Statut d’Ousmane Sonko : le FDR maintient sa contestation malgré la décision du Conseil constitutionnel

Le Front pour la Défense de la Démocratie et de la République (FDR) a réagi à la décision du Conseil constitutionnel qui s’est déclaré incompétent pour statuer sur le statut d’Ousmane Sonko, actuellement considéré comme la deuxième personnalité de l’État. Dans un communiqué transmis à la presse, la coalition indique avoir pris acte de cette décision, tout en affirmant qu’elle ne modifie en rien sa position sur ce dossier.

Selon le FDR, la déclaration d’incompétence du Conseil constitutionnel ne saurait être interprétée comme une validation de la situation qu’il conteste depuis plusieurs mois. La coalition estime que la question soulevée demeure entière et continue de qualifier cette situation de « forfaiture », considérant qu’elle est contraire aux principes de l’État de droit et aux exigences de bonne gouvernance.

Le regroupement politique soutient que la problématique dépasse le simple cadre juridique et touche aux fondements mêmes de la République. À ses yeux, chaque citoyen a le devoir de s’opposer à ce qu’il considère comme une entorse aux règles institutionnelles, invoquant la défense de la morale publique et de l’intérêt général.

Dans son communiqué, le FDR réaffirme ainsi sa vigilance face à ce qu’il présente comme une dérive institutionnelle. La coalition assure qu’elle poursuivra son combat par des moyens légaux et démocratiques afin de faire valoir ses positions et d’obtenir, selon elle, le respect des principes républicains.

Par ailleurs, la Conférence des Leaders du FDR annonce sa volonté de multiplier les initiatives politiques dans le strict respect des lois de la République. L’objectif affiché est de construire une alternative démocratique capable de fédérer les forces politiques et sociales autour d’un projet commun.

Iran–États-Unis : Mojtaba Khamenei approuve l’accord de paix tout en affichant ses réserves

Le guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, a annoncé jeudi avoir donné son feu vert à l’accord conclu entre l’Iran et les États-Unis pour mettre un terme à plusieurs mois de conflit, tout en reconnaissant avoir nourri des réserves sur cette démarche diplomatique.

Dans un message écrit, lu à la télévision d’État iranienne, le dirigeant a expliqué qu’il avait finalement accepté l’accord en raison des garanties apportées par le président iranien, Masoud Pezeshkian, et les membres du Conseil suprême de sécurité nationale. Selon lui, ces responsables se sont engagés à préserver les intérêts stratégiques de l’Iran ainsi que ceux de ses alliés régionaux.

« J’avais une opinion différente, mais j’ai donné mon autorisation en raison de l’engagement pris pour protéger les droits de la nation iranienne et du front de la résistance », a-t-il déclaré, laissant entendre qu’il n’était pas initialement favorable aux modalités de l’entente négociée avec Washington.

Le guide suprême a toutefois insisté sur le fait que les autorités iraniennes ne céderaient pas à d’éventuelles exigences qu’elles jugeraient excessives lors des prochaines étapes des discussions. Il a affirmé avoir reçu l’assurance que toute pression supplémentaire de la partie américaine serait rejetée si elle portait atteinte aux intérêts fondamentaux de la République islamique.

Alors que l’accord signé dans la nuit de mercredi à jeudi par Donald Trump et Masoud Pezeshkian ouvre la voie à des négociations directes entre les deux pays, Mojtaba Khamenei a tenu à préciser que ces futurs échanges ne signifiaient en aucun cas une adhésion de l’Iran aux positions américaines. Selon lui, la poursuite du dialogue devra s’inscrire dans le strict respect de la souveraineté nationale et des lignes rouges définies par Téhéran.

Cette déclaration constitue la première réaction officielle du guide suprême depuis la conclusion de l’accord de paix. Elle intervient dans un contexte particulier marqué par son absence prolongée de la scène publique depuis son accession au pouvoir en mars dernier. Mojtaba Khamenei avait succédé à son père, Ali Khamenei, tué lors des premières frappes américano-israéliennes contre l’Iran le 28 février, événement qui avait précipité l’embrasement régional.

Dans son message, le dirigeant iranien a également critiqué la stratégie de Washington durant le conflit. Il a estimé que le président américain avait mobilisé « tous les leviers possibles » afin d’obtenir un accord mettant fin aux hostilités, affirmant que cette démarche traduisait avant tout l’épuisement des options américaines face à la prolongation de la guerre.

Affaire ASER–AEE Power : nouvelles révélations sur la quittance contestée de 918 millions et le décaissement des 37 milliards FCFA

Les zones d’ombre persistent dans le dossier des 37 milliards de FCFA impliquant l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER) et la société espagnole AEE Power EPC. De nouveaux documents confidentiels consultés par le journal Le Témoin apportent un éclairage inédit sur les conditions d’exécution du marché d’électrification de 928 localités rurales et relancent les interrogations autour d’une quittance de 918 millions de FCFA présentée comme fausse.

Au cœur de cette affaire figure une procédure engagée devant le Pool judiciaire et financier concernant une quittance attribuée à Seydou Kane, représentant de AEE Power Sénégal S.A., qui conteste formellement en être l’auteur. Cette contestation ravive les débats sur la gestion du marché et sur les conditions dans lesquelles d’importants décaissements ont été effectués après le départ de l’ancien directeur général de l’ASER, Baba Diallo.

Les documents consultés révèlent notamment l’existence d’un engagement tripartite signé le 25 novembre 2023 entre l’ASER, AEE Power EPC et AEE Power Sénégal S.A. Cet accord est intervenu avant même la signature officielle du marché. Les trois parties y définissaient déjà les modalités d’exécution d’une composante importante du projet, dans le respect de l’exigence consistant à réserver au moins 50 % de la valeur du marché aux entreprises sénégalaises.

Selon ce document, l’ASER a accepté que l’ensemble des poteaux électriques métalliques prévus dans l’offre initiale de l’entreprise espagnole soient remplacés par des poteaux en béton armé fabriqués localement par AEE Power Sénégal S.A. De son côté, AEE Power EPC s’engageait à maintenir les prix et quantités contenus dans son offre tout en donnant mandat à sa filiale sénégalaise pour l’acquisition des équipements nécessaires à l’exécution du projet.

Quelques mois plus tard, le 23 février 2024, une attestation signée par Baba Diallo est venue confirmer officiellement le rôle central joué par AEE Power Sénégal S.A. dans le dossier. Le document présente la société comme initiatrice du projet, mandataire et agent exclusif de AEE Power EPC au Sénégal.

L’attestation détaille également les différentes démarches accomplies par la société sénégalaise avant la signature du marché. Elle indique notamment que celle-ci a pris en charge le paiement des honoraires de l’expert chargé d’évaluer l’offre spontanée, le règlement de la redevance due à l’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP), ainsi que les formalités administratives auprès de l’ASER, du ministère des Finances et de la Direction générale des impôts et domaines (DGID).

Les pièces financières consultées font état de plusieurs paiements effectués dans ce cadre. Un premier acompte de 27 millions de FCFA a été versé le 8 novembre 2023 à l’expert de la Direction centrale des marchés publics. Un deuxième versement de 36 millions de FCFA est intervenu le 5 janvier 2024, suivi du paiement du solde de 27 millions de FCFA le 19 janvier 2024. Au total, 90 millions de FCFA ont ainsi été réglés au titre des honoraires de l’expert. À cela s’ajoute le paiement de la redevance ARCOP pour un montant de 91,8 millions de FCFA effectué le 6 mars 2024.

Les documents soulignent par ailleurs que AEE Power Sénégal S.A. disposait des ressources humaines et techniques nécessaires à l’exécution du marché, avec un personnel qualifié répondant aux exigences du projet.

Cependant, un autre volet du dossier continue de susciter de nombreuses interrogations. Selon les informations recueillies, Seydou Kane avait régulièrement procédé à l’enregistrement du projet auprès du Centre des grandes entreprises de la DGID sur la base d’une lettre d’exonération délivrée par l’ancien ministre des Finances. Or, la quittance de 918 millions de FCFA aujourd’hui au centre de la controverse aurait été enregistrée à l’agence Dakar Liberté, une situation qui alimente les doutes sur son origine et sur les circonstances de son apparition dans le dossier.

Autre élément troublant, l’homme d’affaires espagnol à l’origine de la plainte initiale devant le Doyen des juges d’instruction s’est finalement désisté de sa procédure. Malgré ce retrait, l’enquête a continué son cours. L’Agent judiciaire de l’État est ensuite intervenu dans le dossier en sollicitant sa prise en charge par le Pool judiciaire et financier.

Face aux accusations, Seydou Kane maintient sa position. Il affirme n’avoir jamais émis la quittance incriminée et soutient que les avantages fiscaux dont bénéficiait le projet rendaient inutile une telle opération. Dès lors, une question demeure : qui est à l’origine de cette quittance si celui à qui elle est attribuée en conteste catégoriquement la paternité ?

L’affaire soulève également des interrogations sur les décaissements de 37 milliards de FCFA effectués après le limogeage de Baba Diallo. Selon les révélations du député Thierno Alassane Sall, ces fonds auraient été versés à la société espagnole AEE Power EPC. Des déclarations qui relancent le débat sur les bénéficiaires réels de ces montants et sur les mécanismes ayant conduit à leur déblocage.

Alors que l’enquête se poursuit, plusieurs zones d’ombre subsistent. Qui a réellement payé ou tenté de faire payer la quittance de 918 millions de FCFA ? Pourquoi cette pièce est-elle apparue dans un circuit administratif différent de celui utilisé pour les autres formalités du projet ? Et surtout, quelles ont été les motivations ayant conduit au décaissement des 37 milliards de FCFA après le départ de l’ancien directeur général de l’ASER, qui avait publiquement demandé la suspension de l’opération ?

Coupe du Monde 2026 : Djirèye Clotilde Coly salue le rôle stratégique de la presse sportive sénégalaise aux États-Unis

En déplacement aux États-Unis dans le cadre de la Coupe du Monde 2026, la ministre de la Jeunesse et des Sports, Djirèye Clotilde Coly, a effectué ce jeudi une visite de courtoisie à la Maison de la presse de l’Association Nationale de la Presse Sportive du Sénégal (ANPS), installée dans l’État du New Jersey pour couvrir la compétition mondiale.

Cette visite s’inscrit dans une démarche de proximité et de reconnaissance envers les professionnels des médias sportifs sénégalais mobilisés pour assurer la couverture de cet événement planétaire. Elle a permis à la ministre d’échanger avec les journalistes présents sur les conditions de travail mises en place ainsi que sur les perspectives de collaboration entre son département et les acteurs de la presse sportive.

Au cours de cette rencontre, Djirèye Clotilde Coly a tenu à rendre hommage à l’engagement des journalistes sportifs, dont le travail contribue, selon elle, au rayonnement du sport sénégalais bien au-delà des frontières nationales. Elle a réaffirmé la volonté du ministère de maintenir avec les médias spécialisés une relation fondée sur le dialogue, la confiance et la concertation.

La ministre a souligné que la presse sportive occupe une place essentielle dans l’écosystème sportif national. À ses yeux, les journalistes constituent des partenaires incontournables dans la promotion des disciplines sportives, la valorisation des performances des athlètes et la diffusion des politiques publiques en faveur du sport.

Djirèye Clotilde Coly a également salué l’initiative de la Maison de la presse de l’ANPS, devenue au fil des grandes compétitions internationales un espace de référence pour les professionnels des médias sénégalais. Elle a estimé que cette structure représente aujourd’hui un modèle d’organisation et de professionnalisme, offrant aux journalistes un cadre de travail adapté aux exigences d’une compétition de l’envergure de la Coupe du Monde.

Selon elle, la présence de cette plateforme au cœur du Mondial permet aux envoyés spéciaux sénégalais de bénéficier de conditions optimales pour accomplir leur mission d’information auprès du public national et international.

La ministre a par ailleurs rappelé que l’accompagnement accordé par son département à la Maison de la presse traduit la reconnaissance des autorités publiques envers les efforts consentis par les journalistes sportifs. Elle a indiqué que cet engagement a également bénéficié du soutien du président de la République, conscient du rôle déterminant joué par la presse sportive dans la promotion du sport sénégalais et dans le renforcement de son image à l’échelle internationale.

Attaque contre l’aéroport de Niamey : au moins 35 morts dans une offensive meurtrière, l’armée nigérienne lance une vaste opération

Le Niger a été frappé ce jeudi 18 juin 2026 par une attaque d’envergure visant l’aéroport international de Niamey. Après plusieurs heures d’incertitude et de silence officiel, le ministère nigérien de la Défense a communiqué en fin d’après-midi un premier bilan provisoire faisant état d’au moins 35 morts, dont 11 soldats, deux civils et 22 assaillants.

Selon les autorités, l’attaque a débuté à l’aube, aux environs de 6 heures du matin. De fortes explosions suivies d’intenses échanges de tirs ont été entendues dans plusieurs secteurs de la capitale. Les affrontements se sont poursuivis pendant plus de deux heures, provoquant une vive inquiétude parmi les populations de Niamey.

D’après les premières informations disponibles, les assaillants ont ciblé l’entrée principale de l’aéroport international du côté civil. Face à cette offensive, les Forces de défense et de sécurité nigériennes ont rapidement été déployées pour contenir l’attaque et sécuriser les installations stratégiques.

Dans un communiqué lu à la télévision nationale, le ministère de la Défense a annoncé que le bilan provisoire s’établit à 13 morts du côté des forces gouvernementales et des civils, dont 11 membres des Forces de défense et de sécurité et deux civils. Quatre personnes ont également été blessées. Du côté des assaillants, 22 combattants ont été neutralisés et une vingtaine de suspects interpellés.

Les autorités ont indiqué qu’une vaste opération militaire est toujours en cours afin de traquer les éventuels complices et sécuriser totalement la zone. Le ministère a par ailleurs assuré que l’aéroport international de Niamey est désormais sous contrôle et demeure ouvert au trafic aérien.

Au cours de la journée, un important dispositif sécuritaire a été mis en place dans la capitale. Les accès à l’aéroport ainsi que plusieurs quartiers environnants ont été bouclés. Les abords de la présidence et de la primature ont également fait l’objet d’un renforcement sécuritaire marqué par la multiplication des postes de contrôle, des fouilles et des vérifications d’identité. Toutes les unités de sécurité de la capitale ont été placées en état d’alerte.

Cette attaque rappelle celle survenue à la fin du mois de janvier 2026, lorsque l’aéroport de Niamey et la base militaire attenante avaient déjà été visés par une opération armée de grande ampleur. Cette précédente attaque, revendiquée par le groupe État islamique, avait été repoussée par les Forces armées nigériennes avec l’appui de leurs partenaires russes. Les autorités avaient alors fait état de quatre blessés et d’importants dégâts matériels.

À la suite de cet épisode, le général Abdourahamane Tiani avait reconnu l’existence d’une faille dans le dispositif sécuritaire ayant permis aux assaillants d’atteindre leur objectif. Selon lui, l’opération visait à détruire les capacités aériennes de l’armée nigérienne. Le chef du régime militaire avait également accusé plusieurs dirigeants étrangers d’être les soutiens indirects des groupes armés opérant contre le Niger.

À ce stade, l’identité des auteurs de l’attaque du 18 juin n’a pas encore été officiellement établie. Les enquêtes se poursuivent alors que les forces de sécurité maintiennent une forte présence dans la capitale.

Incident technique à la Cour des comptes : l’institution rassure sur la sécurité de son système d’information

La Cour des comptes a annoncé avoir été confrontée à un incident technique affectant son système d’information le lundi 15 juin 2026. Dans un communiqué transmis à la presse, l’institution de contrôle des finances publiques indique avoir immédiatement mobilisé ses équipes afin de maîtriser la situation et d’en mesurer les éventuelles répercussions.

Selon le document signé par le secrétaire général de la Cour des comptes, les services techniques ont rapidement engagé des actions de sécurisation en collaboration avec les autorités compétentes. Ces mesures conservatoires visent à contenir l’incident, à prévenir tout risque supplémentaire et à évaluer avec précision son impact sur les infrastructures numériques de l’institution.

À ce stade, la Cour des comptes n’a fourni aucun détail sur la nature exacte de l’incident. Les circonstances de sa survenue, son origine ainsi que l’étendue de ses conséquences potentielles n’ont pas été précisées. Cette absence d’informations alimente les interrogations, alors que les cybermenaces et les incidents informatiques touchent de plus en plus les administrations publiques à travers le monde.

L’institution se veut toutefois rassurante. Elle affirme suivre l’évolution de la situation avec une vigilance particulière et assure que toutes les dispositions nécessaires sont prises pour garantir la continuité de ses missions. La Cour souligne également son attachement à la protection des données et à la confidentialité des informations qu’elle traite dans le cadre de ses activités de contrôle, d’audit et d’évaluation de la gestion des finances publiques.

Cette communication intervient dans un contexte où la sécurisation des systèmes d’information constitue un enjeu majeur pour les institutions publiques, appelées à protéger des volumes importants de données sensibles. En attendant les résultats des investigations techniques en cours, la Cour des comptes assure poursuivre ses opérations tout en renforçant la surveillance de son environnement numérique.

KAOLACK : LA FÉDÉRATION DES MAÎTRES CORANIQUES RENOUVELLE SES INSTANCES ET PLAIDE POUR LA MODERNISATION DES DAARAS

La Fédération nationale des associations des maîtres coraniques du Sénégal (FNAMCS) a tenu, ce jeudi 18 juin 2026 à Kaolack, son assemblée générale départementale consacrée au renouvellement de ses instances dirigeantes, après cinq années de mandat. La rencontre a réuni les représentants des 778 daaras répartis dans les 14 communes du département.

Prenant la parole à cette occasion, le président régional de la fédération, Oustaz Mouhamed Lamine Fall, a présenté les principales orientations du plan d’action de la structure visant à améliorer les conditions de vie et d’apprentissage des talibés.

« Au niveau départemental, nous avons plusieurs initiatives à mettre en œuvre pour améliorer les conditions de vie et d’apprentissage dans les daaras. Ces actions apporteront des réponses concrètes aux difficultés liées à l’hébergement, à l’alimentation, au financement et à la formation des talibés », a-t-il déclaré.

Selon lui, la fédération ambitionne de moderniser plusieurs daaras à travers la construction d’infrastructures adaptées, l’équipement des salles de classe et l’amélioration des conditions d’accueil des apprenants. Ces projets visent à offrir un environnement plus sûr et plus propice à l’enseignement coranique.

La fédération mise également sur l’autonomisation économique des daaras. Des projets de boulangeries communautaires, d’activités agricoles et de formation professionnelle sont envisagés afin de permettre aux maîtres coraniques et aux talibés de disposer de sources de revenus durables.

Le soutien alimentaire figure également parmi les priorités de la structure. À cet effet, les responsables de la fédération ont lancé un appel à l’État, aux collectivités territoriales, aux organisations ainsi qu’aux partenaires au développement pour renforcer leur accompagnement en faveur des daaras du département.

« Avec l’implication de l’État, des collectivités territoriales, des associations et des partenaires au développement, des solutions durables peuvent être trouvées pour améliorer le fonctionnement des daaras et renforcer leur rôle éducatif et social », a soutenu Oustaz Mouhamed Lamine Fall.

Le président régional a également salué la contribution des mères de daaras, qu’il considère comme des partenaires incontournables.

« Les mères de daaras sont nos premières partenaires. Elles jouent un rôle essentiel dans la prise en charge et le bien-être des enfants talibés. Sans leur implication, les maîtres coraniques ne peuvent accomplir efficacement leur mission éducative et sociale », a-t-il rappelé.

À travers cette assemblée générale, la Fédération nationale des associations des maîtres coraniques du Sénégal réaffirme sa volonté de promouvoir un modèle de daara moderne, mieux organisé et davantage intégré aux dynamiques de développement local.

Kolda : les Oulémas du Fouladou inaugurent un nouveau siège dédié au savoir islamique et à la cohésion sociale

Les Oulémas du Fouladou ont franchi une étape majeure dans leur engagement en faveur de la promotion du savoir islamique avec l’inauguration officielle de leur nouveau siège à Kolda, ce jeudi 18 juin 2026. La cérémonie, marquée par une forte mobilisation de guides religieux, de fidèles et de personnalités locales, s’est déroulée dans une atmosphère de ferveur spirituelle, de prières et de recueillement.

Porté par l’initiative du président de l’Association des Oulémas du Fouladou, Dr Oumar Ba, ce projet ambitieux vise à offrir un cadre moderne dédié à la formation religieuse, à la recherche intellectuelle et au partage des connaissances islamiques. Entièrement financée par le guide religieux, cette infrastructure se veut un espace de référence pour les érudits, les étudiants et l’ensemble des fidèles musulmans de la région.

Le nouveau complexe comprend plusieurs installations destinées à soutenir les activités religieuses et éducatives de l’association. Parmi les principales composantes figure une salle de conférence conçue pour accueillir des rencontres scientifiques, des séminaires, des conférences religieuses ainsi que des échanges intellectuels autour des questions liées à l’islam et au développement communautaire.

L’un des éléments phares de cette nouvelle infrastructure reste toutefois la bibliothèque islamique, appelée à jouer un rôle central dans la diffusion du savoir. Selon Dr Oumar Ba, ce centre documentaire démarre ses activités avec un fonds estimé à plus de quatre millions de francs CFA. Il rassemble de nombreux ouvrages spécialisés couvrant différents domaines des sciences islamiques, dont plusieurs publications rédigées par des érudits sénégalais. Cette documentation permettra aux chercheurs, étudiants, enseignants et fidèles d’accéder à des ressources essentielles pour approfondir leurs connaissances religieuses.

Prenant la parole devant l’assistance, le président de l’Association des Oulémas du Fouladou a insisté sur la vocation inclusive de ce nouvel espace. Il a invité l’ensemble des musulmans, quelles que soient leurs sensibilités ou leurs appartenances confrériques, à s’approprier cette infrastructure qu’il considère comme un patrimoine commun au service de la communauté.

« Nous invitons nos frères musulmans, toutes obédiences confondues, à s’approprier ce siège », a-t-il déclaré, soulignant que ce lieu est destiné à devenir un véritable centre d’apprentissage, de dialogue et de renforcement des connaissances religieuses.

Au-delà de sa dimension spirituelle, cette initiative est perçue comme une contribution significative au développement social et culturel de la région de Kolda. Plusieurs participants ont salué un projet qui s’inscrit dans une dynamique de promotion de l’éducation religieuse, de préservation du patrimoine intellectuel islamique et de consolidation des valeurs de paix, de tolérance et de vivre-ensemble.

La cérémonie d’inauguration a également été ponctuée par des séances de prières collectives et de bénédictions formulées par les différents guides religieux présents. Ces derniers ont imploré la grâce divine pour la préservation de la paix et de la stabilité au Sénégal, tout en formulant des vœux de prospérité pour les populations. Des prières particulières ont également été adressées pour un hivernage favorable, porteur de bonnes récoltes et de meilleures conditions de vie pour les communautés rurales.

Mamadou Faye quitte la Cour des comptes avec un bilan qu’il juge largement positif

À l’heure de passer le témoin après huit années à la tête de la Cour des comptes, le président sortant, Mamadou Faye, affiche sa satisfaction quant au travail accompli durant son mandat. Dans un entretien accordé à L’Observateur, le magistrat financier a dressé le bilan d’une institution qu’il estime profondément transformée et renforcée sur les plans organisationnel, technique et institutionnel.

Selon lui, la Cour des comptes a connu une évolution significative au cours des dernières années, tant dans son fonctionnement interne que dans sa capacité à exercer efficacement ses missions de contrôle des finances publiques. Il souligne que de nombreuses réformes ont été engagées pour améliorer les performances de l’institution et accroître sa crédibilité auprès des partenaires nationaux et internationaux.

« La Cour des comptes d’hier n’est pas celle d’aujourd’hui. Beaucoup de changements ont été faits pour le bon fonctionnement de la Cour et renforcer son efficacité », a-t-il affirmé, mettant en avant les progrès réalisés en matière de gouvernance, d’organisation et de reconnaissance internationale.

Interpellé sur le débat qui a entouré ces derniers mois la question de la supposée « dette cachée », révélée à travers certains commentaires du rapport de la Cour, Mamadou Faye a choisi de rester fidèle à son devoir de réserve. Refusant d’alimenter une controverse aux fortes résonances politiques, il a insisté sur le caractère strictement technique du travail effectué par les magistrats de l’institution.

Le président sortant a rappelé que les conclusions du rapport reposent exclusivement sur les méthodes de calcul et les normes habituellement utilisées par la Cour des comptes. À ses yeux, les interprétations politiques qui ont suivi la publication du document ne relèvent pas de la responsabilité de l’institution.

« Vous ne verrez pas, dans une page du rapport où c’est mentionné dette cachée », a-t-il précisé, soulignant que les observations formulées dans le rapport doivent être lues à travers le prisme de l’analyse financière et comptable qui guide le travail de la Cour.

Concernant la transition à la tête de l’institution, Mamadou Faye a indiqué que le rapport général public de l’année 2024 a déjà été finalisé et transmis aux autorités compétentes. La publication officielle de ce document n’attend désormais que les procédures administratives requises.

Le magistrat a également profité de cette occasion pour exprimer sa confiance envers son successeur, Abdoul Madjid Guèye, appelé à prendre les rênes de la Cour des comptes dans un contexte marqué par des attentes croissantes en matière de transparence et de reddition des comptes.

Selon lui, le nouveau président dispose de tous les atouts nécessaires pour poursuivre la dynamique engagée et renforcer davantage l’institution. Il a salué son expérience, son professionnalisme et sa parfaite connaissance des rouages de la juridiction financière.

« Mon successeur a toutes les qualités requises pour occuper ce poste. Il a l’ancienneté, il a les compétences et le professionnalisme pour vraiment remplir ses fonctions et faire avancer cette Cour plus que je ne l’ai fait », a déclaré Mamadou Faye.

Ziarra de Serigne Mamoune Ibrahima Niass : Médina Baye au rythme du recueillement et de la ferveur religieuse

Médina Baye accueille, ce 18 juin 2026, de nombreux fidèles venus de différentes localités du Sénégal et de plusieurs pays étrangers à l’occasion de la Ziarra dédiée à Serigne Mamoune Ibrahima Niass.

Cette manifestation religieuse constitue un moment fort de communion spirituelle, de recueillement et de prières pour les disciples et sympathisants de cette grande figure de la Fayda Tidjania.

Tout au long de cette rencontre, les participants prennent part à des séances de lecture du Saint Coran, à la récitation de panégyriques dédiés au Prophète Mouhamed (PSL) ainsi qu’à des conférences portant sur les enseignements et l’héritage spirituel de Serigne Mamoune Ibrahima Niass. Les guides religieux profitent également de cette occasion pour appeler les fidèles à renforcer leur foi, leur engagement religieux et leur attachement aux valeurs de paix, de solidarité et de fraternité.

La Ziarra mobilise un important dispositif organisationnel afin d’assurer un accueil convenable aux pèlerins. Les autorités administratives, les services de sécurité et les responsables religieux travaillent en étroite collaboration pour garantir le bon déroulement de l’événement.

Au-delà de son caractère religieux, cette rencontre contribue au renforcement des liens entre les différentes communautés de fidèles et favorise les échanges autour des idéaux de tolérance et de coexistence pacifique. Les organisateurs se félicitent de la forte mobilisation enregistrée et invitent les participants à perpétuer l’œuvre et les enseignements de Serigne Mamoune Ibrahima Niass.

Dans une atmosphère marquée par la dévotion et le recueillement, Médina Baye confirme une nouvelle fois son rôle de haut lieu spirituel, où les fidèles se rassemblent pour magnifier l’héritage des grandes figures de l’islam et prier pour la paix, la stabilité et le développement du Sénégal.

Accra : Diomaye Faye plaide pour une justice réparatrice fondée sur la vérité et la dignité des peuples africains

À Accra, au Ghana, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a pris part à la Conférence consultative de haut niveau consacrée aux prochaines étapes de la mise en œuvre de la résolution 80/250 des Nations Unies relative à la traite transatlantique des esclaves. Cette rencontre internationale a réuni plusieurs chefs d’État et de gouvernement, des ministres, des experts juridiques, des universitaires ainsi que des représentants d’organisations régionales et internationales autour de la question de la justice réparatrice et de la reconnaissance des conséquences durables de l’esclavage.

Dans son intervention, le chef de l’État sénégalais a salué l’adoption de cette résolution qu’il a qualifiée d’avancée majeure pour la conscience universelle. Selon lui, cette décision marque une étape importante dans la reconnaissance d’une tragédie historique dont les effets continuent d’influencer les trajectoires économiques, sociales et culturelles de nombreux peuples, en particulier en Afrique et au sein de sa diaspora.

Bassirou Diomaye Faye a toutefois insisté sur la nécessité de dépasser le cadre symbolique de cette résolution. Il a estimé que ce texte devait désormais ouvrir une nouvelle phase fondée sur la recherche de la vérité historique, le devoir de mémoire, la justice et la responsabilité partagée. Pour le président sénégalais, la communauté internationale est appelée à traduire les principes contenus dans la résolution en actions concrètes capables de contribuer à la réparation des préjudices hérités de la traite transatlantique des esclaves.

Devant les participants, il a défendu le concept de justice réparatrice, qu’il considère comme une exigence morale et historique. Le chef de l’État a souligné que cette démarche ne vise ni la confrontation ni la désignation de coupables, mais la construction d’un ordre international plus juste, plus équilibré et plus respectueux de la dignité humaine. Il a rappelé que la reconnaissance du passé constitue un préalable essentiel à la réconciliation durable entre les peuples.

Le président de la République a également réaffirmé l’engagement du Sénégal à participer pleinement aux initiatives internationales portant sur la mémoire de l’esclavage et les mécanismes de réparation. Fidèle à sa tradition diplomatique fondée sur « l’enracinement dans l’ouverture », le Sénégal entend contribuer activement à cette dynamique collective aux côtés des pays africains, des communautés de la diaspora et de l’ensemble des partenaires mobilisés pour promouvoir la reconnaissance, la réconciliation et la dignité.

Cette conférence d’Accra s’inscrit dans un contexte de mobilisation croissante de plusieurs États africains et organisations internationales en faveur d’une réflexion approfondie sur les conséquences historiques de la traite transatlantique des esclaves. Les travaux devraient permettre d’identifier des pistes concrètes pour accompagner la mise en œuvre de la résolution des Nations Unies et renforcer la coopération internationale autour des questions de mémoire, de justice et de réparation.

JOJ Dakar 2026 : l’Arcop annule le marché des cérémonies et épingle de graves irrégularités dans la procédure du Cojoj

À quelques mois de l’ouverture des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar 2026, le Comité d’organisation des Jeux (Cojoj) essuie un sérieux revers administratif. L’Autorité de régulation de la commande publique (Arcop) a décidé d’annuler la procédure de sélection du prestataire chargé de l’organisation des cérémonies officielles de l’événement, estimant que celle-ci ne respectait pas les règles encadrant les marchés publics au Sénégal.

La décision, référencée sous le numéro 056/2026/Arcop/Crd/Def en date du 6 mai 2026, fait suite à un contentieux opposant le Cojoj à la société Leap Créative Studio, candidate évincée lors du processus de sélection.

L’affaire trouve son origine dans un appel public à manifestation d’intérêt lancé par le Cojoj et publié dans les colonnes du quotidien Le Soleil le 3 décembre 2025. Cette procédure visait à identifier un prestataire capable d’assurer la conception et l’organisation des cérémonies officielles des Jeux olympiques de la jeunesse, un volet stratégique de cet événement international que le Sénégal s’apprête à accueillir pour la première fois sur le continent africain.

À l’issue de la phase de présélection, quatre entreprises ayant obtenu une note supérieure à 75 points avaient été retenues sur une liste restreinte. Elles avaient ensuite été invitées à soumettre leurs propositions techniques et financières dans le cadre de la phase finale du processus.

Cependant, après l’évaluation des offres, Leap Créative Studio a été informée, le 6 mars 2026, du rejet de ses propositions concernant les lots 1 et 2. Contestant cette décision, l’entreprise a adressé une réclamation au Cojoj trois jours plus tard. N’ayant pas obtenu satisfaction à la suite de la réponse qui lui a été communiquée le 11 mars, elle a décidé de saisir le Comité de règlement des différends de l’Arcop le 16 mars 2026.

Dans un premier temps, le régulateur avait jugé le recours recevable et ordonné la suspension provisoire de la procédure à travers la décision 029/2026/Arcop/Crd/Sus rendue le 1er avril 2026. Cette mesure conservatoire ouvrait alors la voie à un examen approfondi du dossier sur le fond.

Au terme de son instruction, l’Arcop a relevé plusieurs manquements qu’elle considère comme incompatibles avec les principes de transparence, d’égalité de traitement et de concurrence qui gouvernent la commande publique. L’autorité de régulation a notamment constaté que la demande de propositions élaborée par le Cojoj ne précisait pas suffisamment les critères d’évaluation des offres. Selon elle, l’absence d’indicateurs clairs, objectifs et mesurables ne permettait pas de garantir une appréciation transparente et équitable des différentes candidatures.

L’analyse du régulateur a également mis en lumière une incohérence plus fondamentale dans le choix de la procédure utilisée. Le Cojoj soutenait avoir recours à une demande de propositions destinée à servir de base à des négociations devant déboucher sur la conclusion d’un contrat par entente directe. Pour l’Arcop, cette démarche traduit une confusion entre deux modes de passation distincts prévus par la réglementation.

Dans sa décision, l’institution rappelle que le lancement d’une demande de propositions ouvre automatiquement aux candidats la possibilité d’exercer des recours contentieux. Ce mécanisme est incompatible avec une procédure d’entente directe, qui obéit à des règles différentes et à des conditions strictement encadrées par les textes. En conséquence, le régulateur considère qu’il n’est pas possible de faire coexister ces deux procédures dans le cadre d’un même marché.

L’Arcop estime ainsi que le Cojoj a tenté d’associer deux mécanismes juridiques différents sans base réglementaire valable. Cette situation a conduit l’autorité à conclure que la procédure mise en œuvre ne correspondait à aucun des modes de passation prévus par la réglementation sénégalaise des marchés publics.

Face à ces irrégularités, le Comité de règlement des différends a opté pour la sanction la plus radicale en prononçant l’annulation pure et simple de la procédure de sélection. Une décision qui contraint désormais le Cojoj à reprendre entièrement le processus s’il souhaite recruter un prestataire pour l’organisation des cérémonies des JOJ Dakar 2026.

Lancement officiel du livre « La trahison de mon corps » de Yaye Fatou Kiné Sarr

Le centre L’Empire des Enfants a accueilli, ce mercredi 17 juin 2026, la cérémonie officielle de lancement du livre La trahison de mon corps, signé par l’auteure sénégalaise Yaye Fatou Kiné Sarr. Un événement empreint d’émotion, marqué par des témoignages poignants et un appel à briser le silence autour de sujets encore tabous dans la société.

Dans cet ouvrage rédigé en seulement trois mois, Yaye Fatou Kiné Sarr livre un récit intime et puissant qui aborde les thèmes du corps, de la souffrance, du silence et de la résilience. Inspirée par les histoires de nombreuses femmes et de nombreux hommes confrontés à l’infertilité, l’auteure met en lumière les douleurs invisibles vécues au sein des foyers, où l’absence d’enfant peut devenir une source de stigmatisation, de pression sociale et de solitude.

À travers son témoignage, elle explore les réalités souvent méconnues des couples qui souffrent en silence, parfois confrontés à des problèmes de santé ou à une ménopause précoce. L’ouvrage met également en avant la résilience de femmes qui, malgré les épreuves, trouvent la force de se reconstruire et de poursuivre leur chemin.

Au-delà de sa dimension littéraire, La trahison de mon corps porte un engagement social fort. Lors de la cérémonie, l’auteure a annoncé que 50 % des revenus générés par la vente du livre seront reversés aux enfants de L’Empire des Enfants. L’autre moitié servira à financer des projets portés par des femmes entrepreneures.

Ce choix, selon elle, traduit une volonté de transformer la douleur en action concrète et de faire de son expérience personnelle un levier de solidarité et d’espoir pour les personnes confrontées à des situations similaires.

La présentation de l’ouvrage s’est déroulée dans une atmosphère de recueillement et de partage. Prenant la parole devant les invités, Yaye Fatou Kiné Sarr a insisté sur l’importance d’ouvrir le dialogue autour de l’infertilité, des difficultés conjugales qui peuvent en découler et des souffrances souvent tues par peur du jugement.

À travers La trahison de mon corps, l’auteure espère contribuer à une meilleure compréhension de ces réalités et encourager une société plus attentive, plus solidaire et plus bienveillante envers les personnes concernées.

Dialogue économique : Diomaye Faye mobilise le gouvernement et le secteur privé pour relancer l’investissement

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a donné une nouvelle impulsion à la concertation économique entre l’État et le secteur privé en demandant au gouvernement d’intensifier les échanges avec les organisations patronales. Cette orientation stratégique, annoncée lors du Conseil des ministres, vise à consolider le partenariat public-privé et à créer les conditions favorables à une accélération durable de l’investissement et de la croissance.

Dans cette perspective, le chef de l’État a instruit le Premier ministre d’engager, dans les meilleurs délais, des discussions directes avec les représentants du patronat. Ces concertations, qui se dérouleront à travers des rencontres techniques et interministérielles, devront permettre de recueillir et d’examiner de manière approfondie les principales préoccupations exprimées par les opérateurs économiques nationaux.

L’objectif est de préparer efficacement le prochain Conseil présidentiel de l’investissement, considéré comme une plateforme majeure de dialogue entre les pouvoirs publics et le secteur privé. Les autorités souhaitent ainsi identifier les contraintes qui freinent l’activité économique et proposer des solutions concrètes susceptibles d’améliorer l’environnement des affaires et la compétitivité des entreprises sénégalaises.

Le président de la République a également insisté sur la nécessité d’assurer un déploiement optimal de l’initiative présidentielle « SunuChampions ». Ce programme, destiné à promouvoir l’émergence d’entreprises nationales capables de rivaliser sur les marchés régionaux et internationaux, constitue l’un des piliers de la stratégie gouvernementale de souveraineté économique et de transformation structurelle de l’économie.

Par ailleurs, Bassirou Diomaye Faye a demandé l’évaluation du volet économique du Pacte national de stabilité sociale pour une croissance inclusive et durable. Cette démarche permettra de mesurer les résultats obtenus depuis la mise en œuvre de cet accord et d’identifier les ajustements nécessaires pour renforcer son impact sur l’emploi, la productivité et le développement économique.

Les conclusions de cette évaluation serviront notamment de base à la préparation de la prochaine Conférence sociale, prévue avant la fin de l’année 2026. Cette rencontre nationale sera consacrée à la question de « la productivité au travail », un thème que les autorités considèrent comme essentiel pour améliorer les performances économiques du pays et renforcer la compétitivité des entreprises dans un contexte de concurrence accrue.

En ouverture de la réunion gouvernementale, le chef de l’État a également adressé ses félicitations au nouveau membre intégré à l’équipe gouvernementale, tout en profitant de l’occasion pour délivrer un message de rassemblement à l’ensemble de la Nation. Il a notamment réaffirmé le soutien total des autorités et du peuple sénégalais à l’équipe nationale de football, appelant à l’unité et à la mobilisation autour des représentants du pays sur la scène sportive internationale.

Conseil des ministres : vaste mouvement de nominations dans les Finances, l’Énergie et les Mines

Le gouvernement a procédé à une série de nominations stratégiques touchant la Présidence de la République, le ministère de l’Économie, des Finances et du Plan, ainsi que les départements de l’Énergie et des Mines, avec notamment la création et le renforcement de plusieurs directions clés dédiées au financement, à la dette publique et à la gestion administrative.

Au titre de la Présidence de la République

Monsieur Mouhamed Mactar LOUM, Inspecteur du Travail et de la Sécurité sociale, est nommé Secrétaire général de la Délégation générale aux Affaires religieuses. 

Au titre du Ministère de l’Economie, des Finances et du Plan

Monsieur Aliou NDIAYE, Conseiller en Planification, est nommé Secrétaire général du Ministère de l’Economie, des Finances et du Plan ; 
Monsieur Babacar TOURE, Spécialiste en Banque, Finance et Gestion des Risques, est nommé Directeur général des Financements et de la Dette ; 

Monsieur Amadou SOW, Inspecteur Principal du Trésor, est nommé Directeur général adjoint des Financements et de la Dette ; 

Monsieur Balla NIASS, Economiste Planificateur, est nommé Directeur de l’Audit et du Contrôle Interne à la Direction générale des Financements et de la Dette ; 

Monsieur Alioune DIOUF, Inspecteur Principal du Trésor, est nommé Directeur des Marchés de Capitaux à la Direction générale des Financements et de la Dette ; 
Monsieur Amadou BAO, Docteur en Economie, Expert en Suivi-Evaluation, est nommé Directeur des Financements Bilatéraux et Multilatéraux à la Direction générale des Financements et de la Dette ; 

Monsieur Papa Moda LOUM, Economiste, Spécialiste en Investissements, Marché des Capitaux et Finance durable, est nommé Directeur des Financements structurés et des Crédits à l’Export à la Direction générale des Financements et de la Dette ; 

Monsieur Serigne Cheikh MBEGUERE, Conseiller en Planification de classe exceptionnelle, est nommé Directeur du Suivi des Financements à la Direction générale des Financements et de la Dette; 

Monsieur Moussé NDOYE SOW, Economiste, est nommé Directeur de Gestion de la Dette et des Risques à la Direction générale des Financements et de la Dette ; 

Monsieur Thierno Sadou DIALLO, Administrateur civil principal, est nommé Directeur de l’Administration générale et de l’Equipement, en remplacement de Monsieur Cheikh Abdou Lahat MBACKE SARR, appelé à d’autres fonctions ; 

Monsieur Abdoul Alpha DIA, Expert en Capital Humain, est nommé Directeur des Ressources humaines en remplacement de Monsieur Thierno Sadou DIALLO, appelé à d’autres fonctions ; 

Monsieur Cheikh Abdou Ahad MBACKE SARR, Economiste Planificateur, est nommé Directeur de l’Administration et du Personnel à la Direction générale du Secteur Financier ; 

Madame Fatimata MANGANE THIONGANE, Planificateur, est nommé Directeur de l’Administration et du Personnel à la Direction générale des Financements et de la Dette ; 

Madame Ndèye Dieynaba NDIAYE, Inspecteur principal du Trésor, est nommée Directeur de l’Audit et du Contrôle à la Direction générale de la Comptabilité publique et du Trésor ; 

Madame Ndèye Arame FALL, Inspecteur principal du Trésor, est nommée Directeur des Systèmes d’Information à la Direction générale de la Comptabilité publique et du Trésor ; 

Monsieur Mouhamadou Makhtar DIOUF, Inspecteur principal du Trésor, est nommé Directeur des Comptes publics de la Direction générale à la Comptabilité publique et du Trésor ; 

Monsieur Mamadou DIOP, Inspecteur principal du Trésor, est nommé Receveur général du Trésor de la Direction générale de la Comptabilité publique et du Trésor, en remplacement de Madame Fatima Baba WONE, appelée à d’autres fonctions ; 

Monsieur El Hadji Amadou DIOP, Inspecteur principal du Trésor, est nommé Directeur de l’Administration et des Ressources humaines à la Direction générale de la Comptabilité publique et du Trésor ; 

Monsieur Mor CISSE, Inspecteur principal du Trésor, est nommé Directeur de la Réglementation financière et comptable à la Direction générale de la Comptabilité publique et du Trésor ; 

Monsieur Kor FAYE, Inspecteur principal du Trésor, est nommé Directeur comptable des Finances et des Affaires économiques et des Equipements collectifs à la Direction générale de la Comptabilité publique et du Trésor ; 

Madame Virginie Dora DIOUF, Inspecteur principal du Trésor, est nommée Directeur comptable de la Santé, de l’Environnement et de l’Enseignement à la Direction générale de la Comptabilité publique et du Trésor ; 

Madame Coumba Awa Odette NGOM, Inspecteur principal du Trésor, est nommée Directeur comptable des Affaires étrangères et des Sports à la Direction générale de la Comptabilité publique et du Trésor ; 
Monsieur Gorgui FALL, Inspecteur principal du Trésor, est nommé Directeur comptable des Institutions de la Direction générale à la Comptabilité publique et du Trésor ; 

Monsieur Alassane DIA, Inspecteur principal du Trésor, est nommé Directeur comptable ministériel des services généraux des administrations publiques et de l’Energie à la Direction générale de la Comptabilité publique et du Trésor; 

Madame Fatima Baba WONE, Inspecteur principal du Trésor, est nommée Directeur comptable des Opérations sur Financement Affecté (DCOF) à la Direction générale de la Comptabilité publique et du Trésor. 

Au titre du Ministère de l’Energie et du Pétrole : 

Monsieur Cheikh NIANE, Ingénieur énergéticien, est nommé Secrétaire général du Ministère de l’Energie et du Pétrole ; 
Monsieur Ousmane NGOM, spécialiste en Passation des marchés publics, Finances et Gestion publiques, est nommé Directeur de l’Administration générale et de l’Equipement. 

Au titre du Ministère des Mines et de la Géologie
Monsieur Abdoulaye NDIAYE, Docteur en Droit, Juriste-Conseil spécialisé en passation des marchés publics, est nommé Directeur de l’Administration générale et de l’Equipement.

COMMUNIQUÉ DU CONSEIL DES MINISTRES DU MERCREDI 17 JUIN 2026

Le Conseil des Ministres s’est tenu le mercredi 17 juin 2026, au Palais de la République, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE, Président de la République.

AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

En introduction à sa communication, le Chef de l’Etat :

– adresse ses félicitations à Monsieur Alain DIOUF, nouveau Ministre auprès du Président de la République, chargé du Suivi du Pilotage et de l’Evaluation de l’Agenda national de Transformation ;

– encourage et réitère le soutien de la Nation à l’équipe nationale de Football, suite à son entrée en lice au Mondial FIFA 2026 face à la France ;

– présente ses meilleurs vœux de paix et de bonheur à la Oumma Islamique à l’occasion du Nouvel An de l’Hégire 1448 H.

Le Président de la République a ensuite articulé sa communication autour des points suivants :

Renforcement permanent du dialogue Etat-secteur privé

Le Président de la République considère la relance de l’économie nationale et le développement du secteur privé national comme des priorités de l’action gouvernementale. A cet effet, il demande au Premier Ministre d’engager des concertations avec les organisations du secteur privé, pour une meilleure prise en charge de leurs préoccupations.

En outre, il insiste sur l’apurement progressif et accéléré de la dette intérieure et la nécessité d’un accompagnement de l’Etat en faveur des entreprises publiques et privées en difficulté, pour relancer l’investissement, préserver et renforcer l’outil de production et les emplois.

Le Chef de l’Etat rappelle l’urgence d’assurer un déploiement optimal de l’Initiative présidentielle « SunuChampions » et la nécessité d’une mise en œuvre optimale des programmes et projets de promotion de la compétitivité et de l’attractivité du pays. Dans ce cadre, il demande au Premier Ministre :

– de tenir, avec les acteurs concernés, les réunions techniques et interministérielles devant aboutir au Conseil Présidentiel de l’Investissement ;

– de finaliser le projet de loi d’orientation sur le patriotisme économique, intégrant une doctrine de financement innovante de l’économie nationale.

Le Président de la République demande, enfin, l’évaluation du volet économique du Pacte national de stabilité sociale pour une croissance inclusive et durable, afin de mieux préparer la tenue, avant la fin de l’année 2026, de la prochaine Conférence sociale sur le thème : « La productivité au travail ».

Suivi des priorités nationales : employabilité et emploi des jeunes

Le Chef de l’Etat estime que l’employabilité et l’emploi des jeunes doivent rester des priorités nationales primordiales. A cet effet, il engage le Premier Ministre et les Ministres en charge de l’Emploi, de la Fonction publique et du Travail à accélérer la mise en œuvre inclusive de la Politique nationale de l’Emploi, dans toutes ses composantes. Dans cette optique, il demande au Premier Ministre de tenir un Conseil interministériel sur l’Emploi, devant aboutir au déploiement d’un Plan opérationnel urgent et multisectoriel de promotion de l’employabilité et de l’emploi des jeunes sur l’étendue du territoire national. Ce plan devrait être soutenu par des dispositifs publics et privés d’encadrement et de financement consolidés et efficaces.

Régulation et relance du secteur des pêches

Le Chef de l’Etat rappelle le caractère vital du secteur des pêches pour l’économie nationale et la stabilité sociale. Dès lors, il indique au Premier Ministre et au Ministre des Pêches et de l’Economie maritime la nécessité de veiller au renforcement du dialogue avec les différents acteurs impliqués, en vue de redynamiser la pêche artisanale. Il indique l’importance de réguler davantage les activités de pêche industrielle, de renforcer la modernisation et la transparence des systèmes d’exploitation de nos ressources halieutiques et de poursuivre le plan de développement de l’aquaculture.

Enfin, il invite le Ministre des Pêches et de l’Economie maritime à préparer, sous la supervision du Premier Ministre, la tenue des concertations nationales sur l’économie bleue.

Développement du numérique dans une perspective de souveraineté 

Partant du « New Deal Technologique », qu’il a lancé le 24 février 2025 pour accélérer la transformation numérique du Sénégal dans toutes ses dimensions, le Président de la République demande au Ministre des Télécommunications et du Numérique de prendre toutes les mesures nécessaires afin d’évaluer, en concertation avec les acteurs du secteur, l’état d’avancement des programmes, projets et réformes liés au Numérique et à la transformation digitale.

Le Chef de l’Etat insiste particulièrement sur l’impératif d’accentuer, à travers des stratégies avancées, des plans et lois adaptés, l’accès universel à l’internet et la sécurisation globale et souveraine des données et des systèmes et infrastructures d’information critiques du pays.

Après avoir rappelé l’importance qu’il accorde au fonctionnement optimal du Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT), le Président de la République indique au Premier Ministre la nécessité de réunir régulièrement le Conseil national du Numérique (CNN), afin d’assurer un meilleur pilotage des politiques et stratégies relatives au développement de l’économie numérique.

Renforcement de la sécurité civile

Le Chef de l’Etat fait remarquer que la période allant du mois de juin à novembre, coïncidant avec l’hivernage, est souvent associée à la multiplication des cas d’inondations, de décès par noyade, d’effondrements de bâtiments, d’électrocution dans plusieurs localités du pays. Il demande au Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique de prendre toutes les mesures préventives idoines, afin d’assurer :

– une sensibilisation accrue des populations, en particulier les jeunes, sur les questions de protection civile ;

– une fonctionnalité systématique des paratonnerres implantés ;

– une sécurisation accrue des plages ;

– une veille permanente sur les constructions et les bâtiments, surtout ceux menaçant ruine.

Il adresse ses condoléances aux familles des victimes de l’effondrement d’un immeuble survenu à Saint Louis.

Agenda du Président de la République, suivi de l’intégration, de la coopération et des partenariats

Le Chef de l’Etat informe le Conseil qu’il a co-présidé, le 12 juin 2026 à Dakar, avec son homologue de la République de Gambie, le Président Adama BARROW, le Conseil présidentiel sénégalo-gambien, en vue d’asseoir davantage le partenariat stratégique global entre les deux pays. Il a annoncé avoir reçu, le même jour, la Vice-Secrétaire générale des Nations-Unies, Madame Amina J. Mohammed, avant de féliciter la partie onusienne, le Ministre des Affaires étrangères et la SOGEPA pour les diligences accomplies, ayant permis la signature de l’Accord relatif à la Maison des Nations-Unies de Dakar.

Le Chef de l’Etat informe également de l’audience qu’il a accordée, le 11 juin 2026, au Ministre des Affaires étrangères de la République Islamique de Mauritanie, porteur d’un message du Président Mohamed Ould Ghazouani.

Le Président de la République annonce qu’il se rendra les 17 et 18 juin 2026 en visite d’amitié et de travail au Ghana et du 21 au 23 juin 2026, en Allemagne, en visite officielle, à l’invitation du Président Frank Walter Steinmeir et du Chancelier Friedrich Merz.      

AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PREMIER MINISTRE

Monsieur le Premier Ministre a présenté sa communication sur les points suivants :

Les politiques de filets sociaux

Le Premier Ministre a souligné que, dans le contexte de fragilité d’un nombre conséquent de ménages, exacerbée par les chocs économiques et financiers, il est crucial que tous les départements ministériels concernés inscrivent, en priorité, les filets sociaux qu’ils gèrent, dans les plans d’actions d’urgence demandés par le Président de la République.  

Le Premier Ministre a évoqué plusieurs programmes de filets sociaux et instruments de ciblage des ménages vulnérables élaborés et mis en œuvre par le Gouvernement, notamment le Registre national unique (RNU) et le Programme national de Bourses de Sécurité familiale ainsi que d’autres filets sociaux.

Le processus de mise à jour et d’extension du RNU à un million de ménages a été achevé au début de l’année 2026, avec 996.194 ménages considérés comme pauvres (57,6% des ménages) ou vulnérables (42,4% des ménages) contre 545.000. Il a annoncé la tenue, avant la fin du mois de juin 2026, d’une réunion sur la gouvernance et la coordination de ces différentes initiatives, afin de garantir et d’intensifier l’impact sur les bénéficiaires, avec comme base unique de ciblage, le RNU. Il s’agira, entre autres actions, de :

– l’installation et le démarrage des travaux du Comité de suivi du RNU ;

– la finalisation et l’adoption par le Comité de Suivi, du Manuel de procédures, d’organisation, de fonctionnement et de gestion des données du RNU ;

– le démarrage, avant la fin de l’année 2026, du projet pilote de digitalisation du dispositif de paiement des bourses ;

–  le paiement des bourses à la nouvelle cohorte, avec rappel de la première échéance (Trimestre 1-2026), dans les plus brefs délais ;

– l’installation, au plus tard avant la fin du mois de juin 2026, du Comité de pilotage.

A cet égard, le Premier Ministre invite le Ministre chargé des Finances, à mobiliser les ressources nécessaires à la couverture des échéances restantes de l’année 2026, dans le cadre de la prochaine loi de finances rectificative.

Le Premier Ministre a demandé au Ministre Secrétaire général du Gouvernement de faire le point sur le projet de loi d’orientation relative à la protection sociale déjà adopté en Conseil des Ministres ainsi que le projet de loi d’orientation sur l’autonomisation économique des femmes, en vue de leur examen par l’Assemblée nationale, au cours du deuxième semestre de l’année 2026.

La gouvernance normative

Le Premier Ministre a rappelé la nécessité de renforcer la gouvernance normative en mettant l’accent sur l’alignement normatif stratégique, l’amélioration de la qualité normative, la célérité et l’accessibilité normatives. Le Chef du Gouvernement a insisté sur :

– la nécessité d’arrimer stratégiquement les agendas législatifs et réglementaires des ministères à l’Agenda national de Transformation, Sénégal 2050 ;

– la finalisation du Guide de légistique et la programmation du projet de décret l’approuvant en Conseil des Ministres  avant la fin du mois d’aout 2026;

– l’exigence, pour les départements ministériels, de préparer les textes d’application des lois et décrets, pour assurer leur effectivité ;

– l’opérationnalisation de la publication électronique des textes au Journal officiel ainsi que la numérisation intégrale dudit journal avant la fin de l’année 2026. Dans ce cadre, les évolutions institutionnelles requises concernant l’Imprimerie nationale devront être finalisées dans les meilleurs délais.

AU TITRE DES COMMUNICATIONS DES MINISTRES

Le Ministre auprès du Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, chargé du Budget et le Ministre auprès du Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, chargé de l’Economie, du Plan et de la Coopération ont fait respectivement une communication sur le projet de loi de finances rectificative 2026 et le Document de Programmation Budgétaire et Economique Pluriannuelle (DPBEP) 2027-2029.

AU TITRE DES TEXTES LÉGISLATIFS ET RÉGLEMENTAIRES

Le Conseil a examiné et adopté :

– le projet de loi de finances rectificative 2026 ;

– le Document de Programmation Budgétaire et Economique Pluriannuelle (DPBEP) 2027-2029 ;

– le projet de loi autorisant de Président de la République à ratifier le traité de délimitation et de démarcation de la ligne frontière entre la République du Sénégal et la République de Guinée, signé à Conakry le 23 mai 2025 ;

– le projet de loi sur la protection des infrastructures d’information critiques et la sécurité numérique.

AU TITRE DES MESURES INDIVIDUELLES

Le Président de la République a pris les décisions suivantes :

Au titre de la Présidence de la République

• Monsieur Mouhamed Mactar LOUM, Inspecteur du Travail et de la Sécurité sociale, est nommé Secrétaire général de la Délégation générale aux Affaires religieuses.

Au titre du Ministère de l’Economie, des Finances et du Plan

• Monsieur Aliou NDIAYE, Conseiller en Planification, est nommé Secrétaire général du Ministère de l’Economie, des Finances et du Plan ;

• Monsieur Babacar TOURE, Spécialiste en Banque, Finance et Gestion des Risques, est nommé Directeur général des Financements et de la Dette ;

• Monsieur Amadou SOW, Inspecteur Principal du Trésor, est nommé Directeur général adjoint des Financements et de la Dette ;

• Monsieur Balla NIASS, Economiste Planificateur, est nommé Directeur de l’Audit et du Contrôle Interne à la Direction générale des Financements et de la Dette ;

• Monsieur Alioune DIOUF, Inspecteur Principal du Trésor, est nommé Directeur des Marchés de Capitaux à la Direction générale des Financements et de la Dette ;

• Monsieur Amadou BAO, Docteur en Economie, Expert en Suivi-Evaluation, est nommé Directeur des Financements Bilatéraux et Multilatéraux à la Direction générale des Financements et de la Dette ;

• Monsieur Papa Moda LOUM, Economiste, Spécialiste en Investissements, Marché des Capitaux et Finance durable, est nommé Directeur des Financements structurés et des Crédits à l’Export à la Direction générale des Financements et de la Dette ;

• Monsieur Serigne Cheikh MBEGUERE, Conseiller en Planification de classe exceptionnelle, est nommé Directeur du Suivi des Financements à la Direction générale des Financements et de la Dette;

• Monsieur Moussé NDOYE SOW, Economiste, est nommé Directeur de Gestion de la Dette et des Risques à la Direction générale des Financements et de la Dette ;

• Monsieur Thierno Sadou DIALLO, Administrateur civil principal, est nommé Directeur de l’Administration générale et de l’Equipement, en remplacement de Monsieur Cheikh Abdou Lahat MBACKE SARR, appelé à d’autres fonctions ;

• Monsieur Abdoul Alpha DIA, Expert en Capital Humain, est nommé Directeur des Ressources humaines en remplacement de Monsieur Thierno Sadou DIALLO, appelé à d’autres fonctions ;

• Monsieur Cheikh Abdou Ahad MBACKE SARR, Economiste Planificateur, est nommé Directeur de l’Administration et du Personnel à la Direction générale du Secteur Financier ;

• Madame Fatimata MANGANE THIONGANE, Planificateur, est nommé Directeur de l’Administration et du Personnel à la Direction générale des Financements et de la Dette ;

• Madame Ndèye Dieynaba NDIAYE, Inspecteur principal du Trésor, est nommée Directeur de l’Audit et du Contrôle à la Direction générale de la Comptabilité publique et du Trésor ;

• Madame Ndèye Arame FALL, Inspecteur principal du Trésor, est nommée Directeur des Systèmes d’Information à la Direction générale de la Comptabilité publique et du Trésor ;

• Monsieur Mouhamadou Makhtar DIOUF, Inspecteur principal du Trésor, est nommé Directeur des Comptes publics de la Direction générale à la Comptabilité publique et du Trésor ;

• Monsieur Mamadou DIOP, Inspecteur principal du Trésor, est nommé Receveur général du Trésor de la Direction générale de la Comptabilité publique et du Trésor, en remplacement de Madame Fatima Baba WONE, appelée à d’autres fonctions ;

• Monsieur El Hadji Amadou DIOP, Inspecteur principal du Trésor, est nommé Directeur de l’Administration et des Ressources humaines à la Direction générale de la Comptabilité publique et du Trésor ;

• Monsieur Mor CISSE, Inspecteur principal du Trésor, est nommé Directeur de la Réglementation financière et comptable à la Direction générale de la Comptabilité publique et du Trésor ;

• Monsieur Kor FAYE, Inspecteur principal du Trésor, est nommé Directeur comptable des Finances et des Affaires économiques et des Equipements collectifs à la Direction générale de la Comptabilité publique et du Trésor ;

• Madame Virginie Dora DIOUF, Inspecteur principal du Trésor, est nommée Directeur comptable de la Santé, de l’Environnement et de l’Enseignement à la Direction générale de la Comptabilité publique et du Trésor ;

• Madame Coumba Awa Odette NGOM, Inspecteur principal du Trésor, est nommée Directeur comptable des Affaires étrangères et des Sports à la Direction générale de la Comptabilité publique et du Trésor ;

• Monsieur Gorgui FALL, Inspecteur principal du Trésor, est nommé Directeur comptable des Institutions de la Direction générale à la Comptabilité publique et du Trésor ;

• Monsieur Alassane DIA, Inspecteur principal du Trésor, est nommé Directeur comptable ministériel des services généraux des administrations publiques et de l’Energie à la Direction générale de la Comptabilité publique et du Trésor;

• Madame Fatima Baba WONE, Inspecteur principal du Trésor, est nommée Directeur comptable des Opérations sur Financement Affecté (DCOF) à la Direction générale de la Comptabilité publique et du Trésor.

Au titre du Ministère de l’Energie et du Pétrole :

• Monsieur Cheikh NIANE, Ingénieur énergéticien, est nommé Secrétaire général du Ministère de l’Energie et du Pétrole ;

• Monsieur Ousmane NGOM, spécialiste en Passation des marchés publics, Finances et Gestion publiques, est nommé Directeur de l’Administration générale et de l’Equipement.

Au titre du Ministère des Mines et de la Géologie

• Monsieur Abdoulaye NDIAYE, Docteur en Droit, Juriste-Conseil spécialisé en passation des marchés publics, est nommé Directeur de l’Administration générale et de l’Equipement.

Bacary SARR,

Ministre de la Communication et des Relations avec les Institutions,

Porte-Parole du Gouvernement​​

Parti socialiste : l’Union départementale de Dakar dénonce une « machination politique » et met au défi les auteurs d’accusations de violence

L’Union départementale de Dakar et la Première Coordination du Parti socialiste ont vivement réagi à la diffusion d’un document attribuant à des militants socialistes de Dakar-Plateau un prétendu projet d’actes de violence. Dans un communiqué publié ce mercredi 17 juin 2026, les responsables socialistes dénoncent ce qu’ils qualifient de « pure machination politique » visant à ternir l’image de leurs structures et à semer la division au sein du parti.

Face à la gravité des accusations relayées ces derniers jours, Alioune Ndoye, maire de Dakar-Plateau et secrétaire général de l’Union départementale de Dakar, a décidé d’engager une démarche judiciaire afin de faire toute la lumière sur cette affaire. Il a ainsi mandaté un huissier de justice pour délivrer une sommation interpellative à Louis Thomas Ciss, identifié comme l’un des diffuseurs du message controversé dans le groupe WhatsApp du Secrétariat exécutif national du Parti socialiste.

Selon les informations contenues dans le communiqué, Louis Thomas Ciss a été formellement interrogé par Maître Abou Sall, huissier de justice. Lors de cette audition, l’intéressé a reconnu avoir partagé le texte incriminé. Toutefois, il aurait admis ne disposer d’aucun élément concret permettant d’attester la véracité des accusations qu’il relayait. Toujours selon le document, il a expliqué avoir simplement repris un contenu circulant dans un autre groupe de discussion, précisant que ce message « ne l’engage pas ».

Pour les responsables socialistes de Dakar, ces déclarations constituent un aveu important qui fragilise considérablement la crédibilité du document à l’origine de la polémique. Ils estiment que les conclusions de l’acte dressé par l’huissier démontrent clairement l’absence de fondement des accusations portées contre les militants de Dakar-Plateau.

L’affaire trouve son origine dans la circulation, à partir du 11 juin dernier, d’un texte présenté comme un communiqué du « Secrétariat de l’Union régionale du Parti socialiste de Dakar ». Ce document, que les responsables concernés qualifient aujourd’hui de faux, accusait des militants de Dakar-Plateau de préparer des actions destinées à perturber l’Assemblée générale des secrétaires généraux du parti, prévue le 13 juin à la Maison Léopold Sédar Senghor.

L’Union départementale de Dakar considère que cette campagne de désinformation avait pour objectif de discréditer ses responsables et de créer un climat de suspicion à l’approche de cette importante rencontre politique. Elle réaffirme sa détermination à défendre son honneur et à utiliser toutes les voies légales pour identifier les auteurs et les éventuels commanditaires de ce qu’elle présente comme une tentative de manipulation de l’opinion publique et des militants socialistes.

Sénégal Power Compact : Dakar et Washington accélèrent la modernisation du réseau électrique sénégalais

Le gouvernement du Sénégal et les États-Unis ont réaffirmé leur volonté commune de mener à terme le programme Sénégal Power Compact, un vaste projet d’investissement de 330 milliards de francs CFA, soit 600 millions de dollars, destiné à transformer durablement le secteur de l’électricité au Sénégal.

Cette ambition a été réitérée lors d’une audience tenue le 12 juin 2026 entre le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, Cheikh Diba, et la chargée d’affaires de l’Ambassade des États-Unis au Sénégal, Jennifer Davis Paguada. La rencontre a permis aux deux parties de faire le point sur l’état d’avancement du programme et de réaffirmer leur engagement à assurer son aboutissement dans les meilleures conditions.

Selon les services du ministère de l’Économie, les échanges ont mis en évidence les progrès enregistrés dans la mise en œuvre des différents projets structurants financés dans le cadre du Compact. Les responsables sénégalais et américains ont notamment salué les avancées réalisées dans le renforcement et la modernisation des infrastructures électriques, considérées comme essentielles pour améliorer l’accès à l’énergie et soutenir le développement économique du pays.

La réunion a également revêtu une dimension stratégique avec la participation de plusieurs membres du gouvernement en charge du Budget, de l’Économie, du Plan et de la Coopération. Les responsables du MCA-Sénégal II ainsi que la coordinatrice de sa Cellule d’appui ont également pris part aux discussions, témoignant de l’importance accordée à ce programme par les différentes parties prenantes.

Au cours des échanges, les participants ont passé en revue l’évolution des principaux chantiers engagés dans le secteur de l’électricité. Ils ont insisté sur la nécessité de maintenir le rythme des travaux afin de garantir l’atteinte des objectifs fixés et d’assurer une conclusion performante du Compact, dont les retombées sont attendues aussi bien pour les ménages que pour les acteurs économiques.

Au-delà des questions liées aux infrastructures énergétiques, cette rencontre a aussi été l’occasion de mettre en avant la qualité des relations de coopération entre Dakar et Washington. Les deux parties ont souligné la solidité du partenariat bilatéral qui lie les deux pays et ont exprimé leur volonté de poursuivre cette dynamique à travers de nouvelles initiatives susceptibles de soutenir la croissance économique, l’investissement et le développement durable du Sénégal.

Politique économique : François Faye propose cinq axes pour accélérer le développement du Sénégal

Dans une contribution intitulée « Une politique d’accélération économique pour le Gouvernement d’Ahmadou Al Aminou Lo : remettre le Sénégal sur la voie de la prospérité », François Faye, spécialiste des politiques sectorielles et de la gestion des systèmes éducatifs, ainsi que des relations internationales et de la communication, appelle les nouvelles autorités à engager des réformes structurelles ambitieuses afin de répondre aux défis économiques et sociaux auxquels le pays est confronté.

Selon l’auteur, l’arrivée du Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lo intervient dans un contexte marqué par d’importantes contraintes budgétaires, un endettement élevé, une forte demande sociale et un chômage persistant des jeunes. Face à cette situation, il estime que l’action gouvernementale devra être évaluée non seulement à travers les performances macroéconomiques, mais surtout à l’aune de son impact concret sur les conditions de vie des populations.

Pour relever ces défis, François Faye préconise une stratégie articulée autour de cinq priorités majeures.

La première concerne la restauration de la crédibilité financière de l’État. Tout en soulignant la nécessité d’assainir les finances publiques, il met en garde contre une politique d’austérité excessive susceptible de freiner la croissance économique. Il recommande notamment un renforcement de la transparence budgétaire, la lutte contre la fraude fiscale et douanière, ainsi qu’une meilleure mobilisation des ressources internes.

Le deuxième axe porte sur la valorisation des ressources naturelles. Avec l’exploitation du pétrole et du gaz, le Sénégal dispose, selon lui, d’une opportunité historique qu’il convient de transformer en levier d’industrialisation. Il plaide ainsi pour le développement d’industries de transformation locale capables de créer davantage de valeur ajoutée et d’emplois.

L’emploi des jeunes constitue la troisième priorité identifiée. François Faye estime que la croissance économique doit s’accompagner d’une politique volontariste de création d’emplois. Il propose notamment un soutien accru aux petites et moyennes entreprises, à l’entrepreneuriat, à l’agriculture moderne et à l’économie numérique, tout en renforçant les dispositifs de formation et d’apprentissage.

L’auteur insiste également sur l’importance d’investir dans le capital humain. Pour lui, l’éducation, la formation professionnelle, la recherche et l’innovation doivent être placées au cœur de la stratégie de développement afin de préparer les nouvelles générations aux exigences de l’économie du savoir.

Enfin, il appelle à la construction d’un État plus efficace et moderne. La simplification des procédures administratives, la dématérialisation des services publics et la modernisation de la justice commerciale figurent parmi les réformes qu’il juge indispensables pour améliorer l’environnement des affaires et renforcer l’attractivité économique du pays.

Dans sa conclusion, François Faye estime que le Sénégal dispose d’importants atouts pour réussir sa transformation économique. Toutefois, il souligne que cette ambition nécessitera une gouvernance rigoureuse, une vision stratégique claire et une capacité à transformer les ressources du pays en prospérité partagée.

À travers cette réflexion, l’auteur invite le nouveau gouvernement à faire de l’industrialisation, de l’emploi, de la valorisation des ressources nationales et du développement du capital humain les piliers d’un nouveau contrat économique au service de tous les Sénégalais.

Affaire Pape Cheikh Diallo : les auditions se poursuivent après les arrestations massives à Keur Massar

L’enquête ouverte dans le cadre de l’affaire dite de Pape Cheikh Diallo et consorts entre dans une phase décisive. Après l’arrestation d’une centaine de suspects par la Brigade de recherches de la compagnie de gendarmerie de Keur Massar, les auditions se poursuivent devant le juge d’instruction du premier cabinet près le tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye, qui pourrait bientôt clôturer cette étape de la procédure.

Selon des informations rapportées par Seneweb, plusieurs des personnes écrouées ont déjà été entendues sur le fond du dossier par le magistrat instructeur. Parmi elles figurent notamment Saliou Mbaye, alias Zale, ainsi qu’Abdou Aziz Diop, employé de Mame Ndiaye Savon, connu sous le surnom de « Dabakh ». Tous deux sont détenus depuis environ trois mois et ont déjà été auditionnés dans le cadre de l’instruction.

D’autres personnalités interpellées dans ce dossier ont également été entendues. C’est le cas de l’homme politique M. Chérif Aly Diatta, deuxième adjoint au maire de Ouakam, chargé des arts, de la culture, des loisirs et du patrimoine historique. Placé sous mandat de dépôt depuis environ deux mois, il a été auditionné par le doyen des juges dans le cadre de cette affaire.

D’après les mêmes sources, certaines des personnes mises en cause sont soupçonnées d’implication dans un réseau présumé en lien avec les faits faisant l’objet de l’enquête. Les enquêteurs de la Brigade de recherches de Keur Massar évoqueraient des éléments et indices recueillis au cours de leurs investigations, sans que les responsabilités de chacun ne soient encore établies à ce stade.

Accra accueille une conférence de haut niveau sur la mémoire de l’esclavage : le président sénégalais participe aux discussions

Le président de la République a quitté Dakar ce mercredi pour Accra, au Ghana, où il prend part à la Conférence consultative de haut niveau consacrée aux prochaines étapes devant conduire à l’adoption d’une résolution des Nations unies sur le commerce des esclaves africains.

Organisée dans la capitale ghanéenne, cette rencontre réunit plusieurs chefs d’État et de gouvernement, ainsi que des ministres, des experts en droit international, des universitaires et des représentants d’organisations régionales et internationales. Les participants sont appelés à réfléchir aux mécanismes permettant de renforcer la reconnaissance internationale des conséquences historiques de la traite négrière transatlantique et de promouvoir une approche concertée en matière de justice réparatrice.

Cette conférence s’inscrit dans une dynamique portée par plusieurs pays africains visant à faire reconnaître, au sein des instances internationales, l’ampleur des préjudices causés par le commerce des esclaves africains et leurs répercussions durables sur les sociétés du continent et de la diaspora.

Les travaux d’Accra devraient permettre de définir une feuille de route en vue de l’adoption d’une résolution par l’Assemblée générale des Nations unies. Les échanges porteront notamment sur les questions liées à la mémoire collective, à la préservation du patrimoine historique, à la reconnaissance des injustices passées ainsi qu’aux formes de réparation susceptibles d’être envisagées.

À travers sa participation, le Sénégal réaffirme son engagement en faveur des initiatives destinées à préserver la mémoire de l’esclavage et à promouvoir une meilleure prise en compte de cette page majeure de l’histoire africaine dans les débats internationaux. La présence du chef de l’État à cette rencontre traduit également la volonté des autorités sénégalaises de contribuer aux efforts diplomatiques visant à faire avancer les discussions sur la reconnaissance et la réparation des conséquences de la traite négrière.

Mazars : Madana Kane dénonce un manque de transparence et critique le bilan du gouvernement

Le président du parti Dundu, Madana Kane, a vivement critiqué ce mercredi 17 juin le retard accusé dans la publication du rapport du cabinet d’audit Mazars. Invité de l’émission RFM Matin, l’ancien banquier a estimé que cette situation soulève de sérieuses interrogations sur la transparence dans la gestion des affaires publiques.

Selon lui, rien ne justifie qu’un cabinet privé mandaté et rémunéré avec des fonds publics tarde autant à rendre ses conclusions. « Si la Cour des comptes a pu publier son rapport, un cabinet privé payé avec l’argent des Sénégalais devrait faire encore mieux. Tout cela évoque des problèmes de transparence », a-t-il déclaré au cours de l’entretien.

Pour Madana Kane, la publication de ce rapport est attendue par l’opinion publique, dans un contexte où les autorités ont fait de la reddition des comptes et de la transparence de la gestion publique l’un des axes majeurs de leur gouvernance. Il estime que tout retard dans la communication de ces résultats risque d’alimenter les suspicions et les interrogations des citoyens.

Au-delà de la question du rapport Mazars, le leader de Dundu a également dressé un bilan sévère des deux premières années de gouvernance du régime en place. Il considère que les attentes suscitées par l’alternance ne se sont pas traduites par des avancées concrètes dans les différents secteurs de la vie nationale.

« Cela fait deux ans que ce gouvernement dirige le pays, mais personnellement, je ne constate aucune avancée significative. Aucun secteur ne me semble avoir connu un véritable développement », a-t-il affirmé.

Ces déclarations interviennent dans un contexte marqué par de nombreux débats sur l’évaluation des politiques publiques et les résultats obtenus depuis l’arrivée des nouvelles autorités à la tête du pays. Elles traduisent également la volonté de certains acteurs politiques de maintenir la pression sur le gouvernement concernant ses engagements en matière de transparence, de gouvernance et de performance économique.

Kaolack : Plus de 11 000 candidats composent dans des conditions jugées satisfaisantes

Les autorités administratives et éducatives du département de Kaolack se sont déclarées satisfaites du déroulement des épreuves du Certificat de fin d’études élémentaires (CFEE), à l’issue de la traditionnelle tournée de supervision effectuée dans plusieurs centres d’examen.

Conduite par le préfet du département, accompagné des inspecteurs de l’Éducation et de la Formation (IEF), cette visite a permis de constater l’effectivité des mesures prises en amont pour garantir le bon déroulement de l’examen sur l’ensemble du territoire départemental.

Selon les autorités, toutes les dispositions administratives, sécuritaires et logistiques ont été anticipées à travers un Comité régional de développement (CRD) présidé par le gouverneur de la région de Kaolack, Mouhamed Moctar Watt, ainsi qu’un Comité départemental de développement (CDD) réunissant l’ensemble des acteurs concernés.

« Nous avons pu vérifier sur le terrain que toutes les dispositions arrêtées ont été respectées, notamment en matière de sécurisation des centres, de mise à disposition de la logistique et de mobilisation des ressources humaines », a déclaré le préfet au terme de la tournée.

Les forces de défense et de sécurité ont été fortement mobilisées pour assurer la protection des centres d’examen. Les collectivités territoriales, à travers les maires, ont également apporté leur contribution à l’organisation matérielle des épreuves.

Cette année, le département de Kaolack compte 84 centres d’examen pour un total de 11 324 candidats inscrits, dont 6 467 filles, soit une majorité significative. Les autorités ont notamment visité les centres de l’école Koutalé 1, de Koutal Serrère, de l’école élémentaire Senghane Badiane et du groupe scolaire Moussa Sow, dans la commune de Kaolack.

Le préfet a salué l’engagement de l’ensemble des acteurs du système éducatif, notamment les inspecteurs, les enseignants, les parents d’élèves, les Comités de gestion des écoles (CGE) ainsi que les collectivités territoriales, qui ont contribué à la bonne organisation de cet examen.

Une forte mobilisation du personnel enseignant

Pour sa part, l’Inspecteur de l’Éducation et de la Formation de Kaolack Commune, Amadou Dia, a assuré que les épreuves se déroulent dans les meilleures conditions.

« Nous avons visité plusieurs centres où les conditions sont satisfaisantes. Les surveillants, les correcteurs et les candidats étaient présents à l’heure. La sécurité est assurée partout grâce à la présence des forces de défense et de sécurité », a-t-il indiqué.

Dans la seule circonscription de Kaolack Commune, 4 840 candidats, dont 2 801 filles, composent dans 40 centres d’examen. Pour assurer le bon déroulement des épreuves, 508 surveillants et 584 correcteurs ont été mobilisés, soit plus d’un millier d’enseignants engagés dans le processus.

La suppression de l’entrée en sixième, principale innovation

La session 2026 du CFEE est marquée par une réforme majeure : la suppression de l’examen d’entrée en sixième. Désormais, seul le CFEE est organisé dans les centres d’examen.

Selon Amadou Dia, cette innovation permettra d’accélérer considérablement la publication des résultats.

« Les correcteurs sont déjà sur place. Toutes les opérations seront finalisées dans un délai d’une dizaine de jours, à l’image de ce qui se fait pour le BFEM. Les élèves n’auront plus à attendre deux ou trois mois avant de connaître leurs résultats », a-t-il expliqué.

Des absences enregistrées et la question persistante de l’état civil

Les autorités ont toutefois relevé l’absence de 52 candidats dans l’ensemble du département, dont 50 dans l’IEF de Kaolack Département et deux dans l’IEF de Kaolack Commune.

Le préfet estime que cette situation mérite une attention particulière afin d’en identifier les causes et de prévenir de nouvelles absences lors des prochaines sessions. Il a néanmoins rappelé que des épreuves de remplacement sont prévues pour les candidats concernés.

Par ailleurs, la problématique de l’état civil demeure une préoccupation récurrente. Bien que des mesures soient régulièrement prises pour accompagner les élèves ne disposant pas de pièces administratives, les autorités ont insisté sur la responsabilité des parents dans l’établissement précoce des documents d’état civil de leurs enfants.

Une attention particulière aux candidats en situation de handicap

Les responsables éducatifs ont également mis en avant les efforts consentis pour permettre aux élèves en situation de handicap de composer dans les mêmes conditions que leurs camarades. Des dispositifs spécifiques, notamment pour les candidats utilisant le braille, ont été mis en place dans plusieurs centres d’examen.

Au terme de cette première journée, les autorités se sont montrées optimistes quant à la poursuite des épreuves, qui se déroulent jusqu’à présent dans un climat serein et dans des conditions jugées satisfaisantes.

Macky Sall poursuit sa campagne diplomatique pour le secrétariat général de l’ONU malgré des soutiens encore incertains

L’ancien président sénégalais Macky Sall intensifie ses démarches diplomatiques dans le cadre de sa candidature au poste de Secrétaire général des Nations unies, dont l’élection est prévue d’ici la fin de l’année 2026 pour désigner le successeur d’António Guterres.

Après une série de rencontres avec plusieurs dirigeants et responsables internationaux, Macky Sall continue de renforcer son plaidoyer en faveur de sa candidature. Le 2 juin dernier, il avait déjà fait état d’un « accueil chaleureux » et d’« échanges fructueux » avec le président français Emmanuel Macron à l’issue d’une audience tenue au palais de l’Élysée, à Paris.

Ce mercredi 17 juin, l’ancien chef de l’État sénégalais a annoncé sur ses réseaux sociaux avoir été reçu par Baiba Braže, ministre des Affaires étrangères de la Lettonie. Revenant sur cette rencontre, il a souligné la qualité des échanges autour des grands enjeux internationaux et du rôle futur de l’Organisation des Nations unies.

« En tant que candidat au poste de Secrétaire général des Nations unies, j’ai apprécié notre échange ainsi que notre vision commune d’une ONU mieux adaptée aux défis de notre époque. J’ai salué l’engagement ferme de la Lettonie en faveur du respect de la Charte des Nations unies et du droit international », a notamment déclaré Macky Sall.

Cette rencontre s’inscrit dans une vaste campagne diplomatique menée par l’ancien président afin de recueillir le soutien des États membres de l’ONU. Depuis le dépôt officiel de sa candidature au début de l’année, il multiplie les consultations avec des responsables politiques et diplomatiques à travers le monde.

Dans cette dynamique, Macky Sall a également présenté sa vision et sa feuille de route pour l’avenir de l’organisation lors d’une intervention devant l’Assemblée générale des Nations unies à New York. Il y a défendu la nécessité d’une ONU davantage adaptée aux mutations géopolitiques, aux défis sécuritaires, climatiques et économiques qui marquent l’actualité internationale.

Toutefois, malgré cette offensive diplomatique, sa candidature ne fait pas encore l’unanimité. Selon plusieurs sources diplomatiques, le dossier de l’ancien président sénégalais demeure fragilisé par l’absence d’un soutien affirmé de son propre pays ainsi que d’une vingtaine d’États africains qui n’ont pas souhaité accompagner officiellement sa candidature.

Mbour : près de 20 000 candidats aux examens, les filles largement majoritaires

À l’approche des examens scolaires, le département de Mbour se mobilise pour garantir un déroulement optimal des épreuves dans l’ensemble des centres d’examen. Les autorités éducatives, en collaboration avec les différents acteurs du système scolaire, ont mis en place les dispositifs nécessaires afin d’assurer de bonnes conditions d’organisation pour les candidats.

Selon les statistiques consolidées par les Inspections de l’Éducation et de la Formation (IEF) de Mbour 1 et Mbour 2, le département enregistre cette année un effectif global de 19 811 candidats inscrits aux différents examens scolaires.

L’IEF de Mbour 1 concentre la plus forte proportion de candidats avec 13 405 inscrits. Parmi eux, 7 494 sont des filles contre 5 911 garçons. De son côté, l’IEF de Mbour 2 compte 6 406 candidats, dont 3 910 filles et 2 554 garçons.

Au total, le département de Mbour recense 11 404 filles sur les 19 811 candidats enregistrés cette année. Les filles représentent ainsi 57,57 % de l’effectif global, tandis que les garçons en constituent 42,43 %.

Ces chiffres traduisent une présence féminine particulièrement remarquable dans le système éducatif local. Cette tendance confirme les avancées réalisées ces dernières années en matière d’accès à l’éducation et de maintien des jeunes filles dans les établissements scolaires.

Cette progression est le résultat des efforts conjugués des autorités éducatives, des collectivités territoriales, des partenaires techniques et financiers ainsi que des familles, qui œuvrent depuis plusieurs années à la promotion d’une éducation plus inclusive et équitable.

Kaolack : Médina Baye Kabatoki accueille une importante délégation diplomatique pour son 24ᵉ Gamou annuel

La cité religieuse de Médina Baye Kabatoki, située dans la commune de Kaolack, s’apprête à vivre un événement d’envergure à l’occasion de la célébration de la 24ᵉ édition de son Gamou annuel. Prévue le samedi 20 juin 2026, la cérémonie officielle sera marquée par la participation exceptionnelle d’ambassadeurs et de représentants diplomatiques de plusieurs pays.

Cette forte mobilisation diplomatique témoigne du rayonnement grandissant de Médina Baye Kabatoki ainsi que de l’influence spirituelle et culturelle de cette manifestation religieuse, qui rassemble chaque année des milliers de fidèles venus du Sénégal et de la sous-région.

Selon les organisateurs, plusieurs personnalités du corps diplomatique accrédité au Sénégal ont déjà confirmé leur présence à cette rencontre religieuse et culturelle. Leur participation traduit l’intérêt porté aux valeurs de paix, de dialogue entre les peuples et de cohésion sociale promues par la communauté de Médina Baye Kabatoki.

La cérémonie officielle sera également l’occasion de mettre en lumière le rôle du Gamou dans la préservation des enseignements islamiques, la promotion du vivre-ensemble et le renforcement des liens de fraternité entre les nations.

Les autorités administratives, les chefs religieux, les élus territoriaux ainsi que de nombreuses délégations nationales et internationales sont attendus à ce grand rendez-vous spirituel. Des dispositions sécuritaires et organisationnelles ont été prises afin d’assurer un accueil optimal aux hôtes et aux pèlerins.

À travers cette 24ᵉ édition, Médina Baye Kabatoki confirme sa place parmi les grands foyers religieux du Sénégal, tout en renforçant son ouverture sur le monde grâce à une participation diplomatique de plus en plus remarquée.

La cérémonie officielle du samedi 20 juin s’annonce ainsi comme l’un des temps forts de cette édition 2026 du Gamou, placée sous le signe de la foi, du dialogue interculturel et du rapprochement entre les peuples.

Mondial 2026 : Pape Thiaw regrette le manque d’efficacité des Lions après la défaite face à la France

La défaite du Sénégal face à la France (3-1), mardi, lors de la première journée du groupe I de la Coupe du monde 2026, laisse un goût amer dans le camp sénégalais. À l’issue de la rencontre, le sélectionneur des Lions, Pape Thiaw, a exprimé ses regrets, estimant que son équipe avait les moyens de prendre l’avantage avant la pause mais n’a pas su concrétiser ses temps forts.

Face à une formation française particulièrement réaliste, les Lions ont pourtant livré une première période encourageante, se créant plusieurs occasions franches. Selon le technicien sénégalais, le scénario du match aurait pu être tout autre si ses joueurs avaient fait preuve de davantage d’efficacité devant le but.

« Il y a forcément des regrets. Quand on regarde la physionomie du match, si nous avions été plus efficaces, nous pouvions rentrer aux vestiaires avec un avantage d’un ou deux buts », a déclaré le sélectionneur après la rencontre.

Malgré une entame convaincante et une organisation défensive globalement solide durant les quarante-cinq premières minutes, le Sénégal a progressivement perdu le contrôle du match après la reprise. Les erreurs techniques et les pertes de balle au milieu de terrain ont offert aux Bleus des opportunités qu’ils n’ont pas manqué d’exploiter.

Pape Thiaw a notamment pointé du doigt ces moments de déconcentration qui ont permis à la France de prendre l’ascendant. « La France a été plus réaliste que nous. En deuxième mi-temps, nous avons commis des erreurs, notamment des pertes de balle évitables. Avec la qualité technique dont dispose cette équipe française, nous ne pouvions pas nous permettre ce genre d’erreurs », a-t-il expliqué.

Portée par l’efficacité de ses attaquants et la maîtrise de ses cadres, l’équipe de France a su faire parler son expérience pour s’imposer et prendre les commandes du groupe. Les Lions, eux, devront rapidement tourner la page afin de préserver leurs chances de qualification pour le second tour.

Malgré cette entrée en matière manquée, le sélectionneur sénégalais refuse toutefois de céder au pessimisme. Conscient que la compétition est encore longue, il a appelé ses joueurs à rester mobilisés avant les deux prochaines rencontres décisives du groupe.

« Il faut féliciter la France pour sa victoire. De notre côté, il nous reste deux matchs à jouer et nous allons tout faire pour prendre les six points », a assuré Pape Thiaw.

Casamance : 90 milliards FCFA pour faire de l’anacarde un moteur de l’industrialisation et de l’emploi

Le gouvernement sénégalais entend accélérer la transformation industrielle de la filière anacarde en Casamance. En visite dans l’agropole Sud, mardi à Ziguinchor, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Serigne Guèye Diop, a annoncé un investissement de 90 milliards de francs CFA destiné à développer la transformation locale des noix de cajou et à renforcer la chaîne de valeur de cette spéculation stratégique pour l’économie nationale.

Face aux producteurs, transformateurs, opérateurs économiques et autorités administratives de la région, le ministre a exposé les grandes lignes d’un programme qui vise à réduire progressivement les exportations de noix brutes au profit de leur transformation sur le territoire national. Selon lui, cette orientation permettra de créer davantage de richesse au niveau local, d’accroître les revenus des producteurs et de renforcer la compétitivité de la filière sénégalaise sur les marchés internationaux.

La Casamance demeure l’un des principaux bassins de production d’anacarde du Sénégal. Chaque année, des milliers de tonnes de noix de cajou y sont récoltées avant d’être exportées vers des unités de transformation situées principalement en Asie. Une situation qui prive le pays d’une part importante de la valeur ajoutée générée par cette filière en pleine expansion.

Pour inverser cette tendance, l’État prévoit la mise en place d’infrastructures industrielles modernes capables d’assurer le décorticage, le conditionnement et la transformation des produits dérivés de l’anacarde. L’objectif est de bâtir un véritable écosystème industriel autour de la noix de cajou, en favorisant l’installation d’unités de transformation et en accompagnant les investisseurs privés.

Selon Serigne Guèye Diop, ce vaste programme pourrait permettre la création de près de 50 000 emplois directs et indirects dans la région. Ces opportunités concerneraient aussi bien les activités agricoles que les secteurs de la transformation, de la logistique, du transport, du conditionnement et de la commercialisation.

Le ministre a également souligné que cette initiative s’inscrit dans la vision du gouvernement de promouvoir la souveraineté industrielle du Sénégal. Cette stratégie vise à mieux valoriser les ressources locales, à réduire la dépendance aux exportations de matières premières non transformées et à renforcer la contribution du secteur industriel à la croissance économique nationale.

Les acteurs de la filière ont salué cette annonce, tout en insistant sur la nécessité d’un accompagnement technique et financier durable pour garantir la réussite du projet. Ils estiment que la transformation locale de l’anacarde représente une opportunité majeure pour dynamiser l’économie casamançaise et améliorer les conditions de vie des populations rurales.

Convocation imminente d’Abdoul Aziz Diop : le parquet s’intéresse à ses déclarations contre Ousmane Sonko

L’ancien conseiller spécial du président Macky Sall, Abdoul Aziz Diop, pourrait être prochainement entendu par les enquêteurs de la Division spéciale de cybersécurité (DSC). Selon des informations rapportées par le journal Libération, le parquet de Dakar aurait engagé une procédure visant à recueillir les explications de l’ex-responsable politique à la suite de récentes déclarations tenues lors d’une émission télévisée.

D’après le quotidien, les autorités judiciaires ont donné des instructions à la DSC afin d’auditionner Abdoul Aziz Diop sur des propos jugés particulièrement virulents à l’endroit du président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, également leader du parti Pastef. Les déclarations en question auraient également visé les militants et sympathisants de cette formation politique.

Toujours selon les informations relayées par Libération, cette démarche s’inscrit dans le cadre des prérogatives du parquet en matière de surveillance et de répression des infractions susceptibles d’être commises à travers les médias ou les plateformes numériques. Les enquêteurs devraient ainsi chercher à déterminer la portée exacte des propos tenus ainsi que leur éventuelle qualification juridique.

Cette affaire intervient dans un contexte politique marqué par une forte polarisation du débat public et une multiplication des procédures judiciaires liées à des prises de parole de personnalités politiques, d’activistes ou de chroniqueurs. Depuis plusieurs mois, les autorités affichent leur volonté de lutter contre les discours considérés comme diffamatoires, injurieux ou susceptibles de troubler l’ordre public.

Pour l’heure, aucune convocation officielle n’a encore été rendue publique par les autorités compétentes. Abdoul Aziz Diop ne s’est pas non plus exprimé sur les informations faisant état de son audition prochaine. Toutefois, la révélation de cette procédure suscite déjà de nombreuses réactions dans les milieux politiques, où certains y voient une simple démarche judiciaire tandis que d’autres s’interrogent sur ses implications dans le débat démocratique.

Mandat d’arrêt international présumé : Me Moussa Bocar Thiam dément et dénonce une « fausse information »

L’ancien ministre de la Communication, Me Moussa Bocar Thiam, est sorti de son silence pour contester les informations faisant état d’un mandat d’arrêt international émis à son encontre par la commission d’instruction de la Haute Cour de justice. Dans un entretien accordé au quotidien L’Observateur ce mercredi 17 juin, il affirme n’avoir reçu aucune notification officielle et qualifie cette information de « totalement fausse ».

La polémique est née après la publication, mardi 16 juin, d’un article de Seneweb annonçant que la commission d’instruction de la Haute Cour de justice avait décerné un mandat d’arrêt international contre l’ancien membre du gouvernement dans le cadre d’une enquête portant sur la gestion du Parc des technologies numériques (PTN).

Réagissant à cette annonce, Me Moussa Bocar Thiam s’est dit surpris par une telle information. Selon lui, aucune procédure judiciaire ne lui a été notifiée jusqu’à présent. Il affirme n’avoir jamais été convoqué, que ce soit par téléphone, par courrier électronique, par les services de police ou encore par la commission d’instruction. Il précise également que ses trois avocats n’ont reçu aucune correspondance relative à cette affaire.

Cette procédure trouve son origine dans la décision prise par l’Assemblée nationale le 27 février 2026 de mettre en accusation l’ancien ministre devant la Haute Cour de justice. Les faits qui lui sont reprochés concernent de présumées irrégularités dans l’attribution de marchés publics liés au Parc des technologies numériques, notamment des contrats qui auraient été conclus sans appel d’offres. Des décaissements jugés controversés figurent également parmi les éléments examinés par la justice. Le montant global des irrégularités présumées dépasserait deux milliards de francs CFA.

Au lendemain de cette mise en accusation, Me Moussa Bocar Thiam avait vivement contesté la décision des députés. Dans une publication sur les réseaux sociaux, il avait dénoncé ce qu’il considérait comme une violation de la Constitution. Tout en rejetant les accusations portées contre lui, il avait annoncé son intention de suspendre temporairement ses activités professionnelles au sein de son cabinet basé dans les pays du Golfe afin de regagner le Sénégal et de se mettre à la disposition de la justice.

Près de quatre mois plus tard, l’ancien ministre n’est toujours pas rentré au Sénégal. Interrogé sur cette situation, il soutient avoir découvert dans les médias les informations relatives au supposé mandat d’arrêt international. Il estime par ailleurs que plusieurs informations inexactes ont déjà circulé à son sujet depuis le début de cette affaire, évoquant notamment de prétendues convocations, un mandat d’amener ou encore un mandat d’arrêt qui, selon lui, n’ont jamais existé.

L’avocat insiste également sur les règles de procédure qui, à ses yeux, n’auraient pas été respectées. Il rappelle qu’avant toute émission d’un mandat d’arrêt international, des étapes préalables sont normalement requises, notamment une convocation régulière de la personne concernée. Il souligne en outre que, compte tenu de sa qualité d’avocat, toute convocation judiciaire devrait être transmise par l’intermédiaire du Bâtonnier de l’Ordre des avocats. Or, affirme-t-il, aucune notification n’aurait été adressée à ce dernier.

CFEE 2026 : une session placée sous le signe de l’innovation et de l’équité

Dakar, 16 juin 2026 – À la veille du démarrage du Certificat de Fin d’Études Élémentaires (CFEE), prévu les 17 et 18 juin 2026, le Directeur général des Examens et Concours, Papa Baba Diasse, accompagné de la Directrice de l’Enseignement élémentaire, a tenu un point de presse pour rassurer les candidats et leurs familles. Il est revenu sur les réformes majeures ainsi que sur les dispositifs mis en place afin de garantir une organisation transparente, sécurisée et efficace.

Plus de 306 000 candidats attendus

Le CFEE 2026 mobilise d’importants moyens humains et matériels. Au total, 306 485 candidats sont inscrits à cette session, dont 56,64 % de filles. Les épreuves se dérouleront dans 2 081 centres d’examen répartis sur l’ensemble du territoire national ainsi qu’en Gambie.

Parmi les candidats figurent 16 518 élèves franco-arabes, soit 5,38 % de l’effectif total. Les autorités ont également confirmé que tous les élèves, y compris ceux ne disposant pas encore de pièces d’état civil, seront autorisés à composer. Des mesures de régularisation sont en cours afin de garantir leur droit à l’éducation.

Une innovation majeure : le « CFEE dans le centre »

À partir de cette session, le dispositif « CFEE dans le centre » est généralisé. Cette réforme permet de réduire considérablement les délais de traitement des résultats, ramenant l’ensemble du processus à moins de dix jours.

Désormais, toutes les opérations — administration, correction, saisie des notes, délibération et proclamation des résultats — seront effectuées directement dans les centres d’examen. L’objectif est de renforcer la rapidité, la transparence et l’efficacité du système.

Un dispositif de sécurisation renforcé

Le ministère de l’Éducation nationale indique avoir finalisé toutes les opérations techniques liées à l’organisation de l’examen, notamment l’élaboration et la sécurisation des épreuves, l’acheminement du matériel ainsi que la mobilisation des ressources humaines.

Pour cette session, 24 520 surveillants et 10 405 secrétaires sont déployés à travers le pays. La sécurisation des examens est assurée par les Forces de défense et de sécurité, en collaboration avec les autorités administratives.

Inclusion et équité au cœur du dispositif

Des mesures spécifiques ont été prises afin de garantir l’égalité des chances à tous les candidats. Des épreuves adaptées sont prévues pour les élèves en situation de handicap, notamment en braille ou sous d’autres formats appropriés.

Par ailleurs, un accompagnement administratif est assuré aux élèves ne disposant pas encore d’un état civil régulier.

Une transformation numérique accélérée

Grâce à la plateforme ANADOLE, l’ensemble du processus est désormais largement digitalisé. Cette plateforme permet :

  • l’inscription en ligne des candidats ;
  • la gestion des données en temps réel ;
  • l’authentification des documents par QR code ;
  • la publication rapide des résultats, notamment par SMS.

Selon le ministère, cette modernisation contribue à renforcer la fiabilité, la transparence et l’efficacité du système d’évaluation.

Vers la suppression du concours d’entrée en Sixième

Le ministère a également annoncé une réforme majeure : la suppression du concours d’entrée en Sixième.

Cette décision est motivée par plusieurs constats, notamment l’injustice du système précédent, sa contradiction avec le principe de l’obligation scolaire de dix ans et certaines incohérences pédagogiques.

À travers cette réforme, les autorités entendent garantir une meilleure égalité des chances, promouvoir une école plus inclusive et assurer une continuité harmonieuse entre l’enseignement élémentaire et le cycle moyen. Cette orientation s’inscrit dans le cadre de la vision Sénégal 2050.

Appel à la mobilisation

Le ministère de l’Éducation nationale appelle l’ensemble des acteurs à se mobiliser pour le bon déroulement des épreuves. Les parents sont invités à accompagner et encourager leurs enfants durant cette étape importante de leur parcours scolaire.

Les autorités rappellent également l’interdiction stricte des téléphones portables dans les centres d’examen.

En conclusion, le ministère réaffirme son engagement à organiser des examens transparents, équitables et fiables. Papa Baba Diasse a adressé ses vœux de réussite à l’ensemble des candidats, leur souhaitant « bonne chance à toutes les candidates et à tous les candidats ».

l’actrice Diodio de la série « Baabel » arrêtée à Keur Massar lors d’une opération de la gendarmerie

La lutte contre le trafic et la consommation de stupéfiants se poursuit dans la banlieue dakaroise. Alors que plusieurs personnalités, dont le danseur de Wally Seck, Ndiap Zo, ainsi que le lutteur Liss Ndiago, ont fait l’objet d’un deuxième retour de parquet ce mardi dans une affaire liée à la drogue, les éléments de la Brigade de recherches de la compagnie de gendarmerie de Keur Massar ont mené une nouvelle opération ayant conduit à l’interpellation de l’actrice Diodio.

Selon des informations rapportées par Seneweb, l’arrestation est intervenue à la suite d’une opération discrète menée par des gendarmes en civil. Les enquêteurs, circulant à bord d’un véhicule banalisé, ont effectué une descente dans un appartement où se trouvait l’actrice, connue du grand public pour son rôle dans la série télévisée « Baabel ».

Sur place, les forces de l’ordre auraient surpris Diodio en compagnie de trois hommes. Les quatre individus auraient été trouvés en train de consommer des substances considérées comme des drogues dures. Cette découverte a immédiatement conduit à leur interpellation et à leur conduite dans les locaux de la Brigade de recherches pour les besoins de l’enquête.

Après leur audition préliminaire, les mis en cause ont été placés en garde à vue sur instruction du procureur de la République près le tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye, Saliou Dicko, indiquent les mêmes sources.

Cette nouvelle arrestation intervient dans un contexte marqué par une intensification des opérations menées par les forces de sécurité contre les réseaux de trafic et les consommateurs de stupéfiants dans la région de Dakar. Les autorités semblent déterminées à poursuivre cette offensive, qui a déjà conduit à plusieurs interpellations de personnalités connues du monde du spectacle et du sport.

Air France renforce sa desserte entre Paris et Dakar pour l’été 2026 et déploie le wifi gratuit à bord

La compagnie aérienne Air France renforce significativement son offre de vols entre la France et le Sénégal à l’occasion de la saison estivale 2026. Dans un communiqué publié ce mardi 16 juin à Dakar, le transporteur français a annoncé l’augmentation de ses fréquences entre l’aéroport Paris-Charles de Gaulle et l’Aéroport international Blaise-Diagne (AIBD), afin de répondre à la forte demande observée durant la période des vacances d’été.

Du 30 juin au 31 août 2026, Air France opérera jusqu’à dix vols hebdomadaires sur cette liaison stratégique reliant les deux pays. Pour atteindre ce niveau de desserte, la compagnie prévoit l’ajout de trois rotations supplémentaires assurées par des avions Boeing 777, un appareil long-courrier reconnu pour sa capacité d’emport importante et son confort sur les vols internationaux.

Cette décision intervient dans un contexte de forte mobilité entre le Sénégal et la France, marquée notamment par les déplacements des membres de la diaspora, des touristes ainsi que des voyageurs d’affaires durant les mois de juillet et d’août. Avec cette augmentation de capacité, Air France entend mieux répondre aux besoins de sa clientèle tout en offrant davantage de flexibilité dans le choix des dates de voyage.

Parallèlement au renforcement de son programme de vols, la compagnie poursuit la modernisation de ses services à bord. Air France annonce ainsi la généralisation de son nouveau service de connexion internet gratuit, illimité et à très haut débit sur l’ensemble de ses vols à destination du Sénégal.

Cette innovation repose sur un partenariat conclu avec le réseau satellitaire Starlink, permettant aux passagers de bénéficier d’une connexion performante durant toute la durée du voyage. Grâce à cette technologie, les voyageurs pourront naviguer sur internet, consulter leurs réseaux sociaux, regarder des vidéos en streaming ou encore connecter simultanément plusieurs appareils personnels, comme un smartphone, une tablette ou un ordinateur portable.

Pour accéder gratuitement à ce service, les passagers devront simplement se connecter à leur compte de fidélité Flying Blue. Les voyageurs qui ne disposent pas encore d’un compte pourront en créer un sans frais directement pendant le vol.

France 3-1 Sénégal : les Lions tombent face au réalisme des Bleus et au doublé de Mbappé

Le Sénégal a manqué son entrée dans la compétition en s’inclinant face à la France (3-1), mardi soir, au terme d’une rencontre longtemps équilibrée avant que le réalisme français ne fasse la différence. Malgré une prestation courageuse et plusieurs séquences prometteuses, les Lions de la Teranga ont fini par céder face à l’efficacité offensive des Bleus, emmenés par un Kylian Mbappé décisif, auteur d’un doublé.

Dans une affiche qui ravivait le souvenir de la victoire historique sénégalaise lors de la Coupe du monde 2002, les hommes du sélectionneur national ont abordé la rencontre avec beaucoup de discipline et d’engagement. Bien en place défensivement, les Lions ont réussi à contenir les assauts français durant toute la première période.

Les Bleus ont certes monopolisé davantage le ballon et tenté d’imposer leur rythme grâce à la vitesse de leurs attaquants, mais ils se sont heurtés à un bloc sénégalais compact, organisé autour d’un Kalidou Koulibaly impérial dans son rôle de patron de la défense. De leur côté, les Sénégalais ont cherché à exploiter les espaces laissés par leurs adversaires en contre-attaque, sans toutefois parvenir à se montrer suffisamment dangereux dans le dernier geste.

Cette première période très disputée s’est achevée sur un score nul et vierge, reflétant l’équilibre des débats entre deux équipes prudentes et concentrées.

Au retour des vestiaires, la France a affiché des intentions plus offensives. Dès les premières minutes, Kylian Mbappé a tenté d’accélérer le rythme des Bleus. Le Sénégal a cependant répondu avec caractère, notamment grâce à une récupération haute de Kalidou Koulibaly qui a permis de lancer rapidement Ismaïla Sarr vers l’avant.

La rencontre a alors gagné en intensité. Michael Olise a profité d’une approximation défensive sénégalaise pour se créer une situation dangereuse, mais Édouard Mendy a parfaitement repoussé sa tentative. Le gardien sénégalais s’est de nouveau illustré quelques instants plus tard en remportant son duel face à Mbappé, maintenant son équipe dans la course.

Malgré la résistance sénégalaise, la pression française a fini par payer. À la 61e minute, Michael Olise a délivré une passe en profondeur parfaitement ajustée pour Kylian Mbappé. Lancé dans le dos de la défense, l’attaquant français a fait parler sa vitesse avant de battre Édouard Mendy d’un tir précis pour ouvrir le score.

Touchés mais pas abattus, les Lions ont tenté de réagir immédiatement. Nicolas Jackson croyait même égaliser après avoir conclu une belle action initiée par Sadio Mané, mais le drapeau de l’assistant s’est levé pour signaler une position de hors-jeu.

Le staff sénégalais a alors procédé à plusieurs ajustements afin de redonner de l’élan à son équipe. Les entrées d’Ibrahima Mbaye et de Habib Diarra ont apporté davantage de fraîcheur dans l’animation offensive, mais les espaces laissés à l’arrière ont progressivement profité aux Français.

À huit minutes du terme, la sanction est tombée. Sur une transition rapide, Adrien Rabiot a trouvé Bradley Barcola dans la profondeur. L’attaquant français a parfaitement conclu son face-à-face avec Édouard Mendy pour inscrire le deuxième but des Bleus et prendre une option décisive sur la victoire.

Alors que la rencontre semblait définitivement pliée, le Sénégal a trouvé les ressources pour relancer le suspense dans le temps additionnel. Ibrahima Mbaye a réduit l’écart grâce à une belle réalisation qui a redonné espoir aux supporters sénégalais.

Mais cet espoir n’aura duré que quelques instants. Dans la foulée, Kylian Mbappé a une nouvelle fois frappé. Profitant d’un espace devant la surface, l’attaquant français a déclenché une frappe lointaine qui a surpris Édouard Mendy et terminé sa course au fond des filets.

Ce troisième but a définitivement mis fin aux ambitions sénégalaises et scellé la victoire française. Au coup de sifflet final, les Bleus s’imposent logiquement 3 buts à 1 grâce à leur efficacité dans les moments clés de la rencontre.

Saisie record de cocaïne à Koumpentoum : près d’une tonne de drogue interceptée par les Douanes sénégalaises

Les Douanes sénégalaises ont réalisé l’une des plus importantes saisies de cocaïne de ces dernières années dans le cadre de la lutte contre la criminalité transnationale organisée. Les agents de la Brigade mobile des Douanes de Koumpentoum, relevant de la Subdivision des Douanes de Tambacounda au sein de la Direction régionale du Sud-est, ont intercepté 844 plaquettes de cocaïne d’un poids total de 970,6 kilogrammes.

L’opération a été menée le lundi 15 juin 2026 aux environs de 8 heures du matin sur l’axe routier reliant Koumpentoum à Koungheul, précisément dans la localité d’Ida Mouride. Selon les informations communiquées par la Direction générale des Douanes, la marchandise illicite était soigneusement dissimulée dans une cache aménagée à l’intérieur d’un camion en provenance d’un pays voisin.

Le véhicule transportait une importante cargaison de madd, un fruit très prisé au Sénégal, qui aurait servi de couverture afin de masquer la présence de la drogue et de tromper la vigilance des forces de contrôle. Toutefois, grâce à des renseignements, à l’exploitation d’indices précis et à l’expérience des agents sur le terrain, le camion a attiré l’attention des douaniers alors qu’il était stationné à environ 200 mètres de la route nationale.

Une fouille approfondie du véhicule a permis la découverte de la cache contenant les centaines de plaquettes de cocaïne. Les analyses effectuées par le Laboratoire national de la Police technique et scientifique ont confirmé qu’il s’agissait bien de cocaïne pure.

La valeur marchande de la drogue saisie est estimée à plus de 58,236 milliards de francs CFA, ce qui témoigne de l’ampleur du trafic déjoué par les autorités douanières. Une enquête a été ouverte afin d’identifier l’ensemble des personnes impliquées dans cette opération et de remonter les différentes ramifications du réseau criminel.

Cette saisie intervient quelques semaines après la tournée effectuée dans la région douanière du Sud-est par le Directeur général des Douanes, Babacar Mbaye. Lors de cette visite, ce dernier avait insisté sur la nécessité de renforcer la vigilance face à la montée des menaces liées à la criminalité transnationale organisée, notamment le trafic international de stupéfiants.

Dans cette dynamique, des mesures de renforcement des effectifs et des équipements des unités douanières avaient été annoncées afin d’améliorer les capacités opérationnelles des services sur le terrain. La saisie réalisée à Ida Mouride apparaît ainsi comme l’une des premières concrétisations de cette stratégie de sécurisation du territoire national.

Effondrement meurtrier à Saint-Louis : le gouvernement annonce un renforcement des contrôles des bâtiments à risque

Le gouvernement sénégalais entend tirer toutes les leçons du drame survenu à Saint-Louis après l’effondrement d’un immeuble d’habitation de type R+2 dans le quartier Pikine. Au lendemain de cette catastrophe qui a fait cinq morts, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Mouhamadou Makhtar Cissé, s’est rendu sur les lieux ce mardi afin de constater l’ampleur des dégâts et apporter le soutien de l’État aux familles touchées.

Accueilli par les autorités administratives locales, les services de secours et les forces de sécurité mobilisés depuis les premières heures du drame, le ministre a exprimé la solidarité du gouvernement envers les victimes et leurs proches. Il a présenté les condoléances du chef de l’État, du Premier ministre et de l’ensemble du gouvernement aux familles endeuillées, tout en leur assurant du soutien des pouvoirs publics dans cette épreuve.

Cette visite intervient après l’effondrement survenu dans la nuit du 14 au 15 juin, un drame qui a profondément bouleversé les habitants de la vieille ville. Selon les autorités locales, le bilan humain s’est alourdi au fil des heures. Initialement établi à quatre morts et quatre blessés, il est passé à cinq décès après qu’une des personnes blessées a succombé à ses blessures.

Face à cette tragédie, Mouhamadou Makhtar Cissé a insisté sur la nécessité de renforcer les mesures de prévention afin d’éviter la répétition de tels accidents. Il a notamment annoncé des instructions visant à actualiser le recensement des bâtiments menaçant ruine sur l’ensemble du territoire, avec une attention particulière pour les zones urbaines exposées aux risques à l’approche de l’hivernage.

Le ministre a rappelé que la sécurité des populations passe par un contrôle rigoureux du respect des normes de construction et par une surveillance régulière des édifices présentant des signes de fragilité. Selon lui, l’accident de Saint-Louis constitue un signal d’alerte qui appelle à une mobilisation collective des services compétents, des collectivités territoriales et des citoyens.

Parallèlement à la gestion de l’urgence, une enquête a été ouverte afin de déterminer les causes exactes de l’effondrement. Les investigations devront établir les éventuelles responsabilités et préciser les circonstances ayant conduit à la chute de l’immeuble.

Le gouverneur de Saint-Louis, Al Hassan Sall, a pour sa part salué la réactivité des services de secours, des forces de défense et de sécurité ainsi que du personnel sanitaire qui ont participé aux opérations de recherche et de prise en charge des victimes. Il a confirmé que les blessés ont reçu les soins nécessaires avant de regagner leurs domiciles.

Les autorités ont également révélé que parmi les victimes figurent deux enfants du propriétaire de l’immeuble ainsi qu’un autre enfant qui lui avait été confié. Une tragédie qui a suscité une vive émotion au sein de la population saint-louisienne, encore sous le choc de cet effondrement meurtrier.

Kaolack : les acteurs agricoles mobilisés pour la réussite de la campagne 2026

La préparation de la campagne agricole 2026 était au cœur d’un Comité régional de développement (CRD) tenu ce mardi à Kaolack sous la présidence du gouverneur de la région, Mouhamed Moctar Watt. Cette rencontre a réuni les autorités administratives, les services techniques, les opérateurs semenciers ainsi que les différents acteurs du secteur agricole.

L’objectif de cette réunion était d’évaluer le niveau de préparation de la prochaine campagne et de définir les mesures nécessaires pour garantir un approvisionnement adéquat des producteurs en intrants agricoles.

À cette occasion, le directeur régional du Développement rural, Cheikh Ahmeth Tidiane Dieng, a présenté les prévisions de dotations destinées à la région. Selon les estimations communiquées, Kaolack devrait bénéficier d’un quota global d’environ 36 000 tonnes d’intrants agricoles, comprenant des semences, des engrais et divers produits destinés à soutenir la production.

Président régional de la Fédération nationale des opérateurs, stockeurs et transporteurs de produits agricoles (FNOSPT), El Hadji Bou Goumballa s’est félicité des dispositions prises par l’État pour assurer le bon déroulement de la campagne. Il a rappelé que la préparation de l’hivernage débute bien avant les premières pluies, notamment durant la période de commercialisation, au cours de laquelle les opérateurs procèdent à la collecte, au stockage et à la conservation des semences.

La réunion a également permis de confirmer les commissions chargées du suivi et du contrôle des opérations de distribution dans les différents départements de la région. Le gouverneur Mouhamed Moctar Watt a insisté sur la nécessité de garantir une gestion transparente des intrants subventionnés ainsi qu’une identification rigoureuse des bénéficiaires.

Par ailleurs, les nouvelles orientations du ministère de l’Agriculture concernant les prix des intrants et les conditions d’approvisionnement ont été présentées aux participants. Malgré la hausse des coûts observée sur le marché international, l’État a maintenu son niveau de subvention afin de préserver le pouvoir d’achat des producteurs et de soutenir les performances du secteur agricole.

Toutefois, les opérateurs ont profité de cette rencontre pour attirer l’attention des autorités sur une préoccupation persistante : le règlement des créances liées à la campagne précédente. Selon eux, la Sonacos leur devrait encore près de 11 milliards de francs CFA.

« Malgré cette situation, nous continuons d’accompagner l’État dans ses efforts. Les mêmes opérateurs qui attendent toujours le paiement de leurs prestations sont aujourd’hui mobilisés pour assurer l’approvisionnement de la présente campagne », a déclaré El Hadji Bou Goumballa.

Malgré ces difficultés financières, les acteurs du secteur affichent leur optimisme. Ils assurent avoir pris toutes les dispositions nécessaires pour garantir la disponibilité des intrants dans les délais requis.

Pour les participants, la réussite de la campagne agricole 2026 dépendra autant de la qualité de l’hivernage que de la coordination entre les services de l’État, les collectivités territoriales et les opérateurs privés engagés dans le développement du monde rural. Les autorités régionales se montrent ainsi confiantes quant à l’atteinte des objectifs de production fixés pour la prochaine saison agricole.

Azoura Fall condamné pour offense au chef de l’État : six mois de prison dont un mois ferme

Le tribunal a rendu son verdict dans l’affaire impliquant Assane Guèye, plus connu sous le surnom d’Azoura Fall. Poursuivi pour offense au chef de l’État à la suite de propos tenus publiquement à l’encontre du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, il a été condamné à une peine de six mois d’emprisonnement, dont un mois ferme.

Cette décision judiciaire met un terme à plusieurs semaines de procédure marquées par une vive controverse et de nombreuses réactions au sein de l’opinion publique, de la société civile et de la classe politique.

L’affaire remonte à quelques jours avant la célébration de la Tabaski. Selon plusieurs sources, Assane Guèye avait été interpellé par des éléments de la Division spéciale de cybersécurité alors qu’il s’apprêtait à quitter Dakar pour se rendre dans le Saloum. Son arrestation est intervenue dans une station-service située à hauteur du poste de Médine, où il effectuait un ravitaillement en carburant avant son départ.

Conduit dans les locaux de la Division spéciale de cybersécurité, il avait été entendu par les enquêteurs dans le cadre d’une procédure ouverte à la suite de déclarations qu’il avait formulées publiquement à l’Assemblée nationale. Les propos incriminés visaient le président de la République et avaient conduit le procureur de la République à s’autosaisir du dossier.

À l’issue de son audition, Assane Guèye avait été placé en garde à vue avant d’être présenté au parquet. Le juge avait ensuite ordonné son placement sous mandat de dépôt en attendant son jugement en flagrant délit.

Lors de l’audience, le tribunal a examiné les faits qui lui étaient reprochés avant de rendre sa décision ce mardi 16 juin. La juridiction a finalement retenu l’infraction d’offense au chef de l’État et condamné le prévenu à six mois de prison, dont un mois ferme, le reste de la peine étant assorti du sursis.

Cette condamnation intervient dans un contexte où les questions liées à la liberté d’expression, aux limites du débat public et à la protection des institutions républicaines suscitent régulièrement des discussions au Sénégal. L’affaire Azoura Fall a ainsi alimenté un important débat sur les réseaux sociaux et dans les espaces politiques, certains estimant que les propos tenus relevaient d’une dérive verbale condamnable, tandis que d’autres ont soulevé la question de l’équilibre entre liberté d’opinion et respect des institutions de la République.

Babacar Bâ condamne des attaques contre Ousmane Sonko et appelle au respect des institutions

Le président du Forum du justiciable, Babacar Bâ, est monté au créneau pour dénoncer avec vigueur des déclarations qu’il juge particulièrement graves à l’encontre du président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko. Dans une réaction publiée sur le réseau social X, il a exprimé son indignation face à ce qu’il qualifie de « propos d’une rare violence et d’une gravité extrême », estimant qu’ils dépassent largement le cadre de la controverse politique.

Selon Babacar Bâ, ces attaques ne concernent pas uniquement la personne d’Ousmane Sonko, mais visent également l’institution qu’il incarne. Il considère en effet que s’en prendre au président de l’Assemblée nationale revient à porter atteinte à la dignité de l’une des principales institutions de la République. À ses yeux, de tels comportements constituent un précédent préoccupant dans un contexte où le respect des institutions demeure un pilier essentiel de la démocratie sénégalaise.

Le président du Forum du justiciable a rappelé que le fonctionnement harmonieux d’un État de droit repose sur le respect mutuel entre les acteurs politiques ainsi que sur la préservation de l’autorité des institutions républicaines. Il a souligné que les divergences d’opinions, aussi profondes soient-elles, ne sauraient justifier des attaques verbales susceptibles d’affaiblir les fondements de la République.

Babacar Bâ a également insisté sur la nécessité de distinguer les débats politiques des attaques personnelles. Selon lui, les confrontations d’idées sont inhérentes à la vie démocratique, mais elles doivent s’exprimer dans le respect des principes républicains et des règles de courtoisie qui garantissent un climat politique apaisé.

Face à cette situation, il a condamné sans réserve les propos incriminés et lancé un appel à la responsabilité à l’ensemble des acteurs de la sphère politique, mais également aux intervenants du débat public. Il les invite à privilégier un discours empreint de retenue, de respect et de sens de l’intérêt général.

Pour Babacar Bâ, la qualité du débat démocratique dépend en grande partie de la capacité des responsables politiques à défendre leurs positions sans remettre en cause la dignité des personnes ni l’autorité des institutions. Il estime ainsi que la préservation des valeurs républicaines passe nécessairement par la promotion d’un dialogue respectueux, capable de renforcer la cohésion nationale et la stabilité des institutions.

Assurances : le marché sénégalais franchit le cap historique des 300 milliards FCFA et affiche de fortes ambitions

Le secteur des assurances au Sénégal a enregistré en 2025 une performance sans précédent, atteignant un chiffre d’affaires de 311 milliards de FCFA contre 249 milliards en 2022. Cette progression remarquable confirme la dynamique de croissance du marché national et témoigne de sa capacité à résister aux contraintes économiques qui ont marqué ces dernières années.

Lors d’une conférence de presse tenue à Dakar le 15 juin 2026, le président de la Fédération sénégalaise des sociétés d’assurances (FSSA), El Hadji Amar Kébé, a salué cette évolution qu’il considère comme une étape majeure dans l’histoire du secteur. Selon lui, le franchissement pour la première fois de la barre symbolique des 300 milliards de FCFA constitue une preuve tangible de la solidité du marché sénégalais des assurances ainsi que de l’existence d’importantes marges de progression.

Cette performance apparaît d’autant plus significative que le taux de pénétration de l’assurance au Sénégal demeure inférieur à 2 %, un niveau encore faible comparé aux standards internationaux. Pour le président de la FSSA, cette situation traduit certes les difficultés d’accès aux produits d’assurance pour une partie de la population, mais elle révèle surtout un potentiel de croissance considérable pour les années à venir.

El Hadji Amar Kébé a expliqué cette faible pénétration par les réalités économiques et sociales qui caractérisent de nombreux pays africains. Dans un contexte où les dépenses liées à l’alimentation, à la santé et à l’éducation demeurent prioritaires pour les ménages, l’assurance est souvent perçue comme une charge secondaire. À cela s’ajoute le rôle traditionnel de la solidarité familiale et communautaire, qui continue de constituer un mécanisme de protection pour de nombreux Sénégalais face aux aléas de la vie.

Malgré ces contraintes structurelles, le Sénégal conserve une position de premier plan au sein de la Conférence interafricaine des marchés d’assurances (CIMA). Le pays occupe en effet la deuxième place du marché régional, derrière la Côte d’Ivoire, confirmant ainsi son poids croissant dans l’industrie des assurances en Afrique francophone.

Pour le président de la FSSA, les résultats enregistrés en 2025 démontrent la résilience du secteur dans un environnement économique pourtant marqué par de nombreuses incertitudes. Il estime que si de telles performances ont pu être réalisées dans un contexte difficile, les perspectives de croissance seront encore plus favorables lorsque les conditions économiques s’amélioreront.

Au-delà du chiffre d’affaires, El Hadji Amar Kébé a insisté sur la nécessité de mieux faire connaître la contribution réelle des compagnies d’assurances à l’économie nationale. Selon lui, l’opinion publique réduit souvent l’activité du secteur à la collecte des primes, alors que les assureurs jouent également un rôle déterminant en tant qu’investisseurs institutionnels et contributeurs aux finances publiques.

Les compagnies d’assurances participent en effet activement au financement de l’économie à travers les indemnisations versées chaque année aux assurés, les impôts acquittés au profit de l’État ainsi que les investissements réalisés sur les marchés financiers. Ces investissements concernent notamment les obligations souveraines, mais également la participation au capital de plusieurs entreprises et institutions bancaires.

Dans cette optique, la Fédération sénégalaise des sociétés d’assurances entend renforcer sa communication afin de mieux informer le public sur l’impact économique et social du secteur. L’organisation prévoit ainsi de publier régulièrement les principaux indicateurs du marché afin de mettre en lumière la contribution des assureurs au développement économique du pays.

Face au projet de réforme du Code général des impôts et du Code général des Douanes, le Syndicat unique des travailleurs du Trésor (Sutt) monte au créneau. 

Dans une interview accordée à l’Observateur, le secrétaire général, El Hadj Dioumorou Dia, dénonce une « volonté manifeste » de l’administration fiscale et des douanes de « confisquer une compétence qui a toujours été nôtre », à savoir le recouvrement des impôts locaux, qualifiant cette démarche de « processus continu de démantèlement de l’Administration du Trésor ». 

Face à ce qu’il considère comme une réforme « injustifiée et inopportune », le syndicat a déposé un préavis de grève pour exiger l’arbitrage du ministère des Finances. 

Pour l’instant, c’est au stade de projet de loi, et nous demandons à l’autorité d’arbitrer avant que les mesures finales du texte ne soient arrêtées et que le texte n’arrive en Conseil des ministres ou à l’Assemblée nationale. 

El Hadj Dioumorou Dia souligne la gravité de la situation en précisant que « jamais dans l’histoire du Sutt, nous n’avions pensé à aller en grève » et affirme que l’organisation syndicale compte déployer l’ensemble de ses moyens d’action pour protéger ses prérogatives face à des « intérêts qui dépassent le cadre corporatiste ».

Coupe du Monde 2026 : le Sénégal entre en lice face à la France

L’heure de vérité a sonné pour l’équipe nationale du Sénégal. Les Lions de la Teranga débutent leur campagne à la Coupe du Monde 2026 ce mardi avec une affiche de prestige face à l’équipe de France, dans le cadre de la première journée du groupe I. Le coup d’envoi de cette rencontre très attendue sera donné à 19h00 GMT.

Après plusieurs mois de préparation et d’attente, les hommes du sélectionneur Pape Thiaw abordent cette compétition avec l’ambition de réaliser un parcours historique. Face à eux se dresse une sélection française considérée comme l’une des favorites du tournoi, ce qui confère à ce premier rendez-vous une importance particulière dans la course à la qualification pour le second tour.

Cette confrontation ravive également le souvenir du match historique remporté par le Sénégal contre la France lors de la Coupe du Monde 2002. Vingt-quatre ans plus tard, les Lions auront à cœur de rééditer l’exploit et de lancer idéalement leur aventure mondiale.

Dans un groupe I également composé de la Norvège et de l’Irak, chaque point comptera. Une victoire ou même un résultat positif face aux Bleus permettrait au Sénégal de prendre une option intéressante pour la suite de la compétition et de renforcer sa confiance avant les prochaines échéances.

Portés par tout un peuple et par une importante communauté sénégalaise à travers le monde, les Lions savent qu’ils pourront compter sur un soutien massif. Les regards seront tournés vers cette équipe qui nourrit de grandes ambitions et qui espère confirmer son statut parmi les meilleures nations du football africain.

Affaire Ndiaga Seck : six nouveaux mandats de dépôt, l’enquête révèle un présumé réseau de mise en relation

L’enquête judiciaire ouverte dans l’affaire Ndiaga Seck continue de prendre de l’ampleur avec de nouvelles révélations qui viennent étoffer un dossier déjà sensible. Alors que plusieurs personnes ont été placées sous mandat de dépôt ces derniers jours, les investigations menées par les autorités judiciaires mettent progressivement au jour ce qui est présenté comme un réseau structuré de mise en relation entre hommes, dans un contexte où l’homosexualité reste pénalement réprimée au Sénégal.

Selon les informations publiées par le journal Libération, le juge d’instruction du premier cabinet du tribunal de grande instance de Louga a délivré, hier, six nouveaux mandats de dépôt. Cette décision marque une nouvelle étape dans une procédure judiciaire qui mobilise d’importants moyens d’enquête et suscite une vive attention au sein de l’opinion publique.

Au cœur des nouvelles révélations figure Cheikh Niass, connu sous le surnom de « Cheikh Styliste ». Âgé de 39 ans et domicilié à Darou Salam 6, dans la commune de Yeumbeul, il est présenté par les enquêteurs comme l’un des principaux intermédiaires identifiés lors de l’exploitation du téléphone portable de Ndiaga Seck.

D’après les éléments recueillis au cours de l’enquête, Cheikh Niass aurait reconnu lors de son audition avoir entretenu des relations avec Ndiaga Seck. Les enquêteurs lui attribuent toutefois un rôle plus central dans l’organisation présumée du réseau. Il aurait notamment admis avoir servi d’intermédiaire en mettant Ndiaga Seck en relation avec plusieurs hommes.

L’analyse des contenus numériques saisis a permis aux enquêteurs de retrouver de nombreux échanges entre les deux hommes. Selon les informations rapportées, le styliste transmettait régulièrement à Ndiaga Seck des photographies de jeunes hommes qu’il lui présentait comme des « tailles fines ». Après réception de ces images, Ndiaga Seck obtenait les coordonnées des personnes concernées afin d’entrer directement en contact avec elles.

Pour les enquêteurs, ces conversations et éléments numériques constitueraient des indices matériels susceptibles d’étayer l’hypothèse de l’existence d’un système organisé de mise en relation.

L’enquête a également conduit les autorités jusqu’à Modou Sylla, un bijoutier âgé de 35 ans et domicilié à Pikine. Son nom est apparu dans plusieurs échanges exploités par les enquêteurs. Selon les informations révélées par Libération, c’est par l’intermédiaire du dispositif présumé mis en place que Ndiaga Seck serait entré en contact avec lui.

Les investigations ont notamment permis de mettre au jour des conversations dans lesquelles Modou Sylla se présenterait comme étant « libre comme l’air ». Les enquêteurs affirment également avoir découvert des messages laissant entendre qu’il pouvait faciliter la mise en relation avec d’autres personnes.

Entendu dans le cadre de la procédure, le bijoutier aurait fourni des déclarations donnant une dimension internationale à l’affaire. Toujours selon les éléments rapportés par Libération, il aurait expliqué certains de ses comportements par l’existence d’un partenaire résidant actuellement au Canada.

À ce stade, les autorités judiciaires estiment que l’enquête est loin d’être achevée. Les téléphones portables, messageries électroniques et autres supports numériques saisis continuent d’être examinés afin d’identifier d’éventuelles ramifications supplémentaires et de déterminer les responsabilités de chacun.

Affaire ASER-AEE Power : Thierno Alassane Sall brandit de nouvelles preuves et dénonce un « pillage organisé » des fonds publics

Le député et président du parti République des Valeurs, Thierno Alassane Sall, a franchi une nouvelle étape dans sa dénonciation de l’affaire ASER-AEE Power. À sa sortie, ce lundi, des locaux de la Section de recherches de Colobane, où il s’était présenté en fin d’après-midi pour remettre de nouveaux éléments aux enquêteurs, l’ancien ministre de l’Énergie a vivement mis en cause ce qu’il qualifie de système ayant permis le détournement de ressources publiques destinées à l’électrification rurale.

Face à la presse, le parlementaire a affirmé être venu déposer des documents issus d’une procédure judiciaire ouverte en Espagne. Selon lui, ces nouvelles pièces viennent renforcer les soupçons entourant la gestion des fonds alloués au projet d’électrification de 1 600 localités rurales à travers le Sénégal.

D’après les explications fournies par Thierno Alassane Sall, le Tribunal de première instance de Madrid, plus précisément la Section d’instruction n°52, a engagé une procédure préliminaire portant sur des faits présumés d’« appropriation indue ». Dans le cadre de cette enquête, la Banco Santander aurait transmis au magistrat instructeur plusieurs informations bancaires qui ont ensuite été versées au dossier judiciaire et communiquées à la partie plaignante.

Le leader de République des Valeurs estime que ces documents confortent les accusations qu’il porte depuis plusieurs mois contre les responsables du projet. Selon lui, après le décaissement de près de 37 milliards de francs CFA effectué le 11 juin 2024 au profit d’AEE Power EPC, plus de 30 milliards de francs CFA auraient été transférés hors des comptes de la société en l’espace de quarante-huit jours seulement.

Toujours selon le député, ces mouvements financiers auraient été opérés alors qu’aucun chantier n’avait encore été lancé sur le terrain. Il soutient que les fonds auraient ensuite été redirigés vers plusieurs comptes bancaires répartis dans différents pays, rendant leur traçabilité particulièrement complexe. Une situation qu’il considère comme incompatible avec les objectifs du programme, lequel devait contribuer à améliorer l’accès à l’électricité dans de nombreuses zones rurales du pays.

Dans sa déclaration, Thierno Alassane Sall a également pointé du doigt ce qu’il considère comme des défaillances graves dans le suivi administratif et contractuel du dossier. Il affirme notamment qu’aucune sommation n’aurait été adressée à AEE Power EPC malgré l’absence d’avancement visible des travaux. Il déplore également que les garanties prévues dans le contrat n’aient pas été activées et qu’aucune mise en demeure n’ait été engagée contre l’entreprise concernée.

L’ancien ministre est allé plus loin en évoquant une rencontre qui aurait eu lieu le 26 décembre 2024 entre le Premier ministre Ousmane Sonko et des représentants de Banco Santander. Selon lui, cette réunion serait intervenue alors que des alertes relatives à d’éventuelles irrégularités dans la gestion du projet avaient déjà été signalées.

Pour Thierno Alassane Sall, les éléments désormais réunis soulèvent de sérieuses interrogations sur les responsabilités dans ce dossier. « Deux ans après, le responsable d’AEE Power EPC s’est volatilisé avec nos 37 milliards. Cela n’aurait pas été possible sans le soutien, par action ou par inaction, d’autorités du Sénégal », a-t-il déclaré devant les journalistes.

Souveraineté économique : Driss Junior Diallo appelle à un débat dépassionné sur le rôle du FMI

À l’approche de l’arrivée d’une mission du Fonds monétaire international (FMI) à Dakar, le débat sur la place de l’institution financière dans l’économie sénégalaise refait surface. Dans une tribune publiée le 12 juin, le consultant en gouvernance et finances publiques, Driss Junior Diallo, invite à dépasser les analyses simplistes opposant le FMI à la souveraineté économique du Sénégal.

Selon lui, la question de savoir si le FMI constitue un partenaire de développement ou un obstacle à l’autonomie économique du pays mérite une approche plus nuancée. L’auteur reconnaît que les programmes d’ajustement structurel mis en œuvre dans les années 1980 et 1990 ont eu des conséquences controversées, laissant des séquelles durables sur plusieurs secteurs économiques et sociaux.

Toutefois, Driss Junior Diallo estime qu’il serait réducteur d’attribuer à la seule institution de Bretton Woods les difficultés économiques auxquelles le Sénégal continue de faire face. À ses yeux, la présence du FMI dans le pays depuis plusieurs décennies est davantage la conséquence de crises économiques récurrentes que leur cause principale.

Le consultant rappelle notamment que la suspension, en 2024, du programme de financement de 1,8 milliard de dollars accordé au Sénégal est intervenue après la découverte d’importantes irrégularités dans la déclaration de la dette publique et des déficits budgétaires. Une situation qui, selon lui, relève avant tout de défaillances internes plutôt que d’exigences imposées par le FMI.

Dans sa réflexion, l’auteur met également en exergue les défis budgétaires auxquels le Sénégal demeure confronté. Il souligne qu’avec des dépenses publiques projetées à plus de 7 400 milliards de francs CFA en 2026, contre des recettes estimées à près de 6 200 milliards de francs CFA, l’État doit faire face à un important besoin de financement ainsi qu’à un service de la dette de plus en plus lourd.

Pour Driss Junior Diallo, une rupture avec le FMI ne constituerait pas une solution automatique à ces contraintes. Les alternatives de financement, qu’il s’agisse de partenariats bilatéraux ou du recours aux marchés financiers internationaux, comportent également des risques et des conditions parfois plus exigeantes.

Au-delà de la question du FMI, le consultant plaide pour l’ouverture d’un débat plus large sur les fondements de la souveraineté économique. Il évoque notamment les enjeux liés à l’architecture monétaire de la zone CFA ainsi que les marges de manœuvre dont disposent les États membres pour conduire leurs politiques économiques.

En conclusion, Driss Junior Diallo soutient que la véritable souveraineté économique repose avant tout sur des réformes internes ambitieuses. Il cite notamment l’amélioration de la qualité de la dépense publique, l’élargissement de la base productive nationale, le renforcement du recouvrement fiscal et une plus grande transparence dans la gestion des finances publiques.

« La souveraineté ne se proclame pas ; elle se construit et se finance », affirme-t-il, estimant que le véritable défi du Sénégal ne consiste pas à choisir entre le FMI et son indépendance économique, mais à créer les conditions d’un développement durable fondé sur ses propres ressources.

Kaolack : Djidiack Faye réaffirme son soutien au président Bassirou Diomaye Faye

Le responsable politique de Kaolack, Djidiack Faye, a réaffirmé ce lundi son soutien au président de la République, Bassirou Diomaye Faye, tout en dénonçant les critiques formulées à l’encontre du chef de l’État dans le débat politique national.

Dans une déclaration rendue publique, M. Faye a salué la formation du nouveau gouvernement, qu’il considère comme une étape importante dans la poursuite des réformes engagées par les nouvelles autorités. Il a également rendu hommage à Aminata Touré, soulignant son engagement aux côtés du président de la République ainsi que sa fidélité à la vision politique portée par le pouvoir en place.

Le responsable politique kaolackois a présenté Bassirou Diomaye Faye comme un dirigeant incarnant les aspirations des Sénégalais en matière de justice, de transparence et de changement. Selon lui, le chef de l’État se distingue par ses qualités humaines et son sens des responsabilités dans la conduite des affaires publiques.

« Je le soutiens parce qu’il représente l’espoir et la volonté de transformation exprimée par les Sénégalais », a-t-il déclaré.

Évoquant les controverses qui alimentent actuellement la scène politique, Djidiack Faye a dénoncé ce qu’il qualifie de « contre-vérités » visant le président de la République. Il estime que ce dernier exerce ses fonctions dans le respect des intérêts supérieurs de la nation et au service de l’ensemble des citoyens.

« Le président n’a jamais trahi qui que ce soit. Il travaille pour tous les Sénégalais, sans distinction. Il est temps de dépasser les polémiques et de concentrer nos énergies sur les véritables défis de développement auxquels notre pays est confronté », a-t-il soutenu.

À travers cette prise de position, Djidiack Faye réaffirme son adhésion à la dynamique politique impulsée par le président Bassirou Diomaye Faye. Il a également lancé un appel à l’unité nationale afin d’accompagner les efforts entrepris par les autorités en faveur du développement économique et social du Sénégal.

Cette déclaration intervient dans un contexte marqué par de nombreux débats autour de l’action gouvernementale, alors que les autorités poursuivent la mise en œuvre de leur programme de gouvernance et de transformation du pays.

Tentative de révision constitutionnelle : Le parti 2AP / Siggi Jotna d’Abdoulaye Dièye recadre l’Exécutif et l’Assemblée et appelle au respect des principes républicains

ALLIANCE AVEC LE PEUPLE (2AP / SIGGI JOTNA)

COMMUNIQUÉ RELATIF À LA TENTATIVE DE RÉVISION CONSTITUTIONNELLE

Le Parti Alliance avec le Peuple (2AP / Siggi Jotna) exprime sa profonde préoccupation face au spectacle regrettable auquel assistent les Sénégalais depuis plusieurs jours autour de la question de la révision de la Constitution.

Une polémique stérile oppose aujourd’hui certains acteurs de l’Exécutif et de la majorité parlementaire, chacun cherchant à s’attribuer la paternité de l’initiative de révision constitutionnelle. Cette confrontation politique, fondée sur des considérations d’ego et de positionnement partisan, détourne le débat de l’essentiel : l’intérêt supérieur de la Nation.

Le Parti 2AP rappelle que l’article 103 de la Constitution du Sénégal est sans équivoque : l’initiative de la révision de la Constitution appartient concurremment au Président de la République et aux députés. Cette disposition ne laisse place à aucune interprétation exclusive ni à aucune tentative de confiscation du pouvoir constitutionnel.

La Constitution est le socle de notre République. Elle ne saurait être transformée en objet de rivalité politique ni en instrument de conquête ou de consolidation du pouvoir.

À cet effet, Alliance avec le Peuple condamne fermement toute tentative visant à :

  • détourner les institutions de leur mission républicaine ;
  • instrumentaliser la Constitution à des fins partisanes ;
  • manipuler l’opinion publique sur des questions aussi fondamentales ;
  • affaiblir l’équilibre institutionnel par des postures de domination politique.

Le Président de la République, conformément à l’article 42 de la Constitution, est le garant du fonctionnement régulier des institutions. Les députés disposent également d’un droit constitutionnel d’initiative. Aucun acteur politique, quelle que soit sa position institutionnelle, ne peut prétendre exercer un monopole sur la Constitution.

Le Parti 2AP met en garde contre une politisation excessive du processus constitutionnel qui risque de fragiliser :

  • la stabilité des institutions ;
  • la crédibilité de l’État ;
  • la confiance des citoyens envers la démocratie sénégalaise.

Face à cette situation, Alliance avec le Peuple (2AP / Siggi Jotna) :

  • rejette toute tentative de récupération politique de la Constitution ;
  • exige le respect strict des principes républicains et de l’État de droit ;
  • appelle à un débat transparent, inclusif et responsable sur toute réforme institutionnelle ;
  • rappelle que toute révision constitutionnelle doit exclusivement servir les intérêts du peuple sénégalais et non ceux d’un camp politique.

Le Parti 2AP / Siggi Jotna adresse un message clair à l’ensemble de la classe politique :

La Constitution appartient au peuple sénégalais. Elle protège la Nation et garantit les libertés. Elle ne doit jamais devenir un instrument de domination politique ou de règlement de comptes institutionnels.

Le Sénégal mérite mieux que des querelles politiciennes portant sur les fondements mêmes de sa République. Il mérite des institutions fortes, respectées et exclusivement tournées vers le bien commun.

Fait à Thiès, le 15 juin 2026

Alliance avec le Peuple (2AP / SIGGI JOTNA)

Le Président
Abdoulaye Dièye

Kaolack : la communauté mandingue salue la nomination de Baba Ndiaye au poste de directeur de cabinet

La nomination de Mme Amy Mara Dièye à la tête du ministère des Pêches et de l’Économie maritime continue de susciter des réactions favorables, notamment dans le Saloum. Parmi les personnalités ayant salué cette décision figure Baba Ndiaye, récemment nommé directeur de cabinet du département ministériel.

Dans une déclaration empreinte de reconnaissance, M. Ndiaye a d’abord rendu grâce à Allah avant de se féliciter de la confiance accordée à Mme Amy Mara Dièye par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye. Il a salué le choix porté sur cette « digne fille du Saloum », qu’il décrit comme une femme de responsabilité, de patriotisme et d’engagement au service de la Nation.

Selon lui, cette nomination constitue une marque de considération envers le Saloum. Les populations de cette région expriment ainsi leur profonde gratitude au chef de l’État pour ce qu’elles considèrent comme un choix judicieux et stratégique.

Profitant de cette occasion, Baba Ndiaye a également remercié la ministre des Pêches et de l’Économie maritime pour la confiance placée en sa personne à travers sa nomination au poste de directeur de cabinet. Il a assuré mesurer l’ampleur de la mission qui lui est confiée et s’est engagé à l’accompagner avec loyauté, diligence et dévouement dans la mise en œuvre des politiques publiques du secteur.

« Ensemble, nous travaillerons à faire du secteur des pêches et de l’économie maritime un levier incontournable du développement durable de notre pays, conformément aux orientations de l’Agenda Sénégal 2050 », a-t-il notamment déclaré.

De son côté, la communauté mandingue a exprimé sa satisfaction à la suite de la nomination de Baba Ndiaye à ce poste stratégique. Ses représentants estiment que cette promotion traduit une reconnaissance du mérite, des compétences et de l’engagement de l’intéressé au service de l’administration publique.

Ils ont formulé des prières pour la réussite de sa mission ainsi que pour le rayonnement du ministère des Pêches et de l’Économie maritime.

Tivaouane : les travaux d’assainissement dépassent les objectifs initiaux avant l’hivernage

À l’approche de la saison des pluies, le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Dr Cheikh Tidiane Dieye, a effectué ce lundi une visite de terrain à Tivaouane pour évaluer l’état d’avancement des travaux d’assainissement des eaux pluviales engagés dans la commune. Cette mission de suivi avait pour objectif de s’assurer de la bonne exécution du projet et de mesurer son impact dans la prévention des inondations qui affectent régulièrement plusieurs quartiers de la ville sainte.

Selon les informations communiquées à l’issue de cette visite, les résultats enregistrés à ce stade sont jugés très satisfaisants. Le projet affiche même des performances supérieures aux prévisions initiales. Alors que le programme prévoyait la réalisation de 15 kilomètres de réseau de drainage, près de 22 kilomètres de canaux ont déjà été aménagés. Cette extension importante a été rendue possible grâce aux différentes concertations menées avec les autorités administratives, les collectivités territoriales, les responsables religieux ainsi que les populations locales.

Les responsables du projet estiment que cette augmentation du linéaire permettra de mieux répondre aux besoins exprimés sur le terrain et d’élargir la couverture des zones vulnérables. L’objectif est de renforcer durablement la protection des habitants face aux risques récurrents d’inondation qui accompagnent chaque hivernage.

Les travaux portant sur les canaux principaux, les collecteurs et les émissaires affichent actuellement un taux d’exécution global avoisinant les 60 %. Un niveau d’avancement considéré comme conforme aux objectifs fixés par les autorités. Une fois achevées, ces infrastructures devront faciliter l’acheminement des eaux pluviales vers les vallées réceptrices, améliorant ainsi considérablement les capacités de drainage de la commune.

Lors de son déplacement, Dr Cheikh Tidiane Dieye a salué les efforts de l’ensemble des acteurs impliqués dans la mise en œuvre du projet. Il a notamment félicité les équipes de l’Office national de l’assainissement du Sénégal pour leur rôle dans le pilotage technique du programme, tout en rendant hommage à l’entreprise chargée de l’exécution des travaux pour les résultats obtenus sur le terrain. Le ministre a également souligné l’implication de la mairie de Tivaouane, dont l’accompagnement a contribué à faciliter le déroulement des opérations.

Le membre du gouvernement a par ailleurs mis en avant l’importance du comité technique de suivi mis en place sous la coordination du préfet de Tivaouane. Selon lui, ce cadre de concertation joue un rôle déterminant dans la réussite du projet grâce à des réunions régulières permettant d’identifier rapidement les contraintes, de prendre les décisions nécessaires et de garantir une exécution efficace des travaux.

Navétanes 2026 : la saison officiellement programmée du 1er juillet au 31 octobre

Le ministère de la Jeunesse et des Sports a officiellement fixé la période de déroulement de la saison sportive du mouvement Navétanes 2026. Selon une circulaire adressée aux gouverneurs des différentes régions du pays, les compétitions devront se tenir du 1er juillet au 31 octobre 2026.

À travers cette correspondance administrative, les autorités invitent les responsables territoriaux à veiller au respect strict de ce calendrier. Le ministère demande ainsi aux gouverneurs de prendre, en étroite collaboration avec les services techniques compétents et les structures d’encadrement concernées, toutes les dispositions nécessaires afin que les différentes compétitions se déroulent dans les délais prévus.

Cette décision s’inscrit dans une volonté de mieux organiser le mouvement Navétanes, considéré comme l’une des principales activités sportives et socio-éducatives du pays. Chaque année, des milliers de jeunes prennent part aux compétitions organisées par les Associations sportives et culturelles (ASC), faisant du Navétanes un rendez-vous incontournable dans de nombreuses localités.

Dans sa circulaire, la ministre de la Jeunesse et des Sports, Djirèye Clotilde Coly, s’est appuyée sur les enseignements tirés de l’édition 2025. Elle souligne que l’évaluation de la dernière saison a révélé que la quasi-totalité des compétitions s’est déroulée dans les délais impartis, traduisant ainsi des progrès notables dans l’organisation générale des tournois.

Cependant, l’autorité ministérielle relève plusieurs difficultés persistantes. Elle note notamment que de nombreuses demi-finales et finales n’ont pas pu être disputées dans plusieurs localités du pays. Cette situation est principalement liée au déficit d’infrastructures sportives disponibles, un problème récurrent qui continue d’affecter le bon déroulement des compétitions.

Face à ces contraintes, le ministère entend renforcer la coordination avec les acteurs concernés afin d’éviter les retards et les reports constatés lors des précédentes éditions. L’objectif affiché est de garantir une meilleure planification des rencontres et d’assurer l’achèvement de toutes les compétitions avant la fin de la période réglementaire fixée au 31 octobre.

Pape Thiaw affiche les ambitions des Lions tout en prônant l’humilité

À quelques échéances importantes pour l’équipe nationale du Sénégal, le sélectionneur Pape Thiaw a tenu un discours à la fois ambitieux et mesuré concernant les objectifs des Lions. Conscient du potentiel de son groupe, le technicien sénégalais estime que son équipe possède les qualités nécessaires pour rivaliser avec les meilleures nations du football mondial, à condition de respecter certains principes fondamentaux.

« Nous sommes très ambitieux, mais pas prétentieux. Nous pouvons battre n’importe quelle équipe si nous faisons les choses correctement, comme nous pouvons perdre contre n’importe qui si nous manquons de discipline », a déclaré le sélectionneur, résumant ainsi sa philosophie de travail.

À travers cette sortie, Pape Thiaw met l’accent sur l’importance de la rigueur, de la concentration et du respect de l’adversaire. Pour lui, le talent individuel et collectif dont dispose le Sénégal ne suffit pas à garantir les résultats. La discipline tactique, l’engagement sur le terrain et l’état d’esprit demeurent des éléments essentiels pour atteindre les objectifs fixés.

Le sélectionneur refuse ainsi tout excès de confiance malgré les performances réalisées ces dernières années par les Lions de la Teranga sur la scène continentale et internationale. Il rappelle que le football moderne ne laisse aucune place à la suffisance et que chaque rencontre doit être abordée avec le même sérieux, quel que soit l’adversaire.

Cette déclaration intervient dans un contexte où les attentes autour de la sélection sénégalaise restent élevées. Doté d’un effectif riche en expérience et en talents évoluant dans les plus grands championnats, le Sénégal nourrit naturellement des ambitions importantes pour les compétitions à venir. Toutefois, Pape Thiaw préfère privilégier le travail quotidien et la progression constante plutôt que les déclarations triomphalistes.

Kaolack : le MCE remobilise ses troupes en vue des municipales de 2027 et de la présidentielle de 2029

Le coordonnateur régional du Mouvement Citoyen pour l’Émergence (MCE) à Kaolack, Abdoulaye Ndao, plus connu sous le nom de Déthié Ndao, a animé une conférence de presse ce lundi 15 juin 2026 afin de remobiliser les militants et sympathisants de sa formation politique en perspective des élections municipales de 2027 et de l’élection présidentielle de 2029.

Face à la presse, le responsable régional a présenté aux militants la vision politique portée par le président du MCE, Mamadou Lamine Dianté, actuel ministre de la Fonction publique. Selon lui, cette vision s’inscrit dans une dynamique de soutien et d’accompagnement des actions engagées par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye.

Abdoulaye Ndao a également lancé un appel à l’ensemble des forces vives de la région de Kaolack pour rejoindre les rangs du mouvement. Il ambitionne de faire du MCE une force politique incontournable dans la capitale du Saloum à l’approche des prochaines échéances électorales.

Revenant sur la nomination de Mamadou Lamine Dianté à la tête du ministère de la Fonction publique, il a estimé que ce choix est intervenu au moment opportun. À ses yeux, le ministre dispose d’une solide expérience du monde syndical ainsi que des compétences nécessaires pour conduire les réformes attendues dans ce secteur stratégique.

Le coordonnateur régional du MCE a enfin réaffirmé sa disponibilité à jouer un rôle de facilitateur entre les organisations syndicales et le ministère de la Fonction publique. Une démarche qui, selon lui, pourrait contribuer à l’instauration d’un climat social apaisé, stable et durable.

Barthélémy Dias charge Ousmane Sonko après son entretien sur RFI et France 24

La sortie médiatique d’Ousmane Sonko sur RFI et France 24 continue de susciter des réactions dans la sphère politique sénégalaise. Cette fois, c’est Barthélémy Dias, président du mouvement Sénégal Biñu Bokk, qui est monté au créneau pour répondre aux déclarations du président de l’Assemblée nationale.

Dans une publication diffusée sur ses réseaux sociaux, l’ancien maire de Dakar a vivement critiqué la posture adoptée par Ousmane Sonko lors de cette interview, notamment sur certaines déclarations jugées polémiques. Barthélémy Dias accuse son adversaire politique de manquer de courage politique en refusant, selon lui, d’assumer pleinement ses prises de position passées.

« Refuser d’assumer ses calomnies est déjà une lâcheté », a-t-il écrit dans un message au ton particulièrement sévère. Pour le leader de Sénégal Biñu Bokk, les propos tenus par Ousmane Sonko ne relèvent pas simplement d’un débat politique classique, mais traduisent une attitude qu’il considère comme dangereuse pour la stabilité et l’avenir du pays.

Poursuivant sa charge, Barthélémy Dias a durci le ton en estimant que la persistance dans ce qu’il qualifie de mensonge dépasse le cadre d’une simple faute morale. « Persister dans le mensonge alors que l’avenir d’un peuple est en jeu n’est plus une simple faute morale, mais c’est une haute trahison », a-t-il déclaré.

Cette nouvelle sortie illustre la persistance des tensions entre les deux hommes, dont les relations se sont fortement détériorées au fil des dernières années. Alors que l’entretien d’Ousmane Sonko continue d’alimenter le débat politique national, les réactions se multiplient au sein de l’opposition comme de la majorité, chacun cherchant à interpréter les propos du président de l’Assemblée nationale à l’aune des enjeux politiques à venir.

Budget 2026 : le Sénégal maintient un déficit contenu malgré les turbulences économiques mondiales

Le Sénégal a enregistré un déficit budgétaire de 333 milliards de FCFA au terme du premier trimestre 2026, soit 1,4 % du produit intérieur brut (PIB), selon le Rapport trimestriel d’exécution du budget (RTEB) publié par le ministère des Finances et du Budget. Un niveau jugé maîtrisé au regard de l’objectif annuel fixé à 5,37 % du PIB dans la Loi de finances initiale.

Cette performance intervient dans un contexte international marqué par de fortes incertitudes. Les tensions géopolitiques persistantes au Moyen-Orient, aggravées par les perturbations observées dans le détroit d’Ormuz, ont entraîné une hausse significative des prix mondiaux du pétrole et ravivé les inquiétudes sur la croissance économique mondiale. Malgré cet environnement peu favorable, les finances publiques sénégalaises affichent une certaine résilience, portée notamment par la progression des recettes fiscales et une exécution prudente des dépenses publiques.

À fin mars 2026, les recettes globales du budget général se sont établies à 1.149,7 milliards de FCFA, représentant 19,4 % des prévisions annuelles. Comparées à la même période de l’année précédente, elles enregistrent une hausse de 11,9 %.

Cette évolution positive repose essentiellement sur les recettes fiscales qui atteignent 1.095,7 milliards de FCFA, soit 96,2 % de l’objectif trimestriel. Elles progressent de 14,1 % sur un an grâce à la bonne tenue des impôts directs, particulièrement ceux issus du secteur pétrolier et gazier. Les paiements anticipés effectués par plusieurs opérateurs extractifs ont contribué à renforcer les rentrées fiscales dès les premiers mois de l’année.

Toutefois, certains postes affichent des performances plus contrastées. L’impôt sur le revenu présente une moins-value temporaire, liée notamment au calendrier habituel des recouvrements et à la faiblesse des retenues à la source sur les revenus générés par les activités pétrolières.

Du côté des impôts indirects, la consommation intérieure demeure le principal moteur de croissance. La TVA intérieure hors produits pétroliers affiche une évolution favorable, traduisant la vigueur relative de l’activité économique nationale. En revanche, les recettes provenant de la TVA pétrolière et des taxes spécifiques sur les carburants restent sous pression en raison des mesures de détaxation partielle et des politiques publiques visant à contenir les prix à la pompe.

Les recettes douanières connaissent également quelques difficultés. Les droits de porte enregistrent une légère sous-performance, conséquence d’un ralentissement des importations au début de l’année et des ajustements liés à l’application des nouvelles mesures fiscales sur les véhicules. À l’inverse, les droits d’enregistrement et de timbre progressent fortement, soutenus par le dynamisme du marché immobilier dans la région de Dakar et la régularisation de plusieurs dossiers administratifs en attente.

Les recettes attendues dans le cadre du Plan de redressement économique et social poursuivent par ailleurs leur montée en puissance, même si certaines contraintes techniques ralentissent encore le rendement de plusieurs taxes spécifiques prévues dans ce dispositif.

Sur le volet des dépenses, l’État a exécuté 1.482,7 milliards de FCFA, soit 20,6 % des crédits ouverts pour l’année. Les dépenses ordinaires représentent la part la plus importante avec 1.185,5 milliards de FCFA. Elles sont principalement constituées des dépenses de personnel et des transferts courants destinés aux différents secteurs de l’administration publique.

Le service de la dette continue également de peser sur les finances publiques. Les charges financières atteignent 285 milliards de FCFA, dont l’essentiel concerne les engagements extérieurs du Sénégal.

Comme souvent au premier trimestre, les dépenses d’investissement demeurent relativement limitées. Elles s’élèvent à 297,2 milliards de FCFA, les grands projets financés sur ressources internes et externes devant connaître une accélération progressive au cours des prochains mois.

Le rapport souligne également les performances du secteur parapublic et des organismes publics, dont le niveau d’exécution budgétaire atteint 13,4 % des prévisions annuelles, avec une prédominance des dépenses de fonctionnement.

Le Fonds national de retraite confirme, quant à lui, sa solidité financière. Il affiche un excédent de 12,9 milliards de FCFA à fin mars 2026, contre un niveau inférieur à la même période en 2025. Cette amélioration est principalement attribuée à l’augmentation de plus de 8 % du nombre de cotisants au sein de la fonction publique.

Malgré ces résultats encourageants, les autorités restent attentives aux risques extérieurs susceptibles d’affecter les équilibres budgétaires. La flambée des cours du pétrole consécutive aux tensions au Moyen-Orient pourrait notamment accroître le coût des subventions énergétiques supportées par l’État.

Le Fonds monétaire international a récemment revu à la baisse ses prévisions de croissance mondiale, désormais estimées à 3,1 %, tout en relevant ses anticipations d’inflation à 4,4 %. Dans ce contexte, le maintien de la trajectoire budgétaire sénégalaise dépendra en grande partie de la capacité des autorités à préserver la dynamique des recettes internes tout en maîtrisant l’impact des chocs extérieurs sur les finances publiques.

Effondrement d’un immeuble à Saint-Louis : quatre morts, plusieurs blessés et la crainte d’un bilan plus lourd

Le drame survenu dans le quartier Pikine, à Saint-Louis, continue de susciter une vive émotion. L’effondrement d’un immeuble de type R+2 a fait au moins quatre morts et plusieurs blessés, selon un bilan provisoire communiqué ce lundi par les sapeurs-pompiers mobilisés sur les lieux.

L’accident s’est produit dans des circonstances qui restent encore à élucider. La totalité de la structure s’est brusquement écroulée, transformant le bâtiment en un amas de gravats. Dès les premières alertes, d’importants moyens de secours ont été déployés afin de rechercher d’éventuels survivants et porter assistance aux victimes.

Selon les secouristes, les opérations de recherche et de sauvetage se poursuivent activement. Les sapeurs-pompiers ont toutefois averti que le bilan pourrait s’alourdir dans les prochaines heures. En effet, l’ampleur de l’effondrement laisse craindre la présence d’autres personnes coincées sous les décombres. Les équipes de secours poursuivent les fouilles avec prudence, dans une véritable course contre la montre pour retrouver d’éventuels survivants.

Parmi les victimes recensées figurent plusieurs blessés dont certains se trouvent dans un état jugé préoccupant. Ces derniers ont été évacués en urgence vers les établissements de santé de la région pour une prise en charge médicale spécialisée. D’autres personnes, souffrant de blessures moins graves, ont également reçu les premiers soins avant leur transfert vers les structures sanitaires.

Sur place, les autorités administratives et les services de sécurité suivent de près l’évolution de la situation. Une enquête devrait être ouverte afin de déterminer les causes exactes de cet effondrement et d’établir d’éventuelles responsabilités.

Aldiouma Sow répond à Sonko et l’accuse d’avoir fragilisé le pouvoir issu du Projet

L’entretien accordé par Ousmane Sonko à RFI et France 24 continue de provoquer des remous au sein de Pastef. Parmi les premières réactions enregistrées figure celle d’Aldiouma Sow, secrétaire général adjoint chargé des élections et membre du courant Diomaye Président. Dans une publication largement commentée, il a répondu aux déclarations de l’ancien Premier ministre en s’attaquant à deux questions majeures : la notion de trahison du « Projet » et les perspectives de l’élection présidentielle de 2029.

Sur le premier point, Aldiouma Sow rejette fermement les accusations de trahison souvent adressées à certains responsables du camp présidentiel. Selon lui, la véritable rupture avec les idéaux portés par Pastef ne réside ni dans la promotion du dialogue politique ni dans le respect des institutions de la République. Il estime plutôt que la principale entorse au Projet serait venue de ceux qui auraient utilisé leur influence au sein de l’appareil d’État et du parti pour alimenter des divisions internes.

Dans son argumentaire, il accuse directement Ousmane Sonko d’avoir contribué à créer des lignes de fracture au sommet de l’État durant son passage à la Primature. Aldiouma Sow considère que l’opposition entretenue entre les partisans de la Primature et ceux de la Présidence a affaibli la cohésion de la majorité présidentielle. À ses yeux, cette situation a fragilisé aussi bien l’exécutif que le pouvoir législatif et a nourri une polarisation préjudiciable au fonctionnement harmonieux des institutions.

Mais c’est sur la question de la présidentielle de 2029 que le responsable politique se montre le plus critique. Tirant les enseignements de l’entretien accordé par Ousmane Sonko aux médias internationaux, il affirme que ce qu’il appelle la « tendance messianique » du parti ne disposerait pas aujourd’hui d’un candidat clairement établi pour la prochaine élection présidentielle.

Pour étayer sa position, Aldiouma Sow avance deux éléments qu’il juge déterminants. Le premier concerne la réforme des articles L.29 et L.30 du Code électoral, dont il conteste la conformité à la Constitution. Le second porte sur les conditions dans lesquelles s’est tenu le congrès extraordinaire de Pastef du 6 juin dernier, au cours duquel Ousmane Sonko a été désigné candidat du parti pour l’élection présidentielle de 2029.

Selon lui, les contestations entourant cette réforme électorale ainsi que les interrogations liées à la régularité du congrès ont contribué à installer durablement le doute au sein de l’actuelle direction de Pastef. Une appréciation qui met en lumière les tensions persistantes entre différentes sensibilités du parti au pouvoir, alors que les débats autour de l’avenir politique du mouvement et de son leadership continuent d’alimenter les discussions sur la scène nationale.

Sédhiou : 91 kg de chanvre indien saisis lors d’une opération de la Brigade régionale des stupéfiants

La Brigade régionale des stupéfiants (BRS) de Sédhiou a réalisé une importante opération de lutte contre le trafic de drogue dans la nuit du 10 au 11 juin, aboutissant à la saisie de 91 kilogrammes de chanvre indien. Deux trafiquants présumés ont toutefois réussi à prendre la fuite en abandonnant sur place leurs moyens de transport ainsi que la marchandise prohibée.

Selon les informations communiquées par les services compétents, cette intervention est le résultat de l’exploitation d’un renseignement opérationnel faisant état du passage imminent de convoyeurs de drogue par un embarcadère clandestin situé dans la commune de Bona.

Pour intercepter les suspects, les éléments de la BRS ont mis en place un dispositif de surveillance renforcé durant près de six heures sur plusieurs points de passage stratégiques de la zone. Vers 3h30 du matin, les agents ont repéré un individu suspect qui venait de couper le moteur de sa moto à quelques centaines de mètres du dispositif de contrôle.

Alors qu’ils tentaient de procéder à son interpellation, le suspect est parvenu à s’échapper de justesse. Ses cris ont alerté un second complice présent dans les environs, qui a également pris la fuite en profitant de l’obscurité et de la configuration difficile du terrain.

Les policiers ont aussitôt lancé une opération de ratissage dans le secteur. Les recherches ont permis de découvrir, dissimulés dans la mangrove, une moto et un vélo de transport utilisés pour l’acheminement de la marchandise. Les enquêteurs y ont retrouvé cinq sacs en sisal solidement arrimés aux engins.

La fouille des sacs a révélé plusieurs blocs de chanvre indien de la variété dite « verte ». Les opérations de pesée effectuées dans les locaux du service ont permis d’établir que trois sacs transportés sur la moto contenaient 61 kilogrammes de drogue, tandis que les deux sacs fixés au vélo totalisaient 30 kilogrammes. Au total, la quantité saisie s’élève à 91 kilogrammes.

La drogue ainsi que les moyens de transport ont été placés sous scellés dans le cadre de la procédure judiciaire. Les investigations se poursuivent afin d’identifier les propriétaires de la marchandise et de retrouver les deux individus en fuite.

Ousmane Sonko ferme la porte à tout report des élections locales de 2027

Les élections locales prévues en 2027 devront se tenir à la date fixée par le calendrier républicain. C’est la position clairement affichée par Ousmane Sonko lors de son entretien accordé à France 24, au cours duquel il a rejeté toute hypothèse de report du scrutin.

Interrogé sur les spéculations entourant un éventuel décalage des élections territoriales, le président de l’Assemblée nationale a été catégorique. Selon lui, aucune circonstance ne justifie aujourd’hui un renvoi de cette échéance électorale, considérée comme un rendez-vous majeur de la démocratie sénégalaise.

« Les élections ne peuvent pas être reportées. Il n’y a aucune raison valable pour qu’elles soient reportées », a-t-il déclaré, mettant ainsi fin aux interrogations qui agitent une partie de la classe politique et de l’opinion publique.

Pour le leader de PASTEF, le respect du calendrier électoral ne relève pas d’un simple choix politique, mais d’une exigence légale et institutionnelle. Il a rappelé que les textes en vigueur définissent clairement les responsabilités des autorités compétentes en matière d’organisation des scrutins. À ce titre, il a souligné que le président de la République est tenu de prendre les actes administratifs nécessaires afin de garantir la tenue des élections dans les délais prévus.

Ousmane Sonko a notamment insisté sur l’obligation de signer le décret fixant la date du scrutin ainsi que sur la convocation du corps électoral conformément aux dispositions légales. Pour lui, ces mécanismes existent précisément pour assurer la régularité et la continuité du processus démocratique.

Le président de l’Assemblée nationale s’est également prononcé sur l’article 52 de la Constitution, souvent évoqué dans les débats relatifs aux pouvoirs exceptionnels du chef de l’État. Cette disposition permet au président de la République de prendre des mesures particulières dans certaines circonstances jugées exceptionnelles.

Toutefois, Ousmane Sonko estime que cet article est suffisamment encadré par les textes constitutionnels et ne saurait être interprété comme un instrument permettant de remettre en cause le fonctionnement normal des institutions ou le respect des échéances électorales.

Selon lui, la stabilité démocratique du Sénégal repose avant tout sur le respect des règles établies et sur la responsabilité de chaque institution dans l’exercice de ses prérogatives. Il a ainsi appelé à laisser les mécanismes républicains suivre leur cours normal, affirmant que chacun doit assumer pleinement les missions que lui confère la Constitution.

Présidentielle 2029 : Sonko temporise et renvoie toute décision au choix de son parti

Alors que plusieurs mouvements et initiatives citoyennes se mobilisent déjà autour d’une éventuelle candidature d’Ousmane Sonko à l’élection présidentielle de 2029, le leader de Pastef a choisi de calmer les spéculations. Invité ce lundi d’un entretien accordé à RFI et France 24, il a indiqué que le débat sur sa candidature était prématuré et qu’aucune décision n’avait encore été prise au sein de sa formation politique.

« Je vois beaucoup d’initiatives qui parlent de candidature d’Ousmane Sonko en 2029 et je souhaiterais attendre le moment, parce que j’ai un parti politique qui investira le candidat qu’il souhaitera investir. Nous n’en sommes pas encore là », a déclaré l’ancien Premier ministre.

Par cette sortie, Ousmane Sonko marque sa volonté de respecter les mécanismes internes de Pastef, tout en évitant de se positionner personnellement dans la course à la prochaine présidentielle. Le leader du parti au pouvoir rappelle ainsi que la désignation d’un candidat relève d’abord d’un processus démocratique interne et non d’une décision individuelle.

Cette déclaration intervient dans un contexte où de nombreuses voix, au sein de la mouvance présidentielle comme parmi les sympathisants de Pastef, évoquent déjà l’échéance de 2029. Certains militants multiplient les appels en faveur d’une candidature de Sonko, estimant que son influence politique et son rôle dans l’accession au pouvoir du président Bassirou Diomaye Faye font de lui un prétendant naturel à la magistrature suprême.

Cependant, l’intéressé semble privilégier, pour l’heure, les enjeux de gouvernance et les défis auxquels fait face le Sénégal. En refusant d’alimenter les débats électoraux à trois ans du scrutin, il envoie également un signal à ceux qui souhaitent voir la majorité se concentrer sur la mise en œuvre des promesses faites aux Sénégalais.

Cette position prudente laisse toutefois ouverte la question de son avenir politique. Si Ousmane Sonko n’exclut pas explicitement une candidature, il insiste sur le fait que le moment n’est pas encore venu d’aborder cette question et que le choix final reviendra aux instances compétentes de son parti.

Sonko maintient la pression sur l’Exécutif et n’exclut plus une motion de censure

Élu à la présidence de l’Assemblée nationale le 26 mai 2026, seulement quatre jours après son départ de la Primature, Ousmane Sonko continue de préciser sa vision des rapports entre le pouvoir législatif et l’Exécutif. S’il avait initialement assuré qu’il ne ferait pas usage de la majorité parlementaire de Pastef pour déstabiliser le nouveau gouvernement dirigé par Al Aminou Lô, il affirme désormais que l’option d’une motion de censure demeure une possibilité constitutionnelle en cas de nécessité.

Lors d’un entretien accordé ce lundi 15 juin à RFI et France 24, le président de l’Assemblée nationale a tenu à clarifier la portée de ses déclarations prononcées lors de son installation à la tête du Parlement. Selon lui, son engagement à ne pas censurer le gouvernement ne doit en aucun cas être interprété comme un blanc-seing accordé au chef de l’État et à son équipe.

« Il n’y a pas de chèque en blanc que nous délivrerions au président de la République et au gouvernement », a-t-il déclaré. Ousmane Sonko a expliqué que la majorité parlementaire n’entend pas entraver l’action gouvernementale par des calculs politiques ou des considérations partisanes. Toutefois, il a rappelé que le recours à la censure reste une prérogative fondamentale de l’Assemblée nationale et qu’elle pourrait être utilisée si les circonstances l’exigeaient.

Le leader de Pastef estime que le contexte national impose à tous les acteurs politiques de faire preuve de responsabilité et de privilégier l’intérêt supérieur de la nation. Dans cette logique, il considère que le Parlement doit pleinement assumer son rôle de contrôle de l’action gouvernementale, veiller à la bonne exécution des politiques publiques et s’assurer que les engagements pris devant les citoyens soient respectés.

Fort de sa confortable majorité de 130 députés sur 165, Pastef dispose en effet des moyens politiques nécessaires pour peser sur l’avenir du gouvernement. Ousmane Sonko a toutefois insisté sur le fait que cette force parlementaire ne sera pas utilisée pour alimenter des querelles personnelles ou provoquer une crise institutionnelle.

Cette prise de position intervient dans un contexte marqué par une rupture politique entre la majorité parlementaire et le nouvel Exécutif. Le parti présidentiel a refusé de participer au gouvernement formé par Al Aminou Lô, invoquant notamment des divergences profondes sur la répartition des responsabilités et sur la stratégie à adopter face à la crise financière que traverse le pays.

Parmi les principaux points de désaccord figure la question de la restructuration de la dette publique. Ousmane Sonko s’est montré fermement opposé à cette option, estimant qu’elle pourrait avoir des conséquences lourdes sur la souveraineté économique du Sénégal et sur les engagements pris devant les électeurs.

Malgré ces divergences, le président de l’Assemblée nationale se veut rassurant quant à ses intentions. Lors de son discours d’investiture au Parlement, il avait déjà affirmé que la majorité ne chercherait pas à renverser le gouvernement par esprit de revanche ou pour bloquer le fonctionnement des institutions.

« Si Pastef le veut, le gouvernement peut être censuré, mais nous ne censurerons pas », avait-il déclaré devant les députés. « Je n’utiliserai pas cette responsabilité pour organiser le chaos institutionnel. Je n’utiliserai pas, et aucun député avec moi, n’utilisera cette Assemblée pour nourrir des vendettas personnelles. Ce serait trahir notre propre combat. »

Décès de Fatma Diagne lors de son accouchement : le parquet de Diourbel ouvre une enquête pour faire la lumière sur le drame

Le décès de Fatma Diagne lors de son accouchement continue de susciter une vive émotion et de nombreuses interrogations au sein de l’opinion publique. Face aux accusations portées par la famille de la défunte contre une clinique privée de Touba, le procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Diourbel, Amary Faye, a décidé de s’autosaisir de l’affaire afin de faire toute la lumière sur les circonstances de cette tragédie.

Selon des informations obtenues par Seneweb, le chef du parquet a ordonné l’ouverture d’une enquête judiciaire et confié le dossier au commissariat spécial de Touba. Les premières auditions des différentes parties concernées devraient débuter dès ce lundi, sauf changement de calendrier.

L’affaire a pris une ampleur particulière après la diffusion, samedi dernier, d’une vidéo dans laquelle les proches de Fatma Diagne dénoncent ce qu’ils considèrent comme une grave négligence médicale. Très affectée par la disparition de leur fille, la famille estime que le personnel soignant de la structure sanitaire où elle a été admise porterait une part de responsabilité dans le drame.

Dans son témoignage, la mère de la défunte affirme que sa fille aurait été victime d’une hémorragie sévère au cours de son accouchement. Selon ses déclarations, la situation se serait rapidement aggravée sans qu’une prise en charge adéquate ne permette de maîtriser les complications, conduisant finalement au décès de la jeune femme.

Ces accusations, largement relayées sur les réseaux sociaux, ont provoqué une vague d’indignation et ravivé le débat sur la qualité de la prise en charge médicale dans certaines structures de santé. Pour l’heure, aucune conclusion officielle n’a été établie concernant les causes exactes de la mort de Fatma Diagne.

L’enquête ouverte par le parquet devra permettre de recueillir les témoignages des membres de la famille, du personnel médical impliqué ainsi que de toute personne susceptible d’éclairer les circonstances de cette affaire. Les enquêteurs devront notamment déterminer si les protocoles médicaux ont été respectés et si une éventuelle faute professionnelle ou une négligence a contribué au décès de la patiente.

Dans l’attente des résultats des investigations, la famille de Fatma Diagne réclame justice et vérité. Profondément meurtris par cette disparition brutale, ses proches espèrent que l’enquête permettra d’établir les responsabilités éventuelles et d’apporter des réponses aux nombreuses zones d’ombre qui entourent encore ce drame survenu dans un contexte aussi sensible qu’un accouchement.

Trafic de stupéfiants : le danseur Ndiap Zo et deux lutteurs déférés au parquet de Pikine-Guédiawaye

L’affaire fait grand bruit dans les milieux du spectacle et de la lutte sénégalaise. Cinq individus, parmi lesquels figurent le danseur de Wally Seck, Ndiap Zo, ainsi que les lutteurs Liss Ndiago et Déranger, ont été présentés ce lundi matin au procureur de la République près le tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye, Saliou Dicko.

Les mis en cause ont été interpellés par les éléments de la Brigade de recherches de la compagnie de gendarmerie de Keur Massar dans le cadre d’une enquête portant sur un présumé réseau de trafic de drogue opérant dans la banlieue dakaroise. Selon des sources proches du dossier, les investigations ont été déclenchées à la suite de l’exploitation de renseignements faisant état de l’existence d’un circuit de distribution de substances illicites impliquant plusieurs personnes.

Les enquêteurs soupçonnent les personnes arrêtées d’être liées à un trafic portant sur différentes drogues, notamment la cocaïne, le kush, la méthamphétamine, communément appelée « MD », ainsi que le haschich. Les opérations menées par les gendarmes auraient permis de recueillir des éléments jugés suffisamment compromettants pour justifier leur placement en garde à vue puis leur déferrement devant le parquet.

L’affaire pourrait connaître un nouveau tournant dans les prochaines heures. Le parquet examinerait l’opportunité d’ouvrir une information judiciaire afin de permettre à un juge d’instruction d’approfondir les investigations et d’identifier d’éventuelles ramifications du réseau présumé. Une telle décision pourrait s’accompagner du placement sous mandat de dépôt des principaux suspects en attendant la poursuite de l’enquête.

Cette procédure intervient dans un contexte de renforcement de la lutte contre le trafic de stupéfiants au Sénégal, particulièrement dans les zones urbaines où les autorités multiplient les opérations de démantèlement de réseaux criminels impliqués dans la circulation de drogues de plus en plus variées et dangereuses.

CAN 2022 : El Hadji Diouf révèle l’intervention discrète de Macky Sall pour éviter le retrait des Lions

Longtemps restée dans l’ombre, l’identité de l’interlocuteur d’El Hadji Diouf lors de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations entre le Sénégal et le Maroc vient d’être révélée. Invité de l’émission Teranga Football Talk animée par Cheikh Senghor, l’ancien international sénégalais a levé le voile sur un épisode méconnu des coulisses de cette rencontre particulièrement tendue.

Selon El Hadji Diouf, alors que la tension atteignait son paroxysme et que certains joueurs sénégalais envisageaient de quitter définitivement la pelouse, il a reçu un appel téléphonique de l’ancien président de la République, Macky Sall. Face à une situation jugée préoccupante, le chef de l’État aurait sollicité son intervention afin de convaincre les Lions de poursuivre la rencontre.

Dans son témoignage, l’ancien attaquant explique que Macky Sall lui aurait demandé de transmettre un message clair aux joueurs : ne pas abandonner le match malgré les frustrations et les circonstances difficiles. « Dites-leur de revenir sur le terrain », aurait insisté l’ancien président, persuadé que la partie restait ouverte et que l’équipe nationale avait encore ses chances.

El Hadji Diouf affirme avoir immédiatement pris contact avec le capitaine Sadio Mané pour relayer cette consigne auprès du groupe. Cette démarche aurait contribué à apaiser les esprits dans un contexte marqué par une forte pression émotionnelle et sportive.

Cette révélation apporte un nouvel éclairage sur les événements qui ont entouré cette finale et met en évidence l’implication de certaines personnalités dans la gestion d’une crise qui menaçait de prendre une ampleur inédite. Elle témoigne également de l’importance accordée à l’équipe nationale au plus haut sommet de l’État, notamment lors des rendez-vous sportifs majeurs où les enjeux dépassent largement le cadre du terrain.

Parti socialiste : la guerre des clans éclate au grand jour, l’assemblée générale annulée après de violents affrontements

Le Parti socialiste (PS) traverse l’une des crises les plus graves de son histoire récente. Samedi, la Maison Léopold Sédar Senghor, siège national du parti à Dakar, a été le théâtre de scènes de violence inédites qui ont conduit à l’annulation de l’assemblée générale des secrétaires généraux de coordination. Un événement qui devait marquer une étape importante dans le processus de relance de la formation politique s’est finalement transformé en révélateur des profondes fractures qui minent l’ancien parti au pouvoir.

Selon les informations rapportées par L’Observateur, de vives tensions opposaient déjà depuis plusieurs jours les partisans de la direction actuelle aux membres du courant contestataire « Dundal PS ». Cette confrontation, nourrie par des divergences stratégiques et organisationnelles, a atteint son paroxysme lors de la rencontre convoquée par la direction du parti.

Quelques jours avant la tenue de l’assemblée, l’Union régionale socialiste de Dakar avait lancé une alerte publique, dénonçant des appels à la violence et des comportements jugés contraires aux valeurs historiques du Parti socialiste. Ces mises en garde n’auront finalement pas suffi à éviter l’escalade.

D’après plusieurs témoignages recueillis sur place, les tensions se sont cristallisées lorsque certains responsables influents du parti, notamment Alioune Ndoye et Serigne Mbaye Thiam, figures de proue du mouvement « Dundal PS », auraient été empêchés d’accéder à la salle où devait se tenir la réunion. Cette décision a immédiatement provoqué de vives protestations de leurs partisans, entraînant des échanges houleux avec les militants favorables à la direction en place.

La situation a rapidement dégénéré. Des altercations verbales ont laissé place à des affrontements physiques. Des jets de pierres, des bousculades et l’utilisation de gaz lacrymogènes ont été signalés, plongeant le siège du parti dans une atmosphère de chaos. Plusieurs dégâts matériels ont également été constatés au cours des incidents.

Face à une situation devenue incontrôlable et à l’impossibilité de poursuivre les travaux dans un climat serein, les organisateurs ont été contraints d’annuler l’assemblée générale. Une décision qui illustre l’ampleur de la crise interne qui secoue aujourd’hui le Parti socialiste.

Au-delà de ces violences, les événements de samedi traduisent une lutte de leadership qui s’est installée depuis plusieurs années au sein de la formation politique. Depuis la disparition d’Ousmane Tanor Dieng en 2019 et la prise en main du parti par Aminata Mbengue Ndiaye à titre intérimaire, les divergences sur la gouvernance et l’orientation du PS se sont progressivement accentuées.

La direction actuelle défend le processus de restructuration engagé à travers une commission de relance chargée de préparer le renouvellement des instances dirigeantes et l’organisation d’un congrès extraordinaire. Pour ses responsables, cette démarche constitue une étape indispensable pour redonner une nouvelle dynamique à un parti affaibli par plusieurs défaites électorales et par la perte progressive de son influence sur l’échiquier politique national.

En face, le courant « Dundal PS » conteste la légitimité de cette démarche. Ses dirigeants accusent la direction de marginaliser certaines sensibilités du parti et de contourner les mécanismes démocratiques prévus par les textes. Dans un manifeste récemment rendu public, ils dénoncent une gestion qu’ils jugent opaque et appellent à une refondation profonde de l’organisation.

Interrogé par L’Observateur, le porte-parole du Parti socialiste, Abdoulaye Wilane, a reconnu l’existence de divergences internes tout en appelant les différentes parties à privilégier le dialogue. Selon lui, l’assemblée générale devait précisément permettre de faire le point sur les travaux de la commission de relance et de dégager une feuille de route consensuelle en vue du futur congrès extraordinaire.

Cependant, les événements de samedi montrent que les positions demeurent fortement antagonistes. La crise actuelle dépasse désormais le simple cadre d’un débat sur les réformes internes et pose la question de l’avenir même du Parti socialiste, longtemps considéré comme l’une des principales forces politiques du Sénégal.

À mesure que les tensions s’exacerbent, de nombreux observateurs s’interrogent sur la capacité des différentes tendances à trouver un compromis permettant de préserver l’unité du parti. Héritier d’une longue tradition politique incarnée par Léopold Sédar Senghor puis Abdou Diouf, le Parti socialiste apparaît aujourd’hui à un tournant décisif de son histoire, partagé entre le risque d’une fragmentation durable et la nécessité de reconstruire un consensus pour assurer sa survie politique.

Ousmane Sonko temporise sur une éventuelle exclusion de Diomaye Faye de Pastef

La question d’une éventuelle exclusion du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, du parti Pastef continue d’alimenter le débat politique au Sénégal. Alors que certaines voix au sein de la formation politique expriment ouvertement leur désaccord avec la conduite actuelle du pouvoir et accusent le chef de l’État de s’éloigner des idéaux qui ont porté le projet politique de Pastef au sommet de l’État, Ousmane Sonko a choisi de temporiser.

Invité conjointement par France 24 et RFI ce lundi 15 juin, le Premier ministre et président de Pastef a été interrogé sur les appels croissants réclamant des sanctions contre Bassirou Diomaye Faye. Sans fermer la porte à une éventuelle procédure, Ousmane Sonko a insisté sur le respect des règles internes du parti et sur la nécessité de laisser les instances compétentes se prononcer en temps voulu.

« Cela s’appréciera le moment venu », a-t-il déclaré, rappelant que Pastef est une organisation politique structurée, dotée de textes et de procédures clairement définis. Selon lui, toute décision relative à l’exclusion d’un membre, quel que soit son rang, doit être examinée à travers les mécanismes prévus par les statuts du parti.

Le leader de Pastef a tenu à préciser que cette responsabilité ne lui revient pas personnellement. « Le parti, ce n’est pas moi », a-t-il affirmé, soulignant que seules les instances habilitées sont en mesure d’évaluer les griefs éventuels et de statuer sur les suites à donner. Il a par ailleurs estimé que le débat n’avait pas encore atteint ce stade, indiquant que « nous n’en sommes pas encore là ».

Interrogé sur les accusations de « trahison » formulées par certains militants à l’encontre du chef de l’État, Ousmane Sonko a pris ses distances avec cette qualification. Refusant d’employer un terme qu’il juge davantage lié à l’émotion et à la morale qu’à l’analyse politique, il a préféré recentrer le débat sur le respect des engagements pris devant les Sénégalais.

« Les notions de trahison relèvent beaucoup plus de la morale et de l’affectif », a-t-il expliqué. Selon lui, la question essentielle réside dans l’évaluation de la mise en œuvre du programme politique défendu par Pastef lors de la campagne présidentielle.

Le Premier ministre a ainsi estimé que plusieurs engagements majeurs pris devant le peuple sénégalais ne sont pas respectés à ce jour. Plus préoccupant encore à ses yeux, il a affirmé ne pas percevoir une réelle volonté de les appliquer. Sans toutefois désigner explicitement le président de la République comme responsable de cette situation, Ousmane Sonko a reconnu l’existence d’un décalage entre les promesses formulées et les actions actuellement menées.

Cette sortie intervient dans un contexte marqué par des tensions de plus en plus visibles entre différentes sensibilités au sein de Pastef. Si aucune procédure officielle n’a été engagée contre Bassirou Diomaye Faye, les déclarations du chef du gouvernement témoignent d’un malaise politique persistant autour de l’orientation du projet porté par la majorité au pouvoir.

Révision constitutionnelle : l’APR exige un référendum et accuse le pouvoir de fuir les priorités des Sénégalais

Réuni le vendredi 13 juin à Dakar, le Secrétariat Exécutif National (SEN) de l’Alliance Pour la République (APR) a vivement critiqué le processus de révision constitutionnelle actuellement engagé par la majorité parlementaire. Dans un communiqué rendu public à l’issue de sa réunion, le parti de l’ancien président Macky Sall a dénoncé aussi bien la forme que le fond de cette initiative, tout en appelant à une mobilisation citoyenne en faveur de l’organisation d’un référendum.

L’APR estime que cette réforme intervient dans un contexte marqué par de profondes difficultés économiques et sociales. Selon le SEN, les Sénégalais sont aujourd’hui confrontés à une baisse continue de leur pouvoir d’achat, à un chômage persistant, à des coupures d’électricité récurrentes ainsi qu’à un climat d’incertitude institutionnelle susceptible d’affecter la confiance des investisseurs. Pour les responsables du parti, le choix des autorités de placer la révision constitutionnelle au cœur de leur agenda politique traduit un décalage préoccupant entre les préoccupations du pouvoir et les attentes des populations.

Le parti s’est également montré particulièrement critique à l’égard des conditions dans lesquelles cette réforme est conduite. Dans son communiqué, il évoque une « lutte de paternité » entre l’Exécutif et l’Assemblée nationale, accusés de se disputer la paternité d’une initiative dont l’origine révélerait, selon lui, des tensions et des rivalités au sommet de l’État.

L’APR considère par ailleurs que la proposition de loi portée par les députés de la majorité vise à prendre de vitesse le projet de révision initié par le chef de l’État. Le parti souligne que ce dernier avait déjà été transmis au Conseil constitutionnel pour avis, estimant que la démarche parlementaire témoigne davantage de calculs politiques que d’une réelle volonté de renforcer les institutions du pays.

Au-delà de ces considérations, l’ancienne formation au pouvoir dénonce une absence totale de concertation avec les différents acteurs de la vie nationale. Les responsables de l’APR regrettent que les partis politiques, les organisations de la société civile, les syndicats, les universitaires et les citoyens n’aient pas été associés à un débat qu’ils jugent fondamental pour l’avenir du pays.

Selon le SEN, une révision constitutionnelle ne saurait être menée sans un large consensus national. Le parti estime qu’une telle démarche devrait être précédée d’échanges inclusifs permettant à l’ensemble des composantes de la société de s’exprimer sur les modifications envisagées.

L’APR n’a pas manqué de rappeler les positions défendues par l’actuelle majorité lorsqu’elle était dans l’opposition. Elle souligne que ceux qui critiquaient autrefois les réformes constitutionnelles menées sans consultation populaire reproduiraient aujourd’hui les mêmes pratiques qu’ils dénonçaient hier. Une contradiction que le parti qualifie de préoccupante au regard des engagements pris en faveur d’une gouvernance plus participative.

Face à cette situation, l’Alliance Pour la République fixe ce qu’elle présente comme une ligne rouge : toute réforme majeure de la Constitution doit impérativement être soumise à l’approbation directe du peuple sénégalais par voie référendaire. Pour le SEN, la Constitution constitue un patrimoine commun qui ne peut être modifié par la seule volonté d’une majorité politique, quelle qu’elle soit.

Trump évoque un accord de paix avec l’Iran tandis que Téhéran revendique des “victoires majeures”

Les tensions entre l’Iran et ses adversaires régionaux et internationaux semblent connaître un nouveau tournant diplomatique, après des déclarations contradictoires relayées ce dimanche. Selon des propos attribués à Donald Trump, un accord de paix aurait été finalisé avec l’Iran, sans que les contours précis de ce prétendu compromis n’aient été rendus publics ni confirmés par des sources indépendantes à ce stade.

Dans le même temps, les autorités iraniennes affichent un discours de fermeté et de victoire. Téhéran affirme avoir résisté à une période de confrontation armée impliquant Israël et les États-Unis, et considère en être sorti renforcé sur le plan stratégique et politique. Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, s’exprimant à la télévision d’État, a déclaré que les objectifs des adversaires de la République islamique avaient été “réduits à néant”. Selon lui, l’Iran aurait “remporté de grandes victoires” au cours de cette séquence de guerre.

Ces déclarations s’inscrivent dans un climat de communication politique particulièrement tendu, où chaque camp cherche à imposer sa lecture des événements. Tandis que Washington évoque une dynamique de désescalade et de stabilisation, Téhéran insiste sur la résistance de ses capacités militaires et la solidité de sa position régionale.

Kaolack – Gamou international de Médina Baye : les organisateurs interpellent l’État sur les urgences en infrastructures

Le Comité d’organisation du Gamou international de Médina Baye a tenu, ce samedi, une réunion consacrée à la validation du cahier de doléances destiné à l’État, aux collectivités territoriales, aux services techniques déconcentrés, aux directions nationales, aux ministères ainsi qu’au Président de la République, en perspective de l’édition 2026 du Mawlid international de Médina Baye.

À cette occasion, Seydina Alioune Cissé Niang, président national de la Jamhiyatu Ansaarud Din, a rassuré les membres du comité d’organisation et de l’association de la confiance renouvelée du Khalife de Médina Baye, Cheikh Mouhamadou Mahi Ibrahim Niass.

Il a indiqué que le guide religieux leur a réaffirmé sa bénédiction ainsi que son soutien dans leur mission de rassemblement des disciples de Baye Niass.

Selon les responsables, cette rencontre a permis de recenser l’ensemble des besoins nécessaires à une meilleure organisation de cet événement religieux d’envergure internationale.

Ils ont notamment attiré l’attention des autorités sur le contexte particulier de cette édition, qui se déroulera en pleine saison des pluies.

Les questions relatives à l’assainissement, à la gestion des eaux pluviales et à la prévention des inondations dans les quartiers périphériques de Médina Baye et de Kaolack figurent parmi les principales priorités identifiées par le comité.

Par ailleurs, les organisateurs ont sollicité l’ouverture effective de l’autoroute à péage Thiadiaye–Kaolack dix jours avant le Gamou et cinq jours après la célébration, afin de faciliter les déplacements des milliers de fidèles attendus.

Affaire foncière entre Rufisque et Keur Ndiaye Lo : la Cour d’appel annule la vente litigieuse de 4,5 hectares et donne raison aux familles propriétaires

Nouveau tournant dans le contentieux foncier qui oppose depuis plusieurs années des familles de Rufisque et de Keur Ndiaye Lo à des acquéreurs contestés d’un terrain de 4,5 hectares. La Cour d’appel a rendu une décision favorable aux ayants droit de Moussa Guèye, dit Thiat, de Lamine Sané et d’Abrahame Ndiaye, mettant ainsi un terme à une longue bataille judiciaire autour de cette importante assiette foncière.

Dans son arrêt, la juridiction d’appel a infirmé la décision rendue en première instance et ordonné la restitution intégrale du site aux familles reconnues comme propriétaires légitimes. Cette décision déboute par conséquent Abdoulaye Dia, dirigeant de Senico, ainsi que son associé Ousmane Ndiaye, qui revendiquaient des droits sur le terrain à la suite d’une transaction aujourd’hui jugée irrégulière.

Selon les éléments du dossier, le litige trouve son origine dans une opération foncière contestée portant sur un terrain situé entre Rufisque et Keur Ndiaye Lo. Les familles concernées soutenaient que cette propriété leur appartenait exclusivement et qu’elle avait été indûment accaparée avant d’être cédée à de nouveaux acquéreurs. Elles accusaient notamment Ousmane Ndiaye d’avoir agi en complicité avec des héritiers d’Abdourahmane Diop pour procéder à une vente qu’elles considéraient comme frauduleuse.

Estimant avoir été spoliées de leurs droits, les familles avaient saisi la justice afin d’obtenir l’annulation de la transaction. Si le tribunal de première instance avait initialement donné raison à Ousmane Ndiaye et à ses partenaires, les requérants n’avaient pas renoncé à leur combat judiciaire. Convaincus de la solidité de leurs titres et documents administratifs, ils avaient interjeté appel.

Après examen approfondi du dossier, la Cour d’appel a finalement tranché en leur faveur. Les magistrats ont ordonné la rétrocession pure et simple des 4,5 hectares aux familles de Moussa Guèye, de Lamine Sané et d’Abrahame Ndiaye, rétablissant ainsi leurs droits sur cette propriété foncière.

À l’annonce de cette décision, le soulagement était palpable au sein du collectif des victimes. Prenant la parole au nom des familles concernées, Pape Masse Guèye s’est félicité de l’issue du procès, estimant que la justice a confirmé la légitimité de leurs revendications. Il a rappelé que les familles disposaient de plusieurs pièces justificatives attestant de leurs droits, notamment un avis favorable des services du Cadastre et des Domaines ainsi qu’un plan NICAD dûment établi.

France : la mort tragique de l’étudiant sénégalais Serigne Ba relance le débat sur la précarité estudiantine

La communauté sénégalaise de France est plongée dans l’émotion et la consternation après le décès de Serigne Ba, un étudiant sénégalais inscrit dans un établissement d’enseignement supérieur à Lille. Le jeune homme est décédé le jeudi 11 juin à l’hôpital de Tourcoing, où il avait été admis dans un état critique après plusieurs semaines de souffrance.

Derrière cette disparition se dessine une réalité souvent méconnue mais pourtant vécue par de nombreux étudiants étrangers : celle de la précarité extrême. Selon plusieurs témoignages relayés par les associations estudiantines, Serigne Ba vivait depuis plus de deux mois sans domicile fixe. Contraint de dormir dans la rue, il aurait traversé l’intégralité du mois de Ramadan dans des conditions particulièrement difficiles, loin de sa famille et sans véritable soutien matériel.

Des proches évoquent également une situation administrative complexe qui aurait contribué à son isolement. Faute de documents en règle et craignant d’éventuelles conséquences sur son séjour, l’étudiant aurait tardé à solliciter une prise en charge médicale malgré la dégradation progressive de son état de santé.

Ce n’est qu’après une aggravation inquiétante de sa condition qu’il a été transporté en urgence vers une structure hospitalière. Les médecins lui ont alors diagnostiqué un syndrome de Guillain-Barré, une maladie neurologique rare pouvant provoquer une paralysie progressive et nécessitant une prise en charge rapide. Malgré les soins prodigués, son état s’est fortement détérioré au cours des jours suivants.

Ironie tragique du destin, c’est au moment même où un vaste mouvement de solidarité commençait à se mettre en place pour lui venir en aide que la situation a pris une tournure irréversible. Une collecte de fonds avait été lancée afin de lui trouver un hébergement et de couvrir certaines dépenses urgentes. Mais les efforts engagés n’auront finalement pas suffi à le sauver. Déclaré en état de mort cérébrale par l’équipe médicale, Serigne Ba a rendu son dernier souffle jeudi soir.

Face à ce drame, les associations étudiantes sénégalaises du nord de la France poursuivent leur mobilisation. Les fonds réunis dans le cadre de la cagnotte seront désormais destinés à l’organisation des obsèques ainsi qu’au soutien de la famille du défunt restée au Sénégal.

Au-delà de l’émotion suscitée par cette disparition, l’affaire remet en lumière les difficultés auxquelles sont confrontés de nombreux étudiants africains vivant à l’étranger. Entre précarité financière, isolement social, démarches administratives complexes et pression familiale, certains évoluent dans une grande vulnérabilité, souvent loin des radars institutionnels.

Lutte contre le trafic de psychotropes : la Police nationale démantèle un réseau de falsification d’ordonnances médicales à Thiès et Tivaouane

La Police nationale a réussi à démanteler un réseau criminel spécialisé dans la falsification d’ordonnances médicales et le trafic de médicaments psychotropes entre Thiès et Tivaouane. Cette opération, menée conjointement par le Poste de Police de Nginth et le Commissariat urbain de Tivaouane, a abouti à l’interpellation de deux individus qui ont été déférés devant le parquet pour plusieurs infractions, notamment association de malfaiteurs, faux et usage de faux en écriture privée, exercice illégal de la médecine et obtention frauduleuse de substances vénéneuses au moyen d’ordonnances falsifiées.

L’enquête a débuté grâce à la vigilance d’un pharmacien qui s’est montré méfiant face aux passages répétés d’un client présentant des ordonnances suspectes destinées à l’acquisition de médicaments psychotropes soumis à une réglementation stricte. Alertés, les éléments de la Police nationale sont rapidement intervenus et ont procédé à l’interpellation du suspect.

Lors de son arrestation, les enquêteurs ont découvert en sa possession sept fausses ordonnances portant un cachet médical, plusieurs comprimés de substances psychotropes telles que l’Alpraz et le Lexomil, ainsi qu’une somme de 740 000 francs CFA. Ces premiers éléments ont permis d’orienter les investigations vers l’existence d’un réseau organisé.

L’exploitation technique du téléphone portable du mis en cause a permis aux enquêteurs d’identifier un complice présumé. Il s’agit d’un agent de sécurité affecté à l’Hôpital Mame Abdou Aziz Sy de Tivaouane. Selon les premiers résultats de l’enquête, ce dernier profitait de sa position au sein de l’établissement pour soustraire des ordonnanciers vierges appartenant aux médecins.

Les investigations ont révélé que l’agent récupérait également un cachet médical dérobé, appartenant à un praticien ayant quitté l’hôpital depuis près de cinq ans. Grâce à ce matériel, il confectionnait de fausses prescriptions médicales destinées à l’obtention de médicaments psychotropes. Ces ordonnances étaient ensuite revendues à des clients contre d’importantes sommes d’argent.

Une perquisition effectuée au domicile du suspect a permis la saisie du faux cachet médical utilisé dans le cadre de cette activité frauduleuse. Les éléments recueillis au cours de l’enquête ont confirmé l’existence d’un système organisé de détournement et de trafic de substances réglementées.

Kaffrine : PolitiqueMomar Talla Cissé prône l’unité et lance une série de rencontres de proximité

Le coordonnateur départemental de la coalition Diomaye Président à Kaffrine, Momar Talla Cissé, a effectué ce week-end une série de visites auprès de plusieurs autorités religieuses et coutumières du département.

Il s’est notamment rendu auprès du Beuleup du Ndoucoumane, Momar Talla Ndao, du curé de Kaffrine, l’abbé Christophe Ndong, ainsi que de Serigne Modou Nguirane. Il a également pris part au Gamou annuel de la Grande Mosquée de Kaffrine, où il a été félicité pour son engagement et son soutien aux activités religieuses.

Ces déplacements ont été marqués par des échanges portant sur diverses préoccupations locales, mais également par des visites de courtoisie destinées à renforcer les liens avec les différentes composantes de la société kaffrinoise.

Sur le plan politique, Momar Talla Cissé a salué le leadership du Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, ainsi que les réalisations engagées par les nouvelles autorités. Il a également exprimé son soutien au gouvernement, qu’il considère comme « un gouvernement d’espoir ».

Le responsable politique a par ailleurs rendu hommage à Aminata Touré, superviseure nationale de la coalition Diomaye Président, dont il a salué le leadership, le style de management et l’engagement en faveur du renforcement de la coalition.

Appelant à l’unité des responsables politiques de Kaffrine, il a souligné les nombreux défis auxquels la région demeure confrontée, notamment en matière d’emploi des jeunes, d’industrialisation, d’autonomisation des femmes, ainsi que d’infrastructures routières et sanitaires.

Momar Talla Cissé a enfin adressé ses remerciements aux autorités religieuses, administratives et territoriales, ainsi qu’à l’ensemble des membres de la coalition Diomaye Président du département de Kaffrine pour la confiance placée en sa personne.

Il a réaffirmé sa volonté de poursuivre son engagement en faveur du développement de Kaffrine, tout en œuvrant au renforcement de l’unité et de la cohésion sociale, conformément à l’appel lancé par le chef de l’État.

Kaolack : le mouvement Baay Sunu Waar dévoile son projet pour une ville moderne et inclusive

Le mouvement Baay Sunu Waar a tenu, ce dimanche à Kaolack, une assemblée générale consacrée à la présentation de son programme de développement et au renforcement de ses instances dirigeantes. La rencontre a également été marquée par l’intégration de nouveaux membres au sein du bureau du mouvement.

Devant des militants et sympathisants venus nombreux, la présidente du mouvement, Zeyda Rokhya Niasse, a exposé sa vision pour l’avenir de Kaolack à travers plusieurs projets destinés à améliorer durablement les conditions de vie des populations. Les priorités annoncées concernent notamment l’assainissement, la santé, l’éducation, le sport ainsi que les infrastructures de base.

L’assemblée a également permis d’aborder les difficultés auxquelles les habitants de la commune sont régulièrement confrontés. Insistant sur les défis liés à l’hivernage, Mme Niasse a dénoncé les problèmes récurrents d’inondation qui affectent plusieurs quartiers de la ville.

« Notre ville fait face à d’importantes difficultés pendant l’hivernage. Plusieurs quartiers sont envahis par les eaux de pluie, qui dégagent des odeurs nauséabondes en raison de l’insuffisance du système d’assainissement », a-t-elle déclaré.

Candidate déclarée aux élections municipales de 2027 à Kaolack, Zeyda Rokhya Niasse a réaffirmé son ambition de faire de la capitale du Saloum une ville émergente, moderne et attractive. Pour atteindre cet objectif, elle prône une gouvernance fondée sur la transparence, la participation citoyenne et la concertation avec l’ensemble des acteurs locaux.

Selon elle, une bonne gestion communale repose avant tout sur une utilisation rigoureuse des ressources publiques et une identification claire des besoins prioritaires des populations.

« Une fois aux responsabilités, nous identifierons les besoins prioritaires des habitants, notamment dans les domaines de l’assainissement, de la santé, de l’éducation et des infrastructures. La réussite d’une commune passe par une bonne planification des projets, une gestion saine des finances publiques et l’implication des citoyens dans les prises de décision », a-t-elle souligné.

Mme Niasse a conclu en affirmant que la priorité accordée à l’intérêt général constitue un levier essentiel pour améliorer durablement les conditions de vie des populations et favoriser le développement local.

À travers cette assemblée générale, le mouvement Baay Sunu Waar entend renforcer son ancrage dans la capitale du Saloum et mobiliser davantage de citoyens autour de son projet de transformation de Kaolack.

Bassirou Diomaye Faye présente les condoléances de la Nation à la famille religieuse de Darou Khoudoss

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a effectué ce dimanche une visite de courtoisie et de recueillement auprès du Khalife de Darou Khoudoss, Serigne Cheikh Mbacké Madina Bombaly, à sa résidence située au Plateau de Dakar.

Cette démarche du Chef de l’État s’inscrit dans la tradition républicaine de dialogue et de respect mutuel entre les autorités étatiques et les guides religieux du Sénégal. En se rendant auprès du Khalife, le Président de la République a réaffirmé l’importance qu’il accorde au rôle des familles religieuses dans la préservation des valeurs spirituelles, sociales et culturelles du pays.

La rencontre a également été marquée par un moment de communion et de solidarité à la suite du rappel à Dieu de l’ancien Khalife de Darou Khoudoss, Serigne Ahmadou Mactar Mbacké. Au nom de la Nation sénégalaise, Bassirou Diomaye Faye a présenté ses condoléances à la famille du défunt guide religieux ainsi qu’à l’ensemble des fidèles et disciples de la communauté.

Les échanges entre le Président de la République et le Khalife ont porté sur des questions d’intérêt national, dans un climat empreint de respect, de fraternité et de considération mutuelle. Cette visite témoigne de la volonté des autorités de maintenir des relations étroites avec les différentes confréries et familles religieuses qui jouent un rôle majeur dans la stabilité sociale et la cohésion nationale.

Port Autonome de Dakar : sacré premier port à conteneurs d’Afrique subsaharienne par la Banque mondiale

Le Port Autonome de Dakar confirme son ascension parmi les grandes plateformes logistiques du continent africain. Selon l’édition 2025 du Container Port Performance Index (CPPI), élaboré conjointement par la Banque mondiale et S&P Global Market Intelligence, l’infrastructure portuaire sénégalaise est désormais classée premier port à conteneurs d’Afrique subsaharienne et occupe la septième place à l’échelle du continent.

Cette distinction vient consacrer plusieurs années de réformes, d’investissements stratégiques et de modernisation engagées par les autorités portuaires pour renforcer la compétitivité du port et améliorer la fluidité des échanges commerciaux dans la sous-région.

Le CPPI est considéré comme l’un des principaux outils de référence mondiale pour mesurer la performance des ports à conteneurs. L’édition 2025 s’est appuyée sur l’analyse de 403 ports à travers le monde, de plus de 175 000 escales de navires et de près de 247 millions de mouvements de conteneurs. L’indice évalue notamment l’efficacité opérationnelle des ports, la rapidité des opérations de chargement et de déchargement, ainsi que les temps d’attente des navires.

Dans ce classement particulièrement exigeant, le Port Autonome de Dakar s’est distingué par ses performances opérationnelles, confirmant son rôle de hub logistique majeur en Afrique de l’Ouest. Pour les responsables de l’institution portuaire, cette reconnaissance internationale est le résultat d’une vision de long terme visant à faire du Sénégal une porte d’entrée incontournable pour le commerce régional et international.

Au cours des dernières années, le port a engagé d’importants travaux de modernisation. Ces investissements ont concerné la rénovation et l’extension des terminaux, la digitalisation des procédures administratives et douanières, le dragage du chenal d’accès pour accueillir des navires de plus grande capacité ainsi que le renforcement des infrastructures de stockage et de manutention.

Ces efforts ont permis d’améliorer considérablement les performances du port en réduisant les délais d’attente des navires et en optimisant la chaîne logistique. Ils ont également renforcé l’attractivité de Dakar auprès des compagnies maritimes internationales et des opérateurs économiques de la sous-région.

Cette distinction intervient dans un contexte où la concurrence entre les grands ports africains s’intensifie, chaque plateforme cherchant à capter une part croissante des flux commerciaux mondiaux. En se positionnant comme le port à conteneurs le plus performant d’Afrique subsaharienne, Dakar franchit une étape importante dans son ambition de devenir un hub logistique de référence sur le continent.

Tivaouane : le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lo reçu par le Khalife général des Tidianes pour des échanges sur la paix et le développement du Sénégal

Le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lo a effectué, ce dimanche, une visite officielle à Tivaouane où il a été reçu en audience par le Khalife général des Tidianes, Serigne Babacar Sy Mansour. Cette rencontre s’inscrit dans la continuité des relations de dialogue et de concertation entretenues entre les autorités étatiques et les guides religieux du Sénégal, acteurs majeurs de la stabilité sociale et de la cohésion nationale.

Accueilli dans la cité religieuse de Tivaouane, le chef du gouvernement a eu un entretien avec le guide spirituel de la confrérie tidiane autour des grandes préoccupations qui touchent la nation. Les discussions ont porté notamment sur les défis liés à la préservation de la paix sociale, au renforcement de l’unité nationale ainsi qu’aux perspectives de développement économique et social du pays.

Au cours de cette audience, le Khalife général des Tidianes a réaffirmé l’importance du dialogue, de la solidarité et du vivre-ensemble comme fondements de la stabilité du Sénégal. Soucieux de voir le pays poursuivre sa marche vers le progrès dans un climat apaisé, Serigne Babacar Sy Mansour a formulé des prières pour un Sénégal uni, prospère et préservé de toute forme de division.

Cette visite a également été l’occasion pour le Premier ministre de réitérer l’attachement de l’État à entretenir des relations étroites avec les foyers religieux, dont l’influence morale et sociale demeure déterminante dans la consolidation de la paix et la promotion des valeurs de citoyenneté.

À l’issue de son entretien avec le Khalife général, Ahmadou Al Aminou Lo s’est rendu à la Zawiya d’El Hadji Malick Sy, lieu emblématique de la confrérie tidiane à Tivaouane. Dans une atmosphère de recueillement, il y a effectué des prières pour la paix, la stabilité institutionnelle et la réussite des ambitions de développement du Sénégal.

Ce déplacement dans la capitale spirituelle de la Tidjaniya illustre la volonté des autorités gouvernementales de maintenir un dialogue permanent avec les guides religieux, considérés comme des partenaires essentiels dans la préservation de la cohésion sociale et l’accompagnement des politiques publiques en faveur du développement du pays.

Journée mondiale des donneurs de sang : Le CNTS rassure, les poches de sang restent gratuites malgré un coût de production de 45 000 FCFA

À l’occasion de la Journée mondiale des donneurs de sang célébrée ce 14 juin, le directeur du Centre national de transfusion sanguine (CNTS), le docteur Daouda Seck, a tenu à lever toute équivoque sur la gestion du sang au Sénégal. Dans un entretien accordé à l’Agence de presse sénégalaise (APS), il a réaffirmé que les poches de sang mises à la disposition des structures sanitaires publiques sont totalement gratuites et ne font l’objet d’aucune commercialisation.

Selon le responsable du CNTS, le montant de 45 000 francs CFA souvent évoqué ne correspond pas à un prix de vente du sang, mais plutôt au coût moyen de production d’une poche. Il a insisté sur le fait que le sang, issu d’un acte volontaire et solidaire, n’a pas de valeur marchande.

Le docteur Daouda Seck a expliqué que ce coût couvre l’ensemble des opérations nécessaires pour garantir la qualité et la sécurité des produits sanguins. Il comprend notamment les analyses biologiques systématiques, l’acquisition des réactifs, l’utilisation des équipements spécialisés, les poches de prélèvement ainsi que divers consommables indispensables au processus transfusionnel.

Dans le secteur public, ces charges sont intégralement prises en charge grâce aux subventions accordées par l’État, permettant ainsi aux patients de bénéficier gratuitement des produits sanguins lorsqu’ils en ont besoin. Une politique qui traduit, selon lui, l’engagement des pouvoirs publics à garantir l’accès équitable aux soins.

Le directeur du CNTS a également mis en avant la rigueur des procédures appliquées avant toute mise à disposition du sang. Chaque don fait l’objet de contrôles stricts destinés à détecter d’éventuels agents pathogènes et à assurer une sécurité transfusionnelle optimale. Ces mesures répondent aux normes internationales en vigueur et constituent un élément essentiel de la confiance accordée au système transfusionnel sénégalais.

Concernant les établissements de santé privés, le docteur Daouda Seck a précisé qu’ils versent uniquement un prix de cession. Celui-ci demeure inférieur au coût réel de production et sert principalement à couvrir une partie des frais logistiques liés à la conservation, au transport et à la distribution des produits sanguins.

Le responsable a rappelé que le système transfusionnel national repose avant tout sur un principe de solidarité. Il s’inscrit dans la philosophie défendue par l’Organisation mondiale de la Santé, qui encourage le don volontaire, bénévole et non rémunéré comme fondement d’un approvisionnement sûr et durable en sang.

Malgré les progrès enregistrés ces dernières années, le Sénégal doit encore renforcer ses capacités de collecte. Le docteur Daouda Seck a indiqué que le pays accuse toujours un déficit important et a besoin de 50 000 à 55 000 poches de sang supplémentaires pour atteindre le seuil minimal recommandé par l’Organisation mondiale de la Santé.

À travers cet appel, le CNTS invite les citoyens à multiplier les gestes de solidarité afin de contribuer à sauver des vies. Chaque don de sang peut en effet permettre de prendre en charge plusieurs patients, notamment les victimes d’accidents, les femmes confrontées à des complications lors de l’accouchement, les personnes souffrant de maladies chroniques ou encore les enfants nécessitant des transfusions régulières.

Cheikh Issa Sall appelle les cadres à une mobilisation accrue pour porter la vision présidentielle

Le Think Tank de la Coalition Du Président a tenu une rencontre exceptionnelle marquée par la présence de son superviseur général et de nombreux cadres engagés au sein de la mouvance présidentielle. Placée sous le thème « Changer de méthode, garder le cap. L’efficacité administrative comme exigence politique », cette rencontre a servi de cadre de réflexion sur les défis de la gouvernance, de la communication politique et de la mobilisation des acteurs engagés dans la mise en œuvre de la vision du chef de l’État.

Prenant la parole devant les participants, Cheikh Issa Sall a livré un message axé sur la nécessité d’adapter les méthodes de travail et de renforcer la proximité avec les populations. Selon lui, les cadres de la coalition doivent désormais adopter une démarche plus dynamique et plus offensive afin de mieux faire comprendre aux citoyens les orientations et les réalisations du président de la République.

Dans son intervention, il a insisté sur l’importance de sortir d’une posture de réserve pour aller davantage à la rencontre des Sénégalais. Il a ainsi plaidé pour une communication de terrain plus soutenue, estimant que les populations doivent être régulièrement informées des objectifs poursuivis par les pouvoirs publics ainsi que des résultats obtenus dans le cadre de l’action gouvernementale.

Cheikh Issa Sall a rappelé que la vision portée par le chef de l’État repose sur des principes qu’il considère comme fondamentaux pour la construction d’un Sénégal prospère et stable. Il a notamment évoqué l’ouverture, l’éthique, le respect des autorités religieuses, le respect des populations ainsi que le respect de la parole donnée. Pour lui, ces valeurs constituent les fondements de l’action publique et doivent guider le comportement de tous les responsables investis de missions au sein de l’administration ou de la coalition.

Abordant les enjeux politiques à venir, il a souligné que le temps restant avant la fin du premier mandat présidentiel impose une accélération des efforts. Tout en reconnaissant l’importance des résultats obtenus, il a insisté sur la nécessité de mieux les expliquer aux citoyens. Selon lui, les réalisations gouvernementales ne peuvent produire pleinement leurs effets politiques que si elles sont comprises et appropriées par les populations.

Dans cette perspective, il a assigné aux cadres une double responsabilité. D’une part, ils doivent faire preuve d’efficacité et de rigueur dans l’exercice de leurs fonctions administratives. D’autre part, ils doivent jouer un rôle actif dans la vulgarisation des politiques publiques afin de permettre aux citoyens de mesurer concrètement les retombées des actions engagées par les autorités.

Le responsable a également mis l’accent sur l’importance de la méthode dans la conduite de l’action publique. Selon lui, toute initiative efficace repose d’abord sur une organisation claire, une planification rigoureuse et une parfaite appropriation des orientations stratégiques. Cette rencontre a ainsi été présentée comme un moment de réflexion collective destiné à renforcer la cohésion des cadres et à harmoniser leurs approches autour des objectifs communs de la coalition.

En clôturant son intervention, Cheikh Issa Sall s’est réjoui de l’intérêt grandissant suscité par la Coalition Du Président auprès de nombreux acteurs politiques et sociaux. Il a lancé un appel aux cadres de toutes les régions du Sénégal à rejoindre cette dynamique qu’il présente comme un cadre de rassemblement fondé sur la paix, la stabilité, l’ouverture et le dialogue.

Koungheul : El Hadji Moussa Seck lance la distribution des semences et engrais subventionnés

À peine la notification du ministère de l’Agriculture reçue, l’opérateur semencier El Hadji Moussa Seck, à travers l’Entreprise Générale du Sénégal (EGS), a démarré ce samedi la livraison des semences et des engrais subventionnés destinés aux producteurs agricoles du département de Koungheul.

Reconnu comme l’un des opérateurs semenciers les plus expérimentés et les plus respectés du Sénégal pour son professionnalisme et le respect de ses engagements, El Hadji Moussa Seck a rapidement procédé à la mise en place des intrants agricoles au niveau des différentes commissions chargées de leur distribution.

Selon une source proche du dossier, l’Entreprise Générale du Sénégal a déjà entamé l’acheminement de l’engrais 6-20-10 vers plusieurs localités du département, notamment Ida Mouride, Saly Escale et Gainth Pathé. Près de 50 tonnes d’engrais ont ainsi été livrées dans ces zones afin de permettre aux producteurs de préparer la campagne agricole dans de bonnes conditions.

La même source indique également que trois camions transportant chacun 55 tonnes d’engrais ont été réceptionnés dans la commune de Saly Escale grâce aux efforts logistiques déployés par l’EGS.

Par ailleurs, l’entreprise maintient strictement les prix fixés par l’État pour les engrais subventionnés, garantissant ainsi aux producteurs un accès aux intrants dans le respect des dispositions officielles.

À ce jour, huit camions ont déjà effectué leurs livraisons dans les différentes localités concernées. D’autres convois sont attendus dans les prochaines heures afin de renforcer davantage l’approvisionnement et de répondre à la demande croissante des agriculteurs.

À travers cette opération, l’Entreprise Générale du Sénégal entend assurer une distribution rapide et efficace des semences et des engrais, afin de permettre aux producteurs de disposer à temps des intrants nécessaires pour le bon déroulement de la campagne agricole 2026.

La jeunesse du FDR appelle à la mobilisation pour défendre la démocratie

Réunie ce samedi à Dakar, la Coordination nationale de la Jeunesse du Front pour la Défense de la Démocratie et de la République (FDR) a exprimé ses préoccupations face à la situation politique du pays. À l’issue d’une rencontre de concertation, elle a lancé un appel à la mobilisation citoyenne pour la préservation des acquis démocratiques.

Dakar, 13 juin 2026 – La Coordination nationale de la Jeunesse du Front pour la Défense de la Démocratie et de la République (FDR) a tenu, ce samedi, une rencontre d’intégration et de concertation au siège de l’Alliance des Forces de Progrès (AFP). Plusieurs responsables de la coalition ont pris part à cette réunion, notamment le coordonnateur national du FDR, Modou Diagne Fada, ainsi que l’ancien ministre Birame Faye.

À l’issue des travaux, les jeunes du FDR ont lancé un appel solennel à la mobilisation citoyenne. La déclaration a été lue par Michel Dessindji Sylva, coordonnateur national de la Jeunesse du FDR, et Mme Yama Ndiaye, deuxième adjointe nationale.

Les responsables ont exprimé leurs inquiétudes face à ce qu’ils considèrent comme une « détérioration progressive du climat démocratique », marquée, selon eux, par des atteintes aux libertés publiques et un affaiblissement des contre-pouvoirs institutionnels.

« La jeunesse du FDR réaffirme son attachement indéfectible aux principes de l’État de droit, de la démocratie et du respect des institutions républicaines », a déclaré Michel Dessindji Sylva.

Au cours de la rencontre, plusieurs engagements ont été adoptés. Les jeunes du FDR ont notamment décidé de renforcer la mobilisation citoyenne en faveur des valeurs démocratiques, de consolider l’unité d’action de la jeunesse de la coalition et de soutenir une liste unitaire de l’opposition lors des élections locales de 2027.

Ils ont également plaidé pour une plus grande représentation des jeunes dans les instances de décision, tout en mettant l’accent sur le renforcement de la présence numérique afin de favoriser le débat démocratique. La mobilisation des structures régionales ainsi que de la diaspora en perspective de la Grande Rentrée Politique Nationale prévue le 27 juin 2026 figure également parmi les priorités annoncées.

Dans leur déclaration, les responsables de la Jeunesse du FDR ont appelé l’ensemble des jeunes Sénégalais, les forces vives de la Nation et les organisations de la société civile à demeurer vigilants et engagés dans la préservation des acquis démocratiques du Sénégal.

Ils ont enfin réaffirmé leur détermination à poursuivre leur engagement politique dans le respect des lois de la République, du dialogue et des valeurs de paix.

Kaolack : la Cellule N°1 de Koundam renforce la solidarité sanitaire avec un important don de médicaments

Dans le cadre de ses actions sociales en faveur des populations, la Cellule N°1 de Koundam, affiliée au mouvement Patriotes du Sénégal, a procédé ce samedi 13 juin 2026 à une importante remise de médicaments au poste de santé de Koundam.

Cette initiative vise à contribuer à l’amélioration de la prise en charge sanitaire des habitants de la localité tout en soutenant les efforts du personnel médical, régulièrement confronté à des besoins en produits pharmaceutiques essentiels.

Lors de la cérémonie, le responsable de la Cellule N°1 de Koundam, Sidy Fall, a souligné que cette action s’inscrit dans une dynamique de solidarité et d’engagement citoyen au service des populations.

« Agir pour la santé, c’est servir la population. Nous avons estimé qu’il était de notre devoir d’accompagner le poste de santé afin de faciliter l’accès des habitants aux soins », a-t-il déclaré.

S’exprimant au nom du donateur Lamine Diallo, membre de la Cellule N°1 de Koundam, M. Fall a précisé que ce don a pour objectif de permettre aux populations, en particulier les couches les plus vulnérables, de bénéficier d’un meilleur accès aux médicaments essentiels et à des soins de qualité.

Au-delà de l’appui immédiat apporté aux patients, cette contribution participe également au renforcement des capacités du poste de santé et à l’amélioration des services offerts aux usagers. Le responsable de la cellule a par ailleurs insisté sur la nécessité d’une gestion transparente, rigoureuse et inclusive des médicaments remis, afin que ceux-ci profitent effectivement aux personnes qui en ont le plus besoin.

Au nom des bénéficiaires, Dieynaba Makalou, responsable des femmes de Pastef à Koundam, a salué une initiative qu’elle considère comme une réponse concrète aux préoccupations sanitaires des populations de la localité.

De leur côté, les responsables du poste de santé ont exprimé leur profonde gratitude à l’endroit des donateurs et des membres de la Cellule N°1 de Koundam. Ils ont souligné que ce geste de haute portée sociale contribuera à renforcer les capacités de la structure sanitaire et à soulager de nombreuses familles.

À travers cette action, la Cellule N°1 de Koundam réaffirme son engagement en faveur du bien-être des populations et fait de la solidarité communautaire un levier essentiel du développement social et sanitaire de la localité.

Kaolack : Ndèye Fatou Mbodji lance un réseau pour faire des femmes et des jeunes les moteurs du développement

Un nouvel élan en faveur de l’emploi et de l’entrepreneuriat a été donné à Kaolack avec le lancement officiel du Réseau des Femmes et des Jeunes pour le Développement, une initiative portée par Ndèye Fatou Mbodji, administratrice du Fonds de Garantie des Investissements Prioritaires (FONGIP).

Cette nouvelle structure ambitionne de promouvoir l’autonomisation économique des femmes et des jeunes à travers le Sénégal en leur offrant un cadre d’accompagnement, de formation et d’accès aux opportunités de financement. L’initiative s’inscrit dans la dynamique des missions du FONGIP, qui œuvre pour faciliter l’accès au crédit et accompagner les porteurs de projets ainsi que les petites et moyennes entreprises.

Lors de la cérémonie de lancement, Ndèye Fatou Mbodji a expliqué que ce réseau se veut un véritable outil de mobilisation et d’action au service du développement local et national. Selon elle, la lutte contre le chômage des jeunes et des femmes figure parmi les priorités de cette plateforme, qui entend encourager l’entrepreneuriat et soutenir la création d’activités génératrices de revenus.

« Nous voulons offrir aux femmes et aux jeunes les moyens de concrétiser leurs projets et de participer pleinement au développement économique du pays », a-t-elle déclaré devant les participants.

Au-delà de la promotion de l’entrepreneuriat, le Réseau des Femmes et des Jeunes pour le Développement vise également à favoriser la création d’emplois durables, à renforcer les capacités des bénéficiaires et à encourager l’émergence d’une nouvelle génération d’entrepreneurs capables de contribuer activement à la croissance économique du Sénégal.

Les participants ont salué cette initiative, qu’ils considèrent comme une réponse concrète aux défis de l’emploi et de l’insertion économique. Dans un contexte marqué par la nécessité de créer davantage d’opportunités pour les jeunes et les femmes, ils estiment que ce réseau pourrait jouer un rôle déterminant dans la promotion d’un développement inclusif et durable.

À travers cette nouvelle plateforme, Ndèye Fatou Mbodji réaffirme son engagement en faveur d’un développement fondé sur l’entrepreneuriat, l’accès au financement et la création d’opportunités pour les couches les plus dynamiques de la population sénégalaise. Cette initiative pourrait ainsi contribuer à renforcer l’inclusion économique et à stimuler le développement local dans plusieurs régions du pays.

Autoroute Thiadiaye–Kaolack : Dethié Fall met la pression pour une ouverture avant le Gamou

À quelques semaines du Gamou, l’État du Sénégal intensifie le suivi des grands chantiers routiers destinés à faciliter les déplacements des populations. Dans cette dynamique, le ministre des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens, Dethié Fall, s’est rendu ce samedi sur le chantier de l’autoroute Thiadiaye–Kaolack afin d’évaluer l’état d’avancement des travaux et de s’assurer du respect des délais fixés.

Cette visite de terrain intervient dans un contexte marqué par la préparation du Gamou, l’un des plus importants rassemblements religieux du pays, qui occasionne chaque année d’importants flux de voyageurs vers les différentes cités religieuses. Face à cet enjeu, le ministre a affiché une exigence claire : permettre une réception provisoire de l’infrastructure dès le 25 août prochain afin que les usagers puissent emprunter cet axe stratégique dans des conditions optimales de sécurité et de fluidité.

Au cours de sa tournée, Dethié Fall a inspecté plusieurs sections du chantier et échangé avec les responsables techniques ainsi que les entreprises chargées de l’exécution des travaux. Il a insisté sur la nécessité d’accélérer le rythme des opérations afin de respecter le calendrier établi. Le ministre a rappelé que la réception définitive de l’autoroute demeure fixée au 30 septembre, une échéance qu’il considère comme essentielle pour renforcer le maillage routier national et améliorer la mobilité entre les régions.

Accompagné du Directeur général de l’Ageroute Sénégal, le ministre a procédé à une évaluation détaillée de l’évolution du projet. Les discussions ont notamment porté sur les contraintes techniques rencontrées, les mesures correctives envisagées ainsi que les dispositions à prendre pour garantir une livraison conforme aux standards de qualité requis.

Sur le chemin du retour, la délégation ministérielle a également effectué une halte sur le chantier de la route Sandiara–Ndiaganiao. Cette visite a permis de constater l’état d’avancement des travaux et de vérifier le respect des engagements pris par les entreprises en charge de la réalisation de cette infrastructure. Les autorités ont souligné l’importance de cet axe routier pour le désenclavement de plusieurs localités, l’amélioration des conditions de circulation et le développement des activités économiques dans cette partie du pays.

Trafic de drogue à Keur Massar : Ndiap Zo et deux lutteurs passent aux aveux, l’enquête s’élargit

L’enquête menée par la Brigade de Recherches de la compagnie de gendarmerie de Keur Massar dans une affaire présumée de trafic de stupéfiants continue de révéler de nouveaux éléments. Cinq personnes, parmi lesquelles figurent le danseur Ndiap Zo ainsi que les lutteurs Liss Ndiago et Déranger, devraient être déférées devant le procureur de la République près le tribunal de Pikine-Guédiawaye, Saliou Dicko, dès lundi prochain, sauf changement de dernière minute dans la procédure.

Cette opération fait suite à l’exploitation d’un renseignement signalant l’existence d’un réseau actif dans la distribution et la consommation de plusieurs substances illicites, notamment la cocaïne, le kush, la méthamphétamine (MD) et le haschich. Les investigations menées par les gendarmes ont conduit à l’interpellation de cinq suspects, considérés comme les premiers maillons d’un dossier qui pourrait prendre une ampleur beaucoup plus importante.

Selon des sources proches de l’enquête, les personnes arrêtées ont été longuement entendues dans le cadre des auditions sur procès-verbal. Au cours de ces interrogatoires, le danseur Ndiap Zo, connu pour son appartenance à l’entourage artistique de Wally Seck, aurait reconnu consommer de la drogue. Toutefois, il aurait fermement rejeté toute implication dans des activités de trafic ou de revente de produits stupéfiants.

Le lutteur Liss Ndiago aurait adopté la même ligne de défense. Face aux enquêteurs, il aurait admis être consommateur de drogue tout en niant exercer le rôle de fournisseur ou de revendeur. D’autres mis en cause auraient également soutenu cette version des faits, se présentant comme de simples consommateurs.

Au cœur du dossier figure un homme identifié sous le nom de Siraba Diagne, alias « Siteu ». Les enquêteurs le soupçonnent d’être l’un des principaux pourvoyeurs du réseau démantelé. D’après les éléments recueillis, il aurait assuré l’approvisionnement en différentes drogues destinées à la consommation et à la distribution. Son profil attire particulièrement l’attention des enquêteurs, puisqu’il aurait récemment retrouvé la liberté à la faveur d’une grâce présidentielle après un séjour en prison.

Pour les gendarmes, les arrestations effectuées ne constitueraient qu’une première étape. Les investigations se poursuivent activement afin d’identifier les véritables têtes du réseau, les fournisseurs de plus haut niveau ainsi que les éventuels complices impliqués dans les circuits d’approvisionnement et de distribution. Plusieurs pistes sont actuellement exploitées et de nouvelles interpellations ne sont pas exclues dans les prochains jours.

Coupe du monde 2026 : les Lions du Sénégal lancent leur préparation dans le New Jersey

Les Lions du Sénégal sont désormais pleinement entrés dans l’ambiance de la Coupe du monde 2026. Arrivée aux États-Unis pour prendre part à la plus prestigieuse compétition du football mondial, la sélection nationale a effectué sa première séance d’entraînement à New Brunswick, dans l’État du New Jersey, qui servira de camp de base à l’équipe durant la phase de groupes.

Quelques heures après leur installation, les hommes du sélectionneur Pape Thiaw ont retrouvé les terrains d’entraînement afin de peaufiner les derniers réglages avant leur entrée en lice. Dans une atmosphère studieuse et empreinte de sérénité, les internationaux sénégalais ont participé à une séance axée sur la remise en jambes et la préparation tactique. Les images publiées par la Fédération sénégalaise de football témoignent d’un groupe concentré, déterminé et conscient des défis qui l’attendent dans cette compétition mondiale.

Le Sénégal évoluera dans le groupe I, considéré comme l’un des plus relevés du tournoi. Les Lions devront en effet croiser le fer avec la France, vice-championne du monde en titre et l’une des favorites à la conquête du trophée. La Norvège, portée par une génération talentueuse, ainsi que l’Irak, qui nourrit également de grandes ambitions, complètent cette poule particulièrement compétitive.

Le premier rendez-vous des Lions est fixé au 16 juin avec un choc très attendu face à la France. Cette affiche de prestige se disputera au stade de New York à partir de 19 heures GMT et constituera un premier test majeur pour les protégés de Pape Thiaw. Une semaine plus tard, le 23 juin, le Sénégal affrontera la Norvège au stade MetLife du New Jersey dans une rencontre programmée à minuit GMT.

Pour leur troisième et dernier match de groupe, les Lions se rendront au Canada où ils défieront l’Irak le 26 juin au stade de Toronto à partir de 19 heures GMT. Une rencontre qui pourrait s’avérer décisive dans la course à la qualification pour les huitièmes de finale.

Cette édition 2026 de la Coupe du monde revêt un caractère historique puisqu’elle est organisée conjointement par trois pays : les États-Unis, le Mexique et le Canada. Du 11 juin au 19 juillet, les meilleures nations du football mondial tenteront de décrocher le titre suprême au terme d’un tournoi inédit par son ampleur et son organisation.

Maison des Nations unies à Diamniadio : un accord stratégique aux importantes retombées financières pour le Sénégal

Le Sénégal et le Système des Nations unies ont franchi une nouvelle étape dans leur coopération avec la signature, le 12 juin 2026 à Dakar, de l’accord officialisant la mise à disposition de la Maison des Nations unies (MONUD) à Diamniadio. Présenté comme un partenariat historique, cet engagement devrait générer des bénéfices financiers substantiels pour l’État sénégalais tout en renforçant le positionnement diplomatique du pays sur la scène internationale.

La cérémonie de signature a réuni le ministre de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Cheikh Niang, et la coordonnatrice résidente du Système des Nations unies au Sénégal, Aminata Maïga. L’événement s’est déroulé en présence de la vice-secrétaire générale des Nations unies, Amina Mohammed, soulignant ainsi l’importance accordée à ce projet par les deux parties.

Intervenant à la suite de la signature, le Directeur général de la Société de gestion et d’exploitation du patrimoine immobilier de l’État (SOGEPA), Élimane Pouye, a mis en avant le rôle déterminant joué par son institution dans les négociations. Selon lui, les discussions ont permis de rééquilibrer les termes initiaux du projet afin de mieux préserver les intérêts du Sénégal, tout en maintenant un cadre attractif pour les agences et institutions onusiennes appelées à s’installer à Diamniadio.

D’après le responsable de la SOGEPA, l’accord obtenu constitue un compromis avantageux pour l’État. Parmi les principales avancées figure la réduction significative de la durée d’occupation du bâtiment. Initialement prévue pour 99 ans, celle-ci a finalement été ramenée à 25 ans. Cette modification est considérée comme une garantie importante pour la préservation du patrimoine immobilier national.

Autre point majeur de l’accord : l’État du Sénégal conserve la propriété et l’usage de trois des six ailes que compte l’édifice. Ces espaces pourront être exploités pour les besoins des administrations publiques ou faire l’objet de locations, avec à la clé des revenus estimés à plus de 500 millions de francs CFA par an. Cette disposition pourrait également permettre à l’État de réduire sensiblement les dépenses liées à la location de bureaux pour certains de ses services.

Sur le plan financier, les bénéfices annoncés sont tout aussi importants. Le Système des Nations unies s’est engagé à verser une contribution annuelle de 500 000 dollars américains. À cela s’ajoute la prise en charge de l’entretien courant et de la maintenance des espaces occupés par les agences onusiennes. Une charge qui, selon les estimations de la SOGEPA, aurait représenté près d’un milliard de francs CFA pour l’État sénégalais.

L’accord devrait également permettre de réduire les coûts liés à l’hébergement des différentes entités des Nations unies. Jusqu’à présent, ces structures occupaient plusieurs bâtiments dont les frais locatifs étaient supportés par l’État à hauteur d’environ 1,2 milliard de francs CFA. La centralisation de ces services au sein de la Maison des Nations unies contribuera ainsi à alléger considérablement cette dépense.

Les économies pourraient être encore plus importantes grâce au redéploiement progressif des administrations sénégalaises actuellement installées dans des locaux loués. Les espaces libérés par les organismes onusiens pourront accueillir certains services publics, ce qui permettrait de réduire d’environ un milliard de francs CFA supplémentaire les charges locatives de l’État.

Au-delà des chiffres, les autorités mettent en avant les retombées stratégiques de ce projet pour Diamniadio. L’installation d’une plateforme regroupant les principales agences des Nations unies devrait renforcer le statut de la ville nouvelle comme pôle administratif, économique et diplomatique de premier plan. Pour les responsables sénégalais, cette présence internationale constitue un levier supplémentaire pour attirer investisseurs, partenaires techniques et institutions internationales.

Djiddah Thiaroye Kao : le Conseil municipal dénonce l’arrestation du maire Mamadou Gueye

Djiddah Thiaroye Kao, 12 juin 2026 – Une vive émotion a marqué la session extraordinaire du Conseil municipal de Djiddah Thiaroye Kao, tenue ce jeudi dans la salle de délibération de la commune. Au cœur des échanges figurait une déclaration solennelle relative à l’arrestation du maire Mamadou Gueye, lue par Adji Codé Ka, conseillère municipale et présidente de la Commission de l’environnement et du cadre de vie.

Dans un texte au ton ferme, le Conseil municipal a exprimé son soutien total au maire, dont l’interpellation est jugée « préoccupante et attentatoire aux principes démocratiques ». Les élus ont rappelé l’engagement constant de Mamadou Gueye en faveur de la justice sociale, de la transparence dans la gestion publique et du développement équitable de la commune. Ils ont également mis en avant son bilan, qu’ils estiment marqué par plusieurs réalisations concrètes au profit des populations locales.

Le Conseil municipal a, par ailleurs, dénoncé toute tentative d’instrumentalisation de la justice à des fins politiques. Les conseillers ont réaffirmé leur attachement aux principes de l’État de droit, notamment le respect de la présomption d’innocence et des droits de la défense. Ils ont exigé que toute la lumière soit faite sur cette affaire dans le strict respect des procédures judiciaires et ont appelé à la libération du maire dans les meilleurs délais.

Lors de son intervention, Adji Codé Ka a également invité les populations à demeurer mobilisées, vigilantes et solidaires, tout en préservant la paix sociale et la cohésion au sein de la commune. Elle a assuré que le Conseil municipal restait déterminé à poursuivre les actions de développement engagées au bénéfice des habitants.

À la suite de cette déclaration, le conseiller municipal Mamadou Mbaye a pris la parole pour souligner le rôle central joué par le maire dans l’organisation des examens scolaires, notamment le BFEM et le CFEE. Selon lui, cette arrestation, qu’il qualifie d’injuste, pourrait avoir des répercussions sur le bon déroulement de ces importantes échéances académiques.

Cette mobilisation du Conseil municipal traduit l’inquiétude et l’indignation d’une partie des habitants de Djiddah Thiaroye Kao, qui considèrent Mamadou Gueye comme un acteur majeur du développement local et un défenseur des intérêts de la communauté.

Linguère : six nouveaux suspects arrêtés dans l’enquête sur un présumé réseau homosexuel, plus de vingt personnes encore recherchées

L’enquête menée par les autorités judiciaires et policières dans l’affaire dite du présumé réseau homosexuel de Linguère connaît un nouveau développement. Dans le cadre de l’exécution d’une délégation judiciaire délivrée par le juge d’instruction de Louga, les éléments du commissariat urbain de Linguère, appuyés par la Division spéciale de cybersécurité, ont procédé jeudi à Dakar à l’interpellation de six nouveaux suspects présentés comme des proches de l’homme politique Ndiaga Seck, actuellement placé sous mandat de dépôt à la prison de Louga.

Selon des informations recueillies auprès de sources proches du dossier, les personnes arrêtées sont issues de différents milieux socioprofessionnels. Il s’agit notamment d’un médecin, de trois banquiers, d’un tailleur ainsi que d’un autre professionnel du secteur privé. Après leur arrestation à Dakar par les enquêteurs de la Division spéciale de cybersécurité, ils ont été transférés sous escorte au commissariat urbain de Linguère pour les besoins de l’enquête.

Les investigations se sont intensifiées à la suite de l’exploitation du téléphone portable de Ndiaga Seck, saisi dans le cadre de la procédure judiciaire en cours. Les enquêteurs affirment que l’analyse approfondie du contenu de l’appareil a permis d’identifier plusieurs interlocuteurs réguliers du responsable politique. Quatre des six personnes interpellées auraient ainsi été repérées grâce aux données extraites du téléphone, tandis que les deux autres auraient été directement citées au cours des auditions.

Les recherches ont également porté sur les échanges effectués via l’application WhatsApp. D’après les sources consultées, les policiers auraient découvert des conversations considérées comme compromettantes et susceptibles de constituer des éléments à charge dans le cadre de la procédure. Ces découvertes auraient conduit les enquêteurs à retenir contre les suspects des indices jugés suffisamment sérieux pour justifier leur placement en garde à vue.

Par ailleurs, les six personnes arrêtées ont été soumises à des examens médicaux et à des tests sérologiques. Selon les résultats obtenus vendredi à Linguère, quatre d’entre elles seraient porteuses du VIH/Sida. Cette information figure désormais parmi les éléments consignés dans le dossier d’enquête, même si les autorités n’ont pas établi de lien direct entre cet état de santé et les faits visés par la procédure judiciaire.

L’enquête est loin d’être terminée. Les services de police poursuivent l’exploitation des données numériques recueillies et multiplient les vérifications. Plus d’une vingtaine de personnes supplémentaires figureraient actuellement dans le viseur des enquêteurs. Plusieurs interpellations pourraient ainsi intervenir dans les prochains jours à mesure que les investigations progressent.

À ce stade, le nombre total de personnes arrêtées dans cette affaire s’élève à trente-deux. Vingt-six suspects, dont Ndiaga Seck, ont déjà été inculpés et placés sous mandat de dépôt avant leur transfert à la prison de Louga. Les six nouvelles personnes interpellées devraient être présentées aux autorités judiciaires compétentes à l’issue de leur garde à vue afin que leur situation soit examinée.

Trafic de drogue à Dakar : le danseur Ndiap Zo, le lutteur Liss Ndiago et trois autres suspects arrêtés par la gendarmerie

Un important réseau présumé de trafic de stupéfiants a été démantelé par la Brigade de recherches de la compagnie de gendarmerie de Keur Massar. Cinq individus, parmi lesquels figurent le célèbre danseur Ndiap Zo, connu pour sa proximité avec l’artiste Wally Seck, ainsi que le lutteur Liss Ndiago, ont été interpellés lors d’une opération menée le vendredi 12 juin 2026.

Dans un communiqué signé par le colonel Ibrahima Ndiaye, la Gendarmerie nationale a apporté des précisions sur cette affaire qui suscite une vive attention. Selon les informations communiquées, l’enquête a été déclenchée à la suite de l’exploitation d’un renseignement faisant état de l’existence d’un vaste réseau impliqué dans le trafic de plusieurs types de drogues, notamment la cocaïne, le kush, la méthamphétamine ainsi que le haschich.

Les investigations ont d’abord conduit à l’arrestation d’un célèbre danseur soupçonné d’être impliqué dans ce réseau. Les éléments recueillis lors de cette première interpellation ont permis aux enquêteurs d’identifier celui qui serait son principal fournisseur. Les recherches se sont alors intensifiées pour remonter la filière et identifier les différents acteurs du trafic.

Les gendarmes ont finalement localisé le présumé trafiquant dans un appartement meublé situé dans la zone de Ngor-Yoff. L’opération, menée aux environs de 13 heures, a permis de découvrir que le suspect se trouvait en compagnie de plusieurs membres de son réseau. Parmi eux figurait notamment un lutteur connu du grand public, identifié comme étant Liss Ndiago.

Face à cette situation, les éléments de la Brigade de recherches ont procédé à une intervention rapide qui s’est soldée par l’interpellation simultanée des cinq suspects présents sur les lieux. Les perquisitions effectuées dans l’appartement ont permis la saisie de diverses substances prohibées ainsi que de matériels utilisés pour leur consommation par inhalation.

Les personnes arrêtées sont poursuivies pour association de malfaiteurs, usage de stupéfiants, offre et cession de drogues. La Gendarmerie nationale indique que les investigations se poursuivent afin de déterminer l’étendue exacte du réseau, d’identifier d’éventuels complices et de remonter les circuits d’approvisionnement.

Trésor public : le SUTT dépose un préavis de grève après un nouveau report de son audience avec le ministre

La crise sociale couve au sein de l’administration financière sénégalaise. Le Syndicat Unique des Travailleurs du Trésor (SUTT) a annoncé, ce vendredi 12 juin 2026, le déclenchement de son plan d’actions après le report de dernière minute d’une audience prévue avec le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan. Une décision que l’organisation syndicale considère comme un manque de considération à l’égard des agents du Trésor.

Dans un communiqué rendu public à Dakar, le syndicat indique que cette rencontre devait se tenir ce vendredi à 11 heures. Elle était présentée comme une étape importante dans la recherche de solutions aux revendications portées par les travailleurs du Trésor et à la crise qui affecte actuellement plusieurs services relevant du ministère.

Selon le SUTT, les représentants des agents étaient mobilisés pour cette audience lorsqu’ils ont été informés de son report à la dernière minute. Le syndicat dénonce une situation d’autant plus préoccupante qu’il s’agit du deuxième rendez-vous manqué avec la tutelle en l’espace de quelques semaines. Une première audience, prévue le 26 mai 2026, avait déjà été reportée.

Face à cette nouvelle déconvenue, l’organisation syndicale estime que les travailleurs du Trésor sont victimes d’un manque de respect et de considération de la part de leur autorité de tutelle. Le syndicat considère que cette attitude compromet les efforts de dialogue social et risque d’aggraver davantage les tensions déjà perceptibles dans l’administration financière.

Dans son communiqué, le SUTT affirme tirer toutes les conséquences de ce nouvel épisode et tient le ministère pour responsable de toute détérioration future du climat social. Il avertit également que les perturbations susceptibles d’affecter la gestion des finances publiques découleraient directement de l’absence de réponses concrètes apportées aux préoccupations des agents.

En réaction, le syndicat a décidé de mettre en œuvre le plan d’actions adopté lors de son assemblée générale extraordinaire du 23 mai 2026. Première étape de cette stratégie de mobilisation : le dépôt officiel d’un préavis de grève dès le lundi 15 juin 2026.

Cette annonce marque un durcissement significatif du bras de fer entre les travailleurs du Trésor et leur ministère de tutelle. Alors que les négociations semblent dans l’impasse, le SUTT appelle l’ensemble des agents à rester mobilisés et à se tenir prêts pour les actions qui seront engagées dans les prochains jours.

Kaolack : une formation en saponification ouvre de nouvelles perspectives à 50 femmes

À Kaolack, l’autonomisation économique des femmes continue de bénéficier de l’engagement d’acteurs locaux soucieux du développement communautaire. C’est dans cette dynamique que Samba Ba, président de l’Association Kaay Liggeye Kaolack et directeur technique du Groupe Exploitant de la Biodiversité, a initié une session de formation en saponification au profit de cinquante femmes issues de différents groupements féminins de la commune.

Organisée durant deux jours dans le quartier Abattoirs, cette formation visait à renforcer les capacités des bénéficiaires dans la fabrication de savon, une activité génératrice de revenus susceptible de contribuer à l’amélioration de leurs conditions de vie.

Selon Samba Ba, les participantes ont été sélectionnées au sein de plusieurs groupements de femmes afin de leur offrir l’opportunité d’acquérir un savoir-faire pouvant déboucher sur une activité économique durable. Pour garantir la qualité de l’apprentissage, une formatrice spécialisée a été recrutée pour les encadrer tout au long de la session.

« J’ai fait appel à une formatrice afin d’aider les femmes à maîtriser les techniques de fabrication du savon. Notre ambition est de leur permettre d’acquérir un métier et de créer leurs propres sources de revenus », a expliqué M. Ba.

Au-delà de la formation, le président de l’Association Kaay Liggeye Kaolack a annoncé un dispositif d’accompagnement destiné à faciliter le démarrage des activités des participantes. Cet appui portera notamment sur la mise à disposition de matières premières, d’équipements de production ainsi que sur un soutien financier.

« Nous comptons les accompagner à travers des mécanismes d’appui en matières premières, en équipements et en financement afin qu’elles puissent lancer leurs activités dans les meilleures conditions », a-t-il ajouté.

Les bénéficiaires ont salué cette initiative, qu’elles considèrent comme une véritable opportunité d’insertion économique. Elles ont exprimé leur gratitude envers les organisateurs et souhaité voir ce type de formation se multiplier au profit des femmes de la région.

À travers cette action, Samba Ba et son association réaffirment leur volonté de promouvoir l’entrepreneuriat féminin et de contribuer à la lutte contre le chômage et la précarité au sein des communautés locales.

UCAD : les étudiants rompent le dialogue et annoncent une reprise de la mobilisation dès le 15 juin

Le Collectif des Amicales de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) a annoncé la reprise de son plan d’action à partir du lundi 15 juin 2026, marquant ainsi une nouvelle étape dans la crise qui oppose les étudiants aux autorités universitaires. Dans un communiqué rendu public, le mouvement estudiantin déclare mettre un terme à toutes les discussions engagées avec le comité du dialogue social et promet de poursuivre la lutte jusqu’à l’obtention de l’ensemble des revendications formulées dans sa plateforme de février 2026.

Selon le Collectif, les différentes parties prenantes au dialogue social avaient convenu, depuis le 9 février dernier, d’une suspension des actions de protestation afin de favoriser une issue concertée à la crise qui secoue l’institution universitaire. Les étudiants estiment toutefois que cette démarche n’a produit aucun résultat concret et dénoncent un manque de volonté des autorités à répondre à leurs préoccupations.

La décision du conseil académique de maintenir la suspension des amicales a visiblement précipité la rupture. Cette instance, composée notamment des doyens de facultés, des directeurs d’écoles et d’instituts ainsi que des professeurs, s’est réunie récemment et a réaffirmé sa position. Une décision que le Collectif considère comme une nouvelle preuve du refus des autorités universitaires de prendre en compte les revendications estudiantines.

Dans son communiqué, le mouvement étudiant dresse un tableau sombre de la situation sur le campus depuis la suspension de ses activités. Il accuse les autorités universitaires de porter atteinte aux droits des étudiants à travers plusieurs mesures jugées injustes. Les étudiants évoquent notamment le gel de certaines notes sur les plateformes numériques, des sanctions infligées à des étudiants pour des erreurs ou omissions administratives, ainsi que des difficultés liées aux procédures de sélection dans certaines facultés, notamment à la Faculté des Sciences et Techniques et à la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques.

Pour le Collectif, ces différentes situations traduisent une dégradation du climat universitaire et compromettent sérieusement l’avenir académique de nombreux étudiants. Le mouvement affirme que la communauté estudiantine a pu constater, au fil des mois, des pratiques qu’il qualifie d’arbitraires et contraires aux principes de justice et d’équité.

Face à ce qu’il considère comme une impasse, le Collectif des Amicales lance un appel à l’ensemble des forces vives de la nation, aux organisations de la société civile ainsi qu’aux acteurs politiques et syndicaux afin qu’ils apportent leur soutien à la cause étudiante. Parmi ses principales exigences figurent la justice pour l’étudiant décédé lors des précédents événements, la protection effective des droits des étudiants et la levée des mesures qu’il juge abusives.

Les étudiants mettent également en garde contre une aggravation de la situation si leurs revendications continuent d’être ignorées. Ils préviennent que la mobilisation pourrait entrer dans une phase plus intense de confrontation avec les autorités universitaires, tout en estimant que les conséquences d’un tel scénario incomberaient entièrement à ces dernières.

Affaire des 37 milliards de l’ASER : Abdou Nguer dénonce l’absence de réalisations et réclame toute la lumière

Lors de la conférence de presse animée ce vendredi par le député Thierno Alassane Sall sur le dossier des 37 milliards de francs CFA destinés à l’électrification rurale, Abdou Nguer a exprimé de sérieuses inquiétudes quant à l’exécution du contrat confié à la société espagnole AEE Power.

Prenant la parole devant les journalistes, il a affirmé que près de deux ans après le décaissement des fonds par l’État du Sénégal au profit de l’entreprise chargée du projet, aucune réalisation concrète n’est visible sur le terrain. Selon lui, les populations concernées par ce vaste programme d’électrification rurale attendent toujours les retombées promises.

« De Mbour à Kédougou, nous n’avons constaté aucun chantier d’électrification réalisé par AEE Power Espagne », a déclaré Abdou Nguer. Une situation qu’il juge préoccupante au regard de l’importance des sommes engagées et des attentes des communautés rurales bénéficiaires.

Le chroniqueur a également soulevé des interrogations sur la logistique du projet. D’après lui, aucun équipement ou matériel destiné à l’exécution des travaux n’a été aperçu au Port autonome de Dakar, principal point d’entrée des marchandises destinées aux grands projets d’infrastructures du pays.

« Personne n’a vu du matériel appartenant à AEE Power Espagne entrer au port pour l’électrification des villages », a-t-il soutenu, estimant que cette absence d’indices visibles renforce les doutes entourant l’utilisation effective des fonds alloués.

Face à ces nombreuses zones d’ombre, Abdou Nguer a appelé les autorités compétentes à faire toute la lumière sur cette affaire. Il a insisté sur la nécessité de situer les responsabilités et d’apporter des réponses claires aux Sénégalais concernant la gestion des 37 milliards de francs CFA mobilisés dans le cadre de ce programme d’électrification rurale.

Signature de l’accord sur la Maison des Nations Unies à Dakar : une nouvelle étape dans le partenariat stratégique entre le Sénégal et l’ONU

Le Sénégal et le Système des Nations Unies ont franchi une étape majeure dans leur coopération avec la signature, ce vendredi 12 juin 2026 à Dakar, de l’accord relatif à la Maison des Nations Unies à Dakar (MONUD). Cet acte officiel consacre l’aboutissement d’un projet de longue haleine et ouvre une nouvelle phase dans les relations entre l’État sénégalais et l’Organisation des Nations Unies.

La cérémonie a revêtu un caractère particulièrement symbolique avec la présence de la Vice-Secrétaire générale des Nations Unies, Amina J. Mohammed. Sa participation témoigne de l’importance stratégique accordée à cette initiative par l’organisation internationale et de la place qu’occupe le Sénégal dans le dispositif de coopération onusienne en Afrique.

L’accord a été signé par le ministre de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, Cheikh Niang, et la Coordonnatrice résidente des Nations Unies au Sénégal, Aminata Maiga. Cette signature vient concrétiser plusieurs années de discussions et de démarches administratives visant à doter les agences du système onusien d’un espace commun et intégré.

Selon les autorités sénégalaises, la finalisation de ce dossier a bénéficié de l’implication directe du président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye. Son engagement personnel aurait permis de lever les derniers obstacles qui retardaient la concrétisation du projet, longtemps considéré comme une priorité dans le cadre du renforcement des relations entre le Sénégal et les Nations Unies.

La future Maison des Nations Unies à Dakar a pour vocation de regrouper dans un même complexe les différentes agences, fonds et programmes des Nations Unies opérant au Sénégal. Cette mutualisation des moyens devrait favoriser une meilleure coordination des actions, renforcer l’efficacité des interventions sur le terrain et améliorer la cohérence des programmes mis en œuvre au profit des populations.

Au-delà de son aspect fonctionnel, la MONUD constitue également un symbole fort du partenariat entre le Sénégal et l’ONU. Le projet reflète la confiance mutuelle qui caractérise les relations entre les deux parties et confirme le positionnement de Dakar comme un centre régional de premier plan pour la coopération internationale, la diplomatie multilatérale et les initiatives de développement en Afrique de l’Ouest.

Dans un contexte marqué par de nombreux défis économiques, sociaux et environnementaux, les autorités sénégalaises estiment que cette nouvelle infrastructure contribuera à renforcer l’accompagnement des Nations Unies dans la mise en œuvre des politiques publiques et des Objectifs de développement durable.

Ouest-Foire : le danseur Ndiap Zo et le lutteur Liss Ndiago arrêtés dans une affaire présumée de drogue

L’enquête se poursuit après le coup de filet mené par la Brigade de recherches (BR) de la compagnie de Keur Massar dans un appartement situé à Ouest-Foire. De nouvelles informations révèlent que le célèbre danseur Ndiap Zo, connu pour son appartenance à l’entourage artistique de Wally Seck, n’était pas le seul individu interpellé lors de cette opération.

Selon des informations obtenues de sources proches du dossier, le lutteur Liss Ndiago figure également parmi les personnes arrêtées au cours de cette descente effectuée par les éléments de la BR de Keur Massar. Au total, quatre à cinq suspects auraient été appréhendés sur les lieux, parmi lesquels les deux célébrités.

Les personnes interpellées sont actuellement placées en garde à vue dans les locaux de la compagnie de gendarmerie de Keur Massar. Elles pourraient faire l’objet de poursuites pour association de malfaiteurs, détention et usage de stupéfiants, sous réserve des conclusions de l’enquête en cours.

D’après les premiers éléments recueillis, les suspects auraient été surpris en pleine consommation de substances illicites, notamment de l’ecstasy et de la cocaïne, au moment de l’intervention des gendarmes. L’opération aurait été déclenchée à la suite de l’exploitation d’un renseignement jugé fiable par les enquêteurs.

Cette affaire suscite déjà un vif intérêt en raison de l’implication présumée de personnalités connues du monde de la lutte et du spectacle. Les investigations se poursuivent afin de déterminer les circonstances exactes des faits et les éventuelles responsabilités de chacun des mis en cause.

Médina Baye : les 72 heures de récital du Saint Coran s’achèvent avec près de 78 000 lectures et des prières pour la paix au Sénégal

Les 72 heures de récital du Saint Coran de la cité religieuse de Médina Baye ont pris fin ce vendredi 12 juin 2026, après la prière de Tisbar, marquant l’aboutissement de trois journées de dévotion, de recueillement et de prières consacrées à la lecture du Livre saint.

Selon les organisateurs, un total de 77 926 lectures du Saint Coran a été enregistré durant l’événement. Cette mobilisation exceptionnelle a réuni les fils et petits-fils de Baye Niass, les moukhadams ainsi que de nombreux disciples venus accomplir cet acte spirituel dans un esprit de foi et de communion.

La cérémonie de clôture a été marquée par l’intervention du Khalife de Médina Baye, Cheikh Mahi Ibrahima Niass. Fidèle à la tradition de la cité religieuse, il a formulé des prières en faveur du Sénégal, appelant à la préservation de la paix, de la stabilité et de la cohésion sociale.

« Je prie pour la paix et la prospérité au Sénégal, à l’union parce que l’union fait la force », a déclaré le guide religieux devant les fidèles rassemblés pour l’occasion.

Au-delà des frontières sénégalaises, le Khalife a également évoqué les liens historiques et fraternels qui unissent le Sénégal à plusieurs pays africains, notamment l’Algérie, soulignant l’importance du renforcement des relations de solidarité entre les peuples du continent.

Cet événement religieux s’inscrit dans une tradition profondément ancrée dans l’histoire de Médina Baye. Les journées de récital du Saint Coran ont été initiées par El Hadji Abdoulaye Niass, avant d’être perpétuées à partir de 1952 par son fils, Baye Niass, fondateur de la Fayda Tidianiya. Depuis lors, cette manifestation spirituelle constitue un rendez-vous majeur de la communauté, rassemblant chaque année des milliers de fidèles autour de la lecture du Coran et des prières pour la paix, la prospérité et le vivre-ensemble.

Affaire AEE Power EPC–ASER : Thierno Alassane Sall brandit des documents judiciaires espagnols et relance le dossier des 37 milliards FCFA

Le député Thierno Alassane Sall a tenu une conférence de presse ce vendredi pour faire le point sur les démarches judiciaires engagées en Espagne dans le cadre de l’affaire AEE Power EPC–ASER. À cette occasion, le président de la République des Valeurs a révélé avoir reçu des documents transmis par la justice espagnole, qu’il considère comme particulièrement accablants concernant le sort d’un montant de 37 milliards de francs CFA au cœur du dossier.

Face à la presse, l’ancien ministre a expliqué que son parti avait pris le temps de réunir des éléments avant de porter l’affaire devant les juridictions espagnoles. Selon lui, la plainte a été officiellement déposée le 23 janvier 2025. Il a souligné la rapidité avec laquelle les autorités judiciaires espagnoles ont réagi, estimant que leur démarche contraste avec celle observée au Sénégal.

« Nous avons pris trois mois avant de saisir les juridictions espagnoles. Un mois plus tard, en février 2025, la justice espagnole a déclaré notre plainte recevable et nous a informés qu’elle allait saisir la banque Santander ainsi qu’AEE Power EPC afin de déterminer où sont passés les 37 milliards de francs CFA », a déclaré le député.

Thierno Alassane Sall a insisté sur le fait que les magistrats espagnols ont engagé leurs investigations alors même qu’ils disposaient, selon lui, de moins d’éléments que les autorités sénégalaises. « La justice espagnole avait beaucoup moins d’informations que la justice et l’État du Sénégal, mais elle a immédiatement considéré la plainte comme recevable et a commencé à agir », a-t-il soutenu.

Le parlementaire a indiqué que les autorités judiciaires espagnoles ont officiellement sollicité des explications auprès de l’entreprise AEE Power EPC ainsi que de la banque Santander. D’après ses explications, l’entreprise concernée n’aurait toujours pas répondu aux demandes formulées et aurait été mise en demeure par la justice espagnole. En revanche, la banque Santander aurait transmis plusieurs documents aux magistrats chargés du dossier.

Ces documents, a précisé Thierno Alassane Sall, lui ont ensuite été communiqués dans le cadre de la procédure. À ses yeux, les éléments reçus permettraient de mieux retracer les mouvements financiers liés à l’affaire et mettraient en évidence le fait qu’une part importante des fonds concernés n’aurait jamais été transférée vers le Sénégal.

Le leader de la République des Valeurs estime par ailleurs que ces mêmes documents devraient déjà être entre les mains du Pôle judiciaire financier sénégalais. Il a néanmoins annoncé son intention de les transmettre officiellement aux autorités compétentes dès le début de la semaine prochaine afin de contribuer à l’enrichissement du dossier en cours d’instruction.

« Je vais me faire un plaisir de transmettre ces documents pour compléter le dossier », a-t-il affirmé, précisant que cette démarche interviendra dès lundi.

Tout en mettant en avant l’importance des informations obtenues, Thierno Alassane Sall a indiqué qu’il restait soumis aux règles relatives à la protection des données personnelles. Cette contrainte juridique limite, selon lui, la possibilité de rendre publics certains documents ou certaines informations contenues dans les pièces communiquées par la justice espagnole.

Sénégal : l’incroyable parcours de Fallou Gueye, vice-champion d’Afrique qui rêve des JO 2028

Le taekwondo sénégalais tient sa nouvelle pépite. Mouhamadou Fadilou Mbacké Gueye, plus connu sous le nom de Fallou Gueye, a décroché la médaille d’argent aux Championnats d’Afrique de taekwondo 2026 disputés à Bamako. Évoluant dans la catégorie des moins de 58 kg, ce triple champion du Sénégal et étudiant à l’Université numérique Cheikh Hamidou Kane a marqué les esprits par son parcours remarquable.

Un exploit financé exclusivement par sa famille

Derrière cette performance continentale se cache cependant une réalité moins reluisante : l’absence de soutien institutionnel. Le jeune athlète révèle que son parcours vers le haut niveau a été financé entièrement par ses proches.

« Mes voyages en Europe ont été entièrement financés par mes parents et ma tante », confie le vice-champion d’Afrique.

Heureusement, Fallou Gueye peut compter sur un environnement familial entièrement acquis à sa cause. Ses deux parents, anciens champions et ceintures noires de taekwondo, assurent eux-mêmes la gestion et l’accompagnement de sa carrière sportive.

« Une médaille olympique vaut plus qu’une Coupe du monde »

Le taekwondoïste ne cache pas sa frustration face au manque de reconnaissance dont souffrent les disciplines autres que le football. Il plaide pour une meilleure répartition des soutiens et des moyens accordés aux sportifs sénégalais.

Dans ce sens, il interpelle également le maire de Yoff afin de bénéficier d’un accompagnement qui lui permettrait de poursuivre sa progression dans les meilleures conditions.

Cap sur les Jeux olympiques de Los Angeles 2028

Cette médaille d’argent continentale relance les ambitions olympiques de Fallou Gueye, qui vise désormais une qualification pour les Jeux olympiques de Los Angeles en 2028.

D’ici là, un calendrier particulièrement chargé l’attend. Le vice-champion d’Afrique participera à l’Open de Moldavie les 4 et 5 juillet prochains, au Grand Prix de Paris du 8 au 11 octobre, puis aux Championnats du monde universitaires prévus en Chine du 11 au 16 octobre 2026.

Autant d’échéances importantes pour celui qui s’impose déjà comme l’un des plus grands espoirs du taekwondo sénégalais.

Aly Saleh

Médina Baye : la famille d’El Hadji Abdoulaye Niass plaide pour la libération de son talibé Pape Malick Ndour

La famille d’El Hadji Abdoulaye Niass a tenu un point de presse ce vendredi 12 juin 2026 à Médina Baye afin de se prononcer sur la situation de son talibé, Pape Malick Ndour, actuellement en détention.

Face aux journalistes, les membres de la famille ont exprimé leur vive préoccupation concernant cette affaire, qu’ils suivent avec une attention particulière depuis son déclenchement. Ils ont profité de cette rencontre avec la presse pour réaffirmer leur attachement au respect des procédures judiciaires, tout en sollicitant une issue favorable pour leur disciple.

Prenant la parole au nom de la famille, un porte-parole a rappelé les liens spirituels et sociaux qui unissent Pape Malick Ndour à la communauté de Médina Baye. Selon lui, le talibé a toujours entretenu des relations empreintes de respect, de loyauté et de dévouement envers ses guides religieux ainsi qu’envers la population.

La famille a également lancé un appel aux autorités compétentes afin que toute la lumière soit faite sur cette affaire, dans le respect des droits de toutes les parties concernées. Elle a invité les fidèles, les proches et les sympathisants à faire preuve de calme et de sérénité en attendant l’évolution de la procédure judiciaire.

Au cours de la rencontre, plusieurs intervenants ont témoigné de leur soutien à Pape Malick Ndour, exprimant l’espoir de le voir recouvrer prochainement la liberté. Ils ont également insisté sur la nécessité de préserver la cohésion sociale et les valeurs de paix et de fraternité prônées par Médina Baye.

La conférence de presse s’est achevée par des prières formulées pour une issue favorable à cette situation, ainsi que pour le renforcement de la concorde et de l’unité au sein de la communauté.

Assemblée nationale : la démission de deux vice-présidents relance les spéculations sur des tensions internes

L’Assemblée nationale du Sénégal est confrontée à une nouvelle secousse politique avec la démission simultanée de deux de ses vice-présidents. Les députés Dr Ismaïla Diallo et Cheikh Thioro Mbacké ont annoncé, ce vendredi, leur retrait des fonctions qu’ils occupaient au sein du Bureau de l’institution parlementaire.

Dans des déclarations rendues publiques, les deux élus ont toutefois tenu à préciser qu’ils demeurent membres de l’Assemblée nationale et qu’ils continuent d’exercer pleinement leur mandat de député. Leur décision ne concerne donc que leurs responsabilités au sein de l’organe dirigeant du Parlement.

Cette double démission intervient dans un contexte politique particulièrement suivi, marqué ces dernières semaines par des débats et des interrogations sur la cohésion de la majorité parlementaire. Même si les deux responsables n’ont pas encore détaillé les raisons de leur départ, leur geste suscite de nombreuses spéculations dans les milieux politiques et parlementaires.

Au-delà de sa portée symbolique, cette décision pourrait avoir des implications sur le fonctionnement interne de l’institution. Le Bureau de l’Assemblée nationale joue en effet un rôle central dans l’organisation des travaux parlementaires. Il est chargé de préparer les sessions, de coordonner certaines activités administratives et de participer à la gestion quotidienne de l’hémicycle aux côtés de son président, Ousmane Sonko.

Le départ de Dr Ismaïla Diallo et de Cheikh Thioro Mbacké ouvre ainsi la voie à une recomposition partielle de cette instance stratégique. Conformément aux dispositions du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, de nouveaux vice-présidents devront être désignés afin de pourvoir les postes vacants et garantir la continuité du fonctionnement de l’institution.

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