidente commission Santé /FNCL

Allahou akbarInna lillahi wa Inna ilayhi radjioune.

Nous avons appris avec tristesse,le décès,dans la soirée, à Dakar , du Pr Moustapha KASSÉ, Ancien Doyen de la Faculté des sciences économiques.

La levée du corps est prévue demain Mardi a 11h a la morgue de l’hopital Fann de Dakar suivi de son inhumation a Touba. Les condoléances seront reçues à son domicile ,à la cite des enseignants de Fann-résidence à Dakar .
En cette douloureuse circonstance , Ma Revue de presse s’associe à la famille, aux parents , aux proches et à la communauté universitaire et présente ses condoléances émues à sa famille
et prie pour le repos de son âme. Qu’Allah Le Tout Puissant lui Accorde le paradis Firdaws. 🤲

Conseil des ministres : Bassirou Diomaye Faye relance le suivi de l’action gouvernementale le 5 juin

Le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, présidera le prochain Conseil des ministres le vendredi 5 juin 2026 au Palais de la République. L’annonce a été faite à l’occasion de la publication de la nouvelle équipe gouvernementale composée de 30 membres, marquant ainsi le démarrage effectif d’une nouvelle phase de l’action publique sous la conduite du Premier ministre Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô.

Cette réunion gouvernementale revêt une importance particulière puisqu’elle intervient après une interruption de plus de deux semaines. Le dernier Conseil des ministres s’était tenu le 20 mai dernier. À cette occasion, le chef de l’État avait dévoilé sa volonté de réformer en profondeur les mécanismes de pilotage et d’évaluation des politiques publiques afin d’accélérer la mise en œuvre des priorités nationales.

Dans le cadre de l’Agenda national de Transformation, le président de la République a décidé d’introduire une nouvelle organisation du travail gouvernemental. Désormais, les Conseils des ministres ne se tiendront qu’une semaine sur deux. Entre ces sessions, des réunions spécifiquement consacrées à l’évaluation des performances gouvernementales seront organisées tous les quinze jours.

Cette réforme vise à renforcer l’efficacité de l’action publique en mettant davantage l’accent sur les résultats, le suivi des engagements et la mesure de l’impact des politiques publiques. Selon les orientations définies par le chef de l’État, chaque département ministériel devra rendre compte de l’état d’avancement de ses projets et programmes, dans une logique de performance et de redevabilité.

Le nouveau dispositif prévoit également un mécanisme d’évaluation systématique qui ne se limitera pas aux ministères. Les structures administratives déconcentrées ainsi que les collectivités territoriales seront également concernées par ce processus de contrôle et de suivi. L’objectif affiché est d’assurer une meilleure cohérence entre les décisions prises au niveau central et leur mise en œuvre sur le terrain.

Nomination : Sarata Sonko promue à un poste stratégique au sein de IBC & Invest – SICA

Madame Sarata Sonko a été nommée Cheffe de Cabinet du Président International de  IBC & Invest – SICA, où elle sera chargée des relations publiques ainsi que de l’orientation stratégique des investisseurs au Sénégal.

Cette nomination marque une nouvelle étape dans le parcours de cette figure engagée, reconnue pour son implication dans les initiatives de développement économique et social. À travers ses nouvelles fonctions, elle aura pour mission de renforcer les relations entre les investisseurs, les partenaires institutionnels et les différents acteurs du développement au Sénégal.

La confiance placée en elle traduit la reconnaissance de ses compétences en matière de communication, de mobilisation et d’accompagnement de projets de développement. Elle contribuera notamment à l’orientation et à l’accompagnement des investisseurs souhaitant s’implanter ou développer leurs activités au Sénégal.

Cette promotion est saluée par plusieurs observateurs, qui y voient une reconnaissance de son engagement constant en faveur du développement local, de la promotion de l’entrepreneuriat et de l’autonomisation des jeunes et des femmes.

À travers cette nouvelle responsabilité, Sarata Sonko entend participer activement au rayonnement de  IBC & Invest – SICA ainsi qu’au renforcement de l’attractivité économique du Sénégal auprès des investisseurs nationaux et internationaux.  

Dr Abdourahmane Diouf hérite du portefeuille stratégique de l’Énergie et du Pétrole

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a porté son choix sur le Dr Abdourahmane Diouf pour diriger le ministère de l’Énergie et du Pétrole dans le nouveau gouvernement conduit par le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô. Cette nomination, annoncée lors de la publication de la composition gouvernementale, marque l’arrivée à la tête d’un département stratégique d’une personnalité politique reconnue pour son engagement dans le débat public et son parcours dans l’enseignement supérieur.

Leader du parti Awalé, Abdourahmane Diouf succède à Birame Soulèye Diop, qui occupait ce poste depuis l’alternance politique de 2024. Son arrivée intervient dans un contexte où les questions énergétiques occupent une place centrale dans les ambitions économiques du Sénégal, notamment avec l’exploitation des ressources pétrolières et gazières ainsi que les défis liés à l’accès à l’électricité et à la transition énergétique.

Le nouveau ministre aura la lourde responsabilité de poursuivre les grands chantiers engagés dans le secteur, tout en veillant à la valorisation optimale des ressources naturelles du pays. Il devra également accompagner les projets visant à renforcer la souveraineté énergétique nationale, à améliorer l’offre d’électricité et à garantir une gestion transparente des revenus issus des hydrocarbures.

Cette nomination s’inscrit dans la dynamique impulsée par le nouveau chef du gouvernement. Présentant l’orientation générale de l’équipe gouvernementale, le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô a souligné que le président de la République a voulu mettre en place un « gouvernement de mission et d’obligation de résultats ». Une formule qui traduit la volonté des nouvelles autorités de privilégier l’efficacité, la performance et l’atteinte d’objectifs précis dans l’action publique.

Pour Abdourahmane Diouf, cette entrée au gouvernement constitue une étape majeure de son parcours politique. Longtemps actif sur la scène publique à travers ses prises de position sur les questions de gouvernance, d’éducation et de développement, il est désormais attendu sur le terrain de l’action gouvernementale, à la tête d’un ministère considéré comme l’un des plus sensibles et stratégiques du pays.

Mamoudou Lamine Dianté, du combat syndical à la tête de la Fonction publique

La nomination de Mamoudou Lamine Dianté au poste de ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme du service public marque l’entrée au gouvernement d’une personnalité emblématique du mouvement syndical sénégalais. Figure respectée du dialogue social, il s’est imposé au fil des années comme l’un des principaux défenseurs des droits des travailleurs, particulièrement dans le secteur de l’éducation.

Cette nomination intervient après un long parcours consacré à la représentation des salariés et à la promotion du dialogue entre les organisations syndicales, le patronat et l’État. Enseignant de formation, Mamoudou Lamine Dianté s’est illustré très tôt dans les luttes syndicales avant de gravir progressivement les échelons du mouvement syndical national. Son engagement constant lui a permis de jouer un rôle central dans plusieurs négociations sociales ayant marqué la vie publique sénégalaise.

Ces dernières années, il occupait la présidence du Haut Conseil du dialogue social, une institution chargée de favoriser la concertation entre les différents acteurs du monde du travail. À ce poste, il s’est employé à renforcer les mécanismes de médiation et à promouvoir des solutions consensuelles face aux tensions sociales, contribuant ainsi à préserver un climat de stabilité dans plusieurs secteurs d’activité.

Son arrivée à la tête du ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme du service public est perçue par de nombreux observateurs comme le choix d’un homme de terrain, rompu aux réalités du monde professionnel et aux enjeux liés à la gestion des ressources humaines de l’État. Il hérite d’un département stratégique confronté à plusieurs défis, notamment la modernisation de l’administration publique, l’amélioration des conditions de travail des agents de l’État, le renforcement du dialogue social et l’accélération des réformes destinées à rendre le service public plus efficace et plus proche des citoyens.

La désignation de Mamoudou Lamine Dianté pourrait également contribuer à instaurer un climat de confiance entre le gouvernement et les partenaires sociaux. Grâce à son expérience des négociations et à sa connaissance approfondie des préoccupations des travailleurs, le nouveau ministre dispose d’atouts importants pour conduire les réformes attendues dans un secteur au cœur du fonctionnement de l’État.

Gouvernement Ahmadou Aminou Lo : Mouhamadou Makhtar Cissé hérite du stratégique ministère de l’Intérieur

Le nouveau gouvernement formé sous l’autorité du Premier ministre Ahmadou Alamine Mohamed Lo enregistre l’arrivée de Mouhamadou Makhtar Cissé à la tête du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique. Cette nomination marque le retour au premier plan de cet ancien haut responsable de l’administration sénégalaise, qui succède à Bamba Cissé à la direction de l’un des départements les plus sensibles de l’appareil d’État.

La désignation de Mouhamadou Makhtar Cissé intervient dans un contexte politique particulièrement important, marqué par la mise en place d’une nouvelle équipe gouvernementale voulue par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, et par les profondes recompositions observées au sommet de l’État ces derniers jours.

Personnalité bien connue de l’administration publique sénégalaise, Mouhamadou Makhtar Cissé possède une solide expérience dans la gestion des affaires de l’État. Ingénieur de formation, il s’est illustré au fil des années à travers plusieurs responsabilités stratégiques, aussi bien dans l’administration que dans le secteur des entreprises publiques.

Sa carrière a notamment été marquée par son passage à la tête de la société nationale d’électricité, Senelec, dont il a assuré la direction générale pendant plusieurs années. Sous sa conduite, l’entreprise avait engagé d’importants projets visant à améliorer l’offre énergétique nationale et à renforcer les capacités de production électrique du pays.

Par la suite, il avait rejoint le gouvernement de l’ancien président Macky Sall en qualité de ministre du Pétrole et des Énergies. À ce poste, il avait participé à la mise en œuvre des politiques énergétiques du Sénégal, à une période marquée par les découvertes majeures de ressources gazières et pétrolières ainsi que par la préparation des grands projets d’exploitation des hydrocarbures.

Son retour aux affaires intervient cette fois dans un portefeuille régalien particulièrement stratégique. Le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique occupe en effet une place centrale dans le fonctionnement de l’État. Il supervise l’administration territoriale, les gouverneurs, les préfets et sous-préfets, tout en assurant la coordination des questions liées à la sécurité intérieure, à l’ordre public et à l’organisation des élections.

À ce titre, Mouhamadou Makhtar Cissé sera appelé à gérer plusieurs dossiers sensibles, notamment ceux relatifs à la sécurité publique, à la lutte contre la criminalité, à la prévention des risques sécuritaires et à la coordination des forces de défense et de sécurité relevant de son département.

Sa nomination intervient également dans un contexte politique inédit. Pour la première fois depuis l’accession au pouvoir de la coalition victorieuse en 2024, le parti PASTEF ne figure pas dans la composition du gouvernement. Cette situation découle des divergences apparues entre le président Bassirou Diomaye Faye et le leader de PASTEF, Ousmane Sonko, désormais installé à la tête de l’Assemblée nationale.

Cette nouvelle configuration politique confère une importance particulière au ministère de l’Intérieur, qui se retrouve au cœur des enjeux institutionnels, sécuritaires et électoraux du pays. La capacité du nouveau ministre à assurer la stabilité, à préserver l’ordre public et à garantir le bon fonctionnement de l’administration territoriale sera scrutée avec attention par les acteurs politiques et l’opinion publique.

Avec cette nomination, les autorités misent sur un profil expérimenté et rompu à la gestion des grandes institutions publiques. Le retour de Mouhamadou Makhtar Cissé au sein de l’exécutif constitue ainsi l’une des décisions marquantes du nouveau gouvernement et confirme la volonté des autorités de s’appuyer sur des personnalités disposant d’une solide expérience administrative pour conduire les affaires de l’État dans cette nouvelle phase du quinquennat.

Rupture entre Diomaye Faye et Pastef : Guy Marius Sagna dénonce un « braquage électoral » et un « déni démocratique »

La crise politique née des divergences entre le président Bassirou Diomaye Faye et le parti Pastef continue de susciter de vives réactions au sein de la majorité. Après l’annonce selon laquelle aucun membre de Pastef ne figurera dans le futur gouvernement dirigé par le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô, plusieurs responsables du parti ont exprimé leur désaccord avec cette orientation.

Parmi les premières voix à s’élever figure celle du député Guy Marius Sagna, considéré comme l’un des proches collaborateurs d’Ousmane Sonko. Dans une publication diffusée sur les réseaux sociaux ce lundi, le parlementaire a vivement critiqué la décision qui écarte le parti majoritaire de l’équipe gouvernementale.

Selon lui, l’absence de représentants de Pastef au sein de l’exécutif constitue une remise en cause directe du verdict des urnes. Il estime que la majorité parlementaire issue des élections législatives du 17 novembre 2024, qui a permis à Pastef d’obtenir 130 des 165 sièges de l’Assemblée nationale, devrait naturellement se traduire par une présence déterminante du parti dans la conduite de l’action gouvernementale.

« Un président de la République qui ne s’entend pas avec Pastef pour la constitution d’un gouvernement est un président qui refuse d’appliquer le résultat des urnes », a déclaré Guy Marius Sagna, accusant le chef de l’État de ne pas respecter « la souveraineté populaire issue des urnes ».

Le député est allé plus loin en qualifiant la situation de « déni démocratique » et de « braquage électoral » visant à priver Pastef et ses électeurs des responsabilités gouvernementales correspondant à leur poids politique au Parlement.

Cette sortie intervient quelques heures après la publication d’un communiqué de Pastef annonçant qu’aucun de ses membres ne participerait au nouveau gouvernement. Le parti a révélé qu’un long entretien s’était tenu dans la journée entre le président Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko afin de tenter de rapprocher les positions.

D’après le communiqué, les discussions ont permis de constater l’existence de plusieurs points de convergence entre les deux dirigeants. Toutefois, elles ont également mis en évidence des divergences importantes, notamment sur « la place et le rôle de la majorité dans le dispositif exécutif ».

Cette question apparaît aujourd’hui comme le principal point de friction entre la présidence de la République et le parti qui constitue pourtant la première force politique du pays. La décision de former un gouvernement sans représentants de Pastef marque ainsi une rupture majeure dans les relations entre le chef de l’État et la formation politique qui l’a porté au pouvoir.

Rupture au sommet de l’État : Ousmane Sonko retire le PASTEF du prochain gouvernement

Le président du PASTEF-Les Patriotes, Ousmane Sonko, a annoncé ce lundi que son parti ne participera pas au prochain gouvernement, marquant ainsi une étape politique majeure dans les relations entre la formation au pouvoir et le président de la République, Bassirou Diomaye Faye.

Dans une déclaration publiée sur ses plateformes numériques, Ousmane Sonko a révélé avoir eu, dans la matinée, un long entretien avec le chef de l’État afin de discuter de la composition de la future équipe gouvernementale et des orientations politiques à venir. Selon lui, cette rencontre a permis de constater l’existence de plusieurs points de convergence entre les deux responsables, mais également des divergences significatives portant sur la place que devrait occuper la majorité politique dans le fonctionnement de l’exécutif.

Le leader du PASTEF a notamment laissé entendre que son parti souhaitait voir son rôle davantage reconnu dans l’architecture gouvernementale, estimant que la majorité issue des dernières échéances électorales devait être pleinement associée à la conduite des affaires de l’État. Une position qui n’aurait pas trouvé l’écho attendu auprès du président de la République.

À la suite de cet échange, Ousmane Sonko a convoqué une réunion avec les instances dirigeantes du parti afin de rendre compte des discussions engagées avec Bassirou Diomaye Faye. Au terme de cette concertation interne, de nouvelles propositions ont été élaborées puis transmises au chef de l’État dans l’espoir de parvenir à un compromis.

Cependant, d’après les informations communiquées par le président de l’Assemblée nationale, ces propositions n’ont pas reçu une réponse favorable. Face à cette situation, le PASTEF a décidé de ne présenter aucun de ses responsables pour intégrer le futur gouvernement.

Cette décision ouvre une nouvelle séquence politique au Sénégal. Pour la première fois depuis l’accession au pouvoir du tandem Diomaye-Sonko, le parti fondateur de la majorité choisit officiellement de rester en dehors de l’exécutif, alors même qu’il demeure la principale force politique soutenant l’action présidentielle.

L’annonce intervient dans un contexte de fortes attentes autour de la formation du nouveau gouvernement, dont la publication est annoncée comme imminente. Elle soulève désormais des interrogations sur la nature des rapports entre le président Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, ainsi que sur les équilibres politiques qui structureront la nouvelle phase du pouvoir.

Révision constitutionnelle : le Conseil constitutionnel valide l’initiative présidentielle mais exige plusieurs corrections majeures

Le Conseil constitutionnel a rendu sa décision sur le projet de révision de la Constitution soumis par le président de la République le 5 mai 2026. Réuni le 13 mai sous la présidence par intérim de sa vice-présidente, Aminata Ly Ndiaye, l’organe de contrôle de la constitutionnalité a déclaré la demande d’avis recevable et jugé régulière l’initiative de révision engagée par le chef de l’État.

Toutefois, si l’essentiel du texte a été jugé conforme à la Constitution, les sages ont formulé plusieurs observations de fond et de forme, exigeant des modifications avant l’adoption définitive du projet.

L’une des principales innovations de cette réforme concerne la transformation du Conseil constitutionnel en Cour constitutionnelle. Sur ce point, les juges estiment que la rédaction proposée n’est pas satisfaisante. Ils demandent que le changement de dénomination soit appliqué de manière uniforme dans l’ensemble du texte constitutionnel afin d’éviter toute ambiguïté juridique. Toutes les références au Conseil constitutionnel devront ainsi être remplacées par la dénomination de Cour constitutionnelle.

Le Conseil a également procédé à un examen minutieux du Préambule. Il a demandé une reformulation du passage relatif à l’intégration africaine afin de mettre davantage l’accent sur l’adhésion du Sénégal aux instruments communautaires et internationaux adoptés par l’Union africaine ainsi que par les autres organisations africaines d’intégration du continent.

Dans le même esprit, les sages ont souhaité revoir la formulation consacrée aux crimes internationaux. Ils estiment que le texte doit préciser le respect des principes d’imprescriptibilité des crimes internationaux et des violations graves du droit international humanitaire, tout en affirmant la compétence universelle des juridictions sénégalaises pour connaître de telles infractions.

Parmi les corrections de forme exigées figure également le remplacement du verbe « élever » par « éduquer » dans l’article 20 relatif aux droits et devoirs familiaux. Une suppression a aussi été demandée à l’article 36, où la référence à la proclamation définitive des résultats de l’élection a été jugée inutile.

Le Conseil a encore relevé plusieurs ajustements rédactionnels, notamment à l’article 42 concernant les conditions de résidence, à l’article 74 où une simple correction de ponctuation est requise, ainsi qu’à l’article 92 qui redéfinit les compétences de la future Cour constitutionnelle.

Sur ce dernier point, les juges ont souhaité une clarification importante. Ils demandent que la Cour constitutionnelle soit présentée comme « la plus haute juridiction », compétente en matière constitutionnelle, référendaire et électorale. Ils précisent également les actes dont elle pourra contrôler la constitutionnalité, notamment les ordonnances présidentielles ratifiées, les actes de l’Assemblée nationale pris en application d’une loi organique, les lois, les engagements internationaux avant leur ratification ainsi que la régularité de l’élection du bureau de l’Assemblée nationale.

Au fond, la décision comporte plusieurs réserves significatives. Le Conseil exige d’abord une réécriture du dernier tiret du Préambule afin de consacrer clairement les dispositions intangibles de la Constitution. Selon la formulation retenue par les juges, la forme républicaine de l’État, le mode d’élection du président de la République, la durée de son mandat ainsi que le nombre de mandats présidentiels consécutifs ne pourront jamais faire l’objet d’une révision constitutionnelle.

Autre point sensible, la mention « selon sa confession » figurant dans l’article 37 a été jugée contraire à l’esprit général de la Constitution. Le Conseil demande donc sa suppression pure et simple.

Les sages ont également censuré certaines dispositions du nouvel article 92. Ils ont ordonné la suppression de la référence aux conventions internationales dans l’un de ses alinéas ainsi que la suppression intégrale de son treizième alinéa, estimant que ces dispositions ne respectaient pas l’esprit de la Loi fondamentale.

En revanche, le Conseil constitutionnel a validé sans réserve un grand nombre d’articles modifiés, notamment les articles 1er, 4, 8, 9, 17, 18, 21, 25-1, 29, 30, 31, 34, 36, 39, 53, 54, 57, 58, 59, 61, 77, 80, 89 et 90 de la Constitution. Il a également estimé que les articles 3 et plusieurs autres dispositions de l’avant-projet ne soulevaient aucune difficulté de constitutionnalité.

Cette décision constitue une étape importante dans le processus de réforme institutionnelle engagé par les autorités. Elle ouvre la voie à l’adoption d’un texte profondément remanié, tout en fixant des limites précises destinées à préserver les principes fondamentaux de la Constitution sénégalaise, notamment l’intangibilité du régime républicain et l’encadrement strict des mandats présidentiels.

La décision a été rendue le 13 mai 2026 par Aminata Ly Ndiaye, présidente par intérim, assistée des membres Youssoupha Diaw Mbodj, Awa Dieye, Cheikh Ahmed Tidiane Coulibaly et Mouhamadou Bachirou Seye, avec le concours du chef du greffe, Maître El Hadji Macky Barro. Elle sera publiée au Journal officiel de la République du Sénégal.

Retour d’Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale : l’opposition saisit le Conseil constitutionnel

La bataille politique autour du statut institutionnel d’Ousmane Sonko connaît un nouveau rebondissement. Les députés de l’opposition ont officiellement déposé, ce lundi, un recours devant le Conseil constitutionnel afin de contester la réintégration de l’ancien Premier ministre au sein de l’Assemblée nationale. Cette initiative ouvre un nouveau front juridique et politique dans un contexte déjà marqué par de fortes tensions au sommet de l’État.

Selon les auteurs du recours, le retour d’Ousmane Sonko sur les bancs de l’hémicycle soulève des interrogations sur le respect des dispositions constitutionnelles et réglementaires encadrant l’exercice du mandat parlementaire. Les députés contestataires estiment que la procédure ayant conduit à sa réinstallation comme député mérite un examen approfondi de la part de la juridiction constitutionnelle, seule habilitée à trancher les différends liés à l’interprétation de la Constitution.

Cette démarche intervient quelques jours après le remaniement institutionnel ayant conduit au départ d’Ousmane Sonko du gouvernement. À la suite de la perte de ses fonctions exécutives, l’ancien chef du gouvernement a retrouvé son siège de député, une situation que l’opposition juge contestable au regard de sa lecture des textes en vigueur. Les requérants soutiennent que plusieurs aspects de cette réintégration nécessitent une clarification juridique afin de garantir la sécurité institutionnelle et le respect des règles démocratiques.

Pour les responsables de l’opposition, l’enjeu dépasse le seul cas de l’ancien Premier ministre. Ils considèrent que la décision du Conseil constitutionnel pourrait faire jurisprudence et préciser les conditions dans lesquelles un membre du gouvernement, ayant quitté ses fonctions, peut ou non retrouver son mandat parlementaire. Ils affirment vouloir préserver l’équilibre des institutions et éviter toute interprétation susceptible de créer un précédent.

Du côté de la majorité, aucune réaction officielle détaillée n’avait encore été rendue publique au moment du dépôt du recours. Toutefois, plusieurs responsables proches du pouvoir estiment que le retour d’Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale s’inscrit dans le cadre normal des mécanismes prévus par les textes régissant les relations entre le gouvernement et le Parlement.

L’affaire devrait désormais être examinée par le Conseil constitutionnel, dont la décision est particulièrement attendue. Le verdict de la haute juridiction pourrait non seulement déterminer l’avenir parlementaire d’Ousmane Sonko, mais également apporter des éclaircissements sur une question institutionnelle majeure, au moment où le Sénégal traverse une phase importante de recomposition politique.

Aïssatou Diop Fall entendue par la Cybersécurité et remise en liberté après son audition

La journaliste et promotrice de la chaîne de télévision Public SN, Aïssatou Diop Fall, a quitté libre les locaux de la Division spéciale de cybersécurité (DSC) à l’issue de son audition ce lundi. Convoquée dans le cadre d’une procédure déclenchée à la suite d’une autosaisine du procureur de la République près le Tribunal de grande instance hors classe de Dakar, elle a été entendue sur des déclarations tenues récemment et considérées comme particulièrement graves par les autorités judiciaires.

Selon des informations recueillies auprès de sources proches du dossier, les enquêteurs ont interrogé la journaliste sur plusieurs propos visant le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, ainsi que le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko. Ces déclarations, largement relayées sur les réseaux sociaux et dans l’espace médiatique, avaient suscité de vives réactions et conduit le parquet à ouvrir une procédure afin d’en apprécier la portée et les éventuelles implications judiciaires.

Au cours de son audition, Aïssatou Diop Fall aurait reconnu le caractère inapproprié de certains de ses propos. D’après les mêmes sources, elle a exprimé des regrets devant les enquêteurs et présenté ses excuses concernant les déclarations à l’origine de sa convocation.

À l’issue de plusieurs heures d’échanges avec les éléments de la Division spéciale de cybersécurité, aucune mesure privative de liberté n’a été retenue contre elle. La journaliste a ainsi été autorisée à regagner son domicile en attendant les suites que le parquet pourrait éventuellement réserver à cette affaire.

Des chauffeurs sénégalais bloqués au Mali lancent un appel urgent aux autorités

Pire (Thiès) – La détresse des chauffeurs de camions sénégalais confrontés à la crise sécuritaire au Mali continue de susciter l’inquiétude. De retour au Sénégal après plusieurs mois de blocage sur le territoire malien, plusieurs transporteurs ont organisé un sit-in à Pire pour attirer l’attention des autorités sur le sort de leurs compatriotes qui demeurent encore coincés dans ce pays voisin.

Réunis dans cette localité du nord-ouest du Sénégal, les manifestants ont dénoncé une situation qu’ils jugent alarmante. Selon leurs témoignages relayés par la Radio Futurs Médias (RFM), plusieurs dizaines de camions sénégalais sont toujours immobilisés au Mali depuis près d’une année, en raison de l’insécurité persistante qui affecte certaines zones de transit.

Les transporteurs affirment que les conséquences de cette crise sont particulièrement lourdes pour les chauffeurs et leurs familles. Outre les pertes financières considérables liées à l’arrêt prolongé des activités, ils évoquent également des dégâts matériels importants. D’après eux, au moins une douzaine de camions sénégalais auraient été incendiés au cours des derniers mois, aggravant davantage les difficultés du secteur.

Face à cette situation, les chauffeurs lancent un appel direct au président Bassirou Diomaye Faye. Ils demandent au chef de l’État d’engager des discussions avec les autorités maliennes afin de trouver une solution rapide permettant le retour sécurisé des Sénégalais encore bloqués ainsi que la récupération des véhicules immobilisés.

Les manifestants estiment qu’une intervention diplomatique est devenue indispensable pour mettre fin à cette crise qui dure depuis plusieurs mois et qui fragilise de nombreux acteurs du transport routier entre le Sénégal et le Mali.

Présent aux côtés des transporteurs, le maire de Pire, Mouhamadou Ndoye Bane, a également interpellé les pouvoirs publics. L’édile a appelé l’État à agir dans les meilleurs délais afin de garantir la sécurité des chauffeurs sénégalais encore présents sur le territoire malien et d’organiser leur rapatriement dans des conditions sûres.

Alors que les inquiétudes grandissent parmi les familles des personnes concernées, les transporteurs espèrent que leur mobilisation contribuera à accélérer la prise en charge de ce dossier, devenu l’une des préoccupations majeures des professionnels du transport opérant sur l’axe Sénégal-Mali.

Nouveau gouvernement : Aminata Touré annonce la publication de la liste des ministres ce lundi

L’attente touche à sa fin. La superviseure nationale de la coalition Diomaye Président, Aminata Touré, a annoncé ce lundi que la composition du nouveau gouvernement sera dévoilée dans le courant de la journée. Invitée de la RFM et interrogée par le journaliste Babacar Fall, elle s’est montrée catégorique quant à l’imminence de cette annonce très attendue par l’opinion publique.

Alors que les spéculations se multiplient depuis plusieurs jours autour de la future équipe gouvernementale, Aminata Touré a assuré que les Sénégalais n’auront plus à patienter davantage. Selon elle, le processus de mise en place du gouvernement arrive à son terme et la liste des ministres devrait être rendue publique dans les prochaines heures.

La responsable de la coalition présidentielle a expliqué que ce délai ne traduit ni hésitation ni blocage institutionnel. Elle l’a plutôt présenté comme le reflet de la méthode de travail du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, qui privilégie une approche fondée sur la concertation et la vérification minutieuse des profils avant toute nomination officielle.

D’après Aminata Touré, le chef de l’État a souhaité mener jusqu’au bout les consultations nécessaires afin de constituer une équipe gouvernementale capable de répondre efficacement aux défis du moment. Cette démarche, a-t-elle souligné, correspond au style de gouvernance du président, soucieux de s’entourer de collaborateurs en adéquation avec ses orientations politiques et les priorités de son mandat.

Elle a également rappelé que plusieurs événements récents ont contribué à allonger le calendrier de formation du gouvernement. Parmi eux figurent les préparatifs liés à la fête de la Tabaski ainsi que le déplacement officiel du président en Gambie. Dans le même temps, le Premier ministre poursuivait ses propres consultations avec différents acteurs afin d’affiner la composition de la future équipe gouvernementale.

Malgré ces contraintes, Aminata Touré s’est dite confiante quant à l’issue du processus. Elle a indiqué que l’annonce pourrait intervenir dès l’après-midi ou en début de soirée, estimant que le Sénégal devrait disposer de son nouveau gouvernement avant la fin de la journée.

Guy Marius Sagna refuse de répondre à la convocation de la gendarmerie et invoque son immunité parlementaire

Le député Guy Marius Sagna a annoncé ce lundi qu’il ne répondrait pas à la convocation qui lui a été adressée par la Section de recherches de la gendarmerie nationale. Attendu à 10 heures GMT dans les locaux de l’unité d’enquête, le parlementaire a justifié sa décision en invoquant les dispositions constitutionnelles relatives à l’immunité parlementaire.

Dans une publication diffusée sur sa page Facebook, l’élu, connu pour sa proximité politique avec Ousmane Sonko, a tenu à préciser que son refus de déférer à la convocation ne constituait ni un acte de défiance envers les institutions judiciaires ni un manque de respect à l’égard des enquêteurs. Selon lui, sa démarche vise plutôt à préserver le respect des textes qui encadrent le fonctionnement des institutions de la République.

« Je suis convoqué à 10h00 aujourd’hui par la Section de recherches de la gendarmerie pour une affaire me concernant. J’ai informé la gendarmerie des raisons pour lesquelles je ne vais pas déférer à la convocation », a-t-il déclaré dans son message.

Guy Marius Sagna estime que la procédure engagée à son encontre est contraire aux garanties accordées aux députés par la Constitution. Il affirme vouloir éviter que la gendarmerie et la justice soient associées à une démarche qu’il considère comme irrégulière et susceptible de porter atteinte à leur crédibilité.

Pour étayer sa position, le député a adressé une correspondance aux autorités compétentes. Dans cette lettre, il rappelle notamment les dispositions de l’article 61 de la Constitution du Sénégal du 22 janvier 2001. Ce texte prévoit qu’aucun député ne peut être poursuivi, recherché, arrêté, détenu ou jugé à l’occasion des opinions exprimées ou des votes émis dans l’exercice de ses fonctions parlementaires.

L’élu soutient ainsi que sa convocation constitue une erreur de procédure et qu’elle méconnaît également certaines dispositions du règlement intérieur de l’Assemblée nationale ainsi que celles du Parlement de la CEDEAO, dont il est membre.

Cette affaire intervient dans un contexte politique particulièrement tendu. Depuis le récent remaniement institutionnel ayant conduit au départ d’Ousmane Sonko de la Primature, les relations entre les différentes composantes du pouvoir et plusieurs acteurs politiques connaissent une période de fortes crispations. Les convocations de responsables politiques et de parlementaires alimentent ainsi les débats sur les rapports entre les institutions judiciaires et le monde politique.

Guy Marius Sagna n’est d’ailleurs pas le seul député concerné. Son collègue Cheikh Bara Ndiaye, également membre du parti Pastef, a lui aussi été convoqué ce lundi par la Section de recherches. Cette convocation intervient quelques jours après une tentative d’interpellation qui aurait été évitée de justesse le 22 mai dernier.

À ce stade, les motifs exacts de ces convocations n’ont pas été officiellement communiqués par les autorités judiciaires. Contrairement à Guy Marius Sagna, Cheikh Bara Ndiaye n’a pas encore pris publiquement position sur son intention de répondre ou non à la convocation des enquêteurs.

Saint-Louis : 66 candidats à l’émigration clandestine interceptés après l’échouage d’une pirogue partie de Gambie

Une nouvelle tentative de migration irrégulière vers l’Europe a été déjouée dans la région de Saint-Louis. Une opération menée conjointement par la Brigade territoriale et l’Escadron de Surveillance et d’Intervention (ESI) a permis l’interpellation de 66 candidats à l’émigration clandestine après l’échouage de leur embarcation sur les côtes de Guet-Ndar.

Selon les premiers éléments recueillis par les enquêteurs, la pirogue avait quitté les côtes gambiennes dans la nuit du 26 au 27 mai 2026 avec à son bord plusieurs dizaines de personnes déterminées à rejoindre l’Espagne par la voie maritime. Cette traversée, particulièrement périlleuse, aurait été organisée par un réseau présumé de passeurs opérant entre plusieurs pays de la sous-région.

Les migrants auraient déboursé des sommes comprises entre 200 000 et 300 000 francs CFA chacun pour embarquer dans cette aventure risquée. Après plusieurs jours passés en mer, les passagers se sont retrouvés confrontés à des conditions météorologiques difficiles qui ont considérablement compliqué leur progression vers les côtes européennes.

Selon les autorités, l’embarcation a finalement été contrainte de rebrousser chemin après quatre jours d’errance en mer. Affaiblis par les conditions de navigation et confrontés à des difficultés croissantes, les occupants de la pirogue ont rejoint les côtes de Guet-Ndar, à Saint-Louis, où leur présence a rapidement été signalée aux forces de sécurité.

À l’arrivée des gendarmes, plusieurs passagers ont réussi à prendre la fuite avant l’établissement du dispositif de contrôle. Toutefois, les éléments engagés dans l’opération sont parvenus à interpeller 66 personnes. Parmi elles figurent 52 ressortissants sénégalais et 14 ressortissants gambiens.

Au cours de l’intervention, les forces de sécurité ont procédé à la saisie de la pirogue utilisée pour la traversée, d’un moteur Yamaha de 60 chevaux ainsi que de deux bidons de carburant d’une capacité de 60 litres chacun. Ces éléments pourraient constituer des pièces importantes dans le cadre de l’enquête ouverte pour faire la lumière sur l’organisation de cette tentative de départ.

Les investigations se poursuivent afin d’identifier les organisateurs, les recruteurs et les éventuels complices impliqués dans ce réseau de migration clandestine. Les autorités cherchent notamment à déterminer les responsabilités de chacun et à remonter jusqu’aux commanditaires présumés de l’opération.

Sénégal–États-Unis : une défense en souffrance qui inquiète à un an du Mondial 2026

La défaite du Sénégal face aux États-Unis (3-2), dimanche à Charlotte, dans le cadre de la préparation à la Coupe du monde 2026, a laissé apparaître plusieurs signaux d’alerte pour le staff technique des Lions. Au-delà du résultat, cette rencontre a surtout mis en évidence des lacunes défensives préoccupantes qui pourraient peser lourd lors des prochaines échéances internationales.

Dès les premières minutes, les hommes de Pape Thiaw ont été confrontés à l’intensité et à l’agressivité de la sélection américaine. Pressés dans leur propre camp et souvent pris de vitesse dans les transitions, les Sénégalais ont rapidement perdu le contrôle du match. Cette entame difficile s’est matérialisée par l’ouverture du score dès la 7e minute. Profitant d’un manque de couverture défensive, Sergiño Dest a conclu une action initiée par Christian Pulisic, déjà très remuant sur son aile.

Le deuxième but américain, inscrit à la 21e minute par Pulisic lui-même, a confirmé les difficultés du bloc défensif sénégalais. Les Lions ont éprouvé de grandes difficultés à contenir les appels en profondeur et les déplacements rapides des attaquants adverses. À plusieurs reprises, les défenseurs centraux ont semblé manquer de repères dans leur placement et leur coordination.

La charnière composée d’Abdoulaye Seck et du jeune Mamadou Sarr a particulièrement souffert face à la mobilité de l’attaque américaine. Souvent prise de vitesse, elle a laissé apparaître des espaces importants exploités avec efficacité par les joueurs de Mauricio Pochettino. Les décalages observés entre les lignes ont également facilité les projections offensives des Américains, qui ont régulièrement trouvé des solutions dans le dos de la défense sénégalaise.

Au-delà des responsabilités individuelles, cette rencontre a mis en lumière un problème plus collectif. Le repli défensif s’est montré insuffisant et le milieu de terrain n’a pas toujours réussi à protéger efficacement l’arrière-garde. Les pertes de balle dans l’entrejeu ont souvent offert aux États-Unis des situations favorables pour lancer des contre-attaques rapides, mettant constamment la défense sous pression.

Malgré ces difficultés, le Sénégal a montré un visage plus séduisant après la pause. Portés par un Sadio Mané très inspiré et davantage impliqués dans l’animation offensive, les Lions ont retrouvé de l’allant et sont parvenus à réduire l’écart. Cette réaction témoigne du potentiel offensif de l’équipe et de sa capacité à réagir dans les moments compliqués.

Cependant, les insuffisances observées en défense risquent de retenir toute l’attention du sélectionneur dans les semaines à venir. À un peu plus d’un an de la Coupe du monde 2026, le Sénégal doit impérativement trouver davantage de stabilité dans son organisation défensive. La solidité a longtemps constitué l’une des principales forces de la sélection nationale, mais les errements observés face aux États-Unis rappellent que certains réglages restent nécessaires.

Gouvernement attendu : pourquoi Bassirou Diomaye Faye prend son temps pour former sa nouvelle équipe

Dix jours après le remaniement institutionnel qui a conduit Ousmane Sonko à quitter la Primature pour prendre la présidence de l’Assemblée nationale, le Sénégal reste dans l’attente de la publication du nouveau gouvernement. Une situation inhabituelle qui alimente les commentaires dans les cercles politiques, les médias et au sein de l’opinion publique. Alors que les spéculations se multiplient, plusieurs observateurs tentent d’expliquer les raisons de ce délai qui prolonge une phase de transition politique particulièrement scrutée.

Depuis l’installation d’Ousmane Sonko au perchoir de l’Assemblée nationale, tous les regards sont tournés vers le Palais de la République. La question de la composition de la future équipe gouvernementale est devenue l’un des principaux sujets de débat sur la scène politique nationale. Pour beaucoup, cette attente dépasse largement le cadre d’une simple formalité administrative et traduit plutôt l’ampleur des réajustements en cours au sommet de l’État.

Selon des informations rapportées par le quotidien L’Observateur, les autorités expliquent ce retard par la poursuite des consultations engagées dans le cadre du dialogue national. Le président Bassirou Diomaye Faye aurait choisi de ne pas précipiter les choses afin de tenir compte des échanges menés avec les acteurs politiques, les anciens responsables institutionnels ainsi que différentes composantes de la société sénégalaise.

Officiellement, cette période est présentée comme un moment de concertation destiné à favoriser un climat politique serein avant la mise en place de la nouvelle équipe. Toutefois, plusieurs analystes estiment que les véritables enjeux se situent ailleurs et relèvent davantage des équilibres politiques internes au pouvoir.

Pour le Dr Demba Guèye, enseignant-chercheur à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar et spécialiste de l’analyse du discours politique, la durée de cette attente demeure exceptionnelle au regard des précédents observés dans l’histoire politique récente du Sénégal. Selon lui, l’un des principaux défis réside dans la nécessité pour le chef de l’État de trouver un équilibre entre les différentes sensibilités de Pastef et sa volonté d’affirmer progressivement sa propre autorité présidentielle.

Le chercheur estime que le président cherche à constituer une équipe capable de maintenir la cohésion de la majorité tout en consolidant son espace d’action politique. D’après son analyse, certaines initiatives visant à identifier les futurs membres du gouvernement auraient rencontré des résistances au sein du parti majoritaire, notamment lorsque ces démarches auraient été conduites sans l’implication directe d’Ousmane Sonko. Une situation qui témoignerait, selon lui, du poids politique toujours considérable du leader de Pastef dans les mécanismes de décision.

Le Dr Demba Guèye évoque également la possibilité que certaines conséquences institutionnelles du départ d’Ousmane Sonko de la Primature n’aient pas été totalement anticipées. Selon cette lecture, si l’ensemble du processus avait été préparé de longue date, la composition gouvernementale aurait probablement été arrêtée et annoncée beaucoup plus rapidement.

Au-delà des considérations politiques, des facteurs techniques pourraient également contribuer à expliquer ce délai. Plusieurs sources évoquent notamment les vérifications administratives et les enquêtes de moralité menées sur certaines personnalités pressenties pour intégrer la future équipe. Dans un contexte où les nouvelles autorités ont placé la gouvernance vertueuse et l’exemplarité au cœur de leur discours, ces contrôles apparaissent comme une étape essentielle avant toute nomination officielle.

Le calendrier lui-même a pu compliquer davantage l’exercice. La transition institutionnelle est intervenue à l’approche de la Tabaski, une période durant laquelle l’activité politique et administrative connaît traditionnellement un ralentissement, réduisant le rythme des consultations et des arbitrages.

De son côté, le Dr Malaw Kanté, enseignant-chercheur en philosophie politique à l’Université Cheikh Anta Diop, relativise le caractère exceptionnel de cette attente. Il rappelle que sous plusieurs régimes précédents, la formation de certains gouvernements avait également nécessité plusieurs jours, voire plus de deux semaines.

Cependant, il souligne que la situation actuelle présente une singularité importante. Pour la première fois, un ancien Premier ministre, devenu président de l’Assemblée nationale, dispose d’une majorité parlementaire solide. Cette nouvelle configuration institutionnelle crée un équilibre inédit entre les principaux centres de pouvoir et impose au président de la République une gestion particulièrement fine des rapports politiques.

Selon lui, la composition du futur gouvernement doit répondre simultanément à plusieurs impératifs. Le chef de l’État doit veiller au respect de la parité, à la représentation des différentes régions du pays, à la prise en compte des sensibilités religieuses et sociales, tout en s’assurant de la compétence technique des futurs ministres. À ces exigences s’ajoutent les considérations politiques liées à la majorité présidentielle et aux attentes de la coalition au pouvoir.

Dans ces conditions, chaque nomination revêt une dimension stratégique. Une équipe jugée trop éloignée des aspirations de Pastef pourrait susciter des tensions avec la majorité parlementaire, tandis qu’un gouvernement marqué par une trop forte continuité risquerait d’alimenter les interrogations sur la marge de manœuvre réelle du chef de l’État.

Le spécialiste en communication politique Momar Thiam apporte une autre grille de lecture. Selon lui, le retard observé pourrait également être lié à une gestion calculée du calendrier médiatique. Ces dernières semaines, plusieurs événements majeurs se sont succédé à un rythme soutenu : le départ d’Ousmane Sonko de la Primature, la vacance de la présidence de l’Assemblée nationale puis son élection à la tête de l’institution parlementaire.

Cette succession de séquences politiques a largement occupé l’espace médiatique et capté l’attention de l’opinion. Dans ce contexte, l’annonce du gouvernement aurait pu perdre une partie de son impact politique si elle avait été effectuée au milieu de ces événements.

Pour l’analyste, Bassirou Diomaye Faye se trouve aujourd’hui face à un exercice particulièrement délicat. Il lui faut concilier les attentes de la coalition Diomaye Président, les ambitions de Pastef, les exigences de compétence et la nécessité de préserver la stabilité des institutions.

Affaire de Linguère : la justice ordonne l’extraction de « Tigui », de nouvelles arrestations en vue

L’enquête judiciaire qui secoue la ville de Linguère connaît un nouveau développement majeur. Alors que les investigations se poursuivent et mettent progressivement au jour de nouvelles ramifications, la justice a décidé d’accélérer la procédure en ordonnant l’extraction d’Amadou Guèye, surnommé « Tigui », actuellement détenu à la maison d’arrêt et de correction de Louga.

Selon les révélations du quotidien Libération, cette décision vise à permettre une confrontation entre le principal mis en cause et deux individus récemment arrêtés dans le cadre de cette affaire qui continue de mobiliser les services d’enquête.

Âgé de 48 ans et exerçant la profession de commerçant, Amadou Guèye doit être entendu de nouveau par les enquêteurs ce lundi. Les autorités souhaitent notamment confronter ses déclarations à celles de deux présumés complices interpellés vendredi dernier par les éléments du commissariat de Linguère.

Les deux suspects, dont l’un est présenté comme consultant en marchés publics et l’autre comme footballeur, sont soupçonnés d’entretenir des liens avec le réseau présumé au cœur de cette affaire. Toutefois, lors de leurs premières auditions, ils auraient catégoriquement rejeté les accusations portées contre eux, niant toute participation aux faits qui leur sont reprochés.

Cette confrontation apparaît comme une étape cruciale dans la manifestation de la vérité. Les enquêteurs cherchent à vérifier plusieurs éléments recueillis au cours des précédentes auditions et à établir d’éventuelles responsabilités dans ce dossier devenu particulièrement sensible.

Pour rappel, Amadou Guèye avait été placé sous mandat de dépôt pour des faits particulièrement graves. Il est poursuivi pour association de malfaiteurs, harcèlement sexuel, incitation à la débauche, collecte et diffusion de données à caractère pornographique, mise en danger de la vie d’autrui, transmission volontaire du VIH/Sida ainsi que pour diverses infractions prévues par la législation en vigueur.

D’après les informations rapportées par Libération, le principal suspect aurait reconnu une partie des faits lors de son interpellation. Il aurait notamment admis entretenir des relations avec plusieurs personnes et avoir joué un rôle d’intermédiaire entre différents individus dans le cadre de rencontres à caractère intime.

Les auditions auraient également permis de révéler l’existence de rencontres organisées dans plusieurs localités du pays. Au cours de ses déclarations, Amadou Guèye aurait fourni aux enquêteurs plusieurs noms, ouvrant ainsi de nouvelles pistes d’investigation et élargissant le champ de l’enquête.

L’affaire a pris une tournure encore plus sensible après les examens médicaux effectués à la suite de son arrestation. Selon les éléments cités par Libération, les analyses auraient conclu à sa séropositivité au VIH. Cet aspect du dossier fait désormais l’objet d’une attention particulière de la part des enquêteurs, qui cherchent à déterminer les éventuelles implications judiciaires de cette situation.

Parallèlement, les investigations progressent également sur le terrain numérique. La Division spéciale de cybersécurité a achevé l’exploitation du téléphone portable de Ndiaga Seck, un autre individu arrêté dans le cadre de cette affaire.

L’analyse des données contenues dans l’appareil aurait permis d’identifier plusieurs personnes apparaissant dans les échanges, les contacts et les conversations enregistrées. Parmi les noms évoqués figure notamment celui d’un professionnel de la santé, dont l’identité aurait été mentionnée au cours des investigations.

Bara Sapoko Ndiaye, la révélation sénégalaise malgré la défaite face aux États-Unis

Pour son tout premier match sous le maillot national, Bara Sapoko Ndiaye a marqué les esprits. Aligné d’entrée par le sélectionneur Pape Thiaw lors de la rencontre amicale perdue par le Sénégal face aux États-Unis (3-2), dimanche à Charlotte, le jeune milieu de terrain a livré une prestation convaincante qui fait déjà de lui l’une des satisfactions majeures de cette sortie des Lions.

Titularisé aux côtés de Lamine Camara et Habib Diarra dans l’entrejeu sénégalais, le joueur du Bayern Munich a disputé l’intégralité de la rencontre. Très actif dans la récupération, disponible dans les transitions et généreux dans les efforts, il a affiché une maturité remarquable pour une première apparition internationale. Dans un match où plusieurs cadres ont peiné à imposer leur rythme, Bara Sapoko Ndiaye a su tirer son épingle du jeu grâce à son engagement et à sa capacité à se projeter vers l’avant.

Sa prestation n’a toutefois pas suffi à éviter la défaite des Lions, dominés par une équipe américaine plus réaliste dans les moments décisifs. Malgré ce revers, le milieu sénégalais a laissé entrevoir un potentiel prometteur et a renforcé sa candidature pour une place durable au sein du groupe national.

Une légère inquiétude est néanmoins apparue au coup de sifflet final lorsque le joueur a rejoint l’infirmerie. Rapidement interrogé sur son état de santé, Pape Thiaw s’est voulu rassurant. Selon le sélectionneur national, il ne s’agit que de simples crampes liées à l’intensité de la rencontre.

« Bara souffrait de crampes. Ce n’est pas grave. Le staff médical va prendre cela en charge », a déclaré le technicien sénégalais.

Cette précision devrait rassurer les supporters ainsi que le staff des Lions, qui suivent avec attention l’évolution du jeune milieu. Avant ce rassemblement, plusieurs observateurs estimaient que Bara Sapoko Ndiaye figurait parmi les joueurs susceptibles de quitter la liste provisoire de 28 éléments avant sa réduction à 26. Mais sa performance face aux États-Unis pourrait bien rebattre les cartes.

Ecobank dément les accusations visant Cheikh Diba et rejette l’authenticité des documents diffusés sur les réseaux sociaux

Quelques jours après les accusations portées par le député Cheikh Bara Ndiaye contre le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, l’affaire connaît un nouveau développement avec la réaction officielle d’Ecobank Sénégal. L’établissement bancaire a fermement démenti l’authenticité des documents circulant sur les réseaux sociaux et présentés comme des relevés bancaires de son réseau.

L’origine de cette controverse remonte aux déclarations du parlementaire, proche du Premier ministre Ousmane Sonko, qui avait publiquement affirmé que le ministre des Finances disposait de « centaines de milliards de francs CFA » dans un compte domicilié à Ecobank. Cheikh Bara Ndiaye avait soutenu détenir des éléments de preuve susceptibles d’étayer ses accusations.

Dans la foulée de ces déclarations, plusieurs documents portant le logo d’Ecobank ont commencé à circuler sur différentes plateformes numériques. Présentés comme des relevés bancaires, ces documents ont rapidement alimenté les débats et les spéculations autour de la situation financière présumée du ministre.

Face à l’ampleur prise par cette diffusion, Ecobank Sénégal est sortie de son silence. Dans un communiqué publié sur ses canaux officiels, la banque a rejeté catégoriquement toute implication dans la production de ces documents.

« Il circule en ce moment sur les réseaux sociaux un document portant le logo de Ecobank et présenté comme un relevé bancaire, ainsi que des commentaires associés à ce document. Ecobank Sénégal dément formellement l’authenticité de ce document », indique la banque.

L’institution financière précise également que le document en question n’émane aucunement de ses services et ne saurait être considéré comme un document bancaire authentique. Par cette mise au point, Ecobank cherche à dissiper toute confusion et à préserver l’intégrité de son image ainsi que la confiance de sa clientèle.

Cette réaction intervient dans un contexte où les accusations visant Cheikh Diba continuent de susciter de nombreuses interrogations au sein de l’opinion publique. Pour l’heure, aucune preuve officiellement établie n’a été rendue publique pour corroborer les allégations avancées par le député.

Les Lions chutent face aux États-Unis mais poursuivent leur montée en puissance

Le Sénégal a entamé sa fenêtre internationale de préparation par une défaite encourageante face aux États-Unis (3-2), ce samedi à Charlotte. Malgré le revers, les Lions ont montré de belles séquences de jeu et tiré de précieux enseignements de cette première sortie en vue de leurs prochaines échéances.

Dans une rencontre disputée sur un rythme soutenu, les hommes de Pape Thiaw ont livré une prestation globalement satisfaisante face à une sélection américaine portée par son public. Les deux équipes se sont rendues coup pour coup dans un match ouvert, marqué par de nombreuses occasions et cinq réalisations.

Les Américains ont su faire preuve d’efficacité dans les moments clés pour prendre l’avantage et conserver leur avance jusqu’au coup de sifflet final. De leur côté, les Lions ont affiché de la combativité et une volonté constante de revenir au score, sans toutefois parvenir à éviter la défaite.

Au-delà du résultat, cette rencontre a permis au staff technique sénégalais d’évaluer plusieurs options tactiques et de donner du temps de jeu à différents éléments du groupe. Dans le cadre de la préparation des prochaines compétitions internationales, ce type de confrontation face à une nation qualifiée pour la Coupe du monde constitue un test particulièrement instructif.

Le sélectionneur sénégalais pourra notamment s’appuyer sur les points positifs observés durant cette rencontre, tout en travaillant sur les aspects défensifs qui ont coûté cher à son équipe. La réaction affichée par les Lions après chaque but encaissé témoigne néanmoins d’un état d’esprit conquérant et d’une volonté de progresser collectivement.

Ce premier rendez-vous de préparation désormais derrière eux, les Sénégalais vont poursuivre leur séjour aux États-Unis avec un second match amical au programme. La délégation mettra le cap sur le Texas où elle affrontera l’Arabie Saoudite le 9 juin prochain.

CEDEAO : Guy Marius Sagna exprime ses réserves sur Birame Diop et appelle à une Afrique de l’Ouest souveraine

Le député Guy Marius Sagna a réagi à la désignation du général Birame Diop pour prendre la tête de la Commission de la CEDEAO, une décision annoncée à l’issue de la 68e session ordinaire de l’organisation ouest-africaine. Dans une publication diffusée ce dimanche 31 mai 2026, le parlementaire a rappelé les réserves qu’il avait déjà exprimées lors de l’entrée du général au gouvernement sénégalais en avril 2024, tout en recentrant le débat sur l’avenir politique de l’institution sous-régionale.

L’élu a d’abord évoqué les raisons de son scepticisme à l’égard de la nomination de Birame Diop au sein de l’exécutif. Selon lui, les interrogations liées au dossier foncier de Terme Sud continuent de peser sur son appréciation de l’ancien ministre des Forces armées. Guy Marius Sagna affirme ne pas avoir oublié les événements qui ont marqué ce conflit foncier ni la répression subie par les habitants de cette zone, aux côtés desquels il dit s’être engagé depuis plusieurs années.

Le député est également revenu sur le traitement réservé aux enfants du gendarme disparu Didier Badji. Il estime que les autorités militaires et la gendarmerie n’ont pas apporté de réponses satisfaisantes à cette situation. Selon lui, plusieurs de ses interventions publiques ont été nécessaires pour susciter une prise en charge, qu’il juge encore insuffisante. Tout en reconnaissant certaines avancées, il affirme demeurer insatisfait de la gestion de ce dossier par le ministère des Forces armées.

Malgré ces critiques, Guy Marius Sagna reconnaît que Birame Diop a accompli un travail qu’il qualifie d’effort réel à la tête du département des Forces armées. Toutefois, il considère que davantage pouvait être fait sur plusieurs questions sensibles qui ont marqué son passage au gouvernement.

Au-delà de la personne de Birame Diop, le député estime que l’enjeu principal réside dans l’orientation politique de la CEDEAO. Selon lui, le choix du futur président de la Commission importe moins que la ligne stratégique adoptée par l’organisation. Il soutient que si la CEDEAO poursuit, selon ses termes, une logique de dépendance vis-à-vis des puissances étrangères, la nomination d’un responsable plutôt qu’un autre ne produira aucun changement fondamental pour les peuples ouest-africains.

Fidèle à ses positions souverainistes, Guy Marius Sagna a plaidé pour une rupture avec toute forme de tutelle extérieure. Il appelle les États de la sous-région à renforcer leur indépendance politique, économique et stratégique afin de construire une Afrique de l’Ouest davantage maîtresse de son destin.

Le parlementaire défend ainsi l’idée d’une transformation profonde de l’intégration régionale. Selon lui, cette évolution devrait conduire à l’émergence d’États pleinement souverains capables de s’unir autour d’un projet fédéral ouest-africain. Il considère qu’une telle démarche permettrait de consolider la coopération régionale tout en garantissant une plus grande autonomie dans les choix politiques et économiques du continent.

Aïssatou Diop Fall convoquée par la Division spéciale de cybersécurité après des propos sur Ousmane Sonko

La journaliste Aïssatou Diop Fall est attendue ce lundi à la Division spéciale de cybersécurité (DSC) de la Police nationale dans le cadre d’une enquête ouverte à la suite de déclarations ayant provoqué une vive polémique sur les réseaux sociaux et dans l’espace public sénégalais.

Selon plusieurs sources concordantes, cette convocation fait suite à une autosaisine du procureur de la République près le Tribunal de grande instance hors classe de Dakar. Le magistrat aurait ordonné l’ouverture d’investigations après la diffusion d’une vidéo dans laquelle la patronne de la chaîne TV Public SN tient des propos jugés particulièrement graves à l’endroit du président du parti PASTEF, Ousmane Sonko.

Au cœur de la controverse figurent des déclarations dans lesquelles la journaliste affirme souhaiter qu’Ousmane Sonko soit enlevé par des terroristes. Des propos qui ont rapidement suscité une vague d’indignation sur les réseaux sociaux, où de nombreux internautes, acteurs politiques et observateurs ont dénoncé un discours incompatible avec les principes du débat démocratique et du respect de l’intégrité des personnes.

Face à l’ampleur des réactions, Aïssatou Diop Fall a publié une nouvelle vidéo dans laquelle elle est revenue sur ses propos. Elle y présente ses excuses, expliquant notamment que ses déclarations ont été mal formulées et qu’elles ne traduisaient pas une volonté réelle d’appeler à la violence contre le leader politique.

Malgré ces excuses publiques, la procédure judiciaire suit son cours. Le parquet a estimé nécessaire de faire la lumière sur les circonstances de cette sortie médiatique et sur sa portée éventuelle au regard de la législation en vigueur, notamment en matière de communication publique et de diffusion de contenus sur les plateformes numériques.

L’audition prévue devant les enquêteurs de la Division spéciale de cybersécurité devrait permettre de recueillir les explications de la journaliste sur le contexte exact de ses déclarations. À l’issue de cette étape, les éléments recueillis seront transmis au parquet, qui décidera des suites à donner à cette affaire.

Cette convocation intervient dans un contexte où les autorités sénégalaises affichent une vigilance accrue concernant les contenus diffusés sur les réseaux sociaux et les déclarations publiques susceptibles de troubler l’ordre public ou d’inciter à la violence.

Dakar accueille la 85ᵉ session du Comité exécutif de l’Union Parlementaire Africaine

Le Sénégal s’apprête à devenir, les 3 et 4 juin 2026, le point de convergence de la diplomatie parlementaire africaine. Dakar abritera en effet la 85ᵉ session du Comité exécutif de l’Union Parlementaire Africaine (UPA), une rencontre d’envergure continentale qui réunira plus d’une centaine de parlementaires venus de près de seize pays africains.

Organisée à l’hôtel King Fahd Palace sous l’égide de l’Assemblée nationale du Sénégal, cette session sera présidée par le président de l’institution parlementaire sénégalaise. Elle offrira un cadre privilégié d’échanges et de concertation entre députés et sénateurs autour des principaux défis institutionnels et politiques auxquels fait face l’organisation continentale.

Durant deux jours, les membres du Comité exécutif examineront l’état de mise en œuvre des décisions et recommandations adoptées lors des précédentes sessions de la Conférence de l’Union Parlementaire Africaine. Les discussions permettront d’évaluer les progrès accomplis par les différentes instances de l’organisation et d’identifier les mesures nécessaires pour renforcer l’efficacité de son action.

Les questions financières occuperont également une place importante dans les travaux. Les participants procéderont à la vérification du compte de gestion de l’exercice 2025 avant d’examiner le rapport des vérificateurs des comptes. Cette étape est considérée comme essentielle pour garantir la transparence dans la gestion des ressources de l’organisation et assurer une meilleure gouvernance administrative et financière.

Au-delà des aspects budgétaires, cette 85ᵉ session sera marquée par plusieurs réformes institutionnelles majeures. Le Comité exécutif se penchera notamment sur des propositions d’amendement du règlement intérieur de l’Union Parlementaire Africaine. Les parlementaires examineront également un projet de règlement portant sur la création et le fonctionnement du Comité de suivi des cotisations, un mécanisme destiné à améliorer le recouvrement des contributions des États membres et à consolider la stabilité financière de l’organisation.

L’accueil de cette importante rencontre confirme la place croissante du Sénégal dans les instances de dialogue et de coopération africaines. Il témoigne également de la confiance accordée aux autorités parlementaires sénégalaises pour conduire des réflexions stratégiques sur l’avenir de la gouvernance parlementaire du continent.

Créée pour favoriser le dialogue entre les assemblées législatives africaines, l’Union Parlementaire Africaine joue un rôle central dans la promotion de la concertation politique, du partage d’expériences législatives et du renforcement de l’intégration africaine. À travers ses différentes instances, elle œuvre à rapprocher les parlements du continent afin de soutenir les efforts de développement, de stabilité et de coopération entre les États africains.

La session de Dakar s’annonce ainsi comme un rendez-vous majeur pour consolider la coopération interparlementaire africaine et renforcer les mécanismes de gouvernance au sein de l’organisation continentale.

HAJJ 2026 : Le Sénégal sur le toit de l’organisation, l’Arabie saoudite salue un « modèle exemplaire »

Le pèlerinage aux Lieux saints de l’islam s’achève sous le signe du succès pour la Délégation générale au pèlerinage du Sénégal (DGP). À l’heure du bilan officiel, le Royaume d’Arabie saoudite a décerné un satisfecit retentissant au Sénégal, saluant une organisation jugée « au-delà des espérances » pour cette édition 2026.

Une gestion de haut niveau saluée au sommet

Lors d’une audience officielle, le vice-ministre saoudien du Hajj et de la Omra chargé de la coopération internationale, Dr Hassan Al Manakhera, a exprimé sa profonde satisfaction face aux performances remarquables de la Délégation générale au pèlerinage (DGP) du Sénégal.

Sous la direction du général de division Mamadou Gaye, les équipes sénégalaises se sont distinguées par leur sens de l’anticipation, une préparation minutieuse et une gestion de terrain d’une efficacité remarquable. Cette maîtrise logistique a d’ailleurs été récompensée par les félicitations du ministère saoudien du Hajj ainsi que de l’Association des agences de voyage (AEADOP).

Discipline et civisme : les pèlerins sénégalais montrent l’exemple

Au-delà de la qualité de l’organisation, les pèlerins sénégalais ont également suscité l’admiration des autorités saoudiennes par leur comportement exemplaire.

Deux éléments majeurs ont particulièrement retenu l’attention : une discipline remarquable et un respect scrupuleux des consignes et recommandations officielles sur l’ensemble des sites du pèlerinage.

Par ailleurs, leur mobilisation volontaire pour le nettoyage des Lieux saints, notamment à Mina et à Arafat, a été fortement saluée. Ce geste à la fois civique et spirituel a été présenté comme un exemple à suivre pour l’ensemble de la Oumma islamique.

Un rayonnement international et inclusif

Le succès de cette édition repose également sur une coordination efficace ayant permis l’intégration harmonieuse de la diaspora, notamment des nombreux pèlerins sénégalais établis en Europe, en particulier en France et en Italie.

Grâce à ce dispositif inclusif, l’accomplissement des rites s’est déroulé dans un climat de sérénité et de parfaite organisation.

Alors que la phase de retour des pèlerins a débuté avec succès depuis Djeddah ce dimanche 31 mai 2026, les autorités saoudiennes ont réaffirmé la solidité des relations fraternelles entre les deux pays. Elles ont formulé des prières de paix et de prospérité pour le Sénégal et se projettent déjà vers la préparation de la prochaine saison du Hajj 1448, dans le cadre d’un partenariat d’excellence appelé à se renforcer davantage.

Aly Saleh

Mondial 2026 : Pape Thiaw veut écrire une nouvelle page de l’histoire face à la France

À quelques mois de la Coupe du monde 2026, le sélectionneur du Sénégal, Pape Thiaw, se projette déjà vers l’un des rendez-vous les plus attendus de la compétition. Alors que les Lions de la Teranga s’apprêtent à disputer un match amical contre les États-Unis, le technicien sénégalais n’a pas caché son émotion et sa motivation à l’idée de retrouver la France lors du premier match de son équipe au Mondial.

Face à la presse, Pape Thiaw a évoqué avec une certaine nostalgie ce clin d’œil du destin qui le ramène à ses débuts sur la scène mondiale. En 2002, alors jeune attaquant de la sélection nationale, il avait participé à l’aventure historique des Lions en Corée du Sud et au Japon. Cette campagne mémorable avait débuté par une victoire retentissante contre la France, championne du monde en titre, grâce à un but de Papa Bouba Diop. Un exploit qui avait marqué l’histoire du football sénégalais et africain.

Vingt-quatre ans plus tard, le Sénégal retrouve à nouveau les Bleus pour son entrée en lice dans une Coupe du monde. Mais cette fois, Pape Thiaw ne sera plus sur le terrain. Désormais à la tête de la sélection nationale, il mesure pleinement la responsabilité qui lui incombe dans la préparation de cette rencontre de prestige.

« En tant que joueur, mon premier match à la Coupe du monde était contre la France. Aujourd’hui, ce sera encore le cas, mais dans un autre rôle. Je serai sur le banc pour guider l’équipe. En 2002, je n’avais pas participé au match contre la France, mais cette fois, ma mission sera de donner les meilleures clés aux joueurs pour aller chercher la victoire », a-t-il déclaré.

Le sélectionneur sénégalais sait que ce choc face à la France constituera l’un des moments forts du premier tour du Mondial 2026. Conscient du niveau de l’adversaire, il entend néanmoins aborder cette rencontre avec ambition et sérénité. Pour lui, le Sénégal possède les qualités nécessaires pour rivaliser avec les meilleures nations du football mondial, à condition de bien préparer chaque détail.

Avant ce rendez-vous planétaire, les Lions auront l’occasion d’affiner leurs automatismes lors de plusieurs rencontres de préparation, notamment face aux États-Unis. Un test important pour le staff technique, qui souhaite évaluer l’état de forme de ses joueurs et poursuivre la construction d’un groupe compétitif capable de relever les défis du Mondial.

Cédéao : le Sénégal mise sur le général Birame Diop pour diriger la Commission de 2026 à 2030

Le Sénégal franchit une nouvelle étape dans son engagement au sein de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao). À l’issue de la 68ᵉ session ordinaire de l’organisation sous-régionale, tenue récemment, le pays a été désigné pour assurer la présidence de la Commission de la Cédéao pour la période 2026-2030.

Dans cette perspective, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a décidé de porter la candidature du général d’armée aérienne (2S) Birame Diop à la tête de l’organe exécutif de l’institution. L’annonce a été faite ce dimanche à travers un communiqué du ministère de l’Intérieur et des Affaires étrangères, précisant que cette proposition sera soumise à l’approbation des chefs d’État et de gouvernement lors du prochain sommet de la Cédéao prévu en juillet 2026.

Selon les autorités sénégalaises, ce choix illustre la volonté de Dakar de mettre à la disposition de la communauté ouest-africaine une personnalité dotée d’une solide expérience dans les domaines de la sécurité, de la gouvernance et de l’intégration régionale. Le gouvernement souligne notamment les qualités de leadership, d’intégrité et de commandement du candidat, ainsi que sa connaissance approfondie des défis auxquels la sous-région est confrontée.

Actuel ministre des Forces armées, Birame Diop dispose d’un parcours militaire particulièrement riche. Au cours de sa carrière, il a occupé plusieurs postes stratégiques au sein de l’appareil sécuritaire sénégalais. Il a notamment été chef d’état-major général des Armées, chef d’état-major particulier du président de la République et chef d’état-major de l’Armée de l’air. Ces différentes responsabilités lui ont permis d’acquérir une expertise reconnue dans la gestion des questions de défense, de stabilité et de coopération internationale.

Sa candidature intervient dans un contexte marqué par d’importants défis pour la Cédéao, confrontée ces dernières années à des crises sécuritaires persistantes, à des transitions politiques complexes dans certains États membres et aux enjeux liés à l’approfondissement de l’intégration économique régionale. Le futur président de la Commission aura ainsi la lourde responsabilité de contribuer au renforcement de la cohésion de l’organisation et à la mise en œuvre de ses priorités stratégiques.

Si sa candidature est validée par les dirigeants ouest-africains, Birame Diop succédera au diplomate gambien Omar Alieu Touray, qui dirige la Commission de la Cédéao depuis juillet 2022. Son accession à ce poste constituerait une nouvelle illustration de l’influence diplomatique du Sénégal au sein des instances régionales et de son rôle historique dans les mécanismes de coopération et de paix en Afrique de l’Ouest.

Journée mondiale sans tabac : dépasser la cigarette pour comprendre les logiques sociales de la dépendance

Chaque 31 mai, la communauté internationale célèbre la Journée mondiale sans tabac. Cette année encore, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) met en lumière les stratégies sophistiquées déployées par les industries du tabac et de la nicotine pour séduire de nouveaux consommateurs, en particulier les jeunes.

Cependant, au-delà des données sanitaires et des campagnes de prévention, une réalité plus profonde mérite d’être interrogée. En effet, le tabagisme ne relève pas uniquement d’un choix individuel ni d’un manque de volonté. Il s’inscrit dans un ensemble de normes, de représentations et de rapports sociaux qui influencent les comportements. À ce titre, fumer doit également être appréhendé comme un fait social.

Quand fumer devient un langage social

Dans la majorité des cas, la première cigarette n’est pas un acte isolé ou strictement rationnel. Au contraire, elle s’inscrit dans une dynamique relationnelle marquée par l’imitation, le désir d’intégration, l’affirmation de soi ou encore la quête de reconnaissance.

De ce point de vue, fumer peut fonctionner comme un véritable marqueur social. D’une part, cela permet d’intégrer un groupe et de partager des expériences communes. D’autre part, cela favorise l’adoption de codes implicites propres à certains milieux. Par conséquent, l’acte de fumer dépasse la simple consommation pour devenir un véritable outil de socialisation.

Par ailleurs, la cigarette a longtemps été associée à des imaginaires valorisants, tels que la liberté, l’émancipation, la modernité ou encore une certaine forme de transgression. Bien que ces représentations aient évolué, elles n’ont pas disparu pour autant. Au contraire, elles se recomposent aujourd’hui à travers de nouveaux canaux, notamment les réseaux sociaux, les influenceurs et les produits alternatifs comme les cigarettes électroniques.

Dès lors, un constat s’impose : avant même que les individus ne prennent pleinement conscience des risques, ils sont exposés à des univers symboliques qui rendent la consommation désirable. Autrement dit, l’adhésion précède souvent la prise de conscience.

Une question de santé, mais aussi une question sociale

Les conséquences du tabagisme sur la santé sont largement documentées. De nombreuses études établissent un lien clair entre la consommation de tabac et plusieurs pathologies, notamment les cancers, les maladies cardiovasculaires et les affections respiratoires.

Néanmoins, réduire le tabagisme à une simple responsabilité individuelle constitue une vision limitée, voire culpabilisante. En réalité, les recherches en sciences sociales démontrent que les comportements de santé sont fortement influencés par les conditions de vie.

Le niveau de revenu, l’accès à l’éducation, l’environnement familial ainsi que les normes sociales jouent un rôle déterminant. Ces facteurs influencent à la fois l’entrée dans le tabagisme, sa persistance et la capacité à y mettre fin.

Ainsi, les inégalités sociales de santé apparaissent de manière particulièrement marquée dans ce domaine. Les populations les plus vulnérables sont souvent les plus exposées aux risques, tout en disposant de moins de ressources pour s’en protéger.

Dans ce contexte, les politiques de prévention ne peuvent se limiter à des injonctions individuelles. Elles doivent également prendre en compte les structures sociales qui rendent certains comportements plus probables que d’autres.

La jeunesse, espace stratégique d’influence

La question des jeunes constitue aujourd’hui un enjeu central. En effet, l’entrée dans le tabagisme intervient majoritairement durant l’adolescence ou au début de l’âge adulte.

Cependant, les formes d’influence ont profondément évolué. À l’ère du numérique, les stratégies de promotion ne passent plus uniquement par les canaux traditionnels. Elles s’intègrent désormais dans les contenus du quotidien, notamment à travers les réseaux sociaux, les vidéos en ligne ou encore les collaborations avec des créateurs de contenu.

Par conséquent, l’exposition à ces messages devient plus diffuse et parfois moins identifiable. Cette situation contribue à banaliser certains comportements et à atténuer la perception des risques.

Face à cette réalité, informer ne suffit plus. Il devient indispensable de développer chez les jeunes une véritable capacité d’analyse critique. Autrement dit, il s’agit de leur donner les outils nécessaires pour comprendre et décrypter les mécanismes d’influence auxquels ils sont exposés.

Le Sénégal face aux mutations du tabagisme

Au Sénégal, des progrès significatifs ont été réalisés dans la lutte contre le tabagisme, notamment grâce à la mise en place de cadres réglementaires et à diverses actions de sensibilisation.

Toutefois, le contexte évolue rapidement. D’une part, les produits à base de nicotine se diversifient. D’autre part, les stratégies commerciales deviennent de plus en plus ciblées et adaptées aux jeunes publics.

Dans ce cadre, il apparaît essentiel d’adapter les approches de prévention. Celles-ci doivent tenir compte des réalités sociales, culturelles et générationnelles propres aux populations concernées.

Comprendre les conditions dans lesquelles les individus commencent à fumer, identifier les espaces où ces pratiques se développent et analyser les significations qui leur sont associées demeurent des enjeux fondamentaux. Sans cette compréhension, les messages de prévention risquent de perdre en efficacité.

Comprendre pour mieux agir

En définitive, la Journée mondiale sans tabac ne se limite pas à une simple campagne de sensibilisation. Elle constitue également une occasion de repenser les manières d’aborder le tabagisme.

La santé ne se construit pas uniquement dans les institutions médicales. Elle se façonne aussi au sein des interactions sociales, des environnements de vie et des contextes culturels.

Par conséquent, lutter contre le tabagisme implique à la fois d’agir sur les comportements individuels et d’interroger les structures sociales qui les influencent.

Il ne s’agit donc pas seulement de prévenir une maladie. Il s’agit également de mieux comprendre les réalités sociales afin de transformer durablement les conditions qui favorisent ces pratiques.

Khady Samb Ndiaye
Journaliste – Doctorante en anthropologie de la santé

Le PSG entre dans la légende avec une deuxième Ligue des champions consécutive

Le Paris Saint-Germain a écrit une nouvelle page de son histoire en remportant, ce samedi soir, sa deuxième Ligue des champions consécutive au terme d’une finale d’une intensité exceptionnelle face à Arsenal. Au bout du suspense, les Parisiens ont fini par s’imposer lors de la séance des tirs au but après un match extrêmement disputé qui n’avait pu départager les deux équipes ni dans le temps réglementaire ni au cours des prolongations.

Dans une ambiance électrique et devant des millions de téléspectateurs à travers le monde, les deux formations ont livré une bataille tactique et physique de très haut niveau. Dès les premières minutes, Arsenal a tenté d’imposer son rythme grâce à un pressing agressif, tandis que le PSG a misé sur sa maîtrise technique et sa capacité à exploiter les espaces en contre-attaque.

Au fil de la rencontre, les occasions se sont multipliées de part et d’autre. Les gardiens ont été particulièrement sollicités et ont réalisé plusieurs interventions décisives pour maintenir leurs équipes dans le match. Malgré l’engagement et les efforts fournis, aucune des deux formations n’est parvenue à prendre l’avantage à l’issue des 90 minutes réglementaires.

Les prolongations ont offert un nouveau chapitre à cette finale déjà riche en émotions. Les organismes éprouvés, les deux équipes ont continué à se rendre coup pour coup, sans toutefois trouver la faille. Il a finalement fallu recourir à la séance des tirs au but pour désigner le nouveau champion d’Europe.

Dans cet exercice toujours cruel, les joueurs parisiens ont fait preuve d’un sang-froid remarquable. Plus efficaces et mieux inspirés que leurs adversaires, ils ont transformé leurs tentatives décisives tandis que le gardien parisien s’est illustré par un arrêt déterminant qui a fait basculer la rencontre en faveur du club de la capitale.

Au coup de sifflet final, la joie a explosé dans les rangs parisiens. Joueurs, encadrement technique et supporters ont célébré un succès historique qui permet au PSG de conserver sa couronne européenne et d’ajouter une deuxième étoile à son palmarès continental.

Touba : Serigne Mountakha Mbacké exhorte Al Aminou Lô à la responsabilité et salue les efforts du président Diomaye Faye

Le Khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Mbacké, a accordé une audience au nouveau Premier ministre du Sénégal, Al Aminou Lô, ce samedi 30 mai 2026 à Touba. Le chef du gouvernement était accompagné d’une importante délégation composée de plusieurs personnalités politiques et administratives, parmi lesquelles figuraient notamment l’ancien ministre de l’Intérieur, Me Bamba Cissé, ainsi que Moussa Balla Fofana et Alioune Dione.

Cette visite s’inscrit dans la tradition républicaine qui veut que les nouvelles autorités de l’État se rendent auprès des principales autorités religieuses du pays afin de leur témoigner leur respect et de solliciter leurs prières au moment d’assumer de nouvelles responsabilités.

Prenant la parole à l’issue de la rencontre, Al Aminou Lô a expliqué être venu informer le guide religieux des fonctions qui lui ont été confiées à la tête du gouvernement. Il a également sollicité les bénédictions du Khalife général des Mourides afin de pouvoir mener à bien la mission qui lui a été assignée au service du Sénégal.

Face à ses hôtes, Serigne Mountakha Mbacké a tenu à rappeler l’ampleur des responsabilités qui incombent désormais au Premier ministre. Dans un message empreint de sagesse et de gravité, le guide religieux a souligné le poids des charges publiques tout en formulant des prières pour la réussite de la mission gouvernementale.

« Les charges qui vous sont confiées sont lourdes, mais nous prions pour qu’en Dieu vous vienne en aide », a déclaré le Khalife général des Mourides, invitant ainsi le nouveau chef du gouvernement à faire preuve d’engagement, de responsabilité et de persévérance dans l’exercice de ses fonctions.

Au cours de l’audience, Serigne Mountakha Mbacké a également adressé un message à l’endroit du président de la République, Bassirou Diomaye Faye. Le guide religieux a salué les efforts entrepris par les autorités étatiques et exprimé sa reconnaissance à l’égard du chef de l’État.

« Vous direz au Président de la République que nous sommes au courant de tous les efforts consentis. Nous lui en sommes reconnaissants », a-t-il affirmé devant la délégation gouvernementale.

Touba : Ousmane Sonko présente les condoléances de la Nation à la famille de Serigne Cheikh Saliou Mbacké

Quelques jours après le rappel à Dieu de Serigne Cheikh Saliou Mbacké, une importante délégation de l’Assemblée nationale conduite par son président, Ousmane Sonko, s’est rendue à Touba pour présenter les condoléances de la Nation à la famille du défunt guide religieux.

Accompagné de plusieurs parlementaires, dont El Malick Ndiaye, le président de l’institution parlementaire a entamé sa visite par une audience auprès du Khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Mbacké. Cette rencontre, marquée par le recueillement et la sobriété, a permis à la délégation de transmettre les condoléances du peuple sénégalais ainsi que celles de l’ensemble des députés à la communauté mouride éprouvée par cette disparition.

Au cours des échanges, Ousmane Sonko a exprimé sa profonde compassion à l’endroit du Khalife général et de toute la famille de Cheikh Ahmadou Bamba. Il a souligné la place particulière qu’occupait Serigne Cheikh Saliou Mbacké au sein de la confrérie mouride, rappelant son engagement constant pour la préservation des valeurs spirituelles, de la paix sociale et de l’héritage légué par le fondateur du mouridisme.

La délégation s’est ensuite rendue auprès de Serigne Bassirou Mbacké, désigné pour assurer la succession spirituelle de Serigne Cheikh Saliou Mbacké. La rencontre s’est tenue en présence de Serigne Abô Mbacké ainsi que de plusieurs membres de la famille religieuse. C’est dans ce cadre que les condoléances officielles ont été présentées aux proches du défunt.

Visiblement ému, Ousmane Sonko a rendu un vibrant hommage à la mémoire de Serigne Cheikh Saliou Mbacké, qu’il a décrit comme un homme de foi, de piété et d’humilité dont l’influence a largement dépassé les frontières de la cité religieuse. Selon lui, le disparu a consacré sa vie au service de l’islam, à l’éducation spirituelle des fidèles et à la consolidation des enseignements de Cheikh Ahmadou Bamba.

Le président de l’Assemblée nationale a également réaffirmé l’attachement des institutions de la République aux familles religieuses du Sénégal, saluant le rôle déterminant qu’elles jouent dans la stabilité sociale, la cohésion nationale et la préservation des valeurs de paix.

Prenant la parole à son tour, El Malick Ndiaye a insisté sur la portée fédératrice des grandes figures religieuses sénégalaises. Il a rappelé que leur influence dépasse les considérations politiques et contribue à renforcer l’unité nationale autour des principes de dialogue, de solidarité et de vivre-ensemble.

Au nom de la famille de Serigne Cheikh Saliou Mbacké, Serigne Bassirou Mbacké et Serigne Abô Mbacké ont exprimé leur gratitude à l’endroit des autorités parlementaires pour ce déplacement. Ils ont salué ce geste de solidarité et de compassion, estimant qu’il témoigne des liens historiques qui unissent les institutions de la République aux différentes familles religieuses du pays.

Mobilisation paysanne : l’expertise agricole du Dr Macoumba Diouf mise en avant

Considérée comme l’une des villes les plus emblématiques du Sénégal, Kaolack aspire à retrouver le rôle de premier plan qu’elle a longtemps occupé dans la vie économique et politique nationale. C’est le message porté par Rifou, artiste-compositeur, influenceur, rappeur et lanceur d’alerte, qui s’est adressé à la presse ce samedi pour appeler les autorités à accorder une place aux fils de la région dans la composition du futur gouvernement.

Selon lui, « la capitale du Saloum, autrefois réputée pour son dynamisme économique grâce à son port, ses usines et ses nombreuses infrastructures, a contribué de manière significative au développement du pays. Ville historique associée à l’héritage de Valdiodio Ndiaye, Kaolack a également formé plusieurs générations de cadres, de ministres et de hauts responsables de l’État ».

Aujourd’hui, déplore Rifou, aucun ministre originaire de Kaolack ne siège au gouvernement, alors que la région regorge de compétences capables d’accompagner les ambitions de développement du Sénégal.

Parmi les personnalités qu’il estime aptes à intégrer une future équipe gouvernementale, il cite le Dr Macoumba Diouf, docteur en agronomie et expert reconnu du secteur agricole et rural. Ancien directeur général de l’Institut sénégalais de recherches agricoles (ISRA) à deux reprises, ancien directeur de l’Horticulture pendant plus de dix ans et conseiller technique au ministère de l’Agriculture, le Dr Diouf dispose, selon ses soutiens, d’une solide expérience dans la conduite des politiques agricoles.

Cette sortie intervient dans un contexte marqué par la récente mobilisation des acteurs du monde paysan. Lors d’une rencontre organisée ces derniers jours, plusieurs producteurs ont exprimé leur mécontentement face aux difficultés persistantes du secteur agricole. Les participants ont notamment dénoncé les obstacles liés à la production, au manque d’accompagnement technique ainsi qu’aux conditions de travail dans les zones rurales.

Pour de nombreux observateurs, cette mobilisation constitue un signal fort adressé aux autorités. Elle traduit le malaise grandissant d’une partie du monde rural et souligne l’urgence de mettre en œuvre des réponses adaptées aux préoccupations des agriculteurs.

Rifou estime ainsi que le Sénégal gagnerait à s’appuyer sur des profils expérimentés capables d’apporter des solutions concrètes aux défis du secteur. « Développer l’agriculture, c’est développer l’économie nationale », soutient-il, rappelant que la majorité de la population sénégalaise vit encore en milieu rural et que le Bassin arachidier, dont Kaolack constitue le cœur, demeure un levier stratégique pour la croissance du pays.

À travers cet appel, le lanceur d’alerte invite les décideurs à valoriser les compétences locales et à confier davantage de responsabilités aux cadres issus de la région de Kaolack afin de contribuer à la transformation économique du Sénégal.

Kaffrine : Keur Ibrahima Mbaye dit non à l’isolement et au sous-équipement

Créé en 1929 et fort d’une population estimée à près de 1 500 habitants, le village de Keur Ibrahima Mbaye, situé dans la commune de Diamal, région de Kaffrine, est considéré comme le deuxième plus grand village parmi les 29 que compte cette collectivité territoriale.

Ce samedi, la tension est montée d’un cran dans cette localité où les populations ont organisé une manifestation pacifique pour dénoncer leurs difficiles conditions de vie et interpeller les autorités sur plusieurs préoccupations majeures.

Arborant des brassards rouges en signe de protestation, les habitants ont investi les principales artères du village afin de faire entendre leurs revendications. Hommes, femmes et jeunes ont pris part à cette mobilisation citoyenne marquée par des chants, des slogans et des pancartes appelant à une meilleure prise en charge des besoins de la localité.

Selon les manifestants, le village souffre d’un manque criant d’infrastructures de base. Ils dénoncent notamment l’absence d’électricité, le déficit d’accès à l’eau potable, le manque de structures sanitaires adéquates ainsi que l’enclavement de leur localité.

« Nous voulons simplement bénéficier des mêmes conditions de vie que les autres localités. Sans électricité et avec des routes impraticables, il est difficile de parler de développement », a déclaré Mor Diop, président de l’Association des élèves et étudiants de Keur Ibrahima Mbaye.

D’après lui, l’absence d’électricité constitue un frein majeur au développement économique du village et pénalise fortement les conditions d’apprentissage des élèves et étudiants. Les populations estiment également que le manque d’accès à l’eau potable complique davantage leur quotidien.

Les habitants pointent aussi du doigt le mauvais état des voies d’accès reliant Keur Ibrahima Mbaye aux autres localités de la commune. En période d’hivernage, les déplacements deviennent particulièrement difficiles, limitant l’accès aux services sociaux de base, aux structures sanitaires et aux marchés.

À travers le port de brassards rouges, symbole de leur mécontentement mais aussi de leur détermination, les populations entendent alerter les autorités sur l’urgence de la situation. Elles réclament notamment l’électrification du village, l’amélioration de l’accès à l’eau potable, la construction d’infrastructures sanitaires adéquates ainsi que le désenclavement de la localité.

Par cette mobilisation pacifique, les habitants de Keur Ibrahima Mbaye espèrent obtenir une réponse rapide des autorités compétentes afin de mettre fin à des difficultés qui, selon eux, perdurent depuis plusieurs années et freinent considérablement le développement économique et social de leur terroir.

Convocation de Guy Marius Sagna à la Section de Recherches : le député dénonce une justice à deux vitesses

Le député Guy Marius Sagna a annoncé avoir été convoqué à la Section de Recherches de la Gendarmerie nationale dans le cadre d’une affaire dont il dit ignorer, pour l’heure, les contours précis. L’élu a rendu publique l’information à travers une publication sur sa page Facebook, où il a également exprimé ses préoccupations concernant ce qu’il qualifie de « tentative de rapt » visant son collègue député Cheikh Bara Ndiaye.

Dans son message, le parlementaire est revenu sur les méthodes employées par les forces de sécurité sous l’ancien régime, rappelant que son camp politique avait régulièrement dénoncé les arrestations sans convocation préalable, les interpellations musclées et les enlèvements présumés de citoyens dans l’espace public.

Selon lui, les combats menés par les militants de l’opposition d’alors visaient à instaurer davantage de respect des droits et de la dignité des citoyens dans leurs rapports avec les institutions de l’État. Guy Marius Sagna estime ainsi que toute personne concernée par une procédure judiciaire doit recevoir une convocation régulière et dans des délais raisonnables, conformément aux principes de l’État de droit.

Le député considère également que les forces de sécurité ne devraient en aucun cas être utilisées pour intimider ou humilier des citoyens. À ses yeux, la puissance publique doit être mise au service de la protection et de l’épanouissement des populations plutôt que de leur intimidation.

Au-delà de sa situation personnelle, l’élu de Pastef a profité de cette sortie pour critiquer le fonctionnement de la justice sénégalaise. Il juge que certaines procédures visant des acteurs qu’il qualifie de « patriotes » semblent avancer plus rapidement que les dossiers liés aux violences politiques ayant marqué les dernières années du pays.

Guy Marius Sagna évoque notamment les affaires concernant les décès enregistrés lors des manifestations politiques, les allégations de torture contre des militants de l’opposition ainsi que les questions relatives à la reddition des comptes. Il regrette que ces dossiers ne connaissent pas, selon lui, la même célérité que d’autres procédures judiciaires.

Malgré ces critiques, le député affirme rester engagé dans le combat politique qu’il mène avec ses alliés. Se réclamant du courant souverainiste africain, il se dit convaincu que cette lutte finira par aboutir et assure que son camp continuera à défendre ses positions face aux défis qu’il estime rencontrer.

Passation de services à la Primature : Ousmane Sonko transmet les rênes à Ahmadou Al Aminou Lo dans une ambiance fraternelle

La Primature a vécu, ce vendredi 29 mai 2026, un moment institutionnel empreint de solennité et de cordialité avec la cérémonie officielle de passation de services entre le Premier ministre sortant, Ousmane Sonko, et son successeur, Ahmadou Al Aminou Lo. Organisée en présence de l’Inspecteur général d’État, cette cérémonie a été marquée par des témoignages de respect mutuel, de reconnaissance et de continuité dans l’action gouvernementale.

Prenant la parole en premier, Ousmane Sonko a ouvert son intervention par des remerciements à Dieu et des prières sur le Prophète Mohammed (PSL), avant de saluer ses proches, notamment son épouse et ses enfants, pour leur soutien durant son passage à la tête du gouvernement.

Le désormais ancien chef du gouvernement a insisté sur la portée républicaine de cette cérémonie, qu’il considère comme un symbole fort de la continuité de l’État et du bon fonctionnement de l’administration publique.

« Cette tradition honore l’État et garantit la continuité du service public au-delà des personnes », a-t-il déclaré.

Ousmane Sonko s’est également réjoui de transmettre le flambeau à une personnalité qu’il connaît bien. Il a rappelé avoir travaillé étroitement avec Ahmadou Al Aminou Lo durant les treize derniers mois, lorsque ce dernier occupait les fonctions de ministre secrétaire général du gouvernement.

Dans un ton à la fois détendu et complice, il a confié avoir plaisanté avec son successeur en lui rappelant qu’il connaissait déjà parfaitement les lieux pour avoir fréquenté quotidiennement les couloirs de la Primature.

Au-delà de l’aspect protocolaire, l’ancien Premier ministre a livré un témoignage sincère sur les exigences de la fonction. Revenant sur les deux années passées à la tête du gouvernement, il a évoqué une mission particulièrement éprouvante.

« C’est une responsabilité harassante, extrêmement exigeante et parfois cassante. Vendredi dernier, j’ai soufflé comme je n’avais jamais soufflé auparavant tant ces deux années ont été difficiles », a-t-il confié.

Malgré ces contraintes, Ousmane Sonko a encouragé son successeur à poursuivre le travail engagé, tout en lui souhaitant plein succès dans l’exercice de ses nouvelles fonctions. Il a également exprimé sa gratitude à l’endroit des agents de la Primature, des membres de son cabinet ainsi que des journalistes qu’il a remerciés pour leur rôle dans la diffusion et la vulgarisation de l’action publique.

Affirmant qu’il ne s’éloignera pas des affaires de l’État, il a tenu à rassurer son successeur sur sa disponibilité future. Désormais installé à la présidence de l’Assemblée nationale, il a indiqué qu’il continuerait à apporter son soutien chaque fois que l’intérêt supérieur du Sénégal l’exigera.

« Je ne serai pas loin. Je suis tout à côté », a-t-il lancé, avant de souligner que la séparation des pouvoirs ne signifiait pas une opposition entre les institutions de la République.

À son tour, Ahmadou Al Aminou Lo a exprimé sa gratitude envers Dieu avant de remercier le président de la République pour la confiance placée en lui à travers cette nomination. Le nouveau Premier ministre a également rendu un vibrant hommage à son prédécesseur, saluant la confiance que celui-ci lui avait accordée dès avril 2024.

« Il ne me connaissait pas personnellement. Pourtant, il a fait appel à moi et m’a accordé sa confiance », a-t-il rappelé.

Revenant à la Primature après y avoir servi pendant plus d’un an comme ministre secrétaire général du gouvernement, Ahmadou Al Aminou Lo a confié ressentir une certaine familiarité avec son nouvel environnement de travail.

« Je reviens dans un endroit où je ne suis pas étranger. C’est un retour au pays natal », a-t-il déclaré, soulignant qu’il retrouvait des collaborateurs avec lesquels il avait déjà travaillé.

Le nouveau chef du gouvernement a assuré qu’il s’inscrirait dans la continuité des orientations fixées par le président de la République dans le cadre de l’Agenda national de transformation. Il a également révélé que son prédécesseur lui avait recommandé de maintenir un lien permanent entre la Primature et la Présidence afin d’assurer une meilleure coordination de l’action gouvernementale.

Dans une atmosphère détendue, Ahmadou Al Aminou Lo a évoqué les conseils reçus d’Ousmane Sonko sur la difficulté de la mission qui l’attend. Il a toutefois assuré qu’il continuerait à s’appuyer sur son expérience et sa disponibilité.

S’adressant ensuite aux agents de la Primature, il a voulu dissiper toute inquiétude quant à son style de management.

« Je n’ai pas changé et je ne changerai jamais, si Dieu le veut », a-t-il affirmé.

Il a réitéré son attachement aux valeurs de rigueur, de diligence, d’anticipation, d’engagement et de loyauté qui ont toujours guidé son parcours administratif.

Abdou Diouf et Abdoulaye Wade : les dessous d’un dialogue politique qui a préservé la stabilité du Sénégal

Trente-cinq ans après les premiers accords de partage du pouvoir entre le Parti socialiste et le Parti démocratique sénégalais, l’ancien ministre de l’Intérieur Me Ousmane Ngom revient sur les coulisses de ces négociations historiques qui ont marqué la vie politique sénégalaise au début des années 1990.

Dans un entretien accordé à l’Agence de presse sénégalaise (APS), l’ancien numéro deux du PDS met en lumière le rôle déterminant joué par les présidents Abdou Diouf et Abdoulaye Wade dans la préservation de la paix civile, à une période où le pays traversait de fortes turbulences politiques.

Selon Me Ousmane Ngom, les relations entre les deux hommes d’État étaient marquées par une profonde rivalité politique, mais également par un sens élevé de la responsabilité nationale. Malgré les tensions nées de l’élection présidentielle de 1988, vivement contestée par l’opposition, les deux dirigeants ont toujours privilégié le dialogue afin d’éviter une crise majeure.

L’ancien ministre révèle qu’à la suite des événements postélectoraux de 1988 et de l’arrestation de plusieurs responsables du PDS, des discussions discrètes avaient été engagées entre le pouvoir et l’opposition après leur libération. Ces premiers échanges se sont notamment déroulés à la résidence présidentielle de Popenguine.

D’après son témoignage, Abdou Diouf était alors animé par une volonté sincère d’apaisement. Il aurait même exprimé sa disponibilité à associer son principal adversaire politique à la gestion des affaires publiques dans le but de préserver la stabilité du pays et d’éviter toute confrontation susceptible de fragiliser les institutions.

Toutefois, ces premières tentatives de rapprochement n’avaient pas abouti. Me Ousmane Ngom explique que plusieurs résistances au sein même de l’appareil d’État avaient freiné le processus, empêchant la concrétisation d’un accord entre les deux camps.

La situation évoluera à partir de 1990 avec le départ de Jean Collin, considéré à l’époque comme l’un des hommes les plus influents du régime socialiste. Cette nouvelle configuration politique favorisera la reprise des contacts entre le pouvoir et le PDS.

Les négociations seront alors facilitées par le ministre de l’Intérieur d’alors, Famara Ibrahima Sagna, qui jouera un rôle de médiateur entre les différentes parties. Après plusieurs mois de discussions, un accord politique sera finalement trouvé.

En mars 1991, le Parti démocratique sénégalais fait son entrée au gouvernement. Quatre de ses responsables accèdent à des fonctions ministérielles, parmi lesquels Abdoulaye Wade, nommé ministre d’État. Cette participation constitue une étape majeure dans l’histoire politique du Sénégal, marquant l’une des premières expériences de gouvernement d’ouverture associant le pouvoir et son principal opposant.

Mais cette alliance ne survivra pas aux tensions liées à la préparation de l’élection présidentielle de 1993. À l’approche du scrutin, les divergences réapparaissent et conduisent à une nouvelle rupture entre les deux formations politiques.

Malgré cette séparation, le dialogue ne sera jamais totalement rompu. Dans un contexte politique à nouveau tendu, marqué par des contestations et des crispations, Abdou Diouf et Abdoulaye Wade renoueront les contacts quelques années plus tard.

Ces nouvelles discussions déboucheront sur un second accord politique en 1995. Le PDS réintègre alors le gouvernement avec cinq portefeuilles ministériels, confirmant une nouvelle fois la volonté des deux leaders de privilégier le compromis politique à l’affrontement.

Pour Me Ousmane Ngom, ces épisodes démontrent que les deux hommes, malgré leurs divergences profondes et leur compétition pour le pouvoir, avaient en commun la conviction que l’intérêt supérieur de la nation devait primer sur les calculs partisans. Une démarche qui, selon lui, a largement contribué à préserver la stabilité politique du Sénégal durant une période particulièrement sensible de son histoire.

Visite de travail en Gambie : Bassirou Diomaye Faye accueilli par Adama Barrow à Banjul

Le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, est arrivé ce samedi à Banjul dans le cadre d’une visite de travail en République de Gambie, marquant une nouvelle étape dans le renforcement des relations de coopération entre les deux pays voisins.

À sa descente d’avion à l’aéroport international de Banjul, le chef de l’État sénégalais a été accueilli avec les honneurs par son homologue gambien, Adama Barrow. La cérémonie d’accueil s’est déroulée dans une ambiance chaleureuse et fraternelle, illustrant la solidité des liens historiques, culturels et géographiques qui unissent le Sénégal et la Gambie.

Cette visite s’inscrit dans la dynamique de concertation régulière entre Dakar et Banjul sur les grandes questions d’intérêt commun. Les deux dirigeants devraient profiter de cette rencontre pour échanger sur plusieurs dossiers stratégiques liés notamment à l’intégration sous-régionale, à la sécurité transfrontalière, au développement économique ainsi qu’au renforcement des infrastructures favorisant la mobilité et les échanges entre les populations des deux pays.

Le Sénégal et la Gambie entretiennent des relations privilégiées fondées sur une histoire commune et une coopération étroite dans divers domaines. Au fil des années, les autorités des deux États ont multiplié les initiatives visant à consolider ce partenariat, notamment dans les secteurs du commerce, de l’énergie, des transports et de la sécurité.

La présence de Bassirou Diomaye Faye à Banjul témoigne de la volonté des deux chefs d’État de poursuivre le dialogue politique et de promouvoir une coopération toujours plus étroite au bénéfice des peuples sénégalais et gambien. Cette visite devrait également permettre d’examiner les perspectives de nouveaux projets communs destinés à renforcer davantage l’axe Dakar-Banjul, considéré comme un pilier essentiel de l’intégration en Afrique de l’Ouest.

Dialogue État-Église : le président reçoit les évêques et salue la contribution catholique au programme NITHÉ

Le président de la République a accordé, cet après-midi au Palais de la République, une audience à une délégation des responsables de l’Église catholique du Sénégal conduite par la Conférence épiscopale. Cette rencontre a été l’occasion de réaffirmer les relations de confiance et de coopération qui unissent l’État sénégalais et les différentes confessions religieuses du pays.

Au cours des échanges, les évêques ont exprimé leur gratitude au chef de l’État pour l’accompagnement et le soutien apportés par les autorités publiques à l’organisation du pèlerinage marial de Notre-Dame de la Délivrande de Popenguine. Considéré comme l’un des plus grands rendez-vous spirituels du Sénégal, cet événement rassemble chaque année des milliers de fidèles catholiques venus de différentes régions du pays et de la sous-région.

Les responsables religieux ont salué les dispositions prises pour assurer le bon déroulement du pèlerinage, notamment sur les plans logistique, sécuritaire et organisationnel, contribuant ainsi à la réussite de cette importante manifestation de foi et de recueillement.

La délégation a également remis au président de la République une contribution écrite relative au programme NITHÉ, la Nouvelle Initiative pour la Transformation Humaniste de l’Éducation. À travers cette démarche, l’Église catholique entend participer activement à la réflexion nationale autour de la réforme du système éducatif, forte de son expérience historique dans le domaine de l’enseignement et de la formation.

Les évêques ont par ailleurs évoqué plusieurs préoccupations touchant la communauté catholique, dans un esprit d’écoute et de dialogue avec les autorités de l’État. Cette audience a ainsi permis d’aborder des questions liées à la cohésion sociale, à l’éducation, ainsi qu’au rôle des communautés religieuses dans la consolidation de la paix et du vivre-ensemble.

Azoura Fall placé sous mandat de dépôt : le procès fixé à mardi prochain

L’activiste politique Assane Guèye, plus connu sous le pseudonyme d’Azoura Fall et réputé proche du parti Pastef, a été placé sous mandat de dépôt après son arrestation par les éléments de la Division spéciale de cybersécurité (DSC), le mercredi 28 mai 2026. Son procès en flagrant délit est prévu mardi prochain devant le tribunal de grande instance hors classe de Dakar.

Selon les informations recueillies, les poursuites engagées contre l’activiste font suite à des déclarations tenues récemment devant l’hémicycle, en marge de l’installation d’Ousmane Sonko à la présidence de l’Assemblée nationale. Lors d’une interview accordée à la presse, Azoura Fall s’en était vivement pris au chef de l’État à travers des propos jugés offensants et susceptibles de troubler l’ordre public.

Au cours de cette sortie médiatique, il aurait notamment déclaré : « Je n’aime pas les traîtres… Les Sérères sont des gens bien, mais lui non ». Des propos qui ont rapidement suscité de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux et dans la sphère politique.

Face à l’ampleur de la polémique, le procureur de la République près le tribunal de grande instance hors classe de Dakar s’est autosaisi du dossier et a ordonné l’ouverture d’une procédure judiciaire. Dans la foulée, la Division spéciale de cybersécurité a été instruite de procéder à l’interpellation de l’activiste.

L’arrestation est intervenue dans une station-service située à Médine. D’après plusieurs sources, Azoura Fall s’apprêtait à rallier le Saloum pour célébrer la fête de Tabaski lorsqu’il a été appréhendé par les agents de la DSC.

Après son placement en garde à vue, il a été déféré devant le parquet avant d’être inculpé puis placé sous mandat de dépôt. Il devra répondre devant le tribunal des faits qui lui sont reprochés lors de l’audience prévue mardi prochain.

Cette nouvelle affaire judiciaire ravive également le souvenir de ses précédents démêlés avec la justice. En 2025, Assane Guèye avait déjà été condamné à une peine de six mois d’emprisonnement avec sursis pour injures publiques et propos contraires aux bonnes mœurs. Au cours de cette précédente procédure, une expertise médicale avait été ordonnée, conduisant à son internement temporaire au centre psychiatrique de Thiaroye.

Mbadakhoune en ferveur : Mandour Ndour perpétue la mémoire familiale par le Coran

Le village de Mbadakhoune a vibré, ce vendredi 29 mai 2026, au lendemain de la fête de la Tabaski, au rythme des versets du Saint Coran, à l’occasion de la journée annuelle de récital organisée par Mandour Ndour, homme politique et acteur de développement reconnu dans la localité.

Cette cérémonie religieuse, devenue au fil des années un rendez-vous spirituel incontournable, a réuni de nombreux fidèles, autorités religieuses, notables et habitants venus communier autour des valeurs de paix, de solidarité et de dévotion islamique.

Selon les organisateurs, vingt-et-un exemplaires complets du Saint Coran ont été récités au cours de cette journée de prières et de recueillement dédiée aux parents de Mandour Ndour ainsi qu’au ministre Pape Malick Ndour. Des prières ont également été formulées pour la stabilité du Sénégal, la paix sociale et le développement du pays.

Prenant la parole devant l’assistance, Mandour Ndour a magnifié l’importance du Saint Coran dans la vie des croyants, tout en rappelant la nécessité de préserver les valeurs religieuses et sociales qui fondent la cohésion communautaire.

Les guides religieux présents ont salué cette initiative, qu’ils considèrent comme un acte de haute portée spirituelle et sociale. Ils ont formulé des bénédictions à l’endroit du parrain ainsi que de l’ensemble des participants.

Dans une ambiance empreinte de ferveur religieuse, la cérémonie s’est achevée par des séances de prières collectives et des moments de partage entre les différentes délégations venues prendre part à l’événement.

Drame familial à la cité Fadia : poignardé par son frère en pleine Tabaski, un mareyeur succombe à ses blessures

Un drame familial d’une rare violence s’est produit ce jeudi 29 mai 2026, jour de célébration de la Tabaski, dans un appartement situé au deuxième étage d’un immeuble de la cité Fadia, dans la commune de Golf Sud. Un homme de 51 ans, identifié sous les initiales K. Fall, a perdu la vie après avoir été poignardé par son propre frère cadet.

Selon les premiers éléments de l’enquête, les faits se sont déroulés aux environs de 13 heures. Alertés par des riverains faisant état d’une violente altercation dans l’immeuble, les éléments du commissariat d’arrondissement de Golf-Sud se sont rapidement rendus sur les lieux.

À leur arrivée, la victime avait déjà été évacuée par ses proches vers l’hôpital Dalal Jamm, où elle avait été admise en service de réanimation dans un état critique. Malgré les efforts des médecins, K. Fall, mareyeur de profession, a finalement succombé à ses graves blessures.

Les circonstances du drame suscitent une vive émotion dans le quartier. D’après des témoignages recueillis sur place, la victime dormait dans sa chambre lorsque son frère cadet, identifié comme M. Fall, l’aurait surpris avant de lui porter plusieurs coups de couteau.

Après son geste, le suspect aurait sombré dans un état de forte agitation. Armé d’un couteau, il aurait menacé des personnes présentes tout en lançant divers objets depuis le balcon de l’appartement. Dans un moment de panique, il a ensuite sauté du deuxième étage de l’immeuble.

Très en colère après l’agression mortelle, des habitants du quartier ont tenté de s’en prendre au mis en cause. Celui-ci a toutefois été soustrait à la foule grâce à l’intervention rapide des forces de l’ordre, qui l’ont placé sous contrôle avant son évacuation.

Initialement visé pour coups et blessures volontaires, M. Fall est désormais poursuivi pour meurtre après le décès de son frère à l’hôpital Dalal Jamm.

États-Unis : le bilan de la fuite chimique dans une usine de papier de Washington grimpe à huit morts

Le drame industriel survenu dans une usine de papier de l’État de Washington continue de s’alourdir. Les autorités américaines ont annoncé la découverte de six nouveaux corps après la fuite chimique qui s’est produite mardi sur le site de l’entreprise Nippon Dynawave Packaging, portant désormais le bilan à huit morts, tandis que trois personnes restent toujours portées disparues.

Lors d’une conférence de presse, Brad Hannig, chef des pompiers du service d’incendie de Longview, a confirmé que les équipes de secours avaient retrouvé six des neuf victimes initialement recherchées dans les décombres du complexe industriel. Le précédent bilan faisait état de deux morts et de neuf disparus.

Face à l’ampleur des dégâts et aux conditions extrêmement dangereuses sur le site, les opérations de sauvetage ont été réorientées vers la récupération des corps. Les secours avaient déjà indiqué qu’il n’y avait pratiquement plus d’espoir de retrouver des survivants. « Nous continuons à travailler avec le médecin légiste pour informer les familles », a déclaré Brad Hannig, soulignant que les sauveteurs intervenaient toujours dans un « environnement actif et dangereux ».

L’accident est survenu après la rupture d’une cuve contenant de la « liqueur blanche », une substance chimique utilisée dans l’industrie papetière. Cette solution, composée principalement d’hydroxyde de sodium et de sulfure de sodium, sert à dissoudre les copeaux de bois afin de produire la pâte à papier lors des premières étapes de fabrication.

Outre les pertes humaines, l’incident a également fait neuf blessés et provoqué d’importants dégâts matériels. Plusieurs bâtiments, véhicules et équipements industriels ont été endommagés par l’effondrement partiel de l’installation. Des images diffusées par les médias américains montrent un immense réservoir affaissé et dangereusement incliné au cœur du site industriel.

Les autorités locales et fédérales ont toutefois tenté de rassurer les habitants de la région quant aux risques environnementaux. Chris Collins, directeur des travaux publics de la ville de Longview, a affirmé que l’eau potable restait totalement sûre malgré l’accident. « L’eau de Longview est sûre », a-t-il assuré devant la presse.

De son côté, Brooks Stanfield, responsable fédéral de l’Agence de protection de l’environnement, a indiqué qu’aucune présence inquiétante de sulfure d’hydrogène ni d’autres contaminants atmosphériques dangereux n’avait été détectée autour du site.

Selon les pompiers, près de 95.000 litres de liquide chimique demeurent encore dans la cuve endommagée. Les équipes techniques ont néanmoins réussi à stabiliser la structure afin d’éviter un nouvel effondrement ou une aggravation de la fuite.

Retour mouvementé pour Ama Baldé : le lutteur interpellé par la Brigade de recherches après son accueil triomphal à Pikine

Le célèbre lutteur sénégalais Ama Baldé n’aura savouré que quelques heures de ferveur populaire après son retour au Sénégal. Accueilli mardi en véritable héros dans son fief de Pikine par une foule compacte de supporters venus célébrer son retour de France, le fils de Falaye Baldé a finalement été interpellé ce mercredi par la Brigade de recherches de la compagnie de gendarmerie de Keur Massar.

Selon des informations obtenues par Seneweb, cette arrestation intervient dans le cadre d’une délégation judiciaire émise par le juge d’instruction du premier cabinet près le tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye. Le lutteur est cité dans une affaire remontant au mois de mai 2025 et portant notamment sur des faits d’entrave à une opération policière, de violences sur agent et de fuite d’un suspect recherché.

L’origine du dossier remonte à une intervention menée par des éléments du commissariat d’arrondissement de Pikine au domicile de la famille Baldé. Les policiers étaient alors venus remettre une convocation à Julo, neveu d’Ama Baldé, cité dans une affaire d’agression et de vol portant sur une moto et une chaîne appartenant à une victime ayant déposé plainte.

D’après les éléments de l’enquête, les policiers auraient surpris le jeune homme en train de consommer du chanvre indien dans le salon familial au moment de leur arrivée. La situation aurait rapidement dégénéré lorsque Ama Baldé et son frère aîné, Pathé Baldé, se seraient opposés à l’interpellation du suspect. Une altercation physique aurait éclaté entre le lutteur et un adjudant de police chargé de l’opération.

Profitant de la confusion, Julo aurait réussi à prendre la fuite. Les forces de l’ordre ont ensuite procédé à une perquisition de sa chambre où quatorze cornets de chanvre indien ainsi qu’une paire de ciseaux auraient été saisis. Avant même l’arrivée des renforts policiers, Ama Baldé et son frère auraient quitté les lieux.

L’adjudant impliqué dans l’intervention avait subi une blessure légère à la main. Un certificat médical lui avait accordé une incapacité temporaire de travail de sept jours, élément qui a renforcé le dossier judiciaire ouvert par le parquet.

Dans la foulée de cette affaire, une interdiction de sortie du territoire national avait été prise contre Ama Baldé. Malgré cette mesure, le lutteur avait réussi à quitter discrètement le Sénégal pour rejoindre la France, où il est resté plusieurs mois. Son retour mardi, accompagné d’un avocat réputé, avait suscité une forte mobilisation populaire à Pikine, ses supporters voyant en lui un symbole de résistance et de loyauté envers sa communauté.

Pendant ce temps, son frère aîné, Pathé Baldé, avait déjà été interpellé devant l’Arène nationale dans le cadre de la même affaire. Le procureur Saliou Dicko avait par la suite requis l’ouverture d’une information judiciaire afin de faire toute la lumière sur les faits.

Tabaski 2026 : Macky Sall appelle à la paix et à la fraternité humaine

À l’occasion de la célébration de l’Aïd el-Kébir, l’ancien président de la République, Macky Sall, a adressé un message de vœux à l’ensemble de la communauté musulmane mondiale. Dans une publication diffusée sur les réseaux sociaux, l’ex-chef de l’État a placé cette fête religieuse sous le signe de la foi, de la solidarité et du vivre-ensemble.

Évoquant la portée spirituelle de la Tabaski, Macky Sall a rappelé que cette célébration demeure un puissant symbole de soumission à Dieu, de confiance et de sacrifice. Il a ainsi invité les fidèles musulmans, mais également l’ensemble des peuples, à s’inspirer des valeurs de l’Aïd pour promouvoir davantage la paix, l’entraide et la fraternité humaine dans un contexte international marqué par de nombreuses tensions.

« Bonne fête à toutes et à tous », a déclaré l’ancien président à l’endroit de toute la Oummah islamique, tout en formulant des prières pour un monde plus apaisé et plus solidaire. À travers ce message, Macky Sall a insisté sur l’importance du dialogue entre les peuples et du renforcement des liens de cohésion sociale, particulièrement en cette période de communion et de partage.

Libération de René Capain Bassène : Babacar Touré salue « la correction d’une injustice »

Après huit longues années passées derrière les barreaux dans le cadre de l’affaire des bûcherons de Boffa Bayotte, René Capain Bassène a finalement retrouvé la liberté. Cette libération, qui suscite de nombreuses réactions au sein de l’opinion publique, a été saluée par le journaliste d’investigation Babacar Touré, qui y voit une décision marquant un tournant dans ce dossier judiciaire emblématique.

Dans une publication diffusée sur les réseaux sociaux, Babacar Touré a exprimé sa satisfaction et adressé ses remerciements au président Bassirou Diomaye Faye. Selon lui, cette remise en liberté constitue une manière de « corriger une injustice » ayant profondément marqué plusieurs familles et une partie de l’opinion nationale depuis l’éclatement de cette affaire.

Le journaliste a également tenu à rendre hommage aux avocats qui ont accompagné les accusés tout au long de cette procédure judiciaire particulièrement sensible. Il a notamment salué le travail de Me Ciré Clédor Ly ainsi que celui des autres membres de la défense qui, durant plusieurs années, ont plaidé en faveur d’un réexamen du dossier lié au massacre des 14 bûcherons dans la forêt classée de Bayotte, en Casamance.

Babacar Touré est revenu sur les circonstances entourant cette affaire qui avait secoué le Sénégal sous le régime de Macky Sall. Il a rappelé que 27 personnes avaient été arrêtées puis présentées comme impliquées dans ce drame survenu en janvier 2018. Une affaire qui avait rapidement pris une dimension nationale en raison de la gravité des faits et des nombreuses interrogations soulevées au fil de l’enquête et des procédures judiciaires.

Le journaliste a également évoqué les conséquences humaines de cette longue détention pour plusieurs accusés et leurs proches. Il a notamment rappelé les décès de Seyni Sané, Maurice Badji et Jean-Baptiste Badji, tous liés à ce dossier, soulignant ainsi le lourd tribut payé par certaines familles au cours de ces années de procédure.

Au-delà de l’aspect judiciaire, Babacar Touré a adressé un message de soutien à la famille de René Capain Bassène. Il a eu une pensée particulière pour son épouse, Odette, ainsi que pour ses enfants, saluant leur patience et leur résilience durant cette longue épreuve.

Azoura Fall interpellé par la DSC après des propos visant le président Bassirou Diomaye Faye

Assane Guèye, plus connu sous le nom d’Azoura Fall, a de nouveau été interpellé ce mercredi par les éléments de la Division spéciale de cybersécurité (DSC). Le militant de Pastef a été arrêté au niveau d’une station-service située au poste de Médine, alors qu’il s’apprêtait à prendre la route du Saloum pour y célébrer la fête de la Tabaski.

Selon des informations concordantes, l’influenceur a été approché sur place par des policiers en civil qui l’ont ensuite conduit dans les locaux de la DSC à Dakar. Il y est actuellement entendu dans le cadre d’une audition ouverte à la suite de déclarations jugées offensantes à l’encontre du président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye.

Cette nouvelle affaire trouve son origine dans une sortie médiatique effectuée la veille à l’Assemblée nationale. Au cours de cette intervention, Azoura Fall aurait tenu des propos particulièrement virulents contre le chef de l’État, provoquant de nombreuses réactions dans les milieux politiques et sur les réseaux sociaux.

D’après des sources judiciaires, le procureur de la République près le tribunal de grande instance hors classe de Dakar se serait rapidement autosaisi du dossier après la diffusion des déclarations incriminées. Des instructions auraient alors été données à la Division spéciale de cybersécurité afin de procéder à l’interpellation du mis en cause et de l’entendre sur le contenu de ses propos.

À l’issue de son audition, Assane Guèye pourrait être placé en garde à vue si les enquêteurs estiment que les éléments recueillis justifient l’ouverture de poursuites. Cette interpellation relance une nouvelle fois le débat sur les limites de la liberté d’expression sur les réseaux sociaux et la responsabilité des influenceurs dans le traitement des questions politiques sensibles.

Aminata Touré plaide pour une gouvernance axée sur les résultats après la nomination du nouveau Premier ministre

L’ancienne Première ministre Aminata Touré a salué la nomination du nouveau chef du gouvernement par le président de la République, estimant que son profil d’économiste et de banquier constitue une réponse adaptée aux défis économiques auxquels le Sénégal fait actuellement face. Pour elle, ce choix traduit une volonté claire des autorités de privilégier l’efficacité, le travail et les résultats plutôt que les affrontements politiques.

S’exprimant sur les enjeux liés à l’installation de la nouvelle équipe gouvernementale, Aminata Touré a mis en avant l’expérience du nouveau Premier ministre dans la gestion des finances publiques et des institutions de l’État. Elle a notamment rappelé son parcours au sein de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), ainsi que les différentes responsabilités qu’il a occupées dans l’administration sénégalaise, notamment comme secrétaire général du gouvernement puis ministre d’État chargé du programme « Sénégal 2050 ».

Selon l’ancienne cheffe du gouvernement, cette nomination intervient dans un contexte particulièrement sensible sur le plan économique. Elle a évoqué les discussions engagées avec plusieurs partenaires financiers internationaux, notamment le Fonds monétaire international et la Banque mondiale, dans un environnement marqué par des tensions budgétaires et des attentes sociales importantes. À ses yeux, un profil issu du secteur bancaire et maîtrisant les mécanismes économiques internationaux pourrait contribuer à faciliter les négociations et à accélérer la mise en œuvre de solutions concrètes pour soutenir la relance économique.

Aminata Touré a également insisté sur les attentes des populations, affirmant que les Sénégalais réclament avant tout des réponses à leurs difficultés quotidiennes. Elle a cité parmi les priorités du futur gouvernement la lutte contre la vie chère, l’emploi des jeunes, l’amélioration du système de santé, le renforcement de l’éducation ainsi que le développement du secteur agricole.

Pour la superviseure générale de la coalition Diomaye Président, le choix porté sur un technocrate plutôt qu’un responsable politique traditionnel révèle une nouvelle orientation dans la méthode de gouvernance. Elle estime que le président de la République cherche désormais à concentrer l’action publique sur les performances économiques et sociales, loin des logiques partisanes.

Dans le même élan, Aminata Touré a appelé à apaiser le climat politique et à réduire la place des querelles dans le débat public. Selon elle, les préoccupations majeures des citoyens restent essentiellement économiques et sociales, bien loin des polémiques politiques ou des tensions observées à l’Assemblée nationale.

« Un pays ne peut pas faire de la politique du 1er janvier au 31 décembre », a-t-elle déclaré, plaidant pour des discussions davantage orientées vers des secteurs stratégiques tels que l’artisanat, l’emploi, l’éducation ou encore le développement du secteur informel.

Elle a par ailleurs assuré que la coalition Diomaye Président restait disposée à accompagner le nouveau gouvernement grâce aux nombreuses compétences réunies en son sein, notamment des économistes, ingénieurs et universitaires mobilisés dans ses structures de réflexion.

Enfin, à l’occasion de la Pentecôte, du jour d’Arafat et à l’approche de la Tabaski, Aminata Touré a lancé un appel à l’unité nationale et à la préservation de la paix sociale. Forte de son expérience de plus de vingt-cinq ans au sein des Nations unies, elle a rappelé que la stabilité demeure, selon elle, la condition essentielle au développement d’un pays.

Pape Thiaw à la tête des Lions sans salaire depuis février : un malaise en pleine préparation du Mondial 2026

Alors que l’équipe nationale du Sénégal s’apprête à s’envoler ce mercredi soir pour les États-Unis afin de lancer sa préparation en vue de la Coupe du monde 2026, une situation pour le moins troublante entoure le sélectionneur national, Pape Thiaw. Selon des informations révélées par Seneweb, le technicien sénégalais n’a plus perçu de salaire depuis le mois de février dernier, date à laquelle son contrat avec la Fédération sénégalaise de football (FSF) est arrivé à expiration.

Cette situation intervient pourtant quelques semaines seulement après l’un des plus grands exploits du football sénégalais. En janvier 2025, Pape Thiaw conduisait les Lions de la Teranga vers un deuxième sacre continental historique en remportant la Coupe d’Afrique des nations face au Maroc au terme d’une campagne saluée par tout le continent. Ce succès avait renforcé son image auprès des supporters et conforté la confiance de la FSF qui avait officiellement confirmé son maintien à la tête de la sélection.

Mais derrière cette stabilité affichée publiquement, la réalité administrative semble beaucoup plus fragile. Depuis quatre mois, le sélectionneur travaillerait sans contrat en bonne et due forme et sans rémunération. Une situation étonnante pour un entraîneur champion d’Afrique et qualifié pour la prochaine Coupe du monde.

À quelques jours du début officiel de la préparation du Mondial, le Sénégal pourrait ainsi se présenter avec un sélectionneur considéré juridiquement comme un simple prestataire de services. Une anomalie qui soulève des interrogations sur la gestion contractuelle au sein de l’instance fédérale, surtout dans un contexte où les Lions abordent l’une des échéances les plus importantes de leur histoire.

Malgré cette incertitude, Pape Thiaw continue de se montrer déterminé et ambitieux. Le technicien sénégalais avait récemment affiché sa confiance quant aux capacités du groupe à réaliser un parcours historique lors de la Coupe du monde 2026. « Si j’avais le moindre doute sur ma capacité à ramener la Coupe du monde, j’aurais cédé ma place d’entraîneur », avait-il déclaré avec assurance il y a quelques semaines.

Le défi qui attend les Lions est immense. Le Sénégal fera son entrée dans la compétition le 14 juin prochain avec un choc très attendu face à la France. Avant cela, les champions d’Afrique entameront leur préparation ce dimanche avec un match amical contre les États-Unis.

Pour rappel, avant même le début de la CAN 2025 au Maroc, le président de la FSF, Abdoulaye Fall, avait publiquement fixé au sélectionneur un objectif clair et non négociable : remporter le trophée continental. Une mission que Pape Thiaw a accomplie avec succès, en offrant au Sénégal une deuxième étoile continentale et une qualification convaincante pour la Coupe du monde.

Tabaski 2026 : Médinatoul Diélany entre ferveur religieuse et appel à la responsabilité citoyenne

La communauté musulmane de Médinatoul Diélany a célébré, ce mercredi, la fête de l’Aïd el-Kébir, communément appelée Tabaski, dans une atmosphère de ferveur religieuse et de recueillement spirituel.

Dès les premières heures de la matinée, des centaines de fidèles ont convergé vers la grande mosquée de la cité religieuse pour accomplir les deux rakaats de la prière de Tabaski, dirigée par l’imam et khalife de la communauté, Cheikh Ibrahima Diallo.

Dans son sermon, le guide religieux a insisté sur les valeurs fondamentales de l’islam, notamment la paix, la solidarité, le pardon et l’obéissance à Allah. Il a exhorté les musulmans à préserver l’unité de la Oummah et à renforcer les liens de fraternité entre les communautés.

L’imam a également rappelé le sens spirituel de la Tabaski, invitant les fidèles à s’attacher davantage aux enseignements du Saint Coran et de la Sunna du Prophète Mouhammad (PSL). Il a dénoncé plusieurs comportements qu’il considère contraires aux principes de l’islam, tels que la diffamation, les contre-vérités, les actes immoraux ainsi que les discours de haine susceptibles de fragiliser la cohésion sociale.

Selon lui, l’absence de compassion entre musulmans dans les moments difficiles constitue une dérive préoccupante. À ce titre, il a appelé les fidèles à venir en aide aux orphelins, aux personnes vulnérables et aux familles démunies.

Abordant la situation nationale et internationale, Cheikh Ibrahima Diallo a formulé des prières pour la paix au Sénégal, mais également pour le retour de la stabilité en Palestine et au Mali.

Le guide religieux s’est aussi prononcé sur la gestion des affaires publiques, estimant que certaines difficultés économiques et sociales que traverse le pays interpellent les dirigeants. Il a invité les autorités à répondre davantage aux préoccupations des populations, tout en appelant les Sénégalais à privilégier la paix, la responsabilité et le dialogue.

Dans le même élan, il a exhorté la jeunesse à ne pas céder aux appels à l’insurrection ni aux troubles à l’ordre public. Évoquant le débat politique, l’imam a soutenu que les priorités des dirigeants doivent être orientées vers le développement du pays et l’amélioration des conditions de vie des citoyens.

Dans une ambiance empreinte de spiritualité, les fidèles ont magnifié l’héritage religieux légué par feu Cheikh Mouhyidine Alpha Samba Diallo, fondateur de la cité religieuse de Médinatoul Diélany.

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