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Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°724 – 25 ET 26/04/2026

🔴 MARCHES FINANCIERS – SUITE AUX RÉUNIONS DE PRINTEMPS DU FMI ET DE LA BANQUE MONDIALE À WASHINGTON : LE SILENCE INQUIÈTANT DE DAKAR
🔴 MODIFICATION DU CODE ÉLECTORAL- PLÉNIÈRE PRÉVUE CE MARDI POUR EXAMINER LES ARTICLES L29 ET L30 : L’ASSEMBLÉE CONVOQUÉE

🔴 MONDIAL 2026 – LAMINE CAMARA AFFICHE LES AMBITIONS DU SÉNÉGAL : « ALLER CHERCHER LE TROPHÉE »

Véhicules des députés : Abdou Mbow dénonce l’opacité et les dérives au sein de l’Assemblée nationale

Interpellé sur la question sensible des véhicules mis à la disposition des députés, Abdou Mbow a levé un coin du voile sur des pratiques internes qu’il juge peu transparentes. S’exprimant ce vendredi lors d’un panel organisé par le mouvement citoyen Y’en A Marre dans le cadre de l’initiative Taxaw Saytu, l’ancien président de groupe parlementaire n’a pas mâché ses mots face à ce qu’il considère comme un déficit criant de clarté dans la gestion des ressources de l’Assemblée nationale.

Devant un public attentif et en présence de son collègue Guy Marius Sagna, Abdou Mbow a révélé qu’aucun député, selon lui, ne connaît réellement le coût des véhicules qui leur sont attribués. Une déclaration qui relance le débat sur la transparence budgétaire au sein de l’institution parlementaire, souvent critiquée pour son fonctionnement jugé opaque par une partie de l’opinion publique.

Toutefois, il a tenu à préciser que les membres du bureau de l’Assemblée nationale disposent bel et bien de véhicules de fonction, confirmant ainsi une pratique établie, mais dont les modalités financières restent floues. Cette situation, à ses yeux, illustre un manque de rigueur dans la communication interne et dans la gestion des biens publics.

Au-delà de la question des véhicules, Abdou Mbow a élargi ses critiques au fonctionnement global de l’hémicycle. Il a dénoncé des violations répétées du règlement intérieur, qu’il attribue en partie à des manœuvres de la majorité parlementaire. Selon lui, ces pratiques portent atteinte au bon fonctionnement démocratique de l’institution et fragilisent la crédibilité du travail législatif.

Kaolack : à Médina et au centre-ville, Serigne Mboup défend ses décisions et exige des comptes

À l’aube de la Foire internationale de Kaolack, un événement majeur pour la ville et ses environs, le maire Serigne Mboup, également président de la Chambre de commerce, s’est adressé à la presse afin de clarifier sa position sur deux sujets controversés qui alimentent actuellement les débats publics.

Concernant les autorisations de construction sur le boulevard de la Liberté et dans le centre-ville, le maire a affirmé avec conviction son soutien à ces projets, malgré les critiques émanant de certains groupes d’opposition.
« Ces initiatives visent à moderniser notre ville et à répondre aux besoins croissants de notre population. Je suis conscient des inquiétudes exprimées, mais il est impératif que les contestataires empruntent la voie légale pour faire entendre leur voix », a-t-il déclaré. Il a également ajouté qu’il ne tolérerait aucune tentative de destruction des infrastructures en cours.
« La préservation de l’ordre public est essentielle. Toute action violente sera fermement condamnée », a-t-il mis en garde.

Sur un autre front, Serigne Mboup a décidé de hausser le ton face à la société Sen’Eau, à la suite d’un incident jugé dégradant pour la communauté de Médina. Le maire a qualifié cet acte d’insulte à la cité religieuse, soulignant que les habitants méritent respect et dignité.
« Nous ne resterons pas silencieux face à cette situation inacceptable. Une sommation officielle a été émise afin d’exiger des explications claires de la part de Sen’Eau. Si cela s’avère nécessaire, nous n’hésiterons pas à envisager des poursuites judiciaires », a-t-il averti.

Cette conférence de presse, tenue à quelques jours d’un événement susceptible de redynamiser l’économie locale, met en lumière les enjeux cruciaux auxquels Kaolack est confrontée. Le maire apparaît déterminé à concilier les ambitions de développement avec les attentes de ses concitoyens, tout en faisant preuve de fermeté face aux défis qui se présentent à lui.

Alors que la Foire internationale s’annonce comme un point de ralliement pour les acteurs économiques, les répercussions des décisions de Serigne Mboup pourraient influencer le climat socio-économique de la ville dans les mois à venir.

Assemblée nationale : un agenda législatif dense marqué par une réforme électorale en urgence

Réunie ce vendredi 24 avril 2026, la Conférence des présidents de l’Assemblée nationale a défini un calendrier de travaux particulièrement structuré pour les semaines à venir, traduisant à la fois l’urgence de certaines réformes et la continuité du travail institutionnel. Deux propositions de loi, aux portées différentes mais toutes deux significatives, rythmeront l’activité parlementaire.

La première, identifiée sous le numéro 11/2026, s’inscrit dans une dynamique d’urgence. Elle vise à modifier les articles L29 et L30 du Code électoral, un chantier sensible qui pourrait avoir des implications directes sur l’organisation et la régulation du processus électoral. Consciente des enjeux, l’institution parlementaire a opté pour une procédure accélérée. Le texte sera ainsi examiné dès le samedi 25 avril à 9 heures en commission technique, étape cruciale pour affiner son contenu et permettre aux députés d’en mesurer les implications juridiques et politiques. À peine quelques jours plus tard, le mardi 28 avril à 10 heures, la proposition sera soumise à la séance plénière pour débat et adoption éventuelle.

Cette même séance plénière du 28 avril ne se limitera pas à l’examen de la réforme électorale. Elle sera également marquée par un autre moment institutionnel important avec la ratification de la liste des membres du comité permanent d’évaluation des politiques publiques. Cette instance, appelée à jouer un rôle stratégique dans l’appréciation de l’efficacité de l’action publique, s’inscrit dans une volonté plus large de renforcer la culture de redevabilité et de performance au sein des institutions.

Parallèlement à ce texte prioritaire, une seconde proposition de loi figure à l’agenda parlementaire. Portant le numéro 10/2026, elle concerne une modification de l’article 118 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Moins urgente mais tout aussi structurante pour le fonctionnement interne de l’institution, cette réforme sera examinée en commission technique le mercredi 6 mai à 15 heures. Elle sera ensuite soumise à l’appréciation des députés en séance plénière le vendredi 8 mai à 10 heures.

Assemblée nationale : un agenda législatif dense marqué par une réforme électorale en urgence

Réunie ce vendredi 24 avril 2026, la Conférence des présidents de l’Assemblée nationale a défini un calendrier de travaux particulièrement structuré pour les semaines à venir, traduisant à la fois l’urgence de certaines réformes et la continuité du travail institutionnel. Deux propositions de loi, aux portées différentes mais toutes deux significatives, rythmeront l’activité parlementaire.

La première, identifiée sous le numéro 11/2026, s’inscrit dans une dynamique d’urgence. Elle vise à modifier les articles L29 et L30 du Code électoral, un chantier sensible qui pourrait avoir des implications directes sur l’organisation et la régulation du processus électoral. Consciente des enjeux, l’institution parlementaire a opté pour une procédure accélérée. Le texte sera ainsi examiné dès le samedi 25 avril à 9 heures en commission technique, étape cruciale pour affiner son contenu et permettre aux députés d’en mesurer les implications juridiques et politiques. À peine quelques jours plus tard, le mardi 28 avril à 10 heures, la proposition sera soumise à la séance plénière pour débat et adoption éventuelle.

Cette même séance plénière du 28 avril ne se limitera pas à l’examen de la réforme électorale. Elle sera également marquée par un autre moment institutionnel important avec la ratification de la liste des membres du comité permanent d’évaluation des politiques publiques. Cette instance, appelée à jouer un rôle stratégique dans l’appréciation de l’efficacité de l’action publique, s’inscrit dans une volonté plus large de renforcer la culture de redevabilité et de performance au sein des institutions.

Parallèlement à ce texte prioritaire, une seconde proposition de loi figure à l’agenda parlementaire. Portant le numéro 10/2026, elle concerne une modification de l’article 118 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Moins urgente mais tout aussi structurante pour le fonctionnement interne de l’institution, cette réforme sera examinée en commission technique le mercredi 6 mai à 15 heures. Elle sera ensuite soumise à l’appréciation des députés en séance plénière le vendredi 8 mai à 10 heures.

Kolda : Bassirou Diomaye Faye inaugure un parc agro-industriel stratégique pour transformer durablement le Sud

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a procédé cet après-midi à l’inauguration du parc agro-industriel de Kolda, marquant une étape importante dans la politique de transformation économique territoriale du Sénégal. Cette infrastructure moderne, implantée dans la commune de Dioulacolon, s’inscrit dans une vision plus large visant à renforcer la capacité productive des régions et à valoriser les ressources locales.

Établi sur une superficie de 15 hectares, dont 5 hectares déjà aménagés, le parc fait partie intégrante du Projet Agropole Sud, un programme structurant déployé dans les régions de Ziguinchor, Kolda et Sédhiou. Piloté par le ministère de l’Industrie et du Commerce, ce projet bénéficie d’un financement de 2,32 milliards de francs CFA accordé par la Banque islamique de développement, illustrant l’intérêt des partenaires internationaux pour la transformation structurelle de l’économie sénégalaise.

Le parc agro-industriel de Kolda se distingue par la diversité et la qualité de ses infrastructures. Il comprend notamment une zone logistique équipée d’un quai de chargement et de déchargement, un atelier mécanique, un pont bascule, ainsi qu’un vaste hangar de stockage d’une capacité de 3 600 tonnes et une chambre froide pouvant contenir jusqu’à 220 tonnes de produits. Ces installations visent à améliorer significativement les conditions de conservation et de commercialisation des productions agricoles locales.

En complément, un espace dédié aux entreprises a été aménagé sur une superficie de 2 hectares, avec une possibilité d’extension. Cet espace est destiné à accueillir des unités de transformation privées et des petites et moyennes entreprises, favorisant ainsi l’émergence d’un tissu industriel local dynamique. Le site intègre également un bloc technique doté d’un forage de 70 m³ par heure et d’un château d’eau de 150 m³, garantissant une autonomie en ressources hydriques. Une zone administrative complète le dispositif, assurant la gestion et l’accompagnement des activités.

Au-delà de ses caractéristiques techniques, ce parc incarne une ambition stratégique forte. À travers le développement des agropoles, l’État sénégalais met en place des infrastructures intégrées dans les huit pôles territoriaux afin de rendre les filières agricoles et agroalimentaires plus performantes, plus résilientes et plus compétitives. Dans le pôle Sud, neuf parcs agro-industriels sont actuellement en cours de réalisation, témoignant de l’ampleur du programme.

Les retombées attendues sont considérables. À l’échelle du Projet Agropole Sud, près de 14 500 emplois directs et 35 000 emplois indirects devraient être créés, offrant de nouvelles opportunités économiques aux jeunes, aux femmes, aux producteurs et aux entrepreneurs. L’objectif est clair : rapprocher les unités de transformation des bassins de production pour maximiser la valeur ajoutée locale et réduire les pertes post-récolte.

Coopération économique : le Sénégal mise sur le modèle allemand des PME pour accélérer son industrialisation

Le Sénégal a franchi une nouvelle étape dans sa stratégie de diplomatie économique en réaffirmant, à Berlin, son ambition de faire des PME-PMI le socle de sa croissance. À l’occasion de la Journée des PME allemandes, les autorités sénégalaises ont clairement affiché leur volonté de renforcer leur partenariat avec l’Allemagne, en mettant l’accent sur l’innovation technologique, l’investissement productif et le développement de chaînes de valeur locales plus compétitives.

Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de transformation structurelle de l’économie sénégalaise. Face aux défis liés à l’emploi des jeunes, à la dépendance aux importations et à la faible industrialisation, le gouvernement entend s’appuyer sur un secteur privé robuste et diversifié. Dans cette perspective, les PME-PMI apparaissent comme des acteurs clés capables de stimuler la production, d’encourager l’entrepreneuriat et de générer des emplois durables.

L’intérêt porté au modèle allemand n’est pas anodin. Le « Mittelstand », qui regroupe un vaste réseau de petites et moyennes entreprises, est reconnu pour sa solidité, sa capacité d’innovation et son ancrage territorial. Ces entreprises constituent l’épine dorsale de l’économie allemande, contribuant fortement à l’exportation, à la création d’emplois qualifiés et à la résilience économique. En s’inspirant de ce modèle, le Sénégal ambitionne de bâtir un tissu industriel capable de soutenir une croissance inclusive et durable.

Au cœur des discussions figure la question des partenariats directs entre entreprises sénégalaises et allemandes. L’objectif est de favoriser les transferts de compétences, notamment dans les domaines de la formation technique, de la digitalisation et de l’optimisation des processus industriels. Une telle coopération permettrait aux PME locales de monter en gamme, d’améliorer leur productivité et de mieux s’insérer dans les chaînes de valeur internationales.

Par ailleurs, les autorités sénégalaises ont mis en avant les opportunités d’investissement qu’offre le pays, notamment dans les secteurs de l’agro-industrie, de l’énergie, du numérique et des infrastructures. En attirant des capitaux étrangers orientés vers la production plutôt que vers la simple spéculation, le Sénégal cherche à renforcer sa base industrielle et à réduire son déficit commercial.

Cette offensive diplomatique traduit également une volonté de souveraineté économique. En plaçant le secteur privé au centre de sa stratégie de développement, le Sénégal entend réduire sa dépendance aux financements extérieurs traditionnels et promouvoir un modèle basé sur la création de valeur locale. Les alliances stratégiques avec des partenaires comme l’Allemagne sont ainsi perçues comme des leviers pour accélérer cette transition.

Au-delà des intentions, le succès de cette démarche dépendra de la capacité à mettre en place un environnement favorable aux affaires. Cela passe par des réformes structurelles, un accès facilité au financement pour les PME, une amélioration du climat des investissements et un renforcement des infrastructures. La formation professionnelle et l’adéquation entre les compétences et les besoins du marché seront également déterminantes.

Coopération sino-sénégalaise : le numérique au cœur d’un nouveau partenariat stratégique

Le Sénégal a pris part, les 21 et 22 avril 2026 à Pékin, à la troisième édition du Forum sur l’action mondiale pour le développement partagé, une rencontre internationale organisée par l’Agence chinoise de coopération internationale pour le développement. Placée sous le thème « Priorité à l’action : bâtir une communauté mondiale de développement partagé », cette édition a réuni plusieurs pays du Sud global autour des enjeux de relance économique, de solidarité internationale et de transformation numérique.

Selon une note du ministère de la Communication et de l’Économie numérique, les travaux ont abouti à des décisions structurantes, notamment l’adoption d’un ambitieux plan de développement articulé autour de 50 actions destinées à soutenir le redressement des pays du Sud. Parmi les initiatives phares annoncées figurent le lancement du programme « Sud Numérique », qui prévoit la mise en place d’un centre dédié au développement technologique, ainsi que la création du premier Centre international de gouvernance des données à Pékin. En parallèle, un financement de 3 milliards de dollars sera mobilisé à travers le Fonds de développement mondial Sud-Sud pour appuyer ces projets.

Prenant la parole lors du forum, le ministre Alioune Sall a souligné le rôle déterminant du numérique dans les stratégies de développement contemporaines. Il a insisté sur le fait que le numérique dépasse désormais le simple cadre de la modernisation pour s’imposer comme un véritable levier de souveraineté. Saluant les avancées technologiques de la Chine, il a réaffirmé la volonté du Sénégal de faire du digital un moteur de croissance inclusive, capable de réduire les inégalités sociales tout en renforçant l’indépendance économique du pays.

En marge de cette rencontre internationale, des échanges bilatéraux ont eu lieu entre la délégation sénégalaise et les responsables de l’agence chinoise. Ces discussions ont permis de définir des axes prioritaires pour approfondir la coopération entre les deux pays dans le domaine du numérique. Le Sénégal a notamment mis en avant la nécessité de renforcer la formation de profils hautement qualifiés, en particulier des data scientists et des ingénieurs. Le développement de centres dédiés à l’intelligence artificielle a également été évoqué, avec une attention particulière portée aux solutions adaptées aux réalités locales, telles que la valorisation des langues nationales et l’optimisation des secteurs agricoles.

Le soutien à l’écosystème entrepreneurial a aussi été identifié comme un levier essentiel, dans un contexte où la population sénégalaise se caractérise par une forte jeunesse. L’accompagnement des startups apparaît ainsi comme un enjeu stratégique pour stimuler l’innovation et favoriser l’émergence de champions locaux du numérique.

De son côté, la partie chinoise a réaffirmé son engagement aux côtés du Sénégal, rappelant les initiatives déjà mises en œuvre, notamment la formation de 3000 talents sénégalais dans différents domaines technologiques. L’appui technique fourni lors de l’organisation des Jeux Olympiques de la Jeunesse, notamment en matière de sécurité et de logistique, a également été mis en avant comme un exemple concret de coopération réussie.

Diamaguène Sicap-Mbao : un plaignant poignarde un policier en pleine intervention

Une intervention de routine a viré au drame au commissariat d’arrondissement de Diamaguène Sicap-Mbao, où un agent de la brigade de recherches a été grièvement blessé à l’arme blanche dans l’exercice de ses fonctions. Fait pour le moins surprenant, l’auteur de l’agression n’est autre que le plaignant à l’origine de l’affaire.

Tout est parti d’une plainte pour escroquerie déposée par un commerçant âgé de 36 ans, qui accusait un mécanicien de lui avoir soutiré la somme de trois millions de francs CFA. Après avoir saisi le parquet, il s’est rendu au commissariat pour solliciter l’appui des forces de l’ordre. Lors de son audition, il a indiqué aux enquêteurs l’endroit précis où se trouvait le suspect, à savoir la place publique du quartier La Rochette.

Agissant sur la base d’un soit-transmis du procureur compétent, les éléments de la brigade de recherches, accompagnés du plaignant, se sont immédiatement rendus sur les lieux. Le suspect a été interpellé sans résistance apparente, laissant penser à une opération maîtrisée du début à la fin.

Mais la situation a brusquement dégénéré. Dans un accès de colère, le plaignant s’est jeté sur le suspect déjà neutralisé. Armé d’un couteau, il a porté un coup violent qui a atteint un policier à la cuisse droite. L’agent, touché dans l’exercice de ses fonctions, a dû être évacué d’urgence vers une structure sanitaire où il a reçu les soins nécessaires. Un certificat médical lui a été délivré, faisant état d’une incapacité temporaire de travail de 21 jours.

Maîtrisé sur-le-champ, l’agresseur a été placé en garde à vue. Entendu par les enquêteurs, il a reconnu les faits tout en exprimant des regrets. Il a expliqué avoir agi sous le coup de la colère, mû par un désir de vengeance contre celui qu’il accuse de l’avoir escroqué. Selon ses déclarations, le policier blessé n’était pas la cible visée, évoquant un geste accidentel dans la confusion de l’instant.

À l’issue de la procédure, les deux hommes ont été déférés devant le Tribunal de Grande Instance de Pikine-Guédiawaye. Le mécanicien devra répondre des faits d’escroquerie, tandis que le commerçant est poursuivi pour coups et blessures volontaires ayant entraîné une incapacité temporaire de travail.

Digitalisation de l’administration : Mbour en première ligne avec le projet PRODAP

La commune de Mbour franchit un cap important dans la modernisation de son administration publique avec le lancement du projet PRODAP (Promotion de la Digitalisation de l’Administration Publique). Portée par l’État du Sénégal à travers Sénégal Numérique, cette initiative marque une étape décisive vers une gouvernance plus efficace, plus transparente et davantage tournée vers les besoins des citoyens.

Lors de la cérémonie de lancement, le maire de Mbour, Cheikh Issa Sall, a exprimé toute sa satisfaction quant au choix porté sur sa commune pour abriter la phase pilote de ce projet d’envergure. Il a souligné le rôle stratégique de Mbour en tant que pôle économique et de services, estimant que cette transformation numérique arrive à un moment crucial. Selon lui, les administrations locales sont aujourd’hui confrontées à des exigences accrues en matière de rapidité, de qualité de service et de proximité avec les administrés.

Dans un contexte où les attentes des populations évoluent rapidement, l’édile insiste sur le caractère incontournable de la digitalisation. Il met en avant la nécessité de rendre les services publics plus accessibles, plus performants et adaptés aux réalités actuelles, notamment pour les Sénégalais de la diaspora. Cette transformation vise ainsi à simplifier les démarches administratives tout en améliorant l’expérience des usagers.

De son côté, le coordonnateur du projet, Souleymane Ba, a rappelé que le PRODAP s’inscrit dans une vision globale de modernisation de l’État. L’objectif principal est de rapprocher l’administration des citoyens grâce à des services digitalisés, plus simples d’utilisation et accessibles à tous. Il a également insisté sur l’approche participative adoptée dans la mise en œuvre du projet, qui repose sur l’écoute des besoins des collectivités territoriales, des acteurs locaux et des populations afin de proposer des solutions adaptées et durables.

Le projet repose sur trois axes fondamentaux. D’abord, le renforcement des infrastructures numériques, indispensable pour soutenir la transformation digitale. Ensuite, la digitalisation des services publics afin de faciliter l’accès et réduire les délais de traitement. Enfin, la sécurisation des systèmes et des données, un enjeu majeur dans un contexte où la protection des informations devient une priorité absolue. À ce titre, Souleymane Ba a souligné qu’il ne s’agit pas seulement de numériser les services, mais également de garantir la fiabilité et la sécurité des plateformes mises en place.

Pour le maire de Mbour, cette initiative ne doit pas se limiter à une phase expérimentale. Il plaide pour une extension rapide du projet à l’ensemble du territoire national, afin que tous les citoyens sénégalais puissent bénéficier des avantages de cette modernisation. Il rappelle que l’égalité d’accès aux services publics est un principe fondamental et que la digitalisation peut contribuer à réduire les disparités territoriales.

Mondial 2026 : Lamine Camara affiche ses ambitions et chambre Akliouche avant France–Sénégal

À mesure que la Coupe du monde 2026 approche, les premières tensions sportives commencent à se faire sentir entre certaines sélections appelées à se croiser. Du côté du Sénégal, l’enthousiasme est palpable, porté notamment par une nouvelle génération ambitieuse. Parmi ses visages les plus prometteurs, Lamine Camara incarne cet élan et n’hésite pas à afficher ses intentions à quelques mois du tournoi.

Le milieu de terrain sénégalais, qui évolue à l’AS Monaco, s’apprête à disputer la première Coupe du monde de sa carrière. Un moment fort pour le joueur formé à Génération Foot, qui a grandi en suivant les performances de ses aînés. Il garde d’ailleurs en mémoire le parcours du Sénégal lors de la précédente édition, marquée par une qualification en huitièmes de finale et une élimination face à l’Angleterre. Une expérience qui, selon lui, doit aujourd’hui servir de socle pour aller plus loin.

Dans un entretien accordé à RMC, Lamine Camara insiste sur la nécessité pour sa génération de tracer sa propre voie. Conscient du potentiel de son équipe, il met en avant un groupe équilibré entre jeunesse et expérience, capable de rivaliser avec les meilleures nations. Le joueur ne cache pas ses ambitions et assume pleinement l’objectif de viser le sommet mondial, estimant que le Sénégal possède les arguments pour créer la surprise et prétendre au titre.

Le calendrier réserve d’entrée un choc très attendu face à la France, une affiche chargée d’histoire et de symboles. Pour Camara, ce duel revêt également une dimension particulière puisqu’il évolue en club dans le championnat français. Ce contexte ajoute une saveur supplémentaire à une rencontre déjà très médiatisée.

L’opposition pourrait aussi donner lieu à un face-à-face direct avec Maghnes Akliouche, son coéquipier à Monaco. Entre les deux joueurs, la complicité du quotidien laisse place à une rivalité bon enfant dès qu’il s’agit de défendre les couleurs nationales. Camara raconte avec humour les échanges dans le vestiaire, où les provocations fusent déjà à l’approche du tournoi. À l’entraînement, les duels sont parfois relevés, et le Sénégalais ne manque pas de rappeler à son partenaire de se préparer pour ce futur affrontement mondial.

Internat de l’Institut Cheikhou Oumar Foutiyou Tall : la direction dément tout scandale et appelle à la prudence

La direction de l’Institut Cheikhou Oumar Foutiyou Tall est sortie de son silence pour apporter des clarifications face aux informations largement relayées ces derniers jours sur un supposé scandale au sein de son internat. Dans un communiqué, l’établissement a fermement démenti toute implication d’encadreurs dans des faits de pédophilie ou d’actes contre nature, dénonçant des allégations infondées qui portent atteinte à son image et à celle de son personnel.

Selon les responsables de l’institut, les faits évoqués dans certaines publications ne sont ni récents ni conformes à la réalité présentée. Ils remonteraient à l’année 2022 et concerneraient exclusivement un incident impliquant des élèves mineurs. La direction précise en outre que plusieurs des jeunes cités dans cette affaire ont contesté les accusations qui leur sont attribuées, ce qui, selon elle, invite à davantage de retenue dans l’interprétation des faits.

Soucieuse d’établir la vérité, l’administration indique qu’une enquête est actuellement en cours afin de déterminer avec précision les circonstances de cet incident. L’objectif est de faire toute la lumière sur cette affaire, dans le respect des procédures et des droits des personnes concernées.

Par ailleurs, l’Institut Cheikhou Oumar Foutiyou Tall affirme avoir déjà pris des mesures disciplinaires internes à la suite de cet épisode. Dans une démarche préventive, il souligne également avoir renforcé le dispositif de sécurité au sein de l’internat, notamment à travers l’installation de caméras de surveillance et un encadrement plus strict des pensionnaires.

Face à l’ampleur prise par cette affaire dans l’espace public, la direction lance un appel à la responsabilité, invitant les médias et les usagers des réseaux sociaux à faire preuve de prudence dans la diffusion d’informations sensibles, en particulier lorsqu’elles concernent des mineurs. Elle insiste sur la nécessité de préserver la dignité des élèves et de ne pas tirer de conclusions hâtives avant la fin des investigations.

BAL 2026 : l’ASC Ville de Dakar lance sa revanche avec de grandes ambitions

Championne du Sénégal en titre, l’ASC Ville de Dakar entame ce vendredi sa deuxième campagne dans la Basketball Africa League avec une détermination renouvelée. Après une première participation marquée par une élimination prématurée, le club dakarois revient cette saison avec des objectifs clairement affichés : franchir un cap et s’imposer parmi les meilleures équipes du continent.

C’est dans le cadre de la Conférence Sahara que les Dakarois débutent leur parcours, avec une première opposition face au Club Africain. La rencontre se joue au Complexe Prince Moulay Abdellah de Rabat, pays hôte de cette édition. Le Maroc prend ainsi le relais du Sénégal, qui avait accueilli les précédentes saisons à la Dakar Arena de Diamniadio, confirmant la dimension itinérante et continentale de la compétition.

Lors de l’édition précédente, l’ASC Ville de Dakar avait terminé à la dernière place de sa conférence, avec un bilan de deux victoires pour quatre défaites. Une performance insuffisante pour accéder au Final 8, mais qui avait tout de même été marquée par un exploit retentissant face au Petro de Luanda, champion en titre, battu à la surprise générale.

Fort de cette expérience, le club a procédé à un renforcement significatif de son effectif. Des joueurs d’envergure internationale comme Ater Majok, Solo Diabaté, Axel Toupane, Matthieu Missonnier et Mouhamed Camara, évoluant en NCAA à Louisville, viennent désormais épauler une base locale déjà solide composée notamment de Bara Ndiaye, Samba Dali Fall et Lamine Badji. Cette combinaison entre expérience internationale et talent local constitue l’un des principaux atouts du club cette saison.

À la tête de l’équipe, l’entraîneur Moustapha Gaye affiche une ambition sans détour. Après l’échec de l’an dernier, il insiste sur la nécessité de franchir un nouveau palier et d’atteindre le Final 8. Selon lui, l’équipe est prête à assumer la pression et à répondre aux attentes.

La tâche ne s’annonce toutefois pas aisée. La Conférence Sahara promet une compétition relevée, avec des équipes au niveau globalement homogène. Après leur entrée en lice face au Club Africain, les Dakarois affronteront successivement Al Ahly SC le 26 avril, puis le FUS Rabat le 29 avril. À l’issue de cette phase, seules les quatre meilleures équipes décrocheront leur qualification pour les play-offs, prévus à Kigali du 22 au 31 mai.

Médina Yoro Foulah : le Président Bassirou Diomaye Faye lance la construction d’un nouveau centre de santé

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, s’est rendu ce vendredi 24 avril 2026 à Médina Yoro Foulah pour procéder à la pose de la première pierre du futur centre de santé du département. Cette infrastructure, très attendue par les populations locales, marque une étape importante dans le renforcement de l’offre sanitaire dans une zone longtemps confrontée à l’éloignement des structures de soins.

Dans cette partie du territoire située à la frontière avec la Gambie et distante d’environ deux heures du Centre hospitalier régional de Kolda, le district sanitaire continue de fonctionner dans les locaux d’un ancien poste de santé. Cette situation, jugée insuffisante au regard de la croissance démographique, concernait pourtant un bassin de population estimé à plus de 185 000 habitants. Le projet lancé par le Chef de l’État vient ainsi répondre à une demande ancienne et pressante des populations, qui réclamaient un meilleur accès aux soins et une prise en charge médicale plus rapide et plus efficace.

Le futur centre de santé sera construit sur une parcelle de deux hectares, avec une superficie bâtie de 2 961 m². Entièrement conçu de plain-pied, il a été pensé pour garantir une accessibilité optimale aux patients, notamment aux personnes à mobilité réduite, ainsi qu’aux personnels soignants et aux services d’urgence. L’infrastructure comprendra plusieurs services essentiels, dont des unités de consultation, une maternité, un bloc opératoire, un service des urgences, une pharmacie, un laboratoire, ainsi que des unités dédiées à la prévention et à la vaccination. Le centre disposera également d’une capacité d’hospitalisation de 35 lits. La durée prévisionnelle des travaux est fixée à 18 mois.

Lors de son intervention, le Président de la République a souligné la portée symbolique et sociale de cet acte, présenté comme un geste d’espérance et une affirmation de la présence effective de l’État dans toutes les localités du pays. Il a insisté sur la nécessité de réduire les inégalités territoriales et de garantir à chaque citoyen un accès équitable aux services de base, en particulier dans le domaine de la santé.

Dans la même dynamique, le maire de la commune, s’exprimant au nom des populations, a salué cette initiative qu’il a qualifiée d’historique pour le département. Il a exprimé la satisfaction et la reconnaissance des habitants, tout en annonçant leur volonté de donner au futur centre de santé le nom du Président Bassirou Diomaye Faye, en hommage à cette réalisation attendue de longue date.

Médina Yoro Foulah : le Président Bassirou Diomaye Faye lance la construction d’un nouveau centre de santé

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, s’est rendu ce vendredi 24 avril 2026 à Médina Yoro Foulah pour procéder à la pose de la première pierre du futur centre de santé du département. Cette infrastructure, très attendue par les populations locales, marque une étape importante dans le renforcement de l’offre sanitaire dans une zone longtemps confrontée à l’éloignement des structures de soins.

Dans cette partie du territoire située à la frontière avec la Gambie et distante d’environ deux heures du Centre hospitalier régional de Kolda, le district sanitaire continue de fonctionner dans les locaux d’un ancien poste de santé. Cette situation, jugée insuffisante au regard de la croissance démographique, concernait pourtant un bassin de population estimé à plus de 185 000 habitants. Le projet lancé par le Chef de l’État vient ainsi répondre à une demande ancienne et pressante des populations, qui réclamaient un meilleur accès aux soins et une prise en charge médicale plus rapide et plus efficace.

Le futur centre de santé sera construit sur une parcelle de deux hectares, avec une superficie bâtie de 2 961 m². Entièrement conçu de plain-pied, il a été pensé pour garantir une accessibilité optimale aux patients, notamment aux personnes à mobilité réduite, ainsi qu’aux personnels soignants et aux services d’urgence. L’infrastructure comprendra plusieurs services essentiels, dont des unités de consultation, une maternité, un bloc opératoire, un service des urgences, une pharmacie, un laboratoire, ainsi que des unités dédiées à la prévention et à la vaccination. Le centre disposera également d’une capacité d’hospitalisation de 35 lits. La durée prévisionnelle des travaux est fixée à 18 mois.

Lors de son intervention, le Président de la République a souligné la portée symbolique et sociale de cet acte, présenté comme un geste d’espérance et une affirmation de la présence effective de l’État dans toutes les localités du pays. Il a insisté sur la nécessité de réduire les inégalités territoriales et de garantir à chaque citoyen un accès équitable aux services de base, en particulier dans le domaine de la santé.

Dans la même dynamique, le maire de la commune, s’exprimant au nom des populations, a salué cette initiative qu’il a qualifiée d’historique pour le département. Il a exprimé la satisfaction et la reconnaissance des habitants, tout en annonçant leur volonté de donner au futur centre de santé le nom du Président Bassirou Diomaye Faye, en hommage à cette réalisation attendue de longue date.

Élection du Conseil consultatif : Ndiogou Diouf, l’option d’un leadership inclusif

À l’approche de l’élection du Conseil consultatif des jeunes du Sénégal, la mobilisation s’intensifie dans la commune de Ndiedieng. Parmi les candidatures qui émergent, celle de Ndiogou Diouf retient l’attention, portée par une ambition affirmée : défendre les intérêts de la jeunesse et renforcer sa participation au sein des instances de décision.

Titulaire d’un Master 2 en économie, obtenu à l’UFR ECOMIJ, filière IDT, de l’Université Alioune Diop de Bambey, le candidat met en avant un parcours académique solide, adossé à une expérience d’engagement local. Ndiogou Diouf est également secrétaire général de la zone 7B de Ndiedieng, une responsabilité qui, selon ses proches, témoigne de sa proximité avec les réalités du terrain et de sa capacité à mobiliser les jeunes autour d’initiatives communautaires.

Dans un contexte marqué par une demande croissante d’implication citoyenne des jeunes, il défend une vision axée sur l’écoute, l’engagement collectif et la recherche de solutions concrètes aux préoccupations locales. L’emploi, la formation, l’entrepreneuriat et la participation citoyenne figurent parmi les priorités de son projet.

Selon ses partisans, le candidat incarne un profil de proximité, capable de dialoguer avec les jeunes à la base et de relayer efficacement leurs attentes auprès des autorités. « Il ne s’agit pas seulement de représenter, mais d’agir et de proposer », confie un jeune de la commune, convaincu par cette dynamique.

Cette candidature intervient dans un moment clé où la structuration de la jeunesse et son implication dans les politiques publiques deviennent des enjeux majeurs pour le développement local. Le Conseil consultatif est perçu comme un cadre stratégique permettant de faire entendre la voix des jeunes et d’influencer les orientations futures.

À Ndiedieng, l’échéance électorale suscite ainsi un regain d’intérêt pour les questions de gouvernance participative. Entre espoirs et attentes, de nombreux jeunes voient dans ce scrutin une opportunité de renforcer leur place dans les processus décisionnels.

En misant sur un leadership inclusif et orienté vers l’action, Ndiogou Diouf entend contribuer à bâtir une jeunesse plus engagée, consciente de son rôle et pleinement actrice de son avenir.

Affaire du Smit : la Cour des comptes prononce la relaxe totale du Professeur Moussa Seydi

La Chambre de discipline financière de la Cour des comptes a rendu une décision importante dans le dossier relatif à la construction du nouveau Service des maladies infectieuses et tropicales. Dans son arrêt n°02/2026, la juridiction a prononcé la relaxe totale du Professeur Moussa Seydi, mettant ainsi fin aux poursuites engagées contre lui sur le plan administratif et financier.

À l’origine de l’affaire, le Parquet général reprochait à l’infectiologue d’avoir enfreint les règles relatives aux marchés publics. Il lui était notamment imputé la signature d’un avenant financier ayant entraîné une hausse de 109,32 % par rapport au contrat initial, un niveau largement supérieur au plafond réglementaire fixé à 30 %. Cette augmentation avait été considérée, dans un premier temps, comme une violation grave des procédures en vigueur.

Cependant, au cours de l’instruction, plusieurs éléments déterminants ont été mis en lumière. La défense a notamment soutenu que le fondement juridique des poursuites reposait sur un décret d’abrogation qui n’avait jamais été publié au Journal officiel. Cette absence de publication a été retenue comme un élément central, rendant le support légal de l’accusation juridiquement inopérant.

Par ailleurs, les arguments avancés par la défense ont également mis en avant le contexte exceptionnel dans lequel les faits se sont déroulés. L’urgence sanitaire liée à la pandémie ainsi que la forte sollicitation du Service des maladies infectieuses et tropicales dans la prise en charge des patients ont été invoquées pour justifier la nécessité d’adaptations rapides dans l’exécution du projet.

Après examen du dossier, la Chambre de discipline financière a suivi ces arguments et estimé que les conditions juridiques et contextuelles ne permettaient pas de retenir de sanction à l’encontre du professeur. Elle a ainsi décidé de le relaxer de toute faute administrative ou financière.

La décision, rendue en premier et dernier ressort, met définitivement un terme à la procédure devant la juridiction financière. Elle ordonne également la publication de l’arrêt au Journal officiel, conformément aux dispositions en vigueur.

Soutien international à Macky Sall après son intervention devant des ambassadeurs des Nations Unies

Un collectif d’associations africaines de la diaspora, réparties entre l’Afrique, l’Europe, l’Amérique et l’Asie, a exprimé un soutien appuyé à l’ancien président sénégalais Macky Sall à la suite de son audition devant des ambassadeurs des Nations Unies. Dans un communiqué rendu public depuis l’Italie, ces organisations disent avoir été marquées par la portée du discours prononcé par l’ex-chef de l’État, qu’elles qualifient de moment fort sur la scène internationale.

Les signataires du texte évoquent une « profonde satisfaction » après cette intervention, qu’ils décrivent comme structurée, ambitieuse et en phase avec les défis contemporains. Selon eux, Macky Sall a démontré une maîtrise des enjeux globaux ainsi qu’une capacité à proposer des orientations claires pour l’évolution de la gouvernance mondiale. Le collectif insiste sur la dimension stratégique de cette prise de parole, estimant qu’elle s’inscrit dans une réflexion globale sur les déséquilibres actuels du système international.

Au cœur de leur appréciation figure la question de la réforme des Nations Unies. Les organisations de la diaspora saluent la volonté affichée par l’ancien président de promouvoir une transformation en profondeur de l’institution, afin de la rendre plus représentative des réalités géopolitiques actuelles. Elles mettent en avant son engagement pour une meilleure prise en compte des voix des pays du Sud et pour un rééquilibrage des mécanismes décisionnels à l’échelle mondiale.

Le collectif souligne également l’appel de Macky Sall en faveur d’un multilatéralisme renouvelé. Celui-ci, selon eux, repose sur des principes d’équité, de solidarité et de coopération entre les peuples. Cette vision est perçue comme une réponse aux limites du système actuel, souvent critiqué pour ses inégalités structurelles et son manque d’inclusivité. Les associations estiment que l’ancien dirigeant sénégalais incarne une forme de leadership capable de fédérer autour de ces valeurs.

Dans leur communiqué, les organisations vont plus loin en affirmant que cette intervention renforce la crédibilité de la vision portée par Macky Sall sur la scène internationale. Elles y voient un signal fort en faveur d’un ordre mondial plus juste, où les intérêts des différentes nations seraient mieux équilibrés. Cette prise de position collective traduit, selon elles, une attente croissante d’un changement dans la manière dont les grandes institutions internationales fonctionnent.

En conclusion, le collectif réaffirme son engagement à accompagner cette dynamique qu’il considère porteuse d’espoir. Il se dit prêt à soutenir toute initiative visant à promouvoir une gouvernance mondiale plus inclusive et à renforcer la place des diasporas africaines dans les débats internationaux.

Presse sénégalaise sous pression : Mamadou Ibra Kane interpelle le pouvoir et appelle à un sursaut républicain

Dans un entretien accordé au quotidien L’AS, Mamadou Ibra Kane, président du Conseil des Diffuseurs et Éditeurs de Presse du Sénégal, a livré une analyse sans concession de la situation actuelle des médias privés au Sénégal. Face à ce qu’il décrit comme deux années marquées par une politique méthodique d’asphyxie du secteur, il a tenu à interpeller directement les plus hautes autorités de l’État, notamment le président de la République et son ministre de la Communication.

Selon lui, les médias privés font face à une accumulation de mesures qu’il qualifie de coercitives : pression fiscale jugée abusive, blocage de comptes bancaires, résiliation de contrats publicitaires et même remise en cause de leur existence légale. Une situation qu’il estime d’autant plus préoccupante que, d’après ses propos, chaque épisode de tension semble systématiquement se traduire par une judiciarisation du conflit. Pour le président du CDEPS, ce recours répété à la justice ne devrait pas être la norme, surtout lorsque les autorités de tutelle sont elles-mêmes tenues d’être les premières garantes du respect de la loi.

Au-delà du constat, Mamadou Ibra Kane adopte une posture d’ouverture en adressant un message direct aux dirigeants. Il les invite à « sauver leur honneur » en prenant des mesures concrètes pour restaurer un climat de confiance avec les acteurs de la presse. Parmi les exigences formulées figurent l’application effective de l’instruction relative à l’effacement fiscal, le paiement des créances dues aux entreprises de presse, une révision jugée plus équitable de la répartition du Fonds d’Appui et de Développement de la Presse, ainsi que la reprise des contrats publicitaires suspendus. Pour lui, ces mesures ne relèvent pas de négociations politiques, mais d’un strict respect du cadre légal.

S’agissant de l’avenir, le président du CDEPS refuse de céder au fatalisme. Il revendique un optimisme qu’il qualifie de lucide, fondé sur la résilience des institutions et des forces vives du pays. Il cite notamment le rôle des magistrats, de la société civile, des syndicats et de certains députés qu’il considère comme attachés aux principes fondamentaux de l’État de droit. Ces signaux, selon lui, témoignent que le Sénégal n’a pas renoncé à ses valeurs démocratiques.

En conclusion, Mamadou Ibra Kane recentre le débat sur l’essentiel. Au-delà des enjeux économiques ou des modèles d’affaires, il insiste sur la nécessité de défendre les libertés fondamentales qui structurent toute démocratie : la liberté d’informer, de critiquer et de dire la vérité. Pour lui, c’est sur ce terrain que se joue aujourd’hui l’avenir de la presse sénégalaise, mais aussi celui de l’État de droit.

Keur Marième Mbengue : un homme tué en voulant s’interposer dans une rixe entre mécaniciens

Un drame d’une rare brutalité s’est produit avant-hier à Keur Marième Mbengue, dans la zone du Lac Rose. Un homme, identifié comme Daouda Guèye, a perdu la vie après avoir été poignardé alors qu’il tentait de mettre fin à une violente altercation opposant deux mécaniciens.

Selon les premiers éléments recueillis, les faits se sont déroulés en pleine journée, dans un contexte de tension soudaine entre les deux protagonistes. Témoins de la scène, plusieurs personnes affirment que la dispute a rapidement dégénéré en bagarre physique. C’est à ce moment que Daouda Guèye, animé par une volonté d’apaisement, a décidé d’intervenir pour séparer les deux hommes et calmer la situation.

Son geste, salué par certains témoins comme un acte de courage, a malheureusement tourné au drame. L’un des mécaniciens impliqués dans la rixe aurait été armé d’un couteau. Dans la confusion et la violence de l’altercation, un coup fatal aurait été porté à Daouda Guèye. Gravement blessé, il s’est effondré sur place.

Malgré les tentatives de secours engagées immédiatement après l’agression, la victime n’a pas survécu à ses blessures. Sa mort a provoqué une vive émotion dans le quartier, où il était décrit comme une personne calme et respectée.

Après avoir porté le coup mortel, le suspect a pris la fuite. Les forces de sécurité ont rapidement été alertées et se sont rendues sur les lieux pour effectuer les premières constatations. Le corps de la victime a été pris en charge, tandis qu’une enquête a été ouverte pour élucider les circonstances exactes de ce drame.

D’après des sources proches du dossier, l’identité du présumé auteur aurait déjà été établie. Les recherches se poursuivent activement pour le localiser et procéder à son arrestation. Les autorités appellent par ailleurs à la vigilance et à la collaboration des populations afin de faciliter son interpellation.

Kaolack : « Actions Kaolack » dénonce trois failles majeures et réclame un débat public sur l’aménagement urbain

L’association citoyenne « Actions Kaolack » a vivement critiqué, dans un communiqué diffusé ce week-end, la gestion municipale du maire Serigne Mboup. À travers une tribune signée par son président, Cheikh Diaw, le mouvement dénonce l’absence de vision urbaine cohérente et pointe trois dossiers sensibles : le projet « Cœur de Ville », l’occupation des boulevards et une subvention de 50 millions de francs CFA allouée à la foire FIKA.

« Derrière la communication, le flou persiste », a déclaré Cheikh Diaw, président d’« Actions Kaolack ». Selon lui, le maire renverrait systématiquement la responsabilité du projet « Cœur de Ville » à l’État, ce qui constituerait, aux yeux de l’association, « un aveu d’absence de schéma directeur municipal clair ». Il insiste : « Kaolack ne se construit pas à coup d’opportunités. »

L’association s’attaque également à la gestion des boulevards, qu’elle accuse de transformer l’espace public en « simple comptoir à redevances ». « Institutionnaliser le désordre au détriment de la mobilité et du cadre de vie, ce n’est pas moderniser la ville », a martelé Cheikh Diaw, appelant à la suspension des autorisations d’occupation en l’absence d’études d’impact.

Le troisième point de friction concerne les 50 millions de francs CFA alloués à la foire FIKA. Si « Actions Kaolack » reconnaît la légalité de la procédure, le mouvement en questionne l’opportunité et l’éthique. « Pendant que nos trottoirs sont inondés et nos hôpitaux sous-équipés, prioriser une foire liée à vos réseaux est, au mieux, contestable ; au pire, symptomatique d’un conflit d’intérêts apparent », a souligné Cheikh Diaw.

Face à ces critiques, l’association formule trois demandes : l’organisation d’un véritable débat public sur l’aménagement du centre-ville, la suspension des autorisations d’occupation des boulevards et la réalisation d’un audit éthique des subventions accordées à des structures proches du pouvoir municipal.

« Kaolack n’est pas une PME. Ce n’est pas un comptoir à gérer au coup par coup. Kaolack est un bien commun », a conclu Cheikh Diaw, appelant à « une ville pensée, et non simplement administrée ».

La mairie de Kaolack n’avait pas réagi dans l’immédiat à ces accusations.

Polémique autour de Yakaar-Teranga : Madiambal Diagne démonte la communication d’Ousmane Sonko

La sortie récente du Premier ministre Ousmane Sonko sur le dossier des blocs pétroliers offshore, en particulier Yakaar-Teranga, continue de susciter de vives réactions dans l’espace public. Parmi les voix critiques, celle du journaliste et patron de presse Madiambal Diagne se distingue par la virulence de son propos et la précision de ses arguments. Ce dernier n’a pas hésité à qualifier la publication du chef du gouvernement de « ridicule », estimant qu’elle relève davantage de la communication politique que d’une lecture rigoureuse des enjeux énergétiques du pays.

Dans sa réaction, Madiambal Diagne oppose aux déclarations du Premier ministre un rappel historique qu’il juge éclairant. Il souligne qu’en 2018, le Sénégal avait réussi à récupérer, dans une relative discrétion et sans engager de dépenses financières, les blocs de Rufisque Offshore Profond et de Sénégal Sud Offshore Profond. Pour lui, cet épisode démontre que l’État sénégalais dispose déjà de l’expertise et des leviers nécessaires pour gérer ce type de dossiers stratégiques sans tapage médiatique ni mise en scène politique.

Le journaliste insiste également sur un autre précédent qu’il considère déterminant dans l’analyse du dossier Yakaar-Teranga. Il rappelle qu’en 2023, lors du retrait de la compagnie britannique BP du bloc Kayar Offshore Profond, une opportunité s’était présentée au Sénégal. Selon lui, BP avait proposé de céder ses parts ainsi que les investissements déjà réalisés, ouvrant ainsi la voie à une reprise potentielle par un autre acteur du secteur. Madiambal Diagne estime que le gouvernement aurait dû, à ce moment précis, explorer la possibilité de trouver un repreneur alternatif solide, capable de porter un projet aussi capital pour l’avenir énergétique du pays.

Au cœur de sa critique se trouve la question des capacités financières de Petrosen, la société nationale des hydrocarbures. Le journaliste met en doute la faculté de cette entité à assumer un projet dont le coût est évalué entre 5 et 8 milliards de dollars. À ses yeux, confier une telle responsabilité à une structure qu’il juge insuffisamment armée financièrement comporte des risques importants, tant sur le plan économique que stratégique.

Keur Massar : une affaire tentaculaire éclabousse une figure médiatique après des aveux troublants

L’enquête menée à Keur Massar ne cesse de prendre de l’ampleur et de révéler des ramifications de plus en plus complexes. Ce dossier, désormais qualifié de tentaculaire par plusieurs sources, franchit un nouveau cap avec l’implication inattendue d’une personnalité médiatique, dont les aveux viennent bouleverser la perception de l’affaire.

Depuis son déclenchement en février 2026, la Brigade de recherches de Keur Massar a intensifié ses opérations, aboutissant à un total de 76 arrestations. Les charges retenues contre les personnes interpellées sont particulièrement graves. Elles vont de l’association de malfaiteurs à la mise en danger de la vie d’autrui, en passant par le blanchiment de capitaux et le trafic de drogue. À ces infractions s’ajoutent des faits liés à des rapports sexuels non protégés avec transmission volontaire du VIH, ce qui confère à cette affaire une dimension sanitaire particulièrement préoccupante.

Au fil des investigations, les enquêteurs ont mis au jour un réseau aux multiples ramifications, mêlant criminalité organisée et comportements à haut risque. L’ampleur du dossier dépasse désormais le cadre d’une simple procédure judiciaire pour s’inscrire dans une problématique plus large touchant à la santé publique et aux dérives sociales.

Parmi les interpellations récentes, celle d’El Hadji Amadou Dramé, présenté comme styliste à Rufisque, a attiré l’attention. Mais c’est surtout l’arrestation de Souleymane Fatou Ndao, lié à une chaîne religieuse, qui suscite une vive réaction dans l’opinion publique. Son profil intrigue d’autant plus qu’il s’était exprimé publiquement sur cette affaire, adoptant un ton ferme pour saluer le travail des enquêteurs et dénoncer les risques liés à la propagation du VIH.

Cette posture publique contraste fortement avec les révélations issues de son audition. Confronté aux déclarations de son partenaire ainsi qu’à des messages à caractère sexuel interceptés par les gendarmes, il a fini par reconnaître les faits qui lui sont reprochés. Selon les éléments rapportés, il ne s’est pas contenté d’admettre les accusations, mais a également fourni des détails sur plusieurs partenaires, mettant en lumière une vie privée en totale contradiction avec son image publique.

Au cours de son audition, il a tenté d’apporter des éléments d’explication en évoquant un traumatisme remontant à son enfance, affirmant avoir été victime de viol. Il a présenté cet épisode comme un événement marquant ayant influencé son parcours personnel et ses comportements ultérieurs. Ces déclarations, bien que troublantes, viennent complexifier davantage un dossier déjà sensible.

Affaire Pape Cheikh Diallo : un suspect intercepté à la frontière, l’enquête prend une nouvelle dimension

L’enquête dans l’affaire Pape Cheikh Diallo continue de progresser avec une intensification notable des opérations menées par les autorités judiciaires et sécuritaires. Un nouveau tournant a été franchi avec l’interpellation d’un individu présenté comme un suspect clé, alors qu’il tentait de quitter le territoire national par la frontière nord du Sénégal.

Selon des informations concordantes, cette arrestation est intervenue au poste frontalier de Rosso, au moment où l’individu s’apprêtait à rallier la Mauritanie. L’opération a été rendue possible grâce à la vigilance des éléments déployés sur place, notamment la Police de l’Air et des Frontières, qui ont pu identifier et intercepter le fugitif présumé avant qu’il ne franchisse la limite territoriale.

Les autorités indiquent que ce suspect serait lié au dossier en tant que partenaire présumé du chanteur Djiby Dramé, déjà cité dans cette affaire aux multiples ramifications. Son arrestation s’inscrit dans le cadre d’une stratégie plus large visant à empêcher toute tentative de fuite des personnes impliquées, alors que l’instruction judiciaire suit son cours.

Cette avancée est également le résultat des mesures conservatoires prises en amont par les enquêteurs de la Brigade de Recherches de Keur Massar. Sur instruction du juge en charge du dossier au premier cabinet du Tribunal de Grande Instance de Pikine-Guédiawaye, plusieurs oppositions de sortie du territoire national avaient été émises à l’encontre de suspects identifiés. Ce dispositif s’est révélé déterminant dans la neutralisation de cette tentative de fuite.

Après son interpellation, le suspect a été remis aux éléments de la gendarmerie locale avant que les procédures de transfert ne soient enclenchées pour son acheminement vers Dakar. Il devrait y être auditionné dans les prochaines heures afin de faire la lumière sur son rôle exact dans cette affaire qui continue de mobiliser fortement les services d’enquête.

Cette nouvelle arrestation vient alourdir le bilan des interpellations déjà enregistrées dans ce dossier. D’après les informations disponibles, le nombre total de personnes arrêtées dépasse désormais les 77, ce qui illustre l’ampleur des investigations en cours et la détermination des autorités à élucider l’ensemble des faits.

Affaire Pape Cheikh Diallo : un suspect intercepté à la frontière, l’enquête prend une nouvelle dimension

L’enquête dans l’affaire Pape Cheikh Diallo continue de progresser avec une intensification notable des opérations menées par les autorités judiciaires et sécuritaires. Un nouveau tournant a été franchi avec l’interpellation d’un individu présenté comme un suspect clé, alors qu’il tentait de quitter le territoire national par la frontière nord du Sénégal.

Selon des informations concordantes, cette arrestation est intervenue au poste frontalier de Rosso, au moment où l’individu s’apprêtait à rallier la Mauritanie. L’opération a été rendue possible grâce à la vigilance des éléments déployés sur place, notamment la Police de l’Air et des Frontières, qui ont pu identifier et intercepter le fugitif présumé avant qu’il ne franchisse la limite territoriale.

Les autorités indiquent que ce suspect serait lié au dossier en tant que partenaire présumé du chanteur Djiby Dramé, déjà cité dans cette affaire aux multiples ramifications. Son arrestation s’inscrit dans le cadre d’une stratégie plus large visant à empêcher toute tentative de fuite des personnes impliquées, alors que l’instruction judiciaire suit son cours.

Cette avancée est également le résultat des mesures conservatoires prises en amont par les enquêteurs de la Brigade de Recherches de Keur Massar. Sur instruction du juge en charge du dossier au premier cabinet du Tribunal de Grande Instance de Pikine-Guédiawaye, plusieurs oppositions de sortie du territoire national avaient été émises à l’encontre de suspects identifiés. Ce dispositif s’est révélé déterminant dans la neutralisation de cette tentative de fuite.

Après son interpellation, le suspect a été remis aux éléments de la gendarmerie locale avant que les procédures de transfert ne soient enclenchées pour son acheminement vers Dakar. Il devrait y être auditionné dans les prochaines heures afin de faire la lumière sur son rôle exact dans cette affaire qui continue de mobiliser fortement les services d’enquête.

Cette nouvelle arrestation vient alourdir le bilan des interpellations déjà enregistrées dans ce dossier. D’après les informations disponibles, le nombre total de personnes arrêtées dépasse désormais les 77, ce qui illustre l’ampleur des investigations en cours et la détermination des autorités à élucider l’ensemble des faits.

Campagne agricole 2026-2027 : polémique autour des statistiques d’engrais annoncées par les autorités

La visite du ministre de l’Agriculture, Mabouba Diagne, aux Industries Chimiques du Sénégal (ICS) continue de susciter des débats au sein du secteur agricole. Alors que les autorités annoncent une disponibilité de plus de 125 000 tonnes d’engrais pour la prochaine campagne, la plateforme Aar Sunu Momel remet en cause ces données et appelle à une clarification urgente.

Des chiffres jugés « non conformes aux besoins réels »

Selon le ministre, le pays disposerait de volumes suffisants d’intrants, notamment 125 000 tonnes d’engrais (NPK et DAP), auxquelles s’ajoutent 18 000 tonnes d’urée et plus de 30 000 tonnes en cours d’acheminement.

Cependant, pour la plateforme Aar Sunu Momel, ces estimations ne reflètent pas les besoins réels du secteur agricole. Elle rappelle que, l’année précédente, environ 825 000 hectares avaient été emblavés, avec une moyenne de 150 kg d’engrais par hectare pour l’arachide, soit près de 123 750 tonnes pour cette seule culture, sans compter les autres spéculations.

« Des incohérences dans les projections », selon Bassirou Ba

Le président de la plateforme, Bassirou Ba, estime que les chiffres avancés par les autorités manquent de cohérence.

« Si l’on se base sur les superficies annoncées d’un million d’hectares pour la prochaine campagne et sur une norme d’utilisation de 150 kg par hectare, les besoins réels dépassent largement les volumes communiqués », a-t-il déclaré.

Selon lui, les données officielles ne prennent pas suffisamment en compte la diversité des cultures, telles que le maïs, le mil ou le riz, qui nécessitent également des quantités importantes d’engrais.

Des interrogations sur la transparence et la planification

La plateforme s’interroge également sur la provenance exacte des engrais annoncés et sur la capacité réelle du système d’approvisionnement à couvrir l’ensemble des besoins.

Bassirou Ba souligne que, l’année dernière, l’État avait réceptionné environ 132 000 tonnes de NPK et 10 000 tonnes de DAP, soit un total de 142 000 tonnes, un niveau supérieur à celui annoncé pour la prochaine campagne, malgré une ambition d’extension des superficies cultivées.

Le gouvernement met en avant la souveraineté agricole

Face à ces critiques, le ministère de l’Agriculture insiste sur une stratégie fondée sur l’anticipation des besoins, la sécurisation des stocks et le renforcement de la production locale à travers les ICS.

Les autorités misent également sur la réduction progressive de la dépendance aux importations et sur le développement d’intrants locaux afin de soutenir durablement la fertilité des sols.

Un climat d’attente à l’approche de l’hivernage

À quelques mois du lancement de la campagne agricole 2026-2027, les positions restent divergentes entre les autorités et les organisations paysannes. Tandis que le gouvernement assure avoir pris les dispositions nécessaires, Aar Sunu Momel appelle à davantage de transparence afin de rassurer les producteurs et d’éviter toute tension sur la disponibilité des intrants.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°723 – 24/04/2026

🔴 DIVERGENCES AVEC KOSMOS ENERGY ET REPRISE PAR LE SÉNÉGAL DU BLOC GAZIER YAKAAR-TERANGA : SONKO VERROUILLE L’OR BLEU
🔴 MIGRATION IRRÉGULIÈRE- 136 PERSONNES ATTEIGNENT EL HIERRO À BORD D’UNE PIROGUE APRÈS : HUIT JOURS DE CALVAIRE

🔴 AGENDA SPORTIF 2026 : LE SÉNÉGAL PRÉSENT SUR 13 RENDEZ-VOUS MONDIAUX

« And Yombal Xëy » : un nouveau pacte État-secteur privé pour l’emploi des jeunes au Sénégal

L’État du Sénégal et les organisations du secteur privé ont franchi une étape importante dans la lutte contre le chômage des jeunes avec la signature de la convention nationale « And Yombal Xëy ». Cet accord, conclu ce jeudi, s’inscrit dans une volonté affirmée de rapprocher durablement le système de formation des réalités du marché du travail, en créant une passerelle directe entre les compétences acquises et les besoins des entreprises.

Pensé comme un dispositif structurant, « And Yombal Xëy » ambitionne de faciliter l’accès des jeunes à des emplois dignes, productifs et durables. Les autorités présentent cette initiative comme une réponse concrète à l’un des défis majeurs du pays, à savoir l’inadéquation persistante entre la formation et l’emploi. En impliquant directement les acteurs du secteur privé, la convention cherche à orienter les politiques de formation vers des filières porteuses et à améliorer l’employabilité des jeunes diplômés et non diplômés.

Ce partenariat s’inscrit pleinement dans la dynamique de l’Agenda national 2050, une vision de développement à long terme qui vise à transformer structurellement l’économie sénégalaise. À travers cette convention, l’État entend traduire ses orientations stratégiques en actions tangibles, en misant sur une collaboration étroite avec les entreprises. Le modèle adopté repose sur une responsabilité partagée, où chaque partie prenante joue un rôle déterminant dans la création de richesses et la promotion de l’inclusion sociale.

Au-delà de la simple insertion professionnelle, « And Yombal Xëy » porte une ambition plus large : celle de bâtir une économie plus compétitive et résiliente. En s’appuyant sur les enseignements tirés des programmes précédents, le dispositif vise à corriger les insuffisances observées et à renforcer l’efficacité des politiques d’emploi. L’accent est ainsi mis sur des résultats mesurables, notamment en matière de création d’emplois et de stabilité professionnelle.

Haute Cour de Justice : Ismaïla Madior Fall face à de lourdes accusations dans le dossier du tribunal de Pikine-Guédiawaye

L’ancien ministre de la Justice, Ismaïla Madior Fall, s’apprête à comparaître devant la Haute Cour de Justice dans une affaire qui suscite déjà une vive attention au sein de l’opinion publique et de la sphère politico-judiciaire. Il est poursuivi pour des faits présumés de corruption passive et de concussion, en lien avec le projet de construction du Centre de surveillance électronique rattaché au tribunal de Pikine-Guédiawaye.

Cette procédure, qui vise des actes supposément commis dans l’exercice de ses fonctions ministérielles, relève de la compétence exclusive de la Haute Cour de Justice, seule habilitée à juger les anciens membres du gouvernement pour ce type d’infractions. Le dossier met en cause les conditions de passation et d’exécution du marché public relatif à cette infrastructure judiciaire stratégique, censée moderniser le dispositif de contrôle et de suivi des détenus.

Pour assurer sa défense, Ismaïla Madior Fall a constitué un collectif d’avocats de haut niveau. Ce pool, déjà composé de figures reconnues du barreau telles que le bâtonnier Mbaye Guèye, Amadou Sall, Charles Bruiguière et Hamid Ndiaye, a récemment été renforcé par l’arrivée de Ciré Clédor Ly. L’intégration de ce pénaliste réputé ne passe pas inaperçue, tant son parcours et ses engagements dans des dossiers sensibles lui confèrent une visibilité particulière.

Ciré Clédor Ly est notamment connu pour être l’un des avocats du Premier ministre Ousmane Sonko, figure majeure de l’opposition sous l’ancien régime de Macky Sall. Ce rapprochement au sein de la défense introduit une dimension symbolique et politique supplémentaire à ce procès, dans un contexte où les lignes de fracture du passé continuent d’influencer les dynamiques actuelles.

L’affaire s’annonce d’ores et déjà comme l’un des temps forts judiciaires de l’année. Au-delà du cas personnel de l’ancien garde des Sceaux, elle soulève des enjeux plus larges liés à la gouvernance des marchés publics, à la transparence dans la gestion des ressources de l’État et à la reddition des comptes des anciens responsables publics.

Tournée économique à Kolda : Diomaye Faye mise sur le coton et le développement agricole à Vélingara

Le département de Vélingara a constitué la première étape de la tournée économique du président de la République Bassirou Diomaye Faye dans la région de Kolda. Arrivé ce jeudi 23 avril, le chef de l’État a entamé sa visite par l’usine de coton de la SODEFITEX, un site stratégique pour l’économie locale et la relance de la filière cotonnière.

Sur place, le président a réaffirmé son engagement à accompagner le développement de cette filière agricole essentielle pour les populations du sud du pays. Cette volonté s’inscrit dans un contexte marqué par des performances encourageantes. En effet, la production cotonnière est passée de 15 000 tonnes à 25 000 tonnes lors de la dernière campagne agricole, avec des rendements jugés record. Ces résultats nourrissent un regain d’espoir chez les producteurs et les acteurs du secteur, convaincus du potentiel du département de Vélingara, considéré depuis longtemps comme un bastion du coton au Sénégal.

Poursuivant son périple, le chef de l’État s’est ensuite rendu dans le bassin rizicole de l’Anambé, notamment dans le secteur G, afin d’évaluer les conditions de production et d’échanger avec les exploitants. Cette visite de terrain lui a permis de mieux appréhender les défis auxquels font face les producteurs, mais aussi d’identifier les opportunités de renforcement de la production rizicole dans cette zone à fort potentiel agricole.

Après cette étape à Vélingara, le président de la République a pris la direction de la ville de Kolda dans l’après-midi. Plusieurs activités majeures sont inscrites à son agenda, notamment l’inauguration du Service d’assistance médicale d’urgence, une infrastructure attendue pour améliorer la prise en charge sanitaire des populations. Il procédera également à la pose de la première pierre du futur pôle mère-enfant, un projet structurant pour le système de santé régional.

La journée du président se conclura par une série d’audiences prévues entre 20 heures et 22 heures avec les élus locaux, les députés ainsi que les coordonnateurs départementaux. Ces rencontres devraient permettre d’échanger sur les priorités de développement de la région et de renforcer la concertation avec les acteurs territoriaux.

Kolda : une tournée économique de 72 heures du président Bassirou Diomaye Faye axée sur les projets structurants

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, est arrivé dans la matinée de ce jeudi à Kolda, dans le sud du pays, où il entame une tournée économique de trois jours qui s’étendra jusqu’au samedi 25 avril. Initialement prévue du 12 au 14 avril, cette visite d’État de 72 heures avait été reportée pour des raisons qui n’ont pas été rendues publiques.

À son arrivée dans la capitale du Fouladou, le chef de l’État a été accueilli par les autorités civiles et militaires de la région, marquant ainsi le début officiel d’un programme chargé consacré au suivi et à l’évaluation de projets structurants dans plusieurs secteurs clés.

Selon un communiqué de la Présidence, cette tournée de terrain s’inscrit dans une dynamique visant à rapprocher davantage l’action publique des réalités vécues par les populations. L’objectif affiché est de renforcer l’impact des politiques publiques au niveau local, en tenant compte des besoins spécifiques des territoires.

Le président entend également promouvoir une meilleure équité territoriale à travers des investissements jugés utiles, l’amélioration de l’accès aux services sociaux de base et la création de perspectives plus solides pour les populations locales. Cette approche vise à réduire les disparités régionales et à favoriser un développement plus équilibré du territoire national.

Parmi les temps forts de cette visite figure l’inauguration d’une antenne régionale du Service d’aide médicale urgente ainsi que le lancement d’un nouveau pôle mère-enfant au centre hospitalier régional de Kolda. Ces infrastructures sanitaires sont présentées comme des avancées importantes dans le renforcement du système de santé local, notamment en matière d’urgence médicale et de prise en charge de la mère et de l’enfant.

Kaolack : gestion « partiale » de la ferraille – Serigne Momar Sokhna charge la Direction du Commerce intérieur

La tension demeure vive dans le secteur de la ferraille, particulièrement dans la région du Saloum. À Kaolack, le président des exportateurs de métal et des coopératives de ferrailleurs, Serigne Momar Sokhna, est monté au créneau pour dénoncer la gestion actuelle du secteur, qu’il juge « partiale » et source de nombreuses injustices.

Face à la presse, il a directement mis en cause la Direction du Commerce intérieur, qu’il accuse d’être à l’origine des difficultés rencontrées par les acteurs du domaine.
« Tous les problèmes que rencontre le secteur de la ferraille viennent de la Direction du Commerce intérieur. Ils privilégient certains exportateurs et ferrailleurs au détriment d’autres », a-t-il déclaré avec fermeté.

Serigne Momar Sokhna pointe notamment des décisions administratives jugées contestables, relatives à la réduction et à l’attribution des licences. Selon lui, ces mesures ont aggravé les tensions entre les différents acteurs.
« Ils ont tenté de réduire les licences, puis sont revenus avec un arrêté visant à nous écarter du dépôt de 5 000 m² », a-t-il ajouté.

Le responsable syndical accuse également certains responsables administratifs d’imposer des décisions sans concertation et de manquer de transparence dans la gestion du secteur. Il évoque par ailleurs des irrégularités présumées dans l’utilisation d’un fonds d’appui destiné aux ferrailleurs.
« La gestion de près de 200 millions de francs CFA a été confiée à un groupe restreint, alors que cet argent appartient à l’ensemble des acteurs du secteur », a-t-il dénoncé.

Le secteur de la ferraille, important maillon de l’économie informelle au Sénégal, constitue depuis plusieurs années une source de revenus pour de nombreux jeunes et adultes sans emploi stable. À travers la collecte, le tri et la revente de métaux usagés, il permet à des milliers de familles de subvenir à leurs besoins.

Cependant, cette activité traverse actuellement une période difficile. La baisse des prix, les restrictions administratives et la concurrence accrue fragilisent les acteurs, en particulier les petits opérateurs, de plus en plus confrontés à des revenus insuffisants.

Face à cette situation, Serigne Momar Sokhna appelle le ministre du Commerce, Serigne Guèye Diop, à intervenir. Il l’invite à « prendre ses responsabilités » et à mettre en place un cadre de concertation inclusif regroupant l’ensemble des acteurs du secteur. Il affirme, par ailleurs, avoir introduit une demande d’audience restée, à ce jour, sans suite.

Médina Yoro Foulah accueille pour la première fois un Président : une visite porteuse d’espoirs et de transformations

Le département de Médina Yoro Foulah s’apprête à vivre un moment sans précédent de son histoire avec la visite officielle du président Bassirou Diomaye Faye ce jeudi 23 avril. Pour cette circonscription administrative enclavée du sud du pays, longtemps perçue comme marginalisée dans les politiques publiques, cet événement revêt une portée hautement symbolique et politique.

Cette première visite d’un chef de l’État dans la localité s’inscrit dans le cadre d’une tournée économique dans la région de Kolda, une zone aux potentialités importantes mais confrontée à des défis persistants en matière d’infrastructures et de développement. L’arrivée du président est ainsi perçue comme un signal fort de rééquilibrage territorial et d’attention accrue aux zones longtemps restées en marge des grands programmes d’investissement.

Dès le vendredi, plusieurs actions concrètes sont prévues pour matérialiser cette volonté politique. Le chef de l’État procédera notamment à la pose de la première pierre d’un centre de santé, une infrastructure essentielle pour améliorer l’accès aux soins dans un département où les populations doivent souvent parcourir de longues distances pour se faire soigner. Dans le même élan, un site agro-industriel sera lancé, avec l’ambition de valoriser la production agricole locale, de créer des chaînes de transformation et de générer des emplois, notamment pour les jeunes.

L’un des temps forts de cette visite sera également l’inauguration de la dorsale électrique Fafacourou-Dabo-Coumbacara. Cette infrastructure énergétique est attendue depuis longtemps par les populations, qui subissent un déficit chronique en accès à l’électricité. Sa mise en service devrait non seulement améliorer les conditions de vie des habitants, mais aussi favoriser l’émergence d’activités économiques, notamment dans les secteurs de la transformation et des services.

Sur le plan local, cette visite suscite une vive satisfaction. Le président du conseil départemental de la jeunesse, Amadou Kabirou Kane, n’a pas caché son enthousiasme, qualifiant l’événement d’historique. Pour lui, la présence du chef de l’État constitue une opportunité unique de porter les préoccupations des populations au plus haut niveau et d’envisager des solutions concrètes aux difficultés structurelles du département. Il insiste notamment sur la nécessité de mettre en place un programme spécial dédié à Médina Yoro Foulah afin de corriger les déséquilibres territoriaux et d’accélérer le développement local.

La tournée présidentielle se poursuivra dans la capitale régionale, où le président inaugurera le parc agro-industriel de Kolda. Cette infrastructure stratégique vise à renforcer la transformation des produits agricoles, réduire les pertes post-récolte et créer des opportunités économiques durables pour les producteurs et les entrepreneurs locaux. Elle s’inscrit dans une vision plus large de souveraineté alimentaire et de valorisation des ressources locales.

Enfin, le déplacement présidentiel s’achèvera par une visite à Médina Gounass, haut lieu religieux du sud du pays, où se tient actuellement le Daaka. Ce rassemblement spirituel majeur attire chaque année des milliers de fidèles, venus se recueillir et renforcer leur foi. La présence du chef de l’État à cet événement témoigne également de l’importance accordée aux dimensions religieuses et sociales dans la gouvernance.

Affaire des présumés homosexuels : un journaliste de Malikia TV placé en garde à vue, l’enquête prend de l’ampleur

L’enquête sur l’affaire dite des présumés homosexuels connaît un nouveau développement avec l’interpellation du journaliste Souleymane Fatou Ndao, employé de la chaîne religieuse Malikia TV. Il a été arrêté puis placé en garde à vue par les éléments de la Brigade de recherches de la gendarmerie de Keur Massar, dans le cadre d’une procédure judiciaire qui ne cesse de s’élargir.

Cette arrestation porte désormais à plus de 75 le nombre de personnes appréhendées dans ce dossier, devenu l’un des plus sensibles du moment en raison de ses implications sociales, médiatiques et judiciaires. L’implication d’un professionnel des médias marque un tournant dans l’affaire, laissant entrevoir des ramifications plus larges que celles initialement soupçonnées.

Selon les informations disponibles, l’interpellation de Souleymane Fatou Ndao fait suite à une délégation judiciaire délivrée par le juge d’instruction du premier cabinet près le Tribunal de Grande Instance de Pikine-Guédiawaye. Cette procédure permet aux enquêteurs d’agir avec une marge d’investigation élargie, sous l’autorité directe du magistrat instructeur.

Le journaliste aurait été mis en cause par l’un des six présumés partenaires du chanteur Djiby Dramé, arrêtés plus tôt dans la semaine. Cette dénonciation a visiblement été jugée suffisamment crédible pour justifier son placement en garde à vue, dans le but de vérifier les accusations portées à son encontre et d’éclaircir son éventuel rôle dans les faits reprochés.

Le procureur Saliou Dicko a été informé officiellement de cette évolution, signe que le dossier est suivi de près par le parquet. Les autorités judiciaires semblent déterminées à mener les investigations jusqu’à leur terme, afin de faire toute la lumière sur cette affaire aux contours encore flous.

Sur le terrain, les enquêteurs de la Brigade de recherches de Keur Massar poursuivent leurs auditions et recoupements. L’objectif est d’établir les responsabilités de chacun, de vérifier les différentes déclarations et d’identifier d’éventuelles connexions entre les personnes interpellées.

28 avril 2026 : une audience décisive à la Cour suprême pour Pape Malick Ndour et Farba Ngom

Le mardi 28 avril 2026 s’annonce comme une date charnière pour deux figures majeures de l’Alliance pour la République, dont les dossiers seront examinés par la Cour suprême du Sénégal. Selon les informations rapportées par L’Observateur, cette audience cristallise de fortes attentes dans un contexte politique et judiciaire particulièrement tendu, où chaque décision pourrait avoir des répercussions significatives.

Dans l’enceinte de la plus haute juridiction du pays, l’atmosphère promet d’être lourde. Les enjeux dépassent en effet le simple cadre judiciaire pour s’inscrire dans une dynamique politique plus large. Depuis plusieurs mois, ces affaires alimentent les débats publics, opposant les partisans d’une justice rigoureuse à ceux qui dénoncent des procédures à connotation politique. Les avocats des deux responsables politiques se préparent à défendre leurs clients avec vigueur, face à un parquet déterminé à faire valoir ses arguments.

Pour Pape Malick Ndour, l’objectif est clair : desserrer l’étau judiciaire qui pèse sur lui. Placé sous contrôle judiciaire strict après une série de décisions défavorables, l’ancien ministre conteste notamment son placement sous mandat de dépôt. L’affaire repose en grande partie sur un rapport d’expertise évoquant des irrégularités financières estimées à 2,7 milliards de FCFA, auxquelles s’ajoutent des retenues de garantie jugées injustifiées. Ces éléments ont conduit à son inculpation pour association de malfaiteurs, escroquerie sur des deniers publics et blanchiment de capitaux. Devant la Cour suprême, sa défense tentera de démontrer les failles juridiques des décisions précédentes et d’obtenir un allègement, voire une levée des mesures en cours.

De son côté, Farba Ngom joue une bataille tout aussi déterminante. Incarcéré depuis février 2025, le député-maire avait pourtant bénéficié d’une décision favorable avec une ordonnance de mise en liberté provisoire confirmée par la Chambre d’accusation. Mais le parquet a rapidement réagi en introduisant un pourvoi en cassation, suspendant ainsi les effets de cette décision et relançant la procédure. L’élu est poursuivi dans un dossier d’une ampleur exceptionnelle, portant sur des soupçons de blanchiment de capitaux, de faux et usage de faux, ainsi que d’escroquerie sur des deniers publics pour un montant estimé à 125 milliards de FCFA. Les investigations menées ont renforcé la complexité de l’affaire, faisant de cette audience un moment décisif pour son avenir judiciaire.

Ce rendez-vous du 28 avril prendra donc des allures de duel judiciaire entre les représentants du parquet et les équipes de défense. La Cour suprême, en tant que juridiction de cassation, ne se prononcera pas sur le fond des affaires, mais sur la conformité des procédures et des décisions rendues jusque-là. Toutefois, ses arrêts auront un impact majeur sur la suite des dossiers, pouvant soit confirmer les décisions contestées, soit les casser et renvoyer les affaires devant d’autres juridictions.

Grand Yoff : une bande spécialisée dans les agressions avec Mobile Money démantelée par la police

Le Commissariat d’Arrondissement de Grand Yoff a frappé un coup important dans la lutte contre la criminalité urbaine en procédant, le 22 avril 2026, au démantèlement d’une association de malfaiteurs spécialisée dans les agressions suivies d’extorsion de fonds via des applications de paiement mobile. L’opération a permis l’interpellation de trois individus, désormais poursuivis pour des faits graves, notamment association de malfaiteurs, vol en réunion commis la nuit avec violence, usage d’armes blanches et de gaz neutralisant, ainsi que retrait frauduleux de fonds.

Tout est parti d’une plainte déposée le 14 avril 2026. La victime a relaté avoir été attaquée la veille, à l’aube, alors qu’elle se rendait à la prière à la mosquée d’Arafat. Sur son chemin, elle a été interceptée par plusieurs individus qui, sous la menace d’un couteau et après l’avoir aspergée de gaz lacrymogène, l’ont contrainte à déverrouiller son téléphone et son application de paiement mobile. Les agresseurs ont ensuite effectué une transaction avant de prendre la fuite.

Les investigations menées par les enquêteurs ont rapidement permis de retracer une opération suspecte. Les réquisitions techniques ont révélé qu’un transfert de 15 000 FCFA avait été effectué à 06h10 depuis le compte de la victime vers celui d’un individu déjà connu des services de police pour des faits similaires. La géolocalisation du téléphone a confirmé sa présence sur les lieux au moment des faits, ce qui a conduit à une opération ciblée ayant abouti à son arrestation le 22 avril, au domicile de sa compagne.

Face aux preuves techniques jugées irréfutables, le suspect a fini par passer aux aveux après avoir initialement tenté de nier toute implication. L’enquête a ensuite pris une nouvelle dimension avec l’intervention d’un second plaignant, victime d’une agression similaire survenue le 1er avril à la Cité Millionnaire. Celui-ci s’était fait dérober son téléphone et ses écouteurs sans fil dans des circonstances comparables. Il a formellement reconnu le mis en cause ainsi que ses complices, ce qui a permis l’arrestation rapide de ces derniers.

L’exploitation des relevés téléphoniques a mis en évidence une communication régulière entre les trois individus, ainsi qu’une organisation méthodique de leurs déplacements, principalement la nuit, dans différents quartiers de Grand Yoff. Ces éléments ont permis aux enquêteurs de confirmer le caractère structuré et coordonné de leurs activités criminelles.

Réseau criminel présumé : un sixième professionnel des médias interpellé dans l’enquête de Keur Massar

Un nouveau développement vient intensifier une affaire judiciaire déjà qualifiée de tentaculaire par les enquêteurs. Pilotée par la Brigade de recherches de Keur Massar, l’enquête connaît un tournant avec l’interpellation d’un agent de la chaîne religieuse Malikia TV, portant désormais à six le nombre de professionnels des médias impliqués dans ce dossier aux ramifications particulièrement préoccupantes.

Depuis le mois de février, les gendarmes mènent une opération d’envergure visant à démanteler un réseau soupçonné d’activités criminelles graves. Les chefs d’accusation évoqués dans cette affaire sont lourds et variés, allant de l’association de malfaiteurs à des actes contre-nature avec transmission volontaire du VIH/Sida, en passant par la mise en danger de la vie d’autrui, le blanchiment de capitaux et le trafic de drogue. L’ampleur des faits présumés laisse entrevoir une organisation structurée et profondément enracinée dans plusieurs sphères de la société.

Les premières percées significatives dans l’enquête ont été réalisées grâce à l’arrestation de plusieurs suspects à Dakar et à Saly. Ces derniers, selon des sources concordantes, auraient livré des aveux jugés déterminants par les enquêteurs. Leurs déclarations ont permis de remonter progressivement une chaîne de relations complexes, mettant en lumière l’existence d’un réseau aux connexions multiples.

C’est dans ce contexte que l’arrestation de Souleymane Fatou Ndao est intervenue. Présenté comme un agent de Malikia TV, il aurait été identifié à la suite des révélations d’un individu décrit comme un partenaire présumé du chanteur Djibril Dramé, déjà impliqué dans l’affaire. Les informations recueillies par les enquêteurs suggèrent que ces témoignages ont permis d’établir des liens directs entre plusieurs protagonistes, facilitant ainsi de nouvelles interpellations.

Selon les éléments de l’enquête, Souleymane Fatou Ndao aurait été impliqué en raison de ses relations étroites avec l’un des suspects déjà arrêtés. Cette connexion aurait suffi à attirer l’attention des enquêteurs, qui poursuivent désormais leurs investigations pour déterminer son rôle exact dans le réseau.

L’implication croissante de professionnels des médias donne à cette affaire une dimension particulièrement sensible. Le fait que six agents issus de ce secteur aient déjà été interpellés soulève des interrogations sur l’étendue de l’infiltration du réseau dans des milieux influents. Cette situation alimente également les inquiétudes quant à l’impact potentiel de cette affaire sur la crédibilité de certaines institutions.

Malgré les avancées notables enregistrées, l’enquête est encore loin d’avoir livré tous ses secrets. Les autorités restent mobilisées et n’excluent pas de nouvelles arrestations dans les jours ou semaines à venir. La complexité du dossier, renforcée par la multiplicité des infractions présumées et des profils impliqués, laisse penser que d’autres ramifications pourraient encore être mises au jour.

Diffamation présumée : Fatou Laobé et Pawlish Mbaye devant le tribunal ce jeudi

Le tribunal correctionnel de Dakar examine ce jeudi une affaire de diffamation opposant la chanteuse Fatou Laobé au comédien Pawlish Mbaye, sur fond de tensions nées sur les réseaux sociaux. Ce dossier, qui remonte à 2021, refait surface dans un contexte où les contentieux liés aux prises de parole publiques en ligne se multiplient.

À l’origine de la procédure, des échanges jugés offensants et inappropriés entre les deux personnalités sur des plateformes numériques. Se sentant lésée, Fatou Laobé avait alors décidé de porter plainte, déclenchant une enquête menée par les services de police. Lors de son audition, Pawlish Mbaye avait reconnu des propos déplacés et présenté des excuses à la plaignante. Des excuses que cette dernière avait acceptées dans un premier temps, laissant penser à un apaisement du différend.

Cependant, malgré cette tentative de règlement à l’amiable, l’affaire a suivi son cours judiciaire. Le maintien de la plainte a conduit à l’enrôlement du dossier devant le tribunal correctionnel, signe que la chanteuse souhaite obtenir une reconnaissance formelle du préjudice qu’elle estime avoir subi.

Selon des informations rapportées par la presse, cette première comparution pourrait ne pas donner lieu à des débats de fond. Il est en effet probable que le tribunal décide d’un renvoi, notamment pour permettre la convocation régulière des parties ou la mise en état complète du dossier. Ce type de procédure est fréquent lors des premières audiences, surtout lorsque certains éléments administratifs ou procéduraux doivent être finalisés.

Cette affaire illustre une nouvelle fois les dérives possibles des interactions sur les réseaux sociaux et leurs conséquences judiciaires. Elle pose également la question de la responsabilité des personnalités publiques dans leurs prises de parole, ainsi que des limites entre liberté d’expression et atteinte à l’honneur.

Mame Farma Ndiaye, première femme à la tête de la Division des investigations criminelles

La Division des investigations criminelles (DIC) de la Police nationale du Sénégal connaît un tournant historique avec la nomination de la commissaire Mame Farma Ndiaye à sa direction. Pour la première fois depuis la création de cette unité en 1975, une femme prend les rênes de cette structure stratégique, au cœur du dispositif de lutte contre la criminalité au Sénégal.

Cette nomination intervient dans un contexte de réorganisation interne et marque une évolution significative dans la gouvernance des services de sécurité. La DIC, considérée comme l’un des piliers de la police judiciaire, est chargée des enquêtes les plus sensibles, notamment celles liées à la criminalité organisée, aux affaires financières complexes et aux dossiers criminels d’envergure nationale. À ce titre, son rôle est déterminant dans la préservation de l’ordre public et la lutte contre les formes les plus élaborées de délinquance.

Avant sa nomination officielle, la commissaire Mame Farma Ndiaye assurait déjà l’intérim à la tête de la division. Elle avait été appelée à occuper cette fonction à la suite de la réaffectation du commissaire principal Mamadou Ndiaye Fall, qui dirigeait la DIC depuis septembre 2025. Ce passage intérimaire, initialement envisagé comme une solution provisoire, s’est prolongé pendant plusieurs mois, le temps pour la hiérarchie policière de statuer sur une désignation définitive.

Durant cette période, Mame Farma Ndiaye a su s’imposer par sa maîtrise des dossiers et sa capacité à coordonner les enquêtes complexes, renforçant ainsi sa légitimité à occuper pleinement cette fonction. Sa nomination apparaît aujourd’hui comme une reconnaissance de son expérience, mais aussi comme un signal fort en faveur d’une plus grande représentativité des femmes dans les postes de commandement au sein des forces de sécurité.

Au-delà de son caractère symbolique, cette décision pourrait également impulser une nouvelle dynamique au sein de la DIC, dans un contexte où les défis sécuritaires évoluent rapidement. Entre cybercriminalité, flux financiers illicites et réseaux criminels transnationaux, les missions de la division exigent une adaptation constante et une expertise pointue.

Affaire de l’internat de la Mosquée Omarienne : cinq personnes mises en cause dans un dossier d’une extrême gravité

L’internat de la Mosquée Omarienne, reconnu jusque-là comme un cadre éducatif et religieux sûr pour de nombreux enfants, se retrouve aujourd’hui au centre d’une affaire judiciaire particulièrement troublante. Une enquête ouverte au début du mois d’avril par les services de police a conduit à l’interpellation et à la mise en accusation de cinq personnes, dont quatre mineurs et un adulte. Ils sont soupçonnés d’avoir commis des actes graves sur un enfant âgé de seulement neuf ans, lui aussi pensionnaire de l’établissement.

Ce dossier frappe d’abord par le profil des personnes mises en cause. Parmi elles figurent quatre adolescents âgés de 12 à 16 ans. Le plus jeune, identifié sous les initiales S.N. Ly, n’a que 12 ans. À ses côtés, A. Diallo, 14 ans, A. Fall, 15 ans, et K.A. Thioub, 16 ans, sont également poursuivis. Bien que l’écart d’âge avec la victime puisse paraître relativement faible, la nature des faits dénoncés confère à cette affaire une dimension particulièrement préoccupante, les transformant en agresseurs présumés face à un enfant nettement plus vulnérable.

L’origine de l’affaire remonte à la plainte déposée par une mère de famille, alertée par les confidences de son fils de neuf ans. Ce dernier, interne à la Mosquée Omarienne, lui aurait révélé subir de manière répétée des agressions de la part de camarades plus âgés. Face à la gravité de ces déclarations, la mère a saisi les autorités compétentes. Les enquêteurs ont alors recueilli les propos de l’enfant, qui a pu fournir des indications permettant d’identifier les suspects.

Pour étayer ces accusations, un examen médical a été réalisé à l’Institut d’Hygiène Sociale de Dakar. Le certificat délivré à l’issue de cet examen a confirmé sans équivoque la réalité des agressions subies par l’enfant. Ce document a constitué un élément déterminant dans l’ouverture et la poursuite de la procédure judiciaire.

L’enquête a également mis en lumière l’implication présumée d’un adulte travaillant au sein de l’internat. Il s’agit d’un surveillant âgé de 41 ans, marié et père de trois enfants. Selon les déclarations de la victime, cet homme aurait été informé des faits sans intervenir ni alerter les responsables de l’établissement. Les investigations devront établir s’il s’agit d’une négligence grave ou d’une implication plus directe dans les faits reprochés. À ce stade, il est également poursuivi dans le cadre de cette affaire collective.

Les premières investigations, entamées dès le 4 avril, avaient été temporairement suspendues en raison de l’absence des suspects, partis en vacances. Leur retour au sein de l’établissement en début de semaine a permis aux forces de l’ordre de relancer la procédure. Les cinq personnes concernées ont finalement été interpellées et placées à la disposition de la justice.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°722 – 23/04/2026

🔴 ONU- NOUVELLE ARCHITECTURE DE LA GOUVERNANCE FINANCIÈRE… REFORMES MULTIFORMES… MULTILATÉRALISME INCLUSIF… : MACKY DÉMONSTRATIF !
🔴 COUR SUPRÊME CE 28 AVRIL : FARBA ET NDOUR EN AUDITION SPÉCIALE

🔴 AFC CHAMPIONS LEAGUE TWO : SADIO MANÉ ET AL-NASSR FILENT EN FINALE APRÈS UNE DÉMONSTRATION

Macky Sall plaide pour une sécurité internationale renforcée et solidaire face à la montée du terrorisme

Lors de son audition devant les États membres de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies dans le cadre de sa candidature au poste de Secrétaire général, Macky Sall a défendu une vision ambitieuse et collective de la sécurité internationale. Face à un contexte mondial marqué par des crises sécuritaires persistantes et une recrudescence des violences asymétriques, l’ancien président sénégalais a insisté sur la nécessité d’une mobilisation accrue de la communauté internationale, en particulier à l’égard des régions les plus exposées.

Au cœur de son intervention, la situation au Sahel a occupé une place centrale. Macky Sall a exprimé sa solidarité envers les populations de cette région, en citant notamment le Mali, confronté à une intensification des attaques terroristes et à une instabilité sécuritaire chronique. Il a mis en garde contre la vulnérabilité croissante du continent africain, qu’il a décrit comme un « ventre mou » dans la lutte contre le terrorisme, soulignant que cette fragilité ne concerne pas uniquement les pays directement touchés, mais représente une menace pour l’équilibre global.

Dans cette perspective, il a appelé à un engagement plus soutenu du Conseil de sécurité des Nations unies. Selon lui, les États en première ligne dans la lutte contre les groupes armés ne doivent pas être laissés seuls face à une menace qui dépasse largement leurs capacités nationales. Il a plaidé pour un partage plus équitable des responsabilités et des ressources, estimant que la sécurité collective exige une réponse coordonnée, structurée et durable.

Macky Sall a également rendu un hommage appuyé aux Casques bleus, ces soldats de la paix déployés dans le cadre des opérations onusiennes. Il a rappelé que depuis la création des missions de maintien de la paix en 1948, plus de 4 000 d’entre eux ont perdu la vie en service. Un sacrifice qui, selon lui, témoigne de l’engagement profond de l’Organisation dans la préservation de la paix mondiale. Toutefois, il n’a pas manqué de souligner les difficultés auxquelles ces forces sont confrontées sur le terrain, notamment le manque de moyens logistiques, technologiques et humains adaptés à la complexité croissante des conflits contemporains.

Macky Sall plaide pour une sécurité internationale renforcée et solidaire face à la montée du terrorisme

Lors de son audition devant les États membres de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies dans le cadre de sa candidature au poste de Secrétaire général, Macky Sall a défendu une vision ambitieuse et collective de la sécurité internationale. Face à un contexte mondial marqué par des crises sécuritaires persistantes et une recrudescence des violences asymétriques, l’ancien président sénégalais a insisté sur la nécessité d’une mobilisation accrue de la communauté internationale, en particulier à l’égard des régions les plus exposées.

Au cœur de son intervention, la situation au Sahel a occupé une place centrale. Macky Sall a exprimé sa solidarité envers les populations de cette région, en citant notamment le Mali, confronté à une intensification des attaques terroristes et à une instabilité sécuritaire chronique. Il a mis en garde contre la vulnérabilité croissante du continent africain, qu’il a décrit comme un « ventre mou » dans la lutte contre le terrorisme, soulignant que cette fragilité ne concerne pas uniquement les pays directement touchés, mais représente une menace pour l’équilibre global.

Dans cette perspective, il a appelé à un engagement plus soutenu du Conseil de sécurité des Nations unies. Selon lui, les États en première ligne dans la lutte contre les groupes armés ne doivent pas être laissés seuls face à une menace qui dépasse largement leurs capacités nationales. Il a plaidé pour un partage plus équitable des responsabilités et des ressources, estimant que la sécurité collective exige une réponse coordonnée, structurée et durable.

Macky Sall a également rendu un hommage appuyé aux Casques bleus, ces soldats de la paix déployés dans le cadre des opérations onusiennes. Il a rappelé que depuis la création des missions de maintien de la paix en 1948, plus de 4 000 d’entre eux ont perdu la vie en service. Un sacrifice qui, selon lui, témoigne de l’engagement profond de l’Organisation dans la préservation de la paix mondiale. Toutefois, il n’a pas manqué de souligner les difficultés auxquelles ces forces sont confrontées sur le terrain, notamment le manque de moyens logistiques, technologiques et humains adaptés à la complexité croissante des conflits contemporains.

Macky Sall plaide pour une approche intégrée entre paix et développement à l’ONU

En marge de son audition devant les États membres de l’Assemblée générale des Nations unies dans le cadre de sa candidature au poste de Secrétaire général, Macky Sall a développé une vision articulée autour du lien indissociable entre paix et développement. L’ancien président sénégalais a insisté sur le fait que ces deux dimensions ne peuvent être pensées séparément si l’on souhaite répondre efficacement aux crises contemporaines.

Selon lui, l’absence de paix constitue un frein majeur à toute dynamique de développement. Il a rappelé que dans les zones en conflit, les priorités basculent immédiatement vers la survie. Les enjeux liés à l’éducation, à l’économie ou encore aux infrastructures deviennent secondaires face à l’urgence humanitaire. Dans ces contextes, les populations sont confrontées à la violence, aux déplacements forcés et à la précarité, rendant toute perspective de développement quasiment impossible.

Dans son intervention, Macky Sall a également souligné la nécessité de repenser les opérations de maintien de la paix en y intégrant davantage les dimensions économiques et politiques. Il estime que la stabilité ne peut être durable sans la création d’opportunités concrètes pour les populations, notamment en matière d’emploi et d’inclusion sociale. Pour lui, l’absence de perspectives économiques alimente les frustrations et fragilise les processus de paix, ce qui impose une approche plus globale et cohérente des interventions internationales.

L’ancien chef de l’État a ainsi plaidé pour un renforcement du rôle des Nations unies dans l’accompagnement économique des pays en sortie de crise. Il considère que les actions de sécurisation doivent impérativement être complétées par des politiques de développement capables de répondre aux attentes des populations et de consolider les acquis de la paix.

Par ailleurs, Macky Sall a rappelé que la paix, à elle seule, ne suffit pas à garantir un avenir stable. Elle doit s’accompagner d’initiatives concrètes en faveur du bien-être des citoyens, afin de créer des sociétés résilientes et inclusives. Cette approche, selon lui, repose sur la mobilisation simultanée de plusieurs leviers, allant de la gouvernance à l’investissement économique.

À l’ONU, Macky Sall plaide pour une gouvernance impartiale et transparente afin de restaurer la confiance

Lors de son audition au siège de Organisation des Nations Unies à New York, le candidat au poste de secrétaire général, Macky Sall, a été confronté à une question centrale portant sur la confiance au sein du système multilatéral. Interpellé par la représentante de la Norvège, s’exprimant au nom du groupe « ONU 80 », il a été invité à préciser sa vision pour rétablir un climat de confiance durable entre le Secrétariat et les États membres, tout en garantissant son indépendance dans les nominations aux plus hautes fonctions.

Dans sa réponse, l’ancien président sénégalais a posé les bases d’une approche qu’il veut résolument impartiale. Selon lui, la crédibilité du futur secrétaire général repose avant tout sur sa capacité à incarner une neutralité sans faille dans un contexte international marqué par des rivalités géopolitiques persistantes. Il a insisté sur le fait que le titulaire du poste ne doit être perçu comme l’allié d’aucun bloc, qu’il s’agisse de l’Ouest, de l’Est, du Nord ou du Sud global. Cette posture, a-t-il expliqué, constitue une condition essentielle pour restaurer la confiance et favoriser une adhésion collective aux décisions de l’organisation.

Abordant ensuite la question sensible des nominations, Macky Sall a mis en avant la nécessité de renforcer la transparence et l’équité dans la composition de l’équipe dirigeante. Il a défendu un système reposant sur une rotation régionale équilibrée, permettant à toutes les parties du monde d’être représentées de manière juste au sein des instances décisionnelles. À ces critères traditionnels, il a ajouté une priorité accrue accordée au genre, affirmant que l’égalité entre les hommes et les femmes doit désormais être pleinement intégrée dans les choix stratégiques de l’institution.

Dans cette dynamique, il a annoncé son intention de nommer une femme au poste de secrétaire générale adjointe, tout en veillant à maintenir un équilibre entre les régions du Nord et du Sud. Cette orientation, selon lui, répond à une exigence contemporaine de représentativité et de légitimité au sein d’une organisation qui se veut universelle.

Enfin, Macky Sall a tenu à préciser le sens de son engagement, affirmant ne pas être animé par une ambition de carrière personnelle, mais par une volonté de transformation. Il a indiqué vouloir consacrer son mandat à une réforme en profondeur de l’Organisation des Nations Unies, avec pour objectif de la rendre plus efficace, plus inclusive et davantage en phase avec les défis actuels. Convaincu de son expérience et de sa capacité à fédérer, il s’est dit prêt à assumer cette responsabilité avec le soutien des États membres pour impulser les changements attendus au sein de l’organisation.

Macky Sall plaide pour une refonte en profondeur de l’ONU et un nouveau pacte de confiance internationale

Lors de son audition devant les États membres de l’Assemblée générale des Nations unies, ce mercredi 22 avril 2026 à New York, Macky Sall a déroulé une vision ambitieuse et structurée pour l’avenir de l’organisation internationale. Candidat au poste de Secrétaire général, l’ancien président sénégalais a présenté un véritable projet de transformation, centré sur la restauration de la confiance entre les nations, la modernisation du fonctionnement interne et la redéfinition des mécanismes de financement du développement.

Dès l’entame de son intervention, il a posé le diagnostic d’un système multilatéral fragilisé par les tensions géopolitiques, les crises successives et une perte progressive de crédibilité. Face à ce constat, il a insisté sur la nécessité de renouer avec l’esprit fondateur de coopération et de solidarité internationale. Il a ainsi affirmé que sa priorité serait de contribuer à apaiser les tensions mondiales, réduire les fractures entre États et redonner un sens à l’action collective. Dans cette perspective, il s’est positionné comme un acteur de rassemblement, attaché à une posture d’impartialité stricte, conforme aux principes de la Charte des Nations unies.

Se présentant comme un médiateur capable de dialoguer avec tous les blocs, il a défendu une diplomatie d’équilibre fondée sur l’écoute, le respect mutuel et la prévention des conflits. Cette approche repose sur sa volonté de renforcer le rôle du Secrétaire général comme facilitateur actif, capable d’anticiper les crises plutôt que de les subir. Il a ainsi mis en avant l’importance d’une diplomatie préventive plus dynamique, en mesure de répondre rapidement aux urgences sécuritaires et politiques à travers le monde.

Mais au-delà du positionnement diplomatique, Macky Sall a surtout insisté sur l’impératif de transformation interne de l’institution. Il a dressé un constat critique du fonctionnement actuel de l’ONU, qu’il juge trop lourd, fragmenté et parfois inefficace face aux défis contemporains. Pour y remédier, il a proposé une réforme structurelle articulée autour de trois axes majeurs : rationaliser les dépenses, simplifier les procédures et optimiser l’action des différentes agences.

Selon lui, une meilleure coordination entre les entités onusiennes est indispensable pour éviter les chevauchements de missions et les gaspillages de ressources. Il a insisté sur la nécessité d’instaurer une culture de résultats, dans laquelle chaque dépense serait justifiée par son impact concret sur les populations et les attentes des États membres. Cette approche vise à renforcer la crédibilité de l’organisation tout en améliorant son efficacité opérationnelle.

Sur le plan institutionnel, il a également évoqué la question sensible de la réforme des organes de décision, notamment le Conseil de sécurité. Sans entrer dans des propositions détaillées, il a plaidé pour une évolution fondée sur le consensus, afin de mieux refléter les équilibres géopolitiques actuels et garantir une représentation plus équitable des différentes régions du monde. Cette réforme, selon lui, constitue une condition essentielle pour renforcer la légitimité de l’ONU.

Un autre volet important de son intervention a concerné le financement du développement. Macky Sall a dénoncé les limites du système actuel, qu’il considère à bout de souffle face aux besoins croissants des pays en développement. Il a particulièrement insisté sur la question de la dette, devenue insoutenable pour de nombreuses économies, freinant leur capacité à investir dans des secteurs essentiels comme la santé, l’éducation ou les infrastructures.

Dans ce contexte, il a appelé à un changement de paradigme, invitant la communauté internationale à passer d’une logique d’aide à une logique d’investissement. Cette transformation implique, selon lui, la mobilisation de ressources innovantes, le renforcement des partenariats public-privé et la mise en place de mécanismes financiers plus équitables et durables.

Crise des médias au Sénégal : patronat et syndicats unissent leurs forces pour défendre la presse

Le secteur des médias au Sénégal traverse une période charnière marquée par de fortes tensions économiques et institutionnelles. Ce mercredi 22 avril 2026, une rencontre stratégique s’est tenue entre le Conseil des Diffuseurs et Éditeurs de Presse du Sénégal (CDEPS) et la Coalition des Centrales syndicales du Sénégal (CCSS), au siège de la Confédération des Syndicats Autonomes (CSA). Cette audience, conduite par le président du CDEPS, Mamadou Ibra Kane, visait à tirer la sonnette d’alarme sur les difficultés croissantes auxquelles font face les entreprises de presse.

D’emblée, la délégation du patronat de presse a dressé un tableau préoccupant de la situation du secteur. Selon Mamadou Ibra Kane, plusieurs décisions émanant du ministère de tutelle fragilisent considérablement l’équilibre financier des médias. Il a notamment évoqué le refus de paiement de créances dues aux organes de presse, l’arrêt brutal de conventions publicitaires ainsi qu’un durcissement du régime fiscal appliqué aux entreprises médiatiques. À ses yeux, ces mesures, qualifiées de « pernicieuses », constituent une pression économique directe qui menace non seulement la survie des entreprises, mais aussi des milliers d’emplois dans un secteur déjà vulnérable.

Au-delà des difficultés financières, le CDEPS a également mis en avant les avancées obtenues sur le plan juridique. Le patronat de presse a rappelé ses victoires devant la Cour suprême et le Conseil constitutionnel, notamment dans les contentieux liés à la régulation du secteur, en particulier autour de la loi instituant le Conseil national de régulation des médias. Pour les éditeurs, ces décisions confirment la légitimité de leur combat et renforcent leur détermination à défendre un environnement médiatique libre et indépendant. Ils estiment que la viabilité économique des entreprises de presse est indissociable de la préservation des libertés démocratiques et de la liberté d’expression.

Face à ces préoccupations, les représentants des principales centrales syndicales, notamment la CNTS, l’UNSAS, la CSA et la CNTS/FC, ont affiché une position de solidarité claire. Les secrétaires généraux ont reconnu la gravité de la situation et souligné l’urgence d’une mobilisation collective. Pour eux, il est impératif d’établir une convergence d’actions entre le patronat et les travailleurs afin de sauvegarder les outils de production et les emplois.

Dans cette dynamique, les centrales syndicales ont pris l’engagement d’intégrer les revendications du secteur des médias dans les plateformes revendicatives qui seront portées lors de la célébration de la fête du Travail, prévue le 1er mai 2026. Cette initiative vise à sensibiliser l’opinion publique ainsi que les autorités sur les menaces qui pèsent sur la presse sénégalaise, souvent qualifiée de quatrième pouvoir.

Santé publique : Ibrahima Sy détaille les réformes hospitalières, le dialogue social et les enjeux sensibles liés au VIH

Face à la presse, le ministre de la Santé Ibrahima Sy a apporté de larges éclaircissements sur plusieurs dossiers majeurs du secteur sanitaire, allant de l’organisation des services hospitaliers à la gestion des revendications syndicales, en passant par la communication autour des maladies sensibles comme le VIH.

S’agissant du fonctionnement des structures sanitaires, le ministre a tenu à rappeler que les centres d’accueil et d’urgence occupent une place centrale dans le dispositif hospitalier. Ces unités, dédiées à la prise en charge des cas critiques tels que les traumatismes, les accidents ou encore les urgences vitales, répondent à des normes bien établies. Il a précisé que ces services existent déjà dans les hôpitaux et qu’ils disposent de personnels spécialisés capables d’intervenir efficacement dans des situations complexes.

Dans le cadre des réformes envisagées, Ibrahima Sy a également évoqué la question de l’appareillage orthopédique. Actuellement concentré à Dakar, le Centre national d’appareillage orthopédique devrait progressivement voir son modèle étendu à l’échelle nationale. L’objectif affiché est de rapprocher les services des populations à travers la création de centres régionaux, tout en renforçant les capacités en médecine physique et en réadaptation. Cette orientation vise à améliorer l’accessibilité aux soins spécialisés, notamment pour les patients nécessitant des dispositifs de rééducation ou des prothèses.

Sur le front social, le ministre est revenu sur les tensions liées aux préavis de grève déposés par le syndicat And Gueusseum. Il a assuré que le dialogue reste ouvert avec les partenaires sociaux et que plusieurs revendications sont déjà en cours de traitement. Concernant la situation des agents contractuels, il a insisté sur la complexité du dossier, qui dépasse le seul cadre du ministère de la Santé. Selon lui, une approche interministérielle est indispensable, impliquant notamment le ministère des Finances, afin de parvenir à des solutions durables. Il a d’ailleurs révélé que pas moins de quarante-deux réunions ont été organisées pour examiner les différents points soulevés, preuve de l’intensité des concertations en cours.

Abordant enfin la question du VIH, Ibrahima Sy a appelé à une communication mesurée et responsable. Il a mis en garde contre les discours stigmatisants ou approximatifs, soulignant que de telles dérives pourraient nuire aux efforts de santé publique. Selon lui, la gestion de cette maladie nécessite une approche pédagogique, fondée sur des données scientifiques rigoureuses. Il a insisté sur l’importance de préserver les acquis obtenus au cours des trois dernières décennies, rappelant que la stigmatisation pourrait pousser certains patients à se dissimuler, compromettant ainsi les stratégies de prévention et de prise en charge.

Macky Sall à l’ONU : une vision axée sur le multilatéralisme pour briguer le secrétariat général

L’ancien président sénégalais Macky Sall a franchi une étape importante dans sa candidature à la tête de Organisation des Nations unies en se présentant ce mercredi 22 avril à New York devant les États membres de l’Assemblée générale. Cette audition s’inscrit dans la perspective de succéder à António Guterres en 2027, un poste stratégique au cœur de la gouvernance mondiale.

Face aux diplomates, Macky Sall a articulé son intervention autour d’un plaidoyer fort en faveur du multilatéralisme, qu’il considère comme indispensable dans un monde confronté à des crises multiples, qu’elles soient sécuritaires, économiques, environnementales ou sociales. Il a insisté sur le rôle central de la coopération internationale pour préserver la paix, défendre les droits humains et promouvoir un développement équilibré entre les nations.

Pour appuyer sa crédibilité, l’ancien chef de l’État a mis en avant un parcours riche de près de quarante années dans la gestion publique. Il a retracé son évolution, depuis ses débuts comme fonctionnaire jusqu’à ses plus hautes responsabilités, notamment celles de président de la République durant douze ans. Cette expérience, selon lui, lui a permis d’acquérir une compréhension fine des enjeux politiques et institutionnels à différentes échelles.

Macky Sall a également souligné l’étendue de son réseau diplomatique, construit au fil des années à travers des échanges avec de nombreux dirigeants, aussi bien en Afrique que dans les grandes instances internationales comme le G7 et le G20. Il estime que cette familiarité avec les acteurs du système international constitue un atout majeur pour diriger l’ONU dans un contexte marqué par des tensions géopolitiques croissantes.

Au cœur de son discours, il a mis en avant ses capacités de dialogue, d’écoute et de concertation. Il a affirmé avoir appris à arbitrer entre des priorités souvent concurrentes et à prendre des décisions difficiles, des qualités qu’il juge essentielles pour répondre efficacement aux attentes des États membres. Dans cette optique, il promet, s’il est élu, de faire de la restauration de la confiance entre les nations une priorité absolue.

L’ancien président sénégalais a ainsi insisté sur sa volonté de jouer un rôle de rassembleur, en se positionnant comme un médiateur capable de bâtir des ponts entre les régions du monde, les cultures et les civilisations. Il a évoqué la nécessité de réduire les fractures entre le Nord et le Sud, mais aussi entre l’Est et l’Ouest, dans un contexte international de plus en plus fragmenté.

Sur le plan opérationnel, Macky Sall a proposé de renforcer la diplomatie préventive, en misant davantage sur les mécanismes d’alerte précoce, la médiation et la coopération avec les organisations régionales. Il souhaite également engager une réflexion approfondie sur l’efficacité des opérations de maintien de la paix, souvent critiquées pour leurs limites sur le terrain.

Les droits humains occupent une place centrale dans sa vision. Il a rappelé leur caractère universel et indivisible, soulignant qu’ils englobent à la fois les dimensions civiles, politiques, économiques, sociales et culturelles. Pour lui, leur promotion doit rester au cœur de l’action des Nations unies, indépendamment des contextes politiques.

Abordant les défis globaux, Macky Sall a mis en lumière les enjeux liés au financement du développement, notamment dans les pays du Sud. Il a pointé l’insuffisance des financements publics actuels et plaidé pour un modèle reposant davantage sur le partenariat, l’investissement et le commerce, accompagné d’un meilleur accès au crédit. Selon lui, cette approche pourrait favoriser une croissance plus inclusive et contribuer à atténuer les causes profondes des migrations irrégulières.

Guédiawaye : une baleine à bosse retrouvée morte sur la plage, les autorités privilégient la piste naturelle

Une découverte inhabituelle a marqué la matinée de ce mercredi à Guédiawaye, où une impressionnante baleine à bosse d’environ dix mètres de long a été retrouvée morte sur la plage, en face du tribunal. La présence de ce cétacé, échoué dans un état de décomposition très avancé, a rapidement suscité la curiosité des riverains, mais aussi l’intervention rapide des autorités compétentes.

Selon les premières constatations, l’état de la carcasse n’a pas permis de procéder à des analyses biologiques approfondies. Les spécialistes n’ont toutefois relevé aucune trace apparente de traumatisme externe, ce qui écarte, à ce stade, l’hypothèse d’un choc violent avec un navire ou d’un acte de braconnage. Cette absence d’indices visibles oriente plutôt vers une mort naturelle, possiblement liée à une maladie ou à des causes physiologiques encore indéterminées.

L’opération de gestion de cet échouage a été menée sous la coordination de la Direction des aires marines protégées, en collaboration avec la SONAGED. Compte tenu de l’état de décomposition avancé de l’animal et des risques sanitaires potentiels, il a été décidé de procéder à son enfouissement directement sur place. Cette méthode, couramment utilisée dans ce type de situation, permet de limiter les nuisances olfactives et d’éviter toute propagation de contaminants.

Par mesure de précaution, un périmètre de sécurité a été mis en place autour de la zone afin d’empêcher tout contact avec la carcasse. Les autorités ont insisté sur la nécessité pour les populations riveraines de respecter les consignes, notamment en évitant de s’approcher de l’animal ou de tenter de récupérer des éléments de la dépouille, ce qui pourrait présenter un risque pour la santé.

Les échouages de baleines à bosse restent relativement rares sur les côtes sénégalaises, bien que ces mammifères marins fréquentent régulièrement les eaux de l’Atlantique Est lors de leurs migrations. Ces incidents, souvent spectaculaires, rappellent la fragilité de ces espèces et l’importance du suivi scientifique pour mieux comprendre les causes de leur mortalité.

Macky Sall en campagne diplomatique à New York : entre plaidoyer d’expérience et zones de tension

À Manhattan, à quelques encablures du siège de Organisation des Nations unies, Macky Sall s’active dans une séquence diplomatique cruciale pour son avenir international. L’ancien président sénégalais y mène une série d’échanges stratégiques dans un cadre discret mais déterminé, cherchant à consolider sa candidature à de hautes fonctions au sein de l’institution multilatérale.

Dans une atmosphère décrite comme studieuse par plusieurs sources proches du dossier, l’ancien chef de l’État s’est entouré d’un cercle restreint de conseillers afin d’affiner ses éléments de langage. L’objectif est clairement assumé : transformer son bilan à la tête du Sénégal en levier de crédibilité sur la scène mondiale. Plutôt que d’adopter une posture défensive face aux critiques, Macky Sall revendique une expérience qu’il présente comme un atout dans un contexte international marqué par des crises multiples et complexes.

Ses échanges avec des représentants d’organisations non gouvernementales ont toutefois mis en lumière des sujets sensibles. La question des victimes des manifestations politiques survenues durant son mandat a été abordée sans détour. Face à l’évocation du chiffre de 80 morts, un moment de flottement a précédé une réponse ferme de l’ancien président, qui a déclaré : « On saura qui est qui », en référence à l’abrogation de la loi d’amnistie. Une réponse qui illustre sa volonté de ne pas se laisser enfermer dans un discours de justification, tout en laissant ouverte la question des responsabilités.

Autre sujet délicat évoqué lors de ces discussions : les droits des personnes LGBTQ+. Macky Sall a défendu une ligne qu’il qualifie d’équilibrée, centrée sur le respect de la dignité humaine, tout en insistant sur la souveraineté culturelle des États. Pour appuyer son propos, il a rappelé un échange passé avec Barack Obama en 2013, soulignant la constance de sa position sur cette question. « Je n’ai jamais accepté qu’on me l’impose », a-t-il affirmé, dans une formule qui résume sa doctrine sur les sujets sociétaux sensibles.

Sur le plan politique, l’attitude du nouveau pouvoir sénégalais dirigé par Bassirou Diomaye Faye intrigue. L’absence de soutien explicite à cette initiative internationale est perçue, dans certains cercles diplomatiques, comme un signal de distance, voire de réserve. Dans ce contexte, Macky Sall semble privilégier une stratégie d’alliances extérieures, cherchant à mobiliser des appuis au-delà du cadre national.

Parmi ces soutiens, Burundi est notamment cité comme ayant introduit sa candidature, un geste à forte portée symbolique. Cette démarche s’inscrit dans une volonté plus large de se positionner comme un candidat africain, capable de fédérer au-delà des clivages internes sénégalais et de porter une voix continentale sur la scène internationale.

À New York, Macky Sall poursuit ainsi une opération de séduction diplomatique méthodique, où chaque rencontre, chaque déclaration et chaque posture sont soigneusement calibrées. La rencontre avec la société civile apparaît comme une étape clé dans ce processus, à la fois pour tester ses arguments et pour anticiper les critiques qui pourraient émerger lors de son intervention officielle devant l’Assemblée générale des Nations unies.

Guédiawaye : un motocycliste grièvement blessé après une collision avec un bus du BRT

Un grave accident de la circulation s’est produit dans la soirée du mardi à Guédiawaye, impliquant un autobus du Bus Rapid Transit (BRT) et un jeune motocycliste âgé de 28 ans. Le choc, particulièrement violent, est survenu aux alentours de 21 heures, à hauteur de l’arrêt 24, plongeant les témoins dans la stupeur.

Selon les informations rapportées par le quotidien L’Observateur, la victime, mécanicien de profession, circulait à moto au moment des faits. Dans des circonstances encore à élucider avec précision, il se serait engagé sur la voie exclusivement réservée aux bus du BRT alors qu’il tentait de traverser au niveau d’un passage piéton. C’est à cet instant qu’il a été percuté de plein fouet par l’autobus, dont la vitesse et la masse ont aggravé la violence de l’impact.

La collision a immédiatement suscité une vive émotion sur les lieux de l’accident, où plusieurs témoins ont accouru pour porter assistance au blessé. Alertés rapidement, les sapeurs-pompiers sont intervenus pour prendre en charge la victime, qui présentait des blessures sérieuses. Après les premiers secours, le jeune homme a été évacué en urgence vers une structure sanitaire de la place.

Pour l’heure, aucune information officielle n’a été communiquée concernant l’état de santé du motocycliste, laissant planer une vive inquiétude parmi ses proches et les habitants du quartier. Une enquête a été ouverte afin de déterminer les circonstances exactes de l’accident et d’établir les responsabilités.

Traite présumée et réseau de prostitution à Rosso : un gérant d’auberge déféré au parquet

La Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées, relevant de la Direction de la police aux frontières, a déféré au parquet, le 20 avril 2026, un individu poursuivi pour des faits d’une extrême gravité. Les charges retenues contre lui incluent la traite des personnes à des fins d’exploitation sexuelle, le proxénétisme, l’incitation à la débauche, l’association de malfaiteurs ainsi que l’exploitation d’un établissement sans autorisation.

L’affaire trouve son origine dans une opération menée par le Commissariat spécial de Rosso, à la suite de renseignements faisant état d’activités suspectes au sein de l’auberge dénommée « Le Walo », située à Rosso-Sénégal. Sur place, les forces de l’ordre ont interpellé plusieurs femmes, de nationalités sénégalaise et étrangère, soupçonnées de se livrer à la prostitution dans cet établissement. Elles ont été mises à la disposition des enquêteurs de la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants pour les besoins de l’enquête.

Lors de leurs auditions, les femmes ont unanimement reconnu exercer des activités de prostitution au sein de l’auberge. Elles ont expliqué être hébergées par le propriétaire des lieux, qui leur imposait une redevance journalière de 16 000 francs CFA. Ce montant leur donnait accès à une chambre ainsi qu’à la possibilité d’y recevoir des clients, transformant de fait l’établissement en un lieu d’exploitation sexuelle organisé.

Le témoignage de l’une des victimes a particulièrement retenu l’attention des enquêteurs. Originaire du Nigeria, elle a déclaré avoir été recrutée dans son pays par une complice présumée du mis en cause. Selon ses propos, cette dernière l’aurait contrainte à se prostituer en lui imposant le remboursement d’une dette fictive estimée à trois millions de francs CFA, censée couvrir des frais de voyage qui, en réalité, n’auraient jamais existé. Ce mécanisme de dette, souvent utilisé dans les réseaux de traite des êtres humains, constitue un levier de contrainte visant à maintenir les victimes sous emprise.

Confronté à ces accusations, le propriétaire de l’auberge a adopté une ligne de défense nuancée. S’il reconnaît être le gérant de l’établissement et percevoir la somme de 16 000 francs CFA par jour auprès des pensionnaires, il affirme que ces dernières s’y installaient de leur plein gré et qu’il n’exerçait aucune contrainte à leur encontre. Toutefois, il a admis un manquement administratif important, à savoir l’absence d’agrément délivré par le ministère du Tourisme, requis pour l’exploitation légale d’un établissement d’hébergement touristique. Il a néanmoins précisé être titulaire d’une licence de vente de boissons alcoolisées.

Escroquerie mystique à 550 millions FCFA : fin de cavale pour un présumé “faiseur de miracles” à Dakar

Après près de deux années passées dans la clandestinité, Amadou L. Samb, présenté comme un marabout aux pouvoirs supposés extraordinaires, a été arrêté à Sacré-Cœur, à Dakar. Son interpellation met un terme à une longue traque menée par la Brigade de recherches de Saly Portudal dans une affaire d’escroquerie portant sur un montant estimé à 550 millions de FCFA.

L’opération s’est déroulée à l’aube, dans une discrétion totale. Dans ce quartier résidentiel habituellement calme, rien ne laissait présager l’intervention des enquêteurs. Postés aux abords d’une villa, ces derniers attendaient le moment propice, après avoir obtenu des renseignements jugés fiables sur la présence du suspect. L’arrestation s’est finalement déroulée sans incident, marquant ainsi la fin d’une cavale qui aura duré de longs mois.

L’affaire trouve son origine en 2023, lorsque A.L. Diop, un homme d’affaires basé sur la Petite-Côte, entre en contact avec celui qui se présente comme un guide spirituel capable de transformer sa destinée. Le discours est séduisant : promesses de prospérité, réussite financière et expansion rapide des activités. Mais ces perspectives sont conditionnées à la réalisation de rituels mystiques coûteux.

Rapidement, les pratiques se multiplient. Bains mystiques, prescriptions ésotériques et exigences financières de plus en plus élevées s’enchaînent. Le marabout présumé exige notamment l’achat de parfums spirituels importés de Malaisie, dont les prix atteignent jusqu’à 40 millions de FCFA l’unité. Progressivement, la victime se retrouve entraînée dans un engrenage financier incontrôlable.

Entre 2023 et 2024, les conséquences deviennent dramatiques. Les comptes bancaires de l’homme d’affaires sont vidés, ses biens liquidés, une station-service vendue, ainsi que des terrains. Au total, 550 millions de FCFA auraient été transférés au suspect, selon les éléments fournis par la victime.

Face à cette situation, l’entourage de A.L. Diop commence à s’alarmer. Le changement de comportement est notable : isolement, propos incohérents, décisions financières irrationnelles. Ses proches évoquent une perte totale de lucidité et décident d’intervenir pour l’éloigner de cette influence. Une fois repris en charge et progressivement remis, l’homme d’affaires prend conscience de l’ampleur des pertes subies et décide de porter plainte.

Mais au moment du dépôt de plainte, le mis en cause a déjà disparu. Commence alors une enquête minutieuse menée par les éléments de la Brigade de recherches de Saly Portudal. Pendant près de deux ans, les investigations se poursuivent entre recoupements d’informations, auditions et surveillances. La piste reste longtemps incertaine, jusqu’à l’obtention d’un renseignement déterminant conduisant les enquêteurs à Dakar, précisément à Sacré-Cœur.

Interpellé, Amadou L. Samb reconnaît partiellement les faits. Il admet avoir pratiqué des bains mystiques, tout en contestant le montant avancé. Selon lui, il n’aurait perçu que 350 millions de FCFA. Une version rapidement fragilisée par les preuves présentées par la victime, notamment des relevés bancaires et des traces de transactions.

À l’issue de sa garde à vue, le suspect a été déféré au parquet de Mbour, avant son transfert annoncé devant le Pôle judiciaire financier à Dakar. Il est poursuivi pour escroquerie portant sur une somme particulièrement importante.

Détention prolongée de Maodo Malick Mbaye : une affaire judiciaire sous tension et aux zones d’ombre persistantes

Plongé dans une procédure judiciaire complexe et particulièrement scrutée, Maodo Malick Mbaye se retrouve aujourd’hui au cœur d’une affaire qui soulève de nombreuses interrogations. D’après des informations relayées par le quotidien L’Observateur, l’ancien directeur général de l’Agence nationale de la maison de l’outil est maintenu en détention provisoire depuis le 22 juillet 2025. Neuf mois après son incarcération, il n’a toujours pas été entendu sur le fond du dossier, une situation qui alimente incompréhension et inquiétude.

Les charges retenues contre lui sont lourdes. Il est poursuivi pour association de malfaiteurs, escroquerie, détournement présumé de deniers publics estimé à plus de 619 millions de francs CFA, faux et usage de faux, ainsi que blanchiment de capitaux. Malgré la gravité de ces accusations, l’absence d’audition sur le fond continue de susciter des critiques, notamment au sein de sa défense qui s’interroge sur le respect des délais raisonnables de procédure.

Face à cette situation, ses avocats ont décidé d’intensifier leur action. Le collectif de défense, composé de Baboucar Cissé, Alassane Cissé, El Hadji Omar Youm et Ndiaga Dabo, entend saisir le juge du deuxième cabinet d’instruction du Pool judiciaire financier afin d’obtenir enfin une audition. Pour ses conseils, cette démarche s’impose comme une urgence, estimant que le maintien en détention sans avancée notable du dossier est difficilement justifiable.

Au cœur de la controverse figure également la question de la régularité de la procédure. Selon les éléments rapportés, aucun rapport officiel des corps de contrôle de l’État ne mettrait directement en cause l’ancien responsable. L’affaire reposerait essentiellement sur une plainte déposée par son successeur, appuyée par un rapport issu d’un cabinet privé dont le contenu n’aurait pas été communiqué à l’accusé. Cette situation est dénoncée par ses partisans comme une atteinte au principe du contradictoire, fondement essentiel d’une procédure équitable.

L’évolution du dossier a également été marquée par un épisode judiciaire notable. Le 31 décembre 2025, une ordonnance de mise en liberté provisoire assortie d’un contrôle judiciaire avait été accordée à Maodo Malick Mbaye. Toutefois, cette décision a été remise en cause après un appel du parquet, entraînant son maintien en détention et renforçant le climat d’incertitude autour de sa situation.

Par ailleurs, l’état de santé du détenu ajoute une dimension particulièrement préoccupante à cette affaire. Une expertise médicale confiée au docteur Pape Samba E. Agne conclut à une incompatibilité entre son état de santé et les conditions de détention. Il souffrirait notamment d’apnée du sommeil sévère, de neuropathie, d’ostéonécrose et d’un adénome prostatique, des pathologies nécessitant une prise en charge médicale spécialisée et continue.

Malgré les alertes émises par le médecin militaire de l’administration pénitentiaire et les réserves du Pavillon spécial, structure hospitalière dédiée aux détenus, aucune évolution significative n’a été constatée. Les autorités pénitentiaires elles-mêmes reconnaîtraient les difficultés à assurer un suivi médical adéquat dans un environnement carcéral.

RTS : cinq syndicalistes devant le tribunal dans un climat de tension autour de la liberté d’expression

Cinq responsables syndicaux de la Radiodiffusion Télévision Sénégalaise seront face au juge ce jeudi 23 avril devant le tribunal correctionnel de Dakar, dans une affaire qui cristallise les tensions entre direction et travailleurs du service public audiovisuel. À l’origine de la procédure, une plainte pour diffamation déposée par le directeur général Pape Alé Niang, à la suite de déclarations faites par les mis en cause lors d’une assemblée générale.

Les faits remontent à une rencontre syndicale au cours de laquelle les responsables incriminés avaient exprimé de vives critiques sur la gestion de l’entreprise. Selon des sources proches du dossier, les propos jugés diffamatoires porteraient notamment sur des accusations liées à la gouvernance, à la transparence et aux conditions de travail au sein de la RTS. Des déclarations que la direction considère comme attentatoires à l’honneur et à la réputation de son premier responsable.

Face à ces poursuites, les syndicalistes adoptent une posture de fermeté. Ils estiment que leurs prises de parole s’inscrivent dans le cadre légitime de l’action syndicale, qui implique, selon eux, le droit d’alerter sur les dysfonctionnements internes et de défendre les intérêts des travailleurs. Pour ces responsables, la procédure judiciaire engagée constitue une tentative d’intimidation visant à réduire au silence toute voix critique au sein de l’entreprise.

L’affaire a rapidement pris une dimension plus large avec l’implication de l’intersyndicale composée du SYNPAP et du SYNPICS. Ces deux organisations ont lancé un appel à la mobilisation en soutien aux cinq prévenus, invitant les travailleurs, militants et sympathisants à se rassembler devant le tribunal le jour de l’audience. Cette démonstration de solidarité vise à dénoncer ce qu’elles qualifient d’atteinte grave à la liberté syndicale et à la liberté d’expression.

Dans ce contexte, le procès est perçu comme un test important pour l’équilibre entre autorité hiérarchique et droits syndicaux dans les entreprises publiques sénégalaises. Il soulève également des interrogations sur les limites de la critique interne et sur la manière dont les différends professionnels sont arbitrés, entre dialogue social et recours aux juridictions.

Affaire « Baye Tama » : 22 suspects déférés au parquet de Louga, une première vague d’arrestations dans un dossier tentaculaire

L’affaire dite « Baye Tama » et Cie connaît un tournant décisif avec le déferrement, ce mercredi, de 22 suspects devant le parquet de Louga, au nord-ouest du Sénégal. Interpellés par le commissariat urbain de Linguère, ces individus sont poursuivis pour une série de faits graves, notamment association de malfaiteurs, harcèlement sexuel, incitation à la débauche, collecte et diffusion de contenus à caractère pornographique, mise en danger de la vie d’autrui, ainsi que transmission volontaire du VIH/Sida.

Ces arrestations font suite à une enquête approfondie ouverte dans la localité de Linguère, où les forces de l’ordre ont progressivement mis au jour un réseau structuré impliquant plusieurs acteurs. Les investigations menées par les enquêteurs ont permis de remonter les ramifications de ce système présumé, conduisant à l’identification de nombreux suspects. Selon les informations rapportées, une quinzaine d’individus seraient toujours en fuite, ce qui laisse présager de nouvelles opérations dans les jours à venir.

Au cœur de cette affaire, les auditions et les aveux recueillis ont joué un rôle déterminant. Ils ont permis aux enquêteurs d’élargir le champ des responsabilités et de citer de nouveaux noms, révélant ainsi l’ampleur du réseau présumé. Les éléments collectés suggèrent un fonctionnement organisé, avec des implications multiples qui pourraient encore alourdir le dossier judiciaire.

Les 22 personnes déférées constituent ainsi la première vague d’interpellations dans cette affaire qui suscite déjà une vive émotion au sein de l’opinion publique. Le parquet de Louga devra désormais statuer sur leur sort, dans un contexte où la gravité des accusations et le nombre de personnes impliquées laissent entrevoir une procédure judiciaire complexe et potentiellement longue.

Affaire « Baye Tama » : 22 suspects déférés au parquet de Louga, une première vague d’arrestations dans un dossier tentaculaire

L’affaire dite « Baye Tama » et Cie connaît un tournant décisif avec le déferrement, ce mercredi, de 22 suspects devant le parquet de Louga, au nord-ouest du Sénégal. Interpellés par le commissariat urbain de Linguère, ces individus sont poursuivis pour une série de faits graves, notamment association de malfaiteurs, harcèlement sexuel, incitation à la débauche, collecte et diffusion de contenus à caractère pornographique, mise en danger de la vie d’autrui, ainsi que transmission volontaire du VIH/Sida.

Ces arrestations font suite à une enquête approfondie ouverte dans la localité de Linguère, où les forces de l’ordre ont progressivement mis au jour un réseau structuré impliquant plusieurs acteurs. Les investigations menées par les enquêteurs ont permis de remonter les ramifications de ce système présumé, conduisant à l’identification de nombreux suspects. Selon les informations rapportées, une quinzaine d’individus seraient toujours en fuite, ce qui laisse présager de nouvelles opérations dans les jours à venir.

Au cœur de cette affaire, les auditions et les aveux recueillis ont joué un rôle déterminant. Ils ont permis aux enquêteurs d’élargir le champ des responsabilités et de citer de nouveaux noms, révélant ainsi l’ampleur du réseau présumé. Les éléments collectés suggèrent un fonctionnement organisé, avec des implications multiples qui pourraient encore alourdir le dossier judiciaire.

Les 22 personnes déférées constituent ainsi la première vague d’interpellations dans cette affaire qui suscite déjà une vive émotion au sein de l’opinion publique. Le parquet de Louga devra désormais statuer sur leur sort, dans un contexte où la gravité des accusations et le nombre de personnes impliquées laissent entrevoir une procédure judiciaire complexe et potentiellement longue.

Macky Sall face au grand oral de l’ONU : une audition décisive entre ambition globale et controverses africaines

L’ancien président sénégalais Macky Sall franchit une étape déterminante dans sa candidature au poste de secrétaire général de Organisation des Nations Unies. Ce mercredi 22 avril marque pour lui l’épreuve du « grand oral », un exercice désormais incontournable dans le processus de sélection du chef de l’institution multilatérale.

Pendant près de trois heures, le candidat sénégalais est soumis à une série de questions posées par les représentants des 193 États membres ainsi que par des acteurs de la société civile. Cette audition publique vise à jauger la vision stratégique des prétendants, leur indépendance politique, mais aussi leur aptitude à diriger une organisation confrontée à des défis mondiaux d’une ampleur croissante. Les crises sécuritaires persistantes, les dérèglements climatiques, les inégalités économiques ou encore les tensions géopolitiques constituent autant de sujets sur lesquels Macky Sall est attendu avec précision et clarté.

Introduit en 2016, ce mécanisme de transparence a profondément modifié les pratiques au sein de l’ONU. Il permet désormais à l’opinion internationale de suivre de près les échanges entre candidats et diplomates, rompant ainsi avec les négociations opaques qui caractérisaient autrefois ce processus. Pour Macky Sall, être le dernier des quatre candidats à passer cet exercice représente à la fois un avantage stratégique et une pression supplémentaire. Il dispose en effet de l’opportunité de se démarquer après avoir observé ses concurrents, mais il doit aussi répondre à des attentes déjà élevées.

Toutefois, cette ambition internationale s’inscrit dans un contexte délicat. Sur le continent africain, la candidature de Macky Sall suscite des réactions contrastées. Certains soutiens saluent son expérience à la tête du Sénégal et son rôle sur la scène diplomatique africaine, tandis que d’autres voix critiquent son bilan ou questionnent la pertinence de sa candidature dans un moment où le renouvellement des élites est fortement revendiqué.

Fait notable, le Sénégal n’a pas officiellement apporté son soutien à son ancien chef d’État. Cette absence de position claire de la part des autorités actuelles alimente les interrogations et révèle des tensions politiques internes. Elle pourrait également peser dans les équilibres diplomatiques, à un moment où le soutien des États, notamment au sein des blocs régionaux, demeure un facteur déterminant.

Dans ce contexte, Macky Sall doit convaincre bien au-delà de son propre pays. Son audition devant les ambassadeurs apparaît comme un moment charnière, susceptible d’influencer durablement la perception de sa candidature. Dans une compétition où la crédibilité personnelle, la capacité de rassemblement et la vision du multilatéralisme sont scrutées avec une extrême attention, chaque réponse, chaque prise de position peut faire basculer les équilibres.

Kaffrine – Insécurité rurale à Birkelane : Aar Sunu Momel exige des mesures urgentes contre le vol de bétail

Dans le département de Birkelane, région de Kaffrine, la question du vol de bétail refait surface avec acuité, suscitant inquiétude et colère chez les éleveurs et agriculteurs.

Face à cette situation jugée alarmante, la plateforme Aar Sunu Momel est montée au créneau pour interpeller les autorités et exiger des mesures urgentes.

Le président de cette organisation communautaire, Bassirou Ba, a dénoncé la recrudescence des vols de bétail dans plusieurs localités de Birkelane. Selon lui, ces actes criminels portent un coup dur à l’économie pastorale locale, principale source de revenus pour de nombreuses familles.

« Nous faisons face à une insécurité grandissante. Les éleveurs ne dorment plus tranquilles », a-t-il alerté.

Le président a également pointé du doigt l’audace des malfaiteurs ainsi que le manque de surveillance dans certaines zones reculées.

La plateforme Aar Sunu Momel a ainsi appelé les autorités administratives et étatiques à prendre la pleine mesure du phénomène. Elle invite notamment les Forces de défense et de sécurité (FDS) à renforcer leur présence sur le terrain, à travers la multiplication des patrouilles et des postes de contrôle dans les zones les plus exposées.

Au cœur des discussions, la question de la criminalisation du vol de bétail a également été largement débattue.

« Le vol de bétail fragilise gravement les exploitations agricoles en privant les producteurs de leurs moyens de traction, de production et de revenus. Cela entraîne une baisse des rendements et une insécurité alimentaire accrue. Il engendre également des pertes économiques importantes, freine l’investissement rural et alimente un climat d’insécurité qui désorganise toute la chaîne agricole », a ajouté Bassirou Ba.

M. Ba a plaidé pour une application rigoureuse des lois existantes, estimant que des sanctions plus dissuasives pourraient contribuer à freiner ce fléau.

En attendant des réponses concrètes, les éleveurs de Birkelane restent sur le qui-vive, espérant que leurs préoccupations seront entendues. Pour la plateforme Aar Sunu Momel, il y a urgence à agir afin de préserver non seulement les moyens de subsistance des populations, mais aussi la stabilité sociale dans cette partie du pays.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°721 – 22/04/2026

🔴 BLOCAGE DES FINANCEMENTS DE LA BAD PLONGEANT DES MILLIERS DE TRAVAILLEURS DANS L’INCERTITUDE : 39 PROJETS À L’ARRÊT
🔴 LIBERTÉ D’OPINION ET DÉPÉNALISATION DES DÉLITS DE PRESSE : AMNESTY APOSTROPHE LE SÉNÉGAL

🔴 CLASSEMENT FIFA : LES « LIONNES » DU SÉNÉGAL PROGRESSENT ET CONFIRMENT LEUR STATUT

LA PLUME ET LA GNOSE : l’anthologie « Extase de la Fayda » consacre l’éveil d’une nouvelle conscience littéraire

Le monde des lettres sénégalaises et la sphère spirituelle de la Fayda Ibrahimiya vibrent désormais au rythme d’une parution exceptionnelle appelée à faire date.

Sous l’impulsion visionnaire du président El Hadji Abdoulaye Fam, le Collectif des Écrivains de la Fayda (C.E.F) livre au public Extase de la Fayda, une anthologie poétique qui transcende le simple exercice littéraire pour s’ériger en véritable traité de gnose divine.

Ce recueil, composé de cinquante-trois éclats d’extase, dépasse la production artistique classique. Il propose une immersion profonde dans l’héritage mystique de Cheikh Al-Islam El Hadji Ibrahima Niasse, où chaque mot semble imprégné de dévotion et de reconnaissance divine.

La réussite de ce projet ambitieux repose sur une synergie organisationnelle remarquable.

En effet, le président du collectif, El Hadji Abdoulaye Fam, a pu compter sur l’engagement sans faille de son équipe. Alioune Badara Sène, coordonnateur de l’écriture et de la publication, a joué un rôle central dans le processus éditorial, veillant à la qualité et à l’authenticité des textes.

À ses côtés, le secrétaire Serigne Ndiaye a assuré la cohérence administrative et opérationnelle, transformant une vision ambitieuse en réalité tangible.

La portée de l’ouvrage est renforcée par la stature de son préfacier, Gane Samb Lo, docteur d’État ès sciences mathématiques, professeur titulaire de classe exceptionnelle et figure éminente du CAMES. Il apporte ainsi une caution intellectuelle majeure.

De l’Université Gaston Berger à l’African University of Sciences and Technology d’Abuja, son parcours illustre une rigueur scientifique qui dialogue ici avec la profondeur spirituelle. Par sa plume, il démontre que la quête de vérité unit la rigueur des nombres à l’élévation de l’âme.

Cette dimension est enrichie par l’apport de sommités poétiques et de maîtres de la parole sacrée au sein du collectif, dont les contributions garantissent à l’œuvre une profondeur mystique et esthétique remarquable.

Au cœur de cette dynamique, Abdoulaye Fam, surnommé à juste titre « le Poète de la Fayda », joue un rôle de chef d’orchestre. Déjà auteur de Barham, Le Soleil du Couchant, Les Étoiles de la Fayda et La Niche des Lumières, il insuffle ici une vision collective où la création devient un espace de dépassement de soi.

Le recueil se présente comme un véritable laboratoire du fanâ, où cinquante-trois voix fusionnent pour célébrer le Quṭb. La plume y devient vecteur de lumière, transmettant la Ma‘rifa, cette connaissance directe qui élève l’âme.

À travers le slogan « Par la plume, servons la Fayda », le C.E.F affirme un véritable manifeste. Plus qu’un simple ouvrage, Extase de la Fayda inaugure un espace de création destiné à promouvoir un message de paix, de spiritualité et d’éveil des consciences, tout en contribuant à la vulgarisation des œuvres du Cheikh.

En rassemblant des auteurs aux horizons divers sous une bannière apolitique et spirituelle, le collectif ouvre une voie nouvelle à une génération d’écrivains engagés.

Ainsi, cette anthologie s’impose comme le reflet d’une présence divine, invitant le lecteur à une expérience intérieure profonde où, le temps d’un poème, le témoin et le témoignage ne font plus qu’un, dans un même souffle de lumière.

Kaolack : polémique foncière, trois acteurs clés cités dans le dossier

À Kaolack, la controverse enfle autour du morcellement présumé du boulevard de la Liberté, un axe stratégique aujourd’hui au cœur d’un litige foncier qui suscite une vive indignation au sein de la population.

L’affaire, qui remonterait à 2022, implique l’opérateur économique Lahad Babou, cité par le collectif citoyen « Aar Kaolack » comme l’acteur principal d’un lotissement jugé irrégulier. Selon cette plateforme, des portions du boulevard auraient été attribuées ou exploitées en marge des règles d’urbanisme en vigueur, au mépris du caractère public de cet espace.

Révélée par la société civile, cette situation est désormais qualifiée de « scandale foncier » par plusieurs acteurs locaux. Les membres d’Aar Kaolack dénoncent une gestion opaque du domaine public et pointent du doigt un manque de transparence dans les procédures d’attribution des parcelles concernées.

Au-delà de l’opérateur économique, les critiques visent également certaines autorités administratives et municipales. L’ancien gouverneur de Kaolack, Aliou Badara Mbengue, ainsi que la mairie, sont accusés par des riverains d’avoir, directement ou indirectement, facilité l’occupation de cet espace. Des allégations qui, à ce stade, n’ont fait l’objet d’aucune confirmation officielle.

Sur le terrain, la tension reste palpable. Habitants, acteurs communautaires et organisations de la société civile exigent la restitution du boulevard et réclament l’ouverture d’une enquête indépendante afin de situer les responsabilités. Certains n’excluent pas des actions citoyennes si des mesures concrètes ne sont pas prises dans les plus brefs délais.

Cette affaire met en lumière les défis persistants liés à la gouvernance foncière dans la capitale du Saloum, dans un contexte marqué par une forte pression démographique et des enjeux économiques croissants autour des espaces urbains.

En l’absence de communication officielle des autorités compétentes, le dossier du boulevard de la Liberté demeure un sujet sensible, révélateur des attentes des populations en matière de transparence, de justice et de gestion équitable des ressources publiques.

Infrastructures : le Sénégal accélère les chantiers et annonce plusieurs mises en service imminentes

Lors de la conférence de presse du gouvernement tenue ce mardi 21 avril 2026, le ministre des Infrastructures, Déthié Fall, a dressé un tableau détaillé de l’état d’avancement des projets routiers et autoroutiers à travers le pays. Il a mis en avant une dynamique d’exécution soutenue, marquée par l’achèvement de plusieurs chantiers structurants et l’annonce de mises en service prochaines sur des axes jugés stratégiques pour le développement économique et la connectivité territoriale.

Dès l’entame de son intervention, le ministre a indiqué que plusieurs infrastructures sont d’ores et déjà finalisées et attendent uniquement l’agenda du chef de l’État pour leur inauguration officielle. Ces réalisations concernent principalement des routes destinées à améliorer la desserte des zones agricoles et à renforcer les échanges entre les pôles de production. Parmi les axes concernés figurent notamment Dahra – Beuleukhé avec une bretelle vers Yang-Yang, Kahone – Mboss – Gniby, ainsi que Tivaouane – Darou Alpha – Pambal.

Poursuivant son exposé, Déthié Fall a annoncé la livraison imminente d’un chantier long de 72 kilomètres, initialement interrompu en raison du non-respect des délais contractuels. Après reprise des travaux, ce projet devrait être livré le 25 mai, avec une réception provisoire prévue dans la foulée. Sur le réseau autoroutier à péage, les avancées sont également notables. Le tronçon reliant Mbour à Thiadiaye sera ouvert à la circulation dès le 29 avril, sur instruction du président de la République. Quant à l’axe Thiadiaye – Kaolack, sa mise en service est prévue dans une fenêtre comprise entre le 20 mai et le 5 juin.

Le ministre a également évoqué la poursuite du programme autoroutier national, précisant que la phase 2 est désormais bouclée sur le plan technique et financier. Celle-ci prévoit une première tranche de 200 kilomètres pour un coût estimé à 80 milliards de francs CFA. Les axes concernés sont actuellement en attente de validation par les autorités. Ce programme s’inscrit dans une vision plus large d’aménagement du territoire, avec une attention particulière portée au Sénégal oriental, identifié comme un futur pôle stratégique de croissance.

Sur l’ensemble du territoire, plusieurs chantiers routiers affichent des niveaux d’avancement significatifs. La route reliant Keur Momar Sarr à Richard-Toll, longue de 74 kilomètres, présente un taux d’exécution de 35 %. L’axe Kidira – Bakel, dans son premier lot, est réalisé à 94 %, tandis que le tronçon Thionck Essyl – Ziguinchor est entièrement achevé. Par ailleurs, certains projets sont déjà prêts à être lancés, mais restent en attente de démarrage officiel, à l’image des routes Sandiara – Ndiaganiao et Mékhé – Pékesse – Thilmakha.

Dans le domaine de la mobilité urbaine, le ministre a mis en avant le viaduc de Diamniadio, présenté comme une infrastructure majeure destinée à fluidifier la circulation dans cette zone en pleine expansion. Ce projet s’inscrit dans les efforts du gouvernement pour moderniser les réseaux de transport urbains et accompagner l’urbanisation rapide.

Audience entre le Président Bassirou Diomaye Faye et Africa50 : un partenariat renforcé pour accélérer les infrastructures au Sénégal

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a reçu ce mardi 21 avril 2026 une délégation d’Africa50, plateforme panafricaine spécialisée dans le financement et la réalisation de projets d’infrastructures structurants à travers le continent. Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de consolidation des partenariats stratégiques visant à soutenir la transformation économique du Sénégal.

Conduite par son Directeur général, Alain Ebobissé, la délégation est venue présenter au Chef de l’État le bilan des activités de l’institution, qui s’impose aujourd’hui comme un acteur majeur du développement des infrastructures en Afrique. Africa50, dont l’actionnariat regroupe trente-trois pays africains, dont le Sénégal, a réussi à mobiliser près de 9 milliards de dollars d’investissements. Ces financements ont permis de soutenir des projets d’envergure dans des secteurs clés tels que l’énergie, les transports et les infrastructures routières, avec un impact direct sur le quotidien de millions de citoyens africains.

Au cours des échanges, les représentants d’Africa50 ont mis en avant leur approche innovante basée sur la mise en place de fonds d’amorçage et le recours accru aux partenariats public-privé. Cette stratégie permet d’accélérer l’exécution des projets, tout en attirant des capitaux privés pour compléter les efforts des États. Une démarche qui répond aux défis majeurs du continent en matière de financement des infrastructures, souvent considérés comme un frein au développement économique.

Le Président Bassirou Diomaye Faye a salué la contribution significative d’Africa50 dans la transformation structurelle des économies africaines. Il a particulièrement insisté sur la nécessité de renforcer ce type de coopération pour accompagner les ambitions du Sénégal, notamment dans le cadre de la Vision Sénégal 2050. Cette feuille de route stratégique met l’accent sur la souveraineté énergétique, l’amélioration de la connectivité nationale et régionale, ainsi que sur l’industrialisation de l’économie.

Les discussions ont également permis de constater une convergence claire entre les priorités d’intervention d’Africa50 et les objectifs de développement du Sénégal. Cette cohérence ouvre la voie à une intensification de la collaboration, avec la perspective de nouveaux projets structurants susceptibles de renforcer la compétitivité du pays et d’améliorer les conditions de vie des populations.

À l’issue de l’audience, la délégation d’Africa50 a réaffirmé son engagement à accompagner durablement le Sénégal dans sa trajectoire de développement. Elle a également souligné l’importance de la synergie continentale et de la mobilisation accrue des ressources financières africaines pour répondre aux besoins croissants en infrastructures.

Pacte social et école publique : Moustapha Guirassy prône le dialogue pour sauver l’année scolaire

Face à la presse ce mardi 21 avril, lors de la conférence gouvernementale, le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Guirassy, est largement revenu sur la signature du pacte social entre l’État et les syndicats de l’enseignement, qu’il considère comme un levier déterminant pour préserver l’année scolaire en cours.

Dans son intervention, le ministre a tenu à mettre en avant les efforts consentis par les autorités, en particulier dans le domaine de la formation universitaire des enseignants. Selon lui, les mesures engagées constituent une avancée sans précédent. Il a ainsi affirmé que les actions entreprises en faveur du corps enseignant n’ont pas d’équivalent dans les politiques publiques précédentes, soulignant la volonté du gouvernement d’investir durablement dans la qualité du système éducatif.

Insistant sur la nécessité d’un climat apaisé, Moustapha Guirassy a placé la collaboration au cœur de son discours. Il a rappelé que les relations entre le gouvernement et les syndicats doivent être envisagées sous l’angle du partenariat, appelant les différents acteurs à privilégier une posture d’écoute et de concertation plutôt que de confrontation. Cette approche, selon lui, est essentielle pour garantir la stabilité du secteur.

Dans cette dynamique, le ministre a évoqué la mise en place d’un cadre de dialogue structuré avec le G7 de l’éducation, qui regroupe les principaux syndicats du secteur. Il a également insisté sur l’importance d’un dialogue permanent afin d’anticiper et de résoudre les tensions susceptibles de perturber le bon déroulement de l’année scolaire.

Revenant sur le rôle stratégique de l’école, il a rappelé que l’école publique demeure un pilier fondamental de l’égalité des chances et le socle de la transformation sociale et économique du pays. Pour lui, la consolidation de ce modèle passe nécessairement par une coopération étroite entre tous les acteurs du système éducatif.

Le ministre n’a pas éludé les difficultés persistantes, notamment les lenteurs administratives qui affectent la carrière des enseignants. Il a déploré le fait que certains d’entre eux puissent attendre jusqu’à cinq ans avant leur intégration dans la fonction publique, qualifiant cette situation d’inacceptable. Il a toutefois assuré que des mesures correctives seront prises dans les prochains mois pour y remédier.

S’agissant des infrastructures, Moustapha Guirassy s’est voulu rassurant. Il a annoncé que, en dehors des Lycées Nation-Armée déjà opérationnels, entre 4 000 et 5 000 salles de classe ont été financées par l’État et seront bientôt disponibles. Il a également mis en avant la collaboration avec les forces armées dans le développement des infrastructures scolaires, un partenariat qui vise à accélérer la résorption du déficit en salles de classe.

Course à l’ONU : des soutiens africains renforcent la candidature de Macky Sall

Malgré des réserves exprimées au Sénégal, l’ancien président Macky Sall poursuit activement sa candidature au poste de Secrétaire général des Nations Unies. Sur la scène internationale comme sur le continent africain, des voix continuent de se lever pour appuyer son profil, à l’image de Mamadou Mouctar Diallo, ancien ministre guinéen de la Jeunesse sous la présidence d’Alpha Condé.

Dans une tribune publiée sur le site Guinéematin.com, le fondateur du parti Nouvelle Forces Démocratiques défend avec conviction la pertinence de cette candidature. Selon lui, le parcours de Macky Sall à la tête du Sénégal constitue un argument solide en faveur de son accession à la direction de l’ONU. Il met notamment en avant sa gestion des tensions politiques et institutionnelles, estimant que son leadership a permis de préserver la stabilité du pays dans un contexte souvent marqué par des défis internes.

L’ancien ministre guinéen insiste également sur les réformes économiques entreprises durant les mandats de Macky Sall. Il cite en particulier le Plan Sénégal Émergent, présenté comme un cadre structurant ayant contribué à la transformation économique du pays. À ses yeux, ces politiques publiques ont favorisé des avancées notables, notamment en matière d’infrastructures, de croissance et de développement durable.

Au-delà du cadre national, Mamadou Mouctar Diallo souligne le rôle joué par Macky Sall sur la scène continentale, notamment lorsqu’il occupait la présidence en exercice de l’Union africaine. Il rappelle son implication dans la gestion de situations sensibles en Afrique, ainsi que son engagement en faveur du dialogue dans les processus de transition politique. Il évoque également son action diplomatique dans un contexte international tendu, marqué par une crise alimentaire mondiale, durant laquelle il aurait contribué à sécuriser l’approvisionnement en céréales pour plusieurs pays africains.

Pour le responsable politique guinéen, ces différentes expériences confèrent à Macky Sall un profil en adéquation avec les défis actuels des Nations Unies. Il estime que sa capacité à rassembler, à arbitrer entre des intérêts divergents et à promouvoir des solutions inclusives représente un atout majeur pour une organisation confrontée à des crises multiples.

Dans cette perspective, il considère qu’une éventuelle élection de Macky Sall à la tête de l’ONU pourrait également renforcer la place de l’Afrique dans la gouvernance mondiale. Une telle issue permettrait, selon lui, de porter davantage la voix du continent dans les grandes décisions internationales et de contribuer à une meilleure prise en compte de ses priorités.

Kaddu gouvernemental : pacte social, éducation, santé et infrastructures au cœur des priorités

Quatre ministres du gouvernement dirigé par le Premier ministre Ousmane Sonko ont fait face à la presse ce mardi 21 avril 2026 au Building administratif, à l’occasion de la rencontre périodique baptisée « Kaddu ». Cette séance d’échanges, présidée par la ministre chargée des Relations avec les institutions et porte-parole du gouvernement, Marie Rose Khady Fatou Faye, s’inscrit dans une dynamique de transparence visant à informer l’opinion publique sur l’état d’avancement des politiques publiques.

Lors de cette rencontre, plusieurs membres du gouvernement se sont succédé pour aborder des questions majeures relevant de leurs départements respectifs. Le ministre de la Fonction publique, Olivier Boucal, a ouvert les interventions en revenant sur le pacte de stabilité sociale signé le 1er mai 2025 entre l’État, le patronat et les organisations syndicales. Il a rappelé que cet accord avait été conclu dans un contexte marqué par un changement de régime, avec une volonté affirmée d’instaurer un climat social apaisé.

Selon lui, la démarche adoptée reposait sur une approche inclusive, impliquant l’ensemble des acteurs concernés. « Nous avions adopté une démarche participative avec la présence de tous les acteurs : patronat, syndicats et gouvernement. Chacun a pris des engagements sur la base d’un contrat », a-t-il expliqué. Le pacte social comporte ainsi treize engagements du gouvernement, dont dix sont spécifiquement consacrés à l’amélioration des conditions de travail et du climat social.

Prévu pour une durée de trois ans, cet accord, d’après le ministre, produit des résultats globalement satisfaisants, malgré l’existence de tensions ponctuelles. Il a notamment salué les avancées enregistrées dans le secteur de l’éducation, en particulier les décrets pris en faveur des enseignants décisionnaires, considérés comme un signal fort de l’engagement de l’État envers ce secteur stratégique.

Dans la continuité de cette intervention, le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Mamba Guirassy, doit revenir sur certains aspects liés à ce pacte social, notamment ses implications pour le système éducatif. De son côté, le ministre de la Santé est attendu sur les questions sanitaires, dans un contexte où les attentes des populations restent élevées en matière d’accès aux soins et de qualité des services. Enfin, le ministre des Infrastructures, Déthié Fall, doit faire le point sur l’état d’avancement des chantiers en cours ainsi que sur les perspectives de développement dans son département.

Linguère : l’enquête s’élargit, 22 personnes désormais impliquées dans une affaire sensible

À Linguère, à plus de 305 kilomètres au nord-est de Dakar, une affaire judiciaire aux ramifications complexes prend de l’ampleur. Initialement, 18 personnes avaient été interpellées par le commissariat local dans le cadre d’une enquête portant sur des faits présumés d’actes contre nature et de transmission volontaire du VIH/Sida, dans un contexte rappelant une précédente affaire médiatisée.

Selon les révélations du quotidien Libération dans son édition de ce mardi, les investigations ont connu une nouvelle accélération avec l’arrivée sur place d’une équipe de la Division des investigations criminelles. Cette unité spécialisée a été dépêchée afin d’approfondir les recherches et d’explorer les différentes pistes déjà dégagées par les premiers éléments de l’enquête.

Dans le même temps, quatre nouvelles interpellations ont été effectuées, portant à 22 le nombre total de personnes impliquées à ce stade de la procédure. Les individus récemment arrêtés sont âgés de 35 à 57 ans et exercent diverses activités professionnelles, allant du commerce à la sécurité en passant par la réparation et le travail au sein de structures locales.

D’après les informations rapportées, ces nouveaux suspects auraient été cités par certains des premiers mis en cause. Ces derniers les présentent comme des partenaires réguliers et les accusent d’appartenir à des groupes organisés se livrant à des pratiques collectives. Ces déclarations constituent désormais un axe central de l’enquête, que les autorités cherchent à corroborer par des éléments matériels et des auditions approfondies.

L’affaire prend une dimension encore plus préoccupante avec les indications selon lesquelles deux des personnes incriminées auraient été testées positives au VIH/Sida. Cet aspect renforce la gravité des faits présumés, notamment en ce qui concerne les accusations de transmission volontaire de la maladie, une infraction particulièrement sévèrement réprimée par la loi.

Hélicoptère artisanal de Tambacounda : le CORED dénonce de graves manquements éthiques dans le traitement médiatique

Le Conseil pour l’Observation des Règles d’Éthique et de Déontologie dans les médias (CORED) est monté au créneau ce mardi 21 avril 2026 pour dénoncer des dérives dans le traitement d’une information largement relayée par plusieurs médias sénégalais. En cause, un reportage consacré à un hélicoptère artisanal supposément conçu à Tambacounda, qui aurait été présenté à tort comme capable de voler.

Dans son communiqué, l’organe d’autorégulation des médias indique avoir relevé des « problèmes d’éthique et de déontologie » dans la manière dont cette information a été traitée et diffusée. Le CORED pointe notamment une violation des اصول fondamentaux du journalisme, en particulier en matière de vérification et de recoupement des faits, estimant qu’il s’agit d’une entorse grave susceptible de porter atteinte à la crédibilité de la profession.

L’affaire remonte au début du mois d’avril 2026, lorsque Mamadou Sow, un maçon autodidacte vivant à Tambacounda, a été présenté dans plusieurs médias comme l’inventeur d’un hélicoptère capable de s’élever dans les airs. L’information, largement relayée, a suscité curiosité et admiration auprès du public. Toutefois, des vérifications ultérieures ont permis d’établir que l’appareil en question n’avait jamais effectué de vol.

Plus préoccupant encore, les images diffusées pour illustrer cette prétendue prouesse technique ne correspondaient pas à l’engin fabriqué par Mamadou Sow. Il s’agissait en réalité de séquences montrant un hélicoptère ultraléger monoplace de conception hongroise, sans aucun lien avec le prototype artisanal présenté. Cette confusion visuelle, non signalée comme étant une simple illustration, a contribué à induire le public en erreur.

Le CORED insiste sur le fait que l’absence de mention précisant qu’il s’agissait d’images d’illustration constitue un manquement grave aux règles de transparence et de rigueur journalistique. Selon l’institution, cette omission traduit un déficit de professionnalisme et un relâchement dans les standards éditoriaux, notamment dans un contexte où la circulation rapide de l’information impose une vigilance accrue.

Au-delà de ce cas précis, le CORED alerte sur les conséquences plus larges de ce type de dérives. Il estime que la diffusion d’informations non vérifiées ou mal contextualisées contribue à fragiliser la confiance du public envers les médias, déjà mise à rude épreuve par la prolifération des fausses nouvelles.

Dans ce contexte, l’organe appelle les professionnels des médias à faire preuve de davantage de rigueur dans le traitement de l’information. Il les exhorte à respecter scrupuleusement les principes fondamentaux du journalisme, notamment la vérification des sources, le recoupement des faits et la transparence dans l’utilisation des contenus visuels.

Protection de l’enfance au Sénégal : Amnesty International dénonce l’absence de progrès législatif en 2025

Amnesty International Sénégal, en collaboration avec son Bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, a procédé ce mardi 21 avril à Dakar au lancement de son Rapport annuel 2025-2026. Présenté lors d’une conférence de presse conjointe, le document dresse un constat préoccupant sur la situation des droits humains dans le pays, en mettant particulièrement l’accent sur la protection de l’enfance.

Selon les conclusions du rapport, aucune avancée législative notable n’a été enregistrée en 2025 dans ce domaine crucial. L’organisation souligne que les enfants, notamment ceux évoluant dans les écoles coraniques, restent fortement exposés à diverses formes de violences, malgré les alertes répétées des organisations de défense des droits humains.

Le rapport reconnaît toutefois l’existence de concertations engagées entre plusieurs parties prenantes sous l’égide du ministère de l’Éducation nationale. Ces discussions, bien que jugées encourageantes, n’ont pas encore abouti à des réformes concrètes. Amnesty International estime néanmoins qu’elles pourraient ouvrir la voie à l’adoption de mesures législatives et à la mobilisation de ressources financières nécessaires pour améliorer la protection des enfants.

La situation des enfants talibés est particulièrement mise en lumière dans le document. Plusieurs drames survenus en 2025 illustrent la vulnérabilité persistante de ces enfants. En mai, quatre talibés ont perdu la vie à Thienaba Kadior, dans la région de Thiès, après avoir consommé une plante sauvage sans encadrement. Un cinquième enfant avait été gravement malade dans les mêmes circonstances. Une enquête judiciaire avait été annoncée à la suite de ce drame, et le maître coranique concerné a finalement été condamné à une peine de trois mois avec sursis pour mise en danger de la vie d’autrui.

Quelques mois plus tard, en septembre, un autre cas tragique est venu raviver l’indignation. Un enfant talibé âgé de huit ans, Abdou Khadre Seck, est décédé à Ribot Escale après avoir été privé de nourriture et violemment battu par son maître coranique. Ce décès a suscité une vive émotion au sein de l’opinion publique et relancé le débat sur les conditions de vie des enfants dans certaines daaras.

Ibrahim Mbaye en perte de vitesse au PSG après la CAN 2025

Depuis son retour de la Coupe d’Afrique des nations 2025, l’attaquant sénégalais Ibrahim Mbaye traverse une période nettement plus compliquée au Paris Saint-Germain. Sacré champion d’Afrique avec le Sénégal, le joueur semblait pourtant avoir franchi un cap important dans sa carrière, porté par une dynamique positive et une confiance accrue. Mais cette progression ne s’est pas traduite par une continuité au sein de son club, où son temps de jeu s’est considérablement réduit.

Avant la CAN, Mbaye faisait partie des options régulièrement utilisées par son entraîneur Luis Enrique. Sur les 25 matchs disputés par le club parisien, il avait été aligné à 19 reprises, preuve d’une certaine confiance du staff technique. Sans être un titulaire indiscutable, il s’inscrivait pleinement dans la rotation offensive et bénéficiait d’opportunités régulières pour s’exprimer. Cette situation a toutefois changé de manière notable après la compétition continentale.

À son retour, le joueur a d’abord été ménagé, comme c’est souvent le cas pour les internationaux ayant enchaîné une compétition majeure. Il a ainsi bénéficié de quelques jours de repos et n’a pas été immédiatement réintégré dans le rythme des rencontres, notamment lors d’un déplacement en Ligue des champions de l’UEFA face au Sporting CP. Par la suite, il a retrouvé ponctuellement du temps de jeu, avec notamment une titularisation le 23 janvier contre AJ Auxerre en Ligue 1, où il a disputé 61 minutes. Cette apparition reste à ce jour sa seule titularisation de l’année 2026.

Depuis cette rencontre, la situation de Mbaye s’est progressivement dégradée. Ses entrées en jeu sont devenues plus rares, et son influence sur le terrain s’est réduite. Depuis le début de l’année civile, il n’a cumulé que 190 minutes de jeu, un chiffre qui illustre clairement sa perte de statut au sein de l’effectif parisien. Sa dernière apparition remonte au 21 mars 2026 lors d’un déplacement à OGC Nice. Depuis, il n’a plus participé à la moindre rencontre officielle avec le PSG.

Plusieurs matchs récents témoignent de cette mise à l’écart progressive. Que ce soit en championnat ou sur la scène européenne, Mbaye est resté sur le banc sans entrer en jeu, notamment lors d’une double confrontation contre Liverpool FC. Plus surprenant encore, il n’a même pas été retenu dans le groupe lors de la réception de Olympique Lyonnais, signe d’un déclassement sportif confirmé.

Interrogé sur la situation de son joueur, Luis Enrique a évoqué un choix purement sportif, lié à la gestion de l’effectif et à la concurrence. L’entraîneur espagnol a notamment laissé entendre que certains joueurs pouvaient être plus à l’aise en sélection qu’en club, tout en affirmant que Mbaye conservait des qualités reconnues au sein du groupe. Des propos qui traduisent une forme de confiance, mais qui ne se matérialise pas actuellement par du temps de jeu.

Un élément important vient renforcer cette lecture : aucune blessure ni problème physique n’a été signalé pour expliquer l’absence du joueur. Selon les informations du journaliste Fabrizio Romano, Mbaye a bien été écarté du groupe face à Lyon sur décision technique de son entraîneur. Cette précision confirme que sa situation relève uniquement de choix sportifs.

Dans ce contexte, l’avenir de l’attaquant sénégalais au Paris Saint-Germain suscite des interrogations. Malgré son statut de champion d’Afrique et son potentiel, il semble aujourd’hui relégué dans la hiérarchie offensive du club. Parallèlement, son profil continue d’attirer l’attention, notamment du côté de la Premier League, où plusieurs clubs suivraient sa situation de près.

Crise ouverte à la FSF : primes controversées et fracture profonde au sein du Comité exécutif

La Fédération sénégalaise de football traverse une nouvelle zone de turbulences, quelques jours seulement après une réunion particulièrement tendue du Comité exécutif. Déjà marquée par des échanges virulents et des divergences autour des nominations des staffs techniques des sélections nationales de jeunes, l’instance est désormais éclaboussée par une polémique financière liée à la répartition des primes issues de la CAN 2025.

Selon des révélations de la presse, la discorde porte sur l’octroi de primes jugées opaques, attribuées sans validation préalable du Comité exécutif. Cette situation a ravivé des tensions internes latentes et mis en lumière des dysfonctionnements dans la gouvernance de la fédération. En coulisses, certains membres n’hésitent plus à prédire une implosion imminente, tant le climat est devenu délétère.

Au cœur de la controverse figurent plusieurs responsables accusés d’avoir perçu chacun une enveloppe de 13 millions de francs CFA. Ces montants proviendraient des primes de performance liées aux résultats des Lions lors de la compétition continentale, notamment deux millions de francs CFA par victoire et un million pour le match nul contre la RDC. Le principal point de friction reste l’absence supposée de validation formelle de ces paiements par le Comité exécutif, une entorse aux წეს de gouvernance habituellement en vigueur.

La contestation ne s’arrête pas à ce premier cercle. D’autres membres influents de la fédération sont également pointés du doigt pour avoir cumulé ces primes avec des bonus exceptionnels attribués par le chef de l’État après le sacre continental. Pour certains, le montant total perçu atteindrait jusqu’à 63 millions de francs CFA, alimentant davantage le sentiment d’injustice et d’inégalité au sein de l’instance.

Face à cette situation, un groupe de contestataires, désormais connu sous l’appellation de « Groupe des 16 », dénonce une rupture nette avec les pratiques antérieures. Sous la précédente direction, affirment-ils, les primes étaient non seulement plus modestes mais surtout encadrées par des procédures de validation collective garantissant une certaine équité. Aujourd’hui, ils dénoncent l’émergence d’un système à deux vitesses, où un cercle restreint bénéficierait d’avantages jugés indus, notamment des prises en charge et des séjours dans des conditions privilégiées.

Au-delà de la question financière, c’est le respect des principes de gouvernance qui est au centre du bras de fer. Les frondeurs estiment que les décisions doivent impérativement passer par les instances compétentes et que le président de la fédération ne saurait agir de manière unilatérale. Ils appellent à un retour à plus de transparence, de légalité et de collégialité dans la gestion des ressources.

La crise a franchi un nouveau palier lorsque le président de la fédération a refusé de recevoir les contestataires, les orientant vers le secrétaire général. Un geste perçu comme un désaveu et qui a contribué à durcir les positions. Depuis, le dialogue semble rompu, laissant place à une confrontation ouverte entre les différentes factions.

Dans ce contexte tendu, les exigences de reddition des comptes se font de plus en plus pressantes. Le « Groupe des 16 » réclame des éclaircissements détaillés sur l’utilisation des fonds et sur les mécanismes ayant conduit à ces distributions contestées. Une situation qui fragilise davantage la stabilité de la fédération et pose, en filigrane, la question de sa crédibilité institutionnelle.

Incendie au Daaka de Médina Gounass : une nuit de frayeur sans pertes humaines

Un incendie d’une rare intensité s’est déclaré dans la nuit du lundi 20 au mardi 21 avril 2026 au Daaka de Médina Gounass, plongeant des milliers de fidèles dans la panique. Le sinistre s’est déclenché aux environs de 00 h 30 dans l’un des secteurs du site religieux, en pleine période de rassemblement spirituel qui attire chaque année une forte affluence de pèlerins venus de diverses localités du Sénégal et de la sous-région.

Selon les informations rapportées par emedia, le feu a rapidement gagné en ampleur, attisé par des installations précaires et la forte concentration de tentes et d’abris de fortune. Malgré la violence des flammes, aucune perte en vies humaines n’a été enregistrée. Le chef du secteur concerné a toutefois fait état d’importants dégâts matériels, avec plusieurs biens consumés par le feu, notamment des effets personnels, des provisions et du matériel de couchage appartenant aux pèlerins.

L’intervention rapide des forces de sécurité a été déterminante pour éviter un drame. Les éléments du sous-lieutenant Diassé, en patrouille nocturne au moment des faits, ont pu réagir sans délai. Grâce à leur promptitude et à une mobilisation efficace, les flammes ont été maîtrisées en moins de 30 minutes, limitant ainsi la propagation de l’incendie à d’autres zones du site.

Cet épisode a toutefois semé une vive psychose parmi les fidèles présents au Daaka. Beaucoup, réveillés en sursaut, ont fui leurs abris dans la confusion, redoutant une propagation incontrôlée du feu. Cet incident intervient alors que le Daaka, entamé le samedi 18 avril, bat son plein, avec une forte présence de pèlerins venus accomplir ce moment de retraite spirituelle et de dévotion.

Face à cette situation, le sous-lieutenant Diassé a lancé un appel à la vigilance. Il a notamment recommandé aux pèlerins d’éteindre systématiquement tout feu à partir de 23 heures, afin de réduire les risques d’incendie dans ce contexte de forte promiscuité et d’installations souvent inflammables.

Pikine-Guédiawaye : une tentative de corruption visant un magistrat conduit deux suspects en prison

Une affaire aux allures de scandale judiciaire secoue actuellement la juridiction de Pikine-Guédiawaye, où une tentative présumée de corruption impliquant un chef d’entreprise et un guide religieux a conduit à leur incarcération. Selon des informations rapportées par le journal Libération, Cheikh Guèye, directeur général de la société Technologie Consulting Service (TCS), et le marabout Hady Sy ont été placés sous mandat de dépôt après leur inculpation pour association de malfaiteurs et corruption.

L’affaire a pris forme à la suite d’une manœuvre visant directement un magistrat en exercice, en l’occurrence le juge Maguette Thiam, qui officie au niveau du deuxième cabinet du tribunal de Pikine-Guédiawaye. D’après les éléments de l’enquête, Cheikh Guèye, déjà impliqué dans une autre procédure judiciaire et placé sous bracelet électronique, aurait cherché à obtenir une autorisation de sortie du territoire national. Une démarche qui, selon les enquêteurs, aurait pris une tournure illégale.

En effet, pour parvenir à ses fins, le mis en cause aurait proposé une somme de 10 millions de francs CFA dans le but d’influencer la décision du magistrat. Une tentative jugée particulièrement grave, dans un contexte où les autorités judiciaires affichent une volonté ferme de lutter contre toute forme d’atteinte à l’intégrité du système judiciaire.

Alertés, les services compétents sont rapidement intervenus, mettant en échec ce qui est désormais considéré comme une tentative flagrante de corruption. Les deux suspects ont d’abord été placés en garde à vue à la Brigade de recherches de Keur Massar, avant d’être déférés au parquet de Pikine-Guédiawaye. Leur inculpation et leur placement sous mandat de dépôt sont intervenus dans la foulée, traduisant la gravité des faits qui leur sont reprochés.

L’implication du marabout Hady Sy dans ce dossier suscite de nombreuses interrogations. Les enquêteurs s’emploient à déterminer s’il a agi en qualité d’intermédiaire entre les parties ou s’il jouait un rôle plus central dans cette tentative présumée de corruption. Cette zone d’ombre constitue désormais un axe majeur de l’enquête en cours.

Au-delà des faits eux-mêmes, cette affaire relance le débat sur la moralisation de la vie publique et la nécessité de renforcer les mécanismes de prévention et de répression de la corruption. Elle met également en lumière la vigilance accrue des autorités judiciaires face à toute tentative de compromission de leur indépendance.

Sénégal : le gel des financements de la BAD plonge 39 projets stratégiques dans l’incertitude

Le Sénégal traverse une zone de fortes turbulences financières après la décision de la Banque africaine de développement de suspendre ses décaissements à destination du pays. Selon les informations publiées par le quotidien Les Échos dans son édition du 21 avril, cette mesure fait suite à un défaut de paiement de l’État sur certaines échéances arrivées à maturité, un signal préoccupant dans les relations entre Dakar et ses partenaires techniques et financiers.

L’enjeu est de taille. Le portefeuille concerné est estimé à 1 630 milliards de francs CFA et couvre 39 projets considérés comme essentiels pour le développement économique et social du pays. Ces programmes touchent des secteurs névralgiques tels que l’agriculture, l’énergie ou encore les infrastructures, qui constituent des leviers majeurs de croissance et de transformation structurelle. Le gel des financements vient ainsi fragiliser des dynamiques déjà engagées, avec des effets en chaîne sur l’économie nationale.

Sur le terrain, les conséquences sociales se font déjà sentir avec acuité. De nombreux travailleurs impliqués dans ces projets se retrouvent sans rémunération depuis plusieurs mois. Cette situation plonge des centaines de familles dans une précarité accrue, dans un contexte marqué par la cherté de la vie et des tensions économiques persistantes. L’arrêt brutal des flux financiers met en lumière la dépendance de ces projets aux financements extérieurs et la vulnérabilité des acteurs qui en dépendent.

Les entreprises adjudicataires ne sont pas épargnées. Privées de paiements, elles peinent à honorer leurs engagements vis-à-vis de leurs partenaires financiers, notamment les banques. Certaines accumulent des dettes importantes, tandis que d’autres se rapprochent dangereusement de la cessation d’activités. Cette asphyxie progressive du tissu entrepreneurial local risque d’avoir des répercussions durables, notamment en termes d’emplois et de confiance dans les marchés publics.

Dans plusieurs régions du pays, les chantiers sont désormais à l’arrêt ou fortement ralentis. Routes, projets énergétiques ou programmes agricoles subissent un coup de frein brutal, contrastant avec la politique de rigueur affichée par les autorités en matière de respect des délais. Cette paralysie compromet non seulement les calendriers de livraison, mais aussi les retombées économiques attendues pour les populations.

Face à l’ampleur de la crise, le silence des autorités suscite de vives interrogations. Aucune communication officielle détaillée n’a, pour l’heure, permis d’éclairer l’opinion sur les mesures envisagées pour résoudre cette impasse. L’absence de visibilité alimente les inquiétudes quant à la capacité de l’État à honorer ses engagements et à préserver la confiance de ses partenaires internationaux.

Nigeria : six personnes inculpées pour tentative de coup d’État après un complot déjoué en 2025

Le parquet nigérian a officiellement inculpé, ce mardi, six personnes soupçonnées d’implication dans une tentative de coup d’État déjouée par les autorités en 2025. L’information émane de documents judiciaires déposés auprès de la Haute Cour fédérale d’Abuja, confirmant l’ouverture d’une procédure pénale d’envergure contre les présumés conspirateurs.

Parmi les accusés figure un général de division à la retraite, dont l’identité n’a pas encore été rendue publique dans les documents consultés. Selon le parquet, les six individus sont poursuivis pour avoir « conspiré entre eux dans le but de déclarer la guerre à l’État afin d’intimider le président de la République fédérale ». Cette accusation, particulièrement grave dans le droit nigérian, renvoie à des faits assimilables à une atteinte à la sûreté de l’État, passibles de lourdes peines en cas de condamnation.

Les autorités judiciaires affirment que le complot a été déjoué grâce à une opération coordonnée des services de sécurité, qui auraient surveillé les suspects pendant plusieurs mois avant de procéder à leur interpellation. Les détails de cette opération restent toutefois largement confidentiels, les autorités invoquant des raisons de sécurité nationale et la sensibilité de l’enquête en cours.

D’après les éléments présentés par le parquet, les accusés auraient mis en place un réseau structuré visant à déstabiliser les institutions en place. Les enquêteurs évoquent notamment des réunions secrètes, des tentatives de recrutement et des démarches destinées à rallier des soutiens au sein de certains cercles stratégiques. Les motivations exactes du groupe n’ont pas été clairement établies à ce stade, mais les autorités soupçonnent une volonté de renversement du pouvoir en place par des moyens non constitutionnels.

Cette affaire intervient dans un contexte politique marqué par des défis sécuritaires persistants au Nigeria, où les autorités font face à plusieurs menaces, allant des groupes armés dans certaines régions aux tensions politiques internes. L’inculpation de ces six personnes, dont un officier supérieur à la retraite, souligne la vigilance accrue des institutions face à toute tentative de déstabilisation.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°720 – 21/04/2026

🔴 AFFAIRE ASER–AEE POWER / CHARGE FRONTALE EXERCÉE PAR IBRAHIMA MDIAYE DE LA RÉPUBLIQUE DES VALEURS : JEAN MICHEL SÈNE ENCORE BOUSCULÉ
🔴 VIOLENCES ET ACTIONS TERRORISTES ENREGISTRÉES LORS DE LA CRISE POLITIQUE DE 2021 À 2024 : MACKY ESTIME AVOIR SAUVÉ LE SÉNÉGAL

🔴 LIGUE DES CHAMPIONS ASIATIQUE : MENDY PEUT ÉCRIRE L’HISTOIRE AVEC AL-AHLI

Tensions politico-judiciaires au Sénégal : Macky Sall défend son bilan et relance le débat sur la loi d’amnistie

L’ancien président Macky Sall est revenu sur les événements politico-judiciaires qui ont marqué le Sénégal entre 2021 et 2024, une période particulièrement agitée ayant entraîné des pertes en vies humaines et suscité de vifs débats au sein de l’opinion publique. S’exprimant ce lundi devant des membres de la société civile, l’ex-chef de l’État a livré sa lecture des faits tout en se prononçant sur les voies possibles pour établir les responsabilités.

Au cœur de son intervention, la question de la manifestation de la vérité sur ces événements. Selon Macky Sall, toute tentative sérieuse visant à faire la lumière sur cette période ne peut se faire sans une remise en cause du cadre juridique actuel, notamment la loi d’amnistie adoptée pour apaiser le climat politique. Il estime que l’abrogation de ce texte constituerait un préalable indispensable pour permettre la réouverture des dossiers et l’identification des responsabilités. À ses yeux, ce mécanisme offrirait la possibilité de clarifier les rôles de chacun dans les violences enregistrées.

Face aux accusations récurrentes mettant en cause sa responsabilité dans les morts survenues durant ces troubles, l’ancien président a opposé un démenti catégorique. Il a rejeté toute implication personnelle, rappelant sa position institutionnelle au sommet de l’État et soulignant qu’il n’a jamais donné d’instructions visant à attenter à la vie de citoyens. Pour lui, ces accusations relèvent d’une interprétation erronée des faits et ne reposent sur aucun fondement tangible.

Dans le même élan, Macky Sall a évoqué ce qu’il considère comme une campagne dirigée contre sa personne. Il affirme toutefois accueillir ces critiques avec le recul que lui confère son expérience politique, estimant que les attaques, qu’elles soient verbales ou physiques, font partie des réalités inhérentes à la vie publique. Se présentant comme préparé à faire face à ce type de situation, il insiste sur la nécessité de garder une posture de résilience.

Droits des LGBT : Macky Sall clarifie sa position dans sa course à la tête de l’ONU

En pleine campagne pour le poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, Macky Sall a précisé sa position sur les questions liées aux droits des personnes LGBT, à l’occasion d’un échange avec des représentants de la société civile ce lundi 20 avril 2026 à New York.

Interpellé sur ce sujet sensible, l’ancien chef de l’État sénégalais a d’abord tenu à replacer le débat dans son contexte, en soulignant qu’il s’agit avant tout de questions de société, qui doivent être abordées avec prudence et sans contrainte extérieure. « Pour les LGBT, c’est un sujet de société. J’ai souvent eu des positions connues, mais à ce niveau, je voudrais dire une chose : les sujets de société ne doivent pas faire l’objet d’imposition », a-t-il déclaré.

Dans le même temps, Macky Sall a insisté sur son attachement aux principes fondamentaux défendus par les Nations unies, notamment en matière de droits humains et de dignité. Il a rappelé que la Charte de l’ONU constitue un socle incontournable, qu’il entend respecter et défendre s’il accède à cette fonction. « Nous avons les droits humains et la Charte des Nations unies qui défend la dignité humaine. Ça va être un principe qui sera consacré et que j’assumerai », a-t-il affirmé.

L’ancien président a ainsi tenté de trouver un équilibre entre le respect des normes internationales et la prise en compte des réalités socioculturelles propres à chaque pays. Il a réitéré son opposition à toute forme d’imposition de modèles extérieurs, rappelant qu’en tant que président du Sénégal, il avait déjà été confronté à des pressions sur ces questions. « Je n’ai jamais accepté qu’on me l’impose », a-t-il insisté.

Dans son analyse, Macky Sall a également évoqué les rapports de force internationaux autour de ces thématiques. Selon lui, plusieurs pays africains ont été soumis à des pressions importantes, certains ayant résisté, tandis que d’autres ont cédé face aux contraintes économiques ou diplomatiques. Il a toutefois souligné que le débat reste loin d’être tranché, y compris dans les pays occidentaux.

Prenant l’exemple des États-Unis, il a estimé que les positions évoluent et que la question continue de diviser les opinions publiques. Pour lui, cela démontre que le débat est global et qu’aucune société n’a encore trouvé de consensus définitif sur ces enjeux.

En conclusion, Macky Sall a plaidé pour une approche équilibrée, qui permette à chaque société de gérer ces questions selon ses propres dynamiques, tout en garantissant le respect des droits fondamentaux de chaque individu. Une position qui s’inscrit dans sa volonté d’incarner, dans cette campagne internationale, une ligne de dialogue entre les valeurs universelles et les réalités locales.

« Violences et actions terroristes » : Macky Sall revient sur la crise politique de 2021 à 2024

En pleine campagne pour le poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, Macky Sall a pris la parole à New York, ce lundi, lors d’un échange avec des représentants de la société civile. L’ancien chef de l’État sénégalais est longuement revenu sur les violences politiques qui ont marqué le Sénégal entre 2021 et 2024, une période qu’il décrit comme l’une des plus éprouvantes de son mandat.

Face à ses interlocuteurs, Macky Sall a évoqué une montée de la violence qu’il juge « grave », estimant qu’elle s’inscrivait dans une tentative de conquête du pouvoir par des moyens extrajudiciaires. « J’ai, pendant 12 ans, fait face à des défis, dont cette violence qui est apparue de façon très grave au Sénégal. Les gens ont voulu, profitant d’une situation particulière, utiliser la violence pour arriver au pouvoir », a-t-il déclaré, défendant la fermeté de sa posture en tant que garant des institutions.

L’ancien président a dressé un tableau sombre des événements survenus durant cette période. Il a notamment évoqué des attaques visant des biens publics et privés, des actes de vandalisme contre des organes de presse, ainsi que des menaces dirigées contre des magistrats, des responsables politiques et des membres du gouvernement. Selon lui, plusieurs infrastructures stratégiques ont également été ciblées, notamment les chantiers du Train express régional et du Bus Rapid Transit, ainsi que l’Université de Dakar.

Dans son intervention, Macky Sall est allé plus loin en qualifiant certains faits d’« actions terroristes », citant des attaques contre des véhicules de transport public ayant entraîné des pertes en vies humaines. « Devant une telle situation, la survie de la République était engagée », a-t-il affirmé, justifiant ainsi la réponse de l’État sénégalais face à ces événements. Il a insisté sur le fait que les autorités ont réussi, selon lui, à rétablir l’ordre et à confier les dossiers à la justice.

Revenant sur la fin de son mandat, Macky Sall a également abordé la question de la loi d’amnistie adoptée dans un contexte de fortes tensions politiques. Il a présenté cette décision comme un choix dicté par l’intérêt supérieur de la nation. « N’étant pas candidat, je ne voulais pas laisser derrière moi un pays détruit. Il faut avoir la capacité de s’élever, de pardonner », a-t-il expliqué, précisant que cette loi avait été adoptée malgré des réticences au sein de son propre camp.

Selon lui, cette mesure a permis d’apaiser le climat politique en facilitant la libération de plusieurs détenus et en ouvrant la voie à un processus électoral apaisé. « Ils ont participé aux élections et ils ont gagné démocratiquement », a-t-il souligné, mettant en avant ce qu’il considère comme une preuve de la solidité des institutions sénégalaises.

En conclusion, Macky Sall a défendu le modèle démocratique du Sénégal, affirmant que l’alternance politique issue des urnes restait la seule voie légitime d’accès au pouvoir. « C’est le peuple qui donne, ce n’est pas par la rue qu’on va acquérir le pouvoir », a-t-il martelé, insistant sur la résilience du système institutionnel sénégalais face aux crises.

Cette sortie intervient dans un contexte où l’ancien président multiplie les rencontres à l’international, dans le cadre de sa candidature à la tête des Nations unies, tout en continuant de livrer sa lecture des événements récents qui ont marqué l’histoire politique du Sénégal.

Kaolack : les acteurs de l’éducation en conclave pour la revue annuelle du secteur

La salle de conférence de la gouvernance de Kaolack a accueilli, ce lundi, un Comité régional de développement (CRD) consacré à la revue annuelle du secteur de l’éducation et de la formation. Cette rencontre stratégique a réuni les autorités administratives, les collectivités territoriales, les partenaires techniques et financiers, les syndicats d’enseignants ainsi que des représentants de parents d’élèves.

Présidée par le gouverneur de la région, la session a permis de faire le point sur les performances enregistrées en 2025 et de définir les priorités pour l’année scolaire 2025-2026. Selon l’inspecteur d’académie de Kaolack, Samba Diakhaté, l’objectif principal de ce cadre d’échanges est de « partager le rapport de performance de l’année écoulée, mais aussi les axes clés du plan de travail annuel à venir ».

Au cours des discussions, les acteurs ont passé en revue les principaux indicateurs du système éducatif régional. Des résultats jugés globalement satisfaisants ont été enregistrés, notamment au Certificat de fin d’études élémentaires (CFEE), avec une progression de plus de huit points. Le Brevet de fin d’études moyennes (BFEM) affiche également une hausse de plus de sept points, traduisant des efforts soutenus dans l’encadrement pédagogique et le suivi des apprenants.

Toutefois, la tendance au niveau du baccalauréat demeure préoccupante, avec une baisse de quatre points, dans un contexte marqué par une dynamique similaire à l’échelle nationale. « Cette situation nous interpelle et appelle des mesures correctives », a souligné M. Diakhaté, évoquant un ensemble de réformes en cours pour inverser la tendance.

Parmi les pistes envisagées figurent le renforcement des dispositifs de pilotage de la qualité à tous les cycles, l’amélioration de l’encadrement des chefs d’établissement, ainsi que la formation des acteurs administratifs, notamment les intendants et les comptables des matières. L’inspection d’académie entend également relancer les projets d’amélioration des établissements afin d’assurer un suivi rigoureux des indicateurs de performance.

Le secteur privé n’est pas en reste. À la suite d’un audit interne mené l’année dernière, des mesures sont prévues pour renforcer l’encadrement et redynamiser les structures d’appui, notamment le CAPEC, en vue d’améliorer la qualité des enseignements.

Ce CRD a ainsi servi de cadre d’échanges et de concertation entre les différentes parties prenantes, avec pour ambition commune de consolider les acquis et d’apporter des réponses adaptées aux défis persistants du système éducatif dans la région de Kaolack.

Kaffrine : SOS Villages d’Enfants renforce le plaidoyer pour les talibés

À l’occasion de la Journée nationale de l’enfant talibé, l’ONG SOS Villages d’Enfants Sénégal a organisé, ce lundi, une randonnée pédestre de sensibilisation dans la commune de Kaffrine. Cette initiative citoyenne a enregistré une forte mobilisation, réunissant autorités administratives, acteurs de la société civile, éducateurs, maîtres coraniques et de nombreux enfants talibés.

L’objectif de cette activité est d’attirer l’attention des pouvoirs publics et de l’opinion nationale sur la nécessité de renforcer les mécanismes de protection sociale et éducative en faveur des enfants talibés, souvent confrontés à des conditions de vie difficiles.

Prenant la parole, le directeur général de SOS Villages d’Enfants Sénégal, Papa Daouda Diop, a rappelé que cette journée marque à la fois un moment de célébration et de bilan. « C’est une journée de satisfaction, car elle vient couronner cinq années d’engagement aux côtés de nos partenaires, notamment SOS Belgique, les acteurs locaux et l’État du Sénégal, pour améliorer la protection des enfants talibés », a-t-il déclaré.

Selon lui, les avancées enregistrées sont le fruit d’une collaboration étroite entre les autorités publiques, les communautés religieuses et les organisations partenaires. « Sans l’accompagnement de l’État, l’implication des maîtres coraniques et l’adhésion des communautés, ces résultats n’auraient pas été possibles », a-t-il souligné.

Dans le cadre du projet intitulé « Les enfants pour le changement », l’organisation a accompagné près de 1 500 enfants talibés à travers l’amélioration de leurs conditions de vie dans les daaras, le renforcement des moyens de subsistance et le développement de formations professionnelles. Une trentaine de bénéficiaires ont déjà réussi leur insertion socioprofessionnelle après avoir suivi des formations adaptées.

Le programme a également permis la mise en place d’écoles communautaires de base (ECB), contribuant ainsi à renforcer l’accès à une éducation inclusive et de qualité.

Pour Papa Daouda Diop, cette randonnée constitue « un plaidoyer vivant pour une meilleure prise en charge des enfants talibés », rappelant que « chaque enfant a droit à la dignité, à l’éducation et à la protection ».

De leur côté, les autorités administratives et territoriales présentes ont salué l’initiative, insistant sur la nécessité de consolider la synergie entre l’État, les ONG et les communautés religieuses afin d’assurer une prise en charge durable et efficace des enfants talibés.

À travers cette mobilisation, SOS Villages d’Enfants Sénégal et ses partenaires entendent maintenir le plaidoyer en faveur des droits des enfants talibés, tout en consolidant les acquis obtenus sur le terrain.

Forum de Dakar : Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani plaide pour une approche globale face aux défis sécuritaires en Afrique

Le président de la République islamique de Mauritanie, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, a pris part à la 10e édition du Forum international sur la paix et la sécurité en Afrique, dont l’ouverture s’est tenue ce lundi 20 avril 2026 à Diamniadio. À cette tribune, le chef de l’État mauritanien a livré une analyse approfondie des défis auxquels le continent est confronté, tout en appelant à un changement de paradigme dans les réponses apportées aux crises sécuritaires.

D’emblée, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani a mis en garde contre les limites des approches exclusivement militaires face à l’instabilité persistante dans plusieurs régions d’Afrique. Selon lui, la complexité des menaces actuelles exige des réponses plus larges, intégrant des dimensions politiques, économiques et sociales. Il a ainsi insisté sur la nécessité d’adopter une approche globale, capable de s’attaquer aux causes profondes des crises plutôt que de se limiter à leurs manifestations.

Dans cette dynamique, le président mauritanien a souligné l’urgence d’améliorer la gouvernance à tous les niveaux. Il a plaidé pour des systèmes politiques plus inclusifs, fondés sur le dialogue et le consensus, afin d’apaiser les tensions internes. Pour lui, le renforcement de l’État de droit et la consolidation des institutions démocratiques demeurent essentiels pour garantir des transitions politiques pacifiques et durables.

Abordant la dimension sociale, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani a mis en exergue l’importance de réduire les inégalités et d’assurer un accès équitable aux services de base. Il a estimé que les fragilités sociales et les disparités économiques constituent un terreau fertile pour l’instabilité, d’où la nécessité de politiques publiques plus justes et inclusives.

Le chef de l’État a également insisté sur le rôle central de la coopération régionale dans la gestion des défis sécuritaires. Selon lui, aucun pays ne peut faire face seul aux menaces transnationales telles que le terrorisme ou la criminalité organisée. Il a ainsi appelé à la mise en place de mécanismes d’action collective efficaces, reposant sur la coordination, la mutualisation des moyens et la synergie des efforts entre États africains.

Dans son intervention, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani a aussi évoqué les multiples facteurs qui fragilisent les sociétés africaines. Il a notamment cité les tensions sociales et identitaires, les déficits de gouvernance, les ruptures institutionnelles, les vulnérabilités économiques, ainsi que les effets du changement climatique. À ces défis s’ajoute, selon lui, l’expansion des groupes armés non étatiques, qui menace directement la cohésion sociale et la stabilité des États.

Face à cette réalité, le président mauritanien a exhorté les dirigeants africains à développer des réponses innovantes, fondées sur le dialogue et la coopération. Il a réaffirmé sa conviction que la paix et la sécurité durables en Afrique passent nécessairement par une approche intégrée, capable de conjuguer sécurité, développement et gouvernance.

Auditions parlementaires : un calendrier dense pour passer au crible l’action gouvernementale

L’Assemblée nationale du Sénégal a officiellement dévoilé le calendrier des auditions des membres du gouvernement devant ses commissions permanentes, marquant une étape importante dans le contrôle de l’action publique. Ces séances, prévues du mardi 21 avril au vendredi 8 mai 2026, se dérouleront dans la salle Marie Joséphine Diallo, avec un rythme soutenu de deux sessions par jour, programmées à 9h00 et à 16h00.

Le coup d’envoi de ce cycle d’auditions est donné le 21 avril avec le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation. Dans l’après-midi, ce sera au tour du ministère de l’Environnement et de la Transition écologique de se présenter devant les députés. Dès le lendemain, le mercredi 22 avril, la dynamique se poursuit avec l’audition matinale du ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme du Service public, tandis que la Commission de la Défense et de la Sécurité recevra en fin de journée, à 17h00, le ministère des Forces armées.

La période allant du 23 au 27 avril s’annonce particulièrement intense, avec l’examen de plusieurs départements clés. Les ministères de la Famille et de l’Action sociale, de la Culture et de l’Artisanat, de l’Industrie et du Commerce, de la Communication et du Numérique, ainsi que de la Santé et de l’Hygiène publique seront tour à tour auditionnés. Certaines de ces séances se dérouleront sous un format intercommission, mobilisant plusieurs commissions parlementaires simultanément, notamment pour des secteurs transversaux comme la culture, l’artisanat et le tourisme.

Dans la seconde phase du calendrier, du 28 avril au 5 mai, les travaux porteront sur des secteurs jugés stratégiques pour le développement national. Les commissions examineront les politiques et programmes des ministères de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports, de l’Intégration africaine, de l’Hydraulique, des Pêches, des Transports et de l’Urbanisme. Le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique fera l’objet d’une audition particulière en format intercommission, impliquant notamment la Commission des Lois et la Commission de la Défense, en raison de la sensibilité des enjeux liés à la sécurité et à la gouvernance territoriale.

Ce cycle d’auditions prendra fin entre le 6 et le 8 mai avec des ministères aux responsabilités économiques et institutionnelles majeures. Seront concernés les départements de la Justice, des Infrastructures, de l’Économie et du Plan, de la Microfinance, ainsi que des Finances et du Budget. Ce dernier interviendra en clôture devant la Commission des Finances et du Contrôle budgétaire, une étape cruciale pour évaluer la gestion des ressources publiques.

Course à l’ONU : Macky Sall défend son bilan et justifie la loi d’amnistie face à la société civile américaine

En pleine campagne pour le poste de secrétaire général des Nations unies, l’ancien président sénégalais Macky Sall a été interpellé ce lundi aux États-Unis par des membres de la société civile sur les crises politiques qui ont secoué le Sénégal entre 2021 et 2024. Face à ces critiques, il a longuement défendu son action à la tête de l’État, mettant en avant la nécessité de préserver les institutions et la stabilité du pays.

Revenant sur cette période marquée par de vives tensions, Macky Sall a expliqué avoir été confronté, durant ses douze années au pouvoir, à une montée de violences qu’il juge inacceptable dans un cadre démocratique. Selon lui, certains acteurs ont tenté d’exploiter un contexte politique particulier pour accéder au pouvoir par des moyens insurrectionnels. Une situation qu’il affirme avoir fermement rejetée, estimant que son rôle de président l’obligeait à protéger les institutions républicaines et l’ordre démocratique.

Dans son argumentaire, l’ancien chef de l’État a dressé un tableau des violences survenues durant cette période. Il évoque des habitations incendiées, des sièges de médias saccagés, ainsi que des menaces visant des magistrats, des responsables politiques et des membres du gouvernement. Il a également cité la destruction d’infrastructures publiques majeures, notamment des chantiers liés au train express régional et au Bus Rapid Transit, ainsi que des attaques contre l’université de Dakar.

Macky Sall a aussi fait état d’actes qu’il qualifie de terroristes, notamment des attaques visant des véhicules de transport public ayant entraîné des pertes en vies humaines. Face à ces événements, il estime que la survie même de la République était en jeu. Il soutient que l’État a agi pour rétablir l’ordre, tout en confiant les dossiers à la justice afin que les responsabilités soient établies dans un cadre légal.

Interrogé sur la loi d’amnistie adoptée à la fin de son mandat, l’ancien président a assumé pleinement cette décision, la présentant comme un choix dicté par l’intérêt supérieur de la nation. Il affirme avoir voulu éviter de laisser un pays profondément divisé à son successeur. Selon lui, cette loi visait à favoriser l’apaisement en libérant les détenus et en tournant la page des tensions politiques.

Il souligne par ailleurs que cette mesure n’était pas forcément soutenue par son propre camp, mais qu’il l’a portée en tant que chef d’État soucieux de préserver la cohésion nationale. Pour Macky Sall, le pardon constituait une étape აუცილaire pour sortir durablement de la crise.

Enfin, il a insisté sur le fait que la séquence politique s’est conclue de manière démocratique avec l’élection présidentielle. Il rappelle que les acteurs de l’opposition ont pu participer au scrutin et accéder au pouvoir par les urnes, preuve selon lui de la solidité des institutions sénégalaises. Il a ainsi défendu le modèle démocratique du pays, estimant que le pouvoir ne peut être acquis par la rue, mais uniquement par le vote populaire.

Faux-monnayage : la Douane de Pikine réalise une saisie record de plus de 6 milliards FCFA à Thiaroye Azur

La Brigade mobile des Douanes de Pikine a réalisé une opération d’envergure qui restera sans doute dans les annales de la lutte contre le faux-monnayage au Sénégal. Le mardi 15 avril 2026, aux environs de 17 heures, les agents de cette unité, relevant de la Subdivision de Dakar-Extérieur et de la Direction régionale des Douanes de l’Ouest, ont procédé à la saisie spectaculaire de 35 000 faux billets de banque à Thiaroye Azur.

Selon les informations recueillies, la contrevaleur totale des billets saisis est estimée à 6 024 000 000 francs CFA. Le lot était composé de 15 000 coupures de 500 euros ainsi que de 20 000 billets de 100 dollars, ce qui en fait l’une des plus importantes prises jamais réalisées par les services douaniers nationaux dans ce domaine.

Cette opération, minutieusement préparée pendant près de deux semaines, est le résultat d’un travail de renseignement approfondi et d’une surveillance continue menée par les éléments de la Brigade mobile. Les agents ont mis en place un dispositif complexe associant filature, observation discrète et collecte d’informations stratégiques afin d’identifier les mouvements du réseau et de localiser le lieu exact de l’opération de blanchiment.

L’intervention a finalement conduit à l’arrestation du principal suspect dans un établissement de type auberge situé à Thiaroye Azur. D’après les premières constatations, ce lieu devait servir de cadre au blanchiment des faux billets avant leur mise en circulation. Le prévenu, de nationalité sénégalaise, exercerait la profession de guérisseur traditionnel. Les premiers éléments de l’enquête laissent penser qu’il ne serait qu’un maillon d’un réseau criminel plus vaste, actif entre le Sénégal et un pays frontalier.

Les investigations préliminaires menées par les autorités indiquent que cette organisation pourrait être impliquée dans des activités transfrontalières de faux-monnayage et de blanchiment, avec des ramifications au-delà du territoire national. Les services compétents poursuivent actuellement les enquêtes afin d’identifier d’éventuels complices et de démanteler l’ensemble du réseau.

Cette saisie record illustre l’efficacité du dispositif de lutte contre la criminalité financière mis en place par les Douanes sénégalaises. Elle met également en lumière le professionnalisme et la vigilance des agents engagés dans cette mission, qui ont su déjouer une opération susceptible de porter gravement atteinte à la stabilité économique et financière.

À travers ce coup de filet, la Brigade mobile des Douanes de Pikine envoie un signal fort aux réseaux criminels opérant dans le faux-monnayage : les services de contrôle et de répression restent mobilisés pour protéger l’économie nationale contre toute tentative de fraude et de blanchiment.

Faux-monnayage : la Douane de Pikine réalise une saisie record de plus de 6 milliards FCFA à Thiaroye Azur

La Brigade mobile des Douanes de Pikine a réalisé une opération d’envergure qui restera sans doute dans les annales de la lutte contre le faux-monnayage au Sénégal. Le mardi 15 avril 2026, aux environs de 17 heures, les agents de cette unité, relevant de la Subdivision de Dakar-Extérieur et de la Direction régionale des Douanes de l’Ouest, ont procédé à la saisie spectaculaire de 35 000 faux billets de banque à Thiaroye Azur.

Selon les informations recueillies, la contrevaleur totale des billets saisis est estimée à 6 024 000 000 francs CFA. Le lot était composé de 15 000 coupures de 500 euros ainsi que de 20 000 billets de 100 dollars, ce qui en fait l’une des plus importantes prises jamais réalisées par les services douaniers nationaux dans ce domaine.

Cette opération, minutieusement préparée pendant près de deux semaines, est le résultat d’un travail de renseignement approfondi et d’une surveillance continue menée par les éléments de la Brigade mobile. Les agents ont mis en place un dispositif complexe associant filature, observation discrète et collecte d’informations stratégiques afin d’identifier les mouvements du réseau et de localiser le lieu exact de l’opération de blanchiment.

L’intervention a finalement conduit à l’arrestation du principal suspect dans un établissement de type auberge situé à Thiaroye Azur. D’après les premières constatations, ce lieu devait servir de cadre au blanchiment des faux billets avant leur mise en circulation. Le prévenu, de nationalité sénégalaise, exercerait la profession de guérisseur traditionnel. Les premiers éléments de l’enquête laissent penser qu’il ne serait qu’un maillon d’un réseau criminel plus vaste, actif entre le Sénégal et un pays frontalier.

Les investigations préliminaires menées par les autorités indiquent que cette organisation pourrait être impliquée dans des activités transfrontalières de faux-monnayage et de blanchiment, avec des ramifications au-delà du territoire national. Les services compétents poursuivent actuellement les enquêtes afin d’identifier d’éventuels complices et de démanteler l’ensemble du réseau.

Cette saisie record illustre l’efficacité du dispositif de lutte contre la criminalité financière mis en place par les Douanes sénégalaises. Elle met également en lumière le professionnalisme et la vigilance des agents engagés dans cette mission, qui ont su déjouer une opération susceptible de porter gravement atteinte à la stabilité économique et financière.

À travers ce coup de filet, la Brigade mobile des Douanes de Pikine envoie un signal fort aux réseaux criminels opérant dans le faux-monnayage : les services de contrôle et de répression restent mobilisés pour protéger l’économie nationale contre toute tentative de fraude et de blanchiment.

Forum de Dakar : l’Afrique appelée à passer de la parole aux actes face aux défis sécuritaires

Le Président de la République a procédé, ce lundi matin à Dakar, à l’ouverture officielle de la 10e édition du Forum international sur la paix et la sécurité en Afrique, un rendez-vous désormais incontournable dans la réflexion stratégique du continent. La cérémonie s’est tenue en présence de plusieurs chefs d’État et de hautes personnalités, dont le Président de la Sierra Leone, également Président en exercice de la CEDEAO, Julius Maada Bio, et le Président de la République islamique de Mauritanie, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, tous deux invités d’honneur de cette édition.

Placée sous le thème « L’Afrique face aux défis de stabilité, d’intégration et de souveraineté : quelles solutions durables ? », cette dixième édition intervient dans un contexte international marqué par des recompositions profondes. L’érosion des cadres multilatéraux traditionnels, conjuguée à la montée des menaces transnationales, notamment le terrorisme, les trafics illicites et les crises politiques, impose au continent africain une redéfinition de ses priorités et de ses mécanismes d’action.

Dans son discours d’ouverture, le Chef de l’État a livré une analyse lucide des enjeux actuels, tout en appelant à une prise de responsabilité accrue des pays africains. Il a insisté sur la nécessité pour l’Afrique d’assumer pleinement sa souveraineté, non seulement sur le plan politique, mais également dans la gestion de ses ressources naturelles et dans la conduite de ses politiques de défense et de sécurité.

Le Président a également plaidé pour une montée en puissance des capacités africaines en matière de sécurité, en exhortant les États à opérationnaliser leurs propres forces et à renforcer la coopération régionale. Selon lui, la dépendance vis-à-vis des interventions extérieures ne saurait constituer une solution durable face aux crises complexes que traverse le continent.

Par ailleurs, il a mis un accent particulier sur la jeunesse, présentée comme un levier stratégique incontournable. Investir dans l’éducation, l’emploi et l’inclusion sociale apparaît, à ses yeux, comme le moyen le plus efficace de prévenir la radicalisation et de consolider la stabilité à long terme.

Dans un ton à la fois solennel et volontariste, le Chef de l’État a appelé à dépasser les déclarations d’intention pour privilégier des actions concrètes. Il a exprimé le souhait que cette édition du Forum marque un tournant décisif, celui de la maturité collective et du passage à l’acte, afin de proposer des réponses adaptées, réalistes et durables aux défis sécuritaires du continent.

Kolda : une cérémonie de montée des couleurs pour renforcer le civisme en milieu scolaire

Une cérémonie solennelle de montée des couleurs s’est déroulée ce lundi 20 avril à l’école d’application de Gadapara, dans la commune de Kolda, au sud du Sénégal. Portée par les Agents de Sécurité de Proximité (ASP), cette initiative s’inscrit dans une dynamique de promotion du civisme et de l’éducation citoyenne auprès des jeunes élèves.

Dans une atmosphère empreinte de respect et de ferveur patriotique, le drapeau national a été hissé devant un public composé d’élèves, d’enseignants et d’encadreurs. Ce moment symbolique a servi de cadre pour rappeler l’importance des valeurs républicaines et du respect des symboles de l’État. Les ASP ont profité de cette occasion pour sensibiliser les apprenants sur leur rôle en tant que futurs citoyens, en insistant notamment sur la nécessité de préserver les biens publics, de respecter les institutions et d’adopter un comportement responsable au sein de la société.

Selon les organisateurs, cette démarche vise avant tout à inculquer aux jeunes générations les fondements du vivre-ensemble, de la discipline et du sens des responsabilités. Un responsable des ASP présent sur les lieux a souligné que le respect du drapeau, de l’hymne national et des institutions constitue un pilier essentiel pour bâtir une nation forte et unie. Il a insisté sur l’importance de transmettre ces valeurs dès le plus jeune âge afin de former des citoyens conscients et engagés.

Les élèves, attentifs tout au long de la cérémonie, ont activement pris part à cette activité pédagogique grandeur nature. Leur implication témoigne de l’intérêt suscité par ce type d’initiative, qui sort du cadre classique de l’enseignement pour offrir une expérience concrète des notions d’éducation civique. Les enseignants ont également salué l’action des ASP, estimant qu’elle vient renforcer les leçons dispensées en classe et contribue à ancrer davantage les valeurs citoyennes chez les apprenants.

Vers 2029 : les prémices d’un duel au sommet entre Sonko et Diomaye Faye

À trois ans de l’élection présidentielle de 2029, les lignes commencent déjà à bouger dans le paysage politique sénégalais, laissant entrevoir la possibilité d’un face-à-face inédit entre les deux figures majeures du pouvoir actuel. D’un côté, Ousmane Sonko, leader politique dont l’avenir pourrait être relancé par une réforme législative en préparation. De l’autre, le président Bassirou Diomaye Faye, qui semble progressivement structurer les bases d’une éventuelle reconquête du pouvoir.

La situation de Sonko demeure au cœur des équilibres politiques. Une proposition de loi portée par les députés de Pastef, majoritaires à l’Assemblée nationale, pourrait ouvrir la voie à sa réhabilitation officielle. Une telle évolution changerait considérablement la donne, en permettant à celui qui a longtemps incarné l’opposition radicale de revenir pleinement dans le jeu institutionnel et électoral. Si cette réforme aboutit, elle renforcerait mécaniquement la probabilité d’une confrontation directe avec son ancien allié devenu président.

Parallèlement, Bassirou Diomaye Faye ne reste pas inactif. À travers sa coalition Diomaye Président, il a entamé un travail de consolidation politique qui dépasse le simple cadre de la gouvernance actuelle. Le lancement d’une stratégie de massification témoigne d’une volonté claire de structurer un appareil électoral solide en vue des prochaines échéances. Ce week-end, la région de Saint-Louis, considérée comme l’un des bastions électoraux les plus importants du pays, a été choisie pour amorcer cette dynamique.

La mise en place du bureau régional de la coalition dans cette zone stratégique illustre une démarche méthodique. Il ne s’agit pas seulement de maintenir la cohésion de la majorité issue de la présidentielle de 2024, mais bien de préparer le terrain pour l’avenir. En consolidant ses bases dans une région clé, le chef de l’État envoie un signal fort sur ses intentions politiques à moyen terme.

Dans ce contexte, le Sénégal pourrait se diriger vers une recomposition marquée par une rivalité interne au camp du changement. Si les trajectoires actuelles se confirment, l’élection de 2029 pourrait opposer deux figures issues du même mouvement politique initial, mais désormais engagées dans des stratégies distinctes. Une telle configuration serait inédite et pourrait redéfinir les équilibres du pouvoir, tout en testant la solidité des alliances construites ces dernières années.

Réforme du Code électoral : Moundiaye Cissé appelle à un consensus pour garantir un climat apaisé

Le débat autour de la réforme du Code électoral sénégalais continue de susciter de vives réactions au sein de la classe politique et de la société civile. Invité de l’émission « Point de vue » diffusée ce dimanche sur la RTS, le directeur exécutif de l’ONG 3D, Moundiaye Cissé, a pris position en faveur d’une démarche inclusive et concertée, mettant en garde contre toute tentative de réforme unilatérale des articles L29 et L30.

Selon lui, toute modification des règles électorales doit impérativement s’appuyer sur un large consensus entre les différentes parties prenantes. Il estime que l’absence de dialogue pourrait accentuer les tensions déjà perceptibles dans l’arène politique. En ce sens, il a relayé les préoccupations exprimées par une partie de l’opposition, notamment celles du Front pour la défense de la démocratie, qui insiste sur la nécessité de garantir la transparence du fichier électoral et le respect strict du calendrier électoral.

Moundiaye Cissé a également annoncé la tenue prochaine d’une rencontre entre les autorités et les acteurs politiques prévue le 30 avril. Cette initiative vise, selon lui, à apaiser le climat et à favoriser un dialogue constructif autour des réformes envisagées. Il considère cette concertation comme une étape essentielle pour éviter les blocages et restaurer la confiance entre les différentes forces politiques.

Par ailleurs, il a attiré l’attention sur la nécessité d’anticiper l’organisation des élections locales prévues entre la fin de l’année 2026 et le début de 2027. Pour lui, une planification rigoureuse est indispensable afin d’éviter tout report de mandat, une situation souvent source de contestations et de crispations politiques.

S’agissant des dispositions spécifiques des articles L28, L29 et L30, Moundiaye Cissé a relevé l’existence de zones d’ombre juridiques, notamment en ce qui concerne les critères d’éligibilité liés aux condamnations judiciaires. Ces ambiguïtés ont déjà alimenté des controverses dans le passé, touchant plusieurs figures politiques majeures du pays. Il estime donc qu’une clarification de ces dispositions est nécessaire pour éviter toute interprétation arbitraire et garantir l’équité du processus électoral.

Kemi Seba en détention en Afrique du Sud : une demande d’asile au cœur d’un dossier aux multiples ramifications

L’activiste panafricaniste Kemi Seba, arrêté la semaine dernière par la police sud-africaine, se retrouve au centre d’une affaire complexe mêlant immigration, politique internationale et soupçons judiciaires. Présenté devant la justice à Pretoria, il a officiellement introduit une demande d’asile politique, selon son avocat, alors même qu’il est poursuivi pour séjour irrégulier sur le territoire sud-africain.

D’après son conseil, Sesedi Phooko, les charges actuelles se limitent pour l’instant à une infraction liée à l’immigration. La défense conteste toutefois cette accusation, arguant que la procédure de demande d’asile engagée par son client devrait primer sur toute poursuite pour irrégularité administrative. Une audience déterminante est prévue le 29 avril pour examiner sa demande de remise en liberté provisoire.

Installé en Afrique du Sud depuis environ cinq mois, Kemi Seba, de son vrai nom Stellio Gilles Robert Capo Chichi, se trouvait en situation irrégulière après avoir dépassé la durée légale de son visa sans entreprendre de démarches de régularisation. Il a comparu aux côtés de son fils de 18 ans, de nationalité française, également concerné par la procédure.

L’affaire prend une tournure plus sensible en raison des autres éléments soulevés par le parquet sud-africain. Les autorités ont requis un rapport visant à vérifier l’authenticité de son passeport, son statut de résidence ainsi que des soupçons de blanchiment d’argent. Par ailleurs, Kemi Seba a été arrêté en même temps que François van der Merwe, un leader du groupe identitaire afrikaner Bittereinders.

Selon la police, ce dernier aurait perçu une somme importante pour faciliter un projet de déplacement clandestin vers le Zimbabwe via le fleuve Limpopo. Une version contestée par l’entourage de Kemi Seba, qui affirme que les deux hommes ne se connaissaient pas avant leur arrestation et n’avaient aucun lien direct, malgré des orientations idéologiques radicalement opposées.

Au-delà des questions judiciaires locales, le dossier est également marqué par un contexte géopolitique tendu. Les deux hommes entretiendraient des connexions avec la Russie. François van der Merwe s’était notamment rendu à Moscou en 2024 pour rencontrer une organisation liée à Konstantin Malofeïev, figure controversée visée par des sanctions occidentales. De son côté, Kemi Seba avait déjà été placé en garde à vue en France en octobre 2024 dans le cadre d’une enquête portant sur d’éventuels liens avec le groupe paramilitaire russe Wagner, avant d’être relâché.

Figure influente du panafricanisme radical, à la tête de l’ONG Urgences panafricanistes, Kemi Seba est également dans le viseur des autorités béninoises. Un mandat d’arrêt a été émis contre lui au Bénin, qui l’accuse d’avoir soutenu la tentative de coup d’État avortée de décembre dernier. Opposant déclaré au président Patrice Talon, il avait déjà été interpellé à plusieurs reprises lors de ses précédents séjours dans son pays d’origine.

Le climat politique au Bénin, souvent critiqué par des observateurs internationaux pour la réduction de l’espace démocratique, constitue un élément central dans la stratégie de défense de l’activiste, qui invoque des risques de persécution politique en cas d’extradition.

Déchu de sa nationalité française en 2024, Kemi Seba dispose aujourd’hui d’un passeport diplomatique nigérien, délivré par les autorités issues du coup d’État survenu en 2023 au Niger. Le pays, engagé dans une politique résolument anti-occidentale, s’est rapproché de Moscou ces dernières années, renforçant les dimensions internationales du dossier.

Enfin, l’arrestation de Kemi Seba intervient dans un contexte particulier, marqué par la diffusion récente d’enregistrements audio sur les réseaux sociaux. Dans ces extraits, l’activiste critique ouvertement les régimes militaires en place dans plusieurs pays du Sahel, ainsi que la Russie, une prise de position qui semble contraster avec certaines accusations pesant sur lui.

Pastef réorganise sa direction et renforce son dispositif stratégique

Le parti Pastef-Les Patriotes a engagé une nouvelle phase de réorganisation interne avec une série de nominations stratégiques décidées par son président Ousmane Sonko. À travers la Décision n° 002/PASTEF/PR/2026 signée le 19 avril 2026 à Dakar, cette restructuration, validée par le Conseil national réuni la veille, vise à redynamiser l’appareil dirigeant et à adapter le fonctionnement du parti aux enjeux politiques actuels.

Au cœur de ce réaménagement figure la consolidation du Comité exécutif avec la désignation de nouveaux vice-présidents. Il s’agit de Malick Ndiaye, Abass Fall, Daouda Ngom et Moustapha Sarré, tous appelés à jouer un rôle clé dans l’orientation stratégique et la coordination des activités du parti. Leur nomination traduit la volonté de renforcer la collégialité au sommet et d’assurer une meilleure répartition des responsabilités.

Le poste de secrétaire général, central dans l’animation et la gestion quotidienne du parti, est confié à Mohamed Ayib Salim Daffe, qui intègre également le Comité exécutif. Il sera épaulé par une équipe élargie composée de cinq secrétaires généraux adjoints : Khadidiatou Diop dite Khadija Mahecor Diouf, Fadilou Keita, Khady Diéne Gaye, Bassirou Kebe et Birom Holo Ba. Cette configuration illustre une approche plus inclusive et opérationnelle, destinée à améliorer l’efficacité organisationnelle et la coordination interne.

Parallèlement, le secrétariat national a été renforcé avec l’attribution de portefeuilles spécifiques à plusieurs responsables. Amadou Ba hérite de la communication, un secteur stratégique dans le contexte politique actuel, avec pour mission de structurer et de porter la parole du parti. Il sera assisté par Arame Ndoye Gassama. De son côté, Assane Mbengue prend en charge l’organisation et la logistique, épaulé par Baba Lamine Thiam, un binôme appelé à optimiser la mobilisation et la gestion des activités sur le terrain.

La formation des militants et des cadres est confiée à Malick Sy, assisté de Papa Moussa Sy, traduisant l’importance accordée au renforcement des capacités et à l’encadrement idéologique au sein du parti. Enfin, Babo Amadou Ba est nommé coordonnateur du Mouvement national des cadres patriotes, une structure clé dans la mobilisation des compétences et l’implication des élites dans le projet politique de Pastef.

Bassirou Diomaye Faye appelle à une sécurité collective africaine au-delà du souverainisme

À l’ouverture de la 10e édition du Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique, le président Bassirou Diomaye Faye a livré une intervention marquée par une volonté de repositionner le débat sur la souveraineté africaine face aux enjeux sécuritaires. Devant un parterre de chefs d’État, d’experts et de partenaires internationaux réunis dans la capitale sénégalaise, il a tenu à nuancer la portée du discours souverainiste qui gagne du terrain sur le continent.

S’il a reconnu que la conquête et la consolidation de la souveraineté constituent des aspirations légitimes pour les États africains, le chef de l’État sénégalais a insisté sur leurs limites dans un environnement sécuritaire de plus en plus complexe. Selon lui, aucune nation, même pleinement souveraine, ne peut faire face seule aux menaces contemporaines. Il a ainsi martelé que la réponse aux défis actuels ne peut être qu’collective, reposant sur une coopération renforcée entre les pays africains et leurs partenaires.

Le président a dressé un tableau préoccupant de la situation sécuritaire en Afrique, évoquant la montée du terrorisme dans plusieurs régions, l’expansion de la criminalité transfrontalière, la recrudescence de la piraterie maritime ainsi que les nouvelles menaces liées à la désinformation et à la cybercriminalité. À ces risques s’ajoutent les effets du dérèglement climatique, qui exacerbent les tensions et fragilisent davantage les États. Autant de défis qui, par leur caractère transnational, dépassent les capacités d’action d’un seul pays.

Face à cette réalité, Bassirou Diomaye Faye a plaidé pour une accélération des réformes et une mise en œuvre effective des instruments africains de sécurité collective. Il a notamment appelé à rendre opérationnelles les forces africaines en attente, conçues pour intervenir rapidement en cas de crise sur le continent. Il a également insisté sur la nécessité de renforcer les systèmes d’alerte précoce afin d’anticiper les conflits et d’y répondre avant qu’ils ne dégénèrent.

Le chef de l’État a par ailleurs mis l’accent sur l’importance de bâtir une véritable industrie de défense africaine, capable de réduire la dépendance du continent vis-à-vis de partenaires extérieurs. Dans cette dynamique, il a souligné l’urgence de garantir des financements plus stables, mieux contrôlés par les États africains eux-mêmes, afin de donner aux architectures sécuritaires les moyens de leurs ambitions.

Enfin, il a pointé les faiblesses persistantes des dispositifs existants, évoquant des mandats parfois flous et des ressources limitées qui entravent leur efficacité. Pour lui, la crédibilité de la réponse africaine aux crises dépendra de la capacité des États à clarifier leurs engagements et à mutualiser leurs efforts dans une logique de solidarité et de responsabilité partagée.

Tentative d’agression à la Cité Mtoa : une gendarme ouvre le feu et blesse un suspect

Une tentative d’agression violente s’est produite dans la banlieue de Dakar, précisément à la Cité Mtoa, dans la nuit du samedi au dimanche aux environs de 5 heures du matin. Selon les informations rapportées par le journal Libération dans son édition de ce lundi, une gendarme a été contrainte d’ouvrir le feu pour se défendre face à deux individus armés.

D’après les premiers éléments de l’enquête, la victime, identifiée par ses initiales A.J.S, rentrait d’une manifestation culturelle en compagnie de ses sœurs lorsqu’elle a été prise pour cible par deux agresseurs circulant à bord d’une moto de type Beverly. Les assaillants, munis de couteaux et d’une arme à feu artisanale, auraient tenté de les dépouiller.

Face à la menace, la gendarme a d’abord effectué un tir de sommation dans le but de dissuader les malfaiteurs. Toutefois, ces derniers auraient persisté, allant jusqu’à la provoquer en affirmant qu’elle n’oserait pas faire usage de son arme. La situation a pris une tournure encore plus dangereuse lorsque l’un des suspects aurait pointé son arme artisanale en direction de la gendarme.

Se sentant en danger immédiat, cette dernière a alors riposté en tirant un second coup de feu avec son pistolet de calibre 9 mm. Le tir a atteint l’un des agresseurs, identifié comme Mohammed Ndiaye, âgé de 20 ans. Touché au niveau du bas-ventre du côté droit, le jeune homme a été grièvement blessé mais serait resté conscient au moment de sa prise en charge. Il a été évacué en urgence par les sapeurs-pompiers vers l’hôpital Youssou Mbargane, où il reçoit actuellement des soins.

Le second suspect, dont l’identité est connue des enquêteurs, a réussi à prendre la fuite après les faits. Les forces de sécurité ont rapidement lancé des recherches pour le retrouver, et son domicile a d’ores et déjà été localisé. Par ailleurs, la moto utilisée par les agresseurs, abandonnée sur les lieux, a été récupérée et placée sous scellés dans le cadre de l’enquête en cours.

ONU : la candidature de Macky Sall cristallise espoirs et tensions diplomatiques

À Organisation des Nations Unies, la course au poste de Secrétaire général commence à se dessiner en coulisses, avec ses jeux d’influence, ses équilibres géopolitiques et ses rivalités feutrées. Parmi les noms qui émergent avec insistance, celui de Macky Sall suscite une attention particulière. À Dakar, un comité citoyen africain a décidé de passer à l’offensive pour soutenir cette éventuelle candidature, traduisant une volonté assumée de positionner l’Afrique au cœur des grandes décisions internationales.

Face aux critiques et aux réticences exprimées dans certains cercles, les partisans de l’ancien chef de l’État sénégalais ont opté pour une stratégie structurée. Réunis au sein du collectif Convergences citoyennes, des acteurs issus de la société civile, du monde politique et des milieux panafricanistes entendent fédérer un large soutien autour de ce qu’ils considèrent comme une candidature à la fois légitime et stratégique. Leur objectif est clair : construire un consensus africain capable de peser dans une élection traditionnellement dominée par les grandes puissances.

Cette mobilisation intervient dans un contexte où plusieurs États auraient déjà exprimé leur appui à Macky Sall, signe que la dynamique dépasse désormais les frontières nationales. L’entrée en scène de la société civile vise à amplifier ce mouvement en lui donnant une dimension populaire et continentale. Pour ses promoteurs, il ne s’agit pas simplement de soutenir un homme, mais de porter une ambition collective pour l’Afrique, souvent jugée marginalisée dans les instances décisionnelles mondiales.

Des figures politiques sénégalaises défendent avec vigueur cette démarche. Babacar Gaye estime que le moment est opportun pour permettre à l’Afrique de renforcer sa place sur l’échiquier international. Selon lui, soutenir Macky Sall revient à affirmer une volonté de participation active dans le concert des nations. De son côté, Seydou Guèye met en avant l გამოცდილ international de l’ancien président, soulignant sa capacité à gérer des crises complexes et à mener des négociations à haut niveau.

Les soutiens de cette candidature insistent également sur un argument géopolitique central : le profil d’un dirigeant issu d’un pays perçu comme relativement neutre dans les grandes rivalités internationales. À leurs yeux, cette position pourrait permettre à Macky Sall de jouer un rôle d’équilibre entre les puissances, une qualité essentielle pour diriger une organisation comme l’ONU.

Au-delà des considérations politiques nationales, les promoteurs du projet insistent sur sa portée panafricaine. Zanouba Ali Mohammed Bachar met en garde contre les divisions internes du continent, qu’elle considère comme un frein majeur à l’influence africaine. Pour elle, rejeter une telle candidature reviendrait à compromettre une opportunité historique de renforcer la voix de l’Afrique sur la scène internationale.

Dans le même esprit, Djiby Ndiaye évoque un déficit structurel d’influence dont souffre le continent. Il voit dans cette initiative une tentative de corriger ce déséquilibre en portant une candidature capable de rassembler au-delà des clivages habituels. Cette lecture est partagée par plusieurs acteurs qui considèrent que l’enjeu dépasse largement les intérêts individuels.

Sur le plan interne, certains responsables politiques appellent à dépasser les divergences partisanes. Abdou Mbow insiste sur la nécessité de faire bloc autour d’une ambition nationale et continentale, estimant que même une mobilisation symbolique peut envoyer un signal fort. Dans la même dynamique, Serigne Mbacké Ndiaye souligne l’importance d’afficher une unité nationale pour crédibiliser la candidature sur la scène internationale.

Réaménagement technique des Lions : une procédure qui divise au sein de la FSF

Le processus de réorganisation des attelages techniques des équipes nationales du Sénégal s’installe au cœur d’une controverse interne à la Fédération sénégalaise de football. À l’origine des interrogations, une méthode jugée inhabituelle par plusieurs membres du Comité exécutif, qui affirment avoir découvert les nouvelles nominations par voie de communiqué, au même titre que l’opinion publique, sans validation préalable formelle de leur instance.

Traditionnellement, ce type de décisions stratégiques suit un circuit bien établi au sein de la Fédération, impliquant une validation finale du Comité exécutif après les travaux préparatoires. Cette fois, le processus a été conduit dans le cadre d’un dispositif piloté par le nouveau directeur technique national, Souleymane Diallo, avec l’appui d’une commission ad hoc chargée d’examiner les candidatures et de proposer des profils pour les différentes sélections nationales. Dans le communiqué officiel, il est précisé que le président de la Fédération, Abdoulaye Fall, a procédé aux nominations sur proposition de cette commission, en se référant au mandat confié par le Comité exécutif lors de sa réunion du 19 mars 2026.

Malgré cette justification, plusieurs voix au sein du Comex remettent en question la conformité de la procédure. Selon ces membres, même en présence d’une commission ad hoc, les recommandations issues de ses travaux doivent obligatoirement être soumises à une validation finale avant toute publication. Dans le cas présent, cette étape aurait été contournée, alimentant ainsi un malaise au sein de l’instance dirigeante.

Le rôle de Souleymane Diallo apparaît central dans cette dynamique. Bien que sa nomination comme directeur technique national ne soit pas encore officiellement entérinée par le ministère des Sports, il a déjà engagé une série d’actions visant à restructurer l’encadrement technique des équipes nationales. Depuis une dizaine de jours, il pilote ce chantier en collaboration avec le président de la Fédération et en lien avec son prédécesseur, Mayacine Mar. Toutefois, aucune passation de service officielle n’a été organisée entre les deux responsables, ce qui renforce les interrogations sur la régularité administrative du processus.

Dans ce contexte, la présence de Mayacine Mar en tant que conseiller du président est présentée comme un facteur de continuité. Son implication dans les échanges techniques permettrait d’assurer une certaine stabilité dans la gestion, notamment à l’approche d’échéances sportives importantes. Cette collaboration informelle entre l’ancien et le nouveau directeur technique témoigne d’une volonté de maintenir le fonctionnement opérationnel malgré les zones d’ombre administratives.

Face aux critiques, le porte-parole de la Fédération, Bacary Cissé, a tenu à clarifier la démarche adoptée. Il rappelle que le Comité exécutif avait bel et bien donné mandat à une commission ad hoc pour conduire les auditions et proposer un directeur technique national. Le choix de Souleymane Diallo aurait ensuite été présenté aux membres du Comex, qui en auraient pris acte. Dans la continuité, un mandat lui aurait été confié pour mettre en place les attelages techniques des différentes sélections.

Concernant la publication des nominations, Bacary Cissé explique qu’elle résulte d’une concertation entre le directeur technique national et le président de la Fédération. Il précise que cette décision a été prise sans retour formel au Comité exécutif pour une validation supplémentaire, ce qui constitue précisément le point de friction avec certains membres de l’instance.

Affaire ASER – AEE Power : Jean Michel Sène sort du silence et charge son prédécesseur

Le dossier opposant l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER) à la société AEE Power connaît un nouveau tournant avec l’audition, jeudi dernier, du directeur général de l’ASER, Jean Michel Sène, par la section de recherches de Colobane. Convoqué dans le cadre de l’enquête en cours, le responsable a répondu aux questions des enquêteurs en apportant des éléments jugés particulièrement sensibles.

Selon des informations rapportées par Seneweb, Jean Michel Sène ne s’est pas limité à une simple audition. Il aurait remis aux enquêteurs un ensemble de documents et d’éléments de preuve, mais également fourni des indications sur des faits antérieurs liés à la gestion du dossier. Son avocat, Me Khadim Kébé, affirme que ces révélations pourraient avoir un fort retentissement si elles venaient à être rendues publiques. Il évoque notamment des pistes sérieuses susceptibles d’éclairer davantage les circonstances entourant certaines opérations financières.

Au cœur de cette affaire figure un décaissement de 37 milliards de francs CFA, qui suscite de nombreuses interrogations. D’après Me Kébé, cette opération aurait été effectuée sous la direction de l’ancien directeur général de l’ASER, Baba Diallo. Une déclaration qui semble marquer une ligne de défense claire de la part de l’actuel dirigeant, en rejetant la responsabilité de cette transaction sur la gestion précédente.

Dans la même dynamique, l’avocat révèle que Jean Michel Sène est passé à l’offensive judiciaire. Il aurait en effet déposé une plainte auprès du procureur de la République visant son prédécesseur. Cette initiative ouvre ainsi un nouveau front dans ce dossier déjà complexe, laissant présager d’éventuelles suites judiciaires et de possibles rebondissements.

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