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Gamou de Médina Baye : Cheikh Mahi Cissé appelle l’État à faciliter l’arrivée des pèlerins étrangers

À l’approche du Gamou international de Médina Baye, prévu dans la nuit du mardi 25 août 2026, le porte-parole de la cité religieuse, Cheikh Mahi Aliou Cissé, a lancé un appel aux autorités étatiques pour faciliter le déplacement des pèlerins venant de l’étranger, notamment ceux des pays voisins.

Lors de sa traditionnelle déclaration de presse, tenue ce samedi 15 août 2026 et marquant le lancement officiel des activités du Mawlid international de Médina Baye, le guide religieux a insisté sur la nécessité de prendre des dispositions appropriées afin de permettre aux fidèles étrangers de rejoindre Kaolack dans de bonnes conditions.

Cheikh Mahi Aliou Cissé a particulièrement attiré l’attention des pouvoirs publics sur les difficultés auxquelles peuvent être confrontés les pèlerins en provenance des pays voisins. Il a ainsi invité les autorités compétentes à accompagner leur déplacement et à faciliter leur accès au territoire sénégalais, afin qu’ils puissent participer à cette importante rencontre religieuse dans la sérénité.

Pour le porte-parole de Médina Baye, le Gamou dépasse le cadre d’une simple commémoration religieuse. Il constitue un grand moment de rassemblement et de communion autour de la célébration de la naissance du Prophète Muhammad (PSL). Cette rencontre annuelle est également présentée comme une occasion privilégiée pour les fidèles de consolider les valeurs de fraternité, d’amour, de solidarité, d’entraide et de concorde.

Dans son message, Cheikh Mahi Cissé a également appelé les disciples à saisir cette période de ferveur religieuse pour renforcer leur foi et leur dévotion. Il les a exhortés à faire du Mawlid un moment de recueillement, de spiritualité et de renouvellement de leur engagement dans la pratique religieuse.

Le porte-parole de Médina Baye a, par ailleurs, adressé un appel aux populations de la cité religieuse et des localités environnantes. Il les a invitées à réserver un accueil digne et chaleureux aux nombreux pèlerins attendus pour cette édition du Gamou international.

ASC Diambar de Diagnel : quand le football devient un outil de cohésion et de développement local

Diagnel – Zone 10 B de Koumbal, ODCAV de Kaolack. À Diagnel, le football ne se résume plus aux pelouses et aux compétitions de Navétanes. À travers l’ASC Diambar de Diagnel, son président, Baye Senghane Ndiaye, dit « Zing », défend une conception du sport tournée vers la jeunesse, la cohésion sociale et le développement communautaire.

Loin d’une gestion limitée aux seuls résultats sportifs, le responsable mise sur l’ASC comme un espace de rassemblement, d’échange et de participation citoyenne. Son ambition est de faire de la pratique sportive un moyen de rapprocher les jeunes, de canaliser leur énergie et de les impliquer davantage dans la vie de leur communauté.

Donner une autre dimension au sport

Pour Baye Senghane Ndiaye, le sport constitue un puissant levier social. En offrant aux jeunes un cadre organisé, l’ASC Diambar entend contribuer à la lutte contre l’oisiveté et à la promotion de valeurs telles que la discipline, le respect, la solidarité et le dépassement de soi.

Cette vision dépasse ainsi les seuls enjeux de compétition. Elle inscrit l’ASC dans une dynamique communautaire où les activités sportives peuvent servir de point de départ à d’autres initiatives au bénéfice des populations.

Une gestion appréciée par les populations

L’engagement du président de l’ASC Diambar de Diagnel est salué par plusieurs habitants, qui voient dans cette démarche une manière concrète d’accompagner la jeunesse. Pour eux, la vitalité d’une association sportive se mesure aussi à sa capacité à créer du lien social et à participer à la prise en charge des préoccupations de la communauté.

À travers cette orientation, Baye Senghane Ndiaye cherche ainsi à faire de l’ASC un véritable outil de proximité, capable de fédérer les différentes composantes de la population autour d’objectifs communs.

Jeunesse, sport et développement

L’expérience de l’ASC Diambar de Diagnel illustre, en définitive, une tendance de plus en plus présente dans les communautés : utiliser le sport comme un instrument de cohésion sociale et de développement local.

Pour « Zing », l’enjeu est désormais de maintenir cette dynamique et de faire de l’ASC Diambar un cadre durable d’épanouissement pour les jeunes. Une démarche qui place le sport au cœur d’un projet plus large : celui d’une jeunesse mobilisée, responsable et engagée au service d’une communauté davantage solidaire.

Kaolack 2027 : le MOJEK rallie Mouhamed Ndiaye Rahma et veut peser dans la bataille municipale

À Kaolack, les prémices de la bataille pour les élections municipales de 2027 se dessinent progressivement. Le Mouvement des jeunes engagés de Kaolack (MOJEK), sous la direction d’Amadou Lindor Thioune, a officiellement annoncé son soutien à la candidature de Mouhamed Ndiaye Rahma à la mairie. Une alliance qui marque un rapprochement politique et traduit la volonté des deux responsables de fédérer plusieurs forces autour d’un projet présenté comme une alternative pour la gestion de la capitale du Saloum.

Devant ses militants, sympathisants et différents acteurs mobilisés autour du mouvement, Amadou Lindor Thioune a officialisé le choix du MOJEK de soutenir Mouhamed Ndiaye Rahma. Pour le responsable du mouvement, cette décision s’inscrit dans une démarche visant à rassembler les énergies et les compétences nécessaires pour impulser une nouvelle dynamique dans la commune de Kaolack.

À travers cette alliance, le MOJEK entend notamment renforcer la mobilisation de la jeunesse autour des prochaines échéances électorales. Amadou Lindor Thioune considère que les jeunes doivent occuper une place centrale dans la définition des politiques publiques locales et dans la gestion des affaires de la cité. Son soutien à Mouhamed Ndiaye Rahma se veut ainsi davantage qu’un simple accord électoral, puisqu’il repose sur une volonté affichée de participer à la construction d’un projet municipal axé sur les préoccupations des populations.

Le responsable du MOJEK a également insisté sur les potentialités dont dispose Kaolack. Selon lui, la ville possède d’importants atouts économiques, sociaux et humains qui méritent d’être mieux exploités. Le développement du commerce, la valorisation des activités locales, l’accompagnement des jeunes et le renforcement des infrastructures figurent parmi les principaux leviers susceptibles, à ses yeux, de permettre à la commune de retrouver une nouvelle dynamique.

Prenant la parole à son tour, Mouhamed Ndiaye Rahma a décliné plusieurs axes autour desquels il entend articuler sa candidature à la mairie. Le candidat déclaré a notamment mis l’accent sur les difficultés auxquelles les populations de Kaolack sont confrontées au quotidien.

L’assainissement et la gestion des eaux figurent parmi les préoccupations majeures évoquées. À cela s’ajoutent l’insalubrité persistante dans plusieurs quartiers, l’état parfois dégradé des routes et des voiries secondaires ainsi que les difficultés liées à l’accès à certains services essentiels. Pour Mouhamed Ndiaye Rahma, ces problèmes doivent être abordés à travers une politique municipale plus structurée, fondée sur la planification et une meilleure prise en compte des réalités des différents quartiers.

La situation économique et sociale de la commune occupe également une place importante dans son discours. Le candidat estime que la mairie doit jouer un rôle plus actif dans l’accompagnement des initiatives locales et la création d’un environnement favorable au développement des activités génératrices de revenus.

La question de l’emploi des jeunes constitue, à cet égard, l’un des principaux défis auxquels la prochaine équipe municipale devra répondre. Mouhamed Ndiaye Rahma plaide pour une meilleure exploitation des ressources et potentialités de Kaolack, ainsi que pour un accompagnement accru des porteurs de projets et des acteurs économiques locaux.

Au-delà des infrastructures et de l’économie, le candidat entend également faire de la gouvernance municipale un axe majeur de son projet. Il défend une gestion davantage fondée sur la proximité, l’efficacité et la prise en compte des attentes des citoyens. Pour lui, la municipalité doit être au plus près des populations et améliorer la qualité des services rendus aux administrés.

L’alliance entre le MOJEK et Mouhamed Ndiaye Rahma intervient ainsi dans un contexte où plusieurs acteurs commencent à se positionner en perspective des municipales de 2027. La recomposition des forces politiques locales pourrait progressivement donner lieu à de nouvelles alliances et à des regroupements autour de candidatures susceptibles de porter des projets différents pour la commune.

Avec ce ralliement, Amadou Lindor Thioune et Mouhamed Ndiaye Rahma affichent clairement leur volonté d’élargir leur base politique. Ils ambitionnent de fédérer d’autres mouvements, organisations et personnalités autour d’une plateforme commune capable de peser dans la prochaine compétition électorale.

À Kaolack, cette alliance constitue donc un premier signal dans la course à la mairie. Reste désormais à savoir si cette dynamique parviendra à s’élargir à d’autres forces et à transformer le rapprochement entre le MOJEK et Mouhamed Ndiaye Rahma en une véritable coalition municipale en mesure de s’imposer dans le paysage politique local en 2027.

Inflation au Sénégal : les prix reculent de 0,3 % au deuxième trimestre, mais plusieurs dépenses continuent d’augmenter

Le niveau général des prix à la consommation a légèrement reculé au Sénégal au deuxième trimestre 2026. Selon la dernière note d’analyse de l’Indice harmonisé des prix à la consommation publiée par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), les prix ont diminué de 0,3 % entre le premier et le deuxième trimestre de l’année.

Cette baisse est principalement portée par les produits alimentaires ainsi que par certaines dépenses liées au logement, à l’eau, à l’électricité, au gaz et aux autres combustibles. Mais derrière cette détente générale se cachent d’importantes disparités. Plusieurs produits et services continuent en effet de voir leurs prix progresser, parfois fortement.

Sur un an, l’inflation reste positive. Comparés au deuxième trimestre 2025, les prix à la consommation affichent une hausse de 1,0 %. Cette évolution traduit une légère accalmie au cours des trois derniers mois, sans pour autant effacer les augmentations enregistrées depuis un an.

L’alimentation constitue le principal facteur de la baisse observée au deuxième trimestre. Les prix des produits alimentaires et boissons non alcoolisées ont reculé de 1,0 %, contribuant à hauteur de -0,5 point de pourcentage à la diminution de l’indice général.

Cette évolution s’explique notamment par une meilleure disponibilité de certains produits sur les marchés. Les prix des légumineuses ont ainsi diminué de 8,7 %, tandis que ceux des légumes-fruits frais ou réfrigérés ont reculé de 6,3 %. Les poissons frais enregistrent également une baisse importante de 11,1 %. Les fruits à noyau et à pépins frais diminuent de 2,9 %, tandis que le café et ses succédanés reculent de 2,4 %.

Cependant, cette baisse générale des prix alimentaires ne concerne pas tous les produits. Certains postes connaissent au contraire des hausses significatives. C’est notamment le cas de la viande fraîche, réfrigérée ou congelée, dont les prix augmentent de 5,6 % entre le premier et le deuxième trimestre 2026.

La progression est encore plus spectaculaire pour les agrumes frais, dont les prix bondissent de 24,9 %. Les fruits séchés et déshydratés augmentent de 10,3 %, tandis que les légumes feuillus ou à tiges progressent de 9,9 %. Les animaux terrestres vivants enregistrent une hausse de 7,3 %, contre 6,9 % pour les épices, herbes culinaires et graines.

Ainsi, la baisse de l’indice alimentaire traduit surtout l’effet de la diminution de certains produits, notamment les poissons et plusieurs légumes, alors que d’autres denrées continuent de peser sur le budget des ménages. Sur un an, les produits alimentaires et boissons non alcoolisées restent d’ailleurs 0,8 % plus chers qu’au deuxième trimestre 2025.

L’autre facteur important de la détente trimestrielle concerne le logement, l’eau, l’électricité, le gaz et les autres combustibles. Les prix de cette division ont diminué de 0,6 % entre les deux premiers trimestres de 2026.

Les services d’approvisionnement en eau par les systèmes de réseau enregistrent notamment une baisse de 5,7 %. Les services d’électricité diminuent également de 0,8 %, tandis que les services de collecte des ordures ménagères reculent de 0,4 %.

Là encore, certaines dépenses évoluent toutefois dans le sens inverse. Les matériaux destinés à la réparation et à l’entretien des logements augmentent de 1,1 %, tandis que les loyers progressent de 0,2 %. Sur une année, l’ensemble de cette division reste en hausse de 0,3 %.

Le transport constitue, à l’inverse, l’un des postes ayant contribué à la progression des prix. Entre le premier et le deuxième trimestre, les prix du transport augmentent de 0,6 %. La hausse la plus marquée concerne les services de transport aérien international, dont les tarifs progressent de 14,9 %.

Les prix des pneus augmentent également de 5,2 %, tandis que les services de déménagement et de stockage progressent de 4,7 %. Les pièces destinées aux équipements de transport personnel enregistrent pour leur part une hausse de 1,3 %. Sur un an, les prix du transport progressent globalement de 0,3 %.

Les restaurants et les établissements d’hébergement poursuivent également leur renchérissement. Leurs prix augmentent de 0,4 % sur le trimestre. Les restaurants, cafés et établissements avec service limité enregistrent une hausse de 0,6 %, contre 0,3 % pour les établissements avec service complet et 0,2 % pour les hôtels, motels et auberges.

Sur un an, la hausse est plus nette puisque les prix de cette division progressent de 2,3 %.

Les dépenses liées aux soins personnels, à la protection sociale et aux biens divers augmentent également. L’indice de cette catégorie progresse de 0,8 % sur le trimestre et de 2,7 % sur un an. Les bijoux et montres affichent une hausse de 7,6 %, tandis que les services de toilettage augmentent de 1,9 % et les prestations de coiffure de 1,6 %.

L’habillement et les chaussures connaissent eux aussi une progression. Les prix augmentent de 0,7 % entre le premier et le deuxième trimestre. Les services de réparation, de confection et de location de vêtements enregistrent une hausse de 3,5 %. Les chaussures pour hommes progressent de 1,6 %, les vêtements pour hommes et garçons de 0,6 %, tandis que les chaussures pour femmes augmentent de 0,5 %. Sur un an, les prix des vêtements et chaussures sont en hausse de 1,1 %.

Dans le secteur de la santé, la progression reste modérée sur le trimestre, à 0,2 %, mais atteint 1,5 % sur un an. Les produits d’assistance à la mobilité et à la vie quotidienne augmentent de 2,1 %, les produits de diagnostic médical de 1,5 % et les services de prévention dentaire de 0,9 %. Les médicaments, vaccins et autres préparations pharmaceutiques progressent quant à eux de 0,5 %.

Dans le domaine de l’information et de la communication, les prix restent globalement stables, avec une hausse de 0,1 % sur le trimestre. Certains équipements connaissent toutefois des augmentations. Les ordinateurs, ordinateurs portables et tablettes progressent de 1,3 %, tandis que les équipements de téléphonie mobile augmentent de 0,3 %.

L’analyse de l’ANSD met également en évidence une différence importante entre les produits locaux et les produits importés. Entre le premier et le deuxième trimestre 2026, les prix des produits locaux diminuent de 0,4 %, contre une baisse de 0,2 % pour les produits importés.

Sur un an, la tendance est toutefois différente. Les produits locaux sont 1,5 % plus chers qu’au deuxième trimestre 2025, tandis que les produits importés enregistrent une baisse de 0,7 %. L’inflation reste donc davantage portée par les produits d’origine locale.

L’analyse par type de biens et services confirme également la pression persistante sur certaines catégories. Les biens non durables diminuent de 0,8 % sur le trimestre, tandis que les biens durables progressent de 0,3 %, les biens semi-durables de 0,5 % et les services de 0,4 %.

Sur un an, les services affichent la hausse la plus importante, à 1,8 %, devant les biens durables à 1,3 % et les biens semi-durables à 1,1 %.

L’inflation sous-jacente, qui exclut notamment les produits frais et l’énergie, ressort à -0,6 % sur le trimestre, mais reste positive sur un an à 1,6 %. Les prix de l’énergie sont, quant à eux, restés stables entre les deux trimestres et diminuent de 1,3 % sur une année.

Au final, le recul de 0,3 % de l’indice général au deuxième trimestre 2026 traduit une certaine détente des prix, mais ne signifie pas une baisse généralisée du coût de la vie. La diminution des prix de plusieurs produits alimentaires et de certaines dépenses liées au logement a permis de faire reculer l’inflation trimestrielle. Dans le même temps, la viande, les agrumes, les billets d’avion internationaux, la restauration, la coiffure, l’habillement et les dépenses de santé continuent de renchérir.

Une situation qui illustre le contraste entre l’évolution globale de l’inflation et la réalité vécue par les ménages, dont le budget peut continuer à subir la pression de plusieurs dépenses essentielles malgré le recul de l’indice général.

Kaolack 2027 : Moussa Fall veut fédérer les forces vives autour de sa candidature

À l’approche des élections municipales de 2027, Moussa Fall, président de l’Alliance pour la Promotion du Développement Local (APRODEL), officialise sa candidature à la mairie de Kaolack.

Se présentant comme un candidat indépendant, il entend placer le développement local, la transparence et la gouvernance de proximité au cœur de son projet. Son programme s’articule notamment autour de l’assainissement, de l’emploi des jeunes, du soutien aux femmes et aux entrepreneurs, de la modernisation des infrastructures ainsi que de la valorisation des ressources économiques de la ville.

Moussa Fall souhaite également renforcer les retombées locales générées par les grandes entreprises implantées à Kaolack, notamment dans les secteurs du sel et de l’agro-industrie.

Mais au-delà de son programme, le président de l’APRODEL mise sur le rassemblement. Il tend ainsi la main à plusieurs responsables politiques et acteurs économiques de Kaolack, parmi lesquels le maire Serigne Mboup, Mamadou Ndiaye Rahma, Mariama Sarr et Papa Mademba Bitèye.

« Ensemble, nous devons remettre Kaolack sur les vraies rampes du développement », a-t-il lancé, appelant les différentes forces vives de la ville à dépasser les rivalités politiques et à privilégier l’intérêt de la collectivité.

Avec cette candidature, Moussa Fall entend désormais s’imposer comme l’un des acteurs majeurs de la bataille municipale de 2027 à Kaolack.

Hausse des prix des carburants : le supercarburant passe à 990 FCFA et le gasoil à 755 FCFA

Les automobilistes sénégalais devront désormais débourser davantage à la pompe. Le Gouvernement du Sénégal a annoncé un ajustement des prix des carburants automobiles, qui entre en vigueur ce samedi 15 août 2026. Le litre de supercarburant passe de 920 à 990 FCFA, soit une hausse de 70 FCFA. Le prix du gasoil est, quant à lui, porté de 680 à 755 FCFA le litre, correspondant à une augmentation de 75 FCFA.

Dans un communiqué publié vendredi 14 août, le Gouvernement explique cette décision par la forte progression des cours mondiaux du pétrole, dans un contexte international marqué notamment par les conséquences du conflit au Moyen-Orient depuis le 28 février 2026.

Les autorités précisent que les prix des autres produits pétroliers restent inchangés. Cette mesure ne concerne donc pas le gaz ni l’essence destinée aux pirogues.

Selon le Gouvernement, cette nouvelle grille tarifaire ramène simplement les prix des carburants à leur niveau d’avant la baisse décidée le 6 décembre 2025. L’Exécutif insiste ainsi sur le fait qu’il ne s’agit pas d’un dépassement des anciens niveaux de prix, mais d’un retour aux tarifs précédemment appliqués.

Pour justifier cette hausse, le Gouvernement souligne l’ampleur de la progression des cours internationaux. Depuis le début de la crise, le prix international du gasoil aurait augmenté de 69 %, tandis que celui du supercarburant aurait progressé de 61 %. Plusieurs pays, notamment la Côte d’Ivoire, le Mali et le Burkina Faso, auraient également procédé à des relèvements de leurs prix à la pompe.

Le Sénégal affirme avoir, pour sa part, maintenu les anciens tarifs aussi longtemps que possible afin de préserver le pouvoir d’achat des ménages. Depuis le début de l’année 2026, l’État indique avoir consacré plus de 245 milliards de FCFA aux subventions destinées au secteur des carburants.

Le Gouvernement estime que le maintien des anciens prix aurait nécessité 47 milliards de FCFA supplémentaires en l’espace d’un seul mois, entre le 15 août et le 12 septembre 2026. Sans ajustement, les subventions consacrées au secteur de l’énergie auraient pu atteindre 1 069 milliards de FCFA sur l’ensemble de l’année, alors que le budget voté par l’Assemblée nationale prévoit une enveloppe de 250 milliards de FCFA.

Pour l’Exécutif, poursuivre une telle politique aurait fortement réduit les ressources disponibles pour financer d’autres secteurs prioritaires, notamment l’éducation, la santé, l’agriculture et les mécanismes de soutien destinés aux ménages les plus vulnérables.

Le Gouvernement défend toutefois un ajustement qu’il qualifie de « partiel et mesuré ». Malgré la hausse, les prix pratiqués à la pompe restent, selon les autorités, inférieurs au coût réel d’importation des carburants.

Le prix réel du litre de supercarburant serait ainsi de 1 019 FCFA, contre 990 FCFA facturés au consommateur. Pour le gasoil, le coût réel atteindrait 1 044 FCFA le litre, alors que le nouveau prix à la pompe est fixé à 755 FCFA. L’État continue donc de prendre en charge une partie du coût de chaque litre de carburant vendu au Sénégal.

Grâce à cette nouvelle tarification, le Gouvernement estime pouvoir réduire la charge supportée par les finances publiques d’environ 9,7 milliards de FCFA par mois. Les autorités assurent également que le prix du gasoil au Sénégal demeure parmi les plus bas de la sous-région ouest-africaine.

Face aux inquiétudes liées à l’impact de cette hausse sur le pouvoir d’achat, l’Exécutif assure que les dispositifs de protection sociale seront maintenus et renforcés. La Bourse nationale de Sécurité familiale ainsi que les différents mécanismes destinés aux populations les plus vulnérables doivent continuer à jouer leur rôle d’amortisseur.

Le Gouvernement assure enfin que l’approvisionnement du pays en produits pétroliers reste garanti. Il annonce une surveillance permanente de l’évolution des marchés internationaux et n’exclut pas d’adapter le dispositif de fixation des prix en fonction de l’évolution de la conjoncture.

À compter de ce samedi 15 août 2026, les automobilistes sénégalais devront donc composer avec de nouveaux tarifs : 990 FCFA pour le litre de supercarburant et 755 FCFA pour le litre de gasoil. Une hausse que le Gouvernement présente comme nécessaire pour limiter le poids des subventions sur les finances publiques tout en continuant à soutenir les consommateurs.

Patrick Vieira, futur sélectionneur des Lions : un contrat de quatre ans et un salaire pouvant atteindre 45 millions FCFA

Patrick Vieira se rapproche de plus en plus du banc de l’équipe nationale du Sénégal. Selon toute vraisemblance, l’ancien international français devrait être nommé prochain sélectionneur des Lions de la Téranga, en remplacement de Pape Thiaw, dont le départ intervient après l’échec de la sélection sénégalaise à la dernière Coupe du monde.

D’après des informations rapportées par le journaliste Malang Sané de Sports News Africa, Patrick Vieira aurait trouvé un accord avec la Fédération sénégalaise de football (FSF) sur les principaux contours de son futur contrat. Le technicien franco-sénégalais devrait ainsi s’engager pour une durée de quatre ans, avec pour mission de relancer une équipe qui entend rapidement tourner la page de sa dernière campagne mondiale.

Sur le plan financier, l’ancien milieu de terrain bénéficierait d’un salaire mensuel compris entre 35 et 45 millions de francs CFA. Une rémunération qui ferait de lui l’un des sélectionneurs les mieux payés de l’histoire récente des Lions. Il percevrait ainsi davantage que son prédécesseur Pape Thiaw, qui avait finalement obtenu, au terme de longues discussions avec la Fédération, un salaire mensuel de 30 millions de francs CFA.

Cette arrivée annoncée de Patrick Vieira constituerait également un choix symbolique pour le Sénégal. Né à Dakar, l’ancien capitaine de l’équipe de France dispose d’une solide expérience du football de haut niveau, aussi bien comme joueur que comme entraîneur. Après une immense carrière au cours de laquelle il a notamment porté les couleurs de l’AS Cannes, de l’AC Milan, d’Arsenal, de la Juventus et de l’Inter Milan, Vieira s’est reconverti sur les bancs.

Il a notamment dirigé les équipes de New York City FC, de l’OGC Nice, de Crystal Palace et de Strasbourg. Son dernier passage sur un banc professionnel l’a conduit au Genoa, en Italie. L’équipe nationale du Sénégal représenterait toutefois une première pour le technicien de 50 ans, qui s’apprêterait ainsi à franchir une nouvelle étape dans sa carrière d’entraîneur.

Son arrivée intervient dans un contexte particulièrement délicat pour les Lions. Après plusieurs années au sommet du football africain, marquées notamment par le sacre à la Coupe d’Afrique des nations 2021, la sélection doit désormais reconstruire et préparer une nouvelle génération. Le prochain sélectionneur devra donc trouver le juste équilibre entre les cadres de l’équipe et les jeunes talents qui frappent aux portes de la sélection.

Patrick Vieira aura également la lourde responsabilité de restaurer la confiance autour de l’équipe nationale après les dernières contre-performances. Son expérience internationale, son vécu du très haut niveau et sa connaissance du football africain pourraient constituer des atouts importants pour relever ce défi.

Si son arrivée venait à être officiellement confirmée par la Fédération sénégalaise de football, Vieira devrait rapidement se mettre au travail avec un calendrier particulièrement chargé. Les prochaines échéances internationales permettront notamment de mesurer sa capacité à imposer ses idées, à renouveler progressivement le groupe et à redonner aux Lions une dynamique à la hauteur des ambitions du Sénégal.

Justice et droits humains : Me Moussa Sarr ouvre la porte à un dialogue renforcé avec la RADDHO

Le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Me Moussa Sarr, a reçu en audience, vendredi 14 août 2026, une délégation de la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme (RADDHO), conduite par son président du Conseil d’administration, Ciré Sy. Cette rencontre a été consacrée à plusieurs préoccupations majeures liées à la protection des droits humains, à l’accès à la justice et aux conditions de détention au Sénégal.

Au cours des échanges, la RADDHO a notamment attiré l’attention du ministre sur la situation des victimes des événements survenus entre 2021 et 2024. Cette période, marquée par de fortes tensions politiques et sociales, continue de soulever des interrogations sur la prise en charge des victimes, l’établissement des responsabilités et les réponses judiciaires apportées aux différentes situations.

La question de la détention provisoire a également occupé une place importante dans les discussions. L’organisation de défense des droits humains a insisté sur la nécessité de veiller au respect du principe selon lequel la privation de liberté avant jugement doit demeurer une mesure exceptionnelle. Sur ce point, Me Moussa Sarr a réaffirmé son attachement à ce principe, soulignant que la détention ne saurait constituer la règle dans le fonctionnement de la justice.

Les conditions d’accès aux établissements pénitentiaires ont également été abordées. La RADDHO a fait part de son souhait de pouvoir accéder davantage aux prisons afin d’y effectuer son travail de suivi et d’observation des conditions de détention. Le ministre de la Justice a indiqué que cette requête serait soumise à la Direction de l’Administration pénitentiaire. L’objectif affiché est de permettre à l’organisation d’effectuer au moins une visite annuelle dans les établissements pénitentiaires.

La délégation de la RADDHO a par ailleurs soulevé la question de la modernisation du système judiciaire, notamment à travers la digitalisation de la justice. Cette transformation est présentée comme un levier susceptible d’améliorer l’efficacité du service public de la justice, de faciliter l’accès aux procédures et de réduire certaines lenteurs administratives.

Autre préoccupation soulevée lors de l’audience : l’absence de tribunaux d’instance dans certains départements. Cette situation peut constituer un obstacle à l’accès des populations au service public de la justice, particulièrement dans les zones éloignées des grands centres urbains. Me Moussa Sarr s’est engagé à examiner cette question afin d’évaluer les possibilités de renforcer la couverture judiciaire du territoire.

La RADDHO a également plaidé en faveur de la ratification par le Sénégal de la convention de l’Union africaine relative à l’élimination des violences faites aux femmes et aux filles. Sur ce dossier, le ministre de la Justice a annoncé qu’il échangerait avec son collègue des Affaires étrangères afin d’examiner les perspectives liées à cette ratification.

À travers cette audience, Me Moussa Sarr a réaffirmé la volonté de son département de maintenir un dialogue avec les organisations de la société civile intervenant dans le domaine des droits humains. Le ministre a également affiché son ouverture à un partenariat avec ces acteurs, considérés comme des interlocuteurs importants dans le suivi des politiques publiques en matière de justice et de protection des libertés.

Cette rencontre intervient dans un contexte où les questions liées aux conditions de détention, à la détention provisoire, à l’accès à la justice et à la protection des droits fondamentaux occupent une place importante dans le débat public. Les engagements annoncés par le ministre devront désormais se traduire par des mesures concrètes, notamment sur l’accès de la RADDHO aux établissements pénitentiaires, la couverture judiciaire du territoire et l’examen de la ratification de la convention africaine contre les violences faites aux femmes et aux filles.

Mouhamed Thiam placé sous mandat de dépôt après un accident mortel à Dakar

Mouhamed Thiam, présenté comme le fils du ministre de la Culture Alpha Thiam, a été placé sous mandat de dépôt ce vendredi 14 août 2026, à l’issue de son face-à-face avec le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Dakar.

La décision judiciaire intervient après son arrestation par les éléments du poste de gendarmerie de Ngor, dans le cadre d’une procédure consécutive à un accident de la circulation. Selon les informations rapportées par Seneweb, le jeune homme est poursuivi notamment pour des faits liés à un homicide involontaire résultant d’un accident corporel ainsi que pour des blessures occasionnées dans le cadre de la circulation routière.

Le dossier comporte également des charges relatives à la conduite avec de faux documents, ce qui vient alourdir les poursuites engagées contre le mis en cause. Après son interpellation à Ngor, Mouhamed Thiam a été conduit devant le parquet de Dakar afin de répondre aux faits qui lui sont reprochés.

À l’issue de son audition et de son face-à-face avec le procureur, le parquet a requis son placement sous écrou. La justice a ainsi décidé de son placement sous mandat de dépôt, en attendant son jugement.

Mouhamed Thiam devra désormais comparaître devant le tribunal des flagrants délits de Dakar. Son procès est annoncé pour mercredi prochain. Cette audience permettra à la juridiction de se pencher sur l’ensemble des faits visés par la procédure, notamment les circonstances de l’accident, les conséquences corporelles qui en ont découlé ainsi que les accusations portant sur l’utilisation de documents falsifiés.

En attendant cette audience, le mis en cause reste détenu. Les débats devant le tribunal devront notamment permettre d’établir les responsabilités dans l’accident et d’examiner les différents chefs de poursuite retenus par le parquet.

Révision constitutionnelle : la société civile plaide pour un consensus national avec Takku Wallu Sénégal

La question d’une réforme profonde des institutions s’invite de nouveau au cœur du débat politique sénégalais. Une délégation de la Coalition de la société civile pour l’application des conclusions des Assises nationales, des recommandations de la Commission nationale de réforme des institutions (CNRI) et du Pacte national de bonne gouvernance démocratique a été reçue, jeudi 13 août 2026, à l’Assemblée nationale par le groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal. Une rencontre placée sous le signe du dialogue et de la recherche d’un consensus autour d’une éventuelle révision constitutionnelle.

Le groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal était représenté par sa présidente, Me Aïssata Tall Sall, accompagnée des députés Lamine Thiam et Abdou Mbow. Face à eux, la délégation de la Coalition était composée de Paul Corréa, Youssouph Ndiaye, Arame Ndoye Gaye, Denis Ndour et Papis Thiabou.

Selon le communiqué publié à l’issue des échanges, cette audience s’inscrit dans une série de consultations menées par la Coalition auprès des différentes composantes de la vie nationale. L’objectif affiché est de favoriser l’émergence d’une réforme constitutionnelle « inclusive, consensuelle, transpartisane et durable », dans un contexte où les débats sur l’avenir des institutions occupent une place croissante dans l’espace public.

La Coalition rappelle que sa démarche ne date pas d’aujourd’hui. Elle s’inscrit dans un processus citoyen engagé depuis près de quatre ans autour de la mise en œuvre des conclusions des Assises nationales et des recommandations de la CNRI. Ce travail avait notamment abouti à l’élaboration du Pacte national de bonne gouvernance démocratique, signé par treize des dix-neuf candidats à l’élection présidentielle de mars 2024.

Désormais forte de quarante-sept organisations de la société civile, la Coalition entend maintenir une position qu’elle présente comme non partisane, constructive et républicaine. Elle veut ainsi peser dans le débat institutionnel sans se substituer aux acteurs politiques, mais en mettant à leur disposition des propositions issues de plusieurs années de réflexion sur la gouvernance et le fonctionnement des institutions.

Au cours de la rencontre, les représentants de la société civile ont particulièrement insisté sur la nécessité de dépasser les révisions constitutionnelles dictées par les circonstances politiques. Pour eux, la Constitution ne doit pas devenir l’instrument d’une majorité parlementaire, d’un parti ou d’une conjoncture particulière.

« Une Constitution ne saurait être le projet d’une majorité, d’un parti ou d’une conjoncture politique », a défendu la Coalition, estimant que le texte fondamental doit plutôt traduire un compromis suffisamment large entre les différentes composantes de la Nation. Parce qu’elle organise la vie collective et engage les générations futures, sa modification devrait, selon ses membres, être précédée d’une concertation approfondie avec les forces vives du pays.

La démarche vise ainsi à dégager un socle minimal d’accord susceptible de survivre aux alternances politiques. La Coalition souhaite que le Sénégal puisse se doter de règles institutionnelles stables, équilibrées et suffisamment légitimes pour éviter le retour récurrent à des modifications constitutionnelles motivées par des intérêts politiques immédiats.

Plusieurs axes de réforme ont été présentés au groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal. La Coalition propose notamment de replacer le citoyen au centre de l’action publique et de donner une place plus importante à la démocratie participative. Elle estime également nécessaire de renforcer les mécanismes permettant aux citoyens de participer à la définition, au suivi et à l’évaluation des politiques publiques.

La question des libertés publiques et des droits humains figure également parmi les priorités défendues par les organisations de la société civile. Celles-ci plaident pour une protection effective des acquis démocratiques, avec une attention particulière portée aux droits des femmes. Elles souhaitent, dans le même temps, renforcer les mécanismes de redevabilité des élus et des institutions publiques à l’égard des citoyens.

Le rééquilibrage des pouvoirs constitue un autre volet majeur des propositions. La Coalition défend une meilleure séparation des pouvoirs et une justice davantage indépendante, considérant que le fonctionnement harmonieux des institutions passe par des contre-pouvoirs solides et une plus grande autonomie des différentes composantes de l’État.

La protection du bien public et des ressources nationales a également été évoquée. Sur ce terrain, la Coalition plaide pour une gouvernance fondée sur davantage de transparence, de responsabilité et de contrôle citoyen. Une orientation qui rejoint, selon elle, les préoccupations exprimées depuis plusieurs années dans les conclusions des Assises nationales et les recommandations de la CNRI.

Du côté de Takku Wallu Sénégal, la démarche a été accueillie favorablement. Les représentants du groupe parlementaire ont reconnu le rôle de veille, d’alerte et d’interpellation joué par la société civile dans la consolidation de la démocratie. Ils ont également rappelé que la Constitution ne saurait être considérée comme la propriété d’un camp politique.

Me Aïssata Tall Sall a, pour sa part, insisté sur la dimension fédératrice du texte fondamental, qu’elle considère comme un véritable « ciment national ». Pour la présidente du groupe parlementaire, toute réforme majeure de la Constitution doit donc être précédée d’un processus de concertation suffisamment large pour permettre aux différentes sensibilités de s’exprimer et de contribuer à la construction d’un compromis.

La responsable parlementaire a également appelé à examiner avec attention les recommandations issues des Assises nationales, tout en veillant à préserver les acquis démocratiques et sociaux obtenus au fil des années. La protection des droits des femmes a notamment été citée parmi les acquis qui doivent être consolidés dans toute nouvelle architecture institutionnelle.

Au terme des discussions, la Coalition s’est félicitée de la « qualité et de la franchise des échanges ». Elle estime qu’un point de convergence important s’est dégagé entre les deux parties : la Constitution doit rester l’affaire de l’ensemble des citoyens sénégalais et non celle d’un seul camp.

Les discussions ont également porté sur l’éducation citoyenne, la cohésion nationale et la préservation du caractère laïc de l’État. Autant de sujets que la Coalition considère comme indissociables d’une réflexion globale sur l’avenir institutionnel du Sénégal.

Cette rencontre avec Takku Wallu Sénégal ne constitue toutefois qu’une étape dans le processus engagé par les organisations de la société civile. La Coalition compte poursuivre ses consultations avec les institutions de la République, les différents groupes parlementaires, les acteurs politiques ainsi que les autres forces vives du pays.

À travers cette démarche, elle réaffirme sa disponibilité à participer à toute initiative de dialogue, de médiation ou de facilitation susceptible de faire émerger un « consensus national minimal » autour des réformes institutionnelles. L’ambition affichée est de contribuer à l’édification d’un cadre démocratique plus stable, fondé sur l’État de droit, la participation citoyenne, la transparence et l’équilibre des pouvoirs.

ASER–AEE Power : José Ángel González Tausz renvoie la responsabilité du retard vers l’État sénégalais

Poursuivant ses explications sur Walf TV, José Ángel González Tausz, patron d’AEE Power EPC, est revenu en détail sur les raisons qui, selon lui, expliquent le retard accusé par le projet d’électrification rurale confié à son entreprise dans le cadre du contrat avec l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER).

Au cœur de son argumentaire, le responsable espagnol pointe notamment la suspension du projet pendant près d’un an et demi, décidée à la suite d’une intervention de l’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP). Une suspension qu’il juge « illégitime », en s’appuyant sur une décision ultérieure de la Cour suprême. Pour lui, cette période d’arrêt a lourdement pesé sur le calendrier d’exécution et explique une partie substantielle des retards aujourd’hui reprochés à AEE Power.

José Ángel González Tausz a également tenu à défendre Jean-Michel Sène, actuel directeur général de l’ASER, dont le nom est régulièrement cité dans les débats autour du dossier. Selon lui, l’actuel patron de l’agence ne saurait être tenu pour responsable des difficultés rencontrées par le projet, puisqu’il aurait pris ses fonctions bien après la conclusion du marché.

« Jean-Michel, directeur de l’ASER, mon client, est arrivé un an après que le contrat a démarré », a-t-il rappelé, insistant sur le fait que l’accord avait été signé sous l’ancien régime. À ses yeux, il serait donc difficile d’imputer au directeur général actuel la responsabilité des blocages ou des décisions intervenus avant son arrivée à la tête de l’ASER.

Sur le volet financier, le patron d’AEE Power EPC se veut tout aussi catégorique. Il affirme que son entreprise a, jusqu’à présent, respecté l’ensemble de ses engagements contractuels. « Nos obligations contractuelles ont été remplies jusqu’à présent à 100 % », soutient-il, assurant que son groupe a déjà mobilisé des sommes considérables auprès de ses fournisseurs.

José Ángel González Tausz affirme notamment que plus de 40 millions de dollars, soit environ 24 milliards de francs CFA, auraient déjà été engagés par son entreprise pour les besoins du projet. Une manière, selon lui, de démontrer que la société a pris des engagements financiers importants et n’a pas attendu la totalité des paiements pour avancer sur ses obligations.

Dans cette logique, il invite désormais les autorités sénégalaises à clarifier la situation concernant les financements restant à mobiliser. Il s’interroge notamment sur les quelque 84 millions d’euros qu’il estime encore disponibles ou attendus dans le cadre du projet. « Où se trouvent les 84 millions d’euros que personne ne demande ? », lance-t-il, évoquant une enveloppe de plus de 55 milliards de francs CFA.

Cette question financière constitue désormais, selon lui, l’un des principaux enjeux du dossier. Alors que les critiques se concentrent sur le niveau d’avancement des travaux, le responsable d’AEE Power estime que le débat doit également porter sur les conditions permettant de financer la poursuite et l’achèvement du projet.

Interrogé sur la capacité de son entreprise à reprendre les travaux, José Ángel González Tausz assure qu’AEE Power dispose toujours des ressources nécessaires. « Nous avons les moyens financiers, nous avons les moyens techniques aussi pour le faire », affirme-t-il. Il se dit ainsi prêt à relancer le chantier, à condition que les conditions administratives et financières permettant une reprise effective soient réunies.

Le dirigeant espagnol déplace dès lors une partie de la responsabilité vers les autorités sénégalaises. Pour lui, l’incertitude ne porte plus seulement sur la capacité d’AEE Power à exécuter le marché, mais également sur celle de l’État à assurer la disponibilité des financements nécessaires à la finalisation du projet.

« La question qui se pose aujourd’hui, c’est si le gouvernement sénégalais a les moyens financiers pour le finir. S’il a la disponibilité du financement pour finir ce projet », explique-t-il.

José Ángel González Tausz affirme par ailleurs être disposé à prendre des risques supplémentaires pour permettre au projet de redémarrer. Mais il pose une condition : que l’État respecte lui aussi les engagements qui lui incombent dans le cadre du contrat. « Le gouvernement doit remplir ses obligations », prévient-il.

Dans cette perspective, il demande notamment que l’ASER dispose des moyens nécessaires pour traiter les factures en attente et permettre la reprise des opérations. Il réclame des moyens « administratifs, légaux et financiers suffisants » afin que les procédures de validation des factures puissent être débloquées et que les travaux puissent effectivement reprendre sur le terrain.

Cette sortie de José Ángel González Tausz intervient alors que le dossier ASER–AEE Power fait l’objet d’un débat particulièrement intense au Sénégal. L’enjeu porte désormais autant sur le niveau d’exécution du projet que sur les responsabilités respectives des différentes parties, les sommes déjà versées, les dépenses engagées et les financements encore nécessaires à son achèvement.

Carburants : le Sénégal relève les prix du supercarburant et du gasoil à partir de ce samedi

Le prix des carburants automobiles augmente à nouveau au Sénégal. À compter de ce samedi 15 août 2026, les automobilistes devront composer avec une nouvelle grille tarifaire décidée par le Gouvernement, sur fond de forte hausse des cours internationaux du pétrole.

Dans un communiqué publié vendredi 14 août, l’Exécutif annonce que le litre de supercarburant passe de 920 à 990 FCFA, soit une augmentation de 70 FCFA. Le gasoil connaît pour sa part une hausse de 75 FCFA et s’établit désormais à 755 FCFA le litre.

Cette révision concerne uniquement les carburants automobiles. Les prix des autres produits pétroliers restent inchangés, notamment ceux du gaz et de l’essence destinée aux pirogues. Le Gouvernement veut ainsi présenter cette décision comme un ajustement ciblé, limité aux produits directement affectés par l’évolution des cours internationaux.

Les autorités expliquent que cette hausse ne constitue pas un dépassement des tarifs appliqués avant la baisse de décembre 2025. Elles soulignent que les nouveaux prix correspondent simplement au retour aux niveaux qui prévalaient avant la décision prise le 6 décembre 2025 de réduire les tarifs à la pompe.

Pour justifier cette nouvelle mesure, le Gouvernement invoque principalement la flambée des cours mondiaux du pétrole provoquée, selon lui, par les conséquences du conflit au Moyen-Orient déclenché le 28 février 2026. Depuis le début de cette crise, les prix internationaux du gasoil auraient progressé de 69 %, tandis que ceux du supercarburant auraient augmenté de 61 %.

Dans ce contexte, Dakar affirme avoir maintenu les anciens tarifs aussi longtemps que possible, malgré la dégradation de la situation sur les marchés internationaux. Depuis la baisse intervenue en décembre dernier, l’État indique avoir absorbé directement une partie importante de l’augmentation des coûts afin de limiter son impact sur les consommateurs et préserver leur pouvoir d’achat.

L’effort financier consenti par les pouvoirs publics est particulièrement important. Selon les chiffres communiqués par le Gouvernement, plus de 245 milliards de FCFA ont déjà été mobilisés depuis le début de l’année 2026 pour subventionner les carburants.

Le maintien des anciens prix aurait toutefois entraîné une nouvelle pression considérable sur les finances publiques. D’après les projections présentées par l’Exécutif, conserver les tarifs précédents entre le 15 août et le 12 septembre aurait nécessité environ 47 milliards de FCFA de subventions supplémentaires en seulement un mois.

À l’échelle de l’année, les conséquences auraient été encore plus lourdes. Sans ajustement des prix, les subventions consacrées au secteur de l’énergie auraient pu atteindre 1 069 milliards de FCFA en 2026, alors que le budget adopté par l’Assemblée nationale ne prévoit que 250 milliards de FCFA à cet effet.

Pour le Gouvernement, une telle dérive aurait réduit fortement les marges de manœuvre de l’État et risqué de compromettre le financement d’autres priorités nationales. L’Exécutif cite notamment l’éducation, la santé, l’agriculture et les dispositifs d’accompagnement destinés aux ménages les plus vulnérables.

Le Gouvernement défend donc un « ajustement partiel et mesuré », estimant avoir recherché un équilibre entre la nécessité de protéger le pouvoir d’achat et celle de préserver les finances publiques. Malgré la hausse annoncée, l’État assure continuer à subventionner les carburants et à prendre en charge une partie de leur coût réel.

Les chiffres communiqués illustrent cette politique. Le prix réel du litre de supercarburant serait actuellement de 1 019 FCFA, alors que le consommateur le paiera 990 FCFA. Pour le gasoil, le coût réel atteindrait 1 044 FCFA par litre, contre 755 FCFA à la pompe.

Autrement dit, même après l’augmentation, le prix payé par les automobilistes reste inférieur au coût réel d’importation des produits. La différence continue donc d’être supportée en partie par l’État à travers le mécanisme de subvention.

Avec cette nouvelle grille, les autorités espèrent réduire la pression exercée sur le budget national. Le Gouvernement estime que l’ajustement permettra de diminuer d’environ 9,7 milliards de FCFA par mois la charge supportée par les finances publiques au titre des subventions aux carburants.

L’Exécutif assure par ailleurs que les tarifs appliqués au Sénégal demeurent compétitifs par rapport à ceux observés dans plusieurs pays de la sous-région ouest-africaine, particulièrement pour le gasoil. Les autorités évoquent à ce propos les révisions tarifaires intervenues dans plusieurs pays confrontés à la même flambée des cours internationaux, notamment la Côte d’Ivoire, le Mali et le Burkina Faso, mais également de grands marchés comme l’Inde et la Chine.

Cette nouvelle hausse intervient ainsi dans un contexte régional et international marqué par une forte volatilité des prix de l’énergie. Pour Dakar, il s’agit de trouver un équilibre entre la protection des consommateurs et la soutenabilité des dépenses publiques.

Le Gouvernement assure néanmoins que les mesures de protection sociale seront maintenues et renforcées. Il cite notamment la Bourse nationale de Sécurité familiale et les différents mécanismes d’appui destinés aux populations les plus vulnérables. L’objectif affiché est de limiter les conséquences de la hausse des carburants sur les ménages dont le pouvoir d’achat est le plus fragile.

Les autorités se veulent également rassurantes sur la disponibilité des produits pétroliers. Elles affirment que l’approvisionnement du marché national reste garanti et annoncent une surveillance permanente de l’évolution des cours internationaux.

Le Gouvernement n’exclut enfin pas de faire évoluer à nouveau le dispositif de fixation des prix si la conjoncture venait à changer. La nouvelle grille tarifaire pourrait donc être réexaminée en fonction de l’évolution des marchés mondiaux et de la situation des finances publiques.

Carburants : le Sénégal relève les prix du supercarburant et du gasoil à partir de ce samedi

Le prix des carburants automobiles augmente à nouveau au Sénégal. À compter de ce samedi 15 août 2026, les automobilistes devront composer avec une nouvelle grille tarifaire décidée par le Gouvernement, sur fond de forte hausse des cours internationaux du pétrole.

Dans un communiqué publié vendredi 14 août, l’Exécutif annonce que le litre de supercarburant passe de 920 à 990 FCFA, soit une augmentation de 70 FCFA. Le gasoil connaît pour sa part une hausse de 75 FCFA et s’établit désormais à 755 FCFA le litre.

Cette révision concerne uniquement les carburants automobiles. Les prix des autres produits pétroliers restent inchangés, notamment ceux du gaz et de l’essence destinée aux pirogues. Le Gouvernement veut ainsi présenter cette décision comme un ajustement ciblé, limité aux produits directement affectés par l’évolution des cours internationaux.

Les autorités expliquent que cette hausse ne constitue pas un dépassement des tarifs appliqués avant la baisse de décembre 2025. Elles soulignent que les nouveaux prix correspondent simplement au retour aux niveaux qui prévalaient avant la décision prise le 6 décembre 2025 de réduire les tarifs à la pompe.

Pour justifier cette nouvelle mesure, le Gouvernement invoque principalement la flambée des cours mondiaux du pétrole provoquée, selon lui, par les conséquences du conflit au Moyen-Orient déclenché le 28 février 2026. Depuis le début de cette crise, les prix internationaux du gasoil auraient progressé de 69 %, tandis que ceux du supercarburant auraient augmenté de 61 %.

Dans ce contexte, Dakar affirme avoir maintenu les anciens tarifs aussi longtemps que possible, malgré la dégradation de la situation sur les marchés internationaux. Depuis la baisse intervenue en décembre dernier, l’État indique avoir absorbé directement une partie importante de l’augmentation des coûts afin de limiter son impact sur les consommateurs et préserver leur pouvoir d’achat.

L’effort financier consenti par les pouvoirs publics est particulièrement important. Selon les chiffres communiqués par le Gouvernement, plus de 245 milliards de FCFA ont déjà été mobilisés depuis le début de l’année 2026 pour subventionner les carburants.

Le maintien des anciens prix aurait toutefois entraîné une nouvelle pression considérable sur les finances publiques. D’après les projections présentées par l’Exécutif, conserver les tarifs précédents entre le 15 août et le 12 septembre aurait nécessité environ 47 milliards de FCFA de subventions supplémentaires en seulement un mois.

À l’échelle de l’année, les conséquences auraient été encore plus lourdes. Sans ajustement des prix, les subventions consacrées au secteur de l’énergie auraient pu atteindre 1 069 milliards de FCFA en 2026, alors que le budget adopté par l’Assemblée nationale ne prévoit que 250 milliards de FCFA à cet effet.

Pour le Gouvernement, une telle dérive aurait réduit fortement les marges de manœuvre de l’État et risqué de compromettre le financement d’autres priorités nationales. L’Exécutif cite notamment l’éducation, la santé, l’agriculture et les dispositifs d’accompagnement destinés aux ménages les plus vulnérables.

Le Gouvernement défend donc un « ajustement partiel et mesuré », estimant avoir recherché un équilibre entre la nécessité de protéger le pouvoir d’achat et celle de préserver les finances publiques. Malgré la hausse annoncée, l’État assure continuer à subventionner les carburants et à prendre en charge une partie de leur coût réel.

Les chiffres communiqués illustrent cette politique. Le prix réel du litre de supercarburant serait actuellement de 1 019 FCFA, alors que le consommateur le paiera 990 FCFA. Pour le gasoil, le coût réel atteindrait 1 044 FCFA par litre, contre 755 FCFA à la pompe.

Autrement dit, même après l’augmentation, le prix payé par les automobilistes reste inférieur au coût réel d’importation des produits. La différence continue donc d’être supportée en partie par l’État à travers le mécanisme de subvention.

Avec cette nouvelle grille, les autorités espèrent réduire la pression exercée sur le budget national. Le Gouvernement estime que l’ajustement permettra de diminuer d’environ 9,7 milliards de FCFA par mois la charge supportée par les finances publiques au titre des subventions aux carburants.

L’Exécutif assure par ailleurs que les tarifs appliqués au Sénégal demeurent compétitifs par rapport à ceux observés dans plusieurs pays de la sous-région ouest-africaine, particulièrement pour le gasoil. Les autorités évoquent à ce propos les révisions tarifaires intervenues dans plusieurs pays confrontés à la même flambée des cours internationaux, notamment la Côte d’Ivoire, le Mali et le Burkina Faso, mais également de grands marchés comme l’Inde et la Chine.

Cette nouvelle hausse intervient ainsi dans un contexte régional et international marqué par une forte volatilité des prix de l’énergie. Pour Dakar, il s’agit de trouver un équilibre entre la protection des consommateurs et la soutenabilité des dépenses publiques.

Le Gouvernement assure néanmoins que les mesures de protection sociale seront maintenues et renforcées. Il cite notamment la Bourse nationale de Sécurité familiale et les différents mécanismes d’appui destinés aux populations les plus vulnérables. L’objectif affiché est de limiter les conséquences de la hausse des carburants sur les ménages dont le pouvoir d’achat est le plus fragile.

Les autorités se veulent également rassurantes sur la disponibilité des produits pétroliers. Elles affirment que l’approvisionnement du marché national reste garanti et annoncent une surveillance permanente de l’évolution des cours internationaux.

Le Gouvernement n’exclut enfin pas de faire évoluer à nouveau le dispositif de fixation des prix si la conjoncture venait à changer. La nouvelle grille tarifaire pourrait donc être réexaminée en fonction de l’évolution des marchés mondiaux et de la situation des finances publiques.

Senelec alerte sur de possibles perturbations majeures du courant cette nuit

La fourniture d’électricité pourrait connaître d’importantes perturbations sur l’ensemble du réseau national au cours des prochaines heures. Dans un communiqué rendu public ce vendredi 14 août 2026, la Société nationale d’électricité du Sénégal (Senelec) a alerté ses clients sur des risques de dégradation du service durant la nuit du vendredi 14 au samedi 15 août.

À l’origine de cette situation figure une avarie enregistrée dans la journée de ce vendredi sur l’une des unités de grande puissance du parc de production de Senelec. Cet incident technique a entraîné une baisse temporaire de la capacité de production disponible, créant ainsi une situation susceptible d’affecter la continuité et la qualité de l’alimentation électrique.

Selon la société nationale, cette réduction des capacités de production pourrait se traduire par des perturbations dans la distribution de l’électricité au cours de la nuit. Les ménages, les commerces, les entreprises et autres usagers du réseau sont ainsi invités à se préparer à d’éventuelles interruptions ou variations de la fourniture.

Face à cette situation, Senelec indique que ses équipes techniques sont pleinement mobilisées pour tenter de rétablir le fonctionnement normal de l’installation affectée. Des opérations sont en cours afin de réparer l’avarie et de récupérer progressivement les capacités de production perdues. La société assure travailler à un retour à la normale dans les meilleurs délais.

Cette nouvelle alerte intervient dans un contexte où la stabilité de la production demeure déterminante pour garantir une alimentation régulière des différents segments du réseau national. La défaillance d’une unité de forte puissance peut en effet réduire rapidement les marges disponibles et obliger l’opérateur à procéder à des ajustements dans la distribution afin de maintenir l’équilibre du système électrique.

Dans son communiqué, Senelec présente ses excuses à l’ensemble de sa clientèle pour les désagréments susceptibles d’être occasionnés par cet incident. La société assure également que ses services restent mobilisés pour suivre l’évolution de la situation et intervenir sur les éventuelles difficultés signalées par les usagers.

Pour toute demande d’assistance ou pour signaler une perturbation, les clients peuvent contacter le service dédié de Senelec, disponible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, ainsi que les différentes plateformes digitales officielles de l’entreprise.

ASER–AEE Power : Thierno Alassane Sall accuse José d’avoir transformé son interview en « aveux circonstanciés »

Le dossier ASER–AEE Power continue de susciter de vives réactions. Après l’interview accordée à Walf Quotidien par José, responsable de la société espagnole impliquée dans le marché d’électrification rurale, le député et président de la République des Valeurs (RV), Thierno Alassane Sall, est monté au créneau pour livrer une lecture particulièrement critique des déclarations de l’intéressé.

Pour le parlementaire, l’entretien, qui devait initialement servir de tribune de communication et de défense, aurait finalement produit l’effet inverse. Thierno Alassane Sall estime que les explications fournies par José constituent plutôt des « aveux circonstanciés » sur la gestion des fonds versés dans le cadre du contrat d’électrification rurale.

Au cœur de la polémique se trouve notamment l’avance de 37 milliards de francs CFA perçue par AEE Power. Selon Thierno Alassane Sall, José aurait reconnu, au cours de son entretien, avoir effectivement reçu cette importante somme, tout en étant incapable de préciser clairement où se trouvent aujourd’hui les fonds. L’intéressé aurait expliqué que l’argent était réparti entre plusieurs comptes et qu’il n’existait pas nécessairement de compte spécifiquement affecté à chacun des projets.

Une justification que le président de RV juge peu crédible. À ses yeux, la question centrale demeure celle de la destination réelle des 37 milliards de francs CFA. Thierno Alassane Sall affirme avoir déjà établi, à travers ses propres investigations et prises de position sur le dossier, que les fonds auraient été dissipés à travers plusieurs pays et utilisés à d’autres fins que celles prévues dans le contrat.

Le député pointe également l’écart considérable entre les sommes engagées et les résultats obtenus sur le terrain. Vingt-six mois après le versement de l’avance, moins de 40 villages auraient été électrifiés, alors que le programme prévoyait initialement l’électrification de quelque 1 600 villages. Un bilan que l’opposant considère comme particulièrement préoccupant au regard du montant des fonds mobilisés.

Pour Thierno Alassane Sall, cette situation ne saurait être dissociée des alertes qui auraient été émises en amont. Il évoque notamment une alerte attribuée à la banque Santander concernant des mouvements financiers jugés suspects. Il regrette que cette question n’ait pas été abordée de manière approfondie lors de l’entretien accordé à Walf, ni par José ni par ses interlocuteurs.

Le parlementaire s’interroge par ailleurs sur les démarches entreprises par AEE Power après l’arrivée du nouveau gouvernement. Selon lui, quelques semaines seulement après l’installation des nouvelles autorités, José serait revenu à la charge pour réclamer une rallonge financière de 55 milliards de francs CFA.

Une demande que Thierno Alassane Sall interprète comme une tentative de profiter d’un changement de pouvoir et d’une éventuelle mansuétude des nouvelles autorités. Le député estime que cette démarche pose d’autant plus question que les performances enregistrées dans l’exécution du premier contrat restent, selon lui, très éloignées des engagements initiaux.

Au-delà de la responsabilité supposée de l’entreprise, le président de la République des Valeurs élargit le débat à la réaction des autorités sénégalaises face aux alertes qui auraient été disponibles depuis plusieurs mois. Il s’interroge notamment sur le rôle de l’actuel Premier ministre, dont il rappelle qu’il occupait à l’époque les fonctions de Secrétaire général du gouvernement.

Thierno Alassane Sall affirme que l’actuel chef du gouvernement aurait été alerté dès septembre 2024 au sujet de mouvements considérés comme suspects autour d’AEE Power. Une affirmation qui, si elle devait être étayée par des documents officiels, soulèverait la question de la manière dont ces alertes ont été traitées par les autorités de l’époque.

Le député pose ainsi une question de fond : pourquoi José choisit-il de répondre aux accusations par voie de presse plutôt que de venir s’expliquer devant les autorités judiciaires compétentes ? Pour lui, la gravité des faits allégués commande des réponses précises dans le cadre d’une procédure permettant de déterminer la destination des fonds, les responsabilités éventuelles et les conditions dans lesquelles le marché a été exécuté.

À travers cette nouvelle sortie, Thierno Alassane Sall entend donc maintenir la pression sur le dossier ASER–AEE Power. Il met en parallèle le montant considérable de l’avance versée, les faibles réalisations revendiquées sur le terrain, les alertes bancaires évoquées et la nouvelle demande de financement de 55 milliards de francs CFA.

ASERgate : Bachir Fofana interpelle José Ángel González Tausz sur les 37 milliards de l’électrification rurale

Il fallait oser. Deux ans après avoir encaissé 37 milliards de nos francs d’avance sur l’électrification rurale, José Ángel González Tausz s’offre les colonnes de Walf Quotidien de ce jeudi 14 août 2026.  Le titre à la Une du journal («José sort des ténèbres ») montre déjà que l’Espagnol était plus dans une opération d’enfumage que d’éclairage. En effet, attendu pour s’expliquer, José est venu narguer les Sénégalais en posant une question : où sont les 84 millions d’euros restants du projet ? Le monde à l’envers quoi.  C’est comme si un locataire qui devait huit mois de loyer se mettait à réclamer les clés du deuxième appartement. 
Dans cette affaire, posons simplement les chiffres. Le 11 juin 2024, une somme de  56 millions d’euros (37 milliards de francs CFA) est décaissée au profit d’AEE Power EPC. Le 19 décembre 2025, soit dix-huit mois plus tard, l’ASER, dans son propre courriel, liste 25 localités électrifiées sur 1 740. Cela fait 1,43 % de taux de réalisation alors que 40% du financement est consommé et plus de la moitié du délai contractuel passée. 
Voilà le dossier. Tout le reste de l’interview n’est que tentative de créer une affaire dans l’affaire. 
Parlons des 84 millions «bloqués», d’abord. Juste rappeler que la banque Santander et la CESCE (l’agence espagnole de crédit à l’exportation) ont donné  l’explication par écrit dès le 18 décembre 2025. Dans une correspondance adressée au ministre Secrétaire général du gouvernement, ils ont clairement indiqué : pas un euro de plus tant que les 37 milliards déjà versés ne sont pas justifiés. Le 23 février 2026, la CESCE ajoute même un détail savoureux dans sa réponse à l’ambassadeur du Sénégal : aucune demande de décaissement n’a été déposée par les autorités sénégalaises. Aucune. José réclame donc dans la presse de l’argent qu’il n’a jamais demandé à sa banque. 
Sur l’avance de démarrage qui serait «une obligation contractuelle», personne ne dit le contraire, et c’est justement le problème. Une avance n’est pas un cadeau, elle se rembourse en travaux constatés. Le bailleur réclame les justificatifs par écrit depuis deux ans. Il attend toujours. Pas un bon de commande, pas un décompte validé. Et l’intéressé lâche lui-même, au détour de l’interview, que «les factures présentées ne sont pas encore approuvées». Merci de le confirmer. 
Vient ensuite le passage qui mérite d’être encadré. L’argent ? «Dans la comptabilité, réparti dans plusieurs comptes.» Réparti. Il ignore peut-être que Santander avait déjà signalé, le 30 septembre 2024, des transferts sortis du compte de l’avance avant même le premier coup de pioche, et qu’un témoignage devant la Section de recherches parle de six comptes servis une semaine après le virement. Une avance de démarrage, ce n’est pas de la trésorerie qu’on fait dormir à droite et à gauche. Du reste, si ces fonds étaient si traçables que ça, la démonstration prendrait trois jours. Un juge de Madrid en a donné dix jours, le 24 février 2026, dans une instruction ouverte pour appropriation indue. On attend encore. 
Les cautions, maintenant. «Confirmées», primes «payées comme d’habitude», nous dit-il. Sauf que les cautions SONAC datent du 18 mars 2024 et que les primes n’ont été réglées que les 14 et 20 juin. Après le décaissement, donc. Vraisemblablement avec l’argent de l’avance  de démarrage que ces cautions étaient censées garantir. L’article 13 du Code CIMA, imprimé sur les avis d’émission eux-mêmes, dit qu’une garantie ne prend effet qu’au paiement de la prime. L’ARCOP l’a rappelé trois fois durant l’été 2024 (12 juillet, 23 juillet, 7 août 2024), en parlant de nullité possible du marché. Des primes payées «comme d’habitude» après coup, c’est l’anomalie, pas la norme. Appelez cela une habitude si vous voulez. Moi j’appelle cela payer sa caution avec l’argent de la caution. 
Et cette suspension du marché décidée par l’ARCOP qui aurait «coûté un an et demi» ? José doit savoir que mentir ce n’est pas bien. Et les dates dans cette affaire sulfureuse sont têtues.  En effet, le contrat n’a fait l’objet d’une suspension du 21 novembre 2024 au 21 février 2025 seulement. C’est-à-dire, trois mois et dix-neuf jours seulement. Après février 2025, plus rien n’empêchait les engins de tourner. Ils ne tournaient pas. Le seul gel qui dure, celui des décaissements, tient en une phrase écrite par le bailleur : justifiez les 37 milliards déjà décaissés. 
Reste la posture du dirigeant serein, «à la disposition de la justice», qui ne fuit pas. On laisse passer. On lui reproche autre chose : deux ans de demandes de preuves restées sans réponse, une délégation d’État éconduite à Madrid le 11 décembre 2025, un délai de dix jours fixé par un juge et expiré sans un mot. Un homme qui détient des connaissements et des relevés bancaires les pose sur la table. Il n’organise pas d’interviews. 
Cette interview restera d’ailleurs, mais pas comme il l’espère. Elle restera pour ses deux aveux : des fonds «répartis dans plusieurs comptes», des factures non approuvées. Pendant ce temps, le contribuable sénégalais s’apprête à payer deux fois. Une fois par l’endettement garanti, une deuxième par les 20 milliards inscrits au budget 2026. Pour un projet vendu, à l’origine, comme financé à 100 % par le privé. 
Alors la question reste posée, et elle tient en une ligne. 40% du marché décaissé, la moitié du délai consommée, et 1,43% des villages électrifiés : où sont passés les 37 milliards ? 
Bachir Fofana
Journaliste, auteur de l’ouvrage
«Aveux, signés, datés et envoyés»

Saint-Louis : un faux agent Orange Money au cœur d’une fraude présumée de près de 37 millions de FCFA

La Division nationale de lutte contre le trafic de migrants (DNLT), antenne de Saint-Louis, a interpellé un individu présenté comme l’auteur présumé de plusieurs opérations frauduleuses portant notamment sur des retraits d’argent, une escroquerie, une usurpation de fonction et des faits susceptibles de relever du blanchiment de capitaux. Le mis en cause a été conduit devant le procureur de la République financier près le Tribunal de Grande Instance de Saint-Louis.

L’affaire a éclaté à la suite d’un appel téléphonique signalant un retrait frauduleux effectué à partir de comptes Wave au marché Ndar, à Saint-Louis. Selon les éléments recueillis dans le cadre de l’enquête, l’individu, soupçonné d’avoir été pris à partie par des personnes présentes sur les lieux, a fait l’objet d’une opération d’exfiltration menée par les éléments de la DNLT afin de le conduire en sécurité dans les locaux du service.

Entendue par les enquêteurs, la victime a expliqué que le suspect s’était présenté dans sa boutique du marché Ndar en portant un gilet similaire à celui utilisé par les agents d’Orange Money. Il lui aurait proposé des services présentés comme étant liés à l’installation de la nouvelle application Max it ainsi qu’au déplafonnement de son compte Orange Money.

La victime, convaincue d’avoir affaire à un véritable agent ou représentant habilité, lui aurait alors remis son téléphone afin qu’il procède à l’installation de l’application. C’est à la faveur de cette manipulation que le suspect aurait accédé aux informations nécessaires pour effectuer, à son insu, un transfert de 264 000 FCFA depuis son compte Wave.

Face aux enquêteurs, le mis en cause aurait reconnu les faits qui lui sont reprochés et livré des éléments sur son mode opératoire présumé. Il aurait expliqué se faire passer pour un Vendeur Terrain Orange (VTO), en proposant aux clients différents services liés aux comptes de monnaie électronique.

Une fois la victime convaincue, il procédait, selon ses déclarations rapportées par les enquêteurs, à l’enregistrement de sa carte nationale d’identité ainsi qu’à la collecte de son code secret. Il profitait ensuite de l’accès au téléphone pour se connecter discrètement à une autre application de transfert d’argent, en misant notamment sur le fait que certains utilisateurs réemploient les mêmes codes secrets sur plusieurs plateformes.

Une fois l’accès obtenu, le suspect aurait procédé au retrait ou au transfert des fonds disponibles avant de modifier le code d’accès du compte concerné. Cette modification empêchait ensuite le propriétaire légitime d’accéder immédiatement à son compte, offrant ainsi au mis en cause le temps de quitter les lieux.

Les investigations techniques menées par les enquêteurs, ainsi que les demandes de concours adressées aux opérateurs Orange Money et Wave, auraient permis de mettre au jour une activité financière beaucoup plus importante que le seul retrait de 264 000 FCFA signalé au départ.

Selon les éléments de l’enquête, les vérifications effectuées sur le compte Orange Money du mis en cause ont permis de retracer des mouvements financiers évalués à 36 929 860 FCFA entre le 10 mai et le 10 août 2026. Ces transactions, qui font désormais partie des éléments examinés par les enquêteurs, pourraient permettre de déterminer l’ampleur exacte des opérations auxquelles le suspect aurait participé.

L’enquête révèle également que l’individu ne serait pas inconnu des services concernés. Plusieurs dénonciations et lettres de plainte auraient été enregistrées à son encontre. Parmi celles-ci figure une plainte déposée par la Sonatel, par l’intermédiaire de son chef du département contentieux, notamment pour des faits présumés d’usurpation de fonction et d’escroquerie.

Les enquêteurs cherchent désormais à établir l’étendue du réseau éventuel, à identifier d’autres victimes et à déterminer la destination des fonds ayant transité par les différents comptes concernés. Les opérations financières retracées durant la période comprise entre mai et août 2026 constituent notamment un axe important des investigations.

Bassirou Diomaye Faye entame un séjour privé à l’étranger à partir de samedi

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, quittera le Sénégal à compter du samedi 15 août 2026 dans le cadre d’un séjour privé à l’étranger, selon une information communiquée par les services de la Présidence de la République.

Ce déplacement, présenté comme privé, intervient alors que l’agenda institutionnel du chef de l’État se poursuit avec plusieurs échéances nationales. Aucune précision n’a été donnée, pour le moment, sur la destination du Président ni sur la durée exacte de son séjour.

La Présidence de la République n’a pas davantage communiqué de détails sur les raisons personnelles liées à ce déplacement. Elle s’est limitée à annoncer le départ du chef de l’État à partir du samedi 15 août, tout en précisant que les prochaines étapes de son agenda présidentiel seront communiquées ultérieurement.

Cette précision vise notamment à distinguer ce séjour des déplacements officiels effectués par le Président dans le cadre de ses fonctions. Depuis son accession à la magistrature suprême, les services de la Présidence communiquent régulièrement sur les déplacements officiels du chef de l’État ainsi que sur ses principales activités institutionnelles.

En l’absence d’informations supplémentaires, aucune activité officielle de Bassirou Diomaye Faye n’est donc annoncée pour la période correspondant à ce séjour privé. Les prochaines échéances de son agenda présidentiel feront l’objet d’une communication des services de la Présidence, conformément à la pratique habituelle.

La dédicace du livre « Au pouvoir en Afrique : qui est Bassirou Diomaye Diakhar Faye ? »

La journaliste-écrivaine Seynabou Sankaré a procédé à la dédicace de son nouvel ouvrage intitulé « Au pouvoir en Afrique : qui est Bassirou Diomaye Diakhar Faye ? ». La cérémonie s’est déroulée dans un climat serein, en présence de plusieurs personnalités de la vie publique sénégalaise, parmi lesquelles l’ancien ministre Me Malick Sall, le directeur général du quotidien Le Soleil, un représentant du président Khalifa Ababacar Sall, ainsi que plusieurs responsables et leaders issus de l’ancien comme de l’actuel régime.

Un ouvrage consacré au parcours du chef de l’État

À travers cet ouvrage, Seynabou Sankaré revient sur la vie, les origines et le parcours politique de Bassirou Diomaye Diakhar Faye, devenu le plus jeune président de l’histoire du Sénégal.

L’auteure s’intéresse notamment à l’environnement familial et social dans lequel le chef de l’État a grandi, ainsi qu’aux différentes étapes de son parcours qui l’ont conduit jusqu’à la magistrature suprême. Elle insiste toutefois sur la nécessité de dépasser les considérations liées aux appartenances ethniques dans l’appréciation du parcours du président de la République.

Selon elle, ce sont davantage le savoir-faire, les valeurs, l’éducation et l’héritage transmis par les générations précédentes qui doivent constituer les fondements de la construction nationale.

Un plaidoyer en faveur de la jeunesse

La cérémonie de dédicace a également été l’occasion pour Seynabou Sankaré d’interpeller les autorités sur les préoccupations de la jeunesse sénégalaise. Dans son intervention, l’auteure a insisté sur la nécessité de placer les jeunes au cœur des politiques publiques et des ambitions de développement du pays.

Elle a notamment appelé à promouvoir une société fondée sur l’éducation, la solidarité, le travail et la résilience. Pour elle, ces valeurs sont indispensables pour permettre aux nouvelles générations de trouver pleinement leur place dans la construction et le développement du Sénégal.

Son intervention a ainsi dépassé le cadre strict de la présentation littéraire pour prendre la forme d’un plaidoyer en faveur d’une jeunesse mieux accompagnée et davantage associée aux grandes orientations nationales.

Un rendez-vous fixé à 2034

Seynabou Sankaré a également annoncé la publication d’un nouvel ouvrage en 2034. Celui-ci devrait être consacré au bilan de Bassirou Diomaye Diakhar Faye à l’issue de son parcours à la tête de l’État.

Cette annonce traduit la volonté de l’auteure de poursuivre son travail de documentation et d’analyse de la trajectoire politique du président de la République. Après avoir consacré un premier ouvrage à son parcours et à son accession au pouvoir, elle entend ainsi revenir, dans quelques années, sur les réalisations, les orientations et le bilan de sa gouvernance.

À travers « Au pouvoir en Afrique : qui est Bassirou Diomaye Diakhar Faye ? », Seynabou Sankaré propose ainsi un regard sur le parcours d’un président arrivé au pouvoir dans un contexte politique particulier. La cérémonie de dédicace a réuni, autour de cet ouvrage, des personnalités issues de sensibilités et de générations politiques différentes, donnant à l’événement une dimension à la fois littéraire et citoyenne.

Maodo Malick Mbaye après sa libération : « Jamais je n’ai détourné un seul franc »

Au lendemain de sa sortie de prison, Maodo Malick Mbaye est sorti de son silence. L’ancien Directeur général de l’Agence nationale de la maison de l’outil (ANAMO) a réaffirmé son innocence dans l’affaire de détournement présumé de deniers publics pour laquelle il était poursuivi. Dans un message particulièrement bref publié ce vendredi sur ses réseaux sociaux, il a livré une déclaration sans ambiguïté : « Jamais je n’ai détourné un seul franc ».

Cette prise de parole intervient quelques jours après sa remise en liberté. Maodo Malick Mbaye a bénéficié, mardi dernier, d’une liberté provisoire assortie d’un placement sous contrôle judiciaire. Une décision qui lui permet de recouvrer la liberté après plusieurs mois de détention, tout en restant soumis aux obligations fixées par la justice dans le cadre de la procédure en cours.

À travers sa déclaration, l’ancien patron de l’ANAMO réaffirme une ligne de défense qu’il soutient depuis le début de l’instruction. Au cours de ses auditions sur le fond du dossier, comme lors des confrontations avec certains de ses anciens collaborateurs, notamment le Directeur des affaires financières et l’agent comptable, Maodo Malick Mbaye a toujours contesté les accusations portées contre lui.

Il nie notamment avoir procédé à un quelconque détournement de fonds ou avoir participé à des opérations frauduleuses durant la période où il dirigeait l’Agence nationale de la maison de l’outil. Pour lui, les faits qui lui sont reprochés ne sauraient être imputés à sa gestion.

La décision de placement sous contrôle judiciaire est désormais perçue par sa défense comme une étape importante dans la procédure. Le pool d’avocats de Maodo Malick Mbaye a, dans la foulée de sa libération, annoncé son intention de poursuivre le combat judiciaire afin d’obtenir un non-lieu total pour leur client.

L’enjeu reste donc entier, puisque la procédure judiciaire n’est pas arrivée à son terme. La liberté provisoire ne préjuge ni de la culpabilité ni de l’innocence de l’ancien Directeur général de l’ANAMO. Elle lui permet simplement de rester libre sous contrôle judiciaire pendant la poursuite de l’instruction.

Pour rappel, Maodo Malick Mbaye avait été arrêté et placé sous mandat de dépôt en juillet 2025. Il est poursuivi dans le cadre d’une affaire portant sur un détournement présumé de deniers publics évalué à 619 millions de francs CFA.

Municipales à Kaolack : Yatma Diop pousse Ahmed Youssouf Bengelloun à briguer la mairie

À Kaolack, le débat autour des prochaines échéances municipales commence déjà à se dessiner autour des profils susceptibles de prendre les rênes de la commune. Dans cette perspective, Yatma Diop, conseiller et coordonnateur de Kaolack Nouvelle Vision (KNV), plaide ouvertement pour une candidature d’Ahmed Youssouf Bengelloun à la mairie de Kaolack. Pour lui, le bilan du président du Conseil départemental constitue un argument suffisamment solide pour envisager une nouvelle étape dans son parcours politique et institutionnel.

Dans une déclaration, Yatma Diop présente l’action menée par Ahmed Youssouf Bengelloun à la tête du Conseil départemental comme la principale justification de cet appel. Il estime que l’élu a réussi à obtenir des résultats dans plusieurs secteurs malgré des ressources financières qu’il juge limitées. Selon lui, le budget annuel du Conseil départemental tournerait autour de 300 millions de francs CFA, avec une capacité d’investissement estimée à près de 100 millions de francs CFA.

Pour le responsable de KNV, c’est donc davantage la capacité à gérer efficacement des ressources limitées que le volume des moyens disponibles qui doit être retenue dans l’évaluation du bilan de l’actuel président du Conseil départemental.

Des réalisations mises en avant dans la santé

Parmi les secteurs cités par Yatma Diop figure en premier lieu la santé. Il met notamment en avant plusieurs interventions destinées à renforcer les structures sanitaires du département de Kaolack.

Il évoque ainsi la réhabilitation et l’équipement de maternités, mais également la construction et l’équipement du poste de santé de Sikatroum. À ces réalisations s’ajouteraient l’acquisition de matériel médical destiné à différentes structures sanitaires.

Le coordonnateur de KNV cite également la mise à disposition d’ambulances médicalisées ainsi que l’acquisition d’un échographe. Des équipements destinés à la pédiatrie et à la maternité de l’hôpital régional de Kaolack sont également présentés comme faisant partie des actions réalisées sous la présidence d’Ahmed Youssouf Bengelloun.

Pour Yatma Diop, ces investissements constituent des réponses concrètes à des besoins essentiels des populations et illustrent la volonté de l’élu départemental d’orienter les moyens disponibles vers des secteurs jugés prioritaires.

Un volet social également mis en avant

Le bilan défendu par le responsable de Kaolack Nouvelle Vision comporte également une dimension sociale. Yatma Diop souligne notamment les appuis apportés aux personnes et familles en situation de vulnérabilité.

Il cite les distributions de denrées alimentaires, la prise en charge de certains traitements médicaux ainsi que l’accompagnement d’initiatives consacrées au dépistage des cancers féminins.

Ces actions sont présentées comme un prolongement de la mission sociale des collectivités territoriales, dans un contexte où de nombreuses familles restent confrontées à des difficultés économiques et à un accès parfois limité à certains services essentiels.

L’éducation et la jeunesse au cœur des priorités

L’éducation figure également parmi les secteurs sur lesquels Yatma Diop insiste. Il fait état de subventions accordées aux étudiants du département ainsi que de plusieurs investissements dans les établissements scolaires.

Selon lui, le Conseil départemental a notamment participé à la construction et à l’équipement de salles de classe, à la réalisation de blocs d’hygiène et à la réhabilitation de clôtures d’établissements scolaires.

La dotation de certaines structures éducatives en matériel informatique et en mobilier est également citée. À travers ces différentes interventions, le coordonnateur de KNV estime que l’action départementale a accordé une place importante aux conditions d’apprentissage et à l’accompagnement des jeunes.

Culture et planification du développement

Sur le terrain culturel, Yatma Diop met en avant la rénovation de la salle de spectacles du Centre culturel régional ainsi que la réalisation de l’American Corner. Il mentionne également des appuis apportés à plusieurs manifestations culturelles organisées dans le département.

À cela s’ajoute, selon lui, l’élaboration du Plan départemental de développement et de coordination (PDDC), présenté comme un instrument de planification destiné à mieux structurer les interventions et à accompagner le développement du territoire.

Pour Yatma Diop, l’ensemble de ces réalisations dépasse la seule question du bilan institutionnel. Elles constitueraient, à ses yeux, une démonstration de la capacité d’Ahmed Youssouf Bengelloun à administrer une collectivité et à prioriser les investissements.

« Un gestionnaire, pas un bavard »

C’est sur cette capacité de gestion que Yatma Diop fonde essentiellement son plaidoyer en faveur d’une candidature à la mairie de Kaolack. Il estime que la commune a besoin d’un changement d’approche dans sa gestion et que les électeurs devraient davantage s’intéresser aux compétences et à l’expérience des prétendants.

« Kaolack a besoin d’un Maire qui sert, pas qui se sert », soutient-il, résumant ainsi sa vision du profil qu’il souhaite voir à la tête de la commune.

Contrôleur des Impôts de formation, Ahmed Youssouf Bengelloun est présenté par son soutien comme un responsable disposant d’une expérience dans les domaines administratif et financier. Yatma Diop considère également son élection à la présidence de l’Association des Présidents des Conseils départementaux du Sénégal comme un élément révélateur de la confiance dont il bénéficierait au-delà de Kaolack.

Une critique de la gestion de la commune

Au-delà du bilan départemental, Yatma Diop dresse un diagnostic critique de la situation actuelle de Kaolack commune. Il évoque notamment les problèmes d’insalubrité, les insuffisances en matière d’éclairage public, les difficultés liées aux infrastructures et les perspectives encore limitées offertes à la jeunesse.

Pour lui, ces défis nécessitent un profil capable de concevoir une vision globale du développement urbain et de mobiliser les ressources nécessaires à sa mise en œuvre.

C’est dans cette logique qu’il estime qu’Ahmed Youssouf Bengelloun pourrait apporter une nouvelle dynamique à la gestion municipale. « Il est le profil qu’il faut à la place qu’il faut », affirme le conseiller, qui appelle ainsi le président du Conseil départemental à franchir le pas et à annoncer officiellement sa candidature.

Les prochaines échéances municipales en ligne de mire

À travers cet appel, Kaolack Nouvelle Vision entend donc placer la question du profil des futurs candidats au centre du débat municipal. Pour Yatma Diop, l’enjeu ne devrait pas se limiter aux appartenances politiques, mais porter également sur l’expérience, la capacité de gestion et les résultats obtenus dans l’exercice de responsabilités publiques.

Une éventuelle candidature d’Ahmed Youssouf Bengelloun à la mairie de Kaolack pourrait ainsi ouvrir un nouveau chapitre dans la compétition politique locale. Pour ses soutiens, le bilan réalisé au niveau départemental constitue déjà une base pour envisager cette ambition à l’échelle communale.

Crédits spéciaux : le Gouvernement veut recentrer le projet de loi sur le domaine législatif

Le débat sur l’encadrement juridique des crédits spéciaux prend une nouvelle tournure à l’Assemblée nationale. Alors que les députés examinent le projet de loi portant régime juridique des crédits spéciaux, le Gouvernement a introduit un amendement visant à modifier l’article premier du texte. Portée par Me Moussa Sarr, ministre de la Justice, Garde des Sceaux, cette proposition entend à la fois préciser les institutions concernées et revoir la formulation du dispositif afin de mieux respecter la répartition constitutionnelle des compétences entre le pouvoir législatif et le pouvoir réglementaire.

Dans son amendement, le Gouvernement propose d’abord de préciser que les crédits spéciaux visés par le projet de loi sont ceux alloués à la Présidence de la République, à l’Assemblée nationale et à la Primature. Cette précision constitue, selon l’exposé des motifs, une nécessité pour délimiter clairement le champ d’application de la future loi.

L’objectif affiché est d’éviter toute ambiguïté dans l’application du régime juridique prévu. En identifiant expressément les institutions concernées, l’Exécutif estime ainsi pouvoir garantir une application uniforme du dispositif aux différentes structures bénéficiaires de ces crédits. Le texte ne viserait donc pas indistinctement l’ensemble des crédits publics, mais un périmètre institutionnel clairement défini.

Au-delà de cette précision, l’amendement touche également à la formulation même de l’article premier. Dans sa version initiale, le projet de loi indiquait que la loi « fixe les règles générales relatives à leur exécution et aux modalités de leur contrôle ». C’est précisément cette partie que le Gouvernement souhaite revoir.

Pour l’Exécutif, une telle rédaction risque en effet d’empiéter sur le domaine réservé au pouvoir réglementaire. Le fait pour la loi de déterminer directement les modalités d’exécution et de contrôle des crédits spéciaux dépasserait, selon l’argumentation développée dans l’amendement, les limites du domaine de la loi.

Le Gouvernement s’appuie à cet égard sur les articles 67 et 76 de la Constitution, qui organisent la répartition des compétences entre la loi et le règlement. L’amendement vise ainsi à recentrer l’article premier sur les règles relevant effectivement du domaine législatif, tout en laissant au pouvoir réglementaire la détermination des modalités pratiques d’exécution et de contrôle.

Cette modification intervient dans un contexte politique particulièrement sensible autour de la question des crédits spéciaux et des fonds dits secrets. Leur encadrement fait partie des textes inscrits à l’ordre du jour de la session extraordinaire de l’Assemblée nationale. La majorité parlementaire souhaite notamment renforcer la transparence et les mécanismes de contrôle, tandis que le Gouvernement défend une délimitation stricte des compétences constitutionnelles entre les différentes institutions.

À travers cet amendement, l’Exécutif cherche donc à éviter que la future loi ne fixe des règles qui relèveraient, en pratique, de textes réglementaires. Le débat parlementaire devra désormais déterminer si cette nouvelle rédaction permet de concilier l’objectif d’encadrement des crédits spéciaux avec les exigences constitutionnelles relatives à la séparation des domaines de la loi et du règlement.

Réforme de l’article 37 : Ayib Daffé annonce un vote à la majorité des trois cinquièmes

Le président du groupe parlementaire Pastef à l’Assemblée nationale, Ayib Daffé, est revenu sur les principaux dossiers examinés dans le cadre des travaux en commission, entamés mercredi. Plusieurs textes, parmi lesquels le projet de Code du travail, celui portant Code de la sécurité sociale, ainsi que le projet de loi relatif à la sécurité numérique, ont été au cœur des discussions des députés.

Concernant le projet de Code du travail, Ayib Daffé a indiqué que son examen avait été renvoyé. Cette décision intervient alors que les centrales syndicales avaient été saisies en amont afin de recueillir leurs observations sur le texte. Le président du groupe parlementaire Pastef a également souligné que les députés avaient invité le gouvernement à veiller au strict respect des textes et lois en vigueur dans le traitement de ce dossier.

Le projet de loi relatif à la sécurité numérique a également été étudié par la commission compétente. À ce sujet, les parlementaires ont demandé au gouvernement de prendre les dispositions nécessaires afin de permettre une meilleure adoption du texte et de renforcer sa portée dans le cadre de la protection de l’espace numérique.

Mais c’est surtout la proposition de loi portant modification de l’article 37 de la Constitution qui a retenu l’attention d’Ayib Daffé. Le texte, porté par le député Amadou Bâ à l’initiative du groupe parlementaire Pastef, vise principalement à renforcer les obligations relatives à la déclaration de patrimoine du président de la République.

Selon Ayib Daffé, cette initiative s’inscrit dans la volonté de Pastef de respecter ses engagements et de mettre un terme à une situation marquée, selon lui, par des discussions prolongées autour de la question. Il estime qu’il n’est plus possible de maintenir indéfiniment le dialogue sur ce dossier sans aboutir à une modification du cadre juridique.

La proposition initiale prévoyait notamment d’imposer au président de la République une déclaration de patrimoine à l’entrée comme à la sortie de son mandat, conformément aux dispositions de la législation en matière de déclaration de patrimoine. Lors de l’examen en commission, le ministre de la Justice a toutefois introduit des amendements destinés à élargir cette obligation à d’autres hautes autorités de l’État.

Ainsi, le Premier ministre et le président de l’Assemblée nationale seraient également concernés par cette obligation de déclaration de patrimoine. C’est cette version amendée du texte qui doit désormais être soumise à l’examen et au vote des députés en séance plénière.

Ayib Daffé s’est montré particulièrement confiant quant à l’issue du vote. Le président du groupe parlementaire Pastef a annoncé que son groupe voterait en faveur du texte à la majorité des trois cinquièmes, seuil requis pour l’adoption d’une révision constitutionnelle de cette nature.

Il a également estimé que le chef de l’État devrait être en cohérence avec le contenu du texte amendé et procéder à sa promulgation une fois celui-ci adopté par l’Assemblée nationale. Pour Ayib Daffé, le fait que les amendements introduits par le gouvernement aient été intégrés dans la version qui sera soumise aux députés constitue un élément important dans la poursuite du processus.

La question d’un éventuel recours n’a toutefois pas été éludée. Ayib Daffé a reconnu que les voies de recours restent ouvertes après le vote parlementaire. Mais il a précisé que le groupe Pastef n’envisageait pas de saisir le Conseil constitutionnel. Il considère que le président de la République, dont les amendements ont été pris en compte dans le texte, ne devrait pas davantage recourir à cette procédure.

Pour le président du groupe parlementaire Pastef, le dialogue institutionnel sur cette question est désormais suffisamment établi pour permettre l’aboutissement de la réforme. Il plaide ainsi pour une adoption du texte sans nouvelle étape susceptible d’en ralentir la mise en œuvre.

Dans cette perspective, Ayib Daffé s’est également opposé à l’idée d’un éventuel référendum sur la modification de l’article 37. À ses yeux, une consultation populaire ne ferait que retarder une réforme qui peut, selon lui, être menée à son terme à travers la procédure parlementaire actuellement engagée.

Réforme de l’article 37 : Pastef veut aller jusqu’au bout pour imposer la publication du patrimoine des dirigeants

Le Groupe parlementaire Pastef-Les Patriotes entend maintenir le cap sur la réforme de l’article 37 de la Constitution. Le texte, consacré notamment à la déclaration de patrimoine du président de la République, doit être examiné en séance plénière ce lundi 17 août 2026. Face à la presse ce vendredi, le président du groupe parlementaire, Mouhamed Ayib Daffé, a réaffirmé la détermination de la majorité à faire aboutir cette réforme constitutionnelle.

Pour le député, l’initiative parlementaire répond à une nécessité née, selon lui, de l’absence d’avancée du côté de l’exécutif. Ayib Daffé rappelle que le président de la République s’était engagé à soumettre à l’Assemblée nationale un projet de révision constitutionnelle avant la fin du mois de mars 2026. Faute de concrétisation de cet engagement dans les délais annoncés, le Groupe parlementaire Pastef-Les Patriotes a décidé de prendre les devants en portant lui-même la proposition de réforme.

Le président du groupe parlementaire est également revenu sur le précédent recours introduit par l’exécutif devant le Conseil constitutionnel. À ses yeux, cette démarche avait contribué à empêcher l’Assemblée nationale d’aller au terme de la procédure engagée autour de la modification de l’article 37.

Le nouveau texte soumis aux députés comporte une disposition centrale : l’obligation pour le président de la République de publier sa déclaration de patrimoine aussi bien au début qu’à la fin de son mandat. Pour Mouhamed Ayib Daffé, cette exigence constitue une avancée significative dans le renforcement de la transparence et de la reddition des comptes au sommet de l’État.

La majorité parlementaire se dit également favorable à l’élargissement de cette obligation à d’autres hautes autorités de la République. Ayib Daffé a ainsi indiqué que son groupe avait voté à l’unanimité l’amendement proposé par le président de la République, visant à inclure le Premier ministre et le président de l’Assemblée nationale dans le dispositif de publication de la déclaration de patrimoine.

« Sur le fond, nous sommes d’accord », a déclaré le président du Groupe parlementaire Pastef-Les Patriotes, considérant que cette extension renforce les exigences de transparence autour des principales institutions de l’État.

Reste désormais l’étape décisive du vote en séance plénière. La réforme constitutionnelle devra recueillir la majorité des trois cinquièmes des députés pour être adoptée. Ayib Daffé se montre confiant quant à l’issue du scrutin et souhaite surtout que le processus ne soit pas une nouvelle fois interrompu par un recours.

Le député appelle ainsi à dépasser les blocages institutionnels et à permettre l’entrée en vigueur rapide de la réforme. Il estime notamment qu’un éventuel recours à un référendum serait disproportionné au regard de l’objet du texte.

« Organiser un référendum pour demander aux Sénégalais s’ils sont favorables à la publication du patrimoine du président, du Premier ministre et du président de l’Assemblée serait absurde », a-t-il soutenu.

Pour le parlementaire, la question posée est avant tout celle de la transparence dans la gestion publique et de la responsabilité des principaux détenteurs de fonctions publiques. Une fois le texte adopté par l’Assemblée nationale, Ayib Daffé souhaite donc qu’il soit rapidement promulgué afin que les nouvelles dispositions puissent produire leurs effets.

Bassirou Diomaye Faye reçoit l’Imam Ratib de la Grande Mosquée de Médina Baye

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a reçu ce vendredi au Palais de la République Serigne Cheikh Tidiane Cissé, Imam Ratib de la Grande Mosquée de Médina Baye, à Kaolack. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des échanges réguliers entre les autorités publiques et les responsables des grandes familles religieuses du Sénégal.

Présentée comme une visite de courtoisie, l’audience a été marquée par des échanges empreints de respect et de considération mutuelle. Au cours de cette rencontre, Serigne Cheikh Tidiane Cissé a formulé des prières en faveur du Sénégal, souhaitant au pays davantage de paix, de stabilité et de prospérité.

La présence de l’Imam Ratib de Médina Baye au Palais de la République intervient dans un contexte où les autorités accordent une place importante au dialogue avec les foyers religieux. Ces derniers jouent traditionnellement un rôle majeur dans l’encadrement spirituel des populations, la prévention des tensions sociales et la promotion des valeurs de paix et de solidarité.

Au terme de l’audience, le chef de l’État a exprimé sa gratitude à l’endroit de Serigne Cheikh Tidiane Cissé pour sa visite. Bassirou Diomaye Diakhar Faye a également salué le rôle essentiel des familles religieuses dans la cohésion sociale et l’éducation spirituelle de la nation.

Le Président de la République a, par ailleurs, réaffirmé la disponibilité de l’État à accompagner les familles religieuses dans l’accomplissement de leur mission, tout en soulignant leur contribution à la stabilité et à l’unité du pays.

Pape Bouna Thiaw met la FSF en demeure pour plus de 423 millions de FCFA

Le différend entre Pape Bouna Thiaw et la Fédération sénégalaise de football (FSF) prend une nouvelle tournure. Le sélectionneur national a, par l’intermédiaire de ses conseils, Me Guédel Ndiaye et associés, fait signifier jeudi 13 août 2026 une mise en demeure à l’instance dirigeante du football sénégalais. Au cœur du contentieux : plusieurs sommes que le technicien affirme n’avoir toujours pas perçues au titre de son contrat, notamment des salaires, primes, indemnités et frais professionnels.

Selon le document signifié par voie d’huissier, le montant total des créances réclamées à la FSF s’élève précisément à 423 820 300 FCFA. Le conseil du sélectionneur donne ainsi huit jours à la Fédération pour régulariser la situation, faute de quoi une procédure judiciaire pourrait être engagée devant les juridictions compétentes.

Le principal poste de la réclamation concerne les salaires. Pape Bouna Thiaw affirme n’avoir perçu aucune rémunération depuis la signature de son contrat avec la FSF, intervenue le 1er mars 2026. Conclu pour une durée de trois ans, le contrat prévoirait une rémunération mensuelle nette de 30 millions de FCFA.

Pour la période allant de mars à août 2026, soit six mois, les salaires impayés représenteraient donc 180 millions de FCFA. Une situation que les conseils du sélectionneur considèrent comme une inexécution importante des obligations contractuelles de la Fédération.

À ces arriérés salariaux viennent s’ajouter différentes primes prévues dans le cadre de l’engagement du technicien. La mise en demeure fait notamment état d’une prime de signature dont certaines échéances n’auraient pas été honorées, pour un montant de 90 millions de FCFA. Une prime spéciale de 30 millions de FCFA est également réclamée.

Pape Bouna Thiaw réclame par ailleurs 100 millions de FCFA correspondant aux primes liées aux performances de l’équipe nationale, notamment son parcours en Coupe d’Afrique des nations ainsi que sa qualification pour la Coupe du monde.

Le contentieux financier ne s’arrête toutefois pas aux salaires et aux primes. Les conseils du sélectionneur font également état de plusieurs dépenses professionnelles que leur client aurait dû prendre personnellement en charge. Il est notamment question de frais engagés lors d’une tournée effectuée entre le 11 et le 19 avril 2026.

D’après la mise en demeure, Pape Bouna Thiaw aurait avancé de sa propre poche les frais liés à ce déplacement. Une note de frais d’un montant de 10 716 300 FCFA aurait ensuite été adressée à la Fédération au mois de mai, sans qu’elle soit, à ce jour, réglée.

Le technicien réclame également 1 104 000 FCFA correspondant au forfait carburant ainsi que 12 millions de FCFA au titre des indemnités de logement pour une période de six mois.

L’ensemble de ces sommes porte donc la créance revendiquée à 423 820 300 FCFA. Par cette mise en demeure, le camp de Pape Bouna Thiaw entend désormais obtenir une régularisation rapide de la situation financière.

Me Guédel Ndiaye et ses associés ont accordé à la Fédération sénégalaise de football un délai de huit jours à compter de la signification de la mise en demeure pour procéder au paiement des sommes réclamées. Passé ce délai, les conseils annoncent la possibilité de saisir les juridictions compétentes afin d’obtenir le règlement des créances invoquées.

Fonds spéciaux : le Gouvernement s’oppose au contrôle parlementaire voulu par l’Assemblée nationale

Un nouveau bras de fer se profile entre le Gouvernement et l’Assemblée nationale autour de l’encadrement des crédits spéciaux et des autres fonds secrets. Alors que les députés s’apprêtent à examiner, dans le cadre de la session extraordinaire en cours, une proposition de loi visant à instaurer un cadre plus précis pour l’utilisation de ces ressources, l’Exécutif semble déterminé à contester cette initiative parlementaire.

Le député Amadou Bâ a révélé une divergence de fond entre le Gouvernement et la majorité parlementaire sur la question du contrôle des crédits spéciaux. Selon lui, l’Exécutif considère que ces crédits relèvent exclusivement du pouvoir réglementaire du Président de la République et ne devraient, à ce titre, pas être soumis à un contrôle parlementaire.

« Le Gouvernement répond que ces crédits spéciaux relèvent du pouvoir réglementaire du Président de la République et rejette tout contrôle parlementaire », a déclaré le parlementaire. Une position qui intervient alors que l’Assemblée nationale cherche précisément à mettre en place un mécanisme de contrôle, même limité, sur l’utilisation de ces fonds.

Pour Amadou Bâ, il ne s’agit pas pour les députés de remettre en cause les prérogatives constitutionnelles de l’Exécutif, mais d’instaurer un minimum de transparence et de contrôle sur des ressources publiques dont l’utilisation soulève régulièrement des interrogations. La proposition de loi actuellement sur la table vise ainsi à mieux encadrer le recours aux crédits spéciaux et à clarifier les modalités de leur utilisation.

Cette opposition entre les deux pouvoirs intervient dans un contexte politique déjà marqué par plusieurs désaccords institutionnels. Le débat sur les fonds spéciaux pourrait ainsi devenir un nouvel épisode de tension entre l’Exécutif et la majorité parlementaire, pourtant issue du même camp politique.

Le sujet promet d’ailleurs d’être au cœur de l’actualité parlementaire dans les prochaines heures. Le Groupe parlementaire Pastef doit tenir une conférence de presse ce vendredi afin de préciser sa position et de répondre aux différentes interprétations suscitées par les débats autour de la proposition de loi.

Amadou Bâ annonce que cette rencontre avec la presse aura notamment pour objectif « d’endiguer toutes les manipulations ». Les députés de la majorité devraient ainsi revenir sur le contenu du texte, les arguments avancés par le Gouvernement et les motivations qui sous-tendent la volonté de l’Assemblée nationale d’instaurer un contrôle minimum sur les crédits spéciaux.

Au-delà du bras de fer institutionnel, cette controverse remet au centre du débat la question de la transparence dans la gestion des finances publiques. L’examen de la proposition de loi permettra notamment de mesurer jusqu’où les députés entendent aller dans le contrôle de ces fonds et quelle marge de manœuvre le Gouvernement est prêt à leur reconnaître.

Sénégal-Danemark : Cheikh Niang mise sur le numérique pour moderniser l’administration publique

La visite officielle au Danemark du ministre de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Cheikh Niang, s’est achevée sur une séquence consacrée à la transformation numérique de l’administration publique. Pour la dernière étape de son déplacement, le ministre a rencontré les responsables de cBrain, entreprise danoise spécialisée dans les solutions numériques destinées aux administrations publiques.

Cette rencontre a été l’occasion d’échanger sur les possibilités de coopération entre le Sénégal et le Danemark dans un secteur considéré comme stratégique pour la modernisation de l’État. Les discussions ont notamment porté sur l’expérience danoise en matière de digitalisation des services publics, ainsi que sur les solutions technologiques susceptibles d’accompagner le Sénégal dans la transformation de son administration.

Au cœur des échanges figure la mise en œuvre des ambitions du New Deal technologique, qui place la transformation numérique parmi les priorités du Sénégal. Cette stratégie vise notamment à accélérer la modernisation de l’administration, à simplifier les démarches administratives grâce à leur dématérialisation et à améliorer l’accès des citoyens aux services publics.

Pour les autorités sénégalaises, la digitalisation ne se limite pas à l’introduction de nouveaux outils technologiques. Elle doit également contribuer à rendre l’administration plus performante, plus transparente et davantage centrée sur les besoins des usagers. La dématérialisation des procédures doit ainsi permettre de réduire les délais, de faciliter les démarches des citoyens et des entreprises et de renforcer l’efficacité des services de l’État.

Les échanges avec cBrain ont également permis d’aborder la question de la souveraineté numérique, devenue un enjeu majeur pour les États à l’heure de l’accélération des usages numériques. Pour le Sénégal, le développement de capacités nationales et la mise en place de partenariats technologiques maîtrisés constituent des leviers importants pour sécuriser les données publiques et renforcer l’autonomie numérique du pays.

Au cours de la rencontre, Cheikh Niang a insisté sur l’importance de nouer des partenariats concrets et mutuellement bénéfiques. L’objectif est de faire en sorte que l’innovation technologique réponde directement aux besoins des administrations et des populations, tout en favorisant le partage d’expertise et le transfert de compétences.

La coopération avec des acteurs spécialisés comme cBrain pourrait ainsi ouvrir de nouvelles perspectives dans plusieurs domaines liés à la transformation de l’État, notamment la gestion numérique des procédures, l’amélioration des services administratifs et l’exploitation des technologies pour rendre l’action publique plus efficace.

Cette étape danoise vient ainsi renforcer la dimension économique et technologique de la diplomatie sénégalaise. Au-delà des relations politiques entre les deux pays, Dakar entend désormais davantage miser sur les partenariats susceptibles d’apporter des solutions concrètes aux défis de modernisation auxquels l’administration est confrontée.

Kolda : trois individus interpellés après une série de cambriolages de boutiques

La Sûreté urbaine du Commissariat central de Kolda a procédé à l’interpellation de trois individus soupçonnés d’être impliqués dans plusieurs cambriolages de boutiques commis de nuit avec effraction dans différents quartiers de la ville. Les mis en cause sont poursuivis pour association de malfaiteurs et vol en réunion commis la nuit avec effraction.

L’enquête a été ouverte à la suite de la plainte déposée par une commerçante, victime du cambriolage de sa boutique située au quartier Zone Lycée, dans la nuit du 3 au 4 juillet 2026. Les malfaiteurs avaient forcé l’accès au commerce avant d’emporter plusieurs biens.

Les premières investigations, notamment à la suite des réquisitions effectuées par les enquêteurs, ont permis d’identifier puis d’interpeller un premier suspect. Celui-ci était en possession d’un téléphone portable faisant partie du matériel emporté lors du cambriolage. Son interrogatoire a conduit les policiers sur la piste d’un deuxième individu, soupçonné de lui avoir vendu le téléphone.

Confronté aux éléments recueillis par les enquêteurs, ce deuxième suspect serait rapidement passé aux aveux. Il aurait reconnu son implication dans les faits et déclaré avoir participé au cambriolage avec trois autres complices. Il a également indiqué que le groupe auquel ils appartiendraient se faisait appeler « Kuluna ».

Selon les déclarations recueillies au cours de l’enquête, le groupe aurait participé à plusieurs cambriolages de commerces à Kolda. Le mis en cause a notamment reconnu avoir pris part au cambriolage de deux boutiques, au cours desquels des denrées alimentaires, de l’argent et un téléphone portable auraient été dérobés. Il aurait ensuite livré aux enquêteurs l’identité de certains de ses présumés complices.

Les investigations ont ainsi permis l’interpellation d’un autre suspect cité au cours de l’enquête. Interrogé à son tour, celui-ci aurait reconnu être impliqué dans plusieurs cambriolages de boutiques perpétrés à Kolda et aurait à son tour cité d’autres membres présumés du groupe.

La poursuite des investigations a conduit les enquêteurs à interpeller un troisième mis en cause, lui aussi préalablement identifié au cours des auditions. Ce dernier aurait reconnu avoir participé à un cambriolage commis dans une boutique située au quartier Saré Kémo.

D’après les éléments recueillis par la police, les malfaiteurs présumés ciblaient principalement les commerces et emportaient notamment des denrées alimentaires, de l’argent liquide, des paquets de cigarettes, des canettes de boissons ainsi que des téléphones portables.

Les enquêteurs ont par ailleurs identifié et entendu les autres personnes ayant déclaré avoir été victimes de cambriolages susceptibles d’être liés à cette affaire. Leurs déclarations ont été consignées dans des procès-verbaux afin de permettre aux enquêteurs de déterminer avec précision le rôle de chacun des mis en cause et l’étendue des faits qui leur sont reprochés.

À l’issue de la procédure, les trois suspects ont été conduits au parquet. La police précise que les investigations se poursuivent afin de faire toute la lumière sur cette série de cambriolages et d’identifier d’éventuels autres membres du groupe.

Tivaouane : les fidèles tidianes lancent les veillées du « Burd » avant le Gamou

Les fidèles de la communauté tidiane entament, ce vendredi 14 août 2026, les séances de récitation du « Burd » à Tivaouane, ainsi que dans plusieurs autres localités du Sénégal. Ces veillées spirituelles, qui s’étaleront sur dix nuits consécutives, marquent le démarrage des activités religieuses préparatoires au Gamou, prévu le 25 août prochain.

Cette première nuit intervient au moment où débute également le mois de Rabi’ al-Awwal, période particulièrement importante pour les fidèles musulmans puisqu’elle est consacrée à la commémoration de la naissance du Prophète Mouhammad (PSL). À Tivaouane, capitale de la Tidjaniya au Sénégal, cette période donne lieu à une intense mobilisation spirituelle et religieuse.

Selon l’Agence de presse sénégalaise (APS), les séances de « Burd » constituent des moments de grande ferveur dans la cité religieuse. À la tombée de la nuit, les fidèles se retrouvent dans les mosquées et différents lieux de prière pour réciter collectivement des passages de « Al-Burda », célèbre poème religieux consacré à l’éloge du Prophète Mouhammad (PSL).

Pendant dix nuits, ces récitations rythmeront ainsi la vie religieuse de Tivaouane. Les voix des disciples, réunis en chœur autour des textes religieux, résonneront dans plusieurs mosquées de la cité, dans une atmosphère marquée par la dévotion, le recueillement et la communion spirituelle.

Au-delà de leur dimension religieuse, ces veillées constituent également un temps fort de retrouvailles pour les disciples tidianes. De nombreux fidèles établis dans différentes régions du Sénégal, mais aussi des membres de la diaspora, commencent déjà à rejoindre ou à préparer leur venue à Tivaouane afin de prendre part à ces moments de dévotion qui précèdent le Gamou.

Le lancement du « Burd » ouvre ainsi une séquence particulièrement importante dans le calendrier religieux de Tivaouane. Les dix nuits de récitation permettront aux fidèles de se préparer spirituellement à la célébration du Gamou, qui réunira, le 25 août, des milliers de disciples venus du Sénégal et de l’étranger autour de la commémoration de la naissance du Prophète Mouhammad (PSL).

Kaolack : Pénurie d’engrais, Aar Sunu Moomel réclame des explications à l’État

Le mouvement Aar Sunu Moomel se dit profondément préoccupé par la situation de la campagne agricole au Sénégal. Face à la presse ce jeudi, son président, Bassirou Ba, dit « Toucouleur Baye », a vivement dénoncé les difficultés liées à l’approvisionnement en engrais dans plusieurs zones agricoles du pays.

Selon le responsable, plusieurs localités seraient confrontées à une pénurie d’engrais à un moment crucial de la campagne agricole. Il cite notamment les régions de Kolda, Tambacounda et Kaffrine, ainsi que Kaymor, Médina Sabakh et d’autres localités de la région de Fatick.

Bassirou Ba s’est également inquiété de la qualité de certains engrais disponibles sur le marché. Il affirme que des produits provenant de la Gambie seraient distribués dans certaines zones et émet de sérieux doutes sur leur conformité. « Cet engrais est plein de poussière », dénonce-t-il, estimant que cette situation pourrait avoir des conséquences sur les producteurs qui les utilisent.

Pour Aar Sunu Moomel, la difficulté d’accès aux engrais constitue une source d’inquiétude majeure pour les agriculteurs. Le mouvement affirme que le produit serait devenu difficile, voire introuvable, dans plusieurs marchés, plongeant ainsi les producteurs dans l’incertitude quant à la suite de la campagne.

Le président du mouvement déplore également ce qu’il considère comme un manque de communication de la part des autorités. À ses yeux, les agriculteurs sont en droit d’obtenir des explications précises sur la disponibilité des intrants, leur qualité et les mesures prises par l’État pour garantir leur accès.

Bassirou Ba critique, par ailleurs, la gestion de la campagne agricole par les autorités. Il estime que les préoccupations du monde rural ne bénéficient pas de l’attention qu’elles méritent et accuse le pouvoir d’accorder davantage de place aux considérations politiques qu’aux difficultés quotidiennes des producteurs.

Très critique à l’égard de la gouvernance du Pastef, le président d’Aar Sunu Moomel dit être « très déçu » de la situation actuelle. Il rappelle notamment les difficultés qui auraient marqué la précédente campagne agricole, évoquant des problèmes liés à la qualité de certaines semences distribuées aux producteurs.

Selon lui, une partie de ces semences n’aurait pas correctement germé, fragilisant davantage les agriculteurs concernés. Il redoute que l’accumulation de ces difficultés, notamment celles liées aux engrais, ne compromette les rendements et n’aggrave la situation alimentaire du pays.

Face à ce qu’il qualifie d’« incompétence » de l’État dans la gestion de la campagne agricole, Aar Sunu Moomel entend désormais intensifier sa mobilisation. Bassirou Ba a annoncé l’organisation d’une tournée nationale destinée à sensibiliser les populations et à porter les revendications du mouvement auprès des autorités.

À travers cette initiative, Aar Sunu Moomel entend défendre les intérêts des producteurs et réclamer des réponses concrètes sur la disponibilité, la qualité et l’accessibilité des engrais.

Pour le mouvement, l’urgence est désormais d’apporter des solutions rapides aux difficultés rencontrées sur le terrain afin de rassurer les agriculteurs et d’éviter que les problèmes d’accès aux intrants ne viennent compromettre davantage la campagne agricole.

Élections municipales : appel aux Kaolackois pour une grande coalition au service de Kaolack

À l’approche des élections territoriales de 2027, les Kaolackois devront examiner avec attention le profil, l’expérience et les compétences des candidats appelés à briguer la mairie. Face aux nombreux défis auxquels la ville est confrontée, le choix du prochain maire devra être mûrement réfléchi.

Kaolack mérite un maire compétent, humain et proche des populations, porteur d’un véritable projet de développement axé sur l’amélioration des conditions de vie, l’accès au savoir, le renforcement du pouvoir d’achat et la création d’opportunités économiques.

Le futur édile devra notamment maîtriser les compétences transférées, comprendre les mécanismes administratifs, financiers et techniques d’une collectivité territoriale et disposer d’un réseau de partenaires capable d’accompagner les projets de développement de la ville, plaide Samba Sadji, coordonnateur de LSS et président d’ARR/Kaolack.

Kaolack garde encore le souvenir d’une époque où elle constituait un important pôle économique et industriel, avec un tissu industriel dynamique et un port particulièrement actif. La ville disposait alors d’une forte capacité d’attraction économique et offrait des opportunités d’emploi à de nombreux jeunes, y compris à ceux venus de la sous-région. Aujourd’hui, de nombreux Kaolackois aspirent à retrouver ce dynamisme.

« Kaolack n’est pas une marchandise à acheter. Le futur maire ne doit pas se servir de Kaolack, il doit servir Kaolack », souligne Samba Sadji.

La ville reste confrontée à plusieurs défis, notamment l’insalubrité, les problèmes d’assainissement, le déficit en routes secondaires et le manque de perspectives pour une partie de la jeunesse.

Face à cette situation, les compétences et les forces vives de Kaolack ne doivent plus rester spectatrices. L’heure est venue, selon Samba Sadji, de construire une dynamique collective autour d’un projet crédible et d’un candidat disposant d’une expérience et d’une expertise avérées.

Le futur maire devra ainsi être en mesure de maîtriser les enjeux de la décentralisation, de comprendre le fonctionnement administratif et financier d’une mairie et de s’entourer d’une équipe compétente, expérimentée et intègre.

Cette démarche doit impliquer toutes les composantes de la société : jeunes, femmes, artisans, chauffeurs, étudiants, enseignants, commerçants et autres acteurs de la vie économique et sociale.

Pour Samba Sadji, coordonnateur de LSS et président d’ARR/Kaolack, la constitution d’une « très grande coalition » apparaît dès lors comme une nécessité pour sortir Kaolack de l’ornière et ouvrir une nouvelle perspective de développement.

Crédits spéciaux : les députés de Pastef rejettent en bloc les amendements du gouvernement

L’examen en commission de la proposition de loi portant encadrement des crédits spéciaux a une nouvelle fois mis en lumière les divergences entre le gouvernement et la majorité parlementaire. Selon Les Échos, les députés de Pastef ont rejeté les six amendements introduits au nom de l’Exécutif par le garde des Sceaux, ministre de la Justice, Me Moussa Sarr.

La tension monte d’un cran entre l’Exécutif et sa majorité à l’Assemblée nationale. Après les désaccords apparus lors de l’examen du texte relatif à la déclaration de patrimoine, c’est désormais la question des crédits spéciaux qui cristallise les divergences. Les travaux en commission ont ainsi donné lieu à un bras de fer autour du contenu et du champ d’application de la future loi.

La proposition de loi, portée notamment par Guy Marius Sagna, Mame Diarra Bèye et Alphonse Mané Sambou, a été examinée par la Commission des Finances et du Contrôle budgétaire, présidée par Cherif Ahmed Dicko. Le gouvernement devait initialement être représenté par le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, Cheikh Diba.

Mais un décret présidentiel signé le 7 août a finalement confié cette mission, à titre intérimaire, au ministre de la Justice, Me Moussa Sarr. Dès le début des discussions, le garde des Sceaux a exprimé des réserves sur plusieurs dispositions du texte et soumis six amendements au nom du gouvernement.

Ces propositions ont rapidement suscité des discussions nourries au sein de la commission. Face aux divergences apparues entre les représentants de l’Exécutif et les députés de Pastef, une suspension de séance a été décidée à la demande des parlementaires de la majorité. Ces derniers ont quitté momentanément la salle afin de se concerter sur la position à adopter.

À la reprise des travaux, leur décision était claire : les six amendements proposés par le gouvernement ont été rejetés.

L’un des principaux points de désaccord concerne le périmètre institutionnel du dispositif. Le gouvernement souhaitait notamment que les crédits du président de l’Assemblée nationale et ceux de la Primature soient également soumis au futur mécanisme d’encadrement, au même titre que les crédits relevant de la Présidence de la République. Cette proposition n’a toutefois pas été retenue par les députés.

La définition des crédits spéciaux a également constitué un important sujet de confrontation. Les initiateurs de la proposition de loi souhaitent limiter leur utilisation à des dépenses liées à la défense nationale, à la sécurité intérieure et extérieure de l’État ainsi qu’aux activités de renseignement.

L’Exécutif défendait, pour sa part, une définition plus large. Dans ses amendements, le gouvernement souhaitait notamment inclure des dépenses pouvant être justifiées par la préservation de l’ordre social, des mécanismes de solidarité, des situations d’urgence humanitaire ou de détresse sociale, mais aussi par des impératifs liés à la stabilité nationale et aux intérêts fondamentaux de la Nation.

Cette volonté d’élargir le champ d’utilisation des crédits spéciaux n’a pas convaincu la majorité parlementaire, qui a maintenu l’approche restrictive défendue par les auteurs de la proposition.

Le contrôle de l’utilisation des fonds constitue un autre point majeur de divergence. Alors que le gouvernement souhaitait que ce contrôle soit effectué conformément aux lois et règlements en vigueur, les parlementaires ont voulu inscrire explicitement le rôle de la Commission des Finances et du Contrôle budgétaire dans le dispositif.

Sur cette question, un amendement présenté par Alphonse Mané Sambou a été adopté. Il prévoit que les crédits spéciaux soient soumis à un contrôle parlementaire exercé par la Commission des Finances et du Contrôle budgétaire.

La proposition de loi prévoit également des obligations de traçabilité pour les gestionnaires de ces crédits. Ceux-ci devront tenir une comptabilité des opérations effectuées et conserver les documents nécessaires aux vérifications, notamment les registres, états, journaux, décisions et autres pièces justificatives.

L’article 5 du texte a, lui aussi, fait l’objet de discussions. Les initiateurs de la proposition souhaitent notamment exclure du régime des crédits spéciaux certaines dépenses à caractère social ou politique ainsi que celles relevant du fonctionnement courant des institutions. Une orientation que le gouvernement ne partage pas totalement.

Malgré les divergences et les tentatives de modification portées par l’Exécutif, la proposition de loi a finalement été adoptée en commission par la majorité constituée des députés de Pastef.

Le texte doit désormais être soumis à l’examen de la séance plénière, annoncée pour la semaine prochaine. Cette nouvelle étape pourrait raviver les tensions si le gouvernement décide de reprendre en plénière tout ou partie des amendements rejetés en commission.

Selon Les Échos, l’hypothèse d’un recours à l’article 82 de la Constitution et à la procédure du vote bloqué est également évoquée. Une éventuelle utilisation de cette procédure pourrait ouvrir un nouveau débat sur les rapports entre l’Exécutif et le Parlement, mais aussi sur les limites des prérogatives gouvernementales dans l’examen d’une proposition de loi portée par la majorité parlementaire.

À Gaya, ministre Amy Mara Dièye mise sur l’aquaculture pour renforcer la souveraineté alimentaire

La ministre des Pêches et de l’Économie maritime, Amy Mara Dièye, a entamé ce jeudi sa visite de travail à Gaya, dans le cadre d’un déplacement consacré notamment au développement du secteur de l’aquaculture et au renforcement des activités halieutiques.

Pour cette première étape, la ministre a débuté son programme par un moment de recueillement au mausolée de Mame Fawade Wélé, mère de Seydi El Hadji Malick Sy (RTA). Cette séquence à caractère spirituel a précédé les activités officielles inscrites à l’agenda de la délégation ministérielle.

Amy Mara Dièye s’est ensuite rendue sur le site retenu pour une importante opération d’empoissonnement, organisée en partenariat avec l’Agence nationale de l’Aquaculture (ANA). La cérémonie s’est déroulée en présence du directeur général de l’agence, le Dr Samba Ka, ainsi que des acteurs impliqués dans le développement de l’aquaculture.

À travers cette opération, les autorités entendent donner une nouvelle impulsion à la production aquacole, considérée comme un secteur stratégique pour accroître l’offre nationale en produits halieutiques. L’empoissonnement doit notamment contribuer à renforcer les capacités de production et à soutenir les activités économiques des populations locales.

Selon le ministère des Pêches et de l’Économie maritime, cette initiative s’inscrit dans une politique visant à promouvoir une aquaculture à la fois durable, performante et capable de répondre aux enjeux alimentaires et économiques du pays. L’objectif est également de favoriser la création d’emplois durables et de nouvelles opportunités de revenus dans les territoires.

La démarche traduit ainsi la volonté des pouvoirs publics de diversifier les sources de production halieutique face aux défis qui pèsent sur les ressources naturelles. En misant davantage sur l’aquaculture, le département dirigé par Amy Mara Dièye entend développer une filière moderne, structurée et créatrice de valeur.

Cette étape de Gaya constitue donc un signal fort en faveur de la transformation du secteur. Pour le ministère, l’aquaculture ne doit plus être considérée comme une activité complémentaire, mais comme un véritable levier de croissance économique et un élément important de la stratégie nationale de souveraineté alimentaire.

La DIC démantèle un gang chinois soupçonné d’avoir agressé plusieurs ressortissants au Sénégal

La Division des Investigations Criminelles (DIC) a mis la main sur un ressortissant chinois présenté comme un membre présumé d’un gang spécialisé dans les agressions, les séquestrations et les extorsions visant exclusivement des ressortissants chinois établis au Sénégal. L’intéressé a été interpellé puis déféré au parquet pour « association de malfaiteurs, séquestrations et extorsions », selon un communiqué de la Police publié ce vendredi 14 août 2026.

L’affaire a débuté à la suite de plusieurs plaintes déposées par des ressortissants chinois entre le 6 juillet et le 11 août 2026. Au total, quatre victimes ont signalé des faits présentant un mode opératoire similaire. Les investigations menées par les enquêteurs ont progressivement permis de faire le lien entre ces différentes agressions et de remonter jusqu’à un membre présumé du groupe.

Le premier cas concerne un ressortissant chinois qui aurait été attiré dans un appartement situé au quartier du Centenaire, à Dakar, sous prétexte de récupérer une créance d’un montant de 400 000 francs CFA. Une fois sur place, il aurait été pris à partie par un compatriote accompagné de quatre complices.

Selon les éléments recueillis dans le cadre de l’enquête, les agresseurs l’auraient séquestré et violenté afin de lui soutirer le code d’accès à son compte WeChat. Après avoir obtenu les informations nécessaires, ils auraient effectué des prélèvements portant sur environ 22 millions de francs CFA. La victime aurait ensuite été abandonnée dans l’appartement et n’aurait retrouvé sa liberté que grâce à l’intervention d’un riverain dont l’identité n’a pas été précisée.

Un deuxième ressortissant chinois, qui exerce comme masseur, a également fait état d’une violente agression. D’après sa plainte, deux hommes se seraient présentés chez lui dans l’après-midi du 6 août, sous prétexte de solliciter ses services. Les deux individus seraient revenus dans la soirée, cette fois accompagnés de trois autres personnes et munis d’un couteau.

Les malfaiteurs présumés auraient alors emporté 4,5 millions de francs CFA, des clés, le passeport et la carte de séjour de la victime ainsi que deux téléphones portables. L’agression lui aurait causé des blessures ayant entraîné une incapacité temporaire de travail de quinze jours.

Le troisième plaignant affirme, lui aussi, avoir été pris pour cible par le même groupe. Les faits se seraient déroulés le 25 juillet à son domicile. Les assaillants, qui auraient brandi une arme blanche, auraient cherché à obtenir des informations concernant son colocataire, également visé par leurs agissements. La victime aurait subi des violences au cours de l’agression et s’est vu prescrire, elle aussi, une ITT de quinze jours.

Le quatrième cas signalé aux enquêteurs concerne un ressortissant chinois résidant à Diamniadio. Celui-ci aurait été attaqué à son domicile le 24 juillet. Les agresseurs l’auraient ligoté avant de repartir avec une somme de 3,5 millions de francs CFA.

Face à la multiplication de ces plaintes, les enquêteurs ont intensifié les investigations afin d’identifier les auteurs présumés. Les recherches ont finalement permis de repérer l’un des membres présumés du gang. Celui-ci a été intercepté par la Direction de la Police aux Frontières alors qu’il tentait de quitter le territoire sénégalais par le poste de Moussala.

Le suspect faisait déjà l’objet d’une opposition à sortie du territoire. La fouille de son véhicule aurait permis aux policiers de découvrir un arsenal particulièrement évocateur : deux battes de baseball, deux couteaux ainsi qu’une paire de jumelles. Les enquêteurs ont également retrouvé dans le véhicule le passeport et l’un des téléphones portables déclarés volés par le deuxième plaignant. Une somme de 469 460 francs CFA en espèces a également été saisie.

Lors de son interrogatoire, le mis en cause aurait reconnu sa participation à cinq agressions. Parmi celles-ci figureraient les quatre affaires dénoncées par les victimes ayant saisi les autorités. Il aurait également livré des informations sur l’organisation du groupe, affirmant que celui-ci serait composé de six membres, tous de nationalité chinoise.

Selon ses déclarations, le gang aurait choisi de cibler exclusivement des compatriotes installés au Sénégal. Les enquêteurs cherchent désormais à déterminer le rôle précis de chacun des membres présumés et à vérifier l’ensemble des faits imputés au groupe.

Après son interpellation et son audition, le suspect a été déféré au parquet. La Police précise que l’enquête se poursuit afin d’identifier et d’interpeller les autres membres présumés de cette bande, mais également de faire toute la lumière sur les agressions signalées et sur l’étendue des sommes et biens qui auraient été extorqués aux victimes.

Passation au Port de Dakar : les travailleurs licenciés manifestent leur colère contre l’ancienne direction

La cérémonie de passation de service entre Waly Diouf Bodian et son successeur, Doune Pathé Mbengue, à la tête du Port autonome de Dakar, a été fortement perturbée par la mobilisation de plusieurs centaines de travailleurs contestant les mesures prises sous l’ancienne direction.

Dans la soirée du jeudi 13 août, l’ambiance était particulièrement tendue aux abords de la direction générale du Port autonome de Dakar. Alors que se tenait la cérémonie officielle marquant le départ de Waly Diouf Bodian et l’installation de Doune Pathé Mbengue, des travailleurs se disant victimes de licenciements sous l’ancienne administration ont investi les lieux pour faire entendre leur colère.

Vêtus ou munis de brassards rouges, ces manifestants ont multiplié les slogans hostiles à l’ancien directeur général. « Waly assassin » faisait notamment partie des slogans scandés par la foule, qui entendait ainsi dénoncer ce qu’elle considère comme des licenciements injustifiés et réclamer la réintégration des travailleurs concernés.

Selon les protestataires, plus de 700 travailleurs seraient concernés par ces mesures. Ils affirment que leur situation demeure toujours sans solution et refusent que leur dossier soit relégué au second plan à la faveur du changement intervenu à la tête de l’institution portuaire.

La mobilisation organisée au moment même de la passation de service avait ainsi une forte portée symbolique. En choisissant de se présenter devant la direction du Port avec des brassards rouges et des slogans de contestation, les travailleurs ont voulu rappeler aux nouvelles autorités que le contentieux social lié aux départs enregistrés sous l’ancienne direction reste entier.

La cérémonie a également été marquée par la présence de nombreux militants du Pastef, venus apporter leur soutien à Waly Diouf Bodian. Cette mobilisation politique intervient dans un contexte de réaménagement important à la tête de plusieurs directions et structures de l’administration sénégalaise. Le départ de Waly Diouf Bodian est notamment intervenu dans une période marquée par le remplacement de plusieurs responsables considérés comme proches d’Ousmane Sonko.

Face à cette contestation, l’ancienne direction du Port autonome de Dakar a toujours rejeté les accusations de licenciements abusifs. Durant la période allant de mai 2024 à août 2026, elle avait soutenu que les départs dénoncés par les travailleurs ne résultaient pas de licenciements arbitraires, mais concernaient des agents dont les contrats étaient arrivés à leur terme.

Le changement de direction ne semble donc pas avoir mis fin à la controverse. Alors que Doune Pathé Mbengue prend désormais les commandes du Port autonome de Dakar, le dossier des travailleurs concernés reste au cœur des revendications sociales. La nouvelle direction devra ainsi composer avec cette situation et les attentes des agents qui réclament toujours des réponses sur leur avenir professionnel.

Grand Magal 2026 : les accidents de la route en forte baisse malgré l’affluence

Le bilan définitif de la sécurité routière lors du Grand Magal de Touba 2026 fait ressortir une nette amélioration par rapport à l’édition précédente. Selon les données communiquées par le ministère des Transports terrestres et aériens, le nombre d’accidents de la circulation a enregistré une baisse de 51,5 %, passant de 679 cas en 2025 à 329 en 2026.

Cette diminution s’est également traduite par une réduction importante du nombre de blessés. Au total, 628 personnes ont été victimes d’accidents cette année, contre 1 358 lors du dernier Magal, soit une baisse de 53,8 %. En valeur absolue, 730 personnes de moins ont ainsi été blessées. Le nombre de décès a également reculé, passant de 33 corps sans vie en 2025 à 25 en 2026, soit une baisse de 24,2 %.

Ces chiffres prennent une importance particulière au regard de l’ampleur des déplacements enregistrés à l’occasion de l’événement religieux. L’édition 2026 s’est déroulée dans un contexte de très forte affluence sur les principaux axes menant à Touba. Sur la seule autoroute Ila Touba, 645 329 véhicules ont été comptabilisés durant la période du Magal. Les flux ont été particulièrement importants deux et trois jours avant le grand rendez-vous religieux.

La section reliant l’Aéroport international Blaise Diagne à Mbour et Thiès a enregistré 351 779 véhicules, tandis que le tronçon compris entre Thiès et Touba a comptabilisé 293 550 passages. Face à cette pression exceptionnelle sur le réseau routier, les autorités ont misé sur une meilleure anticipation des déplacements, le renforcement des transports collectifs et une intensification des actions de prévention.

Le ministère des Transports terrestres et aériens avait ainsi élaboré un plan stratégique comprenant 43 actions, dont 17 considérées comme prioritaires. Le suivi de ces mesures a été assuré à travers des réunions hebdomadaires, puis quotidiennes à l’approche du Magal. Plusieurs structures ont été mobilisées, notamment le Cabinet du ministère, la Direction générale des Transports routiers, l’Agence nationale de la Sécurité routière, Dakar Dem Dikk, les Grands Trains du Sénégal, les Autoroutes du Sénégal et l’Aéroport international Blaise Diagne.

Le renforcement de l’offre de transport public a constitué l’un des principaux leviers du dispositif. Pendant quatre jours, de J-3 à J+1, Dakar Dem Dikk a effectué 1 140 courses spéciales. Cette opération a permis de transporter 30 958 passagers, notamment des particuliers, des membres de dahiras et des représentants de syndicats.

Le transport ferroviaire a lui aussi contribué à réduire la pression sur les routes. Les Grands Trains du Sénégal ont assuré 31 circulations, dont 17 à l’aller et 14 au retour, entre plusieurs points du pays, notamment Diamniadio, Thiès, Diourbel et Touba. Au total, 9 651 voyageurs ont emprunté ces liaisons ferroviaires pendant la période du Magal.

Parallèlement à la gestion des flux, les autorités ont renforcé la prévention auprès des usagers. L’Agence nationale de la Sécurité routière et la Direction générale des Transports routiers ont concentré leurs campagnes sur les principaux facteurs à l’origine des accidents mortels, notamment la fatigue au volant, la surcharge des véhicules et la conduite sous l’effet de substances incompatibles avec la sécurité routière.

Plus de 1 200 flyers de sensibilisation ont été distribués dans six gares routières régionales. Des villages de sécurité routière ont également été installés dans plusieurs points stratégiques, notamment à l’Héliport de Touba, Dalifort, Thiaroye, Rufisque, Toglou et Bambey, afin de sensibiliser directement les voyageurs et les conducteurs.

Une attention particulière a par ailleurs été accordée aux usagers les plus vulnérables. Quelque 500 gilets et bandes réfléchissantes ont été distribués aux conducteurs de charrettes afin d’améliorer leur visibilité, notamment durant les déplacements nocturnes. Des messages de prévention ont également été diffusés dans les 12 régions du pays.

Le dispositif ne s’est pas limité à la sécurité routière. Sur le plan sanitaire, le ministère a apporté un appui financier d’un million de FCFA à l’hôpital régional de Diourbel et a organisé une journée de don de sang afin de renforcer les réserves nécessaires pendant cette période de forte mobilisation.

Malgré les résultats encourageants enregistrés cette année, les autorités appellent toutefois à maintenir la vigilance. Les accidents de la circulation demeurent l’un des principaux risques lors des grands rassemblements religieux, tandis que les usagers des deux-roues restent particulièrement exposés. La baisse enregistrée au cours du Magal 2026 ne doit donc pas conduire à un relâchement des comportements sur les routes.

Le ministère entend désormais tirer les enseignements de cette expérience pour préparer les prochains grands rendez-vous religieux, notamment le Gamou 2026. À Tivaouane, le dispositif prévoit déjà des campagnes de sensibilisation dans les gares routières, une caravane de prévention à travers la ville ainsi que la mise à disposition de matériels de sécurité au profit des acteurs locaux.

À Kaolack, les efforts porteront principalement sur les grands axes structurants, avec des opérations de terrain destinées à sensibiliser les conducteurs et à anticiper les mouvements de voyageurs.

Les Lions vont enfin connaître leur nouveau sélectionneur mardi

Le suspense autour du prochain sélectionneur de l’équipe nationale du Sénégal touche à sa fin. La Fédération sénégalaise de football devrait officiellement dévoiler l’identité du successeur de Pape Thiaw lors d’une conférence de presse prévue mardi au stade Léopold-Sédar-Senghor, selon Les Échos.

Après plusieurs semaines de spéculations, la FSF serait désormais arrivée au terme de son processus de sélection. Le nom du futur patron des Lions reste encore confidentiel, mais l’annonce devrait intervenir lors de cette rencontre avec la presse, qui permettra également à la Fédération de présenter les grandes orientations de la nouvelle équipe technique.

La succession de Pape Thiaw est devenue nécessaire après la décision prise par la Fédération de mettre fin, le 11 juillet dernier, aux fonctions du sélectionneur et de l’ensemble de son staff. Cette décision est intervenue à l’issue d’une période au cours de laquelle l’ancien international sénégalais avait pourtant obtenu des résultats significatifs à la tête de la sélection.

Arrivé sur le banc des Lions après le départ d’Aliou Cissé, Pape Thiaw avait d’abord assuré l’intérim avant de s’installer durablement dans le fauteuil de sélectionneur. Sous sa direction, le Sénégal avait notamment bouclé sa campagne de qualification pour la Coupe du monde 2026 sans connaître la moindre défaite. Son équipe avait également réalisé un parcours remarqué lors de la Coupe d’Afrique des nations 2025 au Maroc.

Mais la fin de son mandat a été précipitée par les dernières performances de la sélection. La défaite concédée face à la Belgique, alors que les Lions menaient encore 2-0 à quelques minutes du coup de sifflet final, aurait notamment pesé dans la décision de la Fédération. Ce revers a ainsi ouvert une nouvelle réflexion sur l’avenir de l’équipe nationale et sur le profil du technicien appelé à lui succéder.

Plusieurs noms ont circulé au cours des dernières semaines. Parmi les profils évoqués figure Patrick Vieira. L’ancien international français, champion du monde en 1998, dispose d’une solide expérience du très haut niveau et connaît également le Sénégal, pays d’origine de sa famille. Son parcours sur les bancs de Manchester City, de New York City, de l’OGC Nice, de Crystal Palace et de Strasbourg constitue un atout supplémentaire pour les partisans de cette piste.

Autre nom régulièrement cité, celui d’Omar Daf. Ancien international sénégalais, le technicien possède une connaissance approfondie de l’environnement du football national. Son expérience comme joueur puis entraîneur, notamment en France, pourrait constituer un argument important dans le choix de la Fédération, alors que celle-ci pourrait privilégier un profil capable de conjuguer expertise locale et expérience internationale.

Hervé Renard figure également parmi les entraîneurs évoqués. Le technicien français dispose d’une longue expérience du football africain, avec notamment des passages remarqués à la tête de plusieurs sélections du continent. Son vécu international et sa connaissance des compétitions africaines en font naturellement l’un des profils susceptibles de répondre aux exigences du poste.

Le technicien togolais Daré Nibombé aurait également manifesté son intérêt pour le poste. Son nom s’est ajouté à une liste de candidats potentiels particulièrement fournie, dans un contexte où la Fédération cherche à identifier le profil le mieux adapté aux ambitions de la sélection.

Au-delà du choix du sélectionneur, la composition du futur staff technique constitue un autre enjeu majeur. La possibilité de mettre en place une équipe mixte, associant un entraîneur disposant d’une expérience internationale à des techniciens et spécialistes connaissant parfaitement le football sénégalais, est notamment évoquée.

La préparation physique, l’analyse vidéo, le suivi médical et l’accompagnement individuel des joueurs devraient occuper une place importante dans le nouveau dispositif. La Fédération devra également veiller à assurer une bonne articulation entre les joueurs expérimentés et la nouvelle génération appelée à prendre progressivement davantage de responsabilités.

Le futur sélectionneur aura donc une mission qui dépassera largement les résultats immédiats. Il devra préparer les prochaines échéances internationales, notamment la Coupe d’Afrique des nations 2027, tout en travaillant sur le renouvellement de l’effectif et l’intégration des jeunes talents issus du championnat local, des centres de formation et des différentes filières de détection.

Le choix du prochain technicien sera ainsi particulièrement scruté par les supporters et les observateurs du football sénégalais. Après plusieurs années marquées par la stabilité autour d’Aliou Cissé puis par la courte expérience de Pape Thiaw, la Fédération s’apprête à lancer une nouvelle étape pour les Lions.

Projet immobilier aux Almadies : des Sénégalais de France dénoncent une présumée escroquerie de près de 100 millions FCFA

Le rêve d’investir au Sénégal et de disposer d’un logement dans un quartier prisé de Dakar s’est transformé en véritable cauchemar financier pour plusieurs Sénégalais établis en France. Selon les informations rapportées par L’Observateur, près de 100 millions de francs CFA auraient été mobilisés dans le cadre d’un projet immobilier présenté comme devant être réalisé sur un vaste terrain situé aux Almadies.

L’affaire, qui suscite désormais de sérieuses interrogations, a été portée à l’attention des autorités compétentes. La Direction de la surveillance et du contrôle de l’occupation du sol (Dscos) ainsi que la Division des investigations criminelles (DIC) ont été saisies afin de faire la lumière sur cette opération et de déterminer les responsabilités éventuelles.

Au départ, ils étaient quatre souscripteurs. Séduits par les garanties qui leur auraient été présentées et convaincus du sérieux de l’opération, ils auraient ensuite joué un rôle de relais auprès d’autres membres de la diaspora, contribuant ainsi à élargir le cercle des investisseurs intéressés par le projet.

Parmi les premiers souscripteurs figure Moussa Diallo. Celui-ci explique avoir vu dans cette opération une opportunité de concrétiser son projet d’acquisition immobilière au Sénégal. D’après son récit rapporté par le quotidien, plusieurs virements effectués depuis la France lui auraient permis de verser, à lui seul, environ 85 millions de francs CFA à l’initiateur du projet, par l’intermédiaire de son représentant au Sénégal, I. Diop, présenté comme étant établi aux Almadies.

Pour convaincre les investisseurs et maintenir leur confiance, plusieurs documents leur auraient été remis au fur et à mesure de l’opération. Il s’agirait notamment d’actes présentés comme des attributions de terrains délivrées par la Commission de contrôle des opérations domaniales. Ces pièces auraient constitué, aux yeux des souscripteurs, des garanties suffisantes pour poursuivre leurs investissements.

Les versements se seraient ainsi poursuivis jusqu’à ce qu’une nouvelle demande financière vienne renforcer les engagements des investisseurs. Les promoteurs auraient sollicité sept millions de francs CFA supplémentaires, présentés comme nécessaires pour rémunérer un géomètre chargé de procéder au morcellement des terrains. Pensant cette étape indispensable à la préparation de leurs futurs actes de vente, les souscripteurs auraient accepté de verser la somme réclamée.

C’est par la suite que les premiers signes d’inquiétude seraient apparus. Les échanges avec les responsables du projet se seraient progressivement interrompus, laissant les investisseurs sans informations précises sur l’évolution du dossier. Face au silence de leurs interlocuteurs, certains membres du groupe auraient alors décidé de se rendre personnellement à Dakar pour tenter d’obtenir des explications.

Au cours de leur séjour, ils auraient été conduits dans les locaux des services des Impôts et Domaines et présentés à un individu censé intervenir dans le traitement de leur dossier. Ils auraient cependant découvert par la suite que cette personne ne disposait pas, selon leur récit, de la qualité ou du statut nécessaire pour jouer le rôle qui lui avait été attribué.

Les soupçons se seraient davantage renforcés lorsqu’un autre interlocuteur se serait présenté à leur hôtel pour leur réclamer quatre millions de francs CFA supplémentaires. Cette nouvelle somme aurait été destinée à accélérer, selon les explications fournies aux investisseurs, l’établissement des titres de propriété.

Cette demande aurait finalement constitué un tournant dans l’affaire. Les quatre Sénégalais auraient décidé de suspendre tout nouveau paiement et de se rapprocher des services compétents afin de vérifier l’authenticité des documents et la réalité juridique du projet immobilier.

Le passage à la Dscos aurait alors fait tomber les dernières illusions des souscripteurs. D’après les informations rapportées par L’Observateur, les vérifications effectuées auraient révélé que les documents qui leur avaient été remis seraient faux. Le projet immobilier présenté aux investisseurs ne disposerait, selon les éléments communiqués aux victimes présumées, d’aucune base réelle.

Des plaintes auraient ainsi été déposées auprès de la Dscos et de la Division des investigations criminelles. Les enquêteurs devront notamment déterminer l’origine des documents transmis aux souscripteurs, identifier les éventuels bénéficiaires des sommes versées et établir les responsabilités de chacun dans cette opération.

I. Diop, présenté comme le représentant du projet au Sénégal, aurait déjà procédé au remboursement d’une partie importante des sommes engagées. Près de 55 millions de francs CFA auraient ainsi été restitués. Interrogé sur la situation, il aurait expliqué les difficultés rencontrées par des retards dans l’établissement des documents d’attribution et soutenu n’avoir joué qu’un rôle d’intermédiaire.

Selon le quotidien, I. Diop se serait également engagé à poursuivre les démarches pour récupérer les fonds et permettre leur restitution aux différents souscripteurs. Il est par ailleurs attendu devant les enquêteurs de la DIC, qui devront recueillir sa version des faits et confronter ses déclarations aux éléments déjà réunis.

En attendant les conclusions de l’enquête, les victimes présumées restent marquées par l’ampleur des sommes engagées et par la déception née de cette affaire. Pour ces Sénégalais établis en France, le projet devait symboliser un investissement dans leur pays d’origine et la préparation d’un retour dans de meilleures conditions. Il s’est finalement transformé en une lourde déconvenue financière.

Moussa Diallo appelle désormais les autorités à renforcer les mécanismes de contrôle et d’accompagnement destinés aux Sénégalais de l’extérieur qui souhaitent investir dans l’immobilier. L’objectif, selon lui, est d’éviter que d’autres membres de la diaspora ne soient exposés à des opérations reposant sur de fausses garanties ou sur des documents présumés frauduleux.

DU RÊVE AU CAUCHEMAR : Enquête sur la mort d’un saisonnier sénégalais en Espagne

Le rêve d’une migration régulière vers l’Europe a tourné au cauchemar pour un saisonnier sénégalais, bénéficiaire du programme de migration circulaire entre le Sénégal et l’Espagne. Le ressortissant sénégalais est décédé vendredi 7 août à Olmedo, où il séjournait dans le cadre de ce programme qui avait permis à 200 Sénégalais de rejoindre l’Espagne pour y travailler.

Si les circonstances exactes de son décès restent à établir sur la base d’éléments médicaux et administratifs, sa disparition intervient dans un contexte de fortes interrogations exprimées par certains travailleurs sénégalais sur leurs conditions de vie et de travail. Notre source dénonce les longues journées de travail.

« Nous partons au lieu de travail à 6 heures du matin et nous arrivons à 6 h 30. Une fois sur le site, nous travaillons jusqu’à 11 heures pour prendre la pause. C’est nous-mêmes qui payons le repas. Après la pause, on enchaîne le travail jusqu’à 19 heures et on rentre », se désole la source.

Selon elle, les difficultés ne se limitent pas aux horaires, mais concernent aussi les conditions de vie. « Notre nourriture est terminée depuis des jours, mais nous n’avons même pas le temps d’aller acheter de la nourriture. Et l’entreprise qui nous emploie n’accepte pas de nous transporter pour aller acheter la nourriture. »

Par ailleurs, notre source déplore la pression et les menaces exercées sur les travailleurs. « Nous n’avons personne qui nous soutient dans ces dures conditions difficiles. À chaque fois qu’on parle, les gens nous demandent de se taire, de ne pas divulguer les secrets », regrette la source, selon qui le décès de leur compatriote rend désormais indispensable la prise de parole.

Ces accusations restent toutefois à confronter aux déclarations de l’entreprise concernée et aux éventuelles constatations des autorités espagnoles.

Un malaise dans les champs

Une autre source fait état de difficultés liées notamment à l’utilisation de produits phytosanitaires. « Ce n’est pas que la question de la nourriture. Il y a également l’utilisation des produits phytosanitaires, le fait qu’on interdit aux travailleurs de porter des masques. »

La même source évoque également des problèmes de santé graves parmi les travailleurs, allant jusqu’à faire état de cas d’hémorragie interne et de vomissements de sang.

La question de la rémunération constitue également un motif d’inquiétude, souligne aussi notre source. « Jusqu’à présent, on ne sait même pas combien on nous paie. Alors que nous n’avons que de maigres salaires. C’est difficile et injuste », se désole-t-elle.

Des propos qui soulèvent la question de la transparence des contrats conclus avec les travailleurs avant leur départ du Sénégal et des conditions effectivement appliquées sur place.

La version officielle : « Il était malade »

Contacté par la rédaction de Le Dakarois Quotidien, le Directeur des Sénégalais de l’Extérieur, El Hadj Abdou Karim Cissé, reconnaît le décès, mais réfute catégoriquement tout lien entre celui-ci et les conditions de travail.

« Il y a eu un décès. Il était malade, il avait une infection », a-t-il confié.

Selon le responsable, les Sénégalais envoyés en Espagne le sont dans le but de travailler et certains peuvent également être intéressés par les heures supplémentaires. « Les jeunes partent là-bas pour travailler. Certains peuvent aussi être intéressés par les heures supplémentaires », a-t-il précisé.

El Hadj Abdou Karim Cissé assure par ailleurs que les autorités sénégalaises restent attentives à la situation des travailleurs. « Nous ne laisserons jamais nos enfants souffrir sans que nous ne leur venions en aide. Le Consul réagit toutes les fois qu’il y a des problèmes », a rassuré l’autorité.

Interrogé sur les difficultés d’accès à la nourriture évoquées par nos sources, le Directeur des Sénégalais de l’Extérieur reconnaît l’existence de contraintes logistiques, tout en précisant qu’« il n’y a pas de commerces sur place, mais un véhicule est prévu pour faire les provisions ». Il précise toutefois que ce véhicule aurait connu une panne à un moment donné, ce qui aurait pu compliquer l’approvisionnement des travailleurs.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°800 – 14 au 16/08/2026

🔴 (EXCLUSIVITÉ) – DÉCÈS EN ESPAGNE D’UN SENEGALAIS POUR QUI LA MIGRATION CIRCULAIRE A MAL TOURNÉ : DU RÊVE AU CAUCHEMAR
🔴 AUX CÔTÉS DE MAHAMADOU ISSOUFOU ET UMARU CISSOKHO EMBALÖ : MACKY, DOCTEUR HONORIS CAUSA AU CONGO
🔴 PORT DE DAKAR- DOUNE PATHÉ MBENGUE PREND LE TÉMOIN : LA PAGE WALLY DIOUF FERMÉE

🔴 AFROBASKET U18 MASCULIN : LE SÉNÉGAL DOMINE MADAGASCAR ET SE QUALIFIE POUR LES DEMI-FINALES

Les Lioncelles terminent l’Afrobasket U18 à la 9e place après une large victoire contre le Maroc

L’équipe nationale féminine des moins de 18 ans du Sénégal a terminé sa campagne à l’Afrobasket U18 sur une note positive. Les Lioncelles ont largement dominé le Maroc, ce jeudi 13 août 2026, à Treichville, en Côte d’Ivoire, sur le score sans appel de 58 à 28, à l’occasion de leur dernier match de classement.

Dès les premières minutes, les jeunes Sénégalaises ont affiché une nette supériorité dans le jeu. Solides défensivement et efficaces dans les phases offensives, elles ont progressivement creusé l’écart face à une équipe marocaine en difficulté pour trouver des solutions. La maîtrise collective affichée par les Lioncelles leur a permis de prendre rapidement le contrôle de la rencontre et de conserver leur avantage jusqu’au coup de sifflet final.

Avec cette victoire particulièrement large, le Sénégal conclut son tournoi à la 9e place du classement général. Cette performance vient récompenser une équipe qui aura su relever la tête lors des matchs de classement après les difficultés rencontrées plus tôt dans la compétition.

Les Lioncelles ont en effet enregistré deux succès durant cette phase de classement, témoignant d’une belle réaction collective et d’une volonté de terminer la compétition sur une dynamique positive. Au-delà du classement final, ces dernières rencontres auront permis aux jeunes Sénégalaises de gagner en expérience et de mesurer les exigences du haut niveau continental.

Ànd Sàmm Jikko Yi réaffirme son soutien au procureur Saliou Dicko

Le collectif Ànd Sàmm Jikko Yi a renouvelé son soutien au procureur de la République, Saliou Dicko, dans le cadre du suivi des dossiers liés à la protection des valeurs sociétales. Une délégation de l’organisation a été reçue en audience par le chef du Parquet, avec au cœur des échanges la question de la répression de l’homosexualité au Sénégal.

Au cours de cette rencontre, les représentants du collectif ont réaffirmé leur volonté d’accompagner l’action judiciaire sur les questions qu’ils considèrent comme essentielles à la préservation des valeurs et des normes sociales du pays. L’organisation dit ainsi vouloir maintenir son engagement aux côtés du Parquet dans le traitement des dossiers relatifs aux mœurs.

À l’issue de l’audience, Ànd Sàmm Jikko Yi a rendu public un communiqué dans lequel il assure avoir exprimé un soutien « entier et inconditionnel » aux actions entreprises par le procureur de la République dans le suivi de ces dossiers. Le collectif a également réitéré son mot d’ordre : « Tous avec le procureur Dicko ».

La délégation était conduite par le coordonnateur général du collectif, l’imam Babacar Sylla, entouré de plusieurs membres du bureau exécutif. Cette audience a été présentée par l’organisation comme un moment d’échange autour des enjeux liés à la protection des valeurs sociétales et à l’application de la loi.

Une photo de groupe prise dans le bureau du magistrat est venue marquer cette rencontre entre les représentants du collectif et le chef du Parquet. Pour Ànd Sàmm Jikko Yi, cette démarche traduit une volonté de poursuivre la mobilisation et de faire entendre sa position sur les questions de société qui suscitent régulièrement des débats au Sénégal.

Saint-Louis : le ministère des Pêches en tournée pour évaluer les défis et relancer l’économie maritime

Du 12 au 15 août 2026, la région de Saint-Louis est au cœur d’une mission du ministère des Pêches, des Infrastructures maritimes et portuaires. Cette tournée s’inscrit dans une démarche d’immersion sur le terrain visant à mieux cerner les réalités auxquelles sont confrontés les professionnels de la pêche et les différents acteurs de l’économie maritime dans la région Nord.

À travers cette mission, le département ministériel entend renforcer le dialogue avec les acteurs locaux et recueillir leurs préoccupations, tout en évaluant les infrastructures et les dispositifs existants dans le secteur. L’objectif affiché est également d’identifier de nouvelles opportunités susceptibles de contribuer au développement de l’économie maritime et à l’amélioration des conditions de travail des professionnels.

Le programme de la tournée prévoit plusieurs rencontres avec les acteurs de la pêche et de l’économie maritime. Ces échanges doivent permettre aux autorités de prendre la mesure des difficultés rencontrées sur le terrain, mais aussi de recueillir les propositions des professionnels afin d’orienter les futures politiques publiques. Le ministère entend ainsi privilégier une approche fondée sur l’écoute et la concertation.

La mission sera également marquée par l’inauguration de nouvelles infrastructures. Ces équipements devraient participer au renforcement des capacités du secteur et à l’amélioration des conditions d’exploitation des activités liées à la pêche. Pour les autorités, ces investissements constituent un levier important pour accompagner la modernisation du secteur et soutenir son potentiel économique.

Au-delà des infrastructures, la délégation ministérielle prévoit aussi des échanges avec différents partenaires autour de nouvelles perspectives de collaboration. Il s’agit notamment de renforcer les synergies entre les acteurs publics, les professionnels et les partenaires engagés dans le développement de l’économie maritime.

Cette tournée intervient dans un contexte où la pêche demeure un secteur stratégique pour la région de Saint-Louis, notamment en matière d’emplois, de revenus et d’activités économiques. Les acteurs sont cependant confrontés à plusieurs défis qui nécessitent des réponses adaptées aux réalités locales.

Cybersécurité : le Sénégal prépare une nouvelle loi pour protéger ses infrastructures critiques

Le ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique entend renforcer l’arsenal juridique du Sénégal en matière de cybersécurité. Le département a présenté les grandes orientations du projet de loi relatif à la protection des infrastructures d’information critiques et à la sécurité numérique, un texte présenté comme stratégique pour préserver les intérêts souverains du pays face à la multiplication des cybermenaces.

À travers cette réforme, les autorités souhaitent mettre en place un cadre juridique plus solide afin de mieux protéger les systèmes d’information considérés comme essentiels au fonctionnement de l’État et de l’économie nationale. L’enjeu est d’autant plus important que les infrastructures numériques occupent désormais une place centrale dans la fourniture des services publics, les activités économiques et la gestion des données des citoyens.

Selon les orientations présentées, une attaque majeure contre un réseau stratégique pourrait provoquer de graves perturbations dans les services essentiels, occasionner des pertes financières considérables et compromettre les droits des citoyens. La protection des systèmes d’information n’est donc plus considérée comme une simple question technique, mais comme un véritable enjeu de sécurité nationale et de continuité de l’État.

Renforcer la souveraineté numérique

Le futur dispositif prévoit plusieurs mesures destinées à accroître la résilience des infrastructures vitales et à renforcer la confiance dans l’environnement numérique sénégalais. Parmi les principales orientations figure la protection renforcée des données personnelles, dans un contexte marqué par l’explosion des usages numériques et la multiplication des risques liés à la circulation et au stockage des informations sensibles.

Le projet prévoit également un encadrement spécifique de la sécurité des objets connectés, devenus de plus en plus présents dans les administrations, les entreprises et les services essentiels. Leur multiplication constitue en effet un nouveau point d’entrée potentiel pour les cyberattaques.

Autre mesure importante : l’obligation d’héberger les données publiques sur le territoire national. Cette disposition vise à renforcer la maîtrise du Sénégal sur ses données stratégiques et à consolider sa souveraineté numérique. Elle doit également permettre aux autorités de mieux contrôler les conditions de conservation et de protection des informations relevant de l’État.

Des capacités nationales de réponse aux cyberattaques

Face à l’évolution des menaces, le projet de loi ambitionne également de renforcer les capacités nationales de détection, de prévention et de réponse aux incidents informatiques. L’objectif est de permettre aux structures concernées d’identifier plus rapidement les attaques, de limiter leurs conséquences et de rétablir les services dans les meilleurs délais.

La coopération internationale en matière de cybersécurité devrait, elle aussi, être encadrée par le nouveau dispositif. Le Sénégal entend ainsi participer aux mécanismes internationaux de lutte contre la cybercriminalité tout en veillant à ce que cette coopération demeure compatible avec ses intérêts fondamentaux et sa souveraineté nationale.

Cette approche traduit la volonté des autorités de construire une politique de cybersécurité qui ne se limite pas à la protection technique des réseaux, mais qui intègre également les dimensions institutionnelle, économique et stratégique de la transformation numérique.

La cybersécurité comme opportunité économique

Au-delà de la protection des infrastructures publiques et privées, le projet de loi pourrait également avoir des répercussions importantes sur l’économie numérique nationale. En introduisant de nouvelles exigences en matière de conformité et de sécurité, les autorités souhaitent favoriser l’émergence d’un véritable marché sénégalais de la cybersécurité.

Le renforcement des normes devrait notamment créer de nouvelles opportunités pour les entreprises spécialisées dans la sécurité informatique. Le développement de prestataires agréés pourrait contribuer à structurer davantage le secteur et à offrir aux administrations comme aux entreprises des solutions adaptées aux réalités et aux besoins du pays.

La réforme pourrait également favoriser la création d’emplois qualifiés et accélérer la montée en compétences des professionnels sénégalais. Elle ouvre ainsi des perspectives dans plusieurs domaines, notamment l’audit de sécurité, la protection des réseaux, la surveillance des systèmes, la gestion des incidents et la sécurisation des données.

À terme, les autorités ambitionnent de voir émerger des entreprises technologiques sénégalaises capables de proposer des solutions de cybersécurité compétitives, aussi bien sur le marché national qu’à l’échelle régionale.

Dalifort : trois personnes interpellées dans un réseau présumé de recel de compteurs d’eau et de câbles en cuivre

Le Commissariat d’arrondissement de Dalifort a procédé à l’interpellation de trois individus dans le cadre d’une enquête portant sur un réseau présumé de recel de compteurs d’eau de Sen Eau et de câbles en cuivre. Les mis en cause sont également soupçonnés de tentative de corruption d’un fonctionnaire.

L’affaire fait suite à plusieurs déclarations de vols de compteurs d’eau enregistrées dans le secteur de Dalifort-Foirail. Face à la récurrence de ces faits, les enquêteurs ont ouvert des investigations qui les ont conduits vers la zone industrielle de Dalifort-Foirail, à proximité de la station-service Bada Lo.

Une descente effectuée dans les locaux de la société Westaf Metals Sénégal a permis aux policiers de découvrir plusieurs sacs contenant des compteurs d’eau appartenant à Sen Eau. Les enquêteurs ont également retrouvé sur les lieux des câbles en cuivre attribués à Sonatel, dont l’origine exacte reste à déterminer dans le cadre de l’enquête.

Interrogés sur la provenance de ces équipements, les premiers suspects ont déclaré aux enquêteurs qu’ils les achetaient auprès de particuliers qui venaient les leur proposer. Ils ont également expliqué travailler pour le compte d’un autre individu présenté comme responsable de la société.

Au cours de l’enquête, l’un des mis en cause aurait tenté de mettre fin aux poursuites en proposant aux enquêteurs la somme de 2,5 millions de francs CFA pour, selon ses propres termes, « régler l’affaire ». Sur instructions du procureur, les deux conteneurs présents sur le site ainsi que la somme d’argent ont été scellés afin de préserver les éléments utiles à la manifestation de la vérité.

Les auditions ont ensuite permis aux enquêteurs d’obtenir de nouvelles informations sur le fonctionnement présumé de la société. Les deux premiers interpellés ont indiqué que Westaf Metals Sénégal serait également gérée par deux autres individus de nationalité étrangère, qui résideraient dans le quartier des Maristes, à Dakar.

Les policiers ont alors mis en place un dispositif de surveillance autour de l’immeuble où les deux suspects seraient domiciliés. Cette opération a conduit à une nouvelle interpellation. L’un des individus surveillés, arrivé à bord d’un taxi, est entré dans l’immeuble avant d’en ressortir une dizaine de minutes plus tard avec une valise.

Il a été interpellé à sa sortie. La fouille de la valise a permis aux enquêteurs de découvrir trois passeports, dont deux appartiendraient à des compatriotes du suspect. Ces documents ont été saisis pour les besoins de l’enquête afin d’en déterminer la provenance et les circonstances de leur détention.

Afrobasket U18 : les Lionceaux domptent Madagascar et s’offrent une place dans le dernier carré

Le Sénégal poursuit son parcours sans faute à l’Afrobasket U18 masculin. Les Lionceaux ont décroché leur qualification pour les demi-finales de la compétition en dominant Madagascar (54-40), ce mercredi, au terme d’un quart de finale parfaitement maîtrisé.

Dès les premières minutes, les hommes de Mouhamed Sène ont affiché leurs ambitions. Solides défensivement et appliqués dans le jeu, les Sénégalais ont rapidement pris les commandes de la rencontre. Ils ont bouclé le premier quart-temps avec six longueurs d’avance (15-9), imposant leur rythme à une équipe malgache pourtant déterminée à rester au contact.

Madagascar a ensuite réagi dans le deuxième quart-temps. Les Malgaches ont davantage gêné les Sénégalais et se sont montrés plus efficaces offensivement. Le duel est alors devenu plus équilibré, les deux équipes se rendant coup pour coup. Malgré cette réaction adverse, le Sénégal a réussi à conserver l’avantage et a rejoint les vestiaires avec seulement deux points d’avance (23-21).

Au retour de la pause, les Lionceaux ont changé de rythme. Plus agressifs en défense et plus efficaces dans leurs offensives, ils ont progressivement pris le contrôle de la partie. Codé Mbengue a particulièrement pesé sur le match avec 19 points, tandis que Pape Moussa Diallo a apporté 11 points. Grâce à cette montée en puissance, le Sénégal a totalement pris le dessus dans le troisième quart-temps, remporté sur le score de 18-4, pour porter son avance à 16 points (41-25).

Avec cet écart, les Sénégalais ont abordé le dernier quart-temps dans une position confortable. Madagascar a tenté de réagir, mais les hommes de Mouhamed Sène ont su gérer leur avantage et maintenir la pression jusqu’au coup de sifflet final. Le Sénégal s’impose finalement 54-40 et valide ainsi son ticket pour le dernier carré.

Production d’oignons : les maraîchers des Niayes se mobilisent contre les géants de l’agrobusiness

Dans la zone des Niayes, les petits producteurs peinent de plus en plus à écouler leurs récoltes d’oignons sur le marché. Une partie de leur production pourrit dans les champs, tandis qu’une autre est vendue à perte. En cause, selon les maraîchers, la concurrence des grandes entreprises de l’agrobusiness, qui contribueraient à saturer rapidement le marché. Face à cette situation, les producteurs lancent un appel urgent au président de la République.

Le cri de détresse des maraîchers

La situation est devenue préoccupante pour les maraîchers, les femmes et les jeunes de la zone des Niayes. Munis de brassards rouges et de pancartes, ils ont dénoncé les difficultés auxquelles ils sont confrontés. Selon eux, après avoir investi d’importantes sommes d’argent dans leurs exploitations, ils ne trouvent plus suffisamment d’acheteurs pour écouler leurs productions d’oignons.

Privés de revenus, de nombreux producteurs éprouvent également des difficultés à rembourser leurs crédits. Mbaye Ndoye, président du Collectif des producteurs de Ngomène et porte-parole du Cadre de concertation des maraîchers du Sénégal, alerte sur les conséquences sociales de cette crise.

« Cette crise pousse désormais de nombreux jeunes à vouloir quitter le pays par la mer, par le phénomène “Barça ou Barsakh” », dénonce-t-il.

La loi du plus fort sur le marché

Pour les producteurs, les grandes entreprises disposent d’avantages considérables par rapport aux exploitations familiales. Elles bénéficient de capitaux importants, de technologies modernes d’irrigation, de vastes superficies cultivables et de capacités de stockage beaucoup plus importantes.

Ces moyens leur permettraient de mettre leurs oignons sur le marché très tôt et en grandes quantités, avec pour conséquence, selon les maraîchers, une saturation rapide du marché intérieur.

« Disposant de capitaux massifs, de technologies d’irrigation industrielles et de grands espaces de stockage, ces multinationales, à la fois commerçants et producteurs, saturent le marché intérieur de manière précoce. Elles privent les exploitations familiales de leurs débouchés traditionnels », explique Mbaye Ndoye.

Selon les maraîchers des Niayes, la crise ne se limite toutefois pas à la question de la concurrence. Elle est également liée aux problèmes logistiques et aux capacités de conservation. Les mesures d’interdiction des importations d’oignons ne suffiraient pas, à leurs yeux, à résoudre les difficultés rencontrées par les petits producteurs.

La zone des Niayes souffre notamment d’un manque de chambres froides et d’infrastructures publiques de stockage. Les producteurs sont ainsi contraints de vendre rapidement leurs récoltes, souvent à des prix très faibles, afin d’éviter qu’elles ne pourrissent.

Quatre mesures réclamées à l’État

Pour préserver les emplois et les revenus des familles rurales, le collectif interpelle directement le chef de l’État et réclame la mise en œuvre de plusieurs mesures urgentes.

Les producteurs demandent notamment l’arrêt, pendant la période de récolte des petits producteurs, de la commercialisation des oignons issus des grandes exploitations. Ils proposent également la mise en place d’un calendrier de commercialisation permettant de réserver une période de vente aux petits producteurs.

Ils souhaitent, par ailleurs, l’ouverture d’un véritable dialogue entre l’État, les coopératives et les organisations de producteurs afin de dégager des solutions durables à la crise. Enfin, ils plaident pour la construction d’infrastructures modernes de stockage et de conservation afin de réduire les pertes post-récolte.

Les maraîchers des Niayes se disent prêts à moderniser leurs méthodes de production et à améliorer leur organisation. Mais face à l’urgence de la situation, ils attendent désormais une intervention rapide des pouvoirs publics pour préserver leurs activités, leurs revenus et, surtout, les emplois des milliers de familles qui dépendent de l’agriculture dans cette zone.

Mariama Kobar Saleh

Aminata Touré plaide pour un engagement accru des femmes africaines en politique

Mandatée par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, Aminata Touré a représenté le Sénégal au Forum africain de haut niveau sur le leadership des femmes, organisé par le Centre présidentiel Ellen Johnson Sirleaf pour les femmes et le développement. Cette rencontre de haut niveau réunit plusieurs figures de premier plan du continent autour des défis liés à la participation et au leadership des femmes dans la vie politique, institutionnelle et sociale.

La rencontre se déroule en présence de personnalités majeures de la scène africaine, parmi lesquelles les anciennes présidentes Ellen Johnson Sirleaf du Libéria et Catherine Samba-Panza de la République centrafricaine. Des Premières ministres, des parlementaires ainsi que de nombreuses dirigeantes et actrices de la vie publique africaine prennent également part aux échanges.

Porteuse du message de la délégation sénégalaise, Aminata Touré a insisté sur la nécessité de maintenir la mobilisation en faveur des droits des femmes et de leur pleine participation à la gestion des affaires publiques. Pour l’ancienne Première ministre, les avancées obtenues au fil des années ne doivent pas conduire à un relâchement de la lutte pour l’égalité et la représentation des femmes dans les espaces de décision.

Dans son intervention, elle a également mis l’accent sur la nécessité de construire des alliances stratégiques avec les hommes favorables à la progression des droits des femmes. Une démarche qu’elle considère comme particulièrement importante auprès des jeunes générations, appelées à jouer un rôle central dans la transformation des sociétés africaines.

Aminata Touré a par ailleurs souligné l’importance de la transmission entre générations. Selon elle, l’expérience accumulée par les pionnières doit pouvoir bénéficier aux jeunes femmes afin de leur permettre de mieux affronter les obstacles qui continuent de limiter leur accès aux responsabilités politiques et publiques.

Elle a ainsi appelé la nouvelle génération de femmes africaines à ne pas renoncer à l’engagement politique malgré les difficultés, les résistances et les inégalités persistantes. Son plaidoyer s’inscrit dans une volonté de renforcer la présence féminine dans les instances de décision et de favoriser l’émergence d’un leadership féminin plus important sur le continent.

Numérique éducatif : le Sénégal passe de la conception au déploiement dans les écoles

Le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Mamba Guirassy, a procédé ce jeudi 13 août 2026 à l’ouverture officielle de l’Atelier national d’appropriation et de déploiement de l’écosystème numérique éducatif. Prévue jusqu’au 15 août, cette rencontre constitue une étape importante dans la mise en œuvre de la Stratégie du Numérique pour l’Éducation (SNE) 2025-2029, avec l’ambition de faire passer le système éducatif sénégalais de la phase de conception des outils numériques à leur utilisation concrète et généralisée dans les établissements scolaires.

Durant trois jours, les différents acteurs du système éducatif sont réunis autour des enjeux liés à l’intégration effective du numérique dans les pratiques scolaires. Les équipes du Système d’information et de management de l’éducation nationale (SIMEN), les services déconcentrés du ministère, les personnels de l’éducation ainsi que les partenaires techniques et stratégiques prennent part aux travaux afin de définir les conditions nécessaires à un déploiement efficace des solutions numériques.

À l’ouverture de l’atelier, Moustapha Mamba Guirassy a insisté sur la nécessité de donner une finalité concrète aux investissements réalisés dans le domaine du numérique éducatif. Pour le ministre, l’enjeu ne consiste pas simplement à multiplier les équipements ou à introduire de nouvelles plateformes dans les établissements, mais à faire en sorte que ces technologies produisent des résultats visibles et durables dans le fonctionnement quotidien de l’école.

Cette orientation traduit la volonté du ministère de placer l’usage au cœur de sa politique numérique. Les outils technologiques doivent ainsi répondre aux besoins réels des enseignants, des élèves, des familles et de l’administration scolaire. L’objectif affiché est de faire du numérique un véritable instrument d’amélioration de la qualité de l’éducation plutôt qu’un simple dispositif technique supplémentaire.

Les travaux de l’atelier devront notamment permettre de définir une feuille de route opérationnelle pour accélérer l’utilisation des principales plateformes développées ou promues par le ministère. Parmi elles figurent PLANETE 3, EDUSTAT, SENKALA, TAGGATU et RAMATU, appelées à occuper une place croissante dans la gestion administrative, le suivi des apprentissages, l’accès aux ressources éducatives et les relations entre les différents acteurs du système.

Le déploiement de cet écosystème numérique s’accompagne de plusieurs engagements majeurs. Le ministère prévoit notamment la formation de 105 000 enseignants afin de renforcer leurs compétences dans l’utilisation des outils numériques. Cette dimension apparaît déterminante, puisque l’efficacité des plateformes dépend largement de leur appropriation par les personnels chargés de les utiliser au quotidien.

Le programme prévoit également le raccordement de milliers d’établissements scolaires à Internet haut débit. Cette connectivité doit permettre de réduire les disparités entre les établissements et d’offrir aux élèves et aux enseignants un accès plus régulier aux ressources et services numériques. Le principe de gratuité d’accès aux plateformes éducatives figure également parmi les orientations annoncées, avec la volonté de faire du numérique un outil accessible au plus grand nombre.

L’un des changements attendus concerne par ailleurs les procédures d’inscription scolaire. Le ministère entend franchir une nouvelle étape avec la dématérialisation complète des inscriptions à partir de la rentrée scolaire 2026-2027. Cette évolution doit contribuer à simplifier les démarches administratives, à réduire les contraintes pour les familles et à améliorer la gestion des données scolaires.

À travers cette transformation, les autorités éducatives veulent également renforcer la performance et la gouvernance du système. La disponibilité de données fiables et actualisées doit faciliter le pilotage des établissements, l’identification des besoins et la prise de décision à différents niveaux de l’administration scolaire.

Au-delà des plateformes et des infrastructures, le ministère défend ainsi une vision du numérique centrée sur l’humain. L’ambition est de permettre à l’enseignant de disposer de meilleurs outils pour préparer et dispenser ses cours, à l’élève d’accéder plus facilement aux ressources d’apprentissage et aux familles de bénéficier de services scolaires plus simples et plus accessibles.

L’atelier national ouvert ce jeudi doit donc servir de cadre pour transformer les orientations de la Stratégie du Numérique pour l’Éducation 2025-2029 en actions concrètes sur le terrain. Le principal défi sera désormais de garantir une appropriation effective des outils, d’accompagner les enseignants et les établissements dans cette transition et de veiller à ce que la transformation numérique ne crée pas de nouvelles inégalités.

Dalifort : un réseau de recel de compteurs d’eau et de câbles en cuivre démantelé, trois individus interpellés

Le Commissariat d’arrondissement de Dalifort a démantelé un présumé réseau spécialisé dans le recel de compteurs d’eau de Sen Eau et de câbles en cuivre. Trois individus ont été interpellés dans le cadre de cette affaire, qui comporte également des soupçons de tentative de corruption de fonctionnaire.

L’affaire a démarré à la suite d’une série de déclarations de vols portant notamment sur des compteurs d’eau de Sen Eau dans le secteur de Dalifort-Foirail. Face à la multiplication de ces faits, les éléments du commissariat ont ouvert une enquête afin d’identifier les auteurs des vols, mais également les éventuels réseaux chargés d’écouler le matériel dérobé.

Les investigations ont conduit les enquêteurs dans la zone industrielle de Dalifort-Foirail, à proximité de la station-service Bada Lo. Une descente effectuée dans les locaux de la société Westaf Metals Sénégal a permis de découvrir deux conteneurs contenant notamment des sacs remplis de compteurs d’eau appartenant à Sen Eau. Les policiers ont également retrouvé sur place des câbles en cuivre attribués à la Sonatel, dont l’origine exacte reste à déterminer.

Interrogés sommairement sur la provenance de ce matériel, les premiers suspects ont expliqué aux enquêteurs qu’ils achetaient les compteurs et les câbles auprès de particuliers qui venaient les leur proposer. Ils ont également indiqué travailler pour un autre individu présenté comme le responsable de la société.

Au cours de l’enquête, l’un des mis en cause aurait tenté de mettre fin à la procédure en proposant aux policiers la somme de 2,5 millions de francs CFA pour, selon ses propres termes, « régler l’affaire ». Sur instructions du procureur, la somme d’argent ainsi que les deux conteneurs ont été placés sous scellés pour les besoins de la procédure.

Les auditions ont ensuite permis aux enquêteurs d’obtenir de nouvelles informations sur le fonctionnement présumé de la société. Les deux premiers interpellés ont notamment révélé que, derrière l’entreprise Westaf Metals Sénégal, se trouveraient, outre le premier individu cité et actuellement recherché, deux autres ressortissants étrangers qui résideraient dans le quartier des Maristes.

Un dispositif de surveillance a alors été mis en place autour de l’immeuble où ces deux individus seraient domiciliés. Les policiers ont finalement repéré l’un d’eux alors qu’il descendait d’un taxi avant de pénétrer dans l’immeuble. Une dizaine de minutes plus tard, l’homme est ressorti avec une valise.

Son comportement ayant éveillé les soupçons des enquêteurs, il a été interpellé. La fouille de la valise a permis de découvrir trois passeports, dont deux appartenant à des compatriotes du suspect. Cette nouvelle découverte pourrait apporter des éléments supplémentaires aux investigations en cours.

Au total, trois individus sont actuellement concernés par la procédure. Ils ont été placés en garde à vue après notification de leur droit à l’assistance d’un conseil. Les enquêteurs poursuivent leurs investigations afin de déterminer l’étendue exacte du réseau, l’origine des compteurs et des câbles saisis, mais également d’identifier d’éventuels autres acteurs impliqués dans le vol, le recel ou la commercialisation de ce matériel.

Diamniadio: visite du Pdt de L’OFNAC et du DG de L’INPG dans leurs nouveaux locaux.

Ce jeudi 13 Août, le DG de L’INPG Dr Mbaye FALL et le Pdt de L’OFNAC Moustapha KA ont fait une visite dans les nouveaux locaux de L’INPG à Diamniadio.
Une visite qui renforce le partenariat signé par les deux entités qui de fait va permettre à L’INPG d’accueillir L’OFNAC dans ses nouveaux bâtiments.
Un couplage qui de facto va faciliter la formation et la certification de l’élite diplomatique du Sénégal dans le secteur pétrolier et gazier.En outre d’en optimiser le contrôle morale et éthique.

Diamniadio: visite du Pdt de L'OFNAC et du DG de L'INPG dans leurs nouveaux locaux.

Macky Sall distingué Docteur Honoris Causa à Brazzaville

L’ancien président de la République du Sénégal, Macky Sall, a reçu ce jeudi 13 août 2026 une nouvelle distinction honorifique en République du Congo. L’ancien chef de l’État sénégalais a été élevé au rang de Docteur Honoris Causa de l’Université Denis Sassou Nguesso de Kintelé, à Brazzaville.

La cérémonie de remise de cette distinction s’est déroulée sous le haut patronage du président de la République du Congo, Denis Sassou Nguesso, qui a personnellement pris part à l’événement. À travers cette reconnaissance, l’Université Denis Sassou Nguesso a souhaité honorer le parcours et l’action de plusieurs anciennes figures de premier plan de la vie politique africaine.

Macky Sall n’a pas été le seul ancien dirigeant distingué au cours de cette cérémonie. Deux autres anciens chefs d’État africains ont également reçu le titre de Docteur Honoris Causa : Mahamadou Issoufou, ancien président du Niger, et Umaru Cissoko Embaló, ancien président de la Guinée-Bissau.

La présence simultanée de ces trois anciens dirigeants a conféré à la cérémonie une dimension panafricaine. Elle a réuni autour de l’Université Denis Sassou Nguesso des personnalités ayant occupé les plus hautes fonctions dans leurs pays respectifs et dont les parcours ont marqué la vie politique du continent.

Pour Macky Sall, cette distinction intervient un peu plus de deux ans après la fin de son mandat présidentiel. À la tête du Sénégal de 2012 à 2024, il poursuit depuis son départ du pouvoir des activités sur la scène internationale, notamment à travers différents engagements et responsabilités dans des cadres africains et internationaux.

Le titre de Docteur Honoris Causa est une distinction académique honorifique attribuée par une université à une personnalité en reconnaissance de son parcours, de son œuvre, de son engagement ou de sa contribution dans un domaine jugé important. Il ne correspond pas à l’obtention d’un diplôme à la suite d’un cursus universitaire classique.

En choisissant de distinguer simultanément Macky Sall, Mahamadou Issoufou et Umaru Cissoko Embaló, l’Université Denis Sassou Nguesso a ainsi mis à l’honneur trois anciens dirigeants ouest-africains, dans le cadre d’une cérémonie placée sous le signe de la reconnaissance et du rapprochement entre les élites africaines.

Réunion des femmes de KIIRAAY du département de Fatick

Objet : Convocation à la réunion des femmes du département de Fatick

Le parti KIIRAAY – Les Patriotes Républicains, dans sa volonté constante de consolider son ancrage territorial et de poursuivre la dynamique de structuration engagée sur l’ensemble du territoire national, informe l’opinion publique ainsi que l’ensemble des militantes du département de Fatick de la tenue d’une importante réunion.

Cette rencontre se tiendra le samedi 22 août 2026 à partir de 10 heures.

Elle sera consacrée à des échanges stratégiques portant notamment sur les modalités et procédures de massification du parti à la base, l’installation effective des cellules dans les différentes localités du département, ainsi que le lancement et l’organisation de la campagne de vente des cartes de membres.

À cette occasion, Ndeye Daba Sène, « La Bâtisseuse du Sine », Responsable provisoire des Femmes de KIIRAAY dans le département de Fatick et membre du Groupe national des cadres, appelle l’ensemble des femmes du département à une mobilisation exemplaire.

Cette rencontre constitue une étape déterminante dans le renforcement de la cohésion, de la discipline militante et de la vitalité de la formation politique dans le département de Fatick.

Fidèle à ses valeurs de travail, de solidarité et d’engagement patriotique, KIIRAAY – Les Patriotes Républicains réaffirme son ambition de bâtir un parti de proximité, à l’écoute des populations et résolument tourné vers l’avenir du Sénégal.

Ndeye Daba Sène
La Bâtisseuse du Sine
Responsable provisoire des Femmes de KIIRAAY du département de Fatick
Membre du Groupe national des cadres – Les Patriotes Républicains

Déclaration de patrimoine : le Directeur général de la Comptabilité et du Trésor dément tout manquement

Le Directeur général de la Comptabilité publique et du Trésor, Amadou Tidiane Gaye, a-t-il manqué à son obligation légale de déclaration de patrimoine ? Face aux informations faisant état d’un éventuel défaut de déclaration, le Trésor public a tenu à apporter des précisions pour mettre fin à la polémique.

Dans un communiqué rendu public ce jeudi, l’institution affirme sans ambiguïté que le Directeur général de la Comptabilité publique et du Trésor s’est bien conformé à cette obligation dans les délais prévus par la loi.

« Le Directeur général de la Comptabilité publique et du Trésor, Monsieur Amadou Tidiane GAYE, s’est bien acquitté de son obligation légale de déclaration de patrimoine dans les délais requis », précise le communiqué. Le Trésor public indique que cette déclaration est notamment attestée par le récépissé de déclaration n° En-Gaa01509-1, établi le 4 juin 2026.

L’institution souligne également que le nom d’Amadou Tidiane Gaye figure dans la liste actualisée rendue publique par l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC). Ces éléments viennent ainsi contredire les informations laissant entendre que le responsable n’aurait pas respecté les exigences légales en matière de déclaration de patrimoine.

La mise au point intervient alors que l’obligation de déclaration de patrimoine fait l’objet d’une attention accrue de la part des autorités et de l’opinion publique. Les responsables et agents soumis à cette exigence sont tenus de se conformer aux dispositions légales afin de renforcer la transparence dans la gestion des affaires publiques et de prévenir les risques liés à la corruption et aux conflits d’intérêts.

Selon le Trésor public, Amadou Tidiane Gaye, après avoir lui-même satisfait à cette obligation, a également appelé les agents assujettis placés sous son autorité qui ne se sont pas encore acquittés de cette formalité à régulariser leur situation.

Le Directeur général leur demande ainsi de « s’y conformer dans les meilleurs délais », réaffirmant par la même occasion son engagement en faveur de la transparence et de la bonne gouvernance.

Fonds politiques : Souleymane Jules Diop prend la défense d’Aly Ngouille Ndiaye et livre sa lecture du système

Une vive polémique oppose depuis plusieurs jours l’ancien ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye aux soutiens du président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko. Au cœur de la controverse : l’existence, la gestion et l’historique des fonds politiques, également appelés fonds spéciaux, attribués à la Primature au fil des régimes. Le débat intervient alors que la majorité parlementaire de Pastef a engagé une procédure visant à encadrer l’utilisation de ces fonds.

Dans ce contexte, Souleymane Jules Diop, ancien conseiller à la Primature sous Idrissa Seck, a pris la parole à travers une longue tribune. Il y défend Aly Ngouille Ndiaye, dont les déclarations sur les fonds politiques des Premiers ministres ont suscité de nombreuses réactions, tout en livrant sa propre lecture de l’origine et du fonctionnement de ces ressources.

D’emblée, Souleymane Jules Diop dénonce ce qu’il considère comme une campagne de dénigrement visant l’ancien ministre. « Il est arrivé à mon frère et ami Aly Ngouye Ndiaye ce qui arrive à tous ceux qui osent penser de travers », écrit-il, évoquant un « bashing et du lynching » destinés, selon lui, à décourager ceux qui prennent position sur des sujets sensibles.

Pour l’ancien conseiller à la Primature, Aly Ngouille Ndiaye n’aurait pourtant pas commis d’erreur en affirmant qu’avant Ousmane Sonko, aucun Premier ministre ne disposait légalement de fonds politiques. Selon lui, la confusion provient principalement de l’utilisation indistincte de plusieurs notions qui recouvrent des mécanismes financiers différents.

Souleymane Jules Diop soutient ainsi qu’« aucun Premier ministre n’a jamais disposé, de droit, de fonds politiques ». Il estime que si Ousmane Sonko a bénéficié de fonds qu’il qualifie lui-même de politiques, il serait alors le premier Premier ministre à en avoir disposé légalement, tout en considérant que le terme utilisé par l’actuel président de l’Assemblée nationale pourrait être source de confusion.

L’ancien conseiller distingue notamment les fonds destinés à l’aide et au secours des fonds spéciaux liés à la sécurité et au renseignement. À la Primature, explique-t-il, existe un fonds « Aide et secours », présenté comme une caisse d’avance créée sur autorisation du ministre des Finances. Sa gestion est confiée à un régisseur accrédité auprès de l’agent comptable.

Contrairement à ce qui serait le cas pour les fonds secrets, cette caisse d’avance serait soumise à plusieurs règles de gestion et de contrôle. Elle obéirait notamment à des plafonds liés au montant annuel des crédits ainsi qu’à des plafonds trimestriels. Souleymane Jules Diop rappelle que des mécanismes similaires existent dans d’autres départements ministériels, notamment au ministère de la Solidarité et au ministère de l’Intérieur.

Il insiste surtout sur le fait que ces crédits font l’objet d’un contrôle a posteriori. Celui-ci porte, selon son explication, sur la nature et l’éligibilité des dépenses, leur conformité aux règles en vigueur, le respect des plafonds ainsi que la réalité du service fait. Il cite à cet égard l’affaire de l’ancien maire de Dakar Khalifa Sall comme illustration des contrôles pouvant s’exercer sur une caisse d’avance.

Après présentation des justificatifs, poursuit-il, le Premier ministre peut solliciter une augmentation des crédits ou le renouvellement de la caisse. Cette procédure passe par un arrêté du ministre des Finances, accompagné de la désignation d’un régisseur accrédité. C’est à ce mécanisme, estime-t-il, que pourrait avoir fait référence un ancien ministre de la République lorsqu’il évoquait les ressources disponibles à la Primature.

Mais selon Souleymane Jules Diop, une autre catégorie de fonds est apparue sous la présidence d’Abdoulaye Wade. À son arrivée au pouvoir en 2000, l’ancien président aurait décidé de transférer une partie de ses fonds de sécurité à la Primature. Une décision que l’ancien conseiller qualifie de « première ».

Ces ressources, explique-t-il, seraient différentes des caisses d’avance classiques. Elles auraient été gérées par délégation et de manière discrétionnaire par le Premier ministre, avec la possibilité de solliciter une augmentation auprès du chef de l’État. Pour Souleymane Jules Diop, c’est précisément ce dispositif que Ousmane Sonko désignerait aujourd’hui, selon lui à tort, sous l’appellation de « fonds politiques ».

L’ancien conseiller affirme que ces fonds auraient notamment servi à des opérations liées au renseignement et à l’anticipation des menaces pesant sur la sécurité nationale, particulièrement dans des zones et pays comme la Casamance, la Gambie et la Guinée-Bissau.

Autre caractéristique mise en avant : ces fonds ne seraient pas soumis aux mêmes mécanismes de contrôle que les crédits ordinaires. Souleymane Jules Diop affirme qu’ils ne seraient retracés dans aucun document budgétaire officiel, citant notamment le Document de programmation pluriannuelle des dépenses (DPPD) et la Loi organique relative aux lois de finances (LOLF).

Il rejette également l’idée selon laquelle ces ressources seraient enregistrées dans la catégorie des transferts en capital. Pour lui, les dépenses relevant de la catégorie 6 concernent des transferts destinés à des entités de l’État, avec notamment l’ouverture de comptes de dépôt pour financer des investissements. Elles ne correspondraient donc pas, selon son analyse, aux fonds spéciaux évoqués dans le débat actuel.

Souleymane Jules Diop considère ainsi que les fonds politiques échappent aux principes budgétaires classiques d’universalité, d’unité et de spécialité. « En un mot, ils ne sont pas catégorisés », affirme-t-il.

Fort de son expérience à la Primature, où il indique avoir été conseiller il y a 24 ans sous le gouvernement d’Idrissa Seck, il revient également sur la manière dont ces ressources étaient administrées à cette époque. Selon lui, Abdoulaye Wade avait transféré à Idrissa Seck la gestion de la quasi-totalité des fonds politiques. L’ancien Premier ministre aurait alors fait appel à une agente de la BCEAO pour assurer leur administration, avec une comptabilité informelle mais, affirme-t-il, rigoureuse.

Cette pratique aurait ensuite été maintenue avec les Premiers ministres qui ont succédé à Idrissa Seck, notamment Macky Sall et Souleymane Ndéné Ndiaye. Tous auraient bénéficié, selon son récit, des largesses du président Wade, sans que ces ressources ne constituent pour autant un droit légal attaché à la fonction de Premier ministre. Les intéressés auraient d’ailleurs toujours précisé que ces fonds leur étaient attribués par le chef de l’État.

Après l’élection de Macky Sall à la présidence de la République en 2012, cette tradition aurait également perduré, en fonction des relations entretenues entre le président et le locataire de la Primature. Souleymane Jules Diop affirme que la quasi-totalité des Premiers ministres de Macky Sall, à l’exception d’un seul, auraient bénéficié de ces ressources.

Il avance par ailleurs que les montants concernés tournaient autour de 50 millions de francs CFA, avec des variations selon la volonté du président de la République. Ces sommes s’ajoutaient, précise-t-il, aux autres crédits et mécanismes financiers dont disposaient normalement les différents chefs de gouvernement.

Au terme de son analyse, Souleymane Jules Diop rejoint donc sur le fond la position défendue par Aly Ngouille Ndiaye : un Premier ministre ne disposerait pas, en tant que tel et de manière légale, d’un droit aux « fonds politiques ». Selon lui, les fonds dont certains Premiers ministres ont bénéficié relevaient davantage de décisions discrétionnaires des présidents de la République que d’un droit consacré par les textes.

Il estime également que Ousmane Sonko aurait entretenu une confusion dans le débat en affirmant, dans un premier temps, que personne ne pourrait démontrer qu’il disposait de fonds politiques avant de reconnaître ensuite avoir bénéficié de ressources qu’il désigne sous cette appellation.

Pour Souleymane Jules Diop, seules deux personnalités disposent légalement de fonds politiques au Sénégal : le président de la République et le président de l’Assemblée nationale. Une affirmation qui l’amène à remettre en cause la démarche actuellement engagée par les députés de la majorité pour encadrer ces fonds.

Selon lui, vouloir encadrer ou contrôler des fonds qui sont, par définition, secrets, relève d’une contradiction. Il estime qu’il serait éventuellement possible d’en fixer le montant, mais que leur utilisation ne pourrait être soumise à un contrôle classique sans remettre en cause leur nature même.

Cette prise de position intervient alors que la question des fonds spéciaux s’est imposée au cœur du débat politique et institutionnel. Elle ravive surtout les interrogations sur la distinction entre les crédits régulièrement inscrits au budget, les caisses d’avance et les ressources destinées aux impératifs de sécurité et de renseignement, mais aussi sur la nécessité de clarifier le cadre juridique régissant leur utilisation.

Fraudes à l’état civil : l’ANEC reconnaît l’ampleur du phénomène et pointe les failles du système

Le phénomène de la fraude à l’état civil prend de l’ampleur au Sénégal. Si les autorités restent prudentes sur l’évaluation chiffrée du nombre de cas, elles reconnaissent néanmoins la multiplication des fraudes ces dernières années. Dans un entretien paru ce jeudi dans L’Observateur, le directeur général de l’Agence nationale de l’État civil (ANEC), Matar Ndao, a admis l’ampleur du problème tout en soulignant qu’il ne s’agit pas d’un phénomène nouveau.

« Il faut reconnaître que ces dernières années, il y a beaucoup de cas de fraudes » à l’état civil, a déclaré Matar Ndao. Le directeur général de l’ANEC estime toutefois que la nouveauté réside surtout dans la capacité accrue des services à détecter ces pratiques, mais également dans leur forte médiatisation.

Selon lui, plusieurs facteurs expliquent cette situation. Parmi les principales causes avancées figure l’organisation historique du système d’état civil sénégalais, longtemps dominé par des procédures manuelles. « Pendant longtemps, notre système d’état civil est resté essentiellement manuel avec des registres physiques, des procédures insuffisamment harmonisées et parfois l’utilisation de solutions informatiques différentes d’une commune à une autre, avec des bases de données non maîtrisées », explique-t-il.

Cette fragmentation du système aurait créé des failles susceptibles d’être exploitées par des individus cherchant à obtenir ou à modifier frauduleusement des documents d’état civil. L’absence d’harmonisation des procédures entre les différentes collectivités et l’utilisation de systèmes informatiques distincts ont également compliqué le contrôle et la sécurisation des données.

Matar Ndao met également en cause les conditions dans lesquelles certains agents chargés de la gestion de l’état civil exercent leurs fonctions. Il déplore notamment le manque de formation et les conditions de rémunération de certains personnels. « À cela s’ajoute la tenue par des agents qui ne mesurent pas à leur juste valeur les responsabilités sur leurs épaules. Des agents mal payés, sans formation… », relève-t-il.

Pour le directeur général de l’ANEC, ces fragilités peuvent favoriser l’apparition de pratiques frauduleuses, notamment lorsqu’elles sont motivées par la volonté d’obtenir une identité ou de modifier certains éléments liés à l’identité d’une personne.

Au-delà des responsabilités individuelles, le responsable de l’ANEC met ainsi en évidence les faiblesses structurelles qui ont longtemps caractérisé le système d’état civil. La modernisation, la sécurisation des données, l’harmonisation des procédures et le renforcement des capacités des agents apparaissent dès lors comme des enjeux majeurs pour lutter efficacement contre la fraude.

Waly Diouf Bodian : quinze mois à la tête du Port autonome de Dakar, entre réformes, modernisation et engagement politique

Après environ quinze mois à la tête du Port autonome de Dakar (PAD), Waly Diouf Bodian passe le témoin à Doune Pathé Mbengue. La cérémonie officielle de passation de service, prévue ce jeudi 13 août 2026, marque ainsi la fin d’une séquence de quinze mois au cours de laquelle le directeur général sortant aura imprimé sa marque sur la gestion et les orientations stratégiques de l’infrastructure portuaire.

Nommé directeur général du Port autonome de Dakar le 13 mai 2024, Waly Diouf Bodian était arrivé à ce poste avec un profil d’inspecteur des impôts et une feuille de route articulée autour de la performance, de la modernisation et de la transformation du port. Dès sa prise de fonction, il s’était présenté comme « un homme en mission », affichant l’ambition de renforcer l’efficacité d’un secteur considéré comme stratégique pour l’économie sénégalaise.

Durant son passage à la tête du PAD, plusieurs chantiers ont été engagés, notamment dans le domaine des infrastructures et de l’organisation interne. La modernisation des installations portuaires s’est accompagnée d’une volonté de revoir le fonctionnement des services et la gestion des ressources humaines. Peu après son arrivée, une première vague de départs avait été enregistrée. À la fin de l’année 2024, le non-renouvellement des contrats d’une centaine d’employés qui espéraient une titularisation en CDI avait également marqué la gestion du personnel.

La transformation numérique a constitué un autre axe important de son mandat. La direction générale avait notamment lancé un appel d’offres destiné à digitaliser les accès au port, avec l’objectif de renforcer la sécurité, de fluidifier les contrôles et d’améliorer la gestion des flux. Cette orientation s’inscrivait dans une stratégie plus globale visant à faire du PAD une plateforme portuaire davantage connectée aux standards internationaux.

Cette ambition s’est concrétisée davantage avec le lancement, en février 2025, des travaux d’élaboration d’un Plan de Repositionnement stratégique. L’objectif affiché était de redéfinir les grandes orientations du port et de renforcer son positionnement comme hub logistique régional de premier plan. À travers cette démarche, Waly Diouf Bodian entendait notamment adapter le PAD aux mutations du transport maritime et aux exigences croissantes de compétitivité dans la sous-région.

Son mandat a également été marqué par la recherche de réponses à certaines difficultés opérationnelles auxquelles le port était confronté. La question des marchandises en souffrance avait notamment fait l’objet d’une attention particulière. Fin 2025, un comité ad hoc avait été mis en place pour travailler sur la gestion de ces marchandises, dans le prolongement d’une concertation ministérielle avec le Mali. Cette initiative visait à apporter des solutions à une problématique susceptible de perturber la fluidité des opérations portuaires et les échanges commerciaux avec les pays de l’hinterland.

Au-delà de sa gestion administrative, Waly Diouf Bodian n’a jamais véritablement dissocié sa fonction de ses engagements politiques. Il avait d’ailleurs assumé publiquement les conditions politiques de sa nomination, rejetant l’idée d’une démission spontanée. « Je ne me suis pas auto-nommé DG, c’est dans le cadre d’un parti que j’y ai été nommé », avait-il déclaré, avant de préciser que son départ devait également intervenir dans le cadre d’une concertation au sein de sa formation politique.

Cette posture s’est particulièrement illustrée au gré des épisodes de tension qui ont marqué la scène politique sénégalaise. Lors des soubresauts ayant notamment suivi le limogeage d’Ousmane Sonko, le directeur général du PAD avait affiché une position de fidélité à son camp politique. « Tout finit par finir », avait-il notamment déclaré, tout en appelant à poursuivre le combat politique et en se projetant déjà vers l’échéance présidentielle de 2029.

Avec la passation de service prévue ce 13 août 2026, une nouvelle page s’ouvre donc au Port autonome de Dakar. Doune Pathé Mbengue prend les commandes d’une institution qui demeure au cœur des échanges commerciaux du Sénégal et de la sous-région, avec pour principal défi de poursuivre les réformes engagées, d’accélérer la modernisation et de renforcer la compétitivité du port.

Wakhinane Nimzatt : un jeune homme retrouvé poignardé au marché Bou Bess, un suspect recherché

Un drame s’est produit mercredi 12 août au marché Bou Bess, dans la banlieue dakaroise. Un jeune homme de 25 ans, identifié sous le nom de Sakher Diouf, a été retrouvé sans vie, avec une profonde blessure à la poitrine. Les circonstances exactes de son décès font actuellement l’objet d’une enquête.

Selon les informations de Libération, le commissariat de Wakhinane Nimzatt a été alerté vers 6 h 45 après la découverte d’un corps sans vie au niveau du marché. Des éléments de police se sont immédiatement rendus sur place pour procéder aux premières constatations.

Sur les lieux, les enquêteurs ont identifié la victime comme étant Sakher Diouf, âgé de 25 ans, sans emploi et domicilié à Gadaye. L’examen sommaire du corps a notamment permis de relever une blessure assez profonde à la poitrine, laissant penser à l’utilisation d’une arme blanche.

Les premiers éléments recueillis par les enquêteurs orientent l’enquête vers une altercation qui aurait opposé la victime à un certain Babacar Niang, plus connu sous le surnom de « Mbaye Délégué ». Ce dernier, présenté comme un charretier domicilié à Bakhdad, est soupçonné d’avoir porté le coup de couteau fatal à Sakher Diouf au cours de la bagarre.

Après les constatations effectuées sur place, les sapeurs-pompiers ont procédé à l’évacuation du corps vers la morgue de l’hôpital Roi Baudoin. Une autopsie doit permettre de déterminer avec précision les causes et les circonstances du décès.

Saisi de l’affaire, le procureur du tribunal de grande instance a ordonné l’ouverture d’une enquête afin de faire toute la lumière sur les circonstances de cette mort violente. Les investigations ont été confiées aux services de police compétents.

Trois vigiles déférés après la mort d’un présumé voleur interpellé à la Patte d’Oie

Le commissariat des Parcelles Assainies a déféré au parquet, mercredi 12 août 2026, trois vigiles impliqués dans une affaire ayant abouti à la mort d’un homme présenté comme un présumé voleur. M. Touré, âgé de 40 ans, A. Barry, 24 ans, et S. Guèye, 23 ans, sont poursuivis pour des faits présumés de « coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort », selon des informations rapportées par le journal Libération.

Les faits remontent au dimanche 9 août. Vers 5 heures du matin, les trois agents de sécurité se sont présentés au commissariat des Parcelles Assainies avec un homme dans un état de santé particulièrement préoccupant. Ils ont expliqué aux policiers avoir interpellé cet individu dans le secteur de la Patte d’Oie, alors qu’il aurait été surpris en train de tenter d’ouvrir de force un véhicule stationné.

À son arrivée au poste de police, l’homme était dans un état critique. Selon les éléments rapportés, il ne parvenait ni à se tenir debout ni à décliner son identité. Face à la gravité de son état, les policiers ont immédiatement ordonné son évacuation vers une structure sanitaire.

Mais son état s’est rapidement dégradé. Le présumé voleur a succombé à ses blessures alors qu’il était transporté vers l’hôpital Abass Ndao de Dakar. Sa dépouille n’a, à ce stade, pas encore été identifiée.

Lors de leur audition, les trois vigiles ont reconnu avoir ligoté l’homme après son interpellation. Ils ont toutefois catégoriquement contesté l’avoir violenté ou battu. Une version qui ne résiste pas, selon les enquêteurs, aux premières constatations médico-légales.

L’autopsie pratiquée sur le corps de la victime aurait en effet révélé des traces de violences, contredisant ainsi les déclarations des trois mis en cause. Ces éléments ont conduit les enquêteurs à approfondir les circonstances dans lesquelles le présumé voleur a été interpellé, maîtrisé puis conduit au commissariat.

Mamadou Ndoye alerte sur une possible instrumentalisation de la révision constitutionnelle

L’ancien responsable politique et membre de la société civile Mamadou Ndoye a exprimé, mercredi, ses inquiétudes face à ce qu’il considère comme une possible instrumentalisation de la révision constitutionnelle dans le contexte du bras de fer qui oppose actuellement le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, au président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko. Il appelle les différents acteurs à dépasser les querelles partisanes pour privilégier un consensus national autour des règles du vivre-ensemble et du contrat social.

S’exprimant lors d’une conférence de presse consacrée à la réforme constitutionnelle et au rôle des organisations de la société civile, Mamadou Ndoye estime que les signes d’une utilisation politique de la révision de la Constitution sont désormais « manifestes » aux yeux des Sénégalais.

Selon lui, la réforme intervient dans un contexte marqué par une confrontation politique et institutionnelle entre les deux principales têtes de l’exécutif et du pouvoir législatif. « On s’en sert dans la lutte de pouvoir qui oppose actuellement le président de l’Assemblée nationale et le président de la République », a-t-il dénoncé.

L’ancien responsable politique est notamment revenu sur la genèse de la procédure actuelle. Il rappelle que le président de la République avait engagé la préparation d’avant-projets de révision constitutionnelle avant que le président de l’Assemblée nationale ne prenne, à son tour, l’initiative de formuler des propositions de modification de la Loi fondamentale. Cette situation aurait ensuite conduit le chef de l’État à saisir le Conseil constitutionnel afin d’obtenir un avis sur la régularité de la procédure engagée.

Pour Mamadou Ndoye, cette succession d’initiatives ne doit toutefois pas faire perdre de vue la portée réelle d’une révision constitutionnelle. À ses yeux, la Constitution ne saurait être modifiée en fonction des rapports de force du moment entre responsables politiques. « La révision constitutionnelle est une affaire trop importante pour faire l’objet d’une lutte partisane », a-t-il martelé.

Il estime que le débat doit plutôt porter sur les règles fondamentales qui organisent la vie collective et définissent les rapports entre les institutions et les citoyens. « Quelles sont les règles de notre vivre-ensemble ? Quelles sont les règles du contrat social ? C’est cela qui est le débat, qui est l’enjeu », a-t-il souligné.

L’ancien responsable politique appelle ainsi les protagonistes de la crise institutionnelle à sortir d’une logique de confrontation et à favoriser une véritable discussion nationale sur les réformes envisagées. Pour lui, les décisions qui seront prises dans le cadre de la révision constitutionnelle ne concerneront pas uniquement les acteurs politiques, mais auront des conséquences durables sur l’ensemble des Sénégalais.

Le respect de la durée des mandats

Interrogé par ailleurs sur le débat relatif à la date des prochaines élections territoriales, Mamadou Ndoye a précisé que cette question n’avait pas encore été discutée au sein de son organisation. Il a néanmoins réaffirmé son attachement au respect de la durée des mandats électifs.

« Un mandat, il est donné pour une période déterminée. Et quand la période est achevée, elle est achevée et on doit renouveler », a-t-il déclaré.

Mamadou Ndoye rappelle que des organisations de la société civile avaient déjà pris position, par le passé, contre le report d’élections. Il insiste sur le fait que cette mobilisation ne répondait pas à une logique partisane, mais à un principe général : le respect du calendrier électoral et de la durée des mandats confiés aux élus.

Le Pacte de bonne gouvernance confronté aux limites de la communication

La question de la vulgarisation du Pacte de bonne gouvernance a également été abordée lors de la rencontre avec la presse. Mamadou Ndoye reconnaît que les organisations de la société civile sont confrontées à des difficultés pour faire parvenir directement leurs messages à l’ensemble des populations, notamment dans les localités les plus éloignées.

Il explique que plusieurs initiatives ont déjà été menées auprès des candidats à l’élection, des organisations de la société civile et des syndicats de travailleurs. La presse a également été sollicitée afin d’assurer une large diffusion du contenu du Pacte.

Cependant, les moyens financiers et logistiques limités constituent, selon lui, un obstacle important à une campagne nationale de sensibilisation. « Nous n’avons pas les moyens d’aller dans toutes les localités du Sénégal faire une campagne d’information », a-t-il reconnu.

Son organisation compte ainsi sur les relais sociaux, communautaires et institutionnels pour contribuer à la diffusion du Pacte auprès des citoyens et favoriser une meilleure appropriation de ses principales orientations.

Les divisions au PASTEF ne doivent pas affecter le fonctionnement de l’État

Mamadou Ndoye s’est également prononcé sur les éventuelles conséquences des divisions apparues au sein du PASTEF. Pour lui, les dissensions internes à une formation politique relèvent d’abord de la vie propre de cette organisation et doivent être réglées dans son cadre interne.

Il exprime toutefois une préoccupation dès lors que ces tensions sont susceptibles d’avoir des répercussions sur le fonctionnement des institutions de la République.

« On n’a pas le droit que des divisions internes à un parti politique bloquent ou perturbent le fonctionnement institutionnel normal de notre pays », a-t-il averti.

À ses yeux, cette question dépasse donc largement les intérêts d’un parti politique. Dès lors que les tensions partisanes commencent à affecter le fonctionnement régulier des institutions, elles deviennent une préoccupation d’intérêt général, car elles peuvent avoir des répercussions directes sur la vie quotidienne des citoyens.

Kaolack : le BENO organise la finale de handball des 96 heures d’intégration de la Promotion 13

Le Bureau des Étudiants de l’Espace Numérique de Kaolack (BENO), à travers sa commission sportive, a organisé, ce mercredi 12 août 2026, la finale de handball des 96 heures d’intégration de la Promotion 13 de l’Université numérique Cheikh Hamidou Kane (UNCHK). La rencontre s’est tenue au stade Lamine Guèye de Kaolack.

Cette finale a constitué l’un des temps forts des activités d’intégration dédiées aux étudiants. Elle avait pour objectif de réunir les apprenants autour du sport, dans une ambiance de partage, de convivialité, de solidarité et de fraternité.

L’événement a été parrainé par Cheikh Tidiane Sène, animateur socio-éducatif et président de l’ASBEP. Prenant la parole à cette occasion, le parrain s’est engagé à accompagner les étudiants dans la réalisation de leurs initiatives, mais également à soutenir les jeunes de la région de Kaolack, notamment à travers des actions de formation et d’autres initiatives en faveur du développement.

« En tant que parrain de la finale de handball de la Promotion 13 de l’UNCHK, j’appelle toute la jeunesse, particulièrement les étudiants et les sportifs, à s’approprier les JOJ Dakar 2026 », a-t-il déclaré.

Cheikh Tidiane Sène a également souligné l’importance de ces Jeux, qui représentent, selon lui, « une occasion historique de valoriser les talents de notre jeunesse, de promouvoir les valeurs de l’excellence, de l’amitié, du respect et de la paix, mais aussi de renforcer l’unité et la solidarité ».

Il a ainsi invité les jeunes à se mobiliser autour de cet événement : « Mobilisons-nous, participons aux activités et faisons des JOJ Dakar 2026 une véritable fête de la jeunesse, du sport et de la Téranga ! »

À travers l’organisation de cette finale, le BENO entend donner une dimension sociale et collective aux 96 heures d’intégration de la Promotion 13. La commission sportive a également appelé l’ensemble des étudiants à se mobiliser pour soutenir les équipes finalistes et contribuer à la réussite de l’événement.

Conseil des ministres : l’absence de réunion ce mercredi alimente les spéculations

Le Conseil des ministres ne s’est finalement pas tenu ce mercredi, contrairement au rendez-vous hebdomadaire habituel de l’équipe gouvernementale. Une absence qui n’est pas passée inaperçue et qui commence à susciter de nombreuses interrogations dans les milieux politiques et administratifs.

Selon Les Échos, qui a relevé cette situation, cette non-tenue du Conseil des ministres suscite « beaucoup de spéculations ». Pour l’heure, aucune communication officielle des autorités n’est venue expliquer les raisons de cette interruption du traditionnel conclave gouvernemental présidé par le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye.

Le journal rapporte toutefois qu’une partie des membres du gouvernement serait actuellement en congé pour une durée de quinze jours. Cette situation pourrait, de prime abord, expliquer l’absence de réunion hebdomadaire, notamment en cette période du mois d’août traditionnellement marquée par des départs en vacances au sein de l’administration.

Mais cette hypothèse ne suffirait pas à expliquer, à elle seule, la décision de ne pas tenir le Conseil des ministres cette semaine. Les Échos affirme en effet que, d’après les informations recueillies par ses « radars », l’absence de plusieurs ministres du pays n’aurait « rien à voir » avec la non-tenue de la réunion.

Cette précision relance ainsi les interrogations sur les véritables raisons de cette suspension ponctuelle du rendez-vous gouvernemental. Alors que le gouvernement est engagé sur plusieurs dossiers importants, notamment les réformes institutionnelles, les questions économiques et budgétaires ainsi que la préparation de plusieurs échéances nationales, l’absence de communication officielle entretient davantage les spéculations.

En l’absence d’explication des autorités, plusieurs hypothèses peuvent donc circuler, mais aucune ne peut pour l’heure être considérée comme établie. La présidence de la République n’ayant pas officiellement communiqué sur le sujet, il faudra attendre d’éventuelles précisions pour connaître les raisons exactes ayant conduit à la non-tenue du Conseil des ministres de ce mercredi.

FDR : Modou Diagne Fada prend les commandes et réaffirme la bataille pour le calendrier électoral

Réuni ce mercredi à l’occasion de sa Conférence des leaders hebdomadaire, le Front pour la Défense de la Démocratie et de la République (FDR) a procédé à une réorganisation de sa direction, avec la désignation de Modou Diagne Fada comme nouveau Coordonnateur de la plateforme. Cette décision intervient dans un contexte politique marqué par les débats sur le calendrier électoral et la préparation des prochaines échéances.

Au cours de cette rencontre, les responsables du FDR ont consacré une large partie de leurs échanges à la situation politique nationale, notamment aux enjeux liés aux prochaines élections. La plateforme de l’opposition a réaffirmé sa volonté de rester mobilisée pour défendre le respect du Code électoral et du calendrier électoral, qu’elle considère comme des éléments essentiels au bon fonctionnement de la démocratie sénégalaise.

Le FDR entend également travailler à la construction d’une coalition électorale capable de rassembler les différentes composantes de l’opposition. Selon les orientations arrêtées lors de la réunion, cette dynamique devra être engagée indépendamment de la date, du format ou de la nature des prochains scrutins. L’objectif affiché est de parvenir à une organisation suffisamment solide pour permettre à l’opposition de se présenter en ordre de bataille et de conquérir des victoires électorales.

Pour concrétiser cette stratégie sur le terrain, la Conférence des leaders a appelé l’ensemble des départements à accélérer l’installation des coordinations départementales. Ces structures locales sont appelées à jouer un rôle central dans l’implantation du FDR, la mobilisation des militants et sympathisants, ainsi que dans la défense des positions de la plateforme sur les questions démocratiques et électorales.

Cette volonté de renforcer l’organisation territoriale intervient alors que le paysage politique sénégalais connaît d’importantes recompositions. Pour le FDR, la mise en place de coordinations départementales doit permettre de rapprocher davantage la plateforme des populations et de préparer, dès maintenant, les futures batailles électorales.

Sur le plan de sa gouvernance interne, la Conférence des leaders a également décidé de réorganiser les commissions permanentes du mouvement, conformément aux dispositions de sa charte constitutive. Cette réorganisation s’accompagne d’un changement à la tête de la coordination.

Le ministre d’État Oumar Sarr, qui occupait jusque-là les fonctions de Coordonnateur, quitte ainsi ses responsabilités après avoir été chaleureusement félicité par ses pairs pour le travail accompli à la tête de la coalition. Les leaders du FDR ont salué son engagement et son implication dans la consolidation de la plateforme.

Pour lui succéder, leur choix s’est porté sur le ministre Modou Diagne Fada. Celui-ci devient désormais le nouveau Coordonnateur du Front pour la Défense de la Démocratie et de la République.

Retard dans le paiement des salaires au CROUS de l’UASZ : le personnel exige une régularisation sous 48 heures

La tension monte au Centre régional des œuvres universitaires et sociales (CROUS) de l’Université Assane Seck de Ziguinchor (UASZ). Le délégué du personnel, Landing Goudiaby, dénonce le retard enregistré dans le paiement des salaires de plusieurs travailleurs, une situation qu’il qualifie d’« inacceptable ».

Selon le représentant du personnel, alors que le mois est déjà entamé depuis plusieurs jours, plusieurs agents du CROUS n’auraient toujours pas perçu leurs rémunérations. Une situation qui suscite l’inquiétude et l’exaspération parmi les travailleurs, confrontés à des charges et obligations qui ne peuvent, selon lui, être différées en raison de difficultés administratives ou financières.

Landing Goudiaby interpelle ainsi directement la direction du CROUS et lui demande de prendre les dispositions nécessaires pour régulariser la situation dans les plus brefs délais. Il fixe un délai de 48 heures pour le paiement des salaires dus, estimant que la rémunération des agents constitue une priorité qui ne saurait être reléguée au second plan.

« Notre combat, c’est de percevoir nos salaires », insiste le délégué du personnel. À travers cette déclaration, il entend recentrer les revendications des travailleurs sur leur principale préoccupation : obtenir le paiement régulier de leurs salaires. Il estime notamment que les agents ne doivent pas être entraînés dans des différends ou des conflits qui ne relèvent pas directement de leurs responsabilités.

Face à cette situation, le représentant du personnel lance également un appel solennel au président de la République, Bassirou Diomaye Faye, afin qu’une solution soit trouvée rapidement. Il souhaite que les autorités compétentes interviennent pour permettre une régularisation de la situation et éviter une éventuelle escalade du mouvement de contestation.

Landing Goudiaby se veut toutefois clair sur la suite à donner à cette affaire. En l’absence de paiement dans le délai de 48 heures fixé par les travailleurs, il avertit que ces derniers pourraient « passer à la vitesse supérieure ». Le délégué n’a cependant pas précisé, à ce stade, quelles formes pourraient prendre les actions envisagées.

FONGIP : de bons chiffres en vitrine, une gouvernance sous tension en coulisses

Depuis son installation à la tête du Fonds de Garantie des Investissements Prioritaires (FONGIP) en 2024, Ndèye Fatou Mbodj communique volontiers sur les chiffres de son bilan : garanties octroyées, crédits mobilisés pour l’économie réelle, emplois soutenus. Ce discours de résultats, largement relayé, tranche pourtant avec une autre réalité, moins mise en avant : des contentieux sociaux à répétition devant les tribunaux, et des petites et moyennes entreprises prestataires qui peinent, depuis plusieurs mois voire plusieurs années, à obtenir le règlement de factures pourtant dûment exécutées. Deux visages d’une même institution, qu’il convient de mettre en regard.

Un bilan chiffré mis en avant

Selon les éléments de communication de l’institution et les articles qui en reprennent la teneur, l’exercice 2024-2025 se serait traduit, sous la direction de Mme Mbodj, par environ 13,5 milliards de FCFA de garanties octroyées, 1,1 milliard de FCFA de refinancement en microfinance et 26,5 milliards de FCFA de crédits mobilisés en faveur de l’économie réelle, pour environ 20 000 emplois revendiqués. L’Administrateur Général met également en avant plusieurs partenariats structurants, dont un protocole de 5 milliards de FCFA avec la BNDE pour la campagne agricole, ainsi qu’un soutien renforcé aux groupements d’intérêt économique de femmes dans plusieurs régions. Ces chiffres, qu’aucun organe de contrôle indépendant n’a, à notre connaissance, encore audités publiquement de façon détaillée, méritent d’être suivis avec attention — dans un sens comme dans l’autre — plutôt que pris pour argent comptant sur la seule base de la communication institutionnelle.

Une série de contentieux sociaux qui interroge le climat de gouvernance interne

C’est sur le terrain social que la gouvernance de la nouvelle direction a le plus été mise à l’épreuve devant la justice. Dès décembre 2024, plusieurs agents du FONGIP ont été licenciés peu après l’arrivée de Mme Mbodj, officiellement pour des absences non justifiées remontant parfois à l’époque des directions précédentes. Selon des informations reprises par plusieurs médias sénégalais, certains agents ayant répondu aux demandes d’explications qui leur avaient été adressées auraient malgré tout été licenciés, et l’inspection du travail aurait été saisie par des employés concernés.

Ces contentieux ont depuis trouvé un prolongement judiciaire. En 2025, le tribunal du travail a condamné le FONGIP à verser plus de 35 millions de FCFA à deux anciens agents, Amadou Sy et Safiétou Dieng, pour licenciement jugé abusif. Dans une autre affaire portée devant le tribunal de Dakar, si le licenciement d’un agent a été qualifié de légitime et pour faute grave, le FONGIP a néanmoins été condamné à verser plusieurs indemnités — préavis, reliquat de congé, dommages-intérêts pour non-délivrance de certificat de travail — assorties d’une astreinte journalière pour la délivrance de ce certificat. Ces décisions, même lorsqu’elles donnent partiellement raison à la direction sur le fond du licenciement, pointent des manquements procéduraux répétés dans la gestion des ressources humaines de l’institution.

Interrogée sur ces vagues de licenciements, Mme Mbodj a défendu sa politique de redéploiement des agents vers les régions, rappelant que le FONGIP n’est pas là que pour les Dakarois, tout en justifiant les départs par des absences non justifiées de certains agents. Le service de communication de l’institution a de son côté confirmé l’existence des licenciements tout en contestant les accusations d’irrégularités.

Le point aveugle : les PME prestataires toujours dans l’attente

Mais c’est peut-être sur un autre terrain que la gouvernance du FONGIP est la plus directement mise en cause par ceux-là mêmes qu’elle est censée servir : des PME rapportent avoir exécuté des missions dûment mandatées par le FONGIP, déposé leurs factures dans les règles, sans obtenir de règlement — parfois depuis plusieurs mois, parfois depuis plusieurs années. Contrairement aux contentieux sociaux, ce volet n’a pour l’heure pas donné lieu à une communication publique de l’institution, ni à un chiffrage officiel des arriérés dus aux prestataires. C’est précisément ce silence qui interroge : une institution qui communique abondamment sur ses garanties octroyées aux PME devrait, en toute cohérence, être en mesure de communiquer avec la même transparence sur l’état de ses propres dettes envers les PME qui travaillent pour elle.

Des questions de gouvernance, pas un procès d’intention

Il ne s’agit pas ici d’opposer un bilan chiffré à un jugement sur la personne, ni de instruire un procès en compétence à partir du seul parcours professionnel de l’Administrateur Général — simple « Comptable », du Port Autonome de Dakar. Le parcours d’un dirigeant ne dit rien, à lui seul, de la qualité de sa gouvernance : c’est cette dernière, et elle seule, qui doit être évaluée sur des faits vérifiables.

Or les faits vérifiables, aujourd’hui, dessinent un contraste : d’un côté, une communication institutionnelle offensive et des chiffres de résultats mis en avant sans audit indépendant public ; de l’autre, des contentieux sociaux à répétition tranchés par la justice, et des PME prestataires qui affirment attendre, dans le silence, le paiement de services déjà rendus. Ce contraste appelle moins un procès personnel qu’une exigence simple : que le FONGIP publie l’état de ses arriérés de paiement envers ses prestataires, qu’un audit indépendant de sa gestion soit rendu public, et que sa tutelle — le ministère de l’Économie, du Plan et de la Coopération — s’assure que l’institution reste fidèle à sa mission : soutenir les PME sénégalaises, pas les fragiliser

Alé Mbaye L’INDÉPENDANT

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°799 – 13/08/2026

🔴 AEE POWER IMPLIQUÉE DANS DES MOUVEMENTS SUSPECTS AUTOUR DE PLUSIEURS MILLIONS D’EUROS : D’AUTRES PAYS AFRICAINS TOUCHÉS PAR LA NÉBULEUSE
🔴 DÉCLARATION DE PATRIMOINE – EXTENSION DE L’OBLIGATION AU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE, AU PREMIER MINISTRE ET AU PRESIDENT DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE : UN CAP HISTORIQUE À FRANCHIR

🔴 AFROBASKET FÉMININ U18 : LES « LIONCELLES » TERMINENT SUR UNE VICTOIRE FACE AU BÉNIN

Déclaration de patrimoine : le gouvernement veut étendre l’obligation au Président de l’Assemblée nationale et au Premier ministre

Le gouvernement affiche sa volonté de renforcer les mécanismes de transparence au sommet de l’État. Dans un document signé par le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Me Moussa Sarr, un amendement à la proposition de révision de l’article 37 de la Constitution prévoit d’élargir l’obligation de déclaration de patrimoine à d’autres principales autorités de l’État.

Jusqu’ici centrée sur le Président de la République, cette obligation serait désormais étendue au Président de l’Assemblée nationale et au Premier ministre. La mesure s’inscrit dans une démarche visant à renforcer la transparence dans la gestion des affaires publiques, à prévenir les situations de conflits d’intérêts et à consolider la confiance des citoyens envers les institutions.

Selon les dispositions proposées, le Président de la République serait tenu de déposer une déclaration écrite de patrimoine dans un délai de trois mois suivant sa prestation de serment. Une seconde déclaration devrait ensuite être produite dans les trois mois suivant la cessation de ses fonctions. Cette procédure vise notamment à permettre une comparaison entre la situation patrimoniale déclarée au début et celle constatée à la fin du mandat.

L’amendement présenté par le ministre de la Justice prévoit que les mêmes règles s’appliqueraient au Président de l’Assemblée nationale et au Premier ministre. Ces deux hautes autorités seraient ainsi soumises aux mêmes exigences de déclaration à leur entrée en fonction et à leur départ.

Le texte prévoit également que les déclarations de patrimoine soient rendues publiques par le Conseil constitutionnel. Cette disposition entend donner une dimension supplémentaire au dispositif en permettant aux citoyens d’accéder aux informations patrimoniales des principales autorités investies de responsabilités publiques.

À travers cette réforme, l’exécutif entend inscrire davantage la gestion publique dans une logique de responsabilité et de redevabilité. L’élargissement du dispositif aux principales institutions de l’État répondrait ainsi à un impératif de cohérence dans la lutte contre les conflits d’intérêts et les risques d’enrichissement illicite.

La proposition intervient alors que la question de la transparence de la vie publique occupe une place importante dans le débat institutionnel. En soumettant le Président de la République, le Président de l’Assemblée nationale et le Premier ministre à des obligations similaires, le gouvernement entend renforcer les exigences de probité applicables aux plus hauts responsables de l’État.

Déclaration de patrimoine : Amadou Ba appelle à une promulgation immédiate de la révision constitutionnelle

Le débat sur la transparence de la vie publique prend une nouvelle tournure au Sénégal. Le ministre de la Justice, Me Moussa Sarr, a présenté un amendement visant à élargir l’obligation de déclaration et de publication du patrimoine aux principales autorités de l’État.

La proposition prévoit notamment d’assujettir le président de l’Assemblée nationale et le Premier ministre à cette obligation, au même titre que le président de la République. Selon le dispositif présenté, les déclarations de patrimoine devraient être effectuées et rendues publiques aussi bien au début qu’à la fin de l’exercice des fonctions concernées.

Cette initiative a été favorablement accueillie par le député et membre de Pastef, Amadou Ba. Dans une publication sur sa page Facebook, le parlementaire a estimé qu’« aucune excuse n’est recevable » lorsqu’il s’agit de renforcer la transparence autour du patrimoine des plus hautes autorités de l’État.

Amadou Ba affirme que les députés de Pastef sont prêts à franchir cette étape lors de l’examen du texte en séance plénière. Il indique que les parlementaires de la majorité sont disposés à voter à la majorité des trois cinquièmes la révision consacrant la déclaration et la publication du patrimoine du président de la République, du président de l’Assemblée nationale et du Premier ministre, aussi bien à leur entrée en fonction qu’à la cessation de leurs fonctions.

Au-delà du principe de la déclaration de patrimoine, le député s’oppose également à l’idée selon laquelle le recours à un référendum serait indispensable avant la promulgation de la révision constitutionnelle. Pour lui, une fois le texte adopté par la majorité constitutionnelle requise, aucune procédure supplémentaire ne devrait venir retarder son entrée en vigueur.

« L’excuse du référendum ne saurait différer la promulgation de la révision constitutionnelle après son adoption-approbation par les 3/5ème des députés », soutient-il.

Le parlementaire met également en avant l’argument financier. Il estime qu’un référendum représenterait une dépense importante pour les finances publiques alors que la promulgation d’une révision constitutionnelle adoptée conformément aux règles prévues ne nécessiterait pas, selon lui, une telle mobilisation de ressources.

« La promulgation est gratuite et le référendum coûte 10 milliards, surtout si c’est pour aboutir au même résultat », affirme Amadou Ba.

Dans cette logique, le député appelle à écarter les procédures susceptibles de retarder l’aboutissement du processus. Il cite notamment l’hypothèse d’un vote bloqué ou d’un recours au Conseil constitutionnel, et plaide pour une promulgation rapide du texte dès son adoption.

Pour Amadou Ba, l’enjeu dépasse ainsi la seule question institutionnelle. Il s’agit, selon lui, de clarifier les règles applicables aux plus hautes autorités de l’État en matière de transparence et de mettre un terme aux incertitudes qui entourent actuellement la procédure.

Thiénaba : l’État renforce le dispositif sécuritaire et sanitaire avant le 147ᵉ Gamou

À l’approche de la 147ᵉ édition du Gamou annuel de Thiénaba, l’effervescence gagne progressivement la cité religieuse. Les autorités étatiques, en collaboration avec la communauté religieuse et les différents acteurs impliqués dans l’organisation, intensifient les préparatifs afin d’assurer les meilleures conditions d’accueil et de sécurité aux milliers de fidèles attendus pour ce grand rendez-vous spirituel.

Dans cette perspective, une délégation de la communauté de Thiénaba a été reçue à Dakar par le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Mouhamadou Makhtar Cissé. Cette rencontre a constitué une étape importante dans le processus de préparation du Gamou. Elle a permis aux différentes parties de passer en revue les principaux besoins liés à l’organisation de l’événement et d’identifier les mesures à mettre en œuvre pour garantir son bon déroulement.

Au cours des échanges, les questions relatives à la sécurité, à la circulation, à l’hygiène, à la salubrité et à la prise en charge sanitaire des pèlerins ont occupé une place centrale. L’objectif affiché est d’anticiper les difficultés susceptibles de survenir face à l’affluence importante attendue dans la cité religieuse et ses environs.

Sur le plan sécuritaire, le ministre de l’Intérieur a donné des instructions aux services compétents pour renforcer le dispositif déployé à l’occasion de cette manifestation religieuse. Une attention particulière sera accordée à la sécurisation des lieux de rassemblement, des sites d’hébergement et des principaux axes routiers menant à Thiénaba.

La régulation de la circulation constitue également un enjeu majeur. Avec l’arrivée massive de pèlerins et l’augmentation prévisible du nombre de véhicules, les services concernés devront veiller à fluidifier le trafic et à limiter les risques d’embouteillages et d’accidents. Le dispositif devra ainsi permettre une meilleure organisation des déplacements, aussi bien à l’intérieur de la cité qu’au niveau des grands axes d’accès.

Les autorités accordent également une importance particulière aux questions d’hygiène et de salubrité. Les services techniques de l’État sont appelés à renforcer leurs interventions afin de maintenir un environnement propre et sain durant toute la période du Gamou. La gestion des déchets, l’assainissement des différents sites et l’entretien des espaces accueillant les fidèles figurent parmi les priorités retenues.

La sécurité sanitaire des aliments fera, elle aussi, l’objet d’une surveillance accrue. Les services compétents devront intensifier les contrôles sur les denrées alimentaires destinées aux pèlerins afin de prévenir d’éventuels risques sanitaires liés à la consommation de produits impropres ou mal conservés.

Le dispositif sanitaire sera par ailleurs renforcé dans la localité. Des équipes de santé devront être mobilisées pour assurer une prise en charge rapide des éventuels cas nécessitant une intervention médicale. Cette présence accrue des services sanitaires vise notamment à répondre aux besoins d’une population temporairement fortement augmentée par l’arrivée des fidèles.

Le RSP « Respect » dévoile sa vision pour un Sénégal souverain, compétitif et économiquement prospère

Le Mouvement politique Rassemblement des Sénégalais pour le Progrès, RSP « Respect », entend proposer une nouvelle trajectoire pour le Sénégal, fondée sur le travail, la compétitivité, la souveraineté économique et la mobilisation des forces productives nationales. Dans un document de référence intitulé « Le Sénégal en progrès », le mouvement présente une série de résolutions et d’orientations destinées, selon ses promoteurs, à répondre aux difficultés financières, économiques, sociales, culturelles et politiques que traverse actuellement le pays.

Porté par le credo « Sauvons le Sénégal pour et par un nouvel espoir », le RSP « Respect » se présente comme un rassemblement regroupant des partis politiques, mouvements, associations, organisations à la base et citoyens. Le mouvement estime que le Sénégal doit opérer un changement de paradigme pour devenir une puissance économique moderne et compétitive à l’échelle internationale.

Pour ses initiateurs, cette transformation doit d’abord reposer sur une culture du travail et une détermination collective à produire davantage de richesses. La compétitivité est ainsi présentée comme la colonne vertébrale de leur vision, avec l’ambition de mobiliser les ressources humaines, financières et naturelles du pays au service d’un développement durable et d’une plus grande autonomie économique.

Parmi les principales propositions figure la mise en place d’un fichier unique et actualisé des citoyens sénégalais, accessible aux services compétents. Le mouvement préconise également une meilleure maîtrise du territoire national et une réappropriation effective des ressources minières, halieutiques, forestières, foncières et aquatiques.

Le RSP « Respect » accorde par ailleurs une place centrale à l’éducation, à la formation et à la sécurité. Il propose de renforcer ces secteurs en améliorant notamment les conditions de travail, les motivations et les rémunérations des personnels concernés. Dans le même esprit, le mouvement souhaite renforcer le secteur privé sénégalais afin de lui permettre de conquérir davantage de marchés au niveau national, sous-régional et international.

L’emploi et la création de richesses constituent également un axe majeur du projet. Le mouvement veut créer les conditions permettant aux Sénégalais d’accéder et d’accumuler des richesses grâce à un plein emploi effectif, soutenu par des entreprises nationales compétitives et une main-d’œuvre mieux préparée aux exigences du marché.

Sur le plan des finances publiques, le RSP « Respect » fixe des objectifs particulièrement ambitieux. Il propose d’annuler le déficit budgétaire dans un délai maximal de cinq ans en s’appuyant davantage sur les ressources domestiques. Le mouvement ambitionne également de rembourser intégralement la dette publique sur une période maximale de dix ans, en développant des filières et branches jugées à forte rentabilité et en exploitant davantage les ressources propres et les avantages compétitifs du Sénégal.

Le monde rural occupe une place importante dans les propositions. Le mouvement préconise notamment l’achat de l’intégralité de la production d’arachide à un prix minimal de 400 francs CFA le kilogramme. Il entend également lutter contre le vol de bétail et les différentes formes de petite délinquance grâce à des moyens technologiques et logistiques modernes, notamment les drones, les quads et les données satellitaires.

Sur le plan sécuritaire et social, le RSP « Respect » souhaite pacifier l’espace public. Il propose que les manifestations pacifiques soient autorisées et encadrées, tout en interdisant formellement le jet de pierres et les autres formes de violence. Le mouvement veut également mettre fin à la mendicité et à l’errance des enfants de moins de 18 ans.

Autre proposition forte : l’instauration d’un service militaire obligatoire pour les jeunes âgés de 18 à 22 ans. Dans le domaine de la santé, le mouvement défend la gratuité des services d’accueil et d’urgence ainsi que des examens et analyses médicales pour tous les citoyens sénégalais.

Le RSP « Respect » entend également agir sur la structure de l’économie nationale. Il propose de renforcer l’autonomie financière du Sénégal en limitant certaines importations et en développant une production locale capable de répondre davantage à la demande intérieure. La formalisation de l’économie figure aussi parmi ses priorités, avec l’objectif d’assurer une rémunération plus juste aux différents acteurs de la chaîne de valeur et d’améliorer la transparence à travers un affichage systématique des prix et leur justification.

Concernant la gouvernance territoriale, le mouvement propose la mise en place de contrats-plans entre l’État et les collectivités territoriales pour répondre à des problématiques locales telles que les inondations et les occupations anarchiques. Cette démarche devrait, selon lui, être accompagnée d’un contrôle législatif et d’une vigilance citoyenne afin de renforcer l’efficacité de l’administration de proximité, conformément au principe de subsidiarité et aux spécificités de chaque territoire.

Deux plans quinquennaux pour transformer l’économie

Pour concrétiser cette vision, le RSP « Respect » prévoit deux plans quinquennaux regroupés au sein d’un même programme, mais ajustables en fonction de l’évolution de la situation économique et des impératifs de gouvernance.

Le premier, baptisé Plan d’urgence et de relance économique, ou PURE, couvrirait la période allant de zéro à cinq ans. Il serait consacré à la relance économique et à la mise en œuvre des mesures considérées comme prioritaires.

Le second, dénommé Plan de soutien à la souveraineté économique, ou PSSE, s’étendrait de cinq à dix ans. Il aurait pour objectif de consolider les acquis et d’installer durablement le Sénégal sur la voie de la souveraineté économique.

Ces deux plans reposeraient sur trois grands programmes : enrichir les Sénégalais, fortifier et rendre performantes la justice et l’administration publique, et asseoir le développement durable.

Le premier programme vise à favoriser l’accès des Sénégalais à la création de richesses. Le mouvement envisage notamment la mise en place de stratégies et d’organisations telles qu’un « Atlas de l’emploi », destiné à mieux encadrer l’accès des entreprises, particuliers et ménages sénégalais aux opportunités économiques. Il prévoit également des mécanismes permettant de protéger et de faire fructifier les richesses créées par les acteurs économiques nationaux.

Le deuxième programme concerne la justice et l’administration publique. Le RSP « Respect » souhaite instaurer des espaces d’échanges et de partage d’expériences afin de procéder à un diagnostic approfondi du fonctionnement de la justice et de l’administration, avec l’objectif de mettre en œuvre des réformes susceptibles d’améliorer la qualité, la célérité et l’efficacité du service public.

Enfin, le troisième programme est consacré au développement durable. Le mouvement veut renforcer le capital humain à travers des stratégies de formation à court, moyen et long terme, afin de permettre aux Sénégalais de mieux répondre aux exigences des marchés national, continental et international. Il entend également mettre en place des mécanismes de préservation et de renouvellement du capital naturel.

Fleuve Sénégal : le niveau poursuit sa hausse à Podor, la vigilance recommandée

Le niveau du fleuve Sénégal continue de progresser à Podor. Les services d’observation hydrométrique de la localité ont relevé, ce mercredi 12 août 2026, une cote de 3,43 mètres à la station du quai Elhadj Boubou Sall. Une hausse d’un centimètre a ainsi été enregistrée en l’espace de 24 heures, confirmant la tendance à la montée observée ces derniers jours.

Si cette progression demeure pour l’heure modérée, elle fait néanmoins l’objet d’une surveillance attentive de la part des services compétents. Le niveau actuel reste en effet largement inférieur à la cote d’alerte, fixée à 5 mètres. La situation se situe également en dessous de celle observée à la même période en 2025, avec un écart de 24 centimètres.

Cette évolution ne traduit donc pas, à ce stade, une situation de crue préoccupante, mais la progression régulière du niveau du fleuve appelle à la prudence, notamment dans les zones situées à proximité immédiate des berges. Les populations riveraines sont invitées à rester attentives aux éventuelles consignes des autorités et à éviter toute exposition inutile aux risques liés à la montée des eaux.

Une attention particulière est recommandée pour les enfants, qui peuvent être davantage exposés aux dangers des abords du fleuve, ainsi que pour le bétail et les équipements ou matériels installés à proximité des berges. Les propriétaires et exploitants concernés sont également encouragés à prendre les dispositions nécessaires afin de mettre à l’abri les biens susceptibles d’être affectés par une éventuelle poursuite de la montée des eaux.

Dans ce contexte, les services hydrométriques poursuivent leurs relevés afin de suivre quotidiennement l’évolution du niveau du fleuve. Ces données permettent d’anticiper les éventuels changements de situation et d’alerter les autorités comme les populations en cas de dépassement des seuils nécessitant des mesures particulières.

Thiès : le RGE 2 mobilise les acteurs territoriaux pour une meilleure connaissance du tissu économique

Un Comité régional de développement (CRD) consacré à la sensibilisation des acteurs territoriaux sur la deuxième édition du Recensement général des entreprises (RGE 2) s’est tenu à Thiès sous la présidence de l’adjoint au Gouverneur, Ababacar Sadikh Niang. La rencontre a été l’occasion de rappeler l’importance stratégique de cette opération statistique nationale, appelée à fournir une photographie actualisée du tissu productif sénégalais.

Devant les représentants de l’administration territoriale, des collectivités locales, des chambres consulaires, des services techniques déconcentrés, des organisations professionnelles et des acteurs économiques, Ababacar Sadikh Niang a insisté sur le rôle déterminant des données statistiques dans la conception et la mise en œuvre des politiques publiques.

Pour l’adjoint au Gouverneur, aucune stratégie de développement ne peut être véritablement efficace sans une connaissance précise des réalités économiques du pays. « Le développement économique d’un pays repose sur une connaissance précise de son tissu productif », a-t-il souligné, mettant en avant la nécessité de disposer de données fiables, complètes et régulièrement actualisées.

Dix ans après le premier recensement, une économie profondément transformée

La deuxième édition du RGE intervient dix ans après la première opération, réalisée en 2016. Celle-ci avait permis de recenser près de 408 000 entreprises sur l’ensemble du territoire national. Depuis, l’économie sénégalaise a connu de profondes mutations, avec notamment l’accélération de la transformation numérique, l’émergence de nouveaux secteurs d’activité, la progression de l’entrepreneuriat porté par les jeunes et les femmes, les évolutions dans le domaine des transports ainsi que le développement des industries extractives.

Ces changements rendent nécessaire une nouvelle photographie du tissu économique national afin de mesurer les évolutions enregistrées au cours de la dernière décennie et de mieux identifier les nouvelles réalités auxquelles sont confrontés les opérateurs économiques.

Le secteur informel constitue, à cet égard, un enjeu majeur. Les résultats du premier RGE avaient montré que plus de 96 % des unités économiques recensées relevaient de l’informel. Cette forte présence du secteur informel illustre l’importance d’une opération capable de prendre en compte l’ensemble des acteurs économiques, y compris ceux qui évoluent en dehors des circuits formels.

À travers le RGE 2, les autorités souhaitent ainsi mieux comprendre le fonctionnement de ces unités économiques, leur répartition géographique, leurs activités et les difficultés auxquelles elles sont confrontées.

Des données au service des politiques économiques

Selon Ababacar Sadikh Niang, le RGE 2 ne se limitera pas à un simple exercice de comptage. L’opération doit permettre d’identifier et de caractériser les unités économiques présentes sur l’ensemble du territoire, qu’elles soient formelles ou informelles.

Les informations collectées devraient notamment contribuer à l’actualisation du Répertoire national des Entreprises et Associations (RNEA) ainsi que des différents registres administratifs. Elles serviront également de base à la réalisation de futures enquêtes économiques et à la mise en place d’un système d’information géographique consacré aux entreprises.

L’ambition est également de disposer de statistiques suffisamment détaillées pour permettre une lecture de l’activité économique jusqu’au niveau territorial. Ces données devraient faciliter le suivi de la création, de la disparition et de l’évolution des entreprises, tout en offrant une meilleure visibilité sur la dynamique économique des différentes régions.

Au-delà de leur dimension statistique, les résultats attendus du RGE 2 pourraient avoir des implications directes sur plusieurs domaines. Ils doivent notamment contribuer à l’amélioration du climat des affaires, à la promotion de l’investissement, à la création d’emplois, au développement économique des territoires et à une meilleure évaluation de l’impact des politiques publiques.

Thiès appelée à jouer pleinement sa partition

La réussite de cette vaste opération dépendra toutefois de la mobilisation des acteurs présents sur le terrain. C’est tout l’enjeu de la campagne de sensibilisation engagée à travers les CRD, dont celui organisé à Thiès.

Autorités administratives, élus territoriaux, services déconcentrés de l’État, chambres consulaires, organisations professionnelles, leaders communautaires, partenaires au développement et représentants du secteur privé sont ainsi appelés à accompagner les équipes chargées de la collecte des données.

L’adjoint au Gouverneur de Thiès a exhorté l’ensemble de ces acteurs à s’impliquer pleinement dans la campagne afin de favoriser la participation de toutes les unités économiques, quelles que soient leur taille, leur localisation ou leur statut juridique.

Un appel particulier a également été adressé à la presse locale, considérée comme un relais essentiel pour informer les populations et les opérateurs économiques sur les objectifs du recensement et l’importance de leur participation.

Pour les autorités, cette mobilisation doit permettre d’instaurer un climat de confiance entre les agents recenseurs et les acteurs économiques, mais également de faciliter l’accès aux informations nécessaires à la réussite de l’opération.

Exportation de ferraille : Serigne Momar Sokhna accuse le ministre de sacrifier les opérateurs sénégalais

Le renouvellement des licences d’exportation de ferraille continue de susciter la colère des acteurs du secteur. Le président de la Coopérative des ferrailleurs de Kaolack, Serigne Momar Sokhna, a lancé, ce mercredi, un véritable cri du cœur à l’endroit du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, et du ministre de l’Industrie et du Commerce, Serigne Guèye Diop.

Selon lui, les exportateurs attendent toujours des réponses concernant le renouvellement de leurs licences, alors qu’ils avaient été invités, en juin dernier, à déposer leurs dossiers.

« Depuis 2016, il y a un décret qui existe pour le renouvellement des licences d’exportation », rappelle Serigne Momar Sokhna. Il estime que les procédures prévues devraient permettre aux opérateurs de renouveler leurs autorisations sans blocage.

Face à cette situation, le responsable des ferrailleurs ne cache pas son exaspération. Il dénonce les difficultés croissantes auxquelles sont confrontés les entrepreneurs sénégalais et estime que l’État doit davantage soutenir les acteurs locaux qui créent des emplois et assurent des revenus à de nombreuses familles.

Des accusations contre le ministre

La colère du président de la coopérative se dirige également vers le ministre Serigne Guèye Diop, à qui il reproche un manque de clarté dans la gestion de ce dossier. Il évoque notamment l’intervention présumée de responsables industriels dans les décisions relatives à l’exportation de la ferraille.

Serigne Momar Sokhna dénonce surtout ce qu’il considère comme une volonté de restreindre l’accès des Sénégalais à un secteur économique important. Il s’interroge sur les conséquences d’un éventuel arrêt de l’exportation de la ferraille et sur l’avenir des entreprises nationales qui dépendent de cette activité.

Un appel direct au chef de l’État

Au-delà de sa colère, le responsable des ferrailleurs veut désormais attirer l’attention du président Bassirou Diomaye Faye. Il demande aux autorités de clarifier la situation et de permettre aux opérateurs de reprendre normalement leurs activités.

Pour Serigne Momar Sokhna, l’enjeu dépasse la seule question du renouvellement des licences. Il s’agit, selon lui, de préserver des entreprises sénégalaises, des emplois et un secteur qui fait vivre de nombreux acteurs à travers le pays.

Le dossier du renouvellement des licences d’exportation de ferraille apparaît ainsi comme un nouveau point de tension entre les opérateurs économiques et les autorités. Les ferrailleurs attendent désormais une réponse du gouvernement.

Budget 2027 : Massamba Dieng appelle à améliorer l’exécution des dépenses et à privilégier l’achèvement des projets en cours

Le Directeur général du Budget, Massamba Dieng, a présidé le séminaire de partage de la lettre circulaire relative à l’élaboration du budget 2027. Organisée par la Direction générale du Budget (DGB), sous l’égide du ministère de l’Économie, des Finances et du Plan, cette rencontre a réuni les principaux acteurs de la chaîne de gestion budgétaire autour des orientations et des priorités de la prochaine loi de finances.

Dans son intervention, Massamba Dieng a présenté ce rendez-vous annuel comme un cadre privilégié d’échanges sur les enjeux liés à la mobilisation des recettes, mais surtout à l’exécution des dépenses publiques. Pour le Directeur général du Budget, cette concertation doit permettre aux différents acteurs de partager leurs expériences, d’identifier les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre des réformes et de dégager des solutions susceptibles d’améliorer l’efficacité de la gestion budgétaire.

Au cœur des discussions, deux réformes majeures engagées en 2025 ont particulièrement retenu l’attention. La première concerne le changement de mode d’exécution de certains transferts. Désormais, ceux-ci sont davantage orientés vers une exécution directe par l’État sous forme de biens et services ainsi que d’investissements.

Cette évolution, qui vise notamment à renforcer la maîtrise et la traçabilité des dépenses publiques, n’a toutefois pas été exempte de difficultés. Massamba Dieng a reconnu que sa mise en œuvre avait suscité « certaines interrogations » et « certaines difficultés » sur le terrain. Le séminaire devait ainsi servir de cadre pour dresser un premier bilan de cette réforme et réfléchir aux ajustements nécessaires.

L’objectif, selon le Directeur général du Budget, est de tirer les enseignements de l’expérience enregistrée afin de parvenir à une meilleure organisation de la dépense publique. Il s’agit notamment de rechercher « la meilleure approche pour permettre d’améliorer l’exécution budgétaire », dans un contexte où l’État entend renforcer l’efficacité de l’utilisation des ressources publiques.

La deuxième réforme évoquée porte sur l’exécution des dépenses financées sur ressources extérieures. Un chantier jugé particulièrement important au regard des exigences de transparence et de crédibilité financière auxquelles le Sénégal doit désormais répondre.

Sur cette question, Massamba Dieng a insisté sur la nécessité de garantir une meilleure traçabilité des financements extérieurs et de renforcer la fiabilité des informations relatives aux engagements financiers de l’État. « Nous savons tous ce qui s’était passé, et nous n’avons aucun intérêt à ce que le Sénégal soit pointé du doigt », a-t-il déclaré, en référence aux difficultés antérieures liées au suivi et à la retracabilité exhaustive de la dette souveraine.

Pour le responsable de la DGB, les enseignements tirés de cette période doivent désormais guider les pratiques budgétaires. La poursuite de cette réforme en 2027 devrait ainsi contribuer à consolider la transparence dans la gestion des ressources extérieures et à renforcer la confiance des partenaires financiers du Sénégal.

Massamba Dieng a par ailleurs annoncé que les deux réformes engagées en 2025 seront poursuivies au cours de l’exercice 2027. Il a également laissé entendre que de nouvelles innovations devraient être introduites dans la gestion budgétaire. Leur contenu devait être détaillé au cours du séminaire par le coordinateur de la rencontre.

Au-delà des réformes, le Directeur général du Budget a fixé une orientation claire concernant les dépenses d’investissement pour 2027. Les ressources disponibles devront en priorité permettre de finaliser les projets déjà engagés. Autrement dit, l’ouverture de nouveaux chantiers ne devra pas se faire au détriment des projets en cours d’exécution.

Cette approche traduit la volonté des autorités de privilégier l’achèvement des investissements existants, afin d’assurer une meilleure efficacité de la dépense et d’éviter la multiplication de projets inachevés. Pour les nouveaux projets qui seront néanmoins retenus, Massamba Dieng a posé une autre condition : leur cohérence avec les grandes orientations nationales.

« Tout nouveau projet qui doit être entamé doit être en phase avec les objectifs de l’Agenda national de transformation », a-t-il précisé. Une exigence qui devrait guider les arbitrages budgétaires pour 2027 et permettre de mieux aligner les investissements publics sur les priorités définies par les pouvoirs publics.

En réunissant l’ensemble des acteurs de la chaîne budgétaire, la DGB entend donc préparer en amont les conditions d’une exécution plus rigoureuse et plus efficace du prochain budget. Pour Massamba Dieng, la mobilisation enregistrée lors de cette rencontre témoigne d’ailleurs de l’importance accordée à cet exercice. Il a salué la participation des différents responsables, estimant qu’elle traduit « l’intérêt que vous accordez à cet important atelier qui est organisé chaque année ».

Loi de finances 2027 : le Sénégal mise sur la rigueur et l’achèvement des investissements en cours

Le ministère de l’Économie, des Finances et du Plan a réuni ce mercredi les différents acteurs de la chaîne budgétaire dans le cadre du démarrage des travaux préparatoires de la Loi de finances initiale (LFI) pour l’exercice 2027. Cette rencontre intervient à la suite de la lettre circulaire du 30 juillet, qui fixe les principales orientations devant guider l’élaboration du prochain budget de l’État.

Représentant le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, Cheikh Diba, le directeur de cabinet, Babacar Cissé, a insisté sur l’importance de cette phase préparatoire. Selon lui, l’objectif est notamment de permettre à l’ensemble des acteurs concernés de disposer d’une compréhension commune des orientations arrêtées par le gouvernement et de mieux coordonner les différentes étapes de la programmation budgétaire.

L’enjeu est également d’améliorer la qualité de la préparation du budget afin de limiter les difficultés susceptibles de survenir au moment de son exécution. Il s’agit, à travers cette démarche, d’anticiper les contraintes financières, de renforcer la cohérence des prévisions et de faire en sorte que les crédits inscrits dans la prochaine loi de finances correspondent davantage aux capacités réelles de l’État.

Pour l’exercice 2027, les autorités affichent ainsi une volonté de privilégier la rigueur dans la gestion des ressources publiques et la soutenabilité financière. Cette orientation traduit la volonté de mieux maîtriser les engagements de l’État tout en assurant une utilisation plus efficace des ressources disponibles.

Le directeur général du Budget, Massamba Dieng, a précisé que cette approche devrait se traduire par une priorité accordée aux investissements déjà engagés. Les pouvoirs publics entendent d’abord achever les chantiers en cours avant d’envisager le lancement de nouveaux projets. Cette règle doit permettre d’éviter la dispersion des ressources et l’accumulation de projets inachevés, tout en améliorant le rythme d’exécution des investissements publics.

Les éventuels nouveaux projets devront, pour leur part, répondre à des critères de cohérence avec les orientations stratégiques définies par l’Agenda national de transformation. Leur inscription dans le budget 2027 devra ainsi être justifiée par leur contribution aux priorités nationales et par leur compatibilité avec les capacités financières de l’État.

Visite au centre de L’INPG à Diamniadio:le DG annonce la fin des travaux dans trois semaines.

Ce mercredi 12 Août, le DG de l’institut nationale du pétrole et du gaz à effectué une visite dans les nouveaux locaux de l’institut.
En compagnie de deux de ses partenaires stratégique, Dr. Mbaye FALL a rappelé « Qu’à son arrivé pour un projet de 21 milliards avec une date de livraison dépassé il constate qu’environ seulement 400 millions ont été dépenser et des caisses vides. »
En outre Dr Mbaye FALL a apprécier l’état d’avencement des travaux depuis son arrivée il y’a de cela 2ans.
Ainsi le projet du centre de l’INPG va être livré dans trois semaines selon lui…

Visite au centre de L'INPG à Diamniadio:le DG annonce la fin des travaux dans deux semaines.

Bourse de sécurité sociale : 355 013 ménages enrôlés, dont 64 217 personnes vivant avec un handicap

La Délégation générale à la protection sociale et à la solidarité nationale (DGPSN) a fait le point sur la mise en œuvre de la bourse de sécurité sociale. Lors d’un atelier tenu lundi 11 août, l’institution a annoncé que 355 013 ménages ont été enrôlés dans le programme à l’échelle nationale. Parmi les bénéficiaires recensés figurent 64 217 personnes vivant avec un handicap.

Cette opération s’inscrit dans le cadre des efforts engagés par les pouvoirs publics pour renforcer la protection sociale et mieux orienter les ressources destinées aux populations les plus vulnérables. Après plus d’une décennie d’exécution, le dispositif connaît également une évolution de son cadre réglementaire.

Selon le Pr Cheikh Tacko Diop, cité par Libération, le décret n°2023-847 du 7 avril 2023 est venu renforcer le dispositif juridique encadrant le programme. Le texte consacre notamment un principe d’équité à travers la fixation d’une durée de séjour de cinq ans pour les bénéficiaires.

« Après plus d’une décennie d’exécution, le décret n°2023-847 du 07 avril 2023 vient renforcer le cadre juridique, qui consacre le principe d’équité à travers la fixation d’une durée de séjour de cinq ans dans le programme », a-t-il expliqué.

Cette nouvelle disposition vise à favoriser une meilleure rotation des ressources publiques. L’objectif affiché est de permettre à davantage de ménages vulnérables de bénéficier, à leur tour, du dispositif, tout en évitant que les mêmes bénéficiaires ne restent indéfiniment inscrits au programme.

Pour la session concernée, chaque ménage retenu bénéficiera d’une allocation de 35 000 francs CFA. Cette aide constitue un soutien financier destiné aux familles ciblées dans le cadre de la politique nationale de protection sociale.

Le processus d’identification des bénéficiaires repose principalement sur le Registre national unique (RNU), qui constitue l’outil de référence pour le ciblage des ménages éligibles aux programmes sociaux. Ce mécanisme doit permettre de mieux identifier les foyers les plus vulnérables et d’améliorer l’efficacité de la distribution des ressources publiques.

Un dispositif spécifique est également prévu pour les personnes vivant avec un handicap. Pour cette catégorie, la DGPSN s’appuie sur la base de données de la Direction générale de l’Action sociale (DGAS), notamment à travers les informations liées à la Carte d’égalité des chances (CEC).

À travers ce système de ciblage croisé, les autorités entendent renforcer la fiabilité de l’identification des ayants droit et assurer une meilleure prise en compte des personnes en situation de vulnérabilité. Le dispositif s’inscrit ainsi dans une volonté plus large de rationalisation des politiques sociales et de renforcement de l’équité dans l’accès aux aides publiques.

Pape Birame Bigué Ndiaye revient sur son non-lieu : « Ceux qui étaient au cours de l’instruction savaient que je n’avais rien à faire dans ce dossier »

Après avoir obtenu un non-lieu dans le dossier d’acte contre-nature dans lequel il avait été cité, le journaliste Pape Birame Bigué Ndiaye est revenu sur cette affaire et sur les conséquences qu’elle a eues sur son entourage. Dans une interview accordée à Tfm, il s’est exprimé avec retenue sur une procédure judiciaire qui, dit-il, a été particulièrement éprouvante sur le plan humain.

Le journaliste a notamment évoqué l’impact de la médiatisation de cette affaire sur ses proches. Selon lui, si la personne directement concernée peut se préparer à affronter une telle épreuve, il en va autrement pour la famille et l’entourage, souvent pris de court par l’ampleur de la tempête médiatique.

« Après, ce qui fait mal, c’est que les proches, l’entourage, ne sont pas forcément préparés à encaisser toute cette tempête médiatique », a-t-il confié.

Pape Birame Bigué Ndiaye assure toutefois qu’il n’a jamais douté de l’issue de la procédure. À l’en croire, sa conviction était claire depuis le début, tout comme celle des différents acteurs judiciaires impliqués dans l’instruction.

« Depuis le début, c’était clair dans ma tête, dans la tête des enquêteurs, dans la tête du juge », a-t-il déclaré.

Face à la médiatisation du dossier, le journaliste dit avoir fait le choix de ne pas alimenter les débats publics. Une posture qu’il justifie par sa volonté de laisser la justice suivre son cours et de ne pas exposer davantage une affaire qu’il considère comme relevant de la sphère judiciaire.

« On n’étale pas sur la place publique un pareil dossier. Je préfère garder le silence et laisser la tempête suivre son cours », a-t-il expliqué.

Le journaliste estime par ailleurs que les personnes qui avaient accès aux éléments de la procédure étaient suffisamment renseignées sur sa situation pour savoir qu’il n’avait, selon lui, aucune raison de se retrouver impliqué dans cette affaire.

« Ceux qui étaient au cours de l’instruction savaient pertinemment que je n’avais rien à faire dans ce dossier-là », a-t-il affirmé.

Pape Cheikh Diallo reste en détention, sa demande de liberté provisoire rejetée

Pape Cheikh Diallo reste en prison. Le juge d’instruction en charge du dossier dans lequel l’animateur est inculpé a rejeté sa demande de mise en liberté provisoire. La requête avait été introduite par ses avocats alors que l’instruction venait d’être bouclée et que le dossier, impliquant près d’une centaine de personnes, avait été transmis au parquet pour réquisitions.

Selon les informations rapportées par Les Échos, le magistrat instructeur a finalement suivi l’avis du ministère public et décidé de maintenir Pape Cheikh Diallo en détention. Cette décision intervient alors que l’instruction du dossier est désormais arrivée à son terme et qu’une ordonnance définitive a été rendue.

Dans cette ordonnance, le juge a décidé de renvoyer certains des inculpés devant la juridiction de jugement. Pape Cheikh Diallo figure parmi les personnes renvoyées, notamment pour des faits qualifiés d’actes contre-nature et d’association de malfaiteurs. Le dossier avait suscité une attention particulière en raison du nombre important de personnes concernées et de la diversité des situations judiciaires.

En effet, tous les mis en cause n’ont pas connu le même sort au terme de l’instruction. Certains ont bénéficié d’un non-lieu total pour insuffisance de charges, tandis que d’autres ont été remis en liberté en raison de la prescription de l’action publique. Le juge a donc opéré un tri entre les différentes situations, en fonction des éléments retenus contre chacun des inculpés.

Pour Pape Cheikh Diallo, le magistrat instructeur a estimé que les charges justifiaient son renvoi devant la juridiction de jugement. Sa demande de liberté provisoire, introduite par ses conseils au moment où le dossier était transmis au parquet, n’a donc pas été accueillie favorablement.

L’affaire n’est toutefois pas définitivement tranchée sur le plan procédural. Le procureur a en effet fait appel de l’ordonnance rendue par le juge d’instruction. Cette procédure pourrait ainsi entraîner un nouvel examen du dossier par la juridiction compétente.

Maodo Malick Mbaye : « Je n’ai jamais détourné un seul franc »

C’est L’Observateur qui vend la mèche dans son édition de ce mercredi 12 août. L’ancien directeur général de l’Agence nationale de la maison de l’outil (Anamo), Maodo Malick Mbaye, est revenu sur les accusations qui lui valent d’être poursuivi par la justice. Dans les colonnes du journal, il réfute catégoriquement toute implication dans des faits de détournement de fonds.

« Jamais, je n’ai détourné un seul franc », aurait-il déclaré, réaffirmant ainsi son innocence dans cette affaire qui a conduit à son placement en détention provisoire.

Après treize mois passés en détention provisoire, Maodo Malick Mbaye a finalement obtenu une liberté provisoire assortie d’un contrôle judiciaire. Cette décision lui permet de recouvrer la liberté, tout en restant soumis aux obligations fixées par la justice dans le cadre de la procédure.

L’ancien responsable de l’Anamo n’est donc pas définitivement sorti de l’orbite judiciaire. La procédure engagée à son encontre se poursuit et il demeure à la disposition des autorités judiciaires pour les besoins de l’instruction.

Cette remise en liberté intervient après une longue période de détention provisoire, qui aura duré plus d’une année. Désormais libre sous contrôle judiciaire, Maodo Malick Mbaye entend, selon ses déclarations rapportées par L’Observateur, continuer à défendre sa position et à contester les accusations portées contre lui.

Dossier des « formateurs au sexe » : les mis en cause renvoyés devant la Chambre criminelle

L’une des procédures les plus sensibles et les plus tentaculaires de ces derniers mois au Sénégal vient de franchir une nouvelle étape judiciaire. Selon le quotidien Libération, le doyen des juges a ordonné le renvoi devant la Chambre criminelle de l’ensemble des personnes mises en examen dans le dossier surnommé des « formateurs au sexe ». Une décision qui ouvre désormais la voie à un procès, après plusieurs mois d’investigations menées au Sénégal et en France.

Parmi les personnes renvoyées devant la juridiction criminelle figurent notamment Pierre Robert, Amath Lô, Malick Sène Guèye, Birame Senghor, Babacar Diallo, Aliou Goudiaby, Moussa Ba, Abdou Lakram Gaye, Jules Ibrahima Tavares, Serigne Dame Mbom, Mamadou Badiane, Seydou Sangharé, Abdoulaye Sall Dieng et Papis Danfa, ainsi qu’un autre mis en cause cité dans la procédure.

Le dossier repose sur une série de qualifications pénales particulièrement lourdes. Les investigations portent notamment sur des faits présumés d’association de malfaiteurs, de traite d’êtres humains en bande organisée, de proxénétisme en bande organisée, de transmission volontaire du VIH/Sida, de viol sur mineur, de pédophilie, d’actes contre nature, ainsi que de détention et d’usage de stupéfiants, notamment du crack. Ces qualifications devront toutefois être examinées et débattues devant la Chambre criminelle, les personnes renvoyées bénéficiant de la présomption d’innocence jusqu’à une éventuelle décision définitive de condamnation.

Une enquête partie de France

L’affaire trouve son origine en France, où les enquêteurs se seraient intéressés aux activités d’un réseau présumé impliquant Pierre Robert, présenté dans la procédure comme l’un des personnages centraux du dossier.

Les investigations françaises auraient notamment porté sur des mineurs âgés de 3 à 15 ans, dont certains seraient issus de familles particulièrement défavorisées. Selon les éléments rapportés par Libération, des personnes qualifiées de « formateurs sexuels » auraient été chargées de préparer de jeunes garçons à des pratiques sexuelles avec des clients homosexuels de Pierre Robert.

C’est l’exploitation des données contenues dans plusieurs téléphones portables qui aurait ensuite permis aux enquêteurs de remonter jusqu’au Sénégal. Les communications, messages et différents échanges analysés dans le cadre de l’enquête auraient fait apparaître des liens entre Pierre Robert et plusieurs personnes installées au Sénégal.

Une commission rogatoire internationale aurait alors permis aux autorités judiciaires de poursuivre les investigations sur le territoire sénégalais. Plusieurs suspects ont été identifiés puis interpellés. Des perquisitions ont également été menées et ont abouti à la saisie de téléphones portables ainsi que de différents objets intégrés à la procédure.

Les relations avec Pierre Robert au cœur des interrogatoires

Au fil de l’instruction, les relations entretenues avec Pierre Robert ont constitué l’un des principaux axes de l’enquête. Celui-ci aurait vécu au Sénégal et noué des liens avec plusieurs des personnes aujourd’hui renvoyées devant la Chambre criminelle.

Les interrogatoires ont notamment porté sur la nature de ces relations, les communications échangées et les éventuelles rencontres organisées entre les différents protagonistes. Plusieurs mis en cause auraient reconnu avoir connu ou fréquenté Pierre Robert, tout en contestant catégoriquement avoir participé à un quelconque système organisé d’exploitation sexuelle.

Malick Sène Guèye aurait ainsi été interrogé sur ses rapports avec Pierre Robert et sur plusieurs échanges téléphoniques examinés par les enquêteurs. Il aurait cherché à établir une distinction entre ses relations personnelles avec celui-ci et les activités criminelles présumées décrites dans le dossier.

Amath Lô aurait également été confronté à des éléments issus de l’exploitation de la téléphonie. Plusieurs échanges attribués à Pierre Robert auraient été examinés, notamment ceux faisant référence à des rencontres à caractère sexuel.

Les enquêteurs se sont également intéressés aux liens supposés entre Pierre Robert et d’autres mis en cause, notamment Birame Senghor, Moussa Ba, Seydou Sangharé ou encore Jules Ibrahima Tavares. Interrogés sur leurs relations avec les différents protagonistes, certains auraient reconnu des relations sexuelles avec des hommes, tout en niant toute participation à des faits impliquant des mineurs ou à une entreprise organisée d’exploitation sexuelle.

Pierre Robert aurait lui-même reconnu certains faits ou certaines relations, tout en contestant d’autres accusations, notamment celles portant sur des mineurs.

Des transferts d’argent examinés par les enquêteurs

L’instruction s’est également intéressée aux mouvements financiers entre Pierre Robert et certains protagonistes. Des transferts d’argent effectués notamment par l’intermédiaire de Western Union ont été versés au dossier.

Les personnes concernées auraient fourni différentes explications concernant la destination et la nature de ces sommes. Ces opérations financières ont néanmoins été examinées par les enquêteurs afin de déterminer si elles pouvaient être mises en relation avec les activités présumées du réseau.

Après avoir analysé les témoignages, les communications téléphoniques, les éléments matériels recueillis lors des perquisitions ainsi que les différents mouvements financiers, le doyen des juges a finalement considéré que les charges réunies étaient suffisantes pour ordonner le renvoi de l’ensemble des mis en cause devant la Chambre criminelle.

Le dossier entre ainsi dans une nouvelle phase. Après l’enquête et l’instruction, c’est désormais à la juridiction criminelle qu’il reviendra d’examiner les éléments de preuve, d’entendre les accusés et les éventuelles parties civiles, puis de déterminer, au terme des débats, les responsabilités pénales de chacun.

Abus de confiance : un agent commercial condamné à six mois de prison, dont trois ferme

Un différend portant sur plusieurs millions de francs CFA entre un commerçant et l’un de ses agents commerciaux a pris une tournure judiciaire. F. Cissé, âgé de 47 ans et domicilié à Kounoune, a été reconnu coupable d’abus de confiance par le tribunal. Il a été condamné à six mois d’emprisonnement, dont trois mois ferme, et devra verser 20 millions de francs CFA de dommages et intérêts à son ancien employeur, M. Tall, avec contrainte par corps au maximum, rapporte L’Observateur.

L’affaire trouve son origine dans les fonctions confiées au prévenu. Employé comme agent commercial, F. Cissé avait notamment pour mission d’assurer la livraison de marchandises aux clients à bord d’un camion, d’encaisser les paiements correspondants et de reverser les recettes sur le compte bancaire officiel de l’entreprise.

Selon son employeur, des irrégularités auraient toutefois été constatées au fil des opérations. M. Tall estime ainsi à 15 millions de francs CFA le montant des manquants qui seraient liés à la gestion des recettes et des marchandises confiées à son agent.

Devant le tribunal, F. Cissé a contesté une partie de cette présentation des faits. Il a assuré avoir effectué les versements qui lui étaient demandés et a expliqué qu’à une occasion, il avait chargé un camion contenant des marchandises dont la valeur était estimée à plusieurs dizaines de millions de francs CFA.

Ses déclarations n’ont cependant pas totalement convaincu la juridiction. Lors de l’enquête préliminaire, le prévenu avait lui-même reconnu l’existence de manquants, tout en affirmant être incapable d’en déterminer avec précision le montant. Il avait notamment évoqué des difficultés liées au dernier camion chargé pour une livraison à l’intérieur du pays, ainsi que les différentes opérations de collecte et de versement effectuées par la suite.

Au cœur des débats, un autre élément a retenu l’attention du tribunal : l’existence d’un compte bancaire distinct de celui de l’entreprise. Le prévenu a reconnu avoir utilisé ce compte pour certaines opérations. Il a également admis avoir établi ses propres factures, justifiant cette pratique par la volonté de fidéliser les clients.

Pour l’employeur, ces pratiques constituaient une violation des règles de fonctionnement convenues. Toutes les recettes issues des ventes et des livraisons devaient, selon lui, être reversées sur le compte officiel de la société. M. Tall a notamment indiqué qu’en avril, F. Cissé avait versé une somme de 19 millions de francs CFA, mais que cette opération ne réglait pas l’ensemble des sommes qu’il estimait dues à l’entreprise.

Les modalités de travail étaient, par ailleurs, encadrées par des documents. Avant chaque chargement, des bordereaux étaient établis afin de détailler les marchandises remises au commercial et d’en préciser la valeur. Pour le dernier chargement présenté comme central dans le litige, la valeur des marchandises aurait atteint 30,9 millions de francs CFA. À cette somme se seraient ajoutés 14 millions de francs CFA déjà retrouvés.

Sur la base de ces éléments, la partie civile a finalement évalué son préjudice à 45,920 millions de francs CFA. Elle a demandé au tribunal la réparation de l’intégralité du dommage qu’elle estime avoir subi.

Le parquet s’est également intéressé aux contradictions relevées dans les déclarations du prévenu, notamment concernant les factures personnelles qu’il aurait établies et l’utilisation d’un compte bancaire différent de celui de son employeur.

La défense a, pour sa part, tenté de replacer le dossier dans le cadre d’un différend commercial. Les avocats de F. Cissé ont soutenu que le litige résultait principalement de la dégradation de la relation professionnelle entre les deux parties et qu’il ne caractérisait pas nécessairement une infraction pénale. Ils ont également contesté le montant du préjudice réclamé par M. Tall, estimant que seuls 14 millions de francs CFA pouvaient être considérés comme clairement établis.

Après examen des différents éléments du dossier et des déclarations recueillies à la barre, le tribunal n’a pas suivi cette argumentation. F. Cissé a été déclaré coupable d’abus de confiance et condamné à six mois de prison, dont trois mois ferme.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°798 – 12/08/2026

🔴 PERSONNALITES SOUMISES À L’OBLIGATION DE DÉCLARATION DE PATRIMOINE AU NIVEAU DE L’OFNAC : LA LISTE DES ASSUJETTIS DÉVOILÉE
🔴 EN PLUS DES CONTROVERSES QUI L’ACCABLENT AU SÉNÉGAL , AEE POWER ENREGISTRE : DES DÉFAILLANCES AU TOGO

🔴 JOJ DAKAR 2026 : LE PM DONNE DES DÉLAIS STRICTS POUR ACHEVER LES CHANTIERS

Les femmes leaders du mouvement RASAN interpellent le président Bassirou Diomaye Faye sur la situation d’Aïssatou Aïda Ndiongue

Les Collectifs des Femmes Leaders du mouvement RASAN, sous la coordination nationale de Mme Aïssatou Aïda Ndiongue, interpellent solennellement le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, sur la situation de cette enseignante, entrepreneure et actrice engagée dans le développement du Sénégal.

Dans un communiqué, ces femmes leaders demandent au chef de l’État de veiller au respect et à l’application effective des décisions de justice concernant Mme Aïssatou Aïda Ndiongue, qui affirme être toujours confrontée aux conséquences d’une longue procédure judiciaire.

Selon les éléments avancés par le collectif, Mme Aïssatou Aïda Ndiongue avait été poursuivie dans le cadre d’une procédure devant la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI). La Commission d’instruction de cette juridiction aurait, par la suite, rendu une décision de non-lieu total à son égard.

Le collectif rappelle également que la justice s’est prononcée sur la restitution de certains biens appartenant à Mme Ndiongue. Malgré ces décisions, cette dernière affirme qu’une partie de ses avoirs et certains de ses biens demeurent encore bloqués.

Parmi les biens concernés figuraient notamment des sommes d’argent et des bijoux ayant fait l’objet de mesures de confiscation. Si les bijoux lui auraient été restitués depuis 2022, Mme Aïssatou Aïda Ndiongue continue de réclamer la restitution de sommes d’argent qu’elle estime devoir lui revenir en application des décisions judiciaires rendues.

« Monsieur le Président, nous vous interpellons ! »

Face à cette situation, les Collectifs des Femmes Leaders du mouvement RASAN appellent le président de la République à accorder une attention particulière à ce dossier.

« Après toutes ces années de procédures, d’attente et d’épreuves, nous estimons qu’une attention particulière doit être accordée à cette situation », soutiennent-ils.

Ils demandent ainsi au chef de l’État d’examiner ce dossier « avec humanité, responsabilité et équité », tout en insistant sur le respect de l’indépendance de la justice.

Pour les femmes leaders du RASAN, il s’agit avant tout de garantir l’exécution effective des décisions judiciaires définitives et de permettre à Mme Aïssatou Aïda Ndiongue de récupérer ce qui lui revient conformément au droit.

Le collectif formule trois principales demandes : le respect des droits de Mme Aïssatou Aïda Ndiongue, l’application effective des décisions de justice rendues et la restitution des biens et sommes concernés, conformément aux décisions judiciaires.

Les signataires souhaitent ainsi que l’intéressée puisse « tourner cette page douloureuse de son histoire » et retrouver pleinement sa dignité, après plusieurs années marquées par des procédures judiciaires et des difficultés liées à ses biens.

Pour les Collectifs des Femmes Leaders du mouvement RASAN, le respect des décisions de justice constitue un principe fondamental de l’État de droit et un élément essentiel de la confiance des citoyens envers les institutions.

Ils lancent donc cet appel au président Bassirou Diomaye Faye dans un « esprit de responsabilité et de paix », afin qu’une solution puisse être trouvée à cette situation.

Maodo Malick Mbaye bénéficie d’une liberté provisoire sous contrôle judiciaire

L’ancien directeur général de l’Agence nationale de la maison de l’outil (ANAMO), Maodo Malick Mbaye, a obtenu ce mardi 11 août 2026 une liberté provisoire assortie d’un contrôle judiciaire. L’information a été confirmée par l’un de ses avocats, mettant ainsi fin à plus d’un an de détention dans le cadre d’une procédure suivie par le Pool judiciaire financier.

Détenu depuis le 22 juillet 2025, Maodo Malick Mbaye avait été inculpé puis placé sous mandat de dépôt par le juge du deuxième cabinet du Pool judiciaire financier. Son placement en détention intervenait dans le cadre d’une enquête portant sur sa gestion lorsqu’il était à la tête de l’ANAMO.

Selon les éléments de la procédure, l’ancien responsable est poursuivi pour plusieurs chefs d’accusation, notamment association de malfaiteurs, escroquerie et détournement présumé de deniers publics. Le montant concerné par les faits reprochés est estimé à plus de 600 millions de francs CFA.

Le dossier comporte également des poursuites pour faux et usage de faux en écritures administratives et de commerce, ainsi que pour blanchiment de capitaux. Ces accusations, qui portent sur des faits présumés, devront être établies dans le cadre de la procédure judiciaire.

Après plus d’une année passée en détention, la décision rendue ce mardi permet donc à Maodo Malick Mbaye de recouvrer la liberté, tout en restant soumis aux obligations liées au contrôle judiciaire. Cette mesure ne met pas fin aux poursuites engagées contre lui et la procédure judiciaire se poursuit devant les juridictions compétentes.

Kambatouko Mendy répond aux « patriotes » : « Je n’ai aucun squelette dans le placard »

Dans une lettre ouverte adressée à Sokhna Soda Ndao, assistante du maire de Dakar, Kambatouko Mendy, ancien directeur de l’exploitation de Dakar Dem Dikk, candidat au poste de directeur général et coordonnateur de la cellule d’entreprise de KIIRAAY au sein de DDD, répond aux attaques dont il fait l’objet sur les réseaux sociaux. Au cœur de la polémique : une photo le montrant aux côtés des effigies d’Amadou Ba et d’Ousmane Sylla, utilisée par certains internautes pour le présenter comme un proche de l’ancien Premier ministre. Kambatouko Mendy livre sa version des faits, revient sur son parcours à Dakar Dem Dikk et assume son engagement au sein de KIIRAAY.

« Buur aayul. Dagg yé aay. » C’est par cette expression wolof que Kambatouko Mendy entame sa réponse à Sokhna Soda Ndao. L’ancien directeur de l’exploitation de Dakar Dem Dikk estime que la photo brandie contre lui a été sortie de son contexte et ne saurait, selon lui, servir de preuve d’une quelconque proximité politique avec Amadou Ba.

« Vous croyez avoir dégainé une arme fatale avec cette photo que vous agitez en tous sens, mais moi, je reste droit dans mes bottes. Parce que je n’ai rien à cacher, rien à craindre », écrit-il.

Revenant sur la fameuse photo, Kambatouko Mendy reconnaît la présence d’Amadou Ba, mais insiste surtout sur celle d’Ousmane Sylla, ancien directeur général de Dakar Dem Dikk. Il affirme que ce dernier a joué un rôle déterminant dans son retour au sein de l’entreprise après une période qu’il qualifie d’injuste.

Selon son récit, il avait été muté à Kaolack en 2022, une décision qu’il considère comme une « sanction déguisée ». Il affirme que le tribunal du travail avait reconnu le caractère abusif de cette mesure. Il cite également plusieurs responsables et cadres de Dakar Dem Dikk, dont Djibril Gueye Ndiaye et Mamadou Goudiaby, auxquels il reproche d’avoir été informés de sa situation à l’époque sans, selon lui, intervenir en sa faveur.

Kambatouko Mendy explique ensuite qu’en 2023, Ousmane Sylla l’a réintégré après son licenciement et l’a nommé directeur de l’exploitation. Il insiste sur le fait qu’il n’avait jamais adhéré au mouvement politique FCP d’Ousmane Sylla et que sa nomination reposait, selon lui, sur son expérience et ses compétences.

« Il m’a choisi sur ce que je valais, pas sur qui je connaissais », soutient-il.

C’est dans ce contexte qu’il explique avoir porté le tee-shirt sur lequel apparaissaient Amadou Ba et Ousmane Sylla. Il affirme qu’il s’agissait d’un geste de loyauté et de reconnaissance envers l’ancien directeur général de Dakar Dem Dikk, et non d’un quelconque ralliement politique.

« Ce n’est pas un ralliement politique, Madame. C’est un lien de loyauté, de reconnaissance et d’honneur », précise-t-il.

L’ancien directeur de l’exploitation réfute ainsi catégoriquement les accusations visant à le présenter comme un « boy d’Amadou Ba ». Il assure n’avoir jamais été membre de l’Alliance pour la République (APR) ni d’une quelconque formation politique dirigée par Amadou Ba.

« Je n’ai jamais mis les pieds à une seule de leurs réunions. Je suis un Patriote Républicain, pas un militant inféodé », affirme-t-il.

Dans sa lettre, Kambatouko Mendy revient également sur son rôle lors des événements de 2023. Il affirme avoir été le seul directeur de Dakar Dem Dikk présent sur le terrain pendant les émeutes et explique avoir collaboré avec le GIGN après l’incendie du dépôt de MTOA.

Il dit avoir mis en place une brigade mobile d’intervention composée de salariés volontaires, chargée notamment de sécuriser et de réorienter les bus en fonction de l’évolution de la situation.

« Résultat : aucun bus caillassé, aucun bus brûlé. Parce que j’étais là, parce que je protège mes troupes et le matériel de Dakar Dem Dikk », affirme-t-il.

Il estime que cette gestion de la crise a permis de préserver une grande partie de la flotte de l’entreprise. Il fait notamment référence aux bus Iveco acquis par Dakar Dem Dikk et affirme qu’un seul véhicule de cette flotte aurait été incendié à Pikine.

Kambatouko Mendy revendique par ailleurs son engagement actuel au sein de KIIRAAY. Il indique coordonner la cellule de Dakar Dem Dikk, qu’il présente comme la première cellule installée au siège du parti.

« Je l’assume pleinement. Parce que je crois en ce projet. Parce que je crois en ce Président », écrit-il en référence au président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye.

Mais au-delà de sa défense personnelle, l’ancien responsable de Dakar Dem Dikk élargit le débat à la gestion des sociétés nationales. Il estime que les dirigeants des entreprises publiques doivent être en phase avec la vision du chef de l’État.

« Comment accepter qu’un haut cadre de l’État, nommé par l’État, défie le Chef de l’État et utilise l’argent du peuple, les deniers publics, pour consolider sa propre base politique ? », s’interroge-t-il.

Kambatouko Mendy appelle ainsi à une réorganisation de la direction de certaines sociétés nationales et plaide pour le remplacement des directeurs généraux et présidents de conseils d’administration qui ne partageraient pas, selon lui, la vision du président de la République.

« Il est temps de limoger tout DG ou PCA qui ne partage pas la vision du Président, et de nommer à leur place des hommes et des femmes de confiance, dévoués à la cause nationale », soutient-il.

Dans la dernière partie de sa lettre, Kambatouko Mendy entend également répondre aux accusations portant sur son parcours et sa réputation. Il affirme qu’après plusieurs recherches et attaques dirigées contre sa personne, aucun élément compromettant n’aurait été découvert.

« Je n’ai aucun squelette dans le placard », affirme-t-il, avant d’ajouter : « Vous avez creusé, fouillé, épluché, et vous n’avez rien déniché sur moi. Aucun scandale financier, foncier, sexuel. Pas une seule ombre au tableau d’une carrière de deux ans à un poste stratégique : Directeur de l’Exploitation de Dakar Dem Dikk. »

Il retrace ensuite les différentes étapes de sa carrière, de chef de bureau à responsable de la cellule communication, en passant par les responsabilités dans les zones Centre et Sud, puis conseiller technique du directeur général, avant d’accéder à la direction de l’exploitation.

« J’ai gravi tous les échelons, j’ai appris la rigueur du service public au contact des usagers, j’ai porté la décentralisation avec Sénégal Dem Dikk sur mes épaules, j’ai manié les leviers opérationnels », fait-il valoir.

Pour lui, la polémique autour de la photo constitue donc davantage une attaque sur les apparences qu’une remise en cause de son bilan professionnel.

Kambatouko Mendy affirme enfin disposer d’éléments susceptibles, selon lui, de démontrer qu’il n’a jamais été opposé aux militants de Pastef. Il évoque notamment la présidentielle de 2024, au cours de laquelle il affirme avoir autorisé, à la demande d’Ismaïla Daffé, alors receveur, la liste de Pastef de Dakar Dem Dikk à mener sa campagne, tout en maintenant les salaires des agents concernés.

Il cite également les dernières élections locales et affirme avoir effectué, à la demande d’Oumar Traoré, membre de la commission financière de la coalition Yewwi Askan Wi, des dépôts via Wave pour financer la campagne de ladite coalition.

« Abass Fall ne peut pas dire qu’il ne me connaît pas. Les preuves sont dans son portable », soutient-il.

Kambatouko Mendy conclut sa lettre par une mise en garde à ses détracteurs : « Xam lëp. Wax lëp baxul. Bayil ma yam fi. »

CROUZ de l’Université Assane Seck : les travailleurs réclament le paiement immédiat de leurs salaires

La tension monte au Centre régional des œuvres universitaires et sociales (CROUZ) de l’Université Assane Seck de Ziguinchor. Réunis en assemblée, les travailleurs ont dénoncé le retard dans le paiement de leurs salaires et exigé des autorités universitaires un règlement immédiat de la situation.

Selon les agents, alors que le mois est déjà largement entamé, les rémunérations n’ont toujours pas été versées. Une situation qu’ils jugent particulièrement préoccupante, d’autant plus qu’elle serait liée à des dysfonctionnements internes affectant le traitement et l’exécution des opérations de paie.

« Nous sommes le 11 et les travailleurs n’ont pas encore perçu leur salaire. C’est une situation inacceptable », a dénoncé Landing Goudiaby, délégué du personnel. Pour les travailleurs, les difficultés opposant l’Agent comptable payeur à la direction du CROUZ ne doivent en aucun cas avoir de conséquences sur leurs revenus.

« Le conflit entre l’Agent Comptable Payeur et la direction ne nous concerne pas. Notre combat, c’est de percevoir nos salaires », a martelé le représentant du personnel, traduisant l’exaspération grandissante des agents face à cette situation.

Réunis aux côtés du Syndicat national de l’enseignement supérieur (SYNTES), les travailleurs entendent désormais accentuer la pression sur les autorités compétentes. Ils interpellent notamment le président de la République afin qu’une solution soit trouvée rapidement à cette crise qui, selon eux, pénalise directement les agents et leurs familles.

Face à l’absence de règlement, le syndicat a fixé un délai de 48 heures aux autorités universitaires pour procéder au paiement des salaires. Ce délai constitue désormais une échéance décisive pour les travailleurs, qui menacent d’engager un plan d’action de grande envergure si leurs revendications ne sont pas satisfaites.

Cette mobilisation intervient dans un contexte où les travailleurs demandent que les différends administratifs et financiers au sein du CROUZ soient réglés sans affecter le versement régulier de leurs rémunérations. Pour eux, le paiement des salaires constitue une obligation qui ne saurait être conditionnée par les éventuels désaccords entre responsables de l’institution.

Orientation des bacheliers 2026 : la plateforme d’inscription ouvre le 17 août

Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation informe les bacheliers de la session 2026 de l’ouverture prochaine de la plateforme officielle dédiée aux opérations d’orientation dans les établissements publics d’enseignement supérieur. Selon le calendrier communiqué par la Direction générale de l’Enseignement supérieur (DGES), la plateforme sera accessible à partir du lundi 17 août 2026 et restera ouverte jusqu’au dimanche 13 septembre 2026 à 23 h 59.

Cette période constitue une étape importante pour les nouveaux titulaires du baccalauréat qui souhaitent poursuivre leurs études dans les universités publiques ou dans les Instituts supérieurs d’enseignement professionnel (ISEP). Les candidats sont invités à effectuer eux-mêmes leurs démarches en ligne, en respectant scrupuleusement les modalités et les délais fixés par l’administration.

Pour les candidatures destinées aux universités publiques, chaque bachelier pourra formuler un total de dix-huit choix, répartis entre les dix universités publiques du Sénégal. Cette procédure doit permettre aux nouveaux bacheliers d’exprimer leurs préférences en fonction de leurs filières, de leurs projets d’études et des possibilités offertes par les différents établissements.

Les candidats intéressés par les ISEP disposeront également de dix-huit choix au total. Le ministère précise que ces choix devront être répartis à raison de trois choix dans chacun des six Instituts supérieurs d’enseignement professionnel concernés par la procédure d’orientation.

À travers cette démarche entièrement numérisée, les autorités entendent faciliter l’accès des nouveaux bacheliers aux procédures d’orientation et assurer une gestion plus transparente des demandes. Les candidats devront toutefois veiller à la saisie correcte de leurs informations et au respect des différentes étapes de la procédure.

La Direction générale de l’Enseignement supérieur insiste particulièrement sur le respect du calendrier. « Aucun retard ne sera toléré », prévient l’administration, qui invite ainsi les bacheliers à ne pas attendre les derniers jours pour effectuer leurs choix et finaliser leur dossier.

Le ministère appelle également les candidats à assurer la confidentialité de leurs identifiants d’accès à la plateforme. Ces informations personnelles ne doivent en aucun cas être communiquées à des personnes tierces.

La DGES met par ailleurs en garde les bacheliers contre toute intervention extérieure dans le processus d’orientation. « Il est absolument interdit de recourir à des tiers ou des associations à quelque titre que ce soit dans le cadre des opérations relatives à l’orientation », rappelle le communiqué. Les candidats sont donc invités à effectuer directement leurs démarches, sans passer par des intermédiaires.

L’administration avertit enfin que les personnes qui ne respecteraient pas cette disposition pourraient s’exposer à des conséquences sur leur orientation. « Les contrevenants risquent de ne pas être orientés », précise la DGES.

Leadership féminin : Bassirou Diomaye Faye reçoit Ellen Johnson Sirleaf à la veille d’un forum à Dakar

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a reçu en audience, ce mardi, l’ancienne présidente de la République du Liberia, Ellen Johnson Sirleaf, lauréate du prix Nobel de la paix. Cette rencontre intervient à la veille de l’ouverture, à Dakar, d’un forum de haut niveau consacré au leadership féminin et à l’avenir du continent africain.

Au cours de l’entretien, les échanges ont principalement porté sur les enjeux liés à l’organisation de cette importante rencontre internationale, initiée par le Centre Ellen Johnson Sirleaf. Prévu à partir de ce mercredi dans la capitale sénégalaise, le forum réunira plusieurs personnalités autour des questions de leadership, de développement et de participation des femmes à la transformation économique, sociale et politique de l’Afrique.

Ellen Johnson Sirleaf a salué la disponibilité du chef de l’État sénégalais et l’engagement du Sénégal à accueillir cette rencontre. L’ancienne dirigeante libérienne a notamment exprimé sa reconnaissance à Bassirou Diomaye Faye pour avoir accepté que Dakar serve de cadre à ces échanges de haut niveau.

Au-delà de la question du leadership féminin, le forum ambitionne de favoriser une réflexion plus large sur les défis auxquels le continent africain est confronté et sur les moyens de renforcer la contribution des femmes au développement. Les discussions devraient ainsi mettre en lumière les obstacles persistants à leur pleine participation dans les sphères de décision, tout en explorant les stratégies susceptibles de favoriser leur autonomisation et leur accès aux responsabilités.

Le choix de Dakar pour abriter cette rencontre traduit également la volonté de placer la capitale sénégalaise au cœur des débats sur les grandes questions qui concernent l’avenir du continent. À travers ce forum, les organisateurs entendent créer un espace d’échanges entre dirigeantes, responsables politiques, acteurs de la société civile et autres personnalités engagées en faveur d’un leadership africain davantage inclusif.

Iliman Ndiaye refuse Al Hilal et affiche sa préférence pour la Premier League

Iliman Ndiaye ne devrait pas rejoindre l’Arabie saoudite cet été. L’international sénégalais aurait décidé de décliner l’intérêt d’Al Hilal et de poursuivre sa carrière en Premier League, selon les informations du journaliste italien Fabrizio Romano.

Courtisé depuis plusieurs semaines par le club de Riyad, l’ailier d’Everton a finalement choisi de ne pas donner suite aux discussions engagées avec les dirigeants saoudiens. Une décision qui intervient alors qu’Al Hilal était disposé à consentir un effort financier important pour s’attacher les services du joueur sénégalais.

« Je crois savoir qu’Iliman Ndiaye a décidé de ne pas poursuivre l’accord avec Al Hilal : il veut rester en Premier League », a indiqué Fabrizio Romano sur le réseau social X. Le journaliste précise que l’ancien joueur de Sheffield United a fait son choix malgré une offre financière particulièrement conséquente venue d’Arabie saoudite.

Al Hilal était notamment prêt à répondre aux exigences financières d’Everton, qui aurait fixé le prix de son joueur à environ 75 millions de livres sterling. Une somme considérable qui témoignait de la volonté du club saoudien de boucler rapidement l’opération. Mais l’attrait financier n’a finalement pas suffi à convaincre Ndiaye de quitter l’Angleterre.

À 26 ans, le Sénégalais semble ainsi privilégier la continuité dans l’un des championnats les plus compétitifs au monde. Son choix de rester en Premier League pourrait toutefois ouvrir une nouvelle réflexion concernant son avenir immédiat.

Car si Ndiaye souhaite poursuivre son parcours en Angleterre, rien ne garantit pour autant qu’il portera encore le maillot d’Everton la saison prochaine. Sous contrat avec les Toffees jusqu’en 2029, le joueur aurait déjà repoussé plusieurs propositions de prolongation formulées par son club.

Cette situation pourrait donc alimenter les spéculations autour d’un éventuel transfert vers un autre club anglais. Plusieurs formations de premier plan auraient déjà manifesté un intérêt pour l’attaquant sénégalais. Arsenal, Manchester City et Manchester United ont notamment été cités parmi les clubs susceptibles de suivre son dossier.

Pour Everton, la position de Ndiaye pourrait donc avoir des conséquences importantes sur le mercato. Le club anglais conserve un joueur sous contrat et dispose d’une marge de négociation confortable, mais la volonté du Sénégalais de rester en Premier League pourrait également attirer de nouveaux prétendants prêts à répondre aux exigences financières des Toffees.

Déclaration de patrimoine : l’OFNAC clarifie sa mission et dévoile les coulisses de la publication des listes

Le président de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC) a tenu, ce mardi, un point de presse consacré à l’obligation de déclaration de patrimoine et à la publication récente de la liste des assujettis. Face aux interrogations suscitées par cette démarche, il a apporté plusieurs précisions sur le cadre juridique du dispositif, les conditions de traitement des déclarations ainsi que les contraintes auxquelles l’institution est confrontée.

Dans son intervention, le président de l’OFNAC a d’abord rappelé que la déclaration de patrimoine s’inscrit dans un cadre juridique qui dépasse les frontières du Sénégal. Il a évoqué les engagements internationaux en matière de prévention et de lutte contre la corruption, notamment la Convention des Nations unies contre la corruption ainsi que la Convention de l’Union africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption. Cette dernière prévoit, à travers son article 7, l’obligation pour certaines catégories d’agents publics de déclarer leur patrimoine avant, pendant et à la fin de leurs fonctions.

Au Sénégal, le mécanisme de déclaration de patrimoine a été institué dès 2009, avant d’être révisé en 2014 et actualisé par une nouvelle loi adoptée en 2025. Pour le président de l’OFNAC, la publication des listes d’assujettis ne constitue donc pas une initiative propre à l’institution, mais l’application d’une exigence prévue par la loi.

« Ce n’est pas notre initiative de publier les listes, c’est la loi qui nous impose de le faire », a-t-il déclaré, mettant ainsi en avant le caractère légal et institutionnel de la démarche.

Le président de l’OFNAC a également voulu rassurer sur la confidentialité des informations contenues dans les déclarations. Selon lui, les dossiers déposés sont traités par les agents du département chargé de la déclaration de patrimoine, sous la responsabilité d’un chef de département. Les informations patrimoniales ne sont pas destinées à être divulguées et restent couvertes par le secret.

« Je ne peux pas vous dire ce qui est dans le contenu des déclarations des autres assujettis, à part la mienne », a-t-il précisé, insistant sur le principe de confidentialité qui encadre le traitement des dossiers.

Cette exigence de confidentialité intervient dans un contexte marqué par une forte charge de travail pour les équipes de l’OFNAC. Le département en charge de la déclaration de patrimoine ne compte actuellement que quatre agents pour assurer le suivi d’environ 2 900 assujettis. Malgré ces moyens limités, les équipes ont dû intensifier leur travail afin de respecter le calendrier fixé pour la publication des listes. Le président de l’institution a ainsi révélé que certains agents ont travaillé jusqu’à trois heures du matin pour permettre à l’OFNAC de tenir son engagement.

Au-delà de la publication des noms, le patron de l’OFNAC a tenu à rappeler la philosophie qui sous-tend le dispositif. L’institution, selon lui, ne cherche ni à donner des leçons ni à jouer le rôle de « gendarme » auprès des responsables publics. Elle entend avant tout appliquer les dispositions légales et promouvoir une culture de transparence au sein de l’administration.

Dans cette logique, l’OFNAC affirme également appliquer à ses propres agents les mêmes exigences qu’aux autres assujettis. Tous les agents de l’institution, y compris les enquêteurs, quel que soit leur grade, sont concernés par l’obligation et figurent dans les listes publiées. Une manière, selon le président, de traduire en interne le principe de tolérance zéro en matière de transparence.

Il a par ailleurs rejeté toute interprétation de la publication des listes comme une opération de dénonciation ou de discrédit. Pour lui, l’objectif est uniquement de faire respecter une obligation légale et de renforcer la transparence dans la gestion publique.

Évoquant sa propre expérience en tant que déclarant, le président de l’OFNAC a également mis en avant les avantages personnels qu’il associe à cette procédure. La déclaration permet notamment, selon lui, de mieux clarifier la situation patrimoniale d’un responsable public. Elle peut également constituer un outil de protection des héritiers. Dans certaines conditions prévues par la loi, les proches d’un déclarant décédé peuvent accéder à sa déclaration afin de faciliter le règlement de la succession et d’éviter que des biens non déclarés ne soient soustraits au patrimoine familial.

Le président de l’OFNAC a également établi un lien entre la transparence dans la gestion publique et l’attractivité économique du Sénégal. À ses yeux, la probité et la transparence de l’administration constituent des éléments susceptibles de rassurer les investisseurs étrangers et les multinationales. Un système crédible de prévention de la corruption pourrait ainsi contribuer à améliorer l’image du pays et son environnement des affaires.

Concernant la récente liste publiée, le président de l’OFNAC a tenu à préciser qu’elle ne constitue pas encore la photographie définitive de la situation. La liste demeure provisoire, dans l’attente des opérations de contrôle et d’authentification des déclarations. Les vérifications permettront notamment de confirmer les informations relatives aux dépôts et de traiter les éventuelles réclamations.

La liste définitive sera ensuite transmise au chef de l’État et intégrée au rapport d’activité annuel de l’OFNAC. Elle devra également faire l’objet d’une publication au Journal officiel, conformément aux dispositions légales. Le rapport annuel devrait, en outre, présenter des données statistiques permettant de mesurer le niveau de respect de l’obligation de déclaration de patrimoine.

Dans cette perspective, le président de l’OFNAC a appelé les administrations et les différents départements ministériels à accompagner l’institution dans l’accomplissement de sa mission. Il a également invité les personnes assujetties qui estimeraient que leur situation n’a pas été correctement prise en compte dans la liste provisoire à saisir le département compétent afin de faire valoir leurs observations.

Kaolack : le Conseil départemental mise sur la formation professionnelle pour renforcer l’employabilité des jeunes

Dans le cadre de la mise en œuvre de son programme de formation « Tagat Ndaw Ñi », le Conseil départemental de Kaolack poursuit ses efforts en faveur du renforcement des compétences et de l’insertion professionnelle des jeunes.

Une mission de la collectivité départementale s’est rendue à l’Institut polytechnique des affaires et du commerce (IPAC) afin de s’enquérir du déroulement des enseignements-apprentissages destinés aux bénéficiaires du programme.

Cette visite de terrain s’inscrit dans une démarche de suivi et d’évaluation des actions engagées pour répondre à l’un des défis majeurs auxquels la jeunesse est confrontée : l’accès à l’emploi et à des qualifications adaptées aux exigences du marché du travail.

À travers « Tagat Ndaw Ñi », le Conseil départemental entend notamment contribuer à réduire les difficultés liées à l’employabilité des jeunes, en misant sur la formation professionnelle et l’acquisition de compétences pratiques. Le programme offre ainsi aux bénéficiaires l’opportunité de renforcer leurs connaissances dans plusieurs domaines susceptibles de favoriser leur insertion dans la vie active.

Parmi les filières proposées figurent notamment l’informatique, la comptabilité et la gestion, des secteurs qui nécessitent aujourd’hui des profils qualifiés et opérationnels. L’objectif est de permettre aux jeunes formés d’acquérir des compétences directement valorisables dans le monde professionnel, mais aussi de mieux se positionner dans les initiatives entrepreneuriales.

La mission du Conseil départemental à l’Institut polytechnique des affaires et du commerce a également permis de s’enquérir des conditions dans lesquelles se déroulent les enseignements. Cette démarche traduit la volonté des responsables du programme de ne pas limiter leur intervention au financement ou à la mise en place des formations, mais d’assurer également un accompagnement et un suivi de proximité.

Un partenariat au service de la jeunesse

Le choix de l’Institut polytechnique des affaires et du commerce comme partenaire s’inscrit dans une dynamique de collaboration autour de la formation et de la qualification des jeunes. L’établissement partage, selon les initiateurs du programme, la même préoccupation concernant l’avenir de la jeunesse et la nécessité de lui offrir des perspectives concrètes.

Cette collaboration repose ainsi sur une vision commune : faire de la formation un véritable levier d’autonomisation et d’insertion professionnelle. Pour les acteurs impliqués, l’acquisition de compétences constitue une étape essentielle pour permettre aux jeunes de mieux saisir les opportunités offertes par le marché de l’emploi.

Au-delà des apprentissages théoriques, l’enjeu demeure désormais la capacité des bénéficiaires à transformer les compétences acquises en opportunités professionnelles durables. Le renforcement des capacités en informatique, en comptabilité et en gestion peut notamment ouvrir des perspectives aussi bien dans les entreprises que dans l’administration, les structures privées ou encore dans l’entrepreneuriat.

À travers cette visite, le Conseil départemental réaffirme ainsi sa volonté d’accompagner les jeunes sur le chemin de la qualification et de l’insertion professionnelle. Le programme « Tagat Ndaw Ñi » apparaît, dans cette perspective, comme un dispositif destiné à rapprocher davantage la formation des besoins réels du monde professionnel.

La poursuite du suivi des bénéficiaires et le renforcement des partenariats avec les établissements de formation devraient ainsi constituer des leviers importants pour consolider cette dynamique et offrir à davantage de jeunes de Kaolack des perspectives d’avenir fondées sur les compétences et l’employabilité.

Golf Sud : un homme interpellé avec un revolver, des armes blanches et du chanvre indien

Le Commissariat d’arrondissement de Golf Sud a procédé, lundi 10 août 2026, à l’interpellation d’un individu soupçonné de détention illégale d’arme à feu, de détention d’armes blanches et d’usage de chanvre indien. L’opération est intervenue à la suite d’une patrouille pédestre effectuée par les éléments de la brigade de recherche à la Cité Nations Unies.

Selon les éléments recueillis dans le cadre de l’intervention, les policiers ont découvert un groupe d’individus réunis sur la terrasse du domicile du mis en cause. Les agents les ont surpris alors qu’ils étaient en train de consommer des stupéfiants. À la vue des forces de l’ordre, deux jeunes hommes ainsi qu’une femme ont immédiatement pris la fuite.

Le propriétaire des lieux, en revanche, a été interpellé sur place. Les policiers l’auraient trouvé en train de fumer du chanvre indien. Une fouille de sa chambre a ensuite été effectuée, permettant aux enquêteurs de mettre la main sur plusieurs objets jugés compromettants.

Les policiers ont notamment découvert un revolver dissimulé dans un tiroir, ainsi que trois couteaux et une paire de ciseaux. Un paquet de cigarettes contenant du chanvre indien en vrac a également été retrouvé dans la chambre.

Conduit au commissariat pour être entendu sur l’origine de ces objets, le mis en cause a livré ses explications aux enquêteurs. Il a déclaré avoir découvert le revolver, présenté comme dépourvu de munitions, à proximité de la plage de Malibou. Selon ses déclarations, il aurait pensé qu’il s’agissait d’une arme factice et l’aurait ainsi conservée.

Concernant les armes blanches retrouvées dans sa chambre, le suspect a expliqué qu’elles lui servaient dans le cadre de son activité d’aviculteur. Une version qui devra être confrontée aux autres éléments recueillis par les enquêteurs.

Direction des infrastructures sportives : passation de service entre les ministères des Sports et des Infrastructures

Une nouvelle étape vient d’être franchie dans la réorganisation administrative des infrastructures sportives au Sénégal. Une cérémonie de passation de service s’est tenue hier entre le ministère des Sports et le ministère des Infrastructures, marquant officiellement le transfert de la Direction des infrastructures sportives.

La cérémonie a réuni la ministre des Sports, Djireye Clotilde Coly, et le ministre des Infrastructures, Déthié Fall. Cette rencontre solennelle a permis d’acter le changement de tutelle de la Direction des infrastructures sportives, désormais rattachée au ministère des Infrastructures.

À travers cette décision, les autorités opèrent un réaménagement dans la gestion et le suivi des infrastructures dédiées au sport. La Direction des infrastructures sportives, qui relevait jusqu’ici du ministère des Sports, intègre ainsi le département dirigé par Déthié Fall.

Ce transfert intervient dans un contexte marqué par la nécessité d’améliorer la planification, la construction, la réhabilitation et la maintenance des infrastructures sportives à travers le pays. La nouvelle configuration administrative devrait notamment permettre de renforcer la coordination entre les politiques d’aménagement et les besoins spécifiques du secteur sportif.

La passation de service entre Djireye Clotilde Coly et Déthié Fall constitue ainsi l’acte formel consacrant ce changement de rattachement. Désormais placée sous l’autorité du ministère des Infrastructures, la Direction des infrastructures sportives devra poursuivre ses missions dans ce nouveau cadre institutionnel.

Cette évolution traduit également la volonté des pouvoirs publics de rapprocher la gestion des infrastructures sportives des compétences techniques liées aux grands travaux, à l’aménagement et aux infrastructures publiques. Elle pourrait avoir des implications importantes dans la conduite des futurs projets de construction et de réhabilitation des équipements sportifs.

Déclaration de patrimoine : l’OFNAC épingle plusieurs responsables de la Présidence et du secteur parapublic

L’Office national de lutte contre la corruption (OFNAC) poursuit son opération de suivi des obligations liées à la déclaration de patrimoine. Dans son dernier document consacré aux assujettis relevant de la Présidence de la République et de plusieurs organismes placés sous sa tutelle, l’organe de contrôle a publié une liste nominative de responsables considérés comme défaillants pour n’avoir pas encore satisfait à cette exigence de transparence.

Cette nouvelle publication met en évidence plusieurs retards dans la mise en conformité, y compris au sein de l’appareil présidentiel et de structures publiques occupant des positions stratégiques dans l’administration et l’économie nationale. L’OFNAC rappelle ainsi que l’obligation de déclaration de patrimoine ne se limite pas aux membres du gouvernement ou aux hauts responsables directement exposés sur la scène politique. Elle concerne également de nombreux responsables exerçant des fonctions de direction, de gestion financière, de contrôle ou de régulation au sein de l’État et du secteur parapublic.

Au niveau de la Présidence de la République, plusieurs personnalités nommées par décret apparaissent dans le registre des assujettis défaillants. Parmi elles figurent Fatou Isidora Mara, représentante personnelle du chef de l’État auprès de la Francophonie, ainsi que l’envoyé spécial Abdoulaye Bathily. Le chef du service du protocole présidentiel, Mamadou Ndiaye, est également cité dans le document publié par l’OFNAC.

La liste ne se limite toutefois pas aux collaborateurs directement rattachés au cabinet présidentiel. Elle concerne également des responsables exerçant dans des organismes de régulation, de contrôle et de gouvernance publique. Des cadres de la Commission de protection des données personnelles (CDP), du Comité national de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (CN-ITIE) et de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP) sont ainsi concernés par les rappels de l’OFNAC.

Le secteur parapublic figure lui aussi en bonne place dans cette liste. L’Agence pour la promotion des investissements et des grands travaux (APIX-SA) est notamment citée avec des manquements relevés au niveau de certaines fonctions de direction, notamment la direction générale adjointe et la direction administrative et financière. Ces responsabilités sont particulièrement sensibles en raison de leur implication dans la gestion administrative, financière et opérationnelle de l’institution.

D’autres structures stratégiques sont également concernées. Au Fonds souverain d’investissements stratégiques (FONSIS), certains responsables occupant des fonctions financières ou comptables figurent parmi les assujettis n’ayant pas encore régularisé leur situation. La Société de gestion et d’exploitation des patrimoines de l’État (SOGEPA), ainsi que la Haute Autorité chargée de la sécurité maritime (HASSMAR), sont également mentionnées dans le document.

L’OFNAC a par ailleurs recensé des responsables relevant du Centre des hautes études de défense et de sécurité (CHEDS), de l’intendance et des services financiers du Palais. D’autres structures publiques, parmi lesquelles la Délégation générale à l’entrepreneuriat rapide des femmes et des jeunes (DER/FJ) et le Haut Conseil du dialogue social, sont également concernées.

À travers cette publication, l’organe de lutte contre la corruption entend rappeler la portée générale de l’obligation de déclaration de patrimoine. Celle-ci vise à renforcer la transparence dans la gestion des affaires publiques, à prévenir les situations d’enrichissement illicite et à permettre un meilleur contrôle de l’évolution du patrimoine des personnes occupant certaines fonctions publiques.

La publication de la liste des défaillants constitue ainsi une nouvelle étape dans le dispositif de suivi mis en place par l’OFNAC. Elle donne une visibilité publique aux responsables qui n’ont pas encore satisfait à leurs obligations et les invite, par la même occasion, à procéder à la régularisation de leur situation dans les délais prévus.

Au-delà des noms cités, cette démarche traduit surtout la volonté affichée de l’OFNAC d’étendre les exigences de redevabilité à l’ensemble des secteurs de l’administration publique et du parapublic. Présidence, agences, autorités de régulation, fonds souverains, structures de défense et de sécurité ou encore organismes de dialogue social : aucune de ces entités n’est, en principe, soustraite aux règles de transparence lorsqu’elles sont applicables à leurs responsables.

Fonds spéciaux à la Primature : Aly Ngouille Ndiaye met Ousmane Sonko au défi de s’expliquer sur les 1,7 milliard FCFA

L’ancien ministre Aly Ngouille Ndiaye a relancé le débat sur la gestion des fonds spéciaux à la Primature. Invité d’une émission télévisée, il a affirmé qu’Ousmane Sonko serait le premier Premier ministre à avoir bénéficié de ces fonds, tout en appelant l’actuel président de l’Assemblée nationale à clarifier leur utilisation.

Selon l’ancien ministre, les Premiers ministres qui se sont succédé avant Ousmane Sonko n’auraient pas disposé de fonds spéciaux à la Primature dans les mêmes conditions. Aly Ngouille Ndiaye cite notamment l’ancien Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne, aujourd’hui décédé, ainsi qu’Amadou Ba et Sidiki Kaba.

« Il a été le premier Premier ministre à avoir ça. Moi je n’ai pas été Premier ministre, mais il y a des anciens Premiers ministres qui sont toujours là et qui m’écoutent. Il n’y a que Boun Abdallah Dionne qui est décédé et que Dieu l’accueille en son paradis, et je sais qu’il n’avait pas des fonds pour ça », a-t-il déclaré.

Poursuivant son argumentaire, Aly Ngouille Ndiaye estime qu’Amadou Ba n’aurait pas non plus bénéficié de ces fonds, en raison notamment de la durée de son passage à la Primature et de son remplacement par Sidiki Kaba.

« Amadou Ba n’en avait pas parce que lui, il a été remplacé par Sidiki et Sidiki n’a pas duré à la Primature pour en bénéficier. Il n’en avait pas, en tout cas des fonds dits spéciaux », a-t-il ajouté.

L’ancien ministre s’est ensuite attardé sur le montant qui aurait été mis à la disposition de la Primature. Selon lui, les informations disponibles sur le mécanisme et la périodicité de ces fonds restent contradictoires. Certains évoqueraient une dotation trimestrielle, tandis que d’autres parleraient d’un montant annuel.

« Certains disent par trimestre, d’autres disent par année. Si c’était par année, Sonko était autour de 8 milliards », a-t-il avancé.

Aly Ngouille Ndiaye affirme par ailleurs avoir connaissance d’une première enveloppe de 1,7 milliard de francs CFA qui aurait été entièrement consommée. Il s’interroge dès lors sur la rapidité avec laquelle cette somme aurait été utilisée si elle correspondait effectivement à une dotation annuelle.

« Mais je sais que les premiers 1,700 milliard FCFA ont été épuisés. Si c’était par année et qu’ils soient épuisés pendant le trimestre, c’est très rapide. Cela confirme la thèse que ce n’est pas par année », a-t-il soutenu.

À partir de ce constat, l’ancien ministre pose la question de la destination de ces ressources et de la responsabilité de leur gestion. Selon son raisonnement, si les fonds avaient été entièrement consommés avant le départ d’Ousmane Sonko de la Primature et qu’aucune somme n’a été retrouvée par son successeur, il serait nécessaire de déterminer précisément dans quelles dépenses ils ont été engagés.

« Et si cet argent a été utilisé et que celui qui l’a remplacé n’a rien trouvé, cela veut dire que lui-même a consommé ces ressources », a-t-il déclaré.

Aly Ngouille Ndiaye réclame une enquête sur l’utilisation des fonds

L’ancien ministre ne s’est pas limité à évoquer le fonctionnement des fonds spéciaux. Il a également établi un lien avec les commissions d’enquête parlementaire envisagées par la majorité à l’Assemblée nationale.

Pour Aly Ngouille Ndiaye, si Ousmane Sonko souhaite promouvoir la transparence et faire toute la lumière sur certaines pratiques de gestion publique, il devrait lui-même accepter de rendre compte de l’utilisation des fonds dont il aurait bénéficié lorsqu’il était Premier ministre.

« C’est vrai, il peut poser le problème, mais je pense que si j’étais à sa place, la première chose à faire, c’est de clarifier comment est-ce que j’ai utilisé les 1,700 milliard ? », a-t-il déclaré.

Il estime ainsi qu’une éventuelle commission d’enquête parlementaire devrait également s’intéresser à la gestion de cette enveloppe et permettre à Ousmane Sonko de fournir des explications sur les dépenses effectuées.

« Les commissions là, il devait y figurer et nous expliquer comment cet argent a été consommé. Donc, on devait enquêter sur l’utilisation de ces fonds », a-t-il insisté.

Pour Aly Ngouille Ndiaye, une telle démarche permettrait de confronter les déclarations politiques aux pratiques institutionnelles et financières. Il reproche ainsi au camp au pouvoir un décalage entre les principes de transparence et de bonne gouvernance régulièrement défendus et les actes posés dans la gestion des affaires publiques.

« C’est à partir de là qu’on peut dire qu’il a donné un bon exemple. Ils disent souvent qu’ils ne vont pas utiliser les institutions, mais cela prouve qu’entre ce qu’ils disent et ce qu’ils font, c’est totalement différent », a-t-il conclu.

Conseil constitutionnel : Ousmane Diagne officiellement installé à la tête de la haute juridiction

Le Conseil constitutionnel du Sénégal a désormais un nouveau président. Le magistrat Ousmane Diagne a officiellement pris ses fonctions ce mardi, à l’issue d’une audience solennelle et publique consacrée à sa prestation de serment. Cette cérémonie marque une nouvelle étape pour la haute juridiction, après plus d’une année d’intérim à la suite du décès de son ancien président, Mamadou Badio Camara, en avril 2025.

Devant les membres du Conseil constitutionnel, les représentants de la magistrature et plusieurs personnalités de l’État, Ousmane Diagne a prêté serment avant de prendre officiellement les rênes de l’institution. Dans son engagement solennel, le nouveau président a clairement défini les principes qui devront guider l’exercice de ses nouvelles responsabilités.

« Ma loyauté sera à la Constitution, à l’État de droit et à l’indépendance du juge », a-t-il déclaré au moment de prêter serment. Une formule qui résume, à elle seule, la ligne qu’il entend imprimer à son mandat, fondée sur le respect de la Constitution, la neutralité dans l’exercice de la fonction et l’indépendance de la justice.

Cette prise de fonctions intervient dans un contexte institutionnel particulièrement important pour le Sénégal. Le Conseil constitutionnel occupe en effet une position centrale dans le fonctionnement de l’État. Il est notamment chargé de veiller au respect de la Constitution, de contrôler la conformité des lois aux dispositions constitutionnelles et de statuer sur certaines questions électorales, en particulier celles relatives à la régularité des scrutins et aux contentieux qui peuvent en découler.

Avec l’installation d’Ousmane Diagne, l’institution met ainsi fin à une période d’intérim qui avait débuté après la disparition de Mamadou Badio Camara. Depuis lors, la vice-présidente du Conseil constitutionnel, Aminata Ly Ndiaye, assurait la présidence intérimaire de la juridiction.

Le choix d’Ousmane Diagne intervient également au terme d’un parcours particulièrement dense dans la magistrature sénégalaise. Le nouveau président du Conseil constitutionnel a occupé plusieurs fonctions de premier plan au sein de l’appareil judiciaire. Il a notamment exercé comme procureur général près la Cour d’appel de Dakar, avant de devenir premier avocat général près la Cour suprême.

Son parcours l’a également conduit au sommet de l’Exécutif. Ousmane Diagne a été nommé ministre de la Justice, Garde des Sceaux, dans le premier gouvernement dirigé par Ousmane Sonko. Il a occupé cette fonction du 12 avril 2024 au 6 septembre 2025, avant de poursuivre son parcours au sein de la haute magistrature.

Son expérience à la fois judiciaire et gouvernementale constitue l’un des principaux éléments de son profil au moment où il prend la direction du Conseil constitutionnel. À la tête de cette institution, il devra désormais exercer une fonction distincte de ses précédentes responsabilités, avec pour impératif de préserver l’indépendance et l’autorité de la juridiction constitutionnelle.

La cérémonie d’installation a réuni une importante partie de la magistrature sénégalaise autour du nouveau président. Elle a ainsi consacré officiellement son entrée en fonction et ouvert une nouvelle séquence dans la vie du Conseil constitutionnel.

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