Douze candidats à la migration irrégulière ont été interpellés dans la matinée du dimanche 7 juin sur la plage des Dents de la Mer, située sur la corniche ouest de Dakar, à la suite de l’échouement d’une embarcation qui revenait d’une tentative de traversée vers l’Europe. L’opération, menée par les éléments du Commissariat d’arrondissement du Point E avec l’appui de policiers en poste à l’École nationale de police, a permis d’éviter une situation qui aurait pu virer au drame.
Selon les premiers éléments de l’enquête, la pirogue avait quitté les côtes gambiennes le 26 mai 2026 aux premières heures de la matinée avec pour destination finale l’Espagne. À son bord se trouvaient plus d’une centaine de personnes, parmi lesquelles des hommes, des femmes et des enfants, tous animés par l’espoir de rejoindre l’Europe par la voie maritime.
Après plusieurs jours en mer, l’embarcation aurait été confrontée à de très mauvaises conditions météorologiques au large des côtes mauritaniennes. Face à la violence des intempéries et aux risques grandissants pour les passagers, les organisateurs du voyage auraient décidé de faire demi-tour. C’est au cours de ce retour que la pirogue a heurté des rochers à proximité de la plage des Dents de la Mer, provoquant son échouement.
Alertés vers 7 h 50 de la présence de plusieurs individus sur la plage, les policiers du Commissariat d’arrondissement du Point E se sont rapidement rendus sur les lieux. Quatre personnes ont été arrêtées dans un premier temps. Avec le renfort d’agents de l’École nationale de police, huit autres candidats ont ensuite été appréhendés, portant le total à douze interpellations.
Les vérifications effectuées par les enquêteurs ont permis d’identifier les nationalités des personnes arrêtées. Le groupe est composé de sept ressortissants maliens, trois Gambiens et deux Guinéens. Lors de leurs premières auditions, les intéressés ont confirmé avoir embarqué en Gambie dans le cadre d’une tentative de migration clandestine vers l’Espagne.
Les personnes interpellées ont également indiqué que de nombreux passagers avaient réussi à quitter les lieux dès le débarquement. Profitant de la confusion provoquée par l’échouement de la pirogue, plusieurs candidats à l’émigration se seraient dispersés dans différents secteurs de la capitale, compliquant davantage le travail des forces de sécurité.
Le Commissariat d’arrondissement de Dalifort a mis la main sur un individu impliqué dans une affaire de trafic de chanvre indien, de tentative de corruption de fonctionnaire et de conduite sans permis. L’arrestation est intervenue le 4 juin 2026 à l’issue d’une enquête rapide menée par les services de police après une spectaculaire fuite lors d’un contrôle routier.
Selon les informations communiquées par les autorités, les faits ont débuté au niveau du croisement de Cambérène lors d’une opération de contrôle de routine menée par les forces de l’ordre. Les policiers ont procédé à l’interception d’un véhicule de type SUV. Cependant, à la vue des agents, les deux occupants du véhicule ont brusquement abandonné leur voiture avant de prendre la fuite à pied, laissant derrière eux plusieurs éléments compromettants.
L’inspection du véhicule a permis aux policiers de découvrir treize blocs de chanvre indien soigneusement dissimulés. Au cours de leur fuite, l’un des suspects a également perdu un téléphone portable, un élément qui s’est révélé déterminant pour la suite des investigations.
S’appuyant sur les données recueillies sur place, les enquêteurs de la brigade de recherches ont rapidement engagé des investigations techniques et des recoupements téléphoniques. Ces opérations ont permis de localiser l’un des suspects quelques heures seulement après les faits. Il a été interpellé le même jour aux environs de 18 heures.
Placée en garde à vue, la personne arrêtée a reconnu son implication dans le trafic de chanvre indien lors de son audition préliminaire. Les enquêteurs ont également constaté que le mis en cause circulait sans permis de conduire au moment des faits.
L’affaire a pris une autre dimension lors de l’interpellation du suspect. Selon les services de police, ce dernier aurait tenté d’échapper aux poursuites en proposant aux agents la somme d’un million de francs CFA en échange de sa libération. Cette tentative de corruption a été immédiatement rejetée et consignée dans la procédure judiciaire.
L’Union des routiers du Sénégal monte au créneau contre l’application d’amendes de 100.000 francs CFA infligées à plusieurs chauffeurs de camions ayant emprunté l’autoroute à péage avant de poursuivre leur trajet vers l’intérieur du pays. Son secrétaire général, Gora Khouma, dénonce une mesure qu’il juge injustifiée et appelle le ministère des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens à clarifier sans délai la réglementation relative à la circulation des poids lourds sur cet axe.
Selon le responsable syndical, plusieurs transporteurs ont été verbalisés ces derniers jours par les agents d’Afrique Pesage, notamment dans les régions de Kaolack et de Kaffrine. Les chauffeurs concernés se seraient vu reprocher d’avoir utilisé l’autoroute à péage alors qu’ils auraient, selon les services de contrôle, dû emprunter la route nationale en passant par l’axe Diamniadio-Mbour.
Face à cette situation, Gora Khouma affirme que les professionnels du transport vivent une véritable incompréhension. Il explique que depuis plus d’une semaine, de nombreux conducteurs signalent des difficultés liées à ces contrôles et aux sanctions financières qui en découlent. Pour lui, rien ne justifie aujourd’hui de telles amendes puisque les transporteurs n’ont jamais été officiellement informés d’une quelconque interdiction visant les camions sur l’autoroute à péage.
Le secrétaire général de l’Union des routiers rappelle que depuis la mise en service de cette infrastructure, les poids lourds l’empruntent régulièrement sans rencontrer de restrictions particulières. Il soutient qu’aucun arrêté, décret ou texte réglementaire porté à la connaissance des acteurs du secteur ne prohibe actuellement leur circulation sur cette voie.
Au-delà de la question des sanctions, le syndicaliste s’interroge également sur les prérogatives d’Afrique Pesage. Selon lui, la mission principale de cette structure concerne le contrôle du poids et du gabarit des véhicules afin de préserver les infrastructures routières. Il estime donc qu’elle ne devrait pas imposer aux transporteurs un itinéraire spécifique en l’absence d’une décision officielle des autorités compétentes.
L’Union des routiers du Sénégal demande ainsi l’intervention du ministère des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens afin de mettre un terme aux ambiguïtés. Les professionnels du secteur souhaitent qu’un document officiel soit publié pour préciser clairement les conditions de circulation des poids lourds sur l’autoroute à péage.
Pour Gora Khouma, la solution passe par une position sans équivoque de l’État. Si les autorités décident d’interdire l’accès des camions à l’autoroute à péage, cette mesure doit être formalisée par un texte réglementaire et communiquée aux transporteurs. En revanche, si leur circulation demeure autorisée, les routiers estiment qu’aucune structure de contrôle ne devrait leur imposer un autre itinéraire sous peine de sanction.
Un grave accident de la circulation s’est produit ce dimanche sur la Route nationale 2, à hauteur de Thanaf, dans la commune de Bokiladji, entre Ourossogui et Bakel. Le bilan provisoire fait état de deux morts et de quatorze blessés, dont dix dans un état grave, à la suite du renversement d’un véhicule de transport en commun assurant la liaison entre les deux localités.
Selon les premières informations recueillies, le minicar transportait plusieurs passagers lorsqu’il a brusquement quitté sa trajectoire avant de se renverser sur la chaussée. Les circonstances exactes de l’accident demeurent encore inconnues et font actuellement l’objet d’investigations des autorités compétentes.
Le drame a coûté la vie à deux femmes. La première victime, âgée de 61 ans, était domiciliée à Yassine-Laké. La seconde, une jeune femme de 22 ans de nationalité mauritanienne, a succombé à ses blessures sur les lieux de l’accident. Leur décès porte à seize le nombre total de victimes recensées dans cet accident particulièrement meurtrier.
Parmi les survivants, dix personnes ont été grièvement blessées tandis que quatre autres ont subi des blessures jugées légères. Les équipes de secours se sont rapidement mobilisées pour prendre en charge les victimes. Les blessés ont été évacués vers les structures sanitaires de Bakel ainsi que vers le centre de santé de Fadiar, situé dans la commune de Bokiladji, où ils reçoivent les soins nécessaires.
Les dépouilles des deux victimes ont été transférées à la morgue du district sanitaire de Kanel en attendant les procédures d’usage et leur remise aux familles.
L’intervention a été menée par les sapeurs-pompiers du détachement de Dorkodiéré, qui ont procédé aux opérations de secours et d’évacuation dans des conditions rendues difficiles par la gravité de l’accident.
Face à ce nouveau drame routier, la brigade de gendarmerie de Semy a ouvert une enquête afin de déterminer avec précision les causes du renversement du véhicule. Les résultats des investigations devraient permettre d’établir les circonstances exactes de l’accident et d’éventuelles responsabilités.
Au lendemain du rappel à Dieu de Serigne Cheikh Saliou Mbacké, fils aîné et khalife de feu Serigne Saliou Mbacké, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, s’est rendu ce samedi à Touba pour présenter les condoléances de la Nation à la famille du défunt et à l’ensemble de la communauté mouride. Il était accompagné de la Première Dame, Absa Faye, ainsi que d’une importante délégation officielle.
Cette visite, placée sous le signe du recueillement et de la solidarité nationale, intervient quelques jours après le décès de Serigne Cheikh Saliou Mbacké survenu le 29 mai 2026 à Khelcom. Figure respectée de la confrérie mouride, il était reconnu pour son engagement en faveur de l’enseignement coranique, de l’encadrement spirituel des disciples et du développement des activités agricoles héritées de son père.
Le chef de l’État a d’abord été reçu par le Khalife général des mourides, Serigne Mountakha Bassirou Mbacké. À cette occasion, il a exprimé sa profonde compassion à l’endroit de la famille religieuse et salué la mémoire d’un homme dont la vie fut consacrée à la transmission des valeurs de l’islam, à la formation religieuse et au service de la communauté. Le président a souligné que la disparition de Serigne Cheikh Saliou Mbacké représente une perte importante non seulement pour la confrérie mouride, mais également pour l’ensemble de la Oummah islamique.
S’exprimant au nom du Khalife général, Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre a salué le déplacement du chef de l’État et l’attention portée par les autorités à cette période de deuil. Il a formulé des prières pour le repos éternel de l’âme du défunt, tout en invoquant la paix, la stabilité et la prospérité pour le Sénégal.
La délégation présidentielle s’est ensuite rendue à Keur Serigne Saliou Mbacké où elle a été reçue par Serigne Bassirou Mbacké, récemment désigné khalife de la famille de feu Serigne Saliou Mbacké. Le président de la République lui a renouvelé ses condoléances ainsi que celles du peuple sénégalais, rappelant le rôle majeur joué par le disparu dans la préservation des valeurs religieuses, éducatives et sociales de la confrérie.
Le chef de l’État a également tenu à se rendre au domicile du défunt afin de partager directement la douleur de ses proches. Ce moment d’échanges avec la famille a permis de réaffirmer les liens historiques entre l’État et les différentes familles religieuses du pays, dans un esprit de respect mutuel et de cohésion nationale.
À travers cette visite, les autorités sénégalaises ont voulu rendre hommage à l’héritage laissé par Serigne Cheikh Saliou Mbacké, dont l’œuvre spirituelle, éducative et agricole continue de marquer durablement la communauté mouride. Son engagement au service des disciples et son attachement aux enseignements de Cheikh Ahmadou Bamba demeurent largement salués au sein de la confrérie.
Kaolack a vibré ce samedi au rythme de l’excellence académique. Dans la salle de délibération de la mairie, l’Inspection d’Académie a organisé une cérémonie de distinction en l’honneur des lauréats des concours Miss Sciences, Prince Sciences, Miss Maths et Prince Maths. Au total, 34 élèves issus des différents établissements de la région ont été récompensés pour leurs résultats remarquables dans les disciplines scientifiques et mathématiques.
Placée sous le thème « L’excellence scientifique, une lumière pour l’avenir », cette manifestation a réuni un large éventail d’acteurs du système éducatif, notamment des autorités académiques, des enseignants, des parents d’élèves, des partenaires de l’école ainsi que des représentants des forces de défense et de sécurité. Tous ont répondu présents pour encourager les jeunes talents et promouvoir les filières scientifiques auprès des apprenants.
Cette édition a bénéficié du soutien de plusieurs personnalités choisies comme parrains et marraines des différents concours. Le Colonel Massamba Thiam, commandant de la Zone militaire n°3, a accompagné les lauréats du Prince Sciences. Le Médecin Lieutenant Alimatou Sadiya Lo a parrainé les distinctions de Miss Sciences, tandis que Diégane Wane Ly, coordonnatrice du PF2E, et Bassirou Diouf, Directeur général du CNQP, ont respectivement soutenu les concours Miss Maths et Prince Maths.
Dans son allocution, l’Inspecteur d’Académie de Kaolack, Samba Diakhaté, a mis en avant le rôle déterminant des sciences et des mathématiques dans la formation des jeunes et dans le développement du pays. Il a souligné que la maîtrise de ces disciplines constitue un levier majeur pour améliorer les performances scolaires et favoriser l’émergence de vocations scientifiques.
Selon lui, cette initiative s’inscrit dans les orientations nationales visant à renforcer l’attractivité des filières scientifiques et technologiques, considérées comme essentielles pour accompagner les ambitions de développement économique et social du Sénégal. Il a également insisté sur la portée symbolique de cette distinction, destinée à faire des lauréats des exemples de réussite capables d’inspirer leurs camarades.
L’Inspecteur d’Académie a par ailleurs rappelé que la sélection des élèves distingués répondait à des critères rigoureux. Seuls les apprenants ayant obtenu une moyenne générale égale ou supérieure à 14 sur 20 ont été retenus pour cette édition, traduisant ainsi la volonté de récompenser les performances académiques les plus élevées.
Au fil des années, les concours Miss Maths et Miss Sciences se sont imposés comme des rendez-vous importants dans la promotion de l’excellence scolaire. Ils ont notamment contribué à encourager davantage de jeunes filles à s’orienter vers les disciplines scientifiques. L’innovation majeure de cette édition réside dans l’introduction des distinctions Prince Maths et Prince Sciences, une initiative qui élargit désormais la reconnaissance aux garçons et renforce la valorisation de l’ensemble des élèves brillants dans ces domaines.
Prenant successivement la parole, les parrains et marraines ont adressé des messages d’encouragement aux lauréats. Ils les ont invités à poursuivre leurs efforts, à cultiver la discipline, la persévérance et le sens du travail bien fait. Ils ont également insisté sur l’importance de maintenir leur engagement dans les études scientifiques afin de devenir, demain, des acteurs du progrès et du développement national.
Au-delà de la remise des récompenses, cette cérémonie s’est affirmée comme un véritable plaidoyer en faveur de la culture de l’excellence. À travers cette initiative, l’Inspection d’Académie de Kaolack entend continuer à promouvoir les sciences et les mathématiques comme des voies privilégiées de réussite individuelle et de transformation collective, tout en suscitant chez les jeunes un intérêt accru pour les métiers de l’innovation, de la recherche et de la technologie.
En visite à Touba ce samedi, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, accompagné de la Première dame, Absa Faye, a présenté ses condoléances au khalife général des mourides, Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre, à la suite du décès de Serigne Cheikh Saliou Mbacké.
Dans une atmosphère empreinte d’émotion et de recueillement, le chef de l’État a exprimé sa profonde tristesse face à la disparition de cette figure religieuse majeure, soulignant la portée nationale et internationale de cette perte pour la communauté musulmane.
S’adressant au khalife général, Bassirou Diomaye Faye a rappelé les relations de confiance et d’estime qu’il entretient avec lui. Il a notamment évoqué son souhait de longue date de pouvoir échanger plus largement avec le guide religieux sur plusieurs questions d’intérêt national. À défaut de cette rencontre, le président a indiqué avoir bénéficié de nombreux échanges téléphoniques ces derniers jours, lesquels lui ont permis, selon ses propos, de recevoir des conseils précieux qui lui ont été d’une grande utilité dans l’exercice de ses responsabilités.
Le chef de l’État a regretté que cette visite intervienne dans un contexte de deuil, estimant que la disparition de Serigne Cheikh Saliou Mbacké dépasse le cadre de la confrérie mouride. Pour lui, c’est l’ensemble de la Oumma islamique qui est touchée par cette perte.
Au nom de la Nation sénégalaise, le président de la République a présenté ses condoléances au khalife général des mourides ainsi qu’à l’ensemble de la famille de Serigne Cheikh Saliou Mbacké. Il a également formulé des prières pour le repos de l’âme du défunt et pour la santé ainsi que la longévité du khalife général.
Le nouveau ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Mouhamadou Makhtar Cissé, a officiellement pris ses fonctions et dévoilé les grandes orientations de son action. Dans un message publié sur le réseau social X, il a exprimé sa gratitude aux plus hautes autorités du pays tout en traçant les contours de sa mission à la tête d’un département stratégique pour la stabilité nationale.
Le ministre a d’abord remercié le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, ainsi que le Premier ministre, Ahmadou Al Aminou Lô, pour la confiance placée en sa personne. Il a qualifié cette nomination d’« honneur », réaffirmant son engagement à servir l’État et les citoyens avec responsabilité.
Dans sa déclaration, Mouhamadou Makhtar Cissé a insisté sur la nécessité de garantir la sécurité des personnes et des biens tout en préservant les libertés publiques. Il a indiqué que son action s’inscrira dans le respect strict de la légalité, affirmant qu’il ne demandera jamais aux forces de défense et de sécurité d’accomplir des actes contraires aux dispositions de la loi.
Cette prise de position intervient dans un contexte où les questions relatives à la gouvernance sécuritaire, à la protection des droits fondamentaux et au maintien de la cohésion sociale occupent une place importante dans le débat public. Le nouveau ministre entend ainsi concilier efficacité dans la lutte contre l’insécurité et respect des principes démocratiques.
Mouhamadou Makhtar Cissé a également placé la proximité avec les populations au cœur de son mandat. Il a promis une administration davantage à l’écoute des citoyens et présente sur l’ensemble du territoire national. Cette orientation vise notamment à renforcer le lien entre les services de l’État et les populations, en favorisant une meilleure prise en compte des préoccupations locales.
Le président du Conseil national de concertation et de coopération des ruraux (CNCR), également président de la coopérative Coprosem de Kahi, Aliou Diaw, a salué la nomination du Dr Cheikh Oumar Ba à la tête du ministère de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, estimant qu’il s’agit de « l’homme qu’il faut à la place qu’il faut ».
« C’est un homme du sérail qui maîtrise parfaitement le secteur agricole. Il dispose également d’une dimension internationale qui constitue un atout important pour relever les défis du monde rural », a-t-il soutenu.
Selon M. Diaw, le nouveau ministre possède une solide expérience acquise à travers les différentes responsabilités qu’il a exercées au cours de sa carrière.
« Il a dirigé l’Initiative prospective agricole et rurale (IPAR) et a assuré une excellente coordination des travaux relatifs aux assises de la Loi d’orientation agro-sylvo-pastorale. Il a aussi beaucoup travaillé sur les questions foncières, qui demeurent un enjeu majeur pour le développement de notre agriculture », a-t-il ajouté.
Le président du CNCR a exprimé sa confiance dans la capacité du Dr Cheikh Oumar Ba à conduire les réformes nécessaires pour renforcer la souveraineté alimentaire du Sénégal.
« Si l’ensemble des acteurs l’accompagne, il pourra réussir sa mission. Nous sommes prêts, en tant qu’organisation paysanne, à lui apporter tout notre soutien pour l’atteinte des objectifs fixés », a-t-il assuré.
Aliou Diaw s’est enfin dit convaincu que les compétences et l’expérience du nouveau ministre permettront d’obtenir des résultats significatifs au bénéfice des producteurs et du monde rural sénégalais.
Après avoir accompagné le Khalife général de Médina Baye, Cheikh Mahi Ibrahima Niass, lors de sa récente tournée en Algérie, Cheikh Baba a repris le chemin de ce pays pour y accomplir une nouvelle mission à caractère religieux et diplomatique.
Cette visite s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations fraternelles et spirituelles qui unissent depuis plusieurs décennies le Sénégal et l’Algérie, notamment à travers les échanges entre les autorités religieuses des deux nations.
Selon des sources proches de la mission, le séjour de Cheikh Baba devrait contribuer à consolider les liens de coopération entre les communautés religieuses sénégalaises et algériennes, tout en promouvant les valeurs de paix, de dialogue et de fraternité prônées par l’islam.
Lors de la précédente visite conduite par le Khalife général de Médina Baye, plusieurs rencontres de haut niveau avaient été organisées avec des autorités administratives, religieuses et culturelles algériennes. Ces échanges avaient mis en lumière l’excellence des relations entre les deux peuples ainsi que le rôle majeur joué par la Fayda Tidjaniya dans le rapprochement des communautés musulmanes.
À travers cette nouvelle mission, Cheikh Baba entend poursuivre cette dynamique de coopération spirituelle et de rayonnement des enseignements de Cheikh Ibrahim Niass, dont l’influence continue de s’étendre bien au-delà des frontières du Sénégal.
Cette initiative est également perçue comme une contribution au renforcement de la diplomatie religieuse, devenue un levier important dans la consolidation des relations entre les nations africaines et le monde musulman.
Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, est attendu ce samedi à Touba pour une visite de condoléances à la famille de Serigne Saliou Mbacké, à la suite du rappel à Dieu de Serigne Cheikh Saliou Mbacké. Ce déplacement du chef de l’État s’inscrit dans le cadre des hommages rendus à cette personnalité religieuse dont la disparition a profondément ému la communauté mouride ainsi que de nombreux fidèles à travers le Sénégal.
À son arrivée dans la cité religieuse, le président de la République devrait être reçu par les membres de la famille du défunt ainsi que plusieurs autorités religieuses. Cette visite sera l’occasion pour Bassirou Diomaye Faye de transmettre les condoléances du peuple sénégalais et d’exprimer la solidarité de la Nation envers les proches de Serigne Cheikh Saliou Mbacké en cette période de deuil.
La disparition de Serigne Cheikh Saliou Mbacké a suscité une vague d’émotion dans les différentes communautés religieuses du pays. De nombreux responsables religieux, autorités administratives, personnalités politiques et fidèles ont salué la mémoire d’un homme reconnu pour son engagement spirituel, son attachement aux enseignements de la confrérie mouride et son influence au sein de la communauté.
Depuis l’annonce de son décès, les témoignages de compassion et de recueillement se multiplient à Touba, où de nombreux fidèles affluent pour présenter leurs condoléances à la famille éplorée. La visite du chef de l’État revêt ainsi une portée symbolique importante, traduisant la proximité des institutions de la République avec les familles religieuses et les guides spirituels qui occupent une place centrale dans la vie sociale et culturelle du Sénégal.
L’enquête judiciaire qui secoue actuellement Linguère a connu un nouveau développement avec le placement sous mandat de dépôt de M. S. A. Diédhiou, étudiant en troisième année de médecine à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD). Inculpé pour association de malfaiteurs, actes contre nature et transmission volontaire du VIH, le jeune homme a été placé en détention par le juge du premier cabinet de Linguère dans le cadre d’un dossier aux multiples ramifications.
Selon les informations rapportées par le journal Libération, le mis en cause a livré aux enquêteurs un récit détaillé de son parcours personnel et de ses relations présumées avec plusieurs personnes déjà citées dans cette affaire. Lors de ses auditions, il s’est présenté comme étant à la fois « Woubi et Yoss », des termes utilisés dans certains milieux pour désigner des rôles au sein de relations homosexuelles.
Face aux enquêteurs, l’étudiant a expliqué que son histoire remonterait à l’année 2015, alors qu’il était élève en classe de CM2. Il affirme avoir été victime, à cette époque, d’attouchements sexuels commis par un oncle à Mbacké. Selon ses déclarations, cet épisode aurait marqué le début d’un parcours qui l’aurait progressivement conduit à fréquenter différents réseaux et à entretenir plusieurs relations au fil des années.
Toujours selon le quotidien, il a désigné A. L. Dia comme son « mentor et partenaire officiel ». Cette personne, dont les déclarations auraient également contribué à l’avancement de l’enquête visant Ndiaga Seck, aurait entretenu avec lui une relation suivie pendant plusieurs années. L’étudiant a déclaré que leur dernier rapport sexuel remonterait au mois de février 2026. Il a également reconnu avoir eu connaissance de sa séropositivité au VIH durant cette période, un élément qui constitue l’un des aspects centraux des poursuites engagées contre lui.
Au cours de son audition, M. S. A. Diédhiou a également cité plusieurs autres personnes avec lesquelles il affirme avoir entretenu des relations. Il évoque notamment un enseignant identifié sous les initiales S. Diop, déjà placé en détention dans le cadre de cette affaire. Selon ses déclarations, leur première relation sexuelle aurait eu lieu dans une salle de classe de l’école primaire Birame Seck de Linguère.
Le prévenu a également mentionné un autre enseignant basé à Ouakam avec lequel il affirme avoir entretenu des relations en 2024. Il a en outre cité un charretier répondant aux initiales A. Niang, actuellement détenu, ainsi qu’un militaire français prénommé Patrick qui aurait été affecté à la base militaire de Ouakam.
Concernant Ndiaga Seck, également connu sous le surnom de « Ndanane Seck », l’étudiant en médecine a rejeté toute relation intime avec lui. Il a expliqué aux enquêteurs que les fréquents déplacements de l’homme politique ne lui auraient pas permis d’entretenir une telle relation. Toutefois, il a reconnu avoir supprimé plusieurs échanges effectués sur Facebook après l’arrestation de ce dernier, affirmant avoir agi sous l’effet de la panique.
Cette tentative d’effacement n’aurait cependant pas entravé le travail des enquêteurs. D’après les éléments rapportés par Libération, les services d’enquête avaient déjà procédé à la récupération et à la sauvegarde intégrale des conversations numériques avant son interpellation. Ces données figureraient désormais parmi les éléments exploités dans le cadre de l’instruction en cours.
À quelques jours de l’entrée en lice du Sénégal à la Coupe du monde de la FIFA 2026, le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a lancé un vibrant appel à la mobilisation de toutes les forces vives de la nation derrière l’équipe nationale de football. Dans un contexte marqué par de fortes attentes autour des performances des Lions de la Téranga, le Chef de l’État invite les Sénégalais à faire bloc autour de leur sélection afin de porter haut les couleurs nationales sur la scène mondiale.
Cette exhortation intervient dans le prolongement de la cérémonie solennelle de remise du drapeau national aux joueurs et à l’encadrement technique de l’équipe du Sénégal, tenue le 2 juin 2026 au Palais de la République. À cette occasion, le Président de la République avait réaffirmé sa confiance totale aux hommes chargés de représenter le pays lors de la plus prestigieuse compétition du football mondial. Devant les joueurs, les membres du staff et plusieurs autorités, il avait insisté sur l’importance de l’engagement, de la discipline et du patriotisme pour relever le défi de cette compétition qui constitue une vitrine exceptionnelle pour le rayonnement international du Sénégal.
Le Chef de l’État a également rappelé que le parcours de l’équipe nationale dépasse le seul cadre sportif. Selon lui, les performances des Lions contribuent à renforcer la cohésion nationale, à promouvoir l’image du pays à l’étranger et à nourrir la fierté collective de millions de Sénégalais. Dans cette perspective, il a invité les populations, la diaspora, les acteurs politiques, économiques, sociaux et culturels ainsi que l’ensemble des supporters à soutenir sans réserve l’équipe nationale tout au long de son aventure mondiale.
Alors que l’échéance du 16 juin approche, l’espoir est grand de voir le Sénégal confirmer son statut parmi les grandes nations du football africain et réaliser un parcours historique dans cette édition de la Coupe du monde. Les Lions de la Téranga porteront ainsi les ambitions d’un peuple tout entier, déterminé à les accompagner dans cette quête de succès.
Par ailleurs, le Président de la République a tenu à saluer les performances remarquables de la jeune génération du football sénégalais. Il a adressé ses chaleureuses félicitations aux Lions U17, récemment sacrés champions d’Afrique à l’issue de la Coupe d’Afrique des Nations de la catégorie organisée au Maroc. Cette consécration continentale, obtenue au terme d’un parcours remarquable, témoigne selon lui de la qualité du travail de formation mené dans le pays et augure de belles perspectives pour l’avenir du football sénégalais.
Le succès des U17 vient ainsi renforcer l’optimisme autour du football national et confirme la dynamique positive que connaît le Sénégal sur les différentes scènes continentales et internationales. Entre les ambitions des Lions de la Téranga au Mondial 2026 et les promesses incarnées par la relève, le football sénégalais poursuit son ascension et nourrit plus que jamais les rêves d’un peuple passionné.
Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a reçu ce jeudi en fin de journée une délégation de l’Union des Associations d’Élus locaux du Sénégal. La rencontre s’est tenue en présence du ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des territoires, Moussa Balla Fofana, dans un contexte marqué par la poursuite des réformes engagées pour renforcer la gouvernance territoriale.
Au cœur des discussions, la question de la décentralisation a occupé une place centrale. Les échanges ont permis d’aborder les enjeux liés au développement des collectivités territoriales et à leur rôle dans la mise en œuvre des politiques publiques. Selon les participants, la décentralisation ne doit pas être perçue uniquement comme un transfert de compétences de l’État vers les collectivités, mais comme une approche de gouvernance visant à rapprocher davantage l’action publique des citoyens et des réalités locales.
Les représentants des communes, villes et départements ont salué la démarche de concertation adoptée par les autorités dans la conduite des réformes en cours. Ils ont notamment insisté sur l’importance du dialogue entre l’État central et les élus locaux afin de garantir une meilleure prise en compte des besoins des territoires et une plus grande efficacité dans l’exécution des programmes de développement.
Au cours de la rencontre, les élus ont également réaffirmé leur engagement à accompagner les transformations engagées par l’État. Ils ont exprimé leur disponibilité à contribuer activement à la réussite des politiques publiques destinées à améliorer les conditions de vie des populations, notamment dans les domaines de l’aménagement du territoire, des infrastructures de proximité, des services sociaux de base et du développement économique local.
Pour le chef de l’État, les collectivités territoriales constituent un maillon essentiel dans la construction d’un Sénégal plus équilibré et plus inclusif. Leur implication est considérée comme indispensable pour relever les défis du développement et assurer une meilleure répartition des opportunités sur l’ensemble du territoire national.
Cette audience a ainsi permis de mettre en lumière la volonté commune de l’État et des élus locaux de renforcer la gouvernance territoriale. Elle traduit également une convergence de vues autour de la nécessité de bâtir un modèle de développement fondé sur la proximité, la participation citoyenne et la valorisation des potentialités locales.
La célébration de la Journée mondiale de l’environnement a pris une dimension particulière cette année dans le quartier Bongré, à Kaolack. Placée sous le thème mondial « Agissons maintenant pour le climat », cette 16e édition, organisée par le Réseau national des Éco-citoyens du Sénégal (RNECS) en partenariat avec plusieurs acteurs locaux, a été marquée par le lancement d’un ambitieux projet de transformation d’un ancien dépotoir sauvage en jardin éco-citoyen.
Chaque 5 juin, la communauté internationale célèbre la Journée mondiale de l’environnement, une initiative portée par l’Organisation des Nations unies visant à sensibiliser les populations aux enjeux environnementaux et climatiques. À Kaolack, le Réseau national des Éco-citoyens du Sénégal perpétue cette tradition depuis 2010 en mobilisant collectivités territoriales, établissements scolaires et organisations communautaires autour d’actions concrètes en faveur de l’environnement.
Cette année, les activités se sont déroulées dans le quartier Bongré, en collaboration avec l’Inspection d’académie de Kaolack, Caritas, Proval-CV, l’ASC Marine ainsi que les autorités locales. Le site choisi symbolise à lui seul le défi environnemental auquel sont confrontés de nombreux quartiers urbains : un ancien dépôt sauvage d’ordures désormais appelé à devenir un espace vert communautaire.
Pour Hamath Kama, responsable du Réseau national des Éco-citoyens du Sénégal, cette initiative illustre parfaitement la nécessité de transformer les contraintes environnementales en opportunités de développement durable.
« Nous avons voulu montrer qu’un espace autrefois marqué par l’insalubrité, les mauvaises odeurs et les risques sanitaires peut devenir un lieu de vie, d’apprentissage et d’activités génératrices de revenus. Ce jardin éco-citoyen permettra notamment le micro-jardinage, le compostage, le traitement de l’eau salée ainsi que d’autres activités relevant de l’économie verte », a-t-il expliqué.
Selon lui, le thème de cette année constitue un appel à l’action immédiate face à l’urgence climatique.
« Les Nations unies nous invitent à agir maintenant pour le climat. Nous ne pouvons plus attendre, car les effets du changement climatique sont déjà visibles dans nos communautés », a-t-il souligné.
Au-delà de sa vocation environnementale, le projet ambitionne également de devenir un espace de détente et de rencontre pour les habitants. À terme, le jardin offrira un cadre agréable où les populations pourront se reposer, respirer un air plus sain et profiter d’un environnement verdoyant au cœur du quartier.
Présent à la cérémonie, l’inspecteur d’académie de Kaolack, Samba Diakhaté, a salué une initiative qui allie protection de l’environnement, éducation citoyenne et amélioration du cadre de vie.
« Ce projet est particulièrement important parce qu’il remplace un ancien dépotoir d’ordures par un espace vert utile à la communauté. Nous allons commencer par la plantation d’arbres afin de lancer officiellement l’aménagement du jardin », a-t-il déclaré.
L’inspecteur a également mis en avant la dimension pédagogique du projet. Situé entre deux écoles élémentaires, le futur jardin servira de cadre d’apprentissage pratique pour les élèves, les sensibilisant davantage aux enjeux environnementaux et climatiques.
« Cela permettra aux enfants de mieux comprendre l’importance de la préservation de leur environnement et de participer activement aux efforts éco-citoyens », a-t-il ajouté.
Insistant sur la responsabilité collective face aux dérèglements climatiques, Samba Diakhaté a rappelé que la lutte contre le changement climatique doit mobiliser l’ensemble des acteurs de la société. Il a notamment salué l’engagement des élèves dans les campagnes de sensibilisation et les actions de protection de l’environnement.
À travers cette initiative, les acteurs locaux démontrent qu’une gestion durable des déchets et la reconquête des espaces dégradés peuvent contribuer à renforcer la résilience des communautés face aux effets du changement climatique. Le jardin éco-citoyen de Bongré apparaît ainsi comme un modèle de transformation écologique et sociale susceptible d’inspirer d’autres quartiers de Kaolack et du Sénégal.
La Sûreté urbaine du Commissariat central de Kaolack a porté un coup dur à la criminalité organisée en procédant au démantèlement d’un réseau présumé spécialisé dans le vol de motos-Jakarta et le recel de véhicules volés. L’opération, menée à la suite d’une série de plaintes enregistrées ces dernières semaines, a permis l’interpellation de sept individus et la récupération de plusieurs motocyclettes dérobées.
Selon des sources policières, les investigations ont été déclenchées face à la recrudescence des agressions visant les conducteurs de motos-Jakarta dans la région. Les enquêteurs ont alors entrepris un travail de renseignement et de recoupement des témoignages des victimes afin d’identifier les auteurs de ces attaques nocturnes.
Les recherches ont conduit les policiers vers le quartier Thioffack, à Kaolack, où un domicile privé avait été identifié comme étant le principal point de chute du groupe criminel. Le 31 mai 2026, aux environs de 15h30, une opération de perquisition a été menée dans cette maison. Sur place, les agents ont découvert trois motos signalées comme volées et procédé à l’arrestation de deux individus présentés comme des membres actifs du réseau.
L’enquête a rapidement pris une tournure décisive lorsque plusieurs victimes ont été appelées à identifier les objets saisis. Trois d’entre elles ont reconnu sans ambiguïté leurs motocyclettes ainsi que les deux suspects comme étant les auteurs des agressions dont elles avaient été victimes.
Placés en garde à vue après notification de leurs droits, les mis en cause sont passés aux aveux au cours de leurs auditions. Ils ont révélé l’existence d’un groupe structuré composé de cinq personnes opérant essentiellement durant les heures les plus tardives de la nuit. Selon leurs déclarations, les attaques étaient commises entre 3 heures et 4 heures du matin. Les victimes étaient ciblées puis dépouillées de leurs motos sous la menace d’armes blanches. Les véhicules volés étaient ensuite acheminés vers Kaffrine afin d’y être revendus.
Ces révélations ont conduit les enquêteurs à élargir leurs investigations dans cette région. Le 1er juin 2026, une équipe de la Brigade de recherches s’est rendue à Kaffrine pour identifier les personnes impliquées dans l’écoulement du butin. Cette opération a abouti à l’interpellation de quatre receleurs présumés et à la saisie de quatre autres motos-Jakarta volées.
Au terme de cette série d’interventions, les forces de l’ordre ont récupéré un total de sept motocyclettes volées et procédé à l’arrestation de sept personnes. Trois d’entre elles sont poursuivies pour association de malfaiteurs et vol en réunion commis la nuit avec usage d’armes blanches et d’un moyen de transport, tandis que les quatre autres sont poursuivies pour recel.
La police indique que l’enquête est toujours en cours afin de retrouver les derniers membres du réseau qui seraient encore en fuite. Les autorités espèrent ainsi mettre définitivement fin aux activités de ce groupe qui semait l’insécurité parmi les conducteurs de motos-Jakarta dans la région de Kaolack et ses environs.
Un grave accident de travail s’est produit dans la soirée du jeudi 4 juin 2026 au quartier Point E, à Dakar. Un jeune ouvrier de 24 ans a miraculeusement survécu après avoir été entraîné dans le vide depuis le huitième étage d’un immeuble en construction situé à proximité du ministère du Travail.
Selon les informations rapportées par le journal Libération, la victime, un ressortissant nigérien identifié sous le nom de Salimou, participait aux travaux sur la terrasse de l’édifice lorsqu’un monte-charge utilisé pour acheminer des sacs de carreaux a brusquement cédé sous le poids de son chargement.
Le drame s’est produit aux environs de 19 heures. Dans une tentative désespérée de retenir l’appareil qui basculait, l’ouvrier a été emporté dans sa chute. Contre toute attente, il n’a pas percuté le sol. Les cordes du dispositif ont résisté et l’ont maintenu suspendu dans le vide à plusieurs dizaines de mètres de hauteur, au niveau du huitième étage.
La scène a provoqué une vive émotion parmi les travailleurs du chantier et les riverains, qui ont assisté, impuissants, à cet impressionnant accident. Alertés en urgence, les sapeurs-pompiers se sont rapidement déployés sur les lieux pour mettre en place une opération de sauvetage particulièrement délicate.
Après plusieurs minutes d’intervention, les secours sont parvenus à sécuriser la victime et à la ramener au sol. Malgré la violence de l’incident, le jeune homme s’en est sorti avec une blessure ouverte au bras droit. Il a été évacué vers l’Hôpital général Idrissa Pouye de Grand-Yoff où il a été admis pour recevoir les soins nécessaires.
Cet accident remet une nouvelle fois en lumière les questions liées à la sécurité sur les chantiers de construction dans la capitale. Le Point E avait déjà été le théâtre d’un drame similaire quelques mois plus tôt.
En septembre 2025, un ouvrier de 27 ans, identifié sous le nom de Diatta, avait perdu la vie après une chute depuis le neuvième étage d’un immeuble de dix niveaux en construction en face de l’IPRES. À l’arrivée des secours, la victime présentait de multiples traumatismes graves. Malgré l’intervention rapide des sapeurs-pompiers, son décès avait été constaté sur place.
La cérémonie de passation de service au ministère des Forces armées s’est tenue ce jeudi 4 juin dans un contexte marqué par la volonté des nouvelles autorités de poursuivre la transformation de l’institution militaire. Le Général Birame Diop a officiellement transmis les rênes du département à Yankhoba Diémé, en présence des plus hautes autorités militaires du pays, notamment le Chef d’état-major général des Armées, le vice-amiral d’Escadre Oumar Wade, ainsi que le Haut Commandant de la Gendarmerie nationale et Directeur de la Justice militaire, le Général de Division Martin Faye.
À cette occasion, le ministre sortant a dressé le bilan de son passage à la tête du département, mettant en exergue les efforts consentis pour renforcer la contribution des Forces armées à la mise en œuvre des politiques publiques. Selon lui, l’action menée au cours des derniers mois a permis d’enregistrer des avancées significatives dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment le renforcement de l’économie familiale, le développement du capital humain, la formation continue du personnel ainsi que la promotion de la gouvernance sécuritaire et de la citoyenneté.
Birame Diop a également insisté sur les progrès réalisés dans la quête de souveraineté militaire du Sénégal. Il a particulièrement souligné le travail entrepris pour jeter les bases d’une industrie nationale de défense, présentée comme un levier essentiel de l’autonomie stratégique du pays. À cet effet, il a rappelé l’élaboration d’un projet de loi relatif à la base industrielle et technologique de défense, dont l’examen est attendu prochainement. Selon lui, l’adoption de ce texte permettra au Sénégal de se doter progressivement d’une véritable industrie de défense capable de répondre aux besoins nationaux tout en renforçant les capacités opérationnelles des Forces armées.
Prenant la parole après son prédécesseur, Yankhoba Diémé a rendu hommage au travail accompli avant de réaffirmer sa détermination à poursuivre les réformes engagées. Le nouveau ministre a notamment mis l’accent sur la consolidation du concept de « Nation-Armée », une vision qui vise à renforcer l’implication des Forces armées dans les dynamiques de développement national.
Pour le nouveau patron du département, l’armée doit continuer à jouer un rôle actif dans des secteurs clés tels que l’agriculture, l’élevage, l’éducation et la santé. Il estime que cette approche permettra de renforcer davantage les liens entre les populations et les Forces armées tout en contribuant aux objectifs de développement du pays.
Yankhoba Diémé a également placé la dimension sociale au cœur de ses priorités. Il a insisté sur la nécessité de poursuivre les actions en faveur des militaires en activité, mais aussi de ceux ayant achevé leur carrière. Le bien-être des familles des soldats figure également parmi les axes majeurs de son action future.
Selon lui, les préoccupations familiales demeurent un facteur déterminant dans l’engagement des militaires, notamment pour ceux déployés sur les différents théâtres d’opérations. Assurer de meilleures conditions de vie aux soldats et à leurs proches constitue ainsi un élément essentiel pour préserver le moral des troupes, renforcer leur motivation et améliorer l’efficacité opérationnelle de l’armée.
Le Collectif des opérateurs semenciers du Sénégal est monté au créneau pour dénoncer les conditions d’attribution des quotas de semences d’arachide dans le cadre de la campagne agricole 2025-2026. Dans une déclaration de presse rendue publique vendredi à Kaolack, ses membres fustigent une procédure qu’ils jugent « irrégulière, inéquitable et opaque » et réclament son annulation pure et simple.
Selon les opérateurs semenciers, le ministère de l’Agriculture avait demandé, au début de la campagne, à chaque opérateur agréé de constituer des stocks de semences d’arachide sur la base de quantités officiellement notifiées. Pour répondre à cette requête, ils affirment avoir mobilisé d’importants financements bancaires et contracté des prêts afin de collecter les volumes exigés.
Cependant, le collectif dit avoir été surpris par la distribution, le 30 avril dernier, des lettres d’adjudication fixant les quotas de mise en place des semences. Les opérateurs estiment que cette opération s’est déroulée sans respect des procédures habituelles et sans prise en compte des stocks constitués à la demande de l’État.
« Pour certains opérateurs, les quantités attribuées représentent moins de 30 % des volumes collectés », souligne la déclaration. Le collectif déplore également de fortes disparités dans la répartition des quotas : certains bénéficiaires auraient obtenu plusieurs milliers de tonnes, tandis que d’autres n’auraient reçu que quelques dizaines de tonnes.
Les signataires dénoncent surtout l’absence de critères clairement définis pour justifier ces écarts. Une situation qui, selon eux, met en péril l’équilibre financier de nombreuses entreprises ayant contracté des engagements bancaires sur la base des orientations données par les autorités.
Face à cette situation, le Collectif des opérateurs semenciers formule plusieurs revendications, parmi lesquelles l’annulation des lettres d’adjudication déjà distribuées, la reprise du processus dans le respect des règles administratives, la prise en compte des stocks effectivement constitués ainsi que la publication des critères ayant servi à la répartition des quotas.
Les opérateurs appellent enfin le nouveau ministre de l’Agriculture à intervenir rapidement afin de rétablir la confiance au sein de la filière. Ils estiment que la transparence et l’équité constituent des conditions essentielles pour préserver la souveraineté alimentaire du Sénégal et assurer le bon déroulement des futures campagnes agricoles.
Dakar a vécu ce jeudi un moment chargé d’histoire et d’émotion à l’occasion de la célébration du centenaire de l’ancien président de la République, Abdoulaye Wade. En présence de nombreuses personnalités politiques, institutionnelles, diplomatiques et de membres de la famille de l’ancien chef de l’État, le président Bassirou Diomaye Faye a rendu un hommage appuyé à celui qui a marqué plusieurs décennies de la vie politique sénégalaise.
Dans une allocution empreinte de respect et de reconnaissance, le chef de l’État a salué le parcours exceptionnel de l’ancien président, mettant en avant sa longévité politique, sa persévérance dans le combat démocratique et son attachement constant au Sénégal.
Face à l’assistance réunie pour l’événement, Bassirou Diomaye Faye a présenté Abdoulaye Wade comme une figure majeure dont l’engagement continue d’inspirer les générations actuelles. Selon lui, l’ancien président a laissé un héritage politique fondé sur la patience, la résilience et la capacité à surmonter les épreuves sans renoncer à ses convictions.
Le président de la République a notamment insisté sur l’une des leçons qu’il considère comme les plus importantes du parcours de son prédécesseur : la distinction entre l’adversité politique et l’inimitié personnelle. « Vous nous avez appris que l’adversaire d’un jour n’est pas un ennemi et qu’il peut même devenir le partenaire du lendemain », a déclaré Bassirou Diomaye Faye, rappelant ainsi la nécessité de préserver le dialogue et l’ouverture dans l’action politique.
Cette référence a trouvé un écho particulier dans un contexte national où les débats politiques ont souvent été marqués par des confrontations parfois vives. À travers cet hommage, le chef de l’État a semblé adresser un message plus large à l’ensemble de la classe politique sénégalaise, en plaidant pour une culture du respect mutuel et du dépassement des divergences partisanes.
Poursuivant son intervention, Bassirou Diomaye Faye a souligné que la préservation de l’unité nationale devait demeurer une priorité absolue pour tous les acteurs politiques. Revenant sur l’héritage de l’ancien président, il a affirmé que celui-ci avait toujours placé l’intérêt supérieur du pays au-dessus des querelles et des rivalités. « Vous nous avez appris qu’aucune querelle, si vive soit-elle, ne mérite que l’on déchire le pays qui nous est commun », a-t-il déclaré.
Le président de la République a également mis en avant la capacité d’Abdoulaye Wade à conserver sa foi en l’avenir du Sénégal, même dans les périodes les plus difficiles de son parcours politique. Il a salué un homme qui, malgré les obstacles, les revers et les longues années passées dans l’opposition avant son accession au pouvoir, n’a jamais cessé de croire au destin de son pays.
Pour Bassirou Diomaye Faye, cette constance constitue l’un des enseignements majeurs transmis par l’ancien chef de l’État. Il a insisté sur l’importance de défendre ses convictions tout en évitant les dérives de la rancœur et de la haine. « On peut tenir bon sans se durcir et continuer d’aimer profondément un pays qui vous éprouve », a-t-il affirmé.
Au-delà de l’hommage rendu à l’occasion des cent ans d’Abdoulaye Wade, le discours du président de la République a ainsi pris une dimension politique et symbolique. À travers les valeurs incarnées par son prédécesseur, Bassirou Diomaye Faye a lancé un appel à l’apaisement, au dialogue et au rassemblement, invitant les Sénégalais à privilégier la cohésion nationale face aux défis de l’heure.
À l’occasion de la célébration du centenaire d’Abdoulaye Wade, organisée en présence du président de la République Bassirou Diomaye Faye, de nombreuses autorités institutionnelles, de dignitaires religieux et de responsables politiques, sa fille Syndiely Wade a livré un témoignage empreint d’émotion, retraçant à la fois le parcours politique exceptionnel de son père et l’homme de famille qu’il a toujours été.
Prenant la parole au nom de la famille Wade, elle a dressé le portrait d’un homme dont la vie a été entièrement consacrée à ses convictions et au service du Sénégal. Revenant sur les décennies passées dans l’opposition, elle a rappelé les sacrifices consentis par l’ancien chef de l’État dans son combat pour l’instauration et la consolidation de la démocratie sénégalaise.
Selon elle, le parcours de son père est celui d’un homme qui a traversé les épreuves sans jamais renoncer à ses idéaux. Elle a évoqué une trajectoire jalonnée de combats politiques, de moments difficiles, mais également de victoires qui ont marqué l’histoire contemporaine du Sénégal. Une fidélité à ses convictions qui, a-t-elle souligné, n’a jamais vacillé malgré les obstacles rencontrés tout au long de sa carrière.
Dans un registre plus personnel, Syndiely Wade a partagé un souvenir marquant remontant à l’année 1988. Alors âgée de 15 ans, elle avait reçu une lettre de son père alors détenu à la prison de Rebeuss dans un contexte de fortes tensions politiques consécutives à l’élection présidentielle de cette année-là. Dans cette correspondance, a-t-elle raconté, Abdoulaye Wade lui expliquait les raisons profondes de son engagement politique et la vision qui guidait son action.
Cette lettre demeure pour elle le symbole de la conception que son père se faisait de la politique : une mission au service des Sénégalais. Il y exprimait notamment sa conviction de considérer chaque citoyen comme l’un de ses propres enfants, une philosophie qui, selon sa fille, a toujours orienté son action publique.
Au-delà de la figure politique, Syndiely Wade a également tenu à rendre hommage au père de famille qui a transmis à ses enfants des principes qu’elle considère comme essentiels. Le travail, la persévérance, le courage, le sens du devoir et l’amour de la patrie figurent parmi les valeurs qu’il leur a inculquées tout au long de leur éducation.
Elle a rappelé que l’ancien président répétait souvent une maxime devenue pour sa famille une véritable ligne de conduite : « Travailler, encore travailler, toujours travailler ». Une formule qui résume, selon elle, la philosophie de vie d’un homme qui a consacré son existence à l’action et au service de son pays.
Concluant son intervention, Syndiely Wade a salué « cent ans d’histoire » et « cent ans d’une vie consacrée à des convictions, à un idéal et au service du Sénégal ». Des propos qui ont résonné comme un hommage solennel à celui qui demeure l’une des figures majeures de la vie politique sénégalaise, tout en traduisant la fierté d’une famille et l’émotion d’une nation réunie pour célébrer un siècle de vie et d’engagement.
Un chef de village et un responsable religieux de la commune de Médina Mina Wara, dans le département de Nioro, ont été arrêtés puis placés en garde à vue à la brigade de gendarmerie locale. Les deux hommes sont poursuivis pour « troubles à l’ordre public » et « violation d’un arrêté administratif », selon des informations rapportées par la Radio Futurs Médias (RFM).
Cette affaire trouve son origine dans une décision administrative prise récemment par le sous-préfet de l’arrondissement concerné. À travers un arrêté, l’autorité administrative avait interdit l’utilisation de la sonorisation ainsi que des tam-tams sur la voie publique lors des manifestations religieuses et culturelles organisées dans la localité. Cette mesure, selon les informations disponibles, visait à encadrer davantage les rassemblements publics et à préserver l’ordre public dans la zone.
Les autorités indiquent que l’arrêté avait été officiellement porté à la connaissance des chefs de villages et des responsables religieux de la commune. Malgré cette notification, les deux personnes interpellées auraient poursuivi des activités ne respectant pas les dispositions édictées par l’administration territoriale.
Estimant que cette situation constituait une violation manifeste de la décision administrative en vigueur, les services compétents ont procédé à leur arrestation. Ils ont ensuite été placés en garde à vue à la brigade de gendarmerie de Nioro pour les besoins de l’enquête.
L’affaire suscite déjà de nombreuses réactions au sein de la population locale, où les activités religieuses et culturelles occupent une place importante dans la vie communautaire. Plusieurs habitants suivent avec attention l’évolution du dossier, tandis que les autorités maintiennent leur volonté de faire respecter les mesures prises dans le cadre du maintien de l’ordre public.
L’enquête sur la spectaculaire tentative de braquage perpétrée ce mercredi à l’agence Bank of Africa (BOA) de Yoff prend une tournure inattendue. Alors que les premiers éléments laissaient penser à une attaque menée par un malfaiteur isolé, les investigations ont révélé que le principal suspect serait un agent appartenant à un corps d’élite des forces de défense et de sécurité sénégalaises.
Les faits se sont produits peu avant midi dans cette agence bancaire située dans le quartier de Yoff. Selon les informations recueillies par le journal Libération, l’homme identifié sous les initiales M. Faye aurait pénétré dans l’établissement avec le visage dissimulé derrière un masque à oxygène. Une fois à l’intérieur, il aurait déclenché une grenade lacrymogène, provoquant un mouvement de panique parmi les clients et le personnel de la banque.
Profitant de la confusion engendrée par la dispersion du gaz, le suspect se serait dirigé vers l’une des caisses où il aurait réussi à s’emparer d’une importante somme d’argent. La scène, particulièrement rapide et audacieuse, a semé la stupeur au sein de l’agence, dont les occupants ont tenté de se mettre à l’abri face à cette attaque inattendue.
Cependant, la fuite présumée de l’assaillant n’aura duré que quelques instants. Alertés par les cris et l’agitation autour de la banque, plusieurs riverains ainsi que des témoins de la scène se sont lancés à sa poursuite. Rattrapé à proximité des lieux, l’homme a été maîtrisé par la foule avant l’arrivée des forces de l’ordre. C’est lors de son interpellation que son identité aurait été révélée, mettant au jour son appartenance supposée à une unité spécialisée des forces de sécurité.
Cette révélation a immédiatement donné une nouvelle dimension à l’affaire. En raison du profil particulier du suspect et des interrogations qu’il soulève, les autorités ont décidé de réorienter l’enquête. Initialement confiée à la brigade de la Foire, la procédure a été transférée à la Section de recherches de Colobane, une unité spécialisée chargée des dossiers sensibles et complexes.
Les enquêteurs cherchent désormais à comprendre les motivations exactes qui auraient poussé cet agent à commettre un tel acte. Plusieurs zones d’ombre subsistent. Les investigations devront notamment déterminer l’origine de la grenade lacrymogène utilisée lors de l’attaque, les circonstances dans lesquelles le suspect aurait préparé son opération ainsi que le montant précis des fonds qu’il aurait réussi à emporter avant son arrestation.
Au-delà des faits eux-mêmes, cette affaire soulève de nombreuses interrogations au sein de l’opinion publique. L’implication présumée d’un membre des forces de défense et de sécurité dans une tentative de braquage constitue un développement particulièrement sensible, susceptible d’alimenter le débat sur le contrôle des équipements de sécurité et le suivi des personnels affectés aux unités spécialisées.
Le chanteur sénégalais Youssou Ndour franchit une nouvelle étape dans son engagement en faveur des droits des créateurs à l’échelle internationale. L’icône de la musique africaine a été nommée vice-président de la Confédération internationale des sociétés d’auteurs et compositeurs, la plus importante organisation mondiale dédiée à la gestion et à la défense des droits d’auteur.
L’annonce a été faite par Ngoné Ndour, présidente du conseil d’administration de la Société sénégalaise du droit d’auteur et des droits voisins et sœur de l’artiste. Selon elle, cette nomination a été officialisée ce mercredi 3 juin 2026 et prendra effet lors de l’Assemblée générale annuelle de la CISAC prévue ce jeudi 4 juin à Paris.
Cette désignation constitue une reconnaissance majeure du parcours de Youssou Ndour, non seulement comme artiste de renommée internationale, mais également comme défenseur de longue date des droits des auteurs, compositeurs et interprètes. Depuis plusieurs décennies, l’artiste sénégalais s’est illustré par son engagement en faveur d’une meilleure protection des créateurs africains et d’une rémunération plus équitable de leurs œuvres dans un environnement culturel en pleine mutation.
L’Assemblée générale de la CISAC revêt cette année un caractère particulièrement symbolique puisqu’elle coïncide avec la célébration du centenaire de l’organisation. Fondée il y a cent ans, la CISAC s’est imposée comme la principale voix mondiale des créateurs, œuvrant à la protection des droits d’auteur et au développement de systèmes de gestion collective performants à travers le monde.
Avec plus de cinq millions de créateurs représentés par 227 sociétés membres réparties dans 111 pays, la CISAC joue un rôle central dans la défense des intérêts des auteurs-compositeurs, écrivains, créateurs audiovisuels, artistes visuels et autres professionnels de la création. Son action vise notamment à garantir une rémunération juste pour l’utilisation des œuvres, à promouvoir le respect du droit d’auteur et à accompagner les évolutions technologiques qui transforment les industries culturelles.
L’accession de Youssou Ndour à la vice-présidence de cette institution mondiale est perçue comme une avancée significative pour la représentation de l’Afrique au sein des grandes instances internationales de gouvernance culturelle. Elle témoigne également de la reconnaissance du rôle croissant des créateurs africains dans l’économie mondiale de la culture.
Figure emblématique de la musique africaine et ambassadeur reconnu de la culture sénégalaise à travers le monde, Youssou Ndour voit ainsi son influence s’étendre au-delà de la scène artistique. Sa nomination à ce poste stratégique lui permettra de contribuer aux réflexions et aux décisions concernant l’avenir du droit d’auteur à l’échelle mondiale, dans un contexte marqué par les défis du numérique, du streaming et de l’intelligence artificielle.
Trente pèlerins sénégalais de l’agence Aïcha Travel n’ont pas pu embarquer à bord du vol XY9258 d’Air Sénégal ce mercredi 3 juin 2026 à La Mecque, à la suite d’un incident lié à l’absence de leurs passeports au moment des formalités d’embarquement. L’information a été rendue publique par la compagnie aérienne nationale dans un communiqué.
Selon Air Sénégal, les vérifications effectuées après le signalement de la situation ont permis de constater que les documents de voyage des passagers n’avaient pas été remis à leurs propriétaires par le chauffeur du bus chargé de les transporter jusqu’à l’aéroport. Les pèlerins se sont ainsi retrouvés sans leurs passeports au moment crucial de l’enregistrement et des contrôles préalables à l’embarquement.
Face à cette situation, des mesures urgentes ont été prises afin de récupérer les documents manquants. Un véhicule a été dépêché pour retrouver les passeports et les acheminer dans les meilleurs délais vers l’aéroport. Cependant, malgré cette intervention rapide, le temps nécessaire pour récupérer les documents n’a pas permis aux voyageurs de rejoindre l’appareil avant son départ.
Air Sénégal explique qu’au moment où les passeports sont finalement arrivés à l’aéroport, l’avion avait déjà entamé sa procédure de repoussage avant décollage. Cette phase opérationnelle, strictement encadrée par les normes de sécurité aérienne, ne permet plus de retarder le départ d’un vol, même en présence de circonstances exceptionnelles.
Informée de l’incident, la Délégation générale au Pèlerinage s’est immédiatement mobilisée en collaboration avec les autorités saoudiennes afin d’assurer la prise en charge des pèlerins concernés. Grâce à cette coordination, le ministère saoudien du Hajj a mis à leur disposition un hébergement à l’hôtel Razana, où ils séjourneront en attendant leur retour vers le Sénégal.
La compagnie aérienne indique poursuivre ses démarches pour trouver les solutions les plus adaptées au rapatriement des trente passagers. Les options actuellement étudiées dépendent notamment des places disponibles sur les prochains vols reliant l’Arabie saoudite au Sénégal.
Une vive inquiétude a gagné les clients et le personnel de l’agence Bank of Africa (BOA) de Yoff ce mercredi aux environs de midi, lorsqu’un individu armé et cagoulé a fait irruption dans l’établissement bancaire. L’incident, qui a provoqué un important mouvement de panique, a rapidement mobilisé les forces de sécurité, permettant de maîtriser le suspect avant que la situation ne dégénère davantage.
Selon les premières informations recueillies sur place, l’homme s’est introduit dans l’agence dans des circonstances encore floues. Sa présence, associée au port d’une arme et d’une cagoule, a immédiatement semé la peur parmi les personnes présentes dans la banque. Clients et employés ont été pris de court par cette intrusion qui a perturbé le fonctionnement normal de l’établissement durant plusieurs minutes.
Alertés de la situation, des éléments de la Gendarmerie nationale sont intervenus avec célérité. Grâce à leur réactivité, le suspect a été neutralisé et interpellé sans qu’aucun blessé grave ne soit signalé. Cette intervention rapide a permis d’éviter ce qui aurait pu se transformer en une opération criminelle aux conséquences plus lourdes.
Sur les lieux, plusieurs véhicules de la Brigade territoriale de la Foire ont été aperçus aux abords de l’agence. Les forces de l’ordre ont procédé à la sécurisation du périmètre et aux premières constatations d’usage afin de recueillir les éléments nécessaires à l’enquête. Durant plusieurs heures, les alentours de la banque sont restés sous haute surveillance, suscitant la curiosité de nombreux riverains.
Une équipe de presse dépêchée sur place a tenté de recueillir les réactions des employés de l’établissement bancaire. Toutefois, visiblement marqués par les événements, ces derniers n’ont pas souhaité s’exprimer. Selon certaines sources, la direction de la banque aurait donné des consignes strictes interdisant toute déclaration publique tant que les investigations sont en cours.
À ce stade, les circonstances exactes de cette tentative présumée de braquage restent à déterminer. Les enquêteurs cherchent notamment à établir les motivations du suspect, à vérifier s’il agissait seul ou avec d’éventuels complices et à déterminer l’objectif précis de son intrusion dans l’agence bancaire.
L’identité de l’homme interpellé n’a pas encore été rendue publique par les autorités. Les résultats des premières auditions et des investigations en cours devraient permettre d’éclairer davantage cette affaire qui a suscité une forte émotion dans le quartier de Yoff.
Une affaire de violences conjugales aux conséquences particulièrement graves secoue la commune de Touba. Une femme a été interpellée par les éléments du Poste de police de Gouye Mbinde pour avoir volontairement versé de l’huile chaude sur son époux à l’issue d’une dispute familiale, provoquant chez ce dernier de sérieuses brûlures nécessitant une prise en charge médicale d’urgence.
Selon les informations recueillies auprès des services de police, les faits remontent à la nuit du 30 au 31 mai 2026 dans le quartier de Guédé. C’est aux environs de 15 heures, le lendemain des faits, que les forces de l’ordre ont été officiellement saisies par l’oncle de la victime. Ce dernier a signalé que son neveu avait été victime d’une agression particulièrement violente de la part de son épouse, qui aurait utilisé de l’huile portée à haute température pour lui infliger de graves blessures.
D’après les premiers éléments de l’enquête, une altercation conjugale aurait éclaté peu avant le drame. Au cours de cette dispute, la femme aurait préparé de l’huile chaude avant de la déverser sur son mari alors que celui-ci se trouvait assis sur la véranda de leur domicile. Après son geste, elle aurait quitté les lieux pour échapper aux recherches.
La victime a été immédiatement évacuée vers l’hôpital Cheikhoul Khadim de Touba où elle a été admise dans un service de soins intensifs. Son état de santé demeure préoccupant. Selon des informations communiquées par son frère aux enquêteurs, les médecins envisagent son transfert vers une structure hospitalière spécialisée à Dakar afin de lui assurer une prise en charge adaptée à la gravité des brûlures subies.
Alertés, les éléments de la Brigade de recherches du poste de Gouye Mbinde ont lancé des investigations pour retrouver la suspecte. Les recherches ont permis de la localiser puis de l’interpeller dans un délai relativement court. Conduite dans les locaux de la police, la mise en cause, qui se présente comme femme au foyer résidant à Guédé, a été soumise à un interrogatoire.
Face aux enquêteurs, elle a reconnu les faits qui lui sont reprochés. Dans ses déclarations, elle a expliqué avoir agi sous le coup de la colère et de la vengeance, affirmant être régulièrement victime de violences de la part de son époux. Elle a notamment indiqué qu’une nouvelle dispute avait éclaté le soir des faits à la suite d’un différend lié à leur enfant, son mari lui reprochant de ne pas avoir porté assistance à leur fils qui se trouvait aux toilettes.
Les enquêteurs s’emploient désormais à vérifier l’ensemble des circonstances entourant cette affaire, notamment les accusations de violences conjugales avancées par la suspecte. En attendant les conclusions médicales officielles permettant d’évaluer précisément l’étendue des blessures de la victime, la femme a été placée en garde à vue pour les besoins de l’enquête.
La tension monte au sein du secteur aérien sénégalais. Réunis ce lundi à l’Aéroport International Blaise Diagne de Diass, les responsables de l’Alliance Inter-Union des Travailleurs de l’Aviation Civile et du Secteur du Transport Aérien ont exposé devant la presse une série de préoccupations qu’ils jugent urgentes et susceptibles de fragiliser durablement l’ensemble de la plateforme aéroportuaire nationale. À l’issue de cette rencontre, ils ont adressé un ultimatum de huit jours aux autorités afin d’obtenir des réponses concrètes à leurs revendications.
Face aux journalistes, Kéba Dème, secrétaire général du Syndicat des Travailleurs de l’Aéronautique Civile (STAC), a dressé un constat particulièrement préoccupant de la situation du secteur. Le syndicat regroupe notamment des travailleurs de TSA, d’AIBD-SA, de l’ANASIM, de l’Aviation civile, de la Météorologie ainsi que du Bureau Enquête Analyse.
Parmi les sujets les plus sensibles figure la situation financière d’Air Sénégal. Selon les responsables syndicaux, la compagnie nationale accumulerait une dette estimée à près de 30 milliards de francs CFA envers plusieurs structures qui participent au fonctionnement de la plateforme aéroportuaire. Une situation qui, selon eux, menace l’équilibre économique du secteur et pourrait avoir des conséquences sur la continuité et la qualité des services aériens.
Les syndicats ont également insisté sur la nécessité de renforcer l’autonomie de l’autorité de l’aviation civile. Ils estiment qu’une régulation plus indépendante est indispensable pour garantir une supervision efficace du secteur et préserver la crédibilité du système aéronautique sénégalais. Selon Kéba Dème, les dispositions du Code de l’aviation civile adopté en 2015 plaident en faveur d’une autorité forte, capable d’exercer pleinement ses missions de contrôle et de régulation.
La situation de la société TSA, spécialisée dans la sûreté aéroportuaire, a également été largement évoquée. D’après les syndicalistes, près de 700 jeunes diplômés, certifiés et agréés pour exercer dans ce domaine, vivent actuellement dans l’incertitude en raison d’une restructuration en cours. Ils regrettent que les travailleurs et leurs représentants ne soient ni consultés ni suffisamment informés sur les orientations retenues, dénonçant un déficit de dialogue social susceptible d’accentuer les tensions.
Les représentants des travailleurs ont aussi dénoncé des disparités salariales persistantes au sein d’AIBD-SA à la suite de la fusion entre les ADS et AIBD-SA. Ils affirment que des agents occupant les mêmes fonctions, disposant des mêmes qualifications et accomplissant les mêmes horaires continuent de percevoir des rémunérations différentes. Une situation qu’ils considèrent contraire au principe consacré par le Code du travail selon lequel un travail égal doit donner lieu à un salaire égal.
La question sociale à l’ASECNA a également occupé une place importante dans les discussions. Revenant sur le préavis de grève récemment déposé par l’intersyndicale de l’agence, les responsables syndicaux ont estimé que cette démarche constitue déjà un signal d’alerte majeur dans un secteur aussi stratégique que l’aviation civile. Ils évoquent notamment la vétusté de certains équipements, un déficit d’effectifs ainsi que le non-paiement de plusieurs indemnités depuis près de six mois.
Au-delà des revendications internes, les syndicats ont critiqué ce qu’ils considèrent comme une protection excessive accordée à Air Sénégal. Tout en reconnaissant la nécessité de soutenir la compagnie nationale, ils estiment qu’elle doit désormais évoluer dans un environnement concurrentiel conforme aux principes du Marché unique du transport aérien africain. Pour eux, la compagnie doit être en mesure de faire face à la concurrence régionale et internationale sans dépendre continuellement de mesures de protection.
La question du logement des travailleurs du secteur aérien a également été soulevée. Prenant la parole lors de la rencontre, Mamadou Gaye, dit Mara, a rappelé que plusieurs milliers d’agents attendent toujours la concrétisation des engagements pris par l’État. Selon lui, près de 6 000 travailleurs sont concernés alors que seulement 1 500 logements avaient été annoncés. Il dénonce une situation qu’il juge inéquitable, estimant que les travailleurs de l’aérien ne bénéficient pas du même niveau d’accompagnement que d’autres catégories professionnelles.
Les syndicats ont enfin attiré l’attention sur les difficultés rencontrées à l’ancien aéroport de Dakar-Yoff, aujourd’hui marqué par une forte présence militaire. Selon eux, certains travailleurs civils éprouvent des difficultés d’accès aux installations en raison des procédures de contrôle et de l’obligation de disposer de badges spécifiques délivrés par les autorités militaires. Une situation qui, d’après eux, complique le déroulement normal de certaines activités.
À travers cette sortie médiatique, les organisations syndicales appellent directement le président de la République et le gouvernement à prendre en charge les préoccupations exprimées. Elles préviennent que l’absence de réponses satisfaisantes dans les huit prochains jours pourrait conduire à des actions de grande ampleur.
Un différend familial autour d’une somme de 200 000 francs CFA a conduit à l’interpellation puis au déferrement au parquet de Fatick d’un jeune homme de 27 ans, poursuivi pour menaces de mort avec arme blanche.
P. A. Mbow a été présenté au procureur de la République le 2 juin 2026 à l’issue d’une enquête menée par les éléments de la Brigade de recherches. Il est accusé d’avoir proféré des menaces de mort à l’encontre de sa sœur, F. Diassé, alors qu’il était muni d’un couteau.
Les faits remontent à la nuit du 31 mai dernier. Selon les informations recueillies par les enquêteurs, la victime a sollicité l’intervention des forces de l’ordre après avoir été confrontée à l’attitude agressive de son frère. Craignant pour sa vie ainsi que celle de sa famille, elle s’était enfermée dans une chambre avec son époux et ses enfants pendant que le suspect tentait, selon les témoignages, de forcer la porte pour accéder à la pièce.
Alertés, les gendarmes se sont rapidement rendus sur les lieux. À leur arrivée, le mis en cause avait déjà quitté les lieux. Une opération de recherche a alors été engagée dans le quartier, permettant son arrestation peu de temps après. Lors de son interpellation, il était encore en possession du couteau qui aurait servi à intimider sa sœur.
Les investigations menées par les enquêteurs ont révélé que cette affaire trouve son origine dans un contentieux financier au sein de la famille. P. A. Mbow réclamait à sa sœur le versement d’une somme de 200 000 francs CFA qu’il considérait comme lui revenant de droit. Selon ses déclarations, cet argent correspondrait à une participation financière effectuée par leur défunte mère dans la construction de la maison familiale.
L’enquête indique toutefois que le beau-frère du suspect lui aurait déjà remis la somme réclamée. Le conflit aurait alors pris une autre tournure lorsqu’une divergence est apparue autour de la signature d’une décharge destinée à attester la remise de l’argent. C’est dans ce contexte que la situation aurait dégénéré, donnant lieu aux menaces dénoncées par la victime.
Au cours de son audition, le suspect a contesté les accusations portées contre lui. Malgré ses dénégations, les enquêteurs estiment avoir réuni suffisamment d’éléments matériels et de témoignages concordants pour retenir les faits de menaces de mort avec arme blanche et transmettre le dossier à l’autorité judiciaire.
Les vérifications effectuées dans le cadre de la procédure ont également permis de constater que P. A. Mbow n’en était pas à son premier démêlé avec la justice. Les services d’enquête ont relevé qu’il avait déjà été condamné en 2021 à une peine d’un mois d’emprisonnement ferme pour des faits de coups et blessures volontaires.
La recomposition du paysage politique au sommet de l’État continue de produire ses effets. Quelques heures seulement après la publication de la liste du nouveau gouvernement, le professeur Sidy Alpha Ndiaye a annoncé sa démission de ses fonctions de ministre-directeur de cabinet adjoint du président de la République et de coordonnateur du Pôle juridique de la présidence.
Dans une déclaration rendue publique mardi, l’universitaire a expliqué avoir officiellement remis sa démission le 2 juin 2026, mettant ainsi un terme à son engagement au sein de l’appareil présidentiel. Une décision qu’il présente comme le résultat d’une réflexion politique et éthique liée à la nouvelle configuration du pouvoir et à la place désormais occupée par son parti, PASTEF, dans la conduite des affaires de l’État.
Figure reconnue du monde universitaire et membre du MONCAP/PASTEF, Sidy Alpha Ndiaye rappelle qu’il avait accepté d’intégrer les sphères de décision de l’État afin d’accompagner la mise en œuvre des réformes institutionnelles et juridiques portées par le projet politique défendu par son camp. Selon lui, cet engagement s’inscrivait dans une logique de transformation profonde des institutions et de concrétisation des aspirations exprimées par les électeurs lors des dernières échéances électorales.
Toutefois, l’ancien responsable de la présidence estime que la nouvelle architecture gouvernementale marque une rupture avec cet esprit initial. Dans son texte, il soutient que le principe d’une majorité politique largement choisie par les citoyens mais ne disposant pas pleinement des leviers de l’action gouvernementale est difficilement compatible avec les fondements de la démocratie représentative.
Pour Sidy Alpha Ndiaye, la situation actuelle traduit une perte d’influence de PASTEF dans l’exercice effectif du pouvoir. Il considère que son parti ne se trouve plus dans une position lui permettant d’assumer pleinement les responsabilités exécutives correspondant au mandat reçu des électeurs. Évoquant une présence réduite à des responsabilités individuelles plutôt qu’à une véritable participation collective à la gouvernance, il estime que cette évolution remet en question les principes politiques qui avaient motivé son engagement.
Face à ce qu’il décrit comme un décalage entre ses convictions et la réalité institutionnelle actuelle, le professeur de droit affirme avoir choisi la voie de la cohérence. Dans sa déclaration, il souligne que sa fidélité à ses valeurs personnelles et à sa conception de l’engagement politique l’a conduit à renoncer à ses fonctions au sein de la présidence.
Cette démission intervient dans un contexte marqué par des tensions croissantes autour de la composition du nouveau gouvernement et des relations entre les différentes composantes de la majorité issue des élections. Elle constitue l’un des premiers actes politiques majeurs consécutifs à la formation de la nouvelle équipe gouvernementale et pourrait alimenter davantage le débat sur la place de PASTEF dans l’exercice du pouvoir.
En conclusion de son message, Sidy Alpha Ndiaye a invoqué une formule qui résume, selon lui, le sens de sa démarche : « La vertu politique est un renoncement à soi-même », une citation qui traduit la dimension morale qu’il entend donner à son départ des hautes fonctions de l’État.
Les ennuis judiciaires s’accumulent pour A. Faye, plus connu sous le sobriquet de « Mara milliardaire ». Déjà placé sous mandat de dépôt à la Maison d’arrêt et de correction de Rebeuss dans le cadre d’une affaire particulièrement sensible, le détenu fait désormais face à une nouvelle procédure pour tentative d’évasion, après un incident survenu lors d’une évacuation médicale à l’hôpital Abass Ndao.
Selon les informations rapportées par le quotidien Libération dans son édition de ce mercredi 3 juin, les faits remontent au 18 mai dernier. Ce jour-là, A. Faye avait été conduit à l’hôpital pour subir des examens médicaux sous la surveillance d’agents de l’administration pénitentiaire. Comme cela peut arriver lors des évacuations sanitaires impliquant plusieurs détenus, les six agents mobilisés auraient réparti leurs tâches afin d’assurer simultanément la garde des différents pensionnaires concernés.
C’est dans ce contexte que le détenu aurait mis à exécution un plan soigneusement préparé. Après avoir passé un examen radiologique, il aurait demandé à se rendre une nouvelle fois aux toilettes, invoquant un problème de diarrhée. Soucieux de lui garantir une certaine intimité, les agents chargés de sa surveillance auraient accepté de lui retirer temporairement les menottes.
Profitant de cette situation, A. Faye aurait alors tenté de prendre la fuite. Les investigations menées par la Division des investigations criminelles (Dic) ont permis d’établir que son geste n’était pas improvisé. D’après les conclusions de l’enquête, le détenu aurait fait preuve d’une grande agilité pour s’échapper à travers une fenêtre étroite d’environ quarante centimètres de largeur donnant sur une zone peu fréquentée de l’établissement hospitalier.
Une fois à l’extérieur, il aurait parcouru plus de deux cents mètres à travers les installations de l’hôpital dans l’espoir d’échapper à ses gardiens. Son évasion n’a toutefois duré que quelques instants. Alertés immédiatement, les surveillants pénitentiaires se sont lancés à sa poursuite et sont finalement parvenus à l’intercepter avant qu’il ne quitte définitivement le périmètre hospitalier.
Repris puis reconduit en détention, le mis en cause a été extrait récemment de sa cellule de Rebeuss par les enquêteurs de la Dic afin d’être entendu sur ces nouveaux faits. À l’issue de la procédure, il a été déféré devant le parquet pour répondre du chef de tentative d’évasion.
Cette nouvelle inculpation vient alourdir davantage la situation judiciaire d’A. Faye. Il est déjà poursuivi pour des accusations particulièrement graves, notamment association de malfaiteurs, pédophilie, viols répétitifs sur mineur et transmission volontaire du VIH. Des charges qui continuent de faire l’objet d’investigations et dont l’issue judiciaire est particulièrement attendue.
Un sérieux risque de paralysie plane sur l’un des projets phares d’électrification rurale au Sénégal. Dans une correspondance confidentielle adressée le 19 mai 2026 au ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, le Directeur général de l’Agence Sénégalaise d’Électrification Rurale (ASER), Jean Michel Sène, a tiré la sonnette d’alarme sur la situation du marché n°T0296/24-DK attribué à la société AEE POWER EPC et financé par Banco Santander avec une couverture de l’agence espagnole CESCE.
Dans cette lettre référencée ASER-SG/CTS 000437, le patron de l’ASER fait état d’une incertitude préoccupante concernant la disponibilité effective des ressources financières destinées à la poursuite du projet. Selon le document, Banco Santander aurait décidé de suspendre unilatéralement les décaissements prévus dans le cadre du financement, sans qu’aucune notification officielle ni justification juridique ou contractuelle n’ait été communiquée aux autorités sénégalaises ou à l’ASER.
Cette situation intervient alors que l’agence assure avoir rempli l’ensemble des engagements qui lui incombaient dans l’exécution du projet. Dans sa correspondance, Jean Michel Sène rappelle que plusieurs étapes majeures ont déjà été franchies. Une phase pilote d’électrification a notamment été réalisée avec succès, tandis que des visites de terrain et des études d’exécution ont été conduites dans plus de 300 localités concernées par la deuxième phase du programme.
L’ASER souligne également que les spécifications techniques relatives aux équipements et fournitures ont été validées par la SENELEC. Le projet a en outre obtenu son quitus environnemental le 3 avril 2026, une étape essentielle pour le démarrage effectif des travaux. Des missions techniques conjointes ont également été menées en Chine et en Espagne auprès de fabricants internationaux afin de sécuriser la chaîne d’approvisionnement et d’assurer la conformité des équipements prévus.
Dans le même temps, l’agence affirme avoir pris toutes les dispositions nécessaires pour garantir la régularité et la transparence du marché. À ce titre, elle rappelle avoir saisi la Direction centrale des marchés publics (DCMP) afin de vérifier la conformité des avances accordées à l’entreprise adjudicataire AEE POWER EPC.
Malgré ces avancées, la suspension des décaissements par Banco Santander menace désormais l’équilibre financier du projet. Dans son courrier, le Directeur général de l’ASER estime que cette décision constitue une violation des engagements contractuels souscrits entre la banque espagnole et l’État du Sénégal à travers le ministère des Finances et du Budget. Il rappelle que ce département ministériel demeure l’unique interlocuteur institutionnel habilité à exiger le respect des obligations contractuelles de l’établissement financier.
L’agence met également en garde contre les conséquences juridiques et financières que pourrait entraîner cette situation. En l’absence de financement disponible, l’État du Sénégal pourrait se retrouver en difficulté si l’entreprise titulaire du marché venait à présenter de nouvelles factures ou demandes de paiement. Une telle configuration pourrait exposer les autorités à un risque de défaut contractuel, avec des répercussions potentiellement importantes sur l’exécution du projet et sur les relations avec les partenaires concernés.
Face à cette impasse, l’ASER envisage désormais une mesure radicale : la suspension des prestations et des travaux liés au marché n°T0296/24-DK jusqu’à ce qu’une clarification définitive soit obtenue concernant la poursuite du financement. L’agence estime qu’une reprise des activités ne pourra intervenir que dans un cadre financier sécurisé et soutenable, garantissant la disponibilité effective des fonds nécessaires.
Dans cette perspective, Jean Michel Sène sollicite l’intervention du ministre des Finances afin d’obtenir de Banco Santander une position officielle et sans ambiguïté sur l’avenir du financement. La correspondance a également été transmise au ministre de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, signe de l’importance stratégique accordée à ce dossier pour la politique d’électrification rurale du Sénégal.
Le Pool judiciaire financier (PJF) a franchi une nouvelle étape dans le traitement du dossier relatif aux marchés de fourniture de bracelets électroniques conclus en 2020 et 2023. Dans un communiqué signé par le procureur financier, l’institution a annoncé l’ouverture officielle d’une information judiciaire confiée au troisième cabinet d’instruction, à la suite d’investigations ayant révélé de présumées irrégularités dans la passation et l’exécution de ces contrats publics.
Selon les informations communiquées par le parquet financier, les enquêtes préliminaires menées par les services compétents ont permis de mettre en évidence plusieurs anomalies portant aussi bien sur les procédures d’attribution que sur les conditions d’exécution des marchés concernés. Les deux contrats visés ont été signés respectivement le 22 octobre 2020 et le 6 juillet 2023 pour un montant cumulé de 11 178 602 018 francs CFA.
L’ouverture de cette information judiciaire marque le passage à une phase plus approfondie de l’enquête. Le magistrat instructeur désormais chargé du dossier aura pour mission de réunir l’ensemble des éléments susceptibles d’établir les responsabilités des différentes personnes impliquées et de déterminer l’ampleur exacte des faits reprochés.
Le communiqué du PJF précise que plusieurs individus sont actuellement mis en cause dans cette affaire. Ils font l’objet de poursuites pour des infractions particulièrement graves, notamment association de malfaiteurs, détournement de deniers publics, escroquerie portant sur des deniers publics, faux et usage de faux ainsi que blanchiment de capitaux.
Cette procédure judiciaire intervient dans un contexte de renforcement de la lutte contre la délinquance économique et financière. Les autorités judiciaires affichent depuis plusieurs mois leur volonté d’accélérer le traitement des dossiers liés à la gestion des ressources publiques et à la commande publique, considérés comme des enjeux majeurs de gouvernance.
À ce stade de la procédure, aucune décision définitive n’a été rendue et les personnes citées bénéficient de la présomption d’innocence. L’instruction ouverte devra permettre de vérifier les soupçons soulevés par les enquêteurs et d’établir, le cas échéant, les responsabilités pénales dans ce dossier portant sur l’un des marchés publics les plus importants de ces dernières années dans le domaine des équipements de surveillance électronique.
Les autorités éducatives de la région de Kaolack sont à pied d’œuvre pour assurer le bon déroulement des examens scolaires de fin d’année. Réunis mardi lors d’un Comité régional de développement (CRD) préparatoire, les acteurs du système éducatif ont fait le point sur les dispositions prises en vue des examens du Certificat de fin d’études élémentaires (CFEE), du Brevet de fin d’études moyennes (BFEM) et du Baccalauréat.
À cette occasion, l’inspecteur d’académie de Kaolack, Samba Diakhaté, a révélé qu’un nombre important de candidats ne disposent toujours pas d’acte d’état civil. Selon lui, 4 953 candidats au CFEE et 372 au BFEM sont concernés par cette situation et attendent d’être régularisés.
« Pour ce qui est de l’état civil, 4 953 élèves candidats au CFEE ne disposent pas encore d’acte de naissance et doivent être régularisés. Pour le BFEM, 372 candidats sont dans la même situation », a indiqué M. Diakhaté.
La rencontre, présidée par le gouverneur de la région de Kaolack, Mohamadou Moctar Watt, a réuni autorités administratives, collectivités territoriales, services déconcentrés et responsables du secteur éducatif.
Face à cette problématique récurrente, l’inspecteur d’académie a lancé un appel aux parents d’élèves. « Chaque parent doit veiller à ce que son enfant dispose d’un extrait de naissance dès le plus jeune âge afin d’éviter que des élèves arrivent en classe de CM2 sans pièce d’état civil », a-t-il insisté. Il a précisé qu’un dispositif d’accompagnement a été mis en place en collaboration avec les tribunaux et les autorités administratives pour faciliter les régularisations.
Concernant les effectifs, l’Inspection d’académie a annoncé que 20 175 candidats prendront part au CFEE cette année, dont 57 % de filles, répartis dans 149 centres d’examen. Pour le BFEM, 12 500 candidats sont inscrits, avec une proportion de 57,26 % de filles. Quant au Baccalauréat, 13 007 candidats sont attendus, avec une nette prédominance des séries littéraires qui regroupent plus de 6 800 candidats, contre 1 542 pour les séries scientifiques.
Samba Diakhaté s’est toutefois voulu rassurant quant à l’état de préparation des examens. « Aujourd’hui, nous pouvons dire que les choses se passent très bien. Depuis les Inspections de l’éducation et de la formation (IEF) jusqu’au niveau académique et dans les établissements scolaires, les dispositions sont prises au quotidien », a-t-il assuré.
Lors de ce CRD, le gouverneur Mohamadou Moctar Watt a donné des instructions aux différents services concernés afin de garantir une organisation optimale, notamment en matière de sécurité, de logistique et d’accompagnement des jurys.
L’inspecteur d’académie a également souligné les défis liés à l’hivernage, qui coïncide souvent avec la période des examens. « Les principales préoccupations concernent le BFEM, dont les épreuves débuteront le 14 juillet. Toutefois, des mesures préventives ont été prises afin d’éviter l’utilisation de centres d’examen exposés aux risques d’inondation », a-t-il expliqué.
Enfin, il a rappelé que l’utilisation des téléphones portables et de tout autre dispositif susceptible de favoriser la fraude est strictement interdite dans les centres d’examen.
Avec ces différentes mesures, les autorités éducatives de Kaolack affichent leur volonté d’assurer le bon déroulement des examens de 2026 dans les meilleures conditions possibles.
La Direction générale des Élections (DGE) a annoncé la mise à disposition des cartes d’électeur issues de la révision ordinaire des listes électorales de 2025. Dans un communiqué officiel, l’administration électorale invite les citoyens concernés à procéder au retrait de leurs cartes auprès des autorités administratives compétentes afin de garantir leur participation aux prochaines consultations électorales.
Cette opération concerne les électeurs ayant effectué des démarches d’inscription, de modification de données personnelles ou de changement de statut lors de la révision des listes électorales. La DGE précise également que les cartes produites lors de révisions antérieures et qui n’ont jamais été retirées sont également disponibles. Les détenteurs de ces documents sont ainsi appelés à se rapprocher des préfectures et sous-préfectures de leur lieu de résidence pour régulariser leur situation.
L’annonce intervient dans un contexte marqué par les préparatifs des futures échéances électorales. Les autorités entendent renforcer la fiabilité du fichier électoral tout en favorisant une participation citoyenne plus importante. La possession de la carte d’électeur demeure en effet une étape essentielle dans le processus électoral, permettant aux citoyens d’exercer pleinement leur droit de vote.
Pour faciliter le retrait des cartes, les services électoraux demandent aux usagers de se présenter avec leur récépissé de dépôt. La carte nationale d’identité biométrique CEDEAO pourra également être exigée dans certains cas afin de procéder aux vérifications nécessaires.
Consciente des difficultés que certains citoyens peuvent rencontrer dans leurs démarches administratives, la Direction générale des Élections a mis en place un numéro vert, le 800 00 2017. Cette ligne est accessible du lundi au vendredi, de 8 heures à 18 heures, afin de fournir des informations et répondre aux préoccupations des électeurs.
À travers cette campagne d’information, la DGE cherche à réduire le nombre important de cartes encore en souffrance dans les services administratifs. L’objectif est de permettre à chaque citoyen concerné de disposer de son document électoral avant l’ouverture des prochaines opérations de vote.
Les autorités électorales insistent ainsi sur la nécessité pour les électeurs de retirer leurs cartes dans les meilleurs délais. Cette démarche, au-delà de son caractère administratif, constitue un acte citoyen majeur dans le renforcement de la démocratie et de la participation populaire aux choix politiques du pays.
La nomination de Mamadou Lamine Dianté au poste de ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme du Service public continue d’enregistrer des soutiens dans plusieurs régions du Sénégal. À Kaolack, le Mouvement pour la Citoyenneté Engagée (MCE) a exprimé sa satisfaction à la suite de la décision du président de la République de confier ce département stratégique à une personnalité reconnue pour son parcours syndical et son expertise dans le dialogue social.
Dans une déclaration rendue publique, le président régional du MCE à Kaolack, Abdoulaye Ndao, plus connu sous le nom de Déthié, a salué un choix qu’il juge pertinent au regard de l’expérience accumulée par le nouveau ministre dans la gestion des relations entre l’État, les travailleurs et les partenaires sociaux.
Selon lui, cette nomination vient consacrer plusieurs années d’engagement au service du monde du travail et de la promotion du dialogue comme principal mécanisme de règlement des différends sociaux. Il a souligné que Mamadou Lamine Dianté a toujours fait preuve de responsabilité, d’écoute et de sens de la concertation dans les différentes fonctions qu’il a occupées.
Figure bien connue du mouvement syndical sénégalais, Mamadou Lamine Dianté s’est distingué au fil des années par son implication dans la défense des intérêts des travailleurs. Son passage à la tête du Haut Conseil du Dialogue Social lui a notamment permis de jouer un rôle de premier plan dans la recherche de consensus entre les organisations syndicales, le patronat et les pouvoirs publics sur plusieurs dossiers sensibles.
Pour les responsables du MCE, son arrivée au ministère de la Fonction publique intervient dans un contexte marqué par de nombreux défis liés à la modernisation de l’administration publique, à l’amélioration des conditions de travail des agents de l’État et à la poursuite des réformes destinées à renforcer l’efficacité des services publics.
Le mouvement estime que l’expérience acquise par le nouveau ministre dans les mécanismes de négociation et de médiation constitue un atout majeur pour relever ces défis. Ses responsables se disent convaincus qu’il pourra apporter une contribution significative à la consolidation de la stabilité sociale et à l’amélioration du climat de travail au sein de l’administration.
Le MCE a également adressé ses félicitations au chef de l’État pour ce qu’il considère comme un choix réfléchi en faveur du renforcement du dialogue social et de la performance de l’action publique. Les membres de la structure voient dans cette nomination un signal fort en faveur de la valorisation des compétences et de l’expérience au sein de l’appareil d’État.
En conclusion, Abdoulaye Ndao et les militants du Mouvement pour la Citoyenneté Engagée ont formulé des vœux de réussite à l’endroit du nouveau ministre. Ils ont exprimé l’espoir que son mandat soit marqué par des avancées significatives dans les réformes de la fonction publique et par un climat social apaisé, au bénéfice des travailleurs et de l’ensemble des citoyens sénégalais.
Pire (Thiès) – La détresse des chauffeurs de camions sénégalais confrontés à la crise sécuritaire au Mali continue de susciter l’inquiétude. De retour au Sénégal après plusieurs mois de blocage sur le territoire malien, plusieurs transporteurs ont organisé un sit-in à Pire pour attirer l’attention des autorités sur le sort de leurs compatriotes qui demeurent encore coincés dans ce pays voisin.
Réunis dans cette localité du nord-ouest du Sénégal, les manifestants ont dénoncé une situation qu’ils jugent alarmante. Selon leurs témoignages relayés par la Radio Futurs Médias (RFM), plusieurs dizaines de camions sénégalais sont toujours immobilisés au Mali depuis près d’une année, en raison de l’insécurité persistante qui affecte certaines zones de transit.
Les transporteurs affirment que les conséquences de cette crise sont particulièrement lourdes pour les chauffeurs et leurs familles. Outre les pertes financières considérables liées à l’arrêt prolongé des activités, ils évoquent également des dégâts matériels importants. D’après eux, au moins une douzaine de camions sénégalais auraient été incendiés au cours des derniers mois, aggravant davantage les difficultés du secteur.
Face à cette situation, les chauffeurs lancent un appel direct au président Bassirou Diomaye Faye. Ils demandent au chef de l’État d’engager des discussions avec les autorités maliennes afin de trouver une solution rapide permettant le retour sécurisé des Sénégalais encore bloqués ainsi que la récupération des véhicules immobilisés.
Les manifestants estiment qu’une intervention diplomatique est devenue indispensable pour mettre fin à cette crise qui dure depuis plusieurs mois et qui fragilise de nombreux acteurs du transport routier entre le Sénégal et le Mali.
Présent aux côtés des transporteurs, le maire de Pire, Mouhamadou Ndoye Bane, a également interpellé les pouvoirs publics. L’édile a appelé l’État à agir dans les meilleurs délais afin de garantir la sécurité des chauffeurs sénégalais encore présents sur le territoire malien et d’organiser leur rapatriement dans des conditions sûres.
Alors que les inquiétudes grandissent parmi les familles des personnes concernées, les transporteurs espèrent que leur mobilisation contribuera à accélérer la prise en charge de ce dossier, devenu l’une des préoccupations majeures des professionnels du transport opérant sur l’axe Sénégal-Mali.
Le député Guy Marius Sagna a annoncé ce lundi qu’il ne répondrait pas à la convocation qui lui a été adressée par la Section de recherches de la gendarmerie nationale. Attendu à 10 heures GMT dans les locaux de l’unité d’enquête, le parlementaire a justifié sa décision en invoquant les dispositions constitutionnelles relatives à l’immunité parlementaire.
Dans une publication diffusée sur sa page Facebook, l’élu, connu pour sa proximité politique avec Ousmane Sonko, a tenu à préciser que son refus de déférer à la convocation ne constituait ni un acte de défiance envers les institutions judiciaires ni un manque de respect à l’égard des enquêteurs. Selon lui, sa démarche vise plutôt à préserver le respect des textes qui encadrent le fonctionnement des institutions de la République.
« Je suis convoqué à 10h00 aujourd’hui par la Section de recherches de la gendarmerie pour une affaire me concernant. J’ai informé la gendarmerie des raisons pour lesquelles je ne vais pas déférer à la convocation », a-t-il déclaré dans son message.
Guy Marius Sagna estime que la procédure engagée à son encontre est contraire aux garanties accordées aux députés par la Constitution. Il affirme vouloir éviter que la gendarmerie et la justice soient associées à une démarche qu’il considère comme irrégulière et susceptible de porter atteinte à leur crédibilité.
Pour étayer sa position, le député a adressé une correspondance aux autorités compétentes. Dans cette lettre, il rappelle notamment les dispositions de l’article 61 de la Constitution du Sénégal du 22 janvier 2001. Ce texte prévoit qu’aucun député ne peut être poursuivi, recherché, arrêté, détenu ou jugé à l’occasion des opinions exprimées ou des votes émis dans l’exercice de ses fonctions parlementaires.
L’élu soutient ainsi que sa convocation constitue une erreur de procédure et qu’elle méconnaît également certaines dispositions du règlement intérieur de l’Assemblée nationale ainsi que celles du Parlement de la CEDEAO, dont il est membre.
Cette affaire intervient dans un contexte politique particulièrement tendu. Depuis le récent remaniement institutionnel ayant conduit au départ d’Ousmane Sonko de la Primature, les relations entre les différentes composantes du pouvoir et plusieurs acteurs politiques connaissent une période de fortes crispations. Les convocations de responsables politiques et de parlementaires alimentent ainsi les débats sur les rapports entre les institutions judiciaires et le monde politique.
Guy Marius Sagna n’est d’ailleurs pas le seul député concerné. Son collègue Cheikh Bara Ndiaye, également membre du parti Pastef, a lui aussi été convoqué ce lundi par la Section de recherches. Cette convocation intervient quelques jours après une tentative d’interpellation qui aurait été évitée de justesse le 22 mai dernier.
À ce stade, les motifs exacts de ces convocations n’ont pas été officiellement communiqués par les autorités judiciaires. Contrairement à Guy Marius Sagna, Cheikh Bara Ndiaye n’a pas encore pris publiquement position sur son intention de répondre ou non à la convocation des enquêteurs.
Une nouvelle tentative de migration irrégulière vers l’Europe a été déjouée dans la région de Saint-Louis. Une opération menée conjointement par la Brigade territoriale et l’Escadron de Surveillance et d’Intervention (ESI) a permis l’interpellation de 66 candidats à l’émigration clandestine après l’échouage de leur embarcation sur les côtes de Guet-Ndar.
Selon les premiers éléments recueillis par les enquêteurs, la pirogue avait quitté les côtes gambiennes dans la nuit du 26 au 27 mai 2026 avec à son bord plusieurs dizaines de personnes déterminées à rejoindre l’Espagne par la voie maritime. Cette traversée, particulièrement périlleuse, aurait été organisée par un réseau présumé de passeurs opérant entre plusieurs pays de la sous-région.
Les migrants auraient déboursé des sommes comprises entre 200 000 et 300 000 francs CFA chacun pour embarquer dans cette aventure risquée. Après plusieurs jours passés en mer, les passagers se sont retrouvés confrontés à des conditions météorologiques difficiles qui ont considérablement compliqué leur progression vers les côtes européennes.
Selon les autorités, l’embarcation a finalement été contrainte de rebrousser chemin après quatre jours d’errance en mer. Affaiblis par les conditions de navigation et confrontés à des difficultés croissantes, les occupants de la pirogue ont rejoint les côtes de Guet-Ndar, à Saint-Louis, où leur présence a rapidement été signalée aux forces de sécurité.
À l’arrivée des gendarmes, plusieurs passagers ont réussi à prendre la fuite avant l’établissement du dispositif de contrôle. Toutefois, les éléments engagés dans l’opération sont parvenus à interpeller 66 personnes. Parmi elles figurent 52 ressortissants sénégalais et 14 ressortissants gambiens.
Au cours de l’intervention, les forces de sécurité ont procédé à la saisie de la pirogue utilisée pour la traversée, d’un moteur Yamaha de 60 chevaux ainsi que de deux bidons de carburant d’une capacité de 60 litres chacun. Ces éléments pourraient constituer des pièces importantes dans le cadre de l’enquête ouverte pour faire la lumière sur l’organisation de cette tentative de départ.
Les investigations se poursuivent afin d’identifier les organisateurs, les recruteurs et les éventuels complices impliqués dans ce réseau de migration clandestine. Les autorités cherchent notamment à déterminer les responsabilités de chacun et à remonter jusqu’aux commanditaires présumés de l’opération.
L’enquête judiciaire qui secoue la ville de Linguère connaît un nouveau développement majeur. Alors que les investigations se poursuivent et mettent progressivement au jour de nouvelles ramifications, la justice a décidé d’accélérer la procédure en ordonnant l’extraction d’Amadou Guèye, surnommé « Tigui », actuellement détenu à la maison d’arrêt et de correction de Louga.
Selon les révélations du quotidien Libération, cette décision vise à permettre une confrontation entre le principal mis en cause et deux individus récemment arrêtés dans le cadre de cette affaire qui continue de mobiliser les services d’enquête.
Âgé de 48 ans et exerçant la profession de commerçant, Amadou Guèye doit être entendu de nouveau par les enquêteurs ce lundi. Les autorités souhaitent notamment confronter ses déclarations à celles de deux présumés complices interpellés vendredi dernier par les éléments du commissariat de Linguère.
Les deux suspects, dont l’un est présenté comme consultant en marchés publics et l’autre comme footballeur, sont soupçonnés d’entretenir des liens avec le réseau présumé au cœur de cette affaire. Toutefois, lors de leurs premières auditions, ils auraient catégoriquement rejeté les accusations portées contre eux, niant toute participation aux faits qui leur sont reprochés.
Cette confrontation apparaît comme une étape cruciale dans la manifestation de la vérité. Les enquêteurs cherchent à vérifier plusieurs éléments recueillis au cours des précédentes auditions et à établir d’éventuelles responsabilités dans ce dossier devenu particulièrement sensible.
Pour rappel, Amadou Guèye avait été placé sous mandat de dépôt pour des faits particulièrement graves. Il est poursuivi pour association de malfaiteurs, harcèlement sexuel, incitation à la débauche, collecte et diffusion de données à caractère pornographique, mise en danger de la vie d’autrui, transmission volontaire du VIH/Sida ainsi que pour diverses infractions prévues par la législation en vigueur.
D’après les informations rapportées par Libération, le principal suspect aurait reconnu une partie des faits lors de son interpellation. Il aurait notamment admis entretenir des relations avec plusieurs personnes et avoir joué un rôle d’intermédiaire entre différents individus dans le cadre de rencontres à caractère intime.
Les auditions auraient également permis de révéler l’existence de rencontres organisées dans plusieurs localités du pays. Au cours de ses déclarations, Amadou Guèye aurait fourni aux enquêteurs plusieurs noms, ouvrant ainsi de nouvelles pistes d’investigation et élargissant le champ de l’enquête.
L’affaire a pris une tournure encore plus sensible après les examens médicaux effectués à la suite de son arrestation. Selon les éléments cités par Libération, les analyses auraient conclu à sa séropositivité au VIH. Cet aspect du dossier fait désormais l’objet d’une attention particulière de la part des enquêteurs, qui cherchent à déterminer les éventuelles implications judiciaires de cette situation.
Parallèlement, les investigations progressent également sur le terrain numérique. La Division spéciale de cybersécurité a achevé l’exploitation du téléphone portable de Ndiaga Seck, un autre individu arrêté dans le cadre de cette affaire.
L’analyse des données contenues dans l’appareil aurait permis d’identifier plusieurs personnes apparaissant dans les échanges, les contacts et les conversations enregistrées. Parmi les noms évoqués figure notamment celui d’un professionnel de la santé, dont l’identité aurait été mentionnée au cours des investigations.
Au lendemain de la Tabaski 2026, l’heure est au constat et les premières évaluations dressent un tableau particulièrement préoccupant pour les acteurs de la filière de l’élevage. Malgré une offre abondante de moutons dans les différents marchés de la région de Thiès, les ventes n’ont pas atteint les niveaux espérés, laissant derrière elles des milliers de têtes de bétail invendues et des éleveurs confrontés à d’importantes pertes financières.
Le président de la Maison nationale des éleveurs du Sénégal, Ismaël Sow, a exprimé sa profonde inquiétude face à cette situation qu’il juge particulièrement préoccupante pour l’avenir du secteur. Selon lui, de nombreux vendeurs ont été contraints de repartir avec une partie importante de leurs troupeaux après la fête du sacrifice, faute d’avoir trouvé des acheteurs.
Cette année, les principaux marchés à bétail de la région de Thiès avaient pourtant enregistré des arrivages massifs de moutons en provenance de différentes localités du Sénégal et de plusieurs pays de la sous-région. Les foires de Séw-Khaye, Touba-Toul, Khombole et le marché du Champ des courses de Thiès ont connu une forte présence de vendeurs venus profiter de cette période traditionnellement considérée comme le moment le plus important de l’année pour le commerce du bétail.
Mais contrairement aux attentes, l’affluence observée dans ces différents sites ne s’est pas traduite par une hausse significative des ventes. De nombreux acheteurs se sont présentés sur les marchés pour comparer les prix et évaluer les offres disponibles, sans toutefois concrétiser leur achat. Les éleveurs attribuent cette situation à un décalage important entre le prix des moutons proposés et les capacités financières réelles des ménages.
Dans plusieurs marchés, les prix des animaux ont atteint des niveaux jugés excessifs par une partie de la population. Les moutons de race, particulièrement prisés à l’occasion de la Tabaski, ont été parmi les plus touchés par ce phénomène. Leur coût élevé a découragé de nombreux chefs de famille, déjà confrontés à un contexte économique difficile marqué par la hausse du coût de la vie.
À Séw-Khaye, considéré comme le plus grand foirail du Sénégal et l’un des principaux centres de commercialisation du bétail en Afrique de l’Ouest, les opérateurs s’attendaient à une campagne exceptionnelle en raison de l’abondance de l’offre. Pourtant, plusieurs jours après la fête, un nombre important de moutons demeuraient encore sur place ou avaient déjà été reconduits vers les localités d’origine de leurs propriétaires.
Le phénomène a également été observé à Touba-Toul, marché de référence pour les grandes fêtes religieuses, ainsi qu’à Khombole et dans plusieurs autres points de vente de la région. Partout, le constat reste le même : les ventes ont été inférieures aux prévisions et les pertes enregistrées par les éleveurs sont considérables.
Pour Ismaël Sow, cette situation reflète les difficultés structurelles auxquelles est confrontée la filière. Au-delà de la seule question des prix, il estime que le secteur souffre d’un manque d’accompagnement durable et de politiques publiques adaptées aux réalités des éleveurs. Les charges liées à l’alimentation du bétail, au transport, aux soins vétérinaires et à la logistique ont fortement augmenté ces dernières années, poussant les vendeurs à répercuter une partie de ces coûts sur les prix de vente.
Cependant, cette augmentation des prix intervient dans un contexte où le pouvoir d’achat des ménages continue de subir les effets de la hausse généralisée du coût de la vie. Pour de nombreuses familles, les dépenses liées à l’alimentation, au logement, à l’éducation ou encore à la santé ont considérablement réduit les marges financières disponibles pour l’achat du mouton de Tabaski.
Cette réalité est également soulignée par le député-maire de Ngoundiane, Mbaye Dione, qui constate que les difficultés économiques rencontrées par les populations ont lourdement pesé sur le marché du bétail cette année. Selon lui, l’abondance de l’offre n’a pas suffi à stimuler la demande en raison des contraintes financières auxquelles sont confrontés de nombreux ménages.
Face à l’ampleur des pertes enregistrées, plusieurs acteurs du secteur appellent désormais les autorités à prendre des mesures fortes. Parmi les revendications exprimées figure la création d’un département ministériel entièrement consacré à l’élevage. Les professionnels estiment qu’un ministre spécifiquement chargé de ce secteur pourrait mieux porter leurs préoccupations et mettre en œuvre des politiques adaptées aux enjeux de production, de commercialisation et de valorisation du cheptel national.
Pour les éleveurs, la Tabaski 2026 pourrait ainsi marquer un tournant dans la réflexion sur l’avenir de la filière. Si le Sénégal demeure l’un des principaux pays d’élevage de la sous-région, les difficultés rencontrées cette année mettent en évidence la nécessité d’une meilleure régulation du marché, d’un accompagnement accru des producteurs et d’une stratégie permettant de concilier rentabilité pour les éleveurs et accessibilité des prix pour les consommateurs.
Alors que les troupeaux prennent désormais le chemin du retour vers les différentes zones d’élevage du pays, les professionnels espèrent que les enseignements de cette campagne seront pris en compte afin d’éviter qu’une telle situation ne se reproduise lors des prochaines fêtes religieuses. Pour beaucoup d’entre eux, la question dépasse désormais le simple cadre de la Tabaski et pose plus largement celle de la viabilité économique d’un secteur qui fait vivre des milliers de familles à travers le Sénégal.
La journaliste Aïssatou Diop Fall est attendue ce lundi à la Division spéciale de cybersécurité (DSC) de la Police nationale dans le cadre d’une enquête ouverte à la suite de déclarations ayant provoqué une vive polémique sur les réseaux sociaux et dans l’espace public sénégalais.
Selon plusieurs sources concordantes, cette convocation fait suite à une autosaisine du procureur de la République près le Tribunal de grande instance hors classe de Dakar. Le magistrat aurait ordonné l’ouverture d’investigations après la diffusion d’une vidéo dans laquelle la patronne de la chaîne TV Public SN tient des propos jugés particulièrement graves à l’endroit du président du parti PASTEF, Ousmane Sonko.
Au cœur de la controverse figurent des déclarations dans lesquelles la journaliste affirme souhaiter qu’Ousmane Sonko soit enlevé par des terroristes. Des propos qui ont rapidement suscité une vague d’indignation sur les réseaux sociaux, où de nombreux internautes, acteurs politiques et observateurs ont dénoncé un discours incompatible avec les principes du débat démocratique et du respect de l’intégrité des personnes.
Face à l’ampleur des réactions, Aïssatou Diop Fall a publié une nouvelle vidéo dans laquelle elle est revenue sur ses propos. Elle y présente ses excuses, expliquant notamment que ses déclarations ont été mal formulées et qu’elles ne traduisaient pas une volonté réelle d’appeler à la violence contre le leader politique.
Malgré ces excuses publiques, la procédure judiciaire suit son cours. Le parquet a estimé nécessaire de faire la lumière sur les circonstances de cette sortie médiatique et sur sa portée éventuelle au regard de la législation en vigueur, notamment en matière de communication publique et de diffusion de contenus sur les plateformes numériques.
L’audition prévue devant les enquêteurs de la Division spéciale de cybersécurité devrait permettre de recueillir les explications de la journaliste sur le contexte exact de ses déclarations. À l’issue de cette étape, les éléments recueillis seront transmis au parquet, qui décidera des suites à donner à cette affaire.
Cette convocation intervient dans un contexte où les autorités sénégalaises affichent une vigilance accrue concernant les contenus diffusés sur les réseaux sociaux et les déclarations publiques susceptibles de troubler l’ordre public ou d’inciter à la violence.
Le pèlerinage aux Lieux saints de l’islam s’achève sous le signe du succès pour la Délégation générale au pèlerinage du Sénégal (DGP). À l’heure du bilan officiel, le Royaume d’Arabie saoudite a décerné un satisfecit retentissant au Sénégal, saluant une organisation jugée « au-delà des espérances » pour cette édition 2026.
Une gestion de haut niveau saluée au sommet
Lors d’une audience officielle, le vice-ministre saoudien du Hajj et de la Omra chargé de la coopération internationale, Dr Hassan Al Manakhera, a exprimé sa profonde satisfaction face aux performances remarquables de la Délégation générale au pèlerinage (DGP) du Sénégal.
Sous la direction du général de division Mamadou Gaye, les équipes sénégalaises se sont distinguées par leur sens de l’anticipation, une préparation minutieuse et une gestion de terrain d’une efficacité remarquable. Cette maîtrise logistique a d’ailleurs été récompensée par les félicitations du ministère saoudien du Hajj ainsi que de l’Association des agences de voyage (AEADOP).
Discipline et civisme : les pèlerins sénégalais montrent l’exemple
Au-delà de la qualité de l’organisation, les pèlerins sénégalais ont également suscité l’admiration des autorités saoudiennes par leur comportement exemplaire.
Deux éléments majeurs ont particulièrement retenu l’attention : une discipline remarquable et un respect scrupuleux des consignes et recommandations officielles sur l’ensemble des sites du pèlerinage.
Par ailleurs, leur mobilisation volontaire pour le nettoyage des Lieux saints, notamment à Mina et à Arafat, a été fortement saluée. Ce geste à la fois civique et spirituel a été présenté comme un exemple à suivre pour l’ensemble de la Oumma islamique.
Un rayonnement international et inclusif
Le succès de cette édition repose également sur une coordination efficace ayant permis l’intégration harmonieuse de la diaspora, notamment des nombreux pèlerins sénégalais établis en Europe, en particulier en France et en Italie.
Grâce à ce dispositif inclusif, l’accomplissement des rites s’est déroulé dans un climat de sérénité et de parfaite organisation.
Alors que la phase de retour des pèlerins a débuté avec succès depuis Djeddah ce dimanche 31 mai 2026, les autorités saoudiennes ont réaffirmé la solidité des relations fraternelles entre les deux pays. Elles ont formulé des prières de paix et de prospérité pour le Sénégal et se projettent déjà vers la préparation de la prochaine saison du Hajj 1448, dans le cadre d’un partenariat d’excellence appelé à se renforcer davantage.
Le Sénégal franchit une nouvelle étape dans son engagement au sein de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao). À l’issue de la 68ᵉ session ordinaire de l’organisation sous-régionale, tenue récemment, le pays a été désigné pour assurer la présidence de la Commission de la Cédéao pour la période 2026-2030.
Dans cette perspective, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a décidé de porter la candidature du général d’armée aérienne (2S) Birame Diop à la tête de l’organe exécutif de l’institution. L’annonce a été faite ce dimanche à travers un communiqué du ministère de l’Intérieur et des Affaires étrangères, précisant que cette proposition sera soumise à l’approbation des chefs d’État et de gouvernement lors du prochain sommet de la Cédéao prévu en juillet 2026.
Selon les autorités sénégalaises, ce choix illustre la volonté de Dakar de mettre à la disposition de la communauté ouest-africaine une personnalité dotée d’une solide expérience dans les domaines de la sécurité, de la gouvernance et de l’intégration régionale. Le gouvernement souligne notamment les qualités de leadership, d’intégrité et de commandement du candidat, ainsi que sa connaissance approfondie des défis auxquels la sous-région est confrontée.
Actuel ministre des Forces armées, Birame Diop dispose d’un parcours militaire particulièrement riche. Au cours de sa carrière, il a occupé plusieurs postes stratégiques au sein de l’appareil sécuritaire sénégalais. Il a notamment été chef d’état-major général des Armées, chef d’état-major particulier du président de la République et chef d’état-major de l’Armée de l’air. Ces différentes responsabilités lui ont permis d’acquérir une expertise reconnue dans la gestion des questions de défense, de stabilité et de coopération internationale.
Sa candidature intervient dans un contexte marqué par d’importants défis pour la Cédéao, confrontée ces dernières années à des crises sécuritaires persistantes, à des transitions politiques complexes dans certains États membres et aux enjeux liés à l’approfondissement de l’intégration économique régionale. Le futur président de la Commission aura ainsi la lourde responsabilité de contribuer au renforcement de la cohésion de l’organisation et à la mise en œuvre de ses priorités stratégiques.
Si sa candidature est validée par les dirigeants ouest-africains, Birame Diop succédera au diplomate gambien Omar Alieu Touray, qui dirige la Commission de la Cédéao depuis juillet 2022. Son accession à ce poste constituerait une nouvelle illustration de l’influence diplomatique du Sénégal au sein des instances régionales et de son rôle historique dans les mécanismes de coopération et de paix en Afrique de l’Ouest.
Le Khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Mbacké, a accordé une audience au nouveau Premier ministre du Sénégal, Al Aminou Lô, ce samedi 30 mai 2026 à Touba. Le chef du gouvernement était accompagné d’une importante délégation composée de plusieurs personnalités politiques et administratives, parmi lesquelles figuraient notamment l’ancien ministre de l’Intérieur, Me Bamba Cissé, ainsi que Moussa Balla Fofana et Alioune Dione.
Cette visite s’inscrit dans la tradition républicaine qui veut que les nouvelles autorités de l’État se rendent auprès des principales autorités religieuses du pays afin de leur témoigner leur respect et de solliciter leurs prières au moment d’assumer de nouvelles responsabilités.
Prenant la parole à l’issue de la rencontre, Al Aminou Lô a expliqué être venu informer le guide religieux des fonctions qui lui ont été confiées à la tête du gouvernement. Il a également sollicité les bénédictions du Khalife général des Mourides afin de pouvoir mener à bien la mission qui lui a été assignée au service du Sénégal.
Face à ses hôtes, Serigne Mountakha Mbacké a tenu à rappeler l’ampleur des responsabilités qui incombent désormais au Premier ministre. Dans un message empreint de sagesse et de gravité, le guide religieux a souligné le poids des charges publiques tout en formulant des prières pour la réussite de la mission gouvernementale.
« Les charges qui vous sont confiées sont lourdes, mais nous prions pour qu’en Dieu vous vienne en aide », a déclaré le Khalife général des Mourides, invitant ainsi le nouveau chef du gouvernement à faire preuve d’engagement, de responsabilité et de persévérance dans l’exercice de ses fonctions.
Au cours de l’audience, Serigne Mountakha Mbacké a également adressé un message à l’endroit du président de la République, Bassirou Diomaye Faye. Le guide religieux a salué les efforts entrepris par les autorités étatiques et exprimé sa reconnaissance à l’égard du chef de l’État.
« Vous direz au Président de la République que nous sommes au courant de tous les efforts consentis. Nous lui en sommes reconnaissants », a-t-il affirmé devant la délégation gouvernementale.
Quelques jours après le rappel à Dieu de Serigne Cheikh Saliou Mbacké, une importante délégation de l’Assemblée nationale conduite par son président, Ousmane Sonko, s’est rendue à Touba pour présenter les condoléances de la Nation à la famille du défunt guide religieux.
Accompagné de plusieurs parlementaires, dont El Malick Ndiaye, le président de l’institution parlementaire a entamé sa visite par une audience auprès du Khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Mbacké. Cette rencontre, marquée par le recueillement et la sobriété, a permis à la délégation de transmettre les condoléances du peuple sénégalais ainsi que celles de l’ensemble des députés à la communauté mouride éprouvée par cette disparition.
Au cours des échanges, Ousmane Sonko a exprimé sa profonde compassion à l’endroit du Khalife général et de toute la famille de Cheikh Ahmadou Bamba. Il a souligné la place particulière qu’occupait Serigne Cheikh Saliou Mbacké au sein de la confrérie mouride, rappelant son engagement constant pour la préservation des valeurs spirituelles, de la paix sociale et de l’héritage légué par le fondateur du mouridisme.
La délégation s’est ensuite rendue auprès de Serigne Bassirou Mbacké, désigné pour assurer la succession spirituelle de Serigne Cheikh Saliou Mbacké. La rencontre s’est tenue en présence de Serigne Abô Mbacké ainsi que de plusieurs membres de la famille religieuse. C’est dans ce cadre que les condoléances officielles ont été présentées aux proches du défunt.
Visiblement ému, Ousmane Sonko a rendu un vibrant hommage à la mémoire de Serigne Cheikh Saliou Mbacké, qu’il a décrit comme un homme de foi, de piété et d’humilité dont l’influence a largement dépassé les frontières de la cité religieuse. Selon lui, le disparu a consacré sa vie au service de l’islam, à l’éducation spirituelle des fidèles et à la consolidation des enseignements de Cheikh Ahmadou Bamba.
Le président de l’Assemblée nationale a également réaffirmé l’attachement des institutions de la République aux familles religieuses du Sénégal, saluant le rôle déterminant qu’elles jouent dans la stabilité sociale, la cohésion nationale et la préservation des valeurs de paix.
Prenant la parole à son tour, El Malick Ndiaye a insisté sur la portée fédératrice des grandes figures religieuses sénégalaises. Il a rappelé que leur influence dépasse les considérations politiques et contribue à renforcer l’unité nationale autour des principes de dialogue, de solidarité et de vivre-ensemble.
Au nom de la famille de Serigne Cheikh Saliou Mbacké, Serigne Bassirou Mbacké et Serigne Abô Mbacké ont exprimé leur gratitude à l’endroit des autorités parlementaires pour ce déplacement. Ils ont salué ce geste de solidarité et de compassion, estimant qu’il témoigne des liens historiques qui unissent les institutions de la République aux différentes familles religieuses du pays.
Considérée comme l’une des villes les plus emblématiques du Sénégal, Kaolack aspire à retrouver le rôle de premier plan qu’elle a longtemps occupé dans la vie économique et politique nationale. C’est le message porté par Rifou, artiste-compositeur, influenceur, rappeur et lanceur d’alerte, qui s’est adressé à la presse ce samedi pour appeler les autorités à accorder une place aux fils de la région dans la composition du futur gouvernement.
Selon lui, « la capitale du Saloum, autrefois réputée pour son dynamisme économique grâce à son port, ses usines et ses nombreuses infrastructures, a contribué de manière significative au développement du pays. Ville historique associée à l’héritage de Valdiodio Ndiaye, Kaolack a également formé plusieurs générations de cadres, de ministres et de hauts responsables de l’État ».
Aujourd’hui, déplore Rifou, aucun ministre originaire de Kaolack ne siège au gouvernement, alors que la région regorge de compétences capables d’accompagner les ambitions de développement du Sénégal.
Parmi les personnalités qu’il estime aptes à intégrer une future équipe gouvernementale, il cite le Dr Macoumba Diouf, docteur en agronomie et expert reconnu du secteur agricole et rural. Ancien directeur général de l’Institut sénégalais de recherches agricoles (ISRA) à deux reprises, ancien directeur de l’Horticulture pendant plus de dix ans et conseiller technique au ministère de l’Agriculture, le Dr Diouf dispose, selon ses soutiens, d’une solide expérience dans la conduite des politiques agricoles.
Cette sortie intervient dans un contexte marqué par la récente mobilisation des acteurs du monde paysan. Lors d’une rencontre organisée ces derniers jours, plusieurs producteurs ont exprimé leur mécontentement face aux difficultés persistantes du secteur agricole. Les participants ont notamment dénoncé les obstacles liés à la production, au manque d’accompagnement technique ainsi qu’aux conditions de travail dans les zones rurales.
Pour de nombreux observateurs, cette mobilisation constitue un signal fort adressé aux autorités. Elle traduit le malaise grandissant d’une partie du monde rural et souligne l’urgence de mettre en œuvre des réponses adaptées aux préoccupations des agriculteurs.
Rifou estime ainsi que le Sénégal gagnerait à s’appuyer sur des profils expérimentés capables d’apporter des solutions concrètes aux défis du secteur. « Développer l’agriculture, c’est développer l’économie nationale », soutient-il, rappelant que la majorité de la population sénégalaise vit encore en milieu rural et que le Bassin arachidier, dont Kaolack constitue le cœur, demeure un levier stratégique pour la croissance du pays.
À travers cet appel, le lanceur d’alerte invite les décideurs à valoriser les compétences locales et à confier davantage de responsabilités aux cadres issus de la région de Kaolack afin de contribuer à la transformation économique du Sénégal.
Créé en 1929 et fort d’une population estimée à près de 1 500 habitants, le village de Keur Ibrahima Mbaye, situé dans la commune de Diamal, région de Kaffrine, est considéré comme le deuxième plus grand village parmi les 29 que compte cette collectivité territoriale.
Ce samedi, la tension est montée d’un cran dans cette localité où les populations ont organisé une manifestation pacifique pour dénoncer leurs difficiles conditions de vie et interpeller les autorités sur plusieurs préoccupations majeures.
Arborant des brassards rouges en signe de protestation, les habitants ont investi les principales artères du village afin de faire entendre leurs revendications. Hommes, femmes et jeunes ont pris part à cette mobilisation citoyenne marquée par des chants, des slogans et des pancartes appelant à une meilleure prise en charge des besoins de la localité.
Selon les manifestants, le village souffre d’un manque criant d’infrastructures de base. Ils dénoncent notamment l’absence d’électricité, le déficit d’accès à l’eau potable, le manque de structures sanitaires adéquates ainsi que l’enclavement de leur localité.
« Nous voulons simplement bénéficier des mêmes conditions de vie que les autres localités. Sans électricité et avec des routes impraticables, il est difficile de parler de développement », a déclaré Mor Diop, président de l’Association des élèves et étudiants de Keur Ibrahima Mbaye.
D’après lui, l’absence d’électricité constitue un frein majeur au développement économique du village et pénalise fortement les conditions d’apprentissage des élèves et étudiants. Les populations estiment également que le manque d’accès à l’eau potable complique davantage leur quotidien.
Les habitants pointent aussi du doigt le mauvais état des voies d’accès reliant Keur Ibrahima Mbaye aux autres localités de la commune. En période d’hivernage, les déplacements deviennent particulièrement difficiles, limitant l’accès aux services sociaux de base, aux structures sanitaires et aux marchés.
À travers le port de brassards rouges, symbole de leur mécontentement mais aussi de leur détermination, les populations entendent alerter les autorités sur l’urgence de la situation. Elles réclament notamment l’électrification du village, l’amélioration de l’accès à l’eau potable, la construction d’infrastructures sanitaires adéquates ainsi que le désenclavement de la localité.
Par cette mobilisation pacifique, les habitants de Keur Ibrahima Mbaye espèrent obtenir une réponse rapide des autorités compétentes afin de mettre fin à des difficultés qui, selon eux, perdurent depuis plusieurs années et freinent considérablement le développement économique et social de leur terroir.
Le président de la République a accordé, cet après-midi au Palais de la République, une audience à une délégation des responsables de l’Église catholique du Sénégal conduite par la Conférence épiscopale. Cette rencontre a été l’occasion de réaffirmer les relations de confiance et de coopération qui unissent l’État sénégalais et les différentes confessions religieuses du pays.
Au cours des échanges, les évêques ont exprimé leur gratitude au chef de l’État pour l’accompagnement et le soutien apportés par les autorités publiques à l’organisation du pèlerinage marial de Notre-Dame de la Délivrande de Popenguine. Considéré comme l’un des plus grands rendez-vous spirituels du Sénégal, cet événement rassemble chaque année des milliers de fidèles catholiques venus de différentes régions du pays et de la sous-région.
Les responsables religieux ont salué les dispositions prises pour assurer le bon déroulement du pèlerinage, notamment sur les plans logistique, sécuritaire et organisationnel, contribuant ainsi à la réussite de cette importante manifestation de foi et de recueillement.
La délégation a également remis au président de la République une contribution écrite relative au programme NITHÉ, la Nouvelle Initiative pour la Transformation Humaniste de l’Éducation. À travers cette démarche, l’Église catholique entend participer activement à la réflexion nationale autour de la réforme du système éducatif, forte de son expérience historique dans le domaine de l’enseignement et de la formation.
Les évêques ont par ailleurs évoqué plusieurs préoccupations touchant la communauté catholique, dans un esprit d’écoute et de dialogue avec les autorités de l’État. Cette audience a ainsi permis d’aborder des questions liées à la cohésion sociale, à l’éducation, ainsi qu’au rôle des communautés religieuses dans la consolidation de la paix et du vivre-ensemble.
L’activiste politique Assane Guèye, plus connu sous le pseudonyme d’Azoura Fall et réputé proche du parti Pastef, a été placé sous mandat de dépôt après son arrestation par les éléments de la Division spéciale de cybersécurité (DSC), le mercredi 28 mai 2026. Son procès en flagrant délit est prévu mardi prochain devant le tribunal de grande instance hors classe de Dakar.
Selon les informations recueillies, les poursuites engagées contre l’activiste font suite à des déclarations tenues récemment devant l’hémicycle, en marge de l’installation d’Ousmane Sonko à la présidence de l’Assemblée nationale. Lors d’une interview accordée à la presse, Azoura Fall s’en était vivement pris au chef de l’État à travers des propos jugés offensants et susceptibles de troubler l’ordre public.
Au cours de cette sortie médiatique, il aurait notamment déclaré : « Je n’aime pas les traîtres… Les Sérères sont des gens bien, mais lui non ». Des propos qui ont rapidement suscité de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux et dans la sphère politique.
Face à l’ampleur de la polémique, le procureur de la République près le tribunal de grande instance hors classe de Dakar s’est autosaisi du dossier et a ordonné l’ouverture d’une procédure judiciaire. Dans la foulée, la Division spéciale de cybersécurité a été instruite de procéder à l’interpellation de l’activiste.
L’arrestation est intervenue dans une station-service située à Médine. D’après plusieurs sources, Azoura Fall s’apprêtait à rallier le Saloum pour célébrer la fête de Tabaski lorsqu’il a été appréhendé par les agents de la DSC.
Après son placement en garde à vue, il a été déféré devant le parquet avant d’être inculpé puis placé sous mandat de dépôt. Il devra répondre devant le tribunal des faits qui lui sont reprochés lors de l’audience prévue mardi prochain.
Cette nouvelle affaire judiciaire ravive également le souvenir de ses précédents démêlés avec la justice. En 2025, Assane Guèye avait déjà été condamné à une peine de six mois d’emprisonnement avec sursis pour injures publiques et propos contraires aux bonnes mœurs. Au cours de cette précédente procédure, une expertise médicale avait été ordonnée, conduisant à son internement temporaire au centre psychiatrique de Thiaroye.
Le village de Mbadakhoune a vibré, ce vendredi 29 mai 2026, au lendemain de la fête de la Tabaski, au rythme des versets du Saint Coran, à l’occasion de la journée annuelle de récital organisée par Mandour Ndour, homme politique et acteur de développement reconnu dans la localité.
Cette cérémonie religieuse, devenue au fil des années un rendez-vous spirituel incontournable, a réuni de nombreux fidèles, autorités religieuses, notables et habitants venus communier autour des valeurs de paix, de solidarité et de dévotion islamique.
Selon les organisateurs, vingt-et-un exemplaires complets du Saint Coran ont été récités au cours de cette journée de prières et de recueillement dédiée aux parents de Mandour Ndour ainsi qu’au ministre Pape Malick Ndour. Des prières ont également été formulées pour la stabilité du Sénégal, la paix sociale et le développement du pays.
Prenant la parole devant l’assistance, Mandour Ndour a magnifié l’importance du Saint Coran dans la vie des croyants, tout en rappelant la nécessité de préserver les valeurs religieuses et sociales qui fondent la cohésion communautaire.
Les guides religieux présents ont salué cette initiative, qu’ils considèrent comme un acte de haute portée spirituelle et sociale. Ils ont formulé des bénédictions à l’endroit du parrain ainsi que de l’ensemble des participants.
Dans une ambiance empreinte de ferveur religieuse, la cérémonie s’est achevée par des séances de prières collectives et des moments de partage entre les différentes délégations venues prendre part à l’événement.
Un drame familial d’une rare violence s’est produit ce jeudi 29 mai 2026, jour de célébration de la Tabaski, dans un appartement situé au deuxième étage d’un immeuble de la cité Fadia, dans la commune de Golf Sud. Un homme de 51 ans, identifié sous les initiales K. Fall, a perdu la vie après avoir été poignardé par son propre frère cadet.
Selon les premiers éléments de l’enquête, les faits se sont déroulés aux environs de 13 heures. Alertés par des riverains faisant état d’une violente altercation dans l’immeuble, les éléments du commissariat d’arrondissement de Golf-Sud se sont rapidement rendus sur les lieux.
À leur arrivée, la victime avait déjà été évacuée par ses proches vers l’hôpital Dalal Jamm, où elle avait été admise en service de réanimation dans un état critique. Malgré les efforts des médecins, K. Fall, mareyeur de profession, a finalement succombé à ses graves blessures.
Les circonstances du drame suscitent une vive émotion dans le quartier. D’après des témoignages recueillis sur place, la victime dormait dans sa chambre lorsque son frère cadet, identifié comme M. Fall, l’aurait surpris avant de lui porter plusieurs coups de couteau.
Après son geste, le suspect aurait sombré dans un état de forte agitation. Armé d’un couteau, il aurait menacé des personnes présentes tout en lançant divers objets depuis le balcon de l’appartement. Dans un moment de panique, il a ensuite sauté du deuxième étage de l’immeuble.
Très en colère après l’agression mortelle, des habitants du quartier ont tenté de s’en prendre au mis en cause. Celui-ci a toutefois été soustrait à la foule grâce à l’intervention rapide des forces de l’ordre, qui l’ont placé sous contrôle avant son évacuation.
Initialement visé pour coups et blessures volontaires, M. Fall est désormais poursuivi pour meurtre après le décès de son frère à l’hôpital Dalal Jamm.
Le célèbre lutteur sénégalais Ama Baldé n’aura savouré que quelques heures de ferveur populaire après son retour au Sénégal. Accueilli mardi en véritable héros dans son fief de Pikine par une foule compacte de supporters venus célébrer son retour de France, le fils de Falaye Baldé a finalement été interpellé ce mercredi par la Brigade de recherches de la compagnie de gendarmerie de Keur Massar.
Selon des informations obtenues par Seneweb, cette arrestation intervient dans le cadre d’une délégation judiciaire émise par le juge d’instruction du premier cabinet près le tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye. Le lutteur est cité dans une affaire remontant au mois de mai 2025 et portant notamment sur des faits d’entrave à une opération policière, de violences sur agent et de fuite d’un suspect recherché.
L’origine du dossier remonte à une intervention menée par des éléments du commissariat d’arrondissement de Pikine au domicile de la famille Baldé. Les policiers étaient alors venus remettre une convocation à Julo, neveu d’Ama Baldé, cité dans une affaire d’agression et de vol portant sur une moto et une chaîne appartenant à une victime ayant déposé plainte.
D’après les éléments de l’enquête, les policiers auraient surpris le jeune homme en train de consommer du chanvre indien dans le salon familial au moment de leur arrivée. La situation aurait rapidement dégénéré lorsque Ama Baldé et son frère aîné, Pathé Baldé, se seraient opposés à l’interpellation du suspect. Une altercation physique aurait éclaté entre le lutteur et un adjudant de police chargé de l’opération.
Profitant de la confusion, Julo aurait réussi à prendre la fuite. Les forces de l’ordre ont ensuite procédé à une perquisition de sa chambre où quatorze cornets de chanvre indien ainsi qu’une paire de ciseaux auraient été saisis. Avant même l’arrivée des renforts policiers, Ama Baldé et son frère auraient quitté les lieux.
L’adjudant impliqué dans l’intervention avait subi une blessure légère à la main. Un certificat médical lui avait accordé une incapacité temporaire de travail de sept jours, élément qui a renforcé le dossier judiciaire ouvert par le parquet.
Dans la foulée de cette affaire, une interdiction de sortie du territoire national avait été prise contre Ama Baldé. Malgré cette mesure, le lutteur avait réussi à quitter discrètement le Sénégal pour rejoindre la France, où il est resté plusieurs mois. Son retour mardi, accompagné d’un avocat réputé, avait suscité une forte mobilisation populaire à Pikine, ses supporters voyant en lui un symbole de résistance et de loyauté envers sa communauté.
Pendant ce temps, son frère aîné, Pathé Baldé, avait déjà été interpellé devant l’Arène nationale dans le cadre de la même affaire. Le procureur Saliou Dicko avait par la suite requis l’ouverture d’une information judiciaire afin de faire toute la lumière sur les faits.
À l’occasion de la célébration de l’Aïd el-Kébir, l’ancien président de la République, Macky Sall, a adressé un message de vœux à l’ensemble de la communauté musulmane mondiale. Dans une publication diffusée sur les réseaux sociaux, l’ex-chef de l’État a placé cette fête religieuse sous le signe de la foi, de la solidarité et du vivre-ensemble.
Évoquant la portée spirituelle de la Tabaski, Macky Sall a rappelé que cette célébration demeure un puissant symbole de soumission à Dieu, de confiance et de sacrifice. Il a ainsi invité les fidèles musulmans, mais également l’ensemble des peuples, à s’inspirer des valeurs de l’Aïd pour promouvoir davantage la paix, l’entraide et la fraternité humaine dans un contexte international marqué par de nombreuses tensions.
« Bonne fête à toutes et à tous », a déclaré l’ancien président à l’endroit de toute la Oummah islamique, tout en formulant des prières pour un monde plus apaisé et plus solidaire. À travers ce message, Macky Sall a insisté sur l’importance du dialogue entre les peuples et du renforcement des liens de cohésion sociale, particulièrement en cette période de communion et de partage.
Après huit longues années passées derrière les barreaux dans le cadre de l’affaire des bûcherons de Boffa Bayotte, René Capain Bassène a finalement retrouvé la liberté. Cette libération, qui suscite de nombreuses réactions au sein de l’opinion publique, a été saluée par le journaliste d’investigation Babacar Touré, qui y voit une décision marquant un tournant dans ce dossier judiciaire emblématique.
Dans une publication diffusée sur les réseaux sociaux, Babacar Touré a exprimé sa satisfaction et adressé ses remerciements au président Bassirou Diomaye Faye. Selon lui, cette remise en liberté constitue une manière de « corriger une injustice » ayant profondément marqué plusieurs familles et une partie de l’opinion nationale depuis l’éclatement de cette affaire.
Le journaliste a également tenu à rendre hommage aux avocats qui ont accompagné les accusés tout au long de cette procédure judiciaire particulièrement sensible. Il a notamment salué le travail de Me Ciré Clédor Ly ainsi que celui des autres membres de la défense qui, durant plusieurs années, ont plaidé en faveur d’un réexamen du dossier lié au massacre des 14 bûcherons dans la forêt classée de Bayotte, en Casamance.
Babacar Touré est revenu sur les circonstances entourant cette affaire qui avait secoué le Sénégal sous le régime de Macky Sall. Il a rappelé que 27 personnes avaient été arrêtées puis présentées comme impliquées dans ce drame survenu en janvier 2018. Une affaire qui avait rapidement pris une dimension nationale en raison de la gravité des faits et des nombreuses interrogations soulevées au fil de l’enquête et des procédures judiciaires.
Le journaliste a également évoqué les conséquences humaines de cette longue détention pour plusieurs accusés et leurs proches. Il a notamment rappelé les décès de Seyni Sané, Maurice Badji et Jean-Baptiste Badji, tous liés à ce dossier, soulignant ainsi le lourd tribut payé par certaines familles au cours de ces années de procédure.
Au-delà de l’aspect judiciaire, Babacar Touré a adressé un message de soutien à la famille de René Capain Bassène. Il a eu une pensée particulière pour son épouse, Odette, ainsi que pour ses enfants, saluant leur patience et leur résilience durant cette longue épreuve.
Assane Guèye, plus connu sous le nom d’Azoura Fall, a de nouveau été interpellé ce mercredi par les éléments de la Division spéciale de cybersécurité (DSC). Le militant de Pastef a été arrêté au niveau d’une station-service située au poste de Médine, alors qu’il s’apprêtait à prendre la route du Saloum pour y célébrer la fête de la Tabaski.
Selon des informations concordantes, l’influenceur a été approché sur place par des policiers en civil qui l’ont ensuite conduit dans les locaux de la DSC à Dakar. Il y est actuellement entendu dans le cadre d’une audition ouverte à la suite de déclarations jugées offensantes à l’encontre du président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye.
Cette nouvelle affaire trouve son origine dans une sortie médiatique effectuée la veille à l’Assemblée nationale. Au cours de cette intervention, Azoura Fall aurait tenu des propos particulièrement virulents contre le chef de l’État, provoquant de nombreuses réactions dans les milieux politiques et sur les réseaux sociaux.
D’après des sources judiciaires, le procureur de la République près le tribunal de grande instance hors classe de Dakar se serait rapidement autosaisi du dossier après la diffusion des déclarations incriminées. Des instructions auraient alors été données à la Division spéciale de cybersécurité afin de procéder à l’interpellation du mis en cause et de l’entendre sur le contenu de ses propos.
À l’issue de son audition, Assane Guèye pourrait être placé en garde à vue si les enquêteurs estiment que les éléments recueillis justifient l’ouverture de poursuites. Cette interpellation relance une nouvelle fois le débat sur les limites de la liberté d’expression sur les réseaux sociaux et la responsabilité des influenceurs dans le traitement des questions politiques sensibles.
Le détachement du Groupe d’Action Rapide de Surveillance et d’Intervention (GARSI 2), basé à Saeinsoutou, a mené une importante opération de sécurisation le 23 mai 2026 dans la région de Kédougou. Cette intervention a abouti au démantèlement de plusieurs sites d’orpaillage clandestins situés aux environs du village de Mouran, dans la commune de Missira Sirimana.
Selon les informations communiquées par la Gendarmerie nationale, cette opération s’inscrit dans le cadre de la lutte contre l’exploitation illégale des ressources minières et de la sécurisation des zones aurifères, souvent confrontées à des activités clandestines génératrices d’insécurité et de dégradation environnementale.
Au cours de cette mission, les éléments du GARSI 2 ont procédé à la saisie d’un important lot de matériels utilisés dans l’exploitation artisanale illégale de l’or. Le bilan fait état de quatre motocycles, sept groupes électrogènes, neuf moto-pompes, quatre marteaux-piqueurs ainsi qu’une pompe à eau.
Les forces de défense et de sécurité poursuivent ainsi leurs opérations de contrôle dans cette partie du pays afin de freiner l’expansion des sites clandestins et de lutter contre les réseaux impliqués dans l’exploitation illégale des ressources naturelles. Ces opérations visent également à préserver l’ordre public et à protéger les populations locales contre les risques liés à l’orpaillage anarchique.
Dans une атмосphère chaleureuse et empreinte de fraternité, les Lions ont partagé un dîner de convivialité au Stade Abdoulaye Wade, à l’initiative des joueurs et du sélectionneur national, à quelques heures du départ de l’équipe prévu ce mercredi.
Cette rencontre, organisée dans un esprit de rassemblement et de solidarité, a réuni l’ensemble des joueurs ainsi que les membres des staffs techniques et administratifs. Bien au-delà d’un simple repas, cette soirée a été l’occasion pour le groupe de consolider davantage les liens qui unissent les différents acteurs de la sélection nationale.
Dans une ambiance détendue, les échanges se sont multipliés entre les joueurs et les encadreurs, chacun affichant sa détermination et sa motivation avant cette nouvelle étape qui attend l’équipe. Ce moment de partage a permis de renforcer la cohésion du groupe, considérée comme un élément essentiel dans la quête de performances et de résultats positifs.
Le sélectionneur, entouré de ses collaborateurs, a salué l’initiative des joueurs, mettant en avant l’importance de l’unité et de l’esprit de famille au sein de la tanière. Les cadres de l’équipe, tout comme les plus jeunes éléments, ont participé activement à cette soirée placée sous le signe de la communion et du vivre-ensemble.
À la veille du déplacement de la délégation, cette initiative traduit la volonté des Lions d’aborder leurs prochaines échéances dans un climat serein et solidaire. Les membres de l’équipe entendent ainsi maintenir cette dynamique collective qui a souvent constitué l’une des grandes forces du groupe ces dernières années.
Le départ de la sélection est prévu ce mercredi, avec l’ambition de représenter dignement les couleurs nationales et de poursuivre la préparation dans les meilleures conditions possibles.
À l’approche de la fête de la Tabaski, l’élan de solidarité s’est une nouvelle fois manifesté à Médina Baye, à Kaolack. L’imam de la Grande Mosquée de Médina Baye, Cheikh Mouhamadou Mahy Seydi Alioune Cissé, a procédé, ce mardi 26 mai 2026, à une importante distribution de moutons destinés aux familles démunies.
Au total, 480 moutons ont été offerts à des ménages vulnérables afin de leur permettre de célébrer dignement l’Aïd el-Kébir, communément appelée Tabaski au Sénégal. Ce geste social s’inscrit dans une tradition de partage et d’assistance portée depuis plusieurs années par le guide religieux de Médina Baye.
Petit-fils de Cheikh Ibrahim Niass et frère de l’imam Cheikh Tidiane Alioune Cissé, Cheikh Mahy Cissé est reconnu pour son engagement constant en faveur des couches sociales les plus vulnérables. À travers cette initiative humanitaire, il entend soulager de nombreuses familles confrontées aux difficultés économiques en cette période de préparation de la fête.
Dans la cité religieuse de Médina Baye, les bénéficiaires ont salué un acte de haute portée sociale et spirituelle. Plusieurs responsables religieux et habitants ont magnifié cette action, qu’ils considèrent comme un symbole fort de solidarité, de fraternité et de partage, conformément aux enseignements de l’islam.
Cette opération sociale vient ainsi renforcer la tradition d’entraide qui caractérise la communauté religieuse de Médina Baye, particulièrement durant les grandes fêtes musulmanes.
Le député Cheikh Bara Ndiaye a échappé, ce mardi, à une tentative d’interpellation devant les grilles de l’Assemblée nationale, alors qu’il s’apprêtait à quitter les lieux pour regagner son domicile. La scène, qui a rapidement suscité agitation et interrogations dans les couloirs de l’hémicycle, impliquait des éléments de la gendarmerie en civil.
Selon des informations obtenues par Seneweb, cette opération fait suite à une autosaisine du procureur de la République. Le chef du parquet aurait instruit le commandant de la Section de recherches de Colobane de procéder à l’audition du parlementaire dans le cadre d’une enquête en cours.
D’après une source proche du dossier, les enquêteurs ont reçu pour mission d’entendre le député sur certains propos tenus récemment dans ses interventions médiatiques. Les émissions auxquelles participe régulièrement Walf TV pourraient notamment être examinées de près par les autorités judiciaires afin de déterminer si certains contenus tombent sous le coup de la loi.
Toujours selon les mêmes sources, Cheikh Bara Ndiaye est attendu ce mercredi devant les enquêteurs de la Section de recherches. À l’issue de son audition, le procureur de la République décidera des suites judiciaires à donner à cette affaire.
Le président de la Fondation Mohammed VI des Oulémas Africains – section Sénégal, Cheikh Mouhamadou Khouraichy Ibrahima Niass, a exprimé, ce 25 mai 2026, sa profonde reconnaissance à Sa Majesté le Roi Mohammed VI, à la suite de la grâce accordée aux supporters sénégalais détenus au Maroc après la finale de la Coupe d’Afrique des Nations.
Dans un communiqué rendu public ce lundi à Dakar, le guide religieux a salué un acte qu’il qualifie de « hautement humain et fraternel », estimant que cette décision royale illustre, une nouvelle fois, la solidité des relations historiques entre le Sénégal et le Maroc.
Selon Cheikh Khouraichy Niass, ce geste traduit la profondeur des liens diplomatiques, religieux et culturels qui unissent les deux nations depuis plusieurs décennies. Il a notamment insisté sur les valeurs de solidarité, de respect mutuel et de coopération qui caractérisent les rapports entre Dakar et Rabat.
Le président de la Fondation Mohammed VI des Oulémas Africains – section Sénégal a également appelé les populations des deux pays à préserver cette relation exemplaire, qu’il considère comme un modèle de fraternité africaine et de collaboration entre peuples frères.
À travers cette déclaration, Cheikh Mouhamadou Khouraichy Ibrahima Niass réaffirme ainsi son attachement au renforcement des relations sénégalo-marocaines, dans un contexte marqué par des échanges constants sur les plans religieux, culturel et diplomatique.
Le Commissariat d’arrondissement de la Médina a procédé, le 19 mai 2026, à l’interpellation de soixante-huit migrants irréguliers de nationalité malienne à la Gueule-Tapée, précisément à la rue 66/55, après le débarquement d’une pirogue en provenance de la Gambie.
Selon les informations communiquées par la Police nationale, les forces de sécurité ont été alertées aux environs de 7 heures 40 de la présence d’une embarcation clandestine au niveau de Soumbédioune. Les premiers renseignements faisaient état d’une pirogue aperçue vers 6 heures 30 transportant plus d’une centaine de personnes.
Dès réception de l’alerte, les éléments du Commissariat de la Médina ont été déployés sur les lieux afin de sécuriser la zone et retrouver les passagers. À l’arrivée des policiers, la majorité des occupants de l’embarcation avaient déjà quitté les lieux et le matériel utilisé pour la traversée avait été emporté.
Les opérations de ratissage menées dans les environs ont toutefois permis aux forces de l’ordre de localiser cinquante-deux ressortissants maliens regroupés dans une concession située à la Gueule-Tapée. Quelques instants plus tard, seize autres migrants qui tentaient de se fondre dans la circulation ont été interpellés dans plusieurs rues de la Médina.
Au cours de leur audition, les personnes arrêtées ont déclaré que la pirogue avait quitté la Gambie avec cent-soixante-cinq passagers à bord, parmi lesquels figuraient des hommes, des femmes ainsi que des mineurs. D’après leurs témoignages, le capitaine de l’embarcation aurait pris la fuite après avoir conduit les femmes et une partie des enfants vers une destination encore inconnue.
Face à l’ampleur de la situation, le dispositif sécuritaire initial a été renforcé par des éléments des commissariats du Point E et de Rebeuss afin de quadriller efficacement le secteur et poursuivre les recherches.
Les soixante-huit migrants interpellés ont finalement été conduits dans les locaux de la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées pour les besoins de l’enquête ouverte par les autorités compétentes. Les investigations se poursuivent afin de retrouver les autres passagers ainsi que les organisateurs présumés de cette opération de migration clandestine.
Le président de la République a porté son choix sur Ahmadou Alhaminou Mohamed Lo pour diriger le gouvernement, dans un contexte marqué par des tensions politiques, des défis économiques et la volonté affichée de poursuivre la transformation structurelle du pays. À soixante ans, cet économiste chevronné, spécialiste des questions monétaires et financières, devient Premier ministre après plus d’une année passée au cœur de l’appareil exécutif.
Issu du Prytanée militaire de Saint-Louis, où il s’était distingué dès ses études secondaires en obtenant un baccalauréat scientifique avec mention Bien et en terminant major de sa promotion, le nouveau chef du gouvernement présente le profil d’un haut fonctionnaire rompu aux rouages de l’administration économique et financière. Après des études en sciences économiques à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar et une formation bancaire spécialisée au Centre Ouest-Africain de Formation et d’Études Bancaires, il a complété son parcours académique récemment avec un Executive Master en finance islamique obtenu en Malaisie.
Sa trajectoire professionnelle est intimement liée à la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest, institution qu’il rejoint en 1987. Pendant près de quatre décennies, il y gravit progressivement tous les échelons jusqu’aux plus hautes responsabilités. De la gestion de trésorerie aux opérations de marché, puis à la direction des activités bancaires et du financement des économies, il s’impose comme l’un des cadres les plus expérimentés de l’institution monétaire régionale.
Son parcours prend une dimension stratégique lorsqu’il devient Directeur national pour le Sénégal avant d’être appelé à conseiller le gouverneur de la Banque centrale. En février 2024, quelques semaines avant l’alternance politique, il est nommé secrétaire général de l’institution régionale basée à Dakar.
Au fil des années, il joue un rôle clé dans plusieurs dossiers majeurs pour le Sénégal et l’Union monétaire ouest-africaine. Il accompagne notamment l’État dans ses émissions d’eurobonds sur les marchés internationaux et dans ses discussions avec les grandes agences de notation financière. Il participe également aux négociations menées avec le Fonds monétaire international dans le cadre des programmes économiques conclus avec le Sénégal.
Son expertise s’étend aussi au développement des secteurs pétrolier et gazier, notamment dans les mécanismes de financement impliquant les banques locales et les investisseurs étrangers. À cela s’ajoutent ses travaux sur la promotion de la finance islamique dans l’espace UMOA, sa participation aux réflexions sur la future monnaie unique de la CEDEAO ainsi que son implication dans la restructuration du système bancaire sénégalais au cours des années quatre-vingt-dix.
À l’arrivée du nouveau régime en avril 2024, il est immédiatement intégré au gouvernement comme ministre secrétaire général. Discret mais influent, il devient rapidement le principal coordonnateur administratif de l’exécutif. Chargé du suivi des décisions présidentielles et de la coordination interministérielle, il apparaît comme l’un des piliers de la mise en œuvre des premières réformes engagées par les nouvelles autorités.
Un an plus tard, il est promu ministre d’État auprès de la Présidence, chargé du pilotage et de l’évaluation de l’Agenda national de transformation « Sénégal 2050 ». Cette mission stratégique lui confère un rôle central dans la conduite opérationnelle des réformes économiques, administratives et institutionnelles voulues par le chef de l’État.
En le nommant à la Primature, le président de la République choisit ainsi un profil technocratique, réputé méthodique et expérimenté, pour conduire l’action gouvernementale dans une période jugée sensible. Dès sa première prise de parole, le nouveau Premier ministre a insisté sur la gravité du moment, évoquant un « contexte d’urgence » marqué par les difficultés des finances publiques, la hausse des prix liée aux crises internationales, les tensions sociales et la dégradation de l’environnement sécuritaire dans la sous-région.
Face à ces défis, il a appelé à une mobilisation nationale autour du projet de transformation porté par les nouvelles autorités. Devant les membres du gouvernement et plusieurs responsables institutionnels, il a assuré que la ligne politique resterait inchangée, tout en promettant une nouvelle méthode fondée sur davantage de cohérence institutionnelle et d’efficacité dans l’action publique.
Le nouveau chef du gouvernement a également tenu à rassurer les partenaires économiques et financiers du Sénégal, affirmant que le pays demeurait « sûr et fiable » pour les investisseurs. Dans un message adressé à l’opinion nationale, il a enfin insisté sur sa loyauté envers le président de la République, affirmant que les décisions prises au sommet de l’État étaient guidées exclusivement par « les intérêts du pays ».
Dans le cadre de ses activités sociales, Baye Demba SAMBA Pdt takhawou Baykat Sénégal à procéder a des distributions de denrées aux populations de Sangalkam et environ. En perspective de la fête de Tabaski tenant compte des difficultés économiques, M. SAMBA a répondu présent comme à l’accoutumé au chevet des populations nécessiteux. Acteur de développement, il compte renforcer ces initiatives qui a cout sûr participent à l’harmonie de la vie sociale.
Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a joint l’acte à la parole en apportant un soutien financier et social aux supporters sénégalais récemment libérés au Maroc à la faveur d’une grâce royale. Selon les informations rapportées par le quotidien Le Soleil, le chef de l’État a offert à chacun des 18 supporters concernés une enveloppe de deux millions de francs CFA ainsi qu’un mouton de Tabaski, en perspective de la fête de l’Eid el-Kébir.
Dans la nuit du samedi 23 au dimanche 24 mai, quinze des supporters graciés ont foulé le sol sénégalais après plusieurs mois de détention au Maroc. À leur arrivée à l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD), un accueil officiel et empreint d’émotion leur a été réservé par les autorités sénégalaises.
Face aux anciens détenus et à leurs familles, Bassirou Diomaye Faye a salué leur endurance et leur attitude durant cette épreuve. Le président de la République avait alors tenu à rassurer ces compatriotes sur l’accompagnement de l’État sénégalais. « L’État les accompagnera dans cette période de fête et nous serons à leurs côtés. Le Sénégal les protégera de tout, partout et contre tout », avait-il déclaré devant la presse et les proches des supporters.
Cette promesse présidentielle a donc été concrétisée quelques heures après leur retour au pays. Le geste est perçu comme un acte de solidarité nationale envers ces supporters qui ont vécu une longue période d’incertitude loin de leurs familles.
La majorité des supporters sénégalais concernés auront passé environ 125 jours en détention au Maroc, à la suite des incidents survenus en marge de la finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN), disputée le 18 janvier 2026. Trois autres supporters avaient déjà regagné le Sénégal quelques semaines auparavant après avoir purgé leur peine.
La libération de ces ressortissants sénégalais, rendue possible grâce à une grâce royale accordée par les autorités marocaines, avait suscité un important élan de soulagement au Sénégal, aussi bien au sein des familles que dans l’opinion publique.
La Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Thiès a vibré, ce samedi 23 mai, au rythme des débats économiques. En effet, un forum public a réuni experts, décideurs et citoyens autour d’une réflexion sur la mobilisation des ressources internes à travers l’entrepreneuriat populaire.
La capitale du Rail est ainsi devenue, le temps d’une journée, le carrefour de la réflexion sur la souveraineté économique du Sénégal.
Axée sur le thème : « Financement populaire et entrepreneuriat : quelle place pour “Teg Teggi Tekki” dans la mobilisation des ressources internes ? », cette rencontre a attiré une foule nombreuse, impatiente de découvrir des solutions innovantes pour le développement local.
Un panel d’experts pluridisciplinaires
Pour disséquer cette problématique cruciale, les organisateurs ont mobilisé un panel d’intellectuels et d’acteurs de terrain de premier plan. Parmi les principaux intervenants figurait le magistrat au Pôle judiciaire financier et auteur, Mamadou Yakham Keita, qui a apporté un éclairage juridique et éthique à travers le projet « Teg Teggi Tekki ».
« Il nous est donné l’opportunité de réfléchir sur cette question parce que, pendant plusieurs années, le prétoire nous a servi de vitrine pour observer ce qui se passait dans notre société. En analysant cette réalité, notamment avec le lancement de la microfinance considérée comme une solution pouvant régler les problèmes liés au financement de l’entrepreneuriat et, par ricochet, à l’emploi des jeunes, nous avons constaté que beaucoup de problèmes demeuraient malgré l’efficacité de ces outils. C’est ce qui nous a inspirés. Nous nous sommes alors demandé pourquoi ne pas explorer d’autres voies inspirées de nos réalités culturelles, enracinées dans nos valeurs, afin de mettre en place un système de financement de l’entrepreneuriat », a expliqué l’auteur de l’ouvrage Tontine populaire pour l’entrepreneuriat et l’emploi en Afrique : Teg Teggi Tekki.
Pour sa part, le ministre-conseiller Pr El Hadj Mounirou Ndiaye a partagé sa vision stratégique de l’État, aux côtés du docteur en finance islamique et économiste financier Cheikh Omar Diagne. Selon les panélistes, ce projet global propose un mécanisme de cotisation permettant aux Sénégalais de renforcer leur résilience dans le financement des projets.
« Le juge Yakham Keita a mené un travail de réflexion très important. Nous avons estimé qu’il fallait en parler parce que cela touche à une problématique fondamentale de société : celle de l’entrepreneuriat. Le modèle “Teg Teggi Tekki”, pour lequel une proposition a été faite par mon grand frère Mayoro afin d’en faire une fondation, montre à quel point cette journée a été riche en échanges avec les populations de Thiès. Je me suis rendu compte qu’un juriste s’est attaqué à un sujet économique et a réussi à formuler des propositions qui peuvent être opérationnalisées », a déclaré le Pr Mounirou Ndiaye, ministre-conseiller et chef du Bureau d’évaluation des politiques et programmes publics.
Durant plusieurs heures, les panélistes ont passé au crible les différents leviers de l’émancipation économique nationale. Les discussions, particulièrement riches, ont abordé plusieurs thématiques majeures : la justice économique et la citoyenneté, le partage des richesses, ou encore l’activation de l’épargne locale face aux banques traditionnelles.
L’accompagnement du secteur privé
Prenant également part à la réflexion, l’opérateur économique et investisseur Mayoro Mbaye a enrichi les débats par son pragmatisme entrepreneurial. Il a surtout manifesté sa volonté d’accompagner le projet porté par le magistrat et auteur Mamadou Yakham Keita.
« Lorsque l’on regarde la composition de cette salle et toute cette jeunesse dynamique et ambitieuse qui souhaite entreprendre, on comprend que le juge Yakham Keita a posé les bases de l’entrepreneuriat. Dans mon intervention, j’ai expliqué que les concepts qu’il utilise dans notre propre langue, “Teg Teggi Tekki”, correspondent également aux notions d’épargne, d’investissement et d’entreprise. Car il faut épargner pour investir, et investir pour créer des entreprises. C’est là où son livre prend tout son sens, dans la mesure où il permet de comprendre les mécanismes par lesquels nous pouvons créer des emplois dans ce pays. Seule l’entreprise peut générer des emplois durables.
J’ai également tenté de relier ses idées à des projets déjà existants, notamment la Citadelle industrielle de Thiès, dont la société a été récemment constituée avec la signature d’accords à Paris pour la fabrication d’équipements au Sénégal. Tout cela peut s’inscrire dans un pôle industriel alimenté par l’épargne locale, l’investissement et des partenariats extérieurs pour la création d’entreprises viables. C’est cette dimension pratique que j’ai voulu apporter afin de montrer comment les théories développées peuvent être déployées sur le terrain », a indiqué Mayoro Mbaye.
Ce forum de Thiès pose ainsi les jalons d’un modèle économique endogène, dans lequel la mobilisation communautaire devient le principal moteur de la création d’emplois et de la souveraineté nationale. L’engouement du public témoigne, par ailleurs, de l’urgence des questions soulevées.
Le Président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a accueilli ce dimanche au pavillon spécial de l’Aéroport International Blaise Diagne les 15 supporters sénégalais graciés par Mohammed VI après plusieurs mois de détention au Maroc.
Les supporters avaient été arrêtés à la suite des incidents survenus lors de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025-2026 et avaient passé environ quatre mois en détention avant de bénéficier de la Grâce Royale accordée par le souverain marocain à l’occasion de l’Aïd el-Kébir.
Cette réception officielle, organisée dès leur arrivée sur le sol sénégalais, témoigne de l’importance accordée par les autorités sénégalaises à cette libération. Le Chef de l’État a tenu à réserver un accueil chaleureux aux supporters libérés, entourés de leurs proches et de plusieurs responsables officiels.
La grâce accordée par le Roi Mohammed VI a été largement saluée au Sénégal comme un geste de fraternité et d’humanité, illustrant la solidité des relations historiques entre Dakar et Rabat.
Au-delà de l’aspect diplomatique, le retour des supporters marque également la fin d’une longue attente pour leurs familles, qui espéraient depuis plusieurs mois une issue favorable à leur situation.
La cité religieuse de Médinatoul Diélany s’apprête à vivre un moment fort de spiritualité à l’occasion de la fête de la Tabaski, prévue le mercredi 27 mai 2026, selon une annonce officielle faite par l’imam Oustaz Omar Ndiaye.
Dans un communiqué relayé au sein de la communauté, il est précisé que la grande prière des deux rakaats sera dirigée par Cheikh Ibrahima Diallo, khalife de Cheikh Mouhidin Samba Diallo. Cette cérémonie religieuse, très attendue par les fidèles et disciples, s’inscrit dans la tradition de célébration de l’Aïd el-Kébir au sein de cette famille religieuse.
La famille de Cheikh Mouhidin Samba Diallo, figure emblématique de la cité religieuse de Médinatoul Diélany, continue ainsi de perpétuer les recommandations spirituelles et les enseignements de son défunt guide à travers l’organisation des grandes fêtes musulmanes et des rassemblements religieux.
Chaque année, la prière de la Tabaski constitue un moment de forte communion entre disciples, fidèles et responsables religieux, marqué par des prières pour la paix, la cohésion sociale et la prospérité du pays.
Cette édition 2026 s’annonce donc sous le signe du recueillement et du renforcement des liens spirituels au sein de la communauté de Médinatoul Diélany.
Le Syndicat unitaire et démocratique des enseignants du Sénégal (SUDES) a célébré à Kaolack ses cinquante années d’existence à travers une série d’activités marquées par des visites d’établissements scolaires, des rencontres avec les enseignants ainsi que des hommages rendus aux figures historiques du mouvement syndical éducatif. Cette célébration a surtout servi de tribune au secrétaire général national du SUDES, Ibrahima Guèye, pour dresser un constat préoccupant de la situation actuelle de l’école sénégalaise et rappeler les défis majeurs auxquels le système éducatif reste confronté.
Devant une assemblée composée d’enseignants, de militants syndicaux et d’anciens responsables du syndicat, Ibrahima Guèye a rappelé que le SUDES, fondé le 20 avril 1976, atteint aujourd’hui un demi-siècle d’engagement dans la défense des intérêts matériels et moraux des enseignants ainsi que dans la lutte pour une école publique de qualité.
Selon lui, cette commémoration dépasse le simple cadre festif et constitue avant tout un moment de réflexion sur l’avenir de l’éducation au Sénégal. Durant plusieurs jours, les responsables du syndicat ont effectué des tournées dans différents établissements scolaires afin de recueillir les préoccupations des enseignants et d’évaluer les réalités du terrain.
Ces échanges interviennent dans un contexte encore marqué par des tensions dans le secteur éducatif, notamment après les mouvements de grève enregistrés ces derniers mois et la signature d’un protocole d’accord diversement apprécié au sein des syndicats d’enseignants.
Le secrétaire général du SUDES a indiqué que ces rencontres étaient nécessaires pour permettre aux enseignants d’exprimer leurs attentes vis-à-vis de leur organisation syndicale, mais également pour faire remonter les difficultés persistantes auxquelles ils font face au quotidien.
La cérémonie a également été marquée par de nombreux témoignages retraçant l’histoire du syndicat et l’engagement de ses anciens militants. Plusieurs intervenants ont salué le sacrifice et la détermination de générations d’enseignants qui ont porté les combats du SUDES depuis sa création.
Parmi les témoignages les plus marquants figure celui consacré à Fatoumata Lamarana Sarr, présentée comme une militante particulièrement engagée, qui aurait quitté ses nouveau-nés pour prendre part à un congrès du syndicat. Un geste cité comme symbole de l’engagement militant ayant marqué l’histoire du SUDES.
D’autres récits ont rappelé le rôle joué par des enseignants dans les zones affectées par le conflit en Casamance. Maurice Warore a notamment évoqué les initiatives menées par certains éducateurs qui allaient à la rencontre des groupes rebelles afin de promouvoir l’éducation et la paix. Selon lui, certains anciens combattants ont même été formés pour devenir enseignants et occupent aujourd’hui des fonctions dans l’administration publique.
Pour les responsables syndicaux, ces différents témoignages illustrent le rôle historique du SUDES dans la société sénégalaise, bien au-delà des seules revendications corporatistes.
Abordant la situation actuelle de l’école sénégalaise, Ibrahima Guèye a dénoncé plusieurs insuffisances structurelles qui, selon lui, freinent les performances du système éducatif. Il a notamment pointé du doigt le manque de cohérence entre les programmes scolaires, les infrastructures disponibles et les ressources humaines déployées dans les établissements.
Le responsable syndical a également insisté sur les difficultés liées à la motivation des enseignants. Selon lui, les retards dans les avancements, les lenteurs administratives et les conditions salariales contribuent fortement à la démotivation du personnel éducatif.
Il a estimé qu’aucune réforme sérieuse ne pourra produire des résultats durables sans une amélioration significative des conditions de vie et de travail des enseignants.
Le secrétaire général du SUDES a par ailleurs regretté la persistance des abris provisoires dans plusieurs écoles du pays, malgré les engagements pris depuis des années par les autorités. Pour lui, cette situation traduit les insuffisances chroniques du système éducatif sénégalais.
Ibrahima Guèye a aussi interpellé l’État sur la nécessité de respecter les accords signés avec les syndicats d’enseignants. Il a rappelé que certaines revendications encore en discussion aujourd’hui remontent à plus de vingt ans, notamment à des engagements pris depuis 2003.
Selon lui, cette accumulation de promesses non tenues contribue à fragiliser davantage le climat scolaire et alimente le malaise dans le secteur de l’éducation.
Le responsable syndical s’est enfin prononcé sur les défis liés à l’intelligence artificielle dans le domaine éducatif. Tout en reconnaissant l’importance croissante de ces technologies dans le monde moderne, il a affirmé qu’elles ne sauraient remplacer l’enseignant dans le processus d’apprentissage.
Il a toutefois plaidé pour une meilleure formation des enseignants aux outils numériques et aux technologies de l’intelligence artificielle afin qu’ils puissent les utiliser comme des leviers d’amélioration des enseignements et des apprentissages.
À travers cette célébration du cinquantenaire, le SUDES entend ainsi réaffirmer son engagement historique pour une école sénégalaise plus performante, plus équitable et davantage adaptée aux réalités contemporaines.
Le Président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a reçu ce samedi plusieurs anciennes figures de l’appareil d’État dans le cadre des concertations autour du dialogue national et des grands défis auxquels le pays est confronté.
Le Chef de l’État s’est entretenu successivement avec Souleymane Ndéné Ndiaye, ancien Premier ministre, ainsi qu’avec trois anciens ministres de l’Intérieur : Mbaye Ndiaye, Aly Ngouille Ndiaye et Antoine Félix Diome.
Ces rencontres ont été l’occasion d’échanger sur plusieurs questions stratégiques liées à la gouvernance, à la stabilité institutionnelle et à la sécurité nationale. Selon les informations communiquées, les discussions ont porté sur les mutations actuelles des enjeux sécuritaires et sur les réponses adaptées aux nouveaux défis auxquels fait face le Sénégal.
Au-delà des questions classiques de sécurité intérieure, les échanges ont également abordé des problématiques contemporaines considérées comme essentielles pour la stabilité du pays. Parmi elles figurent notamment l’emploi des jeunes, l’exploitation des ressources pétrolières et gazières ainsi que la cybersécurité.
Ces thématiques, désormais au cœur des préoccupations des États modernes, sont perçues comme étroitement liées à la paix sociale, à la souveraineté économique et à la protection des institutions.
À travers cette série d’audiences, le président Bassirou Diomaye Faye semble vouloir privilégier une démarche inclusive en s’appuyant sur l’expérience d’anciens responsables ayant occupé des fonctions stratégiques dans la conduite des affaires de l’État.
Le Roi Mohammed VI a accordé sa grâce royale à quinze supporters sénégalais condamnés pour des infractions commises lors de la Coupe d’Afrique des Nations organisée au Maroc du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026. L’annonce a été faite à travers un communiqué officiel des autorités marocaines, qui précisent que cette décision a été prise « pour des considérations humaines ».
Selon le communiqué, cette mesure intervient également à l’occasion de l’Aïd Al Adha et s’inscrit dans le cadre des relations historiques et fraternelles entre le Royaume du Maroc et la République du Sénégal. Les autorités marocaines soulignent que cette grâce royale traduit la volonté du souverain de consolider davantage les liens d’amitié et de coopération entre les deux pays.
Les quinze supporters sénégalais concernés avaient été condamnés à la suite d’infractions commises durant les compétitions de la CAN 2025. Aucun détail supplémentaire n’a toutefois été communiqué concernant la nature exacte des faits reprochés ni les peines initialement prononcées contre eux.
À travers cette décision, le Roi Mohammed VI met en avant les valeurs de clémence, de bienveillance et de tolérance qui caractérisent, selon les autorités marocaines, l’identité du Royaume. Le communiqué insiste également sur « la profondeur des liens d’amitié, de fraternité et de coopération » unissant Dakar et Rabat depuis plusieurs décennies.
Cette grâce royale est perçue comme un geste fort à l’endroit du Sénégal, pays avec lequel le Maroc entretient des relations diplomatiques, économiques et culturelles particulièrement étroites. Elle intervient dans un contexte où les deux États multiplient les initiatives de coopération dans plusieurs secteurs stratégiques.
Le directeur général du Musée des Civilisations noires, Mouhamed Abdallah Ly, a annoncé sa démission ce samedi à travers un message publié sur ses réseaux sociaux. Une décision inattendue qui intervient dans un contexte politique particulièrement sensible, marqué notamment par le limogeage du Premier ministre Ousmane Sonko annoncé la veille.
Dans un message bref mais chargé de sous-entendus, Mouhamed Abdallah Ly a confirmé son départ de la tête de cette prestigieuse institution culturelle sénégalaise. « J’annonce ma démission de la Direction générale du Musée des Civilisations noires. Je rends grâce à Dieu de m’avoir permis de servir mon pays à ce niveau de responsabilité. Le reste se dira au moment opportun… », a-t-il écrit.
Cette déclaration, bien que concise, laisse planer plusieurs interrogations sur les véritables raisons de son retrait. À ce stade, aucune explication officielle n’a été fournie par l’intéressé ni par les autorités compétentes. Le caractère énigmatique de son message alimente déjà les spéculations dans les milieux politiques et culturels.
Figure intellectuelle reconnue, Mouhamed Abdallah Ly dirigeait le Musée des Civilisations noires depuis plusieurs années. Sous sa conduite, l’institution s’était imposée comme un espace majeur de promotion du patrimoine africain et de dialogue entre les cultures. Le musée, inauguré en 2018 à Dakar, est considéré comme l’un des symboles culturels les plus ambitieux du continent africain.
L’annonce de cette démission survient également dans un climat politique tendu, au lendemain du départ du Premier ministre Ousmane Sonko du gouvernement. Même si aucun lien officiel n’a été établi entre les deux événements, leur proximité temporelle attire l’attention des observateurs.
L’enquête sur la spectaculaire fraude bancaire qui ébranle UBA Sénégal connaît un nouveau rebondissement. Selon des informations révélées par le quotidien Libération, la Division des investigations criminelles (Dic) a procédé à l’arrestation de deux nouveaux suspects dans le cadre du vaste réseau de retraits frauduleux ayant causé un préjudice estimé à 1,143 milliard de FCFA.
Les deux individus ont été interpellés à l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD) alors qu’ils s’apprêtaient à quitter le territoire sénégalais. L’un devait embarquer pour Casablanca, au Maroc, tandis que l’autre avait prévu un vol à destination de Nantes, en France. Après leur arrestation, ils ont été déférés ce vendredi devant le juge du 4e cabinet financier, chargé du dossier.
D’après les premiers éléments de l’enquête relayés par Libération, l’un des suspects arrêtés, Abdou Aziz Thiam, âgé de 54 ans, occupe les fonctions de directeur commercial au sein de la société AgtEmotors. Les enquêteurs le considèrent comme une pièce importante du dispositif présumé de fraude. Des images de vidéosurveillance l’auraient identifié aux côtés de plusieurs personnes activement recherchées lors d’opérations de retraits effectuées dans le quartier des Almadies, dans la nuit du 30 au 31 janvier 2026, période durant laquelle une grande partie des transactions frauduleuses auraient été réalisées.
Concernant la seconde personne interpellée, une femme se présentant comme agent marketing, les enquêteurs restent prudents. Les premiers constats laissent envisager qu’elle pourrait être davantage une victime d’un système de clonage de cartes bancaires qu’un membre actif du réseau criminel. Les investigations se poursuivent afin de déterminer avec précision son niveau réel d’implication dans cette affaire complexe.
Cette fraude bancaire, considérée comme l’une des plus importantes enregistrées ces dernières années au Sénégal, remonte à une série impressionnante de 3421 retraits frauduleux effectués dans plusieurs distributeurs automatiques installés à Dakar, Thiès et Kaolack. Les opérations ont exclusivement ciblé UBA Sénégal, causant à l’établissement bancaire un manque à gagner colossal dépassant le milliard de FCFA.
Depuis le début de l’enquête, la Dic multiplie les interpellations. Les premiers suspects arrêtés avaient été identifiés comme Ababacar Ndiaye, menuisier ébéniste, et Bassirou Kane, footballeur. Tous deux avaient été appréhendés alors qu’ils tentaient également de quitter le Sénégal.
Les enquêteurs avaient ensuite procédé à l’arrestation d’Alioune Thiam, agent de maîtrise supérieure à La Poste et gérant de la société « Easy Go Téranga ». Présenté comme l’un des cerveaux présumés de cette vaste opération criminelle, il avait été interpellé à son retour du Maroc à l’AIBD.
Dans la foulée, Hamidou Tanou Diallo avait également été arrêté à Keur Ayib. Ce commerçant basé à Kaolack est propriétaire des sociétés « Ets Diallo Hamidou Tanou » et « Barkiny Purchasing Center Suarl », toutes deux titulaires de comptes à UBA Sénégal. Selon les premiers éléments exploités par les enquêteurs, plusieurs cartes liées à ces entreprises auraient servi à effectuer des retraits frauduleux, notamment dans des distributeurs automatiques situés à Thiès.
Face à l’ampleur du scandale, les enquêteurs de la Dic poursuivent leurs investigations afin d’identifier l’ensemble des ramifications du réseau et de déterminer les responsabilités de chaque protagoniste. L’affaire continue de susciter une vive inquiétude dans le secteur bancaire sénégalais, où les questions liées à la sécurité des transactions électroniques et au clonage de cartes bancaires reviennent désormais au cœur des préoccupations.
Le climat social s’envenime autour d’une entreprise française spécialisée dans les services informatiques, implantée au Sénégal. Accusée par plusieurs salariés et représentants du personnel de dérives, d’abus et de règlements de comptes internes, la société fait face à une tempête médiatique et syndicale. Officiellement, la direction invoque des « difficultés économiques ». Officieusement, de nombreux employés dénoncent une « opération de nettoyage » visant les anciens salariés, les syndiqués et les voix jugées trop critiques.
Des carrières brisées du jour au lendemain
Parmi les salariés concernés, certains cumulent plus de 10, 15, voire 20 ans d’ancienneté. « Nous avons donné notre vie à cette entreprise, et voilà comment on nous remercie », confie un employé, père de trois enfants, menacé de licenciement. Les témoignages évoquent des familles plongées dans l’angoisse, contraintes de faire face à une perte brutale de revenus.
Des critères contestés
Le Code du travail sénégalais impose des règles strictes en matière de licenciement économique, notamment en ce qui concerne l’ancienneté, les charges familiales et les compétences professionnelles. Pourtant, selon les délégués du personnel, ces critères auraient été manipulés. Des salariés moins anciens auraient été épargnés, tandis que des employés historiques, parfois avec plusieurs personnes à charge, figurent sur la liste des départs. « Ce n’est pas un plan économique, c’est une chasse aux sorcières », accuse un représentant syndical.
Pressions et silence imposé
Autre accusation grave : des délégués du personnel auraient subi des pressions et des menaces afin d’éviter toute fuite d’informations. Certains salariés affirment n’avoir jamais été informés officiellement du projet de licenciement, découvrant la nouvelle à travers des rumeurs internes. Une opacité qui alimente la colère et les soupçons.
Soupçons financiers
Au-delà des licenciements, des accusations de gabegie financière et de rétrocommissions circulent. Des indemnités auraient été déclarées comme versées à des « démissionnaires », laissant planer des doutes sur d’éventuelles manipulations comptables. Certains dirigeants sont soupçonnés d’avoir profité de ces transactions. Aucune preuve officielle n’a toutefois été produite à ce stade, mais l’affaire pourrait rapidement prendre une tournure judiciaire.
Vers une bataille juridique
Face à cette situation, plusieurs salariés envisagent de saisir l’Inspection du travail et les tribunaux. Les syndicats pourraient également s’emparer du dossier. Si les accusations se confirment, ce scandale pourrait devenir l’un des plus retentissants du secteur privé sénégalais, mêlant licenciements abusifs, intimidation, favoritisme et corruption présumée.
Des familles dans l’incertitude
En attendant, des dizaines de familles vivent dans la peur de perdre leur stabilité. « Nous avons été sacrifiés pour des intérêts obscurs », résume un salarié amer. Ce dossier explosif pourrait bien marquer un tournant dans le débat sur la protection des travailleurs au Sénégal.
Le Commissariat d’arrondissement de Pikine Saint-Louis a déféré au parquet, ce jeudi 21 mai 2026, cinq individus poursuivis notamment pour « actes contre nature », « mise en danger de la vie d’autrui », « association de malfaiteurs » et « transmission volontaire du VIH », à l’issue d’une enquête déclenchée par la plainte d’un père de famille.
D’après des sources policières, l’affaire trouve son origine dans une dénonciation effectuée le 18 mai dernier par un notable du quartier Pikine Guinaw Rail. Reçu au commissariat vers 19 heures, l’homme a accusé son fils majeur de se livrer depuis plusieurs années à des pratiques homosexuelles, aussi bien au domicile familial qu’à l’extérieur. Le plaignant a expliqué aux enquêteurs avoir, à plusieurs reprises, tenté de dissuader son fils, sans succès. Selon ses déclarations, le jeune homme continuait à recevoir des partenaires au domicile familial, provoquant de fortes tensions au sein de la famille et du voisinage.
Face à la gravité des faits qu’il dénonçait, le père a demandé l’intervention des forces de l’ordre et l’application stricte de la loi. Dès le lendemain, les éléments de la Brigade de recherches ont effectué une descente au domicile indiqué. Sur place, les policiers ont interpellé le principal suspect ainsi qu’un autre homme trouvé en sa compagnie.
Au cours de son audition, le mis en cause principal a d’abord rejeté les accusations portant sur des rapports sexuels au moment de l’intervention policière, soutenant que l’individu présent chez lui était un employé. Mais confronté aux éléments recueillis par les enquêteurs, il a fini par reconnaître son homosexualité, affirmant entretenir des relations avec des hommes depuis 2019.
Toujours selon les procès-verbaux de police, il a également déclaré être porteur du VIH depuis 2024 et suivre un traitement antirétroviral. Les enquêteurs affirment qu’il aurait ensuite livré les noms de plusieurs partenaires sexuels réguliers, parmi lesquels un tailleur, un vigile et un détenu actuellement incarcéré à la Maison d’arrêt et de correction de Saint-Louis dans le cadre d’une autre procédure liée à des faits similaires.
Les investigations menées par la Brigade de recherches ont rapidement conduit à l’interpellation du tailleur et du vigile cités dans les déclarations du principal suspect. Entendus à leur tour, les deux hommes auraient reconnu avoir entretenu des relations sexuelles répétées avec lui. Ils ont cependant affirmé avoir ignoré sa séropositivité, soutenant n’avoir jamais été informés de son état de santé.
Les auditions ont également permis aux policiers d’identifier d’autres personnes présumées impliquées dans ce réseau relationnel. Un charretier domicilié à Pikine a été localisé puis arrêté. Lors de son interrogatoire, il aurait reconnu avoir entretenu des rapports sexuels avec le tailleur en échange d’argent ou d’avantages en nature.
Dans le cadre de l’enquête, les policiers ont procédé à l’exploitation technique des téléphones portables des suspects, après obtention de leur consentement. Selon les enquêteurs, cette opération a permis de découvrir de nombreux messages, conversations et fichiers à caractère sexuel échangés via l’application WhatsApp, éléments considérés comme des preuves corroborant les déclarations recueillies au cours de l’enquête.
Dans le cadre de sa politique de développement pour la jeunesse, Mme Astou GUEYE maire de Rufisque Ouest a initiée une formation gratuite des pêcheurs en collaboration avec l’ANAM.
Pour cette premiere cohorte 50 bénéficiaires ont été enrôlés dans une formation de 5jours sanctionner par des attestations délivrée par l’école nationale de formation maritime.
Dans son intervention, la représentante du maire Ya Fatou NDIAYE a remercier M. Toby GUEYE DG de la SENELEC pour son apport crucial dans le cadre de la RSE.
Pour terminer, elle a rappeler l’engagement du maire Astou GUEYE de poursuivre ces modules de formations pour toute la jeunesse de Rufisque.
Le chanteur religieux Ass Dione a de nouveau été placé sous mandat de dépôt ce vendredi, après son déferrement par la brigade de recherches de Keur Massar dans une affaire présumée d’escroquerie au visa. Selon des informations obtenues par Seneweb, le procureur Saliou Dicko, chef du parquet de Pikine-Guédiawaye, a ordonné son incarcération en attendant son procès fixé à mercredi prochain, sauf renvoi éventuel de l’audience.
Cette nouvelle procédure judiciaire intervient alors que l’artiste était déjà en détention dans une autre affaire. En effet, le mardi 31 mars 2026, il avait été placé sous mandat de dépôt par le juge d’instruction du premier cabinet près le tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye. Dans ce dossier, il est poursuivi notamment pour association de malfaiteurs et actes contre nature.
Alors qu’il se trouvait en prison dans le cadre de cette première affaire, Ass Dione avait été extrait de sa cellule mercredi dernier par les enquêteurs de la brigade de recherches de Keur Massar afin d’être entendu sur de nouvelles accusations liées à une supposée fraude au voyage.
D’après les éléments de l’enquête, deux candidats à l’émigration avaient sollicité les services du chanteur religieux dans l’espoir de rejoindre les États-Unis en passant par le Nicaragua, un itinéraire migratoire souvent emprunté par des Sénégalais souhaitant gagner le territoire américain. Les plaignants affirment avoir remis au mis en cause la somme de 2,3 millions de francs CFA pour l’organisation du voyage et l’obtention des documents nécessaires.
Cependant, selon les déclarations recueillies par les enquêteurs, le projet n’a jamais abouti et les victimes n’ont ni effectué le voyage ni récupéré leur argent. Face aux enquêteurs, Ass Dione aurait reconnu les faits consignés dans le procès-verbal d’audition. Il se serait également engagé à rembourser les deux candidats à l’émigration.
Malgré ces engagements, le parquet a décidé de le placer sous mandat de dépôt, estimant les charges suffisamment sérieuses pour justifier son maintien en détention jusqu’à sa comparution devant le tribunal. Cette nouvelle affaire vient ainsi alourdir la situation judiciaire déjà délicate du chanteur religieux, désormais confronté à plusieurs procédures pénales devant les juridictions de Pikine-Guédiawaye.
Les tensions montent au sein de l’administration financière sénégalaise. À travers un communiqué au ton ferme, le Syndicat Unique des Travailleurs du Trésor (SUTT) a exprimé ses profondes inquiétudes face aux réformes en cours dans le secteur des finances publiques, dénonçant des conflits de compétences de plus en plus visibles entre les principales régies financières de l’État.
Dans un contexte marqué par la volonté affichée des autorités de moderniser et de rationaliser la gestion des ressources publiques, le syndicat estime que certaines orientations prises risquent de déstabiliser l’architecture historique du système financier sénégalais. Le SUTT considère notamment que plusieurs administrations cherchent progressivement à étendre leurs prérogatives au détriment du Trésor public, institution centrale dans la gestion et le recouvrement des ressources de l’État.
Au cœur de cette controverse figure le projet de loi portant Code général des impôts. Selon le syndicat, le texte prévoit de transférer à la Direction générale des Impôts et des Domaines (DGID) le recouvrement des impôts destinés aux collectivités territoriales, une mission jusque-là assurée par le Trésor public. Pour le SUTT, cette évolution constitue une remise en cause directe des attributions traditionnelles du Trésor et pourrait fragiliser l’équilibre actuel du système de gestion financière.
Le syndicat craint qu’une telle réforme ne crée des chevauchements de compétences et n’affaiblisse la cohérence globale de la chaîne de mobilisation des recettes publiques. Il estime également que cette orientation pourrait avoir des conséquences importantes sur la gestion financière des collectivités territoriales, dans un contexte où les besoins de financement local demeurent particulièrement sensibles.
Les inquiétudes du SUTT interviennent alors que l’État poursuit le déploiement du SIGIF, le Système intégré de gestion de l’information financière, présenté comme un outil stratégique de modernisation des finances publiques. Destiné à améliorer la traçabilité, la transparence et l’efficacité des opérations financières de l’État, ce dispositif est censé renforcer la coordination entre les différentes administrations concernées.
Cependant, pour le syndicat, les tensions institutionnelles observées actuellement risquent de compromettre les objectifs mêmes de cette modernisation. Le SUTT souligne une contradiction entre les ambitions de rationalisation administrative affichées par les autorités et la multiplication des conflits de compétences entre structures publiques chargées du recouvrement et de la gestion des recettes.
Le climat de crispation ne se limite pas au seul dossier fiscal. Le syndicat dit également suivre avec préoccupation les discussions autour de la réforme du Code des Douanes. Selon le communiqué, la Direction générale des Douanes chercherait elle aussi à élargir son champ d’intervention dans le domaine du recouvrement des droits et taxes douaniers. Une dynamique que le SUTT interprète comme une forme de compétition institutionnelle autour du contrôle des recettes publiques.
Pour les travailleurs du Trésor, ces évolutions traduisent une recomposition progressive des équilibres au sein de l’administration financière sénégalaise. Le syndicat considère que les missions de mobilisation des ressources publiques doivent rester clairement réparties afin d’éviter tout risque de désorganisation administrative ou de baisse d’efficacité dans le recouvrement des recettes de l’État.
Le SUTT est également revenu sur la réforme de 2009 relative à l’organisation du recouvrement des impôts d’État. Le syndicat estime que cette réforme mérite aujourd’hui une évaluation approfondie afin d’en mesurer les impacts réels sur les finances publiques. Selon lui, certaines modifications introduites à l’époque auraient entraîné des pertes de recettes et des dysfonctionnements dans le processus de recouvrement.
Dans ce contexte, l’organisation syndicale appelle les autorités à engager une réflexion globale sur la gouvernance des régies financières. Elle plaide pour une clarification des rôles entre les différentes administrations concernées ainsi qu’un renforcement de la coordination institutionnelle afin d’éviter une fragmentation des missions stratégiques de l’État.
Dakar, 21 mai 2026 – Le Comité national d’organisation (CNO) a tenu, ce jeudi à Dakar, une conférence de presse consacrée aux préparatifs du 138e pèlerinage marial de Popenguine, prévu du 23 au 25 mai 2026. Placé sous le thème : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu », cet événement religieux s’annonce comme un grand rendez-vous de foi, de communion et de rassemblement.
Les organisateurs ont présenté les principales orientations de cette édition qui réunit chaque année des milliers de pèlerins venus du Sénégal et de la sous-région.
Le président du Comité national d’organisation a insisté sur les dispositifs mis en place pour garantir la sécurité, l’accueil et le bon déroulement des cérémonies. « Nous avons travaillé en étroite collaboration avec les autorités administratives et religieuses afin que tout se passe dans les meilleures conditions », a-t-il déclaré.
Sur le plan logistique, des efforts particuliers ont été consentis en matière d’hébergement, de restauration et de transport des pèlerins. Les services de santé seront également mobilisés afin d’assurer une couverture médicale permanente durant les trois jours de prières et de célébrations.
Un plan de circulation strict sera appliqué, avec des régulations prévues au carrefour de Sindia ainsi qu’à la sortie 14 de l’autoroute. Le stationnement autour du sanctuaire sera interdit du 22 mai à 14 heures jusqu’au 26 mai à minuit. Par ailleurs, la baignade à la plage sera proscrite durant toute la période du pèlerinage afin de garantir la sécurité des fidèles.
Participation et badges
Le comité a également insisté sur l’obligation du port du badge pour tous les pèlerins. Selon les organisateurs, ce badge est indispensable non seulement pour des raisons de sécurité, mais aussi pour contribuer au financement des infrastructures nécessaires à l’accueil des participants.
« Le badge est un signe de responsabilité et de solidarité », a souligné le président du CNO.
Un moment de communion
Le pèlerinage marial de Popenguine, qui attire chaque année des fidèles venus du Sénégal et de plusieurs pays de la sous-région, se veut un moment de prière, de communion et de paix. Les organisateurs espèrent enregistrer une affluence record, témoignant de la vitalité de cette tradition religieuse vieille de plus d’un siècle.
Ils ont enfin appelé les pèlerins à faire preuve de discipline, de civisme et de ferveur afin que cette 138e édition se déroule dans la sérénité et l’unité.
À l’occasion de la célébration de son cinquantenaire, le Syndicat unitaire et démocratique des enseignants du Sénégal (SUDES) organise, ce samedi 23 mai à Kaolack, une conférence publique consacrée à l’intelligence artificielle dans le système éducatif sénégalais.
Initiée par la Coordination départementale unitaire du SUDES de Kaolack, cette rencontre s’inscrit dans le cadre des activités marquant les 50 ans d’existence de l’organisation syndicale, fondée en 1976. Elle se tiendra au Centre de formation professionnelle et technique (CFPT) de Kaolack.
Le thème retenu, « L’intelligence artificielle dans le système éducatif sénégalais », sera développé par l’inspecteur Mbacké Thioune, secrétaire général de l’Inspection d’académie de Fatick. À travers cette conférence, les organisateurs ambitionnent d’ouvrir un cadre de réflexion et d’échanges sur les enjeux, les défis et les perspectives liés à l’introduction de l’intelligence artificielle dans le secteur de l’éducation.
Dans un contexte marqué par la transformation numérique et l’émergence de nouveaux outils technologiques, cette initiative vise notamment à sensibiliser les enseignants, les acteurs de l’éducation et le grand public aux opportunités qu’offre l’intelligence artificielle pour améliorer les pratiques pédagogiques et les apprentissages.
La rencontre devrait également permettre d’aborder les risques ainsi que les exigences éthiques liées à l’utilisation de ces technologies dans l’environnement scolaire sénégalais, notamment en matière de formation des enseignants, d’accès au numérique et de protection des données éducatives.
Au-delà des aspects scientifiques et pédagogiques, cette conférence constitue aussi un moment symbolique pour le SUDES, qui célèbre cinq décennies d’engagement au service de l’école publique sénégalaise. Le syndicat entend ainsi inscrire cette commémoration dans une dynamique de réflexion sur l’avenir du système éducatif face aux mutations technologiques contemporaines.
En marge de cette activité, un « sargal » dédié aux anciens responsables et militants du SUDES est également prévu, en guise d’hommage à celles et ceux qui ont marqué l’histoire du syndicat depuis sa création.
La Brigade de recherches de Saly, relevant de la compagnie de gendarmerie de Mbour, a démantelé un réseau d’usurpation de fonctions impliquant deux individus qui se faisaient passer pour des officiers de la gendarmerie afin d’extorquer de l’argent à leurs victimes. Les mis en cause, identifiés sous les initiales S. Ba et F. I. Faye, ont été déférés devant le parquet du Tribunal de grande instance de Mbour pour usurpation de fonctions et extorsion de fonds.
Selon des sources proches de l’enquête, S. Ba, frigoriste de profession, se présentait comme major de gendarmerie tandis que son complice, F. I. Faye, chauffeur, usurpait le grade de capitaine. Les deux hommes auraient multiplié les manœuvres frauduleuses dans plusieurs localités de la Petite-Côte, profitant de la crédibilité associée à l’uniforme et aux fonctions des forces de défense et de sécurité.
L’affaire ayant conduit à leur chute trouve son origine dans un litige foncier opposant une dame répondant au nom de K. Touré à un certain A. Lo. Recherchée dans le cadre d’une affaire présumée d’escroquerie foncière, K. Touré aurait bénéficié du soutien actif des deux faux gendarmes. Pour impressionner leur victime et renforcer leur mise en scène, les suspects n’ont pas hésité à menotter un individu avant de le conduire devant A. Lo, laissant croire qu’ils agissaient dans le cadre d’une procédure judiciaire officielle.
Sous la menace et la pression psychologique exercées par les deux hommes, A. Lo aurait été contraint de remettre son terrain en garantie ainsi qu’une somme de trois millions de francs CFA à K. Touré. D’après les premiers éléments de l’enquête, une partie importante de cet argent, estimée à deux millions de francs CFA, aurait directement été récupérée par les deux faussaires.
Les investigations menées par la Brigade de recherches ont également révélé que F. I. Faye était déjà dans le collimateur des enquêteurs depuis plusieurs mois. Signalé à plusieurs reprises pour des faits similaires, il faisait l’objet d’une surveillance discrète des gendarmes de Saly.
Son arrestation est finalement intervenue le 8 mai 2026 au quartier Médine, à Mbour, alors qu’il tentait une nouvelle opération d’extorsion visant un commerçant du nom de B. Sarr, gérant d’une quincaillerie. La veille, le faux capitaine s’était présenté sur le chantier de ce dernier, ordonnant l’arrêt immédiat des travaux au motif d’une prétendue irrégularité. Profitant de la panique suscitée par sa fausse qualité de gendarme, il aurait exigé deux millions de francs CFA en promettant d’intervenir auprès du procureur du Tribunal de grande instance de Mbour.
Soupçonnant une tentative d’escroquerie, B. Sarr a pris contact avec le commandant de la Brigade de recherches de Saly. Les enquêteurs lui ont alors conseillé de tendre un piège au suspect en acceptant un nouveau rendez-vous. Le lendemain, vers 14 heures, F. I. Faye est revenu sur les lieux pour réclamer cette fois-ci une avance de 100 000 francs CFA.
Les éléments de la Brigade de recherches, positionnés à proximité du chantier, ont immédiatement procédé à son interpellation. Placé en garde à vue, le suspect a reconnu s’être fait passer pour un gendarme, tout en contestant les montants qui lui sont reprochés.
Trois jours plus tard, soit le 11 mai 2026, les enquêteurs ont mis la main sur son présumé complice S. Ba. Les auditions et recoupements effectués par les gendarmes ont permis de consolider les charges retenues contre les deux hommes.
Les résultats du CFEE blanc de la session 2026 dans l’Inspection d’Académie de Kaolack dressent un tableau contrasté. Si la mobilisation des candidats a été particulièrement forte dans l’ensemble de la région, les performances scolaires restent globalement en deçà des attentes, selon les statistiques publiées par les autorités éducatives.
Sur un total de 20 175 candidats inscrits, dont 11 583 filles et 8 592 garçons, 19 733 élèves ont effectivement pris part aux épreuves. Ce qui correspond à un taux de présence élevé de 97,81 %, traduisant un engagement important des candidats et une bonne organisation des centres d’examen. Les absences, bien que limitées, concernent 442 élèves.
Cependant, ce niveau de participation ne s’est pas traduit par des résultats à la hauteur des attentes. Au total, 6 667 candidats ont été déclarés admis, soit un taux global de réussite de 33,79 %. Une performance jugée insuffisante au regard des efforts consentis dans la préparation et l’encadrement des élèves.
Dans le détail, les écarts entre les différents profils restent relativement faibles. Les filles enregistrent un taux d’admission de 33,60 %, tandis que les garçons affichent 34,04 %, une légère avance en faveur de ces derniers qui ne modifie toutefois pas la tendance générale d’un niveau de réussite globalement bas.
L’analyse par inspection de l’éducation et de la formation révèle des disparités importantes. L’IEF de Kaolack Commune se distingue nettement avec un taux de réussite de 48,11 %, soit 2 232 admis sur 4 639 présents, confirmant une meilleure performance par rapport aux autres zones. À l’inverse, l’IEF de Guinguinéo affiche l’un des taux les plus faibles avec 25,67 %, tandis que Kaolack Département se situe également en difficulté avec 25,37 % de réussite. L’IEF de Nioro du Rip enregistre un résultat intermédiaire de 35,38 %.
Ces écarts traduisent des réalités pédagogiques différentes selon les zones, avec des niveaux d’encadrement, de suivi scolaire et de conditions d’apprentissage qui ne sont pas uniformes sur l’ensemble du territoire régional.
Pour les autorités académiques, ces résultats du CFEE blanc constituent un indicateur essentiel à quelques semaines des examens officiels. Ils permettent d’identifier les difficultés persistantes chez les élèves et de réajuster les dispositifs d’accompagnement pédagogique.
À l’approche de la session officielle du CFEE 2026, les responsables éducatifs appellent ainsi à une intensification des efforts de préparation. Enseignants, encadreurs et parents d’élèves sont invités à renforcer le suivi des candidats afin d’améliorer significativement les performances lors des prochaines évaluations finales.
Le collectif citoyen « Aar Sunu Momel » est monté au créneau, ce mercredi, pour dénoncer ce qu’il qualifie de « déficit de transparence » dans l’organisation des dialogues nationaux au Sénégal. Face à la presse, le président du collectif, Bachirou Ba, estime que ces concertations prennent davantage une tournure politique qu’un véritable cadre inclusif de réflexion nationale.
Selon lui, les populations rurales, pourtant fortement concernées par les enjeux économiques et sociaux du pays, demeurent insuffisamment représentées dans ces espaces de discussion. Une situation que le collectif juge préoccupante au regard des difficultés persistantes auxquelles font face les acteurs du monde rural.
« Les préoccupations liées à l’agriculture, à l’élevage et au foncier devraient être placées au cœur des débats nationaux », a soutenu Bachirou Ba. Il a notamment évoqué les tensions récurrentes entre agriculteurs et éleveurs, souvent alimentées, selon lui, par les insuffisances de la loi agro-pastorale.
Le président de « Aar Sunu Momel » a également attiré l’attention sur les conséquences du régime du domaine national. D’après lui, plusieurs exploitants agricoles perdent progressivement leurs terres au profit de personnes disposant de moyens financiers plus importants, accentuant ainsi la vulnérabilité des paysans.
Tout en réaffirmant son attachement au principe du dialogue national, le collectif regrette l’absence d’une implication effective des communautés rurales et des organisations agricoles dans les concertations engagées par les autorités publiques.
Pour « Aar Sunu Momel », les acteurs du monde rural occupent une place stratégique dans la quête de souveraineté alimentaire du Sénégal et méritent, à ce titre, une meilleure considération dans les politiques publiques ainsi que dans les mécanismes de prise de décision.
Le collectif lance ainsi un appel au président de la République afin qu’une place plus importante soit accordée aux préoccupations des paysans, des éleveurs et des communautés rurales dans les futures concertations nationales.
La réforme des finances publiques ouvre un nouveau front social au Sénégal. Dans un communiqué rendu public ce jeudi 21 mai 2026, le Syndicat unique des travailleurs du Trésor (SUTT) a vivement réagi aux orientations contenues dans les projets de réforme du Code général des impôts et du Code des douanes. Le syndicat accuse la Direction générale des Impôts et des Domaines (DGID) ainsi que la Direction générale des Douanes (DGD) de vouloir remettre en cause des prérogatives historiquement attribuées au Trésor public.
Au cœur de la contestation figure la volonté exprimée par la DGID de récupérer le recouvrement des impôts locaux. Une perspective que le SUTT considère comme une remise en cause directe du rôle du Trésor dans la chaîne financière de l’État. Le syndicat affirme que cette mission est assurée depuis des décennies par les agents du Trésor avec « efficacité, responsabilité et professionnalisme ». Il juge dès lors « inopportune, infondée et inélégante » toute tentative de transfert de cette compétence.
Pour les responsables syndicaux, cette initiative intervient dans un contexte particulier marqué par la mise en œuvre du SIGIF, le Système intégré de gestion de l’information financière, présenté comme l’un des plus importants chantiers de modernisation de l’administration publique sénégalaise. Le SUTT souligne que le Trésor y joue un rôle central et estime paradoxal qu’au moment où les pouvoirs publics cherchent à renforcer l’intégration et la cohérence des circuits financiers, certaines directions veuillent fragmenter davantage les fonctions de recouvrement et de trésorerie.
Le syndicat ne limite pas ses critiques à la seule administration fiscale. Il accuse également la Direction générale des Douanes de profiter de la réforme du Code des douanes pour réclamer le recouvrement des droits de douane. Une orientation perçue par le SUTT comme une démarche « corporatiste » susceptible de fragiliser l’équilibre institutionnel entre les différentes administrations financières.
Selon le syndicat, dissocier le recouvrement des opérations de trésorerie pourrait avoir des conséquences importantes sur la gestion des finances publiques. Le Trésor insiste notamment sur la nécessité de maintenir un lien étroit entre les opérations de perception et celles de centralisation des ressources publiques afin de garantir une meilleure visibilité sur les flux financiers de l’État et des collectivités territoriales.
Dans son communiqué, le secrétariat général du SUTT, dirigé par El Hadji Dioumorou Dia, appelle directement les plus hautes autorités de l’État à intervenir dans ce dossier sensible. Le syndicat sollicite notamment l’arbitrage du ministre des Finances et du Budget afin, dit-il, de préserver « l’intérêt supérieur de la nation » ainsi que la viabilité financière des collectivités territoriales.
Le SUTT réclame également une évaluation approfondie de la réforme intervenue en 2009 sur le transfert du recouvrement des impôts d’État. Dix-sept ans après son application, le syndicat souhaite que la Cour des comptes mène un audit objectif et transparent des résultats de cette réforme. Selon lui, cette expérience aurait entraîné un manque à gagner important pour les finances publiques en raison des frais liés au recours à des tiers intervenants tels que les huissiers et les commissaires-priseurs.
Le syndicat soutient que le Trésor dispose déjà de ressources humaines qualifiées et spécifiquement formées pour assurer ces missions sans coûts additionnels importants pour l’État. Il estime ainsi que les réformes envisagées risquent davantage de multiplier les charges administratives que d’améliorer les performances du système de recouvrement.
En parallèle, le SUTT invite les services des Impôts et des Domaines à concentrer leurs efforts sur la modernisation de l’assiette fiscale locale et sur le respect du calendrier fiscal. Le syndicat considère en effet que plusieurs mécanismes de fiscalité locale restent encore obsolètes et nécessitent une actualisation en profondeur pour améliorer les recettes des collectivités territoriales.
Le Tribunal du travail hors classe de Dakar a tranché en faveur du journaliste Bachir Fofana dans le différend qui l’opposait à son ancien employeur, Agence pour l’économie et la maîtrise de l’énergie. Dans sa décision rendue récemment, la juridiction a reconnu le caractère abusif de son licenciement et condamné l’agence publique à lui verser plus de 64 millions de francs CFA en réparation du préjudice subi.
Selon le jugement, le montant global des condamnations s’élève à environ 64 513 000 francs CFA. Cette somme comprend notamment près de 55 millions FCFA au titre des dommages et intérêts pour licenciement abusif, ainsi qu’une indemnité compensatrice de préavis évaluée à plus de 5,4 millions FCFA, en plus d’autres droits et frais annexes accordés au requérant.
L’affaire remonte au 1er août 2024. À cette date, Bachir Fofana occupait les fonctions de directeur de la communication de l’AEME lorsqu’il a été brusquement démis de ses fonctions par la nouvelle direction installée quelques semaines plus tôt, à la mi-juin 2024. L’agence avait alors justifié cette rupture de contrat par des accusations d’« insubordination ».
Toutefois, selon les éléments retenus par le tribunal, le journaliste n’avait bénéficié d’aucun préavis légal avant son éviction. La rupture avait été exécutée de manière immédiate, avec une injonction de quitter les locaux le jour même. Une procédure assimilée à un licenciement sec, que l’intéressé avait décidé de contester devant la justice du travail.
Après près de deux années de bataille judiciaire, le Tribunal du travail hors classe de Dakar a finalement estimé que les conditions de rupture du contrat ne respectaient pas les dispositions encadrant le droit du travail au Sénégal. Les juges ont ainsi conclu au caractère abusif du licenciement et ordonné la réparation financière du préjudice causé à l’ancien responsable de communication.
Dans sa décision, la juridiction a également ordonné l’exécution provisoire du jugement à hauteur d’un million de francs CFA, permettant ainsi au plaignant de percevoir cette somme sans attendre l’issue définitive de la procédure.
Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, ouvre ce jeudi 21 mai une nouvelle phase du dialogue national au Sénégal. Contrairement aux précédentes éditions marquées par de larges concertations publiques, le chef de l’État a choisi cette fois une formule plus restreinte et ciblée, axée sur des consultations directes avec d’anciens hauts responsables de l’administration et de la sphère politique.
Selon plusieurs sources concordantes, les premières rencontres se dérouleront au Palais de la République avec d’anciens Premiers ministres ainsi que des personnalités ayant occupé des fonctions stratégiques dans les secteurs régaliens, notamment les finances publiques et la sécurité intérieure. Parmi les figures annoncées figurent notamment Aminata Touré, aujourd’hui proche du pouvoir, Amadou Ba et Sidiki Kaba.
Cette série de consultations doit se poursuivre jusqu’au 31 mai 2026. À travers cette démarche, le président Diomaye Faye entend recueillir les contributions d’acteurs expérimentés sur les grandes questions liées à la stabilité institutionnelle, à la gouvernance sécuritaire et aux performances économiques du pays. L’objectif affiché par les autorités est de parvenir à des « consensus durables » sur des sujets jugés prioritaires dans un contexte politique et social marqué par de fortes attentes.
Après les anciens responsables de l’État, les concertations s’élargiront progressivement aux différentes composantes des forces vives de la Nation. Des représentants des partis politiques, des organisations de la société civile, des syndicats, du patronat ainsi que plusieurs acteurs communautaires sont attendus au Palais pour des échanges directs avec l’exécutif.
Cette initiative intervient cependant dans un climat politique encore marqué par des tensions entre le nouveau régime et l’opposition issue de l’ancien pouvoir. L’Alliance pour la République (APR), formation fondée par l’ex-président Macky Sall, ainsi que plusieurs partis alliés, ont annoncé leur refus de participer aux consultations.
Dans des déclarations publiques, les responsables de l’APR estiment ne pas être suffisamment associés à la préparation et à la méthodologie du dialogue. Ils dénoncent également ce qu’ils qualifient d’« opacité » dans l’organisation des concertations et considèrent que les conditions d’un échange inclusif ne sont pas réunies.
Malgré cette absence annoncée d’une partie de l’opposition, le pouvoir affiche sa volonté de maintenir le processus et de multiplier les échanges avec les différents acteurs nationaux. Pour les autorités, cette nouvelle formule de dialogue doit permettre d’aboutir à des discussions plus concrètes et orientées vers des solutions pratiques sur les grands défis du pays.
Une affaire financière aux multiples ramifications secoue actuellement la ville de Mbour et plus particulièrement la société Aventurin Recoroute, installée à Ngaparou. L’ancien directeur général de l’entreprise, S. Souaré, de nationalité ivoirienne, est poursuivi pour un présumé détournement de fonds estimé à 95 millions de francs CFA. Le dossier, examiné devant le tribunal de grande instance de Mbour, met en lumière des soupçons de falsification de documents bancaires, des irrégularités comptables et des paiements jugés suspects.
Selon les éléments évoqués au cours de la procédure, les premières alertes seraient venues du directeur technique de l’entreprise, M. Thiam, qui dénonçait plusieurs mois de salaires impayés. Une somme de 4 millions de francs CFA correspondant à cinq mois d’arriérés lui serait notamment due. Alors que la direction invoquait des difficultés financières pour expliquer les retards de paiement, un transfert effectué via l’application Wave aurait éveillé les soupçons du responsable technique. Ce mode de paiement inhabituel aurait poussé ce dernier à s’interroger sur la gestion réelle des finances de la société.
La plainte déposée par M. Thiam a conduit à l’ouverture d’un audit interne destiné à vérifier les opérations financières de l’entreprise. Les investigations auraient alors permis de découvrir plusieurs anomalies importantes. Parmi celles-ci figureraient des frais de notaire qui n’auraient jamais été reversés ainsi que des paiements destinés à des fournisseurs supposés, mais qui n’auraient finalement pas été effectués. Les auditeurs auraient également constaté l’existence de faux relevés bancaires qui auraient servi à masquer certaines opérations financières auprès des responsables hiérarchiques de la société basés en Allemagne.
Au fil des vérifications, le montant du préjudice présumé aurait été évalué à 95 millions de francs CFA. Face à la gravité des faits, S. Souaré a été licencié de son poste en novembre 2023 avant d’être interpellé par la Brigade de recherches de Saly Portudal. Il a ensuite été placé sous mandat de dépôt le 10 avril dernier.
Durant l’enquête préliminaire, l’ancien directeur général aurait reconnu avoir utilisé une partie des fonds en raison de difficultés familiales rencontrées en Côte d’Ivoire. Cependant, lors de son passage devant le tribunal de grande instance de Mbour, il est revenu sur ces déclarations. Devant les juges, il a contesté toute intention frauduleuse et soutenu que les sommes incriminées auraient été utilisées pour assurer le fonctionnement quotidien de l’entreprise.
L’affaire prend également une dimension civile importante. Devenu entre-temps directeur général de la société, M. Thiam réclame 10 millions de francs CFA à titre de dommages et intérêts. De son côté, la société Aventurin Recoroute sollicite la somme de 150 millions de francs CFA pour réparer le préjudice qu’elle estime avoir subi.
L’Office National de l’Assainissement du Sénégal (ONAS) a organisé, ce mercredi 20 mai 2026, une cérémonie de remise de prix aux lauréats du concours sur l’assainissement initié par la Cellule de promotion de l’assainissement autonome. L’événement s’est tenu à la station d’épuration de Cambérène, sous la présidence du Directeur général de l’ONAS, Séni Diène, en présence d’autorités administratives, de responsables d’établissements scolaires, de partenaires techniques et de nombreux agents de l’office.
Cette initiative, appuyée par la Fondation Gates, s’inscrit dans une dynamique de sensibilisation et de recherche de solutions innovantes face aux défis persistants du sous-secteur de l’assainissement au Sénégal. À travers ce concours, l’ONAS entend promouvoir de nouveaux comportements citoyens, particulièrement chez les jeunes, afin de préserver les infrastructures d’assainissement et lutter contre les mauvaises pratiques qui compromettent leur fonctionnement.
Dans son intervention, le Directeur général de l’ONAS a insisté sur les conséquences des comportements inciviques observés à l’approche de la fête de Tabaski. Selon lui, plusieurs ouvrages d’assainissement, notamment les canalisations, les rigoles et les bassins de rétention, sont régulièrement transformés en dépotoirs. Il a notamment déploré le fait que certaines personnes y déversent les peaux et déchets issus du sacrifice des moutons, provoquant ainsi l’obstruction des réseaux d’évacuation.
Séni Diène a rappelé que ces pratiques entraînent souvent des dysfonctionnements majeurs, à l’origine de reflux d’eaux usées et d’inondations durant l’hivernage. Face à cette situation, il a indiqué que l’ONAS intensifie ses campagnes de sensibilisation pour préserver les investissements réalisés dans le secteur et éviter la dégradation des infrastructures.
« Faisons la fête de Tabaski tout en préservant les canalisations et tous les ouvrages d’assainissement », a lancé le Directeur général, appelant les populations à adopter des comportements responsables.
Le concours a enregistré la participation de 120 candidats issus d’une quarantaine d’établissements scolaires de la région de Dakar. Après les délibérations du jury, neuf lauréats ont été récompensés, avec trois distinctions dans chaque catégorie : élémentaire, collège et lycée.
Les thèmes proposés aux participants portaient sur des problématiques concrètes liées à l’assainissement et à la protection de l’environnement. Les élèves du primaire devaient produire un dessin illustrant un problème d’assainissement, tandis que les collégiens étaient invités à analyser une situation de stagnation d’eaux usées et à proposer des solutions pour préserver la santé publique et le cadre de vie. De leur côté, les lycéens ont réfléchi à la question de l’accès aux toilettes en milieu scolaire comme enjeu de santé publique et de protection de l’environnement.
Le Directeur général de l’ONAS s’est félicité de la qualité des productions soumises au jury. Il a salué l’engagement des élèves ainsi que l’implication des encadreurs, des chefs d’établissement et des inspections d’académie qui ont accompagné cette initiative éducative et citoyenne.
S’adressant particulièrement aux jeunes participants, Séni Diène a souligné le rôle essentiel de l’école dans le changement durable des mentalités. Il a invité les lauréats à devenir de véritables ambassadeurs de la préservation des ouvrages d’assainissement au sein de leurs familles, de leurs établissements et de leurs communautés.
La cérémonie s’est achevée dans une ambiance conviviale marquée par des remerciements adressés à l’ensemble des acteurs impliqués dans l’organisation du concours, notamment la Cellule de promotion de l’assainissement autonome, les membres du jury, le consultant, les responsables scolaires, les autorités administratives ainsi que les partenaires techniques ayant contribué au succès de cette initiative.
Le chanteur religieux Asse Dione se retrouve une nouvelle fois au cœur d’une affaire judiciaire. Déjà impliqué dans un dossier retentissant lié à Pape Cheikh Diallo et plusieurs autres mis en cause, l’artiste fait désormais face à de nouvelles accusations portant sur une présumée escroquerie au visa.
Selon des informations révélées par le journal Libération, le chanteur a été extrait de prison par les éléments de la Brigade de recherches de Keur Massar avant d’être placé en garde à vue. Cette nouvelle procédure intervient alors qu’il se trouve déjà sous mandat de dépôt dans le cadre d’une autre affaire judiciaire, ce qui vient considérablement aggraver sa situation devant les autorités judiciaires.
D’après les premiers éléments de l’enquête, Asse Dione aurait approché deux personnes désireuses de voyager vers les États-Unis. Il leur aurait assuré disposer d’une structure spécialisée dans les démarches migratoires et leur aurait proposé un itinéraire passant par le Nicaragua, un pays souvent utilisé comme point de transit par certains candidats à l’émigration clandestine cherchant à rejoindre le territoire américain.
Convaincues par les promesses du chanteur, les deux victimes présumées auraient versé une somme globale estimée à 2,3 millions de francs CFA comme avance pour l’organisation du voyage. Toutefois, selon leurs déclarations, le départ promis n’a jamais été concrétisé et aucune procédure sérieuse n’aurait finalement été engagée pour leur permettre de quitter le pays.
Face aux enquêteurs de la Brigade de recherches de Keur Massar, le mis en cause n’aurait pas nié les faits qui lui sont reprochés. Toujours selon Libération, il aurait reconnu avoir perçu l’argent remis par les plaignants. Il aurait également proposé un remboursement progressif des montants encaissés, tentant ainsi de trouver un arrangement avec les victimes présumées.
Cette reconnaissance partielle pourrait néanmoins ne pas suffire à le mettre à l’abri de nouvelles poursuites. Les enquêteurs poursuivent actuellement leurs investigations afin de déterminer l’ampleur exacte de cette affaire. Ils cherchent notamment à savoir si d’autres personnes auraient été victimes du même procédé.
Le dossier pourrait ainsi prendre une dimension plus importante dans les prochains jours, surtout si de nouvelles plaintes venaient à être enregistrées. Déjà fragilisé par ses précédents démêlés judiciaires, Asse Dione voit son passif judiciaire s’alourdir davantage.
Le chanteur religieux devrait être présenté de nouveau ce jeudi devant le tribunal de Pikine-Guédiawaye, où les autorités judiciaires décideront des suites à donner à cette nouvelle affaire d’escroquerie présumée au visa.
Le chantier de l’autoroute à péage Mbour–Fatick–Kaolack continue de susciter de vives contestations dans le département de Fatick. Cette fois, c’est le Collectif pour la défense des intérêts de l’axe Ndiosmone–Fimela–Palmarin–Djiffère qui hausse le ton pour dénoncer le choix de l’implantation de la sortie autoroutière à Thiadiaye. Une décision que ses membres considèrent comme injuste, incohérente et pénalisante pour une grande partie des populations du Saloum.
Dans une déclaration publique, le président du collectif, Birama Ndiaye, a exprimé la profonde frustration des habitants des zones concernées. Selon lui, le positionnement actuel de la sortie de l’autoroute ne répond ni aux réalités démographiques, ni aux enjeux économiques et touristiques du territoire. Il estime que le site de Médina Dokh, situé dans le village de Khondiogne Tattaguine sur l’axe Ndiosmone–Fimela, représentait pourtant une option beaucoup plus stratégique pour assurer une meilleure desserte des localités du Saloum.
Le collectif affirme que le choix de Thiadiaye avantage essentiellement un nombre restreint de communes comme Thiadiaye, Nguéniéne et Fissel, au détriment d’un vaste espace regroupant plusieurs zones à fort potentiel économique et touristique. Les défenseurs de l’axe Ndiosmone–Fimela soutiennent qu’un accès autoroutier à Médina Dokh aurait permis de connecter plus efficacement des localités comme Tattaguine, Loul Sessène, Djilass, Dioffior, Fimela, Samba Dia, Palmarin, Djiffère ainsi que les îles du Saloum dépendant de l’arrondissement de Niodior.
Pour Birama Ndiaye, la situation actuelle est difficilement compréhensible. Il considère qu’il existe un décalage manifeste entre les besoins des populations et les choix opérés dans le cadre du projet autoroutier. Selon lui, les zones aujourd’hui privées d’accès direct constituent pourtant des pôles importants d’activités économiques, de pêche, de tourisme et de commerce.
Sur le terrain, les conséquences commencent déjà à se faire sentir, selon le collectif. Les populations de Ndiosmone, Fimela, Niodior et des localités voisines seraient contraintes de parcourir plusieurs kilomètres supplémentaires pour rejoindre l’autoroute à partir de Thiadiaye, alors même que l’infrastructure traverse leur territoire. Une situation qui rallonge les temps de trajet, augmente les coûts de transport et complique les échanges commerciaux entre les communes du Saloum et les grands centres urbains comme Kaolack ou Dakar.
Les usagers dénoncent également les détours imposés par l’absence d’entrée et de sortie à Médina Dokh. Pour de nombreux automobilistes, les déplacements vers Kaolack nécessitent désormais de longues déviations par la route nationale N1, réduisant considérablement les avantages attendus de cette infrastructure censée désenclaver les territoires et fluidifier la circulation.
Le collectif estime ainsi que l’autoroute, dans sa configuration actuelle, risque d’accentuer les inégalités territoriales plutôt que de favoriser le développement harmonieux des zones traversées. Ses membres parlent même d’une menace pour l’économie locale, notamment pour les activités liées au tourisme balnéaire et écologique dans les zones de Palmarin, Djiffère et des îles du Saloum.
Face à cette situation, le collectif réclame une intervention rapide du ministère des Infrastructures afin de revoir le projet et d’aménager un accès complet à hauteur de Médina Dokh. Ses responsables expliquent avoir déjà saisi les autorités administratives locales ainsi que le ministre des Infrastructures, Déthié Fall, afin d’obtenir une révision de ce qu’ils considèrent comme une erreur héritée de l’ancien régime.
En attendant une réponse des autorités, les membres du collectif appellent les populations concernées à maintenir la mobilisation. Pour eux, l’ouverture d’un accès autoroutier à Médina Dokh dépasse désormais la simple question des infrastructures routières. Ils y voient un enjeu majeur de désenclavement, de développement économique et de reconnaissance territoriale pour l’ensemble des communautés du Saloum.
Lors de la cérémonie de passation de service, le désormais ex-chef de l’exécutif territorial est revenu sur les nombreuses réalisations accomplies durant son magistère, tout en réaffirmant sa volonté d’avoir été « un sous-préfet de proximité » au service des populations. Dans son discours, Mamadou DIOUF a rappelé avoir piloté plusieurs projets structurants de l’État ayant un impact majeur sur le développement de l’arrondissement de Sangalkam. Parmi les chantiers cités figurent notamment le projet de l’autoroute Dakar–Thiès–Tivaouane, le projet de construction de l’usine de dessalement, le réseau gazier Yakaar-Teranga, ainsi que le Projet d’amélioration de l’accès à l’électricité au Sénégal (PADAES). À cela s’ajoute le projet de ville verte au Lac Rose, porté avec la société égyptienne Orascom, considéré comme l’un des programmes urbains les plus ambitieux de la zone. L’ancien sous-préfet a également insisté sur les efforts déployés dans la lutte contre les inondations, un problème qui a longtemps marqué l’histoire de Sangalkam. « Nul n’ignore qu’en 2012, Sangalkam était l’épicentre des inondations », a-t-il rappelé, avant de saluer le travail mené avec les différents services de l’État, notamment la DPGI et l’ONAS, afin de soulager les populations touchées dans plusieurs villages de l’arrondissement. Sur le plan social et foncier, Mamadou Diouf s’est félicité d’avoir contribué à prévenir et régler plusieurs conflits domaniaux. Parmi les dossiers qui l’ont le plus marqué figure celui dénommé « Khalou Dioula », qu’il considère comme l’un des conflits les plus sensibles traités durant son passage à Sangalkam. Profitant de cette tribune, il a adressé ses remerciements au préfet du département de Rufisque, Magatte DIOUCK, pour « son soutien sans faille », avant de souhaiter plein succès à son successeur, Abdoulaye Kharma. La cérémonie de passation de service s’est tenue en présence des maires des communes de Sangalkam, Bambilor et Tivaouane Peulh-Niague, qui polarisent l’arrondissement de Sangalkam. Des autorités coutumières et religieuses ont également pris part à l’événement. En quittant Sangalkam pour rejoindre la sous-préfecture de Sam Notaire, dans le département de Guédiawaye, Mamadou Diouf laisse derrière lui un arrondissement en pleine mutation, marqué par plusieurs projets d’envergure et une gouvernance de proximité saluée par de nombreux acteurs locaux.
À quelques semaines de l’installation officielle des membres du Conseil consultatif des jeunes du Sénégal (CCJS), la ministre de la Jeunesse et des Sports, Khady Diène Gaye, a décidé de rappeler fermement les règles encadrant le fonctionnement de cette nouvelle instance nationale dédiée à la jeunesse.
Dans une circulaire adressée aux gouverneurs de région, l’autorité ministérielle exige une application stricte du principe de non-cumul des mandats lors de la mise en place des futurs organes du CCJS. Cette note vise à prévenir toute situation d’incompatibilité dans la représentation des jeunes conseillers élus à travers le pays.
Le document précise qu’un conseiller titulaire élu au sein d’une collectivité territoriale ne peut simultanément détenir un autre mandat de titulaire à un niveau différent de représentation. Autrement dit, un même élu ne pourra pas occuper plusieurs postes de titulaire au sein de l’architecture du CCJS. En cas de cumul constaté, le mandat concerné sera automatiquement attribué au suppléant désigné, conformément aux dispositions prévues par les textes encadrant l’institution.
La ministre apporte toutefois une nuance importante dans cette directive. Elle indique qu’un conseiller déjà titulaire à un niveau inférieur peut être maintenu comme suppléant à un échelon supérieur sans que cela ne constitue une violation des règles établies. Cette précision vise à éviter les interprétations divergentes lors du processus d’installation des instances régionales et nationales.
Cette sortie intervient dans le prolongement du scrutin organisé le 10 mai 2026 sur l’ensemble du territoire national. À cette occasion, les jeunes conseillers du CCJS ont été élus sous forme de binômes paritaires composés d’un garçon et d’une fille dans chaque commune du Sénégal. Les autorités avaient présenté cette démarche comme une volonté d’assurer une représentation équilibrée et inclusive de la jeunesse sénégalaise.
Le Conseil consultatif des jeunes du Sénégal a été créé par décret présidentiel le 5 décembre 2025 afin de remplacer l’ancien Conseil national de la jeunesse du Sénégal. À travers cette réforme, les pouvoirs publics ambitionnent de mettre en place un cadre plus participatif permettant aux jeunes de prendre part aux politiques publiques, aux débats de gouvernance locale ainsi qu’aux questions liées au développement social et économique.
L’installation officielle des membres du CCJS est attendue au cours du mois de juin prochain. Dans les régions comme dans les communes, les autorités administratives sont désormais appelées à veiller rigoureusement au respect des critères d’éligibilité et des incompatibilités prévues par les textes afin d’éviter toute contestation autour de cette nouvelle structure consultative.
La lutte contre les biens mal acquis connaît une accélération sans précédent au Sénégal. Moins de deux ans après son installation officielle, le Pool judiciaire financier (PJF) s’impose déjà comme l’un des principaux instruments de l’État dans la traque de la criminalité économique et financière. Selon les révélations du quotidien L’Observateur, cette juridiction spécialisée affiche des résultats spectaculaires, traduisant la volonté des autorités de renforcer la reddition des comptes et de durcir la répression contre les détournements de deniers publics, les fraudes financières et les réseaux criminels liés à l’économie souterraine.
Créé par la loi n°2023-15 du 2 août 2023 pour remplacer l’ancienne Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI), le Pool judiciaire financier a été officiellement installé en septembre 2024. Depuis sa mise en service, la machine judiciaire s’est rapidement mise en branle. D’après les chiffres obtenus par L’Observateur, le PJF a déjà procédé à 1 090 arrestations et transmis près de 600 dossiers aux cabinets d’instruction compétents.
Cette activité intense repose en grande partie sur les investigations et rapports transmis par plusieurs organes de contrôle de l’État. La Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF), l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC), l’Inspection générale d’État (IGE) ainsi que la Cour des comptes figurent parmi les principaux pourvoyeurs de dossiers sensibles. Selon les informations publiées par le journal, 55 rapports émanant de la CENTIF ont été transmis aux juges d’instruction. À cela s’ajoutent neuf rapports de l’OFNAC et neuf autres provenant de l’IGE, dont plusieurs font déjà l’objet d’enquêtes approfondies ou de procédures judiciaires en cours.
Les montants concernés donnent la mesure de l’ampleur de cette offensive judiciaire. Les saisies et cautionnements en numéraire dépasseraient désormais les 35 milliards de FCFA. En parallèle, des cautionnements en nature estimés à près de 3,9 milliards de FCFA ont également été enregistrés, comprenant notamment six immeubles bâtis placés sous contrôle judiciaire.
Le patrimoine immobilisé par le PJF ne se limite pas aux avoirs bancaires et aux biens immobiliers classiques. Les enquêteurs ont également saisi 115 véhicules et une vingtaine de titres fonciers couvrant plus de 200 hectares. Plusieurs appartements, terrains et autres propriétés immobilières font actuellement l’objet de mesures conservatoires dans le cadre des procédures engagées.
Les investigations touchent aussi des secteurs liés à la criminalité transnationale. Des pirogues, moteurs hors-bord et équipements utilisés dans des réseaux d’émigration clandestine ont été récupérés par les autorités judiciaires. Divers matériels électroniques ont également été placés sous saisie dans le cadre d’enquêtes portant sur des opérations financières suspectes.
Face à l’ampleur des dossiers traités et à la complexité croissante des montages financiers, le Pool judiciaire financier estime toutefois que des moyens supplémentaires deviennent indispensables. Selon L’Observateur, les responsables de cette juridiction spécialisée plaident pour un renforcement significatif des effectifs, notamment à travers le recrutement d’assistants spécialisés et la création d’une unité d’enquête dédiée exclusivement aux crimes économiques et financiers.
La formation continue des magistrats, enquêteurs et experts impliqués dans ces procédures apparaît également comme un enjeu central. Les autorités judiciaires veulent adapter leurs méthodes à une criminalité financière de plus en plus sophistiquée, souvent marquée par des circuits internationaux de blanchiment, des sociétés écrans et des opérations complexes de dissimulation d’avoirs.
Une vaste affaire de détournement présumé secoue actuellement la Petite-Côte. À Ngaparou, l’ancien directeur général de la société Aventurin Recoroute, identifié sous les initiales S. Souaré, est poursuivi pour des faits portant sur un montant estimé à 95 millions de FCFA. L’homme, de nationalité ivoirienne, est détenu à la prison de Mbour depuis son placement sous mandat de dépôt le 10 avril 2026.
Selon les éléments de l’enquête révélés par L’Observateur, l’affaire trouve son origine dans des anomalies constatées autour de la gestion financière de l’entreprise spécialisée dans les infrastructures routières. S. Souaré dirigeait la société depuis 2021 et bénéficiait de la confiance de ses supérieurs installés en Allemagne. Mais derrière cette apparente stabilité, plusieurs irrégularités auraient progressivement été mises au jour.
Le dossier a commencé à prendre forme à partir de la situation du directeur technique de l’entreprise, M. Thiam, aujourd’hui promu à la tête de la société. Ce dernier serait resté durant cinq mois sans percevoir son salaire, évalué à près de quatre millions de FCFA. Pour justifier ces retards, l’ancien directeur général lui aurait expliqué que l’entreprise traversait une période financière particulièrement difficile.
Pendant plusieurs mois, l’ingénieur en génie civil accepte cette explication et patiente dans l’espoir d’un retour à la normale. Mais un détail finit par éveiller ses soupçons. Au sixième mois, son salaire lui est finalement transféré via l’application Wave, alors que les paiements étaient jusque-là effectués exclusivement par virement bancaire.
Intrigué par ce changement inhabituel, M. Thiam entreprend discrètement des vérifications internes. Ses recherches auraient révélé que l’entreprise ne connaissait en réalité aucune difficulté financière majeure. Les comptes de la société mère allemande ne montraient aucun signe de crise susceptible d’expliquer les retards de paiement.
Soupçonnant une fraude organisée, le directeur technique décide alors de saisir le procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Mbour. À la suite de cette plainte, la direction de Aventurin Recoroute ordonne un audit interne afin d’évaluer l’ampleur des irrégularités.
Les conclusions de cette mission d’audit vont rapidement alourdir les soupçons pesant sur l’ancien directeur général. Les experts découvrent plusieurs opérations financières jugées suspectes. Une somme de 1,7 million de FCFA destinée à des frais de notaire aurait disparu. Plus de quatre millions de FCFA destinés à des fournisseurs n’auraient jamais été reversés. À cela s’ajoutent les arriérés de salaires du directeur technique ainsi que d’autres mouvements financiers non justifiés.
Les investigations révèlent également un système présumé de falsification de documents bancaires. Selon les enquêteurs, S. Souaré aurait transmis à ses supérieurs hiérarchiques en Allemagne de faux relevés bancaires afin de masquer les transactions réelles effectuées sur les comptes de l’entreprise.
Face aux premières découvertes, l’ancien dirigeant aurait signé une reconnaissance de dette portant sur plusieurs dizaines de millions de FCFA. Mais l’approfondissement des investigations financières permettra finalement d’estimer le préjudice global à environ 95 millions de FCFA.
Licencié depuis novembre 2025, S. Souaré sera ensuite interpellé par les éléments de la Brigade de recherches de Saly Portudal avant son placement sous mandat de dépôt.
Au cours de l’enquête préliminaire, le mis en cause aurait reconnu une partie des faits. Il aurait expliqué aux enquêteurs avoir utilisé les fonds détournés pour faire face à des difficultés familiales en Côte d’Ivoire.
Mais lors de sa comparution devant le Tribunal de grande instance de Mbour, le prévenu a adopté une ligne de défense totalement différente. À la barre, il a affirmé que les sommes en question avaient servi à couvrir diverses dépenses liées au fonctionnement de l’entreprise, notamment des factures, des locations de véhicules et des rémunérations de prestataires.
Désormais directeur général de Aventurin Recoroute, M. Thiam réclame dix millions de FCFA au titre des dommages et intérêts. De son côté, l’entreprise exige une réparation estimée à 150 millions de FCFA pour le préjudice financier et moral subi.
Le parquet, pour sa part, a requis une application rigoureuse de la loi face à ce qu’il considère comme des faits particulièrement graves.
Le jugement dans cette affaire très suivie à Mbour est attendu le 26 mai prochain.
Le commissariat d’arrondissement des Parcelles-Assainies a déféré, ce mardi 19 mai 2026, le commerçant M. T. Sèye au parquet de Dakar pour détournement de fonds. L’homme est accusé d’avoir orchestré un faux cambriolage de son propre magasin afin de masquer la disparition de l’argent d’une tontine qu’il gérait au profit de plusieurs femmes du quartier.
Selon des informations recueillies auprès de sources proches du dossier, l’affaire trouve son origine dans une tontine mise en place par le commerçant, domicilié à l’Unité 11 des Parcelles-Assainies. Au fil des mois, plusieurs adhérentes, principalement des femmes, lui avaient confié leurs cotisations dans un climat de confiance. La somme totale collectée s’élevait à 1 521 000 francs CFA et devait être redistribuée à l’approche de la Tabaski 2026, une période cruciale pour de nombreuses familles confrontées à d’importantes dépenses.
Mais le 4 mai dernier, le gérant informe brusquement les membres de la tontine qu’il a été victime d’un cambriolage durant la nuit. Il affirme alors que des individus inconnus se sont introduits dans son magasin et ont emporté l’intégralité de la caisse contenant les fonds des cotisantes. Sur place, tout semblait confirmer sa version des faits : des cadenas brisés gisaient au sol tandis que le rideau de fer du commerce était partiellement soulevé, donnant l’apparence d’une effraction soigneusement mise en scène.
Malgré ce décor troublant, plusieurs victimes ont rapidement exprimé des doutes face aux circonstances du prétendu vol. Soupçonnant une manipulation, elles se sont organisées en collectif avant de déposer une plainte auprès du commissariat des Parcelles-Assainies afin que toute la lumière soit faite sur la disparition de leur argent.
Les investigations menées par les policiers ont alors permis de relever de nombreuses incohérences dans les déclarations du commerçant. Convoqué pour audition, M. T. Sèye a d’abord tenté de maintenir sa version des faits, répétant que son magasin avait été ciblé par des malfaiteurs. Mais sous les questions insistantes des enquêteurs et face aux contradictions relevées dans son récit, il a fini par passer aux aveux.
Le commerçant a reconnu avoir lui-même brisé les cadenas de sa boutique et forcé le rideau métallique dans le but de faire croire à un cambriolage. Il a également admis avoir utilisé à des fins personnelles l’intégralité des fonds appartenant aux membres de la tontine.
Le marabout Serigne A. Faye, plus connu sous le surnom de « Mara milliardaire », a tenté de s’évader de manière spectaculaire alors qu’il était extrait de la Maison d’arrêt et de correction de Rebeuss pour des soins médicaux au centre hospitalier Abass Ndao, à Dakar. Déjà poursuivi dans une affaire judiciaire particulièrement lourde, le détenu a finalement été repris après une course-poursuite dans les rues de la capitale.
Selon les informations rapportées par le quotidien L’Observateur, les faits se sont déroulés jeudi dernier lors d’une extraction médicale encadrée par des agents pénitentiaires. Profitant d’un moment d’inattention, le détenu aurait demandé à se rendre aux toilettes avant de réussir à s’échapper par une fenêtre du bâtiment hospitalier.
Son absence a rapidement alerté les surveillants pénitentiaires qui ont immédiatement déclenché une opération de recherche dans les environs de la Gueule-Tapée. S’en est suivie une course-poursuite dans plusieurs ruelles du quartier. Après plusieurs minutes de traque, Serigne A. Faye a finalement été rattrapé et maîtrisé de justesse par les agents chargés de son escorte.
Replacé à la MAC de Rebeuss, le mis en cause fait désormais l’objet d’une procédure supplémentaire pour tentative d’évasion, un nouvel élément qui vient alourdir un dossier judiciaire déjà particulièrement accablant devant le cabinet du juge d’instruction du tribunal de Pikine-Guédiawaye.
Le marabout avait été arrêté à la suite d’une enquête menée par la Division des investigations criminelles (DIC), sous la supervision du procureur Saliou Dicko. Les charges retenues contre lui sont nombreuses et particulièrement graves. Il est notamment poursuivi pour association de malfaiteurs, actes contre-nature, pédophilie, viols répétés sur mineur, transmission volontaire du VIH, rébellion, mise en danger de la vie d’un fonctionnaire de police ainsi que blanchiment de capitaux.
L’enquête porte sur un présumé réseau de prostitution impliquant un mineur âgé de 16 ans. Les investigations avaient également révélé une première tentative de fuite du suspect vers la Gambie. Les enquêteurs sénégalais, en collaboration avec Interpol, étaient finalement parvenus à le localiser avant son rapatriement à Dakar où il avait été placé sous mandat de dépôt.
Les circonstances de son interpellation avaient déjà attiré l’attention. D’après les éléments de l’enquête, Serigne A. Faye aurait simulé un malaise de sa mère pour gagner du temps lorsque les policiers s’étaient présentés à son domicile situé aux Almadies. Dans sa tentative de fuite, il aurait ensuite foncé avec son véhicule sur un agent de police. Le fonctionnaire aurait évité le choc de justesse, échappant à un drame.
Ce qui n’était au départ qu’une série de plaintes pour harcèlement sexuel a fini par révéler l’existence présumée d’un vaste réseau organisé à travers plusieurs localités du Sénégal. À Linguère, l’enquête menée par les forces de sécurité a déjà conduit à 23 mandats de dépôt et à l’identification d’une trentaine de personnes, dans un dossier aux ramifications multiples qui continue de susciter de nombreuses interrogations.
Selon les informations rapportées par le journal Libération, l’affaire a éclaté après la plainte d’une victime ayant dénoncé des faits répétés de harcèlement sexuel. Les révélations faites à son employeur ont rapidement conduit les enquêteurs jusqu’à un premier suspect : Mame Abdou Lecore, plus connu sous le surnom de « Baye Tama », un tailleur âgé de 32 ans.
Interpellé puis placé en garde à vue, ce dernier aurait reconnu les faits qui lui sont reprochés. Son audition marque alors un tournant décisif dans l’enquête. D’après Libération, ses déclarations permettent aux policiers de découvrir l’existence d’un groupe WhatsApp utilisé pour organiser des rencontres sexuelles entre plusieurs membres répartis dans différentes zones du pays.
Au fil des investigations, d’autres victimes se manifestent, faisant passer le nombre de plaintes à quatre contre le même individu. Les enquêteurs remontent ensuite progressivement les ramifications du réseau grâce aux aveux des personnes arrêtées.
Parmi les noms cités figure Amadou Guèye, surnommé « Tigui », commerçant de 48 ans, présenté comme l’un des principaux recruteurs et organisateurs du groupe. Les enquêteurs le soupçonnent d’avoir joué un rôle central dans la mise en relation des membres et dans l’organisation de rencontres sexuelles collectives dans plusieurs localités.
L’enquête prend une dimension encore plus sensible lorsque certains mis en cause sont soumis à des tests médicaux. Libération indique qu’Amadou Guèye aurait été déclaré séropositif au VIH/Sida, tout comme plusieurs autres personnes citées dans le dossier, notamment Allé Daffé et Mbaba Gningue.
Les auditions successives ont également permis de dresser le profil varié des personnes impliquées. Selon les éléments de l’enquête, plusieurs corps de métier sont concernés : enseignants, étudiants, marabouts, éleveurs, boulangers, agents de sécurité, électromécaniciens ou encore commerçants. Cette diversité des profils a renforcé la complexité du dossier et l’ampleur supposée du réseau.
Toujours selon Libération, les enquêteurs ont particulièrement été marqués par la quantité d’aveux recueillis au cours de la procédure. La plupart des personnes interpellées auraient coopéré avec les policiers, livrant des détails précis sur le fonctionnement interne du groupe, ses modes de communication et l’identité de plusieurs participants.
La 23e arrestation, celle de Ndiaga Seck, est venue provisoirement clôturer cette première phase de l’enquête. Il aurait été cité par Ahmadou Lamine Dia, lequel aurait remis aux enquêteurs des photographies et différents contenus jugés compromettants afin d’appuyer ses déclarations.
Dakar – Le député non-inscrit Tamsir Thioye a vivement dénoncé ce qu’il qualifie de « falsification » dans le processus législatif ayant conduit à la promulgation d’un texte de loi controversé. Selon lui, le document signé par le président de l’Assemblée nationale ne correspondrait pas à celui adopté en séance plénière, soulevant de graves interrogations sur la régularité de la procédure parlementaire.
« Quand j’ai reçu le texte signé, j’ai immédiatement constaté des incohérences. J’ai dit : “Danguene dioum, ce n’est pas le texte que nous avons voté” », a-t-il affirmé, soutenant que l’administration parlementaire ne lui aurait jamais fourni la version conforme au texte adopté.
Des irrégularités dans la procédure
Le parlementaire indique que la proposition initiale comportait trois articles, examinés en commission puis en plénière. Toutefois, après l’introduction d’un amendement, le texte final aurait été modifié de manière irrégulière.
« Aujourd’hui, nous avons trois numéros différents pour un même texte : 9/2026, 10/2026 et 11/2026. C’est inadmissible et inédit dans l’histoire de notre pays », a-t-il déclaré.
Une interpellation du chef de l’État
Estimant qu’« un acte de falsification est avéré », Tamsir Thioye affirme avoir interpellé le président de la République, en sa qualité de garant de la Constitution. Malgré ces alertes, le chef de l’État aurait promulgué un texte qu’il juge « faux, contradictoire et inapplicable », protégé selon lui par « des faussaires ».
Le député regrette par ailleurs que le recours au Conseil constitutionnel n’ait pas été enclenché, faute du nombre requis de parlementaires pour saisir la juridiction compétente. « Nous sommes désarmés », a-t-il déploré.
Des conséquences institutionnelles évoquées
Au-delà des questions de procédure, Tamsir Thioye met en garde contre les conséquences politiques et institutionnelles de cette affaire. Selon lui, « c’est le code électoral qui est en jeu, un texte consensuel depuis 1992. Sa falsification entache l’image du Sénégal et fragilise la confiance dans nos institutions ».
Il appelle enfin à des réformes urgentes afin de renforcer la transparence du processus législatif : « Il n’est plus question qu’un texte soit envoyé au président de la République sans ampliation aux députés, aux groupes parlementaires et aux non-inscrits. »
Le Sénégal franchit une nouvelle étape dans la professionnalisation du secteur des transports urbains. Cent jeunes chauffeurs professionnels ont officiellement reçu, ce mardi, leur attestation de fin de formation après trois mois d’apprentissage intensif financés par le Fonds de Financement de la Formation professionnelle et technique (3FPT) à hauteur de 40 millions de francs CFA.
La cérémonie de remise des attestations a été présidée par le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Amadou Moustapha Ndieck Sarré, en présence des responsables du 3FPT, de l’entreprise de transport Kai Ñu Dem ainsi que du Centre de formation aux métiers portuaires et à la logistique (CFMPL).
Cette initiative s’inscrit dans le cadre du Projet de formation-insertion (PFI), un mécanisme mis en place pour rapprocher la formation professionnelle des besoins réels du marché de l’emploi. Le programme repose sur un partenariat tripartite entre l’État du Sénégal, à travers le 3FPT, l’entreprise Kai Ñu Dem qui s’est engagée à recruter l’ensemble des bénéficiaires, et le CFMPL chargé de dispenser les enseignements techniques et pratiques.
À travers ce projet, les autorités ambitionnent de contribuer à l’amélioration de la mobilité urbaine tout en offrant des perspectives d’emploi durables à des jeunes souvent confrontés aux difficultés d’insertion professionnelle.
Prenant la parole lors de la cérémonie, le directeur général du 3FPT, Babo Amadou Ba, a rappelé que sa structure a déjà injecté près de 600 millions de francs CFA dans une trentaine de projets similaires à travers le pays. Selon lui, ces programmes ont permis l’insertion de plus de 2 000 jeunes dans différents secteurs d’activités.
Il a souligné que cette dynamique répond à une priorité nationale dans un contexte où les jeunes de moins de 35 ans représentent près de 75 % de la population sénégalaise. Pour les autorités, la formation qualifiante constitue ainsi un levier essentiel de lutte contre le chômage et de promotion de l’employabilité.
Le directeur général de Kai Ñu Dem, Pape Seyni Ndiaye, a pour sa part insisté sur la nécessité de professionnaliser davantage le métier de chauffeur de taxi au Sénégal. Il estime que ce partenariat permettra non seulement de renforcer la qualité du service offert aux usagers, mais également de créer des emplois stables dans un secteur en pleine mutation.
Il a également mis en avant les enjeux liés à l’organisation des Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026, affirmant que ces jeunes chauffeurs auront un rôle important à jouer dans l’accueil et la mobilité des visiteurs durant cet événement international prévu en novembre prochain.
De son côté, la directrice générale du CFMPL, Awa Ndiaye Sagna, a rappelé que le secteur des transports fait aujourd’hui face à de profondes transformations marquées par des exigences accrues en matière de sécurité routière, de fiabilité et de qualité de service.
Elle a indiqué que les bénéficiaires ont été formés non seulement à la conduite professionnelle, mais également aux comportements citoyens, à la sécurité routière et aux règles de discipline indispensables dans le transport public.