Fonds spécial de soutien au secteur de l’Énergie : Bassirou Diomaye Faye nomme Mamané Djitte à la tête du Conseil d’administration

Par décret présidentiel, le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, a mis fin aux fonctions de Meïssa Diakhate en qualité de Président du Conseil d’administration du Fonds spécial de soutien au secteur de l’Énergie. Cette décision marque un tournant à la tête de cette structure stratégique, au cœur du dispositif public d’accompagnement et de financement du secteur énergétique national.

Pour assurer la continuité et impulser une nouvelle dynamique, le président de la République a porté son choix sur Mamané Djitte, magistrat de profession et détenteur du matricule de solde n°636 288/G. Sa nomination intervient dans un contexte où les enjeux liés à l’énergie occupent une place centrale dans les priorités gouvernementales, entre impératifs de souveraineté énergétique, maîtrise des coûts et accélération de l’accès universel à l’électricité.

En tant que Président du Conseil d’administration, Mamané Djitte aura la lourde responsabilité de superviser la gestion globale du Fonds spécial de soutien au secteur de l’Énergie. Il devra veiller à l’orientation stratégique des financements, à l’attribution rigoureuse des ressources et au suivi des projets soutenus par l’institution. Son rôle consistera également à garantir la transparence des opérations financières, la conformité des initiatives aux normes en vigueur et l’alignement des projets financés sur les politiques publiques définies par l’État.

Le Fonds spécial de soutien au secteur de l’Énergie occupe en effet une position clé dans l’architecture institutionnelle du secteur énergétique sénégalais. Il contribue à la promotion de l’accès à l’électricité, notamment dans les zones rurales et périurbaines, soutient le développement des infrastructures énergétiques et facilite l’investissement, qu’il soit public ou privé. À travers ses mécanismes d’appui, il participe activement à la mise en œuvre des programmes de modernisation du réseau, de diversification des sources d’énergie et de transition vers des solutions plus durables.

Hausse des violences faites aux enfants : le Ministère de la Famille appelle à une mobilisation nationale

Face à la recrudescence préoccupante des cas de pédocriminalité et de violences faites aux enfants, notamment ceux vivant en situation de vulnérabilité, le Ministère de la Famille, de l’action Sociale et des Solidarités est monté au créneau à travers un communiqué officiel. Le département ministériel y dénonce avec fermeté des actes qualifiés d’inacceptables et contraires aux valeurs fondamentales de la société.

Dans son message, le Ministère exprime sa profonde indignation face à ces violences qui portent gravement atteinte à l’intégrité physique et psychologique des enfants. Il rappelle que tout acte de violence, d’abus ou d’exploitation à l’encontre d’un mineur constitue une infraction grave, passible de poursuites judiciaires et de sanctions sévères. L’État, souligne le communiqué, ne tolérera aucune forme d’impunité en la matière.

Le département en charge de la protection sociale réaffirme par ailleurs l’engagement des pouvoirs publics à garantir à chaque enfant un environnement sûr, protecteur et favorable à son plein épanouissement. Il insiste sur la nécessité de préserver les droits fondamentaux des enfants, conformément aux textes nationaux et aux conventions internationales ratifiées par le Sénégal. Assurer leur sécurité, leur dignité et leur bien-être demeure une priorité absolue pour les autorités.

Au-delà de l’action répressive, le Ministère appelle à une mobilisation générale de l’ensemble des acteurs de la société. Parents, leaders communautaires, enseignants, organisations de la société civile et simples citoyens sont invités à redoubler de vigilance et à jouer pleinement leur rôle dans la prévention et la dénonciation des abus. La protection de l’enfance, rappelle-t-il, est une responsabilité collective qui dépasse le seul cadre institutionnel.

Dans cette dynamique, les citoyens sont encouragés à signaler tout cas d’abus, de maltraitance ou de situation mettant un enfant en danger en appelant gratuitement le numéro 116, dédié à la protection de l’enfance. Ils peuvent également saisir les services compétents, notamment la Police ou la Gendarmerie, afin de permettre une prise en charge rapide et efficace des victimes.

« Ensemble, faisons de la protection de nos enfants notre priorité absolue », conclut le communiqué, réitérant l’appel à l’unité et à l’engagement de tous pour endiguer ce fléau et bâtir une société où chaque enfant peut grandir en sécurité et dans la dignité.

Le Réseau des universitaires républicains de l’APR apporte un soutien sans réserve à la candidature de Macky Sall à l’ONU

Le Réseau des universitaires républicains (RUR) de l’Alliance pour la République a exprimé un soutien ferme, enthousiaste et sans réserve à la candidature de l’ancien président Macky Sall au poste de Secrétaire général de l’Organisations des Nations Unies. La position a été officialisée à l’issue d’une Assemblée générale extraordinaire au cours de laquelle les membres du réseau ont longuement délibéré sur la portée et la signification d’une telle ambition pour le Sénégal et pour le continent africain.

Dans leur communiqué, les universitaires républicains présentent cette candidature comme l’aboutissement naturel d’un itinéraire d’homme d’État qu’ils jugent marqué par le courage politique, l’esprit de réforme, la vision stratégique et le sens de l’histoire. Selon eux, Macky Sall incarne une génération de dirigeants africains conscients des mutations profondes qu’impose le XXIᵉ siècle, notamment en matière de transformation des structures économiques, institutionnelles et diplomatiques héritées de l’après-guerre.

Le RUR estime par ailleurs que l’ancien chef de l’État sénégalais pourrait s’inscrire dans la lignée de figures africaines marquantes ayant dirigé l’ONU, à l’image de Boutros Boutros-Ghai et de Kofi Annan. Une comparaison qui, selon ses auteurs, repose sur l’expérience internationale acquise par Macky Sall et sur son engagement constant en faveur du multilatéralisme.

Au plan national, le réseau met en avant le bilan de gouvernance de l’ancien président, notamment à travers le Plan Senegal Émergent , qu’il considère comme un levier majeur de modernisation du pays. Les universitaires soulignent les investissements consentis dans les infrastructures, l’éducation, l’énergie et le capital humain, ainsi que les réformes institutionnelles ayant, selon eux, consolidé la démocratie et renforcé la crédibilité internationale du Sénégal.

Sur le plan régional et continental, le RUR rappelle le rôle joué par Macky Sall à la tête de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest puis de l’Union africaine . Dans des contextes marqués par des crises sécuritaires et institutionnelles complexes, il aurait privilégié, selon le communiqué, la médiation, le dialogue et la recherche de solutions africaines aux défis africains.

Les universitaires insistent particulièrement sur son plaidoyer en faveur de la réforme du multilatéralisme. Dans un monde confronté à la fragmentation géopolitique, aux crises climatiques et aux inégalités croissantes, Macky Sall s’est positionné comme un défenseur d’un nouvel ordre économique et financier international plus juste et inclusif. Il a notamment plaidé pour la réforme des institutions financières internationales, l’allègement de la dette des pays vulnérables et un financement accru de l’adaptation climatique pour les pays du Sud.

Le RUR souligne également son rôle dans l’intégration de l’Union africaine au G20, une avancée diplomatique perçue comme une reconnaissance du continent africain dans la gouvernance mondiale. Sur la question climatique, Macky Sall a défendu le principe de justice climatique, rappelant que l’Afrique, faiblement responsable des émissions historiques de gaz à effet de serre, subit pourtant de plein fouet les conséquences du dérèglement climatique.

Dans le contexte de la guerre en Ukraine et de ses impacts sur la sécurité alimentaire mondiale, le communiqué met en exergue les démarches diplomatiques entreprises par l’ancien président, alors président en exercice de l’Union africaine, pour faciliter la reprise des exportations de céréales et d’engrais. Cette initiative visait à prévenir une crise alimentaire majeure en Afrique et à promouvoir la solidarité internationale face aux rivalités géopolitiques.

Pour le Réseau des universitaires républicains, la candidature de Macky Sall à la tête de l’ONU s’inscrit ainsi dans une dynamique historique visant à renforcer la légitimité des institutions internationales et à promouvoir une gouvernance mondiale plus inclusive, plus efficace et plus humaine. Dans un contexte mondial marqué par l’incertitude et la recherche de leadership, ils estiment qu’il incarne une voix d’équilibre, d’expérience et de réforme.

En conclusion, le RUR exhorte solennellement l’État du Sénégal, l’Union africaine et l’ensemble des partenaires stratégiques du continent à mobiliser tous les leviers diplomatiques nécessaires pour soutenir activement cette candidature. Il appelle également les universitaires, les intellectuels, la jeunesse et toutes les forces vives de la Nation à se rassembler autour de ce qu’il considère comme une ambition majeure pour le Sénégal et pour l’Afrique.

Polémique autour de propos sur Walf TV : Les Cadres de Mimi2024 dénoncent les accusations de Cheikh Bara Ndiaye contre Aminata Touré

La Coordination des Cadres de Mimi2024 est montée au créneau, ce vendredi, pour répondre aux déclarations du député Cheikh Bara Ndiaye tenues sur le plateau de Walf TV. Dans une sortie jugée virulente, le parlementaire aurait formulé de graves accusations à l’encontre de l’ancienne Première ministre, Dr. Aminata Toure, suscitant l’indignation de ses partisans.

Dans un communiqué rendu public, le mouvement de soutien à Mimi Touré condamne fermement des propos qu’il considère comme diffamatoires et politiquement motivés. Les signataires estiment que le député se retranche derrière son immunité parlementaire pour tenir des déclarations qu’il n’assumerait pas en dehors de l’hémicycle. « S’il est courageux, qu’il se départisse de son mandat de député et tienne à nouveau les mêmes propos », lancent-ils, mettant en doute la sincérité et la constance de leur contradicteur.

Les Cadres de Mimi2024 dénoncent également ce qu’ils qualifient de « contradiction flagrante » dans la posture du parlementaire. Selon eux, au plus fort des tensions politiques et de la répression sous l’ancien régime, Cheikh Bara Ndiaye aurait publiquement salué, sur le même plateau télévisé, la « probité morale » de Mme Touré. Ce revirement est interprété par ses soutiens comme un signe d’opportunisme politique. Ils y voient la marque d’un discours fluctuant, dicté par les circonstances plutôt que par des convictions solides.

Au-delà de la personne du député, les signataires élargissent leur critique à ce qu’ils appellent des manœuvres orchestrées en coulisses. Ils soupçonnent l’existence de « commanditaires » cherchant, selon leurs termes, à instrumentaliser la démocratie sénégalaise pour affaiblir des adversaires politiques par le biais d’attaques publiques répétées. Cette stratégie, estiment-ils, participe à une dégradation du débat démocratique et à une personnalisation excessive des affrontements politiques.

Pour la Coordination, loin d’affaiblir l’ancienne cheffe du gouvernement, ces attaques contribueraient plutôt à consolider sa position sur la scène politique nationale. Les Cadres de Mimi2024 présentent Aminata Touré non comme une cible fragilisée, mais comme une figure politique majeure dont l’influence continue de susciter réactions et controverses. Ils assurent que « la haine calomnieuse » qu’ils dénoncent ne fait que renforcer la détermination de Dr. Aminata Touré.

En conclusion, le mouvement réaffirme son soutien sans réserve à l’ancienne Première ministre et appelle à un débat politique fondé sur des arguments et des faits, plutôt que sur des accusations jugées infondées. Cette nouvelle passe d’armes illustre, une fois de plus, la vivacité du climat politique sénégalais, où les plateaux télévisés deviennent souvent le théâtre d’affrontements aux répercussions nationales.

Ousmane Sonko face aux députés le 24 février : bourses, tensions universitaires et débats sociétaux au cœur des échanges

Le Premier ministre Ousmane Sonko est attendu à l’Assemblée nationale le 24 février prochain pour prendre part à la séance consacrée aux questions d’actualité. L’annonce a été officialisée ce vendredi par les services de communication de la Primature, confirmant un rendez-vous politique important dans un contexte marqué par de vives tensions sociales et universitaires.

Aux côtés des membres de son gouvernement, le chef du gouvernement devra répondre aux interpellations des députés sur plusieurs dossiers sensibles. En première ligne figure la question des bourses des étudiants, un sujet récurrent qui cristallise frustrations et revendications dans les universités publiques. Retards de paiement, conditions d’attribution et réformes envisagées devraient alimenter les échanges, alors que de nombreuses voix s’élèvent pour réclamer une meilleure prise en charge sociale des étudiants.

La tension reste particulièrement palpable dans le milieu universitaire depuis le décès de l’étudiant Abdoulaye Bâ, un drame qui a profondément marqué l’opinion publique. Les circonstances de sa mort, ainsi que la gestion sécuritaire et administrative des mouvements estudiantins, devraient susciter des questions directes à l’endroit du gouvernement. Les députés pourraient notamment exiger des clarifications sur les responsabilités, les mesures prises pour prévenir de nouveaux incidents et les réponses structurelles envisagées pour apaiser le climat dans les campus.

Au-delà des préoccupations universitaires, la séance pourrait également être le théâtre de débats sur des sujets de société sensibles. La problématique de la criminalisation de l’homosexualité, dans un contexte marqué par des arrestations récentes d’homosexuels présumés, pourrait être évoquée par certains parlementaires. Cette question, régulièrement source de controverses, met en lumière les tensions entre exigences sociales, considérations juridiques et engagements internationaux du pays en matière de droits humains.

La comparution du Premier ministre devant la représentation nationale intervient ainsi à un moment stratégique. Elle offre l’occasion au gouvernement de clarifier sa position, d’exposer ses orientations et de répondre aux inquiétudes exprimées par une partie de la population. Pour l’opposition comme pour la majorité, cette séance de questions d’actualité constituera un test politique, révélateur des rapports de force et de la capacité de l’exécutif à convaincre sur des dossiers à forte charge émotionnelle et sociale.

Mise en accusation d’Abdoulaye Diouf Sarr et Moussa Bocar Thiam : le calendrier parlementaire suspendu dans un climat de flou

Alors que tout semblait balisé pour une séquence parlementaire décisive, le processus de mise en accusation des anciens ministres Abdoulaye Diouf Sarr et Moussa Bocar Thiam connaît un coup d’arrêt inattendu. Annoncée avec précision, l’examen des projets de résolution devait marquer une étape importante vers une éventuelle saisine de la Haute Cour de justice. Mais contre toute attente, le calendrier a été suspendu, sans explication officielle, plongeant le dossier dans l’incertitude.

La semaine dernière, le quotidien Les Échos révélait que les textes visant les deux anciens membres du gouvernement seraient examinés en plénière le 23 février. L’annonce avait été confirmée publiquement avant-hier à l’Assemblée nationale. À l’issue de l’examen du projet de loi 03/2026 relatif aux activités de sécurité privée, la présidente de séance, Mbene Faye, avait clairement fixé le cap. Clôturant les travaux, elle avait proposé la reprise des activités parlementaires le lundi 23 février 2026 à 11 heures pour l’examen des projets de résolution de mise en accusation visant Abdoulaye Diouf Sarr et Moussa Bocar Thiam. Une déclaration sans ambiguïté, qui laissait présager une séquence politique particulièrement attendue.

Mais hier, la mécanique parlementaire s’est grippée. Les membres de la Commission des lois, convoqués pour étudier les dossiers avant leur passage en plénière, se sont présentés à l’Assemblée nationale persuadés que la réunion débuterait à 15 heures. Selon Les Échos, ce n’est qu’une fois installés que le président de la Commission des lois, de la Décentralisation, du Travail et des Droits humains, Abdoulaye Tall, a annoncé le report de la séance. Aucune justification n’a été avancée pour expliquer cette décision.

Ce report inattendu alimente de nombreuses spéculations. S’agit-il d’un simple renvoi technique lié à des éléments de procédure ? Les dossiers seraient-ils jugés incomplets ou nécessiteraient-ils des ajustements juridiques supplémentaires ? Des négociations politiques seraient-elles en cours en coulisses ? À ce stade, aucune communication officielle ne permet de trancher.

Plus troublant encore, aucune nouvelle date n’a été communiquée aux membres de la commission. Cette absence de visibilité nourrit les interrogations quant au maintien de la plénière du 23 février. Sans examen préalable en commission, la tenue de la séance pourrait s’avérer compromise. À moins qu’une nouvelle convocation ne soit rapidement adressée aux députés, le calendrier parlementaire risque de connaître un nouveau glissement.

Le dossier revêt une importance institutionnelle majeure. Les projets de résolution visent à engager une procédure devant la Haute Cour de justice, seule juridiction habilitée à juger les anciens ministres pour des faits commis dans l’exercice de leurs fonctions. Une telle démarche dépasse le simple cadre politique : elle touche aux équilibres institutionnels et à la responsabilité pénale des membres du gouvernement.

Les articles L29 et L30, une menace juridique pour la candidature d’Ousmane Sonko ?

Une épée de Damoclès semble aujourd’hui planer sur la candidature d’Ousmane Sonko, leader du parti PASTEF, en perspective des prochaines échéances électorales. Au cœur des interrogations juridiques figurent les articles L29 et L30 du Code électoral, anciennement numérotés L30 et L31, qui définissent les conditions d’éligibilité et les cas d’inéligibilité aux fonctions électives, qu’elles soient présidentielles ou locales.

Ces dispositions légales prévoient notamment que toute personne condamnée définitivement pour certains crimes ou délits peut être frappée d’inéligibilité. Elles ont, par le passé, servi de fondement à l’invalidation de candidatures majeures sur la scène politique nationale. Leur application stricte par les juridictions compétentes a profondément marqué l’histoire électorale récente du Sénégal.

Le précédent le plus marquant reste celui de Khalifa Sall. L’ancien maire de Dakar avait vu sa candidature à l’élection présidentielle invalidée à la suite de sa condamnation dans l’affaire dite de la caisse d’avance de la Ville de Dakar. La justice avait considéré que sa condamnation définitive entraînait automatiquement son inéligibilité, conformément aux dispositions du Code électoral. Cette décision avait suscité de vifs débats dans l’opinion publique et au sein de la classe politique, entre partisans d’une application rigoureuse de la loi et défenseurs d’une interprétation plus souple au nom du pluralisme démocratique.

Un autre cas emblématique est celui de Karim Wade, condamné pour enrichissement illicite dans le cadre de la traque des biens mal acquis. Sa candidature avait également été invalidée sur la base des mêmes dispositions légales. Là encore, la décision avait provoqué une onde de choc politique, certains y voyant une conséquence logique d’une condamnation judiciaire, d’autres dénonçant une instrumentalisation du droit à des fins politiques.

Dans ce contexte, les articles L29 et L30 apparaissent comme des garde-fous juridiques, mais aussi comme des instruments aux implications politiques majeures. Leur portée ne se limite pas à une simple formalité administrative : ils conditionnent l’accès à la compétition électorale et, par conséquent, à l’expression de la souveraineté populaire.

S’agissant d’Ousmane Sonko, toute éventuelle condamnation définitive susceptible d’entraîner une inéligibilité pourrait être invoquée pour contester sa candidature. La question centrale demeure celle de l’interprétation et de l’application concrète de ces dispositions par les juridictions compétentes, notamment le Conseil constitutionnel, garant de la régularité des élections.

Au-delà des cas individuels, le débat autour des articles L29 et L30 soulève une problématique plus large : celle de l’équilibre entre l’exigence de probité des candidats et le respect du droit fondamental de se présenter au suffrage universel. Dans un contexte politique souvent polarisé, chaque décision judiciaire revêt une dimension hautement symbolique et peut influer durablement sur le climat démocratique.

Affaire Adja Sarr : Madiambal Diagne plaide pour une évacuation sanitaire de Ndeye Khady Ndiaye

Suite à l’annonce de la maladie de l’ancienne gérante du salon Sweet Beauté, Ndeye Khady Ndiaye, le journaliste Madiambal Diagne est monté au créneau sur le réseau social X pour alerter l’opinion publique et les autorités. Dans un message largement relayé, l’administrateur du groupe Avenir Communication a préconisé « l’évacuation sanitaire de Ndeye Khady Ndiaye, dans un pays où elle aura les soins les plus appropriés et surtout où elle sera en totale sécurité ».

Cette prise de position intervient dans un contexte sensible, alors que le nom de l’ancienne gérante reste étroitement lié à l’« affaire Adja Sarr », un dossier qui a profondément marqué la scène politique et judiciaire sénégalaise ces dernières années. Selon Madiambal Diagne, l’état de santé de Ndeye Khady Ndiaye suscite une vive inquiétude, d’autant plus qu’elle demeure un témoin clé dans cette affaire.

Pour justifier l’urgence d’une évacuation sanitaire à l’étranger, le journaliste insiste sur le rôle central qu’aurait joué l’ancienne gérante dans le dossier. « Cette dame a joué un rôle central dans l’affaire Adja Sarr et sa voix de vérité ou de mensonge ne devrait pas se taire », a-t-il déclaré, soulignant ainsi l’importance de sa parole dans la manifestation de la vérité. À travers cette formule, Madiambal Diagne met en avant la dimension judiciaire et historique du dossier, estimant que toute atteinte à la santé ou à la sécurité de Ndeye Khady Ndiaye pourrait avoir des répercussions sur la compréhension globale des faits.

L’appel du patron de presse soulève également la question de la protection des acteurs impliqués dans des affaires à forte portée médiatique et politique. En évoquant la nécessité d’un cadre où elle serait « en totale sécurité », il laisse entendre que les enjeux dépassent la seule dimension sanitaire et touchent à la stabilité et à la sérénité du débat public.

Renouvellement et Expertise : Le Président de la République Opère une Vaste Vague de Nominations dans les Secteurs Stratégiques

Ce mercredi, le Président de la République a procédé à une série de nominations touchant plusieurs secteurs clés de l’administration et des entreprises publiques, marquant une volonté manifeste de renforcer l’expertise technique et le leadership au sein des instances stratégiques du pays. Ces mesures individuelles interviennent dans des domaines allant de la sécurité aéroportuaire à la gestion de l’habitat social, en passant par le secteur de l’énergie et l’éducation.

Dans le domaine de la sécurité et des affaires étrangères, le Conseil de Surveillance de la Haute Autorité des Aéroports du Sénégal connaît un changement à sa tête. Le Colonel à la retraite Tabasky Diouf succède ainsi à Babacar Diagne, apportant son expérience militaire et stratégique à la gouvernance aéroportuaire. Parallèlement, le Centre National d’Action Antimines au Sénégal change également de direction avec l’arrivée de Salomon Diedhiou, expert reconnu en audit et contrôle de gestion, qui prend la place de Papa Maguèye Diop. Ces mouvements reflètent la volonté de l’exécutif d’associer rigueur et expertise technique dans la gestion des infrastructures critiques.

Le secteur de l’énergie, pilier du développement économique national, voit également son Conseil d’administration renouvelé. Mamané Djitte, magistrat de formation, est nommé président, tandis qu’Assane Ndir, inspecteur principal du Trésor, occupe désormais le poste d’administrateur. Ils remplacent respectivement Meïssa Diakhate et Théophile Edouard Amine, avec l’objectif de renforcer la gouvernance et le suivi des projets énergétiques stratégiques.

Les transports et l’urbanisme connaissent eux aussi un réaménagement important. Abdoul Aziz Mbodji, enseignant-chercheur, prend la présidence du Conseil d’Administration de la société AIBD SA, succédant à Pape Abdourahmane Dabo, qui est, quant à lui, promu à la Direction générale de la SN HLM pour remplacer Bassirou Kebe. Ces mouvements témoignent d’une volonté de renouveler les équipes dirigeantes tout en assurant la continuité dans les grands projets d’infrastructure et d’urbanisme. Au sein du ministère de l’Urbanisme, le poste de Directeur de l’Architecture est désormais occupé par l’architecte El Hadji Mamadou Gueye, en remplacement de Catherine Marie Thérèse Faye partie à la retraite, renforçant ainsi le volet technique des projets urbains et architecturaux.

Enfin, le secteur de l’éducation nationale voit le renforcement de ses services techniques avec la nomination de Pape Abdou Dia au poste de Directeur de la Maintenance des Constructions scolaires. Cet ingénieur en génie civil prend en charge une fonction jusqu’ici vacante, témoignant de la priorité accordée par l’État à la qualité et à la pérennité des infrastructures éducatives.

Ces nominations révèlent une volonté claire de l’exécutif de conjuguer expertise technique et leadership stratégique dans la conduite des grands chantiers de l’État, plaçant les compétences professionnelles au cœur de la gouvernance publique.

Ousmane Sonko mise sur la filière Peaux et Cuirs pour renforcer la souveraineté industrielle du Sénégal

Le Premier ministre Ousmane Sonko a récemment placé la souveraineté industrielle au cœur de ses priorités lors du dernier Conseil des ministres, en présentant en détail le Plan spécial d’Investissement et de Financement (2026-2028). Le chef du gouvernement a identifié la filière Peaux et Cuirs comme un levier stratégique de l’Agenda national de Transformation, soulignant l’importance de valoriser les ressources locales pour stimuler l’économie nationale.

Le Sénégal dispose d’un cheptel national important, mais la transformation des peaux reste encore marginale. Selon les données communiquées, plus de 70 % des peaux sénégalaises sont exportées à l’état brut, tandis que le taux de transformation locale ne dépasse pas les 5 %. Pour Ousmane Sonko, cette situation représente une fuite considérable de valeur ajoutée et l’existence de circuits informels d’exportation constitue un frein à l’émergence d’une véritable industrie nationale.

Le Premier ministre ambitionne de révolutionner la filière à l’horizon 2034, avec la création de plus de 130 000 emplois formels et un chiffre d’affaires projeté de 1 549 milliards de FCFA. La vision gouvernementale s’étend au développement d’industries de pointe dans des secteurs variés, tels que la maroquinerie, l’ameublement et même l’habillage intérieur automobile, mettant l’accent sur la création d’un tissu industriel intégré et compétitif.

Pour concrétiser cette ambition, les régions du Centre et de l’Ouest ont été désignées comme les pôles industriels du cuir. Ousmane Sonko a donné des instructions précises aux ministres concernés pour mobiliser les partenariats public-privé et implanter des Zones économiques spéciales dédiées, afin de bâtir d’ici 2050 un écosystème industriel complet, allant du tannage à la commercialisation internationale des produits finis.

Cette stratégie illustre la volonté du gouvernement de transformer une filière longtemps marginalisée en un secteur économique structurant, capable de générer des emplois, de retenir la valeur ajoutée au Sénégal et de positionner le pays comme un acteur compétitif sur le marché international du cuir.

Assemblée nationale : Abdou Mbow interpelle frontalement Bamba Cissé sur ses positions passées et la responsabilité de l’État

L’atmosphère était particulièrement électrique, cet après-midi, à l’Assemblée nationale. Lors d’une séance marquée par de vives passes d’armes, le député Abdou Mbow a pris à partie le ministre de l’Intérieur, Bamba Cisse, en lui renvoyant ses propres déclarations d’il y a onze ans dans l’affaire non élucidée de la mort de l’étudiant Bassirou Faye.

Dès l’entame de son intervention, Abdou Mbow a planté le décor en rappelant qu’il avait, à l’époque, suivi avec attention les prises de position de l’avocat Bamba Cissé. « Il y a 11 ans, j’ai suivi en toute vérité un avocat, un brillant avocat », a-t-il déclaré en fixant le ministre. Le député a ensuite exhumé des propos tenus par ce dernier lorsqu’il plaidait sur le dossier Bassirou Faye. Selon lui, l’avocat soutenait alors que la police ne devait pas conduire l’enquête et que celle-ci aurait dû être confiée à la gendarmerie, estimant que cette dernière aurait pu garantir une « distanciation critique par rapport aux faits ».

En rappelant cette position, Abdou Mbow a cherché à souligner ce qu’il considère comme une contradiction entre les principes défendus hier et les responsabilités exercées aujourd’hui. Marquant une pause lourde de sens, il a insisté sur la chaîne de commandement et la responsabilité politique. « Aujourd’hui, vous êtes ministre de l’Intérieur. Enquête police, enquête gendarmerie… la responsabilité, monsieur le ministre, c’est la vôtre. Vous êtes responsable, votre Premier ministre est responsable », a-t-il martelé devant un hémicycle attentif.

Tout en reconnaissant les qualités personnelles et professionnelles de Bamba Cissé, le député a tenu à préciser qu’il ne remettait pas en cause son intégrité. « Vous êtes un homme de loi, vous êtes un homme attaché aux valeurs humaines. Je n’en doute pas », a-t-il concédé, rappelant des propos tenus en commission. Mais, a-t-il ajouté, « pour cette fois-ci, je pense que vous devez prendre vos responsabilités et ne pas chercher de bons commissaires », laissant entendre que l’heure n’était plus aux justifications techniques mais à une clarification politique.

Le débat s’est ensuite élargi au lourd bilan humain des troubles survenus ces dernières années. Évoquant « 80 morts », Abdou Mbow a ravivé une plaie encore vive dans l’opinion publique. Il est revenu sur des déclarations antérieures qu’il attribue au ministre, notamment des propos qualifiant certains étudiants de « brigands ». S’il a affirmé ne pas mettre en doute les déclarations du procureur de la République sur certains faits, il a néanmoins insisté sur la nécessité d’une lecture globale des événements survenus entre 2021 et 2024.

Sans les citer nommément, le député a également visé d’autres membres de l’exécutif, pointant ce qu’il considère comme des incohérences entre les discours d’hier et les responsabilités d’aujourd’hui. Il a fait allusion à des prises de position passées de certains responsables désormais aux commandes de l’État, les accusant d’avoir, à une période donnée, encouragé une forme d’escalade.

Dans un contexte marqué par l’adoption d’une loi d’amnistie et les récentes décisions du Conseil constitutionnel, Abdou Mbow a conclu son intervention par un appel solennel. « Monsieur le ministre, il faut que la justice aille jusqu’au bout », a-t-il lancé, estimant que seule une clarification judiciaire complète pourrait apaiser les tensions et restaurer la confiance.

SN-HLM : Bassirou Kébé limogé, Abdourahmane Dabo nommé à la tête d’une structure stratégique du logement social

Le Conseil des ministres réuni ce mercredi 18 février 2026 a entériné un changement majeur à la direction générale de la Société Nationale des Habitations à Loyer Modéré (SN-HLM). Bassirou Kébé a été démis de ses fonctions, cédant son fauteuil à Abdourahmane Dabo, désormais chargé de piloter l’une des principales institutions publiques en charge du logement social au Sénégal.

Cette décision intervient dans un contexte marqué par une forte pression sur le secteur de l’habitat. La demande en logements abordables ne cesse de croître, notamment dans les grandes agglomérations comme Dakar et sa banlieue, où l’urbanisation rapide et l’augmentation démographique accentuent le déficit en habitations accessibles aux ménages à revenus modestes. La SN-HLM occupe à ce titre une place centrale dans la politique publique du logement, avec pour mission la conception, la réalisation et la gestion de programmes immobiliers destinés à faciliter l’accès à la propriété ou à la location à coût maîtrisé.

Les raisons précises du limogeage de Bassirou Kébé n’ont pas été détaillées à l’issue du Conseil des ministres. Aucun bilan officiel de sa gestion n’a pour l’heure été communiqué. Son passage à la tête de la structure s’inscrivait toutefois dans une période de défis importants, marquée par la nécessité d’accélérer la production de logements, d’améliorer les mécanismes de financement et de renforcer la transparence dans l’attribution des parcelles et des habitations.

La nomination d’Abdourahmane Dabo ouvre ainsi une nouvelle séquence pour la SN-HLM. Le nouveau directeur général hérite d’une institution stratégique, appelée à jouer un rôle déterminant dans la mise en œuvre des ambitions gouvernementales en matière d’habitat social. Au-delà de la simple construction de logements, la SN-HLM est également attendue sur la qualité des infrastructures, l’aménagement des espaces collectifs et l’intégration des nouveaux pôles urbains dans une logique de développement durable.

Projet de loi sur la sécurité privée : Guy Marius Sagna charge la police et interpelle Bamba Cissé à l’Assemblée

L’examen du projet de loi n°03/2026 relatif aux activités de sécurité privée a donné lieu à des échanges particulièrement tendus à l’Assemblée nationale. Profitant de la tribune parlementaire, le député Guy Marius Sagna a vivement interpellé le ministre de l’Intérieur, Mouhamadou Bamba Cisse , sur ce qu’il considère comme de graves dérives au sein des forces de l’ordre.

Prenant la parole avec une rare véhémence, l’élu a dénoncé la présence, dans les rangs de la police nationale, d’éléments qu’il a qualifiés de « bandits, nervis et voyous ». Selon lui, ces comportements sont en totale contradiction avec la mission fondamentale de maintien de l’ordre et de protection des citoyens. « Nous ne pouvons pas accepter que dans nos forces de police, il y ait des individus qui font tout sauf du maintien de l’ordre », a-t-il lancé devant l’hémicycle, dans une intervention qui a suscité murmures et réactions parmi ses collègues députés.

Dans son argumentaire, Guy Marius Sagna a établi un lien direct entre le projet de loi encadrant les activités de sécurité privée et la nécessité d’un encadrement rigoureux des forces publiques elles-mêmes. Pour lui, il serait incohérent de renforcer le contrôle et la réglementation des sociétés de sécurité privée sans, dans le même temps, exiger une exemplarité irréprochable au sein des forces de défense et de sécurité. Il a insisté sur le fait que la crédibilité de l’État repose d’abord sur le comportement de ses propres agents.

Le député a également fustigé ce qu’il décrit comme des actes de violence marqués par la « cruauté » et la « haine ». Sans citer de cas précis au cours de son intervention, il a estimé que certains agissements observés ces derniers temps traduisent une dérive inquiétante. À ses yeux, ce « déferlement de violences » est non seulement inacceptable, mais il ne saurait être toléré par la représentation nationale, qui a pour mission de défendre les droits et la dignité des citoyens.

Face au ministre de l’Intérieur, Guy Marius Sagna a appelé à des mesures concrètes pour identifier et sanctionner les agents fautifs. Il a plaidé pour une réforme profonde des mécanismes de contrôle interne, estimant que la confiance entre la population et les forces de l’ordre est gravement mise à mal par ces comportements déviants. Il a soutenu que l’impunité, réelle ou perçue, nourrit la défiance et fragilise l’autorité de l’État.

Le projet de loi n°03/2026, qui vise à mieux encadrer les activités de sécurité privée, intervient dans un contexte de débats récurrents sur la sécurité et les libertés publiques. L’intervention du député a ainsi élargi le champ de la discussion, en ramenant au cœur des échanges la question sensible de la responsabilité et de l’éthique au sein des forces publiques.

COMMUNIQUÉ DU CONSEIL DES MINISTRES DU MERCREDI 18 FÉVRIER 2026

Le Conseil des Ministres s’est tenu le mercredi 18 février 2026, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE, Président de la République.

AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

Le Chef de l’Etat a fait une communication portant sur les points suivants :

Avènement du Ramadan et du Carême

Le Président de la République adresse tout d’abord ses félicitations et vœux à la Oumah islamique ainsi qu’à la Communauté chrétienne, à l’occasion du début du mois béni de Ramadan et du Carême, avant de prier, avec l’ensemble de la Nation, pour un Sénégal de paix, de prospérité et de solidarité. A cet égard, il salue le dialogue interreligieux au Sénégal, renforcé par le soutien permanent de l’Etat au culte, à travers notamment la Délégation générale aux Affaires religieuses (DEGAR). Rappelant au Gouvernement la nécessité d’accompagner les communautés durant cette période exceptionnelle de ferveur religieuse, le Chef de l’Etat demande de renforcer les ressources consacrées au culte.

Evaluation et renforcement de l’action territoriale de l’État

Le Président de la République informe le Conseil avoir tenu, le 12 février 2026, un séminaire avec les gouverneurs de région, en présence du Premier Ministre et de plusieurs membres du Gouvernement. Il félicite le Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique et les gouverneurs de région pour la qualité de la représentation, du travail accompli sur le terrain et des rapports, recommandations et projets présentés lors de la rencontre.

Le Chef de l’État insiste sur la subsidiarité et la gouvernance de proximité, avec l’implication effective des autorités administratives, des services déconcentrés de l’Etat et des collectivités territoriales dans la conception, la mise en œuvre et le suivi-évaluation des politiques publiques, en tenant compte des préoccupations et aspirations des populations. 

A cet égard, il demande au Premier Ministre de veiller à la prise en charge des priorités régionales présentées par chaque gouverneur et arrimées à l’Agenda national de Transformation. En outre, il demande au Gouvernement d’accompagner l’Etat territorial dans ses dynamiques de modernisation, en définissant une nouvelle doctrine de déconcentration. Le Chef de l’Etat engage le Gouvernement à accorder une importance prioritaire :(i) au foncier et au développement urbain des localités ;(ii) à l’amélioration de l’accès à l’eau potable des populations et à une gouvernance consensuelle du sous-secteur de l’hydraulique rurale ; (iii) à l’accélération des programmes d’électrification rurale et au désenclavement routier et numérique ;(iv) au renforcement de la sécurisation et des infrastructures sociales de base des zones et localités frontalières ;(v) au développement de l’Agriculture, de l’Elevage, des Pêches et à la maitrise de l’exploitation forestière.   

Dans le cadre de la refondation de la présence territoriale de l’Etat, le Président de la République demande au Premier Ministre et au Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique de veiller à la mise en œuvre du Plan de Modernisation de l’Administration territoriale, volet fondamental de la transformation systémique de l’Administration publique.

Il instruit également le Premier Ministre de superviser la mise en œuvre, à partir de 2026, d’un Programme spécial de construction de bâtiments et d’édifices publics destinés à l’Administration territoriale, afin de consolider la proximité et l’efficacité de l’Etat et des services publics à l’intérieur du pays.

Après avoir engagé le Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique à veiller à la tenue régulière des conférences régionales d’évaluation de la mise en œuvre de l’Agenda national de Transformation, le Chef de l’Etat demande au Premier Ministre de tenir, chaque semestre, une réunion interministérielle de suivi de l’action de l’Etat dans les régions. 

Nouvelle dynamique de politique nationale de la jeunesse

Partant de la célébration de la fête nationale du 04 avril, occasion de rendre hommage à l’Armée et à la jeunesse, le Président de la République indique le rôle primordial de la jeunesse dans le rayonnement du Sénégal et la mise en œuvre de l’Agenda national de Transformation, Sénégal 2050. A cet effet, il demande au Gouvernement de renforcer les actions en faveur des jeunes, d’améliorer l’environnement économique et social de la jeunesse, de finaliser la nouvelle Politique de la jeunesse, de veiller à l’installation, avant la fin du premier semestre de l’année 2026, du nouveau Conseil consultatif des Jeunes du Sénégal et de prendre les dispositions appropriées pour la tenue de la Semaine nationale de la Jeunesse. 

Renforcement du rôle des femmes dans l’Agenda national de Transformation

En perspective de la célébration, le 08 mars, de la Journée internationale des droits des femmes, le Chef de l’Etat rappelle au Gouvernement la nécessité d’asseoir le soutien et la valorisation de l’action des femmes dans l’Agenda national de Transformation. Il demande, à cet effet, la finalisation du projet de loi relative à l’autonomisation économique des femmes, de la nouvelle Stratégie nationale pour l’Equité et l’Egalité de Genre, et de la réforme de consolidation de l’Observatoire national de la Parité.

Le Président de la République demande, enfin, au Premier Ministre, au Ministre de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités et au Ministre de la Microfinance et de l’Economie sociale et solidaire, de renforcer les dispositifs de coopération, de formation, d’encadrement et de financement des femmes.

Agenda du Président de la République

Le Chef de l’Etat informe le Conseil qu’il a présidé, le 17 février 2026, à Diamniadio, la cérémonie de pose de la première pierre de la Maison des Avocats.

AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PREMIER MINISTRE

Monsieur le Premier Ministre a entamé sa communication avec la filière Peaux et Cuirs. Il a ainsi souligné que, dans le cadre de la mise en œuvre du Plan spécial d’Investissement et de Financement (2026-2028), la filière Peaux et Cuirs constitue l’une des composantes à fort effet d’entrainement pour l’économie nationale et un des leviers d’accélération de l’Agenda national de Transformation. Le choix stratégique de l’écosystème Peaux et Cuirs vise à renforcer la souveraineté, à densifier le tissu industriel et à améliorer les conditions de vie des populations. Il permet une meilleure articulation entre les politiques sectorielles, l’aménagement du territoire et la stratégie industrielle.

Pour le Premier Ministre, le Sénégal bénéficie d’un potentiel important en matière de production de peaux, principalement issue de l’élevage des bovins, ovins et caprins. Toutefois, les capacités de transformation sont limitées. Ainsi, plus de 70 % des peaux sénégalaises sont exportées brutes, entraînant une perte de valeur ajoutée significative conjuguée à l’existence d’un circuit parallèle informel d’exportation sans transformation locale. Malgré un cheptel important et un savoir-faire artisanal reconnu, le taux de transformation locale des cuirs et peaux est inférieur à 5 %, limitant ainsi la valorisation de cette matière première. 

Le Premier Ministre a fait remarquer que le développement stratégique de cette filière représente une opportunité majeure pour renforcer l’industrie nationale, améliorer la balance commerciale, stimuler les économies locales et favoriser l’émergence d’industries à forte valeur ajoutée, notamment dans les secteurs de la maroquinerie, de l’habillage intérieur automobile et du mobilier. À l’horizon 2034, cette filière présente un potentiel de plus de 130 000 emplois formels et un chiffre d’affaires de plus de 1 549 milliards de FCFA. Ainsi, elle peut devenir un levier majeur d’inclusion économique, en favorisant l’insertion des jeunes et des femmes, en consolidant la formalisation des acteurs et en améliorant durablement les revenus dans les territoires. Le Premier Ministre a souligné que le potentiel de cette filière érigera les Pôles-Territoires Centre et Ouest en cœur industriel du cuir sénégalais, appelés à devenir l’espace prioritaire de structuration de la filière, de modernisation de la production et de montée en gamme industrielle.

Le Premier Ministre a rappelé que l’objectif est de bâtir à l’horizon 2050 un écosystème territorial intégré autour des Peaux et Cuirs, qui couvre l’ensemble de la chaîne de valeur, de la production modernisée, y compris le conditionnement, aux services d’appui en passant par la transformation industrielle en produits finis et la commercialisation locale et internationale. En ce sens, les initiatives de modernisation doivent permettre l’érection d’une véritable zone industrielle et artisanale centrée sur les cuirs, peaux et phanères ainsi que le développement de l’industrie du tannage. Pour ce faire, le Premier Ministre a demandé au Ministre des Finances et du Budget, au Ministre de l’Industrie et du Commerce, au Ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Souveraineté alimentaire et au Ministre des Collectivités territoriales et de l’Aménagement du Territoire, de prendre toutes les dispositions nécessaires au développement de partenariats public-privé pour rendre opérationnelles les orientations qu’il a dégagées, notamment dans le cadre des Zones économiques spéciales à implanter dans les Pôles-Territoires concernés. Dès lors, le Premier Ministre a engagé les ministres concernés à prendre toutes les mesures pour la conception et la mise en œuvre d’un projet intégrateur de développement artisanal et industriel de la filière Peaux et Cuirs, conforme aux orientations liées à la territorialisation des politiques publiques et à la Stratégie nationale d’Investissement favorisant les investissements privés. 

Abordant la nouvelle Politique agricole, à finaliser au plus tard au mois de mai 2026, il a rappelé les grandes orientations relatives notamment au financement, aux subventions, au foncier, à la production, à l’industrie, aux appuis et infrastructures, ainsi qu’aux partenariats.

Concernant la surpopulation carcérale, le Premier Ministre a partagé quelques éléments d’informations, avant de demander au Ministre de la Justice de lui faire un rapport détaillé sur la question.

Enfin, le Premier Ministre a rendu compte de sa participation à la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine, tenue à Addis-Abeba les 14 et 15 février 2026, avant d’informer le Conseil qu’il se rendra avec l’ensemble du Gouvernement, le 24 février prochain à l’Assemblée nationale pour la session trimestrielle de questions d’actualité.

AU TITRE DES COMMUNICATIONS DES MINISTRES

Le Ministre des Transports terrestres et aériens a fait une communication sur la sécurité routière.

Le Ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle et technique a fait une communication sur le thème : « Pour une mobilisation nationale en faveur de l’Emploi et de la Formation professionnelle et technique ».

Le Ministre de l’Industrie et du Commerce a fait une communication sur la situation du marché et la commercialisation de l’arachide.

Le Secrétaire d’Etat chargé du Développement des Petites et Moyennes Entreprises et des Petites et Moyennes Industries a fait une communication sur la Stratégie nationale de Promotion et de Développement des PME/PMI.

AU TITRE DES TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES

Le Conseil a examiné et adopté :

• le projet de loi modifiant la loi n°65-60 du 21 juillet 1965 portant Code pénal ;

• le projet de décret portant création et fixant les règles d’organisation et de fonctionnement de la Commission de Contrôle des Marchés publics et des Projets de PPP classés secret-défense.

AU TITRE DES MESURES INDIVIDUELLES

Le Président de la République a pris les décisions suivantes :

Au titre de la Présidence de la République 

• Monsieur Tabasky DIOUF, Colonel (er), est nommé Président du Conseil de Surveillance de la Haute Autorité des Aéroports du Sénégal (HAAS), en remplacement de Monsieur Babacar Diagne.

Au titre du Ministère de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur

• Monsieur Salomon DIEDHIOU, titulaire d’un master en Audit et Contrôle de Gestion, est nommé Directeur du Centre National d’Action Antimines au Sénégal (CNAMS), en remplacement de Monsieur Papa Maguèye DIOP.

Au titre du Ministère des Finances et du Budget

• Monsieur Assane NDIR, Inspecteur principal du Trésor, est nommé Administrateur du Fonds spécial de soutien au secteur de l’Énergie, en remplacement de Monsieur Théophile Edouard AMINE.

• Monsieur Mamané DJITTE, Magistrat, matricule de solde n°636 288/G, est nommé Président du Conseil d’Administration du Fonds spécial de soutien au secteur de l’Énergie, en remplacement de Monsieur Meïssa DIAKHATE.

Au titre du Ministère de l’Education nationale 

• Monsieur Pape Abdou DIA, Ingénieur en Génie civil et Infrastructures, est nommé Directeur de la Maintenance des Constructions scolaires au Ministère de l’Education nationale, poste vacant.

Au titre du Ministère des Transports terrestres et aériens

• Monsieur Abdoul Aziz MBODJI, Enseignant-Chercheur, est nommé Président du Conseil d’Administration de la Société AIBD SA, en remplacement de Monsieur Pape Abdourahmane DABO, appelé à d’autres fonctions.

Au titre du Ministère de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des Territoires

• Monsieur Pape Abdourahmane DABO, Ingénieur des Travaux publics, est nommé Directeur général de la Société nationale des Habitations à Loyer modéré (SN HLM), en remplacement de Monsieur Bassirou KEBE.

• Monsieur El Hadji Mamadou GUEYE, Architecte, est nommé Directeur de l’Architecture au Ministère de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des Territoires, en remplacement de Madame Catherine Marie Thérèse FAYE, admise à faire valoir ses droits à une pension de retraite.

Marie Rose Khady Fatou FAYE,

Secrétaire d’Etat auprès du Premier Ministre,

Chargée des Relations avec les Institutions,

Porte-parole du Gouvernement

Université Cheikh Anta Diop de Dakar : Thierno Alassane Sall charge les autorités après la mort d’Abdoulaye Bâ

La crise qui secoue l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) continue de susciter de vives réactions sur la scène politique nationale. Le député Thierno Alassane Sall est monté au créneau pour dénoncer la gestion des événements tragiques ayant conduit à la mort de l’étudiant Abdoulaye Bâ, fustigeant à la fois les autorités judiciaires et universitaires.

Dans une déclaration sans détour, le parlementaire a exprimé sa profonde indignation face à ce qu’il considère comme un scénario qui se répète inlassablement dans les universités sénégalaises. « C’est ridicule et bien beau de se tenir ici, de faire le procès de la police et de dire que le jeune Abdoulaye Bâ ne devait pas être tué. Rien n’a changé, on assiste au même scénario », a-t-il lancé, dénonçant un climat de tension récurrent et une incapacité des autorités à prévenir ce type de drame.

Thierno Alassane Sall a également pointé du doigt ce qu’il perçoit comme un manque de cohérence dans la communication officielle. Il s’est dit « honteux pour le procureur » après les déclarations affirmant que les issues de secours du bâtiment étaient verrouillées au moment des faits. Pour lui, une question fondamentale demeure sans réponse : pourquoi les étudiants auraient-ils choisi de sauter plutôt que d’emprunter les escaliers si ces derniers étaient accessibles ? « Sans doute parce qu’ils étaient contraints », a-t-il suggéré, laissant entendre que les circonstances exactes méritent une enquête approfondie et transparente.

Le député critique par ailleurs la gestion politique de la crise. Selon lui, la promesse d’un dialogue direct entre le Premier ministre Ousmane Sonko et les étudiants n’a pas été tenue, alimentant frustration et incompréhension au sein de la communauté universitaire. Il estime que l’absence d’échanges francs et structurés a contribué à radicaliser les positions et à détériorer davantage le climat sur le campus.

Dans le même registre, Thierno Alassane Sall dénonce une tentative de désignation de boucs émissaires parmi les étudiants. Il évoque la perspective de poursuites judiciaires et de radiations visant trois d’entre eux, une démarche qu’il juge dangereuse et susceptible d’instrumentaliser la crise à des fins politiques. Pour le député, ces mesures risquent d’aggraver les tensions plutôt que d’apporter des solutions durables.

Au-delà des circonstances immédiates du drame, l’ancien ministre rappelle que la colère étudiante s’inscrit dans un contexte plus large de contestation des réformes universitaires. Il considère que le message attribué au ministre de l’Enseignement supérieur, selon lequel « la réforme, ça passe ou ça casse », a profondément heurté les étudiants, qui se sont sentis trahis par un projet initialement présenté comme consensuel. Cette posture d’intransigeance, selon lui, a nourri un sentiment d’exclusion et renforcé la défiance à l’égard des autorités.

Macky Sall pressenti à l’ONU : soutiens affirmés, réserves politiques et équation diplomatique complexe

La perspective d’une candidature de l’ancien président sénégalais Macky Sall au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU) alimente, depuis plusieurs mois, les débats politiques et diplomatiques à Dakar comme sur le continent africain. Si l’intéressé s’est contenté d’affirmer qu’il n’« écarte aucune option », plusieurs voix s’élèvent désormais pour défendre l’idée d’une candidature jugée « naturelle » dans le contexte international actuel.

Un soutien politique assumé

Le vice-président du groupe parlementaire Takku Wallu (opposition), Djimo Souaré, a publiquement plaidé en faveur de l’ancien chef de l’État dans une interview accordée au quotidien L’Observateur ce mercredi 18 février. Selon lui, la démarche ne relèverait ni d’une ambition personnelle ni d’un calcul politique, mais d’une « exigence » dictée par l’intérêt supérieur de l’Afrique et du monde.

Dans un environnement mondial marqué par des tensions géopolitiques persistantes, des crises économiques successives et de profondes incertitudes stratégiques, Djimo Souaré estime que le profil de Macky Sall répondrait aux attentes d’une organisation en quête de stabilité et de capacité de médiation. Il avance que « son nom s’impose naturellement » et souligne l’existence de « convergences rares » autour de cette éventualité.

Pour le parlementaire, plusieurs chefs d’État africains ainsi que des partenaires internationaux majeurs verraient en l’ancien président sénégalais un dirigeant capable de transcender les clivages idéologiques, culturels et géopolitiques. Il met en avant son expérience au sommet de l’État, sa connaissance des enjeux multilatéraux et sa « maturité d’État », qu’il juge compatibles avec l’envergure d’une telle fonction.

Un contexte institutionnel en pleine mutation

La question de la succession à la tête de l’ONU intervient dans un contexte où l’Afrique aspire à jouer un rôle plus affirmé dans la gouvernance mondiale. Plusieurs analystes rappellent que le continent n’a jamais dirigé l’organisation, ce qui alimente, de manière cyclique, le débat sur une candidature africaine consensuelle.

Parallèlement, au niveau continental, les chefs d’État de l’Union Africaine(UA) auraient prévu de se concerter virtuellement dans les prochains jours afin d’évoquer la question. L’enjeu serait d’aboutir à une position commune susceptible de renforcer le poids diplomatique africain dans les discussions internationales.

Silence officiel et tensions internes à Dakar

À ce stade, les autorités sénégalaises n’ont pas formellement annoncé leur soutien à une éventuelle candidature. Le président en exercice, Diomaye Faye, évolue dans un contexte politique sensible. Une partie significative de sa base militante, notamment au sein du parti Pastef, s’oppose fermement à toute forme d’appui à l’ancien chef de l’État.

Les critiques s’appuient notamment sur le bilan des années 2021 à 2024, marquées par des épisodes de violences politiques ayant causé au moins 85 morts selon les chiffres régulièrement avancés par l’opposition actuelle. Pour certains responsables, soutenir Macky Sall dans une telle ambition internationale « serait pire qu’une trahison », à l’image de la position exprimée par le député Guy Marius Sagna.

Cette polarisation interne place l’exécutif sénégalais face à un dilemme diplomatique et politique : privilégier une logique de rayonnement international et de solidarité africaine, ou tenir compte des attentes d’une base électorale attachée à une rupture nette avec l’ancien régime.

Une équation diplomatique à multiples variables

Au-delà des débats nationaux, la désignation du Secrétaire général de l’ONU relève d’un processus complexe impliquant le Conseil de sécurité et l’Assemblée générale. Toute candidature nécessite des soutiens solides, notamment parmi les membres permanents du Conseil de sécurité, dont les équilibres géopolitiques influencent fortement l’issue du vote.

Dans ce contexte, la question n’est pas seulement celle de la légitimité ou du parcours d’un candidat, mais aussi celle de la capacité à rassembler des appuis transrégionaux et à s’inscrire dans les dynamiques diplomatiques du moment.

Le Président lance la construction de l’École de Formation du Barreau : un nouveau jalon pour la Justice sénégalaise

Le Président de la République a procédé, cet après-midi, à la pose de la première pierre de l’École de Formation du Barreau du Sénégal, marquant une étape décisive dans la modernisation du système judiciaire national. À travers cette initiative structurante, l’État réaffirme sa volonté de placer la Justice au cœur de la transformation institutionnelle et sociale du pays, conformément aux ambitions de la Vision Sénégal 2050.

La future infrastructure se veut à la hauteur des défis contemporains. Le projet prévoit la construction d’un complexe moderne comprenant seize salles de classe, un auditorium d’une capacité de 400 places, ainsi que des espaces administratifs et des installations d’hébergement adaptés aux besoins des élèves-avocats et des formateurs. Conçue comme un véritable pôle d’excellence, l’école ambitionne d’offrir un cadre d’apprentissage optimal, répondant aux standards internationaux en matière de formation juridique.

Au-delà de l’aspect infrastructurel, cette école s’inscrit dans une orientation stratégique majeure. Dans un contexte marqué par des difficultés d’accès équitable au droit, une répartition territoriale inégale des avocats et la nécessité de renforcer les ressources humaines du secteur judiciaire, l’établissement apparaît comme une réponse structurante et durable. Il s’agit non seulement d’augmenter le nombre de professionnels qualifiés, mais surtout de former une nouvelle génération d’avocats capables d’accompagner les mutations économiques et sociales du Sénégal.

Le Chef de l’État a souligné que la mission de l’avocat dépasse la seule défense des intérêts en justice. Il a insisté sur le rôle fondamental que doivent jouer les futurs professionnels du droit dans la prévention des conflits, la promotion de la médiation et la consolidation de la paix sociale. Dans un environnement où les tensions sociales et les contentieux peuvent fragiliser la cohésion nationale, la formation d’acteurs juridiques compétents et engagés constitue un investissement stratégique pour la stabilité du pays.

Rappelant que la grandeur d’un État se mesure à sa capacité à protéger le plus vulnérable face au plus puissant, le Président a réaffirmé son attachement à une Justice garante des libertés fondamentales et pilier de l’État de droit. Il a souligné que la crédibilité des institutions repose en grande partie sur l’indépendance, la compétence et l’éthique des acteurs judiciaires.

Assemblée nationale : l’immunité parlementaire de Farba Ngom levée par une large majorité

L’Assemblée nationale du Sénégal a adopté la levée de l’immunité parlementaire du député Mouhamadou Ngom, dit Farba Ngom, à l’issue d’un vote intervenu en séance plénière. Sur 165 députés inscrits, 129 ont pris part au scrutin. Parmi eux, 108 ont voté pour la levée de l’immunité, 21 se sont prononcés contre et aucune abstention n’a été enregistrée.

Cette décision fait suite à une demande officielle introduite par la ministre de la Justice, Yassine Fall, dans le cadre de l’affaire relative à l’introduction présumée de deux téléphones portables dans la cellule du député, actuellement en détention. Selon les éléments présentés devant les parlementaires, ces faits pourraient constituer des infractions pénales, notamment en matière d’introduction d’objets prohibés en milieu carcéral et de complicité éventuelle.

Avec plus de 83 % des suffrages exprimés en faveur de la mesure, la représentation nationale a ainsi donné son aval aux autorités judiciaires pour poursuivre leurs investigations sans obstacle procédural lié au statut parlementaire du mis en cause. La levée de l’immunité permet désormais au procureur de la République et aux juridictions compétentes d’engager ou de poursuivre toute action judiciaire jugée nécessaire dans ce dossier.

Le vote marque une étape importante dans une affaire qui suscite de vifs débats sur les conditions de détention, les privilèges attachés au mandat parlementaire et le principe d’égalité de tous devant la loi. En clôturant la séance après l’adoption de la résolution, le président de séance a acté un tournant judiciaire majeur, ouvrant la voie à une nouvelle phase d’instruction dont les développements seront suivis de près par l’opinion publique et la classe politique.

Levée d’immunité de Farba Ngom : la ministre de la Justice dévoile des éléments accablants à l’Assemblée

La séance plénière de l’Assemblée nationale du Sénégal, consacrée à l’examen de la levée de l’immunité parlementaire du député Mouhamadou Ngom, plus connu sous le nom de Farba Ngom, a été marquée par de lourdes révélations de la part de la ministre de la Justice. Face aux députés réunis à l’hémicycle, Yassine Fall a défendu la nécessité d’ouvrir la voie à des poursuites judiciaires, évoquant des faits qu’elle a qualifiés de graves et solidement étayés par l’enquête.

Dans son intervention, la Garde des Sceaux est revenue en détail sur les circonstances de la découverte d’objets prohibés au Pavillon spécial dans la nuit du 29 au 30 décembre 2025. Selon elle, le député aurait reconnu lors de son audition avoir introduit un téléphone portable en le dissimulant dans un pot de lait. Un second appareil aurait été fourni par un surveillant de prison, ce qui laisse présumer l’existence de complicités au sein de l’administration pénitentiaire. Ces déclarations, rapportées par la ministre, constituent un élément central du dossier soumis à la représentation nationale.

Mais l’affaire ne se limiterait pas à la simple introduction de téléphones en milieu carcéral. L’exploitation technique des deux appareils et des cinq clés USB saisis aurait mis au jour des données sensibles. La ministre a évoqué l’existence d’opérations financières et immobilières suspectes, ainsi que la présence de documents judiciaires protégés par le secret de l’instruction. Des contenus vidéos qualifiés d’impudiques auraient également été retrouvés, élargissant considérablement le champ des investigations.

Yassine Fall a insisté sur la multiplicité des infractions susceptibles d’être retenues. Les faits reprochés au parlementaire relèveraient notamment de l’introduction et de la complicité d’introduction d’objets prohibés, de la corruption, de la violation du secret de l’instruction et de la diffusion d’images contraires aux bonnes mœurs. Elle a souligné que seule l’ouverture d’une information judiciaire permettra d’établir avec précision le niveau de responsabilité de chaque personne impliquée, qu’il s’agisse de civils ou d’agents de l’État.

Sur le plan juridique, la ministre a rappelé que, conformément à l’article 61 de la Constitution et aux dispositions du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, aucun député ne peut faire l’objet de poursuites sans la levée préalable de son immunité parlementaire, sauf en cas de flagrant délit. C’est dans ce cadre légal qu’elle a officiellement sollicité l’autorisation des députés afin de permettre au procureur de la République de Dakar d’engager les poursuites nécessaires.

En conclusion, la Garde des Sceaux a appelé les parlementaires à faire preuve de responsabilité institutionnelle. Elle a insisté sur l’importance de garantir l’égalité de tous devant la loi et de permettre à la justice de faire toute la lumière sur cette affaire, dont les ramifications pourraient dépasser le seul cas du député concerné.

Kaolack – Coalition Diomaye Président : Mame Khalifa Niass appelle à l’objectivité et à la cohésion politique

Lors d’une activité politique marquée par des prises de parole à forte portée stratégique, Mame Khalifa Niass, président du mouvement Kaolack Droit Devant et membre de la coalition Diomaye Président à Kaolack, est revenu sur la nécessité de préserver l’objectivité et la cohésion au sein de la majorité. Il a également salué le rôle joué par sa superviseure, Aminata Touré, dans la structuration et la consolidation de l’alliance politique au pouvoir.

Face aux militants et sympathisants réunis pour l’occasion, M. Niass a insisté sur l’importance d’un engagement politique fondé sur la discipline collective et la fidélité aux orientations définies par la coalition présidentielle. Selon lui, l’objectivité dans l’analyse politique constitue aujourd’hui un impératif pour renforcer la crédibilité de la majorité et éviter les divisions internes.

Hommage au leadership organisationnel d’Aminata Touré

Une large partie de son intervention a été consacrée à la reconnaissance du travail de la superviseure de la coalition, Aminata Touré, dont le rôle est considéré comme déterminant dans la réorganisation et la dynamique actuelle du mouvement présidentiel.

Nommée pour conduire la restructuration de la coalition, l’ancienne Première ministre s’est vu confier la mission de renforcer la coordination entre les différentes composantes politiques et d’assurer une meilleure efficacité organisationnelle.

Depuis sa désignation, elle s’emploie notamment à structurer les instances internes et à mobiliser les forces politiques autour du projet présidentiel, dans un contexte marqué par des ajustements et des tensions au sein de la majorité.

Les intervenants ont ainsi salué « une démarche de rigueur et de rassemblement », estimant que son action contribue à stabiliser la coalition et à clarifier les positions politiques dans un environnement partisan en constante évolution.

Un discours tourné vers les échéances futures

Au-delà de l’actualité organisationnelle, l’activité a également pris une dimension prospective. Le responsable politique a évoqué la perspective de la réélection du président Bassirou Diomaye Faye en 2029, présentée comme un objectif politique nécessitant, dès à présent, une mobilisation continue des militants.

Selon lui, la consolidation de la coalition et l’unité autour du chef de l’État constituent des conditions essentielles pour pérenniser les réformes engagées et garantir la stabilité institutionnelle. Cette projection vers 2029 s’inscrit dans une stratégie visant à renforcer l’ancrage territorial de la majorité et à préparer les futures batailles électorales.

Entre consolidation interne et défis politiques

Cette sortie intervient dans un contexte où la coalition présidentielle poursuit sa restructuration afin de renforcer sa cohérence et sa discipline interne, après plusieurs épisodes de tensions politiques ayant mis en lumière les enjeux d’unité au sein de la majorité.

Levée d’immunité parlementaire : l’Assemblée nationale face au dossier Mouhamadou Ngom dit « Farba »

L’Assemblée nationale du Sénégal s’apprête à franchir une étape décisive dans le dossier judiciaire visant le député Mouhamadou Ngom, plus connu sous le nom de « Farba ». Réunie en session ordinaire, la Commission ad hoc chargée d’examiner la demande de levée de son immunité parlementaire a rendu ses conclusions, recommandant que le parlementaire soit mis à la disposition de la justice. Une décision lourde de conséquences qui place désormais l’ensemble des députés face à leurs responsabilités.

Au terme des délibérations, le vote des membres de la Commission a été sans équivoque. Huit voix se sont prononcées en faveur de la levée de l’immunité parlementaire, contre deux voix défavorables et une abstention. Ce résultat traduit, selon plusieurs observateurs, une volonté affirmée de ne pas faire obstacle à l’action judiciaire, tout en respectant les prérogatives constitutionnelles liées au statut de député.

Le rapporteur de la Commission, Youngare Dione, a tenu à clarifier la portée de la démarche. Il a rappelé que la Commission ad hoc n’est pas une juridiction de jugement, mais un organe chargé de vérifier que la demande formulée par l’autorité judiciaire repose sur des bases sérieuses et loyales. Selon lui, il s’agit d’éviter que le privilège de l’immunité parlementaire, conçu pour protéger l’exercice du mandat, ne se transforme en instrument d’impunité. À ses yeux, les éléments transmis par le parquet présentent un caractère suffisamment grave pour justifier la poursuite de la procédure.

Entendu par ses collègues députés avec l’assistance de sa collègue Aïssata Tall, Mouhamadou Ngom a reconnu les faits matériels qui lui sont reprochés, notamment la détention de téléphones portables en milieu carcéral. Il a expliqué avoir conservé ces appareils afin de maintenir le contact avec sa famille. Toutefois, sa défense a vigoureusement contesté la régularité de la procédure engagée contre lui. Les avocats dénoncent un placement en garde à vue et des interrogatoires menés par la Section de recherches avant toute levée officielle de son immunité, estimant que ces actes constitueraient une violation des garanties attachées à son statut de parlementaire.

Les conseils du député ont également soulevé des manquements présumés au respect des droits de la défense. Ils reprochent aux enquêteurs d’avoir procédé à l’exploitation des téléphones en l’absence de ses avocats, ce qui, selon eux, entacherait la validité des éléments recueillis. Par ailleurs, Mouhamadou Ngom a mis en avant son état de santé, affirmant souffrir de pathologies incompatibles avec la détention. Deux expertises médicales auraient conclu en ce sens. Il déplore en outre le rejet répété de ses demandes de liberté provisoire, qu’il juge injustifié au regard de sa situation.

L’affaire trouve son origine dans une fouille inopinée menée dans la nuit du 29 au 30 décembre 2025 à la Maison d’arrêt du Pavillon spécial. Les agents pénitentiaires y ont découvert deux téléphones portables et cinq clés USB en possession du député, objets formellement interdits en milieu carcéral. Cette découverte a déclenché une série d’investigations techniques approfondies.

Selon le parquet, l’analyse des supports saisis aurait révélé des indices qualifiés de graves. Il est notamment question d’échanges téléphoniques multiples, de documents judiciaires couverts par le secret de l’instruction, de transactions financières et immobilières, ainsi que de contenus vidéo jugés impudiques. Ces éléments pourraient ouvrir la voie à des poursuites pour corruption, introduction frauduleuse d’objets prohibés en détention et diffusion d’images contraires aux bonnes mœurs.

Avec la recommandation désormais actée par la Commission ad hoc, la décision finale revient à la séance plénière de l’Assemblée nationale. Les députés devront se prononcer prochainement pour valider ou rejeter la levée de l’immunité parlementaire de leur collègue. Un vote qui permettra, en cas d’approbation, à la justice de poursuivre ses investigations sans entrave et d’établir les responsabilités éventuelles dans ce dossier aux multiples ramifications.

Au-delà du cas individuel de Mouhamadou Ngom, cette affaire relance le débat sur l’équilibre délicat entre protection de la fonction parlementaire et exigence de reddition des comptes. La plénière à venir s’annonce ainsi comme un moment déterminant, tant pour le député concerné que pour l’image de l’institution parlementaire.

Nouvelle demande de levée d’immunité : Farba Ngom se défend à l’Assemblée nationale

Le député-maire des Agnam, Farba Ngom, a pris part ce lundi 16 février à la séance plénière de l’Assemblée nationale du Senegal consacrée à l’examen d’une nouvelle demande de levée de son immunité parlementaire. Cette procédure s’inscrit dans le cadre de l’affaire liée à l’introduction présumée de deux téléphones portables dans sa cellule alors qu’il était en détention.

À l’Hémicycle, le responsable de l’Alliance pour la Republique(APR) a adopté un ton ferme pour réfuter les accusations portées contre lui. Coran à la main, il a solennellement contesté les faits qui lui sont reprochés, dénonçant une procédure qu’il juge injuste et irrégulière. Dans une intervention marquée par des références religieuses et des critiques à l’endroit des autorités judiciaires, il a affirmé son innocence et rejeté toute implication dans les faits évoqués.

S’adressant directement à la ministre de la Justice, Yassine Fall, Farba Ngom a évoqué des déclarations faites en conférence de presse à son sujet. « En conférence de presse, vous avez évoqué beaucoup de choses me concernant, même mon état de santé. Je laisse passer parce que vous êtes une femme et, de surcroît, ministre de la République. Je rends grâce à Dieu, je ne suis pas mourant », a-t-il lancé, visiblement déterminé à répondre publiquement aux allégations.

Le député a également dénoncé le timing de cette nouvelle demande de levée de son immunité parlementaire. Selon lui, les poursuites engagées contre sa personne étaient déjà en cours au moment de la programmation de cette procédure. Il affirme être la cible d’accusations répétées depuis l’installation du nouveau régime, notamment concernant un supposé détournement de 125 milliards de francs CFA. « Depuis son installation, ce régime m’accuse à tort d’un supposé détournement de 125 milliards. Les perquisitions menées à mes domiciles et dans mes fermes n’ont absolument rien donné », a-t-il soutenu devant ses collègues députés.

Revenant sur son parcours judiciaire, Farba Ngom a retracé les différentes étapes de la procédure dont il fait l’objet. Il explique que son immunité avait déjà été levée par le passé, ce qui lui avait permis de comparaître devant le juge. Selon son récit, il serait resté dix mois en détention sans audition avant d’être finalement entendu sur le fond en compagnie de son co-inculpé, Tahirou Sarr. À l’issue de cette audition, le juge aurait décidé de les libérer tous les deux. Toutefois, d’après lui, seul Tahirou Sarr a recouvré la liberté, le ministère public ayant interjeté appel pour empêcher sa propre libération.

Toujours le Coran à la main, le député-maire des Agnam a juré n’avoir détourné aucun fonds public. « Je jure qu’aucun franc provenant du Trésor public n’a été versé sur les comptes de mes sociétés. Des enquêtes ont été menées dans le cadre d’une délégation judiciaire. La justice m’a blanchi », a-t-il affirmé avec insistance.

Cette nouvelle séquence parlementaire relance ainsi le débat autour de la situation judiciaire de Farba Ngom, dans un contexte politique marqué par de fortes tensions entre le pouvoir et certains responsables de l’opposition. L’issue de la procédure de levée d’immunité pourrait ouvrir une nouvelle phase dans ce dossier déjà sensible.

Guy Marius Sagna relie le dossier des « martyrs » au drame de l’UCAD et interpelle le gouvernement sur l’urgence de justice

Lors de l’examen du projet de loi n°09/2025 portant création et fixant les règles d’organisation et de fonctionnement de l’Observatoire national des Lieux de Privation de Liberté (ONLPL), débattu en séance plénière ce lundi 16 février à l’Assemblée nationale du Sénégal, le député Guy Marius Sagna a livré une intervention particulièrement remarquée. Profitant de la tribune parlementaire, il a établi un lien direct entre le traitement du dossier des « martyrs » des manifestations politiques passées et les violences récemment survenues à Université Cheikh Anta Diop, qui ont conduit au décès de l’étudiant Abdoulaye Ba.

Dans son propos, le parlementaire a dénoncé ce qu’il considère comme un ralentissement dans le traitement des dossiers relatifs aux victimes des troubles politiques antérieurs. Selon lui, l’absence de justice rapide et visible dans ces affaires a pu contribuer à installer un sentiment d’impunité. « Ceux qui ont ralenti le dossier des martyrs, qui attendent toujours que justice soit faite, sont comptables de ce qui s’est passé à l’UCAD », a-t-il déclaré devant l’hémicycle, estimant que les retards accumulés ont envoyé un signal préoccupant quant à la responsabilité et à la reddition des comptes.

Pour Guy Marius Sagna, les événements tragiques enregistrés à l’UCAD ne peuvent être analysés isolément. Il considère qu’ils s’inscrivent dans un contexte plus large marqué par des attentes fortes en matière de vérité et de justice. À ses yeux, l’absence de conclusions claires et de décisions judiciaires dans les dossiers des victimes des manifestations passées pourrait avoir contribué à la répétition de pratiques controversées lors des interventions des forces de l’ordre.

S’adressant directement à la ministre de la Justice, le député a demandé qu’un message soit transmis au président Bassirou Diomaye Faye. Il a affirmé que « celui qui a mis le coude sur ce dossier nous porte préjudice et est comptable de ce qui s’est passé à l’UCAD », appelant explicitement à une accélération des procédures en cours concernant les victimes des manifestations politiques. Cette déclaration traduit la volonté du parlementaire de voir les engagements de justice se concrétiser dans des délais raisonnables.

Au-delà de la polémique, Guy Marius Sagna a défendu l’idée qu’une justice rendue de manière diligente pourrait avoir un effet dissuasif et favoriser une évolution des pratiques en matière de maintien de l’ordre. Selon lui, faire toute la lumière sur les dossiers en suspens permettrait non seulement d’honorer la mémoire des victimes, mais aussi de restaurer la confiance entre les citoyens et les institutions de la République.

Le débat autour du projet de loi portant création de l’ONLPL s’est ainsi inscrit dans un climat marqué par des préoccupations plus larges relatives aux droits humains, à la responsabilité de l’État et à la nécessité d’un suivi indépendant des lieux de privation de liberté. Pour le député, la mise en place de nouveaux mécanismes institutionnels ne saurait être pleinement crédible sans un engagement ferme et visible en faveur de la justice pour les victimes des violences passées.

Levée de l’immunité parlementaire de Farba Ngom : huit voix pour, une abstention remarquée d’Alioune Ndao

La Commission ad hoc de l’Assemblée nationale chargée de statuer sur la levée de l’immunité parlementaire du député-maire d’Agnam, Farba Ngom , s’est réunie pour examiner la demande introduite dans le cadre d’une seconde procédure le visant. À l’issue des délibérations, huit députés ont voté en faveur de la levée de son immunité, deux s’y sont opposés, tandis qu’un membre de la majorité a choisi de s’abstenir, selon des sources concordantes.

Cette abstention n’est pas passée inaperçue. Elle émane de Alioune Ndao, ancien procureur spécial et membre de la majorité parlementaire. Connu pour sa maîtrise des procédures judiciaires, il a préféré ne pas prendre part au vote, un choix interprété par certains observateurs comme un signal fort dans un dossier à la fois sensible et hautement politique.

D’après les informations rapportées par L’Observateur, Farba Ngom a été extrait du Pavillon spécial, à sa propre demande, afin d’être entendu par la commission dirigée par Ayib Dafe . Cette audition s’inscrit dans le cadre d’une deuxième procédure visant à obtenir la levée de son immunité parlementaire. Le parlementaire a été interrogé sur les griefs formulés par la justice, notamment en lien avec l’introduction présumée d’objets au sein du Pavillon spécial.

Selon les mêmes sources, le député s’est montré particulièrement calme tout au long de son audition. Il a répondu à l’ensemble des questions qui lui ont été posées et a catégoriquement nié toute responsabilité dans l’introduction d’objets prohibés dans l’enceinte pénitentiaire. Farba Ngom a expliqué qu’il est en détention depuis le 27 février 2025 et que le téléphone qui aurait contenu des images litigieuses serait resté entre d’autres mains durant une dizaine de jours. À ses yeux, cet élément suffirait à écarter toute implication personnelle dans les faits qui lui sont reprochés.

Au-delà du fond du dossier, le député-maire d’Agnam a également soulevé ce qu’il considère comme plusieurs irrégularités procédurales. Il a notamment affirmé avoir été extrait à deux reprises du Pavillon spécial pour être auditionné sur ces faits, alors même que son immunité parlementaire n’avait pas encore été levée. Il soutient également avoir été conduit à la cave pendant une demi-journée en vue d’un défèrement, toujours sans qu’une levée formelle de son immunité n’ait été actée. Pour lui, ces démarches constituent un non-respect manifeste de ses droits en tant que parlementaire.

Plainte contre Ousmane Sonko, Yacine Fall et Cheikh Diba : Mame Mbaye Niang saisit le Procureur Ibrahima Ndoye

L’ancien ministre du Tourisme, Mame Mbaye Niang, a franchi un nouveau cap dans le bras de fer judiciaire qui l’oppose à l’actuel Premier ministre. Après avoir annoncé son intention de porter plainte, il est passé à l’acte. Selon le quotidien Les Échos , la plainte a été officiellement déposée ce lundi 16 février auprès du Procureur de la République, Ibrahima Ndoye.

Dans cette procédure, trois membres du gouvernement sont visés. Il s’agit du Premier ministre Ousmane Sonko, de la ministre de la Justice Yacine Fall et du ministre des Finances et du Budget Cheikh Diba . Les qualifications retenues sont particulièrement lourdes. Cheikh Diba est poursuivi pour faux, tandis qu’Ousmane Sonko et Yacine Fall sont suspectés d’usage de faux, d’association de malfaiteurs, de tentative d’escroquerie à jugement et de complicité contre X.

Dans le contenu de la plainte, les avocats de Mame Mbaye Niang soutiennent que Cheikh Diba aurait matériellement commis le faux. Ils estiment par ailleurs qu’Ousmane Sonko et Yacine Fall auraient fait usage de ce document supposé falsifié, dans le but de tromper les magistrats de la Cour suprême. Selon leurs arguments rapportés par la presse, il s’agirait d’une tentative d’influencer l’issue d’une procédure judiciaire en cours.

À l’origine de cette nouvelle confrontation, la demande de révision introduite par Ousmane Sonko dans le procès en diffamation qui l’avait opposé à l’ancien ministre du Tourisme. Dans cette affaire, le Premier ministre avait été condamné pour diffamation. Sa défense fonde aujourd’hui sa requête sur un rapport de l’Inspection générale des finances, auquel il affirme avoir eu accès après son installation à la Primature. Bien que ce document n’ait pas été rendu public, il établirait, selon ses soutiens, l’implication de Mame Mbaye Niang dans des dépenses publiques jugées irrégulières. Cet élément serait de nature, selon eux, à démontrer que les accusations portées à l’époque ne relevaient pas de la diffamation.

Les avocats de Mame Mbaye Niang contestent vigoureusement cette démarche. Ils dénoncent une procédure qu’ils jugent illégale, mettant en avant le statut institutionnel d’Ousmane Sonko et son accès privilégié à certaines informations administratives. Me Youm a notamment averti des conséquences qu’une telle initiative pourrait avoir sur la stabilité des décisions judiciaires, estimant que si une telle requête devait prospérer, elle ouvrirait la voie à une remise en cause des jugements par toute personne occupant une position de pouvoir.

La Cour suprême est désormais attendue sur cette affaire sensible. Elle devra se prononcer sur la validité de la demande de révision et déterminer s’il y a lieu ou non d’ouvrir un nouveau procès. En parallèle, la plainte déposée devant le parquet pourrait donner lieu à l’ouverture d’une enquête afin d’établir la matérialité des faits allégués. Cette nouvelle séquence judiciaire intervient dans un contexte politique déjà marqué par de fortes tensions et pourrait avoir des répercussions majeures sur la scène nationale.

Sommet de l’Union africaine : la candidature de Macky Sall à l’ONU reportée, Yoro Dia confiant sur un soutien continental

Le sommet de l’Union Africaine(UA), qui s’est achevé ce week-end à Addis-Abeba, n’a finalement pas tranché la question de la candidature de Macky Sall au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies. Alors que de nombreux observateurs s’attendaient à une prise de position claire des chefs d’État africains, la décision a été renvoyée à une conférence virtuelle ultérieure. L’information a été rendue publique par Yoro Dia, ancien coordonnateur de la communication de la présidence sénégalaise, lors de son passage sur le plateau de Walfadrji.

Selon Yoro Dia, les chefs d’État et de gouvernement réunis dans la capitale éthiopienne ont choisi de reporter l’examen de cette candidature stratégique. Il a précisé que la question sera étudiée dans le cadre d’une visioconférence, et non lors d’une rencontre physique. Cette décision émane du C10, un groupe d’une dizaine de pays africains placé sous l’égide de la Sierre Leone, chargé de piloter la réforme du système des Nations unies. Cette instance joue un rôle central dans la coordination des positions africaines sur les enjeux institutionnels internationaux, notamment la réforme du Conseil de sécurité.

Si aucune date n’a été communiquée pour cette réunion virtuelle, Yoro Dia s’est montré optimiste quant à l’issue du processus. Pour lui, ce report ne constitue en rien un désaveu, mais plutôt une étape procédurale. « La bonne nouvelle arrivera », a-t-il assuré, estimant qu’il est « du bon sens » que l’Afrique se range derrière la candidature de l’ancien président sénégalais. Il a affirmé que l’Union africaine finira « fatalement » par apporter son soutien officiel à Macky Sall pour briguer le poste de Secrétaire général de l’Organisations des nations unies .

L’ancien conseiller présidentiel a également insisté sur l’ampleur des soutiens dont bénéficierait Macky Sall sur la scène internationale. Face à sa principale concurrente, Michelle Bachelet, soutenue par plusieurs pays d’Amérique latine, l’ancien chef de l’État sénégalais pourrait compter, selon lui, sur l’appui du continent africain, mais aussi sur celui des 57 pays membres de l’Organisation de la coopération islamique, ainsi que sur des soutiens en Europe et sur le continent américain. Yoro Dia a souligné qu’une éventuelle élection de Macky Sall marquerait une première historique, puisqu’il deviendrait le premier dirigeant issu du monde musulman à prendre la tête de l’ONU.

Au-delà de la question du report, Yoro Dia a vivement critiqué la posture adoptée par le Sénégal lors de ce sommet continental. Il a déploré l’absence du président Bassirou Diomaye Faye à Addis-Abeba, estimant que sa présence aurait été politiquement significative dans un contexte où la candidature d’un ancien chef d’État sénégalais était en discussion. Le choix d’envoyer le Premier ministre Ousmane Sonko à sa place a été perçu, selon lui, comme un signal de « position très timorée ».

Pour Yoro Dia, cette attitude suscite incompréhension et étonnement au sein des autres capitales africaines. Il considère que le Sénégal, historiquement actif dans les instances diplomatiques et multilatérales, risque d’écorner son image sur le continent en adoptant une posture jugée peu affirmée sur un dossier d’une telle portée stratégique. À ses yeux, l’enjeu dépasse la personne de Macky Sall et touche au rayonnement international du Sénégal ainsi qu’à la capacité de l’Afrique à parler d’une seule voix dans les grandes compétitions institutionnelles mondiales.

Le rendez-vous virtuel du C10 sera donc déterminant pour clarifier la position officielle du continent africain. En attendant cette échéance, les spéculations demeurent, et la candidature de Macky Sall reste suspendue à une décision collective qui pourrait redéfinir les équilibres diplomatiques autour de la succession à la tête des Nations unies.

Université : Thierno Alassane Sall dénonce un « revirement fondamental » du gouvernement sur les bourses

Le député et leader de la République des valeurs ,Thierno Alassane Sall est monté au créneau ce dimanche pour fustiger ce qu’il qualifie de « revirement fondamental » du Premier ministre et de son gouvernement sur la question des bourses universitaires. Face à la presse, il a estimé que le malaise actuel dans l’enseignement supérieur trouve son origine dans une opposition profonde entre « deux visions de l’université ».

Selon lui, la ligne désormais défendue par le chef du gouvernement, Ousmane Sonko, marque une rupture nette avec les engagements antérieurs. TAS pointe notamment les déclarations affirmant que « le Sénégal est un pays pauvre », avancées pour justifier le refus d’accorder des bourses à l’ensemble des étudiants. Pour le parlementaire, cet argumentaire constitue un changement de cap majeur, perçu comme brutal par une frange importante de la jeunesse.

Le député rappelle qu’auparavant, le discours porté par le leader de Pastef était tout autre. Il évoque les prises de parole faites dans les universités, où la promesse d’un accès élargi aux bourses était présentée comme un engagement fort en faveur de l’égalité des chances. « C’était la vision annoncée dans le projet », a-t-il insisté, soulignant que les étudiants avaient été assurés qu’ils avaient tous droit à une bourse.

Ce changement de posture est aujourd’hui vécu, selon Thierno Alassane Sall, comme une « trahison intolérable » par de nombreux jeunes. Il estime que la confiance entre le pouvoir exécutif et le monde universitaire s’est fortement érodée, alimentant frustrations et tensions dans les campus.

Au-delà de la question budgétaire, TAS dénonce également la méthode employée par le gouvernement. Il critique un manque de concertation et de dialogue, accusant les autorités de privilégier une approche autoritaire au détriment de la pédagogie et de la négociation. Il cite à cet effet les propos du ministre de l’Enseignement supérieur à l’Assemblée nationale, affirmant que la réforme envisagée « passera ou cassera ». Pour le leader de la République des Valeurs, une telle posture ne peut qu’exacerber les crispations dans un secteur aussi sensible que l’université.

Dans un contexte marqué par des tensions sociales récurrentes dans l’enseignement supérieur, Thierno Alassane Sall appelle ainsi à un retour au dialogue et à la cohérence politique, estimant qu’une réforme durable ne peut se faire sans l’adhésion des principaux concernés, à savoir les étudiants et la communauté universitaire.

Tensions dans le supérieur : Thierno Alassane Sall dénonce un « revirement fondamental » du gouvernement

Face aux tensions persistantes qui secouent l’enseignement supérieur, Thierno Alassane Sall est sorti de sa réserve pour critiquer ouvertement la posture du gouvernement. En conférence de presse ce dimanche, le député et leader de la République des Valeurs a évoqué un « revirement fondamental » du Premier ministre Ousmane Sonko et de son équipe, estimant que les choix opérés ces derniers mois trahissent les engagements initiaux pris devant les étudiants.

Selon lui, la crise actuelle ne se limite pas à une simple question budgétaire. Elle traduit, à ses yeux, une confrontation profonde entre deux visions de l’université sénégalaise. D’un côté, une conception fondée sur l’élargissement de l’accès, le soutien social accru aux étudiants et l’investissement massif dans le capital humain. De l’autre, une approche qu’il juge restrictive, marquée par la réduction des dépenses publiques et la rationalisation des allocations, au nom des contraintes financières.

Thierno Alassane Sall s’est particulièrement insurgé contre l’argument désormais avancé par l’exécutif, selon lequel « le Sénégal est un pays pauvre », pour justifier la limitation ou la révision des bourses étudiantes. Pour le parlementaire, cet argument ne saurait suffire à expliquer un changement de cap aussi significatif. Il rappelle que, durant la phase d’opposition et au cours de la campagne, une orientation différente avait été clairement défendue devant les étudiants, avec la promesse d’un accès élargi aux allocations et d’un accompagnement renforcé des jeunes issus de milieux modestes.

Ce contraste entre les engagements passés et les décisions actuelles alimente, selon lui, un profond sentiment de désillusion dans les campus. Il affirme que de nombreux étudiants perçoivent cette inflexion comme une « trahison intolérable », dans un contexte déjà marqué par des difficultés sociales croissantes, des retards académiques et des conditions d’étude souvent précaires. À ses yeux, la question des bourses ne relève pas uniquement d’un arbitrage budgétaire, mais d’un choix politique structurant sur la place accordée à la jeunesse et à la formation supérieure dans le projet national.

Le leader de la République des Valeurs a également dénoncé un déficit de concertation dans la conduite de la réforme. Il reproche à l’exécutif de privilégier l’épreuve de force à la pédagogie, estimant que toute réforme durable de l’enseignement supérieur devrait s’appuyer sur un dialogue inclusif associant étudiants, enseignants, syndicats et autorités universitaires. L’absence de discussions approfondies, selon lui, contribue à exacerber les tensions et à radicaliser les positions.

À Munich, Aminata Touré plaide pour une coopération régionale face aux défis géopolitiques de l’eau

L’ancienne Première ministre du Sénégal, Aminata Toure, a pris part ce vendredi à un panel consacré à la géopolitique de l’eau, organisé dans le cadre de la Conférence de Munch sur la sécurité . S’exprimant à la Public Square du MSC, elle a livré un plaidoyer appuyé en faveur d’une coopération régionale renforcée pour faire face aux défis croissants liés à la gestion des ressources hydriques.

Intervenant en sa qualité de Haut représentant du Chef de l’État, Aminata Touré a alerté sur « l’intensification universelle des conflits locaux ou géopolitiques liés à la raréfaction et au partage de l’eau douce ». Elle a souligné que la question de l’eau n’est plus uniquement environnementale ou technique, mais constitue désormais un enjeu stratégique majeur, au croisement de la sécurité, du développement et de la stabilité politique.

Dans un contexte marqué par les effets accélérés des changements climatiques et une pression démographique soutenue, la rareté de l’eau douce devient un facteur aggravant des tensions. Sécheresses répétées, désertification, recul des nappes phréatiques et inégalités d’accès alimentent des rivalités parfois latentes entre communautés et États, notamment dans les régions dépendantes de bassins fluviaux transfrontaliers. Pour l’ancienne cheffe du gouvernement, ces dynamiques imposent une gouvernance concertée et solidaire, fondée sur le dialogue et la planification commune.

Pour illustrer la pertinence d’une telle approche, Aminata Touré a mis en avant l’exemple de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Senegal, créée en 1972 par le Senegal, la Mauritanie, la Guinée et le Mali. Cette organisation intergouvernementale est dédiée à la gestion intégrée et durable du bassin du fleuve Sénégal, dans une logique de partage équitable des ressources et de bénéfices communs.

Selon elle, l’OMVS constitue un modèle de coopération réussie en Afrique de l’Ouest. À travers des infrastructures structurantes, telles que les barrages et les aménagements hydroagricoles, les États membres ont su transformer une ressource potentiellement conflictuelle en levier de développement partagé. Production d’énergie, irrigation, navigation et sécurité alimentaire sont autant de domaines où l’action collective a permis d’obtenir des résultats tangibles.

Aminata Touré a ainsi affirmé que « lorsque l’Afrique se regroupe pour la défense de ses propres intérêts, elle gagne ». Elle a insisté sur le fait que l’unité africaine demeure le meilleur levier pour éradiquer durablement la pauvreté et garantir la sécurité des populations. Pour elle, les défis hydriques, comme d’autres enjeux stratégiques, exigent une solidarité continentale accrue, capable de dépasser les logiques nationales étroites.

Son intervention à Munich intervient dans un contexte international où la question de l’eau prend une place croissante dans les débats sur la sécurité globale. Plusieurs régions du monde font face à des stress hydriques sévères, et la gouvernance des ressources transfrontalières devient un élément déterminant des équilibres géopolitiques. En portant la voix de l’Afrique sur cette scène internationale, Aminata Touré a rappelé que le continent, bien qu’exposé à de fortes vulnérabilités, dispose aussi d’expériences innovantes et de solutions inspirantes en matière de coopération régionale.

À travers ce plaidoyer, elle a invité les décideurs internationaux à considérer l’eau non pas comme une source inévitable de rivalités, mais comme une opportunité de partenariat et de construction d’une sécurité partagée, fondée sur la gestion concertée et durable des ressources naturelles.

Affaire Abdoulaye Bâ : Alioune Tine alerte sur une crise de confiance entre justice et experts médicaux

Le fondateur d’Afrikajom Center, Alioune Tine , a livré une analyse sans concession sur la situation actuelle de la justice dans l’affaire liée à la mort de l’étudiant Abdoulaye Bâ. Dans une intervention publiée sur sa page X, le défenseur des droits humains s’inquiète ouvertement des tensions croissantes entre les experts médicaux et le procureur de la République, estimant que cette confrontation publique porte un sérieux préjudice à l’image de l’institution judiciaire.

Selon lui, le démenti apporté par des médecins au communiqué du procureur constitue « une catastrophe pour l’image de la justice ». Alioune Tine déplore une succession de désaccords récents entre magistrats et professionnels de santé qui, à ses yeux, fragilisent davantage la crédibilité de l’appareil judiciaire. Il évoque notamment l’affaire Farba Ngom, au cours de laquelle, affirme-t-il, les juges auraient ignoré l’avis des médecins. Aujourd’hui, c’est le contenu du communiqué du procureur relatif à l’autopsie de l’étudiant Abdoulaye Bâ qui est remis en cause par le corps médical, accentuant le malaise.

Pour le militant des droits humains, ces frictions répétées traduisent une gestion maladroite de dossiers sensibles et révèlent une incompréhension plus profonde des transformations sociétales en cours. Il insiste sur la complexité particulière du cas Abdoulaye Bâ, qui touche à la fois le milieu universitaire et le corps médical, deux sphères fortement structurées et capables de mobiliser l’opinion publique. À cela s’ajoute un contexte technologique inédit où l’information circule instantanément.

Dans ce qu’il qualifie de « monde nouveau », les vidéos et témoignages liés aux événements survenus à l’Université Cheikh Anta Diop sont diffusés en temps réel, commentés et relayés à grande échelle sur les réseaux sociaux et dans les médias internationaux. La documentation des faits présumés de violations des droits humains ne reste plus confinée à des cercles restreints : elle est désormais accessible, archivée et analysée par une opinion publique connectée et vigilante.

Alioune Tine rappelle également que cette jeunesse universitaire est politisée et qu’une partie significative d’entre elle a soutenu le parti PASTEF. Dans ce contexte, toute communication institutionnelle jugée opaque ou contradictoire peut rapidement susciter défiance et contestation. Il observe que l’opinion se forme aujourd’hui autant sur les plateformes numériques que dans les médias traditionnels, les influenceurs et chroniqueurs jouant un rôle croissant dans l’orientation des débats publics.

Face à cette nouvelle donne, le fondateur d’Afrikajom Center appelle à la prudence et à la responsabilité. Il estime qu’il est difficile d’aller à contre-courant de l’évolution du monde et des attentes accrues en matière de transparence. Évoquant les récents remous ayant touché le ministre de l’Intérieur, il suggère qu’il est nécessaire de préserver l’institution judiciaire et de protéger le procureur, afin d’éviter que la crise ne s’aggrave davantage.

Alioune Tine replace enfin les violences universitaires dans une perspective plus large, les qualifiant de « maladie chronique » antérieure aux dynamiques politiques actuelles et qui, selon lui, s’est aggravée au fil des années. Il invite les autorités à reconnaître la complexité du problème et à engager une réflexion approfondie sur ses causes structurelles.

En conclusion, le défenseur des droits humains plaide pour l’ouverture d’un dialogue inclusif et apaisé. Il appelle les différents acteurs – pouvoirs publics, corps médical, justice, étudiants et société civile – à débattre collectivement dans le calme et la sérénité afin de dégager des solutions consensuelles, susceptibles de restaurer la confiance et de préserver la stabilité institutionnelle.

Kaolack : La Coalition Diomaye Président renforce son appareil politique à l’échelle départementale

La Coalition Diomaye Président a tenu, ce samedi 14 février 2026, une importante rencontre d’échanges, de réflexion et de travail réunissant l’ensemble de ses leaders ainsi que les militants de base du département de Kaolack. Cette réunion, l’une des premières officiellement organisées à ce niveau, s’inscrit dans une dynamique de structuration et de renforcement de la coalition à l’échelle locale.

Au cours des discussions, les participants ont dégagé plusieurs pistes stratégiques visant à faire de la coalition un véritable cadre fédérateur, capable de consolider les forces politiques et citoyennes dans les différentes communes du département. L’objectif affiché est notamment de renforcer l’implantation et l’organisation de la coalition dans l’ensemble des collectivités territoriales de Kaolack.

La rencontre a également été marquée par une forte représentativité de responsables politiques issus de plusieurs localités, notamment Ndiaffate, Dya, Latmingué, Kaolack et Kahone. Les leaders présents ont unanimement réaffirmé leur engagement et leur mobilisation autour des idéaux et des orientations de la Coalition Diomaye Président.

Prenant la parole à l’issue de la rencontre, Aly Tounkara, coordonnateur départemental de la coalition à Kaolack, a lancé un appel à l’unité des populations locales. Il a invité l’ensemble des Kaolackois à se mobiliser aux côtés de Madame Aminata Touré, superviseure de la coalition, afin de renforcer la dynamique politique engagée et de soutenir la réélection du président Bassirou Diomaye Faye pour un second mandat.

Cette rencontre marque ainsi une nouvelle étape dans la structuration politique de la coalition dans le département, avec l’ambition de consolider son ancrage territorial et de renforcer la mobilisation des militants à la base.

Prenant également la parole, Amy Marra, responsable politique du parti PASTEF à Kaolack, a indiqué :

« La Coalition Diomaye Président est une coalition qui existe depuis fort longtemps. Pour ce qui nous concerne, nous, membres de la coalition, avons pour ambition d’accompagner le président Bassirou Diomaye Faye dans la mise en œuvre de sa vision inscrite dans l’Agenda national de transformation, particulièrement pour le développement de la région de Kaolack. »

Selon elle, cette région qui, depuis 1960 jusqu’à nos jours, a vu émerger huit Premiers ministres et plus d’une cinquantaine de ministres, n’a malheureusement pas connu un véritable changement en profondeur.

« Aujourd’hui, cette région est en zone rouge en matière de développement inclusif, notamment en ce qui concerne l’assainissement, ainsi que l’état de délabrement très avancé des infrastructures scolaires, sanitaires et d’autres équipements publics. »

Au-delà de ces difficultés, elle a rappelé que cette région carrefour, jadis dynamique sur le plan industriel, a vu ses usines fermer leurs portes, aggravant ainsi la situation socio-économique des populations.

« À cela s’ajoute le non-dragage du port de Kaolack, qui aurait pourtant pu constituer un levier important pour booster le développement local, lutter contre le chômage — notamment celui des femmes — et favoriser leur autonomisation à travers des activités génératrices de revenus », a-t-elle conclu.

Présent lors de cette rencontre, El Hadji Maodo Diallo, coordonnateur national de Mimi 2024 et membre de la Coalition Diomaye Président au niveau national, a exprimé sa satisfaction face à l’engagement des leaders ayant porté cette initiative. Il a salué une démarche qu’il considère comme essentielle pour consolider la cohésion interne et maintenir la mobilisation autour des objectifs politiques de la coalition.

Selon lui, cette initiative traduit une volonté collective de structurer davantage les actions politiques et d’encourager une participation active des militants à la base. Il a insisté sur l’importance de telles rencontres, qui permettent non seulement d’échanger sur les orientations stratégiques, mais aussi de renforcer l’esprit d’unité au sein des différentes composantes de la coalition.

El Hadji Maodo Diallo a également indiqué qu’un compte rendu détaillé de cette activité sera transmis à la superviseure nationale de la Coalition Diomaye Président, afin d’assurer un suivi institutionnel et une meilleure coordination des actions à l’échelle nationale.

ONU : la possible candidature de Macky Sall électrise la diplomatie africaine

La scène diplomatique africaine bruisse d’un nom : Macky Sall. Selon les révélations du journal L’Observateur, l’éventuelle candidature de l’ancien président sénégalais au poste de Secrétaire général des Nations Unies s’est imposée comme un sujet diplomatique majeur, jusqu’à s’inviter dans les discussions annoncées au 39e Sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba.

De confidence prudente à enjeu continental, la perspective d’une course à l’ONU révèle un jeu d’influences sous haute tension entre Dakar, Brazzaville et plusieurs capitales africaines, sur fond de rivalités politiques internes et de calculs géostratégiques.

Une ambition exprimée sans déclaration formelle

Longtemps évoquée à demi-mot, l’idée d’une candidature de Macky Sall semblait relever de la rumeur persistante. Pourtant, en septembre 2025, lors d’un entretien accordé à la chaîne YouTube H5 Motivation, l’ancien chef de l’État, qui a dirigé le Sénégal de 2012 à 2024, avait laissé la porte entrouverte. « Je ne suis pas encore candidat, mais je ne l’écarte pas. Beaucoup estiment que mon expérience du local au global pourrait aider à refonder l’organisation face aux crises actuelles », déclarait-il.

Sans constituer une annonce officielle, cette déclaration avait suffi à nourrir les spéculations dans les cercles diplomatiques. L’ancien président, fort de son expérience au sein d’instances internationales et de son rôle dans plusieurs médiations régionales, apparaissait déjà pour certains comme un profil crédible dans la perspective d’une alternance géographique à la tête de l’ONU.

Brazzaville, point d’inflexion

Le dossier a pris une nouvelle dimension le 3 février dernier, lors d’un déplacement officiel du président Bassirou Diomaye Faye à Brazzaville. Reçu par son homologue Denis sassou Nguesso, les échanges auraient porté, selon la télévision congolaise relayée par L’Observateur, sur le soutien de l’Union Africaine à une éventuelle candidature de Macky Sall au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies.

Cette révélation, intervenue à quelques jours du 39e Sommet de l’Union africaine prévu les 14 et 15 février à Addis-Abeba, a eu l’effet d’une déflagration diplomatique. Elle a officialisé, au moins dans les discussions régionales, une hypothèse jusque-là cantonnée aux spéculations.

Le silence stratégique de Dakar

À Dakar, aucune déclaration formelle n’est venue confirmer ou infirmer une position officielle. Ce silence tranche avec l’intensité des débats politiques internes. Les réactions divergent profondément entre partisans et opposants de l’ancien régime.

Le député Guy Marius Sagna a dénoncé une éventuelle candidature, évoquant une « trahison envers nos martyrs », dans une allusion aux tensions politiques passées. À l’inverse, Babacar Ba, coordonnateur du Forum du Justiciable, a estimé que la défense des droits humains ne saurait se fonder sur des accusations sans décision judiciaire préalable, jugeant excessif de présenter l’ancien président comme responsable de crimes politiques sans base judiciaire établie.

Un autre signal fort est intervenu le 11 février 2026. Un communiqué du Conseil des ministres a confirmé que ce n’est pas le chef de l’État, mais le Premier ministre Ousmane Sonko qui représentera le Sénégal au 39e Sommet de l’Union africaine. Cette décision, révélée auparavant par le journaliste Madiambal Diagne, a été largement interprétée comme un choix politique chargé de sens. L’envoi d’Ousmane Sonko à Addis-Abeba pourrait traduire une volonté de contrôle direct du dossier par la Primature ou, au contraire, une prise de distance stratégique de la Présidence.

Fractures internes et repositionnements

La controverse a également mis en lumière des fractures au sein de la majorité. L’exclusion de Bougar Diouf, président de l’Union des panafricanistes sénégalais, de la Coalition Diomaye Président, illustre les tensions autour de cette question. En cause, une conférence de presse au cours de laquelle il appelait à soutenir la candidature de Macky Sall à l’ONU.

Depuis Munich, Aminata Toure a annoncé son auto-exclusion de la coalition, estimant que Bougar Diouf avait agi malgré une mise en garde préalable. Si cette décision ne constitue pas une déclaration officielle contre la candidature de l’ancien président, elle s’inscrit dans une succession de gestes politiques qui dessinent progressivement les contours d’une ligne encore prudente, mais scrutée de près par les chancelleries africaines.

Un enjeu continental aux équilibres complexes

Au-delà des querelles nationales, l’enjeu dépasse largement les frontières du Sénégal. La désignation du Secrétaire général de l’ONU obéit à des équilibres géopolitiques complexes, impliquant le Conseil de sécurité et ses membres permanents, ainsi que des logiques de rotation régionale.

Une candidature de Macky Sall placerait le Sénégal au cœur d’une recomposition diplomatique africaine, dans un contexte où plusieurs États du continent aspirent à renforcer leur influence sur la scène internationale. Le soutien explicite ou la neutralité stratégique de Dakar pourrait peser dans les arbitrages à venir.

Décès d’Abdoulaye Bâ : Guy Marius Sagna conteste le communiqué du procureur et réclame justice

Le député Guy Marius Sagna est monté au créneau à la suite du communiqué du procureur de la République relatif au décès de l’étudiant Abdoulaye Ba. Dans une déclaration au ton ferme, l’élu a vivement critiqué la communication du parquet, estimant qu’elle ne répond pas aux attentes de vérité exprimées par l’opinion publique et la communauté universitaire.

« Le procureur de la République ne doit pas insulter notre intelligence », a-t-il lancé, remettant en cause la version avancée par les autorités judiciaires. Selon lui, les éléments présentés dans le communiqué soulèvent davantage de questions qu’ils n’apportent de réponses claires sur les circonstances exactes du drame. Il a notamment insisté sur le fait que « la victime Abdoulaye Bâ n’a pas exercé sur elle-même des violences », rejetant toute interprétation qui laisserait entendre une responsabilité personnelle de l’étudiant dans les faits ayant conduit à son décès.

Pour le parlementaire, cette affaire exige une enquête indépendante, transparente et approfondie afin d’établir les responsabilités. Il considère que seule la manifestation complète de la vérité permettra d’apaiser les tensions qui persistent au sein de l’espace universitaire et dans l’opinion publique. Le décès d’Abdoulaye Bâ, survenu dans un contexte d’affrontements, continue en effet de susciter une vive émotion et d’alimenter le débat national sur la gestion des manifestations estudiantines.

Dans le même élan, Guy Marius Sagna a réclamé la libération immédiate des trois étudiants actuellement détenus, à savoir Bathie Fall, Demba Ka et Waly Faye. Il estime que cette mesure constituerait un geste fort « dans un souci d’apaisement de l’espace universitaire », marqué ces derniers jours par des tensions croissantes. Selon lui, la détention de ces étudiants ne contribue pas à ramener la sérénité sur les campus.

Le député a enfin élargi son propos en évoquant « justice pour Abdoulaye Bâ et pour les martyrs », soulignant que cette affaire dépasse le seul cas individuel pour poser la question plus large de la protection des libertés et de la responsabilité des autorités dans la gestion de l’ordre public. À travers cette sortie, Guy Marius Sagna entend maintenir la pression afin que toute la lumière soit faite sur les circonstances du décès et que les responsabilités soient situées, quelles qu’elles soient.

Bassirou Diomaye Faye réunit les Gouverneurs et fixe le cap d’une administration territoriale plus performante

Quelques jours après sa tournée dans le Sénégal oriental, le Président de la République,Bassirou Diomaye Faye, a présidé au Palais de la République une réunion stratégique avec l’ensemble des Gouverneurs de région. Cette rencontre de haut niveau s’inscrit dans une dynamique de renforcement de la présence de l’État dans les territoires et de consolidation de la gouvernance territoriale.

Face aux représentants de l’administration déconcentrée, le Chef de l’État a rappelé un principe qu’il considère fondamental : l’autorité de l’État ne se décrète pas, elle se mesure concrètement dans les territoires. Elle se traduit par la qualité du service rendu aux citoyens, par la capacité des autorités administratives à répondre efficacement aux préoccupations des populations et par leur aptitude à anticiper les tensions sociales, économiques et sécuritaires.

Dans son intervention, le Président a insisté sur la nécessité de moderniser l’administration territoriale en la tournant résolument vers une culture de résultats. Il a exhorté les Gouverneurs à renforcer l’efficacité de l’action publique, à améliorer les délais de traitement des dossiers et à promouvoir une gestion plus rigoureuse et plus transparente des affaires locales. L’objectif affiché est de rapprocher davantage l’administration des citoyens et de restaurer la confiance dans l’institution étatique.

La question foncière et les signaux sociaux ont également occupé une place centrale dans les échanges. Le Chef de l’État a appelé à une vigilance accrue face aux conflits liés au foncier, souvent sources de tensions communautaires, ainsi qu’à une meilleure lecture des dynamiques sociales pouvant annoncer des crispations. Pour lui, la prévention demeure un levier essentiel de stabilité et de cohésion nationale. Les Gouverneurs sont ainsi invités à jouer pleinement leur rôle d’alerte et de régulation dans leurs circonscriptions respectives.

Par ailleurs, le Président a souligné l’importance d’une coordination rigoureuse entre les différents services déconcentrés de l’État. Il a plaidé pour une action publique plus lisible, mieux articulée et plus cohérente, afin d’éviter les chevauchements de compétences et d’assurer une meilleure synergie entre les acteurs institutionnels sur le terrain.

Au cours de la réunion, le Plan stratégique 2025-2029 de la Direction générale de l’Administration territoriale a été présenté comme le cadre de référence de l’action dans les régions. Ce document structurant devra guider l’intervention des autorités administratives dans les prochaines années, en cohérence avec l’Agenda national de Transformation Sénégal 2050, qui fixe les grandes orientations de développement du pays à long terme.

En validant les recommandations issues des travaux, le Président de la République engage ainsi l’État dans une nouvelle phase de consolidation de sa présence territoriale. Cette orientation vise à garantir la stabilité, à renforcer la cohésion nationale et à consolider la confiance des populations envers les institutions. À travers cette démarche, l’Exécutif entend faire des régions de véritables pôles d’efficacité administrative et de performance publique, au service du développement et du bien-être des citoyens.

Affaire Farba Ngom : la Chambre d’accusation confirme la liberté provisoire, le Parquet face au choix du pourvoi

Nouveau tournant dans le dossier judiciaire impliquant le député Farba Ngom. La Chambre d’accusation a rendu sa décision ce jour en rejetant l’appel formé par le Parquet général contre l’ordonnance de mise en liberté provisoire précédemment accordée au parlementaire. Par cet arrêt, la juridiction confirme donc la décision initiale et ouvre la voie à une possible remise en liberté effective de l’élu, sous réserve d’un éventuel pourvoi en cassation.

Cette décision constitue un revers pour le ministère public, qui avait contesté la mesure de liberté provisoire devant la Chambre d’accusation. En confirmant l’ordonnance attaquée, les juges d’appel estiment que les conditions légales justifiant le maintien en détention ne sont pas réunies ou ne prévalent pas sur les garanties présentées par la défense. Il s’agit d’une étape procédurale déterminante dans une affaire suivie de près, tant pour ses implications judiciaires que politiques.

Du côté de la défense et des proches du député, la décision est interprétée comme une victoire judiciaire majeure. Une source proche du dossier y voit « un signal fort en faveur du principe de l’égalité des citoyens devant la loi », soulignant que le statut de parlementaire ne saurait constituer ni un privilège, ni un facteur d’aggravation dans l’appréciation des droits fondamentaux. Cette même source espère désormais que « le Parquet fera preuve de lucidité en s’abstenant de se pourvoir en cassation », afin d’éviter une prolongation de la procédure.

Sur le plan strictement procédural, le ministère public dispose d’un délai de six jours pour introduire un pourvoi en cassation devant la Cour suprême. Ce recours, s’il est exercé, ne porterait pas sur les faits eux-mêmes mais sur la conformité de la décision aux règles de droit. En revanche, si aucun pourvoi n’est formé dans le délai légal, l’ordonnance de mise en liberté deviendra définitive et Farba Ngom sera alors libre de tous ses mouvements, dans le respect des éventuelles obligations fixées par la justice.

Waly Diouf Bodian appelle le régime à assumer sa responsabilité après le décès de l’étudiant Abdoulaye Ba à l’UCAD

Le décès tragique de l’étudiant en deuxième année de Médecine, Abdoulaye Ba, survenu à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), continue de susciter des réactions au sein de la classe politique sénégalaise. Waly Diouf Bodian, Directeur général du Port autonome de Dakar et figure du parti Pastef, a exprimé sa position sur cette affaire à travers une publication sur sa page Facebook.

Dans son message, le DG du Port estime que le régime en place doit pleinement assumer sa part de responsabilité dans ce drame. « En tant que régime, nous devons assumer entièrement la responsabilité de la mort de l’étudiant Abdoulaye Ba. Cette responsabilité est consubstantielle à l’exercice du pouvoir, qui fait peser sur nous la charge de sécuriser tous les Sénégalais, a fortiori dans le cadre de l’intervention des forces de police », a-t-il écrit.

Toutefois, Waly Diouf Bodian précise que la reconnaissance de cette responsabilité n’exclut pas la nécessité de faire toute la lumière sur les circonstances exactes du décès et d’appliquer la loi avec rigueur. « Elle ne préjudicie pas à l’impératif de tirer au clair cet événement condamnable et d’appliquer la justice dans toute sa rigueur », a-t-il souligné.

Au-delà de l’émotion suscitée par ce drame, le responsable politique appelle également à la mise en place de mesures concrètes afin d’éviter la répétition de tels événements au sein de l’espace universitaire. « Conformément à nos engagements de rupture, il faut veiller à ce que cela ne puisse plus survenir dans l’espace universitaire, temple du savoir et de la liberté », a-t-il insisté.

Waly Diouf Bodian conclut sa publication en présentant ses condoléances à la famille du défunt ainsi qu’à l’ensemble de la nation, rappelant l’importance de préserver la sécurité et la liberté dans les établissements d’enseignement supérieur.

Décès de l’étudiant Abdoulaye Bâ à l’UCAD : le Premier Ministre exprime sa tristesse et appelle à la justice et à la pacification des universités

Le Premier Ministre a exprimé sa profonde tristesse suite au décès tragique de l’étudiant Abdoulaye Bâ, survenu à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD). Dans un message empreint de gravité, il a présenté ses condoléances à la famille de la victime, à la communauté universitaire ainsi qu’au peuple sénégalais tout entier, marquant ainsi l’émotion nationale suscitée par cet événement.

Le chef du gouvernement a déploré le recours à la violence dans le cadre des récents incidents survenus au sein du campus et a souligné la nécessité d’une réponse judiciaire diligente. À cet effet, il a instruit le Ministre de la Justice de suivre de près l’évolution de l’enquête afin de déterminer toutes les responsabilités et de clarifier les circonstances exactes ayant conduit à ce drame.

Parallèlement, le Premier Ministre a réaffirmé l’importance de poursuivre les réformes déjà engagées dans les universités sénégalaises. Il a encouragé le Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation à maintenir le cap sur cette dynamique de modernisation et d’amélioration des conditions d’enseignement, en soulignant que le développement des institutions universitaires est un enjeu majeur pour le pays.

En matière de sécurité, il a demandé au Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique de veiller à la sécurisation et à la pacification complète des espaces universitaires, afin de prévenir toute escalade de violence et de garantir un cadre d’étude serein pour tous les étudiants.

Crise sociale et violences à l’UCAD : PENCUM ASKAN WI appelle à l’apaisement national

Face à un climat social préoccupant et aux violences meurtrières à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, la Voix citoyenne interpelle le Chef de l’État, appelle au dialogue et exige des mesures concertées pour préserver la paix et la stabilité du Sénégal.

COMMUNIQUÉ DU CONSEIL DES MINISTRES DU 11 FEV. 2026

Le Conseil des Ministres s’est tenu le mercredi 11 février 2026, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE, Président de la République.

AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

Le Chef de l’Etat a fait une communication portant sur les points suivants :

Modernisation consensuelle de la gouvernance universitaire

Le Président de la République entame sa communication par la modernisation et la stabilité du secteur de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, facteurs clés de l’excellence universitaire et de succès de la mise en œuvre de la Vision « Sénégal 2050 ». Rappelant le caractère névralgique du secteur de l’Enseignement Supérieur, il souligne la récurrence des crises systémiques et la complexité des problématiques et des solutions. Après s’être incliné devant la mémoire de Abdoulaye BA, l’étudiant décédé, il présente ses condoléances à la famille éplorée, à la Communauté universitaire et à tout le Peuple sénégalais. 

Le Chef de l’Etat demande d’aligner le système d’Enseignement supérieur et de Recherche au niveau des meilleurs standards internationaux. Il instruit le Gouvernement d’asseoir un dialogue permanent avec toutes les composantes de la communauté universitaire, afin de respecter les calendriers académiques et les prescriptions du système LMD ainsi que les règles de gouvernance administrative, budgétaire et financière des universités publiques et centres des œuvres sociales. Enfin, il insiste sur la nécessité d’accélérer le processus de validation consensuelle des recommandations issues des concertations portant sur l’Agenda national de Transformation de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

Tournée économique dans les régions de Tambacounda et de Kédougou

Le Chef de l’Etat informe le Conseil avoir effectué du 05 au 08 février 2026, une tournée économique dans les régions de Tambacounda et de Kédougou, avant de remercier les populations, les autorités administratives déconcentrées, les élus et acteurs territoriaux pour leur accueil, leur mobilisation et le bon déroulement des visites dans les localités et sites programmés.

Magnifiant le vaste potentiel économique du Sénégal oriental, érigé en Pôle de Développement prioritaire dans l’Agenda national de Transformation, le Président de la République demande au Gouvernement d’accélérer l’exécution des projets relatifs à la construction d’écoles, de lycées, de l’Université du Sénégal Oriental, des ISEP, de l’hôpital de Bakel, de bâtiments administratifs et d’autres édifices publics. Il indique l’importance de l’accélération de l’électrification des villages et de l’accès à l’eau potable des populations, du renforcement de la couverture sécuritaire ainsi que du désenclavement routier, aérien et numérique de la Zone Est du pays, notamment la Région de Kédougou. A cet effet, il demande au Premier Ministre de veiller à la relance des chemins de fer sur l’axe Dakar-Kidira et à l’aménagement fonctionnel du Port sec à Tambacounda.

Dans le même sillage, il insiste sur l’encadrement du développement urbain, le soutien au secteur privé local, la maitrise stratégique et la surveillance systématique de l’exploitation minière, aurifère en particulier, ainsi que la valorisation du Parc national Niokolo-Koba, dans le cadre de la relance de la Destination touristique Sénégal. Enfin, le Président de la République demande au Premier Ministre de travailler, avec tous les acteurs, sur l’élaboration et la mise en œuvre d’un programme spécial d’investissement dénommé « Plan Diomaye pour le Sénégal oriental », afin de résorber le déficit infrastructurel et assurer une présence plus marquée de l’Etat dans la Zone – Est du pays. 

Préparatifs du mois de Ramadan et du Carême

Le Président de la République fait observer que le mois de Ramadan et le Carême constituent des moments forts de ferveur religieuse, de communion et de solidarité. A cet effet, il instruit le Gouvernement de prendre les mesures appropriées en vue d’assurer un approvisionnement correct des marchés ainsi que la stabilité des prix des denrées et produits de première nécessité et de déployer les dispositifs publics dédiés de soutien aux ménages et aux groupes les plus vulnérables. 

Pour finir, il demande au Premier Ministre et au Ministre chargé des Affaires étrangères de veiller à l’accomplissement de toutes les diligences requises des acteurs publics et des opérateurs privés, afin d’assurer l’organisation, dans les meilleures conditions, de l’édition 2026 du Pèlerinage aux Lieux saints. 

Renforcement de la prévention et de la lutte contre l’érosion côtière

Devant la menace que constitue l’érosion côtière pour les localités situées sur le littoral, en particulier les îles, le Chef de l’Etat demande de finaliser la cartographie des zones frappées ou menacées et d’évaluer l’impact économique, environnemental et social des différents projets d’adaptation et de résilience.

Il indique l’urgence d’une actualisation concertée des stratégies, plans, projets et actions de prévention et de lutte contre l’érosion côtière et demande au Ministre de l’Environnement et de la Transition écologique de proposer une nouvelle politique de prévention et de lutte contre l’érosion côtière, assortie de projets structurants innovants, adaptés et durables.

Agenda du Président de la République

Le Chef de l’Etat informe le Conseil qu’il tiendra, le 12 février 2026, une réunion avec les gouverneurs de région, sous forme de séminaire d’évaluation et de revue des projets et priorités sécuritaires, économiques, sociales et environnementales de chaque région, en présence du Premier Ministre et de certains membres du Gouvernement.

AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PREMIER MINISTRE

Monsieur le Premier Ministre a axé sa communication sur les points suivants :

Filière sel

Le Premier Ministre a d’abord souligné le potentiel stratégique de la filière sel. Il a rappelé la place du Sénégal qui figure parmi les principaux producteurs africains de sel et qui demeure le premier producteur et exportateur significatif d’Afrique de l’Ouest, avec une production annuelle estimée à plus de 500 000 tonnes. Toutefois, il note que la contribution économique du secteur reste limitée. La valeur de la production de sel représente environ 0,3% du PIB national, alors qu’une part importante de la production est encore exportée sous forme brute ou faiblement transformée.  Pour le Premier Ministre, cette situation réduit la valeur captée par l’économie nationale et entretient une dépendance à l’importation pour certains produits raffinés et dérivés chimiques. Or, le développement stratégique de cette filière représente une opportunité majeure pour renforcer la base industrielle nationale, améliorer la balance commerciale, stimuler les économies locales et favoriser l’émergence d’industries à forte valeur ajoutée. A l’horizon 2034, la filière sel présente un potentiel de plus de 30 000 emplois formels et un chiffre d’affaires de 350 milliards de FCFA.

Par ailleurs, pour le Premier Ministre, le choix de la filière sel permet de faire du Pôle-Territoire Centre le cœur industriel du sel sénégalais. Cela permettra de bâtir d’ici à 2050 un écosystème territorial intégré autour du sel, qui couvre l’ensemble de la chaîne de valeur, de la production modernisée y compris le conditionnement aux services d’appui en passant par la transformation industrielle, la logistique de transport notamment et le stockage. 

Enfin, le Premier Ministre rappelle l’ambition portée par l’État qui est de faire du « Sel du Sénégal » un label de qualité, leader du marché régional et compétitif sur les marchés internationaux.

Situation Air Sénégal 

Le Premier Ministre a présenté les difficultés auxquelles est confronté Air Sénégal. Celles-ci dépassant le bilan d’une compagnie aérienne, mettent en jeu l’image du Sénégal dans le monde, sa connectivité stratégique, son attractivité touristique et économique, le lien vital avec la diaspora et la confiance des partenaires. En conséquence, il a donné un délai de 30 jours au Ministre des Transports terrestre et aérien, pour la matérialisation des mesures phares du Conseil interministériel consacré au secteur, notamment de veiller à la finalisation et à la mise en œuvre accélérée du plan de redressement opérationnel complet, au lancement effectif de l’opération de refinancement, à la présentation d’une proposition détaillée de recapitalisation définitive et à la réalisation de l’audit de rationalisation, assortie de l’adoption du plan correctif. Le Premier Ministre demande également au Ministre des Finances de travailler à la mobilisation urgente des ressources nécessaires à Air Sénégal pour l’apurement, par un redéploiement budgétaire exceptionnel et justifié,des engagements exigibles et incontournables envers des fournisseurs essentiels à son fonctionnement, afin de garantir la continuité du service public aérien.

Situation des Universités

Evoquant la situation dans les universités et particulièrement celle de Dakar, le Premier Ministre a d’abord exprimé sa profonde tristesse à la suite de la mort tragique de l’étudiant Abdoulaye BA et présenté ses condoléances à sa famille, à la communauté universitaire et au peuple tout entier. Il a déploré l’usage de la violence et invité le Ministre de la Justice à veiller aux suites judiciaires y afférentes, en établissant toutes les responsabilités en général et, les circonstances de ce décès, en particulier. Le Premier Ministre a noté la nécessité de poursuivre les réformes engagées des universités et a encouragé le Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation dans ce sens. Il a également demandé au Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique de continuer à veiller à la sécurisation et à la pacification complète des espaces universitaires.

Le Premier Ministre a clos sa communication en annonçant qu’il se rendra à Addis-Abeba, les 14 et 15 février 2026, pour y représenter le Président de la République à la 39e session ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine. 

AU TITRE DES COMMUNICATIONS DES MINISTRES

Le Ministre des Pêches et de l’Economie maritime a fait une communication sur la Stratégie nationale portuaire du Sénégal.

Le Ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme du Service public a fait une communication sur la situation du climat social national et l’état d’avancement du traitement des cahiers de doléances syndicales.

Le Ministre de la Jeunesse et des Sports a fait une communication sur la gouvernance et l’organisation du service de sécurité des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) Dakar, 2026.

AU TITRE DES TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES

Le Conseil a examiné et adopté :

  • le projet de loi relative à l’activité d’affacturage ;
  • le projet de loi relative au crédit-bail.

Marie Rose Khady Fatou FAYE,

Secrétaire d’Etat auprès du Premier Ministre,

Chargée des Relations avec les Institutions,

Porte-parole du Gouvernement

Affaire Farba Ngom : ses avocats dénoncent une saisie et un « piratage » irréguliers de son téléphone portable

Les avocats de Farba Ngom ont tenu, ce mercredi, une conférence de presse pour dénoncer les conditions dans lesquelles le téléphone portable de leur client a été saisi puis exploité. Par la voix de Me Amadou Sall, membre du pool de défense, ils ont qualifié la procédure d’irrégulière et soulevé de graves interrogations sur le respect des droits fondamentaux du parlementaire.

Selon les explications fournies, les faits remontent au mois de décembre dernier. À la suite d’une fouille inopinée, Farba Ngom aurait été trouvé en possession d’un téléphone portable. Un élément que la défense juge anodin mais qui aurait pourtant conduit le ministère de la Justice à solliciter la levée de son immunité parlementaire. « Vous allez me dire, rien que pour ça, pour un téléphone portable, le ministère de la Justice a demandé la levée de son immunité parlementaire. Juste un portable », s’est indigné Me Amadou Sall devant la presse.

Au-delà de la saisie elle-même, c’est le traitement réservé à l’appareil qui cristallise la contestation des avocats. Me Sall affirme que le téléphone a été confisqué puis conservé pendant une dizaine de jours avant que son client ne soit entendu à ce sujet. « C’est seulement après 10 jours qu’il a été entendu », a-t-il précisé. Lors de cette audition, Farba Ngom aurait été invité à communiquer le code de déverrouillage de son téléphone, ce qu’il a refusé. Une décision que la défense considère comme parfaitement légale, au nom du droit au respect de la vie privée et du secret des correspondances, notamment celles échangées avec ses conseils.

Face à ce refus, Me Amadou Sall affirme que le téléphone aurait été « cracké » dans des circonstances demeurant floues. Selon lui, l’opération de piratage et l’exploitation des données contenues dans l’appareil se seraient déroulées sans la présence de Farba Ngom ni celle de ses avocats. « Plus de 10 jours après qu’ils ont pris ce portable, qu’est-ce qu’ils en ont fait ? Qu’est-ce qu’ils ont mis ? Qu’est-ce qu’ils ont retranché ? Nul ne le sait », a-t-il lancé, mettant en doute l’intégrité des données et la transparence de la procédure.

Pour la défense, l’exploitation du contenu d’un téléphone portable s’apparente à une perquisition numérique, soumise à des règles strictes prévues par la loi. Me Sall rappelle qu’une perquisition peut certes être ordonnée par décision de justice sans l’accord du propriétaire, mais qu’elle doit impérativement se dérouler en sa présence, ou en présence de personnes qu’il désigne, voire de ses avocats. En l’absence de ces garanties, les avocats estiment que les droits de leur client ont été violés.

À travers cette sortie médiatique, le pool d’avocats entend contester la régularité de la procédure et ouvrir un débat sur le respect des principes fondamentaux en matière de saisie et d’exploitation des données numériques, dans un contexte où les enjeux judiciaires et politiques demeurent particulièrement sensibles.

Ousmane Sonko attendu à l’Assemblée nationale le 24 février : l’opposition participera-t-elle à la séance de questions d’actualité ?

Le Premier ministre Ousmane Sonko est attendu à l’Assemblée nationale le 24 février prochain dans le cadre d’une séance de questions d’actualité au gouvernement. Ce rendez-vous parlementaire, inscrit dans le calendrier institutionnel, s’inscrit dans le fonctionnement normal du contrôle de l’action gouvernementale par les députés.

Cette comparution à l’hémicycle offrira aux parlementaires l’occasion d’interpeller directement le chef du gouvernement sur des sujets d’intérêt national, dans un contexte politique marqué par plusieurs dossiers sensibles. Les questions d’actualité constituent en effet un moment clé de la vie démocratique, permettant aux représentants du peuple d’exiger des éclaircissements sur la conduite des politiques publiques, les réformes en cours ou encore la gestion de situations jugées préoccupantes.

L’annonce de cette séance a été relayée par le quotidien Les Échos, qui met en exergue une interrogation majeure : celle de la participation effective de l’opposition parlementaire. Le journal s’interroge notamment sur l’attitude que celle-ci adoptera lors de cette session, dans un climat politique encore traversé par des tensions.

Lors de la précédente séance de questions d’actualité, le groupe parlementaire Takku-Wallu — qui regroupe l’Alliance pour la République (APR) et ses alliés — avait choisi de boycotter les travaux. Dirigé par Me Aïssata Tall Sall, ce groupe avait décidé de ne pas siéger, exprimant ainsi sa désapprobation dans un contexte politique jugé tendu. Cette absence remarquée avait alimenté le débat sur la vitalité du dialogue institutionnel et sur les rapports entre majorité et opposition au sein de l’Assemblée.

La séance du 24 février revêt ainsi un enjeu particulier. Au-delà des questions qui seront adressées au Premier ministre, elle constituera un test sur la capacité des différentes forces politiques à privilégier le débat parlementaire comme cadre d’expression et de confrontation démocratique. La participation ou non de l’opposition pourrait en effet être interprétée comme un signal fort quant à sa stratégie vis-à-vis du gouvernement.

Tensions à l’UCAD : Birame Diop appelle au dialogue et réaffirme l’engagement des forces de sécurité

Dans la continuité du point de presse consacré aux récents événements survenus à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), le ministre des Forces armées, le général Birame Diop, a pris la parole pour revenir sur le rôle et la posture des forces de défense et de sécurité lors des tensions enregistrées le lundi 9 février. Son intervention a été marquée par un appel appuyé au dialogue, à la responsabilité collective et au respect des principes républicains.

D’emblée, le ministre a tenu à partager la perception des forces engagées sur le terrain face à ces événements. Selon lui, les agents de sécurité vivent difficilement les conséquences humaines liées à leurs interventions. « Je puis vous assurer que les forces de l’ordre sont les premières à être peinées, attestées, lorsque lors de leurs interventions, il y a des blessés ou une perte de vie humaine », a-t-il déclaré, soulignant l’impact moral de telles situations sur les personnels déployés.

Birame Diop a ensuite insisté sur les efforts constants déployés par les forces de l’ordre pour garantir la sécurité des opérations, tout en agissant avec l’humanité requise dans l’exécution de leurs missions. Il a rappelé que les autorités de la République, au nom du peuple sénégalais, adressent leurs félicitations et leurs remerciements aux forces de défense et de sécurité pour le service rendu à la nation. Dans le même esprit, il a indiqué que ces autorités encouragent les forces à poursuivre leurs efforts dans la voie de l’excellence, malgré un contexte souvent complexe et sensible.

Le ministre a également réaffirmé l’engagement de l’État à accompagner les forces de sécurité dans l’accomplissement de leurs missions. Cet accompagnement, a-t-il précisé, s’inscrit dans une exigence claire de professionnalisme et de responsabilité, avec un respect strict des principes de proportionnalité et des droits des citoyens. Évoquant la situation globale dans les universités, Birame Diop a reconnu l’existence de défis importants à relever dans ce secteur stratégique pour l’avenir du pays.

Face à ces défis, le général Birame Diop a plaidé pour la mise en place d’une concertation franche, sincère, constructive et respectueuse entre toutes les parties prenantes. « Il est donc important que toutes les parties prenantes s’écoutent et se parlent, en mettant toujours en avant l’intérêt supérieur du Sénégal », a-t-il soutenu. Il a rappelé que le Sénégal s’est historiquement construit comme un pays de dialogue, de solidarité et de concertation, un héritage qu’il juge essentiel de préserver pour garantir la stabilité et la paix sociale.

En conclusion, le ministre des Forces armées a mis l’accent sur l’unité nationale et la responsabilité collective vis-à-vis des générations futures. « Le Sénégal est une famille au sein de laquelle les membres, malgré leurs différences, malgré leurs antagonismes, ont toujours su faire preuve de dépassement pour continuer à vivre en toute harmonie », a-t-il affirmé. Il a ainsi appelé l’ensemble des acteurs à préserver cet héritage commun et à le transmettre dans de bonnes conditions, afin de consolider durablement la cohésion nationale.

UCAD : Bamba Cissé condamne les violences policières et alerte sur des projets de saccage du campus

Le ministre de l’Intérieur, Bamba Cissé, s’est exprimé mardi lors du point de presse du gouvernement pour livrer la version officielle des événements violents qui ont secoué l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD). Tout en condamnant sans détour les violences commises par les forces de défense et de sécurité, le ministre a également révélé l’existence de renseignements jugés préoccupants sur une radicalisation de certains étudiants et des projets de destruction d’infrastructures universitaires.

D’entrée de jeu, Bamba Cissé a tenu à adopter un ton qu’il a voulu franc et direct. « Ce n’est pas conforme à notre éducation ni à notre parcours », a-t-il déclaré, affirmant vouloir parler « franchement, avec un langage décodé, sur fond de sincérité et d’honnêteté ». Avocat de formation, le ministre a reconnu avoir été personnellement « heurté » par certaines images et faits observés lors des affrontements survenus lundi sur le campus.

Selon lui, le déploiement des forces de défense et de sécurité sur le campus social de l’UCAD n’était pas le fruit du hasard. Le ministre de l’Intérieur a révélé que ses services avaient reçu « des renseignements précis » faisant état de menaces sérieuses contre les infrastructures universitaires. « Certaines personnes allaient s’en prendre aux infrastructures du campus social », a-t-il indiqué, évoquant notamment un début de destruction du restaurant self et du restaurant central constaté aux environs de 7 heures du matin.

Bamba Cissé a précisé que, d’après ces informations, des individus prévoyaient de passer à l’action très tôt, entre 6 h et 6 h 30. Il a rappelé que l’administration universitaire avait pourtant communiqué que les étudiants pouvaient accéder aux restaurants universitaires à condition de présenter un ticket, conformément aux règles en vigueur. « Dans la nuit, ils se sont réunis pour dire qu’ils refusaient ce format et qu’ils allaient de force pénétrer les restaurants pour s’emparer de la nourriture. À défaut, les restaurants seraient détruits et les infrastructures universitaires saccagées », a-t-il expliqué.

Pour autant, le ministre n’a pas cherché à minimiser ni à justifier les violences imputées aux forces de l’ordre. Reconnaissant que des dérapages ont eu lieu, il a affirmé que des actes de violence avaient été constatés « de part et d’autre », y compris du côté des forces de défense et de sécurité. « En tant qu’autorité supérieure, ce sont des actes que je ne peux pas cautionner », a-t-il martelé, se voulant ferme sur le respect des principes de l’État de droit.

Bamba Cissé a rappelé sa position de principe sur l’usage de la force par l’État. S’il reconnaît que l’État est dépositaire de la violence légitime, il a insisté sur le fait que celle-ci doit rester « calculée, équilibrée et nécessaire » pour faire cesser une situation donnée. « On ne peut pas aller au-delà pour commettre des choses qui relèvent, à la limite, d’infractions pénales », a-t-il averti.

Kaolack : Le Dr Maïssa Ndao démissionne de toutes ses responsabilités au sein de PASTEF-Les Patriotes

Le département de Kaolack assiste à un tournant politique majeur avec l’annonce, ce lundi 9 février 2026, de la démission du Dr Maïssa Ndao de toutes ses responsabilités au sein de PASTEF-Les Patriotes. Figure emblématique de la jeunesse du parti dans la région, le Dr Ndao met ainsi un terme à huit années d’engagement politique qu’il qualifie de « sincère et désintéressé ».

Militant de la première heure depuis la création du parti en 2018, le Dr Maïssa Ndao a gravi les échelons au sein de la formation dirigée par Ousmane Sonko. Membre fondateur de PASTEF Ndoffane, il a ensuite occupé le poste de coordonnateur communal de la Jeunesse Patriotique du Sénégal (JPS) avant de devenir Secrétaire général adjoint de la JPS départementale de Kaolack, position qu’il a tenue jusqu’à ce jour. Son influence et son engagement ont fait de lui un acteur incontournable de la scène politique locale, particulièrement auprès de la jeunesse.

Dans sa déclaration, le Dr Ndao explique que cette décision découle d’une accumulation d’événements récents, citant notamment le contexte tragique ayant conduit à la mort de l’étudiant Abdoulaye Bâ à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD). Il précise que, tout en restant attaché aux idéaux qui ont guidé son militantisme, il a agi « en toute responsabilité », motivé par des raisons de conscience morale et le désir de rester fidèle à ses convictions personnelles.

Ce départ inattendu représente un coup dur pour la JPS dans le département de Kaolack, où le Dr Ndao jouissait d’une influence notable et d’une popularité certaine auprès des jeunes militants. Sa décision ouvre désormais un nouveau chapitre pour la jeunesse patriotique dans la région, qui devra composer avec cette vacance au sein de ses cadres dirigeants.

Le Dr Maïssa Ndao laisse derrière lui l’image d’un militant engagé et respecté, dont l’action politique a marqué la jeunesse locale et contribué à renforcer la présence de PASTEF-Les Patriotes dans le département de Kaolack.

Les soutiens de Farba Ngom dénoncent un « acharnement judiciaire » et annoncent une mobilisation nationale

Face à ce qu’ils qualifient d’« acharnement judiciaire », les partisans de Farba Ngom haussent le ton et dénoncent une situation qu’ils jugent de plus en plus préoccupante. Réunis ce lundi lors d’une conférence de presse, les membres du Comité pour la Résistance Populaire ont exprimé leur vive inquiétude quant aux conditions de détention du maire d’Agnam et député de l’opposition, incarcéré depuis le 27 février dernier dans le cadre d’une affaire de détournement présumé de deniers publics.

Au centre de leurs revendications figure ce qu’ils estiment être une inégalité flagrante de traitement judiciaire. Abdoul Aziz Diop, adjoint au maire d’Agnam et porte-parole du mouvement de soutien, s’est publiquement interrogé sur la décision ayant conduit à la libération de Tahirou Sarr, pourtant co-accusé dans le même dossier, tandis que Farba Ngom demeure derrière les barreaux. Pour les soutiens du député-maire, cette différence de traitement alimente le sentiment d’une justice à deux vitesses.

Lors de son intervention, Abdoul Aziz Diop a également insisté sur l’état de santé jugé préoccupant de Farba Ngom. Selon lui, les conditions physiques du responsable politique seraient incompatibles avec une détention prolongée. « Son état de santé est incompatible avec l’incarcération, pourtant on le maintient en prison », a-t-il déclaré, dénonçant ce qu’il considère comme une violation des droits fondamentaux de leur leader. Il précise toutefois que leur combat ne vise pas à obtenir un quelconque privilège, mais à faire respecter le droit. « Nous ne demandons pas un privilège, nous exigeons le droit », martèle-t-il.

Déterminés à ne pas rester passifs, les partisans de Farba Ngom annoncent une montée en puissance de la contestation. Une marche pacifique est prévue le 14 février prochain, suivie d’un rassemblement devant l’Assemblée nationale deux jours plus tard. À travers ces actions, le Comité pour la Résistance Populaire entend attirer l’attention de l’opinion publique nationale et internationale sur ce qu’il considère comme une dérive judiciaire.

L’objectif affiché est clair : faire pression sur une justice que les soutiens du député-maire jugent partiale et instrumentalisée. « Nous ne laisserons pas l’injustice triompher », avertit Abdoul Aziz Diop, promettant une mobilisation continue et sans relâche. Selon lui, le bras de fer engagé avec les autorités judiciaires ne fait que commencer.

Entre revendication du respect des droits, dénonciation d’un traitement jugé inéquitable et démonstration de force populaire annoncée, l’affaire Farba Ngom s’installe durablement au cœur du débat politique et judiciaire, laissant présager une période de fortes tensions dans les jours à venir.

Médina Baye : Cheikh Niang, responsable politique de PASTEF, allie action sociale, santé communautaire et engagement citoyen

Médina Baye a vibré, ce dimanche 08 février 2026, au rythme d’une importante journée d’action sociale et citoyenne initiée par le parti PASTEF – Les Patriotes du Sénégal. Cette activité à forte portée sociale et communautaire, placée sous le sceau de la santé publique, de la solidarité et de l’engagement politique, a été portée par Cheikh Niang, infirmier d’État, conseiller en santé communautaire et responsable politique de PASTEF à Kaolack.

Dès les premières heures de la matinée, de nombreuses populations ont répondu présentes pour bénéficier des prestations sanitaires gratuites, traduisant ainsi l’intérêt et le besoin réel des communautés en matière de santé préventive. Le programme a été marqué par des séances de circoncision, dont 100 enfants ont bénéficié, mais aussi par le dépistage du diabète, de l’hypertension artérielle (HTA) et de l’hépatite B. Au total, 80 personnes ont été testées, avec 12 cas positifs enregistrés.

Selon Cheikh Niang, « cette initiative sanitaire vise non seulement à rapprocher les services de santé des populations, mais aussi à renforcer la sensibilisation sur les maladies non transmissibles et infectieuses, tout en promouvant une approche communautaire axée sur la prévention et le dépistage précoce ».

La journée a également été marquée par l’organisation d’un panel de discussion consacré à l’hépatite B, permettant aux participants d’échanger avec des professionnels de la santé sur les causes, les risques et les moyens de prévention de cette maladie silencieuse.

Intervenant à cette occasion, le Dr Bamba Cissé, chef du service d’hépato-gastroentérologie de l’hôpital régional de Kaolack, est largement revenu sur la gravité de l’hépatite B, qui continue de faire des ravages dans la région.

« L’hépatite est une maladie du sang et du sexe. C’est une infection sexuellement transmissible, mais surtout une maladie dont la transmission la plus importante reste la transmission verticale, de la mère à l’enfant. Elle est souvent silencieuse, et le malade ne ressent des symptômes qu’au stade des complications. Pour l’éviter, il n’y a pas mille solutions : le dépistage et la vaccination », a-t-il expliqué.

Face au coût très élevé du traitement, le Dr Bamba Cissé a plaidé pour une réduction des coûts thérapeutiques, mais surtout pour une meilleure disponibilité du vaccin contre l’hépatite B, dont l’efficacité dépasse 99 %.

Le moment fort de la journée a sans doute été la déclaration officielle d’engagement politique de Cheikh Niang au sein de PASTEF, un acte symbolique salué par les militants et sympathisants, qui y voient une volonté affirmée de placer la santé, le développement durable et le don de soi au cœur de l’action politique locale.

À travers cette initiative, PASTEF réaffirme sa vision d’une politique de proximité, tournée vers les préoccupations concrètes des populations, où l’action sociale, la santé communautaire et l’engagement citoyen constituent les piliers d’un développement durable et inclusif.

Kédougou : le Président Bassirou Diomaye Faye inspecte les réalisations du programme Promovilles

De retour de Saraya, le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, s’est rendu ce dimanche 8 février 2026 dans la commune de Kédougou pour une visite de terrain consacrée aux réalisations du programme Promovilles. Cette descente présidentielle s’inscrit dans une dynamique de suivi rapproché des projets structurants destinés à améliorer durablement le cadre de vie des populations des villes de l’intérieur du pays.

Sur place, le chef de l’État a pu constater l’état d’avancement des travaux de voirie urbaine, qui portent sur la construction et la réhabilitation de 6,45 kilomètres de routes modernes, assainies et éclairées. Ces infrastructures relient des axes stratégiques de la ville, desservant notamment les principaux équipements administratifs, sanitaires, éducatifs et commerciaux. Leur mise en service progressive contribue à fluidifier la circulation, à réduire les enclavements internes et à améliorer l’accessibilité des services publics essentiels pour les habitants de Kédougou.

Le projet intègre également un important volet d’éclairage public, avec l’installation de 328 lampadaires le long des tronçons aménagés et dans plusieurs quartiers de la commune. Cette initiative vise à renforcer la sécurité des personnes et des biens, en particulier durant la nuit, tout en améliorant le confort urbain et l’attractivité des espaces publics.

Au-delà des infrastructures routières, les interventions du programme Promovilles à Kédougou couvrent plusieurs secteurs sociaux prioritaires. Elles comprennent notamment la réhabilitation et l’équipement de la Maison de la Femme, destinée à soutenir l’autonomisation économique et sociale des femmes, ainsi que la construction et la réhabilitation de 24 salles de classe afin d’améliorer les conditions d’apprentissage. Des aménagements paysagers ont également été réalisés pour embellir le cadre urbain, accompagnés de la mise en place d’outils de suivi et d’évaluation visant à mesurer l’impact socio-économique des investissements consentis.

Financé par l’État du Sénégal avec l’appui de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA), l’ensemble du projet représente un investissement global de plus de 5,7 milliards de francs CFA. Ces ressources ont permis de déployer des infrastructures de qualité tout en stimulant l’économie locale.

Les travaux ont par ailleurs généré des retombées significatives en matière d’emploi. Les chantiers de pavage et de voirie ont mobilisé et formé de nombreux jeunes issus des quartiers bénéficiaires, s’inscrivant dans une logique d’insertion professionnelle, de transfert de compétences et de valorisation de la main-d’œuvre locale.

Par cette visite sur le terrain, le Président Bassirou Diomaye Faye réaffirme une orientation politique forte, faisant des infrastructures urbaines de proximité un levier essentiel d’équité territoriale, de cohésion sociale et de développement inclusif. Ces investissements traduisent la volonté des autorités de transformer concrètement les conditions de vie des populations et de renforcer l’attractivité des villes de l’intérieur, en parfaite cohérence avec la vision stratégique Sénégal 2050.

Dette publique : Alioune Tine appelle à un changement de cap et plaide pour une restructuration négociée avec le FMI

Le débat sur la trajectoire économique du Sénégal continue d’alimenter l’actualité, avec une nouvelle prise de position d’Alioune Tine, fondateur d’Afrikajom Center. Dans une publication sur le réseau social X, l’acteur de la société civile a exhorté les plus hautes autorités du pays à revoir leur stratégie de gestion de la dette publique, estimant que la situation actuelle exige des décisions courageuses et pragmatiques.

S’appuyant sur les travaux de l’Agora/Penc d’Afrikajom Center, Alioune Tine considère que le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, le Premier ministre Ousmane Sonko et l’ensemble du gouvernement « doivent absolument choisir l’option de la restructuration de la dette et négocier avec le FMI », selon des propos rapportés par Seneweb. Cette position repose sur un rapport élaboré par Abdoulaye Ndiaye, professeur à l’Université de New York, et Martin Kessler, directeur de Finance Lab, qui analyse de manière comparative les scénarios de restructuration de la dette proposés par le Fonds monétaire international et celui de la non-restructuration actuellement privilégié par les autorités sénégalaises.

Le document met en lumière les risques et vulnérabilités associés à chaque option, dans un contexte que le fondateur d’Afrikajom Center juge particulièrement préoccupant pour la période 2024-2026. Alioune Tine évoque notamment la suspension du programme du FMI depuis octobre 2024, l’arrêt des décaissements des bailleurs multilatéraux, l’effondrement des eurobonds sénégalais et la perte d’accès aux marchés financiers internationaux. À ses yeux, le recours massif au marché de l’UEMOA pour financer les besoins de l’État a entraîné une hausse rapide de la dette domestique et régionale, accentuant les tensions sur la soutenabilité globale de la dette publique.

Selon Alioune Tine, cette dynamique conduit à une situation d’« improbable soutenabilité de la dette sénégalaise », une analyse qu’il estime en contradiction avec les assurances récemment données par le ministre des Finances devant l’Assemblée nationale. Face à ce constat, il appelle les autorités à adopter une approche réaliste et à envisager sans tabou la restructuration de la dette, une option qui, rappelle-t-il, bénéficie du soutien de nombreux économistes de renommée internationale et de plusieurs organisations engagées dans les questions de justice économique.

Il cite notamment les prises de position de figures telles que Joseph Stiglitz, Thomas Piketty et Esther Duflo, ainsi que diverses initiatives internationales plaidant pour l’allègement, voire l’annulation, de la dette des pays pauvres et vulnérables. Pour Alioune Tine, changer de stratégie ne saurait être interprété comme un aveu de faiblesse politique ou économique. Bien au contraire, il y voit un acte de responsabilité. « Ce n’est pas une infamie que de rectifier le tir pendant qu’il est encore temps. Se tromper et changer est un signe de courage et de sens des responsabilités », a-t-il affirmé, tout en mettant en garde contre les conséquences potentielles d’un refus de la restructuration, qui pourraient peser lourdement sur les entreprises nationales et fragiliser davantage le franc CFA.

Au-delà des choix techniques et financiers, le fondateur d’Afrikajom Center insiste également sur la dimension démocratique de la question. Il plaide pour une démarche fondée sur la transparence et la consultation des populations, estimant qu’un débat national est nécessaire sur un enjeu aussi déterminant pour l’avenir économique et social du pays. Selon lui, il est essentiel que les gouvernants associent les citoyens à la réflexion, afin de recueillir leurs avis et de les préparer à « mieux supporter ensemble les sacrifices » qu’impliquent les décisions à venir.

Par cette sortie publique, Alioune Tine relance ainsi le débat sur la gestion de la dette sénégalaise et interpelle les autorités sur l’urgence d’un choix stratégique susceptible d’influencer durablement la stabilité économique et sociale du pays.

Ousmane Sonko lance sa tournée politique dans le centre du Sénégal et réaffirme son engagement envers la jeunesse et la reddition des comptes

Le leader du parti Pastef Les Patriotes, Ousmane Sonko, a entamé ce jeudi 6 février 2026 sa tournée politique dans le centre du Sénégal, prévue pour durer trois jours et s’étendre jusqu’au 8 février. La première étape de cette tournée l’a conduit dans le département de Guinguinéo, au cœur de la région de Kaolack, où il a été accueilli par des populations enthousiastes et mobilisées.

Ce samedi 7 février, c’est la commune de Fass Fass qui a réservé à Ousmane Sonko un accueil populaire des plus chaleureux. Les habitants, sortis en masse, ont exprimé leur soutien au leader de Pastef, confirmant l’ancrage local et la popularité de ce dernier dans la région. Fidèle à son style direct et sans concession, Ousmane Sonko a profité de cette rencontre pour aborder plusieurs thématiques majeures, notamment la gouvernance, la reddition des comptes et les critiques parfois formulées à l’encontre de son action politique.

Selon lui, la relation entre un leader politique et les populations doit rester directe, constante et transparente. « Un responsable politique doit revenir régulièrement vers les populations pour écouter leurs préoccupations et comprendre ce qui ne fonctionne pas. Nous n’avons pas peur des critiques. Si les Sénégalais qui nous ont fait confiance estiment que c’est fini, nous rendrons les tabliers et partirons en paix », a-t-il déclaré. Ses propos ont suscité diverses réactions parmi les militants et sympathisants présents, certains exprimant leur désapprobation face à ce ton ouvert et responsable.

Ousmane Sonko a également tenu à réaffirmer son engagement personnel et sa loyauté envers les idéaux qui l’ont conduit en politique. « Je ne suis pas obnubilé par le pouvoir. On m’a empêché d’être candidat et j’ai désigné un autre. Je n’ai pas besoin de l’argent de la politique. Ce qui m’intéresse, ce sont les Sénégalais, en particulier la jeunesse », a-t-il martelé, soulignant que son action politique reste motivée par l’intérêt général et non par des ambitions personnelles.

Le leader de Pastef a rappelé la constance de son combat politique, qui vise à mettre en place des règles et des chartes claires distinguant ce qui appartient à l’État de ce qui relève de l’intérêt personnel des dirigeants. Répondant aux accusations de règlements de comptes, il a rejeté toute instrumentalisation partisane dans les procédures en cours. « Les rapports des corps de contrôle ne viennent pas de nous. Ils ont été établis par l’Inspection générale d’État, la Cour des comptes et l’OFNAC, à une période où nous étions dans l’opposition. Des personnes y sont mises en cause et cela ne peut être accepté si le Sénégal veut se mettre sur la voie du développement », a-t-il souligné.

Enfin, Ousmane Sonko a adressé un avertissement clair aux membres du pouvoir actuel, les appelant à ne pas reproduire les pratiques du passé. « Ceux qui détourneront les deniers publics seront poursuivis. La reddition des comptes est notre premier chantier et nous ne plaisantons pas avec cela », a-t-il conclu, confirmant que la transparence et l’éthique en politique demeurent au centre de son engagement pour le Sénégal.

Kédougou : Pose de la première pierre du Lycée Armée-Nation pour la Qualité et l’Équité (LYNAQE) à Salémata

Arrivé ce matin à Kédougou pour la deuxième partie de sa tournée dans le Sénégal oriental, le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a procédé à Salémata à la pose de la première pierre du Lycée Armée-Nation pour la Qualité et l’Équité (LYNAQE). Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’un programme national ambitieux visant à implanter des lycées d’excellence dans toutes les régions du pays afin de corriger les déséquilibres territoriaux et de rapprocher une éducation de haut niveau des populations. Inspirés des acquis des lycées d’excellence du Sénégal et de modèles internationaux, les LYNAQE apportent une réponse concrète aux déséquilibres entre filières, en favorisant la formation de scientifiques capables de contribuer efficacement aux efforts de développement national.

Le Président de la République a souligné que les LYNAQE ont pour vocation de stimuler l’innovation, la créativité et l’excellence scientifique, particulièrement dans les domaines des STEM (Science, Technologie, Ingénierie, Mathématiques). Ces établissements offriront aux élèves des environnements propices au travail intellectuel, à la rigueur et à la performance. Le dispositif vise ainsi un double objectif : renforcer la qualité des apprentissages et corriger les disparités socioéconomiques dans l’accès à une formation d’élite.

En tant que maillon stratégique des politiques publiques d’équité et de justice sociale dans le secteur éducatif, le LYNAQE se positionne également comme un outil structurant de formation du capital humain scientifique et technique, destiné à renforcer la souveraineté nationale, soutenir l’innovation et accroître la compétitivité du pays. Le concept « Nation-Armée » place la discipline, la rigueur, le civisme et l’esprit de responsabilité au cœur du parcours scolaire.

Chaque LYNAQE prendra la forme d’un campus d’internat d’environ dix hectares, pouvant accueillir 600 élèves de la 6ᵉ à la Terminale, recrutés sur la base d’un concours national. L’objectif est de garantir la parité entre filles et garçons, d’assurer une représentation équilibrée des différentes régions, et d’inclure des élèves issus du franco-arabe ainsi que des jeunes en situation de vulnérabilité. Le modèle d’encadrement, élaboré conjointement par le ministère de l’Éducation nationale et les Forces armées, allie exigence pédagogique et cadre structurant, afin de promouvoir la réussite scolaire et de former des citoyens responsables.

À travers cet acte fondateur, le Chef de l’État réaffirme sa vision politique : faire de l’excellence un instrument d’équité, de cohésion nationale et de préparation stratégique pour le Sénégal de demain, en parfaite cohérence avec la vision Sénégal 2050.

UA : la représentation du Sénégal par Ousmane Sonko ravive le débat sur une possible candidature de Macky Sall à l’ONU

La décision du président Bassirou Diomaye Faye de se faire représenter par son Premier ministre, Ousmane Sonko, au prochain sommet de l’Union africaine prévu les 14 et 15 février à Addis-Abeba continue de susciter analyses et commentaires sur la scène politique sénégalaise. Parmi les voix qui ont relancé le débat figure celle du journaliste et patron de presse Madiambal Diagne, fondateur du quotidien Le Quotidien, à travers une publication sur Facebook reprise par Les Échos.

Dans son analyse, Madiambal Diagne établit un lien direct entre ce choix diplomatique et la question, toujours sensible, d’une éventuelle candidature de l’ancien président Macky Sall au poste de Secrétaire général des Nations unies. Selon lui, l’absence annoncée de Bassirou Diomaye Faye à ce sommet continental majeur peut être interprétée à travers deux grilles de lecture politiques distinctes, mais tout aussi lourdes de conséquences.

La première lecture évoquée repose sur l’hypothèse d’une esquive calculée. En se faisant représenter, le chef de l’État sénégalais éviterait d’avoir à se positionner personnellement, devant ses homologues africains, sur un éventuel soutien officiel du Sénégal à la candidature de son prédécesseur. Une telle posture permettrait à Bassirou Diomaye Faye de maintenir une certaine distance institutionnelle sur un dossier délicat, alors même que la figure de Macky Sall demeure clivante dans l’opinion nationale et au sein de la majorité actuelle.

La seconde lecture avancée par Madiambal Diagne est plus politique encore. Elle consisterait à associer directement le Premier ministre Ousmane Sonko à un choix potentiellement favorable à Macky Sall. Dans ce scénario, la présence de Sonko au sommet de l’UA l’exposerait à la gestion directe de ce dossier, avec le risque de froisser une partie de la base militante de Pastef, farouchement opposée à l’ancien président. Une telle situation pourrait raviver des tensions internes, en plaçant le leader du parti au cœur d’un dilemme entre réalités diplomatiques et fidélité à un discours politique historiquement très critique à l’égard du régime précédent.

Candidature de Macky Sall à l’ONU : Babacar Ba appelle à l’apaisement et met en garde contre les procès politiques

Babacar Ba est monté au créneau pour défendre une approche qu’il juge rigoureuse et responsable de la défense des droits humains, dans un contexte politique sénégalais encore marqué par de fortes tensions. Dans une déclaration rendue publique, il estime que l’engagement en faveur des droits humains ne peut souffrir ni de complaisance, ni de calculs partisans, encore moins de raccourcis politiques qui fragiliseraient les principes mêmes qu’il prétend défendre.

Selon lui, désigner l’ancien Président de la République, Macky Sall, comme coupable de crimes politiques sans qu’aucune procédure judiciaire n’ait été engagée ni menée à son terme, relève d’une posture incompatible avec l’exigence de probité et d’équité qui fonde toute action crédible en matière de droits humains. Pour Babacar Ba, une telle démarche s’apparente davantage à un jugement politique qu’à une quête de justice fondée sur le droit et les faits.

L’ancien responsable souligne par ailleurs que le débat autour d’une éventuelle candidature de Macky Sall au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies devrait être abordé avec hauteur et responsabilité. À ses yeux, cette perspective devrait plutôt renforcer le patriotisme des citoyens sénégalais et encourager un climat d’apaisement, loin des querelles politiques internes qu’il qualifie de fratricides. Il avertit que ces tensions nuisent à l’image du Sénégal et affaiblissent son crédit sur la scène internationale, à un moment où le pays pourrait jouer un rôle majeur dans la diplomatie mondiale.

Babacar Ba considère qu’une candidature de Macky Sall à la tête de l’ONU représenterait une opportunité historique, non seulement pour le Sénégal, mais aussi pour l’Afrique. Il estime qu’un tel scénario renforcerait la visibilité internationale du pays, offrirait au continent africain une voix plus influente dans les grandes décisions mondiales et consoliderait son ancrage dans les mécanismes de gouvernance internationale.

Dans cette perspective, il met en garde contre toute attitude des autorités actuelles qui consisterait à accorder du crédit à des voix qu’il juge hostiles aux intérêts stratégiques du Sénégal et de l’Afrique. Pour lui, céder à ce type de pressions constituerait une erreur politique majeure, aux conséquences potentiellement lourdes et durables. Babacar Ba appelle ainsi à une lecture dépassionnée des enjeux, fondée sur l’intérêt supérieur du pays et le respect des principes de droit, afin d’éviter que les débats internes ne compromettent une ambition diplomatique qu’il juge légitime et porteuse d’espoir.

Assemblée nationale : une commission ad hoc en vue de la levée de l’immunité parlementaire de Farba Ngom

Dans un communiqué officiel rendu public ce vendredi 6 février 2026, l’Assemblée nationale a annoncé la convocation des députés en séance plénière le lundi 9 février 2026 à partir de 10 heures. Cette rencontre parlementaire s’inscrit dans un contexte judiciaire et politique sensible, marqué par la situation du député Mouhamadou Ngom, plus connu sous le nom de Farba Ngom.

Selon le document, l’unique point inscrit à l’ordre du jour concerne la ratification de la liste des membres de la commission ad hoc chargée d’examiner la demande de levée de l’immunité parlementaire du député-maire des Agnams. Cette étape constitue une procédure incontournable prévue par le règlement intérieur de l’Assemblée nationale lorsqu’un parlementaire est visé par une action judiciaire nécessitant la levée de sa protection parlementaire.

Farba Ngom est actuellement placé sous mandat de dépôt depuis le 27 février 2025. Il est incarcéré dans le cadre d’une enquête menée par le Pool judiciaire financier, une juridiction spécialisée dans la lutte contre la délinquance économique et financière. Le député est poursuivi pour de lourds chefs d’accusation, notamment association de malfaiteurs, escroquerie portant sur des deniers publics et blanchiment de capitaux.

La mise en place de cette commission ad hoc marque une nouvelle phase dans cette affaire très suivie par l’opinion publique. Sa mission sera d’examiner, en toute impartialité, la requête transmise par les autorités judiciaires avant de formuler un rapport qui sera soumis à l’appréciation de la plénière. C’est au terme de cette procédure que l’Assemblée nationale décidera, ou non, de lever l’immunité parlementaire de Farba Ngom, ouvrant ainsi la voie à la poursuite normale de la procédure judiciaire.

Oumar Sow accuse Seydi Gassama et d’autres figures publiques de semer la division nationale

L’ancien collaborateur de l’ex-président de la République Macky Sall, Oumar Sow, est monté au créneau ce vendredi pour dénoncer avec virulence les prises de position de plusieurs figures de la société civile et du monde médiatique, qu’il accuse de fragiliser la cohésion nationale. Dans une déclaration au ton ferme, il a directement mis en cause Seydi Gassama, Guy Marius Sagna, Babacar Touré Mandjou et Pape Sané Walf, à la suite des débats suscités par un éventuel soutien du Sénégal à la candidature de l’ancien chef de l’État à un poste aux Nations unies.

Selon Oumar Sow, les réactions et discours de ces personnalités relèvent moins d’une quête de justice ou de vérité que d’une volonté délibérée d’entretenir la rancune et de raviver les fractures au sein de la société sénégalaise. Il estime que leur posture publique contribue à opposer les citoyens les uns aux autres, dans un contexte politique et social qui exige, au contraire, retenue et responsabilité.

Dans sa charge, l’ancien collaborateur de Macky Sall déplore ce qu’il considère comme une instrumentalisation de l’histoire récente du pays à des fins politiques et idéologiques. À ses yeux, l’évocation sélective de certains épisodes et la mise en avant de ressentiments non apaisés participent à créer un climat de suspicion et de confrontation. « Votre discours n’est pas celui de la justice, mais celui de la rancune. Votre combat n’est pas celui de la nation, mais celui de la fracture », a-t-il lancé à l’endroit de ses détracteurs, les accusant de s’éloigner de l’intérêt général.

Oumar Sow met particulièrement en garde contre les conséquences de tels discours sur la stabilité du pays. Il considère que l’excitation des passions et la polarisation du débat public constituent une menace réelle pour la paix civile et l’unité nationale, valeurs qu’il juge fondamentales pour le Sénégal. Pour lui, la question d’un éventuel soutien diplomatique à une candidature internationale ne devrait pas servir de prétexte à des règlements de comptes ou à une remise en cause permanente de la cohésion sociale.

Éligibilité d’Ousmane Sonko : le professeur Mouhamadou Mounirou Sy tranche le débat

Le débat sur l’éligibilité d’Ousmane Sonko à une prochaine élection présidentielle « n’a pas lieu d’être » au regard du droit, selon le professeur Mouhamadou Mounirou Sy. Invité de l’émission L’invité de MNF sur la 7TV, le constitutionnaliste et enseignant-chercheur a livré une analyse juridique sans équivoque, affirmant que l’actuel Premier ministre peut légalement être candidat à la présidentielle à venir, y compris celle de 2029.

Pour étayer sa position, le professeur Sy rappelle que le leader de Pastef a recouvré l’intégralité de ses droits politiques. Les infractions pour lesquelles Ousmane Sonko avait été poursuivi ont, selon lui, été prises en charge par la loi d’amnistie, ce qui a pour effet d’effacer les conséquences juridiques susceptibles de faire obstacle à son éligibilité. « Sur le fichier électoral, sur la liste des électeurs, il y a le nom d’Ousmane Sonko. S’il y a élection demain, il peut bien être candidat », a-t-il souligné, insistant sur un élément central du droit électoral : l’inscription sur les listes électorales comme condition déterminante de l’éligibilité.

Au-delà de l’analyse strictement juridique, le constitutionnaliste a tenu à préciser que sa position ne relève ni d’un soutien politique ni d’une adhésion aux orientations du Premier ministre. « Je suis contre Ousmane Sonko, contre ses manières, contre ses propos. Mais, dans le cadre du droit, il est éligible », a-t-il déclaré, marquant ainsi une distinction nette entre appréciation personnelle et raisonnement juridique. Pour lui, le droit ne saurait être instrumentalisé pour écarter un adversaire politique.

Dans ce sens, le professeur Mouhamadou Mounirou Sy a critiqué les discours et stratégies visant à contester l’éligibilité d’Ousmane Sonko sur des bases juridiques qu’il juge infondées. Il estime que si des opposants redoutent la popularité ou le poids politique du leader de Pastef, ils devraient l’assumer clairement. « S’ils veulent éliminer Sonko, ils n’ont qu’à le faire par la voie des urnes. Qu’ils l’attaquent et le battent sur le terrain politique », a-t-il martelé, appelant à un affrontement démocratique loyal plutôt qu’à des manœuvres d’exclusion.

S’agissant plus spécifiquement de la présidentielle de 2029, le constitutionnaliste se veut catégorique : aucune procédure supplémentaire ne serait nécessaire pour permettre à Ousmane Sonko de présenter sa candidature. À ses yeux, les conditions légales sont déjà réunies et toute tentative de remise en cause relèverait davantage du débat politique que du droit constitutionnel.

Tournée économique : à Kidira, le Président Diomaye Faye inspecte un chantier stratégique pour le désenclavement et l’emploi

En début de matinée, le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a poursuivi sa tournée économique par une visite à Kidira, marquant la deuxième journée de ce déplacement axé sur les infrastructures et le développement territorial. Le Chef de l’État s’est rendu sur le chantier de la route Kidira–Bakel, une infrastructure majeure du corridor Tambacounda–Kidira–Bakel, appelée à jouer un rôle déterminant dans la dynamique économique de l’Est du pays.

Ce projet structurant s’inscrit dans le vaste programme de réhabilitation des routes nationales 1 et 2, qui couvre un linéaire total de 250 kilomètres. Le tronçon Kidira–Bakel, long de 65 kilomètres, constitue l’un des segments clés de cet ensemble, tant par son importance stratégique que par son impact attendu sur la mobilité des personnes et des biens. L’investissement global dépasse 116 milliards de francs CFA et vise à améliorer durablement la sécurité routière, la fluidité du trafic et l’accès des populations aux services sociaux et économiques.

Au-delà de la réalisation de la chaussée, le projet adopte une approche intégrée du développement territorial. Il prévoit la mise en place de pistes rurales destinées à désenclaver les zones de production, facilitant ainsi l’écoulement des produits agricoles et pastoraux vers les marchés. Des voiries urbaines sont également programmées à Kidira et à Bakel afin d’améliorer la circulation intra-urbaine et de renforcer l’attractivité de ces centres. À cela s’ajoutent des ouvrages de drainage pour lutter contre les inondations, des dispositifs de signalisation moderne, des parkings pour gros porteurs et l’éclairage public dans plusieurs localités traversées.

Le volet social du projet occupe une place centrale. La construction d’infrastructures de base, notamment des cases et postes de santé, des maternités, des écoles, des forages et des équipements communautaires, traduit la volonté des autorités de faire de la route un véritable catalyseur de progrès social. L’objectif est d’améliorer les conditions de vie des populations riveraines tout en réduisant les inégalités d’accès aux services essentiels.

Sur le plan de l’emploi, les retombées sont déjà perceptibles. Le chantier a permis la création de 1 373 emplois, dont 62 % occupés par des travailleurs locaux. Ces chiffres illustrent de manière concrète le lien étroit entre investissements publics, insertion professionnelle et développement économique à l’échelle locale.

En se rendant à Kidira dès les premières heures de la matinée, le Président Bassirou Diomaye Faye a réaffirmé une orientation politique claire, faisant du désenclavement un levier de souveraineté, d’équité territoriale et de création d’emplois. Cette démarche s’inscrit en droite ligne avec l’engagement présidentiel de faire de l’année 2026 l’Année de l’emploi et de l’économie sociale et solidaire, ainsi qu’avec la vision de long terme portée par le référentiel Sénégal 2050.

Amnesty International Sénégal met en garde le président Bassirou Diomaye Faye contre un éventuel soutien à Macky Sall pour le poste de Secrétaire général de l’ONU

Le directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal, Seydi Gassama, a publiquement interpellé le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, sur l’hypothèse d’un soutien du Sénégal à une éventuelle candidature de l’ancien chef de l’État, Macky Sall, au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU). Cette prise de position a été exprimée à travers un message publié sur le réseau social X, anciennement Twitter.

Dans son message, Seydi Gassama estime qu’un tel soutien constituerait une grave entorse au devoir de mémoire et de justice envers les victimes des violences survenues sous le régime de Macky Sall. Il évoque notamment « plus de 65 Sénégalais tués » au cours des dernières années, faisant référence aux manifestations politiques et aux tensions qui ont marqué la fin du précédent pouvoir. Le responsable d’Amnesty International Sénégal cite également « les quatre personnes tuées à la suite de la décision de reporter l’élection présidentielle de février 2024 », un épisode qui avait profondément choqué l’opinion publique nationale et internationale.

S’adressant directement au chef de l’État, Seydi Gassama souligne que l’accession de Bassirou Diomaye Faye à la magistrature suprême est indissociable des sacrifices consentis par de nombreux jeunes Sénégalais. « Sans le sacrifice de ces jeunes Sénégalais, dont les familles attendent toujours que justice soit rendue, vous ne seriez jamais devenu président de la République », a-t-il écrit, insistant sur la responsabilité morale et politique du nouveau pouvoir à l’égard des victimes et de leurs proches.

Au-delà du cadre strictement national, le défenseur des droits humains a également interpellé les États membres de l’Union africaine. Il a rappelé que l’Organisation des Nations unies repose sur trois piliers fondamentaux que sont la paix et la sécurité, le développement, ainsi que les droits humains. Selon lui, toute candidature au poste de Secrétaire général de l’ONU devrait être évaluée à l’aune de ces principes, en particulier du respect et de la promotion des droits humains.

Sommet de l’UA : la candidature de Macky Sall au poste de Secrétaire général de l’ONU au cœur des discussions

Le 39ᵉ Sommet de l’Union africaine (UA), prévu en février prochain à Addis-Abeba, en Éthiopie, s’annonce comme un rendez-vous diplomatique majeur pour le continent. Parmi les dossiers stratégiques inscrits à l’agenda figure l’examen de la candidature de l’ancien président sénégalais Macky Sall au poste de Secrétaire général des Nations unies. Une perspective qui suscite déjà de nombreux commentaires au sein des cercles diplomatiques africains et internationaux.

Selon plusieurs sources diplomatiques concordantes, la candidature de Macky Sall pourrait bénéficier d’un large soutien des chefs d’État et de gouvernement africains. Cette dynamique s’expliquerait notamment par le consensus croissant autour de la nécessité de voir l’Afrique accéder, pour la première fois, à la tête de l’Organisation des Nations unies, dans un contexte mondial marqué par de profondes crises géopolitiques, sécuritaires et climatiques. Le sommet d’Addis-Abeba pourrait ainsi servir de cadre à une position commune africaine en faveur de cette ambition.

Ancien président du Sénégal de 2012 à 2024, Macky Sall a occupé une place centrale sur la scène continentale et internationale durant ses mandats. Président en exercice de l’Union africaine en 2022, il s’est illustré par une diplomatie active, notamment sur les questions de paix et de sécurité, de réforme de la gouvernance mondiale et de justice climatique. Son rôle de médiateur dans plusieurs crises régionales et son plaidoyer pour une meilleure représentation de l’Afrique dans les instances internationales renforcent son profil aux yeux de nombreux dirigeants africains.

Pour ses soutiens, Macky Sall incarne un leadership expérimenté, capable de dialoguer aussi bien avec les grandes puissances qu’avec les pays du Sud. Ils estiment que son parcours politique, sa connaissance des mécanismes multilatéraux et son réseau diplomatique constituent des atouts majeurs pour diriger une organisation confrontée à des défis complexes, allant des conflits armés à la réforme du Conseil de sécurité, en passant par le développement durable et la lutte contre les inégalités.

Toutefois, si le soutien africain apparaît déterminant, la course au poste de Secrétaire général de l’ONU reste fortement concurrentielle et soumise à de multiples équilibres géopolitiques. Le processus de sélection implique non seulement l’Assemblée générale des Nations unies, mais aussi l’approbation du Conseil de sécurité, où les cinq membres permanents disposent d’un droit de veto. Dans ce contexte, l’unité africaine autour d’un candidat unique serait un signal politique fort, mais non suffisant à elle seule.

Ousmane Diagne face à l’impasse du Conseil supérieur de la magistrature

Remplacé en septembre dernier par Yassine Fall lors du remaniement ministériel, l’ancien ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Ousmane Diagne, se retrouve aujourd’hui dans une situation administrative et institutionnelle pour le moins préoccupante. Plusieurs mois après son départ du gouvernement, il n’a toujours pas réintégré la Cour suprême, alors même que les usages et principes en vigueur voudraient qu’un magistrat nommé ministre retrouve automatiquement son poste d’origine à la fin de ses fonctions gouvernementales.

Selon le quotidien Les Échos, cette situation résulte avant tout d’un blocage juridique. L’acte administratif qui avait permis l’affectation d’Ousmane Diagne au Parquet général près la Cour suprême serait devenu caduc avec le temps et les changements intervenus. En conséquence, sa réintégration ne pourrait se faire sans l’édiction d’un nouvel acte de nomination. Or, une telle décision ne relève pas du pouvoir exécutif seul, mais du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), seule instance habilitée à statuer sur la carrière et les affectations des magistrats.

Le problème majeur tient au fait que le CSM ne s’est plus réuni depuis le 26 juin dernier, alors que les textes prévoient au minimum deux sessions par an. Cette absence prolongée de réunion entretient le flou et retarde la régularisation de plusieurs situations, dont celle de l’ancien Garde des Sceaux. Aucune communication officielle n’a, jusqu’ici, permis d’expliquer clairement les raisons de cette inactivité du Conseil, alimentant interrogations et spéculations.

Dans ses colonnes, Les Échos s’interroge ainsi sur les motivations profondes de ce retard. Certains observateurs n’excluent pas que cette situation soit liée au passé ministériel d’Ousmane Diagne. L’ancien ministre aurait, lorsqu’il était en poste, refusé — avec son équipe — de donner suite à une demande sensible de révision de procès. Une décision qui, aujourd’hui, pourrait peser lourdement sur son sort, même si aucune preuve formelle ne vient étayer cette hypothèse.

Au-delà des considérations politiques ou institutionnelles, le facteur temps apparaît comme l’élément le plus critique dans ce dossier. Ousmane Diagne approche de l’âge de la retraite, et le compte à rebours est désormais lancé. S’il n’est pas rétabli à la Cour suprême avant son départ officiel, il risque de perdre le bénéfice des trois années supplémentaires de fonction auxquelles il pouvait prétendre, suite au rallongement de l’âge de la retraite accordé aux magistrats de ce rang. Une perspective lourde de conséquences, tant sur le plan professionnel que symbolique, pour un haut magistrat ayant occupé l’un des postes les plus stratégiques de l’appareil judiciaire sénégalais.

Tambacounda : le Président Bassirou Diomaye Faye à l’écoute des forces vives pour des réponses concrètes aux urgences territoriales

Dans la soirée du jeudi 5 février 2026, et jusque tard dans la nuit, le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a consacré de longues heures d’échanges aux élus locaux et aux acteurs économiques de la région de Tambacounda. Cette rencontre, tenue dans un climat d’écoute attentive et de dialogue franc, s’inscrit dans la volonté affichée du Chef de l’État de gouverner au plus près des réalités des territoires, en associant les forces vives à la recherche de solutions durables aux difficultés du quotidien.

Tour à tour, les intervenants ont porté à l’attention du Président des préoccupations majeures touchant directement les populations. La santé, la connectivité numérique, l’emploi et l’enclavement figurent parmi les sujets les plus récurrents soulevés au cours des discussions. Autant de problématiques structurelles qui, selon les participants, freinent encore le développement économique et social de la région.

En réponse, le Chef de l’État a tenu à rassurer ses interlocuteurs en revenant sur plusieurs programmes et réalisations de l’État actuellement en cours d’exécution. Sur le plan sanitaire, Bassirou Diomaye Faye a évoqué la prise en charge du centre de santé de Bakel, tout en annonçant le lancement, avant la fin de l’année 2026, d’un vaste programme national de déploiement de 112 ambulances. Cette initiative vise à renforcer significativement les capacités d’évacuation sanitaire sur l’ensemble du territoire national, en particulier dans les zones rurales et éloignées, souvent confrontées à des urgences médicales difficiles à gérer faute de moyens adaptés.

La question de la connectivité, jugée cruciale pour l’inclusion numérique et l’attractivité économique des territoires, a également occupé une place centrale dans les échanges. Le Président de la République a rappelé que les difficultés actuelles seront progressivement résorbées grâce au déploiement de l’internet satellitaire. Cette solution technologique doit permettre de garantir un accès plus équitable au numérique, y compris dans les zones les plus enclavées, et d’ouvrir de nouvelles perspectives en matière d’éducation, de services administratifs et d’opportunités économiques.

Concernant le désenclavement, Bassirou Diomaye Faye a annoncé qu’une enveloppe de 24 milliards de francs CFA, retenue dans le cadre de la renégociation du Programme spécial de désenclavement, est spécifiquement dédiée à la réalisation de linéaires de routes dans la région de Tambacounda. Il a également souligné l’importance stratégique de la réhabilitation de la gare ferroviaire de Tambacounda, infrastructure clé pour la mobilité des personnes et des biens, ainsi que pour l’intégration économique et territoriale de la région.

Les échanges ont aussi été marqués par une forte prise de parole des femmes, venues témoigner de l’impact concret des politiques publiques en faveur de l’autonomisation économique. Elles ont notamment mis en avant la Maison des femmes de Tambacounda, une structure fédérant 50 Groupements d’intérêt économique, qui a bénéficié d’un financement de 40 millions de francs CFA du Fonds de Garantie des Investissements Prioritaires (FONGIP). Les bénéficiaires ont exprimé leur reconnaissance au Chef de l’État pour cet appui, qu’elles considèrent comme un levier déterminant pour le renforcement de l’économie sociale et solidaire et l’amélioration des conditions de vie des femmes de la région.

Au terme de ces échanges prolongés, le Président de la République a réaffirmé sa détermination à répondre avec méthode, équité et constance aux préoccupations exprimées. Il a rappelé que ces actions s’inscrivent pleinement dans l’engagement de faire de l’année 2026 l’Année de l’emploi et de l’économie sociale et solidaire, en cohérence avec la vision stratégique Sénégal 2050. Une vision qui ambitionne de bâtir un développement inclusif, équilibré et durable, fondé sur la valorisation des territoires et le potentiel de leurs populations.

Tambacounda : le Président pose les jalons d’un vaste réseau ferroviaire moderne

En tournée économique dans le Sénégal oriental, le Chef de l’État s’est rendu sur le chantier de la future gare ferroviaire de Tambacounda, un projet structurant qui illustre l’ambition des autorités de relancer durablement le transport ferroviaire national. Selon la Présidence de la République, cette visite s’inscrit dans la volonté présidentielle de faire des infrastructures un moteur de développement économique, d’intégration territoriale et de création d’emplois.

Le projet phare présenté repose sur la construction d’une ligne ferroviaire à écartement standard reliant Dakar à Tambacounda. Longue de 464 kilomètres, cette future infrastructure représente un investissement prévisionnel estimé à 1 500 milliards de francs CFA. Elle constitue la première étape d’un programme beaucoup plus vaste visant la mise en place d’un réseau ferroviaire national moderne d’environ 2 000 kilomètres, capable de désenclaver l’intérieur du pays et de renforcer la compétitivité économique du Sénégal.

En attendant la réalisation de cette nouvelle ligne, l’État a lancé une importante opération de réhabilitation du réseau ferroviaire existant afin d’assurer la continuité du trafic et de sécuriser les déplacements. Les données techniques communiquées par la Présidence font état d’avancées significatives sur le terrain. Plusieurs dizaines de kilomètres de voies ont été entièrement reconstruits, des milliers de traverses remplacées et des centaines de milliers d’attaches remises en voie. D’importantes quantités de ballast ont été mises en œuvre pour renforcer la stabilité des rails, tandis que de nombreux passages à niveau ont été mis aux normes afin d’améliorer la sécurité des usagers. Parallèlement, des ouvrages hydrauliques et métalliques ont fait l’objet de travaux de réhabilitation pour garantir la durabilité des installations.

Sur le plan financier, cette phase transitoire a déjà nécessité un engagement de 27 milliards de francs CFA. À ce montant viendront s’ajouter 19,2 milliards supplémentaires destinés à finaliser les travaux hydrauliques et métalliques, confirmant l’ampleur de l’effort consenti par l’État pour maintenir et moderniser le réseau ferroviaire existant.

Au-delà des chiffres et des aspects purement techniques, le Président de la République a insisté sur la dimension stratégique et sociale de ces chantiers. Il a réaffirmé sa volonté de transformer les projets ferroviaires en véritables leviers d’opportunités économiques, notamment en favorisant l’emploi local, le transfert de compétences et l’émergence d’activités connexes autour du rail. Pour le Chef de l’État, le développement du chemin de fer ne se limite pas à la construction d’infrastructures, mais participe d’une vision globale d’aménagement du territoire, de justice spatiale et de croissance inclusive.

Université du Sénégal oriental : Diomaye Faye impulse une accélération décisive des travaux à Tambacounda

En tournée économique dans le Sénégal oriental, le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a effectué, peu après son arrivée à Tambacounda, une visite du chantier de l’Université du Sénégal oriental (USO), un projet structurant dont la livraison est annoncée avant octobre 2026, en perspective de la prochaine rentrée universitaire. Cette étape symbolique traduit la volonté des autorités de faire de l’enseignement supérieur un levier majeur de développement territorial et de réduction des inégalités régionales.

Le Chef de l’État était accompagné d’une importante délégation gouvernementale comprenant le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Daouda Ngom, le ministre des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens, Dethie Fall, le ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, Mabouba Diagne, ainsi que le ministre des Forces armées. Leur présence conjointe témoigne du caractère transversal du projet et de son ancrage dans une vision globale de développement économique, social et sécuritaire de la zone orientale du pays.

Selon les autorités, l’Université du Sénégal oriental s’inscrit comme un maillon stratégique du maillage universitaire national. Elle vise à rapprocher l’offre de formation des réalités locales et à renforcer l’attractivité académique d’une région longtemps confrontée à l’éloignement des grands pôles universitaires. À cet égard, le Président Bassirou Diomaye Faye s’est félicité de l’orientation académique retenue, qu’il juge en parfaite cohérence avec les potentialités minières et géologiques de la région de Tambacounda et de Kédougou.

Le Chef de l’État a souligné l’importance d’établir une articulation forte entre l’enseignement théorique et la pratique professionnelle. Il a notamment salué l’intégration d’incubateurs au sein du projet universitaire, destinés à encourager l’innovation, l’entrepreneuriat et la valorisation des ressources locales. Pour le Président de la République, cette approche permettra de former des compétences adaptées aux besoins du territoire tout en favorisant l’insertion professionnelle des jeunes diplômés.

Au cours de la visite, Bassirou Diomaye Faye a également salué l’engagement de l’entreprise chargée de la réalisation des travaux, tout en appelant à un maintien rigoureux de la cadence. Il a insisté sur la vigilance constante exercée par les ministres en charge des Infrastructures et de l’Enseignement supérieur afin de garantir le respect des délais contractuels.

Réaffirmant l’engagement de l’État, le Président de la République a assuré que toutes les mesures nécessaires seront prises pour accompagner l’entreprise et lever les éventuelles contraintes techniques ou administratives. L’objectif, a-t-il martelé, est de livrer l’Université du Sénégal oriental à la date convenue, soit octobre 2026, afin qu’elle puisse accueillir ses premiers étudiants dès la prochaine rentrée universitaire.

Tournée économique du Président Bassirou Diomaye Faye à Tambacounda et Kédougou : cap sur l’emploi, la production et l’inclusion territoriale

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a entamé ce jour à Tambacounda une tournée économique de grande envergure dans les régions de Tambacounda et de Kédougou, marquant une étape majeure dans la mise en œuvre de sa vision de transformation structurelle de l’économie sénégalaise. À son arrivée à l’aérodrome de Tambacounda, le Chef de l’État a été accueilli par les autorités administratives et territoriales, dans un cérémonial rehaussé par les honneurs militaires, symbole de l’importance stratégique accordée à ce déplacement présidentiel.

Cette tournée s’inscrit dans la continuité des orientations majeures définies par le Président de la République depuis son accession à la magistrature suprême, visant à bâtir une économie plus résiliente, plus productive et davantage créatrice d’emplois. En décrétant l’année 2026 « Année de l’emploi et de l’économie sociale et solidaire », le Chef de l’État a clairement affiché sa volonté de placer le travail, l’entrepreneuriat et l’initiative locale au cœur des politiques publiques. Il s’agit de répondre de manière durable au défi du chômage, en particulier celui des jeunes, tout en favorisant l’inclusion économique des femmes et des communautés locales.

Dans les régions de Tambacounda et de Kédougou, riches en potentialités agricoles, minières, énergétiques et humaines, cette tournée vise à donner une impulsion nouvelle au développement territorial. Les différentes étapes prévues permettront d’évaluer l’état des infrastructures, d’échanger avec les acteurs économiques et sociaux, et de poser les bases d’une meilleure articulation entre formation professionnelle, agriculture moderne, accès à l’énergie, transformation locale et investissements productifs. L’objectif est de créer des chaînes de valeur solides, capables de générer des emplois décents et de fixer les populations dans leurs terroirs.

Au-delà des annonces et des projets, cette démarche présidentielle traduit une conviction profondément ancrée : le développement ne se décrète pas depuis les bureaux, il se construit sur le terrain, au contact direct des réalités locales. En allant à la rencontre des producteurs, des entrepreneurs, des jeunes porteurs de projets et des femmes actives dans l’économie sociale et solidaire, le Président Bassirou Diomaye Faye entend inscrire l’action publique dans une logique d’écoute, de co-construction et d’efficacité.

Cette tournée économique dans le Sénégal oriental apparaît ainsi comme un moment fort de gouvernance de proximité, mais aussi comme un signal politique et économique clair. Elle réaffirme l’engagement de l’État à faire de chaque région un moteur de croissance, à réduire les inégalités territoriales et à bâtir un Sénégal plus inclusif, plus productif et résolument tourné vers l’avenir.

Des anciens présidents de groupe parlementaire solidaires de Doudou Wade après son audition

Une délégation d’anciens présidents de groupe parlementaire de l’Assemblée nationale du Sénégal s’est rendue au domicile du doyen Doudou Wade pour lui exprimer son soutien, à la suite de sa récente audition par la justice. La délégation était conduite par l’honorable Abdou Mbow, responsable au sein de l’Alliance pour la République (APR), en compagnie de l’ancien ministre Omar Youm.

Cette visite s’inscrit dans une démarche collective de solidarité, portée par quinze anciens présidents de groupe parlementaire, avec l’adhésion de l’actuelle présidente du groupe parlementaire Takku Wallu, Aïssata Tall Sall. S’exprimant au nom de l’ensemble de ces responsables parlementaires, les membres de la délégation ont tenu à marquer leur accompagnement total à l’endroit de Doudou Wade, qu’ils considèrent comme une figure majeure de la vie politique et institutionnelle du pays.

Les anciens présidents de groupe ont indiqué avoir pris acte de la libération de Doudou Wade à l’issue de son audition, tout en précisant que, conformément aux informations communiquées par ses avocats, il demeure à la disposition de la justice. Selon eux, la visite à son domicile visait avant tout à lui témoigner une solidarité fraternelle, à saluer son engagement, mais également à soutenir sa famille dans ce moment qu’ils jugent éprouvant.

Au-delà du geste de soutien personnel, les membres de la délégation ont souhaité alerter l’opinion nationale et internationale sur ce qu’ils estiment être une situation préoccupante pour l’état de droit et les libertés publiques au Sénégal. À cet effet, ils ont annoncé l’élaboration d’une déclaration commune destinée à exprimer leurs inquiétudes et à appeler à la vigilance.

Dans leur message, les anciens responsables parlementaires ont rappelé que la démocratie sénégalaise est le fruit de longues luttes menées par plusieurs générations et qu’elle constitue un acquis fondamental qu’il convient de préserver à tout prix. Ils ont insisté sur la nécessité de garantir les libertés d’expression et d’opinion, estimant que les convocations de personnalités politiques ou de journalistes pour leurs prises de position publiques devraient appartenir au passé.

Babacar Ba nommé Secrétaire général du Ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme

Le Président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a procédé à une nouvelle nomination au sein de l’administration publique, dans le cadre des mesures individuelles prises en Conseil des ministres. À cet effet, Monsieur Babacar Ba, administrateur civil, matricule de solde n°624 582/I, a été nommé Secrétaire général du Ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme.

Cette décision s’inscrit dans la dynamique de réorganisation et de renforcement de l’efficacité de l’action gouvernementale engagée par les nouvelles autorités. Monsieur Babacar Ba succède à Madame Seynabou Niang, qui occupait jusque-là les fonctions de Secrétaire générale du ministère.

En tant que Secrétaire général, Monsieur Ba aura pour mission principale d’assurer la coordination de l’ensemble des services du Ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme. Il sera également chargé de superviser la mise en œuvre des politiques publiques dans les domaines de la culture, de l’artisanat et du tourisme, secteurs stratégiques pour la promotion de l’identité nationale, la valorisation du patrimoine et le développement économique du pays. À ce titre, il veillera au bon fonctionnement administratif et opérationnel du département, tout en assurant la cohérence et l’efficacité des actions menées par les différentes directions et structures rattachées au ministère.

Administrateur civil de formation, Babacar Ba dispose d’une expérience avérée au sein de l’administration publique, ce qui constitue un atout pour accompagner les réformes et les projets structurants attendus dans ce ministère. Sa nomination traduit la volonté des autorités de placer à des postes clés des cadres capables de porter la vision gouvernementale en matière de gouvernance, de modernisation de l’administration et de développement des secteurs culturels et touristiques.

Le Conseil des Ministres s’est tenu le mercredi 04 février 2026, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE, Président de la République.

AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

Le Chef de l’Etat a fait une communication portant sur les points suivants :

Développement de la nouvelle politique ferroviaire

Monsieur le Président de la République, débutant sa communication, souligne que le développement des chemins de fer et des transports ferroviaires constitue une priorité nationale, dans le cadre de l’aménagement et de l’attractivité du territoire. A cet effet, il demande au Ministre des Transports terrestres et aériens de faire l’évaluation de l’état d’exécution des projets et réformes concernant le secteur ferroviaire.  Il indique, également, l’urgence d’accélérer la réhabilitation et la modernisation de la ligne Dakar-Tambacounda, de finaliser la Politique ferroviaire nationale à l’horizon 2050 et de dresser un état des lieux global du dialogue social et des doléances des personnels en exercice dans le secteur.

En outre, le Chef de l’Etat instruit le Ministre des Transports terrestres et aériens de veiller, en relation avec l’APIX et toutes les parties prenantes, à la mise en service de la phase II du Train Express Régional (TER) intégrant l’édification de la gare de Sébikhotane. Il engage le Premier Ministre à tenir un Conseil interministériel sur le secteur ferroviaire et à veiller à la réalisation des plans de réinstallation des personnes affectées par le projet TER.

Repositionnement stratégique du secteur de l’Eau

Le Chef de l’Etat rappelle la place fondamentale qu’occupe le secteur de l’Eau dans le bien-être des populations et l’atteinte des objectifs de développement durable. Il salue le leadership reconnu du Sénégal en la matière et demande d’accélérer l’exécution de l’ensemble des projets relatifs à l’hydraulique et l’assainissement, en veillant au lancement du projet du « Grand Transfert d’Eau » et du nouveau Programme de prévention et de gestion des inondations. Le Président de la République insiste sur la nécessité de veiller à la mise en œuvre des recommandations des concertations nationales sur le secteur de l’Eau et de l’Assainissement, en assurant le déploiement accéléré du programme de renouvellement des forages et ouvrages hydrauliques et l’intensification des projets d’unités de dessalement. Il instruit le Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement de finaliser les réformes complémentaires des sous-secteurs de l’hydraulique urbaine et de l’hydraulique rurale, de redéfinir à l’horizon 2050, les schémas directeurs en matière d’hydraulique et d’assainissement et d’actualiser la gouvernance globale, le modèle économique et la régulation du secteur de l’Eau dans son intégralité.

Le President de la République demande au Premier Ministre de finaliser les textes relatifs au Code de l’Eau et à l’Autorité de régulation du secteur.

Enfin, il demande au Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement et au Ministre en charge de l’Energie d’assurer un suivi permanent de l’état d’exécution des engagements du Sénégal, dans le cadre des projets de l’OMVS et de l’OMVG.

Prévention et lutte contre le cancer

Le Président de la République fait observer que la communauté internationale célèbre, ce 04 février 2026, la Journée mondiale contre le cancer. A cet égard, il demande de renforcer la prévention, la sensibilisation des populations et le dépistage précoce des cancers, notamment les cancers des enfants et des femmes. Le Chef de l’Etat indique l’urgence d’améliorer les modalités et facilités d’accès aux traitements et soins des patients et de finaliser la construction, l’équipement et la réception du Centre national d’Oncologie de Diamniadio. Dans ce sillage, il demande au Premier Ministre de superviser la mise en œuvre d’un Programme national décennal de Prévention et de Lutte contre les cancers.  

Accélération de la territorialisation des politiques publiques

Considérant la territorialisation des politiques publiques comme un principe directeur de la mise en œuvre de l’Agenda national de Transformation, Sénégal 2050, le Chef de l’Etat demande d’accélérer les processus de territorialisation des programmes et projets publics, en liaison avec les collectivités territoriales et les services déconcentrés de l’Etat, sous la coordination des gouverneurs, préfets et sous-préfets. A cet égard, il exprime son attachement au désenclavement des territoires et terroirs, à travers l’accélération des programmes routiers, autoroutiers et de réalisation de pistes rurales et le déploiement des projets hydrauliques, numériques, d’électrification et de construction d’infrastructures communautaires et sociales de base.

Il demande également au Premier Ministre de veiller à l’accélération des programmes de résorption des abris provisoires et de modernisation des infrastructures scolaires, ainsi qu’à la réactualisation de la carte sanitaire intégrant les constructions de nouvelles structures et établissements de santé prévus dans l’ensemble des régions.

Dans le but de renforcer la montée en puissance des Pôles territoriaux de Développement et d’accentuer la doctrine d’un Etat de proximité, il annonce qu’il poursuivra ses visites économiques régulièrement dans les régions. Dans ce cadre, sa prochaine tournée aura lieu du 05 au 08 février 2026 dans les régions de Tambacounda et de Kédougou, afin d’évaluer et d’apprécier l’état de prise en charge des urgences et priorités économiques, sociales et environnementales.  

Vulgarisation de la vie et de l’œuvre de Cheikh Anta Diop

En perspective de la commémoration du quarantième (40ème) anniversaire du rappel à Dieu du Professeur Cheikh Anta DIOP, le 07 février 2026, le Chef de l’Etat rend un vibrant hommage, au nom de la Nation, à cet universitaire de renom, illustre patriote et panafricain convaincu, dont les travaux scientifiques et les prises de position nationales et internationales, ont fortement contribué à l’éveil des consciences. A cet effet, il demande au Gouvernement d’accentuer le désenclavement et la valorisation de Thieytou et de travailler avec la famille du disparu et toutes les autres parties prenantes, afin de vulgariser et perpétuer, dans les programmes scolaires, universitaires et les créations artistiques, l’œuvre monumentale de Cheikh Anta DIOP.

Agenda du Président de la République

Le Chef de l’Etat a informé le Conseil avoir effectué les 02 et 03 février 2026, une visite officielle en République du Congo, à l’invitation de Son Excellence le Président Denis Sassou NGUESSO.

AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PREMIER MINISTRE

Monsieur le Premier Ministre a axé sa communication sur les points suivants :

Conseil présidentiel de l’Investissement

Le Premier Ministre a d’abord rendu compte au Président de la République de l’état de préparation du prochain Conseil présidentiel de l’Investissement (CPI), prévu en fin mars 2026. Ainsi, il a présenté le cadre rénové de pilotage et d’orientation des investissements. Abordant le cadre du partenariat entre le secteur privé et l’État, il souligne que dans l’Agenda national de Transformation, Sénégal 2050, l’investissement privé, national et étranger, est au cœur de la stratégie de transformation économique. L’investissement privé s’impose, dès lors, comme moteur essentiel de la croissance, de la compétitivité, de la création d’emplois et de la souveraineté productive. Cette ambition implique le développement d’un nouveau type de partenariat entre l’État et le secteur privé, qui concourt à l’accroissement de l’investissement privé dans l’économie sénégalaise.

Le Premier Ministre a souligné la trajectoire globalement ascendante des investissements privés au Sénégal, qui traduit un renforcement de l’attractivité économique du pays, confirmé par les performances récentes relatées par le rapport Business Ready. Dans ce contexte, le renforcement du cadre de dialogue, de décision et de pilotage des réformes en faveur de l’investissement privé apparaît comme un levier central pour consolider la confiance des investisseurs, orienter les flux vers les priorités stratégiques nationales et maximiser leur impact économique.

Pour le Premier Ministre, le CPI rénové vise à accélérer les réformes et à lever les obstacles à l’investissement. Ce nouveau format du Conseil présidentiel de l’Investissement repose sur une organisation institutionnelle resserrée et hiérarchisée, avec une Session présidentielle, un Conseil interministériel et un Comité de suivi.

Concernant les livrables attendus, il s’agit de rapports réguliers notamment le rapport général d’évaluation du dispositif d’incitation, le rapport sur les réformes favorables à l’investissement, le rapport sur les procédures digitalisées, le rapport sur la couverture territoriale et le progrès industriel, ainsi que le rapport de suivi-évaluation de l’Initiative « Sunu champion ».

Le Premier Ministre a fait noter que le projet de réforme du Conseil présidentiel de l’Investissement fera l’objet de concertations avec le secteur privé en présence des administrations impliquées et a demandé au Ministre, Secrétaire général du Gouvernement, de mettre en œuvre, en relation avec l’APIX, toutes les diligences requises pour la finalisation de cet important projet.

Compte rendu de la Mission au Maroc

Le Premier Ministre a rendu compte de sa mission effectuée au Royaume du Maroc dans le cadre de la quinzième (15ème) Grande Commission mixte de coopération sénégalomarocaine, au cours de laquelle dixsept (17) nouveaux accords et mémorandums d’entente couvrant les domaines industriel, minier, agricole, numérique, logistique et de la formation ont été signés. En marge de la Commission mixte, des audiences bilatérales ont été organisées avec des opérateurs économiques marocains présents ou intéressés par le Sénégal. Il a également fait part de sa visite du complexe industriel intégré de l’Office Chérifien des Phosphates (OCP) Group.

Le Premier Ministre a demandé à tous les ministères impliqués de transmettre à la Primature un plan d’actions détaillé de mise en œuvre des accords et engagements issus de cette mission, assorti d’un cadre de concertation régulière avec les partenaires marocains et avec des acteurs économiques nationaux.

AU TITRE DES COMMUNICATIONS DES MINISTRES

Le Ministre d’Etat auprès du Président de la République chargé du Suivi du Pilotage et de l’Evaluation de l’Agenda national de Transformation, Sénégal 2050, a présenté une communication portant sur la structuration et la modernisation des processus.

AU TITRE DES TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES

Le Conseil a examiné et adopté le projet de décret fixant les règles d’organisation et de fonctionnement de la Direction générale de la Surveillance et du Contrôle de l’Occupation du Sol (DGSCOS).

AU TITRE DES MESURES INDIVIDUELLES

Le Président de la République a pris la décision suivante :

Monsieur Babacar BA, Administrateur civil, matricule de solde n°624 582/I, est nommé Secrétaire général du Ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, en remplacement de Madame Seynabou NIANG.

Marie Rose Khady Fatou FAYE,

Secrétaire d’Etat auprès du Premier Ministre,

Chargée des Relations avec les Institutions,

Porte-parole du Gouvernement

Sénégal–DP World : l’État réaffirme un partenariat stratégique au service de la compétitivité portuaire

La ministre des Pêches et de l’Économie maritime, le Dr Fatou Diouf, a réaffirmé ce mardi l’engagement ferme du gouvernement du Sénégal à renforcer et pérenniser le partenariat stratégique avec l’opérateur portuaire DP World. Cette déclaration a été faite à l’occasion de la présentation du rapport d’impact socio-économique de DP World au Sénégal, un document de référence qui met en évidence les retombées économiques, sociales et structurelles de cette collaboration entamée depuis plus d’une décennie.

Transmettant les salutations du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, et du Premier ministre, Ousmane Sonko, la ministre a souligné « l’attention toute particulière » que les plus hautes autorités de l’État accordent aux initiatives visant à consolider le positionnement maritime et portuaire du Sénégal. Pour le gouvernement, le secteur portuaire constitue un pilier stratégique de la transformation économique nationale, à la croisée des enjeux de compétitivité, de souveraineté et d’intégration régionale.

Depuis 2008, DP World exploite le terminal à conteneurs du port autonome de Dakar. Selon le Dr Fatou Diouf, cette collaboration a permis d’impulser des investissements structurants, de moderniser les infrastructures portuaires et de renforcer de manière significative la compétitivité du port de Dakar. Grâce à ces efforts conjoints, la plateforme portuaire dakaroise s’est imposée comme un hub logistique de premier plan en Afrique de l’Ouest et en Afrique subsaharienne.

Les performances enregistrées ces dernières années illustrent concrètement cette dynamique. En 2024, le port de Dakar a été distingué comme meilleur port à conteneurs d’Afrique subsaharienne et meilleur port en Afrique de l’Ouest par la Banque mondiale et S&P Global Market Intelligence. Une reconnaissance internationale que la ministre a qualifiée de « source de fierté nationale » et qui, selon elle, démontre l’efficacité des partenariats stratégiques bien coordonnés entre l’État et le secteur privé.

Le rapport d’Oxford Economics, présenté lors de la séance, documente de manière détaillée l’impact économique majeur de DP World au Sénégal. Il met en lumière la contribution de l’opérateur à la création d’emplois directs et indirects, à l’augmentation du produit intérieur brut et à la dynamisation des chaînes de valeur locales, notamment dans les secteurs du transport, de la logistique et des services connexes. Ces retombées, a souligné la ministre, participent pleinement à l’inclusion économique et à la création de richesses durables.

Dr Fatou Diouf a également salué les avancées notables enregistrées en matière de digitalisation des procédures portuaires. La mise en place et le renforcement du guichet unique portuaire ont permis de simplifier les formalités administratives, de réduire les délais de traitement et de fluidifier les opérations logistiques. Cette modernisation, fruit d’une coopération étroite entre le Port autonome de Dakar, l’administration des douanes, les services de l’État et les opérateurs privés, contribue directement à l’amélioration du climat des affaires et à la compétitivité globale du port.

La ministre a par ailleurs insisté sur l’importance stratégique du projet du port multifonction de Ndayane, qu’elle a présenté comme une infrastructure de dimension internationale dont la réalisation progresse de manière satisfaisante. Ce futur port en eau profonde permettra au Sénégal d’accueillir les plus grands navires et de se conformer aux standards internationaux les plus exigeants du commerce maritime mondial. À terme, Ndayane renforcera la capacité logistique nationale et consolidera la position du Sénégal comme hub majeur du commerce africain et mondial.

L’ensemble de ces réalisations s’inscrit dans le cadre de l’Agenda national de transformation 2025-2029 et de la Vision Sénégal 2050, portés par le président Bassirou Diomaye Faye et mis en œuvre par le gouvernement dirigé par Ousmane Sonko. Dans cette perspective, le secteur maritime et portuaire occupe une place centrale en tant que levier de souveraineté économique, de développement durable et de rayonnement international du Sénégal. Pour le Dr Fatou Diouf, le renforcement du partenariat avec DP World constitue ainsi un choix stratégique assumé, au service d’un Sénégal résolument tourné vers l’avenir et les échanges mondiaux.

Khalifa Sall dénonce une condamnation « arbitraire » et alerte sur un recul des libertés après la décision contre Lassana Kanté

Le président du mouvement Taxawu Senegaal, Khalifa Ababacar Sall, est vivement monté au créneau après la condamnation à un mois de prison ferme de Lassana Kanté, coordonnateur départemental de Taxawu Senegaal à Tambacounda. L’ancien maire de Dakar dénonce une décision qu’il juge arbitraire et y voit un symptôme inquiétant d’un affaissement des libertés individuelles et politiques au Sénégal.

Dans une déclaration au ton ferme, Khalifa Sall s’est d’abord interrogé sur la rapidité avec laquelle la justice a statué dans cette affaire, évoquant une « célérité troublante » qui contraste, selon lui, avec la lenteur observée dans d’autres dossiers. « Quand la justice court ici et s’attarde ailleurs, ce n’est plus l’État de droit qui avance, c’est l’arbitraire qui s’installe », a-t-il affirmé, pointant ce qu’il considère comme une application sélective de la loi.

Pour le leader de Taxawu Senegaal, cette condamnation ne saurait être perçue comme une simple décision judiciaire dénuée de portée politique. Il estime au contraire qu’elle traduit une volonté manifeste de faire taire un adversaire qui dérange. Selon lui, Lassana Kanté paierait le prix de sa liberté de ton, de la constance de son engagement et de son refus de se soumettre. « Lassana dérange par la parole libre, par la constance du combat, par le refus de plier. Et c’est précisément pour cela qu’on l’emprisonne », a-t-il fustigé.

Au-delà du cas individuel de son responsable politique à Tambacounda, Khalifa Sall dit s’inquiéter d’une tendance plus large qu’il juge dangereuse pour la démocratie sénégalaise. Il évoque un « affaissement des libertés individuelles et politiques » marqué, selon lui, par la banalisation de la sanction pénale comme réponse à l’expression d’opinions critiques. Pour l’ancien maire de Dakar, une démocratie qui punit la parole et la liberté d’opinion se renie elle-même et sape ses propres fondements.

En conclusion, Khalifa Sall a tenu à réaffirmer son soutien total et sans réserve à Lassana Kanté. Il estime que cette condamnation n’atteint pas l’homme qu’elle vise, mais révèle plutôt ceux qui l’ont prononcée. « On ne bâillonnera pas une conscience en la jugeant », a-t-il déclaré, appelant implicitement à rester mobilisé face à ce qu’il considère comme une dérive préoccupante de l’État de droit.

Serigne Mbacké Ndiaye dénonce un fossé entre Diomaye Faye et Sonko et pointe une proximité accrue avec la France

L’ancien ministre libéral Serigne Mbacké Ndiaye a livré une analyse particulièrement critique de la dynamique actuelle au sommet de l’État sénégalais. Invité ce mercredi dans l’émission « L’invité d’infos matin » sur la TFM, il s’est longuement exprimé sur les relations entre le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, et son Premier ministre, Ousmane Sonko, estimant qu’un décalage profond s’est installé entre les deux hommes, tant sur le plan idéologique que diplomatique.

Selon Serigne Mbacké Ndiaye, le fossé serait avant tout politique. À l’en croire, Ousmane Sonko resterait fidèle à l’ADN idéologique de Pastef et continuerait d’incarner, sans compromis, le projet et les principes du parti au pouvoir. « Ousmane Sonko est resté Pastef. Il incarne le projet et les principes du parti-État. Et ce n’est pas le cas de Bassirou Diomaye Faye », a-t-il affirmé sans détour, des propos rapportés par Seneweb.

L’ancien ministre estime que cette divergence se manifeste de manière encore plus visible dans la conduite de la politique étrangère, notamment dans les relations du Sénégal avec la France. Sur ce point, Serigne Mbacké Ndiaye n’a pas mâché ses mots, allant jusqu’à évoquer une proximité personnelle entre le chef de l’État sénégalais et le président français. « Le président Bassirou Diomaye Faye est aujourd’hui l’ami intime de Macron. Absolument ! », a-t-il soutenu à l’antenne.

Pour étayer ses propos, il a relaté une anecdote personnelle. Selon lui, un ami français, qu’il présente comme une personnalité influente, l’aurait taquiné en ces termes : « Vous avez perdu Diomaye depuis que Macron l’a pris par les épaules en sortant de l’Élysée. » Une remarque qu’il interprète comme le symbole d’un rapprochement politique et diplomatique assumé.

Aux yeux de Serigne Mbacké Ndiaye, cette proximité ne relèverait pas seulement du registre symbolique ou protocolaire. Elle se traduirait, selon lui, par des choix concrets dans l’action présidentielle. « Dans ses actes, il est en train de défendre les positions de la France », a-t-il accusé, laissant entendre que certaines orientations diplomatiques du Sénégal s’inscriraient désormais dans une logique favorable aux intérêts français.

Poursuivant son analyse, l’ancien ministre libéral estime que Bassirou Diomaye Faye évoluerait aussi sous l’influence de certains dirigeants africains réputés proches de Paris. Il a cité nommément les présidents ivoirien et congolais. « Maintenant, ce sont Alassane Ouattara et Denis Sassou Nguesso qui coachent Diomaye », a-t-il déclaré, les présentant comme « les représentants de la France en Afrique ».

Sénégal : Farba Ngom au cœur de deux affaires judiciaires, la levée de son immunité à l’Assemblée nationale en perspective

Dakar – Le député-maire des Agnam, Farba Ngom, demeure en détention provisoire depuis le 27 février 2025, dans le cadre d’une affaire de corruption et de détournement de deniers publics estimés à 125 milliards FCFA. La gravité des accusations a mis en lumière les tensions entre le Parlement et l’exécutif, mais également les procédures judiciaires entourant la protection des élus.

Le 16 février prochain, l’Assemblée nationale sera appelée à se prononcer en séance plénière sur la levée de l’immunité parlementaire de Farba Ngom dans une deuxième affaire, dans laquelle le ministre de la Justice, Yacine Fall, l’accuse d’avoir fait introduire dans sa cellule des téléphones portables contenant, entre autres, des contenus pornographiques. Cette initiative pourrait ouvrir la voie à de nouvelles poursuites judiciaires contre le député-maire.

Pour Me Moussa Bocar Thiam, l’un des avocats de Farba Ngom, les procédures engagées contre son client sont illégales. Dans une interview accordée au quotidien L’Observateur, il a exprimé son indignation face à ce qu’il décrit comme une instrumentalisation du Parlement : « Nous déplorons désespérément l’image de députés à la solde de l’exécutif pour assassiner un collègue parlementaire », a-t-il affirmé.

L’avocat a insisté sur le fait que la perquisition ayant conduit à la découverte des téléphones portables n’a pas respecté les exigences légales. Selon Me Thiam, une perquisition doit être réalisée en présence des avocats et avec le consentement de l’inculpé. À défaut, un mandat de perquisition doit être délivré par le juge compétent. Or, aucun mandat n’aurait été signé par le juge Idrissa Diarra, en charge du dossier, selon l’avocat. Il estime que son client « a été kidnappé et placé en garde à vue pour des auditions portant sur le contenu de ses conversations téléphoniques ».

Me Thiam a également menacé de poursuivre Yacine Fall pour dénonciation calomnieuse, estimant que le ministre a manifesté une « inculture juridique » en tenant des propos contraires au principe fondamental de séparation des pouvoirs.

Affaire PRODAC : Pape Malick Ndour sous bracelet électronique, mais toujours entouré de ses soutiens

Inculpé pour association de malfaiteurs, détournement de deniers publics portant sur un montant estimé à plus de 2 milliards de francs CFA, ainsi que pour blanchiment de capitaux dans le cadre du dossier PRODAC, Pape Malick Ndour fait désormais face à la justice sous contrôle judiciaire. Le coordonnateur de la Convergence des cadres de l’Alliance pour la République (APR) a été placé sous bracelet électronique, une mesure qui limite fortement ses déplacements et l’éloigne de facto de l’arène politique.

Selon Les Échos, dans son édition de ce mercredi 4 février, cette situation judiciaire délicate n’a toutefois pas entamé la sérénité affichée par celui que le journal qualifie de « protégé de Macky Sall ». Malgré les contraintes liées au contrôle judiciaire, Pape Malick Ndour adopterait une attitude calme et posée, loin de toute agitation ou démonstration publique de fébrilité.

Son domicile est progressivement devenu un lieu de rassemblement pour ses proches, militants et sympathisants, soucieux de lui manifester leur soutien et de briser l’isolement imposé par la procédure judiciaire. Loin d’être marginalisé, l’ancien responsable politique continuerait ainsi de bénéficier d’un réseau de fidélités, nourri par des visites régulières et des marques de solidarité.

Le quotidien rapporte notamment qu’une délégation de militants en provenance des Parcelles Assainies s’est récemment rendue à son domicile. Cette visite, empreinte de symboles, visait à lui témoigner leur soutien moral dans cette épreuve et à réaffirmer leur attachement à sa personne, malgré les accusations lourdes qui pèsent sur lui.

Élections locales de 2027 : le FDR accuse le gouvernement de retarder le processus électoral

À mesure que le Sénégal s’approche des élections départementales et municipales prévues en principe en 2027, le climat politique commence à se tendre. L’opposition, par la voix du Front pour la Défense de la République (FDR), dénonce ce qu’elle considère comme des manœuvres dilatoires susceptibles de fragiliser la transparence du processus électoral. Dans un communiqué publié ce mardi 3 février 2026, le collectif de partis d’opposition exprime ses inquiétudes face au silence du gouvernement et de la Commission Électorale Nationale Autonome (CENA).

Le FDR souligne qu’à la date du 1er février 2026, le gouvernement n’a toujours pas publié le décret fixant la date des prochaines élections municipales. Selon l’opposition, cette absence de décision officielle constitue une entorse aux règles électorales en vigueur. Le collectif rappelle en effet que le code électoral prévoit une révision ordinaire des listes électorales du 1er février au 31 juillet de chaque année, sauf cas de force majeure ou en cas de révision exceptionnelle organisée dans la perspective d’élections spécifiques. Pour le FDR, le fait de ne pas avoir enclenché ce processus à la date prévue revient à priver les citoyens de leur droit à l’information et à la participation électorale dans les délais requis.

Le regroupement politique, dirigé notamment par Oumar Sarr, estime que le respect du droit des électeurs aurait exigé que les autorités informent l’opinion publique avant l’échéance du 1er février. Le FDR évoque par ailleurs la possibilité que le gouvernement privilégie une révision exceptionnelle des listes électorales directement liée aux élections locales de 2027. Une option qui, selon ses responsables, réduirait considérablement les délais de contrôle et de vérification par les acteurs politiques et les organisations de la société civile.

Au-delà du calendrier électoral, l’opposition exprime également des préoccupations concernant la gestion des documents d’identité et du fichier électoral. Le FDR affirme disposer d’informations concordantes selon lesquelles la confection des cartes nationales d’identité, des cartes d’électeur et des passeports pourrait être confiée à la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) ou à l’une de ses filiales. Le collectif y voit un risque de concentration excessive du contrôle du fichier électoral et de l’état civil entre les mains d’entités jugées proches du pouvoir en place. Selon le FDR, une telle orientation pourrait compromettre la crédibilité et la transparence des élections à venir.

Face à ce qu’il qualifie de situation confuse et préoccupante, le Front pour la Défense de la République formule plusieurs exigences. L’opposition réclame la publication sans délai du décret fixant la date des élections locales ainsi que celui organisant la révision exceptionnelle des listes électorales, si tel est le choix du gouvernement. Le collectif exige également l’accès immédiat de tous les partis politiques au fichier électoral, conformément aux dispositions légales en vigueur. Enfin, le FDR demande des garanties concernant la disponibilité, la sécurisation et la gestion indépendante des cartes d’électeur et des cartes d’identité, qu’il considère comme des conditions essentielles pour assurer la fiabilité et la transparence du scrutin de 2027.

WAPP : Lomé consacre l’expansion du marché électrique ouest-africain et valide ses performances financières

La capitale togolaise, Lomé, a abrité le samedi 24 janvier 2026 la 20ᵉ session de l’Assemblée générale du Système d’Échange d’Énergie Électrique Ouest-Africain (West African Power Pool – WAPP), une rencontre stratégique qui a réuni les principaux décideurs du secteur énergétique de la sous-région. Cette session a été marquée par des avancées significatives, tant sur le plan institutionnel que financier, confirmant la montée en puissance de l’organisation dans sa mission d’intégration énergétique au sein de l’espace CEDEAO.

La rencontre s’est tenue dans un hôtel de la capitale togolaise sous la supervision du Secrétaire général du WAPP, Abdoulaye Dia, et du président du Conseil exécutif, Eng. Sule Ahmed Abdulaziz. Les discussions ont permis de passer en revue les performances de l’institution, notamment à travers l’évaluation des résultats financiers et opérationnels enregistrés ces dernières années.

Les participants ont ainsi procédé à l’examen des états financiers de l’exercice 2024. À l’issue de la présentation du rapport de l’auditeur externe, ces comptes ont été officiellement approuvés par l’Assemblée générale, traduisant la confiance des États membres dans la gestion financière du WAPP. Cette validation constitue un indicateur fort de la crédibilité et de la transparence dans la gouvernance de l’organisation.

Par ailleurs, le rapport d’activités de l’année 2025 a également obtenu l’aval des membres. Ce document met en lumière les progrès réalisés dans la mise en œuvre des projets d’interconnexion électrique entre plusieurs pays de la sous-région. Ces initiatives contribuent à renforcer la stabilité des réseaux nationaux et à améliorer la disponibilité de l’énergie dans les zones confrontées à des déficits de production.

L’un des moments forts de cette 20ᵉ session reste l’annonce de l’adhésion de quatre nouveaux membres au sein du WAPP. Cette extension illustre l’attractivité croissante du système et consolide sa légitimité en tant qu’outil central d’intégration énergétique régionale. Elle s’inscrit également dans la stratégie globale visant à bâtir un marché régional de l’électricité plus compétitif, interconnecté et capable de répondre efficacement aux besoins croissants en énergie dans l’espace ouest-africain.

Représentant le ministre togolais de l’Énergie, le Dr Eng. Tchapo A. Singo a salué cette dynamique d’expansion, soulignant qu’elle reflète la volonté des États membres de mutualiser leurs ressources énergétiques afin de garantir un accès plus fiable et plus abordable à l’électricité pour les populations et les secteurs productifs. Selon lui, la coopération régionale demeure un levier essentiel pour relever les défis énergétiques auxquels fait face l’Afrique de l’Ouest.

Les travaux de l’Assemblée générale ont également permis d’adopter les recommandations issues de la 66ᵉ réunion du Conseil exécutif du WAPP. Ces orientations stratégiques fixent les priorités pour les prochaines années, avec un accent particulier sur l’achèvement des infrastructures transfrontalières d’interconnexion et l’optimisation des échanges d’électricité entre les pays disposant d’un surplus de production et ceux confrontés à des déficits.

CAN 2025 : le trophée présenté à l’Assemblée nationale, symbole d’un sacre historique pour le Sénégal

Le trophée de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025, remporté par l’équipe nationale du Sénégal, a été officiellement présenté ce mardi 3 février 2026 au président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, lors d’une cérémonie empreinte de solennité et de fierté nationale. L’événement s’est déroulé en présence du président de la Fédération sénégalaise de football (FSF), Abdoulaye Fall, ainsi que de la ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, Khady Diène Gaye, marquant ainsi un moment fort de reconnaissance institutionnelle envers les champions d’Afrique.

Cette présentation du prestigieux trophée s’inscrit dans la continuité des hommages rendus aux Lions de la Teranga depuis leur sacre continental. Elle témoigne de l’importance accordée par les institutions de la République aux performances sportives qui contribuent au rayonnement du Sénégal sur la scène internationale. Devant ses hôtes, le président de l’Assemblée nationale a tenu à saluer avec enthousiasme cette victoire qu’il qualifie d’« éclatante », soulignant qu’elle résulte d’un travail collectif fondé sur le talent, la discipline et l’engagement.

El Malick Ndiaye a magnifié les efforts consentis par les joueurs, le staff technique ainsi que l’ensemble des acteurs du football national, estimant que ce sacre continental constitue une consécration du travail de structuration et de développement du football sénégalais entrepris depuis plusieurs années. Selon lui, cette victoire dépasse le cadre purement sportif pour devenir un véritable motif de fierté nationale et un puissant levier d’inspiration pour la jeunesse sénégalaise.

Le président de l’Assemblée nationale a également tenu à rendre un hommage appuyé aux supporters sénégalais, souvent désignés comme le « 12ᵉ Gaïndé ». Il a salué leur mobilisation constante, leur ferveur et leur soutien indéfectible tout au long de la compétition, rappelant que l’engagement populaire a largement contribué à porter les Lions vers le sommet du football africain.

La présence du président de la FSF, Abdoulaye Fall, et de la ministre Khady Diène Gaye à cette cérémonie illustre la synergie entre les autorités sportives et les institutions étatiques dans la promotion et la valorisation des performances des équipes nationales. Elle traduit également la volonté des pouvoirs publics d’encourager la dynamique positive enclenchée par ce nouveau titre continental.

Hausse significative du budget de la Police nationale : l’État renforce son dispositif sécuritaire pour 2026

Le Premier ministre Ousmane Sonko a effectué, ce mardi matin, une visite de travail consacrée à la Police nationale, en présence du ministre de l’Intérieur, Bamba Cissé, du ministre des Forces armées, le Général Birame Diop, du ministre des Finances, Cheikh Diba, ainsi que du Directeur général de la Police nationale, Mame Seydou Ndour. Cette rencontre a été marquée par l’annonce officielle du budget alloué à la Police nationale pour l’année 2026, qui connaît une hausse notable traduisant la volonté des autorités de renforcer la sécurité publique.

Le budget de la Police nationale pour 2026 est arrêté à 150 milliards 869 millions 415 mille 279 francs CFA, contre 127,19 milliards FCFA en 2025. Cette évolution correspond à une augmentation de 18,31 % en valeur relative. Pour le chef du gouvernement, cette progression budgétaire témoigne du caractère prioritaire accordé au renforcement des capacités de la Police nationale. Ousmane Sonko a souligné que cet effort financier a été rendu possible grâce à des réajustements opérés dans plusieurs autres départements ministériels, y compris au niveau de la Primature. Il a insisté sur le fait que, contrairement à d’autres secteurs ayant connu des restrictions budgétaires, la Police nationale a bénéficié d’une réévaluation à la hausse de ses ressources en raison de son rôle stratégique dans la stabilité du pays.

Le Premier ministre a précisé que cette augmentation budgétaire est orientée vers des projets concrets destinés à améliorer les conditions de travail des forces de sécurité et à renforcer les dispositifs opérationnels. Parmi les projets majeurs figure la finalisation de deux immeubles de type R+8 à Abdou Jalloh, pour un coût estimé à 2,5 milliards FCFA. Cette infrastructure vise à moderniser les installations et à offrir de meilleures conditions d’accueil et de travail aux agents de police.

Le programme de sûreté et de sécurité nationale bénéficie également d’un financement de 3,25 milliards FCFA. Cette initiative s’inscrit dans une stratégie globale visant à renforcer la prévention et la lutte contre les menaces sécuritaires, dans un contexte marqué par des défis croissants liés à la criminalité et aux enjeux régionaux de sécurité.

Une enveloppe de 2,75 milliards FCFA est par ailleurs consacrée à l’acquisition de moyens logistiques et de matériel de protection. Cet investissement doit permettre d’améliorer les capacités d’intervention et de garantir une meilleure protection des agents engagés sur le terrain. Dans la perspective de l’organisation des Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026, le gouvernement prévoit également un financement de 10 milliards FCFA pour le renforcement des infrastructures sécuritaires afin d’assurer le bon déroulement de cet événement international majeur.

Le budget prévoit également le paiement des pécules destinés aux policiers adjoints volontaires, pour un montant de 2,3 milliards FCFA. Cette mesure vise à soutenir ces personnels engagés dans les missions de sécurité publique et à améliorer leurs conditions socio-professionnelles. Dans le domaine administratif, une enveloppe de 4,1 milliards FCFA est destinée à la production de 350 000 talons de passeport numérisés, illustrant la volonté de moderniser les services publics liés à l’identification et aux documents de voyage.

Selon les données présentées par le Premier ministre, la sécurité publique représente désormais 58,68 % du budget global du ministère de l’Intérieur. Cette proportion confirme l’orientation stratégique du gouvernement vers le renforcement des politiques de sécurité et la consolidation des moyens opérationnels des forces de défense et de sécurité.

À l’École nationale de Police, Ousmane Sonko lie les défis sécuritaires et économiques à « l’héritage douloureux » du passé

En se rendant à l’École nationale de Police, le Premier ministre Ousmane Sonko a choisi un cadre hautement symbolique pour délivrer un message à la fois politique, institutionnel et prospectif. Devant les cadres, les instructeurs et les élèves officiers réunis pour l’occasion, le chef du gouvernement a prononcé une allocution axée sur les responsabilités futures des forces de sécurité, tout en revenant longuement sur la situation économique et budgétaire du pays, qu’il attribue largement à la gestion du précédent régime.

Dans un discours à la tonalité ferme, Ousmane Sonko a établi un lien direct entre les défis actuels du Sénégal, notamment en matière de sécurité et de développement, et ce qu’il considère comme les conséquences d’une gouvernance antérieure marquée par des dysfonctionnements majeurs. Selon lui, les ambitions affichées par le nouveau pouvoir auraient pu se concrétiser plus rapidement si le pays n’avait pas hérité d’une situation financière fragilisée. « La matérialisation de ces ambitions aurait été plus rapide, n’eût été un héritage douloureux, conséquence d’une gestion hasardeuse et opaque des ressources publiques par le précédent régime », a-t-il déclaré, pointant implicitement la période de l’ancien président Macky Sall.

Le Premier ministre a notamment évoqué les conclusions de plusieurs rapports jugés déterminants dans l’évaluation de la situation financière du pays. Il a cité les travaux de la Cour des comptes ainsi que l’audit réalisé par le cabinet Mazars, documents qui, selon lui, ont révélé une dette publique bien plus élevée que les chiffres officiellement avancés auparavant. Ces investigations auraient mis en lumière l’existence de circuits financiers parallèles ainsi que la contraction d’emprunts sans validation parlementaire, alimentant ainsi les critiques sur la transparence de la gestion des finances publiques durant les années précédentes.

Dans son intervention, Ousmane Sonko a également évoqué les estimations alarmantes concernant le niveau d’endettement du Sénégal, certaines projections évoquant un taux pouvant atteindre 132 % du Produit intérieur brut. Pour le chef du gouvernement, ces éléments constituent la preuve d’une « gabegie » dont les répercussions continuent de peser sur les capacités d’action de l’État. Il a insisté sur le fait que cette situation limite aujourd’hui la marge de manœuvre budgétaire du gouvernement et impose des choix économiques particulièrement rigoureux.

Toutefois, le Premier ministre a veillé à ne pas limiter son discours à une dénonciation du passé. Dans une transition vers une vision plus prospective, il a opposé deux modèles de gouvernance. Il a dénoncé ce qu’il a qualifié d’anciens travers, notamment « l’égoïsme, la démagogie budgétaire et les manipulations politiciennes », qu’il considère comme incompatibles avec les exigences d’un État moderne et efficace. À l’inverse, il a appelé à l’émergence d’une gouvernance fondée sur des valeurs qu’il estime indispensables à la reconstruction nationale.

Devant les futurs officiers de police, il a ainsi insisté sur la nécessité d’incarner des principes tels que la rigueur, la discipline, la transparence et l’amour de la patrie. Pour lui, ces valeurs doivent constituer le socle d’une administration et de forces de sécurité capables de répondre aux attentes des citoyens tout en consolidant l’autorité de l’État. Il a rappelé que la mission des forces de l’ordre ne se limite pas à la préservation de la sécurité publique, mais s’inscrit également dans une dynamique globale de stabilité institutionnelle et de développement national.

En s’adressant directement aux élèves officiers, Ousmane Sonko a souligné l’importance du rôle qu’ils seront appelés à jouer dans un contexte marqué par des mutations sociales, économiques et sécuritaires profondes. Il a insisté sur la responsabilité morale et professionnelle qui incombe aux futurs cadres de la police nationale, appelés à évoluer dans un environnement où les attentes citoyennes en matière de transparence et de redevabilité sont de plus en plus fortes.

Louga :Mberry Sylla, président du Conseil départemental, en action dans le Ndiambour

Le département de Louga a connu, ces dernières années, plusieurs interventions sous la présidence de Mberry Sylla, ancien parlementaire de la 14ᵉ législature. Sa gestion se caractérise par une présence régulière sur le terrain et des initiatives dans différents secteurs.

Pour les habitants, son action se traduit par des projets concrets visant à améliorer la vie quotidienne.

« Sur le plan des infrastructures, plusieurs réalisations majeures ont vu le jour. Des routes ont été réhabilitées, des pistes améliorées ainsi que des ouvrages de désenclavement réalisés. Cela a permis de faciliter la mobilité des populations et de dynamiser les échanges économiques à l’intérieur du département », confie un citoyen lougatois, la cinquantaine révolue, croisé dans la rue.

Notre interlocuteur, qui a préféré taire son nom, précise que « ces investissements structurants ont permis de renforcer l’attractivité de nombreuses localités longtemps confrontées à l’isolement ».

Dans le domaine de l’éducation, plusieurs écoles ont été réhabilitées ou équipées. Selon Mme Mariama Barré, « plusieurs établissements scolaires ont été réceptionnés, offrant ainsi aux élèves et aux enseignants un environnement plus propice à l’apprentissage ». Elle ajoute que « cet effort en faveur du capital humain traduit une conviction forte : le développement durable du département passe nécessairement par une jeunesse bien formée ».

Mme Barré souligne également l’attention portée aux étudiants : « Je vous signale que les étudiants n’ont pas été oubliés. À travers des soutiens multiformes, M. le président du Conseil départemental a contribué à soulager de nombreuses familles et à encourager l’excellence académique. Cet accompagnement a redonné espoir à beaucoup de jeunes, convaincus que leurs efforts seront reconnus et soutenus. »

L’action dans le domaine sanitaire a concerné la réhabilitation des districts sanitaires et des postes de santé, afin de faciliter l’accès aux soins de base et d’améliorer les conditions de prise en charge.

« Les populations bénéficient aujourd’hui de meilleures conditions d’accueil et de prise en charge, réduisant ainsi les souffrances liées à l’éloignement ou à la vétusté des infrastructures sanitaires », indique une sage-femme d’État ayant préféré conserver l’anonymat.

À noter également que le président du Conseil départemental a porté une attention particulière aux lieux de culte, notamment aux mosquées, désormais mieux éclairées. Ces actions visent à répondre aux besoins matériels tout en respectant les valeurs religieuses et culturelles des populations lougatoises.

Aly Saleh

Emploi et dialogue social : Olivier Boucal dresse un bilan 2025 marqué par des performances record

Le ministre de la Fonction publique et du Travail, Olivier Boucal, a présenté un bilan détaillé des activités de son département pour l’année 2025, mettant en avant des performances qu’il qualifie de « record » tant sur le plan de la création d’emplois que de la gestion des litiges sociaux. Lors de son passage sur la RTS, il a souligné une évolution positive des indicateurs du marché du travail, traduisant, selon lui, une dynamique encourageante de l’économie nationale.

Dans le détail, le ministre a révélé que 1 928 établissements ont ouvert ou repris leurs activités sur l’ensemble du territoire national durant l’année écoulée. Cette relance économique a permis la création de 10 386 nouveaux emplois, soit une moyenne d’environ cinq postes par structure. Pour les autorités, ces chiffres traduisent un regain d’activité dans plusieurs secteurs et témoignent d’un climat des affaires relativement favorable.

Cependant, le tableau n’est pas totalement exempt d’ombres. Olivier Boucal a indiqué que 155 entreprises ont fermé leurs portes au cours de la même période, provoquant la suppression de 880 emplois. Malgré ces pertes, le ministre estime que le solde global reste largement positif, soulignant la capacité de résilience du tissu économique national face aux difficultés conjoncturelles.

L’un des faits marquants du bilan présenté concerne la sécurisation juridique de l’emploi. Le ministre a annoncé que 77 870 contrats de travail ont été visés par les inspections du travail et de la sécurité sociale en 2025, contre 61 000 en 2024. Cette progression significative, selon lui, reflète un renforcement du contrôle et de la formalisation des relations de travail. Dans cette même dynamique, 1 024 travailleurs ont été officiellement recensés sous le statut de travailleurs déplacés, c’est-à-dire exerçant leur activité hors de leur résidence habituelle.

Malgré un effectif limité, le ministère affirme avoir intensifié ses actions de contrôle sur le terrain. Avec seulement 100 inspecteurs et contrôleurs pour couvrir l’ensemble du territoire national, les services compétents ont recensé plus de 11 810 manquements aux dispositions du droit du travail. Ces constats ont conduit à 122 mises en demeure adressées aux entreprises concernées et à l’établissement de 9 procès-verbaux d’infraction.

Le ministre a tenu à préciser que ces irrégularités ne concernent pas uniquement les licenciements. Il a souligné que plusieurs entreprises manquent également à leurs obligations contractuelles ou sociales envers leurs employés. Dans les cas où les tentatives de conciliation échouent, les dossiers sont alors transmis aux juridictions compétentes pour trancher les litiges.

Le rôle de la médiation dans la résolution des conflits du travail a également été mis en avant. Grâce à l’intervention de l’inspection du travail, un montant global de 9 492 909 691 FCFA a été versé à 2 914 travailleurs dans le cadre de ruptures de contrat négociées à l’amiable. Selon le ministre, ces accords permettent d’éviter des procédures judiciaires souvent longues et coûteuses, tout en favorisant des solutions acceptables pour les deux parties.

Concernant les conflits collectifs, Olivier Boucal a indiqué que 68 différends ont été recensés en 2025. Parmi eux, la moitié a pu être résolue par la médiation, illustrant, selon lui, l’importance du dialogue social dans la prévention des tensions au sein des entreprises.

Affaire Sonko–Mame Mbaye Niang : le contentieux se poursuit devant la justice civile, audience fixée au 11 février

Le feuilleton judiciaire opposant le Premier ministre Ousmane Sonko à l’ancien ministre Mame Mbaye Niang est loin de connaître son dénouement. L’affaire portant sur une présumée dissimulation frauduleuse d’un bien immobilier a été examinée lundi en audience de répartition au Tribunal de grande instance (TGI) hors classe de Dakar. À l’issue de cette étape procédurale, le dossier a été renvoyé au 11 février prochain devant la 3ᵉ Chambre civile.

L’audience ouverte le 2 février 2026 n’avait pas vocation à trancher le fond du litige. Elle visait essentiellement à répartir les dossiers entre les différentes chambres compétentes du tribunal. Après examen, l’affaire a été orientée vers la 3ᵉ Chambre civile du TGI hors classe de Dakar, juridiction chargée désormais d’en assurer le traitement. Selon un avocat de Mame Mbaye Niang cité par L’Observateur, ce renvoi doit permettre aux parties de déposer leurs écritures et de communiquer les pièces justificatives sur lesquelles elles fondent leurs arguments. Ce délai d’environ dix jours apparaît stratégique pour les deux camps, chacun devant consolider sa position juridique avant l’ouverture des débats sur le fond.

Ce nouvel épisode judiciaire s’inscrit dans la continuité d’un contentieux déjà lourd entre les deux hommes. L’affaire trouve notamment son origine dans le jugement n°176/2023 rendu le 30 mars 2023, par lequel Ousmane Sonko avait été reconnu coupable de diffamation. La juridiction l’avait condamné à deux mois d’emprisonnement avec sursis ainsi qu’au paiement de 200 millions de francs CFA à Mame Mbaye Niang en réparation du préjudice subi.

Dans le cadre de l’exécution de cette condamnation financière, les avocats de l’ancien ministre ont saisi la justice civile. Ils soupçonnent une manœuvre visant à soustraire certains biens du patrimoine du débiteur. Au cœur de la procédure figure la mutation du droit au bail du lot R/17, d’une superficie de 264 mètres carrés, situé à la Cité Keur Gorgui. Selon la partie demanderesse, cette mutation constituerait une opération destinée à empêcher la saisie du bien au profit du créancier.

Cette nouvelle procédure intervient pourtant après plusieurs décisions majeures rendues par la Cour suprême. L’arrêt n°01 du 4 janvier 2024, suivi de l’arrêt n°31 du 1ᵉʳ juillet 2025 des Chambres réunies, avait définitivement tranché le volet pénal du dossier. Ces décisions avaient notamment eu pour conséquence d’empêcher Ousmane Sonko de se présenter à l’élection présidentielle de février 2024. Toutefois, loin de mettre un terme au différend entre les deux protagonistes, ces décisions ont déplacé le bras de fer sur le terrain civil et patrimonial.

La défense de Mame Mbaye Niang soutient que le Premier ministre aurait volontairement organisé son insolvabilité afin d’échapper au paiement de la condamnation prononcée contre lui. Les avocats invoquent notamment les dispositions de l’article 200 du Code des obligations civiles et commerciales, selon lesquelles un débiteur est tenu de répondre de ses dettes sur l’ensemble de ses biens présents et à venir. Ils estiment ainsi que les opérations patrimoniales reprochées à Ousmane Sonko relèveraient d’un appauvrissement volontaire destiné à faire obstacle aux droits du créancier.

De son côté, le camp du Premier ministre continue de défendre la thèse d’une révision du procès initial, une démarche qui bénéficie d’un soutien politique, notamment de la part de la ministre de la Justice, Yassine Fall. Cette position alimente davantage la dimension politique et judiciaire d’un dossier qui, depuis plusieurs années, cristallise les tensions entre les deux camps.

Affaire Sonko–Mame Mbaye Niang : le Tribunal de Dakar renvoie l’examen du nouveau volet foncier au 11 février

Le dossier judiciaire opposant l’actuel Premier ministre Ousmane Sonko à l’ancien ministre Mame Mbaye Niang a connu un nouveau rebondissement ce lundi 2 février 2026 devant le Tribunal de grande instance hors classe de Dakar. À l’issue de l’audience, le juge en charge de l’affaire a décidé de renvoyer l’examen du dossier au 11 février prochain, afin de permettre aux deux parties de compléter leurs écritures et de produire l’ensemble des pièces nécessaires à l’instruction.

Ce renvoi intervient dans un contexte marqué par l’ouverture d’un nouveau volet du contentieux, relatif à un terrain relevant de la propriété foncière. Cet élargissement des points soumis à l’appréciation du tribunal constitue une évolution notable dans une affaire qui oppose depuis plusieurs années les deux personnalités politiques et judiciaires. Face à cette nouvelle dimension du litige, la juridiction a estimé nécessaire d’accorder un délai supplémentaire aux conseils des parties pour consolider leurs arguments et verser au dossier tous les éléments probants sur lesquels reposent leurs prétentions respectives.

S’exprimant à la sortie de l’audience, Me Boubacar Cissé, avocat de Mame Mbaye Niang, a tenu à lever toute équivoque sur la portée de cette décision. Selon lui, le renvoi prononcé par le tribunal est d’ordre strictement procédural et ne préjuge en rien de l’issue du dossier. « Le dossier évoqué ce jour a été renvoyé au 11 février 2026. Les parties doivent prendre des écritures et communiquer les pièces sur lesquelles elles fondent leurs prétentions », a-t-il expliqué, insistant sur le caractère normal de cette étape dans le déroulement de la procédure.

À ce stade, le tribunal ne s’est donc pas prononcé sur le fond du nouveau volet foncier introduit dans l’affaire. L’audience du 2 février a essentiellement permis d’organiser la suite de la procédure contradictoire, en veillant au respect des droits de la défense et à l’égalité des armes entre les parties. Le juge a ainsi privilégié une instruction complète et rigoureuse, condition indispensable à un examen serein des arguments juridiques qui seront ultérieurement débattus.

La prochaine audience, fixée au 11 février 2026, devrait permettre au tribunal de disposer d’un dossier enrichi et structuré. Elle marquera une nouvelle étape dans l’instruction de ce contentieux sensible, très suivi par l’opinion publique, et pourrait ouvrir la voie à un examen plus approfondi des questions de fond soulevées par les deux camps. D’ici là, les avocats de part et d’autre auront la charge de peaufiner leurs écritures et de réunir les pièces jugées déterminantes pour la suite de la procédure.

Contentieux Sonko–Mame Mbaye Niang : le dossier de la Cité Keur Gorgui devant le tribunal ce 2 février

Une nouvelle séquence judiciaire s’ouvre ce lundi 2 février 2026 dans le différend opposant l’actuel Premier ministre, Ousmane Sonko, à l’ancien ministre Mame Mbaye Niang. Le Tribunal de grande instance hors classe de Dakar est appelé à examiner, lors d’une audience dite de répartition, une assignation en annulation de mutation jugée frauduleuse portant sur un bien immobilier situé à la Cité Keur Gorgui, un quartier résidentiel de la capitale.

Selon les informations disponibles, la procédure engagée vise à contester la régularité d’une mutation immobilière opérée sur ce bien, dont la propriété et les conditions de transfert font l’objet de divergences entre les parties. Les requérants estiment que la mutation incriminée aurait été effectuée en violation des règles applicables en matière foncière et immobilière, ce qui justifierait, à leurs yeux, son annulation par la juridiction compétente. De son côté, la partie mise en cause conteste toute irrégularité et soutient la légalité des actes posés.

L’audience de répartition, programmée pour ce lundi, constitue une étape procédurale déterminante. Elle ne porte pas encore sur le fond du litige, mais permet au tribunal d’organiser le dossier, d’identifier la formation appelée à en connaître et de fixer les prochaines échéances. À l’issue de cette audience, l’affaire pourrait être renvoyée devant une chambre compétente pour une instruction plus approfondie, avec la possibilité d’échanges d’écritures entre les avocats des deux camps.

Ce nouvel épisode judiciaire s’inscrit dans un contentieux plus large et ancien entre Ousmane Sonko et Mame Mbaye Niang, marqué par plusieurs procédures croisées et des prises de position publiques parfois virulentes. L’entrée en fonction d’Ousmane Sonko à la Primature confère à cette affaire une résonance particulière, même si, sur le plan juridique, les parties sont censées être traitées à égalité devant la loi.

Affaire ASER : la République des Valeurs relance le débat à Paris et interpelle l’État sénégalais sur les 37 milliards

L’affaire ASER, qui agite la scène politique et judiciaire sénégalaise depuis plusieurs mois, s’est invitée ce jour à Paris à l’occasion d’une conférence de presse organisée par la République des Valeurs (RV), le parti du député Thierno Alassane Sall. Devant la presse et des militants de la diaspora, les responsables de RV ont tenu à réaffirmer la gravité du dossier et à dénoncer ce qu’ils considèrent comme une tentative de banalisation, voire d’étouffement, d’une affaire devenue, selon eux, une véritable affaire d’État.

Prenant la parole au nom de la coordination de RV en France, Aly Bathily a insisté sur le sens de cette sortie publique. Selon lui, il ne s’agit ni d’une polémique politicienne ni d’un calcul partisan, mais d’un devoir de vérité face à ce qu’il qualifie de dérives inquiétantes dans la gouvernance publique au Sénégal. Il a rappelé que l’affaire ASER ne repose ni sur des rumeurs ni sur des accusations gratuites, mais sur des faits documentés et rendus publics par le député Thierno Alassane Sall, qui a saisi les juridictions compétentes après avoir constaté le décaissement de 37 milliards de francs CFA pour des réalisations jugées largement insuffisantes sur le terrain.

La coordination de RV en France s’est particulièrement insurgée contre la communication du Directeur général de l’ASER, Jean-Michel Sène, qui a présenté la décision rendue par la Cour suprême le 22 janvier 2026 comme la clôture définitive du dossier et la levée de tous les obstacles juridiques. Pour Aly Bathily, cette lecture est trompeuse. Il précise que la Cour suprême ne s’est prononcée que sur un recours pour excès de pouvoir visant l’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP), et non sur le fond du marché concerné, encore moins sur l’utilisation effective des 37 milliards de francs CFA mis en cause.

Sur le plan judiciaire, RV rappelle que la procédure engagée par Thierno Alassane Sall devant le Pool judiciaire financier est toujours en cours. Des diligences sont actuellement menées par la gendarmerie, ce qui, selon le parti, démontre que le dossier est loin d’être vidé. Dans ce contexte, Aly Bathily estime que la réactivation du recours devant la Cour suprême intervient de manière opportuniste et vise essentiellement à semer la confusion dans l’opinion publique et à détourner l’attention du cœur du problème.

La République des Valeurs a également exprimé sa vive préoccupation face à l’intervention publique du Premier ministre, qui aurait, selon elle, cherché à blanchir un responsable administratif alors même que la justice est saisie du dossier. Une telle posture est jugée dangereuse par RV, car elle porterait atteinte au principe de la séparation des pouvoirs et fragiliserait l’État de droit.

En conclusion, la coordination de la République des Valeurs en France martèle que la question centrale demeure entière et sans réponse claire : où sont passés les 37 milliards de francs CFA et qui doit en répondre ? Pour les partisans de Thierno Alassane Sall, aucune manœuvre politique, aucune communication institutionnelle et aucune décision procédurale ne saura effacer cette interrogation fondamentale, appelée à rester au cœur du débat public tant que toute la lumière n’aura pas été faite.

Convocation annoncée à la Sûreté urbaine : Doudou Wade attendu ce lundi matin

Doudou Wade, responsable du Parti démocratique sénégalais (PDS), est attendu ce lundi 2 février 2026 dans les locaux de la Sûreté urbaine de Dakar. L’information a été rendue publique par l’intéressé lui-même à travers une publication sur sa page Facebook, dans un contexte marqué par une vive polémique politico-judiciaire impliquant récemment des figures de l’opposition et des journalistes.

Dans son message, Doudou Wade indique qu’il se rendra à la Sûreté urbaine accompagné de ses avocats. Il explique sa démarche par les différentes informations relayées dans la presse et sur les réseaux sociaux à la suite de l’émission « Faram Facce » diffusée sur la TFM le mercredi 28 janvier 2026. Cette émission, animée par le journaliste Papa Ngagne Ndiaye, a déjà valu à ce dernier une audition par les services de la Sûreté urbaine, alimentant les débats autour de la liberté d’expression et du climat politique actuel.

L’origine de ce bras de fer judiciaire remonte précisément à cette émission télévisée au cours de laquelle Doudou Wade, invité sur le plateau, aurait tenu des propos jugés « offensants » à l’endroit de l’institution présidentielle. Selon certaines sources, ces déclarations sont également considérées comme potentiellement dangereuses pour le maintien de l’ordre et la sécurité publique, justifiant ainsi l’intérêt des autorités sécuritaires pour cette affaire.

Face à la tension suscitée par cette situation, le responsable du PDS a tenu à appeler ses partisans au calme. Il leur a notamment demandé de privilégier la prière et le recueillement plutôt que toute mobilisation dans la rue. Se définissant comme un démocrate convaincu et un citoyen profondément attaché aux valeurs républicaines, Doudou Wade a insisté sur son respect pour la justice sénégalaise et sur sa volonté de se conformer aux procédures en vigueur.

Toutefois, il a tenu à apporter une précision importante, affirmant n’avoir reçu aucune convocation officielle de la part des autorités. Selon lui, aucune notification ne lui a été remise, ni à titre personnel ni à son domicile. Sa décision de se présenter à la Sûreté urbaine relève donc, selon ses propres termes, d’un souci de transparence et de responsabilité citoyenne.

Sidiki Kaba plaide pour une justice vertueuse, pilier d’une démocratie véritable

Lors de la présentation de son ouvrage « 101 Discours : Plaidoyer pour un monde meilleur », Me Sidiki Kaba a livré une réflexion profonde et structurée sur les fondements indispensables d’une démocratie authentique. L’ancien garde des Sceaux y réaffirme avec force que l’État de droit ne saurait exister sans un socle de valeurs cardinales, au premier rang desquelles figurent l’égalité, l’équité, la justice, l’impartialité, la non-exclusion et la non-discrimination.

Dans ce plaidoyer, Sidiki Kaba s’est appuyé sur la symbolique forte de Thémis, déesse grecque de la justice, pour illustrer le sens et la portée de ces principes. Revenant sur les attributs emblématiques de cette figure mythologique, il a expliqué que le bandeau qui couvre les yeux de Thémis incarne l’impartialité absolue. Pour le juriste, la justice ne doit distinguer ni le riche du pauvre, ni le puissant du faible, encore moins juger en fonction du statut social ou de l’influence politique des justiciables. Elle doit être aveugle à toute considération étrangère au droit.

La balance, autre symbole central, représente selon lui l’équité. Ses deux plateaux doivent rester parfaitement équilibrés afin que chaque partie soit jugée de manière juste et équitable. Quant au glaive, il symbolise la capacité de la justice à trancher clairement les litiges, avec fermeté et sans état d’âme, une fois le droit dit. Pour Sidiki Kaba, ces trois attributs forment un tout indissociable, traduisant l’exigence de rigueur morale et de droiture qui doit guider toute institution judiciaire.

L’ancien ministre de la Justice a également souligné la particularité du département qu’il a dirigé, rappelant qu’il s’agit, selon ses mots, « du seul ministère qui porte le nom d’une vertu ». Cette appellation, loin d’être symbolique ou décorative, impose une exigence morale élevée. « La justice doit être vertueuse », a-t-il insisté, avertissant que si elle cessait de l’être, elle se transformerait en un ministère de l’injustice, marqué par la dérive et la corruption.

Dans un ton grave, Me Sidiki Kaba a enfin alerté sur les multiples menaces qui pèsent sur l’indépendance de la justice. Il a rappelé que l’impartialité judiciaire suppose une rupture nette avec toute forme de domination ou d’influence. La justice, a-t-il martelé, ne doit pas être sous l’emprise du pouvoir exécutif, ni vassalisée, ni dominée par des forces obscures. Elle doit encore moins être corrompue par ce qu’il a qualifié d’« argent roi », capable de gangréner les institutions jusqu’à « la moelle des os ».

À travers ce plaidoyer, Sidiki Kaba invite ainsi à une vigilance constante pour préserver l’indépendance et la vertu de la justice, condition essentielle à la crédibilité de l’État et à la confiance des citoyens. Son ouvrage se veut à la fois un rappel des principes fondamentaux et un appel à l’engagement pour un monde plus juste, fondé sur le respect du droit et de la dignité humaine.

Koungheul : Geew Salmakoor muscle la coalition Diomaye Président et affiche ses ambitions politiques

Le lancement départemental du mouvement Geew Salmakoor, tenu ce dimanche à Koungheul, marque un tournant politique majeur dans la structuration locale de la coalition Diomaye Président. À travers une mobilisation d’envergure, le mouvement a clairement affiché sa volonté de s’imposer comme un acteur influent du jeu politique départemental.

Initiée par Elimane Mbaye, responsable de la coalition à Koungheul, cette rencontre a servi de véritable démonstration de force. Elle a mis en évidence l’implantation progressive du mouvement ainsi que sa forte capacité de mobilisation sur le terrain. Militants, responsables locaux et sympathisants ont répondu massivement à l’appel, conférant à l’événement une portée politique qui dépasse largement le cadre d’un simple lancement symbolique.

La présence de Ndick Faye, président national de Geew Salmakoor, n’est pas fortuite. Elle confirme la place stratégique qu’occupe désormais Koungheul dans le dispositif national du mouvement, à un moment où les forces politiques alliées à la coalition Diomaye Président s’emploient à consolider leurs bases locales et à renforcer leur cohésion interne.

Dans son discours, Elimane Mbaye a inscrit l’action de Geew Salmakoor dans une dynamique de proximité avec les préoccupations des populations. En évoquant les manquements en matière d’infrastructures, le chômage des jeunes et les difficultés rencontrées par le secteur commercial, il a posé les jalons d’un discours politique axé sur la gouvernance territoriale et la justice économique.

À travers cette initiative, Geew Salmakoor entend se positionner comme un acteur politique de premier plan à Koungheul, capable de fédérer les énergies locales autour d’un projet commun. Un signal fort adressé aux autres formations politiques du département, dans un contexte marqué par une recomposition des équilibres et une intensification de la concurrence politique à l’échelle locale.

Le FDR dénonce des poursuites contre des journalistes et alerte sur une dérive autoritaire

Le Front pour la Défense de la Démocratie et de la République (FDR) a vivement réagi aux convocations à la Sûreté urbaine de Dakar des journalistes Pape Ngagne Ndiaye et Doudou Wade, exprimant sa profonde indignation face à ce qu’il considère comme une atteinte grave aux libertés fondamentales. Dans une déclaration rendue publique, le mouvement dénonce une tendance inquiétante du pouvoir qu’il qualifie d’autoritaire et accuse les autorités de recourir à des auditions et poursuites ciblant des militants et des professionnels des médias pour de simples opinions exprimées.

Selon le FDR, ces convocations s’inscrivent dans un contexte plus large de restriction de l’espace démocratique. Le Front estime que le Sénégal est engagé sur une pente dangereuse, affirmant que le pays « chemine vers la catastrophe » si de telles pratiques venaient à se généraliser. Pour l’organisation, alerter l’opinion publique sur des dérives potentielles, qu’elles soient d’ordre religieux, sécuritaire ou sociétal, relève du devoir citoyen et journalistique et ne saurait, en aucun cas, constituer un délit.

Le communiqué insiste sur le fait que les citoyens et les journalistes qui expriment des inquiétudes ou relaient des analyses critiques agissent dans l’intérêt de la paix et de la stabilité nationales. À ce titre, le FDR considère qu’ils devraient être écoutés et pris au sérieux par les autorités, plutôt que convoqués ou inquiétés par des procédures qu’il juge intimidantes et dissuasives.

Sur le plan juridique, le Front pointe du doigt l’article 254 du Code pénal relatif aux délits d’opinion, qu’il estime incompatible avec les exigences d’une démocratie moderne et respectueuse des libertés publiques. Pour le FDR, l’application ou l’invocation de telles dispositions constitue une menace directe à la liberté d’expression et à la liberté de la presse, piliers essentiels de tout État de droit.

En conséquence, le Front pour la Défense de la Démocratie et de la République exige l’arrêt immédiat de toutes les actions et procédures engagées contre Pape Ngagne Ndiaye et Doudou Wade. Il lance également un appel solennel à l’ensemble des citoyens, aux organisations de défense des droits humains et aux acteurs engagés pour les libertés publiques afin de se mobiliser contre ce qu’il considère comme une dérive autoritaire et une remise en cause des acquis démocratiques du Sénégal.

Falilou Keita, ce fils à maman dont la malpolitesse le dispute à l’incompétence!

Si son salaire de plusieurs millions de Directeur général de la CDC inversement proportionnel à son faible niveau de culture lui sont montés à la tête au point d’en faire un paragon de la malpolitesse, que Fallilou Keita comprenne que désormais ce sera du œil pour œil, dent pour dent. Tout le monde comprend la stratégie de base: masquer sa nullité, son incapacité technique et sa pauvreté intellectuelle par une vulgarité indécrottable. La Caisse des Dépôts et de Consignations que Falilou Keita dirige est un instrument stratégique important de soutien au financement des secteurs névralgiques de notre économie, depuis sa nomination parmi le personnel qui l’a vu arriver à la CDC comme stagiaire pistonné par sa mère alors Vérificateur générale de l’IGE qu’à fait Fallilou Keita, à la CDC depuis son installation? Rien, Nada, nothing! Falilou Keita est à défi de mettre son véritable curriculum vitae sur la place publique. Dans un processus d’appel à candidatures il aurait eu zéro chance! Falilou Keita tente de masquer ses limites intellectuelles qui sautent aux yeux de tout le monde par son impolitesse nauséabonde. Ce n’est qu’en politique que les logiques du mérite sont inversées, les nuls en haut et les compétents et méritants se font commander par eux! Que Falilou Keita sache que les kaolakois ne confieront jamais, nous disons bien jamais les rênes de leur mairie à un personnage de son accabit qui pense que politique rime avec vulgarité et insanités.

Les Jeunesses Mimi2024
de Kaolack

Le décret du 15 février 2024 : l’acte discret qui a rétabli Pastef et ouvert la voie à l’alternance

Parmi les enseignements majeurs livrés lors de la présentation du livre de Me Sidiki Kaba, vendredi dernier, une révélation est passée presque inaperçue dans le débat public, alors qu’elle constitue l’un des actes politiques les plus déterminants de l’histoire récente du Sénégal. L’ancien Premier ministre a rappelé l’existence du décret numéro 2024-830 du 15 février 2024, portant abrogation du décret 2023-1407 du 31 juillet 2023, texte par lequel le parti Pastef avait été dissous et mis hors la loi. Par cet acte réglementaire, Pastef retrouvait officiellement son existence légale, ouvrant ainsi la voie à sa participation au processus électoral de 2024.

Selon Me Sidiki Kaba, ce décret a joué un rôle central dans la dynamique politique qui a conduit à l’issue des élections. Il a permis non seulement l’organisation d’une campagne électorale inclusive, mais surtout la reconnaissance juridique et institutionnelle du parti qui allait finalement remporter le scrutin. « C’est ce décret qui a permis une campagne victorieuse, qui leur a permis d’avoir la légitimité », a-t-il souligné, insistant sur le caractère décisif de cette décision dans la restauration de la normalité démocratique.

L’ancien Garde des Sceaux inscrit cet acte dans une séquence plus large de décisions qu’il qualifie de « gestes républicains » posés par le président sortant Macky Sall durant la transition politique de 2024. Déjà, en juillet 2023, l’annonce officielle de sa renonciation à un troisième mandat avait marqué un tournant majeur, mettant fin à de longues controverses et apaisant une partie des tensions politiques et sociales. La décision de rétablir dans la légalité le principal parti d’opposition, pourtant destiné à lui succéder au pouvoir, s’inscrit dans cette même logique de responsabilité institutionnelle.

Pour Me Sidiki Kaba, ce choix n’était ni anodin ni contraint. Il répondait à une volonté assumée de garantir un cadre électoral ouvert, transparent et équitable, conformément aux principes fondamentaux de la République. En rétablissant Pastef dans ses droits, Macky Sall a, selon lui, accepté le risque politique au nom de la stabilité du pays et du respect du jeu démocratique. « C’est repartir pour laisser un pays en paix », a-t-il résumé, évoquant un souci de transmission pacifique du pouvoir et de préservation de la cohésion nationale.

Cette révélation éclaire d’un jour nouveau la transition sénégalaise de 2024. Elle rappelle que, derrière les affrontements politiques et les tensions de l’époque, des décisions institutionnelles majeures ont été prises dans l’ombre, mais ont pesé lourdement sur le cours de l’histoire. Le décret du 15 février 2024 apparaît ainsi comme un acte fondateur, discret mais décisif, qui a permis à la démocratie sénégalaise de s’exprimer pleinement et d’aboutir à une alternance reconnue par tous.

À Kaolack, Elhadji Malick Diallo sonne l’heure de l’unité et de la discipline politique

Coordonnateur du mouvement Mimi2024 à Kaolack et membre actif de la coalition Diomaye Président, Elhadji Malick Diallo est monté au créneau pour s’exprimer sur la dynamique interne de la coalition, mais aussi sur la situation socio-économique jugée préoccupante de la région de Kaolack.

S’exprimant lors d’une déclaration publique tenue en marge d’une rencontre politique, Elhadji Malick Diallo a insisté sur la nécessité de renforcer la cohésion et la discipline au sein de la coalition Diomaye Président, qu’il considère comme un cadre stratégique essentiel à la réussite du projet politique porté par le nouveau pouvoir. Selon lui, les divergences internes ne doivent en aucun cas affaiblir l’élan collectif ni détourner les militants des objectifs fondamentaux.

« La coalition doit rester unie, structurée et tournée vers l’essentiel : répondre aux attentes des populations »,

a-t-il déclaré, appelant les responsables politiques locaux à faire preuve de responsabilité, de maturité et de dépassement de soi.

Abordant la situation spécifique de Kaolack, Elhadji Malick Diallo a dressé un tableau sans complaisance des difficultés auxquelles sont confrontées les populations, notamment en matière d’emploi des jeunes, d’assainissement, d’infrastructures et d’accès aux services sociaux de base. Il a estimé que la région, malgré son fort potentiel économique et commercial, continue de souffrir d’un déficit d’investissements et d’un manque de politiques publiques adaptées.

Pour le coordonnateur de Mimi2024, Kaolack doit désormais être placée au cœur des priorités de l’action gouvernementale. À ce titre, il a invité les autorités issues de la coalition à accélérer la mise en œuvre de projets structurants capables d’améliorer durablement les conditions de vie des populations.

En conclusion, Elhadji Malick Diallo a réaffirmé l’engagement de son mouvement à accompagner la coalition Diomaye Président dans la consolidation du pouvoir et la traduction concrète des promesses politiques, tout en restant à l’écoute des préoccupations des citoyens de Kaolack.

Politique / Stratégie – Légitimation et rapport de forces

Baye Thiam Ahlan revendique son leadership et consolide l’ancrage religieux de la coalition Diomaye Président

Dans un contexte politique marqué par la recomposition des alliances et la montée en puissance des acteurs communautaires, Baye Thiam Ahlan a profité d’une sortie publique pour affirmer sa place dans l’échiquier politique national. Face aux tentatives de marginalisation de son rôle, le président de Force Manara Akhloul Qur’An a clairement réaffirmé son leadership au sein de la coalition Diomaye Président, notamment à Médina Baye.

Loin d’une simple controverse personnelle, cette mise au point s’inscrit dans une bataille plus large de légitimation politique. En rappelant le caractère national de son organisation, engagée dans la défense des écoles coraniques et la promotion des valeurs religieuses, Baye Thiam Ahlan met en lumière le poids croissant des réseaux religieux dans la mobilisation citoyenne et électorale.

Cette sortie intervient à un moment stratégique, alors que les forces politiques affinent leurs dispositifs en perspective des prochaines échéances électorales. En affichant son soutien constant à Dr Aminata Touré, figure centrale de la coalition, il contribue à consolider le socle religieux et social de Diomaye Président, notamment dans les zones à forte sensibilité spirituelle.

Pour cet acteur associatif, la participation des leaders religieux au débat politique ne relève pas d’un calcul conjoncturel, mais d’une exigence de reconnaissance institutionnelle. Il plaide ainsi pour une intégration plus structurée des acteurs religieux dans l’élaboration des politiques publiques, en particulier dans les domaines de l’éducation, de la cohésion sociale et de la justice sociale.

À travers cette prise de parole, Baye Thiam Ahlan adresse un message clair : dans le Sénégal politique d’aujourd’hui, les dynamiques locales, religieuses et associatives constituent désormais des leviers déterminants du pouvoir national. Une réalité que les formations politiques ne peuvent plus ignorer à l’approche des prochaines échéances électorales.

Affaire Pape Malick Ndour : la défense saisit la Cour suprême après l’annulation du bracelet électronique

Après la décision défavorable rendue par la Chambre d’accusation, les avocats de Pape Malick Ndour ont enclenché une nouvelle étape dans la bataille judiciaire. Conduite par Me Antoine Mbengue, la défense a déposé, ce jeudi, un pourvoi en cassation devant la Cour suprême afin de contester l’arrêt ayant annulé le placement sous bracelet électronique de l’ancien ministre, au profit d’un mandat de dépôt, conformément aux réquisitions du Parquet financier.

Selon le quotidien Les Échos, les conseils de Pape Malick Ndour estiment que la Chambre d’accusation a commis des erreurs de droit en revenant sur la mesure initiale de contrôle judiciaire assortie d’un bracelet électronique. Pour la défense, cette décision porterait atteinte aux principes encadrant la liberté provisoire et à une application équilibrée des garanties judiciaires, d’autant plus que leur client s’était toujours tenu à la disposition de la justice.

Le pourvoi introduit devant la Cour suprême est assorti d’un effet suspensif. En pratique, cette procédure empêche l’exécution immédiate du mandat de dépôt prononcé contre l’ancien ministre. Pape Malick Ndour demeure ainsi hors de prison en attendant que la plus haute juridiction du pays se prononce sur la légalité de l’arrêt contesté.

Coordonnateur national de la Convergence des cadres de l’Alliance pour la République (APR), Pape Malick Ndour se retrouve au cœur d’un dossier suivi de près par l’opinion publique et la classe politique. Cette nouvelle initiative judiciaire de ses avocats relance le débat autour de l’indépendance de la justice, du rôle du Parquet financier et de l’équilibre entre répression des infractions économiques et respect des droits de la défense.

La Cour suprême devra désormais examiner les arguments soulevés par les avocats et dire si la Chambre d’accusation a, ou non, correctement appliqué la loi. En attendant cette décision, le sort judiciaire de l’ancien ministre reste suspendu à l’issue de ce pourvoi, qui pourrait soit confirmer le mandat de dépôt, soit rouvrir la voie à une mesure de liberté surveillée.

Manifeste “Dundal PS” : l’appel à la renaissance du Parti socialisteDakar, 28 janvier 2026 – Un groupe de responsables et de militants du Parti socialiste (PS) a rendu public un manifeste intitulé « Dundal PS – Faire revivre le Parti socialiste », une contribution politique majeure qui se veut à la fois un diagnostic lucide, un acte de responsabilité et un appel à la refondation d’une formation historique aujourd’hui en crise.

S’inspirant des sagesses africaines « Nit nitay garabam » et « Ubuntu », les signataires rappellent que le socialisme sénégalais, tel que pensé par Léopold Sédar Senghor, repose sur l’interdépendance, la solidarité et la responsabilité collective. Pour eux, ces valeurs doivent redevenir le socle philosophique et éthique du Parti socialiste.

Un héritage politique menacé

Le manifeste souligne que le PS n’est pas une organisation politique ordinaire, mais un patrimoine historique qui a contribué à l’indépendance, à la construction de l’État moderne, à l’enracinement de la démocratie et à la promotion de la justice sociale au Sénégal. De Senghor à Abdou Diouf, en passant par Ousmane Tanor Dieng, le Parti socialiste a longtemps été un pilier central de la vie politique nationale et internationale.

Cependant, depuis l’alternance de 2000 et plus encore après le décès d’Ousmane Tanor Dieng en 2019, le Parti s’est progressivement installé dans une léthargie inquiétante. Malgré des tentatives de réorganisation et un rôle déterminant dans la dynamique ayant conduit à l’alternance de 2012, les auteurs du manifeste estiment que l’identité politique du PS s’est diluée, notamment au sein de la coalition Benno Bokk Yakaar.

Une crise profonde et multidimensionnelle

Le texte dresse un constat sans concession : effondrement électoral marqué par l’élection d’un seul député lors des législatives de 2024, invisibilité médiatique, absence de projet politique lisible, structures organisationnelles obsolètes, démobilisation des militants et déficit de leadership.

Selon les signataires, reconnaître cette situation n’est ni un règlement de comptes ni une autoflagellation, mais un acte de loyauté envers le Parti et son histoire. Ils dénoncent également des initiatives de relance jugées « cosmétiques », sans vision claire, souvent réduites à des activités d’animation sans contenu politique réel.

Rompre avec l’immobilisme

Face à ce qu’ils qualifient d’« immobilisme destructeur », les auteurs du manifeste appellent à changer radicalement de méthode. Le congrès sans cesse annoncé puis reporté, l’absence de consultation réelle de la base et l’inefficacité de la Commission spéciale de relance sont pointés comme des symboles de l’impasse actuelle.

Le manifeste « Dundal PS » se veut ainsi un tournant, visant à rompre avec les illusions d’action et à ouvrir une nouvelle voie de reconstruction.

Le Parti socialiste qu’ils veulent

Les signataires appellent à bâtir un Parti socialiste :

vivant, producteur d’idées, présent dans les débats nationaux et sur les espaces médiatiques et numériques ;
renforcé, avec des structures allégées, modernisées, une relecture critique des statuts et une organisation plus professionnelle ;
rassemblé, fondé sur le débat démocratique, la compétence, la légitimité et la cohésion, au-delà des clivages personnels.
Une attention particulière est accordée à la jeunesse, aux femmes, à la diaspora et aux compétences émergentes, appelées à jouer un rôle central dans la prise de décision et le renouvellement du leadership.

Un appel à l’action collective

À travers ce manifeste, les initiateurs lancent un appel solennel à tous les militants socialistes, aux forces sociales, aux intellectuels et aux citoyens attachés aux valeurs de justice, de solidarité et de démocratie, afin de porter ensemble cette dynamique de renaissance.

« Le Parti socialiste peut vaciller, mais il ne doit pas disparaître », concluent-ils, affirmant que seul le courage de dire la vérité et la volonté de reconstruire collectivement permettront au PS de redevenir une force politique crédible et une alternative pour gouverner le Sénégal.

Nominations et réaménagements dans l’administration : le Chef de l’État procède à une vaste série de décisions individuelles

Le Président de la République a procédé à plusieurs nominations au titre des mesures individuelles, touchant la Présidence de la République ainsi que de nombreux ministères stratégiques. Ces décisions traduisent une volonté de réorganisation et de renforcement de l’administration publique dans des secteurs clés.

Au niveau de la Présidence de la République, Monsieur Djim Dramé, Maître de recherches titulaire à l’Institut fondamental d’Afrique noire (IFAN), précédemment Directeur des Affaires religieuses et de l’Insertion des diplômés en langue arabe, a été nommé Délégué général aux Affaires religieuses (DEGAR).

Dans le secteur des finances publiques, relevant du Ministère des Finances et du Budget, Monsieur Ousmane Kassé, Inspecteur des Impôts et des Domaines de classe exceptionnelle, a été nommé Inspecteur des Finances. Il est rejoint dans ces fonctions par Madame Mame Diama Diouf, Inspecteur principal du Trésor, également nommée Inspecteur des Finances au sein du même ministère.

Le Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a connu plusieurs changements notables. Monsieur Elhadji Babacar Ly, Enseignant-chercheur, a été nommé Directeur de l’Innovation, de la Valorisation, de la Propriété intellectuelle et du Transfert technologique, en remplacement de Monsieur Salif Gaye, admis à faire valoir ses droits à la retraite. Monsieur Babacar Diouf, Ingénieur en génie civil, a été désigné Directeur de la Maintenance et des Équipements de l’Enseignement supérieur, succédant à Monsieur Alioune Sène.

Au niveau des universités publiques, Monsieur Ibrahima Cissé, Administrateur civil, a été nommé Secrétaire général de l’Université Amadou Mahtar Mbow (UAM), en remplacement de Monsieur Mbaye Dione, appelé à d’autres fonctions. Monsieur Seydina Ababacar Mbengue, précédemment Secrétaire général de l’Université Alioune Diop, est désormais Secrétaire général de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), en remplacement de Monsieur Elimane Ba. Ce dernier a, pour sa part, été nommé Secrétaire général de l’Université du Sine Saloum El Hadj Ibrahima Niass (USSEIN), en remplacement de Madame Awa Ndiaye Diop.

Poursuivant cette série de permutations, Monsieur Ousmane Diallo, précédemment Secrétaire général de l’Université Iba Der Thiam, a été nommé Secrétaire général de l’Université Gaston Berger (UGB), en remplacement de Monsieur Mor Fall. Ce dernier devient à son tour Secrétaire général de l’Université Iba Der Thiam (UIDT). Madame Awa Ndiaye Diop, auparavant Secrétaire générale de l’USSEIN, a été nommée Secrétaire générale de l’Université numérique Cheikh Hamidou Kane (UN-CHK), en remplacement de Monsieur Hammadou Baldé. Ce dernier est désormais Secrétaire général de l’Université Alioune Diop (UAD).

Au titre du Ministère de l’Éducation nationale, Monsieur Bassirou Hamedine Sy, expert en gestion des finances publiques, a été nommé Secrétaire général de l’Agence nationale de la Petite Enfance et de la Case des Tout-petits (ANPECTP), en remplacement de Monsieur El Hadji H. Kandji.

Dans le domaine de l’emploi et de la formation professionnelle et technique, Monsieur Thiéfatim Naël, titulaire d’une maîtrise en management des organisations, a été nommé Président du Conseil d’administration du Centre de Formation professionnelle et technique Sénégal-Japon (CFPT S/J), un poste jusque-là vacant. Monsieur Cheikh Ahmadou Abdul Gueye, psychologue conseiller, a été nommé Directeur de l’Emploi, en remplacement de Madame Djireye Clotilde Coly. Monsieur Ababacar Sadikh Bèye, professeur d’enseignement secondaire en techniques économiques, a été désigné Directeur des Établissements publics de Formation professionnelle et technique, tandis que Monsieur Aliou Ba, Inspecteur de spécialité en froid-climatisation, a été nommé Directeur des Établissements privés de Formation professionnelle et technique, deux postes qui étaient vacants.

Enfin, au Ministère de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement du territoire, Monsieur Babacar Wagane Faye, ingénieur-statisticien et précédemment Secrétaire général de l’Agence nationale pour la Promotion et l’Emploi des Jeunes (ANPEJ), a été nommé Secrétaire général de l’Agence nationale de l’État civil (ANEC), en remplacement de Madame Aissatou Liwane Dogué.

Affaire Prodac : Pape Malick Ndour sous la menace d’un mandat de dépôt imminent

Un nouveau tournant judiciaire vient d’intervenir dans l’affaire dite du Prodac impliquant Pape Malick Ndour. Ce mercredi 28 janvier 2026, la Chambre d’accusation financière du Pool judiciaire financier (PJF) a révoqué l’ordonnance de placement sous bracelet électronique dont bénéficiait jusqu’ici l’ancien ministre de la Jeunesse. La juridiction a, dans la foulée, décidé de son placement sous mandat de dépôt, ouvrant ainsi la voie à une incarcération dans les prochaines heures, selon des informations rapportées par Seneweb.

Cette décision marque un durcissement notable de la position de la justice dans ce dossier à forts enjeux politiques et financiers. Coordonnateur des cadres républicains, Pape Malick Ndour était jusque-là soumis à des mesures de contrôle judiciaire, notamment le port d’un bracelet électronique, dans le cadre de l’instruction menée par le PJF. La révocation de cette mesure alternative traduit, aux yeux de nombreux observateurs, la volonté de la Chambre d’accusation financière de renforcer les contraintes pesant sur l’ancien membre du gouvernement.

L’affaire Prodac, du nom du Programme des domaines agricoles communautaires, porte sur des soupçons de malversations financières, de mauvaise gestion et d’irrégularités dans l’exécution de projets destinés à l’insertion des jeunes par l’agriculture. Ce programme, lancé avec de grandes ambitions, a fait l’objet de plusieurs audits et enquêtes judiciaires au fil des années, mettant en cause d’anciens responsables et gestionnaires.

Face à la décision de la Chambre d’accusation financière, la défense de Pape Malick Ndour n’entend pas rester passive. Ses avocats ont annoncé leur intention de se pourvoir en cassation devant la Cour suprême afin de contester le mandat de dépôt prononcé contre leur client. Ils estiment que les conditions légales justifiant une incarcération préventive ne sont pas réunies et dénoncent une décision qu’ils jugent excessive au regard du dossier.

En attendant l’examen éventuel de ce pourvoi, la décision de justice est exécutoire, ce qui signifie que Pape Malick Ndour pourrait être conduit en détention à tout moment. Cette évolution relance le débat sur le traitement judiciaire des anciens responsables politiques et sur la lutte contre l’impunité, dans un contexte où les autorités affichent une volonté de fermeté en matière de reddition des comptes.

Yoro Dia accuse Ousmane Sonko de vouloir la vengeance plutôt que la justice

L’ancien ministre et intellectuel Yoro Dia a vivement critiqué, mercredi, le Premier ministre Ousmane Sonko, l’accusant de rechercher la vengeance au détriment de la justice. Dans une déclaration publiée sur le réseau social X, Yoro Dia a estimé que le principal problème résidait dans l’attitude même du chef du gouvernement vis-à-vis de l’institution judiciaire.

Selon lui, Ousmane Sonko ferait des magistrats, pourtant tenus par le devoir de réserve, sa cible privilégiée. Une posture qu’il qualifie d’« irresponsabilité illimitée » et de manque de grandeur, estimant qu’un Premier ministre devrait incarner l’élévation du débat public et le respect des institutions. Yoro Dia va plus loin en comparant la vision de la justice que prêterait Ousmane Sonko à celle de l’Ancien Régime, affirmant que « Sonko Ier veut une justice qui se résume à la lettre de cachet comme Louis XIV », une référence historique à l’arbitraire du pouvoir monarchique.

Ces critiques interviennent alors qu’Ousmane Sonko, en déplacement officiel au Maroc, s’est de nouveau exprimé sur le fonctionnement de la justice sénégalaise. Devant des interlocuteurs, le Premier ministre a dressé un constat sévère de l’état de l’institution judiciaire, qu’il considère comme l’un des maux profonds du pays. « L’un des problèmes fondamentaux de ce pays, et rien n’a été fait pour le changer, c’est la justice. Dans un pays, quand la justice est malade, c’est que tout le reste est malade », a-t-il déclaré.

Cette sortie du chef du gouvernement s’inscrit dans la continuité de ses prises de position critiques à l’égard du système judiciaire sénégalais, qu’il juge inefficace, partial et incapable de garantir l’égalité réelle des citoyens devant la loi. Toutefois, pour ses détracteurs, à l’image de Yoro Dia, cette dénonciation constante franchirait la ligne entre la réforme nécessaire de la justice et une remise en cause dangereuse de son indépendance.

La polémique relance ainsi le débat sur les relations entre le pouvoir exécutif et l’institution judiciaire au Sénégal. Entre volonté affichée de réformer en profondeur la justice et accusations d’acharnement ou de règlement de comptes, les déclarations croisées illustrent la tension persistante autour d’un secteur clé de la gouvernance et de l’État de droit.

Réforme du régime des agents contractuels de l’État : ce que change le décret n° 2026-66

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a signé le 27 janvier 2026 le décret n° 2026-66 portant modification du régime spécial applicable aux agents non fonctionnaires de l’État. Cette réforme d’envergure marque une étape importante dans l’amélioration du statut des agents contractuels, longtemps considérés comme évoluant dans un cadre moins favorable que celui des fonctionnaires. À travers ce texte, les autorités entendent harmoniser les carrières, renforcer l’équité professionnelle et offrir de réelles perspectives d’évolution.

Jusqu’ici, les agents non fonctionnaires de l’État, communément appelés contractuels, étaient soumis à des règles d’évolution souvent disparates, avec des mécanismes d’avancement peu clairs et une reconnaissance limitée de l’ancienneté. Le nouveau décret vient corriger ces déséquilibres en rapprochant leur régime de celui de la fonction publique classique, tout en tenant compte des spécificités de leur statut.

Le texte introduit désormais une classification plus lisible des agents non fonctionnaires. Trois catégories sont clairement établies : les agents recrutés par référence à un corps de fonctionnaires, à l’image des enseignants contractuels, ceux occupant un emploi particulier, et le personnel de secrétariat. Cette clarification vise à mieux encadrer les parcours professionnels et à garantir une plus grande cohérence dans la gestion des ressources humaines de l’État. Désormais, le recrutement dans ces catégories est conditionné à la détention des mêmes titres ou diplômes que ceux exigés pour les fonctionnaires de niveau équivalent, renforçant ainsi le principe d’égalité de compétences et de qualifications.

L’innovation majeure du décret réside dans la refonte du système d’avancement de carrière. L’avancement d’échelon devient automatique et repose sur l’ancienneté, à l’instar de ce qui est pratiqué dans la fonction publique. Cette mesure met fin à une source récurrente d’inégalités et offre une meilleure visibilité aux agents sur leur progression professionnelle. Pour l’avancement de grade ou de classe, le décret institue une Commission d’avancement chargée d’examiner les propositions et d’établir les tableaux d’avancement. Fait notable, le texte garantit que 50 % des agents promouvables pourront bénéficier d’une promotion chaque année, une disposition qui devrait accélérer les carrières et motiver les agents.

Une attention particulière est accordée aux agents relevant des secteurs de l’Éducation, de la Jeunesse et des Sports. Le décret prévoit que ceux qui obtiennent un nouveau diplôme professionnel en cours de carrière peuvent être reclassés dans une catégorie supérieure. Mieux encore, ils ont la possibilité de solliciter un rappel d’ancienneté civile, plafonné à 40 %, afin d’accélérer leur avancement. Cette opportunité est toutefois encadrée dans le temps, puisque les agents concernés disposent d’un délai de deux ans à compter de l’entrée en vigueur du décret pour introduire leur demande.

En matière de rémunération, le texte réaffirme le principe selon lequel le traitement est calculé sur la base de l’indice correspondant au grade et à l’échelon de l’agent. Il rappelle également que des retenues sont opérées en vue de la constitution des droits à la retraite, confirmant ainsi l’intégration des agents non fonctionnaires dans un dispositif de protection sociale. En revanche, le décret précise explicitement qu’aucun rappel de traitement financier ne sera accordé pour les périodes antérieures à sa signature, limitant ainsi les effets rétroactifs de la réforme.

Dans l’ensemble, le décret n° 2026-66 apparaît comme une réforme structurante, destinée à revaloriser le statut des agents contractuels de l’État et à réduire les disparités avec la fonction publique. En instaurant des règles claires d’avancement, en renforçant les exigences de recrutement et en ouvrant de nouvelles perspectives de carrière, le gouvernement pose les bases d’une gestion plus équitable et plus moderne des ressources humaines publiques.

Affaire Samuel Sarr : la Cour d’appel tranche et relance le débat sur la sécurité juridique dans le secteur de l’énergie

La décision rendue le 27 janvier 2026 par la chambre d’accusation de la Cour d’appel de Dakar marque un tournant majeur dans un dossier judiciaire suivi de près par les acteurs du secteur énergétique sénégalais. En annulant l’ordonnance de renvoi en police correctionnelle ainsi que l’ordonnance de soit-communiqué émises par le juge d’instruction du 2ᵉ cabinet, la juridiction d’appel met un terme aux poursuites engagées contre Samuel Amète Sarr pour abus de biens sociaux.

Cette décision, fondée sur des irrégularités de procédure relevées par la Cour, intervient après plusieurs mois de bataille judiciaire consécutive à une plainte déposée par Moustapha Ndiaye, ancien président du Conseil d’administration de West African Energy (WAE). Elle consacre la thèse de la défense et met en lumière l’exigence de rigueur procédurale dans le traitement des affaires à forts enjeux économiques.

Au-delà de la dimension strictement judiciaire, cette affaire soulève des interrogations plus larges sur la gouvernance des entreprises stratégiques et la stabilité du climat des affaires au Sénégal. West African Energy, qui exploite l’une des centrales électriques les plus importantes du pays, occupe une place centrale dans le dispositif national de production d’énergie. Toute controverse judiciaire impliquant ses dirigeants a, de ce fait, des répercussions bien au-delà du prétoire.

Pour de nombreux observateurs, la décision de la Cour d’appel envoie un signal fort aux investisseurs et aux partenaires techniques : la justice sénégalaise affirme sa volonté de garantir le respect de l’État de droit, tout en évitant que des procédures entachées d’irrégularités ne fragilisent des secteurs clés de l’économie.

Si la partie civile subit un revers judiciaire, l’arrêt rendu contribue surtout à recentrer le débat sur les véritables enjeux : la transparence, la bonne gouvernance et la sécurisation juridique des projets énergétiques structurants. Autant de défis majeurs pour un pays engagé dans une transition énergétique ambitieuse.

Par Samba Sadji

Coordonnateur régional du LSS à Kaolack

APR : Macky Sall procède à une vaste restructuration des instances du parti

Le président de l’Alliance Pour la République (APR), Macky Sall, a procédé, par arrêté en date du 23 janvier 2026, à la restructuration et au renouvellement des instances ainsi que du personnel dirigeant de son parti.

Dans un communiqué publié le 26 janvier par le Secrétariat exécutif national (SEN), l’APR indique que les nominations individuelles effectuées, de même que la mise en place du Comité de liaison et de suivi des activités du SEN, traduisent la volonté du président du parti de « construire un puissant appareil de direction à la hauteur des enjeux du cours politique et de nos grandes ambitions ».

Le communiqué souligne que le SEN se félicite vivement de ces nouvelles nominations, qui consacrent à la fois l’élargissement et le renouvellement de l’instance dirigeante de l’APR, notamment à travers la promotion de jeunes et de femmes de grande qualité, ainsi que la responsabilisation de camarades reconnus pour leur valeur et leur engagement.

Dans le même esprit, le parti approuve la mise en place du Comité de liaison et de suivi, dont la liste provisoire déjà publiée sera progressivement renforcée par l’intégration de nouveaux membres.

Pour le Secrétariat exécutif national, ce processus de dynamisation et d’actualisation de l’organisation du parti, fondé sur la consolidation de sa direction centrale, intervient après l’installation des secrétariats exécutifs au niveau des différents départements du pays et de la diaspora. Il est jugé « hautement salutaire » dans le contexte politique actuel.

Le SEN estime en effet que, face à un pouvoir qu’il qualifie d’oscillant « entre déliquescence et évanescence, entre incurie et violente incompétence », il est impératif pour l’APR de se doter d’un « dispositif de combat garant des victoires futures ».

Selon le parti de Macky Sall, à un moment crucial de l’histoire politique nationale, marqué par une grave crise interne du pouvoir en place, lequel ne compterait, selon lui, que sur la violence — illustrée notamment par les événements impliquant l’honorable Farba Ngom — pour gouverner, il est urgent de faire face et de se mobiliser pour le vaincre. Cela passe, insiste le SEN, par la mise en place d’une direction solide, capable de renforcer les capacités organisationnelles et politiques de l’opposition et de consolider son unité d’action.

Thiès au cœur de la refondation de la Politique nationale de l’Emploi

Le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle et technique, Moustapha Ndieck Sarré, a présidé ce jour à Thiès un Comité régional de développement (CRD) spécial consacré à la consultation des parties prenantes, dans le cadre de l’élaboration de la nouvelle Politique nationale de l’Emploi. Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de concertation élargie visant à associer étroitement les acteurs territoriaux à la définition des orientations stratégiques en matière d’emploi.

Dans son intervention, le ministre a dressé un diagnostic sans complaisance de la situation actuelle du marché du travail au Sénégal. Il a souligné que les analyses récentes mettent en évidence des déséquilibres structurels persistants, notamment un faible taux d’emplois formels, une prédominance marquée du secteur informel, une insertion tardive des jeunes sur le marché du travail ainsi qu’une inadéquation notable entre l’offre de formation et les besoins réels de l’économie nationale. Selon Moustapha Ndieck Sarré, ces constats rendent impérative une refonte en profondeur de la Politique nationale de l’Emploi afin de la rendre plus cohérente, plus inclusive et davantage ancrée dans les réalités territoriales.

Le ministre a insisté sur le fait que l’emploi ne peut être pensé uniquement depuis le niveau central. À ses yeux, il se construit avant tout au plus près des bassins économiques, des filières locales, des entreprises et des communautés. C’est dans cette perspective que la tenue du CRD de Thiès revêt une importance particulière, puisqu’il vise à recueillir les analyses, les propositions et les attentes des acteurs locaux, afin d’enrichir la future Politique nationale de l’Emploi par une approche réaliste, participative et territorialisée.

Moustapha Ndieck Sarré a également mis en exergue le rôle stratégique de la région de Thiès dans l’économie nationale. De par sa position géographique, la diversité de ses activités économiques et le dynamisme de sa population, la région dispose d’atouts considérables pour la création d’emplois durables. L’agriculture et l’agro-industrie, l’artisanat, le commerce, le tourisme, les industries extractives, le BTP ainsi que les services constituent, selon lui, autant de leviers potentiels de création d’emplois, à condition que les politiques publiques, les investissements privés et les dispositifs de formation soient mieux coordonnés et orientés vers les besoins réels du tissu économique local.

Les travaux de ce Comité régional de développement doivent ainsi permettre d’identifier clairement les priorités régionales en matière d’emploi, de formuler des propositions concrètes et opérationnelles pour la future Politique nationale de l’Emploi, de renforcer la gouvernance territoriale de l’emploi fondée sur la concertation et la responsabilité partagée, et de consolider les synergies entre l’État, les collectivités territoriales, le secteur privé et les partenaires sociaux.

En guise de conclusion, le ministre a tenu à rassurer l’ensemble des participants en affirmant que les conclusions issues de ce CRD seront pleinement intégrées au processus national. L’objectif affiché est de faire en sorte que la nouvelle Politique nationale de l’Emploi reflète fidèlement les réalités, les potentialités et les aspirations des territoires, afin de mieux répondre aux défis de l’emploi, en particulier pour les jeunes et les femmes.

Néné Fatoumata Tall prend les rênes du mouvement des femmes de l’APR

L’Alliance Pour la République (APR) a porté son choix sur une figure politique bien connue pour diriger son mouvement des femmes. Il s’agit de Néné Fatoumata Tall, responsable politique dans le département de Guédiawaye et ancienne ministre de la Jeunesse, désormais nommée présidente du mouvement national des femmes du parti.

Cette désignation consacre le retour au premier plan d’une militante expérimentée, dont le parcours au sein de l’APR et de l’appareil étatique est marqué par un engagement constant en faveur de la mobilisation des bases et de la promotion du leadership féminin. À la tête du mouvement des femmes, Néné Fatoumata Tall aura pour principale mission de dynamiser et de renforcer la présence des femmes dans les instances du parti, tout en consolidant leur rôle stratégique dans les actions politiques et électorales.

Traditionnellement pilier de l’APR, le mouvement des femmes joue un rôle central dans l’animation du parti sur le terrain. Il est au cœur des campagnes de sensibilisation, de la mobilisation électorale et de l’organisation des activités politiques à la base. Sous la conduite de sa nouvelle présidente, cette structure devrait poursuivre et intensifier ce travail, dans un contexte politique marqué par de nouveaux défis et une recomposition des équilibres.

La nomination de Néné Fatoumata Tall intervient en effet dans une phase de restructuration interne de l’APR, consécutive à la fin du mandat présidentiel de Macky Sall. Engagé dans un processus de repositionnement sur l’échiquier politique national, le parti mise sur des cadres chevronnés pour assurer une transition efficace et maintenir sa capacité de mobilisation. Le choix de l’ancienne ministre s’inscrit ainsi dans une logique de continuité, mais aussi de renouveau, avec l’ambition de redynamiser les structures de base et de préparer l’avenir.

En confiant la direction du mouvement des femmes à Néné Fatoumata Tall, l’APR envoie également un signal fort quant à l’importance accordée à la participation féminine dans sa stratégie politique. Une responsabilité majeure attend désormais la nouvelle présidente, appelée à fédérer, mobiliser et porter la voix des femmes du parti dans une période charnière de son histoire.

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