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Le crépuscule d’un pacte : quand Diomaye Faye s’éloigne de son « jumeau » politique

Un acte vient de s’accomplir. Le 22 mai 2026 demeurera dans les mémoires comme le jour où le Président Faye a pris ses distances avec celui qui fut son mentor politique.

Par décret N°2026-1128 du 22 mai 2026, le Président Faye a mis fin aux fonctions du Premier ministre, le Président du Parti Pastef, Ousmane Sonko, dissout le gouvernement, et effacé d’un trait de plume le serment « Diomaye moy Sonko, Sonko moy Diomaye » qui les avait portés au pouvoir en 2024.

En mars 2026, alors que le Président Faye préparait déjà ce tournant en créant sa propre coalition « Diomaye Président » dans le dos de Sonko, le Premier ministre menaçait déjà de rejoindre l’opposition si son président s’écartait du projet commun. Il dénonçait haut et fort le « manque d’autorité » de celui qu’il avait lui-même désigné pour être son bras armé.

Il y a à peine trois semaines, le Président Faye prévenait : « Si Sonko reste Premier ministre, c’est parce qu’il a ma confiance. Quand ce ne sera plus le cas, il y aura un nouveau Premier ministre ». La sentence est tombée. Elle était écrite d’avance et postule à l’ivresse du pouvoir et la longue nuit des parricides politiques.

L’ivresse du pouvoir et la longue nuit des parricidespolitiques

Diomaye Faye n’est pas le premier à succomber à cette fièvre. L’histoire politique est une galerie de ceux qui, grisés par les hauteurs du pouvoir, ont écarté le père ou relégué le frère ou l’allié politique.

César franchissait le Rubicon après avoir brisé l’alliance avec Pompée, son allié politique, devenu son gendre. Rome ne lui pardonnera pas, livrant son corps aux poignards du Sénat.

Tout près de chez nous, au pays de la Terranga trahie, Léopold Sédar Senghor éloignait Mamadou Dia, son Premier ministre, son compagnon de la construction nationale, pour le faire condamner à perpétuité. 

Mamadou Dia, père de l’indépendance économique, penseur du développement endogène, fut jeté en prison par celui avec qui il avait partagé le combat anticolonial. La raison officielle : une tentative de coup d’État présumée. La raison véritable : tout comme le Président Ousmane Sonko, Mamadou Dia avait osé être trop populaire, trop visionnaire, trop constant dans ses idéaux. Senghor, lui, avait choisi la traitrise et l’alliance avec les forces conservatrices, rétrogrades et réactionnaires, y compris avec les anciennes puissances coloniales. En un mot il a opté pour le parricide politique, en lieu et place à la loyauté.

Mais c’est du Népal que nous vient l’exemple le plus tragique, le plus littéral, le plus glaçant de ce qu’un fils, un allié peut faire à son père quand l’ivresse du pouvoir et la perte de repères s’en mêlent.

Le 1er juin 2001, le palais royal de Katmandou a été le théâtre d’un parricide réel, sanglant, irréversible. Le prince héritier Dipendra, sous l’emprise d’une colère noire, a ouvert le feu sur sa propre famille. Il a abattu son père, le roi Birendra, sa mère la reine Aishwarya, son frère, sa sœur, et plusieurs autres membres de la famille royale.

Dipendra n’a pas simplement écarté son père. Il l’a anéanti. Puis il s’est retourné contre lui-même, vivant assez longtemps pour être proclamé roi une demi-journée avant de quitter ce monde. L’histoire retient de ce crime absolu un symbole : l’enfant qui dévore le parent pour prendre sa place, même au prix de sa propre fin.

Avec la froideur des décrets présidentiels au lieu des armes, le Président Faye a écarté politiquement Ousmane Sonko, son mentor politique, celui qui l’a choisi, formé, porté, et qui lui a transmis une ligne claire : la souveraineté d’abord, la reddition des comptes, la justice pour les martyrs.

Comme Dipendra, il a préféré évincer le père, l’allié plutôt que de partager l’héritage des promesses de campagnes faites à tout un peuple. Comme Dipendra, il a commis cet acte en pensant qu’il pourrait désormais présider seul, sans entrave, sans regard en arrière. Comme Senghor, Comme Abdoulaye Wade, comme avec Macky Sall, peut-être, il court vers sa propre issue sombre.

Mais la différence, c’est que Dipendra a payé de sa vie. Le Président Faye, lui, espère simplement que le peuple oubliera, que la République digérera ce changement de cap, que l’histoire se souviendra de lui comme d’un grand président qui a su oublier et su opérer une rupture et un revirement à 360 degrés en sacrifiant ces alliés naturels issus de Pastef et de ses alliés au profit d’une collaboration avec ces ennemis d’hier.

La collaboration nouvelle avec d’anciens adversaires

Cette rupture ne s’arrête pas là. Le Président Faye ouvre aujourd’hui les portes du palais à ceux qu’il avait juré de combattre : des figures issues de réseaux de prédation longtemps dénoncés. 

Sous le Président Ousmane Sonko, le gouvernement refusait toute compromission avec certaines anciennes forces politiques. Aujourd’hui, des personnalités éminentes de ces sphères sont reçues dans l’entourage présidentiel. Des conseillers issus de cercles que Sonko promettait de démanteler sont à des postes clés.

Des hauts fonctionnaires ayant servi sous le régime précédent comme l’ancien Premier ministre Amadou Ba que le Président Faye avait jugé incapable de rester dans la droiture sontconsultés, au nom d’un dialogue national anachronique que l’honorable Député Guy Marius Sagna qualifiait de « dealogue » au Palais. Ousmane Sonko a dit non à ces reniements et ralliements opportunistes. Pour cette constance, il a été écarté et limogé avec l’ensemble de son gouvernement, qui espérons-le, agiront après sous le sceau de la solidarité silencieuse

La solidarité silencieuse : une posture individuelle que l’on attend de chaque ministre limogé

Face à ce limogeage, un test moral se dresse désormais devant chaque membre du gouvernement limogé. Le président Faye, dans les jours qui viennent, va nommer une nouvelle équipe. Il va sans doute approcher certains de ces désormais ex ministres, les uns après les autres, pour les sonder, les convaincre, peut-être les reconduire à leurs postes ou leur en proposer d’autres.

C’est à ce moment précis que la conscience de chacun sera mise à nu. Refuser, par fidélité et par solidarité avec Ousmane Sonko, toute proposition de reconduction à un poste ministériel : voilà l’acte que beaucoup, dans l’entourage de l’ancien Premier ministre, devrait considérer comme le seul digne.

Il ne s’agit pas d’une injonction. Il s’agit d’une évidence pour ceux qui veulent rester droits et loyaux.

Accepter un poste dans le gouvernement de celui qui vient de limoger le Président Ousmane Sonoko, c’est, aux yeux de ses partisans, cautionner la rupture, légitimer l’éviction, tourner le dos au pacte fondateur. C’est choisir le pouvoir personnel contre la loyauté. C’est entrer dans la logique du vainqueur – celui qui a écarté le père politique.

Aussi, l’opinion observe. Les militants retiennent leur souffle. Chaque ancien ministre sait désormais que son nom sera jugé. Ceux qui refuseront toute offre entreront dans la mémoire comme des fidèles parmi les fidèles. Ceux qui accepteront, au contraire, resteront marqués du sceau de l’opportunisme.

Ainsi, dans l’idéal, aucun des ministres de l’équipe Sonko ne devrait siéger dans le gouvernement Diomaye. Par solidarité. Par cohérence. Par respect pour celui qui les a choisis et qui, aujourd’hui, paie sa constance.

Conclusion : la fin d’une ère

En éloignant Ousmane Sonko, en nouant des liens avec d’anciens adversaires, le Président Faye clôt un chapitre de sa propre légitimité morale.

Il rejoint César dans sa démesure, Senghor dans son geste envers Mamadou Dia, et le tragique prince Dipendra dans cet acte ultime : mettre à distance le père pour présider seul.

Ousmane Sonko quitte la Primature la tête haute, seul dépositaire d’une promesse de souveraineté non violée. Constant jusqu’au bout, fidèle à sa ligne rouge, et désormais entouré d’ex ministres qui, par solidarité, devraient refuser et de servir sous une autre bannière. Comme Mamadou Dia, comme tous ceux qui ont payé leur fidélité à la dignité nationale de leur place au pouvoir.

Le peuple, lui, n’a pas oublié. Et dans les démocraties, le jugement dernier ne se passe pas au palais, mais dans les urnes.

César est tombé. Senghor a vu son régime contesté jusqu’à sa succession. Dipendra a retourné l’arme contre lui-même. Le Président Faye vient de se tailler une place dans cette triste galerie.

Quant aux ministres qui, par fidélité, auront choisi de tomber avec leur Premier ministre plutôt que de survivre individuellement, ils entreront dans une autre légende : celle de la dignité politique. 

Post Scritum : A méditer Verset 10 Sourate 57 : Et qu’avez-vous à ne pas dépenser dans le chemin d’Allah, alors que c’est à Allah qu’appartient l’héritage des cieux et de la terre ? On ne peut comparer cependant celui d’entre vous qui a dépensé et combattu avant la conquête… Ces derniers sont plus hauts en hiérarchie que ceux qui ont dépensé et combattu après. Or, à chacun, Allah a promis la plus belle récompense. Et Allah est Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites. » 

Al-Bukhârî rapporte qu’un homme demanda au Prophète : « Y a-t-il quelqu’un plus méritant que celui qui embrassa l’Islam puis combattit comme nous ? » Le Prophète répondit : « Ils ne peuvent pas être comparés à ceux qui combattirent avant la conquête, car ceux-là risquèrent leurs vies et leurs biens alors que l’Islam était faible. Vous, vous êtes en sécurité.

 

Mamadou Baba HANN

Doctorant en droit public

CAN 2025 : le Roi Mohammed VI accorde sa grâce royale à 15 supporters sénégalais condamnés au Maroc

Le Roi Mohammed VI a accordé sa grâce royale à quinze supporters sénégalais condamnés pour des infractions commises lors de la Coupe d’Afrique des Nations organisée au Maroc du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026. L’annonce a été faite à travers un communiqué officiel des autorités marocaines, qui précisent que cette décision a été prise « pour des considérations humaines ».

Selon le communiqué, cette mesure intervient également à l’occasion de l’Aïd Al Adha et s’inscrit dans le cadre des relations historiques et fraternelles entre le Royaume du Maroc et la République du Sénégal. Les autorités marocaines soulignent que cette grâce royale traduit la volonté du souverain de consolider davantage les liens d’amitié et de coopération entre les deux pays.

Les quinze supporters sénégalais concernés avaient été condamnés à la suite d’infractions commises durant les compétitions de la CAN 2025. Aucun détail supplémentaire n’a toutefois été communiqué concernant la nature exacte des faits reprochés ni les peines initialement prononcées contre eux.

À travers cette décision, le Roi Mohammed VI met en avant les valeurs de clémence, de bienveillance et de tolérance qui caractérisent, selon les autorités marocaines, l’identité du Royaume. Le communiqué insiste également sur « la profondeur des liens d’amitié, de fraternité et de coopération » unissant Dakar et Rabat depuis plusieurs décennies.

Cette grâce royale est perçue comme un geste fort à l’endroit du Sénégal, pays avec lequel le Maroc entretient des relations diplomatiques, économiques et culturelles particulièrement étroites. Elle intervient dans un contexte où les deux États multiplient les initiatives de coopération dans plusieurs secteurs stratégiques.

SONACOS : le directeur général Ndane Diagne annonce sa démission

La vague de démissions observée ces derniers jours au sein de plusieurs directions nationales se poursuit. Après l’annonce du départ du directeur général du Musée des Civilisations noires, un autre responsable nommé sous le régime actuel a décidé de quitter ses fonctions. Il s’agit de Ndane Diagne, directeur général de la Société nationale de Commercialisation des Oléagineux du Sénégal (Sonacos SA).

L’information a été rendue publique ce samedi à travers une publication sur Facebook dans laquelle l’intéressé a confirmé avoir déposé sa lettre de démission. « AlhamdouliLLAH, je viens de déposer ma lettre de démission », a-t-il écrit, sans donner davantage de précisions sur les motivations de son départ.

Cette annonce intervient dans un contexte marqué par plusieurs changements et remous au sommet de certaines structures publiques. Depuis quelques jours, les départs se multiplient dans différentes administrations et sociétés nationales, alimentant les interrogations sur une possible recomposition au sein de l’appareil étatique.

Ndane Diagne avait été nommé à la tête de la Sonacos en mai 2024 par le président de la République Bassirou Diomaye Faye, dans la foulée de l’alternance politique issue de l’élection présidentielle. Son arrivée à la direction générale de cette société stratégique avait suscité beaucoup d’attentes, notamment autour de la relance de la filière arachidière et du redressement économique de l’entreprise.

Entreprise historique du secteur agro-industriel sénégalais, la Sonacos joue un rôle central dans la commercialisation des oléagineux et l’accompagnement des producteurs agricoles. Ces dernières années, la société a été confrontée à plusieurs défis liés à la production, au financement des campagnes agricoles et à la concurrence sur le marché des huiles végétales.

Adama Gaye charge Bassirou Diomaye Faye et dénonce une « usurpation nationale »

Le journaliste Adama Gaye a publié, ce vendredi, un message particulièrement virulent à l’encontre du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, dans une sortie qui intervient dans un contexte politique déjà marqué par de fortes tensions au sommet de l’État.

Alors que certains observateurs ont pu établir un lien entre cette publication et le limogeage du Premier ministre Ousmane Sonko, le timing des faits indique toutefois que le post du journaliste a été diffusé quelques minutes avant l’annonce officielle de cette décision politique majeure.

Dans son texte publié sur Facebook, Adama Gaye accuse le chef de l’État de transformer « la Présidence de la République en une maison hantée », dénonçant ce qu’il considère comme un retour d’anciennes figures politiques controversées au cœur du pouvoir. Le journaliste pointe notamment du doigt la présence de personnalités qu’il associe à des périodes sombres de la gouvernance sénégalaise.

Il cite entre autres Cheikh Tidiane Sy, qu’il accuse d’avoir été lié à « un faux coup d’État », ainsi qu’Ousmane Ngom, ancien ministre de l’Intérieur sous le régime d’Abdoulaye Wade, qu’il qualifie « d’homme des violences de la police ». Selon Adama Gaye, ces responsables n’auraient jamais dénoncé, à l’époque, « les libertés écrasées, des personnes tuées, la démocratie muselée et l’argent du pays pillé ».

Le journaliste critique également ce qu’il décrit comme une quête du pouvoir et des privilèges de la part du président Bassirou Diomaye Faye. Il évoque « le goût du luxe, du lucre et des lambris » et estime que le Sénégal actuellement en construction sous le nouveau régime « ne sera pas le sien ».

Dans une tonalité particulièrement offensive, Adama Gaye appelle à une mobilisation citoyenne contre ce qu’il considère comme « une forfaiture antinationale ». Il estime que les principales institutions du pays, notamment la Présidence de la République, la Primature et l’Assemblée nationale, seraient désormais « désacralisées » et transformées en « hauts lieux de blanchiment des criminels et de leurs crimes ».

Le journaliste conclut son message par un appel à une « révolution nationale », qu’il juge désormais « impérative » pour, selon lui, « contenir l’usurpation nationale ».

Démission de Mouhamed Abdallah Ly du Musée des Civilisations noires : un départ qui suscite des interrogations

Le directeur général du Musée des Civilisations noires, Mouhamed Abdallah Ly, a annoncé sa démission ce samedi à travers un message publié sur ses réseaux sociaux. Une décision inattendue qui intervient dans un contexte politique particulièrement sensible, marqué notamment par le limogeage du Premier ministre Ousmane Sonko annoncé la veille.

Dans un message bref mais chargé de sous-entendus, Mouhamed Abdallah Ly a confirmé son départ de la tête de cette prestigieuse institution culturelle sénégalaise. « J’annonce ma démission de la Direction générale du Musée des Civilisations noires. Je rends grâce à Dieu de m’avoir permis de servir mon pays à ce niveau de responsabilité. Le reste se dira au moment opportun… », a-t-il écrit.

Cette déclaration, bien que concise, laisse planer plusieurs interrogations sur les véritables raisons de son retrait. À ce stade, aucune explication officielle n’a été fournie par l’intéressé ni par les autorités compétentes. Le caractère énigmatique de son message alimente déjà les spéculations dans les milieux politiques et culturels.

Figure intellectuelle reconnue, Mouhamed Abdallah Ly dirigeait le Musée des Civilisations noires depuis plusieurs années. Sous sa conduite, l’institution s’était imposée comme un espace majeur de promotion du patrimoine africain et de dialogue entre les cultures. Le musée, inauguré en 2018 à Dakar, est considéré comme l’un des symboles culturels les plus ambitieux du continent africain.

L’annonce de cette démission survient également dans un climat politique tendu, au lendemain du départ du Premier ministre Ousmane Sonko du gouvernement. Même si aucun lien officiel n’a été établi entre les deux événements, leur proximité temporelle attire l’attention des observateurs.

Fraude de plus d’un milliard à UBA Sénégal : deux nouveaux suspects arrêtés à l’AIBD en pleine tentative de départ

L’enquête sur la spectaculaire fraude bancaire qui ébranle UBA Sénégal connaît un nouveau rebondissement. Selon des informations révélées par le quotidien Libération, la Division des investigations criminelles (Dic) a procédé à l’arrestation de deux nouveaux suspects dans le cadre du vaste réseau de retraits frauduleux ayant causé un préjudice estimé à 1,143 milliard de FCFA.

Les deux individus ont été interpellés à l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD) alors qu’ils s’apprêtaient à quitter le territoire sénégalais. L’un devait embarquer pour Casablanca, au Maroc, tandis que l’autre avait prévu un vol à destination de Nantes, en France. Après leur arrestation, ils ont été déférés ce vendredi devant le juge du 4e cabinet financier, chargé du dossier.

D’après les premiers éléments de l’enquête relayés par Libération, l’un des suspects arrêtés, Abdou Aziz Thiam, âgé de 54 ans, occupe les fonctions de directeur commercial au sein de la société AgtEmotors. Les enquêteurs le considèrent comme une pièce importante du dispositif présumé de fraude. Des images de vidéosurveillance l’auraient identifié aux côtés de plusieurs personnes activement recherchées lors d’opérations de retraits effectuées dans le quartier des Almadies, dans la nuit du 30 au 31 janvier 2026, période durant laquelle une grande partie des transactions frauduleuses auraient été réalisées.

Concernant la seconde personne interpellée, une femme se présentant comme agent marketing, les enquêteurs restent prudents. Les premiers constats laissent envisager qu’elle pourrait être davantage une victime d’un système de clonage de cartes bancaires qu’un membre actif du réseau criminel. Les investigations se poursuivent afin de déterminer avec précision son niveau réel d’implication dans cette affaire complexe.

Cette fraude bancaire, considérée comme l’une des plus importantes enregistrées ces dernières années au Sénégal, remonte à une série impressionnante de 3421 retraits frauduleux effectués dans plusieurs distributeurs automatiques installés à Dakar, Thiès et Kaolack. Les opérations ont exclusivement ciblé UBA Sénégal, causant à l’établissement bancaire un manque à gagner colossal dépassant le milliard de FCFA.

Depuis le début de l’enquête, la Dic multiplie les interpellations. Les premiers suspects arrêtés avaient été identifiés comme Ababacar Ndiaye, menuisier ébéniste, et Bassirou Kane, footballeur. Tous deux avaient été appréhendés alors qu’ils tentaient également de quitter le Sénégal.

Les enquêteurs avaient ensuite procédé à l’arrestation d’Alioune Thiam, agent de maîtrise supérieure à La Poste et gérant de la société « Easy Go Téranga ». Présenté comme l’un des cerveaux présumés de cette vaste opération criminelle, il avait été interpellé à son retour du Maroc à l’AIBD.

Dans la foulée, Hamidou Tanou Diallo avait également été arrêté à Keur Ayib. Ce commerçant basé à Kaolack est propriétaire des sociétés « Ets Diallo Hamidou Tanou » et « Barkiny Purchasing Center Suarl », toutes deux titulaires de comptes à UBA Sénégal. Selon les premiers éléments exploités par les enquêteurs, plusieurs cartes liées à ces entreprises auraient servi à effectuer des retraits frauduleux, notamment dans des distributeurs automatiques situés à Thiès.

Face à l’ampleur du scandale, les enquêteurs de la Dic poursuivent leurs investigations afin d’identifier l’ensemble des ramifications du réseau et de déterminer les responsabilités de chaque protagoniste. L’affaire continue de susciter une vive inquiétude dans le secteur bancaire sénégalais, où les questions liées à la sécurité des transactions électroniques et au clonage de cartes bancaires reviennent désormais au cœur des préoccupations.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°742 – 23 AU 25/05/2026

🔴 DIOMAYE LIMOGE SONKO : SËY BA TASS- NA !
🔴 RENCONTRE AVEC LES ANCIENS PREMIERS MINISTRES ET AUTRES PERSONNALITÉS SÉNÉGALAISES : DIOMAYE FAIT-IL UN CASTING ?

🔴 VILLE DE DAKAR EN FEU : AL AHLY TOMBE APRÈS UN DUEL ÉPIQUE (93-90)

LICENCIEMENT ÉCONOMIQUE OU CHASSE AUX EMPLOYÉS : une entreprise française au Sénégal au cœur d’un scandale social

Le climat social s’envenime autour d’une entreprise française spécialisée dans les services informatiques, implantée au Sénégal. Accusée par plusieurs salariés et représentants du personnel de dérives, d’abus et de règlements de comptes internes, la société fait face à une tempête médiatique et syndicale. Officiellement, la direction invoque des « difficultés économiques ». Officieusement, de nombreux employés dénoncent une « opération de nettoyage » visant les anciens salariés, les syndiqués et les voix jugées trop critiques.

Des carrières brisées du jour au lendemain

Parmi les salariés concernés, certains cumulent plus de 10, 15, voire 20 ans d’ancienneté. « Nous avons donné notre vie à cette entreprise, et voilà comment on nous remercie », confie un employé, père de trois enfants, menacé de licenciement. Les témoignages évoquent des familles plongées dans l’angoisse, contraintes de faire face à une perte brutale de revenus.

Des critères contestés

Le Code du travail sénégalais impose des règles strictes en matière de licenciement économique, notamment en ce qui concerne l’ancienneté, les charges familiales et les compétences professionnelles. Pourtant, selon les délégués du personnel, ces critères auraient été manipulés. Des salariés moins anciens auraient été épargnés, tandis que des employés historiques, parfois avec plusieurs personnes à charge, figurent sur la liste des départs. « Ce n’est pas un plan économique, c’est une chasse aux sorcières », accuse un représentant syndical.

Pressions et silence imposé

Autre accusation grave : des délégués du personnel auraient subi des pressions et des menaces afin d’éviter toute fuite d’informations. Certains salariés affirment n’avoir jamais été informés officiellement du projet de licenciement, découvrant la nouvelle à travers des rumeurs internes. Une opacité qui alimente la colère et les soupçons.

Soupçons financiers

Au-delà des licenciements, des accusations de gabegie financière et de rétrocommissions circulent. Des indemnités auraient été déclarées comme versées à des « démissionnaires », laissant planer des doutes sur d’éventuelles manipulations comptables. Certains dirigeants sont soupçonnés d’avoir profité de ces transactions. Aucune preuve officielle n’a toutefois été produite à ce stade, mais l’affaire pourrait rapidement prendre une tournure judiciaire.

Vers une bataille juridique

Face à cette situation, plusieurs salariés envisagent de saisir l’Inspection du travail et les tribunaux. Les syndicats pourraient également s’emparer du dossier. Si les accusations se confirment, ce scandale pourrait devenir l’un des plus retentissants du secteur privé sénégalais, mêlant licenciements abusifs, intimidation, favoritisme et corruption présumée.

Des familles dans l’incertitude

En attendant, des dizaines de familles vivent dans la peur de perdre leur stabilité. « Nous avons été sacrifiés pour des intérêts obscurs », résume un salarié amer. Ce dossier explosif pourrait bien marquer un tournant dans le débat sur la protection des travailleurs au Sénégal.

Transmission volontaire du VIH et « actes contre nature » : cinq suspects déférés par la police de Pikine Saint-Louis

Le Commissariat d’arrondissement de Pikine Saint-Louis a déféré au parquet, ce jeudi 21 mai 2026, cinq individus poursuivis notamment pour « actes contre nature », « mise en danger de la vie d’autrui », « association de malfaiteurs » et « transmission volontaire du VIH », à l’issue d’une enquête déclenchée par la plainte d’un père de famille.

D’après des sources policières, l’affaire trouve son origine dans une dénonciation effectuée le 18 mai dernier par un notable du quartier Pikine Guinaw Rail. Reçu au commissariat vers 19 heures, l’homme a accusé son fils majeur de se livrer depuis plusieurs années à des pratiques homosexuelles, aussi bien au domicile familial qu’à l’extérieur. Le plaignant a expliqué aux enquêteurs avoir, à plusieurs reprises, tenté de dissuader son fils, sans succès. Selon ses déclarations, le jeune homme continuait à recevoir des partenaires au domicile familial, provoquant de fortes tensions au sein de la famille et du voisinage.

Face à la gravité des faits qu’il dénonçait, le père a demandé l’intervention des forces de l’ordre et l’application stricte de la loi. Dès le lendemain, les éléments de la Brigade de recherches ont effectué une descente au domicile indiqué. Sur place, les policiers ont interpellé le principal suspect ainsi qu’un autre homme trouvé en sa compagnie.

Au cours de son audition, le mis en cause principal a d’abord rejeté les accusations portant sur des rapports sexuels au moment de l’intervention policière, soutenant que l’individu présent chez lui était un employé. Mais confronté aux éléments recueillis par les enquêteurs, il a fini par reconnaître son homosexualité, affirmant entretenir des relations avec des hommes depuis 2019.

Toujours selon les procès-verbaux de police, il a également déclaré être porteur du VIH depuis 2024 et suivre un traitement antirétroviral. Les enquêteurs affirment qu’il aurait ensuite livré les noms de plusieurs partenaires sexuels réguliers, parmi lesquels un tailleur, un vigile et un détenu actuellement incarcéré à la Maison d’arrêt et de correction de Saint-Louis dans le cadre d’une autre procédure liée à des faits similaires.

Les investigations menées par la Brigade de recherches ont rapidement conduit à l’interpellation du tailleur et du vigile cités dans les déclarations du principal suspect. Entendus à leur tour, les deux hommes auraient reconnu avoir entretenu des relations sexuelles répétées avec lui. Ils ont cependant affirmé avoir ignoré sa séropositivité, soutenant n’avoir jamais été informés de son état de santé.

Les auditions ont également permis aux policiers d’identifier d’autres personnes présumées impliquées dans ce réseau relationnel. Un charretier domicilié à Pikine a été localisé puis arrêté. Lors de son interrogatoire, il aurait reconnu avoir entretenu des rapports sexuels avec le tailleur en échange d’argent ou d’avantages en nature.

Dans le cadre de l’enquête, les policiers ont procédé à l’exploitation technique des téléphones portables des suspects, après obtention de leur consentement. Selon les enquêteurs, cette opération a permis de découvrir de nombreux messages, conversations et fichiers à caractère sexuel échangés via l’application WhatsApp, éléments considérés comme des preuves corroborant les déclarations recueillies au cours de l’enquête.

Sénégal : Le PM Ousmane Sonko limogé, le gouvernement dissous

Le Président Bassirou Diomaye Faye a mis fin, ce vendredi 22 mai 2026, aux fonctions du Premier Ministre Ousmane Sonko, entraînant de facto la dissolution de l’ensemble du gouvernement. La décision, formalisée par le décret n° 2026-128, marque un tournant majeur dans la vie politique sénégalaise.

Les membres du gouvernement sortant ont été instruits d’expédier les affaires courantes dans l’attente de la constitution d’une nouvelle équipe gouvernementale. Aucune indication n’a été donnée à ce stade sur le calendrier de nomination d’un nouveau Premier Ministre.

Cette rupture consomme officiellement les tensions qui opposaient depuis plusieurs mois le chef de l’État et son Premier Ministre, figures jadis alliées du mouvement Pastef, dont les divergences s’étaient progressivement étalées sur la scène publique.

Le président de la République a mis fin aux fonctions du Premier ministre, Ousmane Sonko…

Dialogue national : le Président de la République engage des consultations avec d’anciens ministres de l’Intérieur

Dans le cadre de la Journée nationale du dialogue, le Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a ouvert au Palais de la République une série de consultations avec d’anciens responsables du ministère de l’Intérieur. Cette initiative s’inscrit dans une démarche visant à renforcer la concertation nationale autour des enjeux institutionnels et sécuritaires du pays.

La première phase de ces échanges a concerné plusieurs figures ayant occupé des fonctions clés dans la gestion de l’administration territoriale et du processus électoral. Le chef de l’État a successivement reçu André Sonko, qui a exercé sous la présidence d’Abdou Diouf, puis Ousmane Ngom et Cheikh Tidiane Sy, tous deux ayant occupé ce portefeuille sous la présidence d’Abdoulaye Wade.

Selon les informations issues de ces audiences, les discussions ont principalement porté sur deux axes majeurs liés aux missions du ministère de l’Intérieur. D’une part, le processus électoral, considéré comme le fruit d’une construction progressive à travers différentes étapes de l’histoire politique nationale, et dont la consolidation demeure un enjeu central pour la stabilité démocratique. D’autre part, les questions de sécurité intérieure, présentées comme essentielles à la préservation de la paix civile et à la sérénité du pays.

Au cours des échanges, les anciens ministres ont partagé leurs expériences respectives, mettant en avant les leçons tirées de leur passage à la tête de ce département stratégique. Tous ont, à l’issue de leurs entretiens, salué la démarche initiée par le Président de la République, qu’ils ont décrite comme un cadre propice à la réflexion collective et à la continuité institutionnelle.

La Présidence a indiqué que ces consultations se poursuivront dans les prochains jours avec d’autres personnalités issues de différentes sphères de la vie nationale, dans le but d’élargir le dialogue et d’enrichir la réflexion autour des défis institutionnels et sécuritaires du Sénégal.

Remise d’attestation aux bénéficiaires de la formation des marins artisans pour les pêcheurs de Rufisque.

‎‎Dans le cadre de sa politique de développement pour la jeunesse, Mme Astou GUEYE maire de Rufisque Ouest a initiée une formation gratuite des pêcheurs en collaboration avec l’ANAM.

Remise d'attestation aux bénéficiaires de la formation des marins artisans pour les pêcheurs de...


‎Pour cette premiere cohorte 50 bénéficiaires ont été enrôlés dans une formation de 5jours sanctionner par des attestations délivrée par l’école nationale de formation maritime.

‎Dans son intervention, la représentante du maire Ya Fatou NDIAYE a remercier M. Toby GUEYE DG de la SENELEC pour son apport crucial dans le cadre de la RSE.


‎Pour terminer, elle a rappeler l’engagement du maire Astou GUEYE de poursuivre ces modules de formations pour toute la jeunesse de Rufisque.


Nouvelle affaire judiciaire pour Ass Dione : le chanteur religieux écroué pour une présumée escroquerie au visa

Le chanteur religieux Ass Dione a de nouveau été placé sous mandat de dépôt ce vendredi, après son déferrement par la brigade de recherches de Keur Massar dans une affaire présumée d’escroquerie au visa. Selon des informations obtenues par Seneweb, le procureur Saliou Dicko, chef du parquet de Pikine-Guédiawaye, a ordonné son incarcération en attendant son procès fixé à mercredi prochain, sauf renvoi éventuel de l’audience.

Cette nouvelle procédure judiciaire intervient alors que l’artiste était déjà en détention dans une autre affaire. En effet, le mardi 31 mars 2026, il avait été placé sous mandat de dépôt par le juge d’instruction du premier cabinet près le tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye. Dans ce dossier, il est poursuivi notamment pour association de malfaiteurs et actes contre nature.

Alors qu’il se trouvait en prison dans le cadre de cette première affaire, Ass Dione avait été extrait de sa cellule mercredi dernier par les enquêteurs de la brigade de recherches de Keur Massar afin d’être entendu sur de nouvelles accusations liées à une supposée fraude au voyage.

D’après les éléments de l’enquête, deux candidats à l’émigration avaient sollicité les services du chanteur religieux dans l’espoir de rejoindre les États-Unis en passant par le Nicaragua, un itinéraire migratoire souvent emprunté par des Sénégalais souhaitant gagner le territoire américain. Les plaignants affirment avoir remis au mis en cause la somme de 2,3 millions de francs CFA pour l’organisation du voyage et l’obtention des documents nécessaires.

Cependant, selon les déclarations recueillies par les enquêteurs, le projet n’a jamais abouti et les victimes n’ont ni effectué le voyage ni récupéré leur argent. Face aux enquêteurs, Ass Dione aurait reconnu les faits consignés dans le procès-verbal d’audition. Il se serait également engagé à rembourser les deux candidats à l’émigration.

Malgré ces engagements, le parquet a décidé de le placer sous mandat de dépôt, estimant les charges suffisamment sérieuses pour justifier son maintien en détention jusqu’à sa comparution devant le tribunal. Cette nouvelle affaire vient ainsi alourdir la situation judiciaire déjà délicate du chanteur religieux, désormais confronté à plusieurs procédures pénales devant les juridictions de Pikine-Guédiawaye.

Amadou Ba réaffirme son ancrage dans l’opposition après son audience avec le chef de l’État

Reçu au Palais de la République en sa qualité d’ancien Premier ministre et ancien ministre des Finances, Amadou Ba a tenu à clarifier son positionnement politique à l’issue de son entretien avec le président de la République Bassirou Diomaye Faye. Le leader de Nouvelle Responsabilité/Jamm-Ji (NRJ) a affirmé que sa formation demeure résolument inscrite dans l’opposition, tout en appelant à une gestion concertée des grands enjeux nationaux.

Face à la presse, l’ancien chef du gouvernement a décrit des échanges « courtois, francs et responsables » avec le chef de l’État. Selon lui, plusieurs questions majeures liées à la situation du pays ont été abordées au cours de cette audience, notamment les réformes institutionnelles, la situation économique et financière du Sénégal ainsi que les défis sécuritaires dans un contexte régional marqué par de fortes tensions.

Sur le terrain politique, Amadou Ba a insisté sur la nécessité de privilégier l’inclusion et le consensus dans le cadre des réformes électorales. Il a estimé que toute modification des règles du jeu démocratique doit reposer sur une large adhésion des acteurs politiques afin de garantir la crédibilité du processus électoral et de préserver la stabilité institutionnelle du pays. Selon lui, des réformes acceptées par toutes les parties prenantes constituent un facteur essentiel de confiance entre les citoyens et les institutions de la République.

L’ancien Premier ministre s’est également longuement exprimé sur la conjoncture économique actuelle qu’il juge particulièrement préoccupante. Évoquant les difficultés auxquelles sont confrontées les populations, il a souligné que le Sénégal évolue dans un environnement international incertain, marqué par des tensions économiques et financières persistantes. Dans ce contexte, il a appelé les autorités à faire preuve de « lucidité et de responsabilité » dans les choix économiques à venir.

Amadou Ba a par ailleurs rappelé que la crédibilité financière de l’État demeure, selon lui, un élément fondamental de la souveraineté nationale. Il a insisté sur l’importance de préserver la confiance des partenaires économiques et financiers du Sénégal, estimant que la solidité des finances publiques reste un levier indispensable pour assurer la stabilité du pays et soutenir les politiques de développement.

Les questions sécuritaires ont également occupé une place importante dans les discussions. L’ancien ministre des Finances a attiré l’attention sur la situation dans les zones frontalières, plaidant pour un accompagnement renforcé des populations vivant dans ces espaces exposés aux risques sécuritaires. Il a également insisté sur la nécessité de consolider les moyens des forces de défense et de sécurité afin de faire face aux menaces qui pèsent sur la sous-région.

Dette publique : Cheikh Diba reconnaît une situation sous tension et annonce une reprise des discussions avec le FMI

Face aux députés de l’Assemblée nationale, le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, a dressé un tableau préoccupant de la situation des finances publiques sénégalaises, notamment sur la question de la dette et des relations avec le Fonds monétaire international.

Interpellé sur l’état réel de l’endettement du pays, le ministre a reconnu que le Sénégal fait face à une pression budgétaire importante. Selon lui, le ratio d’endettement se situe actuellement à « un peu moins de 132 % » du produit intérieur brut, un niveau qu’il considère lui-même comme préoccupant. « Le stock de la dette pose problème », a-t-il admis devant les parlementaires, dans un contexte où les inquiétudes se multiplient autour de la soutenabilité des finances publiques.

Cheikh Diba a indiqué que l’État sénégalais doit faire face à des échéances de remboursement estimées à près de 4 000 milliards de francs CFA par an. Malgré cette forte pression sur le Trésor public, le gouvernement assure vouloir éviter toute aggravation du niveau d’endettement actuel. Le ministre a insisté sur la volonté des autorités de stabiliser la trajectoire de la dette, alors que plusieurs observateurs alertent sur les risques liés au poids croissant du service de la dette dans les dépenses publiques.

Abordant les relations entre Dakar et le Fonds monétaire international, le ministre des Finances a confirmé que les échanges avec l’institution de Bretton Woods se poursuivent dans le cadre du Programme de réformes économiques et sociales (PRES). Il a évoqué l’existence de « clauses de rendez-vous » entre le Sénégal et le FMI, destinées à évaluer régulièrement l’avancement des engagements pris par les autorités.

Toutefois, Cheikh Diba a reconnu que certains objectifs fixés dans le programme connaissent des retards. Sans entrer dans les détails, il a laissé entendre qu’une révision du cadre convenu avec le FMI pourrait être envisagée. « On va voir si on va réviser ou bien », a-t-il déclaré, suggérant que les discussions restent ouvertes sur l’adaptation éventuelle des engagements économiques du pays.

Maïmouna Sène accuse Ousmane Sonko de détourner l’attention des urgences économiques

L’ancienne députée Maïmouna Sène, membre du Secrétariat exécutif national de l’Alliance Pour la République, est montée au créneau pour critiquer la démarche politique du Premier ministre Ousmane Sonko, qu’elle accuse de privilégier les polémiques judiciaires au détriment des priorités économiques des Sénégalais.

Dans une déclaration au ton particulièrement offensif, la responsable de l’ancien parti au pouvoir a dénoncé ce qu’elle considère comme une stratégie de « diversion » orchestrée par le chef du gouvernement à travers le discours sur la reddition des comptes. Selon elle, cette dynamique ne devrait pas être utilisée comme un outil de communication politique destiné à masquer les difficultés économiques auxquelles le pays reste confronté.

Maïmouna Sène reconnaît que la reddition des comptes constitue une exigence institutionnelle normale dans un État de droit. Toutefois, elle estime que le gouvernement actuel fait un usage excessif de cette question, au risque de détourner l’attention des véritables attentes des populations. À ses yeux, les préoccupations majeures des Sénégalais demeurent la hausse du coût de la vie, le chômage des jeunes, la faiblesse de la croissance économique et les difficultés sociales qui affectent de nombreux ménages.

L’ancienne parlementaire a ainsi appelé le Premier ministre à concentrer son action sur la relance économique plutôt que sur ce qu’elle qualifie de « chasse aux sorcières » contre les anciens responsables du régime précédent. Elle a insisté sur la nécessité de laisser la justice travailler de manière indépendante et sereine, sans pression politique ni déclarations publiques répétées.

« Si vous avez des preuves, saisissez les tribunaux et laissez les juges travailler dans la sérénité. Le peuple sénégalais ne vous a pas confié l’État pour regarder dans le rétroviseur, mener une chasse aux sorcières ou régler des comptes, mais pour stopper l’inflation, créer des emplois et relancer l’économie », a-t-elle déclaré.

Poursuivant sa charge contre le leader du Pastef, Maïmouna Sène a également invité les nouvelles autorités à appliquer les principes de transparence et de reddition des comptes au sein même de leur propre camp politique avant de viser leurs adversaires. « Charité bien ordonnée commence par soi-même : allez fouiller d’abord chez vous ! », a-t-elle lancé.

Justice sénégalaise : Yoro Dia défend la Cour suprême et recadre les critiques contre le PJF

L’ancien coordonnateur de la communication de la présidence sous Macky Sall, Yoro Dia, est monté au créneau pour défendre l’institution judiciaire sénégalaise à la suite des récentes critiques visant la justice et le Pool judiciaire financier (PJF).

Dans une publication diffusée sur le réseau social X, l’ancien conseiller présidentiel a réagi aux déclarations du ministre de la Justice, Yassine Fall, qui avait mis en cause le fonctionnement du PJF dans un contexte marqué par plusieurs dossiers politico-judiciaires sensibles.

Pour étayer son argumentaire, Yoro Dia a mis en avant une décision récente de la Cour suprême du Sénégal, qu’il considère comme une preuve éclatante de l’indépendance de la justice. Selon lui, la haute juridiction a rendu, le même jour, deux décisions aux conséquences politiques opposées : l’une ordonnant la libération de Farba Ngom, l’autre maintenant en détention Pape Malick Ndour.

Pour l’ancien communicant de la présidence, cette simultanéité démontre que les magistrats ne se déterminent pas sur des considérations partisanes mais sur la base du droit. Il estime ainsi que les accusations d’instrumentalisation de la justice ne résistent pas à l’analyse des faits.

Yoro Dia s’est également montré très critique envers les attaques dirigées contre les magistrats. Il considère que les juges sont placés dans une position délicate du fait de leur obligation de réserve, qui les empêche de répondre publiquement aux accusations dont ils peuvent faire l’objet.

« Point de gloire ou de courage de s’en prendre aux magistrats qui ne peuvent se défendre parce que tenus par l’obligation de réserve », a-t-il écrit, dénonçant un débat public qu’il juge déséquilibré.

L’ancien conseiller de Macky Sall a par ailleurs pris la défense du Pool judiciaire financier, structure spécialisée dans la lutte contre les infractions économiques et financières, devenue ces derniers mois l’un des principaux foyers de tensions politiques et judiciaires.

Selon lui, les critiques visant cette juridiction traduisent davantage une volonté de régler des comptes qu’une réelle préoccupation pour le fonctionnement de la justice. Yoro Dia accuse ainsi certains acteurs de vouloir « sacrifier le droit sur l’autel de l’agenda de la vengeance systémique ».

Dans son analyse, il estime même que les contestations venant de camps politiques opposés constituent paradoxalement un indicateur du bon fonctionnement de l’institution judiciaire. « La meilleure preuve que la justice fonctionne est que nul n’est content », a-t-il affirmé.

Dialogue national : Diomaye Faye consulte Amadou Kane et Abdoulaye Daouda Diallo sur les défis financiers du Sénégal

Dans le cadre de la Journée nationale du dialogue, inscrite dans l’agenda républicain du Sénégal, le président de la République Bassirou Diomaye Diakhar Faye a poursuivi ce vendredi ses consultations avec plusieurs personnalités ayant occupé de hautes responsabilités au sein de l’État. Ce matin, au Palais de la République, le chef de l’État a reçu les anciens ministres des Finances Amadou Kane et Abdoulaye Daouda Diallo pour des échanges centrés sur la situation économique et financière du pays.

Cette rencontre intervient dans un contexte international marqué par de fortes tensions économiques, des incertitudes sur les marchés financiers et une pression croissante sur les finances publiques de nombreux États africains, dont le Sénégal. Les discussions ont ainsi porté sur les mécanismes susceptibles de renforcer la résilience économique nationale et de soutenir les ambitions de développement du pays.

Au cours des échanges, Amadou Kane a partagé son analyse sur les opportunités que pourrait offrir le secteur bancaire dans la mobilisation de ressources et l’accompagnement des politiques publiques. Fort d’une expérience qui dépasse le seul cadre ministériel, l’ancien argentier de l’État a mis en avant sa connaissance du système bancaire et financier, évoquant plusieurs leviers pouvant contribuer à répondre aux défis économiques actuels. Les questions liées au financement de l’économie, à la confiance des investisseurs et au rôle stratégique des institutions bancaires dans la stabilité financière ont notamment été abordées.

De son côté, Abdoulaye Daouda Diallo a insisté sur l’importance des relations entre le Sénégal et les institutions financières internationales. L’ancien ministre des Finances et du Budget a rappelé le rôle central joué par ces partenaires dans le maintien des grands équilibres économiques et dans l’accompagnement des programmes de développement. Son intervention a également porté sur les enjeux liés à la crédibilité financière des États, à la coopération internationale et à la nécessité de préserver des relations solides avec les bailleurs et partenaires techniques et financiers.

Selon les informations communiquées à l’issue des audiences, les deux anciens responsables gouvernementaux ont salué l’initiative du président Bassirou Diomaye Faye, qu’ils considèrent comme une démarche d’ouverture et de concertation nécessaire dans le contexte actuel. Ils ont apporté leurs contributions à la réflexion engagée par les autorités, dans un esprit présenté comme républicain et tourné vers l’intérêt supérieur de la nation.

À la sortie de leurs entretiens avec le chef de l’État, Amadou Kane et Abdoulaye Daouda Diallo ont affiché leur confiance dans la capacité du Sénégal à faire face aux difficultés économiques du moment. Tous deux ont souligné que les défis auxquels le pays est confronté nécessitent une mobilisation collective et une convergence des efforts de toutes les forces vives de la nation.

Ousmane Sonko défend la loi antihomosexualité et promet un possible durcissement

Le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a affiché, ce vendredi devant l’Assemblée nationale, une position de fermeté sur la nouvelle loi durcissant les sanctions contre l’homosexualité au Sénégal. Répondant aux députés lors de la séance des Questions d’actualité, le chef du gouvernement a rejeté les critiques internationales, notamment celles émanant de la France et de plusieurs pays occidentaux, tout en laissant entendre que le texte pourrait être renforcé davantage si les autorités l’estiment nécessaire.

Adoptée en mars 2026, la réforme législative renforce les peines prévues contre les actes qualifiés « d’actes contre nature » dans le Code pénal sénégalais. Désormais, les personnes reconnues coupables encourent jusqu’à dix ans d’emprisonnement, dans un contexte marqué par une forte mobilisation des courants religieux et conservateurs en faveur d’un durcissement de la législation.

Face aux députés, Ousmane Sonko a insisté sur l’application stricte et uniforme de la loi. « Il ne sera pas question de protéger les gros poissons parce que ce sont eux les vrais problèmes. Quand une loi est votée, elle est impersonnelle et s’applique dans toute sa rigueur », a déclaré le Premier ministre, affirmant la volonté du gouvernement de ne tolérer aucune exception.

Le chef du gouvernement a ensuite dénoncé ce qu’il considère comme une ingérence occidentale dans les affaires intérieures du Sénégal. Sans détour, il a ciblé la France et plusieurs partenaires occidentaux qui ont exprimé leurs inquiétudes après l’adoption du texte. « Personne n’est contre cette loi au Sénégal. Les seules critiques viennent de l’Occident, la France en particulier. Nous n’avons aucune leçon à recevoir d’eux », a-t-il martelé devant les parlementaires.

Dans un ton particulièrement offensif, Ousmane Sonko a également averti qu’aucun recul ne serait envisagé par les autorités sénégalaises. « Si la loi doit être renforcée, elle le sera », a-t-il lancé, rejetant toute possibilité de suspension du processus législatif ou de moratoire, malgré les appels de certaines organisations internationales de défense des droits humains.

Le Premier ministre a aussi dénoncé les prises de position de certains intellectuels africains opposés au texte, estimant qu’ils participaient eux aussi à une tentative de pression extérieure sur le Sénégal. Selon lui, le débat sur cette question relève exclusivement de la souveraineté nationale et des valeurs culturelles et religieuses du pays.

Le gouvernement sénégalais justifie cette réforme par la nécessité de préserver les « valeurs sociales et religieuses » de la nation face à ce qu’il qualifie de « pressions culturelles extérieures ». Une ligne politique assumée par les autorités qui voient dans les critiques occidentales une volonté d’imposer des modèles sociétaux étrangers au contexte sénégalais.

« Aucun pays asiatique, arabe ou africain ne critique le Sénégal sur cette question », s’est félicité Ousmane Sonko, avant de dénoncer « une tyrannie de l’Occident qui veut imposer l’homosexualité au reste du monde ».

Réformes des finances publiques : le Trésor sonne l’alerte face aux rivalités entre régies financières

Les tensions montent au sein de l’administration financière sénégalaise. À travers un communiqué au ton ferme, le Syndicat Unique des Travailleurs du Trésor (SUTT) a exprimé ses profondes inquiétudes face aux réformes en cours dans le secteur des finances publiques, dénonçant des conflits de compétences de plus en plus visibles entre les principales régies financières de l’État.

Dans un contexte marqué par la volonté affichée des autorités de moderniser et de rationaliser la gestion des ressources publiques, le syndicat estime que certaines orientations prises risquent de déstabiliser l’architecture historique du système financier sénégalais. Le SUTT considère notamment que plusieurs administrations cherchent progressivement à étendre leurs prérogatives au détriment du Trésor public, institution centrale dans la gestion et le recouvrement des ressources de l’État.

Au cœur de cette controverse figure le projet de loi portant Code général des impôts. Selon le syndicat, le texte prévoit de transférer à la Direction générale des Impôts et des Domaines (DGID) le recouvrement des impôts destinés aux collectivités territoriales, une mission jusque-là assurée par le Trésor public. Pour le SUTT, cette évolution constitue une remise en cause directe des attributions traditionnelles du Trésor et pourrait fragiliser l’équilibre actuel du système de gestion financière.

Le syndicat craint qu’une telle réforme ne crée des chevauchements de compétences et n’affaiblisse la cohérence globale de la chaîne de mobilisation des recettes publiques. Il estime également que cette orientation pourrait avoir des conséquences importantes sur la gestion financière des collectivités territoriales, dans un contexte où les besoins de financement local demeurent particulièrement sensibles.

Les inquiétudes du SUTT interviennent alors que l’État poursuit le déploiement du SIGIF, le Système intégré de gestion de l’information financière, présenté comme un outil stratégique de modernisation des finances publiques. Destiné à améliorer la traçabilité, la transparence et l’efficacité des opérations financières de l’État, ce dispositif est censé renforcer la coordination entre les différentes administrations concernées.

Cependant, pour le syndicat, les tensions institutionnelles observées actuellement risquent de compromettre les objectifs mêmes de cette modernisation. Le SUTT souligne une contradiction entre les ambitions de rationalisation administrative affichées par les autorités et la multiplication des conflits de compétences entre structures publiques chargées du recouvrement et de la gestion des recettes.

Le climat de crispation ne se limite pas au seul dossier fiscal. Le syndicat dit également suivre avec préoccupation les discussions autour de la réforme du Code des Douanes. Selon le communiqué, la Direction générale des Douanes chercherait elle aussi à élargir son champ d’intervention dans le domaine du recouvrement des droits et taxes douaniers. Une dynamique que le SUTT interprète comme une forme de compétition institutionnelle autour du contrôle des recettes publiques.

Pour les travailleurs du Trésor, ces évolutions traduisent une recomposition progressive des équilibres au sein de l’administration financière sénégalaise. Le syndicat considère que les missions de mobilisation des ressources publiques doivent rester clairement réparties afin d’éviter tout risque de désorganisation administrative ou de baisse d’efficacité dans le recouvrement des recettes de l’État.

Le SUTT est également revenu sur la réforme de 2009 relative à l’organisation du recouvrement des impôts d’État. Le syndicat estime que cette réforme mérite aujourd’hui une évaluation approfondie afin d’en mesurer les impacts réels sur les finances publiques. Selon lui, certaines modifications introduites à l’époque auraient entraîné des pertes de recettes et des dysfonctionnements dans le processus de recouvrement.

Dans ce contexte, l’organisation syndicale appelle les autorités à engager une réflexion globale sur la gouvernance des régies financières. Elle plaide pour une clarification des rôles entre les différentes administrations concernées ainsi qu’un renforcement de la coordination institutionnelle afin d’éviter une fragmentation des missions stratégiques de l’État.

Hausse possible du carburant : Ousmane Sonko évoque une pression budgétaire devenue “insoutenable”

Face aux députés réunis ce vendredi 22 mai 2026 à l’Assemblée nationale pour la séance des questions d’actualité, le Premier ministre Ousmane Sonko a reconnu que le Gouvernement sénégalais ne pouvait plus exclure une augmentation prochaine des prix du carburant. Dans un contexte international marqué par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient et la flambée persistante des cours du pétrole, le chef du Gouvernement a dressé un tableau préoccupant de la situation économique mondiale et de ses répercussions directes sur les finances publiques du Sénégal.

Prenant la parole devant les parlementaires, Ousmane Sonko a expliqué que le Sénégal faisait face à une “double crise”, à la fois énergétique et budgétaire. Selon lui, la hausse généralisée des prix des hydrocarbures touche l’ensemble des pays dépendants des importations pétrolières. Il a rappelé que les prévisions retenues lors de l’élaboration de la Loi de finances ne correspondent plus aux réalités actuelles du marché international.

« Le budget a été voté sur une prévision du baril de pétrole qui est aujourd’hui au double », a déclaré le Premier ministre, soulignant l’ampleur du choc subi par les finances publiques.

Le chef du Gouvernement a insisté sur le fait que la crise énergétique dépasse largement le simple cadre des prix à la pompe. Il a évoqué des perturbations majeures dans les chaînes d’approvisionnement et le transport maritime des produits pétroliers. Selon lui, certains assureurs internationaux refusent désormais de couvrir les navires transportant du carburant en provenance du Golfe, en raison des risques liés aux tensions géopolitiques dans cette zone stratégique.

Cette situation entraîne une augmentation considérable des charges supportées par l’État sénégalais, notamment à travers les subventions destinées à maintenir des prix accessibles pour les consommateurs. Ousmane Sonko a révélé que les subventions énergétiques pourraient dépasser les 1 000 milliards de FCFA, un montant colossal représentant près de 20 % du budget national.

Malgré cette pression financière croissante, le Premier ministre a assuré que le Gouvernement entendait continuer à protéger le pouvoir d’achat des ménages. Il a rappelé que les nouvelles autorités avaient hérité d’une dette publique particulièrement lourde, tout en maintenant comme priorité la dimension sociale de leur politique économique.

« Nous avons hérité d’une dette insupportable, mais notre priorité reste sociale : améliorer la vie des populations », a-t-il affirmé devant les députés.

Ousmane Sonko a toutefois averti que l’État ne pourrait pas soutenir éternellement le niveau actuel des subventions face à la volatilité des marchés internationaux. Sans annoncer de mesure immédiate, il a laissé entendre qu’une hausse des prix du carburant pourrait devenir inévitable si la situation mondiale persistait.

« Cela ne veut pas dire que nous n’allons pas augmenter les prix, parce qu’à l’impossible nul n’est tenu. Nous résisterons jusqu’à la mesure du possible », a-t-il prévenu.

Le Premier ministre a également insisté sur la nécessité de trouver un équilibre entre les impératifs budgétaires et la protection des populations. Selon lui, l’État sénégalais subventionne aujourd’hui davantage qu’il ne prélève de taxes sur les produits pétroliers, une situation qu’il juge difficilement soutenable à long terme. Il a notamment mis en garde contre une application brutale de “la vérité des prix”, qui risquerait d’avoir des conséquences sociales importantes pour les ménages et les secteurs économiques déjà fragilisés.

Au-delà de la question énergétique, Ousmane Sonko a abordé celle des subventions agricoles, estimées à environ 130 milliards de FCFA par an. Il a dénoncé des dysfonctionnements persistants dans le système de distribution des aides agricoles, évoquant des détournements et un ciblage inefficace des bénéficiaires.

Selon lui, une grande partie des ressources consacrées aux semences et aux engrais ne produit pas les résultats attendus sur le terrain. Le Gouvernement envisage ainsi une réorientation progressive des investissements vers la mécanisation agricole, l’irrigation et l’installation de forages afin de promouvoir une agriculture productive tout au long de l’année.

Fonds politiques : Sonko affiche ses divergences avec Diomaye et menace de passer à l’action

Une divergence au sommet de l’État s’est invitée au cœur des débats parlementaires. Face aux députés, le Premier ministre Ousmane Sonko a révélé l’existence d’un désaccord avec le président de la République Bassirou Diomaye Faye sur la question sensible du contrôle des fonds politiques, un sujet pourtant érigé en symbole de rupture et de transparence par le pouvoir actuel durant la campagne présidentielle.

Prenant la parole devant l’Assemblée nationale, le chef du gouvernement est revenu sur l’initiative portée par le député Guy Marius Sagna visant à encadrer légalement l’utilisation et le contrôle des fonds politiques. Ousmane Sonko a expliqué ne pas avoir adhéré à la démarche dans sa forme, considérant qu’une réforme d’une telle portée devait être initiée directement par l’exécutif et non par le Parlement.

Selon le Premier ministre, il avait rapidement attiré l’attention du président de la République sur la nécessité pour le gouvernement de prendre les devants sur ce dossier hautement sensible, afin d’éviter toute impression d’inaction sur une promesse majeure de gouvernance.

Mais d’après les propos rapportés par Ousmane Sonko, Bassirou Diomaye Faye aurait préféré adopter une position plus prudente. Le chef de l’État lui aurait demandé de lui laisser le temps d’apprécier les implications et la faisabilité de la réforme avant toute décision définitive. Une réponse interprétée par certains observateurs comme une volonté de temporiser sur un sujet politiquement délicat.

Visiblement déterminé à accélérer le processus, Ousmane Sonko a toutefois laissé entendre qu’il ne comptait pas attendre indéfiniment. Devant les parlementaires, il a clairement averti que si aucune orientation n’était rapidement arrêtée par la présidence, il pourrait lui-même introduire le projet de réforme en Conseil des ministres pour son adoption par le gouvernement.

Cette déclaration publique met en lumière des différences d’approche entre les deux principales figures de l’exécutif sénégalais. Alors que Bassirou Diomaye Faye semble privilégier une démarche progressive et mesurée, Ousmane Sonko affiche une volonté d’aller vite sur les réformes liées à la gouvernance et à la transparence.

Pèlerinage marial de Popenguine : le Comité national se dit fin prêt

Dakar, 21 mai 2026 – Le Comité national d’organisation (CNO) a tenu, ce jeudi à Dakar, une conférence de presse consacrée aux préparatifs du 138e pèlerinage marial de Popenguine, prévu du 23 au 25 mai 2026. Placé sous le thème : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu », cet événement religieux s’annonce comme un grand rendez-vous de foi, de communion et de rassemblement.

Les organisateurs ont présenté les principales orientations de cette édition qui réunit chaque année des milliers de pèlerins venus du Sénégal et de la sous-région.

Le président du Comité national d’organisation a insisté sur les dispositifs mis en place pour garantir la sécurité, l’accueil et le bon déroulement des cérémonies. « Nous avons travaillé en étroite collaboration avec les autorités administratives et religieuses afin que tout se passe dans les meilleures conditions », a-t-il déclaré.

Sur le plan logistique, des efforts particuliers ont été consentis en matière d’hébergement, de restauration et de transport des pèlerins. Les services de santé seront également mobilisés afin d’assurer une couverture médicale permanente durant les trois jours de prières et de célébrations.

Un plan de circulation strict sera appliqué, avec des régulations prévues au carrefour de Sindia ainsi qu’à la sortie 14 de l’autoroute. Le stationnement autour du sanctuaire sera interdit du 22 mai à 14 heures jusqu’au 26 mai à minuit. Par ailleurs, la baignade à la plage sera proscrite durant toute la période du pèlerinage afin de garantir la sécurité des fidèles.

Participation et badges

Le comité a également insisté sur l’obligation du port du badge pour tous les pèlerins. Selon les organisateurs, ce badge est indispensable non seulement pour des raisons de sécurité, mais aussi pour contribuer au financement des infrastructures nécessaires à l’accueil des participants.

« Le badge est un signe de responsabilité et de solidarité », a souligné le président du CNO.

Un moment de communion

Le pèlerinage marial de Popenguine, qui attire chaque année des fidèles venus du Sénégal et de plusieurs pays de la sous-région, se veut un moment de prière, de communion et de paix. Les organisateurs espèrent enregistrer une affluence record, témoignant de la vitalité de cette tradition religieuse vieille de plus d’un siècle.

Ils ont enfin appelé les pèlerins à faire preuve de discipline, de civisme et de ferveur afin que cette 138e édition se déroule dans la sérénité et l’unité.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°741– 22/05/2026

🔴 ACQUISITION D’ÉQUIPEMENTS AGRICOLES ET CONSTRUCTION DE 120 ENTREPÔTS DE STOCKAGE (…) EN PLUS DE RÉCLAMER PRÈS DE 6,5 MILLIARDS DE FCFA À L’ÉTAT DU SÉNÉGAL , INTERMAQ SERT AU MINISTRE MABOUBA DIAGNE : UN DÉMENTI FERME ET FORMEL
🔴 CODE ÉLECTORAL – LE MOUVEMENT GUEUM SA BOPP DÉCIDE D’ENGAGER UNE BATAILLE JURIDIQUE POUR DÉNONCER CE QUIL CONSIDÈRE COMME ÉTANT : UN TRIPATOUILLAGE EXPRESS ET UNE FORFAITURE LÉGISTIQUE

🔴 MONDIAL 2026 : PAPE THIAW DÉVOILE 28 LIONS

Kaolack : le SUDES place l’intelligence artificielle au cœur du débat éducatif

À l’occasion de la célébration de son cinquantenaire, le Syndicat unitaire et démocratique des enseignants du Sénégal (SUDES) organise, ce samedi 23 mai à Kaolack, une conférence publique consacrée à l’intelligence artificielle dans le système éducatif sénégalais.

Initiée par la Coordination départementale unitaire du SUDES de Kaolack, cette rencontre s’inscrit dans le cadre des activités marquant les 50 ans d’existence de l’organisation syndicale, fondée en 1976. Elle se tiendra au Centre de formation professionnelle et technique (CFPT) de Kaolack.

Le thème retenu, « L’intelligence artificielle dans le système éducatif sénégalais », sera développé par l’inspecteur Mbacké Thioune, secrétaire général de l’Inspection d’académie de Fatick. À travers cette conférence, les organisateurs ambitionnent d’ouvrir un cadre de réflexion et d’échanges sur les enjeux, les défis et les perspectives liés à l’introduction de l’intelligence artificielle dans le secteur de l’éducation.

Dans un contexte marqué par la transformation numérique et l’émergence de nouveaux outils technologiques, cette initiative vise notamment à sensibiliser les enseignants, les acteurs de l’éducation et le grand public aux opportunités qu’offre l’intelligence artificielle pour améliorer les pratiques pédagogiques et les apprentissages.

La rencontre devrait également permettre d’aborder les risques ainsi que les exigences éthiques liées à l’utilisation de ces technologies dans l’environnement scolaire sénégalais, notamment en matière de formation des enseignants, d’accès au numérique et de protection des données éducatives.

Au-delà des aspects scientifiques et pédagogiques, cette conférence constitue aussi un moment symbolique pour le SUDES, qui célèbre cinq décennies d’engagement au service de l’école publique sénégalaise. Le syndicat entend ainsi inscrire cette commémoration dans une dynamique de réflexion sur l’avenir du système éducatif face aux mutations technologiques contemporaines.

En marge de cette activité, un « sargal » dédié aux anciens responsables et militants du SUDES est également prévu, en guise d’hommage à celles et ceux qui ont marqué l’histoire du syndicat depuis sa création.

Dialogue national : Diomaye Faye consulte Sidiki Kaba et Mamadou Lamine Loum au Palais

Dans le cadre de la Journée nationale du dialogue, désormais inscrite dans l’agenda républicain du Sénégal, le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a poursuivi ce jeudi sa série de consultations politiques au Palais de la République. Après plusieurs rencontres tenues dans la matinée, le chef de l’État a reçu dans l’après-midi deux anciens Premiers ministres, Sidiki Kaba et Mamadou Lamine Loum.

Ces audiences s’inscrivent dans une dynamique de concertation que le président sénégalais entend installer autour des grandes questions nationales. À travers cette initiative, le chef de l’État affiche sa volonté d’ouvrir un espace d’écoute et d’échanges avec des personnalités ayant exercé de hautes responsabilités dans la conduite des affaires publiques, indépendamment des appartenances politiques ou des sensibilités idéologiques.

Selon la présidence de la République, cette démarche traduit une certaine conception de l’exercice du pouvoir, fondée sur le dialogue, la consultation et la recherche de consensus autour des enjeux engageant l’avenir du pays. En choisissant de rencontrer d’anciens chefs de gouvernement, le président Bassirou Diomaye Faye cherche ainsi à capitaliser sur l’expérience institutionnelle et politique de figures ayant marqué différentes séquences de la vie nationale.

Le Palais souligne également que ces consultations participent d’une méthode de gouvernance où l’écoute précède la prise de décision. Une posture que le chef de l’État entend assumer dans un contexte national marqué par plusieurs défis politiques, économiques et sociaux, mais aussi par des attentes fortes autour du renforcement du dialogue républicain.

Les rencontres de ce jeudi prolongent ainsi les échanges déjà amorcés avec d’autres acteurs politiques et institutionnels dans le cadre de cette Journée nationale du dialogue. Elles témoignent également de la volonté affichée par les autorités de multiplier les passerelles entre les différentes générations d’acteurs publics afin de favoriser un climat de concertation sur les grandes orientations nationales.

La présidence a par ailleurs indiqué que cette séquence de consultations se poursuivra dans les prochains jours avec d’autres personnalités et voix de la Nation, dans le but d’élargir davantage le cadre des discussions autour des priorités du pays et des réformes envisagées.

Infrastructures fantômes : Ousmane Sonko traque 279 milliards FCFA immobilisés dans des projets jamais exploités

Le gouvernement sénégalais veut mettre un terme au gaspillage des ressources publiques causé par des infrastructures achevées mais restées inexploitées pendant plusieurs années. Réuni en Conseil interministériel ce jeudi 21 mai 2026, le Premier ministre Ousmane Sonko a révélé l’existence de 30 infrastructures entièrement réalisées à travers le pays, mais jamais mises en service, représentant un investissement colossal estimé à 279 milliards de francs CFA.

Cette situation, qualifiée de préoccupante par le chef du gouvernement, illustre selon lui les nombreuses défaillances administratives et les insuffisances de pilotage qui ont marqué la gestion de plusieurs projets publics. Sur les 30 infrastructures recensées, 25 seraient aujourd’hui totalement bloquées pour diverses raisons. Les autorités évoquent notamment des problèmes de coordination entre administrations, des retards liés aux procédures de réception définitive, mais aussi des projets conçus sans réelle adéquation avec les besoins des populations bénéficiaires.

Face à ce constat, le Premier ministre a insisté sur la nécessité d’une réaction rapide afin de rentabiliser ces investissements financés par les deniers publics. Quinze infrastructures ont ainsi été classées en « haute priorité » par l’exécutif en raison de leur importance stratégique et de leur potentiel d’impact immédiat sur les conditions de vie des citoyens.

Selon les conclusions du Conseil interministériel, plusieurs de ces infrastructures pourraient contribuer à améliorer l’accès aux services sociaux de base, soutenir l’activité économique locale et renforcer les capacités de certains secteurs essentiels, à condition qu’elles soient rapidement opérationnalisées.

Pour accélérer le processus, le gouvernement a décidé de mettre en place une task force chargée d’assurer un suivi hebdomadaire de chaque dossier. Placée sous la supervision du Secrétariat général du Gouvernement, cette cellule aura pour mission d’identifier les obstacles juridiques, administratifs et techniques qui empêchent l’ouverture effective des infrastructures concernées.

Le comité dispose d’un délai fixé au 30 juin 2026 pour proposer une feuille de route opérationnelle destinée à débloquer la situation et permettre la mise en exploitation progressive des ouvrages.

Dans cette dynamique, les autorités entendent également miser sur des partenariats public-privé afin d’assurer une gestion durable de certains actifs. L’objectif affiché est d’éviter que ces infrastructures ne deviennent des « éléphants blancs » coûteux pour l’État, tout en garantissant des modèles économiques capables d’assurer leur viabilité sur le long terme.

Mbour : deux faux gendarmes arrêtés après une série d’extorsions et une affaire d’escroquerie foncière

La Brigade de recherches de Saly, relevant de la compagnie de gendarmerie de Mbour, a démantelé un réseau d’usurpation de fonctions impliquant deux individus qui se faisaient passer pour des officiers de la gendarmerie afin d’extorquer de l’argent à leurs victimes. Les mis en cause, identifiés sous les initiales S. Ba et F. I. Faye, ont été déférés devant le parquet du Tribunal de grande instance de Mbour pour usurpation de fonctions et extorsion de fonds.

Selon des sources proches de l’enquête, S. Ba, frigoriste de profession, se présentait comme major de gendarmerie tandis que son complice, F. I. Faye, chauffeur, usurpait le grade de capitaine. Les deux hommes auraient multiplié les manœuvres frauduleuses dans plusieurs localités de la Petite-Côte, profitant de la crédibilité associée à l’uniforme et aux fonctions des forces de défense et de sécurité.

L’affaire ayant conduit à leur chute trouve son origine dans un litige foncier opposant une dame répondant au nom de K. Touré à un certain A. Lo. Recherchée dans le cadre d’une affaire présumée d’escroquerie foncière, K. Touré aurait bénéficié du soutien actif des deux faux gendarmes. Pour impressionner leur victime et renforcer leur mise en scène, les suspects n’ont pas hésité à menotter un individu avant de le conduire devant A. Lo, laissant croire qu’ils agissaient dans le cadre d’une procédure judiciaire officielle.

Sous la menace et la pression psychologique exercées par les deux hommes, A. Lo aurait été contraint de remettre son terrain en garantie ainsi qu’une somme de trois millions de francs CFA à K. Touré. D’après les premiers éléments de l’enquête, une partie importante de cet argent, estimée à deux millions de francs CFA, aurait directement été récupérée par les deux faussaires.

Les investigations menées par la Brigade de recherches ont également révélé que F. I. Faye était déjà dans le collimateur des enquêteurs depuis plusieurs mois. Signalé à plusieurs reprises pour des faits similaires, il faisait l’objet d’une surveillance discrète des gendarmes de Saly.

Son arrestation est finalement intervenue le 8 mai 2026 au quartier Médine, à Mbour, alors qu’il tentait une nouvelle opération d’extorsion visant un commerçant du nom de B. Sarr, gérant d’une quincaillerie. La veille, le faux capitaine s’était présenté sur le chantier de ce dernier, ordonnant l’arrêt immédiat des travaux au motif d’une prétendue irrégularité. Profitant de la panique suscitée par sa fausse qualité de gendarme, il aurait exigé deux millions de francs CFA en promettant d’intervenir auprès du procureur du Tribunal de grande instance de Mbour.

Soupçonnant une tentative d’escroquerie, B. Sarr a pris contact avec le commandant de la Brigade de recherches de Saly. Les enquêteurs lui ont alors conseillé de tendre un piège au suspect en acceptant un nouveau rendez-vous. Le lendemain, vers 14 heures, F. I. Faye est revenu sur les lieux pour réclamer cette fois-ci une avance de 100 000 francs CFA.

Les éléments de la Brigade de recherches, positionnés à proximité du chantier, ont immédiatement procédé à son interpellation. Placé en garde à vue, le suspect a reconnu s’être fait passer pour un gendarme, tout en contestant les montants qui lui sont reprochés.

Trois jours plus tard, soit le 11 mai 2026, les enquêteurs ont mis la main sur son présumé complice S. Ba. Les auditions et recoupements effectués par les gendarmes ont permis de consolider les charges retenues contre les deux hommes.

Al Nassr sacré champion de la Saudi Pro League après une démonstration face à Damac

Al Nassr a conclu sa saison en apothéose en s’adjugeant le titre de champion de la Saudi Pro League au terme de la 34e et dernière journée. Porté par une attaque de gala et une maîtrise collective aboutie, le club saoudien a largement dominé Damac sur le score de 4-1, ce jeudi, validant ainsi une saison aboutie et historique.

Dans une rencontre décisive disputée sous forte pression, les hommes d’Al Nassr ont rapidement pris les commandes du match grâce à une intensité offensive constante. L’international sénégalais Sadio Mané a une nouvelle fois joué un rôle central dans l’animation offensive, apportant sa vitesse et sa justesse technique dans les phases de transition. À ses côtés, Cristiano Ronaldo a confirmé son statut de leader et de finisseur, inscrivant un doublé déterminant qui a fait basculer la rencontre en faveur de son équipe.

Le club saoudien Al Nassr a également pu compter sur l’apport de Kingsley Coman, précieux dans les phases offensives par ses percussions et sa capacité à déstabiliser la défense adverse. Cette complémentarité entre stars internationales a permis à Al Nassr de prendre progressivement l’ascendant sur une équipe de Damac souvent dépassée par le rythme imposé.

En face, Damac FC a tenté de résister mais a fini par céder face à la supériorité technique et physique de son adversaire. Malgré un but inscrit, les visiteurs n’ont jamais réellement été en mesure d’inquiéter durablement le futur champion.

Avec ce succès final, Al Nassr décroche son premier titre majeur en Arabie saoudite et marque un tournant dans son histoire récente. Ce sacre vient récompenser une saison régulière dominée dans le cadre de la Saudi Pro League, au cours de laquelle le club a su allier puissance offensive, expérience internationale et constance dans les résultats.

Kaolack : un taux de présence élevé au CFEE blanc 2026, mais des résultats encore faibles préoccupent les autorités

Les résultats du CFEE blanc de la session 2026 dans l’Inspection d’Académie de Kaolack dressent un tableau contrasté. Si la mobilisation des candidats a été particulièrement forte dans l’ensemble de la région, les performances scolaires restent globalement en deçà des attentes, selon les statistiques publiées par les autorités éducatives.

Sur un total de 20 175 candidats inscrits, dont 11 583 filles et 8 592 garçons, 19 733 élèves ont effectivement pris part aux épreuves. Ce qui correspond à un taux de présence élevé de 97,81 %, traduisant un engagement important des candidats et une bonne organisation des centres d’examen. Les absences, bien que limitées, concernent 442 élèves.

Cependant, ce niveau de participation ne s’est pas traduit par des résultats à la hauteur des attentes. Au total, 6 667 candidats ont été déclarés admis, soit un taux global de réussite de 33,79 %. Une performance jugée insuffisante au regard des efforts consentis dans la préparation et l’encadrement des élèves.

Dans le détail, les écarts entre les différents profils restent relativement faibles. Les filles enregistrent un taux d’admission de 33,60 %, tandis que les garçons affichent 34,04 %, une légère avance en faveur de ces derniers qui ne modifie toutefois pas la tendance générale d’un niveau de réussite globalement bas.

L’analyse par inspection de l’éducation et de la formation révèle des disparités importantes. L’IEF de Kaolack Commune se distingue nettement avec un taux de réussite de 48,11 %, soit 2 232 admis sur 4 639 présents, confirmant une meilleure performance par rapport aux autres zones. À l’inverse, l’IEF de Guinguinéo affiche l’un des taux les plus faibles avec 25,67 %, tandis que Kaolack Département se situe également en difficulté avec 25,37 % de réussite. L’IEF de Nioro du Rip enregistre un résultat intermédiaire de 35,38 %.

Ces écarts traduisent des réalités pédagogiques différentes selon les zones, avec des niveaux d’encadrement, de suivi scolaire et de conditions d’apprentissage qui ne sont pas uniformes sur l’ensemble du territoire régional.

Pour les autorités académiques, ces résultats du CFEE blanc constituent un indicateur essentiel à quelques semaines des examens officiels. Ils permettent d’identifier les difficultés persistantes chez les élèves et de réajuster les dispositifs d’accompagnement pédagogique.

À l’approche de la session officielle du CFEE 2026, les responsables éducatifs appellent ainsi à une intensification des efforts de préparation. Enseignants, encadreurs et parents d’élèves sont invités à renforcer le suivi des candidats afin d’améliorer significativement les performances lors des prochaines évaluations finales.

Coupe du monde 2026 : Pape Bouna Thiaw assume une liste de 28 Lions « mûrement réfléchie »

La liste des 28 joueurs sélectionnés pour la Coupe du monde 2026 a été rendue publique ce jeudi, marquant une nouvelle étape dans la préparation des Lions en direction du grand rendez-vous mondial. En conférence de presse, le sélectionneur national Pape Bouna Thiaw a défendu ses choix avec assurance, affirmant qu’il s’agit d’une sélection « bien réfléchie et bien équilibrée ».

Face aux journalistes, le technicien a insisté sur la cohérence de son groupe, construit selon lui dans une logique de continuité et de performance. Cette liste de 28 joueurs s’inscrit dans le projet global mené autour de l’équipe nationale du Sénégal, surnommée les Équipe nationale du Sénégal, qui prépare activement son entrée en lice pour la Coupe du monde 2026.

Le sélectionneur a également apporté une précision notable sur la gestion du groupe durant la préparation. Deux joueurs seront temporairement retirés de l’effectif pendant les trois semaines de préparation, avant de réintégrer le collectif par la suite. Une décision qui, selon lui, s’inscrit dans une stratégie de gestion de la forme et de l’équilibre du groupe.

Coupe du monde 2026 : Pape Bouna Thiaw assume une liste de 28 Lions « mûrement réfléchie »

La liste des 28 joueurs sélectionnés pour la Coupe du monde 2026 a été rendue publique ce jeudi, marquant une nouvelle étape dans la préparation des Lions en direction du grand rendez-vous mondial. En conférence de presse, le sélectionneur national Pape Bouna Thiaw a défendu ses choix avec assurance, affirmant qu’il s’agit d’une sélection « bien réfléchie et bien équilibrée ».

Face aux journalistes, le technicien a insisté sur la cohérence de son groupe, construit selon lui dans une logique de continuité et de performance. Cette liste de 28 joueurs s’inscrit dans le projet global mené autour de l’équipe nationale du Sénégal, surnommée les Équipe nationale du Sénégal, qui prépare activement son entrée en lice pour la Coupe du monde 2026.

Le sélectionneur a également apporté une précision notable sur la gestion du groupe durant la préparation. Deux joueurs seront temporairement retirés de l’effectif pendant les trois semaines de préparation, avant de réintégrer le collectif par la suite. Une décision qui, selon lui, s’inscrit dans une stratégie de gestion de la forme et de l’équilibre du groupe.

Sénégal : le collectif « Aar Sunu Momel » critique l’exclusion des populations rurales du dialogue national

Le collectif citoyen « Aar Sunu Momel » est monté au créneau, ce mercredi, pour dénoncer ce qu’il qualifie de « déficit de transparence » dans l’organisation des dialogues nationaux au Sénégal. Face à la presse, le président du collectif, Bachirou Ba, estime que ces concertations prennent davantage une tournure politique qu’un véritable cadre inclusif de réflexion nationale.

Selon lui, les populations rurales, pourtant fortement concernées par les enjeux économiques et sociaux du pays, demeurent insuffisamment représentées dans ces espaces de discussion. Une situation que le collectif juge préoccupante au regard des difficultés persistantes auxquelles font face les acteurs du monde rural.

« Les préoccupations liées à l’agriculture, à l’élevage et au foncier devraient être placées au cœur des débats nationaux », a soutenu Bachirou Ba. Il a notamment évoqué les tensions récurrentes entre agriculteurs et éleveurs, souvent alimentées, selon lui, par les insuffisances de la loi agro-pastorale.

Le président de « Aar Sunu Momel » a également attiré l’attention sur les conséquences du régime du domaine national. D’après lui, plusieurs exploitants agricoles perdent progressivement leurs terres au profit de personnes disposant de moyens financiers plus importants, accentuant ainsi la vulnérabilité des paysans.

Tout en réaffirmant son attachement au principe du dialogue national, le collectif regrette l’absence d’une implication effective des communautés rurales et des organisations agricoles dans les concertations engagées par les autorités publiques.

Pour « Aar Sunu Momel », les acteurs du monde rural occupent une place stratégique dans la quête de souveraineté alimentaire du Sénégal et méritent, à ce titre, une meilleure considération dans les politiques publiques ainsi que dans les mécanismes de prise de décision.

Le collectif lance ainsi un appel au président de la République afin qu’une place plus importante soit accordée aux préoccupations des paysans, des éleveurs et des communautés rurales dans les futures concertations nationales.

Kaffrine : la famille administrative célèbre l’unité à travers le football

À Kaffrine, l’administration régionale a troqué, le temps d’un tournoi, les dossiers et les réunions contre les crampons et le ballon rond. À l’initiative de l’amicale du Comité régional de développement (CRD), le gouverneur Serigne Babacar Kane a procédé, lundi, au lancement officiel du tournoi interservices de football, une compétition placée sous le signe de la cohésion et du vivre-ensemble.

Dans une ambiance festive réunissant agents de l’État, autorités territoriales et supporters improvisés, le stade a servi de cadre à une rencontre inhabituelle où enseignants, agents administratifs et travailleurs des différents services publics ont partagé bien plus qu’un simple match de football.

« Ce tournoi réunit toute la famille administrative », a déclaré le gouverneur, visiblement satisfait de voir les services de l’État se retrouver autour d’une activité sportive fédératrice. Pour l’exécutif régional, cette initiative vise avant tout à renforcer les relations humaines entre des agents appelés à collaborer quotidiennement dans le fonctionnement de l’administration.

Le match d’ouverture a opposé les enseignants aux agents de la Sonaged, dans une confrontation disputée jusqu’aux tirs au but. Plus réalistes, les enseignants se sont imposés sous les applaudissements d’un public acquis aux valeurs du fair-play et de la convivialité.

Au-delà des résultats sportifs, les organisateurs entendent faire de cette compétition un espace de rapprochement entre collègues issus de différents services. Solidarité, fraternité, esprit d’équipe et respect mutuel constituent les principales valeurs mises en avant à travers cette initiative sportive.

Profitant de l’occasion, le gouverneur a invité les équipes engagées à privilégier l’esprit sportif et la fraternité. « L’essentiel est de renforcer les liens entre les membres de la famille administrative régionale », a-t-il insisté.

À travers ce tournoi, l’administration régionale de Kaffrine souhaite démontrer que le sport peut également devenir un outil de cohésion sociale et de motivation au sein du service public.

Kaffrine : la famille administrative célèbre l’unité à travers le football

À Kaffrine, l’administration régionale a troqué, le temps d’un tournoi, les dossiers et les réunions contre les crampons et le ballon rond. À l’initiative de l’amicale du Comité régional de développement (CRD), le gouverneur Serigne Babacar Kane a procédé, lundi, au lancement officiel du tournoi interservices de football, une compétition placée sous le signe de la cohésion et du vivre-ensemble.

Dans une ambiance festive réunissant agents de l’État, autorités territoriales et supporters improvisés, le stade a servi de cadre à une rencontre inhabituelle où enseignants, agents administratifs et travailleurs des différents services publics ont partagé bien plus qu’un simple match de football.

« Ce tournoi réunit toute la famille administrative », a déclaré le gouverneur, visiblement satisfait de voir les services de l’État se retrouver autour d’une activité sportive fédératrice. Pour l’exécutif régional, cette initiative vise avant tout à renforcer les relations humaines entre des agents appelés à collaborer quotidiennement dans le fonctionnement de l’administration.

Le match d’ouverture a opposé les enseignants aux agents de la Sonaged, dans une confrontation disputée jusqu’aux tirs au but. Plus réalistes, les enseignants se sont imposés sous les applaudissements d’un public acquis aux valeurs du fair-play et de la convivialité.

Au-delà des résultats sportifs, les organisateurs entendent faire de cette compétition un espace de rapprochement entre collègues issus de différents services. Solidarité, fraternité, esprit d’équipe et respect mutuel constituent les principales valeurs mises en avant à travers cette initiative sportive.

Profitant de l’occasion, le gouverneur a invité les équipes engagées à privilégier l’esprit sportif et la fraternité. « L’essentiel est de renforcer les liens entre les membres de la famille administrative régionale », a-t-il insisté.

À travers ce tournoi, l’administration régionale de Kaffrine souhaite démontrer que le sport peut également devenir un outil de cohésion sociale et de motivation au sein du service public.

Dialogue national : Amadou Ba appelle Diomaye Faye à ralentir les réformes et à privilégier le consensus

Reçu ce jeudi au Palais de la République par le président Bassirou Diomaye Faye dans le cadre des consultations du Dialogue national, l’ancien Premier ministre Amadou Ba a livré un plaidoyer appuyé en faveur du consensus politique et de l’apaisement institutionnel. À l’issue de cette rencontre, l’ex-chef du gouvernement a salué une initiative qu’il juge essentielle dans le contexte actuel du Sénégal, marqué selon lui par des défis politiques, économiques et sécuritaires majeurs.

Face au chef de l’État, Amadou Ba a insisté sur la nécessité de privilégier des concertations larges avant toute adoption des réformes institutionnelles et électorales actuellement envisagées par le pouvoir. Fort de son expérience à la tête de plusieurs ministères stratégiques, notamment les Finances, les Affaires étrangères, l’Élevage et les Sports, il a estimé que le pays devait prendre le temps de construire des accords solides afin d’éviter de nouvelles tensions politiques.

Selon des propos rapportés par Le Soleil, l’ancien candidat à l’élection présidentielle de 2024 a même recommandé au président de la République de prolonger les discussions de « dix à quinze jours supplémentaires » avant de finaliser certaines réformes. Pour lui, le Sénégal a plus que jamais besoin de dialogue et de compromis. « Le pays a besoin de consensus, le pays a besoin de dialogue », a-t-il déclaré, appelant à une approche inclusive sur les grandes questions nationales.

Au cours de cet échange qualifié de « direct » et « sans détour », Amadou Ba a également évoqué les difficultés économiques auxquelles le pays fait face. Il a fait part de ses inquiétudes concernant la situation financière du Sénégal, dans un contexte marqué par les récentes dégradations de notation et les interrogations des partenaires internationaux. L’ancien ministre des Finances a rappelé son expérience à la tête de l’économie sénégalaise pour souligner la nécessité d’un dialogue rapide avec les bailleurs de fonds et les institutions financières internationales.

« J’ai rappelé au président de la République que moi-même, en tant que ministre des Finances, je suis resté six ans sans recevoir un seul franc du FMI. Le Sénégal est resté douze ans sans avoir un programme avec des décaissements », a-t-il expliqué, estimant qu’un compromis demeure possible malgré les tensions actuelles.

Amadou Ba a par ailleurs attiré l’attention sur les enjeux sécuritaires, notamment dans les zones frontalières, qu’il considère comme des sujets prioritaires nécessitant une mobilisation nationale au-delà des divergences partisanes. Il a insisté sur l’urgence d’une réponse concertée face aux menaces qui pèsent sur la stabilité du pays et de la sous-région.

Tout en réaffirmant son ancrage dans l’opposition, l’ancien Premier ministre a tenu à clarifier sa position politique. « Je suis dans l’opposition et j’y reste. Mais certaines questions transcendent les clivages politiques. Il faut travailler de manière apaisée dans l’intérêt du pays », a-t-il déclaré, affichant une posture qu’il veut à la fois républicaine et responsable.

Bras de fer autour du recouvrement fiscal : le Trésor public dénonce une « confiscation » de ses prérogatives

La réforme des finances publiques ouvre un nouveau front social au Sénégal. Dans un communiqué rendu public ce jeudi 21 mai 2026, le Syndicat unique des travailleurs du Trésor (SUTT) a vivement réagi aux orientations contenues dans les projets de réforme du Code général des impôts et du Code des douanes. Le syndicat accuse la Direction générale des Impôts et des Domaines (DGID) ainsi que la Direction générale des Douanes (DGD) de vouloir remettre en cause des prérogatives historiquement attribuées au Trésor public.

Au cœur de la contestation figure la volonté exprimée par la DGID de récupérer le recouvrement des impôts locaux. Une perspective que le SUTT considère comme une remise en cause directe du rôle du Trésor dans la chaîne financière de l’État. Le syndicat affirme que cette mission est assurée depuis des décennies par les agents du Trésor avec « efficacité, responsabilité et professionnalisme ». Il juge dès lors « inopportune, infondée et inélégante » toute tentative de transfert de cette compétence.

Pour les responsables syndicaux, cette initiative intervient dans un contexte particulier marqué par la mise en œuvre du SIGIF, le Système intégré de gestion de l’information financière, présenté comme l’un des plus importants chantiers de modernisation de l’administration publique sénégalaise. Le SUTT souligne que le Trésor y joue un rôle central et estime paradoxal qu’au moment où les pouvoirs publics cherchent à renforcer l’intégration et la cohérence des circuits financiers, certaines directions veuillent fragmenter davantage les fonctions de recouvrement et de trésorerie.

Le syndicat ne limite pas ses critiques à la seule administration fiscale. Il accuse également la Direction générale des Douanes de profiter de la réforme du Code des douanes pour réclamer le recouvrement des droits de douane. Une orientation perçue par le SUTT comme une démarche « corporatiste » susceptible de fragiliser l’équilibre institutionnel entre les différentes administrations financières.

Selon le syndicat, dissocier le recouvrement des opérations de trésorerie pourrait avoir des conséquences importantes sur la gestion des finances publiques. Le Trésor insiste notamment sur la nécessité de maintenir un lien étroit entre les opérations de perception et celles de centralisation des ressources publiques afin de garantir une meilleure visibilité sur les flux financiers de l’État et des collectivités territoriales.

Dans son communiqué, le secrétariat général du SUTT, dirigé par El Hadji Dioumorou Dia, appelle directement les plus hautes autorités de l’État à intervenir dans ce dossier sensible. Le syndicat sollicite notamment l’arbitrage du ministre des Finances et du Budget afin, dit-il, de préserver « l’intérêt supérieur de la nation » ainsi que la viabilité financière des collectivités territoriales.

Le SUTT réclame également une évaluation approfondie de la réforme intervenue en 2009 sur le transfert du recouvrement des impôts d’État. Dix-sept ans après son application, le syndicat souhaite que la Cour des comptes mène un audit objectif et transparent des résultats de cette réforme. Selon lui, cette expérience aurait entraîné un manque à gagner important pour les finances publiques en raison des frais liés au recours à des tiers intervenants tels que les huissiers et les commissaires-priseurs.

Le syndicat soutient que le Trésor dispose déjà de ressources humaines qualifiées et spécifiquement formées pour assurer ces missions sans coûts additionnels importants pour l’État. Il estime ainsi que les réformes envisagées risquent davantage de multiplier les charges administratives que d’améliorer les performances du système de recouvrement.

En parallèle, le SUTT invite les services des Impôts et des Domaines à concentrer leurs efforts sur la modernisation de l’assiette fiscale locale et sur le respect du calendrier fiscal. Le syndicat considère en effet que plusieurs mécanismes de fiscalité locale restent encore obsolètes et nécessitent une actualisation en profondeur pour améliorer les recettes des collectivités territoriales.

Dialogue national : Diomaye Faye consulte quatre anciens Premiers ministres pour ouvrir une nouvelle séquence de concertation

Le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a officiellement lancé ce jeudi 21 mai 2026 le premier cycle des consultations entrant dans le cadre de la Journée nationale du dialogue. La rencontre s’est tenue au Palais de la République et a réuni plusieurs anciennes figures de la Primature sénégalaise autour des grands enjeux politiques, économiques et sécuritaires du pays.

Pour cette première étape, le chef de l’État a reçu successivement quatre anciens Premiers ministres : Cheikh Aguibou Soumaré, Abdoul Mbaye, Aminata Touré et Amadou Ba.

Au cours des échanges, les discussions ont porté sur la situation générale du Sénégal, notamment les défis économiques et sécuritaires auxquels le pays fait face dans un contexte international marqué par de fortes tensions et des incertitudes croissantes. Les anciens chefs du gouvernement ont partagé avec le président de la République leurs analyses respectives de la conjoncture nationale ainsi que leurs appréciations sur les priorités à accorder à l’action publique.

Selon les informations communiquées à l’issue de ces audiences, les discussions se sont déroulées dans un climat qualifié de serein et constructif. Les différentes personnalités reçues ont salué l’initiative du chef de l’État, mettant en avant une démarche d’ouverture et de dialogue jugée nécessaire dans la période actuelle.

À travers cette séquence politique, le président Bassirou Diomaye Faye entend installer un cadre de concertation fondé sur l’écoute des expériences et des sensibilités diverses. Le choix d’ouvrir ces consultations avec d’anciens Premiers ministres n’est pas anodin. Il traduit la volonté du chef de l’État de s’appuyer sur l’expérience d’anciens responsables ayant exercé au sommet de l’appareil gouvernemental, au-delà des appartenances partisanes.

Dans le message accompagnant cette initiative, la présidence de la République souligne que l’expérience acquise à la tête du gouvernement constitue un patrimoine institutionnel appartenant à la Nation tout entière. En réunissant des personnalités aux trajectoires politiques parfois opposées, l’exécutif cherche ainsi à rappeler que certaines questions liées à la stabilité de l’État, à la préservation des institutions et aux équilibres nationaux dépassent les clivages politiques traditionnels.

Le chef de l’État réaffirme également sa conception du pouvoir fondée sur l’écoute et la concertation. Depuis son investiture du 2 avril 2024, Bassirou Diomaye Faye présente le dialogue comme l’un des piliers de sa gouvernance. Cette nouvelle série de consultations s’inscrit dans cette logique de continuité politique, avec pour ambition de favoriser un échange permanent entre les différentes composantes de la vie nationale.

Cette première phase de concertation pourrait ouvrir la voie à d’autres rencontres avec plusieurs acteurs politiques, institutionnels et sociaux du pays dans le cadre élargi de la Journée nationale du dialogue.

‎Rufisque-Darou rahmane: Dr. Oumar CISSÉ enrôle plus de 250 ménages au projet d’addiction d’eau.


‎‎ce mercredi 20 Mai, la Ville de Rufisque a  franchit une nouvelle étape dans sa politique d’amélioration

Rufisque-Darou rahmane: Dr. Oumar CISSÉ enrôle plus de 250 ménages au projet d'addiction d'eau.

‎des conditions de vie des populations avec le démarrage d’un important projet

‎de densification du réseau d’adduction d’eau potable dans le quartier Darou

‎Rahmane. Une initiative qui devrait permettre, à terme, à plus de 250 ménages

‎d’accéder enfin à une eau potable de qualité.

‎Le projet, piloté par la municipalité dirigée par le maire Dr Oumar Cissé, prévoit

‎dans une première phase le branchement des concessions situées à proximite

‎du réseau existant et déjà accessible, Cette étape vise à répondre rapidement

‎aux besoins urgents des populations confrontées depuis plusieurs années à des

‎difficultés d’approvisionnement en eau.

‎Dans une seconde phase, la Ville procédera à une extension du réseau

‎hydraulique à travers l’installation de conduites en PVC PN10. Les travaux,

‎estimés à près de 19 millions de FCFA, permettront de desservir les zones jusque-

‎là dépourvues d’infrastructures hydrauliques avant la mise en place de

‎branchements individuels.

‎Pour les autorités municipales, ce projet constitue une réponse concrète à une

‎préoccupation majeure des habitants de Darou Rahmane, un quartier fortement

‎peuplé où l’accès à l’eau potable demeure un défi quotidien pour de nombreuses

‎familles.


L’Assemblée nationale adopte à l’unanimité les lois sur le crédit-bail et l’affacturage

L’Assemblée nationale du Sénégal a adopté, ce jeudi 21 mai, deux projets de loi majeurs destinés à moderniser les mécanismes de financement des entreprises. Réunis en séance plénière, les députés ont voté à l’unanimité les textes relatifs au crédit-bail et à l’affacturage, deux instruments considérés comme essentiels pour faciliter l’accès au financement, notamment pour les petites et moyennes entreprises.

Sur les 165 députés que compte l’hémicycle, 135 ont pris part au scrutin et l’ensemble des votants s’est prononcé en faveur des projets de loi n°08/2026 et n°09/2026. La séance a été présidée par le député Idrissa Diallo, en présence du ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, ainsi que de la secrétaire d’État auprès du Premier ministre chargée des Relations avec les Institutions et porte-parole du gouvernement, Marie Rose Khady Fatou Faye.

Le premier texte adopté, le projet de loi n°08/2026 relatif au crédit-bail, vise à renforcer l’encadrement juridique de ce mode de financement déjà utilisé par plusieurs entreprises pour acquérir des équipements professionnels sans mobiliser immédiatement d’importants capitaux. Le crédit-bail permet à une société de louer un bien avec la possibilité de l’acheter à terme grâce à une option d’achat prévue dans le contrat.

Selon le rapport conjoint de l’intercommission composée de la Commission des finances et du contrôle budgétaire, de la Commission des affaires économiques ainsi que de la Commission des lois, de la décentralisation, du travail et des droits humains, ce nouveau texte permet surtout d’intégrer dans le droit national les dispositions de la loi uniforme communautaire en la matière. Il prévoit également l’abrogation de la loi n°2012-02 du 3 janvier 2012 qui régissait jusque-là le crédit-bail au Sénégal.

Les parlementaires ont souligné que cette réforme devrait contribuer à sécuriser davantage les opérations de financement et à encourager les investissements productifs dans plusieurs secteurs de l’économie.

Le second texte, portant sur l’affacturage, introduit un cadre légal précis pour cette pratique financière encore peu développée au Sénégal mais largement utilisée dans plusieurs économies modernes. L’affacturage permet à une entreprise de céder ses créances commerciales à une société spécialisée appelée « affactureur », afin d’obtenir rapidement de la trésorerie.

Le rapport parlementaire précise que cette opération repose sur une convention écrite par laquelle l’entreprise transfère ses créances commerciales à l’affactureur qui lui verse, moyennant rémunération, tout ou partie des montants dus avant leur échéance. Selon les clauses convenues entre les parties, l’affactureur peut également supporter le risque d’insolvabilité des débiteurs.

Licenciement abusif : l’AEME condamnée à verser plus de 64 millions FCFA au journaliste Bachir Fofana

Le Tribunal du travail hors classe de Dakar a tranché en faveur du journaliste Bachir Fofana dans le différend qui l’opposait à son ancien employeur, Agence pour l’économie et la maîtrise de l’énergie. Dans sa décision rendue récemment, la juridiction a reconnu le caractère abusif de son licenciement et condamné l’agence publique à lui verser plus de 64 millions de francs CFA en réparation du préjudice subi.

Selon le jugement, le montant global des condamnations s’élève à environ 64 513 000 francs CFA. Cette somme comprend notamment près de 55 millions FCFA au titre des dommages et intérêts pour licenciement abusif, ainsi qu’une indemnité compensatrice de préavis évaluée à plus de 5,4 millions FCFA, en plus d’autres droits et frais annexes accordés au requérant.

L’affaire remonte au 1er août 2024. À cette date, Bachir Fofana occupait les fonctions de directeur de la communication de l’AEME lorsqu’il a été brusquement démis de ses fonctions par la nouvelle direction installée quelques semaines plus tôt, à la mi-juin 2024. L’agence avait alors justifié cette rupture de contrat par des accusations d’« insubordination ».

Toutefois, selon les éléments retenus par le tribunal, le journaliste n’avait bénéficié d’aucun préavis légal avant son éviction. La rupture avait été exécutée de manière immédiate, avec une injonction de quitter les locaux le jour même. Une procédure assimilée à un licenciement sec, que l’intéressé avait décidé de contester devant la justice du travail.

Après près de deux années de bataille judiciaire, le Tribunal du travail hors classe de Dakar a finalement estimé que les conditions de rupture du contrat ne respectaient pas les dispositions encadrant le droit du travail au Sénégal. Les juges ont ainsi conclu au caractère abusif du licenciement et ordonné la réparation financière du préjudice causé à l’ancien responsable de communication.

Dans sa décision, la juridiction a également ordonné l’exécution provisoire du jugement à hauteur d’un million de francs CFA, permettant ainsi au plaignant de percevoir cette somme sans attendre l’issue définitive de la procédure.

Dialogue national : Amadou Ba répond à l’appel de Diomaye Faye et plaide pour des concertations au service de la stabilité

L’ancien Premier ministre sénégalais Amadou Ba a confirmé sa participation à la rencontre initiée par le président de la République Bassirou Diomaye Faye dans le cadre du dialogue national ouvert ce jeudi à Dakar. Cette concertation réunit plusieurs anciens chefs de gouvernement autour des grandes questions liées à la gouvernance, à la stabilité institutionnelle et aux défis nationaux.

Dans une déclaration rendue publique ce jeudi matin, l’ex-candidat à l’élection présidentielle de 2024 a indiqué avoir répondu favorablement à l’invitation du chef de l’État « avec le sens des responsabilités et l’attachement à l’intérêt supérieur de la Nation ». Une posture qui traduit, selon lui, la nécessité pour les acteurs politiques et institutionnels de privilégier les échanges et le partage d’expériences dans un contexte marqué par de nombreux enjeux politiques, économiques et sociaux.

Amadou Ba a insisté sur l’importance des concertations entre anciens responsables de l’État et autorités en exercice afin de contribuer à la consolidation des institutions républicaines et au renforcement de la cohésion nationale. Pour l’ancien locataire de la Primature, ces espaces de dialogue constituent également un moyen de préserver la stabilité du pays et de favoriser un climat politique apaisé.

Cette rencontre s’inscrit dans la nouvelle formule du dialogue national voulue par le président Bassirou Diomaye Faye. Contrairement aux éditions précédentes, le chef de l’État a choisi d’organiser des consultations ciblées avec d’anciens Premiers ministres ainsi qu’avec plusieurs personnalités ayant occupé des fonctions stratégiques dans les secteurs régaliens, notamment les finances et la sécurité intérieure.

Bracelet électronique en prison : l’étrange situation de Pape Malick Ndour soulève des interrogations

L’affaire Pape Malick Ndour continue de susciter de nombreuses réactions, aussi bien dans les milieux politiques que judiciaires. Placé sous mandat de dépôt depuis le vendredi 15 mai 2026, l’ancien ministre de la Jeunesse sous le régime de Macky Sall se retrouverait encore muni de son bracelet électronique malgré son incarcération à la prison de Rebeuss, une situation que sa défense qualifie d’irrégulière.

Selon les informations rapportées par le quotidien L’Observateur dans sa livraison de ce jeudi 21 mai, Me Omar Youm, l’un des avocats de l’ancien responsable de l’Alliance pour la République (APR), a confirmé que son client porte toujours le dispositif électronique qui lui avait été imposé dans le cadre de son contrôle judiciaire.

L’ancien ministre avait été interpellé par les éléments de la Division des investigations criminelles (DIC) avant d’être conduit à la prison de Rebeuss pour l’exécution d’une décision de justice. Cette mesure est intervenue alors qu’il bénéficiait jusque-là d’un contrôle judiciaire assorti du port d’un bracelet électronique.

Pour la défense, le maintien de ce dispositif après l’incarcération constitue une incohérence administrative et judiciaire. Me Omar Youm estime qu’au moment de l’exécution du mandat de dépôt, les autorités compétentes auraient dû procéder immédiatement au retrait du bracelet électronique. Selon lui, il est juridiquement et matériellement incompatible d’être simultanément sous surveillance électronique et en détention carcérale.

L’avocat affirme avoir attiré l’attention du juge d’instruction sur cette situation qu’il considère comme une anomalie. D’après ses déclarations, le magistrat aurait reconnu le problème et donné des instructions à l’Administration pénitentiaire afin que le bracelet soit retiré. Toutefois, plusieurs jours après l’incarcération de l’ancien ministre, le dispositif serait toujours en place, alimentant les interrogations autour de la gestion administrative de cette procédure judiciaire.

Cette nouvelle polémique intervient dans un contexte déjà particulièrement sensible. Pape Malick Ndour, qui coordonne les cadres de l’APR, est cité dans le dossier lié à la gestion du Programme des domaines agricoles communautaires (PRODAC). La justice le poursuit pour des faits présumés d’association de malfaiteurs, de blanchiment de capitaux et de détournement de deniers publics.

Depuis l’ouverture de cette procédure, l’ancien ministre rejette catégoriquement les accusations portées contre lui. Ses proches et ses avocats dénoncent ce qu’ils qualifient d’acharnement judiciaire et politique visant une figure importante de l’ancien pouvoir. De son côté, la justice poursuit les investigations dans ce dossier qui continue de tenir en haleine l’opinion publique sénégalaise.

Dialogue national : Diomaye Faye mise sur des consultations ciblées pour bâtir des consensus durables

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, ouvre ce jeudi 21 mai une nouvelle phase du dialogue national au Sénégal. Contrairement aux précédentes éditions marquées par de larges concertations publiques, le chef de l’État a choisi cette fois une formule plus restreinte et ciblée, axée sur des consultations directes avec d’anciens hauts responsables de l’administration et de la sphère politique.

Selon plusieurs sources concordantes, les premières rencontres se dérouleront au Palais de la République avec d’anciens Premiers ministres ainsi que des personnalités ayant occupé des fonctions stratégiques dans les secteurs régaliens, notamment les finances publiques et la sécurité intérieure. Parmi les figures annoncées figurent notamment Aminata Touré, aujourd’hui proche du pouvoir, Amadou Ba et Sidiki Kaba.

Cette série de consultations doit se poursuivre jusqu’au 31 mai 2026. À travers cette démarche, le président Diomaye Faye entend recueillir les contributions d’acteurs expérimentés sur les grandes questions liées à la stabilité institutionnelle, à la gouvernance sécuritaire et aux performances économiques du pays. L’objectif affiché par les autorités est de parvenir à des « consensus durables » sur des sujets jugés prioritaires dans un contexte politique et social marqué par de fortes attentes.

Après les anciens responsables de l’État, les concertations s’élargiront progressivement aux différentes composantes des forces vives de la Nation. Des représentants des partis politiques, des organisations de la société civile, des syndicats, du patronat ainsi que plusieurs acteurs communautaires sont attendus au Palais pour des échanges directs avec l’exécutif.

Cette initiative intervient cependant dans un climat politique encore marqué par des tensions entre le nouveau régime et l’opposition issue de l’ancien pouvoir. L’Alliance pour la République (APR), formation fondée par l’ex-président Macky Sall, ainsi que plusieurs partis alliés, ont annoncé leur refus de participer aux consultations.

Dans des déclarations publiques, les responsables de l’APR estiment ne pas être suffisamment associés à la préparation et à la méthodologie du dialogue. Ils dénoncent également ce qu’ils qualifient d’« opacité » dans l’organisation des concertations et considèrent que les conditions d’un échange inclusif ne sont pas réunies.

Malgré cette absence annoncée d’une partie de l’opposition, le pouvoir affiche sa volonté de maintenir le processus et de multiplier les échanges avec les différents acteurs nationaux. Pour les autorités, cette nouvelle formule de dialogue doit permettre d’aboutir à des discussions plus concrètes et orientées vers des solutions pratiques sur les grands défis du pays.

Mbour : un ancien directeur général poursuivi pour un présumé détournement de 95 millions FCFA

Une affaire financière aux multiples ramifications secoue actuellement la ville de Mbour et plus particulièrement la société Aventurin Recoroute, installée à Ngaparou. L’ancien directeur général de l’entreprise, S. Souaré, de nationalité ivoirienne, est poursuivi pour un présumé détournement de fonds estimé à 95 millions de francs CFA. Le dossier, examiné devant le tribunal de grande instance de Mbour, met en lumière des soupçons de falsification de documents bancaires, des irrégularités comptables et des paiements jugés suspects.

Selon les éléments évoqués au cours de la procédure, les premières alertes seraient venues du directeur technique de l’entreprise, M. Thiam, qui dénonçait plusieurs mois de salaires impayés. Une somme de 4 millions de francs CFA correspondant à cinq mois d’arriérés lui serait notamment due. Alors que la direction invoquait des difficultés financières pour expliquer les retards de paiement, un transfert effectué via l’application Wave aurait éveillé les soupçons du responsable technique. Ce mode de paiement inhabituel aurait poussé ce dernier à s’interroger sur la gestion réelle des finances de la société.

La plainte déposée par M. Thiam a conduit à l’ouverture d’un audit interne destiné à vérifier les opérations financières de l’entreprise. Les investigations auraient alors permis de découvrir plusieurs anomalies importantes. Parmi celles-ci figureraient des frais de notaire qui n’auraient jamais été reversés ainsi que des paiements destinés à des fournisseurs supposés, mais qui n’auraient finalement pas été effectués. Les auditeurs auraient également constaté l’existence de faux relevés bancaires qui auraient servi à masquer certaines opérations financières auprès des responsables hiérarchiques de la société basés en Allemagne.

Au fil des vérifications, le montant du préjudice présumé aurait été évalué à 95 millions de francs CFA. Face à la gravité des faits, S. Souaré a été licencié de son poste en novembre 2023 avant d’être interpellé par la Brigade de recherches de Saly Portudal. Il a ensuite été placé sous mandat de dépôt le 10 avril dernier.

Durant l’enquête préliminaire, l’ancien directeur général aurait reconnu avoir utilisé une partie des fonds en raison de difficultés familiales rencontrées en Côte d’Ivoire. Cependant, lors de son passage devant le tribunal de grande instance de Mbour, il est revenu sur ces déclarations. Devant les juges, il a contesté toute intention frauduleuse et soutenu que les sommes incriminées auraient été utilisées pour assurer le fonctionnement quotidien de l’entreprise.

L’affaire prend également une dimension civile importante. Devenu entre-temps directeur général de la société, M. Thiam réclame 10 millions de francs CFA à titre de dommages et intérêts. De son côté, la société Aventurin Recoroute sollicite la somme de 150 millions de francs CFA pour réparer le préjudice qu’elle estime avoir subi.

Idrissa Gana Gueye dément toute influence des cadres sur la sélection de Malang Sarr

À quelques jours de l’annonce de la liste définitive des Lions du Sénégal pour la Coupe du monde 2026, une polémique s’est installée autour du cas de Malang Sarr. Des informations relayées par le média DSports évoquaient de supposés échanges entre certains cadres de la sélection nationale et le sélectionneur Pape Thiaw concernant la présence ou non du défenseur dans le groupe appelé à défendre les couleurs du Sénégal.

Face à l’ampleur prise par ces rumeurs, Idrissa Gana Gueye a décidé de sortir du silence pour apporter des clarifications fermes. Le milieu de terrain sénégalais, considéré comme l’un des leaders du vestiaire des Lions, a catégoriquement rejeté toute idée d’ingérence des joueurs dans les choix du staff technique.

Dans un message publié sur son compte Instagram, le joueur d’Everton a tenu à rappeler que les décisions liées à la sélection des joueurs relèvent exclusivement du sélectionneur et de son encadrement technique. « Les choix du sélectionneur n’appartiennent qu’à lui et à son staff. Les joueurs n’ont rien à voir avec ça. Il n’y a jamais eu de réunion avec les cadres », a-t-il déclaré, mettant ainsi fin aux spéculations sur une prétendue consultation interne concernant Malang Sarr.

Cette sortie intervient dans un contexte de forte attente autour de la liste des Lions, alors que plusieurs débats agitent l’opinion sportive sénégalaise à l’approche du Mondial. Le cas de Malang Sarr suscite particulièrement de nombreuses réactions depuis plusieurs semaines, certains observateurs plaidant pour son intégration dans l’effectif national grâce à son expérience du haut niveau européen.

En prenant publiquement la parole, Idrissa Gana Gueye cherche visiblement à préserver la sérénité au sein du groupe et à éviter toute polémique susceptible de perturber la préparation de l’équipe nationale. Son message vise également à réaffirmer l’autorité du sélectionneur Pape Thiaw dans ses choix sportifs, à un moment où chaque décision est scrutée de près par les supporters et les observateurs du football sénégalais.

Alors que l’annonce officielle de la liste approche, cette mise au point du joueur sénégalais pourrait contribuer à calmer les débats autour de la composition de l’effectif des Lions, engagés dans la dernière ligne droite avant la Coupe du monde 2026.

Assainissement : l’ONAS récompense des élèves engagés et alerte contre les dépôts de déchets pendant la Tabaski

L’Office National de l’Assainissement du Sénégal (ONAS) a organisé, ce mercredi 20 mai 2026, une cérémonie de remise de prix aux lauréats du concours sur l’assainissement initié par la Cellule de promotion de l’assainissement autonome. L’événement s’est tenu à la station d’épuration de Cambérène, sous la présidence du Directeur général de l’ONAS, Séni Diène, en présence d’autorités administratives, de responsables d’établissements scolaires, de partenaires techniques et de nombreux agents de l’office.

Cette initiative, appuyée par la Fondation Gates, s’inscrit dans une dynamique de sensibilisation et de recherche de solutions innovantes face aux défis persistants du sous-secteur de l’assainissement au Sénégal. À travers ce concours, l’ONAS entend promouvoir de nouveaux comportements citoyens, particulièrement chez les jeunes, afin de préserver les infrastructures d’assainissement et lutter contre les mauvaises pratiques qui compromettent leur fonctionnement.

Dans son intervention, le Directeur général de l’ONAS a insisté sur les conséquences des comportements inciviques observés à l’approche de la fête de Tabaski. Selon lui, plusieurs ouvrages d’assainissement, notamment les canalisations, les rigoles et les bassins de rétention, sont régulièrement transformés en dépotoirs. Il a notamment déploré le fait que certaines personnes y déversent les peaux et déchets issus du sacrifice des moutons, provoquant ainsi l’obstruction des réseaux d’évacuation.

Séni Diène a rappelé que ces pratiques entraînent souvent des dysfonctionnements majeurs, à l’origine de reflux d’eaux usées et d’inondations durant l’hivernage. Face à cette situation, il a indiqué que l’ONAS intensifie ses campagnes de sensibilisation pour préserver les investissements réalisés dans le secteur et éviter la dégradation des infrastructures.

« Faisons la fête de Tabaski tout en préservant les canalisations et tous les ouvrages d’assainissement », a lancé le Directeur général, appelant les populations à adopter des comportements responsables.

Le concours a enregistré la participation de 120 candidats issus d’une quarantaine d’établissements scolaires de la région de Dakar. Après les délibérations du jury, neuf lauréats ont été récompensés, avec trois distinctions dans chaque catégorie : élémentaire, collège et lycée.

Les thèmes proposés aux participants portaient sur des problématiques concrètes liées à l’assainissement et à la protection de l’environnement. Les élèves du primaire devaient produire un dessin illustrant un problème d’assainissement, tandis que les collégiens étaient invités à analyser une situation de stagnation d’eaux usées et à proposer des solutions pour préserver la santé publique et le cadre de vie. De leur côté, les lycéens ont réfléchi à la question de l’accès aux toilettes en milieu scolaire comme enjeu de santé publique et de protection de l’environnement.

Le Directeur général de l’ONAS s’est félicité de la qualité des productions soumises au jury. Il a salué l’engagement des élèves ainsi que l’implication des encadreurs, des chefs d’établissement et des inspections d’académie qui ont accompagné cette initiative éducative et citoyenne.

S’adressant particulièrement aux jeunes participants, Séni Diène a souligné le rôle essentiel de l’école dans le changement durable des mentalités. Il a invité les lauréats à devenir de véritables ambassadeurs de la préservation des ouvrages d’assainissement au sein de leurs familles, de leurs établissements et de leurs communautés.

La cérémonie s’est achevée dans une ambiance conviviale marquée par des remerciements adressés à l’ensemble des acteurs impliqués dans l’organisation du concours, notamment la Cellule de promotion de l’assainissement autonome, les membres du jury, le consultant, les responsables scolaires, les autorités administratives ainsi que les partenaires techniques ayant contribué au succès de cette initiative.

Escroquerie au visa : le chanteur religieux Asse Dione de nouveau dans la tourmente judiciaire

Le chanteur religieux Asse Dione se retrouve une nouvelle fois au cœur d’une affaire judiciaire. Déjà impliqué dans un dossier retentissant lié à Pape Cheikh Diallo et plusieurs autres mis en cause, l’artiste fait désormais face à de nouvelles accusations portant sur une présumée escroquerie au visa.

Selon des informations révélées par le journal Libération, le chanteur a été extrait de prison par les éléments de la Brigade de recherches de Keur Massar avant d’être placé en garde à vue. Cette nouvelle procédure intervient alors qu’il se trouve déjà sous mandat de dépôt dans le cadre d’une autre affaire judiciaire, ce qui vient considérablement aggraver sa situation devant les autorités judiciaires.

D’après les premiers éléments de l’enquête, Asse Dione aurait approché deux personnes désireuses de voyager vers les États-Unis. Il leur aurait assuré disposer d’une structure spécialisée dans les démarches migratoires et leur aurait proposé un itinéraire passant par le Nicaragua, un pays souvent utilisé comme point de transit par certains candidats à l’émigration clandestine cherchant à rejoindre le territoire américain.

Convaincues par les promesses du chanteur, les deux victimes présumées auraient versé une somme globale estimée à 2,3 millions de francs CFA comme avance pour l’organisation du voyage. Toutefois, selon leurs déclarations, le départ promis n’a jamais été concrétisé et aucune procédure sérieuse n’aurait finalement été engagée pour leur permettre de quitter le pays.

Face aux enquêteurs de la Brigade de recherches de Keur Massar, le mis en cause n’aurait pas nié les faits qui lui sont reprochés. Toujours selon Libération, il aurait reconnu avoir perçu l’argent remis par les plaignants. Il aurait également proposé un remboursement progressif des montants encaissés, tentant ainsi de trouver un arrangement avec les victimes présumées.

Cette reconnaissance partielle pourrait néanmoins ne pas suffire à le mettre à l’abri de nouvelles poursuites. Les enquêteurs poursuivent actuellement leurs investigations afin de déterminer l’ampleur exacte de cette affaire. Ils cherchent notamment à savoir si d’autres personnes auraient été victimes du même procédé.

Le dossier pourrait ainsi prendre une dimension plus importante dans les prochains jours, surtout si de nouvelles plaintes venaient à être enregistrées. Déjà fragilisé par ses précédents démêlés judiciaires, Asse Dione voit son passif judiciaire s’alourdir davantage.

Le chanteur religieux devrait être présenté de nouveau ce jeudi devant le tribunal de Pikine-Guédiawaye, où les autorités judiciaires décideront des suites à donner à cette nouvelle affaire d’escroquerie présumée au visa.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°740 – 21/05/2026

🔴 DIALOGUE NATIONAL -DÉNONÇANT LE CARACTÈRE SUSPECT DU TIMING, DU FORMAT ET DES FINALITÉS , LES PIÈTRES SUJETS INSCRITS À L’AGENDA ET LE BIZARRE CIBLAGE DES PARTICIPANTS … L’APR PIÉTINE L’APPEL DE DIOMAYE ET ANNONCE : LE BOYCOTT !
🔴 CONSEIL CONSULTATIF DES JEUNES DU SÉNÉGAL- LE MINISTÈRE DE LA JEUNESSE SORT UNE TOUTE DERNIÈRE DECISION ET DIT : NON AU CUMUL DE MANDATS !

🔴 EXPLOIT DES « LIONCEAUX » : L’ALGÉRIE TERRASSÉE, LE MONDIAL EN POCHE

Coupe du monde 2026 : le CNRA serre la vis sur les droits de diffusion au Sénégal

À quelques semaines du coup d’envoi de la Coupe du monde de la FIFA 2026, le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA) hausse le ton face aux risques de diffusion illégale des rencontres au Sénégal. Dans un communiqué rendu public ce mercredi 20 mai 2026, l’organe de régulation a appelé tous les acteurs du paysage audiovisuel national à régulariser sans délai leur situation concernant les droits de retransmission du tournoi mondial.

Le CNRA exige de l’ensemble des éditeurs, distributeurs et diffuseurs qui envisagent de retransmettre les matchs du Mondial de fournir les documents officiels prouvant l’acquisition légale des droits de diffusion pour le territoire sénégalais. Cette mesure concerne aussi bien les chaînes de télévision que les plateformes de diffusion et autres opérateurs audiovisuels impliqués dans la couverture de la compétition.

À travers cette sortie, le régulateur veut prévenir toute forme de piratage audiovisuel et éviter les conflits liés à l’exploitation illégale des contenus sportifs internationaux. Le CNRA rappelle que la retransmission des compétitions organisées par la FIFA est strictement encadrée par les règles internationales relatives aux droits audiovisuels. En conséquence, aucun opérateur ne peut diffuser les rencontres sans une autorisation dûment obtenue auprès de la FIFA ou des détenteurs exclusifs des droits.

L’institution s’appuie notamment sur l’article 7 de la loi n°2006-04 du 4 janvier 2006 portant création du CNRA. Cette disposition confère à l’organe de régulation la mission de veiller au respect des règles de concurrence dans le secteur audiovisuel et de garantir une exploitation légale et équitable des contenus diffusés sur le territoire national.

Le Conseil national de régulation de l’audiovisuel insiste également sur la nécessité de protéger les investissements consentis par les détenteurs officiels des droits de retransmission, dans un contexte où les pratiques de rediffusion non autorisée se multiplient à l’approche des grands événements sportifs internationaux.

Pour se conformer aux exigences du régulateur, les opérateurs concernés disposent d’un délai fixé au lundi 1er juin 2026 à 12 heures pour déposer l’ensemble des justificatifs requis. Passé ce délai, les diffuseurs non en règle pourraient s’exposer à des sanctions conformément à la réglementation en vigueur.

Cette mise en garde du CNRA intervient dans un contexte d’engouement mondial autour de la Coupe du monde 2026, une édition historique qui se déroulera aux États-Unis, au Canada et au Mexique, et qui suscite déjà une forte mobilisation des médias audiovisuels à travers le continent africain.

L’Institut Islamique Africain Américain a mis le sport et la citoyenneté à l’honneur

Le Stade Lamine Guèye a servi de cadre, ce mercredi 20 mai 2026, à la grande finale des compétitions interclasses de l’Institut Islamique Africain Américain. Une journée sportive et éducative qui a rassemblé élèves, enseignants, parents et invités autour des valeurs de fraternité, de discipline et de dépassement de soi.

Durant toute la journée, plusieurs rencontres ont tenu en haleine un public venu nombreux pour soutenir les différentes équipes engagées dans cette édition 2026. En football, les élèves du CE2 ont affronté ceux du CM2 dans une rencontre très suivie, tandis que la grande affiche opposant les classes de 5e et de 3e a offert un spectacle riche en intensité et en suspense.

La finale senior a particulièrement captivé les supporters. Après une première période dominée par la classe de 3e, qui a ouvert le score dès la première mi-temps (1-0), les joueurs de la 5e ont su réagir après la pause en revenant à hauteur de leur adversaire. À l’issue du temps réglementaire, les deux équipes se sont quittées sur le score d’un but partout. Il a finalement fallu recourir à la séance des tirs au but pour départager les finalistes. Plus réalistes et plus solides mentalement, les élèves de 3e se sont imposés par 4 tirs réussis contre 1, décrochant ainsi le trophée de cette édition.

Chez les filles, la finale de handball opposait les équipes de TL B et de TL A dans une ambiance festive et conviviale. Très disputée, la rencontre s’est soldée par une victoire de la TL B sur le score de 1 but à 0 après les tirs au but, au terme d’une confrontation équilibrée et engagée.

Au-delà des résultats sportifs, cette journée a surtout mis en lumière le rôle du sport dans l’éducation et l’épanouissement des élèves. Fair-play, esprit d’équipe, respect mutuel et solidarité ont marqué l’ensemble des rencontres, au grand satisfecit des organisateurs et des encadreurs pédagogiques.

Cette édition était placée sous le parrainage de Kabirou Lô, Ahmed Ka et Assane Guèye, avec comme marraine Amina Dione. Les responsables de l’établissement ont salué leur engagement et leur accompagnement en faveur de la jeunesse scolaire.

À travers cette initiative, l’Institut Islamique Africain Américain confirme sa volonté de faire du sport un véritable levier de cohésion sociale, de formation citoyenne et de réussite éducative. Les responsables pédagogiques ont rappelé que ces activités occupent une place essentielle dans la formation intégrale des apprenants, en complément des enseignements académiques.

La cérémonie de remise des trophées et distinctions aux équipes participantes a clôturé cette journée riche en émotions, sous les applaudissements nourris des supporters et des invités. Une édition réussie qui restera longtemps gravée dans les mémoires de la communauté éducative de l’établissement.

Autoroute Mbour–Fatick–Kaolack : la colère monte autour de l’absence d’accès à Médina Dokh

Le chantier de l’autoroute à péage Mbour–Fatick–Kaolack continue de susciter de vives contestations dans le département de Fatick. Cette fois, c’est le Collectif pour la défense des intérêts de l’axe Ndiosmone–Fimela–Palmarin–Djiffère qui hausse le ton pour dénoncer le choix de l’implantation de la sortie autoroutière à Thiadiaye. Une décision que ses membres considèrent comme injuste, incohérente et pénalisante pour une grande partie des populations du Saloum.

Dans une déclaration publique, le président du collectif, Birama Ndiaye, a exprimé la profonde frustration des habitants des zones concernées. Selon lui, le positionnement actuel de la sortie de l’autoroute ne répond ni aux réalités démographiques, ni aux enjeux économiques et touristiques du territoire. Il estime que le site de Médina Dokh, situé dans le village de Khondiogne Tattaguine sur l’axe Ndiosmone–Fimela, représentait pourtant une option beaucoup plus stratégique pour assurer une meilleure desserte des localités du Saloum.

Le collectif affirme que le choix de Thiadiaye avantage essentiellement un nombre restreint de communes comme Thiadiaye, Nguéniéne et Fissel, au détriment d’un vaste espace regroupant plusieurs zones à fort potentiel économique et touristique. Les défenseurs de l’axe Ndiosmone–Fimela soutiennent qu’un accès autoroutier à Médina Dokh aurait permis de connecter plus efficacement des localités comme Tattaguine, Loul Sessène, Djilass, Dioffior, Fimela, Samba Dia, Palmarin, Djiffère ainsi que les îles du Saloum dépendant de l’arrondissement de Niodior.

Pour Birama Ndiaye, la situation actuelle est difficilement compréhensible. Il considère qu’il existe un décalage manifeste entre les besoins des populations et les choix opérés dans le cadre du projet autoroutier. Selon lui, les zones aujourd’hui privées d’accès direct constituent pourtant des pôles importants d’activités économiques, de pêche, de tourisme et de commerce.

Sur le terrain, les conséquences commencent déjà à se faire sentir, selon le collectif. Les populations de Ndiosmone, Fimela, Niodior et des localités voisines seraient contraintes de parcourir plusieurs kilomètres supplémentaires pour rejoindre l’autoroute à partir de Thiadiaye, alors même que l’infrastructure traverse leur territoire. Une situation qui rallonge les temps de trajet, augmente les coûts de transport et complique les échanges commerciaux entre les communes du Saloum et les grands centres urbains comme Kaolack ou Dakar.

Les usagers dénoncent également les détours imposés par l’absence d’entrée et de sortie à Médina Dokh. Pour de nombreux automobilistes, les déplacements vers Kaolack nécessitent désormais de longues déviations par la route nationale N1, réduisant considérablement les avantages attendus de cette infrastructure censée désenclaver les territoires et fluidifier la circulation.

Le collectif estime ainsi que l’autoroute, dans sa configuration actuelle, risque d’accentuer les inégalités territoriales plutôt que de favoriser le développement harmonieux des zones traversées. Ses membres parlent même d’une menace pour l’économie locale, notamment pour les activités liées au tourisme balnéaire et écologique dans les zones de Palmarin, Djiffère et des îles du Saloum.

Face à cette situation, le collectif réclame une intervention rapide du ministère des Infrastructures afin de revoir le projet et d’aménager un accès complet à hauteur de Médina Dokh. Ses responsables expliquent avoir déjà saisi les autorités administratives locales ainsi que le ministre des Infrastructures, Déthié Fall, afin d’obtenir une révision de ce qu’ils considèrent comme une erreur héritée de l’ancien régime.

En attendant une réponse des autorités, les membres du collectif appellent les populations concernées à maintenir la mobilisation. Pour eux, l’ouverture d’un accès autoroutier à Médina Dokh dépasse désormais la simple question des infrastructures routières. Ils y voient un enjeu majeur de désenclavement, de développement économique et de reconnaissance territoriale pour l’ensemble des communautés du Saloum.

Après trois ans et onze mois à la tête de l’arrondissement de Sangalkam, l’ancien sous-préfet Mamadou DIOUF a officiellement passé le témoin à Abdoulaye Kharma, désormais nouveau sous-préfet de la circonscription.




‎Lors de la cérémonie de passation de service, le désormais ex-chef de l’exécutif territorial est revenu sur les nombreuses réalisations accomplies durant son magistère, tout en réaffirmant sa volonté d’avoir été « un sous-préfet de proximité » au service des populations.
‎Dans son discours, Mamadou DIOUF a rappelé avoir piloté plusieurs projets structurants de l’État ayant un impact majeur sur le développement de l’arrondissement de Sangalkam. Parmi les chantiers cités figurent notamment le projet de l’autoroute Dakar–Thiès–Tivaouane, le projet de construction de l’usine de dessalement, le réseau gazier Yakaar-Teranga, ainsi que le Projet d’amélioration de l’accès à l’électricité au Sénégal (PADAES). À cela s’ajoute le projet de ville verte au Lac Rose, porté avec la société égyptienne Orascom, considéré comme l’un des programmes urbains les plus ambitieux de la zone.
‎L’ancien sous-préfet a également insisté sur les efforts déployés dans la lutte contre les inondations, un problème qui a longtemps marqué l’histoire de Sangalkam. « Nul n’ignore qu’en 2012, Sangalkam était l’épicentre des inondations », a-t-il rappelé, avant de saluer le travail mené avec les différents services de l’État, notamment la DPGI et l’ONAS, afin de soulager les populations touchées dans plusieurs villages de l’arrondissement.
‎Sur le plan social et foncier, Mamadou Diouf s’est félicité d’avoir contribué à prévenir et régler plusieurs conflits domaniaux. Parmi les dossiers qui l’ont le plus marqué figure celui dénommé « Khalou Dioula », qu’il considère comme l’un des conflits les plus sensibles traités durant son passage à Sangalkam.
‎Profitant de cette tribune, il a adressé ses remerciements au préfet du département de Rufisque, Magatte DIOUCK, pour « son soutien sans faille », avant de souhaiter plein succès à son successeur, Abdoulaye Kharma.
‎La cérémonie de passation de service s’est tenue en présence des maires des communes de Sangalkam, Bambilor et Tivaouane Peulh-Niague, qui polarisent l’arrondissement de Sangalkam. Des autorités coutumières et religieuses ont également pris part à l’événement.
‎En quittant Sangalkam pour rejoindre la sous-préfecture de Sam Notaire, dans le département de Guédiawaye, Mamadou Diouf laisse derrière lui un arrondissement en pleine mutation, marqué par plusieurs projets d’envergure et une gouvernance de proximité saluée par de nombreux acteurs locaux.

COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU 20 MAI 2026

Le Conseil des Ministres s’est tenu le mercredi 20 mai 2026, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE, Président de la République.

AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

Le Chef de l’Etat a fait une communication portant sur les points suivants :

Dialogue national

A l’entame de sa communication, le Président de la République aborde la Journée du Dialogue national célébrée le 28 mai. Il décide de tenir, cette année, eu égard au contexte religieux particulier, des audiences individuelles, du 21 au 31 mai 2026, avec plusieurs personnalités pour échanger sur la situation économique, sociale, sécuritaire et politique nationale, en lieu et place des grandes rencontres publiques antérieurement organisées.

Réitérant son engagement constant à renforcer les consensus durables autour des solutions opérationnelles qui améliorent la vie des populations et le rayonnement international du pays, le Chef de l’Etat annonce qu’il recevra, à partir de demain, les anciens premiers ministres et d’anciens ministres, notamment ceux qui avaient en charge les finances et la sécurité intérieure. Il indique que d’autres personnalités, notabilités et représentants des forces vives de la Nation seront également reçus dans un second temps.

Renforcement du suivi et de l’évaluation de la performance dans le secteur public

Le Président de la République rappelle que la mise en œuvre optimale de l’Agenda national de Transformation nécessite une évaluation systématique des politiques publiques et un suivi rapproché du travail gouvernemental. A cet effet, il décide d’organiser, tous les quinze (15) jours, des séances de revue des performances gouvernementales. Dès lors, le Conseil des Ministres se tiendra une semaine sur deux, pendant une période, pour renforcer la culture d’évaluation des impacts de l’action du Gouvernement. Dans cet esprit, il demande à chaque membre du Gouvernement de procéder à l’évaluation des directeurs généraux et directeurs des entités placées sous sa responsabilité, tutelle ou contrôle.

Il indique au Ministre de l’Intérieur la nécessité de veiller à l’évaluation de l’action des chefs de circonscription administrative et au Ministre des Affaires étrangères celle des chefs de mission diplomatique ou consulaire. Le Chef de l’Etat demande également au Ministre des Collectivités territoriales de réfléchir, avec les acteurs de la décentralisation, sur un dispositif pertinent d’évaluation des maires et présidents de conseil départemental.

Dans le cadre de l’optimisation du patrimoine immobilier de l’Etat, le Chef de l’Etat se félicite de l’achèvement des travaux et de la mise à disposition de la troisième sphère ministérielle de Diamniadio, qui contribuera à l’amélioration de la qualité du service public et à la rationalisation des charges locatives de l’Etat.

Par ailleurs, il demande d’engager la phase finale de validation du Document de Programmation budgétaire et économique pluriannuel (DPBEP 2026-2028), en prélude au prochain Débat d’orientation budgétaire, d’optimiser le temps consacré à la passation des marchés publics et de bien préparer les conférences budgétaires en s’assurant de l’inscription des projets prioritaires. 

Gestion de l’état civil

Partant du constat des insuffisances de la gouvernance de l’état civil et de la nécessité d’adopter des mesures correctrices urgentes et pertinentes, le Chef de l’Etat demande au Ministre en charge des Collectivités territoriales, de présenter avant la fin du mois de juin 2026, un Plan d’Urgence de 

Renforcement de la Gestion de l’Etat civil, prenant en compte toutes les échelles de responsabilité et tous les aspects de la problématique, assorti de solutions adaptées et viables. Il souligne l’importance d’améliorer le fonctionnement de l’Agence nationale de l’Etat civil et des centres d’état civil. Il insiste, en outre, sur le caractère primordial de l’accélération du processus de digitalisation intégrale de l’état civil, la fiabilité des documents et la conservation adéquate et sécurisée des registres et archives d’état civil. Dans cet esprit, le Président de la République demande au Ministre des Collectivités territoriales d’organiser, avant la fin du mois d’août 2026, des concertations nationales en vue de renforcer la fiabilité et la gouvernance de l’état civil. 

Approvisionnement en eau des populations

Soulignant la place prioritaire de l’accès à l’eau potable, dans notre politique de développement économique et social, le Président de la République fait observer les difficultés d’approvisionnement en eau potable relevées dans plusieurs localités du pays notamment à Touba, Kaffrine, Louga et Keur Massar. A cet effet, il demande au Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement de prendre toutes les mesures urgentes, en liaison avec la SONES, l’OFOR, la SEN’EAU et les autres délégataires de service public de l’eau potable en milieu rural, en vue d’améliorer significativement l’accès des populations à l’eau. 

Participation des Lions du Sénégal à la Coupe du monde 2026

Le Chef de l’Etat rappelle que l’équipe nationale de Football du Sénégal, Championne d’Afrique des Nations, participera à la Coupe du monde de la FIFA 2026, prévue du 11 juin au 19 juillet 2026 aux Etats Unis, au Mexique et au Canada. Il adresse, au nom de la Nation, un message de mobilisation, d’encouragement et de soutien aux Lions et demande au Ministre de la Jeunesse et des Sports, en liaison avec la Fédération sénégalaise de Football, de prendre toutes les dispositions complémentaires idoines afin d’assurer une bonne participation du Sénégal au Mondial 2026.

Agenda du Président de la République, suivi de l’intégration, de la coopération et des partenariats

Le Chef de l’Etat informe le Conseil qu’il a pris part du 10 au 13 mai 2026, à Nairobi au Kenya, au Sommet « Africa Forward ». En marge de cette rencontre, il a eu des échanges avec ses homologues, des présidents d’institutions financières et plusieurs chefs d’entreprises engagés à renforcer leurs activités et investissements au Sénégal. 

AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PREMIER MINISTRE

Monsieur le Premier Ministre a présenté sa communication sur les points suivants : 

Gestion des marchés

Le Premier Ministre a fait observer que la situation des équipements commerciaux au Sénégal, pour la plupart réalisés à partir des années 1970, est marquée par une vétusté avancée et des risques sécuritaires majeurs. Ainsi, entre 2013 et 2024, cinquante-trois (53) marchés ont enregistré un ou plusieurs incendies, illustrant la fragilité du secteur. Il a fait une analyse diagnostique qui a révélé des défis, outre la gouvernance, sur les plans technique, infrastructurel, organisationnel, environnemental et sanitaire.

Il a souligné les efforts réalisés dans le cadre du Programme de Modernisation et de Gestion des Marchés (PROMOGEM), dont le Plan stratégique de développement couvre la période 2025-2029. Ce plan vise la restructuration des 528 marchés existants et la construction de 67 nouveaux marchés modernes. Le Premier Ministre a présenté les axes majeurs de la phase pilote, avant de souligner les contraintes enregistrées. Il a préconisé des solutions pour conférer à la structure une agilité fonctionnelle, davantage d’efficience budgétaire et une plus grande capacité de capter des financements innovants, avec notamment une mutation institutionnelle en une entité dotée de l’autonomie administrative et financière, une dotation financière de 57,5 milliards de FCFA sur quatre (04) ans au titre du Plan d’Investissement public (PIP) de l’État et la révision du cadre juridique. 

Dans ce cadre, il a demandé au Ministre de l’Industrie et du Commerce, en rapport avec le Ministre des Finances et du Budget et le Ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des Territoires, de concevoir et de réaliser un réseau de marchés modernes sur l’ensemble du territoire national et de veiller à la gestion rigoureuse de ces équipements marchands par les Collectivités territoriales et le secteur privé national.

Préparation de la campagne agricole 2026-2027

Le Premier Ministre a salué le travail accompli par les services compétents, en termes de production d’engrais et de semences certifiées comme l’ISRA et les ICS. Il a également relevé les acquis enregistrés et la persistance de certaines fragilités qui appellent une action immédiate. Il s’agit notamment de l’autonomie semencière encore incomplète, des déficits de qualité observés lors de la dernière campagne, des insuffisances dans le ciblage des bénéficiaires des intrants, des contraintes d’accès au crédit agricole, de la maintenance du matériel agricole ainsi que des limites des capacités de stockage. Le Premier Ministre a également insisté sur l’accélération de la digitalisation engagée dans les zones pilotes de Tivaouane et de Nioro.

Dans l’attente de la finalisation de la réforme des subventions et de la Nouvelle Politique agricole, le Premier Ministre a demandé de veiller à la transparence des coûts, à la disponibilité effective des volumes et à la régularité de la distribution sur l’ensemble du territoire. Il a aussi insisté sur la généralisation progressive de la digitalisation, la mobilisation du crédit de campagne, la maintenance préventive d’urgence du matériel agricole et l’élaboration d’un plan prioritaire de renforcement des infrastructures de stockage.

Prévention et gestion des inondations

Le Premier Ministre a encouragé le travail préparatoire engagé par le Ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement ainsi que les autres services de l’État, notamment en matière de curage des réseaux, de vérification des ouvrages de drainage, de pré-positionnement des pompes et d’élaboration des plans d’urgence. 

Rappelant le caractère interministériel de la prévention des inondations, le Premier Ministre a engagé l’ensemble des services de l’État à travailler dans une parfaite synergie, sous la coordination du Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, avec l’appui du Ministère de l’Intérieur, pour les volets relatifs à la protection civile et à la gestion de crise. Il a ainsi donné des instructions précises aux ministres concernés de prendre les dispositions idoines. Il a demandé l’application immédiate de certaines mesures comme l’actualisation et la validation de l’ensemble des plans communaux d’urgence, la vérification de l’opérationnalité des systèmes d’alerte précoce et des canaux de communication avec les populations, le pré-positionnement des moyens d’intervention et l’organisation d’un exercice de simulation interministérielle avant le 15 juin 2026.

Sénégal Connect Park

Le Premier Ministre a fait noter que Sénégal Connect Park constitue un projet stratégique pour la souveraineté numérique, l’innovation, l’hébergement des données, le développement de l’économie digitale et l’attractivité du Sénégal. Il a indiqué son taux d’achèvement physique estimé à environ 95 %, même si des blocages financiers et contractuels menacent sa finalisation dans les délais attendus. Ainsi, il a demandé de transmettre, sans délai, à la BAD une nouvelle date de clôture réaliste, de finaliser les discussions avec la BOAD et d’accélérer la finalisation des discussions autour de la concession. 

AU TITRE DES COMMUNICATIONS DES MINISTRES

Le Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération a fait une communication sur le Fonds d’Investissement et d’Amortissement Diaspora (FIAD) pour financer les projets immobiliers et d’infrastructures de l’Agenda national de Transformation, Sénégal 2050.

Le Ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Elevage a fait une communication sur la situation relative à la préparation de la fête de Tabaski 2026 et aux préparatifs de la campagne agricole d’hivernage 2026-2027.

AU TITRE DES TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES

Le Conseil a examiné et adopté : 

– le projet de loi modifiant la loi n°65-61 du 21 juin 1965 portant Code de Procédure pénale ;

– le projet de loi d’orientation relative à la promotion et au développement de la Base industrielle et technologique de Défense ;

– le projet de loi autorisant la cession de la participation de l’Etat dans la Banque régionale de Marchés.

AU TITRE DES MESURES INDIVIDUELLES

Le Président de la République a pris les décisions suivantes :

• Lieutenant-Colonel Biram Simon NDIAYE, Médecin-spécialiste en Santé publique, matricule de solde n° 412 922/D, précédemment Médecin-Chef du District sanitaire de Popenguine, est nommé Directeur régional de la Santé de Ziguinchor, en remplacement du Médecin Lieutenant-Colonel Youssouf TINE, appelé à d’autres fonctions ;

• Monsieur Ibou GUEYE, Médecin-spécialiste de Santé publique, matricule de solde 607 077/M, précédemment Médecin-Chef du District sanitaire de Saint-Louis, est nommé Directeur régional de la Santé de Kaffrine, poste vacant.

Marie Rose Khady Fatou FAYE,

Secrétaire d’Etat auprès du Premier Ministre,

chargée des Relations avec les Institutions,

Porte-Parole du Gouvernement

Dialogue national : Diomaye Faye change de format et impose une nouvelle cadence au gouvernement

Le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a présidé ce mercredi 20 mai 2026 le Conseil des ministres au Palais de la République, dans un contexte marqué par la préparation de la Journée du dialogue national et par une volonté affichée de renforcer le suivi de l’action gouvernementale.

Au cours de cette réunion hebdomadaire, le chef de l’État a annoncé une réorganisation exceptionnelle du format du dialogue national prévu autour du 28 mai. En raison du contexte religieux et des contraintes liées à cette période particulière, les grandes concertations publiques initialement envisagées ne se tiendront finalement pas sous leur forme habituelle. À la place, le président a opté pour une série d’audiences individuelles et ciblées qui se dérouleront du 21 au 31 mai 2026.

Selon les orientations dévoilées en Conseil des ministres, ces consultations débuteront dès demain avec la réception d’anciens Premiers ministres ainsi que d’anciens membres du gouvernement. Une attention particulière sera accordée aux personnalités ayant occupé les ministères des Finances et de la Sécurité intérieure, deux secteurs jugés stratégiques dans le contexte actuel. Ces rencontres devraient ensuite être élargies à d’autres composantes de la société, notamment des acteurs politiques, des représentants des forces vives de la Nation et plusieurs notabilités.

À travers cette démarche, le président Bassirou Diomaye Faye semble vouloir privilégier des échanges directs et plus ciblés afin de recueillir des propositions sur les grandes questions nationales, tout en maintenant le cadre du dialogue politique qu’il considère comme un levier essentiel de stabilité institutionnelle et de gouvernance.

Le Conseil des ministres a également été l’occasion d’annoncer un changement important dans l’organisation du travail gouvernemental. Désormais, les réunions du Conseil des ministres se tiendront une semaine sur deux. Cette nouvelle cadence doit permettre d’intégrer des sessions bimensuelles consacrées à l’évaluation de la performance gouvernementale.

Dans cette dynamique de reddition des comptes et de suivi des résultats, les ministres ont été invités à mettre en place des mécanismes d’évaluation des directeurs généraux relevant de leurs départements respectifs. Le ministre de l’Intérieur aura pour mission de superviser l’évaluation des gouverneurs et des préfets, tandis que le ministre des Affaires étrangères sera chargé du suivi des diplomates. Le ministre des Collectivités territoriales devra, pour sa part, élaborer un système d’évaluation destiné aux maires et présidents de conseils départementaux.

Cette réforme traduit la volonté du chef de l’État d’instaurer une culture de performance et de contrôle dans l’administration publique, avec un accent particulier mis sur l’efficacité de l’action publique et l’atteinte des objectifs assignés aux différents responsables.

Sur le plan des infrastructures administratives, le président a annoncé l’achèvement de la troisième sphère ministérielle de Diamniadio. Le bâtiment sera prochainement mis à la disposition des services de l’État afin de réduire progressivement les importantes charges locatives supportées par l’administration publique. Ce projet s’inscrit dans la politique de rationalisation des dépenses publiques engagée par les autorités.

Enfin, le Conseil des ministres a largement abordé les questions budgétaires et économiques. Le chef de l’État a insisté sur la finalisation du Document de programmation budgétaire et économique pluriannuel 2026-2028 avant la tenue du prochain Débat d’orientation budgétaire. Il a également demandé une accélération des procédures de passation des marchés publics afin d’améliorer le rythme d’exécution des projets et programmes de l’État.

Code électoral : Tafsir Thioye accuse l’État d’avoir promulgué « un faux texte »

Le député non inscrit Tafsir Thioye, également leader du mouvement Sopi Sénégal, a lancé de graves accusations contre les autorités sénégalaises au sujet des récentes modifications apportées au Code électoral. Lors d’une déclaration face à la presse, le parlementaire a affirmé que le texte promulgué par le président de la République ne correspondrait pas à celui adopté par les députés à l’Assemblée nationale, évoquant une série « d’irrégularités troublantes » dans la procédure législative.

Au cœur de la controverse figurent les modifications des articles L.29 et L.30 du Code électoral. Selon Tafsir Thioye, le processus parlementaire aurait été altéré après le vote du projet de loi. Le député explique que la proposition initiale comportait trois articles et qu’elle avait été examinée en commission avant d’être adoptée en séance plénière, avec notamment un amendement introduit par Me Tall. À l’issue des débats, les parlementaires pensaient, selon lui, avoir validé une version définitive du texte.

Mais les soupçons du député seraient apparus lorsqu’il a entrepris des démarches pour saisir le Conseil constitutionnel. Tafsir Thioye affirme qu’il lui fallait alors obtenir l’original du texte signé par le président de l’Assemblée nationale. C’est à ce moment, soutient-il, qu’il aurait découvert des incohérences entre le document mis à sa disposition et celui voté en plénière.

Le parlementaire dit avoir immédiatement alerté les services administratifs de l’Assemblée nationale. D’après son récit, l’administration aurait d’abord confirmé l’authenticité de la signature figurant sur le document avant de lui demander de restituer le texte, en expliquant qu’il ne s’agissait pas de la « bonne version ». Tafsir Thioye affirme ensuite qu’on lui aurait indiqué qu’un autre document était « en cours de préparation », alors même que la loi avait déjà été adoptée par les députés.

Pour étayer ses accusations, le leader de Sopi Sénégal évoque plusieurs anomalies techniques qu’il juge particulièrement préoccupantes. Il cite notamment l’existence de différentes numérotations attribuées au même texte législatif. Selon lui, une première version portait le numéro 11/2026, une seconde le numéro 9/2026, tandis que la loi finalement promulguée aurait été enregistrée sous le numéro 2026/10.

Le député affirme également que lors d’une seconde délibération en commission, la page de garde du document aurait été retirée, obligeant les parlementaires à travailler sur ce qu’il qualifie de « feuille volante ». Une situation qu’il dit avoir tenté de dénoncer sans toutefois obtenir la parole au cours des travaux.

N’ayant pas réussi à réunir les 17 signatures de députés nécessaires pour saisir directement le Conseil constitutionnel, Tafsir Thioye explique avoir choisi, avec plusieurs collègues, d’interpeller directement le président de la République. Selon lui, le chef de l’État aurait dû demander l’arbitrage des juridictions compétentes avant toute promulgation du texte litigieux.

« Le Président a promulgué un faux texte », a martelé le député, estimant que le contenu finalement publié comporterait des contradictions et des erreurs substantielles. Il accuse notamment les rédacteurs d’avoir travaillé à partir d’une ancienne version du Code électoral datant de 2021, sans tenir compte des modifications introduites en 2023.

Tafsir Thioye cite en exemple l’article L.28, pour lequel il affirme qu’un mauvais alinéa aurait été visé dans les modifications apportées. Il conteste également les arguments avancés concernant les délais de suspension ou de déchéance des droits concernés par la réforme.

Au-delà des accusations de falsification, le parlementaire estime que cette affaire pourrait fragiliser la crédibilité du processus législatif et électoral au Sénégal, d’autant plus que le Code électoral a longtemps été présenté comme un texte consensuel entre les acteurs politiques. Il appelle ainsi à une réforme des procédures parlementaires afin de renforcer la transparence, notamment à travers une transmission simultanée des textes aux députés, aux groupes parlementaires et aux non-inscrits.

Dialogue national 2026 : l’APR claque la porte et accuse Diomaye Faye d’organiser des consultations « ciblées »

L’Alliance pour la République (APR) a officiellement annoncé qu’elle ne prendra pas part au Dialogue national convoqué par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, prévu du 21 au 31 mai 2026. Dans un communiqué rendu public ce mercredi, le parti fondé par l’ancien chef de l’État Macky Sall affiche une position ferme et dénonce ce qu’il considère comme une rupture avec les principes qui ont jusque-là encadré les concertations nationales au Sénégal.

La formation politique estime que le format retenu par les autorités ne respecte ni l’esprit ni les mécanismes traditionnels du dialogue républicain. Selon l’APR, les consultations initiées par le pouvoir actuel s’apparentent davantage à une « opération de consultation ciblée » qu’à un véritable cadre national inclusif. Le parti reproche notamment au président de la République de ne pas avoir clairement défini les termes de référence, les objectifs précis ainsi que les modalités de participation des différentes forces politiques et sociales.

Dans sa déclaration, l’APR insiste sur ce qu’elle considère comme une mise à l’écart volontaire des principaux acteurs politiques du pays. Le parti souligne que plusieurs formations et coalitions majeures de l’espace public national ont été ignorées dans l’organisation de ces concertations, une situation qui, selon lui, soulève de nombreuses interrogations sur les véritables finalités du dialogue.

L’ancienne majorité présidentielle dit également s’interroger sur « les sujets inscrits à l’agenda, le timing, le ciblage et les finalités » de ces rencontres prévues sur une dizaine de jours. Pour les responsables de l’APR, un dialogue national crédible doit reposer sur une démarche transparente, ouverte et consensuelle afin de garantir la participation de toutes les sensibilités politiques.

Le parti de Macky Sall rappelle par ailleurs que le Sénégal dispose déjà d’un cadre réglementaire encadrant l’organisation du Dialogue national. Il fait référence au décret adopté en 2016 portant création et fixation des règles d’organisation et de fonctionnement du comité de pilotage du dialogue national, lequel consacre notamment le 28 mai comme Journée nationale du dialogue.

Selon l’APR, les consultations annoncées par le régime actuel restent « très largement en deçà » des dispositions prévues par ce texte. Le parti estime que les standards de transparence et d’inclusivité qui avaient marqué les précédents dialogues républicains ne sont pas respectés dans le processus engagé par le pouvoir.

En conséquence, l’Alliance pour la République affirme avoir pris une décision « nette et sans équivoque » : aucune délégation ni aucun mandataire du parti ne participera aux consultations prévues entre le 21 et le 31 mai 2026. Cette prise de position marque un nouveau point de tension entre le pouvoir de Bassirou Diomaye Faye et l’ancien parti au pouvoir, dans un contexte politique déjà marqué par de fortes divergences sur la conduite des réformes institutionnelles et du dialogue politique au Sénégal.

CCJS : Khady Diène Gaye serre la vis contre le cumul des mandats avant l’installation des conseillers

À quelques semaines de l’installation officielle des membres du Conseil consultatif des jeunes du Sénégal (CCJS), la ministre de la Jeunesse et des Sports, Khady Diène Gaye, a décidé de rappeler fermement les règles encadrant le fonctionnement de cette nouvelle instance nationale dédiée à la jeunesse.

Dans une circulaire adressée aux gouverneurs de région, l’autorité ministérielle exige une application stricte du principe de non-cumul des mandats lors de la mise en place des futurs organes du CCJS. Cette note vise à prévenir toute situation d’incompatibilité dans la représentation des jeunes conseillers élus à travers le pays.

Le document précise qu’un conseiller titulaire élu au sein d’une collectivité territoriale ne peut simultanément détenir un autre mandat de titulaire à un niveau différent de représentation. Autrement dit, un même élu ne pourra pas occuper plusieurs postes de titulaire au sein de l’architecture du CCJS. En cas de cumul constaté, le mandat concerné sera automatiquement attribué au suppléant désigné, conformément aux dispositions prévues par les textes encadrant l’institution.

La ministre apporte toutefois une nuance importante dans cette directive. Elle indique qu’un conseiller déjà titulaire à un niveau inférieur peut être maintenu comme suppléant à un échelon supérieur sans que cela ne constitue une violation des règles établies. Cette précision vise à éviter les interprétations divergentes lors du processus d’installation des instances régionales et nationales.

Cette sortie intervient dans le prolongement du scrutin organisé le 10 mai 2026 sur l’ensemble du territoire national. À cette occasion, les jeunes conseillers du CCJS ont été élus sous forme de binômes paritaires composés d’un garçon et d’une fille dans chaque commune du Sénégal. Les autorités avaient présenté cette démarche comme une volonté d’assurer une représentation équilibrée et inclusive de la jeunesse sénégalaise.

Le Conseil consultatif des jeunes du Sénégal a été créé par décret présidentiel le 5 décembre 2025 afin de remplacer l’ancien Conseil national de la jeunesse du Sénégal. À travers cette réforme, les pouvoirs publics ambitionnent de mettre en place un cadre plus participatif permettant aux jeunes de prendre part aux politiques publiques, aux débats de gouvernance locale ainsi qu’aux questions liées au développement social et économique.

L’installation officielle des membres du CCJS est attendue au cours du mois de juin prochain. Dans les régions comme dans les communes, les autorités administratives sont désormais appelées à veiller rigoureusement au respect des critères d’éligibilité et des incompatibilités prévues par les textes afin d’éviter toute contestation autour de cette nouvelle structure consultative.

Le Pool judiciaire financier frappe fort : plus de 1 000 arrestations et des milliards de FCFA saisis

La lutte contre les biens mal acquis connaît une accélération sans précédent au Sénégal. Moins de deux ans après son installation officielle, le Pool judiciaire financier (PJF) s’impose déjà comme l’un des principaux instruments de l’État dans la traque de la criminalité économique et financière. Selon les révélations du quotidien L’Observateur, cette juridiction spécialisée affiche des résultats spectaculaires, traduisant la volonté des autorités de renforcer la reddition des comptes et de durcir la répression contre les détournements de deniers publics, les fraudes financières et les réseaux criminels liés à l’économie souterraine.

Créé par la loi n°2023-15 du 2 août 2023 pour remplacer l’ancienne Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI), le Pool judiciaire financier a été officiellement installé en septembre 2024. Depuis sa mise en service, la machine judiciaire s’est rapidement mise en branle. D’après les chiffres obtenus par L’Observateur, le PJF a déjà procédé à 1 090 arrestations et transmis près de 600 dossiers aux cabinets d’instruction compétents.

Cette activité intense repose en grande partie sur les investigations et rapports transmis par plusieurs organes de contrôle de l’État. La Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF), l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC), l’Inspection générale d’État (IGE) ainsi que la Cour des comptes figurent parmi les principaux pourvoyeurs de dossiers sensibles. Selon les informations publiées par le journal, 55 rapports émanant de la CENTIF ont été transmis aux juges d’instruction. À cela s’ajoutent neuf rapports de l’OFNAC et neuf autres provenant de l’IGE, dont plusieurs font déjà l’objet d’enquêtes approfondies ou de procédures judiciaires en cours.

Les montants concernés donnent la mesure de l’ampleur de cette offensive judiciaire. Les saisies et cautionnements en numéraire dépasseraient désormais les 35 milliards de FCFA. En parallèle, des cautionnements en nature estimés à près de 3,9 milliards de FCFA ont également été enregistrés, comprenant notamment six immeubles bâtis placés sous contrôle judiciaire.

Le patrimoine immobilisé par le PJF ne se limite pas aux avoirs bancaires et aux biens immobiliers classiques. Les enquêteurs ont également saisi 115 véhicules et une vingtaine de titres fonciers couvrant plus de 200 hectares. Plusieurs appartements, terrains et autres propriétés immobilières font actuellement l’objet de mesures conservatoires dans le cadre des procédures engagées.

Les investigations touchent aussi des secteurs liés à la criminalité transnationale. Des pirogues, moteurs hors-bord et équipements utilisés dans des réseaux d’émigration clandestine ont été récupérés par les autorités judiciaires. Divers matériels électroniques ont également été placés sous saisie dans le cadre d’enquêtes portant sur des opérations financières suspectes.

Face à l’ampleur des dossiers traités et à la complexité croissante des montages financiers, le Pool judiciaire financier estime toutefois que des moyens supplémentaires deviennent indispensables. Selon L’Observateur, les responsables de cette juridiction spécialisée plaident pour un renforcement significatif des effectifs, notamment à travers le recrutement d’assistants spécialisés et la création d’une unité d’enquête dédiée exclusivement aux crimes économiques et financiers.

La formation continue des magistrats, enquêteurs et experts impliqués dans ces procédures apparaît également comme un enjeu central. Les autorités judiciaires veulent adapter leurs méthodes à une criminalité financière de plus en plus sophistiquée, souvent marquée par des circuits internationaux de blanchiment, des sociétés écrans et des opérations complexes de dissimulation d’avoirs.

Mondial 2026 : les derniers choix de Pape Thiaw avant la publication de sa liste des 26 Lions

Le suspense touche à sa fin pour les supporters sénégalais. Ce jeudi, le sélectionneur national Pape Thiaw doit dévoiler la liste officielle des 26 joueurs retenus pour défendre les couleurs du Sénégal à la Coupe du monde 2026 prévue aux États-Unis, au Mexique et au Canada. À quelques heures de cette annonce très attendue, les grandes tendances semblent déjà se dessiner, même si certains choix restent encore en réflexion au sein du staff technique.

Dans les cages, la hiérarchie paraît déjà établie. Sauf énorme surprise, les trois gardiens présents lors de la CAN 2025 devraient être reconduits. Édouard Mendy conservera son statut de numéro un après une saison solide avec Al-Ahli. À ses côtés, Yehvann Diouf et Mory Diaw devraient également faire partie du voyage, récompensés pour leur régularité et leur présence continue en sélection.

En défense, peu de changements majeurs sont attendus. Le principal sujet d’inquiétude concerne le capitaine Kalidou Koulibaly. Blessé depuis plusieurs semaines avec Al-Hilal, le patron de la défense sénégalaise devrait néanmoins être retenu par le sélectionneur, qui espère pouvoir compter sur son expérience au cours du tournoi. Même dans l’hypothèse d’un retour progressif, sa présence dans le groupe est jugée indispensable pour encadrer les plus jeunes.

Autour de lui, plusieurs cadres devraient être confirmés, notamment Moussa Niakhaté, Krépin Diatta, Ismail Jakobs ou encore Abdoulaye Seck. La montée en puissance de jeunes profils comme Mamadou Sarr et Nobel Mendy confirme également la volonté du staff de préparer l’avenir tout en conservant une ossature expérimentée.

Au milieu de terrain, la continuité semble aussi privilégiée. Le vétéran Idrissa Gana Gueye devrait encore être l’un des leaders techniques et mentaux de l’équipe. À ses côtés, la nouvelle génération incarnée par Lamine Camara, Habib Diarra et Pape Matar Sarr devrait avoir un rôle majeur dans le dispositif de Pape Thiaw. L’équilibre entre expérience et jeunesse constitue d’ailleurs l’un des axes forts du projet du sélectionneur depuis plusieurs mois.

Mais c’est surtout dans le secteur offensif que les décisions les plus délicates sont attendues. Avec le retour en forme de Bamba Dieng et celui d’Assane Diao, la concurrence s’est intensifiée. Dans le même temps, plusieurs attaquants ont connu une saison plus compliquée en club, à l’image d’Boulaye Dia ou d’Habib Diallo, dont les performances récentes semblent avoir fragilisé leur position.

Le retour de Sadio Mané, absent lors de la dernière trêve pour blessure, devrait naturellement redistribuer les cartes. Autour de lui, Nicolas Jackson, Ismaïla Sarr et Iliman Ndiaye apparaissent comme des certitudes offensives. La progression du jeune Ibrahim Mbaye suscite également beaucoup d’espoirs au sein du football sénégalais.

Selon les dernières tendances, trois joueurs offensifs convoqués lors du dernier rassemblement pourraient finalement être écartés de la liste définitive. Mamadou Diakhon, Boulaye Dia et Habib Diallo figurent parmi les noms les plus souvent évoqués parmi les potentiels absents. Quant à Cheikh Tidiane Sabaly, son absence lors de la dernière trêve internationale laisse penser qu’il part avec un retard difficile à combler malgré son récent transfert en Amérique du Nord.

Détournement présumé de 95 millions FCFA à Ngaparou : l’ex-directeur d’Aventurin Recoroute face à la justice

Une vaste affaire de détournement présumé secoue actuellement la Petite-Côte. À Ngaparou, l’ancien directeur général de la société Aventurin Recoroute, identifié sous les initiales S. Souaré, est poursuivi pour des faits portant sur un montant estimé à 95 millions de FCFA. L’homme, de nationalité ivoirienne, est détenu à la prison de Mbour depuis son placement sous mandat de dépôt le 10 avril 2026.

Selon les éléments de l’enquête révélés par L’Observateur, l’affaire trouve son origine dans des anomalies constatées autour de la gestion financière de l’entreprise spécialisée dans les infrastructures routières. S. Souaré dirigeait la société depuis 2021 et bénéficiait de la confiance de ses supérieurs installés en Allemagne. Mais derrière cette apparente stabilité, plusieurs irrégularités auraient progressivement été mises au jour.

Le dossier a commencé à prendre forme à partir de la situation du directeur technique de l’entreprise, M. Thiam, aujourd’hui promu à la tête de la société. Ce dernier serait resté durant cinq mois sans percevoir son salaire, évalué à près de quatre millions de FCFA. Pour justifier ces retards, l’ancien directeur général lui aurait expliqué que l’entreprise traversait une période financière particulièrement difficile.

Pendant plusieurs mois, l’ingénieur en génie civil accepte cette explication et patiente dans l’espoir d’un retour à la normale. Mais un détail finit par éveiller ses soupçons. Au sixième mois, son salaire lui est finalement transféré via l’application Wave, alors que les paiements étaient jusque-là effectués exclusivement par virement bancaire.

Intrigué par ce changement inhabituel, M. Thiam entreprend discrètement des vérifications internes. Ses recherches auraient révélé que l’entreprise ne connaissait en réalité aucune difficulté financière majeure. Les comptes de la société mère allemande ne montraient aucun signe de crise susceptible d’expliquer les retards de paiement.

Soupçonnant une fraude organisée, le directeur technique décide alors de saisir le procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Mbour. À la suite de cette plainte, la direction de Aventurin Recoroute ordonne un audit interne afin d’évaluer l’ampleur des irrégularités.

Les conclusions de cette mission d’audit vont rapidement alourdir les soupçons pesant sur l’ancien directeur général. Les experts découvrent plusieurs opérations financières jugées suspectes. Une somme de 1,7 million de FCFA destinée à des frais de notaire aurait disparu. Plus de quatre millions de FCFA destinés à des fournisseurs n’auraient jamais été reversés. À cela s’ajoutent les arriérés de salaires du directeur technique ainsi que d’autres mouvements financiers non justifiés.

Les investigations révèlent également un système présumé de falsification de documents bancaires. Selon les enquêteurs, S. Souaré aurait transmis à ses supérieurs hiérarchiques en Allemagne de faux relevés bancaires afin de masquer les transactions réelles effectuées sur les comptes de l’entreprise.

Face aux premières découvertes, l’ancien dirigeant aurait signé une reconnaissance de dette portant sur plusieurs dizaines de millions de FCFA. Mais l’approfondissement des investigations financières permettra finalement d’estimer le préjudice global à environ 95 millions de FCFA.

Licencié depuis novembre 2025, S. Souaré sera ensuite interpellé par les éléments de la Brigade de recherches de Saly Portudal avant son placement sous mandat de dépôt.

Au cours de l’enquête préliminaire, le mis en cause aurait reconnu une partie des faits. Il aurait expliqué aux enquêteurs avoir utilisé les fonds détournés pour faire face à des difficultés familiales en Côte d’Ivoire.

Mais lors de sa comparution devant le Tribunal de grande instance de Mbour, le prévenu a adopté une ligne de défense totalement différente. À la barre, il a affirmé que les sommes en question avaient servi à couvrir diverses dépenses liées au fonctionnement de l’entreprise, notamment des factures, des locations de véhicules et des rémunérations de prestataires.

Désormais directeur général de Aventurin Recoroute, M. Thiam réclame dix millions de FCFA au titre des dommages et intérêts. De son côté, l’entreprise exige une réparation estimée à 150 millions de FCFA pour le préjudice financier et moral subi.

Le parquet, pour sa part, a requis une application rigoureuse de la loi face à ce qu’il considère comme des faits particulièrement graves.

Le jugement dans cette affaire très suivie à Mbour est attendu le 26 mai prochain.

Parcelles-Assainies : un commerçant simule un cambriolage pour détourner plus de 1,5 million FCFA d’une tontine

Le commissariat d’arrondissement des Parcelles-Assainies a déféré, ce mardi 19 mai 2026, le commerçant M. T. Sèye au parquet de Dakar pour détournement de fonds. L’homme est accusé d’avoir orchestré un faux cambriolage de son propre magasin afin de masquer la disparition de l’argent d’une tontine qu’il gérait au profit de plusieurs femmes du quartier.

Selon des informations recueillies auprès de sources proches du dossier, l’affaire trouve son origine dans une tontine mise en place par le commerçant, domicilié à l’Unité 11 des Parcelles-Assainies. Au fil des mois, plusieurs adhérentes, principalement des femmes, lui avaient confié leurs cotisations dans un climat de confiance. La somme totale collectée s’élevait à 1 521 000 francs CFA et devait être redistribuée à l’approche de la Tabaski 2026, une période cruciale pour de nombreuses familles confrontées à d’importantes dépenses.

Mais le 4 mai dernier, le gérant informe brusquement les membres de la tontine qu’il a été victime d’un cambriolage durant la nuit. Il affirme alors que des individus inconnus se sont introduits dans son magasin et ont emporté l’intégralité de la caisse contenant les fonds des cotisantes. Sur place, tout semblait confirmer sa version des faits : des cadenas brisés gisaient au sol tandis que le rideau de fer du commerce était partiellement soulevé, donnant l’apparence d’une effraction soigneusement mise en scène.

Malgré ce décor troublant, plusieurs victimes ont rapidement exprimé des doutes face aux circonstances du prétendu vol. Soupçonnant une manipulation, elles se sont organisées en collectif avant de déposer une plainte auprès du commissariat des Parcelles-Assainies afin que toute la lumière soit faite sur la disparition de leur argent.

Les investigations menées par les policiers ont alors permis de relever de nombreuses incohérences dans les déclarations du commerçant. Convoqué pour audition, M. T. Sèye a d’abord tenté de maintenir sa version des faits, répétant que son magasin avait été ciblé par des malfaiteurs. Mais sous les questions insistantes des enquêteurs et face aux contradictions relevées dans son récit, il a fini par passer aux aveux.

Le commerçant a reconnu avoir lui-même brisé les cadenas de sa boutique et forcé le rideau métallique dans le but de faire croire à un cambriolage. Il a également admis avoir utilisé à des fins personnelles l’intégralité des fonds appartenant aux membres de la tontine.

Évasion avortée de « Mara milliardaire » : le marabout rattrapé après une fuite spectaculaire à Dakar

Le marabout Serigne A. Faye, plus connu sous le surnom de « Mara milliardaire », a tenté de s’évader de manière spectaculaire alors qu’il était extrait de la Maison d’arrêt et de correction de Rebeuss pour des soins médicaux au centre hospitalier Abass Ndao, à Dakar. Déjà poursuivi dans une affaire judiciaire particulièrement lourde, le détenu a finalement été repris après une course-poursuite dans les rues de la capitale.

Selon les informations rapportées par le quotidien L’Observateur, les faits se sont déroulés jeudi dernier lors d’une extraction médicale encadrée par des agents pénitentiaires. Profitant d’un moment d’inattention, le détenu aurait demandé à se rendre aux toilettes avant de réussir à s’échapper par une fenêtre du bâtiment hospitalier.

Son absence a rapidement alerté les surveillants pénitentiaires qui ont immédiatement déclenché une opération de recherche dans les environs de la Gueule-Tapée. S’en est suivie une course-poursuite dans plusieurs ruelles du quartier. Après plusieurs minutes de traque, Serigne A. Faye a finalement été rattrapé et maîtrisé de justesse par les agents chargés de son escorte.

Replacé à la MAC de Rebeuss, le mis en cause fait désormais l’objet d’une procédure supplémentaire pour tentative d’évasion, un nouvel élément qui vient alourdir un dossier judiciaire déjà particulièrement accablant devant le cabinet du juge d’instruction du tribunal de Pikine-Guédiawaye.

Le marabout avait été arrêté à la suite d’une enquête menée par la Division des investigations criminelles (DIC), sous la supervision du procureur Saliou Dicko. Les charges retenues contre lui sont nombreuses et particulièrement graves. Il est notamment poursuivi pour association de malfaiteurs, actes contre-nature, pédophilie, viols répétés sur mineur, transmission volontaire du VIH, rébellion, mise en danger de la vie d’un fonctionnaire de police ainsi que blanchiment de capitaux.

L’enquête porte sur un présumé réseau de prostitution impliquant un mineur âgé de 16 ans. Les investigations avaient également révélé une première tentative de fuite du suspect vers la Gambie. Les enquêteurs sénégalais, en collaboration avec Interpol, étaient finalement parvenus à le localiser avant son rapatriement à Dakar où il avait été placé sous mandat de dépôt.

Les circonstances de son interpellation avaient déjà attiré l’attention. D’après les éléments de l’enquête, Serigne A. Faye aurait simulé un malaise de sa mère pour gagner du temps lorsque les policiers s’étaient présentés à son domicile situé aux Almadies. Dans sa tentative de fuite, il aurait ensuite foncé avec son véhicule sur un agent de police. Le fonctionnaire aurait évité le choc de justesse, échappant à un drame.

Réseau sexuel démantelé à Linguère : 23 mandats de dépôt après des aveux en cascade

Ce qui n’était au départ qu’une série de plaintes pour harcèlement sexuel a fini par révéler l’existence présumée d’un vaste réseau organisé à travers plusieurs localités du Sénégal. À Linguère, l’enquête menée par les forces de sécurité a déjà conduit à 23 mandats de dépôt et à l’identification d’une trentaine de personnes, dans un dossier aux ramifications multiples qui continue de susciter de nombreuses interrogations.

Selon les informations rapportées par le journal Libération, l’affaire a éclaté après la plainte d’une victime ayant dénoncé des faits répétés de harcèlement sexuel. Les révélations faites à son employeur ont rapidement conduit les enquêteurs jusqu’à un premier suspect : Mame Abdou Lecore, plus connu sous le surnom de « Baye Tama », un tailleur âgé de 32 ans.

Interpellé puis placé en garde à vue, ce dernier aurait reconnu les faits qui lui sont reprochés. Son audition marque alors un tournant décisif dans l’enquête. D’après Libération, ses déclarations permettent aux policiers de découvrir l’existence d’un groupe WhatsApp utilisé pour organiser des rencontres sexuelles entre plusieurs membres répartis dans différentes zones du pays.

Au fil des investigations, d’autres victimes se manifestent, faisant passer le nombre de plaintes à quatre contre le même individu. Les enquêteurs remontent ensuite progressivement les ramifications du réseau grâce aux aveux des personnes arrêtées.

Parmi les noms cités figure Amadou Guèye, surnommé « Tigui », commerçant de 48 ans, présenté comme l’un des principaux recruteurs et organisateurs du groupe. Les enquêteurs le soupçonnent d’avoir joué un rôle central dans la mise en relation des membres et dans l’organisation de rencontres sexuelles collectives dans plusieurs localités.

L’enquête prend une dimension encore plus sensible lorsque certains mis en cause sont soumis à des tests médicaux. Libération indique qu’Amadou Guèye aurait été déclaré séropositif au VIH/Sida, tout comme plusieurs autres personnes citées dans le dossier, notamment Allé Daffé et Mbaba Gningue.

Les auditions successives ont également permis de dresser le profil varié des personnes impliquées. Selon les éléments de l’enquête, plusieurs corps de métier sont concernés : enseignants, étudiants, marabouts, éleveurs, boulangers, agents de sécurité, électromécaniciens ou encore commerçants. Cette diversité des profils a renforcé la complexité du dossier et l’ampleur supposée du réseau.

Toujours selon Libération, les enquêteurs ont particulièrement été marqués par la quantité d’aveux recueillis au cours de la procédure. La plupart des personnes interpellées auraient coopéré avec les policiers, livrant des détails précis sur le fonctionnement interne du groupe, ses modes de communication et l’identité de plusieurs participants.

La 23e arrestation, celle de Ndiaga Seck, est venue provisoirement clôturer cette première phase de l’enquête. Il aurait été cité par Ahmadou Lamine Dia, lequel aurait remis aux enquêteurs des photographies et différents contenus jugés compromettants afin d’appuyer ses déclarations.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°739 – 20/05/2026

🔴 11 JUIN 2024- 11 JUIN 2026 / LES CADRES DE LA RÉPUBLIQUE DES VALEURS ÉVOQUENT L’AFFAIRE ASER – AEE POWER EPC PORTANT SUR 37 MILLIARDS CURIEUSEMENT DISPARUS ET DÉNONCENT : DEUX ANS DE MENSONGES
🔴 TAFSIR THIOYE SORT DE SES GONGS ET CONFIE QUE LE DOCUMENT SIGNÉ PAR LE PRÉSIDENT DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE EST DIFFÉRENT DE CELUI VOTÉ EN PLÉNIÈRE : OOOH LES FAUSSAIRES!

🔴 ROUTE VERS LA CAN 2027 : LE SÉNÉGAL CONNAÎT SES ADVERSAIRES

Falsification présumée d’un texte de loi : Tamsir Thioye dénonce une « tache noire » sur la législature

Dakar – Le député non-inscrit Tamsir Thioye a vivement dénoncé ce qu’il qualifie de « falsification » dans le processus législatif ayant conduit à la promulgation d’un texte de loi controversé. Selon lui, le document signé par le président de l’Assemblée nationale ne correspondrait pas à celui adopté en séance plénière, soulevant de graves interrogations sur la régularité de la procédure parlementaire.

« Quand j’ai reçu le texte signé, j’ai immédiatement constaté des incohérences. J’ai dit : “Danguene dioum, ce n’est pas le texte que nous avons voté” », a-t-il affirmé, soutenant que l’administration parlementaire ne lui aurait jamais fourni la version conforme au texte adopté.

Des irrégularités dans la procédure

Le parlementaire indique que la proposition initiale comportait trois articles, examinés en commission puis en plénière. Toutefois, après l’introduction d’un amendement, le texte final aurait été modifié de manière irrégulière.

« Aujourd’hui, nous avons trois numéros différents pour un même texte : 9/2026, 10/2026 et 11/2026. C’est inadmissible et inédit dans l’histoire de notre pays », a-t-il déclaré.

Une interpellation du chef de l’État

Estimant qu’« un acte de falsification est avéré », Tamsir Thioye affirme avoir interpellé le président de la République, en sa qualité de garant de la Constitution. Malgré ces alertes, le chef de l’État aurait promulgué un texte qu’il juge « faux, contradictoire et inapplicable », protégé selon lui par « des faussaires ».

Le député regrette par ailleurs que le recours au Conseil constitutionnel n’ait pas été enclenché, faute du nombre requis de parlementaires pour saisir la juridiction compétente. « Nous sommes désarmés », a-t-il déploré.

Des conséquences institutionnelles évoquées

Au-delà des questions de procédure, Tamsir Thioye met en garde contre les conséquences politiques et institutionnelles de cette affaire. Selon lui, « c’est le code électoral qui est en jeu, un texte consensuel depuis 1992. Sa falsification entache l’image du Sénégal et fragilise la confiance dans nos institutions ».

Il appelle enfin à des réformes urgentes afin de renforcer la transparence du processus législatif : « Il n’est plus question qu’un texte soit envoyé au président de la République sans ampliation aux députés, aux groupes parlementaires et aux non-inscrits. »

Ousmane Sonko attendu à l’Assemblée nationale pour une séance de vérité face aux députés

Le Premier ministre Ousmane Sonko sera face aux députés ce vendredi 22 mai 2026 dans le cadre de la séance des questions d’actualité au Gouvernement, prévue à l’Assemblée nationale. Ce rendez-vous parlementaire, très attendu par l’opinion publique, intervient dans un contexte marqué par de fortes attentes sociales, économiques et institutionnelles.

Au cours de cette séance, les parlementaires auront l’occasion d’interpeller directement le chef du gouvernement sur plusieurs dossiers sensibles liés à la conduite des politiques publiques. Cette rencontre constitue l’un des principaux mécanismes de contrôle de l’action gouvernementale par l’Assemblée nationale et permet aux représentants du peuple d’obtenir des réponses sur les préoccupations majeures du moment.

Face à l’hémicycle, Ousmane Sonko devra notamment s’expliquer sur les orientations économiques du gouvernement, la situation sociale du pays, les réformes annoncées ainsi que les mesures engagées pour répondre aux difficultés auxquelles les populations sont confrontées. Les débats pourraient également porter sur la gouvernance, l’emploi des jeunes, le coût de la vie, les infrastructures publiques et les engagements pris par les nouvelles autorités.

Cette séance revêt une importance particulière alors que le gouvernement est régulièrement attendu sur des résultats concrets concernant l’amélioration des conditions de vie des Sénégalais. Les échanges entre le Premier ministre et les députés devraient ainsi permettre de mesurer les réponses de l’exécutif face aux nombreuses préoccupations exprimées ces derniers mois.

Dans les rangs de la majorité comme de l’opposition, cette rencontre parlementaire suscite déjà un vif intérêt. Plusieurs députés entendent profiter de cette tribune pour interpeller le chef du gouvernement sur les urgences nationales et les perspectives des réformes en cours.

Arsenal renoue avec la gloire et décroche enfin la Premier League après 22 ans d’attente

Le long cauchemar est terminé pour Arsenal FC. Vingt-deux ans après son dernier sacre en championnat, le club londonien a officiellement été sacré champion d’Angleterre ce mardi soir à l’issue du match nul entre Manchester City et AFC Bournemouth (1-1). Un résultat qui offre mathématiquement le titre aux Gunners avant même leur dernière rencontre de la saison.  

Cette consécration marque la fin d’une interminable attente pour les supporters d’Arsenal, qui n’avaient plus vu leur équipe soulever le trophée de Premier League depuis la mythique saison 2003-2004 des “Invincibles”, conclue sans la moindre défaite sous l’ère d’Arsène Wenger.  

Le scénario du sacre a tenu tout le nord de Londres en haleine. Au Vitality Stadium, Manchester City était dans l’obligation de s’imposer pour maintenir la pression sur Arsenal. Mais les hommes de Pep Guardiola ont été freinés par une courageuse équipe de Bournemouth. Le tournant du match est intervenu à la 39e minute grâce à une superbe réalisation du jeune attaquant français Eli Junior Kroupi, auteur d’une frappe enroulée somptueuse qui a fait exploser le stade et, dans le même temps, les supporters d’Arsenal à travers le monde.  

Malgré une égalisation tardive d’Erling Haaland dans les arrêts de jeu, Manchester City n’a pas réussi à arracher la victoire nécessaire pour prolonger la course au titre. Avec quatre points d’avance et une seule journée restante, Arsenal devient donc officiellement champion d’Angleterre 2025-2026.  

Ce sacre récompense le travail colossal accompli depuis plusieurs saisons par l’entraîneur espagnol Mikel Arteta. Arrivé sur le banc des Gunners en décembre 2019, l’ancien adjoint de Guardiola a progressivement reconstruit une équipe compétitive, capable de rivaliser avec les meilleures formations européennes. Après plusieurs saisons terminées au pied du trône, Arsenal a finalement réussi à franchir le dernier palier cette année.  

Portés par une défense impressionnante et une remarquable régularité tout au long de la saison, les Londoniens ont su résister à la pression de Manchester City jusqu’au bout. Des joueurs comme Declan Rice, Bukayo Saka, Martin Ødegaard ou encore David Raya ont largement contribué à cette campagne historique.

Formation et emploi : 100 jeunes chauffeurs professionnels prêts à intégrer le réseau Kai Ñu Dem

Le Sénégal franchit une nouvelle étape dans la professionnalisation du secteur des transports urbains. Cent jeunes chauffeurs professionnels ont officiellement reçu, ce mardi, leur attestation de fin de formation après trois mois d’apprentissage intensif financés par le Fonds de Financement de la Formation professionnelle et technique (3FPT) à hauteur de 40 millions de francs CFA.

La cérémonie de remise des attestations a été présidée par le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Amadou Moustapha Ndieck Sarré, en présence des responsables du 3FPT, de l’entreprise de transport Kai Ñu Dem ainsi que du Centre de formation aux métiers portuaires et à la logistique (CFMPL).

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du Projet de formation-insertion (PFI), un mécanisme mis en place pour rapprocher la formation professionnelle des besoins réels du marché de l’emploi. Le programme repose sur un partenariat tripartite entre l’État du Sénégal, à travers le 3FPT, l’entreprise Kai Ñu Dem qui s’est engagée à recruter l’ensemble des bénéficiaires, et le CFMPL chargé de dispenser les enseignements techniques et pratiques.

À travers ce projet, les autorités ambitionnent de contribuer à l’amélioration de la mobilité urbaine tout en offrant des perspectives d’emploi durables à des jeunes souvent confrontés aux difficultés d’insertion professionnelle.

Prenant la parole lors de la cérémonie, le directeur général du 3FPT, Babo Amadou Ba, a rappelé que sa structure a déjà injecté près de 600 millions de francs CFA dans une trentaine de projets similaires à travers le pays. Selon lui, ces programmes ont permis l’insertion de plus de 2 000 jeunes dans différents secteurs d’activités.

Il a souligné que cette dynamique répond à une priorité nationale dans un contexte où les jeunes de moins de 35 ans représentent près de 75 % de la population sénégalaise. Pour les autorités, la formation qualifiante constitue ainsi un levier essentiel de lutte contre le chômage et de promotion de l’employabilité.

Le directeur général de Kai Ñu Dem, Pape Seyni Ndiaye, a pour sa part insisté sur la nécessité de professionnaliser davantage le métier de chauffeur de taxi au Sénégal. Il estime que ce partenariat permettra non seulement de renforcer la qualité du service offert aux usagers, mais également de créer des emplois stables dans un secteur en pleine mutation.

Il a également mis en avant les enjeux liés à l’organisation des Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026, affirmant que ces jeunes chauffeurs auront un rôle important à jouer dans l’accueil et la mobilité des visiteurs durant cet événement international prévu en novembre prochain.

De son côté, la directrice générale du CFMPL, Awa Ndiaye Sagna, a rappelé que le secteur des transports fait aujourd’hui face à de profondes transformations marquées par des exigences accrues en matière de sécurité routière, de fiabilité et de qualité de service.

Elle a indiqué que les bénéficiaires ont été formés non seulement à la conduite professionnelle, mais également aux comportements citoyens, à la sécurité routière et aux règles de discipline indispensables dans le transport public.

DU SALOUM AUX MARCHES INTERNATIONAUX : ET SI LE PROCHAIN CHAMPION SENEGALAIS ETAIT AUJOURD’HUI UN PAYSAN ?

Le Sénégal finance, mais transforme peu. Derrière les dispositifs existants se cache une question plus profonde : peut-on organiser, sur une génération, le passage d’un petit producteur rural à un industriel de référence ? À travers l’idée d’un Fonds National pour l’Initiative Économique et Souveraine (FNIES), une réponse structurée émerge.

Au Sénégal, nous avons pris l’habitude de poser le problème économique en termes de financement. Accès au crédit, fonds publics, appui aux entreprises : les instruments existent et se multiplient. Pourtant, une question essentielle reste largement ignorée : que devient, sur le long terme, celui qui commence en bas de l’échelle ?

Prenons une image simple. Dans un village du Saloum, un paysan cultive l’arachide avec des moyens limités. Il produit, vend, survit parfois difficilement.

Trente ans plus tard, que peut-il espérer ? Rester dans la même condition, ou devenir un acteur majeur de la transformation agro-industrielle ?

Malheureusement, la première réponse reste vraie pour 99, 99 % des personnes. Ce qui démontre que notre modèle économique a échoué et qu’il faut changer de logique.

Aujourd’hui, au Sénégal, l’accès au financement pour les PME et projets structurants est renforcé par des outils étatiques dédiés comme le FONGIP (garantie) et le FONSIS (investissement), complétés par l’initiative « Sunu Champions » lancée fin 2025 pour créer des leaders économiques nationaux.

Mais ces dispositifs, ou outils, financent, accompagnent, mais ils ne construisent pas un parcours.

Résultat : une entreprise peut obtenir un crédit sans produire localement. Une autre peut croître sans jamais atteindre l’industrialisation. Et les projets structurants restent souvent déconnectés du tissu des PME.

Le problème n’est pas l’absence d’efforts. Le problème est l’absence de trajectoire.

C’est dans ce contexte que l’idée d’un FNIES prend tout son sens. Non pas comme un instrument de plus, mais comme une architecture capable de relier ce qui est aujourd’hui dispersé.

L’ambition est simple à formuler, mais exigeante à mettre en œuvre : permettre à un petit producteur de devenir, étape par étape, un acteur industriel.
Concrètement, cela suppose d’abord de réorienter le financement vers la production réelle. Une coopérative du Saloum qui transforme son arachide en huile ou en produits dérivés doit être prioritaire. Produire, transformer, localement doit devenir la règle, et non l’exception.

Ensuite, les entreprises qui progressent doivent être accompagnées, mais sous condition. Le statut de “champion” ne doit pas être une distinction symbolique. Il doit reposer sur des engagements précis : créer des emplois, structurer des filières, accéder à des marchés régionaux. Sans résultats, les avantages doivent disparaître.

Enfin, les entreprises les plus performantes doivent pouvoir franchir un cap décisif : celui de l’industrialisation. C’est à ce niveau que des instruments comme le FONSIS prennent toute leur importance, en finançant des projets capables de transformer durablement l’économie.

Ce modèle n’est pas théorique. Le Sénégal a déjà connu des trajectoires individuelles de réussite. Youssou Ndour a construit un groupe médiatique solide à partir d’un talent artistique. Des figures comme Khadim Ba ou Tahirou Sarr ou Bocar Samba DIEYE illustrent des parcours d’ascension économique significatifs.

Mais ces réussites restent des exceptions. L’enjeu est désormais de les transformer en norme.

Cela suppose une rupture claire : passer d’une logique de financement à une logique de transformation. Cela suppose aussi du courage politique, car toute politique sérieuse implique des règles strictes, de la transparence et des sanctions en cas de non-performance.

La question est donc posée au pays : voulons-nous continuer à accompagner des trajectoires limitées, avec tous les risques (cf. Excellent article de Monsieur Cheikh THIAM, ine soleil digital du 18 mai 2026) ou sommes-nous prêts à construire un système qui élève réellement ?

Amadou Bassirou NDIAYE,
Président Bokk Defar Sénégaal
bokkdefar@gmail.com

Kaolack : 2 494 nouveaux policiers intègrent les rangs de la Police nationale

L’École des sous-officiers de la Police Cheikh Tidiane Diouf de Kaolack a vibré, ce mardi 19 mai 2026, au rythme de la cérémonie officielle de sortie de la 49e promotion de la Police nationale. Présidée par le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Mouhamadou Bamba Cissé, cette cérémonie solennelle s’est tenue en présence des autorités administratives, religieuses et coutumières, ainsi que de nombreuses familles venues assister à l’aboutissement de plusieurs années de formation.

Au total, 2 494 nouveaux agents, dont 333 femmes, ont achevé avec succès un cycle de formation de deux ans et deux mois. Durant cette période d’internat, les élèves policiers ont été formés dans plusieurs domaines liés à la sécurité publique, au maintien de l’ordre, aux techniques d’intervention, à la discipline et aux valeurs républicaines. Désormais prêts à rejoindre les différents services de la Police nationale, ces nouveaux agents viennent renforcer les effectifs dans un contexte marqué par des défis sécuritaires croissants.

Dans son allocution, le ministre de l’Intérieur a salué les efforts consentis par les recrues tout au long de leur parcours. Il a rappelé les sacrifices, la rigueur et la discipline qui ont rythmé leur formation, tout en rendant hommage aux encadreurs et formateurs qui ont assuré leur préparation morale, physique et psychologique.

« Pendant vos deux années d’internat, les chargés de cours et les moniteurs se sont employés à vous préparer moralement, physiquement et psychologiquement à recevoir l’instruction et la formation qui vous permettront d’embrasser votre métier de policier avec compétence, dévouement et professionnalisme », a déclaré Mouhamadou Bamba Cissé devant les nouvelles recrues.

Le ministre a également insisté sur la portée républicaine de la mission policière, exhortant les jeunes agents à faire preuve d’intégrité, d’humilité et de sens du devoir dans l’exercice de leurs fonctions. Selon lui, intégrer la Police nationale en 2026 représente un engagement fort au service de la nation et de la sécurité des citoyens.

« Derrière l’uniforme que vous portez avec fierté, il y a une mission noble, celle de protéger nos concitoyens, de garantir l’ordre public et de veiller à ce que chaque Sénégalais puisse vivre en sécurité. Vous êtes désormais le premier rempart contre l’insécurité et le désordre », a-t-il souligné.

Cette 49e promotion a été baptisée du nom du commissaire divisionnaire de classe exceptionnelle Baba Yaradou, en hommage à son parcours et à sa contribution au sein de l’institution policière sénégalaise.

Kédougou : les Douanes frappent fort contre les réseaux de l’orpaillage clandestin

Une vaste opération menée conjointement par la Subdivision régionale des Douanes de Kédougou et le 34e Bataillon a permis de porter un coup sévère aux réseaux liés à l’orpaillage clandestin dans le sud-est du Sénégal. Baptisée OP’S 05/2026/SDK/BAT34, cette mission de ratissage conduite du 16 au 18 mai 2026 s’est soldée par des saisies spectaculaires de produits chimiques, de carburant et de matériels destinés à l’exploitation illégale de l’or.

Placée sous l’autorité du commandant Baye Diamé Diakhaté, chef de la Subdivision des Douanes de Kédougou, l’opération a mobilisé d’importants effectifs des Forces de défense et de sécurité sur plusieurs axes considérés comme des corridors stratégiques de ravitaillement des sites clandestins appelés localement « dioura ». Dans cette région frontalière particulièrement exposée aux trafics transnationaux, les autorités ont voulu frapper vite et fort afin de perturber les circuits logistiques qui alimentent l’exploitation illégale des ressources aurifères.

Les premières interventions ont débuté le 16 mai sur l’axe Guémédji-Boto-Fadougou, où des contrôles intensifs ont été mis en place pour intercepter les convois suspects et surveiller les mouvements de marchandises illicites. Selon des sources douanières, plusieurs tentatives de dissimulation de produits destinés aux sites d’orpaillage ont été déjouées au cours de cette première phase.

Le lendemain, les unités engagées ont étendu leurs opérations au département de Saraya, une zone régulièrement citée parmi les principaux foyers de l’exploitation aurifère clandestine dans la région. Les localités de Douta, Sambrambougou et Tinkoto ont notamment été ciblées. Les agents y ont découvert des stocks importants de produits chimiques ainsi que des équipements utilisés dans les activités minières illégales.

La dernière journée de l’opération a conduit les forces engagées vers Bantako puis Mako, avant un retour à Kédougou pour la clôture de la mission. Au terme des trois jours de ratissage, les Douanes ont annoncé un bilan particulièrement lourd pour les trafiquants.

Au total, 1 500 kilogrammes de cyanure ont été saisis. Ce produit extrêmement toxique est couramment utilisé dans le traitement de l’or sur les sites clandestins, malgré les graves risques qu’il représente pour la santé humaine et l’environnement. Les agents ont également mis la main sur 245 bidons de carburant destinés à alimenter les installations minières illégales, ainsi que sur plusieurs quantités d’acide sulfurique, de zinc et d’autres substances chimiques.

En plus des produits dangereux, les forces de contrôle ont récupéré du matériel d’exploitation comprenant des groupes électrogènes, des motopompes, des marteaux-piqueurs et plusieurs motocyclettes introduites frauduleusement dans la zone pour assurer le transport rapide des hommes et des marchandises.

À travers cette offensive, les autorités douanières affichent leur volonté de renforcer la pression sur les réseaux criminels qui prospèrent autour de l’orpaillage clandestin dans le sud-est du pays. Cette activité, en pleine expansion ces dernières années, alimente non seulement des circuits de contrebande transfrontaliers, mais expose également les populations locales à des risques majeurs liés à l’utilisation anarchique de produits chimiques hautement dangereux.

Le Sénégal officiellement certifié par l’OMS pour l’élimination du trachome

Le Sénégal a franchi une étape majeure dans le domaine de la santé publique. En marge de la 79e Assemblée mondiale de la Santé, tenue à Genève, le Directeur général de l’Organisation mondiale de la santé a officiellement remis, ce mardi 19 mai 2026, la certification attestant de l’élimination du trachome comme problème de santé publique au Sénégal au ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Dr Ibrahima Sy.

Cette distinction vient consacrer plusieurs années de lutte intense contre cette maladie tropicale négligée, longtemps considérée comme l’une des principales causes de cécité évitable dans plusieurs régions du monde. Dans un communiqué publié à cette occasion, le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique a salué un « instant fort, symbolique et empreint de fierté », estimant que cette reconnaissance internationale reflète les efforts continus déployés par les autorités sanitaires et leurs partenaires.

Selon le ministère, cette victoire est le résultat d’un vaste travail mené sur l’ensemble du territoire national à travers des campagnes de sensibilisation, des opérations de dépistage, des traitements de masse, la prise en charge des patients ainsi qu’une forte mobilisation communautaire. Les programmes mis en œuvre ont également permis d’améliorer l’accès à l’hygiène et à l’assainissement dans plusieurs localités exposées à cette maladie infectieuse.

Le trachome, causé par une infection bactérienne touchant les yeux, représente depuis des décennies un défi sanitaire dans plusieurs pays africains. La maladie se transmet principalement dans les zones où les conditions d’hygiène sont précaires et peut provoquer, à terme, une cécité irréversible si elle n’est pas traitée. Face à cette menace, le Sénégal avait engagé depuis plusieurs années une stratégie nationale alignée sur les recommandations de l’OMS, notamment à travers la stratégie dite « CHANCE », qui combine chirurgie, antibiotiques, nettoyage du visage et amélioration de l’environnement.

La validation officielle de cette élimination par l’OMS remonte au 15 juillet 2025. Avec cette certification désormais remise aux autorités sénégalaises, le Sénégal rejoint le cercle restreint des 25 pays dans le monde ayant réussi à éliminer le trachome comme problème de santé publique. Sur le continent africain, seuls neuf pays ont atteint cet objectif jusqu’à présent.

Pour les autorités sanitaires, cette reconnaissance internationale constitue une preuve de la solidité du système de santé sénégalais et de l’efficacité des politiques publiques mises en œuvre ces dernières années. Le ministère de la Santé estime également que cette réussite illustre l’engagement collectif de l’État, des agents de santé, des partenaires techniques et financiers ainsi que des communautés locales qui ont activement participé aux différentes campagnes de prévention et de traitement.

Au-delà de l’aspect symbolique, cette certification ouvre une nouvelle page pour le Sénégal dans la lutte contre les maladies tropicales négligées. Les autorités entendent désormais maintenir les acquis afin d’éviter toute résurgence de la maladie et poursuivre les efforts dans d’autres domaines prioritaires de santé publique.

Revue des réformes de l’UEMOA : le Sénégal maintient un taux de mise en œuvre de 77 % malgré un léger recul

Dakar a servi de cadre, ce mardi, à la phase politique de la revue annuelle des réformes, politiques, programmes et projets communautaires de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Cette rencontre de haut niveau marque l’étape finale du processus d’évaluation engagé au sein des États membres afin de mesurer l’état d’application des engagements communautaires.

Les travaux ont permis de faire le point sur les performances du Sénégal dans la mise en œuvre des réformes de l’espace communautaire. À l’issue de l’évaluation technique de l’année 2025, le Sénégal affiche un taux moyen de mise en œuvre de 76,45 %, soit environ 77 %, un niveau considéré comme satisfaisant par les autorités communautaires.

Cette performance intervient dans un contexte où le volume des réformes évaluées a connu une hausse importante. Au total, 145 réformes ont été examinées cette année contre 132 en 2024, traduisant un élargissement du champ des exigences communautaires et des mécanismes de suivi.

Malgré ce résultat jugé honorable, le Sénégal enregistre toutefois un léger recul de 2,14 points par rapport au taux de 78,59 % obtenu l’année précédente. Cette baisse s’explique notamment par certaines contraintes relevées lors des travaux techniques, en particulier les retards dans la validation de certains documents, l’insuffisance de pièces justificatives ainsi que des difficultés liées au suivi et à l’exécution de plusieurs programmes et projets communautaires.

Les conclusions de la phase technique montrent cependant que l’ensemble des États membres de l’UEMOA ont réalisé des progrès significatifs dans l’application des réformes communautaires. Les évaluateurs ont salué les efforts consentis dans plusieurs secteurs stratégiques, tout en appelant les pays à renforcer davantage les mécanismes de gouvernance, de coordination et de suivi des projets.

Face aux insuffisances relevées, les autorités sénégalaises ont réaffirmé leur engagement à améliorer les dispositifs logistiques et administratifs afin d’accélérer l’exécution des projets et de consolider les performances du pays lors des prochaines évaluations.

Occupation anarchique des autoponts à Dakar : le réveil tardif des autorités face à un désordre devenu chronique

Le communiqué publié le 15 mai par le gouverneur de Dakar, annonçant des opérations de contrôle et de libération des autoponts irrégulièrement occupés, aurait pu être accueilli comme une mesure salutaire. Pourtant, derrière cette réaction officielle se cache surtout le constat inquiétant d’un laisser-faire profondément enraciné dans la gestion de l’espace public dans la capitale sénégalaise.

Dans son texte, l’autorité administrative déplore « l’installation d’abris de fortune, l’exercice d’activités commerciales non autorisées, le stationnement anarchique de motos et de matériels divers ainsi que l’utilisation de ces espaces comme lieux d’hébergement nocturne ». Une situation devenue banale sous plusieurs autoponts de Dakar, au point que certains de ces lieux ressemblent désormais à de véritables zones d’occupation permanente.

Mais ce qui interpelle le plus dans cette affaire reste le timing de cette sortie. Il a fallu un reportage diffusé par la RTS pour provoquer une réaction officielle, alors que le phénomène ne date nullement d’hier. Depuis plusieurs années, chaque nouvelle infrastructure routière livrée aux usagers est rapidement envahie par des occupations informelles. Quelques semaines suffisent souvent pour voir apparaître des installations précaires, des commerces improvisés et des parkings sauvages sous les ponts et aux abords des échangeurs.

Progressivement, ces espaces publics sont transformés en propriétés privées de fait, sans véritable opposition des autorités. Le premier occupant s’installe, d’autres suivent, et le désordre finit par s’imposer comme une norme. Une réalité qui soulève de nombreuses interrogations sur l’efficacité du contrôle administratif et sécuritaire dans la capitale.

Le gouverneur annonce aujourd’hui des opérations impliquant les forces de défense et de sécurité. Pourtant, policiers et gendarmes sont quotidiennement présents à proximité de plusieurs autoponts concernés. Ils assistent depuis des mois, parfois des années, à cette occupation progressive des lieux. Dès lors, beaucoup s’interrogent : pourquoi aucune intervention n’a-t-elle été menée plus tôt ?

Car empêcher une installation anarchique dès ses débuts semble plus simple que d’attendre qu’elle se consolide, créant chez les occupants un sentiment de légitimité, voire parfois une posture victimaire lors des déguerpissements. Ces opérations tardives, bien qu’elles apparaissent nécessaires pour rétablir l’ordre, viennent aussi briser des activités économiques précaires et des espoirs construits dans l’illégalité mais tolérés pendant longtemps.

L’autre point qui suscite l’incompréhension concerne le rôle des structures publiques chargées de la gestion des infrastructures routières, notamment Ageroute. L’agence, responsable des grands axes, semble avoir abordé le problème sous un angle essentiellement événementiel plutôt que structurel.

Dans un communiqué daté du 28 avril et publié sur sa page Facebook le 6 mai, Ageroute annonçait des opérations de déguerpissement « dans le cadre des Jeux olympiques de la jeunesse 2026 ». Une formulation qui a provoqué de nombreuses critiques. Pour plusieurs observateurs, ce message laisse entendre que les opérations de libération des espaces publics seraient motivées davantage par le souci de présenter une image propre de Dakar à l’approche d’un événement international que par une volonté durable de préserver le cadre urbain.

Cette perception alimente un sentiment de frustration chez de nombreux Dakarois. Beaucoup redoutent que ces opérations ne soient que temporaires, avant un retour progressif des occupations anarchiques une fois les JOJ terminés.

Le phénomène ne se limite d’ailleurs pas aux espaces situés sous les ponts. Certaines infrastructures elles-mêmes sont touchées. Au pont de Fann, par exemple, l’espace séparant les deux voies a été occupé par des installations de fortune. Dans le passé, des situations similaires avaient déjà été observées sur certaines passerelles de la VDN, sans réaction durable des autorités compétentes.

Dans ce contexte, l’absence visible de la municipalité de Dakar est également pointée du doigt. Alors que la capitale fait face à des problèmes croissants d’occupation irrégulière et de désordre urbain, les initiatives municipales apparaissent quasi inexistantes sur cette question.

Le maire de Dakar est davantage perçu comme concentré sur les enjeux politiques liés à son maintien à la tête de la ville, dans un climat marqué par les débats autour d’une éventuelle délégation spéciale. Pendant ce temps, les problématiques liées à l’ordre urbain semblent reléguées au second plan.

Pourtant, certains rappellent l’exemple de Khalifa Sall, ancien maire de Dakar, qui avait engagé plusieurs opérations de réorganisation de l’espace public malgré leur impopularité initiale. Pour ses partisans, il avait démontré qu’une gouvernance fondée sur une vision claire et détachée des calculs politiciens pouvait produire des შედეგats visibles, y compris sur le plan électoral.

Quant aux maires des autres communes de Dakar, leur silence sur le sujet renforce le sentiment d’abandon ressenti par une partie de la population. Beaucoup dénoncent un manque d’anticipation généralisé et une incapacité des autorités locales à faire respecter durablement les règles d’occupation de l’espace public.

Affaire Ndiaga Seck : les révélations d’une ancienne relation au cœur de l’enquête

L’enquête visant Matar Ndiaga Seck, plus connu sous le surnom de « Ndanane », continue de provoquer de nombreuses réactions au Sénégal. Placé sous mandat de dépôt dans une affaire mêlant accusations d’homosexualité et de transmission volontaire du VIH, le militant politique proche de Pastef se retrouve désormais au centre d’un dossier aux ramifications aussi judiciaires que personnelles.

De nouvelles révélations publiées par le quotidien L’Observateur apportent un éclairage inédit sur les circonstances ayant conduit à son inculpation. Au cœur du dossier figurent notamment des échanges privés datant de 2013, remis aux enquêteurs par Ahmadou Lamine Dia lors de sa garde à vue au commissariat de Linguère. Ces conversations électroniques auraient constitué des pièces importantes dans la procédure ouverte contre Ndiaga Seck.

Depuis l’éclatement de l’affaire, une interrogation revenait avec insistance : pourquoi Ahmadou Lamine Dia avait-il conservé pendant plus de dix ans ces anciens messages ? Selon les informations rapportées par L’Observateur, la réponse aurait émergé lors de la confrontation entre les deux hommes devant les enquêteurs.

Ahmadou Lamine Dia aurait expliqué avoir entretenu une relation intime avec Ndiaga Seck entre 2013 et 2014. D’après sa déposition, leur premier contact aurait été établi via Facebook avant qu’un certain Jeannot Rodriguez ne facilite davantage leurs échanges et leurs rencontres.

Toujours selon les éléments relayés par le journal, cette relation se serait progressivement transformée en liaison amoureuse. Ahmadou Lamine Dia affirme que plusieurs rencontres auraient eu lieu dans la Petite Côte, notamment dans la localité de Somone. Entendu par les enquêteurs, il aurait déclaré qu’il ignorait à cette période sa propre séropositivité et qu’il n’était plus en mesure d’affirmer avec certitude si les rapports entretenus étaient protégés ou non.

Au-delà des accusations judiciaires, le dossier prend également une dimension personnelle et émotionnelle. Ahmadou Lamine Dia aurait confié avoir très mal vécu la fin de cette relation. Selon ses déclarations, Ndiaga Seck l’aurait brusquement bloqué et coupé de tout contact sans explication préalable. Une rupture qu’il décrit comme une profonde blessure affective.

C’est cette frustration qui l’aurait poussé à conserver pendant toutes ces années les anciens échanges entre eux. Toujours selon ses propos rapportés par L’Observateur, ces conversations représentaient à ses yeux les dernières traces d’une relation qu’il considérait sincère et importante.

Face à ces accusations, Matar Ndiaga Seck maintient une ligne de défense totalement opposée. Lors de son audition, « Ndanane » aurait déclaré ne pas se souvenir d’Ahmadou Lamine Dia. Il rejette l’ensemble des affirmations avancées contre lui et conteste notamment l’existence de la relation décrite par son accusateur.

Le Sénégal désigné pays hôte de la CAN Beach Soccer 2026 par la CAF

La Confédération Africaine de Football (CAF) a officialisé, ce lundi 18 mai, la désignation du Sénégal comme pays hôte de la Coupe d’Afrique des Nations de Beach Soccer 2026. La décision a été validée par le Comité exécutif de l’instance dirigeante du football africain, confirmant une nouvelle fois la place centrale qu’occupe le Sénégal dans le développement de cette discipline sur le continent.

Dans un communiqué publié à l’issue de la réunion du Comité exécutif, la CAF a salué la capacité du Sénégal à organiser des compétitions internationales de haut niveau. L’instance estime que ce choix traduit également la reconnaissance des efforts consentis par les autorités sportives sénégalaises et par la Fédération sénégalaise de football pour promouvoir le beach soccer en Afrique.

Le Sénégal s’impose depuis plusieurs années comme la référence continentale de cette discipline. Les Lions du beach soccer dominent largement les compétitions africaines avec un record de cinq titres continentaux consécutifs. La sélection nationale avait notamment remporté la dernière édition de la CAN Beach Soccer disputée en 2024 en Égypte, consolidant ainsi son statut de leader africain.

Cette future édition 2026 réunira huit des meilleures nations africaines de beach soccer. Au-delà du trophée continental, la compétition représentera un enjeu majeur pour les sélections engagées, puisque les équipes finalistes décrocheront leur qualification pour la prochaine Coupe du Monde de Beach Soccer de la FIFA prévue en 2027.

Ce ne sera pas une première pour le Sénégal, qui avait déjà accueilli avec succès l’édition 2021 de la compétition. L’organisation de ce tournoi avait été saluée aussi bien par les équipes participantes que par les responsables de la CAF, notamment pour la qualité des infrastructures et l’engouement populaire autour de l’événement.

Affaire Zakiroulahi Sow contre Amadou Ba et Khadim Ba : la Cour d’appel renvoie le dossier au 20 juillet

L’affaire judiciaire opposant Zakiroulahi Sow à Amadou Ba et à son fils Khadim Ba connaît un nouveau rebondissement. Lundi 18 mai 2026, la Cour d’appel de Dakar a décidé de renvoyer le dossier au 20 juillet prochain pour les plaidoiries, prolongeant ainsi une procédure déjà marquée par plusieurs reports et maintenant Khadim Ba en détention dans le cadre des poursuites pour infractions douanières.

Selon les informations rapportées par le quotidien Les Echos, cette nouvelle audience devait permettre d’avancer vers l’examen du fond du dossier. Mais une fois encore, la juridiction a choisi de repousser les débats, dans une affaire aux ramifications financières et judiciaires particulièrement complexes.

Au cœur du litige se trouvent plusieurs opérations commerciales portant sur des montants colossaux. Zakiroulahi Sow accuse Amadou Ba et Khadim Ba de n’avoir pas respecté différents engagements contractuels conclus dans le cadre d’investissements et de projets d’affaires. Le plaignant évoque notamment une transaction estimée à 2,4 milliards de francs CFA, ainsi qu’un investissement supplémentaire de 500 millions de francs CFA destiné à l’importation de véhicules.

Le dossier fait également état d’un projet d’acquisition d’hélicoptères destinés à l’État du Sénégal, une opération qui n’aurait finalement jamais abouti. Selon Zakiroulahi Sow, ces différents engagements non honorés lui auraient causé d’importants préjudices financiers, justifiant ainsi ses demandes de réparation devant les juridictions sénégalaises.

En parallèle des poursuites actuelles pour infractions douanières, l’affaire comporte un autre volet judiciaire lié à une précédente condamnation pour des faits d’escroquerie. Cette décision contestée prévoit le versement de dommages et intérêts évalués à 2,5 milliards de francs CFA. La défense chercherait notamment à remettre en cause certains aspects de cette condamnation devant la Cour d’appel.

Code électoral : les dessous d’une seconde lecture sous haute tension à l’Assemblée nationale

L’examen de la modification du Code électoral aura finalement donné lieu à l’un des épisodes parlementaires les plus sensibles de ces dernières semaines. Derrière l’adoption définitive du texte en seconde lecture, se cache une séquence institutionnelle marquée par des divergences de versions, une intervention du chef de l’État et une nouvelle bataille procédurale au sein de l’Assemblée nationale.

Le vendredi 8 mai 2026, les membres de la Commission des lois, de la décentralisation, du travail et des droits humains se sont retrouvés au Palais législatif pour reprendre l’examen de la loi modifiant la loi n°2021-35 du 23 juillet 2021 portant Code électoral. La réunion était dirigée par Ansoumana Sarr, premier vice-président de la commission, dans un climat particulièrement attentif après les controverses nées du premier vote du texte.

Cette réforme avait déjà été adoptée en procédure d’urgence lors de la séance plénière du 28 avril 2026. Mais entre le texte validé par les députés et celui transmis aux autorités compétentes, des différences auraient été constatées, poussant le Président de la République à activer les mécanismes constitutionnels lui permettant de demander une nouvelle délibération.

Cette initiative présidentielle a relancé tout le processus parlementaire autour du projet de loi. Selon le compte rendu de la commission, la seconde lecture s’est déroulée conformément aux dispositions prévues par le règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Dès l’ouverture des travaux, Ansoumana Sarr a tenu à rappeler le fondement juridique de cette procédure exceptionnelle en donnant lecture de l’article 93 du règlement intérieur.

Ce texte précise que le Président de la République peut, avant la promulgation d’une loi, solliciter une nouvelle délibération lorsque des réserves ou des difficultés apparaissent sur le texte adopté. La même disposition prévoit également qu’en seconde lecture, l’adoption définitive du projet nécessite une majorité qualifiée des trois cinquièmes des députés composant l’Assemblée nationale.

Dans l’hémicycle comme au sein de la commission, cette précision a immédiatement donné la mesure des enjeux politiques entourant le vote. Au-delà de la simple correction technique, plusieurs observateurs y ont vu une volonté de sécuriser juridiquement une réforme électorale particulièrement sensible à l’approche des prochaines échéances politiques.

Le gouvernement avait dépêché pour l’occasion Marje Rose Khady Fatou Faye, secrétaire d’État auprès du Premier ministre chargée des Relations avec les institutions et porte-parole du gouvernement. Sa présence traduisait l’importance accordée par l’exécutif à cette nouvelle phase du processus législatif.

Après le rappel des dispositions réglementaires, la parole a été donnée à Mohamed Ayib Salim Daffé, président du groupe parlementaire Pastef. Celui-ci a procédé à la lecture du texte soumis à une nouvelle délibération devant les membres de la commission.

Les discussions qui ont suivi ont porté sur les ajustements introduits dans la version corrigée du projet de loi ainsi que sur la nécessité de lever toute ambiguïté susceptible de fragiliser l’application future du Code électoral. Dans les couloirs de l’Assemblée, plusieurs députés évoquaient une séquence révélatrice des tensions persistantes autour des réformes institutionnelles et des rapports entre majorité et opposition.

Affaire Ndiaga Seck : un réseau de rendez-vous sexuels présumés éclabousse un acteur politique à Louga

L’enquête menée par les autorités judiciaires de Louga continue de révéler de nouveaux développements dans une affaire de mœurs qui secoue déjà plusieurs localités du pays. Comptable de profession et connu pour son engagement politique, Ndiaga Seck a été inculpé puis placé sous mandat de dépôt par le juge d’instruction du premier cabinet de Louga, selon des informations rapportées par le quotidien Libération dans sa livraison du mardi 19 mai 2026.

Au cœur du dossier figure un vaste réseau présumé de prises de contact et de rendez-vous sexuels organisé à travers les réseaux sociaux, principalement via Facebook. Les investigations ont pris une tournure décisive après l’exploitation du compte personnel du mis en cause, identifié sous le pseudonyme « Ndanane », où les enquêteurs affirment avoir découvert de nombreux échanges compromettants.

L’affaire a véritablement démarré avec les déclarations d’Ahmadou Lamine Dia, entendu par les enquêteurs avant même l’interpellation de Ndiaga Seck à Linguère. Lors de son audition, le témoin a expliqué avoir fait la connaissance du comptable entre 2013 et 2014 sur Facebook. Selon ses propos, les échanges virtuels auraient rapidement évolué vers des rencontres physiques, notamment à la Somone, sur la Petite-Côte, où des rapports sexuels auraient eu lieu.

Les enquêteurs se seraient appuyés sur un ancien numéro de téléphone que Ndiaga Seck aurait remis à Ahmadou Lamine Dia à l’époque des faits. Cet élément aurait permis d’établir un lien direct avec le suspect et de consolider les premières pistes de l’enquête.

Confronté aux accusations, Ndiaga Seck aurait d’abord tenté de prendre ses distances avec les déclarations du témoin. Il aurait affirmé ne pas se souvenir d’Ahmadou Lamine Dia, tout en validant involontairement plusieurs informations personnelles fournies par ce dernier aux enquêteurs, notamment certaines données de contact et éléments de son parcours.

Mais c’est surtout l’analyse de son activité numérique qui aurait fait basculer l’enquête. Les messages extraits de son compte Facebook feraient état, selon les enquêteurs, de conversations explicites, de discussions de drague ainsi que de prises de rendez-vous à caractère sexuel. Des éléments imprimés et présentés au mis en cause lors de son audition auraient finalement conduit ce dernier à reconnaître les faits qui lui sont reprochés.

D’après Libération, Ndiaga Seck aurait confié aux enquêteurs être « prisonnier d’un vice », expliquant avoir tenté à plusieurs reprises de mettre fin à ce comportement sans succès. Toujours selon le journal, il aurait même déclaré que ses différents pèlerinages à La Mecque avaient été motivés par le désir de se libérer de ces pulsions.

L’enquête a pris une nouvelle ampleur après les aveux du comptable. Ce dernier aurait remis aux enquêteurs une liste de dix personnes avec lesquelles il reconnaît avoir entretenu des relations sexuelles, principalement à Dakar et sur la Petite-Côte. Ces révélations pourraient entraîner de nouvelles interpellations dans les prochains jours.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°738 – 19/05/2026

🔴 MOUHAMADOU MOUSTAPHA MANÉ, COORDONNATEUR « R LES RÉPUBLICAINS » SUR «  LE SCANDALE PROCÉDURAL ET FINANCIER » AU NIVEAU DU MOLE 4 DONT L’INCIDENCE FINANCIÈRE EST DE 21,5 MDS… : LA CASSE DU SIÈCLE !
🔴 GESTION DU MATÉRIEL AGRICOLE – MALGRÉ LES PREUVES ÉCRITES EXHIBÉES DANS LEURS COLONNES PAR LES MÉDIAS INCRIMINÉS ET ACCUSÉS DE DIFFAMATION : MABOUBA DÉPOSE SA PLAINTE

🔴 CAN BEACH SOCCER 2026 : LA CAF CONFIE L’ORGANISATION AU SÉNÉGAL

FSF : Mouhamadou Badiane nommé conseiller en charge du marketing auprès du président Abdoulaye Fall

La Fédération sénégalaise de football poursuit la réorganisation de son équipe dirigeante avec la nomination de Mouhamadou Badiane au poste de conseiller en charge du marketing auprès du président Abdoulaye Fall. L’annonce a été officialisée à travers la décision N°2026-0012/FSF/PDT.

À travers cette nomination, l’instance faîtière du football sénégalais affiche sa volonté de renforcer sa stratégie de communication ainsi que la promotion de son image institutionnelle, dans un contexte marqué par de nouveaux défis sportifs, économiques et organisationnels.

Le choix porté sur Mouhamadou Badiane traduit également l’ambition de la nouvelle équipe dirigeante de moderniser davantage le fonctionnement de la Fédération, notamment dans les domaines du marketing sportif, du partenariat et de la visibilité des activités de la FSF. Le nouveau conseiller aura pour mission d’accompagner le président Abdoulaye Fall dans la mise en œuvre d’actions visant à améliorer le rayonnement de l’institution aussi bien sur le plan national qu’international.

Cette décision intervient au moment où la Fédération sénégalaise de football cherche à consolider ses acquis après plusieurs années de performances remarquées du football sénégalais sur la scène continentale et mondiale. La valorisation de l’image de la FSF, le développement de nouveaux partenariats ainsi que le renforcement de la communication institutionnelle figurent désormais parmi les priorités affichées par la direction fédérale.

Concertations nationales : la société civile plaide pour un dialogue inclusif centré sur les préoccupations des Sénégalais

En marge de son atelier de contribution consacré aux avant-projets de lois issus des Dialogues nationaux, la société civile a exprimé son soutien à l’initiative du président de la République visant à organiser de nouvelles concertations nationales dans un format jugé plus direct, plus souple et moins coûteux.

Dans une déclaration rendue publique, les organisations de la société civile ont salué une démarche qu’elles considèrent comme adaptée au contexte actuel du Sénégal, marqué par d’importants défis économiques, sociaux et institutionnels. Elles estiment que toute initiative favorisant l’écoute, le dialogue et le rapprochement entre les citoyens et les institutions constitue un levier essentiel pour préserver la stabilité du pays, renforcer la cohésion nationale et consolider les acquis démocratiques.

La société civile affirme ainsi prendre acte du choix d’un format de concertations davantage orienté vers des échanges rapprochés avec les forces vives de la Nation. Selon elle, cette approche rejoint un plaidoyer porté depuis plusieurs années en faveur de cadres de discussion plus accessibles, plus directs et moins marqués par les lourdeurs protocolaires. L’objectif, selon les participants à l’atelier, est de permettre des débats francs autour des préoccupations réelles des populations.

Toutefois, les organisations engagées dans cette réflexion insistent sur la nécessité d’assurer une représentation large, inclusive et équilibrée des différentes composantes de la société sénégalaise. Elles recommandent notamment l’implication des anciens Premiers ministres, des anciens présidents de l’Assemblée nationale, des autorités religieuses et coutumières, des leaders communautaires, des organisations de femmes et de jeunes, des associations de personnes vivant avec un handicap, mais aussi des universitaires, intellectuels, syndicats, acteurs des médias, organisations professionnelles, commerçants et travailleurs du secteur informel.

La société civile appelle également à une participation de l’ensemble des forces politiques, aussi bien celles de la majorité présidentielle que de l’opposition, estimant qu’un dialogue véritablement national ne peut produire des résultats durables sans une implication de toutes les sensibilités.

Au-delà des questions institutionnelles et électorales, les acteurs de la société civile souhaitent que les futures concertations abordent de manière prioritaire les préoccupations quotidiennes des Sénégalais. Ils citent notamment le coût de la vie, l’emploi des jeunes, la dette publique, la transparence dans la gestion des finances publiques, les tensions sociales ainsi que les difficultés liées à l’accès aux services sociaux de base.

Les questions de santé, d’éducation, de justice sociale et de vivre-ensemble doivent également, selon eux, occuper une place centrale dans les discussions afin de répondre aux attentes des populations confrontées à de multiples difficultés.

Pour la société civile, ce nouveau format présente plusieurs avantages majeurs. Elle estime qu’il peut favoriser une meilleure qualité d’écoute entre les différents acteurs, encourager des échanges plus directs et interactifs, renforcer la participation citoyenne et réduire considérablement les coûts d’organisation. Les organisations signataires considèrent également que cette méthode pourrait faciliter l’émergence de consensus durables autour des grandes priorités nationales.

En conclusion, la société civile invite l’ensemble des acteurs politiques, sociaux et institutionnels à répondre favorablement à cette initiative de concertations nationales dans un esprit d’ouverture, de responsabilité et de recherche de consensus. Elle estime que cette dynamique de dialogue peut contribuer à préserver la stabilité du Sénégal, restaurer la confiance entre gouvernants et gouvernés et consolider durablement les fondements démocratiques du pays.

Le pétrole termine en forte hausse sur fond de tensions croissantes au Moyen-Orient

Les cours du pétrole ont connu une séance particulièrement agitée lundi, oscillant au rythme des déclarations politiques et des informations contradictoires autour du conflit au Moyen-Orient, avant de finalement clôturer nettement dans le vert. Les investisseurs restent extrêmement sensibles à toute évolution susceptible d’affecter l’approvisionnement mondial en brut, dans un marché déjà fragilisé par des stocks en baisse et des inquiétudes persistantes sur l’offre.

À Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet a terminé la séance à 112,10 dollars, en hausse de 2,60 %. À New York, le baril américain de West Texas Intermediate pour livraison en juin a gagné 3,07 %, atteignant 108,66 dollars.

Tout au long de la journée, les marchés pétroliers ont réagi à une succession d’annonces et de rumeurs liées aux relations tendues entre Washington et Téhéran. Selon Robert Yawger, analyste chez Mizuho USA, les opérateurs ont une nouvelle fois été guidés par l’actualité géopolitique, dans un climat où chaque déclaration officielle peut provoquer d’importants mouvements de prix.

La hausse de fin de séance a été déclenchée par la publication d’un article du média américain Axios affirmant que les États-Unis jugeaient insuffisante la dernière proposition iranienne dans le cadre des discussions en cours. Citant un haut responsable américain, le média évoque une impasse persistante entre les deux pays, ravivant ainsi les craintes d’une aggravation du conflit régional.

Ces inquiétudes avaient déjà été alimentées quelques heures auparavant par les propos du président américain, qui a averti dimanche sur sa plateforme Truth Social qu’« il ne restera rien » de l’Iran si aucun accord rapide n’était trouvé avec Washington. Ces déclarations musclées ont immédiatement renforcé les tensions sur les marchés énergétiques, les investisseurs redoutant une perturbation plus importante des exportations pétrolières dans la région du Golfe.

Pourtant, en milieu de séance, les prix avaient temporairement reculé après la diffusion d’une information par l’agence iranienne Tasnim. Celle-ci évoquait une possible proposition américaine visant à suspendre certaines sanctions pétrolières contre l’Iran. Cette perspective a brièvement nourri l’espoir d’un apaisement diplomatique susceptible de permettre le retour de volumes supplémentaires de pétrole iranien sur le marché mondial.

Phil Flynn, analyste chez The Price Futures Group, souligne que cette hypothèse a momentanément rassuré les investisseurs. Selon lui, l’arrivée de nouveaux barils pourrait contribuer à réduire les tensions immédiates sur l’approvisionnement mondial, alors que la demande reste soutenue dans plusieurs grandes économies.

Au-delà de la situation géopolitique, les inquiétudes sur l’état des réserves mondiales continuent également de soutenir les cours. Le directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie, Fatih Birol, a averti lundi, en marge de la réunion des ministres des Finances du G7 à Paris, que les stocks commerciaux de pétrole diminuaient rapidement sous l’effet des conséquences de la guerre.

Jusqu’à présent, la mise sur le marché de réserves stratégiques par plusieurs pays consommateurs a permis de limiter l’envolée des prix. Mais de nombreux experts estiment que cette solution ne pourra pas être maintenue indéfiniment.

Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management, estime que les marges de manœuvre deviennent de plus en plus limitées. Selon lui, les États-Unis ne pourront pas continuer longtemps à accroître leurs exportations au rythme actuel. Il note également que les volumes de pétrole stockés en mer hors du golfe Persique ont quasiment disparu, signe d’un marché sous tension. À cela pourrait s’ajouter une reprise de la demande chinoise, Pékin étant susceptible d’augmenter de nouveau ses importations après plusieurs mois de ralentissement.

« Mamady Doumbouya, l’héritier des Pères fondateurs »

Au lendemain des indépendances en Afrique, le discours panafricaniste s’impose dans les foyers, les universités et les partis politiques. Les figures de proue se nomment Marcus Garvey, W. E. B. Du Bois, Kwame Nkrumah, Gamal Abdel Nasser, Ahmed Sékou Touré, etc. Ces Pères fondateurs ont bâti Organisation de l’unité africaine et œuvraient à la création d’un État fédéral africain.

J’en ajouterai:
Thomas Sankara!
Patrice LUMBUMBA!
Cheikh Anta Diop…

Totalement démarqué de ce panafricanisme galvaudé, le discours du président Mamady Doumbouya, prononcé au Kenya, à Nairobi, rappelle, par sa cohérence et son engagement, la pertinence et la noblesse du combat de ces Pères fondateurs.

S’exprimant lors de l’Africa Forward Summit à Nairobi, le président de la République, Mamady Doumbouya, a décliné les axes d’un panafricanisme compétitif. Il affirme à haute voix : « L’Afrique ne peut plus être un simple fournisseur de matières premières destinées à alimenter les industries du monde. La Guinée s’inscrit pleinement dans cette vision à travers le programme Simandou 2040, destiné à faire de la Guinée un acteur majeur de l’économie verte mondiale. »

En prenant cette décision, cet héritier des « Pères fondateurs » entend résoudre la crise de l’emploi pour la jeunesse guinéenne, qui sera formée afin de participer à la transformation des matières premières sur le sol national. Quel courage politique !

Pour lui encore : « Le minerai de fer de qualité de Simandou contribuera à produire un acier plus propre, indispensable aux infrastructures vertes, aux transports durables et aux technologies de la transition énergétique. »
Le président Doumbouya ajoute : « Mon pays est prêt à travailler avec tous les partenaires africains et internationaux pour bâtir une nouvelle génération de coopérations fondées sur le respect mutuel, la confiance et la co-construction. »

Par ces mots, il a séduit toute l’assistance et, au-delà, touché une jeunesse africaine connectée.

Comment ne pas aimer cet homme ?

Chers adversaires de Mamady Doumbouya, détestez-le si cette haine vous nourrit, mais soyez justes avec lui.

Cet homme est une chance pour la Guinée, une référence pour le continent africain.Mamady Doumbouya a organisé des élections démocratiques et transparentes, au terme desquelles il a été élu, alors qu’il aurait pu se contenter de faire comme certains dirigeants de la sous-région qui se sont octroyé, par décret présidentiel, des mandats de cinq ans. Doumbouya a préféré être franc et honnête avec son peuple, qui lui a délégué son pouvoir.

La Guinée n’a jamais été aussi bien gouvernée qu’aujourd’hui, selon ses partisans, depuis l’arrivée du président Doumbouya, sollicité par l’Alliance des États du Sahel, admiré par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, respecté par ses pairs de l’Union africaine et honoré par les Organisation des Nations unies.

Grâce à une gouvernance marquée par des succès sur les plans financier, économique et social, Doumbouya est en train de corriger les manquements de ses prédécesseurs.

Son humilité et sa bonne éducation l’empêchent de mettre excessivement en avant ses succès.
Face au monde, Doumbouya porte fièrement la voix de l’Afrique. Les lamentations, compréhensibles, de certains perdants à la solde d’acteurs politiques pusillanimes témoignent aujourd’hui de leur déception face à un homme demeuré imperturbable dans sa mission de répondre aux préoccupations du peuple guinéen.

Que les tirailleurs prennent du repos : le peuple de Guinée a signé un bail à durée indéterminée avec Mamady, dont le mérite dépasse largement celui de ses pourfendeurs en errance.

Doumbouya est une chance pour la Guinée. L’homme ne parle pas, il agit. Ses performances économiques ont été saluées par le Fonds monétaire international ainsi que par d’autres partenaires techniques et financiers qui considèrent le respect des droits humains, la défense des libertés, l’État de droit et la justice sociale comme des conditions essentielles.

Dans ce monde plein d’incertitudes, le peuple de Guinée peut compter sur ce digne héritier des « Pères fondateurs ». J’ai eu la chance d’en côtoyer certains, dont la vision panafricaine semble aujourd’hui perpétuée par Mamady Doumbouya.

Vive la Guinée nouvelle.
Vive le peuple de Guinée
Vive Mamady.
Me Robert BOURGI

Cyberattaque contre la DGCPT : les services de paiement et d’encaissement reprennent progressivement

La Direction générale de la Comptabilité publique et du Trésor (DGCPT) a annoncé, ce lundi, la reprise progressive de ses services de paiement et d’encaissement après une cyberattaque ayant affecté une partie de ses infrastructures numériques. L’institution financière de l’État sénégalais assure toutefois que les opérations de sécurisation et de restauration de ses systèmes d’information se poursuivent avec succès afin de rétablir totalement le fonctionnement des plateformes concernées.

Dans un communiqué consulté par Seneweb, la DGCPT explique que l’incident informatique est lié à des actes malveillants ayant provoqué des perturbations sur certains services numériques. Les analyses techniques menées par les équipes spécialisées ont permis de confirmer l’origine intentionnelle de l’attaque, qui a également entraîné une diffusion jugée irrégulière de certaines informations.

La Direction générale de la Comptabilité publique et du Trésor souligne que cette diffusion non autorisée de données pourrait faire l’objet de poursuites judiciaires. Les autorités compétentes travaillent actuellement à identifier les auteurs ainsi que les circonstances exactes de cette intrusion informatique qui intervient dans un contexte de multiplication des cybermenaces visant les administrations publiques et les institutions financières à travers le monde.

Malgré les perturbations enregistrées ces derniers jours, la DGCPT se veut rassurante quant à la continuité du service public. Elle affirme avoir engagé des mesures techniques et organisationnelles pour limiter les impacts de l’attaque, protéger les données sensibles et garantir la reprise progressive des opérations financières de l’État. Les services de paiement et d’encaissement recommencent ainsi à fonctionner progressivement, même si certaines plateformes pourraient encore connaître des ralentissements temporaires.

Cette cyberattaque remet au centre des préoccupations la question de la sécurité des systèmes d’information des administrations publiques sénégalaises. Avec la numérisation croissante des procédures financières et administratives, les institutions sont davantage exposées aux risques de piratage, de vols de données et de perturbations de services stratégiques.

Tabaski 2026 : le tronçon Thiadiaye-Kaolack ouvert exceptionnellement pour fluidifier le trafic

À l’approche de la Tabaski, période marquée par d’importants déplacements de populations à travers le pays, le gouvernement sénégalais a décidé d’ouvrir exceptionnellement le tronçon Thiadiaye-Kaolack afin de faciliter la circulation des voyageurs et de réduire les embouteillages sur les principaux axes routiers.

L’annonce a été faite ce lundi 18 mai 2026 par le ministre des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens, Déthié Fall, en marge d’une séance du dialogue institutionnel entre le gouvernement et l’Assemblée nationale organisée à Dakar. Cette rencontre a permis aux députés et aux responsables du département des Infrastructures d’échanger sur les priorités des territoires, les projets en cours ainsi que les difficultés liées à la mobilité et aux équipements publics.

Selon le ministre, la circulation sera autorisée sur l’axe Thiadiaye-Kaolack à partir du mercredi 20 mai 2026 à 8 heures. Cette ouverture exceptionnelle restera effective jusqu’au dimanche 7 juin 2026 à 22 heures, couvrant ainsi toute la période des préparatifs et du retour de la fête de Tabaski.

Déthié Fall a précisé que cette décision a été prise en coordination avec le ministère des Transports, conformément aux orientations données par le président de la République lors du Conseil des ministres du 8 avril 2026. L’objectif affiché par les autorités est de fluidifier le trafic vers les régions de l’intérieur du pays, particulièrement durant cette période où les départs vers les foyers familiaux connaissent une forte hausse.

Le ministre a également indiqué que cette mesure s’inscrit dans une stratégie plus large d’amélioration de la mobilité et d’accélération des chantiers d’infrastructures engagés par l’État. Il a insisté sur la nécessité de respecter les exigences liées au « coût, délai et qualité » dans la réalisation des projets publics, soulignant que le gouvernement entend renforcer l’efficacité dans l’exécution des travaux.

En marge de cette annonce routière, Déthié Fall a aussi évoqué plusieurs infrastructures en phase de finalisation. Il a notamment annoncé la réception publique du stade Iba Mar Diop ainsi que de la piscine olympique, prévue ce mardi à 16 heures. La cérémonie se déroulera en présence de la ministre de la Jeunesse et des Sports, des membres du Comité d’organisation des Jeux olympiques de la jeunesse (COJOJ) et de plusieurs autorités administratives et sportives.

Le Répertoire Touristique & Culturel du Sénégal : une renaissance attendue

Dakar, mai 2026 – Après huit années d’absence, le Répertoire Touristique & Culturel du Sénégal signe son grand retour avec une 10ᵉ édition qui promet de marquer un tournant dans la promotion du pays comme destination phare en Afrique de l’Ouest. Créé en 2000, ce manuel de référence revient à un moment où le secteur touristique sénégalais cherche à consolider ses acquis et à relever de nouveaux défis.

Un secteur en pleine expansion

Le tourisme est aujourd’hui la deuxième source de revenus du Sénégal après la pêche, générant plus de 150 000 emplois directs et indirects. Il contribue à réduire l’exode rural et représente une opportunité majeure pour les entrepreneurs locaux.

Depuis 2008, le nombre de structures touristiques a doublé, avec une amélioration notable de la qualité des hébergements et une meilleure conformité aux normes internationales.

Des défis persistants

Malgré ces avancées, le secteur reste confronté à plusieurs obstacles :

  • les prix élevés des prestations ;
  • la concurrence accrue de destinations attractives comme le Cap-Vert ou le Maroc ;
  • une promotion durable encore insuffisante, au-delà des réseaux sociaux.

Le numérique a permis de faire découvrir le Sénégal à travers les écrans, mais cette visibilité demeure souvent éphémère. D’où l’importance de supports tangibles et professionnels destinés aux tours-opérateurs, agences de voyages, ONG et institutions.

Le contenu du Répertoire

La nouvelle édition, publiée en français et en anglais, se présente comme un véritable manuel de promotion touristique. Elle mettra en avant :

  • les structures d’hébergement ;
  • les agences de voyages ;
  • les compagnies de transport ;
  • les activités de loisirs ;
  • un agenda culturel et sportif couvrant deux années.

Une distribution stratégique

Disponible dès août 2026, le Répertoire accompagnera la saison touristique 2026-2027. Il sera présenté lors des plus grands salons internationaux :

  • IFTM Top Resa (Paris, 15 septembre 2026) ;
  • SITV (Montréal, 30 octobre 2026) ;
  • WTM Londres (3 novembre 2026) ;
  • FITUR Madrid (20 janvier 2027) ;
  • BIT Milan (9 février 2027) ;
  • ITB Berlin (16 mars 2027).

Au niveau national, il sera distribué aux agences de voyages, hôtels, ambassades, consulats, ONG et grandes entreprises. À l’international, il sera disponible dans les bureaux commerciaux des ambassades et consulats du Sénégal.

Un format moderne

En plus de ses 12 000 exemplaires imprimés au format A5, avec finition dos carré cousu-collé et couverture vernis UV, une version numérique sera accessible via un QR code sur la plateforme  Au-Sénégal.com.

Un appel aux acteurs du secteur

Les structures touristiques qui ne sont pas encore référencées sont invitées à se rapprocher du service commercial afin de figurer dans cette nouvelle édition. Le Répertoire se veut inclusif et représentatif de la diversité des offres touristiques sénégalaises.

PRES : l’État n’a mobilisé que 63,4 milliards FCFA malgré un objectif de 762 milliards en 2026

Le Plan de redressement économique et social (PRES), présenté comme l’un des principaux leviers de relance budgétaire du Sénégal, peine encore à atteindre les objectifs financiers fixés par les autorités. Alors que l’État espère mobiliser 762,6 milliards de FCFA en 2026 grâce aux différentes mesures prévues dans ce programme, les recettes effectivement collectées restent, pour l’instant, largement en deçà des attentes.

Face aux députés, vendredi dernier, le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, a révélé que les recettes générées dans le cadre du PRES s’élèvent actuellement à 63,4 milliards de FCFA. Dans ce montant, les recettes douanières représentent 7,9 milliards de FCFA. Ces chiffres traduisent une progression notable par rapport à l’année 2025, durant laquelle le plan avait rapporté seulement 4,2 milliards de FCFA après son lancement en août.

Malgré cette hausse, les performances enregistrées demeurent insuffisantes au regard des prévisions inscrites dans la Loi de finances initiale pour 2026. Pour respecter les projections budgétaires arrêtées par le gouvernement, l’État devra encore mobiliser près de 700 milliards de FCFA au cours des prochains mois. Un défi de taille dans un contexte marqué par de fortes tensions sur les finances publiques et une pression croissante sur les capacités de financement de l’État.

Lancé officiellement le 1er août 2025 par le Premier ministre Ousmane Sonko, le PRES avait été présenté comme une réponse structurelle à la situation économique du pays. Le gouvernement tablait alors sur une mobilisation globale de 5 667 milliards de FCFA sur la période 2025-2028.

Selon les projections dévoilées à l’époque, les ressources domestiques devaient constituer la principale source de financement avec un objectif de 2 111 milliards de FCFA. À cela s’ajoutaient 1 091 milliards attendus de la valorisation des actifs de l’État, 50 milliards issus de la réduction du train de vie de l’administration publique et 1 352 milliards provenant du financement endogène hors endettement.

À travers ce programme, les autorités entendent renforcer les recettes internes tout en réduisant la dépendance du pays à l’endettement extérieur. Toutefois, les chiffres communiqués par le ministère des Finances montrent que le rythme de mobilisation des ressources reste encore éloigné des ambitions affichées par l’exécutif.

32e Assemblée régionale Afrique de l’APF : El Malick Ndiaye plaide pour une Afrique souveraine et des parlements plus offensifs

Les travaux de la 32e Assemblée régionale Afrique de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF) se sont ouverts ce lundi 18 mai 2026 à Dakar, dans un contexte marqué par les défis sécuritaires, institutionnels et économiques auxquels fait face le continent africain. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le président de l’Assemblée nationale du Sénégal, El Malick Ndiaye, en présence du président de la région Afrique de l’APF, Hilarion Etong, ainsi que de plusieurs délégations parlementaires venues de l’espace francophone.

Dans son discours inaugural, El Malick Ndiaye a défendu la nécessité pour les États africains de renforcer leur souveraineté politique et institutionnelle à travers des parlements plus solides, capables d’exercer pleinement leurs missions de contrôle de l’action gouvernementale et d’impulsion démocratique. Face aux crises sécuritaires persistantes, notamment dans la région du Sahel, il a estimé que les assemblées législatives africaines doivent jouer un rôle plus actif dans la prévention des conflits et la consolidation de la stabilité politique.

Le président de l’hémicycle sénégalais a particulièrement insisté sur le besoin d’une diplomatie parlementaire plus offensive et mieux coordonnée entre les pays africains membres de la Francophonie. Selon lui, les défis actuels imposent une coopération fondée sur des mécanismes concrets et durables, dépassant les simples déclarations d’intention. Il a ainsi appelé à la mise en place de cadres de collaboration technique et politique dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment la sécurité humaine, les échanges administratifs, la gouvernance institutionnelle et la fiscalité des industries extractives.

Devant les parlementaires francophones, El Malick Ndiaye a également mis en avant l’expérience politique récente du Sénégal qu’il considère comme une illustration de la résilience démocratique du pays. Revenant sur l’élection présidentielle de mars 2024 ayant porté Bassirou Diomaye Faye au pouvoir avec un gouvernement dirigé par Ousmane Sonko, il a présenté cette alternance comme l’exemple d’un changement politique majeur réalisé dans le respect des institutions républicaines.

Le président de l’Assemblée nationale a aussi évoqué la récente seconde délibération parlementaire sur un texte de loi déjà adopté, qu’il a qualifiée de démonstration de « maturité républicaine ». Selon lui, cette séquence institutionnelle illustre le fonctionnement normal des mécanismes démocratiques sénégalais ainsi que le respect des procédures prévues par les textes de la République.

Concertations nationales : la Coalition Diomaye Président apporte son soutien aux audiences initiées par Bassirou Diomaye Faye

La Coalition Diomaye Président a officiellement exprimé, ce lundi 18 mai 2026 à Dakar, son soutien aux audiences de concertation convoquées par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye. Ces rencontres avec les forces vives de la Nation sont prévues du 21 au 31 mai 2026 et s’inscrivent, selon la coalition, dans une dynamique de dialogue et de consolidation institutionnelle.

Dans un communiqué rendu public, la coalition présidentielle a salué une initiative qu’elle considère comme « une démarche de haute portée institutionnelle ». Elle estime que ces concertations traduisent la volonté du chef de l’État de faire du dialogue, de l’écoute mutuelle et de la concertation les piliers de sa gouvernance.

La Coalition Diomaye Président souligne également que cette initiative s’inscrit dans la continuité de la tradition sénégalaise de recherche de consensus et de stabilité politique. Selon elle, les audiences prévues offriront un cadre inclusif d’échanges réunissant les acteurs politiques, économiques et sociaux autour des grandes questions d’intérêt national.

À travers ces concertations, le président Bassirou Diomaye Faye réaffirme, d’après la coalition, sa volonté de préserver la stabilité du pays et de construire des consensus durables sur les enjeux stratégiques du Sénégal.

La coalition considère cette séquence politique comme un moment important pour la consolidation de la nation. Elle a ainsi lancé un appel à l’ensemble des forces vives afin qu’elles répondent favorablement à cette invitation au dialogue dans un esprit d’ouverture, de dépassement des divergences et d’engagement patriotique.

Actes contre nature : Ndiaga Seck inculpé et envoyé en prison à Louga

Déféré ce lundi matin devant le parquet par les éléments du commissariat urbain de Linguère, Ndiaga Seck a finalement été inculpé pour actes contre nature avant d’être placé sous mandat de dépôt par le juge d’instruction du tribunal de grande instance de Louga, selon des informations obtenues par Seneweb. L’homme politique de 51 ans a ainsi été conduit à la prison centrale de Louga où il doit passer sa première nuit en détention.

L’affaire, qui suscite déjà de nombreuses réactions, trouve son origine dans une enquête ouverte par les policiers du commissariat urbain de Linguère. Recherché depuis plusieurs jours, Ndiaga Seck avait fait l’objet d’un avis de recherche ainsi que d’une opposition à la sortie du territoire national. Il a finalement été interpellé vendredi dernier à Dakar par les éléments de la Division des Investigations Criminelles (DIC), agissant dans le cadre de cette procédure judiciaire.

Selon des sources proches du dossier, le mis en cause avait, dans un premier temps, rejeté en bloc les accusations portées contre lui lors des premières auditions. Mais l’évolution de l’enquête et certains éléments recueillis par les enquêteurs auraient conduit le quinquagénaire à changer de position au cours de son interrogatoire.

Face aux policiers, Ndiaga Seck aurait fini par reconnaître son implication présumée dans les faits qui lui sont reprochés. Toutefois, il aurait tenté de convaincre les enquêteurs qu’il s’était éloigné de ces pratiques depuis un certain temps. Dans ses déclarations, il aurait également fourni les identités d’une dizaine de personnes présentées comme d’anciens partenaires présumés.

Hajj 2026 : un deuxième pèlerin sénégalais décède à Médine

Le pèlerinage à La Mecque est marqué par un nouveau deuil pour la communauté sénégalaise présente en Arabie Saoudite. La Direction générale au pèlerinage aux Lieux Saints (DGP) a annoncé, ce lundi 18 mai, le décès d’un pèlerin sénégalais du nom d’Alioune Badara Diop, âgé de 49 ans.

Selon le communiqué officiel, le drame s’est produit à Biir Ali (Miqat), un lieu hautement symbolique où les pèlerins formulent leur intention d’accomplir le Hajj avant d’entrer en état de sacralisation. Le défunt aurait été victime d’un malaise peu après avoir effectué sa prière d’intention du pèlerinage.

Alioune Badara Diop faisait partie du regroupement ATMP (Trésor), l’un des contingents encadrés dans le cadre de l’organisation du Hajj 2026. Son décès suscite une vive émotion parmi les pèlerins sénégalais présents sur les lieux saints ainsi qu’au sein de sa famille et de ses proches au Sénégal.

Cette disparition intervient seulement quelques jours après un premier décès enregistré parmi les fidèles sénégalais. Le mercredi 13 mai dernier, la DGP avait déjà annoncé le rappel à Dieu d’Ibrahima Mbaye, âgé de 81 ans, à Médine. Selon les autorités, ce dernier avait lui aussi succombé à un malaise. Le défunt appartenait au regroupement Rao Peulh et a été inhumé dans les cimetières de Médine, conformément aux rites appliqués aux pèlerins décédés sur les lieux saints.

Ces deux décès surviennent dans un contexte de forte mobilisation autour du Hajj 2026. Cette année, le Sénégal bénéficie d’un quota officiel de 12 860 pèlerins accordé par les autorités saoudiennes. Le convoyage des fidèles vers l’Arabie Saoudite a démarré le 8 mai 2026 à travers un vaste dispositif logistique assuré notamment par Air Sénégal International, avec 25 vols programmés pour transporter les candidats au pèlerinage.

Excaf Télécom : les travailleurs durcissent le ton après 16 mois sans salaire

La colère monte au sein d’Excaf Télécom. Réunis ce lundi face à la presse, les membres du collectif des agents de l’entreprise ont annoncé la poursuite des « journées noires », un mouvement de protestation destiné à exiger le paiement immédiat et intégral de plusieurs mois d’arriérés de salaire. Les travailleurs dénoncent une situation sociale devenue, selon eux, « insupportable », et interpellent directement les autorités étatiques afin qu’une solution urgente soit trouvée.

Prenant la parole au nom du collectif, Papa Assane Diop, chargé de communication des agents, a dressé un tableau alarmant des conditions de vie des employés. Selon lui, les travailleurs d’Excaf Télécom vivent depuis plus d’un an dans une précarité extrême, contraints de continuer à assurer leurs fonctions sans percevoir leurs rémunérations.

« Depuis maintenant 16 mois, des hommes et des femmes travaillent sans percevoir leur salaire. Seize mois de souffrance, de sacrifice et d’incertitude », a-t-il déclaré devant les journalistes, estimant que les engagements pris par la direction n’ont jamais été respectés.

Le collectif affirme qu’à plusieurs reprises, des promesses de règlement des arriérés ont été faites aux employés. La direction aurait notamment annoncé le paiement de plusieurs mois de salaire avant le 2 décembre dernier. Mais, selon les travailleurs, un seul mois aurait finalement été versé, une mesure qu’ils considèrent comme largement insuffisante au regard de l’ampleur de la crise.

Face à cette situation, les agents disent désormais refuser de « souffrir dans le silence ». Ils assurent que les mouvements de protestation vont se poursuivre jusqu’à la satisfaction totale de leurs revendications. Les travailleurs réclament le paiement des 16 mois d’arriérés accumulés à Dakar, mais aussi la restitution des « 35 % prélevés » sur deux années de salaire.

Au-delà des revendications financières, les employés décrivent une crise humaine profonde. Plusieurs familles seraient aujourd’hui confrontées à de graves difficultés sociales, incapables de faire face aux dépenses quotidiennes, aux loyers ou encore à la scolarité des enfants. Selon les responsables du collectif, certains agents affectés dans les régions du pays seraient dans une situation encore plus critique, avec des retards de paiement atteignant parfois 26 à 27 mois de salaire.

Dans son intervention, Papa Assane Diop a également dénoncé ce qu’il considère comme une mauvaise gestion de l’entreprise. Il accuse les dirigeants de privilégier leurs intérêts personnels pendant que les travailleurs continuent de subir les conséquences d’une crise qui dure depuis plusieurs mois.

Le collectif lance ainsi un appel à la société civile, aux centrales syndicales ainsi qu’aux organisations de défense des droits humains et des travailleurs afin d’obtenir un soutien plus large. Les employés estiment également que l’État ne peut plus rester en retrait face à une situation qu’ils jugent extrêmement grave.

« On parle de rupture, mais rester 16 mois sans payer des travailleurs à Dakar est incompréhensible. La situation doit changer. L’État doit intervenir », a insisté le porte-parole du collectif.

Affaire Ndiaga Seck : les aveux explosifs du comptable devant les enquêteurs de Linguère

L’enquête visant Ndiaga Seck a connu un tournant décisif après son audition menée samedi dernier par les éléments du commissariat urbain de Linguère. Dans un premier temps, le comptable de 51 ans a tenté de rejeter les accusations portées contre lui. Mais l’exploitation sommaire de son téléphone portable, effectuée avec son accord, a permis aux enquêteurs de corroborer plusieurs déclarations du détenu Ahmadou Lamine Dia.

Face aux éléments jugés accablants, le responsable politique a finalement décidé de passer aux aveux lors de son interrogatoire consigné dans le procès-verbal transmis au tribunal de grande instance de Louga. Selon des informations tirées du dossier d’enquête, Ndiaga Seck a retracé son parcours personnel et les circonstances qui l’auraient conduit à fréquenter le milieu homosexuel durant plusieurs années.

Devant les enquêteurs, il a expliqué que son enfance avait été marquée par le divorce de ses parents alors qu’il n’était âgé que de quatre ou cinq ans. Confié à sa grand-mère paternelle vivant à Ziguinchor, il affirme y avoir grandi dans des conditions difficiles, participant régulièrement aux tâches ménagères. Il soutient également que c’est durant cette période qu’il aurait commencé à adopter des comportements efféminés au contact d’autres garçons de son âge.

Selon ses déclarations, les premiers attouchements auraient eu lieu à cette époque, sans toutefois aller jusqu’à des rapports sexuels. Ndiaga Seck situe ensuite un tournant majeur de sa vie entre 1998 et 1999, après ses études universitaires. Fréquentant alors un cybercafé, il explique avoir fait la connaissance d’un homme vivant en France via un site de rencontres amicales.

Toujours selon ses aveux consignés dans le dossier, leur relation virtuelle aurait progressivement évolué vers des échanges plus intimes. L’homme aurait ensuite effectué un voyage au Sénégal et séjourné à l’hôtel Le Méridien Président. Ndiaga Seck affirme que c’est à cette occasion qu’il aurait eu sa première relation sexuelle avec un homme.

L’enquête révèle également qu’il aurait par la suite rencontré un certain Papis Camara sur la même plateforme. Une relation amoureuse se serait nouée entre les deux hommes avant que Ndiaga Seck ne commence, selon ses propres propos, à fréquenter régulièrement le milieu homosexuel. Il aurait entretenu des relations avec plusieurs partenaires qu’il recevait principalement à son domicile.

Durant son audition, le quinquagénaire a toutefois déclaré avoir tourné définitivement la page de cette période de sa vie. Il affirme s’être repenti et avoir même tenté de sensibiliser certains homosexuels afin qu’ils abandonnent cette pratique. Dans ses déclarations, il a également évoqué plusieurs voyages effectués à La Mecque, affirmant s’y être rendu à plus de trois reprises.

Selon des sources proches du dossier, Ndiaga Seck aurait fourni aux enquêteurs l’identité ainsi que les numéros de téléphone de plusieurs anciens partenaires présumés. Son téléphone portable, placé sous scellés après son arrestation, doit désormais être transmis à la Division spéciale de cybersécurité pour des investigations techniques approfondies.

Tentative d’extorsion et vidéos compromettantes : le fils d’Idrissa Seck condamné à deux mois ferme

Le tribunal a rendu son verdict ce lundi dans l’affaire impliquant El Hadji Pape Abdoulaye Seck, consultant et fils de l’ancien Premier ministre Idrissa Seck. Poursuivi pour tentative d’extorsion de fonds, détention d’images contraires aux bonnes mœurs et obtention d’avantages indus au préjudice de Dame Amar, le prévenu a finalement été condamné à deux mois de prison ferme ainsi qu’au paiement d’un million de FCFA de dommages et intérêts.

À la barre, Pape Abdoulaye Seck a catégoriquement rejeté les accusations portées contre lui. L’affaire trouve son origine dans des faits remontant au mois d’août 2025. Selon la plainte déposée par Dame Amar, le prévenu l’aurait filmé dans une chambre d’hôtel en compagnie de plusieurs jeunes femmes dénudées avant d’utiliser cette vidéo pour exercer des pressions sur lui. Le plaignant l’accuse également d’avoir retiré 10 millions de FCFA de son compte bancaire après avoir eu accès à sa carte bancaire.

Face au tribunal, Abdoulaye Seck a soutenu que les accusations reposaient sur des faits « complètement faux ». Il a expliqué que la vidéo en question lui aurait été envoyée par une des jeunes femmes présentes dans la séquence. Selon sa version, il aurait simplement transféré la vidéo à Dame Amar « à titre préventif », affirmant vouloir l’alerter sur une supposée tentative d’escroquerie orchestrée par certaines des filles apparaissant dans les images.

Le juge lui a toutefois rappelé le contenu d’un message particulièrement compromettant adressé à la partie civile : « T’as deux minutes pour descendre ou ta vidéo va faire le tour du monde. » Une formulation que le ministère public a immédiatement assimilée à des menaces caractérisées.

Tentant de minimiser la portée de ce message, le prévenu a répondu qu’il s’agissait simplement de « leur manière de parler ». Il a ajouté qu’il se trouvait alors avec une certaine Sabrina, présentée comme membre du groupe de jeunes femmes figurant dans la vidéo, lesquelles réclamaient selon lui un paiement après avoir perdu le contact avec Dame Amar.

Concernant les retraits d’argent évoqués dans le dossier, Pape Abdoulaye Seck a nié avoir détenu la carte bancaire de la partie civile. « Je n’ai jamais eu sa carte. Je ne suis pas ami avec Dame Amar », a-t-il insisté devant la juridiction.

Absente à l’audience, la partie civile était représentée par son avocat, Me Adnan Yahya. Ce dernier a soutenu que le prévenu entretenait des rapports suffisamment proches avec son client pour avoir eu accès à sa carte bancaire. L’avocat a réclamé 12 millions de FCFA en réparation des différents préjudices subis. Sa consœur, Me Brige Dasilva, s’est associée à cette demande.

Le procureur de la République, estimant les faits établis, avait requis une peine de deux ans d’emprisonnement, dont trois mois ferme, contre le fils de l’ancien chef du gouvernement.

La défense, quant à elle, a dénoncé un dossier insuffisamment étayé. Me Alioune Badara Fall a plaidé la relaxe, estimant que les éléments du dossier ne permettaient pas de retenir une quelconque culpabilité contre son client.

Dans la même dynamique, Me Abou Abdoul Daff a soulevé la question de la compétence territoriale, rappelant que les faits reprochés auraient été commis en France. L’avocat a également contesté l’absence de preuves directes établissant que son client était l’auteur de l’enregistrement vidéo. « Rien ne prouve que c’est lui qui a filmé », a-t-il soutenu, avant d’ajouter : « Vous n’avez pas les mœurs françaises », en référence au contexte dans lequel les images auraient été tournées.

Pour sa part, Me Aly Fall a affirmé qu’« il n’y a pas l’ombre d’une infraction » dans cette affaire. Enfin, Me Abdou Aziz Djigo a demandé au tribunal de faire preuve de clémence si les faits venaient malgré tout à être retenus.

Cyberattaque au Trésor public : les salaires des fonctionnaires bloqués à l’approche de la Tabaski

L’inquiétude gagne progressivement les rangs de l’administration sénégalaise. Depuis plusieurs jours, de nombreux agents de l’État dénoncent des retards dans le paiement de leurs salaires, indemnités et autres avantages financiers, à la suite d’une grave perturbation informatique qui frappe les services du Trésor public. Une situation particulièrement sensible à quelques jours de la Tabaski, période traditionnellement marquée par une forte pression financière pour les ménages.

À l’origine de cette paralysie partielle : une cyberattaque présumée ayant affecté les systèmes d’information de la Direction générale de la Comptabilité publique et du Trésor (DGCPT). Le 10 mai dernier, l’institution avait officiellement reconnu l’existence d’un “incident” informatique impactant une partie de ses plateformes numériques. Dans un communiqué, la DGCPT avait assuré avoir immédiatement déclenché son plan de continuité d’activité afin de maintenir les opérations prioritaires et sécuriser les données sensibles. Depuis, toutefois, très peu d’informations supplémentaires ont filtré sur l’ampleur réelle de l’attaque ou sur les délais nécessaires pour un retour complet à la normale.

Sur le terrain, les conséquences commencent déjà à se faire sentir dans plusieurs administrations. Des agents publics affirment ne pas avoir reçu leurs virements habituels, tandis que d’autres évoquent des blocages dans le traitement des primes, avances et indemnités. Cette situation provoque un climat d’incertitude grandissant, notamment chez les travailleurs dont les dépenses liées à la fête de la Tabaski sont déjà engagées.

Le Collectif interministériel des agents de l’administration sénégalaise est monté au créneau pour interpeller les autorités sur les répercussions sociales de cette crise. Son coordonnateur, Omar Dramé, estime que les perturbations observées depuis plus d’une semaine risquent d’avoir des conséquences lourdes sur des milliers de familles si des solutions rapides ne sont pas trouvées. Selon lui, l’absence de visibilité sur le calendrier des paiements accentue la tension dans plusieurs services publics.

Au-delà des retards de salaires, cette affaire met également en lumière la vulnérabilité des infrastructures numériques de l’administration sénégalaise face aux menaces cybernétiques. Alors que les procédures financières de l’État sont de plus en plus digitalisées, la moindre faille informatique peut désormais avoir des répercussions immédiates sur le fonctionnement des services publics et sur la vie quotidienne des citoyens.

Pour l’heure, les autorités financières tentent de rassurer. Des opérations manuelles et des mécanismes alternatifs auraient été mis en place afin de limiter les impacts de la panne sur les paiements essentiels. Mais dans plusieurs ministères et directions, les agents restent suspendus à une régularisation rapide de leur situation financière.

Axe Dakar-Bamako : onze camions sénégalais incendiés, le transport routier paralysé par l’insécurité

Le corridor Dakar-Bamako traverse une nouvelle phase de forte instabilité sécuritaire. Depuis le 1er mai, la circulation des camions sénégalais en direction du Mali est presque totalement paralysée, selon l’Union des routiers du Sénégal (Urs), dans un contexte marqué par la multiplication des attaques contre les convois commerciaux sur plusieurs axes du territoire malien.

Cette situation suscite une vive inquiétude chez les transporteurs et les opérateurs économiques des deux pays, tant cet axe représente un maillon essentiel des échanges sous-régionaux. Les marchandises en provenance du port de Dakar, destinées au marché malien, peinent désormais à rejoindre leur destination en raison des risques sécuritaires devenus permanents sur certaines portions de route.

Le président de l’Urs, Daouda Lo, a fait état d’un lourd bilan matériel ces derniers jours. Selon lui, onze camions sénégalais ont été incendiés lors de différentes attaques visant des convois de fret. Parmi les véhicules détruits figurent notamment trois camions-citernes, trois véhicules en provenance de la Côte d’Ivoire, trois camions transportant diverses marchandises ainsi que deux autres poids lourds assurant le transport de fret commercial.

Les attaques surviennent dans un climat sécuritaire de plus en plus tendu au Mali, où des groupes armés ciblent régulièrement les axes routiers empruntés par les transporteurs. Les convois commerciaux, autrefois relativement sécurisés sur certains tronçons, sont désormais exposés à des risques permanents, poussant plusieurs chauffeurs à suspendre leurs activités par crainte pour leur sécurité.

Pour tenter de limiter les attaques, les autorités maliennes ont renforcé le système d’escortes militaires accompagnant les convois de marchandises. Mais malgré ces mesures, les incidents se poursuivent. Le week-end dernier, des assaillants auraient réussi à intercepter un convoi pourtant placé sous protection militaire avant d’incendier plusieurs camions chargés notamment de fer, de maïs et de produits alimentaires.

Cette dégradation de la situation impacte fortement le commerce entre le Sénégal et le Mali. Des retards importants sont signalés dans l’acheminement des marchandises, tandis que certains transporteurs préfèrent immobiliser leurs véhicules en attendant une amélioration des conditions de sécurité. Plusieurs acteurs du secteur redoutent également une hausse des coûts du transport et des perturbations sur les prix de certains produits de consommation.

Gouye Mourid-Social Tabaski : DIAPAL MADIAP offre des Packs alimentaires à ses membres.

Né il y a de cela 7 ans, DIAPAL MADIAP est un groupement féminin évoluant dans le développement social des femmes.
Dés le départ à travers un financement de 300.000 fr elles ont su fructifiées le fond aboutissant aujourd’hui a des sommes conséquentes destinées aux membres .
Ce dimanche 17 Mai c’est avec un financement inclusif que Mme Ndeye MBODJ Pdte du groupement a donnée des packs contenant un ensemble de denrées alimentaires aux membres de DIAPAL MADIAP
En vue de facilité la célébration de la fête de Tabaski.

Gouye Mourid-Social Tabaski : DIAPAL MADIAP offre des Packs alimentaires à ses membres.
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