Une fausse enquêtrice démasquée au tribunal de Pikine-Guédiawaye

Une affaire digne d’un scénario de série judiciaire a récemment secoué le tribunal des flagrants délits de Pikine-Guédiawaye. Le mardi 11 novembre 2025, Mame Diarra Sow, une mareyeuse âgée de 32 ans et domiciliée à Pikine, a été reconnue coupable d’escroquerie, d’usurpation de fonction et de trafic d’influence. Le tribunal l’a condamnée à un an de prison, dont six mois ferme, assorti d’une amende de 200 000 FCFA.

Tout a commencé le 4 novembre, lorsque Ndèye Ndiaye, une lingère domiciliée à Guédiawaye, s’est rendue à la Section de Recherches (SR) de Colobane pour voir son fils Cheikh, arrêté pour des faits de viol. Désemparée et en pleurs, la mère s’isole dans un coin des locaux, espérant obtenir des nouvelles rassurantes. C’est alors que surgit Mame Diarra Sow. Se présentant faussement comme enquêtrice à la SR, elle engage la conversation et promet son aide pour tirer le jeune homme d’affaire. Usant d’un ton assuré et de faux airs d’autorité, elle réclame à la mère 150 000 FCFA pour « couvrir les frais d’avocat et du procureur ».

Le lendemain, la mise en scène se poursuit au tribunal de Pikine-Guédiawaye. Vêtue sobrement, Mame Diarra Sow déambule dans les couloirs, téléphone à la main, prétendant passer des appels aux autorités judiciaires. Elle laisse entendre à Ndèye Ndiaye qu’un « retour de parquet » est imminent et que le dossier avance favorablement. La mère, qui ne parvient à réunir que 50 000 FCFA, remet la somme à la prétendue enquêtrice par l’intermédiaire de sa sœur.

Mais le comportement suspect de Mame Diarra Sow finit par éveiller les soupçons. L’adjoint du procureur, intrigué par ses va-et-vient répétés dans les couloirs et son attitude familière avec le personnel judiciaire, décide de s’enquérir de son identité. Les vérifications révèlent rapidement qu’elle n’a aucun lien avec la gendarmerie ni avec la justice. La supercherie est ainsi mise à nu en pleine enceinte du tribunal, sous le regard impuissant d’une mère bouleversée.

À la barre, Mame Diarra Sow tente d’atténuer la gravité de ses actes. « Je n’ai jamais dit que je travaillais à la SR. J’ai juste voulu aider une femme en détresse », déclare-t-elle, tout en reconnaissant avoir reçu l’argent. Elle cite même le nom d’un avocat, Me Iba Mar Diop, qu’elle prétendait avoir contacté pour le dossier. Ce dernier, convoqué à la barre, dément formellement tout lien avec la prévenue ou l’affaire.

Le ministère public, visiblement indigné, a fustigé le comportement de la jeune femme. Le procureur a dénoncé « une exploitation honteuse de la misère humaine », estimant que la prévenue a profité du désarroi d’une mère en quête de justice pour lui soutirer de l’argent et jeter l’opprobre sur les institutions judiciaires.

Après délibération, le tribunal a retenu tous les chefs d’accusation à l’encontre de Mame Diarra Sow. Elle a été condamnée à un an de prison, dont six mois ferme, assorti d’une amende de 200 000 FCFA. Une sentence qui se veut exemplaire pour dissuader d’autres individus tentés par de telles pratiques d’escroquerie et d’usurpation de fonction.

Diomaye sort du silence : le message caché derrière la nomination de Mimi Touré secoue le tandem au pouvoir

Lors du dernier Conseil des ministres, le président Bassirou Diomaye Faye a pris la parole pour clarifier sa position et apaiser les remous politiques nés de la nomination de Mimi Touré. Dans une atmosphère empreinte de tension feutrée, le chef de l’État a tenu à replacer les choses dans leur contexte, rappelant le cadre dans lequel s’inscrit cette décision qui a suscité de vifs débats jusque dans les rangs de la majorité.

Selon des informations rapportées par L’Observateur, Diomaye Faye a adopté un ton calme mais résolu. Il a retracé l’historique de la Coalition Diomaye Président, rappelant qu’il avait, dès le 10 septembre, adressé une lettre à Aïda Mbodj pour lui faire part de la nécessité d’une réorganisation interne. Cette démarche, a-t-il expliqué, visait à rendre la coalition plus efficace et plus opérationnelle dans la conduite de l’action politique et gouvernementale. L’objectif, selon le président, n’était nullement de dissoudre cette structure, encore moins de l’abandonner.

« Je réaffirme mon attachement à cette coalition, à son esprit et à sa mission », aurait déclaré le chef de l’État devant les membres du gouvernement, soulignant ainsi son attachement à l’équilibre et à la continuité de la dynamique politique qui l’a porté au pouvoir. Ces propos, tout en semblant vouloir éteindre les feux de la discorde, n’ont pas manqué de révéler la complexité du moment que traverse le tandem exécutif formé par Diomaye Faye et Ousmane Sonko.

Car derrière cette mise au point, beaucoup voient un message plus profond : celui d’un président soucieux d’affirmer son autorité tout en maintenant une ligne d’équilibre avec son Premier ministre. Diomaye Faye a soigneusement évité de mentionner le nom d’Ousmane Sonko ou de faire allusion directe au communiqué offensif du Pastef, qui avait rejeté la nomination de Mimi Touré au sein de la coalition. Ce silence calculé, interprété comme une marque de prudence politique, témoigne du souci du président de préserver la cohésion du duo au sommet de l’État, sans aggraver les tensions.

Pour certains observateurs, cette intervention marque un tournant dans la gestion du pouvoir. Diomaye Faye, jusque-là perçu comme discret et loyal à la ligne incarnée par Sonko, semble désormais vouloir s’affirmer comme un chef d’État pleinement maître de ses choix et de sa stratégie. La nomination de Mimi Touré, figure controversée mais expérimentée, serait ainsi un signal adressé à la fois à l’intérieur de la coalition et à l’extérieur : celui d’un président qui entend diversifier ses appuis et élargir sa base politique.

Absence remarquée d’Ousmane Sonko au Conseil des ministres : entre surprise, flou administratif et spéculations politiques

L’absence du Premier ministre Ousmane Sonko lors du Conseil des ministres tenu hier, mercredi 12 novembre 2025, a suscité une vague d’interrogations au sein du gouvernement et au-delà. Selon des informations exclusives rapportées par L’Observateur, cette défection inattendue a pris de court plusieurs membres du Conseil, habitués à la présence assidue du chef du gouvernement aux côtés du président Bassirou Diomaye Faye.

Deux jours auparavant, lors de la célébration de la Journée des Forces armées, le duo exécutif affichait pourtant une parfaite entente et une cohésion apparente. Rien ne laissait donc présager une absence du Premier ministre, d’autant plus que sa communication figurait expressément à l’ordre du jour transmis par le Secrétariat général du gouvernement aux différents ministres. Au moment de la séance, c’est avec étonnement que beaucoup ont constaté le fauteuil vide de M. Sonko, sans explication officielle.

Selon les sources du journal, c’est en pleine réunion que plusieurs ministres ont appris que le Premier ministre avait prolongé ses congés. Cette situation, jugée inhabituelle dans les cercles du pouvoir, a d’autant plus surpris qu’aucune note administrative, ni message protocolaire, n’avait été diffusé pour notifier cette prolongation. En fin de journée, plusieurs médias ont fait état de la désignation de la ministre de la Justice, Yassine Fall, pour assurer l’intérim à la Primature. Mais, après vérification, L’Observateur n’a trouvé aucune trace d’un acte officiel allant dans ce sens.

En effet, ni décret présidentiel ni arrêté administratif ne figurent dans les registres habituels du gouvernement ou dans le communiqué officiel du Conseil des ministres. De plus, aucune mention d’une délégation de pouvoirs — pourtant indispensable dans un tel cas — n’a été enregistrée. Les investigations menées auprès de la Primature, du ministère de la Justice et de la Présidence sont restées sans suite, entretenant le flou sur la réalité administrative de cette supposée mesure d’intérim.

Face à cette opacité, plusieurs hypothèses circulent. Certaines sources proches du gouvernement évoquent un retour du Premier ministre autour du 21 novembre, sans qu’aucune confirmation officielle n’ait été donnée. Ce silence institutionnel nourrit ainsi les spéculations : s’agit-il d’une simple prolongation de congés décidée à la dernière minute, d’un geste politique réfléchi, ou du signe d’un malaise plus profond au sein de l’exécutif ?

Conscient de la tournure prise par les rumeurs, le président Bassirou Diomaye Faye a tenu, au cours de la réunion du Conseil, à mettre fin aux insinuations faisant état de tensions au sommet de l’État. Selon nos informations, le chef de l’État a fermement démenti toute manœuvre politique visant à créer une fracture entre lui et son Premier ministre, rappelant la solidité du tandem qu’ils forment depuis leur arrivée au pouvoir.

Grave accident sur l’autoroute à péage : la circulation fortement perturbée entre Patte d’Oie et Dakar

Un grave accident de la circulation s’est produit ce jeudi matin sur l’autoroute à péage reliant Patte d’Oie à Dakar, provoquant un important embouteillage dans le sens Banlieue–Dakar. L’incident, survenu entre les points de repère Mariama Niass et EMG, a impliqué plusieurs véhicules et semé la panique sur cet axe habituellement très fréquenté aux premières heures de la journée.

Selon les premières informations recueillies sur place, un véhicule de marque Cheikhou Chérifou, circulant en direction du centre-ville, aurait soudainement changé de trajectoire, traversant la ligne médiane pour se retrouver sur la voie opposée menant vers les Maristes. Ce brusque écart, dont les causes exactes restent encore à déterminer, a immédiatement provoqué une série de manœuvres d’évitement de la part d’autres automobilistes.

Deux autres véhicules engagés dans le même sens auraient à leur tour dévié de leur trajectoire, vraisemblablement en tentant d’éviter la collision ou de se repositionner sur la chaussée. Le choc, d’une rare violence selon les témoins, a entraîné d’importants dégâts matériels. Plusieurs voitures ont été sérieusement endommagées, certaines projetées contre les glissières de sécurité, d’autres immobilisées en travers de la route.

Des témoins présents au moment des faits décrivent une scène chaotique, marquée par des cris, des fumées et des tentatives désordonnées de porter secours aux occupants des véhicules. « C’était un véritable carambolage, tout le monde freinait brusquement. On a cru à un drame », raconte un automobiliste visiblement encore sous le choc.

L’accident a eu pour conséquence de paralyser la circulation pendant de longues minutes, provoquant une remontée de files de véhicules sur plusieurs kilomètres dans le sens Banlieue–Dakar. Les équipes d’intervention du concessionnaire autoroutier et les sapeurs-pompiers se sont rapidement déployés sur les lieux pour sécuriser la zone et évacuer les véhicules accidentés.

Tensions au sein de la coalition « Diomaye Président » après la nomination de Mimi Touré

La récente décision du président Bassirou Diomaye Faye de nommer l’ancienne Première ministre Aminata Touré, dite « Mimi » Touré, à la tête de la coalition « Diomaye Président » a provoqué de vives remous au sein de la formation politique. Cette nomination, qui remplace Aïda Mbodji à ce poste stratégique, a immédiatement suscité une vague de réactions passionnées, notamment sur le groupe WhatsApp officiel de la coalition, habituellement réservé aux échanges internes entre responsables et alliés.

Tout est parti du message posté par Mimi Touré elle-même, dans lequel elle partageait la lettre officielle annonçant sa désignation. Cette publication, bien que faite sur un ton institutionnel, a déclenché un véritable torrent de réactions. Parmi les premières à monter au créneau, la députée Mame Diarra Fam s’est illustrée par une sortie virulente contre la nouvelle cheffe de la coalition. Connue pour sa proximité avec Ousmane Sonko et Aïda Mbodji, elle n’a pas mâché ses mots, exprimant ouvertement son désaccord et son indignation face à ce qu’elle considère comme une mise à l’écart injustifiée de Mme Mbodji.

Le ton ainsi donné, les échanges se sont rapidement enflammés. Certains membres de la coalition ont félicité Mimi Touré pour sa nomination, saluant l’expérience et la stature politique de l’ancienne cheffe du gouvernement, tandis que d’autres n’ont pas hésité à la critiquer, estimant que ce choix risquait de fragiliser l’unité du mouvement. Entre ces deux camps, un troisième groupe, qualifié de « neutre », a préféré garder le silence, refusant de s’engager dans une polémique qui divisait visiblement la base.

Le journal Libération, qui a révélé l’affaire, précise que contrairement aux rumeurs circulant sur les réseaux sociaux, Mimi Touré n’a pas quitté le groupe WhatsApp malgré la virulence des échanges. Elle aurait choisi de garder son calme et de ne pas répondre aux attaques, un choix interprété par certains comme un signe de maturité politique et par d’autres comme une forme de mépris.

Cette querelle interne met en lumière les tensions latentes au sein de la coalition « Diomaye Président », pourtant présentée comme unie autour du chef de l’État et de son Premier ministre Ousmane Sonko. La nomination de Mimi Touré, une figure à la fois respectée et controversée du paysage politique sénégalais, semble raviver d’anciennes rivalités et ouvrir un nouveau chapitre d’incertitudes dans la dynamique interne de l’alliance présidentielle.

Éducation : Le G7 dénonce « le mépris du gouvernement » et annonce un nouveau plan d’actions

Un mois après le lancement de son plan d’actions d’alerte pour exiger du gouvernement l’application des accords signés en 2022, le G7, regroupement des principaux syndicats représentatifs du secteur de l’éducation et de la formation, hausse le ton. Dans un communiqué rendu public mardi, la plateforme syndicale fustige l’inaction et le silence des autorités, qu’elle assimile à un « mépris » envers les enseignants et l’école publique.

Le G7 dit constater, « pour le déplorer », la persistance du mutisme du gouvernement face à des revendications réitérées depuis le début de l’année scolaire 2025-2026. Selon les syndicalistes, le gouvernement a choisi de tourner le dos aux préoccupations légitimes des acteurs de l’éducation. Ils estiment qu’en refusant de donner suite aux engagements pris, l’État fait preuve d’un désintérêt manifeste pour le sort de l’école sénégalaise.

Parmi les engagements restés lettre morte, le G7 cite la signature des décrets révisant le statut des décisionnaires et revalorisant les pensions de retraite, la suppression des surimpositions sur les rappels d’enseignants, le parachèvement de la Formation Diplômante Universelle (FDU), ainsi que la mise à disposition effective des parcelles d’habitation promises aux syndicats. Il déplore également l’absence de progrès dans la digitalisation complète des procédures administratives via la plateforme E-carrière, la mise en place d’un système de rémunération plus équitable, la revalorisation des budgets des établissements scolaires et la révision du décret relatif aux LYNAQE, dont les enseignants n’ont toujours pas perçu leurs indemnités.

Le collectif syndical plaide aussi pour l’académisation de l’examen du BFEM, une réforme qu’il juge essentielle pour garantir la crédibilité et la qualité du système éducatif.

Au-delà de ces points structurants, le G7 met en lumière plusieurs dysfonctionnements persistants. Il cite notamment les retards de paiement des indemnités liées aux examens, les difficultés rencontrées par les intervenants extérieurs des CRFPE, les retards de salaires des enseignants contractuels et des nouveaux diplômés issus des écoles de formation. À cela s’ajoutent, selon la plateforme, des redéploiements abusifs d’enseignants, qu’elle impute à une « mauvaise planification des ressources humaines ».

Le G7 estime que ces manquements traduisent un manque de volonté politique et menacent sérieusement la stabilité du climat social dans le secteur éducatif. « Ces défaillances compromettent tout apaisement durable », avertit-il, rappelant que les syndicats ont fait preuve de patience et de sens de la responsabilité depuis plus d’un an pour éviter la confrontation.

Malgré les tensions, la plateforme syndicale félicite les enseignants pour leur engagement, leur discipline et leur respect du plan d’actions lancé en octobre. Cet esprit de cohésion, souligne-t-elle, démontre la détermination du corps enseignant à défendre la cause de l’école publique. Le G7 n’a toutefois pas manqué de réagir aux propos qu’il juge « discourtois et inélégants » à l’égard de ses secrétaires généraux, accusés de « suivisme » et de « rétention d’informations ». Il dénonce ce qu’il considère comme une « attitude de reniement » et une volonté de préserver des intérêts personnels au détriment de la cause commune.

Estimant que le gouvernement a opté pour le refus du dialogue, le G7 annonce la reprise des actions syndicales dès la semaine prochaine. Un débrayage est prévu le mardi 18 novembre 2025 à 9 heures, suivi d’assemblées générales départementales. Le lendemain, mercredi 19 novembre, une grève totale sera observée sur l’ensemble du territoire national. La plateforme prévient que le mouvement pourrait s’intensifier si les autorités persistent dans leur « stratégie dilatoire ». Elle se réserve en effet le droit d’organiser des marches et des actions d’envergure dans toutes les régions du pays.

L’association Kaff Evens au chevet d’une femme démunie grâce à la construction intégrale d’une chambre

Un bel acte de solidarité restera gravé dans les mémoires à Kaffrine.

Au quartier Paye, l’association Kaff Evens s’est illustrée de la plus belle des manières en procédant à la construction complète et à l’équipement d’une chambre au profit d’une femme en situation de précarité, dont l’ancien logement menaçait de s’effondrer.

Grâce à la mobilisation de plusieurs journalistes engagés, notamment Abdoulaye Ba (iRadio), Cheikh Tidiane Sarr (APS) et Ibrahima Salane (Saloum Infos), l’appel à la solidarité a été largement relayé, suscitant un élan d’entraide remarquable de la part des Kaffrinois et Kaffrinoises.

La remise officielle des clefs s’est tenue le week-end dernier en présence de la bénéficiaire, des responsables de l’association Kaff Evens, de plusieurs membres, ainsi que des notables et voisins du quartier, tous venus saluer ce geste à forte portée sociale.

Les participants ont unanimement félicité Kaff Evens pour son engagement constant au service des couches vulnérables de la population.

Les responsables de l’association ont, à cette occasion, remercié toutes les bonnes volontés ayant contribué à la réussite du projet, adressant une mention spéciale aux partenaires et soutiens de l’initiative.

À propos de Kaff Evens

Kaff Evens est un mouvement associatif, événementiel et social, né de la volonté de jeunes dynamiques et engagés de Kaffrine.

L’association œuvre pour la promotion de la culture, de l’éducation, de la solidarité et de la citoyenneté active au sein de la communauté.

Missions

Valoriser la jeunesse à travers des activités culturelles, sportives, artistiques et sociales. Créer des espaces d’échange et de partage favorisant l’éducation et la formation. Renforcer la cohésion sociale et la solidarité communautaire. Promouvoir l’image positive de Kaffrine à travers des initiatives innovantes et inclusives.

Domaines d’intervention

Événementiel : organisation de concerts, panels, tournois sportifs et activités culturelles. Social : actions de solidarité, campagnes citoyennes, accompagnement des jeunes et soutien communautaire. Éducation : séances de révision, formations et activités pédagogiques. Développement local : partenariats avec les institutions, ASC et organisations pour renforcer l’impact des actions.

Réalisations marquantes

Organisation de révisions philosophiques et académiques au profit des élèves. Mise en œuvre de campagnes de sensibilisation citoyenne. Participation active aux initiatives sociales et culturelles locales. Dotation de kits lors des fêtes de Korité et Tabaski. Dons de ndogou. Prise en charge d’ordonnances médicales. Organisation de soirées culturelles “Asiko” et de nombreuses autres initiatives solidaires.

Excaf Telecom : des travailleurs dénoncent près d’un an de salaires impayés et réclament l’intervention des autorités

Le collectif des travailleurs d’Excaf Telecom a alerté, ce mercredi, l’opinion publique nationale et internationale sur une situation jugée « dramatique » et « insoutenable » au sein de l’entreprise. Selon le communiqué rendu public, les employés dénoncent un retard de paiement qui s’étend désormais sur plus de onze mois, auquel s’ajoute un solde impayé représentant 35 % des arriérés accumulés depuis 2022.

Dans cette note adressée à la presse, les travailleurs soulignent leur engagement continu et leur dévouement à l’activité de l’entreprise, malgré des conditions financières de plus en plus précaires. Ils décrivent une direction injoignable et absente, incarnée par le PDG Sidy Diagne, qui selon eux, ne répond ni à leurs sollicitations ni aux besoins urgents de leurs familles. Ce vide de gouvernance, dénoncent-ils, accentue la vulnérabilité des employés et menace leur dignité ainsi que leur bien-être quotidien.

Face à cette situation, le collectif réclame un règlement immédiat et complet de l’ensemble des arriérés, ainsi que le paiement des 35 % restants dus depuis l’année 2022. Les travailleurs appellent également la direction à prendre une position claire et publique sur cette crise prolongée. Le collectif ne se limite pas à ces exigences : il interpelle directement les autorités compétentes, l’État du Sénégal et tous les acteurs défendant le droit au travail, afin qu’une intervention urgente permette de mettre un terme à ce qu’ils qualifient d’« injustice flagrante ».

Les membres du collectif affirment rester unis et déterminés dans leur démarche. Ils précisent que, si aucune solution n’est engagée dans les prochains jours, ils organiseront une conférence de presse pour annoncer un plan d’action plus structuré et progressif, destiné à faire respecter leurs droits et à obtenir justice. Le communiqué souligne la gravité de la situation et insiste sur le fait que la patience des travailleurs atteint ses limites, leurs foyers, leur santé et leur dignité étant directement affectés par ces manquements.

Cette révélation met en lumière les difficultés rencontrées par de nombreux employés dans certains secteurs privés au Sénégal et relance le débat sur la protection des droits des travailleurs et l’obligation des entreprises à honorer leurs engagements financiers. L’opinion publique et les autorités sont désormais appelées à suivre de près l’évolution de cette crise au sein d’Excaf Telecom.

Kaolack salue la nomination de Mamadou Lamine Ndiaye à la tête de l’APROSI

La nouvelle a été accueillie avec enthousiasme dans la région de Kaolack. Lors du Conseil des ministres tenu ce mercredi, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a procédé à la nomination de Mamadou Lamine Ndiaye, Commissaire aux enquêtes économiques, au poste de Directeur général de l’Agence pour la Promotion des Sites Industriels (APROSI).

Originaire de Kaolack, M. Ndiaye est décrit par ses proches et collaborateurs comme un cadre rigoureux, engagé et profondément attaché au développement local. Sa nomination est perçue comme une reconnaissance du travail accompli au sein de l’administration économique et de son engagement constant pour la promotion de l’industrie nationale.

« C’est une fierté pour Kaolack. Mamadou Lamine Ndiaye a toujours œuvré pour le développement de notre région et pour la jeunesse », a réagi Amadou Thierno Sall, un des responsables du mouvement des jeunes SAM, saluant le choix du président Bassirou Diomaye Faye.

Fort d’un parcours solide dans les enquêtes économiques et la gestion des politiques publiques liées à l’investissement, le nouveau Directeur général de l’APROSI dispose d’une expérience appréciable dans la promotion des zones industrielles et la mise en valeur du potentiel économique du Sénégal.

Au-delà de ses fonctions administratives, Mamadou Lamine Ndiaye s’est distingué par son dynamisme sur le terrain, notamment à travers des actions en faveur de la mobilisation des jeunes, du renforcement de l’entrepreneuriat local et du soutien aux acteurs économiques du centre du pays.

La population de Kaolack, à travers plusieurs organisations locales, a tenu à remercier le président Diomaye Faye pour cette marque de confiance envers l’un de ses fils. Beaucoup y voient une opportunité pour mieux positionner la région dans la politique nationale de développement industriel.

Avec cette nomination, l’APROSI pourrait connaître un nouvel élan, sous la conduite d’un homme réputé pour sa vision pragmatique et sa proximité avec les réalités économiques du terrain.

Bassirou Diomaye Faye mise sur l’inclusion sociale : vers une meilleure prise en charge des personnes vivant avec un handicap

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a une nouvelle fois affirmé sa volonté de bâtir un Sénégal plus inclusif et solidaire. Lors du Conseil des ministres tenu ce mercredi 12 novembre 2025, le chef de l’État a placé la question de l’inclusion sociale au centre de l’action gouvernementale, en mettant particulièrement l’accent sur l’amélioration des conditions de vie des personnes vivant avec un handicap.

Dans son allocution, le président Faye a exhorté le gouvernement à intensifier ses efforts pour améliorer la situation de cette frange vulnérable de la population. Il a souligné la nécessité de promouvoir leur insertion socioéconomique à travers l’entrepreneuriat et l’emploi, considérés comme des leviers essentiels d’autonomie et de dignité. Cette approche vise à faire des personnes vivant avec un handicap des acteurs à part entière du développement national.

Le chef de l’État a insisté sur le renforcement des dispositifs d’accompagnement et le soutien aux initiatives génératrices de revenus portées par ces citoyens. Il a également évoqué la mise en place de mécanismes spécifiques destinés à favoriser leur recrutement dans la fonction publique comme dans le secteur privé, une mesure qui s’inscrit dans la volonté de rompre avec les discriminations et de promouvoir l’égalité des chances.

Pour concrétiser cette ambition, le président Faye a instruit le ministre de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités d’organiser, avant la fin de l’année 2025, des concertations nationales avec les associations représentatives des personnes vivant avec un handicap. Ces rencontres devront permettre d’identifier les principaux obstacles à leur inclusion et de formuler des solutions adaptées et durables.

Les conclusions de ces concertations serviront de base à la mise en œuvre, dès 2026, d’une stratégie nationale de consolidation du soutien à ces populations. Cette stratégie visera à renforcer les politiques publiques existantes, à améliorer l’accès aux services sociaux de base et à encourager la participation active des personnes handicapées à la vie économique et citoyenne.

Tunisie–Sénégal : vers un nouveau partenariat économique et technologique

Dans le cadre du programme Tunisia Boost Up, financé par l’Agence Française de Développement (AFD) et mis en œuvre par Expertise France, une mission de prospection économique tunisienne de haut niveau s’est envolée pour le Sénégal.

Cette initiative stratégique vise à jeter des ponts durables entre les écosystèmes entrepreneuriaux des deux pays et à positionner la Tunisie et le Sénégal comme des hubs régionaux de l’innovation et de la durabilité.

Un contexte porteur pour la coopération Sud-Sud

Alors que le renforcement des échanges intra-africains devient plus crucial que jamais, la Tunisie et le Sénégal affichent une ambition commune : devenir des pôles d’excellence en matière de technologie et de croissance durable.

Cette mission s’inscrit pleinement dans cette dynamique. Elle entend capitaliser sur la position stratégique du Sénégal, acteur économique majeur et porte d’entrée vers l’Afrique de l’Ouest, pour ouvrir de nouveaux horizons aux PME et startups tunisiennes.

Comme le souligne la note conceptuelle du projet, cette initiative va bien au-delà d’une simple prospection commerciale. Elle cherche à créer de nouvelles perspectives de co-développement, avec l’appui de partenaires locaux tels que l’Association BÊT-SET, acteur clé du réseautage et de la facilitation des échanges.

Des objectifs ambitieux et ciblés

La mission s’est fixé plusieurs objectifs stratégiques :

Favoriser les synergies bilatérales entre les écosystèmes tunisien et sénégalais ; Stimuler l’internationalisation des PME et startups tunisiennes ; Identifier des partenariats stratégiques entre entreprises, institutions et acteurs de l’innovation ; Promouvoir des solutions innovantes et durables comme leviers de croissance partagée.

Un programme opérationnel pour des résultats concrets

Le séjour des délégations tunisiennes est marqué par un agenda dense et ciblé, comprenant notamment :

Des rencontres institutionnelles avec des structures d’appui à l’entrepreneuriat, des chambres de commerce et des institutions de développement ; Un événement de networking Tunisie–Sénégal, destiné à favoriser les synergies et les alliances entre entrepreneurs et investisseurs ; Des sessions de rendez-vous B2B pour des échanges directs entre entreprises des deux pays ; Des visites d’entreprises et d’institutions afin de s’immerger dans l’écosystème économique sénégalais.

Quatre secteurs prioritaires ont été identifiés pour ces échanges :

le bâtiment et génie civil, les études et l’ingénierie, l’innovation et les technologies, ainsi que les services divers et produits innovants.

Vers un hub tuniso-sénégalais de l’innovation

Les retombées attendues de cette initiative sont significatives. Les organisateurs espèrent voir émerger des partenariats bilatéraux concrets, l’ouverture de nouvelles opportunités d’affaires et le renforcement des capacités d’internationalisation des acteurs tunisiens.

À plus long terme, l’ambition est de structurer un hub tuniso-sénégalais de l’innovation et de la durabilité, soutenu par un consortium de partenaires solides, parmi lesquels CAWTAR, CJD Sénégal, KAS Tunisie et l’Association BÊT-SET.

« Ce voyage de prospection au Sénégal constitue une étape stratégique », souligne la conclusion du document. Il illustre parfaitement l’ambition partagée de la Tunisie et du Sénégal de construire un avenir africain plus connecté, innovant et durable — une vision qui prend racine dans les rencontres, les échanges et la construction patiente de collaborations gagnant-gagnant.

Conseil des ministres du 12 novembre 2025 : le président Bassirou Diomaye Faye procède à une série de nominations stratégiques pour redynamiser l’administration publique

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a présidé ce mercredi 12 novembre 2025 un Conseil des ministres marqué par plusieurs nominations au sein de l’administration publique. Ces décisions, prises dans un contexte de réforme et de modernisation de la gouvernance, traduisent la volonté du chef de l’État de renforcer l’efficacité de l’action publique et de consolider la dynamique de redressement économique engagée depuis son arrivée au pouvoir.

Au ministère de l’Industrie et du Commerce, Monsieur Mamadou Lamine Ndiaye, précédemment Commissaire aux enquêtes économiques, a été nommé Directeur général de l’Agence de Promotion des Sites Industriels (APROSI). Il remplace à ce poste Amadou Gueye. Le nouveau directeur général aura pour mission de dynamiser la politique d’industrialisation nationale et de renforcer l’attractivité des zones industrielles, dans un contexte où le gouvernement met l’accent sur la relocalisation productive et la souveraineté économique.

Dans le même département, le président a également nommé Monsieur Moussa Ba, logisticien de formation, au poste de Président du Conseil d’Administration de l’Agence de Régulation des Marchés (ARM), en remplacement d’El Hadji Malick Mboup. Cette nomination s’inscrit dans une logique de modernisation des mécanismes de régulation et de transparence du marché, avec pour objectif de garantir un environnement commercial plus compétitif et mieux encadré.

Le secteur de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme a lui aussi connu un important changement. Madame Aminata Bandel Wane, urbaniste et ancienne directrice de la planification urbaine, a été promue Directrice générale de l’Urbanisme et de l’Architecture, succédant à Abdoulaye Diouf. Forte de son expérience dans la planification et la conception urbaine, elle aura pour tâche de conduire les réformes nécessaires à une meilleure organisation des espaces urbains et à la mise en œuvre d’une politique d’aménagement durable, cohérente avec les objectifs du Plan national d’aménagement du territoire.

Au ministère des Pêches et de l’Économie maritime, c’est Monsieur Cheikh Fall, ingénieur des pêches, qui prend les rênes de la Direction des Pêches maritimes. Il sera chargé de superviser la gestion durable des ressources halieutiques et de renforcer la lutte contre la pêche illicite, un enjeu crucial pour la préservation du patrimoine maritime et la valorisation du secteur des pêches artisanales et industrielles.

Enfin, dans le domaine des infrastructures, Madame Adja Awa Sogue Gueye, économiste-planificatrice, a été désignée Directrice de la Planification, du Suivi-évaluation et de la Prospective au ministère des Infrastructures. Sa mission consistera à améliorer la planification stratégique et le suivi des projets d’infrastructures, afin d’assurer une meilleure cohérence entre les investissements publics et les priorités de développement du pays.

Yassine Fall assure l’intérim du Premier ministre Ousmane Sonko : une première dans le gouvernement Diomaye-Sonko

Par décret présidentiel, la ministre de la Justice et garde des Sceaux, Yassine Fall, a été officiellement désignée pour assurer l’intérim du Premier ministre Ousmane Sonko, actuellement en congé. Cette décision du président Bassirou Diomaye Faye marque une étape inédite dans la jeune histoire du nouveau gouvernement, révélant à la fois la confiance du chef de l’État envers sa ministre et la volonté de garantir la continuité de l’action gouvernementale en l’absence du chef du gouvernement.

Le décret présidentiel, signé en début de semaine, précise que l’intérim de Yassine Fall s’étendra sur une période de deux semaines. Durant cette période, elle sera chargée de coordonner les activités gouvernementales, de présider les réunions du Conseil des ministres et de veiller au suivi des dossiers jugés prioritaires par la Primature. Cette nomination temporaire lui confère ainsi les pleins pouvoirs de coordination exécutive, un rôle stratégique au cœur du dispositif gouvernemental.

L’absence d’Ousmane Sonko avait été annoncée le 6 novembre dernier, lors du Conseil des ministres. Le Premier ministre avait alors indiqué qu’il prendrait « quelques jours de congé » pour des raisons de repos et de réorganisation. Selon des sources proches de la Primature, cette période de pause vise à lui permettre de « prendre du recul, d’évaluer la première phase de mise en œuvre du programme gouvernemental et de préparer la relance de certaines réformes ».

Cette transition temporaire intervient toutefois dans un contexte politique particulièrement sensible. Depuis plusieurs semaines, des rumeurs insistantes font état de tensions internes au sein de la coalition présidentielle. Certains observateurs y voient des divergences de méthode entre la Présidence et la Primature, notamment sur la gestion de certains dossiers économiques et diplomatiques. La désignation de Yassine Fall, personnalité réputée rigoureuse et loyale, pourrait ainsi contribuer à apaiser les esprits tout en assurant la stabilité de l’action gouvernementale.

Juriste de formation et ancienne diplomate, Yassine Fall s’est illustrée par son engagement constant en faveur de la justice sociale, de l’égalité des chances et du respect des principes de bonne gouvernance. Son choix pour assurer l’intérim du Premier ministre apparaît donc comme un signal fort de continuité institutionnelle et de sérénité au sein du gouvernement.

À l’issue de cette période de deux semaines, Ousmane Sonko reprendra ses fonctions à la date prévue par le décret présidentiel. En attendant, l’équipe gouvernementale devra composer avec le style de gestion sobre et méthodique de Yassine Fall, dont l’intérim pourrait être observé de près tant par les acteurs politiques que par l’opinion publique.

Le communiqué du conseil des ministres de ce mercredi 12 novembre 2025

Le Conseil des Ministres s’est tenu le mercredi 12 novembre 2025, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Faye, Président de la République.

AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

Le Chef de l’État a fait une communication portant sur les points suivants :

CÉLÉBRATION DE LA JOURNÉE DES FORCES ARMÉES

Monsieur le Président de la République a introduit sa communication par un rappel de la tenue, le 10 novembre 2025, sous sa présidence, de la Journée des Forces armées sur le thème : « Les Forces armées, partenaires des JOJ Dakar 2026 ».

À cet égard, il félicite le Ministre des Forces armées, le Chef d’État-Major général des Armées, le Haut Commandant de la Gendarmerie nationale et Directeur de la Justice militaire, les Officiers, Sous-officiers et militaires du rang, pour l’exemplarité de leur engagement et la bonne organisation des célébrations de cette journée.

Après avoir magnifié le travail des forces armées, qui servent l’intérêt national avec courage et professionnalisme, sacralisant le lien Armée-Nation, il réitère son engagement à renforcer l’effort de défense et à améliorer leurs conditions de recrutement, de formation, de préparation et d’équipement. Il les engage, en outre, à accentuer la mise en œuvre cohérente, adaptée et efficiente de leurs plans de modernisation.

Rappelant son attachement au développement de l’industrie militaire nationale, à travers la promotion de l’innovation technologique, il exprime sa satisfaction relative à la distinction des premiers lauréats du Prix du Président de la République pour l’innovation technologique et industrielle à vocation militaire et paramilitaire.

Dans ce sillage, il demande au Ministre des Forces armées d’accélérer le déploiement d’un Plan stratégique de développement de l’industrie militaire et de l’innovation en matière de défense et de sécurité, dans l’optique d’une transformation en profondeur de la politique et des doctrines de défense et de sécurité du Sénégal, avec deux principes directeurs majeurs : la consolidation de notre souveraineté et la protection des intérêts nationaux.

NOUVELLE DOCTRINE DE GOUVERNANCE DES RESSOURCES MINIÈRES

Le Chef de l’État informe le Conseil qu’il a présidé, le 4 novembre 2025, la cérémonie d’ouverture de la 8ᵉ édition du Salon international des Mines, et félicite le Ministre de l’Énergie, du Pétrole et des Mines ainsi que ses équipes pour le succès de l’organisation.

Il demande au Premier Ministre et au Gouvernement de poursuivre la restructuration et la transformation du secteur minier, afin d’asseoir une gouvernance transparente, inclusive et durable. Il les invite à accélérer les travaux de finalisation du nouveau projet de loi portant Code minier, en vue de son adoption avant la fin de l’année 2025.

Exprimant son attachement au développement territorial durable des zones d’exploitation minière, le Président de la République rappelle la nécessité de poursuivre l’activation efficiente du Fonds de Réhabilitation minier et du Fonds de Développement des Collectivités territoriales.

Il souligne l’importance du renforcement de la transformation locale des ressources minières et de la consolidation d’une industrie minière dynamique, fer de lance de la stratégie industrielle du Sénégal.

À cet égard, il rappelle au Premier Ministre l’urgence de programmer le lancement du nouveau Pôle industriel minier de la région de Matam, autour d’une meilleure valorisation des phosphates de Ndendory.

Il instruit également le Ministre en charge des Mines de veiller à l’exploitation optimale des ressources aurifères nationales, avec la mise en place effective d’un Comptoir national de commercialisation de l’or, impératif de souveraineté.

Enfin, il indique au Gouvernement la nécessité de maîtriser stratégiquement l’actionnariat de l’État dans les entreprises minières privées, d’accélérer la restructuration des sociétés publiques telles que la SOMISEN et la MIFERSO, d’actualiser régulièrement la cartographie des ressources minières, et d’assurer une veille permanente sur l’ouverture et la gestion concertée des carrières.

LANCEMENT DE LA CAMPAGNE DE COMMERCIALISATION AGRICOLE ET RÔLE DE L’AGRICULTURE DANS LA RELANCE DE L’ÉCONOMIE NATIONALE

Considérant que la campagne de commercialisation agricole reste un moment fort de la vie économique et sociale nationale, le Chef de l’État rappelle au Gouvernement l’urgence de prendre toutes les dispositions techniques, administratives et financières en vue du lancement, avant la fin du mois de novembre 2025, de la campagne de commercialisation agricole.

Il demande, en outre, d’accélérer la relance de la production industrielle de la SONACOS SA et des autres huiliers privés.

Enfin, il réaffirme l’intérêt qu’il accorde à la préservation du positionnement historique du Sénégal en matière de développement de l’industrie sucrière.

PRISE EN CHARGE OPTIMALE DES PERSONNES VIVANT AVEC UN HANDICAP

Le Président de la République estime que l’inclusion sociale doit être au cœur des politiques publiques. À cet effet, il demande au Gouvernement d’engager les voies et moyens d’améliorer en permanence la situation des personnes vivant avec un handicap, de veiller à leur insertion par l’entrepreneuriat et l’emploi, et de renforcer les dispositifs d’accompagnement, afin de promouvoir leurs initiatives et activités génératrices de revenus.

Il invite également à favoriser leur recrutement selon des modalités spéciales dans la fonction publique et dans les entreprises.

Le Président de la République demande au Ministre de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités de mener, avant la fin de l’année 2025, des concertations avec les associations et groupements de personnes vivant avec un handicap, en vue de la mise en œuvre, à partir de 2026, d’une stratégie nationale de consolidation du soutien à ces personnes.

AU TITRE DES COMMUNICATIONS DES MINISTRES

  • Monsieur le Ministre de l’Énergie, du Pétrole et des Mines a fait une communication sur le développement de l’énergie nucléaire au Sénégal.
  • Monsieur le Ministre de la Microfinance et de l’Économie sociale et solidaire a présenté, pour le compte de Madame la Ministre de la Jeunesse et des Sports, une communication portant sur la stratégie d’inclusion sociale et d’équité territoriale des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) Dakar 2026.

AU TITRE DES TEXTES LÉGISLATIFS ET RÉGLEMENTAIRES

Le Conseil a examiné et adopté :

  • le projet de loi portant Code de la Publicité ;
  • le projet de décret portant création et fixant les règles d’organisation et de fonctionnement du Conseil consultatif des Jeunes du Sénégal (CCJS).

Marie Rose Khady Fatou Faye

Secrétaire d’État auprès du Premier Ministre,

Chargée des Relations avec les Institutions,

Université Assane Seck de Ziguinchor : levée officielle de la dissolution des amicales et de la coordination des étudiants

Le Conseil académique de l’Université Assane Seck de Ziguinchor (UASZ) a annoncé, le mardi 11 novembre 2025, la levée officielle de la mesure de dissolution des amicales et de la coordination des étudiants. La décision, rendue publique à l’issue d’une réunion présidée par le recteur, le professeur Alassane Diédhiou, marque un tournant important dans la vie universitaire de l’établissement.

Selon le communiqué signé du recteur, le Conseil académique, après un examen approfondi de la situation actuelle du campus, a jugé opportun de rétablir les structures représentatives des étudiants. Ainsi, la dissolution des amicales d’étudiants, tout comme celle de la coordination générale, est désormais levée. Cette mesure met fin à une période de suspension qui avait été décidée dans un contexte de tensions et de réorganisation interne.

L’administration universitaire précise qu’elle travaille actuellement à la finalisation des critères d’éligibilité aux postes de délégués. Ces critères devront encadrer le processus de renouvellement des instances représentatives, afin de garantir des élections étudiantes transparentes, inclusives et fondées sur des principes de responsabilité. L’objectif affiché est de permettre aux étudiants de reprendre pleinement leur rôle dans la vie institutionnelle, tout en évitant les dérives et conflits qui avaient conduit à la suspension précédente.

Dans son message à la communauté universitaire, le recteur Alassane Diédhiou a lancé un appel à la sérénité et au sens du dialogue. Il a exhorté les étudiants à adopter une attitude responsable, à privilégier la concertation et à préserver un climat apaisé au sein du campus. Le professeur Diédhiou a également insisté sur l’importance de maintenir un environnement propice à l’apprentissage, à la recherche et à la réussite collective.

Thiès : la Brigade régionale des stupéfiants saisit 108 kg de chanvre indien à Mballing

La lutte contre le trafic de drogue connaît un nouveau succès à Thiès. Ce 10 novembre 2025, la Brigade régionale des stupéfiants, relevant de l’Office central de répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS), a mené une importante opération sur la plage de Mballing. Cette intervention s’est soldée par la saisie de quatre colis de chanvre indien, pour un poids total de 108 kilogrammes.

Selon les premières informations recueillies auprès des autorités compétentes, les trafiquants ont pris la fuite avant l’arrivée des forces de l’ordre. Cependant, les investigations se poursuivent activement pour identifier les individus impliqués et les interpeller. Les services spécialisés de l’OCRTIS multiplient les descentes de terrain et les opérations ciblées afin de démanteler les réseaux qui alimentent le trafic de stupéfiants dans la région.

Cette saisie s’inscrit dans une stratégie nationale de lutte contre le trafic de drogue, un phénomène qui touche plusieurs zones côtières où les trafiquants tentent d’utiliser les plages comme points de transit. La région de Thiès, du fait de sa position géographique et de la densité de ses voies d’accès, reste l’un des points sensibles surveillés de près par les services de sécurité.

Renégociation des accords de défense avec la France : le plan de Bassirou Diomaye Faye pour une souveraineté retrouvée

Le Sénégal vient d’amorcer un tournant historique dans sa politique de défense et de souveraineté nationale. Selon les révélations du journal L’As, le président Bassirou Diomaye Faye a profité de la célébration de la Journée des Forces armées pour exposer les grandes lignes d’une nouvelle doctrine de coopération militaire, fondée sur les valeurs nationales, la responsabilité et l’indépendance stratégique du pays. Cette orientation marque une rupture claire avec les politiques antérieures, notamment dans les relations militaires entre le Sénégal et la France.

Dès son accession au pouvoir, le président Faye avait exprimé sa volonté de revisiter en profondeur les accords de défense liant Dakar à Paris. Cette volonté s’est traduite, selon L’As, par une décision ferme : mettre fin à la présence permanente d’éléments militaires français sur le sol sénégalais. En allant plus loin, le chef de l’État a assumé pleinement une ligne souverainiste, affirmant que le Sénégal n’acceptera plus aucune présence militaire étrangère dans son territoire.

Lors de son discours prononcé à l’occasion de la Journée des Forces armées, Bassirou Diomaye Faye s’est félicité de cette évolution majeure, qu’il considère comme une étape décisive dans la reconquête de la pleine souveraineté du Sénégal. Pour lui, la renégociation des accords de défense permet de rétablir un équilibre nécessaire dans les partenariats internationaux, en plaçant désormais la coopération militaire dans un cadre fondé sur le respect mutuel et les intérêts réciproques. Le président a insisté sur le fait que cette nouvelle doctrine s’appuiera sur la vision, les valeurs et la conception sénégalaise du monde, dans le but d’assurer une défense moderne et indépendante.

Dans son allocution, le chef de l’État a également souligné que les enjeux de sécurité du XXIᵉ siècle ne se résument plus aux affrontements armés traditionnels. Les champs de bataille modernes se situent désormais dans la maîtrise de la technologie, de l’information et du cyberespace. Cette réalité impose, selon lui, une adaptation urgente et stratégique des Forces armées sénégalaises. Il a ainsi rappelé que la modernisation des équipements, le renforcement de la formation et l’intégration du numérique dans les opérations de défense constituent désormais des priorités absolues. Le président a exhorté les soldats à s’engager dans cette voie d’innovation, tout en préservant les valeurs humaines et éthiques qui ont toujours fait la force et la réputation de l’armée nationale.

Abordant un tout autre aspect, Bassirou Diomaye Faye a profité de cette tribune pour évoquer le rôle des Forces armées dans la préservation de l’environnement et la lutte contre l’insalubrité. Il a déploré la dégradation de certains espaces publics, conséquence selon lui d’un affaiblissement du réflexe citoyen. Dans cette perspective, il a invité les Sénégalais à s’inspirer de l’exemplarité des militaires, qui veillent à l’entretien et à la valorisation des sites historiques du pays. Le président a salué la discipline et l’ordre qui règnent dans les casernes, considérant qu’ils devraient servir de modèle pour bâtir des villes propres, ordonnées et accueillantes, en particulier à l’approche des Jeux olympiques de la Jeunesse de 2026.

« Je suis persuadé qu’en vous, les populations — et notamment les jeunes — trouveront l’élan nécessaire pour offrir à nos hôtes des Jeux olympiques de la Jeunesse 2026 l’image d’une capitale ordonnée, propre et accueillante », a déclaré le président, cité par L’As.

Le chef de l’État a également salué l’initiative du programme Wadial Khaleyi, lancé par les Forces armées en partenariat avec le ministère de l’Éducation nationale. Ce programme vise à renforcer l’esprit de citoyenneté et le sens du devoir civique chez les jeunes. Pour Bassirou Diomaye Faye, l’engagement pour un cadre de vie sain constitue une forme de patriotisme concret, un acte noble qui doit s’enraciner dans les comportements quotidiens.

Dans la même logique, le président a annoncé que les Forces armées joueront un rôle clé dans la formation de milliers de bénévoles nécessaires à la réussite des Jeux olympiques de la Jeunesse. Ces volontaires, encadrés par les militaires, apprendront les valeurs de rigueur, de discipline et de désintéressement, afin d’assurer une organisation exemplaire et de faire rayonner le Sénégal sur la scène internationale.

« Dakar 2026 sera la démonstration éclatante de ce que notre pays peut accomplir lorsqu’il est uni. L’unité, la cohésion, la discipline et la confiance en l’avenir sont autant de valeurs que nos Forces armées incarnent, enseignent et partagent au quotidien », a conclu le président Faye, selon L’As.

Affaire Farba Ngom : Me Moussa Bocar Thiam dépose une plainte contre le juge Idrissa Diarra

L’affaire Farba Ngom, déjà au cœur de vives polémiques, vient de connaître un nouveau rebondissement. L’avocat Me Moussa Bocar Thiam a en effet annoncé avoir déposé une dénonciation-plainte contre le magistrat Idrissa Diarra, président du Collège des juges d’instruction du Pool judiciaire financier. La plainte, adressée à l’Inspection générale de l’administration de la justice (IGAJ), vise à dénoncer ce que l’avocat qualifie de manquements graves dans la conduite de la procédure impliquant l’ancien député de l’Alliance pour la République (APR).

Dans sa déclaration, Me Thiam affirme avoir « dénoncé des infractions à l’IGAJ pour l’ouverture d’une enquête sur des faits graves » qu’il impute au magistrat Idrissa Diarra. Selon lui, ce dernier se serait rendu coupable de plusieurs délits dans la gestion du dossier Farba Ngom. Le premier reproche formulé concerne un refus de mise en liberté qu’il juge « injustifié », malgré la présentation de quatre avis médicaux alarmants attestant d’un état de santé incompatible avec la détention. Pour l’avocat, cette décision caractérise à elle seule trois infractions : un attentat à la liberté, une mise en danger de la vie d’autrui et une non-assistance à personne en danger.

Me Thiam dénonce également une inertie volontaire dans le traitement du dossier, soulignant qu’aucune audition n’a eu lieu au cours des dix derniers mois de la procédure d’information. Cette lenteur, selon lui, témoigne d’un manquement manifeste à la diligence que requiert la fonction de juge d’instruction. L’avocat parle de « déloyauté manifeste » contraire à la déontologie des magistrats, accusant le juge d’avoir violé les dispositions régissant l’éthique professionnelle dans la magistrature.

Pour appuyer ses accusations, Me Thiam rappelle que quatre experts médicaux distincts ont conclu à l’incompatibilité entre l’état de santé de Farba Ngom et les conditions de détention. Ils auraient, selon lui, établi un risque élevé de « mort subite en plein sommeil », un constat qui rend, d’après l’avocat, la détention de son client « inhumaine et arbitraire ». Il estime que le maintien en détention de l’ancien maire des Agnam s’apparente à un « acharnement » puni par l’article 106 du Code pénal, qui réprime les abus d’autorité et les comportements attentatoires à la dignité humaine.

Me Thiam va plus loin en accusant le juge Idrissa Diarra d’avoir agi sous influence politique. Il affirme que le magistrat aurait cédé à des « désirs politiques » émanant, selon lui, du Premier ministre Ousmane Sonko. Ce dernier, rappelle-t-il, avait récemment mis en cause les magistrats de la Cour suprême, les accusant de protéger le Pool judiciaire financier. L’avocat estime que cette pression politique aurait contribué à la radicalisation de la position du juge dans le dossier Farba Ngom.

Face à ces éléments, Me Thiam demande à l’Inspection générale de l’administration de la justice d’ouvrir une enquête approfondie sur les « agissements répréhensibles » du juge Idrissa Diarra. Il invite l’institution à examiner scrupuleusement les faits qu’il dénonce, considérant qu’ils constituent un manquement grave aux obligations déontologiques et éthiques imposées aux magistrats.

Badara Gadiaga : une détermination inébranlable face à l’adversité

Qu’on l’aime ou pas, Badara Gadiaga s’impose aujourd’hui comme une figure de résistance et de résilience au Sénégal. L’activiste, connu pour son engagement sans compromis, a su, au fil des épreuves, forger une personnalité marquée par la détermination et l’imperturbabilité. Les rigueurs de la vie carcérale, loin de l’abattre, semblent avoir renforcé son moral et sa capacité à affronter l’adversité. Ses proches témoignent d’un homme qui, malgré les contraintes et les difficultés, garde un moral d’acier et une sérénité remarquable.

Alors que la question de sa libération sous condition, notamment avec un bracelet électronique, suscite de nombreux commentaires, Badara Gadiaga a tenu à clarifier sa position. Selon des informations rapportées par le quotidien Les Échos, plusieurs personnes se sont intéressées à son état d’esprit face à l’opposition du parquet à sa remise en liberté. L’activiste a ainsi expliqué : « Ce que les Sénégalais doivent comprendre, c’est que je ne suis pas demandeur d’une liberté provisoire. Je n’ai pas demandé à mes avocats de déposer une demande en ce sens. C’est le juge, après mon audition sur le fond, qui a décidé de façon libre et au regard des réponses que j’ai fournies, de m’accorder la liberté provisoire assortie d’un bracelet électronique. »

Cette déclaration illustre sa volonté de rester maître de sa trajectoire, refusant de se présenter comme un acteur passif dans le processus judiciaire. Loin de se laisser abattre par l’opposition du parquet, Badara Gadiaga adopte une attitude de dignité et de sérénité. Il affirme ainsi : « Maintenant que le parquet s’y oppose, je vais, comme au premier jour, continuer à vivre dignement cette épreuve, parce que, tôt ou tard, je finirai par sortir de prison. »

Pour beaucoup, cette posture incarne une force morale et une constance qui font de lui un symbole de résistance dans le paysage politique et social sénégalais. La détermination de Badara Gadiaga face aux obstacles, sa capacité à garder la tête haute malgré la détention et son refus de céder à la pression judiciaire en font un exemple de résilience, renforçant l’admiration de ses partisans et suscitant le respect, même parmi ses détracteurs.

La publication de Juan Branco relance le débat sur la dynamique au sommet de l’État

Un message publié récemment par l’avocat français Juan Branco sur les réseaux sociaux relance le débat sur les rapports de force au sein de l’exécutif entre le Président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko. Dans cette publication largement commentée, Branco écrit : « Peu avant son arrivée au pouvoir, j’ai prévenu un dirigeant politique d’une règle d’airain qui s’est immanquablement vérifiée. Les numéros deux ne supportent pas leur illégitimité, et veillent à massacrer ceux qui les ont consacrés. C’est là la nature de l’exercice du pouvoir. À chacun de le méditer. »

Cette déclaration a été interprétée par de nombreux observateurs comme un avertissement indirect à Ousmane Sonko, à la lumière de la récente décision du chef de l’État de mettre fin aux fonctions d’Aida Mbodj comme coordinatrice de la coalition « Diomaye Président ». Pour beaucoup, le message de Branco souligne les tensions latentes entre le président et son Premier ministre, illustrant une dynamique souvent observée dans les gouvernements où le second, malgré son rôle crucial, reste dépendant de la légitimité conférée par le chef de l’État.

D’un point de vue analytique, le propos de Juan Branco s’inscrit dans une lecture classique des rapports de force au sein des exécutifs. Les numéros deux – qu’il s’agisse de vice-présidents, de premiers ministres ou de ministres influents – occupent une position ambivalente. Ils sont essentiels à la consolidation du pouvoir du chef de l’État, mais leur autorité et leur influence dépendent directement de celui qui les a placés à ces fonctions. Cette ambivalence crée une tension permanente, qui, dans l’histoire politique mondiale, a souvent conduit à des rivalités, des trahisons ou des conflits internes.

Des exemples historiques abondent, allant du Kremlin postrévolutionnaire où les luttes entre dirigeants secondés et dirigeants principaux étaient légion, aux gouvernements africains contemporains, où la fragilité de la position des seconds a parfois engendré des bouleversements politiques majeurs. Dans ce contexte, l’avertissement de Juan Branco apparaît comme un rappel de cette règle implicite mais persistante : le pouvoir est à la fois un instrument de consolidation et un terrain de conflits latents.

Trafic de cocaïne à Ziguinchor : trois individus arrêtés, une filière internationale démantelée

Le Commissariat central de Ziguinchor a mis la main sur un important réseau de trafic de drogue, à l’issue d’une opération menée à environ 450 kilomètres au sud de Dakar. Trois individus ont été interpellés pour association de malfaiteurs et trafic international de cocaïne, après la découverte de soixante-dix boulettes de cette drogue dure, soigneusement dissimulées sous forme d’amulettes.

Selon la Police nationale, tout est parti de l’interpellation, le 8 novembre dernier, d’un véhicule de transport en commun à l’entrée de la ville de Ziguinchor. À bord, un passager en provenance de la Guinée-Bissau transportait une ceinture d’amulettes enveloppées dans du cuir, contenant en réalité soixante-dix boulettes de cocaïne. L’homme a été immédiatement arrêté par les éléments de la Police, qui ont ouvert une enquête pour remonter la filière.

Les investigations se sont rapidement orientées vers d’autres complices présumés. Grâce à un travail de renseignement approfondi, les enquêteurs ont réussi à identifier le véritable propriétaire de la cargaison. Ce dernier a été localisé et appréhendé à Mbour, à quelque 80 kilomètres au sud de Dakar, en compagnie d’un acolyte qu’il avait chargé de récupérer le colis à Ziguinchor. Lors de cette arrestation, les forces de l’ordre ont également saisi deux téléphones portables, une moto et un portefeuille contenant une importante somme d’argent.

Une perquisition menée au domicile du principal suspect a permis de découvrir d’autres éléments compromettants. Les policiers y ont trouvé trois téléphones portables supplémentaires, un ordinateur portable, un lot de reçus de versements bancaires, une balance électronique, un pistolet factice et un coupe-coupe. Autant d’indices qui confirment, selon les enquêteurs, l’existence d’une activité illicite bien organisée et d’un réseau à ramifications transfrontalières.

Lors de son interrogatoire préliminaire, le principal mis en cause a tenté de se disculper, affirmant ne pas connaître le contenu des amulettes. Il a toutefois reconnu que celles-ci étaient destinées à des personnes se trouvant à l’étranger, censées trouver un moyen pour les récupérer. Une explication jugée peu crédible par les enquêteurs, qui estiment avoir affaire à une filière bien structurée entre le Sénégal et la Guinée-Bissau, plaque tournante connue du trafic de stupéfiants en Afrique de l’Ouest.

La Cour des comptes du Sénégal accède au Comité directeur de l’INTOSAI : une consécration internationale pour la gouvernance financière nationale

La Cour des comptes du Sénégal vient de franchir une étape majeure dans son rayonnement international. À l’issue du 25ᵉ Congrès de l’Organisation internationale des institutions supérieures de contrôle des finances publiques (INTOSAI), tenu du 27 au 31 octobre 2025 à Charm el-Cheikh, en Égypte, l’institution sénégalaise a été élue membre du Comité directeur. Cette distinction, accueillie avec enthousiasme par l’ensemble des délégations présentes, marque une reconnaissance éclatante de l’expertise du Sénégal en matière de transparence budgétaire, de redevabilité et de gouvernance financière.

Cette élection place désormais la Cour des comptes du Sénégal parmi une vingtaine de membres influents qui composent le Comité directeur de l’INTOSAI, l’instance chargée d’orienter les grandes décisions stratégiques de l’organisation. Ce comité fixe notamment les priorités en matière de réforme institutionnelle, d’innovation méthodologique et de coopération internationale dans le domaine du contrôle public. En siégeant à ce niveau, le Sénégal se voit offrir une position décisionnelle dans la gouvernance mondiale de l’audit public, aux côtés de puissantes institutions telles que celles des États-Unis, de l’Afrique du Sud, du Brésil, de la France ou encore du Japon.

Cette reconnaissance est le fruit d’un long processus de professionnalisation et de modernisation engagé par la Cour des comptes sénégalaise au cours de la dernière décennie. Les réformes structurelles menées sous la houlette de sa présidence ont permis de renforcer l’indépendance de l’institution, d’améliorer la qualité de ses audits et d’élargir son champ d’action à de nouveaux domaines tels que la gestion de la dette publique, les finances locales et le contrôle des entreprises publiques. Ces travaux, largement diffusés et appréciés au sein des instances régionales et internationales, ont contribué à asseoir la crédibilité du Sénégal dans le paysage mondial du contrôle des finances publiques.

L’intégration de la Cour des comptes du Sénégal au Comité directeur de l’INTOSAI ouvre également des perspectives prometteuses de coopération technique et de transfert de compétences. Elle permettra notamment à l’institution de bénéficier d’un partage d’expériences avec d’autres juridictions financières de haut niveau, en particulier dans les domaines de l’audit numérique, de la formation des magistrats financiers, de la gestion des risques et de la modernisation des outils de contrôle. Ce rapprochement favorisera aussi la mise en œuvre de standards internationaux plus exigeants en matière de transparence et d’évaluation des politiques publiques.

Sur le plan national, cette élection conforte la place centrale de la Cour des comptes dans le dispositif de gouvernance publique du Sénégal. En accédant à une telle instance, le pays renforce sa crédibilité auprès de ses partenaires techniques et financiers et confirme son engagement à promouvoir une gestion rigoureuse et transparente des ressources publiques. Pour de nombreux observateurs, cette distinction symbolise non seulement la reconnaissance d’un savoir-faire sénégalais, mais aussi la confiance renouvelée de la communauté internationale dans les capacités du pays à jouer un rôle moteur dans la réforme de la gouvernance financière en Afrique et au-delà.

Crise à l’Hôpital Abass Ndao : un pilier de la santé sénégalaise au bord de l’asphyxie financière

L’un des établissements les plus emblématiques du système de santé sénégalais, l’hôpital Abass Ndao, traverse une période critique. Confronté à une dette croissante, à une masse salariale devenue difficilement supportable et à l’absence de subventions depuis plus de deux décennies, le centre hospitalier, âgé de près de 90 ans, se trouve aujourd’hui dans une situation d’urgence qui menace son équilibre financier et son fonctionnement.

Le professeur Demba Diedhiou, directeur général de l’hôpital, a tiré la sonnette d’alarme lors d’une récente rencontre avec la presse. Dans un discours empreint de gravité, il a évoqué les difficultés économiques qui étranglent l’établissement. « Nous faisons face à une dette importante et à une masse salariale que nous ne parvenons plus à maîtriser. Malgré les efforts consentis, la situation devient intenable », a-t-il confié.

Un plan de régularisation du personnel avait pourtant été engagé pour stabiliser l’emploi et améliorer la qualité du service. Sur les 195 agents concernés, 80 ont été intégrés en 2025, ce qui a représenté un coût supplémentaire de 200 millions de francs CFA pour l’hôpital. « Ces recrutements étaient indispensables pour maintenir un niveau de soins acceptable, mais ils ont considérablement alourdi notre charge financière », a expliqué le professeur Diedhiou, redoutant un déficit brut d’exploitation susceptible de compromettre la stabilité de l’établissement.

Sous la double tutelle du ministère de la Santé et de la Ville de Dakar — dont le maire assure également la présidence du Conseil d’administration —, l’hôpital Abass Ndao déplore un manque criant de soutien institutionnel. Depuis 2003, l’établissement n’a plus bénéficié de subventions de fonctionnement ni d’investissement, alors que le montant de cette aide est évalué chaque année à environ 800 millions de francs CFA. Une absence de financement qui, selon le directeur, a précipité l’hôpital dans une spirale déficitaire.

« Si cette situation perdure, la dette colossale de l’hôpital va s’aggraver et la charge salariale deviendra intenable », a averti le professeur Diedhiou. Au-delà des chiffres, il redoute une instabilité sociale et des tensions internes qui pourraient affecter la qualité des soins et compromettre la mission de service public de l’hôpital.

Pour le directeur, l’heure n’est plus aux constats, mais à l’action. « L’hôpital Abass Ndao ne nous appartient pas, il appartient à l’État et au peuple sénégalais », a-t-il martelé, lançant un vibrant appel à la solidarité nationale. Il plaide pour une intervention urgente des pouvoirs publics, estimant que la survie de l’un des plus anciens centres hospitaliers du pays dépend désormais de la volonté politique.

Abdou Nguèr est enfin libre. Il était temps ! 

Cette liberté retrouvée ne saurait cependant effacer le scandale de sa détention.  
Condamné à six mois de prison, dont trois mois ferme, il aura pourtant passé près de sept mois derrière les barreaux.  

Autrement dit, la détention préventive aura été plus longue que la peine prononcée. Voilà le symbole d’une justice qui confond désormais la procédure et la punition. 

Le 17 avril 2025, un mandat de dépôt fut décerné contre lui pour avoir trop parlé, trop pensé, trop dérangé. 

Pendant qu’il retrouve l’air libre, d’autres continuent d’attendre, privés de justice autant que de liberté. 
Badara Gadiaga croupit en détention préventive depuis le 14 juillet 2025. 
Soya Diagne subit le même sort depuis le 16 octobre 2025. 
Tous deux paient le prix de leurs opinions, dans un silence institutionnel inquiétant. 
Leur sort ainsi que d’autres détenus illustre une dérive profonde. 

Cette dérive mine la crédibilité même de notre justice. 
La détention préventive est censée protéger l’enquête et non punir l’expression. Elle doit être encadrée, brève, strictement motivée. En réalité, elle sert souvent de condamnation anticipée, imposée sans jugement, comme pour rappeler que le pouvoir ne tolère pas la contestation. 

La libération d’Abdou Nguèr est donc à la fois une victoire morale et un signal d’alarme. 
Victoire, parce qu’un homme libre retrouve sa dignité. 
Alerte, parce que d’autres continuent de payer le prix du silence imposé. 

Lorsque la prison précède le jugement, c’est la justice elle-même qui devient coupable. 

Bienvenue à la liberté, Abdou Nguèr. 
Que la lumière de sa libération éclaire encore les cellules où attendent ceux qui attendent d’être jugés. 

Thierno Bocoum 
Président AGIR-les leaders

Clarification sur le communiqué de PASTEF et la coalition DIOMAYEPRESIDENT

J’ai été surpris de lire le récent communiqué de PASTEF. À ma connaissance, lors de la rencontre de la conférence des leaders de la coalition DIOMAYEPRESIDENT, tenue à King Fahd Place, Ousmane SONKO est intervenu pour préciser qu’il était présent uniquement en tant que président de PASTEF, et qu’il reconnaissait que le président de la coalition était bel et bien Bassirou Diomaye Diakhar FAYE. Sa présence se limitait strictement à son parti.

La coalition a été constituée selon des règles précises : charte, règlement intérieur et structuration. Le nom adopté par consensus était « Coalition JUB JUBBAL JUBANTI », comme l’a rappelé le président lui-même. Lors de cette réunion, AÏDA MBODJI a évoqué le nom « APTE » de façon brève, sans jamais préciser qu’il s’agissait de l’« Alliance Patriotique pour le Travail et l’Éthique ». Ce nom a été rejeté, car le succès de la coalition et de l’élection démontrait déjà notre légitimité et notre aptitude. La question centrale restait: comment gouverner efficacement ?

En dehors de cette réunion, aucune autre conférence des leaders n’a été convoquée pour créer de nouveaux textes relatifs à APTE. Les affirmations du communiqué de PASTEF selon lesquelles Monsieur le Président de la République n’aurait pas le pouvoir de démettre AÏDA MBODJI sont totalement fausses. Il aurait fallu nommer correctement Son Excellence M. le Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Bassirou Diomaye Faye, afin de respecter la fonction présidentielle et la sacralité de l’État.

Pour clarifier: AÏDA MBODJI n’a jamais été élue présidente de la coalition ni présidente de la conférence des leaders. Elle a été maintenue à ce poste par simple courtoisie, lors de la présentation officielle du projet au Radisson Blue, sans vote des leaders. Toute affirmation contraire est donc mensongère.

Nous constatons ici une véritable trahison : PASTEF, avec Ousmane SONKO, a soutenu des leaders loyaux uniquement à sa personne, favorisant des groupes parallèles au sein de la coalition. AÏDA MBODJI a transmis des informations confidentielles à ce groupe, et Ousmane SONKO les a relayées lors du Terra Meeting, démontrant un manque flagrant de sincérité et de loyauté vis-à-vis du président Bassirou Diomaye Diakhar FAYE. Cette complicité avec les nominations et les nombreuses tentatives de ridiculiser le président montrent clairement que PASTEF n’a jamais été sérieux vis-à-vis de la coalition DIOMAYEPRESIDENT.

Enfin, PASTEF n’est même pas membre officiel de la coalition, puisqu’il n’a jamais signé la charte de DIOMAYEPRESIDENT, malgré sa reconstitution légale. L’absence de signature de Ousmane SONKO confirme qu’il n’est pas membre officiel, ce qui invalide toute prétention à intervenir sur les affaires internes de la coalition.

M. Le Président Mr Bougar DIOUF
Union des Panafricanistes Sénégalais UPS

Le Sénégal au bord de la faillite financière : une crise de confiance secoue les marchés

Le Sénégal traverse une tourmente financière d’une ampleur inédite. Selon l’agence Bloomberg, le pays rejoint désormais le Gabon et le Mozambique dans le cercle restreint des nations africaines au bord de la faillite. Les obligations sénégalaises ont en effet chuté à des niveaux record, signe d’une détresse financière profonde et d’une défiance grandissante des investisseurs internationaux.

La prime de risque souveraine des obligations sénégalaises par rapport aux bons du Trésor américain s’est envolée à 1 077 points de base. Ce chiffre, au-delà du seuil symbolique des 1 000 points, marque généralement l’exclusion d’un pays des marchés financiers mondiaux. Le Mozambique affiche un écart de 965 points de base, tandis que celui du Gabon a dépassé la même barre en début de mois. Autrement dit, le Sénégal rejoint un trio de pays dont la dette se négocie désormais à des niveaux jugés insoutenables.

Les signes de la crise sont clairs : les rendements des emprunts sénégalais à long terme dépassent les 20 %, un taux qui traduit la perception d’un risque de défaut imminent. Dans le même temps, les cours des titres souverains s’effondrent, les investisseurs cherchant à se débarrasser d’actifs devenus trop risqués. Ce revirement brutal de sentiment tranche avec l’image de stabilité que le Sénégal a longtemps projetée, souvent perçu comme un « refuge » dans une région marquée par les incertitudes politiques et économiques.

Plusieurs éléments expliquent cette chute de confiance. Un audit récent a révélé l’existence de dettes non déclarées sous l’administration précédente, ce qui a fait bondir le ratio dette/PIB à plus de 130 %. Cette découverte a mis en lumière une fragilité budgétaire jusque-là sous-estimée et a jeté un doute sur la transparence des finances publiques. Dans le même temps, le programme d’aide du Fonds monétaire international (FMI), jusque-là perçu comme un filet de sécurité pour l’économie sénégalaise, a été suspendu en raison de l’absence de nouvel accord avec les autorités.

À cela s’ajoute un facteur politique non négligeable : la position du Premier ministre Ousmane Sonko. Ce dernier a rejeté publiquement toute idée de restructuration de la dette, qu’il considère comme une « honte nationale ». Cette posture, saluée par une partie de l’opinion publique pour sa fermeté, a cependant alarmé les marchés financiers. Les investisseurs y voient un refus d’envisager une solution pragmatique à une situation devenue critique, ce qui renforce leur perception du risque de défaut.

Ainsi, le Sénégal se retrouve dans une situation comparable à celle du Gabon et du Mozambique, deux pays dont la dette souveraine s’est également effondrée après avoir franchi le seuil des 1 000 points de base. Dans ces cas, les marchés considèrent que sans restructuration ou rééchelonnement, les États concernés ne peuvent plus emprunter sur les marchés internationaux. Pour Dakar, les conséquences sont déjà palpables : l’accès aux capitaux extérieurs se restreint drastiquement, le coût de l’endettement devient prohibitif et la pression sur les finances publiques s’accroît dangereusement.

À court terme, l’enjeu majeur est de définir une trajectoire crédible de redressement. Le gouvernement affirme miser sur une mobilisation accrue des ressources internes — notamment fiscales — pour compenser la fermeture des marchés extérieurs. Mais cette stratégie exige des résultats rapides et tangibles pour restaurer la confiance des créanciers. Si la situation ne s’améliore pas, le pays pourrait être contraint de se résoudre à une restructuration formelle de sa dette, une option politiquement sensible mais économiquement inévitable.

Abdourahmane Diouf quitte Dakar pour poursuivre sa participation à la COP30 au Brésil

De retour à Dakar lundi soir après un séjour à l’étranger, le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Dr Abdourahmane Diouf, n’aura passé que peu de temps dans la capitale sénégalaise. Selon les informations rapportées par L’Observateur dans son édition de ce mercredi, le ministre doit à nouveau s’envoler pour le Brésil dans la journée afin de reprendre part aux travaux de la 30e Conférence des Parties des Nations Unies sur les changements climatiques (COP30), qui se tient à Belém du 10 au 21 novembre 2025.

Le retour express du ministre s’explique par un impératif institutionnel : la défense du budget 2026 de son département devant la Commission des finances et du contrôle budgétaire de l’Assemblée nationale. Cette étape cruciale de la procédure budgétaire a eu lieu mardi, en présence des membres de la Commission du développement durable et de la transition écologique. Le projet de budget, estimé à plus de 110 milliards de francs CFA, s’inscrit dans la continuité des politiques publiques environnementales axées sur la transition écologique, la gestion durable des ressources naturelles et la lutte contre les effets du changement climatique.

Avant son nouveau départ, Dr Abdourahmane Diouf participera au Conseil des ministres prévu ce mercredi matin, sous la présidence du chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye. Ce passage au Palais de la République permettra sans doute au ministre de faire le point sur les travaux déjà engagés à Belém et d’obtenir les dernières orientations gouvernementales concernant la position du Sénégal sur les grands dossiers climatiques débattus à la COP30.

La participation du Sénégal à cette rencontre mondiale s’inscrit dans un contexte où les enjeux liés à la résilience climatique, à la transition énergétique et à la préservation des écosystèmes côtiers occupent une place centrale dans les politiques publiques nationales. Dr Abdourahmane Diouf devrait, à ce titre, défendre la vision du gouvernement sénégalais en matière de développement durable, tout en plaidant pour un renforcement du financement climatique destiné aux pays africains, particulièrement vulnérables face aux impacts du réchauffement global.

Madiambal Diagne dénonce une « atteinte grave aux libertés » après la libération d’Abdou Nguer

Depuis la France, le journaliste et éditorialiste Madiambal Diagne a vivement réagi à la libération d’Abdou Nguer, chroniqueur à Sen TV et sur plusieurs Web TV, récemment jugé par le tribunal correctionnel de Dakar. Dans une publication sur le réseau social X, l’ancien patron du Groupe Avenir Communication n’a pas caché son indignation face à ce qu’il perçoit comme une dérive inquiétante du système judiciaire sénégalais.

« Relaxe pure et simple pour Abdou Nguer. Donc presque une année de détention pour rien du tout. Tout cela rend encore plus révoltant la façon dont les libertés sont bafouées au Sénégal. Félicitations Abdou et bon retour auprès des tiens ! », a écrit Madiambal Diagne. Par ce message, le journaliste fustige la longue détention préventive du chroniqueur, qu’il considère comme injustifiée et symptomatique d’un recul des libertés publiques dans le pays.

Cette réaction fait écho à une affaire judiciaire très médiatisée qui a tenu en haleine le monde médiatique et politique depuis plusieurs mois. Abdou Nguer et son co-prévenu, Pape Amadou Ndiaye Diaw, avaient été interpellés et poursuivis après des propos tenus sur TikTok, dans lesquels ils évoquaient la mort de l’ancien président du Conseil constitutionnel, Mamadou Badio Camara. Les deux hommes avaient notamment suggéré la nécessité d’une autopsie sur le corps du défunt magistrat, des déclarations jugées offensantes, diffamatoires et susceptibles de troubler l’ordre public.

Le parquet avait retenu plusieurs chefs d’accusation contre eux, dont la diffusion de fausses nouvelles, l’offense au chef de l’État et l’apologie de crimes ou délits. Après plusieurs reports d’audience et des mois de détention, le verdict est tombé ce 12 novembre 2025. Le tribunal a finalement relaxé Abdou Nguer des délits de diffusion de fausses nouvelles et d’apologie de crimes, mais l’a reconnu coupable d’offense au chef de l’État. Il a été condamné à six mois de prison, dont trois mois ferme. Son co-prévenu, Pape Amadou Ndiaye Diaw, a quant à lui écopé d’une peine plus lourde : six mois de prison ferme assortis d’une amende de 100 000 F CFA.

Cette décision, bien que marquant la fin de leur détention, n’a pas apaisé les débats sur la liberté d’expression et le traitement des acteurs médiatiques au Sénégal. Plusieurs organisations de la société civile et défenseurs des droits humains ont exprimé leur inquiétude face à la multiplication des poursuites contre des journalistes et chroniqueurs pour des propos tenus sur les réseaux sociaux.

Affaire Maty Sarr Niang : le Tribunal de Pikine-Guédiawaye met en délibéré le procès pour diffamation au 9 décembre

Le Tribunal correctionnel de Pikine-Guédiawaye a examiné hier le dossier de la journaliste et chroniqueuse Maty Sarr Niang, poursuivie pour diffamation commise par voie de diffusion publique. L’affaire, qui implique également le journaliste Cheikhou Oumar Talla, animateur sur Feeling Dakar TV, ainsi que la chaîne elle-même, a été mise en délibéré au 9 décembre 2025, date à laquelle le verdict sera rendu.

Selon les informations rapportées par L’Observateur, le procès trouve son origine dans une publication Facebook attribuée à Maty Sarr Niang. Dans ce message, il était affirmé que Lat Diop, ancien directeur général de la Loterie nationale sénégalaise (Lonase), aurait remboursé cinq milliards de francs CFA à l’État du Sénégal, dans le cadre d’une affaire de détournement présumé de deniers publics, d’extorsion de fonds et de blanchiment de capitaux, tout en laissant encore deux milliards dus. Une publication jugée diffamatoire par l’intéressé, qui avait saisi la justice.

Pour rappel, Lat Diop avait été placé en détention le 26 septembre 2024 dans le cadre d’une enquête sur la gestion de la Lonase, avant d’être remis en liberté sous surveillance électronique le 6 novembre de la même année. Selon ses avocats, la publication litigieuse, attribuant des propos à son équipe de défense, aurait été largement diffusée sur les réseaux sociaux et reprise par plusieurs médias en ligne, contribuant à ternir son image alors qu’il se trouvait encore en détention.

Face au tribunal, Maty Sarr Niang, âgée de 41 ans, a reconnu être administratrice de la page Facebook concernée, mais a nié être l’auteure de la publication incriminée. Elle a expliqué avoir confié la gestion de ses comptes à deux jeunes collaborateurs, un homme et une femme, durant sa période de détention entre juin 2023 et mars 2024. Ces derniers, selon elle, disposaient de tous ses identifiants, téléphones et connexions pour assurer la continuité de son activité sur les réseaux sociaux.

« Je n’étais pas au courant de la publication avant sa suppression. Ce sont eux qui géraient la page à mon insu », a-t-elle déclaré à la barre. Elle a ajouté qu’elle versait à chacun de ces “community managers” un salaire mensuel de 100 000 francs CFA pour leur service.

Mais pour la partie civile, ces arguments ne tiennent pas. L’avocat de Lat Diop a soutenu que la publication attribuait faussement des propos à la défense de son client et visait à influencer l’opinion publique pendant que ce dernier était privé de liberté. « Ces messages ont été diffusés dans un contexte sensible, dans le but évident de salir la réputation de M. Lat Diop », a affirmé l’avocat, ajoutant que son client, dans un souci d’apaisement, ne réclame plus 200 millions de francs CFA comme dommages-intérêts, mais un franc symbolique en guise de réparation morale.

Le dossier ne concerne pas uniquement Maty Sarr Niang. Le journaliste Cheikhou Oumar Talla, animateur sur Feeling Dakar TV, est également cité à comparaître pour avoir relayé et commenté la publication lors d’une émission en direct. D’après le procès-verbal, il aurait déclaré que « la Lonase était gérée comme une vache laitière sous la direction de Lat Diop ». Malgré une citation reçue en personne, il ne s’est pas présenté à la barre. La chaîne Feeling Dakar TV, en tant que personne morale, est poursuivie pour complicité de diffusion de propos diffamatoires.

Le procureur de la République a requis une application stricte de la loi, estimant que les faits sont établis et que la publication avait pour but de nuire. « Les propos ont été diffusés, relayés et amplifiés ; ils ont eu un impact réel sur la réputation d’un individu », a-t-il martelé.

En défense, l’avocat de Maty Sarr Niang a plaidé la bonne foi et souligné l’absence de preuve technique liant directement sa cliente à la publication. « Rien ne prouve que c’est elle qui a posté le message. Il n’existe ni capture d’écran, ni lien, ni preuve numérique. Nous sommes dans une ère où les outils numériques, l’intelligence artificielle et les mécanismes de suppression automatique compliquent la traçabilité », a-t-il argumenté. Selon lui, son adversaire a simplement voulu faire de Maty Sarr Niang une cible médiatique : « Lat Diop s’est réveillé un matin en disant : “Maty Sarr Niang m’a diffamé.” »

La défense a ainsi appelé le tribunal à faire preuve de bienveillance, en rappelant la distinction fondamentale entre liberté d’informer et intention de nuire.

Le Tribunal correctionnel de Dakar libère le chroniqueur Abdou Nguer après sa condamnation à une peine déjà purgée

Le Tribunal correctionnel de Dakar a rendu, ce mercredi 12 novembre 2025, son verdict dans l’affaire opposant le chroniqueur Abdou Nguer et son co-prévenu Pape Amadou Ndiaye Diaw au ministère public. Après plusieurs semaines d’audience et de plaidoiries nourries, le juge a décidé de relaxer les deux prévenus des chefs d’accusation de diffusion de fausses nouvelles et d’apologie au crime. En revanche, Abdou Nguer a été déclaré coupable du délit d’offense au chef de l’État et condamné à six mois de prison, dont trois mois ferme, assortis d’une amende de 200 000 francs CFA.

Une décision qui, selon le tribunal, tient compte du caractère attentatoire aux institutions républicaines des propos tenus par le chroniqueur sur les réseaux sociaux. Toutefois, la peine ayant été intégralement purgée durant sa détention préventive, Abdou Nguer recouvre immédiatement la liberté.

Son co-prévenu, Pape Amadou Ndiaye Diaw, a quant à lui été entièrement blanchi de toutes les accusations portées contre lui. Le juge a estimé qu’aucun élément matériel ne permettait d’établir sa responsabilité dans les faits poursuivis.

À la sortie du tribunal, l’un des avocats de la défense, Me Alioune Badara Fall, n’a pas caché sa frustration face à ce qu’il considère comme une décision partiellement injuste. « C’est une déception. Parce qu’il aurait dû être relaxé pour tous les chefs. Mieux, le délit de diffusion de fausses nouvelles, pour lequel il a été arrêté, a été écarté par le juge, tout comme celui d’apologie au crime. Cela va sans dire que sa détention était arbitraire », a-t-il déclaré à la presse.

Cette affaire avait suscité un vif débat dans l’espace public, plusieurs organisations de défense des droits humains et acteurs de la société civile dénonçant une atteinte à la liberté d’expression. Les partisans d’Abdou Nguer avaient multiplié les appels à sa libération, estimant que son interpellation relevait davantage d’une volonté d’intimidation que d’une infraction réelle.

Affaire Sonko–Diouf : l’ombre d’un marché universitaire de 45 milliards F CFA

L’affaire défraie la chronique et agite la scène politique sénégalaise. Le Premier ministre Ousmane Sonko a publiquement mis en cause l’actuel ministre de l’Environnement, Dr Abdourahmane Diouf, qu’il accuse d’avoir exercé des pressions pour faire passer des marchés publics universitaires surfacturés lorsqu’il était encore à la tête du ministère de l’Enseignement supérieur. Selon le chef du gouvernement, ces pratiques supposées justifieraient la mutation du ministre vers un autre département. Face à ces accusations, le quotidien L’Observateur a mené l’enquête pour démêler le vrai du faux.

Au cœur de la polémique, un projet colossal estimé à 45,3 milliards de francs CFA, dédié à la construction et à la réhabilitation d’infrastructures universitaires à travers le pays. Ce vaste programme prévoit l’édification de 143 bâtiments neufs et la réfection de 29 autres, répartis sur plusieurs campus : 9,02 milliards pour l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, 7,88 milliards pour l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, 18,02 milliards pour les universités Iba Der Thiam de Thiès et Alioune Diop de Bambey, 6,78 milliards pour l’Université Assane Seck de Ziguinchor, et enfin 3,60 milliards pour l’Université virtuelle du Sénégal et l’Université Amadou Mahtar Mbow.

Les investigations du quotidien révèlent que la procédure d’attribution du marché a été conduite par la Direction de la maintenance des constructions et équipements de l’enseignement supérieur (Dincees) et par la commission des marchés compétente. Selon les documents consultés, Abdourahmane Diouf, alors ministre, n’aurait eu qu’un rôle administratif et informatif, sans pouvoir d’intervention directe dans la sélection des entreprises adjudicataires. Sa mission se limitait à la supervision générale du programme, sans implication dans les aspects techniques ou financiers du processus.

Autre fait déterminant relevé par L’Observateur : aucun contrat n’a encore été signé ni par le ministre ni par les entreprises concernées. Le projet n’a été inscrit au budget de l’État qu’au titre de l’exercice 2026, et aucune exécution n’a encore débuté. Cette chronologie rend difficilement soutenable l’hypothèse d’une surfacturation, puisqu’aucune dépense n’a, à ce stade, été engagée.

C’est après la transmission du dossier à la Primature que l’affaire a pris une tournure politique. Le Premier ministre a ordonné une contre-expertise du contrat par une équipe d’évaluateurs mandatés par ses services. Ces experts ont convoqué les entreprises présélectionnées pour revoir certaines conditions techniques et financières. D’après les informations recueillies, ces dernières auraient accepté d’intégrer des prestations supplémentaires non prévues dans l’appel d’offres initial. C’est cette révision des termes du marché qui aurait alimenté les soupçons d’Ousmane Sonko, convaincu qu’un gonflement des coûts aurait été envisagé dès le départ.

Toutefois, L’Observateur souligne qu’à ce stade, aucune preuve matérielle ne vient étayer les accusations de surfacturation portées contre le ministre de l’Environnement. Les acteurs interrogés s’interrogent sur la pertinence même d’une telle accusation en l’absence de contrats formellement signés. « Comment parler de surfacturation sur des marchés qui n’ont pas encore été contractualisés ? », fait valoir une source proche du dossier.

Restructuration de la coalition “Diomaye Président” : Pastef défie l’autorité de Diomaye et crée la coalition « APTE »

Le parti PASTEF – Les Patriotes a réagi à la volonté récemment exprimée par le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, de procéder à une restructuration de la coalition « Diomaye Président », dans la perspective de bâtir une alliance plus forte et mieux orientée vers la valorisation de l’action gouvernementale. Tout en saluant cette orientation, le parti dirigé par les Patriotes a tenu à apporter un certain nombre de précisions jugées nécessaires à la bonne compréhension du processus en cours.

PASTEF rappelle d’abord que le projet de restructuration évoqué par le chef de l’État n’est pas nouveau. Dès la fin de l’élection présidentielle de mars 2024, cette tâche avait déjà été confiée à la coalition elle-même et placée sous la supervision de la présidente de la Conférence des leaders, Madame Aïssatou Mbodj. Ce travail avait alors permis d’élaborer un ensemble complet de textes préparatoires, comprenant notamment une charte, un règlement intérieur et une proposition de structuration détaillée.

Selon le communiqué du parti, ce processus s’est déroulé de manière inclusive, impliquant toutes les parties prenantes réunies au sein de la Conférence des leaders. Les documents produits ont d’ailleurs été partagés et mis à la disposition de l’ensemble des acteurs concernés, en attendant leur validation officielle. Dans le cadre de ces travaux, un nouveau nom a même été proposé pour la future coalition : l’Alliance Patriotique pour le Travail et l’Éthique (APTE). Ce choix repose sur le constat que la coalition « Diomaye Président » a déjà atteint son principal objectif électoral, à savoir la victoire à la présidentielle.

PASTEF précise en outre que le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, n’a pas le pouvoir de démettre Madame Aïssatou Mbodj, qui a été désignée par la Conférence des leaders pour diriger la coalition. Le parti insiste également sur le fait que M. Faye n’a jamais été président de ladite coalition, puisqu’il en était uniquement le candidat lors de l’élection de 2024.

Dans le même communiqué, PASTEF prend ses distances avec toute initiative politique coordonnée par l’ancienne Première ministre Aminata Touré. Le parti affirme ne partager ni les mêmes valeurs ni les mêmes principes que cette dernière et déclare ne se reconnaître dans aucune démarche menée sous sa direction.

Enfin, PASTEF indique poursuivre son propre agenda politique. Celui-ci repose sur deux axes : la fusion progressive avec des organisations alliées afin d’élargir sa base militante, et la finalisation du projet de la nouvelle coalition APTE, placée sous la présidence de Madame Aïssatou Mbodj.

La Commission des Finances adopte le budget 2026 du Ministère de l’Environnement : un bond spectaculaire porté par le Cadre de vie

La Commission des Finances et du Contrôle budgétaire, élargie à la Commission du Développement durable et de la Transition écologique, s’est réunie ce mardi 11 novembre pour examiner le projet de budget 2026 du Ministère de l’Environnement et de la Transition écologique (METE). La séance, présidée par les représentants de l’Assemblée nationale, a permis au ministre Abourahmane Diouf de défendre les grandes orientations financières et stratégiques de son département pour l’exercice à venir.

Le projet de budget soumis à l’approbation des députés s’élève à cent dix-sept milliards cent soixante-dix-huit millions six cent trente-sept mille trois cent vingt et un (117 178 637 321) francs CFA, contre quarante-neuf milliards sept cent cinquante-six millions deux cent soixante-quatre mille quatre cent neuf (49 756 264 409) francs CFA en 2025. Cette enveloppe traduit une hausse spectaculaire de soixante-sept milliards quatre cent vingt-deux millions trois cent soixante-douze mille neuf cent douze (67 422 372 912) francs CFA, soit une progression de 136 % en valeur relative.

Cependant, cette hausse importante du budget global du ministère résulte principalement de l’intégration des crédits alloués à la Direction générale du Cadre de vie, qui s’élèvent à soixante-dix milliards neuf cent vingt-six millions huit cent soixante-trois mille deux cent trois (70 926 863 203) francs CFA. Ce transfert budgétaire, selon les précisions du ministre, traduit une volonté de renforcer la synergie des actions publiques dans la gestion de l’environnement urbain, de la salubrité et de la planification écologique à l’échelle nationale.

En dehors de cette enveloppe spécifique au Cadre de vie, le budget proprement dit du METE pour 2026 s’établit à trente-six milliards sept cent soixante-quinze millions neuf cent vingt-trois mille sept cent vingt-sept (36 775 923 727) francs CFA, contre quarante-neuf milliards sept cent cinquante-six millions deux cent soixante-quatre mille quatre cent neuf (49 756 264 409) francs CFA en 2025. Cette évolution traduit, en réalité, une baisse de douze milliards neuf cent quatre-vingts millions trois cent quarante mille six cent quatre-vingt-deux (12 980 340 682) francs CFA, soit une diminution d’environ 35 % en valeur relative.

Le ministre Abourahmane Diouf a expliqué cette réduction du budget classique par un recentrage des priorités et une réorganisation des lignes de financement, notamment autour de la Direction générale du Cadre de vie qui absorbe désormais une part importante des ressources allouées au secteur. Il a également souligné que cette répartition vise à accroître la cohérence et l’efficacité des politiques publiques en matière de transition écologique, de lutte contre la pollution et d’adaptation aux changements climatiques.

Diomaye relève le défi lancé par Sonko : par la politique !

Enfin, Diomaye s’affirme et valide définitivement la Coalition Diomaye.
En écartant Mme Aïda Mbodji, que Sonko avait encensée lors du Téra Meeting, et en nommant Mme Aminata Touré, pourtant mise en cause par le PM — de manière à peine voilée — en convoquant un rapport de l’IGE, le président Diomaye relève le défi lancé par le leader de Pastef.

Il l’a fait de manière éminemment politique, là où beaucoup attendaient un simple décret allant dans un sens ou dans l’autre.
Ainsi, Diomaye affirme son autorité, montre qu’il est bien le chef de la coalition présidentielle qui l’a porté au pouvoir et prouve, par la même occasion, qu’il est plus politique qu’on ne le croyait.

C’est maintenant à Ousmane Sonko de montrer sa cohérence… en démissionnant de la Primature !

Dakar, le 11 novembre 2025
Youssou Diallo
Président du Club Sénégal Émergent

Penser au-delà du bruit et de la fureur Par Babacar FALL

Dans un pays où tous semblent parler en même temps, le vrai courage est peut-être de savoir se taire un moment pour penser.
J’avais arrêté ce blog depuis plus d’une année. J’ai pris le temps d’écouter, d’échanger, de regarder ce pays et de sentir son cœur battre.
Le Sénégal est à l’image de ce baobab majestueux, plusieurs fois centenaire sur l’ile de Dionewar sur les berges du Saloum qui regarde le tumulte du monde tel le fleuve qui coule à ses pieds.

Le vacarme des jours
Il y a des moments où le Sénégal ressemble à une place publique sans fin.
Tout le monde parle, s’indigne, commente, prophétise.
Les bourreaux d’hier qui essaient de se faire passer pour des victimes.
Ceux qui se sont gavés d’argent public et ingurgiter jusqu’à plus soif veulent apparaître comme des martyrs aujourd’hui. L’incarcération à Rebeus apparaît comme la summum du déshonneur. Passe encore le pavillon spécial des malades incarcérés mais la prison, non pas la prison pour eux.
Alors les plateaux télé qu’ils continuent de biberonner débordent, les réseaux sociaux alimentés brûlent, les conversations s’enflamment au moindre mot.
Le bruit est partout — un bruit qui ne laisse plus respirer la pensée et le discernement.
On ne cherche plus à comprendre, mais à réagir, même pour les acteurs les plus avisés et pas dupes.
Chacun veut avoir raison, tout de suite, bruyamment.
Et pourtant, plus le bruit augmente, plus le sens s’éloigne.
On confond la passion avec la profondeur, l’indignation avec la lucidité.
La démocratie, elle, demande autre chose : du recul, de la lenteur (du temps), du discernement.
La fureur et ses blessures
Sous le bruit, il y a la fureur.
Une fureur qui n’est pas seulement politique : elle est sociale, générationnelle, existentielle.
C’est la colère d’une jeunesse brillante, impatiente, ouverte au monde, mais bloquée, instruite mais sans espace, connectée mais frustrée.
C’est aussi la fatigue d’un peuple qui travaille dur, mais qui ne voit pas toujours le fruit de son effort.
La vie chère, l’insécurité, la récession économique qui s’installe insidieusement, anéantissent les espérances soulevées par la victoire de Ousmane Sonko et Diomaye Faye.
Cette fureur est juste.
Et c’est elle qui a posé les prémisses de la révolution démocratique en cours.
Mais elle devient dangereuse quand elle n’a plus d’horizon, quand elle n’est plus orientée par une pensée.
Elle peut se transformer alors en spirale, en déferlement. Et au lieu de bâtir, elle peut tout brûler comme l’expérience et l’histoire des révolutions dans le monde nous en ont donné souvent une illustration.
Revenir à l’essentiel : penser
Penser au-delà du bruit et de la fureur, c’est un acte presque spirituel.
C’est refuser de se laisser happer par le tumulte du moment pour revenir à ce qui dure.
C’est s’asseoir, observer, écouter — non pour fuir, mais pour comprendre.
Le Sénégal a toujours su le faire.
Nos traditions sont souvent des écoles de pensée.
On y apprend que parler ne suffit pas : il faut chercher le vrai mot, celui qui apaise et éclaire.
Penser, ce n’est pas se taire : c’est parler autrement.
Et pour reprendre la formule de Lénine : là où il y a une volonté, il y a un chemin.
L’éthique du discernement
Le vrai enjeu du Sénégal n’est pas seulement institutionnel, mais intérieur.
Pastef n’a pas engendré la révolution démocratique actuelle comme le démiurge qui façonne l’univers à partir d’un chaos préexistant, en s’inspirant des formes intelligibles et éternelles pour créer un monde ordonné et beau.
Ousmane Sonko n’essaie pas de créer le monde à partir de rien (ex nihilo), mais organise une matière désordonnée, introduisant un ordre par la proportion et la raison. C’est du moins de ce que j’ai compris de ses déclarations et de ses écrits.
Elle sourd depuis de nombreuses années, de la contestation du vol des deniers publics, de la gabegie qui a régné dans les hautes sphères des pouvoirs passés.
Elle sourd depuis les 12 ans au pouvoir Abdoulaye Wade, qui a réduit à néant notre culture des règles de la bonne administration publique, de l’Etat de droit, au profit de coteries familiales et financières. Et a engendré le retour du refoulé du pouvoir ceddo ou ce que le professeur Mamadou Diouf appelle le modèle islamo-wolof de l’Etat.
Elle sourd après la poursuite du wadisme sans Wade, avec la mise en place par Macky et les siens de la gestion clanique et mafieuse de l’Etat, prêts à tout pour piller et massacrer sans remords toutes contestations.
Nous avons besoin d’une éthique du discernement.
D’apprendre à distinguer l’émotion de l’information, la critique de la haine, la conviction du fanatisme.
Il faut remettre la pensée, l’éducation, la culture au centre du débat national.
Non pour créer une élite qui parle seule, mais pour reconstruire un langage commun,
où la parole retrouve sa valeur.
En somme, l’objectif de la révolution démocratique en cours est de « faire Nation », c’est-à-dire continuer à créer un sentiment d’appartenance commune chez tous les citoyens de ce pays, en renforçant le sentiment d’une destinée et d’une solidarité partagées.
Cela passe, par la construction de liens sociaux forts et la mise en place des conditions d’équité, de justice et de confiance entre les citoyens que nous sommes.
Et la clarté morale est une forme de courage politique. C’est ce que résume à mon sens la formule : Jub, Jubal, Jubanti. Des concepts moraux wolof qui veulent simplement traduire ces valeurs : transparence, justice, redressement.
Penser, c’est aimer le pays
Penser, dans ces temps troublés, c’est résister à la banalité du mal en refusant de suivre le courant comme le dit Hannah Arendt.
Le mal étant ce sentiment dans lequel les épigones de Wade (Macky et les siens) veulent plonger ce pays.
A l’aide des méthodes démoralisantes qui transforment les citoyens pensants en automates, ils veulent tuer la volonté des citoyens, le caractère, la dignité. La coterie gouvernante balayée en mars 2024, a su devenir grâce aux milliards détournés, une petite oligarchie qui se veut, même masquée, inamovible et inviolable.
Le bruit passera.
La fureur aussi.
Mais ce qui restera, c’est la qualité de notre regard collectif — notre capacité à dire : voilà où nous voulons aller ensemble.
Ce pays a besoin de citoyens qui écoutent avant de répondre, de leaders qui pensent avant de parler, et d’une jeunesse qui croit que le silence, parfois, est plus fort que le cri.
Parce qu’au fond, penser au-delà du bruit et de la fureur, ce n’est pas s’éloigner des réalités du Sénégal : c’est apprendre à le voir tel qu’il est — pour mieux le transformer.

Babacar FALL, haut fonctionnaire à la retraite.

Lancement du podcast « Mémoires de Tirailleurs » : un hommage vivant aux anciens combattants africains

La Maison de l’oralité et du patrimoine KËR LEYTI, en collaboration avec l’ambassade de France au Sénégal, a procédé ce lundi 10 novembre 2025 au lancement officiel du podcast « Mémoires de Tirailleurs » à l’Institut français de Dakar. Cet événement riche en émotions s’est tenu en présence d’anciens combattants, de l’ambassadrice de France au Sénégal, Christine Fages, ainsi que de nombreuses personnalités du monde culturel et universitaire.

Le concepteur du projet, le Professeur conteur Massamba Guèye, fondateur du KËR LEYTI, a profité de cette cérémonie pour présenter le fruit d’un long travail d’écoute et de recueil de témoignages auprès des derniers tirailleurs encore en vie. Selon lui, ce podcast s’inscrit dans une démarche de sauvegarde et de transmission d’une mémoire vivante. « Le but de ce podcast est d’arriver à entendre des récits authentiques de tirailleurs encore en vie, parce que la transmission intergénérationnelle ne doit pas être rompue. Le podcast est un outil plus léger pour faire passer le récit de ces derniers », a-t-il expliqué.

Dans le cadre de la réalisation de cette série audio, KËR LEYTI a sillonné plusieurs régions du Sénégal, en partenariat avec l’ambassade de France, pour rencontrer dix anciens combattants qui ont accepté de livrer leurs souvenirs et leurs émotions. Ces entretiens, riches en détails, permettent d’éclairer une partie de l’histoire coloniale souvent méconnue ou mal racontée. « Nous avons interrogé dix anciens tirailleurs et ils nous ont relaté l’histoire comme elle s’était déroulée. Nous vous avons fait écouter un seul podcast aujourd’hui, car le reste n’est pas encore disponible. Nous prévoyons de diffuser ces podcasts dans tous les canaux possibles », a précisé le Professeur Guèye.

Une courte vidéo retraçant les moments forts de ces rencontres a ensuite été projetée, dévoilant des images poignantes d’échanges empreints d’humanité et de respect. À la suite de cette projection, l’ambassadrice de France au Sénégal, Christine Fages, a salué l’initiative et rendu hommage aux tirailleurs sénégalais. « C’est un acte d’hommage et de reconnaissance aux tirailleurs qui ont risqué leur vie pour la liberté, pour nous, pour la France. Nous sommes fiers d’avoir participé à ce projet. C’est une œuvre de mémoire, un témoignage nécessaire pour les générations futures », a-t-elle déclaré. Elle a également annoncé que le premier épisode du podcast sera rendu public le 16 novembre prochain, à l’Institut français de Dakar.

Présent lors de la cérémonie, le Colonel Saliou Ngom, directeur des archives du patrimoine historique des Forces armées sénégalaises, a souligné la portée historique et symbolique de cette initiative. Selon lui, ce projet permet aux Africains de reprendre la parole sur leur propre histoire. « Ce podcast est très primordial car il permet aux Sénégalais, aux Africains de raconter ou d’écrire leurs vérités historiques eux-mêmes. Nous avons été en France pour récupérer des archives afin de rétablir la vérité historique, mais plus précisément pour le document qui accompagnait un témoignage d’une personne qui était présente. Le musée des Forces armées s’engage à accompagner ce projet de podcast », a-t-il affirmé.

Échauffourées à l’Université de Kaolack : plusieurs étudiants blessés et des interpellations enregistrées

Une vive tension a éclaté ce mardi sur le campus de l’Université du Sine Saloum Elhadji Ibrahima Niasse (USSEIN), plus précisément sur le site de Khelcom Biram, à Kaolack. Ce qui devait être une simple manifestation estudiantine s’est rapidement transformé en affrontements entre étudiants et forces de l’ordre, plongeant le campus et ses alentours dans un climat de grande agitation.

Dès les premières heures de la matinée, des groupes d’étudiants ont commencé à se rassembler à l’intérieur de l’université, avant de déplacer leur mouvement vers l’extérieur. La tension est montée d’un cran lorsque les manifestants ont investi l’axe routier traversant Khelcom Biram. Pour exprimer leur mécontentement, ils ont incendié des pneus, érigé des barricades et bloqué complètement la circulation sur la route nationale, provoquant une paralysie totale du trafic dans la zone.

Cette scène de chaos rappelle des événements similaires survenus en février 2025, lorsque des étudiants de la même université avaient mené des actions de protestation de grande ampleur pour dénoncer la précarité des conditions de vie et d’études.

L’intervention des forces de l’ordre a rapidement aggravé la situation. En tentant de dégager la voie et de disperser les manifestants, les gendarmes se sont heurtés à une résistance déterminée. Des échanges tendus ont alors éclaté : des jets de pierres et autres projectiles ont été lancés par des étudiants, tandis que les forces de sécurité ont riposté à coups de gaz lacrymogène. L’atmosphère est devenue irrespirable et plusieurs étudiants ont été blessés, soit par inhalation de gaz, soit lors des bousculades provoquées par la panique.

Selon des témoins sur place, plusieurs interpellations ont également eu lieu au plus fort des affrontements. Les blessés auraient été pris en charge sur le campus ou évacués vers des structures sanitaires de la ville.

Les causes précises de cette nouvelle flambée de violence n’ont pas encore été officiellement clarifiées, mais plusieurs sources évoquent un climat d’exaspération généralisé au sein du campus. Les étudiants dénoncent régulièrement le manque d’infrastructures adéquates, les retards dans le paiement des bourses et la dégradation des conditions de vie dans les résidences universitaires.

À l’heure actuelle, la zone reste sous haute surveillance sécuritaire. Les autorités administratives et académiques n’ont pas encore publié de communiqué officiel pour faire le point sur le nombre exact de blessés et de personnes arrêtées. La tension demeure palpable à l’Université du Sine Saloum, où la colère estudiantine semble loin de s’apaiser.

Libération d’un militaire sénégalais porté disparu depuis avril à Djinaki

Le ministère des Forces Armées a annoncé ce mardi la libération d’un militaire sénégalais qui avait été porté disparu depuis la nuit du 13 avril 2025, lors des incidents survenus à Djinaki, dans le département de Bignona, en Casamance. Selon le communiqué officiel publié par l’État-Major général des Armées, le soldat, qui était retenu par une bande armée, a été remis ce lundi au Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

L’armée précise que le militaire se porte bien et qu’il a été rapidement pris en charge par les autorités militaires avant d’être acheminé vers Dakar. Cette libération met fin à plusieurs mois d’incertitude pour sa famille et ses camarades d’armes, qui espéraient un dénouement heureux depuis sa disparition.

D’après le communiqué, cette issue favorable est le fruit d’efforts soutenus de médiation menés par divers acteurs, dont des représentants du CICR et des relais locaux engagés dans le processus de paix. Ces démarches patientes et discrètes ont permis de restaurer la confiance nécessaire pour aboutir à un accord de libération.

Les Forces armées sénégalaises ont tenu à saluer ces initiatives, tout en réaffirmant leur détermination à assurer la sécurité des personnes et des biens dans la Zone militaire n°5, qui couvre la région sud du pays. Elles ont également souligné que cette libération illustre l’efficacité du dialogue et de la négociation dans la stabilisation durable de la Casamance, une région encore marquée par les séquelles d’un long conflit.

Visite de la famille Omarienne à Farba Ngom : le fils du Khalife de Louga dépêché au Pavillon spécial

Une visite d’envergure a eu lieu ce mardi à l’hôpital principal de Dakar, plus précisément au pavillon spécial où est actuellement détenu Farba Ngom. Le député-maire des Agnam, figure politique influente de l’Alliance pour la République (APR) dans la région de Matam, a reçu la visite d’une délégation envoyée par le Khalife de la famille Omarienne de Louga, Thierno Bachir Tall. Ce dernier a tenu à marquer son soutien à l’élu en mandatant personnellement son fils aîné, Cheikh Oumar Tall, pour s’enquérir de l’état de santé du parlementaire.

Selon des sources proches de la délégation, cette visite revêt un caractère à la fois religieux et humain, traduisant la compassion du Khalife à l’endroit d’un homme qu’il estime et qui traverse une période difficile. Cheikh Oumar Tall a profité de cette rencontre pour transmettre les prières et bénédictions de son père, ainsi que ses vœux de prompt rétablissement au responsable politique de Matam.

Pour rappel, Farba Ngom a été placé sous mandat de dépôt le 27 février 2025 à la suite de sa seconde comparution devant le Pôle judiciaire financier (PJF). Il est poursuivi pour des faits présumés de blanchiment de capitaux et autres infractions financières. Ses avocats avaient déposé une requête en mainlevée du mandat de dépôt, ou à défaut, pour un placement en résidence surveillée, invoquant la dégradation de son état de santé.

Le 25 août dernier, après réception du rapport de contre-expertise médicale, la défense avait renouvelé sa demande, soulignant la nécessité de soins appropriés incompatibles avec la détention carcérale. Le président du Collège des juges d’instruction du Pôle judiciaire financier avait alors ordonné son transfert au pavillon spécial de l’hôpital principal de Dakar, une structure hospitalière réservée aux détenus nécessitant une prise en charge médicale spécifique.

Les révélations d’Aminata Touré sur les coulisses de l’élection du Président de l’Assemblée nationale en 2022

Les dessous de l’élection du Président de l’Assemblée nationale, organisée après les législatives de 2022, continuent de susciter de vives réactions. Dans un entretien accordé à Jeune Afrique, l’ancienne Première ministre et ex-envoyée spéciale du chef de l’État, Aminata Touré, a livré des confidences inédites sur les tractations internes ayant conduit à la désignation d’Amadou Mame Diop à la tête de l’institution parlementaire.

Selon elle, le choix de ce dernier n’était en réalité qu’une « solution de rechange ». Aminata Touré affirme que le Président Macky Sall avait, dès le départ, une préférence très marquée pour un autre candidat : « Celui que Macky Sall aurait voulu nommer comme président de l’Assemblée nationale, c’est Mansour Faye, son propre beau-frère. » À l’époque, Mansour Faye occupait le poste de ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement. Cependant, ce scénario aurait été compromis par la défaite de Mansour Faye dans sa circonscription de Saint-Louis lors des élections législatives.

Aminata Touré revient également sur les tensions internes au sein du parti présidentiel qui ont précédé son exclusion de l’Assemblée nationale. Elle révèle avoir été la seule députée à refuser de signer une procuration en faveur du député Farba Ngom, au cours de la retraite du parti organisée avant le scrutin, une procuration qui visait à s’assurer que tous les élus voteraient conformément aux consignes du chef de l’État. Ce refus aurait marqué le point de rupture avec Macky Sall.

Le matin du 12 septembre 2022, jour du vote pour la présidence de l’Assemblée, le Président Sall l’aurait personnellement appelée pour l’informer de son choix définitif en faveur d’Amadou Mame Diop. Cette décision aurait pris de court plusieurs députés de la coalition Benno Bokk Yakaar, dont certains pensaient encore que le président pourrait revoir sa position. Ce fut, selon Aminata Touré, la dernière conversation qu’elle eut avec le chef de l’État.

Après avoir boycotté le vote, elle décida de siéger parmi les non-inscrits, marquant ainsi sa rupture politique avec la majorité présidentielle. Elle affirme qu’un émissaire de Macky Sall l’a contactée le soir même pour lui proposer un poste prestigieux : celui de présidente du Haut Conseil des collectivités territoriales (HCCT), en remplacement d’Aminata Mbengue Ndiaye. Une offre qu’elle déclina, estimant qu’elle ne saurait servir de compensation à un désaccord de fond.

Quelques mois plus tard, le 26 janvier 2023, le bureau de l’Assemblée nationale prononça sa radiation, la considérant comme « démissionnaire de fait » de la coalition présidentielle. Aminata Touré réagit aussitôt sur Twitter, dénonçant une « violation de la loi » et réaffirmant sa détermination à poursuivre son combat pour la démocratie, la transparence et contre toute tentative de troisième mandat présidentiel.

Diplomatie : Le Président Bassirou Diomaye Faye reçoit cinq nouveaux ambassadeurs au Palais de la République

Le Président de la République, Son Excellence Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a présidé ce mardi matin, au Palais de la République, une importante cérémonie diplomatique marquée par la présentation des lettres de créance de cinq nouveaux ambassadeurs accrédités auprès de la République du Sénégal. Cet acte symbolique et solennel marque le début officiel de leur mission diplomatique dans le pays.

Au cours de cette cérémonie protocolaire, le Chef de l’État a successivement reçu les lettres de créance des nouveaux représentants de la Suède, de la Norvège, de la République de Finlande, de la Suisse et de la République tchèque. Ces diplomates, désormais pleinement accrédités, auront pour mission de consolider les liens de coopération et d’amitié entre leurs pays respectifs et le Sénégal.

La réception de ces ambassadeurs illustre la vitalité et la diversité des relations diplomatiques du Sénégal avec ses partenaires européens. Elle témoigne également de la place importante qu’occupe le pays sur l’échiquier international, en tant que partenaire fiable et ouvert au dialogue multilatéral.

Dans une atmosphère empreinte de cordialité, le Président Diomaye Faye a réaffirmé la volonté du Sénégal de renforcer la coopération bilatérale avec chacun de ces États, sur la base du respect mutuel, de la solidarité et d’une recherche commune de progrès et de prospérité partagée. Le Chef de l’État a également salué l’engagement de ces nations dans divers domaines tels que l’éducation, la gouvernance, l’innovation technologique, la transition énergétique et le développement durable.

3e Édition de l’Académie de Financement : “L’enjeu est le massif”, selon l’ADEPME

L’Agence de Développement et d’Encadrement des Petites et Moyennes Entreprises (ADEPME) a donné, ce mardi 11 novembre 2025, le coup d’envoi de la troisième édition de l’Académie de Financement dédiée aux Structures d’Appui et d’Encadrement (SAE). Organisée en partenariat avec la coopération allemande GIZ, cette rencontre, prévue du 11 au 13 novembre à Dakar, s’inscrit dans la dynamique d’un accès plus large et mieux structuré des PME au crédit bancaire, tout en consolidant le tissu entrepreneurial national.

Créée dans le cadre du Dispositif de Financement des PME mis en place conjointement par la GIZ et l’ADEPME, l’Académie de Financement vise à renforcer les capacités techniques et opérationnelles des structures qui accompagnent les entreprises dans la préparation de leurs dossiers de financement. Après deux premières éditions saluées pour leur impact, ayant formé plus de 400 acteurs du financement, cette troisième session cible exclusivement les SAE agréées, considérées comme les véritables chevilles ouvrières du dispositif d’accompagnement.

L’événement réunit trente structures d’appui, plusieurs établissements bancaires partenaires — dont Ecobank, UBA, Société Générale Sénégal, Banque Islamique du Sénégal et Bridge Bank — ainsi que la BCEAO, la GIZ et l’ADEPME. Durant trois jours, experts et praticiens échangeront sur les meilleures pratiques en matière de gestion des risques, de structuration de projets et d’analyse de la bancabilité des PME, dans la perspective de favoriser un accès massif et durable au financement.

Pour le Dr Soyinou Ndao, directeur de la croissance, de l’accompagnement au financement et de la restructuration à l’ADEPME, cette édition revêt une importance particulière. “Cette année, nous avons choisi de nous concentrer sur les Structures d’Appui et d’Encadrement, car ce sont elles qui préparent les dossiers et accompagnent les PME. Si nous voulons un accès massif et sécurisé au financement, il faut que les SAE comprennent parfaitement les exigences des banques et que ces dernières saisissent la valeur ajoutée du travail des SAE”, a-t-il souligné.

Selon lui, l’un des enjeux majeurs de cette édition est de lever les incompréhensions persistantes entre les SAE et les institutions financières. L’Académie permettra d’instaurer un dialogue direct avec les banques partenaires afin d’harmoniser les pratiques et d’identifier les leviers d’amélioration. “Notre objectif est d’atteindre 3 000 milliards de FCFA mobilisés au profit des entreprises, et de faire passer la part des PME dans le portefeuille des banques de 9 % à au moins 18 %”, a précisé Dr Ndao.

Pour atteindre cette ambition, l’ADEPME mise sur trois leviers stratégiques : la montée en compétence des SAE à travers la formation et les échanges directs ; la digitalisation des processus grâce au Guichet Unique de Financement (GUF), une plateforme connectant PME, banques et structures d’appui ; et enfin, la cartographie nationale des SAE pour assurer une couverture équitable sur l’ensemble du territoire.

Partenaire de longue date de l’ADEPME, la GIZ continue d’accompagner le Sénégal dans la mise en œuvre d’outils innovants favorisant l’accès des PME au financement. Sa directrice régionale, Madame Julia Kartz, a salué la tenue de cette troisième édition qu’elle considère comme un jalon important dans la consolidation du partenariat germano-sénégalais. “Nous travaillons main dans la main avec l’ADEPME depuis plusieurs années pour améliorer l’accès au financement des PME. Ensemble, nous avons développé le GUF, et nous venons d’entamer sa refonte pour le rendre plus simple, plus accessible et plus fonctionnel”, a-t-elle déclaré. Elle a également insisté sur le rôle crucial des participants : “Vous êtes les acteurs clés de l’accès au financement. Votre feedback est essentiel pour améliorer nos outils et mieux comprendre les besoins réels des entreprises.”

En réunissant acteurs publics, institutions financières et structures d’appui, l’Académie de Financement s’affirme comme un instrument central de la stratégie nationale de financement inclusif des PME. Elle incarne la volonté du Sénégal de bâtir un écosystème entrepreneurial plus solide, capable de répondre aux défis de la compétitivité et de la formalisation.

En clôturant son allocution, le Dr Soyinou Ndao a tenu à rappeler la finalité de cette initiative : “Soutenir durablement le financement structuré, sécurisé et performant des PME, c’est accompagner la transformation économique du Sénégal.”

Réorganisation majeure à la tête de la Coalition « Diomaye Président » : Aminata Touré succède à Aïda Mbodj

Le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a officialisé ce mardi 11 novembre 2025 une importante réorganisation au sein de la Coalition « Diomaye Président », marquant la fin de mission de Madame Aïda Mbodj et la nomination de Madame Aminata Touré pour conduire le processus de restructuration du mouvement.

Dans une lettre d’information datée du 11 novembre et adressée aux responsables de la coalition, le chef de l’État rappelle qu’il avait déjà informé Aïda Mbodj, le 10 septembre dernier, de la fin de sa mission à la tête de la coalition. Il lui a exprimé sa profonde gratitude pour son engagement constant et son « dévouement sans commune mesure » qui ont contribué à la victoire historique de mars 2024.

Cependant, le président Faye justifie cette décision par la situation actuelle de la coalition, qu’il juge préoccupante. Deux mois après la notification adressée à Mme Mbodj, le président observe que « la léthargie et les facteurs de division persistent malgré l’intérêt prononcé que suscite la Coalition et les nombreuses demandes d’adhésion ». Une situation qu’il estime incompatible avec la dynamique de gouvernance et la vision d’ouverture qu’il entend promouvoir.

Pour redonner un souffle nouveau à la coalition et renforcer sa cohésion, le président a ainsi décidé de confier la mission de restructuration à Aminata Touré, ancienne Première ministre et superviseur général de la campagne présidentielle de mars 2024. Cette nomination s’inscrit dans une logique de relance et d’efficacité organisationnelle.

La mission confiée à Aminata Touré s’articulera autour de deux axes majeurs : l’ouverture à de nouvelles forces politiques et sociales, et l’amélioration du fonctionnement interne pour rendre la coalition plus efficiente et mieux structurée. Dans sa lettre, le président Faye souligne son entière confiance en celle qu’il décrit comme une personnalité d’expérience et de consensus. « Je ne doute point que son expérience, son engagement et son esprit fédérateur nous seront d’un très grand apport dans la restructuration de notre organisation », écrit-il, avant d’ajouter que cette nouvelle phase devra aboutir à une coalition « plus forte, au service de la vulgarisation positive de l’action du gouvernement, sous la conduite éclairée du Premier ministre Ousmane Sonko ».

Cette réorganisation marque une étape décisive pour la Coalition « Diomaye Président », née de l’élan populaire ayant porté Diomaye Faye au pouvoir. Elle traduit la volonté du chef de l’État d’adapter l’appareil politique de sa majorité à la nouvelle phase de gouvernance, en vue de mieux articuler le soutien politique, la communication institutionnelle et la mobilisation citoyenne autour du projet présidentiel.

Concours des métiers : cinq candidats représenteront la région de Kaolack aux JOJ 2026 à Dakar

La finale régionale du concours des métiers, dénommée « Téranga Skills », s’est tenue ce week-end à Kaolack. Placée sous le signe de l’excellence, de la créativité et du savoir-faire, cette initiative met en lumière la vitalité de la formation professionnelle au Sénégal et son rôle central dans la stratégie nationale de développement.

« Chers jeunes, la formation professionnelle n’est pas une voie de repli, mais une voie d’avenir, d’honneur et de progrès », a déclaré Ndèye Fatou Thiam, directrice de l’Apprentissage au ministère de la Formation professionnelle.

Selon elle, cette compétition régionale vise à valoriser le talent, la rigueur et la passion des jeunes qui se sont affrontés dans cinq métiers essentiels, véritables piliers du développement local et leviers de l’emploi : la couture, la menuiserie métallique, la menuiserie bois, l’électricité et la transformation des produits agroalimentaires.

« Ce concours n’est pas comme les autres. C’est un véritable laboratoire de compétences où s’expriment le savoir-faire sénégalais et la créativité, tout en inscrivant notre pays dans une dynamique internationale. À travers cette compétition, nous encourageons les jeunes à innover tout en restant attachés à nos valeurs », a ajouté Mme Thiam.

Elle a également salué le travail des centres de formation professionnelle, publics comme privés, des unités de production artisanales, des chambres de métiers, ainsi que des partenaires techniques et financiers.

« Je félicite tous les candidats pour leur engagement. Il faut préciser que cinq d’entre eux représenteront fièrement la région de Kaolack lors des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) 2026 à Dakar », a-t-elle conclu.

Prenant la parole à son tour, Samba Diakhaté, inspecteur d’académie de Kaolack et représentant du gouverneur Mouhamed Moctar Watt, empêché, a souligné l’importance stratégique de la formation professionnelle.

« L’importance de la formation professionnelle et technique se mesure au poids que ce sous-secteur occupe dans le développement du capital humain, à travers la vision Sénégal 2050. L’État du Sénégal ambitionne d’orienter, d’ici 2030, 30 % des élèves issus du cycle fondamental vers les filières diversifiées de la formation professionnelle et technique », a-t-il expliqué.

M. Diakhaté a conclu en rappelant que Téranga Skills a permis de bâtir une véritable culture du travail bien fait, en révélant des talents et en offrant aux jeunes l’occasion de faire éclore leur potentiel.

Kaolack : Kilifeu offre un équipement sonore de pointe à la grande mosquée de Léona

Léona Niassène a vibré, ce jeudi, sous le signe de la générosité et de la fidélité. Landing Mbessane Seck, plus connu sous le nom de Kilifeu, a tenu parole en offrant un équipement sonore complet à la grande mosquée, répondant ainsi à la sollicitation du Khalife général, Cheikh Ahmed Tidiane Niass.

Deux semaines plus tôt, la promesse avait été faite. Aujourd’hui, elle est non seulement tenue, mais dépassée. Kilifeu n’est pas revenu les mains vides : en plus de l’amplificateur initialement demandé, il a offert une table de mixage et des micros sans fil de dernière génération. Ce don moderne permettra d’améliorer considérablement la diffusion sonore du lieu de culte et les conditions d’écoute des fidèles.

Cet acte de philanthropie n’était pas un geste isolé. Le leader politique et culturel était accompagné d’une délégation impressionnante, symbole d’un large soutien communautaire : mouvements de femmes, associations de jeunes, enseignants, transporteurs, artisans… Tous étaient présents pour témoigner leur reconnaissance et soutenir l’initiative de leur « fils du terroir ».

Très touché par cette marque de respect et de dévotion, le Khalife général Cheikh Ahmed Tidiane Niass a exprimé toute sa gratitude envers son « fils et talibé ». Il a salué en Kilifeu un ami fidèle et un homme profondément ancré dans les valeurs communautaires et religieuses. Dans une atmosphère empreinte de ferveur, le guide spirituel a élevé des prières pour le donateur, implorant les bénédictions divines sur sa personne et sur la réussite de ses projets, notamment son ambition de servir sa ville natale, Kaolack.

Cette journée restera gravée dans les mémoires comme un bel exemple de synergie entre un leader spirituel et un fils de la cité, dont la parole donnée est un engagement sacré. Elle renforce les liens sociaux et illustre comment la foi et l’action collective peuvent œuvrer de concert pour le bien-être de toute une communauté.

Dette du Sénégal : le FMI clarifie sa position après les accusations du Premier ministre Ousmane Sonko

Le Fonds Monétaire International (FMI) a confirmé, ce mardi, avoir tenu des discussions approfondies avec les autorités sénégalaises au sujet de la dette publique du pays, tout en précisant le rôle consultatif de l’institution. Cette mise au point intervient dans un contexte tendu, marqué par les récentes déclarations du Premier ministre Ousmane Sonko, qui ont provoqué une onde de choc sur les marchés financiers.

Lors d’une sortie remarquée lundi, Ousmane Sonko avait accusé le FMI d’exercer des pressions sur le Sénégal afin d’imposer une restructuration de la dette nationale. Il avait alors affirmé que son gouvernement « n’accepterait pas » une telle mesure, jugée contraire à la souveraineté économique du pays. Cette déclaration a immédiatement eu un impact sur les marchés : les obligations internationales du Sénégal ont enregistré une forte baisse, témoignant de la nervosité des investisseurs face à la situation budgétaire du pays et à la tension entre Dakar et ses partenaires financiers.

En réponse, un porte-parole du FMI, cité par l’agence Reuters, a tenu à clarifier la nature des échanges menés avec les autorités sénégalaises. « La discussion des choix de politiques auxquels le Sénégal est confronté fait partie du rôle du Fonds, qui est d’offrir une analyse et des conseils d’experts à l’examen du gouvernement », a-t-il expliqué. Selon lui, le FMI ne cherche pas à imposer une ligne de conduite, mais à accompagner le pays dans l’évaluation de ses options économiques et budgétaires.

Le représentant du Fonds a par ailleurs insisté sur le respect du principe de souveraineté nationale. « Le choix et la nature spécifique des opérations de dette, et l’opportunité de chercher à restructurer des obligations de dette, demeurent une décision souveraine », a-t-il souligné, prenant soin de dissiper toute impression d’ingérence.

La mission du FMI, qui s’est achevée la semaine dernière à Dakar, n’a pas débouché sur un accord concernant un nouveau programme de financement. Cette absence de consensus reflète les divergences persistantes autour de la gestion de la dette publique sénégalaise et des mesures d’ajustement budgétaire jugées nécessaires par l’institution de Bretton Woods.

Pour rappel, le précédent programme de 1,8 milliard de dollars avait été suspendu en 2024 après la révélation de dettes cachées, dont le montant est désormais estimé à plus de 11 milliards de dollars. Ce scandale avait ébranlé la crédibilité financière du pays et provoqué une dégradation de sa note souveraine.

Aujourd’hui, alors que le Sénégal tente de restaurer la confiance des investisseurs et de stabiliser ses finances publiques, la relation avec le FMI s’annonce décisive. Entre la volonté affichée d’affirmer son indépendance économique et la nécessité de sécuriser de nouveaux financements, le gouvernement d’Ousmane Sonko se retrouve face à un exercice d’équilibre délicat.

Affaire de viol à Thiès : six ans de réclusion pour A. G., le neveu qui abusait de sa tante sous prétexte de rituel mystique

La Chambre criminelle du Tribunal de grande instance de Thiès a rendu ce mardi son verdict dans une affaire qui a profondément choqué l’opinion locale. A. G., un homme âgé d’une trentaine d’années, était poursuivi pour viols répétés sur la femme de son oncle. Après trois ans de détention provisoire, la justice a finalement tranché : l’accusé a été reconnu coupable et condamné à six ans de réclusion criminelle.

Le délibéré faisait suite à l’audience du 28 octobre 2025, au cours de laquelle le ministère public avait requis une peine de quinze ans de prison. Le juge n’a cependant pas suivi intégralement les réquisitions du procureur de la République, estimant que les éléments du dossier justifiaient une condamnation moins lourde.

Les faits remontent à 2022. Selon le dossier d’instruction, A. G. aurait profité de la confiance que lui accordait sa tante, R. C., l’épouse de son oncle, pour l’abuser sexuellement à plusieurs reprises. La victime a raconté à la barre comment son neveu lui avait proposé de rencontrer un marabout censé l’aider à « consolider son ménage », qui traversait alors une période difficile. Dans ce cadre, il lui aurait parlé d’un prétendu « rituel mystique » impliquant des rapports sexuels avec un homme autre que son époux afin de chasser les mauvais esprits et renforcer les liens conjugaux.

C’est sous le couvert de ce stratagème, selon les déclarations de la plaignante, qu’A. G. aurait réussi à entretenir des rapports sexuels avec elle à trois reprises. Des relations qu’elle dit avoir subies sous l’emprise de la peur et de la manipulation mystico-religieuse.

Mais les agissements de l’accusé ne se seraient pas limités à cette seule victime. L’enquête a révélé qu’il aurait tenté d’utiliser le même procédé auprès d’une autre femme mariée, l’épouse d’un marabout établi à Thiès. Ce dernier, cité comme témoin à la barre, a affirmé avoir surpris A. G. « presque nu » dans sa chambre conjugale, prêt à passer à l’acte. Cette scène, décrite avec précision lors du procès, a renforcé les soupçons du tribunal sur les méthodes employées par l’accusé.

Face aux juges, A. G. a nié catégoriquement les faits, évoquant une « machination » montée contre lui. Ses dénégations n’ont cependant pas convaincu la Chambre criminelle, qui a estimé que les témoignages concordants de la victime et du marabout, ainsi que les circonstances du dossier, établissaient suffisamment sa culpabilité.

Le verdict est tombé : six années de réclusion criminelle, une peine qui reste bien en deçà des quinze ans requis par le parquet, mais qui marque la reconnaissance par la justice de la gravité des faits.

Un faux taxi Yango sème la terreur : une étudiante victime d’un acte obscène aux Mamelles

Ce qui devait être un banal trajet universitaire s’est mué en une scène d’horreur pour une jeune étudiante de 20 ans. Le 3 novembre dernier, S.S.S., résidant aux Mamelles, pensait simplement rejoindre son université via l’application Yango. Quelques minutes après sa commande, un homme se présentant comme le chauffeur désigné s’arrête devant son domicile. Rassurée par la routine du service, la jeune femme monte à bord, loin d’imaginer que le cauchemar ne faisait que commencer.

Le conducteur, identifié plus tard comme C. Seck, âgé de 49 ans, marié et père de six enfants, adopte d’abord une attitude normale. Mais en plein trajet, il commet un acte d’une obscénité inouïe. L’homme sort subitement son sexe pour uriner dans une bouteille vide, sous les yeux médusés de sa passagère, avant de lui demander de le regarder ou de le caresser. Terrifiée mais lucide, l’étudiante parvient à garder son sang-froid. Sans un mot, elle filme discrètement toute la scène jusqu’à la fin du trajet, refusant de céder à la panique.

De retour chez elle, S.S.S. découvre un autre élément inquiétant : l’historique de sa commande Yango a mystérieusement disparu de son téléphone. Consciente d’avoir affaire à un imposteur, elle décide de déposer plainte dès le lendemain auprès de la Section de Recherches (SR) de Colobane.

L’affaire est immédiatement prise au sérieux par les gendarmes. Une enquête express est ouverte. En exploitant les images des caméras de surveillance disposées dans le quartier des Mamelles, les enquêteurs repèrent rapidement le véhicule incriminé. La plaque d’immatriculation mène à une société de transport, qui confirme que le chauffeur ce jour-là n’était autre que C. Seck. L’homme est aussitôt interpellé et conduit dans les locaux de la SR pour audition.

Confronté aux preuves accablantes — la vidéo filmée par la victime, les enregistrements de vidéosurveillance et les témoignages —, C. Seck finit par avouer les faits. Devant les enquêteurs, il tente pourtant une justification aussi absurde qu’irresponsable : « J’étais possédé par un esprit », a-t-il déclaré, incapable d’expliquer autrement son comportement.

Marié et père de six enfants, le suspect a été placé en garde à vue avant d’être déféré au parquet de Dakar. Il est poursuivi pour attentat à la pudeur et harcèlement sexuel.

2029, l’année des tyrans, 2029, l’année des non-partants. Et, pardonnez-moi l’ironie, Maman, j’ai encore raté l’avion !

Camarades,
compatriotes,
jeunesse du Sénégal,

L’histoire de notre pays semble tourner en rond.
À chaque élection, ce sont les mêmes visages, les mêmes discours, les mêmes promesses, les mêmes trahisons.
Et voilà qu’à l’horizon de 2029, deux figures du passé reviennent s’affronter encore pour le trône.

Oui, 2029 s’annonce comme l’année des tyrans. 2029, l’année des non-partants.
Et, pardonnez-moi l’ironie, Maman, j’ai encore raté l’avion !
Car dans ce pays, ce ne sont pas les meilleurs qui décollent, mais souvent les plus rusés, les plus démagogues, les plus avides de pouvoir.

Le premier, Ousmane SONKO, déçu de ne pas avoir participé à l’élection de 2024, continue de pleurer son exclusion.
Un homme empêtré dans ses contradictions, qui a confondu politique et marchandage, loyauté et opportunisme, discours et diffamation.

Le second, Macky SALL, tout juste sorti du pouvoir, rêve déjà de revenir.
Malgré sa police répressive, malgré sa justice instrumentalisée, malgré sa dette colossale laissée en héritage, malgré le découragement profond d’un peuple qu’il a épuisé, il pense encore que le Sénégal lui appartient.

Mais, mes chers compatriotes, le Sénégal n’appartient à personne.
Le Sénégal appartient à son peuple !
Et ce peuple, aujourd’hui, est fatigué.

Fatigué par la vie chère, fatigué par le prix du riz, du sucre, de l’huile, de l’eau, de l’électricité.
Fatigué par les impôts, les taxes, les promesses non tenues.
Fatigué par un État absent, qui laisse les jeunes sans emploi, les étudiants sans bourse, les malades sans soin, les familles sans espoir.

Regardez autour de vous :
Les jeunes diplômés errent sans avenir.
Les jeunes filles retardent leur mariage, faute de moyens.
Les parents peinent à inscrire leurs enfants à l’école à cause du coût des fournitures.
Et pendant ce temps, nos dirigeants se disputent des sièges et des privilèges, comme si le peuple n’existait plus.

Le Sénégal saigne, et eux se battent pour la couronne.
Le peuple pleure, et eux rêvent de palais.

Mais que personne ne s’y trompe :
Le peuple sénégalais n’est pas naïf.
Il a été trahi, humilié, manipulé, mais il n’a pas perdu sa conscience.
Il ne restera pas spectateur d’un duel d’égo entre deux hommes du passé.

2029 ne doit pas être l’année des tyrans.
2029 ne doit pas être l’année des revenants.
2029 doit être l’année du réveil.
Celle du courage, de la dignité et de la rupture.

Et ce combat, c’est le combat de l’UPS.
C’est le combat de la jeunesse consciente, de la femme debout, de l’Africain fier, digne et libre.
Nous refusons que le Sénégal soit une scène de répétition politique.
Nous refusons de confier notre destin à ceux qui ont déjà échoué.

Le temps des demi-mesures est fini.
Le temps de la servitude politique est fini.
Le peuple doit reprendre la parole, reprendre le pouvoir, reprendre son avenir.

Car l’histoire retiendra une chose :
le Sénégal ne se sauvera pas par des revenants du pouvoir, mais par des bâtisseurs du futur.

Président Mr Bougar DIOUF
Union des Panafricanistes Sénégalais UPS

Convention du CCTVA : un audit de l’Arcop dévoile de graves dysfonctionnements

Selon des informations exclusives rapportées par Libération, un audit mené par l’Autorité de régulation des marchés publics (Arcop) a mis en lumière de multiples irrégularités dans la convention d’affermage du Centre de contrôle technique des véhicules automobiles (CCTVA), conclue entre l’État du Sénégal et la société Bureau Veritas. Ce rapport, d’une grande portée, remet en cause aussi bien la procédure de contractualisation que les modalités d’exécution du contrat signé pour une durée de quinze ans.

L’audit révèle tout d’abord d’importantes lacunes dans la convention elle-même. Le document contractuel ne précise ni les modalités de liquidation des redevances dues à l’État, ni les intérêts de retard applicables en cas de non-paiement. Cette absence de cadre clair crée une zone d’ombre juridique et financière qui fragilise la position de l’État. De plus, la caution de bonne exécution, fixée à 20 millions de FCFA, est jugée largement insuffisante et ne couvre pas la totalité de la période du contrat, estimée à quinze ans.

Les auditeurs pointent également un manque de transparence dans la gestion du patrimoine matériel du centre. Aucun inventaire contradictoire des équipements n’a été réalisé au moment de la signature du contrat, ce qui rend difficile l’évaluation des biens transférés au fermier. Par ailleurs, la convention ne prévoyait pas la création d’une société de projet, un dispositif pourtant courant dans les partenariats de ce type et destiné à assurer une meilleure traçabilité financière. L’absence de cette structure aurait contribué à accroître l’opacité dans la gestion des flux financiers liés à l’exploitation du centre.

Autre élément préoccupant : le rapport met en évidence une absence d’investissements initiaux significatifs de la part du fermier. Bureau Veritas aurait donc bénéficié d’un cadre d’exploitation privilégié sans contrepartie financière notable, ce qui soulève la question du partage réel de la valeur dans ce contrat d’affermage.

Sur le plan fiscal, les conclusions de l’Arcop sont tout aussi alarmantes. L’audit indique que la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) n’a ni été facturée ni reversée sur les redevances de fonctionnement et d’investissement perçues par le fermier. Cette omission aurait causé une perte estimée à 555 millions de FCFA pour le Trésor public sur la période 2012-2022. Un redressement fiscal de 350 millions de FCFA avait bien été prononcé en 2020, mais il n’a manifestement pas suffi à corriger la situation.

Enfin, l’exploitation du centre dépasse largement ses capacités techniques initiales. La surcharge d’activité, évaluée à 263 % de la capacité prévue, a entraîné une détérioration notable des équipements et une baisse de la fiabilité des contrôles techniques. Cette surutilisation des infrastructures a également des répercussions sur la circulation dans la zone de Hann, où le centre est implanté, provoquant régulièrement des embouteillages et des perturbations notables.

Marché de 71 milliards du ministère de la Santé : des fournisseurs dénoncent une entente directe entachée d’irrégularités

Le marché public de 71 milliards de francs CFA conclu entre le ministère de la Santé et la société ACD refait surface dans le débat public, ravivant la polémique autour de la transparence dans la commande publique. Selon le journal Yoor-Yoor, ce contrat, signé en partenariat avec la banque allemande KFW, suscite de vives contestations de la part d’un collectif de fournisseurs regroupant les sociétés Technologie et Services, Carrefour Médical, SODEMED SARL et Kalahari International Business. Ces derniers dénoncent un marché passé par entente directe sur la base de motifs d’urgence « fictifs », sans financement confirmé, et assorti d’une surfacturation estimée à 20 milliards de francs CFA.

Le 31 juillet 2025, le collectif a saisi l’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP) d’une lettre de dénonciation, accompagnée de l’arrêt de la Cour suprême sur leur recours contre l’État. La haute juridiction, tout en confirmant la nécessité d’un contrôle du financement invoqué, a renvoyé à l’ARCOP l’examen de la légalité du marché, notamment concernant les conditions de passation directe et les risques de monopole.

Le marché, d’un montant exact de 71 315 140 944 francs CFA, porte sur quatre lots : la fourniture d’équipements d’imagerie médicale (38,6 milliards), l’acquisition d’ambulances (6,3 milliards), la construction clé en main de l’hôpital de Bakel (20 milliards), et la création d’un centre d’imagerie et de diagnostic (6,1 milliards). Yoor-Yoor rapporte que la banque KFW, présentée comme le bailleur du projet, a officiellement démenti toute implication financière, ce qui fragilise encore davantage la justification de la procédure d’entente directe.

Pour les plaignants, l’argument d’« urgence impérieuse » invoqué par le ministère est dénué de fondement. L’article 77 du Code des marchés publics n’autorise le recours à une telle procédure que dans des cas de force majeure ou de menace immédiate pour la vie des populations. Or, rappellent-ils, le projet figurait déjà dans les plans depuis 2022 et son exécution était prévue sur 24 mois, ce qui contredit toute idée d’urgence. « Faire croire que l’urgence est réelle alors que tout a été préparé depuis deux ans est un mensonge flagrant », déclare un fournisseur cité par le journal.

Le collectif attire également l’attention sur le risque de monopole que créerait l’attribution des lots à ACD, notamment pour les équipements d’imagerie médicale et les ambulances. Selon Yoor-Yoor, l’exclusivité de la maintenance et des consommables accorderait à cette société des marges annuelles évaluées entre 10 et 12 milliards de francs CFA, soit environ 120 milliards sur dix ans. Une situation qui, selon les plaignants, exclurait les autres fournisseurs malgré leurs investissements et rendrait le système sanitaire national dépendant d’un seul opérateur.

Les conséquences d’une telle concentration, avertit le journal, seraient lourdes tant sur le plan économique que sur le plan social. En cas de défaillance du prestataire unique, les activités de diagnostic pourraient être paralysées dans plusieurs hôpitaux régionaux, au détriment des patients et du fonctionnement du système de santé.

Le collectif dénonce par ailleurs une surfacturation de 16 milliards de francs CFA par rapport au marché initial de 55 milliards proposé en 2022. Le contrôle des prix, souligne-t-il, n’aurait duré que 24 heures, un délai jugé insuffisant pour garantir la transparence et l’équité dans la procédure. Les fournisseurs demandent le respect strict du Code des marchés publics et plaident pour une concurrence loyale entre entreprises locales et internationales.

Yoor-Yoor rappelle un précédent datant de 2015, où l’ARCOP avait annulé un marché d’ambulances attribué par entente directe à la société MECOMAR, avant de le réattribuer par appel d’offres ouvert. Pour le collectif, le dossier ACD-KFW illustre une répétition de pratiques contraires à l’éthique et aux règles de la commande publique.

Tensions en perspective à l’Assemblée : Abdourahmane Diouf attendu pour une séance sous haute tension

L’atmosphère s’annonce électrique ce mardi à l’Assemblée nationale. Le ministre de l’Environnement, Abdourahmane Diouf, fraîchement rentré de Belém, au Brésil, où il a pris part au sommet des Nations Unies sur le climat (COP30), sera face aux députés pour la défense du budget 2026 de son département. Mais au-delà des questions budgétaires, c’est une véritable confrontation politique qui se prépare dans l’hémicycle.

Selon les informations rapportées par L’Observateur, plusieurs parlementaires du groupe de la majorité sont particulièrement remontés contre Abdourahmane Diouf. Certains d’entre eux n’hésitent plus à annoncer, en coulisses, leur intention d’en découdre avec le ministre. Les échanges risquent donc d’être vifs, voire houleux, lors du passage du ministre devant la commission.

D’après le quotidien, ces députés estiment que le ministre de l’Environnement, pourtant allié de la coalition Diomaye Président, se montre critique à l’égard du Premier ministre Ousmane Sonko. Ils l’accusent ouvertement de ne pas soutenir la ligne gouvernementale et de multiplier les prises de position qui fragiliseraient l’unité de la majorité.

Cette tension politique s’ajoute à un contexte déjà marqué par des frictions internes au sein de la coalition au pouvoir. Les récentes sorties publiques d’Abdourahmane Diouf, notamment sa réponse mesurée aux accusations de surfacturation formulées par Ousmane Sonko, ont été perçues par certains responsables comme un signe de distance, voire de défiance.

En conséquence, la séance d’examen du budget du ministère de l’Environnement s’annonce comme bien plus qu’un simple exercice technique. Elle risque de se transformer en véritable épreuve politique pour Abdourahmane Diouf, confronté à des élus décidés à « solder leurs comptes ».

Ce face-à-face attendu entre le ministre et une partie de la majorité pourrait, selon plusieurs observateurs, révéler au grand jour les fissures internes qui traversent la coalition présidentielle, à un moment où le gouvernement cherche à afficher unité et cohérence dans l’action.

Pikine-Technopole : le procès de la bande d’« Assane Moumeu » devant la chambre criminelle

Le calme semble enfin revenir à Pikine-Technopole, un quartier longtemps marqué par une série d’agressions violentes qui avaient semé la terreur parmi les habitants en 2021. Ce jeudi, la chambre criminelle de Pikine-Guédiawaye a examiné le dossier d’une bande armée présumée, conduite par A. Camara, alias « Assane Moumeu », tailleur de profession. Ce dernier est présenté par les enquêteurs comme le chef d’un groupe qui dépouillait des passants et des couples, souvent sous la menace de machettes.

Devant le tribunal, trois accusés ont comparu : A. Camara, Ch. Ndiaye et Kh. Mbengue. Tous trois, déjà connus des services de police, sont poursuivis pour association de malfaiteurs, vols en réunion commis la nuit avec usage d’armes, et détention illégale d’armes. Le parquet a requis à leur encontre la réclusion criminelle à perpétuité, estimant que les faits étaient d’une gravité exceptionnelle.

Les débats ont été vifs. À la barre, Ch. Ndiaye a catégoriquement nié toute implication dans les attaques. Il a affirmé avoir été arrêté par hasard et dit avoir subi des violences policières lors de son interpellation. De son côté, A. Camara a rejeté le surnom « Moumeu » que lui attribuent les enquêteurs, niant toute participation aux agressions. Quant à Kh. Mbengue, il a également contesté les faits qui lui sont reprochés.

Cependant, selon les éléments présentés à l’audience et rapportés par L’Observateur, les enquêtes de police et les témoignages des victimes décrivent un groupe bien organisé, avec un mode opératoire précis. Les membres de la bande opéraient de nuit, armés de machettes, ciblant les passants isolés et les couples. L’un des témoignages les plus marquants est celui de Fatou Nguirane, enceinte au moment des faits, qui a raconté avoir été attaquée et dépouillée sous la menace d’une arme blanche. Le couple Diallo, autre victime, a décrit une agression d’une violence extrême, ponctuée de coups de machette.

L’enquête a connu un tournant décisif après l’interpellation de Ch. Ndiaye, surpris en flagrant délit. Les policiers ont retrouvé sur lui un téléphone portable volé, ce qui a permis d’identifier et d’arrêter les autres membres présumés du groupe.

Pour le ministère public, les trois hommes constituent un danger pour la société. Le procureur a insisté sur la nature organisée, violente et répétée des attaques, qualifiant les prévenus « d’extrêmement dangereux ». Il a ainsi requis la réclusion criminelle à perpétuité, estimant que les faits ne laissaient place à aucune circonstance atténuante.

La défense, pour sa part, a plaidé l’innocence de ses clients, dénonçant un dossier monté sans preuves matérielles solides et entaché de violations des droits de la défense. Les avocats ont demandé l’acquittement pur et simple des accusés, invoquant notamment les conditions d’arrestation et les violences subies lors des interrogatoires.

Après plusieurs heures d’audience, marquées par des échanges tendus entre les différentes parties, le tribunal a décidé de mettre l’affaire en délibéré. Le verdict est attendu pour le 2 décembre prochain.

Affaire de la surfacturation : entre accusations politiques et réalités administratives

La scène politique sénégalaise est en ébullition depuis le samedi 8 novembre. En plein affrontement verbal, le Premier ministre Ousmane Sonko a lancé une accusation explosive contre Abdourahmane Diouf, ancien ministre de l’Enseignement supérieur et actuel ministre de l’Environnement. Selon le chef du gouvernement, ce dernier aurait été éclaboussé par une affaire de surfacturation dans les marchés universitaires, ce qui aurait motivé sa mutation ministérielle.

Mais derrière ce coup de tonnerre politique, L’Observateur révèle une réalité bien plus nuancée. Une enquête fouillée du quotidien montre que les faits évoqués par le Premier ministre relèvent davantage d’un enchevêtrement de malentendus techniques, d’enjeux financiers et de rivalités politiques, que d’un véritable scandale financier avéré.

Une accusation à haute tension

Lors d’une récente sortie publique, Ousmane Sonko a affirmé que des pressions auraient été exercées sur Abdourahmane Diouf pour qu’il valide des marchés publics liés à la construction et à la réhabilitation d’infrastructures universitaires. Selon lui, la résistance du ministre à ces pressions aurait précipité son départ du ministère de l’Enseignement supérieur.

Ces déclarations ont immédiatement enflammé le débat public. D’autant que, quelques jours plus tôt, Abdourahmane Diouf s’était exprimé sur les ondes de RSI pour appeler au retour à un débat politique apaisé. L’ancien ministre, connu pour son ton mesuré et son attachement au dialogue, n’avait certainement pas anticipé un tel déferlement. Désormais, le débat a pris des airs de règlement de comptes à ciel ouvert entre deux figures majeures du régime.

Un projet colossal de 45 milliards FCFA

Au cœur de la polémique se trouve un projet d’envergure nationale d’un montant global de 45,3 milliards de francs CFA, destiné à moderniser les universités publiques du Sénégal. Le programme vise la construction et la réhabilitation de 143 bâtiments universitaires répartis entre Dakar, Saint-Louis, Thiès, Bambey, Ziguinchor, Diamniadio et l’Université virtuelle du Sénégal.

Ce chantier, voulu par le président Bassirou Diomaye Faye et piloté par la Primature, ambitionne de répondre à un problème récurrent : le manque criant d’infrastructures universitaires, souvent à l’origine de grèves et de tensions sociales dans le secteur de l’enseignement supérieur.

La DMCEES, cheville ouvrière du projet

Selon les informations de L’Observateur, la Direction de la Maintenance, des Constructions et des Équipements de l’Enseignement supérieur (DMCEES) a conduit la procédure administrative du projet, sous la supervision stricte de la Direction centrale des marchés publics (DCMP).

Tous les documents — procès-verbaux d’attribution, rapports d’évaluation, notes de validation — ont été signés conformément aux règles, sans intervention directe du ministre. Le rôle d’Abdourahmane Diouf, explique le journal, se limitait à suivre l’évolution du dossier et à parapher les contrats une fois la procédure finalisée. Autrement dit, il ne participait ni à la sélection des entreprises, ni à la fixation des coûts.

Une Primature de plus en plus interventionniste

Depuis l’installation du nouveau gouvernement, la Primature exerce un contrôle accru sur les grands projets publics. Ousmane Sonko a mis sur pied une équipe technique chargée de réévaluer les marchés hérités de l’ancien régime afin de prévenir toute dérive budgétaire.

C’est dans ce cadre que plusieurs entreprises attributaires — notamment Mega Plus, La Falaise, Sarre Technobat et CG2I — ont été convoquées à la Primature pour examiner l’ajout de prestations nouvelles non prévues initialement. Ce sont ces ajustements, selon les sources proches du dossier, qui auraient alimenté les soupçons de surfacturation évoqués par le Premier ministre.

Une affaire plus politique que financière ?

Cependant, les faits recueillis par L’Observateur tendent à démontrer que le projet n’a pas encore franchi le stade contractuel. Aucun document n’a été signé ni par le ministère, ni par les sociétés concernées. Le montant global de 45 milliards FCFA, arrêté depuis novembre 2024, est resté inchangé malgré plusieurs mois d’examen à la Primature.

Le financement, inscrit au budget après présentation à l’Assemblée nationale par l’ancien ministre des Finances Daouda Ngom, a été adopté dans la loi de finances, sans modification. D’où les interrogations du quotidien : « Comment un marché non encore signé peut-il être surfacturé ? Et sur quelle base une enquête peut-elle être ouverte sans engagement financier effectif ? »

Ces questions mettent en lumière le flou qui entoure cette affaire. Entre zèle administratif, contrôle politique et rivalités internes au pouvoir, la polémique semble révéler une bataille d’influence plus qu’un véritable scandale financier.

Abdourahmane Diouf répond avec sérénité aux accusations d’Ousmane Sonko

Le ministre de l’Environnement, du Développement durable et de la Transition écologique, Abdourahmane Diouf, a réagi pour la première fois aux accusations portées contre lui par le Premier ministre Ousmane Sonko. Lors du « Téra-Meeting », tenu samedi 8 novembre sur l’esplanade du stade Léopold Sédar Senghor, le chef du gouvernement avait ouvertement pointé du doigt certains membres de la majorité, les accusant de manquer de loyauté et de probité. Parmi eux, il avait nommément cité Abdourahmane Diouf, qu’il a accusé de surfacturation lorsqu’il dirigeait le ministère de l’Enseignement supérieur.

« Les faux alliés seront écartés du gouvernement », avait averti Ousmane Sonko, dans un ton de mise en garde adressé à certains partenaires politiques du régime. Ces déclarations avaient immédiatement suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux et dans les cercles politiques, certains y voyant le signe d’un début de tension au sein de la coalition au pouvoir.

Jusqu’ici resté silencieux, Abdourahmane Diouf a choisi de répondre avec calme et subtilité. De retour de Belem, au Brésil, où il participait à une rencontre internationale sur le climat, le ministre a publié une vidéo sur ses réseaux sociaux, accompagnée d’un message rappelant ses débuts en politique. Dans ce court extrait, il confie les conseils que lui avait donnés son père avant son entrée dans l’arène politique : « Mon fils, fais de la politique si tu veux, mais garde toujours ta dignité et ton honneur. Ne mens pas, ne vole pas, et ne trahis jamais ta conscience. »

Ce message, empreint d’émotion et de sagesse, a été largement interprété comme une réponse mesurée aux propos du Premier ministre. Sans jamais citer Ousmane Sonko, Abdourahmane Diouf semble avoir choisi la voie de la retenue et de la hauteur, privilégiant la morale et les principes à la polémique frontale.

Cette posture, saluée par plusieurs observateurs, illustre la volonté du ministre de ne pas alimenter la tension politique déjà perceptible au sein de la majorité présidentielle. En optant pour une réponse symbolique plutôt que polémique, Abdourahmane Diouf affiche son attachement à une certaine éthique de l’action publique, tout en laissant entendre qu’il n’a rien à se reprocher.

Trois ingénieurs sénégalais primés par le Président Diomaye Faye pour leurs innovations au service de La Défense

Trois ingénieurs sénégalais ont été mis à l’honneur ce lundi, lors de la célébration de la Journée des Forces armées 2025, placée sous le thème « Les Forces armées partenaires des Jeux olympiques de la jeunesse, Dakar 2026 ». Il s’agit d’Aliou Diop, El Hadji Ndiaye et Mouhamadou Gueye, lauréats du Prix spécial du Président de la République pour l’innovation technologique et industrielle. Cette distinction, remise en marge de la cérémonie officielle présidée par le chef de l’État Bassirou Diomaye Faye, consacre leurs travaux remarquables dans les domaines de la robotique, de l’intelligence artificielle et de la conception de drones.

Les trois ingénieurs se sont illustrés par la mise au point de solutions technologiques à fort potentiel pour la modernisation des Forces armées sénégalaises. Leurs projets portent notamment sur le développement de robots autonomes capables d’évoluer dans des environnements complexes, l’optimisation des systèmes de reconnaissance basés sur l’intelligence artificielle, ainsi que la conception de drones à usage militaire et logistique. Ces innovations visent à renforcer les capacités opérationnelles des armées nationales, en intégrant des technologies de pointe adaptées au contexte local.

Au-delà de la performance technique, cette distinction symbolise la reconnaissance du rôle croissant de la recherche et de l’ingénierie sénégalaise dans la défense nationale. En honorant ces jeunes talents, le Président de la République a salué leur contribution à l’autonomisation technologique du pays et à la promotion d’une industrie nationale de défense plus compétitive.

Le parcours d’Aliou Diop, d’El Hadji Ndiaye et de Mouhamadou Gueye illustre la vitalité d’une nouvelle génération d’ingénieurs sénégalais, portés par l’ambition de mettre la science et la technologie au service de la souveraineté nationale. Leur réussite constitue un signal fort pour la jeunesse et un encouragement à poursuivre la voie de l’innovation locale, dans un contexte où le Sénégal cherche à renforcer son indépendance technologique et stratégique.

Liberté provisoire suspendue : Badara Gadiaga devra encore patienter

Le chroniqueur Badara Gadiaga devra encore passer quelques jours derrière les barreaux. Alors que le doyen des juges du tribunal de Dakar avait ordonné, il y a quelques jours, sa mise en liberté provisoire assortie du port d’un bracelet électronique, le parquet a décidé de faire appel de cette décision. Une démarche qui suspend automatiquement l’exécution de l’ordonnance jusqu’à l’examen de la requête par la chambre d’accusation.

Poursuivi pour des propos jugés contraires aux bonnes mœurs, Badara Gadiaga est détenu depuis le 14 juillet 2025 à la suite d’une vive polémique née sur le plateau de l’émission « Jakaarlo ». Ce soir-là, un débat houleux autour de l’affaire Adji Sarr avait opposé le chroniqueur à l’ancien député Amadou Bâ, aujourd’hui ministre de la Culture. Les échanges, particulièrement tendus, avaient provoqué une onde de choc sur les réseaux sociaux, conduisant finalement à son interpellation.

Depuis son incarcération, plusieurs voix se sont élevées pour réclamer sa libération, dénonçant un « acharnement » contre un journaliste connu pour ses prises de position tranchées. Ses avocats, pour leur part, continuent de plaider en faveur d’un respect strict des droits de la défense et se disent confiants quant à l’issue de la procédure d’appel.

Découverte macabre sur la plage de Kayar : un corps sans vie retrouvé dans un état de décomposition avancée

Une scène d’horreur a bouleversé les habitants de Kayar, hier dimanche en fin de journée. Un corps sans vie a été découvert sur la plage, gisant sur le rivage, selon des sources concordantes. Alertée vers 18 heures, la brigade territoriale de la localité s’est immédiatement rendue sur les lieux pour effectuer les premiers constats.

D’après les informations recueillies par Seneweb, il s’agirait d’un homme âgé d’une trentaine d’années. La victime était vêtue d’un simple tee-shirt, mais son identification s’avère extrêmement difficile. Le corps, en effet, se trouvait dans un état de putréfaction avancée, rendant impossible toute reconnaissance visuelle.

Face à cette situation, les gendarmes ont informé sans délai le procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Thiès. Après avoir été saisi du dossier, le chef du parquet a ordonné l’inhumation immédiate du corps sur place, compte tenu de son état de décomposition très avancé, qui ne permettait pas son transfert vers une structure sanitaire.

Pour l’heure, les circonstances exactes de ce décès demeurent entourées de mystère. Aucune hypothèse n’est écartée, et une enquête a été ouverte afin de tenter d’identifier la victime et de déterminer les causes réelles de sa mort.

Amadou Mame Diop charge Ousmane Sonko : « Un homme constamment en contradiction avec lui-même »

L’ancien président de l’Assemblée nationale, Amadou Mame Diop, est monté au créneau ce lundi pour répondre aux dernières déclarations du leader du parti Pastef – Les Patriotes, Ousmane Sonko. Lors d’un point de presse tenu au siège de l’Alliance pour la République (APR), il a livré une réplique ferme et sans détour à l’endroit du Premier ministre.

Selon Amadou Mame Diop, Ousmane Sonko est un homme « qui est tout le temps en contradiction avec lui-même ». Pour le responsable apériste, le discours du chef du gouvernement, souvent empreint de populisme et d’attaques contre ses adversaires, ne repose sur aucune cohérence politique. « Il dit une chose aujourd’hui et son contraire le lendemain. C’est cette instabilité de position qui fait qu’il perd en crédibilité, même auprès de certains de ses partisans », a-t-il martelé.

L’ancien président de l’Assemblée nationale a également dénoncé ce qu’il considère comme une stratégie de diversion du Premier ministre. « Chaque fois qu’il est acculé sur la gestion du pays, il essaie de déplacer le débat en s’attaquant à l’ancien régime. Cela ne peut plus tromper personne », a-t-il soutenu, estimant que « les Sénégalais attendent aujourd’hui des résultats, pas des discours ».

Amadou Mame Diop a, par ailleurs, défendu le bilan de Macky Sall et de l’APR, rappelant que « les grandes réalisations du Sénégal, qu’il s’agisse des infrastructures, de l’énergie ou de l’éducation, sont le fruit d’un travail de longue haleine entamé bien avant l’arrivée de Sonko au pouvoir ». Il a invité le Premier ministre à « sortir de la logique de la confrontation permanente » et à « se concentrer sur les défis réels du pays ».

Cette sortie d’Amadou Mame Diop intervient dans un contexte marqué par une série de prises de parole du chef du gouvernement, souvent critiques à l’égard de l’ancien régime. Elle illustre la persistance d’un climat politique tendu entre le camp présidentiel actuel et les figures de l’ancienne majorité.

En conclusion, le responsable apériste a appelé à « un débat politique responsable », tout en avertissant que « l’APR ne laissera plus passer les attaques gratuites contre ses dirigeants ». Ses propos laissent présager une intensification de la confrontation politique à l’approche des grands rendez-vous électoraux à venir.

Le #Terra_Mensonges: la jeunesse Pastefienne trahie !

L’attente fut longue.
L’espérance immense.
Les préparatifs, éprouvants, avaient exigé des sacrifices hors du commun : nuits sans sommeil, dépenses improvisées, déplacements incessants, efforts répétés.
Tout cela pour un seul jour un après-midi d’unité, de fierté, d’espoir partagé.

Cette jeunesse, qui a cru pendant quatorze ans à un idéal de changement, s’est levée, encore une fois, pour accueillir celui qu’elle pensait être le symbole de son combat.
Elle est venue avec son énergie, sa foi, sa soif de justice et de dignité.

Hommes et femmes, jeunes diplômés, chômeurs, artisans, étudiants, tous espéraient entendre enfin un message d’espérance, un mot sur leurs souffrances, une vision sur leur avenir.

Car cette jeunesse, aujourd’hui, est à l’âge de bâtir.
Mais comment bâtir sans ressources ?
Comment fonder un foyer sans emploi ?
Comment planifier une vie quand l’État ne garantit ni formation, ni financement, ni perspective ?

Des milliers de jeunes se battent pour un premier emploi, sans succès.
D’autres, titulaires du baccalauréat, ne peuvent se former faute de moyens.

Des porteurs de projets, pleins d’idées, frappent aux portes closes de la DER, du FONGIP ou du FONSIS.
Tous attendaient, avec dignité, qu’on leur parle non pas avec mépris, mais avec considération.

Mais le Terra Meeting fut tout le contraire.
Ce qui devait être un moment d’unité et de vérité s’est transformé en un théâtre de désillusion.

Pendant près de trois heures, le Premier ministre Ousmane SONKO a préféré s’enfermer dans un monologue de colère et de confusion.
Au lieu de parler de jeunesse, d’emploi, de formation, de solidarité, il a distribué les attaques :
contre la justice,
contre les magistrats,
contre le président de la République, Bassirou Diomaye Faye,
contre ses opposants,
contre ses alliés,
contre la presse contre tout le monde,
sauf contre la misère.

Aucune idée forte.
Aucun projet concret.
Aucune parole de réconfort pour ceux qui attendent encore que la politique serve enfin le peuple.

Et le plus grave fut cette légèreté de langage lorsqu’il affirma avoir reçu un rapport de l’Inspection générale d’État (IGE), qu’il aurait transmis au président de la République une déclaration absurde, puisque cette institution relève précisément du chef de l’État.
Preuve d’amateurisme, confusion du pouvoir, effacement du sérieux.

Au fond, ce Terra Meeting n’aura été qu’un terrain de trahison.
La trahison d’une jeunesse qu’on a épuisée, manipulée, abandonnée.

Une jeunesse qui, après tant d’efforts, est rentrée chez elle avec les mêmes fardeaux : chômage, pauvreté, délestages, manque d’eau, cherté de la vie, désespoir.
Rien n’a changé.
Rien n’a été dit.
Rien n’a été fait.

Le Terra Meeting n’aura donc été qu’un terrain vide, un terrain de mensonges, un terrain de merde, pour reprendre les mots du peuple parce que ce peuple-là en a assez des illusions et des faux prophètes.

Mais de cette déception naîtra une lucidité.
Car la jeunesse sénégalaise n’est pas dupe : elle saura désormais distinguer les vendeurs de rêves des bâtisseurs de destin.

Et cette jeunesse trouvera, en l’Union des Panafricanistes Sénégalais (UPS), une voix claire, courageuse et sincère celle qui croit au travail, à la responsabilité, à la justice sociale et à la dignité nationale.

Président Mr Bougar DIOUF
Union des Panafricanistes Sénégalais UPS

« La détention préventive ne doit pas devenir une peine déguisée » : Babacar Ba plaide pour la liberté provisoire de Badara Gadiaga

Le débat autour de la détention préventive de Badara Gadiaga continue de prendre de l’ampleur. Plusieurs voix s’élèvent pour dénoncer ce qu’elles considèrent comme une privation de liberté injustifiée. Parmi elles, celle de Babacar Ba, président du Forum du Justiciable, qui appelle à la mise en liberté provisoire du chroniqueur, estimant que toutes les conditions sont réunies pour garantir sa représentation en justice.

Selon Babacar Ba, le procureur de la République ne devrait pas s’opposer à cette demande de liberté provisoire, dès lors que Badara Gadiaga ne présente aucun risque de fuite, ni de trouble à l’ordre public, ni d’entrave à l’enquête. « La détention préventive ne doit pas être utilisée comme une peine déguisée », affirme-t-il, rappelant que ce mécanisme n’a pas vocation à punir une personne avant qu’elle ne soit jugée, mais uniquement à éviter des conséquences susceptibles de compromettre le bon déroulement de la procédure.

Cette prise de position met en lumière un enjeu plus large : la réforme du système judiciaire, notamment en ce qui concerne le contrôle de la détention provisoire. Babacar Ba plaide pour l’instauration d’un juge de la détention et des libertés, une autorité judiciaire indépendante qui serait chargée d’apprécier, en toute objectivité, la nécessité du maintien ou non en détention d’un prévenu. Une telle réforme, selon lui, permettrait de garantir un équilibre juste entre les impératifs de l’enquête et le respect des droits fondamentaux des citoyens.

La présomption d’innocence, rappelle-t-il, est un principe constitutionnel. Priver un individu de sa liberté sans condamnation définitive est une mesure grave, qui ne doit être motivée que par des raisons strictement légales et proportionnées. En l’absence de telles raisons, poursuit Babacar Ba, le maintien en détention de Badara Gadiaga devient difficilement défendable.

L’affaire relance ainsi le débat, récurrent au Sénégal, sur l’usage trop fréquent et parfois abusif de la détention préventive. Un débat qui, au-delà du cas Gadiaga, interroge la manière dont la justice équilibre rigueur judiciaire et respect des libertés individuelles.

Pape Malick Ndour placé sous surveillance électronique après sa libération provisoire

Libéré vendredi dernier à la suite d’une ordonnance de mise en liberté provisoire assortie du port d’un bracelet électronique, l’ancien coordonnateur du Programme des domaines agricoles communautaires (Prodac), Pape Malick Ndour, a fait sa première comparution post-libération ce lundi au pool judiciaire financier.

Devant le président du collège des juges d’instruction, la pose effective du dispositif de surveillance électronique a été effectuée, conformément à la décision judiciaire rendue en fin de semaine dernière. Cette mesure marque une nouvelle étape dans le cadre de la procédure judiciaire visant l’ancien responsable du Prodac, poursuivi pour des faits d’une particulière gravité.

Pape Malick Ndour est en effet inculpé pour association de malfaiteurs, escroquerie sur des deniers publics et blanchiment de capitaux. Des accusations liées à la gestion du Prodac, un programme public censé favoriser l’emploi des jeunes à travers le développement de domaines agricoles dans différentes régions du Sénégal.

Selon les informations disponibles, le procureur de la République financier avait, dans son réquisitoire introductif, requis le placement sous mandat de dépôt de l’ex-coordonnateur. Cependant, le juge d’instruction a finalement opté pour une libération sous contrôle électronique, estimant que cette mesure suffisait à garantir sa disponibilité pour les besoins de l’enquête, tout en respectant la présomption d’innocence.

La décision de libération provisoire a suscité diverses réactions dans les milieux judiciaires et politiques, certains y voyant un signe d’apaisement dans le traitement des dossiers financiers en cours, tandis que d’autres estiment qu’il s’agit simplement d’une mesure procédurale classique dans le cadre d’un dossier toujours en instruction.

Grève totale à l’IPRES : le personnel dénonce le non-respect des engagements de la direction

Le personnel de l’Institut de Prévoyance Retraite du Sénégal (IPRES) a annoncé une grève totale qui s’étendra du mardi 11 au vendredi 14 novembre 2025. Cette décision, rendue publique à travers un communiqué, intervient dans un contexte de tension persistante entre les travailleurs et la direction générale de l’institution.

Selon le document diffusé, ce mouvement d’humeur est motivé par le non-respect des engagements pris par la direction, ainsi que par la persistence de dysfonctionnements internes qui entravent, selon les travailleurs, le bon fonctionnement de l’IPRES. Les agents dénoncent également l’absence de réponses satisfaisantes aux revendications qu’ils jugent légitimes et qu’ils ont, à plusieurs reprises, soumises à la hiérarchie sans suite concrète.

Les travailleurs affirment que cette situation a atteint un point critique, les poussant à recourir à la grève comme ultime moyen de pression. Durant cette période de quatre jours, ils annoncent que toutes les activités de l’IPRES seront suspendues sur l’ensemble du territoire national, affectant potentiellement les services destinés aux retraités et aux assurés sociaux.

Le personnel appelle ainsi les usagers, les retraités et l’opinion publique à comprendre le bien-fondé de leur démarche, qu’ils présentent comme une lutte pour le respect des droits du personnel et pour une meilleure gouvernance au sein de l’institution. De son côté, la direction de l’IPRES n’a pas encore officiellement réagi à cette annonce, mais cette grève risque de paralyser des services essentiels pour des milliers de bénéficiaires à travers le pays.

Célébration de la Journée des Forces armées : le président Diomaye Faye salue l’engagement et l’innovation au sein de l’armée sénégalaise

La Journée des Forces armées a été célébrée ce lundi 10 novembre 2025 sous le thème : « Les Forces armées partenaires des Jeux olympiques de la jeunesse, Dakar 2026 ». Cette édition, riche en symboles, a été présidée par le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, en présence du Premier ministre Ousmane Sonko, du ministre des Forces armées, Mame Birame Diop, et du Chef d’état-major général des armées (CEMGA), le général Mbaye Cissé.

La cérémonie, marquée par la solennité et la ferveur patriotique, a débuté par la traditionnelle revue des troupes par le président de la République. Elle a ensuite été ponctuée par deux moments forts : le baptême de la 57e promotion de l’École militaire de santé (EMS), baptisée médecin-colonel Malick Bodian, et celui de la 44e promotion de l’École nationale des officiers d’active (ENOA), désormais dénommée feu sous-lieutenant Amadou Diallo. Ces baptêmes symbolisent la transmission des valeurs de bravoure, de discipline et de dévouement qui caractérisent les Forces armées sénégalaises.

Dans son allocution, le président Bassirou Diomaye Faye a tenu à rendre un hommage appuyé à l’ensemble des militaires pour leur engagement constant au service de la nation. « C’est toujours avec fierté et plaisir que je préside cette journée dédiée à nos Forces armées, qui représentent la colonne vertébrale de notre souveraineté et le cœur battant de notre unité nationale. Symbiose de nos spécificités locales et de nos diversités, elles sont républicaines dans l’esprit, disciplinées dans l’action, et inébranlables dans leur fidélité à la Nation », a-t-il déclaré sous les applaudissements de l’assistance.

Le chef de l’État a également profité de l’occasion pour saluer les avancées notables dans le domaine de la recherche et de l’innovation au sein des armées. Dans cette optique, il a remis les prix de l’innovation technologique et industrielle à vocation militaire et paramilitaire 2025, une distinction qui vise à encourager la créativité et l’ingéniosité des acteurs du secteur. Le troisième prix est revenu à Mouhamadou Guèye, concepteur de drones, tandis que le deuxième a été décerné au commandant El Hadji Ndiaye, ingénieur en génie électrique. Le premier prix a été attribué à Alioune Diop, ingénieur en robotique, systèmes d’armement et intelligence artificielle, pour son projet RISCA (Robot d’Interception de Soutien au Combat et d’Autodéfense).

Ce robot innovant est capable d’assurer des missions de déminage, d’appui au combat et peut même être adapté à des usages civils, notamment dans le domaine agricole. Une invention saluée par le président Diomaye Faye comme « un symbole du génie sénégalais au service de la défense et du développement ».

Cette célébration a, une fois de plus, permis de mettre en lumière le rôle déterminant des Forces armées dans la consolidation de la paix, la protection du territoire et la contribution au développement socio-économique du pays. À quelques mois des Jeux olympiques de la jeunesse de Dakar 2026, le thème choisi vient rappeler l’importance du partenariat entre l’armée et les autres institutions nationales dans la réussite de cet événement d’envergure mondiale.

À travers cette journée, le Sénégal a réaffirmé sa fierté envers ses soldats et son attachement à une armée républicaine, moderne et résolument tournée vers l’avenir.

SYNTES/Justice : Les travailleurs de l’Éducation spécialisée montent au créneau pour réclamer de meilleures conditions

Le Syndicat National des Travailleurs en Éducation Spécialisée de la Justice (SYNTES/Justice) a tenu, ce lundi, un sit-in devant la direction générale du ministère de la Justice. Objectif : dénoncer la marginalisation dont seraient victimes les agents de ce secteur et exiger une amélioration de leurs conditions de travail.

Face à la presse, le secrétaire général du syndicat, Baba Lyssa Ndiaye, a exprimé le profond malaise qui secoue les travailleurs en éducation spécialisée. Selon lui, ces derniers sont « laissés pour compte » dans la répartition des avantages et la reconnaissance professionnelle au sein du ministère. « Pendant longtemps, nous avons été marginalisés quand il s’agit d’accorder des avantages. Nous sommes toujours laissés en rade », a-t-il déclaré, visiblement amer.

Le syndicat pointe du doigt les conditions de travail particulièrement difficiles dans les structures d’accueil et d’encadrement. M. Ndiaye cite notamment le service d’Action Éducative en Milieu Ouvert (AMO), qui, malgré l’importance de son rôle sur le terrain, ne dispose d’aucun moyen logistique adéquat. « Le service AMO fait 90 % de son travail sur le terrain, mais ne dispose même pas de moyens de transport. Les agents sont obligés de se déplacer avec des motos Jakarta, au péril de leur sécurité », a-t-il dénoncé.

Le SYNTES/Justice réclame également un réajustement statutaire et une revalorisation de la formation. « Il faut un reclassement des éducateurs à la hiérarchie A2 et le relèvement du niveau de formation à la CFJ au niveau Licence », a souligné le secrétaire général, qui déplore que les éducateurs soient encore recrutés au niveau baccalauréat. Une situation jugée injuste au regard des responsabilités et des compétences exigées dans l’exercice de leur fonction.

Autre point de revendication majeur : l’indemnité de sujétion. Pour Baba Lyssa Ndiaye, il est incompréhensible que les éducateurs spécialisés ne bénéficient d’aucune compensation financière pour les charges supplémentaires liées à leurs responsabilités. « Dans l’administration, lorsqu’on occupe un poste de responsabilité, il y a une indemnité associée. Chez nous, c’est le contraire : on avance en grade, mais nos salaires diminuent », s’est-il indigné.

Le syndicat dénonce également le décret 792/2024, qu’il juge « suspect » et discriminatoire. Ce texte stipule que les postes de directeur général ou de directeur adjoint doivent être occupés par des magistrats hors hiérarchie. Une disposition que le SYNTES/Justice estime injustifiée. « Nous avons des cadres de la hiérarchie A1 qui ont les compétences nécessaires pour diriger ces services », soutient M. Ndiaye. Il s’interroge par ailleurs sur la cohérence d’un tel décret dans un contexte où les politiques publiques insistent sur la « déjudiciarisation » de la protection de l’enfance. « Ce décret risque de dévoyer notre profession, car il renforce le poids du judiciaire au détriment des volets éducatif et social », a-t-il averti.

Enfin, le syndicat attire l’attention sur l’état préoccupant de certaines structures d’accueil relevant du ministère, dont plusieurs bâtiments seraient dans un état de délabrement avancé. Ces conditions matérielles dégradées, combinées au manque de reconnaissance institutionnelle, nourrissent un sentiment de frustration croissant chez les travailleurs.

Journée des Forces armées 2025 : le président Bassirou Diomaye Faye rend un vibrant hommage au Général Mbaye Cissé

La célébration de la Journée des Forces armées 2025 a été marquée par un moment d’émotion et de reconnaissance nationale. En effet, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a profité de cette cérémonie solennelle pour rendre un hommage appuyé au Chef d’état-major général des Armées (CEMGA), le Général d’armée Mbaye Cissé, qui présidait pour la dernière fois cet événement en cette qualité.

Devant un parterre d’autorités civiles et militaires réunies pour l’occasion, le chef de l’État a tenu à saluer le travail remarquable accompli par le haut commandement militaire sous la direction du Général Cissé. Dans son discours empreint de respect et d’émotion, le président Faye a déclaré :

« Je tiens à féliciter le ministre des Forces armées pour la parfaite organisation de cette cérémonie qui revêt un caractère particulier, puisqu’elle est la dernière pour le général d’armée Mbaye Cissé, en tant que Chef d’état-major général des Armées. Mon général, je salue votre parcours professionnel exemplaire, votre sens du devoir et votre loyauté envers la Nation. »

Le président de la République a également mis en exergue la rigueur, la discipline et la constance qui ont marqué le commandement du Général Mbaye Cissé. Sous son leadership, les Forces armées sénégalaises ont su maintenir leur cohésion, renforcer leurs capacités opérationnelles et poursuivre leur modernisation dans un contexte régional marqué par des défis sécuritaires majeurs.

« Sous votre direction, les Armées ont poursuivi leur adaptation dans la rigueur. Trouvez ici l’expression de la reconnaissance de la République et de la gratitude du peuple sénégalais », a ajouté le président Bassirou Diomaye Faye, visiblement ému.

Cette cérémonie, au-delà de son aspect symbolique, a permis de réaffirmer l’attachement du Sénégal à ses valeurs républicaines, à la discipline militaire et à la fidélité à la Nation. En saluant le parcours du Général Mbaye Cissé, le chef de l’État a également rendu hommage à l’ensemble des hommes et des femmes qui servent sous les drapeaux, au prix parfois du sacrifice suprême.

Doudou Ka répond aux accusations de « dette cachée » d’Ousmane Sonko

L’ancien ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, Doudou Ka, a réagi avec fermeté aux récentes accusations formulées par le Premier ministre Ousmane Sonko concernant l’existence d’une prétendue « dette cachée ». Ces déclarations avaient été faites lors du Téra-Meeting du PASTEF ce week-end, et avaient suscité un vif émoi dans le débat public sur la gestion des finances publiques.

Selon Doudou Ka, la dette publique du Sénégal ne peut en aucun cas être dissimulée. Dans une mise au point circonstanciée, il a dénoncé ce qu’il considère comme une interprétation erronée des chiffres officiels de l’endettement national. L’ancien ministre a précisé que les nouvelles autorités ont introduit, de manière « souveraine et unilatérale », des éléments qui n’étaient pas auparavant pris en compte dans le calcul de la dette publique. Il cite notamment les opérations de trésorerie réalisées avec les banques locales ainsi que les dettes contingentes des sociétés nationales autonomes.

Pour Doudou Ka, cette réévaluation des comptes ne doit pas être assimilée à une dette dissimulée. Il insiste sur la nécessité de distinguer clairement entre la dette réelle contractée par l’État et les ajustements méthodologiques récemment introduits. L’ancien ministre réfute toute responsabilité de l’ancien régime dans cette nouvelle approche comptable, soulignant que l’évolution de la méthodologie ne peut être imputée aux administrations précédentes.

Cette réaction s’inscrit dans un contexte de tensions accrues entre le gouvernement et l’opposition sur la question de la transparence financière et de la gestion de la dette publique. Lors de son meeting, Ousmane Sonko avait en effet soutenu l’existence d’une « dette cachée » et appelé à des mesures judiciaires contre ceux qui, selon lui, « nient son existence », accentuant ainsi la polarisation du débat politique.

« Attaque armée à l’UIDT : les étudiants dénoncent de graves failles de sécurité et exigent des mesures immédiates »

L’Université Iba Der Thiam de Thiès (UIDT) a été le théâtre d’une attaque armée d’une gravité exceptionnelle dans la nuit du 7 au 8 novembre 2025. Selon les informations relayées par la Conférence des Amicales d’Étudiants (CAE), des individus lourdement armés de fusils et de machettes ont pris d’assaut le campus, semant la panique parmi les résidents et provoquant des scènes de violence et de désordre.

Durant cette attaque, un boutiquier a été agressé à coups de machette, tandis qu’un multiservice du campus a été cambriolé et dépouillé d’une somme importante d’argent. Les assaillants ont également ouvert le feu avant de prendre la fuite, laissant derrière eux un sentiment de terreur et d’insécurité parmi les étudiants et le personnel de l’université.

Face à cet incident, la CAE a exprimé sa profonde indignation et a dénoncé les lacunes majeures du dispositif sécuritaire en place sur le campus. Selon les étudiants, l’ensemble de la configuration de l’UIDT met en danger la vie et les biens des résidents. Ils pointent notamment du doigt l’impuissance des agents de sécurité, qui se trouvent mal équipés pour faire face à de telles situations, ainsi que l’état défectueux du mur de clôture de l’université. À cela s’ajoutent l’absence de caméras de surveillance, l’insuffisance de l’éclairage et un laisser-aller général en matière de sécurité, qui contribuent à rendre le campus vulnérable à toute intrusion.

Pour prévenir de futurs incidents, la CAE a formulé une série d’exigences fermes. Elle réclame l’ouverture d’une enquête approfondie afin d’identifier et de sanctionner les auteurs de l’attaque. Les étudiants demandent également la réfection complète des murs de clôture et la mise en place de portes et de postes de contrôle aux différentes entrées et sorties du campus. Par ailleurs, la CAE insiste sur le renforcement du dispositif sécuritaire par le recrutement d’agents qualifiés et armés, l’amélioration de l’éclairage et l’installation de caméras de surveillance couvrant l’ensemble du site.

La Conférence des Amicales d’Étudiants avertit que si aucune mesure concrète n’est prise par les autorités universitaires et étatiques, elle se réserve le droit d’utiliser tous les moyens à sa disposition pour garantir la sécurité de ses membres et de leurs biens. L’attaque de l’UIDT constitue un signal d’alerte fort sur la nécessité de renforcer la sécurité dans les établissements d’enseignement supérieur, afin d’assurer un environnement sûr et propice à l’étude.

« Ousmane Sonko accuse Macky Sall et dévoile un rapport Prodac, l’APR prépare sa riposte »

Lors d’un rassemblement politique organisé samedi dernier, le Premier ministre Ousmane Sonko a de nouveau enflammé la scène politique sénégalaise en lançant de graves accusations contre l’ancien président Macky Sall. Lors de ce téra-meeting, le leader du Pastef n’a pas caché son ironie en appelant au retour de l’ancien chef de l’État au Sénégal, affirmant qu’« il manque aux Sénégalais », une formule qui n’a pas manqué de susciter réactions et interrogations dans l’opinion publique.

Dans la même intervention, Ousmane Sonko a annoncé avoir retrouvé un document clé du Programme des Domaines Agricoles Communautaires (Prodac), qu’il accuse d’avoir été délibérément « effacé du circuit » par l’ancien régime afin de compliquer sa candidature à la présidentielle de 2024. Selon lui, ce rapport contiendrait des informations cruciales qui démontreraient des irrégularités ou des manquements de l’administration précédente, et dont la divulgation pourrait peser sur le débat politique en cours.

Face à ces déclarations, l’Alliance pour la République (APR), parti de Macky Sall, a annoncé qu’elle ne resterait pas silencieuse. Le parti a fait savoir qu’une conférence de presse se tiendrait ce lundi à 17 heures, afin de répondre officiellement et point par point aux accusations portées par Ousmane Sonko. Cette annonce témoigne d’un climat de tension croissant entre les deux camps, à quelques mois d’échéances électorales cruciales.

Mame Mbaye Niang : « Ousmane Sonko se sait inéligible à la présidentielle de 2029 »

Mame Mbaye Niang est revenu ce lundi sur les ondes de la RFM pour évoquer le rabat d’arrêt rejeté par la Cour suprême et les implications de cette décision sur l’éligibilité d’Ousmane Sonko à la présidentielle de 2029. L’ancien ministre du Tourisme, visiblement déterminé à clarifier les faits, a tenu à rappeler que la condamnation pour diffamation infligée à Ousmane Sonko n’est nullement couverte par la loi d’amnistie adoptée plus tôt cette année.

« Lui et ses partisans disent que oui, les faits sont couverts par l’amnistie. Ousmane Sonko cherche une voie. L’amnistie ne couvre pas sa condamnation pour diffamation contre ma personne. Pour preuve, lorsqu’il déposait le rabat d’arrêt, il s’attendait à ce que la Cour suprême le rejette sous motif d’une couverture de l’amnistie. Le procureur l’a requis au tribunal. Ousmane Sonko voulait ainsi brandir ce document de rejet de la Cour suprême sur la base de l’amnistie, mais en vain », a expliqué Mame Mbaye Niang.

L’ancien ministre a également souligné la solidité juridique de la décision rendue par la haute juridiction. Selon lui, « la Chambre réunie de la Cour suprême a statué sur le dossier avec 37 juges restants sur 42, preuve que les faits invoqués ne sont pas couverts par l’amnistie ». À l’en croire, le leader du parti PASTEF a pleinement conscience des conséquences de cette décision : « C’est parce qu’il se sait inéligible à la présidentielle de 2029 qu’il vient nous parler d’éléments nouveaux. »

Pour rappel, cette affaire oppose Ousmane Sonko à Mame Mbaye Niang depuis plusieurs années. Elle trouve son origine dans des accusations formulées par le président de PASTEF, qui avait affirmé qu’un rapport de l’Inspection générale des finances (IGF) mettait en cause Mame Mbaye Niang dans la gestion du Programme des Domaines Agricoles Communautaires (PRODAC). Se disant diffamé, Mame Mbaye Niang avait porté plainte.

À l’issue du procès, Ousmane Sonko avait été reconnu coupable de diffamation et condamné à six mois de prison avec sursis, assortis du paiement de 200 millions de francs CFA de dommages-intérêts à verser à l’ancien ministre. Cette condamnation avait ensuite été confirmée par la Cour d’appel, avant que la Cour suprême ne rejette le 1ᵉʳ juillet 2025 le rabat d’arrêt introduit par la défense, confirmant ainsi définitivement la peine et l’inéligibilité d’Ousmane Sonko à la présidentielle de 2024.

Ce rejet a relancé un vif débat au sein de la classe politique et de la société civile sur la portée réelle de la loi d’amnistie, la transparence du système judiciaire et la crédibilité des institutions sénégalaises dans le traitement des dossiers impliquant des personnalités politiques de premier plan.

Mon procès du 12 novembre 2025 — La science du droit à la barre, par Mamadou Sy Tounkara

Le 12 novembre 2025, je comparaîtrai devant le Tribunal de Grande Instance de Dakar.
Je suis poursuivi à la suite de mon audition à la Police, parce que j’ai analysé sur un plateau de télévision, et dans mes écrits, la non-inscription d’une proposition de loi à l’ordre du jour du Bureau de l’Assemblée nationale.

Ma conclusion était simple, juridique et argumentée :
cette proposition de loi est caduque, donc assimilable à un rejet de fait.

Cette conclusion ne naît ni d’un dogme, ni d’un choix passionnel, ni d’une posture idéologique.
Elle procède d’une démarche intellectuelle rigoureuse, fondée sur la science du droit, et notamment sur la méthodologie syllogistique, cœur de la légistique, c’est-à-dire la science de la formation des lois.

Le syllogisme juridique : méthode universelle

Ma démarche repose sur un raisonnement enseigné dans toutes les universités du monde, de Harvard à la Sorbonne, de Sciences Po à l’UCAD — le syllogisme, qui combine deux prémisses pour aboutir à une conclusion nécessaire.

Prémisse majeure (norme écrite)
L’article 60, alinéa 5 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale prévoit qu’une proposition de loi non examinée durant deux sessions ordinaires consécutives et une session extraordinaire devient caduque.

Prémisse mineure (faits établis)
La proposition de loi en question n’a pas été inscrite et donc n’a pas été examinée dans ces conditions.

Conclusion syllogistique (inévitable)
La proposition de loi est donc caduque, c’est-à-dire juridiquement inexistante.

Ce que j’ai dit n’est pas une opinion :

c’est la déduction juridique correcte d’un fait institutionnel, selon une méthode académique.

Un combat pour l’esprit scientifique et la liberté d’analyse

Copernic, Bruno, Galilée furent jugés pour avoir défendu des vérités scientifiques.
Ils furent condamnés pour avoir appliqué la méthode rationnelle à leur époque.

Je ne me compare pas à eux — mais je vois une situation comparable :
ce procès ne porte pas sur moi.
Il porte sur :
• la liberté d’analyse juridique
• la souverénité de la raison
• l’indépendance de la science du droit
• le droit du citoyen de questionner l’État
• le contrôle démocratique des institutions

Ce qui sera jugé le 12 novembre

Ce jour-là, on ne jugera pas un homme.
On jugera une méthode : le raisonnement scientifique en droit.
On jugera un principe : la liberté de pensée.
On jugera un devoir citoyen : l’analyse des actes publics.

Si la logique juridique devient suspecte,
si l’application de la règle devient une faute,
alors la République abdique devant l’arbitraire.

Ma conviction et ma fidélité à la République

Je crois en la justice de mon pays.
Je crois en la force du droit.
Je crois que la lumière finit toujours par dissiper les ombres.

J’irai donc au tribunal droit, calme, fidèle à ma conscience et à ma patrie.

Car, au fond, la question est simple :

Le Sénégal choisira-t-il la science ou la peur de la science ?
Le droit ou l’émotion ?
La République ou l’arbitraire ?

Aux jeunes et aux générations futures

À celles et ceux qui grandissent aujourd’hui, qui apprendront demain, et qui conduiront la Nation après-demain, je veux dire ceci :

Ne renoncez jamais à penser.
Ne renoncez jamais à questionner.
Ne renoncez jamais à comprendre.

La République a besoin de têtes libres, de consciences éclairées, de citoyennes et citoyens capables de défendre le droit, la vérité et la dignité humaine.

Ce combat n’est pas seulement pour mon honneur personnel.
Il est pour votre droit à apprendre,
pour votre droit à réfléchir,
pour votre droit à bâtir un Sénégal moderne, juste et intelligent.

Si un jour vous êtes appelés à parler au nom du savoir,
que personne ne puisse vous faire taire pour avoir dit ce que la science dit.

Conclusion

Le 12 novembre 2025, ce ne sera pas un citoyen isolé qui se tiendra à la barre.
Ce sera l’idée selon laquelle :

penser n’est pas un délit,
analyser n’est pas un crime,
et appliquer une méthode scientifique ne peut jamais mener devant un juge.

Si la science du droit devient une infraction,
alors qui défendra la démocratie quand elle vacillera ?

Je serai présent, serein, confiant.
Non pas pour moi seulement,
mais pour la République,
pour la raison,
et pour vous, la jeunesse du Sénégal,
et les générations à venir.

Mamadou Sy Tounkara

ASP : Khadim Faye licencié pour fautes graves après plusieurs rapports accablants

L’Agence d’Assistance à la Sécurité de Proximité (ASP) a annoncé, ce lundi 10 novembre 2025, le licenciement de Khadim Faye, précédemment Comptable des matières, chef de la division logistique et contrôleur territorial Nord. Selon un communiqué officiel, cette décision fait suite à plusieurs « fautes ayant gravement porté atteinte aux intérêts matériels, à l’image et à la réputation de l’Agence ». Le document est signé par le Directeur de l’ASP, Seydina Oumar Touré.

D’après ce dernier, le licenciement intervient après des « constats récurrents » relevés dans différents rapports, notamment ceux de la Cour des Comptes, du service Audit et Contrôle interne de l’Agence, ainsi que du chef de pôle Nord. Ces rapports auraient mis en lumière des manquements graves, répétés au fil des années. Plus récemment, Khadim Faye n’a pas répondu à une demande d’explication envoyée le 5 novembre 2025, concernant des propos jugés attentatoires à l’image de l’institution.

Le communiqué rappelle que la Cour des Comptes, dans son rapport définitif portant sur la gestion de l’ASP pour la période 2018-2022, a fait ressortir un préjudice financier estimé à 77 613 000 F CFA, alors que Khadim Faye avait sous sa responsabilité la comptabilité des matières. En outre, un audit interne daté du 1er septembre 2024 a mis en évidence des dotations irrégulières de carburant, venant renforcer les soupçons sur sa gestion.

L’Agence reproche également à l’ex-responsable des publications répétées sur les réseaux sociaux, effectuées notamment les 5 et 7 février, le 31 octobre et le 7 novembre 2025. Ces contenus sont qualifiés par l’ASP de « propos dénigrants et diffamatoires » visant directement le Directeur général, Oumar Touré. Pour la structure, cette attitude témoigne d’« une volonté manifeste de nuire à l’image et à la crédibilité de l’institution », ce qui a accéléré la prise de décision.

À ces griefs s’ajoute l’implication présumée de Khadim Faye dans une procédure de réforme frauduleuse de véhicule, dont il aurait lui-même été bénéficiaire. L’ASP indique aussi que l’intéressé a refusé de rejoindre son poste d’affectation, entraînant une absence considérée comme injustifiée durant deux mois.

Enfin, l’Agence rappelle qu’en 2024, Khadim Faye s’était illustré par une initiative jugée irrégulière, consistant à faire constater la carence d’un délégué du personnel par un inspecteur du travail, sans en aviser sa hiérarchie, ce que l’ASP considère comme un manquement supplémentaire à l’autorité interne.

Faux diplôme au Centre de santé Gaspard Camara : un employé arrêté pour usage de faux

Un scandale éclabousse le Centre de santé Gaspard Camara, à Dakar, après l’arrestation d’un employé accusé d’avoir utilisé un faux diplôme pour tenter de gravir les échelons professionnels. Selon les informations du quotidien Libération, l’affaire a été mise au jour grâce à la vigilance du médecin-chef du district de Dakar-Centre, le Dr Mamadou Thioro Mbaye.

Tout a commencé lorsqu’un technicien biologiste du nom de M. Faye, recruté initialement par le Comité de développement sanitaire (CDS) comme infirmier, a déposé un dossier de reclassement professionnel. Dans ledit dossier figurait un diplôme d’infirmier d’État et une attestation de réussite, documents censés attester de sa qualification. Cependant, certains détails ont éveillé les soupçons de la hiérarchie médicale.

Le Dr Mbaye, soucieux de vérifier la véracité des pièces fournies, a saisi le ministère de la Santé pour authentifier les documents. Après vérification, les résultats ont confirmé les doutes : le diplôme présenté par M. Faye était bel et bien falsifié. Face à cette découverte, le médecin-chef a immédiatement saisi le commissariat du Point E, qui a ouvert une enquête.

Les enquêteurs ont alors interpellé M. Faye sur son lieu de travail au Centre de santé Gaspard Camara. Placé en garde à vue, le suspect a reconnu sans détour les faits qui lui sont reprochés. Selon ses aveux, il aurait sollicité l’aide d’un ami du nom d’Amdy, établi au Maroc, pour confectionner le faux document. Ce dernier lui aurait transmis l’attestation falsifiée par le biais de l’application WhatsApp, en contrepartie d’un service dont la nature n’a pas été précisée.

L’objectif de M. Faye était de se faire reclasser comme infirmier d’État afin d’améliorer sa situation professionnelle et financière. Mais sa tentative de fraude a été déjouée avant qu’elle ne produise le moindre effet.

Cette affaire, qui a jeté un froid au sein du personnel du Centre Gaspard Camara, met une fois de plus en lumière les dérives liées à la falsification de diplômes dans le secteur public sénégalais. Une pratique qui menace la crédibilité des institutions sanitaires et pose de sérieuses questions sur les mécanismes de contrôle et de recrutement.

Diourbel – Éducation : Levée des couleurs au lycée Mouhamadou Moustapha Mbacké, un établissement aux mille maux

Ce lundi 10 novembre, une cérémonie de levée des couleurs s’est tenue dans l’enceinte du lycée Mouhamadou Moustapha Mbacké de Diourbel, situé au cœur du mythique quartier Mame Cheikh Ibrahima Fall.

L’événement, inscrit dans le cadre de la promotion du civisme, de l’éducation citoyenne et de la valorisation de la discipline et du vivre-ensemble en milieu scolaire, a réuni les autorités administratives, éducatives, les enseignants et les élèves dans une ambiance empreinte de solennité.

À l’issue de la levée des couleurs, les autorités ont effectué une visite des locaux pour s’enquérir de l’état général de l’établissement. Le constat est préoccupant : effectifs pléthoriques, salles de classe délabrées, bloc technique et scientifique défaillant, insuffisance de salles, entre autres manquements.

Malgré ces conditions de travail difficiles, le lycée Mouhamadou Moustapha Mbacké continue de se distinguer par ses excellents résultats scolaires. Lors du baccalauréat 2025, l’établissement a enregistré un taux de réussite avoisinant les 60 %, avec une vingtaine de mentions, dont cinq mentions Bien.

« Nous n’avons rien à envier au lycée d’excellence de Diourbel », a confié un professeur de l’établissement.

Prenant la parole, le proviseur, M. Abdou Khadre Kébé, a exhorté les autorités à venir en aide à ce lycée qui, malgré ses nombreux défis, parvient toujours à se hisser au podium de l’excellence, avec de nombreux élèves primés chaque année au BFEM et au baccalauréat.

Pour sa part, Madame Awa Ndiaye, principale du bloc scientifique et technique, a plaidé pour un renforcement du plateau technique et scientifique du lycée afin d’offrir un meilleur encadrement aux élèves.

Présent à la cérémonie, l’inspecteur d’académie de Diourbel, M. Aboubacry Sadikh Niang, a salué cet acte de civisme et félicité le corps professoral ainsi que l’administration pour leur engagement. Il a également insisté sur l’importance d’inculquer les valeurs civiques et morales aux apprenants.

« J’ai vu les conditions dans lesquelles vous étudiez : elles sont difficiles, mais elles doivent être une source de motivation. Sachez que seul le travail paie, et chacun doit se concentrer sur son propre effort, sans chercher à s’intéresser au travail de son camarade », a-t-il lancé aux élèves.

Avant de clore la cérémonie, l’inspecteur d’académie a promis que des mesures seront prises afin que les manquements constatés au niveau du lycée Mouhamadou Moustapha Mbacké deviennent très bientôt un vieux souvenir.

Kaolack accueille la 4ᵉ journée de consultations médicales offertes par l’association And Défarr Abattoirs : 180 enfants circoncis

La ville de Kaolack a vibré, ce dimanche 9 novembre 2025, au rythme de la solidarité et du service communautaire à l’occasion de la 4ᵉ édition de la journée de consultations médicales gratuites organisée par l’association And Défarr Abattoirs. Devenue un rendez-vous annuel très attendu, cette initiative a, une fois de plus, mobilisé habitants, professionnels de santé et bénévoles autour d’un objectif clair : faciliter l’accès aux soins pour les populations les plus vulnérables.

Dès les premières heures de la matinée, des dizaines de personnes — femmes, enfants, personnes âgées et travailleurs du secteur des abattoirs — se sont rassemblées pour bénéficier de consultations dans plusieurs spécialités : médecine générale, pédiatrie, cardiologie, prise en charge de l’hypertension, ainsi que des opérations de circoncision.

Au total, plus de 180 enfants ont été circoncis gratuitement dans une ambiance à la fois conviviale et bien organisée.

Les équipes médicales, appuyées par des partenaires sanitaires locaux, ont travaillé sans relâche pour accueillir les patients dans les meilleures conditions.

Selon les responsables de l’association And Défarr Abattoirs, cette initiative vise non seulement à offrir des soins, mais aussi à sensibiliser les populations à la prévention, à l’hygiène et aux maladies chroniques, souvent sous-diagnostiquées dans la région.

« Notre engagement est de contribuer au bien-être de la communauté. Beaucoup de travailleurs et de familles n’ont pas toujours la possibilité d’accéder à une consultation médicale. C’est notre devoir de les accompagner », a déclaré le Dr Mamoune Ndao.

Au-delà des consultations, des dons de médicaments, des séances d’éducation sanitaire et des orientations vers des structures de santé partenaires ont été proposés pour assurer un suivi après l’événement.

Cette quatrième édition confirme le rôle croissant de l’association And Défarr Abattoirs comme acteur communautaire engagé dans la santé publique à Kaolack.

Les participants ont salué cette initiative salvatrice, qui constitue, pour beaucoup, la seule occasion de bénéficier d’un examen médical complet au cours de l’année.

Ils ont toutefois lancé un appel aux autorités afin qu’elles accompagnent davantage les associations locales dans leurs actions de développement communautaire.

Le chef du renseignement extérieur français alerte : le JNIM vise la chute de la junte malienne pour instaurer un califat

Le chef de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), Nicolas Lerner, a tiré la sonnette d’alarme ce lundi sur la situation sécuritaire au Mali, soulignant les ambitions des jihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda. Selon lui, le mouvement qui multiplie les attaques et impose un blocus économique au pays cherche à provoquer la chute de la junte militaire au pouvoir afin d’instaurer un califat sur une partie ou la totalité du territoire malien.

Invité de la radio France Inter, Nicolas Lerner a précisé que les renseignements recueillis par la France montrent que le JNIM n’a pas pour objectif de contrôler directement l’ensemble du Mali. « Les renseignements que nous avons montrent que le JNIM n’est pas nécessairement ni en capacité, ni n’a la volonté de contrôler le pays, conscient aussi de ses limites. En revanche, tout laisse à penser qu’il souhaite la chute de la junte et l’installation d’un pouvoir favorable à la création d’un califat », a-t-il déclaré.

Depuis plusieurs semaines, les combattants du JNIM ont imposé un blocus sur les carburants, asphyxiant l’économie malienne. En s’attaquant aux convois d’approvisionnement, ils ont paralysé plusieurs régions du pays, y compris la capitale Bamako, créant une pénurie généralisée. Cette stratégie vise clairement à fragiliser la junte dirigée par le colonel Assimi Goïta, déjà confrontée à un isolement diplomatique et à une situation économique difficile.

La fin de la présence militaire française au Mali en 2022 a marqué un tournant majeur dans la lutte contre le terrorisme au Sahel. Depuis, Bamako a misé sur une coopération sécuritaire accrue avec la Russie et sur le recours à des sociétés militaires privées. Mais selon le patron de la DGSE, ce modèle de sécurité alternatif « est aujourd’hui très largement en échec », incapable de contenir la montée en puissance des groupes armés.

Face à cette dégradation rapide de la situation, la France a recommandé à ses ressortissants de quitter temporairement le Mali « dès que possible ». Les États-Unis et le Royaume-Uni avaient déjà pris des mesures similaires, en ordonnant l’évacuation de leur personnel non essentiel et de leurs familles.

Au-delà du Mali, Nicolas Lerner a dressé un constat alarmant sur la propagation du terrorisme à travers le continent africain. « L’Afrique est aujourd’hui devenue l’épicentre du djihadisme au niveau mondial », a-t-il affirmé, soulignant que le nombre d’attentats et de victimes y est désormais supérieur à celui enregistré dans d’autres régions du monde. Il a également noté une évolution dans la composition des groupes terroristes : « Un nombre très important de cadres qui provenaient auparavant des pays arabes sont aujourd’hui des cadres africains. »

Le directeur de la DGSE a insisté sur le fait que la progression du jihadisme en Afrique représente une menace directe pour les intérêts français. « Laisser s’installer des groupes terroristes, laisser se constituer des sanctuaires a toujours conduit, dans l’histoire récente, à des projets d’attentats projetés contre nos pays. Nous devons donc être extrêmement attentifs », a-t-il averti.

Ayib Daffé recadre Abdourahmane Diouf et rappelle la solidarité gouvernementale

Le secrétaire général du Pastef et président du groupe parlementaire de la majorité, Ayib Daffé, est sorti de sa réserve pour apporter des clarifications sur la polémique née des propos du ministre de l’Environnement, Abdourahmane Diouf, autour de la notion de « justice de réconciliation ». Invité de l’émission En Vérité sur Radio Sénégal, le député a tenu à rappeler la ligne de conduite que tout membre du gouvernement se doit de respecter : la collégialité et la solidarité dans l’action publique.

Selon lui, « un ministre doit agir avec collégialité ». Ayib Daffé estime qu’Abdourahmane Diouf s’est exprimé sur un sujet qui ne relevait pas de son département ministériel, ce qui constitue, à ses yeux, une entorse au principe de solidarité gouvernementale. « S’il n’est plus en phase avec la vision du projet qu’il a rejoint, il doit prendre ses responsabilités avant de demander au président de prendre les siennes », a-t-il lancé, appelant ainsi le ministre à la cohérence et à la clarté politique.

Revenant sur le parcours du leader du parti Awalé, le président du groupe parlementaire a rappelé qu’« Abdourahmane Diouf voulait être candidat » à la dernière présidentielle, avant de rejoindre le projet porté par Bassirou Diomaye Faye. « Il a intégré une équipe déjà structurée autour d’un cap clair. Si ce cap ne lui convient plus, il lui appartient d’en tirer les conclusions », a-t-il poursuivi.

Ayib Daffé a également rejeté la thèse d’une « justice des vainqueurs » évoquée par le ministre de l’Environnement. Pour lui, le Sénégal a son propre modèle politique et institutionnel, distinct de ceux que certains voudraient lui comparer. « Abdourahmane Diouf avait parlé de démocratie de concordance inspirée de la Suisse, mais le contexte sénégalais est différent. Le Sénégal a son histoire, ses institutions et sa culture politique », a-t-il affirmé.

Interrogé sur les soupçons de surfacturation évoqués par le Premier ministre Ousmane Sonko concernant le ministère précédemment dirigé par Abdourahmane Diouf, le parlementaire a tenu à rappeler le principe de la présomption d’innocence. « Le Premier ministre a été clair : il y a des vérifications. On suspecte, on contrôle, puis on décide », a précisé M. Daffé, estimant que la démarche du chef du gouvernement s’inscrit dans un cadre de transparence et de bonne gouvernance.

Enfin, Ayib Daffé a abordé la question de la députée ayant menacé de ne pas voter le budget du ministère de l’Environnement. Sur ce point, il a tenu à rétablir une distinction fondamentale entre la personne du ministre et l’institution qu’il incarne. « Le budget n’appartient pas au ministre, mais à l’État. Le ministère continuera d’exister avec ou sans lui », a-t-il martelé, appelant ainsi à la rigueur institutionnelle et au respect des procédures parlementaires.

Mame Mbaye Niang annonce une plainte contre le cabinet d’expertise du Prodac et conteste les propos du Premier ministre Sonko

L’ancien ministre du Tourisme, Mame Mbaye Niang, est passé à une nouvelle phase dans la gestion du dossier du Programme des Domaines Agricoles Communautaires (Prodac). Invité sur les ondes de la Radio Futurs Médias (RFM), il a déclaré son intention de se constituer partie civile et de déposer une plainte formelle contre le cabinet d’expertise ayant réalisé les travaux d’audit relatifs à ce programme. Cette démarche, a-t-il précisé, sera entreprise en concertation avec l’ancien directeur général du Prodac, Pape Malick Ndour, et leurs avocats respectifs.

Dans ses déclarations, Mame Mbaye Niang a vivement réagi aux propos récents du Premier ministre Ousmane Sonko, qui avait évoqué la transmission d’un rapport au pôle financier. L’ancien ministre a tenu à démentir catégoriquement l’existence d’un tel document dans les termes avancés par le chef du gouvernement. « Je vais me constituer partie civile et porter plainte contre le cabinet d’expert devant l’Ordre des experts. Le rapport dont parle Sonko n’existe pas dans les termes qu’il évoque », a-t-il affirmé. Selon lui, ces accusations reposent sur des conclusions erronées et ont pour effet de nuire gravement à son honneur et à sa réputation.

Mame Mbaye Niang a rappelé que l’unique audit de référence sur la gestion du Prodac demeure celui réalisé par la Cour des comptes. Il a insisté sur le caractère public de ce document, tout en soulignant qu’il ne contient « aucune mention disant que j’ai pris 29 milliards ». À ses yeux, les extrapolations autour de ce chiffre constituent une manipulation destinée à le discréditer.

L’ancien ministre a également précisé que les procédures judiciaires actuellement en cours concernent des marchés liés à des transferts de conteneurs et n’ont aucun rapport direct avec sa gestion ministérielle. Il estime, par conséquent, être indûment mêlé à une affaire dans laquelle il n’a joué aucun rôle opérationnel.

Enfin, Mame Mbaye Niang a tenu à rétablir ce qu’il considère comme la vérité des faits : le dossier judiciaire en question met en cause l’ancien directeur général du Prodac, Pape Malick Ndour, et non lui. Il rappelle qu’il n’était ni signataire des dépenses ni ordonnateur des crédits, et qu’il ne saurait être tenu responsable de décisions administratives prises hors de son champ de compétence.

Le Front pour la Défense de la Démocratie et de la République (FDR) dénonce une dérive du pouvoir après le “tera meeting” du Pastef

Le Front pour la Défense de la Démocratie et de la République (FDR) a vivement réagi ce dimanche 9 novembre 2025, à la suite du tera meeting organisé par le Parti Patriote Africain du Sénégal pour le Travail, l’Éthique et la Fraternité (Pastef). Dans un communiqué rendu public, la coalition d’opposition parle d’« un spectacle pitoyable », tout en dénonçant ce qu’elle qualifie de « nouvel épisode de la folle dérive du pouvoir ». Selon le FDR, le gouvernement dirigé par le président Ousmane Sonko semble avoir « perdu toute lucidité face à la complexité des tâches de gouvernance ».

La coalition dénonce par ailleurs l’interdiction par le préfet de Dakar du rassemblement prévu par le Collectif Niakhtou National au terrain Sacré-Cœur 3. Elle fustige une « violence policière » qui se serait abattue sur des citoyens « désireux d’exercer leurs libertés constitutionnelles d’expression et de manifestation ». Pour le FDR, ces pratiques répressives témoignent d’un recul inquiétant de la démocratie sénégalaise et traduisent un pouvoir « de plus en plus intolérant à la contestation ».

Dans son communiqué, le Front assure que ces dérapages « ne feront que renforcer sa détermination » à poursuivre le combat pour la défense des droits et des libertés. La conférence des leaders du FDR appelle ainsi le peuple à « poursuivre et amplifier la mobilisation », autour de revendications sociales et politiques majeures. Parmi celles-ci figurent le paiement immédiat des bourses de sécurité sociale, l’indemnisation des victimes des inondations, la libération des détenus politiques, le respect des libertés démocratiques ainsi que la fin de la persécution visant les journalistes, les opposants et les voix critiques.

Les signataires du communiqué concluent en exigeant « le respect strict de la liberté de manifestation », estimant que « la répression est indigne du Sénégal ». Pour eux, il est urgent que les autorités renouent avec un dialogue démocratique apaisé, garant du respect des droits fondamentaux et de la stabilité du pays.

Kaolack – « Partage Autour de la Psychomotricité au Sénégal » (PAPS) au chevet des enfants africains porteurs de trisomie 21

Une association à l’interface de la France et du Sénégal

L’association « Partage Autour de la Psychomotricité au Sénégal » (PAPS) est une organisation française à but non lucratif, dont l’objectif est le développement de la psychomotricité au Sénégal.

Selon les données officielles, elle a été déclarée le 17 mars 2007 en France.

Créée à l’origine par des étudiants en psychomotricité de l’Institut Supérieur de Rééducation Psychomotrice (ISRP) à Paris, l’association s’inscrit dans une dynamique d’échanges et d’interventions au Sénégal, visant à promouvoir cette discipline encore méconnue dans certaines régions.

Margot Le Berre, l’une des présidentes de PAPS, explique que la mission principale de l’association est de faire découvrir et promouvoir la psychomotricité, une approche qui relie le corps, le mouvement, le psychisme et l’environnement, auprès de tous les publics et à tout âge, notamment dans les contextes où la profession reste peu développée.

Au Sénégal, PAPS concentre ses actions sur les établissements accueillant des enfants en situation de handicap — notamment ceux atteints de déficience intellectuelle, de troubles moteurs ou d’autisme.

« C’est pourquoi nous travaillons en partenariat avec plusieurs structures sénégalaises, telles que le Centre Talibou Dabo à Dakar et l’Association Enfants Soleil, qui œuvrent toutes deux pour l’inclusion et le bien-être des enfants porteurs de handicap », a-t-elle précisé.

Mme Maguette Mbodji Diallo, présidente de l’association Enfants Soleil Monde – antenne de Kaolack, témoigne de cette collaboration fructueuse :

« Nous sommes en partenariat avec l’association PAPS, qui a récemment accompagné pendant un mois nos enfants porteurs de trisomie 21, d’autisme et d’infirmité motrice cérébrale à travers un programme intensif de renforcement des capacités. Ce programme alliait jeux éducatifs, ateliers de motricité fine, coordination, équilibre et confiance en soi. »

Cette initiative illustre parfaitement la volonté commune de PAPS et de ses partenaires sénégalais de favoriser le développement global des enfants en situation de handicap, tout en renforçant les compétences locales dans le domaine de la psychomotricité.

Sénégal : l’économiste Abdoul Cissé alerte sur une dette publique à 132 % du PIB et plaide pour une véritable protection sociale

L’économiste Abdoul Cissé tire la sonnette d’alarme sur la situation économique du Sénégal, à la lumière du dernier rapport du Fonds monétaire international (FMI), qui estime la dette publique du pays à 132 % du produit intérieur brut (PIB). Invité de l’émission Jury du dimanche sur iRadio, ce 9 novembre, il a exhorté les autorités à freiner l’endettement et à mettre en place un régime général de protection sociale, condition essentielle, selon lui, pour rééquilibrer durablement la situation financière nationale.

Dès le début de son intervention, Abdoul Cissé a tenu un discours lucide et critique sur la trajectoire économique du pays. « Quand la dette monte, il faut à un moment donné s’arrêter. La dette a pris l’ascenseur, les actifs n’ont même pas pris les escaliers. Ils ont pris les échelles. C’est déjà problématique », a-t-il déclaré, soulignant ainsi le décalage croissant entre l’endettement public et la création réelle de richesses.

L’économiste a rappelé qu’il avait déjà, en 2017, alerté sur la dérive de la dette sénégalaise, sans que les avertissements ne soient suivis d’effet. Il est également revenu sur la position de l’ancien président Macky Sall, qui, en pleine crise du COVID-19 en 2020, avait plaidé pour une annulation de la dette africaine. « C’était une des rares fois où j’ai eu pitié de lui, confie-t-il. Parce que j’ai vu qu’il s’était comporté en bon père de famille. Il a dit, au temps du Covid, on ne peut pas continuer comme ça, la dette là, il faut l’annuler… Mais l’Afrique n’a pas poussé pour y arriver. Il avait bien raison de dire ça. »

Pour Abdoul Cissé, le véritable chantier de redressement économique du Sénégal ne se trouve pas dans la multiplication des emprunts, mais dans la construction d’un système de protection sociale solide et durable, apte à soutenir les populations et à renforcer la résilience nationale. « La solution à long terme, c’est d’instaurer un régime général de protection sociale. Et cela demande une approche progressive et ciblée », explique-t-il.

Il propose une mise en œuvre graduelle, adaptée aux capacités financières du pays : « Par exemple, si on choisit de démarrer par la branche santé, on ne rembourse pas forcément 100 % dès le début. On peut commencer à 60 %, en s’attaquant d’abord au problème des hôpitaux. Ensuite, on poursuit avec d’autres volets. Mais c’est tout un projet », a-t-il détaillé.

Selon lui, une telle réforme nécessite une expertise rigoureuse, combinant des analyses actuarielles et financières précises pour garantir sa viabilité. « Il y a une dimension technique très forte dans la mise en place d’un régime de protection sociale. Cela ne peut pas se faire sur des slogans, mais sur des bases solides », a-t-il insisté.

En conclusion, Abdoul Cissé invite les autorités sénégalaises à repenser le modèle de développement économique du pays. Pour lui, la maîtrise de la dette et la construction d’une véritable protection sociale ne sont pas des choix alternatifs, mais les deux piliers d’une croissance saine, inclusive et durable.

« Soldat » Déthié FALL: le chasseur de primes politiques

Il y a des hommes qui naissent avec des convictions, et d’autres qui vivent de compromissions.

Monsieur Déthié FALL appartient, sans conteste, à la seconde catégorie.
Toujours à l’affût d’un poste, d’un titre, d’une place au soleil, il avance masqué sous le drapeau de la loyauté, mais agit avec les armes de la duplicité.

Un jour, il se dit patriote ; le lendemain, il devient stratège de couloir.
Aujourd’hui, il trahit les siens, et demain, il jurera fidélité à ceux qu’il combattait hier.

Cet homme, qui aime rappeler son passé de “militaire”, a pourtant commis ce que tout soldat digne de ce nom considère comme une faute impardonnable : la trahison.

Trahir ses frères d’armes, trahir ses compagnons de route, trahir la parole donnée.
Et pour quoi ?
Pour un calcul politique, pour un pari personnel, pour une promesse imaginaire d’un poste ministériel.

Déthié FALL n’a pas seulement trahi une coalition, il a trahi une idée : celle de la constance.
La coalition Sam Sa kadu “veillez sur votre parole” était née d’un idéal de fidélité et de transparence.
Mais celui qui devait veiller à la parole a fini par la vendre.

Du créateur au renégat, il a franchi la ligne.
Et la veille même des législatives de 2024, il a déserté le camp qu’il avait lui-même contribué à bâtir, pour rallier Ousmane SONKO, qu’il insultait hier(xana ndeyam mo gueun sunu Ndeye) bien partagé par les jeunes membres de la coalition Sam sa kadu.

Cette volte-face n’est pas une erreur de parcours, c’est une stratégie : la ruse politique érigée en méthode de survie.
Déthié FALL ne milite pas pour des idées, il milite pour ses intérêts.

C’est un chasseur de primes politiques, un nomade du pouvoir, toujours prêt à changer de camp selon la direction du vent.
Hier chez Rewmi, frustré de n’avoir obtenu le ministère qu’il convoitait revenu à Yankhoba DIATTARA sous Macky SALL.

Aujourd’hui chez Sonko, dans l’espoir d’un futur poste de Premier ministre en 2029.
Demain, qui sait ? Chez celui qui lui offrira la prochaine promesse.

Et maintenant, ironie du sort, le même homme sera certainement utilisé pour la “refondation” de la coalition Diomaye Président car Aida Mbodji cité par Ousmane SONKO est « Docteur en droit qui ne sait pas écrire un phrase correcte.

Refondation par qui ? Sûrement c’est Déthié FALL qui tira les ficelles.
Par celui qui n’a jamais su construire ?
Par celui qui a contribué à diviser ?
Refonder suppose d’avoir cru, d’avoir souffert, d’avoir résisté.
Toi, Déthié FALL, tu as fui, manœuvré, négocié, trahi, on t’attend de pieds fermes.

La coalition que tu prétends “refonder”, tu n’y as jamais cru ni siégé.
Et tu ne peux pas recoller les morceaux d’un édifice que tu as toi-même tenter de fissurer.

Aujourd’hui, Ousmane Sonko veut “repenser” ou “refonder” la coalition Diomaye Président, après l’avoir méprisée, ridiculisée, et rejetée.
Et c’est à toi, Déthié FALL qu’il confie cette mission certainement ?
C’est comme demander à un pyromane d’éteindre l’incendie qu’il a lui-même allumé.

Les Sénégalais ne sont pas dupes.
Ils voient les jeux de pouvoir, les petites manœuvres d’appareil, les ambitions cachées derrière les beaux discours.

Déthié FALL n’est pas un patriote, c’est un mercenaire politique, un opportuniste de circonstance, un chasseur de primes qui change de drapeau selon le bénéfice du moment.

Et l’histoire, elle, retiendra ceci :
Il a trahi ses amis pour une promesse.
Il a vendu sa loyauté pour une illusion.
Et au bout du compte, il n’aura ni le poste, ni le respect, ni la confiance du peuple.

Parce que dans la politique comme dans la vie, la trahison paie toujours mal.
Et ceux qui jouent à la ruse finissent toujours piégés dans leur propre jeu.

#TrahisonPolitique #ChasseurDePrimes !

Monsieur le Président Mr Bougar DIOUF
Union des Panafricanistes Sénégalais UPS

Mondial U17 – Le Sénégal surclasse les Émirats arabes unis et file en seizièmes de finale

Les Lionceaux du Sénégal poursuivent leur parcours sans faute au Mondial U17 qui se déroule au Qatar. Ce dimanche, les protégés de Pape Ibrahima Faye ont livré une prestation de haute volée en s’imposant largement 5 à 0 face aux Émirats arabes unis. Grâce à ce succès éclatant, le Sénégal termine en tête du groupe C et décroche son ticket pour les seizièmes de finale de la compétition.

Dès le coup d’envoi, les jeunes Sénégalais ont imposé un rythme soutenu à leurs adversaires, affichant une maîtrise technique et tactique impressionnante. Le pressing haut et la fluidité dans le jeu ont rapidement mis en difficulté la défense émiratie. La récompense est intervenue à la 14e minute, lorsque El Hadji Malick Cissé a transformé un penalty avec sang-froid pour ouvrir le score. Ce but a libéré les Lionceaux, qui ont ensuite déroulé leur football.

Bakary Sonko, étincelant tout au long de la rencontre, a signé un triplé retentissant (19e, 41e et 60e minutes), confirmant son statut de véritable fer de lance de l’attaque sénégalaise. Sa vitesse, sa justesse dans les déplacements et son réalisme devant le but ont fait la différence. Homme du match, Sonko a été la principale arme offensive d’un Sénégal conquérant et inspiré.

Victor Étienne Mendy est venu parachever le festival offensif sénégalais à la 74e minute, scellant ainsi un succès sans appel. Solides derrière, les coéquipiers du capitaine Alioune Diop n’ont laissé aucune occasion à leurs adversaires, affichant une rigueur défensive exemplaire et une grande sérénité dans la relance.

Avec cette deuxième victoire consécutive après celle obtenue face au Costa Rica (1-0), les Lionceaux bouclent la phase de groupes avec un total de 7 points et une différence de buts de +6, devançant ainsi la Croatie pour la première place du groupe C. Cette performance confirme la montée en puissance d’une génération talentueuse, ambitieuse et bien encadrée.

Kaolack – Tension à l’USSEIN : les étudiants dénoncent la fermeture des restaurants universitaires

Les étudiants de l’Université du Sine Saloum Elhadji Ibrahima Niass (USSEIN) sont en colère. Lors d’un face-à-face avec la presse, la coordination étudiante a vivement réagi à la fermeture des restaurants universitaires des campus de Kaolack, Kaffrine et Fatick, intervenue à la suite du prolongement des journées sans tickets de 72 heures. Une décision jugée injuste et arbitraire par les étudiants, qui y voient une provocation de plus dans un climat déjà tendu.

« Nous sommes là pour manifester notre colère face à cette situation. La direction avait promis de nous recevoir lundi, alors pourquoi fermer les restaurants ? Ce qui se passe ici est déplorable », a déclaré Babacar Cissé, étudiant en Licence 3 Informatique à l’USSEIN.

Pour les étudiants, cette mesure est d’autant plus incompréhensible qu’elle intervient en pleine phase de négociations avec les autorités universitaires. Selon Ousmane Niang, un autre représentant des étudiants, la fermeture prive injustement les pensionnaires de l’université de l’accès à un besoin essentiel. « Nous avons le droit de nous restaurer. Nous disons non à la fermeture des restaurants universitaires. Les étudiants n’ont nulle part où manger, et en plus les restaurants sont fermés », a-t-il déploré.

Face à cette situation, la coordination étudiante a décidé de maintenir son mot d’ordre de protestation jusqu’à ce que la direction accepte de les recevoir pour discuter et trouver une issue à la crise. Le mouvement, entamé depuis vendredi dernier, dénonce plus largement les conditions de vie difficiles des étudiants au sein de cette jeune université, qui peine encore à répondre aux besoins croissants de sa population estudiantine.

Diourbel : Cinquantenaire de la SONACOS – Un prêt de 25 milliards de l’État pour redorer le blason de l’usine

La Société nationale de commercialisation des oléagineux du Sénégal (SONACOS) a célébré, ce samedi 8 novembre, le cinquantenaire de son usine de Diourbel. Après celle de Louga, l’usine de Diourbel n’a pas lésiné sur les moyens pour marquer les 50 ans d’existence de cette structure emblématique de l’industrie nationale.

La cérémonie s’est déroulée en présence du directeur général, Ndane Diagne, des autorités administratives de la région, des dignitaires religieux, des opérateurs économiques ainsi que de plusieurs anciens travailleurs de l’entreprise.

Comme celles de Ziguinchor, Kaolack et Louga, l’usine de Diourbel a traversé ces dernières années une période difficile. Un souvenir désormais lointain, selon Ndane Diagne, directeur général de la SONACOS :

« La SONACOS est une priorité nationale. Elle a toujours été un maillon essentiel de l’emploi au Sénégal et de la production d’huiles de qualité. Depuis notre arrivée à la tête de la société, notre principal objectif est de lui redonner son lustre d’antan. Pour cela, l’État du Sénégal a octroyé un prêt de 25 milliards de francs CFA afin de renforcer le plateau industriel de l’usine et redorer le blason de la société. »

Une annonce accueillie comme un véritable ouf de soulagement par le personnel. Issa Ly, représentant des travailleurs de l’usine de Diourbel, a tenu à exprimer sa satisfaction :

« En tant que représentant du personnel, je garde beaucoup d’espoir. Nous constatons de nettes améliorations et exhortons les autorités à plus de rigueur pour éviter que la SONACOS ne retombe dans les difficultés, notamment celles liées au manque de matières premières. »

De son côté, Cheikh Wade, directeur de l’usine de Diourbel, s’est réjoui de la réussite de cette journée commémorative et a promis de tout mettre en œuvre pour que l’unité de Diourbel continue à se hisser parmi les meilleures usines de la SONACOS à l’intérieur du pays.

La journée du cinquantenaire s’est déroulée dans une ambiance festive, rythmée par des prestations d’artistes venus de la région et d’autres localités du pays. Un moment de partage et de convivialité qui a rassemblé agents, opérateurs économiques et habitants de Diourbel autour des valeurs de travail et de fierté nationale.

Kaolack – Le Collectif des Chefs d’Établissements dresse le diagnostic de la rentrée scolaire 2025-2026

Le Collectif des Chefs d’Établissements de Kaolack (COCEK) se présente comme un cadre de veille, d’alerte et d’accompagnement, mais aussi un espace de propositions, de partage de bonnes pratiques et de gestion du social et des conflits.

À l’occasion de la rentrée scolaire 2025-2026, le président du COCEK, Jacques Diouf, a dressé un état des lieux de la situation éducative dans la région de Kaolack.

Selon lui, l’académie de Kaolack compte 143 structures scolaires dans l’enseignement moyen et secondaire, réparties comme suit :

90 collèges, 46 lycées, 5 centres de formation professionnelle (CFP), et 2 blocs scientifiques et techniques (BST).

L’académie a tenu sa commission d’orientation régionale le 18 septembre 2025, dans la salle de conférence du Conseil départemental de Kaolack.

À l’issue des travaux, 27,78 % des élèves de seconde ont été orientés en séries scientifiques, un taux légèrement supérieur à la moyenne nationale, fixée à 27,38 %.

Concernant l’enseignement technique, M. Diouf a souligné un taux particulièrement faible de 3,18 %, en raison notamment du manque de structures adaptées. En effet, Kaolack ne dispose que d’un seul établissement technique, le lycée Abdoulaye Niasse, à vocation commerciale, avec des options limitées.

Il a également relevé un désintéressement croissant des élèves pour les séries franco-arabes, du fait de l’éloignement du seul lycée franco-arabe de la commune, situé en périphérie, ainsi que du déficit de moyens logistiques pour assurer le transport des élèves.

Malgré ces contraintes structurelles et quelques manques en personnel enseignant, les enseignements-apprentissages ont bien démarré dans l’ensemble des établissements de la circonscription académique.

L’inspecteur d’académie et les inspecteurs de l’éducation et de la formation (IEF) ont déjà entamé des visites de terrain afin d’évaluer la situation réelle et d’apporter les correctifs nécessaires.

M. Diouf a rappelé que l’école publique sénégalaise a toujours été un grand régulateur social et un levier d’ascension vers les postes les plus prestigieux de l’État. Cependant, il alerte sur les difficultés financières croissantes que rencontrent les établissements publics.

Depuis 2023, l’État a réduit la contribution des ménages aux charges scolaires (de 3 000 à 5 000 F CFA par élève dans le moyen secondaire), sans pour autant augmenter sa propre participation ni alléger les charges supportées par les conseils de gestion des établissements (CGE).

En conséquence, nombre d’établissements ont été contraints de se séparer de leurs gardiens et femmes de charge, faute de moyens pour les rémunérer. La blouse scolaire a également presque disparu du paysage public pour les mêmes raisons.

De plus, les CGE peinent désormais à financer les travaux de réparation, de réfection ou d’investissement nécessaires à l’amélioration du cadre d’apprentissage.

« Si des mesures correctives urgentes ne sont pas prises, nous risquons d’assister à un retournement de situation où l’enseignement privé prendra le dessus sur le public. Aujourd’hui déjà, la plupart des parents, malgré les coûts élevés, préfèrent inscrire leurs enfants dans le privé. Pour les concours nationaux à l’élémentaire, la quasi-totalité des admis proviennent d’établissements privés », a conclu Jacques Diouf, président du Collectif des Chefs d’Établissements de Kaolack.

Sokone – Religion : Préparation du Gamou à Diamaguène Sud – Une journée d’assainissement tenue avant l’inauguration de la mosquée de Chérif Sébany Aïdara

À quelques jours de l’inauguration officielle de la nouvelle mosquée de Diamaguène Sud, à Sokone, et de la tenue du Gamou annuel initié par le guide religieux Chérif Sébany Aïdara, le quartier a vibré, ce dimanche 9 novembre 2025, au rythme d’une vaste journée d’assainissement. Habitants, jeunes volontaires, membres de dahiras et autorités locales se sont fortement mobilisés pour offrir un cadre propre, sain et accueillant aux milliers de fidèles attendus pour ces deux grands événements.

Dès les premières heures de la matinée, les ruelles de Diamaguène Sud ont connu une effervescence particulière. Munis de pelles, de brouettes et de balais, hommes, femmes et enfants ont retroussé leurs manches pour nettoyer les alentours de la mosquée, débarrasser les espaces publics des ordures, dégager les caniveaux et embellir les voies d’accès. Cette mobilisation citoyenne, saluée par tous, illustre, selon les organisateurs, « l’esprit de solidarité et de responsabilité qui caractérise la communauté de Diamaguène Sud ».

Le comité d’organisation du Gamou, présent sur le terrain, a exprimé sa satisfaction devant cet élan collectif. Pour ses membres, ce rendez-vous religieux constitue non seulement un moment de ferveur spirituelle, mais également une occasion pour chaque habitant de manifester son attachement et son engagement envers sa communauté. Le comité a par ailleurs annoncé que des pèlerins venus des quatorze régions du Sénégal, mais aussi de plusieurs pays de la sous-région ouest-africaine, sont attendus à Sokone pour participer à la célébration.

Cette opération d’assainissement a bénéficié du soutien de la mairie de Sokone et de la Société Nationale de Gestion des Déchets (SONAGED). Ensemble, elles ont mobilisé habitants, jeunes et agents municipaux autour d’un objectif commun : rendre la nouvelle mosquée propre et accueillante, tout en promouvant un modèle de gestion durable des espaces religieux et communautaires. Les autorités locales souhaitent que cette initiative serve d’exemple à d’autres quartiers de la commune.

À la fin de la matinée, la satisfaction se lisait sur tous les visages. Entre sourires et prières de reconnaissance, les habitants ont célébré la réussite de cette action collective, symbole d’unité et de civisme. Pour le comité d’organisation, cette journée démontre que la propreté et le bien-être collectif relèvent de la responsabilité de tous : « Chaque fois que les citoyens de Sokone s’unissent, c’est toute la communauté qui en sort grandie », a conclu l’un de ses représentants.

La cérémonie d’inauguration de la mosquée et la célébration du Gamou sont prévues pour le 28 novembre 2025, une date déjà marquée d’une grande ferveur dans les cœurs des fidèles de Diamaguène Sud et de toute la région du Sine-Saloum.

Accident sur le retour du Téra Meeting : 23 blessés à Koungheul, un dans un état grave

La ferveur du Téra Meeting, tenu ce samedi sur l’esplanade du Stade Léopold Sédar Senghor, a laissé place à la tristesse et à l’inquiétude dans la soirée. Un grave accident de la route a endeuillé le retour du convoi des militants venus de Koungheul. Le bus transportant plusieurs participants s’est renversé sur le trajet du retour, provoquant 23 blessés, dont un dans un état particulièrement préoccupant.

Selon les informations recueillies par Xibarubambouck.com, le blessé le plus grièvement touché a été évacué d’urgence à l’hôpital régional de Kaffrine pour y recevoir des soins intensifs. Deux autres blessés ont été pris en charge au centre de santé de Koungheul, tandis que les autres victimes, souffrant de blessures légères, ont été soignées sur place. Parmi les passagers se trouvait le garde du corps de l’honorable El Hadji Gueye lors des dernières élections législatives, une figure bien connue au sein du mouvement local, dont l’état a particulièrement ému la délégation koungheuloise.

Le bus accidenté faisait partie du convoi officiel organisé pour le transport des militants de Koungheul vers Dakar à l’occasion du grand rassemblement politique initié par le parti PASTEF. Ironie du sort, le Premier ministre Ousmane Sonko avait lui-même, à la clôture du meeting, exhorté les conducteurs à la prudence et au strict respect du code de la route pour éviter tout drame sur le chemin du retour. Malgré ces recommandations, l’accident s’est produit dans des circonstances encore indéterminées, les premières constatations évoquant une perte de contrôle du véhicule.

Informé depuis la capitale, le député El Hadji Gueye, responsable du PASTEF à Koungheul, a immédiatement réagi. Il a dépêché sur les lieux un groupe de proches collaborateurs pour s’enquérir de la situation et assurer les premières formes de soutien aux blessés et à leurs familles. Dans un communiqué, il a exprimé toute sa solidarité et a annoncé son départ imminent pour Koungheul afin de se rendre personnellement au chevet des victimes.

« Toutes les dispositions ont été prises pour la prise en charge médicale des blessés. Je remercie toutes les bonnes volontés, quelles que soient leurs appartenances politiques, pour leur élan de solidarité. Je prie pour le prompt rétablissement de nos frères blessés », a-t-il déclaré, visiblement ému par le drame qui frappe ses partisans.

Cet accident, heureusement sans perte en vies humaines, a provoqué une profonde onde de choc dans la communauté de Koungheul. Familles, proches et camarades de parti se sont immédiatement mobilisés, témoignant de la cohésion et de la solidarité qui caractérisent cette localité.

Aly Ngouille Ndiaye alerte sur la menace jihadiste au Mali : « N’attendez pas que Bamako tombe »

L’ancien ministre de l’Intérieur du Sénégal, Aly Ngouille Ndiaye, a lancé un appel pressant aux dirigeants de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et à la Mauritanie. Dans une tribune publiée ce week-end, il tire la sonnette d’alarme sur la situation sécuritaire au Mali, où les groupes jihadistes continuent de gagner du terrain. Selon lui, la chute de Bamako entre les mains de ces groupes extrémistes aurait des conséquences dévastatrices pour l’ensemble de la sous-région ouest-africaine.

« Messieurs les Présidents de la CEDEAO et de la Mauritanie, n’attendez pas que Bamako tombe pour réagir », avertit Aly Ngouille Ndiaye. L’ancien ministre estime qu’une prise de la capitale malienne par les jihadistes équivaudrait à l’installation d’un « nouvel Afghanistan » aux portes du Sénégal et des autres pays de la région. « Laisser Bamako tomber, c’est accepter qu’un nouvel Afghanistan s’installe à nos portes. La prise de la capitale par les jihadistes déstabiliserait tous les pays frontaliers du Mali — sauf l’Algérie, seule à avoir su éradiquer le jihadisme par la force et la politique », souligne-t-il.

Pour l’ancien ministre, cette crise dépasse largement le cadre diplomatique ou politique. Elle représente une menace directe pour la sécurité des États voisins. Il note que les alertes se multiplient déjà : « Les communiqués des pays occidentaux invitant leurs ressortissants à quitter le Mali se multiplient. Mais pour eux, le Mali n’est qu’une question de politique extérieure. Pour ses voisins, c’est une question de sécurité nationale : les jihadistes ne connaissent pas les frontières. »

Aly Ngouille Ndiaye insiste sur la vulnérabilité des pays limitrophes, dont le Sénégal, qui partage plus de 500 kilomètres de frontières avec le Mali. Il rappelle également les liens historiques, économiques et culturels qui unissent les deux nations. « Le Sénégal, lié au Mali par l’histoire, la devise et plus de 500 km de frontières, ne peut rester spectateur. Quand la case du voisin brûle, il faut agir avant que le feu n’atteigne la sienne », écrit-il, reprenant un proverbe africain pour illustrer l’urgence de la situation.

Dans sa tribune, l’ancien ministre appelle à une action concertée et rapide de la part des pays de la région. Il invite à relancer la coopération entre les pays de l’Autorité de l’Eau et de l’Énergie, la CEDEAO et la Mauritanie, afin de coordonner la réponse sécuritaire face à la montée du terrorisme. Il plaide notamment pour l’activation de la force d’attente de la CEDEAO, censée intervenir dans les situations de crise, et pour une relance du dialogue régional afin d’éviter une scission politique et sécuritaire au sein de l’Afrique de l’Ouest.

Aly Ngouille Ndiaye conclut en soulignant que la stabilité du Mali conditionne celle de toute la région. « La stabilité régionale dépend d’une réaction coordonnée et immédiate face à la pression croissante des groupes jihadistes sur Bamako », affirme-t-il, appelant les dirigeants ouest-africains à dépasser les divisions politiques pour faire front commun contre la menace terroriste.

Guinée : la Cour suprême valide provisoirement neuf candidatures pour la présidentielle du 28 décembre

La scène politique guinéenne entre dans une phase décisive à la veille de la présidentielle prévue le 28 décembre. La Cour suprême a rendu publique, ce samedi, la liste provisoire des candidats autorisés à concourir. Sur les 51 dossiers déposés, seuls neuf ont été jugés recevables par l’institution judiciaire, parmi lesquels figure le chef de la junte au pouvoir, le général Mamadi Doumbouya.

Âgé de 40 ans, Mamadi Doumbouya, ancien officier des forces spéciales, dirige la Guinée depuis le coup d’État du 5 septembre 2021 qui a renversé l’ancien président Alpha Condé. À l’époque, il avait promis une transition rapide et un retour du pouvoir aux civils. Quatre ans plus tard, cette promesse semble s’être érodée sous le poids des tensions politiques et des appels de ses partisans à prolonger son règne. Sa candidature officielle, bien que contestée par une partie de la classe politique, était attendue depuis plusieurs semaines.

Outre Mamadi Doumbouya, huit autres personnalités figurent sur la liste publiée par la Cour suprême. La plupart d’entre elles sont peu connues du grand public et n’ont, pour certaines, qu’une faible implantation nationale. Parmi les noms notables, on retrouve Faya Lansana Milimono, leader du Bloc Libéral, reconnu pour ses prises de position virulentes contre la junte. Il apparaît désormais comme l’une des rares figures d’opposition capables de fédérer un électorat autour d’un discours critique du régime en place.

Cette sélection restreinte a suscité de vives réactions au sein de la classe politique guinéenne. Plusieurs grandes figures de l’opposition, notamment l’ancien Premier ministre Cellou Dalein Diallo, aujourd’hui en exil, ont vu leurs candidatures rejetées ou n’ont pas pu se présenter en raison d’obstacles administratifs et judiciaires. Une situation qui alimente les accusations d’un processus électoral biaisé en faveur du pouvoir en place.

Conformément aux dispositions légales, les candidats recalés disposent d’un délai de 72 heures pour déposer un recours. La Cour suprême aura ensuite 48 heures pour examiner les contestations et rendre sa décision définitive. Ce calendrier serré laisse peu de marge de manœuvre aux prétendants écartés, alors que la campagne électorale s’annonce déjà tendue dans un climat politique marqué par la méfiance et les divisions.

Ameth Ndoye : “Je commence à oublier que je vis avec le bracelet électronique”

Inculpé pour offense à une personne exerçant tout ou partie des prérogatives du Président de la République et pour diffusion de fausses nouvelles, Ameth Ndoye vit désormais sous surveillance électronique. Placé sous bracelet depuis plusieurs jours, il s’est confié à Seneweb sur son quotidien, entre adaptation, contraintes et discipline imposée.

Dès le premier jour, l’expérience n’a pas été simple. « J’avoue que c’était compliqué la nuit. Je n’étais pas habitué. Mais là, je commence même à oublier que je vis avec », raconte-t-il avec un ton désormais apaisé. Le dispositif, qu’il compare à un téléphone portable, vibre pour signaler la nécessité d’une recharge. « Ce n’est pas trop lourd et pas compliqué à gérer. Le chargeur, c’est comme un Power Bank », explique-t-il. Lorsque la batterie est pleine, le bracelet le lui indique automatiquement.

La première nuit reste néanmoins marquante. « J’ai reçu le bracelet entre 19 heures et 20 heures, et je n’avais plus le droit de sortir au-delà de 20 heures. J’étais donc obligé de passer la nuit avec. Dans mon sommeil, quand je le sentais, c’était comme si quelque chose s’était accroché à mon pied ou me piquait. Ça perturbait mon sommeil. »

Concernant la procédure, Ndoye précise que c’est à la demande de ses avocats que la mesure de surveillance électronique a été envisagée. « Mes conseils ont sollicité une liberté provisoire, ou à défaut, une liberté conditionnelle sous bracelet. Le juge a tranché en faveur de cette dernière option. Il m’a notifié les conditions, puis des techniciens sont venus le poser. Une fois installé, il ne peut être enlevé que par eux. »

Le port du bracelet est soumis à un règlement strict. « Il ne doit jamais se décharger, sinon la liaison est coupée entre eux et moi. C’est considéré comme un délit de fuite, passible de six mois ferme. Il est aussi interdit d’essayer de l’enlever. De plus, il y a une zone bien délimitée qu’il ne faut pas franchir. C’est un peu comme durant le confinement », détaille-t-il.

Dans son cas, la zone autorisée couvre toute la région de Dakar. « Je ne dois pas sortir de la région. Le même jour, d’autres personnes ont reçu le bracelet, mais elles ne pouvaient pas quitter le département de Dakar. Comme j’habite à Sébikhotane, ma limite, c’est la région entière. Par contre, les week-ends, je ne peux pas quitter ma commune. Et chaque jour, je ne peux sortir que de 7 heures à 20 heures. »

Malgré ces restrictions, l’ancien chroniqueur affirme s’adapter. « Ce n’est pas un handicap majeur, car cela correspond à mon mode de vie. Je suis un couche-tôt et un lève-tôt. » Toutefois, il reconnaît un impact sur son emploi du temps matinal. « D’habitude, je sors vers 5 h 30 pour commencer mes activités très tôt. Maintenant, je dois attendre 7 heures, ce qui retarde mes journées. Avant-hier, j’ai oublié les règles et je suis sorti chercher du pain à 6 h 30. Le bracelet a vibré. Ils m’ont tout de suite appelé pour me le rappeler. »

LE MEETING DES RÈGLEMENTS DE COMPTES

Quand les querelles personnelles trahissent la République.

La politique n’est pas un champ de bataille où s’entre-déchirent des ambitions personnelles. Elle est un espace de service, de devoir et de responsabilité.

Pourtant, le Sénégal vit aujourd’hui une dérive inquiétante : les querelles d’appareil, les règlements de comptes et les manipulations d’opinion supplantent la dignité républicaine. L’Union des Panafricanistes Sénégalais UPS, fidèle à ses principes d’éthique et de vérité, tire la sonnette d’alarme.

I. Quand le parti Rewmi devient le miroir brisé de la politique sénégalaise.

Ousmane SONKO dit publiquement qu’il ne voulait pas faire la politique car elle est salle pourtant des cadres de Pastesf à commencer par lui ont embrasser les pieds de Idrissa en 2012 vielle des élections.

Ousmane sonko lui étais chez Idy pour entrer dans la coalition de Idy2012 après avoir négocier avec Macky et sa pas abouti il était parti voir Idrissa qui lui avait dit qu’il ne vas pas rompre le pack que qu’il a signé avec le M23, pas aux élections avec Wade.

Entre temps Ousmane Sonko est allé voir Ibrahima Fall de Takhaw TEM ou était El Malick Ndiaye par la suite Macky est passé en 2ème tours avec Wade. Ousmane Sonko ne peut pas nier qu’il a voté pour Macky Sall aux deuxième tour en 2012. Donc, il est contradictoire !

Le destin de Rewmi, autrefois porteur d’espérance sous la conduite du President Idrissa Seck, illustre tragiquement la décomposition morale de notre classe politique.

Ce parti qui incarnait jadis la rigueur, la compétence et la foi en l’avenir du Sénégal s’est transformé en champ clos de rivalités entre Diethie Fall, Abdourakhmane Diouf et leur ancien maître, tous les deux prisonniers d’un égo hypertrophié.

Ces hommes, jadis unis autour d’un idéal commun, se livrent désormais à un combat stérile pour des miettes de pouvoir, sans vision, sans grandeur, sans loyauté envers la République.

Or, quand les querelles d’un parti deviennent des crises nationales, c’est le signe que la politique a cessé d’être un service pour devenir une propriété privée.

Le pouvoir, en République, n’appartient à personne. Il est une charge confiée temporairement au nom du peuple, et non un trophée arraché à coups de manœuvres.

II. 2019 : le rendez-vous manqué de la dignité politique

L’élection présidentielle de 2019 fut un moment de vérité.
Le président Idrissa Seck, candidat, avait eu cette parole empreinte d’honneur :

« Je ne marcherai pas sur des cadavres pour aller au Palais. » comme le disait PR WADE

Une phrase d’homme d’État, un rappel du sens moral de l’action publique.
Mais elle fut aussitôt trahie par ses propres lieutenants.

Ousmane Sonko et Diethie Fall appelaient à la confrontation le fameux Gatsa Gatsa pendant que Abdourakhmane Diouf conseillait, dans une logique d’opportunisme, d’accepter les résultats car le conseille constitutionnel a déjà donné les résultats et féliciter le président Macky Salle pour sauver les apparences.

Ainsi, Rewmi s’effondra dans le tumulte des trahisons et des calculs, perdant non pas une élection, mais son âme.

Car la grandeur d’un leader comme Ousmane SONKO ne se mesure pas à sa capacité à crier à la fraude, mais à sa dignité face à la défaite.
Le vrai patriote ne sème pas le chaos dans son pays pour satisfaire son orgueil blessé.
Il choisit la République, toujours, avant son camp.

III. Du Rewmi au Pastef : la contagion du désordre

Ce qui s’est produit au Rewmi s’est aujourd’hui déplacé au cœur de la coalition Diomaye, prolongement politique du Pastef.
Les mêmes divisions, les mêmes intrigues, les mêmes luttes d’influence refont surface, sous d’autres visages.

L’entrée de Aïda Mbodji, maman gentille à la tête de la Conférence des leaders symbolise cette incohérence d’un mouvement qui prétend incarner la rupture, mais se construit sur des alliances de circonstance et des amitiés de calcul.

Les anciennes complicités entre Diethie Fall et Ousmane Sonko, déjà visibles lors de la 13e législature, renaissent dans la ruse et l’ambition.

L’un promet à l’autre un rôle de « futur Premier ministre » du futur président, pendant que l’autre murmure, dans l’ombre :

« Elle dansera, mais c’est moi qui jouerai la musique. »

Ce cynisme est la marque d’une politique sans éthique, d’une République prise en otage par les egos.
Le peuple, lui, ne danse plus. Il souffre.

IV. La République n’est pas un théâtre de vengeance

Depuis des mois, la vie publique sénégalaise est rythmée par des accusations sans preuves, des rapports instrumentalisés, et des procès d’intention.

Du dossier Prodac aux attaques contre Aminata Touré, Mame Mbaye Niang, Abdourakhmane Diouf ou Pape Malick Ndour, le spectacle est le même : la calomnie remplace le débat, la haine supplante la vérité, et la vindicte devient stratégie.

Mais un État ne se construit pas sur la suspicion permanente.
Un gouvernement qui gouverne dans le ressentiment finit toujours par sombrer dans l’isolement.

La République ne peut survivre sans sens du devoir, sans esprit de vérité, sans culture de responsabilité.

Le devoir, c’est de parler pour la Nation, pas contre elle.
La responsabilité, c’est d’assumer ses actes, pas de désigner des coupables imaginaires.
Et la République, c’est ce bien commun supérieur à toutes nos colères et à tous nos camps.

V. Vers la faillite morale du pouvoir actuel

Aujourd’hui, la coalition Diomaye, prétendument unie, se fissure sous le poids des ambitions contradictoires.
Les calculs pour 2029 ont déjà commencé, les clans se reforment, les alliances se défont, les couteaux se préparent.

Mais gouverner, ce n’est pas planifier sa succession.
C’est servir le peuple dans la vérité et dans la dignité, jour après jour, avec humilité.

L’histoire politique récente du Sénégal est une leçon :
Tous ceux qui ont confondu la République avec leur parti ont fini par tomber dans l’oubli.
Tous ceux qui ont préféré la haine à la justice ont vu leur nom effacé des mémoires.

Et tous ceux qui ont voulu construire une dynastie sur le dos du peuple ont été balayés par le temps.

VI. L’appel de l’Union pour le Sénégal (UPS)

L’UPS appelle à une renaissance morale de la classe politique sénégalaise.
Il faut réhabiliter le sens du devoir, restaurer l’éthique de la responsabilité, et replacer la République au centre de tout.

Être républicain, c’est accepter la règle, respecter les institutions, servir la vérité, et protéger la dignité du peuple.
La République ne doit plus être le refuge des ambitieux, mais le temple du mérite et du devoir.

Servir la Nation, ce n’est pas se servir d’elle.

Le Sénégal mérite mieux que les querelles d’ego et les trahisons de salon.
Il mérite une élite politique courageuse, loyale, et enracinée dans la vérité.

Le pouvoir n’est pas une récompense, c’est un fardeau sacré : celui de travailler pour le bien commun, dans la paix, la transparence et la dignité.

Président Mr Bougar DIOUF
Président de l’Union pour le Sénégal (UPS)

Journée de renforcement des aptitudes : BudgIT Sénégal outille les acteurs communautaires à Kaolack

La ville de Kaolack a accueilli, ce samedi 8 novembre 2025, un important atelier de formation sur le renforcement des capacités, organisé par BudgIT Sénégal, une organisation engagée dans la promotion de la transparence budgétaire et de la participation citoyenne.

Des acteurs communautaires, des jeunes leaders ainsi que des membres d’organisations de la société civile se sont réunis pour renforcer leurs compétences en matière de gouvernance ouverte et de suivi citoyen des politiques publiques.

L’atelier s’est déroulé dans une atmosphère dynamique, marquée par une forte mobilisation des participants venus de différentes localités de la région.

Dans son discours d’ouverture, Ahmeth Thiam, point focal de BudgIT Sénégal, a rappelé l’objectif principal de cette initiative :

« Aujourd’hui, nous avons organisé une formation de renforcement des capacités sur les droits et devoirs des citoyens, ainsi que sur les compétences transférées aux autorités territoriales. Cette activité s’inscrit dans le cadre de notre projet axé sur le leadership communautaire et l’engagement citoyen, particulièrement pour les femmes et les jeunes, afin de leur permettre de mieux comprendre les politiques publiques et les projets locaux, et de devenir des acteurs du changement. L’objectif est de former des champions communautaires maîtrisant les devoirs civiques et les compétences transférées aux collectivités locales pour faciliter leur action. »

BudgIT Sénégal est une organisation de la société civile de type civic-tech, dont la mission est « d’utiliser la technologie pour renforcer l’engagement citoyen et améliorer les institutions, en vue de faciliter le changement sociétal ».

Parmi ses axes d’intervention, quatre piliers clés se distinguent, notamment l’accès budgétaire, qui vise à rendre les documents budgétaires et les données de finances publiques accessibles et compréhensibles pour tous.

Comme l’a souligné Ahmeth Thiam :

« Notre mission est de rendre les données publiques accessibles, compréhensibles et utiles aux citoyens, afin qu’ils puissent participer pleinement au contrôle de l’action publique. »

Les jeunes leaders présents ont également mis en avant le rôle du numérique dans la promotion de la gouvernance locale. Ils se sont engagés à relayer les informations budgétaires au sein de leurs communautés à travers les réseaux sociaux et diverses plateformes citoyennes, contribuant ainsi à une meilleure appropriation des enjeux de transparence et de redevabilité publique.

Les nationalistes marquent leur territoire à Dakar

La coordination départementale du parti « Jël liñu Moom – Les Nationalistes » de Dakar a organisé, ce samedi, une journée de massification et de vente de cartes de membre.

La caravane, à laquelle ont pris part le coordonnateur de Hann-Bel-Air, la coordinatrice de Ouakam, Dieumbe Sy Tall, ainsi que la coordinatrice de la Patte-d’Oie, Mme Awa Diarra, entre autres responsables, est partie des Allées Papa Guèye Fall pour rallier le centre-ville, en passant par le Crédit Foncier.

Selon le coordonnateur départemental du parti, Ibrahima Ndiaye, cette activité a permis d’enrôler un grand nombre de nouveaux adhérents :

« Aujourd’hui, nous avons organisé une caravane de massification et de vente de cartes à Dakar, en compagnie des coordinateurs communaux et départementaux de Nioro et de Guédiawaye, du responsable des jeunes, de la présidente nationale des femmes, du président du mouvement national des enseignants, ainsi que de nombreux militants et sympathisants du parti Jël liñu Moom – Les Nationalistes. »

M. Ndiaye a ajouté :

« Nous avons suivi l’itinéraire des Allées Papa Guèye Fall jusqu’à Keur Serigne bi, en passant par le Crédit Foncier où nous avons échangé avec et enrôlé des mécaniciens de la zone. Plus de 500 cartes de membre ont été vendues. Nous avons rencontré de nombreux citoyens qui adhèrent pleinement à notre projet politique, ainsi que d’autres qui auraient souhaité voir Tahirou Sarr à nos côtés sur le terrain. Malheureusement, son agenda chargé ne lui a pas permis d’être présent. Mais nous avons été très bien accueillis par les populations, avec enthousiasme et chaleur. C’était une journée exceptionnelle, marquée par une forte mobilisation, malgré les appels du Premier ministre et de l’opposition sénégalaise. »

La caravane, qui s’est déroulée en présence du coordinateur national Thierno Sarr, a pris fin au centre-ville de Dakar.

Les Nationalistes comptent poursuivre prochainement cette dynamique de mobilisation et d’engagement de leurs membres et sympathisants, à travers des actions visant à renforcer la participation citoyenne, notamment lors des prochaines campagnes d’inscription sur les listes électorales.

Aly Saleh

Pape Malick Ndour réplique à Ousmane Sonko : « Ces accusations sont fallacieuses et infondées »

L’ancien ministre de la Jeunesse sous Macky Sall, Pape Malick Ndour, est sorti de son silence pour répondre aux propos tenus par le Premier ministre Ousmane Sonko lors du téra-meeting du 8 novembre. Le chef du gouvernement avait affirmé que l’ex-ministre, aujourd’hui placé sous bracelet électronique, était impliqué dans une affaire liée au rapport du Programme des Domaines agricoles communautaires (Prodac) — le même dossier qui avait valu à Sonko une condamnation pour diffamation en 2023. Dans une longue déclaration rendue publique, Pape Malick Ndour dénonce des « accusations fallacieuses et infondées », et accuse Ousmane Sonko de vouloir « travestir les faits à des fins politiques ».

Dès l’entame de sa mise au point, l’ancien ministre rappelle qu’il a toujours observé le silence par respect pour l’autorité judiciaire et pour le principe de séparation des pouvoirs. « Par principe, et comme chacun a pu le constater depuis mon interpellation, je me suis toujours refusé, en tant que républicain et par respect pour l’autorité judiciaire, à m’exprimer sur le dossier me concernant », écrit-il. Il explique avoir choisi cette réserve « par conviction profonde », estimant qu’il revenait à la justice, et non aux acteurs politiques, de trancher sur les faits. Mais face à ce qu’il qualifie de « contre-vérités répétées », il juge nécessaire de rétablir sa version des faits : « Ces accusations sont fallacieuses, infondées et traduisent une volonté manifeste de travestir les faits. »

Pour Pape Malick Ndour, l’erreur d’Ousmane Sonko est avant tout chronologique. Il soutient que l’affaire du « rapport du Prodac » a éclaté bien avant sa nomination à la tête du programme. « Le premier article de presse évoquant cette affaire a été publié par Dakaractu le 11 juin 2018, soit une année entière avant ma nomination, survenue le 6 juin 2019 », souligne-t-il. À partir de là, il s’interroge sur la logique même des accusations : « Comment, dès lors, un rapport dont la presse faisait déjà largement écho un an avant ma prise de fonction aurait-il pu m’épingler ? » Cet écart de dates, selon lui, suffirait à démontrer l’inanité des propos du Premier ministre.

L’ancien ministre avance ensuite un autre argument, cette fois lié à l’auteur présumé du rapport. Il rappelle que l’inspecteur des finances Samba Laobé Dieng, censé en être le rédacteur, est décédé le 1er octobre 2018, soit huit mois avant sa nomination. « Selon ceux qui défendent la thèse de l’existence d’un rapport de l’IGF sur le Prodac, l’auteur en serait l’inspecteur des finances Samba Laobé Dieng. Or, ce dernier est décédé avant ma prise de fonction. Faut-il comprendre que l’on m’accuse d’avoir été entendu et épinglé par un homme disparu ? La manipulation frôle ici l’absurde », ironise-t-il.

Pape Malick Ndour estime que cette polémique s’inscrit dans une stratégie politique visant à alimenter la thèse défendue par Ousmane Sonko depuis plusieurs années, celle de l’existence d’un rapport de l’Inspection générale des finances (IGF) compromettant certaines personnalités de l’ancien régime. « Je n’ai jamais été entendu par l’IGF, jamais rencontré un de ses enquêteurs, et durant toute la période où ce débat était alimenté dans la presse, j’exerçais mes fonctions au ministère des Finances », affirme-t-il, rejetant catégoriquement toute implication.

Pour étayer ses propos, l’ex-ministre annonce des démarches concrètes. Il entend saisir le ministre des Finances, Cheikh Diba, pour obtenir une attestation officielle confirmant son poste au sein du ministère entre 2013 et juin 2019, ainsi qu’une copie de la partie du rapport de l’IGF où son nom serait mentionné, si tant est qu’elle existe. Il prévoit également de joindre à sa requête les comptes rendus des réunions hebdomadaires qu’il rédigeait à l’époque. « Ces documents établissent sans équivoque qu’à cette période, je n’étais pas coordonnateur du Prodac, mais économiste au ministère des Finances », précise-t-il.

Dans sa conclusion, Pape Malick Ndour se veut serein et confiant. « Je n’ai rien à cacher, rien à craindre et rien à renier », martèle-t-il, affirmant que sa seule exigence reste celle de la vérité. Il dénonce les « tentatives grossières de manipulation et d’instrumentalisation politique » et appelle à « un retour à la rigueur républicaine ». Enfin, il rappelle que sa situation actuelle est strictement judiciaire et non politique. « Je fais pleinement confiance à la justice de mon pays, que j’ai défendue hier et que j’ai le devoir de respecter et d’honorer, quelles que soient les décisions qu’elle prendra me concernant », conclut-il.

Nguekokh : un corps exhumé après une inhumation controversée

Un fait pour le moins inhabituel a secoué la commune de Nguekokh ce samedi. Le corps d’un homme d’origine canadienne, ancien résident de Belgique et récemment installé à Saly, a été exhumé moins de vingt-quatre heures après son inhumation. Le défunt avait été enterré la veille au cimetière sérère de la localité, mais son inhumation a suscité une vive contestation au sein de la population.

Selon plusieurs témoins, les habitants se sont opposés à l’enterrement, estimant que les conditions administratives n’avaient pas été respectées. Au centre de la polémique : le certificat d’inhumation présenté par les proches du défunt, que certains habitants ont jugé non conforme. Délivré en dehors de la commune, le document n’aurait pas été reconnu par les autorités locales, qui exigent la présentation de justificatifs établis selon les procédures en vigueur sur le territoire de Nguekokh.

Cette situation a créé une tension palpable dans la localité, divisant la communauté entre ceux qui prônaient le respect dû au défunt et ceux qui insistaient sur l’application stricte des règles administratives. Des discussions houleuses se sont tenues entre riverains, responsables communautaires et autorités locales, sans parvenir à apaiser les esprits.

Face à la persistance des contestations et à l’absence de documents considérés comme conformes, les autorités municipales ont finalement ordonné l’exhumation du corps. L’opération s’est déroulée dans le calme, sous la supervision des services compétents, afin d’éviter tout incident ou débordement.

DE LA TENTATION DU DESPOTISME ET DE LA RÉALITÉ DU POUVOIR DICTATORIAL

Il existe une différence fondamentale entre être au pouvoir, exercer le pouvoir, avoir du pouvoir et tenir le pouvoir.

Le véritable homme d’État considère le pouvoir comme un mandat délégué, un service public sacré au bénéfice du peuple souverain.

Le démagogue, lui, le considère comme une propriété personnelle, un instrument de prestige et de revanche.

C’est cette confusion entre autorité républicaine et possession personnelle du pouvoir qui fait naître le despotisme.

Le despote ne gouverne pas pour transformer la société, mais pour s’y installer. Il ne cherche pas la postérité de ses idées, mais la pérennité de son image.

Son horizon n’est pas la Nation, mais son propre ego.

Ainsi, dès qu’il accède au pouvoir, son premier réflexe est de se l’approprier entièrement.
Le pouvoir devient un prolongement de sa personne : il ne gouverne pas un État, il règne sur un peuple.

Et peu à peu, la République se rétrécit à la taille de son ambition personnelle.

Tout despote commence par désacraliser l’État.

Car pour régner sans partage, il faut d’abord affaiblir les institutions qui limitent le pouvoir.
Il s’attaque à la séparation des pouvoirs, marginalise les contre-pouvoirs, banalise la fonction publique, et transforme l’administration en un outil partisan soumis à ses caprices.

En violant les règles immuables de l’État de droit, il cherche à démystifier les institutions pour les soumettre à sa volonté.

Ce n’est pas un hasard s’il multiplie les discours populistes, démagogiques, voire mystiques : il veut substituer sa parole à la loi, sa volonté à la Constitution.

Son arme la plus redoutable est la propagande.
Par le contrôle des médias publics, la manipulation des masses à travers les réseaux sociaux et la mise en scène de son image, il façonne une mythologie du chef infaillible, visionnaire, victime et sauveur à la fois.

Ce que les régimes autoritaires appellent « communication » n’est souvent que la mise en scène du mensonge.

Parallèlement, il fait taire la contradiction.
L’opposant devient un traître, le journaliste critique un ennemi, le citoyen éveillé un subversif.

L’intimidation, l’arrestation arbitraire, la diabolisation médiatique deviennent des outils de gouvernement.

Et comme le rappelait Soljenitsyne :

“Un pouvoir illimité entre les mains de personnes bornées mène toujours à la cruauté.”

Le populisme devient alors une arme de destruction de la République.

Sous prétexte de parler au nom du peuple, il l’oppose à lui-même, dressant les citoyens les uns contre les autres, pour mieux régner dans la confusion et la peur.

Le despote se rêve en figure providentielle.
Il veut être l’incarnation de la Nation, le guide, le père, le sauveur, le martyr, le prophète… tout sauf un simple serviteur de l’État.

Par la flatterie, il s’entoure de courtisans et d’adulateurs, transforme les institutions en décors et les cérémonies républicaines en spectacles de glorification personnelle.

Le discours d’un chef de gouvernement devient un monologue messianique où l’on ne parle plus de politiques publiques, mais de son génie supposé.

C’est ce que Samuel Ferdinand-Lop résumait brillamment :

“Tout politicien qui croit être un prophète ne propose généralement que du vent.”

Ce vent, celui de la vanité et de la démesure, finit toujours par emporter les nations dans la tourmente.

L’histoire est remplie d’exemples où le culte de la personnalité a conduit à l’effondrement de la République : du Zaïre de Mobutu à la Libye de Kadhafi, du Venezuela de Chávez à l’Ouganda d’Amin.

Chaque fois, le même scénario : l’homme providentiel finit par devenir l’ennemi de son propre peuple.

Le Sénégal, patrie de la démocratie et du pluralisme politique, traverse aujourd’hui une phase d’inquiétude institutionnelle.

Le récent discours du Premier ministre Ousmane Sonko illustre parfaitement les symptômes de cette tentation autoritaire.

Quant à l’affaire Abdourahmane DIOUF : le refus de la collégialité.q

Son refus de participer au Conseil des ministres tant que M. Abdourahmane Diouf siège au gouvernement traduit une posture profondément contraire à l’esprit républicain.
Un Premier ministre n’a pas à conditionner sa participation aux affaires de l’État à ses affinités personnelles.

Ce comportement démontre que Sonko ne conçoit pas le pouvoir comme un exercice collectif, mais comme une propriété personnelle.

Il confond autorité gouvernementale et susceptibilité d’ego.
C’est un affront à la Constitution, à la continuité de l’État et à la hiérarchie institutionnelle.

Sur l’affaire PRODAC : la manipulation politique de la justice.

L’arrestation de M. Pape Malick Ndour, justifiée par un prétendu rapport du PRODAC, s’apparente à une tentative grossière d’instrumentalisation de la justice.

Cette manœuvre vise non seulement à humilier un adversaire, mais aussi à créer les conditions d’un chantage politique :

légitimer artificiellement un dossier administratif,

exercer une pression sur la Cour suprême pour annuler le rabat d’arrêt qui empêche Ousmane Sonko d’être candidat en 2029.

C’est là une ligne rouge gravement franchie : la politisation de la justice, arme fatale contre tout État de droit.

Un gouvernement qui manipule les juges perd toute légitimité morale et constitutionnelle.

Sous les habits séduisants de la rupture, se cache parfois la plus vieille maladie du pouvoir : le despotisme populiste.

Celui qui prétend parler au nom du peuple finit souvent par le confisquer, au nom d’une mission qu’il s’invente.

Le Sénégal, héritier de Senghor, de Mamadou Dia, de Kéba Mbaye et de toutes les consciences républicaines, ne peut se permettre de trahir cet héritage.

Notre démocratie, fruit de sacrifices et de luttes, doit rester un sanctuaire de liberté, de justice et d’équilibre des pouvoirs.

Car l’histoire le prouve :

Les despotes naissent toujours des illusions populaires et meurent toujours de leur propre orgueil.

Le rôle de chaque citoyen, de chaque patriote et de chaque force politique est donc de résister à la personnalisation du pouvoir, de défendre la République, et de rappeler à tous les dirigeants que nul n’est au-dessus des institutions.

Conclusion : la vigilance patriotique

L’Union des Panafricanistes Sénégalais UPS appelle à une vigilance patriotique de tous les esprits lucides.

Aucun homme, aussi charismatique soit-il, ne mérite qu’on sacrifie pour lui la stabilité d’un pays et la dignité d’un peuple.

Le Sénégal n’a pas besoin d’un prophète autoproclamé, mais d’un État fort, d’institutions solides, et de citoyens conscients.

Le pouvoir ne doit pas être un culte, mais une responsabilité.
Et la République, ce n’est pas un homme : c’est un idéal.

Président Mr Bougar DIOUF

Ousmane Sonko dévoile un rapport confidentiel sur la gestion du pétrole et du gaz au Sénégal

Lors du récent « Téra Meeting » organisé à l’esplanade du Stade Léopold Sédar Senghor, le leader de PASTEF, Ousmane Sonko, a fait une annonce qui pourrait relancer le débat sur la transparence dans le secteur énergétique sénégalais. Selon lui, il a mis la main sur un rapport confidentiel de l’Inspection générale d’État (IGE) concernant la gestion du pétrole et du gaz au Sénégal.

« J’ai réussi à avoir le rapport caché de l’IGE sur le pétrole et le gaz. Ils l’avaient caché et sorti du circuit. Le rapport a retracé, de Wade à Macky Sall, tous ceux qui sont mêlés à la mauvaise gestion de notre pétrole et notre gaz. Beaucoup ne dormiront pas en entendant cela. J’ai envoyé le rapport au président Bassirou Diomaye Faye », a déclaré Sonko devant une foule de partisans venus l’écouter.

Le document, selon le leader politique, aurait été tenu secret pendant longtemps et met en évidence des pratiques jugées irrégulières et une mauvaise gestion des ressources pétrolières et gazières sous plusieurs administrations. Cette révélation intervient dans un contexte où le contrôle et la transparence des industries extractives restent des sujets sensibles au Sénégal.

Ousmane Sonko a insisté sur l’importance de publier ce rapport et d’assurer un suivi rigoureux, estimant que ces actions sont essentielles pour garantir la reddition de comptes dans le secteur énergétique. Il a également souligné que la divulgation de ces informations permettra au public et aux autorités compétentes de mieux comprendre les dysfonctionnements passés et de prendre des mesures correctives afin d’éviter de nouvelles irrégularités.

COP30 : Le Sénégal plaide pour une action climatique juste et un financement équitable

À la veille de l’ouverture du Sommet des leaders de la 30ᵉ Conférence des parties (COP30) à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, le ministre sénégalais de l’Environnement et de la Transition écologique, Abdourahmane Diouf, a prononcé à Belém, au Brésil, un discours axé sur l’urgence climatique et la responsabilité collective face à ses effets dévastateurs.

Représentant le Sénégal à la tête de la délégation officielle, le ministre a alerté sur la gravité de la crise climatique, soulignant que celle-ci menace non seulement la vie humaine, mais aussi les infrastructures et les biens essentiels à la survie des populations. « Aucun continent n’est épargné », a-t-il déclaré, insistant sur le fait que les pays vulnérables, notamment ceux d’Afrique, sont « en souffrance croissante ».

Pour Abdourahmane Diouf, la COP30 constitue une opportunité cruciale pour inverser la tendance. Il a appelé à un engagement mondial renforcé pour réduire significativement les émissions de gaz à effet de serre. Le ministre a rappelé que le Sénégal, bien que faiblement émetteur, subit de plein fouet les impacts du dérèglement climatique, ce qui contraint parfois l’État à recourir à l’endettement pour financer les mesures d’adaptation et de résilience. Il a plaidé pour que la question du financement climatique et d’une transition écologique juste et équitable soit placée « au cœur des échanges » de la conférence.

Abordant les efforts nationaux, le ministre a insisté sur le respect par le Sénégal de son objectif de réduction de 7 % des émissions de gaz à effet de serre depuis 2010, malgré un financement jugé insuffisant de la Cdn 2.0. Le pays a investi plus de 4,5 milliards de dollars dans 300 projets d’atténuation et d’adaptation, représentant près de 40 % du budget national consacré à ces initiatives.

Parmi les actions phares, Abdourahmane Diouf a mis en avant le développement du transport durable et la promotion des énergies renouvelables. Le gouvernement vise une pénétration de plus de 40 % des énergies renouvelables dans le réseau électrique d’ici 2035, en cohérence avec la Vision 2050 du pays. Ces efforts viennent s’ajouter à des programmes structurants comme la Grande muraille verte ou la lutte contre le trafic illicite de bois, illustrant l’engagement du Sénégal en matière de durabilité et de protection de l’environnement.

Clôturant son intervention, le ministre a exprimé l’espoir que la COP30 permette de consolider « le partenariat global pour une action climatique juste, tournée vers un avenir prospère et durable, dans un esprit de solidarité pour la préservation de notre maison en faveur des générations futures ».

Sonko répond à Abdourahmane Diouf : « Nous réclamons la justice, pas la vengeance »

Lors d’un discours prononcé devant ses militants, Ousmane Sonko, leader de PASTEF – Les Patriotes, a adressé une réponse à peine voilée à Abdourahmane Diouf, qui avait récemment invité à écarter toute “velléité de vengeance et de haine” dans le processus de reddition des comptes au sein de la coalition.

Sans le nommer directement, Sonko a été particulièrement virulent. Il a dénoncé certains acteurs politiques qu’il juge opportunistes et manipulateurs, affirmant que “certains politiciens ratés, qui ont tiré profit de notre victoire, tentent aujourd’hui de nous mettre en mal avec l’opinion”. Ces propos traduisent une volonté claire du leader de PASTEF de marquer sa distance avec ceux qu’il considère comme des alliés peu sincères.

Ousmane Sonko a tenu à clarifier l’objectif de sa démarche. Selon lui, il ne s’agit aucunement de vengeance, mais bien d’une exigence de justice. “Nous réclamons la justice, pas la vengeance. Cet allié n’est pas sincère : il cherche à opposer Diomaye et Sonko. Il n’a pas sa place dans le gouvernement. Nous ferons tout pour qu’il en sorte”, a-t-il lancé, rappelant ainsi sa détermination à purifier les structures gouvernementales de ceux qu’il considère comme des obstacles à sa vision.

Cette déclaration intervient dans un contexte de tensions au sein de la coalition, où des désaccords stratégiques et politiques commencent à se manifester ouvertement. En s’adressant ainsi à ses partisans, Sonko envoie un message fort tant à ses alliés qu’au public : sa priorité est de garantir la transparence et l’intégrité de son gouvernement, même si cela implique de rompre avec certains membres de sa coalition.

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