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Crise du recrutement médical au Sénégal : le SAMES dénonce un système « déshumanisant » et alerte sur 2026

Réuni en congrès autour de la problématique cruciale des ressources humaines en santé, le Syndicat Autonome des Médecins, Pharmaciens et Chirurgiens-Dentistes du Sénégal (SAMES) a tiré la sonnette d’alarme sur l’état du système sanitaire national. À travers des échanges sans détour, les responsables syndicaux ont mis en lumière un paradoxe qu’ils jugent inacceptable : alors que les structures de santé manquent cruellement de personnel qualifié, de nombreux jeunes professionnels formés peinent à être recrutés et sombrent dans la précarité.

Pour le docteur Mamadou Demba Ndour, secrétaire général national sortant du SAMES, la situation a atteint un seuil critique. Il s’est indigné du manque de cohérence des politiques publiques en matière de recrutement médical, dans un contexte où les hôpitaux et centres de santé souffrent d’un déficit aigu de médecins spécialistes, de pharmaciens et de chirurgiens-dentistes. Dans le même temps, a-t-il dénoncé, des centaines de jeunes diplômés issus des facultés et des Unités de Formation et de Recherche (UFR) de santé restent sans emploi ou contraints d’accepter des conditions de travail indignes.

Selon lui, l’État semble avoir renoncé à une politique ambitieuse de recrutement, laissant prospérer un système marqué par des contrats précaires, déséquilibrés et « déshumanisants ». Une situation qui, estime-t-il, porte atteinte non seulement à la dignité des professionnels de santé, mais également à la qualité des soins offerts aux populations.

Le SAMES voit dans cette incohérence structurelle l’une des principales causes de la fuite massive des cerveaux vers l’étranger. De nombreux praticiens, découragés par l’absence de perspectives et la dégradation des conditions de travail, choisissent l’exil professionnel, privant ainsi le pays de compétences pourtant chèrement formées et indispensables à la prise en charge sanitaire des Sénégalais.

Le congrès a également été l’occasion pour le syndicat de dresser un bilan sévère de ses relations avec le gouvernement. Malgré la signature du pacte de stabilité sociale à travers sa centrale, la CNTS, le SAMES estime que les engagements pris par les autorités n’ont pas été respectés. Une situation vécue comme une véritable trahison par les responsables syndicaux, qui affirment avoir fait preuve de responsabilité dans l’intérêt de la paix sociale.

Très remonté, le docteur Mamadou Demba Ndour a averti que cette rupture de confiance ne resterait pas sans conséquences. Il a clairement annoncé que l’année 2026 s’annonce comme une période de forte mobilisation syndicale. Selon lui, les revendications du secteur de la santé seront portées avec détermination sur le terrain si aucune réponse concrète n’est apportée aux préoccupations exprimées.

Dans cette dynamique, Diabel Dramé, secrétaire général adjoint sortant et candidat déclaré à la succession de Mamadou Demba Ndour, a esquissé les grandes orientations de ce qui pourrait être son mandat. Il a insisté sur l’urgence de combler le déficit de personnel médical dans les hôpitaux et centres de santé sur l’ensemble du territoire national, notamment dans les zones les plus enclavées.

S’exprimant sur les ondes d’iRadio, il a également mis l’accent sur un enjeu souvent relégué au second plan : la gestion des carrières et la mobilité des agents de santé. Pour lui, le recrutement ne saurait être une solution suffisante sans une politique cohérente de gestion des ressources humaines, garantissant équité, motivation et stabilité professionnelle.

À travers ce congrès, le SAMES entend ainsi replacer la question des ressources humaines au cœur des priorités nationales, avertissant que sans une réforme profonde et sincère, le système de santé sénégalais court le risque d’une crise plus grave encore, aux conséquences directes sur l’accès aux soins pour les populations.

Drame conjugal à Keur Mbaye Fall : une femme tuée par balle, son mari interpellé

Un drame conjugal d’une rare violence s’est produit dans la nuit du samedi 20 décembre à Keur Mbaye Fall, dans la banlieue dakaroise. Selon les informations rapportées par la chaîne Biir Yeumbeul TV HD, une femme répondant au nom de Bintou Guèye, résidente à Yeumbeul Nord, plus précisément au quartier Darou Rahmane 3, a été mortellement atteinte par balle au domicile de son mari.

D’après les premiers éléments recueillis, la victime se trouvait chez son époux lorsque les faits se sont produits. Une altercation aurait éclaté entre le couple, pour des raisons qui demeurent, à ce stade, encore inconnues. C’est à l’issue de ce différend que la situation aurait dégénéré, conduisant au tir fatal qui a coûté la vie à Bintou Guèye. Les circonstances exactes du drame, notamment l’origine de l’arme à feu et le déroulement précis des événements, restent à élucider.

Alertées, les forces de sécurité se sont rapidement rendues sur les lieux. Le corps sans vie de la victime a été acheminé à la morgue de l’hôpital de Thiaroye pour les besoins de l’autopsie et des procédures médico-légales. Le mari de la défunte, présenté comme le principal suspect, a été interpellé peu après les faits.

Le présumé meurtrier a été placé en garde à vue à la Brigade de gendarmerie territoriale de la Zone Franche Industrielle, où il devrait être entendu en profondeur par les enquêteurs. Une enquête judiciaire a été ouverte afin de faire toute la lumière sur ce drame, déterminer les responsabilités et établir les faits avec précision.

Casamance : le Président Bassirou Diomaye Faye lance un appel solennel à la paix depuis Dar Es Salam Chérif

En déplacement ce dimanche matin à Dar Es Salam Chérif, dans l’arrondissement de Niassya, le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a posé un acte hautement symbolique en réaffirmant son engagement personnel en faveur d’une paix définitive en Casamance. Dans cette localité chargée d’histoire et de spiritualité, le chef de l’État a lancé un appel solennel aux groupes encore retranchés dans le maquis, les exhortant à déposer les armes et à rejoindre le processus de paix en cours.

S’adressant directement à ses « cousins », dans un ton empreint de fraternité et de responsabilité, Bassirou Diomaye Faye a insisté sur la nécessité de tourner définitivement la page du conflit, après plus de quatre décennies de tensions armées. Il a souligné que le Sénégal est à un tournant décisif et que toutes les conditions sont désormais réunies pour parvenir à une réconciliation durable, fondée sur la confiance, le dialogue et le respect des engagements mutuels.

Le Président de la République a tenu à rassurer les populations et les acteurs du processus de paix sur la volonté ferme de l’État de respecter l’ensemble des engagements déjà pris. Il a réaffirmé que les autorités sénégalaises poursuivront sans relâche les efforts en vue de la signature d’accords de paix définitifs, permettant de garantir la stabilité, la sécurité et le retour à une vie normale pour les communautés longtemps éprouvées par le conflit.

Cette visite présidentielle a également été l’occasion pour les acteurs institutionnels impliqués dans la stabilisation de la Casamance d’exprimer leurs préoccupations. Le Comité national de gestion de l’action antimines au Sénégal (CNAMS) a ainsi attiré l’attention des autorités sur l’urgence de poursuivre les opérations de déminage humanitaire. Selon le comité, la sécurisation des zones encore contaminées par des engins explosifs demeure un préalable indispensable au retour des populations déplacées et à la reprise des activités économiques, notamment agricoles.

À ce titre, le CNAMS a appelé l’État à procéder rapidement au décaissement d’une enveloppe de 179 millions de francs CFA, jugée essentielle pour assurer la continuité des opérations de déminage. Un retard dans le financement pourrait, selon ses responsables, compromettre les progrès réalisés ces dernières années et exposer les populations civiles à des risques persistants.

Dans le même sillage, le Directeur général de l’Agence nationale pour la relance des activités économiques et sociales en Casamance (ANRAC) a plaidé pour le renforcement des actions inscrites dans le cadre du « Plan Diomaye ». Il a rappelé que ce programme constitue un pilier central de la stratégie gouvernementale visant à consolider la paix par le développement. Selon lui, la poursuite de ces initiatives est déterminante pour faciliter le retour progressif des déplacés dans leurs villages d’origine et pour accélérer la reconstruction des infrastructures sociales et économiques de la région.

À travers cette visite à Dar Es Salam Chérif, le Président Bassirou Diomaye Faye envoie un message clair : la paix en Casamance n’est plus un simple objectif politique, mais une priorité nationale qui repose à la fois sur le dialogue, la justice, la sécurité et le développement inclusif. Pour les populations du Sud, cet appel présidentiel ravive l’espoir d’un avenir apaisé après de longues années de souffrance et d’attente.

Sénégalais abattu à Ajaccio : Momar Thiam plaide pour que « les consulats soient dotés d’un service social et d’écoute »

Moins de vingt-quatre heures après la mort par balle d’un ressortissant sénégalais dans le centre-ville d’Ajaccio, en France, le débat sur la protection et l’accompagnement des Sénégalais de l’extérieur refait surface. Invité ce dimanche 21 décembre dans l’émission Objection sur Sud FM, l’expert en communication et ancien proche de l’ancien président Abdoulaye Wade, Momar Thiam, a interpellé l’État sénégalais sur la nécessité de renforcer le rôle social des représentations diplomatiques.

Pour Momar Thiam, ce drame met en lumière une réalité souvent ignorée : la grande vulnérabilité psychologique et sociale de nombreux migrants sénégalais en Europe. Il estime que l’État doit « franchir un pas » en dotant les consulats généraux à l’étranger de véritables services sociaux capables d’accompagner les compatriotes en situation de détresse. « Les consulats doivent disposer de services sociaux qui peuvent être à l’écoute des Sénégalais en difficulté », a-t-il plaidé.

Selon lui, une grande partie des migrants arrive en Europe dans des conditions extrêmement éprouvantes. « La plupart des migrants qui franchissent les frontières européennes passent par la mer et arrivent dans des situations de détresse, parfois même de folie », a-t-il expliqué, insistant sur les traumatismes liés aux parcours migratoires, à l’errance administrative, à la précarité et à l’isolement social.

Fort de son expérience, Momar Thiam affirme parler en connaissance de cause. Il rappelle avoir côtoyé de nombreux compatriotes en difficulté durant ses douze années passées en tant que consul général. « Pour les avoir vus et accompagnés pendant douze ans, je sais de quoi je parle », a-t-il insisté, soulignant que beaucoup de situations critiques auraient pu être désamorcées avec un accompagnement approprié.

L’expert propose ainsi que les consulats soient dotés de personnels spécialisés, notamment des psychologues ou des agents formés aux questions sociales et migratoires. Selon lui, la présence de tels profils permettrait d’identifier en amont les cas de détresse mentale, d’orienter les personnes concernées vers des structures adaptées et, surtout, d’éviter des issues tragiques.

Pour Momar Thiam, il ne s’agit pas seulement d’une question administrative ou diplomatique, mais d’un impératif humain. Il estime que la protection des Sénégalais de l’extérieur doit aller au-delà des services consulaires classiques et intégrer une dimension sociale et psychologique à part entière. « En mettant en place un tel dispositif, l’État sénégalais pourrait prévenir certains drames », a-t-il conclu.

Tournée économique en Casamance : Thierno Alassane Sall dénonce des manquements envers les troupes et alerte sur une crise économique

Alors que le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, poursuit depuis ce samedi une tournée économique dans le sud du pays, une vive critique émane de l’opposition parlementaire. Le député Thierno Alassane Sall, leader du parti la République des Valeurs / Réewum Ngor (RV), s’est publiquement insurgé contre ce qu’il qualifie de manquements graves de l’État envers les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) déployées dans la zone Sud, y voyant les prémices d’une crise économique profonde.

Dans une déclaration au ton grave, l’ancien ministre a mis en lumière un paradoxe qu’il juge choquant. D’un côté, souligne-t-il, la visite présidentielle s’effectue sous une forte couverture sécuritaire, illustrant l’importance stratégique de la tournée. De l’autre, affirme-t-il, les soldats chargés d’assurer cette sécurité vivent des conditions financières précaires, inédites selon lui dans l’histoire récente du Sénégal.

Rendant d’abord hommage au professionnalisme et au sens du devoir des militaires, Thierno Alassane Sall a rappelé que le chef de l’État, en sa qualité de chef suprême des armées, se trouve actuellement en Casamance « sous la haute protection de troupes dont il nous plaît, collectivement, de louer le dévouement, le sens du sacrifice et de la responsabilité ». Mais cet hommage est aussitôt suivi d’une dénonciation ferme de la situation matérielle des soldats.

Selon le député, les FDS déployées en zone Sud n’auraient pas perçu, à la date du 21 décembre, leur alimentation due depuis le début du mois. À cela s’ajoutent, d’après ses propos, des retards de paiement d’autres avantages essentiels, notamment la prime journalière d’opération (PJI) ainsi que le prêt franc (PF). Une situation qu’il qualifie d’alarmante et qu’il affirme avoir déjà soulevée récemment à l’Assemblée nationale.

Pour Thierno Alassane Sall, ces dysfonctionnements ne sauraient être considérés comme de simples incidents administratifs. Ils seraient plutôt le reflet d’une tension budgétaire profonde et persistante. « Cette précarité tend à devenir la norme depuis quelques mois », soutient-il, parlant d’un phénomène inédit au Sénégal, même durant les périodes les plus sensibles de son histoire récente.

Le leader de Réewum Ngor va plus loin en convoquant la mémoire des anciens serviteurs de l’État. Selon lui, des militaires ayant servi sous la présidence d’Abdou Diouf ne se souviennent pas de tels retards dans le paiement des droits élémentaires des troupes. Une comparaison destinée à souligner la gravité de la situation actuelle.

En conclusion, le parlementaire dresse un tableau sombre de l’avenir économique du pays. Pour lui, les difficultés rencontrées par les forces de sécurité ne sont qu’un avant-goût de temps difficiles à venir pour l’ensemble des Sénégalais. Une sortie qui jette une ombre sur le déroulement et le bilan de cette étape de la tournée présidentielle en Casamance, censée pourtant être placée sous le signe du développement et de la relance économique.

Drame à Niary Tally : un enfant de huit ans meurt dans un incendie domestique

Le quartier de Niary Tally est plongé dans une profonde consternation à la suite d’un incendie tragique qui a coûté la vie à un enfant. La victime, un garçon d’environ huit ans nommé Papa Lobotte, a péri dans des circonstances particulièrement dramatiques, suscitant une vive émotion au sein de la population.

Le sinistre s’est produit dans le secteur relevant du commissariat d’arrondissement de Grand-Dakar, qui a été alerté dans les plus brefs délais. Aussitôt informés, les éléments de la police se sont rendus sur les lieux. À leur arrivée, le feu avait déjà été circonscrit grâce à l’intervention rapide des sapeurs-pompiers, évitant ainsi une propagation plus importante des flammes aux habitations voisines.

Malheureusement, le pire avait déjà eu lieu. Sous les décombres de la maison touchée par l’incendie, les secours ont découvert le corps sans vie d’un enfant. D’après des sources proches du dossier, citées par Seneweb, la victime a été retrouvée complètement calcinée, laissant entrevoir la violence de l’incendie.

À ce stade de l’enquête, l’origine exacte du feu n’a pas encore été formellement établie. Toutefois, les premières constatations effectuées sur place indiquent que l’incendie aurait pris naissance dans un couloir de la maison, précisément à l’endroit où se trouvait un canapé. Cette piste devra être confirmée ou infirmée par les investigations en cours.

Tournée économique en Casamance : Dr. Madana Kane met en lumière les enjeux stratégiques des infrastructures pour le Sud

Invité de l’émission Jury du Dimanche ce 21 décembre, l’économiste Dr. Madana Kane a livré une analyse approfondie des enjeux de la tournée économique du président de la République, entamée à Ziguinchor. À travers un regard mêlant constats de terrain et vision stratégique, l’expert a insisté sur l’importance cruciale des infrastructures dans la transformation économique de la Casamance et, plus largement, du Sud du Sénégal.

Pour Dr. Madana Kane, initiateur de la startup politique Dundu, cette descente du Chef de l’État en Casamance ne saurait être assimilée à une simple visite de courtoisie. Elle s’inscrit, selon lui, dans une logique de gouvernance responsable et de suivi rigoureux de la politique économique nationale. Le Président, a-t-il expliqué, a besoin de se confronter directement aux réalités du terrain afin d’évaluer l’état d’avancement des projets qu’il a lui-même impulsés et d’apprécier leur impact réel sur les populations.

« À un certain moment, le président a besoin aussi de descendre sur le terrain et de voir la situation : qu’est-ce qui s’est fait par rapport aux projets ? Qu’est-ce qui s’est fait par rapport à l’économie du Sénégal ? Et quelles sont les perspectives ? », a déclaré l’économiste. Pour lui, cette approche permet de mesurer l’écart éventuel entre la vision stratégique définie au sommet de l’État et sa mise en œuvre concrète sur le terrain.

Cette tournée prend une résonance particulière dans le cadre du Plan Diomaye pour la Casamance, un programme ambitieux qui accorde une place centrale aux volets sociaux et économiques. Dr. Madana Kane souligne que la Casamance, longtemps confrontée à des défis structurels, a aujourd’hui besoin d’actions visibles et structurantes pour libérer tout son potentiel. Le suivi présidentiel apparaît ainsi comme un signal fort adressé aussi bien aux acteurs locaux qu’aux investisseurs nationaux et internationaux.

L’un des temps forts de cette visite présidentielle est l’inauguration du nouvel aéroport de Ziguinchor. Pour l’économiste, cette infrastructure va bien au-delà de sa fonction première de transport. Elle constitue un véritable levier de décentralisation, d’ouverture et d’intégration économique. En facilitant l’accès à la région, l’aéroport contribue au désenclavement du Sud, en le reliant plus efficacement au reste du pays et à l’international.

Dr. Madana Kane estime également que cette infrastructure est appelée à jouer un rôle moteur dans le dynamisme économique local. En améliorant la connectivité, elle favorise les échanges commerciaux, stimule le tourisme et crée des opportunités pour les acteurs économiques de toute la région, et pas uniquement pour la ville de Ziguinchor. Elle participe en outre à la valorisation des importantes richesses naturelles et agricoles de la Casamance, souvent sous-exploitées faute de moyens logistiques adaptés.

« Le fait aujourd’hui de mettre des infrastructures qui permettent de desservir un peu toute la partie de cette zone-là […] peut permettre d’embellir l’économie dans cette partie du Sénégal », a conclu l’économiste. Pour lui, la zone Sud demeure un pôle stratégique majeur pour l’émergence économique du pays, à condition que les investissements engagés soient suivis, consolidés et articulés autour d’une vision cohérente de développement territorial.

À travers cette analyse, Dr. Madana Kane rappelle que la tournée économique présidentielle en Casamance s’inscrit dans une dynamique de transformation profonde, où les infrastructures constituent la clé de voûte d’un développement inclusif et durable.

Kaolack : un festival à fort impact social face au défi du financement durable

Pendant vingt jours, la capitale du Saloum s’est transformée en un véritable laboratoire culturel et citoyen. La clôture, le samedi 20 décembre 2025, de la 6ᵉ édition du Festival International pour l’Éveil des Consciences (FIEC) confirme une tendance lourde : à Kaolack, la culture est devenue un outil structurant d’engagement social et de mobilisation de la jeunesse.

Organisé par l’association Saloum Rapatak, sous la conduite d’Ousmane Thioune, alias Jee Man, le festival a largement dépassé le simple cadre festif pour s’affirmer comme un espace de débat, de formation et d’expression citoyenne. Du 1ᵉʳ au 20 décembre, concerts, panels, ateliers et échanges interculturels ont rythmé la ville, attirant artistes, intellectuels, acteurs associatifs et partenaires venus du Sénégal et de l’étranger.

Une jeunesse au cœur du dispositif

L’un des traits marquants de cette édition réside dans la forte implication de la jeunesse kaolackoise. Présente aussi bien dans l’organisation que dans la participation aux activités, elle a investi le festival comme une tribune d’expression et de réflexion sur les défis contemporains : citoyenneté active, cohésion sociale, paix, identité culturelle et développement durable.

À travers les débats et les performances artistiques, le FIEC a offert un cadre où les jeunes ont pu interroger leur rôle dans la société, tout en valorisant la culture comme un puissant levier de transformation sociale.

Une clôture à forte portée symbolique

La cérémonie de clôture, tenue au Centre culturel de Kaolack, a réuni plusieurs personnalités issues des sphères culturelle, politique et associative, dont Landing Mbessane Seck, alias Kilifeu, président du Conseil d’administration du Grand Théâtre national, Lamine Niang (PASTEF France – Urbanisme Dakar) et Mamadou Ba, dit Commando Baye, président du MFPSD.

La présence de Nathalie Gulka, partenaire internationale du projet France–Saloum Rapatak, a également illustré la dimension transnationale du festival. Son engagement durable en faveur des échanges culturels avec la jeunesse locale a été salué par un public nombreux et attentif.

Entre rayonnement international et réalités locales

Après six éditions, le Festival International pour l’Éveil des Consciences bénéficie d’une visibilité croissante sur la scène culturelle africaine. Il a contribué à la création de réseaux artistiques durables, à la promotion du patrimoine culturel du Saloum et à l’inscription de Kaolack sur la carte des grands rendez-vous culturels du continent.

Cependant, derrière ce succès se cache une réalité moins reluisante : le manque de soutien institutionnel structuré. Les organisateurs n’ont pas manqué de rappeler la nécessité d’un accompagnement plus fort des pouvoirs publics, notamment du ministère de la Culture, afin de consolider un événement qui joue déjà un rôle stratégique dans l’éducation citoyenne et l’économie culturelle locale.

Un impact économique discret mais réel

Au-delà des scènes et des débats, le festival a également généré des retombées économiques notables. Hôtels, restaurants, transporteurs et petits commerces ont bénéficié de l’afflux de visiteurs, tandis que des emplois temporaires ont été créés, en particulier au profit des jeunes.

Dans une région confrontée au chômage et à la précarité, le FIEC apparaît ainsi comme une initiative culturelle à fort potentiel économique et touristique.

Vers un pôle culturel régional ?

En clôturant cette 6ᵉ édition, Jee Man et son équipe ont affiché des ambitions claires : renforcer l’ancrage international du festival, élargir les partenariats, impliquer davantage la diaspora et faire de Kaolack un pôle culturel de référence au Sénégal et en Afrique de l’Ouest.

Plus qu’un événement annuel, le Festival International pour l’Éveil des Consciences tend désormais à s’imposer comme un véritable projet de société, où la culture devient un langage commun au service de la conscience citoyenne et du développement durable.

Tournée économique en Casamance : le Président de la République à l’écoute des élus locaux de Ziguinchor et de Sédhiou

Dans le cadre de sa tournée économique en Casamance, le Président de la République a accordé, en début de soirée du samedi 21 décembre, une audience aux élus locaux des régions de Ziguinchor et de Sédhiou. Cette rencontre s’est tenue à l’issue de la visite du chantier de l’aéroport de Ziguinchor, un projet structurant inscrit au cœur de la stratégie nationale de désenclavement et de relance économique du Sud du pays.

Autour du chef de l’État, maires, présidents de conseils départementaux et autres responsables territoriaux ont pris part à des échanges approfondis, marqués par un climat d’écoute attentive et de dialogue franc. Les élus ont saisi cette occasion pour exposer au Président les principales préoccupations des collectivités locales, en mettant en avant les attentes pressantes des populations, notamment en matière d’infrastructures, d’accès aux services sociaux de base et de création d’emplois durables.

Les discussions ont largement porté sur les enjeux du développement économique et social de la Casamance, région au potentiel important mais confrontée à des défis structurels persistants. Les élus ont insisté sur la nécessité d’accélérer la réalisation des infrastructures routières, aéroportuaires et fluviales, jugées essentielles pour améliorer la mobilité des personnes et des biens, réduire l’isolement de certaines localités et renforcer l’attractivité économique de la zone.

La question du désenclavement a ainsi occupé une place centrale dans les échanges, les responsables territoriaux soulignant son impact direct sur l’activité économique, le tourisme, l’agriculture et le commerce local. Ils ont également évoqué l’importance de soutenir les initiatives locales, de renforcer les capacités des collectivités territoriales et de promouvoir des projets générateurs de revenus, adaptés aux réalités et aux potentialités de la Casamance.

À l’issue de l’audience, les élus locaux ont salué l’initiative présidentielle de dialogue direct avec les collectivités, qu’ils considèrent comme un signal fort en faveur d’une gouvernance de proximité et d’une meilleure prise en compte des préoccupations locales dans l’action publique. Selon eux, cette rencontre traduit la volonté des plus hautes autorités de l’État de construire, en concertation avec les acteurs territoriaux, des réponses durables et inclusives aux défis du développement.

Accident d’un camion de bitume : l’autoroute totalement fermée à Rufisque, d’importantes perturbations de la circulation

Un grave accident de la circulation s’est produit ce dimanche 21 décembre 2025 sur l’autoroute à péage, à hauteur de Rufisque, impliquant un poids lourd transportant du bitume. L’incident a entraîné de sérieuses perturbations du trafic, avec des conséquences immédiates sur la fluidité de la circulation dans cette zone stratégique reliant Dakar à l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD).

Selon les informations disponibles, le camion accidenté a laissé échapper une grande quantité de bitume sur la chaussée. Le produit, particulièrement glissant et dangereux pour les usagers, s’est rapidement répandu sur plusieurs voies, rendant toute circulation impossible. Face aux risques élevés d’accidents secondaires, les autorités ont décidé de procéder à la fermeture complète de l’autoroute dans les deux sens de circulation.

Cette mesure vise à sécuriser les lieux et à permettre l’intervention des équipes spécialisées chargées du nettoyage et de la remise en état de la chaussée. Les opérations, jugées délicates en raison de la nature du produit déversé, nécessitent un temps d’intervention conséquent afin d’éliminer toute menace pour la sécurité des automobilistes.

En attendant la réouverture de l’axe, les usagers sont invités à emprunter des itinéraires alternatifs. Dans le sens Dakar vers l’AIBD, les conducteurs doivent privilégier les sorties 7, 8 et 9. Pour ceux circulant dans le sens AIBD vers Dakar, les sorties 13, 12, 11 et 10 ont été recommandées afin de contourner la zone affectée.

Les autorités appellent les automobilistes à faire preuve de patience et de vigilance, compte tenu des ralentissements importants observés sur les routes de déviation. Elles encouragent également les usagers à s’informer régulièrement à travers les plateformes officielles pour suivre l’évolution de la situation et être informés de la réouverture effective de l’autoroute.

Traite de personnes à Kédougou : une ressortissante étrangère écrouée pour exploitation sexuelle de jeunes Nigérianes

L’Antenne régionale de la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants (DNLT) de Kédougou, relevant de la Direction de la Police aux frontières, a déféré, le mercredi 18 décembre 2025, une ressortissante étrangère devant le Procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Kédougou. Elle est poursuivie pour association de malfaiteurs et traite de personnes à des fins d’exploitation sexuelle. À l’issue de sa présentation, la mise en cause a été placée sous mandat de dépôt.

Les faits remontent au 16 décembre 2025, date à laquelle les services de police ont exploité une information opérationnelle faisant état de la présence suspecte de trois jeunes filles de nationalité nigériane dans le village de Mouran, situé dans la région de Kédougou. Selon les premiers éléments recueillis, les victimes auraient été convoyées au Sénégal sous de fausses promesses d’emploi, notamment dans le secteur de la restauration.

L’enquête a révélé que chaque jeune fille était soumise à une « dette de convoyage » d’un montant de 1 500 000 francs CFA, somme qu’elles étaient contraintes de rembourser à travers les revenus issus de la prostitution. À leur arrivée sur le territoire sénégalais, les victimes auraient également subi un rituel de soumission à caractère mystique, destiné à les maintenir sous emprise et à garantir leur obéissance totale ainsi que le paiement intégral de la dette imposée.

Les trois jeunes filles étaient logées au domicile de la suspecte, où elles étaient séquestrées et exploitées sexuellement. Une descente de police effectuée dans les lieux a permis l’interpellation de la mise en cause et la sécurisation immédiate des victimes.

Entendue par les enquêteurs, la suspecte a reconnu l’existence d’un réseau structuré et organisé à caractère transnational. Elle a notamment indiqué que le recrutement des victimes était assuré au Nigéria par sa propre mère, sous couvert de propositions d’emplois fictifs. Le financement du voyage était, quant à lui, pris en charge par une association entre la mise en cause et deux complices basées respectivement au Nigéria et au Mali, jouant le rôle de « sponsors ».

S’agissant des flux financiers, la mise en cause a avoué qu’elle collectait quotidiennement les recettes issues de la prostitution des victimes. Elle a également reconnu avoir déjà transféré la somme de 700 000 francs CFA vers le Nigéria par le biais d’un chèque au porteur, le reste des fonds ayant été utilisé pour ses besoins personnels.

Aéroport de Ziguinchor : Bassirou Diomaye Faye exige le respect du délai de livraison fixé à avril 2026

En visite de chantier ce samedi à l’aéroport de Ziguinchor, dans le cadre de sa tournée économique dans le sud du pays, le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a réaffirmé l’importance stratégique de cette infrastructure pour le développement de la Casamance. Face aux responsables de l’entreprise chargée des travaux et aux autorités locales, le chef de l’État a été catégorique sur un point : le respect du calendrier de livraison fixé à la fin du mois d’avril 2026 constitue une priorité absolue pour le gouvernement.

Insistant sur l’urgence et la portée nationale du projet, le Président a rappelé que l’entreprise s’est engagée sur ce délai et que l’État entend veiller à son strict respect. Pour lui, la mise en service de cet aéroport modernisé est un levier essentiel pour renforcer l’accessibilité de la région et soutenir sa relance économique.

Bassirou Diomaye Faye a également replacé ce chantier dans la vision globale de territorialisation des politiques publiques, engagée depuis l’arrivée de la nouvelle équipe au pouvoir. Selon le chef de l’exécutif, Ziguinchor occupe une place centrale dans cette stratégie de développement équilibré du territoire national, en raison de son potentiel humain, économique et géographique.

Sur le plan financier, le Président de la République a tenu à rassurer sur l’engagement de l’État. Il a ainsi annoncé qu’un premier décaissement de 7 milliards de francs CFA a déjà été effectué pour soutenir l’avancement des travaux. À cela s’ajoute la programmation, dans le budget 2026, d’un second décaissement de 6 milliards de francs CFA, confirmant la volonté des autorités de doter la région d’une infrastructure aéroportuaire moderne et fonctionnelle dans les délais impartis.

Le chef de l’État a par ailleurs mis en avant les atouts de Ziguinchor, soulignant son fort potentiel touristique, culturel et économique. Autant de raisons qui, selon lui, justifient la très haute priorité accordée à ce projet, appelé à jouer un rôle structurant dans l’attractivité et la compétitivité de toute la région sud.

En conclusion, Bassirou Diomaye Faye a rappelé l’objectif fondamental de cette infrastructure : permettre à la Casamance, et particulièrement à Ziguinchor, de retrouver une pleine accessibilité aérienne, à l’instar des autres régions du Sénégal. Cette ambition s’inscrit pleinement dans le programme de desserte aérienne régionale prévu par l’Agenda national de transformation Sénégal 2050, dont l’aéroport de Ziguinchor est appelé à devenir l’un des piliers majeurs.

Mbour : l’APR lance sa restructuration à la base et affiche sa volonté de reconquête politique

Un grand moment de mobilisation politique a marqué la journée du samedi 20 décembre 2025 dans le département de Mbour, où l’Alliance Pour la République (APR) a officiellement lancé le processus de structuration à la base du parti. Militants et responsables, venus massivement de toutes les communes du département, ont répondu à l’appel pour accueillir la forte délégation mandatée par le Président de l’APR, Macky Sall, dans un contexte politique marqué par la perte du pouvoir le 24 mars 2025.

Conduite par le porte-parole du parti, le ministre Seydou Guèye, la délégation a délivré aux militants le message politique du Président Macky Sall, centré sur la mise en place des Secrétariats Exécutifs Départementaux (SED), conformément à la circulaire présidentielle. Cette opération, prévue du 1er au 21 décembre 2025 dans les 46 départements du Sénégal, s’inscrit dans une dynamique de rassemblement, de remobilisation et de refondation du parti, après son passage dans l’opposition.

Dans son message, le Président de l’APR a rappelé que cette phase de restructuration constitue un moment stratégique pour renforcer la cohésion interne et réaffirmer les valeurs fondatrices du parti. La délégation a ainsi insisté sur la nécessité d’un retour aux fondamentaux, notamment la franche camaraderie militante, la sérénité dans l’action politique, la hauteur de vue et l’esprit de dépassement face aux épreuves. Autant de principes qui, selon Macky Sall, ont permis à l’APR de remporter ses plus grandes victoires électorales.

Le Président du parti a également souligné avec fermeté que l’intérêt de l’APR doit toujours primer sur les ambitions personnelles, aussi légitimes soient-elles. Dans cette logique, la circulaire présidentielle met un accent particulier sur le choix consensuel, démocratique et transparent des responsables départementaux, perçu comme un indicateur fort de la maturité politique des militants et de leur capacité à mener efficacement les batailles politiques présentes et futures.

Macky Sall a par ailleurs tenu à lever toute ambiguïté autour de cette étape organisationnelle, en précisant qu’elle ne saurait être interprétée comme une bataille de leadership local. Il s’agit, selon lui, d’un moment de rassemblement et de consolidation du camp de l’APR, qualifié de « bijou de famille » qu’il convient de préserver, de protéger et de renforcer. Dans le même esprit, le Président a appelé à une mobilisation totale de toutes les forces du parti afin de bâtir un bloc politique solide, capable de faire face à toutes les menaces et de défendre l’APR sur l’ensemble du territoire national.

Les priorités fixées par le Chef du parti portent notamment sur l’extension des bases de l’APR dans toutes les localités, le renforcement de l’unité du parti à l’échelle nationale et la consolidation du partenariat stratégique avec les autres forces de l’opposition et les mouvements citoyens engagés dans la lutte politique.

S’exprimant au micro de Dakaractu Mbour, le coordonnateur départemental de l’APR, Me Omar Youm, a estimé que « ce message très puissant du Président Macky Sall intervient à un moment où le pays traverse une importante crise économique, financière, sociale et institutionnelle ». Selon lui, l’APR demeure « plus que jamais la solution à ces crises multiformes » que connaît le Sénégal.

Me Omar Youm a également souligné le caractère historique de cette rencontre, la première du genre au niveau départemental depuis la perte du pouvoir en mars 2025. Malgré les nombreux départs enregistrés au sein du parti dans le département de Mbour, il a salué la loyauté et l’engagement des principaux responsables qui sont restés fidèles à l’APR et à son Président.

La forte mobilisation a été renforcée par la présence remarquée des maires Aliou Gning de Sandiara, Alpha Samb de Nguéniène et du Dr Téning Sène de Ndiaganiao. Les structures traditionnelles du parti, notamment la COJER, les enseignants, les cadres, les sages et le mouvement des femmes, ont également marqué l’événement par leur engagement constant, avec une implication notable de l’honorable députée Sira Ndiaye.

À l’issue de la rencontre, le coordonnateur départemental a annoncé l’élaboration prochaine d’un plan d’actions concerté, axé sur l’occupation du terrain politique. Ce plan vise à aller au contact des populations, à écouter leurs préoccupations, à débattre, à unir les forces militantes et à proposer des solutions concrètes pour abréger les souffrances des Sénégalais. Selon Me Omar Youm, la réponse à ces difficultés réside notamment dans la reprise et la poursuite de la mise en œuvre du Plan Sénégal Émergent (PSE), à l’origine, selon lui, des performances économiques, sociales et infrastructurelles enregistrées par le pays ces dernières années.

Aéroport de Ziguinchor : les travaux seront achevés d’ici fin avril 2026, selon le président Diomaye Faye

Les travaux de modernisation de l’Aéroport de Ziguinchor connaissent une avancée jugée satisfaisante par les autorités. En visite sur le chantier ce samedi, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a annoncé que l’infrastructure sera livrée d’ici la fin du mois d’avril 2026, mettant ainsi fin à une longue période d’attente pour les populations du sud du pays.

Au terme de sa visite, le chef de l’État s’est félicité de la reprise effective des travaux et du rythme soutenu observé sur le site. Selon lui, cette dynamique positive traduit la volonté des autorités de respecter les engagements pris en matière d’infrastructures stratégiques, en particulier dans les régions longtemps confrontées à des difficultés d’accessibilité. « Cette visite nous a permis de constater non seulement la reprise effective des travaux, mais surtout le rythme soutenu auquel ils avancent », a-t-il déclaré.

Pour garantir le respect des délais contractuels, l’État a mobilisé une enveloppe financière globale de 13 milliards de francs CFA. Le président a précisé qu’un montant de 7 milliards de francs CFA a déjà été injecté en 2025 à travers la loi de finances rectificative, tandis que les 6 milliards restants seront inscrits dans la loi de finances initiale de 2026. Ces ressources financières, a-t-il assuré, permettront à l’entreprise chargée de l’exécution du chantier de tenir son engagement de livrer l’ouvrage à la date annoncée.

Bassirou Diomaye Faye a également insisté sur la nécessité de maintenir un haut niveau de qualité dans l’exécution des travaux. Il a appelé les entreprises impliquées à respecter scrupuleusement les normes techniques et à préserver la conception architecturale initialement prévue pour l’aéroport, soulignant l’importance de cette infrastructure pour l’image et le développement de la région.

À terme, la modernisation de l’Aéroport de Ziguinchor devra contribuer à améliorer significativement l’accessibilité aérienne de la Casamance. Le président a rappelé que ce projet s’inscrit dans le Programme national de desserte aérienne des régions, lui-même intégré à l’Agenda national de transformation Sénégal 2050. Cet agenda stratégique vise à renforcer la connectivité territoriale, réduire les inégalités régionales et stimuler le développement économique à l’échelle nationale.

Dans cette perspective, le chef de l’État a annoncé que des études sont actuellement en cours pour étendre ce programme de desserte aérienne à d’autres régions du pays, à partir des aéroports régionaux existants. Cette extension se fera, a-t-il précisé, en tenant compte des orientations et priorités définies par l’Agenda Sénégal 2050.

Enfin, Bassirou Diomaye Faye a rappelé que la région de Ziguinchor occupe une place centrale dans la politique nationale de territorialisation engagée depuis l’arrivée au pouvoir de l’actuelle équipe dirigeante. Selon lui, la relance de projets structurants comme l’aéroport constitue un levier essentiel pour accompagner le retour durable de la paix, soutenir le tourisme, dynamiser les échanges économiques et répondre aux attentes des populations locales.

Casamance : le « Plan Diomaye » affiche un taux d’exécution de 46 %

Moins d’un an après son lancement officiel, le programme spécial de relance de la Casamance, baptisé « Plan Diomaye », enregistre un taux d’exécution de 46 %, un niveau jugé encourageant par les autorités. Ce bilan d’étape a été présenté par le Directeur général de l’Agence nationale pour la relance des activités économiques et sociales en Casamance (ANRAC), Ibba Sané, qui y voit les premiers signes tangibles d’un redémarrage progressif du sud du pays après des décennies de fragilités économiques et sociales.

Opérationnel depuis janvier 2025, le Plan Diomaye constitue l’un des piliers de la nouvelle stratégie gouvernementale en faveur de la Casamance. Doté d’une enveloppe globale de plus de 53 milliards de francs CFA, ce programme ambitieux vise principalement à consolider la paix par le retour sécurisé des populations déplacées et à relancer durablement le tissu économique local. Il s’inscrit dans une approche globale qui combine infrastructures sociales de base, réinstallation des communautés et stimulation des activités productives.

Sur le terrain, plusieurs réalisations concrètes commencent à émerger. Lors d’une récente tournée d’inspection dans différentes localités, Ibba Sané a pu constater l’état d’avancement de projets jugés prioritaires. À Djokado, un poste de santé a été entièrement érigé dans le cadre du Programme d’urgence de modernisation des axes et territoires frontaliers (PUMA), renforçant ainsi l’accès aux soins pour des populations longtemps confrontées à l’éloignement des structures sanitaires. À Djigoudière, des habitations ont été construites grâce à l’appui de l’ONG internationale ICO, basée aux Émirats arabes unis, afin de faciliter le retour et la stabilisation des familles déplacées.

À Madié Diam, autre zone stratégique du programme, les travaux de mise en place des réseaux d’adduction d’eau sont en cours. Ces infrastructures hydrauliques sont considérées comme essentielles pour assurer la sédentarisation durable des populations, soutenir l’agriculture locale et améliorer les conditions de vie des communautés rurales. Selon l’ANRAC, ces projets structurants participent directement à la restauration de la confiance des populations envers l’État et ses institutions.

Au-delà des réalisations matérielles, le Plan Diomaye se distingue également par une rupture assumée dans la gouvernance de l’ANRAC. Pour la première fois depuis la création de l’agence, le Conseil de surveillance a quitté Dakar pour tenir sa cinquième session à Ziguinchor. Une décision symbolique forte, qui traduit la volonté des nouvelles autorités de rapprocher les instances de décision des réalités du terrain.

S’exprimant sur iRadio, Ibba Sané a expliqué cette démarche par la nécessité de permettre aux membres du Conseil de constater directement l’état d’avancement des projets. « Nous avons jugé nécessaire de délocaliser la tenue de cette importante activité pour permettre aux conseillers de descendre sur le terrain et de voir concrètement ce qui est réalisé », a-t-il souligné, insistant sur l’importance d’une gouvernance plus inclusive et ancrée localement.

Si le taux d’exécution de 46 % est considéré comme satisfaisant à ce stade, les autorités reconnaissent toutefois que des efforts supplémentaires restent nécessaires pour accélérer la cadence. L’ANRAC assure que plusieurs projets sont en phase de finalisation et que les prochaines semaines devraient être marquées par une intensification des travaux, notamment dans les domaines de l’habitat, de l’hydraulique et de la relance des activités économiques.

À terme, le Plan Diomaye ambitionne de transformer durablement la Casamance, en faisant de la paix retrouvée un véritable levier de développement. Pour les autorités, il ne s’agit plus seulement de réparer les séquelles du conflit, mais de jeter les bases d’une croissance inclusive, capable de répondre aux attentes des populations longtemps éprouvées par l’isolement et la précarité.

Baisse du prix du riz brisé : le cri de colère des boutiquiers détaillants du Sénégal

La récente décision des autorités de baisser le prix du riz brisé continue de susciter des remous au sein des acteurs du commerce de proximité. L’Association des Boutiquiers Détaillants du Sénégal (ABDS) est montée au créneau pour dénoncer ce qu’elle considère comme une démarche unilatérale du ministère du Commerce, prise sans concertation avec les principaux concernés et porteuse de risques sérieux pour la survie économique des petites boutiques.

À l’origine de la colère, la tenue du Conseil national de la consommation, qui a entériné la nouvelle grille tarifaire du riz brisé, aliment de base pour des millions de Sénégalais. Si l’objectif affiché par l’État est de soulager le pouvoir d’achat des ménages, l’ABDS estime que la méthode employée fragilise dangereusement le maillon le plus vulnérable de la chaîne de distribution.

S’exprimant sur les ondes de iRadio, le président de l’ABDS, Aliou Ba, n’a pas caché son amertume. Il déplore l’exclusion de son organisation des discussions ayant conduit à la fixation des nouveaux prix. Selon lui, l’absence des représentants des boutiquiers lors de ce conseil constitue une erreur à la fois stratégique et démocratique. « Le ministre du Commerce a présidé récemment le Conseil national de la consommation sans inviter l’ABDS, qui est pourtant l’association la plus légitime et la plus représentative des boutiquiers au niveau national », a-t-il regretté.

Pour l’ABDS, cette mise à l’écart pose un problème de fond : comment appliquer efficacement une décision prise sans consulter ceux qui sont chargés de la mettre en œuvre au quotidien ? Aliou Ba estime que fixer des prix de manière administrative, sans tenir compte des réalités du terrain, creuse un fossé entre les autorités et les commerçants. À ses yeux, cette approche risque d’entraîner des difficultés d’application, voire des résistances silencieuses sur les marchés.

Au-delà du problème de concertation, l’association met surtout en garde contre l’impact économique de la mesure sur les détaillants. La nouvelle grille tarifaire, selon elle, entraîne une réduction significative des marges bénéficiaires des boutiquiers, alors même que leurs charges ne cessent d’augmenter. Loyers, factures d’électricité, coûts de transport et frais d’approvisionnement pèsent de plus en plus lourdement sur ces petits commerçants, dont beaucoup peinent déjà à maintenir l’équilibre financier de leurs activités.

L’ABDS précise qu’elle n’est pas opposée au principe de stabilisation ou de baisse des prix des denrées de première nécessité. Au contraire, elle se dit consciente des difficultés que traversent les ménages sénégalais. Toutefois, Aliou Ba insiste sur le fait que cet effort ne doit pas se faire au détriment du commerce de proximité, qu’il juge en net recul ces dernières années. « On ne peut pas protéger le consommateur en sacrifiant le boutiquier », résume-t-il en substance.

Selon l’association, la disparition progressive des petites boutiques de quartier aurait des conséquences sociales et économiques lourdes, notamment dans les zones périphériques et rurales où ces commerces constituent souvent le principal point d’accès aux produits de première nécessité. Elle redoute que des décisions répétées, prises sans dialogue, accélèrent la faillite de nombreux détaillants.

Face à cette situation, l’ABDS appelle les autorités à instaurer une concertation réelle, inclusive et permanente avec l’ensemble des acteurs de la chaîne de distribution. Elle plaide pour une révision de la méthode de fixation des prix, afin qu’elle tienne compte non seulement du pouvoir d’achat des consommateurs, mais aussi des charges et des contraintes auxquelles font face les boutiquiers.

À défaut d’un dialogue franc et constructif, l’association avertit que l’efficacité des mesures de baisse des prix pourrait être compromise sur le terrain, confrontée aux dures réalités économiques du commerce de quartier. Pour les boutiquiers, l’enjeu est clair : préserver à la fois l’accessibilité des produits pour les consommateurs et la survie d’un secteur qui demeure un pilier de l’économie locale.

Tambacounda : le verdict renvoyé après une expertise psychiatrique dans une affaire de fratricide

La chambre criminelle du Tribunal de grande instance de Tambacounda a choisi la voie de la prudence dans une affaire de fratricide particulièrement troublante. Alors que le verdict était attendu ce vendredi 19 décembre 2025, la juridiction a décidé de surseoir à statuer et d’ordonner une expertise psychiatrique concernant A. Ba, accusé d’avoir mortellement agressé son frère germain à coups de machette. L’information est rapportée par Le Soleil.

Par cette décision, le tribunal entend lever toute ambiguïté sur l’état mental de l’accusé au moment des faits. Une mission d’expertise a ainsi été confiée au médecin-chef du centre psychiatrique de Tambacounda, qui dispose d’un délai de trente jours, à compter de la notification de l’ordonnance, pour déposer son rapport. L’objectif est de déterminer si A. Ba jouissait pleinement de ses facultés mentales lorsqu’il a commis l’acte qui lui est reproché, une donnée essentielle pour l’appréciation de sa responsabilité pénale.

Les faits remontent au 10 mars 2025, dans la commune de Payar, située dans le département de Koumpentoum. Ce jour-là, les deux frères revenaient d’un village voisin où ils s’étaient rendus pour s’approvisionner en eau. Installés sur une charrette, le cadet conduisant le cheval et l’aîné, âgé de 21 ans, assis à l’arrière, le drame s’est noué sans signe avant-coureur apparent. Selon les éléments du dossier, l’aîné aurait soudainement sorti une machette et asséné trois violents coups à la tête de son frère. Grièvement blessée, la victime a succombé sur place, avant toute prise en charge médicale.

Interpellé peu après les faits, A. Ba a été entendu par les gendarmes, mais n’a livré aucune explication cohérente à son geste. Il s’est contenté d’invoquer « la volonté de Dieu », sans fournir de justification rationnelle. À la barre, il a déclaré avoir agi sous l’emprise de l’alcool, affirmant qu’il s’agissait de sa première consommation, une version qui n’a pas totalement convaincu la cour.

Les témoignages des proches ont davantage alimenté les interrogations sur la personnalité de l’accusé. La mère des deux jeunes hommes a assuré n’avoir jamais constaté de conflits ou de tensions entre ses fils, décrivant une relation fraternelle normale avant le drame. Le beau-père de l’accusé, avec qui ce dernier vivait également, a en revanche évoqué un comportement qu’il jugeait préoccupant, fait de distance, d’instabilité et de fréquents déplacements inexpliqués. Il a également souligné le manque d’implication d’A. Ba dans les travaux champêtres, un élément qui, selon lui, traduisait un certain déséquilibre.

Lors de l’audience, le procureur de la République a dressé un réquisitoire particulièrement sévère. Il a décrit l’accusé comme une personne antisociale et insisté sur la violence extrême de l’acte, estimant que la nature et la répétition des blessures traduisaient un acharnement manifeste. En conséquence, le ministère public a requis la réclusion criminelle à perpétuité, assortie de six mois d’emprisonnement pour détention illégale d’arme.

La défense, pour sa part, a axé sa plaidoirie sur l’état psychique de son client, estimant que les circonstances du crime, l’absence de mobile apparent et le comportement de l’accusé justifiaient un examen psychiatrique approfondi. Une demande qui a finalement été retenue par la juridiction, soucieuse de statuer en toute connaissance de cause.

Casamance : Seydi Gassama interpelle le Président Diomaye Faye sur les urgences du développement régional

À l’occasion du séjour du Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, en Casamance, le défenseur des droits humains Seydi Gassama a lancé un plaidoyer appuyé en faveur d’une prise en charge plus ambitieuse et structurée des défis économiques et sociaux auxquels la région demeure confrontée. Dans une interpellation directe mais constructive, il a mis en lumière plusieurs urgences qu’il estime incontournables pour sortir durablement la Casamance de la marginalisation.

Au premier rang de ses préoccupations figure la reconstruction du pont Émile Badiane, infrastructure emblématique et stratégique reliant la région au reste du pays. Pour Seydi Gassama, l’état de dégradation avancée de cet ouvrage constitue un véritable goulot d’étranglement pour la mobilité des personnes et la circulation des biens. Il souligne que ce pont, au-delà de sa dimension symbolique, est vital pour le désenclavement économique de la Casamance. Son mauvais état pénalise lourdement les échanges commerciaux, renchérit les coûts de transport et freine l’intégration de la région aux circuits économiques nationaux et sous-régionaux. À ses yeux, sa reconstruction ne relève plus d’un simple projet d’infrastructure, mais d’une urgence nationale.

Le défenseur des droits humains s’est également longuement attardé sur le paradoxe agricole de la Casamance, région reconnue pour la fertilité de ses terres et l’abondance de sa production fruitière. Chaque année, déplore-t-il, des centaines de milliers de tonnes de mangues, d’oranges et d’autres fruits sont perdues faute d’infrastructures de conservation, de chaînes de froid et d’unités de transformation industrielle. Cette situation, qualifiée de véritable gaspillage économique, prive les producteurs de revenus substantiels et empêche la création d’emplois locaux, notamment pour les jeunes et les femmes. Seydi Gassama estime que des investissements ciblés dans l’agro-industrie pourraient transformer cette richesse naturelle en moteur de croissance durable pour la région.

Autre secteur jugé largement sous-exploité : le tourisme. Malgré le retour durable de la paix et la fin progressive des tensions qui ont longtemps affecté la Casamance, le potentiel touristique de la région reste, selon lui, en deçà de ses capacités réelles. Plages, forêts, fleuve Casamance, patrimoine culturel et hospitalité des populations constituent pourtant des atouts majeurs. Seydi Gassama regrette l’absence d’une politique de promotion touristique cohérente et offensive, capable d’attirer investisseurs et visiteurs, tant nationaux qu’internationaux.

Dans cette perspective, il invite les autorités sénégalaises à s’inspirer d’exemples africains probants tels que le Rwanda, le Kenya ou encore l’Afrique du Sud, qui ont su faire du tourisme un levier stratégique de développement économique, de création d’emplois et de valorisation de leur image à l’international.

À travers cette interpellation adressée au Chef de l’État, Seydi Gassama plaide pour que la Casamance devienne une priorité stratégique du développement national. Il appelle à une approche globale et intégrée, articulant infrastructures modernes, valorisation agricole et relance touristique. Selon lui, seule une telle vision permettra de répondre durablement aux attentes des populations locales et de libérer tout le potentiel économique d’une région longtemps reléguée au second plan, mais porteuse d’immenses opportunités pour le Sénégal.

La CAN passera à un rythme quadriennal à partir de 2028 : la CAF engage une réforme majeure du calendrier africain

La Coupe d’Afrique des Nations (CAN) connaîtra un tournant historique à partir de 2028. La Confédération africaine de football (CAF) a décidé de mettre fin à l’organisation biennale de la compétition pour adopter un rythme de quatre ans. L’annonce a été faite samedi à Rabat par le président de la CAF, Patrice Motsepe, à la veille du match d’ouverture de l’édition 2025 organisée au Maroc.

Selon le dirigeant sud-africain, cette décision s’inscrit dans une vaste réforme visant à mieux intégrer le football africain dans le calendrier mondial. Depuis plusieurs années, la tenue régulière de la CAN tous les deux ans, souvent en décalage avec les compétitions européennes et internationales, suscite des tensions avec les clubs et complique la gestion des saisons pour les joueurs africains évoluant à l’étranger. L’objectif affiché par la CAF est donc de parvenir à une meilleure harmonisation avec les grandes compétitions mondiales.

Patrice Motsepe a précisé que l’édition 2027 se déroulera comme prévu en Afrique de l’Est, conjointement en Tanzanie, au Kenya et en Ouganda. La CAN suivante aura lieu dès 2028, marquant ainsi le début du nouveau cycle quadriennal. Ce changement met fin à une tradition en vigueur depuis la création de la compétition en 1957, date de la première édition de la Coupe d’Afrique des Nations.

Parallèlement à cette réforme, la CAF prévoit le lancement d’une nouvelle compétition continentale inspirée du modèle de la Ligue des Nations de l’UEFA. Baptisée Ligue des Nations africaines, elle se tiendra chaque année à partir de 2029. Patrice Motsepe a indiqué que cette nouvelle épreuve verra le jour après la Coupe du monde des clubs de la FIFA prévue la même année. Elle ambitionne d’offrir davantage de compétitivité, des ressources financières accrues et un prize-money plus attractif pour les sélections participantes.

Pour la CAF, l’introduction de cette Ligue des Nations permettra de maintenir un haut niveau de compétitions régulières entre les sélections africaines tout en allégeant le calendrier de la CAN. Cette dernière, organisée désormais tous les quatre ans, gagnerait en prestige et en visibilité, à l’image de l’Euro ou de la Coupe du monde.

Mimi Touré révèle les coulisses de la réorganisation de la coalition « Diomaye Président »

Dans une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux, Mimi Touré s’est exprimée sur le rôle central que le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, lui a confié dans la conduite et la réorganisation de la coalition « Diomaye Président ». Face à de nouveaux adhérents, l’ancienne Première ministre est revenue en détail sur la genèse de cette responsabilité et sur la vision politique qui l’accompagne.

Mimi Touré a d’abord rappelé que sa nomination est intervenue bien avant l’accession de Bassirou Diomaye Faye à la magistrature suprême. Selon ses explications, lorsqu’il mettait en place la coalition, alors qu’il n’était pas encore président, il l’avait désignée superviseure générale de « Diomaye Président ». Une mission qu’elle a continué d’assurer après son élection, alors même que les activités de la coalition se poursuivaient sur le terrain.

C’est dans ce contexte, a-t-elle poursuivi, que le chef de l’État lui a fait part de sa volonté de donner un nouveau souffle à la coalition. L’objectif affiché était clair : réorganiser la structure existante et l’ouvrir à de nouveaux acteurs afin d’élargir la base de soutien du président dans la mise en œuvre de son projet pour le pays. Pour Bassirou Diomaye Faye, cette ouverture devait permettre de renforcer l’ancrage populaire de son action et d’impliquer davantage de forces vives dans la dynamique de changement.

Toutefois, Mimi Touré a insisté sur le fait que cette ouverture s’accompagne de principes fermes et non négociables. Le président de la République lui aurait donné des consignes précises quant aux critères d’adhésion à la coalition. Seuls peuvent, selon elle, rejoindre « Diomaye Président » ceux qui ont « les mains propres » et qui bénéficient de l’estime du peuple. Cette exigence concerne aussi bien les partis politiques que les associations ou autres organisations désireuses d’apporter leur soutien au chef de l’État.

Tournée économique en Casamance : Bassirou Diomaye Faye lance cinq jours de suivi des projets structurants depuis Cap Skirring

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a entamé ce samedi une tournée économique de cinq jours en Casamance, avec une première escale à Cap Skirring, dans la région de Ziguinchor. Arrivé à 10 h 43 à l’aéroport de cette station balnéaire du sud du pays, le chef de l’État a été accueilli avec les honneurs, donnant ainsi le coup d’envoi officiel d’un déplacement axé sur le suivi des projets structurants et la relance de la dynamique de développement dans cette partie du Sénégal.

Dès les premières heures de la matinée, Cap Skirring affichait une animation inhabituelle. Sous une fraîcheur matinale accompagnée d’un vent poussiéreux, populations locales, commerçants et simples passants se sont massés le long des principaux axes menant à l’aéroport, dans l’espoir d’apercevoir le cortège présidentiel. Une vingtaine de véhicules a sillonné la ville, attirant les regards d’une foule à la fois curieuse et attentive, témoignant de l’intérêt suscité par cette visite présidentielle.

Sur la plateforme aéroportuaire, un dispositif sécuritaire et protocolaire conséquent avait été mis en place. Agents aéroportuaires et forces de défense et de sécurité s’affairaient aux derniers réglages, tandis qu’un tapis rouge d’une trentaine de mètres était déroulé sur le tarmac. Plusieurs membres du gouvernement avaient déjà rejoint les lieux avant l’atterrissage de l’avion présidentiel, parmi lesquels le ministre des Forces armées, Birame Diop, et le ministre de l’Industrie et du Commerce, Serigne Guèye Diop, arrivés par hélicoptère militaire.

À sa descente d’avion, ponctuée par l’exécution solennelle de l’hymne national par la fanfare, Bassirou Diomaye Faye a été entouré d’une importante délégation ministérielle. Le chef de l’État est notamment accompagné du ministre des Transports terrestres et aériens, Yankhoba Diémé, du ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, Mabouba Diagne, du ministre de l’Intérieur, Mouhamadou Bamba Cissé, du ministre de la Santé, Ibrahima Sy, ainsi que du ministre des Infrastructures, Dethie Fall.

La première étape officielle de cette tournée est consacrée à la ville de Ziguinchor, où le président de la République doit effectuer une visite de chantier à l’aéroport, infrastructure stratégique pour le désenclavement et le développement économique de la région. Dans la soirée, une rencontre avec les élus locaux est également prévue, dans une démarche de concertation et d’écoute des préoccupations territoriales.

Pour la journée du dimanche 21 décembre, l’agenda présidentiel prévoit plusieurs visites de terrain portant sur des infrastructures économiques, sociales et agricoles. Ces déplacements visent à apprécier l’état d’avancement des projets, à identifier les contraintes persistantes et à proposer des solutions adaptées aux réalités locales.

Saraya : la gendarmerie démantèle une exploitation minière nocturne illégale à Bantinkhoto

La brigade territoriale de Saraya a porté un coup dur à l’exploitation minière clandestine dans la région de Kédougou. Dans la nuit du 16 décembre 2025, les gendarmes ont mis fin à des activités minières illégales menées à Bantinkhoto, un village de la commune de Missirah Sirimana, situé à proximité immédiate de la Falémé, un cours d’eau stratégique soumis à une protection renforcée par les autorités.

L’opération fait suite à un renseignement précis faisant état de mouvements suspects dans cette zone pourtant frappée par une suspension officielle de toutes les activités minières. Déployés discrètement sur le terrain, les éléments de la brigade territoriale de Saraya ont surpris, en pleine nuit, dix individus en flagrant délit d’exploitation minière à moins de 100 mètres de la Falémé, en violation manifeste de la réglementation en vigueur.

Sur les lieux, les forces de l’ordre ont procédé à la saisie de deux pelles mécaniques utilisées pour l’extraction illégale de substances minérales. Ce matériel lourd témoigne de l’ampleur des activités clandestines menées et des risques considérables qu’elles font peser sur l’environnement, notamment sur le domaine forestier et les ressources hydriques de la zone.

Les dix individus interpellés, parmi lesquels figure un responsable présumé de l’exploitation, ont été conduits à la brigade avant d’être placés à la disposition de la justice. Ils devront répondre de plusieurs chefs d’accusation, notamment l’exploitation illicite de substances minérales, l’atteinte au domaine forestier et la violation du décret portant suspension des activités minières dans la zone de la Falémé.

Kaolack : cinq individus interpellés pour production et vente illégales de produits de boulangerie et de pâtisserie

Le Commissariat central de Kaolack a mené, le mardi 17 décembre, une vaste opération de contrôle dans les quartiers de Thiofack et de Bongré, visant à lutter contre la production et la distribution irrégulières de produits de boulangerie et de pâtisserie. Cette intervention, inscrite dans le cadre des actions de protection de la santé publique, a permis l’interpellation de cinq individus impliqués dans des activités contraires à la réglementation en vigueur.

Selon les informations recueillies, les forces de l’ordre ont procédé à des inspections approfondies de plusieurs unités de production et de points de vente. Celles-ci ont révélé de graves manquements aux normes légales et sanitaires. Les établissements contrôlés opéraient sans agrément technique, condition pourtant obligatoire pour l’exercice de telles activités. En outre, les services de contrôle ont constaté un non-respect flagrant des règles d’hygiène et de sécurité alimentaire, avec des conditions de production jugées dangereuses pour la santé des consommateurs.

Les locaux inspectés présentaient notamment des installations inadaptées, un environnement insalubre et l’absence de mesures élémentaires de conservation et de manipulation des denrées alimentaires. Ces insuffisances exposaient les populations à des risques sanitaires majeurs, notamment des intoxications alimentaires.

Face à la gravité des infractions constatées, les autorités ont ordonné l’arrêt immédiat des activités concernées. Les sites de production et de vente ont été mis sous scellés, tandis que les cinq individus interpellés ont été placés en garde à vue pour les besoins de l’enquête. Ils devront répondre de leurs actes devant la justice, une fois la procédure achevée.

Tournée économique en Casamance : le Président de la République à Cap Skirring pour impulser le développement des régions de Ziguinchor et de Sédhiou

Le Président de la République est arrivé ce jour à l’aéroport de Cap Skirring, marquant le point de départ d’une tournée économique majeure dans les régions de Ziguinchor et de Sédhiou, prévue du 20 au 25 décembre. Cette visite de terrain s’inscrit dans une dynamique de proximité et d’écoute, visant à renforcer l’action publique au plus près des réalités locales.

Dès son arrivée, le Chef de l’État a réaffirmé l’importance stratégique de la Casamance dans la trajectoire de développement national. Cette tournée lui permettra de rencontrer les acteurs économiques des différents secteurs, notamment l’agriculture, la pêche, le tourisme, l’artisanat et les PME locales, afin d’évaluer les potentialités des territoires et d’identifier les leviers capables d’accélérer la croissance régionale. Les échanges prévus avec les autorités administratives et territoriales offriront également l’occasion de faire le point sur la mise en œuvre des politiques publiques et de mieux cerner les contraintes structurelles qui freinent encore l’essor économique de ces régions.

Au cours de cette immersion, le Président de la République accordera une attention particulière aux attentes des populations locales. Les rencontres communautaires et les visites de sites économiques et sociaux permettront de recueillir les préoccupations liées à l’emploi des jeunes, à l’accès aux infrastructures de base, à la valorisation des ressources naturelles et à l’amélioration des conditions de vie. L’objectif affiché est d’engager des réponses concrètes, adaptées aux spécificités de chaque territoire, dans une logique de co-construction avec les acteurs locaux.

À travers cette tournée, le Chef de l’État réaffirme sa volonté de promouvoir un développement territorial équilibré, fondé sur la transformation locale des ressources, la création d’emplois durables et le renforcement de l’économie régionale. Cette approche s’aligne pleinement avec les orientations de la Vision Sénégal 2050, qui place l’équité territoriale, la souveraineté économique et l’inclusion sociale au cœur de l’action gouvernementale.

Affaire du double meurtre de Pikine-Technopole : Nabou Lèye de nouveau face au juge, une confrontation décisive en vue

L’affaire du double meurtre de Pikine-Technopole, qui avait coûté la vie à Aziz Dabala et à Waly, connaît un nouveau tournant judiciaire. Dans son édition de ce samedi, le journal Libération révèle que la danseuse Nabou Lèye est attendue ce lundi devant le juge d’instruction du premier cabinet de Pikine-Guédiawaye, dans un contexte marqué par des accusations lourdes et des révélations jugées explosives.

Déjà inculpée dans ce dossier et placée sous liberté provisoire, Nabou Lèye se retrouve une nouvelle fois au cœur de la tourmente judiciaire à la suite du revirement spectaculaire de Mamadou Lamine Diaw, alias Modou Lô. Incarcéré et poursuivi pour assassinat avec actes de barbarie, ce dernier a profondément modifié sa ligne de défense lors de son audition au fond, mettant directement en cause plusieurs protagonistes.

Face à la gravité des nouvelles déclarations, le magistrat instructeur a ordonné une confrontation générale. Celle-ci doit réunir, ce lundi, Nabou Lèye, son principal accusateur Modou Lô, qui sera extrait de prison pour l’occasion, ainsi que le chanteur Tarba Mbaye. Ce dernier a récemment été interpellé à l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD) alors qu’il s’apprêtait à quitter le territoire national. L’objectif affiché par le juge est de confronter les versions désormais radicalement opposées des différents mis en cause et de tenter de faire toute la lumière sur les circonstances exactes du double crime.

Selon les nouvelles révélations de Modou Lô, le mobile du meurtre serait lié à une affaire de chantage. Il affirme qu’Aziz Dabala détenait une vidéo compromettante, un « Lomotif », impliquant Tarba Mbaye et Nabou Lèye, et qu’il s’en serait servi pour exercer une pression sur eux. Toujours d’après le suspect, une première tentative visant à piéger Aziz Dabala en le filmant à son insu lors d’un rapport sexuel aurait échoué. C’est à la suite de cet échec qu’une réunion aurait été organisée, au terme de laquelle la décision d’éliminer Aziz Dabala aurait été prise.

Modou Lô va plus loin en soutenant que le crime n’aurait pas été commis par une seule personne. Il affirme que Tarba Mbaye et Nabou Lèye se trouvaient sur les lieux au moment des faits. Dans sa version, Tarba Mbaye aurait porté les coups mortels à Aziz Dabala, tandis que Nabou Lèye se serait chargée de Waly, la seconde victime. Des accusations d’une extrême gravité qui, si elles étaient confirmées, changeraient profondément la lecture du dossier.

Le détenu évoque également un différend financier à l’origine de son revirement. Il affirme qu’une somme de deux millions de francs CFA lui aurait été promise pour exécuter la mission, mais qu’il n’aurait finalement reçu que 500 000 francs CFA, versés par Nabou Lèye. Se sentant floué, il explique que cette « trahison » l’aurait poussé à révéler l’ensemble des faits au juge d’instruction.

De son côté, la défense de Tarba Mbaye conteste fermement ces accusations. Me Alioune Badara Fall, avocat du chanteur, soutient dans les colonnes de Libération que les réquisitions téléphoniques versées au dossier « ont totalement blanchi » son client, laissant entendre qu’aucun élément technique ne permettrait de l’établir sur les lieux du crime au moment des faits.

Sit-in des marchands ambulants : le collectif réclame des solutions de recasement durables face aux déguerpissements

Les marchands ambulants et tabliers de Dakar sont de nouveau montés au créneau. Réunis au sein du Collectif pour la Défense des Intérêts des Marchands Ambulants du Sénégal (CDIMAS), ils ont organisé, ce vendredi 19 décembre 2025, une grande marche pacifique à Keur Massar pour dénoncer les opérations de déguerpissement qu’ils jugent brutales et sans solutions alternatives durables.

Venus de plusieurs quartiers de la capitale, des centaines de manifestants se sont rassemblés au terrain Yékini, vêtus de foulards rouges et munis de pancartes aux messages évocateurs : « Je suis Sénégalais », « Ramass bi dafa doy (stop aux rafles) », « Non à la dictature » ou encore « Liguey laniou beugue (nous voulons travailler) ». Dans une ambiance à la fois revendicative et déterminée, les marchands ont réaffirmé leur volonté de continuer à vivre et travailler dignement au Sénégal.

Prenant la parole au nom du collectif, Diarra Ndao a exposé les principales doléances des manifestants. Le CDIMAS exige notamment « l’arrêt immédiat des déguerpissements accélérés », l’ouverture de cadres de concertation et de négociation avec l’ensemble des organisations professionnelles du secteur, ainsi que « la recherche de solutions durables et consensuelles pour l’organisation de l’activité des marchands ambulants et tabliers, avant que la situation ne devienne irréversible ».

Le collectif sollicite également une audience auprès du Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, afin de lui soumettre « un mémorandum bien détaillé pour la bonne marche du pays ». Dans le même temps, les marchands réclament la mise à disposition, dans les plus brefs délais, des 13 hectares que le gouvernement leur avait promis pour leur recasement.

Alertant sur les conséquences sociales des déguerpissements, le CDIMAS affirme que « des milliers de familles sont aujourd’hui plongées dans la précarité ». Parmi les impacts évoqués figurent la perte totale des revenus quotidiens, les difficultés d’accès aux soins de santé, l’impossibilité de subvenir régulièrement aux besoins alimentaires, les obstacles à la scolarisation des enfants, ainsi que la fragilisation du tissu social et familial.

De son côté, Dame Badiane, président du collectif, a lancé un avertissement aux autorités. Il a rappelé que c’est la troisième fois que les marchands interpellent le gouvernement, précisant que cette marche constitue un « plan B ». « Le plan C sera dévoilé le moment venu », a-t-il prévenu, sans donner davantage de détails.

Encadrée par la gendarmerie, avec le déploiement de deux fourgonnettes et de deux véhicules, la manifestation s’est déroulée sans incident majeur et a pris fin aux environs de 17 heures.

Ordre national du Lion et du Mérite : le Président Diomaye honore des parcours d’exception

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a présidé au Palais de la République la cérémonie solennelle de réception des dignitaires décorés au titre de l’année 2025. L’événement s’est tenu en présence du président de l’Assemblée nationale, du Premier ministre ainsi que de l’ensemble des membres du Gouvernement, selon un communiqué de la Présidence du Sénégal.

À travers l’Ordre national du Lion et l’Ordre du Mérite, la Nation sénégalaise a rendu hommage à des femmes et des hommes dont les parcours professionnels et citoyens forcent le respect. Ces distinctions viennent consacrer des trajectoires marquées par le sens élevé du devoir, la loyauté envers les institutions de la République, l’intégrité morale et un engagement constant au service de l’État et du bien commun.

Dans une atmosphère empreinte de solennité, cette cérémonie a mis en lumière des profils issus de divers horizons, tous unis par la même exigence d’exemplarité et de dévouement. Pour la Présidence, il s’agit de reconnaître publiquement la valeur du travail bien accompli et de rappeler que le mérite demeure un principe fondamental de l’action publique.

La Présidence de la République souligne par ailleurs que cette rencontre a constitué un moment fort de réaffirmation des valeurs républicaines. Elle a rappelé que l’éthique, la responsabilité et la reconnaissance du mérite sont les piliers sur lesquels repose une République forte, digne et résolument tournée vers l’avenir.

Kolda : une convoyeuse de drogues déférée après une saisie de psychotropes et de chanvre indien

La Brigade Régionale des Stupéfiants (BRS) de Kolda, relevant de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS), a procédé au déferrement d’une convoyeuse de drogues à la suite d’une importante saisie combinée de produits psychotropes et de chanvre indien. L’opération, menée avec l’appui des services des Douanes, met en lumière les méthodes de plus en plus sophistiquées utilisées par les réseaux de trafic.

Les faits se sont déroulés au poste frontalier de Kalifourou, où les agents de la Brigade commerciale de la Douane ont intercepté un véhicule de transport de marque Rexton lors d’un contrôle de routine. Au cours de la fouille, les douaniers ont remarqué la présence de trois tubes de fer dissimulés dans l’habitacle. Leur poids anormal ainsi que le bruit d’objets mobiles à l’intérieur ont éveillé les soupçons des agents, qui ont décidé de les ouvrir.

À l’intérieur des tubes, les agents ont découvert 200 plaquettes de Tapentadol, soit un total de 2 000 comprimés, accompagnées de huit seringues, soigneusement dissimulées. Interrogé sur l’origine de ces objets, le chauffeur du véhicule a expliqué qu’ils lui avaient été confiés par un intermédiaire de transport, tout en précisant être en contact direct avec la propriétaire de la marchandise.

Sous la coordination des forces de sécurité, un rendez-vous a été organisé au garage de Manda Douane afin de permettre l’interpellation de la suspecte. Pensant récupérer sa cargaison après le passage du contrôle, celle-ci s’est présentée sur les lieux. Après avoir confirmé être la propriétaire des tubes saisis, elle a été immédiatement arrêtée par des agents en civil.

La mise en cause a ensuite été transférée à la Brigade Régionale des Stupéfiants de Kolda pour la poursuite des investigations. Lors de la fouille approfondie de ses bagages par les enquêteurs de l’OCRTIS, l’attention des agents a été attirée par un extincteur présentant des traces de soudure récente ainsi qu’un polissage suspect à sa base. L’ouverture forcée de l’appareil a permis de mettre au jour une seconde cache, contenant deux kilogrammes de chanvre indien.

Au cours de son interrogatoire, la suspecte a reconnu les faits. Elle a indiqué que la drogue était destinée au marché de Diamniadio, confirmant ainsi l’existence d’un circuit de distribution interne après l’introduction des produits sur le territoire. À l’issue de l’enquête préliminaire, elle a été déférée devant le parquet pour trafic international de drogue et de produits psychotropes.

Affaire Aziz Dabala : le chanteur Tarba Mbaye libéré après son audition, mais reste sous convocation

Entendu ce vendredi par les enquêteurs de la Division des investigations criminelles (DIC), le chanteur Tarba Mbaye a quitté les locaux de la police après plusieurs heures d’audition dans le cadre de l’enquête sur le double meurtre des danseurs Aziz Dabala et Wally. S’il a recouvré la liberté, l’artiste n’est toutefois pas totalement tiré d’affaire, puisqu’il a été libéré sous convocation et devra se présenter de nouveau devant les enquêteurs le lundi 21 décembre 2025.

Selon des sources proches du dossier, Tarba Mbaye a été longuement interrogé sur ses liens avec les victimes, le contexte des faits ainsi que sur certains éléments jugés sensibles par les enquêteurs. Son audition s’inscrit dans la poursuite des investigations menées par la DIC afin de faire toute la lumière sur les circonstances exactes de ce drame qui continue de bouleverser le milieu artistique sénégalais.

À ce stade de la procédure, aucune charge formelle n’a été retenue contre le chanteur. Sa remise en liberté indique que les enquêteurs n’ont pas estimé nécessaire de le placer en garde à vue prolongée. Toutefois, sa convocation pour une nouvelle audition laisse entendre que les investigations se poursuivent activement et que certains points restent à clarifier.

L’affaire du meurtre d’Aziz Dabala et de Wally demeure entourée de nombreuses zones d’ombre. Les enquêteurs multiplient les auditions et les recoupements d’informations afin d’identifier les auteurs et les éventuels complices, mais aussi de comprendre le mobile exact de ce crime qui a profondément choqué l’opinion publique.

Tournée économique en Casamance : Bassirou Diomaye Faye attendu à Ziguinchor pour une visite hautement symbolique

Dans le cadre de sa tournée économique en Casamance, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, est attendu à Ziguinchor pour une étape qui s’annonce particulièrement marquante. Selon le journaliste Madiambal Diagne, le chef de l’État prévoit une visite auprès de la mère du leader politique Ousmane Sonko, un geste fort qui devrait retenir l’attention de l’opinion publique nationale.

Cette rencontre, à haute portée symbolique, s’inscrit dans un contexte politique et social où les signaux d’apaisement, de dialogue et de rapprochement occupent une place centrale dans l’action du nouveau pouvoir. En rendant visite à la mère d’Ousmane Sonko, figure emblématique de la scène politique sénégalaise et originaire de la Casamance, le président Diomaye Faye entend poser un acte de considération humaine et politique, au-delà des clivages et des tensions passées.

La tournée économique du chef de l’État en Casamance a pour objectif principal d’évaluer l’état d’avancement des projets structurants, d’identifier les besoins prioritaires des populations et d’apporter des réponses concrètes aux défis de développement local. Agriculture, pêche, infrastructures, emploi des jeunes et autonomisation des femmes figurent parmi les secteurs clés qui seront au cœur des échanges avec les autorités locales, les acteurs économiques et les communautés de base.

À Ziguinchor, cette visite revêt également une dimension particulière en raison du rôle historique et stratégique de la région dans l’équilibre national. Longtemps confrontée à des difficultés économiques et à des enjeux de paix durable, la Casamance demeure une priorité pour les nouvelles autorités, qui affichent leur volonté de bâtir un développement inclusif et équitable.

Cérémonie de décoration au Palais de la République : la Nation sénégalaise honore ses serviteurs les plus méritants

Au Palais de la République, le Président de la République a présidé la cérémonie solennelle de réception des dignitaires décorés au titre de l’année 2025, dans une atmosphère empreinte de solennité et de fierté nationale. Cette rencontre de haut niveau s’est tenue en présence du Président de l’Assemblée nationale, du Premier ministre ainsi que de l’ensemble des membres du Gouvernement, témoignant de l’importance accordée par l’État à la reconnaissance du mérite et de l’engagement au service de la Nation.

À travers l’Ordre national du Lion et l’Ordre du Mérite, la République du Sénégal a distingué des femmes et des hommes issus de divers horizons, dont les parcours professionnels et humains se sont caractérisés par l’exemplarité, la rigueur et le sens élevé du devoir. Ces distinctions honorifiques viennent saluer des années de dévouement, de loyauté envers les institutions de la République, d’intégrité morale et d’engagement constant au service de l’intérêt général.

Dans son allocution, le Chef de l’État a rappelé la portée symbolique et républicaine de ces décorations, soulignant qu’elles ne constituent pas seulement une reconnaissance individuelle, mais également un message fort adressé à l’ensemble de la société. En honorant ces citoyens, la Nation célèbre les valeurs fondamentales qui fondent l’action publique et la cohésion nationale, à savoir le mérite, l’éthique, la responsabilité et l’esprit de service.

Le Président de la République a également insisté sur la nécessité de promouvoir, au sein de l’administration comme dans tous les secteurs de la vie nationale, une culture de l’excellence et de la probité. Selon lui, ces distinctions doivent inspirer les générations présentes et futures à s’engager avec détermination et patriotisme pour le développement du pays et le renforcement de la démocratie.

La Cour suprême annule l’exploitation du zircon à Niafrang et donne raison aux populations locales

La Cour suprême a rendu, jeudi 18 décembre, une décision historique en annulant l’arrêté du ministère des Mines et de la Géologie qui autorisait l’exploitation du zircon à Niafrang, dans le département de Bignona. Ce verdict met un terme à plusieurs années de bras de fer judiciaire entre l’État, le promoteur minier et les populations de la commune de Kataba 1, farouchement opposées à ce projet d’extraction minière.

Par cette décision, la plus haute juridiction administrative du pays a frappé de nullité l’acte administratif qui constituait la base légale du projet. En invalidant l’autorisation accordée au promoteur, la Cour suprême a ainsi donné raison aux riverains qui dénonçaient, depuis le lancement du projet, de graves manquements et des risques majeurs pour l’environnement et les activités agricoles locales.

Le projet d’exploitation du zircon à Niafrang avait suscité une vive controverse dans cette zone côtière de la Casamance. Les populations locales, appuyées par des organisations communautaires et environnementales, alertaient sur les conséquences potentielles de l’extraction minière, notamment la salinisation des rizières, principale source de subsistance des habitants, la dégradation du littoral et les atteintes à l’équilibre fragile de l’écosystème. Autant de craintes qui, selon les opposants, menaçaient directement la sécurité alimentaire et le mode de vie des communautés riveraines.

La décision de la Cour suprême a été accueillie avec un immense soulagement et une joie palpable à Niafrang et dans plusieurs villages environnants de la commune de Kataba 1. Selon la RFM, des scènes de liesse ont été observées dès l’annonce du verdict, traduisant l’importance de cette victoire pour les populations qui se sont mobilisées pendant des années à travers des actions citoyennes et des recours judiciaires.

Pour les collectifs de défense des intérêts locaux, cette décision marque un tournant majeur. Ils estiment qu’elle consacre la primauté du droit, le respect des procédures légales et la prise en compte effective des préoccupations des communautés impactées par les projets miniers. Elle envoie également, selon eux, un signal fort en faveur d’une gouvernance plus responsable des ressources naturelles et d’un développement respectueux de l’environnement et des populations locales.

« C’est le triomphe du droit sur les intérêts financiers. Nos terres et nos rizières sont préservées », a déclaré un représentant des populations locales, résumant le sentiment général après ce verdict. Au-delà du cas de Niafrang, cette décision de la Cour suprême pourrait faire jurisprudence et renforcer la vigilance des communautés face aux projets extractifs dans d’autres régions du pays.

Réélection du Professeur Massamba Diouf : le Sénégal confirme son leadership africain dans l’assurance qualité de l’enseignement supérieur

Le Sénégal continue de s’illustrer avec éclat sur la scène internationale de l’enseignement supérieur. Le Professeur Massamba Diouf, Secrétaire exécutif de l’Autorité nationale d’assurance qualité de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation (ANAQ-Sup), a été reconduit à la tête du Comité de la Convention de reconnaissance des qualifications dans la région Afrique, dite Convention d’Addis-Abeba, ainsi qu’à la présidence du Réseau africain francophone des agences nationales d’assurance qualité (RAFANAQ).

Cette double réélection est intervenue à l’issue des rencontres tenues à Marrakech du 16 au 18 décembre 2025, qui ont réuni des représentants de plus d’une vingtaine de pays africains. Elle témoigne de la confiance renouvelée accordée au Professeur Massamba Diouf par ses pairs et consacre, au-delà de sa personne, le rôle central joué par le Sénégal dans les dynamiques de gouvernance, d’harmonisation et de modernisation de l’enseignement supérieur sur le continent africain.

À la tête du Comité de la Convention d’Addis-Abeba, le Professeur Diouf aura pour mission de poursuivre les efforts visant à faciliter la reconnaissance mutuelle des diplômes et des qualifications en Afrique. Cette convention, adoptée sous l’égide de l’UNESCO et de l’Union africaine, constitue un instrument stratégique pour promouvoir la mobilité académique et professionnelle des étudiants, des enseignants-chercheurs et des diplômés africains, tout en renforçant l’intégration régionale et continentale.

Parallèlement, sa reconduction à la présidence du RAFANAQ vient conforter la place du Sénégal comme acteur de référence dans le domaine de l’assurance qualité de l’enseignement supérieur, notamment dans l’espace francophone africain. Ce réseau joue un rôle essentiel dans le partage de bonnes pratiques, le renforcement des capacités des agences nationales et l’amélioration continue des standards de qualité au sein des systèmes d’enseignement supérieur.

Sous l’impulsion du Professeur Massamba Diouf, l’ANAQ-Sup s’est imposée ces dernières années comme une institution crédible et influente, contribuant activement aux réformes du secteur au Sénégal et au rayonnement du pays à l’international. Sa vision, axée sur la qualité, la transparence et l’innovation, s’inscrit pleinement dans les ambitions du Sénégal de faire de l’enseignement supérieur un levier stratégique de développement économique, social et scientifique.

Nouvelle demande de liberté provisoire pour Farba Ngom : Alioune Tine plaide pour une libération au nom de la justice et de l’humanisme

Les avocats de Farba Ngom ont introduit une nouvelle demande de liberté provisoire, relançant le débat autour de la situation judiciaire et surtout sanitaire de l’homme politique. Cette initiative intervient dans un contexte marqué par des inquiétudes croissantes sur l’état de santé du détenu, jugé préoccupant par ses proches et ses conseils.

La requête a trouvé un écho particulier à travers une prise de position publique d’Alioune Tine. Dans une publication sur le réseau social X, le fondateur d’Afrikajom Center a appelé à la libération de Farba Ngom, mais également de Fabintou Diaby, épouse du journaliste Madiambal Diagne, estimant que leurs situations respectives appellent une réponse judiciaire empreinte d’humanité.

Selon Alioune Tine, la dégradation de l’état de santé des deux personnes concernées constitue une circonstance exceptionnelle qui doit primer dans l’appréciation de leurs dossiers. Il soutient que, si la notion de justice conserve tout son sens, la liberté provisoire de Farba Ngom et de Fabintou Diaby devrait s’imposer naturellement, indépendamment des considérations judiciaires ou politiques entourant leurs affaires.

Dans son message, Alioune Tine insiste sur le fait que ce sont précisément ces situations humaines et sanitaires extrêmes qui donnent à la justice sa dimension la plus noble. Pour lui, la prise en compte de l’état de santé des détenus ne relève pas d’un privilège, mais d’un principe fondamental de respect de la dignité humaine, surtout lorsque les conditions de détention risquent d’aggraver leur état.

Cette nouvelle demande de liberté provisoire, appuyée par une voix reconnue de la société civile, intervient alors que l’opinion publique reste divisée sur ces dossiers sensibles. Elle remet néanmoins au centre du débat la question de l’humanisation de la justice et de l’équilibre entre la rigueur judiciaire et la compassion face à des situations médicales jugées critiques.

Affaire de terrorisme : Cheikh Alassane Sène acquitté, Salif Hamady Ba condamné à trois ans de prison

La Chambre criminelle de Dakar a rendu son verdict ce vendredi 19 décembre dans l’affaire de terrorisme impliquant le guide religieux Cheikh Alassane Sène et son coaccusé Salif Hamady Ba. À l’issue des débats, la juridiction a prononcé l’acquittement pur et simple de Cheikh Alassane Sène, le blanchissant de l’ensemble des accusations portées contre lui, selon des informations rapportées par Seneweb.

Poursuivi pour des faits lourds, notamment association de malfaiteurs, menaces de mort et actes de terrorisme par intimidation, le guide religieux était soupçonné d’avoir pris part à des agissements jugés menaçants à l’encontre des autorités sénégalaises. Après plusieurs années de procédure, la Chambre criminelle a estimé que les charges retenues contre lui n’étaient pas établies, mettant ainsi fin à une affaire judiciaire qui aura duré près d’une décennie.

En revanche, son coaccusé Salif Hamady Ba, jugé par contumace, n’a pas bénéficié du même sort. Le tribunal l’a déclaré coupable de menaces de mort. Pour ces faits, il a été condamné à une peine de trois ans de prison ferme, assortie d’une amende de 200 000 francs CFA, toujours selon la même source.

Les faits remontent à l’année 2015, lorsque Cheikh Alassane Sène et Salif Hamady Ba avaient été interpellés à la suite de l’envoi d’un message considéré comme menaçant à l’égard des autorités de l’État. Cette arrestation avait suscité une vive controverse, compte tenu de la gravité des chefs d’accusation retenus à l’époque et du profil des mis en cause.

Port de Ndayane : le Président Bassirou Diomaye Faye à l’écoute des préoccupations foncières des populations de Yenne

Le Président de la République, Son Excellence Bassirou Diomaye Faye, a reçu ce vendredi au Palais le collectif des notables de la commune de Yenne, venus porter la voix des populations locales confrontées aux conséquences foncières liées aux travaux du port de Ndayane. Cette audience s’inscrit dans une dynamique de dialogue et de concertation autour d’un projet structurant, mais sensible, en raison de ses impacts sociaux et territoriaux.

Au cours de la rencontre, la délégation a exposé de manière détaillée les inquiétudes des habitants de Yenne, notamment en ce qui concerne l’occupation de leurs terres, les modalités d’indemnisation et la préservation des droits coutumiers. Les notables ont insisté sur la nécessité de concilier la mise en œuvre de ce grand projet de développement avec le respect des intérêts des communautés riveraines, afin d’éviter toute injustice ou marginalisation.

Les échanges avec le Chef de l’État ont permis de poser les bases d’un dialogue institutionnel ouvert et apaisé sur cette question cruciale. Le Président Bassirou Diomaye Faye a réaffirmé son attachement à une gouvernance fondée sur l’écoute, la transparence et la justice sociale, tout en soulignant l’importance stratégique du port de Ndayane pour le développement économique national et la création d’emplois.

À l’issue de l’audience, les notables de la commune de Yenne ont salué l’écoute attentive du Président de la République ainsi que la qualité des discussions. Ils ont exprimé leur confiance dans la poursuite du dialogue avec les autorités compétentes, convaincus que des solutions équilibrées pourront être trouvées pour garantir à la fois le succès du projet portuaire et la protection des droits et des intérêts des populations locales.

Keur Massar : les marchands ambulants annoncent une grande mobilisation contre les déguerpissements

À Keur Massar, la tension monte chez les marchands ambulants. Selon les informations rapportées par la RFM, un grand rassemblement est prévu cet après-midi au terrain Yékini de la localité. Cette mobilisation vise à dénoncer les opérations de déguerpissement que les commerçants jugent précipitées et menées sans concertation suffisante.

D’après nos confrères, la manifestation a été autorisée par les autorités administratives, ce qui ouvre la voie à une expression publique encadrée des revendications des marchands ambulants. Ces derniers entendent profiter de cette tribune pour faire entendre leur voix et attirer l’attention des pouvoirs publics sur la situation difficile qu’ils traversent.

Les organisateurs de la mobilisation dénoncent des opérations de déguerpissement qui, selon eux, menacent directement leurs moyens de subsistance. Pour de nombreux commerçants impactés, la vente ambulante constitue la principale, voire l’unique source de revenus pour faire vivre leurs familles. Ils estiment que ces actions, menées dans la précipitation, aggravent leur précarité et risquent d’entraîner de lourdes conséquences sociales dans la commune.

À travers ce rassemblement, les marchands ambulants appellent les autorités à privilégier le dialogue et à proposer des solutions alternatives durables, notamment des sites de relogement ou des espaces commerciaux aménagés. Ils réclament également une meilleure concertation en amont de toute opération, afin de concilier les impératifs d’ordre public et d’aménagement urbain avec la réalité socio-économique des populations concernées.

CAN 2025 : Habib Bèye voit le Sénégal en grand favori, mais prévient sur une concurrence redoutable

À quelques jours du coup d’envoi de la Coupe d’Afrique des nations 2025, prévue au Maroc à partir de dimanche prochain, Habib Bèye a livré une analyse lucide et nuancée de la compétition. Dans un entretien accordé à L’Observateur ce vendredi, l’actuel entraîneur du Stade Rennais s’est longuement prononcé sur les forces en présence et sur les chances du Sénégal, qu’il place en tête de liste des favoris, non sans une part d’émotion assumée.

Ancien capitaine des Lions, Habib Bèye n’a pas caché son attachement viscéral à son pays. « Le Sénégal est le grand favori », affirme-t-il sans détour, avant de reconnaître dans la foulée un manque d’objectivité lié à cet amour pour la sélection nationale. Une confession sincère qui n’enlève rien à la pertinence de son analyse, tant il insiste sur la difficulté de la mission qui attend les hommes de Pape Thiaw.

Pour le technicien sénégalais, viser une deuxième étoile en terre marocaine exigera bien plus qu’un simple statut de favori. La concurrence, prévient-il, est particulièrement relevée. À commencer par le Maroc, pays hôte de la compétition, porté par une génération talentueuse et par l’avantage non négligeable de jouer à domicile. Une équipe solide, structurée et habituée désormais aux grands rendez-vous internationaux.

Habib Bèye cite également la Côte d’Ivoire, tenante du titre, qui abordera cette CAN avec la confiance et l’expérience d’un champion en titre. À cela s’ajoute le Nigeria, nation historique du football africain, régulièrement présente dans le dernier carré des grandes compétitions et toujours difficile à manœuvrer. Enfin, la République démocratique du Congo figure aussi parmi les outsiders sérieux selon Bèye, notamment en raison de sa capacité à se hisser jusqu’aux barrages de la Coupe du monde, preuve de sa montée en puissance sur la scène continentale.

Au-delà de ces favoris déclarés, l’ancien international sénégalais se montre prudent et réaliste. Il estime qu’une surprise n’est jamais à exclure dans une CAN, compétition réputée pour son imprévisibilité. « Il y aura forcément une équipe qui n’est pas attendue, qui viendra perturber un petit peu cette hégémonie des très gros », avertit-il, rappelant que l’histoire du tournoi est jalonnée d’exploits inattendus.

Rivalité amoureuse fatale à Keur Daouda : « Abbé » face à la justice pour le meurtre de son ami

Un drame aux accents de tragédie antique s’est invité devant la juridiction criminelle de Koumpentoum. Hier mercredi, S. Diouf, 21 ans, plus connu sous le sobriquet de « Abbé », a comparu pour répondre du meurtre de son ami É. Sène. Les faits remontent à la nuit du 11 juin 2023, au village de Keur Daouda, où une rivalité amoureuse a dégénéré en affrontement mortel.

Selon l’acte d’accusation, tout commence dans la soirée du 10 juin 2023, lors d’un mariage célébré au domicile d’E. M. Sarr. La fête bat son plein lorsque la tension monte entre les deux jeunes hommes autour d’A. Dieng, une jeune femme que tous deux convoitaient. Les échanges verbaux s’enveniment et, au cœur de la dispute, la jeune femme est bousculée par le prévenu. La victime, É. Sène, intervient pour lui porter assistance, mais se heurte à l’opposition ferme de « Abbé », qui lui lance : « Je ne te laisserai pas la relever. »

Redoutant que la situation ne dégénère davantage, A. Dieng quitte discrètement les lieux. À la barre, elle confiera n’avoir jamais éprouvé de sentiments pour l’accusé et confirmera qu’É. Sène était son petit ami à l’époque des faits. Un témoignage jugé déterminant par la cour, tant il éclaire la nature du conflit et l’état d’esprit des protagonistes.

De son côté, S. Diouf a livré une version des faits marquée par la montée progressive de la violence. Il explique que la tension s’est accrue lorsqu’É. Sène, le voyant tenir la main de la jeune femme, lui a ordonné de la lâcher. Devant son refus, la victime lui aurait asséné un coup de poing au visage. Plus tard dans la nuit, les deux jeunes hommes se retrouvent dans un endroit isolé, décidés à régler leur différend par un duel.

C’est dans ce face-à-face que le drame se noue. « Abbé » reconnaît avoir pris un tournevis dans la sacoche de l’animateur musical qui l’initiait au métier de DJ. Lors de l’affrontement, après avoir été frappé avec un gourdin par É. Sène, il riposte en lui portant un coup violent à la tête avec l’outil. La victime s’effondre aussitôt, grièvement blessée et perdant abondamment du sang.

Évacué en urgence au poste de santé de Méréto, puis transféré au district sanitaire de Koumpentoum, É. Sène ne survivra pas à ses blessures. Son décès plonge le village dans la consternation et scelle le destin judiciaire de son ami devenu adversaire.

À l’audience, S. Diouf n’a pas cherché à nier les faits, tout en contestant l’intention homicide. La voix tremblante, il a déclaré : « Je n’avais pas l’intention de le tuer, c’était mon ami. La fille m’avait quitté pour lui. » Son avocat, Me Souleymane Ndéné Ndiaye, a plaidé en faveur d’une requalification des faits en « coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner », estimant que le geste relevait davantage d’une réaction dans un contexte de violence réciproque que d’une volonté de tuer.

Le ministère public, représenté par le procureur Aliou Dia, s’est montré inflexible. Pour l’accusation, la gravité des faits, l’usage d’une arme et la violence du coup porté ne laissent guère de place au doute quant à la responsabilité pénale de l’accusé. Le parquet a ainsi requis dix ans de réclusion criminelle contre S. Diouf pour meurtre.

Budget 2026 de la Ville de Dakar : 88,4 milliards FCFA adoptés à l’unanimité, l’investissement en forte hausse

Les conseillers municipaux de la Ville de Dakar ont adopté à l’unanimité, ce jeudi 18 décembre, le budget de l’exercice 2026, arrêté à 88,4 milliards de francs CFA. La séance s’est tenue en présence du maire de la capitale, Abass Fall, qui a salué un vote consensuel autour d’un budget marqué par une orientation résolument tournée vers l’investissement et l’amélioration du cadre de vie des Dakarois.

L’un des faits majeurs de ce budget 2026 réside dans la part exceptionnelle consacrée aux investissements. Ceux-ci représentent 57,14 % de l’enveloppe globale, contre seulement 22 % lors de l’exercice 2025. Une progression significative qui traduit, selon les autorités municipales, la volonté de la mairie d’accélérer les projets structurants et de renforcer les infrastructures urbaines.

D’après le quotidien Les Échos, cette hausse spectaculaire du taux d’investissement s’explique en grande partie par la proximité des Jeux olympiques de la jeunesse, prévus dans onze mois à Dakar. L’événement international impose à la capitale un rythme soutenu de préparation, notamment en matière d’équipements, de mobilité urbaine, d’assainissement et d’embellissement de la ville.

Toutefois, le journal souligne un défi de taille : près de 72 % des recettes potentielles nécessaires à l’exécution du budget 2026 restent encore à mobiliser. Une situation qui pose la question du financement effectif de ce budget ambitieux, malgré son adoption unanime par le conseil municipal.

Face à cet enjeu, le maire de Dakar s’est voulu rassurant et combatif. Abass Fall a affirmé que la municipalité compte multiplier les démarches auprès des différentes institutions de l’État afin d’obtenir les ressources indispensables. « Nous allons taper à toutes les portes : impôts, Présidence, Primature, pour que la ville de Dakar ait les moyens nécessaires afin d’améliorer le cadre de vie des habitants », a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité d’un accompagnement fort de l’État central.

Le maire a également profité de l’occasion pour annoncer une réforme du système d’attribution des bourses communales. Selon lui, le dispositif actuel manque d’efficacité et d’équité. « Les deux ou trois millions de francs CFA qu’on utilisait pour un seul étudiant peuvent servir à en former une dizaine », a-t-il expliqué, plaidant pour une nouvelle orientation des bourses afin de toucher un plus grand nombre de bénéficiaires. Abass Fall a, par ailleurs, déploré le fait que « beaucoup de milliards sont dépensés sans que l’on puisse mettre la main sur un résultat concret », appelant à une gestion plus rationnelle et plus transparente des ressources publiques.

Pour rappel, le budget de la mairie de Dakar pour l’exercice 2025 s’élevait à 69,8 milliards de francs CFA. Avec 88,4 milliards de francs CFA pour 2026, la capitale enregistre une hausse d’environ 26,65 % par rapport à l’année précédente. Une progression budgétaire qui confirme les ambitions de la nouvelle équipe municipale, mais dont la réussite dépendra largement de la capacité de la ville à mobiliser les ressources annoncées et à traduire ces investissements en résultats tangibles pour les populations.

Affaire Farba Ngom : une nouvelle demande de liberté provisoire déposée au Pool judiciaire financier

Une nouvelle tentative de mise en liberté provisoire a été engagée en faveur du député-maire des Agnams, Mouhamadou Ngom, plus connu sous le nom de Farba Ngom. Selon le journal Les Échos dans son édition du vendredi 19 décembre, ses avocats ont officiellement déposé, ce jeudi, une nouvelle demande auprès du doyen des juges d’instruction du Pool judiciaire financier (PJF).

D’après la même source, la procédure est désormais entre les mains du magistrat instructeur, seul habilité à apprécier l’opportunité d’une éventuelle remise en liberté du responsable politique. Cette nouvelle requête intervient dans un contexte judiciaire et médical particulièrement sensible pour l’édile des Agnams, en détention provisoire depuis le 27 février dernier.

Le 15 décembre, Farba Ngom a été transporté en ambulance au Pool judiciaire financier de Dakar, où il était attendu par les juges chargés de son dossier. Cette comparution marquait une étape importante dans la procédure, puisqu’il s’agissait de sa première audition sur le fond des accusations portées contre lui. L’état de santé du député-maire, jugé préoccupant par plusieurs rapports d’experts médicaux, continue d’alimenter les arguments de la défense en faveur d’une libération provisoire.

Farba Ngom est soupçonné d’infractions financières à la suite de la publication d’un rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF). Ce rapport a conduit à l’ouverture d’une information judiciaire confiée au Pool judiciaire financier, spécialisé dans le traitement des dossiers économiques et financiers d’envergure. Les charges retenues contre l’élu portent sur des faits présumés de nature financière, dont les contours précis font encore l’objet d’investigations approfondies.

Malgré les précédentes demandes de liberté provisoire introduites par ses avocats, la justice avait jusqu’ici maintenu Farba Ngom en détention, estimant nécessaire sa présence en prison pour les besoins de l’enquête. La nouvelle requête déposée relance toutefois le débat, notamment au regard de l’évolution de son état de santé et de son audition récente sur le fond du dossier.

Fonds Covid : la Cour suprême ordonne la libération provisoire de Mouhamadou Bambar Amar, la détention de l’ancienne DAGE maintenue

La saga judiciaire autour de la gestion des fonds alloués à la lutte contre la pandémie de Covid-19 connaît un nouveau développement majeur. La Cour suprême a ordonné, ce jeudi, la libération provisoire de Mouhamadou Bambar Amar, ancien aide-comptable au ministère du Développement industriel, poursuivi dans le cadre du dossier dit des fonds Covid. Cette décision met fin, à titre provisoire, à son incarcération dans une affaire marquée par de graves soupçons de malversations financières.

Mouhamadou Bambar Amar est poursuivi pour des faits présumés de détournement de deniers publics portant sur un montant estimé à 930 millions de francs CFA. Il avait été placé sous mandat de dépôt dans le cadre du volet Covid impliquant le ministère du Développement industriel, l’un des départements ministériels épinglés dans les enquêtes relatives à l’utilisation des ressources mobilisées pour faire face à la crise sanitaire.

Au cours de la procédure, le juge d’instruction chargé du dossier avait, dans un premier temps, accordé à l’ancien aide-comptable une liberté provisoire. Cette décision avait ensuite été confirmée par la juridiction d’appel, confortant ainsi la thèse de la défense, qui plaidait notamment pour le respect de la présomption d’innocence et l’absence de risques de fuite ou de pression sur l’enquête.

Cependant, le parquet général avait décidé de contester ces décisions judiciaires. Estimant que la gravité des faits reprochés et les enjeux financiers justifiaient le maintien en détention, il avait introduit un pourvoi en cassation devant la Cour suprême. Ce recours avait eu pour effet de maintenir Mouhamadou Bambar Amar en prison dans l’attente de l’examen du dossier par la plus haute juridiction du pays.

C’est ce pourvoi que la Cour suprême a finalement tranché ce jeudi, en rejetant la requête du parquet général et en validant la liberté provisoire accordée à l’ancien aide-comptable. Cette décision ouvre ainsi la voie à sa sortie de prison, même si la procédure judiciaire se poursuit sur le fond et que les accusations portées contre lui n’ont pas encore été définitivement tranchées.

Toutefois, cette issue favorable ne concerne pas l’ensemble des personnes mises en cause dans ce dossier sensible. Le même jour, la Cour suprême a rendu une autre décision significative en maintenant en détention Ndèye Aminata Loum Ndiaye, ancienne Directrice de l’administration générale et de l’équipement (DAGE) du ministère du Développement industriel. Sa demande n’a pas connu le même sort, illustrant la volonté de la justice de traiter chaque situation au cas par cas, en fonction du rôle présumé et des éléments du dossier.

Affaire Mabintou Diaby : une expertise médicale complémentaire ordonnée, un tournant décisif dans la procédure

Un nouveau développement de taille est intervenu dans l’affaire Mabintou Diaby, ex-épouse du journaliste Madiambal Diagne, actuellement placée sous mandat de dépôt. Selon des informations rapportées par le quotidien Libération, le président du Collège des juges d’instruction a ordonné la réalisation d’une expertise médicale complémentaire, une décision susceptible d’influencer de manière significative la suite de la procédure judiciaire.

Cette expertise médicale a pour objectif principal de déterminer si l’état de santé de Mabintou Diaby est compatible avec une détention en milieu carcéral. Il s’agit d’une mesure de précaution prise par l’autorité judiciaire dans un contexte marqué par des préoccupations croissantes autour de l’état clinique de la mise en cause. Depuis son incarcération, ses proches et ses conseils n’ont cessé d’alerter sur une dégradation de sa santé, estimant que son maintien en prison pourrait aggraver sa situation médicale.

Mabintou Diaby a été incarcérée dans le cadre d’une information judiciaire ouverte à la suite d’un rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif). Elle est poursuivie pour des faits dont les détails restent couverts par le secret de l’instruction, conformément aux règles en vigueur. Si le fond du dossier demeure confidentiel, la question de son état de santé s’est progressivement imposée comme un élément central du débat judiciaire et médiatique.

Face à la détérioration de son état, les autorités judiciaires et pénitentiaires ont déjà pris certaines dispositions. Mabintou Diaby a notamment été transférée au Pavillon spécial, une structure pénitentiaire destinée aux détenus nécessitant une prise en charge médicale adaptée. Ce transfert, motivé par des considérations strictement sanitaires, a relancé le débat sur le traitement des personnes vulnérables sur le plan médical en détention et sur les limites du maintien en prison dans de telles conditions.

L’expertise médicale complémentaire ordonnée par le président du Collège des juges d’instruction devra ainsi apporter des éléments objectifs et scientifiques permettant à la justice de statuer en toute connaissance de cause. Les médecins experts auront pour mission d’évaluer précisément l’état clinique de la détenue et de se prononcer sur la compatibilité ou non de cet état avec une incarcération prolongée.

Les conclusions de cette expertise seront déterminantes pour la suite de la procédure. Selon les résultats, plusieurs scénarios restent envisageables, allant du maintien en détention à un aménagement de la mesure privative de liberté, voire à l’adoption d’une alternative à l’incarcération. Dans tous les cas, cette décision médicale pourrait constituer un tournant majeur dans l’affaire Mabintou Diaby, en plaçant la question humanitaire et sanitaire au cœur du processus judiciaire.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°634 – 19/12/2025

🔴 GRÈVE DE 48 HEURES ANNONCÉE POUR CAUSE DE NON-RESPECT DES ACCORDS : LE SECTEUR DE LA SANTÉ EN ÉBULLITION
🔴 LE FDR FAIT LE BILAN DE LA GOUVERNANCE DE PASTEF POUR L’ANNÉE 2025 : «  UN FIASCO ! »

🔴 TAGGATO AVEC LE PEUPLE AU STADE LSS : LA MISSION DIEULI NDAMLI EN BRANLE

Trafic de cocaïne à Rufisque : l’artiste Arona Benga et trois coaccusés placés sous mandat de dépôt

L’artiste Amadou Bia Sow, plus connu sous le nom d’Arona Benga, et ses trois complices vont passer leur première nuit en détention. Interpellés par la Sûreté urbaine du Commissariat central de Rufisque dans le cadre d’une affaire de trafic de drogue dure, les quatre suspects ont été inculpés puis placés sous mandat de dépôt ce jeudi 18 décembre par le juge d’instruction du premier cabinet près le Tribunal de grande instance de Rufisque, Abdoulaye Ba. Ils ont été transférés à la prison de Rebeuss.

Déférés la veille devant le parquet, Arona Benga et ses coaccusés avaient d’abord bénéficié d’un retour de parquet. Toutefois, le procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Rufisque, Cheikh Diakhoumpa, a requis l’ouverture d’une information judiciaire et sollicité leur placement sous mandat de dépôt. Une requête suivie par le juge d’instruction, selon des sources judiciaires.

Cette affaire s’inscrit dans le cadre de la lutte contre le trafic de stupéfiants menée par les forces de sécurité. Dans la nuit du samedi 13 au dimanche 14 décembre 2025, aux environs de 2 heures du matin, la Sûreté urbaine de Rufisque a exploité un renseignement faisant état de l’existence d’un réseau de trafic de cocaïne opérant à la cité André Kenny. Le réseau, selon les informations recueillies, serait animé par un certain Mamadou Thiam, qui assurait l’approvisionnement, tandis que les livraisons étaient effectuées par Abdoulaye Diassy.

Après avoir mis en place un dispositif de surveillance discret, les éléments de la brigade de recherches ont procédé à une longue filature qui a permis d’identifier Abdoulaye Diassy, footballeur âgé de 23 ans et de nationalité bissau-guinéenne. Un agent, se faisant passer pour un client, a passé une commande de drogue. Au moment de la livraison, le suspect a été interpellé en possession d’un sachet contenant une poudre blanche, supposée être de la cocaïne.

Conduit à s’expliquer sur l’origine de la drogue, Abdoulaye Diassy a indiqué s’être approvisionné auprès de son colocataire, Mamadou Thiam, né en 1986. Une descente effectuée dans leur chambre a permis aux policiers d’interpeller ce dernier en flagrant délit de consommation de cocaïne, en compagnie de ses amis Maguette Cissé, mécanicien né en 1992, et de l’artiste Amadou Bia Sow, alias Arona Benga, qui se présente comme gérant de boîte et est domicilié à Ngor Almadies.

La perquisition menée sur place a abouti à la saisie d’environ deux grammes de cocaïne, de cinq pipes utilisées pour la consommation, ainsi que d’une quantité de drogue synthétique de type MDMA. La fouille de la chambre d’Abdoulaye Diassy a également permis de découvrir un réchaud, une boîte de bicarbonate et un briquet, du matériel servant au conditionnement de la cocaïne.

Au terme de leur garde à vue et de leur présentation devant la justice, les quatre mis en cause ont été inculpés dans le cadre de cette information judiciaire ouverte pour trafic de drogue dure. Ils devront désormais répondre de leurs actes devant la justice, alors que l’enquête se poursuit afin de déterminer l’étendue exacte du réseau et d’identifier d’éventuels autres complices.

Les chroniques de la participation citoyenne

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Casamance, l’heure de la transformation historique : de la paix surveillée à la prospérité partagée

Tournée économique du Président Bassirou Diomaye Faye (20–25 décembre 2025) et déploiement du Plan Diomaye Casamance (PDC)

La Casamance entre dans une nouvelle ère. Longtemps enfermée dans une lecture réductrice – celle d’un territoire fragile, périphérique, à stabiliser avant tout – elle est désormais replacée au cœur du projet national. La tournée économique du Président Bassirou Diomaye Faye en Casamance, du 20 au 25 décembre 2025, n’est pas un simple déplacement présidentiel. Elle constitue un acte politique majeur, une déclaration de méthode et de vision : la paix ne suffit plus, elle doit produire du développement, de l’emploi et de la dignité.

Cette tournée consacre un changement de paradigme. Elle acte la fin d’un temps où la Casamance était traitée comme une exception sécuritaire et le début d’un cycle où elle devient un pôle économique stratégique, porteur de croissance durable pour tout le Sénégal. À travers le Plan Diomaye Casamance (PDC), le Chef de l’État engage la Nation dans une transformation profonde, structurée et irréversible.

La Casamance : d’un récit de marginalisation à une ambition nationale

Pendant trop longtemps, la Casamance a été enfermée dans un récit de souffrance, de conflit larvé et d’abandon. Certes, l’histoire a été complexe, marquée par des tensions et des douleurs réelles. Mais l’erreur majeure des politiques publiques passées a été de figer la région dans cette image, au lieu de la projeter dans l’avenir.

Or, la Casamance n’a jamais été pauvre de potentialités. Elle est riche de ses terres fertiles, de ses ressources halieutiques, de ses forêts, de son capital humain, de sa culture et de sa position géographique stratégique. Ce qui a manqué, ce n’est ni la paix seule, ni la bonne volonté des populations, mais une vision cohérente, assumée et portée au sommet de l’État.

C’est précisément ce que le Président Bassirou Diomaye Faye vient corriger.

De la paix sécuritaire à la paix productive

Les avancées sécuritaires obtenues ces dernières années constituent une base essentielle. Mais le Président Diomaye Faye pose une vérité fondamentale : une paix qui ne transforme pas le quotidien des populations est une paix fragile.

La paix véritable est celle qui crée des emplois, stabilise les revenus, donne des perspectives à la jeunesse et redonne confiance dans l’État.

Le PDC s’inscrit dans cette logique de paix productive. Il vise à aligner définitivement les acquis sécuritaires avec une croissance économique tangible, mesurable et inclusive. Il ne s’agit plus seulement d’éviter le conflit, mais de bâtir la prospérité.

Le Plan Diomaye Casamance : une architecture de transformation

Le PDC n’est pas un slogan. C’est une stratégie territoriale intégrée, fondée sur la cohérence, la planification et l’impact.

1. Sécuriser l’environnement des projets et des investisseurs

Aucun investissement durable ne peut se faire sans confiance. En se rendant personnellement sur le terrain, le Président envoie un signal fort : l’État garantit la stabilité, la sécurité juridique et l’accompagnement institutionnel. La Casamance devient un espace crédible pour l’investissement productif, national comme international.

2. Accélérer les investissements structurants

Le PDC cible des secteurs à fort potentiel :

l’agriculture et l’agro-industrie pour transformer localement la production ;

la pêche et l’aquaculture durables ;

le tourisme responsable, valorisant les patrimoines naturel et culturel ;

l’économie forestière et environnementale ;

les infrastructures de transport, d’énergie et de logistique.

L’objectif est clair : créer des chaînes de valeur locales, réduire la dépendance aux importations et générer des emplois décents, notamment pour les jeunes et les femmes.

3. Ancrer une gouvernance de proximité

Le développement ne peut plus être centralisé, bureaucratique et déconnecté. Le PDC mise sur une décentralisation effective de la décision économique, en associant les collectivités territoriales, les acteurs locaux, les organisations communautaires et la diaspora. La transparence, la redevabilité et le suivi-évaluation deviennent des principes non négociables.

Une méthode présidentielle fondée sur le terrain et l’écoute

La tournée économique du Président Diomaye Faye illustre une rupture méthodologique. Gouverner, ce n’est pas seulement décider depuis les palais, c’est aller à la rencontre des réalités, écouter les producteurs, les entrepreneurs, les jeunes, les femmes, les élus locaux.

Cette présence physique du Chef de l’État en Casamance est un acte de respect et de reconnaissance. Elle restaure la confiance entre l’État et les citoyens, et rappelle que chaque territoire compte, sans hiérarchie ni relégation.

La Casamance comme laboratoire du Sénégal nouveau

Ce qui se joue en Casamance dépasse la région elle-même. Le PDC fait de la Casamance un laboratoire du nouveau modèle sénégalais de développement :

un modèle fondé sur la souveraineté économique ;

un modèle créateur d’emplois locaux ;

un modèle respectueux des territoires et des communautés ;

un modèle où la paix, la justice sociale et la croissance avancent ensemble.

La Casamance n’est plus une périphérie à assister, mais un acteur central de la transformation nationale.

Un appel à la mobilisation collective

Aucun plan, aussi ambitieux soit-il, ne peut réussir sans l’engagement de tous. Le PDC interpelle :

les élus locaux, appelés à dépasser les calculs politiciens ;

le secteur privé, invité à investir avec responsabilité et patriotisme économique ;

la jeunesse, encouragée à croire en son territoire et à entreprendre ;

la diaspora, appelée à revenir, investir, transmettre.

La Casamance n’est pas l’affaire des seuls Casamançais. Elle est une cause nationale, un enjeu stratégique pour l’équilibre et l’avenir du Sénégal.

La Casamance debout, le Sénégal en marche

En liant définitivement paix, sécurité, investissement et gouvernance de proximité, le Président Bassirou Diomaye Faye pose un acte fondateur. Il transforme un territoire longtemps perçu comme fragile en espace de production, de dignité et d’espérance.

La tournée économique de décembre 2025 n’est pas une fin. Elle est un commencement.

Le commencement d’une Casamance qui produit, qui emploie, qui innove.

Le commencement d’un Sénégal qui assume tous ses territoires et transforme ses blessures en forces.

La Casamance se relève.

La Casamance avance.

Et avec elle, c’est tout le Sénégal qui change de cap.

Alioune Cheikh Anta Sankara Ndiaye

Expert en développement international

Ecrivain de la transformation

« Il faut transformer,encore transformer,toujours transformer »

Administration et santé en ébullition : l’intersyndicale et la F2S déclenchent une grève de 48 heures pour exiger le respect des accords

L’intersyndicale des travailleurs de l’administration, en collaboration avec la Fédération des syndicats de la santé (F2S), a organisé ce jeudi 18 décembre 2025 une marche pacifique pour dénoncer le non-respect, par l’État, des accords signés dans le cadre du pacte de stabilité sociale. À l’issue de cette mobilisation, les deux entités syndicales ont annoncé le déclenchement d’une grève de 48 heures, renouvelable, à compter de ce même jour.

Selon Omar Dramé, porte-parole de l’intersyndicale des travailleurs de l’administration, cette action vise avant tout à démontrer la détermination des agents de l’administration et du secteur de la santé face à ce qu’il qualifie de manquements graves du gouvernement. Il estime que les autorités n’ont tenu aucun des engagements pris dans le pacte de stabilité sociale, malgré les promesses formulées lors des négociations antérieures. Pour lui, cette mobilisation est un signal fort adressé au pouvoir exécutif afin de rappeler l’urgence de respecter la parole donnée aux travailleurs.

Le syndicaliste a également averti que cette grève n’est qu’une étape dans un plan d’action plus large. Il a annoncé que d’autres initiatives syndicales seront déployées dans les semaines à venir si le gouvernement persiste dans ce qu’il considère comme un refus de respecter ses engagements. Omar Dramé a ainsi réaffirmé la volonté de l’intersyndicale et de la F2S de poursuivre le combat jusqu’à la satisfaction totale de leurs revendications, en défense des intérêts des travailleurs de l’administration et de la santé.

Prenant la parole au nom de la Fédération des syndicats de la santé, Cheikh Seck a, pour sa part, interpellé directement les nouvelles autorités. Il les a exhortées à poser des actes concrets et cohérents avec leur discours, estimant que le slogan gouvernemental de « Jub jubal jubanti » doit se traduire par des décisions effectives en faveur des travailleurs. À défaut, a-t-il prévenu, les syndicats se réservent le droit d’imposer eux-mêmes ce principe de justice et d’équité par la lutte syndicale.

La marche a également enregistré la présence de Cheikh Diop, secrétaire général de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal – Forces du changement (CNTS-FC), venu exprimer son soutien aux revendications des manifestants. Il a révélé avoir entrepris, sans succès, des démarches pour rencontrer le Premier ministre, Ousmane Sonko, dans l’objectif de favoriser un dialogue susceptible de redonner de la crédibilité au pacte de stabilité sociale. Face à cette situation, il a appelé le gouvernement à intervenir rapidement afin d’éviter une escalade du mouvement social.

Pour rappel, les revendications portées par les travailleurs de l’administration et les membres de la F2S concernent principalement l’équité dans le traitement salarial des agents de l’État, la généralisation de l’indemnité de logement, ainsi que le règlement définitif des retards de paiement des salaires des agents contractuels. Autant de doléances que les syndicats jugent légitimes et urgentes, et qui constituent le cœur de leur mobilisation actuelle.

ACTIONS KAOLACK et le DG de la CDC, Fadilou Keïta, scellent une alliance stratégique pour le développement de la ville

Une nouvelle page semble s’ouvrir pour le développement de la ville de Kaolack. Une audience de haut niveau a réuni le Directeur général de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) et responsable politique de Pastef, M. Fadilou Keïta, et une figure majeure du tissu associatif local, M. Cheikh Diaw, président de l’association ACTIONS KAOLACK, accompagné de Papa Mayloute Ndiaye, également membre du MONCAP.

Cette rencontre, qualifiée de constructive et collaborative, marque un tournant significatif en instaurant un dialogue direct entre la société civile organisée et les décideurs publics, dans l’intérêt exclusif des populations kaolackoises.

Pour mesurer toute la portée de cette audience, il convient de revenir sur le parcours et l’engagement d’ACTIONS KAOLACK. Son président, Cheikh Diaw, en rappelle les fondements :

« Notre association, profondément ancrée dans le tissu communal, n’a jamais été un simple observateur. Notre credo est l’action concrète. Sur le plan social, nous avons multiplié les initiatives de soutien aux couches les plus vulnérables, notamment à travers des dons de vivres, de matériel scolaire et la mise en place de mutuelles de solidarité. »

Il met également en avant la dimension citoyenne de l’organisation :

« Notre engagement civique se traduit par des campagnes de sensibilisation sur les droits et devoirs des citoyens, la participation civique et la médiation communautaire dans les quartiers, contribuant ainsi au renforcement de la cohésion sociale. »

Mais c’est surtout sur le terrain environnemental qu’ACTIONS KAOLACK s’est illustrée au fil des années. Cheikh Diaw précise :

« Nous menons un combat permanent contre l’insalubrité, qui constitue l’un des principaux maux de la ville. À travers l’organisation de grandes opérations Set Setal, des campagnes de reboisement dans les espaces publics et un plaidoyer constant pour une meilleure gestion des déchets, nos membres sont régulièrement en première ligne, balais et plants en main, pour redonner à Kaolack sa dignité environnementale. »

Ce capital d’expertise de terrain et cette légitimité locale ont ainsi été portés au plus haut niveau lors de la rencontre avec le Directeur général de la CDC. Les échanges ont permis d’aborder les enjeux prioritaires de Kaolack et de relayer les préoccupations exprimées dans les quartiers. Plus encore, ils ont ouvert la voie à l’exploration de pistes de coopération durables et structurantes.

Cette collaboration naissante ambitionne de conjuguer la force de proposition, l’ancrage communautaire et l’expérience d’ACTIONS KAOLACK avec les capacités d’exécution, de financement et de coordination institutionnelle de la CDC, sous la direction de M. Fadilou Keïta. L’objectif affiché est clair : passer d’actions ponctuelles à une stratégie concertée et amplifiée, au service du développement durable et inclusif de la ville de Kaolack.

Affaire SOFTCARE : le ministère de la Santé annonce une mission conjointe pour faire toute la lumière

L’affaire SOFTCARE continue de susciter une vive polémique dans l’opinion publique, à la suite d’une inspection menée par l’Agence de Régulation Pharmaceutique (ARP) au sein de l’entreprise SOFTCARE SN COMPANY LIMITED. Cette opération de contrôle, dont les conclusions ont soulevé de nombreuses interrogations, a ravivé les débats autour du respect des normes en vigueur dans le secteur pharmaceutique et de la sécurité sanitaire des populations.

Face à l’ampleur des réactions, le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique (MSHP) est sorti de sa réserve. Dans un communiqué rendu public ce mercredi 18 décembre, le département ministériel, en sa qualité d’autorité de tutelle, a annoncé le déploiement imminent d’une mission conjointe. Celle-ci sera menée en étroite collaboration avec le ministère du Commerce et de l’Industrie, avec pour objectif de faire toute la lumière sur les faits reprochés à l’entreprise mise en cause.

Selon le ministère dirigé par le Dr Ibrahima Sy, cette démarche vise à établir la vérité sur la base d’éléments précis, vérifiés et conformes à la réalité. Les autorités sanitaires s’engagent ainsi à revenir vers l’opinion publique avec des informations fiables, dans un souci affirmé de transparence, de responsabilité et de bonne gouvernance.

Le MSHP souligne également que, à l’issue des investigations, toutes les mesures correctives nécessaires seront prises, conformément aux textes et règlements en vigueur. Ces décisions, précise le communiqué, se feront dans le strict respect des principes de justice et d’équité, afin de garantir un traitement impartial de l’affaire et de préserver la crédibilité des institutions de régulation.

Enfin, le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique a tenu à rassurer les populations. Il a réaffirmé son attachement indéfectible à la préservation de la santé publique, à la sécurité sanitaire des citoyens ainsi qu’à une régulation rigoureuse et responsable du secteur pharmaceutique. À travers cette sortie officielle, les autorités entendent démontrer leur volonté de ne tolérer aucun manquement susceptible de mettre en danger la santé des Sénégalais.

Litige immobilier autour du programme « Océanes » : Ecotra triomphe face à Siraj Finance au terme d’un long bras de fer judiciaire

Le climat des affaires au Sénégal est de plus en plus marqué par des différends judiciaires opposant des partenaires économiques engagés dans des projets communs. Le contentieux ayant opposé la Société Ecotra à la Société Siraj Finance Corporation (SFC), devant le Tribunal du Commerce hors classe de Dakar puis devant la Cour d’appel, illustre parfaitement la complexité et les enjeux financiers de ces conflits. Au terme de plusieurs années de procédures, Ecotra a finalement obtenu gain de cause, mettant un terme à une bataille judiciaire aussi technique que coûteuse.

À l’origine de l’affaire se trouve une opération immobilière portant sur l’acquisition de six villas du programme « Océanes ». Dans le cadre de cette transaction, il était convenu que cinq villas reviendraient à la société Ecotra, tandis que la société Siraj Finance Corporation n’entendait acquérir qu’une seule unité. Toutefois, cette dernière devait verser la somme globale de 2 641 473 105 FCFA, montant correspondant à l’opération d’achat des six villas. Il ressort du dossier que cette somme a effectivement été versée dans le cadre de l’acquisition.

Après le paiement d’un acompte de 2 107 140 098 FCFA, Ecotra a proposé d’assurer la réalisation du gros œuvre des villas. Le coût de ces travaux devait constituer le paiement du reliquat du prix d’acquisition des cinq villas destinées à Ecotra, conformément à un protocole d’accord liant la Compagnie Générale Immobilière (CGI) et Siraj Finance Corporation. Le prix unitaire des villas concernées, référencées V1, V2, V5, V6, V7 et V11, était fixé à un milliard de FCFA chacune. Dans ce contexte, la première offre financière formulée par Ecotra pour les travaux a été évaluée à 3 235 361 145 FCFA. Cependant, par lettre datée du 28 avril 2020, la CGI a indiqué avoir rejeté cette offre.

Contrairement aux arguments développés par la CGI, le choix de la société Ecotra n’était pas le fruit du hasard ni d’un processus opaque. Les éléments versés au dossier, notamment les ordres de virement et les copies de chèques, ont permis d’établir que les décaissements effectués ont généré pour les parties des charges financières importantes, sous forme d’agios et d’intérêts bancaires, pour un montant total de 198 669 671 FCFA.

Statuant à nouveau par jugement en date du 30 mars 2022, le Tribunal du Commerce hors classe de Dakar a partiellement condamné la société Siraj Finance Corporation et la société CGI à verser à Ecotra la somme principale de 2 107 140 098 FCFA, correspondant aux montants déboursés pour l’acquisition des cinq villas. Le tribunal a également reconnu que la mise à disposition de ces fonds avait entraîné pour Ecotra des débours supplémentaires, liés aux intérêts et agios bancaires, évalués à 198 669 671 FCFA, montant qui a été réévalué à la hausse au cours de la procédure.

Il a par ailleurs été admis par l’ensemble des parties que les sommes versées à Siraj Finance Corporation ont été intégralement reversées, directement ou indirectement, à la Compagnie Générale Immobilière dans le cadre du contrat de réservation pour une vente en l’état futur d’achèvement, conclu le 29 mai 2017. Dans ses conclusions d’appel du 30 mars 2023, la CGI avait d’ailleurs sollicité la confirmation du jugement attaqué, tout en rappelant que Siraj Finance Corporation avait tenté de l’appeler en cause devant le Tribunal de Commerce hors classe de Dakar, afin de la faire déclarer responsable du préjudice invoqué.

Dans cette logique, Siraj Finance Corporation cherchait à faire condamner la CGI à sa place dans le litige l’opposant à Ecotra, en invoquant notamment une rupture abusive du contrat. Elle réclamait le remboursement de la somme de 2 641 473 105 FCFA, assortie de 600 millions de FCFA de dommages et intérêts conventionnels, ainsi qu’un milliard de FCFA au titre du préjudice subi, avec exécution provisoire nonobstant appel et sans caution. Ces prétentions ont toutefois été rejetées par les juridictions saisies.

Par un jugement rendu le 19 janvier 2022, la première Chambre commerciale du Tribunal de Commerce de Dakar a débouté la société Siraj Finance Corporation de l’ensemble de ses demandes dans l’affaire l’opposant à Ecotra. Le tribunal a rejeté la tentative de Siraj d’impliquer la CGI par voie d’assignation en intervention forcée et a condamné Siraj Finance Corporation à verser à Ecotra la somme de 1 457 140 098 FCFA à titre de remboursement, ainsi que 30 millions de FCFA à titre de dommages et intérêts, tout en déboutant Ecotra du surplus de ses demandes.

Insatisfaites de cette décision, Siraj Finance Corporation et Ecotra ont toutes deux interjeté appel. La Première Chambre commerciale de la Cour d’appel de Dakar, statuant en audience publique et ordinaire le 29 septembre 2023, a confirmé les décisions attaquées pour l’essentiel. Elle a notamment condamné la société Siraj Finance Corporation à payer à Ecotra la somme de 2 107 140 098 FCFA, consolidant ainsi la position de cette dernière.

VISITE DE COURTOISIE : LE COLLECTIF DU PEUPLE CHEZ BADARA GADIAGA

Le Collectif du Peuple a effectué, ce mercredi, une visite de courtoisie au domicile du chroniqueur Badara Gadiaga, récemment libéré et placé sous contrôle judiciaire. Cette démarche de solidarité et de soutien a été conduite par plusieurs membres du collectif, dont Abdou Karim Gueye et Abou Diallo, accompagnés d’autres responsables et sympathisants du mouvement.

Cette rencontre, empreinte de convivialité et de fraternité, s’inscrit dans un contexte marqué par les récentes péripéties judiciaires du chroniqueur, qui avaient suscité de nombreuses réactions au sein de l’opinion publique. À travers cette visite, le Collectif du Peuple a tenu à exprimer son attachement aux principes de liberté d’expression, de justice et de respect des droits fondamentaux, tout en témoignant sa proximité avec Badara Gadiaga et sa famille.

Les membres du collectif ont salué la résilience et la dignité dont a fait preuve le chroniqueur tout au long de cette épreuve. Ils ont également réaffirmé leur engagement à rester mobilisés aux côtés de toutes les voix qu’ils estiment injustement inquiétées pour leurs opinions ou leurs prises de position dans le débat public.

Pour sa part, Badara Gadiaga a exprimé sa gratitude envers ses hôtes pour cette marque de soutien qu’il qualifie de réconfortante. Il a souligné l’importance de la solidarité citoyenne dans les moments difficiles et a appelé à l’apaisement, au dialogue et au respect des institutions, tout en réitérant sa détermination à poursuivre son travail de chroniqueur dans le strict respect des lois et des valeurs républicaines.

Affaire Softcare : les pharmaciens inspecteurs de l’ARP contestent la version officielle et maintiennent le retrait des produits

Un nouveau rebondissement vient complexifier l’affaire Softcare SN Company Limited. Dans un communiqué rendu public, l’équipe des pharmaciens inspecteurs de l’Agence sénégalaise de Réglementation pharmaceutique (ARP) a pris ses distances avec la communication officielle diffusée par leur propre institution, contestant fermement la version des faits présentée au public.

Les inspecteurs affirment que le communiqué n° MSHP/ARP/DG/CELCOM du 16 décembre 2025 « ne reflète pas la réalité des faits » tels qu’ils ont été constatés lors de l’inspection de suivi menée dans l’usine de production de Softcare. Selon eux, ce document engage uniquement la cellule de communication de l’ARP et ne saurait en aucun cas être attribué aux inspecteurs qui ont conduit la mission de terrain. Ils dénoncent par ailleurs l’utilisation de leur image aux côtés de gendarmes, estimant que cette mise en scène porte atteinte à leur crédibilité et à leur rôle de garants de la réglementation pharmaceutique.

Sur le fond du dossier, les pharmaciens inspecteurs se montrent catégoriques. Leur rapport technique, issu de l’inspection de suivi, confirme sans réserve la persistance des non-conformités déjà relevées lors de la précédente mission de contrôle. Parmi les manquements les plus graves figure la présence continue de matières premières périmées dans le processus de fabrication des couches et des serviettes hygiéniques produites par l’entreprise.

L’inspection du 16 décembre 2025, conduite par le Directeur de l’inspection pharmaceutique, de la surveillance du marché et des vigilances (DISV) en collaboration avec la Gendarmerie nationale, a, selon les inspecteurs, abouti à des conclusions techniques qui contredisent clairement le communiqué officiel diffusé par la cellule de communication de l’ARP. Cette divergence profonde révèle, d’après eux, un décalage inquiétant entre les constats de terrain et la communication institutionnelle.

Face à cette situation, les pharmaciens inspecteurs rappellent que la décision de retrait des produits Softcare du marché demeure pleinement en vigueur. Ils soulignent que cette mesure conservatoire ne sera levée qu’après une mise en conformité totale de l’usine avec les exigences réglementaires en vigueur. Pour les inspecteurs, il s’agit avant tout d’une action de prévention destinée à protéger la santé et la sécurité des populations sénégalaises.

Ce désaveu public, rare au sein d’une même institution, met en lumière les tensions internes à l’ARP et relance le débat sur la transparence et la rigueur dans la gestion des dossiers sensibles liés à la santé publique. L’affaire Softcare, loin d’être close, s’impose désormais comme un test majeur pour la crédibilité du système de régulation pharmaceutique au Sénégal.

CAN : Habib Diarra attendu tardivement, Sunderland face au casse-tête de la libération des internationaux

À l’approche de la Coupe d’Afrique des nations, la question de la mise à disposition des joueurs internationaux continue de provoquer des débats et des tensions entre clubs européens et sélections africaines. Le Sénégal, engagé dans la phase finale de ses préparatifs, se retrouve lui aussi confronté à cette problématique à travers le cas du milieu de terrain Habib Diarra.

Le joueur sénégalais ne rejoindra la tanière des Lions de la Téranga que ce dimanche, soit près de six jours après la date officielle fixée par la FIFA pour la libération des internationaux. Un retard qui n’est pas lié à un refus catégorique, mais plutôt à la volonté de son club, Sunderland, de finaliser complètement le processus de rééducation du joueur avant de le laisser partir.

Touché récemment, Habib Diarra suit un programme spécifique de remise en forme supervisé par le staff médical des Black Cats. Le club anglais souhaite s’assurer que le milieu de terrain retrouve l’intégralité de ses capacités physiques avant de prendre part à une compétition aussi exigeante que la CAN. Une précaution qui, du côté de Sunderland, se veut avant tout médicale et sportive.

Face aux interrogations suscitées par cette situation, l’entraîneur de Sunderland, Régis Le Bris, a tenu à clarifier la position de son club lors d’une conférence de presse tenue ce jeudi. Le technicien français a indiqué que son joueur pourrait même être aligné lors du prochain match contre Brighton, ce qui marquerait la fin définitive de sa rééducation. « Il pourrait être avec nous pour le match contre Brighton, et ce sera alors la fin de sa rééducation. Si tout se passe bien, il rejoindra sa sélection nationale la semaine prochaine », a-t-il précisé.

Cette déclaration confirme que le départ de Habib Diarra n’est pas remis en cause, mais simplement différé, au grand dam du staff technique sénégalais, qui espérait disposer de l’ensemble de ses éléments le plus tôt possible afin d’optimiser la préparation collective.

Ce nouvel épisode illustre une fois de plus les tensions récurrentes entre clubs et sélections nationales à l’approche de la CAN. Entre impératifs médicaux, enjeux sportifs et respect du calendrier international, l’équilibre reste difficile à trouver. Pour le Sénégal, l’essentiel sera désormais de récupérer un Habib Diarra totalement apte, capable d’apporter toute sa contribution aux ambitions des Lions de la Téranga lors de la compétition continentale.

« Justice et humanité » : à Kaolack, un plaidoyer pour Tahirou Sarr

À Kaolack, commerçants, entrepreneurs et soutiens se sont mobilisés pour demander la libération provisoire de l’homme d’affaires Tahirou Sarr, actuellement en détention. Dans un discours solennel rendu public, ils ont adressé un appel respectueux à l’État du Sénégal, aux autorités judiciaires ainsi qu’au peuple sénégalais.

S’exprimant au nom du collectif, Khadim Sao, commerçant au marché central de Kaolack et porte-parole des soutiens, a tenu à préciser que cette démarche ne vise nullement à remettre en cause l’indépendance de la justice, mais plutôt à en solliciter la clémence et la sagesse.

« Nous ne contestons pas la justice, nous en appelons à son humanité et à son sens de l’équilibre », a-t-il déclaré.

Selon les signataires du plaidoyer, Tahirou Sarr demeure un acteur économique majeur, dont l’ancrage national et régional est largement reconnu. Ils mettent notamment en avant les garanties financières importantes proposées par l’homme d’affaires dans le cadre de la procédure judiciaire. Celles-ci, constituées de biens immobiliers et de dépôts en numéraire, auraient été présentées avec l’aval d’un juge d’instruction, traduisant, selon eux, sa volonté de coopérer pleinement avec la justice et l’absence de tout risque de fuite.

Au-delà de l’aspect strictement judiciaire, les commerçants insistent sur les conséquences humaines et économiques de la détention. La situation de la famille de Tahirou Sarr, éprouvée par la privation de liberté de l’un des siens, a été évoquée, tout comme les conditions carcérales difficiles, souvent dénoncées par les organisations de défense des droits humains.

Sur le plan économique, le collectif estime que l’incarcération prolongée de l’homme d’affaires freine plusieurs projets, fragilise des partenariats et impacte indirectement de nombreux emplois, en particulier dans la région de Kaolack, où certaines activités commerciales dépendent de ses initiatives.

Tout en réaffirmant leur attachement à la lutte contre l’impunité et au respect des lois, les soutiens de Tahirou Sarr rappellent le principe fondamental de la présomption d’innocence. Ils estiment qu’une liberté provisoire, assortie de conditions strictes fixées par la justice, permettrait à l’intéressé de préparer sa défense dans des conditions dignes.

« Accorder une liberté provisoire serait un signal fort montrant que la justice sénégalaise sait conjuguer fermeté et humanité », a conclu Khadim Sao, exprimant l’espoir que les autorités prendront en compte les garanties offertes ainsi que l’impact socio-économique du dossier.

Les commerçants et soutiens disent croire en un Sénégal où la justice avance avec sérénité, dans le respect de la dignité humaine et de la concorde nationale, et appellent à ce que la sagesse guide les décisions à venir.

Le FDR fustige la gouvernance actuelle et alerte sur une « crise multisectorielle profonde »

Le Front pour la Défense de la Démocratie et de la République (FDR) a tenu, ce jeudi à Keur Massar, une conférence de presse marquée par un ton particulièrement critique à l’endroit du pouvoir en place. Face aux militants et en présence de plusieurs responsables de l’opposition, le coordonnateur national du Front, Samba Sy, a livré un réquisitoire sans concession contre ce qu’il considère comme une gouvernance déconnectée des réalités sociales et économiques du pays.

Dès l’entame de son intervention, Samba Sy a dressé un tableau sombre de la situation nationale, affirmant que « le Sénégal traverse une crise multisectorielle profonde ». Selon lui, cette crise touche aussi bien l’économie que le social, avec des conséquences directes sur le quotidien des populations. Le FDR estime que la situation économique est aujourd’hui « particulièrement préoccupante », allant jusqu’à parler d’une économie « en faillite ». À l’en croire, tous les secteurs d’activité seraient quasiment à l’arrêt, plongeant le pays dans une phase de stagnation qu’il juge dangereuse pour l’avenir national.

Pour le coordonnateur national du FDR, la responsabilité de cette situation incombe directement aux autorités actuelles. « Au lieu de faire progresser notre pays, ils le font reculer, et ils le font reculer dangereusement », a-t-il martelé, dénonçant des choix politiques et économiques qui, selon lui, aggravent la précarité des populations. Il a notamment insisté sur le fossé grandissant entre les discours officiels et la réalité vécue par les Sénégalais, estimant que les décisions prises au sommet de l’État ne tiennent pas suffisamment compte de leurs impacts sociaux.

Au-delà des questions économiques, le FDR a également soulevé ce qu’il qualifie de dérives éthiques au sein de l’appareil d’État. Samba Sy a pointé du doigt l’attitude d’un ministre qui se serait publiquement félicité d’avoir utilisé des ressources publiques au profit de ses partisans, une pratique que le Front juge contraire aux principes de bonne gouvernance et de gestion transparente des deniers publics.

La cohésion de l’équipe gouvernementale a également été remise en question lors de cette conférence de presse. Le FDR accuse le Premier ministre de gouverner avec des collaborateurs qu’il aurait lui-même, par le passé, accusés publiquement de malversations financières. Une situation que le Front considère comme paradoxale et révélatrice, selon lui, d’un manque de cohérence et de crédibilité au sommet de l’État.

Le point culminant de l’intervention de Samba Sy a porté sur le décalage qu’il observe entre les appels répétés des autorités demandant aux populations de « se serrer la ceinture » et le train de vie de l’État. Le leader du FDR a dénoncé ce qu’il décrit comme l’opulence affichée par certains dirigeants, évoquant notamment les voyages en jet privé et un mode de vie qu’il juge en totale contradiction avec la situation de détresse sociale que traverse une grande partie des Sénégalais.

Enfin, le Front pour la Défense de la Démocratie et de la République a fustigé l’utilisation des fonds politiques, autrefois vivement critiqués par les actuels dirigeants lorsqu’ils étaient dans l’opposition. Aujourd’hui au pouvoir, le FDR les accuse d’y recourir pour assurer leur confort personnel, renforçant ainsi, selon le Front, le sentiment d’injustice et de frustration au sein de la population.

Extradition de Doro Gaye : la Cour d’Appel de Paris suspend son délibéré

La procédure d’extradition visant Doro Gaye vers le Sénégal connaît un nouveau rebondissement. Selon le journaliste et homme d’affaires sénégalais Madiambal Diagne, actuellement en exil en France, la Cour d’Appel de Paris a décidé, ce jeudi, de suspendre « jusqu’à nouvel ordre » son délibéré dans ce dossier.

Dans une publication diffusée sur le réseau social X (anciennement Twitter), Madiambal Diagne explique que la juridiction parisienne estime que le dossier transmis par les autorités sénégalaises est « bâclé et mal ficelé ». D’après lui, la Cour considère que, dans son état actuel, le dossier ne permet pas de statuer de manière définitive sur la demande d’extradition formulée par Dakar.

Cette suspension du délibéré signifie concrètement que la justice française demande des éléments complémentaires ou des clarifications avant de pouvoir se prononcer. En l’absence de garanties juridiques suffisantes et de documents jugés complets et conformes, la Cour d’Appel de Paris a donc choisi de surseoir à sa décision, prolongeant ainsi l’incertitude autour du sort judiciaire de Doro Gaye.

Cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large de procédures d’extradition impliquant des ressortissants sénégalais établis en France. Madiambal Diagne lui-même est concerné par une démarche similaire. Il est en effet en attente d’une décision de la Cour de justice de Versailles, saisie dans le cadre d’une procédure d’extradition engagée à son encontre par les autorités sénégalaises.

À travers sa prise de parole publique, le patron de presse met en cause la qualité du travail judiciaire et administratif effectué par les services sénégalais dans le montage de ces dossiers. Une critique qui relance le débat sur le respect des standards juridiques internationaux dans les demandes d’extradition et sur la capacité des autorités requérantes à fournir des éléments solides et juridiquement recevables devant les juridictions européennes.

Changement à la tête de l’AGEROUTE : Moustapha Fall nommé Directeur général

Par décret présidentiel, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a procédé à un changement à la tête de l’Agence des Travaux et de Gestion des Routes (AGEROUTE Sénégal). Mamadou Ndao, qui occupait jusque-là le poste de Directeur général, a été relevé de ses fonctions et remplacé par Moustapha Fall, ingénieur en génie civil, selon un communiqué officiel annonçant cette mesure individuelle.

Désormais à la tête de l’AGEROUTE, Moustapha Fall hérite de la responsabilité de diriger l’une des principales agences étatiques chargées de la planification, de la réalisation et de la gestion des infrastructures routières sur l’ensemble du territoire national. À ce titre, il aura pour mission de superviser la construction et l’entretien des routes, de veiller à la bonne exécution des projets routiers financés par l’État, ainsi que d’assurer une coordination efficace avec les partenaires techniques et financiers engagés dans le développement des infrastructures.

Cette nomination intervient dans un contexte où la modernisation et l’entretien du réseau routier sénégalais figurent parmi les priorités majeures du gouvernement. Les autorités entendent faire des infrastructures routières un levier essentiel de croissance économique, d’intégration territoriale et de facilitation de la mobilité des populations, aussi bien en milieu urbain que rural.

Ingénieur de formation, Moustapha Fall est présenté comme un profil technique capable de relever les défis liés à la qualité des ouvrages, au respect des normes et à l’optimisation des ressources dans la mise en œuvre des projets routiers. Son expertise en génie civil est perçue comme un atout pour renforcer l’efficacité de l’AGEROUTE, améliorer la gouvernance des projets et garantir des infrastructures durables, adaptées aux besoins du pays.

Affaire Farba Ngom : le député-maire nie tout paiement du Trésor et redemande la liberté provisoire

Le député-maire des Agnams, Mouhamadou Ngom, plus connu sous le nom de Farba Ngom, a été entendu mercredi par le juge d’instruction du Pool judiciaire financier (PJF) dans le cadre de la procédure en cours le concernant. Lors de cette audition, l’élu a fermement contesté toute implication dans des opérations financières avec le Trésor public.

Selon les informations rapportées par Les Échos dans son édition de ce jeudi 18 décembre, Farba Ngom a soutenu n’avoir jamais perçu le moindre paiement provenant du Trésor public. Face au magistrat instructeur, il a insisté sur son absence totale de lien avec cette administration, déclarant ne connaître ni le bureau du directeur général du Trésor ni celui du payeur. Une affirmation destinée à réfuter toute accusation faisant état de flux financiers suspects à son profit.

Dans le même exercice de clarification, le député-maire est également revenu sur ses rapports avec l’homme d’affaires Tahirou Sarr, souvent cité dans ce dossier. Farba Ngom a tenu à préciser que les relations qu’il entretient avec ce dernier se limitent strictement à des échanges d’ordre commercial, écartant toute connivence ou association susceptible de justifier les soupçons portés contre lui.

Parallèlement à ces déclarations devant le juge, la défense de Farba Ngom ne compte pas rester inactive sur le plan procédural. Ses avocats ont annoncé leur intention d’introduire, dès ce jeudi, une nouvelle demande de liberté provisoire. Cette initiative vise à obtenir la remise en liberté de leur client, estimant que les éléments avancés lors de l’audition militent en faveur d’un allègement de sa situation judiciaire.

L’instruction se poursuit au niveau du Pool judiciaire financier, dans un dossier suivi de près par l’opinion publique, au regard du profil politique de l’accusé et des enjeux financiers évoqués.

Dalal Jamm réussit une deuxième greffe de moelle osseuse et consacre l’expertise médicale sénégalaise

Le Centre hospitalier national Dalal Jamm confirme, une fois de plus, son statut de pôle d’excellence médicale au Sénégal avec la réussite d’une deuxième greffe de moelle osseuse réalisée au sein de son unité spécialisée. Cette prouesse, saluée comme une fierté nationale, illustre les avancées significatives du système de santé sénégalais dans la prise en charge des pathologies lourdes et complexes.

Après le succès historique de la toute première greffe de moelle osseuse effectuée au milieu de l’année 2025, l’établissement public franchit un nouveau cap. Cette seconde intervention a été réalisée intégralement sur place, par une équipe médicale entièrement sénégalaise, sans aucune assistance étrangère. Une autonomie technique et scientifique qui témoigne du haut niveau de compétence atteint par les spécialistes nationaux et de la maturité croissante des plateaux techniques hospitaliers du pays.

L’exploit revêt une dimension symbolique supplémentaire, puisque la procédure a été conduite par une équipe exclusivement féminine. Dans un contexte où la médecine de pointe reste souvent dominée par des équipes mixtes ou masculines, cette réussite met en lumière le rôle central et déterminant des femmes dans le développement des soins spécialisés au Sénégal.

La greffe a été menée sous la direction du Professeur Fatou Samba Diago Ndiaye, cheffe du Service d’Hématologie clinique du Centre hospitalier national Dalal Jamm. Elle a bénéficié de l’appui du Professeur Seynabou Fall et du Docteur Lolita, toutes deux déjà engagées lors de la première greffe réussie. La continuité de cette équipe, forte de son expérience et de sa maîtrise du protocole, a été un facteur clé dans le succès de cette nouvelle intervention.

Au-delà de la performance médicale, cette réussite marque une étape majeure dans la lutte contre les maladies hématologiques au Sénégal. Elle ouvre des perspectives concrètes pour la prise en charge locale de patients qui, jusque-là, étaient contraints de se rendre à l’étranger pour bénéficier de ce type de traitement, avec des coûts souvent prohibitifs pour les familles et l’État.

Avec cette deuxième greffe de moelle osseuse réussie, le Centre hospitalier national Dalal Jamm s’impose davantage comme une référence nationale et sous-régionale en matière de soins spécialisés. Cette avancée renforce l’ambition des autorités sanitaires de faire du Sénégal un hub médical en Afrique de l’Ouest et nourrit l’espoir de nombreux patients, désormais convaincus que l’excellence médicale est possible sur le sol sénégalais.

Affaire des 91 milliards : Tahirou Sarr se défend et revendique près de 200 milliards mobilisés pour l’État

Entendu ce mercredi au fond par le Pool judiciaire financier (PJF) dans le cadre du dossier dit des 91 milliards de francs CFA, l’homme d’affaires Tahirou Sarr a livré une longue et détaillée version des faits, contestant avec vigueur les accusations portées contre lui. Incarcéré depuis le mois de février dernier à la suite d’un mandat de dépôt, le patron de Sofico SA a profité de son audition pour revenir sur la nature de ses relations d’affaires avec l’État du Sénégal, qu’il décrit comme anciennes, régulières et fondées sur des engagements financiers majeurs.

Selon les informations rapportées par le quotidien L’Observateur, Tahirou Sarr a affirmé avoir joué un rôle déterminant dans la mobilisation de ressources financières au profit des pouvoirs publics, bien avant l’ouverture des poursuites judiciaires à son encontre. Face aux magistrats du PJF, il a soutenu avoir levé sur le marché financier local des dizaines de milliards de francs CFA pour le compte de l’État, dans un contexte marqué, selon lui, par des besoins pressants de trésorerie.

Le journal du Groupe futurs médias précise que les montants avancés par l’homme d’affaires lors de son audition atteindraient près de 200 milliards de francs CFA mobilisés au bénéfice du Trésor public. Tahirou Sarr aurait ainsi insisté sur le caractère stratégique de son intervention financière, affirmant avoir agi dans un esprit de partenariat avec l’État, et non dans une logique de prédation ou d’enrichissement illicite, comme le laissent entendre les accusations dont il fait l’objet.

Toujours selon la même source, l’homme d’affaires a également révélé qu’à certaines périodes critiques, il aurait personnellement avancé des fonds à l’État du Sénégal afin de permettre le paiement des salaires, contribuant ainsi à éviter des tensions sociales et des dysfonctionnements au sein de l’administration. Ces avances de trésorerie, présentées comme exceptionnelles, auraient été consenties dans un climat d’urgence et de confiance mutuelle avec les autorités publiques de l’époque.

Par cette ligne de défense, Tahirou Sarr cherche manifestement à démontrer que ses relations financières avec l’État s’inscrivaient dans un cadre légal et utile aux finances publiques, et non dans un schéma de détournement ou de malversations. L’audition au fond marque ainsi une étape cruciale dans ce dossier sensible des 91 milliards de francs CFA, très suivi par l’opinion publique, et dont l’issue pourrait avoir des répercussions majeures tant sur le plan judiciaire que politique.

Djilor Saloum : le Jaraaf Diatta Sarr retrouvé mort après plus d’un mois de disparition

Porté disparu depuis la nuit du 13 au 14 novembre dernier, le Jaraaf de Djilor Saloum, Diatta Sarr, a été retrouvé sans vie ce mercredi dans une forêt située dans la localité. L’information a été confirmée par la correspondante de la Radio Futurs Médias (RFM), qui précise que le corps était dans un état de décomposition avancée au moment de la découverte.

Selon les éléments rapportés, le chef coutumier souffrait de troubles mentaux accompagnés de pertes de mémoire. Il avait quitté son domicile en pleine nuit et n’avait plus donné signe de vie depuis lors. Face à cette disparition inquiétante, d’importantes opérations de recherches avaient été menées durant plusieurs semaines par les populations locales, sans succès.

La macabre découverte est intervenue ce mercredi, lorsqu’un corps a été retrouvé dans une zone forestière de Djilor Saloum. Alertés, les proches du défunt se sont rendus sur les lieux et ont procédé à l’identification formelle de la dépouille, confirmant qu’il s’agissait bien de Diatta Sarr, rapporte la RFM.

Les sapeurs-pompiers ainsi que les éléments de la gendarmerie se sont rapidement déployés sur place pour effectuer les premiers constats d’usage et assurer l’évacuation du corps. Une enquête devrait être ouverte afin de faire toute la lumière sur les circonstances exactes du décès.

Pour l’heure, les causes de la mort du Jaraaf de Djilor Saloum demeurent inconnues. Sa disparition prolongée et sa découverte sans vie plongent la communauté locale dans l’émoi et la tristesse, alors que les autorités compétentes poursuivent les investigations.

Extradition de Doro Gaye : la justice française toujours attendue sur la date d’audience

Le dossier d’extradition de l’homme d’affaires sénégalais Doro Gaye connaît un nouveau temps d’arrêt. Alors que plusieurs médias annonçaient une décision imminente de la justice française, aucune audience n’a finalement été tenue à la date évoquée, laissant les avocats du mis en cause dans l’attente d’une notification officielle fixant le calendrier judiciaire.

Selon le quotidien Les Échos dans sa parution de ce jeudi 18 décembre, les conseils de Doro Gaye n’ont, à ce stade, reçu aucune convocation de la juridiction française compétente pour examiner la demande d’extradition formulée par la justice sénégalaise. Cette précision vient contredire les informations précédemment relayées par Libération, qui affirmait que la décision devait être rendue, « sauf report », le 17 décembre.

En réalité, aucun report formel n’a été annoncé, mais la procédure semble marquer une pause. Les avocats de l’homme d’affaires attendent désormais qu’une date leur soit officiellement communiquée, condition préalable à la tenue de l’audience devant la justice française.

À l’instar du dossier de Farba Ngom, également examiné par les autorités judiciaires françaises, la demande d’extradition de Doro Gaye a été assortie d’exigences complémentaires. La juridiction française a ainsi sollicité de l’État du Sénégal des garanties précises, notamment en ce qui concerne le respect d’un procès équitable et la prise en charge de l’état de santé du mis en cause en cas de détention.

Ces éléments, jugés déterminants dans l’examen de toute procédure d’extradition, ont été transmis par les autorités sénégalaises depuis le 2 décembre dernier. Malgré cela, la justice française n’a pas encore fixé la date à laquelle elle se prononcera sur le sort de l’homme d’affaires.

Éboulement meurtrier à Kharakhéna : six morts dans un site d’orpaillage clandestin à Saraya

La ruée vers l’or continue de semer la mort dans l’Est du Sénégal. Dans la localité de Kharakhéna, située dans le département de Saraya, un éboulement survenu dans la nuit du mardi 16 au mercredi 17 décembre a coûté la vie à six personnes, tandis que deux autres ont été grièvement blessées. Ce nouveau drame illustre une fois de plus les dangers liés à l’orpaillage clandestin, une activité illégale qui persiste malgré les nombreuses mises en garde des autorités.

Selon les informations rapportées par L’Observateur, l’accident s’est produit aux alentours de 4 heures du matin, dans le périmètre d’exploitation de la société minière Afrigold, implantée dans la commune de Bambou. D’après les premiers éléments de l’enquête menée par la Brigade de gendarmerie de Saraya, dirigée par le commandant Alioune Ndiaye, un groupe d’orpailleurs clandestins se serait introduit de nuit dans ce site légalement exploité afin d’y extraire des cailloux supposés contenir de l’or. Une opération frauduleuse, réalisée dans des conditions extrêmement précaires, qui a rapidement tourné au drame.

Toujours selon la même source, les orpailleurs, majoritairement des ressortissants burkinabè et maliens, auraient entrepris de creuser de manière anarchique les parois de tranchées déjà existantes, réalisées par l’exploitant légal. En s’attaquant à ces structures sans aucune mesure de sécurité, ils ont considérablement fragilisé la stabilité du sol. Sous l’effet des vibrations et de l’instabilité croissante, les parois ont fini par céder brutalement, ensevelissant plusieurs personnes sous des tonnes de terre et de roches.

Alertés par le bruit sourd de l’éboulement, d’autres orpailleurs présents dans la zone ont immédiatement abandonné leurs « niafas », des abris de fortune confectionnés avec de la paille, pour tenter de porter secours aux victimes. Deux hommes ont pu être extraits vivants des décombres, dans un état critique. Ils ont été évacués d’urgence vers le district sanitaire de Saraya. Ce sont ces rescapés qui ont donné l’alerte sur l’ampleur du drame, signalant que plusieurs de leurs compagnons restaient encore coincés sous les gravats.

L’intervention conjointe des sapeurs-pompiers et des éléments de la gendarmerie a permis de retrouver et d’extraire six corps sans vie. En raison de l’état avancé de décomposition des dépouilles, les victimes ont été inhumées sur place sur instruction du procureur de la République près le tribunal de grande instance de Kédougou, précise L’Observateur. Le bilan provisoire fait état de six morts et de deux blessés graves, mais les opérations de recherche se poursuivent, car il n’est pas exclu que d’autres personnes aient été ensevelies lors de l’éboulement.

Ce drame de Kharakhéna vient s’ajouter à une série noire d’accidents mortels enregistrés ces derniers mois sur les sites aurifères de la région orientale du Sénégal. Le quotidien rappelle qu’à Khossanto, vendredi dernier, trois ressortissants maliens, Lassy Keita, âgé de 35 ans, Aliou Diallo, 24 ans, et Falekè Diallo, 27 ans, avaient péri dans des circonstances similaires alors qu’ils exploitaient de nuit un site abandonné à la recherche de cailloux aurifères.

Face à la recrudescence de ces tragédies, les autorités locales ne cessent de multiplier les appels à la vigilance. À la suite de l’accident de Khossanto, le maire de la commune avait notamment renforcé les actions de sensibilisation et appelé à l’arrêt des activités clandestines nocturnes, connues pour leur dangerosité. Malgré ces mises en garde, l’orpaillage illégal continue d’attirer de nombreux jeunes et migrants, au péril de leur vie, dans l’espoir de trouver de l’or.

Affaire des 125 milliards au Pool judiciaire financier : Tahirou Sarr et Farba Ngom opposent une défense coordonnée et réclament la liberté provisoire

Au Pool judiciaire financier, l’affaire dite des 125 milliards de FCFA continue de capter l’attention nationale. Ce dossier, devenu emblématique des grandes enquêtes financières en cours, a connu une nouvelle séquence décisive avec les auditions au fond de Tahirou Sarr, homme d’affaires et patron de Sofico SA, et de Mouhamadou Ngom, plus connu sous le nom de Farba Ngom, député-maire des Agnam. Face au Collège des juges d’instruction, les deux hommes ont opposé une défense ferme, structurée et parfaitement coordonnée aux lourdes accusations de détournement de deniers publics, de blanchiment de capitaux et de trafic d’influence.

Selon les informations rapportées par L’Observateur, les auditions se sont déroulées dans l’immeuble de huit étages du Pool judiciaire financier, situé à Sacré-Cœur, loin de l’agitation politique mais au cœur d’un climat judiciaire particulièrement tendu. Ce mercredi 17 décembre 2025, le temps semblait suspendu au rythme des interrogatoires. Déjà entendu au fond en début de semaine, Farba Ngom a de nouveau comparu devant les magistrats, dans les mêmes conditions médicalisées. Entre 15 heures et 17 heures, l’élu a maintenu une ligne de défense constante, réfutant toute implication dans un quelconque schéma frauduleux. Les flux financiers mis en cause, a-t-il soutenu, ne seraient que le résultat de transactions immobilières régulières, réalisées dans le strict respect de la légalité.

Cette posture s’inscrit, toujours selon L’Observateur, dans une parfaite cohérence avec la défense développée par Tahirou Sarr. Les versions des deux mis en cause convergent sur l’essentiel et se renforcent mutuellement, au point de constituer, aux yeux de leurs conseils, le socle de leur stratégie judiciaire. À l’issue de l’audition, Me Baboucar Cissé, avocat de Tahirou Sarr, s’est montré catégorique, affirmant que son client avait « éclairé de manière indiscutable la lanterne du juge d’instruction » et qu’il avait, par ses explications, totalement mis hors de cause Farba Ngom.

Pour la défense, l’ensemble du dossier repose sur des opérations foncières dûment documentées, dont les preuves auraient été versées aux débats. Les avocats martèlent qu’il n’existe ni détournement de deniers publics ni la moindre infraction pénale, insistant sur la transparence des transactions et la traçabilité des flux financiers.

Devant les juges, Tahirou Sarr n’a, pour sa part, montré aucun signe de variation dans son discours. Auditionné durant plusieurs heures, il a fondé sa défense sur la régularité des procédures et la clarté des circuits financiers. Les sommes versées à Farba Ngom, par l’intermédiaire des sociétés civiles professionnelles Tidiania et Doworou, auraient été effectuées par chèques et virements bancaires parfaitement identifiables, pour un montant global dépassant les 11 milliards de FCFA. Ces paiements, a-t-il soutenu, étaient exclusivement liés à des achats de titres fonciers.

« Si je voulais verser des rétro-commissions, je ne l’aurais certainement pas fait par des chèques et des virements traçables. Je n’ai jamais donné de rétro-commissions de ma vie », a-t-il déclaré devant le magistrat instructeur, selon L’Observateur. Il a également rejeté en bloc toute accusation de trafic d’influence, affirmant n’avoir jamais eu recours à un intermédiaire pour obtenir des paiements de l’État.

L’homme d’affaires est longuement revenu sur la nature de ses relations financières avec l’État du Sénégal. Il affirme avoir mobilisé près de 200 milliards de FCFA au profit du Trésor public au fil des années et avoir même perçu un paiement de 15 milliards de FCFA une semaine seulement avant son arrestation. Il soutient par ailleurs n’avoir exécuté qu’un seul marché public en quarante ans d’activité, à savoir une commande exceptionnelle de véhicules de sécurité en 2023, attribuée à la société Futuristic Car pour un montant estimé à environ 3 milliards de FCFA.

Concernant les 91 milliards de FCFA pour lesquels il est poursuivi comme auteur principal, Tahirou Sarr s’est montré interrogatif, voire défiant. Il a posé une question centrale aux magistrats : comment des fonds peuvent-ils être décaissés du Trésor public sans pièces justificatives ? Une interrogation qu’il présente comme une remise en cause directe de l’accusation, tout en assurant disposer de décisions de justice et de documents attestant de l’origine licite de fonds dépassant les 200 milliards de FCFA.

À l’issue de ces auditions, la défense de Farba Ngom se dit confortée dans sa position. Forts des déclarations de Tahirou Sarr et de la cohérence des éléments avancés, les avocats du député-maire des Agnam ont annoncé le dépôt, ce jour même, d’une nouvelle demande de mise en liberté provisoire. Désormais, la balle est dans le camp des magistrats instructeurs, appelés à trancher un dossier dont l’issue est suivie de près par l’opinion publique.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°633 – 18/12/2025

🔴 ÉCHOS DU PJF : FARBA BLANCHI PAR TAHIROU
🔴 ECHANGES ENTRE DÉLÉGATIONS PARLEMENTAIRES À JOHANNESBURG : LE GRAND ORAL DE THÉRÈSE FAYE

🔴 REMISE DE DRAPEAU POUR MAROC 2025 : DIOMAYE ENCENSE LES GAÏNDÉS

Décès d’Abdoulaye Diop : Papa Tahirou Sarr rejette toute implication de son parti et fait confiance à la justice française

Papa Tahirou Sarr, président du parti JËL LIÑU MOOM/Les Nationalistes, a tenu à clarifier la position de sa formation politique à la suite du décès tragique de Baba Abdoulaye Diop, jeune Sénégalais poignardé à mort le 15 décembre 2025 dans le Val-d’Oise, en France.

Dans un communiqué officiel, le député et homme politique a souligné que l’individu impliqué dans cet incident n’est en aucun cas affilié à son parti. « La personne concernée n’est ni membre de notre parti, ni titulaire d’une carte de militant, et n’est pas connue des instances dirigeantes des Nationalistes », a insisté Papa Tahirou Sarr. Il a également réaffirmé sa confiance totale envers la justice française pour faire la lumière sur cette affaire et établir les responsabilités de manière objective.

Le président du parti a exprimé sa profonde gravité face à ce drame et présenté ses condoléances à la famille de la victime, à ses proches et à toutes les personnes affectées par cet événement tragique. Il a rappelé que « rien, ni opinion, ni origine réelle ou supposée, ne peut justifier qu’un Sénégalais ôte la vie à un autre ».

Le communiqué insiste sur l’engagement éthique et légal de JËL LIÑU MOOM/Les Nationalistes. Le parti affirme qu’il rejette toute forme de violence, d’intimidation ou de règlement de comptes, quels qu’en soient les motifs. « Aucun partisan de JËL LIÑU MOOM/Les Nationalistes ne saurait participer à une discussion, un live ou une campagne de soutien à un meurtrier, ni appeler à la violence, ni célébrer l’effusion de sang. Cela est contraire à nos valeurs et à notre engagement citoyen », précise le communiqué.

Enfin, Papa Tahirou Sarr met en garde contre toute tentative d’amalgame entre ce drame et son parti, son idéologie ou une quelconque cabale contre sa personne. Selon lui, « cela relève d’une confusion préjudiciable au débat public et ne saurait engager notre responsabilité ».

En conclusion, le président des Nationalistes a réaffirmé sa confiance dans les institutions judiciaires françaises pour que justice soit faite, et pour que toute la vérité soit établie sur les circonstances ayant conduit à la mort de Baba Abdoulaye Diop.

Val-d’Oise : un Sénégalais tué par arme blanche dans un conflit entre compatriotes

La communauté sénégalaise établie en région parisienne est sous le choc après la mort tragique de Baba Abdoulaye Diop, surnommé « Guélewar », poignardé à mort par l’un de ses compatriotes dans le département du Val-d’Oise, au nord-ouest de Paris. Les faits se sont déroulés le 15 décembre 2025 et ont suscité une vive émotion, tant en France qu’au Sénégal.

Selon les informations rapportées par la Radio Futurs Médias (RFM), la victime, âgée de 25 ans, a reçu un coup de couteau au thorax lors d’une altercation violente. Grièvement blessé, Baba Abdoulaye Diop s’est effondré avant l’arrivée des secours. Malgré une intervention rapide du Service mobile d’urgence et de réanimation (SMUR), les tentatives de réanimation sont restées vaines et le jeune homme a succombé à ses blessures sur les lieux du drame.

Les premiers éléments de l’enquête indiquent que le meurtre aurait été précédé d’un échange conflictuel sur les réseaux sociaux, en particulier sur la plateforme TikTok. D’après la même source, Baba Abdoulaye Diop animait un direct en ligne au cours duquel il aurait tenu des propos jugés insultants à l’encontre du présumé auteur des faits, identifié sous le nom de Baol. Quelques minutes après l’interruption brutale de ce live, la victime a été retrouvée grièvement blessée par arme blanche.

Toujours selon RFM, le différend entre les deux hommes ne serait pas nouveau. Le suspect s’en prenait régulièrement à la victime, l’accusant de ne pas être Sénégalais. Cette animosité s’inscrirait dans un contexte plus large de discours à caractère xénophobe. Le compte TikTok attribué au présumé meurtrier contiendrait en effet de nombreuses vidéos et publications dans lesquelles il tient des propos hostiles envers certaines communautés étrangères vivant au Sénégal, allant jusqu’à appeler les autorités sénégalaises à leur expulsion.

Ces éléments renforcent la piste d’un acte motivé par des tensions identitaires et des discours de haine, même si les enquêteurs restent prudents et poursuivent leurs investigations afin d’établir avec précision les circonstances exactes du passage à l’acte.

Après les faits, le présumé auteur du coup mortel a pris la fuite. Il est actuellement activement recherché par les services de police français. Une enquête judiciaire a été ouverte par le parquet de Pontoise pour homicide volontaire, dans le but d’identifier formellement le suspect, de le localiser et de déterminer l’enchaînement exact des événements ayant conduit à ce drame.

Ce meurtre relance le débat sur l’impact des discours de haine et des affrontements virtuels sur les réseaux sociaux, dont les conséquences peuvent parfois dépasser le cadre numérique pour se transformer en violences réelles et irréversibles. Pour la communauté sénégalaise de la diaspora, c’est une perte brutale et douloureuse, laissant une famille endeuillée et de nombreuses interrogations sur la montée des tensions internes au sein même des communautés expatriées.

Cimetière musulman de Yoff : un véhicule cambriolé lors d’une inhumation

Ce mercredi 17 décembre 2025, une scène regrettable s’est produite sur le parking du cimetière musulman de Yoff. Une personne, venue accompagner une défunte voisine originaire de Mbour, a été victime d’un vol audacieux commis à l’intérieur de son véhicule.

La victime avait laissé dans sa voiture, pourtant fermée à clé, un sac à dos contenant un ordinateur portable de service, des cartes bancaires, son permis de conduire, son passeport, sa carte nationale d’identité, ainsi que d’autres documents importants, en plus d’une somme d’argent conséquente. Tous ces effets ont été dérobés en pleine journée.

Les faits se sont déroulés aux environs de 14 h 30, au moment de l’inhumation, alors que le véhicule était stationné sur le bas-côté du parking du cimetière.

Après avoir constaté l’effraction et la disparition du sac et du portefeuille, la victime s’est immédiatement rendue au bureau du gestionnaire du cimetière pour signaler le vol. Les responsables sur place lui ont alors indiqué que les caméras de vidéosurveillance couvrant le parking ne sont plus fonctionnelles depuis longtemps.

Interrogés, des gardiens du cimetière ainsi que d’autres personnes exerçant aux alentours affirment que les vols dans les véhicules sont fréquents, notamment lors des périodes de forte affluence. Des malfaiteurs profiteraient de ces moments pour forcer les portières des voitures et s’emparer des objets de valeur.

Face à la recrudescence de ces actes, les autorités locales sont appelées à renforcer les mesures de sécurité afin de protéger les citoyens et les visiteurs de ce lieu sacré contre de tels agissements criminels.

La victime, qui s’en remet au Tout-Puissant, espère que des mesures concrètes seront rapidement prises par les autorités municipales pour prévenir de futurs vols sur le parking du cimetière musulman de Yoff.

Aly Saleh

Affaire ASER : la Cour suprême met le recours en délibéré, Thierno Alassane Sall dénonce une « deuxième forfaiture »

La Cour suprême a examiné ce jour le volet du recours pour excès de pouvoir introduit par l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER) le 24 octobre 2024. À l’issue des plaidoiries, la juridiction a décidé de mettre l’affaire en délibéré, avec une décision attendue le 21 janvier 2026. Cette annonce intervient dans un contexte de fortes tensions autour de ce dossier sensible, marqué par des soupçons de mauvaise gestion financière et des procédures judiciaires multiples.

Réagissant à cette évolution, le député Thierno Alassane Sall a publiquement attiré l’attention du Président de la République ainsi que du Conseil supérieur de la magistrature sur ce qu’il considère comme de graves dysfonctionnements au sein de la Cour suprême. Selon lui, la gestion de ce dossier s’apparente à une « deuxième forfaiture » de la juridiction suprême, après des décisions antérieures déjà très controversées.

Le parlementaire dénonce d’abord le choix de la juridiction saisie. Il estime anormal que le recours pour excès de pouvoir, qui relève par nature du contentieux administratif, ait été confié à la Deuxième Chambre civile et commerciale de la Cour suprême. À ses yeux, ce type de recours devrait être examiné exclusivement par les Chambres administratives, seules compétentes en la matière. Cette situation soulève, selon lui, un sérieux problème de procédure et de respect des règles de compétence juridictionnelle.

Thierno Alassane Sall souligne également un élément qu’il juge particulièrement préoccupant : le président de la Deuxième Chambre civile et commerciale, à qui l’affaire a été confiée, est le même magistrat qui avait rendu l’ordonnance de rétractation du 21 février 2025. Cette ordonnance avait eu pour effet de neutraliser une décision initiale prise par un conseiller des Chambres administratives, et ce, selon le député, sans la production d’éléments nouveaux suffisamment sérieux pour justifier une telle rétractation. Il y voit une répétition des mêmes pratiques et un affaiblissement de la sécurité juridique.

Sur le fond, le député considère que, quelle que soit l’issue du délibéré annoncé pour janvier 2026, une éventuelle décision de la Cour suprême serait sans effet juridique réel. À son avis, cette décision ne pourrait ni régulariser la situation ni permettre le déblocage du projet concerné. Il rappelle notamment que les bailleurs de fonds espagnols exigent toujours des explications claires et documentées sur l’utilisation de l’avance de 37 milliards de francs CFA accordée dans le cadre du projet. Jusqu’à présent, ces explications n’auraient pas été fournies de manière satisfaisante.

Dans ce contexte, Thierno Alassane Sall estime que l’activation de la Cour suprême sur ce dossier viserait davantage à « brouiller les cartes » qu’à apporter une solution définitive. Selon lui, cette manœuvre interviendrait alors même que la Section de recherches, agissant sur instruction du Pool judiciaire financier, poursuit activement ses investigations. Ces enquêtes ont pour objectif de faire toute la lumière sur la destination réelle des 37 milliards de francs CFA et d’établir d’éventuelles responsabilités pénales.

L’affaire ASER apparaît ainsi comme un dossier emblématique des tensions actuelles entre exigences de transparence, fonctionnement de la justice et gestion des fonds publics. À mesure que les procédures judiciaires avancent, les attentes restent fortes, tant du côté de l’opinion publique que des partenaires financiers, quant à la manifestation de la vérité et au respect strict des règles de droit.

Kédougou : neuf morts dans des éboulements sur des sites d’orpaillage à Kharakheyna et Khossanto

La région de Kédougou a été durement frappée par une série d’accidents mortels sur des sites d’orpaillage, faisant au moins neuf (9) victimes en l’espace de quelques heures. Les drames se sont produits respectivement à Kharakheyna et à Khossanto, dans des circonstances qui mettent une nouvelle fois en lumière l’extrême danger des activités minières artisanales dans la zone.

Le bilan le plus lourd a été enregistré à Kharakheyna, sur le périmètre d’exploitation de la société Afrigold. Dans la nuit de mercredi, aux environs de 2 heures du matin, un important éboulement est survenu alors que plusieurs orpailleurs se trouvaient à l’intérieur des galeries. Selon les informations rapportées par le correspondant de la RFM dans la région, au moins six (6) personnes ont perdu la vie. Le drame aurait été d’une rare violence, piégeant plusieurs travailleurs sous des tonnes de terre et de roches. À l’heure où ces lignes sont écrites, des personnes seraient encore coincées dans les galeries effondrées, rendant les opérations de secours extrêmement complexes en raison de l’instabilité du sol et du manque de moyens adaptés.

Un second accident tout aussi tragique s’est produit dans le département de Saraya, précisément à Khossanto. Trois (3) orpailleurs y ont trouvé la mort après un éboulement survenu aux premières heures de la matinée. D’après les informations recueillies par la RFM, les victimes s’étaient rendues sur le site aux environs de 4 heures du matin pour y chercher de l’or. Leur absence prolongée a rapidement suscité l’inquiétude de leurs proches, qui ont décidé de se rendre sur les lieux afin de s’enquérir de leur sort.

Arrivés sur place, ces derniers ont constaté la chute d’une grosse pierre ainsi que la présence d’un sac appartenant aux orpailleurs, laissé à proximité du site. Redoutant le pire, ils ont alors entrepris de dégager les gravats dans un élan de solidarité et de désespoir. C’est ainsi qu’ils ont découvert, sous les décombres, les corps sans vie de leurs compatriotes, confirmant l’ampleur du drame.

Ces nouveaux accidents viennent une fois de plus rappeler les risques élevés auxquels sont exposés les orpailleurs dans la région de Kédougou, où l’exploitation artisanale de l’or se fait souvent dans des conditions précaires, sans dispositifs de sécurité adéquats. Face à la répétition de ces drames, la question du renforcement des mesures de prévention et de sécurité sur les sites miniers se pose avec acuité, afin d’éviter que de telles tragédies ne continuent de coûter la vie à de nombreux travailleurs.

CAN Maroc 2025 : Bassirou Diomaye Faye remet le drapeau national aux Lions et appelle à l’unité et à l’excellence

Le Président de la République, Son Excellence Bassirou Diomaye Faye, a procédé cet après-midi, au Palais de la République, à la remise officielle du drapeau national à l’équipe nationale du Sénégal, en partance pour la Coupe d’Afrique des Nations Maroc 2025. Une cérémonie solennelle et chargée de symboles, marquant l’engagement de toute une Nation derrière ses vaillants Lions.

Dans une atmosphère empreinte de fierté et d’émotion, le Chef de l’État a rappelé la portée historique et morale de ce geste républicain. En remettant le drapeau national au capitaine de l’équipe, le Président Bassirou Diomaye Faye a confié aux joueurs la responsabilité de porter, au-delà du terrain, l’honneur, l’unité et les aspirations profondes du peuple sénégalais. Chaque match, a-t-il souligné, sera un combat pour la dignité nationale et un symbole de la cohésion du Sénégal.

S’adressant aux Lions, le Président de la République a salué leur engagement, leur discipline et leur parcours, tout en les exhortant à défendre les couleurs nationales avec courage, détermination et ambition. Il a insisté sur l’importance de l’esprit d’équipe, du respect des valeurs nationales et de la persévérance, rappelant que le Sénégal place en eux une confiance totale pour hisser haut le drapeau lors de cette grande messe du football africain.

Le Chef de l’État a également réaffirmé le soutien indéfectible de la Nation à son équipe nationale, soulignant que, du Palais de la République aux quartiers les plus reculés du pays, le peuple sénégalais vibrera à l’unisson derrière les Lions. Il a invité les joueurs à puiser leur force dans cette ferveur populaire et à transformer l’espérance collective en performances sur le terrain.

Cette cérémonie de remise du drapeau s’inscrit dans la tradition républicaine sénégalaise, consacrant le lien fort entre l’État, la Nation et son équipe nationale. Elle marque le départ officiel des Lions pour la CAN Maroc 2025, avec pour mission de défendre fièrement les couleurs du Sénégal et de poursuivre l’écriture d’une histoire glorieuse du football national.

Manko wuti ndamli.

Affaire Farba Ngom : Tahirou Sarr disculpe le député-maire devant le Pool judiciaire financier

Ce mardi, le dossier impliquant Farba Ngom a connu un nouveau développement au Pool judiciaire financier (PJF), où le député-maire a été entendu par le juge d’instruction. Cette audition intervient dans le cadre de l’enquête portant sur des faits présumés d’escroquerie sur les deniers publics, pour lesquels Farba Ngom et Tahirou Sarr ont été placés sous mandat de dépôt.

Selon les déclarations de Me Baboucar Cissé, avocat de la défense, l’audition de Farba Ngom a été précédée de celle de Tahirou Sarr. Ce dernier a été longuement entendu sur les faits qui leur sont reprochés. D’après l’avocat, cette première audition aurait permis d’éclairer le juge d’instruction sur la nature réelle des transactions mises en cause dans ce dossier.

Face au magistrat instructeur, Tahirou Sarr a formellement mis hors de cause Farba Ngom. Me Baboucar Cissé soutient que l’ensemble des faits reprochés repose exclusivement sur des transactions immobilières parfaitement identifiées et documentées. Les preuves de ces opérations auraient été produites par Tahirou Sarr lui-même, démontrant, selon la défense, qu’il ne s’agit nullement d’un détournement de deniers publics.

« Il n’y a pas eu de détournement de deniers publics, il n’y a eu absolument rien du tout », a martelé l’avocat devant la presse, insistant sur l’absence de toute infraction pénale dans les opérations concernées. Il affirme que les éléments versés au dossier établissent clairement la traçabilité et la légalité des transactions incriminées.

Me Baboucar Cissé est également revenu sur les montants évoqués dans cette affaire. Alors que l’accusation ferait état d’un préjudice estimé à 125 milliards de francs CFA, Tahirou Sarr aurait, selon la défense, justifié des opérations portant sur un montant global de 236 milliards de francs CFA. Ces justifications auraient été accompagnées de pièces probantes versées au dossier, renforçant la position de la défense.

Pour l’avocat, ces éléments constituent une démonstration supplémentaire de l’inexistence des faits d’escroquerie allégués et confirment, à ses yeux, l’innocence de Farba Ngom. L’enquête se poursuit néanmoins au niveau du Pool judiciaire financier, où le juge d’instruction devra apprécier l’ensemble des déclarations et des pièces produites avant de tirer les conséquences judiciaires qui s’imposent.

Affaire Soya Diagne : le juge accorde une liberté provisoire sous bracelet électronique

Le Doyen des juges d’instruction près le Tribunal de Grande Instance de Dakar a rendu, ce jour, une ordonnance de liberté provisoire en faveur du journaliste Soya Diagne, actuellement placé sous mandat de dépôt. Cette décision marque une évolution notable dans la procédure judiciaire en cours, même si elle demeure encadrée par des conditions particulièrement strictes.

Incarcéré depuis le 16 octobre dernier, Soya Diagne pourrait ainsi quitter prochainement sa cellule. Le magistrat instructeur a en effet estimé opportun de lui accorder une liberté provisoire, assortie toutefois de l’obligation de porter un bracelet électronique. Cette mesure vise à garantir sa disponibilité pour la suite de l’instruction tout en permettant un aménagement de sa détention.

Si cette ordonnance constitue une première avancée significative pour la défense du journaliste, sa mise en œuvre effective n’est pas encore acquise. La sortie de Soya Diagne reste en effet suspendue à la position du ministère public. Conformément aux dispositions légales, le Procureur de la République dispose d’un délai de six jours pour interjeter appel de cette décision. En l’absence d’un recours du parquet dans ce délai, la liberté provisoire deviendra effective et le journaliste pourra recouvrer la liberté, sous les conditions fixées par le juge.

Pour rappel, Soya Diagne avait été placé sous mandat de dépôt à l’issue de son audition par le Doyen des juges d’instruction au mois d’octobre. Il est poursuivi dans le cadre de cette affaire pour diffusion de fausses nouvelles ainsi que pour discours contraire aux bonnes mœurs. L’instruction se poursuit donc, tandis que cette ordonnance de liberté provisoire ouvre une nouvelle phase dans un dossier qui continue de susciter l’attention de l’opinion publique et du monde des médias.

Tivaouane Peulh Nord : l’enquête sur les démolitions massives entre dans une phase décisive

L’enquête judiciaire ouverte à la suite des démolitions massives survenues à Tivaouane Peulh Nord entre le 10 et le 12 décembre 2025 entre dans une phase déterminante. Après le choc et l’indignation provoqués par la destruction de centaines d’habitations et de chantiers en cours, la justice s’emploie désormais à établir les responsabilités dans ce que les victimes dénoncent comme une opération menée en dehors de tout cadre légal.

Depuis plusieurs jours, les auditions se multiplient à la Section de Recherches de la Gendarmerie de Colobane. Les enquêteurs cherchent à reconstituer la chaîne de décision ayant conduit à ces démolitions d’une ampleur rare, exécutées sous la protection d’un important dispositif sécuritaire. Selon des sources proches du dossier, la journée d’hier a été marquée par l’audition du Directeur général de la Société immobilière de promotion et de résidence du Sénégal (SIPRES), ainsi que de son Directeur juridique. Leur comparution vise à éclairer le rôle exact de cette structure dans l’opération, notamment en ce qui concerne la base juridique invoquée pour justifier les destructions.

Parallèlement, les collectifs de victimes ont également été entendus. Ces derniers sont venus porter la voix de centaines de propriétaires qui affirment avoir tout perdu en quelques heures. Terrains aménagés, fondations, maisons en construction et bâtiments à étages quasiment achevés ont été réduits en gravats. Pour ces familles, souvent modestes, ces constructions représentaient l’investissement de toute une vie, parfois réalisé au prix de sacrifices considérables. Lors de leurs auditions, elles ont insisté sur l’absence totale de notification préalable, affirmant n’avoir reçu ni sommation, ni décision administrative formelle les informant d’une quelconque démolition imminente.

La procédure judiciaire devrait connaître une nouvelle accélération ce mercredi avec les auditions annoncées de hauts responsables de la Direction de la Surveillance et du Contrôle de l’Occupation du Sol (DSCOS). Le Directeur général de cette structure, Demba Traoré, est attendu devant les enquêteurs, tout comme le Commandant Youssou Sané, Directeur général adjoint, présenté comme le responsable ayant supervisé les opérations sur le terrain. Ces auditions sont particulièrement attendues, dans la mesure où la DSCOS est au cœur du dispositif étatique chargé de la gestion et du contrôle de l’occupation foncière.

Pour rappel, entre le 10 et le 12 décembre 2025, Tivaouane Peulh Nord a offert un spectacle de désolation. Dès les premières heures, des engins lourds ont investi la zone, escortés par des forces de sécurité en nombre, empêchant toute tentative d’opposition ou de récupération de biens. En l’espace de trois jours, des centaines de constructions ont été méthodiquement rasées, sans distinction apparente entre de simples débuts de chantier et des maisons presque prêtes à être habitées.

Face à cette situation, la colère et l’incompréhension demeurent vives chez les populations affectées. Elles réclament non seulement que toute la lumière soit faite sur les conditions dans lesquelles ces démolitions ont été ordonnées et exécutées, mais aussi que les responsabilités soient clairement situées et que réparation leur soit accordée. L’enquête en cours, désormais entrée dans une phase cruciale, est donc très attendue, tant par les victimes que par l’opinion publique, soucieuse de voir le droit de propriété et les procédures légales respectés.

Diomaye : le président n’est là que pour une période… Aujourd’hui c’est moi, demain ce sera peut-être le Premier ministre, Inch’Allah.

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a exprimé, mardi 16 décembre 2025 au soir, son souhait de voir un jour le Premier ministre, Ousmane Sonko, lui succéder à la tête de l’État. Cette déclaration a été faite lors d’une rencontre tenue au Palais présidentiel avec les pupilles de la Nation, composés notamment d’enfants de victimes de catastrophes ainsi que de militaires et paramilitaires décédés en mission.

Dans une atmosphère empreinte de solennité et de pédagogie, le chef de l’État a tenu à rappeler aux jeunes visiteurs que le Palais présidentiel n’est pas un lieu réservé à une élite, mais un bien commun appartenant à tous les Sénégalais. « C’est notre palais à nous tous », a-t-il affirmé d’emblée, insistant sur le caractère républicain et accessible des institutions de la République.

Bassirou Diomaye Faye a ensuite souligné la nature temporaire de la fonction présidentielle, évoquant la continuité démocratique qui a marqué l’histoire politique du Sénégal. Il a cité ses prédécesseurs, Léopold Sédar Senghor, Abdou Diouf, Abdoulaye Wade et Macky Sall, pour illustrer l’alternance au sommet de l’État. « Le président n’est là que pour une période. Aujourd’hui, je suis là. Demain, ce sera peut-être Ousmane Sonko, je prie pour cela », a-t-il déclaré, en présence du Premier ministre, suscitant une vive attention parmi l’assistance.

Cette prise de parole, relayée à travers une courte vidéo d’environ deux minutes publiée sur la page Facebook de la Présidence de la République, a également été l’occasion pour le chef de l’État d’adresser un message d’encouragement aux enfants. Il les a exhortés à s’investir pleinement dans le travail et les études, qu’il a présentés comme le « secret de la réussite », les invitant à croire en leurs capacités et en leur avenir.

La visite des pupilles de la Nation s’inscrit dans le cadre d’une initiative portée par la Présidence de la République, visant à ouvrir deux fois par semaine les portes du Palais présidentiel aux écoliers. À travers ces rencontres, les autorités entendent instaurer des échanges simples, chaleureux et sincères avec les enfants, dans l’objectif de marquer durablement leur imaginaire, de renforcer leur confiance en l’avenir et de les rapprocher des valeurs républicaines et citoyennes.

Par cette démarche, le président Bassirou Diomaye Faye affirme sa volonté de rendre les institutions plus accessibles et de transmettre aux jeunes générations le sens de l’engagement, du travail et de la responsabilité, tout en inscrivant son action dans une vision de continuité démocratique et de préparation de l’avenir du pays.

Financement de 40 femmes a hauteur de 8 Millions par Mme Ndeye SENE.

La présidente des femmes leaders de la cité Sérigne Mansour de Rufisque Mme Ndeye SENE continue d’appuyer les groupements de femmes entrepreneurs de Rufisque et environ.

‎Par un financement de 8 Millions reparti entre des groupes de cinq femmes, chaque groupe recevant 1 Million dont chaque femme perçoit deux cent mille (200.000).

‎Ce financement vient donc conforter la volonté de Mme Ndeye SENE d’apporter sa pierre à l’édifice à l’épanouissement des femmes de la ville de Rufisque.

‎les femmes aillant bénéficier de cet appui ont fourni deux photocopies de leur carte d’identités, deux photos ainsi qu’une somme de huit mille francs.

‎Le remboursement se fera sur dix (10) mois.

L’on peux affirmer que la présidente des femmes leader de la cité Sérigne Mansour de Rufisque Mme Ndeye SENE demeure une actrice majeure dans la construction et le développement de la ville de Rufisque.

Ziguinchor : sept personnes déférées pour un vaste réseau de faux documents d’identité

L’Antenne régionale de la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées (DNLT), relevant de la Direction de la Police aux frontières, a déféré, le 15 décembre 2025, sept individus devant le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Ziguinchor. Ils sont poursuivis pour faux et usage de faux, complicité de faux, obtention indue de documents d’identité sénégalais et association de malfaiteurs, à l’issue d’une enquête ayant mis au jour un réseau structuré de fraude au sein d’une mairie.

L’affaire a débuté lors d’un contrôle de routine effectué au poste frontalier de Kidira. Les agents ont interpellé un individu trouvé en possession de deux cartes nationales d’identité distinctes : l’une burkinabé et l’autre sénégalaise. Si les données d’identification différaient, la photographie figurant sur les deux documents était identique, éveillant immédiatement les soupçons des forces de l’ordre.

Soumis à des vérifications approfondies, l’intéressé a fini par reconnaître que la pièce d’identité sénégalaise était frauduleuse. Il a expliqué avoir adopté une identité à consonance locale et s’être fait attribuer de faux parents adoptifs afin de constituer un dossier d’état civil complet. Selon ses aveux, cette manœuvre visait à contourner certaines taxes locales liées à son activité professionnelle exercée sur le territoire sénégalais.

Les investigations menées par la DNLT de Ziguinchor ont permis de remonter jusqu’à un réseau bien organisé opérant au sein d’une mairie. L’enquête a révélé l’implication de trois officiers d’état civil, de deux agents municipaux ainsi que d’un intermédiaire. Ensemble, ils mettaient en place et validaient de faux actes d’état civil au profit de ressortissants étrangers, en contrepartie de rémunérations occultes.

L’exploitation minutieuse des registres d’état civil, couvrant la période de 1977 à 2005, a mis en évidence de graves irrégularités, notamment des inscriptions illégales, des surcharges suspectes et la création de documents fictifs. Il est apparu que l’extrait de naissance utilisé pour l’obtention de la carte nationale d’identité frauduleuse avait été inséré dans les registres par le responsable du centre d’état civil, puis signé par la première adjointe au maire.

Au regard de la gravité des faits et de l’ampleur des irrégularités constatées, huit registres d’état civil correspondant aux années 1977, 1983, 1989, 1990, deux de 2005, 2014 et 2016 ont été placés sous scellés provisoires pour les besoins de l’enquête.

Interrogés par les enquêteurs, les agents municipaux impliqués ainsi que leur complice ont reconnu leur participation à l’établissement de ces actes frauduleux. Ils ont désigné le responsable du centre d’état civil comme le principal exécutant du dispositif. Pour tenter de justifier leurs agissements, ils ont invoqué la faiblesse de leurs rémunérations et l’attrait des gains financiers, des arguments qui n’ont pas empêché leur mise en cause dans ce dossier aux lourdes implications judiciaires.

Cette affaire met une nouvelle fois en lumière les défis persistants liés à la sécurisation des documents d’état civil et à la lutte contre la fraude documentaire, dans un contexte où les autorités sénégalaises multiplient les efforts pour renforcer la fiabilité du système d’identification nationale.

Disparition inquiétante à Yeumbeul-Nord : douze jours d’angoisse pour Khadija et Founé Soumaré

Depuis douze jours, la commune de Yeumbeul-Nord vit au rythme d’une angoisse sourde et persistante. Khadija, âgée de 5 ans, et sa petite sœur Founé Soumaré, 3 ans, ont disparu le 4 décembre dernier sans laisser la moindre trace. Deux orphelines, issues d’une famille modeste, qui se sont volatilisées dans un quartier aujourd’hui gagné par la peur, l’incertitude et une détresse collective qui ne faiblit pas. Un drame humain poignant, relaté par L’Observateur, qui suit pas à pas le calvaire de la famille Soumaré et l’inquiétude croissante des populations de la banlieue dakaroise.

Le samedi 13 décembre 2025, Yeumbeul-Nord n’avait plus son agitation habituelle. Dans cette commune d’ordinaire grouillante de vie, l’atmosphère est lourde, presque irréelle. À la Cité Marine, où réside la famille Soumaré, les stigmates des récentes inondations sont encore visibles. Les eaux se sont retirées, laissant derrière elles de vastes étendues envahies par les herbes hautes, accentuant le sentiment d’insécurité. Devant la maison familiale, voisins, parents et proches défilent en silence, le visage fermé, l’esprit hanté par une seule et même question : où sont passées Khadija et Founé ?

Selon les témoignages recueillis, les deux fillettes avaient l’habitude de jouer sur le sable, juste devant la maison familiale. Le matin de leur disparition, leur mère, Diala Soumaré, partie au marché, avait confié la garde de la plus jeune à l’un de ses fils. Founé jouait tranquillement dans la cour lorsque Khadija, de retour de l’école franco-arabe, l’a entraînée dehors. Un geste anodin, comme il en arrive chaque jour dans les quartiers populaires, où la solidarité et la proximité entre voisins rassurent souvent les parents. Mais ce jour-là, les deux sœurs ne sont jamais revenues.

À son retour du marché, Diala ne s’alarme pas immédiatement. Veuve depuis deux ans, elle avait l’habitude de voir ses enfants accueillis chez les voisins ou jouer chez des proches. Ce n’est qu’à l’heure du déjeuner que l’inquiétude commence à s’installer, avant de se transformer en panique. Les premières recherches, menées dans le voisinage et auprès des connaissances, restent vaines. Khadija et Founé semblent s’être volatilisées.

Très vite, la famille alerte les autorités. Les commissariats de Yeumbeul-Nord, Yeumbeul-Comico et Pikine sont saisis, tout comme la brigade territoriale de la gendarmerie de Keur Massar. Les imams relaient l’appel à la vigilance dans les mosquées, tandis que les réseaux sociaux deviennent de puissants relais de mobilisation. Les photos des deux fillettes circulent massivement, s’affichent sur les murs, dans les boutiques, les marchés et jusque dans certaines grandes surfaces. Des marches citoyennes sont régulièrement organisées sur les artères de Pikine afin de maintenir la pression et d’interpeller les autorités sur l’urgence de la situation.

« C’est inquiétant, parce que cela fait quand même douze jours qu’elles ont disparu », confie Samba Camara, l’oncle des deux fillettes. Pour lui, plus aucune hypothèse ne peut être écartée. « Des enfants qui s’égarent et que l’on retrouve au bout de deux ou trois jours, c’est courant. Mais douze jours, c’est beaucoup trop. Nous pensons désormais à un enlèvement », lâche-t-il, la voix chargée d’émotion et de fatigue.

L’environnement du quartier renforce ces craintes. La zone est parsemée de maisons en chantier et bordée par un lac envahi de hautes herbes, surnommé « barakh » par les riverains. Malgré les fouilles déjà menées, certaines parties restent difficilement accessibles, la vase et la végétation dense empêchant des recherches approfondies. Autant de zones d’ombre qui nourrissent les scénarios les plus sombres et accentuent la peur au sein de la population.

Au fil des jours, l’espoir s’amenuise, même si la famille et les habitants refusent de baisser les bras. Chaque nouvelle journée sans information plonge un peu plus Yeumbeul-Nord dans l’angoisse. Dans les regards, une même prière se lit : que Khadija et Founé soient retrouvées saines et sauves. En attendant, la commune retient son souffle, suspendue à un miracle ou à une avancée décisive de l’enquête, dans l’espoir de mettre fin à ce drame qui a bouleversé toute une communauté.

Contentieux Maersk–Mor Dieng : un feuilleton judiciaire à plus de 200 millions au Port autonome de Dakar

Un dossier aux allures de feuilleton judiciaire continue de faire grand bruit sur les quais du Port autonome de Dakar et dans les couloirs du Tribunal de commerce. Selon le quotidien L’Observateur, le contentieux qui oppose depuis 2023 la multinationale maritime Maersk Line à l’homme d’affaires sénégalais Mor Dieng connaît un nouveau rebondissement, sans pour autant livrer son dénouement.

Examinée le 12 décembre dernier, l’affaire a une nouvelle fois été renvoyée, cette fois au 6 mars prochain pour délibéré. Un énième report qui prolonge une bataille judiciaire déjà longue de plusieurs années. Au cœur du litige se trouvent deux conteneurs d’une valeur estimée à plus de 200 millions de francs CFA, qui ont failli être liquidés lors d’une vente aux enchères avant d’être retirés in extremis grâce à l’intervention de l’administration des Douanes.

D’après les révélations de L’Observateur, les marchandises concernées sont arrivées au Sénégal en juin 2022. Mor Dieng soutient que ses cargaisons sont illégalement retenues par Maersk Line à la suite d’un différend portant sur des frais supplémentaires réclamés par la compagnie maritime. Ce désaccord aurait placé l’opérateur économique dans une situation de blocage total, l’empêchant de récupérer ses biens malgré ses démarches répétées.

Avec le temps, la situation s’est considérablement dégradée. Après près de trois années de stockage, les marchandises seraient aujourd’hui fortement détériorées, accentuant les pertes financières subies par l’homme d’affaires. Ce préjudice, selon lui, ne se limite pas à la valeur initiale des conteneurs, mais englobe également les conséquences économiques liées à l’immobilisation prolongée de ses activités.

Le dossier a pris une tournure encore plus sensible lorsque les deux conteneurs ont été inscrits sur une liste de biens destinés à être vendus aux enchères. Toujours selon L’Observateur, seule une intervention de dernière minute des Douanes sénégalaises a permis de retirer ces marchandises de la vente, évitant ainsi une perte sèche évaluée à plus de 200 millions de francs CFA.

Estimant être victime d’un blocage abusif, Mor Dieng a décidé de durcir sa position. Il réclame désormais plusieurs centaines de millions de francs CFA en dommages et intérêts à Maersk Line, qu’il juge responsable de la dégradation de ses marchandises et de l’asphyxie financière qui en a découlé.

Exaspéré par la lenteur de la procédure et craignant un nouveau renvoi du dossier en 2026, l’homme d’affaires a franchi un nouveau cap. Selon L’Observateur, il a saisi la ministre de la Justice par courrier, sollicitant une accélération du traitement du dossier afin que le Tribunal de commerce puisse enfin se prononcer sur cette affaire devenue emblématique des lenteurs judiciaires dans les litiges économiques au Sénégal.

Indisponibilité temporaire du système Woyofal : la Senelec annonce une interruption programmée dans la nuit du 17 au 18 décembre

La Société nationale d’électricité du Sénégal (Senelec) a annoncé une indisponibilité temporaire de son système de vente de crédit prépayé Woyofal, prévue dans la nuit du mercredi 17 au jeudi 18 décembre 2025, de 00h à 06h. L’information a été rendue publique à travers un communiqué publié ce lundi 16 décembre 2025.

Selon la Senelec, cette interruption s’inscrit dans le cadre de travaux techniques de mise à niveau du système. Ces opérations visent à renforcer la fiabilité, la performance et la sécurité de la plateforme de vente de crédit Woyofal, afin d’assurer un fonctionnement optimal du service au bénéfice des usagers.

Durant toute la période concernée, aucun achat de crédit Woyofal ne pourra être effectué. Cette indisponibilité concernera aussi bien les clients finaux que l’ensemble des partenaires externes impliqués dans l’encaissement et la distribution du crédit prépayé, notamment les points de vente agréés et les canaux digitaux.

Consciente des désagréments que cette situation pourrait engendrer, la Senelec invite sa clientèle à prendre les dispositions nécessaires en procédant à l’achat de crédit avant le début de l’arrêt programmé du système. Cette anticipation permettra aux abonnés d’éviter toute interruption de fourniture d’électricité liée à l’absence de crédit pendant la plage horaire indiquée.

Enfin, la Senelec a tenu à présenter ses excuses à l’ensemble de ses clients pour les désagréments occasionnés. La société rassure que toutes les dispositions sont prises pour que les travaux se déroulent dans les délais prévus et que le service de vente de crédit Woyofal soit rétabli normalement dès la fin de l’intervention technique, au matin du jeudi 18 décembre 2025.

Affaire SoftCare : l’ARP maintient le retrait des produits malgré un communiqué jugé ambigu

Un communiqué récemment parvenu à L’Observateur relance la polémique autour des produits de la société SoftCare, fabricant de couches pour bébés et de serviettes hygiéniques soupçonnés d’avoir été conçus à partir de matières premières périmées. Dans ce document, l’entreprise indique que l’Agence sénégalaise de la réglementation pharmaceutique (ARP), qui avait ordonné le retrait des produits incriminés du marché, a mené une inspection dans ses locaux.

Dans un ton qualifié d’apaisant, le texte affirme que SoftCare et l’ARP « s’engagent à maintenir des normes et des standards élevés » afin de garantir des produits de qualité. Une formulation qui, selon L’Observateur, manque de clarté et est susceptible de créer une réelle confusion, aussi bien chez les commerçants que chez les consommateurs, quant au statut réel des produits concernés et à la position de l’autorité de régulation.

Face à cette ambiguïté, le quotidien du Groupe futurs médias a pris contact avec le directeur de l’Inspection, de la surveillance du marché et de la vigilance de l’ARP, le Dr Moussa Diallo. Ce dernier a tenu à lever toute équivoque en se démarquant clairement du contenu du communiqué diffusé par SoftCare. « Ce communiqué ne lie pas l’Agence », a-t-il affirmé sans détour.

Le responsable de l’ARP a également précisé que la seule position officielle de l’institution demeure celle exprimée dans la note de retrait des serviettes hygiéniques et des couches concernées. Autrement dit, malgré l’inspection évoquée et le ton conciliant du communiqué de l’entreprise, la décision de retrait reste pleinement en vigueur.

Cette mise au point de l’ARP vise à rappeler que toute communication engageant l’Agence ne peut provenir que de ses canaux officiels et que la protection de la santé des consommateurs reste une priorité absolue. En attendant de nouvelles conclusions formelles, les produits visés par la mesure de retrait ne sont donc pas autorisés à être remis sur le marché.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°632 – 17/12/2025

🔴 AFFAIRE « ASER-GATE » : TAS PROJETTE DE SAISIR LA JUSTICE ESPAGNOLE
🔴 INAUGURATION DE ISEVEM : DIOMAYE OUVRE L’ÈRE D’UNE INDUSTRIE DE DÉFENSE NATIONALE

🔴 JOJ DAKAR 2026 : DIOMAYE MET LA PRESSION POUR ACCÉLÉRER LES PRÉPARATIFS
🔴 CAN 2025 : MAMADOU LAMINE CAMARA PREND LE RELAIS

Tivaouane Peulh : le préfet de Rufisque ordonne l’arrêt des démolitions et annonce une commission d’évaluation


Tivaouane Peulh : le préfet de Rufisque ordonne l’arrêt des démolitions et annonce une...

‎Le préfet du département de Rufisque a reçu, ce mardi, les représentants des quatre collectifs de victimes des démolitions survenues à Tivaouane Peulh. Cette rencontre fait suite aux opérations de démolition menées par la société immobilière IPRES, avec l’appui de la DSCOS, sur un site faisant l’objet d’un vieux contentieux foncier.


‎La société IPRES accuse les occupants de construire sur son titre foncier. Selon les collectifs de victimes, plus de 500 maisons ont été démolies lors de ces opérations, plongeant des centaines de familles dans le désarroi.


‎Face à la gravité de la situation, le préfet du département de Rufisque, Maguet Ndiouck, a ordonné l’arrêt immédiat des démolitions. Il a également annoncé la mise en place prochaine d’une commission chargée d’évaluer les dégâts matériels et d’examiner les différentes options de sortie de crise pour ce conflit foncier qui dure depuis plusieurs années.


‎Pour l’autorité administrative, le dialogue reste la seule voie possible pour parvenir à une solution durable et apaisée, tenant compte des droits des différentes parties.


‎De leur côté, les collectifs se disent rassurés par cette démarche. Leur porte-parole, Chérif Aidara, salue l’écoute du préfet, tout en précisant que les victimes n’abandonneront pas le combat tant qu’une solution concrète ne sera pas trouvée. Les collectifs exigent de l’État l’extraction de leurs titres et l’octroi de baux, rejetant catégoriquement toute proposition de reclassement.


‎Pour rappel, ce n’est pas la première fois que la société IPRES procède à des démolitions sur ce site. En 2017, des centaines de maisons avaient déjà été détruites lors d’opérations similaires menées par la société immobilière dirigée à l’époque par Anna Ba, ravivant aujourd’hui un contentieux foncier aux lourdes conséquences sociales.

CAN 2025 : les Lions de la Téranga mobilisent les supporters avant le départ pour le Maroc

La préparation de l’Équipe nationale du Sénégal pour la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025 entre dans une phase décisive à quelques jours du coup d’envoi de la compétition continentale. Dans ce contexte, la Fédération sénégalaise de football (FSF) a annoncé un changement de lieu concernant la séance d’entraînement initialement programmée ailleurs.

Finalement, les Lions de la Téranga s’entraîneront ce jeudi 18 décembre au stade Léopold Sédar Senghor de Dakar, à partir de 17h30. Cette séance revêt une importance particulière, puisqu’elle se tiendra à la veille du départ de la délégation sénégalaise pour le Maroc, pays hôte de la CAN 2025. Elle constituera ainsi l’une des dernières occasions pour le public sénégalais de voir évoluer les champions avant leur envol vers le Royaume chérifien.

À travers cette initiative, la FSF souhaite renforcer le lien entre l’équipe nationale et ses supporters. L’instance dirigeante du football sénégalais invite les fans à venir nombreux au stade pour encourager les joueurs, leur témoigner leur soutien et les galvaniser avant ce rendez-vous continental majeur. La présence du public est perçue comme un facteur essentiel pour insuffler une dynamique positive au groupe et renforcer la cohésion autour de la sélection.

Cette séance ouverte au public s’annonce donc comme un moment fort de communion entre les Lions et le peuple sénégalais. À quelques jours du début de la CAN 2025, l’engouement est déjà palpable, et l’appel de la FSF vise à transformer cet enthousiasme en un véritable élan de motivation pour l’équipe, déterminée à porter haut les couleurs nationales et à relever le défi africain avec ambition.

Thierno Alassane Sall dresse un réquisitoire sévère contre deux ans de gouvernance de Diomaye

Ce qui devait constituer, aux yeux de nombreux Sénégalais et d’une partie de l’opinion africaine, l’une des plus grandes victoires politiques du siècle s’est finalement mué en une profonde désillusion. C’est le constat sans concession dressé par Thierno Alassane Sall, président de la République des valeurs (RDV), lors d’une déclaration devant la presse consacrée au bilan des deux années de gouvernance du président Bassirou Diomaye Faye.

Selon l’ancien ministre, l’accession au pouvoir du nouveau régime s’était construite autour de promesses fortes et mobilisatrices. Éthique, transparence, fraternité, égalité des droits et don de soi pour la patrie avaient été érigés en piliers d’un nouveau projet de société censé rompre avec les pratiques du passé. Toutefois, estime-t-il, la réalité du pouvoir a très rapidement rattrapé le discours. Ce qui se donne aujourd’hui à voir, affirme Thierno Alassane Sall, n’est pas une gouvernance orientée vers l’intérêt général, mais l’action d’un cercle restreint, incapable de s’entendre sur la conduite des affaires publiques et davantage préoccupé par la conquête et la conservation du pouvoir que par les difficultés quotidiennes des Sénégalais.

Le député de la République des valeurs dénonce également ce qu’il qualifie de situation inédite dans l’histoire politique récente du Sénégal : une guerre ouverte et assumée au sommet de l’État. Pour la première fois, selon lui, une confrontation durable s’est installée entre les deux têtes de l’exécutif. Une rivalité qui, précise-t-il, ne porte ni sur l’avenir du pays, ni sur les attentes pressantes des étudiants, des travailleurs ou des familles en difficulté, mais essentiellement sur une question de pouvoir : qui gouverne réellement et qui sera candidat à l’élection présidentielle de 2029. Cette crise, ajoute-t-il, constitue une rupture grave avec la tradition de stabilité institutionnelle qui a longtemps fait la réputation du Sénégal sur le continent africain.

Thierno Alassane Sall s’inquiète par ailleurs de la centralité croissante des calculs électoralistes au sein de la majorité. Reprenant un adage bien connu selon lequel les hommes d’État pensent aux générations futures tandis que les politiciens se préoccupent de leurs prochaines élections, il estime que cette maxime n’a jamais été aussi actuelle. À l’en croire, au sein du Pastef, le débat dominant ne porte plus sur le projet national ou sur les réformes structurelles, mais sur les prochaines échéances électorales.

Cette instabilité politique permanente aurait, selon lui, des conséquences économiques lourdes. Le pays serait aujourd’hui à l’arrêt, fragilisé par les dégradations de notations, l’incertitude ambiante et la frilosité des investisseurs. Le tourisme, les services et l’investissement privé seraient particulièrement touchés. Dans ce climat délétère, affirme-t-il, l’incertitude est totale et nul ne peut dire de quoi demain sera fait. Au lieu de s’atteler à relancer l’économie et à restaurer la confiance, le pouvoir se replie, selon ses termes, sur des calculs politiciens.

Sur le plan social, le leader de la RDV dénonce une brutalité de l’État à l’égard de ses propres citoyens. Il évoque des centaines, voire des milliers de licenciements intervenus dans des entreprises et agences publiques, souvent sans procédures claires, pour faire place à des proches du régime. Il s’interroge alors sur la réalité des valeurs proclamées au début du mandat, notamment l’éthique, la fraternité et la transparence dans les recrutements, rappelant les promesses d’appels à candidatures ouverts et équitables.

Des exemples précis sont avancés pour étayer ces accusations, notamment des recrutements effectués sans avis de vacance de poste, le retour de militants ou proches du pouvoir établis en France, ainsi que la mise à l’écart de compétences sénégalaises pourtant reconnues. Selon Thierno Alassane Sall, ces pratiques sont parfois assumées, voire revendiquées, au nom de l’amitié militante. Des institutions et structures publiques comme la Caisse des dépôts et consignations, Dakar Dem Dikk, l’Office des lacs du Sénégal ou encore certains programmes de formation professionnelle sont citées comme symboles de ce qu’il qualifie de népotisme institutionnalisé.

Dans un tel contexte, conclut-il, parler d’État de droit relève de l’utopie. Car sans le respect strict du droit et des procédures, le citoyen demeure toujours plus faible face au pouvoir, mettant en péril les fondements mêmes de la démocratie sénégalaise.

Diamniadio : le Sénégal inaugure l’usine ISEVEM, un jalon historique vers une industrie de défense souveraine

Le Président de la République a procédé, ce mardi à Diamniadio, à l’inauguration officielle de l’usine ISEVEM dédiée à l’assemblage de véhicules militaires tactiques. Cet événement marque une étape majeure dans la construction d’une véritable industrie de défense nationale et traduit une volonté politique claire de renforcer la souveraineté industrielle et technologique du Sénégal.

À travers la mise en service de cette infrastructure stratégique, l’État du Sénégal pose les fondations d’une autonomie accrue dans le domaine de la défense. L’objectif affiché est de réduire progressivement la dépendance vis-à-vis des fournisseurs extérieurs, tout en renforçant les capacités opérationnelles des forces de défense et de sécurité nationales. Cette démarche s’inscrit dans une vision de long terme visant à doter le pays de moyens industriels capables de soutenir durablement ses ambitions sécuritaires.

Le projet ISEVEM repose sur un partenariat public-privé structuré et rigoureux entre l’État et le groupe industriel ISEVEM. Cette coopération stratégique illustre une approche pragmatique et progressive du développement industriel. Dans un premier temps, l’usine se concentre sur l’assemblage de véhicules militaires tactiques adaptés aux besoins des forces armées sénégalaises. À moyen et long termes, l’ambition est d’élargir les activités vers la maintenance, la modernisation, puis la conception et la production locale d’équipements de défense, en intégrant davantage de valeur ajoutée nationale.

Au-delà de sa dimension strictement sécuritaire, l’usine ISEVEM constitue un puissant levier de développement économique et industriel. Elle contribue à la création d’emplois qualifiés, à la montée en compétences de la main-d’œuvre locale et au transfert de savoir-faire technologiques de haut niveau. Une attention particulière est portée à l’intégration des talents nationaux, notamment des jeunes ingénieurs, techniciens et ouvriers spécialisés, appelés à évoluer dans des filières industrielles à forte valeur ajoutée.

L’implantation de cette unité industrielle à Diamniadio s’inscrit également dans la dynamique de transformation de cette zone en pôle stratégique de développement, combinant innovation, industrie et formation. Elle renforce ainsi l’écosystème industriel national et favorise l’émergence d’un tissu de sous-traitants locaux, appelés à jouer un rôle croissant dans la chaîne de valeur de l’industrie de défense.

En inaugurant la première usine d’assemblage de véhicules militaires tactiques du pays, le Sénégal affirme avec force son engagement en faveur d’une industrie de défense résiliente, innovante et souveraine. Cette initiative traduit une ambition assumée de concilier sécurité nationale, développement économique et cohésion sociale, en faisant de l’industrie un pilier central de la souveraineté et de la prospérité nationales.

Keur Massar : le GLAD démantèle un vaste réseau de trafic de drogue dure et de faux billets

Dans le cadre de la lutte contre le trafic de stupéfiants et la criminalité transnationale, le Groupe de Lutte Anti-Drogue (GLAD) de la Gendarmerie nationale a mené, le dimanche 14 décembre 2025, une opération d’envergure ayant permis le démantèlement d’un réseau de trafic de drogue dure et de faux billets. Le réseau, tenu par des ressortissants bissau-guinéens, était actif dans la commune de Keur Massar, en périphérie de Dakar.

Selon les informations communiquées par la Gendarmerie nationale, l’opération a été déclenchée à la suite d’un recoupement d’informations faisant état d’activités suspectes liées à la commercialisation de stupéfiants. Après plusieurs jours de surveillance discrète, les éléments du GLAD ont identifié les principaux membres du réseau avant de lancer une intervention ciblée, qui s’est soldée par l’interpellation de trois individus.

La perquisition menée dans le cadre de cette opération a permis la saisie d’une importante quantité de drogues et de matériels liés aux activités criminelles du réseau. Les gendarmes ont notamment mis la main sur 25 kilogrammes de cocaïne, soigneusement conditionnés dans des paquets d’un kilogramme chacun. La contre-valeur globale de cette saisie est estimée à un milliard deux cent cinquante millions de francs CFA, illustrant l’ampleur et la dangerosité du trafic démantelé.

En plus de la cocaïne, les forces de sécurité ont saisi quatre paquets de haschisch de 100 grammes chacun, d’une valeur estimée à 400 000 francs CFA, ainsi que 45 grammes d’ecstasy évalués à environ 315 000 francs CFA. L’opération a également permis la confiscation d’un véhicule utilisé par les trafiquants pour leurs déplacements et le transport des produits illicites, ainsi que de plusieurs paquets de faux billets de banque, confirmant l’implication du réseau dans des activités de fausse monnaie.

Les trois individus interpellés ont été placés en garde à vue pour les besoins de l’enquête, qui se poursuit afin d’identifier d’éventuels complices et de déterminer l’étendue exacte du réseau, tant au niveau national que transfrontalier. La Gendarmerie nationale réaffirme, à travers cette opération, sa détermination à lutter sans relâche contre le trafic de stupéfiants et les réseaux criminels organisés qui menacent la sécurité publique et l’économie nationale.

Affaire de dette impayée : Adama Fall auditionné à la Section de Recherches puis relâché après engagement de remboursement

Le responsable de l’Alliance pour la République (APR), Adama Fall, a été convoqué ce mardi 16 décembre 2025 à la Section de Recherches de Colobane dans le cadre d’une affaire de dette impayée. Selon des sources concordantes, notamment Seneweb, le leader républicain a quitté les locaux librement après son audition, à l’issue de laquelle il a pris des engagements fermes pour la poursuite du remboursement de sa dette.

Les faits remontent à l’octroi d’un prêt d’un montant de 10 millions de francs CFA par le Crédit Mutuel du Sénégal (CMS), un crédit garanti par le Fonds de Garantie des Investissements Prioritaires (Fongip). Poursuivi pour défaut de paiement, Adama Fall a été traduit devant la justice à l’initiative de l’établissement bancaire, conformément aux procédures en vigueur en cas d’impayés prolongés.

Joint par Seneweb après son audition, Adama Fall, aujourd’hui reconverti en chroniqueur, a reconnu l’existence de la dette et les retards de paiement qui ont motivé la plainte du CMS. Il a toutefois soulevé plusieurs zones d’ombre entourant les conditions d’octroi du prêt. À l’en croire, il n’aurait jamais déposé de projet auprès du Fongip, structure censée garantir le crédit. « Je n’ai jamais déposé de projet au niveau du Fongip. On m’a appelé et j’ai donné les numéros de ma pièce d’identité. Je ne sais pas comment cela s’est passé au niveau du Crédit Mutuel du Sénégal », a-t-il déclaré, évoquant même des sollicitations financières suspectes en amont du décaissement du prêt.

Malgré ces interrogations, le responsable politique assume sa part de responsabilité dans cette affaire. Il admet avoir accusé des retards de paiement et considère la procédure engagée par le CMS comme normale. « J’ai été convoqué pour être auditionné par rapport à une dette que j’ai contractée. J’ai accusé du retard pour le paiement et c’est le CMS qui a porté plainte contre moi pour défaut de paiement. C’est la procédure normale », a-t-il expliqué.

Adama Fall précise également qu’il avait la possibilité d’effectuer des versements avant même de se présenter à la convocation, ce qu’il n’a finalement pas fait. À l’issue de son audition, il a pris l’engagement de poursuivre le remboursement de la somme due, engagement qui a conduit à sa libération. « La dette est une dette, il faut payer. J’ai pris l’engagement de rembourser et on m’a libéré », a-t-il affirmé, rappelant que le montant total de la créance s’élève toujours à 10 millions de francs CFA.

Par ailleurs, Adama Fall s’est interrogé sur le rôle du Fongip et de l’assurance associée au prêt en cas de défaut de paiement. Selon lui, le mécanisme de garantie aurait dû être activé. « Quand il y a défaut de paiement, c’est le Fongip qui doit payer, puisqu’il est garant. De plus, une assurance a été payée et, en principe, c’est l’assureur qui doit intervenir en cas de difficulté. Or, cela ne s’est pas passé ainsi », a-t-il regretté, soulignant que la dette en question remonte à plusieurs années.

Saint-Louis : Un individu déféré pour fabrication et usage de faux documents administratifs

L’antenne régionale de Rosso a procédé, le 15 décembre 2025, au déférement devant le Tribunal de Grande Instance de Saint-Louis d’un individu pour association de malfaiteurs, faux et usage de faux dans un document administratif, faux en écritures privées et obtention indue de documents administratifs sénégalais. Cette procédure fait suite à une affaire antérieure portant sur la facilitation de documents administratifs, dans laquelle un ressortissant étranger avait cité le mis en cause comme étant celui qui lui avait facilité l’obtention d’un extrait de naissance moyennant 125 000 FCFA.

L’individu a été interpellé à Kaolack en possession d’un cartable contenant plusieurs documents falsifiés, des actes vierges ainsi que des actes d’état civil douteux, notamment provenant de la municipalité de Kaolack. Au cours de la fouille, les enquêteurs ont également découvert dans son téléphone des messages WhatsApp échangés avec un agent municipal en service à la mairie de Kaolack. Ces échanges portaient essentiellement sur l’établissement de documents pour des personnes dont la nationalité sénégalaise semblait suspecte.

Interrogé sur ces faits, l’agent municipal a d’abord tenté de se dédouaner en affirmant que c’était le mis en cause qui lui avait demandé de rédiger les actes et de les lui transférer par WhatsApp, laissant entendre que le prix payé par les demandeurs avait été accepté par ce dernier. Convoqué et entendu après un déplacement des enquêteurs à Kaolack, le mis en cause a initialement prétendu que toutes les sollicitations portaient sur des actes légitimes, établis sur la base de dossiers existants. Cependant, confronté à un message explicite où il réclamait un paiement supplémentaire et évoquait la dangerosité de l’opération (« même pour 50 000 FCFA j’accepte plus de faire des papiers comme ça »), il a fini par avouer.

Il a reconnu avoir reçu des bouts de papier contenant les noms des parents de ses clients afin de confectionner des extraits de naissance contre des sommes variant de 5 000 à 15 000 FCFA l’unité. Décrivant sa méthode frauduleuse, il a expliqué : « Je parcourais le registre de l’année et, utilisant les pages sautées, j’insérais le nom avec un numéro. Pour d’autres, j’allais directement à la fin du registre de l’année souhaitée et je procédais à la transcription à partir du dernier numéro ».

Grâce à cette méthode, ses clients apparaissaient officiellement dans les registres, bien que les actes soient falsifiés. Il a admis avoir confectionné une vingtaine de faux actes pour ses clients, révélant l’ampleur de cette fraude qui a suscité l’attention des autorités judiciaires et administratives.

Thierno Alassane Sall dénonce irrégularités et précarité dans la gestion publique et interpelle le gouvernement

Le président de la République des Valeurs, Thierno Alassane Sall, a exprimé de vives critiques à l’encontre de plusieurs secteurs clés de l’administration publique, mettant en lumière des pratiques jugées irrégulières et des conditions de travail préoccupantes pour de nombreux employés. Son point d’attaque principal a porté sur le ministère de l’Assainissement, dirigé par le Dr Cheikh Tidiane Dieye. Selon TAS, des irrégularités systématiques freinent les processus d’attribution des marchés publics et créent un terrain propice au favoritisme. Il a insisté sur la nécessité de procéder à des audits indépendants afin de clarifier les responsabilités et de restaurer la confiance dans la gestion des fonds publics, alors que le secteur fait déjà face à des défis structurels considérables.

Par ailleurs, Thierno Alassane Sall a attiré l’attention sur la situation préoccupante des employés sénégalais à la Société de Gestion du Barrage de Manantali (SOGEM). Il a dénoncé l’exclusion récente de cinq travailleurs pour motif économique, décision prise par le directeur général, et a qualifié cette mesure de discriminatoire. Il a appelé les autorités nationales à intervenir pour défendre les droits de ces employés et à contrer des pratiques jugées offensantes à l’égard de la fraternité africaine.

Le président de la République des Valeurs a également mis en exergue les difficultés rencontrées par les agents du Programme de Formation École Entreprise (PFEE). Il a déploré la précarité de 32 travailleurs soumis à des contrats à durée déterminée successifs, sans aucune perspective professionnelle, et a dénoncé l’abandon du programme par le ministère de tutelle. Selon lui, cette situation traduit un manque d’engagement de l’État envers la jeunesse et le développement professionnel, avec des conséquences négatives sur la cohésion sociale.

Enfin, Thierno Alassane Sall n’a pas hésité à remettre en cause le leadership gouvernemental, accusant le Premier ministre d’ignorance des urgences nationales et d’absence de vision stratégique. Il a imputé à la gouvernance actuelle la dégradation de la situation économique et sociale du pays, appelant à un sursaut des autorités pour adopter une gestion plus éthique, équitable et responsable, susceptible de restaurer la confiance des citoyens dans les institutions.

JOJ Dakar 2026 : Mamadou Diagna Ndiaye appelle à accélérer les préparatifs et à maintenir une vigilance permanente

À moins de 320 jours de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) Dakar 2026, le Président du Comité d’Organisation de l’événement (COJOJ), Mamadou Diagna Ndiaye, a pris la parole au Palais de la République lors d’un Conseil Présidentiel consacré à la préparation de cette grande manifestation sportive.

Dans son allocution, il a salué l’engagement constant de l’État et a insisté sur la nécessité de maintenir une vigilance permanente pour assurer le succès de l’événement. Mamadou Diagna Ndiaye a rappelé que les JOJ Dakar 2026 représentent un rendez-vous d’envergure mondiale, placé sous le regard attentif des populations africaines et du monde entier. Il a souligné que, sous l’impulsion du Chef de l’État, le gouvernement a érigé ces Jeux au rang de priorité nationale, dans le cadre de l’Agenda National de Transformation Sénégal 2050.

Le Président du COJOJ a également rendu hommage à l’efficacité du Conseil interministériel convoqué le 15 octobre 2024 par le Premier Ministre, dont les 40 mesures arrêtées ont permis d’« opérationnaliser et de faire avancer, avec efficacité, un grand nombre de sujets qui incombent à votre administration ».

Concernant l’état des infrastructures, sujet qui avait pu susciter des inquiétudes après les phases de stress et de tests, Mamadou Diagna Ndiaye a assuré que la situation s’est « sensiblement redressée » depuis la dernière visite des sites par le Président de la République, le 2 novembre 2025. Il a salué l’engagement et la mobilisation de l’administration sur ce chapitre et estimé que le tableau général était rassurant en termes de respect de la feuille de route.

Cependant, il a insisté sur l’urgence de poursuivre les efforts : « Il nous faudra, nous en sommes conscients, accélérer la dynamique à ce stade de la préparation, car tout retard, tout différé dans la prise des décisions, tout manquement dans la livraison des chantiers à date échue, fait peser un risque sur l’événement », a-t-il averti.

Mamadou Diagna Ndiaye a conclu son allocution en appelant à une solidarité accrue : « Moins de 320 jours nous séparent de la cérémonie d’ouverture. L’imminence de l’événement appelle de tous encore plus de solidarité derrière vous et votre gouvernement ». Il a rappelé que l’objectif ultime est d’offrir au Sénégal un « triomphe à la mesure du génie de son peuple » et de renforcer la confiance que la Communauté Olympique mondiale place dans la nation hôte.

Toubacouta : une journée de sensibilisation et de dépistage contre l’hépatite B mobilise les populations

Toubacouta a abrité, ce mardi 16 décembre 2025, une importante activité de sensibilisation suivie d’une séance de dépistage gratuit de l’hépatite B, ainsi que de la syphilis et du VIH, des maladies souvent silencieuses mais aux conséquences parfois graves.

Cette initiative sanitaire, organisée au profit des populations locales, est à l’initiative du point focal du Réseau des Associations de Lutte contre les Hépatites (RALCH) dans la région de Fatick, en collaboration avec les relais communautaires et le gouvernement scolaire du lycée de Toubacouta. Elle s’inscrit dans une dynamique de prévention et de promotion de la santé communautaire.

Tout au long de la journée, des professionnels de la santé et des acteurs communautaires ont échangé avec les habitants sur les modes de transmission, les symptômes, les risques et surtout les moyens de prévention de l’hépatite B. Un accent particulier a été mis sur l’importance du dépistage précoce, de la vaccination et du suivi médical afin d’éviter des complications graves telles que la cirrhose ou le cancer du foie.

« L’hépatite B est une maladie silencieuse. D’où l’importance de la sensibilisation, du dépistage et de la prise en charge précoce », a expliqué Adrien Mossel Faye, point focal du RALCH dans la région de Fatick.

À l’issue des séances de sensibilisation, une opération de dépistage volontaire et gratuit a été organisée, permettant à 119 personnes de connaître leur statut sérologique. Cette étape cruciale a été largement saluée par les bénéficiaires, qui ont exprimé leur satisfaction face à la proximité et à la gratuité des services offerts.

Adrien Mossel Faye et ses partenaires ont souligné que cette activité vise à renforcer la lutte contre l’hépatite B dans la commune de Toubacouta, en rapprochant l’information et les soins des populations. Ils ont également plaidé pour la pérennisation de telles initiatives afin de réduire la prévalence de la maladie et de promouvoir des comportements favorables à la santé.

Par cette action citoyenne et sanitaire, Toubacouta réaffirme son engagement en faveur de la prévention des maladies et de l’amélioration du bien-être des populations, dans un contexte où la sensibilisation demeure un levier essentiel de la santé publique.

Tournée économique en Casamance : la Coalition Diomaye Président–Kolda appelle à une mobilisation massive pour accueillir Bassirou Diomaye Faye

La Coalition Diomaye Président–Kolda a lancé un appel solennel, républicain et citoyen à l’endroit des populations de la région de Kolda et, plus largement, de toute la Casamance, en perspective de la tournée économique que le Président de la République, Son Excellence Bassirou Diomaye Faye, effectuera dans le sud du pays du 20 au 25 décembre 2025. L’information a été rendue publique à travers un communiqué transmis ce mardi 16 décembre au correspondant de PressAfrik à Kolda.

Dans ce document, la coalition exprime sa « grande fierté républicaine » et son « engagement militant assumé » à l’égard de cette initiative présidentielle, qu’elle qualifie de stratégique et historique. Selon ses responsables, cette tournée s’inscrit pleinement dans une dynamique de rupture responsable, de justice territoriale et de redressement national. Elle traduit, à leurs yeux, la ferme volonté du Chef de l’État de réconcilier durablement la Casamance avec les politiques publiques de développement, après de longues années d’attentes, de frustrations et de marginalisation perçue.

La Coalition Diomaye Président–Kolda souligne que cette visite présidentielle repose sur le Plan Diomaye pour la Casamance, présenté comme un cadre structurant de transformation profonde et durable de la région. Ce plan met un accent particulier sur la souveraineté alimentaire et la relance de l’agriculture, à travers la modernisation et la valorisation des filières stratégiques telles que le riz, les fruits, les produits forestiers et les ressources halieutiques. L’objectif affiché est de renforcer l’autosuffisance alimentaire, de créer de la valeur ajoutée locale et de générer des emplois durables au profit des populations.

Le document insiste également sur la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes, considérés comme des acteurs centraux du développement régional. À ce titre, la coalition met en avant la nécessité d’un accès plus équitable au financement, à la formation professionnelle et à l’accompagnement technique, afin de libérer les énergies, stimuler l’innovation et favoriser l’émergence d’un tissu économique local solide et compétitif.

Par ailleurs, le développement d’infrastructures modernes et structurantes figure parmi les priorités majeures annoncées dans le cadre de cette tournée. Il s’agit notamment des routes, des ports, de l’énergie et de la logistique, avec pour ambition de renforcer le désenclavement de la Casamance, d’améliorer sa connectivité et d’accroître son attractivité économique. Pour la coalition, ces investissements constituent des leviers essentiels pour intégrer pleinement la région dans la dynamique nationale de croissance et de compétitivité.

La question de la paix, de la cohésion sociale et de la stabilité occupe également une place centrale dans l’appel lancé par la coalition. Ces éléments sont présentés comme des fondements indispensables à tout développement durable et partagé, dans une région marquée par une histoire particulière et des défis spécifiques. La coalition estime que la démarche du Président de la République participe à la consolidation d’une paix durable, fondée sur l’inclusion, le dialogue et la justice sociale.

Dans ce contexte, la Coalition Diomaye Président–Kolda appelle l’ensemble des populations de la région, les forces vives, les mouvements de jeunesse, les organisations de femmes, les leaders communautaires, religieux et coutumiers, ainsi que la diaspora, à une mobilisation populaire massive, disciplinée et responsable. L’objectif est de réserver au Président Bassirou Diomaye Faye un accueil « digne, chaleureux et fraternel », à la hauteur de l’importance accordée à la Casamance par les nouvelles autorités.

Pour la coalition, cette tournée économique constitue un moment politique et historique majeur. Elle offre l’occasion d’exprimer la reconnaissance des populations de la Casamance pour l’attention et les actes posés en faveur de la région, de réaffirmer l’unité nationale et la cohésion autour du projet de transformation porté par le Chef de l’État, mais aussi de favoriser une appropriation collective du Plan Diomaye Casamance comme un outil de développement, d’espoir et de prospérité partagée.

En conclusion, la Coalition Diomaye Président–Kolda réaffirme sa confiance totale dans la vision, le leadership et l’engagement patriotique du Président Bassirou Diomaye Faye. Elle renouvelle également son attachement profond à la Casamance, présentée comme une terre de résilience, de dignité et de fort potentiel, appelée à jouer un rôle central dans le processus de redressement et de transformation du Sénégal.

Maltraitance des chevaux : le ministre de l’Intérieur durcit le ton et rappelle la loi

Face à la persistance des mauvais traitements infligés aux chevaux et autres équidés utilisés dans les véhicules à traction animale, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique a publié une circulaire ferme dénonçant ces pratiques et appelant à une application rigoureuse de la réglementation en vigueur. Cette sortie officielle intervient dans un contexte où la question de la maltraitance animale suscite une attention croissante de l’opinion publique.

Me Bamba Cissé a rappelé qu’il avait déjà été interpellé sur cette « question lancinante de la maltraitance et du traitement dégradant des équidés au Sénégal » lors de son dernier passage à l’Assemblée nationale. Selon lui, de nombreux propriétaires de véhicules à traction animale font un usage abusif des chevaux, en les soumettant à des tâches pénibles, à des souffrances répétées et à des charges largement supérieures à leurs capacités physiques.

Le ministre souligne que ces pratiques constituent une violation manifeste du code des contraventions, mais également de plusieurs textes réglementaires en vigueur. Il cite notamment l’arrêté n°002478/MA/DIREL du 25 mars 1996 relatif à l’identification des équidés, l’arrêté interministériel n°10411/MA/DIREL du 6 novembre 1995, ainsi que l’arrêté interministériel n°18457 du 9 décembre 2016 portant réglementation du transport par des véhicules à traction animale.

À ce propos, Me Bamba Cissé rappelle que l’article 2 du dernier arrêté précise clairement que la charrette doit être adaptée à la taille de l’animal, afin de ne pas provoquer de blessures ou de plaies. De même, l’article 9 de l’arrêté interministériel du 6 novembre 1995 stipule que tout cheval utilisé à des fins de traction doit être reconnu apte par les services compétents de l’Élevage, lesquels sont chargés de délivrer un certificat d’aptitude.

Pour le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, ces abus répétés portent non seulement atteinte à la santé et au bien-être des animaux, mais nuisent également à l’image du Sénégal. Il déplore des pratiques qui, selon lui, sont incompatibles avec les exigences de respect de la dignité animale et des normes en vigueur.

En conséquence, la circulaire invite les gouverneurs de région à veiller personnellement à l’application stricte de l’ensemble de ces dispositions dans leurs circonscriptions respectives. L’objectif affiché est clair : éradiquer ce fléau, sanctionner les contrevenants et promouvoir un usage responsable et respectueux des équidés sur toute l’étendue du territoire national.

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