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Rama Salla Dieng poursuit son ascension académique avec une nouvelle responsabilité à Genève

C’est une nouvelle étape dans un parcours universitaire déjà riche et marqué par un engagement constant en faveur des études africaines, du genre et des politiques de transformation sociale. La politologue, universitaire, écrivaine et militante féministe sénégalaise Rama Salla Dieng rejoint l’Institut de hautes études internationales et du développement de Genève en qualité de professeure associée au département des relations internationales et des sciences politiques.

À cette nouvelle fonction s’ajoute une responsabilité de premier plan dans le domaine des études de genre. Rama Salla Dieng devient en effet codirectrice du Centre d’études du genre de l’institution genevoise. Une nomination qui vient conforter sa trajectoire internationale et renforcer sa présence dans les espaces académiques consacrés aux questions de développement, d’égalité et de justice sociale.

Spécialiste de l’économie politique du développement en Afrique, la chercheuse s’est progressivement imposée par des travaux qui se situent au croisement de plusieurs problématiques contemporaines. Ses recherches portent notamment sur les rapports de genre, le capitalisme racial, les transformations des systèmes agraires et les mécanismes de reproduction sociale. Cette approche pluridisciplinaire lui permet d’interroger les dynamiques économiques et sociales qui façonnent les sociétés africaines, tout en mettant en lumière les rapports de pouvoir et les inégalités qui les traversent.

Avant cette nouvelle responsabilité à Genève, Rama Salla Dieng enseignait le développement international et les études africaines à l’Université d’Édimbourg, au Royaume-Uni. Elle est également chercheuse associée à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, notamment au sein de l’IFAN et du LARTES, où elle contribue aux réflexions et recherches portant sur les transformations sociales et les réalités africaines.

Son expertise dépasse toutefois largement le cadre universitaire. La docteure Dieng est régulièrement sollicitée pour accompagner des gouvernements, des agences de développement international et des organisations de la société civile sur des questions liées aux politiques féministes, à la transformation du genre, à l’intersectionnalité et à la décolonisation. Son parcours témoigne ainsi d’une volonté de faire dialoguer la recherche académique avec les politiques publiques et les initiatives de transformation sociale.

Son engagement dans ces domaines se traduit également par sa participation à des instances de réflexion et d’évaluation. Elle est notamment membre du groupe consultatif de recherche du gouvernement écossais chargé de l’évaluation du Fonds pour les femmes et les filles. Cette implication vient renforcer son positionnement à l’intersection de la recherche, de l’action publique et des politiques en faveur de l’égalité.

La reconnaissance de son travail ne s’est pas limitée aux responsabilités institutionnelles. En 2025, Rama Salla Dieng a reçu le prix Paula Kantor pour l’excellence en recherche de terrain. Cette distinction vient saluer la qualité de ses travaux et son approche fondée sur l’observation et l’analyse des réalités vécues sur le terrain.

Son parcours académique s’est construit entre la France et le Royaume-Uni. Elle est titulaire de diplômes en sciences politiques et en études internationales obtenus à l’Institut d’études politiques de Bordeaux et à l’Université de Bordeaux. Elle a ensuite poursuivi sa formation à la SOAS, University of London, où elle a obtenu une maîtrise ainsi qu’un doctorat. Elle est également titulaire d’un certificat d’études supérieures en pratique académique délivré par l’Université d’Édimbourg.

Autoroute AIBD-Dakar : un carambolage impliquant une dizaine de véhicules provoque d’importants bouchons

Un important carambolage impliquant une dizaine de véhicules perturbe fortement la circulation sur l’autoroute ce vendredi 28 août 2026. L’accident a entraîné la coupure de l’axe dans le sens AIBD-Dakar, précisément entre Toglou et Sebikotane, provoquant d’importantes difficultés de circulation pour les automobilistes.

La situation est particulièrement compliquée dans le secteur concerné, où les secours et les équipes d’intervention sont mobilisés pour sécuriser la zone et permettre, dans les meilleurs délais, la reprise de la circulation. La présence de nombreux véhicules impliqués dans l’accident complique également les opérations et contribue à ralentir davantage le trafic.

À 12h30, les autorités faisaient état d’un bouchon de près de 5 kilomètres dans le sens AIBD-Dakar. La circulation était également fortement ralentie dans le sens opposé, avec un embouteillage estimé à 1,5 kilomètre entre Dakar et l’AIBD.

Les autorités alertent par ailleurs sur l’allongement des délais d’intervention en raison de l’ampleur de l’accident et des perturbations enregistrées sur l’autoroute. Les usagers sont ainsi appelés à faire preuve de prudence et à éviter, autant que possible, la zone affectée.

Pour les automobilistes en provenance de l’Aéroport international Blaise Diagne ou du réseau autoroutier Segea, une déviation est recommandée afin de contourner le tronçon bloqué. Ils sont invités à emprunter la sortie 13 de l’AIBD avant de rejoindre la Route nationale et de poursuivre leur trajet par cet itinéraire.

DPG du Premier ministre : Bassirou Diomaye Faye convoque l’Assemblée nationale pour le 1er septembre

La Déclaration de politique générale (DPG) du Premier ministre Ahmadou Alhaminou Mohamed Lô est désormais officiellement inscrite au calendrier de l’Assemblée nationale. Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a signé, le 24 août 2026 à Dakar, le décret n° 2026-1530 portant convocation de l’Assemblée nationale en session extraordinaire. Le texte fixe l’ouverture de cette session au mardi 1er septembre 2026, à 10 heures précises.

Contresigné par le Premier ministre, le décret présidentiel précise clairement le cadre juridique et institutionnel de cette convocation. Parmi les visas figurent notamment la loi organique n° 2025-11 du 18 août 2025 portant Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, ainsi que les décrets n° 2026-1129 du 25 mai 2026 portant nomination du chef du gouvernement et n° 2026-1130 du 1er juin 2026 fixant la composition du gouvernement.

L’ordre du jour de cette session extraordinaire est particulièrement resserré. Il ne comporte qu’un seul point : la Déclaration de politique générale du Premier ministre devant les députés. Le décret indique ainsi que la session prendra fin dès l’épuisement de cet unique point inscrit à l’ordre du jour.

Cette précision ferme également la porte, dans le cadre de cette session, à l’examen d’autres dossiers parlementaires qui pourraient être introduits parallèlement. L’objectif affiché est donc exclusivement de permettre au chef du gouvernement de présenter sa feuille de route devant la représentation nationale, conformément aux dispositions institutionnelles en vigueur.

La convocation intervient un peu plus de trois mois après la nomination d’Ahmadou Alhaminou Mohamed Lô à la Primature, le 25 mai dernier. Son gouvernement avait été formé au début du mois de juin, ouvrant la voie à la préparation de cette étape majeure de la vie institutionnelle.

Du côté de l’Assemblée nationale, les dispositions nécessaires ont également été prises pour matérialiser la séance. Une convocation officielle, signée le 28 août 2026 par le président de l’institution, Ousmane Sonko, invite les députés de la XVe législature à prendre part à la séance plénière prévue le mardi 1er septembre à partir de 10 heures.

L’ordre du jour arrêté par l’hémicycle mentionne l’ouverture de la deuxième session extraordinaire de l’année 2026 de l’Assemblée nationale. C’est dans ce cadre que se déroulera la Déclaration de politique générale du Premier ministre.

Très attendue, cette DPG constituera une séquence politique et institutionnelle importante pour le gouvernement. Elle permettra au chef de l’exécutif gouvernemental d’exposer devant les députés les grandes orientations de son action, ses priorités et les principaux engagements de son équipe.

La séance du 1er septembre intervient par ailleurs dans un contexte parlementaire particulièrement animé, marqué ces dernières semaines par plusieurs textes et initiatives à forte portée politique et institutionnelle. La présentation de la DPG devrait donc être suivie avec une attention particulière, aussi bien au sein de l’hémicycle que dans l’opinion publique.

Kaolack/Gamou de Médina Baye : le discret combat de Mariama Cissé Niasse pour les enfants égarés

À l’ombre de la ferveur religieuse qui caractérise le Gamou de Médina Baye, une autre réalité mobilise chaque année les acteurs sociaux : la protection des enfants qui se retrouvent séparés de leurs parents au milieu de la foule.

Dans cette mission délicate, le nom de Mariama Cissé Niasse reste associé à la mise en place et à la coordination d’un dispositif destiné à accueillir, protéger, identifier et réunifier les enfants égarés avec leurs familles.

Alors coordonnatrice du bureau de l’Action éducative en milieu ouvert (AEMO) de Kaolack, Mariama Cissé Niasse s’est particulièrement investie dans cette mission sociale. Son engagement a contribué à donner davantage de visibilité à la problématique des enfants égarés lors des grands rassemblements religieux.

Une mission au cœur du Gamou

Lors du Gamou de Médina Baye, l’affluence exceptionnelle constitue un véritable défi pour les familles, mais également pour les services chargés de la protection de l’enfance.

En 2022, l’AEMO de Kaolack avait accueilli 253 enfants égarés, dont 132 filles. Parmi eux, 244 avaient pu retrouver leurs familles, tandis que neuf autres faisaient encore l’objet de recherches afin de retrouver leurs parents.

Derrière ces chiffres se cache un important travail d’identification, d’écoute, d’accompagnement et de recherche des familles.

« L’objectif de l’AEMO est d’aider ces enfants à retrouver leur famille », expliquait alors Mariama Cissé Niasse, qui soulignait également l’importance de l’accompagnement psychologique et du recours à des volontaires pour faciliter les recherches.

Une action collective

La réussite de ce dispositif ne repose toutefois pas sur une seule personne. Elle est le fruit d’une mobilisation collective associant l’AEMO, les services de protection de l’enfance, les autorités administratives ainsi que plusieurs organisations partenaires.

Plan International, SOS, la Croix-Rouge, le YMCA, le gouverneur, le préfet ainsi que la famille de Cheikh Ibrahima Niasse ont notamment été associés à cette prise en charge. La famille religieuse avait également mis à disposition un site destiné à accueillir les enfants retrouvés.

Au fil des années, cette organisation a contribué à faire de la protection des enfants égarés un volet important de la préparation du Gamou.

De la protection de l’enfant à l’engagement communautaire

Le parcours de Mariama Cissé Niasse ne s’est pas limité à la protection de l’enfance. Elle est également présentée comme présidente de la commission chargée des projets de Jamiyatou Ansarud-Din, où elle s’est impliquée dans plusieurs initiatives communautaires, notamment dans les domaines de l’environnement et de l’amélioration du cadre d’accueil de Médina Baye.

Cette continuité traduit une même philosophie : servir la communauté, anticiper les difficultés et contribuer à l’organisation d’un événement religieux au cours duquel l’accueil, la solidarité et la protection des personnes vulnérables occupent une place essentielle.

Un héritage qui se poursuit

Aujourd’hui, la protection des enfants égarés demeure au cœur du dispositif social déployé autour du Gamou de Médina Baye. Les expériences accumulées au fil des éditions ont permis de renforcer les mécanismes d’accueil, de recherche des familles et de réunification.

Le travail engagé par les pionniers de ce dispositif, parmi lesquels Mariama Cissé Niasse figure comme une actrice importante, rappelle qu’au-delà des grandes cérémonies et de la ferveur religieuse, le Gamou est également un espace où la solidarité doit se traduire par des actions concrètes.

DPG du Premier ministre : Abdou Mbow juge la date du 1er septembre « impossible » au regard du règlement de l’Assemblée nationale

La Déclaration de politique générale (DPG) du Premier ministre, Al Amine Lo, annoncée pour le 1er septembre prochain, pourrait ne pas se tenir à cette date. C’est en tout cas la lecture faite par le député de l’Alliance pour la République (APR), Abdou Mbow, qui estime que plusieurs étapes prévues par les textes régissant le fonctionnement de l’Assemblée nationale doivent encore être franchies avant que le chef du gouvernement puisse se présenter devant les députés.

Invité ce vendredi de l’émission matinale de la Rfm, le parlementaire a expliqué que son appréciation repose essentiellement sur les dispositions du règlement intérieur et les procédures parlementaires. « Ce que j’ai dit, je l’ai basé sur des règles, des procédures et le fonctionnement de l’Assemblée nationale », a-t-il déclaré.

Pour Abdou Mbow, l’annonce d’une DPG au 1er septembre ne tient pas suffisamment compte du calendrier et des mécanismes prévus par les textes. Il s’est notamment étonné que cette date ait déjà été annoncée alors que, selon lui, les conditions réglementaires nécessaires à la convocation de la séance ne sont pas encore réunies.

« Parce qu’aujourd’hui, vous vous levez un vendredi et vous dites que la DPG, c’est-à-dire la Déclaration de politique générale, aura lieu le 1er septembre, sans savoir comment l’Assemblée fonctionne ni ses procédures », a-t-il déploré.

Le député de l’opposition s’est également interrogé sur les annonces relayées par certains médias proches du pouvoir. « Le plus grave, c’est du côté du gouvernement et de ses journaux. Hier, j’ai vu un journal titrer à la Une que la DPG aura lieu le 1er septembre. Cela ne peut pas se faire », a-t-il affirmé.

Au cœur de l’argumentaire développé par Abdou Mbow figure d’abord la situation institutionnelle actuelle de l’Assemblée nationale. Selon lui, le Parlement est actuellement hors session, la précédente session extraordinaire ayant déjà été clôturée.

Le député rappelle que le règlement intérieur prévoit une session ordinaire annuelle, qui s’ouvre au cours de la première quinzaine du mois d’octobre et s’achève en juin de l’année suivante. En dehors de cette période, l’Assemblée nationale se trouve donc en vacances parlementaires et ne peut se réunir que dans le cadre d’une session extraordinaire.

« L’Assemblée nationale, dans son article 4, dit qu’il n’y a qu’une seule session ordinaire, qui commence dans la première quinzaine d’octobre et se termine en juin de l’année suivante. En dehors de cette période, nous sommes hors session, c’est-à-dire en vacances parlementaires », a-t-il rappelé.

Abdou Mbow précise que la session extraordinaire récemment convoquée pour examiner notamment la question de la dissolution de l’Assemblée nationale a déjà pris fin. Il souligne qu’une session extraordinaire ne peut excéder quinze jours, même si elle peut être clôturée avant l’expiration de ce délai.

« Ce jour-là, la session a été fermée. Parce qu’une session ne peut pas dépasser 15 jours, mais elle peut durer deux ou trois jours. En tout cas, elle ne dépasse pas 15 jours. Donc elle a été fermée. Le jour où nous avons fait la dernière plénière, c’est ce jour-là qu’on a fermé la session. Donc à l’heure actuelle, nous sommes hors session », a-t-il expliqué.

Dans ces conditions, la première étape consisterait, selon le député, à ouvrir une nouvelle session extraordinaire permettant à l’Assemblée nationale de se réunir et d’organiser la procédure devant conduire à la DPG.

« Maintenant, pour qu’il y ait une Déclaration de politique générale, il faut ouvrir une session extraordinaire », a soutenu Abdou Mbow.

Il rappelle que la convocation d’une session extraordinaire peut notamment intervenir à la demande de la majorité absolue des députés ou sur initiative du président de la République. Dans ce dernier cas, le chef de l’État adresse une demande permettant l’ouverture de la session selon les procédures prévues.

Une réunion du bureau de l’Assemblée nationale a justement été convoquée ce vendredi. Pour Abdou Mbow, si cette réunion porte effectivement sur les modalités d’organisation de la DPG, elle devra notamment permettre de préparer la procédure relative à l’ouverture d’une nouvelle session extraordinaire.

« Si c’est cela qu’ils apportent, ils vont fixer la date de la session extraordinaire, parce que c’est le Président de la République qui fixe la date d’ouverture par décret envoyé au Président de l’Assemblée nationale », a-t-il expliqué.

Mais au-delà de l’ouverture d’une nouvelle session, Abdou Mbow identifie un autre obstacle qu’il juge déterminant : le délai réglementaire qui doit être respecté avant la tenue de la Déclaration de politique générale.

S’appuyant sur l’article 109 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, le député affirme que les parlementaires doivent être informés suffisamment à l’avance de la tenue de la DPG. Selon son interprétation, ce délai est d’au moins huit jours.

« La Déclaration de politique générale n’est pas une loi qu’on traite en procédure d’urgence », a-t-il insisté, avant de se référer à l’article 109. « L’article 109 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale dit dans son dernier alinéa que l’Assemblée nationale doit être informée au moins huit jours avant la tenue de la DPG », a-t-il déclaré.

Dès lors, le calendrier lui paraît difficilement compatible avec une séance fixée au 1er septembre. « Entre la réunion du bureau d’aujourd’hui et le 1er septembre, il n’y a pas 8 jours », a-t-il fait remarquer.

Pour le député, la procédure ne s’arrête d’ailleurs pas à la convocation d’une session extraordinaire. Après l’ouverture de celle-ci, une autre étape doit intervenir : la réunion de la Conférence des Présidents, chargée de fixer la date de la séance consacrée à la Déclaration de politique générale.

« Deuxièmement, il faut ouvrir la session extraordinaire, puis convoquer la Conférence des Présidents, et c’est elle qui fixe la date de la DPG », a-t-il précisé.

En additionnant ces différentes étapes, Abdou Mbow estime qu’il est matériellement impossible de respecter l’ensemble des procédures avant le 1er septembre, sauf à s’affranchir des dispositions du règlement intérieur.

« Tout cela ne peut pas se faire d’ici le 31, à moins qu’ils ne violent totalement le règlement intérieur, ce que je ne pense pas qu’ils puissent faire », a-t-il affirmé.

Le parlementaire écarte également l’hypothèse d’une procédure accélérée permettant de contourner les différentes étapes. Pour lui, la DPG obéit à un mécanisme spécifique qui ne peut être assimilé à une procédure législative d’urgence.

Il considère néanmoins qu’une tenue rapide de la DPG reste possible, à condition de respecter les délais réglementaires. À titre d’exemple, il estime que si le bureau de l’Assemblée nationale arrête rapidement la procédure, une session extraordinaire pourrait être ouverte dès le lendemain.

« C’est possible si le bureau se réunit aujourd’hui à 10 heures, il peut fixer la date de la session extraordinaire, par exemple samedi », a-t-il expliqué.

Mais même dans ce scénario, les délais ne permettraient pas, selon lui, de maintenir la date du 1er septembre. « Après l’ouverture samedi, il faut convoquer la Conférence des Présidents. À partir d’aujourd’hui, le délai possible pour la DPG est de 8 jours au minimum, sans dépasser les 15 jours de la session extraordinaire. Donc cela peut se faire dans un délai de 14 jours, une semaine ou 13 jours. Mais le 1er septembre, c’est impossible », a conclu Abdou Mbow.

Famille de Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al Maktoum : la querelle s’envenime, plaintes et accusations au cœur de la bataille

Le différend qui oppose certains membres de la famille de feu Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al Maktoum prend une tournure de plus en plus vive. Après la sortie particulièrement offensive de Serigne Abdou Sy contre son frère, Serigne Mouhamadou Moustapha Sy Al Maktoum, sur les ondes de la RFM, la riposte de la Dahiratoul Moustarchidina Wal Moustarchidaty ne s’est pas fait attendre. L’organisation rejette catégoriquement les accusations de financement politique portées contre son guide et annonce une plainte pour diffamation. De son côté, Serigne Abdou Sy affirme que la famille du défunt khalife entend également saisir la justice.

La tension est montée d’un cran au sein de la famille de feu Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al Maktoum. Le conflit, qui oppose notamment Serigne Abdou Sy à son frère Serigne Mouhamadou Moustapha Sy Al Maktoum, responsable moral des Moustarchidines, s’est déplacé sur la place publique à travers des déclarations particulièrement virulentes et des menaces de poursuites judiciaires.

Invité de l’émission « RFM Matin », animée par Babacar Fall, Serigne Abdou Sy a livré un réquisitoire sévère contre son frère. Selon les informations rapportées par Les Échos, cette intervention intervient dans un contexte familial marqué depuis plusieurs années par des divergences autour de la mémoire de leur père, de son héritage et de ses dernières années de vie.

Au cours de l’émission, Serigne Abdou Sy a annoncé que des initiatives judiciaires avaient été engagées contre Serigne Moustapha Sy. « La famille de Serigne Cheikh va porter plainte contre Serigne Moustapha Sy. Que justice soit faite », a-t-il notamment déclaré, affirmant qu’une première procédure était déjà en cours et qu’une nouvelle plainte devait être introduite.

La sortie de Serigne Abdou Sy ne s’est pas limitée à l’annonce de poursuites. Il a également remis en cause la légitimité de son frère à s’exprimer au nom de certaines grandes figures de la confrérie et formulé plusieurs reproches portant sur son parcours et son comportement. Des accusations qui, à ce stade, s’inscrivent dans le cadre d’une confrontation familiale et médiatique et ne sauraient être considérées comme des faits judiciairement établis.

Les dernières années de vie de Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al Maktoum constituent également l’un des principaux points de désaccord entre les deux frères. Serigne Abdou Sy conteste notamment la version récemment avancée par Serigne Moustapha Sy concernant ses relations avec leur père. Il affirme que ce dernier n’aurait plus rencontré son père depuis février 2012, soit plusieurs années avant le décès du guide religieux. Il évoque également plusieurs épisodes familiaux anciens pour soutenir la thèse d’une rupture qui aurait précédé les dernières années de vie du défunt.

Mais c’est surtout la question du financement du Gamou organisé au Champ de courses qui a donné une dimension politique à cette confrontation. Serigne Abdou Sy a directement mis en cause l’origine des ressources mobilisées pour l’organisation de cet événement religieux.

Selon les propos rapportés par Les Échos, il affirme que le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, aurait accordé des « fonds politiques » à Serigne Moustapha Sy et que ces ressources auraient servi à financer le Gamou organisé au Champ de courses.

« C’est le président de la République Diomaye Faye qui a donné des fonds politiques à Serigne Moustapha. C’est grâce à cet argent qu’il a pu organiser le Gamou au Champ de courses », a-t-il déclaré, selon le journal. Serigne Abdou Sy aurait également dénoncé l’utilisation supposée de ressources provenant du contribuable et appelé les institutions publiques à faire preuve de davantage de vigilance dans la gestion des deniers publics.

Ces accusations ont immédiatement suscité une réaction de la Dahiratoul Moustarchidina Wal Moustarchidaty. Dans une mise au point, la structure dirigée par Serigne Moustapha Sy rejette sans ambiguïté les affirmations faisant état d’un financement politique du Mawlid ou de toute autre activité organisée par les Moustarchidines.

La cellule de communication de la Dahira affirme que Serigne Mouhamadou Moustapha Sy Al Maktoum « n’a jamais reçu de fonds politiques ». Elle récuse ainsi toute relation entre les activités religieuses du guide et une quelconque mise à disposition de fonds politiques.

L’organisation revient également sur certaines décisions prises récemment par son guide, notamment son choix de ne pas recevoir Ousmane Sonko. Selon la Dahira, cette décision relève exclusivement d’un choix personnel et souverain de Serigne Moustapha Sy et ne saurait être interprétée à travers le prisme d’un quelconque avantage financier ou politique.

La communication des Moustarchidines dénonce par ailleurs ce qu’elle considère comme des accusations graves et infondées visant leur guide. Elle affirme avoir sollicité un droit de réponse auprès de Babacar Fall à la suite de l’émission de la RFM. D’après la version livrée par l’organisation, cette demande n’aurait pas été acceptée, le journaliste estimant ne pas vouloir s’immiscer dans un différend à caractère familial.

La bataille pourrait désormais prendre une tournure judiciaire. La Dahiratoul Moustarchidina Wal Moustarchidaty annonce en effet que le comité d’organisation du Mawlid entend déposer une plainte contre Serigne Abdou Sy pour diffamation devant les juridictions compétentes.

À travers cette démarche, l’organisation entend, selon sa communication, défendre l’honneur et l’image de son guide tout en contestant publiquement les accusations relatives à un prétendu financement politique. Elle réaffirme par ailleurs que Serigne Mouhamadou Moustapha Sy Al Maktoum demeure, à ses yeux, le digne héritier de Mame Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al Maktoum.

Cette nouvelle escalade intervient dans un contexte où les divergences entre membres de la famille du défunt guide prennent progressivement une dimension publique. Les déclarations croisées, les accusations personnelles, les désaccords sur les dernières années de Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al Maktoum et, désormais, les questions liées au financement d’événements religieux ont contribué à durcir davantage le ton.

Désormais, deux fronts semblent se dessiner. D’un côté, Serigne Abdou Sy annonce de nouvelles initiatives judiciaires au nom de la famille du défunt. De l’autre, la Dahiratoul Moustarchidina Wal Moustarchidaty prépare une plainte pour diffamation contre lui. Ce qui était jusqu’ici essentiellement une affaire familiale et religieuse pourrait donc connaître une nouvelle étape devant les juridictions.

Famille de Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al Maktoum : la querelle s’envenime, plaintes et accusations au cœur de la bataille

Le différend qui oppose certains membres de la famille de feu Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al Maktoum prend une tournure de plus en plus vive. Après la sortie particulièrement offensive de Serigne Abdou Sy contre son frère, Serigne Mouhamadou Moustapha Sy Al Maktoum, sur les ondes de la RFM, la riposte de la Dahiratoul Moustarchidina Wal Moustarchidaty ne s’est pas fait attendre. L’organisation rejette catégoriquement les accusations de financement politique portées contre son guide et annonce une plainte pour diffamation. De son côté, Serigne Abdou Sy affirme que la famille du défunt khalife entend également saisir la justice.

La tension est montée d’un cran au sein de la famille de feu Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al Maktoum. Le conflit, qui oppose notamment Serigne Abdou Sy à son frère Serigne Mouhamadou Moustapha Sy Al Maktoum, responsable moral des Moustarchidines, s’est déplacé sur la place publique à travers des déclarations particulièrement virulentes et des menaces de poursuites judiciaires.

Invité de l’émission « RFM Matin », animée par Babacar Fall, Serigne Abdou Sy a livré un réquisitoire sévère contre son frère. Selon les informations rapportées par Les Échos, cette intervention intervient dans un contexte familial marqué depuis plusieurs années par des divergences autour de la mémoire de leur père, de son héritage et de ses dernières années de vie.

Au cours de l’émission, Serigne Abdou Sy a annoncé que des initiatives judiciaires avaient été engagées contre Serigne Moustapha Sy. « La famille de Serigne Cheikh va porter plainte contre Serigne Moustapha Sy. Que justice soit faite », a-t-il notamment déclaré, affirmant qu’une première procédure était déjà en cours et qu’une nouvelle plainte devait être introduite.

La sortie de Serigne Abdou Sy ne s’est pas limitée à l’annonce de poursuites. Il a également remis en cause la légitimité de son frère à s’exprimer au nom de certaines grandes figures de la confrérie et formulé plusieurs reproches portant sur son parcours et son comportement. Des accusations qui, à ce stade, s’inscrivent dans le cadre d’une confrontation familiale et médiatique et ne sauraient être considérées comme des faits judiciairement établis.

Les dernières années de vie de Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al Maktoum constituent également l’un des principaux points de désaccord entre les deux frères. Serigne Abdou Sy conteste notamment la version récemment avancée par Serigne Moustapha Sy concernant ses relations avec leur père. Il affirme que ce dernier n’aurait plus rencontré son père depuis février 2012, soit plusieurs années avant le décès du guide religieux. Il évoque également plusieurs épisodes familiaux anciens pour soutenir la thèse d’une rupture qui aurait précédé les dernières années de vie du défunt.

Mais c’est surtout la question du financement du Gamou organisé au Champ de courses qui a donné une dimension politique à cette confrontation. Serigne Abdou Sy a directement mis en cause l’origine des ressources mobilisées pour l’organisation de cet événement religieux.

Selon les propos rapportés par Les Échos, il affirme que le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, aurait accordé des « fonds politiques » à Serigne Moustapha Sy et que ces ressources auraient servi à financer le Gamou organisé au Champ de courses.

« C’est le président de la République Diomaye Faye qui a donné des fonds politiques à Serigne Moustapha. C’est grâce à cet argent qu’il a pu organiser le Gamou au Champ de courses », a-t-il déclaré, selon le journal. Serigne Abdou Sy aurait également dénoncé l’utilisation supposée de ressources provenant du contribuable et appelé les institutions publiques à faire preuve de davantage de vigilance dans la gestion des deniers publics.

Ces accusations ont immédiatement suscité une réaction de la Dahiratoul Moustarchidina Wal Moustarchidaty. Dans une mise au point, la structure dirigée par Serigne Moustapha Sy rejette sans ambiguïté les affirmations faisant état d’un financement politique du Mawlid ou de toute autre activité organisée par les Moustarchidines.

La cellule de communication de la Dahira affirme que Serigne Mouhamadou Moustapha Sy Al Maktoum « n’a jamais reçu de fonds politiques ». Elle récuse ainsi toute relation entre les activités religieuses du guide et une quelconque mise à disposition de fonds politiques.

L’organisation revient également sur certaines décisions prises récemment par son guide, notamment son choix de ne pas recevoir Ousmane Sonko. Selon la Dahira, cette décision relève exclusivement d’un choix personnel et souverain de Serigne Moustapha Sy et ne saurait être interprétée à travers le prisme d’un quelconque avantage financier ou politique.

La communication des Moustarchidines dénonce par ailleurs ce qu’elle considère comme des accusations graves et infondées visant leur guide. Elle affirme avoir sollicité un droit de réponse auprès de Babacar Fall à la suite de l’émission de la RFM. D’après la version livrée par l’organisation, cette demande n’aurait pas été acceptée, le journaliste estimant ne pas vouloir s’immiscer dans un différend à caractère familial.

La bataille pourrait désormais prendre une tournure judiciaire. La Dahiratoul Moustarchidina Wal Moustarchidaty annonce en effet que le comité d’organisation du Mawlid entend déposer une plainte contre Serigne Abdou Sy pour diffamation devant les juridictions compétentes.

À travers cette démarche, l’organisation entend, selon sa communication, défendre l’honneur et l’image de son guide tout en contestant publiquement les accusations relatives à un prétendu financement politique. Elle réaffirme par ailleurs que Serigne Mouhamadou Moustapha Sy Al Maktoum demeure, à ses yeux, le digne héritier de Mame Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al Maktoum.

Cette nouvelle escalade intervient dans un contexte où les divergences entre membres de la famille du défunt guide prennent progressivement une dimension publique. Les déclarations croisées, les accusations personnelles, les désaccords sur les dernières années de Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al Maktoum et, désormais, les questions liées au financement d’événements religieux ont contribué à durcir davantage le ton.

Désormais, deux fronts semblent se dessiner. D’un côté, Serigne Abdou Sy annonce de nouvelles initiatives judiciaires au nom de la famille du défunt. De l’autre, la Dahiratoul Moustarchidina Wal Moustarchidaty prépare une plainte pour diffamation contre lui. Ce qui était jusqu’ici essentiellement une affaire familiale et religieuse pourrait donc connaître une nouvelle étape devant les juridictions.

TER : les travailleurs durcissent le ton et menacent de paralyser l’exploitation en septembre

Le climat social continue de se dégrader au sein de la Société d’exploitation du Train express régional (TER). Face à ce qu’ils considèrent comme un blocage des négociations avec la direction, les délégués du personnel ont décidé de passer à une nouvelle phase de leur mobilisation. Selon Les Échos, les représentants des travailleurs ont arrêté un calendrier qui pourrait déboucher sur une grève générale dans les prochaines semaines.

Réunis autour du mot d’ordre « Nassi Gñéep Jott », les travailleurs entendent désormais accentuer la pression sur leur direction et les autorités compétentes. Première étape de cette nouvelle stratégie : un point de presse est prévu le 3 septembre 2026. Les délégués du personnel devraient profiter de cette rencontre avec les médias pour exposer en détail leurs revendications, mais également revenir sur l’évolution du climat social au sein de l’entreprise.

Une semaine plus tard, le 10 septembre, les représentants des travailleurs envisagent de déposer officiellement un préavis de grève. Cette échéance marque un tournant dans le bras de fer engagé depuis plusieurs semaines entre les employés et leur direction. Si aucun accord n’est trouvé entre-temps, le mouvement pourrait prendre une ampleur significative et affecter directement l’exploitation du TER.

Au cœur de la contestation figure notamment la question de la prime de logement. Les travailleurs réclament l’instauration de cet avantage social afin de tenir compte, selon eux, de l’augmentation du coût de la vie et particulièrement du niveau élevé des dépenses liées au logement dans la région de Dakar. Pour les représentants du personnel, cette revendication constitue désormais une priorité dans le cadre de l’amélioration des conditions de travail et de rémunération.

Mais le mécontentement ne se limite pas aux questions salariales. Les agents du TER réclament également l’adoption d’une convention collective propre au secteur ferroviaire. Ils jugent inadapté leur rattachement à la convention collective des transports routiers, estimant que les métiers du rail présentent des spécificités qui nécessitent un cadre réglementaire et social mieux adapté aux réalités de leur profession.

La reconnaissance de la pénibilité de certaines fonctions constitue également l’un des principaux points de revendication. Les travailleurs mettent en avant les contraintes particulières liées à plusieurs métiers de l’exploitation ferroviaire, notamment les horaires, les responsabilités opérationnelles et les conditions dans lesquelles certaines missions sont exercées. À cela s’ajoute la demande d’une prime de risque destinée à prendre en compte les dangers et responsabilités inhérents à l’activité ferroviaire.

La question de la gestion des carrières est également au centre des préoccupations. Les délégués du personnel réclament davantage de transparence et d’équité dans les mécanismes de progression professionnelle. Une exigence qui prend une importance particulière dans un contexte marqué par les perspectives d’extension du réseau du TER vers Sébikhotane et l’Aéroport international Blaise Diagne. Pour les travailleurs, l’évolution du réseau doit nécessairement s’accompagner d’une meilleure prise en compte des perspectives de carrière et des conditions de travail des agents.

Cette nouvelle montée de tension intervient dans un climat déjà marqué par plusieurs épisodes de crispation. Au début du mois de juillet, les représentants du personnel avaient déjà alerté sur une dégradation persistante des relations sociales au sein de l’entreprise. Ils avaient notamment dénoncé ce qu’ils considéraient comme des actes d’intimidation à l’encontre de salariés ayant pris part aux journées de mobilisation dites des « brassards rouges ».

Plusieurs faits avaient alors été évoqués par les représentants des travailleurs. Ils avaient notamment fait état du changement de serrure du local syndical, du blocage de certains moyens de communication interne ainsi que de l’audition de conducteurs par la gendarmerie. Ces événements avaient contribué à accentuer la défiance entre une partie des salariés et la direction.

Pour les délégués du personnel, ces épisodes traduisent surtout une détérioration du dialogue social. Ils estiment que les discussions engagées n’ont pas permis, jusqu’ici, d’apporter des réponses suffisamment concrètes à leurs préoccupations. Le sentiment d’enlisement des négociations aurait ainsi renforcé la détermination des travailleurs à franchir un nouveau cap dans leur mobilisation.

Le calendrier annoncé pour septembre laisse toutefois une dernière marge au dialogue. Entre le point de presse du 3 septembre et le dépôt du préavis de grève prévu le 10 septembre, les différentes parties disposent encore d’une fenêtre pour tenter de rapprocher leurs positions et éviter une confrontation sociale majeure.

L’enjeu est loin d’être uniquement interne à la Société d’exploitation du TER. Mis en service pour améliorer la mobilité dans l’agglomération dakaroise, le Train express régional est devenu un maillon essentiel du système de transport collectif entre Dakar et sa banlieue. Une perturbation prolongée de son fonctionnement pourrait donc avoir des répercussions importantes sur les déplacements quotidiens des usagers.

Deuxième session extraordinaire : Ousmane Sonko convoque le Bureau de l’Assemblée nationale, la DPG du 1er septembre en sursis

Le calendrier parlementaire s’annonce une nouvelle fois sous tension. Le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, a convoqué les membres du Bureau de l’institution pour une réunion ce vendredi à 10 heures, rapporte le quotidien Les Échos. Cette rencontre intervient dans un contexte institutionnel particulièrement sensible, marqué par la demande du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, d’ouvrir une deuxième session extraordinaire de l’Assemblée nationale en l’espace d’un mois.

Selon les informations rapportées par le journal, l’ordre du jour officiellement communiqué aux membres du Bureau se limite pour l’heure à la rubrique « Informations ». Une formulation volontairement succincte qui ne permet pas, à ce stade, de connaître avec précision les dossiers qui seront examinés au cours de la réunion.

Cette rencontre devrait néanmoins permettre aux instances dirigeantes de l’Assemblée nationale de se pencher sur la demande présidentielle relative à l’ouverture d’une nouvelle session extraordinaire. Celle-ci devra, conformément à la procédure parlementaire, être formellement convoquée et assortie d’un ordre du jour précis. Le programme des travaux pourra ensuite être complété par les instances compétentes de l’institution parlementaire.

Le principal enjeu de cette nouvelle séquence concerne le calendrier politique et institutionnel des prochains jours. En effet, le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô doit, sauf changement de dernière minute, présenter sa Déclaration de politique générale (DPG) devant les députés le mardi 1er septembre 2026. Or, la procédure liée à l’ouverture d’une session extraordinaire pourrait sérieusement compromettre le respect de cette échéance.

D’après Les Échos, les députés disposent ensuite d’un délai d’au moins huit jours, ce qui réduit considérablement la marge de manœuvre pour organiser les travaux parlementaires dans les délais initialement prévus. Dans ces conditions, la tenue de la DPG à la date du 1er septembre apparaît de plus en plus incertaine.

Une issue reste toutefois possible. Elle passerait par un accord entre les trois principales autorités concernées, à savoir le président de la République Bassirou Diomaye Faye, le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô et le président de l’Assemblée nationale Ousmane Sonko. Une entente politique et institutionnelle pourrait permettre de lever les contraintes liées au calendrier et de préserver la date retenue pour le grand oral du chef du gouvernement.

Cette nouvelle réunion du Bureau intervient alors que les relations entre l’Exécutif et le Parlement demeurent particulièrement scrutées. La question du calendrier des travaux parlementaires est devenue un enjeu majeur, à l’approche de la Déclaration de politique générale du Premier ministre, qui doit exposer devant la représentation nationale les grandes orientations de l’action gouvernementale.

La réunion convoquée ce vendredi à 10 heures pourrait ainsi constituer une étape décisive. Au-delà de la simple rubrique « Informations » annoncée officiellement, elle pourrait permettre de clarifier la procédure devant conduire à l’ouverture de cette deuxième session extraordinaire et, surtout, de déterminer si la DPG du 1er septembre pourra effectivement se tenir à la date annoncée.

Réforme du Code de sécurité sociale : le front syndical menace de durcir le ton contre le ministère du Travail

Le Front syndical pour la défense du travail, qui regroupe douze centrales syndicales, hausse le ton contre le ministère du Travail, de la Fonction publique et de la Réforme du service public. Réunis ce jeudi avec les associations nationales de retraités venues des quatorze régions du Sénégal, les syndicalistes ont vivement dénoncé la démarche ayant conduit, selon eux, à l’adoption du nouveau Code unique de sécurité sociale, accusant la tutelle d’avoir rompu le principe de concertation avec les partenaires sociaux.

Au cœur de la contestation : plusieurs modifications de fond apportées au texte, que les organisations syndicales considèrent comme une remise en cause de l’autonomie de gestion des institutions sociales, notamment l’Institution de prévoyance retraite du Sénégal (IPRES) et la Caisse de sécurité sociale (CSS).

Pour le Front syndical, ces changements auraient été introduits « en catimini », sans véritable consultation des partenaires sociaux. Une méthode jugée inacceptable par les organisations de travailleurs et les associations de retraités, qui estiment que les institutions sociales ne peuvent être réformées sans l’implication de ceux qui les administrent et en bénéficient.

Face à ce qu’ils considèrent comme une menace contre des acquis sociaux obtenus au terme de longues luttes, les syndicats annoncent une riposte sur plusieurs fronts. Ils comptent solliciter une audience auprès du président de la République, saisir le Bureau international du travail (BIT), organiser une grève générale de 72 heures et engager des marches à travers le territoire national. Des rencontres d’information avec les délégués syndicaux dans les entreprises sont également prévues afin de préparer la mobilisation.

Entouré notamment d’Elimane Diouf de la CSA, de Souleymane Diallo et de Ndiouga Wade de la CNTS, Mody Guiro, secrétaire général de la CNTS, premier vice-président du conseil d’administration de l’IPRES et membre du conseil d’administration du BIT, s’est montré particulièrement critique à l’égard du nouveau dispositif.

Selon les organisations mobilisées, le texte a été adopté dans des conditions qui ne respecteraient pas suffisamment le principe de dialogue social. Elles rappellent que la loi portant nouveau Code unique de sécurité sociale n’est pas encore promulguée par le président de la République, mais qu’elle suscite déjà une vive opposition en raison de plusieurs dispositions jugées préoccupantes.

La principale inquiétude concerne la gouvernance des institutions sociales. Le nouveau texte prévoit notamment, selon les syndicats, la suppression du collège des représentants au sein des institutions sociales ainsi que la réduction du nombre de membres des conseils d’administration, qui passerait de 22 à 14.

Autre disposition vivement contestée : le transfert au ministère du Travail du pouvoir de nomination et de révocation des directeurs généraux de l’IPRES et de la CSS. Dans le nouveau schéma dénoncé par les syndicats, les conseils d’administration se limiteraient à proposer des noms, tandis que la tutelle conserverait le dernier mot pour procéder à la nomination.

Pour les organisations syndicales, cette évolution bouleverse l’équilibre institutionnel qui prévalait jusqu’ici et fragilise la responsabilité des conseils d’administration dans la gestion des organismes sociaux.

La tutelle disposerait également, selon les contestataires, de la possibilité de dissoudre les conseils d’administration et de placer les institutions sous administration provisoire. Une perspective qui alimente les craintes d’une reprise en main directe de l’IPRES et de la CSS par l’État.

Le Front syndical s’oppose également à l’enrôlement, par le Fonds national de retraite (FNR), des agents non fonctionnaires de l’État. Les syndicats soulignent que cette catégorie représente plus de 20 % des cotisations versées à l’IPRES et redoutent les conséquences financières d’un tel transfert.

Pour défendre les modifications envisagées, des arguments liés aux recommandations de la Conférence interafricaine de la prévoyance sociale (CIPRES) sont, selon les syndicalistes, avancés. Un argument que le Front rejette catégoriquement.

Les organisations syndicales et les associations de retraités estiment que la CIPRES ne recommande nullement la suppression du collège des représentants ou la réduction du nombre d’administrateurs des institutions sociales. Elles rappellent que cette organisation, qui regroupe les institutions de prévoyance sociale de 18 pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre, a principalement pour mission de veiller au respect des règles prudentielles et à la bonne gestion des organismes de sécurité sociale.

Pour les contestataires, invoquer les recommandations de la CIPRES pour justifier une modification aussi profonde de la gouvernance de l’IPRES et de la CSS ne serait donc pas fondé.

Les retraités présents à la rencontre ont également exprimé leurs inquiétudes. Pour eux, le transfert du pouvoir de nomination et de révocation des directeurs généraux vers l’État pose directement la question de la responsabilité des conseils d’administration.

« Si on permet aujourd’hui à l’État de pouvoir nommer le DG de l’IPRES ou de le dégommer, donc on ne voit plus la responsabilité du conseil d’administration », a notamment déploré l’un des participants, estimant que la situation actuelle impose une vigilance particulière.

Derrière cette mobilisation se profile également le souvenir douloureux de la crise de 1991. Les organisations syndicales rappellent qu’à cette époque, l’État nommait directement le directeur général de l’IPRES et intervenait dans la gestion financière de l’institution.

Selon leur récit, des prélèvements effectués dans les caisses de l’IPRES pour contribuer au financement de la campagne agricole avaient alors fragilisé la situation financière de l’organisme, jusqu’à provoquer une cessation de paiement et de graves difficultés pour les allocataires.

C’est dans ce contexte qu’avait émergé le combat pour l’autonomie de gestion des institutions sociales, porté notamment par feu Madia Diop. Après de longues luttes syndicales, ce principe avait finalement été consacré comme un acquis majeur du système de protection sociale sénégalais.

Pour Mody Guiro et les organisations qui l’accompagnent, les dispositions contenues dans le nouveau Code unique de sécurité sociale risquent donc de remettre en cause un équilibre construit au fil des décennies.

À leurs yeux, l’enjeu dépasse ainsi la seule question de la gouvernance administrative. Il concerne directement la capacité de l’IPRES et de la CSS à gérer leurs ressources de manière autonome et à garantir durablement les prestations dues aux travailleurs et aux retraités.

Le Front syndical met également en avant la situation financière entre l’État et l’IPRES. Les organisations affirment que l’État du Sénégal doit actuellement plus de 100 milliards de francs CFA à l’institution, au titre de plusieurs engagements non honorés, notamment concernant la pension minimale.

Une situation qui, selon les syndicats, rend encore plus préoccupante toute réforme susceptible de modifier les mécanismes de gouvernance et de gestion des ressources de l’IPRES.

Pour les organisations mobilisées, l’heure n’est donc pas à une centralisation accrue du pouvoir, mais plutôt au renforcement de la concertation et à la préservation de l’autonomie des institutions sociales.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°810 – 28/08/2026

🔴 ACCUSATIONS D’EMPOISONNEMENT D’AL MAKTOUM FORMULÉES PAR SERIGNE MOUSTAPHA SY CONTRE SOUPÇONS DE FONDS POLITIQUES PERÇUS INSINUÉS PAR SERIGNE ABDOUL SARR SY EN L’ENCONTRE DU GUIDE DES MOUSTARCHIDINES : LA GUERRE DES PLAINTES DÉMARRE CHEZ LES SY
🔴 RECRUTEMENTS MIS EN MODE PAUSE, MASSE SALARIALE SOUS HAUTE SURVEILLANCE,SUPPRESSION DES SUBVENTIONS NON PRIORITAIRES, FIN DES DÉPENSES FACILES : L’ÉTAT MET LA BRIDE

🔴 ÉLECTION À LA FSF : MADY TOURÉ EXIGE LA REPRISE RAPIDE DE LA PROCÉDURE APRÈS LA DÉCISION DU TAS

MALICOUNDA : Abdoulaye Thiandoum, la sentinelle du social au chevet de sa communauté

Entre solidarité active, accompagnement de la jeunesse et ambitions panafricaines, le leader du mouvement « Parel » tisse progressivement sa toile dans la commune de Malicounda. Portrait d’un bienfaiteur discret mais hyperactif, qui ne cache plus ses ambitions municipales.

Depuis 2023, un nom résonne avec insistance au cœur des foyers de la commune de Malicounda : celui d’Abdoulaye Thiandoum. Devenu, en quelques années, une figure incontournable de l’action sociale locale, cet homme de terrain s’est donné pour mission de venir en aide aux populations les plus vulnérables.

Son engagement, loin des promesses sans lendemain, se traduit par des actions concrètes et régulières au bénéfice de la communauté.

À Malicounda, le mois béni de Ramadan est désormais marqué par les actions de solidarité d’Abdoulaye Thiandoum. Chaque année, il déploie un important dispositif d’assistance en faveur d’au moins 120 foyers défavorisés.

Des denrées alimentaires de première nécessité, notamment du riz, du sucre et de l’huile, sont distribuées aux familles bénéficiaires. Une initiative menée dans la discrétion, mais qui permet à de nombreux ménages de traverser cette période de ferveur religieuse avec davantage de sérénité et de dignité.

Mais l’engagement du responsable de « Parel » ne se limite pas à l’aide alimentaire. Conscient que la solidarité doit également s’inscrire dans la durée, il multiplie les initiatives destinées à renforcer l’autonomie et les perspectives de la jeunesse.

Convaincu que l’avenir de Malicounda repose en grande partie sur sa jeunesse, Abdoulaye Thiandoum accorde une place importante au sport et à la formation.

Sur le terrain sportif, il accompagne régulièrement les mouvements de jeunes à l’occasion des championnats de vacances, notamment les Navétanes. Jeux de maillots, ballons et autres équipements sportifs sont mis à la disposition des associations sportives et culturelles (ASC), afin de leur permettre de participer aux compétitions dans de meilleures conditions.

Cette année, son action s’est également étendue au domaine de l’éducation et de la formation professionnelle. Des bourses d’études ont ainsi été mises à la disposition de jeunes dans des secteurs considérés comme porteurs, notamment l’entrepreneuriat, le marketing digital et les métiers du numérique.

Dans la même dynamique, le meilleur bachelier de la commune bénéficie chaque année d’une bourse destinée à poursuivre des études supérieures. Une manière, pour le promoteur de ces initiatives, d’encourager l’excellence scolaire et de contribuer à l’émergence d’une nouvelle génération de cadres.

À mesure que son action gagne en visibilité, la trajectoire d’Abdoulaye Thiandoum prend également une dimension politique. Comptable et analyste financier de profession, entrepreneur et acteur du développement local, il n’écarte désormais plus l’idée de briguer, le moment venu, la mairie de Malicounda.

Pour ses proches, cette ambition répond à une volonté d’aller plus loin dans l’action communautaire en disposant de leviers institutionnels permettant de transformer durablement les conditions de vie des populations.

C’est dans cette perspective qu’il a officialisé le lancement de son mouvement citoyen, baptisé « Parel ». Le mouvement entend s’inscrire dans une démarche qui dépasse le seul cadre communal.

Au-delà des enjeux locaux, « Parel » revendique en effet une vision politique et citoyenne fondée sur l’ambition de bâtir un Sénégal fort et libre, au cœur d’une Afrique panafricaine, souveraine, juste et digne.

À Malicounda, Abdoulaye Thiandoum poursuit ainsi son implantation au fil des actions sociales, sportives et éducatives. Entre solidarité de proximité et ambition politique, le leader de « Parel » entend désormais franchir une nouvelle étape et inscrire son engagement dans une perspective de développement local.

Aly Saleh

LES FEMMES LEADERS DE KIIRAAY DE KAOLACK APPELLENT À L’UNION DERRIÈRE MADAME LE MINISTRE AMY MARA DIÈYE

La célébration du Maouloud 2026 a été une occasion privilégiée pour les autorités étatiques de se rendre auprès des chefs religieux et des différentes familles religieuses du Sénégal.

Nous, femmes leaders de Kiiraay, saluons le dynamisme de Madame Amy Mara Dièye, Ministre des Pêches et de l’Économie maritime, qui s’est rendue auprès de plusieurs foyers religieux, notamment à Tivaouane, Thiès et Kaolack, conformément aux orientations du Gouvernement. Son soutien a été positivement apprécié par l’ensemble des autorités religieuses visitées.

Les femmes leaders de Kiiraay saluent également l’intérêt majeur que le Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, accorde à la célébration des fêtes religieuses de notre pays et, plus particulièrement, au Maouloud, commémorant la naissance du Prophète Mouhamed (PSL).

Dans cet élan de solidarité, les femmes leaders apprécient fortement le déplacement de plusieurs délégations de haut niveau, notamment celle conduite par le Premier Ministre Ahmadou Al Aminou Lô, celle de Madame la Superviseure générale Aminata Touré, ainsi que celle du Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Mouhamadou Makhtar Cissé, entre autres membres de l’appareil d’État.

L’absence de Madame le Ministre Amy Mara Dièye de la délégation conduite par la Superviseure générale, Madame Aminata Mimi Touré, s’explique tout simplement par sa présence aux côtés de Monsieur le Premier Ministre, durant la même période, à Kaolack.

Pourtant, certaines « langues fourchues », malveillantes et mal intentionnées, ont voulu profiter de cette situation pour insinuer une quelconque distanciation entre Madame le Ministre Amy Mara Dièye et sa grande sœur et responsable, Madame Aminata Mimi Touré.

Les femmes leaders de Kiiraay tiennent à affirmer avec force qu’il n’existe aucune divergence entre les deux responsables. Madame Aminata Touré et sa petite sœur, Madame la Ministre Amy Mara Dièye, travaillent, chacune dans son domaine, à la réussite du projet porté par le Président de la République, Son Excellence Bassirou Diomaye Diakhar Faye, et à la réalisation de sa vision pour un Sénégal développé, prospère et souverain.

Les femmes leaders de Kiiraay rappellent aux « fossoyeurs » sans base politique et aux manipulateurs sans vergogne que le temps des mensonges et des tentatives de division est révolu. Il doit désormais céder la place à l’engagement patriotique, au sens des responsabilités, à la préservation de notre dignité et au combat pour le développement intégral du Sénégal.

Nous appelons ainsi toutes les femmes et tous les militants de Kiiraay à rester mobilisés, unis et solidaires autour des responsables engagés pour la réussite du projet.

En avant, derrière Madame le Ministre Amy Mara Dièye, pour un Kiiraay fort, uni et profondément enraciné, au service d’un Sénégal intégralement développé sous le magistère du Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye.

IPRES : les associations de retraités convoquées autour des nouvelles réformes sociales

Les représentants des associations de retraités de l’Institution de prévoyance retraite du Sénégal (IPRES), aussi bien à Dakar que dans les quatorze régions du pays, sont convoqués à une importante réunion ce jeudi. La rencontre sera présidée par Mody Guiro, vice-président du Conseil d’administration de l’IPRES, secrétaire général de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (CNTS) et membre du Conseil d’administration du Bureau international du travail (BIT).

Cette réunion intervient dans un contexte marqué par l’adoption récente de plusieurs textes à l’Assemblée nationale, notamment les nouveaux Codes du travail et de la sécurité sociale. Des réformes qui ne laissent pas indifférentes les organisations représentant les retraités, particulièrement attentives à leurs éventuelles conséquences sur la protection sociale, les droits des travailleurs et les mécanismes de prise en charge des anciens salariés.

Selon la RFM, les échanges prévus ce jeudi devraient permettre aux responsables des associations de retraités d’examiner en profondeur les nouvelles dispositions et d’arrêter une position commune. Les discussions devraient également porter sur les enjeux liés à l’évolution du système de protection sociale et aux garanties accordées aux travailleurs et aux retraités dans le nouveau cadre législatif.

La présence des représentants des associations de retraités des quatorze régions donne à cette rencontre une dimension nationale. Elle devrait permettre de recueillir les préoccupations des différentes organisations et de dégager une lecture partagée des réformes récemment adoptées par les députés.

À l’issue des travaux, une importante déclaration est annoncée. Mody Guiro devrait également animer un point de presse afin de revenir sur les principaux sujets abordés et de présenter les conclusions de la rencontre.

Élections territoriales : la Cour suprême rejette la requête de Ñoo Lank et laisse planer l’incertitude

Saisi par le mouvement « Ñoo Lank » sur la question de la fixation de la date des prochaines élections territoriales, le juge des référés de la Cour suprême a rejeté la requête à l’issue d’une audience tenue ce jeudi. Une décision qui ne met toutefois pas fin aux interrogations autour du calendrier électoral, à quelques mois de l’expiration du mandat des conseillers départementaux et municipaux élus en janvier 2022.

Dans son ordonnance, le juge des référés a fondé sa décision sur l’absence, à ce jour, d’un acte administratif pris par l’exécutif pour convoquer le corps électoral. Autrement dit, aucune décision formelle n’ayant encore été prise concernant l’organisation du scrutin, il n’existe pas, en l’état, d’acte administratif susceptible de faire l’objet d’un recours.

La juridiction estime ainsi qu’elle ne peut être saisie pour contester une décision qui n’existe pas encore. Le juge rappelle également qu’il ne lui appartient pas d’ordonner à l’administration de prendre une décision relevant de ses compétences propres. Une telle intervention reviendrait, selon l’ordonnance, à substituer l’autorité judiciaire au pouvoir exécutif, en contradiction avec le principe de séparation des pouvoirs.

Le juge des référés s’est également appuyé sur les dispositions de l’article 269 du Code électoral. Celui-ci prévoit que le mandat des conseillers départementaux et municipaux est fixé à cinq ans et que le renouvellement général doit intervenir dans les trente derniers jours précédant l’expiration de ce mandat.

Dans le cas présent, les conseillers départementaux et municipaux avaient été élus le 23 janvier 2022. Leur mandat doit donc arriver à échéance le 23 janvier 2027. En application du Code électoral, le scrutin destiné à leur renouvellement doit ainsi se tenir dans les trente jours précédant cette échéance.

Pour la juridiction, ce dispositif légal fixe déjà le cadre temporel dans lequel doit se dérouler le renouvellement des conseils municipaux et départementaux. Il ne revient donc pas au juge de se substituer aux autorités compétentes pour arrêter une date précise ou ordonner la convocation du corps électoral.

Cette position rejoint, pour l’essentiel, celle défendue à l’audience par l’avocat général. Celui-ci avait soutenu qu’il n’appartenait pas à la Cour suprême de fixer elle-même la date des élections territoriales, pas plus qu’il ne lui revenait d’enjoindre au président de la République de prendre un décret de convocation du corps électoral.

Selon l’avocat général, la fixation de la date du scrutin relève des prérogatives du pouvoir exécutif. Il avait également estimé que la controverse soulevée par « Ñoo Lank » dépassait le strict cadre juridique et revêtait une dimension essentiellement politique. À ses yeux, la question devrait être réglée à travers une concertation entre les différents acteurs concernés afin de parvenir à un consensus sur le calendrier électoral.

Avant même que la Cour ne rende son ordonnance, le coordonnateur de « Ñoo Lank », Malal Diallo, avait insisté sur le caractère urgent de la situation. Il avait notamment attiré l’attention sur le délai qui sépare désormais les autorités de l’échéance du mandat des élus locaux.

Pour le mouvement, l’absence de mesures concrètes de la part de l’exécutif est susceptible de nourrir une incertitude préjudiciable à la préparation des prochaines élections territoriales. La formation estime que le processus électoral doit être engagé suffisamment tôt pour permettre aux différents acteurs, à l’administration électorale et aux candidats de se préparer dans les conditions prévues par la loi.

Le rejet de la requête par le juge des référés ne règle cependant pas la question qui se trouve au cœur du débat politique : quand le décret de convocation du corps électoral sera-t-il pris ?

Sur le plan strictement juridique, la Cour suprême considère qu’elle ne peut intervenir tant qu’aucune décision administrative n’a été prise. La balle se retrouve donc, pour l’heure, dans le camp de l’exécutif, seul habilité à prendre l’acte nécessaire à la convocation des électeurs.

La décision de la Cour ne signifie donc pas que les élections territoriales peuvent être reportées au-delà du cadre prévu par le Code électoral. Elle rappelle plutôt que le juge des référés ne peut se substituer à l’administration pour provoquer ou fixer une décision qui relève de la compétence de l’exécutif.

DPG du 1er septembre : Ahmadou Al Aminou Lô face à son premier grand test politique à l’Assemblée

Trois mois après son arrivée à la Primature, Ahmadou Al Aminou Lô s’apprête à franchir une étape décisive de son parcours à la tête du gouvernement. Le Premier ministre présentera, le 1er septembre 2026, devant l’Assemblée nationale, sa Déclaration de politique générale (DPG), un exercice institutionnel majeur qui intervient dans un contexte politique particulièrement tendu entre l’Exécutif et le Parlement.

Nommé Premier ministre le 25 mai dernier, l’ancien Secrétaire général du Gouvernement et ex-ministre d’État chargé du suivi de l’Agenda « Sénégal 2050 » devra exposer les grandes orientations de son équipe ainsi que les principales actions que le gouvernement entend mettre en œuvre au cours des prochains mois. Pour ce technocrate issu notamment des rangs de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), cette séance plénière constituera surtout un premier véritable face-à-face politique avec les députés.

Contrairement à ce que son appellation peut laisser penser, la Déclaration de politique générale ne constitue pas un bilan de l’action gouvernementale. Elle doit permettre au Premier ministre de présenter les orientations, les priorités et les politiques publiques que son gouvernement entend conduire à court et moyen terme. À l’issue de cette présentation, un débat parlementaire doit permettre aux députés d’interroger le chef du gouvernement sur ses choix et ses engagements. Selon les dispositions constitutionnelles, le Premier ministre peut également engager la responsabilité de son gouvernement à travers un vote de confiance.

Le discours d’Ahmadou Al Aminou Lô devrait s’inscrire dans le cadre du référentiel « Sénégal 2050 », qui constitue désormais la matrice des politiques publiques de l’État. Les quatre grands axes de ce document devraient ainsi structurer son intervention, avec une attention particulière accordée aux objectifs à atteindre à l’horizon 2029. L’emploi, le pouvoir d’achat, le coût de la vie, l’éducation, la santé, la transformation économique, la discipline budgétaire et la souveraineté économique devraient figurer parmi les principaux sujets susceptibles d’être abordés.

En coulisses, la préparation de cette DPG a nécessité un important travail de coordination gouvernementale. Sous la conduite du Secrétariat général du Gouvernement dirigé par Papa Assane Touré, les différents ministères ont été sollicités afin de transmettre leurs contributions à partir de leurs plans d’action sectoriels. Ces documents ont ensuite fait l’objet d’un travail de synthèse, d’harmonisation et de hiérarchisation afin de construire la trame du discours du Premier ministre.

Mais la préparation ne s’est pas limitée au texte qui sera prononcé à la tribune de l’Assemblée nationale. Des fiches sectorielles détaillées ont également été élaborées pour permettre à Ahmadou Al Aminou Lô de disposer des données nécessaires au moment du débat avec les parlementaires. L’objectif est clair : permettre au chef du gouvernement de répondre avec précision aux interrogations des députés, notamment sur les chiffres, les délais de réalisation, les financements et les résultats attendus des différentes politiques publiques.

Car derrière l’exercice technique se profile un enjeu essentiellement politique. La majorité parlementaire, dominée par Pastef, dispose d’un poids considérable au sein de l’Assemblée nationale. Dans ce contexte, la DPG pourrait rapidement dépasser le cadre d’un simple exercice de présentation du programme gouvernemental pour devenir un véritable test de solidité politique du Premier ministre.

Depuis plusieurs semaines, des responsables proches du gouvernement ont d’ailleurs exprimé leurs inquiétudes face à l’éventualité d’une utilisation de la DPG comme point de départ d’une offensive parlementaire contre l’équipe d’Ahmadou Al Aminou Lô. Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Serigne Guèye Diop, avait notamment estimé que certains députés de Pastef pourraient profiter de cette échéance pour engager une procédure de censure, dénonçant ce qu’il considère comme une démarche davantage politique que centrée sur l’évaluation du programme gouvernemental.

La pression est également venue du président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko. Lors d’un meeting à Touba, celui qui a lui-même occupé la fonction de Premier ministre a évoqué la possibilité d’une motion de censure, rappelant que la majorité parlementaire dispose de cette arme constitutionnelle et pourrait y recourir si elle juge la situation nécessaire.

La menace est d’autant plus significative que le rapport de forces institutionnel a profondément évolué depuis 2024. Lorsqu’il était Premier ministre, Ousmane Sonko avait refusé de se soumettre à une Déclaration de politique générale devant une Assemblée nationale alors dominée par l’opposition. À l’époque, le contexte politique avait conduit à une confrontation entre l’Exécutif et le Parlement. Deux ans plus tard, la situation s’est inversée : le camp politique d’Ousmane Sonko contrôle désormais largement l’Assemblée et Ahmadou Al Aminou Lô se retrouve à son tour face à une majorité parlementaire qui pourrait, si elle le décide, peser lourdement sur l’avenir de son gouvernement.

Sur le plan procédural, une motion de censure doit être signée par au moins un dixième des députés pour être recevable. Une fois déposée, la Conférence des présidents fixe la date des débats, lesquels doivent intervenir dans les délais prévus par la Constitution. Le dispositif offre donc à la majorité parlementaire un moyen institutionnel de mettre en cause la responsabilité du gouvernement.

Pour Ahmadou Al Aminou Lô, l’enjeu dépasse toutefois la seule menace d’une éventuelle motion de censure. Il s’agit également de convaincre sur sa capacité à transformer les orientations présidentielles en politiques publiques concrètes et mesurables. Son profil d’économiste et d’ancien haut cadre de la BCEAO lui confère une solide expérience dans les domaines économiques et financiers, mais la DPG l’obligera à investir un terrain différent, celui de la confrontation parlementaire et de la communication politique.

Durant près d’une heure, le Premier ministre devra donc exposer sa vision, défendre les choix de son équipe et donner des réponses sur les principales préoccupations des Sénégalais. Il devra notamment expliquer comment son gouvernement entend répondre à la demande d’emplois, améliorer le pouvoir d’achat, contenir le coût de la vie, renforcer les secteurs de l’éducation et de la santé, tout en poursuivant les objectifs de maîtrise des dépenses publiques et d’assainissement des finances de l’État.

Tivaouane : la reconstitution du meurtre de Ndèye Bigué Sène livre de nouveaux détails glaçants

Depuis le 22 août 2026, l’affaire du meurtre de Ndèye Bigué Sène continue de susciter une vive émotion au Sénégal. L’enquête, ouverte après la découverte des circonstances de la disparition puis du décès de la jeune fille, a connu une étape importante avec la reconstitution des faits, effectuée mardi 25 août dans la zone de Selco, à Tivaouane.

Selon les informations rapportées ce jeudi par le quotidien Libération, cette opération judiciaire a été menée à 12h50 sous la coordination de la Division de la police technique, en présence du principal suspect, Babacar Ndiaye, interpellé et placé en garde à vue par le Commissariat urbain de Tivaouane.

Accompagné des enquêteurs, le suspect a été conduit sur les différents lieux présumés du drame afin de reproduire, étape par étape, le déroulement des événements. La reconstitution a débuté aux abords de la mosquée de Keur Cheikh Awa Balla, où Babacar Ndiaye aurait attendu la victime après l’avoir attirée dans un piège.

D’après le récit livré lors de cette opération et rapporté par Libération, le suspect aurait ensuite accompagné Ndèye Bigué Sène en direction d’une zone boisée. Après plusieurs minutes de marche dans la brousse, il lui aurait proposé de se rendre sous des arbustes, un endroit où la jeune fille, selon les éléments de l’enquête, ne se serait pas méfiée de ses intentions.

C’est à cet endroit que le drame aurait pris une tournure particulièrement violente. Babacar Ndiaye aurait expliqué aux enquêteurs avoir contraint la victime à absorber une potion destinée à l’endormir. Face à sa résistance, il aurait fait usage de la force et lui aurait porté des coups afin de lui faire ingérer le produit.

Une fois la jeune fille neutralisée, le suspect aurait poursuivi son agression. Toujours selon les déclarations attribuées à Babacar Ndiaye lors de la reconstitution, il lui aurait assené quatre coups, dont deux au niveau du sein gauche et deux autres au cou.

La scène aurait ensuite connu une issue fatale. Le suspect aurait reconnu avoir étranglé Ndèye Bigué Sène, achevant ainsi son acte criminel. Les enquêteurs cherchent désormais à confronter ces déclarations aux éléments matériels recueillis sur les lieux ainsi qu’aux autres résultats de l’enquête.

Cette reconstitution constitue une étape importante dans la procédure, puisqu’elle permet aux enquêteurs de vérifier la cohérence des déclarations du suspect avec la configuration des lieux et les traces susceptibles d’avoir été relevées au cours des investigations.

L’enquête se poursuit afin de déterminer avec précision les circonstances du meurtre, le mobile du crime et l’éventuelle existence d’autres personnes impliquées. Placé sous le régime de la garde à vue dans le cadre de la procédure, Babacar Ndiaye reste à la disposition de la justice.

Calendrier électoral : Pape Abdourahmane Dabo relativise la saisine de Pastef et défend la démarche présidentielle

Le débat sur le calendrier électoral continue de susciter des réactions au sein de la classe politique sénégalaise. Après l’annonce par Pastef de sa saisine du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, avec ampliation au Président de la République et à la Commission électorale nationale autonome (CENA), le Directeur général de la SN HLM, Pape Abdourahmane Dabo, a livré son analyse de la situation.

Selon lui, cette démarche, malgré l’importance qui lui est accordée sur le plan médiatique, ne serait pas de nature à modifier la situation juridique du processus électoral en cours. Pape Abdourahmane Dabo estime que la saisine du parti au pouvoir doit surtout être replacée dans le contexte politique et institutionnel actuel, marqué par les incertitudes autour de la tenue des prochaines élections territoriales.

Pour le Directeur général de la SN HLM, l’hypothèse d’une dissolution de l’Assemblée nationale le 2 décembre constitue un élément central dans la lecture de cette controverse. Une telle décision ouvrirait, selon son raisonnement, la voie à l’organisation d’élections législatives anticipées dans un délai de 66 jours, ce qui pourrait conduire à la tenue du scrutin au mois de février.

Dans cette perspective, Pape Abdourahmane Dabo considère que la revendication du maintien des élections territoriales au 17 janvier mérite d’être analysée à la lumière de cette éventualité. À ses yeux, le fait d’exiger le respect de cette échéance, tout en sachant qu’une dissolution du Parlement pourrait entraîner un nouveau calendrier électoral, montre surtout que les responsabilités dans la controverse actuelle ne sauraient être imputées à une opposition qui, par définition, ne détient pas les leviers institutionnels permettant de fixer ou de modifier le calendrier électoral.

« Un opposant n’est, en aucune façon, responsable de quoi que ce soit dans la controverse actuelle sur le calendrier électoral », soutient en substance le responsable, qui entend ainsi replacer le débat sur le terrain des prérogatives institutionnelles et des décisions relevant des pouvoirs publics.

Pape Abdourahmane Dabo s’est également prononcé sur la saisine du Conseil constitutionnel effectuée par le Président de la République concernant l’éventualité d’un couplage des élections territoriales et législatives. Loin d’y voir une démarche dépourvue de fondement, il estime que cette initiative répond avant tout à une logique de rationalisation des dépenses publiques.

À ses yeux, l’organisation rapprochée de plusieurs scrutins représente nécessairement un coût important pour les finances publiques. La possibilité de regrouper les échéances électorales pourrait ainsi être envisagée comme un moyen de réduire les dépenses liées à l’organisation matérielle des élections, sans pour autant préjuger de la décision finale des institutions compétentes.

Cette lecture conduit le Directeur général de la SN HLM à défendre la démarche présidentielle devant le Conseil constitutionnel. Il considère que la saisine du juge constitutionnel permet précisément de clarifier le cadre juridique applicable et de déterminer si un éventuel couplage des scrutins est conforme aux dispositions constitutionnelles et légales en vigueur.

Au-delà de la polémique politique, Pape Abdourahmane Dabo appelle ainsi à distinguer les positions partisanes des mécanismes institutionnels qui encadrent le processus électoral. Pour lui, la question du calendrier ne peut être dissociée des éventuelles évolutions de la configuration politique et institutionnelle du pays, notamment de l’hypothèse d’une dissolution de l’Assemblée nationale et de l’organisation consécutive d’élections législatives anticipées.

Plainte du King Fahd : la Division spéciale de cybersécurité ouvre une enquête sur des publications de Guy Marius Sagna

La publication de données issues d’une correspondance interne entre le King Fahd Palace et son propriétaire présumé, Racine Sy, prend une tournure judiciaire. À la suite d’une plainte déposée par l’établissement hôtelier, la Division spéciale de cybersécurité (DSC) a ouvert une enquête portant notamment sur une possible violation du secret des correspondances et la diffusion de données à caractère personnel.

Au cœur de cette affaire, plusieurs publications faites sur Facebook par le député Guy Marius Sagna. L’élu y évoquait notamment l’affaissement d’une dalle au niveau du King Fahd Palace, présentant la situation comme un problème affectant la structure de l’établissement. Une formulation que la direction de l’hôtel conteste formellement.

Selon les éléments avancés par le plaignant, il ne s’agirait pas d’un affaissement de dalle, mais plutôt d’un décollement. Une nuance qui, aux yeux de l’établissement, revêt une importance particulière puisqu’elle modifierait la nature et la gravité du problème décrit publiquement par le député.

Mais au-delà de la qualification des faits techniques, c’est surtout l’origine des informations utilisées par Guy Marius Sagna qui semble avoir motivé la plainte. Le King Fahd Palace reproche au parlementaire de s’être appuyé, dans ses publications, sur un courriel interne qui aurait été adressé au propriétaire de l’établissement, Racine Sy. L’hôtel estime ainsi que la diffusion de ce contenu pourrait constituer une atteinte au secret des correspondances et aux règles relatives à la protection des données à caractère personnel.

Saisie de la plainte, la Division spéciale de cybersécurité doit désormais déterminer dans quelles circonstances cette correspondance a été obtenue, comment elle a été utilisée et si sa publication sur les réseaux sociaux est susceptible de constituer une infraction. Les enquêteurs pourraient notamment chercher à établir l’origine de la fuite du document, les personnes ayant eu accès au courriel ainsi que les conditions dans lesquelles son contenu s’est retrouvé entre les mains du député.

L’enquête devra également permettre de distinguer les éventuelles responsabilités liées à la transmission du document de celles pouvant découler de sa diffusion. La question de savoir si les informations publiées relèvent de données protégées et si leur divulgation était juridiquement justifiée pourrait ainsi se retrouver au centre des investigations.

Cette affaire intervient dans un contexte où les publications sur les réseaux sociaux occupent une place croissante dans le débat public au Sénégal. Elle pose également la question de la frontière entre le droit à l’information, l’activité d’un parlementaire et la protection des correspondances privées ou professionnelles.

À ce stade, l’ouverture d’une enquête ne préjuge évidemment pas de l’existence d’une infraction ni de la responsabilité de Guy Marius Sagna. Les investigations de la Division spéciale de cybersécurité devront établir les faits et déterminer, le cas échéant, les suites judiciaires à donner à la plainte du King Fahd Palace.

Mawlid : Marie Khone Faye multiplie les ziaras auprès des familles religieuses à Kaolack et Tivaouane

À l’occasion de la célébration du Mawlid, la Première Dame, Marie Khone Faye, a effectué une série de visites auprès de plusieurs familles religieuses de Kaolack et de Tivaouane. Une démarche placée sous le signe du recueillement, de la communion et de la recherche de prières auprès des guides religieux.

À Kaolack, première étape de cette tournée spirituelle, Marie Khone Faye a rendu visite à Oustaz Hady Niass, guide religieux et ami de longue date. Elle s’est ensuite entretenue avec Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Niass, Khalife général de Léona Niassène, ainsi qu’avec Serigne Babacar Sy Kane, Khalife de Léona Kanène.

La Première Dame a poursuivi sa ziara à Médina Baye, où elle a été reçue par le Khalife général, Serigne Cheikh Mouhamadoul Mahi Niass. Cette rencontre a constitué l’une des principales étapes de son déplacement dans la capitale du Saloum.

« J’ai achevé cette étape à Médina Baye, auprès du Khalife général, Serigne Cheikh Mouhamadoul Mahi Niass », a indiqué Marie Khone Faye au terme de cette visite.

Elle a dit avoir vécu, au cours de ces différentes rencontres, des moments « riches en enseignements, en bénédictions et en communion » avec les guides religieux. Pour la Première Dame, la sagesse et les enseignements portés par ces autorités spirituelles constituent une source d’inspiration pour l’ensemble de la communauté nationale.

Après Kaolack, Marie Khone Faye a mis le cap sur Tivaouane, autre grande cité religieuse du Sénégal. Elle y a rencontré Sokhna Aïda Sy, qui l’a accueillie avec affection. À cette occasion, cette dernière lui a transmis les salutations du Khalife général des Tidjanes, Serigne Babacar Sy Mansour.

« Après Kaolack, cap sur Tivaouane, où j’ai eu le bonheur de rendre visite à Sokhna Aïda Sy. Elle m’a accueillie avec beaucoup d’affection et m’a transmis les salutations du Khalife général des Tidjanes, Serigne Babacar Sy Mansour », a déclaré la Première Dame.

Au terme de cette tournée, Marie Khone Faye a exprimé sa profonde gratitude à l’ensemble des guides religieux rencontrés ainsi qu’à leurs familles pour la qualité de leur accueil, leurs prières et les échanges qui ont marqué ces visites.

« Je leur exprime, ainsi qu’à leurs familles, ma profonde gratitude pour leur accueil, leurs prières et la richesse de nos échanges. Je garderai de ces rencontres de précieux souvenirs de recueillement, de communion et de partage », a-t-elle ajouté.

À travers cette démarche, la Première Dame a également réaffirmé l’importance qu’elle accorde aux relations avec les familles religieuses et à leur rôle dans la préservation des valeurs de paix, de dialogue et de cohésion sociale.

Elle a enfin formulé des prières pour la préservation des guides religieux et pour que leurs enseignements continuent de contribuer à la stabilité et à l’unité du Sénégal.

MÉDINA BAYE : LE SÉNÉGAL PEUT-IL S’INSPIRER DE BAYE NIASS, FIN DIPLOMATE ?

Entre le président Bassirou Diomaye Faye et le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, la rupture semble désormais consommée. Alors que le Sénégal s’apprête à célébrer le Gamou international de Médina Baye, l’héritage de Cheikh Al Islam El Hadji Ibrahima Niass ressurgit avec force. Diplomate spirituel et homme de paix, Baye Niass avait montré une autre voie : celle du dialogue, du rapprochement et du dépassement des divergences.

Depuis le décret du 22 mai 2026 mettant fin aux fonctions de Premier ministre d’Ousmane Sonko, la scène politique sénégalaise a profondément changé. Quatre jours plus tard, Sonko prenait la tête de l’Assemblée nationale avec 132 voix sur 165. D’un côté, le président Bassirou Diomaye Faye poursuit la construction de sa coalition « Kiiraay » en perspective de 2029. De l’autre, Ousmane Sonko, à la tête de Pastef, conserve une majorité parlementaire.

Baye Niass : la diplomatie avant la confrontation

C’est dans ce contexte que certains guides religieux rappellent l’exemple de Médina Baye et l’action de son fondateur. Pour l’ancien ambassadeur Serigne Aliou Cissé Dème, Baye Niass n’a pas seulement œuvré à la diffusion de la Fayda Tijaniyya : il a également pratiqué une véritable diplomatie au service du rapprochement entre les peuples.

« El Hadji Ibrahima Niass, dit Baye Niass, a beaucoup voyagé pour transmettre son message et rassembler les peuples autour des valeurs de paix et de cohésion », souligne-t-il.

De l’Égypte de Gamal Abdel Nasser au Nigeria, en passant par le Ghana, la Chine et l’Arabie Saoudite, Baye Niass a tissé des liens avec des chefs d’État, des responsables politiques et de nombreuses communautés. Son action s’inscrivait notamment dans une vision fondée sur l’indépendance des peuples, l’unité africaine et la fraternité au-delà des différences.

Même dans les pays où il ne s’est pas rendu, notamment le Tchad ou le Cameroun, ses émissaires, les « moukhadams », ont contribué à porter son message. Son influence a ainsi largement dépassé les frontières du Sénégal, rassemblant des millions de fidèles autour de la Fayda Tijaniyya, du Niger au Maroc.

Le dialogue comme réponse aux divergences

Aujourd’hui, les sujets de friction ne manquent pas entre les différentes composantes du pouvoir. Gestion de la dette héritée, calendrier des élections locales, nominations, place des militants dans la conduite des affaires publiques : autant de dossiers qui alimentent les divergences.

L’Assemblée nationale, dirigée par Ousmane Sonko, et la Présidence de la République semblent désormais avancer sur des trajectoires parallèles.

Or, l’œuvre de Baye Niass « dépasse le cadre religieux », rappelle Serigne Aliou Dème. « Elle s’inscrit dans une dynamique de rapprochement des communautés et de promotion des valeurs de paix et de cohésion sociale », estime-t-il.

À l’approche du Gamou international de Médina Baye, cet héritage prend une résonance particulière. Dans un pays où les autorités religieuses jouent traditionnellement un rôle important dans l’apaisement des tensions sociales et politiques, l’exemple de Baye Niass peut être perçu comme un appel à la retenue et à la responsabilité.

Privilégier l’intérêt supérieur de la nation, dialoguer plutôt que s’affronter, rassembler plutôt que diviser : telle est la leçon que certains observateurs souhaitent voir transposée dans la vie politique nationale.

Avec l’arrivée à échéance des mandats des élus locaux en janvier et la présidentielle de 2029 déjà dans les esprits, le Sénégal entre dans une période politique particulièrement sensible.

L’exemple de Baye Niass, considéré comme un fin diplomate et un homme de dialogue, rappelle ainsi une vérité essentielle : les divergences ne condamnent pas nécessairement à la rupture. On peut avoir des désaccords, défendre des positions différentes et continuer à œuvrer dans l’intérêt d’une même communauté nationale.

C’est peut-être précisément ce dont le Sénégal a le plus besoin aujourd’hui.

Mamadou Ndiaye

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°809 – 27/08/2026

🔴 GAMOU 2026- RELATIONS DÉTÉRIORÉES AVEC SERIGNE MOUSTAPHA SY : SONKO INDÉSIRABLE CHEZ LES MOUSTARCHDINES
🔴 PROPOSITION DE LOI SUR LES FONDS SPÉCIAUX PORTÉE À L’APPRÉCIATION DES SAGES DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL : LA MAJORITÉ DÉSAVOUÉE

🔴 MERCATO – ISMAÏLA SARR : LIVERPOOL PASSE À L’OFFENSIVE

Élections territoriales : Pastef met la pression sur le gouvernement et réclame le respect du calendrier électoral

Le parti Pastef-Les Patriotes, qui dirige la majorité parlementaire, hausse le ton à l’approche des prochaines élections territoriales. Dans un communiqué publié ce mercredi 26 août 2026, la formation politique d’Ousmane Sonko annonce avoir saisi le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique afin de demander le déclenchement du processus électoral. La correspondance a également été adressée, en ampliation, au président de la République Bassirou Diomaye Faye ainsi qu’à la Commission électorale nationale autonome (CENA).

Au cœur de la démarche de Pastef figure la question du renouvellement des conseils municipaux et départementaux, dont les membres avaient été élus le 23 janvier 2022. Pour le parti au pouvoir, ces élus sont arrivés au terme de leur mandat de cinq ans et les prochaines élections territoriales doivent, en conséquence, être organisées dans les délais prévus par la loi.

Pastef s’appuie notamment sur les dispositions des articles L.236 et L.269 du Code électoral. Selon son interprétation, ces textes prévoient que le renouvellement des conseils territoriaux doit intervenir dans les trente jours précédant l’expiration des mandats en cours. Le parti rappelle également que l’article L.63 du même Code impose que le scrutin soit organisé un dimanche.

À partir de ces dispositions, Pastef estime que le dimanche 17 janvier 2027 constitue la dernière date légalement possible pour tenir les élections territoriales. Cette échéance devient ainsi, selon la formation politique, un point de référence majeur pour le calendrier électoral à venir.

Or, à ce jour, le décret devant fixer officiellement la date du scrutin n’a pas encore été pris. Une situation qui, pour Pastef, risque de compromettre le respect des délais prévus par la législation électorale si les autorités ne prennent pas rapidement les mesures nécessaires au lancement du processus.

Le parti attire également l’attention sur la question de la caution électorale. Celle-ci doit être fixée par arrêté du ministre chargé des élections, après consultation des différentes parties prenantes. Pastef rappelle que cette décision doit intervenir au plus tard 150 jours avant la date retenue pour le scrutin.

Pour la formation politique, ce délai est désormais arrivé à expiration au regard de la date du 17 janvier 2027 retenue comme échéance ultime. Pastef considère donc que le retard constaté dans la fixation de la caution et dans l’adoption du décret convoquant le corps électoral ne peut être considéré comme une simple question administrative.

Le parti estime surtout que l’absence de ces actes ne saurait conduire à un report de fait des élections territoriales. Pour Pastef-Les Patriotes, le calendrier électoral découle de dispositions légales qui doivent s’imposer à l’ensemble des acteurs institutionnels, y compris au président de la République.

Dans son communiqué, la formation politique réaffirme ainsi son attachement à l’État de droit, aux principes démocratiques et au respect du calendrier électoral. Elle invoque également la souveraineté populaire, estimant que les citoyens doivent pouvoir exercer leur droit de vote dans les délais prévus par la loi.

Pastef prévient enfin qu’il ne compte pas limiter son action à une démarche politique ou administrative. Le parti annonce son intention d’utiliser « toutes les voies républicaines et juridictionnelles » pour obtenir le respect du cadre légal et faire en sorte que les Sénégalais puissent choisir leurs représentants territoriaux dans les conditions prévues par la législation.

Kaolack : à Médina Baye, 164 enfants réunifiés avec leurs familles après le Gamou

À l’issue du dispositif mis en place à l’occasion du Gamou de Médina Baye, le bilan de la prise en charge des enfants égarés est jugé particulièrement satisfaisant par les services de protection de l’enfance.

Selon Ndèye Maïmouna Ndiaye, inspectrice judiciaire et sociale à Kaolack, 164 enfants égarés ont été accueillis, protégés et accompagnés avant d’être réunifiés avec leurs familles. Un résultat rendu possible grâce à la mobilisation et à la coordination de l’ensemble des acteurs impliqués dans le dispositif.

« Le bilan est particulièrement satisfaisant. Nous avons pu accueillir, protéger et réunifier 164 enfants avec leurs familles », a-t-elle indiqué, saluant la synergie d’action entre les différents intervenants.

La responsable a notamment mis en avant la cohésion, la participation et l’engagement des acteurs du Comité départemental de protection de l’enfant (CDPE) de Kaolack, ainsi que la mobilisation de la communauté.

Malgré ce bilan positif, les acteurs de la protection de l’enfance entendent tirer les enseignements de cette expérience afin de renforcer le dispositif lors des prochaines éditions du Gamou.

« Toute œuvre humaine n’est pas parfaite. Il y a toujours des choses à parfaire », a-t-elle souligné.

Les perspectives portent notamment sur l’amélioration du cadre d’accueil, le renforcement des conditions de prise en charge et l’amélioration de l’accompagnement social des enfants égarés.

Face à la forte affluence enregistrée dans la cité religieuse durant le Gamou, l’inspectrice judiciaire et sociale a également appelé les familles à redoubler de vigilance.

Elle invite les parents à veiller constamment à la sécurité de leurs enfants, particulièrement dans les lieux caractérisés par une forte concentration humaine.

Selon elle, la prévention demeure le meilleur moyen d’éviter les situations d’égarement. « L’idéal, c’est que ces postes avancés n’existent pas, parce que cela voudrait dire qu’aucun enfant ne s’est égaré », a-t-elle expliqué en substance.

La sensibilisation des familles reste ainsi un axe majeur du travail des services de protection de l’enfance. Les acteurs entendent poursuivre les actions de sensibilisation et de plaidoyer auprès des autorités et des communautés, notamment sur les questions liées à la négligence et à la protection des enfants.

À Médina Baye, le dispositif de prise en charge des enfants égarés constitue ainsi un maillon essentiel du système de protection déployé pendant le Gamou. Le bilan de l’édition 2026, marqué par la réunification de 164 enfants avec leurs familles, encourage les acteurs à consolider davantage ce mécanisme lors des prochaines éditions.

Accident au rond-point des Mamelles : un bus Tata se renverse, la circulation perturbée

Un accident de la circulation s’est produit ce mercredi au niveau du rond-point des Mamelles, à Dakar. Un bus Tata assurant le transport en commun s’est renversé sur le côté, provoquant une mobilisation rapide des secours et des forces de sécurité.

Le véhicule a été retrouvé couché sur le flanc, à proximité de la chaussée. Alertés, les sapeurs-pompiers se sont rapidement rendus sur les lieux afin de porter assistance aux éventuelles victimes et de sécuriser la zone. Une ambulance a notamment été déployée sur place, tandis que des éléments des forces de sécurité ont établi un dispositif autour du véhicule accidenté.

Pour le moment, les circonstances exactes ayant conduit au renversement du bus restent inconnues. Aucune information officielle ne permet encore de déterminer s’il s’agit d’une perte de contrôle, d’une collision avec un autre véhicule ou d’un autre facteur à l’origine de l’accident.

Le bilan humain n’a pas non plus été officiellement communiqué au moment de la rédaction. La présence des secours laisse toutefois penser que les opérations de vérification et de prise en charge se poursuivaient encore sur les lieux.

L’accident a également eu des répercussions sur la circulation dans le secteur du rond-point des Mamelles. La présence du bus renversé et le déploiement des secours ont entraîné un ralentissement de la circulation, obligeant les automobilistes à réduire leur vitesse et à faire preuve de prudence à l’approche de la zone.

MAWLID 2026 : Ferveur, partage et spiritualité au cœur de Santhiane, à Kahone

Par Aly Saleh

Alors que les projecteurs sont traditionnellement braqués sur les grandes cités religieuses, les célébrations locales du Gamou ont, cette année encore, démontré toute la vitalité de la foi dans les quartiers du Sénégal. À Kahone, dans la région de Kaolack, le fonctionnaire de police Aliou Sagna, disciple de Serigne Saliou, et sa famille ont perpétué une tradition de solidarité désormais ancrée depuis trois ans, mêlant conférences religieuses, élans de générosité et veillées de chants sacrés.

La commémoration de la naissance du Prophète Mouhamed (PSL) a vibré à l’unisson, mardi, sur l’ensemble du territoire national. Si des millions de fidèles ont convergé vers les grands sanctuaires spirituels de Tivaouane, Thiénaba ou Médina Baye, l’effervescence de la nuit s’est également emparée des localités plus reculées, transformant chaque quartier en un foyer de dévotion et de ferveur religieuse.

C’est dans cette dynamique communautaire que s’inscrit l’initiative d’Aliou Sagna, « Mou Serigne Saliou ». Pour la troisième année consécutive, ce fonctionnaire de police, entouré de son épouse, de ses frères et de ses sœurs, a réuni la communauté du quartier Santhiane de Kahone, dans la région de Kaolack, pour honorer la mémoire du Sceau des Prophètes.

Dès le matin, la cour familiale s’est transformée en un espace d’échanges et de transmission. Des prêches axés sur les valeurs cardinales de paix, de tolérance et de solidarité prônées par l’Islam ont captivé l’assistance. Le point d’orgue de cette matinée spirituelle a été la conférence religieuse animée par Serigne Modou Diop, venu spécialement de Ziguinchor pour l’occasion.

Au-delà de sa dimension spirituelle, le Gamou de Kahone a également été une illustration de la légendaire solidarité sénégalaise. L’après-midi a été consacré à l’accueil et au réconfort des pèlerins venus parfois de loin, notamment de Dakar et de Casamance.

Fidèle à la tradition du « Berndé », la famille Sagna a mis les petits plats dans les grands en offrant de copieux repas aux invités et en multipliant les gestes de solidarité en faveur des personnes démunies du quartier. Un moment de communion et de cohésion sociale qui rappelle que le Mawlid est aussi une occasion privilégiée de partage, d’entraide et de don de soi.

La célébration a atteint son apothéose à la tombée de la nuit. Après le dîner, le quartier Santhiane s’est laissé porter par les sonorités des chants religieux. Mené par Pape Omar Sagna et son groupe, et en présence de Serigne Modou Diop, le public a vibré au rythme d’une ferveur spirituelle intense.

Entre récits coraniques, séances de zikr et ziaras, la veillée de prières s’est prolongée jusque tard dans la nuit, unissant les cœurs dans une même dévotion.

En perpétuant cette initiative pour la troisième année consécutive, Aliou Sagna et les siens démontrent que la grandeur du Gamou ne se mesure pas uniquement à l’ampleur des rassemblements. Elle se révèle également dans la ferveur des célébrations de proximité, la transmission des valeurs religieuses et la solidarité manifestée au sein des communautés.

Aly Saleh

Plus de 900 millions de la paix siphonnés pour Dakar : Ousmane Sonko, tu dois des comptes à la Casamance !

Par Kambatouko Mendy, ancien directeur de l’exploitation de Dakar Dem Dikk et responsable politique de KIIRAAY à Ziguinchor

Ce mardi 25 août 2026, le Conseil constitutionnel a déclaré irrecevable la proposition de loi portant sur l’encadrement des fonds spéciaux du chef de l’État. Ces crédits présidentiels, inscrits dans la loi de finances et votés par l’Assemblée nationale, relèvent des prérogatives régaliennes du président de la République. Leur éventuelle régulation relève donc d’une question de procédure et de répartition des compétences entre les pouvoirs publics.

Mais pendant que ce débat institutionnel occupe la scène politique, une autre question, que nous considérons comme autrement plus grave, mérite d’être posée : qu’est devenu l’argent destiné à la paix en Casamance et qui aurait été placé sous la responsabilité de l’ancien Premier ministre Ousmane Sonko ?

Deux fonds, deux traitements, une seule interrogation : l’argent destiné à la Casamance a-t-il réellement profité à la Casamance ?

D’un côté, il y a les fonds spéciaux du président de la République, des crédits inscrits dans la loi de finances et votés par le Parlement, dont l’utilisation relève du pouvoir exécutif dans le cadre des règles de gestion publique.

De l’autre, il y a les crédits dédiés à la paix en Casamance, ces fonds « Jàm » destinés à accompagner le processus de paix, à favoriser le retour des populations déplacées et à contribuer à la reconstruction des zones affectées par des décennies de conflit.

C’est précisément sur la gestion de ces ressources que des explications sont aujourd’hui nécessaires.

Selon les éléments que nous dénonçons, ces fonds auraient notamment servi à financer, à Dakar, la réfection d’un bâtiment administratif ainsi que l’acquisition de 27 véhicules, pour un montant dépassant 900 millions de francs CFA.

Si ces faits sont avérés, ils posent une question fondamentale : comment des ressources destinées à accompagner la paix et la reconstruction de la Casamance ont-elles pu être affectées à des dépenses administratives réalisées à Dakar ?

Le contraste est particulièrement saisissant. Alors que la Casamance continue de faire face à d’importants besoins en matière d’infrastructures, de routes, d’écoles, de structures sanitaires et d’accès à l’eau, des ressources présentées comme destinées à la paix auraient été mobilisées pour des dépenses qui ne bénéficient pas directement aux populations concernées.

Plus préoccupant encore, l’Agence nationale pour la relance des activités économiques et sociales en Casamance (ANRAC), qui constitue l’un des instruments institutionnels de la politique de reconstruction et de consolidation de la paix dans la région, continue de faire face à des contraintes matérielles et financières importantes.

La Casamance ne demande pourtant pas l’aumône. Elle réclame simplement que les ressources mobilisées en son nom soient effectivement utilisées au service de ses populations.

Il ne suffit donc pas d’invoquer le décret n° 2004-1186 pour justifier l’utilisation de ces crédits. Ce texte institue un programme de gestion de la paix en Casamance. Dès lors, la question de la conformité de chaque dépense avec la destination des crédits doit pouvoir être examinée de manière transparente.

Nous ne voulons pas de procès politique. Nous voulons des réponses.

Si plus de 900 millions de francs CFA provenant de crédits destinés à la paix ont effectivement été utilisés pour des dépenses réalisées à Dakar, les Sénégalais, et particulièrement les Casamançais, ont le droit de savoir qui a décidé de ces affectations, sur quelle base juridique, dans quel cadre budgétaire et au bénéfice de qui.

Il appartient aux organes compétents de l’État de faire toute la lumière sur cette affaire. Un audit de la Cour des comptes sur l’utilisation des crédits concernés permettrait notamment d’établir les montants engagés, les bénéficiaires des dépenses, les procédures suivies et leur conformité avec la destination initiale des fonds.

Nous demandons également que toute personne ayant eu la responsabilité de la gestion de ces ressources puisse fournir les explications nécessaires, pièces comptables à l’appui.

Si des irrégularités sont établies, les responsabilités devront naturellement être situées conformément à la loi. Si, au contraire, les dépenses étaient parfaitement régulières et conformes à la destination des crédits, les documents justificatifs devront permettre de lever les doutes.

La transparence que nous exigeons aujourd’hui doit être la même pour tous, quel que soit le camp politique.

Ousmane Sonko s’est longtemps présenté comme un défenseur de la bonne gouvernance, de la transparence et de la reddition des comptes. Il est donc légitime de lui demander de s’expliquer sur toute dépense publique qui aurait été effectuée sous sa responsabilité et qui soulèverait des interrogations.

La Casamance mérite mieux que des discours. Elle mérite la vérité, la justice et la transparence.

Nous réclamons donc un audit rigoureux de l’ensemble des crédits dédiés à la paix en Casamance, la publication des éléments permettant d’en retracer l’utilisation et, le cas échéant, la restitution des sommes qui auraient été irrégulièrement affectées.

L’argent destiné à la paix doit servir la paix. L’argent destiné à la reconstruction doit servir à reconstruire.

La Casamance ne se marchande pas. Elle ne se vole pas. Elle demande simplement des comptes.

Fait à Ziguinchor, le 25 août 2026

Kambatouko Mendy
Responsable politique, KIIRAAY
Ziguinchor

Gamou de Tivaouane : 102 interventions des sapeurs-pompiers et 195 victimes prises en charge

Dans le cadre du dispositif de couverture sécuritaire et médicale mis en place à l’occasion du Gamou de Tivaouane, la Brigade nationale des sapeurs-pompiers (BNSP) a enregistré 102 interventions depuis le début de l’opération. Au total, ces différentes interventions ont impliqué 195 victimes, selon le point de situation arrêté mardi à 8 heures et relayé par Le Soleil.

Déployé du 22 au 27 août afin d’assurer la sécurité des milliers de fidèles convergeant vers la cité religieuse de Tivaouane, le dispositif des sapeurs-pompiers mobilise d’importants moyens humains et matériels. L’objectif est notamment de répondre rapidement aux accidents de la circulation, aux urgences médicales et aux besoins des populations en eau.

Les accidents de la route constituent une part importante des interventions enregistrées. La BNSP fait état de 33 interventions liées à des accidents de la circulation, impliquant au total 106 victimes. Parmi elles, 104 personnes ont été assistées par les secours, tandis que deux victimes ont malheureusement perdu la vie. Les accidents mortels signalés sont notamment liés à des incidents impliquant des cyclomoteurs.

Au-delà de la prise en charge des accidents, les sapeurs-pompiers participent également au soutien des populations confrontées à une forte demande en eau durant cette période de grande affluence. Depuis le lancement du dispositif, 323 mètres cubes d’eau ont ainsi été distribués aux populations et aux différents sites concernés par le Gamou.

Sur le plan sanitaire, le détachement médical déployé dans le cadre du dispositif poursuit également ses interventions auprès des pèlerins et des populations. Au total, 121 patients ont bénéficié d’une prise en charge médicale gratuite depuis le début de l’opération.

Gamou de Tivaouane 2026 : Serigne Babacar Sy Mansour appelle à la paix, à la responsabilité et à l’unité

À l’occasion du Gamou de Tivaouane 2026, le Khalife général des Tidianes, Serigne Babacar Sy Mansour, a livré un message fortement axé sur la paix, la responsabilité dans la gestion des affaires publiques et le renforcement de l’unité nationale. Le discours du guide religieux, transmis par Serigne Makhtar Kébé lors de la cérémonie officielle, s’est voulu à la fois spirituel et profondément ancré dans les préoccupations de la société sénégalaise.

La cérémonie officielle s’est déroulée en présence de plusieurs personnalités, notamment des représentants de l’État, de la République du Sénégal, du Royaume du Maroc, du corps diplomatique ainsi que de nombreuses autorités religieuses. À travers son message, le Khalife général des Tidianes a appelé les fidèles et, plus largement, l’ensemble des Sénégalais à tirer des enseignements du Mawlid et à les traduire dans leur comportement quotidien.

Pour Serigne Babacar Sy Mansour, la célébration de la naissance du Prophète Mouhamed (PSL) ne doit pas se limiter aux rassemblements, aux décorations ou à l’aspect festif de l’événement. Elle doit surtout être l’occasion de revenir aux valeurs et aux enseignements du Prophète. Le Khalife rappelle ainsi que la meilleure manière de célébrer le Mawlid consiste à s’inspirer du modèle prophétique et à faire vivre la Sunna dans les actes.

Cette orientation prend tout son sens à travers le thème retenu pour cette édition : « Ensemble, pensons et agissons par le verbe de l’unicité ». Le message s’est ainsi articulé autour de trois grandes valeurs présentées comme indispensables à la stabilité de la société : la paix, la responsabilité et l’unité.

Sur la question de la paix, Serigne Babacar Sy Mansour a invité les Sénégalais à faire de la recherche de l’apaisement une responsabilité collective. Il encourage notamment les acteurs de la vie publique à « ensemencer la paix dans tous les cercles de la vie », en considérant que la stabilité d’une nation dépend d’abord de la capacité de ses citoyens et de ses dirigeants à privilégier le dialogue.

Dans le contexte national actuel, le Khalife invite particulièrement l’État et les différentes institutions à privilégier la concertation lorsqu’apparaissent des tensions. Face aux divergences politiques, sociales ou institutionnelles, il préconise le dialogue plutôt que l’affrontement, avec l’objectif de parvenir à un « pacte national fédérateur ».

Le message s’adresse également aux responsables religieux. Serigne Babacar Sy Mansour leur demande de continuer à jouer leur rôle dans la préservation de la cohésion sociale. Les guides religieux et les érudits sont appelés à contribuer à la lutte contre les discours susceptibles d’alimenter la division, la haine et la discorde.

Pour le Khalife, la construction de la paix ne doit toutefois pas se limiter à la sphère politique. Elle doit commencer dans les familles, se poursuivre dans les quartiers et s’étendre aux lieux de travail et à l’ensemble de la société.

Dans le monde professionnel, le respect des engagements et des droits de chaque partie est présenté comme une condition essentielle de la paix sociale. La rigueur dans le travail, l’excellence, la clarté des relations contractuelles et le respect des droits des travailleurs doivent, selon le message, permettre d’instaurer un climat plus serein dans les entreprises et contribuer à la stabilité économique du pays.

Le deuxième axe majeur du message porte sur la notion d’« Amâna », qui renvoie à la confiance, au dépôt confié à une personne et, plus largement, à la responsabilité.

Serigne Babacar Sy Mansour rappelle que chaque citoyen a une responsabilité envers la Nation, mais que cette exigence est encore plus importante pour ceux qui exercent des fonctions publiques ou disposent d’une responsabilité dans la gestion des ressources collectives.

Le Khalife met notamment en garde contre les détournements et la mauvaise utilisation des ressources publiques. Pour lui, porter atteinte aux finances de l’État ne constitue pas seulement une faute individuelle : cela prive l’ensemble de la collectivité de ressources qui auraient pu servir à améliorer les conditions de vie des populations.

Le message insiste ainsi sur les conséquences concrètes de la mauvaise gestion des deniers publics. « Détourner des fonds, c’est aussi priver la nation d’un hôpital, d’une école, d’une route, d’un marché et de l’avenir », rappelle le texte.

Cette réflexion place donc l’éthique et la responsabilité au cœur de la gestion publique. Elle invite les responsables à considérer les ressources de l’État comme un bien collectif qui doit être utilisé dans l’intérêt général et non comme un moyen de satisfaire des intérêts particuliers.

Le troisième axe du message concerne l’unité. Le Khalife général des Tidianes appelle les Sénégalais à renforcer les liens qui les unissent et à éviter les comportements susceptibles de fragiliser la cohésion nationale.

Cet appel concerne d’abord les familles, mais également les relations entre les différentes composantes de la société. Dans un contexte marqué par des débats parfois très vifs, notamment sur les réseaux sociaux, Serigne Babacar Sy Mansour invite les citoyens à se détourner des insultes, de la calomnie, des invectives et des polémiques stériles.

Le message met particulièrement en garde contre une utilisation irresponsable des réseaux sociaux. Pour le Khalife, les plateformes numériques ne doivent pas devenir des espaces où s’expriment la haine, la diffamation ou les divisions entre citoyens.

La construction d’un pays, rappelle-t-il, ne peut pas reposer uniquement sur les paroles ou les commentaires. Elle nécessite surtout l’engagement concret de chacun. « Une patrie ne se bâtit pas dans les commentaires. Elle se bâtit par l’effort, le travail et la coopération de ses citoyens », souligne le message.

À travers cette formule, le Khalife invite ainsi les Sénégalais à privilégier l’action, le travail et la solidarité plutôt que les affrontements verbaux.

Le message du Khalife général des Tidianes s’est achevé sur des prières pour la paix et la stabilité du Sénégal. Des prières ont également été formulées à l’endroit du président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, et de son gouvernement.

Le Khalife a également associé à ces prières le Royaume du Maroc et son souverain, le roi Mohammed VI, témoignant une nouvelle fois des liens historiques et religieux qui unissent le Sénégal et le Maroc.

Au-delà de sa dimension spirituelle, le message délivré à l’occasion du Gamou de Tivaouane 2026 apparaît ainsi comme un appel à la responsabilité collective. À travers la paix, l’« Amâna » et l’unité, Serigne Babacar Sy Mansour invite les Sénégalais à replacer l’éthique, le dialogue, le travail et l’intérêt général au cœur de la construction nationale.

Conseil constitutionnel : Babacar Ba estime que la décision traduit un manque de sérénité dans le processus législatif

La récente décision du Conseil constitutionnel continue de susciter des réactions dans les milieux politiques et de la société civile. Pour Babacar Ba, président du Forum du justiciable, cette décision doit être analysée au-delà de sa seule portée juridique. Elle révèle, selon lui, les conséquences d’un processus législatif qui ne serait pas suffisamment marqué par la sérénité, le dialogue et la recherche du consensus.

Dans une déclaration consacrée à cette décision, Babacar Ba rappelle que, dans un État de droit, l’élaboration de la loi doit traduire une volonté réfléchie et respectueuse des principes constitutionnels. Pour lui, le processus législatif ne peut pas être réduit à un simple rapport de forces entre les institutions ou les acteurs politiques. La qualité et la solidité des textes adoptés dépendent également du temps consacré à leur examen et de leur conformité aux normes supérieures.

Le président du Forum du justiciable estime ainsi que légiférer dans la précipitation peut exposer les textes adoptés à des contestations et, à terme, à une censure du juge constitutionnel. « Légiférer dans la précipitation, sous la pression des rapports de force ou dans un climat de polarisation, c’est exposer la loi à la censure », soutient-il.

Pour Babacar Ba, la Constitution doit demeurer le cadre de référence de toute action législative. Elle ne saurait être considérée comme une simple variable susceptible d’être adaptée aux circonstances politiques du moment. Il considère au contraire qu’elle constitue le socle sur lequel repose la stabilité des institutions et la prévisibilité des règles de droit.

Dans cette perspective, la décision du Conseil constitutionnel devrait, selon lui, être perçue comme une occasion de tirer les enseignements des difficultés rencontrées dans le processus d’élaboration de la loi. Plus qu’une simple sanction juridique, elle serait un signal adressé aux acteurs institutionnels sur la nécessité de privilégier davantage la concertation et la rigueur dans la production normative.

Babacar Ba appelle ainsi à renouer avec un véritable dialogue institutionnel. Il estime que les divergences politiques ne doivent pas empêcher les différents acteurs de rechercher des compromis lorsqu’il s’agit d’adopter des textes destinés à organiser durablement la vie de la Nation.

Pour le responsable du Forum du justiciable, la sérénité doit précisément permettre d’éviter que la loi ne devienne un instrument de confrontation politique. Une législation élaborée dans un climat de tension et de polarisation risque, selon lui, de produire des normes fragiles, difficiles à appliquer et susceptibles d’être remises en cause devant les juridictions compétentes.

Il insiste également sur la nécessité d’associer davantage les citoyens au processus législatif. La transparence, l’écoute et la prise en compte des préoccupations de la société doivent, à ses yeux, constituer des éléments essentiels de la production des lois.

Cette approche vise notamment à renforcer la confiance entre les institutions et les citoyens. Pour Babacar Ba, une loi durable ne peut être uniquement le résultat d’une majorité parlementaire. Elle doit également reposer sur une réflexion approfondie, une conformité aux principes constitutionnels et, autant que possible, une recherche de consensus autour des enjeux fondamentaux.

Dans son analyse, le président du Forum du justiciable invite donc les acteurs politiques à restaurer un climat de confiance et de dialogue au sein des institutions. Il estime que cette démarche est indispensable pour consolider l’État de droit et éviter que les tensions politiques ne se transforment en crises institutionnelles.

En définitive, Babacar Ba considère la décision du Conseil constitutionnel comme un rappel à l’ordre juridique, mais aussi comme une invitation à davantage de responsabilité. À ses yeux, la maturité démocratique se mesure également à la capacité des institutions à accepter les limites constitutionnelles et à construire des règles solides dans un climat apaisé.

Transparence budgétaire, dette, contrôle : les États-Unis saluent les progrès du Sénégal mais pointent des lacunes

Le Sénégal obtient plusieurs appréciations positives dans le Rapport 2026 des États-Unis consacré à la transparence budgétaire. Le document relève des avancées importantes réalisées par les autorités sénégalaises dans la publication des informations budgétaires, le suivi de la dette publique, le contrôle des finances de l’État ainsi que la transparence dans l’attribution des ressources naturelles et des marchés publics. Malgré ces progrès, Washington identifie encore plusieurs insuffisances, notamment concernant les principales entreprises publiques.

Le rapport américain souligne d’abord les efforts accomplis par le gouvernement sénégalais pour rendre accessibles les principaux documents budgétaires. Selon l’évaluation, le projet de budget est publié en ligne dans un délai jugé raisonnable, tout comme le budget finalement adopté par le Parlement et le rapport d’exécution de fin d’exercice. Cette publication régulière des documents constitue, aux yeux des autorités américaines, une avancée importante en matière d’accès du public à l’information financière.

Le budget mis à la disposition du public est par ailleurs considéré comme globalement complet et fiable. Le rapport relève toutefois une limite importante : les documents budgétaires ne donnent pas suffisamment de détails sur les allocations financières et les recettes des principales entreprises publiques. Cette absence d’informations constitue l’une des principales faiblesses identifiées dans l’évaluation américaine.

La question de la dette fait également l’objet d’une attention particulière. Les États-Unis constatent que les informations générales relatives à l’endettement du Sénégal sont largement disponibles. Le gouvernement inclut notamment la dette des entreprises publiques dans les chiffres globaux communiqués sur la dette publique.

Cependant, cette présentation reste insuffisamment détaillée. Le rapport regrette que l’État ne fournisse pas, entreprise publique par entreprise publique, les informations relatives à leur niveau d’endettement. Cette lacune limite, selon l’évaluation, la capacité du public à apprécier avec précision les risques financiers liés aux sociétés détenues par l’État.

Sur le fonctionnement budgétaire de l’administration, le Sénégal obtient également plusieurs appréciations favorables. Le rapport estime que le gouvernement a correctement ventilé les dépenses de fonctionnement des services de l’exécutif. Il relève également que le budget militaire est soumis à un contrôle public civil, tandis que l’État ne disposerait pas de comptes hors budget.

Les autorités américaines notent en outre que le gouvernement procède à un suivi de l’exécution budgétaire au cours de l’exercice. Les recettes et les dépenses effectivement enregistrées sont jugées globalement conformes aux prévisions inscrites dans le budget adopté. Cet élément est considéré comme un indicateur positif de la fiabilité du processus budgétaire.

Le contrôle externe des finances publiques constitue un autre point fort relevé par le rapport. L’institution supérieure de contrôle des finances publiques du Sénégal est présentée comme respectant les normes internationales d’indépendance. Elle aurait également audité l’intégralité du budget, avec des rapports comportant des conclusions substantielles.

Cette appréciation intervient dans un contexte où le contrôle des finances publiques occupe une place centrale dans le débat national. La capacité des organes de contrôle à examiner l’utilisation des ressources publiques constitue en effet un élément déterminant de la crédibilité de la gouvernance financière de l’État.

Des appréciations positives sur les ressources naturelles

Le rapport américain s’intéresse également à la gestion des ressources naturelles du Sénégal. Sur ce volet, les autorités sénégalaises sont créditées du respect des procédures relatives à l’attribution des permis et des contrats.

Le document souligne surtout que certaines informations de base concernant l’attribution des permis d’extraction des ressources naturelles sont rendues publiques. La même appréciation est formulée concernant les marchés publics, dont les informations essentielles sont accessibles au public.

Cette transparence revêt une importance particulière pour le Sénégal, alors que le pays est entré dans une nouvelle phase d’exploitation de ses ressources pétrolières et gazières. La publication des informations relatives aux contrats, aux permis et aux procédures d’attribution constitue un enjeu majeur pour garantir une gestion responsable des revenus issus des ressources naturelles.

Deux principales recommandations

Malgré les progrès constatés, les États-Unis invitent le Sénégal à aller plus loin dans la transparence financière. Deux recommandations principales ressortent du rapport.

La première consiste à intégrer dans les documents budgétaires davantage d’informations sur les allocations financières et les recettes des principales entreprises publiques. L’objectif serait de permettre aux citoyens et aux acteurs économiques de mieux comprendre les flux financiers entre l’État et ces entreprises.

La deuxième recommandation porte sur la publication des obligations financières des entreprises publiques. Les autorités américaines souhaitent ainsi que le public puisse disposer d’informations plus précises sur les engagements financiers de ces structures et sur les risques qu’ils peuvent représenter pour les finances de l’État.

Au final, le Rapport 2026 des États-Unis dresse donc un bilan plutôt nuancé de la transparence budgétaire au Sénégal. Les efforts engagés dans la publication des documents budgétaires, le contrôle des finances publiques, le suivi de la dette et la transparence dans les marchés publics sont reconnus. Mais Washington estime que des améliorations restent nécessaires, notamment pour assurer une meilleure visibilité sur la situation financière des principales entreprises publiques.

Ndèye Bigué tuée à Tivaouane : la police dénonce une fausse image du suspect générée par l’IA

Une fausse image présentée sur les réseaux sociaux comme étant celle du suspect dans l’affaire du meurtre de Ndèye Bigué, survenu à Tivaouane, circule depuis plusieurs heures sur Internet. Face à la propagation de ce contenu, la Police nationale a décidé de réagir pour rétablir les faits et mettre en garde les internautes contre une nouvelle forme de désinformation utilisant l’intelligence artificielle.

Dans une note transmise à Seneweb, les services de police apportent un démenti formel concernant l’authenticité du cliché largement partagé sur les plateformes numériques. Selon l’institution, l’image présentée comme celle du véritable mis en cause a été fabriquée et manipulée à l’aide de l’intelligence artificielle.

Le visuel en question représente un homme photographié de face, vêtu d’une tunique traditionnelle de couleur bleu clair. Le cliché est présenté sur un fond sombre et comporte plusieurs éléments graphiques qui lui donnent l’apparence d’un contenu provenant directement des services de communication de la Police nationale. Le logo de la police ainsi que la mention « Police Communication » figurent notamment sur l’image.

Ces éléments ont manifestement contribué à donner une apparence officielle au montage et à faciliter sa diffusion sur les réseaux sociaux. La Police nationale précise toutefois que cette image ne correspond pas au véritable suspect recherché ou impliqué dans l’affaire.

Selon les explications fournies par les autorités, des individus auraient repris une image initialement diffusée par la Police nationale sur ses plateformes digitales avant de la modifier à l’aide d’outils d’intelligence artificielle. Le visage apparaissant sur le montage serait donc une création artificielle et ne correspondrait pas à celui du véritable mis en cause.

Cette affaire met une nouvelle fois en lumière les risques liés à l’utilisation de l’intelligence artificielle pour fabriquer ou transformer des contenus destinés à être présentés comme authentiques. Avec des outils désormais capables de produire des images particulièrement réalistes, il devient de plus en plus difficile pour les internautes de distinguer spontanément une photographie authentique d’un contenu manipulé.

La police annonce des poursuites

Au-delà du simple démenti, la Police nationale entend donner une suite judiciaire à cette affaire. L’institution indique vouloir identifier les personnes à l’origine de la manipulation et de la diffusion de cette fausse image.

Les autorités cherchent notamment à déterminer dans quelles circonstances le cliché a été fabriqué, qui l’a modifié et comment il s’est retrouvé largement diffusé sur les réseaux sociaux. La police estime également que l’utilisation de son identité visuelle et de ses éléments de communication dans ce montage est susceptible de créer une confusion auprès du public et de porter atteinte à son image.

Cette réaction intervient alors que l’affaire du meurtre de Ndèye Bigué suscite une forte émotion dans l’opinion. Dans ce contexte, la diffusion d’une fausse photographie présentée comme celle d’un suspect peut avoir des conséquences particulièrement graves, notamment en matière de désignation publique d’une personne et de propagation de rumeurs.

La Police nationale appelle ainsi les citoyens à la plus grande prudence face aux contenus qui circulent sur les réseaux sociaux. Elle invite les internautes à vérifier l’origine des images et des informations avant de les partager, particulièrement lorsqu’elles concernent des enquêtes judiciaires en cours.

L’institution rappelle implicitement que les comptes et plateformes officiels constituent les sources de référence pour les informations qu’elle communique au public. Toute image ou publication qui reprend les codes visuels de la Police nationale ne doit donc pas automatiquement être considérée comme authentique.

Avec cette mise au point, les autorités veulent également éviter que l’intelligence artificielle ne devienne un outil de manipulation de l’opinion dans des affaires sensibles. L’enquête sur le meurtre de Ndèye Bigué se poursuit, tandis que les services compétents vont désormais tenter de remonter la piste des auteurs de cette fausse publication.

Proposition de loi sur les crédits spéciaux : pourquoi le Conseil constitutionnel l’a déclarée irrecevable

Le Conseil constitutionnel a livré les motifs de sa décision déclarant irrecevable la proposition de loi n° 36/2026 portant sur le régime juridique des crédits spéciaux. Saisi le 18 août 2026 par le Premier ministre, le Conseil a rendu, le 25 août, sa décision n° 7/C/2026, mettant ainsi un coup d’arrêt à l’initiative parlementaire visant à encadrer juridiquement ces crédits.

Dans sa décision, la haute juridiction s’est fondée sur l’article 92 de la Constitution pour reconnaître sa compétence à statuer sur les conflits de compétence susceptibles d’opposer le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif. Après examen du texte, les Sages ont estimé que plusieurs de ses dispositions empiétaient sur des domaines qui ne relèvent pas de la compétence du législateur ordinaire.

Le premier motif avancé par le Conseil constitutionnel concerne le domaine réservé à la loi organique relative aux lois de finances. La juridiction rappelle que les règles fondamentales qui déterminent la nature, le régime et le fonctionnement des différentes catégories de crédits publics relèvent du domaine de la loi organique.

Selon le Conseil, le législateur ordinaire ne peut donc pas « instituer une catégorie autonome de crédits publics » ni déterminer lui-même leur régime juridique. Cette compétence est encadrée notamment par la loi organique n° 2020-07 du 26 février 2020 relative aux lois de finances.

C’est précisément sur ce point que la proposition de loi parlementaire aurait dépassé, selon les Sages, les limites constitutionnelles du pouvoir législatif. En cherchant à définir la notion de crédits spéciaux et à fixer leur régime juridique à travers plusieurs articles, le texte aurait empiété sur le domaine réservé à la loi organique.

Le Conseil constitutionnel relève ainsi une méconnaissance de l’article 67, alinéa 3, de la Constitution. Cette disposition encadre la répartition des compétences entre les différentes catégories de lois et fixe notamment les matières qui relèvent du domaine de la loi organique.

Mais l’argumentation du Conseil ne s’arrête pas à cette question. La haute juridiction a également relevé une immixtion du législateur dans les compétences du pouvoir exécutif.

Certaines dispositions de la proposition de loi cherchaient notamment à déterminer les modalités d’engagement, de liquidation, d’ordonnancement et de contrôle des dépenses concernées. Or, pour le Conseil constitutionnel, ces opérations relèvent d’un domaine réglementaire lorsqu’elles sont mises en œuvre dans le cadre défini par la loi organique relative aux lois de finances.

Les Sages se réfèrent notamment à l’article 118 du décret n° 2020-978 du 23 avril 2020, qui confie certaines de ces compétences au pouvoir réglementaire. Dès lors, le Parlement ne pouvait pas, par une loi ordinaire, intervenir directement dans ces mécanismes d’exécution et de gestion des crédits.

Le Conseil constitutionnel considère donc que ces dispositions « ne relèvent pas du domaine de la loi prévu par l’article 67 de la Constitution, mais plutôt du domaine du règlement ». Autrement dit, au-delà de la question de fond sur le contrôle des crédits spéciaux, c’est surtout la voie juridique choisie par les députés qui est remise en cause.

Cette distinction entre le domaine de la loi et celui du règlement est déterminante dans la décision. Le Conseil constitutionnel ne se prononce pas uniquement sur l’opportunité de mieux encadrer les crédits spéciaux. Il vérifie surtout si le Parlement disposait de la compétence constitutionnelle nécessaire pour adopter les dispositions proposées.

La décision prend une portée encore plus importante lorsque le Conseil examine les conséquences de ces irrégularités sur l’ensemble du texte. Les dispositions considérées comme contraires aux règles de répartition des compétences n’étaient pas, selon les Sages, autonomes par rapport au reste de la proposition de loi.

Elles étaient au contraire étroitement liées aux autres dispositions du texte. Le Conseil constitutionnel en a donc conclu que leur invalidité ne pouvait pas être limitée à quelques articles isolés. Elle affecte l’ensemble de la proposition de loi.

C’est cette interdépendance qui explique la décision d’irrecevabilité globale de la proposition de loi n° 36/2026.

Cette décision intervient dans un contexte politique particulièrement sensible autour de la question des fonds politiques et des crédits spéciaux. Le groupe parlementaire Pastef-Les Patriotes avait défendu une initiative visant à renforcer le cadre juridique applicable à ces ressources et à améliorer les mécanismes de transparence et de contrôle.

Avec la décision du Conseil constitutionnel, le débat se déplace désormais sur le terrain institutionnel. La question n’est plus seulement de savoir s’il faut encadrer davantage les crédits spéciaux, mais également de déterminer quelle procédure législative et quel instrument juridique peuvent être utilisés pour opérer une telle réforme sans empiéter sur les domaines réservés à la loi organique ou au pouvoir réglementaire.

La décision du 25 août 2026 constitue ainsi un rappel des limites constitutionnelles imposées à l’action du Parlement. Elle confirme également le rôle du Conseil constitutionnel comme arbitre des rapports de compétence entre les institutions, au moment où la transparence dans la gestion des finances publiques demeure au cœur du débat politique sénégalais.


Fonds politiques : Pastef maintient la pression après l’irrecevabilité de sa proposition de loi

Le groupe parlementaire Pastef-Les Patriotes entend poursuivre son combat pour un meilleur encadrement des fonds politiques, malgré la décision du Conseil constitutionnel déclarant irrecevable sa proposition de loi portant sur le régime juridique des crédits spéciaux. Dans un communiqué publié ce mardi 25 août 2026, les députés du parti au pouvoir réaffirment leur volonté de faire évoluer le cadre juridique applicable à ces crédits, qu’ils considèrent comme un enjeu majeur de transparence dans la gestion des ressources publiques.

La proposition de loi déposée par le groupe parlementaire avait pour objectif affiché de compléter le dispositif existant en matière de transparence et de contrôle des finances publiques. À travers cette initiative, les députés de Pastef souhaitaient notamment inscrire les crédits spéciaux dans un cadre juridique plus précis, alors que la question des fonds politiques fait régulièrement l’objet de débats au Sénégal.

La décision d’irrecevabilité du Conseil constitutionnel constitue donc un revers pour les parlementaires à l’origine de la proposition. Mais dans leur réaction, ces derniers assurent que cette décision ne signifie pas l’abandon de leur volonté de réformer le système. Ils affirment au contraire vouloir maintenir la pression afin que la question de l’encadrement des fonds politiques reste au centre du débat institutionnel.

Dans leur communiqué, les députés de Pastef s’en prennent notamment au président de la République, à qui ils reprochent de vouloir préserver ses fonds politiques. Selon eux, le chef de l’État aurait utilisé différents « instruments de blocage » pour empêcher la mise en œuvre de réformes qu’il avait pourtant promises pendant la campagne électorale.

Cette prise de position traduit également les tensions politiques qui entourent désormais la question des fonds spéciaux. Alors que la transparence et la reddition des comptes figuraient parmi les engagements mis en avant par les acteurs de la nouvelle majorité, leur encadrement constitue un sujet particulièrement sensible au sein même du pouvoir.

Pour le groupe parlementaire Pastef, le maintien du dispositif actuel pose un problème de gouvernance. Les députés dénoncent notamment ce qu’ils considèrent comme une absence de contrôle et de vérification suffisants des fonds politiques. Ils estiment que cette situation permettrait au chef de l’État de disposer d’une marge de manœuvre financière importante sans mécanismes de contrôle répondant aux exigences de transparence qu’ils souhaitent instaurer.

Les parlementaires vont jusqu’à considérer que le maintien de ces mécanismes pourrait conduire à la poursuite d’une gouvernance qu’ils qualifient d’opaque. Ils rappellent, dans le même temps, que l’encadrement des fonds politiques faisait partie des attentes liées à la promesse de rupture portée par le nouveau pouvoir.

Malgré l’irrecevabilité de leur texte, les députés de Pastef veulent donc éviter que la décision du Conseil constitutionnel ne mette définitivement un terme au débat. Ils reconnaissent que la réforme ne pourra pas être mise en œuvre dans l’immédiat et que sa « temporalité » est désormais différée, mais assurent que leur objectif demeure inchangé.

Cette réaction ouvre ainsi une nouvelle séquence dans le débat sur les fonds politiques au Sénégal. Elle pose également la question de la marge de manœuvre dont dispose le Parlement pour encadrer les crédits spéciaux et de la place du Conseil constitutionnel dans le contrôle des initiatives parlementaires.

Affaire Pape Cheikh Diallo : la défense saisit la chambre d’accusation après le rejet de la demande de liberté provisoire

La procédure judiciaire se poursuit dans l’affaire impliquant l’animateur Pape Cheikh Diallo, le chanteur Djiby Dramé et plusieurs autres personnes. Après la décision du juge d’instruction du premier cabinet près le Tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye de déclarer irrecevables les demandes de mise en liberté provisoire, les avocats des principaux prévenus ont décidé de faire appel. La chambre d’accusation est désormais appelée à examiner la contestation introduite par la défense.

Selon des informations rapportées par Seneweb, les conseils de Pape Cheikh Diallo, de Djiby Dramé et du banquier Doudou Lamine Dieng ont interjeté appel de l’ordonnance rendue par le magistrat instructeur. Cette démarche intervient après le rejet des demandes de mise en liberté déposées par les avocats à la clôture de l’information judiciaire.

Le juge d’instruction s’est fondé sur les dispositions de l’article 130 du Code de procédure pénale pour motiver son refus. Cette disposition prévoit notamment que lorsque l’inculpé est renvoyé devant le tribunal correctionnel, la juridiction de jugement devient compétente pour statuer sur la question de sa mise en liberté.

Dans le cas présent, le magistrat instructeur considère que son intervention n’est plus possible dès lors qu’il a achevé son instruction et rendu son ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel. Cette ordonnance aurait été prise le 7 août dernier, marquant ainsi la fin de la phase d’instruction du dossier.

La défense conteste toutefois cette position et entend faire valoir ses arguments devant la chambre d’accusation. L’appel vise donc à faire examiner la régularité de la décision d’irrecevabilité et, au-delà, la situation judiciaire des prévenus concernés.

La chambre d’accusation devra désormais se prononcer sur le recours introduit par les avocats. Sa décision pourrait déterminer la suite réservée aux demandes de liberté provisoire formulées par les personnes concernées, alors que le dossier est désormais orienté vers la juridiction correctionnelle.

Cette nouvelle étape intervient dans un dossier qui a connu une importante évolution au cours des derniers mois. L’instruction a notamment conduit à l’arrestation et au placement sous contrôle judiciaire ou en détention de plusieurs personnes. Au terme des investigations, une soixantaine de personnes, parmi lesquelles Pape Cheikh Diallo, Djiby Dramé, Ass Dione et Kader Dia, ont été renvoyées devant le tribunal correctionnel pour y être jugées.

Le renvoi devant cette juridiction signifie que l’affaire entre désormais dans une nouvelle phase, celle du procès, au cours de laquelle les prévenus pourront présenter leurs moyens de défense et contester les faits qui leur sont reprochés. Le tribunal devra, de son côté, examiner les éléments réunis au cours de l’information judiciaire avant de se prononcer sur les responsabilités éventuelles.

En attendant l’ouverture des débats devant le tribunal correctionnel, la question de la liberté des prévenus demeure donc au centre des préoccupations de leurs conseils. Avec la saisine de la chambre d’accusation, la défense espère obtenir un nouvel examen de la situation de ses clients et éventuellement une décision favorable concernant leur mise en liberté.

Déclaration de patrimoine : le gouvernement veut élargir l’obligation au président de l’Assemblée et au Premier ministre

Le gouvernement entend renforcer les mécanismes de transparence au sommet de l’État à travers une modification de l’article 37 de la Constitution relatif à la déclaration de patrimoine. Dans un amendement présenté par le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, le Pr Diomaye, l’exécutif propose d’élargir cette obligation à deux autres hautes autorités de la République : le président de l’Assemblée nationale et le Premier ministre.

La proposition constitue une évolution du dispositif constitutionnel actuel, qui impose au président de la République de déclarer son patrimoine au début et à la fin de son mandat. Avec cet amendement, le gouvernement souhaite étendre cette exigence aux principales autorités qui exercent des responsabilités au sommet de l’État.

Selon le texte présenté par le ministre de la Justice, le président de la République serait tenu de déposer une déclaration écrite de patrimoine dans un délai de trois mois à compter de sa prestation de serment. Une seconde déclaration devrait ensuite être effectuée dans les trois mois suivant la cessation de ses fonctions. L’objectif est de permettre une comparaison entre la situation patrimoniale déclarée au début de l’exercice des responsabilités et celle constatée à la fin du mandat.

L’amendement prévoit que les mêmes obligations s’appliquent désormais au président de l’Assemblée nationale et au Premier ministre. Ces deux autorités devraient ainsi, elles aussi, déclarer leur patrimoine dans les délais prévus par le nouveau dispositif.

Une autre innovation importante concerne la publicité de ces déclarations. Le texte prévoit que les déclarations de patrimoine seront rendues publiques par le Conseil constitutionnel. Cette disposition vise à renforcer l’accès des citoyens à l’information sur le patrimoine des principales autorités publiques et à accroître la transparence dans l’exercice des responsabilités institutionnelles.

Pour le gouvernement, cette réforme répond à un impératif de bonne gouvernance. L’élargissement de l’obligation de déclaration de patrimoine doit notamment contribuer à prévenir les conflits d’intérêts, à renforcer les mécanismes de contrôle et à garantir une plus grande transparence dans la gestion des affaires publiques.

Au-delà de la simple formalité administrative, la déclaration de patrimoine constitue en effet un outil de prévention de la corruption et de surveillance de l’enrichissement éventuellement injustifié des responsables publics. En rendant les déclarations publiques, l’exécutif entend également renforcer la confiance des citoyens dans les institutions de la République.

Cette modification de l’article 37 intervient dans un contexte où les questions de transparence, de reddition des comptes et de gouvernance occupent une place importante dans le débat public sénégalais. L’extension du dispositif au président de l’Assemblée nationale et au Premier ministre permettrait ainsi d’élargir le périmètre des responsables soumis à cette obligation constitutionnelle.

La proposition devra toutefois poursuivre son parcours institutionnel avant son éventuelle entrée en vigueur. Son adoption définitive dépendra de la procédure de révision constitutionnelle et des différentes étapes prévues par les textes. Si elle est définitivement consacrée, cette réforme marquerait une évolution significative du régime de déclaration de patrimoine au Sénégal, en soumettant davantage de hauts responsables publics à une exigence de transparence et de responsabilité.

Gamou de Tivaouane 2026 : Serigne Babacar Sy Mansour appelle au dialogue, à la responsabilité et à l’unité

Le message du Khalife général des Tidianes, Serigne Babacar Sy Mansour, transmis par Serigne Makhtar Kébé lors de la cérémonie officielle du Gamou de Tivaouane 2026, a résonné comme un appel solennel à la paix, à la responsabilité et à l’unité nationale. Dans une adresse empreinte de spiritualité et de préoccupations citoyennes, le guide religieux a invité les Sénégalais à tirer les enseignements du Mawlid pour mieux faire face aux défis qui traversent la société.

Prononcé en présence des autorités étatiques, de représentants du Royaume du Maroc, de membres du corps diplomatique ainsi que de plusieurs responsables religieux, le message du Khalife général des Tidianes s’inscrit dans le prolongement du thème de cette édition : « Ensemble, pensons et agissons par le verbe de l’unicité ». Un thème qui, selon le message rapporté par Le Soleil, renvoie à la nécessité de traduire les valeurs religieuses en comportements concrets dans la vie individuelle et collective.

Dès l’entame de son adresse, Serigne Babacar Sy Mansour a replacé la célébration du Mawlid dans sa véritable dimension spirituelle. Pour le Khalife, commémorer la naissance du Prophète Mouhamed (PSL) ne saurait se limiter aux cérémonies, aux rassemblements ou à l’apparat. La meilleure manière d’honorer le Prophète consiste avant tout à s’inspirer de son comportement et à mettre en pratique ses enseignements.

« La célébration la plus authentique et la plus méritoire ne réside pas dans l’apparat, mais dans l’imitation », souligne le message. Une orientation qui invite les fidèles à faire de la Sunna une référence quotidienne, aussi bien dans leurs rapports avec Dieu que dans leurs relations avec leurs semblables.

Le dialogue comme rempart contre les tensions

La question de la paix constitue l’un des principaux axes du message. Le Khalife général des Tidianes appelle les Sénégalais à « ensemencer la paix dans tous les cercles de la vie », estimant que celle-ci ne peut être durable si elle ne repose pas sur le dialogue, la compréhension mutuelle et la recherche permanente du compromis.

Sur le plan national, cet appel prend une dimension particulière. Serigne Babacar Sy Mansour exhorte l’État et les différentes institutions à privilégier « la voie du dialogue et la concertation » face aux tensions et aux divergences susceptibles de fragiliser la cohésion nationale. L’objectif, selon son message, doit être de parvenir à un « pacte national fédérateur », capable de rassembler les différentes composantes de la société autour de l’intérêt général.

Dans cette perspective, les guides religieux et les érudits sont également appelés à jouer pleinement leur rôle dans la préservation du tissu social. Leur responsabilité, rappelle le Khalife, consiste notamment à contribuer à apaiser les tensions et à combattre les discours susceptibles d’alimenter la division, la discorde ou la haine.

Mais la paix, insiste le message, ne saurait être uniquement une affaire d’État ou d’institutions. Elle doit d’abord prendre racine dans les familles avant de s’étendre aux autres espaces de la société. Le milieu professionnel constitue notamment un autre maillon essentiel de cette construction.

Dans les entreprises et les administrations, la rigueur, l’excellence, la transparence des relations contractuelles et le respect des droits des travailleurs sont présentés comme autant de conditions nécessaires à l’instauration d’une paix sociale et économique durable.

L’Amâna, une responsabilité envers la nation

Le deuxième axe développé dans le message porte sur la notion d’Amâna, entendue comme la confiance, le dépôt confié à une personne et, plus largement, la responsabilité qui découle de toute fonction ou mission.

À travers cette notion, le Khalife général des Tidianes rappelle que chaque citoyen a une responsabilité envers sa patrie, mais également envers la fonction qui lui est confiée et les biens qui appartiennent à la collectivité. Cette responsabilité revêt une importance particulière lorsqu’il s’agit de la gestion des ressources publiques.

Le message met ainsi fermement en garde contre les détournements et les abus dans la gestion des deniers publics. Pour Serigne Babacar Sy Mansour, les ressources de l’État ne constituent pas un patrimoine individuel, mais un bien destiné à répondre aux besoins de l’ensemble de la population.

« Détourner des fonds, c’est aussi priver la nation d’un hôpital, d’une école, d’une route, d’un marché et de l’avenir », souligne le message cité par Le Soleil.

À travers cette formule, le Khalife met en évidence les conséquences concrètes de la mauvaise gestion des ressources publiques. Derrière chaque montant détourné, rappelle-t-il en substance, se trouve potentiellement un service public qui ne sera pas réalisé, une infrastructure qui ne verra pas le jour ou une population privée d’une opportunité de développement.

L’appel à l’Amâna s’adresse ainsi aussi bien aux responsables publics qu’à l’ensemble des citoyens. Il invite chacun à considérer les responsabilités qui lui sont confiées comme une mission exigeant intégrité, loyauté et sens du devoir.

L’unité nationale au-delà des clivages

Le troisième pilier du message concerne l’unité. Pour le Khalife général des Tidianes, celle-ci doit être consolidée à tous les niveaux : dans les familles, entre les croyants et, plus largement, au sein de la communauté nationale.

Cette unité passe notamment par un changement de comportement dans l’espace public. Le guide religieux invite les Sénégalais à se détourner des invectives, de la calomnie, des attaques personnelles et des polémiques stériles qui prennent une ampleur particulière sur les réseaux sociaux.

Dans un contexte où les plateformes numériques sont devenues des espaces majeurs de débat et d’expression, le Khalife appelle à davantage de responsabilité dans l’usage de la parole. Les divergences d’opinions ne doivent pas, selon lui, se transformer en affrontements susceptibles de fragiliser les relations entre citoyens.

« Une patrie ne se bâtit pas dans les commentaires. Elle se bâtit par l’effort, le travail et la coopération de ses citoyens », rappelle le message.

Cette interpellation constitue également un appel à privilégier l’action concrète au détriment des querelles virtuelles. Le développement du Sénégal, souligne en substance le Khalife, repose moins sur les polémiques que sur la capacité des citoyens à travailler ensemble, à respecter leurs responsabilités et à contribuer collectivement à la construction du pays.

Des prières pour le Sénégal et ses dirigeants

En clôturant son message, Serigne Babacar Sy Mansour a formulé des prières pour la paix, la stabilité et la prospérité du Sénégal. Ses prières ont également été adressées au président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, ainsi qu’à son gouvernement.

Le Khalife a également prié pour le roi du Maroc, Mohammed VI, témoignant ainsi de l’importance accordée aux relations spirituelles et historiques entre le Sénégal et le Royaume du Maroc.

À travers ce message délivré à l’occasion du Gamou de Tivaouane 2026, Serigne Babacar Sy Mansour a donc placé la célébration du Mawlid au-delà de la seule dimension commémorative. Son adresse se veut un véritable plaidoyer pour une société fondée sur la paix, le dialogue, l’intégrité, la responsabilité et l’unité.

Fonds spéciaux : le Conseil constitutionnel bloque l’initiative de l’Assemblée nationale

Le Conseil constitutionnel a rendu sa décision sur la proposition de loi initiée par l’Assemblée nationale pour encadrer les fonds spéciaux. Les Sages ont déclaré le texte irrecevable, mettant ainsi un terme au processus législatif engagé par les députés autour de cette question particulièrement sensible de la gouvernance financière de l’État.

Cette décision intervient dans un contexte institutionnel marqué par une vigilance accrue du Conseil constitutionnel sur le respect des règles qui encadrent l’élaboration et l’adoption des lois. En déclarant la proposition irrecevable, la haute juridiction rappelle que l’initiative parlementaire, même lorsqu’elle bénéficie du soutien d’une majorité, demeure soumise aux exigences de la Constitution et aux règles qui organisent la répartition des compétences entre les différentes institutions.

La question des fonds spéciaux revêt une importance particulière dans le fonctionnement de l’État. Ces crédits, qui relèvent de mécanismes budgétaires spécifiques, touchent directement à la gestion des ressources publiques et aux prérogatives de l’Exécutif. La volonté des députés de proposer un encadrement législatif de leur utilisation avait donc rapidement pris une dimension institutionnelle et politique.

Avec cette décision, le Conseil constitutionnel rappelle que toute initiative parlementaire portant sur les finances publiques doit respecter scrupuleusement les conditions de recevabilité prévues par la Loi fondamentale. Le contrôle exercé par les Sages intervient ainsi en amont du processus législatif afin de vérifier que les propositions soumises par les parlementaires ne portent pas atteinte aux règles constitutionnelles qui régissent notamment les finances de l’État et la séparation des compétences.

Cette nouvelle intervention du Conseil constitutionnel s’inscrit également dans une série de décisions récentes illustrant le renforcement de son contrôle sur l’activité parlementaire. En juillet dernier, la haute juridiction avait déjà invalidé la proposition de révision constitutionnelle n°17/2026 adoptée par les députés. Elle avait notamment relevé la création de nouvelles charges publiques sans recettes compensatrices, en contradiction avec l’article 82 de la Constitution, ainsi que le non-respect d’une demande de vote bloqué formulée par le Gouvernement.

Le nouvel arbitrage rendu sur les fonds spéciaux vient donc confirmer une tendance : le Conseil constitutionnel entend exercer pleinement son rôle de gardien de la conformité des textes à la Constitution, y compris lorsque les initiatives concernées sont portées par une majorité parlementaire.

Pour l’Assemblée nationale, cette décision constitue un sérieux rappel à l’ordre sur les limites de l’initiative législative. Elle signifie que la majorité parlementaire ne peut, à elle seule, déterminer la recevabilité d’une proposition de loi lorsque celle-ci se heurte aux exigences constitutionnelles. Le Parlement dispose certes du pouvoir de légiférer, mais celui-ci s’exerce dans le cadre fixé par la Constitution et dans le respect de l’équilibre institutionnel.

Au-delà du sort réservé à cette proposition de loi, la décision des Sages pourrait ainsi avoir des implications sur les rapports entre l’Assemblée nationale et l’Exécutif. Elle intervient en effet dans une période où les relations entre les deux pôles du pouvoir sont marquées par des divergences croissantes autour de plusieurs questions institutionnelles et financières.

‎ La visite du DG du Port autonome de Dakar à Thiénaba‎


Thiénaba, Sénégal – Le Directeur général du Port autonome de Dakar, Doune Pathé Mbengue, a effectué une visite officielle à Thiénaba, accompagné d’une forte délégation comprenant notamment des habitants de la commune de Cambérène. Cette sortie, la première depuis sa prise de fonction, a été placée sous le signe du recueillement et du dialogue avec les autorités religieuses.

Rencontre avec le Khalife général

Le DG a été reçu par Serigne Assane Seck, neuvième khalife général de la tarikha tidiane de Thiénaba, en présence de la famille Cheikhnou Thiénaba Mame Ahmadou Ndack Seck. Dans son allocution, Doune Pathé Mbengue a rappelé que sa première démarche en tant que responsable public est de se tourner vers les guides religieux: « Je vous demande des prières pour moi, mais aussi pour le Sénégal, afin que la paix et la stabilité règnent dans ce pays. »

Un appel à la paix et à la jeunesse

Le DG a insisté sur l’importance de soutenir les autorités religieuses et a pris l’engagement d’accompagner la communauté tidiane de Thiénaba chaque fois que le besoin se fera sentir. Il a également appelé à des prières pour le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, afin qu’il puisse accomplir sa mission dans un contexte marqué par des crises. De son côté, le khalife général Serigne Assane Seck a exhorté les jeunes à s’instruire pour mieux comprendre la religion et devenir les héritiers des tarikhas et les futurs responsables du pays. Il a rappelé que la politique doit être orientée vers la paix et la stabilité, et non vers la destruction des biens d’autrui.La bénédiction des saints hommes

Dans son discours, le khalife a souligné que la prière des parents et des saints hommes constitue « la clé de la réussite». Il a assuré le DG que son soutien à la communauté tidiane ne sera pas vain :« Doune Pathé Mbengue, tu ne regretteras pas ton geste, et tu verras bientôt les retombées. »

‎Enfin, Serigne Assane Seck a réaffirmé que le pouvoir est sacré et qu’il ne peut être accordé que par Dieu. Il a invité les hommes politiques à exercer leurs responsabilités avec discipline et respect, rappelant que le Sénégal bénéficie déjà de la bénédiction de ses grands hommes.

 La visite du DG du Port autonome de Dakar à Thiénaba

Le Port autonome et la confiance présidentielle : les guides religieux saluent l’action du Président Bassirou Diomaye Faye

À l’occasion du Mawlid, le Directeur général du Port autonome de Dakar, Doune Pathé Mbengue, a entrepris une tournée auprès de plusieurs grandes familles religieuses du Sénégal, notamment à Yoff, Ndiassane, Tivaouane, Kaolack et Thiénaba. Cette démarche s’inscrivait dans un double objectif : contribuer à la célébration de la naissance du Prophète Mouhamed (PSL) et solliciter des prières et des bénédictions pour le Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, ainsi que pour la réussite de sa mission à la tête du Port autonome de Dakar.

Au cours de ses différentes rencontres avec les guides religieux, le Directeur général du Port autonome de Dakar a tenu à exprimer sa reconnaissance au Chef de l’État pour la confiance placée en lui.

« Le Port autonome de Dakar est un poste clé pour l’économie sénégalaise. Le Président m’a honoré de sa confiance en me confiant cette mission. Je me battrai corps et âme pour que ce port devienne le moteur économique du pays, en lui donnant un autre visage, Port bu Bess », a-t-il déclaré.

Doune Pathé Mbengue a également souligné l’importance accordée par le Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye aux familles religieuses. Il a rappelé que le Chef de l’État avait instruit l’administration sénégalaise de renforcer les relations avec les foyers religieux et de leur accorder toute l’attention nécessaire, compte tenu de leur rôle dans la société.

En retour, les guides religieux rencontrés ont salué la démarche du Directeur général du Port autonome de Dakar et formulé des appréciations positives sur le Président de la République.

Selon eux, Bassirou Diomaye Diakhar Faye a compris, dès le début de son mandat, le rôle central des guides religieux dans la préservation de la paix, de la stabilité et de la cohésion sociale au Sénégal.

« Dans ce pays qui est le nôtre, les guides religieux ont une place et un rôle important à jouer, non seulement pour la paix, mais aussi pour la stabilité et la cohésion sociale », ont-ils souligné.

Les religieux ont également mis en avant la disponibilité, la discipline, le calme et la sérénité du Chef de l’État, des qualités qu’ils considèrent comme importantes dans l’exercice de ses fonctions.

« Nous témoignons de la sérénité du Président, de son calme et de son silence, des atouts pour un bon gardien de la Constitution », ont-ils affirmé.

Les différentes étapes de cette tournée ont été également marquées par des prières et des bénédictions. Les guides religieux ont formulé des vœux pour la réussite de Doune Pathé Mbengue dans sa mission à la tête du Port autonome de Dakar, mais aussi pour le Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye.

Ils ont notamment prié pour que le Chef de l’État puisse exercer son mandat dans la paix, la sérénité et la tranquillité, au bénéfice de l’ensemble du peuple sénégalais.

À travers cette tournée effectuée dans plusieurs foyers religieux à l’occasion du Mawlid, le Directeur général du Port autonome de Dakar entend ainsi inscrire son action dans une dynamique de proximité avec les autorités religieuses, tout en réaffirmant sa détermination à traduire la confiance présidentielle en résultats concrets pour le Port autonome de Dakar et, plus largement, pour l’économie nationale.

Le DG du Port Autonome de Dakar en tournée de solidarité à Kaolack et Thiénaba‎


‎Ce 24 août 2026 – À quelques jours de la célébration du Mawlid (Gamou), le Directeur général du Port Autonome de Dakar, M. Doune Pathé Mbengue, a poursuivi sa série de visites auprès des familles religieuses. Après Yoff, Ndiassane et Tivaouane, c’est au tour des cités saintes de Kaolack et Thiénaba d’accueillir cette démarche placée sous le signe de la solidarité.

Une tournée sous le signe de la solidarité

« Le sens que j’ai pris à donner à cette tournée, c’est tout simplement un mot : la solidarité », a déclaré M. Mbengue. Pour lui, cette solidarité s’adresse non seulement aux populations sénégalaises, mais aussi au personnel du Port Autonome de Dakar issu de ces familles religieuses. L’objectif est de partager avec tous les Sénégalais la préparation du Gamou, célébration de la naissance du Prophète Muhammad (PSL).

Le rôle de la Fondation

Comme à l’accoutumée, le Port Autonome de Dakar, à travers sa Fondation, a mobilisé des ressources importantes. Cette année, l’effort a été triplé par rapport aux années précédentes, traduisant une volonté d’inscrire l’action dans la vision du Chef de l’État : être aux côtés des citoyens de manière efficace et concrète. Cette démarche s’inscrit dans la logique de la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE).

Au-delà du religieux

Le DG a insisté sur l’importance d’investir dans des projets à forte incidence sociale :EnvironnementPromotion de l’employabilitéEmploi des jeunes« Le Port n’a jamais cessé d’être aux côtés des citoyens. Nous voulons amplifier cette solidarité et investir davantage dans le social, pas seulement dans le religieux », a-t-il affirmé.

Des étapes symboliques

La tournée a déjà conduit le DG et ses équipes à Yoff, Ndiassane, Tivaouane, et désormais Kaolack et Thiénaba. Ces visites traduisent une volonté de présence continue auprès des familles religieuses lors des moments forts de la vie spirituelle nationale.

Le DG du Port Autonome de Dakar en tournée de solidarité à Kaolack et Thiénaba

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°808 – 25 ET 26/08/2026

🔴 TOURNÉE DE GRANDE ENVERGURE DE DOUNE PARHE MBENGUE À KAOLACK ET NDIASSANE AVEC DES BOUTEILLES D’EAU , DES NATTES ET DES ENVELOPPES FINANCIÈRES : GAMOU PORTUAIRE DE HAUT NIVEAU
🔴 GAMOU 2026 – SANGUE BARHAMOU NDIAYE – DE THAKHO À DAKAR : L’ENFANT QUI A COURU VERS BAYE

🔴 CAN 2032 : LA GUINÉE TEND LA MAIN AU SÉNÉGAL POUR UNE CANDIDATURE COMMUNE

Maouloud 2026 : Dem Dikk mobilise 300 bus et transporte près de 20 000 pèlerins vers Tivaouane et Kaolack

À l’instar des grands événements religieux qui rythment la vie spirituelle du Sénégal, la Société nationale de transport public Dakar Dem Dikk (DDD) a déployé un dispositif spécial pour faciliter les déplacements des fidèles à l’occasion du Maouloud 2026. Cette année encore, la société a mobilisé d’importants moyens humains et matériels afin d’assurer l’acheminement des pèlerins vers les principaux foyers religieux, notamment Tivaouane et Kaolack, dans des conditions privilégiant la sécurité, la fluidité et l’accessibilité des tarifs.

Depuis le démarrage du Bourde, le 14 août dernier, quelque 300 autobus ont ainsi été mobilisés par Dakar Dem Dikk. Selon le bilan présenté ce lundi 24 août 2026 par la directrice de l’exploitation de la société, Aminata Fall Sarr, le dispositif a déjà permis d’effectuer plus de 520 rotations au départ de Dakar et de transporter près de 20 000 pèlerins à destination de Tivaouane et de Kaolack.

Pour assurer une meilleure organisation des départs, quatre principaux sites ont été retenus dans la capitale. Il s’agit de la gare de Colobane, de l’Arène nationale de Pikine, du stade Ngalandou Diouf de Rufisque et de l’aéroport Léopold Sédar Senghor de Yoff. Ces différents points de départ concentrent le dispositif exceptionnel mis en place par la direction générale de Dakar Dem Dikk pour accompagner les fidèles durant cette période de forte mobilité.

À l’ouverture du Bourde, le dispositif avait démarré avec les rotations de Sénégal Dem Dikk. Une soixantaine de départs avaient alors été effectués, permettant d’acheminer plus de 3 000 pèlerins vers Tivaouane. Depuis, le rythme s’est intensifié avec plus de 520 départs enregistrés au niveau des quatre sites retenus à Dakar.

À la veille de la célébration du Maouloud, Aminata Fall Sarr assure que le dispositif reste pleinement opérationnel. Les rotations se poursuivent au niveau des différents sites jusqu’à ce mardi 25 août à midi, afin de permettre aux derniers fidèles souhaitant rejoindre les cités religieuses de pouvoir effectuer leur déplacement dans les meilleures conditions.

Les tarifs appliqués restent également inchangés. Le trajet Dakar-Tivaouane est fixé à 2 500 francs CFA par personne, tandis que le déplacement vers Kaolack coûte 4 000 francs CFA. La vente des tickets s’effectue directement sur les sites de départ. Les voyageurs sont par ailleurs soumis à une limitation du nombre de bagages afin de faciliter l’embarquement et d’assurer de meilleures conditions de transport.

Sur le terrain, l’organisation des flux de voyageurs est assurée avec l’appui des forces de défense et de sécurité. Policiers et gendarmes veillent notamment à la fluidité des opérations et au respect de l’ordre d’arrivée des passagers. La directrice de l’exploitation précise qu’aucun ticket n’est distribué à l’avance sur les sites et que les départs sont organisés tout au long de la journée, jusqu’à 18 heures.

Aminata Fall Sarr a tenu à saluer le travail accompli par les forces de défense et de sécurité mobilisées sur les différents sites. Elle leur a adressé ses remerciements au nom du directeur général de Dakar Dem Dikk, Assane Mbengue, pour leur contribution à la bonne organisation du dispositif.

Le transport des fidèles ne s’arrêtera toutefois pas avec leur arrivée dans les cités religieuses. Dakar Dem Dikk a également prévu un dispositif spécifique pour assurer le retour des pèlerins vers la capitale après la célébration du Maouloud.

À Tivaouane, les voyageurs pourront emprunter les bus depuis le site de Serigne Mansour Sy Djamil, situé en face du mausolée de Serigne Cheikh Tidiane Sy Al Maktoum. À Kaolack, le point de regroupement pour le retour sera installé en face du lycée Valdiodio Ndiaye. Les premiers départs vers Dakar sont programmés à partir du mercredi 26 août, dès 5 heures du matin.

Le DG du Port autonome de Dakar en tournée de solidarité à Kaolack et Thiénaba

Kaolack/Thiénaba, 24 août 2026 – À quelques jours de la célébration du Mawlid (Gamou), le Directeur général du Port autonome de Dakar (PAD), Doune Pathé Mbengue, poursuit sa tournée auprès des grandes familles religieuses du Sénégal. Après Yoff, Ndiassane et Tivaouane, il s’est rendu à Kaolack et à Thiénaba, dans le cadre d’une démarche placée sous le signe de la solidarité et du partage.

« Le sens que j’ai donné à cette tournée, c’est tout simplement un mot : la solidarité », a déclaré Doune Pathé Mbengue.

Selon le Directeur général du PAD, cette démarche vise à témoigner de la solidarité de l’institution aussi bien aux populations sénégalaises qu’à son personnel, dont certains sont issus des différentes familles religieuses visitées.

L’objectif est également d’accompagner les populations dans les préparatifs du Gamou, célébration de la naissance du Prophète Muhammad (PSL), qui constitue l’un des temps forts du calendrier religieux sénégalais.

À travers sa Fondation, le Port autonome de Dakar a mobilisé d’importants moyens pour accompagner les familles religieuses et les populations à l’occasion de cette période.

Cette année, l’effort consenti a été triplé par rapport aux années précédentes, selon le Directeur général. Une démarche qui traduit, à ses yeux, la volonté du Port de renforcer son engagement social et d’être davantage aux côtés des citoyens.

Cette initiative s’inscrit également dans une démarche de Responsabilité sociétale des entreprises (RSE), avec l’ambition de traduire concrètement la solidarité de l’institution à travers des actions à fort impact social.

Doune Pathé Mbengue a par ailleurs insisté sur la nécessité pour le Port autonome de Dakar de ne pas limiter son intervention aux seuls événements religieux.

Il a notamment évoqué plusieurs domaines prioritaires, parmi lesquels la protection de l’environnement, la promotion de l’employabilité et l’emploi des jeunes.

« Le Port n’a jamais cessé d’être aux côtés des citoyens. Nous voulons amplifier cette solidarité et investir davantage dans le social, pas seulement dans le religieux », a-t-il souligné.

À travers cette orientation, le PAD entend ainsi élargir son action en faveur des communautés et contribuer davantage aux initiatives à forte portée sociale.

La tournée du Directeur général du Port autonome de Dakar l’a déjà conduit à Yoff, Ndiassane et Tivaouane, avant les étapes de Kaolack et de Thiénaba.

Ces différentes visites traduisent la volonté affichée de l’institution de maintenir une présence régulière auprès des familles religieuses et des populations, particulièrement à l’occasion des grands rendez-vous spirituels qui rythment la vie nationale.

À travers cette tournée, le Port autonome de Dakar entend ainsi réaffirmer son engagement en faveur de la solidarité, du dialogue et de l’accompagnement des communautés.

Thiénaba : le DG du Port autonome de Dakar reçu par le Khalife général de la tarikha tidiane

Thiénaba, Sénégal – Le Directeur général du Port autonome de Dakar (PAD), Doune Pathé Mbengue, a effectué une visite officielle à Thiénaba, accompagné d’une importante délégation comprenant notamment des habitants de la commune de Cambérène. Il s’agit de sa première visite dans la cité religieuse depuis sa prise de fonction.

Placée sous le signe du recueillement, de la spiritualité et du dialogue avec les autorités religieuses, cette visite a été marquée par une audience avec le Khalife général de la tarikha tidiane de Thiénaba, Serigne Assane Seck.

Doune Pathé Mbengue a été reçu par Serigne Assane Seck, neuvième Khalife général de la tarikha tidiane de Thiénaba, en présence de membres de la famille de Cheikhnou Thiénaba Mame Ahmadou Ndack Seck.

Prenant la parole, le Directeur général du Port autonome de Dakar a indiqué que sa première démarche, depuis son accession à la tête de l’institution, était de se tourner vers les guides religieux afin de solliciter leurs prières.

« Je vous demande des prières pour moi, mais aussi pour le Sénégal, afin que la paix et la stabilité règnent dans ce pays », a-t-il déclaré.

Au cours de la rencontre, Doune Pathé Mbengue a également insisté sur l’importance du soutien aux autorités religieuses. Il a pris l’engagement d’accompagner la communauté tidiane de Thiénaba chaque fois que cela sera nécessaire.

Le DG du Port autonome de Dakar a, par ailleurs, sollicité des prières pour le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, afin qu’il puisse réussir sa mission à la tête du pays dans un contexte marqué par plusieurs défis.

De son côté, le Khalife général de Thiénaba a adressé un message particulier à la jeunesse. Serigne Assane Seck l’a exhortée à s’instruire et à approfondir ses connaissances religieuses afin de mieux comprendre les enseignements de l’islam et de devenir les dignes héritiers des grandes confréries ainsi que les futurs responsables du pays.

Le guide religieux a également appelé les acteurs politiques à privilégier la paix et la stabilité, estimant que la politique ne doit en aucun cas conduire à la destruction des biens d’autrui.

Dans son intervention, Serigne Assane Seck a également mis en avant l’importance des prières des parents et des hommes de Dieu dans la réussite des initiatives et des responsabilités.

S’adressant directement au Directeur général du Port autonome de Dakar, le Khalife lui a assuré que son soutien à la communauté tidiane de Thiénaba ne resterait pas sans suite.

« Doune Pathé Mbengue, tu ne regretteras pas ton geste, et tu verras bientôt les retombées », lui a-t-il assuré.

En conclusion, Serigne Assane Seck a rappelé que le pouvoir constitue une responsabilité sacrée et qu’il ne peut être accordé que par la volonté de Dieu. Il a ainsi invité les responsables politiques à exercer leurs fonctions avec discipline, responsabilité et respect.

Le Khalife a également rappelé que le Sénégal bénéficie de la bénédiction de ses grands hommes et a appelé les responsables à préserver cette tradition de paix, de dialogue et de stabilité.

Cette visite de Doune Pathé Mbengue à Thiénaba s’inscrit ainsi dans une démarche de rapprochement avec les autorités religieuses et de recherche de prières pour la réussite de sa mission à la tête du Port autonome de Dakar, mais également pour la paix et la stabilité du Sénégal.

Visite du DG du Port autonome de Dakar chez le Khalife de Léona Niassène

Kaolack – À la veille du Gamou 2026, la cité religieuse de Léona Niassène, à Kaolack, a accueilli une délégation conduite par le Directeur général du Port autonome de Dakar, Doune Pathé Mbengue. La délégation a été reçue par le septième Khalife de Léona Niassène, Cheikh Ameth Tidiane Khalifa Niass, dans une atmosphère empreinte de respect, de spiritualité et de ferveur religieuse.

Une délégation de haut niveau

Le Directeur général du Port autonome de Dakar était accompagné de plusieurs responsables de l’institution, notamment Matar Diallo, Secrétaire général du Port autonome de Dakar, Mme Maréga, présidente de la Fondation du Port, ainsi que des directeurs sectoriels et plusieurs membres du personnel.

Au cours de cette visite, la délégation a remis au Khalife une importante contribution destinée à accompagner l’organisation du Gamou. Celle-ci était composée notamment d’une enveloppe financière, de 10 000 bouteilles de boisson et de 100 nattes.

Prières et bénédictions

Prenant la parole, Doune Pathé Mbengue a formulé des prières pour la santé et la longévité du Khalife. Il a également sollicité ses prières pour la réussite de sa mission à la tête du Port autonome de Dakar.

Le Directeur général a, par ailleurs, exprimé son souhait de voir davantage de paix, de stabilité et de cohésion sociale au Sénégal.

En réponse, le Khalife de Léona Niassène a rappelé l’histoire de la maison religieuse dont il est l’héritier. Selon lui, celle-ci a été créée en 1910 par les autorités françaises, en reconnaissance des efforts consentis par la communauté dans un contexte historique marqué par les conflits mondiaux.

Cheikh Ameth Tidiane Khalifa Niass a ensuite formulé des prières en faveur du Directeur général, de sa délégation et du chef de l’État. Il a également souligné qu’il s’agissait, selon lui, de la première visite d’un Directeur général du Port autonome de Dakar dans cette maison religieuse, qu’il a interprétée comme un signe d’engagement sincère et de volonté de rapprochement.

Recueillement au mausolée de Mame Abdoulaye Niass

Au terme de l’entretien, Doune Pathé Mbengue s’est rendu au mausolée de Mame Abdoulaye Niass, où il s’est recueilli. Il a ensuite accompli la prière du lundi à la Mosquée Léona Niassène.

Cette visite a ainsi constitué un moment de communion spirituelle, tout en renforçant les liens entre le Port autonome de Dakar et la communauté religieuse de Léona Niassène à l’occasion du Gamou 2026.

Maouloud 2026 : la voie maritime mobilisée pour acheminer 3 025 pèlerins des Îles du Saloum vers Médina Baye

Médina Baye – À quelques heures de la célébration du Maouloud, prévue ce mardi 25 août 2026, la cité religieuse de Médina Baye connaît une forte affluence de fidèles. Parmi les arrivées les plus importantes figure celle de 3 025 pèlerins en provenance des Îles du Saloum, acheminés par voie maritime vers Kaolack pour prendre part aux différentes activités religieuses.

Pour assurer le transport de ces fidèles, un important dispositif maritime a été mobilisé. Au total, 63 pirogues et 7 vedettes ont été déployées pour accompagner la traversée et faciliter l’acheminement des pèlerins vers la capitale du Saloum.

Cette importante mobilisation logistique témoigne de l’ampleur des déplacements des populations insulaires à l’occasion du Maouloud. Chaque année, les communautés des Îles du Saloum convergent vers Médina Baye afin de participer à cette grande rencontre religieuse consacrée à la commémoration de la naissance du Prophète Muhammad (PSL).

Au-delà de l’aspect logistique, cette arrivée massive traduit l’attachement des populations insulaires à cet événement religieux. Les pèlerins viennent prendre part aux prières, récitations du Coran, conférences religieuses et autres moments de dévotion qui rythment la célébration du Maouloud.

L’acheminement de plus de 3 000 personnes par voie maritime représente toutefois un important défi en matière de coordination et de sécurité. La mobilisation de dizaines de pirogues et de vedettes vise ainsi à accompagner les déplacements des fidèles dans les meilleures conditions, alors que l’affluence connaît une nette progression à l’approche du jour de la célébration.

Avec cette nouvelle arrivée, les rangs des fidèles déjà présents à Médina Baye continuent de grossir. Dans la cité religieuse, les rues se remplissent progressivement de pèlerins venus de différentes régions du Sénégal et d’ailleurs, faisant de Médina Baye un véritable carrefour de spiritualité à l’occasion du Maouloud 2026.

Financement de la santé : le Sénégal plaide pour des investissements durables à Addis-Abeba

En marge de la 76e session du Comité régional de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour l’Afrique, qui se tient du 24 au 28 août 2026 à Addis-Abeba, le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Dr Ibrahima Sy, a participé à un Dialogue ministériel de haut niveau consacré au financement durable des systèmes de santé sur le continent africain.

Cette rencontre a réuni plusieurs acteurs majeurs du secteur, notamment le Directeur régional de l’OMS pour l’Afrique, des ministres en charge de la Santé et des Finances, des représentants du secteur privé ainsi que des partenaires au développement. Les échanges ont porté principalement sur les moyens de garantir des ressources financières suffisantes et durables pour permettre aux pays africains de renforcer leurs systèmes de santé et de progresser vers la Couverture sanitaire universelle (CSU).

Prenant la parole au cours de cette rencontre, Dr Ibrahima Sy a insisté sur l’urgence de repenser les mécanismes de financement de la santé dans un contexte économique particulièrement contraignant pour les États africains. La période post-pandémique, le poids croissant de la dette publique et la diminution de l’aide publique au développement exercent, selon lui, une pression importante sur les budgets nationaux consacrés à la santé.

Face à ces défis, le ministre sénégalais a appelé à une mobilisation collective, impliquant à la fois les pouvoirs publics, le secteur privé, les partenaires techniques et financiers ainsi que les différentes composantes de la société. L’objectif est de garantir à chaque citoyen un accès équitable à des soins de qualité, tout en réduisant les inégalités dans l’accès aux services essentiels.

« Le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique a appelé à une responsabilité collective et individuelle pour garantir un accès universel à des services de santé de qualité », souligne le texte officiel relatif à sa participation.

Le ministre a également présenté les réformes engagées par le Sénégal pour accélérer sa marche vers la Couverture sanitaire universelle. Ces réformes s’inscrivent notamment dans le cadre de la Stratégie nationale de Transformation du Système de Santé (SNTSS) 2025-2034, qui ambitionne de moderniser et de rendre plus performant le système sanitaire national.

Selon Dr Ibrahima Sy, cette transformation repose sur plusieurs leviers, parmi lesquels la mobilisation de financements innovants, une meilleure allocation des ressources budgétaires et un renforcement des partenariats avec le secteur privé. L’enjeu est également d’améliorer l’efficacité des dépenses publiques afin que les ressources disponibles puissent produire davantage d’impact sur la qualité des soins et la prise en charge des populations.

Au-delà de la mobilisation de nouvelles ressources, le Sénégal entend ainsi agir sur la structure même du financement de la santé. Le gouvernement souhaite notamment réduire progressivement la part des dépenses directement supportées par les ménages, qui constitue encore un frein important à l’accès aux soins pour de nombreuses familles.

À Addis-Abeba, le ministre a réaffirmé la volonté des autorités sénégalaises de renforcer les investissements publics dans le secteur de la santé et d’améliorer l’efficience des dépenses. Cette orientation vise à consolider les acquis enregistrés dans le domaine sanitaire tout en accélérant la mise en œuvre des réformes nécessaires à l’atteinte des objectifs de Couverture sanitaire universelle.

Cour suprême : le calendrier des élections locales au cœur d’une audience en référé le 27 août

La Chambre administrative de la Cour suprême va se pencher sur la question du calendrier des prochaines élections départementales et municipales. Une audience publique spéciale de vacation des référés est convoquée le jeudi 27 août 2026 à 12 heures pour examiner la requête introduite par Seydina Mouhamadou Malal Diallo, Secrétaire général du Collectif Noo Lank.

L’affaire, enregistrée sous le numéro J/396/RG/26, oppose le requérant à l’État du Sénégal, représenté par l’Agent judiciaire de l’État. Au cœur de cette procédure en référé mesures utiles, la volonté du Collectif Noo Lank d’obtenir de la haute juridiction des mesures susceptibles de préserver le respect du calendrier républicain et d’accélérer le processus devant conduire à la tenue des élections départementales et municipales.

À travers sa requête, Seydina Mouhamadou Malal Diallo demande notamment que soient prises les dispositions nécessaires pour garantir l’effectivité des règles encadrant le processus électoral. Il réclame également la fixation immédiate de la date des prochains scrutins locaux, alors que la question du calendrier électoral continue de susciter des interrogations dans l’espace public.

L’audience sera présidée par le magistrat Oumar Gaye, qui assure également les fonctions de rapporteur dans cette affaire. Le premier avocat général, Oumar Dièye, sera également présent lors des débats. La juridiction devra ainsi examiner les arguments du requérant et ceux de l’État avant de se prononcer sur les mesures sollicitées.

Pour le Collectif Noo Lank, cette saisine constitue un enjeu important au regard du respect du calendrier républicain et des principes qui encadrent l’organisation des élections. Le collectif entend ainsi placer la question de la tenue des scrutins locaux devant la plus haute juridiction administrative du pays.

Dans une déclaration publique consacrée à cette démarche, Seydina Mouhamadou Malal Diallo a appelé les citoyens à se mobiliser autour de cette audience. Il a notamment invité les leaders d’opinion, les responsables politiques ainsi que les acteurs de la société civile à venir assister aux débats, qui se dérouleront publiquement.

Cette audience du 27 août pourrait donc constituer une nouvelle étape dans le débat sur le calendrier électoral. Au-delà de la demande formulée par le Collectif Noo Lank, la décision de la Chambre administrative sera particulièrement scrutée, puisqu’elle devra déterminer si les conditions sont réunies pour ordonner les mesures demandées et contribuer à la clarification du calendrier des élections départementales et municipales.

Kaolack : plus de 230 interpellations à l’approche du Gamou 2026

À la veille du Gamou 2026, prévu ce mardi 25 août, la Police nationale a intensifié ses opérations de sécurisation dans la région de Kaolack. Les actions menées sur le terrain ont déjà permis l’interpellation de plus de 230 personnes, dont 27 ont été déférées au Tribunal de grande instance pour diverses infractions.

Lors d’un point de presse tenu ce lundi, le chef du commissariat d’arrondissement de Ndorong, le commissaire Dianko Mballo, a présenté le bilan des opérations conduites dans le cadre du dispositif spécial mis en place à l’occasion du Gamou. Selon lui, 230 individus ont été interpellés au cours des opérations de contrôle et de sécurisation. Parmi ces personnes, 27 ont fait l’objet d’un déferrement au parquet pour des faits présumés constitutifs de différentes infractions.

Le dispositif a également permis de procéder à la mise en fourrière de 337 motos et de 44 véhicules. À cela s’ajoute l’immobilisation de 37 autres véhicules dans différents services compétents. Ces opérations ont notamment ciblé les infractions liées à la circulation routière et les comportements susceptibles de compromettre la sécurité des populations et des nombreux fidèles attendus à Kaolack à l’occasion du Gamou.

Dans le même cadre, les forces de l’ordre ont saisi 350 pièces et dressé plusieurs contraventions. Le montant cumulé des amendes forfaitaires s’élève à 973 000 francs CFA.

Pour le commissaire Dianko Mballo, ces chiffres illustrent l’ampleur du dispositif déployé par les forces de sécurité pour anticiper les risques liés à l’affluence exceptionnelle attendue dans la région. « Ces résultats témoignent de la détermination de nos forces à prévenir et à combattre toute forme d’insécurité à l’occasion du Gamou 2026 », a-t-il déclaré.

Un dispositif renforcé avant le Gamou

Si le dispositif de sécurisation avait été déployé plusieurs semaines avant le Gamou, les opérations ont connu une intensification particulière au cours des dix derniers jours précédant la célébration. L’objectif est de renforcer la présence policière dans les secteurs considérés comme sensibles et de prévenir les actes de délinquance susceptibles de perturber le bon déroulement de l’événement religieux.

Plusieurs unités de la Police nationale ont ainsi été mobilisées dans la région de Kaolack. Le dispositif implique notamment la Sûreté urbaine, les commissariats de police, le Groupement mobile d’intervention (GMI) ainsi que les services régionaux de renseignement.

Sur le terrain, les policiers multiplient les patrouilles et les opérations de contrôle dans les différents quartiers et zones ciblées. Une attention particulière est accordée aux principaux axes routiers, aux points de forte concentration et aux endroits identifiés comme présentant des risques en matière de sécurité.

La lutte contre la criminalité et la délinquance figure également parmi les priorités du dispositif. Les services de sécurité renforcent notamment leurs actions contre le trafic et la consommation de stupéfiants, tout en veillant au respect des règles de circulation et à la sécurisation des déplacements des populations.

La menace terroriste prise en compte

Au-delà de la délinquance de droit commun et des infractions routières, les autorités sécuritaires ont également intégré le risque terroriste dans leur dispositif. Un mécanisme spécifique a ainsi été mis en place afin de prévenir toute menace susceptible de viser les rassemblements religieux ou les lieux à forte affluence.

Selon le commissaire Dianko Mballo, ce dispositif comprend notamment la mobilisation d’une unité spécialisée d’intervention de la Police nationale. Cette présence vise à permettre une réponse rapide en cas de menace ou de situation nécessitant une intervention particulière.

ÉDITORIAL

Mawlid Naby et ère digitale : le grand défi du réarmement moral

Par Aly Saleh

À l’heure où les algorithmes influencent nos passions, façonnent nos perceptions et fragmentent parfois nos repères, le Sénégal s’apprête à vibrer au rythme du Mawlid Naby. Au-delà des chants sacrés, de la ferveur populaire et des rassemblements religieux, le Gamou 2026 doit être l’occasion d’un véritable sursaut national.

En convoquant l’héritage spirituel et intellectuel de Cheikh Ahmadou Bamba et de Seydi El Hadji Malick Sy, cette célébration nous invite à engager un réarmement moral d’urgence, particulièrement auprès de la jeunesse, afin de l’aider à résister au tumulte des réseaux sociaux et à renouer avec l’essentiel.

Le réarmement moral à l’ère du digital

Au cœur d’une époque chahutée par le tumulte des réseaux sociaux, l’effritement des repères et le flux continu d’informations, le Sénégal s’apprête à célébrer le Mawlid Naby. Au-delà de la ferveur populaire, des lumières de Tivaouane et des chants sacrés qui s’élèvent de nos cités religieuses, le Gamou nous convoque cette année à un défi crucial : reconnecter notre jeunesse à l’essentiel et préserver notre unité nationale.

Face à cette crise contemporaine des valeurs, exacerbée par l’immédiateté, l’exposition permanente et parfois la violence du monde virtuel, le Mawlid transcende la simple commémoration. Il peut devenir une véritable boussole éthique. En revisitant les trajectoires de Cheikh Ahmadou Bamba et de Seydi El Hadji Malick Sy, cette célébration apparaît comme un puissant levier de réarmement moral et d’éducation spirituelle pour toute la Oumma.

Une lumière contre l’obscurantisme des écrans

Le flot numérique plonge trop souvent les esprits dans une forme de désorientation moderne, nourrie par les invectives, la désinformation, la recherche effrénée du buzz et la perte progressive du sens. Le Gamou, par essence, célèbre la lumière et le rappel des enseignements du Prophète Muhammad (PSL). À l’image de la lumière prophétique (Nûr Muhammadî) venue éclairer un monde en quête de repères, les messages de nos guides convergent vers un objectif essentiel : renouer avec les valeurs fondamentales de l’Islam et préserver notre société de la banalisation des dérives morales.

Cette reconquête des esprits peut s’appuyer sur deux piliers majeurs de notre histoire religieuse.

L’exigence de Khadimou Rassoul : Cheikh Ahmadou Bamba a placé la foi, la discipline spirituelle, l’éducation et le comportement au cœur de son enseignement. À travers ses écrits et ses panégyriques consacrés au Prophète (PSL), il rappelle que l’amour du Messager ne saurait se limiter aux paroles ou aux manifestations extérieures : il doit se traduire par une conduite exemplaire, dans la vie quotidienne comme dans l’espace public et, aujourd’hui, sur les réseaux sociaux.

La méthode de Maodo : Dès les premières années du XXᵉ siècle, Seydi El Hadji Malick Sy a contribué à structurer le Gamou à Tivaouane comme un grand moment de transmission religieuse, d’éducation et de réflexion collective. La célébration était également un espace d’échange autour des grandes questions de société, de promotion du savoir et de lutte contre les mauvaises pratiques.

Du clic à l’introspection : le défi de la modernité

Aujourd’hui, sous l’impulsion d’instances comme le COSKAS et la Cellule Zawiya Tijaniyya, cet héritage intellectuel et spirituel doit également investir le terrain numérique. Comme le rappelle Serigne Abdoul Hamid Sy Al Amine, la célébration du Mawlid doit être l’occasion d’une profonde introspection éthique.

Le retour aux textes majeurs, à l’instar du Khilassou Zahab, arrive à point nommé dans une société confrontée à la montée des passions éphémères, à la polarisation des débats et à l’affaiblissement des valeurs de justice, d’amour, de solidarité et de compassion.

Le smartphone ne doit pas devenir un instrument de division, de médisance ou de propagation de fausses informations. Il peut, au contraire, être transformé en formidable outil de transmission du savoir et du patrimoine spirituel. Il est donc temps de substituer au buzz stérile la pédagogie, à l’invective le dialogue et à la polémique la profondeur des enseignements.

Le pacte de la responsabilité

En définitive, le réarmement moral ne se décrète pas : il se vit au quotidien. Face aux défis de l’ère digitale, le Gamou nous rappelle notre responsabilité collective envers nous-mêmes, envers notre jeunesse et envers la société.

Puisons dans l’amour ardent que nos saints hommes vouaient au Messager d’Allah (PSL) la force de restaurer notre vivre-ensemble, de renforcer nos liens sociaux et de redonner au savoir, à la discipline, à la solidarité et à la spiritualité la place qu’ils méritent.

Faisons de cette nuit bénie non pas un simple rendez-vous du calendrier religieux, mais le point de départ d’une véritable charte éthique pour notre jeunesse et pour le Sénégal.

Aly Saleh

Lumières sur le Gamou : l’héritage spirituel sacré de Serigne Touba et de Maodo Sy

Face à la crise des valeurs qui traverse notre époque, le Mawlid Naby transcende la simple commémoration. À travers les enseignements de Cheikh Ahmadou Bamba et de Seydi El Hadji Malick Sy, cette célébration apparaît comme un puissant levier de réarmement moral, d’éducation spirituelle et de transmission des valeurs islamiques à l’ensemble de la Oumma.

Une boussole morale contre la dérive des valeurs

Le Gamou annuel, qui célèbre la naissance du Sceau des Prophètes, Muhammad (PSL), s’affirme comme un rendez-vous spirituel majeur. Partout au Sénégal, les messages délivrés par les guides religieux convergent vers un même objectif : rappeler aux fidèles la nécessité d’un retour aux valeurs fondamentales de l’Islam.

La célébration ne se limite toutefois pas aux rites et aux rassemblements religieux. Elle constitue également un moment privilégié de rappel, d’éducation et d’introspection. À travers la récitation des textes sacrés, les enseignements et les exhortations, elle invite chacun à prendre conscience de sa responsabilité individuelle et collective face à l’érosion des valeurs morales.

Des ténèbres à la lumière prophétique

Considérée par de nombreux érudits comme une bonne pratique religieuse, la célébration du Mawlid transforme, chaque année, les cités religieuses en véritables foyers de lumière et de spiritualité. Les illuminations qui accompagnent ces manifestations peuvent être perçues comme une évocation symbolique de la lumière prophétique, le Nûr Muhammadî, dans la tradition spirituelle islamique.

La naissance du Prophète Muhammad (PSL) est ainsi présentée comme un événement majeur dans l’histoire de l’humanité. Dans une société marquée par l’ignorance et le polythéisme, son message a porté les fondements d’une nouvelle éthique fondée sur l’unicité divine, la justice, la compassion et la dignité humaine.

Commémorer le Mawlid revient donc, pour les fidèles, à raviver la mémoire de cette mission prophétique et à renouveler leur attachement aux valeurs qu’elle véhicule.

L’appel universel de Khadimou Rassoul

Pour Cheikh Ahmadou Bamba, Khadimou Rassoul, l’amour du Prophète (PSL) occupe une place centrale dans la vie spirituelle du croyant. À travers son œuvre poétique et religieuse, notamment Jazboul Qouloub — « L’Attirance des cœurs » —, il exalte les mérites du Messager d’Allah et rappelle les bienfaits spirituels liés à sa célébration.

Animé par un profond amour pour le Prophète (PSL), le fondateur du mouridisme a également œuvré à faire du Mawlid un moment de dévotion, de rappel et d’élévation spirituelle. Son immense production de poèmes et de panégyriques consacrés au Prophète continue, encore aujourd’hui, d’être récitée lors des veillées religieuses.

À travers cette œuvre, Cheikh Ahmadou Bamba a laissé un patrimoine spirituel considérable, qui contribue à maintenir vivante la tradition du Mawlid au sein de la communauté musulmane.

Le modèle de Tivaouane : la vision de Maodo

De son côté, Seydi El Hadji Malick Sy a profondément contribué à l’organisation et à la structuration du Gamou au Sénégal. À Tivaouane, il en a fait un grand rendez-vous de connaissance, de spiritualité et d’enseignement religieux.

Pour Maodo, la célébration du Mawlid constituait notamment une occasion de rendre grâce à Allah (SWT), d’implorer Son pardon et de rappeler aux fidèles les enseignements et les qualités exceptionnelles du Prophète Muhammad (PSL).

À partir de 1902, Tivaouane s’est progressivement imposée comme l’un des principaux foyers de la célébration du Mawlid au Sénégal. Malgré la surveillance de l’administration coloniale, Seydi El Hadji Malick Sy a maintenu son œuvre d’enseignement et de transmission, faisant du Gamou un véritable cadre d’éducation religieuse.

Une plateforme d’éducation spirituelle et de transmission

Chez Maodo, le Gamou remplissait ainsi une double fonction. Il s’agissait, d’une part, de renforcer la foi et de contribuer à l’abandon des pratiques contraires aux enseignements islamiques. D’autre part, le rassemblement permettait de réunir des disciples venus de différentes régions autour de l’apprentissage, de l’échange et de la réflexion sur les grandes questions de la religion.

Cette dimension pédagogique a contribué à faire du Gamou un véritable espace de transmission du savoir religieux. De génération en génération, cette tradition s’est perpétuée et continue de rassembler des milliers de fidèles autour de la connaissance, de la spiritualité et de l’amour du Prophète (PSL).

Un legs intemporel face aux défis contemporains

Aujourd’hui, cet héritage spirituel demeure particulièrement actuel. Sous l’impulsion de structures comme le COSKAS et la Cellule Zawiya Tijaniyya, la pensée et l’œuvre de Maodo continuent d’être mises en valeur et adaptées aux enjeux de la société contemporaine.

Comme le souligne Serigne Abdoul Hamid Sy Al Amine, la célébration du Mawlid doit également être un moment d’introspection éthique. Elle invite les croyants à interroger leurs comportements, leurs rapports aux autres et leur engagement en faveur de la justice, de l’amour, de la solidarité et de la compassion.

Le retour aux grands textes de la tradition, notamment à travers l’étude du Khilassou Zahab, prend dès lors une dimension particulière dans une société confrontée à de profondes mutations et à un affaiblissement des repères.

Le Gamou ne saurait donc être réduit à une simple célébration annuelle. Dans l’héritage de Serigne Touba et de Maodo Sy, il demeure un moment privilégié de transmission, de rappel et de renouvellement spirituel. Une occasion de revenir aux enseignements du Prophète Muhammad (PSL) afin de mieux affronter les défis de notre temps.

Aly Saleh

Basket – Pré-qualification JO 2028 : quatre Lionnes bloquées à Mexico, la Fédération apporte sa version des faits

Dakar – Basket : L’élimination de l’équipe nationale féminine du Sénégal au tournoi de pré-qualification aux Jeux olympiques de 2028, disputé à Mexico, est désormais suivie d’une polémique autour des conditions de retour de quatre joueuses. Dans un Live Facebook repris par L’Observateur, la pivot des Lionnes, Madjiguène Sène, a dénoncé les conditions dans lesquelles elle et trois de ses coéquipières ont vécu leur séjour prolongé dans la capitale mexicaine après la fin de la compétition.

Le Sénégal, engagé dans ce tournoi avec l’ambition de décrocher une place pour la suite du parcours qualificatif aux JO 2028, a connu une campagne particulièrement difficile. Les Lionnes ont été éliminées après avoir concédé trois défaites en autant de rencontres. À l’issue de cette élimination prématurée, la délégation sénégalaise devait regagner Dakar en deux groupes.

Si une première partie de la délégation a pu quitter le Mexique plus tôt que prévu, le retour de quatre joueuses, Dioma Kane, Nogaye Diagne, Sabou Guèye et Madjiguène Sène, a été beaucoup plus compliqué. Selon les témoignages de cette dernière, la situation vécue par le quatuor aurait été particulièrement pénible, notamment en raison des longues heures d’attente et des conditions de transit.

Face à ces accusations, la Fédération sénégalaise de basket-ball (FSBB) a tenu à apporter des précisions. Dans un communiqué repris par L’Observateur, l’instance dirigeante du basket sénégalais rejette d’abord l’idée selon laquelle les quatre joueuses auraient été victimes d’un retard dans leur retour.

La FSBB rappelle que la date de retour initialement prévue pour l’ensemble de la délégation était fixée au lundi 24 août 2026, soit le lendemain de la clôture du tournoi, programmée le 23 août. Pour la Fédération, aucun retard ne peut donc être retenu puisque le calendrier initial prévoyait précisément cette date.

L’instance explique toutefois qu’après l’élimination des Lionnes, elle a entrepris des démarches afin de permettre à la délégation de rentrer plus tôt à Dakar. Ces efforts auraient abouti à une possibilité de retour anticipé grâce à la compagnie Air France. Mais cette option présentait une contrainte majeure : l’itinéraire impliquait un passage par l’espace Schengen.

Or, toutes les joueuses de la délégation ne disposaient pas des visas nécessaires pour effectuer ce transit. Cette contrainte administrative aurait ainsi empêché les quatre joueuses concernées de bénéficier du vol anticipé proposé. Les membres de la délégation considérés comme « éligibles » ont donc pu quitter Mexico plus tôt, tandis que Dioma Kane, Nogaye Diagne, Sabou Guèye et Madjiguène Sène ont dû conserver l’itinéraire initialement prévu.

Selon la Fédération, ce trajet devait s’effectuer sur la liaison Mexico-Dakar via Casablanca et São Paulo. La date de départ, fixée au 24 août, ne pouvait pas être modifiée en raison des contraintes liées aux billets et aux possibilités de correspondance.

Consciente de la longueur et de la difficulté de ce voyage, la FSBB affirme avoir pris des dispositions pour améliorer les conditions d’attente des quatre joueuses. Elle assure ainsi les avoir hébergées dans des hôtels cinq étoiles ou installées dans des salons VIP pendant les différentes étapes du trajet, afin de leur éviter de supporter les longues escales dans des conditions inconfortables.

La Fédération indique également avoir accordé une aide financière aux joueuses concernées. Cette enveloppe devait notamment leur permettre d’acheter quelques effets personnels dans l’attente de la récupération et de la livraison de leurs bagages.

Cette affaire intervient dans un contexte déjà marqué par la déception sportive après la sortie prématurée des Lionnes du tournoi mexicain. Alors que la sélection devait défendre les couleurs du Sénégal dans la course à la qualification olympique, les trois défaites enregistrées ont rapidement mis fin à ses ambitions dans cette étape de la compétition.

La sortie de Madjiguène Sène et la réponse de la Fédération ouvrent désormais un autre débat, cette fois autour de la gestion logistique de la délégation et de la prise en charge des joueuses. D’un côté, la joueuse dénonce des conditions de retour qu’elle juge difficiles ; de l’autre, la FSBB affirme avoir respecté le programme initial et avoir entrepris des démarches pour faciliter le rapatriement de l’ensemble de la délégation.

Kaolack – Politique locale : Baye Khalifa Niass dévoile sa vision pour une commune prospère et attractive

À l’approche des prochaines échéances municipales, les ambitions se précisent dans la capitale du Saloum. Candidat déclaré à la mairie de Kaolack et responsable des jeunes du parti KIIRAAY – Les Patriotes Républicains, Baye Khalifa Niass a dévoilé les grandes lignes de sa vision pour la commune. Son ambition affichée est de faire de Kaolack une ville prospère, attractive et agréable à vivre.

Parmi les principaux axes de son projet figure l’intercommunalisation entre Kaolack et Kahone. Pour Baye Khalifa Niass, le développement territorial doit reposer sur une meilleure mutualisation des moyens, des compétences et des initiatives entre les deux collectivités. Cette coopération pourrait, selon lui, favoriser une gestion plus efficace des problématiques communes et renforcer l’attractivité économique et sociale de l’agglomération.

Le candidat entend également faire de l’influence religieuse de Kaolack un véritable levier de développement. La forte dimension spirituelle de la ville, portée notamment par ses grandes familles religieuses et ses cités spirituelles, constitue à ses yeux un atout majeur. Il estime que cette influence peut contribuer à attirer davantage d’investissements, de visiteurs et d’activités économiques, tout en générant des retombées concrètes pour les populations.

À travers cette vision, Baye Khalifa Niass défend une gouvernance davantage orientée vers les résultats, avec pour objectif de bâtir une commune mieux organisée, plus dynamique et capable d’améliorer durablement le cadre de vie des habitants.

Au-delà de sa candidature à la mairie, le responsable des jeunes de KIIRAAY – Les Patriotes Républicains affiche également des ambitions pour sa formation politique. Engagé dans la massification du parti à Kaolack, il entend poursuivre le travail de terrain afin d’élargir sa base et de fédérer davantage de militants et de sympathisants.

Son objectif est de faire de KIIRAAY une force de rassemblement et d’unité, capable, selon lui, de dépasser les clivages politiques et de répondre aux préoccupations des populations. Baye Khalifa Niass entend ainsi contribuer à l’ancrage local de la formation politique et à son implantation durable dans la région de Kaolack.

À travers sa double ambition, municipale et politique, il mise sur une présence accrue sur le terrain, une meilleure coopération entre les collectivités et la valorisation des atouts économiques, sociaux et religieux de Kaolack pour porter son projet de transformation de la commune.

Kaolack / Médinatoul Diélany : propreté, discipline et spiritualité au cœur des préparatifs du Maouloud

Kaolack – Religion : À l’approche de la célébration de la naissance du Prophète Muhammad (PSL), la cité religieuse de Médinatoul Diélany se met à l’heure du Maouloud. Dans le cadre des préparatifs, une journée de nettoiement a été organisée ce samedi afin de renforcer la propreté et l’embellissement de la cité, appelée à accueillir de nombreux pèlerins.

Cette opération de salubrité traduit la volonté des responsables et des populations de mettre les lieux dans les meilleures conditions pour recevoir les fidèles venus prendre part aux différentes activités religieuses.

Au-delà de l’aspect environnemental, Cheikh Ibrahima Samba Diallo a rappelé aux talibés l’importance du bon comportement durant le Maouloud. Il a ainsi appelé au respect des lieux, à la discipline, à la retenue et à l’adoption d’une attitude conforme aux valeurs de l’islam et à l’esprit de la célébration de la naissance du Prophète Muhammad (PSL).

Les organisateurs invitent notamment les pèlerins à préserver la propreté de la cité, à respecter les consignes et à faire preuve de civisme tout au long de leur séjour.

À Médinatoul Diélany, la préparation du Maouloud se veut donc à la fois matérielle et spirituelle : il s’agit de rendre la cité propre et accueillante, tout en rappelant à chacun que la célébration de la naissance du Prophète (PSL) doit également être marquée par la discipline, le respect et la bonne conduite.

BRT : une agente de vente de Dakar Mobilité déférée pour un détournement présumé de plus de 16 millions de FCFA

L’affaire a éclaté vendredi dernier et met en lumière de sérieuses failles présumées dans le dispositif de contrôle des recettes au sein de Dakar Mobilité SA. Une agente de vente, identifiée par les initiales A. Taha, a été déférée au parquet par la Division des investigations criminelles (DIC) dans le cadre d’une enquête portant sur un détournement présumé de deniers publics et de recettes issues de la vente de titres de transport du Bus Rapid Transit (BRT).

Selon les éléments recueillis au cours de l’enquête, la société Dakar Mobilité SA, contrôlée par Meridiam et le Fonds souverain d’investissements stratégiques (FONSIS), aurait constaté à plusieurs reprises des anomalies entre les recettes enregistrées et les montants effectivement reversés au niveau de certaines stations du BRT. Ces écarts ont conduit l’entreprise à saisir les services compétents afin de faire la lumière sur l’origine des irrégularités.

Recrutée en 2024, A. Taha exerçait comme agente de vente. Elle était notamment chargée de commercialiser les tickets destinés aux voyageurs à travers la plateforme numérique Kubapay. Ce système permet d’enregistrer les opérations de vente et de suivre en temps réel le nombre de titres écoulés ainsi que les sommes encaissées.

C’est précisément le fonctionnement de cette plateforme qui aurait été exploité par la mise en cause. D’après les constatations des enquêteurs, elle aurait développé un procédé consistant à ouvrir simultanément plusieurs sessions de vente avec ses identifiants personnels. À la fin de son service, elle ne déclarait ensuite qu’une partie des recettes générées, tandis que certaines sessions demeuraient volontairement ouvertes.

Les montants correspondant à ces sessions non clôturées auraient ainsi échappé au rapprochement habituel entre les ventes enregistrées et les recettes reversées. Ce mécanisme, qui aurait été reproduit à plusieurs reprises, aurait permis de soustraire progressivement des sommes d’argent avant que les irrégularités ne soient détectées.

Au terme des vérifications effectuées, le préjudice est estimé à plus de 16 millions de francs CFA. Les investigations cherchent désormais à déterminer avec précision la période concernée, le nombre d’opérations impliquées ainsi que les éventuelles responsabilités supplémentaires dans cette affaire.

Confrontée aux éléments recueillis par les enquêteurs, A. Taha aurait reconnu l’existence d’écarts financiers, tout en déclarant ne pas être en mesure d’en expliquer précisément l’origine. Elle aurait toutefois admis que les opérations litigieuses étaient liées à l’utilisation de ses identifiants personnels.

Face au montant du préjudice évoqué, la mise en cause aurait proposé de procéder à son remboursement. Elle aurait notamment envisagé de travailler pour l’entreprise sans percevoir de salaire jusqu’à apurement de la somme réclamée. Une autre option évoquée aurait consisté à mettre en place un remboursement échelonné avec l’aide de sa famille.

Cette volonté affichée de réparer le préjudice n’a cependant pas empêché son défèrement devant le parquet. La justice devra désormais apprécier les faits qui lui sont reprochés et déterminer les responsabilités éventuelles. L’enquête pourrait également permettre de savoir si l’agente a agi seule ou si d’autres personnes ont pu intervenir dans le mécanisme présumé.

Au-delà du cas individuel de l’agente, cette affaire soulève des interrogations sur les mécanismes de contrôle des recettes issues des systèmes de paiement et de billetterie numériques. La multiplication des transactions électroniques offre des possibilités importantes de traçabilité, mais elle exige également des procédures strictes de supervision, de rapprochement des comptes et de sécurisation des identifiants.

L’enquête devra ainsi établir les circonstances exactes dans lesquelles ces opérations auraient pu se répéter sans être immédiatement détectées. Elle pourrait également conduire à un examen plus approfondi des procédures internes de Dakar Mobilité SA afin d’identifier d’éventuelles failles dans le contrôle quotidien des recettes du BRT.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°807 – 24/08/2026

🔴 DOSSIER AMBIGU ASER – AEE POWER : L’ÉNIGMATIQUE NOTE DE BIRAME SOULEYE QUI ACCUSE L’ESPAGNE
🔴 BRT, HÔPITAL DABAKH, AUTOROUTE – FATALI CRIE AU SCANDALE, ESTIMANT QUE LE NOUVEAU RÉGIME ESSAIE D’EFFACER LE NOM DE MACKY : DIOMAYE ACCUSÉ

🔴 DIAMOND LEAGUE : SALY SARR ENTRE DANS L’HISTOIRE AVEC UN NOUVEAU RECORD DU SÉNÉGAL

Le modèle Maodo : savoir, travail et terre au service de l’autonomie

Au début du XXᵉ siècle, le Sénégal rural connaît de profondes transformations liées à l’ordre colonial. L’économie de traite, structurée notamment autour de la culture de l’arachide et des comptoirs commerciaux, bouleverse les équilibres traditionnels et renforce la dépendance des populations rurales.

C’est dans ce contexte que Cheikh El Hadji Malick Sy, Maodo, développe à Ndiarndé, entre 1902 et 1908, une expérience qui associe étroitement enseignement, agriculture et organisation communautaire.

Ndiarndé : former l’homme par le savoir et le travail

À Ndiarndé, le daara est à la fois un lieu d’instruction et de production. Les disciples y étudient les sciences religieuses tout en participant aux travaux agricoles.

Cette organisation repose sur trois principes : Al-Ilm, Al-Amal et Al-Akhlaq, c’est-à-dire le savoir, le travail et l’éthique. L’agriculture devient ainsi un moyen d’apprentissage de la discipline, de l’effort et de la responsabilité.

Pour Maodo, la formation ne pouvait être complète si elle ne préparait pas également l’individu à subvenir à ses besoins et à contribuer à la vie de la communauté.

La terre comme instrument de liberté

La mise en valeur des terres permettait de nourrir les disciples et de contribuer au fonctionnement du foyer éducatif. Le foncier était donc envisagé à la fois comme un outil de production, d’apprentissage et de transmission.

Cette approche revêt aujourd’hui une importance particulière. Dans un Sénégal confronté à la pression foncière, au chômage des jeunes et à la dépendance alimentaire, l’accès à la terre et sa mise en valeur demeurent des enjeux essentiels.

La question posée par cette expérience reste donc d’actualité : comment garantir aux communautés les moyens matériels de leur autonomie ?

Produire dans un contexte de dépendance coloniale

Dans le système colonial, la production agricole était largement intégrée à une économie tournée vers les intérêts de la puissance administrante. Développer une organisation capable de produire une partie de ses propres ressources constituait dès lors un moyen de réduire la dépendance.

À Ndiarndé, cette recherche d’autonomie reposait sur plusieurs activités : l’agriculture, le commerce, l’enseignement et la solidarité. Il ne s’agissait pas d’une confrontation directe avec l’administration coloniale, mais plutôt de mettre en place une organisation permettant à la communauté de préserver ses capacités d’action et de répondre à une partie de ses besoins.

Le travail devenait ainsi non seulement une question économique, mais également une question de dignité et de liberté.

Un héritage qui dépasse Ndiarndé

Après son installation à Tivaouane en 1908, Maodo poursuit et élargit son œuvre éducative. À travers ses disciples, cette conception de la formation et de l’organisation communautaire se diffuse dans différents territoires.

Des foyers religieux et éducatifs s’organisent progressivement autour de l’enseignement, de l’activité économique et de l’entraide. Cette dynamique contribue à structurer des communautés capables de prendre en charge une partie de leurs besoins et de renforcer leur autonomie.

Que retenir aujourd’hui de cette expérience ?

Plus d’un siècle après l’expérience de Ndiarndé, le contexte a profondément changé, mais certaines questions demeurent.

Comment donner aux jeunes une formation directement utile à leur insertion ? Comment faciliter leur accès à la terre et aux moyens de production ? Comment renforcer notre sécurité alimentaire ? Comment faire de l’activité économique un facteur de dignité plutôt qu’un instrument de dépendance ?

L’expérience de Maodo apporte une réponse fondée sur une articulation simple : former, travailler et produire.

Son intérêt aujourd’hui n’est donc pas de reproduire à l’identique le modèle de Ndiarndé, mais d’en tirer des principes susceptibles d’être adaptés aux réalités contemporaines : rapprocher l’éducation de la production, valoriser le travail agricole, sécuriser l’accès au foncier et développer des mécanismes de solidarité économique.

C’est sous cet angle que l’expérience de Ndiarndé mérite d’être davantage étudiée : non comme un simple épisode de l’histoire religieuse du Sénégal, mais comme une expérience d’organisation sociale et économique dont certaines leçons demeurent pleinement d’actualité.

Moussa Niang

Guem Sa Bopp

Kiiraay-Mbacké : Abdoulaye Ndiaye Fatma bat le rappel des troupes et invite les leaders à quitter les salons

La coordination de Kiiraay dans la commune de Mbacké a tenu une réunion décisive ce week-end, sous la conduite d’Abdoulaye Ndiaye Fatma, coordonnateur local. La rencontre avait pour principal objectif de remobiliser les responsables et militants de la formation politique, en particulier les cadres locaux, afin d’insuffler une nouvelle dynamique avant une descente effective sur le terrain.

Au menu des discussions figuraient notamment la recherche d’une permanence, l’élaboration d’une feuille de route claire et la massification des effectifs. Pour les responsables locaux, ces différents leviers doivent permettre à Kiiraay de renforcer son implantation et d’assurer une présence politique durable dans le département de Mbacké.

Après avoir rendu un hommage appuyé à Mimi, dont il a salué l’engagement et le travail accompli, Abdoulaye Ndiaye Fatma a appelé ses camarades à davantage de mobilisation et de concorde. Dans son intervention, il a également invité les responsables à rompre avec certaines pratiques qu’il assimile à une « politique de salon ».

Selon lui, l’heure n’est plus aux réunions dans des cadres feutrés ni aux apparitions ponctuelles, mais à une présence constante auprès des populations. Il a ainsi critiqué les responsables qui, selon son appréciation, se contentent de poser en photo avec quelques personnes sans véritablement aller à la rencontre des citoyens.

« Les tonneaux vides font beaucoup de bruit », a-t-il lancé, appelant les militants et responsables de Kiiraay à sortir de leur zone de confort pour investir le terrain. Pour le coordonnateur local, c’est au contact des populations que se construisent les convictions, se consolide l’ancrage politique et se prépare une victoire électorale.

Sur le plan stratégique, Abdoulaye Ndiaye Fatma a également fait état de son engagement aux côtés d’Abib Diop de la SAR. Il a par ailleurs annoncé une entente entre les communes de Touba et de Mbacké en vue de la mise en place d’une permanence commune. Cette initiative doit, selon lui, contribuer à rapprocher les différentes forces et à renforcer la coordination de l’action politique dans cette zone.

Le coordonnateur local a, dans le même temps, réaffirmé son soutien au président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye. Il a toutefois insisté sur la nécessité d’un travail de fond pour accompagner la mise en œuvre des projets du chef de l’État.

Dans cette perspective, il a appelé les militants à « ratisser large » dans les communes de Touba et de Mbacké, notamment à travers le porte-à-porte et une présence régulière auprès des citoyens. Il les a également invités à préparer dès maintenant les prochaines échéances électorales en s’inspirant, dit-il, des qualités qu’il attribue au président Diomaye Faye : la détermination, la rectitude et le sérieux.

Abdoulaye Ndiaye Fatma a également mis en avant le poids démographique de Mbacké, qu’il présente comme le département le plus peuplé du Sénégal. Une réalité qui constitue, selon lui, un potentiel important que Kiiraay doit transformer en force militante à travers une organisation efficace et une implantation de proximité.

Il a ainsi exhorté les cadres à installer sans délai les bureaux communaux et à se mettre immédiatement au travail. Pour lui, la nouvelle étape qui s’ouvre doit être placée sous le signe de l’action et de la proximité avec les populations.

À Mbacké, le message d’Abdoulaye Ndiaye Fatma se veut donc clair : Kiiraay doit désormais quitter les salons pour investir le terrain. Dans sa vision, l’ancrage local, la massification et la présence permanente auprès des citoyens constituent les conditions essentielles pour bâtir une organisation solide et préparer les prochaines batailles électorales.

Serigne Abdou Karim Mbacké pose la première pierre verte de Touba : 5 000 Khaya senegalensis à planter dans la cité

C’est sous la houlette de Serigne Abdou Karim Mbacké Fallou que la cité religieuse de Touba a officiellement engagé une nouvelle dynamique écologique, ce samedi 22 août 2026. Délégué personnel du Khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Mbacké, il a reçu le Ndigël de présider au lancement de l’opération « Naatal Touba 2026 », aux côtés de l’association Touba Ca Kanam.

Devant une importante mobilisation sur l’axe Baye Fall Ga–Dianatou Mawahib, Serigne Abdou Karim Mbacké a donné le coup d’envoi de cette initiative destinée à renforcer durablement la couverture végétale de la ville sainte. L’objectif affiché est ambitieux : planter 5 000 arbres de l’espèce Khaya senegalensis, communément appelée « Khayy », à travers différents axes de Touba.

En sa qualité de représentant du Khalife général des Mourides, Serigne Abdou Karim Mbacké Fallou a procédé à la mise en terre des premiers plants, marquant ainsi le lancement officiel de la campagne. Pour cette première journée, près de 200 arbres ont été plantés sur un linéaire d’environ 1,5 kilomètre, à raison d’un plant tous les 15 mètres de part et d’autre de la voie.

Cette première étape constitue le point de départ d’un programme plus vaste dont la finalité est d’atteindre le cap des 5 000 arbres. À travers cette opération, les initiateurs entendent contribuer à l’amélioration du cadre de vie, au renforcement de la végétalisation et à la préservation de l’environnement dans la cité religieuse.

La cérémonie a réuni plusieurs acteurs engagés dans cette initiative, notamment les disciples de Makarimal Akhlaq, des membres de la famille de Mame Cheikh Ibrahima Fall, ainsi que des autorités administratives et techniques. Le sous-préfet de l’arrondissement de Ndame, le représentant du maire de Touba Mosquée et le capitaine Mballo des Eaux et Forêts ont notamment pris part à l’activité et apporté leur concours à sa réussite.

Au-delà de la portée symbolique de la mise en terre des premiers plants, Serigne Abdou Karim Mbacké a particulièrement insisté sur la nécessité d’assurer le suivi des arbres plantés. La réussite d’une telle opération ne dépendant pas uniquement du nombre de plants mis en terre, un dispositif de suivi et d’entretien doit accompagner leur croissance.

Arrosage régulier, protection et entretien des jeunes plants figurent ainsi parmi les mesures envisagées afin de favoriser leur reprise et leur développement. L’objectif est de faire en sorte que les 5 000 arbres annoncés puissent durablement s’enraciner dans le paysage de Touba.

À travers « Naatal Touba 2026 », portée avec Touba Ca Kanam, cette initiative se veut donc à la fois environnementale et citoyenne. Elle traduit la volonté de renforcer la végétalisation de la cité religieuse et de transmettre aux générations futures un cadre de vie plus vert et plus agréable.

En présidant cette opération au nom du Khalife général des Mourides, Serigne Abdou Karim Mbacké Fallou entend donner une traduction concrète au Ndigël reçu : faire de la plantation et de la préservation des arbres une démarche durable au service de Touba.

Drame à Tivaouane : une candidate au baccalauréat retrouvée morte après un rendez-vous

Ndèye Bigué Sène, une jeune élève candidate au baccalauréat, a été retrouvée morte samedi à Tivaouane, dans des circonstances qui suscitent une vive émotion. La jeune fille aurait été poignardée à quatre reprises, selon les premiers éléments de l’enquête.

Le corps de la victime a été découvert aux alentours de 14 heures, soit plus de dix-huit heures après son départ du domicile familial. D’après les premières constatations, l’arme utilisée serait un « naw-naw », un poignard traditionnel réputé particulièrement tranchant.

Selon les informations rapportées par Dakarois 221, Ndèye Bigué Sène avait quitté son domicile vendredi, aux environs de 20 heures, après avoir reçu un appel téléphonique lui fixant un rendez-vous. Les investigations menées par les enquêteurs ont rapidement permis d’identifier l’homme qui se trouvait à l’origine de cet appel.

Il s’agit de B. Ndiaye, un ancien pêcheur reconverti dans le charlatanisme. Le suspect connaissait déjà la jeune fille. Celle-ci aurait notamment eu recours à ses services pour solliciter des prières dans le cadre de la préparation de ses examens scolaires. Malgré son échec au baccalauréat, les contacts entre les deux personnes auraient été maintenus.

Alertés par la découverte du corps, les éléments du commissariat urbain de Tivaouane, sous la direction du commissaire principal Cheikh Ndiaye, ont entrepris une série de vérifications afin de reconstituer les dernières heures de la victime. L’exploitation des données téléphoniques, combinée aux témoignages recueillis dans le voisinage, aurait permis aux enquêteurs de resserrer rapidement l’étau autour du principal suspect.

Confronté aux éléments recueillis au cours de l’enquête, B. Ndiaye aurait finalement reconnu avoir tué la jeune femme. Les circonstances précises du passage à l’acte ainsi que le mobile du crime restent toutefois à déterminer.

Le suspect, marié et domicilié à Tivaouane, conteste pour le moment toute agression sexuelle sur la victime. Cette version devra être confrontée aux conclusions de l’autopsie ordonnée par les autorités judiciaires. Les résultats de cet examen pourraient ainsi apporter des éléments déterminants sur les circonstances exactes du décès.

ASER : Thierno Alassane Sall accuse Ousmane Sonko d’avoir été informé des irrégularités dès août 2024

Le dossier de l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER) connaît un nouveau rebondissement avec les accusations portées par le député Thierno Alassane Sall contre le Premier ministre Ousmane Sonko. Le président de la République des Valeurs s’appuie sur une note confidentielle datée du 26 août 2024 et signée par Birame Souleye Diop, alors ministre de l’Énergie, pour remettre en cause la gestion de cette affaire par les autorités.

Dans une déclaration publiée sur ses réseaux sociaux, Thierno Alassane Sall estime que cette correspondance constitue un élément déterminant dans la compréhension des événements ayant entouré la gestion de l’ASER. « La note confidentielle du 26 août 2024, signée par le ministre de l’Énergie de l’époque Birame Souleye Diop, constitue la preuve irréfutable d’un mensonge d’État », affirme le parlementaire.

Selon lui, le contenu de cette note démontrerait que le Premier ministre Ousmane Sonko avait été informé, dès les premières semaines de la nouvelle administration, de graves irrégularités présumées dans la gestion de l’Agence. Thierno Alassane Sall soutient notamment que le document faisait état d’un détournement présumé d’une partie de l’avance de démarrage versée dans le cadre du marché d’électrification rurale.

Le député va plus loin en affirmant qu’une fraction de cette avance aurait, selon les éléments rapportés dans la note ministérielle, servi au paiement de primes au niveau de la SONAC. Une accusation qui, si elle était confirmée par les investigations en cours, pourrait apporter un nouvel éclairage sur les mouvements financiers au cœur du dossier ASER.

Pour Thierno Alassane Sall, l’existence même de cette correspondance soulève donc la question du niveau d’information dont disposait le chef du gouvernement à l’époque. Il estime que la responsabilité d’Ousmane Sonko serait désormais « écrasante », considérant que le Premier ministre ne pouvait ignorer les alertes formulées au sein même de l’appareil d’État.

Le président de la République des Valeurs s’en prend également à la communication du gouvernement sur cette affaire. Il reproche aux autorités d’avoir, selon lui, minimisé les alertes relatives à l’ASER et d’avoir maintenu une position de dénégation alors que des interrogations existaient déjà au sommet de l’administration.

« Non seulement, le PM Sonko a ignoré cette alerte mais il a organisé l’Omerta en décrétant qu’il y a “zéro scandale ASER”. Pour couvrir qui ? », s’interroge le parlementaire.

Cette sortie intervient alors que le dossier ASER fait l’objet d’investigations judiciaires et financières. La gestion du marché d’électrification rurale, notamment les conditions de passation du contrat, le versement de l’avance de démarrage et l’utilisation des fonds, a suscité de nombreuses interrogations au cours des derniers mois.

Thierno Alassane Sall considère ainsi que la circulation de cette note confidentielle pourrait avoir des conséquences importantes sur la suite de la procédure. Selon lui, son contenu « conforte la qualification d’association de malfaiteurs » évoquée dans le cadre des investigations du Pool judiciaire financier.

Le député présente désormais cette affaire comme un test majeur pour les institutions judiciaires, mais aussi pour le principe de « Jub, Jubal, Jubbanti », régulièrement mis en avant par les autorités comme un engagement en faveur de la transparence, de la reddition des comptes et de la lutte contre la corruption.

Ces accusations restent toutefois celles de Thierno Alassane Sall et devront être confrontées aux éléments de l’enquête judiciaire, aux explications des personnes mises en cause ainsi qu’au contenu intégral de la note du 26 août 2024. L’enjeu est désormais de déterminer précisément ce que les autorités savaient à cette date, quelles mesures avaient été envisagées et, surtout, si les alertes formulées en interne ont effectivement été suivies d’actions concrètes.

Gamou 2026 : L’APR en forte délégation à Tivaouane‎‎

Tivaouane, août 2026 – À l’occasion du Mawlid, célébration de la naissance du Prophète Mohammed (PSL), l’Alliance pour la République (APR) s’est rendue à Tivaouane avec une délégation de haut niveau. Conduite par l’ancien Premier ministre Sidiki Kaba, elle comptait notamment le député Abdoul Mbow, la ministre Néné Fatoumata Tall, ainsi que plusieurs autres responsables du parti.

Un hommage à la famille Sy

Dans son allocution, Sidiki Kaba est revenu sur l’importance spirituelle et sociale du Gamou, rappelant l’attachement que l’ancien président Macky Sall portait aux chefs religieux, en particulier à la famille de Serigne Babacar Sy. La délégation a transmis au représentant du khalife un message de respect et de reconnaissance, tout en sollicitant des prières pour que Macky Sall puisse accéder à la fonction de Secrétaire général des Nations Unies.

Paix et cohésion sociale

L’ancien Premier ministre a insisté sur la nécessité de préserver la paix et la stabilité sociale, qu’il considère comme les conditions essentielles à l’émergence du pays. « Sans paix et cohésion sociale, les projets du Sénégal tarderont à se réaliser », a-t-il affirmé devant les fidèles et les notables religieux.

Une délégation politique au cœur d’un événement religieux

La présence de l’APR à Tivaouane illustre une fois de plus la place centrale des confréries religieuses dans la vie politique et sociale du Sénégal. Le Gamou demeure un moment de rassemblement où spiritualité et enjeux nationaux se croisent, renforçant les liens entre autorités politiques et guides religieux.Ce format met en avant les faits, cite les propos clés et situe l’événement dans son contexte religieux et politique.

Gamou 2026 : L’APR en forte délégation à Tivaouane

Saly Sarr entre dans l’histoire avec un saut à 15,08 m et un nouveau record du Sénégal

Saly Sarr a marqué une nouvelle page de l’athlétisme sénégalais. La spécialiste du triple saut a réalisé une performance exceptionnelle à la Silesia Diamond League en franchissant, pour la première fois de sa carrière, la mythique barre des 15 mètres.

Avec un bond mesuré à 15,08 mètres, l’athlète sénégalaise s’est imposée dans le concours du triple saut féminin et a, dans le même temps, établi un nouveau record national. Une performance qui confirme sa progression au plus haut niveau et qui lui permet d’inscrire son nom dans l’histoire de la discipline au Sénégal.

Ce saut revêt une dimension particulière puisqu’il efface des tablettes le précédent record national détenu par feue Kène Ndoye, figure emblématique de l’athlétisme sénégalais. Saly Sarr prend ainsi le relais d’une athlète qui avait longtemps marqué de son empreinte le triple saut national.

En atteignant 15,08 mètres, Saly Sarr franchit donc un cap symbolique et sportif majeur. Au-delà de la victoire remportée en Silesia, cette performance témoigne de son ambition et de sa capacité à rivaliser avec les meilleures spécialistes de la discipline.

Cette nouvelle marque nationale constitue également un signal fort en perspective des prochaines grandes échéances internationales. À travers ce record, Saly Sarr confirme qu’elle compte désormais parmi les athlètes sénégalaises capables de porter haut les couleurs du pays sur la scène internationale.

KIIRAAY : le nouveau parti de Diomaye fait-il éclater la majorité et recompose-t-il l’échiquier politique ?

Après des mois de spéculations, le président Bassirou Diomaye Faye acte la création de KIIRAAY – La Patrie d’abord / Les Patriotes Républicains. Entre volonté de structurer la majorité, gestion de l’héritage de PASTEF et appel à l’union nationale, ce nouveau parti pourrait redistribuer les cartes à cinq ans de la prochaine présidentielle.

Depuis son accession au pouvoir, le président Faye s’appuie sur une coalition hétéroclite. Avec KIIRAAY, l’objectif semble clair : donner un cadre partisan officiel au « Projet Sénégal 2050 ». Il s’agit de sortir de la logique de mouvement pour entrer dans celle d’un parti capable d’encadrer, de former et de mobiliser ses militants. Le message se veut rassembleur, avec un appel aux « patriotes attachés aux valeurs républicaines », au-delà des étiquettes politiques.

Entre continuité, héritage et défis pour 2026-2029

KIIRAAY se positionne comme le « parti du président ». Son pari consiste à devenir la colonne vertébrale de la majorité tout en conservant un discours d’ouverture et de rassemblement.

Le parti s’inscrit dans l’héritage de PASTEF, tout en cherchant à s’en distinguer. Il reprend le vocabulaire de la souveraineté, de la rupture et de la justice, tout en mettant davantage l’accent sur la « consolidation des institutions républicaines » et le « dialogue ». Un glissement de posture qui traduit le passage d’une logique d’opposition radicale à celle de l’exercice du pouvoir et de la gouvernance.

Cette mue pourrait toutefois créer des tensions. Pour les historiques du projet politique, KIIRAAY peut apparaître comme une dilution des fondamentaux initiaux. Pour les nouveaux venus, il peut, au contraire, constituer une garantie de respectabilité, de stabilité et d’ouverture.

Le président Bassirou Diomaye Faye devra donc réussir à faire cohabiter deux récits : celui de la rupture, porté par l’histoire du projet politique dont il est issu, et celui de la stabilité institutionnelle désormais incarnée par la présidence.

Les défis sont nombreux. Sur le plan interne, il faudra éviter que KIIRAAY soit perçu comme un instrument de cooptation susceptible de frustrer les historiques du projet et certains alliés. Sur le plan externe, le nouveau parti devra parvenir à élargir sa base, à séduire les déçus et les non-alignés, sans donner l’image d’un parti-État.

Avec KIIRAAY, Diomaye Faye semble ainsi choisir la voie de l’institutionnalisation. Le parti constitue à la fois un outil de structuration politique et un signal fort envoyé à l’ensemble de la classe politique.

Sa réussite dépendra toutefois de sa capacité à incarner le renouveau promis sans reproduire les travers de l’ancien système. Les prochains mois permettront de mesurer si KIIRAAY parvient à s’imposer comme une véritable force d’adhésion et de mobilisation ou s’il restera perçu comme un simple label présidentiel.

Moustapha Ndiaye

Journaliste

Visite du DG du Port autonome de Dakar à Ndiassane‎

Visite du DG du Port autonome de Dakar à Ndiassane

Le Directeur général du Port autonome de Dakar, Doune Pathé Mbengue, s’est rendu à Ndiassane pour rencontrer la famille Kounta, en présence du khalife général Cheikhnou Sidy Moukhtar Kounta et de l’ensemble des membres de cette illustre famille religieuse. La visite s’est déroulée dans une atmosphère empreinte de respect et de spiritualité.

Un hommage à la famille Kounta

Accompagné des principaux responsables du port, Doune Pathé Mbengue a exprimé son bonheur de se retrouver dans cette famille sainte. Il a rappelé que si le Sénégal dispose de forces de défense et de sécurité, la véritable garantie de la paix sociale réside dans l’action et les prières des guides religieux.Le DG a également salué le rôle de la fondation du port, qui œuvre dans divers domaines sociaux et entretient des relations privilégiées avec les chefs religieux du pays.

Un message du président

Dans son allocution, Doune Pathé Mbengue a transmis les instructions du président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, qui appelle à cultiver la paix et la cohésion nationale. Il a sollicité auprès de la famille Kounta des prières pour le président afin qu’il puisse accomplir sa mission au service du peuple sénégalais.

La réponse du khalife

Le porte-parole du khalife général, Cheikhnou Sidy Moukhtar Kounta, a ouvert son intervention par une prière en faveur du DG du port. Il a ensuite rappelé que le port autonome de Dakar est une direction stratégique, puisqu’il gère une grande partie de l’économie nationale. Il a exhorté Doune Pathé Mbengue à davantage d’ouverture et à soutenir toutes les personnes qui travaillent à ses côtés, afin de renforcer la solidarité et l’efficacité de cette institution.

Maouloud 2026 : Médina Baye se mobilise pour la propreté, la vidange inquiète

À l’approche du Maouloud 2026, la commission Assainissement, Environnement et Hygiène de Médina Baye, dirigée par Cheikh Abdourahmane Ibrahima Niasse, multiplie les initiatives pour améliorer le cadre de vie des milliers de pèlerins attendus dans la cité religieuse. Plusieurs réalisations ont déjà été enregistrées, notamment dans les domaines de la voirie, de l’assainissement et de l’hygiène. Toutefois, le déficit de rotations pour la vidange des fosses septiques demeure une source de préoccupation majeure.

À quelques jours de la célébration du Maouloud à Médina Baye, les préparatifs s’intensifient dans la cité religieuse. La commission Assainissement, Environnement et Hygiène est pleinement mobilisée afin d’offrir aux fidèles un environnement plus propre, plus sain et mieux aménagé.

Dans le domaine de la voirie, une importante réalisation a déjà été effectuée avec la construction d’une voie longue de 450 mètres. Cette infrastructure vient renforcer le réseau routier de Médina Baye et faciliter la circulation durant le Gamou, une période caractérisée par une forte affluence de pèlerins et de véhicules.

Selon Yoro Diouf, plusieurs autres projets sont également en cours. Il cite notamment les travaux sur l’axe Kanda–Médina Baye, ainsi que les projets reliant Gawane au poulailler et Niolanème à Médina Baye. Ces différentes interventions devraient contribuer à améliorer l’accessibilité de la cité religieuse et à fluidifier les déplacements des populations et des pèlerins.

Au-delà des infrastructures routières, la commission accorde une attention particulière aux questions d’assainissement, d’environnement et d’hygiène. L’objectif est de prévenir les risques liés à l’insalubrité dans un contexte de forte concentration humaine.

Malgré les efforts déployés, une difficulté persiste : le nombre insuffisant de rotations consacrées à la vidange des fosses septiques. Yoro Diouf souligne que le dispositif mis à la disposition du comité d’organisation des activités de la Fayda reste en deçà des besoins de Médina Baye pendant le Gamou.

En effet, l’État a accordé au comité d’organisation 450 rotations, contre environ 900 rotations mobilisées lors des précédentes éditions. Cette baisse suscite des inquiétudes chez les responsables chargés de l’assainissement, notamment au regard de l’affluence exceptionnelle attendue cette année dans la cité religieuse.

Pour les acteurs de l’organisation, la vidange des fosses septiques constitue ainsi l’un des principaux défis des préparatifs du Maouloud. Avec l’arrivée massive des pèlerins, les besoins en matière d’hygiène et d’assainissement vont considérablement augmenter. Les responsables plaident donc pour un renforcement des moyens logistiques afin d’éviter toute situation susceptible de compromettre les efforts engagés pour maintenir Médina Baye propre et salubre durant cette période de forte affluence.

À quelques jours du Mawlid, le DG du Port autonome de Dakar en visite chez le Khalife général des Layennes‎



À l’approche de la célébration du Mawlid, le directeur général du Port autonome de Dakar, Doune Pathé Mbengue, s’est rendu ce samedi à Yoff Layenne pour rencontrer le Khalife général de la confrérie layenne, Seydina Mouhamadou Lamine Laye. Le vénérable guide religieux était entouré des membres de la famille de Serigne Issa Rohou Lahi.Le DG était accompagné d’une forte délégation comprenant le secrétaire général, la Fondation du Port, ainsi que plusieurs directeurs généraux et chefs sectoriels.

Un engagement citoyen affirmé

La présidente de la Fondation du Port autonome de Dakar a rappelé que l’institution est porteuse d’une sensibilité sociétale et d’un engagement citoyen. Elle a souligné que la Fondation dispose d’une branche sociale active dans les domaines de l’éducation, de la culture et du bien-être, afin que tous les Sénégalais puissent ressentir l’impact positif des actions du Port autonome de Dakar.

Un message de respect et de solidarité

Le DG a transmis au Khalife le salut et le respect de l’ensemble du personnel du Port autonome de Dakar. Il a affirmé que l’institution jouera pleinement son rôle pour accompagner les guides religieux, rappelant l’importance de leur contribution historique à la stabilité du pays. Une orientation que le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a comprise et encouragée auprès des instances de l’État.

La confiance du Khalif

Le Khalife général a témoigné de son respect et de sa confiance envers le nouveau DG, rappelant son parcours en tant que maire de Cambérène et sa discipline dans ses précédentes responsabilités étatiques. Il l’a exhorté à la droiture et à l’honnêteté : « Tu n’es pas là pour t’enrichir ou détourner l’argent du contribuable. Je te connais et j’ai confiance en toi. » Le Khalife a également prié pour le président Bassirou Diomaye Diakhar Faye, tout en assurant le DG du soutien indéfectible de la communauté layenne.

Prières pour la paix et la cohésion

En conclusion, Doune Pathé Mbengue a assuré le Khalife de l’accompagnement du Port autonome de Dakar pour la réussite de la journée du Mawlid. Il a sollicité des prières pour la paix du Sénégal, la cohésion nationale et la stabilité du pays.
quelques jours du Mawlid, le DG du Port autonome de Dakar en visite chez le Khalife général des Layennes



À l’approche de la célébration du Mawlid, le directeur général du Port autonome de Dakar, Doune Pathé Mbengue, s’est rendu ce samedi à Yoff Layenne pour rencontrer le Khalife général de la confrérie layenne, Seydina Mouhamadou Lamine Laye. Le vénérable guide religieux était entouré des membres de la famille de Serigne Issa Rohou Lahi.Le DG était accompagné d’une forte délégation comprenant le secrétaire général, la Fondation du Port, ainsi que plusieurs directeurs généraux et chefs sectoriels.

Un engagement citoyen affirmé

La présidente de la Fondation du Port autonome de Dakar a rappelé que l’institution est porteuse d’une sensibilité sociétale et d’un engagement citoyen. Elle a souligné que la Fondation dispose d’une branche sociale active dans les domaines de l’éducation, de la culture et du bien-être, afin que tous les Sénégalais puissent ressentir l’impact positif des actions du Port autonome de Dakar.

Un message de respect et de solidarité

Le DG a transmis au Khalife le salut et le respect de l’ensemble du personnel du Port autonome de Dakar. Il a affirmé que l’institution jouera pleinement son rôle pour accompagner les guides religieux, rappelant l’importance de leur contribution historique à la stabilité du pays. Une orientation que le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a comprise et encouragée auprès des instances de l’État.

La confiance du Khalif

Le Khalife général a témoigné de son respect et de sa confiance envers le nouveau DG, rappelant son parcours en tant que maire de Cambérène et sa discipline dans ses précédentes responsabilités étatiques. Il l’a exhorté à la droiture et à l’honnêteté : « Tu n’es pas là pour t’enrichir ou détourner l’argent du contribuable. Je te connais et j’ai confiance en toi. » Le Khalife a également prié pour le président Bassirou Diomaye Diakhar Faye, tout en assurant le DG du soutien indéfectible de la communauté layenne.

Prières pour la paix et la cohésion

En conclusion, Doune Pathé Mbengue a assuré le Khalife de l’accompagnement du Port autonome de Dakar pour la réussite de la journée du Mawlid. Il a sollicité des prières pour la paix du Sénégal, la cohésion nationale et la stabilité du pays.

Mawlid, le DG du Port autonome de Dakar en visite chez le Khalife général des Layennes

Appui aux familles religieux pour le Mawlid : Le Port Autonome de Dakar triple la mise…‎‎


Dakar, 22 août 2026 – À quelques jours de la célébration du Mawlid (Gamou), le Directeur général du Port Autonome de Dakar, M. Doudou Pathé Mbengue, a effectué une tournée dans plusieurs cités religieuses du pays, notamment Yoff, Ndiassane et Tivaouane. Une démarche placée sous le signe de la solidarité et du soutien aux familles religieuses.

La solidarité au cœur de l’action

‎« Le sens que j’ai pris à donner à cette tournée, c’est tout simplement un mot: la solidarité», a déclaré le DG. Cette solidarité s’adresse autant aux populations sénégalaises qu’au personnel du Port issu de ces familles religieuses, mobilisé pour préparer la nuit bénie de la naissance du Prophète Muhammad (PSL).

Une tradition renforcée

Le Port Autonome de Dakar, à travers sa Fondation, s’est déjà illustré par des actions sociales lors des précédentes éditions. Mais cette année, l’ambition est plus grande: tripler les moyens mobilisés pour accompagner les familles religieuses et amplifier l’impact social. Cette initiative s’inscrit dans la vision du Chef de l’État et dans la logique de la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE).

Des projets à forte incidence sociale

Au-delà du soutien religieux, le DG a annoncé des investissements dans des projets structurants : Environnement et cadre de vie.Emploi des jeunes et promotion de l’employabilité. Activités économiques locales pour renforcer l’autonomie des communautés. Ces orientations visent à répondre de manière concrète aux besoins des citoyens, en synergie avec les services du Port et la Fondation.

Le Port, moteur de la vision Sénégal 2050

M. Mbengue a rappelé que le Port de Dakar est l’une des infrastructures stratégiques de la façade atlantique. L’ambition affichée est claire: faire du Port Autonome de Dakar le premier port d’Afrique de l’Ouest, voire du continent, en alignement avec la vision Sénégal 2050. « Les ressources humaines sont là, l’expertise est là, la volonté est là  », a-t-il affirmé, promettant de travailler d’arrache-pied pour hisser le Port au rang des meilleurs du monde.Ce reportage met en lumière la double dimension de l’initiative : un soutien spirituel et social aux familles religieuses, et une projection économique et stratégique pour l’avenir du Sénégal.

Appui aux familles religieuses pour le Mawlid : le Port autonome de Dakar triple la mise

Aser-AEE Power : les zones d’ombre d’un marché de 91,8 milliards de FCFA au cœur du litige

Le différend opposant l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (Aser) au groupe AEE Power met en lumière plusieurs zones d’ombre autour de l’exécution du Programme d’urgence d’électrification rurale (Puelec). Dans une note signée par l’ancien ministre du Pétrole et des Énergies, Birame Soulèye Diop, l’architecture du contrat, les conditions de son attribution ainsi que l’utilisation de l’avance de démarrage sont passées en revue.

Dans le cadre du Puelec, l’Aser avait obtenu un financement du gouvernement espagnol, mobilisé à travers la banque Santander. C’est dans ce contexte qu’un marché d’un montant de 91,833 milliards de francs CFA hors taxes a été conclu entre l’Aser et AEE Power EPC. Le contrat, attribué par entente directe, a été signé en février 2024.

Selon la note de l’ancien ministre, des réserves avaient toutefois été exprimées bien avant la signature du marché. Dès janvier 2023, le ministère de tutelle avait notamment attiré l’attention sur les conditions de transparence de la procédure ayant conduit au choix du partenaire chargé de l’exécution du projet.

L’examen des différents documents fait également apparaître une architecture contractuelle impliquant plusieurs entités du groupe AEE Power. Un accord commercial avait ainsi été conclu le 22 décembre 2023. Auparavant, le 25 novembre 2023, un engagement tripartite avait été signé entre AEE Power EPC Espagne, sa filiale sénégalaise AEE Power Sénégal, désignée comme mandataire et sous-traitant local, et l’Aser.

Cet accord portait notamment sur l’acquisition de poteaux électriques destinés au projet. Selon les déclarations du directeur général d’AEE Power Sénégal rapportées dans la note, la filiale sénégalaise devait représenter environ 60 % de la contrepartie financière liée à l’exécution du projet.

Le principal point de rupture entre les différentes parties est intervenu après le versement de l’avance de démarrage. Une somme de 56 millions d’euros, correspondant à 40 % du financement, a été versée à AEE Power Espagne. La filiale sénégalaise a ensuite demandé le reversement de la quote-part qui lui revenait dans le cadre des engagements contractuels.

Cette demande a provoqué une escalade du différend. La maison mère espagnole a finalement notifié la résiliation de l’ensemble des contrats, invoquant une rupture de confiance avec sa filiale sénégalaise. AEE Power Espagne a notamment accusé AEE Power Sénégal d’avoir produit de fausses factures et de fausses quittances.

Parmi les documents contestés figure notamment une pièce attribuée à la Direction centrale des marchés publics, portant sur un montant d’environ 500 millions de francs CFA. Ces accusations de faux documents constituent l’un des principaux éléments du contentieux entre les deux entités.

Saisie par AEE Power Sénégal, l’Autorité de régulation de la commande publique, à travers son Comité de règlement des différends, est intervenue dans le dossier. Le 3 juillet 2024, l’organe a décidé de suspendre à titre conservatoire la résiliation des contrats. Une réunion de conciliation avait ensuite été convoquée pour le 15 juillet.

La partie espagnole a cependant refusé de participer à cette rencontre, contestant la compétence de l’organe de régulation sénégalais pour trancher un différend qu’elle considérait comme relevant essentiellement de relations contractuelles privées entre les différentes sociétés du groupe.

Malgré cette position, l’Arcop a recommandé la poursuite du marché. Une décision qui n’a pas mis fin aux interrogations entourant les conditions d’exécution du projet et les relations entre AEE Power Espagne et sa filiale sénégalaise.

De son côté, la direction générale de l’Aser avait également exprimé des réserves sur la crédibilité d’AEE Power Sénégal. Des soupçons de surfacturation auraient notamment été relevés, conduisant les responsables de l’agence à envisager une renégociation du contrat initial.

Dans sa note, Birame Soulèye Diop recommande ainsi plusieurs mesures destinées à clarifier la situation. L’ancien ministre insiste en particulier sur la nécessité de déterminer avec précision la destination de l’avance de démarrage versée à AEE Power Espagne. Une partie de cette somme aurait notamment été utilisée pour le paiement de primes d’assurance, une utilisation qui devait, selon lui, être documentée et justifiée.

La note préconise également de faire toute la lumière sur les accusations de faux documents formulées dans le cadre du conflit entre les deux entités du groupe AEE Power. La vérification de l’authenticité des factures, quittances et autres pièces citées dans le dossier apparaît ainsi comme un préalable à l’établissement des responsabilités.

Autre recommandation : renégocier les prix du marché afin de s’assurer de leur conformité avec les réalités économiques du projet et de prévenir d’éventuelles pratiques de surfacturation.

L’ancien ministre plaide enfin pour une implication plus importante des entreprises sénégalaises dans l’exécution du programme d’électrification rurale. Au-delà du différend entre AEE Power Espagne et AEE Power Sénégal, l’enjeu serait ainsi de garantir que les importants financements mobilisés pour le Puelec bénéficient davantage au tissu économique national.

Le dossier Aser-AEE Power concentre donc plusieurs questions : les conditions d’attribution d’un marché de près de 92 milliards de francs CFA, la gestion d’une avance de démarrage de 56 millions d’euros, les accusations de faux documents, les soupçons de surfacturation et le rôle des différentes entités du groupe dans l’exécution du contrat.

Ndiandiaye : Bassirou Diomaye Faye rend hommage à Demba Sène et réaffirme son attachement à ses racines

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, s’est rendu à Ndiandiaye, son village natal situé dans la commune de Ndiaganiao, à l’occasion de la cérémonie du troisième jour du décès de Demba Sène, enseignant et figure engagée de la vie politique locale.

À travers cette visite, le Chef de l’État a tenu à partager la douleur de la famille du défunt et à témoigner sa solidarité à l’ensemble de la communauté de Ndiaganiao. Dans une atmosphère empreinte de recueillement et d’émotion, le Président de la République s’est recueilli aux côtés des proches de Demba Sène, saluant la mémoire d’un homme connu pour son engagement dans la vie de sa localité.

La disparition de Demba Sène intervient dans un contexte particulièrement douloureux pour le village de Ndiandiaye. Elle survient en effet vingt jours seulement après le décès de Diegane Faye, ancien président du Conseil rural de Ndiaganiao et oncle du Chef de l’État. Les deux hommes partageaient également une histoire politique commune : ils furent des compagnons du père de Bassirou Diomaye Faye dans son engagement politique.

Cette proximité historique est également visible dans la configuration du village. Les familles de Demba Sène et de Diegane Faye résident dans des maisons presque mitoyennes, au cœur de Ndiandiaye, renforçant encore le caractère symbolique de cette période de deuil qui touche la communauté.

En se rendant sur place, Bassirou Diomaye Faye a ainsi renoué avec son environnement familial et communautaire, dans un moment marqué par la perte successive de deux figures qui ont compté dans la vie politique locale. Sa présence auprès des familles endeuillées traduit également la place accordée aux liens de proximité, à la solidarité et au respect des anciens dans cette partie de la commune de Ndiaganiao.

Au-delà de son statut de Chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye s’est présenté à Ndiandiaye comme un fils de la localité venu partager la peine des siens et se recueillir devant la mémoire de deux hommes liés à l’histoire de sa famille et de sa communauté.

ARC : Anta Babacar Ngom investie à la tête du parti et appelle à une nouvelle mobilisation sur le terrain

L’Alternative pour la Relève Citoyenne (ARC) a franchi une nouvelle étape dans sa structuration. Le parti a procédé, ce samedi 22 août, à l’inauguration officielle de son siège national, implanté aux Almadies, au rond-point Dioulékaye. La cérémonie a également été marquée par l’investiture d’Anta Babacar Ngom à la tête de la formation politique et la présentation des nouvelles instances dirigeantes.

Devant les militants, sympathisants et responsables du parti, Anta Babacar Ngom a livré un discours placé sous le signe du patriotisme, de l’engagement et de la responsabilité. La présidente de l’ARC a notamment invité les membres de sa formation à dépasser les clivages et les intérêts particuliers pour placer l’intérêt national au cœur de leur action.

« Au-dessus de nos appartenances, le Sénégal », a-t-elle lancé, donnant ainsi le ton de son intervention. Pour la dirigeante de l’ARC, l’engagement politique ne saurait se limiter aux périodes électorales. Elle a exhorté les militants à retourner sur le terrain, à aller à la rencontre des populations, à écouter leurs préoccupations et à leur démontrer concrètement l’utilité de l’action politique.

Anta Babacar Ngom a également insisté sur les valeurs devant, selon elle, guider la construction d’une nouvelle offre politique. Dignité, mérite, responsabilité et sens du service de la nation doivent constituer, à ses yeux, les fondements de cette démarche. Une orientation qui traduit la volonté de l’ARC de se positionner comme une force politique capable de proposer une alternative crédible et durable aux Sénégalais.

L’inauguration du siège national intervient dans un contexte de réorganisation et de consolidation des structures du parti. Présenté comme un espace destiné à accueillir les activités politiques, mais également à favoriser la réflexion, le dialogue et l’action, ce nouveau siège doit servir de point d’ancrage à la poursuite du déploiement de l’ARC sur l’ensemble du territoire national.

La cérémonie a par ailleurs coïncidé avec la célébration de l’anniversaire de l’Alternative pour la Relève Citoyenne. Un moment symbolique qui a permis aux responsables et aux militants de revenir sur le chemin parcouru et de réaffirmer leur volonté de poursuivre l’implantation du parti.

Kaolack/Médina Baye : les fils du Khalife, gardiens de la continuité dans les préparatifs du Gamou

À quelques heures de la célébration du Gamou de Médina Baye, l’effervescence gagne tous les secteurs de la cité religieuse. Au cœur de cette mobilisation, les fils du Khalife général jouent un rôle particulièrement important. Véritables relais auprès de leur père, ils participent aux préparatifs, transmettent ses orientations, accueillent les hôtes et veillent au bon déroulement de cette grande rencontre spirituelle.

À Médina Baye, le Gamou ne se résume pas aux seules cérémonies religieuses. Derrière les grandes foules, les séances de récitation du Coran, les conférences et les différentes activités qui rythment la célébration de la naissance du Prophète Muhammad (PSL), se déploie un important travail de préparation et de coordination.

Dans cette organisation, les fils du Khalife général occupent une place de premier plan. Aux côtés de leur père, ils constituent un maillon essentiel dans la coordination des différentes initiatives et dans la gestion des nombreuses sollicitations qui affluent à l’approche du Gamou.

Auprès du Khalife, transmettre et orienter

Dans les moments forts des préparatifs, les fils du Khalife sont régulièrement aux côtés de leur père. Ils recueillent ses orientations, échangent avec lui sur les différentes questions liées à l’organisation et participent à la mise en œuvre de ses recommandations.

Cette proximité traduit également une forme de continuité dans la gestion des affaires de la famille religieuse et de la cité de Médina Baye. Les décisions et recommandations du Khalife sont ainsi relayées auprès des différents responsables et acteurs impliqués dans les préparatifs.

Une mission d’accueil des hôtes

L’autre dimension importante de leur mission concerne l’accueil des hôtes.

À l’approche du Gamou, Médina Baye reçoit des délégations venues de différentes régions du Sénégal, mais également de plusieurs pays. Autorités religieuses, responsables politiques, représentants d’organisations, disciples et simples fidèles convergent vers la cité de Cheikh Ibrahim Niass.

Dans ce contexte, les fils du Khalife participent à l’accueil, à l’orientation et à l’accompagnement des visiteurs. Ils contribuent ainsi à perpétuer la tradition d’hospitalité qui caractérise Médina Baye durant le Gamou.

Une présence discrète, mais stratégique

Sur le terrain, leur présence peut parfois sembler discrète. Pourtant, elle revêt une dimension stratégique. Entre les audiences, les rencontres avec les délégations, les sollicitations des disciples et les différentes activités préparatoires, ils sont constamment mobilisés.

Leur rôle consiste également à faciliter les échanges et à maintenir le lien entre le Khalife, les responsables de l’organisation et les nombreux acteurs qui œuvrent à la réussite du Gamou.

Dans l’esprit de la transmission

Au-delà de l’aspect organisationnel, cette mission s’inscrit dans une logique de transmission. Aux côtés du Khalife général, ses fils participent à la continuité d’une tradition religieuse et sociale profondément ancrée à Médina Baye.

À mesure que le Gamou approche, leur mobilisation témoigne ainsi de l’importance accordée à l’accueil des fidèles, au respect des orientations du Khalife et à la préservation de l’esprit de solidarité qui accompagne chaque édition de cette grande rencontre religieuse.

Coupe du maire de Fatick : Matar Ba affiche ses ambitions et revendique la poursuite de son mandat

La finale de la Coupe du maire de Fatick, qui opposait l’ASC Mendis à l’ASC Garmi, a largement dépassé le cadre d’une simple confrontation sportive. Dans un stade Pape Massène Sène particulièrement animé, la jeunesse et les différentes composantes de la population de Fatick se sont retrouvées autour du football, dans une ambiance de fête et de communion populaire.

Mais au-delà de l’enjeu sportif, cette grande mobilisation a également offert une tribune à Matar Ba. Face au micro de Dakaractu Mbour, le maire de Fatick a clairement affiché sa volonté de poursuivre son action à la tête de la municipalité. À l’approche des prochaines échéances locales, l’ancien ministre des Sports assume ainsi son ambition de solliciter à nouveau la confiance des populations.

Matar Ba veut poursuivre son action à la tête de Fatick

Profitant de la forte mobilisation enregistrée à l’occasion de cette finale, Matar Ba a défendu sa politique municipale, notamment son engagement en faveur de la jeunesse et du sport.

Pour le maire, la Coupe qui porte son nom est devenue, au fil des éditions, un rendez-vous majeur du calendrier sportif local. Elle constitue également, selon lui, un moment privilégié de rapprochement entre la municipalité et les populations.

« Quand nous prenons toutes les dispositions pour fêter la jeunesse, on le sent à travers la mobilisation de tous les Fatickois », a déclaré Matar Ba, mettant en avant l’adhésion populaire autour de cette manifestation.

Le maire a notamment insisté sur la décision de maintenir la gratuité de l’accès au stade. Une mesure qui vise, selon lui, à permettre à toutes les familles de participer à la fête, y compris celles qui ne disposent pas de moyens financiers suffisants pour acheter un billet.

Cette politique, Matar Ba la présente comme l’une des expressions de son engagement en faveur de la jeunesse fatickoise, qu’il considère comme un acteur central du développement de la commune.

Une enveloppe de 2,5 millions de FCFA pour les finalistes

Sur le plan financier, la municipalité a également mis les moyens pour accompagner les équipes engagées dans la compétition. Le vainqueur de la finale devait recevoir une prime de 1,5 million de FCFA, tandis que l’équipe finaliste malheureuse devait repartir avec une enveloppe d’un million de FCFA.

À ces récompenses s’ajoutent les équipements destinés aux différentes associations sportives et culturelles de la commune ainsi que les subventions accordées aux ASC.

Pour Matar Ba, ces investissements ne se limitent pas à l’organisation d’une compétition. Ils participent à une politique d’encadrement de la jeunesse à travers le sport, considéré comme un outil de cohésion sociale, de discipline et d’épanouissement.

Cet engagement n’est d’ailleurs pas nouveau chez l’ancien ministre des Sports. Avant d’occuper des fonctions gouvernementales et de diriger la mairie de Fatick, Matar Ba avait également été à la tête de l’Organisation nationale de coordination des activités de vacances (ONCAV).

« Le sport transcende les clivages politiques »

L’un des autres messages forts délivrés par le maire de Fatick concerne la capacité du sport à réunir des acteurs issus de sensibilités politiques différentes.

Matar Ba a relevé la présence, autour de cette finale, de représentants de plusieurs formations politiques et mouvements citoyens. Une diversité qu’il considère comme une illustration de la force fédératrice du sport.

« Le sport transcende les clivages politiques », a-t-il insisté, estimant que les compétitions sportives peuvent constituer des espaces de dialogue et de rapprochement dans un contexte politique souvent marqué par les divisions.

À ses yeux, la mobilisation enregistrée au stade Pape Massène Sène démontre que les enjeux sportifs et sociaux peuvent prendre le dessus sur les considérations partisanes lorsqu’il s’agit de célébrer la jeunesse et de promouvoir la cohésion dans la cité.

Un appel à la non-violence dans les stades

La question de la sécurité et de la lutte contre la violence dans les enceintes sportives a également occupé une place importante dans le discours du maire.

Matar Ba a salué le dispositif déployé à l’occasion de cette finale et remercié les forces de défense et de sécurité ainsi que les responsables locaux de la Police pour leur mobilisation.

L’ancien patron de l’ONCAV souhaite désormais que cette dynamique se poursuive jusqu’à la fin des Navétanes. Il appelle notamment les acteurs du mouvement sportif, les dirigeants d’ASC, les supporters et les jeunes à faire de la non-violence une priorité.

Dans un contexte où les incidents liés aux compétitions de Navétanes peuvent parfois perturber les rencontres, cet appel vise à préserver l’esprit festif et populaire de ces manifestations.

Mendis, Garmi et une ville mobilisée

Sur le terrain, l’ASC Mendis et l’ASC Garmi avaient pour objectif de décrocher le trophée et d’inscrire leur nom au palmarès de la compétition. Dans les tribunes, l’enjeu dépassait toutefois largement le résultat de la rencontre : c’est toute la ville de Fatick qui s’était mobilisée.

Matar Ba a d’ailleurs résumé cet état d’esprit en estimant que, quel que soit le vainqueur, « c’est Fatick qui gagne ».

Derrière cette finale et la forte mobilisation populaire, le maire entend donc mettre en avant un bilan axé sur la jeunesse, le sport et la cohésion sociale. Mais l’événement lui a également permis de clarifier ses ambitions politiques.

À travers ses déclarations, Matar Ba confirme ainsi sa volonté de poursuivre son aventure à la tête de la municipalité de Fatick. Une ambition désormais assumée publiquement, à la faveur d’une manifestation sportive devenue, au fil des années, l’un des rendez-vous populaires majeurs de la ville.

Inauguration de l’autoroute Thiadiaye-Mbour-Kaolack : Omar Youm appelle à la vigilance et plaide pour davantage d’investissements

« Les hommes passent, les institutions demeurent. » C’est par ces mots que le maire de Thiadiaye, Omar Youm, a salué la réception de l’importante infrastructure routière, initiée et financée sous l’ancien régime et officiellement inaugurée ce samedi par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye.

Qualifiée d’ouvrage « structurant et de très grande qualité », l’autoroute Thiadiaye-Mbour-Kaolack symbolise, selon les intervenants, la continuité de l’État au-delà des alternances politiques. Sa mise en service sous le magistère du président Bassirou Diomaye Faye traduit ainsi la poursuite des projets d’infrastructures engagés par les régimes précédents.

Lors de la cérémonie, les différents intervenants se sont félicités de la qualité de l’ouvrage et ont appelé les usagers à davantage de discipline sur l’autoroute. Le respect du Code de la route, la vigilance et la prudence ont notamment été mis en avant pour réduire les comportements à risque et, surtout, prévenir les accidents mortels.

Au-delà de la satisfaction suscitée par la réalisation de cette infrastructure, un plaidoyer a également été lancé en faveur de la multiplication des ouvrages de cette envergure à travers le pays. L’objectif est de faciliter les déplacements des populations, de dynamiser les échanges commerciaux et de contribuer à une meilleure cohésion territoriale.

« Nous avons besoin de davantage d’ouvrages de cette envergure pour permettre aux Sénégalais de circuler plus facilement, d’augmenter les échanges commerciaux et de réduire l’injustice spatiale, afin de mieux consolider la République », a martelé Omar Youm, maire de Thiadiaye.

Moustapha Ndiaye

Appui aux familles religieuses pour le Mawlid : le Port autonome de Dakar triple la mise

Dakar, 22 août 2026 – À quelques jours de la célébration du Mawlid (Gamou), le directeur général du Port autonome de Dakar (PAD), Doudou Pathé Mbengue, a effectué une tournée dans plusieurs cités religieuses du pays, notamment à Yoff, Ndiassane et Tivaouane. Une démarche placée sous le signe de la solidarité et du soutien aux familles religieuses.

La solidarité au cœur de l’action

« Le sens que j’ai voulu donner à cette tournée, c’est tout simplement un mot : la solidarité », a déclaré le directeur général du Port autonome de Dakar.

Cette solidarité s’adresse aussi bien aux populations sénégalaises qu’au personnel du Port issu de ces différentes familles religieuses, fortement mobilisé à l’occasion des préparatifs de la célébration de la naissance du Prophète Muhammad (PSL).

Une tradition renforcée

À travers sa Fondation, le Port autonome de Dakar s’est déjà illustré par des actions sociales lors des précédentes éditions du Mawlid. Cette année, l’institution entend cependant aller plus loin en triplant les moyens mobilisés pour accompagner les familles religieuses et renforcer l’impact de son action sociale.

Cette initiative s’inscrit dans la vision du chef de l’État et dans une démarche de Responsabilité sociétale des entreprises (RSE), avec la volonté de faire de l’engagement social du Port un véritable levier de développement au profit des communautés.

Des projets à forte incidence sociale

Au-delà de l’appui apporté aux familles religieuses à l’occasion du Mawlid, le directeur général du Port autonome de Dakar a annoncé la mise en œuvre de projets à forte portée sociale.

Les principaux axes concernent notamment l’amélioration de l’environnement et du cadre de vie, la promotion de l’emploi et de l’employabilité des jeunes, ainsi que le développement des activités économiques locales afin de renforcer l’autonomie des communautés.

Ces orientations devraient être mises en œuvre en synergie avec les services du Port autonome de Dakar et sa Fondation, avec l’ambition d’apporter des réponses concrètes aux préoccupations des populations.

Le Port au cœur de la vision Sénégal 2050

Doudou Pathé Mbengue a également rappelé la dimension stratégique du Port autonome de Dakar, présenté comme l’une des infrastructures majeures de la façade atlantique et un acteur essentiel de l’économie nationale.

L’ambition affichée est de faire du Port autonome de Dakar le premier port d’Afrique de l’Ouest, voire du continent, en cohérence avec les orientations de la vision Sénégal 2050.

« Les ressources humaines sont là, l’expertise est là, la volonté est là », a-t-il assuré, réaffirmant sa détermination à œuvrer pour hisser le Port de Dakar au rang des plateformes portuaires les plus performantes au monde.

À travers cette tournée, le Port autonome de Dakar entend ainsi conjuguer solidarité envers les familles religieuses, engagement social au profit des communautés et ambition de modernisation d’une infrastructure stratégique pour l’avenir économique du Sénégal.

À l’approche du Mawlid, le DG du Port autonome de Dakar sollicite les prières du Khalife général des Tidianes

À l’approche de la célébration du Mawlid, le directeur général du Port autonome de Dakar (PAD), Doune Pathé Mbengue, s’est rendu ce samedi à Tivaouane pour une visite auprès du Khalife général des Tidianes, Serigne Babacar Sy Mansour. Le guide religieux était entouré de membres de la famille de Serigne Babacar Sy.

Le directeur général du PAD était accompagné d’une importante délégation composée notamment du secrétaire général du Port autonome de Dakar, des responsables de la Fondation du Port, ainsi que de plusieurs directeurs généraux et chefs de service.

Cette visite a été l’occasion pour Doune Pathé Mbengue de transmettre les salutations de l’ensemble du personnel du Port autonome de Dakar au Khalife général et de solliciter ses prières pour le chef de l’État, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, ainsi que pour la paix et la stabilité du Sénégal.

Prenant la parole, le directeur général a réaffirmé la disponibilité du Port autonome de Dakar à mettre ses services et ses moyens à la disposition des guides religieux afin de contribuer à la réussite de la célébration du Mawlid. Il a également insisté sur l’importance de la paix, de la cohésion sociale et de la stabilité nationale, des valeurs qu’il a présentées comme essentielles pour le développement du pays.

Pour sa part, le Khalife général des Tidianes a témoigné de son estime et de sa confiance à l’endroit du directeur général du Port autonome de Dakar. Serigne Babacar Sy Mansour a formulé des prières pour le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, et pour le Sénégal, tout en assurant Doune Pathé Mbengue du soutien de la communauté tidiane.

Au terme de la rencontre, le directeur général du Port autonome de Dakar a réaffirmé l’engagement de l’institution à accompagner les familles religieuses dans l’organisation du Mawlid. Il a également renouvelé son appel aux prières pour la paix, la cohésion sociale et la stabilité du Sénégal.

Gamou 2026 : Ousmane Sonko à la rencontre des foyers religieux de la région de Thiès

À l’approche du Gamou 2026, le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, a effectué ce samedi une tournée auprès de plusieurs foyers religieux de la région de Thiès. À la tête d’une importante délégation composée notamment du vice-président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, de députés et de responsables de Pastef, il s’est successivement rendu à Keur Mame El Hadj, à Ndiassane et à Tivaouane pour présenter ses civilités aux familles religieuses et solliciter leurs prières pour le Sénégal.

La première étape de cette tournée a conduit Ousmane Sonko à Keur Mame El Hadj, auprès de la Hadra Ndiéguène. Le président de l’Assemblée nationale y a été reçu au nom du khalife général, Serigne Mounirou Ndiéguène, par des membres de la famille Ndiéguène.

Au cours de cette rencontre, Ousmane Sonko a salué le patriarche de la famille et rendu hommage à l’importante contribution de la cité religieuse à la diffusion des enseignements de l’Islam et à la consolidation des valeurs sociales et spirituelles au Sénégal. Il a également insisté sur le rôle historique joué par les guides religieux dans la préservation de la paix, de la cohésion nationale et des valeurs qui fondent la société sénégalaise.

Dans son adresse, le président de l’Assemblée nationale a surtout sollicité les prières des dignitaires de la Hadra Ndiéguène pour la paix, la stabilité et la prospérité du Sénégal. Les représentants de la famille religieuse ont, de leur côté, exprimé leur satisfaction à l’occasion de cette visite en cette veille de Gamou.

La délégation parlementaire a ensuite pris la direction de Ndiassane, autre grande cité religieuse de la région de Thiès. Ousmane Sonko y a été reçu par le porte-parole du khalife général, Cheikh Khalifa Abdallah Kounta.

Prenant la parole lors de cette étape, le président de l’Assemblée nationale s’est félicité du choix du thème retenu pour le Gamou de cette année : « L’éthique prophétique face aux crises contemporaines ». Il a souligné la pertinence de cette thématique dans un contexte marqué par de nombreux défis sociaux, économiques et institutionnels, appelant à une meilleure prise en compte des valeurs éthiques et morales dans la conduite des affaires publiques et dans la vie de la nation.

Ousmane Sonko a également mis en avant la contribution des foyers religieux au développement économique et social du pays. Selon lui, l’action des guides religieux ne se limite pas à la dimension spirituelle, mais participe également à l’éducation des populations, au renforcement de la solidarité et à la préservation de la cohésion nationale.

Après Keur Mame El Hadj et Ndiassane, la délégation s’est rendue à Tivaouane, l’un des principaux foyers de la communauté tidiane au Sénégal. Ousmane Sonko et ses accompagnateurs ont été reçus au domicile du khalife général, où les échanges se poursuivaient dans l’une des salles d’accueil de la résidence.

Cette tournée intervient dans le cadre des visites traditionnelles effectuées à l’approche du Gamou par les autorités politiques auprès des familles religieuses. Elle témoigne également de la volonté du président de l’Assemblée nationale de maintenir un dialogue avec les différents foyers religieux du pays et de recueillir leurs prières dans un contexte national marqué par d’importants enjeux économiques, sociaux et politiques.

Gamou 2026 : l’APR en forte délégation à Tivaouane

À l’occasion du Gamou, célébrant la naissance du Prophète Mohammed (PSL), l’Alliance pour la République (APR) s’est rendue à Tivaouane avec une importante délégation. Celle-ci était conduite par l’ancien Premier ministre Sidiki Kaba et comprenait notamment le député Abdoul Mbow, la ministre Néné Fatoumata Tall ainsi que plusieurs autres responsables du parti.

Un hommage à la famille Sy

Prenant la parole, Sidiki Kaba a rappelé la portée spirituelle et sociale du Gamou de Tivaouane, tout en insistant sur les liens historiques qui unissent l’APR à la famille Sy.

L’ancien Premier ministre a également évoqué l’attachement de l’ancien président de la République Macky Sall aux guides religieux, en particulier à la famille de Serigne Babacar Sy. La délégation a ainsi transmis au représentant du khalife général de Tivaouane un message de respect et de considération.

À cette occasion, Sidiki Kaba a également sollicité des prières en faveur de Macky Sall, notamment pour son ambition d’accéder au poste de Secrétaire général des Nations unies.

Sidiki Kaba plaide pour la paix et la cohésion sociale

Au-delà de la dimension religieuse de la visite, l’ancien Premier ministre a insisté sur l’importance de préserver la paix et la cohésion sociale au Sénégal.

« Sans paix et cohésion sociale, les projets du Sénégal tarderont à se réaliser », a-t-il déclaré, soulignant que la stabilité constitue, selon lui, une condition indispensable au développement et à l’émergence du pays.

L’APR présente à Tivaouane

La présence d’une forte délégation de l’APR à Tivaouane témoigne de l’importance accordée par la formation politique aux grandes manifestations religieuses du pays. Le Gamou constitue en effet un moment majeur de rassemblement spirituel, mais aussi un espace de dialogue et de communion entre les différentes composantes de la société sénégalaise.

À Tivaouane, cette visite de responsables de l’APR intervient ainsi dans un contexte où les relations entre acteurs politiques et autorités religieuses continuent d’occuper une place importante dans la vie publique sénégalaise.

Autoroute Mbour-Fatick-Kaolack : la sortie de Thiadiaye suscite la colère des populations de l’axe Ndiosmone-Fimela

L’inauguration officielle du tronçon Thiadiaye-Kaolack de l’autoroute à péage, ce samedi 22 août 2026, par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a été saluée comme une avancée majeure en matière d’infrastructures routières. Pourtant, cette satisfaction est loin d’être partagée par les populations de l’axe Ndiosmone-Fimela-Djiffère.

Le Collectif pour la défense des intérêts de l’axe Ndiosmone-Fimela-Palmarin-Djiffère dénonce vivement l’implantation de la sortie à Thiadiaye, une décision qu’il juge « aberrante » et « qui frise le ridicule ».

« Comment peut-on délaisser cette zone pour ensuite implanter la sortie à Thiadiaye ? Il n’y a même pas de comparaison possible, que ce soit sur le plan du potentiel socio-économique ou démographique », s’insurge Birama Ndiaye, journaliste originaire de Khondiogne Tattaguine et président du collectif.

Selon lui, la sortie actuelle ne dessert que deux à trois communes, alors que le site initialement envisagé à Médina Dokh, dans la commune de Tattaguine, chef-lieu d’arrondissement, aurait présenté un intérêt stratégique beaucoup plus important.

Le collectif rappelle que ce choix, effectué sous l’ancien régime alors qu’Omar Youm, aujourd’hui maire de Thiadiaye, était ministre des Transports terrestres, constitue, selon ses membres, une erreur du passé qui doit désormais être corrigée.

À leurs yeux, l’implantation d’une sortie à Médina Dokh permettrait de désenclaver une dizaine de localités importantes, notamment Tattaguine, Loul Sessène, Djilass, Dioffior, Fimela, Samba Dia, Palmarin et Djiffère, ainsi que les îles du Saloum.

« Cet axe est stratégique et constitue le poumon économique de la région de Fatick, de par son poids démographique, son potentiel touristique, notamment avec la zone de Ndangane, et l’importance de ses activités économiques », plaide Birama Ndiaye.

Au-delà du manque à gagner économique, les populations dénoncent surtout ce qu’elles considèrent comme une entrave à la libre circulation des personnes et des biens. L’autoroute a, selon le collectif, scindé en deux le village de Khondiogne et contraint désormais les usagers à effectuer de longs détours par Thiadiaye pour accéder à l’infrastructure.

« Cette autoroute nous a enclavés et entrave gravement la libre circulation de nos concitoyens et de leurs biens », déplore le président du collectif.

Pourtant, les alertes n’auraient pas manqué. Des correspondances ont été adressées aux autorités administratives locales ainsi qu’aux différents ministres concernés. L’ancien ministre des Transports, Malick Ndiaye, s’était rendu dans la zone, tout comme l’actuel ministre des Infrastructures, Déthié Fall. Malgré ces démarches, les revendications des populations restent, à ce jour, sans suite concrète, selon le collectif.

Face à cette situation, les forces vives de l’axe Ndiosmone-Fimela-Djiffère lancent un appel solennel au président de la République, Bassirou Diomaye Faye, afin qu’une solution soit trouvée.

Le collectif s’appuie notamment sur les propos du chef de l’État, qui a présenté l’autoroute comme une infrastructure réalisée dans l’intérêt des populations.

« Monsieur le Président, cette erreur du passé doit être rectifiée le plus rapidement possible. Vous verrez toute la pertinence de nos inquiétudes dès l’exploitation de ce tronçon », conclut Birama Ndiaye.

Les populations concernées entendent ainsi maintenir la mobilisation afin d’obtenir la création ou le réaménagement d’un accès à hauteur de Médina Dokh, qu’elles considèrent comme indispensable au désenclavement et au développement économique de toute cette partie de la région de Fatick.

BAMBILOR : Une journée historique pour l’accès à la justice de proximité et l’autonomisation des femmes

À l’initiative de l’Association des juristes sénégalaises (AJS), et sous l’impulsion de Thierno Amadou Ba, Khalife général de Bambilor, la commune a accueilli, ce samedi 22 août 2026, une journée de consultations juridiques gratuites. L’événement, marqué par une forte mobilisation citoyenne et plusieurs annonces importantes, notamment la mise à disposition d’un terrain pour l’implantation d’une Boutique de Droit permanente, ouvre une nouvelle perspective en matière d’accès à la justice de proximité.

L’accès au droit ne doit plus être un privilège réservé à ceux qui peuvent se déplacer ou supporter les coûts liés aux démarches judiciaires. C’est dans cet esprit que la Boutique de Droit itinérante de l’AJS a fait étape à Bambilor afin d’offrir aux populations des consultations, des conseils, des orientations et une assistance juridique gratuits.

Une initiative saluée par Aminata Fall Niang, présidente de l’AJS, qui s’est réjouie de la forte mobilisation enregistrée au cours de cette journée. Cette présence massive des populations témoigne, selon elle, de l’importance de rapprocher les services juridiques des citoyens, notamment dans une zone confrontée à de nombreux litiges fonciers.

Un terrain de 300 m² pour une Boutique de Droit permanente

La rencontre a également été marquée par une annonce majeure. Présente aux côtés des autorités administratives et locales, Ndoumbé Diène, première adjointe au maire de Bambilor, a officialisé l’engagement de la municipalité à accompagner durablement l’initiative.

« Nous mettons à disposition un terrain de 300 m² pour l’implantation de la Boutique de Droit à Bambilor », a-t-elle annoncé.

Cette décision devrait permettre à l’AJS de disposer d’un espace permanent dans la commune et de renforcer, sur le long terme, l’accès des populations à l’information et à l’accompagnement juridiques. Une telle infrastructure pourrait également contribuer à réduire les barrières géographiques et financières qui éloignent encore certains citoyens des services de justice.

Le plaidoyer du Khalife général de Bambilor

Au cœur de cette journée, le Khalife général de Bambilor et ambassadeur de la paix a livré un message axé sur la citoyenneté, la connaissance du droit, la lutte contre les violences et l’autonomisation des femmes.

Devant des magistrats, des avocats, des huissiers, des représentants des autorités ainsi que des partenaires internationaux, notamment la GIZ, le guide religieux a présenté le rapprochement entre la justice et les citoyens comme une « œuvre profondément citoyenne ».

Dans son intervention, il a notamment insisté sur l’importance de la connaissance du droit. « Connaître ses droits, c’est déjà se défendre », a-t-il rappelé, invitant les populations à mieux s’approprier les règles de droit afin de prévenir les conflits et de mieux se protéger.

Le Khalife a également réaffirmé son opposition à toutes les formes de violence. Il a appelé les familles, les institutions et les leaders religieux à unir leurs efforts pour prévenir les violences, accompagner les victimes et promouvoir une culture de paix, rappelant que « les violences ne sont jamais acceptables ».

L’autonomisation des femmes au cœur du message

L’autre axe fort du discours a porté sur l’autonomisation des femmes. En écho au slogan « L’égalité commence par l’autonomie », le Khalife général de Bambilor a mis en avant le REFLET, le Réseau des Femmes Leaders autour de Thierno, présenté comme un espace destiné à favoriser la formation, le leadership et l’épanouissement des femmes.

Pour les initiateurs, l’autonomisation économique et sociale des femmes constitue un levier essentiel du développement communautaire. Leur implication accrue dans les instances de décision et leur accès à la formation et à l’information juridique doivent ainsi contribuer à renforcer leur capacité à défendre leurs droits et à participer pleinement à la vie de la communauté.

Un partenariat au service de l’État de droit

Le Khalife général a également salué l’engagement de l’AJS ainsi que l’implication de plusieurs acteurs locaux, dont Madame Maimouna Ba. Il a rappelé que la justice doit avant tout être considérée comme un service destiné aux citoyens.

La présence de partenaires internationaux, notamment la GIZ, représentée par Madame Rokhayatou Touré, vient renforcer cette dynamique et témoigne de l’importance des partenariats dans la promotion de l’accès au droit et de l’État de droit.

Avec la mise à disposition annoncée d’un terrain de 300 m² pour accueillir une Boutique de Droit permanente, Bambilor entend désormais franchir une nouvelle étape dans le rapprochement de la justice avec les populations. Une initiative qui pourrait faire de la commune un exemple en matière de justice de proximité et d’autonomisation citoyenne au Sénégal.

Aly Saleh

Grande finale du tournoi Domou Keur Madiabel : le mécène social Amath Diago célèbre la jeunesse et le sport

La grande finale du tournoi Domou Keur Madiabel, initié par Amath Diago, président du mouvement Domou Keur Madiabel et candidat déclaré à la mairie de Keur Madiabel pour les élections locales de 2027, s’est tenue dans une ambiance festive et populaire au mythique stade de la commune.

Pour cette grande apothéose, Jàmbaar s’est imposé face au Penc au terme d’une finale âprement disputée. La rencontre a mobilisé une foule nombreuse, venue célébrer le sport, la jeunesse et la convivialité. Cette forte mobilisation témoigne de l’engouement des populations pour les initiatives en faveur de la jeunesse et du développement de la communauté.

Au-delà de la compétition sportive, l’événement a constitué un moment fort de rassemblement pour les populations de Keur Madiabel. Dans son adresse aux militants, sympathisants et collaborateurs du mouvement Domou Keur Madiabel, Amath Diago a salué leur engagement et leur fidélité.

« Vous êtes la colonne vertébrale de tout ce que nous accomplissons », a-t-il déclaré, avant de rendre hommage à celles et ceux qui, selon lui, œuvrent quotidiennement pour leur terroir et leur communauté.

Le président de Domou Keur Madiabel a également insisté sur les valeurs de discipline, de respect, d’unité et d’amour du terroir, qu’il considère comme les fondements de son engagement auprès de la jeunesse.

« Quand il faut mobiliser, vous êtes là. Quand il faut convaincre, vous êtes là. Quand il faut tenir bon dans les moments de doute comme dans les moments de joie, vous êtes toujours là », a-t-il lancé à l’endroit de ses militants et sympathisants.

La manifestation a également été rehaussée par la présence de plusieurs personnalités étatiques, administratives et locales, notamment Maguette Sène, maire de Malicounda, Dr Macoumba Diouf, maire de Latmingué, et Dr Oumar Sarr, président du Conseil départemental de Birkilane.

Pour de nombreux participants, cette finale a largement dépassé le simple cadre sportif. Elle a été perçue comme une occasion de renforcer les liens entre les différentes composantes de la communauté et de mettre en lumière la place centrale de la jeunesse dans la vie locale.

À travers cette initiative, Amath Diago entend inscrire le mouvement Domou Keur Madiabel dans une dynamique de proximité, de mobilisation et d’accompagnement de la jeunesse. Une démarche qui, selon ses partisans, contribue à faire du sport un véritable outil de cohésion sociale et de solidarité.

La grande finale restera ainsi comme un moment fort de la vie communautaire à Keur Madiabel, marqué par une forte mobilisation, une ferveur populaire et un message d’unité autour de la jeunesse et du terroir.

Corniche Ouest : l’AGETIP maintient les travaux et demande le déplacement des équipements installés par la Ville de Dakar

Les travaux d’aménagement de la Corniche Ouest de Dakar vont se poursuivre, malgré le différend opposant l’Agence générale des travaux et de gestion des infrastructures publiques (AGETIP) à la Ville de Dakar autour de l’installation de certains équipements sur une emprise réservée au projet.

Face à la presse vendredi, le directeur général de l’AGETIP, El Hadji Malick Gaye, a tenu à clarifier la position de l’agence. Selon lui, l’AGETIP ne s’oppose ni au don chinois ni aux équipements concernés. Le désaccord porte exclusivement sur leur emplacement, l’agence estimant que le site choisi par la mairie empiète sur une emprise destinée à accueillir des ouvrages prévus dans le cadre du projet d’aménagement de la Corniche Ouest.

El Hadji Malick Gaye assure ainsi que l’AGETIP n’a « jamais » cherché à empêcher l’installation des équipements issus du don chinois. Il affirme, au contraire, que plusieurs sites identifiés par les services compétents de l’État pourraient accueillir ces infrastructures sans compromettre la réalisation du projet.

Au cœur du différend se trouve notamment l’emprise dite de la « digue Dragon ». Celle-ci est affectée à des ouvrages inscrits dans le projet d’aménagement de la Corniche Ouest, lequel a été déclaré d’utilité publique. Pour le directeur général de l’AGETIP, cette affectation impose de préserver le site afin de permettre l’exécution des travaux conformément aux prévisions du projet.

« Lorsque les représentants de la Ville ont insisté pour installer ces équipements sur l’emprise dite digue Dragon, j’ai personnellement appelé Monsieur le Maire de la Ville de Dakar afin de lui expliquer la philosophie du projet et la destination précise de cette emprise », a expliqué El Hadji Malick Gaye.

À la suite de ces échanges, l’AGETIP dit avoir proposé une solution consistant à déplacer les équipements vers d’autres emplacements déjà identifiés par les structures et services compétents de l’État. L’agence affirme avoir privilégié la concertation avec la Ville de Dakar afin de trouver une issue permettant à la fois de préserver le don chinois et de garantir la réalisation des ouvrages prévus sur la Corniche.

Mais, selon le directeur général de l’AGETIP, les équipements ont finalement été installés par la mairie de Dakar environ 48 heures après les échanges entre les deux parties.

Pour El Hadji Malick Gaye, la démarche de l’AGETIP relève avant tout de l’application des décisions prises par l’État concernant les emprises affectées au projet. Il estime qu’une initiative, même légitime dans son principe, ne peut conduire à l’occupation d’un espace déjà réservé à des infrastructures déclarées d’utilité publique.

« Aucune initiative, aussi légitime soit-elle, ne saurait compromettre ou entraver l’utilisation des emprises affectées aux ouvrages prévus », a-t-il soutenu.

L’AGETIP entend donc maintenir le calendrier arrêté pour l’aménagement de la Corniche Ouest et poursuivre les travaux sur les emprises concernées. L’agence réaffirme toutefois sa disponibilité à travailler avec la Ville de Dakar pour identifier des sites alternatifs susceptibles d’accueillir les équipements.

Autoroute Mbour-Fatick-Kaolack : Bassirou Diomaye Faye inaugure un nouvel axe stratégique pour le Sénégal

Le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a procédé ce samedi 22 août 2026 à Thiadiaye à l’inauguration officielle de l’autoroute à péage Mbour-Fatick-Kaolack, désormais ouverte à la circulation. La cérémonie s’est déroulée en présence notamment de l’ambassadeur de la République populaire de Chine au Sénégal, dont le pays a assuré le financement de cette importante infrastructure routière.

Longue de 100 kilomètres, auxquels s’ajoutent 15 kilomètres de routes de connexion, cette nouvelle autoroute constitue un maillon majeur du réseau routier national. Elle permet désormais de relier plus directement la Petite Côte au cœur du Bassin arachidier, en facilitant les déplacements des personnes et des marchandises entre Mbour, Fatick et Kaolack.

D’un coût global estimé à 738 millions de dollars américains, l’ouvrage s’inscrit dans une dynamique de modernisation des infrastructures et de désenclavement des territoires. Pour le chef de l’État, sa mise en service représente un motif de satisfaction nationale, mais également une nouvelle illustration de la coopération entre le Sénégal et la République populaire de Chine.

Lors de la cérémonie, Bassirou Diomaye Faye a salué l’engagement des équipes ayant contribué à la réalisation du projet et félicité le ministère des Infrastructures ainsi que le ministère des Transports. Le président de la République a notamment mis en avant les efforts consentis pour accélérer les travaux et permettre la mise en circulation de l’autoroute avant la célébration du Gamou.

Cette ouverture intervient en effet à quelques jours de cette importante manifestation religieuse, qui entraîne chaque année d’intenses mouvements de populations à travers le pays. La nouvelle infrastructure devrait ainsi contribuer à améliorer considérablement les conditions de déplacement des pèlerins, tout en renforçant la fluidité du trafic entre les différentes localités desservies.

Au-delà de son impact sur la mobilité, le chantier de l’autoroute Mbour-Fatick-Kaolack a également généré d’importantes retombées économiques. Sa réalisation a permis de mobiliser près de 3 000 emplois directs et de verser plus de 18 milliards de francs CFA en salaires. Une vingtaine d’entreprises et de petites et moyennes entreprises sénégalaises ont également pris part au projet à travers des contrats de sous-traitance évalués à environ 60 milliards de francs CFA.

Pour les autorités, cette participation du secteur privé national traduit la volonté de faire des grands projets d’infrastructures des leviers de création d’emplois, de développement des entreprises locales et de stimulation de l’activité économique.

L’autoroute devrait par ailleurs jouer un rôle important dans le développement des échanges entre les différentes zones économiques qu’elle traverse. En rapprochant les populations, les territoires et les Agropoles, elle est appelée à faciliter l’accès aux marchés, à renforcer les connexions entre les zones de production et les centres de consommation et à accompagner le développement agricole et industriel du Bassin arachidier.

À travers cette infrastructure, le gouvernement entend également poursuivre sa politique de désenclavement et d’équité territoriale. La réduction des distances et l’amélioration des conditions de transport doivent permettre de renforcer l’intégration économique des territoires et de favoriser une répartition plus équilibrée des opportunités de développement.

Visite du DG du Port autonome de Dakar à Ndiassane

Le directeur général du Port autonome de Dakar, Doune Pathé Mbengue, s’est rendu à Ndiassane pour une visite auprès de la famille Kounta, en présence du khalife général, Cheikhnou Sidy Moukhtar Kounta, et de plusieurs membres de cette illustre famille religieuse. La rencontre s’est déroulée dans une atmosphère empreinte de respect, de recueillement et de spiritualité.

Un hommage à la famille Kounta

Accompagné des principaux responsables du Port autonome de Dakar, Doune Pathé Mbengue a exprimé sa satisfaction de se retrouver auprès de la famille Kounta. Il a souligné le rôle important des guides religieux dans la préservation de la paix et de la cohésion sociale au Sénégal.

« Si le Sénégal dispose de forces de défense et de sécurité, la véritable garantie de la paix sociale réside également dans l’action et les prières des guides religieux », a-t-il déclaré.

Le directeur général a par ailleurs salué les actions de la Fondation du Port autonome de Dakar, qui intervient dans plusieurs domaines sociaux et entretient des relations privilégiées avec les différentes familles religieuses du pays.

Un message du président de la République

Au cours de son allocution, Doune Pathé Mbengue a également transmis les instructions du président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, qui appelle à promouvoir la paix, la solidarité et la cohésion nationale.

Le directeur général du Port autonome de Dakar a, à cette occasion, sollicité les prières de la famille Kounta en faveur du chef de l’État, afin qu’il puisse réussir sa mission au service du peuple sénégalais.

Les recommandations du khalife

Prenant la parole au nom du khalife général, Cheikhnou Sidy Moukhtar Kounta a ouvert son intervention par une prière en faveur du directeur général du Port autonome de Dakar.

Le porte-parole du khalife a ensuite rappelé le caractère stratégique du Port autonome de Dakar, qui joue un rôle majeur dans l’économie nationale.

Il a ainsi exhorté Doune Pathé Mbengue à faire preuve davantage d’ouverture et à accorder une attention particulière à l’ensemble des personnes qui travaillent à ses côtés. Selon lui, cette démarche permettra de renforcer la solidarité, la cohésion et l’efficacité au sein de cette institution stratégique.

La visite s’est achevée dans une atmosphère de cordialité, marquée par des prières et des échanges autour des enjeux de paix, de solidarité et de développement du Sénégal.

Corniche Ouest : Abass Fall dénonce une « démolition sauvage » du parcours sportif et annonce la riposte de la mairie

La démolition des équipements du parcours sportif communal situé sur la Corniche Ouest, à proximité de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), suscite une vive polémique entre la municipalité de Dakar et les autorités en charge des travaux. L’opération, menée dans le cadre de travaux de réfection pilotés par l’Agence d’exécution des travaux d’intérêt public (Agetip), a provoqué la colère du maire de Dakar, Abass Fall, qui s’est rendu sur les lieux pour constater de visu l’ampleur des démolitions.

Sur place, l’édile dakarois n’a pas caché son indignation. Face aux équipements détruits, Abass Fall a vivement dénoncé les conditions dans lesquelles l’opération a été menée, allant jusqu’à qualifier les faits de « banditisme ». Le maire a directement mis en cause l’Agetip, dirigée par Malick Gaye, qu’il accuse d’avoir procédé à la démolition d’infrastructures relevant de la municipalité sans, selon lui, respecter les formes et les procédures appropriées.

Cette intervention intervient dans un contexte particulièrement sensible, alors que Dakar se prépare à accueillir les Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) 2026. Pour le maire de la capitale, la destruction d’équipements sportifs et de loisirs dans un espace aussi fréquenté soulève des interrogations sur la coordination entre les différents acteurs publics engagés dans les travaux d’aménagement de Dakar.

Abass Fall a également élargi ses critiques au gouvernement. Il a dénoncé ce qu’il considère comme une « inélégance » et une incohérence dans la conduite des opérations, mettant notamment en cause le Premier ministre Al Aminou Lô ainsi que le ministre des Collectivités territoriales, Balla Moussa Fofana. Selon le maire, les collectivités territoriales doivent être associées aux décisions qui concernent directement leurs équipements et leur patrimoine.

Face à cette situation, la mairie de Dakar entend désormais passer à l’offensive sur le plan administratif et judiciaire. Le successeur de Barthélémy Dias a convoqué une réunion d’urgence du Bureau municipal afin d’examiner les suites à donner à cette affaire. La municipalité a également mandaté un huissier de justice pour établir un constat officiel des démolitions et documenter les dommages constatés sur le site.

Ce constat pourrait servir de base à d’éventuelles procédures judiciaires contre les responsables de l’opération. La mairie entend ainsi déterminer les responsabilités et vérifier notamment les autorisations ayant permis le lancement des travaux et la destruction des installations du parcours sportif.

Dans le même temps, Abass Fall a appelé les jeunes volontaires à se mobiliser sur le terrain afin de s’opposer à la poursuite des démolitions. Une consigne qui témoigne de la volonté de la municipalité de ne pas laisser cette affaire sans suite et qui pourrait, si les travaux se poursuivent, accentuer davantage les tensions entre la Ville de Dakar et les autorités centrales.

À quelques jours du Mawlid, le DG du Port autonome de Dakar en visite chez le Khalife général des Layennes

À quelques jours de la célébration du Mawlid, le directeur général du Port autonome de Dakar (PAD), Doune Pathé Mbengue, s’est rendu, ce samedi, à Yoff Layène pour une visite auprès du Khalife général de la communauté layène, Seydina Mouhamadou Lamine Laye. Le guide religieux était entouré de membres de la famille de Serigne Issa Rohou Lahi.

Le directeur général du PAD était accompagné d’une forte délégation composée notamment du secrétaire général, de la Fondation du Port autonome de Dakar, ainsi que de plusieurs directeurs généraux et responsables sectoriels de l’institution.

Un engagement citoyen réaffirmé

Au cours de la rencontre, la présidente de la Fondation du Port autonome de Dakar a rappelé la dimension sociétale de l’institution et son engagement en faveur des communautés. Elle a notamment souligné les actions menées par la Fondation dans les domaines de l’éducation, de la culture et du bien-être, avec l’ambition de permettre à l’ensemble des Sénégalais de bénéficier de l’impact positif des initiatives du Port autonome de Dakar.

Un message de respect et de solidarité

Doune Pathé Mbengue a transmis au Khalife général les salutations et le respect de l’ensemble du personnel du Port autonome de Dakar. Il a également assuré que l’institution entend pleinement jouer son rôle dans l’accompagnement des guides religieux, en raison de leur contribution historique à la paix, à la stabilité et à la cohésion du pays.

Le directeur général a, à cet égard, rappelé que cette orientation est également portée et encouragée par le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, auprès des différentes institutions de l’État.

Le Khalife réaffirme sa confiance au DG

Prenant la parole, le Khalife général des Layennes a témoigné de son estime et de sa confiance à l’endroit du nouveau directeur général du Port autonome de Dakar. Il a notamment rappelé le parcours de Doune Pathé Mbengue en tant que maire de Cambérène ainsi que ses précédentes responsabilités au sein de l’administration publique.

Le guide religieux l’a exhorté à faire preuve de droiture, d’intégrité et d’honnêteté dans l’exercice de ses nouvelles fonctions. « Tu n’es pas là pour t’enrichir ou détourner l’argent du contribuable. Je te connais et j’ai confiance en toi », a-t-il déclaré.

Le Khalife a également formulé des prières pour le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, tout en assurant le directeur général du soutien et de l’accompagnement de la communauté layène.

Des prières pour la paix et la cohésion nationale

En conclusion de la rencontre, Doune Pathé Mbengue a réaffirmé la disponibilité du Port autonome de Dakar à accompagner la communauté layène dans l’organisation et la réussite de la célébration du Mawlid.

Le directeur général a, par ailleurs, sollicité les prières du Khalife pour la paix, la cohésion nationale et la stabilité du Sénégal.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°806 – 22 ET 23/08/2026

🔴 GAMOU TIVAOUANE 2026- SERIGNE BABACAR SY MANSOUR MONTRE AU PRÉSIDENT DIOMAYE LA SEULE ET UNIQUE VOIE À SIIVRE : « BUL TOOÑ, BUL FAYYU »
🔴 MIGRATION IRRÉGULIÈRE- UN TOTAL DE 191 SÉNÉGALAIS … : SAUVÉS DES GRIFFES DE LA MER

🔴 ÉLECTION À LA FSF : LE TAS RELANCE LE RECOURS DE MADY TOURÉ SANS ANNULER LE SCRUTIN

Ferraille à Kaolack : Serigne Momar Sokhna dénonce l’interdiction d’exercer dans son propre dépôt

Le secteur de la ferraille continue de traverser une période de fortes turbulences. À Kaolack, les difficultés rencontrées par certains opérateurs alimentent la colère et les interrogations sur les conditions d’exercice de leur activité.

Président de la Coopérative des ferrailleurs de Kaolack, Serigne Momar Sokhna est une nouvelle fois monté au créneau pour dénoncer les contraintes auxquelles les professionnels du secteur seraient confrontés. Face à la presse, il affirme notamment avoir été empêché d’exercer son activité dans son propre dépôt, alors qu’il dit s’acquitter chaque mois d’un loyer d’un million de francs CFA.

« On m’a interdit de travailler dans mon dépôt que je paie 1 000 000 de francs CFA de location par mois », dénonce-t-il.

Pour le responsable des ferrailleurs, cette situation est difficilement compréhensible, d’autant plus qu’il estime disposer d’un cadre réglementaire lui permettant d’exercer son activité. Il invoque notamment un décret datant de 2016, qu’il considère comme une base juridique permettant aux opérateurs du secteur de poursuivre leurs activités et de renouveler leurs autorisations.

Serigne Momar Sokhna affirme également que les autorités auraient autorisé seulement deux exportateurs à poursuivre leurs activités, précisant que le patron de l’un d’eux serait de nationalité indienne. Une décision qu’il juge injuste et qu’il assimile à un « complot » visant sa personne et, plus largement, certains acteurs locaux du secteur.

« Les autorités ont autorisé deux exportateurs, dont le patron serait Indien. Pour moi, c’est un complot contre ma personne », soutient-il.

Cette sortie intervient dans un contexte déjà marqué par des tensions autour du renouvellement des licences d’exportation de ferraille. Serigne Momar Sokhna avait déjà interpellé les autorités sur le retard dans le traitement des dossiers déposés par les exportateurs. Selon lui, ces blocages ont des conséquences directes sur les entreprises, les emplois et les familles qui dépendent de cette filière.

Un secteur en quête de visibilité

Au-delà de son cas personnel, le président de la Coopérative des ferrailleurs de Kaolack entend poser la question de l’avenir de toute une activité économique. Pour les professionnels, l’absence de visibilité sur les autorisations et les conditions d’exploitation complique la gestion des entreprises et fragilise les investissements réalisés.

La question des dépôts constitue également un enjeu important. Les opérateurs continuent de supporter des charges fixes, notamment les loyers, alors que les restrictions qui leur sont imposées peuvent limiter, voire empêcher, l’exploitation de leurs installations.

Serigne Momar Sokhna appelle ainsi les autorités à clarifier la situation et à garantir aux acteurs qui remplissent les conditions requises la possibilité d’exercer dans un cadre légal, transparent et équitable.

Gamou : le nouveau DG de la SNR en visite à Médina Baye

En prélude au Gamou et à la célébration du Mawlid 2026, le nouveau directeur général de la Société nationale de recouvrement (SNR), Pape Ibrahima Senghor, s’est rendu ce vendredi à Médina Baye. À la tête d’une importante délégation, il a été reçu par le Khalife général de Médina Baye, Cheikh Mouhamadoul Mahi Ibrahima Niass.

Gamou : le nouveau DG de la SNR en visite à Médina Baye

Cette visite s’inscrit dans le cadre des préparatifs du Gamou, mais également dans une démarche de ziarra et de recueillement du nouveau responsable de la SNR auprès du guide religieux de la Fayda Tidjania.

« Nous sommes venus renouveler notre ziarra auprès du khalife général de la Fayda Tidjania, Cheikh Mouhamadoul Mahi Ibrahima Niass. Car, au-delà de ma fonction de directeur, nous sommes aussi des talibés, des enfants de la maison et de la Fayda », a déclaré Pape Ibrahima Senghor.

Le directeur général de la SNR a également profité de cette audience pour renouveler son allégeance au Khalife et solliciter ses prières pour la réussite de la mission qui lui a été confiée à la tête de la Société nationale de recouvrement.

« Nous avons sollicité des prières pour cette nouvelle mission afin de pouvoir la réussir. Nous avons également demandé des prières pour le président de la République, le Premier ministre et pour tout le Sénégal », a-t-il indiqué.

Dans le contexte particulier de l’hivernage, le nouveau patron de la SNR a également formulé des vœux pour le pays, souhaitant notamment que le Sénégal puisse bénéficier de « pluies abondantes et utiles ».

Au-delà de la dimension religieuse de sa visite, Pape Ibrahima Senghor a évoqué les responsabilités liées à ses nouvelles fonctions. Il a notamment insisté sur la nécessité de respecter un principe de redevabilité dans la gestion de la Société nationale de recouvrement.

« Aujourd’hui, je suis à la tête d’une direction nationale et j’ai un devoir de redevabilité. Il sera important que nous puissions, à tout instant, rendre compte de ce que nous faisons au sein de la Société nationale de recouvrement », a-t-il souligné.

Le directeur général a ainsi affirmé vouloir inscrire son action dans une démarche de transparence et de responsabilité, tout en sollicitant les moyens nécessaires pour mener à bien la mission qui lui a été confiée.

« C’est dans cette optique que nous nous inscrivons et nous prions Dieu de nous donner les moyens de réussir cette mission », a-t-il conclu.

Meurtre d’un étudiant à l’UCAD : le principal suspect arrêté après plus de cinq ans de cavale

Plus de cinq ans après le meurtre de l’étudiant Ismaïla Gaoussou Dieme au campus social de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), l’enquête connaît un nouveau rebondissement. Le principal suspect dans cette affaire a été interpellé à la frontière sénégalo-gambienne, mettant ainsi fin à une longue cavale. Selon des informations exclusives de Seneweb, l’arrestation a été menée par les éléments de la Police de l’air et des frontières, avant que le suspect ne soit remis aux enquêteurs de la Sûreté urbaine du commissariat central de Dakar.

Les faits remontent au 25 mars 2021. Ce jour-là, une violente altercation avait opposé, devant le Pavillon E du campus social de l’UCAD, des membres de deux mouvements étudiants, « Kékendo », composé notamment d’étudiants originaires de Casamance, et « Ndéfleng », un mouvement culturel sérère. La confrontation avait rapidement dégénéré en une véritable bataille rangée.

Au cours des affrontements, l’étudiant Ismaïla Gaoussou Dieme avait été grièvement blessé à l’arme blanche, notamment à l’aide d’une machette. Évacué à l’Hôpital Principal de Dakar pour recevoir des soins, il n’avait malheureusement pas survécu à ses blessures. Son décès avait suscité une vive émotion au sein de la communauté universitaire et relancé les inquiétudes sur les violences entre mouvements estudiantins au sein du campus.

Dans le cadre des investigations, la Sûreté urbaine de Dakar avait entendu le frère germain de la victime. Celui-ci avait fourni aux enquêteurs plusieurs informations recueillies au sein du campus, orientant les soupçons vers un certain A. Sarr, présenté comme membre du mouvement « Ndéfleng ». Il avait également expliqué avoir saisi le commissariat du Point-E d’une plainte, accompagnée de plusieurs documents permettant d’établir officiellement l’identité de la victime et les circonstances de son décès.

Le dossier comprenait notamment le certificat de genre de mort, le rapport médical, l’avis de décès ainsi que le certificat aux fins d’inhumation. Ces différentes pièces avaient permis aux enquêteurs de confirmer formellement l’identité d’Ismaïla Gaoussou Dieme.

Plusieurs témoins avaient ensuite été entendus dans le cadre de l’enquête. I. K. Sane, A. Ndiaye et A. Bassene avaient tous cité A. Sarr comme étant l’un des protagonistes de l’affrontement et l’auteur présumé des blessures mortelles infligées à l’étudiant.

Le témoignage d’A. Ndiaye s’était notamment révélé important pour les enquêteurs. Celui-ci avait déclaré avoir vu A. Sarr en possession d’un sabre au moment des affrontements et l’avoir aperçu porter des coups à la victime. D’autres personnes présentes sur les lieux au moment des faits étaient également susceptibles de confirmer ces déclarations.

Après les faits, A. Sarr, alors domicilié aux HLM Grand-Yoff, aurait quitté le Sénégal pour se réfugier en Gambie. Face à cette situation, le commissariat d’arrondissement du Point-E avait émis une opposition de sortie du territoire national à son encontre. Le dossier avait ensuite été transféré à la Sûreté urbaine du commissariat central de Dakar, qui avait poursuivi les investigations.

Durant plusieurs années, le principal suspect était ainsi resté hors de portée des enquêteurs. Après un long séjour en Gambie, il aurait finalement décidé de revenir au Sénégal, en prenant soin de contourner le dispositif de contrôle frontalier. Pensant vraisemblablement pouvoir échapper aux poursuites, l’homme, aujourd’hui âgé de 30 ans, a néanmoins été rattrapé par la procédure judiciaire.

Le 16 août dernier, alors qu’il tentait cette fois de regagner la Gambie en passant par le poste frontalier de Karang, il a été identifié puis interpellé par les éléments de la Police de l’air et des frontières. Il a immédiatement été transféré à Dakar et remis aux enquêteurs de la Sûreté urbaine, chargés de poursuivre les investigations sur cette affaire vieille de plus de cinq ans.

Lors de son interrogatoire sommaire, A. Sarr a reconnu avoir participé à la bataille rangée du 25 mars 2021. Il a toutefois catégoriquement nié avoir détenu la machette ou l’arme blanche qui aurait servi à blesser mortellement Ismaïla Gaoussou Dieme. Il a également expliqué avoir quitté le Sénégal après que son nom a été cité dans l’affaire, affirmant avoir pris la fuite lorsque les circonstances du drame avaient commencé à être largement connues.

Malgré ses dénégations, les enquêteurs ont poursuivi la procédure en s’appuyant notamment sur les éléments recueillis au cours de l’enquête initiale et sur les témoignages versés au dossier.

Au terme des investigations menées par la Sûreté urbaine, une procédure judiciaire a été ouverte contre A. Sarr. Le suspect a été présenté ce vendredi au procureur de la République près le tribunal de grande instance hors classe de Dakar. Son audition par le parquet devrait permettre de déterminer les suites judiciaires à donner à cette affaire et de faire toute la lumière sur les circonstances exactes de la mort d’Ismaïla Gaoussou Dieme.

Tivaouane : Bassirou Diomaye Faye clôt sa visite auprès de Serigne Moustapha Sy

Pour clôturer sa journée à Tivaouane, le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, s’est rendu auprès de Serigne Moustapha Sy, responsable moral du Dahiratoul Moustarchidina Wal Moustarchidaty. Cette visite s’inscrit dans le cadre des rencontres du chef de l’État avec les différentes autorités religieuses de la cité de Mame Maodo, à quelques jours de la célébration du Mawlid.

Au cours de cette rencontre, Bassirou Diomaye Faye a transmis à Serigne Moustapha Sy le salut et les respects de la Nation. Le chef de l’État a ainsi marqué, au nom de la République, son attachement au dialogue avec les guides religieux et à la préservation des liens historiques entre les institutions publiques et les familles religieuses du Sénégal.

Le président de la République a également salué l’œuvre menée par le Dahiratoul Moustarchidina Wal Moustarchidaty dans le domaine de l’éducation spirituelle et citoyenne. Il a particulièrement mis en avant le rôle joué par le mouvement auprès de la jeunesse, à travers la transmission des valeurs religieuses, morales et citoyennes, dans la continuité de l’héritage de Seydi El Hadj Malick Sy.

Cette étape auprès de Serigne Moustapha Sy vient ainsi compléter une journée placée sous le signe du recueillement, du dialogue et de la communion avec les familles religieuses de Tivaouane. Dans la perspective du Mawlid, le déplacement du chef de l’État traduit également la volonté de maintenir des échanges étroits avec les autorités religieuses et de réaffirmer l’importance de leur rôle dans la cohésion sociale et la transmission des valeurs.

ONU : Macky Sall joue son avenir dans un nouveau vote indicatif du Conseil de sécurité

Le Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies (ONU) se réunit ce vendredi 21 août 2026 pour un nouveau vote indicatif destiné à mesurer le niveau de soutien dont bénéficient les candidats en lice pour le poste de Secrétaire général de l’Institution. Organisé à huis clos, ce scrutin constitue une nouvelle étape décisive dans le processus de sélection du successeur d’António Guterres. Parmi les huit prétendants encore en course, l’ancien président sénégalais Macky Sall tente de reprendre pied après un premier vote qui l’avait placé en difficulté.

Le scrutin de ce vendredi intervient dans un contexte particulièrement délicat pour l’ancien chef de l’État sénégalais. Lors du premier vote indicatif, organisé le 30 juillet dernier, Macky Sall avait recueilli six voix favorables, contre sept défavorables et deux membres du Conseil de sécurité s’étant déclarés « sans opinion ». Avec sept mentions « décourage », il était alors devenu le candidat ayant enregistré le plus important niveau de rejet parmi les prétendants.

Le nouveau vote doit permettre de mesurer si les différentes initiatives diplomatiques engagées depuis ce premier scrutin ont permis à Macky Sall de modifier les rapports de force au sein du Conseil de sécurité. Depuis plusieurs semaines, son entourage multiplie les contacts et les démarches diplomatiques afin de convaincre les membres de l’organe exécutif de l’ONU de revoir leur position.

Le mécanisme retenu est celui du « straw poll », un vote informel et confidentiel qui ne constitue pas encore une décision officielle sur le choix du futur Secrétaire général. Les quinze membres du Conseil de sécurité sont appelés à attribuer à chacun des candidats l’une des trois mentions prévues : « encourage », « décourage » ou « sans opinion ». Ce procédé permet progressivement de dégager les candidatures les plus solides et d’identifier celles qui peinent à recueillir suffisamment de soutiens.

L’enjeu est d’autant plus important que le futur candidat recommandé par le Conseil de sécurité devra obtenir au moins neuf voix favorables, tout en évitant l’opposition d’un des cinq membres permanents disposant du droit de veto : les États-Unis, la Russie, la Chine, la France et le Royaume-Uni. Une fois cette étape franchie, le nom retenu sera soumis à l’approbation de l’Assemblée générale des Nations unies.

À l’issue du premier tour, une candidate s’est nettement détachée. La Costaricienne Rebeca Grynspan, secrétaire générale de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced), a obtenu dix mentions « encourage », une seule mention « décourage » et quatre « sans opinion ». Elle s’est ainsi imposée comme la principale favorite de ce premier round.

Derrière elle, la Guyanaise Carolyn Rodrigues-Birkett a obtenu neuf encouragements, deux découragements et quatre membres « sans opinion ». Son score la place également dans une position favorable, alors que l’Argentin Rafael Grossi, actuel directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), complète le trio de tête avec sept encouragements, deux découragements et six « sans opinion ».

Ces résultats donnent une première indication des rapports de force, mais ne préjugent pas nécessairement de l’issue finale. Les votes indicatifs peuvent en effet évoluer au fil des négociations et des consultations diplomatiques. Le scrutin de ce vendredi sera donc particulièrement scruté, notamment pour déterminer si certains candidats parviennent à consolider leurs soutiens ou, au contraire, à inverser une dynamique initialement défavorable.

Pour Macky Sall, l’objectif est clair : améliorer son score du 30 juillet et démontrer qu’il dispose encore d’une marge de progression suffisante pour rester dans la course. Avec six voix favorables lors du premier tour, l’ancien président sénégalais part toutefois avec un handicap important face à des candidats qui ont déjà franchi ou approché la barre symbolique des neuf soutiens.

Ce deuxième vote indicatif pourrait ainsi constituer un tournant dans la candidature de Macky Sall. Une progression significative renforcerait sa crédibilité et pourrait relancer sa campagne diplomatique. À l’inverse, un nouveau résultat défavorable réduirait considérablement ses chances de figurer parmi les candidatures susceptibles d’être finalement soumises à l’Assemblée générale de l’ONU.

Élections territoriales : le FDR saisit la Cour suprême et dénonce un « report de fait »

Le Front pour la Défense de la Démocratie et de la République (FDR) a décidé de saisir la justice pour contester ce qu’il considère comme un manquement du gouvernement aux dispositions du Code électoral. Face à la presse ce vendredi 21 août 2026, le nouveau coordonnateur du Front, Modou Diagne Fada, a annoncé le dépôt, dans la matinée, d’un référé devant la Cour suprême.

« Le Front pour la Défense de la Démocratie et de la République a saisi ce matin la Cour suprême d’un référé portant sur le refus manifeste du gouvernement de respecter le Code électoral », a déclaré Modou Diagne Fada.

Pour le responsable politique, le retard observé dans la mise en œuvre du calendrier électoral porte directement atteinte aux droits des citoyens. Il estime notamment que l’absence de certaines diligences prévues par la loi compromet le droit des Sénégalais de choisir, dans les délais impartis, leurs conseils territoriaux.

Le FDR rappelle avoir déjà interpellé le gouvernement sur cette question. Modou Diagne Fada indique que le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique avait été saisi par le Front à travers une lettre datée du 6 mars 2026. Selon lui, cette démarche n’aurait toutefois pas permis d’obtenir les suites attendues.

« En ne respectant en la matière aucune des prescriptions de la loi électorale, en dépit de la saisine sur la question de Monsieur le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, par une lettre datée du 6 mars 2026, le gouvernement ne viole pas seulement les règles de l’État de droit. Il manifeste en même temps tout le mépris qu’il a pour les Sénégalaises et les Sénégalais », a-t-il dénoncé.

Au cœur des critiques du FDR figure également la question de la caution pour les prochaines élections territoriales. Modou Diagne Fada soutient qu’au 20 août 2026, le ministre chargé des Élections devait procéder à la signature de l’arrêté fixant le montant de cette caution, après concertation avec les acteurs politiques.

Or, selon le coordonnateur du FDR, cette étape n’a pas été franchie. Il déplore également l’absence d’explication officielle de la part des autorités sur les raisons de ce retard.

Pour le Front, l’accumulation de ces manquements crée les conditions d’un « report de fait » des élections territoriales. L’opposition estime que celles-ci devraient se tenir au plus tard le 17 janvier 2027, conformément au calendrier qu’elle retient sur la base des dispositions électorales.

Au-delà du contentieux électoral, le FDR considère que la situation traduit une crise politique plus profonde au sommet de l’État. Modou Diagne Fada a notamment dénoncé une « guerre de leadership » qui, selon lui, serait en train de « prendre en otage la République ».

Le Front accuse ainsi le pouvoir de s’inscrire dans une pratique qu’il juge dangereuse, caractérisée par le recours au « fait accompli » et par un « mépris organisé des textes ». Pour les responsables de l’opposition, les autorités publiques ont au contraire l’obligation de respecter et de faire appliquer les dispositions légales qui encadrent le processus électoral.

Mawlid 2026 : Bassirou Diomaye Faye à Tivaouane, l’État réaffirme son engagement auprès des pèlerins

À quelques jours de la célébration du Mawlid, le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, s’est rendu ce vendredi à Tivaouane pour une visite auprès du Khalife général des Tidianes, Serigne Babacar Sy Mansour. Le chef de l’État a été reçu par le guide religieux, entouré de plusieurs membres de la famille de Seydi El Hadj Malick Sy, dans une atmosphère marquée par les préparatifs de cette importante échéance religieuse.

Au cours de cette rencontre, Bassirou Diomaye Faye a transmis au Khalife général des Tidianes les salutations, le respect et la considération de la Nation. Le président de la République a également salué le thème retenu pour l’édition 2026 du Mawlid, « Ensemble, penser et agir par le verbe de l’Unicité (Tawhid) », estimant que cette orientation revêt une portée particulière dans le contexte actuel du pays.

Le chef de l’État a notamment insisté sur la nécessité de préserver l’unité et la solidarité entre les Sénégalais. Selon lui, le rassemblement autour des valeurs de fraternité, de tolérance et de cohésion nationale constitue également une traduction concrète de la foi et des enseignements de l’islam.

La question de l’organisation du Mawlid a également occupé une place importante dans les échanges. Le président de la République a assuré le Khalife général des Tidianes de la mobilisation des services de l’État afin de garantir aux fidèles les meilleures conditions d’accueil et de séjour à Tivaouane. L’accent sera notamment mis sur l’approvisionnement en eau, l’assainissement, la couverture sanitaire, la sécurité ainsi que la fluidité de la circulation et la mobilité des pèlerins.

Dans cette perspective, le chef de l’État a réaffirmé la disponibilité de l’administration à accompagner les autorités religieuses et les populations pour la réussite de l’événement. L’affluence attendue à Tivaouane à l’occasion du Mawlid nécessite en effet une coordination étroite entre les différents services publics afin de répondre aux besoins des milliers de fidèles qui convergeront vers la cité religieuse.

Au terme de son entretien avec Serigne Babacar Sy Mansour, Bassirou Diomaye Faye a sollicité les prières du Khalife pour la paix et la stabilité du Sénégal, le renforcement de la cohésion nationale et la préservation de l’entente entre les différentes composantes de la société. Il a également demandé des prières pour un hivernage abondant, mais surtout sans dégâts pour les populations.

Abdoulaye Baldé : l’UCS revendique son indépendance politique et refuse tout rapprochement avec Pastef ou le PDS

Le président de l’Union centriste du Sénégal (UCS), Dr Abdoulaye Baldé, entend maintenir une ligne politique indépendante pour sa formation. Alors que les recompositions et rapprochements entre partis politiques se multiplient à l’approche des prochaines échéances électorales, l’ancien secrétaire général de la Présidence de la République assure que son parti ne compte s’aligner ni derrière Pastef ni derrière le Parti démocratique sénégalais (PDS).

« Nous n’irons ni vers Pastef, ni vers le PDS. Nous avons notre propre chemin », a clairement affirmé Abdoulaye Baldé, réaffirmant ainsi la volonté de l’UCS de préserver son identité politique et son autonomie dans le paysage partisan sénégalais.

Le leader centriste estime que cette position indépendante doit permettre à son parti de se reconstruire et de retrouver une place de premier plan, notamment en Casamance. L’UCS ambitionne ainsi de reconquérir le statut de formation politique majeure dans cette partie du pays, où elle dispose historiquement d’un important ancrage électoral.

Pour autant, Abdoulaye Baldé ne souhaite pas que cette indépendance soit interprétée comme un isolement politique. Il rappelle que l’UCS demeure membre de l’opposition et participe aux activités du Front pour la défense de la République (FDR). Pour lui, l’appartenance à une coalition ou à un cadre de concertation n’empêche pas chaque formation de conserver sa liberté de décision et son identité.

Dans cette perspective, le président de l’UCS accorde une importance particulière aux discussions engagées au sein de la conférence des leaders. Selon lui, ces échanges doivent permettre de mieux apprécier les rapports de force politiques sur le terrain, en tenant compte des réalités propres à chaque territoire.

Abdoulaye Baldé préconise ainsi une lecture locale des équilibres politiques. Il estime qu’il faut identifier, territoire par territoire, les formations disposant des bases électorales les plus solides afin de déterminer autour de quelles forces pourraient être organisées les prochaines batailles électorales. Une approche qui, selon lui, permettrait d’éviter des alliances dictées uniquement par des considérations nationales, sans tenir suffisamment compte des réalités du terrain.

L’ancien secrétaire général de la Présidence s’est également prononcé sur une autre question particulièrement sensible dans le débat politique sénégalais : celle des fonds politiques. Sur ce dossier, Abdoulaye Baldé défend le principe du maintien de ces ressources, tout en reconnaissant la nécessité de revoir profondément les modalités de leur gestion et les mécanismes de reddition des comptes.

Fort de son expérience de près de neuf années passées au secrétariat général de la Présidence de la République, il affirme connaître l’utilité que peuvent revêtir ces fonds dans le fonctionnement de l’État. Il évoque notamment certaines dépenses liées à des impératifs de sécurité nationale, qui ne peuvent, selon lui, être traitées comme des dépenses publiques ordinaires.

Pour Abdoulaye Baldé, le débat ne devrait donc pas porter exclusivement sur l’existence des fonds politiques, mais davantage sur les conditions dans lesquelles ils sont administrés et justifiés. « Le véritable débat porte sur la gestion et la justification de leur utilisation », soutient-il en substance.

Le président de l’UCS plaide ainsi pour la recherche d’un équilibre entre l’exigence de transparence dans la gestion des ressources publiques et la nécessité de préserver la confidentialité de certaines opérations relevant de la sécurité nationale.

À ses yeux, les bénéficiaires de ces fonds doivent pouvoir rendre compte de leur utilisation dans un cadre approprié, sans que les dépenses sensibles soient exposées publiquement au risque de compromettre des intérêts liés à la sécurité de l’État.

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