Assainissement : l’ONAS récompense des élèves engagés et alerte contre les dépôts de déchets pendant la Tabaski

L’Office National de l’Assainissement du Sénégal (ONAS) a organisé, ce mercredi 20 mai 2026, une cérémonie de remise de prix aux lauréats du concours sur l’assainissement initié par la Cellule de promotion de l’assainissement autonome. L’événement s’est tenu à la station d’épuration de Cambérène, sous la présidence du Directeur général de l’ONAS, Séni Diène, en présence d’autorités administratives, de responsables d’établissements scolaires, de partenaires techniques et de nombreux agents de l’office.

Cette initiative, appuyée par la Fondation Gates, s’inscrit dans une dynamique de sensibilisation et de recherche de solutions innovantes face aux défis persistants du sous-secteur de l’assainissement au Sénégal. À travers ce concours, l’ONAS entend promouvoir de nouveaux comportements citoyens, particulièrement chez les jeunes, afin de préserver les infrastructures d’assainissement et lutter contre les mauvaises pratiques qui compromettent leur fonctionnement.

Dans son intervention, le Directeur général de l’ONAS a insisté sur les conséquences des comportements inciviques observés à l’approche de la fête de Tabaski. Selon lui, plusieurs ouvrages d’assainissement, notamment les canalisations, les rigoles et les bassins de rétention, sont régulièrement transformés en dépotoirs. Il a notamment déploré le fait que certaines personnes y déversent les peaux et déchets issus du sacrifice des moutons, provoquant ainsi l’obstruction des réseaux d’évacuation.

Séni Diène a rappelé que ces pratiques entraînent souvent des dysfonctionnements majeurs, à l’origine de reflux d’eaux usées et d’inondations durant l’hivernage. Face à cette situation, il a indiqué que l’ONAS intensifie ses campagnes de sensibilisation pour préserver les investissements réalisés dans le secteur et éviter la dégradation des infrastructures.

« Faisons la fête de Tabaski tout en préservant les canalisations et tous les ouvrages d’assainissement », a lancé le Directeur général, appelant les populations à adopter des comportements responsables.

Le concours a enregistré la participation de 120 candidats issus d’une quarantaine d’établissements scolaires de la région de Dakar. Après les délibérations du jury, neuf lauréats ont été récompensés, avec trois distinctions dans chaque catégorie : élémentaire, collège et lycée.

Les thèmes proposés aux participants portaient sur des problématiques concrètes liées à l’assainissement et à la protection de l’environnement. Les élèves du primaire devaient produire un dessin illustrant un problème d’assainissement, tandis que les collégiens étaient invités à analyser une situation de stagnation d’eaux usées et à proposer des solutions pour préserver la santé publique et le cadre de vie. De leur côté, les lycéens ont réfléchi à la question de l’accès aux toilettes en milieu scolaire comme enjeu de santé publique et de protection de l’environnement.

Le Directeur général de l’ONAS s’est félicité de la qualité des productions soumises au jury. Il a salué l’engagement des élèves ainsi que l’implication des encadreurs, des chefs d’établissement et des inspections d’académie qui ont accompagné cette initiative éducative et citoyenne.

S’adressant particulièrement aux jeunes participants, Séni Diène a souligné le rôle essentiel de l’école dans le changement durable des mentalités. Il a invité les lauréats à devenir de véritables ambassadeurs de la préservation des ouvrages d’assainissement au sein de leurs familles, de leurs établissements et de leurs communautés.

La cérémonie s’est achevée dans une ambiance conviviale marquée par des remerciements adressés à l’ensemble des acteurs impliqués dans l’organisation du concours, notamment la Cellule de promotion de l’assainissement autonome, les membres du jury, le consultant, les responsables scolaires, les autorités administratives ainsi que les partenaires techniques ayant contribué au succès de cette initiative.

Escroquerie au visa : le chanteur religieux Asse Dione de nouveau dans la tourmente judiciaire

Le chanteur religieux Asse Dione se retrouve une nouvelle fois au cœur d’une affaire judiciaire. Déjà impliqué dans un dossier retentissant lié à Pape Cheikh Diallo et plusieurs autres mis en cause, l’artiste fait désormais face à de nouvelles accusations portant sur une présumée escroquerie au visa.

Selon des informations révélées par le journal Libération, le chanteur a été extrait de prison par les éléments de la Brigade de recherches de Keur Massar avant d’être placé en garde à vue. Cette nouvelle procédure intervient alors qu’il se trouve déjà sous mandat de dépôt dans le cadre d’une autre affaire judiciaire, ce qui vient considérablement aggraver sa situation devant les autorités judiciaires.

D’après les premiers éléments de l’enquête, Asse Dione aurait approché deux personnes désireuses de voyager vers les États-Unis. Il leur aurait assuré disposer d’une structure spécialisée dans les démarches migratoires et leur aurait proposé un itinéraire passant par le Nicaragua, un pays souvent utilisé comme point de transit par certains candidats à l’émigration clandestine cherchant à rejoindre le territoire américain.

Convaincues par les promesses du chanteur, les deux victimes présumées auraient versé une somme globale estimée à 2,3 millions de francs CFA comme avance pour l’organisation du voyage. Toutefois, selon leurs déclarations, le départ promis n’a jamais été concrétisé et aucune procédure sérieuse n’aurait finalement été engagée pour leur permettre de quitter le pays.

Face aux enquêteurs de la Brigade de recherches de Keur Massar, le mis en cause n’aurait pas nié les faits qui lui sont reprochés. Toujours selon Libération, il aurait reconnu avoir perçu l’argent remis par les plaignants. Il aurait également proposé un remboursement progressif des montants encaissés, tentant ainsi de trouver un arrangement avec les victimes présumées.

Cette reconnaissance partielle pourrait néanmoins ne pas suffire à le mettre à l’abri de nouvelles poursuites. Les enquêteurs poursuivent actuellement leurs investigations afin de déterminer l’ampleur exacte de cette affaire. Ils cherchent notamment à savoir si d’autres personnes auraient été victimes du même procédé.

Le dossier pourrait ainsi prendre une dimension plus importante dans les prochains jours, surtout si de nouvelles plaintes venaient à être enregistrées. Déjà fragilisé par ses précédents démêlés judiciaires, Asse Dione voit son passif judiciaire s’alourdir davantage.

Le chanteur religieux devrait être présenté de nouveau ce jeudi devant le tribunal de Pikine-Guédiawaye, où les autorités judiciaires décideront des suites à donner à cette nouvelle affaire d’escroquerie présumée au visa.

Autoroute Mbour–Fatick–Kaolack : la colère monte autour de l’absence d’accès à Médina Dokh

Le chantier de l’autoroute à péage Mbour–Fatick–Kaolack continue de susciter de vives contestations dans le département de Fatick. Cette fois, c’est le Collectif pour la défense des intérêts de l’axe Ndiosmone–Fimela–Palmarin–Djiffère qui hausse le ton pour dénoncer le choix de l’implantation de la sortie autoroutière à Thiadiaye. Une décision que ses membres considèrent comme injuste, incohérente et pénalisante pour une grande partie des populations du Saloum.

Dans une déclaration publique, le président du collectif, Birama Ndiaye, a exprimé la profonde frustration des habitants des zones concernées. Selon lui, le positionnement actuel de la sortie de l’autoroute ne répond ni aux réalités démographiques, ni aux enjeux économiques et touristiques du territoire. Il estime que le site de Médina Dokh, situé dans le village de Khondiogne Tattaguine sur l’axe Ndiosmone–Fimela, représentait pourtant une option beaucoup plus stratégique pour assurer une meilleure desserte des localités du Saloum.

Le collectif affirme que le choix de Thiadiaye avantage essentiellement un nombre restreint de communes comme Thiadiaye, Nguéniéne et Fissel, au détriment d’un vaste espace regroupant plusieurs zones à fort potentiel économique et touristique. Les défenseurs de l’axe Ndiosmone–Fimela soutiennent qu’un accès autoroutier à Médina Dokh aurait permis de connecter plus efficacement des localités comme Tattaguine, Loul Sessène, Djilass, Dioffior, Fimela, Samba Dia, Palmarin, Djiffère ainsi que les îles du Saloum dépendant de l’arrondissement de Niodior.

Pour Birama Ndiaye, la situation actuelle est difficilement compréhensible. Il considère qu’il existe un décalage manifeste entre les besoins des populations et les choix opérés dans le cadre du projet autoroutier. Selon lui, les zones aujourd’hui privées d’accès direct constituent pourtant des pôles importants d’activités économiques, de pêche, de tourisme et de commerce.

Sur le terrain, les conséquences commencent déjà à se faire sentir, selon le collectif. Les populations de Ndiosmone, Fimela, Niodior et des localités voisines seraient contraintes de parcourir plusieurs kilomètres supplémentaires pour rejoindre l’autoroute à partir de Thiadiaye, alors même que l’infrastructure traverse leur territoire. Une situation qui rallonge les temps de trajet, augmente les coûts de transport et complique les échanges commerciaux entre les communes du Saloum et les grands centres urbains comme Kaolack ou Dakar.

Les usagers dénoncent également les détours imposés par l’absence d’entrée et de sortie à Médina Dokh. Pour de nombreux automobilistes, les déplacements vers Kaolack nécessitent désormais de longues déviations par la route nationale N1, réduisant considérablement les avantages attendus de cette infrastructure censée désenclaver les territoires et fluidifier la circulation.

Le collectif estime ainsi que l’autoroute, dans sa configuration actuelle, risque d’accentuer les inégalités territoriales plutôt que de favoriser le développement harmonieux des zones traversées. Ses membres parlent même d’une menace pour l’économie locale, notamment pour les activités liées au tourisme balnéaire et écologique dans les zones de Palmarin, Djiffère et des îles du Saloum.

Face à cette situation, le collectif réclame une intervention rapide du ministère des Infrastructures afin de revoir le projet et d’aménager un accès complet à hauteur de Médina Dokh. Ses responsables expliquent avoir déjà saisi les autorités administratives locales ainsi que le ministre des Infrastructures, Déthié Fall, afin d’obtenir une révision de ce qu’ils considèrent comme une erreur héritée de l’ancien régime.

En attendant une réponse des autorités, les membres du collectif appellent les populations concernées à maintenir la mobilisation. Pour eux, l’ouverture d’un accès autoroutier à Médina Dokh dépasse désormais la simple question des infrastructures routières. Ils y voient un enjeu majeur de désenclavement, de développement économique et de reconnaissance territoriale pour l’ensemble des communautés du Saloum.

Après trois ans et onze mois à la tête de l’arrondissement de Sangalkam, l’ancien sous-préfet Mamadou DIOUF a officiellement passé le témoin à Abdoulaye Kharma, désormais nouveau sous-préfet de la circonscription.




‎Lors de la cérémonie de passation de service, le désormais ex-chef de l’exécutif territorial est revenu sur les nombreuses réalisations accomplies durant son magistère, tout en réaffirmant sa volonté d’avoir été « un sous-préfet de proximité » au service des populations.
‎Dans son discours, Mamadou DIOUF a rappelé avoir piloté plusieurs projets structurants de l’État ayant un impact majeur sur le développement de l’arrondissement de Sangalkam. Parmi les chantiers cités figurent notamment le projet de l’autoroute Dakar–Thiès–Tivaouane, le projet de construction de l’usine de dessalement, le réseau gazier Yakaar-Teranga, ainsi que le Projet d’amélioration de l’accès à l’électricité au Sénégal (PADAES). À cela s’ajoute le projet de ville verte au Lac Rose, porté avec la société égyptienne Orascom, considéré comme l’un des programmes urbains les plus ambitieux de la zone.
‎L’ancien sous-préfet a également insisté sur les efforts déployés dans la lutte contre les inondations, un problème qui a longtemps marqué l’histoire de Sangalkam. « Nul n’ignore qu’en 2012, Sangalkam était l’épicentre des inondations », a-t-il rappelé, avant de saluer le travail mené avec les différents services de l’État, notamment la DPGI et l’ONAS, afin de soulager les populations touchées dans plusieurs villages de l’arrondissement.
‎Sur le plan social et foncier, Mamadou Diouf s’est félicité d’avoir contribué à prévenir et régler plusieurs conflits domaniaux. Parmi les dossiers qui l’ont le plus marqué figure celui dénommé « Khalou Dioula », qu’il considère comme l’un des conflits les plus sensibles traités durant son passage à Sangalkam.
‎Profitant de cette tribune, il a adressé ses remerciements au préfet du département de Rufisque, Magatte DIOUCK, pour « son soutien sans faille », avant de souhaiter plein succès à son successeur, Abdoulaye Kharma.
‎La cérémonie de passation de service s’est tenue en présence des maires des communes de Sangalkam, Bambilor et Tivaouane Peulh-Niague, qui polarisent l’arrondissement de Sangalkam. Des autorités coutumières et religieuses ont également pris part à l’événement.
‎En quittant Sangalkam pour rejoindre la sous-préfecture de Sam Notaire, dans le département de Guédiawaye, Mamadou Diouf laisse derrière lui un arrondissement en pleine mutation, marqué par plusieurs projets d’envergure et une gouvernance de proximité saluée par de nombreux acteurs locaux.

CCJS : Khady Diène Gaye serre la vis contre le cumul des mandats avant l’installation des conseillers

À quelques semaines de l’installation officielle des membres du Conseil consultatif des jeunes du Sénégal (CCJS), la ministre de la Jeunesse et des Sports, Khady Diène Gaye, a décidé de rappeler fermement les règles encadrant le fonctionnement de cette nouvelle instance nationale dédiée à la jeunesse.

Dans une circulaire adressée aux gouverneurs de région, l’autorité ministérielle exige une application stricte du principe de non-cumul des mandats lors de la mise en place des futurs organes du CCJS. Cette note vise à prévenir toute situation d’incompatibilité dans la représentation des jeunes conseillers élus à travers le pays.

Le document précise qu’un conseiller titulaire élu au sein d’une collectivité territoriale ne peut simultanément détenir un autre mandat de titulaire à un niveau différent de représentation. Autrement dit, un même élu ne pourra pas occuper plusieurs postes de titulaire au sein de l’architecture du CCJS. En cas de cumul constaté, le mandat concerné sera automatiquement attribué au suppléant désigné, conformément aux dispositions prévues par les textes encadrant l’institution.

La ministre apporte toutefois une nuance importante dans cette directive. Elle indique qu’un conseiller déjà titulaire à un niveau inférieur peut être maintenu comme suppléant à un échelon supérieur sans que cela ne constitue une violation des règles établies. Cette précision vise à éviter les interprétations divergentes lors du processus d’installation des instances régionales et nationales.

Cette sortie intervient dans le prolongement du scrutin organisé le 10 mai 2026 sur l’ensemble du territoire national. À cette occasion, les jeunes conseillers du CCJS ont été élus sous forme de binômes paritaires composés d’un garçon et d’une fille dans chaque commune du Sénégal. Les autorités avaient présenté cette démarche comme une volonté d’assurer une représentation équilibrée et inclusive de la jeunesse sénégalaise.

Le Conseil consultatif des jeunes du Sénégal a été créé par décret présidentiel le 5 décembre 2025 afin de remplacer l’ancien Conseil national de la jeunesse du Sénégal. À travers cette réforme, les pouvoirs publics ambitionnent de mettre en place un cadre plus participatif permettant aux jeunes de prendre part aux politiques publiques, aux débats de gouvernance locale ainsi qu’aux questions liées au développement social et économique.

L’installation officielle des membres du CCJS est attendue au cours du mois de juin prochain. Dans les régions comme dans les communes, les autorités administratives sont désormais appelées à veiller rigoureusement au respect des critères d’éligibilité et des incompatibilités prévues par les textes afin d’éviter toute contestation autour de cette nouvelle structure consultative.

Le Pool judiciaire financier frappe fort : plus de 1 000 arrestations et des milliards de FCFA saisis

La lutte contre les biens mal acquis connaît une accélération sans précédent au Sénégal. Moins de deux ans après son installation officielle, le Pool judiciaire financier (PJF) s’impose déjà comme l’un des principaux instruments de l’État dans la traque de la criminalité économique et financière. Selon les révélations du quotidien L’Observateur, cette juridiction spécialisée affiche des résultats spectaculaires, traduisant la volonté des autorités de renforcer la reddition des comptes et de durcir la répression contre les détournements de deniers publics, les fraudes financières et les réseaux criminels liés à l’économie souterraine.

Créé par la loi n°2023-15 du 2 août 2023 pour remplacer l’ancienne Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI), le Pool judiciaire financier a été officiellement installé en septembre 2024. Depuis sa mise en service, la machine judiciaire s’est rapidement mise en branle. D’après les chiffres obtenus par L’Observateur, le PJF a déjà procédé à 1 090 arrestations et transmis près de 600 dossiers aux cabinets d’instruction compétents.

Cette activité intense repose en grande partie sur les investigations et rapports transmis par plusieurs organes de contrôle de l’État. La Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF), l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC), l’Inspection générale d’État (IGE) ainsi que la Cour des comptes figurent parmi les principaux pourvoyeurs de dossiers sensibles. Selon les informations publiées par le journal, 55 rapports émanant de la CENTIF ont été transmis aux juges d’instruction. À cela s’ajoutent neuf rapports de l’OFNAC et neuf autres provenant de l’IGE, dont plusieurs font déjà l’objet d’enquêtes approfondies ou de procédures judiciaires en cours.

Les montants concernés donnent la mesure de l’ampleur de cette offensive judiciaire. Les saisies et cautionnements en numéraire dépasseraient désormais les 35 milliards de FCFA. En parallèle, des cautionnements en nature estimés à près de 3,9 milliards de FCFA ont également été enregistrés, comprenant notamment six immeubles bâtis placés sous contrôle judiciaire.

Le patrimoine immobilisé par le PJF ne se limite pas aux avoirs bancaires et aux biens immobiliers classiques. Les enquêteurs ont également saisi 115 véhicules et une vingtaine de titres fonciers couvrant plus de 200 hectares. Plusieurs appartements, terrains et autres propriétés immobilières font actuellement l’objet de mesures conservatoires dans le cadre des procédures engagées.

Les investigations touchent aussi des secteurs liés à la criminalité transnationale. Des pirogues, moteurs hors-bord et équipements utilisés dans des réseaux d’émigration clandestine ont été récupérés par les autorités judiciaires. Divers matériels électroniques ont également été placés sous saisie dans le cadre d’enquêtes portant sur des opérations financières suspectes.

Face à l’ampleur des dossiers traités et à la complexité croissante des montages financiers, le Pool judiciaire financier estime toutefois que des moyens supplémentaires deviennent indispensables. Selon L’Observateur, les responsables de cette juridiction spécialisée plaident pour un renforcement significatif des effectifs, notamment à travers le recrutement d’assistants spécialisés et la création d’une unité d’enquête dédiée exclusivement aux crimes économiques et financiers.

La formation continue des magistrats, enquêteurs et experts impliqués dans ces procédures apparaît également comme un enjeu central. Les autorités judiciaires veulent adapter leurs méthodes à une criminalité financière de plus en plus sophistiquée, souvent marquée par des circuits internationaux de blanchiment, des sociétés écrans et des opérations complexes de dissimulation d’avoirs.

Détournement présumé de 95 millions FCFA à Ngaparou : l’ex-directeur d’Aventurin Recoroute face à la justice

Une vaste affaire de détournement présumé secoue actuellement la Petite-Côte. À Ngaparou, l’ancien directeur général de la société Aventurin Recoroute, identifié sous les initiales S. Souaré, est poursuivi pour des faits portant sur un montant estimé à 95 millions de FCFA. L’homme, de nationalité ivoirienne, est détenu à la prison de Mbour depuis son placement sous mandat de dépôt le 10 avril 2026.

Selon les éléments de l’enquête révélés par L’Observateur, l’affaire trouve son origine dans des anomalies constatées autour de la gestion financière de l’entreprise spécialisée dans les infrastructures routières. S. Souaré dirigeait la société depuis 2021 et bénéficiait de la confiance de ses supérieurs installés en Allemagne. Mais derrière cette apparente stabilité, plusieurs irrégularités auraient progressivement été mises au jour.

Le dossier a commencé à prendre forme à partir de la situation du directeur technique de l’entreprise, M. Thiam, aujourd’hui promu à la tête de la société. Ce dernier serait resté durant cinq mois sans percevoir son salaire, évalué à près de quatre millions de FCFA. Pour justifier ces retards, l’ancien directeur général lui aurait expliqué que l’entreprise traversait une période financière particulièrement difficile.

Pendant plusieurs mois, l’ingénieur en génie civil accepte cette explication et patiente dans l’espoir d’un retour à la normale. Mais un détail finit par éveiller ses soupçons. Au sixième mois, son salaire lui est finalement transféré via l’application Wave, alors que les paiements étaient jusque-là effectués exclusivement par virement bancaire.

Intrigué par ce changement inhabituel, M. Thiam entreprend discrètement des vérifications internes. Ses recherches auraient révélé que l’entreprise ne connaissait en réalité aucune difficulté financière majeure. Les comptes de la société mère allemande ne montraient aucun signe de crise susceptible d’expliquer les retards de paiement.

Soupçonnant une fraude organisée, le directeur technique décide alors de saisir le procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Mbour. À la suite de cette plainte, la direction de Aventurin Recoroute ordonne un audit interne afin d’évaluer l’ampleur des irrégularités.

Les conclusions de cette mission d’audit vont rapidement alourdir les soupçons pesant sur l’ancien directeur général. Les experts découvrent plusieurs opérations financières jugées suspectes. Une somme de 1,7 million de FCFA destinée à des frais de notaire aurait disparu. Plus de quatre millions de FCFA destinés à des fournisseurs n’auraient jamais été reversés. À cela s’ajoutent les arriérés de salaires du directeur technique ainsi que d’autres mouvements financiers non justifiés.

Les investigations révèlent également un système présumé de falsification de documents bancaires. Selon les enquêteurs, S. Souaré aurait transmis à ses supérieurs hiérarchiques en Allemagne de faux relevés bancaires afin de masquer les transactions réelles effectuées sur les comptes de l’entreprise.

Face aux premières découvertes, l’ancien dirigeant aurait signé une reconnaissance de dette portant sur plusieurs dizaines de millions de FCFA. Mais l’approfondissement des investigations financières permettra finalement d’estimer le préjudice global à environ 95 millions de FCFA.

Licencié depuis novembre 2025, S. Souaré sera ensuite interpellé par les éléments de la Brigade de recherches de Saly Portudal avant son placement sous mandat de dépôt.

Au cours de l’enquête préliminaire, le mis en cause aurait reconnu une partie des faits. Il aurait expliqué aux enquêteurs avoir utilisé les fonds détournés pour faire face à des difficultés familiales en Côte d’Ivoire.

Mais lors de sa comparution devant le Tribunal de grande instance de Mbour, le prévenu a adopté une ligne de défense totalement différente. À la barre, il a affirmé que les sommes en question avaient servi à couvrir diverses dépenses liées au fonctionnement de l’entreprise, notamment des factures, des locations de véhicules et des rémunérations de prestataires.

Désormais directeur général de Aventurin Recoroute, M. Thiam réclame dix millions de FCFA au titre des dommages et intérêts. De son côté, l’entreprise exige une réparation estimée à 150 millions de FCFA pour le préjudice financier et moral subi.

Le parquet, pour sa part, a requis une application rigoureuse de la loi face à ce qu’il considère comme des faits particulièrement graves.

Le jugement dans cette affaire très suivie à Mbour est attendu le 26 mai prochain.

Parcelles-Assainies : un commerçant simule un cambriolage pour détourner plus de 1,5 million FCFA d’une tontine

Le commissariat d’arrondissement des Parcelles-Assainies a déféré, ce mardi 19 mai 2026, le commerçant M. T. Sèye au parquet de Dakar pour détournement de fonds. L’homme est accusé d’avoir orchestré un faux cambriolage de son propre magasin afin de masquer la disparition de l’argent d’une tontine qu’il gérait au profit de plusieurs femmes du quartier.

Selon des informations recueillies auprès de sources proches du dossier, l’affaire trouve son origine dans une tontine mise en place par le commerçant, domicilié à l’Unité 11 des Parcelles-Assainies. Au fil des mois, plusieurs adhérentes, principalement des femmes, lui avaient confié leurs cotisations dans un climat de confiance. La somme totale collectée s’élevait à 1 521 000 francs CFA et devait être redistribuée à l’approche de la Tabaski 2026, une période cruciale pour de nombreuses familles confrontées à d’importantes dépenses.

Mais le 4 mai dernier, le gérant informe brusquement les membres de la tontine qu’il a été victime d’un cambriolage durant la nuit. Il affirme alors que des individus inconnus se sont introduits dans son magasin et ont emporté l’intégralité de la caisse contenant les fonds des cotisantes. Sur place, tout semblait confirmer sa version des faits : des cadenas brisés gisaient au sol tandis que le rideau de fer du commerce était partiellement soulevé, donnant l’apparence d’une effraction soigneusement mise en scène.

Malgré ce décor troublant, plusieurs victimes ont rapidement exprimé des doutes face aux circonstances du prétendu vol. Soupçonnant une manipulation, elles se sont organisées en collectif avant de déposer une plainte auprès du commissariat des Parcelles-Assainies afin que toute la lumière soit faite sur la disparition de leur argent.

Les investigations menées par les policiers ont alors permis de relever de nombreuses incohérences dans les déclarations du commerçant. Convoqué pour audition, M. T. Sèye a d’abord tenté de maintenir sa version des faits, répétant que son magasin avait été ciblé par des malfaiteurs. Mais sous les questions insistantes des enquêteurs et face aux contradictions relevées dans son récit, il a fini par passer aux aveux.

Le commerçant a reconnu avoir lui-même brisé les cadenas de sa boutique et forcé le rideau métallique dans le but de faire croire à un cambriolage. Il a également admis avoir utilisé à des fins personnelles l’intégralité des fonds appartenant aux membres de la tontine.

Évasion avortée de « Mara milliardaire » : le marabout rattrapé après une fuite spectaculaire à Dakar

Le marabout Serigne A. Faye, plus connu sous le surnom de « Mara milliardaire », a tenté de s’évader de manière spectaculaire alors qu’il était extrait de la Maison d’arrêt et de correction de Rebeuss pour des soins médicaux au centre hospitalier Abass Ndao, à Dakar. Déjà poursuivi dans une affaire judiciaire particulièrement lourde, le détenu a finalement été repris après une course-poursuite dans les rues de la capitale.

Selon les informations rapportées par le quotidien L’Observateur, les faits se sont déroulés jeudi dernier lors d’une extraction médicale encadrée par des agents pénitentiaires. Profitant d’un moment d’inattention, le détenu aurait demandé à se rendre aux toilettes avant de réussir à s’échapper par une fenêtre du bâtiment hospitalier.

Son absence a rapidement alerté les surveillants pénitentiaires qui ont immédiatement déclenché une opération de recherche dans les environs de la Gueule-Tapée. S’en est suivie une course-poursuite dans plusieurs ruelles du quartier. Après plusieurs minutes de traque, Serigne A. Faye a finalement été rattrapé et maîtrisé de justesse par les agents chargés de son escorte.

Replacé à la MAC de Rebeuss, le mis en cause fait désormais l’objet d’une procédure supplémentaire pour tentative d’évasion, un nouvel élément qui vient alourdir un dossier judiciaire déjà particulièrement accablant devant le cabinet du juge d’instruction du tribunal de Pikine-Guédiawaye.

Le marabout avait été arrêté à la suite d’une enquête menée par la Division des investigations criminelles (DIC), sous la supervision du procureur Saliou Dicko. Les charges retenues contre lui sont nombreuses et particulièrement graves. Il est notamment poursuivi pour association de malfaiteurs, actes contre-nature, pédophilie, viols répétés sur mineur, transmission volontaire du VIH, rébellion, mise en danger de la vie d’un fonctionnaire de police ainsi que blanchiment de capitaux.

L’enquête porte sur un présumé réseau de prostitution impliquant un mineur âgé de 16 ans. Les investigations avaient également révélé une première tentative de fuite du suspect vers la Gambie. Les enquêteurs sénégalais, en collaboration avec Interpol, étaient finalement parvenus à le localiser avant son rapatriement à Dakar où il avait été placé sous mandat de dépôt.

Les circonstances de son interpellation avaient déjà attiré l’attention. D’après les éléments de l’enquête, Serigne A. Faye aurait simulé un malaise de sa mère pour gagner du temps lorsque les policiers s’étaient présentés à son domicile situé aux Almadies. Dans sa tentative de fuite, il aurait ensuite foncé avec son véhicule sur un agent de police. Le fonctionnaire aurait évité le choc de justesse, échappant à un drame.

Réseau sexuel démantelé à Linguère : 23 mandats de dépôt après des aveux en cascade

Ce qui n’était au départ qu’une série de plaintes pour harcèlement sexuel a fini par révéler l’existence présumée d’un vaste réseau organisé à travers plusieurs localités du Sénégal. À Linguère, l’enquête menée par les forces de sécurité a déjà conduit à 23 mandats de dépôt et à l’identification d’une trentaine de personnes, dans un dossier aux ramifications multiples qui continue de susciter de nombreuses interrogations.

Selon les informations rapportées par le journal Libération, l’affaire a éclaté après la plainte d’une victime ayant dénoncé des faits répétés de harcèlement sexuel. Les révélations faites à son employeur ont rapidement conduit les enquêteurs jusqu’à un premier suspect : Mame Abdou Lecore, plus connu sous le surnom de « Baye Tama », un tailleur âgé de 32 ans.

Interpellé puis placé en garde à vue, ce dernier aurait reconnu les faits qui lui sont reprochés. Son audition marque alors un tournant décisif dans l’enquête. D’après Libération, ses déclarations permettent aux policiers de découvrir l’existence d’un groupe WhatsApp utilisé pour organiser des rencontres sexuelles entre plusieurs membres répartis dans différentes zones du pays.

Au fil des investigations, d’autres victimes se manifestent, faisant passer le nombre de plaintes à quatre contre le même individu. Les enquêteurs remontent ensuite progressivement les ramifications du réseau grâce aux aveux des personnes arrêtées.

Parmi les noms cités figure Amadou Guèye, surnommé « Tigui », commerçant de 48 ans, présenté comme l’un des principaux recruteurs et organisateurs du groupe. Les enquêteurs le soupçonnent d’avoir joué un rôle central dans la mise en relation des membres et dans l’organisation de rencontres sexuelles collectives dans plusieurs localités.

L’enquête prend une dimension encore plus sensible lorsque certains mis en cause sont soumis à des tests médicaux. Libération indique qu’Amadou Guèye aurait été déclaré séropositif au VIH/Sida, tout comme plusieurs autres personnes citées dans le dossier, notamment Allé Daffé et Mbaba Gningue.

Les auditions successives ont également permis de dresser le profil varié des personnes impliquées. Selon les éléments de l’enquête, plusieurs corps de métier sont concernés : enseignants, étudiants, marabouts, éleveurs, boulangers, agents de sécurité, électromécaniciens ou encore commerçants. Cette diversité des profils a renforcé la complexité du dossier et l’ampleur supposée du réseau.

Toujours selon Libération, les enquêteurs ont particulièrement été marqués par la quantité d’aveux recueillis au cours de la procédure. La plupart des personnes interpellées auraient coopéré avec les policiers, livrant des détails précis sur le fonctionnement interne du groupe, ses modes de communication et l’identité de plusieurs participants.

La 23e arrestation, celle de Ndiaga Seck, est venue provisoirement clôturer cette première phase de l’enquête. Il aurait été cité par Ahmadou Lamine Dia, lequel aurait remis aux enquêteurs des photographies et différents contenus jugés compromettants afin d’appuyer ses déclarations.

Falsification présumée d’un texte de loi : Tamsir Thioye dénonce une « tache noire » sur la législature

Dakar – Le député non-inscrit Tamsir Thioye a vivement dénoncé ce qu’il qualifie de « falsification » dans le processus législatif ayant conduit à la promulgation d’un texte de loi controversé. Selon lui, le document signé par le président de l’Assemblée nationale ne correspondrait pas à celui adopté en séance plénière, soulevant de graves interrogations sur la régularité de la procédure parlementaire.

« Quand j’ai reçu le texte signé, j’ai immédiatement constaté des incohérences. J’ai dit : “Danguene dioum, ce n’est pas le texte que nous avons voté” », a-t-il affirmé, soutenant que l’administration parlementaire ne lui aurait jamais fourni la version conforme au texte adopté.

Des irrégularités dans la procédure

Le parlementaire indique que la proposition initiale comportait trois articles, examinés en commission puis en plénière. Toutefois, après l’introduction d’un amendement, le texte final aurait été modifié de manière irrégulière.

« Aujourd’hui, nous avons trois numéros différents pour un même texte : 9/2026, 10/2026 et 11/2026. C’est inadmissible et inédit dans l’histoire de notre pays », a-t-il déclaré.

Une interpellation du chef de l’État

Estimant qu’« un acte de falsification est avéré », Tamsir Thioye affirme avoir interpellé le président de la République, en sa qualité de garant de la Constitution. Malgré ces alertes, le chef de l’État aurait promulgué un texte qu’il juge « faux, contradictoire et inapplicable », protégé selon lui par « des faussaires ».

Le député regrette par ailleurs que le recours au Conseil constitutionnel n’ait pas été enclenché, faute du nombre requis de parlementaires pour saisir la juridiction compétente. « Nous sommes désarmés », a-t-il déploré.

Des conséquences institutionnelles évoquées

Au-delà des questions de procédure, Tamsir Thioye met en garde contre les conséquences politiques et institutionnelles de cette affaire. Selon lui, « c’est le code électoral qui est en jeu, un texte consensuel depuis 1992. Sa falsification entache l’image du Sénégal et fragilise la confiance dans nos institutions ».

Il appelle enfin à des réformes urgentes afin de renforcer la transparence du processus législatif : « Il n’est plus question qu’un texte soit envoyé au président de la République sans ampliation aux députés, aux groupes parlementaires et aux non-inscrits. »

Formation et emploi : 100 jeunes chauffeurs professionnels prêts à intégrer le réseau Kai Ñu Dem

Le Sénégal franchit une nouvelle étape dans la professionnalisation du secteur des transports urbains. Cent jeunes chauffeurs professionnels ont officiellement reçu, ce mardi, leur attestation de fin de formation après trois mois d’apprentissage intensif financés par le Fonds de Financement de la Formation professionnelle et technique (3FPT) à hauteur de 40 millions de francs CFA.

La cérémonie de remise des attestations a été présidée par le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Amadou Moustapha Ndieck Sarré, en présence des responsables du 3FPT, de l’entreprise de transport Kai Ñu Dem ainsi que du Centre de formation aux métiers portuaires et à la logistique (CFMPL).

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du Projet de formation-insertion (PFI), un mécanisme mis en place pour rapprocher la formation professionnelle des besoins réels du marché de l’emploi. Le programme repose sur un partenariat tripartite entre l’État du Sénégal, à travers le 3FPT, l’entreprise Kai Ñu Dem qui s’est engagée à recruter l’ensemble des bénéficiaires, et le CFMPL chargé de dispenser les enseignements techniques et pratiques.

À travers ce projet, les autorités ambitionnent de contribuer à l’amélioration de la mobilité urbaine tout en offrant des perspectives d’emploi durables à des jeunes souvent confrontés aux difficultés d’insertion professionnelle.

Prenant la parole lors de la cérémonie, le directeur général du 3FPT, Babo Amadou Ba, a rappelé que sa structure a déjà injecté près de 600 millions de francs CFA dans une trentaine de projets similaires à travers le pays. Selon lui, ces programmes ont permis l’insertion de plus de 2 000 jeunes dans différents secteurs d’activités.

Il a souligné que cette dynamique répond à une priorité nationale dans un contexte où les jeunes de moins de 35 ans représentent près de 75 % de la population sénégalaise. Pour les autorités, la formation qualifiante constitue ainsi un levier essentiel de lutte contre le chômage et de promotion de l’employabilité.

Le directeur général de Kai Ñu Dem, Pape Seyni Ndiaye, a pour sa part insisté sur la nécessité de professionnaliser davantage le métier de chauffeur de taxi au Sénégal. Il estime que ce partenariat permettra non seulement de renforcer la qualité du service offert aux usagers, mais également de créer des emplois stables dans un secteur en pleine mutation.

Il a également mis en avant les enjeux liés à l’organisation des Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026, affirmant que ces jeunes chauffeurs auront un rôle important à jouer dans l’accueil et la mobilité des visiteurs durant cet événement international prévu en novembre prochain.

De son côté, la directrice générale du CFMPL, Awa Ndiaye Sagna, a rappelé que le secteur des transports fait aujourd’hui face à de profondes transformations marquées par des exigences accrues en matière de sécurité routière, de fiabilité et de qualité de service.

Elle a indiqué que les bénéficiaires ont été formés non seulement à la conduite professionnelle, mais également aux comportements citoyens, à la sécurité routière et aux règles de discipline indispensables dans le transport public.

Kaolack : 2 494 nouveaux policiers intègrent les rangs de la Police nationale

L’École des sous-officiers de la Police Cheikh Tidiane Diouf de Kaolack a vibré, ce mardi 19 mai 2026, au rythme de la cérémonie officielle de sortie de la 49e promotion de la Police nationale. Présidée par le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Mouhamadou Bamba Cissé, cette cérémonie solennelle s’est tenue en présence des autorités administratives, religieuses et coutumières, ainsi que de nombreuses familles venues assister à l’aboutissement de plusieurs années de formation.

Au total, 2 494 nouveaux agents, dont 333 femmes, ont achevé avec succès un cycle de formation de deux ans et deux mois. Durant cette période d’internat, les élèves policiers ont été formés dans plusieurs domaines liés à la sécurité publique, au maintien de l’ordre, aux techniques d’intervention, à la discipline et aux valeurs républicaines. Désormais prêts à rejoindre les différents services de la Police nationale, ces nouveaux agents viennent renforcer les effectifs dans un contexte marqué par des défis sécuritaires croissants.

Dans son allocution, le ministre de l’Intérieur a salué les efforts consentis par les recrues tout au long de leur parcours. Il a rappelé les sacrifices, la rigueur et la discipline qui ont rythmé leur formation, tout en rendant hommage aux encadreurs et formateurs qui ont assuré leur préparation morale, physique et psychologique.

« Pendant vos deux années d’internat, les chargés de cours et les moniteurs se sont employés à vous préparer moralement, physiquement et psychologiquement à recevoir l’instruction et la formation qui vous permettront d’embrasser votre métier de policier avec compétence, dévouement et professionnalisme », a déclaré Mouhamadou Bamba Cissé devant les nouvelles recrues.

Le ministre a également insisté sur la portée républicaine de la mission policière, exhortant les jeunes agents à faire preuve d’intégrité, d’humilité et de sens du devoir dans l’exercice de leurs fonctions. Selon lui, intégrer la Police nationale en 2026 représente un engagement fort au service de la nation et de la sécurité des citoyens.

« Derrière l’uniforme que vous portez avec fierté, il y a une mission noble, celle de protéger nos concitoyens, de garantir l’ordre public et de veiller à ce que chaque Sénégalais puisse vivre en sécurité. Vous êtes désormais le premier rempart contre l’insécurité et le désordre », a-t-il souligné.

Cette 49e promotion a été baptisée du nom du commissaire divisionnaire de classe exceptionnelle Baba Yaradou, en hommage à son parcours et à sa contribution au sein de l’institution policière sénégalaise.

Kédougou : les Douanes frappent fort contre les réseaux de l’orpaillage clandestin

Une vaste opération menée conjointement par la Subdivision régionale des Douanes de Kédougou et le 34e Bataillon a permis de porter un coup sévère aux réseaux liés à l’orpaillage clandestin dans le sud-est du Sénégal. Baptisée OP’S 05/2026/SDK/BAT34, cette mission de ratissage conduite du 16 au 18 mai 2026 s’est soldée par des saisies spectaculaires de produits chimiques, de carburant et de matériels destinés à l’exploitation illégale de l’or.

Placée sous l’autorité du commandant Baye Diamé Diakhaté, chef de la Subdivision des Douanes de Kédougou, l’opération a mobilisé d’importants effectifs des Forces de défense et de sécurité sur plusieurs axes considérés comme des corridors stratégiques de ravitaillement des sites clandestins appelés localement « dioura ». Dans cette région frontalière particulièrement exposée aux trafics transnationaux, les autorités ont voulu frapper vite et fort afin de perturber les circuits logistiques qui alimentent l’exploitation illégale des ressources aurifères.

Les premières interventions ont débuté le 16 mai sur l’axe Guémédji-Boto-Fadougou, où des contrôles intensifs ont été mis en place pour intercepter les convois suspects et surveiller les mouvements de marchandises illicites. Selon des sources douanières, plusieurs tentatives de dissimulation de produits destinés aux sites d’orpaillage ont été déjouées au cours de cette première phase.

Le lendemain, les unités engagées ont étendu leurs opérations au département de Saraya, une zone régulièrement citée parmi les principaux foyers de l’exploitation aurifère clandestine dans la région. Les localités de Douta, Sambrambougou et Tinkoto ont notamment été ciblées. Les agents y ont découvert des stocks importants de produits chimiques ainsi que des équipements utilisés dans les activités minières illégales.

La dernière journée de l’opération a conduit les forces engagées vers Bantako puis Mako, avant un retour à Kédougou pour la clôture de la mission. Au terme des trois jours de ratissage, les Douanes ont annoncé un bilan particulièrement lourd pour les trafiquants.

Au total, 1 500 kilogrammes de cyanure ont été saisis. Ce produit extrêmement toxique est couramment utilisé dans le traitement de l’or sur les sites clandestins, malgré les graves risques qu’il représente pour la santé humaine et l’environnement. Les agents ont également mis la main sur 245 bidons de carburant destinés à alimenter les installations minières illégales, ainsi que sur plusieurs quantités d’acide sulfurique, de zinc et d’autres substances chimiques.

En plus des produits dangereux, les forces de contrôle ont récupéré du matériel d’exploitation comprenant des groupes électrogènes, des motopompes, des marteaux-piqueurs et plusieurs motocyclettes introduites frauduleusement dans la zone pour assurer le transport rapide des hommes et des marchandises.

À travers cette offensive, les autorités douanières affichent leur volonté de renforcer la pression sur les réseaux criminels qui prospèrent autour de l’orpaillage clandestin dans le sud-est du pays. Cette activité, en pleine expansion ces dernières années, alimente non seulement des circuits de contrebande transfrontaliers, mais expose également les populations locales à des risques majeurs liés à l’utilisation anarchique de produits chimiques hautement dangereux.

Le Sénégal officiellement certifié par l’OMS pour l’élimination du trachome

Le Sénégal a franchi une étape majeure dans le domaine de la santé publique. En marge de la 79e Assemblée mondiale de la Santé, tenue à Genève, le Directeur général de l’Organisation mondiale de la santé a officiellement remis, ce mardi 19 mai 2026, la certification attestant de l’élimination du trachome comme problème de santé publique au Sénégal au ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Dr Ibrahima Sy.

Cette distinction vient consacrer plusieurs années de lutte intense contre cette maladie tropicale négligée, longtemps considérée comme l’une des principales causes de cécité évitable dans plusieurs régions du monde. Dans un communiqué publié à cette occasion, le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique a salué un « instant fort, symbolique et empreint de fierté », estimant que cette reconnaissance internationale reflète les efforts continus déployés par les autorités sanitaires et leurs partenaires.

Selon le ministère, cette victoire est le résultat d’un vaste travail mené sur l’ensemble du territoire national à travers des campagnes de sensibilisation, des opérations de dépistage, des traitements de masse, la prise en charge des patients ainsi qu’une forte mobilisation communautaire. Les programmes mis en œuvre ont également permis d’améliorer l’accès à l’hygiène et à l’assainissement dans plusieurs localités exposées à cette maladie infectieuse.

Le trachome, causé par une infection bactérienne touchant les yeux, représente depuis des décennies un défi sanitaire dans plusieurs pays africains. La maladie se transmet principalement dans les zones où les conditions d’hygiène sont précaires et peut provoquer, à terme, une cécité irréversible si elle n’est pas traitée. Face à cette menace, le Sénégal avait engagé depuis plusieurs années une stratégie nationale alignée sur les recommandations de l’OMS, notamment à travers la stratégie dite « CHANCE », qui combine chirurgie, antibiotiques, nettoyage du visage et amélioration de l’environnement.

La validation officielle de cette élimination par l’OMS remonte au 15 juillet 2025. Avec cette certification désormais remise aux autorités sénégalaises, le Sénégal rejoint le cercle restreint des 25 pays dans le monde ayant réussi à éliminer le trachome comme problème de santé publique. Sur le continent africain, seuls neuf pays ont atteint cet objectif jusqu’à présent.

Pour les autorités sanitaires, cette reconnaissance internationale constitue une preuve de la solidité du système de santé sénégalais et de l’efficacité des politiques publiques mises en œuvre ces dernières années. Le ministère de la Santé estime également que cette réussite illustre l’engagement collectif de l’État, des agents de santé, des partenaires techniques et financiers ainsi que des communautés locales qui ont activement participé aux différentes campagnes de prévention et de traitement.

Au-delà de l’aspect symbolique, cette certification ouvre une nouvelle page pour le Sénégal dans la lutte contre les maladies tropicales négligées. Les autorités entendent désormais maintenir les acquis afin d’éviter toute résurgence de la maladie et poursuivre les efforts dans d’autres domaines prioritaires de santé publique.

Occupation anarchique des autoponts à Dakar : le réveil tardif des autorités face à un désordre devenu chronique

Le communiqué publié le 15 mai par le gouverneur de Dakar, annonçant des opérations de contrôle et de libération des autoponts irrégulièrement occupés, aurait pu être accueilli comme une mesure salutaire. Pourtant, derrière cette réaction officielle se cache surtout le constat inquiétant d’un laisser-faire profondément enraciné dans la gestion de l’espace public dans la capitale sénégalaise.

Dans son texte, l’autorité administrative déplore « l’installation d’abris de fortune, l’exercice d’activités commerciales non autorisées, le stationnement anarchique de motos et de matériels divers ainsi que l’utilisation de ces espaces comme lieux d’hébergement nocturne ». Une situation devenue banale sous plusieurs autoponts de Dakar, au point que certains de ces lieux ressemblent désormais à de véritables zones d’occupation permanente.

Mais ce qui interpelle le plus dans cette affaire reste le timing de cette sortie. Il a fallu un reportage diffusé par la RTS pour provoquer une réaction officielle, alors que le phénomène ne date nullement d’hier. Depuis plusieurs années, chaque nouvelle infrastructure routière livrée aux usagers est rapidement envahie par des occupations informelles. Quelques semaines suffisent souvent pour voir apparaître des installations précaires, des commerces improvisés et des parkings sauvages sous les ponts et aux abords des échangeurs.

Progressivement, ces espaces publics sont transformés en propriétés privées de fait, sans véritable opposition des autorités. Le premier occupant s’installe, d’autres suivent, et le désordre finit par s’imposer comme une norme. Une réalité qui soulève de nombreuses interrogations sur l’efficacité du contrôle administratif et sécuritaire dans la capitale.

Le gouverneur annonce aujourd’hui des opérations impliquant les forces de défense et de sécurité. Pourtant, policiers et gendarmes sont quotidiennement présents à proximité de plusieurs autoponts concernés. Ils assistent depuis des mois, parfois des années, à cette occupation progressive des lieux. Dès lors, beaucoup s’interrogent : pourquoi aucune intervention n’a-t-elle été menée plus tôt ?

Car empêcher une installation anarchique dès ses débuts semble plus simple que d’attendre qu’elle se consolide, créant chez les occupants un sentiment de légitimité, voire parfois une posture victimaire lors des déguerpissements. Ces opérations tardives, bien qu’elles apparaissent nécessaires pour rétablir l’ordre, viennent aussi briser des activités économiques précaires et des espoirs construits dans l’illégalité mais tolérés pendant longtemps.

L’autre point qui suscite l’incompréhension concerne le rôle des structures publiques chargées de la gestion des infrastructures routières, notamment Ageroute. L’agence, responsable des grands axes, semble avoir abordé le problème sous un angle essentiellement événementiel plutôt que structurel.

Dans un communiqué daté du 28 avril et publié sur sa page Facebook le 6 mai, Ageroute annonçait des opérations de déguerpissement « dans le cadre des Jeux olympiques de la jeunesse 2026 ». Une formulation qui a provoqué de nombreuses critiques. Pour plusieurs observateurs, ce message laisse entendre que les opérations de libération des espaces publics seraient motivées davantage par le souci de présenter une image propre de Dakar à l’approche d’un événement international que par une volonté durable de préserver le cadre urbain.

Cette perception alimente un sentiment de frustration chez de nombreux Dakarois. Beaucoup redoutent que ces opérations ne soient que temporaires, avant un retour progressif des occupations anarchiques une fois les JOJ terminés.

Le phénomène ne se limite d’ailleurs pas aux espaces situés sous les ponts. Certaines infrastructures elles-mêmes sont touchées. Au pont de Fann, par exemple, l’espace séparant les deux voies a été occupé par des installations de fortune. Dans le passé, des situations similaires avaient déjà été observées sur certaines passerelles de la VDN, sans réaction durable des autorités compétentes.

Dans ce contexte, l’absence visible de la municipalité de Dakar est également pointée du doigt. Alors que la capitale fait face à des problèmes croissants d’occupation irrégulière et de désordre urbain, les initiatives municipales apparaissent quasi inexistantes sur cette question.

Le maire de Dakar est davantage perçu comme concentré sur les enjeux politiques liés à son maintien à la tête de la ville, dans un climat marqué par les débats autour d’une éventuelle délégation spéciale. Pendant ce temps, les problématiques liées à l’ordre urbain semblent reléguées au second plan.

Pourtant, certains rappellent l’exemple de Khalifa Sall, ancien maire de Dakar, qui avait engagé plusieurs opérations de réorganisation de l’espace public malgré leur impopularité initiale. Pour ses partisans, il avait démontré qu’une gouvernance fondée sur une vision claire et détachée des calculs politiciens pouvait produire des შედეგats visibles, y compris sur le plan électoral.

Quant aux maires des autres communes de Dakar, leur silence sur le sujet renforce le sentiment d’abandon ressenti par une partie de la population. Beaucoup dénoncent un manque d’anticipation généralisé et une incapacité des autorités locales à faire respecter durablement les règles d’occupation de l’espace public.

Affaire Ndiaga Seck : les révélations d’une ancienne relation au cœur de l’enquête

L’enquête visant Matar Ndiaga Seck, plus connu sous le surnom de « Ndanane », continue de provoquer de nombreuses réactions au Sénégal. Placé sous mandat de dépôt dans une affaire mêlant accusations d’homosexualité et de transmission volontaire du VIH, le militant politique proche de Pastef se retrouve désormais au centre d’un dossier aux ramifications aussi judiciaires que personnelles.

De nouvelles révélations publiées par le quotidien L’Observateur apportent un éclairage inédit sur les circonstances ayant conduit à son inculpation. Au cœur du dossier figurent notamment des échanges privés datant de 2013, remis aux enquêteurs par Ahmadou Lamine Dia lors de sa garde à vue au commissariat de Linguère. Ces conversations électroniques auraient constitué des pièces importantes dans la procédure ouverte contre Ndiaga Seck.

Depuis l’éclatement de l’affaire, une interrogation revenait avec insistance : pourquoi Ahmadou Lamine Dia avait-il conservé pendant plus de dix ans ces anciens messages ? Selon les informations rapportées par L’Observateur, la réponse aurait émergé lors de la confrontation entre les deux hommes devant les enquêteurs.

Ahmadou Lamine Dia aurait expliqué avoir entretenu une relation intime avec Ndiaga Seck entre 2013 et 2014. D’après sa déposition, leur premier contact aurait été établi via Facebook avant qu’un certain Jeannot Rodriguez ne facilite davantage leurs échanges et leurs rencontres.

Toujours selon les éléments relayés par le journal, cette relation se serait progressivement transformée en liaison amoureuse. Ahmadou Lamine Dia affirme que plusieurs rencontres auraient eu lieu dans la Petite Côte, notamment dans la localité de Somone. Entendu par les enquêteurs, il aurait déclaré qu’il ignorait à cette période sa propre séropositivité et qu’il n’était plus en mesure d’affirmer avec certitude si les rapports entretenus étaient protégés ou non.

Au-delà des accusations judiciaires, le dossier prend également une dimension personnelle et émotionnelle. Ahmadou Lamine Dia aurait confié avoir très mal vécu la fin de cette relation. Selon ses déclarations, Ndiaga Seck l’aurait brusquement bloqué et coupé de tout contact sans explication préalable. Une rupture qu’il décrit comme une profonde blessure affective.

C’est cette frustration qui l’aurait poussé à conserver pendant toutes ces années les anciens échanges entre eux. Toujours selon ses propos rapportés par L’Observateur, ces conversations représentaient à ses yeux les dernières traces d’une relation qu’il considérait sincère et importante.

Face à ces accusations, Matar Ndiaga Seck maintient une ligne de défense totalement opposée. Lors de son audition, « Ndanane » aurait déclaré ne pas se souvenir d’Ahmadou Lamine Dia. Il rejette l’ensemble des affirmations avancées contre lui et conteste notamment l’existence de la relation décrite par son accusateur.

Affaire Ndiaga Seck : un réseau de rendez-vous sexuels présumés éclabousse un acteur politique à Louga

L’enquête menée par les autorités judiciaires de Louga continue de révéler de nouveaux développements dans une affaire de mœurs qui secoue déjà plusieurs localités du pays. Comptable de profession et connu pour son engagement politique, Ndiaga Seck a été inculpé puis placé sous mandat de dépôt par le juge d’instruction du premier cabinet de Louga, selon des informations rapportées par le quotidien Libération dans sa livraison du mardi 19 mai 2026.

Au cœur du dossier figure un vaste réseau présumé de prises de contact et de rendez-vous sexuels organisé à travers les réseaux sociaux, principalement via Facebook. Les investigations ont pris une tournure décisive après l’exploitation du compte personnel du mis en cause, identifié sous le pseudonyme « Ndanane », où les enquêteurs affirment avoir découvert de nombreux échanges compromettants.

L’affaire a véritablement démarré avec les déclarations d’Ahmadou Lamine Dia, entendu par les enquêteurs avant même l’interpellation de Ndiaga Seck à Linguère. Lors de son audition, le témoin a expliqué avoir fait la connaissance du comptable entre 2013 et 2014 sur Facebook. Selon ses propos, les échanges virtuels auraient rapidement évolué vers des rencontres physiques, notamment à la Somone, sur la Petite-Côte, où des rapports sexuels auraient eu lieu.

Les enquêteurs se seraient appuyés sur un ancien numéro de téléphone que Ndiaga Seck aurait remis à Ahmadou Lamine Dia à l’époque des faits. Cet élément aurait permis d’établir un lien direct avec le suspect et de consolider les premières pistes de l’enquête.

Confronté aux accusations, Ndiaga Seck aurait d’abord tenté de prendre ses distances avec les déclarations du témoin. Il aurait affirmé ne pas se souvenir d’Ahmadou Lamine Dia, tout en validant involontairement plusieurs informations personnelles fournies par ce dernier aux enquêteurs, notamment certaines données de contact et éléments de son parcours.

Mais c’est surtout l’analyse de son activité numérique qui aurait fait basculer l’enquête. Les messages extraits de son compte Facebook feraient état, selon les enquêteurs, de conversations explicites, de discussions de drague ainsi que de prises de rendez-vous à caractère sexuel. Des éléments imprimés et présentés au mis en cause lors de son audition auraient finalement conduit ce dernier à reconnaître les faits qui lui sont reprochés.

D’après Libération, Ndiaga Seck aurait confié aux enquêteurs être « prisonnier d’un vice », expliquant avoir tenté à plusieurs reprises de mettre fin à ce comportement sans succès. Toujours selon le journal, il aurait même déclaré que ses différents pèlerinages à La Mecque avaient été motivés par le désir de se libérer de ces pulsions.

L’enquête a pris une nouvelle ampleur après les aveux du comptable. Ce dernier aurait remis aux enquêteurs une liste de dix personnes avec lesquelles il reconnaît avoir entretenu des relations sexuelles, principalement à Dakar et sur la Petite-Côte. Ces révélations pourraient entraîner de nouvelles interpellations dans les prochains jours.

Cyberattaque contre la DGCPT : les services de paiement et d’encaissement reprennent progressivement

La Direction générale de la Comptabilité publique et du Trésor (DGCPT) a annoncé, ce lundi, la reprise progressive de ses services de paiement et d’encaissement après une cyberattaque ayant affecté une partie de ses infrastructures numériques. L’institution financière de l’État sénégalais assure toutefois que les opérations de sécurisation et de restauration de ses systèmes d’information se poursuivent avec succès afin de rétablir totalement le fonctionnement des plateformes concernées.

Dans un communiqué consulté par Seneweb, la DGCPT explique que l’incident informatique est lié à des actes malveillants ayant provoqué des perturbations sur certains services numériques. Les analyses techniques menées par les équipes spécialisées ont permis de confirmer l’origine intentionnelle de l’attaque, qui a également entraîné une diffusion jugée irrégulière de certaines informations.

La Direction générale de la Comptabilité publique et du Trésor souligne que cette diffusion non autorisée de données pourrait faire l’objet de poursuites judiciaires. Les autorités compétentes travaillent actuellement à identifier les auteurs ainsi que les circonstances exactes de cette intrusion informatique qui intervient dans un contexte de multiplication des cybermenaces visant les administrations publiques et les institutions financières à travers le monde.

Malgré les perturbations enregistrées ces derniers jours, la DGCPT se veut rassurante quant à la continuité du service public. Elle affirme avoir engagé des mesures techniques et organisationnelles pour limiter les impacts de l’attaque, protéger les données sensibles et garantir la reprise progressive des opérations financières de l’État. Les services de paiement et d’encaissement recommencent ainsi à fonctionner progressivement, même si certaines plateformes pourraient encore connaître des ralentissements temporaires.

Cette cyberattaque remet au centre des préoccupations la question de la sécurité des systèmes d’information des administrations publiques sénégalaises. Avec la numérisation croissante des procédures financières et administratives, les institutions sont davantage exposées aux risques de piratage, de vols de données et de perturbations de services stratégiques.

Tabaski 2026 : le tronçon Thiadiaye-Kaolack ouvert exceptionnellement pour fluidifier le trafic

À l’approche de la Tabaski, période marquée par d’importants déplacements de populations à travers le pays, le gouvernement sénégalais a décidé d’ouvrir exceptionnellement le tronçon Thiadiaye-Kaolack afin de faciliter la circulation des voyageurs et de réduire les embouteillages sur les principaux axes routiers.

L’annonce a été faite ce lundi 18 mai 2026 par le ministre des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens, Déthié Fall, en marge d’une séance du dialogue institutionnel entre le gouvernement et l’Assemblée nationale organisée à Dakar. Cette rencontre a permis aux députés et aux responsables du département des Infrastructures d’échanger sur les priorités des territoires, les projets en cours ainsi que les difficultés liées à la mobilité et aux équipements publics.

Selon le ministre, la circulation sera autorisée sur l’axe Thiadiaye-Kaolack à partir du mercredi 20 mai 2026 à 8 heures. Cette ouverture exceptionnelle restera effective jusqu’au dimanche 7 juin 2026 à 22 heures, couvrant ainsi toute la période des préparatifs et du retour de la fête de Tabaski.

Déthié Fall a précisé que cette décision a été prise en coordination avec le ministère des Transports, conformément aux orientations données par le président de la République lors du Conseil des ministres du 8 avril 2026. L’objectif affiché par les autorités est de fluidifier le trafic vers les régions de l’intérieur du pays, particulièrement durant cette période où les départs vers les foyers familiaux connaissent une forte hausse.

Le ministre a également indiqué que cette mesure s’inscrit dans une stratégie plus large d’amélioration de la mobilité et d’accélération des chantiers d’infrastructures engagés par l’État. Il a insisté sur la nécessité de respecter les exigences liées au « coût, délai et qualité » dans la réalisation des projets publics, soulignant que le gouvernement entend renforcer l’efficacité dans l’exécution des travaux.

En marge de cette annonce routière, Déthié Fall a aussi évoqué plusieurs infrastructures en phase de finalisation. Il a notamment annoncé la réception publique du stade Iba Mar Diop ainsi que de la piscine olympique, prévue ce mardi à 16 heures. La cérémonie se déroulera en présence de la ministre de la Jeunesse et des Sports, des membres du Comité d’organisation des Jeux olympiques de la jeunesse (COJOJ) et de plusieurs autorités administratives et sportives.

Actes contre nature : Ndiaga Seck inculpé et envoyé en prison à Louga

Déféré ce lundi matin devant le parquet par les éléments du commissariat urbain de Linguère, Ndiaga Seck a finalement été inculpé pour actes contre nature avant d’être placé sous mandat de dépôt par le juge d’instruction du tribunal de grande instance de Louga, selon des informations obtenues par Seneweb. L’homme politique de 51 ans a ainsi été conduit à la prison centrale de Louga où il doit passer sa première nuit en détention.

L’affaire, qui suscite déjà de nombreuses réactions, trouve son origine dans une enquête ouverte par les policiers du commissariat urbain de Linguère. Recherché depuis plusieurs jours, Ndiaga Seck avait fait l’objet d’un avis de recherche ainsi que d’une opposition à la sortie du territoire national. Il a finalement été interpellé vendredi dernier à Dakar par les éléments de la Division des Investigations Criminelles (DIC), agissant dans le cadre de cette procédure judiciaire.

Selon des sources proches du dossier, le mis en cause avait, dans un premier temps, rejeté en bloc les accusations portées contre lui lors des premières auditions. Mais l’évolution de l’enquête et certains éléments recueillis par les enquêteurs auraient conduit le quinquagénaire à changer de position au cours de son interrogatoire.

Face aux policiers, Ndiaga Seck aurait fini par reconnaître son implication présumée dans les faits qui lui sont reprochés. Toutefois, il aurait tenté de convaincre les enquêteurs qu’il s’était éloigné de ces pratiques depuis un certain temps. Dans ses déclarations, il aurait également fourni les identités d’une dizaine de personnes présentées comme d’anciens partenaires présumés.

Hajj 2026 : un deuxième pèlerin sénégalais décède à Médine

Le pèlerinage à La Mecque est marqué par un nouveau deuil pour la communauté sénégalaise présente en Arabie Saoudite. La Direction générale au pèlerinage aux Lieux Saints (DGP) a annoncé, ce lundi 18 mai, le décès d’un pèlerin sénégalais du nom d’Alioune Badara Diop, âgé de 49 ans.

Selon le communiqué officiel, le drame s’est produit à Biir Ali (Miqat), un lieu hautement symbolique où les pèlerins formulent leur intention d’accomplir le Hajj avant d’entrer en état de sacralisation. Le défunt aurait été victime d’un malaise peu après avoir effectué sa prière d’intention du pèlerinage.

Alioune Badara Diop faisait partie du regroupement ATMP (Trésor), l’un des contingents encadrés dans le cadre de l’organisation du Hajj 2026. Son décès suscite une vive émotion parmi les pèlerins sénégalais présents sur les lieux saints ainsi qu’au sein de sa famille et de ses proches au Sénégal.

Cette disparition intervient seulement quelques jours après un premier décès enregistré parmi les fidèles sénégalais. Le mercredi 13 mai dernier, la DGP avait déjà annoncé le rappel à Dieu d’Ibrahima Mbaye, âgé de 81 ans, à Médine. Selon les autorités, ce dernier avait lui aussi succombé à un malaise. Le défunt appartenait au regroupement Rao Peulh et a été inhumé dans les cimetières de Médine, conformément aux rites appliqués aux pèlerins décédés sur les lieux saints.

Ces deux décès surviennent dans un contexte de forte mobilisation autour du Hajj 2026. Cette année, le Sénégal bénéficie d’un quota officiel de 12 860 pèlerins accordé par les autorités saoudiennes. Le convoyage des fidèles vers l’Arabie Saoudite a démarré le 8 mai 2026 à travers un vaste dispositif logistique assuré notamment par Air Sénégal International, avec 25 vols programmés pour transporter les candidats au pèlerinage.

Excaf Télécom : les travailleurs durcissent le ton après 16 mois sans salaire

La colère monte au sein d’Excaf Télécom. Réunis ce lundi face à la presse, les membres du collectif des agents de l’entreprise ont annoncé la poursuite des « journées noires », un mouvement de protestation destiné à exiger le paiement immédiat et intégral de plusieurs mois d’arriérés de salaire. Les travailleurs dénoncent une situation sociale devenue, selon eux, « insupportable », et interpellent directement les autorités étatiques afin qu’une solution urgente soit trouvée.

Prenant la parole au nom du collectif, Papa Assane Diop, chargé de communication des agents, a dressé un tableau alarmant des conditions de vie des employés. Selon lui, les travailleurs d’Excaf Télécom vivent depuis plus d’un an dans une précarité extrême, contraints de continuer à assurer leurs fonctions sans percevoir leurs rémunérations.

« Depuis maintenant 16 mois, des hommes et des femmes travaillent sans percevoir leur salaire. Seize mois de souffrance, de sacrifice et d’incertitude », a-t-il déclaré devant les journalistes, estimant que les engagements pris par la direction n’ont jamais été respectés.

Le collectif affirme qu’à plusieurs reprises, des promesses de règlement des arriérés ont été faites aux employés. La direction aurait notamment annoncé le paiement de plusieurs mois de salaire avant le 2 décembre dernier. Mais, selon les travailleurs, un seul mois aurait finalement été versé, une mesure qu’ils considèrent comme largement insuffisante au regard de l’ampleur de la crise.

Face à cette situation, les agents disent désormais refuser de « souffrir dans le silence ». Ils assurent que les mouvements de protestation vont se poursuivre jusqu’à la satisfaction totale de leurs revendications. Les travailleurs réclament le paiement des 16 mois d’arriérés accumulés à Dakar, mais aussi la restitution des « 35 % prélevés » sur deux années de salaire.

Au-delà des revendications financières, les employés décrivent une crise humaine profonde. Plusieurs familles seraient aujourd’hui confrontées à de graves difficultés sociales, incapables de faire face aux dépenses quotidiennes, aux loyers ou encore à la scolarité des enfants. Selon les responsables du collectif, certains agents affectés dans les régions du pays seraient dans une situation encore plus critique, avec des retards de paiement atteignant parfois 26 à 27 mois de salaire.

Dans son intervention, Papa Assane Diop a également dénoncé ce qu’il considère comme une mauvaise gestion de l’entreprise. Il accuse les dirigeants de privilégier leurs intérêts personnels pendant que les travailleurs continuent de subir les conséquences d’une crise qui dure depuis plusieurs mois.

Le collectif lance ainsi un appel à la société civile, aux centrales syndicales ainsi qu’aux organisations de défense des droits humains et des travailleurs afin d’obtenir un soutien plus large. Les employés estiment également que l’État ne peut plus rester en retrait face à une situation qu’ils jugent extrêmement grave.

« On parle de rupture, mais rester 16 mois sans payer des travailleurs à Dakar est incompréhensible. La situation doit changer. L’État doit intervenir », a insisté le porte-parole du collectif.

Affaire Ndiaga Seck : les aveux explosifs du comptable devant les enquêteurs de Linguère

L’enquête visant Ndiaga Seck a connu un tournant décisif après son audition menée samedi dernier par les éléments du commissariat urbain de Linguère. Dans un premier temps, le comptable de 51 ans a tenté de rejeter les accusations portées contre lui. Mais l’exploitation sommaire de son téléphone portable, effectuée avec son accord, a permis aux enquêteurs de corroborer plusieurs déclarations du détenu Ahmadou Lamine Dia.

Face aux éléments jugés accablants, le responsable politique a finalement décidé de passer aux aveux lors de son interrogatoire consigné dans le procès-verbal transmis au tribunal de grande instance de Louga. Selon des informations tirées du dossier d’enquête, Ndiaga Seck a retracé son parcours personnel et les circonstances qui l’auraient conduit à fréquenter le milieu homosexuel durant plusieurs années.

Devant les enquêteurs, il a expliqué que son enfance avait été marquée par le divorce de ses parents alors qu’il n’était âgé que de quatre ou cinq ans. Confié à sa grand-mère paternelle vivant à Ziguinchor, il affirme y avoir grandi dans des conditions difficiles, participant régulièrement aux tâches ménagères. Il soutient également que c’est durant cette période qu’il aurait commencé à adopter des comportements efféminés au contact d’autres garçons de son âge.

Selon ses déclarations, les premiers attouchements auraient eu lieu à cette époque, sans toutefois aller jusqu’à des rapports sexuels. Ndiaga Seck situe ensuite un tournant majeur de sa vie entre 1998 et 1999, après ses études universitaires. Fréquentant alors un cybercafé, il explique avoir fait la connaissance d’un homme vivant en France via un site de rencontres amicales.

Toujours selon ses aveux consignés dans le dossier, leur relation virtuelle aurait progressivement évolué vers des échanges plus intimes. L’homme aurait ensuite effectué un voyage au Sénégal et séjourné à l’hôtel Le Méridien Président. Ndiaga Seck affirme que c’est à cette occasion qu’il aurait eu sa première relation sexuelle avec un homme.

L’enquête révèle également qu’il aurait par la suite rencontré un certain Papis Camara sur la même plateforme. Une relation amoureuse se serait nouée entre les deux hommes avant que Ndiaga Seck ne commence, selon ses propres propos, à fréquenter régulièrement le milieu homosexuel. Il aurait entretenu des relations avec plusieurs partenaires qu’il recevait principalement à son domicile.

Durant son audition, le quinquagénaire a toutefois déclaré avoir tourné définitivement la page de cette période de sa vie. Il affirme s’être repenti et avoir même tenté de sensibiliser certains homosexuels afin qu’ils abandonnent cette pratique. Dans ses déclarations, il a également évoqué plusieurs voyages effectués à La Mecque, affirmant s’y être rendu à plus de trois reprises.

Selon des sources proches du dossier, Ndiaga Seck aurait fourni aux enquêteurs l’identité ainsi que les numéros de téléphone de plusieurs anciens partenaires présumés. Son téléphone portable, placé sous scellés après son arrestation, doit désormais être transmis à la Division spéciale de cybersécurité pour des investigations techniques approfondies.

Cyberattaque au Trésor public : les salaires des fonctionnaires bloqués à l’approche de la Tabaski

L’inquiétude gagne progressivement les rangs de l’administration sénégalaise. Depuis plusieurs jours, de nombreux agents de l’État dénoncent des retards dans le paiement de leurs salaires, indemnités et autres avantages financiers, à la suite d’une grave perturbation informatique qui frappe les services du Trésor public. Une situation particulièrement sensible à quelques jours de la Tabaski, période traditionnellement marquée par une forte pression financière pour les ménages.

À l’origine de cette paralysie partielle : une cyberattaque présumée ayant affecté les systèmes d’information de la Direction générale de la Comptabilité publique et du Trésor (DGCPT). Le 10 mai dernier, l’institution avait officiellement reconnu l’existence d’un “incident” informatique impactant une partie de ses plateformes numériques. Dans un communiqué, la DGCPT avait assuré avoir immédiatement déclenché son plan de continuité d’activité afin de maintenir les opérations prioritaires et sécuriser les données sensibles. Depuis, toutefois, très peu d’informations supplémentaires ont filtré sur l’ampleur réelle de l’attaque ou sur les délais nécessaires pour un retour complet à la normale.

Sur le terrain, les conséquences commencent déjà à se faire sentir dans plusieurs administrations. Des agents publics affirment ne pas avoir reçu leurs virements habituels, tandis que d’autres évoquent des blocages dans le traitement des primes, avances et indemnités. Cette situation provoque un climat d’incertitude grandissant, notamment chez les travailleurs dont les dépenses liées à la fête de la Tabaski sont déjà engagées.

Le Collectif interministériel des agents de l’administration sénégalaise est monté au créneau pour interpeller les autorités sur les répercussions sociales de cette crise. Son coordonnateur, Omar Dramé, estime que les perturbations observées depuis plus d’une semaine risquent d’avoir des conséquences lourdes sur des milliers de familles si des solutions rapides ne sont pas trouvées. Selon lui, l’absence de visibilité sur le calendrier des paiements accentue la tension dans plusieurs services publics.

Au-delà des retards de salaires, cette affaire met également en lumière la vulnérabilité des infrastructures numériques de l’administration sénégalaise face aux menaces cybernétiques. Alors que les procédures financières de l’État sont de plus en plus digitalisées, la moindre faille informatique peut désormais avoir des répercussions immédiates sur le fonctionnement des services publics et sur la vie quotidienne des citoyens.

Pour l’heure, les autorités financières tentent de rassurer. Des opérations manuelles et des mécanismes alternatifs auraient été mis en place afin de limiter les impacts de la panne sur les paiements essentiels. Mais dans plusieurs ministères et directions, les agents restent suspendus à une régularisation rapide de leur situation financière.

Axe Dakar-Bamako : onze camions sénégalais incendiés, le transport routier paralysé par l’insécurité

Le corridor Dakar-Bamako traverse une nouvelle phase de forte instabilité sécuritaire. Depuis le 1er mai, la circulation des camions sénégalais en direction du Mali est presque totalement paralysée, selon l’Union des routiers du Sénégal (Urs), dans un contexte marqué par la multiplication des attaques contre les convois commerciaux sur plusieurs axes du territoire malien.

Cette situation suscite une vive inquiétude chez les transporteurs et les opérateurs économiques des deux pays, tant cet axe représente un maillon essentiel des échanges sous-régionaux. Les marchandises en provenance du port de Dakar, destinées au marché malien, peinent désormais à rejoindre leur destination en raison des risques sécuritaires devenus permanents sur certaines portions de route.

Le président de l’Urs, Daouda Lo, a fait état d’un lourd bilan matériel ces derniers jours. Selon lui, onze camions sénégalais ont été incendiés lors de différentes attaques visant des convois de fret. Parmi les véhicules détruits figurent notamment trois camions-citernes, trois véhicules en provenance de la Côte d’Ivoire, trois camions transportant diverses marchandises ainsi que deux autres poids lourds assurant le transport de fret commercial.

Les attaques surviennent dans un climat sécuritaire de plus en plus tendu au Mali, où des groupes armés ciblent régulièrement les axes routiers empruntés par les transporteurs. Les convois commerciaux, autrefois relativement sécurisés sur certains tronçons, sont désormais exposés à des risques permanents, poussant plusieurs chauffeurs à suspendre leurs activités par crainte pour leur sécurité.

Pour tenter de limiter les attaques, les autorités maliennes ont renforcé le système d’escortes militaires accompagnant les convois de marchandises. Mais malgré ces mesures, les incidents se poursuivent. Le week-end dernier, des assaillants auraient réussi à intercepter un convoi pourtant placé sous protection militaire avant d’incendier plusieurs camions chargés notamment de fer, de maïs et de produits alimentaires.

Cette dégradation de la situation impacte fortement le commerce entre le Sénégal et le Mali. Des retards importants sont signalés dans l’acheminement des marchandises, tandis que certains transporteurs préfèrent immobiliser leurs véhicules en attendant une amélioration des conditions de sécurité. Plusieurs acteurs du secteur redoutent également une hausse des coûts du transport et des perturbations sur les prix de certains produits de consommation.

Gouye Mourid-Social Tabaski : DIAPAL MADIAP offre des Packs alimentaires à ses membres.

Né il y a de cela 7 ans, DIAPAL MADIAP est un groupement féminin évoluant dans le développement social des femmes.
Dés le départ à travers un financement de 300.000 fr elles ont su fructifiées le fond aboutissant aujourd’hui a des sommes conséquentes destinées aux membres .
Ce dimanche 17 Mai c’est avec un financement inclusif que Mme Ndeye MBODJ Pdte du groupement a donnée des packs contenant un ensemble de denrées alimentaires aux membres de DIAPAL MADIAP
En vue de facilité la célébration de la fête de Tabaski.

Gouye Mourid-Social Tabaski : DIAPAL MADIAP offre des Packs alimentaires à ses membres.

Réseau présumé de diffusion pornographique et transmission volontaire du VIH : un comptable arrêté à Keur Massar avant son départ pour La Mecque

L’enquête judiciaire ouverte à Louga autour d’un vaste réseau présumé mêlant actes contre nature, diffusion de contenus pornographiques, harcèlement sexuel et transmission volontaire du VIH/Sida continue de connaître de nouveaux développements. Selon des informations rapportées par le quotidien Libération, un homme identifié sous le nom de Ndiaga Seck, comptable âgé de 51 ans, a été arrêté ce vendredi par les éléments de la Division des investigations criminelles (Dic) avant d’être placé à la disposition du commissariat de Linguère.

L’interpellation s’est déroulée à Keur Massar, dans le quartier de la Cité Petrosen, où les enquêteurs ont localisé le domicile du suspect dans le cadre d’investigations menées sur délégation judiciaire du juge du premier cabinet de Louga. D’après les mêmes sources, les policiers ont procédé à son arrestation peu avant 14 heures, alors qu’il s’apprêtait à quitter le territoire sénégalais pour effectuer un voyage à La Mecque.

Toujours selon Libération, Ndiaga Seck faisait déjà l’objet d’une opposition administrative de sortie du territoire, mesure qui aurait permis de bloquer son déplacement. Après les formalités effectuées dans les locaux de la Dic à Dakar, il a été transféré au commissariat de Linguère où il était entendu sous le régime de la garde à vue au moment de la mise sous presse.

Cette nouvelle arrestation intervient dans le cadre d’un dossier particulièrement sensible qui a déjà conduit à l’incarcération de vingt-deux personnes. L’affaire avait débuté après l’arrestation de Mame Abdou Lecore, connu sous le surnom de « Baye Tama », avant de prendre une ampleur beaucoup plus importante au fil des auditions et des exploitations téléphoniques réalisées par les enquêteurs.

Les personnes visées dans cette procédure sont poursuivies pour plusieurs infractions lourdes, notamment association de malfaiteurs, collecte et diffusion de données à caractère pornographique, incitation à la débauche, mise en danger de la vie d’autrui, actes contre nature ainsi que transmission volontaire du VIH/Sida.

Selon les informations révélées par Libération, les déclarations d’Ahmadou Lamine Dia, un agent de sécurité âgé de 49 ans également impliqué dans le dossier, auraient joué un rôle déterminant dans l’arrestation de Ndiaga Seck. Durant sa garde à vue, l’homme aurait livré aux enquêteurs un témoignage détaillé dans lequel il reconnaîtrait avoir entretenu plusieurs relations homosexuelles. Il aurait notamment cité Ndiaga Seck parmi ses anciens partenaires.

Pour étayer ses déclarations, Ahmadou Lamine Dia aurait présenté aux enquêteurs plusieurs photographies à caractère intime ainsi qu’une cinquantaine de messages extraits de son téléphone portable. Ces éléments numériques sont désormais au cœur des investigations et pourraient constituer des pièces importantes dans la procédure judiciaire en cours.

L’affaire a pris une dimension encore plus sensible après les révélations attribuées à Ahmadou Lamine Dia concernant son état de santé. Selon Libération, ce dernier aurait affirmé aux enquêteurs être porteur du VIH depuis 2013. Une déclaration qui pourrait avoir des conséquences majeures sur la qualification des faits retenus dans cette affaire et sur les suites judiciaires réservées aux différents mis en cause.

Téléphones saisis dans la cellule de Farba Ngom : la défense dénonce une opération « irrégulière » et des tensions au sommet de l’administration pénitentiaire

L’affaire des téléphones portables découverts dans la cellule de Farba Ngom au pavillon spécial de la prison de Rebeuss continue de provoquer de vives réactions dans les milieux judiciaire et pénitentiaire. Invité sur le plateau de Sen TV, l’avocat du député-maire, Me Cissé, est revenu en détail sur les circonstances de cette opération qu’il qualifie d’irrégulière et contraire aux procédures en vigueur.

Selon la défense, la fouille ayant conduit à la saisie des appareils a été menée par une commission spéciale constituée sur instruction directe de la ministre de la Justice. Cette mission était dirigée par le nouveau directeur général adjoint de l’Administration pénitentiaire. Me Cissé affirme toutefois que ni le directeur général de l’Administration pénitentiaire ni le responsable du pavillon spécial de Rebeuss n’avaient été informés au préalable de cette descente.

L’avocat conteste notamment la légalité de l’intervention du directeur général adjoint dans une opération de fouille à l’intérieur d’un établissement pénitentiaire sans l’implication de la hiérarchie directe de la prison. Il estime qu’aucun texte ne confère au DGA une telle prérogative dans ces conditions.

D’après les explications fournies par Me Cissé, la commission aurait d’abord procédé à une inspection dans l’enceinte générale de la prison sans résultat concluant avant de se rendre directement dans la cellule de Farba Ngom aux environs de 1 heure du matin. La défense y voit un ciblage délibéré du détenu.

Si l’avocat reconnaît la présence de deux téléphones portables dans la cellule de son client, il dénonce en revanche les conditions dans lesquelles les appareils ont été saisis et exploités. Selon lui, les règles pénitentiaires imposent qu’un objet interdit découvert en détention soit immédiatement inscrit dans le registre officiel de la prison puis placé sous scellés. Or, d’après ses déclarations, les membres de la mission seraient repartis avec les téléphones afin d’en analyser directement le contenu.

Cette exploitation technique des appareils a d’ailleurs été évoquée publiquement lors d’une conférence de presse de la ministre de la Justice, au cours de laquelle il a été fait mention de conversations entre Farba Ngom et ses avocats. Une situation qui suscite l’indignation de la défense. Me Cissé considère qu’il est parfaitement normal qu’un détenu échange avec ses conseils dans le cadre de la préparation de sa défense et s’interroge sur la divulgation publique de ces communications.

Au-delà du dossier judiciaire, cette affaire révèle également de fortes tensions internes au sein de l’Administration pénitentiaire. Plusieurs sources évoquent une opération à forte portée politique ayant indirectement pour objectif de fragiliser le directeur général de l’institution. Pourtant, ce dernier avait récemment reçu les félicitations de parlementaires lors de l’examen du budget de son département.

Des interrogations persistent également autour des conditions de nomination du directeur général adjoint ainsi que sur la rédaction de la circulaire ayant encadré cette fouille. Selon plusieurs indiscrétions, ce document aurait été élaboré sans que le directeur général de l’Administration pénitentiaire n’en soit informé.

Tabaski 2026 : le Sénégal fixe l’Aïd al-Adha au jeudi 28 mai après la non-observation du croissant lunaire

Le Sénégal célébrera finalement la Tabaski le jeudi 28 mai 2026. Cette décision fait suite à la non-observation du croissant lunaire marquant le début du mois de Dhul Hijja 1447 de l’Hégire, ce dimanche 17 mai 2026 sur l’ensemble du territoire national.

Conformément aux principes d’observation lunaire appliqués au Sénégal par les autorités religieuses et les différentes commissions chargées du suivi du calendrier islamique, l’absence de visibilité du croissant entraîne automatiquement un décalage dans le démarrage du mois sacré. Ainsi, le mardi 19 mai 2026 sera officiellement considéré comme le premier jour du mois de Dhul Hijja au Sénégal.

Cette situation a des conséquences directes sur les principales dates religieuses liées au pèlerinage musulman et à l’Aïd al-Adha. Le jour d’Arafat, moment central du Hajj et journée de grande importance spirituelle pour les musulmans du monde entier, sera observé au Sénégal le mercredi 27 mai 2026. La fête de la Tabaski, célébration du sacrifice commémorant la soumission du prophète Ibrahim à Dieu, interviendra quant à elle le jeudi 28 mai 2026 pour une grande partie de la communauté musulmane sénégalaise, notamment au sein des confréries.

Comme chaque année, cette annonce relance les débats autour des différences de calendrier entre plusieurs pays musulmans. En effet, certains États et communautés religieuses s’appuient exclusivement sur l’observation locale du croissant lunaire pour déterminer le début des mois islamiques, tandis que d’autres adoptent des calculs astronomiques ou suivent les annonces faites par des pays comme l’Arabie saoudite.

Ces divergences expliquent pourquoi certaines nations musulmanes pourraient célébrer la Tabaski à une date différente de celle retenue au Sénégal. Toutefois, pour de nombreux guides religieux sénégalais, la référence à l’observation locale demeure un principe fondamental respecté depuis plusieurs générations.

Au Sénégal, la Tabaski reste l’une des fêtes religieuses les plus importantes de l’année. Elle est marquée par des prières collectives, le sacrifice rituel du mouton, les visites familiales et les élans de solidarité envers les personnes démunies. À l’approche de cette célébration, les marchés à bétail devraient connaître une forte affluence dans les prochains jours, malgré les inquiétudes liées au coût des moutons et au pouvoir d’achat des ménages.

Randonnée patriotique à Dakar : Ousmane Sonko contraint de quitter la marche après des débordements

Le Premier ministre Ousmane Sonko a quitté prématurément la randonnée pédestre patriotique organisée ce dimanche 17 mai 2026 à Dakar par le maire de la capitale, Abass Fall. Placée sous le thème « La marche vers 2029 », cette initiative se voulait un moment de mobilisation citoyenne et politique réunissant militants, sympathisants et responsables de la mouvance présidentielle.

Mais l’événement n’a pas pu se dérouler comme prévu. Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, une forte affluence et des mouvements de foule ont rapidement provoqué des débordements autour du chef du gouvernement, rendant difficile le déroulement normal de la marche. Entouré par une foule compacte de militants venus l’accompagner, Ousmane Sonko n’aurait finalement pas été en mesure d’effectuer le parcours prévu aux côtés des autres participants.

Face à cette situation, le dispositif organisationnel a semblé dépassé par moments, notamment au moment de l’arrivée du Premier ministre sur les lieux de rassemblement. Des scènes de bousculades et d’agitation ont été constatées, poussant finalement le chef du gouvernement à écourter sa participation et à quitter les lieux avant la fin de l’activité.

Prenant la parole devant la presse, le maire de Dakar, Abass Fall, a exprimé son regret face aux incidents survenus durant cette randonnée qu’il souhaitait avant tout conviviale et disciplinée. Le responsable municipal a particulièrement déploré l’attitude de certains participants qu’il juge à l’origine des perturbations observées.

« Nous, on a un réel problème. On ne peut pas faire venir l’autorité ici et que les gens soient indisciplinés. Ce n’est pas bon. On est venu pour faire une marche, mais pourquoi les gens ne peuvent pas être disciplinés ? Maintenant, il est rentré à cause de ça », a déclaré Abass Fall.

Interrogé également sur les démonstrations d’affection et l’engouement des militants autour du Premier ministre, le maire de Dakar a insisté sur la nécessité d’allier soutien politique et responsabilité citoyenne.

« L’affection est accompagnée d’intelligence. Il faut être intelligent. C’est un véritable problème ! », a-t-il ajouté.

Madiambal Diagne et Waly Diouf Bodiang s’affrontent après une rumeur sur la démission d’Ousmane Sonko

La tension politique et médiatique continue de se cristalliser autour des réseaux sociaux. Cette fois, le journaliste Madiambal Diagne et le directeur général du Port autonome de Dakar, Waly Diouf Bodiang, se sont livrés à une violente passe d’armes à la suite d’une rumeur portant sur une supposée démission du Premier ministre Ousmane Sonko.

Tout est parti d’une publication diffusée vendredi par Madiambal Diagne, patron du groupe Avenir Communication, laissant entendre qu’Ousmane Sonko aurait présenté sa démission. Une annonce qui a rapidement suscité de nombreuses réactions dans les sphères politiques et sur les plateformes numériques, dans un contexte déjà marqué par une forte polarisation du débat public au Sénégal.

La réaction du camp présidentiel n’a pas tardé. Proche du pouvoir et membre influent de Pastef, Waly Diouf Bodiang a publiquement dénoncé ce qu’il considère comme une nouvelle tentative de désinformation de la part du journaliste. Dans un visuel relayé aux couleurs du parti au pouvoir, le directeur du Port autonome de Dakar a utilisé des termes particulièrement durs à l’endroit de Madiambal Diagne.

« Madiambal, mythomane émérite, a encore inventé une histoire comme il est seul à en avoir le secret. Le fugitif a une inspiration diabolique pour répandre des balivernes. Il ferait un excellent scénariste pour films fantastiques », peut-on lire dans cette publication largement partagée sur les réseaux sociaux.

Installé actuellement en France, Madiambal Diagne n’a pas laissé passer cette sortie. Le journaliste a répliqué sur son compte X, anciennement Twitter, en publiant une capture du message de Waly Diouf Bodiang accompagnée d’une phrase courte mais perçue comme une mise en garde : « Vous ne perdez rien pour attendre cher Waly. »

Ce nouvel épisode illustre une fois de plus les relations extrêmement tendues entre Madiambal Diagne et plusieurs responsables du régime actuel. Depuis l’arrivée au pouvoir du tandem Bassirou Diomaye Faye – Ousmane Sonko, les échanges acerbes entre certains membres de Pastef et le journaliste se multiplient, souvent sur fond d’accusations de manipulation, de désinformation ou d’attaques politiques.

Tambacounda : une employée de l’UCG libérée, l’enquête sur le réseau présumé homosexuel se poursuit

L’enquête menée par la Section de recherches de la gendarmerie de Tambacounda connaît un nouveau développement avec la remise en liberté d’une employée de l’UCG, interpellée dans le cadre de l’affaire portant sur un présumé réseau d’hommes et de femmes homosexuels dans la capitale orientale.

Selon des informations concordantes, cette femme faisait partie des personnes entendues par les enquêteurs après une série d’arrestations opérées ces derniers jours à Tambacounda. Les investigations, qui se poursuivent activement, visent à établir d’éventuelles connexions entre les différents suspects arrêtés au cours de l’opération.

Dans le cadre de cette procédure, les gendarmes auraient procédé à une perquisition au domicile de la mise en cause afin de rechercher des éléments pouvant confirmer son implication présumée. Mais d’après des sources proches du dossier, aucune preuve compromettante n’aurait été découverte lors des vérifications effectuées par les enquêteurs.

À l’issue de son audition, l’employée de l’UCG a finalement été relâchée, les éléments recueillis ne permettant pas, pour le moment, de justifier son maintien en garde à vue. Sa libération constitue l’un des premiers rebondissements majeurs dans cette affaire qui continue de susciter de nombreuses réactions dans la région de Tambacounda.

Malgré cette remise en liberté, l’enquête est loin d’être terminée. Les éléments de la Section de recherches poursuivent les auditions et les investigations afin de faire toute la lumière sur cette affaire sensible. Au total, près d’une vingtaine de personnes restent concernées par la procédure judiciaire ouverte par les autorités compétentes.

Parmi les personnes toujours en garde à vue figureraient quatorze hommes présentés comme présumés homosexuels ainsi que six femmes soupçonnées de lesbianisme. Les enquêteurs cherchent notamment à déterminer les liens existant entre les différents suspects et à vérifier plusieurs informations recueillies au cours des auditions.

Louga et Guéoul : le Président de la République au chevet des familles religieuses entre recueillement et solidarité

Le Président de la République a effectué, ce dimanche, une visite à Louga auprès du vénérable Thierno Mouhamadoul Bachir Tall, Khalife de la famille omarienne. Ce déplacement s’inscrit dans le cadre des relations de proximité et de concertation entretenues entre les autorités étatiques et les grandes familles religieuses du Sénégal.

Au cours de cette rencontre empreinte de spiritualité et de cordialité, les échanges ont porté sur les valeurs de paix, de cohésion sociale et d’unité nationale. Le Chef de l’État a salué le rôle majeur joué par la famille omarienne dans la préservation des enseignements islamiques ainsi que dans le renforcement du dialogue et de la stabilité sociale au Sénégal.

Cette étape à Louga a également été marquée par des prières formulées pour la paix durable, la concorde nationale et la réussite des missions du pays dans un contexte marqué par de nombreux défis sociaux et économiques.

Après Louga, le Président de la République s’est rendu à Guéoul pour présenter ses condoléances à Cheikh Chaya Aïdara, khalife de la famille de Cheikh Mahfou Ould Cheikhna Cheikh Saadbou, à la suite du rappel à Dieu de Cheikh Makhfou Aïdara, plus connu sous le nom de Beuh, ainsi que de ses deux épouses.

Les disparus ont trouvé la mort dans un tragique accident survenu à Diama, un drame qui a profondément bouleversé la communauté religieuse et suscité une vive émotion dans plusieurs localités du pays.

Face à la douleur de la famille endeuillée, le Chef de l’État a exprimé la compassion et la solidarité de toute la Nation. Il a également rendu hommage au parcours spirituel du défunt ainsi qu’à l’héritage religieux et éducatif transmis par Mame Cheikh Saadbou, figure marquante de la confrérie khadriya au Sénégal et en Afrique de l’Ouest.

Niarry Tally, RN1, marché : le CRAKE tire la sonnette d’alarme

Le Cadre de Réflexion et d’Actions pour un Kaolack Émergent (CRAKE) a exprimé ses préoccupations face aux nombreuses difficultés engendrées par les travaux publics actuellement en cours dans la commune de Kaolack. Dans un communiqué rendu public le 7 mai 2026, l’organisation attire l’attention des autorités et de l’opinion publique sur les conséquences liées, notamment, à la réhabilitation de la RN1, à la construction d’un nouveau marché et aux aménagements réalisés dans la zone de Niarry Tally.

Tout en reconnaissant l’importance de ces projets pour le développement urbain de la ville, le CRAKE dénonce plusieurs insuffisances dans leur mise en œuvre. La structure évoque, entre autres, de fortes perturbations de la circulation, l’absence de voies de contournement adaptées, le manque de signalisation ainsi que les impacts négatifs sur les activités économiques locales et le cadre de vie des populations riveraines.

Le CRAKE regrette également l’absence de communication préalable et de concertation avec les citoyens, estimant que les populations subissent des changements importants sans information suffisante ni accompagnement adéquat.

Face à cette situation, l’organisation appelle les autorités compétentes à renforcer la communication autour des travaux, à aménager des voies alternatives pour fluidifier la circulation et à mieux associer les populations locales au suivi des projets. Elle demande aussi une meilleure prise en compte des impacts sociaux et économiques dans la conduite des chantiers.

Le CRAKE réaffirme enfin son attachement au développement de Kaolack, tout en plaidant pour une gouvernance plus inclusive, transparente et respectueuse des citoyens.

Agnam : les violences contre AMA Afrique suspendent la prospection de phosphate, une médiation attendue ce dimanche

La situation reste particulièrement tendue à Agnam, dans le Fouta, après les actes de vandalisme qui ont visé le site de prospection de phosphate exploité par la société AMA Afrique. Depuis plusieurs jours, les activités de l’entreprise sont totalement à l’arrêt à la suite de l’incendie et de la destruction d’une partie importante du matériel d’exploration.

Selon plusieurs sources locales, des individus non identifiés se sont introduits sur le site avant de saccager les installations et de mettre le feu à plusieurs équipements utilisés dans le cadre des opérations de prospection. Les dégâts enregistrés seraient considérables, rendant une partie du matériel inutilisable et compromettant la poursuite immédiate des travaux.

Malgré le renforcement du dispositif sécuritaire autour de la zone, les opérations demeurent suspendues. Joint après plusieurs tentatives, le géologue superviseur des travaux pour AMA Afrique, Kaly Traoré, a confirmé l’attaque subie par l’entreprise et ses conséquences sur le déroulement du projet.

« Des individus sont venus saccager nos installations, nous privant ainsi de nos moyens de travail. Ils ont mis le feu au matériel, qui est désormais inutilisable. Pour le moment, nous sommes dans l’incapacité de poursuivre les opérations de prospection », a-t-il expliqué.

Le responsable a toutefois tenu à saluer la réaction des forces de sécurité déployées dans la zone, estimant que les gendarmes « ont bien joué leur rôle » dans la gestion de la situation. Il a également insisté sur la volonté de la société de maintenir son projet d’exploration malgré les difficultés rencontrées.

D’après lui, AMA Afrique dispose d’un permis d’exploration en règle et entend poursuivre ses activités une fois les conditions réunies. Des plaintes ont déjà été déposées auprès des autorités compétentes afin d’identifier les auteurs des actes de vandalisme et de situer les responsabilités.

« Nous restons dans l’optique de poursuivre notre projet, même si nous avons reçu un coup dur. Nous faisons confiance à la gendarmerie pour faire la lumière sur cette affaire », a ajouté Kaly Traoré.

Cette affaire continue d’alimenter les tensions dans plusieurs localités de la commune d’Agnam, où une partie des populations exprime depuis plusieurs semaines des inquiétudes autour des activités minières et de leurs éventuelles conséquences sur l’environnement et les terres exploitées par les communautés.

Face à la montée des tensions, les autorités administratives et locales multiplient les initiatives de médiation pour tenter d’éviter une détérioration de la situation. Une réunion de concertation a déjà réuni des élus territoriaux ainsi que des chefs de village des différentes localités concernées.

Cheikh Yérim Seck dément une fausse publication sur l’arrestation de Ndiaga Seck

Une publication largement relayée sur Facebook ces dernières heures attribue au journaliste et analyste politique Cheikh Yérim Seck des propos controversés autour de l’arrestation de l’homme politique Ndiaga Seck, interpellé vendredi dernier dans une affaire présumée d’« acte contre nature ».

Le texte en question, devenu viral sur les réseaux sociaux, présente une prétendue analyse politique dans laquelle le journaliste évoquerait un « complot politique » visant à neutraliser certaines figures de la scène nationale. La publication va même jusqu’à accuser le président Bassirou Diomaye Faye de préparer une stratégie destinée à empêcher le Premier ministre Ousmane Sonko de briguer la présidentielle de 2029.

Face à l’ampleur prise par cette diffusion et à la sensibilité des accusations avancées, Cheikh Yérim Seck a rapidement réagi pour mettre fin à toute confusion. Contacté à plusieurs reprises par des confrères, des internautes et des citoyens au cours de la journée, le journaliste a catégoriquement nié être l’auteur du texte qui circule en ligne.

Dans sa mise au point, il a dénoncé une tentative de manipulation de l’opinion à travers l’utilisation abusive de son nom et de son image. « Je précise que je ne suis pas l’auteur de ce texte qui, dans la forme, ne reflète pas mon niveau d’écriture et, dans le fond, ne correspond pas à ma pensée », a-t-il déclaré.

Cinquantenaire du Hizbut-Tarqiyyah : un milliard FCFA et 500 moutons offerts au Khalife général des mourides

Le Dahira Hizbut-Tarqiyyah a célébré ce samedi 16 mai 2026 son cinquantenaire à Darou Minane, dans une atmosphère de ferveur religieuse et de forte mobilisation populaire. La cérémonie, marquant les 50 ans d’existence de cette importante structure mouride fondée en 1976, s’est déroulée en présence du Khalife général des mourides, Serigne Mountakha Mbacké, ainsi que de plusieurs autorités religieuses et de milliers de fidèles venus de différentes régions du Sénégal.

Moment phare de cette grande ziara, le dahira a remis une hadiya d’un milliard de francs CFA destinée aux travaux de la Grande Mosquée de Touba. À cette contribution financière s’ajoute un don de 500 moutons offert au Khalife général en perspective du prochain Grand Magal de Touba, prévu dans moins de trois mois. Par ce geste, les responsables du Hizbut-Tarqiyyah entendent réaffirmer leur engagement aux côtés du khalifat général et leur volonté de participer activement aux grands chantiers religieux de la communauté mouride.

Prenant la parole devant l’assemblée, le responsable moral du dahira, Serigne Youssou Diop, a souligné que cette mobilisation exceptionnelle traduit l’attachement des membres du Hizbut-Tarqiyyah aux enseignements et recommandations du Khalife général. Selon lui, cette dynamique collective repose sur la discipline, la solidarité et le sens du sacrifice qui caractérisent depuis plusieurs décennies les membres de la structure.

Il a également salué la forte implication des disciples et sympathisants du dahira, venus nombreux participer à cette célébration du cinquantenaire. Pour les organisateurs, cette commémoration ne se limite pas à un simple anniversaire, mais constitue une occasion de renouveler leur engagement spirituel et leur contribution au rayonnement de Touba et du mouridisme.

Le Khalife général des mourides, visiblement satisfait de cette initiative, a magnifié l’engagement constant du Hizbut-Tarqiyyah au service de la communauté. Serigne Mountakha Mbacké a formulé des prières pour les donateurs et encouragé l’unité des dahiras autour des projets spirituels et sociaux portés par le khalifat général.

Tambacounda : 20 personnes interpellées dans une affaire de présumés actes contre-nature

Une vaste enquête menée par la Section de recherches de la gendarmerie de Tambacounda continue de susciter de nombreuses réactions dans la capitale orientale. Au cœur de cette affaire sensible : l’interpellation de vingt personnes, soupçonnées d’être impliquées dans des pratiques qualifiées d’« actes contre-nature » par les enquêteurs.

Selon des informations rapportées par Seneweb, les personnes arrêtées comprennent quatorze hommes et six femmes. Parmi elles figure notamment une agente de l’Unité de coordination de la gestion des déchets (UCG), dont l’implication présumée alimente largement les discussions au sein de la population locale.

Dans le cadre des investigations, les éléments de la gendarmerie ont également procédé à l’audition d’une prostituée bien connue dans certains milieux de la ville. Après son interrogatoire, celle-ci a finalement été remise en liberté. Une perquisition menée à son domicile n’aurait permis de découvrir aucun élément jugé compromettant ou susceptible de justifier une mesure de garde à vue à son encontre.

Les vingt personnes interpellées ont, quant à elles, été placées en garde à vue pour les besoins de l’enquête. D’après les mêmes sources, des tests sérologiques de dépistage du VIH auraient été effectués sur plusieurs des suspects dans le cadre de la procédure en cours.

Cette affaire provoque une vive agitation à Tambacounda, où les réactions se multiplient aussi bien dans les quartiers populaires que sur les réseaux sociaux. Entre indignation, interrogations et appels à la prudence, une partie de l’opinion attend désormais les conclusions officielles de l’enquête.

Drame au Niokolo-Koba : trois morts et une vingtaine de blessés dans une collision entre un minicar et un camion

Un grave accident de la circulation a endeuillé le Sénégal oriental hier après-midi dans la zone du Parc national du Niokolo-Koba. Le bilan provisoire fait état de trois morts et d’une vingtaine de blessés, dont plusieurs dans un état critique, à la suite d’une violente collision impliquant un minicar de transport en commun et un camion immobilisé sur la chaussée.

Le drame s’est produit sur un axe routier particulièrement fréquenté reliant plusieurs localités de la région de Kédougou. Selon les premiers éléments de l’enquête, le minicar, qui transportait de nombreux passagers, aurait perdu le contrôle avant de percuter de plein fouet un poids lourd stationné sur la route. L’impact, d’une extrême violence, a provoqué la mort immédiate de trois occupants du véhicule de transport.

Des témoins présents sur les lieux décrivent une scène de désolation marquée par des cris de détresse et d’importants dégâts matériels. Plusieurs passagers ont été coincés dans l’habitacle du minicar, nécessitant une intervention rapide des secours pour les extraire.

Alertés peu après l’accident, les éléments de la 62e Compagnie d’incendie et de secours se sont déployés sur les lieux pour prendre en charge les victimes. Les blessés, dont certains souffraient de traumatismes graves, ont été évacués vers différentes structures sanitaires de la région afin de recevoir des soins d’urgence. Le conducteur du minicar, grièvement atteint, a été admis en soins intensifs.

Les dépouilles des trois victimes ont été transférées à la morgue de l’Hôpital régional Amath Dansokho, où des procédures d’identification ont été engagées en attendant leur remise aux familles.

Sur le plan judiciaire, la brigade de gendarmerie de proximité de Mako a procédé aux constatations d’usage afin d’établir les circonstances exactes du drame. Le chauffeur du camion impliqué dans l’accident a été interpellé puis placé en garde à vue pour homicide involontaire et mise en danger de la vie d’autrui.

Une enquête a été ouverte pour déterminer les responsabilités et faire toute la lumière sur les conditions dans lesquelles le camion se trouvait immobilisé sur la chaussée au moment de la collision. Les autorités cherchent également à savoir si un défaut de signalisation, un excès de vitesse ou un problème technique pourraient être à l’origine de cet accident meurtrier.

Grande journée de don de sang : forte mobilisation citoyenne autour du Président Wade

La Commission Santé du Parti démocratique sénégalais (PDS) a organisé une grande journée de don de sang dédiée au Président Abdoulaye Wade, marquée par une mobilisation exceptionnelle de militants, sympathisants et populations.

Dans un communiqué, la Commission a adressé ses sincères remerciements au secrétaire général national du PDS ainsi qu’au secrétaire général chargé de la structuration et de la modernisation, pour leur engagement constant et leur soutien ayant contribué au succès de l’événement.

Les membres de la Fédération nationale des cadres libéraux (FNCL), dirigée par Ousmane Goudiaby, ont également été salués pour leur contribution remarquable. La Commission Santé a félicité l’ensemble des militants et sympathisants ayant répondu massivement à cet appel citoyen et humanitaire.

Le Président Wade, présenté comme un homme multidimensionnel, a toujours accordé une place importante à la santé publique. Son célèbre adage « Fagarou mo gueune fadjou » illustre sa vision axée sur la prévention. Sous son régime, plusieurs politiques sociales ont marqué le système sanitaire sénégalais, notamment la gratuité des césariennes pour les femmes enceintes, la couverture sanitaire des enfants de moins de cinq ans et le Plan Sésame destiné aux personnes âgées.

Dans un contexte où les stocks de sang demeurent insuffisants, la Commission Santé rappelle que le don volontaire constitue un acte noble et salvateur, qui doit être érigé en priorité nationale.

Une mention spéciale a également été adressée à Serigne Saliou Thioune pour sa précieuse contribution à l’organisation. La Commission a prié pour que Dieu lui rétribue son geste généreux au centuple.

Enfin, des prières ont été formulées à l’endroit du Président Wade afin que Dieu lui accorde santé, longévité et abondantes bénédictions. La Commission Santé du PDS, dirigée par Sokhna Assy Mbaye, a réaffirmé sa mobilisation pour les prochaines activités au service des populations.

Éducation : Ida Mouride veut bâtir une école enracinée dans les valeurs africaines

La commune d’Ida Mouride, dans le département de Koungheul, a célébré samedi l’excellence scolaire à travers une vaste cérémonie de récompense organisée en partenariat avec le Collectif des directeurs d’école (CODEC). Plus de 300 élèves, enseignants et acteurs du système éducatif local ont été distingués devant une forte mobilisation des communautés éducatives.

Au-delà de la remise de kits scolaires, de sacs et de matériels didactiques, cette initiative s’inscrit dans une dynamique de transformation du système éducatif local autour du concept de « Nouvelle Initiative pour la Transformation Humaniste de l’Éducation » (NITHE).

Les organisateurs ont mis l’accent sur la nécessité de bâtir une école davantage ancrée dans les réalités culturelles africaines et les valeurs citoyennes. Pour eux, l’éducation ne doit pas seulement transmettre des connaissances académiques, mais aussi former des citoyens responsables, attachés à leur identité et ouverts aux défis du développement.

Présidant la rencontre, l’Inspecteur de l’éducation et de la formation (IEF) de Koungheul, Ibrahima Konaté, a salué une démarche qui encourage l’émulation et le mérite au sein des établissements scolaires. Il a insisté sur l’importance de l’implication collective dans la réussite des élèves.

De son côté, le maire d’Ida Mouride, El Hadji Mor Seck, a réaffirmé l’engagement de la municipalité à accompagner durablement le secteur éducatif. Il a annoncé la poursuite des investissements dans les infrastructures scolaires et les équipements pédagogiques afin d’améliorer les conditions d’apprentissage dans les dix-huit écoles élémentaires de la commune.

À travers cette journée, Ida Mouride entend faire de l’éducation un levier central du développement local et de la promotion des valeurs sociales.

Drame sur la RN7 : trois morts et 19 blessés graves dans un violent accident à Niokolo-Koba

Un grave accident de la circulation s’est produit ce samedi sur la route nationale n°7, à l’intérieur du Parc national de Niokolo-Koba, à environ 90 kilomètres de Kédougou, dans le sud-est du Sénégal. Le bilan provisoire fait état de trois morts et de 19 blessés graves, selon des informations rapportées par le correspondant local de Sud FM.

D’après les premiers éléments recueillis sur place, le drame implique un minicar de transport et un poids lourd. Le minicar aurait violemment percuté l’arrière du camion dans des circonstances qui restent encore à éclaircir. La violence de la collision a provoqué une scène de désolation sur cet axe routier très fréquenté reliant plusieurs localités de la région orientale.

Les trois victimes ont succombé sur le coup, coincées dans l’habitacle fortement endommagé du véhicule de transport. Plusieurs passagers ont également été grièvement blessés, certains présentant des traumatismes importants nécessitant une prise en charge d’urgence.

Aussitôt alertés, les sapeurs-pompiers de Kédougou se sont rendus sur les lieux de l’accident pour secourir les victimes. Les opérations de désincarcération et d’évacuation ont mobilisé plusieurs éléments des secours pendant de longues minutes. Les blessés ont ensuite été transférés vers le centre hospitalier régional de Kédougou pour recevoir les soins nécessaires.

Les forces de défense et de sécurité se sont également déployées sur la zone afin de sécuriser le périmètre et faciliter l’intervention des secours. Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes de cette tragédie routière. Les autorités cherchent notamment à établir les responsabilités et à savoir si l’excès de vitesse, un défaut de visibilité ou une défaillance mécanique sont à l’origine du choc.

Occupation anarchique des espaces publics : Dakar lance une vaste opération de libération sous les autoponts et échangeurs

Le gouverneur de Dakar, Ousmane Kane, a annoncé le démarrage imminent d’opérations de contrôle et de déguerpissement visant les occupations irrégulières constatées sous les autoponts, échangeurs et autres infrastructures publiques de la capitale. À travers un communiqué rendu public vendredi, l’autorité administrative entend mettre fin à ce qu’elle considère comme une recrudescence préoccupante d’installations anarchiques dans plusieurs zones stratégiques de Dakar.

Selon le gouverneur, les services de l’administration territoriale ont observé ces dernières semaines une multiplication des occupations non autorisées sous plusieurs ouvrages routiers. Des abris de fortune auraient été aménagés dans certains espaces, tandis que des activités commerciales informelles, des dépôts de matériels et des stationnements désordonnés de motos et de véhicules y sont régulièrement constatés. Certains sites seraient également utilisés comme lieux d’hébergement de fortune.

Les autorités estiment que cette situation représente une menace pour l’ordre public, la sécurité des populations et la préservation des infrastructures concernées. Dans son communiqué, Ousmane Kane souligne que ces occupations irrégulières exposent les usagers à des risques sécuritaires, dégradent l’environnement urbain et compromettent la salubrité publique dans plusieurs secteurs de la région de Dakar.

Le gouverneur considère également que ces installations perturbent le fonctionnement normal des infrastructures routières et compliquent la circulation sur certains axes fortement fréquentés. Les autorités craignent en outre que ces espaces deviennent des zones de vulnérabilité sécuritaire difficiles à contrôler.

Face à cette situation, l’administration territoriale rappelle l’interdiction formelle d’occuper les espaces situés sous les autoponts, échangeurs et autres ouvrages publics. Il est désormais interdit d’y élire domicile, d’y passer la nuit ou d’y ériger des abris de fortune. Les activités commerciales non autorisées, les activités de gardiennage ainsi que toute occupation jugée irrégulière dans ces lieux sont également proscrites.

Le communiqué insiste aussi sur l’interdiction du stationnement anarchique de motos, charrettes, véhicules et autres équipements sous les infrastructures publiques. Selon les autorités, ces pratiques participent à la dégradation des ouvrages et entravent les opérations de sécurisation et de fluidification de la circulation.

Pour faire appliquer ces mesures, les services compétents de l’État seront mobilisés dans les prochains jours. Les forces de défense et de sécurité travailleront en collaboration avec les collectivités territoriales et les services techniques concernés afin de procéder à des opérations de contrôle et de libération systématique des espaces occupés illégalement.

À travers cette initiative, les autorités entendent restaurer l’ordre dans plusieurs zones de la capitale tout en assurant la protection des infrastructures publiques. Le gouverneur de Dakar a enfin appelé les populations au civisme et au respect des règles régissant l’occupation du domaine public. Il a invité les citoyens à contribuer à la préservation de la sécurité collective, de la salubrité publique et des ouvrages routiers de la région de Dakar.

Eau en sachet : la BR de Faidherbe frappe un réseau clandestin dans la banlieue dakaroise

Un vaste coup de filet a été mené par la Brigade de Recherches de Dakar dans le secteur de la fabrication clandestine d’eau en sachet. L’opération, conduite le 11 mai 2026 dans plusieurs quartiers de la banlieue dakaroise, notamment à Pikine, Thiaroye et Yeumbeul, a permis le démantèlement d’une douzaine d’unités de production opérant en dehors des normes réglementaires et sanitaires en vigueur.

Selon des sources proches de l’enquête, les éléments de la Brigade de Recherches de Faidherbe ont effectué plusieurs descentes simultanées dans des ateliers de fabrication installés discrètement au cœur des quartiers populaires. Ces unités, parfois aménagées dans des habitations ou des locaux de fortune, produisaient et commercialisaient de l’eau en sachet destinée à la consommation quotidienne des populations.

Les opérations ont été menées en collaboration avec les services compétents chargés du contrôle de la consommation et de la sécurité sanitaire. Les vérifications effectuées sur place ont mis en évidence de nombreuses irrégularités. Les enquêteurs ont notamment découvert l’usage présumé de faux documents administratifs servant à couvrir des activités de production illégales. Certaines structures ne disposaient d’aucune autorisation officielle de fabrication ou de commercialisation, tandis que d’autres auraient changé régulièrement de site afin d’échapper aux contrôles des autorités.

Plusieurs responsables de ces unités ont été interpellés puis auditionnés par les enquêteurs. Les investigations se poursuivent afin d’identifier l’étendue du réseau et de déterminer les circuits de distribution de ces produits écoulés dans plusieurs zones de la capitale.

Les premiers constats des services sanitaires suscitent de sérieuses inquiétudes quant aux conditions de production observées dans certains sites visités. Des manquements aux règles élémentaires d’hygiène auraient été relevés, faisant craindre des risques importants pour la santé publique. Toutefois, les contrôleurs ont également signalé que quelques unités inspectées respectaient les exigences réglementaires et disposaient des autorisations requises.

À travers cette opération, les autorités entendent renforcer la lutte contre les réseaux clandestins qui alimentent le marché en produits impropres ou non conformes aux normes sanitaires. Dans un contexte où l’eau en sachet constitue une source de consommation largement répandue, notamment dans les zones urbaines à forte densité, les services de contrôle veulent prévenir tout danger lié à la qualité de l’eau distribuée aux populations.

Kaolack : le lycée Valdiodio Ndiaye retrouve un cadre sécurisé grâce au Conseil départemental

À Kaolack, le lycée Valdiodio Ndiaye retrouve progressivement un visage plus sécurisé et plus accueillant. Longtemps confronté à la dégradation avancée de ses murs de clôture, cet établissement emblématique de la région bénéficie aujourd’hui d’importants travaux de réhabilitation initiés par le Conseil départemental de Kaolack.

« Pendant plusieurs années, les murs de clôture du lycée étaient dans un état de délabrement très avancé, exposant l’établissement à de nombreuses difficultés liées à l’insécurité, aux intrusions et à l’insalubrité », a expliqué le président du Conseil départemental de Kaolack, Ahmed Youssouph Benzalloum.

Cette situation inquiétait aussi bien les autorités éducatives que les élèves, les parents d’élèves et les riverains, qui voyaient ce temple du savoir laissé à la portée de tous les maux.

Face à cette réalité, le Conseil départemental de Kaolack a décidé d’agir en engageant des travaux de réhabilitation portant sur près de 315 mètres linéaires de murs de clôture.

« L’objectif affiché est de sécuriser davantage l’établissement, d’améliorer le cadre d’apprentissage des élèves et de redonner au lycée son image d’excellence. Au-delà de la sécurisation des lieux, le projet symbolise également l’importance accordée à l’éducation et au bien-être des apprenants dans la région de Kaolack », a rappelé Ahmed Youssouph Benzalloum, président du Conseil départemental de Kaolack.

Avec cette réhabilitation, le lycée Valdiodio Ndiaye tourne ainsi une page difficile et nourrit l’espoir d’un avenir plus serein pour ses élèves et son personnel éducatif.

Au-delà de la sécurisation de cet établissement scolaire, les autorités départementales ont également procédé à la remise d’appareils photocopieurs flambant neufs à l’administration des lycées et collèges du département, à savoir : le lycée Valdiodio Ndiaye, le Nouveau Lycée, le CEM Médina Mbaba, le lycée de Djilahar, le lycée de Kahone et le lycée mixte de Ngane Saër.

Cette dotation vise à renforcer les capacités de travail du personnel administratif et à améliorer les conditions de gestion pédagogique au sein de ces établissements scolaires.

Devant les autorités administratives, les enseignants, les élèves et les notables, les responsables du Conseil départemental ont réaffirmé leur engagement à accompagner durablement le secteur de l’éducation dans le département de Kaolack.

Prenant la parole, le proviseur du lycée Valdiodio Ndiaye, Ousseynou Camara, a salué, au nom de l’établissement, un geste « utile et salvateur », estimant que ces équipements arrivent à un moment crucial pour le bon fonctionnement du lycée.

Agnam Thiodaye : vive tension autour de l’exploitation du phosphate, des habitants dénoncent des intimidations armées

La situation est devenue particulièrement tendue à Agnam Thiodaye, dans le nord du Sénégal, où les populations locales s’opposent fermement au projet d’exploitation de phosphate mené dans leur terroir. Ces derniers jours, plusieurs habitants sont descendus sur le terrain concerné pour exprimer leur refus face à ce qu’ils considèrent comme une menace directe pour leurs terres agricoles, leurs activités économiques et leurs perspectives de développement.

Face à la mobilisation des riverains, un important dispositif sécuritaire a été déployé sur le site minier. Des éléments des forces de l’ordre ont été aperçus aux abords de la zone afin de contenir les manifestations et prévenir tout débordement. Malgré cette présence, la colère des populations ne faiblit pas.

Selon Abdou Aziz Diop, adjoint au maire d’Agnam, les habitants rejettent catégoriquement l’exploitation du phosphate dans cette partie de la commune. L’élu local estime que les terres visées constituent un espace stratégique pour l’avenir économique et social des communautés.

D’après lui, les populations craignent notamment la perte de terres cultivables ainsi que les conséquences environnementales liées aux activités extractives. Les habitants considèrent également que plusieurs projets communautaires prévus dans la zone risquent d’être compromis par l’installation de l’exploitation minière.

Mais au-delà de la contestation foncière et environnementale, un incident particulièrement grave aurait exacerbé les tensions. Abdou Aziz Diop accuse un agent de la société AMA Afrique d’avoir brandi une arme à feu devant les manifestants au cours des événements.

Selon ses déclarations, l’agent en question aurait sorti un pistolet en présence des forces de sécurité, suscitant la panique et l’indignation parmi les populations présentes sur les lieux. L’adjoint au maire affirme que ni le commandant de brigade ni les éléments de la gendarmerie présents n’auraient réagi au moment des faits.

Ces accusations provoquent une vive émotion au sein de la localité, où plusieurs habitants dénoncent ce qu’ils qualifient d’acte d’intimidation inacceptable contre des citoyens manifestant pour la défense de leurs terres.

Face à cette situation, les autorités locales et les populations réclament désormais l’ouverture rapide d’une enquête indépendante afin d’établir les responsabilités et de faire toute la lumière sur les circonstances exactes de l’incident.

Abdou Aziz Diop a également lancé un appel direct aux plus hautes autorités de l’État, notamment au président de la République, afin qu’une intervention urgente soit menée pour apaiser les tensions et garantir la sécurité des populations.

Incendie à Ndande : l’ancienne gare ferroviaire centenaire réduite en cendres, un pan de l’histoire du Cayor disparaît

Un véritable drame patrimonial s’est produit dans la nuit du jeudi à vendredi à Ndande, dans le département de Kébémer, région de Louga. Un violent incendie a entièrement ravagé l’ancienne gare ferroviaire de la localité, un édifice historique construit au XIXe siècle et considéré comme l’un des symboles majeurs du patrimoine ferroviaire sénégalais.

Le sinistre s’est déclaré tard dans la nuit dans des circonstances encore inconnues. Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, les flammes se sont propagées avec une rapidité impressionnante, alimentées par l’état de vétusté du bâtiment et les matériaux stockés à l’intérieur des anciens hangars. Malgré l’intervention des sapeurs-pompiers, le feu était déjà d’une rare intensité au moment des secours.

Au lever du jour, le constat était alarmant. La bâtisse historique n’était plus qu’un amas de décombres calcinés. Une grande partie de la toiture s’est effondrée sous l’effet de la chaleur, tandis que les structures métalliques ont été complètement déformées par les flammes. Des marchandises entreposées dans les locaux ont également été détruites.

Aucune perte en vie humaine n’a heureusement été enregistrée, mais l’émotion reste vive au sein de la population de Ndande. Pour de nombreux habitants, cette gare représentait bien plus qu’un simple bâtiment abandonné. Elle incarnait une mémoire collective profondément liée à l’histoire économique et politique du Cayor.

Construite en 1885 sur la célèbre ligne Dakar–Saint-Louis, la gare de Ndande occupait une position stratégique dans le développement du commerce arachidier au Sénégal durant la période coloniale. La localité était devenue un point névralgique du transport ferroviaire, notamment parce qu’elle marquait le lieu de jonction des rails venant de Dakar et de Saint-Louis. Cet événement historique, intervenu le 13 mai 1885, avait contribué à faire de Ndande l’un des centres importants du premier bassin arachidier du pays.

Le site demeure également associé à l’une des scènes les plus emblématiques de la résistance du Cayor face à la pénétration coloniale française. Selon la tradition historique, c’est à Ndande que Malaw, le cheval du Damel Lat Dior Diop, aurait refusé de franchir les rails du chemin de fer, perçus à l’époque comme le symbole de l’occupation coloniale. Cette image est devenue au fil des générations un puissant symbole de résistance et d’attachement à la souveraineté du Cayor.

Depuis l’arrêt du trafic ferroviaire sur la ligne Dakar–Saint-Louis en 1990, la gare de Ndande avait progressivement sombré dans l’abandon. Le site avait fini par être reconverti de manière informelle en entrepôts et espaces de stockage pour des commerçants de la zone.

L’incendie survient d’ailleurs dans un contexte où plusieurs voix plaidaient pour la réhabilitation des anciennes gares historiques de la ligne ferroviaire Dakar–Saint-Louis, dans le cadre d’un projet de valorisation du patrimoine ferroviaire sénégalais et d’une éventuelle relance du train historique.

Affaire de mœurs à Linguère : arrêté avant son départ à La Mecque, Ndiaga Seck rattrapé par les révélations d’un suspect clé

Comme révélé en exclusivité par Seneweb, Ndiaga Seck, comptable âgé de 51 ans, a été arrêté vendredi puis placé en garde à vue dans le cadre d’une vaste enquête judiciaire instruite par le juge du premier cabinet de Louga. Cette procédure, qui a déjà conduit à l’incarcération de 22 personnes, porte sur une série de faits particulièrement graves, notamment association de malfaiteurs, harcèlement sexuel, incitation à la débauche, collecte et diffusion de contenus à caractère pornographique, mise en danger de la vie d’autrui, transmission volontaire du VIH/Sida et actes contre nature.

Selon des informations concordantes, l’enquête a connu une nouvelle accélération après les révélations faites par Ahmadou Lamine Dia, présenté comme l’un des principaux protagonistes du dossier. Déjà mis en cause par plusieurs suspects arrêtés avant lui, notamment Amadou Niang, Allé Daff et Mbaba Gningue, ce dernier aurait livré aux enquêteurs de nombreux détails compromettants lors de son audition sous le régime de la garde à vue.

Saisie par le commissariat de Linguère dans le cadre d’une délégation judiciaire, la Division des investigations criminelles (Dic) a mené des investigations qui ont permis de localiser Ndiaga Seck à Keur Massar, précisément dans la cité Petrosen. Les policiers l’ont interpellé peu avant 14 heures alors qu’il se préparait à quitter le pays pour effectuer le pèlerinage à La Mecque.

Mais son voyage était déjà compromis. D’après les éléments de l’enquête, une opposition de sortie du territoire avait été discrètement prise à son encontre par les autorités judiciaires. Après une identification sommaire au siège de la Dic à Dakar, le quinquagénaire a été transféré sous escorte au commissariat urbain de Linguère pour les besoins de l’enquête.

Au cœur du dossier figure le témoignage accablant de Ahmadou Lamine Dia. Selon le quotidien Libération, ce dernier aurait décidé de « vider le contenu de son téléphone » devant les enquêteurs. Il aurait notamment expliqué avoir été initié à certaines pratiques par un métis cap-verdien identifié sous le nom de Rodriguez.

Toujours selon la même source, Ahmadou Lamine Dia a directement cité Ndiaga Seck parmi ses partenaires présumés. Il affirme avoir entretenu avec le comptable « plusieurs rapports sexuels » à Dakar avant de perdre contact avec lui. Pour étayer ses déclarations, il aurait montré aux enquêteurs des photographies dénudées ainsi qu’une cinquantaine de messages jugés compromettants, extraits de conversations entre les deux hommes.

Le suspect aurait également présenté Ndiaga Seck comme l’un de ses « Oubi », un terme utilisé dans certains milieux pour désigner le partenaire considéré comme féminin dans une relation homosexuelle.

L’enquête prend une tournure encore plus sensible avec les déclarations de Ahmadou Lamine Dia concernant son état de santé. Testé positif au VIH, il a affirmé aux enquêteurs avoir contracté la maladie depuis 2013. Ces révélations ont conduit les enquêteurs à approfondir davantage les investigations afin de déterminer les éventuelles responsabilités pénales des personnes citées dans le dossier.

Ndamatou : une redoutable bande armée démantelée après plusieurs mois de terreur nocturne

Le Commissariat d’arrondissement de Ndamatou a porté un coup dur au grand banditisme avec le démantèlement d’une présumée bande de malfaiteurs qui semait la psychose dans plusieurs quartiers de la ville depuis des mois. Cinq individus, tous présentés comme des récidivistes notoires, ont été interpellés dans la nuit du 12 au 13 mai 2026 au terme d’une opération de sécurisation menée par la Brigade de Recherches.

Selon des sources policières, l’opération s’est déroulée dans le quartier Sékhawga où les hommes de la BR effectuaient une patrouille nocturne de routine. Leur attention a été attirée par une Peugeot 307 bleue stationnée dans une zone sombre et peu fréquentée. En s’approchant discrètement du véhicule, les policiers ont constaté que les occupants avaient volontairement rendu illisible la plaque d’immatriculation en la recouvrant d’un mélange de sable et d’eau, manifestement pour empêcher toute identification.

Les agents ont rapidement compris qu’ils avaient affaire à un groupe préparant une attaque. Les suspects étaient positionnés à proximité d’un carrefour stratégique offrant plusieurs voies de fuite, une méthode fréquemment utilisée lors des agressions nocturnes recensées ces derniers mois dans la zone.

L’intervention rapide des policiers a permis de neutraliser les cinq occupants sans incident majeur. La fouille du véhicule a conduit à la découverte de deux coupe-coupe soigneusement dissimulés sous les sièges arrière ainsi que de deux joints de chanvre indien déjà entamés. Interrogés sur place, les suspects n’ont fourni aucune explication convaincante sur leur présence armée dans ce secteur à une heure avancée de la nuit.

Les enquêteurs soupçonnent fortement ce groupe d’être à l’origine d’une longue série d’agressions violentes commises dans plusieurs quartiers, notamment à Ndamatou, Sékhawga, Nguiranène, Darou Marnane, Yonou Darou, Tally Boubess et sur la corniche Serigne Modou. Depuis la période précédant le Ramadan 2026, de nombreux habitants vivaient dans la peur face à des attaques répétées perpétrées par un commando opérant à bord de véhicules.

D’après les investigations, le mode opératoire des assaillants revenait systématiquement dans les différentes plaintes enregistrées : cinq individus surgissaient brusquement d’une voiture avant de dépouiller violemment leurs victimes sous la menace d’armes blanches. Les policiers ont également établi que la bande utilisait auparavant une Peugeot 406 grise avant de changer de véhicule pour échapper à la vigilance des forces de l’ordre, après plusieurs signalements effectués par des victimes.

L’enquête a connu une avancée décisive lorsque plusieurs victimes, convoquées au commissariat, ont formellement reconnu la Peugeot 307 saisie lors de l’opération. Au cours d’une séance de présentation, le conducteur du véhicule, décrit comme étant de teint clair, ainsi que ses complices, ont été identifiés sans hésitation par certaines victimes.

Les vérifications effectuées dans les fichiers de police ont par ailleurs révélé que les cinq suspects étaient déjà connus des services judiciaires pour des faits similaires. Tous auraient déjà été déférés par le passé devant le parquet pour des affaires de vols aggravés et d’agressions.

AGEROUTE : le DRH Cheikh Ameth Tidiane Thiam licencié après ses accusations contre le directeur général

L’Agence des travaux et de gestion des routes (AGEROUTE) a officiellement mis fin aux fonctions de son directeur des ressources humaines, Cheikh Ameth Tidiane Thiam, à la suite d’une vive polémique née de ses déclarations publiques mettant en cause la gouvernance de l’institution. Dans une notification de licenciement signée ce vendredi 15 mai 2026, la Direction générale évoque des « manquements caractérisés » ainsi que des « fautes lourdes » jugées incompatibles avec les responsabilités qu’occupait l’ancien DRH.

Dans un communiqué transmis à la presse, l’AGEROUTE affirme que cette décision a été prise dans le respect des règles de gouvernance, de discipline administrative et d’éthique professionnelle. L’agence reproche principalement à Cheikh Ameth Tidiane Thiam d’avoir violé son devoir de réserve, manqué au respect de la hiérarchie et failli à ses obligations de loyauté envers l’institution.

Selon la Direction générale, le désormais ex-responsable des ressources humaines aurait gravement outrepassé ses prérogatives en organisant, le 13 mai dernier, un point de presse diffusé en direct sur les réseaux sociaux et largement relayé dans plusieurs médias. Au cours de cette sortie médiatique, il s’était exprimé sur la gestion interne de l’AGEROUTE depuis l’arrivée de l’actuel directeur général, Moustapha Fall.

L’agence estime que les déclarations de Cheikh Ameth Tidiane Thiam ont porté sur des questions stratégiques relevant exclusivement de la direction et auraient contribué à installer un climat de tension au sein de la structure. Le document de licenciement souligne également que certains propos tenus à l’endroit du directeur général seraient « mensongers » et auraient entraîné la divulgation d’informations internes et confidentielles au grand public.

Pour la Direction générale, cette communication publique, qualifiée de sortie médiatique « aux relents politiques », a sérieusement nui à l’image et à la crédibilité de l’AGEROUTE aussi bien auprès des travailleurs que des partenaires institutionnels de l’agence. Conséquence : le licenciement de Cheikh Ameth Tidiane Thiam a été prononcé avec effet immédiat.

Cette affaire intervient dans un contexte particulièrement sensible. Lors de son intervention publique, l’ancien DRH avait accusé le directeur général Moustapha Fall d’utiliser deux véhicules de type V8 dont la valeur serait estimée à près de 80 millions de francs CFA chacun. Des accusations qui ont rapidement alimenté le débat public, notamment parce qu’elles touchent à la question du train de vie des dirigeants des structures parapubliques.

Arrestation de Ndiaga Seck : le responsable politique stoppé avant son départ pour La Mecque dans une affaire aux lourdes accusations

Nouveau rebondissement dans l’affaire judiciaire qui secoue actuellement le département de Linguère. Arrêté ce vendredi matin par les éléments de la Division des investigations criminelles (DIC), Matar Ndiaga Seck, plus connu sous le nom de Ndiaga Seck, a été acheminé vers le commissariat urbain de Linguère où il devrait être placé en garde à vue après avis du juge d’instruction près le tribunal de Louga.

Selon des informations obtenues de source proche du dossier, l’homme politique âgé de 51 ans faisait l’objet d’un avis de recherches et d’interpellation dans le cadre d’une enquête judiciaire déjà marquée par l’arrestation de vingt-deux personnes précédemment déférées devant le parquet de Louga. Les enquêteurs de la DIC ont procédé à son arrestation alors qu’il s’apprêtait à quitter le territoire national.

D’après ses déclarations aux policiers, Ndiaga Seck devait embarquer ce vendredi à 16 heures pour un vol à destination de La Mecque afin d’effectuer le pèlerinage musulman. Après son interpellation, il aurait sollicité une autorisation exceptionnelle afin de pouvoir honorer son voyage religieux. Une demande qui n’a finalement pas été acceptée par les enquêteurs, lesquels ont poursuivi la procédure judiciaire engagée contre lui.

Cette arrestation intervient à la suite d’une délégation judiciaire délivrée par un juge d’instruction de Louga. Le dossier porte sur plusieurs chefs d’accusation particulièrement graves, notamment association de malfaiteurs, mise en danger de la vie d’autrui, actes contre nature, incitation à la débauche, collecte illicite de données à caractère pornographique ainsi que transmission volontaire du VIH/SIDA.

L’affaire continue de provoquer une vive émotion dans la région de Louga, notamment en raison de la sensibilité des accusations et du nombre déjà important de personnes impliquées dans cette procédure. Les autorités judiciaires semblent déterminées à faire toute la lumière sur ce dossier qui prend une ampleur considérable au fil des jours.

Faux monnayage : les Douanes sénégalaises interceptent une cargaison de billets noirs estimée à plus d’un milliard FCFA à Goudomp

Les services des Douanes sénégalaises ont porté un coup dur à un vaste réseau transfrontalier de faux monnayage opérant dans le sud du pays. Le jeudi 14 mai 2026, aux environs de 16 heures, les agents du Poste des Douanes de Nianaw, relevant de la Subdivision de Kolda/Sud, ont intercepté une importante cargaison de billets noirs dont la contrevaleur est estimée à près d’un milliard 89 millions de francs CFA.

L’opération s’est déroulée dans la localité de Kittim, dans le département de Goudomp, au terme d’une intervention minutieusement préparée par les unités douanières. Selon les informations communiquées par l’Administration des Douanes, les agents agissaient sur la base d’un renseignement faisant état de mouvements suspects liés à un trafic de fausse monnaie entre plusieurs pays de la sous-région.

Après plusieurs heures de surveillance discrète, les douaniers ont mis en place un dispositif combinant filature et observation afin de suivre les suspects et d’intervenir au moment jugé le plus opportun. C’est ainsi qu’ils ont surpris les membres présumés du réseau en pleine tentative de lavage de billets noirs, une technique fréquemment utilisée dans les circuits de faux monnayage pour faire croire à l’existence de devises authentiques dissimulées sous des produits chimiques.

La saisie porte sur 1 900 billets en coupures de 100 dollars ainsi que 3 000 billets en coupures de 500 euros. Deux individus de nationalité étrangère ont été arrêtés sur place puis placés à la disposition des enquêteurs pour les besoins de l’enquête.

Les autorités douanières soupçonnent l’existence d’un réseau structuré opérant de part et d’autre des frontières sud du Sénégal. Les investigations se poursuivent afin d’identifier les éventuels complices, les circuits d’approvisionnement ainsi que les ramifications internationales de cette activité criminelle.

Dans un communiqué publié par sa Division de la Communication, l’Administration des Douanes a salué la vigilance et le professionnalisme des agents engagés dans cette opération. Elle a également réaffirmé sa détermination à lutter sans relâche contre la criminalité financière, le faux monnayage et toutes les formes de trafics illicites susceptibles de menacer la stabilité économique et sécuritaire du pays.

« Propos mensongers » et « manque de loyauté inédit » : ce que l’AGEROUTE reproche à son ex-DRH

Cheikh Ahmeth Tidiane Thiam, directeur des ressources humaines de l’AGEROUTE, a été licencié pour faute lourde. Cette décision intervient peu après ses accusations publiques à l’encontre du directeur général, Moustapha Fall.

Dans un communiqué signé par le DG, il est reproché à l’ex-DRH d’avoir tenu des « propos mensongers ». Selon Moustapha Fall, ces actes « nuisent gravement » aux intérêts supérieurs de l’AGEROUTE et traduisent un « manque de loyauté inédit » à l’égard de la Direction générale.


Ci-dessous l’intégralité du texte. 

Monsieur le Directeur des Ressources Humaines,

Dans l’après-midi du 13 mai 2026, vous avez tenu un point de presse en direct largement diffusé dans les réseaux sociaux et les médias notamment Seneweb ayant pour sujet la gouvernance de l’AGEROUTE depuis ma nomination.

Au cours de votre sortie, vous avez tenu des propos mensongers à mon égard et divulgué des informations internes et confidentielles de l’AGEROUTE au grand public.
Vous avez également évoqué des faits relatifs à des choix stratégiques propres à mon arrivée dans l’Agence et tenté de créer un malaise entre la Direction Générale et ses collaborateurs.

Ce point de presse aux relents  politiques a porté gravement atteinte à l’image et au crédit de l’institution, créant ainsi un malaise en interne et vis à vis de nos différents partenaires.
Ces faits sont constitutifs de fautes lourdes parce qu’il s’agit d’actes de défiance et d’insubordination manifeste et intolérables eu égard au poste que vous occupez, à savoir l’encadrement du personnel.

Par ailleurs, ces actes nuisent gravement aux intérêts supérieurs de l’AGEROUTE et traduisent un manque de loyauté inédit à l’égard de la Direction Générale.

Pour toutes ces raisons évoquées, je vous notifie par la présente, votre licenciement pour fautes lourdes avec effet immédiat entrainant toutes les conséquences de droit.

Votre solde de tout compte, incluant le reliquat de salaire dû jusqu’à ce jour et le paiement des congés payés non pris (hors indemnités supprimées pour faute lourde), sera tenu à votre disposition au service comptable après inventaire des effets de service.

Vous êtes tenu de restituer sans délai l’ensemble des biens de l’AGEROUTE en votre possession: véhicule, ordinateur portable, téléphone, badges d’accès, documents confidentiels et tout matériel bureautique et/ou informatique en présence d’un huissier et d’un représentant de l’AGEROUTE dès le lundi 18 mai 2026.

A
Monsieur Cheikh Ameth Tidiane THIAM
Directeur des Ressources Humaines AGEROUTE 

Dakar : le gouverneur interdit l’occupation anarchique sous les autoponts et échangeurs

Le gouverneur de la région de Dakar, Ousmane Kane, a décidé de durcir le ton face à l’occupation irrégulière des espaces situés sous les autoponts, échangeurs et autres ouvrages publics de la capitale. Dans un communiqué rendu public ce vendredi 15 mai, l’autorité administrative annonce une série de mesures visant à mettre fin à ce qu’elle qualifie d’occupation anarchique du domaine public.

Selon le gouverneur, les services administratifs ont constaté ces derniers mois une recrudescence de la présence irrégulière de personnes et d’installations dans plusieurs zones de la région de Dakar. Cette situation concerne notamment les espaces aménagés sous les autoponts et échangeurs, devenus progressivement des lieux d’occupation informelle.

Le communiqué évoque plusieurs formes d’occupation jugées problématiques par les autorités. Il s’agit notamment de l’installation d’abris de fortune, de l’exercice d’activités commerciales non autorisées, du stationnement désordonné de motos, de charrettes et de divers matériels, mais aussi de l’utilisation de ces lieux comme espaces d’hébergement nocturne.

Pour Ousmane Kane, ces pratiques représentent une menace sérieuse pour l’ordre public et la sécurité collective. L’autorité administrative estime qu’elles portent atteinte à la salubrité publique, favorisent l’insécurité et risquent également d’endommager les infrastructures routières concernées.

Le gouverneur souligne également que ces occupations irrégulières constituent un facteur de vulnérabilité sécuritaire, dans un contexte où les ouvrages publics jouent un rôle stratégique dans la circulation et la mobilité urbaine dans la capitale. Selon lui, ces installations entravent parfois la libre circulation et compliquent certaines opérations de surveillance ou d’intervention des services de sécurité.

Face à cette situation, le gouverneur de Dakar rappelle désormais l’interdiction formelle d’élire domicile ou de passer la nuit sous les autoponts, échangeurs et autres infrastructures publiques. Il interdit également l’implantation d’abris de fortune, l’exercice d’activités commerciales ou de gardiennage non autorisées ainsi que le stationnement anarchique de motos, véhicules, charrettes ou équipements divers dans ces espaces.

Dans son communiqué, Ousmane Kane annonce que les services compétents de l’État seront mobilisés pour faire appliquer ces mesures. Les Forces de défense et de sécurité, en collaboration avec les collectivités territoriales et les services techniques concernés, mèneront des opérations de contrôle et de libération systématique des espaces occupés de manière irrégulière.

Cette décision s’inscrit dans une volonté plus large des autorités de renforcer l’ordre public, d’améliorer le cadre de vie urbain et de préserver les infrastructures publiques dans une capitale confrontée à une forte pression démographique et à une occupation souvent désorganisée de l’espace public.

En conclusion, le gouverneur appelle les populations au respect strict des règles encadrant l’occupation du domaine public. Il invite également les citoyens à faire preuve de civisme, de responsabilité et de vigilance afin de contribuer à la préservation de la sécurité collective, de la salubrité publique et de l’intégrité des infrastructures routières de la région de Dakar.

AGEROUTE : Cheikh Ahmed Tidiane Thiam relevé de ses fonctions après ses accusations contre le directeur général

La tension monte au sein de AGEROUTE Sénégal. Quelques jours seulement après avoir publiquement dénoncé ce qu’il qualifie de graves irrégularités dans la gestion de l’agence, Cheikh Ahmed Tidiane Thiam a été relevé de ses fonctions de directeur des ressources humaines.

Cette décision intervient dans un contexte de fortes turbulences internes au sein de la structure chargée de la gestion et du développement des infrastructures routières au Sénégal. Lors d’une conférence de presse tenue le mercredi 13 mai, Cheikh Ahmed Tidiane Thiam avait formulé une série d’accusations visant directement le directeur général de l’AGEROUTE, Moustapha Fall.

Face aux médias, l’ancien DRH avait dénoncé ce qu’il considère comme des « violations flagrantes » des textes réglementaires encadrant le fonctionnement de l’agence. Parmi les principaux griefs évoqués figure la signature de 23 notes de service qui, selon lui, auraient été prises sans concertation préalable et auraient entraîné des mutations internes jugées irrégulières.

Cheikh Ahmed Tidiane Thiam avait également pointé du doigt l’utilisation de deux véhicules de type V8 par la direction générale, estimant que cette pratique serait contraire au décret de 2021 relatif à la rationalisation des dépenses publiques et à la suppression de certains véhicules de fonction dans les structures publiques.

L’ancien directeur des ressources humaines avait par ailleurs soulevé la question d’un protocole financier portant sur un montant de 4 milliards de francs CFA, qu’il accuse le directeur général d’avoir signé sans obtenir au préalable l’aval du ministère de tutelle. Selon lui, cette démarche constituerait une entorse aux procédures administratives et financières normalement en vigueur dans les établissements publics.

Autre accusation formulée par Cheikh Ahmed Tidiane Thiam : le non-respect présumé de la législation relative à la déclaration de patrimoine. Il avait laissé entendre que certaines obligations légales n’auraient pas été respectées au niveau de la direction de l’agence.

Ces déclarations publiques avaient rapidement provoqué une vive réaction au sein de l’opinion et dans les milieux administratifs, alimentant des interrogations sur la gouvernance interne de AGEROUTE Sénégal.

Interrogé après ces accusations, Moustapha Fall avait indiqué qu’il comptait répondre publiquement aux allégations formulées contre lui. Le directeur général avait affirmé vouloir « démonter » les accusations de son désormais ancien collaborateur, laissant présager une confrontation médiatique et administrative entre les deux responsables.

Le limogeage de Cheikh Ahmed Tidiane Thiam intervient donc dans un climat particulièrement tendu et risque d’alimenter davantage les débats autour de la gouvernance des structures publiques et parapubliques au Sénégal. À ce stade, les autorités de tutelle n’ont pas encore communiqué officiellement sur les motifs précis de cette décision ni sur les suites éventuelles qui pourraient être données aux accusations portées publiquement par l’ancien DRH.

Affaire des présumés homosexuels du Djoloff : Ndiaga Seck arrêté par la DIC après un avis de recherche

L’enquête ouverte après l’arrestation de plusieurs présumés homosexuels dans le Djoloff connaît un nouveau développement majeur. Matar Ndiaga Seck, plus connu sous le nom de Ndiaga Seck, a été interpellé par les éléments de la Division des investigations criminelles (DIC), à la suite d’un avis de recherche émis par le commissariat urbain de Linguère.

Âgé de 51 ans et présenté comme un acteur politique local, le mis en cause faisait l’objet d’une surveillance active depuis plusieurs jours. Selon des informations concordantes, son nom est apparu au cours des auditions menées dans le cadre de l’enquête judiciaire déclenchée après l’arrestation de 22 personnes soupçonnées d’actes contre nature dans la zone du Djoloff.

Les investigations menées par les services de police auraient permis de recueillir plusieurs éléments jugés suffisamment sérieux pour motiver son interpellation. Les enquêteurs s’appuieraient notamment sur des déclarations recueillies lors des interrogatoires, parmi lesquelles celles d’Ahmadou Lamine Dia, cité comme l’une des personnes entendues dans ce dossier sensible qui suscite une vive attention dans la région de Louga.

Après le placement sous mandat de dépôt d’une vingtaine de suspects arrêtés dans cette affaire, le juge d’instruction près le tribunal de grande instance de Louga a décidé d’élargir les investigations. Une délégation judiciaire a ainsi été transmise au commissariat urbain de Linguère afin de poursuivre les recherches et d’identifier d’éventuelles ramifications.

Dans ce cadre, les autorités judiciaires avaient pris des mesures conservatoires contre Ndiaga Seck, notamment une opposition à sa sortie du territoire national ainsi qu’un avis de recherche et d’interpellation. Les éléments de la DIC, mobilisés en appui aux enquêteurs de Linguère, ont finalement réussi à localiser puis arrêter le suspect.

Né à Ziguinchor et exerçant la profession de comptable, Ndiaga Seck devrait être transféré dans les prochaines heures à Linguère pour les besoins de l’enquête et la poursuite de la procédure judiciaire. Les autorités n’ont, pour l’instant, donné aucun détail supplémentaire sur les éléments précis retenus contre lui.

PRODAC : l’ancien ministre Pape Malick Ndour écroué après la confirmation de son mandat de dépôt

Nouveau tournant dans le dossier du Programme des domaines agricoles (PRODAC). L’ancien ministre de la Jeunesse et responsable de l’Alliance pour la République (APR), Pape Malick Ndour, a été arrêté ce vendredi par les éléments de la Division des investigations criminelles (DIC) avant d’être conduit en détention.

Cette interpellation intervient à la suite de la décision rendue le 28 avril 2026 par la Cour suprême, qui a confirmé le mandat de dépôt visant l’ancien ministre. Une décision judiciaire qui a définitivement mis fin au régime de contrôle judiciaire dont il bénéficiait jusque-là dans le cadre de l’enquête portant sur la gestion du PRODAC.

Selon les éléments de la procédure, Pape Malick Ndour est poursuivi pour association de malfaiteurs, détournement présumé de deniers publics et blanchiment de capitaux. Les investigations menées par les magistrats du Pool judiciaire financier portent sur des irrégularités financières évaluées à plusieurs milliards de francs CFA. Les enquêteurs cherchent notamment à établir les responsabilités dans la gestion des fonds alloués au programme agricole, présenté à son lancement comme un levier majeur de promotion de l’emploi des jeunes.

Avant cette nouvelle évolution judiciaire, l’ancien ministre avait été placé sous contrôle judiciaire avec obligation de porter un bracelet électronique. Une mesure qui avait suscité de vives contestations de la part du parquet, lequel estimait les charges suffisamment lourdes pour justifier une détention préventive.

La Chambre d’accusation du Pool judiciaire financier avait par la suite remis en cause cette décision, ouvrant la voie à une bataille judiciaire qui s’est finalement conclue devant la Cour suprême. Avec la confirmation du mandat de dépôt, les autorités judiciaires disposent désormais de la base légale permettant l’incarcération de l’ancien membre du gouvernement.

L’affaire PRODAC continue ainsi de connaître de nouveaux développements et s’impose comme l’un des dossiers judiciaires les plus sensibles touchant d’anciens responsables publics depuis l’installation des nouvelles autorités. Au sein de l’opposition, plusieurs responsables de l’APR dénoncent une procédure à caractère politique, tandis que les tenants du pouvoir soutiennent que la justice suit son cours dans le cadre de la reddition des comptes annoncée par le régime actuel.

Abdou Mbow dénonce une « déstructuration » de l’administration après la sortie du DRH de l’AGEROUTE

Le climat de tension autour de la gouvernance administrative au Sénégal continue de s’intensifier. Ce jeudi, le député de l’opposition Abdou Mbow est monté au créneau pour dénoncer ce qu’il considère comme une profonde « déstructuration » de l’administration publique, à la suite des révélations faites par le directeur des ressources humaines de l’AGEROUTE, Cheikh Ahmed Tidiane Thiam.

Dans une déclaration largement relayée, le parlementaire s’est montré particulièrement préoccupé par la conférence de presse organisée par le DRH de l’AGEROUTE, au cours de laquelle ce dernier a publiquement mis en cause le directeur général de la structure, Moustapha Fall. Pour Abdou Mbow, une telle situation illustre un dysfonctionnement grave au sommet de l’appareil administratif.

Le député estime que si les accusations portées par le responsable des ressources humaines sont fondées, les autorités compétentes devraient immédiatement prendre leurs responsabilités afin de situer les responsabilités et sanctionner les éventuelles fautes. Selon lui, les faits évoqués sont suffisamment sérieux pour nécessiter une réaction rapide de l’État.

Abdou Mbow s’est également interrogé sur la méthode employée par le DRH pour exposer ce différend. Il juge inédit et préoccupant qu’un directeur des ressources humaines décide de tenir publiquement une conférence de presse contre son supérieur hiérarchique direct. À ses yeux, cette situation traduit une perte d’autorité et une fragilisation des mécanismes internes de gestion dans certaines structures publiques.

Au-delà du cas spécifique de l’AGEROUTE, le responsable politique a élargi son analyse à l’ensemble du fonctionnement institutionnel du pays. Il accuse le régime en place de favoriser un climat de tensions permanentes entre les institutions et de fragiliser les équilibres républicains. Dans ce contexte, il a directement mis en cause le Premier ministre Ousmane Sonko, qu’il considère comme un acteur central des confrontations politiques et institutionnelles observées ces derniers mois.

Le député a également abordé les préoccupations sociales qui touchent actuellement les Sénégalais, notamment à l’approche de la Tabaski. Il a évoqué les difficultés économiques auxquelles font face de nombreuses familles, dans un contexte marqué par la hausse persistante du coût de la vie et les inquiétudes liées au pouvoir d’achat.

Abdou Mbow a enfin attiré l’attention sur les questions de cybersécurité au sein de certaines administrations publiques. Sans donner davantage de détails, il a évoqué des vulnérabilités qui, selon lui, méritent une attention urgente des autorités afin de préserver la sécurité des données et le bon fonctionnement des services publics.

PETROSEN sous pression : une dette de 165 milliards FCFA menace la stabilité financière du secteur pétrolier sénégalais

La Société des Pétroles du Sénégal, PETROSEN, traverse l’une des périodes les plus délicates de son histoire récente. Selon des révélations du journaliste et éditorialiste Madiambal Diagne, la compagnie nationale fait face à une mise en demeure formelle émise par un consortium de créanciers qui réclame le paiement d’une dette estimée à 165 milliards de francs CFA avant le 27 mai 2026.

Cette échéance, particulièrement rapprochée, place l’entreprise publique dans une situation de forte tension financière, au moment même où le Sénégal tente de consolider sa position parmi les nouveaux producteurs africains d’hydrocarbures. À moins de deux semaines de la date limite, aucune solution concrète ne semble encore avoir été trouvée pour éviter un défaut de paiement qui pourrait fragiliser davantage la réputation financière du pays.

D’après les informations rapportées par Madiambal Diagne, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, s’est personnellement impliqué dans les discussions afin de rechercher une issue à cette crise. Le chef de l’État aurait sollicité l’appui de la Banque Ouest-Africaine de Développement afin d’obtenir un soutien financier susceptible de permettre à PETROSEN d’honorer ses engagements dans les délais imposés.

Cependant, cette tentative n’aurait pas abouti. La BOAD aurait indiqué ne plus disposer des capacités nécessaires pour intervenir à nouveau dans l’immédiat en faveur du Sénégal. L’institution financière sous-régionale avait déjà fortement mobilisé ses ressources récemment pour accompagner l’État sénégalais lors d’une précédente opération liée au remboursement d’Eurobonds arrivés à échéance. Cette intervention avait permis au pays d’éviter une situation critique sur les marchés financiers internationaux.

Aujourd’hui, les marges de manœuvre semblent considérablement réduites. PETROSEN se retrouve ainsi confrontée à une double pression : celle de créanciers décidés à récupérer leurs fonds dans les délais convenus et celle d’un environnement financier régional devenu plus contraignant pour les États fortement endettés.

Cette situation suscite déjà des interrogations dans les milieux économiques et financiers, notamment sur la capacité du Sénégal à maintenir la confiance de ses partenaires internationaux alors que le pays mise fortement sur l’exploitation pétrolière et gazière pour soutenir sa croissance économique dans les prochaines années.

Un éventuel défaut de paiement de PETROSEN pourrait avoir des répercussions importantes au-delà de la seule entreprise publique. Les observateurs redoutent notamment un impact sur la crédibilité souveraine du Sénégal, sur l’attractivité des investissements dans le secteur énergétique ainsi que sur les futurs mécanismes de financement liés aux projets pétroliers et gaziers en cours.

Le Sénégal élu à la vice-présidence de la Conférence générale de l’ICESCO pour les quatre prochaines années

Le Sénégal renforce son positionnement diplomatique et éducatif sur la scène internationale. Le pays a été élu à la vice-présidence de la Conférence générale de l’ICESCO (Organisation du monde islamique pour l’éducation, les sciences et la culture), à l’occasion de l’ouverture de la 15ᵉ session de l’organisation tenue mercredi à Kazan.

Cette désignation place désormais le Sénégal au sein du Bureau de la Conférence générale de l’ICESCO pour un mandat de quatre ans. Le pays partagera cette responsabilité avec la Égypte, qui assure la présidence de l’instance, tandis que la Maldives occupera le poste de rapporteur.

Présent à Kazan dans le cadre des travaux de cette 15ᵉ session, le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Guirassy, a salué une marque de confiance accordée au Sénégal par les États membres de l’organisation. Il a indiqué que cette élection traduit la reconnaissance du rôle joué par le pays dans les domaines de l’éducation, des sciences et de la culture au sein de l’espace islamique.

« Nous siégerons aux côtés de la République arabe d’Égypte, qui assure la présidence, et de la République des Maldives, désignée rapporteur », a déclaré le ministre, précisant qu’il assumera cette responsabilité en sa qualité de président de la Commission nationale pour l’ICESCO.

Pour les autorités sénégalaises, cette nouvelle responsabilité diplomatique constitue également une opportunité stratégique pour porter davantage les priorités nationales en matière d’éducation et de coopération culturelle. Moustapha Guirassy a insisté sur la volonté du Sénégal de contribuer activement aux grandes orientations de l’organisation, notamment sur les questions liées à la promotion du savoir, au dialogue interculturel et au renforcement de la coopération multilatérale.

Le ministre a également souligné que cette élection reflète l’engagement constant du Sénégal en faveur des valeurs de paix, de tolérance et de développement humain à travers l’éducation. Selon lui, le pays entend mettre à profit cette position pour renforcer son rayonnement international et soutenir les initiatives visant à moderniser les systèmes éducatifs dans l’espace membre de l’ICESCO.

Créée pour promouvoir la coopération entre les États membres de l’Organisation de la coopération islamique dans les domaines de l’éducation, des sciences, de la culture et de la communication, l’ICESCO joue un rôle important dans le développement des politiques éducatives et culturelles du monde islamique. La présence du Sénégal à la vice-présidence de sa Conférence générale intervient dans un contexte marqué par de nombreux défis liés à l’éducation, à l’innovation et à la transformation numérique des systèmes d’apprentissage.

Thiès : les sociétés minières ont injecté 146 milliards FCFA dans l’économie sénégalaise en 2024

La région de Thiès confirme une nouvelle fois son statut de moteur du secteur extractif sénégalais. Selon le rapport 2024 de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE), les entreprises minières implantées dans cette zone ont contribué à hauteur de 146 milliards de francs CFA à l’économie nationale au cours de l’année écoulée. Sur ce montant, 137 milliards de francs CFA ont été directement versés au budget de l’État, illustrant le poids stratégique de l’activité minière dans les finances publiques du Sénégal.

Les chiffres ont été dévoilés à l’occasion d’une session de dissémination du rapport organisée à Thiès, en présence des autorités administratives, des représentants de la société civile et des acteurs du secteur extractif. Cette rencontre a permis de revenir sur les performances enregistrées par les industries minières, mais également sur les défis persistants liés à la gouvernance et au partage des revenus générés par l’exploitation des ressources naturelles.

Les responsables de l’ITIE ont salué les progrès réalisés par le Sénégal en matière de transparence dans le secteur extractif. Depuis 2013, douze rapports ont été publiés afin de permettre un meilleur suivi des revenus issus des mines, du pétrole et du gaz. Pour l’adjoint au gouverneur chargé du développement, ces publications successives témoignent d’avancées importantes dans la maîtrise des données liées aux activités minières et dans le renforcement de la gouvernance du secteur.

La région de Thiès occupe une place centrale dans cette dynamique grâce à la forte présence d’entreprises opérant dans l’exploitation des phosphates, du zircon et d’autres ressources minières. Les revenus générés participent fortement aux recettes fiscales de l’État, mais aussi aux performances des exportations nationales et à la croissance économique globale du pays.

Malgré ces résultats jugés encourageants, plusieurs voix se sont élevées pour réclamer une meilleure redistribution des richesses produites dans les zones minières. Les autorités territoriales ont rappelé que les collectivités locales supportent une grande partie des impacts environnementaux et sociaux liés à l’exploitation extractive. Elles estiment dès lors qu’une part plus importante des revenus devrait être orientée vers les communes et départements concernés afin de financer des infrastructures de base et des projets sociaux.

Les organisations de la société civile ont également insisté sur la nécessité de transformer les performances financières du secteur en améliorations concrètes pour les populations locales. Pour ces acteurs, les milliards générés par l’activité minière doivent se traduire par la création d’emplois durables pour les jeunes, le développement de programmes de formation professionnelle, l’autonomisation économique des femmes et le renforcement des services sociaux essentiels.

Au-delà des chiffres, les défenseurs de la justice sociale plaident pour une transparence plus accessible aux communautés vivant dans les zones de production. Ils considèrent qu’une information claire et fiable sur les revenus extractifs constitue une condition essentielle pour permettre aux citoyens de mieux suivre l’utilisation des ressources naturelles et d’exiger des retombées plus visibles sur leur cadre de vie.

Affaire Anamo : l’audition de Maodo Malick Mbaye renvoyée, la défense prépare une nouvelle offensive judiciaire

L’affaire dite « Anamo » connaît un nouveau rebondissement judiciaire. Alors qu’il devait être entendu au fond par le Pool judiciaire financier, Maodo Malick Mbaye n’a finalement pas comparu devant les magistrats instructeurs. L’audition de l’ancien responsable de l’Agence nationale de la maison de l’outil a été reportée sine die en raison d’un dossier jugé incomplet par les parties impliquées dans la procédure.

Extrait du Pavillon spécial où il est détenu depuis plusieurs mois, l’ancien directeur devait répondre aux questions du juge dans le cadre de l’instruction ouverte contre lui pour des faits présumés de détournement de deniers publics et d’autres infractions financières. Mais selon les informations rapportées par ses avocats, le dossier n’était pas encore en état pour permettre la tenue de cette audition décisive.

L’un de ses conseils, Me Ndiaga Dabo, a indiqué que ce renvoi est lié à des éléments manquants dans la procédure. La défense assure toutefois que son client pourrait être convoqué à nouveau dans les prochains jours pour cette audition au fond, considérée comme une étape majeure dans l’évolution du dossier.

Dans le camp des avocats de Maodo Malick Mbaye, l’objectif est désormais clair : obtenir une remise en liberté provisoire après cette future comparution. Les conseils de l’ancien responsable entendent déposer une nouvelle requête devant les autorités judiciaires afin de solliciter son élargissement, estimant que les conditions d’une détention prolongée ne sont plus réunies.

Pour rappel, Maodo Malick Mbaye avait été inculpé puis placé sous mandat de dépôt le 22 juillet 2025 par le juge du deuxième cabinet du Pool judiciaire financier. Son incarcération s’inscrit dans le cadre des enquêtes menées autour de l’affaire « Anamo », un dossier qui continue d’alimenter les débats autour de la gestion de structures publiques et de l’utilisation des ressources financières de l’État.

Depuis l’ouverture de cette procédure, l’affaire suscite une attention particulière de l’opinion publique en raison du profil de l’ancien dirigeant et des montants présumés en jeu. Le report de son audition risque ainsi de prolonger encore l’attente autour des conclusions de cette instruction judiciaire particulièrement sensible.

Corridor Dakar-Bamako : le Mali demande des mesures d’urgence après les attaques terroristes contre les convois routiers

La multiplication des attaques terroristes sur plusieurs axes routiers maliens commence à produire de lourdes conséquences sur les échanges commerciaux entre le Sénégal et le Mali. Face à une situation sécuritaire devenue particulièrement préoccupante, le Conseil malien des chargeurs (CMC) a entamé des discussions avec ses partenaires sénégalais afin de limiter les répercussions humaines et économiques sur le corridor Dakar-Bamako, principal axe d’approvisionnement du Mali.

Depuis plusieurs semaines, le transport routier est fortement perturbé dans plusieurs zones du territoire malien. Des groupes armés ont ciblé des camions de marchandises ainsi que des bus de transport de voyageurs, provoquant des pertes en vies humaines, des destructions de matériels et d’importants retards dans l’acheminement des produits destinés au marché malien.

Selon des informations relayées par le site Malijet.com, plusieurs véhicules ont été incendiés lors de récentes attaques enregistrées sur certains corridors stratégiques. Cette situation a provoqué une désorganisation de la chaîne logistique et accentué les inquiétudes des transporteurs et opérateurs économiques qui dépendent du Port autonome de Dakar pour l’approvisionnement du Mali.

C’est dans ce contexte que le président du Conseil malien des chargeurs, Bakissima Sylla, a adressé, le 7 mai 2026, une correspondance à la présidente du Syndicat des armateurs de conteneurs du Sénégal (SACS). Dans cette lettre, le responsable malien attire l’attention sur les difficultés majeures rencontrées dans le transit des marchandises entre Dakar et Bamako.

Il explique que l’insécurité persistante a fortement affecté la fluidité des opérations terrestres et contraint plusieurs transporteurs à immobiliser leurs conteneurs dans des zones jugées plus sûres afin de préserver les vies humaines et protéger les équipements.

« Dans le souci de préserver les vies humaines et de sécuriser le matériel face aux menaces, il était impérieux d’immobiliser les conteneurs en lieux sûrs », a notamment indiqué Bakissima Sylla dans son courrier.

Face à cette situation exceptionnelle, le Conseil malien des chargeurs demande aux armateurs sénégalais de reconnaître officiellement le contexte actuel comme un cas de force majeure. L’objectif est d’obtenir une suspension temporaire des frais de détention appliqués aux conteneurs immobilisés à cause des contraintes sécuritaires.

Le CMC plaide également pour l’adoption de mesures exceptionnelles et temporaires afin de réduire l’impact financier des retards enregistrés sur les marchandises maliennes transitant par le Sénégal. Une telle décision permettrait, selon les autorités maliennes du secteur, de soulager les opérateurs économiques déjà fragilisés par les perturbations sécuritaires et logistiques.

Mystère à Diaobé-Kabendou : un homme retrouvé mort dans un jardin à Diaobé 1 Est

La commune de Diaobé-Kabendou est de nouveau secouée par une découverte macabre. Le corps sans vie d’un homme a été retrouvé ce mercredi matin dans un jardin situé au quartier Diaobé 1 Est, plongeant les habitants dans l’émoi et ravivant les inquiétudes autour de la sécurité dans cette localité du département de Vélingara.

Selon les premières informations recueillies sur place, la victime a été identifiée sous le nom de Mohamed Moustapha Diaw, âgé de 35 ans et originaire de la région de Saint-Louis. Les circonstances dans lesquelles il a perdu la vie demeurent encore floues.

Alertés peu après la découverte du corps, les éléments de la brigade de gendarmerie de Diaobé se sont rendus sur les lieux accompagnés de l’Infirmier Chef de Poste ainsi que des sapeurs-pompiers. Un périmètre de sécurité a été établi afin de permettre les premières constatations et le déroulement des opérations techniques.

Le corps a ensuite été évacué vers la morgue du centre de santé de Vélingara pour les besoins de l’enquête et d’éventuels examens médicaux destinés à déterminer les causes exactes du décès.

Pour l’heure, aucune piste n’est officiellement privilégiée par les enquêteurs. Les autorités compétentes ont ouvert une enquête afin de faire toute la lumière sur cette affaire qui suscite de nombreuses interrogations au sein de la population locale.

AGEROUTE : le DRH Cheikh Ahmed Tidiane Thiam dénonce une gestion « contraire aux principes de bonne gouvernance »

Le malaise semble désormais ouvertement exposé au sommet de l’AGEROUTE. Dans une sortie publique inhabituelle, le directeur des ressources humaines de l’agence, Cheikh Ahmed Tidiane Thiam, a vivement mis en cause la gestion du directeur général Moustapha Fall, qu’il accuse de « dérives managériales » et de « violations flagrantes des textes réglementaires » depuis sa nomination à la tête de la structure le 18 décembre dernier.

Face à la presse, le responsable des ressources humaines affirme avoir longtemps privilégié les voies internes avant de décider de rendre l’affaire publique. Une démarche qu’il dit motivée par « une situation exceptionnelle », estimant que son statut de DRH et de responsable politique lui interdit de garder le silence face à des pratiques qu’il juge incompatibles avec les principes de gouvernance prônés par les nouvelles autorités.

Selon lui, les premières tensions seraient apparues dès la prise de fonction du nouveau directeur général. Il raconte que son prédécesseur l’avait présenté, ainsi que le secrétaire général, comme des collaborateurs capables de tenir un discours de vérité à la direction. Moustapha Fall aurait même déclaré à son arrivée : « Si vous me voyez faire des conneries, appelez-moi et dites-le-moi. » Mais, d’après Cheikh Ahmed Tidiane Thiam, cette volonté affichée d’ouverture aurait rapidement laissé place à une gestion centralisée et peu concertée.

Le DRH révèle qu’en seulement cinq mois, pas moins de 23 notes de service ont été signées, dont plusieurs décisions de mutation prises sans consultation préalable des ressources humaines ni du secrétariat général. Il affirme que certains agents ont été déplacés sans avoir été informés officiellement et sans qu’aucun appel à candidatures ou demande de curriculum vitae ne soit effectué.

Plus grave encore, il soutient que certaines décisions lui auraient été communiquées par une personne ne disposant d’aucune autorité hiérarchique sur lui, une méthode qu’il dit avoir refusé d’entériner. Parmi les cas cités, Cheikh Ahmed Tidiane Thiam évoque le remplacement d’un directeur régional qu’il décrit comme compétent et irréprochable par un responsable qu’il considère beaucoup moins qualifié. L’ancien titulaire du poste serait resté pendant trois mois sans affectation officielle ni note de service, une situation que le DRH considère comme une violation du Code du travail, lequel impose à l’employeur de fournir du travail à tout agent sous contrat.

Les accusations prennent une tournure encore plus sensible sur la question des avantages accordés au directeur général. Cheikh Ahmed Tidiane Thiam rappelle que le décret 2021-05 a supprimé les véhicules de fonction des directeurs généraux des organismes parapublics, remplacés par une indemnité forfaitaire mensuelle de 600 000 francs CFA nets. Depuis l’entrée en vigueur de cette mesure, affirme-t-il, aucun directeur général de l’AGEROUTE n’avait bénéficié d’un véhicule de fonction.

Or, selon ses déclarations, Moustapha Fall disposerait actuellement de deux véhicules de type V8 d’une valeur estimée à 80 millions de francs CFA chacun. L’un de ces véhicules servirait notamment au transport de ses enfants à l’école. Le DRH affirme également qu’un troisième véhicule, destiné en principe aux missions de service, serait utilisé de manière exclusive par le directeur général depuis plusieurs mois.

Cheikh Ahmed Tidiane Thiam établit même une comparaison avec le ministre des Infrastructures, qu’il présente comme un exemple de sobriété dans l’utilisation des moyens de l’État. Il souligne que le ministre se déplacerait dans un véhicule beaucoup plus modeste et emprunterait parfois un 4×4 uniquement dans le cadre de ses tournées.

Autre point soulevé : la signature d’un protocole financier engageant l’État du Sénégal à hauteur d’environ 4 milliards de francs CFA. Selon le DRH, cet engagement aurait été signé par le directeur général dès le lendemain de sa prise de fonction, sans validation préalable du ministre des Infrastructures, pourtant requise dans ce type de procédure.

Le responsable des ressources humaines indique également avoir saisi le directeur général à propos de la loi 2025-13 relative à la déclaration de patrimoine et de son décret d’application 2025-1835. Ce texte impose aux responsables concernés de déclarer leur patrimoine dans un délai de trois mois après leur nomination. Cheikh Ahmed Tidiane Thiam affirme avoir adressé un mémorandum officiel à Moustapha Fall afin de lui rappeler cette obligation légale, en y joignant une attestation de revenus établie par ses services.

Dans son intervention, le DRH n’a pas caché son engagement politique aux côtés du président Bassirou Diomaye Faye et du Premier ministre Ousmane Sonko durant la campagne électorale. Il estime toutefois que les pratiques qu’il dénonce sont en contradiction avec les promesses de rupture, de transparence et de justice sociale portées par les nouvelles autorités.

Affaire de mœurs à Keur Massar : la Gendarmerie franchit le cap des 100 arrestations

La Gendarmerie nationale intensifie ses opérations dans le cadre de la lutte contre la criminalité et les atteintes aux bonnes mœurs. Sous l’autorité du haut commandement, la Brigade de Recherches de Keur Massar poursuit activement les investigations liées à une vaste affaire qui secoue plusieurs localités du pays depuis plusieurs mois. Les enquêteurs ont récemment franchi un seuil symbolique avec la 100e arrestation enregistrée dans ce dossier judiciaire particulièrement sensible.

Cette nouvelle vague d’interpellations fait suite à l’arrestation récente d’un styliste soupçonné d’entretenir une relation avec l’un des principaux mis en cause déjà placé sous mandat de dépôt. Grâce à l’exploitation approfondie du téléphone portable du détenu principal, les gendarmes sont parvenus à identifier plusieurs autres personnes présumées impliquées dans ce réseau. Les investigations numériques ont permis de retracer des échanges, des contacts réguliers ainsi que des relations présumées entre différents suspects.

En l’espace de quarante-huit heures, cinq nouveaux individus ont ainsi été arrêtés à Dakar par des éléments de la gendarmerie opérant en civil à bord d’un véhicule banalisé. Parmi eux figurent un entrepreneur, un étudiant et plusieurs commerçants soupçonnés d’avoir entretenu des relations intimes avec certains protagonistes déjà arrêtés dans cette affaire. Selon des sources proches du dossier, les enquêteurs s’appuient sur des preuves jugées concordantes, notamment des données extraites d’appareils téléphoniques et divers éléments recueillis au cours des auditions.

Les enquêteurs ont également découvert des connexions entre certains suspects et d’autres personnes déjà arrêtées dans différentes régions du pays. L’un des mis en cause, actuellement détenu dans une prison du nord du Sénégal, serait cité dans plusieurs échanges compromettants retrouvés lors de l’expertise numérique menée par les techniciens de la gendarmerie. Les autorités judiciaires considèrent ces éléments comme essentiels pour établir les responsabilités dans ce dossier complexe.

Avec ces nouvelles arrestations, le nombre total de personnes interpellées dans cette affaire atteint désormais la barre des cent. Une correction a d’ailleurs été apportée concernant le décompte précédent des arrestations, une personne ayant été omise dans les chiffres communiqués auparavant. Cette précision permet désormais de confirmer officiellement le franchissement de ce cap symbolique.

Les personnes arrêtées ont été placées en garde à vue sur instruction du juge chargé du dossier près le tribunal compétent de Pikine-Guédiawaye. Le parquet suit attentivement l’évolution des investigations tandis que de nouvelles arrestations restent possibles dans les prochains jours. Les enquêteurs poursuivent l’exploitation des données numériques et l’audition de plusieurs personnes citées dans le cadre de cette procédure judiciaire qui continue de prendre de l’ampleur.

Les Forces spéciales marines sénégalaises triomphent aux « Flintlympics » de Flintlock 2026

Les Forces spéciales marines du Sénégal ont brillamment représenté le pays lors de l’exercice militaire international Flintlock 2026, en s’imposant à la première place des « Flintlympics », une compétition organisée en marge de ce grand rendez-vous des forces spéciales africaines et de leurs partenaires internationaux.

Cette distinction vient confirmer la montée en puissance des unités d’élite sénégalaises sur la scène sécuritaire régionale et internationale. Organisé cette année conjointement par la Côte d’Ivoire et la Libye, Flintlock 2026 constitue le principal exercice d’opérations spéciales du Commandement des États-Unis pour l’Afrique (AFRICOM). L’événement réunit chaque année des forces spéciales venues de plusieurs pays africains ainsi que des partenaires occidentaux dans le but de renforcer la coopération militaire, le partage d’expérience et la coordination dans la lutte contre les menaces sécuritaires.

Dans le cadre de cette édition 2026, les participants ont pris part aux « Flintlympics », une compétition amicale mais hautement stratégique destinée à évaluer les aptitudes opérationnelles des différentes unités engagées. Les épreuves étaient conçues pour tester l’endurance physique, les capacités tactiques, la cohésion d’équipe ainsi que la rapidité d’exécution des soldats dans des scénarios proches des réalités du terrain.

Selon les informations communiquées par l’Ambassade des États-Unis au Sénégal, les Forces spéciales marines sénégalaises ont dominé la compétition en remportant trois des six épreuves inscrites au programme. Cette performance leur a permis de décrocher la première place du classement général devant plusieurs unités réputées du continent et des forces partenaires internationales.

La représentation diplomatique américaine a salué une prestation remarquable qui reflète, selon elle, « la formation d’élite, le professionnalisme et l’excellence opérationnelle des forces d’opérations spéciales du Sénégal ». L’ambassade a également insisté sur le rôle stratégique du Sénégal dans les questions de sécurité régionale, soulignant que les capacités démontrées par les militaires sénégalais font du pays « un partenaire essentiel pour relever les défis sécuritaires régionaux ».

Cette victoire intervient dans un contexte marqué par la multiplication des menaces terroristes et des défis sécuritaires dans plusieurs régions du continent africain, notamment dans le Sahel et en Afrique de l’Ouest. Face à cette situation, le Sénégal continue de renforcer ses capacités militaires et de consolider sa coopération avec plusieurs partenaires internationaux afin de préserver la stabilité et la sécurité dans la sous-région.

La performance des Forces spéciales marines sénégalaises à Flintlock 2026 apparaît ainsi comme un signal fort de la reconnaissance du savoir-faire militaire sénégalais. Elle illustre également les efforts continus entrepris dans la formation et la modernisation des unités spécialisées, devenues aujourd’hui des acteurs majeurs dans les opérations de sécurité et de lutte contre les menaces transnationales.

La SEDIMA face aux interrogations : inquiétudes autour de sa gouvernance‎‎


La SEDIMA, unique minoterie sénégalaise et longtemps considérée comme une fierté nationale dans le domaine de la meunerie, traverse aujourd’hui une zone de turbulences. Au cœur des débats : le recrutement de Frank Bavard, dont la gestion suscite de vives critiques parmi les travailleurs et observateurs du secteur.

‎Un héritage remis en question

‎Sous la direction de Jean-Claude Mimran, l’entreprise avait bâti une réputation solide, alliant performance industrielle et politique sociale. Des parcelles offertes aux employés à Diamniadio symbolisaient cette volonté de stabilité et de reconnaissance. Mais depuis l’arrivée de Frank Bavard, plusieurs décisions auraient fragilisé cet équilibre, plongeant certains bénéficiaires dans des difficultés notables.

‎Des tensions sociales persistantes

‎Selon des témoignages recueillis auprès d’anciens employés, des retenues auraient été opérées sur l’intéressement aux bénéfices, créant frustration et incompréhension. Plus grave encore, plus de 200 Sénégalais auraient perdu leur emploi, parfois dans des conditions qualifiées de « particulièrement difficiles ». Des accidentés du travail, y compris des personnes amputées, auraient été licenciés, entraînant des drames humains et sociaux pour leurs familles.

‎Performances industrielles en recul
‎Sur le plan technique, les Grands Moulins de Dakar, capables autrefois d’écraser plus de 1 300 tonnes de blé par jour grâce à trois moulins, ne tourneraient plus qu’à moins de 500 tonnes quotidiennes. Deux des moulins les plus anciens et performants seraient presque à l’arrêt, alimentant les inquiétudes sur l’avenir de la production nationale.

‎Des zones d’ombre

‎Au-delà des aspects sociaux et industriels, des rumeurs entourent la figure de Frank Bavard. Des questions demeurent sur une éventuelle interpellation au tribunal et sur des liens supposés avec des affaires d’armes évoquées sous l’ancien régime. Ces zones d’ombre alimentent un climat de méfiance et d’incertitude.

‎Une demande de transparence

‎Dans une lettre ouverte adressée à l’Honorable Députée Anta Babacar Ngom, Mamadou Niang, cadre de production et expert meunier, appelle à des éclaircissements. Pour lui, il est urgent de préserver la transparence et de protéger cette entreprise nationale, pilier stratégique de l’économie sénégalaise.

Escroquerie présumée dans les marchés de la banlieue dakaroise : un faux fournisseur arrêté par la police de Thiaroye

Les éléments du commissariat de Thiaroye ont procédé à l’arrestation d’un homme présenté comme l’auteur présumé d’une vaste série d’escroqueries visant des commerçants opérant dans plusieurs marchés de la banlieue dakaroise. Le suspect, identifié sous le nom de Modou S., est accusé d’avoir mis en place un système frauduleux particulièrement bien élaboré, basé sur de fausses offres de marchandises proposées à des prix largement inférieurs à ceux du marché.

Âgé d’une trentaine d’années et domicilié à Thiaroye, le mis en cause aurait réussi, durant plusieurs mois, à gagner la confiance de nombreux commerçants en se présentant comme un fournisseur disposant de stocks importants de produits très recherchés. Selon les informations rapportées par le journal L’Observateur, il approchait ses victimes avec des propositions alléchantes portant notamment sur des sacs vides destinés au conditionnement de l’oignon, des stocks d’oignons, des maillots ou encore des pommes de terre.

Le mode opératoire du suspect semblait toujours identique. Après avoir convaincu ses interlocuteurs de la disponibilité immédiate des marchandises, il exigeait le versement d’acomptes importants afin de réserver les commandes. Une fois l’argent encaissé, il devenait injoignable et disparaissait sans laisser de traces.

L’une des victimes, identifiée sous le nom de Ndiaga S., aurait ainsi versé une somme de 1,250 million de francs CFA pour une commande estimée à 2,5 millions de francs CFA. Pour rassurer son client, le suspect lui aurait fixé un rendez-vous dans un entrepôt situé vers Tivaouane-Diacksao, près de Thiaroye. Mais sur place, la victime découvrira qu’elle avait été trompée. Avant de disparaître, le présumé escroc lui aurait simplement remis une enveloppe contenant un passeport établi au nom d’El Hadji Amidou Ndiaye.

L’enquête révèle que plusieurs autres commerçants auraient été piégés de la même manière. Parmi eux figurent notamment Khadim D. et Ibrahima N., qui auraient eux aussi perdu d’importantes sommes d’argent après avoir cru conclure des affaires avantageuses avec le suspect. Le montant global du préjudice causé aux différentes victimes est estimé à près de 1,750 million de francs CFA.

Face à la multiplication des plaintes, les éléments de la police de Thiaroye ont décidé de mettre en place une opération discrète afin de coincer le présumé escroc. Alertés par une nouvelle tentative visant un commerçant, les enquêteurs ont organisé un dispositif de surveillance destiné à suivre les mouvements du suspect et à procéder à son interpellation en flagrant délit.

Le piège tendu par les policiers a finalement permis son arrestation. Modou S. a été conduit dans les locaux du commissariat où plusieurs victimes se seraient présentées pour l’identifier formellement. Placé en garde à vue, il fait désormais l’objet d’une enquête approfondie destinée à déterminer l’étendue exacte des faits qui lui sont reprochés et à identifier d’éventuels complices.

Drame à Bakel : le corps d’Issa Traoré retrouvé sur les rives mauritaniennes du fleuve Sénégal

Le corps d’Issa Traoré, porté disparu depuis le dimanche 10 mai 2026 dans les eaux du fleuve Sénégal à Bakel, a finalement été retrouvé ce mardi sur la rive mauritanienne du fleuve, mettant fin à plusieurs jours d’angoisse pour sa famille et ses proches.

La découverte a été confirmée par son jeune frère, Mito Traoré, lors d’un entretien téléphonique accordé à l’Agence de presse sénégalaise (APS). Selon ses déclarations, le corps de la victime, âgée d’une trentaine d’années, se trouvait dans un état de décomposition avancé au moment de son repérage.

D’après les informations recueillies, Issa Traoré avait disparu dimanche après-midi alors qu’il se baignait avec des amis dans le fleuve Sénégal, à hauteur de Grimpalé, un quartier situé dans la commune de Bakel. Ce n’est qu’au moment où le groupe s’apprêtait à quitter les lieux que ses compagnons ont constaté son absence, déclenchant immédiatement l’alerte.

À la suite de cette disparition, d’importantes opérations de recherche avaient été lancées par la 63e compagnie d’incendies et de secours de Bakel. Pendant plusieurs jours, les équipes de secours ont sillonné les eaux du fleuve dans l’espoir de retrouver le jeune homme vivant ou de localiser sa dépouille.

Malheureusement, les recherches ont abouti à une issue tragique avec la découverte du corps dans la partie mauritanienne des rives du fleuve Sénégal. Une situation qui complique désormais les démarches liées au rapatriement de la dépouille vers Bakel.

« Actuellement, le corps a échoué au niveau de la Mauritanie. Nous sommes en train de voir la possibilité de ramener le corps à Bakel ou, à défaut, de l’inhumer là-bas », a expliqué Mito Traoré.

Ce drame relance une nouvelle fois la question de la sécurité autour des zones de baignade du fleuve Sénégal, particulièrement fréquentées par les jeunes durant les périodes de forte chaleur. À Bakel, la disparition puis la découverte du corps d’Issa Traoré ont provoqué une vive émotion au sein de la population, attristée par cette tragédie survenue en pleine période de détente entre amis.

CFEE : le Sénégal lance son premier essai national dans un contexte de réforme du système éducatif

Le Ministère de l’Éducation nationale a officiellement lancé, ce lundi, le tout premier essai national du Certificat de Fin d’Études Élémentaires (CFEE), une initiative présentée comme une étape importante dans le processus de refondation de l’école sénégalaise. Cette expérimentation intervient dans un contexte marqué par plusieurs réformes majeures du système éducatif, notamment la suppression du concours d’entrée en classe de Sixième.

À travers cette nouvelle démarche, les autorités éducatives entendent moderniser le dispositif d’évaluation des élèves du cycle élémentaire et préparer progressivement l’ensemble des acteurs à la digitalisation des examens et concours. L’objectif affiché est d’améliorer l’efficacité, la transparence et la rapidité dans la gestion des évaluations nationales.

Pour cette première édition de l’essai national, 305 974 candidats sont inscrits sur l’ensemble du territoire national, soit une hausse de 5 089 candidats par rapport à l’année précédente. Les filles représentent une part importante des effectifs avec 173 970 candidates. Les épreuves se déroulent dans 2 080 centres répartis dans les différentes régions du pays, témoignant de l’ampleur de l’organisation mise en place par les autorités éducatives.

Afin de s’assurer du bon déroulement des opérations, une mission de supervision conduite par le Secrétaire général du Ministère de l’Éducation nationale a effectué une tournée dans plusieurs centres d’examen de Dakar. Cette délégation comprenait également le Directeur des Examens et Concours, l’Inspecteur d’Académie de Dakar ainsi que l’Inspecteur de l’Éducation et de la Formation de Dakar-Plateau.

Au terme de cette visite, les responsables ont salué les dispositions prises dans les différents centres et exprimé leur satisfaction quant aux conditions d’organisation de cet essai national. Selon eux, toutes les mesures nécessaires ont été mobilisées pour garantir un déroulement correct et sécurisé des épreuves.

L’une des principales innovations introduites cette année reste l’utilisation de la plateforme ANADOLE. Grâce à cet outil numérique, les autorités ambitionnent de réduire considérablement les délais de traitement des résultats. Désormais, les résultats du CFEE pourront être publiés dans un délai de dix jours après les examens, une avancée importante dans le cadre de la modernisation administrative du secteur éducatif.

Le Ministère de l’Éducation nationale prévoit également une évaluation approfondie de cette phase test dès la fin des épreuves. Cette analyse permettra d’apprécier le nouveau format de l’examen ainsi que le niveau des performances des élèves. Les éventuelles insuffisances identifiées feront l’objet de mesures correctives et de remédiations pédagogiques avant la tenue de l’examen national officiel.

Kaolack : la Plateforme pour une justice climatique mise sur la pisciculture pour soutenir les jeunes et les femmes

Dans le cadre de ses activités de renforcement des capacités communautaires, la Plateforme pour une justice climatique a organisé une session de formation de deux jours en pisciculture, destinée aux points focaux des 14 régions du Sénégal ainsi qu’aux départements concernés. Cette initiative, soutenue par la Fondation Rosa Luxemburg, vise à promouvoir des solutions durables face aux défis liés aux changements climatiques, tout en favorisant l’autonomisation économique des populations.

La rencontre a permis aux participants de bénéficier de plusieurs modules pratiques portant sur les techniques d’élevage de poissons, la gestion des bassins piscicoles, l’alimentation des espèces aquatiques, ainsi que les méthodes de suivi et de commercialisation des produits halieutiques.

Prenant la parole au cours de la cérémonie, Samba Ba, coordonnateur départemental de la Plateforme pour une justice climatique, a souligné l’importance de cette formation dans la dynamique d’accompagnement des communautés locales vers des activités génératrices de revenus adaptées aux réalités climatiques actuelles.

Selon lui, cette initiative ne se limite pas uniquement à l’apprentissage des techniques de pisciculture, mais ambitionne également de renforcer l’organisation communautaire à travers la création de groupements de femmes et de jeunes dans les différentes localités concernées.

« Cette formation vise avant tout à doter les participants de compétences pratiques leur permettant de développer des activités économiques durables. À terme, nous voulons encourager la mise en place de groupements de femmes et de jeunes capables de porter des projets de pisciculture dans leurs communautés », a-t-il déclaré.

À travers cette démarche, la Plateforme pour une justice climatique entend contribuer à la lutte contre le chômage et la précarité, notamment chez les jeunes et les femmes, souvent les plus exposés aux conséquences des dérèglements climatiques.

Les organisateurs estiment également que la pisciculture représente une alternative porteuse pour renforcer la sécurité alimentaire, diversifier les sources de revenus et promouvoir un entrepreneuriat local respectueux de l’environnement.

Grâce à l’appui de la Fondation Rosa Luxemburg, cette initiative s’inscrit dans une volonté de promouvoir des modèles de développement résilients et inclusifs, capables de répondre aux enjeux sociaux, économiques et environnementaux des régions ciblées.

À Africa Forward, Bassirou Diomaye Faye défend une économie bleue conciliant justice climatique et développement africain

Le Président de la République Bassirou Diomaye Diakhar Faye a porté, ce mardi, la voix de l’Afrique sur les enjeux climatiques et maritimes lors du Sommet Africa Forward, à l’occasion d’une table ronde de haut niveau consacrée à l’économie bleue qu’il a co-présidée avec le Premier ministre de Maurice.

Devant plusieurs dirigeants et partenaires internationaux réunis autour des défis liés aux océans, aux ressources halieutiques et au développement durable, le Chef de l’État sénégalais a rappelé ce qu’il considère comme l’une des grandes injustices contemporaines. Selon lui, l’Afrique demeure le continent qui contribue le moins à la pollution mondiale et aux émissions responsables du réchauffement climatique, tout en étant celui qui subit parmi les conséquences les plus lourdes des dérèglements environnementaux.

Face à cette réalité, Bassirou Diomaye Faye a plaidé pour une approche plus équitable des politiques climatiques internationales. Il a insisté sur la nécessité de ne plus opposer protection de l’environnement et développement économique des peuples africains. Pour le Président sénégalais, la lutte contre les changements climatiques doit impérativement intégrer le droit des populations africaines à la prospérité, à l’emploi et à la dignité.

Le Chef de l’État a ainsi défendu la vision sénégalaise de l’économie bleue, présentée comme un modèle reposant sur trois piliers étroitement liés : la préservation des écosystèmes marins et fluviaux, la création de richesses économiques et une redistribution plus juste des revenus issus de l’exploitation des ressources naturelles.

Dans son intervention, le Président de la République a mis en avant plusieurs réformes et programmes engagés par le Sénégal pour répondre aux menaces qui pèsent sur les ressources naturelles du pays. Il a notamment évoqué les efforts entrepris pour moderniser le secteur de la pêche, confronté à la surpêche et à la pêche illicite qui fragilisent durablement les communautés côtières et les équilibres marins.

Le développement de l’aquaculture figure également parmi les axes prioritaires présentés par le Chef de l’État. Cette orientation vise à renforcer la sécurité alimentaire, diversifier les sources de production halieutique et réduire la pression exercée sur les ressources marines traditionnelles.

Bassirou Diomaye Faye a aussi insisté sur les réformes engagées dans le domaine foncier et agricole. Selon lui, la structuration de coopératives agricoles et la modernisation des systèmes de production constituent des outils essentiels pour améliorer les revenus des populations tout en garantissant une exploitation plus durable des terres et des ressources hydriques.

Le Président a par ailleurs souligné l’importance des infrastructures de conservation post-récolte et des dispositifs modernes de stockage, considérés comme des leviers majeurs pour réduire les pertes de production et renforcer la compétitivité des filières locales.

Dans le secteur touristique, le Sénégal mise également sur le développement du tourisme vert et durable. Cette stratégie ambitionne de valoriser les richesses naturelles du pays tout en protégeant les écosystèmes et en créant de nouvelles opportunités économiques pour les populations locales.

En conclusion de son intervention, le Chef de l’État a réaffirmé la ligne diplomatique que le Sénégal entend défendre sur la scène internationale. Pour Bassirou Diomaye Faye, les enjeux climatiques et les aspirations au développement ne doivent plus être perçus comme des objectifs contradictoires. Ils doivent, au contraire, être pensés comme deux exigences complémentaires, appelées à se renforcer mutuellement dans la construction d’un avenir plus juste et plus durable pour l’Afrique.

NBA Africa veut renforcer son partenariat avec le Sénégal : Dakar pressentie pour accueillir la prochaine BAL

Le Président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a reçu en audience Madame Clare Akamanzi, Directrice de NBA Africa, à la tête d’une importante délégation comprenant notamment Amadou Gallo Fall, Président de la Basketball Africa League. Cette rencontre de haut niveau marque une nouvelle étape dans les ambitions du Sénégal de faire du sport un levier stratégique de développement économique et culturel.

Au cours des échanges, les représentants de NBA Africa ont salué la vision portée par le Chef de l’État sénégalais en faveur du sport, ainsi que la réputation de l’école sénégalaise de basket-ball, reconnue à travers le continent pour la qualité de sa formation et son rayonnement international. La délégation a ainsi plaidé pour un renforcement substantiel du partenariat entre le Sénégal et NBA Africa afin de développer davantage l’écosystème du basket-ball dans le pays.

Cette dynamique devrait bientôt se concrétiser par la signature d’un accord en cours de finalisation avec APIX. Ce partenariat vise à structurer une coopération durable autour du développement des infrastructures, de l’investissement sportif et de la promotion d’un modèle économique innovant articulé autour du sport.

L’approche défendue par les autorités sénégalaises s’inscrit pleinement dans la vision du Président Bassirou Diomaye Faye consistant à faire du sport une véritable industrie créatrice de richesses et d’opportunités. Cette stratégie repose sur une articulation entre le sport, les industries culturelles et créatives, ainsi que les politiques publiques de transformation économique portées par l’État.

Les autorités sénégalaises ambitionnent ainsi de faire émerger un modèle capable de générer des retombées concrètes pour la jeunesse et les territoires, notamment en matière d’emplois, de revenus et de visibilité internationale. À travers cette coopération renforcée avec NBA Africa et la Basketball Africa League, le Sénégal espère également consolider sa position de place forte du basket-ball africain.

L’un des principaux points abordés lors de cette rencontre concerne la perspective d’un retour de la Basketball Africa League à Dakar. Les deux parties partagent désormais la conviction que la prochaine édition de la compétition pourrait se tenir dans la capitale sénégalaise dès l’année prochaine. Une telle perspective représenterait un signal fort pour le rayonnement sportif du Sénégal et pour le développement de l’économie du sport dans le pays.

Cette volonté commune traduit également l’importance croissante accordée au Sénégal sur la scène sportive africaine. Après plusieurs années de performances remarquées dans les compétitions internationales et d’investissements dans les infrastructures sportives, Dakar apparaît aujourd’hui comme une destination crédible pour accueillir de grands événements continentaux.

Sénégal : le gouvernement renforce ses échanges avec la Banque mondiale sur la stabilité économique et les perspectives de croissance

Alors que le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, poursuivait ses échanges avec la directrice générale du Fonds monétaire international, Kristalina Georgieva, le gouvernement sénégalais a multiplié les concertations avec ses partenaires financiers internationaux. Ce mardi 12 mai 2026, le ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, Abdourahmane Sarr, a reçu une importante délégation de la Banque mondiale dans le cadre d’une séance de travail axée sur la situation macroéconomique, budgétaire et financière du Sénégal.

Cette rencontre intervient dans un contexte marqué par les défis économiques mondiaux, la pression sur les finances publiques et la volonté des nouvelles autorités sénégalaises de consolider la stabilité économique du pays tout en accélérant les investissements structurants. Selon une note publiée par le ministère de l’Économie, les discussions ont permis d’examiner plusieurs questions stratégiques liées aux perspectives de croissance, au financement de l’économie et aux mécanismes de résilience face aux chocs extérieurs.

Au cours des échanges, Abdourahmane Sarr a insisté sur l’importance du partenariat entre le Sénégal et la Banque mondiale. Le ministre a notamment rappelé que cette coopération demeure essentielle pour accompagner les priorités de développement définies par les autorités, particulièrement dans les secteurs à fort impact social et économique tels que les infrastructures, l’éducation, la santé, l’emploi des jeunes ainsi que le soutien au secteur productif.

Le gouvernement sénégalais cherche également à renforcer la confiance des partenaires techniques et financiers afin de maintenir une dynamique d’investissement capable de soutenir la croissance et de répondre aux attentes sociales. Dans cette optique, les discussions ont porté sur les leviers à mobiliser pour améliorer le financement de l’économie dans un environnement international devenu plus contraignant, marqué notamment par les tensions sur les marchés financiers et le ralentissement économique observé dans plusieurs régions du monde.

La délégation de la Banque mondiale était conduite par Seynabou Sakho. Celle-ci a salué les efforts engagés par les autorités sénégalaises en matière de gouvernance économique et de réformes structurelles. Elle a également réaffirmé la disponibilité de l’institution financière internationale à accompagner le Sénégal à travers différents instruments de financement et programmes d’appui au développement.

Cette série de rencontres avec les institutions financières internationales traduit la volonté des autorités sénégalaises de consolider les équilibres macroéconomiques du pays tout en maintenant les ambitions de transformation économique et sociale affichées par le nouveau pouvoir.

Lutte contre le blanchiment : le Sénégal renforce sa crédibilité financière avec une CENTIF plus offensive en 2025

Le Sénégal poursuit sa montée en puissance dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Après son retrait officiel de la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI) en octobre 2024, le pays affiche en 2025 des résultats jugés significatifs à travers les performances opérationnelles de la Cellule de Traitement de l’Information Financière (CENTIF).

Cette évolution traduit un renforcement du dispositif national de surveillance des flux financiers et une consolidation de la confiance des partenaires internationaux envers le système de régulation sénégalais. Les chiffres enregistrés cette année témoignent d’une intensification du contrôle et d’une meilleure implication des acteurs assujettis aux obligations de conformité.

Au cours de l’exercice 2025, la CENTIF a traité 866 déclarations d’opérations suspectes (DOS). Parmi celles-ci, 37 rapports ont été transmis au Pool judiciaire financier (PJF) pour exploitation judiciaire. Ces données illustrent l’accélération du travail d’analyse financière et la volonté des autorités de renforcer la traçabilité des opérations jugées sensibles.

Le secteur bancaire demeure l’acteur central du mécanisme de détection des opérations suspectes. Les banques ont transmis à elles seules 648 déclarations, soit près de 75 % du volume total enregistré par la Cellule. Cette forte contribution démontre une implication accrue des établissements financiers dans l’application des normes de conformité et des mécanismes de vigilance imposés par les standards internationaux.

Parallèlement aux déclarations d’opérations suspectes, la CENTIF a également traité un volume particulièrement important de déclarations de transactions en espèces (DTE). Au total, 28 225 541 déclarations ont été enregistrées durant l’année. Ce chiffre met en évidence l’ampleur du travail de surveillance effectué par les autorités financières ainsi que l’intégration progressive des exigences réglementaires par les différents acteurs économiques.

Sur le plan judiciaire et technique, les activités menées en 2025 révèlent également une montée en puissance du renseignement financier. La CENTIF a conduit 102 enquêtes financières parallèles destinées à appuyer les investigations des autorités compétentes. Dans le même temps, 17 renseignements financiers exploitables ont été diffusés à diverses administrations et institutions de contrôle afin de soutenir les actions de prévention et de répression.

La coopération internationale reste également un axe stratégique important pour le Sénégal. La Cellule maintient des échanges réguliers avec ses partenaires étrangers afin de garantir l’alignement du pays sur les standards internationaux de lutte contre les circuits financiers illicites. Cette dynamique s’inscrit dans un contexte mondial marqué par le durcissement des exigences de transparence financière.

L’Évaluation nationale des risques (ENR) réalisée en 2025 a permis d’établir une cartographie actualisée des menaces. Selon les conclusions de cette étude, le Sénégal présente un niveau de risque moyen en matière de blanchiment de capitaux et un niveau faible concernant le financement du terrorisme. Ces résultats confortent les avancées enregistrées ces dernières années tout en mettant en évidence la nécessité de maintenir les efforts de surveillance.

Pour répondre aux nouveaux défis, les autorités ont engagé la mise en œuvre du Plan stratégique 2025-2029 de la CENTIF. Cette feuille de route ambitionne de moderniser davantage l’institution, de renforcer son agilité opérationnelle et d’améliorer ses capacités techniques d’anticipation et d’analyse. L’objectif affiché est de disposer d’une Cellule plus performante, capable de faire face à l’évolution rapide des mécanismes de criminalité financière.

Le développement du capital humain constitue également un pilier essentiel de cette stratégie. En 2025, pas moins de 1 701 acteurs nationaux ont bénéficié de programmes de formation et de sensibilisation organisés par la CENTIF. Parmi eux, 120 participants ont suivi des formations interactives au sein du centre spécialisé de l’institution, tandis que 725 autres personnes ont pris part à des ateliers de sensibilisation.

Les profils concernés regroupent principalement des professionnels issus des banques, des compagnies d’assurances, des institutions de microfinance ainsi que des autorités chargées des poursuites pénales. Au total, 856 professionnels du secteur financier et judiciaire ont été directement ciblés par ces actions de renforcement des capacités.

Cette mobilisation vise notamment à préparer le Sénégal au troisième cycle d’évaluation mutuelle du Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA), prévu en 2026. Les autorités sénégalaises entendent ainsi consolider les acquis obtenus après la sortie de la liste grise du GAFI et préserver la crédibilité du pays sur la scène financière internationale.

Dans cette dynamique, le Sénégal continue également de renforcer son influence au sein des instances régionales spécialisées. À la suite d’un appel à candidature du GIABA, la co-présidence du groupe de travail « Risques, Tendances et Méthodes » a de nouveau été confiée au Sénégal jusqu’en 2028. Une reconnaissance qui confirme le positionnement du pays comme un acteur engagé dans la gouvernance régionale de la lutte contre les flux financiers illicites.

À Kabatoki, de nouveaux sanitaires pour lutter contre l’absentéisme scolaire

L’inauguration de nouveaux blocs sanitaires au CEM de Kabatoki, ce lundi 11 mai 2026, dépasse le simple cadre d’un équipement scolaire. Avec près de 800 élèves, l’établissement se dote désormais d’infrastructures destinées à améliorer les conditions d’apprentissage, notamment celles des filles.

Lors de la cérémonie présidée par Ahmed Youssouph Bengelloune, les autorités ont insisté sur l’impact direct de l’absence de sanitaires adaptés sur la scolarité des adolescentes. En période menstruelle, de nombreuses élèves sont contraintes à des absences répétées, ce qui fragilise leur parcours scolaire et peut, dans certains cas, conduire à l’abandon des études.

Pour le Conseil départemental, cette réalisation constitue ainsi un levier concret pour le maintien des filles à l’école. Au-delà de l’hygiène, ces infrastructures participent à la préservation de la dignité des apprenantes, à la réduction des risques sanitaires et à la promotion d’un environnement scolaire plus inclusif.

Le président du Conseil départemental a par ailleurs invité les élèves et le personnel administratif à préserver cet ouvrage, présenté comme un acquis durable au service des générations futures.

Marché d’armement de 45 milliards FCFA : l’enquête relancée, deux inculpations et un mandat d’arrêt international requis

L’affaire du marché d’armement de 45 milliards de FCFA attribué sous l’ancien régime de Macky Sall connaît un nouveau tournant judiciaire. Longtemps resté dans une zone d’ombre malgré les nombreuses interrogations soulevées au moment de sa révélation, ce dossier sensible refait surface avec des développements majeurs impliquant la justice financière, la Haute Cour de Justice ainsi que les services spécialisés dans la lutte contre les flux financiers suspects.

Selon les révélations du quotidien Libération dans sa parution de ce mardi, l’enquête a été officiellement relancée à la suite d’une plainte déposée par l’Agent judiciaire de l’État (AJE). Cette initiative a permis de réactiver les investigations autour de ce contrat classé « secret défense », signé le 30 décembre 2021 pour l’acquisition de matériels militaires destinés au ministère de l’Environnement, notamment à la direction des Eaux et Forêts.

À l’époque, ce marché avait provoqué une vive controverse en raison des nombreuses zones d’ombre entourant son attribution. Le contrat aurait été confié à Lavie Commercial Brokers-SUARL, une société créée seulement quelques semaines avant la signature du marché. Cette situation avait alimenté les soupçons sur les conditions réelles d’attribution du contrat ainsi que sur les capacités techniques et financières de l’entreprise bénéficiaire.

Le fournisseur présenté comme principal intermédiaire dans cette opération est Aboubacar H., surnommé « Petit Boubé », un homme d’affaires nigérien déjà cité dans plusieurs dossiers similaires liés à des transactions sécuritaires en Afrique de l’Ouest. Son nom apparaît également dans un rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif), qui avait mis en évidence des mouvements financiers jugés suspects dans le cadre de cette opération.

D’après les informations publiées, le parquet financier considère désormais que des indices sérieux de rétrocommissions et de malversations pourraient exister dans ce dossier. Les investigations menées par les enquêteurs auraient permis de retracer certains circuits financiers jugés incompatibles avec les procédures normales d’exécution d’un marché public, même lorsqu’il est couvert par le secret défense.

Dans le cadre de cette relance judiciaire, deux personnes ayant participé à la procédure de passation du marché ont été inculpées puis placées sous mandat de dépôt par le juge du troisième cabinet financier. Les chefs d’accusation exacts n’ont pas encore été officiellement détaillés, mais les poursuites s’inscrivent dans le cadre des infractions économiques et financières examinées par la justice spécialisée.

L’enquête ne se limite toutefois pas à ces premières inculpations. Une partie du dossier a été transmise à la Haute Cour de Justice en raison de l’implication présumée d’un ancien ministre ayant exercé des responsabilités au moment de la signature du contrat. Cette juridiction est compétente pour juger les anciens membres du gouvernement pour des faits commis dans l’exercice de leurs fonctions.

Parallèlement, le parquet financier a requis un mandat d’arrêt international contre Aboubacar H. Les autorités judiciaires sénégalaises cherchent ainsi à obtenir l’arrestation de l’intermédiaire nigérien afin qu’il puisse répondre aux accusations portées contre lui dans cette affaire. Les enquêteurs le considèrent comme une pièce centrale du dispositif mis en place autour du contrat controversé.

Cette affaire intervient dans un contexte où les nouvelles autorités sénégalaises multiplient les audits et les enquêtes sur la gestion des deniers publics sous l’ancien régime. Plusieurs dossiers concernant des marchés publics, des contrats d’État et des opérations financières sensibles font actuellement l’objet d’investigations judiciaires ou administratives.

Le dossier du marché d’armement destiné aux Eaux et Forêts demeure particulièrement sensible en raison du montant en jeu, du caractère stratégique des équipements concernés et des soupçons persistants d’opacité ayant entouré toute la procédure depuis son origine. Avec les nouvelles poursuites engagées et l’implication de plusieurs juridictions, cette affaire pourrait connaître dans les prochains mois des développements judiciaires d’une ampleur majeure au Sénégal.

Affaire Pape Cheikh Diallo : l’enquête s’élargit avec l’arrestation d’un présumé styliste lié à Ass Dione

L’enquête menée par la Brigade de recherches de Keur Massar dans l’affaire dite « Pape Cheikh Diallo » connaît un nouveau tournant avec l’interpellation d’un individu présenté comme styliste et identifié sous le nom de Doudou Ndiaye. Cette arrestation intervient dans le cadre des investigations ouvertes depuis février 2026 autour d’un dossier devenu l’un des plus sensibles de ces derniers mois.

Selon les éléments de l’enquête, les autorités judiciaires poursuivent les investigations sur plusieurs infractions présumées, parmi lesquelles l’association de malfaiteurs, des actes contre nature, la transmission volontaire du VIH/Sida à travers des rapports sexuels non protégés ainsi que l’usage de droue. Les enquêteurs cherchent à établir les responsabilités des différentes personnes citées dans cette affaire qui continue de prendre de l’ampleur au fil des auditions et des arrestations.

D’après des sources proches du dossier, l’interpellation de Doudou Ndiaye serait liée à l’exploitation technique d’un téléphone attribué au chanteur religieux Ass Dione. Les analyses effectuées par les enquêteurs auraient permis de remonter certaines pistes considérées comme importantes pour la suite de la procédure judiciaire. Les autorités n’ont toutefois pas encore communiqué officiellement sur le rôle exact que pourrait jouer le nouveau suspect dans cette affaire.

Le dossier connaît une progression rapide depuis plusieurs semaines. Avec cette nouvelle arrestation, le nombre total de personnes interpellées dans le cadre de cette procédure atteint désormais 94. Plusieurs auditions se poursuivent encore afin de déterminer les éventuelles ramifications du réseau présumé évoqué dans l’enquête.

Cette affaire suscite de nombreuses réactions dans l’opinion publique en raison du profil de certaines personnes citées et de la gravité des accusations évoquées par les enquêteurs. Les autorités judiciaires, de leur côté, maintiennent la poursuite des investigations sous la direction des services compétents, tandis que les personnes mises en cause bénéficient de la présomption d’innocence jusqu’à une éventuelle décision de justice définitive.

Déclaration de patrimoine : l’OFNAC menace les récalcitrants de sanctions pénales et financières

Le président de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption, Moustapha Kâ, a révélé que plusieurs responsables publics, dont certains membres du gouvernement, n’ont toujours pas effectué leur déclaration de patrimoine, pourtant exigée par la loi. Invité de l’émission « Point de vue » diffusée sur la Radiodiffusion Télévision Sénégalaise, le patron de l’OFNAC a indiqué que 558 personnes assujetties restent en situation de non-conformité sur un total de 1 594 concernées.

Selon les propos rapportés par le quotidien L’Observateur, Moustapha Kâ a expliqué que l’institution privilégie, pour le moment, une démarche basée sur la sensibilisation et le dialogue afin d’amener les retardataires à régulariser leur situation. Il a toutefois averti que cette approche dite « diplomatique et pédagogique » ne sera pas éternelle et que des mesures coercitives seront appliquées contre les personnes qui persisteraient à ignorer leurs obligations légales.

Le président de l’OFNAC a rappelé que la déclaration de patrimoine constitue un instrument essentiel dans la lutte contre la corruption, l’enrichissement illicite et les conflits d’intérêts. Cette obligation concerne plusieurs catégories de responsables publics appelés à gérer des ressources de l’État ou à occuper des fonctions stratégiques dans l’administration.

Les sanctions prévues par les textes sont particulièrement lourdes. Les personnes qui refusent de se conformer à la loi s’exposent d’abord à des sanctions financières pouvant aller jusqu’à la retenue du quart de leur salaire mensuel. Elles encourent également des poursuites judiciaires avec des peines d’emprisonnement comprises entre six mois et quatre ans.

À cela s’ajoute une amende pouvant atteindre le tiers du patrimoine de la personne concernée. Sur le plan administratif, les contrevenants risquent aussi une interdiction d’exercer toute fonction publique, une mesure qui pourrait avoir des conséquences importantes sur la carrière des responsables visés.

Vol de bétail à Déali : deux suspects arrêtés avec 24 moutons par la gendarmerie de Dahra Djoloff

Les éléments de la brigade de gendarmerie de Dahra Djoloff ont réussi un important coup de filet dans le département de Linguère en procédant à l’arrestation de deux présumés voleurs de bétail retrouvés en possession de 24 moutons volés. Cette opération intervient dans un contexte de vigilance renforcée à l’approche de la Tabaski, période durant laquelle les cas de vols de bétail connaissent souvent une hausse dans plusieurs localités du pays.

Les faits se sont déroulés dans la nuit du samedi 9 au dimanche 10 mai 2026 à Touba Sam Fall, une localité située dans la commune de Déali. Selon des sources sécuritaires, trois individus auraient participé à cette opération de vol de bétail. Alertés, les hommes de la brigade de gendarmerie de Dahra Djoloff, sous la direction du commandant Sène, ont rapidement engagé des recherches qui ont permis d’interpeller deux des présumés auteurs.

Les suspects arrêtés sont identifiés sous les initiales M. Ka, âgé de 23 ans, et M. Sow, 18 ans. Ils sont actuellement placés en garde à vue dans les locaux de la brigade pour les besoins de l’enquête. Les investigations se poursuivent afin de retrouver leur présumé complice, un homme d’une trentaine d’années activement recherché par les forces de sécurité.

Les 24 moutons volés ont été récupérés au cours de l’opération puis restitués à leurs propriétaires, provoquant un grand soulagement au sein des populations de cette zone pastorale où l’élevage constitue une activité essentielle pour de nombreuses familles.

À l’approche de la Tabaski, les autorités sécuritaires ont considérablement renforcé leur dispositif dans le département de Linguère et particulièrement dans la zone de Dahra Djoloff. Des patrouilles sont régulièrement organisées de jour comme de nuit dans les différentes communes relevant de la circonscription afin de prévenir les actes de vol et de rassurer les éleveurs.

Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, le commandant Sène et ses hommes multiplient les descentes et les opérations de surveillance sur le terrain. Une présence sécuritaire saluée par les habitants, qui se disent rassurés face à la recrudescence des vols de bétail observée chaque année à l’approche de la fête de Tabaski.

À Nairobi, Bassirou Diomaye Faye plaisante sur le sacre continental du Sénégal

Lors de son intervention ce lundi 11 mai 2026 à Nairobi, en marge du sommet Africa Forward Connect & Inspire, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a provoqué les rires et les applaudissements de l’assistance en évoquant avec humour le parcours du Sénégal sur la scène footballistique africaine.

S’exprimant devant plusieurs chefs d’État, responsables politiques, investisseurs et acteurs de la société civile réunis dans la capitale kényane, le chef de l’État sénégalais est revenu sur ce qu’il considère comme une année particulièrement marquante pour son pays. Dans une ambiance détendue, il a fait allusion au titre continental remporté par le Sénégal lors de la dernière édition de la Coupe d’Afrique des Nations organisée au Maroc.

« Vous l’avez relevé, l’année 2026 a été pour le Sénégal une année spéciale. Nous l’avons quand même démarrée avec le titre de champion d’Afrique. Merci à vous pour ce verdict qui est déjà rendu. Nous reviendrons ici l’année prochaine pour défendre notre titre qui restera intact », a déclaré le président sénégalais sous les applaudissements nourris du public.

Par cette sortie teintée d’humour et de confiance, Bassirou Diomaye Faye faisait référence à la prochaine édition de la Coupe d’Afrique des Nations prévue en 2027, que le Kenya coorganisera avec la Tanzanie et l’Ouganda. Le président sénégalais a ainsi projeté son pays vers la prochaine échéance continentale, tout en entretenant l’enthousiasme autour des performances des Lions.

Cette séquence a constitué l’un des moments marquants de la cérémonie d’ouverture du sommet Africa Forward, organisé pour la première fois en terre anglophone. L’événement réunit plusieurs dirigeants africains et européens autour des enjeux liés à la coopération économique, à l’innovation, à la jeunesse et aux transformations géopolitiques du continent.

Le ton employé par le président sénégalais a également illustré la place importante qu’occupe désormais le sport, et particulièrement le football, dans le rayonnement diplomatique et symbolique des États africains. En évoquant le titre continental devant un auditoire international, Bassirou Diomaye Faye a mêlé fierté nationale et esprit de convivialité, renforçant l’image d’un Sénégal ambitieux aussi bien sur le plan politique que sportif.

Prévention des inondations : Cheikh Tidiane Dièye intensifie le suivi des travaux dans la banlieue dakaroise

Dans le cadre des mesures anticipatives engagées par le Gouvernement pour prévenir les inondations à l’approche de l’hivernage, le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Cheikh Tidiane Dièye, a effectué ce lundi une importante visite de terrain dans plusieurs zones sensibles du département de Keur Massar et de la banlieue dakaroise.

Accompagné des structures techniques concernées et des membres du comité de suivi, le ministre s’est successivement rendu au niveau des bassins de rétention de l’Unité 3, d’Enda et de Firdawsi à Keur Massar. La délégation a également visité les travaux de drainage du cimetière de Thiaroye-sur-Mer, le collecteur d’eaux pluviales EP3 aval ainsi que le canal SDV de Mbao.

Cette mission de supervision et d’évaluation avait pour objectif principal de faire le point sur l’état d’avancement des différents chantiers engagés dans le cadre de la lutte contre les inondations. Selon une note du ministère, il s’agissait également d’identifier les contraintes rencontrées sur le terrain, d’accélérer les diligences requises avant le début de l’hivernage et de renforcer les dispositifs opérationnels de prévention.

À travers cette démarche de proximité, le ministre a réaffirmé la volonté des autorités sénégalaises d’inscrire la gestion des inondations dans une logique d’anticipation durable. Une orientation qui, selon lui, s’inscrit pleinement dans la vision portée par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, et le Premier ministre, Ousmane Sonko, fondée sur l’efficacité de l’action publique, la résilience des territoires et la recherche de résultats concrets au bénéfice des populations.

Au cours des différentes étapes de la visite, Cheikh Tidiane Dièye a insisté sur la nécessité d’accélérer l’exécution des travaux afin de garantir la disponibilité d’infrastructures performantes avant les fortes pluies. Il a également appelé les services techniques à lever rapidement les contraintes identifiées sur certains sites et à veiller à la réalisation d’ouvrages durables et adaptés aux réalités des zones exposées aux inondations.

Le ministre a par ailleurs salué la mobilisation des structures techniques impliquées dans le dispositif national de prévention et de gestion des inondations. Il a exhorté l’ensemble des acteurs à maintenir leurs efforts afin d’assurer la livraison, dans les délais requis, d’infrastructures de qualité conformes aux orientations définies lors du Conseil national de Gestion des Inondations (CNGI).

Aïssata Tall Sall décrypte la nouvelle donne Afrique-France depuis Nairobi

En marge du sommet Afrique-France organisé à Nairobi, une première historique sur le sol d’un pays anglophone, l’ancienne ministre sénégalaise des Affaires étrangères Aïssata Tall Sall a livré à Radio France Internationale une analyse approfondie des mutations géopolitiques qui redessinent les relations entre l’Afrique et ses partenaires traditionnels, au premier rang desquels figure la France.

Pour l’ancienne cheffe de la diplomatie sénégalaise, le choix du Kenya pour accueillir cette rencontre n’a rien d’anodin. Selon elle, le fait que ce sommet se déroule pour la première fois dans un pays anglophone traduit un basculement majeur dans les rapports de force et dans la manière dont la France est désormais perçue sur le continent africain. Pendant longtemps, Paris occupait une place centrale dans les relations diplomatiques, sécuritaires et économiques avec de nombreux États africains. Cette époque semble aujourd’hui révolue.

Aïssata Tall Sall estime que plusieurs signaux illustrent cette reconfiguration. Elle cite notamment la montée du souverainisme dans les pays de l’Alliance des États du Sahel, l’évolution des opinions publiques africaines de plus en plus critiques à l’égard de la présence française, mais également le retrait progressif des bases militaires françaises en Afrique de l’Ouest. Le Sénégal lui-même n’échappe pas à cette dynamique avec le départ de la présence militaire française de Dakar.

Dans ce nouveau contexte, l’ancienne ministre considère que la France est désormais obligée de repenser en profondeur son partenariat avec l’Afrique. Elle plaide pour une relation débarrassée des logiques d’influence exclusive héritées du passé colonial. Selon elle, l’heure est désormais à un partenariat fondé sur le respect mutuel et sur la défense des intérêts africains. Elle résume cette approche par une formule qu’elle revendique : « ni exclusivité, ni exclusion ».

Pour Aïssata Tall Sall, cette nouvelle doctrine signifie que les États africains doivent pouvoir entretenir des relations avec plusieurs puissances à la fois, sans être enfermés dans des alliances figées. L’Afrique, dit-elle en substance, entend désormais définir elle-même ses priorités stratégiques et choisir librement ses partenaires selon ses intérêts économiques, sécuritaires ou diplomatiques.

Toutefois, elle refuse l’idée d’une rupture totale avec Paris. Sur le plan économique, elle estime que la France conserve une influence importante et peut encore jouer un rôle utile auprès des grandes institutions internationales. Selon elle, Paris reste capable de porter la voix des économies africaines au sein des instances comme l’OCDE ou le G7, notamment sur les questions liées au financement du développement.

Elle souligne que de nombreux pays africains continuent de faire face à d’importantes difficultés d’accès aux financements internationaux. Dans ce contexte, la France pourrait contribuer à assouplir certaines règles économiques et financières mondiales afin de permettre aux États africains de mieux financer leurs infrastructures, leur industrialisation ou encore leur transition énergétique.

L’ancienne ministre évoque également les grands défis mondiaux, qu’il s’agisse du changement climatique, des crises sanitaires ou de la sécurité régionale. Sur ces dossiers, elle considère que la France peut encore jouer un rôle de facilitateur et de relais diplomatique, à condition d’accepter une relation désormais horizontale avec les pays africains.

La question sécuritaire occupe une place centrale dans son analyse. Aïssata Tall Sall rejette le terme de « chasse » des militaires français du Sénégal, qu’elle juge excessif et réducteur. Mais elle reconnaît néanmoins que le modèle des bases militaires étrangères est aujourd’hui fortement remis en cause sur le continent.

Selon elle, les menaces sécuritaires demeurent pourtant extrêmement sérieuses, notamment pour le Sénégal en raison de sa proximité avec le Mali, confronté depuis plusieurs années à l’expansion des groupes jihadistes. Face à cette réalité, elle estime nécessaire de changer totalement de paradigme sécuritaire.

Plutôt que des bases militaires permanentes, souvent perçues comme des instruments de protection des régimes politiques plus que des populations, elle défend une coopération davantage fondée sur le renseignement, l’anticipation et la discrétion opérationnelle. Pour elle, l’efficacité de la lutte contre le terrorisme passe désormais par des partenariats souples, capables d’identifier les menaces avant qu’elles ne se matérialisent.

C’est également cette vision qui explique, selon elle, la participation du président sénégalais Bassirou Diomaye Faye au sommet Afrique-France de Nairobi. Alors que certains pourraient y voir une contradiction avec le discours souverainiste porté par le nouveau pouvoir sénégalais, Aïssata Tall Sall estime au contraire que cette présence s’inscrit dans une logique de souveraineté assumée.

Pour illustrer son propos, elle revient sur une expérience personnelle vécue lors d’un sommet Russie-Afrique auquel elle avait participé aux côtés de l’ancien président sénégalais Macky Sall. Ce qui l’avait particulièrement marquée, raconte-t-elle, n’était pas seulement la dimension politique ou économique de la rencontre, mais l’intervention du patriarche de l’Église orthodoxe russe, Cyrille.

Face aux délégations africaines, celui-ci avait insisté sur les valeurs supposément communes entre la Russie et l’Afrique et annoncé le développement d’églises orthodoxes sur le continent. Pour Aïssata Tall Sall, cet épisode révèle que l’influence russe en Afrique dépasse largement les seuls aspects militaires ou diplomatiques. Elle s’inscrit aussi dans une stratégie culturelle, religieuse et idéologique de long terme.

L’ancienne ministre considère ainsi que les grandes puissances déploient désormais des stratégies d’influence multiples en Afrique. Dans ce contexte, elle appelle les États africains à faire preuve de lucidité et de discernement afin de préserver leur autonomie stratégique.

Elle insiste néanmoins sur le fait qu’il ne s’agit ni de rompre avec la Russie ni de renouer avec une forme de dépendance envers l’Occident. La voie qu’elle défend est celle d’un équilibre diplomatique permettant au Sénégal et aux pays africains de dialoguer avec tous les partenaires internationaux, tout en restant attachés aux principes démocratiques et aux droits humains.

Selon elle, ces valeurs demeurent un élément fondamental des relations historiques entre l’Afrique, la France et les pays occidentaux. C’est précisément dans cette logique qu’elle interprète la participation du président Bassirou Diomaye Faye au sommet de Nairobi : non pas comme un reniement des ambitions souverainistes affichées depuis son arrivée au pouvoir, mais comme l’expression d’une diplomatie indépendante, pragmatique et pleinement assumée.

À Kabatoki, de nouveaux sanitaires pour lutter contre l’absentéisme scolaire

L’inauguration de nouveaux blocs sanitaires au CEM de Kabatoki, ce lundi 11 mai 2026, dépasse le simple cadre d’un équipement scolaire. Avec près de 800 élèves, l’établissement se dote désormais d’infrastructures destinées à améliorer les conditions d’apprentissage, notamment pour les filles.

Lors de la cérémonie présidée par Ahmed Youssouph Bengelloune, les autorités ont insisté sur l’impact direct de l’absence de sanitaires adaptés sur la scolarité des adolescentes. En période menstruelle, de nombreuses élèves sont contraintes à des absences répétées, ce qui fragilise leur parcours scolaire et peut, dans certains cas, conduire à l’abandon.

Pour le Conseil départemental, cette réalisation constitue ainsi un levier concret pour le maintien des filles à l’école. Au-delà de l’hygiène, ces infrastructures participent à la préservation de la dignité des apprenantes, à la réduction des risques sanitaires et à la promotion d’un environnement scolaire plus inclusif.

Le président du Conseil départemental a par ailleurs invité les élèves et le personnel administratif à préserver cet ouvrage, présenté comme un acquis durable au service des générations futures.

Sommet France-Afrique : Africa Forward Connect & Inspire s’ouvre à Nairobi

Nairobi, 11 mai 2026 – La capitale kenyane a accueilli ce lundi la cérémonie d’ouverture du sommet Africa Forward Connect & Inspire, placé sous la présidence du Premier ministre kényan, Musalia Mudavadi, et du ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot.

Après les allocutions inaugurales des deux responsables, la parole est revenue au président de Business Africa, Baïdy Agne, qui a porté la voix du secteur privé africain. Dans un discours vibrant, il a rappelé que son seul engagement politique est celui du « Parti de l’Entreprise », un parti qui « écoute, protège et accompagne » les acteurs économiques du continent.

Les quatre capitaux africains mis en avant

Le président de Business Africa a insisté sur la nécessité de mobiliser les ressources sous-exploitées du continent :

  • Le capital naturel : l’Afrique détient plus de 30 % des réserves minérales mondiales. La question posée est celle de la valorisation locale de ces richesses et de l’intégration dans les chaînes d’approvisionnement mondiales.
  • Le capital humain : avec un âge médian de 19 ans, le continent dispose d’un dividende démographique qui pourrait ajouter 47 milliards de dollars au PIB africain.
  • Le capital financier : les fonds de pension et les transferts de fonds représentent des centaines de milliards de dollars. Une meilleure intégration financière est jugée indispensable.
  • Le capital commercial : la mise en œuvre intégrale de la Zone de libre-échange continentale africaine pourrait accroître les exportations de 560 milliards de dollars et les revenus de 450 milliards d’ici 2035.

Des besoins d’investissement colossaux

Baïdy Agne a également rappelé les besoins considérables du continent en matière d’infrastructures et de transition :

  • 120,8 milliards de dollars par an pour les infrastructures de transport, d’énergie et de connectivité numérique d’ici 2030 ;
  • 22,4 milliards de dollars pour la transition énergétique d’ici 2040 ;
  • 20,8 milliards de dollars pour le secteur des transports d’ici 2030.

« Notre réponse doit être davantage de responsabilités, plus d’engagements et, surtout, de l’action », a-t-il martelé, appelant à une rupture avec les anciennes pratiques.

Vers une nouvelle dynamique France-Afrique

Sur le plan de la coopération économique, plusieurs priorités franco-africaines ont été évoquées :

  • la facilitation des déplacements d’affaires et de formation ;
  • le développement de chaînes de valeur inclusives et locales ;
  • la gestion de l’intelligence artificielle et le transfert de technologies ;
  • les co-investissements dans les infrastructures de nouvelle génération ;
  • la promotion des écosystèmes numériques et des fintechs ;
  • l’interconnexion des marchés intra-africains dans les transports ;
  • la gestion des transitions énergétique et numérique.

Une Afrique économique affirmée

Le ton du sommet est clair : l’Afrique économique n’est plus périphérique ni silencieuse. Elle se veut jeune, forte et déterminée à s’imposer dans un monde en pleine mutation.

« J’entends agir pour un panafricanisme capable d’intercéder dans un monde qui ne nous attendra pas », a conclu Baïdy Agne sous les applaudissements des participants.

Diomaye Faye et Emmanuel Macron renforcent l’axe Dakar-Paris au sommet Africa Forward de Nairobi

Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye et son homologue français Emmanuel Macron se sont rencontrés ce lundi à l’Université de Nairobi, en marge du sommet Africa Forward, un rendez-vous international consacré au renforcement des partenariats entre l’Afrique et la France. Cette rencontre bilatérale intervient dans un contexte marqué par une volonté affichée des deux pays de consolider leurs relations diplomatiques, économiques et stratégiques.

Selon la présidence sénégalaise, les échanges entre les deux chefs d’État ont porté sur la coopération bilatérale entre le Sénégal et la France ainsi que sur plusieurs grands enjeux mondiaux. Les discussions ont notamment concerné les perspectives de collaboration dans des secteurs prioritaires tels que l’économie, les infrastructures, la jeunesse, l’innovation, l’énergie et la transformation numérique. Les deux dirigeants ont également évoqué les défis internationaux liés à la sécurité alimentaire, au changement climatique et à la stabilité économique mondiale.

Le sommet Africa Forward, organisé conjointement par le Kenya et la France les 11 et 12 mai 2026, se tient sous le thème : « Africa Forward : des partenariats entre l’Afrique et la France pour l’innovation et la croissance ». Cette rencontre internationale rassemble plusieurs chefs d’État africains, des responsables gouvernementaux, des représentants d’organisations internationales, des entreprises privées, des acteurs de la société civile, des artistes, des jeunes entrepreneurs ainsi que des membres des diasporas africaines.

L’événement ambitionne de redéfinir les relations afro-françaises autour d’un modèle de partenariat davantage orienté vers les investissements mutuels, le transfert de compétences et le développement de solutions concrètes face aux défis communs. Les organisateurs souhaitent mettre l’accent sur des domaines stratégiques comme la santé, la souveraineté alimentaire, la compétitivité numérique, l’accès à l’énergie et l’amélioration des infrastructures de connectivité sur le continent africain.

La participation du président Bassirou Diomaye Faye à cette rencontre internationale s’inscrit dans la dynamique diplomatique engagée par le Sénégal depuis l’alternance politique de 2024. Dakar cherche à renforcer sa coopération avec ses partenaires historiques tout en défendant une approche fondée sur la souveraineté, le respect mutuel et la promotion des intérêts africains dans les grands débats internationaux.

Pour Emmanuel Macron, ce sommet représente également une opportunité de réaffirmer la volonté de la France de renouveler sa relation avec le continent africain dans un contexte de recomposition géopolitique et de concurrence accrue entre puissances internationales en Afrique. Paris mise désormais sur des partenariats économiques, technologiques et culturels plus équilibrés afin de consolider sa présence et son influence sur le continent.

Africa Forward s’inscrit dans la continuité de plusieurs grandes initiatives internationales consacrées à l’Afrique et à la coopération mondiale. Parmi elles figurent le Sommet sur le financement des économies africaines organisé à Paris en 2021, le Sommet pour un nouveau pacte financier mondial, le Sommet africain sur le climat tenu à Nairobi en 2023 ainsi que le sommet Union africaine-Union européenne organisé à Luanda en novembre 2025.

Incident informatique au Trésor public : des mesures d’urgence activées pour assurer la continuité des services

La Direction générale de la Comptabilité publique et du Trésor a annoncé qu’un incident touche actuellement une partie de ses systèmes d’information. L’annonce a été faite à travers un communiqué officiel signé par le Directeur général, Amadou Tidiane Gaye, suscitant des interrogations sur l’impact réel de cette perturbation au sein de l’administration financière sénégalaise.

Selon le document publié ce lundi, l’incident a été détecté depuis le dimanche 10 mai 2026. Dès les premières alertes, les services compétents ont immédiatement déclenché des mesures conservatoires prévues dans le cadre du plan de continuité d’activité de l’institution. Cette procédure vise principalement à sécuriser les données, limiter les risques de propagation et maintenir les services essentiels malgré les perturbations techniques observées.

Même si les autorités du Trésor public n’ont pas donné de précisions sur la nature exacte du problème, cette communication laisse penser à une panne majeure ou à une attaque informatique ayant affecté certains outils numériques utilisés dans la gestion des opérations financières de l’État. Le communiqué reste toutefois prudent et ne mentionne ni cyberattaque, ni fuite de données, ni interruption totale des services.

Dans son message, le Directeur général a tenu à rassurer les usagers ainsi que les partenaires de l’administration financière. Il a affirmé que les équipes techniques sont mobilisées afin de rétablir progressivement le fonctionnement normal des systèmes concernés. Il a également remercié les citoyens pour leur compréhension face aux désagréments pouvant découler de cette situation exceptionnelle.

Cet incident intervient dans un contexte où les administrations publiques renforcent de plus en plus leurs infrastructures numériques afin de moderniser les services et sécuriser les opérations financières. Une perturbation touchant les systèmes du Trésor peut avoir des répercussions importantes sur certaines opérations administratives, notamment les paiements, les transactions publiques ou encore le traitement de dossiers financiers.

Tambacounda : le drame du gendarme M. Ndiath révèle les ravages silencieux des paris en ligne

La ville de Tambacounda est encore sous le choc après la disparition tragique du sous-officier M. Ndiath, un drame qui a profondément ébranlé les rangs de la gendarmerie nationale. Derrière cette mort brutale se dessine une réalité inquiétante : l’emprise grandissante des paris en ligne et leurs conséquences parfois dévastatrices sur la vie personnelle et professionnelle de certains joueurs.

Âgé de 42 ans, marié et père de trois enfants, M. Ndiath était affecté à la légion de gendarmerie de Tambacounda où il occupait les fonctions de chef du Service administratif et technique. Décrit comme un homme discret, rigoureux et respecté par ses collègues, rien ne semblait laisser présager une telle issue.

Le drame s’est produit jeudi dernier dans des circonstances particulièrement bouleversantes. Selon les informations rapportées par le quotidien L’Observateur, l’absence inhabituelle du sous-officier durant toute la matinée avait commencé à susciter des inquiétudes au sein de son unité. Plusieurs collègues ont tenté de le joindre à maintes reprises au téléphone, notamment à l’heure du déjeuner, sans obtenir de réponse.

Face à ce silence jugé anormal, certains de ses camarades décident alors de se rendre directement à son domicile afin de comprendre ce qui se passe. Sur place, ils frappent longuement à la porte mais ne reçoivent aucune réponse. L’inquiétude grandissant de minute en minute, ils prennent finalement la décision de forcer l’entrée de la maison.

À l’intérieur, la scène est insoutenable. Le corps sans vie de M. Ndiath est découvert allongé dans une mare de sang. Une balle lui avait traversé le crâne et son arme de service se trouvait encore entre ses mains. Le choc est immense pour ses collègues, totalement bouleversés par cette découverte macabre.

Mais c’est surtout le contenu d’une lettre retrouvée à proximité du corps qui va accentuer l’émotion et soulever de nombreuses interrogations. Dans ce message adressé à ses proches, le sous-officier évoque une profonde détresse financière liée aux paris en ligne. Il y décrit un engrenage devenu incontrôlable après des pertes importantes d’argent qui auraient progressivement détruit son équilibre personnel.

Ces révélations ont provoqué une vive émotion au sein de la gendarmerie où plusieurs témoignages font état d’un homme qui aurait gardé ses souffrances loin des regards. Ses collègues, encore sous le choc, peinent à comprendre comment un responsable aussi apprécié a pu sombrer dans un tel désespoir sans que personne ne mesure réellement l’ampleur de ses difficultés.

Alertée, la hiérarchie militaire s’est rapidement rendue sur les lieux du drame afin de constater les faits. La dépouille du sous-officier a ensuite été transportée à l’hôpital régional de Tambacounda pour les besoins de l’autopsie avant son transfert à Dakar.

Originaire de Pikine, M. Ndiath a été finalement inhumé au cimetière musulman de sa localité après la levée du corps à l’hôpital Principal de Dakar, dans une atmosphère de profonde tristesse.

Au-delà de l’émotion suscitée par cette disparition, cette affaire met une nouvelle fois en lumière les dangers liés aux paris en ligne, devenus un véritable phénomène social au Sénégal. De plus en plus de jeunes, de travailleurs et même d’agents des forces de défense et de sécurité se retrouvent confrontés à des pertes financières importantes, parfois dans le silence le plus total.

Selon les informations rapportées par L’Observateur, une enquête a été ouverte et confiée à la Section de recherches de Tambacounda. Les investigations devront permettre d’établir avec précision les circonstances du drame, mais également de déterminer l’ampleur exacte des sommes engagées dans les jeux de paris ainsi que l’origine des fonds utilisés.

Litige avec la CBAO : Bocar Samba Dieye interpelle directement le président Bassirou Diomaye Faye et annonce une mobilisation nationale

L’opérateur économique Bocar Samba Dieye est revenu à la charge ce dimanche à l’occasion d’une conférence de presse largement suivie, au cours de laquelle il a publiquement interpellé le président de la République Bassirou Diomaye Faye au sujet du différend qui l’oppose à la banque CBAO Groupe Attijariwafa bank. Face à ce qu’il considère comme un silence persistant de l’établissement bancaire, l’homme d’affaires a appelé le chef de l’État à s’impliquer personnellement afin de permettre l’éclatement de la vérité dans cette affaire devenue, selon lui, une question de justice et de transparence.

Prenant la parole devant la presse et plusieurs de ses soutiens, Bocar Samba Dieye a déclaré qu’il souhaitait voir le président de la République se prononcer clairement sur ce dossier qu’il estime lourd de conséquences. Selon lui, plusieurs expertises réalisées dans le cadre du litige auraient déjà établi des éléments lui donnant raison, mais malgré cela, aucune avancée concrète n’aurait été enregistrée dans les discussions avec la banque.

Dans son intervention, l’opérateur économique a insisté sur la nécessité d’une médiation de l’État afin d’éviter que le conflit ne continue de s’enliser. Il a affirmé que les autorités sénégalaises ont désormais été officiellement saisies pour jouer un rôle d’arbitre entre les différentes parties. Cette démarche vise, d’après ses proches, à obtenir une issue équitable dans un dossier qui dure depuis plusieurs mois et qui suscite de plus en plus de réactions dans l’opinion publique.

Autour de Bocar Samba Dieye, les soutiens ont affiché une volonté claire de durcir le ton face à ce qu’ils qualifient d’inaction de la banque. Ils ont annoncé le lancement, dès ce lundi, d’une vaste pétition nationale destinée à mobiliser les citoyens autour de cette affaire. Cette initiative sera disponible à la fois en ligne et sous format physique afin de toucher le maximum de Sénégalais à travers le pays et dans la diaspora.

Les partisans de l’opérateur économique affirment vouloir rassembler toutes les forces vives de la nation autour de cette cause qu’ils présentent comme un combat pour la justice et la défense des droits des citoyens face aux grandes institutions financières. Selon eux, cette mobilisation citoyenne doit permettre d’amplifier la pression sur les différentes parties impliquées afin qu’une solution soit rapidement trouvée.

Au cours de cette même conférence de presse, Famara Ibrahima Sagna a également annoncé l’organisation prochaine d’une grande marche. Cette manifestation devrait constituer une nouvelle étape dans le bras de fer opposant Bocar Samba Dieye à la CBAO. Avec cette annonce, le dossier semble désormais prendre une dimension plus politique et populaire, alors que les appels à l’intervention des autorités se multiplient.

Cette affaire continue ainsi d’alimenter les débats dans les milieux économiques et politiques sénégalais, où certains observateurs estiment qu’elle pourrait devenir un test important pour les nouvelles autorités en matière de gestion des conflits impliquant de puissantes institutions financières.

Tambacounda sous le choc après le suicide du gendarme M. Ndiath

La ville de Tambacounda est encore sous le choc après la disparition tragique de M. Ndiath, adjudant de gendarmerie âgé de 42 ans, retrouvé mort dans sa chambre de service jeudi dernier. Marié et père de trois enfants, le sous-officier, qui occupait les fonctions de chef du Service administratif et technique (SAT) à la légion de gendarmerie de Tambacounda, se serait donné la mort avec son arme de service, selon les premières constatations relayées par le quotidien L’Observateur.

D’après les informations rapportées, le drame s’est produit dans un climat de profonde détresse personnelle. Ce sont ses collègues qui ont découvert le corps sans vie du gendarme après avoir constaté son absence inhabituelle durant toute la matinée. Ne le voyant ni répondre aux appels ni se présenter à son poste, certains de ses frères d’armes ont décidé de se rendre à sa chambre. Sur place, ils ont fait une découverte bouleversante : M. Ndiath gisait dans une mare de sang après s’être tiré une balle à la tête.

Les premiers éléments de l’enquête évoquent une situation financière particulièrement difficile qui aurait progressivement plongé le gendarme dans un profond mal-être. Selon plusieurs sources concordantes, l’homme faisait face à des dettes importantes liées aux paris en ligne et aux jeux d’argent. Avant de passer à l’acte, il aurait laissé une lettre dans laquelle il expliquait les raisons de son geste, évoquant notamment des difficultés financières devenues insurmontables.

Cette disparition tragique a provoqué une vive émotion au sein de la gendarmerie nationale, où M. Ndiath était décrit comme un agent discret et professionnel. Ses collègues peinent à comprendre comment ce père de famille, considéré comme calme et respectueux, a pu sombrer dans une telle détresse sans que personne ne mesure réellement l’ampleur de son désespoir.

Au-delà du drame humain, cette affaire remet en lumière la question sensible de la santé mentale au sein des forces de défense et de sécurité. Entre pression professionnelle, difficultés sociales et problèmes personnels souvent gardés sous silence, plusieurs observateurs estiment que les mécanismes d’accompagnement psychologique méritent d’être renforcés afin de prévenir de tels drames.

Bantaco : l’OCRTIS démantèle un réseau de trafic de drogue, 6 kg de chanvre indien et 2 400 comprimés de Tramadol saisis

Un important coup de filet a été réalisé par la Brigade Régionale des Stupéfiants (BRS) de Kédougou, relevant de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS), dans le village de Bantaco. L’opération, menée à la suite de renseignements jugés fiables, a permis l’interpellation d’un suspect et la saisie de plusieurs produits prohibés, notamment du chanvre indien et des comprimés de Tramadol destinés vraisemblablement au trafic.

Selon les informations recueillies, les éléments de la BRS exploitaient depuis plusieurs jours un renseignement opérationnel faisant état de l’existence d’un réseau de trafic de stupéfiants actif dans cette localité de la région de Kédougou. Les investigations préliminaires avaient révélé que deux individus partageant le même logement auraient réceptionné, le 8 mai 2026, un colis suspect contenant des produits illicites soigneusement dissimulés dans une pièce annexe servant de magasin de stockage.

Afin de confirmer les informations obtenues, les agents ont mis en place un dispositif de surveillance autour du domicile ciblé. Après plusieurs heures d’observation et de filature discrète, les enquêteurs sont parvenus à identifier avec précision le logement ainsi que le lieu servant de dépôt clandestin.

Les forces de l’ordre ont ensuite déclenché une descente sur les lieux. L’intervention a permis l’arrestation d’un individu présenté comme ferrailleur et domicilié à Bantaco. Lors de la fouille du magasin de stockage effectuée en sa présence, les policiers ont découvert huit blocs de chanvre indien, pour un poids total estimé à six kilogrammes.

L’opération ne s’est pas arrêtée là. Au cours de la sécurisation du périmètre, les agents ont remarqué un motocycliste dont le comportement a éveillé des soupçons. Une filature a immédiatement été engagée jusqu’au domicile du conducteur. Mais à l’arrivée des éléments de la BRS, l’individu a réussi à prendre la fuite après avoir décliné son identité lorsque les policiers ont frappé à sa porte.

Malgré cette fuite, les enquêteurs ont procédé à l’inspection de sa chambre où ils ont découvert une importante quantité de produits pharmaceutiques prohibés. Il s’agit de vingt-quatre cartons contenant chacun cent comprimés de Tramadol, soit un total de 2 400 comprimés saisis.

L’ensemble des produits prohibés ainsi que le matériel retrouvé ont été saisis puis placés sous scellés dans le cadre de la procédure judiciaire. Le suspect interpellé a été placé en garde à vue pour association de malfaiteurs, détention et trafic de chanvre indien.

Les autorités policières indiquent qu’une enquête est toujours en cours afin d’identifier d’éventuels complices et de retrouver le second suspect actuellement en fuite. Cette opération illustre, une nouvelle fois, la lutte engagée par les services de sécurité contre le trafic de stupéfiants dans les zones minières et frontalières de l’est du Sénégal, souvent considérées comme des corridors sensibles pour les réseaux criminels.

Licenciement arbitraire à l’OLAC : le collectif de soutien à Abdoulaye Oumar Diallo dénonce une répression administrative

Dakar, 10 mai 2026 – Le Collectif national de soutien à Abdoulaye Oumar Diallo, dit « Diallo Braye », a exprimé son indignation face au licenciement jugé abusif de ce représentant du personnel de l’Office des Lacs et des Cours d’Eau (OLAC). Selon le collectif, cette décision s’inscrit dans une logique de répression administrative et judiciaire liée aux questions écrites adressées au gouvernement par l’honorable député Guy Marius Sagna.

Portrait d’un travailleur engagé

Ingénieur informaticien, Abdoulaye Oumar Diallo cumule 11 années de service au sein de l’OLAC. Coordonnateur de la cellule informatique et représentant élu des travailleurs au Conseil d’administration, il est décrit par ses collègues comme un homme intègre, refusant toute compromission dans la gestion des affaires publiques. Son engagement pour la transparence et la défense des intérêts collectifs serait, selon le collectif, la véritable raison de son éviction.

Harcèlement et répression

Depuis l’intervention parlementaire de Guy Marius Sagna sur la gestion de l’OLAC, M. Diallo serait devenu la cible de la directrice générale, Mme Diarra Sow. Le collectif dénonce :

  • des pressions disciplinaires à travers des demandes d’explications jugées infondées ;
  • une intimidation judiciaire via une citation directe pour diffamation ;
  • un licenciement arbitraire, sans respect des procédures légales applicables aux salariés protégés.

Une affaire de gouvernance publique

Le collectif rejette l’idée d’un conflit personnel entre Mme Sow et M. Diallo. Il insiste sur le caractère institutionnel de l’affaire, qu’il présente comme une opposition entre une gestion opaque et l’exigence de redevabilité dans l’utilisation des biens publics.

« Tenter de ternir l’image professionnelle de M. Diallo ne fera pas disparaître les questions légitimes du peuple sénégalais », a déclaré Mouhamed Sall, porte-parole du collectif.

Appel au ministre de tutelle

Le collectif interpelle directement le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Cheikh Tidiane Dièye, afin qu’il réponde aux interpellations parlementaires. Selon ses membres, « la fuite en avant disciplinaire contre un travailleur ne saurait remplacer une réponse aux questions de l’Assemblée nationale ».

Mobilisation citoyenne

Le Collectif national de soutien à Abdoulaye Oumar Diallo promet de recourir à tous les leviers légaux pour obtenir sa réintégration et appelle l’opinion publique à rester vigilante et mobilisée.

« Le Jub, Jubal, Jubanti n’est pas un slogan, mais une exigence de gouvernance », a conclu le porte-parole Mouhamed Sall.

Tambacounda en deuil : un adjudant de la gendarmerie retrouvé mort dans son logement

La Gendarmerie nationale sénégalaise est frappée par un drame qui suscite une vive émotion au sein des forces de défense et de sécurité. L’adjudant M. Ndiath, sous-officier supérieur en service à la légion de gendarmerie de Tambacounda, a été retrouvé mort dans son logement de fonction, plongeant ses collègues, ses proches et toute la communauté militaire dans la consternation.

Selon les premières informations relayées par plusieurs sources concordantes, le drame s’est produit dans la journée du jeudi 7 mai. L’adjudant, qui occupait les fonctions de chef du service administratif et technique (SAT) de la légion de gendarmerie de Tambacounda, aurait utilisé son arme de service pour mettre fin à ses jours. Les circonstances exactes de cette disparition tragique restent encore à éclaircir.

Une lettre d’adieu aurait été découverte sur les lieux du drame. Les autorités militaires ont immédiatement ouvert une enquête afin de déterminer les causes précises de ce passage à l’acte et d’établir tous les éléments entourant cette affaire. L’enquête a été lancée sur instruction du Haut-commandement de la Gendarmerie nationale.

D’après des informations rapportées par Seneweb, le sous-officier traversait une période particulièrement difficile sur le plan financier. Il aurait accumulé d’importantes pertes d’argent liées à des paris sportifs effectués sur la plateforme de jeux en ligne 1xBet. Cette situation aurait progressivement entraîné une profonde détresse personnelle et psychologique.

Au sein de la gendarmerie, la nouvelle du décès de l’adjudant M. Ndiath a provoqué une vive émotion. Décrit par certains de ses collègues comme un agent expérimenté et engagé dans son travail, il occupait un poste stratégique dans l’administration de la légion de Tambacounda. Sa disparition laisse un grand vide auprès de ses camarades et de sa famille.

La cérémonie de levée du corps s’est déroulée ce dimanche à l’Hôpital Principal de Dakar dans une atmosphère lourde de tristesse et de recueillement. Plusieurs membres des forces de défense et de sécurité, ainsi que des proches du défunt, étaient présents pour lui rendre un dernier hommage.

Ce drame remet également au centre des préoccupations la question de la santé mentale et des difficultés sociales auxquelles peuvent être confrontés certains agents des corps habillés. La pression professionnelle, les problèmes personnels et les difficultés financières peuvent parfois conduire à des situations de grande vulnérabilité.

Les spécialistes rappellent l’importance de l’accompagnement psychologique et du soutien des proches face aux situations de détresse. Toute personne confrontée à des pensées suicidaires ou à une souffrance psychologique profonde est encouragée à se rapprocher de professionnels de santé, de services d’écoute ou de membres de son entourage afin de bénéficier d’une assistance adaptée.

Scandale au Trésor public : comment un réseau mafieux de la Médina a siphonné des milliards à l’État

Une vaste affaire de fraude secoue les finances publiques sénégalaises après le démantèlement d’un réseau spécialisé dans la falsification de documents administratifs à la Médina. Derrière cette opération, les enquêteurs ont mis au jour un système organisé qui aurait permis, durant plusieurs années, à des entreprises d’obtenir illégalement des marchés publics et de soutirer plusieurs milliards de francs CFA au Trésor public.

Selon les premiers éléments de l’enquête, le réseau fabriquait de faux documents administratifs destinés à régulariser artificiellement les dossiers de sociétés candidates à des appels d’offres publics. Les pièces contrefaites reproduisaient avec précision les cachets, signatures, timbres et en-têtes de plusieurs administrations stratégiques de l’État, notamment la Direction générale des impôts et des domaines (DGID), l’Autorité de régulation de la commande publique (Arcop), l’Institution de prévoyance retraite du Sénégal (Ipres), la Caisse de sécurité sociale ainsi que l’Inspection du Travail.

Grâce à ces faux documents, des entreprises parvenaient à contourner les exigences administratives imposées dans le cadre des marchés publics. Les sociétés concernées obtenaient ainsi des attestations fiscales, des certificats de régularité sociale ou encore des documents attestant de leur conformité vis-à-vis des obligations légales, alors même qu’elles ne remplissaient pas les conditions requises. Cette fraude leur ouvrait les portes de contrats publics financés par l’État, principalement dans le secteur des fournitures et des prestations de services.

L’enquête révèle un système particulièrement sophistiqué. Les faussaires auraient mis en place une véritable industrie clandestine de fabrication de documents administratifs, avec du matériel permettant de reproduire fidèlement les supports officiels des administrations publiques. Les documents étaient ensuite remis à des fournisseurs ou intermédiaires chargés de les intégrer dans les dossiers de soumission aux appels d’offres.

Le préjudice subi par l’État serait colossal. En remportant des marchés sur la base de faux documents, ces entreprises ont bénéficié de paiements publics qu’elles n’auraient jamais dû obtenir. Cette situation a non seulement causé des pertes financières importantes au Trésor public, mais elle a également faussé les règles de concurrence entre entreprises. Des opérateurs respectant les exigences fiscales et sociales auraient ainsi été écartés au profit de sociétés utilisant des moyens frauduleux pour accéder aux marchés publics.

Les investigations menées après les perquisitions ont permis de découvrir une importante quantité de documents falsifiés ainsi que du matériel informatique et d’impression servant à la confection des faux actes administratifs. L’exploitation des données saisies aurait permis d’identifier au moins 114 fournisseurs ayant sollicité les services du réseau. Ce chiffre laisse entrevoir l’ampleur du système mis en place et son enracinement dans certains circuits de la commande publique.

Face à la gravité des faits, les administrations concernées ont confirmé la falsification des documents attribués à leurs services. Plusieurs plaintes ont déjà été déposées afin de permettre l’ouverture de poursuites judiciaires contre les membres du réseau ainsi que contre les éventuels bénéficiaires des faux documents. Les enquêteurs cherchent désormais à déterminer l’étendue exacte des complicités et à identifier les responsabilités dans l’attribution des marchés concernés.

Cette affaire met en lumière les failles persistantes dans les mécanismes de contrôle de la commande publique et relance le débat sur la sécurisation des procédures administratives. Elle soulève également des interrogations sur l’efficacité des systèmes de vérification des pièces fournies par les entreprises soumissionnaires, alors que les montants détournés auraient atteint plusieurs milliards de francs CFA sur près d’une décennie.

Trafic de produits cellulosiques à Yeumbeul : deux individus arrêtés, plusieurs dizaines de cartons saisis

Le Commissariat d’arrondissement de Yeumbeul a mis au jour un réseau présumé de trafic de produits cellulosiques destinés à des fins de toxicomanie. L’opération, menée dans la nuit du 7 mai 2026 par les éléments de la Brigade de recherches, a conduit à l’interpellation de deux individus pour association de malfaiteurs, offre et cession de produits cellulosiques, complicité et mise en danger de la vie d’autrui.

Selon les informations recueillies auprès des enquêteurs, l’intervention a été déclenchée à la suite de renseignements transmis anonymement aux forces de l’ordre. Les informateurs faisaient état de l’existence d’un trafic organisé dans le quartier de Béne Barack, où deux individus seraient impliqués dans la vente clandestine de produits cellulosiques consommés à des fins toxiques.

Les policiers ont alors effectué une descente inopinée sur les lieux aux environs de minuit. Cette opération a permis l’interpellation d’un premier suspect trouvé en possession de trois cartons contenant au total soixante-douze bouteilles du produit incriminé. Placé devant les faits, le mis en cause a reconnu être propriétaire de deux cartons, expliquant les avoir acquis avec l’aide d’un complice actuellement en fuite. Il a également déclaré que le troisième carton appartenait à un autre revendeur actif dans le secteur.

Poursuivant leurs investigations, les enquêteurs sont parvenus à identifier le présumé fournisseur du réseau. Il s’agirait du gérant d’un magasin qui assurait discrètement l’approvisionnement des revendeurs pendant la journée. Selon les premiers éléments de l’enquête, le gardien des lieux prenait ensuite le relais durant la nuit pour écouler les cartons auprès des acheteurs.

Une mission de recherche a immédiatement été lancée afin de retrouver les autres personnes impliquées. Cette opération a permis l’arrestation du gardien par les éléments de la Brigade de recherches. Lors de cette intervention, les policiers ont découvert et saisi une trentaine de cartons supplémentaires contenant les produits prohibés, renforçant les soupçons d’un trafic structuré et bien organisé.

Entendu par les enquêteurs, le gardien a reconnu son implication dans les faits. Il a toutefois tenté de minimiser son rôle, affirmant qu’il n’était au départ chargé que de la surveillance du magasin avant de participer à la vente des produits. Il a également soutenu que le principal responsable du trafic demeurait le fournisseur identifié par les enquêteurs.

Kaolack : l’ANPS installe son antenne régionale et affiche ses ambitions

L’installation officielle, samedi, de l’antenne régionale de l’Association nationale de la presse sportive du Sénégal (ANPS) à Kaolack marque une nouvelle étape dans l’organisation du paysage sportif local. Au-delà du caractère symbolique de la cérémonie tenue au stadium Lamine Guèye, l’événement traduit une volonté affirmée de faire de la presse sportive un acteur à part entière du développement des disciplines dans la région.

Autour du président national de l’ANPS, Abdoulaye Thiam, des responsables sportifs, des autorités administratives et des acteurs locaux ont salué la mise en place de cette représentation régionale, perçue comme un outil de proximité capable de mieux relayer les réalités du terrain.

Dans une région où les compétitions scolaires, les navétanes et les disciplines fédérales rythment la vie sportive, la création de cette antenne répond à un besoin de suivi plus régulier de l’actualité sportive locale. Pour les intervenants, Kaolack dispose d’un potentiel important, mais souffre encore d’un déficit de visibilité.

Le directeur régional de la Jeunesse et des Sports, Ibrahima Niass Diao, a insisté sur l’enjeu de la documentation et de la valorisation des performances sportives. Selon lui, la présence d’une presse spécialisée, structurée et proche des acteurs locaux peut contribuer à mieux faire connaître les initiatives portées dans le Saloum.

Mais la nouvelle antenne entend aller au-delà de la simple couverture médiatique. Son président, Abdoulaye Diagne, affiche l’ambition de faire de la presse sportive une force de proposition. L’objectif, dit-il, est aussi d’alerter sur les difficultés rencontrées par certaines disciplines, de porter des plaidoyers auprès des autorités et d’accompagner les efforts de développement du sport régional.

Parmi les premiers chantiers évoqués figure la question de la santé des sportifs. L’antenne régionale envisage ainsi de nouer des partenariats avec des structures sanitaires afin d’améliorer la prise en charge des athlètes, notamment lors des compétitions où les risques de malaises ou de morts subites préoccupent de plus en plus les acteurs.

À Kaolack, l’installation de l’ANPS ouvre ainsi une nouvelle séquence : celle d’une presse sportive appelée non seulement à raconter le sport, mais aussi à participer à sa structuration, à son accompagnement et à son rayonnement.

La 3ᵉ édition de la Foire « Femme Catholique, Femme de Valeur »

C’est dans une ambiance empreinte de joie, d’émotion et de gratitude que s’est ouverte, ce samedi à Dakar, la 3ᵉ édition de la foire du groupe Femme Catholique, Femme de Valeur. Placée sous le thème « Connecter le talent aux opportunités économiques », cette rencontre se veut bien plus qu’un simple événement commercial : elle incarne une véritable mission de valorisation, de solidarité et d’autonomisation des femmes.

Un thème porteur d’espérance

Le thème choisi résonne comme un appel à croire en soi, à reconnaître les dons reçus et à transformer ces talents en opportunités concrètes. Les organisatrices ont insisté sur l’importance de l’autonomie, de la dignité et de l’impact positif que les femmes peuvent avoir sur leurs familles, la société et l’Église.

Une foire sous le signe de la synodalité

Dans un esprit de communion, plusieurs entités de l’Église, mouvements et associations catholiques ont été conviés. « Quand nous avançons ensemble, nous allons plus loin », a rappelé Mme Marie Thérèse Mandiamy, présidente de l’entité, soulignant que l’unité et le soutien mutuel constituent les clés de la réussite.

Des personnalités engagées

La cérémonie d’ouverture a été marquée par la présence de plusieurs figures inspirantes :

  • Mme Anna Emmanuelle Diouf, coach internationale et marraine de cette édition, saluée pour son accompagnement généreux ;
  • Mme Émilie Faye, de Jeune Espérance et présidente de la cérémonie, qui a affirmé avec conviction : « La femme est la clé de l’émergence d’un pays. Le savoir-faire sénégalais doit rayonner partout dans le monde » ;
  • Mme Catherine Sarr, présidente des Scouts et Guides du Sénégal, ainsi que de nombreux responsables d’associations et partenaires.

La présence du Directeur général de l’ADEPME a également été saluée. Celui-ci a réaffirmé son engagement à soutenir pleinement cette initiative, encourageant les femmes à poursuivre leur mission avec confiance.

Une ouverture au dialogue interreligieux

Fait marquant de cette édition, la foire a également accueilli des frères et sœurs musulmans, exposants et partenaires fidèles. Leur présence témoigne d’une fraternité sincère et d’une volonté commune d’avancer ensemble dans le respect et la solidarité.

Les exposantes au cœur de l’événement

Les organisatrices ont tenu à rendre hommage aux exposantes, véritables piliers de la foire. Leur courage, leur créativité et leur détermination donnent tout son sens à cette initiative. « Sans vous, cette foire n’aurait pas de sens », ont-elles rappelé avec émotion.

Des partenaires engagés

La réussite de cette édition repose également sur le soutien de plusieurs partenaires, parmi lesquels AH Consulting, Dina Traiteur, la Mairie de Dakar, l’ADEPME, Gsense et le Groupe Saldia. Leur accompagnement a été salué avec gratitude.

Une mission qui dépasse l’événement

Au-delà des stands et des échanges commerciaux, cette foire se veut un véritable espace de rencontres, d’opportunités et de bénédictions. Les participantes repartent avec une nouvelle connexion, une idée, une opportunité ou tout simplement une espérance renouvelée.

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