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Contentieux fiscal : l’État du Sénégal condamné à restituer près de 177 millions FCFA à Majorel Sénégal

La deuxième Chambre civile du tribunal de Dakar a tranché, jeudi 22 janvier 2025, le différend opposant l’administration fiscale sénégalaise au géant de la relation client, Majorel Sénégal. Dans son délibéré, la juridiction a condamné l’État du Sénégal, représenté par la Direction générale des Impôts et des Domaines (DGID), à restituer à l’entreprise la somme exacte de 176 987 462 francs CFA.

Ce contentieux judiciaire portait sur une récupération de taxes réclamée par l’administration fiscale au titre des exercices 2019 et 2020. Saisie par Majorel Sénégal, qui contestait la légalité de certaines impositions, la justice a finalement donné raison à l’entreprise sur une partie bien circonscrite de la période concernée.

Selon les informations rapportées par le journal Libération, la somme que l’État devra rembourser correspond exclusivement à la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) supportée et déductible sur la période allant d’août 2019 à décembre 2020. Le tribunal a ainsi suivi l’argumentaire de Majorel Sénégal, estimant que cette TVA avait été indûment perçue par l’administration fiscale.

En revanche, le juge a clairement rejeté toutes les prétentions de l’entreprise relatives aux périodes antérieures au mois d’août 2019. Sur ce point, la juridiction a considéré que les demandes de remboursement ne reposaient pas sur des fondements juridiques suffisamment établis pour justifier une restitution.

Par ailleurs, la Chambre civile n’a pas donné suite à la requête de Majorel Sénégal visant à obtenir une expertise complémentaire. Le tribunal a estimé disposer de suffisamment d’éléments dans le dossier pour statuer en toute connaissance de cause, rendant ainsi inutile toute mesure d’instruction supplémentaire.

Fait notable, la juridiction a ordonné l’exécution provisoire de la décision sur la totalité du montant accordé. Cette disposition permet à Majorel Sénégal d’exiger le remboursement immédiat de la somme de 176 987 462 FCFA, nonobstant l’exercice éventuel de voies de recours par l’administration fiscale.

La Ligue islamique mondiale lance un vaste programme d’allocations au profit de 2 771 orphelins sénégalais

Le bureau régional de la Ligue islamique mondiale (LIM) à Dakar a procédé au lancement officiel du programme de versement des allocations destinées aux orphelins sénégalais pris en charge par l’organisation. Cette initiative humanitaire d’envergure concerne 2 771 orphelins répartis dans plusieurs localités du Sénégal, pour une enveloppe globale estimée à 1 161 819 480 francs CFA.

La cérémonie, marquée par une forte portée sociale et symbolique, s’inscrit dans la dynamique de solidarité et de protection des couches les plus vulnérables de la société sénégalaise. À cette occasion, le Directeur général régional de la Ligue islamique mondiale au Sénégal, M. Abdallah Khalid Housseyni, accompagné de sa délégation, a rappelé la philosophie et les fondements spirituels qui guident l’action de la LIM en faveur des orphelins.

Selon lui, la Ligue islamique mondiale considère les orphelins comme un pilier essentiel de la société de demain. « La Ligue mondiale compte sur ses orphelins pour construire la société de demain. Nous fondons notre action sur le hadith du Prophète, qui a promis à ceux qui prennent en charge les orphelins qu’ils seront ses voisins au paradis », a-t-il déclaré, soulignant ainsi la dimension à la fois humanitaire, sociale et religieuse de cet engagement.

Présent à la cérémonie, le ministère de la Famille et des Solidarités, également en charge de la promotion des droits et de la protection des enfants, a vivement salué l’initiative de la Ligue islamique mondiale. Représentant le ministère, M. Oumar Samb, conseiller technique du Ministère de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités, a magnifié ce geste qu’il qualifie de soutien précieux aux familles vulnérables et aux enfants en situation de fragilité.

Il a, par ailleurs, annoncé la signature prochaine d’un protocole de partenariat entre le ministère et le bureau régional de la Ligue islamique mondiale. Selon lui, ce cadre de collaboration permettra de renforcer la protection sociale des orphelins et d’optimiser les actions sur le terrain. « C’est un partenariat extrêmement important pour lequel le ministère s’engage à mettre à la disposition du partenariat l’ensemble des mécanismes qui travaillent sur ce volet de protection sociale », a-t-il affirmé.

Cette initiative s’inscrit dans le programme global de la Ligue islamique mondiale visant à accompagner durablement les populations vulnérables, notamment les orphelins, à travers des interventions ciblées dans les domaines de l’éducation, de la santé, de la formation professionnelle et de l’encadrement social. À travers ce programme, la LIM réaffirme son engagement à œuvrer aux côtés des autorités sénégalaises pour garantir un avenir plus digne et plus sécurisé aux enfants privés de soutien parental.

Passation de service à la Fédération Sénégalaise de Lutte : Malick Ngom remet les rênes à Bira Sène dans un esprit de transparence et de continuité

La Fédération Sénégalaise de Lutte (FSL) a vécu une étape institutionnelle majeure avec la passation de service entre le Comité National de Gestion (CNG), dirigé durant les quinze derniers mois par Malick Ngom, et le nouveau président élu de la Fédération, Bira Sène, appelé désormais à conduire les destinées de la lutte sénégalaise.

La cérémonie, empreinte de solennité et de forte portée symbolique, a été marquée par un discours à la fois ferme et apaisé de Malick Ngom. L’ancien président du CNG a tenu à exprimer sa gratitude envers les autorités et acteurs du monde de la lutte qui lui avaient accordé leur confiance au moment de sa nomination. Insistant sur la sérénité qui l’anime à l’heure de quitter ses fonctions, il a déclaré : « J’ai la conscience tranquille. Je transmets les rênes à celui qui me les avait données », mettant ainsi en avant la continuité institutionnelle et la relation de confiance existante entre les deux hommes, un facteur qui a grandement facilité la transition.

Au cœur de son intervention, Malick Ngom a longuement détaillé le processus de passation, qu’il a voulu « ouvert et documenté ». Il a ainsi procédé à un inventaire précis du patrimoine matériel et financier laissé à la nouvelle équipe dirigeante. Ordinateurs, véhicules, équipements divers, mais également la situation des comptes ont été passés en revue. Selon ses explications, un montant de 22 millions de francs CFA a été trouvé dans les caisses, auquel se sont ajoutés 17 millions de francs CFA dus par le ministère de tutelle, pour un total estimé à 39 105 250 francs CFA. Un chiffre qu’il a tenu à mettre à l’actif de la discipline elle-même : « C’est la lutte qui a fait ces efforts », a-t-il souligné, rappelant que chaque surplus engrangé durant son mandat a été clairement signalé dans un souci constant de rigueur, de transparence et de redevabilité.

Souhaitant lever toute ambiguïté sur sa gestion, Malick Ngom s’est montré catégorique quant à l’intégrité de son équipe. « Nous n’avons mangé l’argent de personne. Nous avons été très transparents et je marcherai toujours la tête haute », a-t-il affirmé, se voulant irréprochable face à l’opinion publique et aux acteurs du monde sportif.

En guise de conclusion, l’ancien patron du CNG a lancé un appel à l’unité et à la responsabilité collective. Il a invité l’ensemble des composantes de la lutte sénégalaise — promoteurs, lutteurs, encadreurs et supporters — à accompagner le nouveau président Bira Sène dans sa mission, afin de consolider les acquis et de poursuivre le développement de ce sport emblématique du Sénégal. Une transition qui se veut ainsi placée sous le signe de la continuité, de la confiance et de l’ambition pour l’avenir de la lutte sénégalaise.

Téléphones portables en prison : l’enquête s’accélère autour de la cellule de Farba Ngom

L’enquête ouverte après la découverte de deux téléphones portables dans la cellule de Farba Ngom connaît une nouvelle accélération. Selon Libération, les premières auditions ont permis de lever une partie du voile sur les circonstances de l’introduction de ces appareils en milieu carcéral, sans pour autant dissiper tous les doutes des enquêteurs.

D’après le quotidien, le député-maire des Agnam, récemment réticent à s’exprimer sur l’exploitation technique des téléphones saisis, s’était montré nettement plus coopératif lors de son premier interrogatoire. Au cours de cette audition initiale, il aurait reconnu les faits sans détour. Il a notamment admis être à l’origine de l’introduction du premier téléphone, expliquant l’avoir dissimulé dans un pot de lait lors de son transfert de la prison de Rebeuss vers le Pavillon spécial. Une méthode de dissimulation qui intrigue autant qu’elle interroge sur les failles du dispositif de sécurité lors des mouvements de détenus.

Le second appareil, en revanche, demeure au cœur des soupçons. Toujours selon Libération, Farba Ngom a livré une version pour le moins surprenante. Il a affirmé que ce téléphone appartenait à un agent pénitentiaire, Serigne Abdou Aziz Guèye, qui le lui aurait « prêté » afin de passer un appel, avant d’« oublier » de le récupérer. Entendu par les enquêteurs, l’agent concerné a confirmé cette version des faits. Inculpé et placé sous mandat de dépôt pour corruption et introduction d’objets prohibés en milieu carcéral, il nie toutefois catégoriquement avoir reçu la moindre contrepartie financière.

Malgré ces déclarations concordantes, les enquêteurs restent prudents. Les explications fournies n’ont pas suffi à lever les zones d’ombre entourant cette affaire sensible. Farba Ngom a, par la suite, opposé un refus de répondre lors d’un interrogatoire ultérieur, estimant que l’exploitation technique des téléphones avait été menée en son absence et sans la présence de ses avocats, une situation qu’il juge préjudiciable à ses droits.

Affaire American Dara Academy : une enquête judiciaire aux lourdes implications éducatives et diplomatiques

Une affaire aux ramifications sensibles secoue depuis plusieurs semaines le milieu éducatif et diplomatique au Sénégal. L’American Dara Academy, un établissement privé accueillant des enfants de nationalité américaine, se retrouve au centre d’une enquête judiciaire faisant état de graves allégations de mauvais traitements sur des mineurs. Les faits dénoncés ont conduit à des interpellations, à l’ouverture de procédures pénales et à une mobilisation inhabituelle des autorités judiciaires et diplomatiques.

L’affaire trouve son origine dans une plainte déposée par Patrick Grey, directeur de la sécurité de l’ambassade des États-Unis au Sénégal. Cette démarche officielle fait suite à la fuite d’une jeune pensionnaire américaine de l’annexe de l’établissement, située à Toubab Dialao, sur la Petite-Côte. Selon les premiers éléments de l’enquête, la mineure aurait quitté les lieux dans des circonstances jugées préoccupantes, évoquant des traitements incompatibles avec les normes de protection de l’enfance et les obligations légales encadrant les établissements scolaires et internats.

Alertées par la gravité des accusations, les autorités sénégalaises ont rapidement ouvert une enquête afin de faire toute la lumière sur les conditions de prise en charge des élèves au sein de l’American Dara Academy. Les investigations portent notamment sur des soupçons de violences physiques et psychologiques, de conditions de vie dégradantes et de manquements graves aux règles de sécurité et de bien-être des enfants hébergés dans l’annexe de Toubab Dialao.

Les premières auditions menées par les services compétents ont conduit à l’arrestation de plusieurs personnes impliquées dans la gestion ou l’encadrement des élèves. Celles-ci ont été placées à la disposition de la justice, tandis que les autorités judiciaires poursuivent leurs investigations pour déterminer les responsabilités individuelles et institutionnelles dans cette affaire. Des témoignages recueillis évoquent un climat de peur et de discipline excessive, des éléments qui restent toutefois à confirmer par les résultats définitifs de l’enquête.

Du côté diplomatique, l’ambassade des États-Unis suit le dossier avec une attention particulière, compte tenu de la nationalité des enfants concernés. La plainte déposée par le responsable de la sécurité de l’ambassade témoigne de la sensibilité du dossier et de la volonté des autorités américaines de garantir la protection de leurs ressortissants, en particulier lorsqu’il s’agit de mineurs. Des échanges réguliers seraient en cours entre les autorités sénégalaises et les représentants diplomatiques américains.

Cette affaire relance le débat sur le contrôle des établissements scolaires privés, notamment ceux accueillant des élèves étrangers, ainsi que sur les mécanismes de surveillance des structures d’hébergement pour mineurs. Elle met également en lumière la nécessité d’un encadrement plus rigoureux et de sanctions exemplaires en cas de violation des droits fondamentaux des enfants.

Mairie de Marsassoum : un trafic de nationalité sénégalaise démantelé, quatre personnes arrêtées

Un vaste réseau de fabrication et de délivrance de faux documents d’état civil a été mis au jour à la mairie de Marsassoum, dans la région de Sédhiou. L’affaire, révélée par L’Observateur dans son édition de ce vendredi 23 janvier, met en lumière un système de corruption bien organisé au cœur même du service public, impliquant quatre individus, dont la responsable du centre d’état civil de la commune.

L’enquête a été déclenchée à la suite de l’interpellation, à Dakar, d’une ressortissante bissau-guinéenne identifiée comme N.A. Mendes. Cette dernière tentait d’obtenir une carte nationale d’identité sénégalaise en présentant un extrait de naissance falsifié. Soupçonnant une fraude, la Direction de l’automatisation des fichiers (DAF) a procédé à son arrestation. Rapidement confrontée aux éléments réunis par les enquêteurs, la mise en cause est passée aux aveux, livrant des informations décisives qui ont permis de remonter la piste d’un réseau structuré reliant Dakar, Ziguinchor et Marsassoum.

Les investigations menées par la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants (DNLT) ont ainsi révélé un mode opératoire bien rodé. Chaque faux extrait de naissance était vendu au prix de 30 000 francs CFA à des personnes désireuses d’obtenir indûment la nationalité sénégalaise. Cette somme était ensuite répartie entre les différents acteurs du réseau. Le principal fabricant du document percevait 15 000 francs CFA, tandis que le reliquat était partagé entre plusieurs intermédiaires.

Parmi ces derniers figurent notamment un agent de sécurité de proximité affecté au service des Eaux et Forêts, un comptable matière du lycée de Marsassoum, répondant au nom de M. Sané, ainsi qu’un membre de la famille Mendes, soupçonné d’avoir servi de relais entre les clients et les faussaires. Tous jouaient un rôle précis dans la chaîne, facilitant l’identification des bénéficiaires et l’acheminement des documents frauduleux.

Au centre de ce dispositif illégal se trouve M. Sylla, plus connue sous le nom de Ndioma Sylla, responsable du service de l’état civil de Marsassoum. Selon les aveux recueillis par les enquêteurs, elle exploitait d’anciens registres d’état civil comportant des pages vierges. Ces pages étaient utilisées pour y inscrire de nouvelles identités fictives, donnant ainsi une apparence de parfaite légalité aux extraits de naissance délivrés frauduleusement.

Au cours de l’opération, plusieurs registres d’état civil ont été saisis et placés sous scellés afin de servir de pièces à conviction. Les quatre personnes impliquées ont été placées en garde à vue pour faux et usage de faux, complicité, obtention indue de documents administratifs et association de malfaiteurs.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°656 – 23/01/2026

🔴 RENTRÉE SOLENNELLE DES COURS ET TRIBUNAUX : DIOMAYE INDIQUE LES ORIENTATIONS
🔴 MOBILISATION SPONTANÉE ET MULTIFORME AUTOUR DES LIONS VAINQUEURS DE LA CAN 2025 : ABDOULAYE SYLLA DIT OUI À L’UNITÉ NATIONALE

🔴 MOHAMMED VI AU PEUPLE MAROCAIN : FÉLICITATIONS ET ENGAGEMENT AFRICAIN RÉAFFIRMÉ

Maroc – CAN 2025 : Le Roi Mohammed VI félicite le peuple et réaffirme l’engagement africain du Royaume

À l’issue de la 35ᵉ édition de la Coupe d’Afrique des Nations, qui s’est déroulée au Maroc du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026, Sa Majesté le Roi Mohammed VI a tenu à adresser un message solennel de reconnaissance à l’ensemble de la Nation marocaine. Dans un communiqué diffusé par le Cabinet Royal, le Souverain a salué la mobilisation exceptionnelle de tous les citoyens, dont l’engagement et la participation ont contribué à la réussite pleine et entière de cette compétition sportive majeure.

Le Roi a particulièrement félicité les millions de Marocains, hommes, femmes et enfants, qui ont soutenu leur équipe nationale tout au long du tournoi, dans toutes les villes du Royaume. Cette réussite sportive, qui place aujourd’hui la sélection nationale marocaine au huitième rang mondial, est le fruit d’une politique sportive ambitieuse, appuyée par des infrastructures de haut niveau et par la contribution précieuse des Marocains du Monde, qui ont choisi de porter fièrement le maillot national.

Au-delà de la performance sur le terrain, Sa Majesté le Roi a insisté sur la dimension symbolique de cet événement. Il a rappelé que la CAN 2025 a permis de mesurer le bond qualitatif accompli par le Maroc en matière de développement et de progrès, illustrant un modèle singulier et performant dans lequel le citoyen occupe une place centrale. Cette réussite, selon le Souverain, dépasse le cadre sportif et traduit la capacité du Royaume à combiner excellence organisationnelle, ambition nationale et rayonnement international.

Le communiqué royal a également abordé avec lucidité les incidents survenus lors des dernières minutes de la finale entre le Maroc et le Sénégal. Si ces événements ont entaché par moments l’image de la compétition, le Roi a affirmé que, une fois la passion retombée, la fraternité entre les peuples africains reprendrait naturellement le dessus. Pour Sa Majesté, la réussite marocaine est indissociable de la réussite africaine, et elle constitue un vecteur important de rayonnement pour le continent tout entier.

Face aux critiques et aux tentatives de dénigrement, le Souverain a exprimé sa confiance dans la maturité et le discernement du peuple marocain, convaincu que la rancœur et la discorde ne sauraient altérer les liens historiques et fructueux tissés avec les autres nations africaines. Le Royaume demeure attaché à ses valeurs de solidarité et de fraternité et entend poursuivre son engagement déterminé en faveur de l’unité et de la prospérité du continent africain, à travers le partage de son expertise, de son savoir-faire et de ses expériences en matière de développement.

En conclusion, le Roi Mohammed VI a réaffirmé que la CAN 2025 n’était pas seulement un succès sportif, mais également une démonstration de l’engagement du Maroc pour l’Afrique. Le Royaume se présente comme un acteur central du progrès continental, conjuguant ambition nationale et solidarité interafricaine, et offrant un modèle de réussite où excellence, citoyenneté et rayonnement international vont de pair.

Kahone commence à se forger une image nationale

Grâce à votre parfaite maîtrise des enjeux du développement local et à la considération exemplaire que vous accordez à votre population, la commune de Kahone connaît aujourd’hui une dynamique remarquable. Sous votre gouvernance, les populations kahonoises ont été témoins de nombreuses réalisations et d’inaugurations majeures qui ont profondément amélioré leur cadre de vie.

Parmi ces réalisations figure la route goudronnée reliant Ngokoré, Maka Ndiaye et Kahone, inaugurée il y a un an. À cela s’ajoute la mise en service d’un poste de santé moderne à Kanda Fodé Bayo, doté d’une maternité fonctionnelle. Dans le secteur de l’éducation, plusieurs salles de classe ont été construites à l’école primaire Kahone 1 ainsi qu’à l’école primaire de Kanda Amady Diakho. Une machine photocopieuse a également été offerte à l’école Fass Kahone de Kanda Fodé Bayo. Par ailleurs, les salaires mensuels des gardiens d’écoles sont désormais assurés et versés régulièrement à la fin de chaque mois.

Sur le plan sportif, les subventions ont été portées à 175 000 francs CFA et les primes de la finale de la Coupe du Maire significativement renforcées. C’est également sous votre magistère que les joueurs des équipes finalistes bénéficient désormais de médailles et que des trophées individuels sont attribués, contribuant ainsi à la valorisation du sport local.

En matière d’éclairage public, plusieurs quartiers, notamment Maka Ndiaye, Darou Habibi et Kanda, ont été dotés de lampadaires. Des extensions du réseau d’adduction d’eau ont également été réalisées dans des quartiers tels que Fass Kahone et Kanda, améliorant sensiblement l’accès à l’eau potable.

À ces actions s’ajoutent le projet « Kahone, une commune verte et propre », lancé depuis deux ans, ainsi que la construction d’une place publique dont l’achèvement est imminent. Par ailleurs, le démarrage des travaux de la route de Kanda Fodé Bayo est prévu dans les prochains jours.

Il convient également de souligner les aides sociales accordées chaque année, notamment la distribution de kits scolaires aux orphelins et orphelines de la commune. Vous avez aussi initié une activité très appréciée par la jeunesse, organisée chaque fin d’année avec la population, visant à renforcer la cohésion sociale et à garantir aux enfants leur droit aux loisirs et au divertissement.

À l’état actuel, il est permis d’affirmer, sans hésitation, que Madame le Maire Fatou Séne Diouf est le meilleur maire qu’ait connu la commune de Kahone, au regard de l’ampleur de ses réalisations et de l’amour réciproque qu’elle entretient avec sa population, en particulier sa jeunesse. Son bilan est largement positif et dépasse de loin celui de ses prédécesseurs en matière de réalisations concrètes.

Madame Fatou Séne Diouf incarne une véritable dame de fer. Elle a accédé à la magistrature de la commune de Kahone en janvier 2022 grâce à son engagement, sa détermination, son leadership affirmé et son ouverture d’esprit. Elle est à la fois la première femme maire de la commune de Kahone et la première femme issue de l’opposition à remporter une élection dès sa première participation.

Un grand respect à cette brave dame, et tous nos vœux de réussite pour la poursuite de ses nobles efforts au service de la commune de Kahone.

Abdoulaye Samb

Secrétaire général des jeunes du Mouvement de la Renaissance et de l’Espoir de Kahone (MOURE)

Natif de Kanda Amady Diakho, commune de Kahone

SOLIDARITÉ

2 771 orphelins bénéficient de 1,26 milliard FCFA grâce à la Ligue Islamique Mondiale

La Ligue Islamique Mondiale (LIM) poursuit son engagement en faveur des couches les plus vulnérables au Sénégal, en particulier les enfants orphelins. À travers ses programmes humanitaires, l’organisation apporte un appui multiforme comprenant des allocations financières, des aides scolaires et des distributions de denrées alimentaires, en collaboration avec l’État du Sénégal et d’autres organisations partenaires.

C’est dans ce cadre qu’une enveloppe globale d’un milliard deux cent soixante et onze millions de francs CFA a été distribuée à 2 771 orphelins issus de plusieurs régions du pays.

Revenant sur cette initiative, le Dr Mohamed Saïd Ba a détaillé les différentes actions menées par la Ligue Islamique Mondiale, notamment celles en direction des orphelins et les autres programmes sociaux déployés sur le terrain.

« Avec cette cérémonie, nous lançons officiellement nos activités pour l’année 2026. La Ligue Islamique Mondiale a toujours eu pour vocation de venir en aide aux couches les plus vulnérables. Aujourd’hui, il s’agit d’une cérémonie de distribution de dons spécifiquement destinés aux enfants, en particulier aux orphelins du Sénégal. Plus de 2 700 orphelins sont pris en charge depuis plusieurs années pour une enveloppe de plus d’un milliard de francs CFA, distribuée à Dakar et dans les régions. Cette action s’inscrit parfaitement dans le programme global de la Ligue Islamique Mondiale à travers le monde, qui ne se limite pas seulement à l’assistance sociale, mais touche également des domaines clés comme l’hydraulique, l’enseignement et la formation professionnelle. Le secrétaire général de la Ligue insiste particulièrement sur l’appui aux couches défavorisées. Ce programme, qui démarre au Sénégal, se déroulera sur une semaine avant de s’étendre à d’autres pays de la sous-région », a-t-il expliqué.

Pour sa part, le directeur régional de la LIM au Sénégal, Moudir Abdallah Khalid Otheimin, a souligné les motivations qui fondent le choix de l’organisation en faveur des orphelins.

« L’orphelin est un membre à part entière de la société et mérite une prise en charge totale. Notre vision s’appuie sur un hadith du Prophète Mohammed (PSL), qui promet à ceux qui prennent en charge les orphelins d’être ses voisins au Paradis. Cette seule raison suffit. Mais au-delà, si ces enfants ne sont pas accompagnés, la société risque de voir émerger de larges franges marginalisées. La Ligue Islamique Mondiale mise sur ces orphelins pour bâtir la société de demain. Nous avons l’exemple d’un ancien orphelin pris en charge qui est aujourd’hui médecin. Combien de vies ce médecin va-t-il sauver ? Cela démontre qu’investir dans les orphelins, c’est investir dans l’avenir », a-t-il déclaré.

Présidant la cérémonie au nom de la ministre de la Famille, empêchée, M. Omar Samb, conseiller spécial de Mme Maimouna Dièye, a salué l’initiative qu’il estime en parfaite cohérence avec les missions du ministère.

« Cette action de la Ligue Islamique Mondiale s’inscrit pleinement dans les attributions du ministère de la Famille, qui vise à accompagner et à assister les groupes vulnérables, notamment les familles, les femmes et les enfants en situation de vulnérabilité », a-t-il indiqué.

Il a également souligné que les orphelins constituent une cible prioritaire du ministère et a magnifié le partenariat naissant avec la Ligue Islamique Mondiale, reconnue pour ses nombreuses œuvres sociales dans les domaines de la santé, de l’éducation, de la construction d’infrastructures et de l’assistance aux populations victimes de chocs, notamment lors des inondations liées aux changements climatiques.

M. Samb a enfin invité la représentation nationale de la LIM à soumettre un projet de protocole de convention afin d’élaborer un plan d’action conjoint avec le gouvernement, tout en se réjouissant du ciblage d’orphelins issus de plusieurs régions du Sénégal.

Aly Saleh

Tragédie routière en centre-ville : deux enfants perdent la vie dans une collision entre un tracteur et une moto

Un drame d’une rare violence s’est produit en plein centre-ville, plongeant les riverains dans l’effroi et l’émotion. Un tracteur lourdement chargé de sable est entré en collision avec une moto, provoquant un accident aux conséquences tragiques.

Selon les informations recueillies auprès de sources concordantes, le choc a été d’une extrême brutalité. Deux enfants qui se trouvaient sur la moto ont été mortellement touchés. Le premier, âgé de seulement 4 ans, a perdu la vie sur le coup, avant même l’arrivée des secours. Le second enfant, âgé de 6 ans, grièvement blessé, a été évacué d’urgence vers l’hôpital régional. Malgré les efforts du personnel médical, il a succombé à ses blessures en cours de route.

Le conducteur de la moto, qui n’est autre que le père du plus jeune enfant décédé, a miraculeusement survécu à l’accident. Il s’en est sorti avec quelques égratignures et un état de choc important. Pris en charge par les services de secours, il a reçu les premiers soins avant d’être conduit dans une structure sanitaire pour des examens complémentaires.

Sur les lieux du drame, une foule nombreuse s’est rapidement rassemblée, sous le choc face à l’ampleur de la tragédie. Les forces de l’ordre ont procédé au balisage de la zone afin de faciliter l’intervention des secours et d’éviter tout autre incident.

Le chauffeur du tracteur impliqué dans l’accident a été interpellé par la police et placé à la disposition de la justice. Une enquête a été immédiatement ouverte afin de déterminer les circonstances exactes de la collision, notamment les responsabilités éventuelles, l’état du véhicule et le respect des règles de circulation.

Ce nouveau drame relance avec acuité la question de la sécurité routière en milieu urbain, en particulier la cohabitation souvent dangereuse entre engins lourds et deux-roues, ainsi que la protection des enfants sur les routes. La population locale, encore sous le choc, appelle à des mesures urgentes pour prévenir de tels accidents à l’avenir.

Marche pacifique à Thiès : le G7 hausse le ton et exige le respect des accords signés avec l’État

Les syndicats regroupés au sein du G7 sont descendus dans la rue ce jeudi à Thiès pour une marche pacifique visant à dénoncer le non-respect des accords signés avec l’État. Au moment où ces lignes sont écrites, les manifestants battent le macadam dans les principales artères de la ville, affichant leur détermination à obtenir des réponses concrètes du gouvernement face à des revendications qu’ils jugent légitimes et urgentes.

À travers cette mobilisation, le G7 entend rappeler aux autorités la nécessité de respecter leurs engagements, notamment en ce qui concerne le paiement à temps des salaires des enseignants et des indemnités liées aux examens. Les syndicats exigent également une implication effective du G7 dans les activités du ministère de l’Éducation nationale, dénonçant une mise à l’écart systématique lors de la validation de documents stratégiques et d’autres cadres de concertation.

Les responsables syndicaux pointent du doigt l’important passif social accumulé par l’État, en particulier le retard dans la signature de nombreux décrets issus des accords conclus. Ils fustigent également la persistance de lourdeurs administratives qui entravent l’application effective des décisions prises, ainsi que l’iniquité salariale persistante au détriment du secteur de l’Éducation et de la Formation. À cela s’ajoutent les problèmes récurrents de surimposition sur les rappels de salaires et les indemnités, une situation jugée injuste par les travailleurs.

Dans leur déclaration, les syndicats du G7 exigent du gouvernement la prise en charge immédiate de l’ensemble de ces préoccupations et l’ouverture de négociations sérieuses autour de plusieurs points jugés prioritaires. Ils dénoncent notamment les retards persistants dans le paiement des salaires des enseignants contractuels, constatés ces derniers mois, ainsi que le non-versement ou le retard de paiement des indemnités d’examens, en particulier dans la formation professionnelle et technique. Sont également concernés les professeurs d’Éducation physique et sportive des inspections d’académie de Dakar, Rufisque et Pikine-Guédiawaye, les acteurs de la surveillance du baccalauréat, ainsi que les intervenants extérieurs des Centres régionaux de formation des personnels de l’éducation (CRFPE) pour les années scolaires 2023-2024 et 2024-2025.

Le G7 dénonce par ailleurs son exclusion des activités du ministère de l’Éducation nationale, regrettant de ne pas être associé à la validation des documents stratégiques du NITHE et à d’autres initiatives majeures du secteur. Les syndicats critiquent ce qu’ils qualifient de dilatoire du gouvernement dans l’apurement du passif social et déplorent l’absence de mesures concrètes pour corriger le système de rémunération actuel.

Parmi les autres revendications figurent l’absence de prise en charge de la supervision des examens du CFEE et du BFEM par les inspecteurs, ainsi que les nombreuses difficultés liées à l’organisation des examens du CAP et du CEAP, marquées par des irrégularités, des retards et le non-respect de l’échéance de décembre pour la publication des arrêtés. Le G7 réclame également la révision des nouvelles dispositions du G50, jugées inadaptées, et dénonce la persistance de nombreux cas de surimposition.

Les syndicats attirent aussi l’attention sur l’inexistence de budgets de fonctionnement dans les écoles et établissements, la non-fonctionnalité du comité de suivi des accords, ainsi que le retard dans l’octroi de parcelles viabilisées ou non viabilisées et la délivrance des titres de propriété aux syndicats bénéficiaires. Ils pointent également la non-prise en charge des bourses de formation des élèves-professeurs de l’ENAMC, la nécessité de réviser les statuts du personnel des écoles sénégalaises en Gambie, le non-paiement des indemnités des professeurs exerçant dans les LYNAQE et les difficultés rencontrées par les ayants droit pour l’obtention des prêts DMC auprès des banques.

Dans la foulée, le G7 a vivement dénoncé l’inertie qu’il juge inacceptable dans la mise en œuvre des accords relatifs à l’habitat social, aux cotisations sociales des enseignants contractuels, à la digitalisation des actes et procédures de la fonction publique, au retour des budgets dans le préscolaire et l’élémentaire, ainsi qu’au relèvement des budgets des établissements du moyen secondaire. Les syndicats réclament également le paiement des indemnités des classes spéciales dans les EFA, la réouverture sans délai de l’EFA de Ndindy 2 et l’ouverture de discussions sérieuses sur la réforme des retraites.

Koungheul : les acteurs locaux mobilisés pour une adaptation climatique portée par les territoires

Koungheul – Les acteurs territoriaux du département de Koungheul ont souligné, mercredi, la nécessité d’ancrer l’adaptation aux changements climatiques dans une gouvernance locale structurée, à travers l’élaboration de plans climat à l’échelle départementale.

Cette position a été exprimée lors d’un forum de sensibilisation sur l’adaptation climatique menée au niveau local, organisé par l’association World Action, en partenariat avec Innovation Environnement et Développement en Afrique (IED Afrique). La rencontre visait à renforcer la compréhension des enjeux climatiques et à favoriser l’appropriation des mécanismes de financement décentralisé par les collectivités territoriales.

Présidée par le préfet de Koungheul, Souleymane Ndiaye, la rencontre a réuni les autorités administratives, les services techniques déconcentrés, les élus locaux, ainsi que des représentants d’organisations communautaires et de partenaires au développement. Parmi les participants figuraient notamment le sous-préfet de Lour Escale, Leity Diouf, Ousseynou Seck, chargé de programme à IED Afrique, ainsi que l’adjointe au maire de Fass Thiéckène, Coumba Dieng.

Au cours des échanges, plusieurs intervenants ont mis en évidence les limites actuelles de la planification locale face aux défis climatiques. Talla Mar, secrétaire municipal de la commune d’Ida Mouride, a plaidé pour une approche interdépartementale afin de permettre la mise en œuvre de projets structurants à fort impact. Dans le même esprit, Kouly Diouf Ndao, premier vice-président du Conseil départemental de Koungheul, a insisté sur la nécessité de renforcer la coordination territoriale et l’harmonisation des interventions.

Le président de l’association World Action, Aly Mbaye Dieng, a, pour sa part, mis l’accent sur l’importance des plans climat départementaux, qu’il considère comme des outils stratégiques permettant aux collectivités territoriales d’accéder aux financements climatiques et de renforcer leur autonomie dans la conduite des politiques d’adaptation.

Les participants ont également souligné la vulnérabilité accrue du département de Koungheul, confronté à des sécheresses récurrentes, à la dégradation progressive des terres, à l’irrégularité des précipitations et à l’augmentation des températures. Ces phénomènes affectent directement les systèmes de production agricole, la sécurité alimentaire et les conditions de vie des populations, en particulier celles des femmes et des jeunes, souvent en première ligne face aux impacts climatiques.

Les discussions s’inscrivent dans le cadre du projet « Décentralisation des Fonds Climat pour renforcer la résilience des communautés vulnérables (DEFOCLIM) », mis en œuvre par IED Afrique avec l’appui du Centre de recherches pour le développement international (CRDI). Ce projet vise à promouvoir une gouvernance climatique inclusive et à renforcer les capacités des acteurs locaux à concevoir, financer et mettre en œuvre des actions d’adaptation adaptées aux réalités territoriales.

Dans cette dynamique, l’association World Action a initié un plan de résilience communautaire à travers la mise en place des Alliances pour la Résilience des Communautés (ARC) dans les neuf communes du département, regroupées au sein de la Plateforme des Acteurs pour la Résilience des Communautés (PARC). Cette approche vise à fédérer les initiatives locales et à renforcer l’efficacité des actions climatiques à l’échelle départementale.

La rencontre a également enregistré la participation de la Division régionale de l’Environnement et des Établissements classés de Kaffrine (REEEC), qui a présenté une communication sur les changements climatiques. La GIZ Sénégal a, de son côté, partagé une présentation axée sur les approches territoriales, tandis que le projet PROMOREN, représentant la Direction générale de l’OLAC, a également pris part aux échanges.

Justice et numérique : Jean-Louis Toupane met en garde contre une modernisation déshumanisée

La modernisation numérique de la justice constitue une avancée majeure, mais elle ne saurait se faire au détriment de ses principes fondamentaux. C’est le message fort délivré par le procureur général près la Cour suprême, Jean-Louis Toupane, lors de la cérémonie de la rentrée solennelle des Cours et Tribunaux, tenue ce jeudi 22 janvier 2025. Face à un auditoire composé de magistrats, d’acteurs judiciaires et de responsables institutionnels, le haut magistrat a appelé à une transition technologique mesurée, éthique et profondément humaine.

Reconnaissant les opportunités offertes par le numérique, Jean-Louis Toupane a souligné que des innovations telles que la dématérialisation des procédures, la gestion électronique des dossiers ou encore l’accès rapide à l’information juridique représentent de véritables leviers pour rapprocher la justice du citoyen. Selon lui, ces outils peuvent contribuer à améliorer l’efficacité du service public judiciaire, réduire les délais de traitement des affaires et renforcer la transparence dans le fonctionnement des juridictions.

Toutefois, le procureur général a tenu à introduire une réflexion critique sur les risques inhérents à une numérisation mal maîtrisée. Il a averti que la modernisation, si elle est conduite sans discernement, pourrait engendrer de nouveaux déséquilibres et, paradoxalement, créer des formes inédites d’injustice. « La modernisation ne doit pas créer de nouvelles formes d’injustice », a-t-il insisté, appelant à la vigilance face à une transformation technologique qui pourrait exclure les plus vulnérables.

Pour Jean-Louis Toupane, une justice excessivement numérisée, dépourvue d’un accompagnement humain suffisant, risque d’accentuer les inégalités d’accès au droit. Dans un contexte où tous les citoyens ne disposent pas des mêmes compétences numériques ni des mêmes moyens technologiques, le numérique ne doit en aucun cas devenir une barrière supplémentaire entre le juge et le justiciable. « Le numérique ne doit être ni une distance entre le juge et le justiciable, ni un prétexte pour réduire l’acte de rendre la justice à une simple formalité technique », a-t-il martelé.

Au-delà des enjeux d’accès, le procureur général a placé la question éthique au centre du débat sur la justice numérique. Il a rappelé que la transition technologique pose des défis majeurs qui engagent directement la responsabilité des magistrats et des décideurs publics. La protection rigoureuse des données personnelles, la transparence des algorithmes utilisés, la fiabilité technique des outils déployés et le respect strict des libertés individuelles figurent, selon lui, parmi les exigences incontournables d’une justice modernisée.

Réaffirmant la primauté des valeurs judiciaires, Jean-Louis Toupane a mis en garde contre une logique de performance technologique qui primerait sur l’équité et l’humanité. « La justice ne peut se permettre de sacrifier ses principes fondamentaux sur l’autel de la performance technologique », a-t-il rappelé avec fermeté, soulignant que la technologie doit rester un outil au service de la justice, et non l’inverse.

Dans un monde en mutation rapide, le procureur général a réaffirmé le rôle central du juge comme garant de la cohésion sociale et de l’État de droit. Pour réussir ce tournant numérique, il a préconisé une approche équilibrée et progressive, fondée sur la formation continue des acteurs judiciaires, l’accompagnement pédagogique des citoyens et, surtout, le maintien d’un lien humain fort au cœur de l’institution judiciaire.

Enfin, Jean-Louis Toupane a insisté sur le caractère inclusif que doit revêtir toute réforme de la justice. Selon lui, l’efficacité d’une modernisation ne se mesure pas uniquement à la rapidité ou à la sophistication des outils, mais à sa capacité à renforcer la confiance du citoyen dans l’institution judiciaire. Une transition réussie est celle qui garantit l’égalité de tous devant la loi, qu’elle soit rendue dans un cadre physique ou digital, sans laisser personne au bord du chemin.

Rentrée solennelle des Cours et Tribunaux : Bassirou Diomaye Faye engage la justice sénégalaise sur la voie du numérique, de l’éthique et de la souveraineté

La justice sénégalaise amorce un tournant décisif. Ce jeudi 22 janvier 2026, à l’occasion de la rentrée solennelle des Cours et Tribunaux, le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a livré un discours de fond qui fixe les grandes orientations de l’institution judiciaire face aux mutations profondes de la société contemporaine. Placée sous le thème « Le juge face aux défis du numérique », cette cérémonie a été l’occasion pour le Chef de l’État de tracer une vision ambitieuse, articulée autour de la modernisation technologique, de la préservation des valeurs éthiques et du renforcement de la souveraineté judiciaire.

D’emblée, Bassirou Diomaye Faye a souligné que la justice ne peut plus rester en marge de l’évolution numérique qui transforme l’administration, l’économie et les rapports sociaux. Pour lui, les attentes des citoyens sont claires : une justice plus rapide, plus accessible, plus transparente et mieux adaptée aux réalités du temps. La dématérialisation des procédures judiciaires, la gestion électronique des dossiers et l’archivage numérique s’imposent désormais comme des nécessités structurelles, et non comme de simples innovations accessoires. Le Président a insisté sur le fait que le numérique constitue un levier essentiel pour réduire les délais de traitement des affaires, améliorer la traçabilité des procédures et renforcer la confiance du public dans l’institution judiciaire.

Cependant, le Chef de l’État a tenu à poser des garde-fous clairs. Si la technologie peut être un puissant outil d’accompagnement, elle ne doit jamais prendre le pas sur l’essence même de l’acte de juger. Bassirou Diomaye Faye a rappelé avec fermeté que la justice repose avant tout sur le discernement humain, la conscience morale et l’impartialité du magistrat. L’intelligence artificielle, aussi performante soit-elle, ne saurait se substituer à la responsabilité du juge. Elle doit rester un instrument d’aide à la décision, jamais un décideur. Le Président a ainsi mis en garde contre toute automatisation excessive qui risquerait de fragiliser l’égalité des justiciables devant la loi et de déshumaniser la justice.

Dans un contexte mondial marqué par la montée en puissance de la cybercriminalité, la question de la sécurité des données judiciaires a occupé une place centrale dans le discours présidentiel. Le passage du support papier au numérique expose la justice à de nouveaux risques, notamment la manipulation des preuves, le piratage des systèmes et les atteintes à la confidentialité des délibérations. Pour y faire face, Bassirou Diomaye Faye a appelé à la mise en place de mécanismes robustes de sécurisation, tels que la signature électronique et l’horodatage, afin de garantir l’authenticité, l’intégrité et l’inviolabilité des pièces judiciaires.

Au-delà de la sécurité technique, le Président a insisté sur un enjeu stratégique majeur : la souveraineté numérique de la justice sénégalaise. Il a plaidé pour la création d’infrastructures nationales de stockage sécurisé, un véritable « cloud judiciaire » sénégalais, destiné à protéger les données sensibles contre toute ingérence extérieure ou dépendance technologique excessive. Pour le Chef de l’État, la souveraineté judiciaire ne se limite plus à l’indépendance institutionnelle ; elle passe désormais aussi par la maîtrise des outils numériques et des données.

La modernisation de la justice ne saurait toutefois être complète sans un investissement massif dans le capital humain. Bassirou Diomaye Faye a souligné l’importance cruciale de la formation continue des magistrats et de l’ensemble des acteurs de la chaîne judiciaire. Le juge d’aujourd’hui doit être capable de comprendre et de traiter des infractions de plus en plus complexes, liées notamment à la cybercriminalité, à la fraude bancaire, à l’usurpation d’identité ou encore au cyberharcèlement. Face à l’intelligence artificielle, les magistrats sont appelés à développer une véritable vigilance critique, afin d’en exploiter les avantages sans en subir les dérives.

Le Chef de l’État a également réaffirmé l’engagement du gouvernement à doter les juridictions d’équipements modernes et adaptés, afin de permettre aux magistrats d’exercer leur mission dans de meilleures conditions. L’objectif est clair : mettre fin aux lenteurs excessives, améliorer l’efficacité du service public de la justice et répondre plus rapidement aux attentes des citoyens.

En conclusion, Bassirou Diomaye Faye a présenté cette transformation comme une exigence à la fois morale, institutionnelle et démocratique. La modernisation numérique de la justice doit contribuer à renforcer la transparence, l’accessibilité et la crédibilité de l’institution, tout en consolidant le lien de confiance entre la justice et les citoyens. Le Président a ainsi appelé à bâtir une justice « au nom du peuple et pour le peuple », ancrée dans ses valeurs fondamentales, mais pleinement engagée dans son époque, où la technologie sert l’éthique et où le progrès renforce l’État de droit.

Affaire AEE Power : une décision judiciaire, 37 milliards en question et une bataille de récits au sommet de l’État

Le dossier AEE Power refait surface sur la scène publique, ravivant une controverse aux implications politiques, judiciaires et financières majeures. Au cœur de cette affaire figure un vaste marché public d’électrification rurale d’un montant global estimé à 91,8 milliards de FCFA, dont 37 milliards de FCFA ont déjà été décaissés à titre d’avance de démarrage. Selon L’Observateur, cette affaire met aujourd’hui aux prises l’Agence sénégalaise de l’électrification rurale (Aser), des responsables politiques et des acteurs de la société civile, dans un climat marqué par une véritable guerre de communiqués et d’interprétations opposées d’une même décision judiciaire.

Le Directeur général de l’Aser, Jean-Michel Sène, a récemment revendiqué ce qu’il présente comme une victoire judiciaire décisive. Dans une publication sur sa page Facebook, il affirme que la décision rendue par la Cour suprême mettrait un terme définitif à quinze mois de controverses, de batailles judiciaires et de campagnes de désinformation autour du projet AEE Power. Pour le patron de l’Aser, cette décision consacre la justesse de la position de son institution et ouvre ce qu’il qualifie de « temps de la vérité ».

Toujours selon L’Observateur, Jean-Michel Sène promet d’aller plus loin lors d’une conférence de presse annoncée, au cours de laquelle il entend dévoiler, dans le détail, les faits, les responsabilités et le modus operandi qui auraient entouré ce marché public. Il évoque même des tentatives d’enrichissement illicite « sur le dos des Sénégalais », qu’il présente comme des pratiques récurrentes dans certains projets publics. À l’en croire, l’Aser aurait mené une bataille judiciaire de longue haleine pour préserver l’intérêt général et défendre la régularité du processus d’attribution du marché.

Cependant, cette lecture triomphaliste est vivement contestée sur le plan politique. Aliou Diouf, responsable du parti La République des valeurs de Thierno Alassane Sall, a rapidement réagi pour démonter, point par point, la version avancée par le Directeur général de l’Aser. Dans une sortie au ton particulièrement incisif, il accuse Jean-Michel Sène de manipulation de l’opinion publique et de diversion.

Selon Aliou Diouf, la suspension du marché décidée par l’Autorité de régulation de la commande publique (Arcop) en octobre 2024 n’est plus d’actualité depuis plusieurs mois. Il rappelle qu’une ordonnance rendue le 21 février 2025 aurait déjà levé cette suspension, à la suite de l’introduction d’un « élément nouveau » par l’Aser elle-même. Dès lors, s’interroge-t-il, l’annonce d’une nouvelle levée de suspension serait dénuée de toute pertinence juridique et relèverait davantage de la communication politique que de l’information factuelle.

Pour le responsable de La République des valeurs, le véritable débat ne se situe pas sur le terrain procédural, mais bien sur le plan financier. « Le débat, ce n’est pas la suspension ou non du marché, c’est les 37 milliards », martèle-t-il. Il affirme qu’en dépit du décaissement de cette somme colossale, le programme d’électrification rurale n’en serait qu’à une phase expérimentale, couvrant à peine une quarantaine de villages après près de dix-neuf mois d’exécution. Une situation qu’il juge alarmante et difficilement justifiable au regard des ambitions initiales du projet.

Plus préoccupant encore, Aliou Diouf évoque la suspension des décaissements par la banque Santander, principal bailleur du projet, qui exigerait des clarifications sur l’utilisation des fonds déjà engagés. Cette dimension financière et opérationnelle, estime-t-il, est volontairement passée sous silence dans la communication de l’Aser, au profit d’annonces spectaculaires autour d’une décision judiciaire dont la portée réelle serait, selon lui, largement exagérée.

Au centre de cette controverse demeure la décision n°107-2024/ARCOP/DEF du 2 octobre 2024, par laquelle l’Arcop avait ordonné la suspension du marché à la suite d’un recours contestant la procédure d’attribution. C’est précisément l’interprétation et les conséquences de cette décision qui cristallisent aujourd’hui les divergences entre les différentes parties.

Pour les responsables de l’Aser, la page judiciaire serait définitivement tournée, ouvrant la voie à la poursuite sereine du projet. Pour leurs détracteurs, en revanche, les zones d’ombre persistent, notamment en ce qui concerne la gestion des 37 milliards de FCFA déjà décaissés et l’état réel d’avancement du programme d’électrification rurale. Une affaire qui, manifestement, est loin d’avoir livré tous ses secrets.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°655 – 22/01/2026

🔴 UNIVERSITÉ VIRTUELLE DU SÉNÉGAL ( PROMOTION 10) ET ÉCOLES ÉLÉMENTAIRES : L’EXASPÉRATION AU 3ᵉ DEGRÉ
🔴 ARRESTATION DE SUPPORTERS SÉNÉGALAIS AU MAROC : HORIZONS SANS FRONTIÈRES MONTE AU CRÉNEAU

🔴 ÉQUIPE-TYPE CAF : QUATRE LIONS SACRÉS, MANÉ AU SOMMET

Bassirou Diomaye Faye reçoit la nouvelle cheffe de mission du FMI : vers un nouveau programme de coopération avec le Sénégal

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a reçu en audience, ce mercredi 21 janvier 2026, au Palais de la République, la nouvelle cheffe de mission du Fonds monétaire international (FMI) pour le Sénégal, Mme Mercedes Vera Martin. Cette rencontre de haut niveau s’inscrit dans le cadre du dialogue permanent entre les autorités sénégalaises et l’institution financière internationale, alors que les deux parties œuvrent à la mise en place d’un nouveau programme de coopération.

Au cours de l’audience, Mme Mercedes Vera Martin a salué la qualité des échanges en cours et a mis en exergue les progrès significatifs réalisés dans les discussions techniques et stratégiques. Elle a souligné l’engagement des autorités sénégalaises à poursuivre les réformes économiques et financières, dans un contexte marqué par des défis structurels, mais aussi par de fortes ambitions en matière de souveraineté économique, de croissance inclusive et de justice sociale.

Les discussions ont porté sur les grandes orientations du futur programme, notamment la consolidation des finances publiques, le renforcement de la gouvernance économique, la soutenabilité de la dette et l’amélioration du climat des affaires. La cheffe de mission du FMI a insisté sur l’importance de préserver la stabilité macroéconomique tout en soutenant les politiques sociales et les investissements structurants, indispensables au développement durable du pays.

De son côté, le Président Bassirou Diomaye Faye a réaffirmé la volonté du Sénégal de bâtir un partenariat équilibré et transparent avec le FMI, fondé sur le respect des priorités nationales et des aspirations des populations. Il a rappelé que les réformes engagées par son gouvernement visent avant tout à renforcer la résilience de l’économie sénégalaise, à lutter contre les inégalités et à promouvoir une croissance portée par les secteurs productifs.

Diarrère : des partenariats internationaux au service du développement rural

La commune de Diarrère, dans la région de Fatick, a accueilli samedi dernier une journée dédiée à l’entrepreneuriat rural, illustrant une dynamique nouvelle portée par la coopération entre acteurs locaux et partenaires internationaux. Initiée par Mbacké Ndiaye, directeur général de MBND AGRO SARL, cette rencontre a mis en lumière le rôle stratégique de l’investissement privé dans la transformation économique des territoires ruraux.

Au cœur de l’événement, l’inauguration de plusieurs infrastructures économiques — une boulangerie, une ferme agricole et une boutique de miellerie — marque une avancée significative pour l’économie locale. Évalué à 50 millions de francs CFA, ce projet a pu voir le jour grâce à l’appui financier de partenaires français, témoignant de l’importance de la coopération décentralisée dans le soutien à l’entrepreneuriat sénégalais.

Spécialisée dans l’agriculture moderne, l’élevage, la pisciculture et l’apiculture, MBND AGRO SARL ambitionne de structurer des chaînes de valeur durables en milieu rural, en créant des opportunités d’emplois et en contribuant au renforcement de la sécurité alimentaire locale.

La journée a également servi de cadre d’échanges entre entrepreneurs, institutions financières et autorités locales, avec la présence remarquée de la Banque agricole, de Jean-Marie Ndiaye, premier adjoint au maire de Diarrère, ainsi que de Monique Ndour, coordinatrice de l’ARC pour la région de Fatick. Des acteurs de la société civile et du secteur privé, à l’image de Madame Laurence Isabelle Boutville, pharmacienne à la retraite basée à Paris, et de Boubacar Barry, point focal de l’Union des apiculteurs du Sénégal, ont salué l’approche inclusive du projet.

Dans une perspective de consolidation, Mbacké Ndiaye a annoncé de nouvelles orientations axées sur la valorisation des produits locaux et l’autonomisation économique des femmes, à travers la mise en place prochaine d’une unité de transformation. Cette initiative vise à renforcer la compétitivité des productions locales tout en améliorant durablement les revenus des ménages.

À Diarrère, cette journée de l’entrepreneuriat s’impose ainsi comme un modèle de synergie entre initiatives privées, accompagnement institutionnel et partenariats internationaux, au service d’un développement rural plus structuré et résilient.

Kaolack : des troubles à l’ordre public autour des structures sanitaires perturbent le repos des patients

À Kaolack, la quiétude qui devrait prévaloir autour des structures sanitaires est de plus en plus compromise. Aux abords de certains centres de santé et hôpitaux de la ville, notamment le poste de santé de Sam, non loin de Médina Baye, des groupes de jeunes délinquants se livrent régulièrement à des actes de trouble à l’ordre public. Une situation qui plonge patients, accompagnants et personnels de santé dans une atmosphère d’insécurité et d’angoisse.

Bruits excessifs, altercations verbales, consommation de substances illicites, musique à haut volume, parfois même des bagarres nocturnes : ces comportements inadaptés sont devenus monnaie courante dans l’environnement immédiat de certaines structures sanitaires. Une situation particulièrement préoccupante dans des lieux censés être des espaces de repos, de recueillement et de soins.

Le sommeil des patients gravement perturbé

Pour de nombreux patients hospitalisés, le repos constitue une composante essentielle du processus de guérison. Or, ces nuisances sonores répétées, surtout durant la nuit, affectent sérieusement leur sommeil et aggravent parfois leur état de santé.

« Il est très difficile de dormir. Les cris et la musique continuent jusqu’à tard dans la nuit », confie un patient sous couvert d’anonymat. Des accompagnants évoquent également un climat de peur qui dissuade certains d’entre eux de rester aux côtés de leurs proches après une certaine heure.

L’indignation des citoyens

Cette situation suscite une vive indignation au sein de la population kaolackoise. De nombreux citoyens dénoncent un manque de surveillance et appellent les autorités compétentes à prendre des mesures urgentes. Pour eux, l’environnement des structures sanitaires doit être strictement protégé afin de garantir la sécurité, la dignité et le bien-être des malades.

« Il est inconcevable que des lieux de soins soient transformés en espaces de désordre et de délinquance », s’indigne El Hadji Abdoulaye Diouf. Plusieurs voix réclament le renforcement des patrouilles de sécurité, un éclairage public adéquat et l’application rigoureuse de sanctions contre les fauteurs de troubles.

Un appel à l’action des autorités

Face à cette situation alarmante, les citoyens interpellent les autorités administratives, municipales et sécuritaires afin qu’elles prennent leurs responsabilités. Le rétablissement de l’ordre autour des structures sanitaires apparaît aujourd’hui comme une urgence à la fois sociale et sanitaire.

Car au-delà du simple trouble à l’ordre public, c’est le droit fondamental des patients à se reposer et à recevoir des soins dans un environnement serein qui est en jeu.

Réorganisation de l’appareil administratif : Bassirou Diomaye Faye procède à de nouvelles nominations stratégiques

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, poursuit la dynamique de restructuration et de modernisation de l’appareil administratif de l’État à travers une série de nominations opérées dans plusieurs secteurs clés. Ces décisions s’inscrivent dans la volonté affichée du chef de l’État de renforcer l’efficacité de l’action publique, d’optimiser le fonctionnement des directions nationales et d’insuffler une nouvelle impulsion dans la mise en œuvre des politiques publiques, conformément à sa vision de gouvernance axée sur la performance et la redevabilité.

Au niveau du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, le Président de la République a nommé Madame Fatou Moctar Fall au poste de Directrice du Partenariat et des Organisations non gouvernementales (DPONG). Administrateur civil de carrière, elle occupait jusqu’ici les fonctions de Conseillère technique au sein du même département ministériel. Par cette nomination, le chef de l’État mise sur un profil expérimenté et rompu aux mécanismes de coordination institutionnelle et de collaboration avec les acteurs non étatiques. Madame Fatou Moctar Fall succède à Monsieur Amadou Bèye Ndiaye, appelé à d’autres fonctions par décision présidentielle.

Dans le secteur stratégique de l’Économie et du Plan, Bassirou Diomaye Faye a procédé à un important réaménagement au sein de la Direction générale de la Coopération. Monsieur Papa Baïdy Sy, spécialiste reconnu en évaluation, a été nommé Directeur du Suivi et de l’Évaluation des Performances des Projets et Programmes. Il remplace à ce poste Monsieur Amadou Bao. Dans le même mouvement, ce dernier, Docteur en économie, a été promu Directeur de la Coopération économique et financière, en remplacement de Monsieur Mamour Ousmane Ba, admis à faire valoir ses droits à la retraite. Ce jeu de chaises musicales traduit la volonté présidentielle de renforcer la cohérence et l’efficacité dans le pilotage des projets et programmes de développement, ainsi que dans la mobilisation et la gestion des partenariats économiques et financiers.

Au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, le Président de la République a également procédé à la nomination de deux Inspecteurs techniques afin de combler des postes restés vacants. Il s’agit de Monsieur Ngouye Faye, Professeur d’enseignement secondaire, et de Monsieur Coumba Ndoffène Diouf, Planificateur. Ces nominations s’inscrivent dans le cadre du renforcement du dispositif d’inspection et de contrôle, un levier essentiel pour améliorer la qualité de la gouvernance et la performance du système d’enseignement supérieur et de recherche.

S’agissant du secteur des infrastructures et des bâtiments publics, Bassirou Diomaye Faye a nommé Monsieur Ansou Souba Badji, Commissaire aux enquêtes économiques, au poste de Secrétaire général de l’Agence de Construction des Bâtiments et Édifices publics (ACBEP). Il succède à Monsieur Moustapha Kamal Thiam, admis à la retraite. Dans la même logique de renouvellement, le chef de l’État a porté son choix sur Monsieur Cheikh Oumar Ndiaye, Administrateur civil, pour assurer les fonctions de Secrétaire général du Laboratoire national de Référence dans le domaine du Bâtiment et des Travaux publics, en remplacement de Monsieur Guéladio Abdoul Sow.

Enfin, dans le domaine de la Culture et du Tourisme, le Président de la République a procédé à la nomination de Monsieur Oumar Ba, Urbaniste, au poste de Directeur des Investissements et des Aménagements touristiques (DIAT), une fonction jusque-là vacante. Cette nomination intervient dans un contexte où le développement du tourisme et la valorisation du patrimoine culturel constituent des axes majeurs de la stratégie gouvernementale de diversification économique et de promotion de l’attractivité du Sénégal.

Diourbel : drame au village de Keur Ngalgou

Un drame s’est produit dans le paisible village de Keur Ngalgou, situé dans la commune de Taïba Moutoupha, département de Diourbel.

Un professeur d’histoire et de géographie en service au lycée du village s’est donné la mort en se jetant dans un puits, ce mercredi, après avoir assuré ses cours jusqu’à midi.

Selon des témoignages recueillis sur place, l’enseignant, identifié par les initiales M.A.G., ne présentait aucun comportement suspect lors de son arrivée au lycée dans la matinée. Après les cours, il se serait rendu près d’un puits où il aurait d’abord jeté ses effets personnels avant de s’y précipiter.

Alertés, les secours se sont rapidement rendus sur les lieux, mais n’ont malheureusement pas pu sauver le professeur, qui a été extrait du puits sans vie.

Une enquête a été ouverte afin d’élucider les circonstances exactes de ce drame, qui a plongé la communauté éducative ainsi que les habitants du village dans une profonde consternation.

Affaire à suivre.

Ziguinchor : importantes saisies de drogues, faux médicaments et billets noirs incinérées par les Douanes et les forces de défense et de sécurité

Ziguinchor a été, ce mardi 21 janvier 2025, le théâtre d’une démonstration de fermeté de l’État face à la criminalité transnationale organisée. À l’occasion de la Journée internationale de la Douane, la direction régionale des Douanes du Sud a procédé à l’incinération d’importantes quantités de produits prohibés issus des saisies réalisées au cours de l’année 2025, en présence des autorités administratives, sécuritaires et locales.

Cette opération symbolique, mais hautement significative, s’inscrit dans une dynamique de lutte renforcée contre les trafics illicites dans la zone Sud, longtemps exposée aux réseaux criminels en raison de sa position géographique. Selon le colonel Cheikh Diouf, directeur régional des Douanes du Sud, les produits détruits comprennent près de cinq tonnes de chanvre indien, estimées à environ 500 millions de francs CFA, plus de cinq milliards de francs CFA en billets noirs, ainsi que des faux médicaments d’une valeur de neuf millions de francs CFA.

Pour le responsable douanier, ces résultats sont le fruit d’une vigilance constante et d’une coopération étroite entre les différentes forces de défense et de sécurité. Il a tenu à souligner la synergie d’action entre la Douane, la Gendarmerie, la Police, l’Armée ainsi que les services des Eaux et Forêts, estimant que cette coordination demeure la clé de l’efficacité dans la lutte contre les trafics illicites.

Au-delà des produits incinérés, le colonel Cheikh Diouf a révélé une saisie majeure de 386,5 kilogrammes de cocaïne, évaluée à près de 30,8 milliards de francs CFA. Cette cargaison, actuellement placée sous scellés au niveau du parquet financier, fait l’objet de procédures judiciaires en cours. Une saisie qui illustre, selon lui, l’ampleur et la dangerosité des réseaux criminels opérant dans la sous-région.

Reconnaissant que le phénomène de la drogue demeure une réalité préoccupante dans la zone Sud, le directeur régional des Douanes a assuré que les forces de défense et de sécurité restent pleinement mobilisées pour y faire face. Il a annoncé un renforcement de la surveillance aux frontières, l’intensification des contrôles et la mise en place de nouvelles stratégies de riposte afin de protéger la santé publique et la quiétude des populations.

Dans son adresse, le colonel Cheikh Diouf a également lancé un appel aux populations locales, les invitant à collaborer étroitement avec les forces de sécurité. Il a rappelé que la lutte contre l’économie criminelle ne peut être efficace sans l’implication citoyenne, soulignant que l’action de l’administration douanière est exclusivement orientée vers l’intérêt des populations.

Représentant le gouverneur de Ziguinchor, Alseyni Bangoura, adjoint chargé du développement, a salué l’engagement exemplaire des Douanes et des forces de défense et de sécurité. Il a inscrit cette cérémonie dans le thème de la Journée internationale des Douanes, axé sur la protection de la société par la vigilance et l’engagement. Selon lui, les résultats obtenus témoignent de l’efficacité de la collaboration entre la Zone militaire n°5, la légion de gendarmerie, le commissariat central et l’inspection régionale des Eaux et Forêts.

Pour l’autorité administrative, cet acte fort envoie un message clair : Ziguinchor ne saurait être un refuge pour l’économie criminelle. Il a ainsi appelé les chefs de villages, délégués de quartiers et notables à jouer pleinement leur rôle de sentinelles citoyennes, afin de prévenir et de signaler toute activité suspecte.

La célébration de la Journée internationale de la Douane a également été marquée par une dimension sociale et éducative. Dans la matinée, la direction régionale des Douanes du Sud a procédé à un don de matériel didactique et informatique au Lycée Peyrissac. Des ordinateurs, des imprimantes et des rames de papier ont été remis à l’établissement pour améliorer les conditions de travail du personnel administratif et enseignant.

Pour le colonel Cheikh Diouf, ce geste traduit la volonté de l’administration des Douanes de placer l’éducation au cœur de son action. Une séance d’échanges a ainsi permis de sensibiliser les élèves sur les missions de la Douane, notamment la lutte contre la fraude et la contrebande, la mobilisation des ressources fiscales et leur contribution au financement du budget de l’État. Très attentifs, les élèves ont saisi l’occasion pour poser de nombreuses questions, en particulier sur les concours d’accès à la Douane.

La proviseure du lycée, Djitome Lydie Joséphine Bassène, a salué cette initiative qu’elle a qualifiée d’acte patriotique. Elle a estimé que l’information et la sensibilisation des jeunes constituent un levier essentiel pour former des citoyens responsables, conscients des enjeux sécuritaires et économiques du pays.

À travers cette cérémonie d’incinération et les actions sociales menées en parallèle, les Douanes et les forces de défense et de sécurité réaffirment leur détermination à lutter sans relâche contre la criminalité transnationale organisée, tout en inscrivant leur action dans une logique de protection des populations et de développement humain durable.

Alexis SAGNA

CAN 2025 : Dakar et Rabat privilégient l’apaisement et réaffirment leur partenariat stratégique

Au lendemain d’une finale de Coupe d’Afrique des Nations particulièrement intense, marquée par une forte charge émotionnelle et des tensions perceptibles dans l’espace public, le Sénégal et le Maroc ont opté pour la voie de la sagesse diplomatique. Les deux pays ont rapidement engagé un dialogue de haut niveau afin d’éviter que les passions sportives ne débordent sur le terrain politique et diplomatique.

Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a révélé s’être longuement entretenu par téléphone avec son homologue marocain, Aziz Akhannouch. Cet échange, conduit sous les hautes directives de Sa Majesté le Roi Mohammed VI et du Président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, s’inscrit dans une dynamique claire d’apaisement, de sérénité et de détente. L’objectif affiché est de consolider les liens historiques et fraternels qui unissent Dakar et Rabat, en dépit des crispations nées du contexte sportif.

Au cœur des discussions figure la gestion immédiate des tensions observées à la suite de la rencontre finale. Le gouvernement sénégalais a indiqué suivre de très près, en étroite collaboration avec les autorités marocaines et les services diplomatiques compétents, la situation de certains supporters sénégalais interpellés à Rabat. Une attention particulière est également portée à la sécurité et au bien-être de la communauté sénégalaise résidant au Maroc, dans un souci de protection des personnes et de respect des droits des ressortissants.

Face à la propagation rapide de contenus sensibles sur les réseaux sociaux, Ousmane Sonko a lancé un appel appuyé à la vigilance et à la responsabilité. Le chef du gouvernement sénégalais a mis en garde contre les flux de communications numériques largement dominés, selon lui, par la désinformation, les images sorties de leur contexte et les rumeurs infondées. Il a exhorté les citoyens sénégalais et marocains à dépassionner cet épisode et à le cantonner strictement au registre sportif, afin d’éviter toute instrumentalisation susceptible de fragiliser des relations bilatérales solides et anciennes.

Dans cette optique, les deux Premiers ministres ont rappelé que les défis communs auxquels font face le Sénégal et le Maroc, qu’ils soient économiques, sécuritaires ou géopolitiques, sont autrement plus importants que les aléas d’une compétition sportive, aussi prestigieuse soit-elle. Le football, ont-ils souligné, doit rester un facteur de rapprochement entre les peuples et non un motif de division.

Illustration concrète de cette volonté politique de dépassement, Dakar et Rabat ont confirmé la tenue, du 26 au 28 janvier prochains à Rabat, de la 15ᵉ session de la Grande Commission mixte sénégalo-marocaine. Cet événement revêt une importance particulière, puisqu’il s’agira de la première session de ce cadre de coopération depuis 2013. Sa programmation, arrêtée dès la fin du mois de décembre 2025, témoigne d’une détermination partagée à relancer et approfondir le partenariat stratégique entre les deux pays.

LE COMMUNIQUÉ DU CONSEIL DES MINISTRES DU MERCREDI 21 JANVIER 2026.

Le Conseil des Ministres s’est tenu le mercredi 21 janvier 2026, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE, Président de la République.

AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

Le Chef de l’Etat a fait une communication portant sur les points suivants :

Célébration de la 146ème édition de l’Appel de Seydina Limamou Lahi

Monsieur le Président de la République a introduit sa communication en félicitant le Khalife général des Layènes, Mouhamadou Lamine LAYE et l’ensemble de la communauté Layène, pour le bon déroulement et le succès de la 146ème édition de la commémoration de l’Appel de Seydina Limamou Lahi, tenue les 19 et 20 janvier 2026.

Victoire du Sénégal à la CAN 2025 et hommage aux Lions

Le Président de la République souligne le sacre du Sénégal, le 18 janvier 2026, comme champion d’Afrique de Football, pour la deuxième fois, à l’issue de la 35ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025, tenue au Maroc. A travers cette performance sportive, les Lions ont hissé le Sénégal au sommet du football continental. Il a réitéré ses félicitations au sélectionneur national et aux joueurs pour leurs engagement, combativité et patriotisme.

Après avoir félicité le président et les membres de la Fédération sénégalaise de Football et l’encadrement administratif et technique, le Président de la République adresse également ses félicitations au Premier Ministre et à l’ensemble du Gouvernement, en particulier au Ministre de la Jeunesse et des Sports, pour l’accompagnement efficace et les conditions favorables de préparation accordées à l’équipe nationale.

Le Chef de l’Etat demande de maintenir la dynamique des performances, d’améliorer les conditions d’encadrement, de préparation et de participation des équipes nationales aux compétitions internationales et d’évaluer la participation du Sénégal à la CAN 2025 ainsi que le championnat national de football. Le Président de la République demande, enfin, le déploiement du plan de préparation des Lions pour la Coupe du Monde 2026.

Protection des artistes et valorisation du statut de l’artiste et des professionnels de la culture

Partant du rôle majeur que jouent les artistes et professionnels de la culture dans la vie nationale, le Président de la République instruit la poursuite des efforts consentis en vue d’améliorer la sécurité sociale, la protection professionnelle et les conditions de travail et d’exercice des artistes. Le Chef de l’Etat engage le Gouvernement à veiller au respect scrupuleux des droits d’auteur et droits voisins, avec l’application effective du système de rémunération pour copie privée et ainsi qu’à l’amélioration soutenue du Statut de l’Artiste et des Professionnels de la Culture. Rappelant que la culture demeure une dimension essentielle de l’Agenda national de Transformation, Sénégal 2050, le Chef de l’Etat instruit le Ministre chargé de la Culture et le Secrétaire d’Etat chargé de la Culture, des Industries créatives et du Patrimoine historique de :

– renforcer la qualité des formations à l’Ecole nationale des Arts et Métiers de la Culture ;

– moderniser les infrastructures culturelles et asseoir la décentralisation de l’action culturelle pour plus d’inclusion ;

– veiller à la réalisation d’un agenda culturel national.

Le Président de la République a clos ce chapitre sur l’importance de la tenue des Etats généraux de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, durant le premier semestre de l’année 2026.

Renforcement de la prévention et de la lutte contre l’insécurité routière

Le Président de la République indique que la modernisation des plans de circulation, le renouvellement des parcs des véhicules de transport et la sécurité routière doivent rester des priorités du Gouvernement. Déplorant la recrudescence des accidents mortels de la route, impliquant généralement des véhicules de transport et des gros porteurs, il demande la mise en œuvre urgente de mesures préventives supplémentaires d’amélioration de la sécurité routière. Ainsi, il prescrit de renforcer la formation des chauffeurs ainsi que les contrôles techniques et de veiller au respect de la réglementation limitant effectivement la vitesse de circulation des véhicules de transport urbain et interurbain. Dans ce sillage, il invite le Premier Ministre à tenir prochainement une réunion d’évaluation de la mise en œuvre des recommandations des Etats généraux des transports.

Agenda du Président de la République

Le Chef de l’Etat a informé le Conseil avoir effectué les 12 et 13 janvier 2026 une visite d’amitié et de travail au Koweït et pris part, le 14 janvier 2026, au Sommet sur la Durabilité à Abu Dhabi. Il est également revenu sur sa participation, le 17 janvier 2026, à la cérémonie d’investiture du Président de la République de Guinée, Son Excellence Monsieur Mamadi DOUMBOUYA, avant d’annoncer qu’il présidera, le 22 janvier 2026, la rentrée solennelle des Cours et Tribunaux et, le 26 janvier 2026, la cérémonie d’ouverture de la réunion préparatoire de haut niveau de la Conférence des Nations Unies sur l’Eau.

AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PREMIER MINISTRE

Monsieur le Premier Ministre a axé sa communication sur les points suivants :

Victoire des Lions à la CAN

Le Premier Ministre a adressé des félicitations, à la suite de la victoire des Lions de la Teranga, au Président de la Fédération sénégalaise de Football, à ses collaborateurs, à l’Entraineur et à tout le staff de l’Equipe nationale et réservé une mention spéciale au Ministre de la Jeunesse et des Sports. Tirant les enseignements de cette compétition, le Premier Ministre fait retenir les leçons de patriotisme, de cohésion sociale, de méthode, rigueur et constance dans le travail, de résilience et de persévérance face aux épreuves.

Plan spécial d’Investissement et de Financement 2026-2028 Le Premier Ministre a présenté le Plan spécial d’Investissement et de Financement 2026-2028, destiné à transformer durablement le tissu productif national. 

Dans ce cadre, le financement attendu et mobilisé doit, rigoureusement, être orienté vers les priorités pertinentes, aussi bien dans l’objectif de transformation poursuivi que dans les domaines d’intervention retenus. Cet investissement doit renforcer les poumons économiques ainsi que le capital humain et favoriser une inclusion plus large dans la dynamique de croissance, à travers la création d’opportunités d’emplois, l’amélioration des conditions de vie et le renforcement de la cohésion sociale et de la sécurité. Pour le Premier Ministre, le succès de la transformation structurelle reposera désormais sur la capacité à unifier les efforts de tous les acteurs, publics, privés, territoriaux et partenaires techniques et financiers, autour d’une même logique de financement, notamment autour des filières productives.

Ce Plan repose sur trois principes directeurs :

l’impératif d’une approche cohérente, sélective et stratégique des projets à financer ;

une mobilisation massive du secteur privé comme locomotive de la transformation pour renforcer l’ancrage productif ;

un engagement public de redevabilité.

Le Premier Ministre a souligné que les projets cibles atteindront d’ici 2028 un stade différencié de maturation, certains devenant pleinement opérationnels, comme le Port sec de Tambacounda, le Grand Transfert d’Eau, les Agropoles sud et centre, le Réseau Gazier du Sénégal ainsi que les ports de Ndayane et de Sendou.

Le Premier Ministre indique également que d’autres investissements structurants seront lancés ou poursuivront leur mise en œuvre, tels que le Programme Énergies ou la connectivité numérique, la relance d’entreprises nationales névralgiques comme la SONACOS, AIR SENEGAL/AIBD et la SN LA POSTE. Et, ces investissements seront complétés par des infrastructures sociales.

Pour le Premier Ministre, cette orientation marque une refondation profonde de la gouvernance de l’investissement public, visant à immuniser les projets catalytiques, essentiels au développement et à la transformation économique du pays, contre les risques inhérents aux financements extérieurs comme la lourdeur des procédures et les suspensions ou annulations liées aux chocs exogènes.

AU TITRE DES COMMUNICATIONS DES MINISTRES

Le Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement a fait une communication sur la réunion préparatoire de haut niveau de la Conférence des Nations Unies sur l’Eau 2026.

Le Ministre de l’Industrie et du Commerce a présenté une communication sur la situation du marché et la commercialisation des denrées agricoles et alimentaires.

AU TITRE DES MESURES INDIVIDUELLES

Le Président de la République a pris les décisions suivantes :

Au titre du Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique

Madame Fatou Moctar FALL, Administrateur civil, matricule de solde n°681 543/E, précédemment Conseiller technique de département au Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, est nommée Directeur du Partenariat et des Organisations non-gouvernementales (DPONG), à la Direction générale de l’Administration territoriale, au Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, en remplacement de Monsieur Amadou Bèye NDIAYE, appelé à d’autres fonctions.

Au titre du Ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération

Monsieur Papa Baïdy SY, Spécialiste en évaluation des projets, matricule de solde n°513 621/B, est nommé Directeur du Suivi et de l’Evaluation des Performances des Projets et Programmes à la Direction générale de la Coopération, des Financements extérieurs et du Développement du Secteur privé et des Partenariats, au Ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération, en remplacement de 

Monsieur Amadou BAO, appelé à d’autres fonctions.

Monsieur Amadou BAO, Docteur en Economie, précédemment Directeur du Suivi et de l’Evaluation des Performances des Projets et Programmes, est nommé Directeur de la Coopération économique et financière à la Direction générale de la Coopération, des Financements extérieurs et du Développement du Secteur privé et des Partenariats, au Ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération, en remplacement de Monsieur Mamour Ousmane BA, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite.

Au titre du Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation

Monsieur Ngouye FAYE, Professeur d’Enseignement secondaire, matricule de solde n°714 481/M, est nommé Inspecteur technique au Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, poste vacant.

Monsieur Coumba Ndoffène DIOUF, Planificateur, matricule de solde n° 609 611/I, est nommé Inspecteur technique au Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, poste vacant.

Au titre du Ministère des Infrastructures

Monsieur Ansou Souba BADJI, Commissaire aux Enquêtes économiques, matricule de solde n°653 038/A, est nommé Secrétaire général de l’Agence de Construction des Bâtiments et Edifices publics, en remplacement de Monsieur Moustapha Kamal THIAM, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite.

Monsieur Cheikh Oumar NDIAYE, Administrateur civil, matricule de solde n°602 642/D, est nommé Secrétaire général du Laboratoire national de Référence dans le domaine du Bâtiment et des Travaux publics, en remplacement de Monsieur Guéladio Abdoul SOW.

Au titre du Ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme

Monsieur Oumar BA, Urbaniste, est nommé Directeur des Investissements et des Aménagements touristiques (DIAT), au Ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, poste vacant.

Marie Rose Khady Fatou FAYE,

Secrétaire d’Etat auprès du Premier Ministre,

Chargée des Relations avec les Institutions,

Porte-parole du Gouvernement

Afrique de l’Ouest et centrale : douze pays plongés dans une crise humanitaire d’une ampleur inédite

L’Afrique de l’Ouest et centrale fait face à une crise humanitaire parmi les plus graves jamais enregistrées dans la région. C’est le constat alarmant dressé par le Rapport mondial sur l’aide humanitaire 2026 (Global Humanitarian Overview – GHO 2026), qui met en lumière une situation marquée par l’accumulation de conflits armés, de violences persistantes, de déplacements forcés massifs et de catastrophes climatiques de plus en plus fréquentes. Cette crise multidimensionnelle touche des millions de personnes et menace durablement la stabilité sociale, économique et humaine de plusieurs pays.

Selon le rapport, les violences prolongées et l’insécurité généralisée continuent de bouleverser la vie de populations entières. Des familles sont contraintes de fuir leurs foyers dans l’urgence, souvent sans ressources ni protection, abandonnant terres, biens et moyens de subsistance. À l’échelle régionale, 12,7 millions de personnes sont aujourd’hui déplacées à l’intérieur de leur propre pays, tandis que 3,7 millions sont réfugiées ou demandeuses d’asile. Ces chiffres traduisent l’ampleur d’un phénomène qui ne cesse de s’aggraver d’année en année.

Les femmes et les enfants constituent la majorité de ces populations déplacées. Déjà fragilisés par la pauvreté et l’instabilité, ils sont exposés à des risques extrêmes. Le rapport fait état de violences basées sur le genre, d’exploitations sexuelles, de viols et de mariages forcés, tandis que certaines femmes et adolescentes n’ont d’autre choix que de recourir à la prostitution comme moyen de survie. Beaucoup de déplacés ont fui à plusieurs reprises, perdant à chaque déplacement un peu plus leurs repères, leur dignité et leurs espoirs de reconstruction.

La situation sécuritaire demeure l’un des principaux moteurs de cette crise. Les conflits qui sévissent dans le Sahel central, notamment au Burkina Faso, au Mali et au Niger, continuent de s’étendre au-delà de leurs frontières. Les violences gagnent désormais des pays côtiers comme le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Ghana et le Togo, faisant craindre une régionalisation accrue de l’instabilité. La Mauritanie, jusque-là relativement épargnée, ressent également les effets de cette propagation de l’insécurité. Parallèlement, la persistance des violences dans le bassin du lac Tchad et le conflit toujours en cours au Soudan alimentent de nouveaux flux de réfugiés et de déplacés, accentuant la pression sur des pays déjà débordés.

À ces conflits s’ajoutent les effets dévastateurs du changement climatique. En 2025, des pluies exceptionnellement intenses et des inondations ont touché plus de deux millions de personnes dans douze pays de la région. Des villages entiers ont été submergés, des champs détruits, des habitations emportées et des infrastructures essentielles rendues inutilisables. L’accès aux écoles, aux centres de santé et aux marchés a été fortement perturbé, aggravant les difficultés des populations affectées. La République démocratique du Congo figure parmi les pays les plus touchés, avec plus de 831 000 personnes impactées par ces catastrophes naturelles.

Ces chocs climatiques successifs anéantissent les moyens de subsistance de communautés déjà fragiles. Les pertes agricoles aggravent l’insécurité alimentaire, réduisent les revenus des ménages et augmentent la dépendance à l’aide humanitaire. Dans de nombreuses zones rurales et périurbaines, la combinaison des conflits et des catastrophes environnementales plonge les populations dans une spirale de vulnérabilité dont il devient de plus en plus difficile de sortir.

Malgré l’urgence des besoins, l’acheminement de l’aide humanitaire reste confronté à de nombreux obstacles. Le rapport pointe du doigt l’insécurité persistante sur le terrain, les restrictions de circulation imposées aux acteurs humanitaires, les lourdeurs administratives et les contraintes logistiques. À cela s’ajoute la montée de la désinformation et de la mésinformation, qui jettent le discrédit sur les organisations humanitaires et compliquent leur acceptation par certaines communautés. Ces entraves limitent l’accès à des millions de personnes qui ont pourtant un besoin vital d’assistance.

Les perspectives pour l’année 2026 sont particulièrement préoccupantes. D’après les estimations du GHO 2026, plus de 42 millions de personnes en Afrique de l’Ouest et centrale auront besoin d’une aide humanitaire pour survivre et se protéger. Les organisations humanitaires prévoient de venir en aide à environ 24 millions de personnes, mais cet objectif reste conditionné à la mobilisation de ressources financières suffisantes. Pour répondre aux besoins essentiels en nourriture, en eau, en santé, en protection et en abris, un financement estimé à 5,1 milliards de dollars est jugé indispensable.

Or, le déficit de financement demeure criant. Faute de moyens adéquats, les acteurs humanitaires sont contraints de réduire la portée de leurs interventions et de procéder à des arbitrages douloureux, laissant de nombreuses familles sans assistance. Cette situation risque d’aggraver la faim, les déplacements forcés et l’insécurité, tout en exposant davantage les populations aux violences et aux abus.

Arrestation de supporters sénégalais au Maroc : Boubacar Sèye réclame leur libération immédiate et le respect de leur dignité

L’arrestation de supporters sénégalais à Rabat, au lendemain de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, continue de susciter de vives réactions. Ce lundi 21 janvier, le président de l’ONG Horizon Sans Frontières, Boubacar Sèye, est monté au créneau pour exiger « la libération immédiate » des 18 ressortissants sénégalais interpellés par les autorités marocaines à la suite des incidents survenus après le sacre des Lions de la Téranga.

Invité du journal de 12 heures de la radio Zik FM, Boubacar Sèye a exprimé sa profonde préoccupation face à une situation qu’il juge injustifiée et préoccupante sur le plan des droits humains. Selon lui, ces arrestations ciblent des supporters dont la seule intention était d’exprimer leur joie et leur fierté après la victoire historique du Sénégal. Il estime que cette réaction sécuritaire est « anormale » et pose la question du respect des libertés individuelles et du droit fondamental à la célébration.

Pour le président d’Horizon Sans Frontières, rien ne saurait justifier la privation de liberté de citoyens qui n’auraient commis, selon ses termes, aucun acte criminel. « Leur seul geste a été d’exprimer leur joie après une victoire », a-t-il insisté, rappelant que le football est avant tout un espace de rassemblement, de communion et de fraternité entre les peuples. À ses yeux, transformer un moment de fête sportive en une situation de répression constitue une dérive regrettable qui va à l’encontre des valeurs universelles du sport.

Boubacar Sèye a également tenu à souligner que le football africain, et particulièrement la Coupe d’Afrique des Nations, est censé être un facteur de rapprochement entre les nations du continent. Dans ce contexte, il juge dangereux d’utiliser un événement sportif pour alimenter des tensions ou restreindre les libertés. « Le football ne doit jamais servir de prétexte à la répression », a-t-il martelé, appelant à une gestion plus apaisée et plus humaine de ce type de situation.

Face à ce qu’il considère comme une atteinte à la dignité des supporters sénégalais, le responsable associatif a lancé un appel direct aux autorités marocaines. Il les invite à faire preuve de retenue, de responsabilité et de discernement, afin d’éviter toute escalade inutile. « Célébrer la victoire des Lions n’est pas un crime », a-t-il rappelé, plaidant pour une solution rapide et respectueuse des droits des personnes interpellées.

Dossier AEE Power : l’ASER obtient l’annulation de la décision de l’ARCOP par la Cour suprême

L’affaire opposant l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER), l’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP) et la société AEE Power Sénégal connaît un tournant judiciaire majeur. Ce mercredi 21 janvier, la Cour suprême a annulé la décision de l’ARCOP qui avait donné raison à AEE Power au détriment de l’ASER, mettant ainsi un coup d’arrêt à un contentieux qui aura duré plus de quinze mois.

L’annonce de cette décision a été accueillie avec soulagement et satisfaction du côté de l’ASER. Son directeur général, Jean-Michel Sène, n’a pas caché sa joie, estimant que cette issue marque la fin d’un long épisode de controverses, de pressions et de batailles judiciaires autour d’un projet stratégique pour l’électrification rurale du Sénégal. « Après 15 longs mois de désinformation, de manipulation et de bataille judiciaire sur le dossier AEE Power, l’ASER vient d’obtenir, à l’instant, l’annulation de la décision de l’ARCOP par la Cour suprême. Le dossier est désormais vide », a-t-il déclaré, affirmant qu’« un temps de vérité s’ouvre désormais ».

À l’origine de cette affaire figure un vaste marché d’électrification rurale, estimé à plus de 90 milliards de francs CFA, destiné à améliorer l’accès à l’électricité dans plusieurs zones du pays. La société AEE Power Sénégal soutenait avoir été injustement écartée de la procédure par l’ASER, accusant l’Agence d’avoir privilégié une négociation directe avec une représentation espagnole de la même entreprise. Selon ces accusations, une avance de démarrage de l’ordre de 37 milliards de francs CFA aurait même été débloquée à travers la banque espagnole Santander, un élément qui avait fortement alimenté la polémique.

Saisie de ce différend, l’ARCOP avait initialement donné raison à AEE Power, condamnant l’ASER et remettant en cause la régularité de la procédure. Estimant être victime d’une décision injuste et infondée, l’ASER, sur requête de l’Agent judiciaire de l’État, avait alors décidé de porter l’affaire devant la Cour suprême afin d’obtenir l’annulation des décisions du régulateur de la commande publique. La haute juridiction a finalement tranché en faveur de l’Agence d’électrification rurale, annulant la décision de l’ARCOP et rebattant ainsi complètement les cartes dans ce dossier sensible.

Pour Jean-Michel Sène, cette décision constitue une réhabilitation de l’ASER et un signal fort envoyé en faveur de la légalité et de la transparence dans la gestion des marchés publics. Il estime que cette affaire révèle des pratiques qu’il juge préoccupantes et contre lesquelles l’ASER entend désormais se battre ouvertement. Le directeur général a d’ailleurs annoncé la tenue prochaine d’une conférence de presse au cours de laquelle il promet de revenir en détail sur les dessous du dossier AEE Power, d’en exposer les faits et de dévoiler ce qu’il décrit comme « un modus operandi mis en place pour tenter de s’enrichir sur le dos des Sénégalais ».

Il a également affirmé que ce type de procédé ne serait pas isolé, précisant qu’il aurait déjà été observé dans d’autres projets et que l’ASER s’est, à chaque fois, résolument opposée à de telles pratiques. Cette sortie annonce ainsi une nouvelle phase, non seulement judiciaire, mais aussi médiatique et institutionnelle, dans un dossier qui dépasse largement le simple cadre d’un contentieux administratif.

Propagation de fausses informations après la finale de la CAN 2025 : le CORED appelle les médias à la responsabilité

À la suite de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 ayant opposé le Sénégal au Maroc, le Conseil pour l’Observation des Règles d’Éthique et de Déontologie dans les médias (CORED) a tiré la sonnette d’alarme face à la prolifération de fausses informations dans l’espace médiatique et sur les réseaux sociaux. Dans un communiqué rendu public et daté du 21 janvier, l’organe d’autorégulation des médias sénégalais exhorte les journalistes et les techniciens des médias à faire preuve de prudence, mais surtout de professionnalisme dans le traitement de l’actualité post-finale.

Le CORED dit avoir constaté une circulation massive et virale de contenus trompeurs, notamment des informations non vérifiées, des images sorties de leur contexte, ainsi que des photos et vidéos manipulées. Selon le Conseil, cette vague de désinformation s’est largement propagée après la rencontre, alimentée par les réseaux sociaux et amplifiée par certains relais médiatiques insuffisamment vigilants.

Face à cette situation, le CORED met en garde contre les conséquences potentielles d’une telle dérive. Il appelle les médias à ne pas se faire l’écho de fausses informations susceptibles d’envenimer les relations entre le Sénégal et le Maroc, deux pays liés par des relations historiques et diplomatiques solides. Le Conseil souligne également que la diffusion de contenus erronés ou provocateurs peut exposer les ressortissants des deux nations à des risques inutiles, en attisant des tensions fondées sur des informations infondées.

Dans son communiqué, le CORED rappelle avec insistance que « la diffusion d’une information n’est jamais neutre ». Chaque contenu publié engage la responsabilité de son auteur et de l’organe qui le relaie. C’est pourquoi le Conseil invite les professionnels des médias à adopter un traitement rigoureux et professionnel de l’information, fondé sur la vérification systématique des faits et le recoupement des sources avant toute publication ou diffusion.

Cette exigence de rigueur est d’autant plus cruciale dans un contexte marqué par la montée en puissance des contenus générés par l’intelligence artificielle. Le CORED insiste sur le fait que des images, vidéos et audios falsifiés circulent de plus en plus facilement et peuvent induire en erreur même les observateurs avertis. Dès lors, la vigilance doit être renforcée pour éviter que les médias ne deviennent des vecteurs involontaires de manipulation ou de désinformation.

Pour appuyer son appel, le Conseil invite les journalistes à garder constamment à l’esprit les principes fondamentaux de leur profession. Il rappelle notamment l’Article 1 de la Charte des journalistes du Sénégal, qui consacre le droit du public à une information juste, équilibrée et vérifiée. Le CORED fait également référence à l’Article 13 du Code de la presse, lequel stipule que « le journaliste et le technicien des médias ne doivent pas publier des informations, des documents, des images et des sons dont l’origine n’est pas connue d’eux ».

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 21 janvier 2026

Le Conseil des Ministres s’est tenu le mercredi 21 janvier 2026, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE, Président de la République.

AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE
Le Chef de l’Etat a fait une communication portant sur les points suivants :

CÉLÉBRATION DE LA 146ÈME ÉDITION DE L’APPEL DE SEYDINA LIMAMOU LAHI
Monsieur le Président de la République a introduit sa communication en félicitant le Khalife général des Layènes, Mouhamadou Lamine LAYE et l’ensemble de la communauté Layène, pour le bon déroulement et le succès de la 146ème édition de la commémoration de l’Appel de Seydina Limamou Lahi, tenue les 19 et 20 janvier 2026.

VICTOIRE DU SÉNÉGAL À LA CAN 2025 ET HOMMAGE AUX LIONS
Le Président de la République souligne le sacre du Sénégal, le 18 janvier 2026, comme champion d’Afrique de Football, pour la deuxième fois, à l’issue de la 35ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025, tenue au Maroc. A travers cette performance sportive, les Lions ont hissé le Sénégal au sommet du football continental. Il a réitéré ses félicitations au sélectionneur national et aux joueurs pour leurs engagement, combativité et patriotisme.

Après avoir félicité le président et les membres de la Fédération sénégalaise de Football et l’encadrement administratif et technique, le Président de la République adresse également ses félicitations au Premier Ministre et à l’ensemble du Gouvernement, en particulier au Ministre de la Jeunesse et des Sports, pour l’accompagnement efficace et les conditions favorables de préparation accordées à l’équipe nationale.

Le Chef de l’Etat demande de maintenir la dynamique des performances, d’améliorer les conditions d’encadrement, de préparation et de participation des équipes nationales aux compétitions internationales et d’évaluer la participation du Sénégal à la CAN 2025 ainsi que le championnat national de football. Le Président de la République demande, enfin, le déploiement du plan de préparation des Lions pour la Coupe du Monde 2026.


PROTECTION DES ARTISTES ET VALORISATION DU STATUT DE L’ARTISTE ET DES PROFESSIONNELS DE LA CULTURE
Partant du rôle majeur que jouent les artistes et professionnels de la culture dans la vie nationale, le Président de la République instruit la poursuite des efforts consentis en vue d’améliorer la sécurité sociale, la protection professionnelle et les conditions de travail et d’exercice des artistes. Le Chef de l’Etat engage le Gouvernement à veiller au respect scrupuleux des droits d’auteur et droits voisins, avec l’application effective du système de rémunération pour copie privée et ainsi qu’à l’amélioration soutenue du Statut de l’Artiste et des Professionnels de la Culture.

Rappelant que la culture demeure une dimension essentielle de l’Agenda national de Transformation, Sénégal 2050, le Chef de l’Etat instruit le Ministre chargé de la Culture et le Secrétaire d’Etat chargé de la Culture, des Industries créatives et du Patrimoine historique de :
–           renforcer la qualité des formations à l’Ecole nationale des Arts et Métiers de la Culture;
–           moderniser les infrastructures culturelles et asseoir la décentralisation de l’action culturelle pour plus d’inclusion ;
–           veiller à la réalisation d’un agenda culturel national.

Le Président de la République a clos ce chapitre sur l’importance de la tenue des Etats généraux de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, durant le premier semestre de l’année 2026.

RENFORCEMENT DE LA PRÉVENTION ET DE LA LUTTE CONTRE L’INSÉCURITÉ ROUTIÈRE
Le Président de la République indique que la modernisation des plans de circulation, le renouvellement des parcs des véhicules de transport et la sécurité routière doivent rester des priorités du Gouvernement. Déplorant la recrudescence des accidents mortels de la route, impliquant généralement des véhicules de transport et des gros porteurs, il demande la mise en œuvre urgente de mesures préventives supplémentaires d’amélioration de la sécurité routière.

Ainsi, il prescrit de renforcer la formation des chauffeurs ainsi que les contrôles techniques et de veiller au respect de la réglementation limitant effectivement la vitesse de circulation des véhicules de transport urbain et interurbain. Dans ce sillage, il invite le Premier Ministre à tenir prochainement une réunion d’évaluation de la mise en œuvre des recommandations des Etats généraux des transports.

AGENDA DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE
Le Chef de l’Etat a informé le Conseil avoir effectué les 12 et 13 janvier 2026 une visite d’amitié et de travail au Koweït et pris part, le 14 janvier 2026, au Sommet sur la Durabilité à Abu Dhabi. Il est également revenu sur sa participation, le 17 janvier 2026, à la cérémonie d’investiture du Président de la République de Guinée, Son Excellence Monsieur Mamadi DOUMBOUYA, avant d’annoncer qu’il présidera, le 22 janvier 2026, la rentrée solennelle des Cours et Tribunaux et, le 26 janvier 2026, la cérémonie d’ouverture de la réunion préparatoire de haut niveau de la Conférence des Nations Unies sur l’Eau.

AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PREMIER MINISTRE
Monsieur le Premier Ministre a axé sa communication sur les points suivants :

VICTOIRE DES LIONS À LA CAN
Le Premier Ministre a adressé des félicitations, à la suite de la victoire des Lions de la Teranga, au Président de la Fédération sénégalaise de Football, à ses collaborateurs, à l’Entraineur et à tout le staff de l’Equipe nationale et réservé une mention spéciale au Ministre de la Jeunesse et des Sports. Tirant les enseignements de cette compétition, le Premier Ministre fait retenir les leçons de patriotisme, de cohésion sociale, de méthode, rigueur et constance dans le travail, de résilience et de persévérance face aux épreuves.

PLAN SPÉCIAL D’INVESTISSEMENT ET DE FINANCEMENT 2026-2028
Le Premier Ministre a présenté le Plan spécial d’Investissement et de Financement 2026-2028, destiné à transformer durablement le tissu productif national. Dans ce cadre, le financement attendu et mobilisé doit, rigoureusement, être orienté vers les priorités pertinentes, aussi bien dans l’objectif de transformation poursuivi que dans les domaines d’intervention retenus. Cet investissement doit renforcer les poumons économiques ainsi que le capital humain et favoriser une inclusion plus large dans la dynamique de croissance, à travers la création d’opportunités d’emplois, l’amélioration des conditions de vie et le renforcement de la cohésion sociale et de la sécurité. Pour le Premier Ministre, le succès de la transformation structurelle reposera désormais sur la capacité à unifier les efforts de tous les acteurs, publics, privés, territoriaux et partenaires techniques et financiers, autour d’une même logique de financement, notamment autour des filières productives.

Ce Plan repose sur trois principes directeurs :
–           l’impératif d’une approche cohérente, sélective et stratégique des projets à financer ;
–           une mobilisation massive du secteur privé comme locomotive de la transformation pour renforcer l’ancrage productif ;
–           un engagement public de redevabilité.

Le Premier Ministre a souligné que les projets cibles atteindront d’ici 2028 un stade différencié de maturation, certains devenant pleinement opérationnels, comme le Port sec de Tambacounda, le Grand Transfert d’Eau, les Agropoles sud et centre, le Réseau Gazier du Sénégal ainsi que les ports de Ndayane et de Sendou.

Le Premier Ministre indique également que d’autres investissements structurants seront lancés ou poursuivront leur mise en œuvre, tels que le Programme Énergies ou la connectivité numérique, la relance d’entreprises nationales névralgiques comme la SONACOS, AIR SENEGAL/AIBD et la SN LA POSTE. Et, ces investissements seront complétés par des infrastructures sociales.


 Pour le Premier Ministre, cette orientation marque une refondation profonde de la gouvernance de l’investissement public, visant à immuniser les projets catalytiques, essentiels au développement et à la transformation économique du pays, contre les risques inhérents aux financements extérieurs comme la lourdeur des procédures et les suspensions ou annulations liées aux chocs exogènes.

AU TITRE DES COMMUNICATIONS DES MINISTRES
Le Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement a fait une communication sur la réunion préparatoire de haut niveau de la Conférence des Nations Unies sur l’Eau 2026.
Le Ministre de l’Industrie et du Commerce a présenté une communication sur la situation du marché et la commercialisation des denrées agricoles et alimentaires.

AU TITRE DES MESURES INDIVIDUELLES
Le Président de la République a pris les décisions suivantes :

Au titre du Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique

•          Madame Fatou Moctar FALL, Administrateur civil, matricule de solde n°681 543/E, précédemment Conseiller technique de département au Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, est nommée Directeur du Partenariat et des Organisations non- gouvernementales (DPONG), à la Direction générale de l’Administration territoriale, au Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, en remplacement de Monsieur Amadou Bèye NDIAYE, appelé à d’autres fonctions.

Au titre du Ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération
•          Monsieur Papa Baïdy SY, Spécialiste en évaluation des projets, matricule de solde n°513 621/B, est nommé Directeur du Suivi et de l’Evaluation des Performances des Projets et Programmes à la Direction générale de la Coopération, des Financements extérieurs et du Développement du Secteur privé et des Partenariats, au Ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération, en remplacement de Monsieur Amadou BAO, appelé à d’autres fonctions.

•          Monsieur Amadou BAO, Docteur en Economie, précédemment Directeur du Suivi et de l’Evaluation des Performances des Projets et Programmes, est nommé Directeur de la Coopération économique et financière à la Direction générale de la Coopération, des Financements extérieurs et du Développement du Secteur privé et des Partenariats, au Ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération, en remplacement de Monsieur Mamour Ousmane BA, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite.

Au titre du Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation

•          Monsieur Ngouye FAYE, Professeur d’Enseignement secondaire, matricule de solde n°714 481/M, est nommé Inspecteur technique au Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, poste vacant.

•          Monsieur Coumba Ndoffène DIOUF, Planificateur, matricule de solde n° 609 611/I, est nommé Inspecteur technique au Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, poste vacant.

Au titre du Ministère des Infrastructures
•          Monsieur Ansou Souba BADJI, Commissaire aux Enquêtes économiques, matricule de solde n°653 038/A, est nommé Secrétaire général de l’Agence de Construction des Bâtiments et Edifices publics, en remplacement de Monsieur Moustapha Kamal THIAM, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite.
•          Monsieur Cheikh Oumar NDIAYE, Administrateur civil, matricule de solde n°602 642/D, est nommé Secrétaire général du Laboratoire national de Référence dans le domaine du Bâtiment et des Travaux publics, en remplacement de Monsieur Guéladio Abdoul SOW.

Au titre du Ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme

•          Monsieur Oumar BA, Urbaniste, est nommé Directeur des Investissements et des Aménagements touristiques (DIAT), au Ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, poste vacant.

CAN Maroc–Sénégal : le CORED appelle les médias à la prudence et au professionnalisme

À l’issue de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations ayant opposé le Maroc au Sénégal, le Conseil pour l’Observation des Règles d’Éthique et de Déontologie dans les médias (CORED) a lancé un appel solennel à l’endroit des journalistes et techniciens des médias. Dans un communiqué daté du 21 janvier, l’organe d’autorégulation insiste sur la nécessité d’un traitement responsable et rigoureux de l’information dans un contexte marqué par une forte charge émotionnelle et une intense activité sur les réseaux sociaux.

Le CORED dit avoir constaté une circulation virale de fausses informations, de photos et de vidéos de toutes sortes, largement partagées au lendemain de la rencontre. Selon le Conseil, certains de ces contenus, souvent sortis de leur contexte ou totalement fabriqués, présentent un risque réel d’amplification des tensions entre le Sénégal et le Maroc. Une situation qui pourrait, avertit-il, mettre en danger des ressortissants des deux pays si elle venait à être relayée sans discernement par les médias traditionnels.

Face à ce constat, le CORED exhorte les professionnels de l’information à ne pas se faire l’écho de rumeurs ou de contenus non vérifiés. Il rappelle avec insistance que la diffusion d’une information n’est jamais neutre et qu’elle engage la responsabilité sociale du journaliste. Dans ce sens, le Conseil appelle à un traitement strictement professionnel des faits, fondé sur la vérification, le recoupement des sources et la mise en perspective des informations avant toute publication ou diffusion.

Le communiqué met également en lumière un défi contemporain majeur pour les médias : la prolifération de contenus générés ou manipulés à l’aide de l’intelligence artificielle. Ces productions, souvent très réalistes, circulent massivement sur les plateformes numériques et peuvent facilement induire le public en erreur. Pour le CORED, cette nouvelle donne renforce davantage l’obligation de vigilance et de rigueur qui incombe aux journalistes, plus que jamais garants de la crédibilité de l’information.

En rappelant les fondements déontologiques du métier, le Conseil invite les professionnels à garder constamment à l’esprit l’Article 1 de la Charte des journalistes du Sénégal, qui consacre le droit du public à une information juste, équilibrée et vérifiée. Il cite également l’Article 13 du Code de la presse, lequel stipule clairement que le journaliste et le technicien des médias ne doivent pas publier des informations, des documents, des images ou des sons dont l’origine ne leur est pas connue.

Kaolack : la gendarmerie démantèle un réseau de trafic international de drogue et saisit 53 kg de chanvre indien

Dans le cadre de la lutte contre le trafic de stupéfiants, la Brigade de Recherches de Kaolack a réalisé un important coup de filet ce mardi 20 janvier 2026, en procédant au démantèlement d’un réseau de trafic international de drogue opérant entre la Gambie et le Sénégal.

Selon une note officielle de la Gendarmerie nationale diffusée sur sa chaîne WhatsApp, cette opération fait suite à l’exploitation minutieuse d’un renseignement signalant l’existence d’un trafic de chanvre indien en provenance de la Gambie. Sur la base de ces informations, les éléments de la Brigade de Recherches ont mis en place une opération ciblée dans la brousse de Lamarame, localité située dans l’arrondissement de Wack Ngouna, dans la région de Kaolack.

L’intervention des forces de sécurité a permis l’interpellation de trois individus, tous de nationalité sénégalaise, qui ont été surpris en possession d’une importante quantité de drogue. Au total, cinquante-trois kilogrammes de chanvre indien ont été saisis sur les mis en cause, confirmant ainsi l’ampleur du trafic et le caractère organisé du réseau démantelé.

Les trois suspects ont été placés en garde à vue pour les besoins de l’enquête. Les investigations se poursuivent afin d’identifier d’éventuels complices et de déterminer les ramifications exactes de ce réseau, notamment les circuits d’approvisionnement et de distribution de la drogue.

Lutte contre l’orpaillage illégal : trois dragues et une pirogue détruites à Saeinsoutou

Une opération de sécurisation menée par les forces de défense et de sécurité (FDS) a permis de porter un nouveau coup à l’orpaillage clandestin dans la région de Kédougou. Ce mardi 20 janvier 2026, aux environs de 11 heures, une intervention ciblée a eu lieu dans le village de Saeinsoutou, localité frontalière située le long de la rive gauche du fleuve Falémé, dans le département de Saraya.

Selon des informations recueillies auprès de sources proches de Seneweb, l’opération a été déclenchée à la suite de renseignements fiables faisant état d’activités d’exploitation illégale d’or alluvionnaire dans cette zone. Les investigations ont révélé l’implication de ressortissants maliens opérant de manière clandestine dans le lit du fleuve, une pratique récurrente dans cette partie de la frontière sénégalo-malienne.

Les éléments de la brigade de gendarmerie de Saraya, appuyés par le Groupement d’action rapide de surveillance et d’intervention (GARSI) basé à Saeinsoutou, se sont rapidement déployés sur le terrain. Leur intervention a permis de localiser et de neutraliser le matériel utilisé pour l’extraction illégale de l’or. Au cours de l’opération, trois dragues artisanales ainsi qu’une pirogue ont été détruites, mettant ainsi un terme immédiat aux activités illicites en cours dans cette portion du fleuve Falémé.

Aucun incident ni affrontement n’a été signalé lors de l’intervention, qui s’est déroulée dans le calme et le professionnalisme, selon les mêmes sources. Cette action s’inscrit dans le cadre de la stratégie globale des autorités visant à renforcer la sécurité dans les zones aurifères, à lutter contre l’exploitation illégale des ressources naturelles et à limiter les impacts environnementaux désastreux liés à l’orpaillage clandestin, notamment la pollution des cours d’eau et la dégradation des écosystèmes.

Les forces de défense et de sécurité ont, par ailleurs, réaffirmé leur ferme détermination à poursuivre et à intensifier ces opérations dans la région de Kédougou. L’objectif affiché est de mettre définitivement un terme aux activités illégales dans les zones aurifères, de préserver les ressources naturelles du pays et d’assurer la sécurité et la tranquillité des populations riveraines, souvent exposées aux conséquences sociales, sanitaires et environnementales de l’orpaillage clandestin.

CAN 2025 : quatre Lions sénégalais dans l’équipe-type de la CAF, symbole d’un sacre maîtrisé

La Confédération africaine de football (CAF) a rendu publique, ce mardi 21 janvier, l’équipe-type des onze meilleurs joueurs de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025, disputée au Maroc. Sans surprise, le Sénégal, sacré champion d’Afrique au terme d’un parcours solide et cohérent, y place quatre de ses internationaux, confirmant l’empreinte collective et individuelle laissée par les Lions de la Téranga tout au long de la compétition.

Parmi les joueurs sénégalais retenus figure Sadio Mané, véritable leader offensif et moteur de l’animation attaque des champions d’Afrique. Par son expérience, son sens du but et son influence dans les moments clés, l’attaquant sénégalais a une nouvelle fois démontré son statut de référence sur le continent. Au milieu de terrain, le Sénégal est doublement représenté avec Pape Guèye et Idrissa Gana Gueye. Complémentaires, les deux milieux ont incarné l’équilibre de l’équipe nationale, alliant récupération, impact physique et justesse technique, tout en assurant la transition entre la défense et l’attaque. En défense, Moussa Niakhaté complète la liste sénégalaise. Patron de l’arrière-garde, il s’est illustré par sa solidité, son sens de l’anticipation et son leadership, contribuant largement à la rigueur défensive qui a fait la force du Sénégal durant le tournoi.

Finaliste malheureux de cette 35e édition, le Maroc place également quatre joueurs dans ce onze de référence. Les Lions de l’Atlas sont représentés par leur gardien Yassine Bounou, auteur de prestations décisives tout au long de la compétition, ainsi que par les défenseurs Achraf Hakimi et Noussair Mazraoui, dont l’activité sur les côtés et l’apport offensif ont marqué le jeu marocain. En attaque, Brahim Díaz a été retenu pour sa créativité, sa capacité à faire la différence dans les derniers mètres et son rôle central dans le parcours du pays hôte.

Le Nigeria, troisième du tournoi, complète cette équipe-type avec trois joueurs. L’attaquant Victor Osimhen, constant danger pour les défenses adverses, y figure logiquement, tout comme Ademola Lookman, précieux par sa mobilité et son efficacité offensive. En défense, Calvin Bassey a été récompensé pour sa puissance, sa régularité et son engagement, éléments clés du dispositif nigérian.

À travers cette sélection, la CAF a fait le choix de ne retenir que des joueurs issus des trois meilleures équipes de la compétition, soulignant ainsi la domination du trio Sénégal–Maroc–Nigeria lors de cette CAN 2025. Cette équipe-type reflète à la fois la qualité individuelle des joueurs et la cohérence collective des sélections qui ont animé le tournoi, tout en consacrant le Sénégal comme la référence du football africain au terme de cette édition marocaine.

Suspension des visas d’immigration : les États-Unis durcissent leur politique migratoire, l’Afrique en première ligne

Les États-Unis amorcent un virage majeur dans leur politique migratoire. Depuis le 21 janvier, l’administration américaine a officiellement suspendu le traitement des visas d’immigration permanente pour les ressortissants de 75 pays à travers le monde. L’Afrique figure parmi les régions les plus affectées par cette décision, avec 26 pays concernés, dont le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Cameroun, le Nigeria, le Ghana, l’Éthiopie et la Tunisie.

Cette mesure ne concerne pas les visas de court séjour, tels que les visas touristiques ou d’affaires, mais vise spécifiquement les visas dits de « longue durée ». Il s’agit des titres permettant de s’installer durablement sur le sol américain, notamment dans le cadre du regroupement familial, de la résidence permanente ou de l’accès à un emploi stable ouvrant la voie à une carte verte. Pour des milliers de familles et de candidats à l’émigration, cette suspension représente un coup d’arrêt brutal à des projets souvent engagés depuis plusieurs années.

Les autorités américaines présentent cette décision comme temporaire. Selon Washington, l’objectif est de procéder à une révision approfondie des mécanismes d’attribution des visas d’immigration permanente. L’administration estime que le système actuel nécessite des ajustements afin de mieux correspondre aux priorités économiques et sociales du pays.

Dans un communiqué publié le 7 janvier, le Département d’État a justifié cette suspension par des considérations économiques. Il y est affirmé que des ressortissants des pays visés, déjà installés aux États-Unis, bénéficieraient d’aides sociales à des niveaux jugés « inacceptables » par le gouvernement fédéral. Cette situation serait, selon l’administration, de nature à peser sur les finances publiques et à déséquilibrer les dispositifs de protection sociale.

Le président Donald Trump a, pour sa part, adopté un ton sans équivoque. Il insiste sur la nécessité, pour les immigrants, de démontrer leur capacité à subvenir à leurs besoins sans dépendre de l’assistance publique. Le principe d’« autonomie financière » devient ainsi un critère central de la nouvelle orientation migratoire. Pour le chef de l’exécutif américain, l’immigration ne doit plus « constituer une charge pour les Américains », mais s’inscrire dans une logique de contribution économique nette.

Cette suspension s’inscrit dans le cadre plus large d’une réforme de l’Immigration and Nationality Act, la loi fondamentale qui régit l’entrée, le séjour et l’installation des étrangers aux États-Unis. À travers cette réforme, l’administration entend redéfinir les critères d’admissibilité, renforcer les contrôles et privilégier une immigration perçue comme économiquement bénéfique.

Dans les pays africains concernés, la décision suscite inquiétudes et interrogations. Elle intervient dans un contexte où les États-Unis représentent, pour de nombreux candidats à l’émigration, une destination majeure en termes d’opportunités économiques, d’éducation et de regroupement familial. En attendant d’éventuelles clarifications ou un assouplissement de la mesure, des milliers de dossiers restent en suspens, plongeant de nombreuses familles dans l’incertitude quant à leur avenir.

Deuxième étoile, une seule nation : Dakar en communion totale avec ses Lions

Le Sénégal a vécu ce mardi l’une des plus grandes journées de communion nationale de son histoire récente. Une foule immense, une opposition politique présente, une société civile mobilisée et Youssou Ndour en maître de cérémonie : tous les ingrédients étaient réunis pour transformer la célébration des Lions de la Téranga en un moment d’unité rare et profondément symbolique. Sacrés champions d’Afrique pour la deuxième fois, après le sacre de 2022, les héros du football sénégalais ont été portés en triomphe par un peuple tout entier, fier, ému et rassemblé.

Dès l’aube, Dakar s’est réveillée au rythme des klaxons, des chants et des drapeaux vert-jaune-rouge flottant à perte de vue. La capitale s’est progressivement muée en un gigantesque théâtre à ciel ouvert. Des milliers de Sénégalais, venus de tous les quartiers et parfois de régions lointaines, ont convergé vers les grands axes de la ville pour ne rien manquer de la parade triomphale des champions. Femmes, hommes, enfants, personnes âgées, tous étaient là, mêlés dans une marée humaine impressionnante, unis par la même ferveur.

Le bus impérial transportant les Lions a avancé lentement, presque à contre-courant de cette foule compacte et exubérante. À chaque carrefour, à chaque boulevard, les mêmes scènes de liesse se répétaient. Des supporters juchés sur les toits des voitures, d’autres brandissant des portraits des joueurs, scandant sans relâche « Vive les Lions ! Vive les Lions ! ». Le temps semblait suspendu. Les commerçants ont fermé boutique, les écoles ont libéré leurs élèves et les administrations ont tourné au ralenti. Le Sénégal avait fait un choix clair : celui de célébrer ses champions, ensemble, sans retenue.

Au-delà de la ferveur populaire, la journée a également été marquée par un fait politique rare et lourd de sens. L’opposition sénégalaise a répondu présente à la cérémonie officielle de décoration organisée au Palais de la République. Aux côtés de la majorité présidentielle, les leaders de l’opposition ont occupé les premiers rangs, illustrant la capacité du football à transcender les clivages partisans. Dans une atmosphère empreinte d’émotion, certains responsables politiques n’ont pas caché leur fierté. « C’est un moment qui dépasse la politique. C’est le Sénégal qui gagne », confiait l’un d’eux, visiblement touché par l’unité qui se dégageait de l’événement.

La société civile était tout aussi mobilisée. Représentants d’associations, leaders religieux, acteurs culturels et figures du monde économique ont répondu à l’appel. Toutes les composantes de la nation sénégalaise semblaient réunies autour d’un même idéal, donnant à cette cérémonie une dimension véritablement historique.

Dans ce contexte de ferveur et de solennité, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a pris la parole. Devant le président de l’Assemblée nationale, le Premier ministre et l’ensemble des membres du gouvernement, le chef de l’État a salué cette mobilisation exceptionnelle. « Aujourd’hui, c’est vrai, tout le monde est là, tout le peuple », a-t-il déclaré, balayant du regard une assemblée diverse, réunie par l’amour du pays et la passion du football. Revenant sur une finale qu’il a qualifiée d’« intense, engagée et disputée jusqu’au bout », le président a mis en avant la lucidité, le talent et la force mentale des Lions. Il a rappelé l’explosion de joie qui a suivi le coup de sifflet final, une joie profonde et partagée, qui a traversé tout le pays.

Pour Bassirou Diomaye Faye, cette victoire dépasse largement le cadre sportif. Elle constitue un repère pour la jeunesse sénégalaise, à qui les Lions ont montré que les défis les plus ardus peuvent être relevés lorsque l’on avance ensemble, avec discipline et solidarité.

Alors que la nuit commençait à envelopper Dakar, un autre moment fort est venu couronner cette journée exceptionnelle. Youssou Ndour, figure emblématique de la culture sénégalaise, est monté sur scène. Sa prestation a été, sans conteste, le point d’orgue des célébrations. D’une voix puissante, chargée d’émotion, le roi du Mbalax a offert aux Lions et à la nation une ode vibrante à la victoire et à la fierté nationale. Habitué à accompagner les grands moments de l’histoire sportive du pays, l’artiste a cette fois encore trouvé les mots et les mélodies pour toucher le cœur des Sénégalais.

La foule, déjà survoltée par une journée entière de festivités, a explosé de joie. Des milliers de voix se sont unies à celle de Youssou Ndour dans un concert géant et spontané. Téléphones levés pour immortaliser l’instant, larmes de joie sur les visages, la scène était digne des plus grands moments de communion nationale. Pour beaucoup, l’artiste incarnait ce rôle de griot moderne, celui qui raconte l’histoire du peuple et en sublime les émotions.

Si Dakar était le cœur battant des célébrations, l’écho de cette victoire a largement dépassé les frontières nationales. Dans les capitales africaines, en Europe, en Amérique et jusqu’en Asie, la diaspora sénégalaise a vibré à l’unisson avec la mère patrie. Comme l’a souligné le président de la République, partout où bat un cœur sénégalais, la joie a été la même, sincère et partagée.

Affaire Soya Diagne : le parquet général se pourvoit en cassation contre la liberté provisoire sous bracelet électronique

Le feuilleton judiciaire autour de Soya Diagne connaît un nouveau rebondissement. Le parquet général a introduit, hier, un pourvoi en cassation contre l’arrêt de la Chambre d’accusation de la Cour d’appel de Dakar qui avait accordé à l’intéressé une liberté provisoire sous le régime du bracelet électronique. Cette démarche judiciaire ouvre ainsi la voie à un examen du dossier par la Chambre pénale de la Cour suprême, juridiction appelée à statuer en dernier ressort, selon les informations rapportées par le quotidien Libération dans son édition du jour.

Pour rappel, Soya Diagne avait été placé sous mandat de dépôt le 16 octobre 2025 par le doyen des juges d’instruction. Il était poursuivi pour diffusion de fausses nouvelles et discours contraire aux bonnes mœurs, des infractions liées à des contenus publiés sur les réseaux sociaux. Dans son réquisitoire introductif, le parquet avait également visé Ousseynou Seck, connu sous le pseudonyme d’Akhenaton sur les réseaux sociaux, ainsi qu’une troisième personne agissant sous un faux profil sur Facebook et X (ex-Twitter).

Au-delà de simples publications sur Facebook, l’auto-saisine du parquet avait été déclenchée par la diffusion d’une vidéo de 56 secondes devenue virale sur TikTok. Dans cette séquence, l’auteur accuse une haute personnalité sénégalaise d’avoir commis un viol sur une ressortissante rwandaise, des faits qui se seraient déroulés à Paris. La vidéo avançait également qu’Akhenaton aurait été informé de cette supposée affaire, renforçant ainsi la gravité des accusations portées et leur potentiel retentissement.

Interpellé par les enquêteurs au sujet de cette vidéo incriminée, Soya Diagne avait soutenu en avoir pris connaissance en présence même des policiers, niant toute implication directe dans sa conception ou sa diffusion initiale. Il avait également rejeté toute relation avec Akhenaton, présenté comme proche du pouvoir, affirmant pour sa part se réclamer de l’Alliance pour la République (Apr).

S’agissant des publications figurant sur sa propre page Facebook, Soya Diagne avait expliqué qu’il s’agissait essentiellement de captures d’écran issues de la page d’Akhenaton, qu’il aurait reprises en y ajoutant des commentaires à caractère humoristique, inscrits selon lui dans un registre de satire. Concernant les allusions à des faits de viol perceptibles dans certains de ses écrits, il avait soutenu qu’il s’agissait d’une fiction, insistant sur le fait qu’il n’avait jamais eu l’intention d’évoquer des affaires de mœurs réelles.

Interrogé plus précisément sur un commentaire dans lequel il écrivait en wolof « duma bipa kéne douffi wakh complot… Il veut étouffer l’affaire », Soya Diagne avait été invité à clarifier ses propos. Il avait alors expliqué avoir parlé de « viol » au lieu de « viòl », précisant encore qu’il s’exprimait dans un style fictif et satirique. De même, à propos d’une autre publication évoquant la remise supposée d’un passeport diplomatique à une ressortissante rwandaise, il avait maintenu qu’il s’agissait d’une simple ironie, dénuée de toute intention malveillante.

Découverte choquante près de l’hôpital Gedji : deux jeunes hommes interpellés pour acte contre nature

Après un premier incident signalé dans le quartier Biafra, une nouvelle affaire aux circonstances similaires est venue troubler la quiétude des riverains. Cette fois-ci, les faits se sont déroulés à proximité de l’établissement hospitalier « Gedji », dans une zone abritant plusieurs garages de véhicules.

Selon les informations rapportées par Libération, c’est un habitant du secteur qui a donné l’alerte après avoir constaté une activité jugée suspecte au cœur de la nuit. Intrigué par des allées et venues inhabituelles dans les garages voisins, il a immédiatement saisi les forces de l’ordre. Des patrouilles de police ont alors été dépêchées sur les lieux pour vérifier la situation.

Sur place, les agents ont fait une découverte pour le moins surprenante. Deux jeunes hommes, identifiés comme F. Gaye, âgé de 22 ans, et H. Boiro, 23 ans, tous deux sans domicile fixe, ont été surpris en pleine intimité. Les faits se déroulaient sur une natte étalée entre deux véhicules stationnés dans l’un des garages. Les deux individus ont été interpellés alors qu’ils avaient les pantalons baissés, ne laissant aucun doute sur la nature de leurs actes.

Conduits au poste de police pour les besoins de l’enquête, les deux mis en cause ont reconnu les faits qui leur sont reprochés. Lors de son audition, H. Boiro a déclaré que l’initiative provenait de F. Gaye, lequel lui aurait proposé d’avoir des rapports sexuels et de profiter d’un moment d’intimité dans ce garage, estimé discret à cette heure avancée de la nuit.

Les enquêteurs ont également cherché à en savoir davantage sur leur situation personnelle. Les deux jeunes hommes ont ainsi confié être sans profession fixe et ne disposer d’aucun domicile stable, vivant au gré des circonstances.

Les faits auraient eu lieu aux environs de 3 h 30, dans la nuit du 19 au 20 janvier 2026. À l’issue de leur garde à vue, F. Gaye et H. Boiro ont été déférés au parquet. Ils devront répondre des chefs d’inculpation d’acte contre nature et de vagabondage, infractions prévues et punies par la législation en vigueur.

Cette affaire relance une fois de plus le débat sur la sécurité nocturne dans certains quartiers et sur la situation sociale des personnes sans domicile fixe, souvent exposées à des conditions de vie précaires et à des dérives aux conséquences judiciaires lourdes.

Encadrement des prix : Kaolack réajuste le coût du riz brisé pour soulager les ménages

Le Conseil régional de la consommation de Kaolack a acté un réajustement à la baisse du prix du riz brisé ordinaire, une décision attendue dans un contexte marqué par la pression persistante du coût de la vie. Désormais fixé à 14.400 FCFA le sac de 50 kilogrammes et à 315 FCFA le kilogramme, ce nouveau barème traduit la volonté des autorités locales de mieux protéger le pouvoir d’achat des populations tout en maintenant l’équilibre du tissu commercial.

Produit de première nécessité, le riz brisé occupe une place centrale dans l’alimentation quotidienne des ménages de Kaolack, Guinguinéo et Nioro du Rip. Sa consommation massive en fait un indicateur sensible du niveau de vie, notamment pour les familles à revenus modestes. Dans un environnement économique marqué par l’augmentation des charges domestiques, cette baisse, bien que jugée modérée par certains observateurs, représente un soulagement réel pour de nombreux foyers, appelés à consacrer une part importante de leur budget à l’alimentation.

La particularité de cette décision réside dans la méthode adoptée pour y parvenir. Loin d’une fixation administrative unilatérale, les nouveaux prix sont le fruit d’une concertation entre les autorités compétentes, les associations de consommateurs et les représentants des commerçants. Cette approche inclusive a permis de prendre en compte les préoccupations de chaque partie, notamment la nécessité pour les détaillants et grossistes de préserver des marges leur permettant de poursuivre leurs activités sans rupture d’approvisionnement ni pratiques spéculatives.

Dans le département de Nioro du Rip, les autorités ont opté pour un ajustement spécifique tenant compte des contraintes logistiques supplémentaires. Le sac de 50 kilogrammes y est ainsi fixé à 14.425 FCFA et le kilogramme à 320 FCFA. Cette légère variation reflète une approche pragmatique, adaptée aux réalités territoriales et aux coûts de transport, tout en maintenant l’esprit général de la mesure d’encadrement.

Sur le plan du marché, cette harmonisation des prix est perçue comme un signal positif. Elle devrait contribuer à une meilleure rotation des stocks, renforcer la confiance entre vendeurs et clients et limiter les pratiques informelles souvent liées aux écarts de prix et au manque d’information. La campagne d’affichage annoncée par les autorités locales vient appuyer cet objectif de transparence, en rendant les tarifs officiels visibles et accessibles à tous, réduisant ainsi les risques d’abus.

Au-delà des chiffres, cette décision illustre une volonté affirmée de structurer davantage le commerce des produits de première nécessité à l’échelle locale. En misant sur la concertation, la transparence et la responsabilisation, les autorités entendent instaurer une régulation durable du marché. Les consommateurs, appelés à exercer une veille citoyenne, sont ainsi invités à jouer un rôle actif dans le respect des prix fixés, devenant des acteurs à part entière d’une consommation plus encadrée et responsable à Kaolack et dans ses environs.

Kaffrine : face aux défis climatiques, l’école renforce ses outils pédagogiques

À l’heure où les effets du changement climatique se font de plus en plus sentir au Sénégal, l’Inspection d’académie (IA) de Kaffrine mise sur la formation des enseignants afin de mieux préparer les élèves à comprendre leur environnement. Ce mardi, un séminaire de renforcement des capacités en climatologie a réuni des enseignants de l’ensemble de l’académie au lycée Armée Nation pour la Qualité et l’Équité (LYNAQE).

Dans une région fortement exposée aux aléas climatiques, cette initiative s’inscrit dans une dynamique de modernisation de l’enseignement et d’adaptation des contenus pédagogiques aux réalités locales. L’objectif est clair : doter les enseignants d’outils communs et rigoureux pour une meilleure lecture des phénomènes climatiques, notamment à travers l’analyse de données et de graphiques scientifiques.

« Il s’agit d’harmoniser les concepts et les constructions graphiques utilisés dans nos cours afin d’assurer une meilleure compréhension chez les élèves », a expliqué l’inspecteur Barnabé Diémé, soulignant l’importance de la cohérence pédagogique entre les disciplines.

Le séminaire a également été marqué par la contribution du professeur Pascal Sagna, spécialiste reconnu en climatologie, venu de Dakar pour partager son expertise. Une présence saluée par les organisateurs, qui y voient un moyen de rapprocher la recherche universitaire des réalités du terrain scolaire.

Au-delà de la formation technique, cette rencontre met en lumière le rôle stratégique de l’école dans la sensibilisation aux questions climatiques. Pour Boubacar Ndiaye, inspecteur à l’IA de Kaffrine, l’interdisciplinarité entre l’histoire-géographie et les sciences de la vie et de la Terre (SVT) constitue un levier essentiel pour une meilleure appropriation des savoirs liés au climat.

L’appui logistique du LYNAQE, sous la coordination de ses responsables, a permis la tenue effective de cette activité, illustrant ainsi la collaboration entre institutions éducatives et structures de formation.

Les participants ont unanimement salué une initiative qu’ils jugent en phase avec les enjeux actuels, appelant à la pérennisation de ces cadres de renforcement des capacités. Pour eux, investir dans la formation des enseignants revient à investir dans une jeunesse mieux outillée pour comprendre, anticiper et faire face aux défis climatiques de demain.

Un accueil triomphal des Lions, honorés devant une foule en liesse

Un accueil populaire digne de héros, empreint de joie et de fierté, a été réservé ce mardi aux Lions du Sénégal, fraîchement sacrés champions d’Afrique. Les joueurs de l’équipe nationale de football ont été célébrés à leur arrivée au Palais de la République, où une réception officielle a été organisée en leur honneur.

Après la grande parade de champions dans les rues de Dakar, les Lions ont reçu l’une des plus hautes distinctions de la République : l’Ordre national du Lion. Invités au palais par le chef de l’État, les joueurs sénégalais ont été accueillis par des milliers de supporters massés aux alentours de la présidence.

Dans son allocution, le président Bassirou Diomaye Faye a annoncé, au nom du peuple sénégalais et en son nom personnel, l’octroi d’une prime de 75 millions de francs CFA à chaque joueur de l’équipe nationale, accompagnée d’un terrain de 1 500 mètres carrés situé sur la Petite Côte.

Les membres de la Fédération sénégalaise de football (FSF) bénéficieront, pour leur part, d’une enveloppe de 50 millions de francs CFA ainsi que d’un terrain de 1 000 mètres carrés, également sur la Petite Côte. Les autres membres de la délégation nationale recevront chacun une prime de 20 millions de francs CFA et un terrain de 500 mètres carrés dans la même zone.

Devant une tribune remplie de hautes autorités de l’État, de figures du pouvoir comme de l’opposition — dont Amadou Ba, ancien Premier ministre — d’artistes à l’image de Youssou Ndour, ainsi que de proches des joueurs, les Lions ont défilé vers le podium, sourire aux lèvres, visiblement fatigués mais fiers.

L’ambiance était à son paroxysme. La foule scandait leurs noms, mêlant applaudissements et cris de gratitude. « Merci Pape Thiaw, merci les Lions, on l’a fait ! » Ces mots, résonnant comme des tambours, étaient accompagnés de cris de joie. Les pétards illuminaient le ciel, tandis que les couleurs nationales s’étendaient à perte de vue. Dakar vibrait au rythme de la fête. Les Lions étaient célébrés, et la fierté se lisait sur leurs visages, suffisante pour faire oublier la fatigue.

Pour rappel, les Lions, partis en fin de matinée de leur hôtel de Diamniadio où ils avaient passé la nuit de lundi à mardi, ont sillonné les principaux boulevards de la capitale menant au Palais de la République. À partir de la Patte d’Oie, le cortège de l’équipe nationale, entouré de milliers de supporters, a emprunté le rond-point EMG, le quartier Castor et l’avenue Bourguiba.

L’équipe nationale est ensuite passée par le carrefour de la FASTEF et la corniche Ouest, avant d’arriver au Palais de la République, où les Lions ont été officiellement reçus par le chef de l’État.

Plusieurs joueurs de l’équipe nationale ont exprimé, mardi à Dakar, leur joie et leur fierté face à l’accueil exceptionnel qui leur a été réservé par leurs supporters et l’ensemble de la nation sénégalaise après leur victoire finale à la Coupe d’Afrique des nations (CAN) disputée à Rabat.

Ému par la ferveur populaire, Sadio Mané a déclaré : « C’est un jour de joie, de bonheur et de gloire qui devrait durer tout le temps. Tout le monde est content. »

Aly Saleh

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°654 – 21/01/2026

🔴 PARADE DES LIONS QUI FINIT AU PALAIS / 75 MILLIONS ET 1500 M2 SUR LA CÔTE POUR CHAQUE GAÏNDÉ : DIOMAYE FAIT GRIMPER LE CURSEUR

🔴 POLÉMIQUE POST-FINALE AU NIVEAU DU PARLEMENT MAROCAIN : UN DÉPUTÉ VEUT ENVOYER NDALA AU GNOUF

CAN 2025 : Chaque membre de la FSF récompensé avec 50 millions FCFA et un terrain de 1 000 m²

Alors que Dakar célébrait encore la victoire historique des Lions de la Téranga à la Coupe d’Afrique des Nations 2025, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a tenu à honorer les acteurs institutionnels qui ont contribué au succès de l’équipe nationale. Dans le cadre d’une cérémonie officielle organisée au Palais de la République, chaque membre de la Fédération sénégalaise de football (FSF) a reçu une reconnaissance matérielle et symbolique, soulignant l’importance de leur travail en coulisses.

Chaque responsable de la FSF s’est vu attribuer une prime de 50 millions de francs CFA, accompagnée de l’attribution d’un terrain de 1 000 mètres carrés situé sur la Petite Côte. Cette décision traduit la volonté du chef de l’État de mettre en lumière le rôle déterminant de la Fédération dans la préparation, l’accompagnement et la gestion de l’équipe nationale tout au long du cycle ayant mené au deuxième sacre continental du Sénégal.

Lors de son allocution, le président Diomaye Faye a rappelé que la victoire des Lions de la Téranga n’était pas seulement le fruit des performances individuelles des joueurs sur le terrain, mais le résultat d’un effort collectif. Le travail du staff technique, des dirigeants et de l’ensemble des responsables fédéraux a été crucial pour créer les conditions favorables à ce succès. Chaque décision stratégique, chaque plan de formation, chaque déplacement et chaque organisation logistique ont contribué à forger une équipe capable de triompher sur le continent.

Cette récompense souligne également l’importance de la cohésion et de la synergie entre les différents acteurs du football sénégalais. Elle symbolise la reconnaissance de l’État pour ceux qui, loin des caméras et des projecteurs, œuvrent chaque jour à la réussite du sport national. Le président Diomaye Faye a insisté sur le fait que le rayonnement du Sénégal sur la scène continentale et internationale repose autant sur l’excellence organisationnelle que sur le talent des joueurs.

Au-delà de la valeur financière ou foncière des primes et des terrains, cette distinction est un hommage au travail discret mais essentiel qui accompagne le succès sportif. Elle illustre la philosophie selon laquelle chaque victoire est construite dans l’ombre avant de briller au grand jour. Dans le contexte du deuxième sacre africain, cette cérémonie restera gravée dans les mémoires comme un moment où le leadership politique et sportif s’est conjugué pour célébrer l’excellence et le mérite collectif du football sénégalais.

Réception officielle : le Président Diomaye offre 75 millions de FCFA à chaque « Lion » et 1500 m²

Après le sacre historique des Lions de la Téranga à la Coupe d’Afrique des Nations 2025, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a offert ce mardi 20 janvier 2026 une réception officielle en leur honneur au Palais de la République. L’événement, empreint de solennité et d’émotion, a rassemblé l’ensemble des joueurs, le staff technique, les membres de la Fédération, ainsi que les autorités publiques et plusieurs personnalités du monde culturel et sportif.

Fidèle à sa promesse faite après la victoire des Lions, le chef de l’État a dévoilé l’ampleur des récompenses destinées à l’équipe nationale. Chaque joueur a reçu une prime de 75 millions de FCFA, accompagnée d’un terrain de 1 500 mètres carrés sur la Petite Côte. Il s’agit là d’un geste concret qui illustre la reconnaissance de la Nation pour le travail acharné, le courage et la discipline dont ont fait preuve les Lions tout au long de la compétition. Les membres de la Fédération ont également été gratifiés d’une prime de 50 millions de FCFA et d’un terrain de 1 000 mètres carrés, tandis que les autres membres de la délégation ayant accompagné l’équipe au Maroc ont reçu 20 millions de FCFA et 500 mètres carrés sur la Petite Côte.

Au-delà des joueurs et du staff, le président Diomaye a pensé au personnel du ministère des Sports, annonçant l’attribution d’une enveloppe de 305 millions de FCFA destinée aux primes de l’ensemble des agents, ainsi que la remise de terrains pour les membres de la délégation ministérielle ayant accompagné l’équipe lors de la finale. Ce geste traduit non seulement la valorisation des performances sportives, mais aussi une reconnaissance du rôle de tous ceux qui ont contribué au succès de l’équipe sur le plan logistique et organisationnel.

La cérémonie a été marquée par une ambiance chaleureuse et festive. Les joueurs, visiblement émus mais souriants, ont défilé devant la tribune présidentielle, acclamés par les applaudissements nourris des invités et des proches. La remise des récompenses s’est déroulée après les décorations officielles qui avaient élevé les joueurs et le sélectionneur Pape Thiaw au rang de Commandeurs de l’Ordre national du Lion, symbolisant la reconnaissance de la Nation pour leur exploit historique.

En offrant ces primes substantielles et des terrains sur la Petite Côte, le président Diomaye a voulu inscrire ce sacre dans la mémoire collective des Sénégalais et rappeler que le sport, lorsqu’il est pratiqué avec abnégation et esprit d’équipe, constitue un vecteur de fierté nationale et d’unité. Cette réception, alliant solennité, récompense matérielle et hommage symbolique, restera sans doute gravée dans l’histoire du football sénégalais, tout comme la victoire elle-même.

Palais de la République : Pape Thiaw et les Lions décorés Commandeurs de l’Ordre national du Lion

Dans un geste solennel et symbolique, le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a élevé les joueurs de l’équipe nationale du Sénégal ainsi que leur sélectionneur, Pape Thiaw, au rang de Commandeur dans l’Ordre national du Lion. Cette distinction exceptionnelle vient saluer le sacre des Lions de la Téranga à la Coupe d’Afrique des Nations 2025 et leur rôle dans la fierté et l’unité nationale.

La cérémonie, organisée au Palais de la République, a été empreinte d’émotion et de solennité. Le chef de l’État a rappelé l’importance de cet exploit, soulignant que ce deuxième titre continental consacre le travail collectif, le courage et la discipline des joueurs. « Votre engagement, votre persévérance et votre amour du drapeau ont fait vibrer tout un peuple », a-t-il déclaré, avant de remettre les insignes aux joueurs et à l’encadrement technique.

Les Lions ont reçu leurs décorations avec fierté et émotion, entourés de leurs familles et de nombreuses personnalités politiques et artistiques présentes pour cet hommage national. Les applaudissements et les ovations de la population résonnaient à l’extérieur du Palais, témoignant de l’attachement du peuple sénégalais à ses héros.

À noter que les joueurs Ibrahima Mbaye et Ismaïl Jakobs n’ont pas pu participer à cette cérémonie, ayant déjà regagné leurs clubs respectifs en Europe. Malgré leur absence physique, leur contribution au sacre continental a été saluée par l’ensemble des officiels et de leurs coéquipiers.

Cette décoration représente bien plus qu’un hommage sportif : elle traduit la reconnaissance nationale envers des hommes qui ont incarné l’excellence, l’unité et le rayonnement du Sénégal sur le plan international. Pape Thiaw et les Lions de la Téranga resteront ainsi dans l’histoire du pays comme les artisans d’un triomphe célébré par tout un peuple.

Badara Gadiaga salue le sacre des Lions : « Quand le Sénégal est uni, rien ne peut lui résister »

Au lendemain du sacre historique des Lions de la Téranga, l’analyste et chroniqueur Badara Gadiaga a rendu un vibrant hommage à l’équipe nationale du Sénégal, saluant une victoire qu’il qualifie de symbole fort de courage, de discipline et d’unité nationale. À travers un message empreint d’émotion et de fierté patriotique, il a tenu à féliciter les champions d’Afrique pour avoir, une fois de plus, fait vibrer tout un peuple.

Selon Badara Gadiaga, les Lions ont porté haut les couleurs nationales avec dignité et abnégation, incarnant l’esprit de dépassement de soi et l’amour du drapeau. Il estime que cette victoire dépasse largement le cadre sportif, car elle reflète l’âme d’une nation debout, fière de son identité et de ses valeurs fondamentales. Pour lui, les joueurs ont su démontrer que l’unité, la discipline et le travail collectif restent les clés de toute réussite durable.

Dans son message, il n’a pas manqué d’associer le peuple sénégalais à ce triomphe continental. Badara Gadiaga a salué le soutien indéfectible des populations, présentes dans les stades, dans les rues et à travers les médias, estimant que cette communion entre l’équipe nationale et les supporters a largement contribué à la performance des Lions. À ses yeux, cette ferveur populaire est la preuve que le football demeure un puissant facteur de cohésion sociale et de rassemblement national.

Le chroniqueur souligne également la portée symbolique de cette victoire dans un contexte où le Sénégal aspire à davantage d’unité et de confiance en lui-même. « Lorsque le Sénégal est uni, rien ne peut lui résister », a-t-il affirmé, voyant dans ce sacre un message d’espoir et une source d’inspiration pour la jeunesse et pour l’ensemble de la nation.

En concluant son hommage, Badara Gadiaga a réaffirmé son attachement au sport sénégalais et à ce qu’il représente pour le pays. Il a adressé ses remerciements aux Lions de la Téranga pour les émotions et la fierté offertes au peuple sénégalais, tout en lançant un appel à préserver cet esprit d’unité et de solidarité au-delà des terrains de football. Pour lui, cette victoire restera gravée comme l’illustration parfaite d’un Sénégal qui gagne lorsqu’il avance ensemble, dans la dignité et la détermination.

Vive le sport sénégalais, vive les Lions de la Téranga, et vive le Sénégal.

Elhadji Ousseynou Diouf s’incline devant la mémoire de Jules François Bocandé lors de la parade des Lions de la Teranga

La parade triomphale des Lions de la Teranga, organisée au lendemain du sacre continental, restera longtemps gravée dans les mémoires. Au-delà de l’euphorie populaire, des chants, des drapeaux et de la ferveur nationale, un moment d’une rare intensité émotionnelle a marqué la célébration : l’hommage solennel rendu par Elhadji Ousseynou Diouf à la légende Jules François Bocandé.

Alors que le cortège avançait lentement au milieu d’une marée humaine, Diouf, figure emblématique du football sénégalais et double Ballon d’Or africain, a pris la parole avec gravité. La joie de la victoire n’a pas éclipsé le devoir de mémoire. Devant des milliers de supporters, il a rappelé que ce trophée s’inscrivait dans une longue histoire, bâtie par des hommes qui ont ouvert la voie, souvent dans l’ombre et sans les moyens d’aujourd’hui. Jules François Bocandé, disparu mais jamais oublié, incarnait à ses yeux cette génération fondatrice.

La voix chargée d’émotion, Elhadji Ousseynou Diouf a évoqué le parcours exceptionnel de l’ancien attaquant, pionnier du football sénégalais en Europe, capitaine respecté et symbole d’engagement pour le maillot national. Il a rappelé combien Bocandé avait inspiré des générations entières de joueurs, par son talent, sa discipline et son amour indéfectible pour le Sénégal. « Cette victoire est aussi la sienne », a-t-il laissé entendre, sous les applaudissements nourris de la foule.

Ce moment de recueillement a créé un contraste saisissant avec l’ambiance festive de la parade. Les chants se sont tus l’espace de quelques secondes, laissant place à une communion silencieuse entre les joueurs, les anciens et le public. Beaucoup de supporters, émus, ont salué ce geste fort, y voyant un rappel essentiel : les succès d’aujourd’hui sont le fruit des combats d’hier.

En rendant hommage à Jules François Bocandé, Elhadji Ousseynou Diouf a rappelé que le football sénégalais ne se résume pas à des trophées, mais à une histoire, des valeurs et des hommes qui ont porté haut les couleurs nationales bien avant les grandes consécrations. Cette parade, célébrant le présent glorieux des Lions de la Teranga, a ainsi su honorer dignement la mémoire de ceux qui ont façonné leur destin.

Kaolack : menacée pour son combat contre l’excision, une militante contrainte à l’exil

Insultes quotidiennes, intimidations répétées, menaces de mort explicites, attaques verbales et psychologiques. Le combat contre l’excision, pourtant interdite par la loi sénégalaise, continue de se mener dans un climat de peur et de violence. Sockhna Diop en a payé le prix fort.

Figure engagée de la lutte contre les mutilations génitales féminines dans son village natal de Mbellengouth, ainsi que dans plusieurs localités du département de Kaolack, la jeune militante a vu son quotidien basculer à mesure que son action gagnait en visibilité. Dans les villages où elle intervenait, les critiques ont rapidement laissé place à des attaques personnelles, d’abord verbales, puis ouvertement violentes.

« Elle était traitée d’ennemie de la tradition, d’impie, de traîtresse à sa communauté », témoigne son père, Moussa Diop.

Sur les réseaux sociaux comme au sein des concessions familiales, les insultes se multipliaient, accompagnées de mises en garde glaçantes. Les exciseuses, soutenues par certains cercles communautaires, voyaient en elle une menace directe à leur autorité et à leurs sources de revenus.

Les pressions se sont intensifiées au fil du temps. Des messages anonymes promettaient des représailles. Des propos évoquant la mort circulaient sans détour. « On lui a clairement fait comprendre qu’elle était désormais une cible », confie sa mère, Siga Diouf.

Une violence psychologique constante, nourrie par la peur, l’isolement et l’absence de protection réelle, s’est installée. Dans ce contexte, rester devenait un risque majeur. Face à l’escalade des menaces et à un sentiment d’abandon sécuritaire, Sockhna Diop a été contrainte de prendre le chemin de l’exil vers les États-Unis d’Amérique. Une fuite forcée, loin de sa famille et de son terrain d’engagement, pour préserver sa vie.

Mais l’exil n’a pas effacé les blessures. « Cette histoire remonte à mars 2021, mais les menaces persistent parfois, même à distance », confie Mouhamed Moustapha Ndiaye, membre de son organisation. Car partir ne signifie pas toujours être en sécurité, surtout lorsque la haine franchit les frontières.

À travers le cas de Sockhna Diop se dessine une réalité alarmante : au-delà des textes de loi, les défenseuses des droits des femmes restent exposées à des violences graves, souvent banalisées. Insultes, menaces, diffamation et pressions communautaires constituent des armes redoutables pour faire taire celles qui dérangent.

Son parcours pose une question cruciale : combien de militantes devront encore se cacher ou s’exiler pour avoir osé protéger des filles ? Tant que la peur continuera d’étouffer les voix courageuses, la lutte contre l’excision restera un combat à haut risque.

Ousmane Sonko reçoit Serge Ekué : la BOAD réaffirme sa confiance au Sénégal

Le Premier ministre Ousmane Sonko a reçu, ce mardi 20 janvier 2026, le Président de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), Serge Ekué, pour une audience axée sur le renforcement de la coopération entre le Sénégal et l’institution financière sous-régionale. L’information a été rendue publique par la Primature à l’issue de la rencontre.

Cette audience s’inscrit dans le cadre des échanges réguliers entre le gouvernement sénégalais et ses partenaires techniques et financiers, alors que le pays a engagé de nouveaux chantiers structurants pour soutenir sa trajectoire de développement économique et social. Les discussions ont porté sur plusieurs dossiers techniques liés à la coopération en cours, avec une attention particulière accordée au secteur de l’énergie, considéré comme un levier stratégique pour la transformation économique du Sénégal.

Au cours des échanges, les deux parties ont passé en revue les projets soutenus ou susceptibles d’être accompagnés par la BOAD, notamment dans les domaines des infrastructures énergétiques, de l’accès à l’électricité et du financement de projets structurants à fort impact sur la croissance et l’emploi. Le secteur de l’énergie demeure en effet au cœur des priorités du gouvernement, dans un contexte marqué par la volonté d’assurer une souveraineté énergétique accrue, de réduire les coûts pour les ménages et les entreprises, et de soutenir l’industrialisation du pays.

La Banque Ouest Africaine de Développement, institution commune aux États membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), a, à cette occasion, réaffirmé sa confiance au Sénégal. Serge Ekué a souligné l’engagement constant de la BOAD à accompagner les autorités sénégalaises dans la mise en œuvre de leurs projets de développement, en cohérence avec les priorités nationales et les objectifs de développement durable.

Acteur majeur de la communauté financière régionale, la BOAD joue un rôle clé dans le financement des économies de l’espace UEMOA. Son soutien au Sénégal traduit, selon plusieurs observateurs, la crédibilité du pays auprès des partenaires financiers et la solidité de ses orientations stratégiques, malgré un contexte économique international marqué par des incertitudes.

Cette rencontre entre Ousmane Sonko et Serge Ekué illustre ainsi la volonté des autorités sénégalaises de consolider les partenariats existants et de mobiliser des financements adaptés pour accélérer la mise en œuvre des projets structurants, en particulier dans des secteurs essentiels comme l’énergie, au service d’un développement inclusif et durable.

Accident en haute mer : quatre pêcheurs sénégalais portés disparus dans les eaux mauritaniennes

Un nouveau drame endeuille le secteur de la pêche artisanale sénégalaise. Une pirogue en provenance de Saint-Louis a chaviré dans la nuit du 16 au 17 janvier 2026 dans les eaux mauritaniennes, après avoir été percutée par un navire non identifié. Le bilan provisoire fait état de quatre pêcheurs sénégalais portés disparus, tandis que six autres ont pu être secourus, selon un communiqué du ministère des Pêches et de l’Économie maritime.

D’après les informations officielles, l’embarcation transportait dix pêcheurs artisanaux. Elle avait quitté Saint-Louis le vendredi 16 janvier aux environs de 15 heures, en direction des zones de pêche mauritaniennes, conformément au protocole de pêche en vigueur entre les deux pays. Après plusieurs heures d’activité en mer, la pirogue se serait repositionnée vers une zone d’amarrage afin de permettre à l’équipage de se reposer.

C’est à ce moment-là que l’accident se serait produit. Selon les témoignages recueillis auprès des survivants, un navire, dont l’identité n’a pas encore été établie, aurait violemment heurté la pirogue, provoquant son chavirement en pleine nuit. La collision a semé la panique à bord et projeté les pêcheurs à la mer, dans des conditions particulièrement difficiles, marquées par l’obscurité et la houle.

Six pêcheurs ont finalement pu être secourus et évacués vers des structures sanitaires. Parmi eux, quatre ont été pris en charge puis libérés après avoir reçu les soins nécessaires, tandis que deux autres restent hospitalisés sous surveillance médicale. Aucun corps sans vie n’a, à ce stade, été repêché.

Concernant les quatre pêcheurs portés disparus, les autorités sénégalaises se veulent prudentes mais mobilisées. Le ministère des Pêches et de l’Économie maritime assure que les opérations de recherche se poursuivent activement, en étroite coordination avec les services compétents, notamment les autorités mauritaniennes et les services de secours en mer.

Cet accident relance une fois de plus la question de la sécurité des pêcheurs artisanaux sénégalais, très nombreux à fréquenter les eaux voisines dans le cadre des accords de pêche. Entre risques de collision avec de gros navires, conditions météorologiques parfois imprévisibles et moyens de sécurité limités, la mer demeure un espace de travail à haut risque pour ces acteurs essentiels de l’économie halieutique.

CAN 2025 : quelles sanctions possibles contre le Sénégal ? L’éclairage juridique du magistrat Mamadou Yakham Keita

Au lendemain de la finale mouvementée de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 entre le Sénégal et le Maroc, remportée par les Lions de la Teranga après prolongation, le débat s’est rapidement déplacé du terrain sportif vers le terrain disciplinaire. La sortie momentanée des joueurs sénégalais de la pelouse, en signe de protestation contre des décisions arbitrales jugées contestables, a suscité de nombreuses interrogations sur d’éventuelles sanctions que pourrait infliger la Confédération africaine de football (CAF).

Pour apporter un éclairage juridique à cette situation, le magistrat Mamadou Yakham Keita s’est exprimé à travers une analyse publiée sur sa page Facebook. D’emblée, il a tenu à rappeler le cadre institutionnel dans lequel s’inscrit la compétition. La CAN relève exclusivement de la juridiction de la CAF, seule habilitée à apprécier les faits et à décider d’éventuelles sanctions disciplinaires à l’encontre des équipes, joueurs ou officiels.

Selon le magistrat, si la CAF venait à considérer que la sortie temporaire des Lions constitue une infraction aux règlements, les sanctions envisageables restent, dans la pratique, relativement encadrées. Il s’agirait le plus souvent d’une amende financière, d’un avertissement formel ou, le cas échéant, de sanctions individuelles ciblant certains joueurs ou membres du staff, en fonction des responsabilités établies. Mamadou Yakham Keita souligne ainsi que, même si la CAF dispose légalement d’un large pouvoir disciplinaire, les décisions prononcées dans le cadre des compétitions africaines demeurent généralement proportionnées aux faits reprochés.

Le juriste a également tenu à rassurer l’opinion publique sur un point précis qui alimente de nombreuses inquiétudes : l’éventualité d’une sanction ayant des répercussions sur la participation du Sénégal à la Coupe du monde. À ce stade, explique-t-il, rien ne permet d’affirmer qu’une telle conséquence est envisageable. En l’absence d’une décision officielle exceptionnelle de la CAF allant dans ce sens, il n’y a pas lieu de craindre une remise en cause de la présence du Sénégal sur la scène mondiale.

Par ailleurs, Mamadou Yakham Keita rappelle que le droit disciplinaire sportif prévoit des voies de recours. Si le Sénégal estimait qu’une éventuelle sanction est injustifiée ou disproportionnée, la Fédération sénégalaise de football pourrait saisir la Commission d’appel de la CAF. Ce recours doit toutefois être exercé dans des délais stricts, généralement fixés à trois jours après la notification officielle de la décision contestée.

Revenant sur l’essentiel, le magistrat invite surtout à la sérénité. Pour lui, le plus important reste le verdict du terrain. Malgré les tensions, la confusion et les décisions arbitrales controversées, le Sénégal a su faire preuve de caractère. Après l’interruption du jeu consécutive au penalty sifflé en faveur du Maroc, c’est Sadio Mané qui a joué un rôle clé en rassemblant ses coéquipiers et en les convainquant de reprendre le match. Brahim Díaz a ensuite manqué son penalty, avant que Pape Gueye ne libère tout un peuple grâce à une frappe somptueuse en prolongation, offrant au Sénégal un deuxième sacre continental historique.

« La deuxième étoile est déjà gravée », conclut Mamadou Yakham Keita, appelant les Sénégalais à garder leur calme et à savourer une victoire acquise sur le terrain. Pour lui, quelles que soient les suites disciplinaires éventuelles, le titre est légitime et restera à jamais inscrit dans l’histoire du football sénégalais.

Système d’alerte précoce : l’ANACIM et la NOAA renforcent la riposte face aux extrêmes climatiques en Afrique

Face à l’intensification des phénomènes climatiques extrêmes sur le continent africain, l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM) et l’Administration nationale des océans et de l’atmosphère des États-Unis (NOAA) ont officiellement lancé, ce 20 janvier 2026 à Dakar, un ambitieux projet de système d’alerte précoce destiné à renforcer la prévention et la gestion des risques climatiques. Baptisé NOAA Early Warning System (NEWS), ce programme marque une étape importante dans la coopération scientifique et technique entre l’Afrique et les États-Unis dans le domaine de la météorologie et du climat.

Le projet NEWS vise à consolider les capacités existantes des services météorologiques nationaux tout en favorisant une collaboration interinstitutionnelle accrue. L’objectif est clair : produire des prévisions fiables, compréhensibles et directement exploitables par les décideurs, les collectivités territoriales et les secteurs sensibles, afin de réduire l’impact des événements météorologiques extrêmes sur les populations et les économies.

Présent à la cérémonie de lancement, le représentant de la NOAA, Dr Wassila Thiaw, a rappelé que l’ambition globale du projet est de faire progresser les systèmes d’alerte précoce fondés sur la prévision des phénomènes climatiques extrêmes, tout en accompagnant les pays africains dans l’élaboration de plans d’action concrets pour la réduction des risques. Selon lui, les extrêmes climatiques constituent aujourd’hui des menaces multiples, affectant simultanément plusieurs secteurs clés tels que l’agriculture, la santé, les infrastructures, le tourisme et la sécurité alimentaire. Dans ce contexte, disposer de systèmes d’alerte basés sur le climat devient indispensable pour appuyer la prise de décision et anticiper les crises.

Dr Thiaw a également attiré l’attention sur l’augmentation préoccupante de la fréquence et de l’intensité des précipitations extrêmes. Cette tendance expose un nombre croissant de populations à des situations d’inondations prolongées, avec des conséquences lourdes sur les infrastructures, les conditions sanitaires et les moyens de subsistance. Il a souligné que l’innovation majeure apportée par le projet NEWS réside dans le passage d’une simple prévision météorologique à une véritable prévision d’impact. Une approche qui nécessite, selon lui, une coproduction de l’information entre les services météorologiques, les institutions publiques, les chercheurs et les acteurs sectoriels, afin que les alertes tiennent compte des réalités du terrain.

Le lancement du projet a été présidé par le Directeur général de l’ANACIM, le Dr Diaga Bass, qui a replacé cette initiative dans le contexte plus large des effets du changement climatique en Afrique. Il a rappelé que le continent, bien que faiblement contributeur aux émissions mondiales de gaz à effet de serre, subit de plein fouet les conséquences du dérèglement climatique, notamment à travers des vagues de chaleur de plus en plus intenses, des inondations récurrentes et des épisodes de sécheresse sévères.

Pour le patron de l’ANACIM, l’alerte précoce n’est désormais plus une option, mais une nécessité absolue. Il a insisté sur l’importance de disposer d’informations météorologiques, hydrologiques et climatiques fiables, produites scientifiquement et diffusées à temps, afin de sauver des vies et de limiter les dégâts matériels. Selon lui, la meilleure réponse aux défis climatiques actuels repose sur trois piliers indissociables : l’anticipation, la science et la solidarité entre les nations.

La cérémonie de lancement du projet NEWS a été précédée par une semaine de formation intensive au profit d’une quarantaine de météorologues venus de plusieurs pays africains. Cette session a permis de renforcer leurs compétences sur les outils modernes de prévision et d’analyse des phénomènes extrêmes. Prévu pour une durée initiale de trois ans, renouvelable, le projet couvrira à terme l’ensemble du continent africain, même s’il débute avec un nombre restreint de pays pilotes, dont le Sénégal.

Sécurité intérieure : après l’euphorie de la CAN, un appel à l’anticipation des risques

Au lendemain de la victoire historique de l’équipe nationale à la Coupe d’Afrique des nations disputée au Maroc, le Sénégal vibre au rythme des célébrations populaires. Des rassemblements spontanés aux cortèges improvisés, l’euphorie collective gagne rues et quartiers à travers le pays. Mais derrière cette ferveur nationale, la question de la sécurité intérieure s’impose avec acuité.

Dans une déclaration rendue publique ce mardi, Ibrahim Khalil Diouara, président du parti Les Visionnaires Panafricains du Sénégal et de la Diaspora (VIP/SD – Set Guiss Guiss), a attiré l’attention des autorités sur les enjeux sécuritaires liés aux grands rassemblements populaires. Sans remettre en cause la légitime joie nationale, le responsable politique appelle à une gestion préventive et renforcée de la sécurité, notamment autour du chef de l’État et des infrastructures stratégiques.

Selon lui, les périodes de célébrations massives constituent des moments de vulnérabilité accrue, susceptibles d’exposer aussi bien les institutions que les populations. Il plaide ainsi pour une mobilisation renforcée des forces de défense et de sécurité afin d’assurer la protection des édifices publics et privés, des banques, des commerces, des stations-service, ainsi que de l’ensemble des sites jugés sensibles.

Au-delà de la sécurité institutionnelle, M. Diouara insiste également sur la protection des citoyens les plus vulnérables, en particulier les personnes âgées. Il appelle à une vigilance accrue pour éviter qu’elles ne soient laissées seules dans des habitations dépourvues de dispositifs de sécurité adéquats durant ces périodes d’affluence et de déplacements massifs.

Cette prise de position intervient à la veille d’événements officiels majeurs, notamment la réception annoncée des champions d’Afrique par le président de la République, une cérémonie qui devrait drainer une foule considérable. Un contexte qui, selon l’auteur de la déclaration, exige anticipation, coordination étroite entre les services concernés et vigilance permanente.

Tout en saluant la maturité du peuple sénégalais et le professionnalisme reconnu des forces de défense et de sécurité, le président du VIP/SD rappelle que la stabilité et la sécurité nationales demeurent des impératifs absolus, même — et surtout — dans les moments de liesse collective.

« Une victoire mythique » Abdoulaye Sylla

La victoire éclatante des Lions de la Téranga n’est pas intervenue à un moment ordinaire. Elle s’est inscrite dans un intervalle hautement symbolique, entre les célébrations du Kazzu Radiab et l’appel spirituel de Seydina Limamou Laye, deux repères majeurs de la mémoire religieuse et mystique du Sénégal. Une coïncidence de calendrier qui, pour beaucoup, dépasse le simple fait sportif et renvoie à un message profond adressé à toute la nation.

Réagissant au sacre des Lions, l’honorable député et non moins patron de Ecotra Abdoulaye Syllai, a tenu à féliciter l’équipe nationale tout en soulignant la portée singulière de cette victoire. Selon lui, ce triomphe, survenu entre deux temps forts de la spiritualité sénégalaise, rappelle que le pays puise sa force autant dans le talent et le travail que dans ses valeurs spirituelles, son unité et sa foi. « Ce n’est pas seulement une victoire sportive, c’est un signe, un rappel », a-t-il déclaré.

Le Kazzu Radiab, moment d’élévation et de rappel des enseignements religieux, et l’appel de Mame Limamou Laye, symbole de paix, de rectitude et de rassemblement, encadrent ainsi une victoire qui apparaît comme un trait d’union entre le spirituel et le temporel. Pour Sylla, cette conjonction mystique doit inspirer tous les Sénégalais : chaque citoyen, dans son domaine – sport, agriculture, économie, éducation, culture ou gouvernance – est appelé à donner le meilleur de lui-même pour bâtir un Sénégal harmonieux et prospère.

L’exemple des Lions est éloquent. Discipline, rigueur, sens du collectif et amour du maillot ont permis d’atteindre le sommet. Des valeurs qui, transposées à l’échelle nationale, pourraient devenir le moteur d’un développement durable et inclusif. « Les Lions ont fait leur part. À nous tous maintenant de faire la nôtre », insiste Abdoulaye Sylla.

Dans cette dynamique, le chef d’entreprise interpelle également les autorités publiques. Il appelle à une prise de conscience urgente sur la nécessité de relancer l’économie sénégalaise, de soutenir les forces productives et de redonner espoir à une jeunesse en quête de perspectives. Pour lui, l’élan suscité par cette victoire doit être capitalisé afin de renforcer la cohésion nationale et engager des réformes courageuses au service du bien commun.

Au-delà de l’euphorie populaire, le sacre des Lions de la Téranga apparaît ainsi comme un message fort : un appel à l’unité, au travail et à la responsabilité collective. Entre le Kazzu Radiab et l’appel de Mame Limamou Laye, le Sénégal est invité à transformer cette victoire mystique en une dynamique durable, capable de faire tache d’huile dans tous les secteurs de la vie nationale.

Jéréjef GAINDÉ

Incidents extra-sportifs lors de la finale de la CAN 2025 : 17 supporters sénégalais jugés à Rabat

Incriminés dans des incidents extra-sportifs et des actes de violence survenus en marge de la finale de la 35e édition de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025, dix-sept supporters sénégalais, actuellement en garde à vue au commissariat de Rabat, seront présentés ce mardi 20 janvier 2026 devant la justice marocaine. Selon les informations rapportées par le quotidien L’Observateur, les mis en cause sont poursuivis pour plusieurs infractions, notamment pour trouble à l’ordre public.

Les faits reprochés aux supporters sénégalais trouvent leur origine dans les événements ayant émaillé la finale opposant le Sénégal au Maroc, remportée par les Lions de la Teranga sur le score de 1 but à 0. La rencontre, déjà marquée par une forte tension sportive et émotionnelle, a basculé dans la controverse après deux décisions arbitrales jugées litigieuses par le camp sénégalais. L’arbitre a en effet refusé un but aux Lions de la Teranga avant d’accorder un pénalty aux Lions de l’Atlas, suscitant une vive contestation sur le terrain comme dans les tribunes.

Cette situation explosive a entraîné une interruption du match d’environ quinze minutes, les joueurs sénégalais ayant regagné les vestiaires en signe de protestation. Dans ce climat de nervosité extrême, des actes de violence et des comportements anti-sportifs auraient été commis par certains supporters, donnant lieu à l’intervention des forces de l’ordre marocaines. Les personnes interpellées sont depuis maintenues en garde à vue dans l’attente de leur jugement.

Toujours selon L’Observateur, les autorités sénégalaises suivent de très près l’évolution de ce dossier. Une équipe composée de quatre officiers de la police nationale du Sénégal a été dépêchée au Maroc, sur invitation des autorités policières marocaines, afin d’assurer le suivi des faits impliquant des ressortissants sénégalais. Cette mission consisterait notamment à coordonner les échanges d’informations, à assister dans la gestion des aspects consulaires et à veiller au respect des procédures concernant leurs compatriotes.

Le journal précise par ailleurs que des rapports détaillés sur la situation ont déjà été transmis à Dakar aux autorités compétentes. Ces documents retracent le déroulement des incidents, les conditions d’interpellation des supporters concernés ainsi que l’état d’avancement de la procédure judiciaire. En attendant l’issue du procès prévu ce mardi, l’affaire continue de susciter une vive attention au Sénégal comme au Maroc, tant elle mêle enjeux sportifs, diplomatiques et judiciaires dans un contexte de forte sensibilité post-finale.

CAN 2025 à Rabat : la DGSN dément formellement toute rumeur de décès d’un stadier

La Direction Générale de la Sûreté Nationale (DGSN) a opposé un démenti catégorique aux rumeurs persistantes faisant état du décès présumé d’un stadier lors de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN 2025) disputée au Complexe sportif Prince Moulay Abdellah de Rabat. Ces informations, largement relayées sur les réseaux sociaux par certains comptes, ont été qualifiées de mensongères et infondées par les autorités sécuritaires marocaines.

Dans un communiqué officiel, la DGSN a tenu à rétablir les faits avec fermeté, affirmant qu’aucun décès n’a été enregistré en lien avec des violences, des troubles sportifs ou des actes relevant de l’hooliganisme à l’occasion de cette rencontre continentale. L’institution précise notamment qu’aucun agent de sécurité privé, aucun stadier ni aucun ramasseur de balles n’a perdu la vie durant ou après la finale.

Les services de sécurité indiquent par ailleurs qu’aucune procédure de constatation d’une dépouille n’a été effectuée dans le cadre d’événements liés au match. Ces informations ont été corroborées après des vérifications approfondies menées auprès de l’ensemble des établissements de santé concernés, renforçant ainsi la crédibilité du démenti officiel.

La DGSN déplore la propagation de fausses informations susceptibles de semer la confusion et l’inquiétude au sein de l’opinion publique, particulièrement dans un contexte aussi sensible qu’un événement sportif d’envergure continentale. Elle rappelle que la diffusion de rumeurs non vérifiées porte atteinte non seulement à la sérénité publique, mais aussi à la réputation des institutions et des personnes injustement mises en cause.

À Porokhane, les préparatifs du Magal s’inscrivent dans la tradition et la dévotion

À dix jours du Magal de Porokhane, l’État du Sénégal peaufine les derniers réglages en vue d’assurer le bon déroulement de cet important rendez-vous religieux dédié à la mémoire de Soxna Diarra Bousso, figure emblématique de piété, de dignité et de dévouement spirituel.

Réunis ce lundi 19 janvier 2026 à Kaolack, sous la présidence du gouverneur Mohamadou Moctar Watt, les membres du Comité régional de développement ont procédé à une évaluation rigoureuse des engagements pris lors des précédentes concertations. Cette démarche témoigne de la volonté des autorités administratives d’accompagner, avec sérieux et respect, un événement à forte portée religieuse et sociale.

De cette rencontre, il ressort un bilan globalement satisfaisant. Les engagements relatifs à la sécurité, à la santé, à l’approvisionnement en eau et à l’électricité connaissent des avancées notables, confirmant la forte mobilisation de l’administration territoriale autour de ce pèlerinage majeur.

Sur le plan sécuritaire, un dispositif exceptionnel est annoncé, avec la mobilisation de 1 500 agents de police et de gendarmerie durant cinq jours, afin d’assurer la protection des fidèles attendus en grand nombre. Les sapeurs-pompiers, avec plus de 200 éléments et une flotte renforcée d’ambulances, viendront consolider le dispositif sanitaire déjà mis en place par les services de santé.

Au-delà des aspects logistiques, le Magal de Porokhane demeure avant tout un temps fort de recueillement et de transmission spirituelle. Il rappelle l’héritage de Soxna Diarra Bousso, mère de Cheikh Ahmadou Bamba, dont la vie continue d’inspirer les femmes musulmanes et l’ensemble de la communauté mouride.

Prévu le 29 janvier prochain, ce Magal se prépare dans un climat de collaboration étroite entre les autorités administratives, les chefs de services régionaux et le comité d’organisation. Tous sont animés par une même volonté : permettre aux pèlerins de vivre leur dévotion dans la sérénité, la sécurité et le respect des valeurs religieuses.

Dakar en liesse : une parade grandiose pour célébrer les Lions de la Teranga, champions d’Afrique 2025

Le Sénégal s’apprête à vivre une journée d’exception, placée sous le sceau de la fierté nationale et de la communion populaire, pour célébrer le sacre continental des Lions de la Teranga, vainqueurs de la Coupe d’Afrique des Nations 2025. Après un parcours héroïque et un titre conquis au terme d’une compétition intense, l’équipe nationale s’offrira un bain de foule à travers les principales artères de Dakar, lors d’une grande parade officielle organisée par les autorités.

Dans une atmosphère déjà empreinte d’euphorie, l’itinéraire de cette procession historique a été dévoilé, suscitant un immense engouement chez les supporters. La parade débutera à la Patte d’Oie, lieu emblématique et stratégique de la capitale, choisi pour son caractère symbolique et sa capacité à accueillir une foule nombreuse. Dès les premières heures de la matinée, des milliers de Sénégalais sont attendus sur place pour acclamer leurs héros, dans une ambiance festive rythmée par les chants, les danses et les couleurs nationales.

Depuis la Patte d’Oie, le cortège officiel empruntera l’avenue EMG avant de traverser le quartier des Castors. Ces axes majeurs de Dakar, parmi les plus fréquentés, permettront à un large public de prendre part à l’événement. Tout au long du parcours, les Lions de la Teranga et leur encadrement technique seront portés par l’enthousiasme d’une foule compacte, venue exprimer sa gratitude pour ce nouveau titre continental qui renforce le statut du Sénégal sur la scène africaine.

La parade se poursuivra ensuite sur le boulevard Bourguiba, avant de longer la Corniche Ouest. Ces voies emblématiques, chères aux Dakarois, devraient être le théâtre d’une marée humaine. Le passage du cortège le long du littoral offrira un décor spectaculaire, mêlant la beauté de l’océan Atlantique à la ferveur populaire, dans une communion rare entre le peuple et ses champions.

L’apothéose de cette journée mémorable aura lieu au Palais présidentiel, point final de la parade. Les Lions de la Teranga y seront reçus lors d’une cérémonie officielle, empreinte de solennité et de reconnaissance. Ce moment fort viendra consacrer, au nom de toute la Nation, l’exploit d’une équipe qui a su faire vibrer tout un pays et écrire une nouvelle page glorieuse de l’histoire du football sénégalais.

Polémique post-finale : au Maroc, la défaite face au Sénégal déborde du terrain et s’invite au Parlement

La victoire du Sénégal (1-0) contre le Maroc en finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025 continue de faire couler beaucoup d’encre, bien au-delà des limites du rectangle vert. Si à Dakar le sacre des Lions de la Teranga est célébré comme un nouvel exploit historique, au Maroc, la désillusion s’est transformée en une controverse politique et médiatique d’une rare intensité, cristallisée autour de l’arbitrage de la rencontre.

Au cœur de la tempête, l’arbitre central de la finale, le Congolais Jean-Jacques Ndala, dont les décisions sont vivement contestées par une partie de l’opinion marocaine. La polémique a franchi un cap supplémentaire lorsqu’un député marocain a publiquement interpellé le gouvernement lors d’une session parlementaire, réclamant l’ouverture de poursuites judiciaires contre l’homme en noir. Selon l’élu, l’arbitrage aurait été entaché de « graves manquements » susceptibles d’avoir influencé directement l’issue de la finale.

Dans des propos particulièrement virulents, le parlementaire est allé jusqu’à évoquer une possible « collusion », estimant que certaines décisions arbitrales auraient privé le Maroc d’un sacre continental tant espéré. Pour les Lions de l’Atlas, cette CAN 2025 représentait une occasion unique de renouer avec la gloire, près d’un demi-siècle après leur unique titre africain, et de surcroît à domicile. Une opportunité manquée que le député n’a pas hésité à qualifier de « rêve brisé ».

Ces déclarations ont rapidement trouvé un large écho sur les réseaux sociaux, où supporters, analystes et figures publiques se sont emparés du débat. L’arbitrage de la finale, déjà jugé tendu et parfois confus par de nombreux observateurs, est devenu le principal sujet de discussion, alimentant théories, indignations et appels à des sanctions exemplaires.

Plus surprenant encore, le député a franchi une ligne supplémentaire en insinuant l’existence de pratiques mystiques du côté sénégalais. Il a notamment fait référence à l’interruption temporaire du match à la suite d’un penalty controversé, qu’il a qualifiée de situation « incompréhensible ». Selon lui, cet arrêt du jeu aurait dû conduire à l’interruption définitive de la rencontre et à l’attribution de la victoire au Maroc, une interprétation qui ne repose sur aucun fondement réglementaire mais qui a néanmoins trouvé un certain écho dans les cercles les plus passionnés.

Au-delà des accusations et des excès de langage, cette séquence illustre surtout la charge émotionnelle exceptionnelle entourant cette finale de la CAN 2025. Match à haute tension, décisions arbitrales discutées, attentes immenses du pays hôte et dénouement cruel pour le Maroc : tous les ingrédients étaient réunis pour transformer une défaite sportive en affaire d’État.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°653 – 20/01/2026

🔴 146ᵉ APPEL DE SEYDINA LIMAMOU CÉLÉBRÉE SOUS LA GUIDANCE DE SEYDINA MOUHAMADOU LAMINE LAYE : LE KHALIFE POUR UNE SOLIDARITÉ DÉSINTÉRESSÉE
🔴 EXPLOITATION MINIÈRE ET GAZIÈRE AU SENEGAL : LA SOCIÉTÉ CIVILE CRIE AU CARNAGE ÉCOLOGIQUE

🔴 FINALE DE CAN AUX REBONDISSEMENTS MULTIPLES … DU BUT REFUSÉ D’ISO AU COUP DE CANON DE PAPE GUÈYE EN PASSANT PAR LE PANENKA DE BRAHIM DIAZ : LE SENEGAL PHÉNOMÉNAL !

Sénégal/Maroc : Finale rocambolesque et chaotique à jamais gravée dans les mémoires

L’Afrique et le reste du monde ont vécu, ce dimanche 18 janvier 2026, une finale pleine de rebondissements opposant le Sénégal au Maroc, sans doute le match le plus controversé de toute l’histoire de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) de football.

Malgré un arbitrage médiocre, des provocations par-ci, des sabotages et des menaces par-là, envers et contre tout, les Lions de la Teranga ont arraché, de la plus belle des manières, leur deuxième étoile au terme d’un match chaotique qui a basculé dans une folie totale.

L’arbitre congolais de la finale, qui a failli à son devoir de neutralité et d’impartialité, a contribué à ternir l’image du football africain. Le scandale majeur réside dans l’utilisation irrégulière et dissymétrique de la VAR, qui a créé une injustice flagrante sur le but refusé du Sénégal, mais surtout sur le penalty accordé au Maroc, sans oublier les cartons distribués à tort aux joueurs sénégalais. Cet arbitrage partial a jeté le discrédit sur le football continental.

Malgré tout, les Lions de la Teranga ont su faire preuve de lucidité et de courage pour remporter un match qui ne se jouait pas seulement sur le terrain, mais aussi ailleurs : dans les gradins, sur le parking, aux alentours du stade Prince Moulay Abdellah de Rabat et dans les rues du pays hôte. Les péripéties ont été nombreuses au cours de cette finale controversée.

Quant à la sortie du président de la FIFA, Gianni Infantino, condamnant “fermement” l’attitude des joueurs sénégalais qui ont quitté le terrain, elle semble oublier certains comportements provocateurs de la partie adverse, notamment celui de Jean Jacques Ndalla, devant 60 000 spectateurs et des milliers de téléspectateurs. Il est inadmissible, M. le Président, qu’un joueur marocain puisse interrompre le match pour obliger l’arbitre à consulter la VAR. Rappelons qu’être le maître du terrain ne signifie pas tout se permettre. Cet arbitrage, jugé excessivement tatillon, a suscité de vives critiques et relancé le débat sur la formation des arbitres africains.

Malgré ces difficultés, le Sénégal s’est imposé comme une référence du football africain ces dernières années. Sadio Nianthio et ses coéquipiers, guidés par leur coach Pape Thiaw, ont conquis le cœur des passionnés de ballon rond. L’expression utilisée par l’armée sénégalaise : « On nous tue, on ne nous déshonore pas », illustre parfaitement l’exploit des Lions à Rabat.

Comme le disait l’ancien président Abdou Diouf : « Celui qui honore la nation sera honoré ». Le chef de l’État, Diomaye Faye, a d’ailleurs martelé au coup de sifflet final : « La récompense sera à la hauteur du sacre ». Tous les honneurs seront rendus à la hauteur de la joie et de la fierté procurées au peuple sénégalais.

Le pays de la Teranga regorge de talents solides qui, même sous une forte pression, ont su relever le défi avec lucidité et un mental d’acier. Avec cette rencontre riche en rebondissements, les Lions ont su gérer leurs émotions lors de ce grand rendez-vous continental.

Pour la route, chers “Gaïndés” de la Teranga, vous n’avez plus rien à prouver en Afrique. Bonne chance pour le Mondial de juin prochain au Canada, aux États-Unis et au Mexique !

Aly Saleh

Le Maroc saisit la CAF et la FIFA après le retrait temporaire du Sénégal en finale de la CAN 2025

Au lendemain d’une finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 marquée par de vives tensions, la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) a annoncé son intention de saisir les instances du football continental et mondial. Dans un communiqué officiel publié ce mardi, l’instance marocaine a précisé qu’elle entendait recourir aux « voies légales » auprès de la Confédération Africaine de Football (CAF) et de la Fédération Internationale de Football Association (FIFA).

La FRMF dénonce le comportement de l’équipe du Sénégal qui s’est momentanément retirée du terrain lors de la finale face au Maroc. Selon la fédération marocaine, cet incident est survenu après la décision de l’arbitre d’accorder un penalty aux Lions de l’Atlas, une décision que l’instance qualifie de « correcte selon l’unanimité des spécialistes ».

Dans son communiqué, la FRMF estime que ce retrait temporaire et les incidents qui l’ont accompagné ont « considérablement affecté le déroulement normal du match et la performance des joueurs ». Elle considère que ces événements justifient un examen approfondi par les instances disciplinaires internationales, et souhaite que des sanctions appropriées soient envisagées.

La finale de la CAN 2025 a été émaillée de plusieurs controverses, et la CAF a elle-même publié un communiqué condamnant fermement les comportements inappropriés observés à l’issue de la rencontre, ciblant notamment l’équipe arbitrale et les organisateurs. L’instance africaine a annoncé l’ouverture d’une enquête disciplinaire et la mise à disposition des images du match afin de déterminer les responsabilités individuelles et d’éventuelles sanctions.

CAN 2025 : Anthony Pla défend la contestation sénégalaise et dénonce une vision à géométrie variable du fair-play

La polémique née de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 continue de susciter de vifs débats dans le monde du football africain et au-delà. Au cœur des discussions figurent les décisions arbitrales contestées par la sélection sénégalaise et la réaction des Lions de la Teranga, vivement critiquée par une partie de l’opinion. Dans ce climat tendu, le journaliste Anthony Pla a pris la parole pour livrer une analyse nuancée, questionnant la notion de fair-play et la manière dont les protestations sont perçues selon les contextes.

Dans un message publié sur ses réseaux sociaux, Anthony Pla s’attaque d’abord à ce qu’il considère comme une lecture sélective du fair-play. Selon lui, certains éléments observés durant la finale auraient mérité autant d’attention que la réaction sénégalaise. Il évoque notamment la présence sur la pelouse de joueurs marocains comme Achraf Hakimi et Ismaël Saibari, ainsi que celle de ramasseurs de balle, une situation qu’il estime contraire aux Lois du Jeu et susceptible d’influencer le déroulement de la rencontre. Pour le journaliste, ces faits sont trop rapidement passés sous silence, alors qu’ils participent pleinement au climat de confusion et de tension ayant entouré le match.

Sans pour autant encourager explicitement la démarche du Sénégal, Anthony Pla affirme comprendre et soutenir la protestation exprimée par les Lions. À ses yeux, cette réaction ne saurait être assimilée à une humiliation pour le football africain, comme certains l’ont avancé. Il estime au contraire qu’il est légitime pour une équipe de manifester son désaccord lorsqu’elle se sent lésée par des décisions arbitrales déterminantes, surtout dans un rendez-vous aussi majeur qu’une finale continentale.

Pour étayer son propos, le journaliste établit un parallèle avec des formes de protestation observées récemment en Europe. Il rappelle notamment qu’en Liga espagnole, plusieurs clubs avaient collectivement refusé de jouer les premières secondes de leurs matchs afin de protester contre la délocalisation de rencontres officielles aux États-Unis. Une mobilisation qui, selon lui, n’a pas été présentée comme une atteinte à l’image du football européen, mais plutôt comme l’expression d’un désaccord légitime face à des décisions contestées. Ce contraste illustre, d’après Anthony Pla, une différence de traitement révélatrice lorsqu’il s’agit du football africain.

Le journaliste critique également ce qu’il perçoit comme une volonté récurrente de faire taire toute contestation, qu’elle émane des joueurs, des entraîneurs ou même du public. Pour lui, le véritable problème ne réside pas dans les protestations elles-mêmes, mais dans la répétition des polémiques, certains comportements observés sur le terrain et surtout dans la manière dont ces situations sont gérées par les instances et les arbitres. Il considère que refuser le débat ou stigmatiser systématiquement les contestataires ne contribue en rien à l’amélioration du jeu ni à la crédibilité des compétitions.

Enfin, Anthony Pla exprime un malaise plus profond concernant l’issue de la compétition. Il s’interroge sur le symbole renvoyé par une finale de Coupe d’Afrique des Nations décidée sur un penalty sifflé dans le temps additionnel, dans un contexte déjà lourdement contesté. Pour le journaliste, cette fin de match laisse un goût amer et renforce le sentiment d’inachevé autour d’un événement qui aurait dû célébrer avant tout le football et la performance sportive.

Football et ferveur populaire : Birkelane vibre au rythme de la Fan Zone

À Birkelane, le sport a une nouvelle fois démontré sa capacité à rassembler et à fédérer. À l’initiative de l’honorable député Samba Dang, vice-président de l’Assemblée nationale, une Fan Zone d’envergure a transformé la place publique de Mankoo en un véritable temple du football populaire, le temps d’une soirée marquée par un engouement exceptionnel et une ferveur collective palpable.

Bien au-delà de la simple retransmission sportive, l’événement s’est imposé comme un véritable espace d’expression citoyenne et de cohésion sociale. Des centaines de jeunes, drapés aux couleurs nationales, ont vibré au rythme du ballon rond, partageant les mêmes émotions dans une ambiance fraternelle, loin des clivages et des tensions du quotidien.

Organisée en collaboration avec des responsables du parti PASTEF, dont Gade Kounta, directeur général du PUDC, et avec l’appui du partenaire Xbet, cette initiative s’inscrit dans une dynamique de valorisation du sport comme outil d’encadrement, de mobilisation et d’éveil citoyen de la jeunesse. La caravane d’animation et de sensibilisation déployée en marge de la Fan Zone est venue renforcer cette dimension éducative, en allant à la rencontre des populations dans plusieurs quartiers de la commune.

À Birkelane, cette première expérience de Fan Zone a été perçue comme un signal fort en faveur de l’accès équitable aux loisirs et à la culture sportive. Pour de nombreux jeunes, elle a constitué un moment rare de communion collective, mais aussi une source de motivation et d’inspiration, à l’image du football sénégalais, symbole de discipline, de dépassement de soi et d’unité nationale.

En plaçant le sport au cœur de l’action sociale, l’honorable député Samba Dang, accompagné de ses partenaires, a ainsi contribué à renforcer le lien social et à rappeler que le football, au-delà du jeu, demeure un puissant vecteur de rassemblement, de citoyenneté et d’espoir pour toute une génération.

Pape Matar Sarr rassure après son évacuation à l’hôpital : le milieu sénégalais va mieux et pose avec son bébé

Évacué à l’hôpital hier à la suite d’un malaise survenu après la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, Pape Matar Sarr a donné des nouvelles rassurantes ce lundi. Le milieu de terrain des Lions de la Teranga a publié une photo sur ses réseaux sociaux où on le voit souriant, tenant son bébé dans les bras, un cliché fort en émotion qui a rapidement soulagé les supporters sénégalais.

Après les inquiétudes suscitées par son évacuation, intervenue dans un contexte de grande fatigue physique et émotionnelle au terme d’une CAN éprouvante, cette apparition publique a valeur de message clair : le joueur va mieux. Visiblement apaisé et en bonne forme, Pape Matar Sarr a choisi un moment intime et familial pour rassurer, loin des communiqués médicaux et des discours officiels.

Pilier du milieu sénégalais tout au long de la compétition, le joueur de Tottenham a énormément donné durant le tournoi. Sa débauche d’énergie, son volume de jeu et son engagement constant ont été salués par les observateurs, mais ils ont aussi laissé des traces après une finale intense face au Maroc, remportée par le Sénégal au bout de la prolongation. Selon des sources proches de l’équipe, son malaise serait principalement lié à l’épuisement, sans complication grave.

La photo partagée avec son bébé a suscité une vague de réactions positives. Messages de soutien, bénédictions et félicitations ont afflué de la part des supporters, des coéquipiers et de nombreuses figures du football africain. Pour beaucoup, cette image symbolise à la fois le soulagement après l’inquiétude et la fierté d’un joueur qui vient d’ajouter une ligne majeure à son palmarès.

CAN 2025 : Dakar en fête pour accueillir les Lions de la Teranga, champions d’Afrique

Le Sénégal, sacré champion d’Afrique après sa victoire mémorable face au Maroc en finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, s’apprête à vivre deux journées de célébrations exceptionnelles. Dès ce lundi 19 janvier, les autorités sénégalaises, en collaboration avec la Confédération africaine de football (CAF), ont mis en place un programme officiel pour rendre un hommage appuyé aux nouveaux rois du football africain.

Les Lions de la Teranga sont attendus ce lundi soir à Dakar. Leur arrivée est prévue aux environs de 21h30 à l’Aéroport International Blaise Diagne (AIBD). Pour marquer l’importance de ce deuxième sacre continental de l’histoire du Sénégal, un accueil d’État a été organisé. Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, accompagné des membres du gouvernement, sera présent pour accueillir la délégation sénégalaise. Cette réception officielle à l’aéroport symbolise la reconnaissance de toute une nation envers ses héros, auteurs d’un parcours remarquable tout au long de la compétition.

La fête se poursuivra le mardi 20 janvier dans la capitale, avec une forte mobilisation populaire attendue. En fin de matinée, à partir de 11h00, une grande parade est programmée dans les rues de Dakar. Les Lions de la Teranga défileront au milieu d’une foule annoncée nombreuse, invitée par les autorités à sortir massivement et à brandir drapeaux et couleurs nationales. Cette parade populaire permettra aux supporters de célébrer leurs champions et de partager ce moment historique avec l’équipe nationale.

Dans l’après-midi, à 16h00, les festivités prendront une dimension plus solennelle avec une réception officielle au Palais de la République. Cette cérémonie réunira les plus hautes autorités de l’État, les joueurs, le staff technique et les officiels. Elle sera l’occasion de rendre un hommage officiel aux artisans de ce sacre continental et de saluer l’engagement, la discipline et le talent qui ont conduit le Sénégal au sommet du football africain.

Avec ce programme de célébrations, Dakar s’apprête à vibrer au rythme de la fierté nationale, pour saluer une équipe qui a une nouvelle fois inscrit son nom en lettres d’or dans l’histoire du sport sénégalais.

Retour triomphal des Lions de la Teranga à Dakar après leur sacre continental

Les nouveaux champions d’Afrique sont attendus ce lundi soir à Dakar, aux environs de 18h30, au lendemain de leur éclatante victoire face au Maroc en finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025. Pour garantir un retour dans les meilleures conditions, l’État du Sénégal a mis en place un dispositif exceptionnel en affrétant deux vols spéciaux destinés à rapatrier les joueurs, le staff technique ainsi que les officiels.

La délégation principale des Lions de la Teranga quittera Rabat dans l’après-midi, avec un décollage prévu aux alentours de 15h30. Après un vol de plusieurs heures, l’atterrissage est programmé à 18h30 à Dakar. À leur arrivée, les champions d’Afrique bénéficieront d’un accueil officiel marqué par la présence des autorités sénégalaises et d’une foule de supporters déjà mobilisés pour célébrer ce nouveau sacre continental, le deuxième de l’histoire du football sénégalais.

En parallèle, un second vol spécial a été organisé pour les membres de la Fédération sénégalaise de football. Cette délégation quittera la ville de Tanger à 17h30 afin de rejoindre le reste du groupe au Sénégal dans la soirée. Cette organisation logistique vise à assurer un retour fluide et coordonné de l’ensemble des acteurs ayant contribué à cette performance historique.

Fait notable, contrairement aux précédents retours officiels des sélections nationales, l’arrivée ne se fera pas à l’aéroport Léopold Sédar Senghor de Yoff. Selon les informations rapportées par DSports, les deux avions atterriront à l’aéroport international Blaise Diagne (AIBD), situé à Diass, devenu le principal hub aérien du pays. Ce choix s’inscrit dans la nouvelle dynamique aéroportuaire du Sénégal et permettra une meilleure gestion de l’accueil des délégations et des supporters.

Macky Sall félicite les Lions après le deuxième sacre continental du Sénégal

Les messages de félicitations continuent de se multiplier après le deuxième sacre du Sénégal en Coupe d’Afrique des Nations. Au lendemain de cette nouvelle consécration historique, l’ancien président de la République, Macky Sall, a tenu à saluer la performance remarquable des Lions de la Téranga, auteurs d’un parcours exceptionnel lors de la CAN.

Dans un message publié sur sa page Facebook, Macky Sall a exprimé toute sa fierté face à l’exploit réalisé par l’équipe nationale. Il a mis en avant l’engagement, le talent et la combativité des joueurs, soulignant le caractère historique de cette victoire qui confirme la place du Sénégal parmi les grandes nations du football africain.

« Bravo à nos vaillants Lions ! Fierté immense devant votre engagement, votre talent et votre combativité. Vous avez encore une fois réussi une performance historique. Respect et admiration ! », a écrit l’ancien chef de l’État, rendant hommage à l’état d’esprit et à la détermination affichés par les champions d’Afrique.

Ce message vient s’ajouter à une vague de réactions enthousiastes émanant de la classe politique, du monde sportif et de l’ensemble du peuple sénégalais, tous unis derrière les Lions. Ce deuxième sacre consécutif renforce l’héritage d’une génération dorée, portée par des joueurs expérimentés et un encadrement technique solide, qui ont su faire preuve de maîtrise et de sang-froid tout au long de la compétition.

Au-delà du trophée, cette victoire symbolise une nouvelle fois l’unité nationale et la capacité du sport à rassembler les Sénégalais autour d’un même sentiment de fierté. Les Lions de la Téranga confirment ainsi leur statut et écrivent une nouvelle page glorieuse de l’histoire du football sénégalais.

Finale de la CAN à Rabat : Gianni Infantino fustige des scènes « inacceptables » après une rencontre chaotique

La finale de la Coupe d’Afrique des Nations disputée à Rabat entre le Sénégal et le Maroc restera comme l’une des plus controversées de l’histoire récente de la compétition. Malgré la victoire des Lions de la Teranga au terme de la prolongation (1-0), la rencontre a été marquée par de vives tensions sur le terrain et dans les tribunes, suscitant une réaction ferme du président de la FIFA, Gianni Infantino.

L’épisode déclencheur s’est produit à la fin du temps réglementaire. Alors que le Sénégal venait de voir un but refusé, l’arbitre a accordé dans la foulée un penalty en faveur du Maroc, pays hôte. Cette double décision a provoqué une vive contestation côté sénégalais. Une partie des joueurs, accompagnée de membres du staff technique, a quitté le terrain pendant plusieurs minutes pour protester, interrompant le cours normal de la rencontre.

La tension s’est rapidement propagée dans les gradins. Des supporters sénégalais, visiblement exaspérés par la tournure des événements, ont tenté d’envahir la pelouse. Pendant près d’un quart d’heure, le match a été interrompu, y compris au moment où le Marocain Brahim Diaz s’apprêtait à tirer le penalty. Les stadiers, appuyés par les forces de l’ordre, ont dû intervenir pour contenir les débordements et éviter une escalade plus grave. Le penalty a finalement été manqué, avant que le jeu ne reprenne dans une atmosphère électrique.

Au lendemain de ces incidents, Gianni Infantino a réagi avec sévérité dans un communiqué transmis à l’AFP. Le président de la Fédération internationale de football a condamné « fermement le comportement de quelques joueurs sénégalais et des membres du staff technique », jugeant « inacceptable de quitter le terrain de cette manière » en pleine rencontre officielle. Il a également rappelé que la violence et les contestations excessives n’ont pas leur place dans le football.

Insistant sur les valeurs fondamentales du sport, Infantino a souligné que « nous devons toujours respecter les décisions prises par les arbitres, sur et en dehors du terrain ». Selon lui, toute attitude contraire aux Lois du Jeu met en péril « l’essence même du football », en particulier lors d’une finale continentale suivie par des millions de spectateurs.

Le patron du football mondial a enfin qualifié les événements survenus à Rabat de « scènes déplorables » qui « ne doivent jamais se reproduire ». Il a appelé les instances disciplinaires compétentes de la Confédération africaine de football à se saisir du dossier et à prendre « les mesures appropriées » afin de préserver l’intégrité des compétitions et l’image du football africain.

CAN 2025

Envers et contre tout, le Sénégal arrache sa deuxième étoile face au Maroc

Le Sénégal a remporté la deuxième Coupe d’Afrique des Nations de son histoire en dominant le Maroc (1-0 après prolongation), au terme d’une finale totalement folle disputée à Rabat. Un match à très haute tension, marqué par des décisions arbitrales controversées, des scènes de chaos inédites et un dénouement héroïque pour les Lions de la Teranga.

Dans un Stade Prince Moulay Abdallah incandescent et largement acquis à la cause marocaine, le Sénégal a su faire preuve d’un sang-froid et d’une résilience remarquables. Après 90 minutes irrespirables, conclues dans la confusion la plus totale, les Lions ont fini par faire la différence en prolongation grâce à un but exceptionnel de Pape Gueye à la 94ᵉ minute. D’une frappe somptueuse envoyée dans la lucarne de Yassine Bounou, le milieu sénégalais a offert un sacre historique à tout un peuple.

Après un mois de compétition intense, la CAN 2025 s’est achevée dans un scénario digne d’un film, mêlant passion, polémique et émotion brute. Cette finale, longtemps équilibrée, a basculé dans l’irrationnel à la toute fin du temps réglementaire, lorsque l’arbitre a sifflé un penalty très contesté en faveur du Maroc.

Un “penaltygate” aux allures de chaos

Le moment le plus surréaliste de la soirée reste sans doute la Panenka manquée de Brahim Díaz dans le temps additionnel. Cet échec a provoqué une succession de scènes rocambolesques : protestations véhémentes, joueurs sénégalais quittant momentanément la pelouse, envahissement partiel du terrain par les supporters et une interminable interruption du jeu. Le penalty sera finalement annulé, laissant le stade sous tension maximale.

Dans ce contexte explosif, le Sénégal n’a jamais perdu le fil. Malgré la pluie battante, la pression du public et les assauts marocains, les hommes de Pape Thiaw ont tenu bon. Le Maroc, réduit à dix après l’expulsion d’Hamza Igamane, a tout tenté, en vain.

Une victoire de caractère et de maturité

Comme il l’avait annoncé avant la rencontre, le sélectionneur sénégalais avait promis que ses joueurs resteraient concentrés et joueraient cette finale « à onze contre onze sur la pelouse ». Promesse tenue. Dès les premières minutes, les Lions ont affiché leurs intentions, à l’image de Pape Gueye, déjà dangereux dès la 6ᵉ minute sur corner, obligeant Bounou à une parade décisive.

Les jeunes talents sénégalais, à l’image d’Ibrahim Mbaye et de Pape Gueye, ont éclaboussé la rencontre de leur audace, tandis que les cadres, emmenés par un Sadio Mané exemplaire de leadership, ont guidé l’équipe dans les moments les plus tendus.

Une finale historique entre pays frères

Cette finale entre deux nations liées par une longue tradition de fraternité avait pourtant commencé dans un climat festif et convivial. Tout au long du week-end à Rabat, supporters sénégalais et marocains avaient partagé chants, sourires et scènes d’amitié, promettant une « guerre sportive » sur le terrain, mais dans le respect.

Le match en a décidé autrement. D’une intensité rare, parfois à la limite du chaos, il restera comme l’une des finales les plus folles et les plus marquantes de l’histoire de la CAN.

Au bout de 120 minutes d’un combat épique, le Sénégal décroche sa deuxième étoile continentale, au cœur d’un stade hostile, avec courage, caractère et panache. Un sacre arraché avec les tripes, qui entre définitivement dans la légende du football africain.

Aly Saleh

Sadio Mané, l’émotion d’un sacre et l’annonce d’un au revoir programmé aux Lions

Au sommet de son art, couronné meilleur joueur de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 et une nouvelle fois sacré meilleur joueur africain, Sadio Mané a vécu à Rabat l’un des moments les plus forts de sa carrière internationale. Quelques instants après la victoire du Sénégal face au Maroc en finale de la CAN, l’attaquant des Lions de la Téranga a confirmé, dans une interview accordée à Canal +, son intention de mettre un terme à son aventure en sélection nationale à l’issue de la Coupe du monde prévue aux États-Unis.

Visiblement ému par ce nouveau sacre continental, Mané n’a pas cherché à entretenir le suspense. Fidèle à une ligne qu’il avait déjà esquissée auparavant, il a tenu à clarifier sa position. « Comme je l’ai dit, pour moi, avec la CAN, c’est fini, c’est terminé », a-t-il déclaré avec gravité. L’enfant de Bambali a toutefois tenu à rassurer les supporters sénégalais en précisant qu’il comptait honorer un dernier grand rendez-vous sous le maillot national. « Si tout va bien, je vais accompagner l’équipe à la Coupe du Monde. Et après, je pense que c’est bon… », a-t-il ajouté, laissant transparaître à la fois la fierté du devoir accompli et la lucidité d’un champion conscient du temps qui passe.

Cette annonce est intervenue au terme d’une finale haletante, loin d’un scénario tranquille. Le Sénégal, solide et discipliné, a dû faire face à une énorme pression marocaine, portée par un public acquis à la cause des Lions de l’Atlas. Le moment le plus critique est survenu en toute fin de temps réglementaire, lorsqu’un penalty controversé a été sifflé contre les Lions de la Téranga. Une décision arbitrale qui a fait trembler tout un peuple et failli faire basculer le destin de la rencontre.

Sorti du terrain à ce moment clé, Sadio Mané a livré un regard lucide sur cette phase de jeu qui aurait pu anéantir les espoirs sénégalais. Sans polémique excessive, mais avec franchise, il a donné son ressenti. « Moi personnellement, je pense qu’il n’y avait pas penalty, mais si le penalty est sifflé, il n’y a pas de problème. C’est le foot », a-t-il confié. Une déclaration à l’image du joueur, respectueux du jeu et des décisions, même lorsqu’elles semblent injustes.

Au-delà de l’action elle-même, Mané a surtout mis en avant la force mentale et la solidarité du groupe sénégalais. Dans ce moment de doute extrême, l’équipe n’a pas cédé à la panique. Le collectif est resté soudé, concentré sur l’essentiel, faisant preuve d’une maturité impressionnante. Cette capacité à rester uni dans l’adversité a finalement permis au Sénégal de surmonter l’épreuve et de décrocher un nouveau titre continental.

Ce sacre face au Maroc vient ainsi enrichir un palmarès déjà exceptionnel pour Sadio Mané en sélection. Leader technique et moral, il aura marqué toute une génération par son talent, son humilité et son sens du sacrifice pour le maillot national. En annonçant que la Coupe du monde constituera sans doute son dernier chapitre avec les Lions, Mané ouvre une nouvelle page de l’histoire du football sénégalais, celle de la transmission.

La discussion qui a tout changé : ce que Claude Le Roy a dit à Sadio Mané

Il est des moments dans l’histoire du football qui basculent sur quelques mots, prononcés loin des caméras, dans la tension extrême d’un instant d’injustice. La finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 restera à jamais gravée dans la mémoire des Sénégalais non seulement pour le sacre continental, mais aussi pour une discussion décisive entre deux hommes d’expérience : Claude Le Roy et Sadio Mané.

Alors que le Sénégal vit une finale irrespirable, un but est refusé aux Lions de la Teranga. L’action est litigieuse, la VAR reste silencieuse, et l’arbitre ne revient pas sur sa décision. Sur le banc sénégalais, l’incompréhension se transforme en colère. Le sentiment d’injustice est profond. Les joueurs, touchés moralement, quittent le terrain, laissant planer la menace d’un match interrompu et d’un rêve brisé.

C’est dans ce contexte électrique que Sadio Mané, capitaine exemplaire et leader naturel, cherche un avis lucide. Il exprime l’amertume du groupe, l’injustice ressentie, et l’impasse dans laquelle l’équipe semble enfermée. Que faire face à une décision jugée injuste, dans un moment aussi crucial ?

La réponse de Claude Le Roy, figure respectée du football africain, est simple, calme et chargée de sagesse. Il rappelle à Mané une vérité fondamentale du jeu : le football n’est pas toujours juste. Les erreurs arbitrales font partie de son histoire, parfois douloureuse. Mais renoncer serait la pire des décisions. Il l’exhorte à retourner sur le terrain, à convaincre ses coéquipiers de reprendre le match, car tant que le jeu continue, tout reste possible. Un match n’est jamais terminé tant que le coup de sifflet final n’a pas retenti.

Ces paroles, loin d’enflammer les esprits, apaisent et recentrent. Sadio Mané ne discute pas, n’hésite pas. Il se lève, court vers les vestiaires et rappelle un à un ses coéquipiers. Il leur parle de dignité, de courage et de cette chance infime qui existe toujours dans le football. Il les convainc que la meilleure réponse à l’injustice n’est pas l’abandon, mais la lutte.

La suite appartient désormais à l’histoire. Le Sénégal revient sur le terrain, transcende la frustration et transforme la colère en énergie positive. Portés par une détermination collective et un mental d’acier, les Lions de la Teranga renversent le cours des événements et s’imposent au terme d’un combat héroïque.

Ce sacre continental, plus qu’un trophée, est devenu un symbole. Celui d’une équipe qui a refusé de céder à l’injustice, d’un capitaine qui a assumé son rôle jusqu’au bout, et d’un conseil venu au bon moment. En 2025, le Sénégal n’a pas seulement gagné la Coupe d’Afrique des Nations. Il a remporté une victoire morale, forgée dans l’adversité.

Bravo au Sénégal, champion d’Afrique 2025.

Victoire à la CAN 2025 : le Président Diomaye Faye salue le « combat héroïque » des Lions de la Téranga

Au lendemain du sacre historique du Sénégal à la Coupe d’Afrique des Nations 2025, le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a adressé un message fort et chargé d’émotion aux Lions de la Téranga, vainqueurs du Maroc en finale. Un hommage solennel à une équipe qui a porté haut les couleurs nationales et offert au pays une deuxième étoile continentale.

Dans une déclaration empreinte de fierté nationale, le chef de l’État a salué l’engagement, la bravoure et l’esprit collectif des joueurs, rappelant la portée symbolique de la mission qui leur avait été confiée avant le début de la compétition. « En leur remettant le drapeau national, nous leur avions confié une mission. Ils l’ont brillamment accomplie, au terme d’un match épique, en hissant les couleurs du Sénégal au sommet du football africain », a écrit le Président Bassirou Diomaye Faye.

Conscient de l’intensité de la finale et de la qualité de l’adversaire marocain, le chef de l’État a insisté sur la dimension héroïque de cette victoire. « Face à l’adversité et sous une pression immense, vous avez livré un combat héroïque, fait de courage, de discipline et de solidarité », a-t-il souligné, mettant en avant la force mentale et la cohésion du groupe sénégalais.

Pour le Président de la République, ce nouveau sacre continental est avant tout le résultat d’un travail collectif et d’une quête permanente de l’excellence. « Cette nouvelle étoile est le fruit de l’effort collectif, de la résilience et de la foi en l’excellence. Elle honore la Nation tout entière et inscrit durablement cette génération dans l’histoire sportive de l’Afrique », a-t-il affirmé.

CAN 2025 : Bassirou Diomaye Faye décrète le 19 janvier jour férié et promet une récompense aux “Lions”

Le Sénégal célèbre avec ferveur son deuxième sacre continental. Au lendemain de la victoire historique des Lions de la Téranga à la Coupe d’Afrique des Nations 2025, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a décrété le lundi 19 janvier 2026 jour chômé et payé sur toute l’étendue du territoire national.

Cette décision exceptionnelle a été annoncée à l’issue d’une déclaration solennelle du chef de l’État, diffusée sur la RTS1. Dans son message à la Nation, le Président Faye a salué avec émotion et fierté l’exploit retentissant de l’équipe nationale, victorieuse du Maroc en finale et désormais double championne d’Afrique après le sacre de 2021.

Le chef de l’État a tenu à rendre hommage à l’engagement, au courage et au patriotisme des joueurs, du staff technique et de l’encadrement, soulignant que cette victoire dépasse le cadre sportif pour devenir un symbole d’unité nationale, de résilience et d’espoir pour tout le peuple sénégalais.

Au-delà du jour férié décrété pour permettre aux populations de célébrer dignement ce triomphe, Bassirou Diomaye Faye a également annoncé qu’une récompense spéciale sera accordée aux Lions de la Téranga. Cette distinction, a-t-il précisé, vise à reconnaître l’excellence de leur performance et la fierté immense qu’ils ont offerte à la Nation.

À travers ce geste fort, le Président de la République inscrit ce sacre dans la mémoire collective et réaffirme le soutien de l’État au sport, en particulier au football, véritable levier de cohésion sociale et de rayonnement international du Sénégal. Le pays tout entier s’apprête ainsi à vivre une journée historique, marquée par la célébration d’une équipe entrée définitivement dans la légende du football africain.

CAN 2025 : le Sénégal s’offre une deuxième étoile face au Maroc

Le Sénégal est de nouveau au sommet du football africain. Quatre ans après son premier sacre continental, la sélection sénégalaise a remporté, ce dimanche, la Coupe d’Afrique des Nations 2025 en s’imposant face au Maroc (1-0) au terme d’une finale intense et indécise. Un succès historique, scellé en prolongation par un but décisif de Pape Gueye, qui permet aux “Lions de la Téranga” d’ajouter une deuxième étoile sur leur maillot.

Dans un stade incandescent et devant des millions de téléspectateurs à travers le continent, les deux meilleures équipes du tournoi ont livré un duel de haut niveau. Le Maroc, solide et bien organisé, a longtemps résisté aux assauts sénégalais, s’appuyant sur une défense rigoureuse et un jeu de transition rapide. De son côté, le Sénégal a imposé sa puissance physique, sa maîtrise tactique et son expérience des grands rendez-vous, sans toutefois parvenir à faire la différence dans le temps réglementaire.

Les 90 minutes se sont achevées sur un score nul et vierge, reflet d’une confrontation équilibrée où chaque détail comptait. Il aura fallu attendre la prolongation pour voir le sort de la finale basculer. À un moment clé, Pape Gueye a surgi pour libérer tout un peuple. Profitant d’une action collective bien construite, le milieu sénégalais a trouvé l’ouverture et inscrit le but de la délivrance, faisant exploser de joie les supporters sénégalais.

Ce but a suffi au bonheur du Sénégal, qui a ensuite fait preuve d’une grande maturité pour conserver son avantage jusqu’au coup de sifflet final. Solides défensivement, disciplinés et solidaires, les Lions ont résisté aux dernières tentatives marocaines, confirmant leur statut de référence sur le continent.

Avec ce nouveau titre, le Sénégal entre un peu plus dans l’histoire de la Coupe d’Afrique des Nations. Cette deuxième étoile vient récompenser la continuité d’un projet sportif ambitieux, basé sur la stabilité, le talent et un esprit de groupe remarquable. De génération en génération, les Lions de la Téranga s’imposent désormais comme l’une des grandes nations du football africain.

Au-delà du trophée, ce sacre symbolise la fierté d’un pays et la consécration d’une équipe qui a su porter haut les couleurs nationales. Le Sénégal est champion d’Afrique pour la deuxième fois de son histoire, et le continent entier reconnaît désormais la place qu’il occupe parmi l’élite du football africain.

Finale Sénégal–Maroc à Rabat : un message de fraternité et de responsabilité de l’Ambassade du Royaume du Maroc au Sénégal

À l’approche de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations, prévue ce dimanche 18 janvier 2026 à Rabat et opposant le Sénégal au Maroc, l’Ambassade du Royaume du Maroc au Sénégal a rendu public un communiqué solennel à l’attention des ressortissants marocains résidant au Sénégal. À travers ce message, la représentation diplomatique marocaine inscrit cet événement sportif majeur dans une dimension bien plus large que celle de la simple compétition footballistique.

Selon l’Ambassade, cette finale continentale constitue avant tout une illustration vivante de la relation fraternelle, ancienne et exceptionnelle qui unit le Royaume du Maroc et la République du Sénégal. Une relation souvent citée en exemple sur le continent africain, tant elle repose sur des fondements solides faits d’histoire partagée, de solidarité constante, de liens spirituels profonds et d’une vision commune de l’avenir de l’Afrique. Le football, dans ce contexte, devient un vecteur de rapprochement et un miroir de cette amitié durable entre deux peuples.

Le communiqué met également en lumière les nombreuses manifestations de respect, de maturité et de fraternité observées ces derniers jours dans plusieurs villes marocaines, notamment à Rabat, Tanger, Casablanca, Marrakech et Agadir. Ces attitudes positives, portées aussi bien par les supporters que par les acteurs du sport, sont présentées comme une démonstration éloquente du rôle fédérateur du sport lorsqu’il est guidé par des valeurs de respect mutuel, de paix et de convivialité entre les nations.

L’Ambassade du Royaume du Maroc au Sénégal a par ailleurs tenu à saluer l’engagement, le sens élevé des responsabilités et la coordination exemplaire des autorités diplomatiques et sportives des deux pays. Cet engagement s’inscrit, selon le communiqué, sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI et du Président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Diakhar Faye. Il est rappelé avec insistance que les relations maroco-sénégalaises demeurent solides, apaisées et stratégiques, bien au-delà du cadre ponctuel de cette finale de la CAN.

Dans cet esprit, l’Ambassade appelle les Marocains vivant au Sénégal à vivre cette rencontre sportive dans un climat de fraternité, de retenue et de responsabilité. L’objectif est clair : faire en sorte que la passion du football reste conforme aux valeurs de respect, de dignité et de fair-play qui caractérisent l’amitié profonde entre les peuples marocain et sénégalais.

Le communiqué invite également à préserver durablement cet esprit de respect mutuel dans les comportements de chacun, dans le strict respect des lois et règlements en vigueur dans les deux pays. Il s’agit, pour la représentation diplomatique, de veiller à ce que cette relation exemplaire continue de rayonner, non seulement à l’occasion des compétitions sportives, mais aussi dans tous les domaines de la coopération bilatérale.

Enfin, l’Ambassade rend grâce à Dieu pour cette occasion particulière de célébrer et de renforcer les relations profondes, fraternelles et multidimensionnelles entre le Maroc et le Sénégal. Deux grandes nations africaines unies par l’histoire, la spiritualité et une ambition commune de bâtir une Afrique solidaire, stable et prospère.

Le message se conclut par une profession de foi symbolique et rassembleuse :

« Vive le Maroc. Vive le Sénégal. Vive l’Afrique fraternelle. »

Ziarra de Ngodiba 2026 : quand la foi inspire le développement et la reconnaissance institutionnelle

La 69ᵉ édition de la ziarra annuelle de Ngodiba a, une fois de plus, confirmé la place singulière de cette cité religieuse dans le paysage spirituel national. Au-delà des prières et des moments de recueillement dédiés à Cheikh Ibrahima Ba, l’événement a servi de tribune à un message fort, articulant spiritualité, reconnaissance institutionnelle et développement local.

Prenant la parole à cette occasion, le maire de la commune de Kahi et directeur de la Promotion de l’Habitat social, El Hadji Aliou Diane, a mis en lumière les avancées notables enregistrées dans l’accès à l’eau potable et à l’électricité. Il a présenté ces réalisations comme des réponses concrètes aux prières et aux attentes longtemps exprimées par les populations locales. Pour l’édile, ces progrès traduisent une convergence heureuse entre les aspirations spirituelles des fidèles et l’action publique de l’État.

Dans un contexte où Ngodiba accueille chaque année des milliers de pèlerins, le maire a également insisté sur l’importance de l’implication des autorités administratives. Il a notamment salué le gouverneur de la région de Kaffrine pour l’accompagnement institutionnel et la sécurisation de cette grande rencontre religieuse, estimant que cet appui constitue un gage de sérénité et de respect dû aux foyers religieux.

Sur le plan spirituel, El Hadji Aliou Diane a rappelé que la ziarra de Ngodiba ne se limite pas à une simple commémoration. Elle représente avant tout un espace de transmission des valeurs héritées des anciens, telles que la foi, la discipline, la paix et la cohésion sociale, qu’il considère comme des piliers essentiels de la stabilité du Sénégal.

Enfin, évoquant les perspectives de développement local, le maire est revenu sur le Grand Prix Cheikh Ibrahima Ba, une initiative qu’il porte et qu’il inscrit dans une dynamique de valorisation du patrimoine religieux et culturel de Ngodiba. Selon lui, cette synergie entre spiritualité et initiatives citoyennes contribue au rayonnement durable de la cité religieuse et à l’enracinement de son message bien au-delà des frontières nationales.

KAOLACK – Libertés syndicales en question : la CNTS dénonce une atteinte aux acquis sociaux à la mairie

Le climat social se crispe à la mairie de Kaolack, où une décision administrative récente alimente une vive controverse entre l’exécutif municipal et le mouvement syndical. La Confédération Nationale des Travailleurs du Sénégal (CNTS), par la voix du Syndicat des travailleurs des collectivités territoriales, dénonce ce qu’elle considère comme une remise en cause préoccupante des libertés syndicales garanties par la législation en vigueur.

Au cœur de la polémique se trouve un local syndical dont la municipalité envisagerait la récupération en vue de sa réaffectation à un usage social, notamment la création d’un espace ludique destiné aux enfants. Si l’initiative sociale, en tant que telle, ne suscite pas d’opposition de principe, la CNTS fustige la démarche adoptée par les autorités municipales, jugée unilatérale et contraire aux règles fondamentales du dialogue social.

Réunis ce samedi face à la presse, les responsables syndicaux ont tenu à souligner que cette décision dépasse largement la question d’un simple réaménagement immobilier. Selon eux, elle pose un problème de fond lié au respect des droits collectifs des travailleurs au sein des collectivités territoriales. La centrale syndicale estime que la suppression ou la réaffectation d’un local syndical sans concertation préalable constitue un précédent dangereux.

« Les locaux syndicaux sont des acquis sociaux obtenus au prix de longues luttes. Leur remise en cause, sans dialogue ni concertation, constitue une atteinte grave à la liberté syndicale », a déclaré Abdou Khadre Diop, Secrétaire national des travailleurs des collectivités territoriales affiliés à la CNTS. Il rappelle que ces espaces ne sont pas de simples biens matériels, mais des symboles et des outils essentiels à l’exercice de l’action syndicale.

Au-delà du cas spécifique de Kaolack, la CNTS exprime sa crainte de voir cette initiative créer un effet d’entraînement dans d’autres collectivités territoriales. En l’absence de dialogue social, avertit-elle, ce précédent pourrait fragiliser durablement le mouvement syndical au niveau local et ouvrir la voie à d’autres formes de restrictions portant atteinte aux libertés syndicales dans le pays.

Tout en réaffirmant son attachement au développement local et aux politiques sociales au bénéfice des populations, la CNTS insiste sur le fait que ces objectifs ne peuvent être poursuivis au détriment des droits des travailleurs. Pour la centrale syndicale, développement communal et respect des acquis sociaux doivent aller de pair et s’inscrire dans une gouvernance locale fondée sur la concertation et la transparence.

Dans un esprit qu’elle qualifie de responsable, la CNTS se dit disposée à engager le dialogue avec les autorités municipales afin de trouver une solution consensuelle. Elle prévient toutefois qu’en cas de persistance de la situation actuelle, elle n’exclut aucun recours légal ou syndical pour défendre les intérêts matériels et moraux des travailleurs des collectivités territoriales.

Kaolack – Commercialisation de l’arachide : le Khalife de Cheikh Serigne Mbaye Niass interpelle le Président Bassirou Diomaye Faye

En marge des activités religieuses du Gamou de Médina Niassène (Keur Madiabel), édition 2026, le Khalife de Cheikh Serigne Mbaye Niass, Cheikh Mahy Serigne Mbaye Niass, a adressé un message fort au Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, exprimant sa profonde préoccupation face à la situation difficile que traversent les paysans sénégalais, notamment dans la commercialisation de l’arachide.

Dans sa déclaration, le guide religieux a attiré l’attention des autorités sur les nombreux obstacles auxquels sont confrontés les producteurs agricoles : faiblesse des prix, difficultés d’écoulement de la production, retards de paiement et manque d’accompagnement structurel. Selon lui, ces contraintes aggravent la précarité d’un monde rural déjà durement éprouvé par les aléas climatiques et économiques.

Cheikh Mahy Serigne Mbaye Niass a ainsi plaidé pour un soutien accru de l’État en faveur des paysans, appelant à la mise en œuvre de mesures urgentes et durables afin d’assurer une meilleure valorisation de l’arachide, pilier essentiel de l’économie rurale sénégalaise. Il a insisté sur la nécessité d’une politique agricole plus équitable et inclusive, capable de protéger les producteurs et de leur garantir des revenus décents.

Dans un ton empreint de responsabilité et de sagesse, le Khalife a rappelé le rôle central de l’agriculture dans la stabilité sociale et économique du pays, soulignant que soutenir les paysans revient à préserver la dignité des familles rurales et à renforcer la souveraineté alimentaire nationale.

Ce message adressé au Chef de l’État s’inscrit dans la tradition d’engagement social et citoyen des guides religieux de Médina Niassène, qui conjuguent spiritualité et préoccupations socio-économiques. À travers cette prise de position, Cheikh Mahy Serigne Mbaye Niass espère une réponse concrète des pouvoirs publics, à la hauteur des attentes du monde rural.

Gamou de Katsina 2026 : la Fayda Niassène renouvelle son pacte spirituel au Nigeria

Katsina a vibré, ce samedi 17 janvier 2026, au rythme d’une ferveur religieuse intense à l’occasion de la commémoration de la naissance de Cheikh Ibrahima Niass (RTA). Plus qu’une simple célébration, le Gamou de Katsina s’est imposé comme un moment fort de renouvellement spirituel et de consolidation des liens entre les disciples de la Fayda Tidjaniya, venus de divers horizons.

Dès les premières heures de la journée, la cité historique du nord du Nigeria a vu converger des milliers de fidèles, érudits, guides religieux et délégations étrangères, tous unis autour de la mémoire et de l’héritage spirituel de celui que ses disciples considèrent comme le rénovateur de la voie tidjane au XXᵉ siècle.

La dimension institutionnelle et symbolique de l’événement a été renforcée par la présence du gouverneur de l’État de Katsina, par ailleurs roi de Kano, témoignant de la reconnaissance officielle accordée à cette rencontre religieuse majeure. Il a accueilli le chef de la délégation de la Fayda, Cheikh Mouhamadou Khouraichy Ibrahima Niass, porteur du message et des bénédictions du Khalife général, Cheikh Mouhamadou Mahi Ibrahima Niass, Khadimoul Oumma.

Dans les différents discours et invocations, les intervenants ont rappelé les enseignements fondamentaux de Cheikh Ibrahima Niass, axés sur la quête de la connaissance divine, la paix intérieure, le vivre-ensemble et l’élévation morale de la communauté. Des valeurs cardinales qui continuent de structurer la Fayda Niassène et d’inspirer des générations de fidèles à travers l’Afrique et au-delà.

La réussite de cette édition 2026 repose également sur l’engagement du comité d’organisation, placé sous la direction de Cheikh Tidiane Awalou Mala Sani, unanimement salué pour la rigueur et la coordination ayant permis un déroulement harmonieux des différentes activités religieuses.

À Katsina, le Gamou a ainsi confirmé son statut de carrefour spirituel international, où foi, transmission et fraternité se rencontrent, renforçant le rayonnement de la Fayda Niassène et la profondeur de son ancrage historique et spirituel au Nigeria.

Sénégal-Maroc: politique, économie, religion, éducation, pourquoi ils s’aiment tant

À veille de la finale historique de la CAN entre le Maroc et le Sénégal, Cheikh Niang, ministre de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, revient sur la profondeur, la richesse et l’actualité des relations entre les deux pays. Il évoque les liens politiques, économiques, religieux, éducatifs et la solidarité qui unissent Rabat et Dakar, renforcés aujourd’hui par le symbole du football.

M. Le ministre, la finale de la CAN se joue dimanche entre le Maroc et le Sénégal. En tant que ministre des Affaires étrangères sénégalais, peut-être même amoureux du foot, que vous inspire cette rencontre sur le plan symbolique au regard des relations entre les deux pays, le Sénégal et le Maroc ?

C’est un grand plaisir que j’éprouve, une grosse fierté aussi de voir notre équipe arriver à ce stade de la compétition. Beaucoup d’émotion, et je dis aussi que cette finale n’est pas un simple rendez-vous sportif. Elle met face à face deux grandes nations africaines du football qui se respectent, se connaissent et se fréquentent aussi depuis longtemps. C’est une confrontation, pour moi, qui est fraternelle et presque symbolique, où le football devient un miroir de l’Afrique, d’une Afrique qui avance, confiante, ambitieuse et unie dans sa diversité.

On parle beaucoup des relations sénégalo-marocaines avec cette finale depuis quelques jours. Pour ceux qui ne connaissent pas, pouvez-vous rappeler s’il y a des grandes dates ou des moments qui ont marqué le début et l’évolution des relations entre le Maroc et le Sénégal ?

C’est une relation ancienne, presque organique. Cette relation a commencé bien avant les indépendances. Nos peuples échangeaient déjà à travers les routes transsahariennes, en partageant le savoir, le commerce, mais aussi la spiritualité. Depuis 1960, quand le Sénégal est devenu indépendant, le Maroc est resté un partenaire constant de notre pays. Ce qui frappe dans cette relation, c’est vraiment sa régularité, la régularité d’un dialogue permanent, la densité des échanges et la solidité de la confiance politique. Il faut rappeler le rôle que le président Senghor a joué à l’époque avec le roi Mohammed V, puis avec Hassan II, en partageant une vision commune de stabilité, de codéveloppement. Aujourd’hui, cet héritage est protégé par Sa Majesté le roi Mohammed VI et Son Excellence, Monsieur le Président Bassirou Diomaye Faye. Ce partenariat s’est développé depuis nos indépendances et embrasse tous les domaines : politique, économique, social, éducatif, et autres.

Vous l’avez évoqué, il y a le domaine religieux, le soufisme et les confréries, notamment la Tidjaniya, qui occupent une place importante dans les deux sociétés. Ces liens spirituels continuent-ils de renforcer la proximité entre les deux pays ?

Absolument. La dimension spirituelle est très importante, elle est presque fondatrice. Comme vous le savez, la Tidjaniya, avec Fès comme pôle spirituel majeur, a façonné des générations de Sénégalais. Ce lien dépasse largement les agendas politiques. La Tidjaniya rapproche, elle fusionne, elle installe ainsi une relation fondée sur la vraie fraternité. C’est un ciment silencieux, mais extrêmement solide.

Sur le plan diplomatique, comment caractériseriez-vous la coopération entre Rabat et Dakar, notamment au sein d’organisations africaines et internationales ?

Si je dois caractériser les relations diplomatiques entre nos deux pays, j’utiliserais deux mots : cohérence et solidité. Sur cette base, le Sénégal et le Maroc se retrouvent très souvent sur les grandes questions africaines et internationales. Ce sont des positions que nous partageons généralement, voire totalement.

Il y a une convergence de vues sur l’intégration africaine, sur la stabilité régionale et surtout sur la nécessité de solutions africaines aux problèmes africains. Cela explique aussi les démarches du Maroc vis-à-vis du continent. Beaucoup d’initiatives sont prises et donc nous avons cette proximité qui se traduit par un soutien mutuel constant dans les enceintes régionales et multilatérales, fondé sur une communauté de vues et de convictions.

Sur le plan économique, y a-t-il aujourd’hui des secteurs plus dynamiques dans la coopération économique entre le Maroc et le Sénégal ?

Oui, sur le plan économique, cela bouge beaucoup et très vite. Cette coopération économique est l’une des plus dynamiques sur le continent. Au Sénégal, les Marocains sont présents dans les assurances, les banques, les télécoms, les infrastructures, l’habitat, l’agriculture, la formation professionnelle.

La coopération est très concrète et les investissements marocains au Sénégal illustrent un modèle de coopération sud-sud, pragmatique, orienté vers des résultats. Au Sénégal, nous essayons aussi de développer une politique d’investissement au Maroc. C’est encore timide, mais nous développons une stratégie pour renforcer la présence sénégalaise dans le tissu économique marocain.

Il existe aussi un échange académique, universitaire, entre les deux pays. Que représente-t-il pour la jeunesse et l’avenir du Sénégal et du Maroc ?

Des étudiants marocains sont présents au Sénégal, grâce à un accord de coopération académique signé dans les années 1960, qui permet des échanges d’étudiants avec des bourses partagées. Cela facilite l’accès des Marocains aux facultés sénégalaises, notamment en santé et en médecine.

De façon encore plus dynamique, de nombreux jeunes Sénégalais vont au Maroc pour leur formation. Si je ne me trompe, le Maroc est actuellement le deuxième pays de destination après la France pour les étudiants sénégalais à l’étranger. Ils acquièrent des compétences, une culture de fraternité. Ainsi, des deux côtés, cela crée une culture de rapprochement et de coopération. Ces étudiants deviennent naturellement des passerelles humaines entre nos deux pays, parfois même sans en avoir conscience.

Dimanche, c’est la finale. À votre avis, comment le football et cette finale vont-ils participer au raffermissement des liens entre le Maroc et le Sénégal ?

Le sport en général, et le football en particulier, dépassent les terrains. Le football touche les peuples dans leur quotidien. Il est vrai que cela soulève des passions et beaucoup d’engouement. Ce que je retiens de cette finale, qui se tient en terre marocaine, c’est qu’elle offre une vitrine de l’Afrique compétitive, talentueuse et ambitieuse.

Entre le Maroc et le Sénégal, ce sera la célébration de l’admiration mutuelle, du respect mutuel, de l’amitié réciproque et d’une fraternité authentique, bien au-delà du score final. J’espère que toutes les dispositions seront prises pour que les deux équipes soient mises dans les meilleures conditions afin de donner le meilleur d’elles-mêmes. Nous aurons ainsi une belle fête.

Avez-vous de bons souvenirs ou des anecdotes personnelles, comme ministre des Affaires étrangères, sur cette relation sénégalo-marocaine ? Quelque chose qui illustre la force de ces liens ?

C’est difficile de donner seulement des exemples, il faut juger cela dans l’ensemble de mes interactions avec les officiels marocains. Toutes les interactions que j’ai eues ont été marquées par une grande qualité d’écoute, une proximité humaine, un respect rare, et un attachement profond aux relations entre le Sénégal et le Maroc. Je peux citer une anecdote : l’autre jour, quand le Sénégal s’est qualifié pour les quarts de finale, j’ai vu beaucoup de personnes célébrer, parmi lesquelles de nombreux Marocains et des binationaux sénégalo-marocains. Cela montre que cette relation va de soi, tant elle est naturelle et fondée sur une grande fraternité.

La convention d’établissement, pilier de la relation Maroc-Sénégal

Au-delà des symboles et de la fraternité affichée, la solidité des relations entre le Maroc et le Sénégal repose sur un texte fondamental : la convention d’établissement, signée entre Hassan II et Léopold Sédar Senghor et ratifiée à Rabat en 1965. En avril dernier, les 60 ans de cette convention ont été solennellement célébrés sous le haut patronage du président Bassirou Diomaye Faye et du roi Mohammed VI, confirmant son rôle central dans la relation bilatérale.

Pour Bakary Sambe, directeur régional du Timbuktu Institute et auteur de l’ouvrage de référence « Le Maroc africain, trajectoire d’une ambition continentale », cette convention « donne aux Sénégalais et aux Marocains des droits quasi similaires à ceux des nationaux », y compris l’accès à certains postes dans la fonction publique. Elle a permis, par exemple, qu’un Marocain soit nommé ambassadeur du Sénégal à la FAO, ou que le Maroc soutienne l’élection de Jacques Diouf à la tête de cette organisation internationale.

«C’est la base de tout», insiste Sambe, soulignant qu’elle structure la vie sociale, professionnelle et familiale des deux communautés, qui jouissent d’un statut privilégié et d’une mobilité facilitée. Toujours en vigueur soixante ans après, elle incarne cette « alchimie » particulière que Sambe décrit dans son livre, et que le roi Mohammed VI saluait dans une lettre adressée à l’auteur, évoquant «l’enracinement du royaume en Afrique et la profondeur des liens humains, spirituels et culturels» qui unissent indéfectiblement le Maroc et le Sénégal.

Avec RFI

Gamou international du Nigeria : quand la nuit précède la lumière spirituelle

À la veille du Gamou international du Nigeria, la ferveur ne se contente plus d’attendre l’aube : elle s’impose déjà dans la nuit. Dès 20 heures, le stade principal et ses alentours ont été pris d’assaut par une marée humaine venue de toutes les régions du pays et d’ailleurs, transformant l’attente en un véritable acte de dévotion collective.

Cette mobilisation exceptionnelle, observée avant même le jour officiel du Gamou, témoigne d’une réalité profonde : ici, le Gamou n’est pas un simple événement inscrit sur un calendrier religieux, mais un véritable rendez-vous de l’âme. Chants de louanges, prières continues, invocations et enseignements rythment la nuit, dans une atmosphère où le temps semble suspendu.

Au cœur de cette ferveur, la mémoire spirituelle de Baye Cheikh Al Islam El Hadji Ibrahima Niass demeure le fil conducteur. Le Nigeria, terre d’accueil et de rayonnement de la Fayda Tidjaniya, incarne depuis des décennies l’un des piliers majeurs de l’expansion de son message. Ce lien historique, bâti sur la transmission du savoir, la fraternité soufie et la quête de la connaissance divine, se matérialise ici avec force et solennité.

La veille du Gamou apparaît ainsi comme un moment spirituel à part entière : une nuit de préparation des cœurs, de purification des intentions et de renouvellement du pacte de fidélité à l’héritage de la Fayda. Elle révèle également la vitalité d’une confrérie capable de rassembler, au-delà des frontières, des peuples unis par une même foi et une référence spirituelle commune.

Dans cette communion nocturne, le Gamou du Nigeria confirme son statut de carrefour spirituel international, où la religion devient un langage universel et où la Fayda continue d’éclairer les consciences, génération après génération.

CAN 2025 – Petite finale : le Nigeria dompte l’Égypte aux tirs au but et s’offre la troisième place

Le Nigeria a conclu sa Coupe d’Afrique des Nations 2025 sur une note victorieuse en remportant la petite finale face à l’Égypte, à l’issue d’une séance de tirs au but irrespirable (0-0, 4-2 tab). Dans un match fermé, âprement disputé et dominé par l’intensité tactique, les Super Eagles ont fait la différence grâce à la solidité de leur gardien Stanley Nwabali et au sang-froid de leurs tireurs, avec Ademola Lookman pour porter l’estocade finale.

Dès le coup d’envoi, l’ambiance est électrique. Une partie du public siffle les Pharaons, qui tentent d’installer un jeu de transitions rapides, tandis que le Nigeria cherche à imposer sa maîtrise technique. Le début de rencontre est haché, marqué par une brève interruption consécutive à un incident matériel au niveau du poteau de corner, symbole d’un premier quart d’heure heurté.

Sur le plan tactique, le Nigeria se présente en 4-4-2 offensif, avec Moses Simon et Samuel Chukwueze animant les couloirs pour soutenir Akor Adams et Paul Onuachu à la pointe de l’attaque. La domination territoriale est nigériane, mais l’Égypte se montre dangereuse en contre. À la 17e minute, Stanley Nwabali anticipe parfaitement pour devancer Trézéguet lancé dans la profondeur. Dix minutes plus tard, Mohamed Salah se procure la plus grosse occasion égyptienne de la première période : l’attaquant de Liverpool surgit au premier poteau, mais voit sa tentative repoussée par Nwabali, avant que Semi Ajayi ne contre le ballon in extremis.

Le Nigeria pense débloquer la situation à la 35e minute à la suite d’une phase confuse dans la surface égyptienne. Après un premier arrêt de Mostafa Shobeir, le ballon revient sur Akor Adams, dont la tête profite à Paul Onuachu pour conclure. Mais après consultation de la VAR, l’arbitre annule le but pour une faute préalable de l’attaquant nigérian, averti dans la foulée. La décision maintient un score nul et vierge à la pause, malgré une possession favorable aux Super Eagles.

Au retour des vestiaires, le sélectionneur nigérian Eric Chelle injecte du sang neuf en lançant Ademola Lookman. L’impact est immédiat. Dès la 47e minute, l’ailier de l’Atalanta croit ouvrir le score après un face-à-face manqué d’Akor Adams, mais son but est refusé pour une position de hors-jeu. Le Nigeria accentue la pression, multiplie les situations dangereuses par Raphael Onyedika et Moses Simon, sans parvenir à trouver la faille face à un bloc égyptien bien organisé.

À l’heure de jeu, l’Égypte ajuste son dispositif avec les entrées d’Omar Marmoush et de Mahmoud Saber. Les Pharaons retrouvent progressivement la maîtrise du ballon, atteignant même 52 % de possession. La fin de match est marquée par deux situations litigieuses dans les surfaces, mais l’arbitre marocain M. Jayed, après recours à la VAR, ne désigne aucun point de penalty.

Physiquement éprouvés, les Nigérians doivent procéder à plusieurs changements, notamment après la blessure de Semi Ajayi. Malgré quelques tentatives égyptiennes dans le temps additionnel, le score reste inchangé au terme des 90 minutes. Conformément au règlement de la petite finale, aucune prolongation n’est disputée et les deux équipes se dirigent directement vers la séance de tirs au but.

La loterie commence mal pour le Nigeria avec l’arrêt de Mostafa Shobeir face à Fisayo Dele-Bashiru. Mais Stanley Nwabali répond immédiatement en repoussant la tentative de Mohamed Salah, pourtant frappée avec puissance sur sa droite. Akor Adams redonne l’avantage aux Super Eagles, avant un nouvel arrêt décisif de Nwabali face à Omar Marmoush, qui tente sa chance plein axe. Moses Simon et Alex Iwobi se montrent ensuite impeccables, tandis que Rami Rabia et Mahmoud Saber maintiennent brièvement l’espoir égyptien. Il revient finalement à Ademola Lookman, pour le cinquième tir nigérian, de transformer sa tentative et d’offrir définitivement la victoire au Nigeria.

Maroc–Sénégal : Walid Regragui salue une affiche de prestige et célèbre la fraternité africaine

À la veille de la rencontre très attendue entre le Maroc et le Sénégal, le sélectionneur des Lions de l’Atlas, Walid Regragui, s’est présenté devant la presse dans un état d’esprit empreint de respect, de sérénité et de fair-play. Loin des discours de tension qui précèdent souvent les grandes affiches, le technicien marocain a tenu à magnifier l’adversaire sénégalais tout en rappelant la portée continentale et symbolique de ce duel entre deux géants du football africain.

Face aux journalistes, Walid Regragui n’a pas caché son admiration pour l’équipe nationale du Sénégal, qu’il considère comme une référence incontournable sur le continent. Selon lui, les Lions de la Téranga disposent d’un effectif riche et équilibré, composé de joueurs de très haut niveau évoluant dans les plus grands championnats, avec une maturité tactique forgée par des années de compétitions internationales. Il a souligné la stabilité et la solidité du collectif sénégalais, champion d’Afrique en titre, symbole de constance et d’exigence au plus haut niveau.

Le sélectionneur marocain a également insisté sur la dimension exceptionnelle de cette confrontation, qui met aux prises deux nations habituées aux sommets du football africain et mondial. D’un côté, le Sénégal, sacré sur le continent et reconnu pour sa puissance et son expérience. De l’autre, le Maroc, demi-finaliste historique de la dernière Coupe du monde, qui incarne l’ambition et la progression spectaculaire du football africain sur la scène internationale. Pour Regragui, ce match dépasse le simple cadre d’une rencontre sportive : il illustre l’évolution et la crédibilité croissante du football africain face aux grandes nations du monde.

Au-delà du terrain, Walid Regragui est revenu avec émotion sur les relations entre le Maroc et le Sénégal, qu’il a qualifiés de pays frères, unis par une histoire ancienne, des échanges humains constants et des valeurs communes. Il a partagé une anecdote personnelle, évoquant une période de sa vie durant laquelle il a vécu dans le même immeuble qu’une famille sénégalaise. Une expérience humaine marquante qui, selon lui, reflète la proximité naturelle et la fraternité sincère entre les deux peuples.

Dans un message fort, le sélectionneur marocain a tenu à rappeler l’esprit qui doit prévaloir autour de cette affiche. Pour lui, ce match est avant tout une fête du football africain, une vitrine du talent et du savoir-faire du continent. Quel que soit le résultat final, il a assuré que le respect mutuel restera intact, affirmant que l’un des deux ira féliciter l’autre à l’issue de la rencontre, dans un esprit de sportivité et de grandeur.

Justice, polémique et accusations politiques : Me Oumar Youm charge la ministre Yassine Fall

La récente sortie de la ministre de la Justice, Mme Yassine Fall, continue de provoquer de vives remous dans le paysage politico-judiciaire sénégalais. Parmi les réactions les plus tranchées figure celle de Me Oumar Youm, avocat de Farba Ngom et ancien ministre, qui s’est exprimé sans détour au micro de Dakaractu Mbour. Dans une intervention au ton particulièrement sévère, il a dénoncé des propos qu’il juge dangereux pour la République et contraires aux principes fondamentaux de l’État de droit.

Pour Me Oumar Youm, les déclarations de la garde des Sceaux sont avant tout « malheureuses » et indignes de la stature d’un ministre en charge d’un département aussi stratégique que la Justice. Selon lui, à ce niveau de responsabilité, il est « catastrophique de rester prisonnier de petits sujets qui n’intéressent que les petits esprits ». Il estime que la communication de Mme Yassine Fall ne répond ni aux exigences institutionnelles ni à la hauteur des missions régaliennes qui lui incombent, la qualifiant de « cahoteuse, confuse et médiocre ».

L’avocat s’est particulièrement attardé sur l’usage par la ministre du concept de « tolérance zéro », qu’il considère comme incompatible avec le fonctionnement normal du système judiciaire. À ses yeux, la justice ne saurait être guidée par une logique de répression aveugle, au risque de s’éloigner de ses fondements essentiels. Il a rappelé avec insistance que le discernement, la légalité et l’égalité devant la loi doivent demeurer les piliers de toute action judiciaire, loin de toute approche émotionnelle ou politique.

Poursuivant son propos, Me Oumar Youm a dénoncé ce qu’il qualifie de déclarations « fausses et insensées » de la ministre, estimant qu’à un tel niveau de responsabilité, il est impératif de faire preuve de retenue et de rigueur. Il a averti que la justice sénégalaise est « suffisamment solide et organisée pour ne pas se laisser gouverner par la médiocrité haineuse », soulignant ainsi la nécessité de préserver la crédibilité et l’indépendance de l’institution judiciaire.

Au cœur de son intervention figure toutefois le dossier de Farba Ngom, qu’il considère comme emblématique d’un traitement discriminatoire. Me Youm s’interroge ouvertement sur les raisons pour lesquelles son client, gravement malade, demeure en détention au pavillon spécial, alors que, selon lui, « l’auteur principal des faits qui lui sont reprochés est en liberté ». Il juge incompréhensible qu’un prétendu complice soit maintenu en prison pendant que celui qui serait au centre du dossier bénéficie d’un élargissement.

Pour l’ancien ministre, cette situation constitue « un cas typique de détention arbitraire », qui appelle des explications claires et transparentes à l’endroit de citoyens qu’il décrit comme « épris de justice ». Il martèle que l’on ne peut se prévaloir de la loi tout en agissant en dehors de celle-ci, affirmant que Farba Ngom « n’avait pas sa place en prison au regard de l’inexistence des faits qui lui sont reprochés ».

Allant plus loin, Me Oumar Youm accuse la ministre de la Justice d’exécuter des « ordres politiques » sans rapport avec une bonne administration de la justice. Une accusation grave, qui relance le débat sur l’indépendance du pouvoir judiciaire face aux influences politiques. Malgré la virulence de ses propos, l’avocat se veut toutefois rassurant, affirmant que la justice sénégalaise ne saurait être instrumentalisée. « Heureusement que la Justice, notre Grande Justice, ne sera jamais le bureau politique du PASTEF », a-t-il conclu.

CAN : Maroc–Sénégal, au-delà de la finale, une amitié à préserver

À la veille d’une finale de Coupe d’Afrique des Nations très attendue entre le Maroc et le Sénégal, certaines incompréhensions logistiques ont suscité des débats passionnés sur les réseaux sociaux. Dans ce contexte d’émotion et d’effervescence populaire, il est essentiel de replacer les faits dans leur cadre réel et de rappeler ce qui unit profondément ces deux nations amies.
Les observations formulées par la Fédération sénégalaise de football (FSF) ne remettent nullement en cause l’engagement du Maroc en tant que pays hôte. Elles traduisent avant tout des attentes élevées, héritées d’un parcours marqué par des conditions d’hébergement et de préparation particulièrement confortables tout au long du tournoi.
Concernant l’accueil à Rabat-Agdal, la FSF a évoqué un dispositif de sécurité jugé insuffisant à l’arrivée de la délégation. Il convient toutefois de rappeler que le Maroc a assuré, durant toute la compétition, un climat de sécurité exemplaire pour l’ensemble des équipes participantes. Aucun incident notable n’a été signalé, y compris pour d’autres sélections arrivées par le même itinéraire ferroviaire. Les autorités marocaines, reconnues pour leur sens de l’hospitalité, ont toujours veillé à la protection des délégations étrangères dans un esprit de respect et de sérénité.
Sur la question de l’hébergement, les contraintes rencontrées à Rabat s’inscrivent dans un contexte exceptionnel : une phase finale de CAN mobilisant l’ensemble des capacités hôtelières de la capitale. L’hôtel initialement proposé, conforme aux standards de la CAF et ayant déjà accueilli plusieurs grandes sélections africaines, répondait aux exigences réglementaires. Après concertation, une solution alternative a été trouvée, illustrant la volonté des organisateurs marocains de satisfaire au mieux leurs hôtes sénégalais.
Le choix du site d’entraînement relève également d’une appréciation sportive légitime. Le Complexe Mohammed VI, centre d’excellence reconnu à l’échelle continentale, a accueilli de nombreuses équipes africaines ces dernières années. Le Maroc y avait d’ailleurs ouvert ses portes au Sénégal dans un esprit de fraternité, fidèle à la relation historique entre les deux pays.
Enfin, s’agissant de la billetterie, les restrictions observées sont le résultat de règles continentales mises en place par la CAF afin de garantir l’équité, de lutter contre la spéculation et de permettre au plus grand nombre d’accéder à cet événement majeur. Il s’agit là d’un défi organisationnel commun, inhérent à l’ampleur exceptionnelle d’une finale aussi populaire.
À l’heure où les Lions de l’Atlas et les Lions de la Teranga s’apprêtent à offrir à l’Afrique une grande fête du football, il est primordial d’appeler au calme et à la retenue. Le Maroc et le Sénégal partagent bien plus qu’un simple match : une histoire d’amitié, de respect mutuel et de solidarité africaine.
Que cette finale soit avant tout une célébration du sport, du fair-play et de l’unité, et que les supporters des deux camps portent haut ces valeurs qui honorent le football africain. DAKAR TIMES

Foncier : la Mairie de Kaolack monte au créneau face aux accusations visant son maire

Dans un contexte national marqué par une forte sensibilité autour des questions foncières, la Mairie de Kaolack a décidé de sortir de sa réserve. Ce vendredi 16 janvier 2026, l’institution municipale a officiellement réagi à un article publié par Seneweb, faisant état d’un présumé scandale foncier à Dakar et citant le nom du maire de Kaolack, Serigne Mboup.

À travers une mise au point ferme mais mesurée, la collectivité locale rejette catégoriquement ces accusations, qu’elle qualifie d’infondées, et dénonce une mise en cause qu’elle juge injustifiée de son premier magistrat.

Un dossier ancien remis au goût du jour

Au centre de la polémique figure un terrain situé à Dakar, abritant aujourd’hui le centre commercial Touba Sandaga. Selon la Mairie de Kaolack, il s’agit d’un dossier ancien, remontant à la fin des années 1990, dans un contexte économique précis marqué par la liquidation de la société BATA.

La municipalité précise que l’acquisition de ce terrain s’est opérée dans le strict respect des procédures légales en vigueur à l’époque. Tous les actes administratifs et notariés requis auraient été régulièrement établis, aboutissant à la délivrance d’un titre foncier en bonne et due forme par les autorités compétentes. De ce fait, toute allégation de spoliation ou de traitement de faveur est formellement rejetée.

Le soupçon ne saurait tenir lieu de jugement

Pour la Mairie de Kaolack, au-delà de la personne de Serigne Mboup, cette affaire pose un problème plus large : celui de la dérive consistant à ériger le soupçon en verdict médiatique.

« Dans un contexte de tension sociale autour du foncier, la confusion entre information, insinuation et accusation peut produire des dégâts irréversibles », avertit la cellule de communication municipale. Elle rappelle l’importance du respect de la présomption d’innocence, tant pour les élus que pour les opérateurs économiques, surtout en l’absence de toute décision judiciaire.

Une ligne rouge clairement tracée

Sans verser dans l’escalade verbale, la Mairie de Kaolack affirme néanmoins sa détermination à défendre l’honneur de son maire et la crédibilité de l’institution municipale. Elle indique que si les amalgames et accusations infondées venaient à se poursuivre, des actions judiciaires pourraient être engagées afin de faire prévaloir le droit.

Cette posture traduit la volonté de déplacer le débat du terrain émotionnel vers celui du droit et des faits établis.

Foncier, médias et responsabilité collective

En toile de fond, cette sortie officielle relance un débat fondamental sur le traitement médiatique des dossiers fonciers. Pour la municipalité, seule une information rigoureuse, documentée et équilibrée peut contribuer à éclairer l’opinion publique sans fragiliser les institutions ni jeter l’opprobre sans preuve.

Dans un Sénégal où la question foncière cristallise passions, frustrations et intérêts divergents, la Mairie de Kaolack en appelle ainsi à un journalisme de responsabilité, capable de distinguer clairement faits avérés, procédures en cours et simples allégations.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°652 – 17 ET 18/01/2026

🔴 IMMERSION DANS L’ UNIVERSITÉ MOHAMMED VI POLYTECHNIQUE ( UM6P ) DU MAROC : UN TRÉSOR ACADÉMIQUE POUR TOUTE L’AFRIQUE
🔴 BRAS DE FER ENTRE LE MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION NATIONALE ET LE G7 : L’ÉCOLE SOUS CONTRÔLE SYNDICAL

🔴 FINALE SÉNÉGAL–MAROC : RABAT DÉBORDÉ PAR L’ARRIVÉE DES LIONS

Avenue Bourguiba : les « Tiak-Tiak » en colère dénoncent l’asphyxie d’un secteur sous pression

Ce vendredi 16 janvier 2026, l’avenue Bourguiba a été le théâtre d’une mobilisation d’ampleur. Après les chauffeurs de taxi, ce sont les livreurs à deux-roues, plus connus sous l’appellation populaire de « Tiak-Tiak », qui sont descendus dans la rue pour exprimer leur ras-le-bol. Entre contrôles policiers jugés abusifs et concurrence écrasante de plateformes multinationales comme Yango, ces jeunes travailleurs estiment que leur secteur est aujourd’hui menacé de disparition.

La marche pacifique a démarré au rond-point du Jet d’eau, point de ralliement de milliers de conducteurs de motos venus de plusieurs quartiers de Dakar. Encadrés par les forces de l’ordre, les manifestants ont longé les artères principales de la capitale dans une ambiance à la fois déterminée et disciplinée. La mobilisation a également enregistré la présence de figures de la société civile ainsi que du député Guy Marius Sagna, venu apporter son soutien à un mouvement qu’il juge emblématique des difficultés de la jeunesse laborieuse.

Au cœur des revendications figure la dégradation continue des conditions de travail. Pour Cheikh, fondateur de l’entreprise de livraison pionnière « Tiak-Tiak », le constat est sans appel. Revenu de France après ses études pour entreprendre au Sénégal, il dit aujourd’hui voir son modèle économique fragilisé. Devant la foule, il a dénoncé une situation d’injustice chronique sur les routes, appelant l’État à poser des actes concrets pour protéger un secteur qu’il considère stratégique pour l’emploi des jeunes.

Les contrôles policiers constituent le premier point de discorde. Les livreurs dénoncent ce qu’ils qualifient d’acharnement quotidien. Selon Seydina Alioune, président de l’Union nationale des livreurs, les amendes infligées varient entre 6 000 et 12 000 FCFA pour des infractions parfois mineures. Une charge financière jugée insoutenable pour des jeunes dont les revenus journaliers sont déjà précaires. « Il est inadmissible que des jeunes payent 6 000 francs trois ou quatre fois par jour », s’est insurgé Cheikh, évoquant des interpellations musclées et l’usage de cordons ou de barrières. Les manifestants réclament des procédures claires et formelles, telles que de véritables contraventions ou des mises en fourrière réglementaires, plutôt que des paiements informels répétés pour des motifs comme le « défaut de catégorie ».

L’autre cible majeure de la contestation est la plateforme Yango. Les livreurs et entrepreneurs locaux accusent l’entreprise de concurrence déloyale. Guy Marius Sagna a vivement critiqué des courses rémunérées à des tarifs dérisoires, parfois compris entre 100 et 200 FCFA, des montants jugés incompatibles avec les coûts réels d’exploitation. Le fondateur de « Tiak-Tiak » a, pour sa part, rappelé que Yango ne disposerait pas de licence d’exploitation de courrier, estimant qu’il est impossible pour des entreprises sénégalaises de rivaliser avec des multinationales capables de casser les prix en dessous même du coût du carburant. Les acteurs locaux réclament ainsi l’instauration d’un véritable « ticket d’entrée » pour les géants étrangers afin de préserver l’écosystème national.

Loin de se limiter à la dénonciation, les syndicats de livreurs ont présenté des propositions structurées pour sortir de la crise. L’Union nationale des livreurs a ainsi dévoilé un plan de réforme évalué à 16 milliards de FCFA, axé sur la formalisation du secteur. Ce projet prévoit notamment la création d’une carte professionnelle biométrique, la facilitation de l’accès aux plaques d’immatriculation et aux permis de conduire, ainsi que la mise en place d’une contribution mensuelle de 3 000 FCFA par livreur destinée à alimenter un fonds de développement du secteur.

Le message adressé aux autorités est empreint d’une forte dimension sociale et politique. Les leaders du mouvement rappellent que ces jeunes ont largement contribué à porter le nouveau régime au pouvoir en 2024. Ils préviennent que si ce secteur, important pourvoyeur d’emplois, n’est pas protégé, une partie de la jeunesse pourrait se détourner de l’entrepreneuriat pour replonger dans les dangers de l’émigration clandestine.

« Les solutions sont là, nous attendons que l’État nous convoque », a conclu Alioune Fall, secrétaire des livreurs indépendants. En l’absence de réponse officielle, les « Tiak-Tiak » préviennent que cette mobilisation n’était qu’une première étape d’un plan d’action appelé à se durcir dans les semaines à venir.

À Mbour, Ousmane Sonko fait de la formation professionnelle un pilier stratégique du Sénégal 2050

Le Premier ministre Ousmane Sonko a procédé ce vendredi à l’inauguration officielle du Centre de formation professionnelle Cheikh Khalifa Ben Zayed Al Nahyan de Mbour, un événement qu’il a présenté comme bien plus qu’une simple ouverture d’infrastructure éducative. Pour le chef du gouvernement, cette réalisation consacre une vision partagée et une ambition nationale claire : faire de la formation professionnelle un levier central de transformation économique, de justice territoriale et d’inclusion sociale.

Devant un parterre composé de membres du gouvernement, d’autorités administratives et locales, de partenaires émiratis et de jeunes apprenants, Ousmane Sonko a livré un plaidoyer structuré et engagé pour une refonte en profondeur du système éducatif sénégalais. Cette réforme s’inscrit pleinement dans la « vision Sénégal 2050 » portée par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, qui ambitionne de rompre avec les déséquilibres structurels hérités du passé.

Le Premier ministre a d’emblée insisté sur la nécessité de tourner la page d’un modèle de développement excessivement centralisé. « Le Sénégal que nous construisons n’est plus un Sénégal concentré et inégalitaire », a-t-il affirmé, soulignant que le développement doit désormais se faire par les territoires, avec les territoires et pour les territoires. L’implantation du centre de Mbour illustre concrètement cette nouvelle approche territorialisée.

Érigé sur plus d’un hectare et demi mis gracieusement à disposition par la commune, le Centre Cheikh Khalifa Ben Zayed Al Nahyan se distingue par la modernité de ses installations. Il comprend des blocs pédagogiques et administratifs, des ateliers techniques spécialisés, un amphithéâtre, une bibliothèque, des espaces sportifs ainsi qu’une mosquée. Avec une capacité d’accueil estimée à 300 apprenants par an, l’établissement propose des filières jugées stratégiques pour l’économie nationale, notamment la mécanique automobile, le froid et la climatisation, la comptabilité et la gestion, l’informatique, l’informatique industrielle et les réseaux.

Lors de sa visite des ateliers, Ousmane Sonko a tenu à illustrer de manière concrète l’impact attendu de ces formations. Il a évoqué la possibilité pour les apprenants de produire localement des chambres frigorifiques, un équipement largement importé mais essentiel pour la conservation des produits horticoles, laitiers et halieutiques. Une perspective particulièrement porteuse pour Mbour, ville fortement dépendante du secteur de la pêche. Pour le Premier ministre, ce type d’initiative démontre que la formation professionnelle et technique peut devenir un véritable outil de souveraineté économique, au même titre que l’industrie, l’énergie ou l’agriculture.

Le gouvernement s’est fixé des objectifs chiffrés pour accompagner cette mutation : orienter au moins 30 % des sortants du cycle fondamental et 10 % des bacheliers vers les filières professionnelles et techniques. Des objectifs que le Premier ministre lui-même juge « plus ou moins au rabais ». Dans une comparaison assumée, il a rappelé que dans des pays comme la Suisse ou le Japon, près de 80 % des élèves issus du cycle fondamental s’orientent vers la formation professionnelle. Une référence destinée à bousculer les mentalités dans un contexte sénégalais où ces filières restent souvent perçues comme une voie de relégation. Selon lui, une grande partie des difficultés actuelles, notamment la saturation des universités, découle du manque de valorisation de l’enseignement technique et professionnel. Il a critiqué un système qui alimente massivement les filières littéraires sans réelle adéquation avec les besoins de l’économie nationale.

Pour opérer une transformation durable, Ousmane Sonko a exposé une approche systémique reposant sur trois piliers majeurs. Il s’agit d’abord d’une analyse territorialisée fine des besoins en compétences, ensuite de la mise en place d’un système d’information dynamique sur les métiers et l’emploi, et enfin de la création d’observatoires du marché du travail dans chaque pôle territorial. Dans cette dynamique, le chef du gouvernement a annoncé l’ambition de construire une quarantaine de centres de formation similaires à travers le pays au cours des deux prochaines années, grâce au budget national et à l’appui de partenaires internationaux.

Cette réforme suppose également une meilleure coordination entre les multiples structures publiques intervenant dans le domaine de l’emploi et de la formation, telles que l’ONFP, le 3FPT, la DER/FJ, l’APIX, l’ADPME ou encore l’ANPEJ. Le Premier ministre a insisté sur la nécessité de rendre leurs actions interconnectées et convergentes vers un objectif commun de création d’emplois durables et productifs.

L’inauguration du centre de Mbour a par ailleurs servi de cadre à la mise en lumière de la coopération stratégique entre le Sénégal et les Émirats arabes unis. Ousmane Sonko a salué la solidité des relations entre les présidents Bassirou Diomaye Faye et Mohamed Ben Zayed Al Nahyan, tout en évoquant les liens personnels qu’il entretient avec le vice-président émirati, Cheikh Mansour Ben Zayed. Il a rendu un hommage appuyé à la Fondation Cheikh Khalifa Ben Zayed Al Nahyan, dont l’engagement constant et la générosité ont permis la réalisation de cette infrastructure. Il a également révélé que lors de ses récents déplacements à Abou Dhabi, les autorités émiraties avaient suivi de près l’achèvement et l’ouverture du centre.

Les accords récemment signés entre les deux pays couvrent des secteurs stratégiques tels que l’énergie, les nouvelles technologies, la santé et l’éducation. Le Premier ministre a même évoqué un projet emblématique : la création au Sénégal d’un institut de formation footballistique soutenu par le vice-président émirati, propriétaire de Manchester City, dont le site serait déjà identifié dans le département de Mbour.

S’adressant directement aux jeunes apprenants, Ousmane Sonko a voulu inverser les représentations sociales longtemps associées à la formation professionnelle. « La formation professionnelle n’est plus une voie par défaut. L’avenir, c’est la formation professionnelle », a-t-il martelé, avant de les exhorter à faire de ce centre un espace d’excellence, de discipline, d’innovation et de citoyenneté. Conscient toutefois des défis à relever, notamment la finalisation du référentiel national des métiers et des compétences, la consolidation du système d’information intégré et le renforcement de la synergie entre acteurs publics, le Premier ministre a assuré que le gouvernement avance avec lucidité et détermination. Pour lui, ces contraintes ne doivent en aucun cas freiner l’élan engagé vers un Sénégal plus souverain, plus équitable et résolument tourné vers l’avenir.

Appel des Layènes : Ousmane Sonko en visite de courtoisie chez le Khalife général à Cambérène

En prélude à la 146e édition de l’Appel des Layènes, le Premier ministre Ousmane Sonko s’est rendu à Cambérène pour une visite de courtoisie et de dévotion auprès du Khalife général des Layènes, Serigne Mouhamadou Lamine Laye. Cette démarche s’inscrit dans la tradition républicaine de reconnaissance et de respect envers les grandes familles religieuses du pays, à la veille d’un événement majeur de l’agenda spirituel national.

Le chef du gouvernement était accompagné d’une importante délégation officielle comprenant notamment le Président de l’Assemblée nationale, Malick Ndiaye, ainsi que plusieurs membres du Gouvernement. Une présence qui témoigne de l’importance accordée par les nouvelles autorités à cet événement religieux, considéré comme un temps fort pour l’islam sénégalais et pour la cohésion nationale.

Prenant la parole devant le Khalife général, Ousmane Sonko a expliqué le sens de sa visite. Il a indiqué être venu au nom du Président de la République, actuellement en déplacement à l’étranger, afin d’apporter la ziarra de l’État à l’occasion de l’Appel des Layènes. Selon lui, cet événement dépasse largement le cadre confrérique pour s’inscrire comme un moment essentiel de rassemblement spirituel et de consolidation du « ciment national ».

Le Premier ministre est également revenu sur la nature ancienne de ses relations avec la communauté layenne et ses guides. Il a rappelé que ses visites à Cambérène ne datent pas d’aujourd’hui, soulignant que la seule chose qui a changé est le contexte politique. « Je venais ici comme chef de parti à une période où il était difficile pour certains d’accueillir Ousmane Sonko et de l’assumer », a-t-il confié, évoquant une époque où ceux qui osaient l’accueillir faisaient preuve de courage face aux pressions de l’État. Il a tenu à souligner que, malgré ces circonstances difficiles, les portes de la concession layenne lui ont toujours été ouvertes.

Revendiquant une relation personnelle et sincère avec l’actuelle autorité de la famille layenne, Ousmane Sonko a rappelé que celui qui est aujourd’hui Khalife général l’a toujours accueilli chaleureusement, aussi bien en public qu’en privé, durant les moments les plus tendus de sa trajectoire politique. Pour lui, l’accession au pouvoir n’a rien altéré à ces liens. « Ce qui change aujourd’hui, c’est juste que nous avons quitté l’opposition pour rejoindre le pouvoir. Mais tout le reste est intact », a-t-il assuré.

Abordant la question du soutien de l’État aux concessions religieuses, le chef du gouvernement a affirmé la volonté de son équipe de faire davantage, malgré une situation économique et budgétaire qu’il a qualifiée de difficile. Il a notamment annoncé une avancée inédite : pour la première fois en 2026, des crédits destinés aux affaires du culte ont été votés dans le budget de l’État, marquant, selon lui, une reconnaissance institutionnelle plus claire du rôle des religions dans la société sénégalaise.

En réponse, le Khalife général des Layènes a salué et magnifié les propos du Premier ministre, confirmant la solidité et la profondeur des relations qu’il entretient avec Ousmane Sonko. Il a conclu la rencontre par des prières en faveur du Sénégal, appelant à la paix, à la concorde et à la droiture. « Que Dieu mette le pays sur le bon chemin et qu’il nous accorde paix et concorde », a-t-il formulé, scellant ainsi cette visite placée sous le signe de la spiritualité, du respect mutuel et de l’unité nationale.

Recettes record en 2025 : la DGID mobilise 2 915 milliards FCFA et renforce le financement de l’État

La Direction générale des Impôts et des Domaines (DGID) a bouclé l’exercice budgétaire 2025 sur une performance historique en matière de mobilisation des ressources publiques. Selon un communiqué officiel rendu public, les recettes fiscales et domaniales se sont élevées à 2 915 milliards de francs CFA, un niveau jamais atteint auparavant, aussi bien en valeur absolue qu’en progression annuelle.

Comparées aux résultats de 2024, où les recouvrements s’étaient établis à 2 608 milliards FCFA, ces performances traduisent une hausse de 307 milliards FCFA, soit une croissance de 12 %. Cette dynamique s’inscrit dans un contexte macroéconomique favorable, marqué par une croissance du Produit intérieur brut estimée à 7,8 % en 2025. Avec ce niveau de mobilisation, la DGID a assuré à elle seule 65 % des recettes totales de l’État, confirmant ainsi son rôle stratégique dans le financement des politiques publiques et des programmes de développement.

Le communiqué précise par ailleurs que les remboursements d’impôts effectués au profit des entreprises ont atteint 89,8 milliards FCFA au cours de l’année, enregistrant une progression de 5,5 %. Cette évolution traduit la volonté de l’administration fiscale de concilier performance de recouvrement et respect des droits des contribuables, dans une logique de confiance et de partenariat avec le secteur privé.

Sur le plan de la structure des recettes, la croissance a été portée à la fois par les impôts directs et indirects. Les impôts directs ont progressé de 123 milliards FCFA, soit une hausse de 9,6 %, tandis que les impôts indirects ont enregistré une augmentation plus marquée de 184,2 milliards FCFA, correspondant à une progression de 14,5 %. Ces résultats témoignent d’un élargissement progressif de l’assiette fiscale et d’une meilleure efficacité des mécanismes de recouvrement.

La DGID attribue ce niveau de performance inédit à une politique fiscale « claire et assumée » impulsée par les plus hautes autorités de l’État, qui ont érigé le civisme fiscal en pilier fondamental de la citoyenneté. Dans cette optique, l’année 2025 a été marquée par la mise en œuvre de plusieurs réformes et actions structurantes, menées avec l’appui du ministère des Finances et du Budget.

Parmi les leviers activés figurent notamment la réorganisation fonctionnelle de l’administration fiscale, la mise en place de dispositifs de suivi et de rappel pour améliorer la conformité volontaire, ainsi que la facilitation des paiements, en particulier à travers l’extension des solutions de mobile money. Le renforcement de la lutte contre la fraude et l’incivisme fiscal, avec l’implication du personnel à tous les niveaux de l’administration, a également contribué à améliorer les performances globales.

Ces résultats sont aussi le fruit de l’adhésion croissante des entreprises et des ménages à l’effort national de mobilisation des ressources intérieures. Les performances les plus notables ont été enregistrées au niveau de l’impôt sur les sociétés et sur les revenus, en hausse de 8 %, de la TVA intérieure, qui a progressé de 20 %, ainsi que des revenus issus des domaines, dont l’augmentation spectaculaire de 68,1 % illustre les effets positifs des réformes engagées dans la gestion foncière et domaniale.

Pour la DGID, ces résultats permettent au Sénégal de consolider son statut de leader en matière de mobilisation des recettes intérieures au sein de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Une position qui renforce la crédibilité financière du pays et sa capacité à financer durablement ses priorités économiques et sociales.

Les perspectives pour l’année 2026 s’annoncent tout aussi ambitieuses. La poursuite de la mise en œuvre du Plan de Redressement économique et social (PRES), la réforme du Code général des impôts, ainsi que l’achèvement des chantiers liés à l’élargissement de l’assiette fiscale et à la digitalisation intégrale des procédures fiscales, domaniales et cadastrales devraient permettre de maintenir, voire d’amplifier, cette dynamique positive.

Procès Ibrahima Dramé : deux ans de prison dont un ferme pour l’ancien commandant de la gendarmerie

Le tribunal correctionnel de Dakar a rendu, ce jeudi, son verdict dans l’affaire très médiatisée impliquant l’ancien commandant de la gendarmerie Ibrahima Dramé. Poursuivi pour menaces de mort, outrage à agent et atteinte à la sûreté de l’État à l’encontre de plusieurs de ses supérieurs hiérarchiques, dont le général Moussa Fall, l’ex-officier a été reconnu coupable de l’ensemble des faits qui lui étaient reprochés. Il a écopé d’une peine de deux ans d’emprisonnement, dont un an ferme, mettant ainsi un terme, en première instance, à une procédure judiciaire qui a longtemps alimenté les débats dans les milieux sécuritaires et médiatiques, rapporte L’Observateur.

Selon le journal, le tribunal a tenu compte du fait que les colonels Abdou Mbengue et Cheikh Faye, également cités dans les messages incriminés, n’avaient formulé aucune demande de dommages et intérêts. Les juges ont en revanche réservé les intérêts civils du général Moussa Fall, laissant ainsi ouverte la possibilité d’une action indemnitaire ultérieure devant les juridictions compétentes.

Cette affaire revêt un caractère particulièrement sensible en raison de la qualité des protagonistes. Elle a opposé un ancien commandant de la gendarmerie à des hauts responsables encore influents au sein de l’appareil sécuritaire, notamment le général Moussa Fall. Comme le souligne L’Observateur, le verdict vient clore, du moins provisoirement, une procédure emblématique des tensions internes qui ont traversé l’institution ces dernières années.

Les faits remontent à une période marquée par un profond ressentiment de l’accusé. Lors des audiences tenues en décembre dernier, Ibrahima Dramé, âgé de 47 ans, avait reconnu être l’auteur des messages jugés menaçants adressés à ses supérieurs. Toutefois, il avait tenté d’en relativiser la portée, expliquant qu’il s’agissait avant tout de l’expression d’une colère accumulée au fil d’années de contentieux administratif et professionnel.

L’ex-commandant avait soutenu que sa carrière avait été « brisée » par une procédure qu’il estimait irrégulière et qu’il imputait directement au général Moussa Fall. Concernant le message adressé à ce dernier, il avait affirmé qu’il ne s’agissait nullement, selon lui, d’une menace de mort, mais plutôt d’un propos mal interprété, invoquant une certaine proximité liée au fait qu’il connaissait la famille du général pour avoir vécu à la caserne Faidherbe.

Toujours selon L’Observateur, l’audience avait été marquée par des témoignages jugés atténuants de la part des colonels Abdou Mbengue et Cheikh Faye. Le colonel Mbengue avait notamment déclaré ne pas avoir porté plainte et avoir éprouvé de la compassion pour Ibrahima Dramé, qu’il considérait « comme un petit frère ». Les deux officiers s’étaient clairement désistés de toute demande de réparation financière.

Malgré ces éléments, le parquet avait requis une peine plus sévère, sollicitant trois années de prison ferme, estimant que la gravité des faits et leur portée institutionnelle justifiaient une sanction exemplaire.

Affaire Amadou Sall : Saliou Sylla obtient une liberté provisoire, les poursuites se poursuivent

Inculpé et placé sous mandat de dépôt depuis le 19 septembre dernier par le Collège des juges d’instruction du Pool judiciaire financier, Saliou Sylla a finalement recouvré la liberté. Selon L’Observateur, le fondateur de l’entreprise Ets Saliou Sylla a bénéficié d’une liberté provisoire, accordée après une requête introduite par ses avocats et restée sans opposition du parquet financier. Cette décision marque une étape importante dans un dossier judiciaire particulièrement sensible, sans pour autant signifier un abandon des poursuites.

La mesure intervient dans le cadre de l’affaire dite Amadou Sall, un dossier aux ramifications financières complexes, instruit sur la base de révélations issues de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif). Cette enquête, menée sur plusieurs mois, a mis en lumière des flux financiers jugés atypiques et potentiellement constitutifs d’infractions graves en matière de criminalité financière.

D’après les éléments relayés par L’Observateur, Saliou Sylla, gérant d’un bureau de change, est considéré par les enquêteurs comme un acteur central dans un ensemble de transactions financières présumées suspectes. Les investigations de la Centif l’identifient comme un maillon clé dans des circuits de mouvements de fonds dont l’origine et la destination soulèvent de sérieux questionnements.

Au cœur des soupçons figure une série de retraits de chèques effectués sur les comptes de la société Woodrose Investment Ltd. Le montant cumulé de ces opérations s’élèverait à 5,597 milliards de francs CFA. Ces retraits, jugés inhabituels par les services de renseignement financier, ont constitué l’un des éléments déclencheurs de l’ouverture de poursuites pénales et de l’incarcération initiale de Saliou Sylla. Les enquêteurs estiment que ces mouvements de fonds pourraient s’inscrire dans un mécanisme plus large de dissimulation et de recyclage de capitaux d’origine illicite.

Si l’octroi de la liberté provisoire représente un tournant procédural pour le mis en cause, le journal précise que les charges retenues contre lui demeurent lourdes. Saliou Sylla reste poursuivi pour des faits qualifiés d’association de malfaiteurs et de blanchiment de capitaux, des infractions sévèrement réprimées par la législation sénégalaise. En cas de condamnation, elles sont passibles de lourdes peines d’emprisonnement et d’importantes sanctions financières.

La liberté provisoire accordée ne met donc nullement un terme à la procédure judiciaire en cours. Elle traduit plutôt, à ce stade, une appréciation par les juges des garanties de représentation présentées par la défense, combinée à l’absence d’opposition du parquet financier. Le dossier demeure instruit et pourrait connaître de nouveaux développements au fil des investigations et des auditions à venir.

Litige foncier à Dakar : d’anciens ministres et grands patrons convoqués à la Sûreté urbaine

Une affaire foncière aux ramifications sensibles secoue les milieux politique et économique sénégalais. Ce vendredi, plusieurs personnalités de premier plan, allant d’anciens ministres à des capitaines d’industrie, sont convoquées à la Sûreté urbaine de Dakar. Elles devront s’expliquer sur l’occupation et la détention de vastes terrains que les héritiers de feu Mamadou Diagne revendiquent comme leur appartenant de manière exclusive.

Parmi les personnes citées dans ce dossier figurent Cheikh Kanté, ancien ministre et ex-Directeur général du Port autonome de Dakar, Abdoulaye Dia, PDG du groupe agroalimentaire Senico, Serigne Mboup, maire de Kaolack et figure bien connue du secteur privé à la tête du groupe CCBM, ainsi que Masse Sall, entrepreneur influent dans l’immobilier. Tous sont appelés à justifier la légalité des titres de propriété en leur possession portant sur plusieurs hectares situés le long de la route de Rufisque, dans la banlieue dakaroise, mais aussi dans le secteur stratégique de Grand-Dakar, au cœur du département de Dakar.

Selon les informations rapportées par L’Observateur, les héritiers de Mamadou Diagne soutiennent que ces terrains n’ont jamais fait l’objet d’une cession légale. Ils affirment être victimes d’un vaste système de spoliation reposant sur la falsification de documents administratifs, laquelle aurait permis l’établissement de nouveaux titres fonciers au profit de tiers. La famille Diagne dénonce ainsi une atteinte grave à son patrimoine, transmis de génération en génération, et réclame que toute la lumière soit faite sur les conditions d’attribution des titres contestés.

Face à ces accusations, les personnes mises en cause avancent des lignes de défense qui reposent principalement sur l’ancienneté des documents en leur possession. Déjà entendu par les enquêteurs, Masse Sall a produit un titre foncier qu’il affirme dater de 1950, soit quatre années avant celui invoqué par la famille Diagne, établi en 1954. Selon lui, cette antériorité suffirait à démontrer la légalité de ses droits et à écarter toute accusation d’occupation frauduleuse.

De son côté, Cheikh Kanté rejette catégoriquement les faits qui lui sont reprochés. Estimant que son honneur et sa réputation sont injustement mis en cause, l’ancien ministre a annoncé son intention de contre-attaquer sur le terrain judiciaire en déposant une plainte pour diffamation. Une démarche qui laisse présager une judiciarisation encore plus poussée de cette affaire déjà complexe.

CAN féminine 2026 : les Lionnes du Sénégal héritent d’un groupe A relevé avec le Maroc, l’Algérie et le Kenya

Le tirage au sort de la Coupe d’Afrique des Nations féminine 2026, effectué ce jeudi 15 janvier 2026, a livré son verdict. L’équipe nationale féminine du Sénégal est désormais fixée sur son sort pour la phase finale de la compétition continentale. Les « Lionnes » évolueront dans le groupe A, aux côtés du Maroc, pays hôte, de l’Algérie et du Kenya, dans une poule qui s’annonce particulièrement disputée.

Placées face au Maroc, les Sénégalaises devront composer avec une formation en pleine ascension, portée par son public et forte des progrès réalisés ces dernières années sur la scène africaine et mondiale. Les Marocaines, finalistes de la précédente édition, aborderont le tournoi avec de grandes ambitions, ce qui confère d’emblée au groupe A un statut de poule à haute intensité. À cela s’ajoute l’Algérie, équipe réputée pour sa solidité tactique et sa discipline, ainsi que le Kenya, dont le football féminin ne cesse de gagner en compétitivité et en visibilité sur le continent.

Prévue du 17 mars au 3 avril 2026, cette CAN féminine ne se limitera pas à l’enjeu continental. Elle servira également de tournoi qualificatif pour la Coupe du monde féminine 2027, qui se tiendra au Brésil. L’objectif sera donc double pour les sélections engagées : viser le sacre africain tout en décrochant l’un des précieux billets pour le rendez-vous mondial. Pour y parvenir, les équipes devront au minimum atteindre le stade des demi-finales, un seuil élevé qui promet une compétition âpre dès les matchs de poule.

Pour le Sénégal, cette phase finale représente une nouvelle occasion de confirmer les progrès réalisés ces dernières années et de s’installer durablement parmi les nations qui comptent dans le football féminin africain. Les Lionnes devront faire preuve de constance, de rigueur tactique et de caractère pour espérer tirer leur épingle du jeu dans un groupe où chaque match s’annonce décisif.

Cette édition 2026 de la CAN féminine revêt par ailleurs un caractère historique. Pour la première fois, 16 nations prendront part à la phase finale, contre 12 lors des précédentes éditions. Une évolution majeure qui témoigne de la croissance et de la reconnaissance du football féminin en Afrique, tout en offrant davantage d’opportunités aux sélections de se mesurer au plus haut niveau.

Affaire Farba Ngom : la défense prépare sa riposte face aux accusations de la Garde des Sceaux

La tension monte d’un cran autour du dossier judiciaire du député-maire des Agnam. À la suite de la conférence de presse de Yassine Fall, ministre de la Justice et garde des Sceaux, au cours de laquelle de lourdes accusations ont été formulées contre Farba Ngom et ses conseils, la défense a décidé de rompre le silence. Selon L’Observateur, les avocats de l’élu feront face à la presse le mardi 20 janvier, après avoir obtenu l’aval du Bâtonnier de l’Ordre des avocats.

Cette prise de parole annoncée intervient dans un climat de forte crispation entre l’Exécutif et les conseils de Farba Ngom. Les avocats entendent répondre point par point aux déclarations de la ministre de la Justice et apporter des clarifications sur ce qu’ils considèrent comme des accusations graves et infondées. Il s’agira, selon leurs proches, de rétablir leur version des faits et de défendre la régularité des procédures judiciaires engagées dans ce dossier hautement sensible.

En attendant cette sortie très attendue, la coordination communication de Farba Ngom a déjà lancé les hostilités. Jeudi dernier, face à la presse, ses membres ont dénoncé ce qu’ils qualifient de tentative manifeste de remise en cause d’une décision judiciaire rendue par des magistrats « compétents et indépendants ». Une attitude assimilée, selon eux, à une pression exercée sur l’institution judiciaire.

Lisant la déclaration au nom de la coordination, Cheikh Ahmed Tidiane Ly a tenu à rappeler que le contrôle judiciaire accordé au député-maire n’avait rien d’un privilège. Il a insisté sur le fait que cette décision n’était ni un cadeau, ni une faveur, encore moins une concession politique, mais bien l’application stricte du droit. Pour la coordination, c’est précisément ainsi que fonctionne un État de droit, où les décisions de justice doivent être respectées, quelles que soient les sensibilités politiques en jeu.

Les proches de Farba Ngom vont plus loin en soulignant qu’après dix mois de détention, aucune audition décisive n’aurait été menée et qu’aucune preuve nouvelle n’aurait été versée au dossier. Ils affirment également qu’aucun risque de fuite n’était établi au moment de la décision judiciaire contestée. À ces arguments s’ajoute la question de l’état de santé du député-maire, présenté comme préoccupant. Une situation médicale attestée, selon eux, par une expertise et confirmée par une contre-expertise diligentée par l’Ordre national des médecins du Sénégal, ce qui rendrait la détention « disproportionnée ».

Dans ce contexte, les partisans de Farba Ngom saluent le « courage » de la magistrature pour avoir, à leurs yeux, dit le droit dans une affaire politiquement sensible. Toutefois, ils estiment que cet acte judiciaire a été rapidement vidé de sa portée. À peine la décision rendue, affirment-ils, que le procureur aurait immédiatement interjeté appel, transformant ce qu’ils considéraient comme un moment fort de droit en une simple parenthèse procédurale.

Autre point majeur de crispation : la divulgation présumée d’éléments couverts par le secret de l’instruction. La coordination communication rejette catégoriquement les insinuations relatives à des communications téléphoniques ainsi que l’existence supposée d’une vidéo évoquée dans le débat public. Pour elle, ces allégations sont infondées et de nature à porter atteinte à la sérénité de la justice.

Pour les proches du député-maire des Agnam, l’enjeu dépasse désormais largement le sort individuel de Farba Ngom. Ils affirment que le véritable combat porte sur la préservation de l’indépendance de la justice face à toute tentative de pression. « Ce que nous dénonçons, ce n’est pas la justice, mais ceux qui tentent de la contraindre. C’est là, aujourd’hui, le véritable débat républicain », conclut la coordination, dans des propos rapportés par L’Observateur.

Rufisque : 62 kg de chanvre indien saisis lors d’une opération nocturne de la Sûreté urbaine

La Sûreté urbaine du Commissariat central de Rufisque a réalisé une importante saisie de drogue dans la nuit du 14 au 15 janvier 2026, à l’issue d’une opération de sécurisation ayant conduit à l’interpellation de deux individus pour association de malfaiteurs, détention et trafic de chanvre indien.

Les faits se sont déroulés aux environs de 1 heure 30 du matin, lors de la mise en place de checkpoints dans le cadre d’une mission de surveillance et de prévention. Les policiers ont alors repéré un véhicule suspect, une Citroën C5 transportant deux personnes, circulant discrètement dans la pénombre. Le véhicule provenait du quartier Médine et se dirigeait vers le rond-point communément appelé « Dioutiba ».

À l’approche du dispositif policier, les agents ont procédé au contrôle du véhicule et des documents de conduite. C’est à ce moment précis que la situation a dégénéré. Pris de panique, le passager est brusquement descendu du véhicule et a pris la fuite, profitant de l’obscurité pour tenter d’échapper aux forces de l’ordre. Le conducteur, en revanche, a été rapidement maîtrisé par les éléments de la Sûreté urbaine.

La fouille minutieuse du véhicule a permis aux enquêteurs de faire une découverte majeure. Dans la malle arrière, deux colis soigneusement emballés avec du ruban adhésif ont été retrouvés. L’ouverture de ces paquets a révélé une quantité importante de chanvre indien, estimée à 62 kilogrammes au total. La drogue était répartie en 62 blocs d’un kilogramme chacun, dont 32 kilogrammes dans un premier colis et 30 kilogrammes dans le second.

Déterminés à interpeller l’ensemble des suspects impliqués, les policiers ont poursuivi leurs investigations après la fuite du passager. Grâce à des renseignements opérationnels précis, indiquant que l’individu s’était replié à son domicile après avoir abandonné le véhicule, une intervention a été menée quelques heures plus tard. Vers 4 heures du matin, le fugitif a été interpellé à Jaxaay, précisément à l’arrêt 56, mettant ainsi fin à sa tentative d’évasion.

Les deux mis en cause ont été placés en garde à vue pour les besoins de l’enquête. Les services de police poursuivent les investigations afin de déterminer l’origine de la drogue, d’identifier d’éventuels complices et de démanteler le réseau auquel appartiendraient les suspects. Cette opération illustre, une fois de plus, la vigilance et la détermination des forces de sécurité dans la lutte contre le trafic de stupéfiants dans la banlieue dakaroise.

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