Cheikh Baye Euwal Wilane, premier Khalife de Cheikh Abdou Barhama Wilane : le bâtisseur d’un héritage spirituel, éducatif et social

Un héritier fidèle à la vision de son père

À la disparition de Cheikh Abdou Barhama Wilane, en 2020, son fils aîné, Cheikh Baye Euwal Wilane, lui succède en qualité de premier Khalife.

Héritier d’une œuvre religieuse, éducative et sociale d’une rare ampleur, il s’est donné pour mission de préserver et de renforcer l’héritage légué par son père, dans la droite ligne des enseignements de Cheikh Al Islam El Hadji Ibrahima Niass (Baye Niass).

Reconnu pour sa simplicité, sa piété, son sens de l’écoute et son leadership, il veille avec rigueur au respect des orientations définies par son père, tout en insufflant une dynamique nouvelle adaptée aux défis contemporains.

L’éducation au cœur de son action

L’éducation demeure l’un des principaux piliers de son action.

Sous sa direction, le réseau scolaire fondé par Cheikh Abdou Barhama Wilane poursuit son expansion. Il regroupe aujourd’hui plus de 900 écoles réparties entre le Sénégal, la Gambie et la Guinée-Conakry, faisant de cette organisation l’un des plus importants réseaux d’enseignement islamique de la sous-région.

Ces établissements, reconnus par les autorités compétentes, se distinguent par la qualité de leur enseignement, leur discipline ainsi que par les excellents résultats obtenus par leurs élèves aux examens nationaux.

Parmi ses priorités figure également la rénovation et la modernisation de l’Institut islamique de Médina Baye Kaffrine, considéré comme la maison-mère de l’ensemble de ces établissements.

Une organisation religieuse fortement structurée

Cheikh Baye Euwal Wilane supervise également un vaste réseau de plus de 200 Dahiras, regroupés au sein de 20 fédérations régionales réparties entre le Sénégal, la Gambie et la Guinée-Conakry.

Chaque année, il effectue de nombreuses tournées nationales et internationales afin de renforcer les liens avec les disciples, de présider des Gamou, des conférences et des séances de Zikr, d’assurer le suivi des Dahiras et de rencontrer les communautés établies en Europe, notamment en France, ainsi qu’au Maroc, en Guinée-Conakry, au Fouta et en Gambie.

Ces déplacements contribuent au rayonnement de la Fayda Tidjaniya et au renforcement de la cohésion entre les disciples.

Un engagement social à travers le Sàqam Baye

L’action sociale occupe une place essentielle dans son magistère.

Créé en 2002 par Cheikh Abdou Barhama Wilane, le Sàqam Baye (Grenier de Baye) poursuit son développement sous l’impulsion de son successeur.

Grâce aux orientations du Khalife, les tournées de collecte ont permis de mobiliser plus de 30 millions de francs CFA destinés à soutenir les familles démunies ainsi que les proches de Baye Niass.

L’édition 2025 du Sàqam Baye a permis d’élargir le nombre de bénéficiaires, illustrant la volonté du Khalife de faire de cette initiative un puissant instrument de solidarité.

Un bâtisseur au service des communautés religieuses

Depuis son accession au Khalifat, Cheikh Baye Euwal Wilane multiplie les réalisations.

À Médina Baye Kaffrine, il a notamment réalisé une grande tribune conformément au souhait de son défunt père, fait aménager l’esplanade grâce à un important programme de pavage, fait creuser un puits moderne dans l’esprit des œuvres réalisées autrefois par Baye Niass, lancé les travaux d’agrandissement de la Grande Mosquée pour un investissement annoncé de plus de deux milliards de francs CFA et construit une maison d’hôtes destinée à accueillir les visiteurs.

Il a également entrepris d’importants investissements dans plusieurs autres localités, notamment à Taïba Sany, en Gambie, devenue une véritable cité religieuse dotée de nombreuses infrastructures, ainsi qu’à Médina Baye Kaolack et à Kossy Baye, où il a fait construire des résidences dénommées « Cheikh Abdou Barhama Wilane ».

Il poursuit également le développement des villes religieuses héritées de son père, notamment Koppe, Médina Baye Kaffrine et Taïba Sany, qui demeurent des pôles d’enseignement, de spiritualité et de formation des jeunes.

La continuité d’une tradition de générosité

À l’image de son père, Cheikh Baye Euwal Wilane perpétue chaque année la tradition de la Tabaski en distribuant des centaines de moutons aux Moukhadams, aux guides religieux, aux proches, aux amis ainsi qu’aux familles de Médina Baye Kaolack.

Cette action traduit son profond attachement aux valeurs de partage, de fraternité et de solidarité qui fondent la tradition de la Fayda.

Une vision tournée vers l’avenir

Ambitieux et résolument engagé dans la poursuite de l’œuvre de Cheikh Abdou Barhama Wilane, Cheikh Baye Euwal Wilane place l’éducation, la modernisation des infrastructures religieuses, le développement social et le renforcement des Dahiras au cœur de son action.

Son ambition est de consolider cet héritage spirituel tout en préparant les générations futures grâce à un enseignement de qualité et à un engagement constant au service des populations.

Premier Khalife de Cheikh Abdou Barhama Wilane, Cheikh Baye Euwal Wilane s’impose aujourd’hui comme l’un des principaux artisans de la continuité de cette œuvre spirituelle, éducative et sociale.

Par son leadership, ses réalisations, son engagement en faveur de l’éducation, ses actions de solidarité et son attachement aux enseignements de Baye Niass, il poursuit avec fidélité la mission léguée par son père et contribue au rayonnement de la Fayda Tidjaniya au Sénégal, en Afrique de l’Ouest et auprès de la diaspora.

Barthélémy Dias en tournée à Patte d’Oie : le leader de Sénégal Bi Ñu Bokk dénonce la gestion du pouvoir et affiche ses ambitions pour 2029

Le président du mouvement Sénégal Bi Ñu Bokk, Barthélémy Dias, a effectué une tournée de proximité dans plusieurs quartiers de la commune de Patte d’Oie. Cette visite lui a permis de rencontrer les populations, de revenir sur son bilan à la tête de la mairie de Dakar et de présenter les projets qu’il dit avoir initiés dans les domaines de la santé, de l’éducation, des infrastructures et de l’action sociale.

Lors de ses interventions, l’ancien maire de Dakar a dressé un bilan positif de sa gestion municipale, tout en déplorant l’absence, selon lui, de nouveaux projets depuis le changement intervenu à la tête de la mairie de la capitale. « Depuis la récupération de la mairie de Dakar, aucun projet n’a vu le jour », a-t-il déclaré, estimant que la volonté exprimée par les Dakarois lors des dernières élections n’a pas été respectée. Il a toutefois assuré que son camp compte reprendre le combat politique : « Nous allons reprendre ce qui nous appartient », a-t-il lancé.

Des critiques contre la gouvernance actuelle

Au cours de sa tournée, Barthélémy Dias a également livré une critique sévère du régime en place, qu’il accuse de manquer de vision et d’efficacité dans la gestion des affaires publiques. Il a évoqué un « divorce acté » entre les institutions, faisant référence aux divergences entre le président de l’Assemblée nationale et le président de la République.

Selon lui, le président de l’Assemblée nationale se concentre sur des activités politiques avec le lancement de la vente de cartes de son mouvement, tandis que le chef de l’État, au lieu de se consacrer exclusivement aux préoccupations des Sénégalais, « fait de la politique et crée son propre parti ».

Cap sur 2029

Face à ses militants et sympathisants, Barthélémy Dias a réaffirmé sa détermination à poursuivre son engagement politique. Il a appelé à une mobilisation autour de son mouvement et a affiché ses ambitions pour la prochaine échéance présidentielle.

« Nous allons travailler sérieusement et, inchallah, en 2029 nous allons récupérer ce pays. Inchallah, tout changera », a-t-il déclaré, appelant à la confiance et à la persévérance de ses partisans.

Gamou de Médina Baye 2026 : un dispositif sécuritaire renforcé pour accueillir les pèlerins

Les autorités administratives de Kaolack ont placé la sécurité au premier plan des préparatifs du Gamou de Médina Baye, prévu le 28 août 2026. À quelques semaines de cet important rendez-vous religieux qui attire chaque année des milliers de fidèles venus du Sénégal et de plusieurs pays, un comité régional de développement (CRD) s’est tenu à la maison des hôtes Keur Gane sous la présidence du gouverneur de la région, Mouhamadou Moctar Watt.

Cette rencontre a permis de faire le point sur les mesures d’accompagnement nécessaires pour garantir le bon déroulement de l’événement. Les différents services concernés ont présenté leurs plans d’intervention, avec un accent particulier mis sur la sécurité des pèlerins, la gestion des déplacements et la prévention des accidents.

Dans ce cadre, le commissaire central de Kaolack a annoncé la reconduction du dispositif sécuritaire mis en place lors de la précédente édition. Près de 1 000 éléments issus des forces de défense et de sécurité seront mobilisés pour assurer la protection des personnes et des biens dans la cité religieuse. Ce déploiement devra permettre de mieux encadrer les grands rassemblements, de fluidifier les mouvements des fidèles et de prévenir d’éventuels incidents.

La gendarmerie nationale aura, pour sa part, la responsabilité de la surveillance des principaux axes routiers menant vers Kaolack. Ses équipes seront chargées de réguler la circulation et d’accompagner l’afflux important de véhicules attendu durant cette période de forte mobilisation. Des opérations de contrôle et de sécurisation seront également menées afin de réduire les comportements à risque sur les routes.

La prévention routière occupe une place importante dans le dispositif global. Les forces de sécurité vont collaborer avec l’Agence nationale de la sécurité routière (ANASER) et l’Agence des travaux et de gestion des routes (AGEROUTE) pour renforcer la sécurité des usagers. Ces structures devront notamment veiller à l’entretien et à la mise en état des axes stratégiques avant l’arrivée massive des pèlerins.

La BCEAO mise sur le paiement instantané pour accélérer la révolution numérique dans l’UEMOA

La Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) veut franchir une nouvelle étape dans la modernisation des échanges financiers au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). À l’occasion de la présentation de son Rapport annuel 2025, organisée ce mercredi à Dakar en présence du gouverneur Jean-Claude Kassi Brou, l’institution monétaire a mis en avant le lancement de la Plateforme Interopérable du Système de Paiement Instantané (PI-SPI), considérée comme un outil majeur pour transformer durablement l’écosystème des paiements dans la région.

Cette infrastructure répond à plusieurs contraintes qui limitaient jusqu’ici l’essor des paiements numériques dans l’espace communautaire. Pendant longtemps, les utilisateurs étaient confrontés à un système fragmenté, marqué par la coexistence de plusieurs solutions de paiement qui ne communiquaient pas toujours entre elles. Les banques, les établissements de monnaie électronique et les institutions de microfinance évoluaient souvent dans des environnements séparés, obligeant parfois les usagers à multiplier les comptes ou les applications pour effectuer leurs transactions.

À ces difficultés s’ajoutaient des coûts jugés élevés, une faible lisibilité des tarifs appliqués et des expériences différentes selon les opérateurs. Avec PI-SPI, la BCEAO entend mettre fin à ces barrières en créant un espace financier intégré où les différents acteurs pourront échanger de manière fluide et sécurisée.

La plateforme permet désormais aux populations de l’UEMOA d’effectuer des transferts d’argent instantanés, à toute heure et tous les jours de la semaine. Qu’il s’agisse d’un client d’une banque, d’un utilisateur d’un service de monnaie électronique ou d’un adhérent d’une institution de microfinance, chacun pourra envoyer ou recevoir des fonds sans être limité par le réseau financier utilisé par son interlocuteur.

L’une des principales innovations de PI-SPI repose sur l’utilisation de l’Alias, un dispositif qui simplifie considérablement les opérations. Grâce à ce mécanisme, un utilisateur peut transférer de l’argent à partir d’un simple numéro de téléphone, sans avoir besoin de communiquer des informations bancaires complexes. Une évolution qui devrait faciliter l’accès aux services financiers numériques, notamment pour les populations encore éloignées des circuits bancaires traditionnels.

La BCEAO met également en avant le niveau de sécurité du dispositif, avec des transactions irrévocables une fois validées et l’intégration de la norme internationale ISO 20022. Cette dernière permet d’améliorer la qualité des échanges d’informations financières, tout en renforçant la traçabilité et la fiabilité des opérations réalisées sur la plateforme.

Au 31 décembre 2025, PI-SPI comptait déjà 74 institutions connectées. Parmi elles figurent 58 banques, 7 établissements de monnaie électronique et 9 institutions de microfinance. Un déploiement qui témoigne de l’intérêt des acteurs financiers pour cette nouvelle infrastructure régionale.

Pour la BCEAO, l’enjeu est désormais de favoriser une adoption large par les populations et les entreprises. L’institution a ainsi engagé une campagne de communication afin de faire connaître les avantages de PI-SPI et encourager son utilisation quotidienne.

Lansana Gagny Sakho réaffirme l’engagement de l’APIX-SA pour la stabilité et l’attractivité du Sénégal

Dans un contexte politique marqué par des tensions et des débats autour de l’avenir institutionnel du Sénégal, le président du Conseil d’administration de l’APIX-SA, Lansana Gagny Sakho, a tenu à rappeler le rôle stratégique de l’agence dans la préservation de l’image du pays et la consolidation de sa position auprès des investisseurs.

Dans une déclaration publique, le responsable a souligné que l’APIX-SA demeure avant tout une structure au service de la continuité de l’État, de la stabilité institutionnelle et du renforcement de la confiance des partenaires économiques du Sénégal. Selon lui, les missions confiées à l’agence dépassent les contingences politiques et doivent rester guidées par la défense de l’intérêt général.

Lansana Gagny Sakho a insisté sur la place centrale qu’occupe l’APIX-SA dans la promotion de l’investissement, l’accompagnement des projets structurants et l’amélioration de l’environnement des affaires. Il estime que la crédibilité économique du pays repose sur des principes essentiels tels que la responsabilité, la rigueur dans la gestion publique et le respect des engagements pris auprès des partenaires nationaux et internationaux.

Le président du Conseil d’administration a également mis en garde contre toute posture susceptible d’affaiblir les relations du Sénégal avec la communauté internationale. À ses yeux, une remise en cause de la confiance établie avec les investisseurs et les institutions financières pourrait avoir des conséquences négatives sur les efforts engagés en matière de modernisation, de compétitivité et de transformation économique.

« La stabilité, la prévisibilité institutionnelle et la fiabilité diplomatique constituent des atouts majeurs pour attirer les investissements et garantir la réussite des grands projets », a-t-il fait valoir, appelant à préserver les acquis qui ont permis au Sénégal de renforcer son attractivité au cours des dernières années.

Lansana Gagny Sakho a par ailleurs réaffirmé la volonté de l’APIX-SA de poursuivre son accompagnement des autorités dans la sécurisation des investissements stratégiques, la promotion de la destination Sénégal et le maintien d’un climat favorable aux affaires. Il a rappelé que l’action de l’agence reste encadrée par les exigences de gouvernance, de transparence et de conformité, considérées comme des conditions indispensables pour maintenir la confiance des investisseurs, des bailleurs et des partenaires multilatéraux.

Sénégal Bi Ñu Bokk trouve sa « vraie lionne » : Awa, l’enfant engagée de Patte d’Oie

Dans le cadre de ses visites de proximité, Barthélémy Dias, leader du mouvement Sénégal Bi Ñu Bokk, a sillonné plusieurs quartiers de la commune de Patte d’Oie. Une tournée marquée par une forte mobilisation des militants et sympathisants venus accueillir celui qu’ils présentent comme un acteur majeur du développement local.

Au milieu de cette mobilisation, la prise de parole d’Awa, surnommée la « Lionne de Dakar », a particulièrement retenu l’attention. Face à une foule attentive, elle a exprimé son amertume sur la situation de son quartier, estimant que les progrès attendus tardent à se concrétiser depuis le départ de Barthélémy Dias de la mairie de Dakar.

« Nous avons des ministres, des députés et des maires, mais rien n’avance. Depuis que Barth a quitté la ville, tout est resté figé », a-t-elle déclaré, dénonçant ce qu’elle considère comme un manque d’actions concrètes en faveur des populations.

Très engagée aux côtés du mouvement Sénégal Bi Ñu Bokk, Awa a réaffirmé sa détermination à œuvrer pour la réussite du projet politique porté par Barthélémy Dias. Elle estime que l’échéance de 2027 constituera un moment décisif pour permettre à l’ancien maire de Dakar de reprendre un rôle central dans la gestion de la capitale.

« Nous allons nous mobiliser pour remettre Barthélémy à sa place afin qu’il puisse poursuivre ses initiatives sociales et ses actions de développement au bénéfice des Dakarois », a-t-elle soutenu.

Cette intervention traduit l’enthousiasme d’une partie des sympathisants de Sénégal Bi Ñu Bokk, mais aussi leur volonté de relancer une dynamique citoyenne autour des enjeux locaux. À travers le témoignage d’Awa, la « Lionne de Dakar » entend incarner une jeunesse engagée, porteuse d’espoir et déterminée à défendre une vision de l’avenir pour la capitale sénégalaise.

Pastef : El Hadji Mansour Diop claque la porte et dénonce une gestion « clanique » au sein du MONCAP

Le directeur général de l’hôpital Aristide Le Dantec, El Hadji Mansour Diop, a annoncé officiellement sa démission de Pastef-Les Patriotes dans une lettre ouverte adressée au président du parti, Ousmane Sonko, datée du 22 juillet 2026. Une décision motivée, selon lui, par une série de frustrations accumulées et par ce qu’il considère comme un éloignement progressif des principes qui avaient guidé son engagement politique.

Membre du Mouvement national des cadres patriotes (MONCAP), l’intéressé affirme avoir épuisé toutes les voies de recours internes avant de rendre publique sa décision. Après une décennie de retrait de la scène politique, il explique avoir rejoint Pastef séduit par la vision portée autour du triptyque « Jub-Jubbal-Jubbanti », qu’il percevait comme une promesse de rupture, de transparence et d’éthique dans la gestion publique.

Mais aujourd’hui, El Hadji Mansour Diop dit constater une évolution contraire aux valeurs initialement défendues. Dans sa lettre, il dénonce l’installation de « logiques de personnes » et d’une gestion qu’il qualifie de « clanique », estimant que les pratiques de lobbying autrefois critiquées par Ousmane Sonko auraient fini par gagner certains cercles proches du parti.

Le principal point de rupture remonte au 16 juillet 2026. Ce jour-là, le responsable affirme avoir été retiré du groupe de travail MONCAP Santé et Protection sociale par le commissaire Ousmane Cissé, sans notification ni justification officielle. Une décision qu’il interprète comme une volonté d’écarter toute voix discordante au sein de la structure. Il rappelle pourtant avoir toujours été un militant actif, avec ses cotisations à jour et une implication régulière dans les activités du mouvement, notamment à travers des formations organisées sur le terrain au début du mois de juillet.

Au-delà de cette exclusion, El Hadji Mansour Diop évoque également des dysfonctionnements dans la vie interne du parti, notamment au niveau de la section communale de Mbam, dans le département de Foundiougne. Il soutient que d’anciens responsables ayant quitté la formation auraient été désignés lors du congrès du 6 juin 2026, en contradiction avec certains procès-verbaux officiels, ce qui traduirait, selon lui, un déficit de démocratie interne.

Dans sa lettre, le médecin met également en avant son engagement personnel aux côtés des militants et sympathisants durant les périodes de tensions politiques. Il cite notamment la prise en charge bénévole de manifestants blessés dans sa clinique, l’organisation de transferts médicaux vers Dakar, l’appui alimentaire apporté à des détenus politiques ainsi que la mise à disposition de son ambulance pour la « Caravane de la liberté » en mai 2023. Ce véhicule, rappelle-t-il, avait ensuite été saisi, sans qu’il bénéficie, selon lui, d’un accompagnement de la part du parti.

Le désormais ancien membre de Pastef déplore aussi que certaines actions de solidarité menées par la branche santé n’aient pas été correctement retracées. Il évoque notamment le retrait d’un don de 400 000 FCFA des rapports officiels du groupe, une situation qu’il considère comme révélatrice d’un manque de reconnaissance envers les efforts consentis par certains militants.

En quittant Pastef, El Hadji Mansour Diop estime que la formation politique actuelle ne correspond plus à celle qu’il avait rejointe quelques années auparavant. Il considère son exclusion du groupe MONCAP Santé comme « la goutte de trop » après une longue période de frustrations et de patience.

Lansana Gagny Sakho réaffirme son soutien à Diomaye Faye et appelle à préserver l’attractivité économique du Sénégal

Le président du Conseil d’administration de l’Agence de promotion des investissements et des grands travaux (APIX-SA), Lansana Gagny Sakho, a pris position sur le contexte politique et économique que traverse actuellement le Sénégal. Dans une déclaration publique rendue ce mercredi, il a rappelé l’importance du rôle de l’agence dans la consolidation de la confiance des investisseurs et a réaffirmé son soutien à la politique conduite par le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye.

Selon Lansana Gagny Sakho, l’APIX-SA demeure avant tout un instrument au service de la continuité de l’État, de la stabilité institutionnelle et du rayonnement économique du Sénégal. Il estime que, dans une période marquée par des débats politiques et des tensions institutionnelles, l’essentiel doit rester la préservation de l’image du pays, le maintien de son attractivité et la sécurisation des investissements nécessaires à son développement.

Le président du Conseil d’administration de l’APIX-SA a insisté sur la nécessité de dépasser les considérations individuelles et les affrontements politiques afin de privilégier l’intérêt général. À ses yeux, la consolidation du climat des affaires passe par une stabilité durable, une gouvernance crédible et un engagement constant en faveur des réformes économiques.

Lansana Gagny Sakho a également alerté sur les risques liés à une éventuelle rupture avec les partenaires internationaux. Il considère qu’une posture de défiance envers la communauté internationale pourrait avoir des conséquences négatives sur la réputation du Sénégal et sur la confiance des investisseurs étrangers. Pour lui, le pays doit continuer à cultiver une relation équilibrée avec ses partenaires afin de préserver les acquis diplomatiques et économiques.

Dans cette dynamique, il a assuré que l’APIX-SA poursuivra ses missions dans le respect des principes de transparence, de bonne gouvernance et de rigueur institutionnelle. L’objectif, selon lui, reste de garantir la sécurité des grands projets, d’accompagner les investisseurs et de renforcer la position du Sénégal comme destination privilégiée des capitaux en Afrique de l’Ouest.

Sur le plan politique, Lansana Gagny Sakho a clairement affiché son soutien au chef de l’État. « Dans le respect des principes républicains et de la continuité de l’État, j’exprime de manière claire et assumée mon soutien à la ligne d’action du Président de la République Bassirou Diakhar Diomaye Faye », a-t-il déclaré.

Affaire Fatou Bintou Gueye : le CORED appelle les médias à la responsabilité et au respect de la vie privée

Le Conseil pour l’Observation des Règles d’Éthique et de Déontologie dans les médias (CORED) invite les professionnels de l’information à davantage de prudence dans le traitement de l’affaire impliquant Fatou Bintou Gueye. Dans un communiqué publié ce mardi 21 juillet 2026, l’organe d’autorégulation des médias sénégalais a rappelé l’importance du discernement et de la responsabilité journalistique dans la couverture de faits susceptibles de provoquer une forte émotion au sein de l’opinion publique.

Le CORED a particulièrement insisté sur la nécessité de ne pas établir de lien de responsabilité entre les actes reprochés à Fatou Bintou Gueye et la personnalité de son père, Mame Makhtar Gueye. Selon l’instance, ce dernier, connu notamment pour son engagement dans la lutte contre le trafic et la consommation de drogue, ne saurait être accusé ou critiqué pour des faits commis par sa fille, qui est majeure et responsable de ses propres actes.

L’organisme reconnaît toutefois que la mention du nom du père peut se justifier dans le cadre du traitement de l’information, compte tenu de son parcours public et de son implication dans certains combats de société. Mais cette référence ne doit en aucun cas conduire à une forme d’amalgame ou à une mise en cause injustifiée de sa personne.

Dans son rappel aux médias, le CORED souligne que le droit du public à l’information doit toujours s’exercer dans le respect des droits fondamentaux des individus, notamment la protection de la vie privée et de la dignité humaine. L’instance estime que l’évocation de l’ascendance familiale d’une personne dans une affaire judiciaire ou médiatique peut contribuer à une stigmatisation sociale injustifiée, contraire aux principes de l’éthique journalistique.

Le Conseil s’appuie ainsi sur les dispositions de la Charte des journalistes du Sénégal et du Code de la presse. Il rappelle notamment l’article 17 qui impose aux journalistes et techniciens des médias de respecter la vie privée des personnes. Il cite également l’article 18 qui exige le respect de la dignité humaine et interdit toute allusion susceptible de revêtir un caractère discriminatoire ou stigmatisant.

Cour d’Appel de Kaolack : le vibrant appel à la sagesse du Procureur général Youssoupha Diallo aux nouveaux magistrats

Quatre nouveaux juges suppléants ont prêté serment ce mercredi 22 juillet 2026 devant la Cour d’Appel de Kaolack, marquant ainsi leur entrée officielle dans la magistrature. Cette cérémonie solennelle vient renforcer les effectifs de l’institution judiciaire afin d’améliorer le traitement des dossiers et de favoriser une justice rendue dans des délais raisonnables.

Prenant la parole à cette occasion, le Procureur général près la Cour d’Appel de Kaolack, Youssoupha Diallo, a salué l’arrivée de ces nouveaux magistrats, estimant que leur affectation constitue un appui important pour le bon fonctionnement de la justice dans la région.

« C’était une audience solennelle de prestation de serment qui nous a permis d’accueillir quatre juges suppléants qui viennent d’être nommés par décret du Président de la République, après avis du Conseil supérieur de la magistrature. L’affectation de ces quatre juges suppléants va renforcer davantage l’effectif des magistrats afin de permettre que la distribution de la justice se fasse dans de bonnes conditions et dans des délais raisonnables », a déclaré le Procureur général.

Youssoupha Diallo n’a pas manqué de féliciter les nouveaux juges suppléants pour leur parcours, tout en leur rappelant les exigences liées à l’exercice de la fonction judiciaire. Il les a exhortés à faire preuve d’exemplarité, d’intégrité et de responsabilité dans l’accomplissement de leur mission.

« Cela a été l’occasion pour nous de leur prodiguer des conseils et de leur rappeler qu’ils embrassent une profession exigeante, qui demande beaucoup de qualités, de délicatesse et surtout de sagesse. Ce sont de jeunes collègues qui ont besoin de ces orientations. La Cour d’Appel de Kaolack a donc bien voulu recevoir leurs serments, après leur avoir donné les indications et les conseils nécessaires, avant de les renvoyer à leur profession », a poursuivi le Procureur général.

La cérémonie a été présidée par le premier Président de la Cour d’Appel de Kaolack, en présence du représentant du Bâtonnier de l’Ordre des avocats.

L’arrivée de ces quatre magistrats constitue une avancée significative pour les justiciables de la région de Kaolack. Ce renforcement des ressources humaines judiciaires devrait contribuer à réduire les lenteurs dans le traitement des affaires et à rapprocher davantage les citoyens d’une justice plus accessible, plus efficace et plus humaine.

Aly Saleh

Malem Hodar : le maire de Sagna, Ali Yama Ndao, rallie la coalition Diomaye Président

Le maire de la commune de Sagna, dans le département de Malem Hodar (région de Kaffrine), Ali Yama Ndao, a officialisé, mercredi, son ralliement à la coalition Diomaye Président, à l’occasion d’une rencontre marquée par une forte mobilisation de militants, de sympathisants et de populations de la commune.

La cérémonie, présidée par l’édile de Sagna, s’est déroulée en présence du maire de la commune de Malem Hodar, Babacar Ka, de responsables départementaux de la coalition Diomaye Président, notamment Bara Ndao et Dame Seck, ainsi que d’adjoints au maire, de chefs religieux et de représentants des femmes et des jeunes.

À cette occasion, des centaines de militants ont réaffirmé leur soutien au choix politique d’Ali Yama Ndao, qui a décidé d’adhérer au futur parti du président de la République, Bassirou Diomaye Faye.

Prenant la parole, le maire de Sagna a expliqué que cette décision s’inscrit dans une volonté d’accompagner les politiques publiques de l’État.

« Les maires doivent toujours soutenir et accompagner l’État dans ses actions de développement, plutôt que de s’inscrire dans une logique d’opposition », a-t-il déclaré.

Revenant sur son audience avec le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, Ali Yama Ndao a indiqué avoir reçu des assurances concernant un accompagnement renforcé du département de Malem Hodar.

Selon lui, le président de la République s’est engagé à accorder une attention particulière à ce département, confronté à d’importants défis en matière de développement.

Ancien député et maire de Sagna, Ali Yama Ndao est également reconnu pour ses nombreuses actions sociales en faveur des populations de sa commune.

Kaolack : quatre nouveaux juges suppléants prêtent serment pour renforcer les effectifs de la justice

La Cour d’appel de Kaolack a accueilli, ce mercredi 22 juillet 2026, quatre nouveaux juges suppléants qui ont officiellement prêté serment au cours d’une audience solennelle. Cette étape marque leur entrée dans la magistrature et leur permet désormais d’exercer leurs fonctions au sein des juridictions qui leur seront assignées.

La cérémonie, présidée par le Premier président de la Cour d’appel de Kaolack, s’est déroulée en présence du Procureur général, Youssoupha Diallo, ainsi que du représentant du Bâtonnier de l’Ordre des avocats. Elle a réuni plusieurs magistrats, avocats et personnels de justice venus assister à cet acte symbolique qui consacre l’engagement des nouveaux magistrats à exercer leurs missions dans le respect de la loi et des principes d’indépendance, d’impartialité et d’intégrité.

À l’issue de la prestation de serment, le Procureur général de la Cour d’appel de Kaolack a souligné l’importance de cette nouvelle vague de nominations pour le fonctionnement de la justice dans le ressort de la juridiction. Il a rappelé que les quatre juges suppléants ont été nommés par décret du Président de la République, après avis du Conseil supérieur de la magistrature.

Selon Youssoupha Diallo, leur arrivée permettra de renforcer les effectifs de magistrats et de mieux répondre aux besoins des juridictions. Il a indiqué que cette augmentation des ressources humaines contribuera à améliorer le traitement des dossiers et à garantir une administration de la justice dans des délais plus raisonnables, conformément aux exigences d’une justice efficace et accessible aux citoyens.

S’adressant aux nouveaux magistrats, le Procureur général les a chaleureusement félicités pour leur parcours avant de leur rappeler les nombreuses responsabilités qui les attendent. Il a insisté sur le caractère particulièrement exigeant de la fonction de magistrat, qui requiert non seulement une solide maîtrise du droit, mais également de la sagesse, de la rigueur, de la discrétion et un sens élevé de l’éthique.

Il a expliqué que cette audience solennelle était également un moment privilégié pour transmettre des conseils aux jeunes collègues qui débutent leur carrière, les invitant à faire preuve d’exemplarité dans l’exercice quotidien de leurs fonctions et à toujours placer l’intérêt de la justice et des justiciables au cœur de leurs décisions.

Cette prestation de serment constitue une étape essentielle dans le parcours des nouveaux juges suppléants. Elle symbolise leur engagement à respecter les lois de la République, à exercer leurs missions en toute indépendance et à contribuer au renforcement de la confiance des citoyens dans l’institution judiciaire.

Réforme curriculaire : Moustapha Guirassy veut inscrire durablement la transformation de l’école sénégalaise dans les institutions

Le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Guirassy, a réaffirmé mercredi sa volonté de garantir la pérennité de la réforme curriculaire engagée au Sénégal, en appelant à son institutionnalisation afin de la mettre à l’abri des changements politiques et administratifs. Pour le ministre, cette transformation de l’école sénégalaise ne peut dépendre des alternances au sommet de l’État ou des remaniements ministériels, mais doit s’inscrire durablement dans le fonctionnement des institutions.

S’exprimant à l’ouverture de la rencontre réunissant le Comité scientifique de la refondation curriculaire et le Conseil consultatif des anciens ministres de l’Éducation nationale, Moustapha Guirassy a souligné que cette réforme constitue un projet national qui dépasse les individus et les gouvernements successifs. Selon lui, la refondation curriculaire représente un chantier stratégique destiné à adapter le système éducatif aux défis contemporains tout en renforçant la qualité des enseignements.

« Cette refondation dépasse largement les personnes. Elle doit être institutionnalisée », a déclaré le ministre, estimant qu’une réforme d’une telle ampleur ne saurait être remise en question au gré des changements de responsables politiques ou administratifs.

Le ministre a insisté sur la nécessité de codifier, de documenter et d’intégrer durablement les nouveaux curricula dans l’architecture du système éducatif national. À ses yeux, cette démarche permettra de garantir la continuité des politiques éducatives et d’assurer une mise en œuvre cohérente des nouveaux programmes sur le long terme.

Moustapha Guirassy a également mis en garde contre les risques d’une absence de consolidation juridique et administrative de la réforme. Il a expliqué que, sans un cadre institutionnel solide, chaque alternance gouvernementale ou chaque changement à la tête du ministère pourrait remettre en cause les progrès déjà accomplis, compromettant ainsi la stabilité des apprentissages et la continuité des réformes entreprises.

Le ministre a rappelé que la refondation curriculaire est le fruit d’un important travail collectif mobilisant depuis plusieurs années des experts, des enseignants, des chercheurs ainsi que de nombreux acteurs du secteur éducatif. D’importantes ressources humaines, intellectuelles et financières ont, selon lui, été investies pour élaborer cette nouvelle vision de l’école sénégalaise.

Décès du Professeur Maguèye Kassé : le Sénégal perd une grande figure du savoir et de la culture

Le monde universitaire, intellectuel et culturel sénégalais est en deuil après le décès du Professeur Maguèye Kassé, survenu ce matin à l’Hôpital Principal de Dakar. Figure emblématique de l’enseignement supérieur, germaniste de renom, critique d’art reconnu et spécialiste de référence de l’œuvre de Sembène Ousmane, il laisse derrière lui une carrière exceptionnelle consacrée à la transmission du savoir, à la recherche et à la promotion des arts et de la culture.

Tout au long de son parcours, le Professeur Maguèye Kassé s’est imposé comme l’une des plus grandes voix du monde académique sénégalais. Enseignant respecté et chercheur rigoureux, il a formé plusieurs générations d’étudiants, tout en contribuant au rayonnement de la recherche universitaire à travers ses travaux sur la littérature, les langues et les échanges culturels. Son expertise en études germaniques lui avait valu une reconnaissance bien au-delà des frontières du Sénégal.

Son nom reste également intimement lié à celui de l’écrivain et cinéaste Sembène Ousmane, dont il était considéré comme l’un des meilleurs spécialistes. À travers ses analyses, ses conférences et ses nombreuses publications, il a participé à faire connaître et à valoriser l’immense héritage artistique et intellectuel de celui que beaucoup considèrent comme le père du cinéma africain. Ses travaux ont contribué à une meilleure compréhension de l’œuvre de Sembène Ousmane, aussi bien dans les milieux universitaires que culturels.

Au-delà de son engagement académique, le Professeur Maguèye Kassé était une personnalité influente du monde culturel. Son regard critique sur les arts, la littérature et le cinéma faisait autorité, et ses interventions nourrissaient régulièrement les débats sur les enjeux culturels, identitaires et patrimoniaux du continent africain. Son érudition, son sens de la pédagogie et son engagement en faveur de la culture lui avaient valu l’estime de ses collègues, de ses étudiants et des acteurs du secteur culturel.

L’annonce de sa disparition suscite une vive émotion dans les universités, les institutions culturelles et les milieux intellectuels du Sénégal et d’ailleurs. De nombreux hommages sont attendus dans les prochaines heures pour saluer la mémoire d’un homme dont la vie aura été entièrement consacrée au savoir, à la recherche et à la défense de la culture africaine.

Sénégal : l’impératif constitutionnel face au saut de confiance des marchés

Par Aly Saleh

À l’heure où le Sénégal extrait ses premiers barils de pétrole et ses premiers mètres cubes de gaz, le bras de fer institutionnel qui secoue le pays dépasse largement le cadre de la politique politicienne. C’est toute l’économie nationale, ainsi que les partenaires et investisseurs internationaux, qui retiennent leur souffle. Pour ces derniers, la stabilité d’un pays ne se mesure plus uniquement à la paix sociale, mais aussi à la transparence, à la prévisibilité et à la crédibilité de son système judiciaire.

Le droit, premier levier de l’attractivité économique

Au-delà des cercles politiques et des débats parlementaires, les tensions institutionnelles sont suivies de près par les milieux d’affaires nationaux et internationaux. L’époque où la seule stabilité sociale suffisait à attirer les capitaux est révolue. Désormais, l’attractivité d’un pays, notamment pour les investissements directs étrangers (IDE), repose sur trois piliers : la transparence, la prévisibilité et la célérité de la justice.

À l’heure où le Sénégal entre dans l’ère de l’exploitation pétrolière et gazière, les acteurs économiques estiment que l’État doit impérativement moderniser son appareil judiciaire. La spécialisation des chambres commerciales, le renforcement de la sécurité juridique des contrats et l’efficacité des mécanismes de règlement des litiges sont désormais considérés comme des priorités afin de restaurer une confiance fragilisée par les incertitudes politiques.

Parole d’expert

« Les investisseurs internationaux n’ont pas peur du risque économique ; ils redoutent surtout le risque d’arbitrage. Un contrat pétrolier s’étend sur trente ans ; la justice qui le protège ne doit pas évoluer au gré des alternances politiques », explique Malamine Diallo, juriste d’affaires internationales.

Le défi de la Constitution : sanctuariser les réformes

Le véritable enjeu des prochains mois sera autant juridique qu’économique. Les réformes de l’appareil judiciaire ne produiront leurs effets que si elles s’inscrivent dans la durée. D’où l’idée, défendue par certains observateurs, de leur donner une assise constitutionnelle.

L’objectif est de limiter les risques de remise en cause des réformes à chaque alternance politique. Dans plusieurs démocraties ouest-africaines, les changements de majorité s’accompagnent souvent d’une révision des textes adoptés par les gouvernements précédents. En inscrivant certains principes fondamentaux dans la Constitution, le Sénégal pourrait offrir un cadre juridique plus stable et plus prévisible, de nature à renforcer la confiance des investisseurs.

Leadership ou incertitude : un choix stratégique

Le Sénégal joue aujourd’hui bien davantage que sa croissance à court terme : il joue sa crédibilité auprès des partenaires économiques et financiers. Le pays se trouve à un moment charnière.

S’il ne parvient pas à rassurer les investisseurs, les incertitudes institutionnelles pourraient peser sur l’économie et détourner une partie des capitaux vers des environnements jugés plus stables. À l’inverse, s’il réussit à consolider ses institutions et à garantir la sécurité juridique des investissements, il pourrait renforcer son positionnement comme l’un des pôles de stabilité économique et judiciaire en Afrique de l’Ouest.

L’ambition serait alors de transformer une période de tensions institutionnelles en une opportunité de modernisation de la gouvernance. En démontrant sa capacité à consolider durablement son État de droit, le Sénégal ne sécuriserait pas seulement ses investissements stratégiques dans les hydrocarbures ; il renforcerait également son attractivité et son rayonnement à l’échelle régionale.

La consolidation de cette dynamique passe désormais par la mise en place de réformes durables, capables de résister aux alternances politiques et de garantir un environnement juridique stable. C’est à cette condition que le Sénégal pourra conforter sa crédibilité internationale et ambitionner de devenir une référence en matière de gouvernance et de sécurité juridique en Afrique de l’Ouest.

Aly Saleh

Réforme du Code du travail : les organisations féministes veulent renforcer la protection des travailleuses

Les réformes du Code du travail et du Code de la sécurité sociale continuent d’alimenter les concertations entre les autorités et les acteurs de la société civile. Les 22 et 23 juillet, le Consortium des organisations féministes du Sénégal, en partenariat avec Synergie et le Mouvement pour la Solidarité Internationale (MSI), tient un atelier stratégique de réflexion consacré à l’examen des deux projets de loi, avec pour ambition de mieux intégrer les préoccupations spécifiques des femmes dans les futurs textes.

Cette rencontre intervient dans un contexte marqué par le renvoi en commission, par le Bureau de l’Assemblée nationale, des projets de loi n°15-2026 portant Code du travail et n°16-2026 relatif au Code de la sécurité sociale. Cette décision ouvre une nouvelle phase de dialogue avec les partenaires sociaux, les organisations de la société civile et les représentants des travailleurs, afin d’enrichir les textes avant leur retour devant les députés.

Pour les organisations féministes, cette étape représente une occasion importante de faire entendre la voix des femmes, souvent confrontées à des difficultés spécifiques dans le monde du travail. Les échanges ont ainsi porté sur plusieurs enjeux majeurs, notamment le renforcement de la protection sociale, l’amélioration des droits liés à la maternité, la lutte contre les discriminations ainsi que la prévention des violences et du harcèlement en milieu professionnel.

La directrice exécutive de Diguen Sénégal, Maïmouna Yade, a insisté sur la nécessité d’une participation active des femmes à l’élaboration des réformes. Selon elle, les travailleuses et les femmes syndicalistes disposent d’une connaissance directe des réalités du terrain et doivent contribuer à la définition des nouvelles dispositions. Elle a rappelé que, malgré les progrès enregistrés depuis la réforme de 1997, plusieurs défis demeurent et nécessitent des réponses adaptées dans le futur Code du travail.

Au cours des discussions, la question de la ratification de la Convention n°190 de l’Organisation internationale du Travail (OIT) a occupé une place centrale. Ce texte international vise à éliminer la violence et le harcèlement dans le monde du travail. Les organisations féministes estiment que son adoption par le Sénégal constituerait une avancée majeure pour renforcer la protection juridique des travailleuses et améliorer les mécanismes de prévention et de sanction.

Présent à l’atelier, Babacar Sy, inspecteur du travail et de la sécurité sociale au ministère du Travail, de l’Emploi et des Relations avec les Institutions, a réaffirmé la volonté du gouvernement de poursuivre les concertations. Il a salué l’initiative des organisations féministes, soulignant que le renvoi des projets de loi en commission offre une nouvelle opportunité de recueillir les préoccupations des différents acteurs afin d’améliorer les textes.

Le représentant du ministère a assuré que le projet de Code du travail comporte déjà plusieurs dispositions destinées à renforcer les droits des travailleurs et des travailleuses. Parmi les principales innovations figurent le renforcement de la lutte contre le harcèlement et les discriminations, une meilleure protection de la maternité ainsi qu’une prise en compte élargie des travailleurs indépendants et des acteurs du secteur informel, longtemps restés en marge de certains dispositifs de protection.

S’agissant de la Convention n°190 de l’OIT, Babacar Sy a précisé que, même si le Sénégal ne l’a pas encore ratifiée, une grande partie de ses principes est déjà intégrée dans le projet de réforme actuellement en discussion.

Les débats ont également porté sur le contrat à durée déterminée (CDD), un sujet qui suscite de nombreuses interrogations. Le responsable a expliqué que la durée maximale du CDD reste fixée à quatre ans. La principale nouveauté réside toutefois dans la possibilité de renouveler le contrat à deux reprises, à condition de ne pas dépasser cette durée totale. Selon lui, cette évolution permettra d’offrir davantage de stabilité aux salariés concernés tout en facilitant leur accès au crédit bancaire grâce à une situation professionnelle plus sécurisée.

Cherif Beug Fallou apporte son soutien à la ministre Amy Mara Dièye : « Gardez la tête haute et soyez fière de vous »

THIÈS – Cherif Beug Fallou a exprimé son soutien à la ministre des Pêches, Amy Mara Dièye, l’encourageant à poursuivre sa mission avec sérénité et détermination malgré les critiques suscitées par sa récente prestation médiatique.

Dans une déclaration, il estime qu’un moment de stress face aux caméras ne saurait résumer la valeur d’une responsable ayant consacré de nombreuses années à sa formation académique et à sa carrière professionnelle.

« Madame la Ministre, chère Amy Mara Dièye, gardez la tête haute et soyez fière de vous, de votre brillant parcours et de vos longues années d’études académiques et universitaires. Un instant de trac face aux caméras ne définira jamais la valeur de votre parcours, car ce stress éphémère ne saurait effacer vos quinze années d’expertise et de rigueur financière qui font votre force », a-t-il déclaré.

Cherif Beug Fallou rappelle également que de nombreux responsables politiques et dirigeants ont, eux aussi, connu des moments de difficulté sous la pression médiatique. Selon lui, l’aisance devant les caméras et les micros s’acquiert avec l’expérience, tandis que la compétence et la maîtrise des dossiers demeurent les véritables critères d’appréciation d’un responsable public.

À ses yeux, la priorité pour la ministre est de poursuivre les réformes engagées à la tête du ministère des Pêches, en privilégiant des résultats concrets au service des Sénégalais.

« Votre maîtrise des dossiers économiques demeure un fait indiscutable et une ressource précieuse pour le Sénégal. Laissez votre travail sur le terrain et vos futurs succès être votre plus puissante réponse », a-t-il ajouté.

En conclusion, Cherif Beug Fallou a renouvelé son soutien à la ministre et l’a exhortée à poursuivre sa mission avec confiance.

« Avancez avec confiance. Le Sénégal a besoin de vos compétences. Vous avez tout mon soutien fraternel et républicain », a-t-il conclu.

Diomaye Faye salue le rôle du Médiateur et ouvre la voie à une réforme de l’institution

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a reçu ce mercredi le rapport annuel 2025 du Médiateur de la République, Demba Kandji, à l’occasion d’une audience consacrée au bilan des activités de l’institution. Au-delà de la remise officielle du document, cette rencontre a été l’occasion pour le chef de l’État de réaffirmer son attachement à l’État de droit, à la démocratie et aux mécanismes de règlement pacifique des différends, tout en ouvrant la porte à une réflexion sur l’élargissement des compétences du Médiateur.

Dès l’entame de son intervention, le président de la République a souligné que cet exercice annuel dépasse largement le simple respect d’une obligation légale. Selon lui, il constitue un indicateur de la vitalité démocratique du Sénégal et témoigne de la place essentielle qu’occupe la médiation institutionnelle dans la consolidation des rapports entre l’administration et les citoyens. Il a rappelé que cette approche s’inscrit dans la continuité des traditions africaines de résolution des conflits, fondées sur le dialogue, la concertation et la recherche du consensus.

Le chef de l’État a salué le travail accompli par le Médiateur de la République, mettant particulièrement en avant la qualité des propositions formulées dans le rapport. Au cours de l’année 2025, l’institution a émis vingt-six recommandations destinées à améliorer le fonctionnement des services publics et à renforcer les garanties offertes aux citoyens.

Parmi ces recommandations figurent deux réformes institutionnelles majeures. La première concerne une redéfinition des missions du Conseil constitutionnel, tandis que la seconde préconise d’offrir aux citoyens la possibilité de saisir directement cette juridiction dans le cadre du contrôle de constitutionnalité des lois. Pour le président Bassirou Diomaye Faye, ces propositions méritent une attention particulière, car elles touchent directement à l’architecture de l’État de droit.

Le rapport met également l’accent sur les conditions de détention dans les établissements pénitentiaires. Le Médiateur recommande notamment la suppression des méthodes de fouille jugées intrusives ainsi que des mesures visant à réduire la surpopulation carcérale. Le président de la République a indiqué que ces orientations rejoignent les réformes déjà engagées par le gouvernement pour humaniser le système pénitentiaire et améliorer le respect des droits des personnes privées de liberté.

L’audience a également permis d’aborder la situation des enfants à besoins spécifiques. À cette occasion, Demba Kandji a exprimé, au nom des familles concernées, sa reconnaissance envers le chef de l’État pour son implication dans le développement d’une offre de soins spécialisés et d’un dispositif éducatif mieux adapté. Selon le Médiateur, ces avancées permettent désormais à de nombreuses familles de trouver des solutions au Sénégal, alors qu’elles envisageaient auparavant de se tourner vers l’étranger pour bénéficier d’une prise en charge appropriée.

Le Médiateur a aussi salué les efforts entrepris par les pouvoirs publics pour moderniser l’administration sénégalaise. Il a notamment mis en avant la digitalisation des services publics, qui favorise une administration davantage tournée vers l’accompagnement des citoyens et la qualité du service rendu.

Sur le plan international, Bassirou Diomaye Faye a encouragé l’institution à poursuivre son ouverture et à renforcer sa coopération avec ses homologues étrangers. Il a rappelé que le Sénégal entretient déjà des partenariats avec plusieurs institutions similaires, notamment au Maroc, au Cap-Vert, aux Îles Canaries et en Angola.

Dans cette dynamique, Dakar accueillera du 21 au 23 octobre 2026 une conférence internationale consacrée à la protection des lanceurs d’alerte. Le président de la République a insisté sur l’importance de cette rencontre, soulignant que le Sénégal figure parmi les premiers pays d’Afrique francophone à s’être doté d’une législation spécifique dans ce domaine. Il a, à cet effet, instruit les ministres de la Justice et des Affaires étrangères d’apporter tout le soutien nécessaire à l’organisation de cet événement et a invité le Médiateur à faire rayonner l’expérience sénégalaise sur la scène internationale.

Enfin, le chef de l’État s’est montré favorable à l’ouverture d’une réflexion sur l’évolution du Médiateur de la République vers une institution de type « Défenseur des droits », dotée de compétences élargies. Estimant qu’une telle réforme touche aux fondements mêmes de l’organisation institutionnelle du pays, il a annoncé qu’il chargerait le gouvernement d’examiner cette proposition avec toute l’attention requise.

Clôturant son intervention, Bassirou Diomaye Faye a rendu hommage au rôle joué quotidiennement par le Médiateur dans le renforcement du lien de confiance entre les citoyens et l’administration. Selon lui, cette mission constitue un pilier essentiel de la consolidation de l’État de droit et de la gouvernance démocratique au Sénégal.

Mame Makhtar Guèye réagit à l’arrestation de sa fille : « La justice doit être encore plus sévère avec elle si les faits sont établis »

Le vice-président de Jamra, Mame Makhtar Guèye, est sorti de son silence après l’arrestation de sa fille, F. B. Guèye, impliquée dans une affaire présumée de trafic international de cocaïne et d’actes contre nature. Dans un entretien accordé au quotidien L’Observateur, le responsable religieux et militant associatif dit vivre cette situation comme une douloureuse épreuve familiale, tout en affichant une position de fermeté en faveur du respect strict de la loi.

Revenant sur les circonstances de cette affaire, Mame Makhtar Guèye révèle que sa fille lui a assuré avoir été « piégée ». Toutefois, il précise qu’il ne lui appartient pas de se prononcer sur le fond du dossier, estimant que seule la justice est habilitée à établir les responsabilités. Il insiste ainsi sur la nécessité de laisser les enquêteurs et les magistrats mener leur travail en toute indépendance, sans pression ni intervention.

Le vice-président de Jamra appelle d’ailleurs les autorités judiciaires et les services de sécurité à conduire les investigations avec la plus grande rigueur. Selon lui, ce dossier ne doit faire l’objet d’aucun traitement de faveur en raison de son statut ou de sa notoriété. « Il ne doit y avoir ni deux poids ni deux mesures », affirme-t-il, plaidant pour une procédure exemplaire afin que toute la lumière soit faite sur cette affaire.

Malgré le choc provoqué par cette arrestation, Mame Makhtar Guèye assure que cette situation ne remet nullement en cause son engagement de longue date dans la lutte contre les fléaux sociaux. Il considère même que cette épreuve renforce sa détermination à poursuivre son combat en faveur de la moralisation de la société et de l’application stricte des lois.

Évoquant le parcours de sa fille, il la décrit comme une jeune femme profondément attachée à sa famille, qui suivait des cours d’anglais dans l’optique de bâtir une carrière dans le secteur de l’événementiel. Il confie n’avoir jamais imaginé qu’elle puisse un jour être citée dans une affaire d’une telle gravité, soulignant sa surprise face aux accusations portées contre elle.

En conclusion, Mame Makhtar Guèye réaffirme sa confiance dans l’institution judiciaire et invite les magistrats à appliquer la loi avec impartialité. Il va même plus loin en déclarant que si les faits reprochés à sa fille sont confirmés par la justice, celle-ci devrait être sanctionnée avec une sévérité exemplaire. « Si les faits sont établis, la justice doit être encore plus sévère avec elle qu’avec n’importe qui d’autre », affirme-t-il, estimant que nul ne doit être au-dessus de la loi, quels que soient son nom ou ses liens familiaux.

Facture impayée des Lionnes : la FSF promet de régler les 25 millions FCFA pour éviter une plainte

La Fédération sénégalaise de football (FSF) tente d’éteindre une polémique qui ternit un peu plus son image. Au cœur de cette affaire figure une facture d’environ 25 millions de francs CFA laissée impayée après le séjour de l’équipe nationale féminine à l’Axil Hôtel, une situation qui avait conduit le propriétaire de l’établissement à envisager des poursuites judiciaires contre l’instance fédérale.

Selon les informations publiées par L’Observateur dans son édition de ce mercredi 22 juillet, la délégation sénégalaise avait quitté l’hôtel à l’aube sans avoir réglé la totalité des frais liés à son hébergement. L’établissement affirme n’avoir reçu ni paiement ni explication, alors que des chambres avaient été réservées pour une période initiale de dix jours et que d’importantes dépenses avaient déjà été engagées, notamment pour la restauration et les autres prestations destinées à l’équipe.

Face à cette situation, une première tentative de règlement aurait été proposée par la Fédération. Celle-ci consistait à verser environ 30 % du montant réclamé, une offre jugée insuffisante par le propriétaire de l’hôtel, qui l’a immédiatement rejetée. Les discussions étant restées sans issue, l’hôtelier s’est préparé à saisir les autorités compétentes afin d’obtenir le recouvrement de sa créance.

Toujours selon le quotidien, une plainte devait être déposée auprès de la gendarmerie ou de la Division des investigations criminelles (DIC). C’est cette menace d’une procédure judiciaire qui aurait finalement poussé la Fédération sénégalaise de football à réagir et à revoir sa position.

Pour éviter que l’affaire ne prenne une tournure judiciaire, la FSF s’est engagée à procéder au paiement intégral de la facture dès ce jeudi 23 juillet. Cette échéance coïncide avec le retour à Dakar du président de la Fédération, Abdoulaye Fall, dont la présence devrait permettre de finaliser le règlement. En attendant une confirmation effective du virement bancaire, le propriétaire de l’hôtel a accepté de suspendre sa démarche judiciaire.

Au-delà de la question financière, cet épisode vient raviver les critiques visant la gouvernance de la Fédération sénégalaise de football. Déjà fragilisée par les nombreuses controverses ayant suivi l’élimination prématurée de l’équipe nationale masculine lors de la Coupe du monde 2026, l’instance dirigeante se retrouve une nouvelle fois sous le feu des projecteurs pour des dysfonctionnements administratifs et organisationnels.

Affaire Jérôme Badiaky et Sakory Ka : relaxés des principales charges, les deux prévenus retrouvent la liberté après leur condamnation à six mois de prison

Le Tribunal correctionnel de Dakar a rendu, ce mercredi, son verdict dans l’affaire impliquant Jérôme Badiaky, connu sous le sobriquet de « Sniper », et Sakory Ka, frère de l’ancien ministre Doudou Ka. Alors que les deux hommes étaient poursuivis pour plusieurs infractions graves, notamment le trafic illicite d’armes, l’usurpation de fonctions publiques, l’escroquerie portant sur des avantages de l’État et des actes susceptibles de compromettre la sécurité publique, la juridiction a finalement écarté l’essentiel des poursuites.

Les juges n’ont retenu à leur encontre que le délit de détention d’armes sans autorisation administrative. Pour cette seule infraction, Jérôme Badiaky et Sakory Ka ont été condamnés chacun à une peine de six mois de prison ferme. Une sanction déjà entièrement purgée au regard de leur longue détention préventive, ouvrant ainsi la voie à leur remise en liberté immédiate.

  • Une détention préventive largement supérieure à la peine prononcée

Jérôme Badiaky était placé sous mandat de dépôt depuis le 25 septembre 2024, tandis que Sakory Ka avait été incarcéré le 28 novembre de la même année. Les deux hommes ont ainsi passé près de deux ans en détention préventive avant d’être fixés sur leur sort.

La peine de six mois d’emprisonnement ferme prononcée par le tribunal étant largement couverte par cette période de détention, leur maintien en prison ne se justifie plus. Sauf l’existence d’une autre procédure judiciaire distincte, ils recouvrent donc immédiatement leur liberté.

  • Le tribunal écarte les accusations les plus lourdes

Le jugement constitue un revers important pour l’accusation. Les magistrats ont relaxé les deux prévenus des chefs de trafic illicite d’armes, d’usurpation de fonctions publiques civiles ou militaires, d’escroquerie portant sur des avantages accordés par l’État ainsi que des faits liés à des manœuvres de nature à compromettre la sécurité publique.

Après examen du dossier et des débats tenus à l’audience, la juridiction a estimé que ces infractions n’étaient pas suffisamment établies pour justifier une condamnation.

En revanche, la détention d’armes sans autorisation administrative a été retenue, entraînant la condamnation des deux hommes à six mois de prison ferme.

  • Des réquisitions du parquet largement revues à la baisse

Lors de l’audience du 8 juillet 2026, le ministère public avait pourtant requis des peines nettement plus sévères.

Le procureur de la République avait demandé cinq ans d’emprisonnement ferme assortis d’une amende de cinq millions de francs CFA contre Jérôme Badiaky.

À l’encontre de Sakory Ka, le parquet avait requis trois ans de prison ferme ainsi qu’une amende de deux millions de francs CFA.

En ne retenant finalement qu’une peine de six mois ferme pour détention d’armes sans autorisation administrative, le Tribunal correctionnel de Dakar s’est considérablement éloigné des réquisitions formulées par le ministère public.

  • La défense obtient une relaxe sur l’essentiel des poursuites

Au cours du procès, les avocats des deux prévenus avaient demandé la relaxe pure et simple de leurs clients. La défense, assurée notamment par Mes Aboubacry Barro, Alioune Badara Fall et Youssou Camara, avait contesté l’ensemble des accusations, estimant que les éléments du dossier ne permettaient pas de caractériser les infractions reprochées.

Si le tribunal n’a pas suivi cette demande dans son intégralité, il a néanmoins donné raison à la défense sur les principaux chefs d’accusation en prononçant une relaxe pour les infractions les plus graves. Seule la détention d’armes sans autorisation administrative a été retenue.

  • Un verdict qui met fin à près de deux années de détention

Cette décision judiciaire marque l’épilogue d’un dossier ayant conduit Jérôme Badiaky et Sakory Ka à passer de longs mois en prison avant leur jugement.

APROSI : Oumar Rémy Touré prend les commandes avec l’ambition de faire des sites industriels un moteur de la souveraineté économique

Une nouvelle page s’ouvre à l’Agence d’aménagement et de promotion des sites industriels (APROSI). Nommé à la tête de cette structure stratégique, Oumar Rémy Touré a officiellement pris fonction, mardi 21 juillet 2026, à l’occasion d’une cérémonie solennelle de passation de service marquant son entrée en fonction en qualité de directeur général. Il succède à Mamadou Lamine Ndiaye avec l’ambition de renforcer le rôle de l’agence dans la politique d’industrialisation du Sénégal et de contribuer à la transformation structurelle de l’économie nationale.

La cérémonie s’est déroulée en présence de nombreuses personnalités issues de l’administration publique, du secteur privé, des partenaires techniques et financiers ainsi que d’investisseurs, témoignant de l’importance accordée à cette institution chargée de l’aménagement et de la promotion des espaces industriels du pays.

Dans son discours, le nouveau directeur général a exprimé sa profonde reconnaissance au président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, au Premier ministre, Al Aminou Lo, ainsi qu’au ministre de l’Industrie et du Commerce, Serigne Guèye Diop, pour la confiance placée en sa personne. Il a assuré mesurer pleinement les responsabilités qui lui incombent à un moment où le Sénégal entend accélérer son industrialisation afin de renforcer sa souveraineté économique et créer davantage de richesses sur son territoire.

Expert en commerce international, Oumar Rémy Touré a insisté sur la nécessité de rompre avec un modèle économique reposant essentiellement sur l’exportation des matières premières. Selon lui, le développement industriel constitue le principal levier permettant au pays de transformer localement ses ressources, de créer davantage de valeur ajoutée et de générer des emplois durables, notamment au profit des jeunes.

« Les nations ne deviennent pas industrielles par hasard », a-t-il déclaré, estimant que l’industrialisation résulte d’une vision stratégique, d’investissements ciblés et d’une gouvernance performante.

Pour atteindre ces objectifs, le nouveau directeur général a présenté une feuille de route articulée autour de cinq axes prioritaires : l’excellence, la célérité dans le traitement des dossiers, l’innovation, le renforcement des partenariats et la redevabilité. À travers cette démarche, il entend faire de l’APROSI une institution plus performante, capable d’améliorer l’attractivité des sites industriels sénégalais dans un contexte de forte concurrence entre les pays pour attirer les investissements productifs.

Il a également plaidé pour un mode de gouvernance fondé sur l’intelligence collective, la concertation, le mérite et la culture des résultats. Selon lui, la réussite de l’agence passera par une implication de l’ensemble des collaborateurs et une collaboration renforcée avec les acteurs publics, les investisseurs nationaux et étrangers ainsi que les partenaires au développement.

Profitant de cette cérémonie, Oumar Rémy Touré a rendu un hommage appuyé à son prédécesseur, Mamadou Lamine Ndiaye, saluant le travail accompli à la tête de l’APROSI et affirmant sa volonté de poursuivre les acquis tout en apportant une nouvelle dynamique à l’institution.

Concluant son intervention sur une note empreinte d’émotion, il a dédié cette nomination à la mémoire de ses défunts parents ainsi qu’au Grand Jaraaf Papa Youssou Ndoye, dont il a salué les valeurs de travail, d’engagement et de service. Il a enfin rappelé que chaque nouvelle usine implantée au Sénégal représente bien plus qu’un investissement économique, mais une victoire contre le chômage, la précarité et la dépendance économique, réaffirmant ainsi son ambition de faire de l’APROSI un acteur majeur de la souveraineté industrielle du Sénégal.

Procès de Sophie Gladima : un renvoi de l’audience envisagé en raison d’un incident de procédure

Le procès de l’ancienne ministre du Pétrole, Aïssatou Sophie Gladima, prévu ce mercredi 22 juillet 2026 devant la Haute Cour de justice, pourrait ne pas s’ouvrir sur l’examen du fond du dossier. Selon les informations rapportées par L’Observateur, un incident de procédure relatif à la communication tardive du dossier aux avocats de la défense pourrait conduire ces derniers à solliciter un report de l’audience dès son ouverture.

D’après le quotidien, les conseils de l’ancienne ministre n’auraient reçu l’intégralité du dossier que le lundi précédant le procès, soit seulement deux jours avant la date fixée pour les débats. Un délai que la défense juge largement insuffisant pour examiner les nombreuses pièces de la procédure, analyser les accusations formulées par le parquet et préparer une stratégie de défense conforme aux exigences d’un procès devant la Haute Cour de justice.

Les avocats de Sophie Gladima devraient ainsi soulever, avant toute discussion sur les faits qui lui sont reprochés, une exception de procédure fondée sur le respect des droits de la défense et du principe du contradictoire. Ils estiment que la transmission tardive du dossier est de nature à compromettre l’exercice effectif de leurs droits, dans une affaire comportant plusieurs chefs d’accusation ainsi que des documents administratifs, financiers et techniques nécessitant une étude approfondie.

La décision appartiendra au président de la Haute Cour de justice, qui devra se prononcer sur cette demande éventuelle de renvoi. S’il estime que les droits de la défense n’ont pas été suffisamment garantis, il pourrait accorder un délai supplémentaire avant l’ouverture des débats sur le fond. À l’inverse, il pourrait considérer que les conditions sont réunies pour maintenir l’audience et engager immédiatement l’examen de l’affaire.

Ce procès avait été fixé par une ordonnance signée le 7 juillet 2026 par le premier président de la Cour suprême, Mahamadou Mansour Mbaye. Cette décision faisait suite à une requête introduite le 11 mars par le procureur général près la Haute Cour de justice, qui avait estimé que l’instruction était achevée et que le dossier était en état d’être jugé.

L’ancienne ministre comparaît pour répondre de plusieurs infractions présumées, notamment l’association de malfaiteurs, le détournement de deniers publics, l’escroquerie portant sur des deniers publics, le blanchiment de capitaux ainsi que la complicité. Depuis le début de la procédure, Sophie Gladima conteste catégoriquement l’ensemble des faits qui lui sont reprochés.

Au cœur de cette affaire figure une somme de 73,2 millions de FCFA destinée à la réalisation d’une unité de traitement gravimétrique à Kédougou. Les poursuites reposent notamment sur les conclusions d’un rapport de la Cour des comptes ainsi que sur les déclarations de l’ancien directeur de l’administration générale et de l’équipement, Alassane Diallo.

Selon l’acte de mise en accusation adopté par l’Assemblée nationale, ce montant aurait été versé alors que les travaux concernés n’avaient pas encore débuté. Les enquêteurs s’appuient également sur un rapport interne du ministère, versé au dossier, ainsi que sur les dispositions régissant l’exécution des dépenses publiques et la responsabilité des ordonnateurs pour étayer les poursuites.

Placée sous mandat de dépôt le 21 mai 2025 dans le cadre de cette procédure, Sophie Gladima avait été remise en liberté en juillet de la même année après son audition devant la Commission d’instruction de la Haute Cour de justice. Elle demeure toutefois placée sous surveillance électronique en attendant l’issue de la procédure judiciaire.

Tambacounda et Kaolack : les nouveaux gouverneurs officiellement installés, le ministre de l’Intérieur appelle à une gouvernance de proximité

Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Mouhamadou Makhtar Cissé, a présidé, mardi 21 juillet 2026, les cérémonies officielles d’installation des nouveaux gouverneurs des régions de Tambacounda et de Kaolack. Abdourahmane Ndiaye prend désormais les rênes de la région de Tambacounda, tandis que Guédj Diouf est installé à la tête de l’administration territoriale de la région de Kaolack.

Cette cérémonie s’inscrit dans le cadre du renouvellement de certains responsables de l’administration territoriale décidé par les autorités de l’État, avec pour objectif de renforcer l’efficacité de l’action publique et d’assurer une meilleure mise en œuvre des politiques gouvernementales au niveau déconcentré.

À cette occasion, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique a salué le travail accompli par les gouverneurs sortants, auxquels il a rendu un hommage appuyé pour leur engagement au service des populations. Il a souligné leur contribution à la consolidation de l’administration territoriale, au maintien de la cohésion sociale, à l’accompagnement des collectivités territoriales, à la promotion du développement local ainsi qu’au renforcement de la sécurité dans leurs régions respectives.

S’adressant aux nouveaux gouverneurs, Mouhamadou Makhtar Cissé les a exhortés à faire preuve d’un engagement sans faille, de rigueur dans l’exercice de leurs responsabilités et d’un sens élevé du service public. Il leur a rappelé qu’ils représentent l’État dans les régions et qu’à ce titre, ils sont appelés à veiller au respect des lois et règlements, à coordonner l’action des services déconcentrés de l’État et à maintenir un dialogue permanent avec les élus territoriaux, les autorités administratives, les forces de défense et de sécurité ainsi que les différents acteurs socio-économiques.

Le ministre a insisté sur la nécessité de conduire leur mission dans le strict respect des orientations fixées par le président de la République, en privilégiant une gouvernance de proximité, l’écoute des populations et la recherche de solutions adaptées aux préoccupations locales.

Il a également réaffirmé l’engagement du Gouvernement à accompagner les nouveaux gouverneurs dans l’exercice de leurs fonctions. Selon lui, cet appui permanent devra leur permettre de remplir efficacement leurs missions et de renforcer davantage la présence de l’État sur l’ensemble du territoire, afin d’améliorer la qualité des services publics et de répondre aux attentes des citoyens.

Investissements pétroliers et gaziers : Abdourahmane Diouf veut repositionner le secteur privé sénégalais au cœur des futurs projets

Le ministre de l’Énergie et du Pétrole, Dr Abdourahmane Diouf, a présidé, ce mardi matin, un atelier consacré à la mobilisation de l’investissement local dans la chaîne de valeur pétrolière et gazière. Cette rencontre, la première organisée par le ministre depuis sa prise de fonction il y a cinq semaines, marque le lancement d’une nouvelle dynamique visant à renforcer la participation du secteur privé national dans un domaine stratégique pour l’économie sénégalaise.

Face aux représentants des administrations publiques, des entreprises nationales, des investisseurs et des acteurs du secteur des hydrocarbures, le ministre a présenté les grandes orientations du gouvernement en matière de développement de l’industrie pétrolière et gazière. Il a insisté sur la nécessité de créer un environnement favorable à l’investissement local afin de permettre aux entreprises sénégalaises de jouer un rôle plus important dans les projets liés à l’exploitation des ressources naturelles du pays.

Dans son intervention, Abdourahmane Diouf a rappelé que le secteur des hydrocarbures requiert des investissements particulièrement lourds et constitue un levier essentiel pour la transformation économique du Sénégal. Il a toutefois déploré le ralentissement des activités d’exploration au cours des dernières années, révélant qu’aucun véritable contrat de partage de production et d’exploration n’a été signé depuis 2017.

Selon lui, cette situation a installé le pays dans ce qu’il qualifie de « vide absolu » en matière de nouveaux contrats d’exploration. Même s’il reconnaît que plusieurs facteurs, aussi bien nationaux qu’internationaux, peuvent expliquer cette absence de nouvelles conventions, le ministre estime qu’il n’est pas acceptable que des gisements présentant un fort potentiel restent inexploités pendant près d’une décennie.

Le ministre a également exposé la doctrine du gouvernement concernant les investissements dans le secteur énergétique. Il a expliqué que l’État entend désormais laisser davantage de place au secteur privé chaque fois que celui-ci dispose des capacités techniques et financières pour porter des projets. Cette orientation, a-t-il précisé, permettra à l’État de concentrer ses ressources sur les investissements à forte portée sociale, notamment dans les domaines prioritaires pour les populations.

Dans cette logique, le gouvernement souhaite privilégier les opérateurs économiques sénégalais. Abdourahmane Diouf a indiqué que les entreprises nationales seront les premières sollicitées lorsqu’elles présenteront les garanties financières et techniques requises. En revanche, lorsque ces capacités feront défaut, l’État encouragera des partenariats entre investisseurs internationaux et entreprises locales, sous la forme de joint-ventures, afin de favoriser le transfert de compétences et le renforcement du tissu économique national.

Le ministre a toutefois tenu à rassurer les partenaires étrangers sur la volonté du Sénégal de maintenir une coopération solide avec les grandes compagnies pétrolières et gazières. Il a affirmé que les contrats actuellement en vigueur continuent d’être exécutés dans de bonnes conditions et que le gouvernement reste pleinement engagé à respecter ses engagements envers les investisseurs internationaux.

Pour Abdourahmane Diouf, cette nouvelle orientation ne traduit donc aucune volonté d’exclure les acteurs étrangers, mais plutôt celle de garantir une meilleure intégration du secteur privé sénégalais dans les grands projets pétroliers et gaziers à venir. L’ambition affichée est de faire des entreprises nationales de véritables partenaires du développement de l’industrie extractive, tout en maintenant l’attractivité du Sénégal auprès des investisseurs internationaux.

En conclusion, le ministre a insisté sur l’urgence de relancer les activités d’exploration dans le strict respect des procédures et du cadre réglementaire en vigueur. Selon lui, l’exploitation des nombreux gisements à fort potentiel encore inexploités constitue un enjeu majeur pour accélérer la croissance économique, renforcer les recettes publiques et permettre au Sénégal de tirer pleinement profit de ses importantes ressources en pétrole et en gaz.

Casamance : le PDEC renforcé à près de 50 milliards FCFA pour accélérer le développement territorial

Le ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des territoires, Moussa Balla Fofana, a mis en avant les résultats du Programme de développement économique de la Casamance (PDEC), qu’il considère comme l’un des principaux instruments de mise en œuvre de la territorialisation des politiques publiques au Sénégal. Selon lui, les performances enregistrées par ce programme démontrent qu’un développement équilibré du pays passe par un renforcement des capacités des collectivités territoriales et une meilleure valorisation des potentialités locales.

S’exprimant à l’occasion d’une présentation du programme, le ministre a indiqué que le PDEC a déjà permis d’accompagner plus de 60 collectivités territoriales de la région naturelle de la Casamance dans la réalisation de projets de développement. Il a également précisé que près de la moitié des 300 kilomètres de routes prévus dans le cadre du programme ont déjà été réalisés, contribuant ainsi à améliorer la mobilité des populations, à désenclaver plusieurs localités rurales et à faciliter les échanges économiques.

Moussa Balla Fofana a également annoncé un renforcement significatif des ressources financières allouées au programme. Initialement financé à hauteur d’environ 40 millions d’euros, le PDEC bénéficie désormais d’une phase additionnelle négociée avec la Banque mondiale, portant son enveloppe globale à 85 millions d’euros, soit près de 50 milliards de francs CFA.

Cette augmentation du financement permettra d’élargir les interventions du programme dans plusieurs secteurs prioritaires. Les nouvelles ressources seront notamment consacrées au renforcement de la gouvernance locale, à la réalisation d’infrastructures sanitaires et éducatives, à l’accompagnement des acteurs économiques, au développement des activités génératrices de revenus ainsi qu’à l’amélioration de la mobilité dans les zones rurales.

Le ministre a insisté sur le fait que cette nouvelle orientation traduit la volonté des autorités de promouvoir un développement plus équilibré entre les différentes régions du Sénégal. Selon lui, la croissance économique ne peut plus être pensée uniquement à partir de Dakar, mais doit s’appuyer sur les potentialités propres à chaque territoire.

« Le développement du Sénégal ne doit plus être concentré à Dakar. Chaque pôle territorial doit pouvoir définir sa propre stratégie, identifier ses priorités et porter des projets structurants capables de créer de la richesse et de l’emploi », a déclaré Moussa Balla Fofana.

Le ministre a également appelé à dépasser les débats centrés exclusivement sur l’endettement public pour mettre davantage l’accent sur les mécanismes de création de richesses. « Le plus important, ce n’est pas le débat sur la dette, c’est le débat sur la création de richesses », a-t-il affirmé, estimant que les investissements dans les territoires constituent une réponse durable aux défis du développement.

Pour y parvenir, il a plaidé en faveur d’une plus grande confiance accordée aux collectivités territoriales, aux jeunes, aux femmes ainsi qu’aux investisseurs privés. Selon lui, ces acteurs disposent des capacités nécessaires pour impulser une dynamique économique locale, à condition de bénéficier d’un environnement favorable et d’un accompagnement adapté.

LONASE : le nouveau DG Abdourahmane Baldé suspend toutes les promotions et avantages accordés ces six derniers mois

À peine installé à la tête de la Loterie Nationale Sénégalaise (LONASE), Abdourahmane Baldé imprime déjà sa marque. Dans une note d’information datée du 21 juillet, le nouveau Directeur général a décidé de suspendre, à titre conservatoire, les effets de toutes les promotions et de l’ensemble des avantages accordés au personnel au cours des six derniers mois.

Cette décision s’inscrit dans le cadre d’une vaste revue des actes de gestion engagée par la nouvelle Direction générale. L’objectif affiché est de procéder à un examen approfondi des décisions administratives prises durant cette période afin d’en apprécier la régularité et la conformité avec les textes législatifs et réglementaires en vigueur, ainsi qu’avec les procédures internes de l’entreprise.

Selon la note, cette mesure concerne l’ensemble du personnel de la LONASE, sans distinction. Sont ainsi suspendus, de manière provisoire, les effets des promotions, revalorisations et autres avantages accordés au cours des six derniers mois, le temps que les services compétents achèvent les vérifications nécessaires.

La Direction générale insiste toutefois sur le caractère conservatoire de cette décision. Il ne s’agit pas d’une remise en cause définitive des mesures prises auparavant, mais d’une étape destinée à garantir la transparence et la bonne gouvernance dans la gestion des ressources humaines de l’entreprise publique.

Le document précise que cette suspension restera en vigueur jusqu’à la fin de l’examen des différents dossiers. À l’issue de ce processus de vérification, les conclusions seront communiquées aux agents concernés et les décisions jugées appropriées seront prises en fonction des résultats des contrôles.

Cette initiative intervient dans un contexte de prise de fonction de la nouvelle équipe dirigeante, qui entend passer en revue les principaux actes de gestion hérités de l’ancienne administration. Elle traduit une volonté de s’assurer que toutes les décisions ayant un impact sur la carrière et les avantages du personnel ont été prises dans le strict respect des règles en vigueur.

VIDÉO VIRALE D’AMY MARA DIÈYE : AU-DELÀ DU LAPSUS, LE VRAI DÉFI RESTE LA PÊCHE

Une vidéo de la ministre de la Pêche et de l’Économie bleue, Mme Amy Mara Dièye, circule massivement depuis quelques heures sur les réseaux sociaux. Elle y est vivement critiquée pour une erreur de langage commise lors d’une intervention publique à Touba.

Prenons un peu de recul.

En tant que journaliste, j’ai suivi le parcours de Mme Amy Mara Dièye pendant de nombreuses années, bien avant sa nomination à ce poste ministériel. J’ai couvert ses prises de parole, ses combats et ses engagements. Et je peux l’affirmer : je ne l’ai jamais vue faire preuve d’approximation ni de laxisme.

Titulaire d’une formation universitaire à la FASEG, femme de terrain et engagée, elle a toujours démontré son sérieux et sa compétence. Réduire tout son travail à un simple lapsus me paraît injuste et disproportionné.

Soyons honnêtes : qui n’a jamais commis d’erreur en s’exprimant en public ? Qu’il s’agisse d’un ministre, d’un technocrate, d’un enseignant ou d’un journaliste, nul n’est à l’abri d’un lapsus. S’exprimer dans une langue qui n’est pas sa langue maternelle, sous la pression et devant les caméras, est un exercice particulièrement exigeant. L’erreur est humaine.

Le véritable enjeu est ailleurs.

Aujourd’hui, la mission confiée à Amy Mara Dièye est d’une importance capitale. À la tête d’un département stratégique, elle est attendue sur des questions essentielles pour le développement du pays : la préservation des ressources halieutiques, la lutte contre la pêche illicite, le soutien aux acteurs du secteur, la création d’emplois et le renforcement de la souveraineté alimentaire.

C’est sur ces résultats que les Sénégalais doivent l’évaluer, et non sur une maladresse d’expression. Le débat public gagnerait à privilégier le fond plutôt que la forme.

Issue d’une famille d’intellectuels, Amy Mara Dièye a reçu une éducation fondée sur le travail, la rigueur et le sens des responsabilités. Ces valeurs transparaissent dans son engagement au service de l’État.

Critiquer l’action publique est légitime. C’est même une exigence démocratique. Mais cette critique doit porter sur les politiques menées, les décisions prises et les résultats obtenus, plutôt que sur un lapsus qui, aussi viral soit-il, ne résume ni une personnalité ni un bilan.

Le Sénégal a besoin d’un débat public exigeant, serein et constructif. La ministre, comme tout responsable public, sera jugée sur sa capacité à remplir la mission qui lui a été confiée : servir le pays et répondre aux attentes des citoyens.

Moustapha NDIAYE
Journaliste

Les auditions parlementaires sur la participation du Sénégal au Mondial 2026 reportées

Les auditions publiques consacrées à l’examen des conditions de préparation, d’organisation et de participation de la délégation sénégalaise à la Coupe du Monde 2026 n’auront finalement pas lieu à la date initialement prévue. L’Assemblée nationale a annoncé le report de ces travaux à une date ultérieure, invoquant des impératifs liés à son agenda parlementaire.

Dans un communiqué, la Commission de l’Éducation, de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs explique que cette décision est motivée par « les contraintes liées au calendrier parlementaire et à la nécessité d’assurer une meilleure articulation de ces auditions avec les travaux en cours au sein de l’Assemblée nationale ».

Ces auditions devaient débuter ce mercredi et étaient particulièrement attendues par l’opinion publique. Elles visaient à faire toute la lumière sur les circonstances ayant entouré la campagne du Sénégal lors de la Coupe du Monde 2026, marquée par une élimination en huitièmes de finale et par de nombreuses polémiques portant sur la préparation de l’équipe nationale, l’organisation de la mission officielle ainsi que la gestion de la délégation.

À travers cette initiative, les députés entendaient entendre les différents acteurs impliqués afin d’établir les responsabilités, d’identifier les éventuels dysfonctionnements et de formuler des recommandations susceptibles d’améliorer l’encadrement des futures participations du Sénégal aux grandes compétitions internationales.

La commission parlementaire tient toutefois à rassurer que ce report ne remet aucunement en cause la tenue de ces auditions. Elle souligne que leur opportunité, leur importance et leur pertinence demeurent intactes, compte tenu des nombreuses interrogations soulevées par la participation sénégalaise au Mondial 2026.

L’Assemblée nationale assure qu’un nouveau calendrier sera arrêté après les ajustements nécessaires avec les structures concernées et les différentes personnalités appelées à comparaître. La date de reprise des auditions sera communiquée en temps opportun au public.

CAN 2032 : le Burkina Faso, le Mali et le Niger officialisent leur candidature commune auprès de la CAF

Le Burkina Faso, le Mali et le Niger viennent de franchir une étape importante dans leur ambition d’organiser conjointement la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2032. Les trois pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES) ont officiellement déposé une déclaration d’intérêt auprès de la Confédération africaine de football (CAF), marquant ainsi le lancement de leur candidature commune pour accueillir la plus prestigieuse compétition du football africain.

Cette avancée a été confirmée par un communiqué de la Fédération nigérienne de football (FENIFOOT), qui précise que la déclaration d’intérêt des trois fédérations nationales a été enregistrée par la CAF. Cette formalité constitue une première étape essentielle dans le processus d’attribution de la CAN 2032, même si plusieurs exigences techniques, organisationnelles et infrastructurelles devront encore être satisfaites avant la désignation du pays ou du groupe de pays hôte.

Le dossier de candidature a également été au centre d’une réunion de travail organisée le samedi 18 juillet 2026 à New York, en marge d’activités de la FIFA. Cette rencontre a réuni le président de la CAF, le Dr Patrice Motsepe, avec les présidents des fédérations de football des trois pays : le Colonel Oumarou Sawadogo pour le Burkina Faso, Mahazou Cisset pour le Mali et Issaka Adamou pour le Niger. Les échanges se sont déroulés en présence du membre du Conseil de la FIFA, le Colonel-Major Djibrilla Hima Hamidou.

Au cours de cette séance de travail, Patrice Motsepe a pris acte de la volonté commune des trois États sahéliens d’accueillir la compétition. Le président de la CAF a salué cette démarche fondée sur une coopération régionale renforcée, tout en rappelant que la candidature devra respecter l’ensemble des critères fixés par l’instance continentale. Il a notamment insisté sur la nécessité de poursuivre les préparatifs conformément aux exigences en matière d’infrastructures sportives, de capacités d’accueil, de sécurité, de transports et d’organisation.

Pour les trois pays de l’AES, cette candidature conjointe représente un projet stratégique qui dépasse le cadre sportif. Elle traduit la volonté des autorités de renforcer leur coopération dans plusieurs domaines, notamment le développement des infrastructures, la promotion du football et le rayonnement international de la région sahélienne.

Dans son communiqué, la Fédération nigérienne de football s’est félicitée de cette progression dans le processus de candidature. Elle a réaffirmé l’engagement des trois fédérations à travailler en étroite collaboration avec leurs gouvernements respectifs afin de mutualiser les ressources, accélérer les investissements nécessaires et élaborer un dossier répondant aux standards internationaux exigés par la CAF.

SCRUTINS COUPLÉS AU SÉNÉGAL

Le piège du « deux-en-un »

Par Aly Saleh

Bulletin unique ou casse-tête républicain ?

Alors que l’argument de la rigueur budgétaire pousse le Sénégal vers un éventuel couplage des élections législatives et territoriales, la démocratie sénégalaise se retrouve face à un choix cornélien. Entre économies apparentes, étouffement des enjeux locaux et haute voltige juridique, cette réforme à haut risque pourrait gripper durablement la machine électorale.

Face aux contraintes budgétaires, l’idée de coupler les élections législatives et territoriales séduit une partie de la classe politique. Mais derrière la promesse d’économies se cache un triple défi financier, politique et juridique susceptible de fragiliser le fonctionnement démocratique du pays.

C’est le nouveau serpent de mer du débat politique sénégalais. L’idée de fusionner les scrutins législatif et territorial s’impose progressivement dans les états-majors politiques. Si l’argument de la rationalisation des dépenses publiques peut sembler convaincant, la réalité du terrain dessine un scénario à haut risque pour la stabilité républicaine.

Mirage financier : de réelles économies, mais des coûts cachés

Sur le papier, l’équation paraît simple : un seul déploiement des forces de sécurité, une seule indemnisation des membres des bureaux de vote et une logistique mutualisée. L’économie apparente est bien réelle.

Cependant, plusieurs experts mettent en garde contre l’explosion des coûts indirects. Les élections territoriales nécessitent l’impression de millions de bulletins spécifiques à chaque commune et à chaque département. Y adjoindre la logistique nationale des élections législatives relèverait d’un véritable défi industriel dans des délais extrêmement contraints.

Par ailleurs, la multiplication des bulletins allongerait considérablement le temps de passage de chaque électeur dans l’isoloir. Pour éviter des files d’attente interminables et une paralysie du scrutin, l’État serait probablement contraint d’augmenter le nombre de bureaux de vote, réduisant ainsi une grande partie des économies initialement espérées.

Crash politique : quand la vague nationale étouffe les enjeux locaux

Sur le plan politique, un tel couplage risque de priver le vote local de sa véritable portée. En organisant simultanément les élections législatives et territoriales, les débats sur la gestion des communes, l’assainissement, l’éclairage public ou les politiques de proximité pourraient être éclipsés par les grandes confrontations politiques nationales.

Cette « nationalisation » du scrutin local affaiblirait les enjeux propres aux collectivités territoriales.

Plus préoccupant encore, ce système pourrait créer un véritable casse-tête pour les coalitions politiques. Au Sénégal, les alliances varient souvent selon les niveaux de scrutin. Des partis alliés au niveau national pour les législatives peuvent être adversaires lors des élections municipales ou départementales. Organiser ces deux consultations le même jour exposerait les formations politiques à des conflits de loyauté complexes et les électeurs à une confusion accrue face à une multitude de bulletins de vote.

Casse-tête juridique : le grand saut dans l’insécurité légale

C’est sans doute l’obstacle le plus délicat. Les calendriers électoraux des législatives et des élections territoriales ne coïncident pas. Pour aligner les mandats des députés et des élus locaux, une révision du cadre juridique, voire constitutionnel selon les modalités retenues, pourrait s’avérer nécessaire afin de proroger ou d’écourter certains mandats.

Une telle modification des calendriers électoraux alimente généralement les soupçons de manipulation politique et suscite des interrogations sur le respect des principes démocratiques.

Enfin, l’architecture juridictionnelle pourrait elle aussi être mise à rude épreuve. En cas de contentieux, les élections législatives relèvent de la compétence du Conseil constitutionnel, tandis que les élections territoriales sont jugées par les juridictions compétentes en matière électorale. La tenue simultanée de ces deux scrutins risquerait de provoquer un afflux massif de recours, avec à la clé une période d’incertitude institutionnelle sans précédent.

Entre rationalisation budgétaire et préservation de la sécurité démocratique, le Sénégal joue une partie décisive. Si elle n’est pas précédée d’une réforme approfondie du Code électoral et d’un consensus politique suffisamment large, l’idée de coupler les scrutins pourrait transformer une mesure présentée comme économique en une source de complexité institutionnelle et de tensions démocratiques.

Aly Saleh

À Latmingué, le projet PARSSOL impulse une dynamique de développement durable

Latmingué (Kaolack) – Les premiers effets du projet PARSSOL, mis en œuvre dans le cadre du programme DIARO, commencent à se faire sentir dans la commune de Latmingué. Réunis à Keur Bougary, les acteurs locaux ont présenté les changements déjà enregistrés à l’occasion d’un atelier consacré à la restitution de la vision commune et des résultats obtenus grâce à l’Approche orientée changement appliquée à la mobilisation sociale (AOC-MS).

Organisée par Initiative Développement (ID), en partenariat avec BËT-SET/L’Aurore, cette rencontre a permis d’évaluer les progrès réalisés depuis l’atelier « Vision et Changement » et de mesurer le niveau d’engagement des communautés dans la mise en œuvre de leur feuille de route.

Au cœur des échanges, les participants ont réaffirmé leur ambition de faire de Latmingué, à l’horizon des cinq prochaines années, une commune « verte, viable et vitale », en misant sur la valorisation des ressources locales, la préservation de l’environnement et l’amélioration durable des conditions de vie des populations.

L’atelier a réuni des agriculteurs, des éleveurs, des maraîchers, des femmes, des jeunes, ainsi que des autorités administratives, coutumières et religieuses. Ensemble, ils ont partagé les premiers acquis du projet, notamment les initiatives de restauration des ressources naturelles, la promotion de pratiques agricoles et pastorales plus durables, le renforcement de la mobilisation communautaire et l’amélioration du dialogue entre les différentes composantes de la commune.

Pour les responsables du projet, ces premiers résultats confirment la pertinence de l’Approche orientée changement appliquée à la mobilisation sociale. Cette méthode place les communautés au cœur du processus de développement en les associant à toutes les étapes, de la définition de la vision à la mise en œuvre des actions.

Les représentants d’Initiative Développement et de BËT-SET/L’Aurore ont salué la forte implication des populations locales, soulignant que le suivi de proximité et l’accompagnement permanent constituent des leviers essentiels pour assurer le succès de cette dynamique participative.

À travers cette expérience, la commune de Latmingué démontre qu’un développement durable est possible lorsque les communautés s’approprient les projets, définissent elles-mêmes leurs priorités et s’engagent collectivement pour transformer leur territoire.

Ngathie Naoudé : les coupures d’électricité à répétition et un câble à risque plongent les populations dans l’inquiétude

À Ngathie Naoudé, chef-lieu de la commune du même nom dans le département de Guinguinéo, les coupures répétées d’électricité suscitent une vive inquiétude au sein des populations. Depuis près d’un mois, les habitants disent subir de fréquentes interruptions de courant qui perturbent leur quotidien et freinent les activités économiques de la localité.

Commerçants, artisans, transformateurs et ménages dénoncent une situation devenue difficilement supportable. Selon plusieurs habitants, ces délestages entraînent d’importantes pertes financières, endommagent certains équipements électriques et compliquent le fonctionnement des petits commerces ainsi que des unités de production locales. Ils affirment ne plus savoir « à quel saint se vouer » face à la persistance de ces perturbations.

Interpellé sur cette situation, Papa Abdou Coumba Faye estime qu’il s’agit avant tout d’un problème technique qui nécessite une intervention rapide de la SENELEC afin de rétablir une alimentation électrique stable. Selon lui, une solution durable doit être apportée pour mettre un terme aux désagréments que subissent quotidiennement les populations.

Au-delà de la réparation des pannes, les habitants formulent également une revendication de fond. Ils souhaitent que la commune soit dotée de son propre transformateur, au lieu de dépendre d’une installation alimentant également une unité de traitement de sel, une configuration qu’ils jugent insuffisante pour répondre aux besoins croissants de la localité.

En plus des coupures d’électricité, les populations s’inquiètent de la présence d’un câble électrique suspendu à une très faible hauteur. Selon les riverains, celui-ci est presque au sol et représente un réel danger pour les habitants et les animaux.

Les habitants affirment que plusieurs petits ruminants ont déjà été électrocutés. Ils redoutent désormais qu’un accident ne fasse des victimes humaines si aucune mesure n’est prise rapidement.

Face à cette situation, les populations lancent un appel pressant à la SENELEC et aux autorités compétentes afin qu’une intervention urgente soit menée pour sécuriser les lieux, rétablir une alimentation électrique stable et éviter qu’un drame ne survienne. Elles rappellent qu’un approvisionnement régulier en électricité constitue un levier essentiel pour le développement économique de Ngathie Naoudé et l’amélioration des conditions de vie de ses habitants.

Souveraineté alimentaire : Diomaye Faye place la science au cœur de la stratégie du Sénégal

Le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a réaffirmé, lundi 21 juillet, sa volonté de faire de la souveraineté alimentaire un pilier central de la transformation économique et sociale du Sénégal. Présidant la séance académique solennelle de l’Académie nationale des Sciences et Techniques du Sénégal (ANSTS), consacrée à la souveraineté alimentaire durable, le chef de l’État a appelé à une mobilisation nationale autour de la science, de la technologie et de l’innovation pour garantir à long terme l’autosuffisance alimentaire du pays.

Devant une assemblée composée de chercheurs sénégalais, de responsables des Académies africaines des sciences et de nombreuses autorités administratives, Bassirou Diomaye Faye a rappelé que la souveraineté alimentaire constitue une priorité stratégique de l’Agenda national de Transformation Sénégal 2050. Selon lui, cette ambition dépasse la seule question de la production agricole et s’inscrit dans une vision globale visant à assurer la dignité des populations, renforcer la résilience économique et réduire la dépendance du Sénégal vis-à-vis des importations alimentaires.

Le président de la République a souligné que la souveraineté « ne se décrète pas, mais se construit méthodiquement », insistant sur la nécessité de mettre en place un système alimentaire performant, capable de produire durablement ce que le pays consomme et d’encourager les Sénégalais à privilégier les produits locaux.

Estimant que la dépendance alimentaire constitue un risque majeur pour la stabilité économique et sociale du pays, le chef de l’État a plaidé pour la mise en place d’un Pacte national de souveraineté alimentaire. Cette initiative devra, selon lui, rassembler l’ensemble des acteurs concernés, notamment l’État, la communauté scientifique, les universités, les centres de recherche, les femmes et les jeunes producteurs ainsi que le secteur privé, autour d’objectifs communs destinés à accroître la production nationale et à moderniser les filières agricoles.

Dans son allocution, Bassirou Diomaye Faye a rendu un hommage appuyé à l’Académie nationale des Sciences et Techniques du Sénégal, qu’il considère comme « la conscience scientifique de la Nation ». Il a salué le rôle essentiel joué par les chercheurs dans l’élaboration de solutions innovantes face aux défis du changement climatique, de la sécurité alimentaire et du développement durable.

Le chef de l’État a également exprimé son inquiétude face au recul progressif de l’intérêt des jeunes pour les disciplines scientifiques dans le système éducatif sénégalais. Afin d’inverser cette tendance, il a annoncé la création d’un Concours national de Mathématiques, Sciences et Technologie destiné aux élèves de l’enseignement élémentaire et secondaire. Cette compétition nationale vise à susciter davantage de vocations scientifiques et à encourager l’excellence dans les domaines considérés comme déterminants pour le développement du pays.

À travers cette initiative, le président de la République entend faire de la recherche scientifique un levier majeur de la souveraineté nationale. Pour lui, les défis liés à l’alimentation, à l’agriculture et à la sécurité économique ne pourront être relevés qu’en s’appuyant sur les compétences nationales, l’innovation technologique et une coopération renforcée entre les institutions publiques, le monde académique et les acteurs économiques.

En clôturant cette rencontre, Bassirou Diomaye Faye a réaffirmé sa conviction que le Sénégal dispose des ressources humaines, scientifiques et agricoles nécessaires pour transformer ses vulnérabilités en opportunités. Il a appelé l’ensemble des forces vives de la nation à s’engager dans cette dynamique afin de bâtir un Sénégal capable de nourrir durablement sa population, tout en consolidant sa souveraineté, sa prospérité et sa dignité.

Presse écrite au Mali : les principales organisations unissent leurs forces pour sauver un secteur en profonde crise

Les principales organisations professionnelles de la presse écrite privée malienne ont décidé de parler d’une seule voix face à la crise qui frappe durement le secteur. Réunies le lundi 20 juillet 2026 à Bamako, l’Association des Éditeurs de Presse Privée (ASSEP), le Groupement Patronal de la Presse Écrite (GROUPE) et l’Union Nationale des Journalistes Éditeurs de Presse (UNAJEP) ont affiché une volonté commune de défendre les intérêts des médias privés et de porter leurs préoccupations auprès des plus hautes autorités de l’État.

La rencontre, organisée dans les locaux de l’ASSEP, marque un tournant dans les relations entre ces trois organisations qui, malgré leurs différences, ont choisi de mettre de côté leurs divergences afin de faire face à une crise devenue existentielle pour la presse écrite malienne. Les participants ont dressé un diagnostic préoccupant de la situation du secteur, confronté depuis plusieurs années à des difficultés économiques persistantes, à une baisse des revenus, à la fragilité des entreprises de presse et à des conditions de travail de plus en plus précaires pour les journalistes.

Selon les responsables des organisations professionnelles, de nombreux journaux peinent aujourd’hui à assurer leur survie financière. Les recettes publicitaires sont en recul, les coûts de production continuent d’augmenter et plusieurs entreprises de presse sont contraintes de réduire leurs effectifs ou de limiter leurs activités. Cette situation affecte directement la qualité de l’information produite et fragilise l’ensemble de l’écosystème médiatique malien.

Au-delà des difficultés financières, les représentants de la presse ont également exprimé leurs inquiétudes quant aux conditions d’exercice du métier de journaliste. Ils estiment que les contraintes économiques, combinées aux pressions politiques, sociales et sécuritaires, favorisent le développement de l’autocensure au sein des rédactions. Par crainte de représailles ou faute de moyens suffisants pour mener des investigations approfondies, certains journalistes renoncent à traiter des sujets sensibles, ce qui limite le droit du public à une information complète, indépendante et pluraliste.

Les organisations professionnelles considèrent que cette situation constitue une menace sérieuse pour la liberté de la presse et, plus largement, pour le fonctionnement démocratique du pays. Elles rappellent qu’une presse indépendante joue un rôle essentiel de veille citoyenne, de contrôle de l’action publique et d’information des populations. Son affaiblissement risque, selon elles, de priver les citoyens d’un accès à une information diversifiée et critique.

Face à cette réalité, l’ASSEP, le GROUPE et l’UNAJEP ont convenu d’engager une démarche commune auprès des autorités maliennes afin d’obtenir des réponses concrètes. Elles plaident pour la mise en place de mesures de soutien économique adaptées aux réalités du secteur, le renforcement d’un cadre permanent de concertation entre l’État et les acteurs des médias, ainsi que l’élaboration de mécanismes permettant d’assurer la pérennité des entreprises de presse.

Les trois organisations insistent également sur la nécessité de bâtir un partenariat plus solide entre les pouvoirs publics et les médias privés, dans le respect de l’indépendance éditoriale. Elles estiment qu’un dialogue régulier et constructif est indispensable pour trouver des solutions durables aux difficultés que traverse la profession.

Cet appel intervient dans un contexte marqué par plusieurs tensions entre les médias et les autorités, ainsi que par des suspensions de certains organes de presse et diverses pressions dénoncées par les professionnels. Les représentants de la presse privée alertent sur le fait que, sans un accompagnement approprié, de plus en plus de journalistes pourraient être contraints d’abandonner leur métier, accentuant ainsi la fragilisation du paysage médiatique national.

Procès d’Ismaïla Madior Fall : l’audience devant la Haute Cour de Justice renvoyée à mardi prochain

L’ancien ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Ismaïla Madior Fall, devra encore patienter avant de comparaître devant la Haute Cour de Justice. L’audience qui devait se tenir ce mardi a été renvoyée à mardi prochain, reportant ainsi l’ouverture d’un procès particulièrement attendu dans le cadre des procédures engagées à la suite de la politique de reddition des comptes.

Cette comparution revêt une importance particulière puisqu’Ismaïla Madior Fall est appelé à devenir le premier ancien membre du gouvernement à être jugé par cette juridiction d’exception depuis la relance des poursuites visant plusieurs anciens responsables publics. Il est poursuivi pour tentative de corruption dans une affaire foncière liée à un projet de construction d’infrastructures judiciaires évalué à 576 millions de francs CFA.

À l’issue de l’audience de renvoi, son avocat a tenu à rappeler le parcours et le statut de son client, estimant que celui-ci ne devait pas être assimilé à un délinquant ordinaire. « Ce n’est pas un délinquant. C’est quand même un ancien Garde des Sceaux », a déclaré la robe noire, soulignant que cette qualité confère une dimension particulière à la procédure.

Selon la défense, la situation est d’autant plus délicate qu’il s’agit d’un ancien ministre de la Justice, habitué à faire appliquer les lois et qui se retrouve aujourd’hui dans la position d’un justiciable. L’avocat a indiqué que cette réalité impose une approche particulière dans la conduite de la défense, tant sur le plan juridique que psychologique. Il a confié que cette épreuve demeure difficile pour son client, tout en assurant que son équipe poursuivait l’examen approfondi du dossier afin de préparer au mieux les débats prévus la semaine prochaine.

La défense a également insisté sur le caractère exceptionnel de cette procédure. D’après l’avocat, la Haute Cour de Justice ne s’est plus réunie pour juger une personnalité politique depuis plusieurs décennies, au point que les précédents remontent à une période antérieure à sa propre naissance. Il a rappelé que la justice ne repose pas uniquement sur les textes de loi, mais aussi sur une pratique judiciaire forgée par l’expérience. En l’absence de jurisprudence récente devant cette juridiction, les magistrats devront, selon lui, s’appuyer strictement sur les dispositions légales pour conduire les audiences.

Au cœur de cette affaire figure un litige foncier portant sur une parcelle de 9 598 m² située à Guédiawaye et initialement destinée à accueillir des infrastructures relevant du ministère de la Justice. L’entrepreneur Cheikh Guèye accuse l’ancien ministre d’avoir sollicité et reçu des avantages financiers en espèces ainsi qu’en nature dans le cadre d’un protocole d’accord relatif à ce terrain.

Depuis mai 2025, Ismaïla Madior Fall est placé sous bracelet électronique et assigné à résidence dans le cadre de cette procédure. L’ancien Garde des Sceaux rejette catégoriquement l’ensemble des accusations formulées à son encontre et continue de clamer son innocence.

Guédiawaye : deux hommes interpellés pour actes contre nature, l’un testé positif au VIH

Le Commissariat central de Guédiawaye a procédé à l’interpellation de deux individus soupçonnés d’association de malfaiteurs, d’actes contre nature, de transmission volontaire du VIH et de mise en danger de la vie d’autrui. Cette opération fait suite à des renseignements faisant état de pratiques homosexuelles présumées sur les plages situées entre Gadaye et Malika.

Selon les informations communiquées par les services de police, les enquêteurs ont mis en place une surveillance discrète avant d’effectuer une descente nocturne sur la plage de Gadaye. Sur les lieux, les policiers ont surpris les deux suspects assis côte à côte. Interrogés sur les raisons de leur présence à une heure aussi tardive, les intéressés ont affirmé qu’ils étaient simplement venus se baigner.

Une fouille corporelle effectuée sur l’un des deux hommes a permis aux policiers de découvrir un préservatif. Les suspects ont ensuite été conduits dans les locaux du Commissariat central de Guédiawaye pour les besoins de l’enquête.

Au cours de leurs auditions, les deux mis en cause ont reconnu être homosexuels, selon les déclarations de la police. Les enquêteurs ont également procédé, avec l’autorisation requise dans le cadre de la procédure, à l’exploitation de leurs téléphones portables. Les investigations menées sur le téléphone du second suspect ont permis de découvrir plusieurs échanges de messages à caractère sexuel sur l’application Messenger avec différents correspondants.

Confronté à ces éléments, l’intéressé a reconnu avoir entretenu des relations sexuelles avec deux des personnes avec lesquelles il échangeait, tout en déclarant ne pas connaître leurs véritables identités ni leurs lieux de résidence. En revanche, l’exploitation du téléphone du premier suspect n’a révélé aucun élément compromettant, selon les enquêteurs.

Dans le cadre de la procédure judiciaire, des réquisitions médicales ont été ordonnées. Les examens réalisés ont révélé que le second mis en cause est porteur du VIH. D’après ses déclarations, il n’avait jamais effectué de dépistage auparavant et ignorait son statut sérologique.

Trafic présumé de cocaïne à Dakar : Mame Makhtar Guèye réagit à l’arrestation de sa fille et appelle à une enquête sans complaisance

Le vice-président de l’ONG Jamra, Mame Makhtar Guèye, est sorti de son silence après l’arrestation de sa fille, F. B. Guèye, citée dans une affaire présumée de trafic international de cocaïne démantelée par la Brigade de Recherches de Faidherbe. Dans une déclaration empreinte d’émotion, il a reconnu vivre une épreuve familiale particulièrement douloureuse, tout en affirmant qu’il ne sollicitera aucun privilège pour sa fille.

Connu pour ses prises de position en faveur de la moralisation de la société et de l’application stricte de la loi, Mame Makhtar Guèye a insisté sur le fait que son engagement en faveur de la justice demeure intact malgré les circonstances. Il a déclaré faire confiance aux enquêteurs et à la justice sénégalaise pour établir toute la vérité sur cette affaire, sans intervention ni faveur.

Le responsable de Jamra a également appelé les autorités à mener les investigations avec toute la rigueur nécessaire afin de situer les responsabilités de chaque personne impliquée. Selon lui, seule une enquête approfondie permettra de faire toute la lumière sur ce dossier qui suscite une vive émotion au sein de l’opinion publique.

Cette réaction intervient quelques heures après le vaste coup de filet mené par la Brigade de Recherches de Faidherbe, qui a conduit à l’interpellation de quatre personnes, dont deux ressortissants nigérians et F. B. Guèye, âgée de 25 ans. Les suspects sont soupçonnés d’appartenir à un réseau de trafic international de cocaïne opérant à Dakar.

En refusant publiquement tout traitement de faveur pour sa fille, Mame Makhtar Guèye affirme vouloir laisser la justice accomplir son travail en toute indépendance. Une position qui marque sa volonté de dissocier son statut de responsable associatif des procédures judiciaires en cours, tout en assumant la douleur d’un père confronté à une affaire d’une telle gravité.

Ndella Madior Diouf dément les accusations et annonce des poursuites pour diffamation

La défense de Ndella Madior Diouf est sortie de son silence pour répondre aux accusations formulées à son encontre lors d’une émission télévisée animée par Bijou Ngoné. Dans un communiqué rendu public sur les réseaux sociaux, son avocat, Maître Barro, rejette catégoriquement les allégations relayées contre sa cliente et dénonce une campagne de désinformation destinée, selon lui, à ternir son image.

Selon la défense, les accusations portées par certaines personnes sont « extrêmement graves » et relèvent de la diffamation. L’avocat estime que leurs auteurs n’ont jamais apporté la moindre preuve devant les juridictions compétentes, malgré les convocations qui leur auraient été adressées à plusieurs reprises. Il soutient que ces personnes ont préféré s’exprimer dans les médias plutôt que de répondre aux procédures judiciaires engagées.

Le communiqué revient également sur les informations faisant état d’une prétendue notification judiciaire adressée à Ndella Madior Diouf. La défense balaie ces affirmations, les qualifiant de « pure désinformation ». Maître Barro affirme que sa cliente n’a reçu aucune notification officielle de la part des autorités judiciaires et considère que certaines publications médiatiques participent à la propagation de fausses informations dans un objectif sensationnaliste.

Face à cette situation, la défense annonce une riposte judiciaire. Ndella Madior Diouf entend, selon son avocat, engager des poursuites contre les personnes à l’origine des accusations ainsi que contre les médias ayant relayé ces informations sans vérification préalable. Les actions envisagées porteront notamment sur des faits présumés de diffamation et de diffusion de fausses nouvelles.

Trafic international de cocaïne à Dakar : la BR de Faidherbe interpelle quatre personnes, dont la fille de Mame Makhtar Guèye

Un important réseau présumé de trafic international de cocaïne a été démantelé à Dakar à l’issue d’une opération menée par la Brigade de Recherches (BR) de Faidherbe. L’enquête, conduite à la suite d’un travail d’infiltration et de surveillance, a permis l’interpellation de quatre personnes, dont deux ressortissants nigérians. Parmi les personnes arrêtées figure également F. B. Guèye, plus connue sous le surnom de « Rose », âgée de 25 ans et présentée comme la fille du responsable moral de l’ONG Jamra, Mame Makhtar Guèye.

Selon les informations rapportées par Seneweb, l’opération a été déclenchée après plusieurs semaines d’investigations menées par un agent infiltré de la gendarmerie. Les enquêteurs ont organisé une transaction fictive afin d’identifier les différents acteurs du réseau. C’est dans ce cadre que F. B. Guèye a été interpellée aux environs de 3 heures du matin dans un appartement meublé situé sur la Voie de Dégagement Nord (VDN). Lors de son arrestation, les gendarmes auraient découvert sur elle un gramme de cocaïne.

L’exploitation des premiers éléments recueillis a permis aux enquêteurs de remonter progressivement la filière. Son compagnon, identifié sous les initiales R. S. Guissé, a été arrêté dans la foulée. Les investigations se sont ensuite poursuivies jusqu’à deux présumés fournisseurs de nationalité nigériane, K. M. Ogbu et M. Nwafor, qui ont été appréhendés en possession de plusieurs doses de cocaïne conditionnées pour la revente.

Les enquêteurs indiquent également qu’un troisième fournisseur nigérian, déjà identifié au cours de l’enquête, est toujours activement recherché. Les investigations se poursuivent afin de déterminer l’étendue du réseau et d’identifier d’éventuels complices.

L’affaire a pris une autre dimension après l’exploitation du téléphone portable de F. B. Guèye par les spécialistes du Centre de Lutte contre les Criminalités Numériques (CLCN). D’après les informations disponibles, les experts y ont découvert des vidéos à caractère lesbien ainsi que des échanges dans lesquels il était question de rechercher une partenaire. Ces éléments ont conduit les enquêteurs à s’intéresser à d’éventuelles infractions liées aux dispositions du Code pénal relatives aux actes contre nature.

Au cours de son audition, la jeune femme a reconnu consommer de la cocaïne, tout en affirmant que les contenus retrouvés dans son téléphone relevaient d’une simple curiosité et ne traduisaient pas un passage à l’acte.

À l’issue de leur garde à vue, les quatre suspects ont été déférés devant le procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance Hors Classe de Dakar. Ils sont poursuivis notamment pour association de malfaiteurs, trafic international de drogue et usage de cocaïne.

Soutien du Sénégal à Macky Sall pour l’ONU : Yoro Dia salue la « hauteur de vue » du président Diomaye Faye

Le soutien officiel apporté par le Sénégal à la candidature de l’ancien président Macky Sall au poste de Secrétaire général des Nations unies continue de susciter de nombreuses réactions au sein de la classe politique et de l’opinion publique. Après plusieurs prises de position favorables à cette décision, c’est au tour de l’analyste politique et ancien ministre Yoro Dia de saluer l’initiative du président de la République, Bassirou Diomaye Faye.

Dans une publication diffusée sur le réseau social X, Yoro Dia a exprimé son enthousiasme face au choix des autorités sénégalaises d’apporter leur appui à l’ancien chef de l’État. Il estime que cette décision dépasse les clivages politiques internes et traduit une volonté de défendre les intérêts stratégiques du Sénégal sur la scène internationale.

Selon lui, le président Bassirou Diomaye Faye a fait preuve de « hauteur de vue » en privilégiant ce qu’il qualifie de « Grande Histoire » plutôt que de céder aux considérations de politique partisane. Pour l’ancien ministre, ce soutien constitue un acte de responsabilité qui honore l’image du Sénégal et renforce son rayonnement diplomatique.

Dans son message, Yoro Dia considère également que cette décision permet au chef de l’État de s’affranchir des logiques de confrontation qui ont marqué la vie politique nationale ces dernières années. Il affirme que le président a su résister à ce qu’il décrit comme le « poison du ressentiment », évoquant, sans le nommer explicitement, un responsable politique qu’il désigne par l’expression « Demolition Man », une formule qui fait allusion aux fortes tensions ayant animé le débat public ces derniers mois.

Pour l’analyste politique, le soutien à la candidature de Macky Sall traduit une approche fondée sur la continuité de l’État et la défense des intérêts supérieurs de la nation, indépendamment des rivalités politiques. Il estime que lorsqu’il s’agit de promouvoir un Sénégalais à une fonction aussi prestigieuse que celle de Secrétaire général de l’ONU, les divergences partisanes doivent s’effacer au profit de l’unité nationale.

Kaolack : l’UDEN exige le traitement sans délai des dossiers administratifs des enseignants

À Kaolack, l’Union Démocratique des Enseignants du Sénégal (UDEN), à travers sa section départementale, est montée au créneau pour dénoncer les retards constatés dans le traitement des dossiers administratifs des enseignants déposés à la suite de la signature de l’accord entre le gouvernement et les organisations syndicales.

Dans une déclaration à la presse, le secrétaire général de l’UDEN Kaolack Département, Abdoulaye Dia, indique avoir été saisi par le Collectif des enseignants décisionnaires, qui exprime son inquiétude face à la lenteur observée dans le traitement de ces dossiers. Il estime que cette préoccupation est « légitime » et interpelle l’Inspection d’Académie (IA) de Kaolack afin qu’elle apporte des éclaircissements sur cette situation.

Le responsable syndical appelle les autorités académiques à assurer un traitement diligent des dossiers, conformément aux textes en vigueur. Selon lui, aucun enseignant ne doit être privé de ses droits, notamment en ce qui concerne son évolution de carrière et ses droits à la retraite.

L’UDEN réclame également l’accélération du traitement de l’ensemble des dossiers en souffrance au niveau des Inspections de l’Éducation et de la Formation (IEF) ainsi qu’à l’Inspection d’Académie de Kaolack, avant leur transmission aux services compétents dans les meilleurs délais.

Tout en privilégiant le dialogue, l’organisation syndicale affirme qu’elle restera mobilisée jusqu’à l’obtention d’une solution satisfaisante. Elle réaffirme son engagement à défendre les intérêts des enseignants et à veiller au respect de leurs droits administratifs.

À travers cette sortie, l’UDEN entend attirer l’attention des autorités sur l’urgence de régulariser ces dossiers afin d’éviter que ces retards n’aient des répercussions sur les carrières professionnelles et les droits des enseignants concernés.

Macky Sall remercie Bassirou Diomaye Faye après le soutien officiel du Sénégal à sa candidature à l’ONU

L’ancien président de la République, Macky Sall, a réagi à la décision des autorités sénégalaises d’apporter un soutien officiel à sa candidature au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU). Dans un message publié ce lundi 20 juillet 2026 sur sa page Facebook, il a exprimé sa gratitude au président Bassirou Diomaye Faye pour cette marque de confiance, saluant une décision qu’il considère comme un honneur.

« J’ai pris connaissance du communiqué du ministère de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères de ce 20 juillet 2026, annonçant le soutien du Sénégal à ma candidature au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies », a écrit l’ancien chef de l’État.

Macky Sall a ensuite tenu à remercier personnellement son successeur. « Je remercie chaleureusement SEM le Président Bassirou Diomaye Faye et lui exprime ma gratitude pour cette décision qui m’honore », a-t-il déclaré, dans un message largement relayé sur les réseaux sociaux.

Cette réaction intervient quelques heures après l’annonce officielle du gouvernement sénégalais. Dans un communiqué publié par le ministère de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, l’État du Sénégal a confirmé son appui à la candidature de l’ancien président à la succession d’António Guterres, dont le mandat à la tête de l’ONU prendra fin le 31 décembre 2026.

Cette décision fait suite à l’audience accordée le 17 juillet dernier par le président Bassirou Diomaye Faye à son prédécesseur au Palais de la République. Au cours de cette rencontre, Macky Sall avait officiellement sollicité le soutien de son pays dans le cadre de sa campagne pour accéder au plus haut poste administratif des Nations unies. À l’issue de cet entretien, les autorités sénégalaises ont choisi d’apporter leur appui à cette candidature, présentée comme un enjeu de rayonnement diplomatique pour le Sénégal.

Le soutien officiel de Dakar constitue une étape importante dans la campagne internationale de Macky Sall. En tant que candidat porté par son pays, l’ancien président pourra désormais compter sur la mobilisation de la diplomatie sénégalaise auprès des États membres de l’ONU afin de promouvoir sa candidature.

Parallèlement à cet appui national, Macky Sall poursuit une intense tournée diplomatique destinée à renforcer ses soutiens sur la scène internationale. Après un passage au Sénégal puis en Gambie, il s’est rendu ce lundi 20 juillet 2026 en Russie, où il multiplie les consultations avec les autorités et partenaires internationaux afin de rallier de nouveaux soutiens à sa candidature.

Campagne agricole : Serigne Momar Sokhna dote les paysans de Latmingué en intrants agricoles

Dans un geste de soutien au monde rural, l’opérateur économique Serigne Momar Sokhna a procédé, hier, à une importante distribution d’intrants agricoles au profit des producteurs de Latmingué, dans le département de Kaolack.

Des semences et de l’engrais permettant de couvrir 35 hectares ont été remis à plusieurs exploitants de la localité. Cette initiative vise à alléger les charges des agriculteurs en début de campagne hivernale et à améliorer les rendements des exploitations.

Pour les bénéficiaires, cette aide intervient à un moment opportun. Nombre d’entre eux peinent à se procurer des intrants de qualité en raison de leur coût élevé. Ils ont exprimé leur gratitude envers le donateur, saluant une action qui contribue au renforcement de la sécurité alimentaire dans la commune.

Cette initiative de Serigne Momar Sokhna s’inscrit dans une dynamique d’accompagnement des activités agricoles de base. Elle vient compléter les efforts déployés par l’État et les collectivités territoriales pour accroître la production agricole et renforcer la résilience des exploitations familiales.

Selon le président du Grand Mouvement du Sénégal (GMDS), les quantités de semences mises à la disposition du monde rural par l’État restent insuffisantes cette année encore, comme ce fut le cas lors de la précédente campagne agricole. Pour éviter aux producteurs de revivre les mêmes difficultés, il a décidé, sur fonds propres, de fournir des intrants à 35 cultivateurs.

« Pour chaque hectare, il faut prévoir entre trois et quatre sacs de semences. J’ai réalisé cette action avec mes propres ressources », a-t-il déclaré.

Profitant de l’occasion, Serigne Momar Sokhna a également interpellé les nouvelles autorités, invitant le ministre de l’Agriculture et de l’Élevage à travailler en étroite collaboration avec les véritables acteurs du secteur.

« Ce sont les agriculteurs qui connaissent les vrais producteurs. L’année dernière, certaines personnes qui ne pratiquent pas l’agriculture ont pourtant bénéficié des intrants », a-t-il regretté.

À ses yeux, les opérateurs économiques comme les responsables politiques ont un rôle majeur à jouer dans le développement agricole. Il plaide pour une augmentation des subventions accordées aux intrants afin de permettre aux paysans de disposer de semences en quantité suffisante. Il recommande également la création de points de vente d’intrants dans les villages afin de faciliter leur accès.

« Le monde rural représente près de 75 % de la population. Ce sont aussi des électeurs », a-t-il souligné.

Parmi les bénéficiaires, Seyanbou Diallo, agricultrice, n’a pas caché sa satisfaction.

« Je suis vraiment heureuse de ce geste. J’ai reçu des intrants qui me permettront de cultiver mon champ. Serigne Momar Sokhna se soucie réellement du développement. Grâce à son soutien, nous pourrons augmenter nos superficies cultivées et obtenir de meilleurs rendements. Le kilogramme de semences d’arachide coûte 900 francs CFA. C’est très cher et nous n’avons pas les moyens d’en acheter suffisamment. Je lui adresse donc mes sincères remerciements », a-t-elle témoigné.

Modou Moustapha Ndiaye

Le « big bang » de Diomaye Président, ou l’art de verrouiller le pouvoir

Le samedi 25 juillet pourrait marquer un tournant majeur dans l’histoire politique récente du Sénégal. En officialisant sa transformation en parti politique, la Coalition Diomaye Président quitterait les habits de la conquête électorale pour revêtir ceux d’une organisation appelée à s’inscrire durablement dans le paysage institutionnel. Décryptage d’une stratégie aux multiples enjeux.

Par Aly Saleh

Au Sénégal, les coalitions électorales naissent souvent dans l’urgence des échéances électorales et s’essoufflent une fois confrontées à l’exercice du pouvoir. Consciente de cette réalité, la Coalition Diomaye Président a choisi d’anticiper en annonçant sa mutation en une formation politique unifiée, prévue le samedi 25 juillet. Au-delà d’un simple changement de statut, cette évolution apparaît comme une tentative de restructuration de la majorité présidentielle afin de mieux répondre aux exigences de la gouvernance.

Mettre fin à la dispersion

Le premier enjeu de cette transformation est de renforcer la cohésion de la majorité. Une coalition au pouvoir rassemble généralement des formations politiques aux intérêts parfois divergents, ce qui peut compliquer la coordination de l’action gouvernementale.

En regroupant ses différentes composantes au sein d’une même structure, le pouvoir cherche à rationaliser son organisation, à harmoniser sa communication et à renforcer la discipline interne. L’objectif affiché est de présenter une ligne politique plus lisible et plus cohérente, tout en limitant les divergences entre les différentes sensibilités de la majorité.

Construire un appareil politique durable

L’exercice du pouvoir exige également une organisation politique solide. À l’approche des prochaines échéances électorales, la majorité ne peut compter uniquement sur la dynamique née de l’élection présidentielle.

La création d’un parti politique permettrait ainsi de renforcer le maillage territorial, d’organiser les adhésions, de structurer les ressources financières et de préparer les futures campagnes électorales. Cette institutionnalisation offrirait également un cadre plus formel pour la désignation des candidats, avec l’ambition de limiter les candidatures dissidentes qui fragilisent souvent les coalitions au pouvoir.

Consolider le leadership présidentiel

Au centre de cette réorganisation se trouve la figure du président Bassirou Diomaye Faye. Élu sur la base d’une dynamique de rupture, le chef de l’État cherche désormais à consolider son ancrage politique.

La création d’un parti dédié à la majorité présidentielle pourrait lui offrir une base politique plus structurée et un relais institutionnel plus direct. Cette évolution ne signifierait pas nécessairement une remise en cause de l’alliance avec PASTEF, dirigé par Ousmane Sonko, mais plutôt une clarification des rôles entre l’appareil gouvernemental et les différentes composantes de la majorité.

Si ce projet aboutit, le nouveau parti pourrait constituer un instrument politique destiné à soutenir durablement l’action du chef de l’État et à accompagner la mise en œuvre de son programme.

Le 25 juillet pourrait ainsi constituer une étape importante dans la recomposition du paysage politique sénégalais. En choisissant de transformer une coalition électorale en parti politique, la majorité présidentielle chercherait à s’inscrire dans une logique de consolidation institutionnelle et de préparation des futures échéances. Reste à savoir si l’ensemble des forces qui composent aujourd’hui la coalition accepteront de s’intégrer pleinement dans cette nouvelle architecture politique.

Aly Saleh

Convergence Citoyenne salue le soutien officiel du Sénégal à la candidature de Macky Sall à l’ONU

Convergence Citoyenne a salué la décision du président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, d’apporter le soutien officiel de l’État du Sénégal à la candidature de l’ancien chef de l’État, Macky Sall, au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU). Pour le mouvement, cette décision constitue un acte républicain majeur qui transcende les clivages politiques et renforce le rayonnement diplomatique du Sénégal sur la scène internationale.

Dans un communiqué signé par son coordonnateur, Babacar Gaye, Convergence Citoyenne estime que le choix du chef de l’État traduit une volonté de placer l’intérêt supérieur de la Nation au-dessus des considérations partisanes. Le mouvement considère que cette position s’inscrit dans la continuité d’une tradition républicaine sénégalaise fondée sur l’unité nationale chaque fois que les intérêts stratégiques et le prestige du pays sont en jeu.

Le mouvement exprime également sa gratitude au président Bassirou Diomaye Diakhar Faye pour ce qu’il qualifie de démonstration de sens de l’État, de hauteur de vue et de compréhension des enjeux diplomatiques liés à cette candidature. Selon Convergence Citoyenne, ce soutien officiel confère une nouvelle dimension à la campagne de Macky Sall, désormais portée par l’ensemble de la République.

Dans son communiqué, l’organisation adresse aussi ses remerciements au Gouvernement, à la diplomatie sénégalaise, aux institutions de la République ainsi qu’aux différentes personnalités qui, selon elle, ont contribué avec discrétion et responsabilité à l’aboutissement de cette décision. Elle souligne que cette mobilisation collective témoigne d’un consensus national autour d’un objectif jugé stratégique pour le Sénégal.

Convergence Citoyenne n’a pas manqué de rendre hommage aux autorités religieuses et coutumières du pays. Le mouvement considère que leurs prières, leurs bénédictions, leurs conseils ainsi que leur engagement constant en faveur de la paix, de la concorde et de l’unité nationale ont joué un rôle important dans la création de cet élan de solidarité autour de la candidature de l’ancien président.

L’organisation salue également la mobilisation des citoyens sénégalais, aussi bien sur le territoire national qu’au sein de la diaspora. À ses yeux, cet engagement démontre que les Sénégalais sont capables de dépasser leurs divergences politiques pour se rassembler autour d’une ambition nationale lorsqu’il s’agit de défendre les intérêts du pays sur la scène internationale.

Pour Convergence Citoyenne, la candidature de Macky Sall dépasse la personne de l’ancien président ou les intérêts d’une formation politique. Le mouvement estime qu’elle incarne l’expérience diplomatique du Sénégal, porte la voix de l’Afrique et du Sud global, tout en défendant une vision d’un multilatéralisme plus juste, plus équilibré et davantage en phase avec les défis contemporains.

En conclusion, Convergence Citoyenne appelle l’ensemble des forces vives de la Nation à soutenir cette candidature, qu’elle présente désormais comme celle de la République du Sénégal. Le mouvement invite également les États africains, les organisations régionales ainsi que les partenaires internationaux à apporter leur appui à cette démarche. Il assure poursuivre ses actions d’information, de sensibilisation, de mobilisation et de plaidoyer, estimant que le soutien officiel de l’État marque une étape déterminante vers l’objectif de voir un Sénégalais accéder au poste de Secrétaire général des Nations unies.

Le Sénégal officialise son soutien à la candidature de Macky Sall pour le Secrétariat général de l’ONU

Le Sénégal a officiellement décidé d’apporter son soutien à la candidature de l’ancien président Macky Sall au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU). L’annonce a été faite ce lundi 20 juillet 2026 à travers un communiqué du ministère de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, confirmant ainsi un engagement diplomatique attendu depuis plusieurs semaines.

Selon le communiqué, cette décision fait suite à l’audience accordée le vendredi 17 juillet 2026 par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, à son prédécesseur au Palais de la République. Au cours de cette rencontre, Macky Sall est venu informer le chef de l’État de sa candidature à la tête des Nations unies et solliciter l’appui officiel du Sénégal dans cette démarche.

Les autorités sénégalaises indiquent que cette audience s’est déroulée dans un climat empreint de cordialité, de courtoisie républicaine et de respect mutuel. Le ministère souligne que cette rencontre illustre la volonté du président Bassirou Diomaye Faye de privilégier le dialogue institutionnel, la continuité de l’État ainsi que le rassemblement autour des intérêts supérieurs de la Nation, au-delà des clivages politiques.

À l’issue des échanges, le chef de l’État a décidé que le Sénégal apporterait son plein soutien à la candidature de Macky Sall. Dans cette dynamique, il a instruit le gouvernement ainsi que l’ensemble du réseau diplomatique sénégalais de se mobiliser activement afin de promouvoir cette candidature auprès des États membres de l’Organisation des Nations unies.

Le président de la République a également lancé un appel à toutes les forces vives du pays, notamment les institutions, les acteurs politiques, la société civile et la diaspora, afin qu’elles se joignent à cet effort collectif. Selon le communiqué, cette candidature est désormais portée comme celle du Sénégal tout entier, avec l’ambition de renforcer le rayonnement du pays sur la scène internationale, de servir les intérêts du continent africain et de contribuer à un multilatéralisme plus efficace.

Cette prise de position officielle constitue une étape importante dans la campagne internationale de Macky Sall. Jusqu’à présent, son dossier bénéficiait notamment du parrainage du Burundi, mais n’avait pas encore reçu l’appui officiel des autorités sénégalaises. Avec cette décision, Dakar met désormais tout son poids diplomatique au service de cette candidature, ouvrant une nouvelle phase de la campagne.

Dette publique : le Sénégal lève moins que prévu pour éviter des emprunts jugés trop coûteux

Les tensions qui entourent les finances publiques sénégalaises continuent de peser sur la capacité de l’État à se financer sur le marché régional. Plus d’un an après l’éclatement de la polémique liée à la dette dite « cachée », les conditions d’accès aux ressources financières apparaissent de plus en plus exigeantes, obligeant le Trésor public à revoir sa stratégie d’endettement.

La dernière émission de titres publics, clôturée vendredi sur le marché de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA), illustre cette nouvelle réalité. Alors que l’État du Sénégal recherchait un financement de 100 milliards de francs CFA, les investisseurs ont manifesté un intérêt supérieur aux attentes en proposant un montant global de 120,7 milliards de francs CFA, soit un taux de souscription de 120,7 %.

Cependant, malgré cette forte demande, le Trésor n’a finalement retenu que 90,2 milliards de francs CFA, soit près de 10 milliards de moins que son objectif initial. Une décision qui s’explique principalement par le niveau élevé des taux de rendement exigés par les investisseurs.

Dans le détail, les Bons assimilables du Trésor (BAT) à trois mois ont enregistré des souscriptions de 22,3 milliards de francs CFA. L’ensemble de ces offres a été accepté, avec un rendement moyen pondéré de 6,06 %. Les BAT d’une maturité d’un an ont également été entièrement retenus, permettant à l’État de mobiliser 33,9 milliards de francs CFA à un rendement moyen de 7,67 %.

La situation a été différente pour les Obligations assimilables du Trésor (OAT) à trois ans. Les investisseurs ont proposé 37,2 milliards de francs CFA, mais à un rendement moyen pondéré de 8,04 %, un niveau jugé particulièrement élevé par les autorités financières. Face à ce coût considéré comme excessif, le Trésor n’a retenu que 6,6 milliards de francs CFA, rejetant ainsi plus de 30 milliards de francs CFA d’offres.

En revanche, les OAT à cinq ans, également proposées à des rendements avoisinant 8 %, ont été intégralement acceptées. Les 27,3 milliards de francs CFA offerts sur cette maturité ont été retenus, les conditions étant jugées relativement plus favorables en raison d’un taux marginal moins élevé.

Cette opération met en évidence un changement dans la gestion de la dette publique sénégalaise. Si les investisseurs continuent de témoigner de leur intérêt pour les titres émis par le Sénégal, ils exigent désormais des rémunérations nettement plus importantes pour compenser le risque perçu. Cette évolution traduit un renchérissement du coût du financement de l’État sur le marché régional.

Face à cette nouvelle donne, les autorités semblent privilégier une approche plus prudente. Plutôt que d’accepter systématiquement toutes les offres disponibles pour atteindre leurs objectifs de financement, elles choisissent désormais d’écarter les propositions les plus onéreuses afin de limiter l’alourdissement futur des charges de la dette.

Kaolack : Sarata Sonko remercie les militants de PASTEF après une forte mobilisation autour de la vente des cartes de membre

La responsable politique de PASTEF à Kaolack, Mme Sarata Sonko, a adressé un message de remerciement aux militants et sympathisants du parti à la suite de la forte mobilisation enregistrée dans le cadre de la campagne nationale de vente des cartes de membre.

Dans son message, Mme Sonko a salué « l’engouement exceptionnel » des adhérents ainsi que leur engagement dans cette opération, qu’elle présente comme une étape importante dans le renforcement de l’organisation du parti. Lancée au début du mois de juillet 2026, cette campagne vise à moderniser le fichier des militants, à consolider les structures de PASTEF et à élargir sa base militante sur l’ensemble du territoire national, ainsi qu’au sein de la diaspora.

La responsable politique a également rendu hommage aux équipes déployées sur le terrain pour assurer la distribution et la vente des cartes. Elle a qualifié leur travail, leur détermination et leur sens de l’organisation d’« exemplaires et essentiels » à la réussite de cette initiative.

Mme Sarata Sonko a, par ailleurs, invité les citoyens qui n’ont pas encore adhéré au parti à rejoindre le mouvement en acquérant leur carte de membre, estimant que cet engagement constitue une contribution au projet politique porté par PASTEF.

La campagne est accompagnée d’une citation attribuée à Ousmane Sonko : « Le pouvoir appartient au peuple. Ensemble, continuons le combat ! », un message qui rappelle les valeurs de mobilisation citoyenne et de participation défendues par le parti.

Sur le visuel de la campagne figure également Mme Sarata Sonko, présentée comme commissaire de la Commission nationale de placement des cartes (CNPC). Elle y félicite les militants pour leur implication et les encourage à poursuivre leurs efforts afin de renforcer davantage l’implantation de PASTEF à travers le pays.

Cette campagne d’adhésion s’inscrit dans la stratégie de structuration interne du parti, qui considère la carte de membre comme un levier d’organisation, de discipline militante et de consolidation de ses bases en perspective des prochaines échéances politiques.

Décentralisation : les maires saluent les décisions de Diomaye Faye et s’engagent pour la réussite de l’Acte IV

L’Association des Maires du Sénégal (AMS) a exprimé sa satisfaction à la suite des importantes orientations annoncées par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, lors du Conseil des ministres du 16 juillet 2026, en faveur de l’accélération de la réforme de la décentralisation. Dans un communiqué officiel, l’organisation estime que les mesures arrêtées par le chef de l’État répondent aux principales attentes formulées par les collectivités territoriales et ouvrent une nouvelle étape dans le processus de modernisation de la gouvernance locale.

Au cœur des décisions présidentielles figure la volonté d’accélérer l’élaboration de l’Acte IV de la décentralisation, une réforme présentée comme essentielle pour renforcer les compétences, les moyens et l’autonomie des collectivités territoriales. Le président de la République a notamment demandé l’élaboration d’un statut de l’élu local, une revendication de longue date des maires, destinée à mieux encadrer les responsabilités, les droits et les obligations des élus territoriaux.

Dans le même élan, le chef de l’État a chargé le Premier ministre d’organiser, avant la fin du mois d’août, de larges concertations réunissant l’ensemble des parties prenantes afin de parvenir à un consensus sur les principaux axes de l’Acte IV de la décentralisation ainsi que sur la mise en place des pôles territoires, appelés à jouer un rôle stratégique dans l’organisation du développement local.

Pour l’Association des Maires du Sénégal, ces orientations constituent une réponse concrète aux préoccupations exprimées par les exécutifs territoriaux lors de leur récente rencontre avec le président de la République. Les élus locaux affirment avoir été entendus sur plusieurs questions jugées prioritaires, notamment le renforcement du dialogue entre l’État et les collectivités, la clarification des compétences locales et l’amélioration des conditions d’exercice des mandats électifs.

L’AMS a ainsi adressé ses « très sincères remerciements » au président Bassirou Diomaye Faye, saluant son sens de l’écoute, son ouverture au dialogue et sa volonté affichée de construire une réforme de la décentralisation fondée sur la concertation. Selon l’organisation, cette démarche est de nature à favoriser une gouvernance territoriale plus efficace et davantage adaptée aux réalités des collectivités locales.

L’association a également rendu un hommage appuyé au ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des Territoires, Moussa Bala Fofana. Elle souligne le travail accompli depuis le lancement du processus de réforme, mettant en avant une méthode qualifiée d’inclusive et participative. Les maires estiment que les échanges réguliers engagés avec le ministère ont permis d’instaurer un climat de confiance propice à l’élaboration de solutions consensuelles sur les grands enjeux de la décentralisation.

En réaffirmant son engagement, l’Association des Maires du Sénégal assure qu’elle prendra une part active aux concertations annoncées par le Gouvernement. Elle dit vouloir contribuer, avec responsabilité, engagement et esprit constructif, à l’élaboration d’un Acte IV de la décentralisation qui fasse l’objet d’un large consensus national.

QUAND LA RÉPUBLIQUE SE TIENT AU-DESSUS DES CLIVAGES

Ce vendredi 17 juillet 2026, au Palais de la République, un geste d’une rare noblesse a été posé : le président Bassirou Diomaye Faye a reçu son prédécesseur, le président Macky Sall.

Deux trajectoires. Deux époques de notre histoire. Une seule et même Nation.

À l’issue de cette audience empreinte de courtoisie et d’esprit républicain, le chef de l’État a décidé que le Sénégal apportera son plein soutien à la candidature de Macky Sall au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies.

Voilà toute la grandeur d’une République : savoir dépasser les rivalités d’hier pour ne faire prévaloir que l’intérêt supérieur de la Nation. Ce n’est pas l’oubli des différences, mais leur dépassement. C’est la continuité de l’État qui l’emporte sur l’écume des passions.

Dans un monde traversé par les fractures, notre pays choisit une fois encore ce qu’il sait faire de mieux : rassembler plutôt que diviser, dialoguer plutôt que s’opposer, construire la paix plutôt que nourrir la rancœur. C’est l’âme de la Téranga. C’est l’héritage de nos aînés.

Aujourd’hui, ce n’est pas une famille politique qui s’exprime : c’est le Sénégal. Et lorsque le Sénégal parle d’une seule voix, c’est l’Afrique tout entière qui gagne en dignité et le multilatéralisme qui se renforce en crédibilité.

Que Dieu préserve notre Nation, affermisse ses institutions et éclaire celles et ceux qui la servent.

Axil Hôtel réclame 25 millions FCFA à la FSF après le départ inattendu des Lionnes

Une nouvelle controverse éclabousse la Fédération sénégalaise de football (FSF), déjà fragilisée par les critiques suscitées après la participation des Lions à la Coupe du monde 2026. Cette fois, l’affaire concerne le regroupement de l’équipe nationale féminine en préparation de la Coupe d’Afrique des nations (CAN), et pourrait connaître un prolongement judiciaire.

Selon les informations rapportées par L’Observateur, le propriétaire d’Axil Hôtel, Gorgui Ndoye, accuse la FSF de ne pas avoir respecté ses engagements contractuels après le départ précipité de la délégation des Lionnes, intervenue seulement deux jours après son installation dans l’établissement. L’hôtelier affirme avoir déjà saisi la Fédération pour l’informer de sa démarche et menace désormais de déposer une plainte dès ce lundi auprès de la gendarmerie ou de la Division des investigations criminelles (DIC) si aucune solution amiable n’est trouvée.

D’après le récit du plaignant, Axil Hôtel avait été retenu pour accueillir la sélection nationale féminine du 13 au 23 juillet, soit un séjour de dix jours entrant dans le cadre de la préparation de la CAN. Après réception du bon de commande émis par la Fédération, l’établissement aurait immédiatement mobilisé les moyens nécessaires afin de répondre aux exigences de cette mission.

Au total, 26 chambres, dont 12 individuelles, avaient été préparées pour accueillir les joueuses et les membres de l’encadrement technique. Des produits alimentaires spécifiques adaptés au régime des sportives avaient également été achetés en quantité suffisante pour couvrir l’ensemble du séjour. Selon Gorgui Ndoye, son établissement avait même renoncé à appliquer la procédure habituelle consistant à exiger un paiement avant l’occupation des lieux, par confiance envers la Fédération sénégalaise de football.

Cependant, après seulement deux nuitées, la délégation aurait quitté les lieux de manière soudaine. Le propriétaire affirme n’avoir reçu aucune notification préalable et soutient que ce départ s’est effectué sans règlement des prestations déjà engagées.

L’hôtelier estime que cette décision lui a causé un important manque à gagner. En prévision du séjour des Lionnes, Axil Hôtel avait suspendu ses réservations habituelles afin de garantir la disponibilité des chambres pendant toute la période prévue. Or, en tant qu’hôtel d’affaires vivant principalement des séminaires et de l’hébergement professionnel, cette fermeture temporaire des canaux de réservation aurait entraîné la perte de nombreux clients.

À cela s’ajoutent, selon lui, les importantes dépenses engagées pour l’achat de denrées alimentaires adaptées aux besoins nutritionnels des joueuses. Une partie de ces produits, devenue inutilisable dans le cadre des activités habituelles de l’hôtel, aurait dû être réaffectée ou jetée, aggravant davantage les pertes financières.

Au total, le préjudice est évalué à 25 millions de francs CFA.

Face à cette situation, des discussions ont été engagées entre le propriétaire de l’hôtel et Walimata Sèye, responsable du développement du football féminin à la FSF. Mais les négociations n’ont pas permis d’aboutir à un compromis.

Selon Gorgui Ndoye, la responsable fédérale lui aurait proposé le paiement de seulement 30 % de la facture. Une offre qu’il juge largement insuffisante.

« Les 30 % couvrent à peine la restauration. Je ne peux pas accepter. Qu’en est-il de l’hébergement bloqué et des plateformes fermées ? Vous devez me payer 25 millions. Versez au moins 75 % et je pourrai abandonner le reste », a-t-il déclaré.

Le propriétaire affirme également avoir été surpris d’apprendre, après plusieurs échanges, que la délégation avait finalement été transférée à l’hôtel Fleur de Lys, sans qu’aucune explication officielle ne lui soit fournie.

Contactée par L’Observateur, Walimata Sèye n’a pas souhaité commenter cette affaire, se limitant à indiquer qu’elle ne désirait pas se prononcer sur le dossier.

Cheikh Guèye remis en liberté après son incarcération dans une affaire de corruption présumée

L’opérateur économique Cheikh Guèye a recouvré la liberté après plusieurs semaines passées en détention dans le cadre d’une affaire de corruption présumée portant sur 10 millions de francs CFA. Sa remise en liberté, révélée par le quotidien Les Échos, met fin à un épisode judiciaire qui avait suscité de nombreuses réactions en raison de la personnalité de l’intéressé et du contexte entourant cette procédure.

Cheikh Guèye avait été placé sous mandat de dépôt à la suite de son inculpation dans un dossier portant sur une présumée remise de 10 millions de francs CFA à un juge d’instruction en fonction au Tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye. Les enquêteurs cherchent à établir les circonstances exactes de cette transaction, ainsi que les motivations qui auraient conduit à ce versement. À ce stade de la procédure, les autorités judiciaires n’ont pas rendu publics tous les éléments du dossier et les faits restent soumis à l’appréciation de la justice.

Cette affaire a rapidement pris une dimension particulière en raison des relations tendues qui existaient entre Cheikh Guèye et l’ancien ministre de la Justice, Ismaïla Madior Fall. Les différends opposant les deux hommes avaient déjà été largement commentés dans l’espace public, contribuant à renforcer l’intérêt porté à cette procédure judiciaire.

Selon les informations rapportées par Les Échos, le parcours judiciaire de l’homme d’affaires a connu plusieurs rebondissements. Une première décision favorable à sa remise en liberté aurait été envisagée avant d’être finalement suspendue. Les raisons de ce revirement n’ont toutefois jamais été officiellement expliquées, alimentant les interrogations sur l’évolution de son dossier et les motifs de son maintien en détention.

La situation a finalement évolué ces derniers jours avec la décision de lui accorder la liberté. Les conditions précises de cette remise en liberté n’ont pas été détaillées, mais cette décision marque une nouvelle étape dans une affaire qui continue de retenir l’attention de l’opinion publique.

Cette évolution intervient à un moment où l’ancien garde des Sceaux, Ismaïla Madior Fall, s’apprête à comparaître devant la Haute Cour de justice. Le procès, très attendu, devrait permettre d’examiner les accusations portées contre l’ancien ministre dans un contexte où plusieurs dossiers judiciaires liés à la lutte contre la corruption sont suivis de près par les Sénégalais.

Toujours selon Les Échos, Cheikh Guèye pourrait être présent lors de cette audience. Le quotidien ne précise cependant pas le rôle qu’il serait amené à jouer au cours des débats, ni si sa présence serait liée à sa qualité de témoin, de partie concernée ou à un autre titre. Les prochaines étapes de la procédure devraient permettre d’apporter davantage d’éclaircissements sur les liens éventuels entre son dossier et celui visant l’ancien ministre de la Justice.

L’Alliance avec le Peuple / 2AP SIGGI JOTNA poursuit sa dynamique de massification

Dans le cadre de sa politique de massification et de renforcement de son implantation nationale, l’Alliance avec le Peuple / 2AP SIGGI JOTNA s’est rendue dans le département de Guédiawaye, où elle a enregistré une importante adhésion avec l’arrivée de El Hadji Madiodia Mbaye, président du mouvement « And Si Deug Ak Ngor », qui a officiellement rejoint les rangs de 2AP SIGGI JOTNA.

Cette rencontre a été marquée par son adhésion, aux côtés de l’ensemble de ses responsables présents dans les quatorze régions du Sénégal, avec la ferme volonté de partager et de promouvoir la vision portée par 2AP SIGGI JOTNA, fondée sur sa devise : Travail, Équité et Solidarité.

Prenant la parole, le président Abdoulaye Dièye a lancé un appel fort en faveur d’un Sénégal réconcilié, soulignant que les défis actuels imposent un esprit de responsabilité, de dialogue et de dépassement des clivages. Il a invité l’ensemble des forces vives de la Nation à œuvrer pour un Sénégal de paix, de cohésion nationale et de justice sociale, afin d’apporter des réponses concrètes aux difficultés que vivent les populations dans le contexte économique et social actuel.

Le président Abdoulaye Dièye a également réaffirmé sa vision de développement pour la ville de Thiès en annonçant son ambition de briguer la mairie de Thiès-Ville. Il a présenté les grandes lignes d’un projet ambitieux destiné à redonner à Thiès son rayonnement, à stimuler son développement économique, à créer des emplois et à améliorer durablement les conditions de vie des populations.

Cette nouvelle adhésion témoigne de l’attractivité croissante de 2AP SIGGI JOTNA et renforce sa détermination à bâtir, avec toutes les Sénégalaises et tous les Sénégalais, un pays uni, prospère et souverain.

Ensemble pour le Travail, l’Équité et la Solidarité

La coalition « Diomaye Président » amorce sa mue en parti politique : l’Assemblée constitutive fixée au 25 juillet

Dakar, 19 juillet 2026 – La coalition « Diomaye Président » a officiellement lancé le processus devant conduire à sa transformation en un parti politique. Réunis en session extraordinaire ce samedi au King Fahd Palace, les responsables de la majorité présidentielle ont adopté les grandes orientations qui encadreront cette mutation et fixé au 25 juillet prochain la tenue de l’Assemblée générale constitutive, étape qui devra consacrer la naissance officielle de la nouvelle formation politique.

Cette évolution marque un tournant important pour la majorité soutenant le président de la République, Bassirou Diomaye Faye. Après avoir servi de cadre de rassemblement lors de l’élection présidentielle, la coalition entend désormais se doter d’une structure politique pérenne, capable d’assurer l’encadrement de ses militants, de renforcer son implantation sur le territoire national et d’accompagner durablement la mise en œuvre du projet de transformation du pays.

Dans un communiqué publié à l’issue de la rencontre, le Conseil des leaders explique que cette initiative répond à la volonté de construire une organisation « forte, structurée, démocratique et durable », capable de fédérer les différentes sensibilités de la majorité présidentielle autour d’une vision commune.

La réunion a rassemblé les principaux dirigeants de la coalition ainsi que plusieurs responsables politiques ayant récemment rejoint la majorité. Les échanges ont essentiellement porté sur les textes fondateurs qui serviront de base au futur parti.

Trois documents stratégiques ont été examinés au cours de cette session. Le premier concerne la vision politique de la future formation. Il définit les orientations idéologiques du parti, ses objectifs stratégiques ainsi que les principes devant guider son implantation sur l’ensemble du territoire national.

Le deuxième texte porte sur le projet de statuts. Celui-ci fixe les règles d’organisation du parti, précise la composition de ses différentes instances dirigeantes, les modalités d’adhésion des militants ainsi que les mécanismes de gouvernance interne destinés à assurer un fonctionnement démocratique.

Le troisième document examiné est le projet de règlement intérieur. Ce texte détaille le fonctionnement quotidien des organes du parti, les procédures de coordination entre les structures nationales et locales, ainsi que les règles disciplinaires appelées à garantir la cohésion de l’organisation.

À l’issue des discussions, les participants ont adopté à l’unanimité les grandes orientations de ces trois textes. Plusieurs amendements et recommandations ont toutefois été formulés afin d’améliorer leur cohérence et de renforcer leur efficacité avant leur adoption définitive.

Pour les responsables de la coalition, cette transformation ne constitue pas une simple réorganisation administrative. Elle traduit la volonté de bâtir un véritable parti de masse capable d’assurer une présence politique permanente sur toute l’étendue du territoire national.

La future formation entend notamment renforcer la cohésion de la majorité présidentielle, soutenir l’action gouvernementale et accompagner les réformes engagées par le chef de l’État. Elle ambitionne également de développer un important réseau d’implantation locale à travers les régions, départements, communes et villages du Sénégal.

Les dirigeants souhaitent également faire du futur parti un espace de formation politique, de promotion de nouveaux cadres et de préparation des prochaines échéances électorales. L’objectif affiché est de consolider durablement les bases politiques de la majorité présidentielle tout en favorisant une plus grande participation citoyenne.

Les projets de statuts et de règlement intérieur, enrichis des contributions recueillies lors de cette session extraordinaire, seront soumis à l’Assemblée générale constitutive prévue le 25 juillet 2026. Cette rencontre devra officialiser la création du parti, adopter définitivement les textes fondateurs et procéder à l’installation de ses premières instances dirigeantes.

Dans la foulée, des tournées politiques seront organisées à travers le pays afin de mettre en place les structures territoriales de la nouvelle formation. Cette phase d’implantation devrait conduire à la tenue d’un premier Congrès national, annoncé pour la fin de l’hivernage.

En conclusion de leur communiqué, les responsables de la coalition lancent un appel à leurs militants, sympathisants, responsables politiques et à tous les citoyens qui se reconnaissent dans leurs valeurs à rejoindre cette nouvelle dynamique. Ils affirment vouloir construire un parti fondé sur les principes de justice, de souveraineté, de bonne gouvernance et de prospérité, avec l’ambition d’en faire un cadre permanent de réflexion, de dialogue politique et de mobilisation citoyenne au service du développement du Sénégal.

Pape Mahawa Diouf lance « RACINE », un nouveau mouvement citoyen aux ambitions politiques

Dakar, 19 juillet 2026 – L’ancien coordonnateur de la communication de la coalition présidentielle sortante, Pape Mahawa Diouf, a officiellement fait son retour sur la scène politique en procédant, ce dimanche à Dakar, au lancement de son mouvement politique et citoyen baptisé « RACINE » (Rassemblement Citoyen pour la Nation, l’Éthique et la Justice Sociale), également connu sous son appellation en wolof « Reeni Askan Wi ».

Cette cérémonie de lancement met un terme à plusieurs semaines de spéculations sur l’avenir politique de cette figure de l’ex-Alliance pour la République (APR), dont le silence avait alimenté de nombreuses interrogations depuis les profondes mutations intervenues au sein de l’ancien parti au pouvoir après la perte du pouvoir.

Devant des militants, sympathisants et plusieurs invités, Pape Mahawa Diouf a dressé un état des lieux qu’il juge préoccupant de la situation nationale. Selon lui, le Sénégal traverse une période marquée par des défis multiples qui exigent une mobilisation citoyenne et une refondation des pratiques politiques. Il a évoqué une crise sociale caractérisée par la persistance des inégalités, la montée du chômage des jeunes et la précarité qui touche de nombreuses familles.

Sur le plan économique, le fondateur de RACINE estime que la baisse du pouvoir d’achat et les difficultés rencontrées par les ménages fragilisent davantage le tissu social. À ces préoccupations s’ajoutent, selon lui, une crise civique et politique qui nourrit la méfiance entre les citoyens et les institutions, ainsi qu’une crise environnementale marquée par les effets du changement climatique et la pression croissante exercée sur les ressources naturelles.

Malgré ce tableau qu’il considère préoccupant, Pape Mahawa Diouf s’est voulu optimiste. Il a salué la capacité de résilience du Sénégal, mettant en avant la vitalité de la société civile, la solidité des institutions démocratiques et le rôle des médias dans la préservation des libertés publiques. Pour lui, ces acquis constituent des atouts majeurs qui doivent permettre au pays de surmonter les difficultés actuelles sans céder au découragement.

Présentant les motivations ayant conduit à la création de RACINE, l’ancien responsable politique a expliqué que son mouvement est né de la conviction que le renouveau du Sénégal passe avant tout par celui de la citoyenneté. Il affirme vouloir replacer l’intérêt général, l’éthique et le sens du service public au cœur de l’action politique.

Le mouvement entend ainsi promouvoir une société plus juste et plus équitable, encourager des comportements fondés sur l’intégrité et la responsabilité, préserver les acquis démocratiques et républicains du Sénégal et contribuer à la protection de l’environnement à travers la promotion d’un développement durable. Ces objectifs reposent, selon son initiateur, sur des valeurs fondamentales que sont la Nation, l’éthique, la justice sociale, la démocratie participative et la préservation de la « Terre nourricière ».

Pape Mahawa Diouf a également insisté sur la vocation citoyenne de son organisation, qu’il souhaite voir dépasser le simple cadre partisan. Selon lui, RACINE sera un mouvement de proximité, actif dans les quartiers, les villages, les établissements scolaires et universitaires ainsi que dans les espaces numériques. Il prévoit notamment l’organisation de campagnes de sensibilisation, de formations citoyennes, de forums de réflexion et d’initiatives destinées à renforcer l’engagement civique des populations.

Le fondateur du mouvement a lancé un appel à toutes les composantes de la société sénégalaise, notamment les jeunes, les femmes, les travailleurs, les intellectuels, les entrepreneurs, les agriculteurs et les pêcheurs, afin qu’ils rejoignent cette nouvelle dynamique qu’il présente comme un espace ouvert à tous les citoyens partageant les mêmes valeurs. Il a par ailleurs affirmé que RACINE entend se construire loin des logiques de division, du clientélisme, de l’exclusion et des discours de haine.

Abordant enfin le contexte politique national, marqué par des tensions entre plusieurs acteurs institutionnels, Pape Mahawa Diouf s’est déclaré favorable à toute initiative susceptible de favoriser la réconciliation nationale et de consolider la paix sociale. Selon lui, le dialogue demeure un levier essentiel pour préserver la stabilité du pays et permettre au Sénégal de retrouver pleinement son statut de référence démocratique sur le continent africain.

En concluant son allocution, il a réaffirmé son ambition de faire de RACINE un mouvement au service de l’intérêt général et de la participation citoyenne, avant de lancer un message de rassemblement à l’ensemble des Sénégalais autour des idéaux de justice, d’éthique et de solidarité, ponctuant son intervention par les slogans : « Vive RACINE – Reeni Askan Wi ! Vive la République ! ».

Grande finale du championnat régional de taekwondo de Dakar : près de 250 athlètes en quête d’une qualification nationale

Dakar, 19 juillet 2026 – La Ligue régionale de taekwondo de Dakar organise ce dimanche la grande finale de son championnat annuel, un rendez-vous majeur du calendrier sportif sénégalais. Après plusieurs semaines de compétitions qualificatives, près de 250 athlètes représentant plus de 50 clubs se retrouvent pour défendre les couleurs de leurs équipes et tenter de décrocher leur qualification pour le Championnat du Sénégal.

Cette compétition dépasse largement le cadre régional. Les médaillés d’or de chaque catégorie obtiendront une qualification directe pour le championnat national, une étape décisive dans le parcours des meilleurs taekwondoïstes du pays. Une performance à ce niveau peut ouvrir les portes de l’équipe nationale et offrir, à plus long terme, l’opportunité de participer aux grandes compétitions internationales, notamment les Jeux olympiques.

Pour assurer le bon déroulement de cette finale, le comité local d’organisation, dirigé par Mom Camara, a mobilisé d’importants moyens malgré les défis liés aux infrastructures. Des efforts ont été consentis pour renforcer les équipements destinés aux arbitres, améliorer le matériel de compétition et garantir aux athlètes des conditions optimales. « C’est un challenge pour nous, mais aussi une fête pour toute l’Afrique », a déclaré le président de la Ligue régionale de Dakar.

Cette édition est également marquée par un hommage rendu à plusieurs pionniers du taekwondo sénégalais, notamment Medju, le commissaire Hassan De, Ibrahim Aba et Doro. Ces figures emblématiques ont largement contribué au développement et au rayonnement de cette discipline au Sénégal. Après avoir honoré les athlètes olympiques lors de la précédente édition, la Ligue régionale de Dakar poursuit ainsi sa politique de reconnaissance envers les bâtisseurs du taekwondo national.

Au-delà de l’aspect purement sportif, cette finale témoigne de l’ambition de Dakar de jouer un rôle moteur dans le développement du taekwondo au Sénégal. Les organisateurs espèrent que les talents révélés à cette occasion contribueront à renforcer les performances du pays sur la scène internationale et permettront au Sénégal de conquérir davantage de médailles lors des grandes compétitions à venir.

Bassirou Diomaye Faye prend la présidence en exercice de la CEDEAO et fixe le cap de son mandat

Le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a été désigné président en exercice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) à l’issue de la 69ᵉ session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement, tenue ce dimanche à Freetown, en Sierra Leone. Cette désignation intervient dans un contexte marqué par de nombreux défis sécuritaires, politiques et économiques auxquels fait face l’organisation régionale, qui célèbre cette année son cinquantième anniversaire.

En lui confiant la présidence tournante de l’organisation, les chefs d’État ouest-africains ont exprimé leur confiance envers le dirigeant sénégalais, dont les prises de position en faveur du dialogue, de l’intégration régionale et du renforcement des institutions communautaires ont été saluées au cours des travaux.

Dans son intervention devant ses homologues, Bassirou Diomaye Faye a dressé un état des lieux sans complaisance de la situation de la CEDEAO. Il a reconnu les progrès enregistrés par la Communauté, notamment en matière d’intégration économique et de résilience face aux crises, tout en soulignant les nombreuses fragilités qui continuent de peser sur la région. Il a notamment insisté sur la menace persistante du terrorisme, les tensions politiques dans certains États membres, les défis liés à la gouvernance ainsi que la nécessité de moderniser les institutions communautaires afin de les rendre plus efficaces et plus proches des préoccupations des populations.

Le nouveau président en exercice a également appelé à une accélération de la mise en œuvre de la Force régionale de lutte contre le terrorisme, estimant que la réponse aux menaces sécuritaires doit être collective et fondée sur une meilleure coordination entre les États. Il a plaidé pour une mutualisation des moyens militaires, logistiques et financiers, tout en insistant sur l’importance de renforcer l’autonomie financière de la CEDEAO afin de réduire sa dépendance vis-à-vis des partenaires extérieurs.

Bassirou Diomaye Faye a, en outre, mis l’accent sur la protection des populations civiles affectées par les conflits et les crises humanitaires, appelant à une solidarité accrue entre les États membres pour répondre aux besoins des communautés les plus vulnérables.

Acceptant cette nouvelle responsabilité, le chef de l’État sénégalais a déclaré mesurer pleinement l’importance de l’héritage légué par un demi-siècle de coopération régionale. Il a affirmé sa volonté de poursuivre l’œuvre d’intégration tout en adaptant la CEDEAO aux réalités actuelles, marquées par les enjeux de sécurité, de souveraineté politique et économique, de stabilité institutionnelle et de développement durable.

Le président sénégalais a également exprimé son ambition de contribuer à faire entendre davantage la voix de l’Afrique de l’Ouest sur la scène internationale, en renforçant le poids diplomatique de la Communauté et sa capacité à défendre les intérêts des peuples de la région dans un contexte mondial en constante évolution.

Sommet de la CEDEAO à Freetown : Diomaye Faye plaide pour une intégration régionale refondée et tournée vers l’action

Réuni à Freetown, en Sierra Leone, à l’occasion du sommet consacré à l’avenir de l’intégration régionale en Afrique de l’Ouest, le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a lancé un appel fort en faveur d’une profonde réforme de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Cinquante ans après sa création, l’organisation sous-régionale, confrontée à de multiples crises, doit selon lui retrouver sa capacité à répondre efficacement aux attentes des populations.

Dans son intervention devant les chefs d’État et de gouvernement de la sous-région, le chef de l’État sénégalais a dressé le constat d’une CEDEAO confrontée à des défis majeurs. Entre la montée des menaces sécuritaires, les tensions politiques, les fractures sociales, les difficultés économiques et un environnement international marqué par de fortes incertitudes, il a estimé que l’organisation est arrivée à un tournant décisif de son histoire.

Face à cette situation, Bassirou Diomaye Faye a insisté sur la nécessité de dépasser les simples diagnostics pour engager des actions concrètes. Selon lui, les populations ouest-africaines, en particulier les jeunes, attendent de la CEDEAO des réponses efficaces en matière de paix, de sécurité, d’intégration économique et de création d’opportunités. Il a rappelé que ces objectifs étaient au cœur de la vision des pères fondateurs de l’organisation et qu’ils demeurent plus que jamais d’actualité.

Le président sénégalais a également mis l’accent sur l’importance de la Déclaration d’engagement en faveur du Pacte pour l’avenir de l’intégration régionale, adoptée lors de ce sommet. Pour lui, ce texte ne doit pas rester une déclaration de principe ou une simple profession de foi politique. Il doit être suivi d’engagements concrets, de réformes ambitieuses et d’actions coordonnées afin de renforcer la coopération entre les États membres et de restaurer la confiance des citoyens envers l’institution régionale.

Réaffirmant l’attachement du Sénégal aux idéaux panafricains, Bassirou Diomaye Faye a assuré que son pays entend jouer un rôle actif dans cette dynamique de transformation. Fidèle à son histoire diplomatique et à sa tradition de promotion de l’unité africaine, le Sénégal se veut, selon le chef de l’État, l’un des principaux artisans de la refondation de la CEDEAO afin qu’elle soit davantage en mesure de relever les défis actuels et futurs de la région.

Double meurtre d’Aziz Dabala et Waly Gano : les analyses ADN accablent Mamadou Lamine Diaw et fragilisent les accusations contre les autres mis en cause

L’enquête sur le double meurtre d’El Hadji Abdoul Aziz Ba, plus connu sous le nom d’Aziz Dabala, et de Boubacar Gano, alias Waly, connaît un tournant décisif. Les résultats des analyses ADN réalisées sur la scène du crime apportent de nouveaux éléments scientifiques qui confortent la thèse des enquêteurs. Selon les informations révélées par Seneweb, les prélèvements effectués disculpent provisoirement l’ensemble des autres personnes mises en cause dans cette affaire, à l’exception du principal suspect, Mamadou Lamine Diaw, alias Modou Lo, dont l’implication est désormais corroborée par des preuves génétiques.

Pour rappel, les corps sans vie des deux victimes avaient été découverts le 19 août 2024 dans leur appartement situé à Pikine Technopole. Le drame avait suscité une vive émotion dans l’opinion publique en raison de la brutalité des faits. À l’issue des premières investigations, six personnes avaient été inculpées pour association de malfaiteurs, assassinat avec actes de barbarie, vol et recel. Il s’agit de Mamadou Lamine Diaw, Assane Diaw, Ousseynou Diaw, Serigne Sarr, surnommé Ndeuss Pata, Babacar Ba, connu sous le nom de Mbaye Fall, et de la danseuse Marème Léye, dite Nabou Léye.

Arrêté à Touba, Mamadou Lamine Diaw avait dans un premier temps reconnu être l’auteur du double homicide avant de se rétracter. Lors de son audition devant le juge d’instruction, il avait complètement modifié sa version des faits, accusant la danseuse Nabou Léye et le chanteur Tarba Mbaye d’avoir planifié les meurtres. Selon ses nouvelles déclarations, les deux artistes l’auraient recruté afin d’intimider Aziz Dabala, qui aurait été en possession de vidéos compromettantes les concernant. Il affirmait également que Nabou Léye aurait mortellement poignardé Aziz Dabala, tandis que Tarba Mbaye aurait porté les coups de couteau ayant coûté la vie à Boubacar Gano.

Ces accusations ont conduit le juge du premier cabinet d’instruction du Tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye à délivrer, le 18 décembre 2025, une délégation judiciaire à la Division des investigations criminelles (DIC) afin d’interpeller et d’entendre Tarba Mbaye sous le régime de la garde à vue.

Lors de son audition, le chanteur a catégoriquement rejeté toutes les accusations portées contre lui, affirmant n’avoir jamais rencontré Mamadou Lamine Diaw ni entretenu le moindre contact téléphonique avec lui. Les vérifications techniques menées auprès de l’opérateur de téléphonie ont confirmé ses déclarations. Les investigations ont établi que son téléphone ne s’était jamais trouvé à proximité de l’appartement des victimes, ni avant, ni pendant, ni après les faits. À la lumière de ces éléments, le magistrat instructeur a ordonné sa remise en liberté.

Les investigations se sont ensuite poursuivies afin d’identifier le propriétaire d’un numéro de téléphone en contact fréquent avec celui de Boubacar Gano. Les enquêteurs ont découvert qu’il appartenait à une voisine résidant à l’étage supérieur de l’immeuble. Entendue, cette dernière a expliqué qu’elle entretenait de simples relations de voisinage avec la victime, précisant qu’ils échangeaient régulièrement par téléphone et que Boubacar Gano lui empruntait parfois du matériel d’éclairage destiné à la réalisation de ses vidéos publiées sur TikTok.

Dans le souci d’apporter des preuves scientifiques irréfutables, le juge a sollicité le Centre international de recherche et de formation en génomique appliquée et de surveillance sanitaire (CIGASS). Sous la supervision de la DIC et de la Division de la police technique et scientifique (DPTS), les spécialistes ont procédé à de nouveaux prélèvements de sang sur la scène du crime ainsi qu’à des analyses ADN approfondies.

Les examens ont permis d’établir quatre profils génétiques distincts. Deux correspondent aux victimes, un troisième à Mamadou Lamine Diaw et un quatrième demeure, pour l’instant, non identifié. Ce dernier profil a été découvert sur un débris de verre retrouvé à proximité du corps d’Aziz Dabala, dans le salon. Selon les enquêteurs, son emplacement, sur les restes d’une table basse brisée, laisse penser qu’il pourrait provenir d’une personne intervenue après la découverte des corps, une hypothèse qui reste toutefois à vérifier.

Les analyses ont également révélé un élément particulièrement compromettant pour le principal suspect. Dans la salle de bain, où reposait le corps de Boubacar Gano, les experts ont retrouvé un mélange du sang de la victime et de celui de Mamadou Lamine Diaw. Cette découverte renforce considérablement les conclusions des enquêteurs, qui estiment que le suspect s’est blessé au bras gauche lors de la violente altercation ayant conduit au décès des deux hommes.

Selon les conclusions de la Division des investigations criminelles, aucun profil ADN appartenant aux autres personnes poursuivies dans cette affaire n’a été identifié sur les lieux du crime. Les enquêteurs considèrent ainsi que les accusations formulées par Mamadou Lamine Diaw contre Nabou Léye et Tarba Mbaye relevaient d’une tentative de détourner les investigations et d’échapper à sa responsabilité pénale.

Les résultats des analyses scientifiques viennent ainsi corroborer les premiers aveux de Mamadou Lamine Diaw ainsi que les constatations établies dès le début de l’enquête par la police technique et scientifique. Pour les enquêteurs, la présence de son ADN dans plusieurs pièces de l’appartement, associée à la blessure qu’il aurait contractée lors des faits, constitue un faisceau d’indices particulièrement accablant.

Enquête de coulisses

DU MILITANTISME À LA RIGUEUR

Sénégal : Le pouvoir et la calculatrice
(Par Aly Saleh)

Trois mois après le séisme politique qui a porté le duo PASTEF au pouvoir, le Sénégal est entré dans une phase d’industrialisation de ses réformes. Le départ d’Ousmane Sonko de la primature en mai dernier au profit du technocrate Ahmadou Al Aminou Lô a redessiné la grammaire du pouvoir à Dakar. Derrière ce réajustement d’horlogerie fine se cache un pari audacieux : détacher la gestion quotidienne de l’État de la ferveur militante pour mieux réussir le pari de la rupture systémique.
Enquête sur les coulisses d’une refondation institutionnelle et d’une féroce recomposition politique.

La justice et l’appareil d’État à l’épreuve de la « Rupture »

Le temps de la contestation est révolu, place à l’ingénierie administrative. Le président Bassirou Diomaye Faye sait que son mandat sera jugé sur deux leviers hautement inflammables : la refondation d’une justice crédible et le nettoyage des écuries d’Augias de l’administration.

Le Conseil Supérieur de la Magistrature sur le billard

C’est la mère des réformes exigée par la rue et la société civile. L’enjeu ? Sortir la carrière des magistrats de la mainmise directe du palais de la République. En ouvrant le CSM à des personnalités indépendantes, le pouvoir pose les bases d’un paratonnerre institutionnel.

La reddition des comptes sans la « chasse aux sorcières »

Les rapports de la Cour des Comptes et de l’IGE ne dorment plus dans les tiroirs. Le traitement judiciaire des dossiers de prévarication s’accélère. Pour le gouvernement, le défi est d’une complexité absolue. C’est à dire, frapper fort et vite pour satisfaire la demande d’exemplarité, tout en garantissant une rigueur technique irréprochable pour priver l’opposition du narratif de la persécution politique.

La méthode Lô ou la diète budgétaire

L’arrivée à la primature d’Ahmadou Al Aminou Lô, pur produit de la haute finance ouest-africaine (BCEAO), sonne la fin de la récréation budgétaire. La chasse aux doublons administratifs est ouverte ; les fusions d’agences, la rationalisation du train de vie de l’État et les arbitrages financiers serrés. Une thérapie de choc nécessaire pour rassurer les marchés internationaux au moment où le pays commence à compter ses premiers pétrodollars.

Le nouveau duopole du PASTEF et le réveil de l’opposition

Sur l’échiquier politique, les cartes ont été totalement rebattues. La nouvelle architecture du pouvoir sénégalais ressemble désormais à un moteur à deux temps.

La libération d’Ousmane Sonko de la gestion bureaucratique de la primature n’est pas un affaiblissement, mais un redéploiement stratégique. À Ahmadou Al Aminou Lô, la froide rigueur des chiffres, les arbitrages ministériels et les discussions serrées avec les bailleurs de fonds. À Ousmane Sonko, le contrôle du parti, la politisation des masses et la fortification de la base électorale du PASTEF en vue des prochaines batailles locales et législatives. Ce duopole inédit permet au régime de sanctuariser l’action gouvernementale des tumultes de la politique politicienne.

L’opposition cherche son second souffle

Sonnée par l’alternance, l’ancienne majorité (APR et alliés) tente de colmater les brèches. Le traumatisme des urnes dépassé, les blocs d’opposition se restructurent autour d’un objectif à court terme ; désormais, faire de l’Assemblée nationale une citadelle de résistance. Face aux projets de révisions constitutionnelles du pouvoir, l’opposition parlementaire tente de faire bloc pour imposer un rapport de force et exiger un dialogue politique inclusif sur les règles du jeu électoral.
En installant un profil hautement technique à la primature tout en maintenant son leadership politique intact sur le terrain, le régime de Bassirou Diomaye Faye tente une expérience inédite au Sénégal. Maintenant, il va rester une inconnue, essentielle : le temps. Face à des attentes populaires volcaniques, la rigueur des réformes institutionnelles devra rapidement se traduire en victoires économiques palpables pour les Sénégalais.

Aly Saleh

Kaolack : les impactés de Sing-Sing réclament la restitution de leurs terres et dénoncent un lotissement « sans transparence »

La tension monte à Sing-Sing, un quartier de la commune de Kaolack, où les membres du collectif des impactés réclament la restitution de leurs terres et une reprise du processus de lotissement dans des conditions qu’ils jugent transparentes et équitables. Réunis en point de presse ce samedi 18 juillet 2026, ils ont exprimé leur colère face à une situation qui, selon eux, les prive de leurs biens fonciers et compromet des années d’investissement.

Prenant la parole au nom du collectif, sa présidente, Elizabeth Bassène, a dénoncé un processus de lotissement qu’elle estime opaque et préjudiciable aux populations concernées. Elle explique que de nombreuses familles avaient acquis, avec leurs propres moyens, des parcelles non loties dans le quartier de Sing-Sing, dans l’espoir d’y construire leurs habitations.

« Nous sommes des citoyens avec de maigres moyens qui avions acquis des parcelles non loties dans ce quartier. À notre grande surprise, on a eu droit à un lotissement qui ne repose sur aucune base de transparence et des maisons déjà construites ont été démolies », a déclaré Elizabeth Bassène devant la presse.

Selon les membres du collectif, cette opération de restructuration foncière a entraîné la destruction de plusieurs constructions et plongé de nombreuses familles dans une profonde incertitude. Ils affirment ne pas comprendre les critères ayant guidé l’attribution des nouvelles parcelles et dénoncent un manque de communication de la part des autorités compétentes.

Au-delà de leurs dénonciations, les impactés réclament des mesures immédiates pour mettre fin à cette situation. « Nous voulons des actes concrets et non des promesses à n’en plus finir », a insisté la présidente du collectif, appelant les autorités à apporter des réponses rapides à leurs préoccupations.

Avant de faire face aux journalistes, les manifestants, vêtus de brassards rouges en signe de protestation, se sont rendus à la préfecture de Kaolack où ils ont déposé un mémorandum exposant leurs revendications. À travers ce document, ils sollicitent l’intervention du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, afin qu’une solution soit trouvée et que justice leur soit rendue.

Le collectif demande notamment la restitution des terres qu’il estime avoir perdues, ainsi que l’organisation d’un nouveau lotissement fondé sur des principes de transparence, d’équité et de respect des droits des occupants.

SAMES : les médecins exigent la reprise immédiate des négociations et brandissent la menace d’un plan d’action

Réuni en Comité exécutif national (CEN) du 17 au 19 juillet à Louga, le Syndicat autonome des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes du Sénégal (SAMES) a durci le ton à l’égard des autorités. À l’issue de trois jours de travaux, l’organisation syndicale a appelé le gouvernement à reprendre « sans délai » les négociations afin d’aboutir à la mise en œuvre des accords restés en suspens. Dans le même temps, elle invite l’ensemble de ses membres à demeurer pleinement mobilisés en prévision d’un plan d’action qui pourrait être déclenché dans les prochains jours si aucune avancée concrète n’est enregistrée.

Dans son communiqué final, le SAMES souligne que la rencontre de Louga a permis aux responsables syndicaux venus des différentes régions du pays d’évaluer la situation du secteur de la santé, de faire le point sur les engagements pris par les autorités et de définir les orientations stratégiques du syndicat pour les semaines à venir.

Le syndicat considère que les discussions engagées avec le gouvernement n’ont pas encore permis de traduire en actes les engagements déjà convenus. Il estime ainsi qu’une reprise rapide des négociations est indispensable pour éviter une dégradation du climat social dans les structures sanitaires publiques.

Les responsables du SAMES expriment également leurs préoccupations face aux réformes annoncées de la fonction publique. Selon eux, ces changements institutionnels nécessitent une vigilance accrue afin de garantir la préservation des droits et des acquis des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes. Le syndicat affirme qu’il suivra de près l’évolution de ces réformes pour s’assurer qu’elles ne remettent pas en cause les conditions de travail et les perspectives de carrière des professionnels de santé.

Au cœur de la plateforme revendicative figurent plusieurs exigences jugées prioritaires. Le SAMES réclame notamment l’adoption d’un statut particulier pour les médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes afin de mieux prendre en compte les spécificités de leurs fonctions. Il plaide également pour l’instauration d’un salaire minimum de base plus attractif, l’amélioration du système de retraite à travers une pension qualifiée de « digne et acceptable », ainsi que la mise en place d’un modèle inclusif favorisant une meilleure intégration et une plus grande absorption des professionnels de santé au sein de la fonction publique.

Sommet de la Cédéao à Freetown : le général Birame Diop en passe de prendre les rênes de la Commission

Les chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) se réunissent ce dimanche 19 juillet à Lungi, près de Freetown, en Sierra Leone, à l’occasion de la 69ᵉ session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement. Ce rendez-vous, considéré comme l’un des plus importants de l’année pour l’organisation sous-régionale, intervient dans un contexte marqué par de profondes mutations politiques, sécuritaires et institutionnelles en Afrique de l’Ouest.

Après plusieurs jours de réunions préparatoires ayant mobilisé les experts, les ministres et les représentants permanents des États membres, les dirigeants devront se prononcer sur plusieurs dossiers majeurs, dont la gouvernance de l’organisation, la sécurité régionale et les relations avec les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES).

L’un des principaux temps forts de ce sommet devrait être la désignation du général Birame Diop à la présidence de la Commission de la Cédéao pour le mandat 2026-2030. Ancien ministre sénégalais des Forces armées et candidat présenté par le président Bassirou Diomaye Faye, il fait figure de favori et sa nomination ne devrait pas susciter de contestation majeure parmi les États membres.

S’il est confirmé à ce poste stratégique, Birame Diop aura la lourde responsabilité de conduire l’organisation dans une période particulièrement délicate. La Cédéao fait face à des défis sans précédent, notamment la montée du terrorisme dans le Sahel, les crises politiques récurrentes, les transitions militaires encore en cours dans certains pays, ainsi que le départ du Mali, du Burkina Faso et du Niger, désormais réunis au sein de l’Alliance des États du Sahel.

La question sécuritaire occupera d’ailleurs une place centrale dans les discussions. Les dirigeants examineront les modalités de mise en place d’une force régionale de la Cédéao, destinée à renforcer la lutte contre le terrorisme, le crime organisé et les menaces transfrontalières qui fragilisent plusieurs pays de la sous-région. Les chefs d’État devront également se pencher sur les mécanismes de financement, de déploiement et de coordination de cette future force.

Autre dossier sensible inscrit à l’ordre du jour : les relations entre la Cédéao et l’AES. Malgré le retrait officiel du Mali, du Burkina Faso et du Niger de l’organisation, plusieurs États membres plaident pour le maintien du dialogue afin de préserver la libre circulation des personnes et des biens, les échanges commerciaux ainsi que la coopération sécuritaire indispensable à la stabilité de la région. Les participants devraient ainsi réfléchir à une stratégie susceptible de favoriser un rapprochement et d’éviter une fracture durable entre les deux blocs.

Le président Bassirou Diomaye Faye prendra part à cette rencontre régionale après avoir quitté Dakar samedi 18 juillet. Sa participation s’inscrit dans la volonté affichée du Sénégal de jouer un rôle moteur au sein de la Cédéao, tant sur les questions de paix et de sécurité que sur les réformes institutionnelles et l’intégration régionale.

Santé – Hépatites virales : Fatou Nguirane au front pour sauver des vies

À quelques jours de la Journée mondiale contre les hépatites, célébrée le 28 juillet, le combat mené par Fatou Nguirane en faveur des personnes vivant avec cette maladie mérite d’être mis en lumière.

À la tête de l’association SAAFARA Hépatites Sénégal, elle s’est imposée comme l’une des principales figures de la mobilisation communautaire pour la prévention, le dépistage et l’amélioration de la prise en charge des hépatites virales au Sénégal.

Fatou Nguirane met son expertise au service des populations en développant une approche qui place les communautés au cœur de la riposte contre ces maladies. Convaincue que l’information, la sensibilisation et le dépistage précoce constituent les premières armes contre des infections souvent silencieuses, elle multiplie les campagnes de proximité dans plusieurs régions du pays.

Sous son impulsion, SAAFARA Hépatites Sénégal organise des séances de sensibilisation, des campagnes de dépistage, des formations destinées aux relais communautaires et aux Badiénou Gokh, ainsi que des actions de plaidoyer auprès des autorités sanitaires afin de faciliter l’accès aux tests de dépistage et aux traitements contre les hépatites B et C.

« Son engagement, sa détermination et son sens du leadership ont permis à de nombreuses personnes de mieux comprendre les hépatites et d’accéder aux services de prévention et de prise en charge », témoigne Abdou Khafour Camara.

Au-delà de son engagement associatif, Fatou Nguirane porte également la voix des personnes vivant avec les hépatites. Elle interpelle régulièrement les pouvoirs publics sur les difficultés auxquelles les patients sont confrontés, notamment le coût des examens médicaux, l’accès aux médicaments, ainsi que la nécessité de renforcer la prévention de la transmission du virus de la mère à l’enfant, souligne M. Camara.

Selon plusieurs patients, son action contribue à briser le silence autour des hépatites, à lutter contre la stigmatisation et à redonner espoir à des milliers de personnes touchées par cette maladie.

« Le parcours de Fatou Nguirane illustre le rôle essentiel de la société civile dans la lutte contre ce problème majeur de santé publique. Par sa compétence en santé communautaire, son engagement sur le terrain et son plaidoyer constant, elle incarne une voix forte en faveur d’une prise en charge plus inclusive, avec la conviction qu’aucune personne vivant avec une hépatite ne doit être laissée pour compte », a conclu Abdou Khafour Camara.

Incendie à la mairie de Touba : les sapeurs-pompiers mobilisés face à un feu toujours actif

Un important incendie s’est déclaré ce dimanche matin dans les locaux de la mairie de Touba, provoquant une vive inquiétude parmi les populations. Le sinistre a débuté vers 6 h 48 et, plus de deux heures après son déclenchement, les flammes continuaient de ravager une partie du bâtiment, dégageant une épaisse fumée visible à plusieurs centaines de mètres.

Alertés dès les premières minutes, les sapeurs-pompiers sont rapidement intervenus avec d’importants moyens pour tenter de maîtriser le feu. Malgré leur mobilisation, les soldats du feu éprouvaient encore de grandes difficultés à contenir l’incendie aux alentours de 9 h 20, en raison de l’intensité des flammes et des conditions d’intervention.

Selon les premières informations recueillies sur place, des renforts étaient attendus afin de soutenir les équipes déjà engagées dans cette opération de grande envergure. Les secours poursuivaient leurs efforts pour empêcher la propagation du feu à d’autres parties du bâtiment et sécuriser les alentours.

À ce stade, l’origine de l’incendie demeure inconnue. Aucune information officielle n’a encore été communiquée sur les circonstances du sinistre, ni sur un éventuel bilan humain ou matériel. Les autorités devraient ouvrir une enquête afin de déterminer les causes exactes de cet incendie dès que la situation sera totalement maîtrisée.

Kaolack : El Hadji Malick Diallo dément toute crise et appelle à préserver l’unité autour de Diomaye Faye

À Kaolack, la Coalition Diomaye Président affiche sa volonté de mettre fin aux spéculations. Son coordonnateur communal, El Hadji Malick Diallo, est monté au créneau pour démentir les informations faisant état d’un prétendu malaise au sein des militants de la première heure, à la suite des récentes nominations intervenues dans les structures de l’État.

Dans une déclaration, le responsable politique a assuré qu’aucune frustration ne saurait remettre en cause l’engagement des membres de la coalition. Selon lui, leur combat repose avant tout sur des convictions patriotiques et sur une vision commune de la transformation du Sénégal, bien au-delà des considérations liées aux postes de responsabilité.

« Nous ne monnayons pas notre patriotisme. Notre action commune s’inscrit dans une dynamique de rupture constructive au service du développement durable du Sénégal », a-t-il déclaré, rejetant toute idée selon laquelle leur soutien serait conditionné à l’obtention de fonctions administratives ou politiques.

El Hadji Malick Diallo a également réaffirmé sa confiance au président Bassirou Diomaye Faye et aux orientations qu’il imprime à l’action gouvernementale. Il estime que les nominations relèvent des prérogatives exclusives du chef de l’État et ne doivent en aucun cas être une source de division au sein de la majorité.

Pour le coordonnateur communal, les rumeurs de dissensions relèvent davantage de tentatives de déstabilisation que d’une réalité politique. Il invite ainsi les militants à rester mobilisés autour des priorités nationales et à privilégier l’unité afin d’accompagner les réformes engagées par les autorités.

À travers cette prise de parole, la Coalition Diomaye Président de Kaolack entend rassurer ses militants ainsi que l’opinion publique sur sa cohésion et réaffirmer son soutien sans réserve au président de la République.

Candidature à l’ONU : Macky Sall sollicite le soutien du président gambien Adama Barrow

L’ancien président de la République du Sénégal, Macky Sall, poursuit sa campagne diplomatique en vue de son élection au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU). Dans ce cadre, il a été reçu à la State House de Banjul par le président gambien Adama Barrow, lors d’une audience consacrée aux grands enjeux internationaux et à sa candidature à la tête de l’organisation onusienne.

Selon une note officielle publiée par la Présidence gambienne, les deux dirigeants ont échangé sur les défis actuels auxquels fait face la communauté internationale, notamment les questions liées à la paix, à la sécurité, aux droits humains et au développement durable. Les discussions ont également porté sur la vision que porte Macky Sall pour les Nations unies ainsi que sur les perspectives de sa candidature.

Au cours de cette rencontre, l’ancien chef de l’État sénégalais a insisté sur la nécessité pour les pays africains de parler d’une même voix et de renforcer leur solidarité dans les instances internationales. Il a plaidé pour une mobilisation accrue du continent autour des grands principes qui fondent l’action des Nations unies.

« En tant qu’Africains, nous devons travailler ensemble et concentrer nos efforts sur les piliers clés de l’ONU : la paix et la sécurité, les droits de l’homme et le développement durable », a déclaré Macky Sall, selon les propos rapportés par la Présidence gambienne.

Profitant de cette audience, l’ancien président sénégalais a également sollicité le soutien politique et les prières du président Adama Barrow afin d’accompagner sa candidature au poste de Secrétaire général de l’ONU, une fonction considérée comme l’une des plus importantes de la diplomatie internationale.

La Présidence gambienne souligne que cette visite s’inscrit dans une vaste tournée diplomatique engagée par Macky Sall. Depuis l’annonce officielle de sa candidature, l’ancien dirigeant multiplie les consultations auprès de chefs d’État et de gouvernement en Afrique ainsi que dans d’autres régions du monde afin de recueillir des appuis en vue du processus de sélection du prochain Secrétaire général des Nations unies.

Sommet de la CEDEAO : Bassirou Diomaye Faye à Freetown pour défendre l’intégration régionale

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a quitté Dakar ce samedi 18 juillet 2026 à destination de Freetown, en Sierra Leone, où il prendra part à deux rendez-vous majeurs de l’agenda politique ouest-africain : le Sommet sur l’avenir de l’intégration régionale en Afrique de l’Ouest et la 69ᵉ Session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

Ce déplacement s’inscrit dans un contexte marqué par de nombreux défis politiques, économiques et sécuritaires auxquels la sous-région est confrontée. Les dirigeants ouest-africains sont appelés à échanger sur les perspectives de renforcement de l’intégration régionale, de la coopération économique et de la solidarité entre les États membres, tout en réfléchissant aux mécanismes susceptibles de consolider la stabilité et le développement de l’espace communautaire.

Le Sommet sur l’avenir de l’intégration régionale devrait notamment permettre aux chefs d’État de débattre des réformes nécessaires pour adapter la CEDEAO aux nouvelles réalités géopolitiques, sécuritaires et économiques. Les discussions porteront également sur la libre circulation des personnes et des biens, l’accélération des échanges commerciaux, la mise en œuvre des projets d’infrastructures communautaires ainsi que le renforcement de la coopération face aux menaces transfrontalières.

La 69ᵉ Session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO constituera, pour sa part, un cadre de concertation sur les principales questions d’actualité dans la sous-région. Les participants examineront notamment la situation politique et sécuritaire dans plusieurs pays ouest-africains, les défis liés à la gouvernance démocratique, à la lutte contre le terrorisme, à l’intégration économique ainsi qu’aux mécanismes de prévention et de résolution des crises.

La participation du président Bassirou Diomaye Faye à ces assises traduit l’engagement du Sénégal en faveur du renforcement de la coopération régionale et de la consolidation des institutions communautaires. Depuis son accession à la magistrature suprême, le chef de l’État a régulièrement réaffirmé son attachement à une CEDEAO plus forte, plus efficace et davantage tournée vers les préoccupations des populations de l’Afrique de l’Ouest.

Didier Badji officiellement déclaré décédé : la justice met fin à son statut de disparu

Près de quatre ans après sa disparition, la justice sénégalaise a officiellement déclaré décédé l’adjudant-chef Didier Badji, mettant ainsi un terme à son statut de personne portée disparue sur le plan juridique. Cette décision, rendue par la deuxième chambre collégiale du statut personnel, constitue une étape importante pour la régularisation de sa situation civile, même si elle ne permet pas de lever le voile sur les circonstances de sa disparition.

Selon les informations publiées par L’Observateur, la juridiction, siégeant en matière civile et en premier ressort, était présidée par le magistrat Boubacar Kassé Sané, assisté des juges Aïssatou Cissé Ba et Ndèye Codou Seck. Après examen du dossier, le tribunal a prononcé la déclaration judiciaire de décès de Didier Badji, né le 6 juillet 1965 à Niomoune, en raison de sa disparition prolongée.

Au-delà de cette reconnaissance judiciaire, la juridiction a également ordonné la transcription de cette décision sur les registres de l’état civil par l’officier compétent du centre principal de Dakar. Cette formalité administrative permettra désormais d’inscrire officiellement son décès dans les actes d’état civil, mettant fin à une longue période d’incertitude pour ses proches sur le plan administratif et légal.

Depuis le 18 novembre 2022, date de sa disparition, Didier Badji était introuvable malgré les investigations menées. L’absence de son corps empêchait jusque-là toute reconnaissance officielle de son décès, laissant sa situation dans un vide juridique. Avec cette décision, la justice applique les dispositions prévues en matière de disparition lorsqu’une personne demeure introuvable pendant une longue période et qu’aucun élément ne permet d’espérer son retour.

L’affaire Didier Badji demeure l’une des plus marquantes de ces dernières années au Sénégal. Ce jour de novembre 2022, l’adjudant-chef et le sergent Fulbert Sambou avaient disparu simultanément dans des circonstances qui continuent d’alimenter de nombreuses interrogations. Leur disparition avait suscité une vive émotion au sein des forces de défense et de sécurité ainsi que dans l’opinion publique.

Cinq jours après les faits, le corps sans vie de Fulbert Sambou avait été retrouvé au large du Cap Manuel, à Dakar. En revanche, malgré les recherches entreprises, aucune trace de Didier Badji n’a jamais été retrouvée. Cette absence d’éléments matériels a entretenu le mystère autour de cette affaire et nourri de multiples interrogations sur les circonstances exactes de la disparition des deux militaires.

La décision rendue par la deuxième chambre collégiale du statut personnel ne clôt cependant pas le dossier sur le fond. Elle règle exclusivement la situation civile de Didier Badji en le déclarant officiellement décédé, sans apporter de réponse sur les causes de sa disparition ni sur le déroulement des événements survenus en novembre 2022.

Affaire Sweet Beauty : Adji Sarr annonce son retour au Sénégal et veut la réouverture du dossier contre Ousmane Sonko

L’affaire Sweet Beauty connaît un nouveau rebondissement avec les déclarations d’Adji Sarr, l’ancienne masseuse au centre du dossier judiciaire qui l’a opposée à Ousmane Sonko. Dans une intervention diffusée en direct sur TikTok avec le créateur de contenu Abdou Guer, elle a annoncé son intention de revenir prochainement au Sénégal et de relancer la procédure judiciaire qui avait profondément marqué la vie politique du pays.

Au cours de cet échange, Adji Sarr a affirmé vouloir saisir le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, afin de demander une nouvelle évaluation de son dossier. Selon ses propos, elle envisage d’adresser une correspondance au chef de l’État pour solliciter la réouverture de l’affaire et permettre un nouvel examen judiciaire des faits qui l’opposent à Ousmane Sonko.

« Je vais écrire au président de la République », a-t-elle indiqué, expliquant que son objectif est de voir le dossier repris par la justice. Elle estime ainsi que certains éléments de l’affaire doivent être à nouveau examinés afin que toute la lumière soit faite sur les événements qui avaient déclenché une importante crise politique et sociale au Sénégal entre 2021 et 2024.

Adji Sarr a également annoncé son retour imminent au Sénégal. Après plusieurs mois d’absence du territoire national, elle a assuré qu’elle reviendrait prochainement dans le pays, invitant les Sénégalais à suivre cette nouvelle étape de son parcours. Cette annonce intervient alors que son nom demeure associé à l’une des affaires judiciaires et politiques les plus médiatisées de l’histoire récente du Sénégal.

L’affaire Sweet Beauty avait éclaté en 2021 après les accusations portées par Adji Sarr contre Ousmane Sonko, alors principal opposant politique au régime de Macky Sall. Le dossier avait entraîné plusieurs épisodes de tensions, avec des manifestations violentes dans plusieurs localités du pays et de nombreux morts selon les chiffres communiqués par différentes organisations.

Sur le plan judiciaire, la procédure avait connu plusieurs étapes avant d’aboutir à une décision de justice. Ousmane Sonko avait été condamné dans cette affaire pour corruption de la jeunesse, une décision qu’il avait toujours contestée. L’ancien maire de Ziguinchor et actuel leader politique du pays avait dénoncé un dossier qu’il considérait comme une manœuvre destinée à l’écarter de la scène politique.

Aujourd’hui, les nouvelles déclarations d’Adji Sarr relancent les débats autour de cette affaire qui continue de diviser l’opinion publique. Son souhait de voir le dossier rouvert intervient dans un contexte politique nouveau, marqué par l’arrivée au pouvoir de Bassirou Diomaye Faye et par les interrogations persistantes autour de plusieurs dossiers judiciaires hérités de la précédente période politique.

Toutefois, à ce stade, aucune décision officielle n’a été annoncée par les autorités judiciaires ou par la présidence de la République concernant une éventuelle réouverture de la procédure. Les propos d’Adji Sarr restent donc une initiative personnelle dont les suites dépendront désormais des démarches qu’elle compte engager et de la position des institutions compétentes.

Kaffrine : Baye Niass Cissé officialise son ralliement au futur parti de Diomaye Faye

Le maire de la commune de Nganda, Baye Niass Cissé, a réaffirmé son soutien au président de la République, Bassirou Diomaye Faye, et annoncé son intention d’adhérer au futur parti politique que le chef de l’État compte lancer le 8 août prochain.

S’exprimant lors d’un entretien avec la presse, l’édile a indiqué que, dans la région de Kaffrine, une vingtaine de maires soutiennent déjà la coalition Diomaye Président et se disent prêts à rejoindre la future formation politique. Il a précisé que six de ces maires sont issus du département de Kaffrine.

« Nous estimons que nous devons l’accompagner, car c’est un homme respectueux et serein. Les populations adhèrent de plus en plus à sa politique », a-t-il déclaré.

Le maire a également annoncé que les préparatifs en vue de la journée du 8 août, qui marquera le lancement du parti, sont en cours. Selon lui, une forte mobilisation est attendue dans la région de Kaffrine afin de témoigner du soutien des militants et sympathisants.

Dans ce cadre, il a indiqué que la visite du ministre Serigne Guèye Diop est en préparation et s’inscrit dans les activités prévues autour de cet événement. « Nous ne voulons pas que la région de Kaffrine soit en reste », a-t-il souligné.

Revenant sur la récente rencontre entre le président Bassirou Diomaye Faye et les représentants des collectivités territoriales, le maire de Nganda s’est félicité des conclusions de cette concertation. Selon lui, les échanges ont permis d’apporter des réponses à plusieurs préoccupations des collectivités, notamment en ce qui concerne les fonds de dotation et les fonds de concours.

Il a affirmé que la répartition de ces ressources a déjà été effectuée et que leur mise à disposition devrait intervenir prochainement.

Enfin, le maire a salué l’engagement du chef de l’État à renforcer l’accompagnement des collectivités territoriales dans l’exercice de leurs missions et à accélérer la finalisation de la réforme de l’Acte 4 de la décentralisation.

Justice : Me Moussa Sarr serre la vis contre les détentions provisoires abusives et le recouvrement de dettes par voie pénale

Le Garde des Sceaux, ministre de la Justice, Me Moussa Sarr, a signé, le 10 juillet 2026, une circulaire d’une portée majeure destinée aux procureurs généraux, aux procureurs de la République ainsi qu’aux présidents des juridictions. À travers ce document officiel, le ministre affiche une volonté claire de réorienter la politique pénale en mettant un terme au recours excessif à la détention provisoire et à l’utilisation des procédures pénales pour le règlement de litiges essentiellement civils ou commerciaux.

Dans cette circulaire, le ministre dresse un constat sévère de la situation actuelle. Malgré plusieurs instructions adressées par le passé aux magistrats du parquet, les résultats attendus ne sont pas au rendez-vous. Il relève que nombre de parquets continuent de recourir de manière quasi systématique aux mandats de dépôt, contribuant ainsi au maintien d’une forte surpopulation dans les établissements pénitentiaires du pays.

Selon Me Moussa Sarr, les précédentes directives n’ont pas été suffisamment appliquées, comme en témoigne la persistance de prisons surchargées. Cette situation, souligne-t-il, a des répercussions importantes sur l’administration pénitentiaire. L’engorgement des établissements carcéraux complique la gestion quotidienne des détenus, détériore les conditions de vie en détention et entraîne une augmentation des dépenses de fonctionnement des prisons.

Le ministre rappelle également que cette surpopulation carcérale expose le Sénégal à des critiques concernant le respect de ses engagements internationaux en matière de droits humains. Les mauvaises conditions de détention qui en découlent risquent, selon lui, de compromettre le respect des standards internationaux auxquels le pays a souscrit.

Face à cette situation, le Garde des Sceaux demande aux procureurs de faire preuve d’une plus grande rigueur dans l’appréciation des dossiers avant de solliciter un mandat de dépôt. Il insiste sur la nécessité de réserver la détention provisoire aux seuls cas où elle apparaît véritablement indispensable et de privilégier, chaque fois que les circonstances le permettent, les mesures garantissant la représentation du mis en cause sans le priver de liberté.

La circulaire s’attaque également à une pratique régulièrement dénoncée par les acteurs du monde judiciaire : l’utilisation des services de police et de gendarmerie pour obtenir le paiement de créances privées. Le ministre indique avoir été informé de nombreuses procédures portant sur des dettes ou des créances dans lesquelles des mesures de contrainte sont exercées sur les personnes mises en cause afin de les pousser à régler leurs obligations financières.

Estimant que cette pratique détourne la procédure pénale de son objectif, Me Moussa Sarr demande aux magistrats de veiller à ce que les litiges relevant du droit civil ou commercial ne donnent plus lieu à des poursuites pénales. Il leur ordonne notamment de classer les plaintes portant sur des faits exclusivement civils ou commerciaux et d’opposer un refus d’informer lorsque des plaintes avec constitution de partie civile concernent ce type de contentieux.

Dans les affaires présentant une dimension financière, notamment celles liées à l’escroquerie ou à l’abus de confiance, le ministre recommande également de privilégier les modes alternatifs de règlement des différends. Il invite les magistrats, au stade des poursuites, à favoriser la mise en liberté des personnes poursuivies lorsqu’elles présentent des garanties suffisantes de représentation devant la justice.

Enfin, la circulaire encourage le recours accru aux alternatives à l’incarcération, notamment au placement sous surveillance électronique. Ce dispositif, déjà prévu par la législation, est présenté comme une solution permettant de garantir le suivi judiciaire des personnes poursuivies tout en réduisant la pression sur les établissements pénitentiaires.

Jumelage des législatives et des locales : Bassirou Diomaye Faye solliciterait l’avis du Conseil constitutionnel

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, aurait engagé une démarche discrète auprès du Conseil constitutionnel afin d’obtenir un avis sur la possibilité d’organiser simultanément les prochaines élections législatives et les élections locales. Selon des informations recueillies auprès d’une source proche du dossier, cette saisine consultative s’inscrirait dans une réflexion plus large sur la réorganisation du calendrier électoral, dans un contexte politique marqué par des rapports tendus entre l’exécutif et l’Assemblée nationale.

D’après les mêmes informations, cette initiative prendrait en compte l’hypothèse d’une dissolution de l’Assemblée nationale qui pourrait intervenir à la fin du mois de novembre 2026. Si cette éventualité venait à se concrétiser, elle ouvrirait la voie à la convocation de nouvelles élections législatives dans les délais prévus par les textes en vigueur.

Avant toute décision politique ou institutionnelle, le chef de l’État souhaiterait toutefois disposer de l’analyse juridique du Conseil constitutionnel. Cette saisine aurait ainsi pour objectif d’éclairer les marges de manœuvre offertes par la Constitution et les lois électorales en matière de couplage des scrutins. À ce stade, elle ne signifierait pas qu’une décision définitive a déjà été prise, mais traduirait plutôt une volonté de sécuriser juridiquement les différentes options envisageables.

L’idée d’un jumelage des élections législatives et locales est régulièrement évoquée dans les milieux politiques et administratifs. Ses partisans estiment qu’une telle formule permettrait de rationaliser l’organisation des élections, de réduire les dépenses publiques liées à la tenue de deux scrutins distincts et de limiter les contraintes logistiques mobilisant l’administration électorale, les forces de sécurité ainsi que les différents acteurs du processus.

Au-delà de l’aspect financier, cette éventuelle synchronisation des élections pourrait également contribuer à clarifier le calendrier politique en évitant une succession de campagnes électorales sur une courte période. Pour certains observateurs, un tel scénario permettrait de stabiliser plus rapidement le paysage institutionnel, alors que les relations entre le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif restent marquées par de nombreuses divergences.

Toutefois, une telle réforme ne manquerait pas de susciter un important débat politique et juridique. La question de la compatibilité entre les mandats en cours, le respect des échéances constitutionnelles et les modalités d’organisation d’un scrutin couplé devrait être examinée avec une attention particulière avant toute décision.

Macky Sall remercie les Sénégalais après son audience avec Bassirou Diomaye Faye

Quelques instants après son audience avec le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, l’ancien chef de l’État, Macky Sall, a adressé un message de gratitude aux nombreux Sénégalais qui se sont mobilisés pour l’accueillir à son retour à Dakar. Cette marque de reconnaissance intervient dans un contexte particulier, alors que l’ancien président est engagé dans la course au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU).

À peine sorti de sa rencontre avec le chef de l’État au Palais de la République, Macky Sall s’est exprimé sur sa page Facebook pour remercier les centaines de milliers de personnes venues lui témoigner leur soutien. Dans une publication accompagnée de plusieurs photographies de son arrivée dans la capitale, il a choisi un message volontairement sobre, mais chargé de sens : « Merci !!! ».

Les images publiées montrent une impressionnante affluence tout au long de son itinéraire. Des hommes, des femmes et des jeunes, venus de différentes localités, se sont massés sur les artères de Dakar pour saluer l’ancien président. Plusieurs brandissaient des drapeaux, des pancartes et des banderoles, tandis que d’autres scandaient des slogans en sa faveur, traduisant leur soutien à sa candidature pour la direction de l’ONU.

Cette démonstration de mobilisation populaire est intervenue quelques heures seulement après son retour au Sénégal, où il a été reçu par le président Bassirou Diomaye Faye. Selon la Présidence de la République, Macky Sall s’était rendu au Palais afin d’informer officiellement le chef de l’État de sa candidature au poste de Secrétaire général des Nations Unies, dont le processus de sélection est en cours depuis son lancement à New York. Il en a également profité pour faire le point sur les démarches déjà entreprises et solliciter l’appui diplomatique du Sénégal pour cette candidature.

En publiant ce message de remerciement, Macky Sall a voulu saluer l’engagement et la fidélité de ses partisans, qui ont transformé son retour au pays en une véritable démonstration de soutien populaire. Cette mobilisation intervient à un moment stratégique de sa campagne internationale, alors qu’il multiplie les consultations diplomatiques afin de renforcer ses chances d’accéder à la tête des Nations Unies.

Grand Magal de Touba : la Police nationale renforce son dispositif et annonce l’ouverture d’un deuxième commissariat

À quelques semaines du Grand Magal de Touba, la Police nationale accélère les préparatifs afin d’assurer la sécurité des millions de fidèles attendus dans la ville sainte. Les autorités policières multiplient les initiatives pour mettre en place un dispositif de prévention, de sécurisation et de régulation du trafic, dans le but de garantir le bon déroulement de ce grand rassemblement religieux.

Après le lancement d’une vaste opération de maillage territorial ayant mobilisé près de 35 policiers de différents grades, répartis dans treize zones jugées stratégiques, une mission de reconnaissance a été effectuée sur le terrain par une délégation composée de hauts responsables de la Police nationale. Cette visite avait pour objectif d’évaluer l’état d’avancement des préparatifs sécuritaires et d’identifier les besoins opérationnels avant le début des grands mouvements de pèlerins.

La délégation était conduite par le commissaire principal Daouda Bodian, chef du commissariat spécial de Touba. Elle comprenait également le commissaire principal Abdoulaye Ka, commandant du Groupement mobile d’intervention de Diourbel, le commissaire Dame Touré, responsable du commissariat de Ndamatou, ainsi que le lieutenant Pape Demba Diouf, chef du poste de Gouy Mbind.

Au cours de cette tournée, les responsables ont inspecté plusieurs sites destinés à accueillir les forces de sécurité, visité les sept postes de police avancés qui seront opérationnels durant le Magal et procédé à une évaluation des principaux axes routiers afin d’anticiper les difficultés liées à la circulation. Cette mission a également permis d’identifier les points sensibles où un renforcement des effectifs sera nécessaire pour assurer la fluidité du trafic et prévenir tout incident.

À l’issue de cette visite, la délégation a été reçue ce vendredi par Serigne Bassirou Abdou Khadr Mbacké, porte-parole du khalife général des mourides. Cette rencontre a été l’occasion pour les responsables de la Police nationale de présenter l’état des préparatifs et de réaffirmer leur volonté de travailler en étroite collaboration avec les autorités religieuses pour garantir un Magal placé sous le signe de la sécurité et de la sérénité.

Lors de cette audience, le commissaire principal Daouda Bodian a annoncé une mesure importante destinée à renforcer durablement le dispositif sécuritaire de la ville sainte. Il s’agit de l’ouverture prochaine d’un deuxième commissariat d’arrondissement à Touba, qui viendra compléter les missions assurées par le commissariat de Ndamatou. Cette nouvelle implantation vise à améliorer la couverture sécuritaire d’une ville en pleine expansion et confrontée à une fréquentation exceptionnelle durant les grands événements religieux.

Le chef du commissariat spécial de Touba a également indiqué que les besoins sécuritaires sont plus importants cette année, en raison de l’affluence attendue. Pour y répondre, la hiérarchie de la Police nationale a décidé de renforcer progressivement les effectifs déployés sur le terrain. Un premier contingent de policiers supplémentaires est attendu dans les prochains jours afin d’amorcer la montée en puissance du dispositif, avant l’arrivée d’autres unités spécialisées.

Parmi ces renforts figureront notamment des éléments de l’Office central de répression du trafic illicite des stupéfiants, qui participeront aux opérations de prévention et de lutte contre les activités illicites susceptibles de perturber le bon déroulement du pèlerinage.

Macky Sall présente officiellement sa candidature à l’ONU à Bassirou Diomaye Faye et sollicite le soutien du Sénégal

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a reçu ce vendredi 17 juillet 2026, au Palais de la République, son prédécesseur, Macky Sall, dans le cadre d’une audience consacrée à la candidature de l’ancien chef de l’État au poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU).

Selon un communiqué de la Présidence de la République, Macky Sall s’est déplacé pour informer personnellement le chef de l’État de sa décision de briguer la direction de l’ONU, alors que le processus officiel de sélection du prochain secrétaire général a été lancé le 25 novembre 2025 au siège des Nations unies à New York.

Au cours de leurs échanges, l’ancien président a présenté l’état d’avancement de sa candidature et les différentes démarches déjà entreprises dans le cadre de cette campagne diplomatique. Il a également sollicité l’appui officiel du Sénégal, estimant que cette candidature dépasse les considérations politiques internes et constitue un enjeu de rayonnement pour le pays sur la scène internationale.

Dans son communiqué, la Présidence souligne que cette rencontre revêt une portée institutionnelle particulière. Elle la présente comme une illustration de la continuité de l’État et de la permanence des institutions républicaines, indépendamment des alternances politiques et des divergences de parcours ou de convictions.

La même source précise que le président Bassirou Diomaye Faye a accueilli cette démarche avec courtoisie et a pris connaissance des informations qui lui ont été communiquées par son prédécesseur.

À l’issue de l’audience, Macky Sall s’est engagé à maintenir un dialogue régulier avec le chef de l’État en le tenant informé de chaque évolution importante de la procédure de sélection du prochain secrétaire général de l’Organisation des Nations unies.

Gouvernance des données de santé : cinquante jeunes et femmes leaders outillés à Kaolack pour promouvoir la transformation numérique du secteur sanitaire

Kaolack accueille un atelier de renforcement des capacités consacré à la gouvernance des données de santé, réunissant 50 jeunes et femmes leaders venus des départements de Kaolack, Nioro du Rip et Guinguinéo. Cette session de formation de trois jours s’inscrit dans le cadre de la campagne « Données, notre santé », portée par l’Association pour le Bien-Être de la Population (ASBEP), en partenariat avec le Mouvement des Éclaireuses et Éclaireurs du Sénégal (MEES).

À travers cette initiative, les organisateurs ambitionnent de renforcer les connaissances des participants sur les enjeux liés à la collecte, à la gestion, à la protection et à l’utilisation des données sanitaires. L’objectif est également de susciter une plus grande implication des citoyens et des organisations de la société civile dans le processus de transformation numérique du système de santé sénégalais.

Président de l’ASBEP et coordinateur local de la campagne, Cheikh Tidiane Sène a expliqué que cette activité s’inscrit dans la mise en œuvre des actions de la Coalition Transform Health Sénégal, un regroupement d’organisations de la société civile qui œuvre pour une meilleure gouvernance des données de santé et l’accélération de la digitalisation du secteur sanitaire.

Selon lui, plusieurs modules de formation sont dispensés au cours de ces trois journées afin de permettre aux bénéficiaires de mieux comprendre les principes de la gouvernance des données de santé, leur importance dans les politiques publiques ainsi que le rôle que peuvent jouer les jeunes, les femmes leaders et les acteurs communautaires dans leur promotion auprès des populations.

« Notre ambition est de disposer, à l’issue de cette formation, d’un réseau de jeunes et de femmes relais capables de sensibiliser leurs communautés et de porter un plaidoyer auprès des autorités administratives et sanitaires pour une meilleure gouvernance des données de santé », a-t-il indiqué.

Pour les initiateurs, les données de santé constituent aujourd’hui un outil stratégique pour améliorer les performances du système sanitaire. Elles permettent aux décideurs de disposer d’informations fiables, actualisées et accessibles afin de mieux orienter les politiques publiques, d’anticiper les besoins des populations et de renforcer l’efficacité des interventions sanitaires.

La digitalisation des dossiers médicaux représente également un levier majeur pour moderniser les services de santé. Elle devrait contribuer à réduire les délais d’attente dans les établissements sanitaires, faciliter le partage sécurisé des informations médicales entre les professionnels de santé et améliorer la qualité ainsi que la continuité de la prise en charge des patients.

Au-delà de l’aspect technique, cette formation vise à faire des jeunes et des femmes des acteurs de premier plan dans la promotion de la gouvernance numérique de la santé. Les participants seront appelés à mener des campagnes de sensibilisation dans leurs localités respectives et à accompagner les autorités dans la diffusion des bonnes pratiques en matière de gestion des données sanitaires.

À travers cette initiative, l’ASBEP, le MEES et leurs partenaires entendent ainsi renforcer l’engagement citoyen en faveur d’un système de santé plus performant, plus inclusif et davantage fondé sur l’exploitation responsable des données, au bénéfice des populations des départements de Kaolack, Nioro du Rip et Guinguinéo.

Macky Sall modifie son agenda après Dakar : étapes prévues en Gambie et au Maroc

Attendu à Dakar dans l’après-midi de ce vendredi pour une audience avec le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, l’ancien chef de l’État sénégalais Macky Sall a finalement revu son programme de déplacement. Contrairement aux prévisions initiales, il ne regagnera pas immédiatement les États-Unis à l’issue de son séjour dans la capitale sénégalaise.

Selon les informations rapportées par le journaliste Madiambal Diagne, l’ancien président a décidé de prolonger sa tournée diplomatique en Afrique de l’Ouest et en Afrique du Nord. Après son entretien avec le chef de l’État sénégalais, Macky Sall est attendu à Banjul, où il doit rencontrer le président gambien Adama Barrow. Cette étape s’inscrit dans un contexte marqué par une intense activité diplomatique de l’ancien dirigeant, engagé dans sa campagne en vue de briguer le poste de secrétaire général des Nations unies.

À l’issue de sa visite en Gambie, Macky Sall poursuivra son déplacement au Maroc. Les raisons précises de cette étape n’ont pas été officiellement détaillées, mais elle intervient alors que l’ancien président multiplie les consultations et les échanges avec plusieurs chefs d’État et partenaires internationaux afin de consolider les soutiens à sa candidature pour la succession d’António Guterres à la tête de l’Organisation des Nations unies.

Cette réorganisation de son agenda intervient au moment où sa candidature suscite un vif débat sur la scène politique sénégalaise. L’audience prévue avec le président Bassirou Diomaye Faye est particulièrement suivie, plusieurs observateurs y voyant une étape importante dans la recherche d’un consensus national autour de cette ambition internationale.

Décès de l’ancien émir du Qatar : le maire de Médinatoul Salam 2 présente ses condoléances et réaffirme son attachement à la famille Al Thani

À la suite du décès de Cheikh Hamad ben Khalifa Al Thani, ancien émir de l’État du Qatar, le maire de la commune de Médinatoul Salam 2, Modou Seck, a exprimé sa profonde émotion et présenté ses sincères condoléances à la famille du défunt.

Dans un message empreint de compassion, il a demandé à Karim Meïssa Wade de transmettre ses condoléances et sa solidarité à la famille Al Thani ainsi qu’au peuple qatari. Il a rendu hommage à la mémoire d’un homme d’État qui a marqué l’histoire contemporaine du Qatar par son leadership et sa vision du développement.

Modou Seck a également profité de cette occasion pour réaffirmer les liens d’amitié, de respect et de considération qu’il entretient depuis plusieurs années avec Karim Meïssa Wade ainsi qu’avec la famille de l’ancien souverain qatari.

Selon lui, ces relations dépassent le cadre protocolaire et reposent sur des valeurs de fraternité, de confiance et d’estime mutuelle.

Le maire de Médinatoul Salam 2 a rappelé que cet attachement se reflète jusque dans sa vie familiale. En effet, deux de ses enfants portent les prénoms de Cheikh Hamad ben Khalifa Al Thani et de Karim Meïssa Wade, un choix qu’il présente comme un témoignage de reconnaissance et d’admiration envers ces deux personnalités.

En renouvelant ses prières pour le repos de l’âme de l’ancien émir, Modou Seck a formulé des vœux de courage et de réconfort à l’endroit de sa famille et de ses proches, tout en réaffirmant son amitié indéfectible envers ceux avec qui il dit entretenir des liens de longue date.

Candidature de Macky Sall à l’ONU : Souleymane Jules Diop déplore une « maladresse » diplomatique mais reste confiant

La candidature de l’ancien président Macky Sall au poste de Secrétaire général des Nations Unies continue de susciter des réactions au Sénégal. Invité à se prononcer sur ce dossier, l’ancien ministre et analyste politique Souleymane Jules Diop a estimé que la démarche engagée par l’ex-chef de l’État comportait une erreur d’appréciation sur le plan diplomatique, tout en se montrant convaincu que cette ambition internationale conserve de réelles chances d’aboutir.

Selon lui, la principale maladresse réside dans la manière dont le processus a été amorcé. Il considère que, compte tenu des usages diplomatiques et du caractère hautement stratégique d’une telle candidature, Macky Sall aurait dû informer et consulter au préalable le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, avant d’engager toute initiative officielle.

« En tant que Président, je me dis qu’il ne doit pas cacher ce genre de choses », a déclaré Souleymane Jules Diop, estimant qu’une concertation entre les deux hommes aurait permis d’éviter les interrogations et les polémiques apparues autour de cette candidature.

L’ancien ministre a également mis en avant plusieurs insuffisances dans la gestion diplomatique du dossier. À ses yeux, les procédures protocolaires n’ont pas été respectées dans les délais requis. Il a notamment évoqué le rôle essentiel des représentations diplomatiques, rappelant qu’une candidature à la tête des Nations Unies nécessite une coordination minutieuse entre les différentes missions diplomatiques du pays.

D’après lui, les ambassadeurs n’auraient pas disposé du temps nécessaire pour examiner la demande et accomplir les formalités administratives indispensables. « Surtout pour une question aussi importante, cela prend au moins une semaine », a-t-il expliqué, faisant référence au temps requis pour la rédaction des notes verbales, les consultations diplomatiques et la transmission officielle du dossier, notamment auprès de l’Union africaine.

Revenant sur la position adoptée par les nouvelles autorités sénégalaises, Souleymane Jules Diop a estimé que le président Bassirou Diomaye Faye s’est retrouvé confronté à une situation délicate, tiraillé entre les considérations politiques internes et les exigences de l’intérêt national.

Selon lui, le chef de l’État a finalement privilégié une approche républicaine en considérant que la candidature d’un ancien président sénégalais devait être appréciée au-delà des clivages politiques. « Appuyez-le, s’il passe, c’est bien ; s’il ne passe pas, au moins, vous aurez fait votre devoir en tant que pays », a-t-il affirmé, estimant qu’une telle posture permet de préserver les intérêts diplomatiques du Sénégal sur la scène internationale.

L’analyste a par ailleurs expliqué que les autorités disposent aujourd’hui de deux options pour accompagner cette candidature. La première consiste à apporter un soutien explicite à travers l’envoi d’une note verbale officielle aux Nations Unies afin d’endosser formellement la candidature de Macky Sall. La seconde repose sur un soutien implicite, dans lequel l’ambassadeur du Sénégal assurerait l’accompagnement administratif du dossier tout en faisant savoir aux instances internationales que l’État sénégalais ne s’oppose pas à cette candidature.

Malgré les critiques formulées sur la méthode employée, Souleymane Jules Diop demeure optimiste quant aux perspectives de l’ancien président. Il estime que Macky Sall bénéficie encore d’une solide crédibilité auprès de nombreux partenaires internationaux grâce à son expérience à la tête du Sénégal et à son implication dans plusieurs dossiers continentaux et internationaux.

Selon lui, une dynamique de coparrainage international pourrait se mettre en place dès la prochaine rentrée diplomatique, renforçant les chances de voir cette candidature gagner en visibilité et en soutiens.

Turquie / Coopération spirituelle et humanitaire

Cheikh Baba s’inspire du modèle de la Fondation Aziz Mahmud Hüdâyi Vakfı pour renforcer les actions du Mouvement SBS

En visite en Turquie, Cheikh Baba a été reçu en audience par Cheikh Abdullah, responsable spirituel de la Fondation Aziz Mahmud Hüdâyi Vakfı, une institution caritative forte de plus de quatre siècles d’engagement dans les domaines spirituel, social, éducatif et humanitaire.

Reconnue pour sa devise, « Lutter contre la pauvreté et l’ignorance », la Fondation déploie ses actions dans plus de quarante pays, en apportant une assistance matérielle et spirituelle aux populations vulnérables ainsi qu’aux étudiants démunis, qu’ils soient nationaux ou étrangers.

Cette rencontre a été l’occasion pour les deux responsables d’échanger sur leurs visions respectives en matière de développement humain et d’engagement spirituel. Les discussions ont mis en évidence une forte convergence entre les missions de la Fondation et celles du Mouvement Solution Bay Spirituality (SBS), qui promeut une spiritualité tournée vers l’action à travers des initiatives concrètes de solidarité, de développement social, de santé publique et de protection de l’environnement.

Au cours des échanges, Cheikh Baba s’est particulièrement intéressé à l’expérience de la Fondation Aziz Mahmud Hüdâyi Vakfı dans la conception et la mise en œuvre de projets de développement. Il a salué un modèle qu’il souhaite adapter au contexte du Mouvement SBS afin de renforcer son impact auprès des communautés.

L’entretien s’est déroulé dans une atmosphère empreinte de fraternité et de respect mutuel. À son terme, Cheikh Abdullah a offert plusieurs présents à son hôte en témoignage d’amitié et de coopération.

Cette rencontre ouvre ainsi des perspectives de collaboration entre les deux structures autour de valeurs communes de solidarité, d’éducation et de promotion d’un développement humain inspiré par les principes de la spiritualité.

Polémique autour du Mondial 2026 : un expert remet en cause la base juridique du communiqué du ministère des Sports

La controverse née des déclarations du président de la Fédération sénégalaise de football (FSF), Abdoulaye Fall, sur la participation du Sénégal à la Coupe du monde 2026 continue d’alimenter le débat. Au lendemain de cette sortie médiatique, le ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture a réagi avec fermeté en demandant à l’instance dirigeante du football sénégalais de mettre un terme à toute communication publique sur ce dossier.

Dans un communiqué officiel, le département dirigé par la ministre Djirèye Clotilde Coly a estimé que cette mesure était nécessaire pour préserver la sérénité nationale et garantir le respect des institutions. Le texte indique que la tutelle « ordonne » à la Fédération sénégalaise de football de cesser immédiatement toutes les interventions, déclarations et autres sorties médiatiques relatives à la participation du Sénégal au Mondial 2026.

Cette formulation, particulièrement ferme, suscite toutefois des interrogations dans les milieux spécialisés en gouvernance sportive. Interrogé par Le Quotidien, l’ancien Directeur de la Haute compétition (DHC), Souleymane Boun Daouda Diop, a exprimé son accord sur l’objectif poursuivi par les autorités, tout en émettant de sérieuses réserves sur la forme employée dans le communiqué.

Selon cet expert en gouvernance sportive, jeunesse et développement territorial, la volonté de préserver un climat apaisé et de protéger l’ordre public sportif est parfaitement compréhensible. Il considère également qu’il est essentiel de favoriser un débat respectueux des institutions et des personnes. Toutefois, il estime que le choix du terme « ordonne » pose un véritable problème sur le plan juridique.

Pour Souleymane Boun Daouda Diop, une telle injonction ne peut être utilisée que si elle repose sur un fondement légal ou réglementaire clairement établi. À défaut, cette formulation apparaît juridiquement contestable. Il soutient qu’une rédaction plus mesurée, utilisant des expressions telles que « demande », « invite », « recommande » ou « appelle à la retenue », aurait davantage respecté l’équilibre entre le pouvoir de tutelle de l’État et l’autonomie dont bénéficient les fédérations sportives.

L’ancien responsable de la Haute compétition attire également l’attention sur une autre question de fond : celle de la liberté d’expression. Il rappelle qu’en droit, toute limitation apportée à une liberté fondamentale doit répondre à trois conditions essentielles. Elle doit d’abord être prévue par un texte juridique, ensuite poursuivre un objectif d’intérêt général et, enfin, être strictement nécessaire et proportionnée au but recherché.

Or, observe-t-il, le communiqué du ministère ne fait référence à aucun texte légal précis autorisant une interdiction générale des prises de parole publiques de la Fédération sénégalaise de football. Si l’objectif d’apaiser les tensions autour du débat sur le Mondial peut être considéré comme légitime, les moyens employés doivent néanmoins respecter le principe de proportionnalité, insiste-t-il.

Cette analyse relance le débat sur les rapports entre l’État et les fédérations sportives, dont l’autonomie est reconnue par les textes nationaux et les règlements des instances internationales du football. Elle pose également la question des limites du pouvoir de tutelle de l’administration lorsqu’il s’agit d’intervenir dans la communication d’une fédération sportive.

Bentaleb Sow démissionne de son poste de conseiller spécial et dénonce un changement de cap à la présidence

Bentaleb Sow a officiellement quitté ses fonctions de conseiller spécial du président de la République. Sa démission, révélée à travers une lettre adressée au chef de l’État et relayée par le journal Libération, met en lumière de profondes divergences politiques avec les nouvelles orientations prises par le président Bassirou Diomaye Faye.

Dans sa correspondance, l’ancien conseiller spécial explique que sa décision n’est pas le fruit d’un désaccord ponctuel, mais résulte d’un malaise grandissant face à l’évolution de la gouvernance et des choix politiques opérés au sommet de l’État. Il affirme avoir longtemps privilégié la loyauté et le sens de la responsabilité, avant de conclure qu’il ne pouvait plus poursuivre sa mission en restant fidèle à ses convictions.

Bentaleb Sow reproche notamment au chef de l’État un rapprochement avec des personnalités qu’il considère comme représentatives de « l’ancien système », estimant que cette nouvelle orientation s’éloigne des engagements qui avaient suscité l’adhésion d’une grande partie des Sénégalais lors de l’alternance politique.

L’ancien conseiller déplore également que les considérations politiques aient progressivement pris le pas sur les priorités économiques et institutionnelles. Selon lui, le Sénégal traverse une période particulièrement délicate, marquée par les conséquences de la crise de la dette publique, ce qui aurait nécessité une concentration totale des efforts sur les réformes et le redressement économique plutôt que sur des calculs politiques.

Dans sa lettre, il indique que plusieurs « lignes rouges » ont été franchies au fil des derniers mois. Il considère que certaines décisions prises récemment sont en contradiction avec les valeurs et les principes qu’il défend depuis son engagement auprès du président.

Le point de rupture, explique-t-il, est intervenu avec l’annonce d’une audience entre le président Bassirou Diomaye Faye et son prédécesseur, Macky Sall. Sans remettre en cause le droit du chef de l’État de définir sa stratégie politique ni de choisir ses interlocuteurs, Bentaleb Sow estime qu’il lui serait impossible de cautionner une telle démarche tout en demeurant membre de l’entourage présidentiel.

Il affirme qu’il aurait été incohérent de conserver son poste tout en exprimant publiquement son désaccord. Refusant, selon ses propres termes, d’être « ce conseiller qui critique son président sur les réseaux sociaux tout en conservant son titre et ses avantages », il dit avoir préféré faire le choix de la cohérence.

L’ancien conseiller souligne enfin que cette décision a été guidée par sa conscience plutôt que par des considérations personnelles. Il assure avoir choisi de quitter ses fonctions pour préserver son honneur et rester fidèle à ses convictions, estimant qu’il valait mieux partir que « se renier ».

Ismaïla Madior Fall devant la Haute Cour de justice : le procès pour tentative de corruption s’ouvre mardi

Une nouvelle étape s’annonce dans le vaste chantier de la reddition des comptes engagé au Sénégal. L’ancien ministre de la Justice, Ismaïla Madior Fall, sera le premier ex-membre du gouvernement de Macky Sall à comparaître devant la Haute Cour de justice, mardi prochain, dans une affaire de tentative de corruption liée à un projet immobilier public. Placé sous assignation à résidence avec port d’un bracelet électronique, l’ancien Garde des Sceaux conteste fermement les accusations portées contre lui.

Selon les informations rapportées par L’Observateur, cette comparution marque le début d’une série de procès visant plusieurs anciens ministres poursuivis devant cette juridiction d’exception. Après Ismaïla Madior Fall, d’autres anciens responsables gouvernementaux, dont Sophie Gladima, devraient également être appelés à répondre des faits qui leur sont reprochés.

Le dossier trouve son origine dans un ambitieux projet immobilier destiné au ministère de la Justice. Il concernait l’aménagement d’un vaste site devant accueillir plusieurs infrastructures stratégiques, notamment un Palais de justice, un centre des casiers judiciaires, un centre médico-social ainsi qu’un centre de surveillance des personnes placées sous bracelet électronique.

La réalisation de ce dernier bâtiment était estimée à 576 millions de francs CFA. Faute de ressources budgétaires suffisantes à l’époque, le ministère avait opté pour un partenariat avec l’entreprise TCS, dirigée par l’entrepreneur Cheikh Guèye. L’accord aurait été conclu sur recommandation de Mohamed Anas El Bachir Wane, alors directeur des Constructions du ministère de la Justice.

Le protocole prévoyait que l’entreprise finance les travaux sur fonds propres. En contrepartie, elle devait recevoir un paiement en nature sous la forme d’une parcelle de 9 598 mètres carrés prélevée sur le terrain affecté au département de la Justice. Toutefois, le partenariat n’a jamais abouti. Le protocole a finalement été annulé par le ministre Ismaïla Madior Fall, ouvrant la voie au différend qui se retrouve aujourd’hui devant la justice.

Au cœur de l’accusation figurent les déclarations de l’entrepreneur Cheikh Guèye. Celui-ci affirme que l’ancien ministre lui aurait réclamé une somme de 250 millions de francs CFA pour valider définitivement le protocole d’accord. Il soutient avoir versé une première avance de 50 millions de francs CFA en espèces dans le bureau du ministre, tout en refusant par la suite de remettre les 200 millions restants.

Lors de l’enquête préliminaire menée par la Division des investigations criminelles, l’entrepreneur a expliqué que son refus était motivé par les difficultés rencontrées pour obtenir le bail du terrain qui devait lui être attribué en contrepartie de son investissement.

Toujours selon les éléments de l’enquête, Mohamed Anas El Bachir Wane aurait confirmé aux enquêteurs qu’une remise de 50 millions de francs CFA avait bien eu lieu dans le bureau du ministre. Il aurait également déclaré que cette somme avait ensuite été restituée à l’entrepreneur après le refus de ce dernier de verser le reliquat de 200 millions de francs CFA exigé, selon la version des faits retenue par l’accusation.

L’affaire ne concerne pas uniquement l’ancien ministre. Cheikh Guèye fait également l’objet de poursuites judiciaires pour tentative de corruption. Après un placement en détention provisoire, il bénéficie désormais d’une liberté provisoire sous bracelet électronique, dans l’attente de son jugement.

Les débats devant la Haute Cour de justice devront permettre d’éclaircir les circonstances exactes de la conclusion du protocole, les négociations entre les différentes parties, les conditions d’attribution du terrain ainsi que la réalité des sommes qui auraient circulé dans ce dossier.

De son côté, Ismaïla Madior Fall continue de rejeter catégoriquement toutes les accusations. Devant la Commission d’instruction de la Haute Cour de justice, l’ancien ministre a affirmé n’avoir jamais reçu le moindre franc dans cette opération. Il nie toute implication dans un quelconque acte de corruption et soutient que les allégations portées contre lui sont infondées. Il conteste également toute irrégularité dans la gestion de l’assiette foncière destinée notamment à la construction du Tribunal de Guédiawaye.

Entretien avec Mouhamet Faye, adjoint au maire de Sandiara et proche collaborateur du ministre Serigne Guèye Diop

Dans un entretien exclusif, Mouhamet Faye, adjoint au maire de Sandiara et proche collaborateur du ministre de l’Industrie et du Commerce, Serigne Guèye Diop, est revenu sur les principales réalisations et les ambitions portées par ce dernier depuis son arrivée à la tête du département ministériel.

Un important chantier pour l’industrie et le commerce

Selon Mouhamet Faye, le ministre Serigne Guèye Diop a engagé une dynamique de transformation profonde des secteurs de l’industrie et du commerce au Sénégal. L’organisation des États généraux de l’industrie et du commerce, suivie de l’élaboration d’un Livre blanc, a permis de dresser un diagnostic du secteur et de définir des actions concrètes.

Dans le domaine industriel, il cite notamment la réalisation de trois agropoles sur les 32 prévus, tandis que les autres sont à un stade avancé. Il évoque également la mise en activité de quatre zones économiques spéciales sur les 16 programmées, avec celles de Touba et de Matam en cours de finalisation.

Toujours selon lui, plusieurs infrastructures industrielles ont été inaugurées, notamment la raffinerie de Bargny, une usine textile, une unité de fabrication de véhicules militaires ainsi que l’usine Olam Agri.

Des mesures en faveur du commerce

Concernant le commerce, Mouhamet Faye met en avant les mesures de régulation des importations. Il rappelle le gel des importations de bananes pendant trois mois, qui aurait permis un gain de 24 milliards de FCFA pour les producteurs locaux, ainsi que celui des importations de pommes de terre durant six mois et la suspension des importations d’oignons sur une longue période.

Il souligne également les baisses des prix du riz, de l’huile, du sucre, du ciment et du fer. Selon lui, ces mesures auraient généré des économies estimées à 450 milliards de FCFA sur la période 2024-2035 et à 300 milliards de FCFA pour l’année 2026.

Parmi les autres actions citées figurent le recrutement de 1 000 volontaires chargés du contrôle des prix homologués, la modernisation du commerce à travers les boutiques de référence et la réhabilitation des services départementaux du commerce intérieur.

Un ancrage politique à Sandiara

Sur le plan politique, Mouhamet Faye présente Serigne Guèye Diop comme un leader solidement implanté à Sandiara, où il affirme qu’il a remporté douze victoires électorales depuis 2012.

Il met également en avant plusieurs réalisations locales, notamment la création d’une zone économique spéciale regroupant une vingtaine d’unités industrielles, la mise en place de 17 agropoles villageois, le développement d’un port sec, ainsi que l’amélioration de l’accès à l’éducation, à l’eau potable, à l’électricité, aux soins de santé et à l’assainissement.

Il cite aussi les programmes de formation et de financement destinés aux femmes et aux jeunes, ainsi que le renforcement de la sécurité des personnes et des biens grâce à l’installation d’un poste de gendarmerie et d’un escadron de surveillance et d’intervention (ESI).

« Un homme de vision et de méthode »

Pour conclure, Mouhamet Faye estime que le ministre fonde son action sur plusieurs piliers : la valorisation du capital humain, une organisation rigoureuse, une démarche inclusive et la promotion de la bonne gouvernance.

Malgré les critiques dont il fait l’objet, ajoute-t-il, Serigne Guèye Diop demeure concentré sur son ambition de bâtir un tissu industriel solide et un commerce plus compétitif au service du développement du Sénégal. À ses détracteurs, conclut Mouhamet Faye, le ministre répond simplement : « FINE ! »

Port autonome de Dakar : Doune Pathé Mbengue nommé Directeur général, Waly Diouf Bodiang quitte ses fonctions

Un nouveau changement intervient à la tête d’une des principales entreprises publiques du Sénégal. Par décret présidentiel, le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, a nommé Doune Pathé Mbengue, Administrateur civil, au poste de Directeur général de la Société nationale du Port autonome de Dakar (PAD).

Il succède à Waly Diouf Bodiang, Inspecteur des Impôts et Domaines, qui est relevé de ses fonctions à la tête de cette infrastructure stratégique, véritable poumon du commerce extérieur sénégalais. Cette décision marque un nouveau mouvement dans la série de réaménagements opérés ces derniers mois au sein des directions générales des entreprises et établissements publics.

Le Port autonome de Dakar occupe une place centrale dans l’économie nationale. Il constitue la principale plateforme portuaire du pays et un hub logistique de premier plan en Afrique de l’Ouest, assurant l’essentiel des échanges commerciaux du Sénégal avec le reste du monde ainsi qu’une partie du trafic destiné aux pays enclavés de la sous-région, notamment le Mali.

La nomination de Doune Pathé Mbengue intervient dans un contexte où les autorités affichent leur volonté de renforcer la gouvernance des entreprises publiques et d’accélérer les réformes destinées à améliorer leur performance. En tant qu’Administrateur civil, le nouveau Directeur général aura la responsabilité de conduire les projets de modernisation du port, de renforcer sa compétitivité et d’accompagner les ambitions du Sénégal en matière de développement des infrastructures logistiques et maritimes.

Le départ de Waly Diouf Bodiang ne passe pas inaperçu. Considéré comme un proche du Premier ministre Ousmane Sonko, il dirigeait le Port autonome de Dakar depuis plusieurs mois. Son remplacement s’inscrit dans un contexte de renouvellement des responsables à la tête de plusieurs structures publiques, alimentant les analyses sur la recomposition des équipes dirigeantes de l’administration sénégalaise.

COMMUNIQUÉ DU CONSEIL DES MINISTRES DU JEUDI 16 JUILLET 2026.

Le Conseil des Ministres s’est tenu, exceptionnellement, le jeudi 16 juillet 2026, au Palais de la République, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE, Président de la République.

AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

Le Chef de l’Etat a présenté une communication axée sur les points suivants :

Renforcement permanent du dialogue social

Le Président de la République estime que la multiplication des mouvements d’humeur et des revendications dans le secteur public appelle des solutions préventives et durables d’apaisement du climat social. A ce titre, il demande au Gouvernement et aux responsables des centrales syndicales de travailler à asseoir une stabilité sociale, nécessaire à la mise en œuvre optimale des politiques publiques. Il demande au Premier Ministre de prendre toutes les mesures adéquates, en vue de garantir la continuité du service public et de tenir, dans les meilleurs délais, une réunion du Comité de suivi du Pacte national de stabilité sociale pour une croissance inclusive et durable, avec les partenaires sociaux, le patronat et les responsables des centrales syndicales.

Maitrise stratégique de la commercialisation des produits agricoles et de la régulation des marchés

Selon le Chef de l’Etat, la commercialisation optimale des produits agricoles constitue une problématique majeure de notre politique de souveraineté alimentaire. Il indique l’urgence, pour l’Etat, de prendre des mesures concertées et efficaces, en liaison avec les acteurs des filières, pour faire face à la récurrence des crises d’écoulement des produits agricoles. Dans ce cadre, il demande au Premier Ministre de lui proposer une stratégie de soutien à la commercialisation des produits agricoles et horticoles.

Le Président de la République rappelle l’attention particulière qu’il accorde à la situation des producteurs des Niayes et de la Vallée du Fleuve Sénégal, ainsi qu’au suivi préventif des activités de la filière arachidière. A cet effet, il demande d’accélérer la mise en œuvre du programme de réalisation d’équipements de stockage et de conservation, avec la redéfinition des missions opérationnelles de l’Agence de Régulation des Marchés (ARM). 

Consolidation de la décentralisation dans le cadre de la Vision Sénégal 2050

Le Chef de l’Etat annonce qu’il a présidé, le 02 juillet 2026, une rencontre avec les exécutifs territoriaux du Sénégal. Il félicite le Ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des Territoires, les présidents de Conseil départemental, les maires, les organisations faîtières et l’ensemble des acteurs de la décentralisation pour leur mobilisation, leur engagement et leur soutien à la mise en œuvre des réformes concernant les Pôles territoires et l’Acte IV de la Décentralisation. Le Président de la République réitère son engagement à accélérer la territorialisation des politiques publiques et à veiller au financement adéquat des collectivités territoriales. Il insiste sur l’impératif d’assurer les transferts, à temps, des fonds de dotation et des fonds de concours, et de procéder à une réforme inclusive de la fiscalité locale. Par ailleurs, il demande au Ministre en charge des Collectivités territoriales de lui proposer un cadre de référence portant sur le statut de l’élu local et le renforcement de la solidarité entre l’Etat et les collectivités territoriales mais aussi entre ces dernières elles-mêmes. Enfin, le Président de la République engage le Premier Ministre à organiser, avec l’ensemble des acteurs de la décentralisation, des concertations en vue de la relecture et de la validation, avant la fin du mois d’août 2026, des projets de réformes portant sur les Pôles territoires et l’acte IV de la Décentralisation.

Relance des programmes de logement et de réalisation d’infrastructures publiques

Le Chef de l’Etat fait observer que le développement du secteur des bâtiments et travaux publics constitue une priorité du Gouvernement, dans la dynamique de relance de l’économie nationale et de création d’emplois. Dès lors, il demande d’accélérer l’exécution des projets de promotion du logement et la relance des programmes de construction d’infrastructures publiques sectorielles prioritaires. 

En outre, il souligne l’impératif :

– de soutenir le déploiement des programmes d’aménagement et de restructuration urbaine, à travers le renforcement des instruments d’action de la Société d’Aménagement foncier et de Restructuration urbaine (SAFRU) ;

– d’accélérer la relance des programmes immobiliers et des activités de la SICAP SA et de la SN HLM ;

– de veiller à l’allocation spéciale de ressources complémentaires au PUMA, en vue d’accentuer la réalisation des infrastructures sociales de base au niveau des régions et zones frontalières ;

– d’initier un programme national d’urgence de construction et de réhabilitation des ouvrages de franchissement, notamment des ponts. 

Le Président de la République demande, enfin, au Premier Ministre d’assurer, avec les ministres impliqués, un suivi rapproché et systématique des programmes de logement et de réalisation d’infrastructures publiques.

Développement durable de l’Economie maritime

Le Chef de l’Etat informe avoir présidé, le 13 juillet 2026, la cérémonie d’ouverture du Forum national sur le développement durable des transports maritimes et de la logistique dans l’économie bleue, avant d’insister sur les avantages comparatifs et compétitifs de notre pays, au regard de sa position géographique stratégique et de son potentiel maritime exceptionnel.

Il indique au Gouvernement l’importance et l’urgence de proposer, avant la fin de l’année, une politique maritime nationale intégrée et cohérente, et d’engager une réflexion stratégique sur l’importance de développer une industrie nationale de constructions navales, répondant aux meilleures références internationales.

Soulignant l’impératif de veiller à l’application des recommandations relatives à l’amélioration de la coordination et de l’efficacité de l’action de l’Etat en mer, le Chef de l’Etat demande au Premier Ministre, au Ministre des Forces Armées et au Ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, de poursuivre les efforts d’équipements et de modernisation de la Marine nationale et de la HASSMAR. 

Renforcement du suivi et du contrôle de la gouvernance des Autorités administratives indépendantes et des entités du secteur parapublic

Le Président de la République déplore certains manquements constatés dans la gouvernance des autorités administratives indépendantes et des entités du secteur parapublic, notamment la maitrise insuffisante, par les organes exécutifs, des procédures administratives, financières et comptables en vigueur, le déficit d’encadrement du capital humain, l’acquisition et l’usage des véhicules administratifs et la conclusion, dans des situations de transition, de contrats et/ou d’accords qui engagent lourdement et durablement les structures. Ainsi, il demande au Premier Ministre et aux ministres de prendre toutes les mesures urgentes et appropriées afin de corriger les insuffisances signalées, en veillant particulièrement au respect scrupuleux, par les directeurs généraux, directeurs et autres organes exécutifs, de l’orthodoxie administrative, financière, comptable et sociale, fondamentale pour asseoir une gouvernance performante du secteur parapublic et des Autorités administratives indépendantes. Le Chef de l’Etat indique aussi que les organes et corps de contrôle sont mobilisés à cet effet.

Agenda du Président de la République, suivi de l’intégration, de la coopération et des partenariats

Le Chef de l’Etat informe le Conseil qu’il a présidé, le 10 juillet 2026, la session de restitution des travaux du Comité de Haut niveau du Chantier Paix et Sécurité de l’UEMOA. Il félicite le Ministre de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur ainsi que le Président de la Commission de l’UEMOA pour l’excellente préparation et la bonne tenue de la rencontre.

Il rappelle également qu’il s’est rendu les 14 et 15 juillet 2026 à Doha, pour présenter les condoléances du Sénégal à l’Emir du Qatar, suite au rappel à Dieu de l’Ancien Emir Hamad Ben Khalifa Al Thani.

Il annonce, enfin, qu’il prendra part, les 18 et 19 juillet 2026, au Sommet de la CEDEAO à Freetown et présidera, le 21 juillet 2026, la Rentrée solennelle de l’Académie nationale des Sciences et Techniques du Sénégal (ANSTS).

AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PREMIER MINISTRE

Monsieur le Premier Ministre a présenté sa communication sur les points suivants : l’accélération du programme de relèvement du plateau technique médical des structures de santé et le lancement d’un programme d’engagement citoyen.

S’agissant du relèvement du plateau technique médical, le Premier Ministre a rappelé qu’il figure parmi les priorités de l’Agenda national de Transformation Sénégal 2050, visant à mettre en place un système de santé performant, accessible et équitable. Il a souligné les indicateurs de pilotage des impacts mettant en évidence les défis liés à l’accessibilité et à la qualité des soins, notamment le faible niveau du plateau technique et les évacuations sanitaires entre établissements nationaux et vers l’étranger.

Le Premier Ministre a relevé la forte concentration des infrastructures et des équipements spécialisés sur l’axe Dakar-Thiès-Diourbel, l’ampleur des besoins de réhabilitation des structures sanitaires ainsi que la dégradation continue des plateaux techniques due à l’insuffisance de la maintenance. Cela a pour conséquences la saturation des structures de référence, les retards de prise en charge et l’augmentation des dépenses de santé. Il a demandé au Ministre de la Santé et de l’Hygiène publique de lui soumettre, au plus tard à la fin du mois de juillet 2026, la situation exhaustive du plan de réhabilitation et de mise à niveau des établissements publics de santé et des structures de santé de base. Il a, par ailleurs, fait le point sur les mesures engagées pour la poursuite des travaux de construction des nouveaux hôpitaux ou en projets et l’ouverture prochaine de l’hôpital El Hadji Malick SY de Tivaouane. 

Concernant le Programme national d’Engagement citoyen, le Premier Ministre a souligné qu’il constitue le cadre fédérateur de la mobilisation de la jeunesse au service de l’Agenda national de Transformation Sénégal 2050. Destiné à créer un continuum entre l’école, la citoyenneté active et le monde socio-professionnel, ce programme vise à faire de chaque projet du Masterplan 2025-2034 une école de citoyenneté, de compétences et de responsabilité, en offrant aux jeunes des opportunités concrètes de formation, d’expérience professionnelle et de contribution aux grandes missions nationales de transformation.

Il a relevé que ce programme repose sur trois composantes complémentaires : la Saison d’Engagement citoyen, le Stage citoyen professionnalisant et le Service civique professionnalisant, afin de renforcer l’employabilité des jeunes, de développer leur esprit d’initiative et de mieux répondre aux besoins de l’économie nationale. 

Le Premier Ministre a annoncé que, sous la coordination de la Primature, un groupe de travail interministériel sera mis en place avant la fin du mois de juillet 2026 pour finaliser l’architecture du dispositif, définir les modalités de déploiement de la plateforme, les mécanismes de certification des compétences acquises, son modèle de financement ainsi que le dispositif de suivi-évaluation fondé sur les résultats et les impacts. L’objectif est de mettre en place les conditions à même de faire bénéficier aux jeunes le potentiel d’emplois de l’Agenda national de Transformation, estimé à plus d’un million d’emplois d’ici à 2029.

AU TITRE DES COMMUNICATIONS DES MINISTRES

Le Ministre de la Communication et des Relations avec les institutions, Porte-Parole du Gouvernement et le Ministre auprès du Président de la République, chargé du Suivi du Pilotage et de l’Evaluation de l’Agenda nationale de Transformation, ont fait une communication conjointe sur la mise en place d’un dispositif intégré de communication gouvernementale et sur l’élaboration d’une Stratégie nationale de communication pour le développement et le changement social et comportemental au service de l’Agenda national de Transformation Sénégal  2050 (ANT 2050).

AU TITRE DES TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES

Le Conseil a examiné et adopté : 

– le projet de loi d’orientation relative à la protection sociale ;

– le projet de décret modifiant le décret n°2023-847 du 07 avril 2023 portant création et fixant les règles d’organisation et de fonctionnement du Programme national de Bourses de Sécurité familiale (PNBSF) ;

– le projet de décret modifiant le décret n°2021-1052 du 02 août 2021 relatif au Registre national unique (RNU).

 AU TITRE DES MESURES INDIVIDUELLES

Le Président de la République a pris les décisions suivantes :

Au titre de la Présidence de la République

• Madame Couro KANE, Juriste, titulaire d’un Master en Régulation des Télécommunications, est nommée Secrétaire général de l’Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes (ARTP), en remplacement de Monsieur Yellamine GOUMBALA.

Au titre de la Primature

• Monsieur El Hadji Allé Birima FALL, Magistrat, est nommé Directeur de l’Activité normative, en remplacement de Madame Ndèye Khansou CAMARA.

Au titre du Ministère de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des Territoires

• Madame Sokhna NDIAYE, Consultante en Stratégie et Organisation, est nommée Directrice de la Coopération décentralisée au Ministère de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des Territoires, poste vacant ;

• Monsieur Bouna SECK, Ingénieur en Génie civil et hydraulique, est nommé Directeur général du Cadre de vie et de l’Hygiène publique, en remplacement de Monsieur Serigne Kosso SENE ;

• Madame Fatou SENE, titulaire d’un Master en Aménagement du Territoire, Décentralisation et Développement local, est nommée Directeur du Centre national de la Fonction publique locale et de la Formation, en remplacement de Monsieur Alioune KEBE.

Au titre du Ministère des Infrastructures

• Monsieur Cheikh DIENG, Expert en Gouvernance publique, est nommé Directeur général du Fonds d’Entretien Routier Autonome (FERA), en remplacement de Madame Soukèye DIOP ;

• Monsieur Guéladio Abdoul SOW, Professeur de l’Enseignement secondaire, titulaire d’un DESS en Administration et Gestion des Entreprises, matricule de solde n° 607 551/L, est nommé Inspecteur des Affaires administratives et financières au Ministère des Infrastructures.

Au titre du Ministère des Pêches et de l’Économie maritime

• Monsieur Doune Pathé MBENGUE, Administrateur civil, est nommé Directeur général de la Société nationale du Port Autonome de Dakar, en remplacement de Monsieur Waly Diouf BODIANG ;

• Monsieur Mamadou THIAW, Expert en Sciences de Gestion et Management stratégique, est nommé Directeur général de l’Agence nationale des Affaires maritimes (ANAM), en remplacement de Monsieur Bécaye Diop.

Au titre du Ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle et technique

• Monsieur Soulèye KANE, Inspecteur principal de la Formation professionnelle et technique, matricule de solde n° 607 909/E, est nommé Directeur général du Fonds de Financement de la Formation professionnelle et technique (3FPT), en remplacement de Monsieur Babo Amadou BA ;

• Madame Mame Awa NDOYE, titulaire d’un Doctorat en Médecine, est nommée Directeur général de l’Office national de Formation professionnelle (ONFP), en remplacement de Monsieur Lamine Barra LO.

Au titre du Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation

• Monsieur Cheikh Tidiane GAYE, titulaire d’un Master en Gestion macroéconomique et administrative, est nommé Directeur du Centre Régional des Œuvres universitaires sociales de Thiès, en remplacement de Monsieur Serigne Mbacké LO ;

• Monsieur Mamadou SIDIBE, Professeur titulaire de Classe exceptionnelle à la Faculté des Sciences et Techniques de l’Université Cheikh Anta Diop, matricule de solde n°104 282/I, précédemment Coordonnateur chargé de la Gestion du Projet de l’Université Souleymane Niang de Matam, est nommé Directeur général de l’Enseignement supérieur au Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, en remplacement de Monsieur Abdoul Aziz DIOUF.

Au titre du Ministère de l’Intégration Africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur

• Madame Fatou Gaye NGOM, Conseiller des Affaires étrangères de classe exceptionnelle, matricule de solde n° 606 902/A, est nommée Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de Son Excellence Monsieur Lee Jae MYUNG, Président de la République de Corée, en remplacement de Monsieur Abdou Salam DIALLO, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;

• Monsieur Mamadou NDIAYE, Conseiller des Affaires étrangères, matricule de solde n° 616 310/I, est nommé Ambassadeur, Représentant permanent adjoint de la République du Sénégal auprès de l’Organisation des Nations unies à New York, poste vacant ;

• Monsieur Mamadou BA, Chancelier des Affaires étrangères, matricule de solde n° 620 658/E, est nommé Consul général de la République du Sénégal à Bordeaux, en remplacement de Monsieur Abdoulaye DIALLO, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite.

Au titre du Ministère de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités

• Monsieur Adama Baye Racine NDIAYE, Administrateur civil principal, matricule de solde n° 604 467/E, est nommé Secrétaire général du Ministère de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités, en remplacement de Monsieur Mountaga BA.

Au titre du Ministère de la Santé et de l’Hygiène publique

• Monsieur Karamba DIALLO, titulaire d’un Doctorat en Pharmacie, est nommé Directeur général de la SEN-Pharmacie nationale d’approvisionnement (SEN-PNA), en remplacement de Monsieur Seydou DIALLO ;

• Docteur Balla Mbacké MBOUP, Médecin en Santé publique de classe exceptionnelle, est nommé Président du Conseil d’Administration du Centre hospitalier national Matlaboul FAWZAYNI de Touba, en remplacement de Docteur Cheikh Tacko DIOP, appelé à d’autres fonctions ;

• Professeur Bay Karim DIALLO, Professeur titulaire de classe exceptionnelle, spécialiste ORL et chirurgie cervico-faciale, est nommé Président du Conseil d’Administration du Centre national d’Oncologie de Diamniadio (CNOD), poste vacant ;

• Monsieur Abdoulaye Mamadou MBOW, titulaire d’un Master en Travail social spécialisé, précédemment Directeur des Etudes de l’École nationale des Travailleurs sociaux spécialisés (ENTSS), est nommé Directeur de l’École nationale des Travailleurs sociaux spécialisés (ENTSS), en remplacement de Monsieur Cheikh Talibouya NDIAYE, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;

• Docteur Mama Moussa DIAW, Médecin spécialiste en Santé publique, matricule de solde n° 613 775/C, précédemment Directeur de la Santé de la Région de Thiès, est nommé Directeur de la Santé de la Région de Dakar, en remplacement de Docteur Ndèye Magatte NDIAYE, appelée à d’autres fonctions ;

• Docteur Cheikh Sadibou SENGHOR, Docteur en Médecine, spécialiste en Santé publique, matricule de solde n° 620 515/E, précédemment Directeur de la Santé de la Région de Louga, est nommé Directeur de la Santé de la Région de Thiès, en remplacement de Docteur Mama Moussa DIAW, appelé à d’autres fonctions ;

• Docteur Moustapha FAYE, Docteur en Santé, spécialiste en Santé publique, matricule de solde n° 613 807/G, précédemment Directeur de la Santé de la Région de Matam, est nommé Directeur de la Santé de la Région de Louga, en remplacement de Docteur Cheikh Sadibou SENGHOR appelé à d’autres fonctions ;

• Docteur Bayal CISSÉ, Docteur en Médecine générale, spécialiste en Santé publique, matricule de solde n° 605 136/G, précédemment Directeur de la Santé de la Région de Tambacounda, est nommé Directeur de la Santé de la Région de Matam, en remplacement de Docteur Moustapha FAYE appelé à d’autres fonctions ;

• Docteur Ababacar MBAYE, spécialiste en Santé publique, matricule de solde n° 607 708/B, précédemment Directeur de la Santé de la Région de Kédougou, est nommé Directeur de la Santé de la Région de Tambacounda, en remplacement de Docteur Bayal CISSÉ, appelé à d’autres fonctions ;

• Docteur Niène SECK, spécialiste en Santé publique, matricule de solde n° 622 561/F, précédemment Médecin Chef du District de Kaolack, est nommé Directeur de la Santé de la Région de Kédougou, en remplacement de Docteur Ababacar MBAYE, appelé à d’autres fonctions ;

• Docteur Mouhamadou SOW, Chirurgien-dentiste, Manager des structures hospitalières, précédemment Chef de l’Unité dentaire du District de Diofior, est nommé Directeur du Centre hospitalier régional Amadou Tidiane BA de Sédhiou, poste vacant.

Au titre du Ministère des Mines et de la Géologie :

• Monsieur Cheikh Sadibou DIOP, Administrateur civil, matricule de solde n° 600 800/B, est nommé Secrétaire général du Ministère des Mines et de la Géologie ;

• Monsieur Mamané DJITTÉ, Magistrat, matricule de solde n° 636 288/G, est nommé Président du Conseil d’Administration de la Société des Mines du Sénégal (SOMISEN), en remplacement de Monsieur Mbaye SENE, appelé à d’autres fonctions ;

• Monsieur Lamine DIOUF, Ingénieur géologue, matricule de solde n° 674 982/Z, précédemment Directeur du Contrôle et de la Surveillance des Opérations minières, est nommé Directeur général des Mines et de la Géologie au Ministère des Mines et de la Géologie, en remplacement de Monsieur Ibrahima GASSAMA, appelé à d’autres fonctions ;

• Monsieur Abdoulaye DIOP, Ingénieur géologue, matricule de solde n° 670 661/B, précédemment Directeur régional de l’Energie et des Mines de la région de Thiès, est nommé Directeur général du Contrôle et de la Surveillance des Opérations au Ministère des Mines et de la Géologie.

Bacary SARR,

Ministre de la Communication et des Relations avec les Institutions,

Porte-Parole du Gouvernement

SOLIDARITÉ | SOUTIEN AUX ÉTUDIANTS RESSORTISSANTS DE NGUÉNIÈNE : Bougar Diouf équipe l’appartement des étudiants et renforce leurs conditions de réussite

Le président du mouvement INWI (Initiative Nationale Wuut Indi), Bougar Diouf, a une nouvelle fois posé un acte fort en faveur de la jeunesse de sa commune. En remettant 27 matelas, sept ventilateurs, dix chaises et une enveloppe financière aux étudiants ressortissants de Nguéniène, il répond à une préoccupation sociale majeure et réaffirme son engagement en faveur de l’éducation, de la solidarité et de l’excellence académique.

Dakar – La solidarité s’est une nouvelle fois exprimée en actes. Jeudi 16 juillet 2026, l’immeuble de Fass abritant les étudiants ressortissants de la commune de Nguéniène a servi de cadre à une cérémonie de remise de matériel social organisée par le mouvement INWI (Initiative Nationale Wuut Indi).
Devant une forte délégation du mouvement et les responsables de l’Amicale des Étudiants Ressortissants de la Commune de Nguéniène (AERCON), les étudiants ont réceptionné un important lot composé de 27 matelas, sept ventilateurs, dix chaises en plastique confortables, ainsi qu’une enveloppe financière destinée à améliorer leurs conditions de vie et d’études.
Pour le président du mouvement INWI, Bougar Diouf, cette initiative dépasse le simple cadre d’un don matériel.
« Il s’agit avant tout d’un acte social destiné à accompagner les jeunes étudiants de notre commune afin qu’ils puissent poursuivre leurs études dans les meilleures conditions possibles », a-t-il déclaré.
Cette action fait suite à une sollicitation de l’AERCON. Après avoir été saisi de leurs difficultés, Bougar Diouf avait dépêché une mission d’évaluation afin d’identifier les besoins réels des étudiants avant d’apporter une réponse concrète.
Le président de l’AERCON, Ibrahima Diaffaté, n’a pas caché sa satisfaction. Il a rappelé que ce geste s’inscrit dans la continuité des nombreuses actions sociales déjà posées par le président d’INWI en faveur des étudiants de la commune.
« Lorsque nous lui avons exposé nos difficultés, il nous a écoutés avec beaucoup d’attention avant d’envoyer une équipe évaluer nos besoins. Aujourd’hui, il nous apporte exactement ce dont nous avions besoin. Ce soutien améliorera considérablement nos conditions sociales et contribuera à renforcer l’excellence des étudiants de Nguéniène à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar », a-t-il affirmé.
Même satisfaction chez Ibrahima Kama, président de la commission sociale de l’AERCON. Selon lui, ce matériel permettra d’améliorer le quotidien des 42 étudiants hébergés dans l’appartement.
« Dès notre élection à la tête de l’amicale, notre priorité était de trouver des solutions pour améliorer les conditions de vie des étudiants. Ce don arrive au meilleur moment et aura un impact positif sur notre bien-être ainsi que sur nos performances académiques », a-t-il expliqué.
De son côté, le secrétaire général du mouvement INWI, Dr Amar Seck, a souligné que la réussite universitaire passe nécessairement par de bonnes conditions de vie.
« Il existe un lien évident entre les conditions sociales des étudiants et leurs performances pédagogiques. C’est pourquoi nous avons tenu à répondre favorablement à cette sollicitation », a-t-il indiqué.
Au-delà de la portée sociale du geste, cette initiative illustre la volonté de Bougar Diouf de placer la jeunesse et l’éducation au cœur de son engagement pour la commune de Nguéniène. En investissant dans le bien-être des étudiants, le président du mouvement INWI envoie un signal fort en faveur de la promotion du capital humain et de l’égalité des chances.
Par cette action saluée par les bénéficiaires, Bougar Diouf confirme son attachement aux valeurs de solidarité, de proximité et d’accompagnement des populations, faisant de l’éducation un levier essentiel du développement local. Une démarche qui, aux yeux de nombreux observateurs, renforce son image d’acteur engagé au service de sa communauté.

Partenariat financier : Bassirou Diomaye Faye réaffirme les liens stratégiques entre le Sénégal et la BOAD

Le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a accordé une audience au président de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), Serge Ekué, dans le cadre du renforcement de la coopération entre le Sénégal et l’institution financière régionale. Cette rencontre a permis aux deux responsables de faire le point sur les relations de partenariat qui unissent le pays à la banque sous-régionale et d’évoquer les perspectives de leur collaboration au service du développement économique et social.

Les discussions ont principalement porté sur l’état d’avancement des projets financés par la BOAD au Sénégal ainsi que sur les nouvelles opportunités de coopération en faveur des priorités définies par les autorités sénégalaises. Partenaire historique du Sénégal, la BOAD accompagne depuis plusieurs décennies le financement de nombreux programmes dans des secteurs stratégiques tels que les infrastructures, l’énergie, l’agriculture, les transports, l’accès à l’eau, l’éducation et le développement territorial.

À l’issue de cette audience, Serge Ekué a réitéré la confiance de la Banque ouest-africaine de développement envers le Sénégal. Il a notamment insisté sur la solidité des relations entre les deux parties et a réaffirmé la conviction de son institution quant à la viabilité de la dette sénégalaise, un signal jugé important dans un contexte marqué par les défis liés au financement des économies africaines et aux exigences des marchés financiers.

Le président de la BOAD a également renouvelé l’engagement de l’institution à poursuivre son accompagnement des politiques publiques sénégalaises, en soutenant les investissements destinés à accélérer la transformation économique du pays et à améliorer les conditions de vie des populations.

Pour sa part, le chef de l’État a salué l’engagement constant de la BOAD aux côtés du Sénégal. Il a exprimé sa satisfaction quant à la qualité de ce partenariat, qu’il considère comme un levier essentiel pour la mise en œuvre des projets structurants et des ambitions de développement portées par les autorités nationales.

Abdoul Madjib Guèye prend les rênes de la Cour des comptes et promet une institution plus performante

Le magistrat Abdoul Madjib Guèye a été officiellement installé dans ses fonctions de Premier président de la Cour des comptes, ce jeudi 16 juillet 2026, à Dakar, à l’occasion d’une audience solennelle marquant une nouvelle étape dans la vie de cette haute juridiction financière. La cérémonie, empreinte de solennité, a réuni de nombreuses personnalités parmi lesquelles le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, Cheikh Diba, des membres de la magistrature, des responsables d’institutions de contrôle ainsi que plusieurs délégations venues de pays africains.

Au-delà de l’installation du nouveau Premier président, cette audience a été l’occasion de rendre un hommage appuyé à son prédécesseur, Mamadou Faye, salué pour son action à la tête de l’institution et les réformes engagées au cours de son mandat. Les différents intervenants ont insisté sur la nécessité de poursuivre les efforts de modernisation de la Cour des comptes afin de renforcer son rôle dans le contrôle de la gestion des finances publiques et la promotion de la bonne gouvernance.

Présidant les réquisitions d’usage, le président de la Chambre des affaires administratives, Mamadou Thiao, est revenu sur le riche parcours professionnel d’Abdoul Madjib Guèye. Il a rappelé que le nouveau Premier président totalise près de quarante années de carrière dans la magistrature, dont plus de trois décennies consacrées au contrôle des finances publiques.

Selon lui, cette nomination constitue l’aboutissement d’un itinéraire marqué par la compétence, la rigueur et un engagement constant au service de l’État. Il a notamment souligné que le nouveau chef de la Cour des comptes a participé à l’élaboration des textes fondateurs de cette juridiction avant d’y exercer successivement les fonctions de secrétaire général puis de président de chambre, ce qui lui confère une parfaite connaissance de son fonctionnement et de ses enjeux.

Mamadou Thiao a également rappelé l’importance stratégique de la Cour des comptes dans l’architecture institutionnelle du Sénégal. À ses yeux, cette juridiction joue un rôle déterminant dans la préservation du patrimoine public, la régularité des finances de l’État et le renforcement de la bonne gouvernance. Il a ainsi invité le nouveau Premier président à poursuivre cette mission dans le strict respect des principes d’indépendance, d’impartialité, d’intégrité et de probité qui fondent la crédibilité de l’institution.

Prenant la parole à son tour, le procureur général près la Cour des comptes, Fara Mbodj, a estimé que la nomination d’Abdoul Madjib Guèye traduit la volonté des autorités de consolider davantage les mécanismes de transparence et de reddition des comptes. Il a salué les qualités humaines et professionnelles du nouveau responsable, mettant en avant son sens du management, son expérience reconnue ainsi que sa maîtrise des rouages de la juridiction financière.

Le procureur général n’a pas manqué de rendre un hommage au Premier président sortant, Mamadou Faye, dont il a salué le leadership et les nombreuses réformes entreprises durant son mandat. Parmi les acquis évoqués figure notamment la finalisation du Plan stratégique 2026-2030, appelé à servir de feuille de route pour le développement futur de la Cour des comptes.

Dans son discours d’installation, Abdoul Madjib Guèye a exprimé sa gratitude aux autorités de la République pour la confiance placée en sa personne. Il a rendu un hommage appuyé à ses prédécesseurs, saluant leur contribution à la construction et au rayonnement de la Cour des comptes.

Le nouveau Premier président a ensuite décliné les grandes orientations qu’il entend imprimer à son mandat. Il a réaffirmé sa volonté de poursuivre la modernisation de l’institution, de renforcer son efficacité et d’améliorer ses performances afin qu’elle puisse répondre aux exigences croissantes de transparence, de redevabilité et de contrôle de l’utilisation des ressources publiques.

Baye Ciss dément les accusations de loyers impayés et dénonce une campagne de déstabilisation politique

Les services de Baye Ciss sont montés au créneau ce jeudi pour répondre à un article de presse publié dans un quotidien de la place, qui le cite dans une affaire portant sur des arriérés de loyers estimés à 150 millions de FCFA. Dans un communiqué, ils contestent fermement les informations relayées et s’interrogent sur ce qu’ils qualifient de « main invisible » cherchant, selon eux, à compromettre les ambitions politiques de l’homme d’affaires, récemment déclaré candidat à la mairie de Kaolack.

Selon la note rendue publique, l’affaire évoquée ne concerne pas Baye Ciss à titre personnel, mais un contentieux commercial opposant depuis plusieurs années la SCI CISSIMMO à une autre société. Les auteurs du communiqué rappellent que ce différend est toujours pendant devant les juridictions compétentes et qu’il a déjà donné lieu à plusieurs procédures, décisions de justice et recours.

Ils précisent que la SCI CISSIMMO a toujours choisi de défendre ses intérêts dans le strict respect des procédures judiciaires. « Comme tout justiciable, la société a accepté les décisions qui lui étaient défavorables lorsqu’elles étaient susceptibles de recours, a exercé les voies de droit prévues par la loi et attend aujourd’hui avec confiance que les juridictions définitivement saisies rendent leurs décisions », indique le document.

Les proches de Baye Ciss dénoncent par ailleurs la manière dont le dossier a été présenté dans la presse. Ils estiment que le titre affirmant que « Baye Ciss doit 150 millions de FCFA d’arriérés de loyers » et qu’il aurait été expulsé de son immeuble est trompeur et ne reflète pas la réalité juridique du dossier.

Selon eux, il est inexact de parler d’arriérés de loyers en l’absence d’un contrat de location. Ils soutiennent également que Baye Ciss demeure propriétaire de l’immeuble concerné et que l’ensemble de ses services y est toujours installé, contrairement aux informations diffusées.

Le communiqué soulève également des interrogations sur le traitement médiatique de cette affaire. Les services de Baye Ciss s’étonnent que le quotidien ait choisi de mettre en avant le nom d’une personne physique alors que le litige oppose deux sociétés commerciales.

Ils s’interrogent aussi sur le choix de l’illustration accompagnant l’article. Au lieu d’utiliser une photographie de l’immeuble concerné ou des audiences judiciaires, le journal a publié une image de Baye Ciss prise lors de sa déclaration de candidature à la mairie de Kaolack. Pour ses proches, ce choix éditorial ne serait pas anodin.

« Quel est le rapport entre une déclaration de candidature politique et un contentieux immobilier toujours pendant devant les juridictions ? », s’interroge le communiqué, estimant que cette illustration contribue davantage à influencer l’opinion publique qu’à éclairer les lecteurs sur les aspects juridiques du dossier.

Les services de Baye Ciss rappellent que plusieurs décisions ont déjà été rendues dans cette procédure, certaines favorables à une partie, d’autres à l’autre, ce qui, selon eux, traduit le fonctionnement normal de la justice dans un État de droit. Ils insistent toutefois sur le fait que le contentieux n’est pas définitivement tranché, des recours étant toujours en cours.

Réaffirmant leur confiance dans les institutions judiciaires sénégalaises, ils assurent que la SCI CISSIMMO poursuivra la défense de ses droits exclusivement devant les tribunaux, tout en se réservant le droit de réagir à toute publication qu’elle jugerait inexacte ou susceptible de porter atteinte à la réputation de l’entreprise et de son dirigeant.

Le communiqué estime enfin que cette affaire dépasse désormais le cadre du litige commercial et pose une question de principe sur le rôle de la presse face aux procédures judiciaires en cours. « Dans un État de droit, le dernier mot appartient toujours à la justice, et non aux titres des journaux ou aux campagnes d’opinion », soutiennent les auteurs du texte.

Actuellement hors du Sénégal, Baye Ciss prévoit, selon ses services, d’organiser une grande conférence de presse dès son retour afin de présenter sa version des faits et d’exposer ce qu’il qualifie de « manœuvres frauduleuses » dans ce dossier.

Kaolack : Ndèye Fatou Mbodji Diattara explique les missions du FONGIP et plaide pour des projets viables

En tournée ce jeudi 16 juillet 2026 dans plusieurs foyers religieux de la région de Kaolack, l’Administratrice générale du Fonds de garantie des investissements prioritaires (FONGIP), Ndèye Fatou Mbodji Diattara, a mis l’accent sur la nécessité de mieux faire comprendre les missions de l’institution qu’elle dirige. Face aux nombreuses attentes exprimées par les porteurs de projets, elle a tenu à dissiper les confusions qui entourent encore le rôle du FONGIP, rappelant que sa vocation n’est pas de financer directement les entrepreneurs.

Cette visite, qui l’a conduite notamment à Médina Baye, Kanène, Léona Niassène, Touba Ndorong ainsi que dans d’autres localités de la région, s’inscrit dans une démarche de sensibilisation auprès des autorités religieuses et des populations sur les mécanismes de soutien à l’investissement et à l’entrepreneuriat.

Au cours des différentes rencontres, Ndèye Fatou Mbodji Diattara a expliqué que le FONGIP intervient essentiellement comme un mécanisme de garantie des crédits accordés par les banques et les institutions financières. Elle a précisé que ces dernières demeurent les seules habilitées à étudier les demandes de financement, à apprécier la viabilité des projets et à décider de l’octroi des prêts.

Selon elle, le rôle du FONGIP consiste à réduire le niveau de risque supporté par les établissements financiers afin de faciliter l’accès au crédit des entrepreneurs, en particulier les jeunes, les femmes et les petites et moyennes entreprises. Elle a ainsi invité les porteurs de projets à élaborer des dossiers solides, crédibles et économiquement viables, répondant aux exigences des partenaires financiers.

« Le FONGIP accompagne les porteurs de projets à travers un mécanisme de garantie, mais ne distribue pas directement des financements », a-t-elle rappelé, insistant sur l’importance de présenter des projets bancables susceptibles de convaincre les banques.

Cette mission a également servi de cadre à la présentation du Réseau des femmes et des jeunes pour le développement du Sénégal. Devant les guides religieux, l’Administratrice générale du FONGIP a exposé les ambitions de cette organisation, qui entend contribuer à l’autonomisation économique des femmes, promouvoir l’entrepreneuriat des jeunes, favoriser leur insertion professionnelle et soutenir les initiatives génératrices de revenus dans la région de Kaolack.

Les autorités religieuses rencontrées ont salué cette initiative, estimant qu’elle apporte une réponse concrète aux préoccupations économiques et sociales des populations. Elles ont formulé des prières pour la réussite des projets annoncés et encouragé les responsables du réseau à poursuivre leurs actions en faveur du développement local et de la création d’opportunités pour les jeunes et les femmes.

Au-delà des questions liées au développement économique, la tournée a également revêtu une dimension politique. Ndèye Fatou Mbodji Diattara a réaffirmé son soutien au président de la République, Bassirou Diomaye Faye, tout en réitérant son engagement à accompagner la mise en œuvre des politiques publiques portées par les nouvelles autorités.

Elle a, dans le même élan, appelé les militants et sympathisants à privilégier l’unité, la discipline et le travail de proximité afin de consolider les réformes engagées et de préparer les prochaines échéances politiques.

À travers cette série de visites dans les principaux foyers religieux de Kaolack, l’Administratrice générale du FONGIP a ainsi voulu conjuguer pédagogie institutionnelle, promotion de l’entrepreneuriat et mobilisation des acteurs locaux autour d’une dynamique de développement territorial fondée sur des projets viables, créateurs de richesses et d’emplois.

Ndiassane : le ministre de l’Intérieur sollicite les prières de la communauté kountiyou pour la paix au Sénégal

Dans le cadre de la tournée qu’il effectue auprès des principales familles religieuses du Sénégal, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Mouhamadou Makhtar Cissé, a effectué, mercredi 15 juillet 2026, une visite à Ndiassane. Cette étape, annoncée dans une note de son département, s’inscrit dans une dynamique de renforcement du dialogue entre les autorités de l’État et les guides religieux, acteurs majeurs de la cohésion sociale et de la stabilité nationale.

À son arrivée dans la cité religieuse, le ministre a été accueilli par Serigne Mouhamed Kounta et Cheikhal Khalifa Kounta, respectivement frère et porte-parole du Khalife de Ndiassane. Les échanges se sont déroulés dans une atmosphère empreinte de cordialité, de respect mutuel et de considération réciproque, illustrant les relations historiques qui unissent les pouvoirs publics et les différentes confréries religieuses du pays.

Au cours de cette rencontre, Mouhamadou Makhtar Cissé a réaffirmé l’attachement du gouvernement aux valeurs spirituelles qui fondent le vivre-ensemble sénégalais. Il a souligné le rôle déterminant des familles religieuses dans la préservation de la paix sociale, la promotion du dialogue et le renforcement de l’unité nationale, dans un contexte marqué par plusieurs défis sécuritaires et sociaux.

Le ministre de l’Intérieur a également sollicité les prières du Khalife ainsi que celles de l’ensemble de la communauté kountiyou en faveur du Sénégal. Il a formulé le vœu de voir le pays continuer à évoluer dans un climat de paix, de stabilité, de concorde et de prospérité, tout en appelant à la préservation des valeurs de solidarité et de fraternité qui caractérisent la nation sénégalaise.

Loi de finances rectificative 2026 : l’Assemblée nationale dément avoir reçu le projet de loi

L’Assemblée nationale est sortie de son silence, ce jeudi, pour apporter des précisions sur la situation du projet de Loi de finances rectificative (LFR) pour l’exercice 2026, après la diffusion d’informations laissant entendre que le texte avait déjà été déposé sur le bureau de l’institution parlementaire.

Dans un communiqué officiel, le Parlement affirme qu’aucun projet de loi de finances rectificative n’a, à ce jour, été régulièrement réceptionné par son Secrétariat général. Cette mise au point vise à lever toute équivoque sur l’état réel de la procédure législative entourant ce texte budgétaire attendu.

L’Assemblée nationale retrace le déroulement des faits en indiquant que, le lundi 29 juin 2026, sa Direction des Services législatifs a bien reçu un courrier émanant du Secrétariat général du Gouvernement. Cette correspondance transmettait le décret du Président de la République ordonnant la présentation devant les députés du projet de Loi de finances rectificative pour l’année 2026.

Cependant, l’institution précise que ce courrier n’était pas accompagné du document essentiel, à savoir le projet de loi lui-même. En l’absence de cette pièce indispensable, les services compétents n’ont pas pu engager la procédure parlementaire prévue par les textes.

Selon le communiqué, le dossier a été immédiatement renvoyé au Secrétariat général du Gouvernement afin qu’il soit complété avant toute inscription au rôle général de l’Assemblée nationale et l’attribution d’un numéro d’enregistrement. Cette étape constitue un préalable obligatoire permettant l’examen officiel du texte par les députés.

L’Assemblée nationale souligne par ailleurs que, jusqu’à ce jeudi, aucun dossier complété ne lui est parvenu en retour. En conséquence, elle insiste sur le fait que le projet de Loi de finances rectificative pour 2026 ne peut être considéré comme valablement déposé devant la représentation nationale.

Le retour éclair de Macky Sall : le Palais face au défi de la realpolitik

Par Aly Saleh

L’ancien président de la République, Macky Sall, effectue un retour éclair à Dakar ce vendredi 17 juillet 2026. Ce premier déplacement au Sénégal depuis son départ du pouvoir marque un tournant à la fois politique et diplomatique. Reçu au Palais de la République par son successeur, le président Bassirou Diomaye Faye, l’ancien chef de l’État entend défendre une carte importante pour ses ambitions internationales.

L’enjeu diplomatique : obtenir le soutien de Dakar

Auditionné devant l’Assemblée générale des Nations unies dans le cadre de sa candidature au poste de secrétaire général de l’ONU, Macky Sall se présente comme le candidat du renouveau du multilatéralisme. Toutefois, sa candidature est actuellement portée par le Burundi, alors que la diplomatie sénégalaise s’était jusque-là officiellement désolidarisée de cette initiative auprès de l’Union africaine.

L’objectif de ce tête-à-tête de quelques heures est donc de convaincre le président Bassirou Diomaye Faye d’accorder le soutien officiel du Sénégal. Sans l’appui de son propre pays, les chances de l’ancien président d’accéder à cette prestigieuse fonction seraient fortement compromises sur la scène internationale.

Le droit au retour : un cadre constitutionnel réaffirmé

Face aux interrogations suscitées par cette visite, le gouvernement a tenu à rappeler le cadre juridique applicable. Le ministre des Forces armées, Yankhoba Diémé, a réaffirmé sur les ondes de la RTS que ce déplacement est parfaitement légal.

« Le président Macky Sall ne fait l’objet d’aucune accusation, d’aucune poursuite, encore moins d’une condamnation. Il est citoyen de ce pays. Il a le droit d’entrer et de sortir du territoire », a déclaré le ministre.

Pour les autorités, le président Bassirou Diomaye Faye agit en garant de la Constitution et de l’État de droit. Cette position vise à mettre fin aux rumeurs d’une éventuelle interpellation et confirme que l’ancien chef de l’État ne fait l’objet d’aucune procédure judiciaire au Sénégal.

La fronde de la société civile

Cette position officielle ne fait toutefois pas l’unanimité. L’annonce de l’audience présidentielle a suscité une vive réaction au sein d’une partie de la société civile.

Le mouvement citoyen Y en a marre, le Collectif des victimes des événements politiques de 2021 à 2024 ainsi que l’Initiative Zéro Impunité (IZI) ont dénoncé la réception de Macky Sall au Palais de la République. Ces organisations estiment que l’ancien président porte une responsabilité politique dans les violences survenues entre 2021 et 2024 et réclament que toute la lumière soit faite avant toute démarche de réconciliation.

Lors d’une conférence de presse conjointe à Dakar, elles ont dénoncé le fait de « dérouler le tapis rouge » à celui qu’elles accusent de graves violations des droits humains. Une marche pacifique est annoncée afin de réclamer justice et de manifester leur opposition à sa candidature à la tête des Nations unies.

Une contestation confrontée au vide juridique

Les observateurs relèvent ainsi un contraste marqué entre la contestation politique et la réalité juridique.

D’un côté, les familles des victimes et plusieurs mouvements citoyens continuent d’exiger que des responsabilités soient établies. De l’autre, aucun dossier judiciaire n’est actuellement ouvert contre l’ancien président.

L’ancienne Première ministre Aminata Touré l’a d’ailleurs rappelé en déclarant : « À ce que je sache, Macky Sall ne fait l’objet d’aucune poursuite. »

Par ailleurs, la loi d’amnistie générale, adoptée à la fin de son mandat, demeure en vigueur. Cette loi protège juridiquement les faits liés à cette période, tant qu’elle n’est pas abrogée ou révisée. Pour les partisans de l’ancien chef de l’État, les critiques relèvent donc davantage du débat politique et moral que d’une réalité judiciaire.

La realpolitik au cœur de la rencontre

Pour le président Bassirou Diomaye Faye, cette audience constitue un exercice d’équilibre délicat.

D’un côté, une partie de sa majorité et de son électorat réclame une attitude de fermeté envers son prédécesseur. De l’autre, les exigences de la diplomatie et de la continuité de l’État peuvent justifier un dialogue institutionnel, d’autant que l’éventuelle accession d’un Sénégalais au poste de secrétaire général de l’ONU représenterait un prestige considérable pour le pays.

Conscient de la sensibilité du contexte, Macky Sall a choisi un format de visite particulièrement discret. Son arrivée est prévue à 15 heures, suivie d’une audience au Palais de la République à 16 heures, avant un départ pour les États-Unis à 18 heures.

Aucun bain de foule n’est prévu. L’ancien président a reporté ses rencontres avec les militants de l’Alliance pour la République (APR), afin d’éviter toute tension ou tout risque d’affrontement.

Cette rencontre pourrait peser sur l’avenir international de Macky Sall. Elle illustre également que, malgré l’alternance politique, les intérêts supérieurs de l’État continuent d’imposer le dialogue entre les deux hommes.

Au-delà d’une simple visite de courtoisie, cette audience apparaît comme l’ouverture d’une nouvelle séquence politique. Elle met en lumière les tensions permanentes entre les impératifs de justice, les exigences diplomatiques et les réalités de la gouvernance, tout en révélant les recompositions politiques en cours au Sénégal.

Le CORED met en garde les médias contre la diffusion de discours xénophobes

Le Conseil pour l’Observation des Règles d’Éthique et de Déontologie dans les médias (CORED) hausse le ton face à la multiplication des discours stigmatisants visant les étrangers vivant au Sénégal. Dans un communiqué publié ce jeudi 16 juillet 2026, l’organe d’autorégulation appelle l’ensemble des professionnels des médias à mettre un terme immédiat à la diffusion de contenus à caractère xénophobe, estimant qu’ils constituent une menace pour la cohésion sociale et le vivre-ensemble.

Le CORED exprime sa profonde préoccupation devant la recrudescence de propos discriminatoires relayés dans certains médias et sur les plateformes numériques. Selon l’institution, les journalistes et les organes de presse ont la responsabilité de traiter les faits avec rigueur et discernement, sans servir de caisse de résonance à des discours susceptibles d’attiser la haine ou de nourrir des tensions entre les communautés.

Dans son communiqué, l’organe rappelle que le Sénégal s’est toujours distingué par son hospitalité, son ouverture et sa tradition de coexistence pacifique entre les peuples. Il estime que la banalisation de propos visant les étrangers porte atteinte à ces valeurs et risque d’alimenter un climat de méfiance et de division.

Le CORED attire également l’attention sur les conséquences que pourraient avoir de tels discours au-delà des frontières nationales. Il souligne qu’en alimentant la stigmatisation des ressortissants étrangers au Sénégal, certains contenus médiatiques peuvent exposer les Sénégalais vivant à l’étranger à des actes de représailles ou de discrimination, par un effet de réciprocité. L’institution invite ainsi les médias à mesurer la portée de leurs publications et à faire preuve d’une vigilance accrue dans le traitement de ces sujets sensibles.

Pour étayer sa position, le CORED rappelle les dispositions du cadre juridique et déontologique qui encadre l’exercice du journalisme au Sénégal. Il cite notamment l’article 18 du Code de la presse, qui impose le respect de la dignité humaine et interdit toute référence discriminatoire fondée sur la nationalité, l’origine ethnique ou la religion. L’institution évoque également les articles 3 et 10 de la Charte des journalistes, qui proscrivent toute incitation à la haine et imposent la protection des personnes et groupes vulnérables.

Le Conseil précise que ce communiqué constitue un avertissement officiel à l’endroit des médias et des professionnels de l’information. Il prévient que toute récidive ou tout manquement aux règles éthiques et déontologiques pourra entraîner la saisine de son Tribunal des pairs, compétent pour examiner les violations des principes régissant la profession.

Décès du Jaaraf Youssou Ndoye : la communauté lébou perd une figure de référence

Le Sénégal est en deuil à la suite du rappel à Dieu du Jaaraf Youssou Ndoye, une personnalité éminente de la communauté lébou dont la disparition suscite une vive émotion. L’annonce de son décès a provoqué une profonde tristesse au sein de sa famille, de ses proches, mais également auprès de nombreux fidèles, autorités coutumières et membres de la communauté qui saluent la mémoire d’un homme respecté pour son engagement et son attachement aux valeurs traditionnelles.

Reconnu pour son rôle au sein de la communauté lébou, le défunt s’est distingué tout au long de sa vie par sa sagesse, son sens du dialogue et son dévouement à la préservation des coutumes et des traditions. Son parcours laisse le souvenir d’un homme d’écoute, de rassemblement et de paix, dont l’influence a marqué plusieurs générations.

Depuis l’annonce de son décès, les messages de compassion et de solidarité affluent de diverses personnalités, d’organisations et de citoyens, témoignant de l’estime dont jouissait Jaaraf Youssou Ndoye. Les hommages mettent en avant un homme profondément enraciné dans les valeurs de sa communauté et dont l’héritage moral continuera d’inspirer ceux qui l’ont connu.

Selon les informations communiquées par sa famille, la cérémonie d’inhumation est prévue ce vendredi 17 juillet 2026 à 11 heures. Parents, amis, autorités coutumières et membres de la communauté lébou sont attendus pour lui rendre un dernier hommage dans le recueillement et la prière.

Kathiote : l’UNFPA évalue les résultats du programme des Services à Base Communautaire à Keur Lahine Ramata

La mission conjointe de suivi du neuvième Programme de coopération (CPD9 2024-2028) entre le Gouvernement du Sénégal et le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) a effectué, ce mardi, une visite de terrain au village pilote de Keur Lahine Ramata, dans la commune de Kathiote, afin d’évaluer les acquis du programme des Services à Base Communautaire (SBC).

Cette mission avait pour objectif d’apprécier l’état d’avancement des interventions, d’identifier les bonnes pratiques développées sur le terrain et de relever les défis à prendre en compte afin d’améliorer la mise en œuvre des actions en faveur des communautés.

Conduite par Cheikh Tidiane Cissé, chef de la délégation conjointe Gouvernement-UNFPA pour la zone Centre et géographe à la Direction du développement du capital humain du ministère de l’Économie, des Finances et du Plan, la mission a réuni les différentes composantes de la communauté, notamment le guide religieux, le chef de village, les femmes, les jeunes ainsi que plusieurs notabilités venues des localités environnantes.

À cette occasion, M. Cissé a salué l’accueil réservé à la délégation par les autorités locales, en particulier le maire de la commune de Kathiote, Cheikh Wilane, ainsi que les autorités religieuses et coutumières. Il a également mis en avant la qualité du partenariat stratégique entre le Gouvernement du Sénégal et l’UNFPA, qui a permis, au fil des années, la réalisation de nombreuses actions au profit des populations dans plusieurs régions du pays.

Le maire de Kathiote, Cheikh Wilane, a réaffirmé l’engagement de la municipalité à accompagner toutes les initiatives visant à améliorer les conditions de vie des populations. Il a notamment insisté sur l’importance des interventions en faveur de la santé de la mère et de l’enfant, de la promotion des droits des femmes et de l’implication des jeunes dans le développement local.

De son côté, l’infirmier-chef du poste de santé de Santhie Galngone, Kéba Badji, a rappelé que les Offres de Services à Base Communautaire (OSBC) ont été mises en place pour rapprocher les services de santé des populations vivant dans les zones éloignées ou insuffisamment couvertes par les structures sanitaires, en particulier les femmes.

Selon lui, le programme a enregistré des résultats encourageants, notamment une amélioration de l’accès aux soins de santé maternelle et néonatale, un renforcement de l’engagement des acteurs communautaires dans la promotion de la santé, ainsi que la mise en place d’une caisse de solidarité des femmes, facilitant la prise en charge de leurs dépenses de santé.

Au-delà de l’évaluation des acquis, cette mission conjointe vise également à mesurer les progrès réalisés dans les domaines de la santé sexuelle et reproductive, de la planification familiale, de la lutte contre les violences basées sur le genre et de l’intégration des enjeux démographiques dans les politiques de développement.

Les observations recueillies au cours de cette visite serviront à formuler des recommandations destinées à consolider les acquis du programme et à renforcer l’efficacité des interventions de l’UNFPA et de ses partenaires dans les différentes zones d’intervention.

Ziguinchor : un réseau présumé de trafic de chanvre indien démantelé, quatre jeunes interpellés

La Brigade de recherches du commissariat central de Ziguinchor a porté un coup à un réseau présumé de trafic de chanvre indien opérant dans le quartier Alwar. L’opération, menée à la suite d’un travail de renseignement et de surveillance, a abouti à l’interpellation de quatre jeunes suspects ainsi qu’à la saisie d’une importante quantité de drogue destinée, selon les premiers éléments de l’enquête, à la consommation et à la revente.

Selon des sources policières, les enquêteurs ont été alertés par des informations faisant état d’un trafic particulièrement actif dans ce secteur de la capitale du Sud. Face à ces signalements, les éléments de la Brigade de recherches ont mis en place un dispositif de surveillance discrète afin de suivre les mouvements des personnes suspectées.

Cette opération a permis aux policiers de prendre en flagrant délit quatre jeunes identifiés sous les initiales I. Gaye, A. Barry, I. Diatta et A. Guèye, tous domiciliés à Ziguinchor. Au moment de leur interpellation, ils étaient en train de consommer du chanvre indien, selon les constatations effectuées sur place par les forces de l’ordre.

La fouille des lieux a conduit à la découverte d’un sachet en plastique renfermant 115 cornets de chanvre indien prêts à être écoulés, d’une quantité supplémentaire de produit en vrac, de plusieurs joints déjà entamés ainsi que de deux paires de ciseaux, du matériel généralement utilisé pour le conditionnement de la drogue.

Au cours de leurs auditions au commissariat central, l’un des mis en cause, identifié sous les initiales I. Gaye, a reconnu être le propriétaire de l’ensemble de la drogue saisie. Les trois autres personnes interpellées ont, pour leur part, rejeté toute implication dans une activité de trafic. Elles ont toutefois admis être de simples consommateurs de chanvre indien.

Les quatre suspects ont été placés en garde à vue pour les besoins de l’enquête sous le chef présumé de trafic de chanvre indien. Les investigations se poursuivent afin de déterminer l’étendue du réseau et d’identifier d’éventuels complices ou fournisseurs susceptibles d’être impliqués dans cette affaire.

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