Lutte contre l’orpaillage clandestin : le GARSI 2 démantèle plusieurs sites à Missira Sirimana

Le détachement du Groupe d’Action Rapide de Surveillance et d’Intervention (GARSI 2), basé à Saeinsoutou, a mené une importante opération de sécurisation le 23 mai 2026 dans la région de Kédougou. Cette intervention a abouti au démantèlement de plusieurs sites d’orpaillage clandestins situés aux environs du village de Mouran, dans la commune de Missira Sirimana.

Selon les informations communiquées par la Gendarmerie nationale, cette opération s’inscrit dans le cadre de la lutte contre l’exploitation illégale des ressources minières et de la sécurisation des zones aurifères, souvent confrontées à des activités clandestines génératrices d’insécurité et de dégradation environnementale.

Au cours de cette mission, les éléments du GARSI 2 ont procédé à la saisie d’un important lot de matériels utilisés dans l’exploitation artisanale illégale de l’or. Le bilan fait état de quatre motocycles, sept groupes électrogènes, neuf moto-pompes, quatre marteaux-piqueurs ainsi qu’une pompe à eau.

Les forces de défense et de sécurité poursuivent ainsi leurs opérations de contrôle dans cette partie du pays afin de freiner l’expansion des sites clandestins et de lutter contre les réseaux impliqués dans l’exploitation illégale des ressources naturelles. Ces opérations visent également à préserver l’ordre public et à protéger les populations locales contre les risques liés à l’orpaillage anarchique.

Les Lions renforcent leur cohésion autour d’un dîner de convivialité au Stade Abdoulaye Wade

Dans une атмосphère chaleureuse et empreinte de fraternité, les Lions ont partagé un dîner de convivialité au Stade Abdoulaye Wade, à l’initiative des joueurs et du sélectionneur national, à quelques heures du départ de l’équipe prévu ce mercredi.

Cette rencontre, organisée dans un esprit de rassemblement et de solidarité, a réuni l’ensemble des joueurs ainsi que les membres des staffs techniques et administratifs. Bien au-delà d’un simple repas, cette soirée a été l’occasion pour le groupe de consolider davantage les liens qui unissent les différents acteurs de la sélection nationale.

Dans une ambiance détendue, les échanges se sont multipliés entre les joueurs et les encadreurs, chacun affichant sa détermination et sa motivation avant cette nouvelle étape qui attend l’équipe. Ce moment de partage a permis de renforcer la cohésion du groupe, considérée comme un élément essentiel dans la quête de performances et de résultats positifs.

Le sélectionneur, entouré de ses collaborateurs, a salué l’initiative des joueurs, mettant en avant l’importance de l’unité et de l’esprit de famille au sein de la tanière. Les cadres de l’équipe, tout comme les plus jeunes éléments, ont participé activement à cette soirée placée sous le signe de la communion et du vivre-ensemble.

À la veille du déplacement de la délégation, cette initiative traduit la volonté des Lions d’aborder leurs prochaines échéances dans un climat serein et solidaire. Les membres de l’équipe entendent ainsi maintenir cette dynamique collective qui a souvent constitué l’une des grandes forces du groupe ces dernières années.

Le départ de la sélection est prévu ce mercredi, avec l’ambition de représenter dignement les couleurs nationales et de poursuivre la préparation dans les meilleures conditions possibles.

Tabaski 2026 à Médina Baye : 480 familles bénéficient de moutons offerts par Cheikh Mahy Cissé

À l’approche de la fête de la Tabaski, l’élan de solidarité s’est une nouvelle fois manifesté à Médina Baye, à Kaolack. L’imam de la Grande Mosquée de Médina Baye, Cheikh Mouhamadou Mahy Seydi Alioune Cissé, a procédé, ce mardi 26 mai 2026, à une importante distribution de moutons destinés aux familles démunies.

Au total, 480 moutons ont été offerts à des ménages vulnérables afin de leur permettre de célébrer dignement l’Aïd el-Kébir, communément appelée Tabaski au Sénégal. Ce geste social s’inscrit dans une tradition de partage et d’assistance portée depuis plusieurs années par le guide religieux de Médina Baye.

Petit-fils de Cheikh Ibrahim Niass et frère de l’imam Cheikh Tidiane Alioune Cissé, Cheikh Mahy Cissé est reconnu pour son engagement constant en faveur des couches sociales les plus vulnérables. À travers cette initiative humanitaire, il entend soulager de nombreuses familles confrontées aux difficultés économiques en cette période de préparation de la fête.

Dans la cité religieuse de Médina Baye, les bénéficiaires ont salué un acte de haute portée sociale et spirituelle. Plusieurs responsables religieux et habitants ont magnifié cette action, qu’ils considèrent comme un symbole fort de solidarité, de fraternité et de partage, conformément aux enseignements de l’islam.

Cette opération sociale vient ainsi renforcer la tradition d’entraide qui caractérise la communauté religieuse de Médina Baye, particulièrement durant les grandes fêtes musulmanes.

Tentative d’interpellation de Cheikh Bara Ndiaye : le procureur ordonne son audition par la Section de recherches

Le député Cheikh Bara Ndiaye a échappé, ce mardi, à une tentative d’interpellation devant les grilles de l’Assemblée nationale, alors qu’il s’apprêtait à quitter les lieux pour regagner son domicile. La scène, qui a rapidement suscité agitation et interrogations dans les couloirs de l’hémicycle, impliquait des éléments de la gendarmerie en civil.

Selon des informations obtenues par Seneweb, cette opération fait suite à une autosaisine du procureur de la République. Le chef du parquet aurait instruit le commandant de la Section de recherches de Colobane de procéder à l’audition du parlementaire dans le cadre d’une enquête en cours.

D’après une source proche du dossier, les enquêteurs ont reçu pour mission d’entendre le député sur certains propos tenus récemment dans ses interventions médiatiques. Les émissions auxquelles participe régulièrement Walf TV pourraient notamment être examinées de près par les autorités judiciaires afin de déterminer si certains contenus tombent sous le coup de la loi.

Toujours selon les mêmes sources, Cheikh Bara Ndiaye est attendu ce mercredi devant les enquêteurs de la Section de recherches. À l’issue de son audition, le procureur de la République décidera des suites judiciaires à donner à cette affaire.

Représentation politique et diplomatie religieuse : le double plaidoyer de Kaolack

À l’occasion de la formation du nouveau gouvernement, le guide religieux et responsable politique de Kaolack, Cheikh Baye Mbaye Niass Al Kaolackhi, a lancé un appel solennel aux nouvelles autorités en faveur d’une meilleure prise en compte des fils et filles de Kaolack et du Sine-Saloum dans les futures nominations gouvernementales.

Dans une déclaration rendue publique, le chef religieux a salué cette nouvelle étape institutionnelle tout en insistant sur la nécessité d’une gouvernance plus inclusive et davantage équilibrée sur le plan territorial. Selon lui, la région de Kaolack ainsi que l’ensemble du Sine-Saloum n’ont pas bénéficié, ces dernières années, d’une représentation significative au sein de certaines hautes fonctions de l’État.

Le guide religieux estime que cette situation a suscité des frustrations au sein des populations locales, plaidant ainsi pour une meilleure équité territoriale dans les prochaines configurations gouvernementales. Il a notamment rappelé le rôle stratégique de Kaolack dans l’économie nationale, le commerce, l’agriculture et le rayonnement religieux du Sénégal.

« Kaolack demeure un carrefour économique, spirituel et culturel majeur du pays. Il est important que cette région puisse disposer d’un ministre dans le futur gouvernement afin de renforcer la justice territoriale et la cohésion nationale », a-t-il soutenu.

Au-delà de la question de la représentation politique, Médina Baye a également occupé une place centrale dans cette déclaration. Le guide religieux a mis en avant le rôle majeur de cette cité religieuse dans le rayonnement international du Sénégal à travers la diplomatie religieuse, le dialogue entre les peuples et la promotion de la paix sociale.

Héritage spirituel de Cheikh Ibrahim Niass, Médina Baye est aujourd’hui considérée comme l’un des principaux centres religieux influents du continent africain, attirant chaque année des milliers de fidèles et de visiteurs venus de plusieurs pays.

Dans cette dynamique, Cheikh Baye Mbaye Niass Al Kaolackhi a plaidé pour une meilleure valorisation des cadres issus de cette tradition religieuse, notamment dans les domaines diplomatique et culturel. Il a rappelé que plusieurs personnalités liées à cet héritage ont servi le Sénégal dans différents pays partenaires comme le Maroc, la Mauritanie, Oman ou encore le Nigeria.

Le guide religieux a enfin invité les autorités à renforcer la diplomatie religieuse sénégalaise, considérée, selon lui, comme un puissant levier de stabilité, de coopération internationale et de développement, notamment à travers le tourisme religieux et culturel.

Concluant son message, il a appelé à un Sénégal fondé sur l’unité nationale, la justice territoriale et des résultats concrets au service des populations.

Relations Sénégal–Maroc : Cheikh Khouraichy Niass applaudit la décision humanitaire du Roi Mohammed VI

Le président de la Fondation Mohammed VI des Oulémas Africains – section Sénégal, Cheikh Mouhamadou Khouraichy Ibrahima Niass, a exprimé, ce 25 mai 2026, sa profonde reconnaissance à Sa Majesté le Roi Mohammed VI, à la suite de la grâce accordée aux supporters sénégalais détenus au Maroc après la finale de la Coupe d’Afrique des Nations.

Dans un communiqué rendu public ce lundi à Dakar, le guide religieux a salué un acte qu’il qualifie de « hautement humain et fraternel », estimant que cette décision royale illustre, une nouvelle fois, la solidité des relations historiques entre le Sénégal et le Maroc.

Selon Cheikh Khouraichy Niass, ce geste traduit la profondeur des liens diplomatiques, religieux et culturels qui unissent les deux nations depuis plusieurs décennies. Il a notamment insisté sur les valeurs de solidarité, de respect mutuel et de coopération qui caractérisent les rapports entre Dakar et Rabat.

Le président de la Fondation Mohammed VI des Oulémas Africains – section Sénégal a également appelé les populations des deux pays à préserver cette relation exemplaire, qu’il considère comme un modèle de fraternité africaine et de collaboration entre peuples frères.

À travers cette déclaration, Cheikh Mouhamadou Khouraichy Ibrahima Niass réaffirme ainsi son attachement au renforcement des relations sénégalo-marocaines, dans un contexte marqué par des échanges constants sur les plans religieux, culturel et diplomatique.

Migration irrégulière : 68 ressortissants maliens interpellés après l’arrivée d’une pirogue clandestine à Soumbédioune

Le Commissariat d’arrondissement de la Médina a procédé, le 19 mai 2026, à l’interpellation de soixante-huit migrants irréguliers de nationalité malienne à la Gueule-Tapée, précisément à la rue 66/55, après le débarquement d’une pirogue en provenance de la Gambie.

Selon les informations communiquées par la Police nationale, les forces de sécurité ont été alertées aux environs de 7 heures 40 de la présence d’une embarcation clandestine au niveau de Soumbédioune. Les premiers renseignements faisaient état d’une pirogue aperçue vers 6 heures 30 transportant plus d’une centaine de personnes.

Dès réception de l’alerte, les éléments du Commissariat de la Médina ont été déployés sur les lieux afin de sécuriser la zone et retrouver les passagers. À l’arrivée des policiers, la majorité des occupants de l’embarcation avaient déjà quitté les lieux et le matériel utilisé pour la traversée avait été emporté.

Les opérations de ratissage menées dans les environs ont toutefois permis aux forces de l’ordre de localiser cinquante-deux ressortissants maliens regroupés dans une concession située à la Gueule-Tapée. Quelques instants plus tard, seize autres migrants qui tentaient de se fondre dans la circulation ont été interpellés dans plusieurs rues de la Médina.

Au cours de leur audition, les personnes arrêtées ont déclaré que la pirogue avait quitté la Gambie avec cent-soixante-cinq passagers à bord, parmi lesquels figuraient des hommes, des femmes ainsi que des mineurs. D’après leurs témoignages, le capitaine de l’embarcation aurait pris la fuite après avoir conduit les femmes et une partie des enfants vers une destination encore inconnue.

Face à l’ampleur de la situation, le dispositif sécuritaire initial a été renforcé par des éléments des commissariats du Point E et de Rebeuss afin de quadriller efficacement le secteur et poursuivre les recherches.

Les soixante-huit migrants interpellés ont finalement été conduits dans les locaux de la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées pour les besoins de l’enquête ouverte par les autorités compétentes. Les investigations se poursuivent afin de retrouver les autres passagers ainsi que les organisateurs présumés de cette opération de migration clandestine.

Abdou Mbow accuse Pastef de « porter atteinte à la sûreté de l’État »

Le député de l’opposition Abdou Mbow est monté au créneau contre la majorité parlementaire dirigée par Pastef. Face à la presse, le parlementaire a dénoncé avec fermeté ce qu’il considère comme une grave dérive institutionnelle en cours à l’Assemblée nationale.

Selon lui, les démarches entreprises pour réinstaller Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale avant de le propulser à la présidence de l’institution relèvent d’une manœuvre politique dangereuse. Abdou Mbow estime que cette opération, appuyée selon lui sur une démission irrégulière du président de l’Assemblée nationale El Malick Ndiaye, constitue bien plus qu’une simple entorse au règlement intérieur.

Le responsable de Takku Wallu Sénégal parle d’une « déstabilisation délibérée des institutions » menée depuis les sphères du pouvoir. À ses yeux, les actes posés par la majorité parlementaire pourraient même être assimilés à « une atteinte à la sûreté de l’État », compte tenu de leur impact supposé sur le fonctionnement régulier des institutions républicaines.

Abdou Mbow a également accusé Pastef d’agir en dehors des règles démocratiques et institutionnelles. Il reproche au parti au pouvoir des violations répétées des procédures parlementaires, un mépris des corps intermédiaires ainsi qu’une instrumentalisation des institutions à des fins partisanes.

Pour le député de l’ancienne majorité présidentielle, la situation actuelle dépasse le cadre d’un affrontement politique classique. Il considère qu’il s’agit désormais d’une crise institutionnelle sérieuse qui menace les fondements de l’État de droit au Sénégal.

Ahmadou Alhaminou Mohamed Lo, le technocrate des finances appelé à conduire la nouvelle étape du pouvoir

Le président de la République a porté son choix sur Ahmadou Alhaminou Mohamed Lo pour diriger le gouvernement, dans un contexte marqué par des tensions politiques, des défis économiques et la volonté affichée de poursuivre la transformation structurelle du pays. À soixante ans, cet économiste chevronné, spécialiste des questions monétaires et financières, devient Premier ministre après plus d’une année passée au cœur de l’appareil exécutif.

Issu du Prytanée militaire de Saint-Louis, où il s’était distingué dès ses études secondaires en obtenant un baccalauréat scientifique avec mention Bien et en terminant major de sa promotion, le nouveau chef du gouvernement présente le profil d’un haut fonctionnaire rompu aux rouages de l’administration économique et financière. Après des études en sciences économiques à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar et une formation bancaire spécialisée au Centre Ouest-Africain de Formation et d’Études Bancaires, il a complété son parcours académique récemment avec un Executive Master en finance islamique obtenu en Malaisie.

Sa trajectoire professionnelle est intimement liée à la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest, institution qu’il rejoint en 1987. Pendant près de quatre décennies, il y gravit progressivement tous les échelons jusqu’aux plus hautes responsabilités. De la gestion de trésorerie aux opérations de marché, puis à la direction des activités bancaires et du financement des économies, il s’impose comme l’un des cadres les plus expérimentés de l’institution monétaire régionale.

Son parcours prend une dimension stratégique lorsqu’il devient Directeur national pour le Sénégal avant d’être appelé à conseiller le gouverneur de la Banque centrale. En février 2024, quelques semaines avant l’alternance politique, il est nommé secrétaire général de l’institution régionale basée à Dakar.

Au fil des années, il joue un rôle clé dans plusieurs dossiers majeurs pour le Sénégal et l’Union monétaire ouest-africaine. Il accompagne notamment l’État dans ses émissions d’eurobonds sur les marchés internationaux et dans ses discussions avec les grandes agences de notation financière. Il participe également aux négociations menées avec le Fonds monétaire international dans le cadre des programmes économiques conclus avec le Sénégal.

Son expertise s’étend aussi au développement des secteurs pétrolier et gazier, notamment dans les mécanismes de financement impliquant les banques locales et les investisseurs étrangers. À cela s’ajoutent ses travaux sur la promotion de la finance islamique dans l’espace UMOA, sa participation aux réflexions sur la future monnaie unique de la CEDEAO ainsi que son implication dans la restructuration du système bancaire sénégalais au cours des années quatre-vingt-dix.

À l’arrivée du nouveau régime en avril 2024, il est immédiatement intégré au gouvernement comme ministre secrétaire général. Discret mais influent, il devient rapidement le principal coordonnateur administratif de l’exécutif. Chargé du suivi des décisions présidentielles et de la coordination interministérielle, il apparaît comme l’un des piliers de la mise en œuvre des premières réformes engagées par les nouvelles autorités.

Un an plus tard, il est promu ministre d’État auprès de la Présidence, chargé du pilotage et de l’évaluation de l’Agenda national de transformation « Sénégal 2050 ». Cette mission stratégique lui confère un rôle central dans la conduite opérationnelle des réformes économiques, administratives et institutionnelles voulues par le chef de l’État.

En le nommant à la Primature, le président de la République choisit ainsi un profil technocratique, réputé méthodique et expérimenté, pour conduire l’action gouvernementale dans une période jugée sensible. Dès sa première prise de parole, le nouveau Premier ministre a insisté sur la gravité du moment, évoquant un « contexte d’urgence » marqué par les difficultés des finances publiques, la hausse des prix liée aux crises internationales, les tensions sociales et la dégradation de l’environnement sécuritaire dans la sous-région.

Face à ces défis, il a appelé à une mobilisation nationale autour du projet de transformation porté par les nouvelles autorités. Devant les membres du gouvernement et plusieurs responsables institutionnels, il a assuré que la ligne politique resterait inchangée, tout en promettant une nouvelle méthode fondée sur davantage de cohérence institutionnelle et d’efficacité dans l’action publique.

Le nouveau chef du gouvernement a également tenu à rassurer les partenaires économiques et financiers du Sénégal, affirmant que le pays demeurait « sûr et fiable » pour les investisseurs. Dans un message adressé à l’opinion nationale, il a enfin insisté sur sa loyauté envers le président de la République, affirmant que les décisions prises au sommet de l’État étaient guidées exclusivement par « les intérêts du pays ».

TENSION POLITIQUE AU SÉNÉGALLa coalition DJONE exige le blocage de l’installation de Sonko à l’Assemblée nationale

Le climat politique sénégalais se crispe de nouveau au lendemain du limogeage du Premier ministre Ousmane Sonko par le président Bassirou Diomaye Faye. La coalition DJONE, dirigée par Mohamadou Moustapha Diagne en alliance avec Pencum Askan Wi, appelle fermement les autorités à interdire la réunion parlementaire prévue ce mardi. Cette session extraordinaire vise à installer l’ex-chef du gouvernement à la présidence de l’Assemblée nationale.

Un risque de troubles institutionnels

La coalition d’opposition qualifie cette tentative d’installation de « passage en force » de la majorité Pastef. Elle demande le gel des activités parlementaires en attendant un arbitrage juridique.

DJONE annonce également une saisine du Conseil constitutionnel afin d’obtenir un arbitrage immédiat sur la légalité de la procédure engagée.

Selon ses responsables, l’éligibilité d’Ousmane Sonko au perchoir reste contestée, dans la mesure où il n’a jamais siégé effectivement comme député.

La coalition alerte par ailleurs sur un risque majeur de troubles à l’ordre public si la réunion parlementaire venait à être maintenue.

Le réquisitoire d’un « bilan sombre »

Au-delà de la crise parlementaire, Mohamadou Moustapha Diagne a salué le « courage » du président Bassirou Diomaye Faye. Il dresse un tableau sévère des mois passés par Ousmane Sonko à la Primature.

Selon lui, l’économie sénégalaise est fragilisée par une fuite des investisseurs et le gel des relations avec le FMI.

Il évoque également une crise sociale marquée par des grèves dans les secteurs de la santé et de l’éducation, des bourses d’étudiants impayées ainsi qu’une détresse persistante du monde paysan.

Concernant les médias, la coalition dénonce un retrait des conventions de partenariat et une répartition jugée inéquitable de l’aide à la presse.

Sur le plan politique, DJONE critique une gouvernance centrée sur le « populisme » et la reddition des comptes, au détriment, selon elle, de l’action gouvernementale.

Un appel à la réconciliation nationale

Pour sortir de l’impasse, la coalition DJONE exhorte le chef de l’État à changer de méthode de gouvernance.

Elle plaide notamment pour une ouverture politique à travers la consultation des anciens présidents de la République afin de recueillir leurs avis et conseils.

La coalition appelle également à un apaisement du climat social, avec la libération des détenus politiques et le retrait des bracelets électroniques.

Enfin, elle demande des garanties pour des procès équitables afin de contribuer à la stabilité du pays.

L’attention des observateurs reste désormais tournée vers l’hémicycle ainsi que vers la réaction des forces de l’ordre face à ce mot d’ordre de blocage.

Aly Saleh

Alioune Tine appelle à suspendre la réintégration de Sonko et plaide pour un dialogue national

Alioune Tine, fondateur de l’Afrikajom Center, est sorti de sa réserve face à la crise politique et institutionnelle qui entoure la réintégration annoncée d’Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale. Alors que le parti Pastef prévoit d’installer, ce mardi, l’ancien Premier ministre à la tête de l’institution parlementaire, le défenseur des droits humains appelle à un arrêt immédiat du processus et à l’ouverture d’un dialogue politique afin d’éviter une aggravation des tensions.

Dans une publication sur le réseau social X, Alioune Tine a exprimé de fortes inquiétudes sur les conséquences institutionnelles et démocratiques d’une telle démarche. Selon lui, le fait de passer des fonctions de Premier ministre à celles de président de l’Assemblée nationale dans un délai aussi court pose un véritable problème de séparation des pouvoirs et fragilise l’État de droit.

« Il y a un réel problème pour l’État de droit et la séparation des pouvoirs lorsqu’on devient Premier ministre le matin et président de l’Assemblée nationale le soir même », a-t-il déclaré, estimant que la question dépasse largement le simple débat juridique.

Pour le fondateur de l’Afrikajom Center, cette situation soulève également des interrogations d’ordre éthique et républicain. Il considère que les institutions doivent être préservées des logiques de précipitation politique et que les principes démocratiques doivent primer dans les moments de crise.

« Il ne s’agit pas seulement d’un problème juridique, c’est un problème d’éthique politique, démocratique et républicaine », a-t-il insisté, avant de rappeler que « les valeurs républicaines et l’élégance de la République » doivent justement s’imposer dans les périodes de fortes tensions.

Face au climat actuel, Alioune Tine met en garde contre une escalade susceptible de conduire le pays vers une situation d’instabilité politique durable. Il appelle les différentes parties à prendre du recul afin d’éviter ce qu’il qualifie de « course infernale vers le précipice ».

Le défenseur des droits humains demande ainsi de suspendre « l’installation précipitée et émotionnelle » d’un nouveau président de l’Assemblée nationale et de privilégier des concertations politiques pour trouver des compromis capables de préserver la stabilité du pays.

Dans son appel, il s’adresse directement à Ousmane Sonko, qu’il invite à faire preuve d’apaisement et de responsabilité politique en donnant une chance au dialogue et à la consultation nationale.

Démission d’El Malick Ndiaye : Takku Wallu Sénégal dénonce une procédure « nulle et illégale »

La démission du président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, continue de provoquer une vive controverse au sein de la classe politique sénégalaise. Le groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal, dirigé par Me Aïssata Tall Sall, estime que le départ du président de l’institution s’est déroulé en violation totale du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, au point de rendre la procédure « nulle et de nul effet ».

Face à la presse, Me Aïssata Tall Sall a dénoncé une gestion « précipitée » et « irrégulière » d’un acte qui engage pourtant l’une des plus hautes institutions de la République. Selon elle, les conditions dans lesquelles la démission d’El Malick Ndiaye a été annoncée fragilisent la crédibilité et la stabilité de l’institution parlementaire.

Les faits se sont déroulés dans un climat d’urgence jugé suspect par l’opposition parlementaire. D’après les explications fournies par Takku Wallu Sénégal, les membres du bureau de l’Assemblée nationale ont reçu une première convocation via WhatsApp, samedi à 23h58, les invitant à participer à une réunion extraordinaire fixée au lendemain. Une seconde convocation écrite leur a ensuite été transmise dimanche matin à 11h58 pour confirmer la tenue de la rencontre à 16 heures.

Pour Me Aïssata Tall Sall, le choix d’un long week-end de Pentecôte et le caractère improvisé de la procédure posent déjà problème. Mais c’est surtout la manière dont la démission a été actée qui suscite l’indignation du groupe parlementaire. Lors de la réunion du bureau, El Malick Ndiaye aurait simplement donné lecture d’une lettre de démission dans laquelle il invoquait des « intérêts supérieurs », avant de transmettre immédiatement ses charges à son vice-président.

Une démarche que l’ancienne ministre de la Justice juge contraire aux dispositions du règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Elle rappelle que l’article 15 prévoit une procédure stricte en cas de vacance de la présidence, qu’il s’agisse d’une démission, d’un décès ou d’un empêchement définitif. Selon ce texte, c’est le premier vice-président qui doit convoquer le bureau afin que celui-ci constate officiellement la vacance avant d’en informer l’Assemblée réunie en séance plénière.

Or, selon Takku Wallu Sénégal, aucune de ces étapes n’a été respectée. « Le bureau n’a pas constaté la vacance dans les formes prévues et l’Assemblée nationale n’a jamais été saisie en séance plénière », a soutenu Me Aïssata Tall Sall, estimant que la passation effectuée dans la foulée ne repose sur aucune base juridique valable.

La présidente du groupe parlementaire a également rappelé que le mandat de cinq ans accordé au président de l’Assemblée nationale avait été instauré afin de protéger cette fonction contre les turbulences et calculs politiques. Elle a évoqué le précédent de Moustapha Niasse, contraint de quitter prématurément le perchoir après une modification controversée des règles institutionnelles.

Pour l’opposition parlementaire, voir aujourd’hui le bénéficiaire de cette stabilité institutionnelle quitter ses fonctions dans des conditions jugées irrégulières constitue une atteinte grave au fonctionnement normal de l’Assemblée nationale. « Cette démission est nulle et de nul effet », a insisté Me Aïssata Tall Sall, estimant que les raisons politiques invoquées ne sauraient primer sur le respect des textes.

Retour annoncé de Sonko à l’Assemblée : Aïssata Tall Sall exclut tout recours des députés devant le Conseil constitutionnel

Le groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal estime qu’aucun recours parlementaire ne peut être introduit devant le Conseil constitutionnel pour empêcher le retour annoncé de Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale ou son éventuelle accession à la présidence de l’institution. Face à la polémique grandissante, Me Aïssata Tall Sall appelle désormais le président de la République à intervenir en sollicitant un avis consultatif de la haute juridiction.

Lors d’un point de presse tenu ce lundi, la présidente du groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal a affirmé que les députés de l’opposition ne disposent d’aucune base juridique leur permettant de saisir directement le Conseil constitutionnel dans cette affaire. Selon elle, le droit sénégalais limite strictement les possibilités de saisine ouvertes aux parlementaires.

Me Aïssata Tall Sall a rappelé que les députés ne peuvent saisir le Conseil constitutionnel que dans le cadre du contrôle de constitutionnalité d’un texte de loi en cours d’adoption. En dehors de cette procédure législative, la juridiction constitutionnelle ne peut être saisie par des parlementaires pour contester une décision ou une délibération interne de l’Assemblée nationale.

Pour étayer son argumentation, l’ancienne ministre de la Justice est revenue sur un précédent récent impliquant son propre groupe parlementaire. En décembre 2024, Takku Wallu Sénégal avait tenté de contester devant le Conseil constitutionnel l’élection du bureau de l’Assemblée nationale, estimant que les règles relatives à la parité n’avaient pas été respectées. Mais dans une décision rendue le 18 décembre 2024, la haute juridiction s’était déclarée incompétente, considérant qu’elle ne pouvait intervenir dans les affaires internes du Parlement en dehors des cas expressément prévus par la Constitution.

Pour la responsable politique, cette décision ferme aujourd’hui toute possibilité de recours similaire concernant le retour annoncé de Ousmane Sonko à l’hémicycle.

Ne pouvant agir directement devant le Conseil constitutionnel, l’opposition choisit désormais d’interpeller le chef de l’État. Me Aïssata Tall Sall a ainsi appelé le président Bassirou Diomaye Faye à faire usage des prérogatives que lui confère la Constitution, notamment l’article 92, qui permet au président de la République de solliciter un avis consultatif du Conseil constitutionnel sur une question institutionnelle.

Selon elle, le président de la République, en vertu du serment prêté conformément à l’article 37 de la Constitution, a le devoir de veiller à la protection des institutions de la République. Elle estime que l’Assemblée nationale se trouve aujourd’hui confrontée à une situation susceptible d’affecter son fonctionnement et sa crédibilité.

Me Aïssata Tall Sall soutient que le retour de Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale serait juridiquement impossible. Elle considère que le Premier ministre aurait perdu définitivement son mandat parlementaire au moment de son entrée au gouvernement, en application des articles 123 et 132 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale.

L’opposition dénonce également les conditions dans lesquelles la majorité entend conduire cette procédure. Takku Wallu Sénégal critique notamment la rapidité de la convocation d’une séance, évoquant une transmission tardive des informations par messagerie instantanée et une volonté de faire adopter certaines décisions dans l’urgence, en pleine période de Pentecôte.

Pour Me Aïssata Tall Sall, cette précipitation ne répond à aucune nécessité institutionnelle réelle. Elle accuse la majorité de vouloir régler une situation politique dans des conditions qu’elle juge contraires à l’esprit des institutions.

Le ton est monté davantage lorsque la présidente du groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal a évoqué le risque d’un « coup d’État institutionnel » si la majorité persistait dans cette voie. Elle a assuré que son groupe n’accepterait pas ce qu’elle considère comme une remise en cause des règles encadrant le fonctionnement de l’Assemblée nationale.

138e pèlerinage de Popenguine : l’Église appelle au dialogue et met en garde contre les radicalités

À l’occasion de la messe officielle du 138e pèlerinage marial de Popenguine, l’Église catholique du Sénégal a lancé, ce lundi, un vibrant appel au dialogue, à l’écoute et à l’espérance, dans un contexte marqué par des tensions sociales et des crispations dans plusieurs sociétés contemporaines.

Des milliers de fidèles ont convergé vers le sanctuaire marial de Popenguine pour prendre part à cette célébration religieuse majeure, présidée par l’évêque de Ziguinchor, Mgr Jean-Baptiste Valter Manga. Dans son homélie, le prélat a insisté sur la nécessité de préserver les valeurs de paix et de cohésion qui ont longtemps caractérisé le Sénégal.

« Les radicalités prospèrent souvent là où disparaissent l’espérance, l’écoute, la justice et les perspectives », a averti Mgr Manga devant une foule attentive composée de pèlerins, de responsables religieux, d’autorités administratives et de représentants de plusieurs pays de la sous-région.

L’évêque de Ziguinchor a salué le modèle sénégalais fondé sur le dialogue entre les différentes composantes de la nation. Selon lui, la stabilité du pays repose en grande partie sur la capacité des autorités publiques, religieuses et coutumières à privilégier les voies de la concertation et de la paix.

« Le Sénégal demeure debout parce que les pouvoirs publics, les autorités religieuses, coutumières et les différentes composantes de la nation ont toujours privilégié les voies du dialogue et de la paix », a-t-il déclaré.

Mgr Manga a également mis en avant les relations historiques entre l’État sénégalais et l’Église catholique, estimant que le pèlerinage marial de Popenguine contribue depuis plusieurs décennies au renforcement des liens entre les communautés et les institutions.

Dans son message, le prélat a rappelé l’importance des valeurs de dignité humaine, de respect mutuel et de concorde dans la construction d’un projet national durable. Il a souligné qu’aucune nation ne peut se développer dans un climat de divisions permanentes ou de violences verbales et sociales banalisées.

Revenant sur le thème choisi pour cette 138e édition du pèlerinage, l’évêque de Ziguinchor a expliqué qu’il s’agit d’un appel à la confiance et à l’espérance, face aux incertitudes du monde actuel. Il a invité les fidèles à rejeter la peur et à promouvoir des relations humaines fondées sur la fraternité et la solidarité.

La dimension sous-régionale de l’événement a également été mise en avant au cours de la célébration. Mgr Manga a salué la présence de nombreux pèlerins venus de pays voisins, notamment de la Gambie, des deux Guinée, de la Mauritanie et du Mali.

« Ce pèlerinage continue de renforcer nos liens avec nos voisins », a-t-il affirmé, voyant dans cette mobilisation un symbole de fraternité entre les peuples de la sous-région.

MANÉ DIABONG réaffirme son soutien à Bassirou Diomaye Faye et appelle à l’élargissement de la coalition présidentielle

À Kaolack, la dynamique de soutien autour du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, continue de se renforcer. Dans une déclaration politique rendue publique ce week-end, MANÉ DIABONG, vice-coordonnateur départemental de la Coalition Diomaye Président chargé de la médiation et point focal des communes rurales, a renouvelé son engagement total envers le chef de l’État tout en lançant un appel à la mobilisation des forces vives du pays.

Le responsable politique, également coordonnateur de MIMI dans la commune de Latmingué, a insisté sur la nécessité de préserver la stabilité institutionnelle dans un contexte national marqué par des défis économiques, sociaux et politiques. Selon lui, le Sénégal a besoin d’un leadership responsable, capable de répondre aux attentes profondes des populations tout en garantissant la paix sociale et la souveraineté nationale.

À travers cette sortie, MANÉ DIABONG a réaffirmé l’engagement des responsables et militants de la Coalition Diomaye Président du département de Kaolack à accompagner les réformes et les ambitions portées par le président Bassirou Diomaye Faye. Il a notamment salué la volonté du chef de l’État de promouvoir une gouvernance fondée sur la transparence, la justice sociale et la valorisation des compétences nationales.

Le vice-coordonnateur départemental a également rendu un vibrant hommage à Aminata Touré, superviseure générale de la Coalition Diomaye Président. Il a décrit l’ancienne Première ministre comme une figure politique majeure du Saloum, mettant en avant son expérience politique, son leadership et son implication constante sur le terrain. D’après lui, l’action de Aminata Touré a fortement contribué à consolider l’adhésion populaire autour de la coalition présidentielle dans plusieurs localités de la région de Kaolack.

Dans la même dynamique, MANÉ DIABONG a annoncé la poursuite des opérations de massification, d’organisation et de mobilisation dans les communes rurales du département. L’objectif affiché est de renforcer davantage l’implantation de la Coalition Diomaye Président aussi bien dans le Saloum qu’à l’échelle nationale.

Profitant de cette tribune politique, le responsable de la coalition à Kaolack a lancé un appel à l’ensemble des militants, sympathisants et acteurs attachés au changement afin qu’ils rejoignent la dynamique impulsée par le président Bassirou Diomaye Faye pour accompagner la transformation du Sénégal.

Réintégration de Sonko à l’Assemblée : Anta Babacar dénonce un « braquage institutionnel »

La perspective d’un retour de Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale après son limogeage de la Primature continue d’alimenter une vive polémique sur la scène politique sénégalaise. Dans les rangs de l’opposition, la députée Anta Babacar, présidente du parti Alternative pour la relève citoyenne (ARC), est montée au créneau pour dénoncer une démarche qu’elle juge contraire aux textes en vigueur et dangereuse pour l’équilibre institutionnel du pays.

Dans une déclaration au ton ferme, la parlementaire estime que la réintégration de l’ancien Premier ministre au sein de l’hémicycle ne repose sur aucun fondement juridique solide. Selon elle, « le retour de Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale ne résiste pas à une lecture rigoureuse des textes ». Elle soutient que « la Constitution, le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale et le Code électoral récusent une telle possibilité ».

Pour Anta Babacar, la tentative de réinstallation du leader de Pastef s’apparente à un « braquage institutionnel » orchestré au mépris des règles qui encadrent le fonctionnement des institutions républicaines. La députée rappelle qu’au moment où Ousmane Sonko avait quitté son siège parlementaire pour exercer les fonctions de Premier ministre, le cadre juridique applicable ne prévoyait ni suspension automatique du mandat de député ni droit systématique à réintégration.

Elle insiste particulièrement sur la question de la temporalité des textes. D’après elle, vouloir s’appuyer aujourd’hui sur les réformes intervenues en 2025 pour justifier un retour à l’Assemblée reviendrait à appliquer rétroactivement une disposition nouvelle à une situation née avant son adoption. Une démarche qu’elle considère contraire au principe de sécurité juridique.

« Le droit applicable en décembre 2024 ne prévoyait ni suspension du mandat parlementaire ni droit automatique à réintégration. Appliquer aujourd’hui les dispositions de la réforme de 2025 pour justifier son retour reviendrait à créer une rétroactivité contraire à la sécurité juridique », a-t-elle expliqué.

Au-delà du cas Sonko, la présidente de l’ARC dit voir dans cette affaire le symptôme d’une dérive institutionnelle plus profonde. Elle accuse le régime de Pastef de multiplier les « passages en force parlementaires » à travers des procédures accélérées et des convocations qu’elle juge précipitées.

La députée s’interroge également sur les conditions dans lesquelles certaines réunions et concertations sont organisées, évoquant notamment des rencontres tenues durant des jours non ouvrables. Pour elle, cette manière de procéder fragilise progressivement les institutions et crée un climat politique tendu.

Face à ce qu’elle qualifie de situation « dangereuse », Anta Babacar appelle les citoyens à la vigilance et à la mobilisation afin de préserver l’État de droit et le respect des règles démocratiques. Selon elle, lorsqu’un pouvoir « commence à tordre les règles pour résoudre ses propres équations politiques, il fragilise l’État de droit, abîme la démocratie et expose le pays à des blocages institutionnels graves ».

Assemblée nationale : Tafsir Thioye dénonce une procédure irrégulière après la démission de El Malick Ndiaye

La démission de El Malick Ndiaye de la présidence de l’Assemblée nationale continue d’alimenter le débat politique et institutionnel. Alors qu’une séance plénière est annoncée pour mardi dans un contexte de fortes tensions politiques, des voix s’élèvent déjà pour dénoncer des irrégularités dans la procédure engagée pour assurer la succession à la tête de l’institution parlementaire.

Invité de la Sen Tv, Tafsir Thioye, qui se présente comme l’un des rédacteurs du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, a vivement contesté la légalité du processus en cours. Selon lui, les dispositions prévues par le règlement intérieur n’ont pas été respectées, ce qui rendrait la séance convoquée juridiquement contestable.

Pour appuyer son argumentation, Tafsir Thioye s’est référé à l’article 15 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Ce texte encadre précisément les démarches à suivre en cas de vacance de la présidence, notamment à la suite d’une démission, d’un décès ou d’un empêchement définitif. D’après lui, la procédure exige d’abord que le premier vice-président convoque le bureau de l’Assemblée afin de faire constater officiellement la vacance du poste. Une fois cette étape accomplie, l’Assemblée doit être formellement informée avant la convocation de la conférence des présidents. Ce n’est qu’après l’ensemble de ces formalités que les députés peuvent procéder à l’élection d’un nouveau président et reprendre normalement les travaux parlementaires.

Or, selon Tafsir Thioye, cette séquence réglementaire n’a pas été respectée dans le dossier actuel. Il estime notamment que la conférence des présidents convoquée auparavant par El Malick Ndiaye est devenue automatiquement caduque dès l’instant où celui-ci a quitté ses fonctions. À ses yeux, une nouvelle convocation devait obligatoirement être initiée par le premier vice-président conformément aux textes en vigueur.

Le parlementaire souligne également d’autres anomalies qu’il considère comme particulièrement graves. Il évoque notamment le fait que certaines réunions se sont tenues durant un jour férié, ce qui, selon lui, pose un problème sur le plan procédural. Il ajoute aussi que le représentant du groupe des non-inscrits, qui devait prendre part aux concertations, était absent lors des échanges préparatoires.

Pour Tafsir Thioye, l’ensemble de ces éléments constitue un vice de procédure manifeste susceptible de fragiliser toute décision qui pourrait être prise lors de la séance plénière prévue mardi. Il considère ainsi que la légalité même de cette rencontre pourrait être contestée si les règles internes de l’institution ne sont pas strictement appliquées.

Cette sortie intervient dans un climat politique particulièrement tendu, marqué par de nombreuses spéculations autour de la recomposition des équilibres au sommet de l’État et du rôle que pourrait désormais jouer Ousmane Sonko au sein de l’Assemblée nationale. Alors que la majorité semble vouloir accélérer le processus institutionnel, les critiques formulées par Tafsir Thioye relancent le débat sur le respect des procédures parlementaires et la nécessité de préserver la régularité des actes de l’institution.

Politique – Coalition Diomaye Président : le leadership du Dr Boubacar Sy se confirme à Latmingué

La coalition Diomaye Président continue de renforcer son ancrage politique dans le département de Kaolack, notamment dans la commune de Latmingué, où le Dr Boubacar Sy s’impose progressivement comme l’une des figures les plus actives et influentes de la mobilisation locale.

Une présence de terrain remarquée

Reconnu pour son engagement constant auprès des populations, le Dr Boubacar Sy se distingue par une approche fondée sur la proximité et l’écoute. Sur le terrain, il multiplie les initiatives de sensibilisation et de mobilisation en faveur de la coalition, contribuant ainsi à renforcer sa visibilité et son implantation dans la zone.

Un leadership axé sur l’action sociale

Au-delà de son engagement politique, il se démarque également par des actions sociales ciblées, notamment en direction des femmes et des jeunes. Ces initiatives, saluées par de nombreux militants locaux, participent à consolider le lien entre la base et la coalition, tout en répondant à des préoccupations sociales concrètes.

Un acteur de fédération et d’organisation

Doté d’un sens élevé de l’organisation, le Dr Boubacar Sy joue un rôle clé dans la structuration des activités politiques locales. Sa capacité à fédérer les énergies militantes et à coordonner les actions de terrain fait de lui un acteur stratégique dans la dynamique de la coalition Diomaye Président à Latmingué.

Une dynamique à consolider

Dans un contexte politique marqué par la compétition et la consolidation des bases locales, son engagement est perçu comme un atout majeur. Plusieurs responsables locaux estiment que son rôle devrait être davantage soutenu afin de consolider les acquis et d’élargir l’influence de la coalition dans le département.

À Latmingué, le Dr Boubacar Sy apparaît aujourd’hui comme une figure montante du dispositif politique local de la coalition Diomaye Président. Son engagement de terrain, son sens du leadership et sa proximité avec les populations font de lui un acteur incontournable de la dynamique politique en cours dans le département de Kaolack, selon plusieurs témoignages recueillis sur place.

Remaniement gouvernemental : Aar Sunu Momel réclame l’écartement de Mabouba Diop et Serigne Guèye

Au lendemain du limogeage du Premier ministre Ousmane Sonko par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, la plateforme Aar Sunu Momel est montée au créneau pour réclamer un profond renouvellement de l’équipe gouvernementale.

Face à la presse ce dimanche, le coordonnateur de la plateforme, Bassirou Ba, a demandé au chef de l’État de ne pas reconduire Mabouba Diop au ministère de l’Agriculture ni Serigne Guèye au département du Commerce. Selon lui, ces deux responsables « ont montré leurs limites » dans des secteurs stratégiques pour l’économie et le bien-être des populations.

Dans une déclaration au ton ferme, Bassirou Ba a averti que, si ces ministres étaient reconduits à leurs postes respectifs, il se positionnerait désormais comme un adversaire politique du président de la République.

Le responsable de Aar Sunu Momel estime que l’agriculture et le commerce demeurent des leviers essentiels pour faire face à la cherté de la vie, au chômage des jeunes et aux défis liés à la souveraineté alimentaire. À ses yeux, le prochain gouvernement doit être composé de profils compétents, rigoureux et capables d’obtenir des résultats concrets.

« Le Sénégal traverse une période décisive. Le président Diomaye Faye doit poser des actes forts en choisissant des hommes et des femmes capables de porter les aspirations du peuple », a déclaré Bassirou Ba.

La plateforme plaide ainsi pour un remaniement placé sous le signe de la rupture, de la compétence et de l’efficacité, dans un contexte politique marqué par la recomposition du gouvernement après le départ d’Ousmane Sonko.

Au cours de cette rencontre, Bassirou Ba est également revenu sur les engagements financiers annoncés lors de la visite de l’ancien Premier ministre à Ndiaffate. Selon lui, les promesses faites aux producteurs n’ont pas produit les résultats escomptés, alors que les populations rurales continuent de faire face à de nombreuses difficultés.

Le président de Aar Sunu Momel, accompagné de plusieurs Groupements d’intérêt économique (GIE), a par ailleurs dénoncé des insuffisances dans la gestion des ministères de l’Agriculture et du Commerce. Ils réclament une évaluation « sérieuse et transparente » de la campagne agricole afin de situer les responsabilités.

Dans cette dynamique, ils souhaitent que les ministres sortants de l’Agriculture et du Commerce prennent part aux différentes évaluations prévues autour de la campagne agricole ainsi qu’aux préparatifs de la Tabaski 2026, dans un contexte marqué par la hausse des prix des moutons.

Selon eux, cette démarche permettra aux anciens responsables de mieux mesurer les réalités vécues par les populations rurales et d’en tirer toutes les conséquences nécessaires.

« Haute trahison » : la déclaration choc d’Aly Tounkara

La scène politique sénégalaise continue de se tendre après le limogeage du Premier ministre, Ousmane Sonko, et la dissolution du gouvernement par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye. Dans ce climat de fortes turbulences institutionnelles, Aly Tounkara, coordonnateur départemental de la Coalition Diomaye à Kaolack, est monté au créneau avec une déclaration aux accents particulièrement graves.

À travers une publication largement relayée sur les réseaux sociaux, le responsable politique affirme que le chef de l’État serait victime d’une « haute trahison » venant à la fois du président de l’Assemblée nationale et de son ancien Premier ministre. Une sortie qui illustre l’ampleur des fractures internes observées ces dernières semaines au sein de la mouvance présidentielle.

Dans son message, Aly Tounkara appelle le président Bassirou Diomaye Faye à prendre « les dispositions nécessaires pour protéger la République », estimant que l’autorité de l’État et la stabilité des institutions doivent être préservées face aux tensions politiques actuelles.

Cette prise de position intervient dans un contexte marqué par une rupture ouverte entre le président de la République et Ousmane Sonko, après plusieurs mois de divergences au sommet de l’exécutif. La décision présidentielle de mettre fin aux fonctions du chef du gouvernement a ouvert une nouvelle séquence politique au Sénégal, alimentant débats, réactions et repositionnements au sein de la majorité.

Du côté de Kaolack, la Coalition Diomaye affiche ainsi son soutien au président de la République et appelle à un resserrement des rangs autour de sa vision politique. Plusieurs observateurs estiment que ces déclarations traduisent les profondes recompositions en cours dans le paysage politique sénégalais, à l’approche de la formation d’un nouveau gouvernement.

Assemblée nationale : « Sonko a perdu son siège », selon ces deux anciens parlementaires

Cheikhou Oumar Sy et Théodore Chérif Monteil, tranchent la question du statut parlementaire d’Ousmane Sonko : élu député en 2024 alors qu’il était déjà Premier ministre, il relevait du régime d’incompatibilité immédiate prévu par les articles 123 et 132 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale.

En ne levant pas cette incompatibilité dans le délai légal de huit jours, il a été démissionnaire d’office. Son suppléant est titulaire définitif du siège. La passerelle constitutionnelle de l’article 56, souvent citée, ne s’applique pas à son cas. Pour les deux auteurs, la règle est claire : qui choisit l’exécutif renonce définitivement au législatif.

Sonko au perchoir de l’Assemblée nationale : Thierno Alassane Sall dénonce une tentative de « crise institutionnelle majeure »

La scène politique sénégalaise est à nouveau secouée par une polémique autour de la possibilité d’un retour de Ousmane Sonko au cœur de l’Assemblée nationale. Dans une sortie remarquée, le leader du parti République des valeurs, Thierno Alassane Sall, accuse le parti Pastef d’entretenir volontairement un climat de tension institutionnelle en cherchant à favoriser une installation de Ousmane Sonko au perchoir.

Selon lui, cette démarche ne relève pas d’un simple débat parlementaire mais s’inscrit dans une stratégie politique risquée, susceptible de fragiliser l’équilibre des institutions. Thierno Alassane Sall estime que les manœuvres prêtées à Pastef traduiraient une volonté de créer un rapport de force au sommet de l’État, dans un contexte déjà marqué par de fortes recompositions politiques depuis l’arrivée au pouvoir du président Bassirou Diomaye Faye.

Le responsable politique affirme que cette perspective serait contraire aux règles républicaines et que ses initiateurs en auraient pleinement conscience. Il considère que la question du perchoir de l’Assemblée nationale ne devrait pas être instrumentalisée à des fins politiques, encore moins dans un climat de fortes sensibilités sociales et religieuses, à la veille de la Tabaski et en période de fête de la Pentecôte.

Dans sa déclaration, Thierno Alassane Sall s’interroge également sur les motivations profondes de cette dynamique politique. Il évoque une forme de précipitation et de crispation qu’il juge inquiétante, estimant que certains acteurs chercheraient à imposer des changements institutionnels rapides au risque de provoquer des tensions inutiles dans le pays.

Du côté de Pastef, formation politique de Ousmane Sonko, aucune réponse directe à ces accusations n’a été rapportée dans cette prise de position. Le débat reste néanmoins ouvert au sein de la classe politique, où les interprétations divergent sur la portée réelle des récentes évolutions institutionnelles et sur les ambitions des différentes figures du paysage politique national.

Cette nouvelle passe d’armes illustre une fois de plus la sensibilité du moment politique sénégalais, où chaque repositionnement est scruté et interprété à l’aune des équilibres institutionnels en construction.

APR : Oumar Youm défend le bilan du régime de Macky Sall et trace les ambitions de reconquête en 2029

Invité du Journal du Dimanche ce dimanche 24 mai 2026, Oumar Youm est revenu sur son parcours politique au sein de l’Alliance pour la République, tout en livrant une lecture appuyée du bilan de l’ancien régime dirigé par Macky Sall. Dans un contexte de recomposition politique marqué par la transition du pouvoir, l’ancien ministre a défendu une ligne de continuité et de fidélité à son parti, désormais dans l’opposition.

Évoquant d’abord les logiques d’engagement politique, Oumar Youm a insisté sur la distinction entre la conviction et l’intérêt. Selon lui, certaines personnes gravitant autour du pouvoir seraient davantage motivées par les avantages liés aux fonctions publiques que par un engagement idéologique réel. Il a toutefois appelé à préserver, en toutes circonstances, des valeurs qu’il juge fondamentales telles que la dignité, la sincérité et la vérité, aussi bien dans l’exercice du pouvoir que dans l’opposition.

Réaffirmant son appartenance à l’APR, il a assuré rester pleinement engagé aux côtés de sa formation politique malgré la perte du pouvoir. Il a salué le bilan du régime sortant, estimant que le programme Plan Sénégal Émergent a permis au pays de connaître une transformation notable, notamment à travers la modernisation des infrastructures, la dynamique économique et le rééquilibrage territorial.

L’ancien ministre des Infrastructures est également revenu sur les réformes de décentralisation engagées sous la présidence de Macky Sall, en particulier l’Acte III, qu’il présente comme une réponse aux disparités territoriales entre différentes zones du pays. Il a défendu l’idée selon laquelle la communalisation intégrale aurait contribué à renforcer la gouvernance locale, tout en favorisant l’émergence de profils plus qualifiés à la tête des collectivités territoriales.

Dans le même esprit, Oumar Youm a mis en avant les programmes d’intervention publique tels que le Programme d’urgence de développement communautaire et le Programme d’urgence de modernisation des axes et territoires frontaliers. Selon lui, ces initiatives ont permis d’améliorer significativement l’accès aux services de base dans les zones enclavées, notamment en matière d’eau, d’électricité, de santé et d’administration.

Sur le plan macroéconomique, il a estimé que le Sénégal laissé par Macky Sall en 2024 était caractérisé par la stabilité, l’attractivité et une certaine dynamique d’investissement. Il a notamment insisté sur la crédibilité institutionnelle du pays et sur la continuité du dialogue politique, qu’il considère comme des acquis importants de la période précédente.

Abordant la situation de l’ancien chef de l’État, Oumar Youm a affirmé que Macky Sall, installé au Maroc depuis la fin de son mandat, continuerait de suivre l’évolution de sa famille politique tout en respectant, selon lui, les principes républicains de réserve vis-à-vis du pouvoir en place.

Enfin, le responsable de l’APR a évoqué les perspectives politiques de son camp, désormais dans l’opposition. Il a présenté son parti comme une formation « responsable et humble », tout en affichant clairement ses ambitions de retour au pouvoir. L’APR, selon lui, se projette déjà vers l’échéance de 2029 avec la volonté de reconstruire une majorité politique capable de reconquérir les commandes de l’État.

Retour annoncé de Sonko à l’Assemblée : un séisme politique en préparation ?

Quarante-huit heures seulement après son limogeage de la Primature et la dissolution du gouvernement par le président Bassirou Diomaye Faye, Ousmane Sonko pourrait déjà rebondir sur la scène politique nationale à travers un retour spectaculaire à l’Assemblée nationale. Une hypothèse qui prend de plus en plus d’épaisseur à Dakar, où les tractations politiques s’intensifient dans les coulisses du pouvoir.

Ce dimanche, le président de l’Assemblée nationale a convoqué en urgence les membres du Bureau pour une réunion prévue à 15 heures. Organisée à huis clos, cette rencontre exceptionnelle nourrit de nombreuses spéulations dans les milieux politiques et institutionnels. Plusieurs sources proches du Parlement évoquent des discussions centrées sur les conséquences institutionnelles du départ de Ousmane Sonko du gouvernement, mais surtout sur les modalités de son éventuelle réintégration au sein de l’hémicycle.

Selon les dispositions du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, tout député nommé membre du gouvernement suspend automatiquement son mandat parlementaire pendant la durée de ses fonctions ministérielles. Une fois ces fonctions terminées, il retrouve de plein droit son siège de député. Cette disposition pourrait ainsi permettre à Ousmane Sonko de revenir rapidement au Parlement, après plusieurs mois passés à la tête du gouvernement.

Mais au-delà d’un simple retour comme député, c’est une recomposition politique de grande ampleur qui semble se dessiner. Dans les cercles proches du pouvoir, certains observateurs évoquent déjà l’hypothèse d’une accession de Ousmane Sonko à la présidence de l’Assemblée nationale. Une éventualité qui bouleverserait profondément l’équilibre institutionnel du pays et renforcerait considérablement son poids politique après son départ de la Primature.

Cette perspective intervient dans un contexte particulièrement tendu, marqué par des interrogations sur les rapports entre le président Bassirou Diomaye Faye et son désormais ex-Premier ministre. Depuis l’annonce de son limogeage, les réactions se multiplient au sein de la majorité comme de l’opposition, tandis que les soutiens de Ousmane Sonko affichent leur volonté de maintenir intacte son influence au sommet de l’État.

La réunion du Bureau de l’Assemblée nationale est donc scrutée avec une attention particulière. Plusieurs responsables politiques y voient une étape décisive dans la reconfiguration du pouvoir au Sénégal. Si le retour de Ousmane Sonko au Parlement venait à être confirmé dans les prochaines heures, il pourrait ouvrir une nouvelle séquence politique aux conséquences majeures pour le régime en place.

Démission d’El Malick Ndiaye : vers l’arrivée d’Ousmane Sonko au perchoir de l’Assemblée nationale

L’Assemblée nationale a connu un nouveau tournant politique majeur ce dimanche après-midi. Réuni en urgence à partir de 15 heures, le Bureau de l’institution parlementaire a officiellement pris acte de la démission de son président, El Malick Ndiaye, dans un contexte marqué par de profondes recompositions au sommet de l’État.

Selon plusieurs sources concordantes, cette démission ne serait pas le fruit du hasard. Elle s’inscrirait dans une stratégie politique visant à faciliter l’entrée de l’ancien Premier ministre Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale, avec en ligne de mire une probable élection à la présidence de l’institution parlementaire.

Cette évolution intervient seulement quarante-huit heures après le limogeage spectaculaire d’Ousmane Sonko de ses fonctions de Premier ministre par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye. Une décision qui avait créé une onde de choc au sein de la majorité et ouvert une période d’incertitude politique dans le pays.

Depuis cette rupture au sommet de l’exécutif, les mouvements et concertations se multiplient dans les différentes sphères du pouvoir. La démission d’El Malick Ndiaye apparaît désormais comme un acte politique fort destiné à repositionner Ousmane Sonko au cœur du dispositif institutionnel.

Si cette hypothèse se confirme, l’ancien chef du gouvernement pourrait rapidement retrouver un rôle stratégique à travers la présidence de l’Assemblée nationale, deuxième institution de la République. Une telle configuration renforcerait son poids politique et pourrait redessiner les équilibres entre les différentes composantes du pouvoir.

Pour l’heure, aucune communication officielle n’a encore précisé les modalités de remplacement d’El Malick Ndiaye ni le calendrier d’une éventuelle élection du nouveau président de l’Assemblée nationale. Toutefois, dans les coulisses du pouvoir comme au sein de l’opinion publique, les spéculations vont bon train sur la suite des événements.

Pèlerinage marial de Popenguine : près de 24.000 marcheurs attendus pour la 138e édition

Le président du comité d’organisation du pèlerinage marial de Popenguine, l’abbé Augustin Sébastien Mamadou Diouf, a annoncé que près de 24.000 marcheurs sont attendus sur les différents axes menant vers la cité mariale à l’occasion de la 138e édition de ce grand rendez-vous religieux catholique.

Dans un entretien accordé à l’APS, le responsable religieux a précisé que ce chiffre concerne uniquement les groupes officiellement recensés par le comité d’organisation. Il a toutefois souligné que de nombreux fidèles effectuent également la marche en dehors des structures reconnues. « Les marcheurs sont estimés à 24.000. Bien sûr, il y a toujours des marcheurs parallèles qui ne sont pas recensés dans les rangs officiels », a-t-il expliqué.

Les premières activités spirituelles ont déjà démarré dans les différents foyers de marche. Plusieurs jeunes pèlerins ont participé à la messe pré-dominicale de la Pentecôte avant de prendre la route en direction de Popenguine. Selon l’abbé Diouf, cette célébration marque officiellement le lancement du pèlerinage marial.

« Cette édition a déjà commencé avec la messe de 18 heures, la messe pré-dominicale de la Pentecôte marquant l’ouverture officielle du pèlerinage », a-t-il déclaré, rappelant également que des temps de prière, de recueillement et de célébration sont organisés dans les foyers avant le départ des marcheurs prévu dimanche à l’aube.

Face à l’importante affluence attendue cette année, les organisateurs assurent avoir pris toutes les dispositions nécessaires afin de garantir un bon accueil des fidèles. Les capacités d’accueil du nouveau sanctuaire ont notamment été renforcées avec l’installation de pagodes, de tentes et de plusieurs espaces dédiés aux pèlerins, mais également aux autorités religieuses et administratives.

Le président du comité d’organisation a indiqué que les espaces habituels ne suffisent désormais plus à contenir le nombre grandissant de participants. « Chaque année, les pèlerins sont de plus en plus nombreux. Les espaces habituels ne suffisent plus », a-t-il souligné.

Dans le cadre des préparatifs sécuritaires, le Haut-commandant de la Gendarmerie nationale, le général Martin Faye, s’est rendu sur les lieux avec plusieurs de ses collaborateurs afin d’évaluer le dispositif de sécurité déployé à Popenguine ainsi que dans les localités environnantes.

Grâce royale au Maroc : Diomaye Faye offre 2 millions FCFA et un mouton de Tabaski à chacun des supporters sénégalais libérés

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a joint l’acte à la parole en apportant un soutien financier et social aux supporters sénégalais récemment libérés au Maroc à la faveur d’une grâce royale. Selon les informations rapportées par le quotidien Le Soleil, le chef de l’État a offert à chacun des 18 supporters concernés une enveloppe de deux millions de francs CFA ainsi qu’un mouton de Tabaski, en perspective de la fête de l’Eid el-Kébir.

Dans la nuit du samedi 23 au dimanche 24 mai, quinze des supporters graciés ont foulé le sol sénégalais après plusieurs mois de détention au Maroc. À leur arrivée à l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD), un accueil officiel et empreint d’émotion leur a été réservé par les autorités sénégalaises.

Face aux anciens détenus et à leurs familles, Bassirou Diomaye Faye a salué leur endurance et leur attitude durant cette épreuve. Le président de la République avait alors tenu à rassurer ces compatriotes sur l’accompagnement de l’État sénégalais. « L’État les accompagnera dans cette période de fête et nous serons à leurs côtés. Le Sénégal les protégera de tout, partout et contre tout », avait-il déclaré devant la presse et les proches des supporters.

Cette promesse présidentielle a donc été concrétisée quelques heures après leur retour au pays. Le geste est perçu comme un acte de solidarité nationale envers ces supporters qui ont vécu une longue période d’incertitude loin de leurs familles.

La majorité des supporters sénégalais concernés auront passé environ 125 jours en détention au Maroc, à la suite des incidents survenus en marge de la finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN), disputée le 18 janvier 2026. Trois autres supporters avaient déjà regagné le Sénégal quelques semaines auparavant après avoir purgé leur peine.

La libération de ces ressortissants sénégalais, rendue possible grâce à une grâce royale accordée par les autorités marocaines, avait suscité un important élan de soulagement au Sénégal, aussi bien au sein des familles que dans l’opinion publique.

Un forum économique de haut niveau explore le concept « Teg Teggi Tekki » pour financer le développement

La Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Thiès a vibré, ce samedi 23 mai, au rythme des débats économiques. En effet, un forum public a réuni experts, décideurs et citoyens autour d’une réflexion sur la mobilisation des ressources internes à travers l’entrepreneuriat populaire.

La capitale du Rail est ainsi devenue, le temps d’une journée, le carrefour de la réflexion sur la souveraineté économique du Sénégal.

Axée sur le thème : « Financement populaire et entrepreneuriat : quelle place pour “Teg Teggi Tekki” dans la mobilisation des ressources internes ? », cette rencontre a attiré une foule nombreuse, impatiente de découvrir des solutions innovantes pour le développement local.

Un panel d’experts pluridisciplinaires

Pour disséquer cette problématique cruciale, les organisateurs ont mobilisé un panel d’intellectuels et d’acteurs de terrain de premier plan. Parmi les principaux intervenants figurait le magistrat au Pôle judiciaire financier et auteur, Mamadou Yakham Keita, qui a apporté un éclairage juridique et éthique à travers le projet « Teg Teggi Tekki ».

« Il nous est donné l’opportunité de réfléchir sur cette question parce que, pendant plusieurs années, le prétoire nous a servi de vitrine pour observer ce qui se passait dans notre société. En analysant cette réalité, notamment avec le lancement de la microfinance considérée comme une solution pouvant régler les problèmes liés au financement de l’entrepreneuriat et, par ricochet, à l’emploi des jeunes, nous avons constaté que beaucoup de problèmes demeuraient malgré l’efficacité de ces outils. C’est ce qui nous a inspirés. Nous nous sommes alors demandé pourquoi ne pas explorer d’autres voies inspirées de nos réalités culturelles, enracinées dans nos valeurs, afin de mettre en place un système de financement de l’entrepreneuriat », a expliqué l’auteur de l’ouvrage Tontine populaire pour l’entrepreneuriat et l’emploi en Afrique : Teg Teggi Tekki.

Pour sa part, le ministre-conseiller Pr El Hadj Mounirou Ndiaye a partagé sa vision stratégique de l’État, aux côtés du docteur en finance islamique et économiste financier Cheikh Omar Diagne. Selon les panélistes, ce projet global propose un mécanisme de cotisation permettant aux Sénégalais de renforcer leur résilience dans le financement des projets.

« Le juge Yakham Keita a mené un travail de réflexion très important. Nous avons estimé qu’il fallait en parler parce que cela touche à une problématique fondamentale de société : celle de l’entrepreneuriat. Le modèle “Teg Teggi Tekki”, pour lequel une proposition a été faite par mon grand frère Mayoro afin d’en faire une fondation, montre à quel point cette journée a été riche en échanges avec les populations de Thiès. Je me suis rendu compte qu’un juriste s’est attaqué à un sujet économique et a réussi à formuler des propositions qui peuvent être opérationnalisées », a déclaré le Pr Mounirou Ndiaye, ministre-conseiller et chef du Bureau d’évaluation des politiques et programmes publics.

Durant plusieurs heures, les panélistes ont passé au crible les différents leviers de l’émancipation économique nationale. Les discussions, particulièrement riches, ont abordé plusieurs thématiques majeures : la justice économique et la citoyenneté, le partage des richesses, ou encore l’activation de l’épargne locale face aux banques traditionnelles.

L’accompagnement du secteur privé

Prenant également part à la réflexion, l’opérateur économique et investisseur Mayoro Mbaye a enrichi les débats par son pragmatisme entrepreneurial. Il a surtout manifesté sa volonté d’accompagner le projet porté par le magistrat et auteur Mamadou Yakham Keita.

« Lorsque l’on regarde la composition de cette salle et toute cette jeunesse dynamique et ambitieuse qui souhaite entreprendre, on comprend que le juge Yakham Keita a posé les bases de l’entrepreneuriat. Dans mon intervention, j’ai expliqué que les concepts qu’il utilise dans notre propre langue, “Teg Teggi Tekki”, correspondent également aux notions d’épargne, d’investissement et d’entreprise. Car il faut épargner pour investir, et investir pour créer des entreprises. C’est là où son livre prend tout son sens, dans la mesure où il permet de comprendre les mécanismes par lesquels nous pouvons créer des emplois dans ce pays. Seule l’entreprise peut générer des emplois durables.

J’ai également tenté de relier ses idées à des projets déjà existants, notamment la Citadelle industrielle de Thiès, dont la société a été récemment constituée avec la signature d’accords à Paris pour la fabrication d’équipements au Sénégal. Tout cela peut s’inscrire dans un pôle industriel alimenté par l’épargne locale, l’investissement et des partenariats extérieurs pour la création d’entreprises viables. C’est cette dimension pratique que j’ai voulu apporter afin de montrer comment les théories développées peuvent être déployées sur le terrain », a indiqué Mayoro Mbaye.

Ce forum de Thiès pose ainsi les jalons d’un modèle économique endogène, dans lequel la mobilisation communautaire devient le principal moteur de la création d’emplois et de la souveraineté nationale. L’engouement du public témoigne, par ailleurs, de l’urgence des questions soulevées.

Aly Saleh

Pastef appelle à la discipline après une vague de démissions dans la haute administration

Quelques heures après le limogeage de l’ancien Premier ministre Ousmane Sonko, plusieurs responsables proches du parti Pastef ont annoncé leur démission de postes occupés au sein de la haute administration sénégalaise. Face à cette situation, le comité exécutif du parti est sorti de sa réserve à travers un communiqué rendu public ce samedi afin de clarifier sa position et appeler à la retenue.

Dans son texte, la direction de Pastef rappelle d’abord que l’acceptation ou la renonciation à des responsabilités publiques relève d’un « choix individuel librement consenti ». Une manière pour le parti de reconnaître la liberté de décision de ses militants et responsables engagés dans l’appareil d’État, dans un contexte politique marqué par de fortes tensions après l’éviction de Ousmane Sonko de la Primature.

Toutefois, le comité exécutif insiste sur la nécessité de respecter les règles administratives et institutionnelles en vigueur. Pastef invite ainsi les responsables souhaitant quitter leurs fonctions à suivre les procédures établies, notamment en respectant la chaîne hiérarchique et les canaux officiels. Le parti recommande également d’attendre la notification formelle de fin de fonction émise par l’autorité compétente avant toute cessation effective de service.

Dans le même communiqué, la direction du parti s’adresse également aux responsables qui ont choisi de rester en poste malgré la situation politique actuelle. Pastef les exhorte à poursuivre leurs missions « avec rigueur, efficacité et loyauté », dans l’intérêt exclusif du pays, jusqu’à une éventuelle décision de révocation prise par l’autorité de nomination.

Cette sortie du comité exécutif intervient dans un climat de forte agitation politique, marqué par des réactions en chaîne après le départ de Ousmane Sonko du gouvernement. Depuis l’annonce de son limogeage, plusieurs cadres réputés proches de Pastef ont préféré se retirer de leurs fonctions administratives, alimentant les interrogations sur les conséquences politiques et institutionnelles de cette nouvelle séquence.

Crise politique au sommet de l’État : l’Assemblée nationale au cœur des tractations après le limogeage d’Ousmane Sonko

La tension politique ne retombe pas à Dakar, quarante-huit heures après la décision du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, de mettre fin aux fonctions du Premier ministre Ousmane Sonko et d’engager une réorganisation de l’exécutif. Dans les sphères politiques comme au sein de la majorité parlementaire, l’atmosphère demeure marquée par l’incertitude et les interrogations sur les prochaines orientations du pouvoir.

Dans ce contexte particulièrement sensible, le président de l’Assemblée nationale a convoqué ce dimanche une réunion du Bureau de l’institution prévue à 15 heures, suivie d’une conférence des présidents à partir de 16 heures. Ces rencontres sont scrutées avec attention, alors que plusieurs signaux laissent entrevoir des divergences internes au sein de la majorité.

Selon plusieurs sources concordantes, une partie importante des députés de la coalition au pouvoir continue d’afficher sa proximité politique avec l’ancien chef du gouvernement. Des soutiens qui pourraient peser dans les discussions parlementaires à venir, notamment autour de la nouvelle configuration institutionnelle et des choix politiques qui seront opérés dans les prochains jours.

Depuis l’annonce du limogeage d’Ousmane Sonko, les réactions se multiplient dans les milieux politiques et au sein de l’opinion publique. Si certains responsables saluent une décision relevant des prérogatives du chef de l’État et destinée à préserver l’autorité des institutions, d’autres y voient un tournant majeur susceptible de fragiliser l’équilibre politique construit depuis l’accession au pouvoir du tandem Diomaye-Sonko.

À Dakar, plusieurs observateurs évoquent désormais une phase de recomposition politique, marquée par des consultations discrètes et des échanges intenses entre responsables de la majorité présidentielle. L’enjeu pour le pouvoir sera notamment de maintenir la cohésion de la coalition et d’éviter toute fracture ouverte à l’Assemblée nationale.

Les réunions convoquées ce dimanche pourraient ainsi permettre de clarifier la position des groupes parlementaires et de mesurer l’ampleur des soutiens dont dispose encore l’ancien Premier ministre au sein de l’hémicycle. Pour l’heure, aucun communiqué officiel n’a filtré sur les décisions qui pourraient être prises à l’issue de ces concertations.

Face aux défis du pays, Coumba Ndoffene Diouf prône la compétence

L’homme politique et militant du Parti socialiste, Coumba Ndoffene Diouf, a lancé un appel solennel au président de la République en faveur de la mise en place d’un gouvernement « de compétence, de courage et de résultats », capable de répondre aux attentes pressantes des Sénégalais.

Dans une déclaration publique, il a estimé que le Sénégal ne pouvait plus être dirigé par « des improvisateurs » ou des responsables davantage préoccupés par des intérêts politiques que par le service public. Selon lui, la situation actuelle exige des dirigeants intègres, travailleurs et engagés afin de relever efficacement les défis économiques et sociaux du pays.

Le responsable socialiste a également dénoncé l’inaction et le favoritisme qu’il attribue au gouvernement sortant, appelant à une « rupture réelle » pour restaurer la crédibilité du Sénégal auprès de ses partenaires et redonner confiance aux populations.

Pour Coumba Ndoffene Diouf, seul un gouvernement fondé sur le mérite et l’efficacité pourra produire des résultats concrets et répondre aux aspirations des citoyens. « Le Sénégal est au-dessus de toute individualité », a-t-il soutenu, avant de conclure par le slogan : « Sénégal Rek ! ».

Loyauté politique : Ibrahima Socé magnifie l’engagement du maire Hady Diaw envers Cheikh Thiaw

Dans un paysage politique contemporain trop souvent marqué par les reniements, les transhumances et les trahisons opportunistes, certains parcours forcent le respect et redonnent ses lettres de noblesse à l’engagement public. C’est dans cet esprit qu’Ibrahima Socé, collaborateur du maire de Ndoffane et membre influent du Mouvement And Defar du président Cheikh Thiaw, a tenu à saluer publiquement la trajectoire exemplaire du maire Hady Diaw, un homme qui a su démontrer que l’exercice du pouvoir ne doit jamais supplanter les valeurs.

Un pacte de confiance jamais démenti

L’histoire remonte à 2022, lors des élections locales. Choisi, soutenu et accompagné par son mentor politique, le président Cheikh Thiaw, Hady Diaw accède aux responsabilités municipales. Là où certains auraient succombé aux sirènes de l’émancipation prématurée ou aux tentations du pouvoir solitaire, le maire Diaw est resté d’une fidélité constante.

« Malgré les nombreuses opportunités, les tentations du pouvoir et les circonstances parfois difficiles, il n’a jamais trahi celui qui lui a accordé sa confiance », témoigne avec admiration Ibrahima Socé.

Pour ce proche collaborateur, le premier magistrat de Ndoffane a toujours privilégié la reconnaissance, la dignité et le respect des valeurs politiques aux calculs d’intérêts personnels. Une posture rare qui contraste avec certaines pratiques politiques actuelles, où le “parricide politique” semble parfois érigé en mode de gouvernance.

Le combat pour la continuité

Aujourd’hui, cette loyauté se confirme davantage sur le terrain. Face aux futurs défis électoraux, le maire Hady Diaw mène avec détermination un combat de premier plan afin de porter à nouveau le président Cheikh Thiaw à la tête de la gestion locale lors des prochaines échéances.

Cet engagement sans faille suscite les chaleureuses félicitations d’Ibrahima Socé, qui voit dans cette constance une véritable source d’inspiration pour la jeunesse ainsi que pour l’ensemble des acteurs politiques.

Un hommage à deux figures politiques

L’hommage rendu par Ibrahima Socé s’adresse également au président Cheikh Thiaw. Il salue la pertinence de sa vision stratégique, son flair politique et, surtout, sa capacité rare à former des leaders fidèles, enracinés dans leurs convictions et pleinement engagés au service de leur communauté.

En définitive, cette relation fondée sur la confiance mutuelle et la fidélité s’impose désormais comme une véritable école de pensée politique pour les générations futures.

Médinatoul Diélany : la famille de Cheikh Mouhidin Samba Diallo annonce la célébration de la Tabaski le 27 mai 2026

La cité religieuse de Médinatoul Diélany s’apprête à vivre un moment fort de spiritualité à l’occasion de la fête de la Tabaski, prévue le mercredi 27 mai 2026, selon une annonce officielle faite par l’imam Oustaz Omar Ndiaye.

Dans un communiqué relayé au sein de la communauté, il est précisé que la grande prière des deux rakaats sera dirigée par Cheikh Ibrahima Diallo, khalife de Cheikh Mouhidin Samba Diallo. Cette cérémonie religieuse, très attendue par les fidèles et disciples, s’inscrit dans la tradition de célébration de l’Aïd el-Kébir au sein de cette famille religieuse.

La famille de Cheikh Mouhidin Samba Diallo, figure emblématique de la cité religieuse de Médinatoul Diélany, continue ainsi de perpétuer les recommandations spirituelles et les enseignements de son défunt guide à travers l’organisation des grandes fêtes musulmanes et des rassemblements religieux.

Chaque année, la prière de la Tabaski constitue un moment de forte communion entre disciples, fidèles et responsables religieux, marqué par des prières pour la paix, la cohésion sociale et la prospérité du pays.

Cette édition 2026 s’annonce donc sous le signe du recueillement et du renforcement des liens spirituels au sein de la communauté de Médinatoul Diélany.

La Coalition Diomaye Président de Kaolack salue « la préservation de l’autorité de l’État »

(Aly Tounkara, coordonnateur départemental de Kaolack)

La Coalition Diomaye Président de Kaolack a réagi à la décision du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, de mettre fin aux fonctions d’Ousmane Sonko en tant que Premier ministre. Dans une déclaration rendue publique, la coalition dit « prendre acte et se féliciter » de cette mesure qu’elle qualifie de « forte et responsable ».

Selon les responsables de la coalition, cette décision participe à « la sauvegarde de l’autorité de l’État, au respect des institutions de la République ainsi qu’à la préservation de la stabilité nationale ». Le mouvement estime que l’exercice des plus hautes fonctions publiques doit s’inscrire dans une logique de responsabilité et de respect des institutions républicaines.

« Dans une démocratie sérieuse, nul ne peut prétendre exercer de hautes responsabilités publiques tout en s’inscrivant dans une logique permanente de défiance, de confrontation et de personnalisation du pouvoir », soutient la coalition dans son communiqué.

La Coalition Diomaye Président de Kaolack a également réaffirmé son « soutien total et sans ambiguïté » au chef de l’État, saluant sa « posture républicaine », son « sens de l’État » et son « attachement au dialogue », des qualités que le mouvement considère comme des garanties essentielles pour la consolidation de la démocratie sénégalaise.

Dans son adresse, la coalition a insisté sur la nécessité de préserver un climat politique apaisé afin de répondre aux attentes des populations. « Le Sénégal a besoin de sérénité, de cohésion et de travail au service exclusif des populations, et non de querelles d’ambitions personnelles ou de rapports de force politiciens », indique le texte.

Enfin, les responsables de la coalition ont appelé les militants, responsables politiques et citoyens attachés à la stabilité du pays à rester mobilisés derrière le président Bassirou Diomaye Faye afin de poursuivre les réformes engagées et d’accélérer la transformation économique et sociale du Sénégal.

Kaolack : le SUDES alerte sur les failles persistantes de l’école sénégalaise à l’occasion de son cinquantenaire

Le Syndicat unitaire et démocratique des enseignants du Sénégal (SUDES) a célébré à Kaolack ses cinquante années d’existence à travers une série d’activités marquées par des visites d’établissements scolaires, des rencontres avec les enseignants ainsi que des hommages rendus aux figures historiques du mouvement syndical éducatif. Cette célébration a surtout servi de tribune au secrétaire général national du SUDES, Ibrahima Guèye, pour dresser un constat préoccupant de la situation actuelle de l’école sénégalaise et rappeler les défis majeurs auxquels le système éducatif reste confronté.

Devant une assemblée composée d’enseignants, de militants syndicaux et d’anciens responsables du syndicat, Ibrahima Guèye a rappelé que le SUDES, fondé le 20 avril 1976, atteint aujourd’hui un demi-siècle d’engagement dans la défense des intérêts matériels et moraux des enseignants ainsi que dans la lutte pour une école publique de qualité.

Selon lui, cette commémoration dépasse le simple cadre festif et constitue avant tout un moment de réflexion sur l’avenir de l’éducation au Sénégal. Durant plusieurs jours, les responsables du syndicat ont effectué des tournées dans différents établissements scolaires afin de recueillir les préoccupations des enseignants et d’évaluer les réalités du terrain.

Ces échanges interviennent dans un contexte encore marqué par des tensions dans le secteur éducatif, notamment après les mouvements de grève enregistrés ces derniers mois et la signature d’un protocole d’accord diversement apprécié au sein des syndicats d’enseignants.

Le secrétaire général du SUDES a indiqué que ces rencontres étaient nécessaires pour permettre aux enseignants d’exprimer leurs attentes vis-à-vis de leur organisation syndicale, mais également pour faire remonter les difficultés persistantes auxquelles ils font face au quotidien.

La cérémonie a également été marquée par de nombreux témoignages retraçant l’histoire du syndicat et l’engagement de ses anciens militants. Plusieurs intervenants ont salué le sacrifice et la détermination de générations d’enseignants qui ont porté les combats du SUDES depuis sa création.

Parmi les témoignages les plus marquants figure celui consacré à Fatoumata Lamarana Sarr, présentée comme une militante particulièrement engagée, qui aurait quitté ses nouveau-nés pour prendre part à un congrès du syndicat. Un geste cité comme symbole de l’engagement militant ayant marqué l’histoire du SUDES.

D’autres récits ont rappelé le rôle joué par des enseignants dans les zones affectées par le conflit en Casamance. Maurice Warore a notamment évoqué les initiatives menées par certains éducateurs qui allaient à la rencontre des groupes rebelles afin de promouvoir l’éducation et la paix. Selon lui, certains anciens combattants ont même été formés pour devenir enseignants et occupent aujourd’hui des fonctions dans l’administration publique.

Pour les responsables syndicaux, ces différents témoignages illustrent le rôle historique du SUDES dans la société sénégalaise, bien au-delà des seules revendications corporatistes.

Abordant la situation actuelle de l’école sénégalaise, Ibrahima Guèye a dénoncé plusieurs insuffisances structurelles qui, selon lui, freinent les performances du système éducatif. Il a notamment pointé du doigt le manque de cohérence entre les programmes scolaires, les infrastructures disponibles et les ressources humaines déployées dans les établissements.

Le responsable syndical a également insisté sur les difficultés liées à la motivation des enseignants. Selon lui, les retards dans les avancements, les lenteurs administratives et les conditions salariales contribuent fortement à la démotivation du personnel éducatif.

Il a estimé qu’aucune réforme sérieuse ne pourra produire des résultats durables sans une amélioration significative des conditions de vie et de travail des enseignants.

Le secrétaire général du SUDES a par ailleurs regretté la persistance des abris provisoires dans plusieurs écoles du pays, malgré les engagements pris depuis des années par les autorités. Pour lui, cette situation traduit les insuffisances chroniques du système éducatif sénégalais.

Ibrahima Guèye a aussi interpellé l’État sur la nécessité de respecter les accords signés avec les syndicats d’enseignants. Il a rappelé que certaines revendications encore en discussion aujourd’hui remontent à plus de vingt ans, notamment à des engagements pris depuis 2003.

Selon lui, cette accumulation de promesses non tenues contribue à fragiliser davantage le climat scolaire et alimente le malaise dans le secteur de l’éducation.

Le responsable syndical s’est enfin prononcé sur les défis liés à l’intelligence artificielle dans le domaine éducatif. Tout en reconnaissant l’importance croissante de ces technologies dans le monde moderne, il a affirmé qu’elles ne sauraient remplacer l’enseignant dans le processus d’apprentissage.

Il a toutefois plaidé pour une meilleure formation des enseignants aux outils numériques et aux technologies de l’intelligence artificielle afin qu’ils puissent les utiliser comme des leviers d’amélioration des enseignements et des apprentissages.

À travers cette célébration du cinquantenaire, le SUDES entend ainsi réaffirmer son engagement historique pour une école sénégalaise plus performante, plus équitable et davantage adaptée aux réalités contemporaines.

Dialogue national : Diomaye Faye consulte d’anciens hauts responsables sur les enjeux sécuritaires et économiques

Dans le cadre de la Journée nationale du dialogue, inscrite parmi les rendez-vous majeurs de l’agenda républicain, le Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a poursuivi ce samedi au Palais de la République la série de consultations politiques entamée depuis le début de la semaine.

Le Chef de l’État a successivement reçu Souleymane Ndéné Ndiaye, ancien Premier ministre, ainsi que les anciens ministres de l’Intérieur Mbaye Ndiaye, Aly Ngouille Ndiaye et Antoine Félix Diome. Ces rencontres s’inscrivent dans une dynamique de concertation élargie autour des grands défis auxquels le Sénégal est confronté.

Selon les informations communiquées à l’issue des audiences, les échanges ont essentiellement porté sur les questions économiques et sécuritaires, dans un contexte marqué par de profondes mutations nationales et internationales. Les discussions ont notamment abordé les problématiques liées à l’emploi, à la gestion des ressources issues des hydrocarbures ainsi qu’aux enjeux croissants de cybersécurité, désormais considérés comme des dimensions stratégiques de la stabilité nationale.

Le Président de la République a ainsi voulu recueillir les analyses et contributions d’anciens responsables ayant occupé des fonctions clés dans l’appareil d’État, particulièrement dans les secteurs liés à la gouvernance territoriale, à la sécurité intérieure et à la gestion des crises.

L’audience accordée à Souleymane Ndéné Ndiaye marque par ailleurs la clôture de cette séquence de consultations avec les anciens chefs de gouvernement, engagée par le Chef de l’État dans le cadre du dialogue national.

CAN 2025 : le Roi Mohammed VI accorde sa grâce royale à 15 supporters sénégalais condamnés au Maroc

Le Roi Mohammed VI a accordé sa grâce royale à quinze supporters sénégalais condamnés pour des infractions commises lors de la Coupe d’Afrique des Nations organisée au Maroc du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026. L’annonce a été faite à travers un communiqué officiel des autorités marocaines, qui précisent que cette décision a été prise « pour des considérations humaines ».

Selon le communiqué, cette mesure intervient également à l’occasion de l’Aïd Al Adha et s’inscrit dans le cadre des relations historiques et fraternelles entre le Royaume du Maroc et la République du Sénégal. Les autorités marocaines soulignent que cette grâce royale traduit la volonté du souverain de consolider davantage les liens d’amitié et de coopération entre les deux pays.

Les quinze supporters sénégalais concernés avaient été condamnés à la suite d’infractions commises durant les compétitions de la CAN 2025. Aucun détail supplémentaire n’a toutefois été communiqué concernant la nature exacte des faits reprochés ni les peines initialement prononcées contre eux.

À travers cette décision, le Roi Mohammed VI met en avant les valeurs de clémence, de bienveillance et de tolérance qui caractérisent, selon les autorités marocaines, l’identité du Royaume. Le communiqué insiste également sur « la profondeur des liens d’amitié, de fraternité et de coopération » unissant Dakar et Rabat depuis plusieurs décennies.

Cette grâce royale est perçue comme un geste fort à l’endroit du Sénégal, pays avec lequel le Maroc entretient des relations diplomatiques, économiques et culturelles particulièrement étroites. Elle intervient dans un contexte où les deux États multiplient les initiatives de coopération dans plusieurs secteurs stratégiques.

SONACOS : le directeur général Ndane Diagne annonce sa démission

La vague de démissions observée ces derniers jours au sein de plusieurs directions nationales se poursuit. Après l’annonce du départ du directeur général du Musée des Civilisations noires, un autre responsable nommé sous le régime actuel a décidé de quitter ses fonctions. Il s’agit de Ndane Diagne, directeur général de la Société nationale de Commercialisation des Oléagineux du Sénégal (Sonacos SA).

L’information a été rendue publique ce samedi à travers une publication sur Facebook dans laquelle l’intéressé a confirmé avoir déposé sa lettre de démission. « AlhamdouliLLAH, je viens de déposer ma lettre de démission », a-t-il écrit, sans donner davantage de précisions sur les motivations de son départ.

Cette annonce intervient dans un contexte marqué par plusieurs changements et remous au sommet de certaines structures publiques. Depuis quelques jours, les départs se multiplient dans différentes administrations et sociétés nationales, alimentant les interrogations sur une possible recomposition au sein de l’appareil étatique.

Ndane Diagne avait été nommé à la tête de la Sonacos en mai 2024 par le président de la République Bassirou Diomaye Faye, dans la foulée de l’alternance politique issue de l’élection présidentielle. Son arrivée à la direction générale de cette société stratégique avait suscité beaucoup d’attentes, notamment autour de la relance de la filière arachidière et du redressement économique de l’entreprise.

Entreprise historique du secteur agro-industriel sénégalais, la Sonacos joue un rôle central dans la commercialisation des oléagineux et l’accompagnement des producteurs agricoles. Ces dernières années, la société a été confrontée à plusieurs défis liés à la production, au financement des campagnes agricoles et à la concurrence sur le marché des huiles végétales.

Adama Gaye charge Bassirou Diomaye Faye et dénonce une « usurpation nationale »

Le journaliste Adama Gaye a publié, ce vendredi, un message particulièrement virulent à l’encontre du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, dans une sortie qui intervient dans un contexte politique déjà marqué par de fortes tensions au sommet de l’État.

Alors que certains observateurs ont pu établir un lien entre cette publication et le limogeage du Premier ministre Ousmane Sonko, le timing des faits indique toutefois que le post du journaliste a été diffusé quelques minutes avant l’annonce officielle de cette décision politique majeure.

Dans son texte publié sur Facebook, Adama Gaye accuse le chef de l’État de transformer « la Présidence de la République en une maison hantée », dénonçant ce qu’il considère comme un retour d’anciennes figures politiques controversées au cœur du pouvoir. Le journaliste pointe notamment du doigt la présence de personnalités qu’il associe à des périodes sombres de la gouvernance sénégalaise.

Il cite entre autres Cheikh Tidiane Sy, qu’il accuse d’avoir été lié à « un faux coup d’État », ainsi qu’Ousmane Ngom, ancien ministre de l’Intérieur sous le régime d’Abdoulaye Wade, qu’il qualifie « d’homme des violences de la police ». Selon Adama Gaye, ces responsables n’auraient jamais dénoncé, à l’époque, « les libertés écrasées, des personnes tuées, la démocratie muselée et l’argent du pays pillé ».

Le journaliste critique également ce qu’il décrit comme une quête du pouvoir et des privilèges de la part du président Bassirou Diomaye Faye. Il évoque « le goût du luxe, du lucre et des lambris » et estime que le Sénégal actuellement en construction sous le nouveau régime « ne sera pas le sien ».

Dans une tonalité particulièrement offensive, Adama Gaye appelle à une mobilisation citoyenne contre ce qu’il considère comme « une forfaiture antinationale ». Il estime que les principales institutions du pays, notamment la Présidence de la République, la Primature et l’Assemblée nationale, seraient désormais « désacralisées » et transformées en « hauts lieux de blanchiment des criminels et de leurs crimes ».

Le journaliste conclut son message par un appel à une « révolution nationale », qu’il juge désormais « impérative » pour, selon lui, « contenir l’usurpation nationale ».

Démission de Mouhamed Abdallah Ly du Musée des Civilisations noires : un départ qui suscite des interrogations

Le directeur général du Musée des Civilisations noires, Mouhamed Abdallah Ly, a annoncé sa démission ce samedi à travers un message publié sur ses réseaux sociaux. Une décision inattendue qui intervient dans un contexte politique particulièrement sensible, marqué notamment par le limogeage du Premier ministre Ousmane Sonko annoncé la veille.

Dans un message bref mais chargé de sous-entendus, Mouhamed Abdallah Ly a confirmé son départ de la tête de cette prestigieuse institution culturelle sénégalaise. « J’annonce ma démission de la Direction générale du Musée des Civilisations noires. Je rends grâce à Dieu de m’avoir permis de servir mon pays à ce niveau de responsabilité. Le reste se dira au moment opportun… », a-t-il écrit.

Cette déclaration, bien que concise, laisse planer plusieurs interrogations sur les véritables raisons de son retrait. À ce stade, aucune explication officielle n’a été fournie par l’intéressé ni par les autorités compétentes. Le caractère énigmatique de son message alimente déjà les spéculations dans les milieux politiques et culturels.

Figure intellectuelle reconnue, Mouhamed Abdallah Ly dirigeait le Musée des Civilisations noires depuis plusieurs années. Sous sa conduite, l’institution s’était imposée comme un espace majeur de promotion du patrimoine africain et de dialogue entre les cultures. Le musée, inauguré en 2018 à Dakar, est considéré comme l’un des symboles culturels les plus ambitieux du continent africain.

L’annonce de cette démission survient également dans un climat politique tendu, au lendemain du départ du Premier ministre Ousmane Sonko du gouvernement. Même si aucun lien officiel n’a été établi entre les deux événements, leur proximité temporelle attire l’attention des observateurs.

Fraude de plus d’un milliard à UBA Sénégal : deux nouveaux suspects arrêtés à l’AIBD en pleine tentative de départ

L’enquête sur la spectaculaire fraude bancaire qui ébranle UBA Sénégal connaît un nouveau rebondissement. Selon des informations révélées par le quotidien Libération, la Division des investigations criminelles (Dic) a procédé à l’arrestation de deux nouveaux suspects dans le cadre du vaste réseau de retraits frauduleux ayant causé un préjudice estimé à 1,143 milliard de FCFA.

Les deux individus ont été interpellés à l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD) alors qu’ils s’apprêtaient à quitter le territoire sénégalais. L’un devait embarquer pour Casablanca, au Maroc, tandis que l’autre avait prévu un vol à destination de Nantes, en France. Après leur arrestation, ils ont été déférés ce vendredi devant le juge du 4e cabinet financier, chargé du dossier.

D’après les premiers éléments de l’enquête relayés par Libération, l’un des suspects arrêtés, Abdou Aziz Thiam, âgé de 54 ans, occupe les fonctions de directeur commercial au sein de la société AgtEmotors. Les enquêteurs le considèrent comme une pièce importante du dispositif présumé de fraude. Des images de vidéosurveillance l’auraient identifié aux côtés de plusieurs personnes activement recherchées lors d’opérations de retraits effectuées dans le quartier des Almadies, dans la nuit du 30 au 31 janvier 2026, période durant laquelle une grande partie des transactions frauduleuses auraient été réalisées.

Concernant la seconde personne interpellée, une femme se présentant comme agent marketing, les enquêteurs restent prudents. Les premiers constats laissent envisager qu’elle pourrait être davantage une victime d’un système de clonage de cartes bancaires qu’un membre actif du réseau criminel. Les investigations se poursuivent afin de déterminer avec précision son niveau réel d’implication dans cette affaire complexe.

Cette fraude bancaire, considérée comme l’une des plus importantes enregistrées ces dernières années au Sénégal, remonte à une série impressionnante de 3421 retraits frauduleux effectués dans plusieurs distributeurs automatiques installés à Dakar, Thiès et Kaolack. Les opérations ont exclusivement ciblé UBA Sénégal, causant à l’établissement bancaire un manque à gagner colossal dépassant le milliard de FCFA.

Depuis le début de l’enquête, la Dic multiplie les interpellations. Les premiers suspects arrêtés avaient été identifiés comme Ababacar Ndiaye, menuisier ébéniste, et Bassirou Kane, footballeur. Tous deux avaient été appréhendés alors qu’ils tentaient également de quitter le Sénégal.

Les enquêteurs avaient ensuite procédé à l’arrestation d’Alioune Thiam, agent de maîtrise supérieure à La Poste et gérant de la société « Easy Go Téranga ». Présenté comme l’un des cerveaux présumés de cette vaste opération criminelle, il avait été interpellé à son retour du Maroc à l’AIBD.

Dans la foulée, Hamidou Tanou Diallo avait également été arrêté à Keur Ayib. Ce commerçant basé à Kaolack est propriétaire des sociétés « Ets Diallo Hamidou Tanou » et « Barkiny Purchasing Center Suarl », toutes deux titulaires de comptes à UBA Sénégal. Selon les premiers éléments exploités par les enquêteurs, plusieurs cartes liées à ces entreprises auraient servi à effectuer des retraits frauduleux, notamment dans des distributeurs automatiques situés à Thiès.

Face à l’ampleur du scandale, les enquêteurs de la Dic poursuivent leurs investigations afin d’identifier l’ensemble des ramifications du réseau et de déterminer les responsabilités de chaque protagoniste. L’affaire continue de susciter une vive inquiétude dans le secteur bancaire sénégalais, où les questions liées à la sécurité des transactions électroniques et au clonage de cartes bancaires reviennent désormais au cœur des préoccupations.

LICENCIEMENT ÉCONOMIQUE OU CHASSE AUX EMPLOYÉS : une entreprise française au Sénégal au cœur d’un scandale social

Le climat social s’envenime autour d’une entreprise française spécialisée dans les services informatiques, implantée au Sénégal. Accusée par plusieurs salariés et représentants du personnel de dérives, d’abus et de règlements de comptes internes, la société fait face à une tempête médiatique et syndicale. Officiellement, la direction invoque des « difficultés économiques ». Officieusement, de nombreux employés dénoncent une « opération de nettoyage » visant les anciens salariés, les syndiqués et les voix jugées trop critiques.

Des carrières brisées du jour au lendemain

Parmi les salariés concernés, certains cumulent plus de 10, 15, voire 20 ans d’ancienneté. « Nous avons donné notre vie à cette entreprise, et voilà comment on nous remercie », confie un employé, père de trois enfants, menacé de licenciement. Les témoignages évoquent des familles plongées dans l’angoisse, contraintes de faire face à une perte brutale de revenus.

Des critères contestés

Le Code du travail sénégalais impose des règles strictes en matière de licenciement économique, notamment en ce qui concerne l’ancienneté, les charges familiales et les compétences professionnelles. Pourtant, selon les délégués du personnel, ces critères auraient été manipulés. Des salariés moins anciens auraient été épargnés, tandis que des employés historiques, parfois avec plusieurs personnes à charge, figurent sur la liste des départs. « Ce n’est pas un plan économique, c’est une chasse aux sorcières », accuse un représentant syndical.

Pressions et silence imposé

Autre accusation grave : des délégués du personnel auraient subi des pressions et des menaces afin d’éviter toute fuite d’informations. Certains salariés affirment n’avoir jamais été informés officiellement du projet de licenciement, découvrant la nouvelle à travers des rumeurs internes. Une opacité qui alimente la colère et les soupçons.

Soupçons financiers

Au-delà des licenciements, des accusations de gabegie financière et de rétrocommissions circulent. Des indemnités auraient été déclarées comme versées à des « démissionnaires », laissant planer des doutes sur d’éventuelles manipulations comptables. Certains dirigeants sont soupçonnés d’avoir profité de ces transactions. Aucune preuve officielle n’a toutefois été produite à ce stade, mais l’affaire pourrait rapidement prendre une tournure judiciaire.

Vers une bataille juridique

Face à cette situation, plusieurs salariés envisagent de saisir l’Inspection du travail et les tribunaux. Les syndicats pourraient également s’emparer du dossier. Si les accusations se confirment, ce scandale pourrait devenir l’un des plus retentissants du secteur privé sénégalais, mêlant licenciements abusifs, intimidation, favoritisme et corruption présumée.

Des familles dans l’incertitude

En attendant, des dizaines de familles vivent dans la peur de perdre leur stabilité. « Nous avons été sacrifiés pour des intérêts obscurs », résume un salarié amer. Ce dossier explosif pourrait bien marquer un tournant dans le débat sur la protection des travailleurs au Sénégal.

Transmission volontaire du VIH et « actes contre nature » : cinq suspects déférés par la police de Pikine Saint-Louis

Le Commissariat d’arrondissement de Pikine Saint-Louis a déféré au parquet, ce jeudi 21 mai 2026, cinq individus poursuivis notamment pour « actes contre nature », « mise en danger de la vie d’autrui », « association de malfaiteurs » et « transmission volontaire du VIH », à l’issue d’une enquête déclenchée par la plainte d’un père de famille.

D’après des sources policières, l’affaire trouve son origine dans une dénonciation effectuée le 18 mai dernier par un notable du quartier Pikine Guinaw Rail. Reçu au commissariat vers 19 heures, l’homme a accusé son fils majeur de se livrer depuis plusieurs années à des pratiques homosexuelles, aussi bien au domicile familial qu’à l’extérieur. Le plaignant a expliqué aux enquêteurs avoir, à plusieurs reprises, tenté de dissuader son fils, sans succès. Selon ses déclarations, le jeune homme continuait à recevoir des partenaires au domicile familial, provoquant de fortes tensions au sein de la famille et du voisinage.

Face à la gravité des faits qu’il dénonçait, le père a demandé l’intervention des forces de l’ordre et l’application stricte de la loi. Dès le lendemain, les éléments de la Brigade de recherches ont effectué une descente au domicile indiqué. Sur place, les policiers ont interpellé le principal suspect ainsi qu’un autre homme trouvé en sa compagnie.

Au cours de son audition, le mis en cause principal a d’abord rejeté les accusations portant sur des rapports sexuels au moment de l’intervention policière, soutenant que l’individu présent chez lui était un employé. Mais confronté aux éléments recueillis par les enquêteurs, il a fini par reconnaître son homosexualité, affirmant entretenir des relations avec des hommes depuis 2019.

Toujours selon les procès-verbaux de police, il a également déclaré être porteur du VIH depuis 2024 et suivre un traitement antirétroviral. Les enquêteurs affirment qu’il aurait ensuite livré les noms de plusieurs partenaires sexuels réguliers, parmi lesquels un tailleur, un vigile et un détenu actuellement incarcéré à la Maison d’arrêt et de correction de Saint-Louis dans le cadre d’une autre procédure liée à des faits similaires.

Les investigations menées par la Brigade de recherches ont rapidement conduit à l’interpellation du tailleur et du vigile cités dans les déclarations du principal suspect. Entendus à leur tour, les deux hommes auraient reconnu avoir entretenu des relations sexuelles répétées avec lui. Ils ont cependant affirmé avoir ignoré sa séropositivité, soutenant n’avoir jamais été informés de son état de santé.

Les auditions ont également permis aux policiers d’identifier d’autres personnes présumées impliquées dans ce réseau relationnel. Un charretier domicilié à Pikine a été localisé puis arrêté. Lors de son interrogatoire, il aurait reconnu avoir entretenu des rapports sexuels avec le tailleur en échange d’argent ou d’avantages en nature.

Dans le cadre de l’enquête, les policiers ont procédé à l’exploitation technique des téléphones portables des suspects, après obtention de leur consentement. Selon les enquêteurs, cette opération a permis de découvrir de nombreux messages, conversations et fichiers à caractère sexuel échangés via l’application WhatsApp, éléments considérés comme des preuves corroborant les déclarations recueillies au cours de l’enquête.

Dialogue national : le Président de la République engage des consultations avec d’anciens ministres de l’Intérieur

Dans le cadre de la Journée nationale du dialogue, le Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a ouvert au Palais de la République une série de consultations avec d’anciens responsables du ministère de l’Intérieur. Cette initiative s’inscrit dans une démarche visant à renforcer la concertation nationale autour des enjeux institutionnels et sécuritaires du pays.

La première phase de ces échanges a concerné plusieurs figures ayant occupé des fonctions clés dans la gestion de l’administration territoriale et du processus électoral. Le chef de l’État a successivement reçu André Sonko, qui a exercé sous la présidence d’Abdou Diouf, puis Ousmane Ngom et Cheikh Tidiane Sy, tous deux ayant occupé ce portefeuille sous la présidence d’Abdoulaye Wade.

Selon les informations issues de ces audiences, les discussions ont principalement porté sur deux axes majeurs liés aux missions du ministère de l’Intérieur. D’une part, le processus électoral, considéré comme le fruit d’une construction progressive à travers différentes étapes de l’histoire politique nationale, et dont la consolidation demeure un enjeu central pour la stabilité démocratique. D’autre part, les questions de sécurité intérieure, présentées comme essentielles à la préservation de la paix civile et à la sérénité du pays.

Au cours des échanges, les anciens ministres ont partagé leurs expériences respectives, mettant en avant les leçons tirées de leur passage à la tête de ce département stratégique. Tous ont, à l’issue de leurs entretiens, salué la démarche initiée par le Président de la République, qu’ils ont décrite comme un cadre propice à la réflexion collective et à la continuité institutionnelle.

La Présidence a indiqué que ces consultations se poursuivront dans les prochains jours avec d’autres personnalités issues de différentes sphères de la vie nationale, dans le but d’élargir le dialogue et d’enrichir la réflexion autour des défis institutionnels et sécuritaires du Sénégal.

Nouvelle affaire judiciaire pour Ass Dione : le chanteur religieux écroué pour une présumée escroquerie au visa

Le chanteur religieux Ass Dione a de nouveau été placé sous mandat de dépôt ce vendredi, après son déferrement par la brigade de recherches de Keur Massar dans une affaire présumée d’escroquerie au visa. Selon des informations obtenues par Seneweb, le procureur Saliou Dicko, chef du parquet de Pikine-Guédiawaye, a ordonné son incarcération en attendant son procès fixé à mercredi prochain, sauf renvoi éventuel de l’audience.

Cette nouvelle procédure judiciaire intervient alors que l’artiste était déjà en détention dans une autre affaire. En effet, le mardi 31 mars 2026, il avait été placé sous mandat de dépôt par le juge d’instruction du premier cabinet près le tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye. Dans ce dossier, il est poursuivi notamment pour association de malfaiteurs et actes contre nature.

Alors qu’il se trouvait en prison dans le cadre de cette première affaire, Ass Dione avait été extrait de sa cellule mercredi dernier par les enquêteurs de la brigade de recherches de Keur Massar afin d’être entendu sur de nouvelles accusations liées à une supposée fraude au voyage.

D’après les éléments de l’enquête, deux candidats à l’émigration avaient sollicité les services du chanteur religieux dans l’espoir de rejoindre les États-Unis en passant par le Nicaragua, un itinéraire migratoire souvent emprunté par des Sénégalais souhaitant gagner le territoire américain. Les plaignants affirment avoir remis au mis en cause la somme de 2,3 millions de francs CFA pour l’organisation du voyage et l’obtention des documents nécessaires.

Cependant, selon les déclarations recueillies par les enquêteurs, le projet n’a jamais abouti et les victimes n’ont ni effectué le voyage ni récupéré leur argent. Face aux enquêteurs, Ass Dione aurait reconnu les faits consignés dans le procès-verbal d’audition. Il se serait également engagé à rembourser les deux candidats à l’émigration.

Malgré ces engagements, le parquet a décidé de le placer sous mandat de dépôt, estimant les charges suffisamment sérieuses pour justifier son maintien en détention jusqu’à sa comparution devant le tribunal. Cette nouvelle affaire vient ainsi alourdir la situation judiciaire déjà délicate du chanteur religieux, désormais confronté à plusieurs procédures pénales devant les juridictions de Pikine-Guédiawaye.

Amadou Ba réaffirme son ancrage dans l’opposition après son audience avec le chef de l’État

Reçu au Palais de la République en sa qualité d’ancien Premier ministre et ancien ministre des Finances, Amadou Ba a tenu à clarifier son positionnement politique à l’issue de son entretien avec le président de la République Bassirou Diomaye Faye. Le leader de Nouvelle Responsabilité/Jamm-Ji (NRJ) a affirmé que sa formation demeure résolument inscrite dans l’opposition, tout en appelant à une gestion concertée des grands enjeux nationaux.

Face à la presse, l’ancien chef du gouvernement a décrit des échanges « courtois, francs et responsables » avec le chef de l’État. Selon lui, plusieurs questions majeures liées à la situation du pays ont été abordées au cours de cette audience, notamment les réformes institutionnelles, la situation économique et financière du Sénégal ainsi que les défis sécuritaires dans un contexte régional marqué par de fortes tensions.

Sur le terrain politique, Amadou Ba a insisté sur la nécessité de privilégier l’inclusion et le consensus dans le cadre des réformes électorales. Il a estimé que toute modification des règles du jeu démocratique doit reposer sur une large adhésion des acteurs politiques afin de garantir la crédibilité du processus électoral et de préserver la stabilité institutionnelle du pays. Selon lui, des réformes acceptées par toutes les parties prenantes constituent un facteur essentiel de confiance entre les citoyens et les institutions de la République.

L’ancien Premier ministre s’est également longuement exprimé sur la conjoncture économique actuelle qu’il juge particulièrement préoccupante. Évoquant les difficultés auxquelles sont confrontées les populations, il a souligné que le Sénégal évolue dans un environnement international incertain, marqué par des tensions économiques et financières persistantes. Dans ce contexte, il a appelé les autorités à faire preuve de « lucidité et de responsabilité » dans les choix économiques à venir.

Amadou Ba a par ailleurs rappelé que la crédibilité financière de l’État demeure, selon lui, un élément fondamental de la souveraineté nationale. Il a insisté sur l’importance de préserver la confiance des partenaires économiques et financiers du Sénégal, estimant que la solidité des finances publiques reste un levier indispensable pour assurer la stabilité du pays et soutenir les politiques de développement.

Les questions sécuritaires ont également occupé une place importante dans les discussions. L’ancien ministre des Finances a attiré l’attention sur la situation dans les zones frontalières, plaidant pour un accompagnement renforcé des populations vivant dans ces espaces exposés aux risques sécuritaires. Il a également insisté sur la nécessité de consolider les moyens des forces de défense et de sécurité afin de faire face aux menaces qui pèsent sur la sous-région.

Dette publique : Cheikh Diba reconnaît une situation sous tension et annonce une reprise des discussions avec le FMI

Face aux députés de l’Assemblée nationale, le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, a dressé un tableau préoccupant de la situation des finances publiques sénégalaises, notamment sur la question de la dette et des relations avec le Fonds monétaire international.

Interpellé sur l’état réel de l’endettement du pays, le ministre a reconnu que le Sénégal fait face à une pression budgétaire importante. Selon lui, le ratio d’endettement se situe actuellement à « un peu moins de 132 % » du produit intérieur brut, un niveau qu’il considère lui-même comme préoccupant. « Le stock de la dette pose problème », a-t-il admis devant les parlementaires, dans un contexte où les inquiétudes se multiplient autour de la soutenabilité des finances publiques.

Cheikh Diba a indiqué que l’État sénégalais doit faire face à des échéances de remboursement estimées à près de 4 000 milliards de francs CFA par an. Malgré cette forte pression sur le Trésor public, le gouvernement assure vouloir éviter toute aggravation du niveau d’endettement actuel. Le ministre a insisté sur la volonté des autorités de stabiliser la trajectoire de la dette, alors que plusieurs observateurs alertent sur les risques liés au poids croissant du service de la dette dans les dépenses publiques.

Abordant les relations entre Dakar et le Fonds monétaire international, le ministre des Finances a confirmé que les échanges avec l’institution de Bretton Woods se poursuivent dans le cadre du Programme de réformes économiques et sociales (PRES). Il a évoqué l’existence de « clauses de rendez-vous » entre le Sénégal et le FMI, destinées à évaluer régulièrement l’avancement des engagements pris par les autorités.

Toutefois, Cheikh Diba a reconnu que certains objectifs fixés dans le programme connaissent des retards. Sans entrer dans les détails, il a laissé entendre qu’une révision du cadre convenu avec le FMI pourrait être envisagée. « On va voir si on va réviser ou bien », a-t-il déclaré, suggérant que les discussions restent ouvertes sur l’adaptation éventuelle des engagements économiques du pays.

Maïmouna Sène accuse Ousmane Sonko de détourner l’attention des urgences économiques

L’ancienne députée Maïmouna Sène, membre du Secrétariat exécutif national de l’Alliance Pour la République, est montée au créneau pour critiquer la démarche politique du Premier ministre Ousmane Sonko, qu’elle accuse de privilégier les polémiques judiciaires au détriment des priorités économiques des Sénégalais.

Dans une déclaration au ton particulièrement offensif, la responsable de l’ancien parti au pouvoir a dénoncé ce qu’elle considère comme une stratégie de « diversion » orchestrée par le chef du gouvernement à travers le discours sur la reddition des comptes. Selon elle, cette dynamique ne devrait pas être utilisée comme un outil de communication politique destiné à masquer les difficultés économiques auxquelles le pays reste confronté.

Maïmouna Sène reconnaît que la reddition des comptes constitue une exigence institutionnelle normale dans un État de droit. Toutefois, elle estime que le gouvernement actuel fait un usage excessif de cette question, au risque de détourner l’attention des véritables attentes des populations. À ses yeux, les préoccupations majeures des Sénégalais demeurent la hausse du coût de la vie, le chômage des jeunes, la faiblesse de la croissance économique et les difficultés sociales qui affectent de nombreux ménages.

L’ancienne parlementaire a ainsi appelé le Premier ministre à concentrer son action sur la relance économique plutôt que sur ce qu’elle qualifie de « chasse aux sorcières » contre les anciens responsables du régime précédent. Elle a insisté sur la nécessité de laisser la justice travailler de manière indépendante et sereine, sans pression politique ni déclarations publiques répétées.

« Si vous avez des preuves, saisissez les tribunaux et laissez les juges travailler dans la sérénité. Le peuple sénégalais ne vous a pas confié l’État pour regarder dans le rétroviseur, mener une chasse aux sorcières ou régler des comptes, mais pour stopper l’inflation, créer des emplois et relancer l’économie », a-t-elle déclaré.

Poursuivant sa charge contre le leader du Pastef, Maïmouna Sène a également invité les nouvelles autorités à appliquer les principes de transparence et de reddition des comptes au sein même de leur propre camp politique avant de viser leurs adversaires. « Charité bien ordonnée commence par soi-même : allez fouiller d’abord chez vous ! », a-t-elle lancé.

Justice sénégalaise : Yoro Dia défend la Cour suprême et recadre les critiques contre le PJF

L’ancien coordonnateur de la communication de la présidence sous Macky Sall, Yoro Dia, est monté au créneau pour défendre l’institution judiciaire sénégalaise à la suite des récentes critiques visant la justice et le Pool judiciaire financier (PJF).

Dans une publication diffusée sur le réseau social X, l’ancien conseiller présidentiel a réagi aux déclarations du ministre de la Justice, Yassine Fall, qui avait mis en cause le fonctionnement du PJF dans un contexte marqué par plusieurs dossiers politico-judiciaires sensibles.

Pour étayer son argumentaire, Yoro Dia a mis en avant une décision récente de la Cour suprême du Sénégal, qu’il considère comme une preuve éclatante de l’indépendance de la justice. Selon lui, la haute juridiction a rendu, le même jour, deux décisions aux conséquences politiques opposées : l’une ordonnant la libération de Farba Ngom, l’autre maintenant en détention Pape Malick Ndour.

Pour l’ancien communicant de la présidence, cette simultanéité démontre que les magistrats ne se déterminent pas sur des considérations partisanes mais sur la base du droit. Il estime ainsi que les accusations d’instrumentalisation de la justice ne résistent pas à l’analyse des faits.

Yoro Dia s’est également montré très critique envers les attaques dirigées contre les magistrats. Il considère que les juges sont placés dans une position délicate du fait de leur obligation de réserve, qui les empêche de répondre publiquement aux accusations dont ils peuvent faire l’objet.

« Point de gloire ou de courage de s’en prendre aux magistrats qui ne peuvent se défendre parce que tenus par l’obligation de réserve », a-t-il écrit, dénonçant un débat public qu’il juge déséquilibré.

L’ancien conseiller de Macky Sall a par ailleurs pris la défense du Pool judiciaire financier, structure spécialisée dans la lutte contre les infractions économiques et financières, devenue ces derniers mois l’un des principaux foyers de tensions politiques et judiciaires.

Selon lui, les critiques visant cette juridiction traduisent davantage une volonté de régler des comptes qu’une réelle préoccupation pour le fonctionnement de la justice. Yoro Dia accuse ainsi certains acteurs de vouloir « sacrifier le droit sur l’autel de l’agenda de la vengeance systémique ».

Dans son analyse, il estime même que les contestations venant de camps politiques opposés constituent paradoxalement un indicateur du bon fonctionnement de l’institution judiciaire. « La meilleure preuve que la justice fonctionne est que nul n’est content », a-t-il affirmé.

Dialogue national : Diomaye Faye consulte Amadou Kane et Abdoulaye Daouda Diallo sur les défis financiers du Sénégal

Dans le cadre de la Journée nationale du dialogue, inscrite dans l’agenda républicain du Sénégal, le président de la République Bassirou Diomaye Diakhar Faye a poursuivi ce vendredi ses consultations avec plusieurs personnalités ayant occupé de hautes responsabilités au sein de l’État. Ce matin, au Palais de la République, le chef de l’État a reçu les anciens ministres des Finances Amadou Kane et Abdoulaye Daouda Diallo pour des échanges centrés sur la situation économique et financière du pays.

Cette rencontre intervient dans un contexte international marqué par de fortes tensions économiques, des incertitudes sur les marchés financiers et une pression croissante sur les finances publiques de nombreux États africains, dont le Sénégal. Les discussions ont ainsi porté sur les mécanismes susceptibles de renforcer la résilience économique nationale et de soutenir les ambitions de développement du pays.

Au cours des échanges, Amadou Kane a partagé son analyse sur les opportunités que pourrait offrir le secteur bancaire dans la mobilisation de ressources et l’accompagnement des politiques publiques. Fort d’une expérience qui dépasse le seul cadre ministériel, l’ancien argentier de l’État a mis en avant sa connaissance du système bancaire et financier, évoquant plusieurs leviers pouvant contribuer à répondre aux défis économiques actuels. Les questions liées au financement de l’économie, à la confiance des investisseurs et au rôle stratégique des institutions bancaires dans la stabilité financière ont notamment été abordées.

De son côté, Abdoulaye Daouda Diallo a insisté sur l’importance des relations entre le Sénégal et les institutions financières internationales. L’ancien ministre des Finances et du Budget a rappelé le rôle central joué par ces partenaires dans le maintien des grands équilibres économiques et dans l’accompagnement des programmes de développement. Son intervention a également porté sur les enjeux liés à la crédibilité financière des États, à la coopération internationale et à la nécessité de préserver des relations solides avec les bailleurs et partenaires techniques et financiers.

Selon les informations communiquées à l’issue des audiences, les deux anciens responsables gouvernementaux ont salué l’initiative du président Bassirou Diomaye Faye, qu’ils considèrent comme une démarche d’ouverture et de concertation nécessaire dans le contexte actuel. Ils ont apporté leurs contributions à la réflexion engagée par les autorités, dans un esprit présenté comme républicain et tourné vers l’intérêt supérieur de la nation.

À la sortie de leurs entretiens avec le chef de l’État, Amadou Kane et Abdoulaye Daouda Diallo ont affiché leur confiance dans la capacité du Sénégal à faire face aux difficultés économiques du moment. Tous deux ont souligné que les défis auxquels le pays est confronté nécessitent une mobilisation collective et une convergence des efforts de toutes les forces vives de la nation.

Ousmane Sonko défend la loi antihomosexualité et promet un possible durcissement

Le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a affiché, ce vendredi devant l’Assemblée nationale, une position de fermeté sur la nouvelle loi durcissant les sanctions contre l’homosexualité au Sénégal. Répondant aux députés lors de la séance des Questions d’actualité, le chef du gouvernement a rejeté les critiques internationales, notamment celles émanant de la France et de plusieurs pays occidentaux, tout en laissant entendre que le texte pourrait être renforcé davantage si les autorités l’estiment nécessaire.

Adoptée en mars 2026, la réforme législative renforce les peines prévues contre les actes qualifiés « d’actes contre nature » dans le Code pénal sénégalais. Désormais, les personnes reconnues coupables encourent jusqu’à dix ans d’emprisonnement, dans un contexte marqué par une forte mobilisation des courants religieux et conservateurs en faveur d’un durcissement de la législation.

Face aux députés, Ousmane Sonko a insisté sur l’application stricte et uniforme de la loi. « Il ne sera pas question de protéger les gros poissons parce que ce sont eux les vrais problèmes. Quand une loi est votée, elle est impersonnelle et s’applique dans toute sa rigueur », a déclaré le Premier ministre, affirmant la volonté du gouvernement de ne tolérer aucune exception.

Le chef du gouvernement a ensuite dénoncé ce qu’il considère comme une ingérence occidentale dans les affaires intérieures du Sénégal. Sans détour, il a ciblé la France et plusieurs partenaires occidentaux qui ont exprimé leurs inquiétudes après l’adoption du texte. « Personne n’est contre cette loi au Sénégal. Les seules critiques viennent de l’Occident, la France en particulier. Nous n’avons aucune leçon à recevoir d’eux », a-t-il martelé devant les parlementaires.

Dans un ton particulièrement offensif, Ousmane Sonko a également averti qu’aucun recul ne serait envisagé par les autorités sénégalaises. « Si la loi doit être renforcée, elle le sera », a-t-il lancé, rejetant toute possibilité de suspension du processus législatif ou de moratoire, malgré les appels de certaines organisations internationales de défense des droits humains.

Le Premier ministre a aussi dénoncé les prises de position de certains intellectuels africains opposés au texte, estimant qu’ils participaient eux aussi à une tentative de pression extérieure sur le Sénégal. Selon lui, le débat sur cette question relève exclusivement de la souveraineté nationale et des valeurs culturelles et religieuses du pays.

Le gouvernement sénégalais justifie cette réforme par la nécessité de préserver les « valeurs sociales et religieuses » de la nation face à ce qu’il qualifie de « pressions culturelles extérieures ». Une ligne politique assumée par les autorités qui voient dans les critiques occidentales une volonté d’imposer des modèles sociétaux étrangers au contexte sénégalais.

« Aucun pays asiatique, arabe ou africain ne critique le Sénégal sur cette question », s’est félicité Ousmane Sonko, avant de dénoncer « une tyrannie de l’Occident qui veut imposer l’homosexualité au reste du monde ».

Réformes des finances publiques : le Trésor sonne l’alerte face aux rivalités entre régies financières

Les tensions montent au sein de l’administration financière sénégalaise. À travers un communiqué au ton ferme, le Syndicat Unique des Travailleurs du Trésor (SUTT) a exprimé ses profondes inquiétudes face aux réformes en cours dans le secteur des finances publiques, dénonçant des conflits de compétences de plus en plus visibles entre les principales régies financières de l’État.

Dans un contexte marqué par la volonté affichée des autorités de moderniser et de rationaliser la gestion des ressources publiques, le syndicat estime que certaines orientations prises risquent de déstabiliser l’architecture historique du système financier sénégalais. Le SUTT considère notamment que plusieurs administrations cherchent progressivement à étendre leurs prérogatives au détriment du Trésor public, institution centrale dans la gestion et le recouvrement des ressources de l’État.

Au cœur de cette controverse figure le projet de loi portant Code général des impôts. Selon le syndicat, le texte prévoit de transférer à la Direction générale des Impôts et des Domaines (DGID) le recouvrement des impôts destinés aux collectivités territoriales, une mission jusque-là assurée par le Trésor public. Pour le SUTT, cette évolution constitue une remise en cause directe des attributions traditionnelles du Trésor et pourrait fragiliser l’équilibre actuel du système de gestion financière.

Le syndicat craint qu’une telle réforme ne crée des chevauchements de compétences et n’affaiblisse la cohérence globale de la chaîne de mobilisation des recettes publiques. Il estime également que cette orientation pourrait avoir des conséquences importantes sur la gestion financière des collectivités territoriales, dans un contexte où les besoins de financement local demeurent particulièrement sensibles.

Les inquiétudes du SUTT interviennent alors que l’État poursuit le déploiement du SIGIF, le Système intégré de gestion de l’information financière, présenté comme un outil stratégique de modernisation des finances publiques. Destiné à améliorer la traçabilité, la transparence et l’efficacité des opérations financières de l’État, ce dispositif est censé renforcer la coordination entre les différentes administrations concernées.

Cependant, pour le syndicat, les tensions institutionnelles observées actuellement risquent de compromettre les objectifs mêmes de cette modernisation. Le SUTT souligne une contradiction entre les ambitions de rationalisation administrative affichées par les autorités et la multiplication des conflits de compétences entre structures publiques chargées du recouvrement et de la gestion des recettes.

Le climat de crispation ne se limite pas au seul dossier fiscal. Le syndicat dit également suivre avec préoccupation les discussions autour de la réforme du Code des Douanes. Selon le communiqué, la Direction générale des Douanes chercherait elle aussi à élargir son champ d’intervention dans le domaine du recouvrement des droits et taxes douaniers. Une dynamique que le SUTT interprète comme une forme de compétition institutionnelle autour du contrôle des recettes publiques.

Pour les travailleurs du Trésor, ces évolutions traduisent une recomposition progressive des équilibres au sein de l’administration financière sénégalaise. Le syndicat considère que les missions de mobilisation des ressources publiques doivent rester clairement réparties afin d’éviter tout risque de désorganisation administrative ou de baisse d’efficacité dans le recouvrement des recettes de l’État.

Le SUTT est également revenu sur la réforme de 2009 relative à l’organisation du recouvrement des impôts d’État. Le syndicat estime que cette réforme mérite aujourd’hui une évaluation approfondie afin d’en mesurer les impacts réels sur les finances publiques. Selon lui, certaines modifications introduites à l’époque auraient entraîné des pertes de recettes et des dysfonctionnements dans le processus de recouvrement.

Dans ce contexte, l’organisation syndicale appelle les autorités à engager une réflexion globale sur la gouvernance des régies financières. Elle plaide pour une clarification des rôles entre les différentes administrations concernées ainsi qu’un renforcement de la coordination institutionnelle afin d’éviter une fragmentation des missions stratégiques de l’État.

Hausse possible du carburant : Ousmane Sonko évoque une pression budgétaire devenue “insoutenable”

Face aux députés réunis ce vendredi 22 mai 2026 à l’Assemblée nationale pour la séance des questions d’actualité, le Premier ministre Ousmane Sonko a reconnu que le Gouvernement sénégalais ne pouvait plus exclure une augmentation prochaine des prix du carburant. Dans un contexte international marqué par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient et la flambée persistante des cours du pétrole, le chef du Gouvernement a dressé un tableau préoccupant de la situation économique mondiale et de ses répercussions directes sur les finances publiques du Sénégal.

Prenant la parole devant les parlementaires, Ousmane Sonko a expliqué que le Sénégal faisait face à une “double crise”, à la fois énergétique et budgétaire. Selon lui, la hausse généralisée des prix des hydrocarbures touche l’ensemble des pays dépendants des importations pétrolières. Il a rappelé que les prévisions retenues lors de l’élaboration de la Loi de finances ne correspondent plus aux réalités actuelles du marché international.

« Le budget a été voté sur une prévision du baril de pétrole qui est aujourd’hui au double », a déclaré le Premier ministre, soulignant l’ampleur du choc subi par les finances publiques.

Le chef du Gouvernement a insisté sur le fait que la crise énergétique dépasse largement le simple cadre des prix à la pompe. Il a évoqué des perturbations majeures dans les chaînes d’approvisionnement et le transport maritime des produits pétroliers. Selon lui, certains assureurs internationaux refusent désormais de couvrir les navires transportant du carburant en provenance du Golfe, en raison des risques liés aux tensions géopolitiques dans cette zone stratégique.

Cette situation entraîne une augmentation considérable des charges supportées par l’État sénégalais, notamment à travers les subventions destinées à maintenir des prix accessibles pour les consommateurs. Ousmane Sonko a révélé que les subventions énergétiques pourraient dépasser les 1 000 milliards de FCFA, un montant colossal représentant près de 20 % du budget national.

Malgré cette pression financière croissante, le Premier ministre a assuré que le Gouvernement entendait continuer à protéger le pouvoir d’achat des ménages. Il a rappelé que les nouvelles autorités avaient hérité d’une dette publique particulièrement lourde, tout en maintenant comme priorité la dimension sociale de leur politique économique.

« Nous avons hérité d’une dette insupportable, mais notre priorité reste sociale : améliorer la vie des populations », a-t-il affirmé devant les députés.

Ousmane Sonko a toutefois averti que l’État ne pourrait pas soutenir éternellement le niveau actuel des subventions face à la volatilité des marchés internationaux. Sans annoncer de mesure immédiate, il a laissé entendre qu’une hausse des prix du carburant pourrait devenir inévitable si la situation mondiale persistait.

« Cela ne veut pas dire que nous n’allons pas augmenter les prix, parce qu’à l’impossible nul n’est tenu. Nous résisterons jusqu’à la mesure du possible », a-t-il prévenu.

Le Premier ministre a également insisté sur la nécessité de trouver un équilibre entre les impératifs budgétaires et la protection des populations. Selon lui, l’État sénégalais subventionne aujourd’hui davantage qu’il ne prélève de taxes sur les produits pétroliers, une situation qu’il juge difficilement soutenable à long terme. Il a notamment mis en garde contre une application brutale de “la vérité des prix”, qui risquerait d’avoir des conséquences sociales importantes pour les ménages et les secteurs économiques déjà fragilisés.

Au-delà de la question énergétique, Ousmane Sonko a abordé celle des subventions agricoles, estimées à environ 130 milliards de FCFA par an. Il a dénoncé des dysfonctionnements persistants dans le système de distribution des aides agricoles, évoquant des détournements et un ciblage inefficace des bénéficiaires.

Selon lui, une grande partie des ressources consacrées aux semences et aux engrais ne produit pas les résultats attendus sur le terrain. Le Gouvernement envisage ainsi une réorientation progressive des investissements vers la mécanisation agricole, l’irrigation et l’installation de forages afin de promouvoir une agriculture productive tout au long de l’année.

Fonds politiques : Sonko affiche ses divergences avec Diomaye et menace de passer à l’action

Une divergence au sommet de l’État s’est invitée au cœur des débats parlementaires. Face aux députés, le Premier ministre Ousmane Sonko a révélé l’existence d’un désaccord avec le président de la République Bassirou Diomaye Faye sur la question sensible du contrôle des fonds politiques, un sujet pourtant érigé en symbole de rupture et de transparence par le pouvoir actuel durant la campagne présidentielle.

Prenant la parole devant l’Assemblée nationale, le chef du gouvernement est revenu sur l’initiative portée par le député Guy Marius Sagna visant à encadrer légalement l’utilisation et le contrôle des fonds politiques. Ousmane Sonko a expliqué ne pas avoir adhéré à la démarche dans sa forme, considérant qu’une réforme d’une telle portée devait être initiée directement par l’exécutif et non par le Parlement.

Selon le Premier ministre, il avait rapidement attiré l’attention du président de la République sur la nécessité pour le gouvernement de prendre les devants sur ce dossier hautement sensible, afin d’éviter toute impression d’inaction sur une promesse majeure de gouvernance.

Mais d’après les propos rapportés par Ousmane Sonko, Bassirou Diomaye Faye aurait préféré adopter une position plus prudente. Le chef de l’État lui aurait demandé de lui laisser le temps d’apprécier les implications et la faisabilité de la réforme avant toute décision définitive. Une réponse interprétée par certains observateurs comme une volonté de temporiser sur un sujet politiquement délicat.

Visiblement déterminé à accélérer le processus, Ousmane Sonko a toutefois laissé entendre qu’il ne comptait pas attendre indéfiniment. Devant les parlementaires, il a clairement averti que si aucune orientation n’était rapidement arrêtée par la présidence, il pourrait lui-même introduire le projet de réforme en Conseil des ministres pour son adoption par le gouvernement.

Cette déclaration publique met en lumière des différences d’approche entre les deux principales figures de l’exécutif sénégalais. Alors que Bassirou Diomaye Faye semble privilégier une démarche progressive et mesurée, Ousmane Sonko affiche une volonté d’aller vite sur les réformes liées à la gouvernance et à la transparence.

Pèlerinage marial de Popenguine : le Comité national se dit fin prêt

Dakar, 21 mai 2026 – Le Comité national d’organisation (CNO) a tenu, ce jeudi à Dakar, une conférence de presse consacrée aux préparatifs du 138e pèlerinage marial de Popenguine, prévu du 23 au 25 mai 2026. Placé sous le thème : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu », cet événement religieux s’annonce comme un grand rendez-vous de foi, de communion et de rassemblement.

Les organisateurs ont présenté les principales orientations de cette édition qui réunit chaque année des milliers de pèlerins venus du Sénégal et de la sous-région.

Le président du Comité national d’organisation a insisté sur les dispositifs mis en place pour garantir la sécurité, l’accueil et le bon déroulement des cérémonies. « Nous avons travaillé en étroite collaboration avec les autorités administratives et religieuses afin que tout se passe dans les meilleures conditions », a-t-il déclaré.

Sur le plan logistique, des efforts particuliers ont été consentis en matière d’hébergement, de restauration et de transport des pèlerins. Les services de santé seront également mobilisés afin d’assurer une couverture médicale permanente durant les trois jours de prières et de célébrations.

Un plan de circulation strict sera appliqué, avec des régulations prévues au carrefour de Sindia ainsi qu’à la sortie 14 de l’autoroute. Le stationnement autour du sanctuaire sera interdit du 22 mai à 14 heures jusqu’au 26 mai à minuit. Par ailleurs, la baignade à la plage sera proscrite durant toute la période du pèlerinage afin de garantir la sécurité des fidèles.

Participation et badges

Le comité a également insisté sur l’obligation du port du badge pour tous les pèlerins. Selon les organisateurs, ce badge est indispensable non seulement pour des raisons de sécurité, mais aussi pour contribuer au financement des infrastructures nécessaires à l’accueil des participants.

« Le badge est un signe de responsabilité et de solidarité », a souligné le président du CNO.

Un moment de communion

Le pèlerinage marial de Popenguine, qui attire chaque année des fidèles venus du Sénégal et de plusieurs pays de la sous-région, se veut un moment de prière, de communion et de paix. Les organisateurs espèrent enregistrer une affluence record, témoignant de la vitalité de cette tradition religieuse vieille de plus d’un siècle.

Ils ont enfin appelé les pèlerins à faire preuve de discipline, de civisme et de ferveur afin que cette 138e édition se déroule dans la sérénité et l’unité.

Kaolack : le SUDES place l’intelligence artificielle au cœur du débat éducatif

À l’occasion de la célébration de son cinquantenaire, le Syndicat unitaire et démocratique des enseignants du Sénégal (SUDES) organise, ce samedi 23 mai à Kaolack, une conférence publique consacrée à l’intelligence artificielle dans le système éducatif sénégalais.

Initiée par la Coordination départementale unitaire du SUDES de Kaolack, cette rencontre s’inscrit dans le cadre des activités marquant les 50 ans d’existence de l’organisation syndicale, fondée en 1976. Elle se tiendra au Centre de formation professionnelle et technique (CFPT) de Kaolack.

Le thème retenu, « L’intelligence artificielle dans le système éducatif sénégalais », sera développé par l’inspecteur Mbacké Thioune, secrétaire général de l’Inspection d’académie de Fatick. À travers cette conférence, les organisateurs ambitionnent d’ouvrir un cadre de réflexion et d’échanges sur les enjeux, les défis et les perspectives liés à l’introduction de l’intelligence artificielle dans le secteur de l’éducation.

Dans un contexte marqué par la transformation numérique et l’émergence de nouveaux outils technologiques, cette initiative vise notamment à sensibiliser les enseignants, les acteurs de l’éducation et le grand public aux opportunités qu’offre l’intelligence artificielle pour améliorer les pratiques pédagogiques et les apprentissages.

La rencontre devrait également permettre d’aborder les risques ainsi que les exigences éthiques liées à l’utilisation de ces technologies dans l’environnement scolaire sénégalais, notamment en matière de formation des enseignants, d’accès au numérique et de protection des données éducatives.

Au-delà des aspects scientifiques et pédagogiques, cette conférence constitue aussi un moment symbolique pour le SUDES, qui célèbre cinq décennies d’engagement au service de l’école publique sénégalaise. Le syndicat entend ainsi inscrire cette commémoration dans une dynamique de réflexion sur l’avenir du système éducatif face aux mutations technologiques contemporaines.

En marge de cette activité, un « sargal » dédié aux anciens responsables et militants du SUDES est également prévu, en guise d’hommage à celles et ceux qui ont marqué l’histoire du syndicat depuis sa création.

Dialogue national : Diomaye Faye consulte Sidiki Kaba et Mamadou Lamine Loum au Palais

Dans le cadre de la Journée nationale du dialogue, désormais inscrite dans l’agenda républicain du Sénégal, le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a poursuivi ce jeudi sa série de consultations politiques au Palais de la République. Après plusieurs rencontres tenues dans la matinée, le chef de l’État a reçu dans l’après-midi deux anciens Premiers ministres, Sidiki Kaba et Mamadou Lamine Loum.

Ces audiences s’inscrivent dans une dynamique de concertation que le président sénégalais entend installer autour des grandes questions nationales. À travers cette initiative, le chef de l’État affiche sa volonté d’ouvrir un espace d’écoute et d’échanges avec des personnalités ayant exercé de hautes responsabilités dans la conduite des affaires publiques, indépendamment des appartenances politiques ou des sensibilités idéologiques.

Selon la présidence de la République, cette démarche traduit une certaine conception de l’exercice du pouvoir, fondée sur le dialogue, la consultation et la recherche de consensus autour des enjeux engageant l’avenir du pays. En choisissant de rencontrer d’anciens chefs de gouvernement, le président Bassirou Diomaye Faye cherche ainsi à capitaliser sur l’expérience institutionnelle et politique de figures ayant marqué différentes séquences de la vie nationale.

Le Palais souligne également que ces consultations participent d’une méthode de gouvernance où l’écoute précède la prise de décision. Une posture que le chef de l’État entend assumer dans un contexte national marqué par plusieurs défis politiques, économiques et sociaux, mais aussi par des attentes fortes autour du renforcement du dialogue républicain.

Les rencontres de ce jeudi prolongent ainsi les échanges déjà amorcés avec d’autres acteurs politiques et institutionnels dans le cadre de cette Journée nationale du dialogue. Elles témoignent également de la volonté affichée par les autorités de multiplier les passerelles entre les différentes générations d’acteurs publics afin de favoriser un climat de concertation sur les grandes orientations nationales.

La présidence a par ailleurs indiqué que cette séquence de consultations se poursuivra dans les prochains jours avec d’autres personnalités et voix de la Nation, dans le but d’élargir davantage le cadre des discussions autour des priorités du pays et des réformes envisagées.

Infrastructures fantômes : Ousmane Sonko traque 279 milliards FCFA immobilisés dans des projets jamais exploités

Le gouvernement sénégalais veut mettre un terme au gaspillage des ressources publiques causé par des infrastructures achevées mais restées inexploitées pendant plusieurs années. Réuni en Conseil interministériel ce jeudi 21 mai 2026, le Premier ministre Ousmane Sonko a révélé l’existence de 30 infrastructures entièrement réalisées à travers le pays, mais jamais mises en service, représentant un investissement colossal estimé à 279 milliards de francs CFA.

Cette situation, qualifiée de préoccupante par le chef du gouvernement, illustre selon lui les nombreuses défaillances administratives et les insuffisances de pilotage qui ont marqué la gestion de plusieurs projets publics. Sur les 30 infrastructures recensées, 25 seraient aujourd’hui totalement bloquées pour diverses raisons. Les autorités évoquent notamment des problèmes de coordination entre administrations, des retards liés aux procédures de réception définitive, mais aussi des projets conçus sans réelle adéquation avec les besoins des populations bénéficiaires.

Face à ce constat, le Premier ministre a insisté sur la nécessité d’une réaction rapide afin de rentabiliser ces investissements financés par les deniers publics. Quinze infrastructures ont ainsi été classées en « haute priorité » par l’exécutif en raison de leur importance stratégique et de leur potentiel d’impact immédiat sur les conditions de vie des citoyens.

Selon les conclusions du Conseil interministériel, plusieurs de ces infrastructures pourraient contribuer à améliorer l’accès aux services sociaux de base, soutenir l’activité économique locale et renforcer les capacités de certains secteurs essentiels, à condition qu’elles soient rapidement opérationnalisées.

Pour accélérer le processus, le gouvernement a décidé de mettre en place une task force chargée d’assurer un suivi hebdomadaire de chaque dossier. Placée sous la supervision du Secrétariat général du Gouvernement, cette cellule aura pour mission d’identifier les obstacles juridiques, administratifs et techniques qui empêchent l’ouverture effective des infrastructures concernées.

Le comité dispose d’un délai fixé au 30 juin 2026 pour proposer une feuille de route opérationnelle destinée à débloquer la situation et permettre la mise en exploitation progressive des ouvrages.

Dans cette dynamique, les autorités entendent également miser sur des partenariats public-privé afin d’assurer une gestion durable de certains actifs. L’objectif affiché est d’éviter que ces infrastructures ne deviennent des « éléphants blancs » coûteux pour l’État, tout en garantissant des modèles économiques capables d’assurer leur viabilité sur le long terme.

Mbour : deux faux gendarmes arrêtés après une série d’extorsions et une affaire d’escroquerie foncière

La Brigade de recherches de Saly, relevant de la compagnie de gendarmerie de Mbour, a démantelé un réseau d’usurpation de fonctions impliquant deux individus qui se faisaient passer pour des officiers de la gendarmerie afin d’extorquer de l’argent à leurs victimes. Les mis en cause, identifiés sous les initiales S. Ba et F. I. Faye, ont été déférés devant le parquet du Tribunal de grande instance de Mbour pour usurpation de fonctions et extorsion de fonds.

Selon des sources proches de l’enquête, S. Ba, frigoriste de profession, se présentait comme major de gendarmerie tandis que son complice, F. I. Faye, chauffeur, usurpait le grade de capitaine. Les deux hommes auraient multiplié les manœuvres frauduleuses dans plusieurs localités de la Petite-Côte, profitant de la crédibilité associée à l’uniforme et aux fonctions des forces de défense et de sécurité.

L’affaire ayant conduit à leur chute trouve son origine dans un litige foncier opposant une dame répondant au nom de K. Touré à un certain A. Lo. Recherchée dans le cadre d’une affaire présumée d’escroquerie foncière, K. Touré aurait bénéficié du soutien actif des deux faux gendarmes. Pour impressionner leur victime et renforcer leur mise en scène, les suspects n’ont pas hésité à menotter un individu avant de le conduire devant A. Lo, laissant croire qu’ils agissaient dans le cadre d’une procédure judiciaire officielle.

Sous la menace et la pression psychologique exercées par les deux hommes, A. Lo aurait été contraint de remettre son terrain en garantie ainsi qu’une somme de trois millions de francs CFA à K. Touré. D’après les premiers éléments de l’enquête, une partie importante de cet argent, estimée à deux millions de francs CFA, aurait directement été récupérée par les deux faussaires.

Les investigations menées par la Brigade de recherches ont également révélé que F. I. Faye était déjà dans le collimateur des enquêteurs depuis plusieurs mois. Signalé à plusieurs reprises pour des faits similaires, il faisait l’objet d’une surveillance discrète des gendarmes de Saly.

Son arrestation est finalement intervenue le 8 mai 2026 au quartier Médine, à Mbour, alors qu’il tentait une nouvelle opération d’extorsion visant un commerçant du nom de B. Sarr, gérant d’une quincaillerie. La veille, le faux capitaine s’était présenté sur le chantier de ce dernier, ordonnant l’arrêt immédiat des travaux au motif d’une prétendue irrégularité. Profitant de la panique suscitée par sa fausse qualité de gendarme, il aurait exigé deux millions de francs CFA en promettant d’intervenir auprès du procureur du Tribunal de grande instance de Mbour.

Soupçonnant une tentative d’escroquerie, B. Sarr a pris contact avec le commandant de la Brigade de recherches de Saly. Les enquêteurs lui ont alors conseillé de tendre un piège au suspect en acceptant un nouveau rendez-vous. Le lendemain, vers 14 heures, F. I. Faye est revenu sur les lieux pour réclamer cette fois-ci une avance de 100 000 francs CFA.

Les éléments de la Brigade de recherches, positionnés à proximité du chantier, ont immédiatement procédé à son interpellation. Placé en garde à vue, le suspect a reconnu s’être fait passer pour un gendarme, tout en contestant les montants qui lui sont reprochés.

Trois jours plus tard, soit le 11 mai 2026, les enquêteurs ont mis la main sur son présumé complice S. Ba. Les auditions et recoupements effectués par les gendarmes ont permis de consolider les charges retenues contre les deux hommes.

Al Nassr sacré champion de la Saudi Pro League après une démonstration face à Damac

Al Nassr a conclu sa saison en apothéose en s’adjugeant le titre de champion de la Saudi Pro League au terme de la 34e et dernière journée. Porté par une attaque de gala et une maîtrise collective aboutie, le club saoudien a largement dominé Damac sur le score de 4-1, ce jeudi, validant ainsi une saison aboutie et historique.

Dans une rencontre décisive disputée sous forte pression, les hommes d’Al Nassr ont rapidement pris les commandes du match grâce à une intensité offensive constante. L’international sénégalais Sadio Mané a une nouvelle fois joué un rôle central dans l’animation offensive, apportant sa vitesse et sa justesse technique dans les phases de transition. À ses côtés, Cristiano Ronaldo a confirmé son statut de leader et de finisseur, inscrivant un doublé déterminant qui a fait basculer la rencontre en faveur de son équipe.

Le club saoudien Al Nassr a également pu compter sur l’apport de Kingsley Coman, précieux dans les phases offensives par ses percussions et sa capacité à déstabiliser la défense adverse. Cette complémentarité entre stars internationales a permis à Al Nassr de prendre progressivement l’ascendant sur une équipe de Damac souvent dépassée par le rythme imposé.

En face, Damac FC a tenté de résister mais a fini par céder face à la supériorité technique et physique de son adversaire. Malgré un but inscrit, les visiteurs n’ont jamais réellement été en mesure d’inquiéter durablement le futur champion.

Avec ce succès final, Al Nassr décroche son premier titre majeur en Arabie saoudite et marque un tournant dans son histoire récente. Ce sacre vient récompenser une saison régulière dominée dans le cadre de la Saudi Pro League, au cours de laquelle le club a su allier puissance offensive, expérience internationale et constance dans les résultats.

Kaolack : un taux de présence élevé au CFEE blanc 2026, mais des résultats encore faibles préoccupent les autorités

Les résultats du CFEE blanc de la session 2026 dans l’Inspection d’Académie de Kaolack dressent un tableau contrasté. Si la mobilisation des candidats a été particulièrement forte dans l’ensemble de la région, les performances scolaires restent globalement en deçà des attentes, selon les statistiques publiées par les autorités éducatives.

Sur un total de 20 175 candidats inscrits, dont 11 583 filles et 8 592 garçons, 19 733 élèves ont effectivement pris part aux épreuves. Ce qui correspond à un taux de présence élevé de 97,81 %, traduisant un engagement important des candidats et une bonne organisation des centres d’examen. Les absences, bien que limitées, concernent 442 élèves.

Cependant, ce niveau de participation ne s’est pas traduit par des résultats à la hauteur des attentes. Au total, 6 667 candidats ont été déclarés admis, soit un taux global de réussite de 33,79 %. Une performance jugée insuffisante au regard des efforts consentis dans la préparation et l’encadrement des élèves.

Dans le détail, les écarts entre les différents profils restent relativement faibles. Les filles enregistrent un taux d’admission de 33,60 %, tandis que les garçons affichent 34,04 %, une légère avance en faveur de ces derniers qui ne modifie toutefois pas la tendance générale d’un niveau de réussite globalement bas.

L’analyse par inspection de l’éducation et de la formation révèle des disparités importantes. L’IEF de Kaolack Commune se distingue nettement avec un taux de réussite de 48,11 %, soit 2 232 admis sur 4 639 présents, confirmant une meilleure performance par rapport aux autres zones. À l’inverse, l’IEF de Guinguinéo affiche l’un des taux les plus faibles avec 25,67 %, tandis que Kaolack Département se situe également en difficulté avec 25,37 % de réussite. L’IEF de Nioro du Rip enregistre un résultat intermédiaire de 35,38 %.

Ces écarts traduisent des réalités pédagogiques différentes selon les zones, avec des niveaux d’encadrement, de suivi scolaire et de conditions d’apprentissage qui ne sont pas uniformes sur l’ensemble du territoire régional.

Pour les autorités académiques, ces résultats du CFEE blanc constituent un indicateur essentiel à quelques semaines des examens officiels. Ils permettent d’identifier les difficultés persistantes chez les élèves et de réajuster les dispositifs d’accompagnement pédagogique.

À l’approche de la session officielle du CFEE 2026, les responsables éducatifs appellent ainsi à une intensification des efforts de préparation. Enseignants, encadreurs et parents d’élèves sont invités à renforcer le suivi des candidats afin d’améliorer significativement les performances lors des prochaines évaluations finales.

Coupe du monde 2026 : Pape Bouna Thiaw assume une liste de 28 Lions « mûrement réfléchie »

La liste des 28 joueurs sélectionnés pour la Coupe du monde 2026 a été rendue publique ce jeudi, marquant une nouvelle étape dans la préparation des Lions en direction du grand rendez-vous mondial. En conférence de presse, le sélectionneur national Pape Bouna Thiaw a défendu ses choix avec assurance, affirmant qu’il s’agit d’une sélection « bien réfléchie et bien équilibrée ».

Face aux journalistes, le technicien a insisté sur la cohérence de son groupe, construit selon lui dans une logique de continuité et de performance. Cette liste de 28 joueurs s’inscrit dans le projet global mené autour de l’équipe nationale du Sénégal, surnommée les Équipe nationale du Sénégal, qui prépare activement son entrée en lice pour la Coupe du monde 2026.

Le sélectionneur a également apporté une précision notable sur la gestion du groupe durant la préparation. Deux joueurs seront temporairement retirés de l’effectif pendant les trois semaines de préparation, avant de réintégrer le collectif par la suite. Une décision qui, selon lui, s’inscrit dans une stratégie de gestion de la forme et de l’équilibre du groupe.

Coupe du monde 2026 : Pape Bouna Thiaw assume une liste de 28 Lions « mûrement réfléchie »

La liste des 28 joueurs sélectionnés pour la Coupe du monde 2026 a été rendue publique ce jeudi, marquant une nouvelle étape dans la préparation des Lions en direction du grand rendez-vous mondial. En conférence de presse, le sélectionneur national Pape Bouna Thiaw a défendu ses choix avec assurance, affirmant qu’il s’agit d’une sélection « bien réfléchie et bien équilibrée ».

Face aux journalistes, le technicien a insisté sur la cohérence de son groupe, construit selon lui dans une logique de continuité et de performance. Cette liste de 28 joueurs s’inscrit dans le projet global mené autour de l’équipe nationale du Sénégal, surnommée les Équipe nationale du Sénégal, qui prépare activement son entrée en lice pour la Coupe du monde 2026.

Le sélectionneur a également apporté une précision notable sur la gestion du groupe durant la préparation. Deux joueurs seront temporairement retirés de l’effectif pendant les trois semaines de préparation, avant de réintégrer le collectif par la suite. Une décision qui, selon lui, s’inscrit dans une stratégie de gestion de la forme et de l’équilibre du groupe.

Sénégal : le collectif « Aar Sunu Momel » critique l’exclusion des populations rurales du dialogue national

Le collectif citoyen « Aar Sunu Momel » est monté au créneau, ce mercredi, pour dénoncer ce qu’il qualifie de « déficit de transparence » dans l’organisation des dialogues nationaux au Sénégal. Face à la presse, le président du collectif, Bachirou Ba, estime que ces concertations prennent davantage une tournure politique qu’un véritable cadre inclusif de réflexion nationale.

Selon lui, les populations rurales, pourtant fortement concernées par les enjeux économiques et sociaux du pays, demeurent insuffisamment représentées dans ces espaces de discussion. Une situation que le collectif juge préoccupante au regard des difficultés persistantes auxquelles font face les acteurs du monde rural.

« Les préoccupations liées à l’agriculture, à l’élevage et au foncier devraient être placées au cœur des débats nationaux », a soutenu Bachirou Ba. Il a notamment évoqué les tensions récurrentes entre agriculteurs et éleveurs, souvent alimentées, selon lui, par les insuffisances de la loi agro-pastorale.

Le président de « Aar Sunu Momel » a également attiré l’attention sur les conséquences du régime du domaine national. D’après lui, plusieurs exploitants agricoles perdent progressivement leurs terres au profit de personnes disposant de moyens financiers plus importants, accentuant ainsi la vulnérabilité des paysans.

Tout en réaffirmant son attachement au principe du dialogue national, le collectif regrette l’absence d’une implication effective des communautés rurales et des organisations agricoles dans les concertations engagées par les autorités publiques.

Pour « Aar Sunu Momel », les acteurs du monde rural occupent une place stratégique dans la quête de souveraineté alimentaire du Sénégal et méritent, à ce titre, une meilleure considération dans les politiques publiques ainsi que dans les mécanismes de prise de décision.

Le collectif lance ainsi un appel au président de la République afin qu’une place plus importante soit accordée aux préoccupations des paysans, des éleveurs et des communautés rurales dans les futures concertations nationales.

Kaffrine : la famille administrative célèbre l’unité à travers le football

À Kaffrine, l’administration régionale a troqué, le temps d’un tournoi, les dossiers et les réunions contre les crampons et le ballon rond. À l’initiative de l’amicale du Comité régional de développement (CRD), le gouverneur Serigne Babacar Kane a procédé, lundi, au lancement officiel du tournoi interservices de football, une compétition placée sous le signe de la cohésion et du vivre-ensemble.

Dans une ambiance festive réunissant agents de l’État, autorités territoriales et supporters improvisés, le stade a servi de cadre à une rencontre inhabituelle où enseignants, agents administratifs et travailleurs des différents services publics ont partagé bien plus qu’un simple match de football.

« Ce tournoi réunit toute la famille administrative », a déclaré le gouverneur, visiblement satisfait de voir les services de l’État se retrouver autour d’une activité sportive fédératrice. Pour l’exécutif régional, cette initiative vise avant tout à renforcer les relations humaines entre des agents appelés à collaborer quotidiennement dans le fonctionnement de l’administration.

Le match d’ouverture a opposé les enseignants aux agents de la Sonaged, dans une confrontation disputée jusqu’aux tirs au but. Plus réalistes, les enseignants se sont imposés sous les applaudissements d’un public acquis aux valeurs du fair-play et de la convivialité.

Au-delà des résultats sportifs, les organisateurs entendent faire de cette compétition un espace de rapprochement entre collègues issus de différents services. Solidarité, fraternité, esprit d’équipe et respect mutuel constituent les principales valeurs mises en avant à travers cette initiative sportive.

Profitant de l’occasion, le gouverneur a invité les équipes engagées à privilégier l’esprit sportif et la fraternité. « L’essentiel est de renforcer les liens entre les membres de la famille administrative régionale », a-t-il insisté.

À travers ce tournoi, l’administration régionale de Kaffrine souhaite démontrer que le sport peut également devenir un outil de cohésion sociale et de motivation au sein du service public.

Kaffrine : la famille administrative célèbre l’unité à travers le football

À Kaffrine, l’administration régionale a troqué, le temps d’un tournoi, les dossiers et les réunions contre les crampons et le ballon rond. À l’initiative de l’amicale du Comité régional de développement (CRD), le gouverneur Serigne Babacar Kane a procédé, lundi, au lancement officiel du tournoi interservices de football, une compétition placée sous le signe de la cohésion et du vivre-ensemble.

Dans une ambiance festive réunissant agents de l’État, autorités territoriales et supporters improvisés, le stade a servi de cadre à une rencontre inhabituelle où enseignants, agents administratifs et travailleurs des différents services publics ont partagé bien plus qu’un simple match de football.

« Ce tournoi réunit toute la famille administrative », a déclaré le gouverneur, visiblement satisfait de voir les services de l’État se retrouver autour d’une activité sportive fédératrice. Pour l’exécutif régional, cette initiative vise avant tout à renforcer les relations humaines entre des agents appelés à collaborer quotidiennement dans le fonctionnement de l’administration.

Le match d’ouverture a opposé les enseignants aux agents de la Sonaged, dans une confrontation disputée jusqu’aux tirs au but. Plus réalistes, les enseignants se sont imposés sous les applaudissements d’un public acquis aux valeurs du fair-play et de la convivialité.

Au-delà des résultats sportifs, les organisateurs entendent faire de cette compétition un espace de rapprochement entre collègues issus de différents services. Solidarité, fraternité, esprit d’équipe et respect mutuel constituent les principales valeurs mises en avant à travers cette initiative sportive.

Profitant de l’occasion, le gouverneur a invité les équipes engagées à privilégier l’esprit sportif et la fraternité. « L’essentiel est de renforcer les liens entre les membres de la famille administrative régionale », a-t-il insisté.

À travers ce tournoi, l’administration régionale de Kaffrine souhaite démontrer que le sport peut également devenir un outil de cohésion sociale et de motivation au sein du service public.

Dialogue national : Amadou Ba appelle Diomaye Faye à ralentir les réformes et à privilégier le consensus

Reçu ce jeudi au Palais de la République par le président Bassirou Diomaye Faye dans le cadre des consultations du Dialogue national, l’ancien Premier ministre Amadou Ba a livré un plaidoyer appuyé en faveur du consensus politique et de l’apaisement institutionnel. À l’issue de cette rencontre, l’ex-chef du gouvernement a salué une initiative qu’il juge essentielle dans le contexte actuel du Sénégal, marqué selon lui par des défis politiques, économiques et sécuritaires majeurs.

Face au chef de l’État, Amadou Ba a insisté sur la nécessité de privilégier des concertations larges avant toute adoption des réformes institutionnelles et électorales actuellement envisagées par le pouvoir. Fort de son expérience à la tête de plusieurs ministères stratégiques, notamment les Finances, les Affaires étrangères, l’Élevage et les Sports, il a estimé que le pays devait prendre le temps de construire des accords solides afin d’éviter de nouvelles tensions politiques.

Selon des propos rapportés par Le Soleil, l’ancien candidat à l’élection présidentielle de 2024 a même recommandé au président de la République de prolonger les discussions de « dix à quinze jours supplémentaires » avant de finaliser certaines réformes. Pour lui, le Sénégal a plus que jamais besoin de dialogue et de compromis. « Le pays a besoin de consensus, le pays a besoin de dialogue », a-t-il déclaré, appelant à une approche inclusive sur les grandes questions nationales.

Au cours de cet échange qualifié de « direct » et « sans détour », Amadou Ba a également évoqué les difficultés économiques auxquelles le pays fait face. Il a fait part de ses inquiétudes concernant la situation financière du Sénégal, dans un contexte marqué par les récentes dégradations de notation et les interrogations des partenaires internationaux. L’ancien ministre des Finances a rappelé son expérience à la tête de l’économie sénégalaise pour souligner la nécessité d’un dialogue rapide avec les bailleurs de fonds et les institutions financières internationales.

« J’ai rappelé au président de la République que moi-même, en tant que ministre des Finances, je suis resté six ans sans recevoir un seul franc du FMI. Le Sénégal est resté douze ans sans avoir un programme avec des décaissements », a-t-il expliqué, estimant qu’un compromis demeure possible malgré les tensions actuelles.

Amadou Ba a par ailleurs attiré l’attention sur les enjeux sécuritaires, notamment dans les zones frontalières, qu’il considère comme des sujets prioritaires nécessitant une mobilisation nationale au-delà des divergences partisanes. Il a insisté sur l’urgence d’une réponse concertée face aux menaces qui pèsent sur la stabilité du pays et de la sous-région.

Tout en réaffirmant son ancrage dans l’opposition, l’ancien Premier ministre a tenu à clarifier sa position politique. « Je suis dans l’opposition et j’y reste. Mais certaines questions transcendent les clivages politiques. Il faut travailler de manière apaisée dans l’intérêt du pays », a-t-il déclaré, affichant une posture qu’il veut à la fois républicaine et responsable.

Bras de fer autour du recouvrement fiscal : le Trésor public dénonce une « confiscation » de ses prérogatives

La réforme des finances publiques ouvre un nouveau front social au Sénégal. Dans un communiqué rendu public ce jeudi 21 mai 2026, le Syndicat unique des travailleurs du Trésor (SUTT) a vivement réagi aux orientations contenues dans les projets de réforme du Code général des impôts et du Code des douanes. Le syndicat accuse la Direction générale des Impôts et des Domaines (DGID) ainsi que la Direction générale des Douanes (DGD) de vouloir remettre en cause des prérogatives historiquement attribuées au Trésor public.

Au cœur de la contestation figure la volonté exprimée par la DGID de récupérer le recouvrement des impôts locaux. Une perspective que le SUTT considère comme une remise en cause directe du rôle du Trésor dans la chaîne financière de l’État. Le syndicat affirme que cette mission est assurée depuis des décennies par les agents du Trésor avec « efficacité, responsabilité et professionnalisme ». Il juge dès lors « inopportune, infondée et inélégante » toute tentative de transfert de cette compétence.

Pour les responsables syndicaux, cette initiative intervient dans un contexte particulier marqué par la mise en œuvre du SIGIF, le Système intégré de gestion de l’information financière, présenté comme l’un des plus importants chantiers de modernisation de l’administration publique sénégalaise. Le SUTT souligne que le Trésor y joue un rôle central et estime paradoxal qu’au moment où les pouvoirs publics cherchent à renforcer l’intégration et la cohérence des circuits financiers, certaines directions veuillent fragmenter davantage les fonctions de recouvrement et de trésorerie.

Le syndicat ne limite pas ses critiques à la seule administration fiscale. Il accuse également la Direction générale des Douanes de profiter de la réforme du Code des douanes pour réclamer le recouvrement des droits de douane. Une orientation perçue par le SUTT comme une démarche « corporatiste » susceptible de fragiliser l’équilibre institutionnel entre les différentes administrations financières.

Selon le syndicat, dissocier le recouvrement des opérations de trésorerie pourrait avoir des conséquences importantes sur la gestion des finances publiques. Le Trésor insiste notamment sur la nécessité de maintenir un lien étroit entre les opérations de perception et celles de centralisation des ressources publiques afin de garantir une meilleure visibilité sur les flux financiers de l’État et des collectivités territoriales.

Dans son communiqué, le secrétariat général du SUTT, dirigé par El Hadji Dioumorou Dia, appelle directement les plus hautes autorités de l’État à intervenir dans ce dossier sensible. Le syndicat sollicite notamment l’arbitrage du ministre des Finances et du Budget afin, dit-il, de préserver « l’intérêt supérieur de la nation » ainsi que la viabilité financière des collectivités territoriales.

Le SUTT réclame également une évaluation approfondie de la réforme intervenue en 2009 sur le transfert du recouvrement des impôts d’État. Dix-sept ans après son application, le syndicat souhaite que la Cour des comptes mène un audit objectif et transparent des résultats de cette réforme. Selon lui, cette expérience aurait entraîné un manque à gagner important pour les finances publiques en raison des frais liés au recours à des tiers intervenants tels que les huissiers et les commissaires-priseurs.

Le syndicat soutient que le Trésor dispose déjà de ressources humaines qualifiées et spécifiquement formées pour assurer ces missions sans coûts additionnels importants pour l’État. Il estime ainsi que les réformes envisagées risquent davantage de multiplier les charges administratives que d’améliorer les performances du système de recouvrement.

En parallèle, le SUTT invite les services des Impôts et des Domaines à concentrer leurs efforts sur la modernisation de l’assiette fiscale locale et sur le respect du calendrier fiscal. Le syndicat considère en effet que plusieurs mécanismes de fiscalité locale restent encore obsolètes et nécessitent une actualisation en profondeur pour améliorer les recettes des collectivités territoriales.

Dialogue national : Diomaye Faye consulte quatre anciens Premiers ministres pour ouvrir une nouvelle séquence de concertation

Le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a officiellement lancé ce jeudi 21 mai 2026 le premier cycle des consultations entrant dans le cadre de la Journée nationale du dialogue. La rencontre s’est tenue au Palais de la République et a réuni plusieurs anciennes figures de la Primature sénégalaise autour des grands enjeux politiques, économiques et sécuritaires du pays.

Pour cette première étape, le chef de l’État a reçu successivement quatre anciens Premiers ministres : Cheikh Aguibou Soumaré, Abdoul Mbaye, Aminata Touré et Amadou Ba.

Au cours des échanges, les discussions ont porté sur la situation générale du Sénégal, notamment les défis économiques et sécuritaires auxquels le pays fait face dans un contexte international marqué par de fortes tensions et des incertitudes croissantes. Les anciens chefs du gouvernement ont partagé avec le président de la République leurs analyses respectives de la conjoncture nationale ainsi que leurs appréciations sur les priorités à accorder à l’action publique.

Selon les informations communiquées à l’issue de ces audiences, les discussions se sont déroulées dans un climat qualifié de serein et constructif. Les différentes personnalités reçues ont salué l’initiative du chef de l’État, mettant en avant une démarche d’ouverture et de dialogue jugée nécessaire dans la période actuelle.

À travers cette séquence politique, le président Bassirou Diomaye Faye entend installer un cadre de concertation fondé sur l’écoute des expériences et des sensibilités diverses. Le choix d’ouvrir ces consultations avec d’anciens Premiers ministres n’est pas anodin. Il traduit la volonté du chef de l’État de s’appuyer sur l’expérience d’anciens responsables ayant exercé au sommet de l’appareil gouvernemental, au-delà des appartenances partisanes.

Dans le message accompagnant cette initiative, la présidence de la République souligne que l’expérience acquise à la tête du gouvernement constitue un patrimoine institutionnel appartenant à la Nation tout entière. En réunissant des personnalités aux trajectoires politiques parfois opposées, l’exécutif cherche ainsi à rappeler que certaines questions liées à la stabilité de l’État, à la préservation des institutions et aux équilibres nationaux dépassent les clivages politiques traditionnels.

Le chef de l’État réaffirme également sa conception du pouvoir fondée sur l’écoute et la concertation. Depuis son investiture du 2 avril 2024, Bassirou Diomaye Faye présente le dialogue comme l’un des piliers de sa gouvernance. Cette nouvelle série de consultations s’inscrit dans cette logique de continuité politique, avec pour ambition de favoriser un échange permanent entre les différentes composantes de la vie nationale.

Cette première phase de concertation pourrait ouvrir la voie à d’autres rencontres avec plusieurs acteurs politiques, institutionnels et sociaux du pays dans le cadre élargi de la Journée nationale du dialogue.

L’Assemblée nationale adopte à l’unanimité les lois sur le crédit-bail et l’affacturage

L’Assemblée nationale du Sénégal a adopté, ce jeudi 21 mai, deux projets de loi majeurs destinés à moderniser les mécanismes de financement des entreprises. Réunis en séance plénière, les députés ont voté à l’unanimité les textes relatifs au crédit-bail et à l’affacturage, deux instruments considérés comme essentiels pour faciliter l’accès au financement, notamment pour les petites et moyennes entreprises.

Sur les 165 députés que compte l’hémicycle, 135 ont pris part au scrutin et l’ensemble des votants s’est prononcé en faveur des projets de loi n°08/2026 et n°09/2026. La séance a été présidée par le député Idrissa Diallo, en présence du ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, ainsi que de la secrétaire d’État auprès du Premier ministre chargée des Relations avec les Institutions et porte-parole du gouvernement, Marie Rose Khady Fatou Faye.

Le premier texte adopté, le projet de loi n°08/2026 relatif au crédit-bail, vise à renforcer l’encadrement juridique de ce mode de financement déjà utilisé par plusieurs entreprises pour acquérir des équipements professionnels sans mobiliser immédiatement d’importants capitaux. Le crédit-bail permet à une société de louer un bien avec la possibilité de l’acheter à terme grâce à une option d’achat prévue dans le contrat.

Selon le rapport conjoint de l’intercommission composée de la Commission des finances et du contrôle budgétaire, de la Commission des affaires économiques ainsi que de la Commission des lois, de la décentralisation, du travail et des droits humains, ce nouveau texte permet surtout d’intégrer dans le droit national les dispositions de la loi uniforme communautaire en la matière. Il prévoit également l’abrogation de la loi n°2012-02 du 3 janvier 2012 qui régissait jusque-là le crédit-bail au Sénégal.

Les parlementaires ont souligné que cette réforme devrait contribuer à sécuriser davantage les opérations de financement et à encourager les investissements productifs dans plusieurs secteurs de l’économie.

Le second texte, portant sur l’affacturage, introduit un cadre légal précis pour cette pratique financière encore peu développée au Sénégal mais largement utilisée dans plusieurs économies modernes. L’affacturage permet à une entreprise de céder ses créances commerciales à une société spécialisée appelée « affactureur », afin d’obtenir rapidement de la trésorerie.

Le rapport parlementaire précise que cette opération repose sur une convention écrite par laquelle l’entreprise transfère ses créances commerciales à l’affactureur qui lui verse, moyennant rémunération, tout ou partie des montants dus avant leur échéance. Selon les clauses convenues entre les parties, l’affactureur peut également supporter le risque d’insolvabilité des débiteurs.

Licenciement abusif : l’AEME condamnée à verser plus de 64 millions FCFA au journaliste Bachir Fofana

Le Tribunal du travail hors classe de Dakar a tranché en faveur du journaliste Bachir Fofana dans le différend qui l’opposait à son ancien employeur, Agence pour l’économie et la maîtrise de l’énergie. Dans sa décision rendue récemment, la juridiction a reconnu le caractère abusif de son licenciement et condamné l’agence publique à lui verser plus de 64 millions de francs CFA en réparation du préjudice subi.

Selon le jugement, le montant global des condamnations s’élève à environ 64 513 000 francs CFA. Cette somme comprend notamment près de 55 millions FCFA au titre des dommages et intérêts pour licenciement abusif, ainsi qu’une indemnité compensatrice de préavis évaluée à plus de 5,4 millions FCFA, en plus d’autres droits et frais annexes accordés au requérant.

L’affaire remonte au 1er août 2024. À cette date, Bachir Fofana occupait les fonctions de directeur de la communication de l’AEME lorsqu’il a été brusquement démis de ses fonctions par la nouvelle direction installée quelques semaines plus tôt, à la mi-juin 2024. L’agence avait alors justifié cette rupture de contrat par des accusations d’« insubordination ».

Toutefois, selon les éléments retenus par le tribunal, le journaliste n’avait bénéficié d’aucun préavis légal avant son éviction. La rupture avait été exécutée de manière immédiate, avec une injonction de quitter les locaux le jour même. Une procédure assimilée à un licenciement sec, que l’intéressé avait décidé de contester devant la justice du travail.

Après près de deux années de bataille judiciaire, le Tribunal du travail hors classe de Dakar a finalement estimé que les conditions de rupture du contrat ne respectaient pas les dispositions encadrant le droit du travail au Sénégal. Les juges ont ainsi conclu au caractère abusif du licenciement et ordonné la réparation financière du préjudice causé à l’ancien responsable de communication.

Dans sa décision, la juridiction a également ordonné l’exécution provisoire du jugement à hauteur d’un million de francs CFA, permettant ainsi au plaignant de percevoir cette somme sans attendre l’issue définitive de la procédure.

Dialogue national : Amadou Ba répond à l’appel de Diomaye Faye et plaide pour des concertations au service de la stabilité

L’ancien Premier ministre sénégalais Amadou Ba a confirmé sa participation à la rencontre initiée par le président de la République Bassirou Diomaye Faye dans le cadre du dialogue national ouvert ce jeudi à Dakar. Cette concertation réunit plusieurs anciens chefs de gouvernement autour des grandes questions liées à la gouvernance, à la stabilité institutionnelle et aux défis nationaux.

Dans une déclaration rendue publique ce jeudi matin, l’ex-candidat à l’élection présidentielle de 2024 a indiqué avoir répondu favorablement à l’invitation du chef de l’État « avec le sens des responsabilités et l’attachement à l’intérêt supérieur de la Nation ». Une posture qui traduit, selon lui, la nécessité pour les acteurs politiques et institutionnels de privilégier les échanges et le partage d’expériences dans un contexte marqué par de nombreux enjeux politiques, économiques et sociaux.

Amadou Ba a insisté sur l’importance des concertations entre anciens responsables de l’État et autorités en exercice afin de contribuer à la consolidation des institutions républicaines et au renforcement de la cohésion nationale. Pour l’ancien locataire de la Primature, ces espaces de dialogue constituent également un moyen de préserver la stabilité du pays et de favoriser un climat politique apaisé.

Cette rencontre s’inscrit dans la nouvelle formule du dialogue national voulue par le président Bassirou Diomaye Faye. Contrairement aux éditions précédentes, le chef de l’État a choisi d’organiser des consultations ciblées avec d’anciens Premiers ministres ainsi qu’avec plusieurs personnalités ayant occupé des fonctions stratégiques dans les secteurs régaliens, notamment les finances et la sécurité intérieure.

Bracelet électronique en prison : l’étrange situation de Pape Malick Ndour soulève des interrogations

L’affaire Pape Malick Ndour continue de susciter de nombreuses réactions, aussi bien dans les milieux politiques que judiciaires. Placé sous mandat de dépôt depuis le vendredi 15 mai 2026, l’ancien ministre de la Jeunesse sous le régime de Macky Sall se retrouverait encore muni de son bracelet électronique malgré son incarcération à la prison de Rebeuss, une situation que sa défense qualifie d’irrégulière.

Selon les informations rapportées par le quotidien L’Observateur dans sa livraison de ce jeudi 21 mai, Me Omar Youm, l’un des avocats de l’ancien responsable de l’Alliance pour la République (APR), a confirmé que son client porte toujours le dispositif électronique qui lui avait été imposé dans le cadre de son contrôle judiciaire.

L’ancien ministre avait été interpellé par les éléments de la Division des investigations criminelles (DIC) avant d’être conduit à la prison de Rebeuss pour l’exécution d’une décision de justice. Cette mesure est intervenue alors qu’il bénéficiait jusque-là d’un contrôle judiciaire assorti du port d’un bracelet électronique.

Pour la défense, le maintien de ce dispositif après l’incarcération constitue une incohérence administrative et judiciaire. Me Omar Youm estime qu’au moment de l’exécution du mandat de dépôt, les autorités compétentes auraient dû procéder immédiatement au retrait du bracelet électronique. Selon lui, il est juridiquement et matériellement incompatible d’être simultanément sous surveillance électronique et en détention carcérale.

L’avocat affirme avoir attiré l’attention du juge d’instruction sur cette situation qu’il considère comme une anomalie. D’après ses déclarations, le magistrat aurait reconnu le problème et donné des instructions à l’Administration pénitentiaire afin que le bracelet soit retiré. Toutefois, plusieurs jours après l’incarcération de l’ancien ministre, le dispositif serait toujours en place, alimentant les interrogations autour de la gestion administrative de cette procédure judiciaire.

Cette nouvelle polémique intervient dans un contexte déjà particulièrement sensible. Pape Malick Ndour, qui coordonne les cadres de l’APR, est cité dans le dossier lié à la gestion du Programme des domaines agricoles communautaires (PRODAC). La justice le poursuit pour des faits présumés d’association de malfaiteurs, de blanchiment de capitaux et de détournement de deniers publics.

Depuis l’ouverture de cette procédure, l’ancien ministre rejette catégoriquement les accusations portées contre lui. Ses proches et ses avocats dénoncent ce qu’ils qualifient d’acharnement judiciaire et politique visant une figure importante de l’ancien pouvoir. De son côté, la justice poursuit les investigations dans ce dossier qui continue de tenir en haleine l’opinion publique sénégalaise.

Dialogue national : Diomaye Faye mise sur des consultations ciblées pour bâtir des consensus durables

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, ouvre ce jeudi 21 mai une nouvelle phase du dialogue national au Sénégal. Contrairement aux précédentes éditions marquées par de larges concertations publiques, le chef de l’État a choisi cette fois une formule plus restreinte et ciblée, axée sur des consultations directes avec d’anciens hauts responsables de l’administration et de la sphère politique.

Selon plusieurs sources concordantes, les premières rencontres se dérouleront au Palais de la République avec d’anciens Premiers ministres ainsi que des personnalités ayant occupé des fonctions stratégiques dans les secteurs régaliens, notamment les finances publiques et la sécurité intérieure. Parmi les figures annoncées figurent notamment Aminata Touré, aujourd’hui proche du pouvoir, Amadou Ba et Sidiki Kaba.

Cette série de consultations doit se poursuivre jusqu’au 31 mai 2026. À travers cette démarche, le président Diomaye Faye entend recueillir les contributions d’acteurs expérimentés sur les grandes questions liées à la stabilité institutionnelle, à la gouvernance sécuritaire et aux performances économiques du pays. L’objectif affiché par les autorités est de parvenir à des « consensus durables » sur des sujets jugés prioritaires dans un contexte politique et social marqué par de fortes attentes.

Après les anciens responsables de l’État, les concertations s’élargiront progressivement aux différentes composantes des forces vives de la Nation. Des représentants des partis politiques, des organisations de la société civile, des syndicats, du patronat ainsi que plusieurs acteurs communautaires sont attendus au Palais pour des échanges directs avec l’exécutif.

Cette initiative intervient cependant dans un climat politique encore marqué par des tensions entre le nouveau régime et l’opposition issue de l’ancien pouvoir. L’Alliance pour la République (APR), formation fondée par l’ex-président Macky Sall, ainsi que plusieurs partis alliés, ont annoncé leur refus de participer aux consultations.

Dans des déclarations publiques, les responsables de l’APR estiment ne pas être suffisamment associés à la préparation et à la méthodologie du dialogue. Ils dénoncent également ce qu’ils qualifient d’« opacité » dans l’organisation des concertations et considèrent que les conditions d’un échange inclusif ne sont pas réunies.

Malgré cette absence annoncée d’une partie de l’opposition, le pouvoir affiche sa volonté de maintenir le processus et de multiplier les échanges avec les différents acteurs nationaux. Pour les autorités, cette nouvelle formule de dialogue doit permettre d’aboutir à des discussions plus concrètes et orientées vers des solutions pratiques sur les grands défis du pays.

Mbour : un ancien directeur général poursuivi pour un présumé détournement de 95 millions FCFA

Une affaire financière aux multiples ramifications secoue actuellement la ville de Mbour et plus particulièrement la société Aventurin Recoroute, installée à Ngaparou. L’ancien directeur général de l’entreprise, S. Souaré, de nationalité ivoirienne, est poursuivi pour un présumé détournement de fonds estimé à 95 millions de francs CFA. Le dossier, examiné devant le tribunal de grande instance de Mbour, met en lumière des soupçons de falsification de documents bancaires, des irrégularités comptables et des paiements jugés suspects.

Selon les éléments évoqués au cours de la procédure, les premières alertes seraient venues du directeur technique de l’entreprise, M. Thiam, qui dénonçait plusieurs mois de salaires impayés. Une somme de 4 millions de francs CFA correspondant à cinq mois d’arriérés lui serait notamment due. Alors que la direction invoquait des difficultés financières pour expliquer les retards de paiement, un transfert effectué via l’application Wave aurait éveillé les soupçons du responsable technique. Ce mode de paiement inhabituel aurait poussé ce dernier à s’interroger sur la gestion réelle des finances de la société.

La plainte déposée par M. Thiam a conduit à l’ouverture d’un audit interne destiné à vérifier les opérations financières de l’entreprise. Les investigations auraient alors permis de découvrir plusieurs anomalies importantes. Parmi celles-ci figureraient des frais de notaire qui n’auraient jamais été reversés ainsi que des paiements destinés à des fournisseurs supposés, mais qui n’auraient finalement pas été effectués. Les auditeurs auraient également constaté l’existence de faux relevés bancaires qui auraient servi à masquer certaines opérations financières auprès des responsables hiérarchiques de la société basés en Allemagne.

Au fil des vérifications, le montant du préjudice présumé aurait été évalué à 95 millions de francs CFA. Face à la gravité des faits, S. Souaré a été licencié de son poste en novembre 2023 avant d’être interpellé par la Brigade de recherches de Saly Portudal. Il a ensuite été placé sous mandat de dépôt le 10 avril dernier.

Durant l’enquête préliminaire, l’ancien directeur général aurait reconnu avoir utilisé une partie des fonds en raison de difficultés familiales rencontrées en Côte d’Ivoire. Cependant, lors de son passage devant le tribunal de grande instance de Mbour, il est revenu sur ces déclarations. Devant les juges, il a contesté toute intention frauduleuse et soutenu que les sommes incriminées auraient été utilisées pour assurer le fonctionnement quotidien de l’entreprise.

L’affaire prend également une dimension civile importante. Devenu entre-temps directeur général de la société, M. Thiam réclame 10 millions de francs CFA à titre de dommages et intérêts. De son côté, la société Aventurin Recoroute sollicite la somme de 150 millions de francs CFA pour réparer le préjudice qu’elle estime avoir subi.

Idrissa Gana Gueye dément toute influence des cadres sur la sélection de Malang Sarr

À quelques jours de l’annonce de la liste définitive des Lions du Sénégal pour la Coupe du monde 2026, une polémique s’est installée autour du cas de Malang Sarr. Des informations relayées par le média DSports évoquaient de supposés échanges entre certains cadres de la sélection nationale et le sélectionneur Pape Thiaw concernant la présence ou non du défenseur dans le groupe appelé à défendre les couleurs du Sénégal.

Face à l’ampleur prise par ces rumeurs, Idrissa Gana Gueye a décidé de sortir du silence pour apporter des clarifications fermes. Le milieu de terrain sénégalais, considéré comme l’un des leaders du vestiaire des Lions, a catégoriquement rejeté toute idée d’ingérence des joueurs dans les choix du staff technique.

Dans un message publié sur son compte Instagram, le joueur d’Everton a tenu à rappeler que les décisions liées à la sélection des joueurs relèvent exclusivement du sélectionneur et de son encadrement technique. « Les choix du sélectionneur n’appartiennent qu’à lui et à son staff. Les joueurs n’ont rien à voir avec ça. Il n’y a jamais eu de réunion avec les cadres », a-t-il déclaré, mettant ainsi fin aux spéculations sur une prétendue consultation interne concernant Malang Sarr.

Cette sortie intervient dans un contexte de forte attente autour de la liste des Lions, alors que plusieurs débats agitent l’opinion sportive sénégalaise à l’approche du Mondial. Le cas de Malang Sarr suscite particulièrement de nombreuses réactions depuis plusieurs semaines, certains observateurs plaidant pour son intégration dans l’effectif national grâce à son expérience du haut niveau européen.

En prenant publiquement la parole, Idrissa Gana Gueye cherche visiblement à préserver la sérénité au sein du groupe et à éviter toute polémique susceptible de perturber la préparation de l’équipe nationale. Son message vise également à réaffirmer l’autorité du sélectionneur Pape Thiaw dans ses choix sportifs, à un moment où chaque décision est scrutée de près par les supporters et les observateurs du football sénégalais.

Alors que l’annonce officielle de la liste approche, cette mise au point du joueur sénégalais pourrait contribuer à calmer les débats autour de la composition de l’effectif des Lions, engagés dans la dernière ligne droite avant la Coupe du monde 2026.

Assainissement : l’ONAS récompense des élèves engagés et alerte contre les dépôts de déchets pendant la Tabaski

L’Office National de l’Assainissement du Sénégal (ONAS) a organisé, ce mercredi 20 mai 2026, une cérémonie de remise de prix aux lauréats du concours sur l’assainissement initié par la Cellule de promotion de l’assainissement autonome. L’événement s’est tenu à la station d’épuration de Cambérène, sous la présidence du Directeur général de l’ONAS, Séni Diène, en présence d’autorités administratives, de responsables d’établissements scolaires, de partenaires techniques et de nombreux agents de l’office.

Cette initiative, appuyée par la Fondation Gates, s’inscrit dans une dynamique de sensibilisation et de recherche de solutions innovantes face aux défis persistants du sous-secteur de l’assainissement au Sénégal. À travers ce concours, l’ONAS entend promouvoir de nouveaux comportements citoyens, particulièrement chez les jeunes, afin de préserver les infrastructures d’assainissement et lutter contre les mauvaises pratiques qui compromettent leur fonctionnement.

Dans son intervention, le Directeur général de l’ONAS a insisté sur les conséquences des comportements inciviques observés à l’approche de la fête de Tabaski. Selon lui, plusieurs ouvrages d’assainissement, notamment les canalisations, les rigoles et les bassins de rétention, sont régulièrement transformés en dépotoirs. Il a notamment déploré le fait que certaines personnes y déversent les peaux et déchets issus du sacrifice des moutons, provoquant ainsi l’obstruction des réseaux d’évacuation.

Séni Diène a rappelé que ces pratiques entraînent souvent des dysfonctionnements majeurs, à l’origine de reflux d’eaux usées et d’inondations durant l’hivernage. Face à cette situation, il a indiqué que l’ONAS intensifie ses campagnes de sensibilisation pour préserver les investissements réalisés dans le secteur et éviter la dégradation des infrastructures.

« Faisons la fête de Tabaski tout en préservant les canalisations et tous les ouvrages d’assainissement », a lancé le Directeur général, appelant les populations à adopter des comportements responsables.

Le concours a enregistré la participation de 120 candidats issus d’une quarantaine d’établissements scolaires de la région de Dakar. Après les délibérations du jury, neuf lauréats ont été récompensés, avec trois distinctions dans chaque catégorie : élémentaire, collège et lycée.

Les thèmes proposés aux participants portaient sur des problématiques concrètes liées à l’assainissement et à la protection de l’environnement. Les élèves du primaire devaient produire un dessin illustrant un problème d’assainissement, tandis que les collégiens étaient invités à analyser une situation de stagnation d’eaux usées et à proposer des solutions pour préserver la santé publique et le cadre de vie. De leur côté, les lycéens ont réfléchi à la question de l’accès aux toilettes en milieu scolaire comme enjeu de santé publique et de protection de l’environnement.

Le Directeur général de l’ONAS s’est félicité de la qualité des productions soumises au jury. Il a salué l’engagement des élèves ainsi que l’implication des encadreurs, des chefs d’établissement et des inspections d’académie qui ont accompagné cette initiative éducative et citoyenne.

S’adressant particulièrement aux jeunes participants, Séni Diène a souligné le rôle essentiel de l’école dans le changement durable des mentalités. Il a invité les lauréats à devenir de véritables ambassadeurs de la préservation des ouvrages d’assainissement au sein de leurs familles, de leurs établissements et de leurs communautés.

La cérémonie s’est achevée dans une ambiance conviviale marquée par des remerciements adressés à l’ensemble des acteurs impliqués dans l’organisation du concours, notamment la Cellule de promotion de l’assainissement autonome, les membres du jury, le consultant, les responsables scolaires, les autorités administratives ainsi que les partenaires techniques ayant contribué au succès de cette initiative.

Escroquerie au visa : le chanteur religieux Asse Dione de nouveau dans la tourmente judiciaire

Le chanteur religieux Asse Dione se retrouve une nouvelle fois au cœur d’une affaire judiciaire. Déjà impliqué dans un dossier retentissant lié à Pape Cheikh Diallo et plusieurs autres mis en cause, l’artiste fait désormais face à de nouvelles accusations portant sur une présumée escroquerie au visa.

Selon des informations révélées par le journal Libération, le chanteur a été extrait de prison par les éléments de la Brigade de recherches de Keur Massar avant d’être placé en garde à vue. Cette nouvelle procédure intervient alors qu’il se trouve déjà sous mandat de dépôt dans le cadre d’une autre affaire judiciaire, ce qui vient considérablement aggraver sa situation devant les autorités judiciaires.

D’après les premiers éléments de l’enquête, Asse Dione aurait approché deux personnes désireuses de voyager vers les États-Unis. Il leur aurait assuré disposer d’une structure spécialisée dans les démarches migratoires et leur aurait proposé un itinéraire passant par le Nicaragua, un pays souvent utilisé comme point de transit par certains candidats à l’émigration clandestine cherchant à rejoindre le territoire américain.

Convaincues par les promesses du chanteur, les deux victimes présumées auraient versé une somme globale estimée à 2,3 millions de francs CFA comme avance pour l’organisation du voyage. Toutefois, selon leurs déclarations, le départ promis n’a jamais été concrétisé et aucune procédure sérieuse n’aurait finalement été engagée pour leur permettre de quitter le pays.

Face aux enquêteurs de la Brigade de recherches de Keur Massar, le mis en cause n’aurait pas nié les faits qui lui sont reprochés. Toujours selon Libération, il aurait reconnu avoir perçu l’argent remis par les plaignants. Il aurait également proposé un remboursement progressif des montants encaissés, tentant ainsi de trouver un arrangement avec les victimes présumées.

Cette reconnaissance partielle pourrait néanmoins ne pas suffire à le mettre à l’abri de nouvelles poursuites. Les enquêteurs poursuivent actuellement leurs investigations afin de déterminer l’ampleur exacte de cette affaire. Ils cherchent notamment à savoir si d’autres personnes auraient été victimes du même procédé.

Le dossier pourrait ainsi prendre une dimension plus importante dans les prochains jours, surtout si de nouvelles plaintes venaient à être enregistrées. Déjà fragilisé par ses précédents démêlés judiciaires, Asse Dione voit son passif judiciaire s’alourdir davantage.

Le chanteur religieux devrait être présenté de nouveau ce jeudi devant le tribunal de Pikine-Guédiawaye, où les autorités judiciaires décideront des suites à donner à cette nouvelle affaire d’escroquerie présumée au visa.

Coupe du monde 2026 : le CNRA serre la vis sur les droits de diffusion au Sénégal

À quelques semaines du coup d’envoi de la Coupe du monde de la FIFA 2026, le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA) hausse le ton face aux risques de diffusion illégale des rencontres au Sénégal. Dans un communiqué rendu public ce mercredi 20 mai 2026, l’organe de régulation a appelé tous les acteurs du paysage audiovisuel national à régulariser sans délai leur situation concernant les droits de retransmission du tournoi mondial.

Le CNRA exige de l’ensemble des éditeurs, distributeurs et diffuseurs qui envisagent de retransmettre les matchs du Mondial de fournir les documents officiels prouvant l’acquisition légale des droits de diffusion pour le territoire sénégalais. Cette mesure concerne aussi bien les chaînes de télévision que les plateformes de diffusion et autres opérateurs audiovisuels impliqués dans la couverture de la compétition.

À travers cette sortie, le régulateur veut prévenir toute forme de piratage audiovisuel et éviter les conflits liés à l’exploitation illégale des contenus sportifs internationaux. Le CNRA rappelle que la retransmission des compétitions organisées par la FIFA est strictement encadrée par les règles internationales relatives aux droits audiovisuels. En conséquence, aucun opérateur ne peut diffuser les rencontres sans une autorisation dûment obtenue auprès de la FIFA ou des détenteurs exclusifs des droits.

L’institution s’appuie notamment sur l’article 7 de la loi n°2006-04 du 4 janvier 2006 portant création du CNRA. Cette disposition confère à l’organe de régulation la mission de veiller au respect des règles de concurrence dans le secteur audiovisuel et de garantir une exploitation légale et équitable des contenus diffusés sur le territoire national.

Le Conseil national de régulation de l’audiovisuel insiste également sur la nécessité de protéger les investissements consentis par les détenteurs officiels des droits de retransmission, dans un contexte où les pratiques de rediffusion non autorisée se multiplient à l’approche des grands événements sportifs internationaux.

Pour se conformer aux exigences du régulateur, les opérateurs concernés disposent d’un délai fixé au lundi 1er juin 2026 à 12 heures pour déposer l’ensemble des justificatifs requis. Passé ce délai, les diffuseurs non en règle pourraient s’exposer à des sanctions conformément à la réglementation en vigueur.

Cette mise en garde du CNRA intervient dans un contexte d’engouement mondial autour de la Coupe du monde 2026, une édition historique qui se déroulera aux États-Unis, au Canada et au Mexique, et qui suscite déjà une forte mobilisation des médias audiovisuels à travers le continent africain.

L’Institut Islamique Africain Américain a mis le sport et la citoyenneté à l’honneur

Le Stade Lamine Guèye a servi de cadre, ce mercredi 20 mai 2026, à la grande finale des compétitions interclasses de l’Institut Islamique Africain Américain. Une journée sportive et éducative qui a rassemblé élèves, enseignants, parents et invités autour des valeurs de fraternité, de discipline et de dépassement de soi.

Durant toute la journée, plusieurs rencontres ont tenu en haleine un public venu nombreux pour soutenir les différentes équipes engagées dans cette édition 2026. En football, les élèves du CE2 ont affronté ceux du CM2 dans une rencontre très suivie, tandis que la grande affiche opposant les classes de 5e et de 3e a offert un spectacle riche en intensité et en suspense.

La finale senior a particulièrement captivé les supporters. Après une première période dominée par la classe de 3e, qui a ouvert le score dès la première mi-temps (1-0), les joueurs de la 5e ont su réagir après la pause en revenant à hauteur de leur adversaire. À l’issue du temps réglementaire, les deux équipes se sont quittées sur le score d’un but partout. Il a finalement fallu recourir à la séance des tirs au but pour départager les finalistes. Plus réalistes et plus solides mentalement, les élèves de 3e se sont imposés par 4 tirs réussis contre 1, décrochant ainsi le trophée de cette édition.

Chez les filles, la finale de handball opposait les équipes de TL B et de TL A dans une ambiance festive et conviviale. Très disputée, la rencontre s’est soldée par une victoire de la TL B sur le score de 1 but à 0 après les tirs au but, au terme d’une confrontation équilibrée et engagée.

Au-delà des résultats sportifs, cette journée a surtout mis en lumière le rôle du sport dans l’éducation et l’épanouissement des élèves. Fair-play, esprit d’équipe, respect mutuel et solidarité ont marqué l’ensemble des rencontres, au grand satisfecit des organisateurs et des encadreurs pédagogiques.

Cette édition était placée sous le parrainage de Kabirou Lô, Ahmed Ka et Assane Guèye, avec comme marraine Amina Dione. Les responsables de l’établissement ont salué leur engagement et leur accompagnement en faveur de la jeunesse scolaire.

À travers cette initiative, l’Institut Islamique Africain Américain confirme sa volonté de faire du sport un véritable levier de cohésion sociale, de formation citoyenne et de réussite éducative. Les responsables pédagogiques ont rappelé que ces activités occupent une place essentielle dans la formation intégrale des apprenants, en complément des enseignements académiques.

La cérémonie de remise des trophées et distinctions aux équipes participantes a clôturé cette journée riche en émotions, sous les applaudissements nourris des supporters et des invités. Une édition réussie qui restera longtemps gravée dans les mémoires de la communauté éducative de l’établissement.

Autoroute Mbour–Fatick–Kaolack : la colère monte autour de l’absence d’accès à Médina Dokh

Le chantier de l’autoroute à péage Mbour–Fatick–Kaolack continue de susciter de vives contestations dans le département de Fatick. Cette fois, c’est le Collectif pour la défense des intérêts de l’axe Ndiosmone–Fimela–Palmarin–Djiffère qui hausse le ton pour dénoncer le choix de l’implantation de la sortie autoroutière à Thiadiaye. Une décision que ses membres considèrent comme injuste, incohérente et pénalisante pour une grande partie des populations du Saloum.

Dans une déclaration publique, le président du collectif, Birama Ndiaye, a exprimé la profonde frustration des habitants des zones concernées. Selon lui, le positionnement actuel de la sortie de l’autoroute ne répond ni aux réalités démographiques, ni aux enjeux économiques et touristiques du territoire. Il estime que le site de Médina Dokh, situé dans le village de Khondiogne Tattaguine sur l’axe Ndiosmone–Fimela, représentait pourtant une option beaucoup plus stratégique pour assurer une meilleure desserte des localités du Saloum.

Le collectif affirme que le choix de Thiadiaye avantage essentiellement un nombre restreint de communes comme Thiadiaye, Nguéniéne et Fissel, au détriment d’un vaste espace regroupant plusieurs zones à fort potentiel économique et touristique. Les défenseurs de l’axe Ndiosmone–Fimela soutiennent qu’un accès autoroutier à Médina Dokh aurait permis de connecter plus efficacement des localités comme Tattaguine, Loul Sessène, Djilass, Dioffior, Fimela, Samba Dia, Palmarin, Djiffère ainsi que les îles du Saloum dépendant de l’arrondissement de Niodior.

Pour Birama Ndiaye, la situation actuelle est difficilement compréhensible. Il considère qu’il existe un décalage manifeste entre les besoins des populations et les choix opérés dans le cadre du projet autoroutier. Selon lui, les zones aujourd’hui privées d’accès direct constituent pourtant des pôles importants d’activités économiques, de pêche, de tourisme et de commerce.

Sur le terrain, les conséquences commencent déjà à se faire sentir, selon le collectif. Les populations de Ndiosmone, Fimela, Niodior et des localités voisines seraient contraintes de parcourir plusieurs kilomètres supplémentaires pour rejoindre l’autoroute à partir de Thiadiaye, alors même que l’infrastructure traverse leur territoire. Une situation qui rallonge les temps de trajet, augmente les coûts de transport et complique les échanges commerciaux entre les communes du Saloum et les grands centres urbains comme Kaolack ou Dakar.

Les usagers dénoncent également les détours imposés par l’absence d’entrée et de sortie à Médina Dokh. Pour de nombreux automobilistes, les déplacements vers Kaolack nécessitent désormais de longues déviations par la route nationale N1, réduisant considérablement les avantages attendus de cette infrastructure censée désenclaver les territoires et fluidifier la circulation.

Le collectif estime ainsi que l’autoroute, dans sa configuration actuelle, risque d’accentuer les inégalités territoriales plutôt que de favoriser le développement harmonieux des zones traversées. Ses membres parlent même d’une menace pour l’économie locale, notamment pour les activités liées au tourisme balnéaire et écologique dans les zones de Palmarin, Djiffère et des îles du Saloum.

Face à cette situation, le collectif réclame une intervention rapide du ministère des Infrastructures afin de revoir le projet et d’aménager un accès complet à hauteur de Médina Dokh. Ses responsables expliquent avoir déjà saisi les autorités administratives locales ainsi que le ministre des Infrastructures, Déthié Fall, afin d’obtenir une révision de ce qu’ils considèrent comme une erreur héritée de l’ancien régime.

En attendant une réponse des autorités, les membres du collectif appellent les populations concernées à maintenir la mobilisation. Pour eux, l’ouverture d’un accès autoroutier à Médina Dokh dépasse désormais la simple question des infrastructures routières. Ils y voient un enjeu majeur de désenclavement, de développement économique et de reconnaissance territoriale pour l’ensemble des communautés du Saloum.

COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU 20 MAI 2026

Le Conseil des Ministres s’est tenu le mercredi 20 mai 2026, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE, Président de la République.

AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

Le Chef de l’Etat a fait une communication portant sur les points suivants :

Dialogue national

A l’entame de sa communication, le Président de la République aborde la Journée du Dialogue national célébrée le 28 mai. Il décide de tenir, cette année, eu égard au contexte religieux particulier, des audiences individuelles, du 21 au 31 mai 2026, avec plusieurs personnalités pour échanger sur la situation économique, sociale, sécuritaire et politique nationale, en lieu et place des grandes rencontres publiques antérieurement organisées.

Réitérant son engagement constant à renforcer les consensus durables autour des solutions opérationnelles qui améliorent la vie des populations et le rayonnement international du pays, le Chef de l’Etat annonce qu’il recevra, à partir de demain, les anciens premiers ministres et d’anciens ministres, notamment ceux qui avaient en charge les finances et la sécurité intérieure. Il indique que d’autres personnalités, notabilités et représentants des forces vives de la Nation seront également reçus dans un second temps.

Renforcement du suivi et de l’évaluation de la performance dans le secteur public

Le Président de la République rappelle que la mise en œuvre optimale de l’Agenda national de Transformation nécessite une évaluation systématique des politiques publiques et un suivi rapproché du travail gouvernemental. A cet effet, il décide d’organiser, tous les quinze (15) jours, des séances de revue des performances gouvernementales. Dès lors, le Conseil des Ministres se tiendra une semaine sur deux, pendant une période, pour renforcer la culture d’évaluation des impacts de l’action du Gouvernement. Dans cet esprit, il demande à chaque membre du Gouvernement de procéder à l’évaluation des directeurs généraux et directeurs des entités placées sous sa responsabilité, tutelle ou contrôle.

Il indique au Ministre de l’Intérieur la nécessité de veiller à l’évaluation de l’action des chefs de circonscription administrative et au Ministre des Affaires étrangères celle des chefs de mission diplomatique ou consulaire. Le Chef de l’Etat demande également au Ministre des Collectivités territoriales de réfléchir, avec les acteurs de la décentralisation, sur un dispositif pertinent d’évaluation des maires et présidents de conseil départemental.

Dans le cadre de l’optimisation du patrimoine immobilier de l’Etat, le Chef de l’Etat se félicite de l’achèvement des travaux et de la mise à disposition de la troisième sphère ministérielle de Diamniadio, qui contribuera à l’amélioration de la qualité du service public et à la rationalisation des charges locatives de l’Etat.

Par ailleurs, il demande d’engager la phase finale de validation du Document de Programmation budgétaire et économique pluriannuel (DPBEP 2026-2028), en prélude au prochain Débat d’orientation budgétaire, d’optimiser le temps consacré à la passation des marchés publics et de bien préparer les conférences budgétaires en s’assurant de l’inscription des projets prioritaires. 

Gestion de l’état civil

Partant du constat des insuffisances de la gouvernance de l’état civil et de la nécessité d’adopter des mesures correctrices urgentes et pertinentes, le Chef de l’Etat demande au Ministre en charge des Collectivités territoriales, de présenter avant la fin du mois de juin 2026, un Plan d’Urgence de 

Renforcement de la Gestion de l’Etat civil, prenant en compte toutes les échelles de responsabilité et tous les aspects de la problématique, assorti de solutions adaptées et viables. Il souligne l’importance d’améliorer le fonctionnement de l’Agence nationale de l’Etat civil et des centres d’état civil. Il insiste, en outre, sur le caractère primordial de l’accélération du processus de digitalisation intégrale de l’état civil, la fiabilité des documents et la conservation adéquate et sécurisée des registres et archives d’état civil. Dans cet esprit, le Président de la République demande au Ministre des Collectivités territoriales d’organiser, avant la fin du mois d’août 2026, des concertations nationales en vue de renforcer la fiabilité et la gouvernance de l’état civil. 

Approvisionnement en eau des populations

Soulignant la place prioritaire de l’accès à l’eau potable, dans notre politique de développement économique et social, le Président de la République fait observer les difficultés d’approvisionnement en eau potable relevées dans plusieurs localités du pays notamment à Touba, Kaffrine, Louga et Keur Massar. A cet effet, il demande au Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement de prendre toutes les mesures urgentes, en liaison avec la SONES, l’OFOR, la SEN’EAU et les autres délégataires de service public de l’eau potable en milieu rural, en vue d’améliorer significativement l’accès des populations à l’eau. 

Participation des Lions du Sénégal à la Coupe du monde 2026

Le Chef de l’Etat rappelle que l’équipe nationale de Football du Sénégal, Championne d’Afrique des Nations, participera à la Coupe du monde de la FIFA 2026, prévue du 11 juin au 19 juillet 2026 aux Etats Unis, au Mexique et au Canada. Il adresse, au nom de la Nation, un message de mobilisation, d’encouragement et de soutien aux Lions et demande au Ministre de la Jeunesse et des Sports, en liaison avec la Fédération sénégalaise de Football, de prendre toutes les dispositions complémentaires idoines afin d’assurer une bonne participation du Sénégal au Mondial 2026.

Agenda du Président de la République, suivi de l’intégration, de la coopération et des partenariats

Le Chef de l’Etat informe le Conseil qu’il a pris part du 10 au 13 mai 2026, à Nairobi au Kenya, au Sommet « Africa Forward ». En marge de cette rencontre, il a eu des échanges avec ses homologues, des présidents d’institutions financières et plusieurs chefs d’entreprises engagés à renforcer leurs activités et investissements au Sénégal. 

AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PREMIER MINISTRE

Monsieur le Premier Ministre a présenté sa communication sur les points suivants : 

Gestion des marchés

Le Premier Ministre a fait observer que la situation des équipements commerciaux au Sénégal, pour la plupart réalisés à partir des années 1970, est marquée par une vétusté avancée et des risques sécuritaires majeurs. Ainsi, entre 2013 et 2024, cinquante-trois (53) marchés ont enregistré un ou plusieurs incendies, illustrant la fragilité du secteur. Il a fait une analyse diagnostique qui a révélé des défis, outre la gouvernance, sur les plans technique, infrastructurel, organisationnel, environnemental et sanitaire.

Il a souligné les efforts réalisés dans le cadre du Programme de Modernisation et de Gestion des Marchés (PROMOGEM), dont le Plan stratégique de développement couvre la période 2025-2029. Ce plan vise la restructuration des 528 marchés existants et la construction de 67 nouveaux marchés modernes. Le Premier Ministre a présenté les axes majeurs de la phase pilote, avant de souligner les contraintes enregistrées. Il a préconisé des solutions pour conférer à la structure une agilité fonctionnelle, davantage d’efficience budgétaire et une plus grande capacité de capter des financements innovants, avec notamment une mutation institutionnelle en une entité dotée de l’autonomie administrative et financière, une dotation financière de 57,5 milliards de FCFA sur quatre (04) ans au titre du Plan d’Investissement public (PIP) de l’État et la révision du cadre juridique. 

Dans ce cadre, il a demandé au Ministre de l’Industrie et du Commerce, en rapport avec le Ministre des Finances et du Budget et le Ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des Territoires, de concevoir et de réaliser un réseau de marchés modernes sur l’ensemble du territoire national et de veiller à la gestion rigoureuse de ces équipements marchands par les Collectivités territoriales et le secteur privé national.

Préparation de la campagne agricole 2026-2027

Le Premier Ministre a salué le travail accompli par les services compétents, en termes de production d’engrais et de semences certifiées comme l’ISRA et les ICS. Il a également relevé les acquis enregistrés et la persistance de certaines fragilités qui appellent une action immédiate. Il s’agit notamment de l’autonomie semencière encore incomplète, des déficits de qualité observés lors de la dernière campagne, des insuffisances dans le ciblage des bénéficiaires des intrants, des contraintes d’accès au crédit agricole, de la maintenance du matériel agricole ainsi que des limites des capacités de stockage. Le Premier Ministre a également insisté sur l’accélération de la digitalisation engagée dans les zones pilotes de Tivaouane et de Nioro.

Dans l’attente de la finalisation de la réforme des subventions et de la Nouvelle Politique agricole, le Premier Ministre a demandé de veiller à la transparence des coûts, à la disponibilité effective des volumes et à la régularité de la distribution sur l’ensemble du territoire. Il a aussi insisté sur la généralisation progressive de la digitalisation, la mobilisation du crédit de campagne, la maintenance préventive d’urgence du matériel agricole et l’élaboration d’un plan prioritaire de renforcement des infrastructures de stockage.

Prévention et gestion des inondations

Le Premier Ministre a encouragé le travail préparatoire engagé par le Ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement ainsi que les autres services de l’État, notamment en matière de curage des réseaux, de vérification des ouvrages de drainage, de pré-positionnement des pompes et d’élaboration des plans d’urgence. 

Rappelant le caractère interministériel de la prévention des inondations, le Premier Ministre a engagé l’ensemble des services de l’État à travailler dans une parfaite synergie, sous la coordination du Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, avec l’appui du Ministère de l’Intérieur, pour les volets relatifs à la protection civile et à la gestion de crise. Il a ainsi donné des instructions précises aux ministres concernés de prendre les dispositions idoines. Il a demandé l’application immédiate de certaines mesures comme l’actualisation et la validation de l’ensemble des plans communaux d’urgence, la vérification de l’opérationnalité des systèmes d’alerte précoce et des canaux de communication avec les populations, le pré-positionnement des moyens d’intervention et l’organisation d’un exercice de simulation interministérielle avant le 15 juin 2026.

Sénégal Connect Park

Le Premier Ministre a fait noter que Sénégal Connect Park constitue un projet stratégique pour la souveraineté numérique, l’innovation, l’hébergement des données, le développement de l’économie digitale et l’attractivité du Sénégal. Il a indiqué son taux d’achèvement physique estimé à environ 95 %, même si des blocages financiers et contractuels menacent sa finalisation dans les délais attendus. Ainsi, il a demandé de transmettre, sans délai, à la BAD une nouvelle date de clôture réaliste, de finaliser les discussions avec la BOAD et d’accélérer la finalisation des discussions autour de la concession. 

AU TITRE DES COMMUNICATIONS DES MINISTRES

Le Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération a fait une communication sur le Fonds d’Investissement et d’Amortissement Diaspora (FIAD) pour financer les projets immobiliers et d’infrastructures de l’Agenda national de Transformation, Sénégal 2050.

Le Ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Elevage a fait une communication sur la situation relative à la préparation de la fête de Tabaski 2026 et aux préparatifs de la campagne agricole d’hivernage 2026-2027.

AU TITRE DES TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES

Le Conseil a examiné et adopté : 

– le projet de loi modifiant la loi n°65-61 du 21 juin 1965 portant Code de Procédure pénale ;

– le projet de loi d’orientation relative à la promotion et au développement de la Base industrielle et technologique de Défense ;

– le projet de loi autorisant la cession de la participation de l’Etat dans la Banque régionale de Marchés.

AU TITRE DES MESURES INDIVIDUELLES

Le Président de la République a pris les décisions suivantes :

• Lieutenant-Colonel Biram Simon NDIAYE, Médecin-spécialiste en Santé publique, matricule de solde n° 412 922/D, précédemment Médecin-Chef du District sanitaire de Popenguine, est nommé Directeur régional de la Santé de Ziguinchor, en remplacement du Médecin Lieutenant-Colonel Youssouf TINE, appelé à d’autres fonctions ;

• Monsieur Ibou GUEYE, Médecin-spécialiste de Santé publique, matricule de solde 607 077/M, précédemment Médecin-Chef du District sanitaire de Saint-Louis, est nommé Directeur régional de la Santé de Kaffrine, poste vacant.

Marie Rose Khady Fatou FAYE,

Secrétaire d’Etat auprès du Premier Ministre,

chargée des Relations avec les Institutions,

Porte-Parole du Gouvernement

Dialogue national : Diomaye Faye change de format et impose une nouvelle cadence au gouvernement

Le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a présidé ce mercredi 20 mai 2026 le Conseil des ministres au Palais de la République, dans un contexte marqué par la préparation de la Journée du dialogue national et par une volonté affichée de renforcer le suivi de l’action gouvernementale.

Au cours de cette réunion hebdomadaire, le chef de l’État a annoncé une réorganisation exceptionnelle du format du dialogue national prévu autour du 28 mai. En raison du contexte religieux et des contraintes liées à cette période particulière, les grandes concertations publiques initialement envisagées ne se tiendront finalement pas sous leur forme habituelle. À la place, le président a opté pour une série d’audiences individuelles et ciblées qui se dérouleront du 21 au 31 mai 2026.

Selon les orientations dévoilées en Conseil des ministres, ces consultations débuteront dès demain avec la réception d’anciens Premiers ministres ainsi que d’anciens membres du gouvernement. Une attention particulière sera accordée aux personnalités ayant occupé les ministères des Finances et de la Sécurité intérieure, deux secteurs jugés stratégiques dans le contexte actuel. Ces rencontres devraient ensuite être élargies à d’autres composantes de la société, notamment des acteurs politiques, des représentants des forces vives de la Nation et plusieurs notabilités.

À travers cette démarche, le président Bassirou Diomaye Faye semble vouloir privilégier des échanges directs et plus ciblés afin de recueillir des propositions sur les grandes questions nationales, tout en maintenant le cadre du dialogue politique qu’il considère comme un levier essentiel de stabilité institutionnelle et de gouvernance.

Le Conseil des ministres a également été l’occasion d’annoncer un changement important dans l’organisation du travail gouvernemental. Désormais, les réunions du Conseil des ministres se tiendront une semaine sur deux. Cette nouvelle cadence doit permettre d’intégrer des sessions bimensuelles consacrées à l’évaluation de la performance gouvernementale.

Dans cette dynamique de reddition des comptes et de suivi des résultats, les ministres ont été invités à mettre en place des mécanismes d’évaluation des directeurs généraux relevant de leurs départements respectifs. Le ministre de l’Intérieur aura pour mission de superviser l’évaluation des gouverneurs et des préfets, tandis que le ministre des Affaires étrangères sera chargé du suivi des diplomates. Le ministre des Collectivités territoriales devra, pour sa part, élaborer un système d’évaluation destiné aux maires et présidents de conseils départementaux.

Cette réforme traduit la volonté du chef de l’État d’instaurer une culture de performance et de contrôle dans l’administration publique, avec un accent particulier mis sur l’efficacité de l’action publique et l’atteinte des objectifs assignés aux différents responsables.

Sur le plan des infrastructures administratives, le président a annoncé l’achèvement de la troisième sphère ministérielle de Diamniadio. Le bâtiment sera prochainement mis à la disposition des services de l’État afin de réduire progressivement les importantes charges locatives supportées par l’administration publique. Ce projet s’inscrit dans la politique de rationalisation des dépenses publiques engagée par les autorités.

Enfin, le Conseil des ministres a largement abordé les questions budgétaires et économiques. Le chef de l’État a insisté sur la finalisation du Document de programmation budgétaire et économique pluriannuel 2026-2028 avant la tenue du prochain Débat d’orientation budgétaire. Il a également demandé une accélération des procédures de passation des marchés publics afin d’améliorer le rythme d’exécution des projets et programmes de l’État.

Code électoral : Tafsir Thioye accuse l’État d’avoir promulgué « un faux texte »

Le député non inscrit Tafsir Thioye, également leader du mouvement Sopi Sénégal, a lancé de graves accusations contre les autorités sénégalaises au sujet des récentes modifications apportées au Code électoral. Lors d’une déclaration face à la presse, le parlementaire a affirmé que le texte promulgué par le président de la République ne correspondrait pas à celui adopté par les députés à l’Assemblée nationale, évoquant une série « d’irrégularités troublantes » dans la procédure législative.

Au cœur de la controverse figurent les modifications des articles L.29 et L.30 du Code électoral. Selon Tafsir Thioye, le processus parlementaire aurait été altéré après le vote du projet de loi. Le député explique que la proposition initiale comportait trois articles et qu’elle avait été examinée en commission avant d’être adoptée en séance plénière, avec notamment un amendement introduit par Me Tall. À l’issue des débats, les parlementaires pensaient, selon lui, avoir validé une version définitive du texte.

Mais les soupçons du député seraient apparus lorsqu’il a entrepris des démarches pour saisir le Conseil constitutionnel. Tafsir Thioye affirme qu’il lui fallait alors obtenir l’original du texte signé par le président de l’Assemblée nationale. C’est à ce moment, soutient-il, qu’il aurait découvert des incohérences entre le document mis à sa disposition et celui voté en plénière.

Le parlementaire dit avoir immédiatement alerté les services administratifs de l’Assemblée nationale. D’après son récit, l’administration aurait d’abord confirmé l’authenticité de la signature figurant sur le document avant de lui demander de restituer le texte, en expliquant qu’il ne s’agissait pas de la « bonne version ». Tafsir Thioye affirme ensuite qu’on lui aurait indiqué qu’un autre document était « en cours de préparation », alors même que la loi avait déjà été adoptée par les députés.

Pour étayer ses accusations, le leader de Sopi Sénégal évoque plusieurs anomalies techniques qu’il juge particulièrement préoccupantes. Il cite notamment l’existence de différentes numérotations attribuées au même texte législatif. Selon lui, une première version portait le numéro 11/2026, une seconde le numéro 9/2026, tandis que la loi finalement promulguée aurait été enregistrée sous le numéro 2026/10.

Le député affirme également que lors d’une seconde délibération en commission, la page de garde du document aurait été retirée, obligeant les parlementaires à travailler sur ce qu’il qualifie de « feuille volante ». Une situation qu’il dit avoir tenté de dénoncer sans toutefois obtenir la parole au cours des travaux.

N’ayant pas réussi à réunir les 17 signatures de députés nécessaires pour saisir directement le Conseil constitutionnel, Tafsir Thioye explique avoir choisi, avec plusieurs collègues, d’interpeller directement le président de la République. Selon lui, le chef de l’État aurait dû demander l’arbitrage des juridictions compétentes avant toute promulgation du texte litigieux.

« Le Président a promulgué un faux texte », a martelé le député, estimant que le contenu finalement publié comporterait des contradictions et des erreurs substantielles. Il accuse notamment les rédacteurs d’avoir travaillé à partir d’une ancienne version du Code électoral datant de 2021, sans tenir compte des modifications introduites en 2023.

Tafsir Thioye cite en exemple l’article L.28, pour lequel il affirme qu’un mauvais alinéa aurait été visé dans les modifications apportées. Il conteste également les arguments avancés concernant les délais de suspension ou de déchéance des droits concernés par la réforme.

Au-delà des accusations de falsification, le parlementaire estime que cette affaire pourrait fragiliser la crédibilité du processus législatif et électoral au Sénégal, d’autant plus que le Code électoral a longtemps été présenté comme un texte consensuel entre les acteurs politiques. Il appelle ainsi à une réforme des procédures parlementaires afin de renforcer la transparence, notamment à travers une transmission simultanée des textes aux députés, aux groupes parlementaires et aux non-inscrits.

Dialogue national 2026 : l’APR claque la porte et accuse Diomaye Faye d’organiser des consultations « ciblées »

L’Alliance pour la République (APR) a officiellement annoncé qu’elle ne prendra pas part au Dialogue national convoqué par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, prévu du 21 au 31 mai 2026. Dans un communiqué rendu public ce mercredi, le parti fondé par l’ancien chef de l’État Macky Sall affiche une position ferme et dénonce ce qu’il considère comme une rupture avec les principes qui ont jusque-là encadré les concertations nationales au Sénégal.

La formation politique estime que le format retenu par les autorités ne respecte ni l’esprit ni les mécanismes traditionnels du dialogue républicain. Selon l’APR, les consultations initiées par le pouvoir actuel s’apparentent davantage à une « opération de consultation ciblée » qu’à un véritable cadre national inclusif. Le parti reproche notamment au président de la République de ne pas avoir clairement défini les termes de référence, les objectifs précis ainsi que les modalités de participation des différentes forces politiques et sociales.

Dans sa déclaration, l’APR insiste sur ce qu’elle considère comme une mise à l’écart volontaire des principaux acteurs politiques du pays. Le parti souligne que plusieurs formations et coalitions majeures de l’espace public national ont été ignorées dans l’organisation de ces concertations, une situation qui, selon lui, soulève de nombreuses interrogations sur les véritables finalités du dialogue.

L’ancienne majorité présidentielle dit également s’interroger sur « les sujets inscrits à l’agenda, le timing, le ciblage et les finalités » de ces rencontres prévues sur une dizaine de jours. Pour les responsables de l’APR, un dialogue national crédible doit reposer sur une démarche transparente, ouverte et consensuelle afin de garantir la participation de toutes les sensibilités politiques.

Le parti de Macky Sall rappelle par ailleurs que le Sénégal dispose déjà d’un cadre réglementaire encadrant l’organisation du Dialogue national. Il fait référence au décret adopté en 2016 portant création et fixation des règles d’organisation et de fonctionnement du comité de pilotage du dialogue national, lequel consacre notamment le 28 mai comme Journée nationale du dialogue.

Selon l’APR, les consultations annoncées par le régime actuel restent « très largement en deçà » des dispositions prévues par ce texte. Le parti estime que les standards de transparence et d’inclusivité qui avaient marqué les précédents dialogues républicains ne sont pas respectés dans le processus engagé par le pouvoir.

En conséquence, l’Alliance pour la République affirme avoir pris une décision « nette et sans équivoque » : aucune délégation ni aucun mandataire du parti ne participera aux consultations prévues entre le 21 et le 31 mai 2026. Cette prise de position marque un nouveau point de tension entre le pouvoir de Bassirou Diomaye Faye et l’ancien parti au pouvoir, dans un contexte politique déjà marqué par de fortes divergences sur la conduite des réformes institutionnelles et du dialogue politique au Sénégal.

CCJS : Khady Diène Gaye serre la vis contre le cumul des mandats avant l’installation des conseillers

À quelques semaines de l’installation officielle des membres du Conseil consultatif des jeunes du Sénégal (CCJS), la ministre de la Jeunesse et des Sports, Khady Diène Gaye, a décidé de rappeler fermement les règles encadrant le fonctionnement de cette nouvelle instance nationale dédiée à la jeunesse.

Dans une circulaire adressée aux gouverneurs de région, l’autorité ministérielle exige une application stricte du principe de non-cumul des mandats lors de la mise en place des futurs organes du CCJS. Cette note vise à prévenir toute situation d’incompatibilité dans la représentation des jeunes conseillers élus à travers le pays.

Le document précise qu’un conseiller titulaire élu au sein d’une collectivité territoriale ne peut simultanément détenir un autre mandat de titulaire à un niveau différent de représentation. Autrement dit, un même élu ne pourra pas occuper plusieurs postes de titulaire au sein de l’architecture du CCJS. En cas de cumul constaté, le mandat concerné sera automatiquement attribué au suppléant désigné, conformément aux dispositions prévues par les textes encadrant l’institution.

La ministre apporte toutefois une nuance importante dans cette directive. Elle indique qu’un conseiller déjà titulaire à un niveau inférieur peut être maintenu comme suppléant à un échelon supérieur sans que cela ne constitue une violation des règles établies. Cette précision vise à éviter les interprétations divergentes lors du processus d’installation des instances régionales et nationales.

Cette sortie intervient dans le prolongement du scrutin organisé le 10 mai 2026 sur l’ensemble du territoire national. À cette occasion, les jeunes conseillers du CCJS ont été élus sous forme de binômes paritaires composés d’un garçon et d’une fille dans chaque commune du Sénégal. Les autorités avaient présenté cette démarche comme une volonté d’assurer une représentation équilibrée et inclusive de la jeunesse sénégalaise.

Le Conseil consultatif des jeunes du Sénégal a été créé par décret présidentiel le 5 décembre 2025 afin de remplacer l’ancien Conseil national de la jeunesse du Sénégal. À travers cette réforme, les pouvoirs publics ambitionnent de mettre en place un cadre plus participatif permettant aux jeunes de prendre part aux politiques publiques, aux débats de gouvernance locale ainsi qu’aux questions liées au développement social et économique.

L’installation officielle des membres du CCJS est attendue au cours du mois de juin prochain. Dans les régions comme dans les communes, les autorités administratives sont désormais appelées à veiller rigoureusement au respect des critères d’éligibilité et des incompatibilités prévues par les textes afin d’éviter toute contestation autour de cette nouvelle structure consultative.

Le Pool judiciaire financier frappe fort : plus de 1 000 arrestations et des milliards de FCFA saisis

La lutte contre les biens mal acquis connaît une accélération sans précédent au Sénégal. Moins de deux ans après son installation officielle, le Pool judiciaire financier (PJF) s’impose déjà comme l’un des principaux instruments de l’État dans la traque de la criminalité économique et financière. Selon les révélations du quotidien L’Observateur, cette juridiction spécialisée affiche des résultats spectaculaires, traduisant la volonté des autorités de renforcer la reddition des comptes et de durcir la répression contre les détournements de deniers publics, les fraudes financières et les réseaux criminels liés à l’économie souterraine.

Créé par la loi n°2023-15 du 2 août 2023 pour remplacer l’ancienne Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI), le Pool judiciaire financier a été officiellement installé en septembre 2024. Depuis sa mise en service, la machine judiciaire s’est rapidement mise en branle. D’après les chiffres obtenus par L’Observateur, le PJF a déjà procédé à 1 090 arrestations et transmis près de 600 dossiers aux cabinets d’instruction compétents.

Cette activité intense repose en grande partie sur les investigations et rapports transmis par plusieurs organes de contrôle de l’État. La Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF), l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC), l’Inspection générale d’État (IGE) ainsi que la Cour des comptes figurent parmi les principaux pourvoyeurs de dossiers sensibles. Selon les informations publiées par le journal, 55 rapports émanant de la CENTIF ont été transmis aux juges d’instruction. À cela s’ajoutent neuf rapports de l’OFNAC et neuf autres provenant de l’IGE, dont plusieurs font déjà l’objet d’enquêtes approfondies ou de procédures judiciaires en cours.

Les montants concernés donnent la mesure de l’ampleur de cette offensive judiciaire. Les saisies et cautionnements en numéraire dépasseraient désormais les 35 milliards de FCFA. En parallèle, des cautionnements en nature estimés à près de 3,9 milliards de FCFA ont également été enregistrés, comprenant notamment six immeubles bâtis placés sous contrôle judiciaire.

Le patrimoine immobilisé par le PJF ne se limite pas aux avoirs bancaires et aux biens immobiliers classiques. Les enquêteurs ont également saisi 115 véhicules et une vingtaine de titres fonciers couvrant plus de 200 hectares. Plusieurs appartements, terrains et autres propriétés immobilières font actuellement l’objet de mesures conservatoires dans le cadre des procédures engagées.

Les investigations touchent aussi des secteurs liés à la criminalité transnationale. Des pirogues, moteurs hors-bord et équipements utilisés dans des réseaux d’émigration clandestine ont été récupérés par les autorités judiciaires. Divers matériels électroniques ont également été placés sous saisie dans le cadre d’enquêtes portant sur des opérations financières suspectes.

Face à l’ampleur des dossiers traités et à la complexité croissante des montages financiers, le Pool judiciaire financier estime toutefois que des moyens supplémentaires deviennent indispensables. Selon L’Observateur, les responsables de cette juridiction spécialisée plaident pour un renforcement significatif des effectifs, notamment à travers le recrutement d’assistants spécialisés et la création d’une unité d’enquête dédiée exclusivement aux crimes économiques et financiers.

La formation continue des magistrats, enquêteurs et experts impliqués dans ces procédures apparaît également comme un enjeu central. Les autorités judiciaires veulent adapter leurs méthodes à une criminalité financière de plus en plus sophistiquée, souvent marquée par des circuits internationaux de blanchiment, des sociétés écrans et des opérations complexes de dissimulation d’avoirs.

Mondial 2026 : les derniers choix de Pape Thiaw avant la publication de sa liste des 26 Lions

Le suspense touche à sa fin pour les supporters sénégalais. Ce jeudi, le sélectionneur national Pape Thiaw doit dévoiler la liste officielle des 26 joueurs retenus pour défendre les couleurs du Sénégal à la Coupe du monde 2026 prévue aux États-Unis, au Mexique et au Canada. À quelques heures de cette annonce très attendue, les grandes tendances semblent déjà se dessiner, même si certains choix restent encore en réflexion au sein du staff technique.

Dans les cages, la hiérarchie paraît déjà établie. Sauf énorme surprise, les trois gardiens présents lors de la CAN 2025 devraient être reconduits. Édouard Mendy conservera son statut de numéro un après une saison solide avec Al-Ahli. À ses côtés, Yehvann Diouf et Mory Diaw devraient également faire partie du voyage, récompensés pour leur régularité et leur présence continue en sélection.

En défense, peu de changements majeurs sont attendus. Le principal sujet d’inquiétude concerne le capitaine Kalidou Koulibaly. Blessé depuis plusieurs semaines avec Al-Hilal, le patron de la défense sénégalaise devrait néanmoins être retenu par le sélectionneur, qui espère pouvoir compter sur son expérience au cours du tournoi. Même dans l’hypothèse d’un retour progressif, sa présence dans le groupe est jugée indispensable pour encadrer les plus jeunes.

Autour de lui, plusieurs cadres devraient être confirmés, notamment Moussa Niakhaté, Krépin Diatta, Ismail Jakobs ou encore Abdoulaye Seck. La montée en puissance de jeunes profils comme Mamadou Sarr et Nobel Mendy confirme également la volonté du staff de préparer l’avenir tout en conservant une ossature expérimentée.

Au milieu de terrain, la continuité semble aussi privilégiée. Le vétéran Idrissa Gana Gueye devrait encore être l’un des leaders techniques et mentaux de l’équipe. À ses côtés, la nouvelle génération incarnée par Lamine Camara, Habib Diarra et Pape Matar Sarr devrait avoir un rôle majeur dans le dispositif de Pape Thiaw. L’équilibre entre expérience et jeunesse constitue d’ailleurs l’un des axes forts du projet du sélectionneur depuis plusieurs mois.

Mais c’est surtout dans le secteur offensif que les décisions les plus délicates sont attendues. Avec le retour en forme de Bamba Dieng et celui d’Assane Diao, la concurrence s’est intensifiée. Dans le même temps, plusieurs attaquants ont connu une saison plus compliquée en club, à l’image d’Boulaye Dia ou d’Habib Diallo, dont les performances récentes semblent avoir fragilisé leur position.

Le retour de Sadio Mané, absent lors de la dernière trêve pour blessure, devrait naturellement redistribuer les cartes. Autour de lui, Nicolas Jackson, Ismaïla Sarr et Iliman Ndiaye apparaissent comme des certitudes offensives. La progression du jeune Ibrahim Mbaye suscite également beaucoup d’espoirs au sein du football sénégalais.

Selon les dernières tendances, trois joueurs offensifs convoqués lors du dernier rassemblement pourraient finalement être écartés de la liste définitive. Mamadou Diakhon, Boulaye Dia et Habib Diallo figurent parmi les noms les plus souvent évoqués parmi les potentiels absents. Quant à Cheikh Tidiane Sabaly, son absence lors de la dernière trêve internationale laisse penser qu’il part avec un retard difficile à combler malgré son récent transfert en Amérique du Nord.

Détournement présumé de 95 millions FCFA à Ngaparou : l’ex-directeur d’Aventurin Recoroute face à la justice

Une vaste affaire de détournement présumé secoue actuellement la Petite-Côte. À Ngaparou, l’ancien directeur général de la société Aventurin Recoroute, identifié sous les initiales S. Souaré, est poursuivi pour des faits portant sur un montant estimé à 95 millions de FCFA. L’homme, de nationalité ivoirienne, est détenu à la prison de Mbour depuis son placement sous mandat de dépôt le 10 avril 2026.

Selon les éléments de l’enquête révélés par L’Observateur, l’affaire trouve son origine dans des anomalies constatées autour de la gestion financière de l’entreprise spécialisée dans les infrastructures routières. S. Souaré dirigeait la société depuis 2021 et bénéficiait de la confiance de ses supérieurs installés en Allemagne. Mais derrière cette apparente stabilité, plusieurs irrégularités auraient progressivement été mises au jour.

Le dossier a commencé à prendre forme à partir de la situation du directeur technique de l’entreprise, M. Thiam, aujourd’hui promu à la tête de la société. Ce dernier serait resté durant cinq mois sans percevoir son salaire, évalué à près de quatre millions de FCFA. Pour justifier ces retards, l’ancien directeur général lui aurait expliqué que l’entreprise traversait une période financière particulièrement difficile.

Pendant plusieurs mois, l’ingénieur en génie civil accepte cette explication et patiente dans l’espoir d’un retour à la normale. Mais un détail finit par éveiller ses soupçons. Au sixième mois, son salaire lui est finalement transféré via l’application Wave, alors que les paiements étaient jusque-là effectués exclusivement par virement bancaire.

Intrigué par ce changement inhabituel, M. Thiam entreprend discrètement des vérifications internes. Ses recherches auraient révélé que l’entreprise ne connaissait en réalité aucune difficulté financière majeure. Les comptes de la société mère allemande ne montraient aucun signe de crise susceptible d’expliquer les retards de paiement.

Soupçonnant une fraude organisée, le directeur technique décide alors de saisir le procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Mbour. À la suite de cette plainte, la direction de Aventurin Recoroute ordonne un audit interne afin d’évaluer l’ampleur des irrégularités.

Les conclusions de cette mission d’audit vont rapidement alourdir les soupçons pesant sur l’ancien directeur général. Les experts découvrent plusieurs opérations financières jugées suspectes. Une somme de 1,7 million de FCFA destinée à des frais de notaire aurait disparu. Plus de quatre millions de FCFA destinés à des fournisseurs n’auraient jamais été reversés. À cela s’ajoutent les arriérés de salaires du directeur technique ainsi que d’autres mouvements financiers non justifiés.

Les investigations révèlent également un système présumé de falsification de documents bancaires. Selon les enquêteurs, S. Souaré aurait transmis à ses supérieurs hiérarchiques en Allemagne de faux relevés bancaires afin de masquer les transactions réelles effectuées sur les comptes de l’entreprise.

Face aux premières découvertes, l’ancien dirigeant aurait signé une reconnaissance de dette portant sur plusieurs dizaines de millions de FCFA. Mais l’approfondissement des investigations financières permettra finalement d’estimer le préjudice global à environ 95 millions de FCFA.

Licencié depuis novembre 2025, S. Souaré sera ensuite interpellé par les éléments de la Brigade de recherches de Saly Portudal avant son placement sous mandat de dépôt.

Au cours de l’enquête préliminaire, le mis en cause aurait reconnu une partie des faits. Il aurait expliqué aux enquêteurs avoir utilisé les fonds détournés pour faire face à des difficultés familiales en Côte d’Ivoire.

Mais lors de sa comparution devant le Tribunal de grande instance de Mbour, le prévenu a adopté une ligne de défense totalement différente. À la barre, il a affirmé que les sommes en question avaient servi à couvrir diverses dépenses liées au fonctionnement de l’entreprise, notamment des factures, des locations de véhicules et des rémunérations de prestataires.

Désormais directeur général de Aventurin Recoroute, M. Thiam réclame dix millions de FCFA au titre des dommages et intérêts. De son côté, l’entreprise exige une réparation estimée à 150 millions de FCFA pour le préjudice financier et moral subi.

Le parquet, pour sa part, a requis une application rigoureuse de la loi face à ce qu’il considère comme des faits particulièrement graves.

Le jugement dans cette affaire très suivie à Mbour est attendu le 26 mai prochain.

Parcelles-Assainies : un commerçant simule un cambriolage pour détourner plus de 1,5 million FCFA d’une tontine

Le commissariat d’arrondissement des Parcelles-Assainies a déféré, ce mardi 19 mai 2026, le commerçant M. T. Sèye au parquet de Dakar pour détournement de fonds. L’homme est accusé d’avoir orchestré un faux cambriolage de son propre magasin afin de masquer la disparition de l’argent d’une tontine qu’il gérait au profit de plusieurs femmes du quartier.

Selon des informations recueillies auprès de sources proches du dossier, l’affaire trouve son origine dans une tontine mise en place par le commerçant, domicilié à l’Unité 11 des Parcelles-Assainies. Au fil des mois, plusieurs adhérentes, principalement des femmes, lui avaient confié leurs cotisations dans un climat de confiance. La somme totale collectée s’élevait à 1 521 000 francs CFA et devait être redistribuée à l’approche de la Tabaski 2026, une période cruciale pour de nombreuses familles confrontées à d’importantes dépenses.

Mais le 4 mai dernier, le gérant informe brusquement les membres de la tontine qu’il a été victime d’un cambriolage durant la nuit. Il affirme alors que des individus inconnus se sont introduits dans son magasin et ont emporté l’intégralité de la caisse contenant les fonds des cotisantes. Sur place, tout semblait confirmer sa version des faits : des cadenas brisés gisaient au sol tandis que le rideau de fer du commerce était partiellement soulevé, donnant l’apparence d’une effraction soigneusement mise en scène.

Malgré ce décor troublant, plusieurs victimes ont rapidement exprimé des doutes face aux circonstances du prétendu vol. Soupçonnant une manipulation, elles se sont organisées en collectif avant de déposer une plainte auprès du commissariat des Parcelles-Assainies afin que toute la lumière soit faite sur la disparition de leur argent.

Les investigations menées par les policiers ont alors permis de relever de nombreuses incohérences dans les déclarations du commerçant. Convoqué pour audition, M. T. Sèye a d’abord tenté de maintenir sa version des faits, répétant que son magasin avait été ciblé par des malfaiteurs. Mais sous les questions insistantes des enquêteurs et face aux contradictions relevées dans son récit, il a fini par passer aux aveux.

Le commerçant a reconnu avoir lui-même brisé les cadenas de sa boutique et forcé le rideau métallique dans le but de faire croire à un cambriolage. Il a également admis avoir utilisé à des fins personnelles l’intégralité des fonds appartenant aux membres de la tontine.

Évasion avortée de « Mara milliardaire » : le marabout rattrapé après une fuite spectaculaire à Dakar

Le marabout Serigne A. Faye, plus connu sous le surnom de « Mara milliardaire », a tenté de s’évader de manière spectaculaire alors qu’il était extrait de la Maison d’arrêt et de correction de Rebeuss pour des soins médicaux au centre hospitalier Abass Ndao, à Dakar. Déjà poursuivi dans une affaire judiciaire particulièrement lourde, le détenu a finalement été repris après une course-poursuite dans les rues de la capitale.

Selon les informations rapportées par le quotidien L’Observateur, les faits se sont déroulés jeudi dernier lors d’une extraction médicale encadrée par des agents pénitentiaires. Profitant d’un moment d’inattention, le détenu aurait demandé à se rendre aux toilettes avant de réussir à s’échapper par une fenêtre du bâtiment hospitalier.

Son absence a rapidement alerté les surveillants pénitentiaires qui ont immédiatement déclenché une opération de recherche dans les environs de la Gueule-Tapée. S’en est suivie une course-poursuite dans plusieurs ruelles du quartier. Après plusieurs minutes de traque, Serigne A. Faye a finalement été rattrapé et maîtrisé de justesse par les agents chargés de son escorte.

Replacé à la MAC de Rebeuss, le mis en cause fait désormais l’objet d’une procédure supplémentaire pour tentative d’évasion, un nouvel élément qui vient alourdir un dossier judiciaire déjà particulièrement accablant devant le cabinet du juge d’instruction du tribunal de Pikine-Guédiawaye.

Le marabout avait été arrêté à la suite d’une enquête menée par la Division des investigations criminelles (DIC), sous la supervision du procureur Saliou Dicko. Les charges retenues contre lui sont nombreuses et particulièrement graves. Il est notamment poursuivi pour association de malfaiteurs, actes contre-nature, pédophilie, viols répétés sur mineur, transmission volontaire du VIH, rébellion, mise en danger de la vie d’un fonctionnaire de police ainsi que blanchiment de capitaux.

L’enquête porte sur un présumé réseau de prostitution impliquant un mineur âgé de 16 ans. Les investigations avaient également révélé une première tentative de fuite du suspect vers la Gambie. Les enquêteurs sénégalais, en collaboration avec Interpol, étaient finalement parvenus à le localiser avant son rapatriement à Dakar où il avait été placé sous mandat de dépôt.

Les circonstances de son interpellation avaient déjà attiré l’attention. D’après les éléments de l’enquête, Serigne A. Faye aurait simulé un malaise de sa mère pour gagner du temps lorsque les policiers s’étaient présentés à son domicile situé aux Almadies. Dans sa tentative de fuite, il aurait ensuite foncé avec son véhicule sur un agent de police. Le fonctionnaire aurait évité le choc de justesse, échappant à un drame.

Réseau sexuel démantelé à Linguère : 23 mandats de dépôt après des aveux en cascade

Ce qui n’était au départ qu’une série de plaintes pour harcèlement sexuel a fini par révéler l’existence présumée d’un vaste réseau organisé à travers plusieurs localités du Sénégal. À Linguère, l’enquête menée par les forces de sécurité a déjà conduit à 23 mandats de dépôt et à l’identification d’une trentaine de personnes, dans un dossier aux ramifications multiples qui continue de susciter de nombreuses interrogations.

Selon les informations rapportées par le journal Libération, l’affaire a éclaté après la plainte d’une victime ayant dénoncé des faits répétés de harcèlement sexuel. Les révélations faites à son employeur ont rapidement conduit les enquêteurs jusqu’à un premier suspect : Mame Abdou Lecore, plus connu sous le surnom de « Baye Tama », un tailleur âgé de 32 ans.

Interpellé puis placé en garde à vue, ce dernier aurait reconnu les faits qui lui sont reprochés. Son audition marque alors un tournant décisif dans l’enquête. D’après Libération, ses déclarations permettent aux policiers de découvrir l’existence d’un groupe WhatsApp utilisé pour organiser des rencontres sexuelles entre plusieurs membres répartis dans différentes zones du pays.

Au fil des investigations, d’autres victimes se manifestent, faisant passer le nombre de plaintes à quatre contre le même individu. Les enquêteurs remontent ensuite progressivement les ramifications du réseau grâce aux aveux des personnes arrêtées.

Parmi les noms cités figure Amadou Guèye, surnommé « Tigui », commerçant de 48 ans, présenté comme l’un des principaux recruteurs et organisateurs du groupe. Les enquêteurs le soupçonnent d’avoir joué un rôle central dans la mise en relation des membres et dans l’organisation de rencontres sexuelles collectives dans plusieurs localités.

L’enquête prend une dimension encore plus sensible lorsque certains mis en cause sont soumis à des tests médicaux. Libération indique qu’Amadou Guèye aurait été déclaré séropositif au VIH/Sida, tout comme plusieurs autres personnes citées dans le dossier, notamment Allé Daffé et Mbaba Gningue.

Les auditions successives ont également permis de dresser le profil varié des personnes impliquées. Selon les éléments de l’enquête, plusieurs corps de métier sont concernés : enseignants, étudiants, marabouts, éleveurs, boulangers, agents de sécurité, électromécaniciens ou encore commerçants. Cette diversité des profils a renforcé la complexité du dossier et l’ampleur supposée du réseau.

Toujours selon Libération, les enquêteurs ont particulièrement été marqués par la quantité d’aveux recueillis au cours de la procédure. La plupart des personnes interpellées auraient coopéré avec les policiers, livrant des détails précis sur le fonctionnement interne du groupe, ses modes de communication et l’identité de plusieurs participants.

La 23e arrestation, celle de Ndiaga Seck, est venue provisoirement clôturer cette première phase de l’enquête. Il aurait été cité par Ahmadou Lamine Dia, lequel aurait remis aux enquêteurs des photographies et différents contenus jugés compromettants afin d’appuyer ses déclarations.

Falsification présumée d’un texte de loi : Tamsir Thioye dénonce une « tache noire » sur la législature

Dakar – Le député non-inscrit Tamsir Thioye a vivement dénoncé ce qu’il qualifie de « falsification » dans le processus législatif ayant conduit à la promulgation d’un texte de loi controversé. Selon lui, le document signé par le président de l’Assemblée nationale ne correspondrait pas à celui adopté en séance plénière, soulevant de graves interrogations sur la régularité de la procédure parlementaire.

« Quand j’ai reçu le texte signé, j’ai immédiatement constaté des incohérences. J’ai dit : “Danguene dioum, ce n’est pas le texte que nous avons voté” », a-t-il affirmé, soutenant que l’administration parlementaire ne lui aurait jamais fourni la version conforme au texte adopté.

Des irrégularités dans la procédure

Le parlementaire indique que la proposition initiale comportait trois articles, examinés en commission puis en plénière. Toutefois, après l’introduction d’un amendement, le texte final aurait été modifié de manière irrégulière.

« Aujourd’hui, nous avons trois numéros différents pour un même texte : 9/2026, 10/2026 et 11/2026. C’est inadmissible et inédit dans l’histoire de notre pays », a-t-il déclaré.

Une interpellation du chef de l’État

Estimant qu’« un acte de falsification est avéré », Tamsir Thioye affirme avoir interpellé le président de la République, en sa qualité de garant de la Constitution. Malgré ces alertes, le chef de l’État aurait promulgué un texte qu’il juge « faux, contradictoire et inapplicable », protégé selon lui par « des faussaires ».

Le député regrette par ailleurs que le recours au Conseil constitutionnel n’ait pas été enclenché, faute du nombre requis de parlementaires pour saisir la juridiction compétente. « Nous sommes désarmés », a-t-il déploré.

Des conséquences institutionnelles évoquées

Au-delà des questions de procédure, Tamsir Thioye met en garde contre les conséquences politiques et institutionnelles de cette affaire. Selon lui, « c’est le code électoral qui est en jeu, un texte consensuel depuis 1992. Sa falsification entache l’image du Sénégal et fragilise la confiance dans nos institutions ».

Il appelle enfin à des réformes urgentes afin de renforcer la transparence du processus législatif : « Il n’est plus question qu’un texte soit envoyé au président de la République sans ampliation aux députés, aux groupes parlementaires et aux non-inscrits. »

Ousmane Sonko attendu à l’Assemblée nationale pour une séance de vérité face aux députés

Le Premier ministre Ousmane Sonko sera face aux députés ce vendredi 22 mai 2026 dans le cadre de la séance des questions d’actualité au Gouvernement, prévue à l’Assemblée nationale. Ce rendez-vous parlementaire, très attendu par l’opinion publique, intervient dans un contexte marqué par de fortes attentes sociales, économiques et institutionnelles.

Au cours de cette séance, les parlementaires auront l’occasion d’interpeller directement le chef du gouvernement sur plusieurs dossiers sensibles liés à la conduite des politiques publiques. Cette rencontre constitue l’un des principaux mécanismes de contrôle de l’action gouvernementale par l’Assemblée nationale et permet aux représentants du peuple d’obtenir des réponses sur les préoccupations majeures du moment.

Face à l’hémicycle, Ousmane Sonko devra notamment s’expliquer sur les orientations économiques du gouvernement, la situation sociale du pays, les réformes annoncées ainsi que les mesures engagées pour répondre aux difficultés auxquelles les populations sont confrontées. Les débats pourraient également porter sur la gouvernance, l’emploi des jeunes, le coût de la vie, les infrastructures publiques et les engagements pris par les nouvelles autorités.

Cette séance revêt une importance particulière alors que le gouvernement est régulièrement attendu sur des résultats concrets concernant l’amélioration des conditions de vie des Sénégalais. Les échanges entre le Premier ministre et les députés devraient ainsi permettre de mesurer les réponses de l’exécutif face aux nombreuses préoccupations exprimées ces derniers mois.

Dans les rangs de la majorité comme de l’opposition, cette rencontre parlementaire suscite déjà un vif intérêt. Plusieurs députés entendent profiter de cette tribune pour interpeller le chef du gouvernement sur les urgences nationales et les perspectives des réformes en cours.

Arsenal renoue avec la gloire et décroche enfin la Premier League après 22 ans d’attente

Le long cauchemar est terminé pour Arsenal FC. Vingt-deux ans après son dernier sacre en championnat, le club londonien a officiellement été sacré champion d’Angleterre ce mardi soir à l’issue du match nul entre Manchester City et AFC Bournemouth (1-1). Un résultat qui offre mathématiquement le titre aux Gunners avant même leur dernière rencontre de la saison.  

Cette consécration marque la fin d’une interminable attente pour les supporters d’Arsenal, qui n’avaient plus vu leur équipe soulever le trophée de Premier League depuis la mythique saison 2003-2004 des “Invincibles”, conclue sans la moindre défaite sous l’ère d’Arsène Wenger.  

Le scénario du sacre a tenu tout le nord de Londres en haleine. Au Vitality Stadium, Manchester City était dans l’obligation de s’imposer pour maintenir la pression sur Arsenal. Mais les hommes de Pep Guardiola ont été freinés par une courageuse équipe de Bournemouth. Le tournant du match est intervenu à la 39e minute grâce à une superbe réalisation du jeune attaquant français Eli Junior Kroupi, auteur d’une frappe enroulée somptueuse qui a fait exploser le stade et, dans le même temps, les supporters d’Arsenal à travers le monde.  

Malgré une égalisation tardive d’Erling Haaland dans les arrêts de jeu, Manchester City n’a pas réussi à arracher la victoire nécessaire pour prolonger la course au titre. Avec quatre points d’avance et une seule journée restante, Arsenal devient donc officiellement champion d’Angleterre 2025-2026.  

Ce sacre récompense le travail colossal accompli depuis plusieurs saisons par l’entraîneur espagnol Mikel Arteta. Arrivé sur le banc des Gunners en décembre 2019, l’ancien adjoint de Guardiola a progressivement reconstruit une équipe compétitive, capable de rivaliser avec les meilleures formations européennes. Après plusieurs saisons terminées au pied du trône, Arsenal a finalement réussi à franchir le dernier palier cette année.  

Portés par une défense impressionnante et une remarquable régularité tout au long de la saison, les Londoniens ont su résister à la pression de Manchester City jusqu’au bout. Des joueurs comme Declan Rice, Bukayo Saka, Martin Ødegaard ou encore David Raya ont largement contribué à cette campagne historique.

Formation et emploi : 100 jeunes chauffeurs professionnels prêts à intégrer le réseau Kai Ñu Dem

Le Sénégal franchit une nouvelle étape dans la professionnalisation du secteur des transports urbains. Cent jeunes chauffeurs professionnels ont officiellement reçu, ce mardi, leur attestation de fin de formation après trois mois d’apprentissage intensif financés par le Fonds de Financement de la Formation professionnelle et technique (3FPT) à hauteur de 40 millions de francs CFA.

La cérémonie de remise des attestations a été présidée par le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Amadou Moustapha Ndieck Sarré, en présence des responsables du 3FPT, de l’entreprise de transport Kai Ñu Dem ainsi que du Centre de formation aux métiers portuaires et à la logistique (CFMPL).

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du Projet de formation-insertion (PFI), un mécanisme mis en place pour rapprocher la formation professionnelle des besoins réels du marché de l’emploi. Le programme repose sur un partenariat tripartite entre l’État du Sénégal, à travers le 3FPT, l’entreprise Kai Ñu Dem qui s’est engagée à recruter l’ensemble des bénéficiaires, et le CFMPL chargé de dispenser les enseignements techniques et pratiques.

À travers ce projet, les autorités ambitionnent de contribuer à l’amélioration de la mobilité urbaine tout en offrant des perspectives d’emploi durables à des jeunes souvent confrontés aux difficultés d’insertion professionnelle.

Prenant la parole lors de la cérémonie, le directeur général du 3FPT, Babo Amadou Ba, a rappelé que sa structure a déjà injecté près de 600 millions de francs CFA dans une trentaine de projets similaires à travers le pays. Selon lui, ces programmes ont permis l’insertion de plus de 2 000 jeunes dans différents secteurs d’activités.

Il a souligné que cette dynamique répond à une priorité nationale dans un contexte où les jeunes de moins de 35 ans représentent près de 75 % de la population sénégalaise. Pour les autorités, la formation qualifiante constitue ainsi un levier essentiel de lutte contre le chômage et de promotion de l’employabilité.

Le directeur général de Kai Ñu Dem, Pape Seyni Ndiaye, a pour sa part insisté sur la nécessité de professionnaliser davantage le métier de chauffeur de taxi au Sénégal. Il estime que ce partenariat permettra non seulement de renforcer la qualité du service offert aux usagers, mais également de créer des emplois stables dans un secteur en pleine mutation.

Il a également mis en avant les enjeux liés à l’organisation des Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026, affirmant que ces jeunes chauffeurs auront un rôle important à jouer dans l’accueil et la mobilité des visiteurs durant cet événement international prévu en novembre prochain.

De son côté, la directrice générale du CFMPL, Awa Ndiaye Sagna, a rappelé que le secteur des transports fait aujourd’hui face à de profondes transformations marquées par des exigences accrues en matière de sécurité routière, de fiabilité et de qualité de service.

Elle a indiqué que les bénéficiaires ont été formés non seulement à la conduite professionnelle, mais également aux comportements citoyens, à la sécurité routière et aux règles de discipline indispensables dans le transport public.

DU SALOUM AUX MARCHES INTERNATIONAUX : ET SI LE PROCHAIN CHAMPION SENEGALAIS ETAIT AUJOURD’HUI UN PAYSAN ?

Le Sénégal finance, mais transforme peu. Derrière les dispositifs existants se cache une question plus profonde : peut-on organiser, sur une génération, le passage d’un petit producteur rural à un industriel de référence ? À travers l’idée d’un Fonds National pour l’Initiative Économique et Souveraine (FNIES), une réponse structurée émerge.

Au Sénégal, nous avons pris l’habitude de poser le problème économique en termes de financement. Accès au crédit, fonds publics, appui aux entreprises : les instruments existent et se multiplient. Pourtant, une question essentielle reste largement ignorée : que devient, sur le long terme, celui qui commence en bas de l’échelle ?

Prenons une image simple. Dans un village du Saloum, un paysan cultive l’arachide avec des moyens limités. Il produit, vend, survit parfois difficilement.

Trente ans plus tard, que peut-il espérer ? Rester dans la même condition, ou devenir un acteur majeur de la transformation agro-industrielle ?

Malheureusement, la première réponse reste vraie pour 99, 99 % des personnes. Ce qui démontre que notre modèle économique a échoué et qu’il faut changer de logique.

Aujourd’hui, au Sénégal, l’accès au financement pour les PME et projets structurants est renforcé par des outils étatiques dédiés comme le FONGIP (garantie) et le FONSIS (investissement), complétés par l’initiative « Sunu Champions » lancée fin 2025 pour créer des leaders économiques nationaux.

Mais ces dispositifs, ou outils, financent, accompagnent, mais ils ne construisent pas un parcours.

Résultat : une entreprise peut obtenir un crédit sans produire localement. Une autre peut croître sans jamais atteindre l’industrialisation. Et les projets structurants restent souvent déconnectés du tissu des PME.

Le problème n’est pas l’absence d’efforts. Le problème est l’absence de trajectoire.

C’est dans ce contexte que l’idée d’un FNIES prend tout son sens. Non pas comme un instrument de plus, mais comme une architecture capable de relier ce qui est aujourd’hui dispersé.

L’ambition est simple à formuler, mais exigeante à mettre en œuvre : permettre à un petit producteur de devenir, étape par étape, un acteur industriel.
Concrètement, cela suppose d’abord de réorienter le financement vers la production réelle. Une coopérative du Saloum qui transforme son arachide en huile ou en produits dérivés doit être prioritaire. Produire, transformer, localement doit devenir la règle, et non l’exception.

Ensuite, les entreprises qui progressent doivent être accompagnées, mais sous condition. Le statut de “champion” ne doit pas être une distinction symbolique. Il doit reposer sur des engagements précis : créer des emplois, structurer des filières, accéder à des marchés régionaux. Sans résultats, les avantages doivent disparaître.

Enfin, les entreprises les plus performantes doivent pouvoir franchir un cap décisif : celui de l’industrialisation. C’est à ce niveau que des instruments comme le FONSIS prennent toute leur importance, en finançant des projets capables de transformer durablement l’économie.

Ce modèle n’est pas théorique. Le Sénégal a déjà connu des trajectoires individuelles de réussite. Youssou Ndour a construit un groupe médiatique solide à partir d’un talent artistique. Des figures comme Khadim Ba ou Tahirou Sarr ou Bocar Samba DIEYE illustrent des parcours d’ascension économique significatifs.

Mais ces réussites restent des exceptions. L’enjeu est désormais de les transformer en norme.

Cela suppose une rupture claire : passer d’une logique de financement à une logique de transformation. Cela suppose aussi du courage politique, car toute politique sérieuse implique des règles strictes, de la transparence et des sanctions en cas de non-performance.

La question est donc posée au pays : voulons-nous continuer à accompagner des trajectoires limitées, avec tous les risques (cf. Excellent article de Monsieur Cheikh THIAM, ine soleil digital du 18 mai 2026) ou sommes-nous prêts à construire un système qui élève réellement ?

Amadou Bassirou NDIAYE,
Président Bokk Defar Sénégaal
bokkdefar@gmail.com

Kaolack : 2 494 nouveaux policiers intègrent les rangs de la Police nationale

L’École des sous-officiers de la Police Cheikh Tidiane Diouf de Kaolack a vibré, ce mardi 19 mai 2026, au rythme de la cérémonie officielle de sortie de la 49e promotion de la Police nationale. Présidée par le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Mouhamadou Bamba Cissé, cette cérémonie solennelle s’est tenue en présence des autorités administratives, religieuses et coutumières, ainsi que de nombreuses familles venues assister à l’aboutissement de plusieurs années de formation.

Au total, 2 494 nouveaux agents, dont 333 femmes, ont achevé avec succès un cycle de formation de deux ans et deux mois. Durant cette période d’internat, les élèves policiers ont été formés dans plusieurs domaines liés à la sécurité publique, au maintien de l’ordre, aux techniques d’intervention, à la discipline et aux valeurs républicaines. Désormais prêts à rejoindre les différents services de la Police nationale, ces nouveaux agents viennent renforcer les effectifs dans un contexte marqué par des défis sécuritaires croissants.

Dans son allocution, le ministre de l’Intérieur a salué les efforts consentis par les recrues tout au long de leur parcours. Il a rappelé les sacrifices, la rigueur et la discipline qui ont rythmé leur formation, tout en rendant hommage aux encadreurs et formateurs qui ont assuré leur préparation morale, physique et psychologique.

« Pendant vos deux années d’internat, les chargés de cours et les moniteurs se sont employés à vous préparer moralement, physiquement et psychologiquement à recevoir l’instruction et la formation qui vous permettront d’embrasser votre métier de policier avec compétence, dévouement et professionnalisme », a déclaré Mouhamadou Bamba Cissé devant les nouvelles recrues.

Le ministre a également insisté sur la portée républicaine de la mission policière, exhortant les jeunes agents à faire preuve d’intégrité, d’humilité et de sens du devoir dans l’exercice de leurs fonctions. Selon lui, intégrer la Police nationale en 2026 représente un engagement fort au service de la nation et de la sécurité des citoyens.

« Derrière l’uniforme que vous portez avec fierté, il y a une mission noble, celle de protéger nos concitoyens, de garantir l’ordre public et de veiller à ce que chaque Sénégalais puisse vivre en sécurité. Vous êtes désormais le premier rempart contre l’insécurité et le désordre », a-t-il souligné.

Cette 49e promotion a été baptisée du nom du commissaire divisionnaire de classe exceptionnelle Baba Yaradou, en hommage à son parcours et à sa contribution au sein de l’institution policière sénégalaise.

Kédougou : les Douanes frappent fort contre les réseaux de l’orpaillage clandestin

Une vaste opération menée conjointement par la Subdivision régionale des Douanes de Kédougou et le 34e Bataillon a permis de porter un coup sévère aux réseaux liés à l’orpaillage clandestin dans le sud-est du Sénégal. Baptisée OP’S 05/2026/SDK/BAT34, cette mission de ratissage conduite du 16 au 18 mai 2026 s’est soldée par des saisies spectaculaires de produits chimiques, de carburant et de matériels destinés à l’exploitation illégale de l’or.

Placée sous l’autorité du commandant Baye Diamé Diakhaté, chef de la Subdivision des Douanes de Kédougou, l’opération a mobilisé d’importants effectifs des Forces de défense et de sécurité sur plusieurs axes considérés comme des corridors stratégiques de ravitaillement des sites clandestins appelés localement « dioura ». Dans cette région frontalière particulièrement exposée aux trafics transnationaux, les autorités ont voulu frapper vite et fort afin de perturber les circuits logistiques qui alimentent l’exploitation illégale des ressources aurifères.

Les premières interventions ont débuté le 16 mai sur l’axe Guémédji-Boto-Fadougou, où des contrôles intensifs ont été mis en place pour intercepter les convois suspects et surveiller les mouvements de marchandises illicites. Selon des sources douanières, plusieurs tentatives de dissimulation de produits destinés aux sites d’orpaillage ont été déjouées au cours de cette première phase.

Le lendemain, les unités engagées ont étendu leurs opérations au département de Saraya, une zone régulièrement citée parmi les principaux foyers de l’exploitation aurifère clandestine dans la région. Les localités de Douta, Sambrambougou et Tinkoto ont notamment été ciblées. Les agents y ont découvert des stocks importants de produits chimiques ainsi que des équipements utilisés dans les activités minières illégales.

La dernière journée de l’opération a conduit les forces engagées vers Bantako puis Mako, avant un retour à Kédougou pour la clôture de la mission. Au terme des trois jours de ratissage, les Douanes ont annoncé un bilan particulièrement lourd pour les trafiquants.

Au total, 1 500 kilogrammes de cyanure ont été saisis. Ce produit extrêmement toxique est couramment utilisé dans le traitement de l’or sur les sites clandestins, malgré les graves risques qu’il représente pour la santé humaine et l’environnement. Les agents ont également mis la main sur 245 bidons de carburant destinés à alimenter les installations minières illégales, ainsi que sur plusieurs quantités d’acide sulfurique, de zinc et d’autres substances chimiques.

En plus des produits dangereux, les forces de contrôle ont récupéré du matériel d’exploitation comprenant des groupes électrogènes, des motopompes, des marteaux-piqueurs et plusieurs motocyclettes introduites frauduleusement dans la zone pour assurer le transport rapide des hommes et des marchandises.

À travers cette offensive, les autorités douanières affichent leur volonté de renforcer la pression sur les réseaux criminels qui prospèrent autour de l’orpaillage clandestin dans le sud-est du pays. Cette activité, en pleine expansion ces dernières années, alimente non seulement des circuits de contrebande transfrontaliers, mais expose également les populations locales à des risques majeurs liés à l’utilisation anarchique de produits chimiques hautement dangereux.

Le Sénégal officiellement certifié par l’OMS pour l’élimination du trachome

Le Sénégal a franchi une étape majeure dans le domaine de la santé publique. En marge de la 79e Assemblée mondiale de la Santé, tenue à Genève, le Directeur général de l’Organisation mondiale de la santé a officiellement remis, ce mardi 19 mai 2026, la certification attestant de l’élimination du trachome comme problème de santé publique au Sénégal au ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Dr Ibrahima Sy.

Cette distinction vient consacrer plusieurs années de lutte intense contre cette maladie tropicale négligée, longtemps considérée comme l’une des principales causes de cécité évitable dans plusieurs régions du monde. Dans un communiqué publié à cette occasion, le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique a salué un « instant fort, symbolique et empreint de fierté », estimant que cette reconnaissance internationale reflète les efforts continus déployés par les autorités sanitaires et leurs partenaires.

Selon le ministère, cette victoire est le résultat d’un vaste travail mené sur l’ensemble du territoire national à travers des campagnes de sensibilisation, des opérations de dépistage, des traitements de masse, la prise en charge des patients ainsi qu’une forte mobilisation communautaire. Les programmes mis en œuvre ont également permis d’améliorer l’accès à l’hygiène et à l’assainissement dans plusieurs localités exposées à cette maladie infectieuse.

Le trachome, causé par une infection bactérienne touchant les yeux, représente depuis des décennies un défi sanitaire dans plusieurs pays africains. La maladie se transmet principalement dans les zones où les conditions d’hygiène sont précaires et peut provoquer, à terme, une cécité irréversible si elle n’est pas traitée. Face à cette menace, le Sénégal avait engagé depuis plusieurs années une stratégie nationale alignée sur les recommandations de l’OMS, notamment à travers la stratégie dite « CHANCE », qui combine chirurgie, antibiotiques, nettoyage du visage et amélioration de l’environnement.

La validation officielle de cette élimination par l’OMS remonte au 15 juillet 2025. Avec cette certification désormais remise aux autorités sénégalaises, le Sénégal rejoint le cercle restreint des 25 pays dans le monde ayant réussi à éliminer le trachome comme problème de santé publique. Sur le continent africain, seuls neuf pays ont atteint cet objectif jusqu’à présent.

Pour les autorités sanitaires, cette reconnaissance internationale constitue une preuve de la solidité du système de santé sénégalais et de l’efficacité des politiques publiques mises en œuvre ces dernières années. Le ministère de la Santé estime également que cette réussite illustre l’engagement collectif de l’État, des agents de santé, des partenaires techniques et financiers ainsi que des communautés locales qui ont activement participé aux différentes campagnes de prévention et de traitement.

Au-delà de l’aspect symbolique, cette certification ouvre une nouvelle page pour le Sénégal dans la lutte contre les maladies tropicales négligées. Les autorités entendent désormais maintenir les acquis afin d’éviter toute résurgence de la maladie et poursuivre les efforts dans d’autres domaines prioritaires de santé publique.

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