Actualités

Réintégration d’Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale : l’ancien magistrat Ousmane Kane évoque un risque d’« humiliation politique »

L’ancien président de la Cour d’appel de Kaolack, Ousmane Kane, a vivement critiqué la réintégration d’Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale, estimant que cette démarche pourrait avoir de lourdes conséquences politiques et institutionnelles pour le Premier ministre et leader de Pastef.

Dans une chronique relayée par le quotidien L’Observateur, le magistrat à la retraite considère que le retour d’Ousmane Sonko au Parlement constitue une décision particulièrement risquée dans le contexte actuel marqué par une contestation juridique de sa réinstallation au sein de l’hémicycle.

Selon Ousmane Kane, en acceptant de se faire réinstaller comme député par une institution qu’il juge favorable à sa majorité politique, Ousmane Sonko s’expose à une éventuelle remise en cause de cette décision par le Conseil constitutionnel. Une telle issue pourrait, d’après lui, entraîner une situation politiquement embarrassante pour le chef du gouvernement.

« Sonko court le risque élevé d’une humiliation sans nulle autre pareille, en cas de désinstallation par le Conseil constitutionnel », a notamment déclaré l’ancien haut magistrat.

Ousmane Kane dit ne pas comprendre la nécessité pour le leader de Pastef de reprendre son siège de député alors qu’il dispose déjà, selon lui, d’une influence considérable sur l’Assemblée nationale grâce à la majorité parlementaire acquise à son parti. Il estime que le Premier ministre pouvait continuer à orienter l’action de l’institution sans s’exposer à une controverse juridique susceptible d’affaiblir son image.

Poursuivant son analyse, l’ancien président de la Cour d’appel de Kaolack s’est également interrogé sur l’existence, au sein de l’entourage politique d’Ousmane Sonko, de personnalités capables de lui faire entendre des avis divergents. Il considère que certaines décisions et « transgressions » pourraient, à terme, compromettre l’avenir politique du leader de Pastef si elles ne sont pas corrigées.

Cette sortie intervient alors que la bataille juridique autour de la réintégration d’Ousmane Sonko se poursuit. Le 1er juin 2026, dix-neuf députés de l’opposition parlementaire ont officiellement saisi le Conseil constitutionnel afin de contester la légalité de son retour à l’Assemblée nationale.

La haute juridiction est désormais attendue sur ce dossier sensible qui suscite de vifs débats dans la classe politique et au sein de l’opinion publique. Sa décision pourrait avoir des répercussions importantes aussi bien sur le fonctionnement des institutions que sur l’avenir politique du Premier ministre.

ONU : Aminata Touré refuse de relancer la polémique sur une éventuelle candidature de Macky Sall

Interrogée par Russia Today sur une éventuelle candidature de l’ancien président Macky Sall au poste de Secrétaire général des Nations unies, Aminata Touré a choisi de ne pas raviver un débat sur lequel elle s’était pourtant exprimée avec fermeté par le passé. L’ancienne Première ministre, aujourd’hui Haute représentante du chef de l’État, a indiqué qu’elle ne souhaitait pas revenir sur cette question, estimant que d’autres priorités mobilisent actuellement son attention.

« J’ai exprimé mon opinion sur ce sujet il y a bien longtemps et je n’y reviendrai pas », a-t-elle déclaré, coupant court aux spéculations sur une éventuelle évolution de sa position. Cette prise de distance contraste avec les nombreuses interventions publiques qu’elle avait accordées ces derniers mois pour marquer son opposition à une éventuelle accession de son ancien allié à la tête de l’Organisation des Nations unies.

Relancée sur la portée symbolique que pourrait représenter la nomination d’un Sénégalais à la tête de l’institution internationale, Aminata Touré a répondu sur le ton de l’humour avant d’élargir le propos. « Une Sénégalaise ou une femme, ce serait bien aussi ! », a-t-elle lancé, dans une allusion à son engagement constant en faveur de la promotion des femmes dans les sphères de décision nationales et internationales.

L’ancienne cheffe du gouvernement a toutefois tenu à relativiser l’importance du débat dans le contexte actuel. Selon elle, la question de la succession à la tête de l’ONU ne figure pas parmi les préoccupations immédiates des Sénégalais. « Ce n’est pas moi qui décide et ce sujet est loin de préoccuper les Sénégalais à l’heure actuelle », a-t-elle affirmé.

Aminata Touré estime que les priorités du moment concernent avant tout les défis économiques et sociaux auxquels le pays est confronté. Elle a notamment évoqué les enjeux liés à la croissance, à l’emploi des jeunes ainsi qu’aux discussions en cours avec les partenaires financiers du Sénégal.

Pour l’ancienne Première ministre, l’heure est davantage à la mobilisation autour des perspectives économiques et de l’avenir de la jeunesse qu’aux débats politiques portant sur des ambitions internationales. Elle a rappelé que le pays sortait à peine des célébrations de la Tabaski et devait désormais concentrer ses efforts sur les dossiers susceptibles d’avoir un impact direct sur le quotidien des populations.

Cette sortie intervient dans un contexte particulier marqué par les relations tumultueuses entre Aminata Touré et Macky Sall. Figure majeure de l’ascension politique de l’ancien président, elle a successivement occupé les fonctions de ministre de la Justice, de Première ministre puis de directrice de campagne lors de l’élection présidentielle de 2012. Leur collaboration s’est toutefois progressivement détériorée au fil des années, jusqu’à faire d’elle l’une des critiques les plus virulentes de l’ancien chef de l’État.

Dakar : un commerçant poursuivi pour une fraude présumée de près de 69 millions FCFA dans un trafic d’iPhone

Une affaire présumée d’abus de confiance et d’escroquerie secoue actuellement le milieu du commerce de téléphones portables à Dakar. Un jeune commerçant de 26 ans, établi à Dieuppeul, fait l’objet de poursuites après la découverte d’un important déficit financier lié à la commercialisation d’iPhone importés de Dubaï. Le préjudice global est estimé à plus de 68,8 millions de FCFA.

Selon les informations rapportées par le quotidien Libération, le mis en cause a été arrêté par les éléments du commissariat de Grand-Yoff à la suite d’une plainte déposée par une commerçante dont la famille collaborait avec lui depuis plusieurs années dans le cadre d’activités de vente de téléphones haut de gamme.

D’après les éléments de l’enquête, la famille plaignante importait régulièrement des iPhone depuis les Émirats arabes unis et confiait leur écoulement sur le marché local au jeune commerçant. Ce dernier était chargé de vendre les appareils puis de reverser les recettes, après déduction de sa commission.

Toutefois, après la fête de la Tabaski 2026, un inventaire contradictoire réalisé entre les deux parties a révélé un important manque dans les comptes. Le montant non reversé a été évalué à 66 775 000 FCFA, suscitant de vives interrogations de la part des propriétaires du stock.

Face aux demandes d’explications, le commerçant aurait multiplié les justifications. Pendant près de trois mois, il aurait soutenu être dans l’incapacité d’ouvrir son coffre-fort en raison de la perte des clés. Une situation jugée d’autant plus surprenante qu’il continuait parallèlement à solliciter de nouveaux lots de téléphones auprès de ses partenaires.

L’affaire a pris une autre tournure lorsque le commerçant aurait obtenu des fonds destinés à financer l’intervention d’un technicien chargé d’ouvrir le coffre-fort. Après cette étape, ses explications auraient varié à plusieurs reprises. Il aurait d’abord évoqué des dommages affectant les appareils avant d’avancer la thèse d’un vol commis par des techniciens intervenus successivement à Mbour puis à Touba, lesquels auraient emporté l’intégralité du stock contenu dans le coffre.

Les investigations menées par les enquêteurs ont également permis d’identifier d’autres personnes se présentant comme victimes. L’une d’elles affirme avoir acheté plusieurs iPhone pour un montant total de 1 830 000 FCFA. Présentés comme des appareils neufs, les téléphones se seraient révélés être des produits reconditionnés ayant déjà servi. Selon ses déclarations, des photos, données personnelles et autres contenus appartenant à des tiers étaient encore stockés dans leur mémoire interne.

Au cours de son audition, le suspect a reconnu plusieurs éléments clés du dossier. Il a notamment admis l’existence de l’inventaire ainsi que le montant restant dû à la famille plaignante. Il maintient cependant sa version selon laquelle le contenu du coffre-fort aurait été dérobé par des techniciens dont il ne serait pas en mesure d’identifier l’identité.

Les enquêteurs ont relevé plusieurs incohérences dans son récit. Interrogé sur les démarches entreprises après ce supposé vol de plusieurs dizaines de millions de francs CFA, il a affirmé avoir saisi la Division des investigations criminelles. Toutefois, il n’a pu fournir aucun document, récépissé ou numéro de plainte susceptible de confirmer cette déclaration.

L’enquête a également mis en lumière des manœuvres destinées, selon les policiers, à gagner du temps auprès de la plaignante. Le commerçant a reconnu avoir simulé un virement bancaire de 7 millions de FCFA depuis son compte bancaire alors que les fonds nécessaires n’étaient pas disponibles. Il a aussi admis avoir inventé de prétendues menaces d’emprisonnement pour dettes afin de dissuader sa partenaire commerciale de porter l’affaire devant la justice. Selon ses propres explications, ces mensonges auraient été motivés par la peur et la honte de devoir reconnaître sa situation.

Concernant les téléphones contestés par un client, il a reconnu qu’ils provenaient effectivement du stock qui lui avait été confié. Il a toutefois tenté de minimiser les faits en attribuant les dysfonctionnements signalés à de simples problèmes liés aux mises à jour des appareils.

L’affaire pourrait encore connaître de nouveaux développements. L’exploitation du téléphone portable du suspect a permis aux enquêteurs de découvrir l’existence d’une autre cliente potentielle qui aurait versé 195 000 FCFA pour l’achat d’un iPhone jamais livré. Cette dernière a été invitée à se présenter au commissariat de Grand-Yoff afin d’être entendue dans le cadre de la procédure.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°752 – 10/06/2026

🔴 CONCESSION DU MÔLE 4… CONTOURNEMENT DES RÈGLES ET AUTRES ACTES MALADROITS : BIZARRERIES AU PORT
🔴 LES PROLONGATIONS DE L’ AFFAIRE SWEET BEAUTÉ VAI LES RÉSEAUX SOCIAUX : ADJI SARR NARGUE SES ENNEMIS

🔴 APRÈS LES FOUILLES DES LIONS : HORIZON SANS FRONTIÈRES EXIGE DES EXPLICATIONS

Migration irrégulière : les arrivées de Sénégalais aux Canaries divisées par deux, mais la vigilance reste de mise

La lutte contre la migration irrégulière au Sénégal enregistre des résultats jugés encourageants. Réunis à Dakar les 9 et 10 juin dans le cadre d’un atelier national consacré à l’élaboration de messages stratégiques de sensibilisation, les acteurs engagés dans la gestion du phénomène ont fait le point sur les avancées enregistrées et les défis qui demeurent.

Organisée par le Programme Opérationnel Conjoint II (POC II) « Aar bakkan – Samm yeleff », la rencontre a rassemblé des représentants des institutions publiques, des partenaires techniques et financiers ainsi que des organisations de la société civile. L’objectif est de concevoir des messages de communication adaptés aux réalités des territoires afin de mieux prévenir les départs irréguliers et de promouvoir les opportunités existantes au niveau local.

Présidant la cérémonie d’ouverture au nom du ministre de l’Intérieur, le Secrétaire permanent du Comité interministériel de lutte contre la migration irrégulière (CILMI), Dr Modou Diagne, a présenté un bilan marqué par une baisse significative des arrivées de migrants sénégalais aux îles Canaries.

Selon les données recueillies par les centres de collecte et d’analyse de l’immigration, le nombre de Sénégalais arrivés dans l’archipel espagnol est passé de 9 554 en 2024 à 4 918 en 2025. Une diminution qui, selon les autorités, traduit les premiers effets de la stratégie nationale de lutte contre la migration irrégulière mise en œuvre ces dernières années.

Cette évolution s’est également accompagnée d’une réduction du nombre de drames enregistrés en mer. Les autorités attribuent cette amélioration au renforcement du dispositif sécuritaire mobilisant la Police nationale, la Gendarmerie nationale et la Marine nationale, particulièrement sur les zones de départ identifiées.

Dans le cadre des opérations menées sur le terrain, 6 672 migrants ont été interpellés. Parmi eux, 3 983 sont des ressortissants étrangers, soit près de 60 % des personnes arrêtées. Pour le Secrétaire permanent du CILMI, cette réalité confirme la transformation progressive du Sénégal en pays de transit pour les candidats à la migration irrégulière en provenance d’autres États de la sous-région.

La lutte contre les réseaux de trafic de migrants a également enregistré des résultats notables. Les services compétents ont procédé au déferrement de 309 convoyeurs présumés et à l’arraisonnement de 63 embarcations utilisées pour les traversées clandestines. Des résultats qui, selon les autorités, découlent du renforcement des patrouilles conjointes et des dispositifs de surveillance maritime mis en place ces derniers mois.

Malgré ces avancées, les responsables de la lutte contre la migration irrégulière refusent tout triomphalisme. Dr Modou Diagne a rappelé que la route atlantique demeure l’une des plus dangereuses au monde et que les tentatives de départ continuent de se multiplier. Cette situation impose, selon lui, le maintien d’un haut niveau de vigilance ainsi que le renforcement des actions de prévention auprès des populations les plus exposées.

Le responsable a également rappelé les cinq axes stratégiques qui structurent l’action de l’État dans ce domaine : la prévention, la gestion des frontières, la répression des réseaux criminels, l’appui et la protection des migrants ainsi que le retour et la réintégration des personnes concernées.

Insistant sur la nécessité d’adopter une approche équilibrée, il a souligné que la migration constitue avant tout un phénomène humain qui accompagne l’histoire des peuples. Lorsqu’elle est organisée, encadrée et sécurisée, elle peut contribuer au développement économique, social et culturel des pays de départ comme des pays d’accueil.

À l’inverse, la migration irrégulière expose les candidats au départ à de nombreux dangers, notamment l’exploitation, les violences, la traite des personnes et les pertes en vies humaines qui continuent de marquer la route migratoire atlantique.

Les travaux de l’atelier se poursuivent ce mercredi avec l’ambition de produire des messages de communication plus proches des réalités locales. Les organisateurs souhaitent ainsi dépasser les campagnes généralistes pour développer des contenus ciblés, capables de répondre aux préoccupations des jeunes et de mettre davantage en lumière les perspectives économiques et sociales disponibles au Sénégal.

Adama Sarr accuse Waly Diouf Bodiang d’avoir orchestré une campagne de déstabilisation à Keur Massar Nord

Le maire de Keur Massar Nord, Adama Sarr, a profité de son passage sur les ondes de la RFM, ce mardi matin, pour élargir ses critiques au-delà de la crise qui secoue actuellement les plus hautes sphères de l’État. L’édile a directement mis en cause Waly Diouf Bodiang, qu’il accuse d’avoir utilisé son influence au sein de l’appareil d’État pour tenter de l’affaiblir politiquement dans sa propre commune.

Selon Adama Sarr, plusieurs démarches auraient été entreprises par l’ancien directeur général du Port autonome de Dakar dans le but de le discréditer auprès des populations et des responsables politiques locaux. Le maire affirme notamment que des émissaires auraient été envoyés sur le terrain pour saper son autorité et fragiliser son ancrage politique à Keur Massar Nord.

Ces accusations prennent une dimension particulière au regard des relations que les deux hommes ont longtemps entretenues. Adama Sarr rappelle avoir partagé avec Waly Diouf Bodiang non seulement le même parcours professionnel en tant qu’inspecteurs des impôts, mais également de nombreux combats politiques durant les années d’opposition. Les deux responsables ont, selon lui, milité côte à côte dans des contextes parfois difficiles, avant l’accession au pouvoir du nouveau régime.

Le maire de Keur Massar Nord dit ainsi avoir du mal à comprendre ce qu’il considère comme un changement radical d’attitude de la part de son ancien compagnon de lutte. Il estime que les actions qu’il lui prête sont en totale contradiction avec les liens de confiance et de solidarité qui les unissaient autrefois.

Visiblement affecté par cette situation, Adama Sarr a laissé transparaître une profonde déception. Il évoque un sentiment de trahison et d’ingratitude, affirmant ne plus reconnaître l’homme avec lequel il a partagé plusieurs années de compagnonnage politique et professionnel.

Hôpital Fann : un faux infirmier entre dans la chambre d’une patiente et dérobe un téléphone ainsi qu’une importante somme d’argent.


‎Un cas de vol particulièrement inquiétant s’est produit à l’hôpital Fann de Dakar. Un individu, se faisant passer pour un infirmier, se serait introduit dans une chambre d’hospitalisation afin d’y dérober des effets personnels.

‎Les faits se sont déroulés samedi dernier, aux environs de 23 heures, au centre cardiologique de l’établissement. Selon les témoignages recueillis, l’homme portait une blouse blanche et tenait un carnet à la main, donnant ainsi l’apparence d’un véritable professionnel de santé.

‎Il serait entré dans la chambre d’une patiente hospitalisée et aurait même vérifié la perfusion, comme s’il effectuait des soins. L’accompagnante de la malade, convaincue qu’il s’agissait d’un membre du personnel médical, ne lui a accordé aucune attention particulière et est restée allongée de l’autre côté de la chambre.

‎Ce n’est qu’après le départ du prétendu infirmier qu’elle s’est rendu compte de la disparition de ses effets personnels. Selon ses déclarations, son téléphone portable ainsi qu’un sac noir contenant une somme de 150 000 francs CFA, des documents de prise en charge et plusieurs objets personnels avaient été emportés.

‎Elle a immédiatement alerté le personnel soignant, affirmant qu’un infirmier venu consulter sa mère avait volé ses affaires. Après vérification, les agents de santé ont compris qu’il s’agissait en réalité d’un imposteur ayant réussi à pénétrer dans le service en se faisant passer pour un membre du personnel médical.

‎Cet incident relance la question de la sécurité dans les hôpitaux. Comment un inconnu a-t-il pu revêtir une blouse blanche, accéder librement aux chambres des patients et commettre un vol sans être identifié ? Une situation regrettable qui appelle à un renforcement des mesures de contrôle et de surveillance au sein des structures sanitaires.
‎(source Senego)

Maltraitance animale : la Fédération sénégalaise de lutte sanctionne Reug Reug

La Fédération sénégalaise de lutte a infligé une sanction disciplinaire au lutteur Reug Reug à la suite d’un acte de maltraitance animale qui avait suscité une vive polémique sur les réseaux sociaux et dans l’opinion publique. L’instance dirigeante de la lutte sénégalaise a décidé de suspendre le champion pour une durée totale de six mois, dont trois mois ferme et trois mois assortis de sursis. À cette sanction sportive s’ajoute une retenue de 10 % sur le reliquat des sommes qui lui sont dues.

Cette décision intervient après la diffusion d’une vidéo montrant le lutteur en train de s’en prendre violemment à un animal. Les images, largement relayées sur les plateformes numériques, avaient provoqué une vague d’indignation aussi bien au Sénégal qu’à l’étranger. De nombreux internautes, amateurs de lutte, défenseurs des droits des animaux et acteurs de la société civile avaient dénoncé un comportement jugé incompatible avec les valeurs de respect et d’exemplarité attendues d’un sportif de haut niveau.

Face à l’ampleur de la controverse, la Fédération sénégalaise de lutte avait rapidement été interpellée par l’opinion publique. Plusieurs voix réclamaient une réaction ferme de l’instance afin de préserver l’image de la discipline et de rappeler les exigences éthiques qui s’imposent aux acteurs du sport. Après examen du dossier et conformément à ses procédures disciplinaires, la fédération a finalement opté pour une suspension partiellement ferme, accompagnée d’une sanction financière.

La mesure constitue un signal fort envoyé par les autorités de la lutte sénégalaise. En sanctionnant l’un de ses athlètes les plus médiatisés, la fédération entend démontrer qu’aucun statut sportif ne peut justifier ou excuser des comportements contraires aux principes de respect de la vie animale et aux règles de conduite attendues des licenciés.

Toutefois, la décision continue de susciter des réactions contrastées. Certains observateurs considèrent que la suspension et la retenue financière traduisent une volonté réelle de sanctionner les faits et de répondre à l’émotion populaire. D’autres estiment au contraire que la peine reste relativement clémente au regard de la gravité des images diffusées et de l’impact négatif qu’elles ont eu sur l’image du sport sénégalais.

Cette affaire relance également le débat sur la protection animale au Sénégal et sur la responsabilité des personnalités publiques dans leurs comportements. Pour de nombreux acteurs de la société civile, elle constitue un précédent important qui pourrait encourager une plus grande prise en compte des questions liées au bien-être animal dans les différentes sphères de la société.

Incendie dans les locaux de Télé-École à Sacré-Cœur 3 : la station radio touchée, aucun blessé signalé

Un incendie s’est déclaré ce mardi dans les locaux de Télé-École, installés à Sacré-Cœur 3, à Dakar. Le sinistre a affecté une partie du bâtiment qui abrite ce média numérique spécialisé dans l’éducation et la formation, provoquant une importante mobilisation des secours.

Selon les premières constatations, les flammes se sont propagées dans une section des locaux avant l’intervention rapide des sapeurs-pompiers. Alertés peu après le déclenchement de l’incendie, les secours se sont rendus sur place afin de maîtriser le feu et d’éviter toute extension à l’ensemble du bâtiment. Les opérations se sont poursuivies durant plusieurs heures, tandis que les équipes techniques et les responsables de la structure évaluaient l’ampleur des dégâts.

D’après les informations recueillies sur les lieux, la situation a été rapidement maîtrisée grâce à l’intervention des soldats du feu. Les dégâts matériels concernent principalement l’espace abritant la station de radio du groupe médiatique, dont certains équipements auraient été endommagés par les flammes et la fumée.

Joint sur place, le propriétaire de Télé-École a tenu à rassurer l’opinion publique quant au bilan humain de l’incident. Il a indiqué qu’aucune perte en vie humaine ni aucun blessé n’ont été enregistrés. L’ensemble du personnel présent au moment des faits a pu être mis en sécurité, évitant ainsi un drame humain.

Cet incendie intervient dans un contexte où Télé-École poursuit le développement de ses activités dans le domaine de l’éducation numérique, de la formation et de la diffusion de contenus pédagogiques à destination du grand public.

Pour l’heure, les causes exactes du sinistre n’ont pas encore été déterminées. Une enquête devrait permettre d’établir l’origine de l’incendie et de préciser les circonstances dans lesquelles le feu s’est déclaré.

En attendant les conclusions des investigations, les responsables du média s’attellent à évaluer les dommages subis et à envisager les mesures nécessaires pour assurer la continuité de leurs activités.

Nous y reviendrons.

Kaffrine : Rencontre de priorisation des thèmes d’apprentissage et de partage d’expériences

Les acteurs engagés dans la mise en œuvre du programme NICE (Nutrition in City Ecosystems) ont pris part, lundi à Kaffrine, à un atelier de priorisation des thèmes d’apprentissage et de partage d’expériences de l’Observatoire du système alimentaire territorialisé (OBSAT), en perspective de l’élaboration du plan d’action 2026.

La rencontre, organisée par l’OBSAT et Rikolto, responsable du résultat 4 du projet NICE relatif aux politiques publiques, à l’apprentissage et à la mise à l’échelle, a été présidée par le secrétaire général de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Kaffrine, Thierno Ndao, en présence du Dr Papa Ngoré Sarr Sadio, enseignant-chercheur à l’Université du Sine Saloum El-Hâdj Ibrahima Niass et secrétaire général de l’OBSAT.

Elle a réuni les différents membres de l’OBSAT, les représentants des collectivités territoriales ainsi que des services techniques impliqués dans la gouvernance des systèmes alimentaires locaux.

Selon Alioune Diouf, Program Manager Sénégal du programme GF4C (anciennement Food Smart Cities) de Rikolto, l’objectif de cet atelier est d’identifier, dans chaque ville partenaire, les expériences réussies pouvant être capitalisées et partagées afin de renforcer les dynamiques d’apprentissage entre les territoires.

« Cette rencontre doit permettre aux villes d’échanger sur leurs expériences respectives, de prioriser les thèmes d’apprentissage les plus pertinents et de planifier les activités qui seront mises en œuvre en 2026 », a-t-il expliqué.

Le programme NICE vise à améliorer la nutrition et à réduire la pauvreté des populations vulnérables dans les villes secondaires des pays à revenu faible et intermédiaire. Il promeut l’accès à une alimentation saine, nutritive, sûre et abordable, produite localement selon des pratiques agroécologiques durables.

Sa première phase, menée entre 2021 et 2025, a concerné six villes pilotes situées au Bangladesh, au Kenya et au Rwanda. La deuxième phase intègre désormais le Sénégal à travers plusieurs partenaires nationaux, notamment l’OBSAT, Rikolto, Sight and Life et le Conseil national de développement de la nutrition.

Au Sénégal, les villes de Bambilor et de Kaffrine ont été retenues comme zones d’intervention. À Bambilor, le programme est porté par le Comité d’initiatives pour la gouvernance alimentaire, tandis qu’à Kaffrine, sa mise en œuvre est assurée par l’OBSAT.

Les participants ont ainsi été invités à identifier les initiatives les plus pertinentes à partager, à définir de manière concertée les priorités d’apprentissage pour les années à venir et à élaborer une feuille de route consensuelle pour l’année 2026.

À l’issue des travaux, les villes partenaires devraient disposer d’un plan d’action commun précisant les expériences à capitaliser, les activités de partage prévues ainsi que les mécanismes de collaboration destinés à renforcer la gouvernance territoriale des systèmes alimentaires locaux.

Cellule Communication OBSAT

Finances publiques : le Sénégal sous pression, l’attente d’un accord avec le FMI devient cruciale

Le Sénégal traverse une période financière particulièrement sensible, marquée par une détérioration de sa notation souveraine et des interrogations croissantes sur sa capacité à mobiliser les ressources nécessaires pour faire face à ses besoins de financement. Dans ce contexte, les discussions attendues avec le Fonds monétaire international (FMI) apparaissent comme une étape décisive pour rassurer les partenaires financiers et les investisseurs.

Intervenant sur Bloomberg, Zahabia Gupta, responsable de la recherche sur le risque de crédit des marchés émergents au sein de Standard & Poor’s Global Ratings, a souligné l’ampleur des défis auxquels le pays est confronté. Selon elle, les besoins de financement du Sénégal sont aujourd’hui très élevés, dans un contexte où l’accès aux ressources extérieures devient de plus en plus complexe.

L’experte estime qu’en l’absence d’un nouveau programme avec le FMI, des interrogations supplémentaires pourraient émerger concernant les capacités du pays à assurer son financement sur le long terme. Une telle situation pourrait accentuer les inquiétudes des marchés et compliquer davantage la recherche de ressources à des conditions favorables.

Ces déclarations interviennent quelques mois après une nouvelle dégradation de la notation souveraine du Sénégal par Standard & Poor’s. À la fin du mois de mars, l’agence avait abaissé la note de crédit en monnaie locale du pays de B-/B à CCC+/C, tout en maintenant une perspective négative. La notation en monnaie étrangère a, quant à elle, été confirmée à CCC+/C, également assortie d’une perspective négative.

Pour l’agence de notation, plusieurs facteurs continuent de peser sur la situation financière du pays. Parmi eux figurent le niveau élevé de la dette publique, les importantes échéances de remboursement à venir ainsi que les difficultés liées au refinancement de cette dette dans un environnement financier international devenu plus exigeant.

Standard & Poor’s souligne également l’absence, à ce stade, d’avancées significatives concernant l’obtention d’un appui multilatéral de grande ampleur. Un accord avec le FMI pourrait pourtant permettre au Sénégal de retrouver l’accès à des financements concessionnels moins coûteux et contribuer à restaurer la confiance des bailleurs de fonds internationaux.

Dans ce contexte, les autorités sénégalaises s’apprêtent à accueillir une mission du FMI à Dakar au cours de la semaine du 15 juin 2026. Cette visite s’inscrit dans le cadre de la poursuite des échanges techniques engagés entre les deux parties afin d’évaluer la situation économique du pays et d’examiner les pistes de collaboration possibles.

Selon Julie Kozack, responsable de la communication du FMI, ces discussions visent à établir une compréhension commune des perspectives macroéconomiques du Sénégal, de ses besoins de financement ainsi que des réformes prioritaires susceptibles de renforcer la stabilité économique et budgétaire.

L’issue de ces négociations est particulièrement attendue. Pour les observateurs, un rapprochement avec le FMI constituerait un signal positif susceptible d’améliorer la perception du risque sénégalais sur les marchés internationaux. À l’inverse, un retard ou une absence d’accord pourrait accroître les pressions sur les finances publiques et rendre plus difficile la mobilisation des ressources nécessaires au financement des politiques publiques et des projets de développement.

Alors que le pays cherche à préserver ses équilibres macroéconomiques tout en poursuivant ses ambitions de croissance, les prochaines semaines pourraient s’avérer déterminantes pour l’avenir financier du Sénégal.

Sénégal – Arabie Saoudite : ultime répétition générale pour les Lions avant le grand rendez-vous mondial

À quelques jours de leur entrée en lice à la Coupe du monde 2026, les Lions de la Téranga disputent ce soir, à 23 heures GMT, leur dernier match de préparation face à l’Arabie Saoudite. Une rencontre qui revêt une importance particulière pour le staff technique sénégalais, appelé à effectuer ses derniers ajustements avant le début de la compétition.

Cette confrontation constitue bien plus qu’un simple match amical. Elle représente la dernière occasion pour le sélectionneur national d’évaluer l’état de forme de son groupe dans des conditions proches de celles qui les attendent au Mondial. Entre les choix tactiques à finaliser, les automatismes à consolider et les dernières incertitudes à lever concernant certains postes, chaque minute de jeu pourrait peser dans les décisions finales du staff.

L’adversaire du jour offre un test particulièrement intéressant. Comme le Sénégal, l’Arabie Saoudite prépare activement sa participation à la Coupe du monde et abordera cette rencontre avec la même volonté de monter en puissance avant le début de la compétition. Les Saoudiens, réputés pour leur discipline tactique et leur engagement physique, devraient opposer une résistance de qualité aux champions d’Afrique.

Du côté sénégalais, l’objectif sera avant tout de confirmer les progrès observés lors des précédentes sorties. Le staff cherchera notamment à évaluer la fluidité de l’animation offensive, la capacité du bloc à récupérer rapidement le ballon et l’équilibre défensif face à un adversaire capable de se projeter rapidement vers l’avant. Les automatismes entre les différents secteurs de jeu seront également scrutés avec attention.

Au-delà du résultat, cette rencontre permettra aussi à certains joueurs de marquer des points dans la hiérarchie de l’équipe. Dans un groupe où la concurrence reste forte, plusieurs éléments auront l’occasion de démontrer qu’ils méritent une place de choix pour le premier rendez-vous mondial.

L’enjeu psychologique n’est pas non plus à négliger. Une prestation convaincante et un résultat positif offriraient un supplément de confiance précieux avant le choc attendu contre la France, programmé le 16 juin prochain pour l’entrée en compétition des Lions. À l’inverse, une performance en demi-teinte pourrait alimenter certaines interrogations à quelques jours seulement du coup d’envoi du tournoi.

Visite officielle de Romuald Wadagni à Dakar : le Sénégal et le Bénin renforcent leur partenariat stratégique

Dakar a accueilli ce matin une visite d’amitié et de travail de haut niveau avec l’arrivée du Président de la République du Bénin, Romuald Wadagni, venu échanger avec son homologue sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, sur les principaux enjeux de coopération entre les deux pays ainsi que sur les défis qui concernent l’ensemble de la sous-région ouest-africaine.

L’avion présidentiel béninois a atterri dans la matinée à l’aéroport militaire Léopold Sédar Senghor de Dakar. À son arrivée, le chef de l’État béninois a été accueilli avec les honneurs protocolaires par le Président Bassirou Diomaye Faye, dans une atmosphère marquée par la cordialité et la volonté de consolider les liens historiques qui unissent le Sénégal et le Bénin.

Les deux dirigeants se sont ensuite retrouvés pour un entretien en tête-à-tête au salon d’honneur de l’aéroport. Cette première rencontre a permis d’aborder plusieurs questions d’intérêt commun, notamment le développement des relations bilatérales, le renforcement des échanges économiques et financiers, ainsi que les perspectives de coopération dans des secteurs stratégiques. Les discussions ont également porté sur la situation sécuritaire et politique dans la sous-région, dans un contexte où les États ouest-africains sont confrontés à des défis croissants liés à la stabilité, à la sécurité et à l’intégration régionale.

Les échanges se sont poursuivis au Palais de la République où les deux délégations ont approfondi les sujets inscrits à l’ordre du jour. Au cœur des discussions figurait la nécessité d’intensifier les partenariats économiques entre Dakar et Cotonou, deux capitales qui entendent jouer un rôle moteur dans la promotion du commerce intra-africain et dans la mise en œuvre des ambitions d’intégration économique du continent.

Cette rencontre a également permis aux deux chefs d’État de réaffirmer leur engagement en faveur d’une coopération sous-régionale plus dynamique et davantage tournée vers les opportunités de croissance, d’investissement et de développement durable. Les dirigeants ont exprimé leur volonté commune de renforcer l’axe Dakar-Cotonou à travers des initiatives concrètes susceptibles de favoriser les échanges commerciaux, la mobilité des acteurs économiques et le partage d’expériences dans les domaines de la gouvernance économique et des réformes publiques.

Au-delà des questions bilatérales, cette visite témoigne de la volonté du Sénégal et du Bénin de maintenir un dialogue politique étroit sur les grandes problématiques régionales. Dans un environnement marqué par de profondes mutations géopolitiques et économiques, les deux pays entendent poursuivre leur collaboration afin de contribuer à la stabilité, à la prospérité et à l’intégration de l’espace ouest-africain.

Thiès : acquitté après plus de quatre ans de détention, Thierno Diop retrouve la liberté

La Chambre criminelle de Thiès a prononcé l’acquittement de Thierno Diop, mettant ainsi un terme à plus de quatre années de détention préventive dans une affaire de viol collectif qui a profondément bouleversé sa vie. Une décision qui marque la fin d’un long combat judiciaire pour cet homme qui n’a cessé de clamer son innocence depuis son arrestation.

Menuisier métallique de profession, Thierno Diop avait été placé sous mandat de dépôt aux côtés de Pathé Ndiaye et Pape Guèye à la suite d’accusations de viol collectif. Dès le début de la procédure, il a contesté avec fermeté les faits qui lui étaient reprochés. Malgré ses déclarations répétées devant les enquêteurs, le juge d’instruction puis la juridiction de jugement, il est resté incarcéré pendant quatre ans et un mois à la Maison d’arrêt et de correction de Thiès, dans l’attente de son procès.

Au fil de l’instruction et des audiences, le dossier a connu plusieurs rebondissements. Lors des débats devant la Chambre criminelle, les éléments examinés par la cour ont conduit l’avocat général à adopter une position inattendue. Convaincu que les charges retenues contre Thierno Diop ne permettaient pas d’établir sa culpabilité, le représentant du ministère public a requis son acquittement. Une réquisition qui a finalement été suivie par les magistrats.

Dans leur décision rendue hier, les juges ont déclaré Thierno Diop non coupable des faits qui lui étaient reprochés et ont ordonné son acquittement. Ce verdict met fin à un long feuilleton judiciaire et ouvre la voie à son retour à la vie civile après plus de quatre années passées derrière les barreaux.

Cependant, cette décision favorable ne saurait effacer les conséquences humaines et personnelles de cette détention prolongée. Durant son incarcération, Thierno Diop a été confronté à deux drames familiaux majeurs. Il a perdu successivement son père puis son frère, décédés à seulement deux mois d’intervalle. Des épreuves particulièrement douloureuses qu’il a vécues loin des siens, dans l’enceinte carcérale, sans pouvoir accompagner pleinement sa famille dans ces moments de deuil.

Si la justice a finalement reconnu son innocence, les années passées en prison représentent une période difficilement récupérable. Son acquittement soulève une nouvelle fois la question des conséquences humaines des longues détentions préventives lorsque les poursuites n’aboutissent pas à une condamnation.

Dans cette même affaire, les deux autres accusés n’ont pas connu le même sort. Pathé Ndiaye et Pape Guèye ont été reconnus coupables par la Chambre criminelle de Thiès. Les magistrats les ont condamnés chacun à une peine de cinq ans d’emprisonnement ferme.

Spoliation foncière : le Khalife général des Khadres interpelle le chef de l’État sur des litiges touchant le patrimoine de Ndiassane

Le Khalife général des Khadres, Cheikh Bou Sidy Mokhtar Kounta, a adressé une correspondance au président de la République, Bassirou Diomaye Faye, pour dénoncer ce qu’il qualifie de « vaste spoliation » foncière affectant le patrimoine historique de sa famille. À travers cette démarche, le guide religieux attire l’attention des autorités sur une série de litiges fonciers qui, selon lui, menacent des domaines hérités de plusieurs générations et intimement liés à l’histoire de la cité religieuse de Ndiassane.

Dans sa lettre, relayée par le quotidien L’Observateur, le Khalife évoque des opérations de morcellement, d’occupation et d’appropriation qu’il considère comme irrégulières. Ces pratiques concerneraient plusieurs terres situées dans les régions de Saint-Louis, Thiès et Dakar, où des portions importantes du patrimoine foncier de la famille Kounta seraient aujourd’hui au cœur de contentieux.

Le dossier le plus sensible cité dans cette correspondance concerne le domaine de Thioune Kounta, dans la région de Thiès. Selon les informations avancées par le guide religieux, près de 1 098 hectares seraient concernés par ces différends fonciers. Il estime que ces terres font l’objet de multiples convoitises et dénonce des procédures qui auraient favorisé leur occupation ou leur appropriation au détriment des ayants droit.

Le Khalife général des Khadres va plus loin en évoquant une possible implication de certains services déconcentrés de l’État. Sans citer nommément des responsables, il fait état d’une « complicité présumée » dans la gestion de certains dossiers fonciers, une situation qui, selon lui, mérite d’être examinée avec la plus grande rigueur par les autorités compétentes.

Face à ce qu’il considère comme des atteintes répétées aux droits de propriété de sa famille, Cheikh Bou Sidy Mokhtar Kounta appelle à une réaction rapide de l’État. Il demande notamment l’arrêt immédiat de toute procédure d’expropriation ou d’occupation contestée, ainsi que l’ouverture d’une enquête administrative impartiale afin d’établir les responsabilités et de clarifier la situation juridique des terres concernées.

Le guide religieux affirme par ailleurs être disposé à mettre à la disposition des autorités l’ensemble des documents et preuves qu’il estime nécessaires pour étayer ses accusations. Il soutient que les archives foncières et les titres en sa possession permettent de retracer l’historique de ces domaines et de confirmer les droits de propriété revendiqués par sa famille.

Au-delà de la question foncière, le Khalife met en garde contre les conséquences sociales que pourraient engendrer ces litiges. Selon lui, la persistance de ces tensions autour de terres historiquement rattachées à Ndiassane risque d’alimenter des incompréhensions et de fragiliser la cohésion sociale dans plusieurs localités concernées. C’est pourquoi il appelle les pouvoirs publics à agir rapidement afin de préserver la paix sociale et de garantir le respect des droits fonciers dans un climat de transparence et d’équité.

Villa de Keur Gorgui : le contentieux entre Mame Mbaye Niang et Ousmane Sonko rebondit devant la justice civile

Le différend judiciaire opposant Mame Mbaye Niang à Ousmane Sonko connaît un nouveau développement. Après avoir traversé plusieurs étapes devant les juridictions pénales et trouvé son épilogue devant la Cour suprême, le dossier se poursuit désormais sur le terrain civil. Les deux protagonistes sont attendus ce mercredi 10 juin devant la 3e Chambre civile, appelée à examiner une affaire portant sur la mutation contestée d’un bien immobilier.

À l’origine de cette nouvelle procédure se trouve une villa située à la Cité Keur Gorgui. Mame Mbaye Niang a saisi la justice afin d’obtenir l’annulation de ce qu’il considère comme une mutation frauduleuse du droit au bail de cette propriété. L’ancien ministre du Tourisme réclame également la réinscription du bien au nom d’Ousmane Sonko, estimant que cette mesure est nécessaire pour permettre l’exécution de la condamnation pécuniaire prononcée en sa faveur.

Cette démarche trouve son fondement dans la décision définitive rendue par la Cour suprême dans l’affaire de diffamation qui avait opposé les deux hommes. À l’issue de cette procédure, Ousmane Sonko avait été condamné à une peine de deux mois d’emprisonnement avec exécution ainsi qu’au paiement de 200 millions de francs CFA à titre de dommages et intérêts en faveur de Mame Mbaye Niang.

Selon les éléments avancés par les conseils de ce dernier, les tentatives visant à recouvrer cette somme se seraient heurtées à une difficulté majeure. Le droit au bail de la villa concernée, bâtie sur une parcelle de 264 mètres carrés et enregistrée sous le lot n° R/17 à la Cité Keur Gorgui, aurait entre-temps été transféré au nom de membres de la famille d’Ousmane Sonko.

Pour les avocats de Mame Mbaye Niang, cette opération constituerait une manœuvre destinée à empêcher toute saisie du bien dans le cadre de l’exécution du jugement. Ils soutiennent que ce transfert aurait été effectué dans le but d’organiser l’insolvabilité de l’ancien leader de Pastef et de mettre le patrimoine concerné à l’abri des poursuites engagées pour le recouvrement des dommages et intérêts.

La défense d’Ousmane Sonko conteste pour sa part les accusations portées contre son client. Les arguments développés dans les écritures déposées devant le tribunal ont conduit la juridiction à renvoyer l’affaire afin de permettre à la partie adverse de préparer sa réplique.

Lors de l’audience prévue ce mercredi, le juge devra examiner les différents arguments présentés par les deux camps et se prononcer sur la demande d’annulation de la mutation du bien immobilier. Cette décision est particulièrement attendue, car elle pourrait avoir des conséquences directes sur les modalités d’exécution de la condamnation financière issue du contentieux ayant opposé les deux personnalités politiques.

BCEAO : l’institution qui pilote silencieusement l’économie de huit pays ouest-africains

Souvent perçue comme la simple gardienne du franc CFA, la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) demeure pourtant l’une des institutions les plus influentes de la sous-région. Derrière ses décisions techniques et ses communiqués parfois peu médiatisés se cachent des enjeux qui touchent directement la vie quotidienne des populations, le financement des entreprises, la santé du système bancaire et les capacités d’investissement des États.

Créée en 1962, la BCEAO est la banque centrale commune des huit pays membres de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA) : le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo. Depuis son siège installé à Dakar, l’institution conduit une politique monétaire unique pour un espace économique regroupant plus de 140 millions d’habitants.

Sa principale mission consiste à garantir la stabilité monétaire de la zone. Concrètement, la BCEAO veille à préserver la valeur de la monnaie et à maintenir l’inflation à un niveau maîtrisé. Un défi majeur dans un contexte mondial marqué ces dernières années par de fortes turbulences économiques. Les conséquences de la pandémie de Covid-19, les perturbations des chaînes d’approvisionnement internationales, la guerre en Ukraine ainsi que l’envolée des prix de l’énergie et des produits alimentaires ont provoqué une poussée inflationniste sans précédent dans de nombreuses régions du monde, y compris en Afrique de l’Ouest.

Face à cette situation, la banque centrale a dû ajuster ses instruments de politique monétaire afin de contenir les tensions sur les prix. Son principal levier demeure le taux directeur, qui détermine les conditions auxquelles les banques commerciales peuvent se refinancer auprès de l’institution. Lorsque ce taux augmente, le coût du crédit a tendance à suivre la même trajectoire, rendant les emprunts plus onéreux pour les entreprises et les particuliers. À l’inverse, une baisse des taux favorise généralement l’accès au financement et stimule l’activité économique.

Si ces mécanismes peuvent sembler éloignés des préoccupations quotidiennes des citoyens, leurs effets sont bien réels. Le financement d’un projet agricole, l’acquisition d’un logement, l’achat d’équipements par une entreprise ou encore les investissements des PME sont directement influencés par les orientations monétaires décidées par la BCEAO.

Au-delà de la politique monétaire, l’institution joue également un rôle central dans la surveillance du système bancaire régional. En collaboration avec la Commission bancaire de l’UMOA, elle veille à la solidité financière des établissements de crédit, au respect des normes prudentielles et à la bonne gestion des risques. Cette mission s’est renforcée au fil des années avec l’expansion du secteur financier régional.

L’enjeu est de taille. Le système bancaire de l’Union compte aujourd’hui plus de 170 établissements de crédit agréés et gère des actifs représentant plusieurs dizaines de milliers de milliards de francs CFA. Dans un environnement financier de plus en plus complexe, la prévention des risques et la protection des déposants constituent des priorités majeures afin d’éviter d’éventuelles crises bancaires susceptibles d’affecter l’ensemble de la région.

La BCEAO est également au cœur du fonctionnement des systèmes de paiement modernes. Chaque jour, des millions de transactions transitent à travers des infrastructures qu’elle supervise ou administre. Les virements bancaires, les règlements entre établissements financiers, les paiements électroniques et les transferts de fonds régionaux reposent sur des dispositifs techniques dont la fiabilité est essentielle au bon fonctionnement de l’économie.

Cette responsabilité est devenue encore plus stratégique avec la montée en puissance des services financiers numériques. L’expansion du mobile money et la multiplication des plateformes de paiement électronique obligent la banque centrale à adapter régulièrement son cadre réglementaire afin d’encourager l’innovation tout en garantissant la sécurité des utilisateurs et la stabilité du système financier.

L’influence de la BCEAO s’étend également au financement des États membres. Même si elle ne finance pas directement les déficits budgétaires, ses décisions ont un impact significatif sur les conditions d’emprunt des gouvernements sur le marché financier régional. Les orientations monétaires qu’elle adopte influencent progressivement les taux auxquels les investisseurs acceptent de prêter aux États, avec des conséquences importantes sur le coût de la dette publique.

C’est pourquoi les réunions de politique monétaire de la BCEAO sont suivies avec attention par les banques, les opérateurs économiques, les investisseurs et les autorités publiques. Une simple modification des taux directeurs peut avoir des répercussions sur plusieurs milliards de francs CFA d’investissements, de crédits ou d’émissions obligataires.

Au-delà de ses missions techniques, la banque centrale représente également un pilier essentiel de l’intégration économique ouest-africaine. En permettant à huit pays de partager une même monnaie et une même politique monétaire, elle contribue à renforcer les échanges économiques et à limiter les risques liés à la coexistence de plusieurs devises nationales.

Diplomatie : Kaolack plaide pour la nomination de Cheikh Baba Diallo comme attaché culturel chargé du tourisme religieux du Sénégal en Algérie

Des voix s’élèvent dans la capitale du Saloum pour proposer la nomination de Cheikh Baba Diallo au poste d’attaché culturel chargé du tourisme religieux à l’ambassade du Sénégal en Algérie. Cette initiative est motivée par les relations privilégiées qu’entretient le guide religieux avec ce pays frère, ainsi que par son engagement constant en faveur du rapprochement spirituel, culturel et touristique entre les deux nations.

Président du mouvement Baye Spirituality, Cheikh Baba Diallo est considéré par de nombreux observateurs comme un acteur important de la diplomatie religieuse et de la promotion des valeurs spirituelles. Son parcours est marqué par plusieurs initiatives visant à renforcer les liens historiques entre le Sénégal et l’Algérie, deux pays unis par des relations séculaires fondées notamment sur l’héritage de la confrérie tidiane et les échanges culturels.

Selon les partisans de cette proposition, la désignation de Cheikh Baba Diallo à cette fonction constituerait un atout important pour le Sénégal. En tant qu’attaché culturel chargé du tourisme religieux, il aurait pour mission de promouvoir la richesse du patrimoine spirituel sénégalais en Algérie, de renforcer les échanges culturels entre les deux peuples et de favoriser les initiatives de coopération dans les domaines de la culture, de l’éducation et du dialogue interculturel.

Ce poste stratégique consisterait également à développer le tourisme religieux en facilitant les visites de délégations, de pèlerins et de chercheurs entre les deux pays. Il s’agirait notamment de valoriser les sites religieux sénégalais, en particulier ceux liés à la Tijaniya, et d’encourager les circuits spirituels permettant aux fidèles algériens de découvrir les hauts lieux religieux du Sénégal, notamment Kaolack, considérée comme l’un des principaux centres de rayonnement de cette confrérie en Afrique.

Les soutiens du guide religieux rappellent également son rôle dans le rapprochement entre les autorités de Kaolack et les représentants de l’État algérien, une dynamique qui a permis de mettre davantage en lumière les liens spirituels unissant l’Algérie à la cité d’El Hadji Abdoulaye Niass.

« Cheikh Baba Diallo dispose d’un important carnet d’adresses et d’une crédibilité reconnue dans les milieux religieux. Son expérience du terrain, sa maîtrise des questions spirituelles et sa connaissance du monde arabe constituent des atouts majeurs pour représenter le Sénégal et promouvoir son patrimoine religieux à l’international », soutiennent plusieurs responsables associatifs et religieux de Kaolack.

Pour ces acteurs, la nomination de Cheikh Baba Diallo s’inscrirait dans une vision moderne de la diplomatie culturelle, dans laquelle les leaders religieux et les acteurs de la société civile peuvent jouer un rôle déterminant dans le renforcement des relations entre les États. Ils estiment qu’il pourrait contribuer à accroître la visibilité du Sénégal en Algérie, à promouvoir le tourisme religieux et à consolider davantage les liens d’amitié, de fraternité et de coopération entre Dakar et Alger.

En attendant une éventuelle décision des autorités sénégalaises, les soutiens de Cheikh Baba Diallo poursuivent leur plaidoyer, convaincus que le président du mouvement Baye Spirituality possède le profil idéal pour assurer la promotion de la culture sénégalaise, développer le tourisme religieux et contribuer activement au rayonnement diplomatique du Sénégal en Algérie.

Jaxaay : un homme arrêté pour tentative de viol sur une personne souffrant de troubles mentaux

Une tentative de viol présumée sur une personne particulièrement vulnérable a été déjouée grâce à l’intervention rapide de riverains à Jaxaay. Les faits se sont produits dans la journée du 7 juin 2026, à proximité des installations de la Senelec, et ont conduit à l’interpellation en flagrant délit d’un homme désormais poursuivi pour outrage public à la pudeur et tentative de viol.

Selon les informations recueillies auprès du Commissariat d’arrondissement de Jaxaay, les policiers ont été alertés par téléphone après qu’un individu eut été surpris dans des circonstances troublantes à l’intérieur d’un bâtiment abandonné. À la réception du signalement, une équipe de la Brigade de Recherches s’est immédiatement rendue sur les lieux et a procédé à l’arrestation du suspect avant son acheminement vers les locaux de la police.

Les premiers éléments de l’enquête indiquent que l’homme aurait ciblé une personne souffrant de troubles mentaux, profitant de son état de vulnérabilité pour l’attirer dans une maison désaffectée située à l’écart des regards. Toutefois, son comportement n’est pas passé inaperçu. Deux habitants du quartier, intrigués par son attitude, ont décidé de le suivre discrètement afin de comprendre ses intentions.

Leur vigilance s’est révélée déterminante. En entrant dans le bâtiment abandonné, les deux témoins auraient découvert une scène particulièrement alarmante. Selon leurs déclarations, le suspect se trouvait allongé sur la victime, qui aurait déjà été déshabillée contre sa volonté. Ils affirment également que les sous-vêtements de cette dernière avaient été déchirés au moment où ils sont intervenus.

Face à la gravité de la situation, les riverains ont immédiatement maîtrisé l’homme et empêché la poursuite de l’agression présumée. Leur intervention a permis de protéger la victime avant l’arrivée des forces de l’ordre, évitant ainsi ce qui aurait pu se transformer en un drame encore plus grave.

Les constatations effectuées par les enquêteurs au moment de l’interpellation ont par ailleurs révélé que le mis en cause se trouvait dans un état d’ébriété avancé. Placé devant les enquêteurs pour être entendu sur les faits, il a rejeté les accusations portées contre lui. Cette version est toutefois contestée par les témoignages recueillis sur place ainsi que par les éléments matériels relevés lors des premières investigations.

Le suspect a été placé en garde à vue pour outrage public à la pudeur et tentative de viol sur une personne vulnérable. Les enquêteurs poursuivent actuellement leurs investigations afin de déterminer avec précision le déroulement des faits et de réunir l’ensemble des éléments nécessaires à la manifestation de la vérité.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°751 – 09/06/2026

🔴 DETTE, FINANCES, SECTEURS STRATÉGIQUES, ÂGENDA SOCIAL, INONDATIONS… DIOMAYE PLUS QUE JAMAIS EXIGEANT AVEC SON NOUVEAU GOUVERNEMENT …. : LA VRAIE RUPTURE
🔴 INTÉGRATION DE SONKO À L’ASSEMBLÉE NATIONALE- DECISION DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL ATTENDUE DANS UN DÉLAI D’UN MOIS : LE SÉNÉGAL À L’ÉCOUTE DES SAGES

🔴 « LE SANG-FROID ET LE CARACTÈRE » : L’HOMMAGE DE DIOMAYE FAYE AUX CHAMPIONS SÉNÉGALAIS

Note au public : les orientations stratégiques pour un Gouvernement de résultats

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a défini de nouvelles orientations stratégiques destinées à guider l’action de l’équipe gouvernementale dirigée par le Premier ministre Ahmadou Alhaminou Mohamed Lo. Ces directives, rendues publiques à l’issue du premier Conseil des ministres tenu le 5 juin 2026, interviennent dans un contexte marqué par des attentes fortes en matière de relance économique, de stabilité financière et d’amélioration des conditions de vie des populations.

Le Chef de l’État a insisté sur la nécessité de mettre en place un Gouvernement de résultats, capable d’agir rapidement et efficacement face aux défis économiques et sociaux. Parmi les priorités définies figurent la relance de l’économie nationale, l’assainissement des finances publiques, le traitement de la dette souveraine avec un accent particulier sur l’apurement de la dette intérieure, ainsi que la redynamisation des secteurs productifs jugés stratégiques pour la croissance.

Selon les orientations présidentielles, le nouveau Gouvernement est appelé à inscrire son action dans une dynamique de transformation structurelle, fondée sur la solidarité, la discipline collective et l’efficacité opérationnelle. Le Président de la République a rappelé que l’équipe gouvernementale évolue dans un contexte national complexe, nécessitant un engagement constant et une coordination renforcée entre les différentes administrations.

Dans cette perspective, le Chef de l’État a demandé au Premier ministre de lui soumettre, dans les meilleurs délais, un plan d’actions gouvernemental détaillé. Ce document devra traduire concrètement les priorités fixées et permettre un suivi rigoureux des résultats attendus.

Les axes majeurs de cette feuille de route portent notamment sur la consolidation de la souveraineté et de la sécurité du pays, la construction d’une économie forte, endogène mais ouverte sur le monde, le soutien à l’emploi, la relance de l’investissement productif, ainsi que l’amélioration des infrastructures et du pouvoir d’achat des ménages.

Une attention particulière devra également être accordée à plusieurs secteurs clés, notamment l’environnement des affaires, le développement du secteur privé national, l’économie informelle, les petites et moyennes entreprises, ainsi que le suivi de la campagne agricole. Le Gouvernement est aussi appelé à renforcer les programmes sociaux et les dispositifs de lutte contre la pauvreté, tout en améliorant les interventions de l’État en faveur des couches vulnérables.

Le Président de la République a insisté sur la nécessité de moderniser l’administration publique et d’améliorer la performance des structures de l’État et du secteur parapublic. Il a également rappelé l’importance de préparer les prochains exercices budgétaires, notamment la loi de finances rectificative 2026 et le débat d’orientation budgétaire.

La question de la communication gouvernementale occupe également une place centrale dans cette nouvelle approche. Le Chef de l’État a demandé la mise en œuvre d’une stratégie de communication de proximité, axée sur la transparence et la mise en valeur des résultats concrets de l’action publique.

Sur le plan organisationnel, une réforme du fonctionnement de l’exécutif est annoncée, avec notamment la tenue du Conseil des ministres tous les quinze jours et l’intensification des réunions interministérielles thématiques. Cette nouvelle méthode vise à renforcer le suivi, l’évaluation et la coordination des politiques publiques.

Le dialogue national reste par ailleurs une priorité affirmée par les autorités. Le Président de la République entend poursuivre les consultations avec les forces vives de la Nation afin de consolider les bases sociales et politiques de la transformation nationale.

De son côté, le Premier ministre a décliné une nouvelle méthode de conduite de l’action gouvernementale reposant sur trois piliers : la transformation, l’efficience opérationnelle et la culture du résultat. Cette approche marque, selon lui, une rupture avec les pratiques antérieures centrées sur les procédures au profit d’une logique orientée vers la performance et l’impact.

Le Chef du Gouvernement a également annoncé une réorganisation du pilotage central de l’action publique, avec une Primature fonctionnant sur la base d’une coordination interministérielle renforcée. Chaque projet devra désormais être aligné sur les priorités nationales, chaque réforme devra produire des résultats mesurables, et chaque ressource publique devra être utilisée de manière optimale.

Dans cette logique, le Gouvernement entend renforcer la culture de gestion des risques, la cybersécurité, ainsi que les capacités de pilotage des administrations. L’accent sera mis sur la cohérence des politiques publiques avec l’agenda national de transformation, ainsi que sur l’évaluation régulière des programmes en cours.

Le Premier ministre a enfin rappelé l’urgence de traiter plusieurs dossiers prioritaires, notamment la campagne agricole, la sécurité alimentaire, l’organisation des examens, la prévention des inondations et la mise en œuvre des grands programmes de développement territorial.

Le Sénégal célèbre ses champions d’Afrique U15 et U17 au Palais de la République

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a reçu ce lundi 8 juin au Palais de la République les sélections nationales U15 et U17, toutes deux sacrées championnes d’Afrique cette année. Une cérémonie empreinte de fierté nationale au cours de laquelle l’État a rendu un vibrant hommage à ces jeunes sportifs qui ont porté haut les couleurs du Sénégal sur la scène continentale.

Cette réception officielle intervient après une saison exceptionnelle pour le football sénégalais des jeunes. En avril dernier, à Harare, l’équipe nationale scolaire U15 a marqué l’histoire en remportant le premier titre continental du Sénégal dans cette catégorie. Les jeunes Lionceaux avaient réalisé un parcours remarquable, terminant la compétition invaincus et démontrant une grande maîtrise collective tout au long du tournoi.

Quelques semaines plus tard, les U17 ont à leur tour confirmé la montée en puissance du football sénégalais en s’adjugeant le titre de champion d’Afrique à Rabat. Les protégés du staff technique ont su faire preuve de détermination et de sang-froid lors des moments décisifs de la compétition pour décrocher une deuxième étoile continentale, renforçant ainsi la réputation du Sénégal comme l’une des grandes nations du football africain.

Lors de la cérémonie, les joueurs ainsi que les membres des encadrements techniques et administratifs des deux sélections ont été élevés à la Médaille Gaïndé de la performance. Cette distinction honorifique vise à saluer les exploits accomplis et à reconnaître la contribution de ces jeunes ambassadeurs au rayonnement du pays.

Au-delà des décorations, le chef de l’État a annoncé un important dispositif de récompenses financières et sociales destiné à accompagner ces champions dans leur parcours. Une enveloppe globale de 311,4 millions de francs CFA a été mobilisée, dont 179,5 millions pour la sélection U17 et 131,9 millions pour les U15.

Dans son adresse, le Président de la République a insisté sur la nécessité d’investir durablement dans l’avenir de ces jeunes talents. Chaque joueur bénéficiera ainsi d’une bourse scolaire et de formation afin de poursuivre ses études dans les meilleures conditions. Une couverture maladie a également été accordée aux joueurs ainsi qu’à leurs familles. À cela s’ajoutent des équipements numériques destinés à soutenir leur apprentissage et leur développement personnel.

L’État a également prévu un accompagnement en faveur des clubs et établissements scolaires ayant contribué à la formation de ces jeunes champions. Des appuis spécifiques leur seront accordés afin de renforcer les structures qui participent à l’éclosion des talents sportifs à travers le pays.

Pour les autorités, cette démarche traduit une vision qui place l’éducation au cœur du projet sportif national. Le message est clair : les performances sur les terrains doivent s’accompagner d’une réussite académique et d’une préparation solide à la vie professionnelle. En récompensant à la fois les joueurs, leurs familles et leurs structures de formation, l’État entend valoriser un modèle de réussite fondé sur l’effort, la discipline et l’excellence.

Cette célébration intervient dans un contexte particulièrement favorable pour le sport sénégalais. Alors que l’équipe nationale A poursuit sa préparation aux États-Unis en vue de ses prochaines échéances internationales, le pays se prépare également à accueillir les Jeux Olympiques de la Jeunesse de Dakar 2026, une première historique pour le continent africain.

À travers les succès des U15 et des U17, c’est toute une génération qui porte aujourd’hui les ambitions du Sénégal. Leurs sacres continentaux illustrent les progrès constants réalisés dans la formation des jeunes et nourrissent l’espoir de voir émerger les futures stars du football national. Cette réception au Palais de la République restera ainsi comme un moment fort de reconnaissance nationale envers une jeunesse qui continue d’écrire de nouvelles pages de l’histoire sportive du Sénégal.

Coupe du monde 2026 : l’arbitre somalien Omar Abdulkadir Artan refoulé des États-Unis malgré un visa valide

Un incident aussi surprenant qu’inattendu secoue déjà les préparatifs de la Coupe du monde 2026. L’arbitre somalien Omar Abdulkadir Artan, retenu par la FIFA pour officier lors du prestigieux tournoi organisé conjointement par les États-Unis, le Canada et le Mexique, a été refoulé à son arrivée sur le sol américain alors qu’il disposait pourtant d’un visa valide.

Selon plusieurs médias internationaux, l’officiel somalien a atterri à Miami avant de se voir notifier un refus d’entrée par les services de l’immigration américaine. Après plusieurs heures d’incertitude, il a été contraint d’embarquer sur un vol à destination d’Istanbul, en Turquie. À ce stade, aucune explication officielle n’a été communiquée par les autorités américaines concernant les motifs précis de cette décision, alimentant ainsi les interrogations autour de cette affaire.

Cette situation est d’autant plus étonnante qu’Omar Abdulkadir Artan avait déjà surmonté d’importants obstacles administratifs pour obtenir les documents nécessaires à son voyage. Face aux difficultés rencontrées dans la procédure de délivrance du visa, l’ambassade de Somalie à Nairobi s’était mobilisée pour faciliter les démarches. L’arbitre avait notamment obtenu un passeport diplomatique afin de régulariser sa situation. Quelques jours auparavant, la FIFA avait d’ailleurs indiqué que toutes les formalités requises avaient été finalisées et que son déplacement ne rencontrait plus d’obstacles.

À 34 ans, Omar Abdulkadir Artan s’apprêtait à écrire une page historique pour le football somalien. Sa sélection parmi les arbitres retenus pour la Coupe du monde 2026 faisait de lui le premier officiel de son pays à être désigné pour une phase finale du Mondial. Une nomination qui symbolisait non seulement son ascension personnelle mais également les progrès réalisés par l’arbitrage somalien sur la scène internationale.

Au fil des dernières années, l’arbitre s’est imposé comme l’une des figures montantes de l’arbitrage africain. Ses performances régulières lors des compétitions continentales lui ont valu la confiance des instances dirigeantes du football africain et mondial. Récemment, il a dirigé la finale de la Ligue des champions de la CAF remportée par Pyramids FC face à Mamelodi Sundowns, une rencontre de très haut niveau qui a confirmé sa réputation.

Ses prestations lui ont également permis d’être désigné meilleur arbitre africain de l’année 2025 par la Confédération africaine de football, une distinction qui a renforcé son statut parmi l’élite du corps arbitral continental.

Alors que la FIFA n’a pas encore réagi publiquement à cet incident, ce refoulement soulève des questions sur les conditions d’entrée aux États-Unis pour les participants accrédités à la Coupe du monde 2026. Dans l’attente d’éclaircissements officiels, l’affaire continue de susciter de nombreuses réactions dans les milieux sportifs africains et internationaux, où beaucoup peinent à comprendre comment un arbitre officiellement sélectionné pour le Mondial a pu être empêché d’accéder au pays hôte malgré des documents de voyage apparemment en règle.

CAN Féminine 2026 : les Lionnes encore battues par le Nigeria, mais la préparation se poursuit

L’équipe nationale féminine du Sénégal a subi une deuxième défaite consécutive face au Nigeria, ce lundi, en match amical de préparation à la Coupe d’Afrique des nations féminine 2026. Opposées aux redoutables Super Falcons sur leurs terres, les Lionnes se sont inclinées sur le score sans appel de 3 buts à 0, confirmant la supériorité de leurs adversaires au terme de cette double confrontation.

Cette rencontre faisait suite au premier duel disputé vendredi dernier à Ikenne, où les Sénégalaises avaient déjà été battues 2 buts à 1. Malgré une prestation plus encourageante lors de cette première sortie, les joueuses sénégalaises n’ont pas réussi à inverser la tendance lors de la seconde manche, face à une sélection nigériane considérée comme la référence du football féminin africain.

Ces deux matchs amicaux s’inscrivaient dans le cadre de la préparation des Lionnes en vue de la prochaine Coupe d’Afrique des nations féminine. Le staff technique sénégalais cherchait notamment à évaluer le niveau de compétitivité du groupe face à l’une des meilleures équipes du continent, tout en identifiant les ajustements nécessaires avant le début de la compétition.

Si les résultats ne sont pas favorables, ces confrontations offrent néanmoins de précieux enseignements à la sélection sénégalaise. Face à un adversaire habitué aux grandes compétitions internationales et multiple champion d’Afrique, les Lionnes ont pu mesurer l’intensité, l’exigence tactique et le rythme qui les attendent lors de la phase finale de la CAN.

Après cette tournée nigériane, la sélection nationale va poursuivre sa préparation à Dakar. Plusieurs regroupements et séances de travail sont prévus afin de corriger les insuffisances observées et de renforcer les automatismes au sein du groupe avant le rendez-vous continental.

Le Sénégal participera au Maroc à sa cinquième Coupe d’Afrique des nations féminine et disputera à cette occasion une troisième phase finale consécutive, preuve des progrès réalisés par le football féminin sénégalais ces dernières années. Les Lionnes évolueront dans le groupe A aux côtés du Maroc, pays organisateur, de l’Algérie et du Kenya.

Initialement programmée du 17 mars au 3 avril 2026, la compétition a finalement été reportée du 25 juillet au 16 août. Cette décision a été annoncée par le président de la Confédération africaine de football, Patrice Motsepe, lors de sa visite à Dakar en avril dernier. Selon l’instance continentale, ce report doit permettre d’accroître significativement les primes financières destinées aux participantes, notamment celle attribuée à l’équipe qui remportera le trophée.

Diomaye Faye débloque 311,4 millions FCFA pour récompenser les sélections U15 et U17 championnes d’Afrique

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a annoncé ce lundi un important programme de récompenses en faveur des sélections nationales U15 et U17, en reconnaissance de leurs performances exceptionnelles sur la scène continentale. Au-delà de la cérémonie de décoration organisée en leur honneur, le chef de l’État a dévoilé un dispositif d’accompagnement évalué à 311,4 millions de FCFA, destiné aussi bien aux jeunes joueurs qu’aux membres de l’encadrement technique.

Cette enveloppe globale se répartit entre les deux équipes nationales, avec un montant de 174,52 millions de FCFA consacré aux U15 et 136,9 millions de FCFA attribué aux U17. À travers cette initiative, les autorités entendent valoriser les résultats obtenus par ces jeunes sportifs tout en leur offrant les moyens de poursuivre leur progression dans les meilleures conditions.

S’exprimant lors de la cérémonie, le président de la République a expliqué que ces distinctions ne constituent pas seulement une marque de reconnaissance pour les trophées remportés, mais également un investissement dans l’avenir des jeunes talents sénégalais. Il a souligné que les récompenses ont été pensées pour répondre aux exigences de leur parcours scolaire, de leur formation sportive et de leur développement personnel.

Ainsi, chaque joueur des deux sélections bénéficiera d’un iPad de onzième génération, d’une assurance maladie couvrant une période de deux ans ainsi que d’une bourse scolaire et de formation valable pendant vingt-quatre mois. Une enveloppe financière individuelle leur sera également remise, accompagnée de matériel pédagogique et d’équipements destinés à soutenir leur apprentissage et leur progression sportive.

Le dispositif prévoit également un soutien en direction des structures de formation. Une prime financière sera attribuée à la ligue affiliée à chaque joueur récompensé, une mesure qui vise à encourager davantage le travail de détection et de formation réalisé à la base par les acteurs du football sénégalais.

L’encadrement technique des deux équipes n’a pas été oublié dans cette vaste opération de reconnaissance. Les entraîneurs et membres des staffs bénéficieront eux aussi d’une prime financière ainsi que d’un iPad de dernière génération. Une manière, selon les autorités, de saluer leur contribution essentielle aux succès enregistrés par les sélections nationales de jeunes.

« J’ai décidé, en concertation avec mes services, de magnifier ces moments mais aussi de les récompenser », a déclaré le chef de l’État devant les joueurs, leurs familles et les responsables sportifs présents à la cérémonie.

Avec cette enveloppe record de 311,4 millions de FCFA, l’État sénégalais confirme sa volonté de faire du sport un levier de promotion de l’excellence et de l’épanouissement de la jeunesse. La répartition détaillée des fonds sera assurée par la Fédération Sénégalaise de Football, conformément aux orientations définies par les autorités.

Touba : 20 ans de réclusion criminelle pour Serigne Khadim Mbacké reconnu coupable de viols et de pédophilie sur 28 élèves

Le tribunal a rendu son verdict dans l’une des affaires judiciaires les plus sensibles de ces dernières années à Touba. À l’issue de plusieurs heures d’audience marquées par de nombreux témoignages et des débats particulièrement suivis, Serigne Khadim Mbacké a été reconnu coupable de l’ensemble des faits qui lui étaient reprochés. La juridiction l’a condamné à vingt ans de réclusion criminelle ferme pour des faits de viols et de pédophilie commis sur 28 jeunes filles, toutes présentées comme ses élèves.

L’affaire remonte au mois de juin 2023 dans le quartier de Touba Keur Gol. À l’époque, les révélations concernant les agissements présumés du maître coranique avaient provoqué une onde de choc au sein de l’opinion publique sénégalaise, suscitant l’indignation de nombreuses organisations de défense des droits humains, des associations de protection de l’enfance ainsi que des mouvements féministes.

Au cours du procès, les témoignages des victimes ont occupé une place centrale dans les débats. Les jeunes filles ont relaté devant la cour les faits dont elles affirment avoir été victimes, livrant des récits particulièrement éprouvants. Ces déclarations ont été examinées à la lumière des éléments réunis au cours de l’enquête et des différentes pièces versées au dossier.

Le ministère public a requis une lourde sanction à l’encontre de l’accusé, estimant que la gravité des faits, le nombre important de victimes concernées et la vulnérabilité de ces dernières justifiaient une réponse pénale exemplaire. De leur côté, les différentes parties ont développé leurs arguments avant que la juridiction ne se retire pour délibérer.

Après examen de l’ensemble des éléments du dossier, le tribunal a finalement retenu la culpabilité de Serigne Khadim Mbacké sur tous les chefs d’accusation. La cour a ainsi prononcé une peine de vingt ans de réclusion criminelle ferme.

Cette décision met un terme à une procédure judiciaire particulièrement suivie à travers le pays. L’affaire a relancé le débat sur la protection des enfants dans les structures d’enseignement religieux et sur la nécessité de renforcer les mécanismes de prévention, de signalement et de prise en charge des victimes de violences sexuelles.

UEMOA-CEMAC : pourquoi l’Afrique de l’Ouest devance l’Afrique centrale sur le chemin de l’intégration régionale

L’intégration régionale est l’un des objectifs les plus souvent affichés par les dirigeants africains. Pourtant, au-delà des discours politiques, son efficacité se mesure à travers des critères concrets : la circulation des personnes et des marchandises, l’harmonisation des règles économiques, la fluidité des échanges commerciaux ou encore la capacité des institutions régionales à imposer des politiques communes.

Sous cet angle, l’Afrique de l’Ouest apparaît aujourd’hui comme l’un des espaces les plus intégrés du continent. Bien que le processus soit encore loin d’être achevé, l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) présente des résultats généralement plus avancés que ceux observés au sein de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC).

Pourtant, les deux organisations partagent plusieurs caractéristiques fondamentales. Toutes deux reposent sur une monnaie commune, le franc CFA, disposent d’une banque centrale régionale et poursuivent officiellement les mêmes ambitions de coopération économique et de développement régional. Mais dans la pratique, les performances observées diffèrent sensiblement.

Cette avance de l’Afrique de l’Ouest trouve son origine dans la construction progressive d’une architecture institutionnelle dense et cohérente. Depuis la création de l’Union monétaire ouest-africaine en 1962, puis de l’UEMOA en 1994, les États membres ont accepté de transférer progressivement une partie de leurs prérogatives à des institutions communes chargées de piloter l’intégration économique.

La Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) constitue la pierre angulaire de cet édifice. En définissant une politique monétaire unique pour huit pays, elle assure une stabilité financière qui facilite les investissements, réduit les coûts de transaction et favorise les échanges au sein de l’espace communautaire.

Mais l’intégration ouest-africaine ne repose pas uniquement sur la monnaie. D’autres institutions jouent un rôle essentiel dans le rapprochement des économies de la région. C’est notamment le cas de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), qui finance depuis plusieurs décennies des projets structurants dans les domaines des infrastructures, de l’énergie, des transports ou encore de l’agriculture.

Les corridors routiers reliant les pays membres, les réseaux énergétiques régionaux et de nombreux projets industriels ont bénéficié de son appui financier. À la fin de l’année 2024, les financements cumulés approuvés par l’institution dépassaient 9 300 milliards de francs CFA, illustrant l’importance de cet outil régional dans la construction d’un marché commun.

La Commission de l’UEMOA constitue un autre pilier de cette intégration. Son rôle consiste à élaborer et à faire appliquer des règles communes dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment la concurrence, la fiscalité, les marchés publics, la comptabilité ou encore la supervision financière.

Cette harmonisation réglementaire est souvent peu visible pour les populations, mais elle représente un élément fondamental. En réduisant les divergences juridiques et administratives entre les pays, elle facilite l’activité des entreprises et contribue à la création d’un environnement économique plus homogène à l’échelle régionale.

L’existence d’un marché financier régional unique constitue également une particularité remarquable. Basée à Abidjan, la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) dessert l’ensemble des pays de l’UEMOA à travers un cadre réglementaire commun.

Peu de régions africaines disposent d’un tel niveau d’intégration financière. À la fin de 2024, la capitalisation du marché des actions de la BRVM dépassait les 10 000 milliards de francs CFA, tandis que le marché obligataire régional représentait plusieurs milliers de milliards supplémentaires.

Parallèlement, les États membres ont progressivement développé un marché régional de la dette publique grâce au mécanisme mis en place par UMOA-Titres. Cette plateforme permet aux gouvernements de mobiliser l’épargne disponible dans l’ensemble de l’Union selon des règles harmonisées.

Ce système a considérablement renforcé les capacités de financement des États. En 2025, l’encours des titres publics en circulation sur le marché régional dépassait les 20 000 milliards de francs CFA, signe d’une intégration financière devenue un levier important de financement des politiques publiques.

Ces avancées se reflètent dans plusieurs évaluations réalisées par la Banque africaine de développement, la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique et l’Union africaine. Les différents indices publiés montrent régulièrement que l’Afrique de l’Ouest obtient des résultats relativement meilleurs que plusieurs autres régions africaines en matière d’intégration financière, institutionnelle et macroéconomique.

Toutefois, ces performances ne doivent pas masquer les limites persistantes du processus. Les échanges commerciaux entre les pays de l’UEMOA demeurent encore modestes par rapport au commerce total de la région. Ils représentent généralement entre 15 % et 20 % des échanges globaux de l’Union selon les années.

Ce niveau reste loin des standards observés au sein de l’Union européenne, mais il demeure nettement supérieur à celui enregistré dans l’espace CEMAC, où les échanges intra-communautaires dépassent rarement 3 % à 5 % du commerce extérieur total des États membres.

Les obstacles logistiques continuent également de freiner l’intégration. Malgré les accords communautaires, les transporteurs sont encore confrontés à de nombreux postes de contrôle routiers, à des formalités administratives parfois lourdes et à diverses barrières non tarifaires qui ralentissent la circulation des marchandises.

Ainsi, un camion transportant des produits entre deux pays membres peut subir plusieurs arrêts et contrôles tout au long de son parcours, réduisant une partie des bénéfices attendus du marché commun.

En Afrique centrale, les difficultés apparaissent encore plus marquées. Certes, la région dispose également d’une monnaie commune et d’une banque centrale régionale, la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC). Toutefois, les échanges commerciaux entre les pays membres restent particulièrement faibles.

Selon plusieurs analyses économiques internationales, cette situation s’explique notamment par la structure même des économies de la région. La plupart des pays dépendent fortement des exportations de pétrole, de minerais ou d’autres matières premières destinées aux marchés internationaux.

Lorsque plusieurs économies produisent essentiellement les mêmes ressources et les exportent vers les mêmes partenaires étrangers, les opportunités d’échanges entre voisins deviennent naturellement plus limitées.

À cette réalité économique s’ajoutent des contraintes géographiques importantes. Les infrastructures de transport demeurent insuffisantes sur plusieurs axes stratégiques et les coûts logistiques figurent parmi les plus élevés du continent, compliquant davantage le développement du commerce intra-régional.

La question de la libre circulation des personnes constitue également un indicateur révélateur. En Afrique de l’Ouest, malgré certaines difficultés persistantes, les mécanismes régionaux permettent chaque année à des millions de commerçants, étudiants, travailleurs et voyageurs de franchir les frontières au sein de l’espace communautaire.

En Afrique centrale, en revanche, plusieurs rapports soulignent que les procédures administratives, les exigences de visas et les contrôles frontaliers continuent de limiter fortement la mobilité régionale.

Ces différences ne signifient pas que l’intégration ouest-africaine soit pleinement réussie ni que l’Afrique centrale soit restée immobile. Elles montrent surtout que l’UEMOA a progressivement construit, sur plus de six décennies, un ensemble d’institutions capables d’exercer une influence réelle sur les politiques économiques, les marchés financiers, les échanges commerciaux et la circulation des capitaux.

Au final, l’expérience ouest-africaine démontre qu’une monnaie commune, à elle seule, ne suffit pas à créer une véritable intégration régionale. Celle-ci repose avant tout sur des institutions solides, des règles harmonisées, des infrastructures connectées et une volonté politique durable d’appliquer les engagements communautaires.

San Antonio : Les Lions reçus en grande pompe grâce à Gorgui Sy Dieng

En stage de préparation aux États-Unis, les Lions du Sénégal ont vécu une expérience particulièrement marquante à San Antonio, où ils ont bénéficié d’un accueil exceptionnel au sein de l’organisation des Spurs. Cette visite, rendue possible grâce à l’implication de Gorgui Sy Dieng, a permis à la sélection nationale de découvrir de près l’environnement de travail d’une des franchises les plus respectées du basketball américain.

Ancien joueur de la NBA et figure emblématique du sport sénégalais, Gorgui Sy Dieng poursuit aujourd’hui sa carrière dans les sphères dirigeantes du sport professionnel. Désormais manager adjoint des Austin Spurs et impliqué dans les opérations de recrutement de l’organisation texane, il continue de jouer un rôle important dans le rayonnement du Sénégal à l’international.

Lors de leur passage dans les installations ultramodernes de San Antonio, les joueurs sénégalais ont eu droit à un accueil chaleureux et à une immersion au cœur d’une structure sportive de très haut niveau. Les Lions ont notamment pu découvrir les infrastructures de pointe mises à la disposition des athlètes, symbole de l’excellence qui caractérise les franchises américaines.

Moment fort de cette visite, chaque membre de la délégation sénégalaise s’est vu offrir un maillot personnalisé des Spurs. Ce geste hautement symbolique a été unanimement apprécié par les joueurs et les membres du staff, qui y ont vu une marque de considération et d’amitié entre deux univers sportifs partageant les mêmes valeurs d’excellence et de dépassement de soi.

Au-delà de l’aspect protocolaire, cette initiative illustre également le rôle de passerelle que joue Gorgui Sy Dieng entre le Sénégal et les États-Unis. En mettant son réseau et son expérience au service de son pays, l’ancien international de basketball contribue à renforcer les liens entre les différentes disciplines sportives sénégalaises et les grandes institutions du sport mondial.

Kaolack : Une quarantaine de bêtes décimées après une intoxication au pâturage à Latmingué

Un drame pastoral s’est produit dans la commune de Latmingué, dans le département de Kaolack, où un éleveur a perdu plus d’une quarantaine de têtes de bétail à la suite d’une intoxication survenue lors d’une séance de pâturage.

Selon les premières informations, les animaux auraient consommé des feuilles ou des fruits provenant d’un arbre toxique présent dans la zone de pâture.

Cette perte considérable constitue un coup dur pour l’éleveur concerné, dont le cheptel représentait l’essentiel de ses moyens de subsistance. Pris de malaises peu après avoir brouté, les animaux n’ont pu être sauvés malgré les tentatives d’intervention.

Face à cette situation préoccupante, les acteurs du secteur de l’élevage appellent à une sensibilisation accrue des éleveurs et des jeunes bergers sur les risques liés à certaines espèces végétales dangereuses pour le bétail. Ils soulignent également la nécessité de renforcer l’encadrement vétérinaire dans les zones rurales afin de prévenir de telles catastrophes.

Dans une région où l’élevage constitue une activité économique majeure, cet incident remet en lumière la question de la sécurisation des espaces de pâturage. Plusieurs observateurs estiment qu’un travail d’identification et d’élimination des plantes toxiques dans les zones fréquentées par les troupeaux pourrait contribuer à réduire les risques d’intoxication.

Les autorités locales ainsi que les services techniques de l’élevage sont attendus sur le terrain afin d’évaluer l’ampleur des dégâts et d’apporter un accompagnement à l’éleveur sinistré. En attendant, cette tragédie suscite une vive émotion au sein de la communauté pastorale de Latmingué, où l’on redoute que d’autres cas similaires ne surviennent si des mesures préventives ne sont pas rapidement mises en œuvre.

Réintégration de Sonko à l’Assemblée nationale : le Conseil constitutionnel saisi, une décision attendue dans un délai d’un mois

Un nouveau front juridique s’ouvre autour du parcours institutionnel d’Ousmane Sonko. Le Conseil constitutionnel a officiellement reçu, ce lundi, la requête déposée par plusieurs députés de l’opposition contestant à la fois sa réintégration à l’Assemblée nationale et son élection à la présidence de l’institution intervenue le 26 mai 2026. Selon des informations rapportées par Emedia, les membres du Conseil disposent désormais d’un délai maximal d’un mois pour examiner le dossier et rendre leur décision.

Cette saisine intervient dans un contexte politique déjà marqué par de vifs débats sur l’interprétation des dispositions constitutionnelles relatives à l’exercice simultané de certaines fonctions publiques. À travers leur recours, les parlementaires requérants demandent aux juges constitutionnels de se prononcer sur la conformité de la réintégration de l’ancien Premier ministre aux principes consacrés par la Constitution.

Au cœur de leur argumentation figure l’article 54 de la Constitution, qui établit l’incompatibilité entre les fonctions gouvernementales et le mandat de député. Les auteurs de la requête soutiennent qu’en acceptant sa nomination à la Primature en 2024, Ousmane Sonko aurait, de facto et de manière définitive, renoncé à son siège parlementaire. Selon leur lecture du texte constitutionnel, cette situation rendrait irrégulière toute procédure de retour à l’Assemblée nationale après la cessation de ses fonctions gouvernementales.

Les députés de l’opposition considèrent ainsi que la réintégration de l’actuel dirigeant politique ne peut être assimilée à une simple reprise de mandat. Ils estiment que son entrée au gouvernement a produit des effets juridiques irréversibles sur son statut parlementaire et que toute réinstallation dans l’hémicycle devrait être appréciée à la lumière des exigences constitutionnelles en vigueur.

Au-delà de la question de fond, les requérants dénoncent également plusieurs difficultés rencontrées dans leurs démarches. Selon leur communiqué, ils ont entrepris des procédures officielles afin d’obtenir certains documents jugés indispensables à l’exercice de leur recours. Ils affirment notamment avoir sollicité, par voie d’huissier, la transmission de l’acte portant réintégration d’Ousmane Sonko ainsi que le procès-verbal de la séance plénière du 26 mai au cours de laquelle il a été élu à la tête de l’Assemblée nationale. Ces demandes seraient restées sans suite, selon les signataires de la saisine.

Pour les députés à l’origine du recours, cette absence de communication des documents administratifs concernés constitue un obstacle à la transparence institutionnelle et à l’exercice normal des droits de l’opposition parlementaire. Ils considèrent que les juridictions compétentes doivent disposer de l’ensemble des pièces nécessaires afin de statuer en parfaite connaissance des faits.

L’enjeu de cette affaire dépasse désormais le seul cas personnel d’Ousmane Sonko. La décision attendue du Conseil constitutionnel pourrait avoir des implications importantes sur l’interprétation future des règles d’incompatibilité entre fonctions gouvernementales et mandat parlementaire. Elle pourrait également contribuer à clarifier les procédures applicables lorsqu’un membre du gouvernement souhaite retrouver une fonction élective après avoir quitté l’Exécutif.

Les « Sages » sont donc appelés à trancher une question institutionnelle majeure qui touche directement à l’équilibre des pouvoirs et au respect des normes constitutionnelles encadrant le fonctionnement des institutions de la République. Leur décision est particulièrement attendue tant par la majorité que par l’opposition, dans un contexte où les débats juridiques et politiques autour des institutions demeurent au centre de l’actualité nationale.

Alors que le délai d’instruction est désormais enclenché, l’attention se tourne vers le Conseil constitutionnel, dont l’arrêt pourrait constituer une jurisprudence importante dans l’histoire institutionnelle récente du Sénégal.

‎l’association des auxiliaires de pharmacie de Rufisque-banlieue( ASSOCAP/RB) organise une journée de Don de sang et une journée de consultation gratuite et de Don de Médicaments.

‎l’association des auxiliaires de pharmacie de Rufisque-banlieue( ASSOCAP/RB) organise deux activités établie comme suit :

‎ _Une journée de Don de Sang le 11 juillet 2026 en collaboration avec le centre de santé de Rufisque(hôpital guédj) et le centre de transfusion sanguine de Rufisque à partir de 09 heure.

‎_Une grande journée de consultation gratuite et de Don de Médicaments le 12 juillet à partir de 09 h à Colobane poste courant.
‎Spécialités: Médecin généraliste, cardiologie, dermatologie, pédiatrie, urologie, dentiste.

Kaolack : Ansoumana Dione élevé au rang de Docteur Honoris Causa pour son engagement en faveur des malades mentaux

Le président de l’Association Sénégalaise pour le Suivi et l’Assistance aux Malades Mentaux (ASSAMM), Ansoumana Dione, a annoncé ce lundi, lors d’un point de presse tenu au Centre Ansoumana Dione de Kaolack, son élévation au rang de Docteur Honoris Causa. Cette distinction internationale vient récompenser plus de vingt-six années d’engagement au service des personnes vivant avec des troubles mentaux.

Face aux représentants de plusieurs organes de presse, l’acteur social a exprimé sa satisfaction et son émotion après cette reconnaissance décernée par Institut Africain de Recherche Pluridisciplinaire Appliquée, une institution basée à Abidjan. La cérémonie officielle de remise du titre est prévue les 15 et 16 octobre 2026 à Bangui, lors d’un événement placé sous le haut patronage du président centrafricain, Faustin-Archange Touadéra.

Selon Ansoumana Dione, cette distinction dépasse sa personne et constitue avant tout un hommage à tous ceux qui œuvrent quotidiennement pour la prise en charge, la protection et la défense des droits des personnes souffrant de maladies mentales au Sénégal et sur le continent africain.

« Cette reconnaissance internationale récompense un combat mené pendant plus de deux décennies pour redonner dignité, espoir et assistance aux malades mentaux », a-t-il déclaré devant les journalistes.

À travers cette distinction, l’IARPA entend saluer le caractère exceptionnel de son action sociale et humanitaire, menée aussi bien au Sénégal qu’au-delà des frontières nationales. Pour les responsables de l’institut, le parcours d’Ansoumana Dione constitue un modèle d’engagement citoyen, de solidarité et de dévouement en faveur des personnes les plus vulnérables.

Au cours de son intervention, le président de l’ASSAMM a également annoncé que ce prestigieux titre sera dédié à Serigne Mboup, en reconnaissance du soutien qu’il apporte depuis plusieurs années aux initiatives sociales destinées aux populations les plus démunies.

Par ailleurs, Ansoumana Dione a lancé un appel au président de la République, Bassirou Diomaye Faye, afin d’obtenir une audience dans le cadre des préparatifs de cet événement qu’il considère comme une source de fierté pour le Sénégal et une occasion de mettre en lumière les efforts déployés dans le domaine de la santé mentale.

Cette distinction représente une nouvelle consécration pour Kaolack et pour le Sénégal tout entier, qui verra l’un de ses citoyens honoré sur la scène internationale pour son engagement constant en faveur de la santé mentale, un secteur encore confronté à de nombreux défis, notamment la stigmatisation des patients et l’insuffisance des moyens de prise en charge.

À travers cette reconnaissance, c’est l’ensemble du combat pour une meilleure considération des personnes atteintes de troubles mentaux qui est mis en lumière, renforçant ainsi la nécessité de poursuivre les efforts de sensibilisation, d’accompagnement et d’inclusion sociale.

Après le départ de Sonko de la Primature, le comportement de certains dirigeants publics alimente les spéculations

Depuis la reconfiguration des équilibres au sommet de l’État et le départ d’Ousmane Sonko de la Primature, les attitudes de plusieurs responsables placés à la tête d’entreprises et de structures publiques suscitent de nombreuses interrogations. Dans un contexte marqué par des tensions supposées entre le président Bassirou Diomaye Faye et la direction de Pastef, chaque mouvement des directeurs généraux, présidents de conseils d’administration et autres hauts responsables est observé avec une attention particulière.

De nombreux observateurs s’attendaient à voir certains cadres réputés proches du leader de Pastef quitter leurs fonctions en guise de solidarité politique après l’éviction de celui qui fut longtemps leur référence au sein de l’appareil partisan. Pourtant, plusieurs responsables identifiés comme des soutiens fidèles de l’ancien Premier ministre sont restés en poste, même si leur comportement aurait considérablement évolué ces derniers jours.

Selon des informations rapportées par le quotidien Les Échos, deux dirigeants particulièrement connus pour leur proximité avec Ousmane Sonko attirent l’attention de leur entourage professionnel. Le journal, qui n’a pas dévoilé leur identité, décrit des attitudes contrastées mais tout aussi révélatrices du climat d’incertitude qui règne actuellement dans certains cercles administratifs.

Le premier responsable concerné, présenté comme un fidèle parmi les fidèles du président de Pastef, se serait fait particulièrement discret depuis le départ de son mentor politique. D’après le journal, il n’aurait plus été aperçu sur son lieu de travail depuis plusieurs jours. Son absence prolongée alimente les commentaires et les interrogations au sein de son environnement professionnel. Les Échos souligne que ni sa présence physique ni même son véhicule de service n’ont été signalés dans les locaux de l’institution qu’il dirige, renforçant ainsi les spéculations sur son état d’esprit face aux récents développements politiques.

Le second responsable cité par le journal continue, quant à lui, d’assurer ses fonctions à la tête d’une filiale publique. Toutefois, ses collaborateurs auraient constaté un changement radical dans son comportement. Décrit auparavant comme un dirigeant distant et peu accessible, il afficherait désormais une attitude beaucoup plus ouverte envers ses équipes.

Selon plusieurs témoignages relayés par le quotidien, ce directeur général, autrefois réputé pour son autorité rigide et ses relations parfois tendues avec ses agents, multiplierait désormais les marques de proximité. Là où il attendait autrefois que ses collaborateurs viennent le saluer, il prendrait désormais l’initiative de parcourir les bureaux pour aller à leur rencontre, leur serrer la main et échanger quelques mots dans une ambiance détendue. Un changement qui ne passe pas inaperçu auprès du personnel, surpris par cette nouvelle posture jugée inhabituelle.

Touba Héliport : un nourrisson de moins de trois mois enlevé au marché Ocass, la mère sous le choc

Une vive émotion règne dans le quartier Touba Héliport après la disparition inquiétante d’un nourrisson de moins de trois mois, survenue dans la journée du dimanche au marché Ocass. Le bébé, prénommé Serigne Saliou, aurait été emporté par une femme âgée qui a profité de la confiance de sa mère pour prendre la fuite.

Selon les informations recueillies auprès de témoins présents sur les lieux, la mère de famille s’était rendue au marché pour effectuer un retrait d’argent dans une boutique de transfert. Alors qu’elle s’apprêtait à entrer dans l’établissement, elle aurait été abordée par une femme d’un certain âge qui lui a proposé de garder son enfant quelques instants.

D’après les témoignages, l’inconnue aurait invoqué la forte chaleur régnant à l’intérieur de la boutique pour convaincre la jeune mère de lui confier le nourrisson le temps de sa transaction. Rassurée par l’attitude bienveillante de cette dame et ne se doutant pas du piège qui se refermait sur elle, la mère aurait accepté de lui remettre l’enfant.

Quelques minutes plus tard, à sa sortie de la boutique, la scène a viré au cauchemar. La femme avait disparu, emportant avec elle le bébé. Malgré des recherches immédiates menées dans les allées du marché et les rues voisines, aucune trace de l’enfant ni de sa ravisseuse présumée n’a pu être retrouvée.

La disparition du petit garçon a provoqué une forte mobilisation des habitants du secteur. Des recherches citoyennes ont été lancées dans plusieurs quartiers environnants dans l’espoir de retrouver rapidement le nourrisson. Les populations, profondément touchées par ce drame, multiplient les appels à la vigilance et à la solidarité.

Sous le choc après la disparition de son enfant, la mère aurait été victime d’un malaise. Selon des proches, elle a dû recevoir une assistance médicale et demeure dans un état psychologique très éprouvé.

Drame aux ICS : un ouvrier succombe à ses blessures après une chute dans un bassin d’acide

Un nouvel accident du travail endeuille les Industries Chimiques du Sénégal (ICS) et relance les interrogations sur les conditions de sécurité au sein du complexe industriel. Ahmed Sène, un journalier employé sur le site, est décédé le 7 juin 2026 à l’hôpital Fann de Dakar des suites de graves blessures causées par une chute dans un bassin d’acide survenue quelques jours plus tôt.

Selon les informations rapportées par le journal Libération, l’accident s’est produit le 2 juin alors que l’ouvrier participait à une opération de transfert d’acide, une tâche particulièrement sensible nécessitant le strict respect des mesures de sécurité. Au cours de la manœuvre, Ahmed Sène aurait perdu l’équilibre après un faux mouvement. Tenant un tuyau utilisé pour le transfert du produit chimique, il serait tombé directement dans un bassin contenant de l’acide.

Les conséquences de cette chute ont été particulièrement graves. Secouru par ses collègues et pris en charge en urgence, le journalier a été évacué vers l’hôpital Fann où il recevait des soins intensifs depuis plusieurs jours. Malgré les efforts du personnel médical, il n’a pas survécu aux importantes blessures provoquées par son exposition au produit corrosif.

Ce décès intervient dans un contexte déjà marqué par des préoccupations croissantes concernant la sécurité des travailleurs sur le site des ICS. Toujours selon Libération, un autre accident grave s’était récemment produit dans l’entreprise. Plusieurs journaliers avaient alors été grièvement blessés à la suite de dysfonctionnements techniques affectant une machine industrielle. Cet incident avait déjà suscité de nombreuses interrogations sur l’état des équipements et sur les dispositifs de prévention mis en place.

La répétition de ces accidents en un laps de temps relativement court alimente désormais l’inquiétude des travailleurs et de leurs familles. Plusieurs observateurs estiment qu’une enquête approfondie apparaît nécessaire pour déterminer avec précision les circonstances du drame, identifier d’éventuelles responsabilités et vérifier le respect des normes de sécurité en vigueur dans cette importante unité industrielle.

Au-delà de l’émotion suscitée par la disparition d’Ahmed Sène, cette tragédie remet au premier plan la question de la protection des employés évoluant dans des environnements à haut risque. De nombreuses voix appellent ainsi à un renforcement des mesures de sécurité, à une meilleure formation des travailleurs et à un contrôle plus rigoureux des installations afin d’éviter que de tels drames ne se reproduisent.

Kaolack : Sarata Sonko se réjouit de la réélection d’Ousmane Sonko à la tête de Pastef

La responsable politique de Pastef à Kaolack, Mme Sarata Sonko, a exprimé sa satisfaction et sa fierté à la suite de la réélection du président du parti, Ousmane Sonko, lors du premier congrès de Pastef, où il a été plébiscité avec 100 % des suffrages exprimés.

Dans une déclaration rendue publique, Mme Sarata Sonko a salué cette élection qu’elle considère comme une marque de confiance renouvelée des militants envers le leadership d’Ousmane Sonko. Selon elle, ce résultat traduit l’adhésion des membres du parti à la vision politique portée par Pastef ainsi qu’à son projet de transformation du Sénégal.

« Je félicite l’ensemble des militants et sympathisants de Pastef à Kaolack, ainsi que tous les responsables du parti à travers le pays, pour leur engagement et leur mobilisation qui ont contribué à la réussite de ce congrès historique », a-t-elle déclaré.

La responsable politique a également souligné que cette réélection constitue un signal fort pour la consolidation du parti et le renforcement de son ancrage au sein de la population sénégalaise. Elle a invité les militants à poursuivre leurs efforts dans l’unité, la discipline et la mobilisation afin d’accompagner les ambitions de développement et de gouvernance portées par leur formation politique.

Pour Mme Sarata Sonko, ce premier congrès marque une étape importante dans l’histoire de Pastef et ouvre de nouvelles perspectives pour la poursuite des réformes engagées sous la direction d’Ousmane Sonko.

Elle a enfin réaffirmé l’engagement des structures de Pastef à Kaolack à soutenir les orientations du parti et à œuvrer au renforcement de la cohésion entre les militants en vue des prochains défis politiques et institutionnels.

Migration irrégulière : douze candidats interceptés après le naufrage partiel d’une pirogue sur la corniche ouest de Dakar

Douze candidats à la migration irrégulière ont été interpellés dans la matinée du dimanche 7 juin sur la plage des Dents de la Mer, située sur la corniche ouest de Dakar, à la suite de l’échouement d’une embarcation qui revenait d’une tentative de traversée vers l’Europe. L’opération, menée par les éléments du Commissariat d’arrondissement du Point E avec l’appui de policiers en poste à l’École nationale de police, a permis d’éviter une situation qui aurait pu virer au drame.

Selon les premiers éléments de l’enquête, la pirogue avait quitté les côtes gambiennes le 26 mai 2026 aux premières heures de la matinée avec pour destination finale l’Espagne. À son bord se trouvaient plus d’une centaine de personnes, parmi lesquelles des hommes, des femmes et des enfants, tous animés par l’espoir de rejoindre l’Europe par la voie maritime.

Après plusieurs jours en mer, l’embarcation aurait été confrontée à de très mauvaises conditions météorologiques au large des côtes mauritaniennes. Face à la violence des intempéries et aux risques grandissants pour les passagers, les organisateurs du voyage auraient décidé de faire demi-tour. C’est au cours de ce retour que la pirogue a heurté des rochers à proximité de la plage des Dents de la Mer, provoquant son échouement.

Alertés vers 7 h 50 de la présence de plusieurs individus sur la plage, les policiers du Commissariat d’arrondissement du Point E se sont rapidement rendus sur les lieux. Quatre personnes ont été arrêtées dans un premier temps. Avec le renfort d’agents de l’École nationale de police, huit autres candidats ont ensuite été appréhendés, portant le total à douze interpellations.

Les vérifications effectuées par les enquêteurs ont permis d’identifier les nationalités des personnes arrêtées. Le groupe est composé de sept ressortissants maliens, trois Gambiens et deux Guinéens. Lors de leurs premières auditions, les intéressés ont confirmé avoir embarqué en Gambie dans le cadre d’une tentative de migration clandestine vers l’Espagne.

Les personnes interpellées ont également indiqué que de nombreux passagers avaient réussi à quitter les lieux dès le débarquement. Profitant de la confusion provoquée par l’échouement de la pirogue, plusieurs candidats à l’émigration se seraient dispersés dans différents secteurs de la capitale, compliquant davantage le travail des forces de sécurité.

Mouhammadou Makhtar Cissé affiche sa doctrine : légalité, autorité de l’État et sécurité des citoyens

À peine installé à la tête du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Mouhammadou Makhtar Cissé a donné le ton de son action en exposant les principes qui guideront son mandat. Dans une déclaration empreinte de fermeté, le nouveau ministre a réaffirmé son attachement au respect de la loi, à la préservation de l’autorité de l’État et à la protection des libertés publiques.

Succédant à Bamba Cissé à la tête d’un département considéré comme l’un des plus stratégiques de l’appareil gouvernemental, il a insisté sur la nécessité d’un exercice rigoureux et responsable de l’autorité publique. Selon lui, les forces de défense et de sécurité doivent agir exclusivement dans le cadre défini par les textes en vigueur, sans subir d’influences extérieures ni être instrumentalisées à des fins particulières.

Dans ce sens, le ministre a tenu à adresser un message clair concernant sa conception de la gouvernance sécuritaire. Il a affirmé qu’aucune instruction contraire à la loi ne sera donnée aux forces placées sous son autorité. Il a également assuré qu’il ne tolérera aucune tentative de détournement de l’autorité de l’État au profit d’intérêts individuels ou partisans, réaffirmant ainsi son engagement en faveur du respect des principes républicains.

Cette prise de position intervient dans un contexte où les questions liées à la sécurité, aux libertés publiques et à la consolidation de l’État de droit occupent une place centrale dans le débat national. À travers cette déclaration, Mouhammadou Makhtar Cissé semble vouloir inscrire son action dans une logique de transparence institutionnelle et de stricte application des règles républicaines.

Le nouveau ministre a également dévoilé les principales priorités de son département. Celles-ci s’articulent autour du renforcement de la sécurité des populations, de la garantie des libertés publiques, du respect de la législation en vigueur, de la préservation de l’autorité de l’État et de l’amélioration des performances des services de sécurité.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°750 – 08/06/2026

🔴 « AVEUX SIGNÉS, DATÉS ET ENVOYÉS »- L’AFFAIRE ASER – AEE POWER OU LE SCANDALE D’UN PROJET MARQUÉ PAR UN FLOU FINANCIER DE 37 MILLIARDS : À LA LOUPE DE BACHIR FOFONA
🔴 CONGRÈS NATIONAL DU PARTI PASTEF / SONKO REMPILE ET MET EN GARDE DIOMAYE SUR L’ÉVENTUALITÉ D’UN REPORT DES PROCHAINES ÉLECTIONS : « SIGNE LE DÉCRET , C’EST MIEUX »

🔴 LUTTE SÉNÉGALAISE : REUG REUG IMPÉRIAL FACE À BOY NIANG 2

Reug Reug domine Boy Niang 2 et signe un retour victorieux dans l’arène

Après plus de trois années d’attente, l’affiche tant annoncée entre Reug Reug et Boy Niang 2 a finalement tenu toutes ses promesses en captivant les amateurs de lutte sénégalaise. Dans une arène acquise à la cause des deux champions, le combat a été marqué par une intense bataille tactique avant de basculer en faveur du lutteur de Thiaroye-sur-Mer.

Dès l’entame, les deux adversaires ont opté pour la prudence. Soucieux de ne pas commettre d’erreur, ils se sont longuement observés, multipliant les déplacements et les tentatives d’intimidation sans véritable engagement. Cette première phase du combat, fermée et très stratégique, n’a donné lieu à aucune frappe ni à des actions offensives franches, chaque lutteur cherchant avant tout à prendre l’ascendant psychologique sur son vis-à-vis.

Au fil des minutes, Reug Reug a toutefois commencé à afficher davantage d’assurance. Plus mobile et plus entreprenant, il a progressivement imposé son rythme tout en poussant son adversaire à la réaction. Sentant le moment opportun, il a accéléré les échanges à l’approche de la sixième minute en multipliant les tentatives de saisie et les mouvements de déstabilisation.

C’est finalement sur une offensive soudaine que le combat a trouvé son dénouement. Profitant d’une ouverture, Reug Reug s’est jeté sur les jambes de Boy Niang 2 dans une action rapide et parfaitement exécutée. Pris de court, ce dernier n’a pas réussi à se rééquilibrer ni à contrer l’attaque. Déséquilibré, il a fini par tomber sur son côté gauche, offrant ainsi une victoire nette à son adversaire sous les acclamations du public.

Ce succès confirme une nouvelle fois les qualités techniques de Reug Reug en lutte pure. Face à l’un des adversaires les plus redoutés de sa génération, il a su faire preuve de patience, de maîtrise tactique et d’efficacité pour décrocher une victoire de prestige. Ce retour gagnant lui permet de renforcer davantage son statut parmi les grandes figures de l’arène sénégalaise et relance les spéculations autour de ses prochains défis.

Trafic de chanvre indien à Dalifort : un suspect arrêté après une fuite, un million de francs proposé aux policiers

Le Commissariat d’arrondissement de Dalifort a mis la main sur un individu impliqué dans une affaire de trafic de chanvre indien, de tentative de corruption de fonctionnaire et de conduite sans permis. L’arrestation est intervenue le 4 juin 2026 à l’issue d’une enquête rapide menée par les services de police après une spectaculaire fuite lors d’un contrôle routier.

Selon les informations communiquées par les autorités, les faits ont débuté au niveau du croisement de Cambérène lors d’une opération de contrôle de routine menée par les forces de l’ordre. Les policiers ont procédé à l’interception d’un véhicule de type SUV. Cependant, à la vue des agents, les deux occupants du véhicule ont brusquement abandonné leur voiture avant de prendre la fuite à pied, laissant derrière eux plusieurs éléments compromettants.

L’inspection du véhicule a permis aux policiers de découvrir treize blocs de chanvre indien soigneusement dissimulés. Au cours de leur fuite, l’un des suspects a également perdu un téléphone portable, un élément qui s’est révélé déterminant pour la suite des investigations.

S’appuyant sur les données recueillies sur place, les enquêteurs de la brigade de recherches ont rapidement engagé des investigations techniques et des recoupements téléphoniques. Ces opérations ont permis de localiser l’un des suspects quelques heures seulement après les faits. Il a été interpellé le même jour aux environs de 18 heures.

Placée en garde à vue, la personne arrêtée a reconnu son implication dans le trafic de chanvre indien lors de son audition préliminaire. Les enquêteurs ont également constaté que le mis en cause circulait sans permis de conduire au moment des faits.

L’affaire a pris une autre dimension lors de l’interpellation du suspect. Selon les services de police, ce dernier aurait tenté d’échapper aux poursuites en proposant aux agents la somme d’un million de francs CFA en échange de sa libération. Cette tentative de corruption a été immédiatement rejetée et consignée dans la procédure judiciaire.

Les Lions peaufinent leur préparation avant le cap sur San Antonio

La sélection nationale du Sénégal a effectué, ce dimanche matin, sa dernière séance d’entraînement à Raleigh, dans le cadre de sa préparation en vue de ses prochaines échéances internationales. Dans une ambiance studieuse et marquée par une forte concentration, les joueurs ont poursuivi le travail entamé depuis plusieurs jours sous la supervision du staff technique.

Cette ultime séance dans la ville de Raleigh a permis à l’encadrement de peaufiner plusieurs aspects tactiques et physiques avant la poursuite du stage. Les joueurs ont affiché un engagement total durant les différents ateliers, témoignant de leur volonté de monter progressivement en puissance à l’approche des rendez-vous à venir.

Le sélectionneur et ses collaborateurs ont notamment insisté sur les automatismes collectifs, la circulation du ballon et le repositionnement défensif, autant d’éléments jugés essentiels pour permettre à l’équipe d’aborder la suite de sa préparation dans les meilleures conditions. Les internationaux sénégalais, visiblement déterminés, ont répondu avec sérieux aux consignes techniques, dans un climat marqué par la cohésion et la motivation.

Après avoir bouclé ce chapitre de leur séjour à Raleigh, les Lions doivent désormais prendre la direction de San Antonio dans l’après-midi de ce dimanche. Ce déplacement marque une nouvelle étape dans leur programme de préparation, avec la poursuite des séances d’entraînement et des ajustements tactiques prévus par le staff.

L’arrivée à San Antonio permettra à la sélection sénégalaise de bénéficier d’un nouveau cadre de travail avant les prochaines rencontres inscrites à son calendrier. L’objectif reste de maintenir la dynamique observée depuis le début du rassemblement et de permettre au groupe d’atteindre son meilleur niveau de compétitivité.

Autoroute à péage : les routiers dénoncent des amendes de 100.000 FCFA et interpellent les autorités

L’Union des routiers du Sénégal monte au créneau contre l’application d’amendes de 100.000 francs CFA infligées à plusieurs chauffeurs de camions ayant emprunté l’autoroute à péage avant de poursuivre leur trajet vers l’intérieur du pays. Son secrétaire général, Gora Khouma, dénonce une mesure qu’il juge injustifiée et appelle le ministère des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens à clarifier sans délai la réglementation relative à la circulation des poids lourds sur cet axe.

Selon le responsable syndical, plusieurs transporteurs ont été verbalisés ces derniers jours par les agents d’Afrique Pesage, notamment dans les régions de Kaolack et de Kaffrine. Les chauffeurs concernés se seraient vu reprocher d’avoir utilisé l’autoroute à péage alors qu’ils auraient, selon les services de contrôle, dû emprunter la route nationale en passant par l’axe Diamniadio-Mbour.

Face à cette situation, Gora Khouma affirme que les professionnels du transport vivent une véritable incompréhension. Il explique que depuis plus d’une semaine, de nombreux conducteurs signalent des difficultés liées à ces contrôles et aux sanctions financières qui en découlent. Pour lui, rien ne justifie aujourd’hui de telles amendes puisque les transporteurs n’ont jamais été officiellement informés d’une quelconque interdiction visant les camions sur l’autoroute à péage.

Le secrétaire général de l’Union des routiers rappelle que depuis la mise en service de cette infrastructure, les poids lourds l’empruntent régulièrement sans rencontrer de restrictions particulières. Il soutient qu’aucun arrêté, décret ou texte réglementaire porté à la connaissance des acteurs du secteur ne prohibe actuellement leur circulation sur cette voie.

Au-delà de la question des sanctions, le syndicaliste s’interroge également sur les prérogatives d’Afrique Pesage. Selon lui, la mission principale de cette structure concerne le contrôle du poids et du gabarit des véhicules afin de préserver les infrastructures routières. Il estime donc qu’elle ne devrait pas imposer aux transporteurs un itinéraire spécifique en l’absence d’une décision officielle des autorités compétentes.

L’Union des routiers du Sénégal demande ainsi l’intervention du ministère des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens afin de mettre un terme aux ambiguïtés. Les professionnels du secteur souhaitent qu’un document officiel soit publié pour préciser clairement les conditions de circulation des poids lourds sur l’autoroute à péage.

Pour Gora Khouma, la solution passe par une position sans équivoque de l’État. Si les autorités décident d’interdire l’accès des camions à l’autoroute à péage, cette mesure doit être formalisée par un texte réglementaire et communiquée aux transporteurs. En revanche, si leur circulation demeure autorisée, les routiers estiment qu’aucune structure de contrôle ne devrait leur imposer un autre itinéraire sous peine de sanction.

Drame sur la RN2 à Thanaf : deux femmes tuées et quatorze blessés dans le renversement d’un minicar

Un grave accident de la circulation s’est produit ce dimanche sur la Route nationale 2, à hauteur de Thanaf, dans la commune de Bokiladji, entre Ourossogui et Bakel. Le bilan provisoire fait état de deux morts et de quatorze blessés, dont dix dans un état grave, à la suite du renversement d’un véhicule de transport en commun assurant la liaison entre les deux localités.

Selon les premières informations recueillies, le minicar transportait plusieurs passagers lorsqu’il a brusquement quitté sa trajectoire avant de se renverser sur la chaussée. Les circonstances exactes de l’accident demeurent encore inconnues et font actuellement l’objet d’investigations des autorités compétentes.

Le drame a coûté la vie à deux femmes. La première victime, âgée de 61 ans, était domiciliée à Yassine-Laké. La seconde, une jeune femme de 22 ans de nationalité mauritanienne, a succombé à ses blessures sur les lieux de l’accident. Leur décès porte à seize le nombre total de victimes recensées dans cet accident particulièrement meurtrier.

Parmi les survivants, dix personnes ont été grièvement blessées tandis que quatre autres ont subi des blessures jugées légères. Les équipes de secours se sont rapidement mobilisées pour prendre en charge les victimes. Les blessés ont été évacués vers les structures sanitaires de Bakel ainsi que vers le centre de santé de Fadiar, situé dans la commune de Bokiladji, où ils reçoivent les soins nécessaires.

Les dépouilles des deux victimes ont été transférées à la morgue du district sanitaire de Kanel en attendant les procédures d’usage et leur remise aux familles.

L’intervention a été menée par les sapeurs-pompiers du détachement de Dorkodiéré, qui ont procédé aux opérations de secours et d’évacuation dans des conditions rendues difficiles par la gravité de l’accident.

Face à ce nouveau drame routier, la brigade de gendarmerie de Semy a ouvert une enquête afin de déterminer avec précision les causes du renversement du véhicule. Les résultats des investigations devraient permettre d’établir les circonstances exactes de l’accident et d’éventuelles responsabilités.

Meeting de Dakar Arena : Ousmane Sonko met en garde contre les « combines politiques » et appelle à la préservation des institutions

Lors du grand meeting d’investiture organisé ce dimanche au Dakar Arena, à l’issue du premier congrès national de Pastef-Les Patriotes, Ousmane Sonko a prononcé un discours fortement politique marqué par de nouvelles critiques à l’endroit de l’Exécutif. Devant une foule de militants et de sympathisants venus de différentes régions du pays, le président réélu du parti a lancé un appel à la vigilance, estimant que le Sénégal ne pouvait plus se permettre de replonger dans les pratiques politiques qui ont, selon lui, fragilisé les institutions ces dernières années.

Dans une intervention ponctuée d’applaudissements, le leader de Pastef a exhorté les responsables de l’État à privilégier l’intérêt supérieur de la nation plutôt que les calculs de positionnement politique. « Ce pays a assez souffert des complots et des combines », a-t-il déclaré, rappelant les crises politiques et les tensions qui ont marqué l’histoire récente du Sénégal.

Sans citer directement certains responsables, Ousmane Sonko a adressé un message clair au président de la République, Bassirou Diomaye Faye, en l’invitant à veiller à la préservation des institutions. Selon lui, les ambitions personnelles ou partisanes ne doivent jamais prendre le pas sur la stabilité de l’État. « Même si le président veut satisfaire des ambitions politiques, il ne faut pas accepter qu’il fragilise les institutions », a-t-il affirmé devant ses partisans.

Le président de l’Assemblée nationale a également tenu à répondre aux analyses qui évoquent depuis plusieurs jours une crise institutionnelle à la suite de la recomposition du pouvoir et des divergences apparues entre l’Exécutif et Pastef. Pour lui, cette lecture ne correspond pas à la réalité politique du moment.

« Il n’y a pas de crise institutionnelle au Sénégal », a-t-il martelé. Ousmane Sonko estime que la situation actuelle résulte simplement du choix souverain des électeurs. « C’est le peuple qui a choisi de confier la présidence à quelqu’un et l’Assemblée nationale à un autre », a-t-il déclaré, présentant cette configuration comme une expression normale du fonctionnement démocratique.

À travers cette déclaration, le leader des Patriotes semble vouloir légitimer la nouvelle architecture du pouvoir née des récents événements politiques, tout en rejetant les discours alarmistes qu’il attribue à ceux qu’il considère comme des « marchands de crises ». Selon lui, les institutions continuent de fonctionner conformément aux règles démocratiques et chaque acteur doit désormais assumer les responsabilités qui lui ont été confiées par les citoyens.

Revenant sur les épisodes de tensions qui ont marqué la vie politique sénégalaise au cours des dernières années, Ousmane Sonko a invité les dirigeants actuels à tirer les leçons du passé. Il a rappelé que le pays avait payé un lourd tribut aux affrontements politiques, aux conflits de pouvoir et aux décisions motivées par des intérêts particuliers.

Dans cette perspective, il a exhorté les autorités exécutives à concentrer leur action sur les préoccupations réelles des Sénégalais, notamment les défis économiques, sociaux et institutionnels auxquels le pays est confronté. « Celui qui est dans l’exécutif doit avoir d’autres préoccupations plutôt que des combines politiques », a-t-il lancé.

Cette sortie intervient dans un contexte marqué par des relations de plus en plus tendues entre Ousmane Sonko et le camp présidentiel, après plusieurs semaines de divergences sur des questions de gouvernance, de reddition des comptes et d’orientation politique. Malgré ces désaccords, le président de Pastef a insisté sur la nécessité de préserver les institutions républicaines et d’éviter toute démarche susceptible d’alimenter une instabilité politique.

En clôturant son intervention, Ousmane Sonko a réaffirmé sa volonté de poursuivre le combat politique à travers les voies démocratiques et institutionnelles, tout en appelant ses militants à rester mobilisés pour défendre le projet porté par Pastef. Son discours, largement centré sur la protection des institutions et la souveraineté populaire, confirme la volonté du leader des Patriotes de maintenir une forte présence dans le débat politique national, quelques jours seulement après sa réélection à la tête du parti pour un nouveau mandat de six ans.

Congrès national de Pastef : Ousmane Sonko défend une « révolution démocratique » et appelle à organiser la souveraineté

Réélu à l’unanimité à la tête de Pastef-Les Patriotes pour un nouveau mandat de six ans, Ousmane Sonko a profité de la tribune du premier congrès national de son parti pour réaffirmer sa vision politique et idéologique du Sénégal et de l’Afrique. Devant des milliers de délégués venus des 553 communes du pays ainsi que de la diaspora, le président du parti a livré un discours aux accents programmatiques, axé sur la souveraineté, la transformation économique et l’avenir du projet porté par Pastef.

Dans une salle acquise à sa cause, le leader des Patriotes a insisté sur ce qu’il considère comme le principal défi de l’après-victoire électorale. Selon lui, l’accession au pouvoir en 2024 ne constitue pas une finalité mais le point de départ d’un processus de transformation beaucoup plus profond. « Notre responsabilité est désormais claire : organiser la souveraineté. La souveraineté ne se décrète pas, elle s’organise », a-t-il déclaré sous les applaudissements des congressistes.

Pour Ousmane Sonko, la souveraineté politique n’a de sens que si elle s’accompagne d’une véritable indépendance économique. Il a estimé que de nombreux États africains disposent aujourd’hui des attributs formels de l’indépendance sans pour autant maîtriser pleinement leurs choix économiques et stratégiques. « La souveraineté politique sans souveraineté économique n’est qu’un drapeau flottant sur la dépendance », a-t-il affirmé, appelant à une remise en question des mécanismes qu’il juge hérités de la période postcoloniale.

Afin d’illustrer sa réflexion, le président de Pastef s’est appuyé sur les écrits du penseur martiniquais Frantz Fanon. Citant l’auteur des Damnés de la Terre, il a rappelé que l’indépendance politique pouvait demeurer incomplète tant que les structures profondes de domination économique et culturelle continuaient à produire leurs effets.

Au-delà du constat, Ousmane Sonko a esquissé les contours du modèle qu’il souhaite voir émerger. Il a plaidé pour la construction d’un « État stratège », capable d’orienter le développement économique national, de protéger les secteurs jugés vitaux et de lutter efficacement contre les pratiques de corruption ainsi que les systèmes de rente. Selon lui, le Sénégal doit progressivement renforcer ses capacités de décision afin de réduire sa dépendance vis-à-vis des influences extérieures et des contraintes imposées par les marchés internationaux.

Le leader de Pastef a également évoqué les défis auxquels son projet politique pourrait être confronté. Sans citer de pays ou d’acteurs particuliers, il a mis en garde contre ce qu’il considère comme des tentatives d’ingérence ou de déstabilisation. « Notre révolution est guettée par ces interventions », a-t-il averti, avant d’assurer que le mouvement qu’il dirige disposait d’un solide soutien populaire pour faire face à toute tentative de sabotage. « Aucun projet de sabotage n’aboutira, parce que le peuple est debout aux côtés de Pastef », a-t-il lancé.

Sur le plan idéologique, Ousmane Sonko a revendiqué l’appartenance de Pastef à un courant qu’il qualifie de « panafricanisme souverainiste de transformation démocratique ». Il a inscrit son combat dans la continuité de plusieurs figures historiques africaines qui ont marqué les luttes pour l’émancipation du continent, notamment Cheikh Anta Diop, Kwame Nkrumah et Amílcar Cabral.

Selon lui, les défis auxquels font face les pays africains ne pourront être durablement résolus dans un cadre strictement national. « L’Afrique fragmentée reste vulnérable », a-t-il soutenu, plaidant pour un renforcement des coopérations régionales et une intégration continentale davantage fondée sur les intérêts stratégiques des peuples africains.

Dans la dernière partie de son intervention, le président réélu de Pastef a mis en garde contre deux orientations qu’il considère comme dangereuses pour l’avenir du continent. D’un côté, il a dénoncé ce qu’il appelle le réformisme d’accompagnement, qui accepte les dépendances sans chercher à les remettre en cause. De l’autre, il a critiqué les approches autoritaires qui prétendent accélérer le changement en marginalisant les citoyens et les mécanismes démocratiques.

« Notre voie est celle d’une révolution démocratique, populaire et souveraine », a-t-il conclu devant une assistance conquise, présentant cette ligne comme la seule capable de concilier transformation profonde de l’État, participation citoyenne et préservation des libertés démocratiques.

Sonko interpelle Diomaye Faye et rejette toute « fragilisation » des institutions

Lors de son intervention au Dakar Arena, devant des milliers de militants et sympathisants réunis à l’occasion du congrès de Pastef-Les Patriotes, Ousmane Sonko a livré un discours aux accents politiques marqués, adressant un message direct au président de la République, Bassirou Diomaye Faye. Le leader de Pastef a appelé le chef de l’État à privilégier la stabilité des institutions et l’intérêt national plutôt que de céder à ce qu’il considère comme des calculs ou ambitions politiques.

Dans une allocution ponctuée de mises en garde et de rappels à l’ordre institutionnel, Ousmane Sonko a estimé que le Sénégal ne pouvait plus se permettre de retomber dans les pratiques qui ont, selon lui, fragilisé le pays au cours des dernières années. « Ce pays a assez souffert des complots et des combines », a-t-il déclaré sous les applaudissements de ses partisans.

Le président de Pastef a insisté sur la nécessité pour chaque institution de fonctionner dans le strict respect de ses prérogatives, sans subir d’influences extérieures ni d’instrumentalisation politique. Dans ce cadre, il a adressé une critique à peine voilée à l’exécutif, estimant que les intérêts partisans ne devaient jamais prendre le pas sur la préservation de l’État et de ses institutions.

« Même si le président veut satisfaire des ambitions politiques, il ne faut pas accepter qu’il fragilise les institutions », a-t-il affirmé, dans l’un des passages les plus commentés de son discours.

Face aux débats et spéculations qui entourent la nouvelle configuration politique du pays, Ousmane Sonko a également rejeté l’idée d’une crise institutionnelle. Selon lui, la situation actuelle résulte simplement du choix souverain exprimé par les électeurs sénégalais lors des différentes échéances électorales.

« Il n’y a pas de crise institutionnelle au Sénégal. C’est le peuple qui a choisi de confier la présidence à quelqu’un et l’Assemblée nationale à un autre », a-t-il soutenu, défendant ainsi la légitimité de la coexistence des différentes forces issues des urnes.

Pour le chef du parti au pouvoir, cette réalité démocratique doit être acceptée et respectée plutôt que présentée comme une source d’instabilité. Il a accusé certains acteurs politiques et observateurs d’alimenter artificiellement le débat sur une prétendue crise afin de créer un climat de tension dans le pays.

S’appuyant sur les événements politiques récents qui ont marqué le Sénégal, Ousmane Sonko a rappelé les conséquences des affrontements et des tensions institutionnelles du passé. Il a appelé les dirigeants actuels à tirer les leçons de cette période et à concentrer leur action sur les préoccupations des populations.

« Celui qui est dans l’exécutif doit avoir d’autres préoccupations plutôt que des combines politiques », a-t-il déclaré, exhortant les autorités à se consacrer prioritairement aux défis économiques, sociaux et institutionnels auxquels le pays est confronté.

Locales 2027 : Ousmane Sonko rejette toute idée de report et met en garde l’exécutif

Le président de Pastef, Ousmane Sonko, a affiché une position sans équivoque sur la tenue des prochaines élections locales. Dans un contexte marqué par des débats récurrents autour du calendrier électoral, il a assuré que son parti s’opposerait à toute tentative de report du scrutin, estimant qu’aucune justification ne saurait légitimer un tel scénario.

S’exprimant devant des militants et responsables de sa formation politique, Ousmane Sonko a déclaré que Pastef ne cautionnerait jamais un décalage des élections locales. Une prise de position qui intervient alors que plusieurs acteurs de la vie politique évoquent, de manière plus ou moins ouverte, l’éventualité d’un réaménagement du calendrier électoral.

Le leader de Pastef a tenu à rappeler que toute décision visant à repousser les élections ne relève pas d’une simple volonté de l’exécutif. Selon lui, une telle démarche devrait nécessairement respecter les procédures prévues par les textes en vigueur, notamment par le biais d’un passage devant l’Assemblée nationale et l’adoption d’une loi d’habilitation.

À travers cette sortie, Ousmane Sonko semble adresser un avertissement clair aux autorités exécutives. D’une part, il souligne que le président de la République ne dispose pas d’un pouvoir unilatéral pour modifier le calendrier des élections locales. D’autre part, il met en avant le rôle central de l’Assemblée nationale dans tout processus susceptible d’affecter l’organisation du scrutin.

Cette déclaration prend une dimension particulière dans le contexte politique actuel, marqué par des spéculations sur l’évolution des relations entre le chef du gouvernement et le président de la République. En insistant sur le poids institutionnel de la majorité parlementaire acquise à Pastef, Sonko rappelle que son camp dispose d’un levier déterminant dans l’adoption ou le rejet de toute initiative législative liée aux élections.

Au-delà de la question technique du report, cette intervention révèle également l’importance stratégique que revêtent les élections locales pour le parti au pouvoir. Considérées comme un test majeur de popularité et d’ancrage territorial, ces échéances constituent un enjeu politique de premier plan pour les différentes forces en présence.

En plaçant le débat sur le terrain du respect des procédures démocratiques et de l’équilibre des pouvoirs, Ousmane Sonko fait des élections locales un nouveau sujet de confrontation politique. Une position qui laisse présager de vifs débats dans les mois à venir autour du calendrier électoral et des rapports entre les principales institutions de l’État.

Kaolack : Takku Wallu Sénégal exige la libération immédiate de Pape Malick Ndour

Les responsables de la coalition Takku Wallu Sénégal des départements de Kaolack, Guinguinéo et Nioro du Rip ont tenu, ce dimanche, un point de presse conjoint à la Chambre de commerce de Kaolack pour réclamer la libération immédiate et sans condition de Pape Malick Ndour, ancien ministre de la Jeunesse et responsable politique de premier plan au sein de l’opposition.

Face à la presse, Aïssatou Ndiaye, maire de la commune de Ndiaffate, et ses camarades ont dénoncé ce qu’ils qualifient de « détention arbitraire » de l’ancien coordonnateur du Programme des Domaines Agricoles Communautaires (PRODAC). Ils estiment que cette situation constitue une atteinte aux libertés démocratiques et à l’État de droit.

Les responsables départementaux de la coalition ont exprimé leur solidarité totale à l’endroit de Pape Malick Ndour, qu’ils présentent comme un homme politique engagé et un acteur majeur du développement local, notamment dans le département de Guinguinéo. Ils ont également appelé les militants et sympathisants à rester mobilisés dans le respect des lois et règlements de la République.

Selon les porte-parole de la coalition, l’incarcération de leur responsable intervient dans un contexte marqué par de nombreuses interrogations sur l’indépendance de la justice. Ils ont ainsi invité les autorités compétentes à garantir un traitement équitable du dossier et à préserver les principes fondamentaux de la démocratie sénégalaise.

Les responsables de Takku Wallu Sénégal ont par ailleurs mis en garde contre toute forme d’instrumentalisation des procédures judiciaires à des fins politiques. Ils ont réaffirmé leur détermination à poursuivre leur combat pour la défense des libertés individuelles et collectives.

Au terme de la rencontre, la coalition a lancé un appel aux forces vives de la Nation, aux organisations de défense des droits humains ainsi qu’à l’opinion publique nationale et internationale afin qu’elles se mobilisent pour obtenir la libération de Pape Malick Ndour.

Selon Mme Ndiaye, cette sortie médiatique s’inscrit dans une série d’actions entreprises par les responsables et sympathisants de l’ancien ministre depuis son placement en détention à la suite des décisions judiciaires intervenues dans le cadre de l’affaire liée au PRODAC.

Les responsables de Takku Wallu Sénégal ont enfin annoncé de nouvelles initiatives dans les prochains jours afin de maintenir la mobilisation et de poursuivre leur plaidoyer en faveur de la libération de leur camarade.

Le Sénégal célèbre sa relève : Diomaye Faye reçoit les champions d’Afrique U17 et U15 au Palais

Le football sénégalais s’apprête à vivre un nouveau moment de reconnaissance nationale. La Fédération Sénégalaise de Football (FSF) a annoncé que les sélections nationales U17 et U15 seront reçues en audience par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, ce lundi 8 juin 2026 à 18 heures au Palais de la République.

Cette réception officielle intervient à la suite des performances remarquables réalisées par les jeunes sélections sénégalaises sur la scène continentale, confirmant une nouvelle fois la place de référence qu’occupe le Sénégal dans le football africain de jeunes.

Les Lionceaux U17 ont récemment inscrit une nouvelle page glorieuse dans l’histoire du football national en remportant la Coupe d’Afrique des Nations U17. Sacrés le 2 juin dernier au Maroc, les protégés du staff technique sénégalais ont fait preuve d’un remarquable mental tout au long de la compétition. En finale, ils ont été opposés à une solide équipe tanzanienne dans une rencontre particulièrement disputée. À l’issue du temps réglementaire, les deux formations étaient à égalité (1-1), obligeant les finalistes à se départager lors de la séance des tirs au but. Plus sereins et efficaces dans cet exercice, les jeunes Sénégalais se sont imposés par 4 tirs au but à 2, offrant ainsi au pays un nouveau trophée continental.

Ce sacre est venu couronner plusieurs semaines d’efforts et de travail, mais également confirmer la qualité de la formation sénégalaise qui continue de produire des générations compétitives capables de rivaliser avec les meilleures nations africaines.

Quelques semaines auparavant, une autre sélection nationale de jeunes avait déjà porté haut les couleurs du drapeau sénégalais. Les Lionceaux U15 avaient en effet remporté le Championnat africain de football scolaire après une finale haletante disputée le 10 avril dernier à Harare, au Zimbabwe. Face à l’Ouganda, les jeunes Sénégalais avaient dû puiser dans leurs ressources pour décrocher le titre. Après un match très équilibré, la décision s’était également jouée aux tirs au but, avec une victoire sénégalaise sur le score de 5 tirs au but à 4.

Ces deux succès continentaux témoignent de la vitalité du football de base au Sénégal et des investissements consentis depuis plusieurs années dans la détection, la formation et l’encadrement des jeunes talents. Ils illustrent également la continuité des résultats obtenus par les différentes catégories nationales, dans un pays qui s’est imposé ces dernières années comme l’une des grandes puissances du football africain.

En recevant les deux équipes au Palais de la République, le chef de l’État entend saluer leurs performances exceptionnelles et rendre hommage à l’ensemble des acteurs qui contribuent au développement du football sénégalais, des centres de formation aux encadreurs techniques, en passant par les dirigeants sportifs et les familles des jeunes champions.

Cette audience présidentielle sera ainsi l’occasion pour la Nation de célébrer une génération prometteuse qui nourrit déjà les espoirs du football sénégalais pour les années à venir.

Sénégal : le gouvernement anticipe le paiement de sa dette extérieure pour rassurer les marchés avant le retour du FMI

Le Sénégal a franchi une nouvelle étape dans sa stratégie de restauration de la confiance des investisseurs internationaux en procédant au règlement anticipé de deux coupons sur ses obligations souveraines en devises étrangères. Selon des informations rapportées par Bloomberg et confirmées par des sources proches du dossier, l’État sénégalais a versé vendredi 53,75 millions d’euros au titre de ses obligations libellées en euros arrivant à échéance en 2037, ainsi que 38,8 millions de dollars sur ses obligations en dollars. Ces paiements ont été effectués avant leur date d’exigibilité.

Cette décision intervient dans un contexte économique particulièrement sensible, marqué par une surveillance accrue des marchés financiers et l’attente d’une mission du Fonds monétaire international (FMI), annoncée à Dakar avant la fin du mois de juin. Les autorités sénégalaises espèrent relancer le programme de coopération financière suspendu en 2024 à la suite de la révélation d’importantes dettes non déclarées héritées de l’administration précédente.

Selon les estimations publiées à l’époque, près de 7 milliards de dollars d’engagements financiers n’avaient pas été intégrés dans les comptes officiels de l’État. Parmi eux figuraient environ 5 milliards de dollars de prêts extérieurs. Cette situation avait provoqué une onde de choc auprès des partenaires financiers du Sénégal et conduit le FMI à suspendre son programme d’appui en attendant une clarification complète de la situation budgétaire et de l’endettement public.

Face à cette crise de confiance, le gouvernement a multiplié les initiatives destinées à démontrer sa capacité à respecter ses engagements financiers. Le paiement anticipé annoncé cette semaine s’inscrit dans cette logique. Il constitue un signal adressé aussi bien aux créanciers qu’aux investisseurs internationaux, alors que le pays cherche à consolider sa réputation sur les marchés de capitaux.

Ce n’est d’ailleurs pas la première opération du genre. En mars dernier, les autorités sénégalaises avaient déjà procédé au remboursement anticipé de plusieurs échéances importantes. La Banque centrale avait alors transféré 380 millions d’euros aux détenteurs d’euro-obligations arrivant à maturité en 2028, ainsi que 33 millions de dollars aux porteurs d’obligations en dollars échéant en 2048. Dans le même temps, le principal d’une dette extérieure représentant plusieurs centaines de millions de dollars avait également été réglé avant son échéance, permettant d’éviter toute inquiétude sur la capacité du pays à honorer ses obligations.

Cette politique de paiement anticipé vise à préserver la crédibilité financière du Sénégal à un moment où les conditions de financement sur les marchés internationaux sont devenues plus exigeantes. Les investisseurs suivent avec attention l’évolution des indicateurs macroéconomiques du pays, notamment après les révisions des données budgétaires et de dette publique intervenues ces deux dernières années.

Malgré ces efforts, plusieurs cabinets d’analyse économique restent prudents quant aux perspectives financières du pays. Les experts estiment que la soutenabilité de la dette sénégalaise dépendra largement de la capacité du gouvernement à mobiliser de nouvelles ressources. Les revenus attendus de l’exploitation des hydrocarbures constituent à cet égard un facteur déterminant.

Les projets pétroliers et gaziers de Sangomar et Greater Tortue Ahmeyim sont présentés comme des leviers majeurs pour renforcer les recettes publiques et soutenir les réserves en devises. Toutefois, de nombreux observateurs considèrent que ces ressources, bien qu’importantes, ne suffiront pas à elles seules à absorber les importantes échéances de remboursement prévues entre 2026 et 2028, période souvent décrite comme un véritable « mur de la dette » pour les finances publiques sénégalaises.

Dans ce contexte, l’obtention d’un nouvel accord avec le FMI apparaît comme une priorité stratégique pour les autorités. Un tel accord permettrait non seulement de débloquer des financements concessionnels, mais également de servir de gage de confiance auprès des autres bailleurs de fonds internationaux et des marchés financiers.

Les discussions à venir devraient toutefois être exigeantes. Les réformes généralement associées aux programmes du FMI portent notamment sur la réduction du déficit budgétaire, la rationalisation des dépenses publiques, la réforme des subventions et l’élargissement de l’assiette fiscale. Autant de mesures susceptibles de générer des tensions sociales dans un contexte où les attentes des populations en matière d’emploi, de pouvoir d’achat et d’amélioration des conditions de vie demeurent élevées.

À quelques semaines des négociations décisives avec les équipes du FMI, le gouvernement sénégalais semble ainsi vouloir envoyer un message clair : malgré les difficultés héritées du passé et les défis budgétaires actuels, le pays entend continuer à honorer ses engagements financiers et préserver sa crédibilité sur la scène économique internationale. Reste à savoir si cette démonstration de discipline budgétaire suffira à convaincre durablement les partenaires financiers et à ouvrir la voie à un nouveau programme d’accompagnement du Fonds monétaire international.

Ousmane Sonko réélu à la tête de Pastef : « Rien en dehors de ce socle ne peut représenter le parti »

Réélu ce samedi à la présidence de PASTEF-Les Patriotes lors du congrès extraordinaire organisé au Centre des expositions de Diamniadio, Ousmane Sonko a profité de son discours de clôture pour réaffirmer son autorité sur la formation politique et adresser un message sans ambiguïté aux militants, responsables et sympathisants qui pourraient être tentés de s’éloigner de la ligne du parti.

Devant plusieurs centaines de délégués venus des différentes régions du Sénégal et de la diaspora, le leader de Pastef a rappelé que le projet politique porté par son mouvement repose avant tout sur une vision collective et non sur des ambitions personnelles. Dans une intervention marquée par un ton ferme, il a insisté sur le fait que la dynamique qui a conduit son parti au pouvoir est le fruit d’un engagement militant construit autour d’idéaux communs et d’une organisation structurée.

« La révolution n’a jamais été bâtie sur la base de trajectoires individuelles. Tout ce qui se trouve en dehors de ce socle de Pastef ici présent ne saurait, en aucune manière, représenter le parti », a déclaré Ousmane Sonko sous les applaudissements des congressistes.

À travers cette déclaration, le président réélu de Pastef semble vouloir mettre en garde contre toute tentative de récupération politique, de dissidence ou de prise de position individuelle susceptible d’être assimilée à la ligne officielle du parti. Le message intervient dans un contexte où la formation politique, désormais au pouvoir, est confrontée à de nouveaux défis liés à l’exercice des responsabilités étatiques et à la gestion de ses équilibres internes.

Ousmane Sonko a également souligné la nécessité de préserver l’unité du mouvement, qu’il considère comme un élément essentiel pour poursuivre les réformes engagées depuis l’accession au pouvoir du président Bassirou Diomaye Faye. Selon lui, la force de Pastef réside dans sa cohésion, sa discipline organisationnelle et sa fidélité aux principes qui ont guidé son combat politique depuis sa création.

Cette réélection à la tête du parti intervient à l’issue d’un congrès extraordinaire présenté par les dirigeants comme une étape majeure de refondation organisationnelle et idéologique. Les travaux ont permis d’examiner les perspectives d’évolution du mouvement, son fonctionnement interne ainsi que les orientations politiques devant accompagner son action dans les prochaines années.

Touba : Bassirou Diomaye Faye présente les condoléances de la Nation après le décès de Serigne Cheikh Saliou Mbacké

Au lendemain du rappel à Dieu de Serigne Cheikh Saliou Mbacké, fils aîné et khalife de feu Serigne Saliou Mbacké, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, s’est rendu ce samedi à Touba pour présenter les condoléances de la Nation à la famille du défunt et à l’ensemble de la communauté mouride. Il était accompagné de la Première Dame, Absa Faye, ainsi que d’une importante délégation officielle.

Cette visite, placée sous le signe du recueillement et de la solidarité nationale, intervient quelques jours après le décès de Serigne Cheikh Saliou Mbacké survenu le 29 mai 2026 à Khelcom. Figure respectée de la confrérie mouride, il était reconnu pour son engagement en faveur de l’enseignement coranique, de l’encadrement spirituel des disciples et du développement des activités agricoles héritées de son père.

Le chef de l’État a d’abord été reçu par le Khalife général des mourides, Serigne Mountakha Bassirou Mbacké. À cette occasion, il a exprimé sa profonde compassion à l’endroit de la famille religieuse et salué la mémoire d’un homme dont la vie fut consacrée à la transmission des valeurs de l’islam, à la formation religieuse et au service de la communauté. Le président a souligné que la disparition de Serigne Cheikh Saliou Mbacké représente une perte importante non seulement pour la confrérie mouride, mais également pour l’ensemble de la Oummah islamique.

S’exprimant au nom du Khalife général, Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre a salué le déplacement du chef de l’État et l’attention portée par les autorités à cette période de deuil. Il a formulé des prières pour le repos éternel de l’âme du défunt, tout en invoquant la paix, la stabilité et la prospérité pour le Sénégal.

La délégation présidentielle s’est ensuite rendue à Keur Serigne Saliou Mbacké où elle a été reçue par Serigne Bassirou Mbacké, récemment désigné khalife de la famille de feu Serigne Saliou Mbacké. Le président de la République lui a renouvelé ses condoléances ainsi que celles du peuple sénégalais, rappelant le rôle majeur joué par le disparu dans la préservation des valeurs religieuses, éducatives et sociales de la confrérie.

Le chef de l’État a également tenu à se rendre au domicile du défunt afin de partager directement la douleur de ses proches. Ce moment d’échanges avec la famille a permis de réaffirmer les liens historiques entre l’État et les différentes familles religieuses du pays, dans un esprit de respect mutuel et de cohésion nationale.

À travers cette visite, les autorités sénégalaises ont voulu rendre hommage à l’héritage laissé par Serigne Cheikh Saliou Mbacké, dont l’œuvre spirituelle, éducative et agricole continue de marquer durablement la communauté mouride. Son engagement au service des disciples et son attachement aux enseignements de Cheikh Ahmadou Bamba demeurent largement salués au sein de la confrérie.

Kaolack célèbre l’excellence scientifique : 34 élèves distingués pour leurs performances en sciences et mathématiques

Kaolack a vibré ce samedi au rythme de l’excellence académique. Dans la salle de délibération de la mairie, l’Inspection d’Académie a organisé une cérémonie de distinction en l’honneur des lauréats des concours Miss Sciences, Prince Sciences, Miss Maths et Prince Maths. Au total, 34 élèves issus des différents établissements de la région ont été récompensés pour leurs résultats remarquables dans les disciplines scientifiques et mathématiques.

Placée sous le thème « L’excellence scientifique, une lumière pour l’avenir », cette manifestation a réuni un large éventail d’acteurs du système éducatif, notamment des autorités académiques, des enseignants, des parents d’élèves, des partenaires de l’école ainsi que des représentants des forces de défense et de sécurité. Tous ont répondu présents pour encourager les jeunes talents et promouvoir les filières scientifiques auprès des apprenants.

Cette édition a bénéficié du soutien de plusieurs personnalités choisies comme parrains et marraines des différents concours. Le Colonel Massamba Thiam, commandant de la Zone militaire n°3, a accompagné les lauréats du Prince Sciences. Le Médecin Lieutenant Alimatou Sadiya Lo a parrainé les distinctions de Miss Sciences, tandis que Diégane Wane Ly, coordonnatrice du PF2E, et Bassirou Diouf, Directeur général du CNQP, ont respectivement soutenu les concours Miss Maths et Prince Maths.

Dans son allocution, l’Inspecteur d’Académie de Kaolack, Samba Diakhaté, a mis en avant le rôle déterminant des sciences et des mathématiques dans la formation des jeunes et dans le développement du pays. Il a souligné que la maîtrise de ces disciplines constitue un levier majeur pour améliorer les performances scolaires et favoriser l’émergence de vocations scientifiques.

Selon lui, cette initiative s’inscrit dans les orientations nationales visant à renforcer l’attractivité des filières scientifiques et technologiques, considérées comme essentielles pour accompagner les ambitions de développement économique et social du Sénégal. Il a également insisté sur la portée symbolique de cette distinction, destinée à faire des lauréats des exemples de réussite capables d’inspirer leurs camarades.

L’Inspecteur d’Académie a par ailleurs rappelé que la sélection des élèves distingués répondait à des critères rigoureux. Seuls les apprenants ayant obtenu une moyenne générale égale ou supérieure à 14 sur 20 ont été retenus pour cette édition, traduisant ainsi la volonté de récompenser les performances académiques les plus élevées.

Au fil des années, les concours Miss Maths et Miss Sciences se sont imposés comme des rendez-vous importants dans la promotion de l’excellence scolaire. Ils ont notamment contribué à encourager davantage de jeunes filles à s’orienter vers les disciplines scientifiques. L’innovation majeure de cette édition réside dans l’introduction des distinctions Prince Maths et Prince Sciences, une initiative qui élargit désormais la reconnaissance aux garçons et renforce la valorisation de l’ensemble des élèves brillants dans ces domaines.

Prenant successivement la parole, les parrains et marraines ont adressé des messages d’encouragement aux lauréats. Ils les ont invités à poursuivre leurs efforts, à cultiver la discipline, la persévérance et le sens du travail bien fait. Ils ont également insisté sur l’importance de maintenir leur engagement dans les études scientifiques afin de devenir, demain, des acteurs du progrès et du développement national.

Au-delà de la remise des récompenses, cette cérémonie s’est affirmée comme un véritable plaidoyer en faveur de la culture de l’excellence. À travers cette initiative, l’Inspection d’Académie de Kaolack entend continuer à promouvoir les sciences et les mathématiques comme des voies privilégiées de réussite individuelle et de transformation collective, tout en suscitant chez les jeunes un intérêt accru pour les métiers de l’innovation, de la recherche et de la technologie.

Congrès extraordinaire de Pastef : l’heure de la refondation pour le parti au pouvoir

Le Centre international de conférences Abdou Diouf (CICAD) de Diamniadio a accueilli, ce samedi, le congrès extraordinaire de Pastef-Les Patriotes, une rencontre politique d’envergure qui marque une étape décisive dans l’histoire du parti depuis son accession au pouvoir en 2024. Près de 1 200 délégués venus des quatorze régions du Sénégal ainsi que de la diaspora ont répondu à l’appel pour participer à ce rendez-vous présenté par les responsables du mouvement comme un moment de refondation organisationnelle et idéologique.

Dans une atmosphère mêlant ferveur militante et enjeux stratégiques, les congressistes se sont réunis pour réfléchir à l’avenir du parti, renouveler ses instances dirigeantes et définir les orientations qui devront guider son action dans les années à venir. L’élection d’un président du parti, dont le discours était particulièrement attendu, constituait l’un des temps forts de cette journée historique.

Ouvrant les travaux, le premier vice-président de Pastef, Birame Souleye Diop, a insisté sur la portée exceptionnelle de l’événement. Devant les délégués, il a souligné que le parti se trouvait à un tournant de son histoire, appelant les militants à mesurer la responsabilité qui leur incombe dans la construction de cette nouvelle étape politique.

Au-delà des questions statutaires, le congrès s’est voulu un espace de réflexion sur les défis auxquels est confronté un mouvement passé de l’opposition à l’exercice du pouvoir. Cette problématique a été au cœur du texte d’orientation politique présenté par le secrétaire général adjoint, Moustapha Njeck Sarré.

Structuré autour de neuf axes majeurs, ce document stratégique pose un diagnostic clair sur les risques auxquels peut être confrontée toute formation politique arrivée aux responsabilités. Selon ses rédacteurs, l’histoire politique démontre que les victoires électorales ne garantissent pas à elles seules la réalisation d’un projet de transformation sociale. Sans vision claire, sans cohérence organisationnelle et sans capacité d’adaptation, un mouvement peut voir ses ambitions s’éroder au contact des contraintes du pouvoir.

Le texte met ainsi en garde contre les dangers de la dilution idéologique, de la fragmentation interne et de la perte progressive de la dynamique militante. Face à ces risques, il propose une consolidation doctrinale articulée autour de quatre piliers fondamentaux : la souveraineté populaire, la justice sociale, le panafricanisme et la transformation démocratique.

Les responsables du parti y réaffirment leur volonté de construire un modèle de gouvernance qui se distingue à la fois des logiques néolibérales et des tentations autoritaires. Ils défendent la vision d’un État stratège, capable d’accompagner les transformations économiques et sociales tout en garantissant la participation active des citoyens. Dans cette approche, le peuple est considéré non comme un simple bénéficiaire des politiques publiques, mais comme l’acteur central du changement.

Les débats ont également accordé une place importante à la question du leadership féminin. Lors d’un panel consacré à la transformation systémique, Maïmouna Dieye a plaidé pour une implication plus forte des femmes dans les processus de décision et de développement. Selon elle, les femmes ne doivent plus être considérées comme de simples participantes aux politiques publiques, mais comme des forces motrices capables d’impulser les transformations nécessaires au progrès économique et social.

Au fil de la journée, l’affluence et l’enthousiasme des militants ont témoigné de l’importance accordée à ce rendez-vous. Des délégations venues notamment de Ziguinchor, Matam, Tambacounda, Saint-Louis et d’autres localités du pays ont partagé l’espace avec des représentants de la diaspora établis en Europe, en Amérique et dans plusieurs pays africains.

Dans les couloirs comme dans la grande salle du congrès, les discussions ont porté sur les défis de la gouvernance, les attentes des populations et la nécessité pour le parti de préserver son identité politique tout en assumant les responsabilités de l’État. Beaucoup de militants considèrent ce congrès comme le point de départ d’une nouvelle phase de maturation pour le mouvement.

À travers cette rencontre, Pastef cherche avant tout à répondre à une interrogation fondamentale : comment transformer l’élan militant qui a porté le parti au pouvoir en une capacité durable à gouverner et à produire des changements concrets dans la société sénégalaise ?

Le message central porté par les dirigeants est clair : la pérennité du projet politique dépendra de la solidité de l’organisation, de la clarté de la vision et de la cohérence de l’action. Une ambition résumée dans la formule mise en avant tout au long des travaux : sans organisation, la transformation se disperse ; sans vision, l’action se perd ; sans cohérence, la confiance disparaît.

Touba : Diomaye Faye présente ses condoléances au khalife général des mourides et salue l’héritage de Serigne Cheikh Saliou Mbacké

En visite à Touba ce samedi, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, accompagné de la Première dame, Absa Faye, a présenté ses condoléances au khalife général des mourides, Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre, à la suite du décès de Serigne Cheikh Saliou Mbacké.

Dans une atmosphère empreinte d’émotion et de recueillement, le chef de l’État a exprimé sa profonde tristesse face à la disparition de cette figure religieuse majeure, soulignant la portée nationale et internationale de cette perte pour la communauté musulmane.

S’adressant au khalife général, Bassirou Diomaye Faye a rappelé les relations de confiance et d’estime qu’il entretient avec lui. Il a notamment évoqué son souhait de longue date de pouvoir échanger plus largement avec le guide religieux sur plusieurs questions d’intérêt national. À défaut de cette rencontre, le président a indiqué avoir bénéficié de nombreux échanges téléphoniques ces derniers jours, lesquels lui ont permis, selon ses propos, de recevoir des conseils précieux qui lui ont été d’une grande utilité dans l’exercice de ses responsabilités.

Le chef de l’État a regretté que cette visite intervienne dans un contexte de deuil, estimant que la disparition de Serigne Cheikh Saliou Mbacké dépasse le cadre de la confrérie mouride. Pour lui, c’est l’ensemble de la Oumma islamique qui est touchée par cette perte.

Au nom de la Nation sénégalaise, le président de la République a présenté ses condoléances au khalife général des mourides ainsi qu’à l’ensemble de la famille de Serigne Cheikh Saliou Mbacké. Il a également formulé des prières pour le repos de l’âme du défunt et pour la santé ainsi que la longévité du khalife général.

Prise de fonction : Mouhamadou Makhtar Cissé affiche ses priorités à l’Intérieur et promet une administration proche des citoyens

Le nouveau ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Mouhamadou Makhtar Cissé, a officiellement pris ses fonctions et dévoilé les grandes orientations de son action. Dans un message publié sur le réseau social X, il a exprimé sa gratitude aux plus hautes autorités du pays tout en traçant les contours de sa mission à la tête d’un département stratégique pour la stabilité nationale.

Le ministre a d’abord remercié le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, ainsi que le Premier ministre, Ahmadou Al Aminou Lô, pour la confiance placée en sa personne. Il a qualifié cette nomination d’« honneur », réaffirmant son engagement à servir l’État et les citoyens avec responsabilité.

Dans sa déclaration, Mouhamadou Makhtar Cissé a insisté sur la nécessité de garantir la sécurité des personnes et des biens tout en préservant les libertés publiques. Il a indiqué que son action s’inscrira dans le respect strict de la légalité, affirmant qu’il ne demandera jamais aux forces de défense et de sécurité d’accomplir des actes contraires aux dispositions de la loi.

Cette prise de position intervient dans un contexte où les questions relatives à la gouvernance sécuritaire, à la protection des droits fondamentaux et au maintien de la cohésion sociale occupent une place importante dans le débat public. Le nouveau ministre entend ainsi concilier efficacité dans la lutte contre l’insécurité et respect des principes démocratiques.

Mouhamadou Makhtar Cissé a également placé la proximité avec les populations au cœur de son mandat. Il a promis une administration davantage à l’écoute des citoyens et présente sur l’ensemble du territoire national. Cette orientation vise notamment à renforcer le lien entre les services de l’État et les populations, en favorisant une meilleure prise en compte des préoccupations locales.

« Aveux signés, datés et envoyés » : Bachir Fofana enquête sur un marché d’électrification rurale de 92 milliards FCFA

Le journaliste et analyste politique Bachir Fofana s’apprête à publier un ouvrage d’investigation qui suscite déjà un vif intérêt dans les milieux médiatiques et politiques sénégalais. Intitulé Aveux signés, datés et envoyés, le livre paraîtra le 12 juin 2026 aux Éditions Le Quotidien et propose une plongée approfondie dans l’un des dossiers les plus controversés du secteur de l’électrification rurale au Sénégal.

À travers plusieurs mois de recherches et d’analyses documentaires, l’auteur s’intéresse à un marché public évalué à 92 milliards de francs CFA, destiné à l’électrification de 1 740 villages à travers le pays. Selon les éléments présentés dans l’ouvrage, 37 milliards de francs CFA auraient déjà été décaissés alors que, à la date du 19 décembre 2025, seuls 25 villages auraient effectivement bénéficié d’une électrification.

L’enquête repose essentiellement sur l’exploitation de documents administratifs, de correspondances officielles, de décisions de justice, de rapports d’organes de contrôle ainsi que de déclarations publiques. Une méthodologie que l’auteur présente comme une garantie de rigueur et d’objectivité, loin des affrontements politiques et des accusations non étayées.

Au cœur du livre figure l’examen des relations entre l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER), la société AEE Power EPC et sa filiale AEE Power Sénégal. Selon Bachir Fofana, plusieurs anomalies auraient jalonné l’exécution du projet. L’ouvrage évoque notamment l’émission présumée de garanties financières dans des conditions qui pourraient être contraires à certaines dispositions du Code CIMA, ainsi que des décaissements importants dont les réalisations sur le terrain ne seraient pas à la hauteur des montants engagés.

L’auteur met également en lumière ce qu’il considère comme de profondes incohérences dans la gestion institutionnelle du dossier. Entre les différents ministères concernés, les agences publiques, les organismes de régulation et les partenaires financiers, les responsabilités apparaissent dispersées, rendant difficile l’identification des décideurs et des mécanismes ayant conduit à cette situation.

Selon l’analyse développée dans l’ouvrage, cette affaire aurait progressivement fragilisé la confiance entre l’État du Sénégal et plusieurs partenaires financiers internationaux. Pendant ce temps, des centaines de localités initialement bénéficiaires du programme continueraient d’attendre l’accès à l’électricité, pourtant présenté comme un levier essentiel du développement économique et social.

Au-delà de la seule dimension financière, « Aveux signés, datés et envoyés » se présente comme une réflexion plus large sur les limites de la gouvernance publique. Le livre s’interroge sur la manière dont certaines procédures administratives peuvent parfois devenir des mécanismes de dilution des responsabilités. Il analyse également le rôle de la communication institutionnelle dans la gestion des crises et la manière dont les informations officielles peuvent, selon l’auteur, contribuer à entretenir l’opacité plutôt qu’à favoriser la transparence.

Dans l’ouvrage, Bachir Fofana affirme que sa démarche ne vise ni à désigner des coupables ni à alimenter des polémiques. Il explique vouloir apporter des éléments factuels à un débat d’intérêt public, estimant que les citoyens ont le droit de comprendre comment sont utilisés les fonds publics et d’obtenir des réponses lorsque les résultats attendus ne sont pas au rendez-vous.

Connu pour ses chroniques au sein du journal Le Quotidien et ses interventions régulières dans plusieurs émissions de télévision, notamment Ndoumbélane sur SenTv, Bachir Fofana dispose également d’une expérience professionnelle dans le secteur énergétique. Cette double compétence, à la fois journalistique et technique, nourrit l’approche adoptée dans cet ouvrage, qui entend décrypter les rouages administratifs, financiers et institutionnels d’un dossier complexe.

L’ouvrage sera disponible à partir du 12 juin 2026 dans les librairies L’Harmattan, Clairafrique et 4 Vents. Sa sortie est attendue comme une contribution majeure au débat sur la transparence, la reddition des comptes et la gestion des grands projets publics au Sénégal.

Kaffrine : le président du CNCR et de Coprosem Kahi salue la nomination du nouveau ministre de l’Agriculture

Le président du Conseil national de concertation et de coopération des ruraux (CNCR), également président de la coopérative Coprosem de Kahi, Aliou Diaw, a salué la nomination du Dr Cheikh Oumar Ba à la tête du ministère de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, estimant qu’il s’agit de « l’homme qu’il faut à la place qu’il faut ».

« C’est un homme du sérail qui maîtrise parfaitement le secteur agricole. Il dispose également d’une dimension internationale qui constitue un atout important pour relever les défis du monde rural », a-t-il soutenu.

Selon M. Diaw, le nouveau ministre possède une solide expérience acquise à travers les différentes responsabilités qu’il a exercées au cours de sa carrière.

« Il a dirigé l’Initiative prospective agricole et rurale (IPAR) et a assuré une excellente coordination des travaux relatifs aux assises de la Loi d’orientation agro-sylvo-pastorale. Il a aussi beaucoup travaillé sur les questions foncières, qui demeurent un enjeu majeur pour le développement de notre agriculture », a-t-il ajouté.

Le président du CNCR a exprimé sa confiance dans la capacité du Dr Cheikh Oumar Ba à conduire les réformes nécessaires pour renforcer la souveraineté alimentaire du Sénégal.

« Si l’ensemble des acteurs l’accompagne, il pourra réussir sa mission. Nous sommes prêts, en tant qu’organisation paysanne, à lui apporter tout notre soutien pour l’atteinte des objectifs fixés », a-t-il assuré.

Aliou Diaw s’est enfin dit convaincu que les compétences et l’expérience du nouveau ministre permettront d’obtenir des résultats significatifs au bénéfice des producteurs et du monde rural sénégalais.

Diplomatie religieuse : Cheikh Baba de retour en Algérie pour une nouvelle mission

Après avoir accompagné le Khalife général de Médina Baye, Cheikh Mahi Ibrahima Niass, lors de sa récente tournée en Algérie, Cheikh Baba a repris le chemin de ce pays pour y accomplir une nouvelle mission à caractère religieux et diplomatique.

Cette visite s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations fraternelles et spirituelles qui unissent depuis plusieurs décennies le Sénégal et l’Algérie, notamment à travers les échanges entre les autorités religieuses des deux nations.

Selon des sources proches de la mission, le séjour de Cheikh Baba devrait contribuer à consolider les liens de coopération entre les communautés religieuses sénégalaises et algériennes, tout en promouvant les valeurs de paix, de dialogue et de fraternité prônées par l’islam.

Lors de la précédente visite conduite par le Khalife général de Médina Baye, plusieurs rencontres de haut niveau avaient été organisées avec des autorités administratives, religieuses et culturelles algériennes. Ces échanges avaient mis en lumière l’excellence des relations entre les deux peuples ainsi que le rôle majeur joué par la Fayda Tidjaniya dans le rapprochement des communautés musulmanes.

À travers cette nouvelle mission, Cheikh Baba entend poursuivre cette dynamique de coopération spirituelle et de rayonnement des enseignements de Cheikh Ibrahim Niass, dont l’influence continue de s’étendre bien au-delà des frontières du Sénégal.

Cette initiative est également perçue comme une contribution au renforcement de la diplomatie religieuse, devenue un levier important dans la consolidation des relations entre les nations africaines et le monde musulman.

Bassirou Diomaye Faye attendu auprès de la famille de Serigne Saliou Mbacké pour présenter les condoléances de la Nation

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, est attendu ce samedi à Touba pour une visite de condoléances à la famille de Serigne Saliou Mbacké, à la suite du rappel à Dieu de Serigne Cheikh Saliou Mbacké. Ce déplacement du chef de l’État s’inscrit dans le cadre des hommages rendus à cette personnalité religieuse dont la disparition a profondément ému la communauté mouride ainsi que de nombreux fidèles à travers le Sénégal.

À son arrivée dans la cité religieuse, le président de la République devrait être reçu par les membres de la famille du défunt ainsi que plusieurs autorités religieuses. Cette visite sera l’occasion pour Bassirou Diomaye Faye de transmettre les condoléances du peuple sénégalais et d’exprimer la solidarité de la Nation envers les proches de Serigne Cheikh Saliou Mbacké en cette période de deuil.

La disparition de Serigne Cheikh Saliou Mbacké a suscité une vague d’émotion dans les différentes communautés religieuses du pays. De nombreux responsables religieux, autorités administratives, personnalités politiques et fidèles ont salué la mémoire d’un homme reconnu pour son engagement spirituel, son attachement aux enseignements de la confrérie mouride et son influence au sein de la communauté.

Depuis l’annonce de son décès, les témoignages de compassion et de recueillement se multiplient à Touba, où de nombreux fidèles affluent pour présenter leurs condoléances à la famille éplorée. La visite du chef de l’État revêt ainsi une portée symbolique importante, traduisant la proximité des institutions de la République avec les familles religieuses et les guides spirituels qui occupent une place centrale dans la vie sociale et culturelle du Sénégal.

Affaire de transmission volontaire du VIH à Linguère : un étudiant en médecine livre des aveux troublants devant les enquêteurs

L’enquête judiciaire qui secoue actuellement Linguère a connu un nouveau développement avec le placement sous mandat de dépôt de M. S. A. Diédhiou, étudiant en troisième année de médecine à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD). Inculpé pour association de malfaiteurs, actes contre nature et transmission volontaire du VIH, le jeune homme a été placé en détention par le juge du premier cabinet de Linguère dans le cadre d’un dossier aux multiples ramifications.

Selon les informations rapportées par le journal Libération, le mis en cause a livré aux enquêteurs un récit détaillé de son parcours personnel et de ses relations présumées avec plusieurs personnes déjà citées dans cette affaire. Lors de ses auditions, il s’est présenté comme étant à la fois « Woubi et Yoss », des termes utilisés dans certains milieux pour désigner des rôles au sein de relations homosexuelles.

Face aux enquêteurs, l’étudiant a expliqué que son histoire remonterait à l’année 2015, alors qu’il était élève en classe de CM2. Il affirme avoir été victime, à cette époque, d’attouchements sexuels commis par un oncle à Mbacké. Selon ses déclarations, cet épisode aurait marqué le début d’un parcours qui l’aurait progressivement conduit à fréquenter différents réseaux et à entretenir plusieurs relations au fil des années.

Toujours selon le quotidien, il a désigné A. L. Dia comme son « mentor et partenaire officiel ». Cette personne, dont les déclarations auraient également contribué à l’avancement de l’enquête visant Ndiaga Seck, aurait entretenu avec lui une relation suivie pendant plusieurs années. L’étudiant a déclaré que leur dernier rapport sexuel remonterait au mois de février 2026. Il a également reconnu avoir eu connaissance de sa séropositivité au VIH durant cette période, un élément qui constitue l’un des aspects centraux des poursuites engagées contre lui.

Au cours de son audition, M. S. A. Diédhiou a également cité plusieurs autres personnes avec lesquelles il affirme avoir entretenu des relations. Il évoque notamment un enseignant identifié sous les initiales S. Diop, déjà placé en détention dans le cadre de cette affaire. Selon ses déclarations, leur première relation sexuelle aurait eu lieu dans une salle de classe de l’école primaire Birame Seck de Linguère.

Le prévenu a également mentionné un autre enseignant basé à Ouakam avec lequel il affirme avoir entretenu des relations en 2024. Il a en outre cité un charretier répondant aux initiales A. Niang, actuellement détenu, ainsi qu’un militaire français prénommé Patrick qui aurait été affecté à la base militaire de Ouakam.

Concernant Ndiaga Seck, également connu sous le surnom de « Ndanane Seck », l’étudiant en médecine a rejeté toute relation intime avec lui. Il a expliqué aux enquêteurs que les fréquents déplacements de l’homme politique ne lui auraient pas permis d’entretenir une telle relation. Toutefois, il a reconnu avoir supprimé plusieurs échanges effectués sur Facebook après l’arrestation de ce dernier, affirmant avoir agi sous l’effet de la panique.

Cette tentative d’effacement n’aurait cependant pas entravé le travail des enquêteurs. D’après les éléments rapportés par Libération, les services d’enquête avaient déjà procédé à la récupération et à la sauvegarde intégrale des conversations numériques avant son interpellation. Ces données figureraient désormais parmi les éléments exploités dans le cadre de l’instruction en cours.

Congrès extraordinaire de Pastef : Birame Souleye Diop annonce un nouveau tournant dans l’histoire du parti

Le congrès extraordinaire de Pastef-Les Patriotes s’est ouvert ce samedi au Centre des expositions de Diamniadio dans une atmosphère de forte mobilisation politique. Devant près de 1 200 délégués venus des différentes régions du Sénégal ainsi que de la diaspora, le premier vice-président du parti, Birame Souleye Diop, a donné le coup d’envoi des travaux en insistant sur la portée historique de cette rencontre.

Prenant la parole devant une salle comble, il a d’abord salué la présence des militants, responsables et représentants de la diaspora, qu’il a qualifiée de symbole de l’ancrage national et international du parti. Selon lui, cette participation massive illustre non seulement l’attachement des militants aux idéaux de Pastef, mais également la vitalité d’un mouvement politique qui entend poursuivre sa transformation après son accession aux responsabilités de l’État.

Dans son discours d’ouverture, Birame Souleye Diop a souligné que ce congrès marque l’entrée du parti dans une nouvelle phase de son évolution. Il a présenté cette rencontre comme un moment décisif pour l’avenir de la formation politique, estimant que les décisions qui y seront prises contribueront à façonner durablement son organisation et son orientation stratégique.

« Aujourd’hui, le parti entre dans une nouvelle séquence », a-t-il déclaré devant les congressistes, les invitant à mesurer l’importance du rendez-vous. Pour le premier vice-président, les délégués réunis à Diamniadio participent à un moment qui dépassera le simple cadre d’un congrès ordinaire. « Vous êtes en train d’écrire une page importante de l’histoire politique du Sénégal », a-t-il affirmé.

Dans un ton mêlant solennité et mobilisation, il a exhorté les participants à faire preuve de responsabilité et d’engagement à la hauteur des attentes placées dans ce rassemblement. Il les a appelés à être « fiers » du chemin parcouru par le parti tout en demeurant « dignes » des valeurs et des sacrifices qui ont accompagné sa construction au fil des années.

Birame Souleye Diop a également insisté sur l’ambition de faire de Pastef une référence en matière d’organisation politique. Selon lui, les choix qui seront opérés lors de ce congrès devront permettre de consolider les acquis du parti et de renforcer son rôle dans la transformation politique du Sénégal. Il a ainsi placé les travaux sous le signe de la responsabilité collective, de la fidélité aux principes fondateurs et de la préparation des défis à venir.

Concluant son intervention, il a exprimé sa conviction que les générations futures retiendront ce rendez-vous comme un moment déterminant dans l’histoire de la formation politique. « Les générations se souviendront de ce choix de construire un parti modèle », a-t-il lancé, donnant ainsi le ton d’un congrès que Pastef présente comme une étape majeure de sa réorganisation et de son évolution dans le paysage politique sénégalais.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°749 – 06 ET 07/06/2026

🔴 IMPORTANTE ÉTAPE VERS LA LIBERTÉ TOTALE : BRACELET OFF POUR BADARA
🔴 L’AFFAIRE ASER – AEE POWER PREND UNE NOUVELLE DIMENSION JUDICIAIRE / DES SOUPÇONS D’ESCROQUERIE ET DE DÉTOURNEMENT CHANGENT LA DONNE : LA SECTION DES RECHERCHES ACTIVÉE

🔴 « SOUTENONS NOS LIONS » : L’APPEL DE DIOMAYE FAYE AUX SÉNÉGALAIS

Fusion au sein de Pastef : Ousmane Sonko appelle à l’ouverture et à la consolidation du parti

À l’occasion de la cérémonie marquant la fusion de plusieurs formations politiques au sein de Pastef, Ousmane Sonko a livré un discours à la fois empreint de reconnaissance envers les militants et porteur d’orientations stratégiques pour l’avenir du parti au pouvoir. Devant les responsables et sympathisants réunis pour l’événement, le leader de Pastef a insisté sur la nécessité de préserver l’esprit fondateur du mouvement tout en renforçant son ancrage politique à l’échelle nationale.

Rendant hommage aux militants de base, Ousmane Sonko a salué leur engagement constant et leur conception de l’action politique qu’il a qualifiée de « sacerdoce au service des populations ». Selon lui, la force de Pastef repose avant tout sur ces hommes et ces femmes qui, depuis les premières heures du mouvement, ont porté son projet politique malgré les difficultés et les épreuves traversées.

Le président du parti a également rappelé qu’il est à l’origine de l’appellation Pastef, un nom choisi pour refléter une ambition qui dépasse la seule conquête du pouvoir. Il a expliqué que cette formation a été pensée comme un cadre d’éducation politique et de transmission de valeurs, fondé sur le principe du « don de soi pour la patrie ». Une vision qui, d’après lui, a favorisé l’adhésion massive de nombreux jeunes, de membres de la diaspora ainsi que de diverses catégories socioprofessionnelles à travers le Sénégal et à l’étranger.

Toutefois, au-delà des satisfactions liées à l’élargissement du parti, Ousmane Sonko a tenu à adresser un message de prudence à ses militants. Il a mis en garde contre toute forme de triomphalisme ou de sentiment de supériorité politique, estimant qu’une telle posture pourrait constituer un danger pour l’avenir de la formation.

« L’une des plus grandes erreurs, c’est de penser que nous sommes majoritaires dans ce pays et qu’il n’est pas nécessaire de s’ouvrir », a-t-il déclaré, rappelant que la politique demeure avant tout un espace de compétition où aucune victoire ne peut être considérée comme définitivement acquise.

Dans cette perspective, il a plaidé pour une plus grande ouverture du parti et pour le renforcement de ses capacités organisationnelles. Selon lui, Pastef doit poursuivre son élargissement afin de consolider ses acquis et de rassembler davantage de Sénégalais autour de son projet politique.

Le leader politique a également insisté sur la nécessité de bâtir un appareil partisan solide, capable de résister à l’épreuve du temps et aux changements de conjoncture. Pour lui, la pérennité d’une organisation politique ne peut reposer uniquement sur la popularité ou le charisme de ses dirigeants, mais doit s’appuyer sur des institutions internes fortes et sur une structuration durable.

Abordant la question de la gouvernance interne, Ousmane Sonko a défendu l’idée d’un leadership partagé, estimant que l’avenir du parti passe par l’émergence de plusieurs centres de responsabilités et de compétences. « Le leadership est important, mais il doit être pluriel », a-t-il affirmé, appelant les responsables de Pastef à mettre en place les mécanismes nécessaires pour assurer la continuité et la stabilité du mouvement.

Mondial 2026 : Diomaye Faye appelle à l’unité nationale derrière les Lions de la Téranga

À quelques jours de l’entrée en lice du Sénégal à la Coupe du monde de la FIFA 2026, le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a lancé un vibrant appel à la mobilisation de toutes les forces vives de la nation derrière l’équipe nationale de football. Dans un contexte marqué par de fortes attentes autour des performances des Lions de la Téranga, le Chef de l’État invite les Sénégalais à faire bloc autour de leur sélection afin de porter haut les couleurs nationales sur la scène mondiale.

Cette exhortation intervient dans le prolongement de la cérémonie solennelle de remise du drapeau national aux joueurs et à l’encadrement technique de l’équipe du Sénégal, tenue le 2 juin 2026 au Palais de la République. À cette occasion, le Président de la République avait réaffirmé sa confiance totale aux hommes chargés de représenter le pays lors de la plus prestigieuse compétition du football mondial. Devant les joueurs, les membres du staff et plusieurs autorités, il avait insisté sur l’importance de l’engagement, de la discipline et du patriotisme pour relever le défi de cette compétition qui constitue une vitrine exceptionnelle pour le rayonnement international du Sénégal.

Le Chef de l’État a également rappelé que le parcours de l’équipe nationale dépasse le seul cadre sportif. Selon lui, les performances des Lions contribuent à renforcer la cohésion nationale, à promouvoir l’image du pays à l’étranger et à nourrir la fierté collective de millions de Sénégalais. Dans cette perspective, il a invité les populations, la diaspora, les acteurs politiques, économiques, sociaux et culturels ainsi que l’ensemble des supporters à soutenir sans réserve l’équipe nationale tout au long de son aventure mondiale.

Alors que l’échéance du 16 juin approche, l’espoir est grand de voir le Sénégal confirmer son statut parmi les grandes nations du football africain et réaliser un parcours historique dans cette édition de la Coupe du monde. Les Lions de la Téranga porteront ainsi les ambitions d’un peuple tout entier, déterminé à les accompagner dans cette quête de succès.

Par ailleurs, le Président de la République a tenu à saluer les performances remarquables de la jeune génération du football sénégalais. Il a adressé ses chaleureuses félicitations aux Lions U17, récemment sacrés champions d’Afrique à l’issue de la Coupe d’Afrique des Nations de la catégorie organisée au Maroc. Cette consécration continentale, obtenue au terme d’un parcours remarquable, témoigne selon lui de la qualité du travail de formation mené dans le pays et augure de belles perspectives pour l’avenir du football sénégalais.

Le succès des U17 vient ainsi renforcer l’optimisme autour du football national et confirme la dynamique positive que connaît le Sénégal sur les différentes scènes continentales et internationales. Entre les ambitions des Lions de la Téranga au Mondial 2026 et les promesses incarnées par la relève, le football sénégalais poursuit son ascension et nourrit plus que jamais les rêves d’un peuple passionné.

Conseil des ministres exceptionnel : Diomaye Faye fixe le cap et exige des résultats rapides du nouveau gouvernement

Réuni de manière exceptionnelle ce vendredi 5 juin 2026 sous la présidence du chef de l’État, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, le Conseil des ministres a marqué le véritable lancement de l’action de la nouvelle équipe gouvernementale conduite par le Premier ministre Ahmadou Alhaminou Mohamed Lo. À cette occasion, le président de la République a adressé ses félicitations au nouveau chef du gouvernement ainsi qu’à l’ensemble des ministres récemment nommés, tout en rendant hommage au travail accompli par l’équipe sortante.

Dans son adresse, le chef de l’État a rappelé le contexte particulier dans lequel s’inscrit cette nouvelle phase de gouvernance. Il a insisté sur les valeurs de solidarité, de collégialité et de loyauté qui doivent, selon lui, guider l’action gouvernementale dans les relations avec la présidence de la République et l’Assemblée nationale. Ces principes apparaissent comme des exigences essentielles pour assurer la cohérence et l’efficacité de l’action publique.

Face aux nombreux défis auxquels le Sénégal est confronté, Bassirou Diomaye Diakhar Faye a appelé son gouvernement à accélérer le rythme des réformes et à produire des résultats concrets dans les meilleurs délais. Il a notamment évoqué les enjeux liés à la sécurité nationale, à la souveraineté, au développement économique ainsi qu’à l’amélioration durable des conditions de vie des populations.

Dans cette perspective, le président de la République a demandé au Premier ministre de lui soumettre rapidement un Plan d’actions centré sur les urgences opérationnelles. Ce document devra définir les mesures prioritaires à mettre en œuvre pour relancer l’économie nationale, renforcer la gestion des finances publiques, maîtriser l’endettement et redynamiser les secteurs stratégiques de l’activité économique.

Le chef de l’État a également mis l’accent sur la nécessité de soutenir davantage le secteur privé, considéré comme un moteur essentiel de création de richesse et d’emplois. Il a insisté sur l’importance d’une préparation efficace de la campagne agricole, dans un contexte où les questions de souveraineté alimentaire demeurent au cœur des préoccupations nationales.

L’amélioration du pouvoir d’achat des ménages a également figuré parmi les priorités évoquées lors de cette réunion exceptionnelle. Le président a demandé au gouvernement de poursuivre les efforts visant à alléger les difficultés économiques des populations tout en renforçant les mécanismes de protection sociale.

Sur le plan administratif, Bassirou Diomaye Diakhar Faye a appelé à une modernisation accrue de l’administration publique afin d’améliorer la qualité des services rendus aux citoyens. Il a également plaidé pour le développement d’une communication de proximité permettant une meilleure information des Sénégalais sur les politiques publiques et les réformes engagées.

Au volet institutionnel, le président de la République a annoncé une réorganisation du fonctionnement gouvernemental. Désormais, le Conseil des ministres se tiendra toutes les deux semaines. Entre ces sessions, des réunions interministérielles de suivi seront organisées sous la conduite du Premier ministre afin d’assurer une exécution plus rigoureuse des décisions prises et un meilleur suivi des projets prioritaires.

Enfin, le chef de l’État a demandé au gouvernement de préparer activement les prochains textes législatifs ainsi que les futurs documents budgétaires, considérés comme des instruments essentiels pour traduire les orientations stratégiques de l’exécutif en actions concrètes.

Décentralisation : Bassirou Diomaye Faye réaffirme le rôle stratégique des collectivités territoriales

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a reçu ce jeudi en fin de journée une délégation de l’Union des Associations d’Élus locaux du Sénégal. La rencontre s’est tenue en présence du ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des territoires, Moussa Balla Fofana, dans un contexte marqué par la poursuite des réformes engagées pour renforcer la gouvernance territoriale.

Au cœur des discussions, la question de la décentralisation a occupé une place centrale. Les échanges ont permis d’aborder les enjeux liés au développement des collectivités territoriales et à leur rôle dans la mise en œuvre des politiques publiques. Selon les participants, la décentralisation ne doit pas être perçue uniquement comme un transfert de compétences de l’État vers les collectivités, mais comme une approche de gouvernance visant à rapprocher davantage l’action publique des citoyens et des réalités locales.

Les représentants des communes, villes et départements ont salué la démarche de concertation adoptée par les autorités dans la conduite des réformes en cours. Ils ont notamment insisté sur l’importance du dialogue entre l’État central et les élus locaux afin de garantir une meilleure prise en compte des besoins des territoires et une plus grande efficacité dans l’exécution des programmes de développement.

Au cours de la rencontre, les élus ont également réaffirmé leur engagement à accompagner les transformations engagées par l’État. Ils ont exprimé leur disponibilité à contribuer activement à la réussite des politiques publiques destinées à améliorer les conditions de vie des populations, notamment dans les domaines de l’aménagement du territoire, des infrastructures de proximité, des services sociaux de base et du développement économique local.

Pour le chef de l’État, les collectivités territoriales constituent un maillon essentiel dans la construction d’un Sénégal plus équilibré et plus inclusif. Leur implication est considérée comme indispensable pour relever les défis du développement et assurer une meilleure répartition des opportunités sur l’ensemble du territoire national.

Cette audience a ainsi permis de mettre en lumière la volonté commune de l’État et des élus locaux de renforcer la gouvernance territoriale. Elle traduit également une convergence de vues autour de la nécessité de bâtir un modèle de développement fondé sur la proximité, la participation citoyenne et la valorisation des potentialités locales.

Rufisque,journée internationale de l’Environnement à la gare du TER, une mobilisation citoyenne pour un cadre de vie attrayant.

Monsieur le Préfet du département de Rufisque a présidé ce jour la cérémonie de célébration de la Journée mondiale de l’Environnement, organisée à la gare du TER de Rufisque par la SENTER SA, en collaboration avec la Ville de Rufisque et la SETER.

Cette activité a réuni les autorités administratives et territoriales, les services techniques, ainsi que de nombreux acteurs engagés dans la protection de l’environnement.

Les échanges ont permis de mettre en lumière les actions menées pour la prévention des inondations, notamment les opérations de curage des canaux, de faucardage et les dispositifs de pompage mis en place au niveau des bassins de rétention afin d’assurer une meilleure évacuation des eaux.

Dans son intervention, Monsieur le Préfet a salué cette initiative qui contribue à la préservation de l’environnement, à l’amélioration du cadre de vie des populations et à la lutte contre les effets des changements climatiques. Il a également appelé à une mobilisation continue de tous les acteurs pour promouvoir des comportements écoresponsables et renforcer les actions de protection de l’environnement.

Cette célébration a constitué un moment privilégié de sensibilisation, de partage et d’engagement collectif en faveur d’un développement durable et d’un environnement sain pour les générations présentes et futures.

Rufisque,journée internationale de l'Environnement à la gare du TER, une mobilisation citoyenne pour

Affaire AEE Power : le parquet financier confie trois enquêtes à la Section de recherches pour des soupçons d’escroquerie et de détournement

Le dossier AEE Power prend une nouvelle dimension judiciaire. Dans un communiqué publié ce 5 juin 2026, le procureur de la République financier a annoncé l’ouverture de plusieurs procédures liées à cette affaire qui suscite de nombreuses interrogations autour de la gestion de fonds publics et de l’exécution de contrats impliquant la société espagnole AEE Power EPC SAU.

Selon le parquet financier, trois enquêtes distinctes sont désormais en cours et ont été confiées à la Section de recherches de Dakar afin de permettre des investigations approfondies sur des faits présumés d’escroquerie, de faux, d’usage de faux et de détournement de deniers publics.

La première procédure trouve son origine dans une plainte déposée le 17 septembre 2024 par la société espagnole AEE Power EPC SAU elle-même. L’entreprise a saisi la justice sénégalaise en se constituant partie civile contre l’administrateur d’AEE Power Sénégal. Dans cette plainte, elle évoque des faits présumés de tentative d’escroquerie ainsi que de faux et usage de faux en écritures administratives. Cette démarche judiciaire traduit l’existence d’un différend interne portant sur la gestion et l’administration de la société au Sénégal.

La deuxième enquête découle des investigations ouvertes par la Division des investigations criminelles (DIC) le 6 janvier 2025. Ces investigations concernent une supposée fausse quittance d’un montant de 918 339 800 francs CFA en lien avec un contrat conclu avec l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER). Les enquêteurs cherchent notamment à déterminer l’authenticité de ce document ainsi que les circonstances dans lesquelles il aurait été produit ou utilisé dans le cadre de l’exécution du marché.

Le troisième volet judiciaire fait suite à la plainte déposée par le député et leader politique Thierno Alassane Sall contre X. Dans sa dénonciation, l’ancien ministre évoque des faits présumés de faux, d’usage de faux et de détournement de deniers publics. Cette plainte s’inscrit dans les nombreuses interrogations soulevées depuis plusieurs mois autour du projet d’électrification rurale attribué à AEE Power EPC SAU et financé à hauteur de plusieurs dizaines de milliards de francs CFA.

Face à la multiplication des procédures et à la complexité des faits dénoncés, le parquet financier a décidé de centraliser les investigations au niveau de la Section de recherches de Dakar. Cette unité spécialisée est chargée de mener une enquête exhaustive afin de faire toute la lumière sur les accusations portées dans les différents dossiers.

Le procureur de la République financier souligne dans son communiqué que les investigations se poursuivent avec diligence. Les enquêteurs devront notamment établir les responsabilités éventuelles des différentes parties impliquées, vérifier la régularité des documents contestés et déterminer si des infractions financières ou des détournements ont effectivement été commis.

Cette nouvelle étape judiciaire intervient dans un contexte où l’affaire AEE Power occupe une place centrale dans le débat public, notamment en raison des interrogations persistantes sur l’utilisation des fonds destinés à l’électrification de centaines de villages sénégalais. Les conclusions de l’enquête pourraient ainsi avoir des répercussions importantes tant sur le plan judiciaire que politique.

COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU VENDREDI 05 JUIN 2026

Le Conseil des Ministres s’est tenu exceptionnellement le vendredi 05 juin 2026, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE, Président de la République.

AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

Le Chef de l’Etat a fait une communication portant sur les points suivants :

Nouveau Gouvernement et accélération de l’Agenda national de Transformation

Le Président de la République, après avoir salué le travail important accompli par le Premier Ministre et le Gouvernement sortants, félicite le Premier Ministre Monsieur Ahmadou Alhaminou Mohamed LO et les membres du Gouvernement pour leur nomination. Il souligne le contexte politique, économique, social et sécuritaire spécial, qui appelle un engagement constant, une solidarité sans faille, un travail d’équipe et une efficacité soutenue dans la mise en œuvre de l’Agenda national de Transformation.

Le Chef de l’Etat rappelle que le Gouvernement, institution collégiale et solidaire dont la marque fondamentale est la loyauté, est responsable devant le Président de la République et devant l’Assemblée nationale. Il fait observer que le Gouvernement prend fonction au moment où le Sénégal est à la croisée des chemins pour consolider sa sécurité et sa souveraineté, bâtir une économie forte, endogène, ouverte au monde, renforcer les politiques de promotion de l’emploi, relancer l’investissement productif, améliorer le plateau infrastructurel ainsi que le pouvoir d’achat et le bien-être des populations.

Le Président de la République souligne l’impératif pour celui-ci d’être un Gouvernement de travail, d’actions, de réalisations et de résultats rapides. A cet effet, il demande au Premier Ministre de lui proposer, dans les meilleurs délais, un Plan d’actions du Gouvernement. Ce Plan d’urgences gouvernementales opérationnelles, doit intégrer la relance de l’économie, l’assainissement des finances publiques, le traitement de la dette souveraine, avec l’apurement de la dette intérieure ainsi que la redynamisation des secteurs vitaux.

Le Chef de l’Etat indique l’urgence d’accorder une attention particulière à l’environnement des affaires, au développement du secteur privé national, à l’économie informelle, aux PME/PMI, au bon déroulement de la campagne de production agricole, à l’amélioration du pouvoir d’achat des ménages, aux programmes de lutte contre la pauvreté, aux interventions sociales de l’Etat et au dialogue social.

Il engage le Premier Ministre à intensifier les processus de modernisation des administrations et à veiller à la gestion et aux performances de toutes les entités des secteurs public et parapublic. En outre, il donne instruction aux membres du Gouvernement de mettre en œuvre, sous la conduite du Premier Ministre, une stratégie de communication de proximité cohérente, efficace et axée sur les résultats effectivement délivrés.

Le Président de la République prescrit au Premier Ministre de veiller à la préparation de l’agenda législatif, des prochains documents budgétaires (LFR 2026 et DPBEP 2027-2029) et du débat d’orientation budgétaire.

Enfin, il informe le Gouvernement que le Conseil des Ministres se réunira tous les quinze (15) jours. Dans l’intervalle, des conseils et réunions interministériels thématiques de cadrage, de suivi et d’évaluation se tiendront, sous la direction du Premier Ministre. 

Célébration du centenaire du Président Abdoulaye WADE

Le Président de la République rappelle que le Sénégal célèbre, dans la communion, le centenaire de Maître Abdoulaye WADE, ancien Président de la République. A cette occasion, il salue, au nom de la Nation, son combat historique pour le renforcement de la démocratie et des libertés publiques, la consolidation de l’Etat de droit, l’intégration africaine et le développement du Sénégal. A cet égard, le Chef de l’Etat informe le Conseil qu’il a présidé, le 04 juin 2026, la cérémonie d’hommage à cet homme exceptionnel et multidimensionnel, patrimoine national, dont le courage politique, l’engagement patriotique et l’audace réformatrice pragmatique, ont contribué significativement au rayonnement du Sénégal en Afrique et dans le monde. Il demande au Gouvernement d’accompagner, au Sénégal et à l’extérieur, le déroulement de toutes les activités liées aux célébrations de la vie et de l’œuvre du Président WADE.

Enseignements du Dialogue national

Le Chef de l’Etat annonce que du 21 au 31 mai 2026, il a reçu d’anciens Premiers Ministres, d’anciens ministres en charge des Finances et de l’Intérieur, dans le cadre des audiences, rencontres et concertations relatives au nouveau format du dialogue national. Après avoir remercié et félicité toutes les personnalités reçues pour leur engagement patriotique exemplaire et leur sens élevé de l’Etat, le Président de la République indique qu’il poursuivra les rencontres avec les Forces vives de la Nation, en vue de consolider les bases sociales et économiques de la réalisation du Projet pour un Sénégal souverain, juste et prospère. 

Mobilisation nationale autour des Lions de la Téranga

Le Président de la République fait observer que l’équipe nationale de Football du Sénégal entame le 16 juin 2026 son entrée en compétition lors de la Coupe du monde de la FIFA 2026. Il annonce qu’il a remis, le mardi 02 mai 2026, le drapeau national aux joueurs, en leur réitérant toute sa confiance et son soutien. Il appelle toutes les composantes de la Nation à se mobiliser autour de l’équipe nationale de Football, durant cette compétition d’envergure, qui renforce le rayonnement international du Sénégal, notamment en matière de Sport.

Enfin, le Chef de l’Etat adresse ses chaleureuses félicitations aux Lions U17, Champions d’Afrique, pour leur brillante victoire à l’issue de la CAN de la catégorie qui vient de se dérouler au Maroc.

Agenda du Président de la République, suivi de l’intégration, de la coopération et des partenariats

Le Chef de l’Etat informe le Conseil qu’il a effectué, le samedi 30 mai 2026, une visite d’amitié et de travail en République sœur de Gambie, à l’invitation de Son Excellence le Président Adama BARROW.

AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PREMIER MINISTRE

Monsieur le Premier Ministre a introduit sa communication en exprimant sa profonde gratitude au Chef de l’Etat pour la confiance renouvelée et renforcée, en le nommant aux fonctions de Premier Ministre, avant de souligner les attentes des citoyens en termes de résultats concrets, avec davantage d’emplois et d’opportunités économiques, un meilleur accès aux services essentiels, une administration plus performante et une amélioration tangible de leurs conditions de vie.

Il a présenté une communication ayant pour thème central : « La nouvelle méthode de conduite et de coordination de l’action gouvernementale de transformation, d’efficience opérationnelle et de résultats ». Cette communication est articulée autour des points suivants :

Les méthodes de travail

Dans le cadre de l’accélération de l’action gouvernementale, le Premier Ministre a annoncé l’impulsion d’un nouveau cap dans le pilotage central, avec la Primature qui fonctionnera sous le mode principal de l’interministérialité active et quotidienne. Dans cette perspective, la priorité sera axée sur la gestion harmonieuse des interfaces institutionnelles.

Pour le Premier Ministre, le changement de méthode dans la conduite et la coordination de l’action gouvernementale exige le passage

● d’une logique centrée sur les procédures à une logique orientée vers la résolution des problèmes ;

● d’une logique d’activités à une logique de résultats ;

● d’une logique sectorielle à une logique systémique ;

● d’une logique de cloisonnement à une logique de coopération.

Dans l’optique de l’efficience opérationnelle, chaque projet engagé doit contribuer aux priorités nationales, chaque réforme entreprise doit aboutir à des améliorations mesurables et chaque ressource publique mobilisée doit produire le maximum de valeur pour les citoyens. Ainsi, le Gouvernement veillera, dans toutes ses actions, à l’exigence d’alignement sur les priorités nationales. Les arbitrages budgétaires seront en cohérence avec les objectifs de transformation.

Dans ce même sillage, il a insisté sur l’urgence attachée à l’élaboration du Code d’éthique et de déontologie des agents de l’administration publique.

Il a notamment insisté sur l’alignement à l’Agenda Sénégal 2050 de toutes les politiques publiques, le renforcement des capacités de pilotage et d’organisation des ministères, la performance administrative, la culture de gestion des risques et la cybersécurité.

Accélération de la mise en œuvre des priorités de l’Agenda Sénégal 2050

Le Premier Ministre a rappelé la nécessité de traiter en priorité les dossiers critiques à enjeux immédiats de l’Agenda Sénégal 2050. Dans ce registre, il a particulièrement insisté sur la mise en place à temps des intrants pour la campagne de production agricole, la sécurité alimentaire pendant la période de soudure, l’organisation des examens et concours, la prévention des inondations.

l’évaluation de la mise en œuvre du Programme de Redressement économique et social (PRES) et la mise en œuvre des mesures d’ajustement requises, ainsi que le Plan Diomaye pour la Casamance et le Plan Diomaye pour le Sénégal Oriental.

Par ailleurs, le Premier ministre a rappelé les diligences relatives à l’agenda législatif ainsi qu’au le suivi des directives issues des Conseils des ministres et des Conseils interministériels.

Il a clos sa communication sur les modalités pratiques de mise en œuvre de l’ensemble des orientations indiquées.

AU TITRE DES TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES

Le Conseil a examiné et adopté le projet de loi d’orientation agrosylvopastorale et halieutique.

Bacary SARR,

Ministre de la Communication et des Relations avec les Institutions,

Porte-Parole du Gouvernement

Affaire ASER : Thierno Alassane Sall salue l’intervention du parquet financier et annonce une vigilance accrue

Le président du parti République des Valeurs, Thierno Alassane Sall, a réagi à la suite du communiqué publié par le procureur de la République financier concernant le dossier de l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER). L’ancien ministre estime que cette prise de parole marque une avancée importante dans une affaire qu’il suit depuis plusieurs mois.

Dans une publication diffusée sur sa page Facebook, Thierno Alassane Sall a rappelé avoir déposé une plainte en octobre 2025 dans ce dossier, à l’origine de plusieurs investigations menées par la Section de recherches. Selon lui, le silence observé jusqu’ici par les autorités judiciaires commençait à susciter des interrogations. Il se félicite donc de voir le parquet financier communiquer officiellement sur l’évolution de la procédure.

Le leader de République des Valeurs considère que les montants évoqués dans cette affaire imposent que toute la lumière soit faite sur les responsabilités éventuelles. Faisant référence à une somme de 37 milliards de francs CFA, il estime qu’un tel montant ne peut disparaître sans que des auteurs ou des complices soient identifiés. Pour lui, les faits présumés sont d’une gravité particulière dans la mesure où ils concernent un programme destiné à améliorer l’accès à l’électricité dans les zones rurales du Sénégal.

Thierno Alassane Sall souligne que les ressources engagées dans les projets d’électrification rurale sont essentielles pour le développement des communautés locales. Il considère que tout détournement de fonds dans ce secteur constituerait une atteinte directe aux intérêts des populations vivant dans les campagnes, qui attendent des infrastructures de base pour améliorer leurs conditions de vie et soutenir leurs activités économiques.

Affichant sa confiance dans le travail de la justice, l’ancien ministre affirme qu’il ne serait pas surpris de voir des responsables être mis en cause à l’issue des enquêtes en cours. Il estime que les investigations devraient permettre d’établir les responsabilités et de situer clairement les rôles des différents acteurs impliqués dans ce dossier.

Le député a également indiqué que son engagement dans cette affaire ne se limitera pas aux procédures engagées au Sénégal. Il a rappelé que des juridictions espagnoles ont déjà été saisies et a assuré que son parti continuerait à suivre de près toutes les évolutions du dossier, aussi bien devant les tribunaux sénégalais qu’au niveau international.

Badara Gadiaga : fin du bracelet électronique après sept mois de contrôle judiciaire

Après sept mois passés sous surveillance électronique, le chroniqueur Badara Gadiaga a finalement été libéré de son bracelet électronique. Une décision qui marque une nouvelle étape dans la procédure judiciaire le concernant et qui suscite de nombreuses réactions au sein de l’opinion publique.

Pour rappel, cette mesure de contrôle judiciaire lui avait été imposée dans le cadre de sa liberté provisoire. Durant cette période, le chroniqueur devait respecter plusieurs obligations fixées par la justice, dont le port permanent du bracelet électronique permettant de suivre ses déplacements.

La levée de cette mesure intervient après plusieurs mois d’attente pour ses proches, ses soutiens et une partie de ses auditeurs, qui voyaient dans cette surveillance une restriction importante de ses libertés. Pour eux, cette décision constitue un signe positif dans l’évolution de son dossier.

Très suivi sur les réseaux sociaux et dans les médias, Badara Gadiaga n’a jamais cessé d’alimenter les débats au sein de l’espace public sénégalais. Son affaire a souvent divisé l’opinion entre ceux qui estimaient que la justice devait suivre son cours et ceux qui réclamaient davantage de souplesse à son égard.

Avec le retrait de son bracelet électronique, le chroniqueur retrouve désormais une plus grande liberté de mouvement, même si la procédure judiciaire n’est pas forcément arrivée à son terme. Cette nouvelle étape pourrait toutefois contribuer à apaiser les tensions autour d’un dossier qui a longtemps fait la une de l’actualité nationale.

Marché régional de la dette : le Sénégal prévoit de lever 574 milliards FCFA entre mai et juillet

Les États membres de l’Union monétaire ouest-africaine (Umoa) poursuivent leur recours au marché régional des titres publics afin de financer leurs besoins budgétaires. Entre les mois de mai et juillet, les huit pays de l’Union ambitionnent de mobiliser un montant global de 3 176 milliards de FCFA à travers des émissions de Bons assimilables du Trésor (BAT) et d’Obligations assimilables du Trésor (OAT).

Selon le calendrier prévisionnel des émissions, l’objectif fixé pour le mois de mai s’élevait à 1 335,9 milliards de FCFA. Pour le mois de juin, les États de l’Union prévoient de lever 860 milliards de FCFA, tandis qu’un montant de 980,5 milliards de FCFA est attendu en juillet.

Dans ce vaste programme de mobilisation de ressources, le Sénégal figure parmi les pays les plus actifs du marché régional. Confronté à des contraintes budgétaires et à une situation financière jugée délicate, le pays prévoit de mobiliser 574 milliards de FCFA sur la période de trois mois.

Dans le détail, les autorités sénégalaises comptent lever 216,1 milliards de FCFA via des Bons assimilables du Trésor, des instruments de financement à court terme. À cela s’ajoutent 357,9 milliards de FCFA attendus à travers des Obligations assimilables du Trésor, qui permettent de mobiliser des ressources sur des échéances plus longues.

Le programme de financement du Sénégal est réparti de manière progressive. En mai, l’objectif de mobilisation était fixé à 84 milliards de FCFA. Pour le mois de juin, le Trésor public vise 120 milliards de FCFA. L’essentiel des levées est toutefois programmé pour juillet, avec un montant ambitieux de 370 milliards de FCFA.

À l’échelle régionale, la Côte d’Ivoire demeure le principal émetteur sur le marché des titres publics de l’Umoa. Le pays prévoit de mobiliser 890 milliards de FCFA entre mai et juillet, confirmant son poids économique au sein de l’Union et ses importants besoins de financement.

Le Niger occupe la deuxième place avec un objectif de 782,4 milliards de FCFA sur la même période. Le Sénégal arrive ainsi dans le trio de tête des pays les plus présents sur le marché régional de la dette.

Kaolack : un ancien dépôt d’ordures renaît en espace vert communautaire

La célébration de la Journée mondiale de l’environnement a pris une dimension particulière cette année dans le quartier Bongré, à Kaolack. Placée sous le thème mondial « Agissons maintenant pour le climat », cette 16e édition, organisée par le Réseau national des Éco-citoyens du Sénégal (RNECS) en partenariat avec plusieurs acteurs locaux, a été marquée par le lancement d’un ambitieux projet de transformation d’un ancien dépotoir sauvage en jardin éco-citoyen.

Chaque 5 juin, la communauté internationale célèbre la Journée mondiale de l’environnement, une initiative portée par l’Organisation des Nations unies visant à sensibiliser les populations aux enjeux environnementaux et climatiques. À Kaolack, le Réseau national des Éco-citoyens du Sénégal perpétue cette tradition depuis 2010 en mobilisant collectivités territoriales, établissements scolaires et organisations communautaires autour d’actions concrètes en faveur de l’environnement.

Cette année, les activités se sont déroulées dans le quartier Bongré, en collaboration avec l’Inspection d’académie de Kaolack, Caritas, Proval-CV, l’ASC Marine ainsi que les autorités locales. Le site choisi symbolise à lui seul le défi environnemental auquel sont confrontés de nombreux quartiers urbains : un ancien dépôt sauvage d’ordures désormais appelé à devenir un espace vert communautaire.

Pour Hamath Kama, responsable du Réseau national des Éco-citoyens du Sénégal, cette initiative illustre parfaitement la nécessité de transformer les contraintes environnementales en opportunités de développement durable.

« Nous avons voulu montrer qu’un espace autrefois marqué par l’insalubrité, les mauvaises odeurs et les risques sanitaires peut devenir un lieu de vie, d’apprentissage et d’activités génératrices de revenus. Ce jardin éco-citoyen permettra notamment le micro-jardinage, le compostage, le traitement de l’eau salée ainsi que d’autres activités relevant de l’économie verte », a-t-il expliqué.

Selon lui, le thème de cette année constitue un appel à l’action immédiate face à l’urgence climatique.

« Les Nations unies nous invitent à agir maintenant pour le climat. Nous ne pouvons plus attendre, car les effets du changement climatique sont déjà visibles dans nos communautés », a-t-il souligné.

Au-delà de sa vocation environnementale, le projet ambitionne également de devenir un espace de détente et de rencontre pour les habitants. À terme, le jardin offrira un cadre agréable où les populations pourront se reposer, respirer un air plus sain et profiter d’un environnement verdoyant au cœur du quartier.

Présent à la cérémonie, l’inspecteur d’académie de Kaolack, Samba Diakhaté, a salué une initiative qui allie protection de l’environnement, éducation citoyenne et amélioration du cadre de vie.

« Ce projet est particulièrement important parce qu’il remplace un ancien dépotoir d’ordures par un espace vert utile à la communauté. Nous allons commencer par la plantation d’arbres afin de lancer officiellement l’aménagement du jardin », a-t-il déclaré.

L’inspecteur a également mis en avant la dimension pédagogique du projet. Situé entre deux écoles élémentaires, le futur jardin servira de cadre d’apprentissage pratique pour les élèves, les sensibilisant davantage aux enjeux environnementaux et climatiques.

« Cela permettra aux enfants de mieux comprendre l’importance de la préservation de leur environnement et de participer activement aux efforts éco-citoyens », a-t-il ajouté.

Insistant sur la responsabilité collective face aux dérèglements climatiques, Samba Diakhaté a rappelé que la lutte contre le changement climatique doit mobiliser l’ensemble des acteurs de la société. Il a notamment salué l’engagement des élèves dans les campagnes de sensibilisation et les actions de protection de l’environnement.

À travers cette initiative, les acteurs locaux démontrent qu’une gestion durable des déchets et la reconquête des espaces dégradés peuvent contribuer à renforcer la résilience des communautés face aux effets du changement climatique. Le jardin éco-citoyen de Bongré apparaît ainsi comme un modèle de transformation écologique et sociale susceptible d’inspirer d’autres quartiers de Kaolack et du Sénégal.

Bras de fer au sommet de l’État : Quand la cohabitation Diomaye-Sonko devient une « opportunité historique »

Le mouvement « Farlu Jotna » critique la gestion du Président sénégalais Bassirou Diomaye Faye deux ans après son élection, dénonçant un gouvernement technocratique et une perte de repère politique au profit d’alliés de l’ancien système. Malgré ce constat, le mouvement, dirigé par le professeur Elhadj Malick Kane, considère l’élection d’Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale comme une opportunité pour imposer des réformes de rupture et un nouvel équilibre institutionnel.

Deux ans après son accession à la magistrature suprême, le Président Bassirou Diomaye Faye fait face aux vives critiques de ses alliés de la première heure. Dans un communiqué au vitriol publié ce vendredi, le mouvement  « Farlu Jotna » – Forces vives du Sénégal, dirigé par le Professeur Elhadj Malick Kane, dresse un bilan sévère de la gouvernance actuelle, tout en entrevoyant une lueur d’espoir grâce au nouvel équilibre parlementaire.
Un président « sans boussole politique » ?
Pour « Farlu Jotna », la nomination d’un gouvernement essentiellement technocratique, dirigé par le Premier ministre Al Aminou Lô, marque une rupture flagrante avec les aspirations populaires de 2024. Le mouvement déplore l’absence officielle du PASTEF pourtant ultra-majoritaire au sein de l’exécutif. Selon les signataires, ce choix écarte définitivement « Le Projet » initial porté par Ousmane Sonko au profit d’une simple stratégie de maintien au pouvoir.

Le mouvement qualifie également le dialogue national de dix jours initié par le chef de l’État de « pseudo-dialogue ». Il y voit une tentative de rapprochement dangereuse avec les figures de l’ancien régime, au risque de subir « le diktat des lobbies ».

L’Assemblée nationale comme rempart et opportunité

Face à ce qu’il qualifie de « décomposition du paysage politique », le Professeur Elhadj Malick Kane perçoit l’élection récente d’Ousmane Sonko à la présidence de l’Assemblée nationale comme un tournant historique. Pour la première fois en soixante ans, la majorité parlementaire n’est plus soumise à l’autorité directe du Président de la République.Cette situation inédite de « page blanche » impose désormais un équilibre institutionnel obligatoire. Le mouvement appelle ainsi les deux figures de l’exécutif et du législatif à collaborer étroitement pour remettre les réformes de rupture à l’ordre du jour.

L’exigence des réformes de fond

Réaffirmant son ancrage au sein de la coalition APTE (alliée de Pastef), « Farlu Jotna » rappelle que l’urgence demeure structurelle. L’organisation exige des actions immédiates sur quatre chantiers prioritaires :L’indépendance réelle de la justice, un meilleur équilibre des pouvoirs constitutionnels, l’encadrement strict des fonds secrets (fonds noirs).

Des nominations au mérite basées sur la compétence plutôt que sur les affinités politiques dans les sociétés d’État

Le ton est donné : pour les forces vives de la rupture, le mandat présidentiel doit rapidement retrouver sa trajectoire initiale sous peine de faire face à un blocage institutionnel majeur.

Aly Saleh
Faire la correction de l’article 

Mali : Bamako met 8,5 milliards FCFA sur la tête de chefs jihadistes et indépendantistes

Les autorités maliennes franchissent une nouvelle étape dans leur lutte contre les groupes armés opérant sur le territoire national. Dans un contexte marqué par la recrudescence des attaques contre les forces de défense et de sécurité, le gouvernement de transition a annoncé l’octroi de récompenses financières exceptionnelles pour toute information permettant de localiser ou de conduire à l’arrestation de plusieurs dirigeants du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) ainsi que du Front de libération de l’Azawad (FLA).

La décision a été rendue publique à travers un communiqué signé le 4 juin 2026 par le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le général Daoud Aly Mohammedine. Les autorités maliennes y indiquent rechercher activement plusieurs responsables de groupes armés accusés de menacer la stabilité du pays et de mener des opérations contre les Forces armées maliennes.

La plus importante récompense annoncée s’élève à 2 milliards de francs CFA et concerne Iyad Ag Ghali, considéré comme le chef du JNIM, une organisation jihadiste affiliée à Al-Qaïda au Maghreb islamique et présente dans plusieurs pays du Sahel. Figure centrale de l’insurrection armée dans le nord du Mali depuis plus d’une décennie, il demeure l’un des hommes les plus recherchés de la région.

Deux autres primes de 1,5 milliard de francs CFA chacune ont été promises pour toute information menant à Amadou Kouffa, chef de la Katiba Macina et numéro deux du JNIM, ainsi qu’à Abdoulaye Mamoudou Bakaye Diallo, plus connu sous le nom de Jouleybib de Nampala.

Le gouvernement malien offre également une récompense de 1 milliard de francs CFA pour obtenir des renseignements permettant d’interpeller Alghabass Ag Intalla, personnalité influente du Front de libération de l’Azawad et acteur majeur des négociations au sein du mouvement indépendantiste.

Quatre autres responsables figurent sur la liste des personnes activement recherchées. Une prime de 500 millions de francs CFA est proposée pour chacun d’eux. Il s’agit notamment de Sedane Ag Hita, présenté comme responsable du JNIM dans la région de Kidal, d’Abderrahmane Al-Batna Al-Jazairi, actif dans la région de Tombouctou, ainsi que de Bilal Ag Achérif, secrétaire général du Front de libération de l’Azawad.

Cette offensive sécuritaire intervient dans un climat de tensions accrues entre Bamako et les groupes armés du nord du pays. Moins de deux semaines auparavant, les autorités avaient déjà inscrit plusieurs personnalités, dont Oumar Mariko et Étienne Fakaba Sissoko, ainsi que le Front de libération de l’Azawad, sur la liste nationale des sanctions financières ciblées. Le gouvernement leur reproche notamment des liens présumés, un soutien ou une apologie en faveur du JNIM et du FLA à la suite des attaques coordonnées du 25 avril 2026 contre plusieurs positions militaires.

Issu de la transformation de l’ancienne Coordination des mouvements de l’Azawad, le Front de libération de l’Azawad regroupe plusieurs mouvements armés opérant dans le nord du Mali. Les autorités l’accusent d’avoir participé à diverses attaques contre les Forces armées maliennes et d’entretenir des relations de coopération avec le JNIM, une accusation régulièrement rejetée par certains responsables du mouvement.

À travers cette série de récompenses inédites, dont le montant cumulé atteint 8,5 milliards de francs CFA, Bamako affiche sa volonté de renforcer la pression sur les groupes armés. Cette stratégie combine désormais sanctions financières, poursuites judiciaires, opérations militaires et mobilisation des populations dans l’objectif de fragiliser les réseaux jihadistes et rebelles qui continuent de défier l’autorité de l’État dans plusieurs régions du pays.

Kaolack : la police démantèle un réseau spécialisé dans le vol de motos-Jakarta et interpelle sept suspects

La Sûreté urbaine du Commissariat central de Kaolack a porté un coup dur à la criminalité organisée en procédant au démantèlement d’un réseau présumé spécialisé dans le vol de motos-Jakarta et le recel de véhicules volés. L’opération, menée à la suite d’une série de plaintes enregistrées ces dernières semaines, a permis l’interpellation de sept individus et la récupération de plusieurs motocyclettes dérobées.

Selon des sources policières, les investigations ont été déclenchées face à la recrudescence des agressions visant les conducteurs de motos-Jakarta dans la région. Les enquêteurs ont alors entrepris un travail de renseignement et de recoupement des témoignages des victimes afin d’identifier les auteurs de ces attaques nocturnes.

Les recherches ont conduit les policiers vers le quartier Thioffack, à Kaolack, où un domicile privé avait été identifié comme étant le principal point de chute du groupe criminel. Le 31 mai 2026, aux environs de 15h30, une opération de perquisition a été menée dans cette maison. Sur place, les agents ont découvert trois motos signalées comme volées et procédé à l’arrestation de deux individus présentés comme des membres actifs du réseau.

L’enquête a rapidement pris une tournure décisive lorsque plusieurs victimes ont été appelées à identifier les objets saisis. Trois d’entre elles ont reconnu sans ambiguïté leurs motocyclettes ainsi que les deux suspects comme étant les auteurs des agressions dont elles avaient été victimes.

Placés en garde à vue après notification de leurs droits, les mis en cause sont passés aux aveux au cours de leurs auditions. Ils ont révélé l’existence d’un groupe structuré composé de cinq personnes opérant essentiellement durant les heures les plus tardives de la nuit. Selon leurs déclarations, les attaques étaient commises entre 3 heures et 4 heures du matin. Les victimes étaient ciblées puis dépouillées de leurs motos sous la menace d’armes blanches. Les véhicules volés étaient ensuite acheminés vers Kaffrine afin d’y être revendus.

Ces révélations ont conduit les enquêteurs à élargir leurs investigations dans cette région. Le 1er juin 2026, une équipe de la Brigade de recherches s’est rendue à Kaffrine pour identifier les personnes impliquées dans l’écoulement du butin. Cette opération a abouti à l’interpellation de quatre receleurs présumés et à la saisie de quatre autres motos-Jakarta volées.

Au terme de cette série d’interventions, les forces de l’ordre ont récupéré un total de sept motocyclettes volées et procédé à l’arrestation de sept personnes. Trois d’entre elles sont poursuivies pour association de malfaiteurs et vol en réunion commis la nuit avec usage d’armes blanches et d’un moyen de transport, tandis que les quatre autres sont poursuivies pour recel.

La police indique que l’enquête est toujours en cours afin de retrouver les derniers membres du réseau qui seraient encore en fuite. Les autorités espèrent ainsi mettre définitivement fin aux activités de ce groupe qui semait l’insécurité parmi les conducteurs de motos-Jakarta dans la région de Kaolack et ses environs.

Point E : un ouvrier échappe à la mort après une chute spectaculaire du 8e étage d’un chantier

Un grave accident de travail s’est produit dans la soirée du jeudi 4 juin 2026 au quartier Point E, à Dakar. Un jeune ouvrier de 24 ans a miraculeusement survécu après avoir été entraîné dans le vide depuis le huitième étage d’un immeuble en construction situé à proximité du ministère du Travail.

Selon les informations rapportées par le journal Libération, la victime, un ressortissant nigérien identifié sous le nom de Salimou, participait aux travaux sur la terrasse de l’édifice lorsqu’un monte-charge utilisé pour acheminer des sacs de carreaux a brusquement cédé sous le poids de son chargement.

Le drame s’est produit aux environs de 19 heures. Dans une tentative désespérée de retenir l’appareil qui basculait, l’ouvrier a été emporté dans sa chute. Contre toute attente, il n’a pas percuté le sol. Les cordes du dispositif ont résisté et l’ont maintenu suspendu dans le vide à plusieurs dizaines de mètres de hauteur, au niveau du huitième étage.

La scène a provoqué une vive émotion parmi les travailleurs du chantier et les riverains, qui ont assisté, impuissants, à cet impressionnant accident. Alertés en urgence, les sapeurs-pompiers se sont rapidement déployés sur les lieux pour mettre en place une opération de sauvetage particulièrement délicate.

Après plusieurs minutes d’intervention, les secours sont parvenus à sécuriser la victime et à la ramener au sol. Malgré la violence de l’incident, le jeune homme s’en est sorti avec une blessure ouverte au bras droit. Il a été évacué vers l’Hôpital général Idrissa Pouye de Grand-Yoff où il a été admis pour recevoir les soins nécessaires.

Cet accident remet une nouvelle fois en lumière les questions liées à la sécurité sur les chantiers de construction dans la capitale. Le Point E avait déjà été le théâtre d’un drame similaire quelques mois plus tôt.

En septembre 2025, un ouvrier de 27 ans, identifié sous le nom de Diatta, avait perdu la vie après une chute depuis le neuvième étage d’un immeuble de dix niveaux en construction en face de l’IPRES. À l’arrivée des secours, la victime présentait de multiples traumatismes graves. Malgré l’intervention rapide des sapeurs-pompiers, son décès avait été constaté sur place.

Sénégal–Groupe Duval : le Premier ministre Al Aminou Mohamed Lo ouvre la voie à de nouveaux partenariats d’investissement

Le Premier ministre du Sénégal, Al Aminou Mohamed Lo, a reçu en audience, mercredi 4 juin 2026, une délégation du Groupe Duval conduite par son président-fondateur, Eric Duval. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du suivi des investissements du groupe au Sénégal et de l’exploration de nouvelles opportunités de coopération entre le secteur public et le secteur privé.

Les échanges ont principalement porté sur l’état d’avancement des projets déjà engagés par le groupe dans le pays, les contraintes rencontrées dans leur mise en œuvre ainsi que les mécanismes susceptibles d’accélérer leur réalisation. Les deux parties ont également examiné les perspectives de développement de nouveaux projets structurants dans plusieurs secteurs stratégiques de l’économie sénégalaise.

Au cours de l’audience, les responsables du Groupe Duval ont réaffirmé leur intérêt pour le marché sénégalais, considéré comme l’un des plus dynamiques de la sous-région. Présent en Afrique depuis plusieurs années, le groupe intervient notamment dans les domaines de l’immobilier, de l’hôtellerie, de la construction, des infrastructures et des partenariats public-privé. Il développe également des activités dans les services financiers, les énergies renouvelables et l’aménagement urbain.  

La délégation a présenté au chef du gouvernement ses perspectives d’investissement à moyen et long terme, tout en mettant en avant la nécessité de renforcer la collaboration avec les autorités afin de créer un environnement favorable à l’exécution rapide des projets. Les discussions ont également porté sur les retombées économiques attendues en matière de création d’emplois, de transfert de compétences et de développement territorial.

Cette rencontre intervient dans un contexte marqué par la volonté des nouvelles autorités sénégalaises d’accélérer la transformation économique du pays à travers la Vision Sénégal 2050. Le gouvernement entend notamment s’appuyer sur des partenariats stratégiques avec des investisseurs nationaux et internationaux pour renforcer les infrastructures, soutenir l’industrialisation et améliorer l’attractivité du territoire.

Déjà engagé dans plusieurs projets en Afrique, le Groupe Duval a réaffirmé sa volonté d’accompagner les ambitions de développement du Sénégal. Les deux parties ont convenu de poursuivre les échanges techniques afin d’identifier les projets prioritaires susceptibles d’être concrétisés dans les prochains mois, dans une logique de partenariat gagnant-gagnant au service de la croissance et de l’emploi.  

Premier Conseil des ministres d’Al Aminou Lô : l’heure des premiers arbitrages et du changement de cap

Le Palais de la République accueille ce vendredi 5 juin le tout premier Conseil des ministres du gouvernement dirigé par Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô. Dix jours après sa nomination par le président Bassirou Diomaye Faye et quelques jours seulement après la formation de son équipe gouvernementale, le nouveau Premier ministre entame officiellement sa mission dans un contexte politique et économique particulièrement sensible.

Au-delà du caractère protocolaire de la rencontre, ce premier Conseil des ministres est observé comme un moment stratégique pour l’orientation de l’action gouvernementale au cours des prochains mois. Il intervient à la suite du limogeage d’Ousmane Sonko le 22 mai dernier, un événement qui a profondément reconfiguré les équilibres au sommet de l’État et ouvert une nouvelle séquence politique.

Comme le veut la tradition républicaine, les membres du gouvernement poseront d’abord pour la photo de famille avant de prendre place autour de la table du Conseil. Derrière cette image symbolique se cache toutefois un rendez-vous décisif. Les ministres, pour la plupart fraîchement installés dans leurs fonctions, devront s’imprégner des nouvelles orientations définies par l’exécutif et des priorités immédiates du gouvernement.

L’arrivée d’Al Aminou Lô à la Primature marque un changement notable dans le style de gouvernance. Ancien secrétaire général de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest, le nouveau chef du gouvernement est réputé pour sa rigueur administrative, sa discrétion et son approche méthodique des affaires publiques. Plusieurs observateurs s’attendent ainsi à un fonctionnement davantage centré sur les résultats, les indicateurs de performance et la discipline budgétaire.

Dans les cercles gouvernementaux, l’on évoque déjà une volonté de rationaliser les procédures administratives et de renforcer le suivi de l’exécution des politiques publiques. Les premières réunions de travail menées depuis sa nomination ont d’ailleurs laissé apparaître un attachement particulier à la ponctualité, à la préparation technique des dossiers et à la réduction des interventions à caractère politique au profit d’analyses et de notes de cadrage.

Cette première réunion du gouvernement se déroule également dans l’ombre de l’absence d’Ousmane Sonko. Figure centrale de la majorité depuis l’élection présidentielle de 2024, son départ de la Primature continue d’alimenter les débats au sein de l’opinion publique et de la classe politique. Pour de nombreux observateurs, ce Conseil des ministres constitue un acte fondateur d’une nouvelle étape du magistère du président Bassirou Diomaye Faye.

Le nouveau gouvernement apparaît comme une combinaison de profils technocratiques, d’acteurs politiques issus de la coalition présidentielle et de personnalités indépendantes. À travers ce choix, le chef de l’État semble vouloir privilégier la stabilité institutionnelle et l’efficacité administrative dans un contexte marqué par de fortes attentes sociales.

Mais c’est surtout sur le terrain économique que les premiers défis attendent l’équipe gouvernementale. Le Sénégal traverse une période délicate marquée par des tensions sur les finances publiques, une dette élevée et des préoccupations persistantes concernant le pouvoir d’achat des ménages. Au lendemain de la fête de Tabaski, les discussions autour du coût de la vie, de l’emploi et de la situation économique dominent largement les préoccupations des citoyens.

Face à cette conjoncture, le gouvernement d’Al Aminou Lô devrait placer le redressement macroéconomique au cœur de son action. L’objectif affiché est de restaurer la confiance des partenaires financiers, de consolider les équilibres budgétaires et de rassurer les investisseurs sur la trajectoire économique du pays. Cette orientation implique des choix parfois difficiles, notamment en matière de maîtrise des dépenses publiques et de gestion de l’endettement.

Dans ce dispositif, le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, Cheikh Diba, occupe une position centrale. Il devrait présenter aux membres du gouvernement un état des lieux détaillé de la situation financière du pays ainsi que les principaux leviers envisagés pour améliorer les marges budgétaires de l’État. Les arbitrages qui seront effectués dans les prochaines semaines seront déterminants pour la crédibilité du nouveau gouvernement.

Au-delà des questions financières, ce premier Conseil des ministres devrait également permettre de fixer les grandes priorités sectorielles de l’action gouvernementale, qu’il s’agisse de l’emploi des jeunes, de l’éducation, de la santé, de l’agriculture ou encore des infrastructures. Autant de domaines où les attentes demeurent élevées.

Passation de commandement au ministère des Forces armées : Birame Diop met en avant son bilan, Yankhoba Diémé fixe le cap de la « Nation-Armée »

La cérémonie de passation de service au ministère des Forces armées s’est tenue ce jeudi 4 juin dans un contexte marqué par la volonté des nouvelles autorités de poursuivre la transformation de l’institution militaire. Le Général Birame Diop a officiellement transmis les rênes du département à Yankhoba Diémé, en présence des plus hautes autorités militaires du pays, notamment le Chef d’état-major général des Armées, le vice-amiral d’Escadre Oumar Wade, ainsi que le Haut Commandant de la Gendarmerie nationale et Directeur de la Justice militaire, le Général de Division Martin Faye.

À cette occasion, le ministre sortant a dressé le bilan de son passage à la tête du département, mettant en exergue les efforts consentis pour renforcer la contribution des Forces armées à la mise en œuvre des politiques publiques. Selon lui, l’action menée au cours des derniers mois a permis d’enregistrer des avancées significatives dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment le renforcement de l’économie familiale, le développement du capital humain, la formation continue du personnel ainsi que la promotion de la gouvernance sécuritaire et de la citoyenneté.

Birame Diop a également insisté sur les progrès réalisés dans la quête de souveraineté militaire du Sénégal. Il a particulièrement souligné le travail entrepris pour jeter les bases d’une industrie nationale de défense, présentée comme un levier essentiel de l’autonomie stratégique du pays. À cet effet, il a rappelé l’élaboration d’un projet de loi relatif à la base industrielle et technologique de défense, dont l’examen est attendu prochainement. Selon lui, l’adoption de ce texte permettra au Sénégal de se doter progressivement d’une véritable industrie de défense capable de répondre aux besoins nationaux tout en renforçant les capacités opérationnelles des Forces armées.

Prenant la parole après son prédécesseur, Yankhoba Diémé a rendu hommage au travail accompli avant de réaffirmer sa détermination à poursuivre les réformes engagées. Le nouveau ministre a notamment mis l’accent sur la consolidation du concept de « Nation-Armée », une vision qui vise à renforcer l’implication des Forces armées dans les dynamiques de développement national.

Pour le nouveau patron du département, l’armée doit continuer à jouer un rôle actif dans des secteurs clés tels que l’agriculture, l’élevage, l’éducation et la santé. Il estime que cette approche permettra de renforcer davantage les liens entre les populations et les Forces armées tout en contribuant aux objectifs de développement du pays.

Yankhoba Diémé a également placé la dimension sociale au cœur de ses priorités. Il a insisté sur la nécessité de poursuivre les actions en faveur des militaires en activité, mais aussi de ceux ayant achevé leur carrière. Le bien-être des familles des soldats figure également parmi les axes majeurs de son action future.

Selon lui, les préoccupations familiales demeurent un facteur déterminant dans l’engagement des militaires, notamment pour ceux déployés sur les différents théâtres d’opérations. Assurer de meilleures conditions de vie aux soldats et à leurs proches constitue ainsi un élément essentiel pour préserver le moral des troupes, renforcer leur motivation et améliorer l’efficacité opérationnelle de l’armée.

Semences d’arachide : les opérateurs dénoncent une répartition controversée des quotas

Le Collectif des opérateurs semenciers du Sénégal est monté au créneau pour dénoncer les conditions d’attribution des quotas de semences d’arachide dans le cadre de la campagne agricole 2025-2026. Dans une déclaration de presse rendue publique vendredi à Kaolack, ses membres fustigent une procédure qu’ils jugent « irrégulière, inéquitable et opaque » et réclament son annulation pure et simple.

Selon les opérateurs semenciers, le ministère de l’Agriculture avait demandé, au début de la campagne, à chaque opérateur agréé de constituer des stocks de semences d’arachide sur la base de quantités officiellement notifiées. Pour répondre à cette requête, ils affirment avoir mobilisé d’importants financements bancaires et contracté des prêts afin de collecter les volumes exigés.

Cependant, le collectif dit avoir été surpris par la distribution, le 30 avril dernier, des lettres d’adjudication fixant les quotas de mise en place des semences. Les opérateurs estiment que cette opération s’est déroulée sans respect des procédures habituelles et sans prise en compte des stocks constitués à la demande de l’État.

« Pour certains opérateurs, les quantités attribuées représentent moins de 30 % des volumes collectés », souligne la déclaration. Le collectif déplore également de fortes disparités dans la répartition des quotas : certains bénéficiaires auraient obtenu plusieurs milliers de tonnes, tandis que d’autres n’auraient reçu que quelques dizaines de tonnes.

Les signataires dénoncent surtout l’absence de critères clairement définis pour justifier ces écarts. Une situation qui, selon eux, met en péril l’équilibre financier de nombreuses entreprises ayant contracté des engagements bancaires sur la base des orientations données par les autorités.

Face à cette situation, le Collectif des opérateurs semenciers formule plusieurs revendications, parmi lesquelles l’annulation des lettres d’adjudication déjà distribuées, la reprise du processus dans le respect des règles administratives, la prise en compte des stocks effectivement constitués ainsi que la publication des critères ayant servi à la répartition des quotas.

Les opérateurs appellent enfin le nouveau ministre de l’Agriculture à intervenir rapidement afin de rétablir la confiance au sein de la filière. Ils estiment que la transparence et l’équité constituent des conditions essentielles pour préserver la souveraineté alimentaire du Sénégal et assurer le bon déroulement des futures campagnes agricoles.

Abdourahmane Diouf révèle que son cabinet n’a jamais perçu de salaire en neuf mois de fonction

Lors de la cérémonie officielle de passation de service au ministère de l’Environnement et de la Transition écologique, Abdourahmane Diouf a fait une révélation qui a suscité la surprise dans l’assistance. Au moment de quitter ses fonctions, l’ancien ministre a indiqué que les membres de son cabinet et lui-même n’avaient jamais perçu de salaire durant les neuf mois passés à la tête du département.

Prenant la parole devant les autorités, les agents du ministère et les invités présents à cette cérémonie marquant la transmission des responsabilités, Abdourahmane Diouf a tenu à livrer ce témoignage qu’il considère comme un fait relevant de l’histoire administrative récente du pays. « À l’heure où je vous parle, mon cabinet n’a jamais reçu de salaires. Je le dis pour l’histoire. Peut-être que c’est notre administration qui est ainsi faite. Je n’ai rien à dire derrière, c’est juste de la paperasse sur paperasse. Neuf mois après, nous sommes en train de partir et nous n’avons jamais reçu de salaires », a-t-il déclaré.

Cette sortie a mis en lumière les difficultés administratives auxquelles peuvent être confrontés certains responsables publics, malgré les responsabilités importantes qui leur sont confiées. Sans polémique ni accusation directe, l’ancien ministre a présenté cette situation comme le résultat de lourdeurs administratives qui ont empêché la régularisation des rémunérations de son équipe tout au long de son séjour au gouvernement.

Abdourahmane Diouf a également tenu à déconstruire certaines idées reçues sur les avantages supposés liés aux fonctions ministérielles. Selon lui, les postes de ministre ou de membre de cabinet sont souvent perçus par l’opinion publique comme synonymes de privilèges et de confort, alors que la réalité est parfois bien différente. « Ceux qui pensent qu’être ministre ou chef de cabinet procure des privilèges peuvent déchanter. En tout cas moi, je ne vois pas de privilèges. Ce n’est que des sacrifices », a-t-il affirmé.

À travers ces propos, il a voulu mettre en avant l’engagement et les efforts consentis par les collaborateurs qui l’ont accompagné durant son mandat. Malgré les contraintes rencontrées, il a salué leur disponibilité, leur professionnalisme et leur sens du service public.

Dans un ton mêlant émotion et reconnaissance, l’ancien ministre a adressé ses remerciements aux membres de son cabinet pour leur accompagnement et leur loyauté. Il les a ensuite invités à rester mobilisés pour la suite de leur parcours professionnel, les exhortant à préparer leurs cartons afin de relever ensemble de nouveaux défis.

Cette déclaration intervient dans un contexte de réaménagement gouvernemental marqué par plusieurs passations de service au sein de l’administration sénégalaise. Au-delà de l’anecdote, les propos d’Abdourahmane Diouf relancent le débat sur le fonctionnement administratif, la gestion des carrières au sein des cabinets ministériels et les délais de traitement des procédures liées à la rémunération des agents de l’État. Une situation qui, si elle est confirmée à plus grande échelle, pourrait interroger sur l’efficacité de certains mécanismes administratifs et sur les conditions d’exercice des hautes fonctions publiques.

Djirèye Clotilde Coly prend les rênes du ministère de la Jeunesse et des Sports avec de grandes ambitions pour la jeunesse sénégalaise

Une nouvelle étape s’ouvre pour le ministère de la Jeunesse et des Sports avec l’installation officielle de Djirèye Clotilde Coly à la tête du département. La cérémonie de passation de service, organisée ce jeudi à la Cité Keur Gorgui, a été marquée par un discours ambitieux dans lequel la nouvelle ministre a exposé sa vision et ses priorités pour les années à venir.

Dans une salle réunissant autorités administratives, représentants du mouvement sportif, organisations de jeunesse et agents du ministère, Djirèye Clotilde Coly a d’abord exprimé sa profonde gratitude envers le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, ainsi qu’au Premier ministre, Al Aminou Lô, pour la confiance qu’ils lui ont accordée en la nommant à la tête de ce département stratégique. Elle a assuré mesurer pleinement l’ampleur de la responsabilité qui lui incombe dans un contexte où la jeunesse représente la majorité de la population sénégalaise.

La nouvelle ministre a également tenu à saluer le travail réalisé par son prédécesseur, Khady Diène Gaye. Elle a reconnu les efforts consentis durant son mandat et a affirmé sa volonté de s’inscrire dans une dynamique de continuité en consolidant les acquis et en renforçant les programmes déjà engagés au bénéfice des jeunes et du sport national.

Au cœur de son intervention, Djirèye Clotilde Coly a placé la jeunesse sénégalaise comme la principale richesse du pays et le moteur de son développement futur. Selon elle, les défis liés à l’emploi, à la formation professionnelle, à l’entrepreneuriat et à l’insertion économique nécessitent une mobilisation collective et des politiques publiques innovantes. Elle a insisté sur la nécessité de créer davantage d’opportunités permettant aux jeunes de transformer leurs compétences et leur créativité en véritables leviers de croissance économique et de progrès social.

Au-delà des questions économiques, la ministre a souligné l’importance de promouvoir les valeurs citoyennes auprès de la jeunesse. Elle a mis en avant le civisme, la discipline, le patriotisme et le sens des responsabilités comme des fondements indispensables pour bâtir une nation forte et prospère. Pour elle, l’épanouissement de la jeunesse passe autant par l’acquisition de compétences que par la consolidation de valeurs républicaines capables de renforcer la cohésion sociale.

Le sport a occupé une place centrale dans son discours. Djirèye Clotilde Coly a adressé ses félicitations à l’équipe nationale sénégalaise des moins de 17 ans pour son récent sacre continental, saluant une performance qui témoigne du potentiel exceptionnel de la relève sportive du pays. Elle a considéré cette victoire comme une source d’inspiration pour toute la jeunesse sénégalaise et comme la preuve que les investissements dans la formation et l’encadrement des jeunes talents peuvent produire des résultats remarquables.

La ministre a réaffirmé l’engagement de l’État à améliorer durablement les conditions de performance des sportifs sénégalais. Elle a annoncé sa volonté d’accélérer le développement des infrastructures sportives modernes, de renforcer l’accompagnement technique et médical des athlètes et de créer un environnement plus favorable à l’émergence de champions capables de porter haut les couleurs nationales sur les scènes africaine et internationale.

La promotion de la lutte traditionnelle figure également parmi les axes majeurs de son action. Considérée comme un patrimoine culturel et sportif profondément ancré dans la société sénégalaise, cette discipline bénéficiera d’une attention particulière afin de mieux structurer son développement et de préserver son rôle dans la transmission des valeurs culturelles nationales.

À l’approche de plusieurs rendez-vous sportifs d’envergure, notamment les prochaines compétitions mondiales et les Jeux olympiques de la jeunesse, Djirèye Clotilde Coly a insisté sur la nécessité d’une préparation rigoureuse. Elle a affirmé que son département travaillera en étroite collaboration avec les fédérations, les entraîneurs et l’ensemble des acteurs du mouvement sportif afin d’optimiser les performances des représentants sénégalais.

En conclusion, la nouvelle ministre a lancé un appel à la mobilisation de tous les acteurs concernés. Elle a invité les jeunes à croire en leurs capacités et à devenir les premiers artisans de leur réussite. Elle a également exhorté les agents du ministère à faire preuve d’engagement, de professionnalisme et d’esprit d’équipe pour relever les défis à venir. Plaçant son mandat sous le signe de l’action, de la transparence et de la culture du résultat, Djirèye Clotilde Coly a affirmé sa détermination à faire du ministère de la Jeunesse et des Sports un véritable outil de transformation sociale et de promotion de l’excellence.

« Vive la jeunesse, vive le sport, vive le Sénégal », a-t-elle déclaré sous les applaudissements de l’assistance, donnant ainsi le ton d’une nouvelle dynamique qu’elle souhaite résolument tournée vers les résultats et l’avenir.

Samba Tall Sarr démissionne de son poste de conseiller technique minier au ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines

Samba Tall Sarr a annoncé sa démission de ses fonctions de conseiller technique minier au sein du cabinet du ministre de l’Énergie, du Pétrole et des Mines. Dans une déclaration rendue publique, il indique avoir pris cette décision après avoir servi dans ce poste en vertu d’un arrêté ministériel approuvé par le Premier ministre, Ousmane Sonko.

Dans son message, l’ancien conseiller technique a exprimé sa profonde gratitude à l’endroit du chef du gouvernement, soulignant que c’est ce dernier qui l’avait convaincu de mettre au service du Sénégal l’expertise qu’il a acquise au cours de plus de vingt-trois années d’expérience dans le secteur minier.

« Je ne regrette aucunement cet engagement. Ce fut un honneur de contribuer, à mon niveau, à l’ambition de transformation du Sénégal », a-t-il déclaré, saluant la confiance qui lui a été accordée ainsi que la vision portée par le Premier ministre en faveur d’un Sénégal « souverain, juste et prospère ».

Samba Tall Sarr a également adressé ses remerciements à Birame Souleye Diop, ancien ministre de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, ainsi qu’à l’ensemble des agents et collaborateurs du département ministériel. Il a notamment mis en avant leur professionnalisme, leur disponibilité et la qualité des relations de travail entretenues durant son passage au sein du ministère.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°748 – 05/06/2026

🔴 CENTENAIRE DU PRÉSIDENT ABDOULAYE WADE – S.E. BASSIROU DIOMAYE FAYE, DANS UN DISCOURS HISTORIQUE, ÉRIGE LE PAPE DE DU SOPI EN MODÈLE, APPELLE À LA RESPONSABILITÉ ET, DE MANIÈRE ALLÉGORIQUE, FAIT DES MISES EN GARDE CONTRE X : « SERVIR SA JEUNESSE …NE PAS SE SERVIR D’ELLE »
🔴 CENTENAIRE DE Me WADE – ÉVÉNEMENT PLACÉ SOUS LE HAUT- PATRONAGE DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE : SYNDIÉLI SALUE LA COURTOISIE DE DIOMAYE

🔴 TEUNGUETH FC CHAMPION : LE SACRE D’UNE SAISON MAÎTRISÉE

Teungueth FC sacré champion du Sénégal au terme d’un final haletant

Teungueth FC a été couronné champion du Sénégal à l’issue de la 30e et dernière journée de Ligue 1 disputée ce jeudi 4 juin 2026. Les Rufisquois ont décroché le titre grâce à une précieuse victoire sur la pelouse de Guédiawaye FC (1-0) au stade Amadou Barry, au terme d’une rencontre maîtrisée qui leur permet de terminer la saison au sommet du football sénégalais.

Dans un contexte de forte pression, les hommes de Malick Daf ont abordé cette ultime journée avec la ferme volonté de conserver leur destin entre leurs mains. Dès les premières minutes, ils ont affiché leurs ambitions en prenant le contrôle du jeu face à une équipe de Guédiawaye FC déterminée à terminer sa saison sur une bonne note. Malgré plusieurs tentatives de part et d’autre, la première période s’est achevée sur un score nul et vierge.

Au retour des vestiaires, Teungueth FC a rapidement trouvé la faille. Quelques minutes après la reprise, le capitaine Raphaël Ndong a fait parler son sens du but en inscrivant l’unique réalisation de la rencontre. Un but décisif qui a libéré les supporters rufisquois et placé leur équipe sur la voie du sacre.

Solides défensivement et disciplinés dans leur organisation, les champions ont ensuite su gérer leur avantage jusqu’au coup de sifflet final. Cette victoire leur permet de conclure la saison de la plus belle des manières et de s’offrir un nouveau titre de champion du Sénégal, récompensant une campagne marquée par la régularité et l’efficacité.

Pendant que Teungueth FC célébrait son triomphe, la lutte pour le maintien livrait également son verdict. Promue cette saison dans l’élite, l’AS Cambèrène n’est pas parvenue à éviter la relégation. Battue à domicile par le Jaraaf sur le score de 1-0, la formation cambérénoise termine dans la zone rouge et retrouve la Ligue 2 après une seule saison parmi les grands.

La Sonacos connaît le même sort. Les Huiliers se sont inclinés à domicile face à l’US Ouakam (2-1) et accompagneront l’AS Cambèrène à l’étage inférieur la saison prochaine. Une issue douloureuse pour un club historique qui n’a pas réussi à redresser la barre lors des dernières journées du championnat.

À l’inverse, la Linguère de Saint-Louis a assuré son maintien dans l’élite. Accrochés à domicile par Wally Daan (1-1), les Saint-Louisiens ont obtenu le point nécessaire pour conserver leur place en Ligue 1 et éviter une fin de saison dramatique.

Passation de service : Abdourahmane Sarr transmet le flambeau à Cheikh Diba et défend son héritage de « souverainisme libéral »

La cérémonie officielle de passation de service au ministère chargé de l’Économie et des Finances s’est tenue dans une atmosphère empreinte de solennité et de continuité institutionnelle. À cette occasion, Abdourahmane Sarr a officiellement transmis les responsabilités de son département à Cheikh Diba, désormais à la tête du ministère unifié de l’Économie, des Finances et du Plan.

Au moment de quitter ses fonctions, le ministre sortant a tenu à partager ce qu’il considère comme l’héritage doctrinal de son action gouvernementale. Une vision économique fondée sur la discipline macroéconomique, la promotion de l’initiative privée et le concept qu’il a baptisé « Souverainisme libéral », qu’il présente comme une voie de développement conciliant souveraineté nationale et ouverture économique.

Dans son adresse aux cadres et agents du ministère, Abdourahmane Sarr s’est félicité du retour à une architecture institutionnelle unifiée regroupant les compétences économiques, financières et de planification. Une réforme qu’il défend depuis plusieurs années et qu’il considère comme un levier essentiel pour améliorer la cohérence de l’action publique.

Selon lui, le développement du Sénégal ne peut être envisagé en dehors de son environnement régional. Il a ainsi réaffirmé sa conviction que la souveraineté économique du pays est compatible avec une intégration renforcée au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine. Résumant sa doctrine par la formule wolof « Moom Sa Bopp Menel Sa Bopp, Yewwi Rewmi, Yewwi Gox Yi, Yewwi Nit Gni », il a expliqué que l’autonomie économique se construit à travers des institutions solides, des marchés performants et une meilleure capacité des États à financer leur propre développement.

Dans cette perspective, l’ancien ministre a mis en avant les atouts de l’espace ouest-africain, notamment l’existence d’une monnaie commune stable, d’une banque centrale crédible et d’un marché régional des capitaux qu’il juge particulièrement stratégique. Il a rappelé que ce marché régional a fortement inspiré la stratégie d’endettement mise en œuvre sous sa responsabilité, une orientation qu’il estime aujourd’hui confortée par les résultats obtenus.

Face à la montée en puissance des investisseurs non résidents dans le financement des économies africaines, Abdourahmane Sarr a plaidé pour un approfondissement du marché financier régional. Il a notamment évoqué la nécessité de mettre en place un fonds souverain régional et de renforcer progressivement l’autonomie monétaire de l’espace communautaire. Pour lui, la souveraineté économique ne relève pas du discours mais d’un processus de construction fondé sur des choix crédibles et des institutions solides.

Réaffirmant ses convictions libérales, il a également insisté sur le rôle central de la liberté économique, de l’innovation, de la concurrence et de la responsabilité individuelle et collective dans l’amélioration de la productivité nationale. Il estime que ces principes doivent continuer à guider les politiques publiques afin de favoriser une croissance durable et créatrice d’emplois.

Abordant la question de la gouvernance institutionnelle, Abdourahmane Sarr a rappelé qu’il s’était opposé dès 2019 à la séparation des fonctions économiques et budgétaires de l’État. À ses yeux, les politiques économiques, financières, budgétaires et de planification gagnent en efficacité lorsqu’elles sont élaborées et conduites dans un cadre unique. C’est pourquoi il a salué la reconstitution du ministère de l’Économie, des Finances et du Plan dirigé par Cheikh Diba, entouré des ministres délégués Allé Nar Diop et Bassirou Sarr.

Toutefois, il a souligné que le succès de cette nouvelle organisation dépendra de la qualité de la coordination entre les différentes composantes du département. Il a insisté sur l’importance du cadrage macroéconomique, de la maîtrise de la stratégie d’endettement, de la maturation des projets structurants et de l’amélioration de la qualité de la dépense publique.

Revenant sur son bilan, l’ancien ministre a estimé que plusieurs jalons importants ont été posés pour orienter durablement la trajectoire économique du Sénégal. Parmi les réalisations qu’il a mises en avant figure la participation active de ses équipes à l’élaboration et à la mise en œuvre de la Vision Sénégal 2050, notamment à travers son premier programme quinquennal couvrant la période 2025-2029.

Il a également souligné la conception de la Stratégie nationale de développement du secteur privé et de promotion de l’investissement, présentée comme un instrument destiné à renforcer la liberté économique, à attirer davantage de capitaux et à valoriser les potentialités des territoires.

Dans le domaine de la transparence économique, Abdourahmane Sarr a cité l’instauration d’un rapport macroéconomique trimestriel destiné à améliorer la qualité du débat public et à renforcer l’accès des citoyens à l’information économique. Cette initiative s’ajoute à plusieurs autres réformes engagées durant son mandat, notamment le réalignement de la coopération internationale sur les priorités nationales, la promotion des partenariats public-privé à travers le recyclage d’actifs, le développement de nouveaux mécanismes de mobilisation de l’épargne de la diaspora ainsi que la consolidation d’une approche territoriale fondée sur des pôles de développement.

Au terme de son intervention, Abdourahmane Sarr a rendu un hommage appuyé aux agents du ministère qu’il a qualifiés de véritable colonne vertébrale de l’institution. Saluant leur professionnalisme, leur engagement et les nombreux sacrifices consentis pour accompagner les réformes engagées, il leur a exprimé sa profonde gratitude.

Passation de service au ministère de l’Enseignement supérieur : Boubacar Camara prend les rênes d’un secteur en pleine mutation

La passation de service entre le nouveau ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Boubacar Camara, et son prédécesseur, Daouda Ngom, s’est tenue ce jeudi matin dans une atmosphère empreinte de sobriété et de responsabilité. Cette cérémonie officielle marque le transfert des charges à la tête d’un département stratégique pour l’avenir du Sénégal, au cœur des politiques de formation, de recherche scientifique et d’innovation.

Organisée en présence des principaux responsables administratifs du ministère, des directeurs généraux, des recteurs d’université ainsi que de plusieurs acteurs du monde académique, la rencontre a symbolisé la continuité de l’action publique dans un secteur confronté à de nombreux défis. Le passage de témoin intervient dans un contexte où l’enseignement supérieur sénégalais est engagé dans d’importantes réformes visant à améliorer la qualité de la formation, renforcer la gouvernance des établissements et mieux répondre aux besoins du marché de l’emploi.

À cette occasion, Daouda Ngom a exprimé sa gratitude envers les collaborateurs qui l’ont accompagné durant son mandat. Il a salué le travail accompli par les différentes structures du ministère et rappelé les efforts consentis pour faire avancer plusieurs dossiers relatifs à l’amélioration des infrastructures universitaires, au développement de la recherche et à l’élargissement de l’accès à l’enseignement supérieur. L’ancien ministre a également souhaité plein succès à son successeur dans l’exercice de ses nouvelles fonctions.

Prenant officiellement ses fonctions, Boubacar Camara a mesuré l’ampleur de la mission qui lui est confiée. Le nouveau ministre hérite d’un département dont les enjeux sont nombreux et complexes. Parmi les dossiers prioritaires figurent la gestion des effectifs croissants dans les universités publiques, la question de l’orientation des nouveaux bacheliers, l’amélioration des conditions d’apprentissage et de vie des étudiants, ainsi que le renforcement des capacités de recherche et d’innovation.

Le secteur de l’enseignement supérieur demeure en effet confronté à des défis structurels importants. La massification des effectifs universitaires continue de peser sur les capacités d’accueil des établissements, tandis que les attentes des étudiants et des enseignants restent fortes en matière d’infrastructures, d’équipements pédagogiques et de financement de la recherche. À cela s’ajoutent les exigences liées à la modernisation des formations et à l’adaptation des cursus aux besoins d’une économie en constante évolution.

Le nouveau ministre devra également poursuivre les efforts engagés pour renforcer l’employabilité des diplômés, encourager l’innovation technologique et promouvoir les partenariations entre les universités, les centres de recherche et le secteur privé. Ces orientations s’inscrivent dans la volonté des autorités de faire de l’enseignement supérieur un levier majeur de transformation économique et sociale.

Guerre au Moyen-Orient : le FMI mobilise une aide d’urgence pour plusieurs pays africains fragilisés par la flambée des prix

Face aux répercussions économiques croissantes du conflit au Moyen-Orient, le Fonds monétaire international (FMI) a décidé de renforcer son soutien financier à plusieurs pays africains particulièrement exposés à la hausse des prix de l’énergie et des produits agricoles. L’annonce a été faite ce jeudi par la directrice de la communication de l’institution, Julie Kozack, lors d’une conférence de presse.

Selon les responsables du FMI, l’Éthiopie, la Gambie et le Burkina Faso bénéficieront de versements additionnels ou d’un décaissement accéléré des fonds déjà prévus dans le cadre de leurs programmes d’assistance. Parallèlement, les discussions se sont intensifiées avec le Malawi en vue de la mise en place d’un nouveau programme de soutien financier.

Cette décision intervient alors que les conséquences du conflit opposant l’Iran à une coalition menée par les États-Unis et Israël continuent de se propager à l’économie mondiale. Déclenchée à la fin du mois de février, la crise a rapidement pris une dimension stratégique majeure après les attaques visant les installations pétrolières de plusieurs pays de la région et la fermeture du détroit d’Ormuz, passage maritime essentiel par lequel transitent habituellement près de 20 % des exportations mondiales d’hydrocarbures.

Cette perturbation des flux énergétiques a provoqué une flambée des cours du pétrole sur les marchés internationaux. Les effets se font désormais ressentir dans de nombreux pays importateurs d’énergie, notamment en Afrique, où la hausse des coûts du carburant exerce une pression supplémentaire sur les finances publiques, les entreprises et les ménages.

Au-delà du pétrole, le conflit a également affecté le marché mondial des engrais. Les difficultés d’approvisionnement et l’augmentation des prix de ces intrants essentiels à l’agriculture suscitent des inquiétudes quant à la sécurité alimentaire de plusieurs États déjà confrontés à des vulnérabilités économiques structurelles.

Dès les réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale, organisées à la mi-avril, la directrice générale du Fonds, Kristalina Georgieva, avait indiqué que l’institution se tenait prête à intervenir rapidement pour soutenir les pays les plus touchés. À cette occasion, elle avait estimé que les besoins financiers pourraient atteindre entre 20 et 50 milliards de dollars, selon l’ampleur et la durée de la crise.

Pour le FMI, les premiers indicateurs économiques montrent déjà les effets du choc provoqué par la guerre. Julie Kozack a souligné que la hausse des prix des matières premières commence à apparaître dans les données macroéconomiques collectées par l’institution. Cette situation alimente les tensions inflationnistes dans plusieurs régions du monde et contribue à détériorer les perspectives économiques à court terme.

Le Fonds doit publier en juillet une mise à jour de ses prévisions économiques mondiales dans le cadre de son rapport annuel sur les perspectives de l’économie mondiale. Ce document intégrera les nouvelles estimations de croissance pour l’année en cours ainsi que pour 2027, en tenant compte des conséquences du conflit.

Si certains pays pourraient bénéficier indirectement de certains investissements technologiques ou de la hausse de certaines matières premières, le FMI prévient que les économies les plus fragiles risquent de subir les effets les plus lourds. L’institution se dit particulièrement préoccupée par la situation des pays vulnérables fortement dépendants des importations énergétiques, dont les marges budgétaires restent limitées face à l’envolée des coûts mondiaux.

Ousmane Sonko plaide pour une réforme ambitieuse de l’Union Parlementaire Africaine

Dakar, 4 juin 2026 – En marge de la 85ᵉ session du Comité exécutif de l’Union Parlementaire Africaine (UPA), le président de l’Assemblée nationale du Sénégal, Ousmane Sonko, a reçu ce jeudi en audience le président du Comité exécutif de l’organisation parlementaire continentale, Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge. Cette rencontre de haut niveau a été l’occasion d’aborder les enjeux institutionnels auxquels fait face l’UPA ainsi que les perspectives de renforcement de son rôle dans la gouvernance africaine.

Les discussions ont porté sur les missions fondamentales de l’Union Parlementaire Africaine, son mode de fonctionnement et les défis auxquels elle est confrontée dans un contexte continental marqué par des crises sécuritaires persistantes, des tensions politiques dans certaines régions, ainsi que des défis liés à l’intégration économique et au développement durable.

Au cours de l’entretien, Ousmane Sonko a insisté sur la nécessité de repenser le fonctionnement de l’institution afin de lui permettre de jouer un rôle plus influent dans les grandes décisions qui concernent l’avenir du continent. Selon lui, les parlements africains doivent être davantage impliqués dans les processus de réflexion et de décision portant sur les questions stratégiques, notamment en matière de paix, de sécurité, de démocratie et de développement.

Le président de l’Assemblée nationale a ainsi plaidé pour une réforme en profondeur de l’UPA, estimant qu’une modernisation de ses mécanismes d’action et de coordination renforcerait sa capacité à accompagner les transformations en cours en Afrique. Il a souligné que l’organisation devait évoluer pour répondre plus efficacement aux attentes des peuples africains et aux nouvelles réalités géopolitiques du continent.

Au-delà des questions organisationnelles, Ousmane Sonko a également mis l’accent sur la nécessité de renforcer les synergies entre l’Union Parlementaire Africaine et l’Union africaine. Il a défendu l’idée d’une meilleure harmonisation des recommandations et résolutions adoptées par l’UPA avec les orientations stratégiques définies par l’organisation continentale.

Pour le responsable sénégalais, une telle convergence permettrait de garantir une plus grande cohérence dans l’action institutionnelle africaine et d’accroître l’efficacité des politiques mises en œuvre à l’échelle du continent. Il a estimé que les institutions parlementaires africaines devaient constituer un relais essentiel des ambitions portées par l’Union africaine en matière d’intégration, de stabilité politique et de développement.

Cette audience intervient dans un contexte où les organisations parlementaires régionales et continentales cherchent à renforcer leur influence dans la gouvernance africaine. La 85ᵉ session du Comité exécutif de l’UPA constitue ainsi une plateforme importante de réflexion sur l’avenir du parlementarisme africain et sur les moyens de consolider la coopération entre les différentes institutions du continent.

« Dundal PS » : le cri d’alarme des héritiers de Senghor

Le Parti socialiste (PS) sénégalais, jadis colonne vertébrale de la République, vacille. Un manifeste publié le 28 janvier 2026, intitulé « Dundal PS » (« Faire revivre le PS »), sonne comme un électrochoc. Selon ses auteurs, le parti de Léopold Sédar Senghor et de Abdou Diouf est au bord de l’effacement et doit impérativement se réinventer.

Un héritage menacé

Créé en 1948 sous ses différentes appellations historiques avant de devenir le Parti socialiste, le PS a joué un rôle central dans la lutte pour l’indépendance et dans la construction des institutions démocratiques du Sénégal.

Aujourd’hui, les signataires du manifeste dressent un constat alarmant : une présence quasi inexistante dans l’espace public, une absence remarquée sur les réseaux sociaux et un recul électoral spectaculaire. Lors des élections législatives de novembre 2024, le parti n’a obtenu qu’un seul député.

Les structures internes sont jugées « lourdes et inefficaces », tandis que la direction est qualifiée de « faible » et « sans vision ».

Des réformes jugées insuffisantes

Les différentes tentatives de relance — séminaires, commissions spéciales ou encore congrès régulièrement reportés — sont dénoncées comme des « opérations d’auto-célébration » dépourvues de véritable contenu politique.

« Nous avons épuisé les avertissements ignorés », écrivent les auteurs du texte, qui disent désormais refuser les demi-mesures.

La philosophie de la refondation

Le manifeste s’ouvre sur deux références fortes : « Nit nitay garabam » (« l’homme est le remède de l’homme ») et le principe africain de l’Ubuntu (« je suis parce que nous sommes »).

Les signataires proposent une refondation articulée autour de trois axes majeurs :

  • reprendre la parole publique et redevenir une force de proposition ;
  • réformer les structures du parti afin de les rendre plus efficaces ;
  • rassembler les militants autour d’un projet actualisé et d’une direction légitime.

Un appel au-delà des clivages

Parmi les 46 signataires figurent d’anciens ministres tels que Alioune Ndoye et Serigne Mbaye Thiam, ainsi que des élus locaux, des responsables de la diaspora et de jeunes militants.

Au-delà du cadre partisan, les auteurs affirment s’adresser à tous les Sénégalais attachés aux valeurs de justice sociale, de solidarité et de démocratie. Ils plaident pour l’émergence d’une direction consensuelle capable de porter l’ambition d’un Sénégal plus équitable et plus inclusif.

Une étape décisive

Le Parti socialiste se trouve désormais à un tournant de son histoire : se réinventer ou disparaître. Ce manifeste pourrait constituer le dernier sursaut d’un parti historique, mais aussi le premier acte de sa renaissance politique.

Après plusieurs décennies au cœur du pouvoir sénégalais, le PS est confronté à l’un des plus grands défis de son existence : retrouver sa place dans un paysage politique profondément transformé.

Centenaire d’Abdoulaye Wade : Diomaye Faye célèbre la persévérance, le respect et l’engagement d’un bâtisseur

À l’occasion de la cérémonie officielle marquant le centenaire d’Abdoulaye Wade, organisée ce jeudi au Grand Théâtre National de Dakar, le président Bassirou Diomaye Faye a prononcé un discours empreint de gravité et d’admiration. Devant un parterre de personnalités politiques, diplomatiques, religieuses et culturelles, le chef de l’État a dressé le portrait d’un homme dont le parcours, selon lui, demeure une source d’inspiration pour les générations présentes et futures.

Dans son hommage, Bassirou Diomaye Faye a mis en lumière trois vertus cardinales qui, à ses yeux, résument la trajectoire exceptionnelle de l’ancien président de la République : la persévérance, le respect de l’adversaire et l’engagement au service de la nation et du continent africain.

Le président sénégalais a d’abord salué la persévérance qui a marqué toute la carrière politique d’Abdoulaye Wade. Il a rappelé que les grandes conquêtes ne s’obtiennent jamais dans la précipitation et que les causes les plus justes exigent souvent patience, endurance et détermination. Dans un monde où la réussite rapide est souvent présentée comme une norme, il a souligné que le parcours de Wade constitue un puissant contre-exemple.

Selon Bassirou Diomaye Faye, l’ancien chef de l’État a incarné l’image de l’homme capable de maintenir son cap malgré les épreuves, les déceptions et les abandons. Pendant des décennies, il a poursuivi son combat politique sans céder au découragement, alors même que nombre de ses compagnons de route renonçaient ou choisissaient d’autres chemins. Cette constance, a estimé le président, représente l’une des plus grandes leçons léguées par le doyen de la politique sénégalaise.

La deuxième vertu mise en avant est celle du respect de l’adversaire. Revenant sur les longues années d’opposition d’Abdoulaye Wade, Bassirou Diomaye Faye a évoqué les périodes de prison, les procès, les suspicions et les nombreuses épreuves traversées avant son accession au pouvoir. Toutefois, il a précisé que ce rappel historique n’avait pas pour objectif de raviver d’anciennes blessures, mais plutôt de mesurer le chemin parcouru par la démocratie sénégalaise.

Le chef de l’État a insisté sur le fait que derrière le combattant politique se trouvait un homme attaché à la courtoisie et au respect des convenances républicaines. Il a notamment rappelé un épisode symbolique au cours duquel Abdoulaye Wade s’était rendu auprès de la mère du président Abdou Diouf pour lui témoigner son respect en pleine campagne électorale. Pour Bassirou Diomaye Faye, ce geste illustre une conception noble de la compétition politique, où la conquête du pouvoir ne doit jamais se transformer en humiliation de l’adversaire.

Cette réflexion l’a conduit à revenir sur l’alternance historique de l’an 2000, qu’il considère comme l’un des moments les plus marquants de la démocratie sénégalaise. Il a rendu hommage à Abdou Diouf pour avoir reconnu sa défaite sans contestation et à Abdoulaye Wade pour avoir accueilli sa victoire sans esprit de revanche. Selon lui, ces deux figures, malgré leurs divergences profondes, ont démontré que l’intérêt supérieur de la nation pouvait prévaloir sur les rivalités partisanes.

Le président de la République a ainsi présenté cette transition politique comme un exemple de maturité démocratique, rappelant que le pouvoir avait changé de mains uniquement par l’expression souveraine du peuple. Il a souligné que cette transmission pacifique demeure l’une des plus belles pages de l’histoire nationale et une référence pour l’ensemble du continent.

Enfin, Bassirou Diomaye Faye a mis en exergue l’engagement constant d’Abdoulaye Wade en faveur du Sénégal et de l’Afrique. Il a retracé le parcours académique et intellectuel de l’ancien président, depuis ses études jusqu’à l’obtention de doctorats en droit et en économie, en passant par ses responsabilités universitaires et sa carrière d’avocat.

Pour le chef de l’État, cette brillante trajectoire n’a jamais été guidée par la seule ambition personnelle. Il a rappelé qu’en 1956 déjà, Abdoulaye Wade participait aux côtés de grandes figures intellectuelles africaines aux réflexions sur l’avenir du continent et sur la place des peuples noirs dans le monde. Cette implication précoce témoignait, selon lui, d’une conviction profonde : celle que l’Afrique devait produire ses propres idées, ses propres savoirs et sa propre vision du développement.

Bassirou Diomaye Faye a également insisté sur ce qu’il a présenté comme le fil conducteur de toute l’action politique d’Abdoulaye Wade : le refus du fatalisme et du misérabilisme. Il a souligné que l’ancien président n’a jamais accepté l’idée qu’un peuple confronté à des difficultés économiques soit condamné à limiter ses ambitions. Au contraire, il a toujours défendu une vision fondée sur l’investissement dans l’éducation, la formation et le potentiel créatif des Africains.

Évoquant les nombreuses initiatives menées dans le domaine éducatif, des structures destinées à la petite enfance jusqu’au développement de l’enseignement supérieur, le président a salué la conviction constante de son prédécesseur selon laquelle le savoir constitue la principale richesse d’une nation.

Centenaire d’Abdoulaye Wade : Diomaye Faye magnifie l’héritage d’un homme d’État et appelle à l’unité nationale

Dakar a vécu ce jeudi un moment chargé d’histoire et d’émotion à l’occasion de la célébration du centenaire de l’ancien président de la République, Abdoulaye Wade. En présence de nombreuses personnalités politiques, institutionnelles, diplomatiques et de membres de la famille de l’ancien chef de l’État, le président Bassirou Diomaye Faye a rendu un hommage appuyé à celui qui a marqué plusieurs décennies de la vie politique sénégalaise.

Dans une allocution empreinte de respect et de reconnaissance, le chef de l’État a salué le parcours exceptionnel de l’ancien président, mettant en avant sa longévité politique, sa persévérance dans le combat démocratique et son attachement constant au Sénégal.

Face à l’assistance réunie pour l’événement, Bassirou Diomaye Faye a présenté Abdoulaye Wade comme une figure majeure dont l’engagement continue d’inspirer les générations actuelles. Selon lui, l’ancien président a laissé un héritage politique fondé sur la patience, la résilience et la capacité à surmonter les épreuves sans renoncer à ses convictions.

Le président de la République a notamment insisté sur l’une des leçons qu’il considère comme les plus importantes du parcours de son prédécesseur : la distinction entre l’adversité politique et l’inimitié personnelle. « Vous nous avez appris que l’adversaire d’un jour n’est pas un ennemi et qu’il peut même devenir le partenaire du lendemain », a déclaré Bassirou Diomaye Faye, rappelant ainsi la nécessité de préserver le dialogue et l’ouverture dans l’action politique.

Cette référence a trouvé un écho particulier dans un contexte national où les débats politiques ont souvent été marqués par des confrontations parfois vives. À travers cet hommage, le chef de l’État a semblé adresser un message plus large à l’ensemble de la classe politique sénégalaise, en plaidant pour une culture du respect mutuel et du dépassement des divergences partisanes.

Poursuivant son intervention, Bassirou Diomaye Faye a souligné que la préservation de l’unité nationale devait demeurer une priorité absolue pour tous les acteurs politiques. Revenant sur l’héritage de l’ancien président, il a affirmé que celui-ci avait toujours placé l’intérêt supérieur du pays au-dessus des querelles et des rivalités. « Vous nous avez appris qu’aucune querelle, si vive soit-elle, ne mérite que l’on déchire le pays qui nous est commun », a-t-il déclaré.

Le président de la République a également mis en avant la capacité d’Abdoulaye Wade à conserver sa foi en l’avenir du Sénégal, même dans les périodes les plus difficiles de son parcours politique. Il a salué un homme qui, malgré les obstacles, les revers et les longues années passées dans l’opposition avant son accession au pouvoir, n’a jamais cessé de croire au destin de son pays.

Pour Bassirou Diomaye Faye, cette constance constitue l’un des enseignements majeurs transmis par l’ancien chef de l’État. Il a insisté sur l’importance de défendre ses convictions tout en évitant les dérives de la rancœur et de la haine. « On peut tenir bon sans se durcir et continuer d’aimer profondément un pays qui vous éprouve », a-t-il affirmé.

Au-delà de l’hommage rendu à l’occasion des cent ans d’Abdoulaye Wade, le discours du président de la République a ainsi pris une dimension politique et symbolique. À travers les valeurs incarnées par son prédécesseur, Bassirou Diomaye Faye a lancé un appel à l’apaisement, au dialogue et au rassemblement, invitant les Sénégalais à privilégier la cohésion nationale face aux défis de l’heure.

Centenaire d’Abdoulaye Wade : l’émouvant hommage de sa fille Syndiely à un homme d’État et de convictions

À l’occasion de la célébration du centenaire d’Abdoulaye Wade, organisée en présence du président de la République Bassirou Diomaye Faye, de nombreuses autorités institutionnelles, de dignitaires religieux et de responsables politiques, sa fille Syndiely Wade a livré un témoignage empreint d’émotion, retraçant à la fois le parcours politique exceptionnel de son père et l’homme de famille qu’il a toujours été.

Prenant la parole au nom de la famille Wade, elle a dressé le portrait d’un homme dont la vie a été entièrement consacrée à ses convictions et au service du Sénégal. Revenant sur les décennies passées dans l’opposition, elle a rappelé les sacrifices consentis par l’ancien chef de l’État dans son combat pour l’instauration et la consolidation de la démocratie sénégalaise.

Selon elle, le parcours de son père est celui d’un homme qui a traversé les épreuves sans jamais renoncer à ses idéaux. Elle a évoqué une trajectoire jalonnée de combats politiques, de moments difficiles, mais également de victoires qui ont marqué l’histoire contemporaine du Sénégal. Une fidélité à ses convictions qui, a-t-elle souligné, n’a jamais vacillé malgré les obstacles rencontrés tout au long de sa carrière.

Dans un registre plus personnel, Syndiely Wade a partagé un souvenir marquant remontant à l’année 1988. Alors âgée de 15 ans, elle avait reçu une lettre de son père alors détenu à la prison de Rebeuss dans un contexte de fortes tensions politiques consécutives à l’élection présidentielle de cette année-là. Dans cette correspondance, a-t-elle raconté, Abdoulaye Wade lui expliquait les raisons profondes de son engagement politique et la vision qui guidait son action.

Cette lettre demeure pour elle le symbole de la conception que son père se faisait de la politique : une mission au service des Sénégalais. Il y exprimait notamment sa conviction de considérer chaque citoyen comme l’un de ses propres enfants, une philosophie qui, selon sa fille, a toujours orienté son action publique.

Au-delà de la figure politique, Syndiely Wade a également tenu à rendre hommage au père de famille qui a transmis à ses enfants des principes qu’elle considère comme essentiels. Le travail, la persévérance, le courage, le sens du devoir et l’amour de la patrie figurent parmi les valeurs qu’il leur a inculquées tout au long de leur éducation.

Elle a rappelé que l’ancien président répétait souvent une maxime devenue pour sa famille une véritable ligne de conduite : « Travailler, encore travailler, toujours travailler ». Une formule qui résume, selon elle, la philosophie de vie d’un homme qui a consacré son existence à l’action et au service de son pays.

Concluant son intervention, Syndiely Wade a salué « cent ans d’histoire » et « cent ans d’une vie consacrée à des convictions, à un idéal et au service du Sénégal ». Des propos qui ont résonné comme un hommage solennel à celui qui demeure l’une des figures majeures de la vie politique sénégalaise, tout en traduisant la fierté d’une famille et l’émotion d’une nation réunie pour célébrer un siècle de vie et d’engagement.

Décès de Mame Diarra Dasylva : la presse sénégalaise perd une voix respectée de Sud FM

La presse sénégalaise est frappée par une triste nouvelle avec le rappel à Dieu de Mame Diarra Dasylva, journaliste à Sud FM, décédée ce jeudi à l’issue d’un long combat contre la maladie. Son décès suscite une vive émotion au sein de la corporation médiatique, où elle était reconnue pour son professionnalisme, sa discrétion et son engagement constant au service de l’information.

Figure appréciée du paysage médiatique national, Mame Diarra Dasylva a marqué de nombreux confrères et consœurs tout au long de sa carrière. Elle s’était notamment fait connaître dès ses débuts au sein de la Convention des Jeunes Reporters, où son sérieux, sa rigueur et sa passion pour le métier lui avaient rapidement valu l’estime de ses pairs.

Au fil des années, elle s’est imposée comme une journaliste respectée, attachée aux principes fondamentaux de la profession. Son travail était caractérisé par une quête permanente de l’exactitude, de l’équilibre de l’information et du respect de l’éthique journalistique. Ces qualités lui ont permis de gagner la confiance de ses auditeurs ainsi que le respect de ses collègues.

Au-delà de son activité professionnelle, Mame Diarra Dasylva s’était également distinguée par ses prises de position en faveur de l’assainissement du secteur des médias. Lors de la célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse, elle avait publiquement dénoncé la présence d’individus se réclamant journalistes sans en respecter les exigences professionnelles. Elle avait alors appelé les autorités compétentes, les organisations de presse ainsi que les institutions de l’État à agir pour mettre fin à ces pratiques qu’elle considérait comme préjudiciables à la crédibilité de la profession.

Son engagement en faveur d’un journalisme responsable et respectueux des règles déontologiques restera l’un des aspects marquants de son parcours. Même dans les moments les plus difficiles de sa maladie, elle a continué à inspirer son entourage par sa détermination, son courage et sa dignité.

Avec sa disparition, le paysage médiatique sénégalais perd une professionnelle expérimentée et une voix respectée. Son souvenir demeurera vivant auprès de ceux qui ont eu l’occasion de travailler à ses côtés, de bénéficier de ses conseils ou simplement d’apprécier la qualité de son travail.

En cette douloureuse circonstance, les témoignages de compassion et de solidarité se multiplient à l’endroit de sa famille, de ses proches, de ses collègues ainsi que de l’ensemble du groupe Sud Communication. La disparition de Mame Diarra Dasylva laisse un vide dans la presse sénégalaise, mais son héritage professionnel continuera d’inspirer les générations actuelles et futures de journalistes.

Que son âme repose en paix.

Moussa Bala Fofana quitte Pastef et assume son maintien au gouvernement : « Un patriote peut démissionner d’un parti, jamais de la Patrie »

Le ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des Territoires, Moussa Bala Fofana, a officiellement annoncé ce jeudi sa démission de Pastef-Les Patriotes. Dans un long communiqué rendu public au lendemain de sa reconduction au sein du nouveau gouvernement formé par le président Bassirou Diomaye Faye, il revendique pleinement son choix de poursuivre sa mission gouvernementale malgré les consignes et réserves exprimées par la direction de son désormais ancien parti.

Cette décision intervient dans un contexte de fortes tensions politiques marquées par la rupture entre le chef de l’État et son ancien Premier ministre, Ousmane Sonko. Dans sa déclaration du 2 juin 2026, ce dernier avait critiqué les responsables politiques ayant accepté de rejoindre le nouveau gouvernement sans l’aval du parti, estimant qu’ils s’écartaient de la ligne définie par la formation politique qui les avait portés au pouvoir.

Face à ces reproches, Moussa Bala Fofana a choisi de répondre sans détour. Il affirme avoir pris sa décision « en toute liberté » et « à titre personnel », assumant entièrement les conséquences politiques de son choix. Selon lui, cette orientation a été mûrement réfléchie et repose avant tout sur un devoir de responsabilité envers les Sénégalais qui ont accordé leur confiance au projet politique défendu lors de l’élection présidentielle de 2024.

Le ministre explique que son maintien au gouvernement répond à une exigence de continuité de l’action publique. Il estime que les nombreux chantiers engagés dans son département ministériel nécessitent un suivi rigoureux et ne peuvent être interrompus à ce stade de leur mise en œuvre. Il cite notamment les programmes de logements sociaux en cours à Mbour 4 et à Thiès, les réformes relatives à l’organisation territoriale, les efforts de modernisation de l’état civil, les opérations de relogement des populations sinistrées de la Langue de Barbarie ainsi que les initiatives destinées à relancer le secteur national de la construction.

Dans son communiqué, Moussa Bala Fofana souligne que les progrès enregistrés au cours des deux dernières années constituent à ses yeux un engagement moral vis-à-vis des citoyens. Il affirme que sa conscience ne lui permettait pas d’abandonner les projets engagés alors que plusieurs d’entre eux sont entrés dans une phase décisive. Pour lui, la poursuite de ces programmes représente une priorité qui dépasse les considérations partisanes.

Malgré sa démission de Pastef, le ministre a tenu à adopter un ton conciliant à l’égard d’Ousmane Sonko. Il lui rend hommage en le qualifiant de « grand frère » et de « compagnon de lutte », rappelant les années de combat politique menées ensemble avant l’accession au pouvoir de la coalition victorieuse en 2024. Toutefois, il affirme que sa fidélité première demeure celle qu’il doit à sa conscience et à l’intérêt supérieur de la Nation.

En actant son départ du parti, Moussa Bala Fofana devient l’une des premières figures de premier plan à assumer publiquement son choix de rester au sein de l’exécutif malgré la nouvelle configuration politique née de la séparation entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko. Une décision qui pourrait marquer un tournant dans la recomposition du paysage politique sénégalais et illustrer les lignes de fracture qui traversent désormais l’ancienne majorité issue de Pastef.

Concluant son message sur une note patriotique, le ministre a résumé sa position par une formule forte qui résonne déjà dans le débat public : « Un patriote peut bien démissionner d’un parti, mais jamais de la Patrie. »

Nioro : un chef de village et un guide religieux placés en garde à vue pour non-respect d’un arrêté du sous-préfet

Un chef de village et un responsable religieux de la commune de Médina Mina Wara, dans le département de Nioro, ont été arrêtés puis placés en garde à vue à la brigade de gendarmerie locale. Les deux hommes sont poursuivis pour « troubles à l’ordre public » et « violation d’un arrêté administratif », selon des informations rapportées par la Radio Futurs Médias (RFM).

Cette affaire trouve son origine dans une décision administrative prise récemment par le sous-préfet de l’arrondissement concerné. À travers un arrêté, l’autorité administrative avait interdit l’utilisation de la sonorisation ainsi que des tam-tams sur la voie publique lors des manifestations religieuses et culturelles organisées dans la localité. Cette mesure, selon les informations disponibles, visait à encadrer davantage les rassemblements publics et à préserver l’ordre public dans la zone.

Les autorités indiquent que l’arrêté avait été officiellement porté à la connaissance des chefs de villages et des responsables religieux de la commune. Malgré cette notification, les deux personnes interpellées auraient poursuivi des activités ne respectant pas les dispositions édictées par l’administration territoriale.

Estimant que cette situation constituait une violation manifeste de la décision administrative en vigueur, les services compétents ont procédé à leur arrestation. Ils ont ensuite été placés en garde à vue à la brigade de gendarmerie de Nioro pour les besoins de l’enquête.

L’affaire suscite déjà de nombreuses réactions au sein de la population locale, où les activités religieuses et culturelles occupent une place importante dans la vie communautaire. Plusieurs habitants suivent avec attention l’évolution du dossier, tandis que les autorités maintiennent leur volonté de faire respecter les mesures prises dans le cadre du maintien de l’ordre public.

Quitter la version mobile