Guédiawaye : une baleine à bosse retrouvée morte sur la plage, les autorités privilégient la piste naturelle

Une découverte inhabituelle a marqué la matinée de ce mercredi à Guédiawaye, où une impressionnante baleine à bosse d’environ dix mètres de long a été retrouvée morte sur la plage, en face du tribunal. La présence de ce cétacé, échoué dans un état de décomposition très avancé, a rapidement suscité la curiosité des riverains, mais aussi l’intervention rapide des autorités compétentes.

Selon les premières constatations, l’état de la carcasse n’a pas permis de procéder à des analyses biologiques approfondies. Les spécialistes n’ont toutefois relevé aucune trace apparente de traumatisme externe, ce qui écarte, à ce stade, l’hypothèse d’un choc violent avec un navire ou d’un acte de braconnage. Cette absence d’indices visibles oriente plutôt vers une mort naturelle, possiblement liée à une maladie ou à des causes physiologiques encore indéterminées.

L’opération de gestion de cet échouage a été menée sous la coordination de la Direction des aires marines protégées, en collaboration avec la SONAGED. Compte tenu de l’état de décomposition avancé de l’animal et des risques sanitaires potentiels, il a été décidé de procéder à son enfouissement directement sur place. Cette méthode, couramment utilisée dans ce type de situation, permet de limiter les nuisances olfactives et d’éviter toute propagation de contaminants.

Par mesure de précaution, un périmètre de sécurité a été mis en place autour de la zone afin d’empêcher tout contact avec la carcasse. Les autorités ont insisté sur la nécessité pour les populations riveraines de respecter les consignes, notamment en évitant de s’approcher de l’animal ou de tenter de récupérer des éléments de la dépouille, ce qui pourrait présenter un risque pour la santé.

Les échouages de baleines à bosse restent relativement rares sur les côtes sénégalaises, bien que ces mammifères marins fréquentent régulièrement les eaux de l’Atlantique Est lors de leurs migrations. Ces incidents, souvent spectaculaires, rappellent la fragilité de ces espèces et l’importance du suivi scientifique pour mieux comprendre les causes de leur mortalité.

Guédiawaye : un motocycliste grièvement blessé après une collision avec un bus du BRT

Un grave accident de la circulation s’est produit dans la soirée du mardi à Guédiawaye, impliquant un autobus du Bus Rapid Transit (BRT) et un jeune motocycliste âgé de 28 ans. Le choc, particulièrement violent, est survenu aux alentours de 21 heures, à hauteur de l’arrêt 24, plongeant les témoins dans la stupeur.

Selon les informations rapportées par le quotidien L’Observateur, la victime, mécanicien de profession, circulait à moto au moment des faits. Dans des circonstances encore à élucider avec précision, il se serait engagé sur la voie exclusivement réservée aux bus du BRT alors qu’il tentait de traverser au niveau d’un passage piéton. C’est à cet instant qu’il a été percuté de plein fouet par l’autobus, dont la vitesse et la masse ont aggravé la violence de l’impact.

La collision a immédiatement suscité une vive émotion sur les lieux de l’accident, où plusieurs témoins ont accouru pour porter assistance au blessé. Alertés rapidement, les sapeurs-pompiers sont intervenus pour prendre en charge la victime, qui présentait des blessures sérieuses. Après les premiers secours, le jeune homme a été évacué en urgence vers une structure sanitaire de la place.

Pour l’heure, aucune information officielle n’a été communiquée concernant l’état de santé du motocycliste, laissant planer une vive inquiétude parmi ses proches et les habitants du quartier. Une enquête a été ouverte afin de déterminer les circonstances exactes de l’accident et d’établir les responsabilités.

Traite présumée et réseau de prostitution à Rosso : un gérant d’auberge déféré au parquet

La Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées, relevant de la Direction de la police aux frontières, a déféré au parquet, le 20 avril 2026, un individu poursuivi pour des faits d’une extrême gravité. Les charges retenues contre lui incluent la traite des personnes à des fins d’exploitation sexuelle, le proxénétisme, l’incitation à la débauche, l’association de malfaiteurs ainsi que l’exploitation d’un établissement sans autorisation.

L’affaire trouve son origine dans une opération menée par le Commissariat spécial de Rosso, à la suite de renseignements faisant état d’activités suspectes au sein de l’auberge dénommée « Le Walo », située à Rosso-Sénégal. Sur place, les forces de l’ordre ont interpellé plusieurs femmes, de nationalités sénégalaise et étrangère, soupçonnées de se livrer à la prostitution dans cet établissement. Elles ont été mises à la disposition des enquêteurs de la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants pour les besoins de l’enquête.

Lors de leurs auditions, les femmes ont unanimement reconnu exercer des activités de prostitution au sein de l’auberge. Elles ont expliqué être hébergées par le propriétaire des lieux, qui leur imposait une redevance journalière de 16 000 francs CFA. Ce montant leur donnait accès à une chambre ainsi qu’à la possibilité d’y recevoir des clients, transformant de fait l’établissement en un lieu d’exploitation sexuelle organisé.

Le témoignage de l’une des victimes a particulièrement retenu l’attention des enquêteurs. Originaire du Nigeria, elle a déclaré avoir été recrutée dans son pays par une complice présumée du mis en cause. Selon ses propos, cette dernière l’aurait contrainte à se prostituer en lui imposant le remboursement d’une dette fictive estimée à trois millions de francs CFA, censée couvrir des frais de voyage qui, en réalité, n’auraient jamais existé. Ce mécanisme de dette, souvent utilisé dans les réseaux de traite des êtres humains, constitue un levier de contrainte visant à maintenir les victimes sous emprise.

Confronté à ces accusations, le propriétaire de l’auberge a adopté une ligne de défense nuancée. S’il reconnaît être le gérant de l’établissement et percevoir la somme de 16 000 francs CFA par jour auprès des pensionnaires, il affirme que ces dernières s’y installaient de leur plein gré et qu’il n’exerçait aucune contrainte à leur encontre. Toutefois, il a admis un manquement administratif important, à savoir l’absence d’agrément délivré par le ministère du Tourisme, requis pour l’exploitation légale d’un établissement d’hébergement touristique. Il a néanmoins précisé être titulaire d’une licence de vente de boissons alcoolisées.

Escroquerie mystique à 550 millions FCFA : fin de cavale pour un présumé “faiseur de miracles” à Dakar

Après près de deux années passées dans la clandestinité, Amadou L. Samb, présenté comme un marabout aux pouvoirs supposés extraordinaires, a été arrêté à Sacré-Cœur, à Dakar. Son interpellation met un terme à une longue traque menée par la Brigade de recherches de Saly Portudal dans une affaire d’escroquerie portant sur un montant estimé à 550 millions de FCFA.

L’opération s’est déroulée à l’aube, dans une discrétion totale. Dans ce quartier résidentiel habituellement calme, rien ne laissait présager l’intervention des enquêteurs. Postés aux abords d’une villa, ces derniers attendaient le moment propice, après avoir obtenu des renseignements jugés fiables sur la présence du suspect. L’arrestation s’est finalement déroulée sans incident, marquant ainsi la fin d’une cavale qui aura duré de longs mois.

L’affaire trouve son origine en 2023, lorsque A.L. Diop, un homme d’affaires basé sur la Petite-Côte, entre en contact avec celui qui se présente comme un guide spirituel capable de transformer sa destinée. Le discours est séduisant : promesses de prospérité, réussite financière et expansion rapide des activités. Mais ces perspectives sont conditionnées à la réalisation de rituels mystiques coûteux.

Rapidement, les pratiques se multiplient. Bains mystiques, prescriptions ésotériques et exigences financières de plus en plus élevées s’enchaînent. Le marabout présumé exige notamment l’achat de parfums spirituels importés de Malaisie, dont les prix atteignent jusqu’à 40 millions de FCFA l’unité. Progressivement, la victime se retrouve entraînée dans un engrenage financier incontrôlable.

Entre 2023 et 2024, les conséquences deviennent dramatiques. Les comptes bancaires de l’homme d’affaires sont vidés, ses biens liquidés, une station-service vendue, ainsi que des terrains. Au total, 550 millions de FCFA auraient été transférés au suspect, selon les éléments fournis par la victime.

Face à cette situation, l’entourage de A.L. Diop commence à s’alarmer. Le changement de comportement est notable : isolement, propos incohérents, décisions financières irrationnelles. Ses proches évoquent une perte totale de lucidité et décident d’intervenir pour l’éloigner de cette influence. Une fois repris en charge et progressivement remis, l’homme d’affaires prend conscience de l’ampleur des pertes subies et décide de porter plainte.

Mais au moment du dépôt de plainte, le mis en cause a déjà disparu. Commence alors une enquête minutieuse menée par les éléments de la Brigade de recherches de Saly Portudal. Pendant près de deux ans, les investigations se poursuivent entre recoupements d’informations, auditions et surveillances. La piste reste longtemps incertaine, jusqu’à l’obtention d’un renseignement déterminant conduisant les enquêteurs à Dakar, précisément à Sacré-Cœur.

Interpellé, Amadou L. Samb reconnaît partiellement les faits. Il admet avoir pratiqué des bains mystiques, tout en contestant le montant avancé. Selon lui, il n’aurait perçu que 350 millions de FCFA. Une version rapidement fragilisée par les preuves présentées par la victime, notamment des relevés bancaires et des traces de transactions.

À l’issue de sa garde à vue, le suspect a été déféré au parquet de Mbour, avant son transfert annoncé devant le Pôle judiciaire financier à Dakar. Il est poursuivi pour escroquerie portant sur une somme particulièrement importante.

Affaire « Baye Tama » : 22 suspects déférés au parquet de Louga, une première vague d’arrestations dans un dossier tentaculaire

L’affaire dite « Baye Tama » et Cie connaît un tournant décisif avec le déferrement, ce mercredi, de 22 suspects devant le parquet de Louga, au nord-ouest du Sénégal. Interpellés par le commissariat urbain de Linguère, ces individus sont poursuivis pour une série de faits graves, notamment association de malfaiteurs, harcèlement sexuel, incitation à la débauche, collecte et diffusion de contenus à caractère pornographique, mise en danger de la vie d’autrui, ainsi que transmission volontaire du VIH/Sida.

Ces arrestations font suite à une enquête approfondie ouverte dans la localité de Linguère, où les forces de l’ordre ont progressivement mis au jour un réseau structuré impliquant plusieurs acteurs. Les investigations menées par les enquêteurs ont permis de remonter les ramifications de ce système présumé, conduisant à l’identification de nombreux suspects. Selon les informations rapportées, une quinzaine d’individus seraient toujours en fuite, ce qui laisse présager de nouvelles opérations dans les jours à venir.

Au cœur de cette affaire, les auditions et les aveux recueillis ont joué un rôle déterminant. Ils ont permis aux enquêteurs d’élargir le champ des responsabilités et de citer de nouveaux noms, révélant ainsi l’ampleur du réseau présumé. Les éléments collectés suggèrent un fonctionnement organisé, avec des implications multiples qui pourraient encore alourdir le dossier judiciaire.

Les 22 personnes déférées constituent ainsi la première vague d’interpellations dans cette affaire qui suscite déjà une vive émotion au sein de l’opinion publique. Le parquet de Louga devra désormais statuer sur leur sort, dans un contexte où la gravité des accusations et le nombre de personnes impliquées laissent entrevoir une procédure judiciaire complexe et potentiellement longue.

Affaire « Baye Tama » : 22 suspects déférés au parquet de Louga, une première vague d’arrestations dans un dossier tentaculaire

L’affaire dite « Baye Tama » et Cie connaît un tournant décisif avec le déferrement, ce mercredi, de 22 suspects devant le parquet de Louga, au nord-ouest du Sénégal. Interpellés par le commissariat urbain de Linguère, ces individus sont poursuivis pour une série de faits graves, notamment association de malfaiteurs, harcèlement sexuel, incitation à la débauche, collecte et diffusion de contenus à caractère pornographique, mise en danger de la vie d’autrui, ainsi que transmission volontaire du VIH/Sida.

Ces arrestations font suite à une enquête approfondie ouverte dans la localité de Linguère, où les forces de l’ordre ont progressivement mis au jour un réseau structuré impliquant plusieurs acteurs. Les investigations menées par les enquêteurs ont permis de remonter les ramifications de ce système présumé, conduisant à l’identification de nombreux suspects. Selon les informations rapportées, une quinzaine d’individus seraient toujours en fuite, ce qui laisse présager de nouvelles opérations dans les jours à venir.

Au cœur de cette affaire, les auditions et les aveux recueillis ont joué un rôle déterminant. Ils ont permis aux enquêteurs d’élargir le champ des responsabilités et de citer de nouveaux noms, révélant ainsi l’ampleur du réseau présumé. Les éléments collectés suggèrent un fonctionnement organisé, avec des implications multiples qui pourraient encore alourdir le dossier judiciaire.

Les 22 personnes déférées constituent ainsi la première vague d’interpellations dans cette affaire qui suscite déjà une vive émotion au sein de l’opinion publique. Le parquet de Louga devra désormais statuer sur leur sort, dans un contexte où la gravité des accusations et le nombre de personnes impliquées laissent entrevoir une procédure judiciaire complexe et potentiellement longue.

Kaffrine – Insécurité rurale à Birkelane : Aar Sunu Momel exige des mesures urgentes contre le vol de bétail

Dans le département de Birkelane, région de Kaffrine, la question du vol de bétail refait surface avec acuité, suscitant inquiétude et colère chez les éleveurs et agriculteurs.

Face à cette situation jugée alarmante, la plateforme Aar Sunu Momel est montée au créneau pour interpeller les autorités et exiger des mesures urgentes.

Le président de cette organisation communautaire, Bassirou Ba, a dénoncé la recrudescence des vols de bétail dans plusieurs localités de Birkelane. Selon lui, ces actes criminels portent un coup dur à l’économie pastorale locale, principale source de revenus pour de nombreuses familles.

« Nous faisons face à une insécurité grandissante. Les éleveurs ne dorment plus tranquilles », a-t-il alerté.

Le président a également pointé du doigt l’audace des malfaiteurs ainsi que le manque de surveillance dans certaines zones reculées.

La plateforme Aar Sunu Momel a ainsi appelé les autorités administratives et étatiques à prendre la pleine mesure du phénomène. Elle invite notamment les Forces de défense et de sécurité (FDS) à renforcer leur présence sur le terrain, à travers la multiplication des patrouilles et des postes de contrôle dans les zones les plus exposées.

Au cœur des discussions, la question de la criminalisation du vol de bétail a également été largement débattue.

« Le vol de bétail fragilise gravement les exploitations agricoles en privant les producteurs de leurs moyens de traction, de production et de revenus. Cela entraîne une baisse des rendements et une insécurité alimentaire accrue. Il engendre également des pertes économiques importantes, freine l’investissement rural et alimente un climat d’insécurité qui désorganise toute la chaîne agricole », a ajouté Bassirou Ba.

M. Ba a plaidé pour une application rigoureuse des lois existantes, estimant que des sanctions plus dissuasives pourraient contribuer à freiner ce fléau.

En attendant des réponses concrètes, les éleveurs de Birkelane restent sur le qui-vive, espérant que leurs préoccupations seront entendues. Pour la plateforme Aar Sunu Momel, il y a urgence à agir afin de préserver non seulement les moyens de subsistance des populations, mais aussi la stabilité sociale dans cette partie du pays.

Kaolack : polémique foncière, trois acteurs clés cités dans le dossier

À Kaolack, la controverse enfle autour du morcellement présumé du boulevard de la Liberté, un axe stratégique aujourd’hui au cœur d’un litige foncier qui suscite une vive indignation au sein de la population.

L’affaire, qui remonterait à 2022, implique l’opérateur économique Lahad Babou, cité par le collectif citoyen « Aar Kaolack » comme l’acteur principal d’un lotissement jugé irrégulier. Selon cette plateforme, des portions du boulevard auraient été attribuées ou exploitées en marge des règles d’urbanisme en vigueur, au mépris du caractère public de cet espace.

Révélée par la société civile, cette situation est désormais qualifiée de « scandale foncier » par plusieurs acteurs locaux. Les membres d’Aar Kaolack dénoncent une gestion opaque du domaine public et pointent du doigt un manque de transparence dans les procédures d’attribution des parcelles concernées.

Au-delà de l’opérateur économique, les critiques visent également certaines autorités administratives et municipales. L’ancien gouverneur de Kaolack, Aliou Badara Mbengue, ainsi que la mairie, sont accusés par des riverains d’avoir, directement ou indirectement, facilité l’occupation de cet espace. Des allégations qui, à ce stade, n’ont fait l’objet d’aucune confirmation officielle.

Sur le terrain, la tension reste palpable. Habitants, acteurs communautaires et organisations de la société civile exigent la restitution du boulevard et réclament l’ouverture d’une enquête indépendante afin de situer les responsabilités. Certains n’excluent pas des actions citoyennes si des mesures concrètes ne sont pas prises dans les plus brefs délais.

Cette affaire met en lumière les défis persistants liés à la gouvernance foncière dans la capitale du Saloum, dans un contexte marqué par une forte pression démographique et des enjeux économiques croissants autour des espaces urbains.

En l’absence de communication officielle des autorités compétentes, le dossier du boulevard de la Liberté demeure un sujet sensible, révélateur des attentes des populations en matière de transparence, de justice et de gestion équitable des ressources publiques.

Infrastructures : le Sénégal accélère les chantiers et annonce plusieurs mises en service imminentes

Lors de la conférence de presse du gouvernement tenue ce mardi 21 avril 2026, le ministre des Infrastructures, Déthié Fall, a dressé un tableau détaillé de l’état d’avancement des projets routiers et autoroutiers à travers le pays. Il a mis en avant une dynamique d’exécution soutenue, marquée par l’achèvement de plusieurs chantiers structurants et l’annonce de mises en service prochaines sur des axes jugés stratégiques pour le développement économique et la connectivité territoriale.

Dès l’entame de son intervention, le ministre a indiqué que plusieurs infrastructures sont d’ores et déjà finalisées et attendent uniquement l’agenda du chef de l’État pour leur inauguration officielle. Ces réalisations concernent principalement des routes destinées à améliorer la desserte des zones agricoles et à renforcer les échanges entre les pôles de production. Parmi les axes concernés figurent notamment Dahra – Beuleukhé avec une bretelle vers Yang-Yang, Kahone – Mboss – Gniby, ainsi que Tivaouane – Darou Alpha – Pambal.

Poursuivant son exposé, Déthié Fall a annoncé la livraison imminente d’un chantier long de 72 kilomètres, initialement interrompu en raison du non-respect des délais contractuels. Après reprise des travaux, ce projet devrait être livré le 25 mai, avec une réception provisoire prévue dans la foulée. Sur le réseau autoroutier à péage, les avancées sont également notables. Le tronçon reliant Mbour à Thiadiaye sera ouvert à la circulation dès le 29 avril, sur instruction du président de la République. Quant à l’axe Thiadiaye – Kaolack, sa mise en service est prévue dans une fenêtre comprise entre le 20 mai et le 5 juin.

Le ministre a également évoqué la poursuite du programme autoroutier national, précisant que la phase 2 est désormais bouclée sur le plan technique et financier. Celle-ci prévoit une première tranche de 200 kilomètres pour un coût estimé à 80 milliards de francs CFA. Les axes concernés sont actuellement en attente de validation par les autorités. Ce programme s’inscrit dans une vision plus large d’aménagement du territoire, avec une attention particulière portée au Sénégal oriental, identifié comme un futur pôle stratégique de croissance.

Sur l’ensemble du territoire, plusieurs chantiers routiers affichent des niveaux d’avancement significatifs. La route reliant Keur Momar Sarr à Richard-Toll, longue de 74 kilomètres, présente un taux d’exécution de 35 %. L’axe Kidira – Bakel, dans son premier lot, est réalisé à 94 %, tandis que le tronçon Thionck Essyl – Ziguinchor est entièrement achevé. Par ailleurs, certains projets sont déjà prêts à être lancés, mais restent en attente de démarrage officiel, à l’image des routes Sandiara – Ndiaganiao et Mékhé – Pékesse – Thilmakha.

Dans le domaine de la mobilité urbaine, le ministre a mis en avant le viaduc de Diamniadio, présenté comme une infrastructure majeure destinée à fluidifier la circulation dans cette zone en pleine expansion. Ce projet s’inscrit dans les efforts du gouvernement pour moderniser les réseaux de transport urbains et accompagner l’urbanisation rapide.

Linguère : l’enquête s’élargit, 22 personnes désormais impliquées dans une affaire sensible

À Linguère, à plus de 305 kilomètres au nord-est de Dakar, une affaire judiciaire aux ramifications complexes prend de l’ampleur. Initialement, 18 personnes avaient été interpellées par le commissariat local dans le cadre d’une enquête portant sur des faits présumés d’actes contre nature et de transmission volontaire du VIH/Sida, dans un contexte rappelant une précédente affaire médiatisée.

Selon les révélations du quotidien Libération dans son édition de ce mardi, les investigations ont connu une nouvelle accélération avec l’arrivée sur place d’une équipe de la Division des investigations criminelles. Cette unité spécialisée a été dépêchée afin d’approfondir les recherches et d’explorer les différentes pistes déjà dégagées par les premiers éléments de l’enquête.

Dans le même temps, quatre nouvelles interpellations ont été effectuées, portant à 22 le nombre total de personnes impliquées à ce stade de la procédure. Les individus récemment arrêtés sont âgés de 35 à 57 ans et exercent diverses activités professionnelles, allant du commerce à la sécurité en passant par la réparation et le travail au sein de structures locales.

D’après les informations rapportées, ces nouveaux suspects auraient été cités par certains des premiers mis en cause. Ces derniers les présentent comme des partenaires réguliers et les accusent d’appartenir à des groupes organisés se livrant à des pratiques collectives. Ces déclarations constituent désormais un axe central de l’enquête, que les autorités cherchent à corroborer par des éléments matériels et des auditions approfondies.

L’affaire prend une dimension encore plus préoccupante avec les indications selon lesquelles deux des personnes incriminées auraient été testées positives au VIH/Sida. Cet aspect renforce la gravité des faits présumés, notamment en ce qui concerne les accusations de transmission volontaire de la maladie, une infraction particulièrement sévèrement réprimée par la loi.

Hélicoptère artisanal de Tambacounda : le CORED dénonce de graves manquements éthiques dans le traitement médiatique

Le Conseil pour l’Observation des Règles d’Éthique et de Déontologie dans les médias (CORED) est monté au créneau ce mardi 21 avril 2026 pour dénoncer des dérives dans le traitement d’une information largement relayée par plusieurs médias sénégalais. En cause, un reportage consacré à un hélicoptère artisanal supposément conçu à Tambacounda, qui aurait été présenté à tort comme capable de voler.

Dans son communiqué, l’organe d’autorégulation des médias indique avoir relevé des « problèmes d’éthique et de déontologie » dans la manière dont cette information a été traitée et diffusée. Le CORED pointe notamment une violation des اصول fondamentaux du journalisme, en particulier en matière de vérification et de recoupement des faits, estimant qu’il s’agit d’une entorse grave susceptible de porter atteinte à la crédibilité de la profession.

L’affaire remonte au début du mois d’avril 2026, lorsque Mamadou Sow, un maçon autodidacte vivant à Tambacounda, a été présenté dans plusieurs médias comme l’inventeur d’un hélicoptère capable de s’élever dans les airs. L’information, largement relayée, a suscité curiosité et admiration auprès du public. Toutefois, des vérifications ultérieures ont permis d’établir que l’appareil en question n’avait jamais effectué de vol.

Plus préoccupant encore, les images diffusées pour illustrer cette prétendue prouesse technique ne correspondaient pas à l’engin fabriqué par Mamadou Sow. Il s’agissait en réalité de séquences montrant un hélicoptère ultraléger monoplace de conception hongroise, sans aucun lien avec le prototype artisanal présenté. Cette confusion visuelle, non signalée comme étant une simple illustration, a contribué à induire le public en erreur.

Le CORED insiste sur le fait que l’absence de mention précisant qu’il s’agissait d’images d’illustration constitue un manquement grave aux règles de transparence et de rigueur journalistique. Selon l’institution, cette omission traduit un déficit de professionnalisme et un relâchement dans les standards éditoriaux, notamment dans un contexte où la circulation rapide de l’information impose une vigilance accrue.

Au-delà de ce cas précis, le CORED alerte sur les conséquences plus larges de ce type de dérives. Il estime que la diffusion d’informations non vérifiées ou mal contextualisées contribue à fragiliser la confiance du public envers les médias, déjà mise à rude épreuve par la prolifération des fausses nouvelles.

Dans ce contexte, l’organe appelle les professionnels des médias à faire preuve de davantage de rigueur dans le traitement de l’information. Il les exhorte à respecter scrupuleusement les principes fondamentaux du journalisme, notamment la vérification des sources, le recoupement des faits et la transparence dans l’utilisation des contenus visuels.

Protection de l’enfance au Sénégal : Amnesty International dénonce l’absence de progrès législatif en 2025

Amnesty International Sénégal, en collaboration avec son Bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, a procédé ce mardi 21 avril à Dakar au lancement de son Rapport annuel 2025-2026. Présenté lors d’une conférence de presse conjointe, le document dresse un constat préoccupant sur la situation des droits humains dans le pays, en mettant particulièrement l’accent sur la protection de l’enfance.

Selon les conclusions du rapport, aucune avancée législative notable n’a été enregistrée en 2025 dans ce domaine crucial. L’organisation souligne que les enfants, notamment ceux évoluant dans les écoles coraniques, restent fortement exposés à diverses formes de violences, malgré les alertes répétées des organisations de défense des droits humains.

Le rapport reconnaît toutefois l’existence de concertations engagées entre plusieurs parties prenantes sous l’égide du ministère de l’Éducation nationale. Ces discussions, bien que jugées encourageantes, n’ont pas encore abouti à des réformes concrètes. Amnesty International estime néanmoins qu’elles pourraient ouvrir la voie à l’adoption de mesures législatives et à la mobilisation de ressources financières nécessaires pour améliorer la protection des enfants.

La situation des enfants talibés est particulièrement mise en lumière dans le document. Plusieurs drames survenus en 2025 illustrent la vulnérabilité persistante de ces enfants. En mai, quatre talibés ont perdu la vie à Thienaba Kadior, dans la région de Thiès, après avoir consommé une plante sauvage sans encadrement. Un cinquième enfant avait été gravement malade dans les mêmes circonstances. Une enquête judiciaire avait été annoncée à la suite de ce drame, et le maître coranique concerné a finalement été condamné à une peine de trois mois avec sursis pour mise en danger de la vie d’autrui.

Quelques mois plus tard, en septembre, un autre cas tragique est venu raviver l’indignation. Un enfant talibé âgé de huit ans, Abdou Khadre Seck, est décédé à Ribot Escale après avoir été privé de nourriture et violemment battu par son maître coranique. Ce décès a suscité une vive émotion au sein de l’opinion publique et relancé le débat sur les conditions de vie des enfants dans certaines daaras.

Incendie au Daaka de Médina Gounass : une nuit de frayeur sans pertes humaines

Un incendie d’une rare intensité s’est déclaré dans la nuit du lundi 20 au mardi 21 avril 2026 au Daaka de Médina Gounass, plongeant des milliers de fidèles dans la panique. Le sinistre s’est déclenché aux environs de 00 h 30 dans l’un des secteurs du site religieux, en pleine période de rassemblement spirituel qui attire chaque année une forte affluence de pèlerins venus de diverses localités du Sénégal et de la sous-région.

Selon les informations rapportées par emedia, le feu a rapidement gagné en ampleur, attisé par des installations précaires et la forte concentration de tentes et d’abris de fortune. Malgré la violence des flammes, aucune perte en vies humaines n’a été enregistrée. Le chef du secteur concerné a toutefois fait état d’importants dégâts matériels, avec plusieurs biens consumés par le feu, notamment des effets personnels, des provisions et du matériel de couchage appartenant aux pèlerins.

L’intervention rapide des forces de sécurité a été déterminante pour éviter un drame. Les éléments du sous-lieutenant Diassé, en patrouille nocturne au moment des faits, ont pu réagir sans délai. Grâce à leur promptitude et à une mobilisation efficace, les flammes ont été maîtrisées en moins de 30 minutes, limitant ainsi la propagation de l’incendie à d’autres zones du site.

Cet épisode a toutefois semé une vive psychose parmi les fidèles présents au Daaka. Beaucoup, réveillés en sursaut, ont fui leurs abris dans la confusion, redoutant une propagation incontrôlée du feu. Cet incident intervient alors que le Daaka, entamé le samedi 18 avril, bat son plein, avec une forte présence de pèlerins venus accomplir ce moment de retraite spirituelle et de dévotion.

Face à cette situation, le sous-lieutenant Diassé a lancé un appel à la vigilance. Il a notamment recommandé aux pèlerins d’éteindre systématiquement tout feu à partir de 23 heures, afin de réduire les risques d’incendie dans ce contexte de forte promiscuité et d’installations souvent inflammables.

Droits des LGBT : Macky Sall clarifie sa position dans sa course à la tête de l’ONU

En pleine campagne pour le poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, Macky Sall a précisé sa position sur les questions liées aux droits des personnes LGBT, à l’occasion d’un échange avec des représentants de la société civile ce lundi 20 avril 2026 à New York.

Interpellé sur ce sujet sensible, l’ancien chef de l’État sénégalais a d’abord tenu à replacer le débat dans son contexte, en soulignant qu’il s’agit avant tout de questions de société, qui doivent être abordées avec prudence et sans contrainte extérieure. « Pour les LGBT, c’est un sujet de société. J’ai souvent eu des positions connues, mais à ce niveau, je voudrais dire une chose : les sujets de société ne doivent pas faire l’objet d’imposition », a-t-il déclaré.

Dans le même temps, Macky Sall a insisté sur son attachement aux principes fondamentaux défendus par les Nations unies, notamment en matière de droits humains et de dignité. Il a rappelé que la Charte de l’ONU constitue un socle incontournable, qu’il entend respecter et défendre s’il accède à cette fonction. « Nous avons les droits humains et la Charte des Nations unies qui défend la dignité humaine. Ça va être un principe qui sera consacré et que j’assumerai », a-t-il affirmé.

L’ancien président a ainsi tenté de trouver un équilibre entre le respect des normes internationales et la prise en compte des réalités socioculturelles propres à chaque pays. Il a réitéré son opposition à toute forme d’imposition de modèles extérieurs, rappelant qu’en tant que président du Sénégal, il avait déjà été confronté à des pressions sur ces questions. « Je n’ai jamais accepté qu’on me l’impose », a-t-il insisté.

Dans son analyse, Macky Sall a également évoqué les rapports de force internationaux autour de ces thématiques. Selon lui, plusieurs pays africains ont été soumis à des pressions importantes, certains ayant résisté, tandis que d’autres ont cédé face aux contraintes économiques ou diplomatiques. Il a toutefois souligné que le débat reste loin d’être tranché, y compris dans les pays occidentaux.

Prenant l’exemple des États-Unis, il a estimé que les positions évoluent et que la question continue de diviser les opinions publiques. Pour lui, cela démontre que le débat est global et qu’aucune société n’a encore trouvé de consensus définitif sur ces enjeux.

En conclusion, Macky Sall a plaidé pour une approche équilibrée, qui permette à chaque société de gérer ces questions selon ses propres dynamiques, tout en garantissant le respect des droits fondamentaux de chaque individu. Une position qui s’inscrit dans sa volonté d’incarner, dans cette campagne internationale, une ligne de dialogue entre les valeurs universelles et les réalités locales.

Kaolack : les acteurs de l’éducation en conclave pour la revue annuelle du secteur

La salle de conférence de la gouvernance de Kaolack a accueilli, ce lundi, un Comité régional de développement (CRD) consacré à la revue annuelle du secteur de l’éducation et de la formation. Cette rencontre stratégique a réuni les autorités administratives, les collectivités territoriales, les partenaires techniques et financiers, les syndicats d’enseignants ainsi que des représentants de parents d’élèves.

Présidée par le gouverneur de la région, la session a permis de faire le point sur les performances enregistrées en 2025 et de définir les priorités pour l’année scolaire 2025-2026. Selon l’inspecteur d’académie de Kaolack, Samba Diakhaté, l’objectif principal de ce cadre d’échanges est de « partager le rapport de performance de l’année écoulée, mais aussi les axes clés du plan de travail annuel à venir ».

Au cours des discussions, les acteurs ont passé en revue les principaux indicateurs du système éducatif régional. Des résultats jugés globalement satisfaisants ont été enregistrés, notamment au Certificat de fin d’études élémentaires (CFEE), avec une progression de plus de huit points. Le Brevet de fin d’études moyennes (BFEM) affiche également une hausse de plus de sept points, traduisant des efforts soutenus dans l’encadrement pédagogique et le suivi des apprenants.

Toutefois, la tendance au niveau du baccalauréat demeure préoccupante, avec une baisse de quatre points, dans un contexte marqué par une dynamique similaire à l’échelle nationale. « Cette situation nous interpelle et appelle des mesures correctives », a souligné M. Diakhaté, évoquant un ensemble de réformes en cours pour inverser la tendance.

Parmi les pistes envisagées figurent le renforcement des dispositifs de pilotage de la qualité à tous les cycles, l’amélioration de l’encadrement des chefs d’établissement, ainsi que la formation des acteurs administratifs, notamment les intendants et les comptables des matières. L’inspection d’académie entend également relancer les projets d’amélioration des établissements afin d’assurer un suivi rigoureux des indicateurs de performance.

Le secteur privé n’est pas en reste. À la suite d’un audit interne mené l’année dernière, des mesures sont prévues pour renforcer l’encadrement et redynamiser les structures d’appui, notamment le CAPEC, en vue d’améliorer la qualité des enseignements.

Ce CRD a ainsi servi de cadre d’échanges et de concertation entre les différentes parties prenantes, avec pour ambition commune de consolider les acquis et d’apporter des réponses adaptées aux défis persistants du système éducatif dans la région de Kaolack.

Kaffrine : SOS Villages d’Enfants renforce le plaidoyer pour les talibés

À l’occasion de la Journée nationale de l’enfant talibé, l’ONG SOS Villages d’Enfants Sénégal a organisé, ce lundi, une randonnée pédestre de sensibilisation dans la commune de Kaffrine. Cette initiative citoyenne a enregistré une forte mobilisation, réunissant autorités administratives, acteurs de la société civile, éducateurs, maîtres coraniques et de nombreux enfants talibés.

L’objectif de cette activité est d’attirer l’attention des pouvoirs publics et de l’opinion nationale sur la nécessité de renforcer les mécanismes de protection sociale et éducative en faveur des enfants talibés, souvent confrontés à des conditions de vie difficiles.

Prenant la parole, le directeur général de SOS Villages d’Enfants Sénégal, Papa Daouda Diop, a rappelé que cette journée marque à la fois un moment de célébration et de bilan. « C’est une journée de satisfaction, car elle vient couronner cinq années d’engagement aux côtés de nos partenaires, notamment SOS Belgique, les acteurs locaux et l’État du Sénégal, pour améliorer la protection des enfants talibés », a-t-il déclaré.

Selon lui, les avancées enregistrées sont le fruit d’une collaboration étroite entre les autorités publiques, les communautés religieuses et les organisations partenaires. « Sans l’accompagnement de l’État, l’implication des maîtres coraniques et l’adhésion des communautés, ces résultats n’auraient pas été possibles », a-t-il souligné.

Dans le cadre du projet intitulé « Les enfants pour le changement », l’organisation a accompagné près de 1 500 enfants talibés à travers l’amélioration de leurs conditions de vie dans les daaras, le renforcement des moyens de subsistance et le développement de formations professionnelles. Une trentaine de bénéficiaires ont déjà réussi leur insertion socioprofessionnelle après avoir suivi des formations adaptées.

Le programme a également permis la mise en place d’écoles communautaires de base (ECB), contribuant ainsi à renforcer l’accès à une éducation inclusive et de qualité.

Pour Papa Daouda Diop, cette randonnée constitue « un plaidoyer vivant pour une meilleure prise en charge des enfants talibés », rappelant que « chaque enfant a droit à la dignité, à l’éducation et à la protection ».

De leur côté, les autorités administratives et territoriales présentes ont salué l’initiative, insistant sur la nécessité de consolider la synergie entre l’État, les ONG et les communautés religieuses afin d’assurer une prise en charge durable et efficace des enfants talibés.

À travers cette mobilisation, SOS Villages d’Enfants Sénégal et ses partenaires entendent maintenir le plaidoyer en faveur des droits des enfants talibés, tout en consolidant les acquis obtenus sur le terrain.

Forum de Dakar : Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani plaide pour une approche globale face aux défis sécuritaires en Afrique

Le président de la République islamique de Mauritanie, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, a pris part à la 10e édition du Forum international sur la paix et la sécurité en Afrique, dont l’ouverture s’est tenue ce lundi 20 avril 2026 à Diamniadio. À cette tribune, le chef de l’État mauritanien a livré une analyse approfondie des défis auxquels le continent est confronté, tout en appelant à un changement de paradigme dans les réponses apportées aux crises sécuritaires.

D’emblée, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani a mis en garde contre les limites des approches exclusivement militaires face à l’instabilité persistante dans plusieurs régions d’Afrique. Selon lui, la complexité des menaces actuelles exige des réponses plus larges, intégrant des dimensions politiques, économiques et sociales. Il a ainsi insisté sur la nécessité d’adopter une approche globale, capable de s’attaquer aux causes profondes des crises plutôt que de se limiter à leurs manifestations.

Dans cette dynamique, le président mauritanien a souligné l’urgence d’améliorer la gouvernance à tous les niveaux. Il a plaidé pour des systèmes politiques plus inclusifs, fondés sur le dialogue et le consensus, afin d’apaiser les tensions internes. Pour lui, le renforcement de l’État de droit et la consolidation des institutions démocratiques demeurent essentiels pour garantir des transitions politiques pacifiques et durables.

Abordant la dimension sociale, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani a mis en exergue l’importance de réduire les inégalités et d’assurer un accès équitable aux services de base. Il a estimé que les fragilités sociales et les disparités économiques constituent un terreau fertile pour l’instabilité, d’où la nécessité de politiques publiques plus justes et inclusives.

Le chef de l’État a également insisté sur le rôle central de la coopération régionale dans la gestion des défis sécuritaires. Selon lui, aucun pays ne peut faire face seul aux menaces transnationales telles que le terrorisme ou la criminalité organisée. Il a ainsi appelé à la mise en place de mécanismes d’action collective efficaces, reposant sur la coordination, la mutualisation des moyens et la synergie des efforts entre États africains.

Dans son intervention, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani a aussi évoqué les multiples facteurs qui fragilisent les sociétés africaines. Il a notamment cité les tensions sociales et identitaires, les déficits de gouvernance, les ruptures institutionnelles, les vulnérabilités économiques, ainsi que les effets du changement climatique. À ces défis s’ajoute, selon lui, l’expansion des groupes armés non étatiques, qui menace directement la cohésion sociale et la stabilité des États.

Face à cette réalité, le président mauritanien a exhorté les dirigeants africains à développer des réponses innovantes, fondées sur le dialogue et la coopération. Il a réaffirmé sa conviction que la paix et la sécurité durables en Afrique passent nécessairement par une approche intégrée, capable de conjuguer sécurité, développement et gouvernance.

Faux-monnayage : la Douane de Pikine réalise une saisie record de plus de 6 milliards FCFA à Thiaroye Azur

La Brigade mobile des Douanes de Pikine a réalisé une opération d’envergure qui restera sans doute dans les annales de la lutte contre le faux-monnayage au Sénégal. Le mardi 15 avril 2026, aux environs de 17 heures, les agents de cette unité, relevant de la Subdivision de Dakar-Extérieur et de la Direction régionale des Douanes de l’Ouest, ont procédé à la saisie spectaculaire de 35 000 faux billets de banque à Thiaroye Azur.

Selon les informations recueillies, la contrevaleur totale des billets saisis est estimée à 6 024 000 000 francs CFA. Le lot était composé de 15 000 coupures de 500 euros ainsi que de 20 000 billets de 100 dollars, ce qui en fait l’une des plus importantes prises jamais réalisées par les services douaniers nationaux dans ce domaine.

Cette opération, minutieusement préparée pendant près de deux semaines, est le résultat d’un travail de renseignement approfondi et d’une surveillance continue menée par les éléments de la Brigade mobile. Les agents ont mis en place un dispositif complexe associant filature, observation discrète et collecte d’informations stratégiques afin d’identifier les mouvements du réseau et de localiser le lieu exact de l’opération de blanchiment.

L’intervention a finalement conduit à l’arrestation du principal suspect dans un établissement de type auberge situé à Thiaroye Azur. D’après les premières constatations, ce lieu devait servir de cadre au blanchiment des faux billets avant leur mise en circulation. Le prévenu, de nationalité sénégalaise, exercerait la profession de guérisseur traditionnel. Les premiers éléments de l’enquête laissent penser qu’il ne serait qu’un maillon d’un réseau criminel plus vaste, actif entre le Sénégal et un pays frontalier.

Les investigations préliminaires menées par les autorités indiquent que cette organisation pourrait être impliquée dans des activités transfrontalières de faux-monnayage et de blanchiment, avec des ramifications au-delà du territoire national. Les services compétents poursuivent actuellement les enquêtes afin d’identifier d’éventuels complices et de démanteler l’ensemble du réseau.

Cette saisie record illustre l’efficacité du dispositif de lutte contre la criminalité financière mis en place par les Douanes sénégalaises. Elle met également en lumière le professionnalisme et la vigilance des agents engagés dans cette mission, qui ont su déjouer une opération susceptible de porter gravement atteinte à la stabilité économique et financière.

À travers ce coup de filet, la Brigade mobile des Douanes de Pikine envoie un signal fort aux réseaux criminels opérant dans le faux-monnayage : les services de contrôle et de répression restent mobilisés pour protéger l’économie nationale contre toute tentative de fraude et de blanchiment.

Faux-monnayage : la Douane de Pikine réalise une saisie record de plus de 6 milliards FCFA à Thiaroye Azur

La Brigade mobile des Douanes de Pikine a réalisé une opération d’envergure qui restera sans doute dans les annales de la lutte contre le faux-monnayage au Sénégal. Le mardi 15 avril 2026, aux environs de 17 heures, les agents de cette unité, relevant de la Subdivision de Dakar-Extérieur et de la Direction régionale des Douanes de l’Ouest, ont procédé à la saisie spectaculaire de 35 000 faux billets de banque à Thiaroye Azur.

Selon les informations recueillies, la contrevaleur totale des billets saisis est estimée à 6 024 000 000 francs CFA. Le lot était composé de 15 000 coupures de 500 euros ainsi que de 20 000 billets de 100 dollars, ce qui en fait l’une des plus importantes prises jamais réalisées par les services douaniers nationaux dans ce domaine.

Cette opération, minutieusement préparée pendant près de deux semaines, est le résultat d’un travail de renseignement approfondi et d’une surveillance continue menée par les éléments de la Brigade mobile. Les agents ont mis en place un dispositif complexe associant filature, observation discrète et collecte d’informations stratégiques afin d’identifier les mouvements du réseau et de localiser le lieu exact de l’opération de blanchiment.

L’intervention a finalement conduit à l’arrestation du principal suspect dans un établissement de type auberge situé à Thiaroye Azur. D’après les premières constatations, ce lieu devait servir de cadre au blanchiment des faux billets avant leur mise en circulation. Le prévenu, de nationalité sénégalaise, exercerait la profession de guérisseur traditionnel. Les premiers éléments de l’enquête laissent penser qu’il ne serait qu’un maillon d’un réseau criminel plus vaste, actif entre le Sénégal et un pays frontalier.

Les investigations préliminaires menées par les autorités indiquent que cette organisation pourrait être impliquée dans des activités transfrontalières de faux-monnayage et de blanchiment, avec des ramifications au-delà du territoire national. Les services compétents poursuivent actuellement les enquêtes afin d’identifier d’éventuels complices et de démanteler l’ensemble du réseau.

Cette saisie record illustre l’efficacité du dispositif de lutte contre la criminalité financière mis en place par les Douanes sénégalaises. Elle met également en lumière le professionnalisme et la vigilance des agents engagés dans cette mission, qui ont su déjouer une opération susceptible de porter gravement atteinte à la stabilité économique et financière.

À travers ce coup de filet, la Brigade mobile des Douanes de Pikine envoie un signal fort aux réseaux criminels opérant dans le faux-monnayage : les services de contrôle et de répression restent mobilisés pour protéger l’économie nationale contre toute tentative de fraude et de blanchiment.

Kolda : une cérémonie de montée des couleurs pour renforcer le civisme en milieu scolaire

Une cérémonie solennelle de montée des couleurs s’est déroulée ce lundi 20 avril à l’école d’application de Gadapara, dans la commune de Kolda, au sud du Sénégal. Portée par les Agents de Sécurité de Proximité (ASP), cette initiative s’inscrit dans une dynamique de promotion du civisme et de l’éducation citoyenne auprès des jeunes élèves.

Dans une atmosphère empreinte de respect et de ferveur patriotique, le drapeau national a été hissé devant un public composé d’élèves, d’enseignants et d’encadreurs. Ce moment symbolique a servi de cadre pour rappeler l’importance des valeurs républicaines et du respect des symboles de l’État. Les ASP ont profité de cette occasion pour sensibiliser les apprenants sur leur rôle en tant que futurs citoyens, en insistant notamment sur la nécessité de préserver les biens publics, de respecter les institutions et d’adopter un comportement responsable au sein de la société.

Selon les organisateurs, cette démarche vise avant tout à inculquer aux jeunes générations les fondements du vivre-ensemble, de la discipline et du sens des responsabilités. Un responsable des ASP présent sur les lieux a souligné que le respect du drapeau, de l’hymne national et des institutions constitue un pilier essentiel pour bâtir une nation forte et unie. Il a insisté sur l’importance de transmettre ces valeurs dès le plus jeune âge afin de former des citoyens conscients et engagés.

Les élèves, attentifs tout au long de la cérémonie, ont activement pris part à cette activité pédagogique grandeur nature. Leur implication témoigne de l’intérêt suscité par ce type d’initiative, qui sort du cadre classique de l’enseignement pour offrir une expérience concrète des notions d’éducation civique. Les enseignants ont également salué l’action des ASP, estimant qu’elle vient renforcer les leçons dispensées en classe et contribue à ancrer davantage les valeurs citoyennes chez les apprenants.

Libérés du Maroc, trois supporters sénégalais racontent l’enfer vécu en détention

De retour à la liberté, Ibrahima Diop, Abdoulaye Diagne et Aziz Wade peinent encore à tourner la page. Dans un témoignage poignant accordé à L’Obs, les trois supporters sénégalais fraîchement libérés au Maroc ont levé le voile sur les conditions éprouvantes de leur détention, marquée par la peur, l’isolement et une profonde incertitude.

Leur récit débute par une anecdote aussi surprenante que révélatrice de leur isolement total. « Imaginez, nous sommes restés un mois après la finale avant de savoir que c’est Pape Gueye qui a marqué le but sénégalais », confient-ils, illustrant ainsi la coupure brutale avec le monde extérieur. Privés d’informations, les trois hommes ont vécu dans une bulle angoissante, loin de leurs proches et de l’actualité.

Arrêtés à Rabat, ils décrivent des conditions de garde à vue particulièrement éprouvantes. Pendant trois jours, ils ont été retenus dans un commissariat de la capitale marocaine, sans repères ni véritable communication. La fatigue, le stress et l’incompréhension se sont rapidement installés, rendant chaque heure plus lourde que la précédente. À cela s’est ajoutée la longue journée de déferrement devant le procureur, vécue comme une épreuve psychologique intense.

Mais c’est surtout leur transfert en prison qui a marqué les esprits. Escortés sous haute surveillance, ils ont été conduits à la prison d’Al Arjat, où les attendait un accueil qu’ils décrivent comme « terrifiant ». L’atmosphère pesante des lieux, le regard des autres détenus et l’inconnu total ont accentué leur angoisse. « Je ne suis pas quelqu’un de facilement effrayé, mais cette nuit-là, j’ai ressenti une réelle angoisse. J’ai eu très peur », confie l’un d’eux, évoquant une première nuit particulièrement difficile à supporter.

Dans cette prison, chaque bruit, chaque mouvement devenait source d’inquiétude. L’absence de repères, la promiscuité et la dureté du milieu carcéral ont rapidement fait comprendre aux trois hommes qu’ils allaient devoir faire preuve d’une grande résilience pour tenir. Malgré tout, ils disent avoir tenté de garder espoir, en se soutenant mutuellement dans cette épreuve.

Diamaguène Sicap Mbao : un homme arrêté pour chantage sexuel sur sa tante par alliance après des enregistrements clandestins

Le poste de police de Diamaguène Sicap Mbao a procédé à l’interpellation d’un individu soupçonné de collecte illicite de données à caractère pornographique, de chantage sexuel et de menaces de diffusion d’images obscènes visant sa propre tante par alliance. Une affaire particulièrement grave qui met en lumière les dérives liées à l’usage abusif des technologies numériques dans un cadre familial.

D’après les premiers éléments de l’enquête, le mis en cause aurait, pendant plusieurs mois, filmé à l’insu de la victime alors qu’ils partageaient le même domicile dans la région de Matam. Profitant de cette proximité familiale, il aurait installé un système lui permettant de capter des images compromettantes de la victime sans son consentement.

Une fois en possession de ces vidéos, le suspect aurait entamé un véritable chantage à caractère sexuel. Par le biais de l’application WhatsApp, il menaçait de divulguer les images à l’époux de la victime, actuellement à l’étranger, ou de les publier sur les réseaux sociaux si celle-ci refusait de se soumettre à ses exigences, notamment des relations sexuelles. Sous pression constante, la victime vivait dans la peur de voir son intimité exposée.

L’enquête a connu une avancée décisive grâce à l’exploitation d’un transfert de crédit téléphonique, qui a permis aux enquêteurs de remonter jusqu’au suspect. Ce dernier a été localisé puis interpellé à Fass Mbao. Lors de son audition, il est passé aux aveux, notamment après la découverte, dans son téléphone portable, de plusieurs éléments compromettants confirmant les accusations portées contre lui.

Gambie : la Dahira Al-Mutaquna Fillah renforce l’ancrage des valeurs islamiques lors de sa 4e conférence annuelle

La Dahira Al-Mutaquna Fillah a tenu, ce samedi, la quatrième édition de sa conférence islamique annuelle à la mosquée Pipeline, située sur l’avenue Kairaba, à Kaolack. Cette rencontre religieuse d’envergure a rassemblé de nombreux fidèles, guides religieux et prêcheurs autour des enseignements fondamentaux de l’islam.

Placée sous le parrainage du Khalife Cheikh Mouhidine Diallo, cette édition s’inscrit dans une dynamique de renforcement de la foi et de consolidation des valeurs islamiques au sein de la communauté. L’événement a été marqué par des sermons, des lectures du Saint Coran et des interventions de prédicateurs, mettant en avant la piété, la solidarité et l’engagement spirituel.

Dans leurs différentes communications, les organisateurs ont insisté sur la nécessité de sensibiliser davantage les populations, notamment les jeunes, face aux défis sociaux et culturels contemporains. Ils ont appelé à un retour aux valeurs religieuses comme socle de stabilité et de cohésion sociale.

Prenant la parole, le guide religieux Cheikh Ibrahima Diallo a fortement insisté sur le respect des principes fondamentaux de l’islam, invitant les fidèles à s’y conformer dans leur quotidien. Il a également dénoncé certains phénomènes sociaux jugés contraires aux normes religieuses, notamment le « goorjiguène », appelant à une prise de conscience collective.

Dans un autre registre, le guide religieux a exprimé sa reconnaissance à l’endroit de l’État gambien, saluant le rôle de ses forces de défense et de sécurité. Il a formulé des prières pour la paix, la stabilité et l’émergence de la Gambie.

Au fil des éditions, la conférence islamique de la Dahira Al-Mutaquna Fillah s’impose comme un rendez-vous religieux majeur en République sœur de Gambie. Les initiateurs ambitionnent de pérenniser cette initiative afin de promouvoir durablement la transmission du savoir islamique et le raffermissement des valeurs spirituelles au sein des communautés.

Le guide religieux a également évoqué la situation sociale liée à certains comportements qu’il juge préoccupants, estimant qu’ils contribuent à une perte des repères socio-culturels chez une partie de la jeunesse, influencée selon lui par des valeurs occidentales.

Linguère : un réseau présumé démantelé, dix-huit personnes en garde à vue

Le commissariat urbain de Linguère a mené, ce samedi 18 avril 2026, une opération d’envergure ayant conduit au démantèlement d’un réseau qualifié par les enquêteurs de présumé groupe impliqué dans des pratiques jugées contraires à la loi. Au total, dix-huit personnes ont été interpellées et placées en garde à vue. Elles sont poursuivies pour divers chefs d’accusation, notamment « actes contre-nature », transmission volontaire du VIH, harcèlement sexuel et incitation à la débauche. Selon les premières informations issues de l’enquête, trois des suspects auraient été testés positifs au VIH/Sida.

L’affaire trouve son origine dans une première intervention policière effectuée jeudi dernier. Les éléments du commissariat ont procédé à l’arrestation d’un individu identifié sous les initiales I. Badji, dans le quartier Thiély Nord, à la suite d’une dénonciation anonyme. Arrivés sur les lieux, les policiers auraient été alertés par une forte odeur de chanvre indien provenant d’une chambre. En s’approchant, ils auraient aperçu, à travers les grilles d’une véranda, deux hommes en situation intime.

Malgré les sommations des forces de l’ordre, les occupants n’auraient pas réagi immédiatement. Les policiers ont alors forcé l’entrée. Dans la confusion, l’un des individus, identifié comme B. Coumé, a réussi à prendre la fuite, tandis que I. Badji a été maîtrisé puis conduit au commissariat.

L’exploitation du téléphone portable du suspect interpellé a permis aux enquêteurs de remonter une piste jugée déterminante. Plusieurs autres personnes, réparties entre Linguère, Dahra, Barkedji, Dodji et même Mbacké, ont été identifiées puis arrêtées à la suite de nouvelles dénonciations anonymes. Les individus interpellés présentent des profils variés, allant de commerçants à enseignants, en passant par des marabouts, tailleurs, étudiants et sans-emploi. D’après des sources proches du dossier, certains seraient mariés et mèneraient une vie familiale stable en apparence.

Les investigations en cours laissent penser que ce réseau organisait régulièrement des rencontres privées dans différentes localités de la zone. Les autorités évoquent notamment des rassemblements à caractère sexuel impliquant plusieurs participants.

Par ailleurs, les recherches se poursuivent activement pour retrouver une quinzaine de personnes supplémentaires soupçonnées d’appartenir à ce même réseau. Les dix-huit suspects actuellement en garde à vue devraient être présentés au parquet dès ce lundi pour la suite de la procédure judiciaire.

Kaolack – Concurrence étrangère et maladies : la filière avicole tire la sonnette d’alarme

L’Association pour le Développement de la Filière Avicole de la région de Kaolack (PAFA) « And Soukhaly Guinar » a tenu, ce samedi 18 avril 2026, son Assemblée générale ordinaire, dans un contexte marqué par de nombreux défis, mais aussi par des opportunités pour le secteur avicole local.

Cette rencontre, qui a mobilisé plusieurs acteurs clés de la filière, s’inscrit dans une dynamique de concertation et de renforcement du secteur. Le président de l’association, Bassirou Ndao, a donné le ton d’une journée placée sous le signe de l’évaluation, du dialogue et des perspectives.

Dans son intervention, il a présenté le rapport moral, mettant en lumière les actions menées au cours de l’année écoulée ainsi que les difficultés rencontrées par les éleveurs.

Parmi les principales préoccupations évoquées figure la concurrence jugée déloyale liée à l’entrée de volailles en provenance de pays voisins, notamment la Gambie. Ces produits, souvent vendus à bas prix, inondent les marchés locaux et compliquent l’écoulement de la production nationale. Cette situation entraîne une baisse des prix et, dans certains cas, des pertes importantes pour les aviculteurs sénégalais.

Face à cette problématique, plusieurs enjeux majeurs sont soulevés par les professionnels du secteur, notamment la protection de la production locale contre les importations informelles ou non contrôlées, la régulation des circuits de distribution ainsi que la nécessité d’un accompagnement renforcé de l’État.

Pour sortir de cette crise, les acteurs de la filière préconisent plusieurs mesures, parmi lesquelles le renforcement du contrôle aux frontières, l’allègement de certaines charges fiscales, la subvention des intrants ainsi que la promotion de la consommation locale.

« Cette situation suscite une vive inquiétude chez les professionnels du secteur, déjà confrontés à de nombreuses difficultés », a déclaré Bassirou Ndao.

Par ailleurs, les services techniques du ministère de l’Élevage et des Productions animales ont signalé, au cours du mois d’avril, une recrudescence d’une maladie aviaire dont l’origine n’a pas encore été clairement identifiée, malgré les prélèvements effectués.

Cette pathologie, réputée hautement contagieuse, se manifeste par des troubles respiratoires, digestifs et nerveux chez les volailles.

Dans ce contexte, les aviculteurs lancent un appel pressant aux autorités du ministère de l’Élevage et des Productions animales afin de renforcer l’accompagnement du secteur, notamment en matière de soutien technique et de contrôle rigoureux aux frontières.

Ils dénoncent également la recrudescence des importations de volailles étrangères, qu’ils jugent préjudiciables à la production locale et à la compétitivité des acteurs nationaux.

Selon eux, la mise en place d’un dispositif de surveillance plus strict et de mesures d’encadrement renforcées apparaît indispensable pour protéger la filière avicole nationale, déjà confrontée à de multiples défis.

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Supporters sénégalais détenus au Maroc : trois libérations enregistrées, le dossier toujours en cours

La situation des supporters sénégalais interpellés au Maroc connaît une première évolution notable avec la libération de trois personnes parmi les dix-huit initialement retenues. L’information a été rendue publique par leur avocat, Me Patrick Kabou, qui a salué les efforts déployés par les autorités diplomatiques sénégalaises dans ce dossier sensible.

Dans une déclaration adressée à ses compatriotes, l’avocat a confirmé la libération effective de ces trois supporters, tout en exprimant sa reconnaissance envers la représentation diplomatique et consulaire du Sénégal pour les démarches entreprises. Cette annonce marque une étape importante, bien que partielle, dans une affaire qui continue de mobiliser l’attention des autorités et des familles concernées.

La Fédération sénégalaise de football, de son côté, indique suivre de près l’évolution de la situation en coordination avec les autorités publiques. L’instance souligne que l’État sénégalais reste pleinement engagé, tant dans l’accompagnement des familles que dans le suivi administratif et judiciaire du dossier. Les échanges se poursuivent entre les différentes institutions impliquées afin d’assurer un traitement rigoureux de la situation des supporters toujours en détention.

Dans ce contexte, les autorités appellent à la prudence dans la diffusion des informations, insistant sur la nécessité d’éviter toute spéculation susceptible de perturber le bon déroulement des procédures en cours. La Fédération a également tenu à exprimer sa solidarité envers les familles touchées par cette situation, réaffirmant son soutien moral et institutionnel.

Sur le plan diplomatique, l’ambassade du Sénégal à Rabat reste fortement mobilisée. Elle assure un suivi rapproché du dossier et coordonne les actions visant à garantir les droits des personnes concernées. Une assistance juridique a été mise en place pour accompagner les procédures et faciliter les échanges entre les différentes parties, notamment les autorités marocaines, les avocats et les familles.

Ces interpellations font suite aux incidents survenus après la finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025. Les supporters sont poursuivis pour des faits liés à des débordements enregistrés à l’issue de la rencontre. Depuis lors, plusieurs audiences ont été tenues devant les juridictions marocaines, traduisant l’évolution progressive de la procédure judiciaire.

Dialogue des cultures : un festival ambitieux en préparation à Kaolack

À Kaolack, la scène culturelle s’anime avec une nouvelle initiative d’envergure. L’association Saloum Saloum Rapatak a officiellement lancé les activités préparatoires du Festival international pour l’éveil des consciences, dont la tenue est prévue en décembre prochain. À travers ce projet, les organisateurs entendent promouvoir la créativité artistique, encourager l’expression des jeunes talents et renforcer le dialogue interculturel.

En prélude à cet événement, une série de formations se déroule du 10 au 20 du mois, réunissant des acteurs culturels locaux et des partenaires internationaux. Cette collaboration s’appuie notamment sur la participation de structures basées à Montpellier, telles qu’Acord Production Montpellier et Ya Pas Photo 34, aux côtés d’initiatives locales comme Art Femme de Kaolack.

La photographie occupe une place centrale dans ce programme de renforcement des capacités. Des sessions pratiques sont animées par Yuna, formatrice au sein de Ya Pas Photo 34, offrant aux participants l’opportunité d’acquérir des compétences techniques modernes en matière d’image. Parallèlement, le Centre culturel de Kaolack abrite une formation en beatmaking, dirigée par Sidya, représentant d’Acord Production France, en collaboration avec l’artiste local Sadam Xela Xel, connu pour son engagement dans la scène musicale urbaine.

Ces activités traduisent une volonté claire de renforcer les échanges culturels entre Kaolack et Montpellier, en mettant en lumière le rôle des industries créatives dans le rapprochement des peuples et la valorisation des identités culturelles.

Le point culminant de cette dynamique sera le Festival international pour l’éveil des consciences, qui ambitionne de rassembler artistes, formateurs et passionnés autour de diverses disciplines artistiques. Parmi les temps forts annoncés figure une compétition de beatmaking, dont le lauréat bénéficiera d’un séjour à la Biennale de Montpellier 2027.

Pour Ousmane Thioune, alias Jimane, acteur culturel engagé et membre de l’organisation, cette initiative dépasse le cadre d’un simple événement culturel. « C’est un véritable levier pour éveiller les consciences, valoriser les talents locaux et bâtir des passerelles durables entre les cultures », souligne-t-il.

À travers ce projet ambitieux, Kaolack confirme son statut de carrefour culturel en pleine effervescence, avec l’ambition de rayonner au-delà des frontières nationales.

Tentative de corruption à Pikine-Guédiawaye : un juge déjoue une offre de 10 millions FCFA dans un dossier sensible

Une affaire d’une rare gravité secoue le tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye, où une tentative de corruption visant un magistrat instructeur a été mise en échec dans des circonstances particulièrement frappantes. Le juge du deuxième cabinet, Maguette Thiam, a en effet refusé une offre financière directe destinée à influencer le cours d’une instruction judiciaire impliquant une personnalité politique de premier plan.

Selon les éléments de l’enquête, l’entrepreneur Cheikh Guèye, déjà impliqué dans une procédure judiciaire, aurait cherché à obtenir un traitement favorable de son dossier. Pour parvenir à ses fins, il aurait sollicité l’intervention d’un marabout, Hady Sy, présenté comme un intermédiaire capable de faciliter une rencontre avec le magistrat instructeur. Dans ce cadre, une somme de 10 millions de francs CFA aurait été remise au religieux afin d’organiser un rendez-vous.

C’est dans le bureau même du juge que la tentative aurait pris une tournure flagrante. Lors de l’entretien, l’entrepreneur aurait sorti une valise contenant l’intégralité de la somme, dans le but explicite d’infléchir la procédure en cours. Une démarche directe et risquée qui témoigne de la sensibilité du dossier traité par le magistrat.

La réaction de ce dernier a été immédiate et sans équivoque. Refusant catégoriquement toute compromission, le juge Maguette Thiam a ordonné l’expulsion de Cheikh Guèye de son cabinet, mettant ainsi un terme à la tentative de corruption. Informé des faits, le procureur près le tribunal, Saliou Dicko, a aussitôt déclenché une riposte judiciaire en instruisant la Brigade de recherches de Keur Massar d’intervenir.

Les deux protagonistes présumés, l’entrepreneur et le marabout, ont été interpellés ce jeudi et placés en garde à vue. Ils devront être présentés au parquet ce lundi, où ils répondront des accusations de tentative de corruption d’un magistrat, une infraction particulièrement sévère au regard du droit pénal.

Cette affaire intervient dans un contexte déjà tendu, marqué par des procédures sensibles visant d’anciennes figures de l’État, dont l’ancien ministre Ismaïla Madior Fall. Elle relance avec force le débat sur la moralisation de la vie publique et l’intégrité des institutions judiciaires. Le refus catégorique du juge Thiam apparaît, dans ce climat, comme un signal fort en faveur de l’indépendance de la justice et du respect de l’État de droit.

Saly Sarr reçue par le Président Diomaye Faye après sa médaille mondiale : cap sur les Jeux de Los Angeles

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a accordé une audience ce matin à l’athlète sénégalaise Saly Sarr, récemment médaillée de bronze aux Championnats du monde d’athlétisme en salle. Cette rencontre au sommet de l’État marque une reconnaissance officielle de la performance remarquable de la jeune sportive, qui s’impose désormais comme l’une des figures majeures de l’athlétisme sénégalais.

Au cours de cette audience, le Chef de l’État a tenu à adresser à Saly Sarr ses chaleureuses félicitations, saluant une performance de haut niveau qui rejaillit sur l’image du Sénégal à l’international. Il a également transmis les félicitations de toute la Nation, insistant sur la fierté collective suscitée par cet exploit réalisé sur la scène mondiale.

La rencontre s’est déroulée en présence d’une délégation composée notamment du Président de la Fédération sénégalaise d’athlétisme ainsi que de l’agent de l’athlète. Les échanges ont permis d’aborder les perspectives d’avenir, avec en ligne de mire les Jeux Olympiques de Los Angeles, où Saly Sarr est attendue comme l’une des principales chances de médaille pour le Sénégal.

Conscient des enjeux liés à la préparation de ces échéances internationales, le Président de la République a réaffirmé son engagement à soutenir pleinement les athlètes sénégalais. Il a notamment insisté sur la ضرورة de mettre en place un accompagnement optimal, tant sur le plan technique que logistique et financier, afin de permettre à Saly Sarr et à ses compatriotes de se préparer dans les meilleures conditions.

Soya Diagne : six mois de détention et une affaire qui ravive le débat sur la justice sénégalaise

Placée sous les projecteurs depuis plusieurs mois, l’affaire impliquant Soya Diagne, administrateur du site d’information LeDakarois221, illustre les tensions persistantes autour de la détention préventive au Sénégal. Incarcéré le 16 octobre 2025 sur décision du doyen des juges d’instruction du tribunal de Dakar pour diffusion de fausses nouvelles, le journaliste a passé près de six mois à la prison de Rebeuss dans un dossier jalonné de rebondissements judiciaires.

Dès les premières semaines de sa détention, ses avocats ont multiplié les démarches pour obtenir sa mise en liberté provisoire. Le 17 décembre, le juge d’instruction avait accédé à cette demande en ordonnant une libération sous bracelet électronique. Une décision qui n’a cependant pas eu le temps de produire ses effets, le parquet ayant immédiatement interjeté appel, invoquant la gravité des faits reprochés. Dans une rare démonstration de fermeté, le parquet général a même poussé la procédure jusqu’à un pourvoi en cassation devant la Cour suprême, prolongeant ainsi l’incertitude autour du sort du journaliste.

Alors que la procédure principale suivait son cours, une des affaires annexes a connu un dénouement inattendu. Le 18 mars 2026, le tribunal des flagrants délits a prononcé la relaxe totale de Soya Diagne. Son avocat, Maître Alioune Badara Fall, a obtenu gain de cause en soulevant la prescription des faits ainsi que l’irrecevabilité de la plainte. Cette décision a marqué un tournant dans le dossier, fragilisant davantage les accusations portées contre lui et relançant les interrogations sur la solidité de l’ensemble des poursuites.

Malgré cette évolution judiciaire favorable, la détention prolongée du journaliste continue de susciter de vives réactions. Sur les réseaux sociaux, ses proches et plusieurs soutiens dénoncent ce qu’ils qualifient de « kidnapping judiciaire ». Ils pointent du doigt un système qu’ils estiment opaque, où les décisions de mise en liberté provisoire seraient soumises à des influences multiples au sein de la hiérarchie judiciaire.

Au-delà du cas individuel de Soya Diagne, cette affaire remet au cœur du débat public la question de l’usage de la détention préventive au Sénégal. De nombreux observateurs s’interrogent sur son caractère parfois prolongé et sur les conditions dans lesquelles elle est appliquée, notamment dans des dossiers liés à la presse ou à la liberté d’expression. Entre impératifs judiciaires et respect des droits fondamentaux, l’équilibre semble, une fois de plus, difficile à trouver.

Fatick : malaise autour de la collecte d’arachide dans plusieurs villages de Djilor

Dans la zone de Waladec, située dans la commune de Djilor (région de Fatick), la campagne de commercialisation de l’arachide suscite une vive inquiétude chez de nombreux producteurs. Plusieurs paysans accusent un opérateur économique de leur avoir collecté d’importantes quantités de graines sans honorer ses engagements de paiement.

Selon Mouhamed Keïta, chef du village de Kamatane Secco, l’opérateur incriminé, identifié sous le nom de Modou Fall, originaire de Tivaouane, aurait mené ses opérations avec l’appui d’un commis peseur nommé Idrissa Diawara. Ensemble, ils auraient sillonné plusieurs villages de la zone pour procéder à la collecte de l’arachide auprès des producteurs.

Les localités concernées incluent notamment Kamatane Mbar, Keur Omar, Diagane, Bansamane, Keur Kécouta et Kamatane Secco.

Dans ces villages, de nombreux agriculteurs affirment avoir remis leur production en toute confiance, dans l’espoir d’un paiement rapide, conformément aux engagements pris.

« À chaque fois que nous l’appelons, il nous promet de nous payer », témoigne Samba Ba, porte-parole des populations locales. « Récemment, durant la grève des transporteurs, il nous a expliqué qu’il disposait de l’argent, mais qu’il ne pouvait pas se déplacer pour nous régler en raison des difficultés de transport », ajoute-t-il.

Des explications jugées peu convaincantes par les producteurs, qui dénoncent des promesses répétées sans suite concrète.

« Plusieurs d’entre nous évoquent des pertes financières importantes, dans un contexte où la culture de l’arachide représente notre principale source de revenus », a-t-il poursuivi.

Face à cette situation, les paysans parlent ouvertement d’une présumée escroquerie et envisagent de saisir les autorités administratives et judiciaires compétentes afin que toute la lumière soit faite sur cette affaire. Ils réclament également que les responsabilités soient clairement établies et que les préjudices subis soient réparés.

Au-delà de ce cas, cette affaire met en lumière la vulnérabilité des producteurs face à certains circuits informels de commercialisation. Elle relance ainsi le débat sur la nécessité d’un meilleur encadrement du secteur arachidier, notamment en matière de régulation des acteurs et de sécurisation des transactions.

Interception en mer : 132 migrants secourus au large de Dakar par la Marine nationale

La Marine nationale sénégalaise a mené, mercredi 15 avril 2026, une importante opération de secours en haute mer, portant assistance à une pirogue transportant 132 candidats à l’émigration clandestine. L’embarcation a été repérée à environ 150 kilomètres au large de Dakar, dans le cadre des missions régulières de surveillance des espaces maritimes.

Selon les informations communiquées le lendemain, jeudi 16 avril, à travers une publication officielle, cette intervention s’inscrit dans la stratégie permanente de sécurisation des eaux territoriales du Sénégal. La pirogue, en situation précaire, a été interceptée par les unités de la Marine nationale, mobilisées pour prévenir les drames fréquents liés à l’émigration irrégulière par voie maritime.

Les passagers, dont le nombre élevé témoigne de l’ampleur du phénomène migratoire, ont été pris en charge dès leur interception. Les forces navales ont assuré leur sécurité avant de procéder à leur transfert vers la Base navale Amiral Faye Gassama, point d’accueil habituel pour ce type d’opérations.

À leur arrivée à Dakar, les migrants ont été débarqués puis remis aux services compétents, chargés de la suite des procédures administratives et humanitaires. Cette prise en charge inclut généralement l’identification, l’assistance médicale si nécessaire, ainsi que les enquêtes visant à déterminer les circonstances du départ et les éventuels réseaux impliqués.

Double meurtre de Pikine-Technopole : sept suspects extraits et soumis à des tests ADN

L’enquête sur le double meurtre survenu à Pikine-Technopole, ayant coûté la vie à Aziz Dabala et Waly, connaît une nouvelle avancée significative. Dans le cadre de l’exécution d’une délégation judiciaire délivrée par le juge d’instruction du premier cabinet près le Tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye, la Division des investigations criminelles a procédé à l’extraction de sept suspects impliqués dans cette affaire.

Selon des informations concordantes, les personnes concernées sont El Hadji Mamadou Lamine Diao, également connu sous le surnom de Modou Lo, Assane Diaw, Serigne Sarr, Ababacar Bâ, Oumar Guèye, Fallou Diop et Nabou Lèye. Ces derniers, déjà placés en détention, ont été conduits sous haute surveillance pour les besoins de l’enquête.

Cette opération s’inscrit dans une phase cruciale de la procédure judiciaire. Les suspects ont été soumis à des prélèvements d’ADN, une étape essentielle pour les enquêteurs qui cherchent à établir ou à infirmer leur implication directe sur les lieux du crime. Les analyses permettront notamment de comparer les empreintes biologiques relevées sur la scène du drame avec celles des mis en cause.

Après ces opérations médico-légales, les sept individus ont été reconduits dans leurs lieux de détention respectifs. Les résultats des analyses sont désormais attendus avec beaucoup d’intérêt, tant par les autorités judiciaires que par l’opinion publique, profondément marquée par la brutalité de ce double homicide.

Rufisque : une rivalité amoureuse vire au drame, un jeune homme mortellement poignardé à Santhiaba

Une violente altercation entre deux jeunes hommes a viré au drame dans le quartier de Santhiaba, à Rufisque, dans la soirée du jeudi 9 avril, aux environs de 23 heures. Ce qui n’était au départ qu’un moment de détente entre amis s’est transformé en scène tragique, sur fond de rivalité autour d’une jeune fille, conduisant à la mort de l’un des protagonistes.

Selon les informations recueillies, un groupe de jeunes s’était réuni dans une rue du quartier. Parmi eux figuraient M. Dramé, âgé de 24 ans et employé à la Sen’Eau, ainsi que Gaoussou N. D, 23 ans, élève. Les jeunes hommes consommaient du chanvre indien et échangeaient dans une ambiance détendue lorsque le passage d’une jeune fille a fait basculer la situation.

M. Dramé aurait alors interpellé la jeune fille et tenté de la courtiser, mais sans succès. Ce comportement n’a pas été du goût de son compagnon Gaoussou N. D, qui a exprimé son désaccord. Très vite, une vive dispute a éclaté entre les deux hommes. Les échanges verbaux ont dégénéré en affrontement physique, sous les regards des autres membres du groupe.

Au cours de la bagarre, M. Dramé aurait été le premier à sortir une arme blanche et à porter un coup de couteau à son adversaire. Blessé, Gaoussou N. D est néanmoins parvenu à reprendre le dessus. Il a réussi à désarmer son opposant avant de riposter en lui assénant un coup de couteau au niveau de la cuisse gauche.

Des témoins présents sur les lieux sont intervenus pour séparer les deux protagonistes. Mais la situation était déjà critique. Grièvement touché, M. Dramé s’est effondré sur place. Il a été évacué en urgence vers l’hôpital Youssou Mbargane de Rufisque pour y recevoir des soins.

Malgré la prise en charge médicale, le jeune homme n’a pas survécu à ses blessures. Il a succombé aux environs de 5 heures du matin, des suites de l’hémorragie provoquée par la blessure.

Alertées, les autorités policières ont rapidement ouvert une enquête. Le médecin ayant constaté le décès a conclu à une mort violente, entraînant l’implication du commissariat central de Rufisque. Les enquêteurs ont entamé des recherches pour retrouver le suspect.

Craignant à la fois son arrestation et d’éventuelles représailles de la part des proches de la victime, Gaoussou N. D a finalement décidé de se rendre de lui-même aux forces de l’ordre. Il s’est constitué prisonnier et a reconnu les faits lors de son audition.

Devant les enquêteurs, il a expliqué avoir agi en réaction après avoir été blessé lors de la bagarre. À l’issue de sa garde à vue, il a été déféré devant le parquet du tribunal de grande instance de Rufisque, où il est désormais poursuivi pour meurtre par arme blanche.

Réseaux sociaux : la Grande Mosquée de Médina Baye victime d’une fausse information

Une information largement relayée sur les réseaux sociaux ces dernières heures, faisant état d’une coupure d’eau à la Grande Mosquée de Médina Baye en raison de factures impayées estimées à 22 millions de FCFA, a été formellement démentie par des sources proches de la cité religieuse.

Contrairement aux allégations, aucune interruption de l’approvisionnement en eau n’a été opérée par Sen’Eau au niveau de la Grande Mosquée de Médina Baye. Des responsables contactés dénoncent une « fausse information » qui s’est rapidement propagée en ligne sans vérification préalable.

Selon ces mêmes sources, la mosquée continue de bénéficier d’un service normal en eau potable. Elles précisent également qu’aucun retrait de compteur ni aucune mesure de sanction liée à d’éventuels impayés n’ont été enregistrés à ce jour.

Cette rumeur semble avoir pris de l’ampleur à partir de publications non officielles diffusées sur les réseaux sociaux, sans confirmation par des canaux crédibles ni communication formelle des autorités compétentes. En effet, les contenus à l’origine de cette information proviennent essentiellement de plateformes sociales, sans validation institutionnelle.

Dans un contexte marqué par la sensibilité des questions religieuses, plusieurs observateurs appellent à la prudence et au recoupement des sources avant toute diffusion d’informations susceptibles de porter atteinte à l’image d’institutions religieuses majeures.

Ce démenti vise ainsi à rétablir les faits et à rassurer les fidèles ainsi que l’opinion publique quant à la continuité des services au sein de la mosquée.

Limogeage du Pr Ousmane Cissé : entre affaire judiciaire et tensions politiques au sommet de l’État

Le Conseil des ministres du mercredi 15 avril 2026 a été marqué par une décision qui suscite de nombreuses interrogations au sein de l’opinion publique et des cercles politiques : le limogeage du Pr Ousmane Cissé de son poste de directeur de la Santé, après seulement 19 mois à la tête de la structure. Cette éviction s’inscrit dans une série de départs remarqués de personnalités perçues comme proches ou indépendantes dans leur positionnement vis-à-vis du pouvoir.

Avant lui, Bassirou Kébé, ancien directeur général de la Société nationale des habitations à loyer modéré, ainsi que Landing Mbessane Seck, ex-membre du Conseil d’administration du Grand Théâtre de Dakar, avaient déjà été poussés vers la sortie. Tous deux étaient connus pour leurs prises de position critiques et leur liberté de ton, alimentant l’idée d’un recentrage stratégique du pouvoir face aux voix jugées dissonantes.

Dans le cas du Pr Ousmane Cissé, plusieurs éléments semblent avoir pesé dans la balance. Selon des informations relayées par la presse, le désormais ex-directeur de la Santé est impliqué dans une affaire judiciaire mêlant accusations de violences et d’injures. Ce dossier l’oppose, aux côtés de son ami bijoutier Pape Ibrahima Thiam, au gynécologue-obstétricien El Hadji Mansour Diop, également directeur d’un grand établissement hospitalier de Dakar.

L’origine du conflit remonte à juin 2024 et s’est progressivement intensifiée, notamment à travers des échanges virulents sur les réseaux sociaux. Lors de l’audience tenue le 12 mars 2026 devant le tribunal d’instance de Dakar, Pape Ibrahima Thiam a reconnu les faits qui lui sont reprochés. En revanche, Ousmane Cissé, poursuivi pour complicité, a rejeté toute implication. Le verdict de cette affaire est attendu pour le 12 mai prochain, ce qui laisse planer une incertitude judiciaire au moment même de son éviction.

Au-delà de cet épisode judiciaire, le profil politique du Pr Cissé semble également avoir joué un rôle déterminant. Médecin engagé, il s’était illustré lors des événements politiques de mars 2023 en apportant des soins dans un contexte particulièrement tendu. Son engagement au sein de l’aile la plus radicale du parti Pastef est souvent décrit comme assumé et sans concession.

Dans un contexte de cohabitation qualifiée de prudente entre le président de la République et son Premier ministre, certains observateurs interprètent ce limogeage comme une mesure disciplinaire à portée politique. L’objectif pourrait être de maintenir une certaine cohérence au sommet de l’État et de limiter les tensions internes, alors que l’exécutif tente de consolider sa ligne de gouvernance.

Nommé le 2 juillet 2024, Ousmane Cissé cède désormais sa place au Dr Youssouph Tine, ancien directeur régional de la Santé de Ziguinchor. Ce changement à la tête de la direction de la Santé intervient dans un contexte où le secteur reste stratégique et sensible, notamment face aux nombreux défis sanitaires du pays.

Trafic de faux documents : Mamadou Doumbia replonge dans une affaire aux multiples ramifications

Le feuilleton judiciaire de Mamadou Doumbia, plus connu sous le surnom de « Pape », connaît un nouveau tournant spectaculaire. À peine remis en liberté, le promoteur immobilier, également gérant de Prestige TV et figure du mouvement « Thiès ca kanam », a été de nouveau arrêté et placé en détention dans une affaire de trafic présumé de faux documents officiels.

Selon des informations rapportées par le quotidien Libération, l’homme a été interpellé par la Section de recherches de Thiès avant d’être présenté au parquet. À l’issue de son face-à-face avec le procureur, il a été placé sous mandat de dépôt, marquant ainsi son retour immédiat en prison dans un contexte judiciaire particulièrement lourd.

L’affaire dans laquelle il est impliqué dépasse largement le cadre d’une simple fraude administrative. L’information judiciaire ouverte vise une série d’infractions graves, notamment l’association de malfaiteurs, l’usurpation de fonction, l’escroquerie, le blanchiment de capitaux, ainsi que la contrefaçon et la commercialisation de documents administratifs falsifiés comportant des en-têtes officiels. Des accusations qui, si elles sont confirmées, témoigneraient de l’existence d’un réseau structuré et organisé.

D’après les éléments révélés par Libération, Mamadou Doumbia serait au cœur d’un système bien rodé de production et de vente de documents frauduleux. Ce réseau présumé aurait permis la mise en circulation de pièces administratives falsifiées, susceptibles de tromper aussi bien les citoyens que les institutions. Une situation jugée particulièrement préoccupante, car elle porte atteinte à la crédibilité de l’administration publique et fragilise la sécurité des procédures officielles.

Dans ce dossier, deux autres individus présentés comme des complices présumés ont également été interpellés par les enquêteurs. Toutefois, leur situation judiciaire diffère de celle de Mamadou Doumbia. Ils ont été placés sous contrôle judiciaire, ce qui leur permet de rester en liberté, sous certaines conditions, en attendant l’évolution de la procédure.

Cette nouvelle incarcération relance les interrogations autour des activités de Mamadou Doumbia et de l’étendue réelle du réseau auquel il serait lié. L’enquête en cours devra déterminer les responsabilités de chacun, identifier d’éventuelles ramifications supplémentaires et établir l’ampleur des préjudices causés.

L’OFNAC et l’UCAD scellent un partenariat stratégique pour renforcer la lutte contre la corruption au Sénégal

L’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC) et l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) ont franchi une nouvelle étape dans la lutte contre la corruption en signant, ce mercredi, un protocole d’accord de coopération. Cette initiative traduit la volonté commune des deux institutions d’unir leurs forces afin de mieux appréhender et combattre un phénomène complexe qui continue de fragiliser les institutions et la gouvernance.

La délégation de l’OFNAC a été reçue à l’UCAD par le recteur, Alioune Badara Kandji, qui a insisté sur le rôle central du monde académique dans ce combat. Selon lui, la lutte contre la corruption ne saurait être pleinement efficace sans l’apport de la recherche scientifique, la production de connaissances rigoureuses et l’éducation des citoyens. Il a ainsi mis en avant la nécessité d’impliquer davantage les universités dans les politiques publiques liées à la transparence et à la bonne gouvernance.

De son côté, le directeur de l’OFNAC a souligné que la corruption, en raison de son caractère multiforme, ne peut être combattue uniquement par des mesures répressives. Il a plaidé pour une approche globale intégrant la prévention, l’éducation, la mobilisation citoyenne, le renforcement des capacités et la coopération interinstitutionnelle. Cette vision partagée constitue le socle du partenariat entre les deux structures.

La convention signée prévoit plusieurs axes de collaboration. Elle vise notamment la sensibilisation des étudiants et du personnel universitaire aux enjeux de l’éthique et de l’intégrité, ainsi que le développement de programmes de formation adaptés. Elle ambitionne également de promouvoir la production de savoirs et la conception d’outils innovants permettant de mieux comprendre les mécanismes de la corruption et d’y apporter des réponses efficaces.

Dans cette dynamique, l’intégration de modules transversaux sur l’éthique, l’intégrité et la transparence dans les cursus académiques est envisagée. Par ailleurs, la création d’un centre de recherche dédié à la lutte contre la corruption figure parmi les projets phares de cette coopération. L’objectif est de faire de l’université un véritable pôle d’expertise au service de l’action publique.

L’OFNAC mise fortement sur la recherche universitaire pour renforcer son action. L’institution considère que les travaux académiques, qu’il s’agisse de mémoires, de thèses, d’enquêtes de terrain ou d’études interdisciplinaires, peuvent constituer de précieux outils d’aide à la décision. Ces productions, loin d’être uniquement théoriques, sont perçues comme des instruments d’intelligence publique capables d’éclairer les politiques de lutte contre la corruption.

Dans ce contexte, le directeur de l’OFNAC a lancé un appel à l’implication active des étudiants, des doctorants et des enseignants-chercheurs, afin de bâtir une synergie durable entre recherche et action institutionnelle.

Ce partenariat intervient alors que l’OFNAC est engagé dans un processus de réforme marqué par l’adoption de plusieurs textes majeurs relatifs à la déclaration de patrimoine, à la protection des lanceurs d’alerte et à l’accès à l’information publique. Ces réformes visent notamment à recentrer les missions de l’institution sur la lutte contre la corruption et à renforcer son efficacité.

Elles ont également permis d’élargir ses prérogatives, avec l’introduction de nouvelles capacités d’intervention telles que le recours à des techniques d’enquête spéciales, ainsi que la saisie et le gel administratif de biens. Autant de leviers qui devraient accroître l’impact de ses actions sur le terrain.

Dakar accueille la 10e édition du Forum international sur la paix et la sécurité en Afrique

Le Sénégal s’apprête à redevenir, le temps de deux journées, l’épicentre des réflexions stratégiques sur la sécurité du continent africain. Les 20 et 21 avril prochains, la capitale sénégalaise abritera la 10e édition du Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique, un rendez-vous désormais incontournable pour les décideurs et experts engagés dans la stabilité du continent.

L’événement se tiendra au Centre international de conférences Abdou Diouf, infrastructure emblématique des grandes rencontres internationales au Sénégal. Selon les organisateurs, relayés par la Radiodiffusion Télévision Sénégalaise, cette édition anniversaire ambitionne de consolider les acquis du forum tout en apportant des réponses concrètes aux crises multiformes qui affectent l’Afrique.

Placée sous le thème « L’Afrique face aux défis de stabilité, d’intégration et de souveraineté : quelles solutions durables ? », cette rencontre intervient dans un contexte marqué par une recrudescence des menaces sécuritaires, des transitions politiques complexes et des enjeux croissants liés à la souveraineté économique et territoriale des États africains. Le choix de ce thème traduit la volonté des organisateurs de dépasser les diagnostics pour privilégier des approches pragmatiques et durables.

La cérémonie d’ouverture sera présidée par le chef de l’État sénégalais, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, dont la participation souligne l’importance stratégique accordée par le Sénégal à cette plateforme de dialogue. Depuis sa création, le forum bénéficie en effet d’un fort engagement des autorités sénégalaises, qui en ont fait un instrument diplomatique majeur au service de la paix en Afrique.

Durant ces deux jours, des experts de haut niveau, des responsables politiques, des autorités militaires ainsi que des représentants de la société civile se réuniront pour débattre des enjeux sécuritaires du continent. Les discussions devraient porter notamment sur la lutte contre le terrorisme, la prévention des conflits, la gouvernance sécuritaire, ainsi que les mécanismes d’intégration régionale face aux défis contemporains.

Projet Naatal : un appui stratégique à la filière sel dans le Sine-Saloum

Un atelier de restitution du diagnostic et de lancement du projet de mise en œuvre des activités d’appui à la filière sel s’est tenu ce mercredi 15 avril 2026 dans le Sine-Saloum, réunissant l’ensemble des parties prenantes du secteur.

Cette rencontre a permis de mobiliser les acteurs de la chaîne de valeur du sel afin de les informer sur les contours du projet et de recueillir leurs orientations pour une mise en œuvre inclusive et efficace. « Il est essentiel de regrouper tous les acteurs autour de ce projet afin de partager les informations et d’intégrer leurs contributions dans le plan d’action », a expliqué Cheikh Ousmane Loum, chef de mission et représentant pays de l’ONG Nitidæ, en consortium avec Univers Sel et GOPA AFC.

Selon lui, ce projet constitue un levier important pour améliorer les performances économiques des producteurs et générer un impact durable sur les ménages du Sine-Saloum. L’initiative s’inscrit dans le cadre du projet Naatal Sine-Saloum, porté par ENABEL, qui vise à renforcer la souveraineté alimentaire, la résilience socio-économique et la lutte contre les effets du changement climatique dans la zone.

Représentant ENABEL, Ousmane Pouye a souligné que ce programme ambitionne d’accompagner près de 2 000 producteurs à travers la promotion de bonnes pratiques durables, tout en favorisant la création d’emplois décents et le renforcement de la gouvernance de la filière.

Les membres du COOPSEL ont salué cette initiative, qu’ils considèrent comme une opportunité majeure pour valoriser la filière sel et améliorer les conditions de production. Toutefois, par la voix de leur président Adama Samb, ils ont également mis en lumière plusieurs contraintes, notamment celles liées à la production, à la commercialisation et au manque d’accompagnement, appelant à des mesures concrètes et durables.

Suspension de la vente d’oignons au Sénégal : une mesure pour stabiliser le marché et protéger les producteurs familiaux

Au Sénégal, la vente d’oignons issus des agro-business sur le marché intérieur est suspendue du 15 avril au 1er juin 2026. Cette décision des autorités vise principalement à réguler un marché fortement perturbé par une surabondance de l’offre, ayant entraîné une chute importante des prix, au détriment des exploitations familiales.

Selon les explications du directeur général de l’Agence de régulation des marchés, l’objectif de cette mesure est de rétablir un certain équilibre entre les différents acteurs de la filière. Il a indiqué que l’ensemble des services de contrôle sera mobilisé pour garantir l’application stricte de la décision ministérielle. Dans ce cadre, les forces de l’ordre et les services de sécurité seront également mis à contribution afin d’assurer le suivi des cargaisons en circulation.

Les dispositifs de contrôle porteront notamment sur la vérification des documents obligatoires accompagnant chaque transport. Chaque camion chargé devra disposer d’une lettre de voiture dûment signée par l’agence de régulation et par l’entreprise concernée. Les agents sur le terrain auront pour mission de s’assurer de l’authenticité de ces documents et de la conformité des signatures afin d’éviter toute fraude ou contournement de la mesure.

Les autorités ont également averti que des sanctions seront appliquées à l’encontre des contrevenants. Même si des tentatives de fraude peuvent être observées, elles feront l’objet de poursuites dès qu’elles seront détectées par les services compétents. L’accent est mis sur la fermeté du contrôle afin de garantir le respect total de la suspension.

Cette décision est présentée comme une réponse à la crise de surproduction qui a fragilisé les producteurs locaux. Selon les autorités, la régulation temporaire du marché permettra d’éviter que les prix ne s’effondrent davantage, ce qui pourrait pénaliser l’ensemble de la filière. L’encadrement de l’offre est ainsi perçu comme un moyen de protéger les producteurs familiaux, souvent les plus vulnérables face aux fluctuations du marché.

Scandale au tribunal de Dakar : une fuite massive de données judiciaires sensibles éclabousse le bureau des flagrants délits

Le Bureau d’enrôlement des dossiers de flagrants délits du tribunal de Dakar est au cœur d’un scandale d’une rare gravité, marqué par l’extraction massive et illégale de données judiciaires confidentielles. L’affaire, révélée par le quotidien Libération, met en lumière de sérieuses failles dans la sécurisation des informations sensibles au sein de l’institution judiciaire.

L’enquête, confiée à la Brigade des affaires générales de la Division des investigations criminelles, a déjà conduit à l’arrestation de trois individus aux profils différents mais étroitement liés dans ce dossier. Il s’agit de P. Sakho, présenté comme consultant en informatique, de M. Ka, surveillant principal de prison, et de I. Coulibaly, informaticien en poste au bureau de recouvrement du tribunal. Tous ont été déférés au parquet et poursuivis pour atteinte à l’administration de la justice.

Au cœur de cette affaire se trouve une découverte particulièrement préoccupante : pas moins de 4 792 dossiers judiciaires ont été retrouvés dans l’ordinateur personnel de Sakho. Ces documents couvrent une période de plus de cinq ans, allant du 1er décembre 2020 au 10 avril 2026. Leur contenu est jugé extrêmement sensible, comprenant notamment des identités de personnes mises en cause, la nature des infractions, des mandats de dépôt ainsi que des décisions de justice rendues.

Selon les premiers éléments de l’enquête, l’affaire a débuté de manière inattendue par un signalement effectué par Ka lui-même à l’encontre de Sakho. Le surveillant de prison explique avoir facilité l’accès du consultant aux locaux du tribunal, dans le cadre d’un projet présenté comme bénévole. Sakho aurait en effet proposé de concevoir un logiciel de numérisation destiné à moderniser un système d’enrôlement encore largement manuel. Une initiative qui, en apparence, s’inscrivait dans une dynamique d’amélioration du fonctionnement administratif.

Cependant, derrière cette collaboration supposée, Sakho aurait largement dépassé le cadre de l’autorisation qui lui avait été accordée. Profitant de ses multiples accès au Palais de justice, il aurait réussi à copier et à extraire une base de données complète, retraçant plusieurs années d’activité judiciaire. L’ampleur de la fuite soulève aujourd’hui de vives inquiétudes quant à l’utilisation qui pourrait être faite de ces informations.

Lors de son audition, Sakho a reconnu les faits, admettant avoir accédé aux registres d’enrôlement et manipulé des données judiciaires. Il affirme toutefois ne pas avoir agi seul, évoquant la complicité de certains agents du tribunal. Il cite notamment Coulibaly comme ayant facilité la transmission de données. De son côté, ce dernier reconnaît avoir commis une faute en transmettant des informations à une personne non habilitée, précisant que cela concernait uniquement les audiences de l’année 2025. Il conteste en revanche toute implication dans la collecte des données antérieures à sa prise de fonction en juin 2025, suggérant qu’elles pourraient provenir des registres conservés au bureau de Ka.

Face à ces déclarations divergentes, les enquêteurs s’emploient désormais à démêler les responsabilités de chacun et à déterminer si ces données ont été utilisées à des fins frauduleuses ou criminelles. L’aveu de Sakho, qui reconnaît avoir pleinement conscience du caractère sensible des informations manipulées, renforce la gravité des faits.

Latmingué : inquiétudes et rejet autour d’un projet d’aménagement de 350 hectares

Le collectif AAR SUNU SUUF a exprimé, ce mardi, sa ferme opposition au projet de pôle urbain prévu sur une superficie de 350 hectares dans la commune de Latmingué.

Regroupant des habitants de sept villages impactés, le collectif a fait face à la presse pour dénoncer ce qu’il qualifie de décision unilatérale des autorités.

Prenant la parole au nom du collectif, Mamadou Sow a fustigé l’absence de concertation avec les populations locales. Selon lui, les autorités ont engagé le projet sans associer les communautés concernées, en violation de leurs droits et intérêts.

Les habitants, venus nombreux, ont affiché leur désaccord en arborant des brassards rouges, symbole de leur refus catégorique de l’implantation du pôle urbain. Ils se disent particulièrement inquiets des conséquences que ce projet pourrait avoir sur leurs activités, notamment agricoles, qui constituent leur principale source de subsistance.

Les villages concernés — Sanguil Sérère, Sanguil Yigo, Sanguil Mary, Saré Daga, Keur Diwre, Keur Bandja et Keur Soukoum — redoutent un impact négatif sur leurs terres et leur mode de vie. Les populations affirment ne pas vouloir être « l’agneau du sacrifice » face à ce qu’elles considèrent comme une atteinte flagrante à leurs droits.

Le collectif AAR SUNU SUUF appelle ainsi les autorités à revoir leur position et à privilégier un dialogue inclusif afin de trouver une solution concertée à ce différend.

Trafic de faux documents à Richard-Toll : une filière clandestine démantelée au cœur d’une mairie

Une affaire d’une gravité exceptionnelle secoue actuellement le nord du Sénégal, mettant en lumière un vaste réseau de falsification de documents administratifs infiltré jusque dans les rouages d’une collectivité locale. Selon des révélations du quotidien Libération, la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées (DNLT) a réussi à démanteler un système frauduleux bien structuré, opérant entre Rosso et Richard-Toll.

L’enquête a été déclenchée à la suite d’un simple contrôle effectué par le commissariat spécial de Rosso. Lors de cette opération, les forces de sécurité ont interpellé un individu en possession d’une carte nationale d’identité sénégalaise jugée suspecte. Soumise à une analyse approfondie par les services compétents, la pièce a été formellement identifiée comme un faux document. Établie au nom de Marème Diagne, cette carte a constitué le point de départ d’investigations qui allaient rapidement révéler l’existence d’un réseau organisé.

Les recherches menées par les enquêteurs ont conduit à l’arrestation de Adama Fall, un agent en service à la mairie de Richard-Toll, présenté comme un maillon clé du dispositif. Confronté aux éléments réunis contre lui, il a reconnu avoir monnayé ses services en facilitant l’obtention de documents administratifs frauduleux. D’après les conclusions de l’enquête, il proposait à ses clients, y compris des ressortissants étrangers, des actes d’état civil falsifiés à des tarifs allant de 20 000 à 30 000 FCFA pour des jugements et de 10 000 à 15 000 FCFA pour des certificats de nationalité. Pour asseoir la crédibilité de son offre, il faisait croire que les documents provenaient de la Direction de l’automatisation des fichiers, une structure officielle en charge de la gestion des données administratives.

L’affaire a pris une tournure encore plus préoccupante lorsque les enquêteurs ont réussi à identifier le fournisseur principal du réseau. Il s’agit de Pape Maguette Ndiaye, également connu sous le surnom de Pape Wade, soupçonné d’être à la tête de la fabrication des faux documents. Une perquisition menée dans son entreprise à Richard-Toll a permis de découvrir un véritable atelier clandestin dédié à la falsification. Sur place, les agents ont saisi une imprimante professionnelle de type Enduro 3 E, 34 talons PVC vierges ainsi que plusieurs cartes nationales d’identité en cours de production.

L’exploitation du matériel informatique récupéré a confirmé l’ampleur des activités illicites, avec la présence de nombreux documents frauduleux déjà conçus. Face aux preuves accablantes, le suspect a admis avoir fabriqué au moins sept cartes d’identité, tout en tentant de minimiser son implication dans le réseau.

À ce stade de la procédure, les deux principaux mis en cause ont été déférés devant le parquet de Saint-Louis. Ils font face à de lourdes accusations, notamment association de malfaiteurs, faux et usage de faux, escroquerie et complicité. Toutefois, selon des sources proches du dossier, l’enquête est loin d’être terminée et pourrait conduire à d’autres interpellations, tant le réseau semble étendu et bien organisé.

Affaire tentaculaire à Keur Massar : l’arrestation d’un élu local relance une enquête aux ramifications inquiétantes

L’affaire continue de prendre de l’ampleur et de susciter une vive émotion au sein de l’opinion publique. Selon les révélations du quotidien Libération, la Brigade de recherches de Keur Massar a franchi une étape décisive avec l’arrestation d’un acteur politique, marquant un tournant significatif dans cette enquête aux contours de plus en plus complexes.

Lundi soir, les gendarmes ont procédé à l’interpellation de Chérif Aly Diatta, deuxième adjoint au maire de Ouakam en charge des arts et de la culture, et leader du mouvement Arc-en-ciel. Cette arrestation, qualifiée de spectaculaire, constitue un nouveau rebondissement dans un dossier déjà explosif, dont les ramifications ne cessent de s’élargir.

Ouverte depuis le mois de février, l’enquête menée par la Brigade de recherches de Keur Massar porte sur des faits d’une extrême gravité. Les chefs d’accusation évoqués incluent notamment l’association de malfaiteurs, des actes contre nature avec transmission volontaire du VIH/Sida, la mise en danger de la vie d’autrui, ainsi que des soupçons de blanchiment de capitaux et de trafic de drogue. Ces éléments laissent présager l’existence d’un réseau structuré, organisé et potentiellement étendu.

D’après les informations rapportées, l’implication présumée de Chérif Aly Diatta repose en grande partie sur des données techniques extraites de téléphones appartenant à Djibril Dramé et Ibrahima Magib Seck, deux individus déjà identifiés comme étant au cœur du dossier. L’élu local est présenté comme un partenaire présumé dans ce réseau, ce qui vient renforcer les soupçons des enquêteurs sur l’existence de connexions multiples entre les différents protagonistes.

Malgré les éléments jugés accablants par les enquêteurs, Chérif Aly Diatta aurait maintenu une position de dénégation au moment des faits. Son arrestation vient néanmoins consolider la thèse d’un réseau aux ramifications profondes, impliquant des profils variés.

Carburant au Sénégal : le FSE rassure et écarte tout risque de pénurie malgré un contexte international tendu

Alors que les inquiétudes liées à une éventuelle crise énergétique mondiale continuent de peser sur plusieurs économies, les autorités sénégalaises montent au créneau pour rassurer l’opinion. Invité ce mardi 14 avril 2026 sur les ondes de la RFM, l’administrateur du Fonds spécial de soutien au secteur de l’énergie (FSE), Assane Ndir, a tenu un discours ferme et sans ambiguïté : le Sénégal ne fera face à aucune pénurie de carburant dans les mois à venir.

Cette déclaration intervient dans un climat marqué par la volatilité des cours du pétrole et les tensions géopolitiques internationales, qui ont déjà poussé plusieurs pays à revoir leur politique énergétique. Mais du côté de Dakar, les autorités assurent avoir anticipé ces turbulences grâce à une stratégie de sécurisation basée sur la constitution de réserves suffisantes.

Selon le responsable du FSE, l’approvisionnement du pays repose sur un mécanisme bien structuré et coordonné, impliquant notamment Société africaine de raffinage (SAR), qui joue un rôle central dans le stockage et la distribution des produits pétroliers. Des stocks stratégiques ont été constitués en amont afin de couvrir les besoins du marché national sur une période prolongée, permettant ainsi de faire face à d’éventuelles perturbations dans les circuits internationaux d’approvisionnement.

Au-delà de la question du carburant destiné aux véhicules, les autorités ont également pris des dispositions pour sécuriser la production d’électricité. Des volumes importants de fuel ont été mobilisés pour alimenter Senelec, garantissant ainsi la continuité du service électrique sur l’ensemble du territoire. Cette anticipation vise à éviter tout scénario de délestage lié à un défaut d’approvisionnement en combustible, un risque souvent redouté dans des contextes de crise énergétique.

Assane Ndir a insisté sur le fait que ces mesures ne sont pas le fruit d’une réaction tardive, mais bien d’une planification rigoureuse inscrite dans la durée. L’objectif est de préserver la stabilité du pays face aux chocs externes, tout en assurant la continuité des activités économiques. Dans un environnement où les fluctuations du marché pétrolier peuvent rapidement impacter les économies dépendantes des importations, cette capacité d’anticipation est présentée comme un atout majeur.

Toutefois, cette assurance sur la disponibilité des produits pétroliers ne dissipe pas totalement les interrogations sur l’évolution des prix. Si les stocks permettent d’éviter une rupture, la question du maintien des subventions et de la capacité de l’État à absorber les hausses du marché international reste posée. Sur ce point, les autorités restent prudentes, privilégiant pour l’instant un discours axé sur la stabilité de l’approvisionnement.

À travers cette sortie médiatique, le FSE cherche donc à envoyer un signal fort : malgré un environnement mondial incertain, le Sénégal dispose des moyens nécessaires pour garantir la disponibilité du carburant et assurer la continuité de son système énergétique. Une communication qui vise à rassurer les populations, mais aussi à maintenir la confiance des acteurs économiques dans la solidité du dispositif national.

Démantèlement d’un vaste réseau de trafic de migrants à Ziguinchor : plus de 200 candidats au départ vers l’Espagne

Un important réseau de trafic de migrants a été démantelé à Ziguinchor par les éléments de la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées (DNLT). L’opération, menée le 9 avril 2026 par l’antenne régionale, a abouti à la présentation au parquet de six individus impliqués dans une tentative d’émigration irrégulière par voie maritime à destination de l’Espagne.

Selon les informations issues de l’enquête, tout est parti de l’exploitation d’un renseignement opérationnel signalant la préparation imminente d’un départ clandestin de grande envergure. Le réseau criminel, dirigé par un ressortissant étranger actuellement en fuite, avait mis en place une organisation bien structurée afin de convoyer près de 200 migrants vers les côtes espagnoles. Les candidats au voyage avaient été répartis en deux groupes distincts, avec pour objectif un regroupement final avant leur embarquement prévu le 10 avril à bord d’une pirogue de fortune.

Chaque migrant devait verser la somme de 400 000 francs CFA pour participer à cette traversée périlleuse. Alertés, les enquêteurs ont mis en place un dispositif de surveillance et de filature qui a permis d’interpeller cinq suspects sur la plage de Boudody, située dans le quartier Goumel à Ziguinchor. La traque s’est poursuivie jusqu’à l’axe menant à Bignona, où deux autres individus ont été arrêtés à l’entrée de la ville.

L’opération a également permis la saisie du matériel destiné à la traversée, notamment une pirogue ainsi que deux moteurs hors-bord, éléments essentiels du dispositif logistique du réseau. Placés en garde à vue puis interrogés, les mis en cause ont reconnu leur implication dans ces activités criminelles. Ils ont révélé que cette tentative constituait leur quatrième opération depuis 2025. Sur les quatre projets organisés, trois se seraient soldés par des échecs.

Les révélations des suspects mettent en lumière l’ampleur du trafic. Au total, 537 migrants auraient été concernés par ces différentes tentatives, générant un chiffre d’affaires estimé à 213 600 000 francs CFA. Une somme considérable qui témoigne de la structuration et de la rentabilité de ce type de réseau.

Les investigations ont également permis de détailler l’organisation interne du groupe. À sa tête, un leader actuellement en fuite supervisait la stratégie globale et la gestion des fonds. Il s’appuyait sur un coordinateur opérationnel basé en Gambie, qui jouait le rôle de capitaine, ainsi que sur des recruteurs et convoyeurs chargés de la logistique, de l’hébergement et du transit des migrants.

À l’issue de la procédure, les six individus interpellés ont été transférés à Dakar pour être présentés devant le Pool Judiciaire Financier, où ils devront répondre de plusieurs chefs d’accusation, notamment association de malfaiteurs, tentative de trafic de migrants, complicité, mise en danger de la vie d’autrui et escroquerie en bande organisée.

Affaire judiciaire à Pikine-Guédiawaye : un adjoint au maire de Ouakam placé en garde à vue

La Brigade de Recherches de la compagnie de gendarmerie de Keur Massar a procédé, hier, à une nouvelle interpellation dans le cadre d’une vaste enquête judiciaire en cours. Cette arrestation constitue la 64e enregistrée depuis le début de l’exécution de la délégation judiciaire délivrée par le juge d’instruction du premier cabinet près le Tribunal de Grande Instance de Pikine-Guédiawaye.

La personne interpellée n’est autre que Chérif Aly Diarra, deuxième adjoint au maire de Ouakam, en charge des arts, de la culture, des loisirs et du patrimoine historique. Selon des informations relayées par Seneweb, son arrestation s’inscrit dans la continuité des investigations menées par les enquêteurs sur un dossier jugé sensible.

D’après les éléments recueillis au cours de l’enquête, Chérif Aly Diatta aurait entretenu des relations avec le chanteur Djiby Dramé ainsi qu’avec Ibrahima Magib Seck. Les enquêteurs évoquent l’existence de preuves concordantes qui auraient motivé son interpellation et son placement en garde à vue pour les besoins de l’enquête.

Informées de l’évolution de la procédure, les autorités judiciaires compétentes, notamment le juge d’instruction du premier cabinet ainsi que le procureur Saliou Dicko, suivent de près le dossier. L’enquête se poursuit afin de faire toute la lumière sur cette affaire qui continue d’enregistrer de nouvelles arrestations.

Retard dans la revalorisation salariale : les travailleurs de Goudomp menacent de durcir le mouvement

Dans le département de Goudomp, situé dans la région de Sédhiou, la tension monte parmi les travailleurs des collectivités territoriales. Réunis en assemblée générale le week-end dernier à Samine, ces agents ont exprimé leur profonde indignation face au retard persistant dans l’application de la revalorisation des salaires, une mesure pourtant attendue depuis plusieurs années.

Au cœur des revendications, un constat jugé alarmant par les travailleurs : sur les 15 collectivités territoriales que compte le département, seules quatre ont effectivement appliqué la revalorisation salariale prévue dans le cadre de la fonction publique locale. Une situation que dénonce vigoureusement leur porte-parole, Alexandre Guèye Sadio. Selon lui, cette lenteur est incompréhensible et inacceptable, d’autant plus que les mécanismes d’accompagnement ont déjà été mis en place par l’État.

Pour le représentant des travailleurs, le problème ne réside pas dans un manque de ressources financières, mais plutôt dans une absence de volonté politique de la part de certains exécutifs locaux. Il pointe du doigt les maires des communes concernées, qu’il accuse de ne pas accorder la priorité nécessaire à cette réforme pourtant essentielle pour améliorer les conditions de vie des agents territoriaux.

Face à cette situation, les travailleurs lancent un appel pressant aux autorités locales afin qu’elles se conforment aux dispositions en vigueur dans les plus brefs délais. Ils insistent sur l’urgence d’une régularisation rapide pour éviter une dégradation du climat social dans le département.

Pour l’heure, les agents privilégient la voie du dialogue et se disent ouverts à toute initiative permettant de trouver une solution consensuelle. Toutefois, leur patience semble atteindre ses limites. En l’absence de progrès concrets dans les prochains jours, ils n’excluent pas de passer à une étape supérieure en intensifiant leur mouvement de protestation.

Kédougou : un éboulement mortel sur un site d’orpaillage clandestin fait deux morts à Saraya

Un nouveau drame est venu endeuiller la région de Kédougou, au sud-est du Sénégal. Dans la nuit du lundi 13 avril, aux environs de 22 heures, un éboulement survenu sur un site d’orpaillage clandestin a coûté la vie à deux jeunes ressortissants étrangers dans le village aurifère de Haréhena, situé dans le département de Saraya.

Selon les premières informations recueillies, les victimes se trouvaient en pleine activité d’exploitation artisanale lorsque le sol s’est brutalement effondré. Le site en question, pourtant interdit aux activités minières, était toujours fréquenté par des orpailleurs clandestins, attirés par l’espoir de gains rapides malgré les risques élevés.

Alertée, la brigade de gendarmerie de Saraya est intervenue rapidement pour sécuriser la zone et procéder aux constatations d’usage. Les secours ont également pris en charge plusieurs blessés, eux aussi de nationalité étrangère, qui ont été évacués vers le poste de santé de Haréhena pour y recevoir des soins.

Ce nouvel accident relance la question de la sécurité sur les sites d’orpaillage dans cette partie du pays. D’après une source sécuritaire relayée par le média iRadio, le périmètre de Haréhena est régulièrement le théâtre d’éboulements meurtriers. Le bilan humain y est particulièrement préoccupant, avec au moins 21 décès enregistrés en seulement trois mois.

Malgré les interdictions et les opérations de sécurisation menées par les autorités, l’orpaillage clandestin continue de prospérer dans la région de Kédougou. La pression économique et l’absence d’alternatives pour de nombreux jeunes, souvent venus de pays voisins, contribuent à maintenir cette activité à haut risque.

Projet gazier GTA : 58 % des engagements sociaux et environnementaux réalisés, des ajustements encore attendus

Le projet gazier Grand Tortue Ahmeyim (GTA), à la frontière maritime entre le Sénégal et la Mauritanie, continue de progresser, mais les autorités sénégalaises maintiennent la pression sur les acteurs impliqués pour garantir le respect des engagements sociaux et environnementaux. Réuni le vendredi 10 avril 2026 à Saint-Louis dans le cadre du Comité Régional de Concertation (CRC), le ministre de l’Énergie, du Pétrole et des Mines a dressé un état des lieux jugé globalement satisfaisant, tout en appelant à des corrections sur plusieurs points encore en suspens.

Selon les données présentées, 58 % des engagements pris depuis octobre 2025 ont été entièrement réalisés. Toutefois, une part non négligeable reste à consolider : 30 % des actions sont encore en cours d’exécution, tandis que 12 % accusent un retard. Une situation qui a poussé le ministre à exiger davantage de rigueur et d’efficacité de la part des différentes parties prenantes, notamment Petrosen, BP et les services de l’État, appelés à renforcer leur coordination pour accélérer la mise en œuvre des mesures prioritaires.

Cette exigence s’inscrit dans un contexte de fortes attentes des populations locales, particulièrement dans la région de Saint-Louis, directement impactée par les activités liées au projet GTA. Les communautés riveraines, notamment les pêcheurs, les mareyeurs et les femmes transformatrices, étaient d’ailleurs représentées lors de cette rencontre, traduisant la volonté des autorités d’instaurer un dialogue inclusif autour de l’exploitation des ressources gazières.

Les échanges ont permis de réaffirmer l’importance d’une gouvernance participative et responsable du projet. Quatre axes stratégiques ont ainsi été définis pour encadrer la suite des opérations : le renforcement du dialogue permanent avec les communautés, une meilleure appropriation du projet par les acteurs locaux, une gestion rigoureuse des impacts environnementaux et la promotion d’un développement social durable dans les zones concernées.

Face aux défis persistants, les autorités ont également annoncé une révision du dispositif de pilotage afin de garantir un suivi plus efficace et plus réactif des engagements pris. L’objectif est d’anticiper les blocages, d’accélérer les processus de mise en œuvre et d’assurer une meilleure transparence dans la gestion du projet.

Projet GTA : 58 % des engagements territoriaux réalisés, l’État exige une accélération sur les points en retard

Le projet gazier Grand Tortue Ahmeyim (Grand Tortue Ahmeyim) poursuit sa mise en œuvre avec des résultats jugés globalement satisfaisants par les autorités sénégalaises. Réuni ce vendredi 10 avril 2026 à Saint-Louis dans le cadre du Comité Régional de Concertation (CRC), le ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines a annoncé un taux de réalisation de 58 % des engagements sociaux et environnementaux liés au projet.

Ce bilan, qui couvre les engagements pris depuis octobre 2025, met en évidence des avancées significatives, tout en révélant des marges de progression importantes. En effet, 30 % des actions sont toujours en cours d’exécution, tandis que 12 % accusent des retards. Une situation qui a conduit les autorités à hausser le ton, appelant à des « corrections nécessaires » pour garantir le respect des engagements pris envers les populations locales.

Dans un message ferme, le ministre a exhorté les principaux acteurs du projet, notamment Petrosen et BP, ainsi que les services de l’État, à renforcer leur coordination. L’objectif affiché est clair : lever rapidement les blocages et accélérer la mise en œuvre des actions en souffrance, dans un contexte où les attentes des communautés impactées restent particulièrement fortes.

La rencontre de Saint-Louis a réuni un large éventail d’acteurs locaux, traduisant la volonté d’instaurer une gouvernance inclusive autour du projet. Des représentants des pêcheurs, des mareyeurs et des femmes transformatrices ont pris part aux échanges, mettant en lumière les préoccupations des populations directement concernées par l’exploitation gazière. Cette démarche participative vise à prévenir les tensions sociales et à favoriser une appropriation collective du projet.

Au cœur des discussions, quatre axes stratégiques ont été définis pour guider la suite de la mise en œuvre. Il s’agit du renforcement du dialogue permanent avec les communautés, de l’appropriation inclusive des retombées du projet, de la gestion rigoureuse des impacts environnementaux et de la promotion d’un développement social durable dans la zone d’intervention.

Face aux défis identifiés, les autorités ont également annoncé une actualisation du dispositif de pilotage du projet. Cette réforme vise à instaurer un suivi plus dynamique et plus rigoureux des engagements, afin d’éviter tout décalage entre les promesses et leur concrétisation sur le terrain.

Au terme de cette rencontre, un consensus s’est dégagé autour d’un principe fondamental : la réussite du projet Grand Tortue Ahmeyim ne saurait être uniquement mesurée à l’aune de ses performances industrielles. Elle dépendra également de sa capacité à garantir transparence, équité et justice sociale pour les populations de Saint-Louis, directement impactées par cette exploitation stratégique.

Extension du TER vers Thiès : une nouvelle étape stratégique pour la mobilité et le développement

Le projet d’extension du Train Express Régional (TER) du Sénégal franchit un cap décisif avec l’entrée en phase opérationnelle du tronçon reliant l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD) à la ville de Thiès. Une délégation de la Société nationale de gestion du patrimoine du TER (SENTER) a récemment effectué une visite officielle auprès des autorités municipales de Thiès, marquant ainsi le lancement des études techniques préalables à la réalisation de cette infrastructure majeure.

Cette initiative s’inscrit dans la continuité des deux premières phases du TER, qui relient déjà Dakar à Diamniadio puis Diamniadio à l’AIBD. Ces segments, désormais fonctionnels, ont permis d’améliorer significativement la mobilité des usagers, de réduire les temps de trajet et de désengorger les principaux axes routiers de la région de Dakar. Fort de ce succès, l’État sénégalais entend poursuivre l’expansion du réseau ferroviaire moderne afin de répondre à une demande croissante en transport rapide, fiable et sécurisé.

La mission actuelle de la SENTER consiste principalement à collecter des données techniques, géographiques et socio-économiques en vue de définir avec précision le tracé du futur prolongement. Il s’agira notamment d’identifier les zones de passage optimales, les contraintes environnementales et les besoins en infrastructures annexes, telles que les gares, les ouvrages d’art et les systèmes de signalisation. Cette phase d’étude est cruciale pour garantir la viabilité technique et économique du projet.

L’extension du TER vers Thiès revêt une importance stratégique majeure. Surnommée la « capitale du rail », la ville occupe une position clé dans le dispositif de transport national. Son raccordement direct au réseau du TER permettra de renforcer les échanges entre Dakar, Diamniadio, l’AIBD et les zones industrielles en plein essor. Ce projet devrait ainsi contribuer à fluidifier les déplacements des personnes et des marchandises, tout en soutenant la croissance économique et l’attractivité territoriale.

Au-delà de Thiès, les autorités sénégalaises affichent une ambition plus large : étendre progressivement le TER vers l’intérieur du pays. Cette vision s’inscrit dans une السياسة d’aménagement du territoire visant à réduire les disparités régionales et à désenclaver certaines zones encore difficilement accessibles. Le développement du réseau ferroviaire moderne apparaît ainsi comme un levier essentiel pour accompagner l’industrialisation, encourager l’investissement et favoriser une croissance inclusive.

Le Général Babou Faye admis en deuxième section après un parcours militaire exemplaire

Le Général de brigade Babou Faye a officiellement été admis dans la deuxième section des cadres de l’État-major à compter du 11 avril 2026, selon une annonce relayée par FDS TV. Cette décision marque une nouvelle étape dans la carrière de cet officier supérieur, jusque-là Directeur du Service de l’Intendance des Armées.

Promu au grade de général de brigade en avril 2025, Babou Faye avait franchi ce cap symbolique le 10 avril, une date qui coïncidait avec son anniversaire. Cette distinction venait consacrer un parcours militaire riche et marqué par l’engagement sur le terrain comme dans les fonctions stratégiques.

Issu de la 8ᵉ promotion de l’École nationale des officiers d’active, il fait ses débuts dans l’infanterie au sein du 3ᵉ Bataillon d’infanterie. Très tôt, il est déployé en Casamance, où il participe à plusieurs opérations militaires dans des zones sensibles telles que Kaguit, Etafoune, Côte 12 et Bougniack. Ces expériences forgent son profil d’officier de terrain, confronté aux réalités opérationnelles les plus exigeantes.

Cependant, sa carrière connaît un tournant décisif à la suite d’un grave accident survenu en Casamance, qui le contraint à quitter l’infanterie. Il se réoriente alors vers le Service de l’Intendance des Armées. Loin d’être un recul, cette reconversion devient une opportunité qu’il saisit avec rigueur, développant une expertise reconnue dans la gestion logistique et administrative des forces armées.

Babou Faye occupe une première fois la direction du Service de l’Intendance entre 2019 et 2021. Fort de son expérience, il est rappelé à ce poste en 2023, confirmant la confiance de la hiérarchie militaire en ses compétences. Il y reste jusqu’à son accession à la première section des officiers généraux en avril 2025.

Dans le cadre de la réorganisation en cours, il est remplacé à la tête de l’Intendance des Armées par le Colonel Mamadou Diaraf Gningue, officiellement installé dans ses fonctions depuis le 11 avril 2026.

Rufisque : un jeune homme tué lors d’une rixe, le suspect se livre à la police

Une altercation violente survenue dans la nuit du 9 au 10 avril 2026 à Rufisque a viré au drame, coûtant la vie à un jeune homme âgé de 24 ans. Les faits se sont déroulés dans le quartier de Santhiaba, où une bagarre entre deux individus a dégénéré jusqu’à entraîner une issue fatale.

D’après les premières informations recueillies par les services de police, la rixe a éclaté aux environs de 23 heures dans une ruelle du quartier. Au cours de l’affrontement, la victime, un ouvrier employé par la société Sen’eau et originaire de Sérécounda, en Gambie, a été grièvement blessée après avoir reçu un coup de couteau à la cuisse gauche.

Transporté en urgence à l’hôpital Youssou Mbargane Diop, le jeune homme a été pris en charge par les équipes médicales. Malgré les soins prodigués, il a succombé à ses blessures aux alentours de 5 heures du matin. Le décès a été officiellement signalé au commissariat de Rufisque à travers une déclaration de mort violente ou suspecte établie par la structure hospitalière.

Dans le cadre de l’enquête ouverte pour élucider les circonstances du drame, l’oncle de la victime a été entendu par les enquêteurs. Il a indiqué que son neveu était impliqué dans une bagarre avec un individu identifié comme étant le principal suspect. Les recherches ont été immédiatement engagées pour retrouver ce dernier.

Contre toute attente, le mis en cause s’est présenté de lui-même au commissariat, accompagné de son oncle, avant même son interpellation. Né en décembre 2003 à Rufisque, élève et domicilié à Santhiaba, il a déclaré avoir agi après avoir été menacé par des proches de la victime.

À son arrivée dans les locaux de la police, les enquêteurs ont constaté qu’il présentait une blessure au genou droit. Le suspect a affirmé avoir reçu des soins dans une structure de santé locale. Placé en garde à vue, il faisait toujours l’objet d’une audition au moment des faits rapportés.

Les investigations se poursuivent afin de déterminer avec précision le déroulement de la bagarre, d’établir les responsabilités de chaque protagoniste et de vérifier l’éventualité d’une préméditation. Les policiers s’emploient également à retrouver l’arme blanche utilisée, qui reste introuvable, et à identifier d’éventuels témoins de la scène.

Ndiaganiao : Marie Khone Faye lance un ambitieux programme de Maisons de la Femme pour l’autonomisation féminine

La Première dame du Sénégal, Marie Khone Faye, a annoncé la construction prochaine d’une Maison de la Femme dans la commune de Ndiaganiao, située dans le département de Mbour, à l’ouest du pays. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique nationale visant à renforcer l’autonomisation économique et sociale des femmes, en particulier en milieu rural.

L’annonce a été faite à l’occasion d’une journée dédiée à l’autonomisation féminine, organisée autour du thème « l’autonomisation et l’éducation de la femme au cœur du développement en milieu rural ». Devant un public composé d’acteurs locaux, de femmes entrepreneures et de responsables communautaires, Marie Khone Faye a exposé les grandes lignes de ce projet structurant, qu’elle entend étendre progressivement à l’ensemble du territoire national.

Selon elle, la future Maison de la Femme de Ndiaganiao sera un espace moderne, entièrement équipé pour accueillir des activités de formation, de transformation et de production. L’objectif est de permettre aux femmes d’acquérir des compétences pratiques leur donnant les moyens de produire, transformer et commercialiser leurs propres produits, notamment issus des ressources locales.

Au-delà de l’aspect économique, cette infrastructure vise également à renforcer les capacités organisationnelles et sociales des bénéficiaires. Il s’agira notamment de proposer des formations adaptées pour une meilleure maîtrise des chaînes de valeur, en particulier dans le domaine de la transformation des produits locaux, souvent considérée comme un levier clé du développement rural.

Marie Khone Faye a également insisté sur la dimension inclusive et structurante de ce programme. Elle a précisé que ces maisons auront pour vocation de favoriser l’émergence d’un leadership féminin fort, tout en facilitant l’accès des femmes aux mécanismes de financement. À travers cet accompagnement, les bénéficiaires pourront être mieux orientées dans leurs démarches administratives, notamment pour l’obtention de documents essentiels tels que le registre de commerce, les agréments, les délibérations ou encore les baux fonciers.

Cette initiative s’inscrit dans une volonté plus large de promouvoir la solidarité locale et de créer des opportunités durables pour les femmes, souvent confrontées à des obstacles structurels dans l’accès aux ressources et aux marchés. En multipliant ce type d’infrastructures à travers le pays, la Première dame ambitionne de poser les bases d’un réseau national de centres dédiés à l’entrepreneuriat féminin.

Ndiaganiao : Marie Khone Faye lance un ambitieux programme de Maisons de la Femme pour l’autonomisation féminine

La Première dame du Sénégal, Marie Khone Faye, a annoncé la construction prochaine d’une Maison de la Femme dans la commune de Ndiaganiao, située dans le département de Mbour, à l’ouest du pays. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique nationale visant à renforcer l’autonomisation économique et sociale des femmes, en particulier en milieu rural.

L’annonce a été faite à l’occasion d’une journée dédiée à l’autonomisation féminine, organisée autour du thème « l’autonomisation et l’éducation de la femme au cœur du développement en milieu rural ». Devant un public composé d’acteurs locaux, de femmes entrepreneures et de responsables communautaires, Marie Khone Faye a exposé les grandes lignes de ce projet structurant, qu’elle entend étendre progressivement à l’ensemble du territoire national.

Selon elle, la future Maison de la Femme de Ndiaganiao sera un espace moderne, entièrement équipé pour accueillir des activités de formation, de transformation et de production. L’objectif est de permettre aux femmes d’acquérir des compétences pratiques leur donnant les moyens de produire, transformer et commercialiser leurs propres produits, notamment issus des ressources locales.

Au-delà de l’aspect économique, cette infrastructure vise également à renforcer les capacités organisationnelles et sociales des bénéficiaires. Il s’agira notamment de proposer des formations adaptées pour une meilleure maîtrise des chaînes de valeur, en particulier dans le domaine de la transformation des produits locaux, souvent considérée comme un levier clé du développement rural.

Marie Khone Faye a également insisté sur la dimension inclusive et structurante de ce programme. Elle a précisé que ces maisons auront pour vocation de favoriser l’émergence d’un leadership féminin fort, tout en facilitant l’accès des femmes aux mécanismes de financement. À travers cet accompagnement, les bénéficiaires pourront être mieux orientées dans leurs démarches administratives, notamment pour l’obtention de documents essentiels tels que le registre de commerce, les agréments, les délibérations ou encore les baux fonciers.

Cette initiative s’inscrit dans une volonté plus large de promouvoir la solidarité locale et de créer des opportunités durables pour les femmes, souvent confrontées à des obstacles structurels dans l’accès aux ressources et aux marchés. En multipliant ce type d’infrastructures à travers le pays, la Première dame ambitionne de poser les bases d’un réseau national de centres dédiés à l’entrepreneuriat féminin.

Fraude à plus d’un milliard à UBA Sénégal : la DIC démantèle progressivement un réseau structuré

L’enquête sur les retraits frauduleux portant sur un montant estimé à 1,143 milliard de FCFA à UBA Sénégal connaît une accélération notable. D’après les informations du quotidien Libération, la Division des Investigations Criminelles (DIC) a franchi un cap décisif avec l’interpellation successive de plusieurs suspects, jusque-là en fuite.

Au cœur de cette affaire tentaculaire, les enquêteurs ont récemment procédé à l’arrestation d’Alioune Thiam, présenté comme l’un des cerveaux présumés du réseau. Lié à la structure Easy Go Teranga, il a été intercepté à l’Aéroport international Blaise Diagne alors qu’il s’apprêtait à quitter le territoire. Cette interpellation est considérée comme un tournant dans l’enquête, puisqu’elle a permis aux éléments de la DIC de remonter plus efficacement la chaîne des responsabilités.

Dans la continuité de cette opération, les forces de sécurité ont également arrêté Hamidou Tanou Diallo, identifié comme dirigeant des entités Ets Diallo Hamidou Tanou et Barkiny Purchasing Center. Il a été appréhendé au poste de Keur Ayib, confirmant la traque méthodique déployée par les enquêteurs sur l’ensemble du territoire national.

L’enquête révèle par ailleurs que d’autres acteurs impliqués dans ce vaste réseau tentent de fuir pour échapper à la justice. C’est dans ce contexte qu’Ababacar Ndiaye, menuisier-ébéniste de profession, a été interpellé alors qu’il cherchait à quitter le pays. Il est soupçonné d’avoir participé directement à des opérations de retraits frauduleux. De son côté, Bassirou Kane, footballeur, a été arrêté au poste frontalier de Karang. Les enquêteurs le considèrent comme un élément clé dans l’exécution de plusieurs transactions illicites.

Ces arrestations successives viennent conforter la thèse d’un réseau structuré, organisé et capable de mener des opérations frauduleuses d’une ampleur exceptionnelle. Selon les éléments relayés, la stratégie actuelle de la DIC repose sur l’exploitation approfondie des auditions des suspects ainsi que sur l’analyse des données techniques collectées. L’objectif est clair : démanteler l’ensemble du circuit financier mis en place et identifier d’éventuelles complicités, qu’elles soient internes au système bancaire ou issues de réseaux externes.

Primes présumées de 27 millions FCFA : le silence du DG alimente les interrogations

Une rumeur persistante agite depuis plusieurs semaines une importante structure publique sénégalaise, réputée pour sa forte capacité financière. Au cœur des discussions, une information relayée par le journal Les Échos, évoquant le versement de primes annuelles d’un montant de 27 millions de francs CFA au directeur général.

Non confirmée officiellement, cette révélation suscite de nombreuses interrogations aussi bien au sein de l’institution qu’à l’extérieur. En interne, plusieurs agents reconnaissent avoir perçu des primes, une pratique qui ne semble donc pas inhabituelle. Toutefois, c’est le niveau particulièrement élevé du montant attribué au directeur général qui concentre l’essentiel des débats et alimente les spéculations.

Face à l’ampleur de la polémique, des tentatives de vérification ont été entreprises auprès du principal concerné. Selon les informations disponibles, celui-ci aurait été contacté à plusieurs reprises, sans donner suite ni répondre aux sollicitations. Ce silence prolongé intrigue davantage et, d’après certains témoignages internes, il ne constituerait pas un fait isolé depuis sa prise de fonction.

Dans le même élan, les confrères de Les Échos ont également approché un responsable de la communication de la structure. Ce dernier a indiqué ne plus occuper ce poste et ne plus être habilité à s’exprimer au nom de l’organisation. Une réponse qui n’a pas permis d’apporter d’éclairage supplémentaire sur cette affaire.

À ce stade, aucune source officielle interne n’a confirmé ni infirmé ces informations, laissant place à toutes les interprétations. Dans un contexte où la transparence dans la gestion des ressources publiques est de plus en plus exigée, cette situation relance le débat sur la gouvernance et la communication au sein des grandes structures étatiques.

Coût de la vie : l’inflation s’établit à 1,4 % en mars 2026, tirée par l’alimentaire et les services

Le coût de la vie poursuit sa progression au Sénégal. Selon les dernières données publiées par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie, l’inflation, mesurée par l’Indice harmonisé des prix à la consommation (IHPC), s’est établie à 1,4 % en glissement annuel au mois de mars 2026.

Cette hausse, bien que modérée, est principalement portée par les secteurs des « produits alimentaires et boissons non alcoolisées », en augmentation de 1,7 %, ainsi que par les « restaurants et services d’hébergement », qui enregistrent une progression de 2,7 %.

D’autres postes de dépenses ont également contribué à cette dynamique haussière. C’est notamment le cas des « boissons alcoolisées, tabac et stupéfiants », dont les prix ont fortement grimpé de 10,7 %. Les services de santé (+1,9 %) et les soins personnels (+2,6 %) affichent aussi des augmentations notables, traduisant une pression persistante sur le budget des ménages.

Par ailleurs, l’inflation sous-jacente — qui exclut les produits énergétiques et les denrées fraîches — ressort à 2,6 % sur un an, signalant des tensions plus profondes sur les prix au-delà des fluctuations ponctuelles.

L’analyse selon l’origine des produits met en évidence une évolution contrastée. Les produits locaux voient leurs prix augmenter de 2,0 %, tandis que les produits importés enregistrent un léger recul de 0,3 %, contribuant à atténuer la hausse globale.

En termes de durabilité, la progression des prix est surtout tirée par les services (+2,0 %), suivis des biens durables (+1,4 %) et des biens non durables (+1,2 %). Les biens semi-durables, quant à eux, affichent une hausse plus modérée de 0,8 %.

Ces données confirment une tendance à la hausse maîtrisée de l’inflation, mais qui continue de peser sur le pouvoir d’achat des ménages, notamment à travers les dépenses alimentaires et les services essentiels.

PASSY – Keur Bacary Cissé / Arachide hors saison : entre succès local et manque de moyens

Dans le département de Foundiougne, la Coopérative intégrée pour le développement du Sine Saloum intensifie ses actions en faveur de l’emploi et de l’autonomisation des populations. Initiée par feu Mouhamed Nazir Cissé à Keur Bacary Cissé, cette activité s’est progressivement étendue à plusieurs localités de la commune de Diagane Barka, avec des résultats jugés encourageants.

« L’année dernière, nous avions exploité 21 hectares. Cette année, nous en sommes à 34 hectares rien qu’à Keur Bacary Cissé, et près de 40 hectares au total », a indiqué Aïssatou Diouf, présidente de la Coopérative intégrée pour le développement du Sine Saloum. Une progression qui témoigne, selon elle, de la rentabilité de cette initiative agricole.

Au-delà de la production, le projet génère des emplois saisonniers, notamment pour les femmes et les jeunes. Lors des récoltes, plusieurs femmes s’activent dans le tri des arachides, à l’image de Fatou Gaye, qui affirme que cette activité lui permet de subvenir aux besoins de sa famille.

La coopérative mise également sur la culture hors saison pour garantir des revenus réguliers et lutter contre le chômage, la pauvreté et l’émigration clandestine. « L’objectif est de maintenir les jeunes dans leur terroir en leur offrant des opportunités d’emploi », souligne M. Faye.

Dans cette dynamique, un jardin maraîcher équipé de panneaux solaires et de pompes hydrauliques a été mis à la disposition de 23 villages afin de renforcer l’autonomisation des femmes.

Malgré ces avancées, la coopérative fait face à des difficultés, notamment le manque de semences de qualité et de moyens matériels. Elle sollicite ainsi l’appui de l’État, à travers la mise à disposition d’intrants agricoles et de tracteurs, afin d’améliorer la production et les conditions de travail, a plaidé Elhadji Cissé, frère de feu Mouhamed Nazir Cissé.

Crise énergétique au Sénégal : Mouhamadou Bamba Cissé alerte sur une possible hausse imminente des prix

Le Sénégal pourrait faire face, dans les prochains jours, à une hausse des prix de l’énergie. C’est l’alerte lancée par Mouhamadou Bamba Cissé, qui s’exprimait en marge de la 96e édition de la Ziarra de Tivaouane, où il représentait le président de la République. Dans un discours empreint de gravité, le ministre a évoqué sans détour les tensions énergétiques qui pèsent actuellement sur le pays, en lien avec un contexte international de plus en plus instable.

Après avoir rendu hommage aux enseignements de Serigne Babacar Sy et salué l’organisation de cet important rendez-vous religieux, le ministre de l’Intérieur a dressé un tableau préoccupant de la situation énergétique mondiale et régionale. Selon lui, plusieurs signaux indiquent une pression croissante sur les marchés de l’énergie. Il a notamment cité le cas de la Mauritanie, où les prix de l’essence, du gasoil et de l’électricité ont récemment été revus à la hausse, ainsi que la situation en France, marquée par des perturbations dans l’approvisionnement avec près de 15 % des stations-service fermées.

Dans ce contexte, Mouhamadou Bamba Cissé a souligné que le Sénégal, pour l’instant, a réussi à maintenir une certaine stabilité des prix à la pompe. Une situation qu’il attribue aux efforts importants consentis par l’État pour amortir le choc et protéger le pouvoir d’achat des populations. Toutefois, il a tenu à préciser que cette stabilité a un coût et qu’elle ne saurait être maintenue indéfiniment face aux pressions extérieures.

Le ministre a ainsi révélé que les prix de l’énergie auraient dû être réajustés à la hausse depuis près de deux semaines, mais que le gouvernement a choisi, jusque-là, d’en différer l’application. « Les Sénégalais n’ont pas encore senti de difficultés, mais cela peut arriver dans quelques jours », a-t-il averti, laissant entendre qu’une révision des tarifs pourrait intervenir à court terme.

Ce message se veut à la fois un appel à la vigilance et une tentative de préparer l’opinion publique à une éventuelle hausse des prix des carburants et de l’électricité. Il met en lumière la fragilité des équilibres énergétiques dans un contexte global marqué par des tensions sur les approvisionnements et des fluctuations des coûts à l’international.

À travers cette sortie, Mouhamadou Bamba Cissé insiste sur la nécessité d’anticiper les difficultés à venir et de faire preuve de responsabilité collective. Si aucune décision officielle n’a encore été annoncée, les propos du ministre traduisent clairement une inquiétude au sommet de l’État face à une crise énergétique qui pourrait bientôt se répercuter sur le quotidien des Sénégalais.

Koumpétoune : le préfet Joséphine Safiétou Dieng justifie le rappel à l’ordre de députés du Pastef

L’incident survenu lors de la cérémonie officielle du festival Pencum Niany continue de faire réagir dans le département de Koumpentoum. Le préfet, Joséphine Safiétou Dieng, est revenu sur les faits qui se sont déroulés le 12 avril 2026, impliquant deux députés du parti Pastef, lesquels avaient refusé de se lever à son arrivée.

Face à la polémique suscitée par cet épisode, l’autorité administrative a tenu à apporter des éclaircissements sur le sens de son intervention. Selon elle, le geste attendu lors de ce type de cérémonie ne relève pas d’une simple formalité sociale, mais s’inscrit dans le respect des règles protocolaires encadrant les manifestations officielles. Elle insiste sur le fait que se lever à l’arrivée d’un préfet constitue avant tout une marque de respect envers l’institution qu’il représente, et non envers la personne physique.

Dans ses explications, Joséphine Safiétou Dieng rappelle que le préfet incarne l’État dans son territoire de compétence. À ce titre, les marques de considération qui lui sont adressées participent du respect dû aux institutions de la République. « Se lever pour le préfet ne relève pas d’une simple courtoisie, mais d’un devoir de respect institutionnel lié à la fonction qu’il incarne », a-t-elle souligné, mettant en avant la dimension symbolique et républicaine de ce geste.

L’autorité administrative a également insisté sur le rôle et les responsabilités des députés en tant qu’élus de la Nation. Selon elle, ces derniers sont tenus d’observer scrupuleusement les règles protocolaires, notamment lors des cérémonies officielles organisées dans leurs circonscriptions. Elle estime que leur statut implique un devoir d’exemplarité, tant dans leur comportement que dans leur respect des institutions.

Pour le préfet, les usages protocolaires ne sont ni nouveaux ni méconnus des acteurs politiques. Elle considère ainsi que leur non-respect ne peut être interprété autrement que comme une entorse aux règles républicaines. Dans un ton ferme, elle a rappelé que « le respect des institutions n’est pas une option », soulignant l’importance de préserver les fondements de l’ordre républicain à travers des gestes symboliques mais significatifs.

Cet incident, survenu dans un contexte festif, relance le débat sur le respect des institutions et les relations entre autorités administratives et responsables politiques. Au-delà du fait en lui-même, il met en lumière la sensibilité des questions protocolaires dans l’espace public sénégalais, où chaque geste peut être interprété à l’aune des principes républicains et des équilibres institutionnels.

Encadrement des “wifi communautaires” : l’ARTP rappelle les règles strictes de commercialisation de l’Internet au Sénégal

Le Directeur général de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP), Dahirou Thiam, a apporté des précisions importantes sur la question des « wifi communautaires », à l’occasion d’une rencontre avec des journalistes de la Convention des jeunes reporters du Sénégal (CJRS) et de l’Union des radios associatives et communautaires (URAC). Une sortie qui intervient dans un contexte marqué par la multiplication de ces pratiques de partage et de revente informelle de connexion Internet.

Cette prise de parole fait suite à un communiqué officiel publié par l’ARTP relatif à l’encadrement des activités de fourniture d’accès à Internet. À travers ce texte, le régulateur entend rappeler les principes fondamentaux qui régissent le secteur des communications électroniques au Sénégal.

Selon l’ARTP, toute activité liée aux communications électroniques est strictement encadrée par un dispositif juridique bien défini. En conséquence, aucune personne physique ou morale ne peut exploiter un réseau de communications électroniques sans disposer d’une autorisation préalable délivrée par l’autorité compétente.

Dans cette logique, l’institution souligne que la commercialisation de services Internet est soumise à l’obtention obligatoire d’une licence ou d’une autorisation de fournisseur d’accès à Internet. Cette exigence s’inscrit dans le respect du cadre légal en vigueur, notamment la loi n° 2018-28 du 12 décembre 2018 portant Code des communications électroniques, ainsi que le décret n° 2022-1357 du 7 juillet 2022 relatif à l’interconnexion, au partage d’infrastructures et à l’accès aux réseaux.

Le Directeur général a tenu à préciser que cette réglementation ne cible pas un opérateur en particulier. Elle s’applique de manière uniforme à tous les types de connexions Internet, qu’elles soient fournies par des acteurs traditionnels du marché ou par des solutions alternatives. Ainsi, les offres issues d’opérateurs comme Sonatel, Expresso, YaS ou encore les services satellitaires sont soumises aux mêmes obligations réglementaires.

Pour mieux faire comprendre cette disposition, l’ARTP établit une analogie avec les services essentiels tels que l’eau ou l’électricité. De la même manière qu’un abonné ne peut pas revendre son accès à ces services sans autorisation, un utilisateur d’une connexion Internet n’est pas habilité à la commercialiser librement.

À travers cette démarche, le régulateur cherche avant tout à instaurer un cadre équitable et sécurisé pour l’ensemble des acteurs du secteur, tout en protégeant les consommateurs. L’objectif est également de garantir une meilleure qualité de service et de prévenir les dérives liées à l’exploitation non autorisée des réseaux.

L’ARTP invite ainsi toutes les personnes intéressées par une activité dans le domaine des communications électroniques à se rapprocher de ses services. Cette démarche leur permettra d’obtenir les informations nécessaires sur les procédures à suivre et les conditions à remplir pour exercer légalement.

Escroquerie aux visas à Grand Yoff : une femme déférée pour plus de 6 millions FCFA

Le Commissariat d’arrondissement de Grand Yoff a mis fin aux agissements d’une présumée escroc spécialisée dans de fausses promesses de voyages vers l’Europe. Le 8 avril 2026, la suspecte a été déférée devant le parquet pour des faits d’escroquerie portant sur un préjudice global estimé à 6 100 000 FCFA, selon un communiqué de la police.

L’affaire a été déclenchée à la suite de quatre plaintes déposées par des victimes qui accusaient la mise en cause de leur avoir soutiré d’importantes sommes d’argent sous prétexte de leur obtenir des visas pour l’Italie et l’Espagne. Profitant du rêve de migration de ses cibles, la dame mettait en avant de supposées relations et des démarches administratives qu’elle disait maîtriser, afin de les convaincre de lui faire confiance.

Les enquêteurs ont rapidement relevé un mode opératoire bien rodé. La suspecte promettait des procédures rapides et sécurisées en échange de paiements conséquents, mais ne donnait jamais suite à ses engagements. Dans le détail, la première victime a versé 650 000 FCFA pour un visa à destination de l’Italie, sans jamais recevoir le document ni être remboursée. La deuxième victime, quant à elle, a transféré 3 050 000 FCFA via l’application Wave pour un projet de voyage vers l’Espagne, resté sans aboutissement.

La troisième victime a déboursé la somme de 3 000 000 FCFA dans le cadre d’un projet incluant même l’achat d’un billet d’avion. Face aux incohérences et à la mauvaise foi de la suspecte, elle a finalement décidé de se retirer d’une tontine commune organisée autour du projet. La quatrième victime a, pour sa part, versé un acompte de 970 000 FCFA couvrant des frais de dossier et de visa. Pour donner du crédit à ses affirmations, la mise en cause lui avait remis un faux document attestant d’un prétendu rendez-vous à l’ambassade d’Espagne.

Au terme des investigations, les éléments recueillis ont permis d’établir clairement les faits et de mesurer l’ampleur du préjudice. Confrontée aux preuves ainsi qu’aux témoignages concordants des victimes, la suspecte est passée aux aveux lors de son audition.

Grippe aviaire : un premier cas humain confirmé en Italie chez un patient de retour du Sénégal, selon l’OMS

Un premier cas humain de grippe aviaire A(H9N2) a été confirmé en Europe. L’annonce a été faite par l’Organisation mondiale de la santé, qui précise qu’il s’agit d’un patient adulte diagnostiqué en Italie après un séjour récent au Sénégal.
Selon le communiqué publié le 10 avril, ce cas constitue une première sur le continent européen pour ce sous-type spécifique du virus grippal. Le patient, pris en charge par les autorités sanitaires italiennes, a été placé en isolement et son état de santé est jugé en amélioration.
Le virus identifié, A(H9N2), appartient à la famille des virus de la grippe aviaire, généralement présents chez les oiseaux. Bien que des cas aient déjà été observés chez l’homme dans certaines régions du monde, leur apparition en Europe reste exceptionnelle, d’où l’attention particulière suscitée par cette annonce.
D’après l’Organisation mondiale de la santé, le patient avait récemment voyagé au Sénégal, où des souches similaires du virus ont déjà été détectées chez des volailles. Toutefois, les circonstances exactes de la contamination demeurent floues. Aucun contact direct avec des oiseaux infectés ni avec des personnes malades n’a, pour l’heure, été établi.
La grippe aviaire se transmet habituellement à l’homme lors d’un contact étroit avec des animaux infectés ou des environnements contaminés. Les cas de transmission interhumaine restent extrêmement rares, ce qui limite, à ce stade, le risque de propagation à grande échelle.
Les autorités sanitaires, en lien avec l’Organisation mondiale de la santé, poursuivent les investigations afin de retracer l’origine de l’infection et d’évaluer les éventuels risques sanitaires. Cette situation relance néanmoins les préoccupations autour de la surveillance des zoonoses et de la circulation des virus entre les continents, dans un contexte de mobilité internationale accrue.

Sénégal : les familles des victimes de la répression 2021-2024 réclament justice et interpellent les autorités

Dakar a été, ce samedi, le théâtre d’une mobilisation portée par les familles des victimes de la répression politique survenue entre 2021 et 2024. En collaboration avec l’Initiative Zéro Impunité, les manifestants ont investi l’espace public pour exiger l’ouverture d’enquêtes indépendantes et la fin de l’impunité.
Pancartes à la main, slogans scandés avec force, les participants ont exprimé leur indignation face à ce qu’ils qualifient de silence persistant des autorités. « Non à l’impunité », « Justice pour les victimes » ou encore « Non à la candidature de Macky Sall » figuraient parmi les messages visibles dans le cortège. L’appareil judiciaire a également été directement interpellé, notamment à travers des appels adressés au procureur Ibrahima Ndoye.
Pour Djibril Diaw, cette mobilisation n’est pas un simple acte symbolique. Elle traduit une exigence ferme : « la fin de l’impunité et l’établissement de la vérité ». Le collectif réclame l’ouverture immédiate d’enquêtes « indépendantes, transparentes et crédibles » afin de situer les responsabilités, quel que soit le statut des personnes impliquées.
Malgré l’alternance politique ayant conduit Bassirou Diomaye Faye à la tête du pays, les familles estiment que leurs revendications restent inchangées. Un constat partagé par Mamadou Lamine Sambou, qui s’interroge : « Si, après le changement de régime, nous devons encore réclamer les mêmes choses, c’est qu’il y a un problème de fond. »
La dimension politique de la question n’a pas été éludée. Présente sur les lieux, la députée Maimouna Bousso a insisté sur le droit des familles à connaître la vérité. Selon elle, il est impératif de déterminer les responsabilités dans les violences qui ont marqué cette période. Elle a par ailleurs rejeté l’idée selon laquelle la loi d’amnistie constituerait un obstacle à la manifestation de la vérité.
Même fermeté du côté de Seydi Gassama, qui pointe une responsabilité de l’ancien chef de l’État dans les événements. Il s’oppose également à toute ambition internationale de ce dernier, estimant qu’une candidature à la tête de l’Organisation des Nations unies serait inacceptable tant que la lumière n’est pas faite.
Au-delà des discours, la douleur des victimes reste vive. Certaines portent encore les séquelles physiques et psychologiques des violences. Pape Abdoulaye Touré, présent à la manifestation, évoque un possible recours à la justice internationale : « Si l’État du Sénégal ne nous rend pas justice, vers qui allons-nous nous tourner ? L’ONU représente aujourd’hui notre dernier espoir. »
Déterminées à ne pas laisser ce dossier s’enliser, les familles des victimes annoncent leur volonté de poursuivre le combat, aussi bien sur le plan national qu’international. Elles envisagent notamment de relancer les procédures déjà initiées auprès de la Cour pénale internationale, où des signalements avaient été déposés en 2023.

Kaolack : brassards rouges et colère sociale devant la mairie

La tension sociale reste vive à Kaolack. Des agents municipaux, arborant des brassards rouges, ont organisé ce samedi une marche pacifique pour exiger la réhabilitation du secrétaire général de la CNTS locale, Abdou Khadre Diop, suspendu de son salaire.

La mobilisation a enregistré la participation d’acteurs de la société civile, de représentants syndicaux et de responsables politiques. À travers cette action, les manifestants entendent dénoncer ce qu’ils qualifient de « décision arbitraire » et réclament le rétablissement immédiat de leur responsable dans ses droits.

Au-delà de cette revendication principale, les protestataires ont également exprimé leur désaccord face à certains projets municipaux, notamment l’implantation d’un manège et d’un centre d’imagerie médicale dans l’enceinte de la mairie, une orientation qu’ils jugent incompatible avec la vocation institutionnelle de la collectivité locale.

« La mairie n’est pas une garderie d’enfants, c’est une institution », ont insisté plusieurs intervenants, appelant les autorités municipales à privilégier la concertation dans la prise de décisions engageant l’avenir de la commune.

À l’issue de la marche, un mémorandum a été remis au préfet de Kaolack. Les signataires y formulent leurs principales doléances, parmi lesquelles la réhabilitation d’Abdou Khadre Diop et l’arrêt des décisions qu’ils considèrent comme unilatérales.

Cette démonstration de force, marquée par une forte mobilisation, met en lumière un climat social de plus en plus tendu dans la capitale du Saloum et relance le débat sur la qualité du dialogue entre les autorités municipales et les forces vives locales.

CRFPE de Kaolack : trois formateurs salués pour leur engagement au service de l’éducation

Le Centre régional de formation des personnels de l’éducation (CRFPE) a organisé, ce samedi 11 avril 2026, une cérémonie de reconnaissance en l’honneur de trois de ses agents admis à la retraite, après de longues années de service.

Parmi les récipiendaires figurent Elhadji Ibrahima Niass, formateur en arabe, Momar Djimbala Bâ, formateur en espagnol, ainsi que l’inspecteur Arouna Niang, également formateur en arabe. La rencontre s’est déroulée dans une ambiance conviviale, en présence du personnel administratif, de collègues et des proches des honorés.

La cérémonie a été marquée par des moments d’émotion et de fierté, saluant des parcours jugés exemplaires. Prenant la parole, le directeur du CRFPE, Abdoulaye Ndiack Sarr, a magnifié le parcours des trois agents, mettant en avant leur engagement, leur professionnalisme et leur contribution significative à la formation de plusieurs générations d’enseignants.

« Ces départs marquent la fin d’une étape, mais surtout l’héritage d’un travail bien accompli au service de l’éducation », a-t-il déclaré.

Plusieurs témoignages ont également été recueillis. Leurs collègues ont unanimement salué leur dévouement, leur sens des responsabilités ainsi que leur engagement au service de l’institution, sans oublier leurs qualités humaines et leur sens du social.

De son côté, le président de l’amicale des personnels du CRFPE, Boubacar Dieng, a insisté sur la nécessité de reconnaître le travail accompli par ces agents, qui ont contribué à la formation de nombreux enseignants. Il a, par ailleurs, invité le personnel en activité à s’inspirer de ces modèles de rigueur et de professionnalisme.

La cérémonie a été parrainée par le Collectif des pharmaciens du Saloum, représenté par les docteurs Aliou Dia et Ibrahima Diop, venus témoigner leur soutien et leur engagement en faveur des initiatives sociales et éducatives.

« Nous souhaitons que ces retraités continuent d’œuvrer pour le système éducatif national », a déclaré le Dr Ibrahima Diop, de la pharmacie Imam Hassane Cissé.

À travers cette initiative, le CRFPE réaffirme son engagement à valoriser le mérite et à entretenir l’esprit de solidarité au sein de ses équipes.

Diomaye Faye réaffirme sa vision d’une agriculture souveraine et compétitive à la FIARA

En marge de sa visite du Salon international de l’agriculture et des ressources animales (SIARA), au cœur de la Foire internationale de l’agriculture et des ressources animales (FIARA), le Président Bassirou Diomaye Faye a réaffirmé avec force sa volonté de faire du secteur agro-sylvo-pastoral et halieutique un levier central du développement économique et social du Sénégal. Cette présence, hautement symbolique, s’inscrit dans une démarche stratégique visant à repositionner l’agriculture au cœur des priorités nationales.

À travers cette visite, le Chef de l’État a tenu à saluer l’engagement quotidien des producteurs, en particulier celui des femmes et des jeunes, qu’il considère comme les véritables moteurs de la transformation du secteur. Leur implication active dans les différentes chaînes de valeur illustre, selon lui, le potentiel immense dont dispose le pays pour atteindre une souveraineté alimentaire durable. En mettant en lumière ces acteurs, le Président entend encourager davantage d’initiatives locales et renforcer l’attractivité du secteur pour les nouvelles générations.

Cette orientation politique s’inscrit dans une dynamique de transformation structurelle de l’économie agricole. Elle repose notamment sur la modernisation des outils de production, l’amélioration de l’accès au financement, ainsi que le développement d’infrastructures adaptées pour le stockage, la transformation et la commercialisation des produits. L’objectif affiché est de réduire la dépendance aux importations tout en augmentant la valeur ajoutée des productions locales.

Par ailleurs, le Président a insisté sur la nécessité d’accélérer la transformation locale des produits agricoles, halieutiques et forestiers. Cette stratégie vise à créer davantage d’emplois, à stimuler l’industrialisation rurale et à renforcer la compétitivité des produits sénégalais sur les marchés nationaux et internationaux. Elle constitue également un levier essentiel pour améliorer les revenus des producteurs et garantir une meilleure répartition des richesses.

Dans un contexte marqué par les défis climatiques et les fluctuations des marchés mondiaux, la résilience du secteur apparaît comme une priorité. Le Chef de l’État a ainsi mis en avant l’importance d’adopter des pratiques agricoles durables, d’investir dans la recherche et l’innovation, et de promouvoir une gestion rationnelle des ressources naturelles.

Affaire Pape Cheikh Diallo : une enquête tentaculaire qui s’intensifie avec de nouveaux aveux accablants

L’affaire impliquant l’animateur Pape Cheikh Diallo connaît un nouveau tournant marqué par des révélations particulièrement accablantes. Selon les informations publiées par le quotidien Libération, l’enquête menée par la Brigade de Recherches de Keur Massar ne cesse de s’élargir, mettant en lumière un réseau de plus en plus vaste et structuré.

Après les aveux du styliste Hady Guèye, une nouvelle figure vient désormais alourdir le dossier. Il s’agit de l’animateur Omar Gingue, présenté comme un “bongoman animateur”, qui aurait reconnu devant les enquêteurs avoir joué un rôle de rabatteur pour Pape Cheikh Diallo. Cette déclaration vient confirmer les soupçons des enquêteurs quant à l’existence d’un système organisé de mise en relation, au cœur des faits reprochés.

Ces nouveaux éléments renforcent considérablement la thèse des gendarmes, qui s’appuient désormais sur des preuves techniques jugées déterminantes. Toujours d’après Libération, les aveux de six nouveaux inculpés ont permis de consolider les charges déjà retenues contre plusieurs suspects, tout en ouvrant la voie à une nouvelle série d’interpellations qui pourrait survenir dans les prochains jours.

L’ampleur de cette affaire continue de surprendre par son envergure. À ce stade de la procédure, le bilan est déjà particulièrement lourd : 63 personnes ont été interpellées, dont 61 ont fait l’objet de mandats de dépôt, tandis que deux autres ont été placées sous contrôle judiciaire. Ces chiffres témoignent de la gravité des faits présumés et traduisent la ferme volonté des autorités judiciaires et sécuritaires de faire toute la lumière sur cette affaire aux ramifications multiples.

Recrutement du contingent 2027 : les Forces armées lancent une vaste campagne nationale

Le ministère des Forces armées a officiellement annoncé le lancement du recrutement du contingent annuel 2027, marquant ainsi une nouvelle étape dans le renforcement des effectifs militaires. Les opérations se tiendront du 16 octobre au 13 novembre 2026 et concerneront l’ensemble des capitales régionales du pays, offrant ainsi une large couverture nationale aux candidats potentiels.

Selon le communiqué rendu public par la Direction de l’information et des relations publiques des armées (Dirpa), cette campagne de recrutement sera précédée d’une phase importante d’information et de sensibilisation. L’État-major général des Armées, en collaboration avec la Direction des personnels militaires et de la mobilisation, prévoit d’aller à la rencontre des populations afin d’expliquer en détail les modalités d’inscription, les critères d’éligibilité ainsi que les différentes étapes du processus de sélection.

Le recrutement est ouvert aux citoyens des deux sexes, dans une volonté affichée d’inclusivité et de modernisation des forces de défense. Les conditions d’âge exigent que les candidats soient nés entre le 1er janvier 2004 et le 31 août 2007. Toutefois, une exception est prévue pour les personnes nées en 2003, à condition qu’elles soient titulaires d’une licence, notamment une Licence 3, ce qui traduit une attention particulière accordée aux profils académiques.

Au-delà de l’âge, les autorités ont défini des critères stricts pour garantir la qualité des recrues. Les postulants doivent impérativement être de nationalité sénégalaise, n’avoir jamais fait l’objet d’une condamnation judiciaire, être célibataires sans enfant et justifier d’une bonne moralité. Ils devront également satisfaire aux exigences médicales à l’issue d’une visite d’aptitude et réussir les tests psychotechniques, qui constituent une étape déterminante dans la sélection.

Le dossier de candidature devra être constitué de plusieurs pièces administratives essentielles. Il s’agit notamment d’une copie légalisée du certificat de nationalité, d’un extrait de naissance, d’un casier judiciaire datant de moins de trois mois ainsi que d’une copie de la carte nationale d’identité biométrique. À cela s’ajoutent les copies légalisées des diplômes obtenus, du certificat de travail ou du permis de conduire, le cas échéant, ainsi qu’un certificat de résidence récent.

Le ministère insiste par ailleurs sur la nécessité de présenter uniquement des diplômes délivrés par des institutions reconnues par l’État, afin de garantir l’authenticité et la crédibilité des profils retenus.

Parrainage d’enfants handicapés : la Fondation Caritas Osnabrück clôture un programme à Dakar

La Fondation Caritas Osnabrück a organisé une cérémonie symbolique de remise de bourses sociales à une vingtaine d’enfants issus de familles membres de l’Association nationale des handicapés moteurs du Sénégal (ANHMS), section de Dakar.

L’événement s’est tenu ce jour au siège de l’association, situé à la rue 6 de la Médina. Ce programme de parrainage, arrivé à son terme, en est à sa sixième année d’existence. À Dakar, il a permis d’accompagner une cinquantaine d’élèves.

Le président de la section, M. Mamadou Coly, s’est réjoui de ce partenariat exemplaire qui dure depuis plusieurs années et a sollicité son renouvellement. Il a également exprimé le souhait de développer une collaboration autour de projets structurants, notamment en faveur des femmes.

De son côté, M. Guédel Mbodj, coordinateur national, a indiqué que le projet est désormais achevé. Toutefois, il s’est engagé à renforcer cette relation fructueuse en explorant de nouveaux secteurs et perspectives de coopération.

Renforcement sécuritaire à Kédougou : trois nouveaux points d’appui pour le Garsi 2 de Saraya

La Gendarmerie nationale du Sénégal poursuit le renforcement de son dispositif sécuritaire dans la région de Kédougou avec la mise en service de trois nouveaux points d’appui à Saïensoutou, Moussala et Medina Bafé. Les cérémonies d’inauguration se sont déroulées les jeudi 08 et vendredi 09 avril 2026, marquant une étape importante dans la stratégie de sécurisation de cette zone orientale du pays.

Ces inaugurations ont été présidées par le général d’armée aérien (2s) Birame Diop, en présence de plusieurs autorités de premier plan, dont le gouverneur de la région de Kédougou, le général de division, haut-commandant de la Gendarmerie nationale et directeur de la justice militaire, ainsi que l’ambassadeur de l’Union européenne. Ont également pris part à ces cérémonies le commandant de la gendarmerie mobile, des autorités administratives et judiciaires, des chefs coutumiers, des élus locaux, ainsi que de nombreuses populations venues témoigner leur adhésion à cette initiative.

La réalisation de ces infrastructures s’inscrit dans le cadre du Programme d’Appui au Renforcement de la Sécurité, fruit d’un partenariat entre l’État du Sénégal et l’Union européenne. Ce programme vise à améliorer les capacités opérationnelles des forces de défense et de sécurité, notamment dans les zones frontalières et stratégiques, souvent confrontées à des défis liés à l’orpaillage clandestin, aux trafics et à l’insécurité transfrontalière.

Avec ces nouveaux points d’appui, le Groupe d’action rapide de surveillance et d’intervention de Saraya voit ses moyens renforcés, lui permettant d’assurer une présence plus accrue sur le terrain et d’intervenir plus efficacement en cas de besoin. Cette montée en puissance répond à une volonté des autorités sénégalaises de garantir la sécurité des personnes et des biens, tout en consolidant la stabilité dans cette région aux enjeux économiques et sécuritaires majeurs.

Au-delà de l’aspect sécuritaire, ces infrastructures symbolisent également un rapprochement entre les forces de défense et les populations locales, appelées à jouer un rôle essentiel dans la prévention et la gestion des menaces. Cette dynamique de collaboration est perçue comme un levier important pour instaurer un climat de confiance durable.

Grève des transporteurs : reprise du travail après des avancées jugées significatives

La Fédération des syndicats des transports routiers a officiellement annoncé, ce vendredi, la levée du mot d’ordre de grève qui paralysait le secteur depuis une dizaine de jours. Cette décision intervient à l’issue d’une rencontre entre les représentants des transporteurs et les autorités gouvernementales, notamment les ministres en charge de l’Intérieur et des Transports terrestres.

Selon Fallou Samb, secrétaire général du Syndicat national des transports routiers, cette suspension du mouvement fait suite à des avancées notables obtenues lors des discussions. Il a précisé que ces échanges ont été facilités par l’implication directe du président de la République, qui avait reçu la veille Alassane Ndoye, président de la Fédération, donnant ainsi une impulsion décisive aux négociations.

Dans une déclaration marquée par un ton apaisé, le responsable syndical a présenté les excuses des transporteurs à la population pour les désagréments causés durant cette période de grève. Il a toutefois tenu à rappeler que ce type de mouvement constitue un moyen de pression légitime pour faire avancer les revendications du secteur, confronté à de nombreuses difficultés structurelles.

Parmi les principales mesures obtenues, figure la levée de l’interdiction de circulation nocturne, une revendication majeure des transporteurs qui dénonçaient les impacts économiques de cette restriction. Les autorités ont également décidé de rétablir trois postes mixtes de contrôle sur les corridors routiers, tout en s’engageant à réduire les contrôles en zones urbaines, souvent perçus par les professionnels comme des sources de tracasseries et de pertes financières.

Dans le même sillage, le ministère de l’Intérieur a promis de transmettre une note officielle aux commissaires afin de mieux encadrer les pratiques de contrôle et d’éviter les abus signalés par les acteurs du transport. Cette mesure vise à instaurer un climat de confiance entre les forces de l’ordre et les transporteurs.

Les discussions ont également permis d’ouvrir un chantier important concernant la mise en place d’un régime social pour les travailleurs du secteur, une revendication de longue date destinée à améliorer les conditions de vie et de travail des professionnels du transport routier.

Concernant certaines doléances spécifiques, notamment celles liées aux véhicules de marque Toyota, des solutions ont déjà été trouvées. Celles-ci permettront aux acteurs concernés de poursuivre leurs activités dans l’immédiat, en attendant des ajustements techniques plus durables.

Louga : huit chauffeurs grévistes écroués après des violences sur l’axe Dahra–Dakar

La tension autour de la grève des transporteurs a franchi un nouveau cap dans la région de Louga, où huit chauffeurs grévistes ont été placés sous mandat de dépôt après leur déferrement au parquet. Interpellés mardi dernier à la sortie de Dahiratoul, ils sont désormais poursuivis pour une série d’infractions graves, notamment trouble à l’ordre public, participation à une manifestation non autorisée, entrave à la libre circulation des personnes, destruction de biens et mise en danger de la vie d’autrui.

Selon les éléments de l’enquête, les mis en cause auraient tenté d’imposer le respect du mot d’ordre de grève en s’attaquant à des chauffeurs non grévistes. L’incident le plus marquant concerne le caillassage d’un véhicule de transport interurbain de type « War Gaïndé », qui assurait une liaison vers Dakar avec des passagers à bord. Le pare-brise du véhicule a été violemment endommagé, provoquant une vive panique parmi les occupants et accentuant les tensions déjà palpables sur cet axe routier stratégique.

Cet acte a immédiatement suscité une réaction du camp des chauffeurs non grévistes, déterminés à poursuivre leurs activités malgré le mouvement d’humeur. Très rapidement, la situation a failli dégénérer en affrontements directs entre les deux camps, faisant craindre une escalade incontrôlable de la violence dans cette zone.

Alertés, les éléments de la gendarmerie de Dahra sont intervenus sans délai pour rétablir l’ordre. Leur présence a permis de disperser les protagonistes et d’éviter des affrontements plus graves. Les huit individus considérés comme les principaux instigateurs ont été arrêtés sur place avant d’être placés en garde à vue.

Leur placement sous mandat de dépôt marque une volonté des autorités judiciaires de sévir face à toute forme de violence liée aux mouvements sociaux, dans un contexte déjà tendu par la grève des transporteurs qui perturbe fortement la mobilité des populations. Cette affaire illustre également les risques de dérive lorsque des revendications professionnelles basculent dans des actions coercitives visant à empêcher autrui de travailler librement.

Vol de 39 sacs de poivre à Bignona : huit suspects arrêtés, un réseau de revente démantelé

Le Commissariat d’arrondissement de Bignona a frappé un grand coup dans une affaire de vol en réunion portant sur une importante quantité de marchandises. Huit individus ont été interpellés dans le cadre d’une enquête portant sur le vol de trente-neuf sacs de poivre, estimés à plus de cinq millions de francs CFA, survenu dans la nuit du 4 au 5 avril 2026.

Tout est parti d’une plainte déposée par la victime au lendemain des faits. Dépêchés sur les lieux, les éléments de la Brigade de Recherches ont rapidement constaté l’absence de toute trace d’effraction, suggérant une opération soigneusement planifiée ou impliquant des individus familiers des lieux. L’exploitation minutieuse des indices, notamment des traces de pas, a permis aux enquêteurs de remonter jusqu’à un bâtiment voisin où dix sacs de poivre volés ont été découverts. Sur place, des effets personnels attribués aux suspects ont également été saisis, renforçant les premières pistes.

L’enquête a ensuite connu une avancée décisive avec l’interpellation en flagrant délit d’un conducteur de tricycle et d’un premier suspect, surpris en train de transporter une partie de la marchandise dérobée. Dans la foulée, les policiers ont procédé à l’arrestation d’un troisième individu présenté comme l’auteur principal du vol. Après avoir initialement nié les faits, ce dernier a fini par passer aux aveux, détaillant un mode opératoire basé sur des vols effectués en plusieurs étapes afin de réduire les risques.

Les investigations ont également permis de mettre au jour un réseau structuré de revente. Un intermédiaire jouait un rôle clé dans l’écoulement des sacs de poivre auprès de commerçants locaux. Quatre d’entre eux ont été interpellés à leur tour. Ils ont reconnu avoir acquis la marchandise, mais se sont montrés incapables de fournir le moindre justificatif d’achat, malgré la valeur importante des produits concernés.

Un autre individu, désigné comme receleur par la victime, a été entendu dans le cadre de l’enquête. Bien que des éléments audio semblent l’impliquer, il a contesté toute participation. Faute de preuves formelles à l’issue de sa confrontation avec les autres mis en cause, il a été remis en liberté, tout en restant sous la surveillance de la justice.

Les premiers éléments de l’enquête révèlent que l’auteur principal et son complice direct sont déjà connus des services de police pour des faits similaires, ce qui conforte la thèse d’un réseau organisé et expérimenté. En revanche, les autres suspects n’étaient jusqu’ici pas fichés. Des vérifications sont en cours auprès de la Police technique et scientifique afin d’identifier d’éventuels antécédents.

Les recherches se poursuivent activement pour retrouver le receleur principal, actuellement en fuite, et considéré comme un élément central du dispositif de revente. Les huit individus arrêtés ont été placés en garde à vue, une mesure prolongée de 48 heures conformément aux dispositions légales en vigueur.

Une affaire tentaculaire secoue le milieu médiatique et révèle un vaste réseau clandestin

L’enquête en cours connaît un tournant particulièrement spectaculaire, marquant une intensification notable des investigations menées par les autorités. Ce dossier, qui implique une figure bien connue du paysage audiovisuel, dévoile progressivement un système complexe aux ramifications multiples, dépassant largement le cadre initial supposé.

Selon des informations concordantes, les enquêteurs ont récemment franchi une étape décisive avec une série d’interpellations simultanées visant plusieurs individus considérés comme des éléments centraux du dispositif. Parmi eux, un acteur influent du milieu de la mode a été arrêté aux côtés de plusieurs autres suspects. Confronté aux preuves réunies contre lui, ce dernier aurait reconnu son implication, admettant non seulement des liens étroits avec la figure principale de l’affaire, mais également une participation active dans l’organisation présumée.

Les révélations issues de l’enquête décrivent un mode opératoire structuré. Certains individus jouaient un rôle clé de facilitateurs, chargés de mettre en relation différentes personnes et d’attirer de nouveaux membres dans ce cercle désormais sous le feu des projecteurs judiciaires. Ce système de recrutement, apparemment bien rodé, aurait permis d’étendre progressivement l’influence du réseau, touchant notamment de jeunes professionnels vulnérables.

L’ampleur de l’affaire se mesure également au nombre impressionnant d’interpellations. À ce stade, plusieurs dizaines de personnes ont été arrêtées, parmi lesquelles un groupe significatif serait directement lié à la figure centrale du dossier. Ces chiffres illustrent la profondeur de l’enquête et la complexité des faits examinés par les autorités.

Un autre aspect marquant réside dans l’implication d’un ressortissant étranger, arrêté dès les premières phases de l’opération. Placé en détention, celui-ci aurait fourni des informations déterminantes aux enquêteurs, contribuant à faire avancer les investigations. Ses déclarations auraient également permis de mettre en lumière des tentatives présumées d’entrave à la justice, impliquant certains soutiens du réseau.

Grève illimitée dans le transport routier : les syndicats maintiennent la pression face à l’État

La crise dans le secteur du transport routier au Sénégal se prolonge, avec le maintien du mot d’ordre de grève illimitée décrété par la Fédération des syndicats des transports routiers du Sénégal. Cette décision a été prise à l’issue d’une assemblée générale réunissant les principaux responsables syndicaux, ainsi que des présidents de regroupements de gares routières et de groupements de chauffeurs, traduisant une volonté collective de poursuivre le mouvement jusqu’à satisfaction de leurs revendications.

Sur le terrain, les conséquences restent lourdes pour les usagers, contraints de s’adapter à des perturbations persistantes dans leurs déplacements quotidiens. Malgré les désagréments, les responsables syndicaux campent sur leur position, estimant qu’aucune avancée concrète n’a été enregistrée dans les discussions avec les autorités. Ils conditionnent la reprise des activités à la signature d’un protocole d’accord formel avec l’État, qu’ils jugent indispensable pour garantir des engagements clairs et durables.

Le président de la fédération, Alassane Ndoye, a tenu à clarifier la situation en affirmant qu’aucun accord n’a été signé à ce jour. Il précise notamment que la rencontre annoncée avec les pouvoirs publics n’a finalement pas eu lieu. Selon lui, les responsables syndicaux ont préféré consulter leur base avant toute prise de décision, une démarche qui a abouti à la reconduction du mouvement de grève.

Dans le même sens, les techniciens du secteur contestent certaines communications officielles. Abdou Karim Seck réfute les déclarations attribuées au ministre des Transports évoquant un accord sur plusieurs points. Il explique qu’un document de travail a bien été transmis aux transporteurs, mais que celui-ci a fait l’objet d’amendements de leur part. À ce stade, les acteurs attendent l’ouverture de discussions directes afin d’examiner ces propositions de manière approfondie.

Les syndicats insistent toutefois sur leur attachement au dialogue. Ils affirment rester ouverts à des négociations qu’ils souhaitent sincères, transparentes et formalisées. Ils rejettent toute tentative de décision unilatérale concernant leur secteur, rappelant que seule la validation d’un protocole d’accord signé par les deux parties pourra mettre un terme à la grève.

Dans ce climat de tension, les transporteurs dénoncent également toute communication laissant croire qu’un accord est déjà acquis. Ils soulignent qu’aucun document n’a été validé conjointement, et mettent en garde contre toute interprétation prématurée des échanges en cours.

Affaire de la délégation judiciaire à Keur Massar : six nouvelles arrestations, dont un styliste et des personnalités connues

La Brigade de recherches de la compagnie de Keur Massar poursuit activement ses opérations dans le cadre de l’exécution d’une délégation judiciaire délivrée par le juge d’instruction du premier cabinet près le Tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye. Dans le cadre de cette enquête, six nouvelles personnes ont été interpellées lundi dernier, portant à soixante-trois le nombre total d’arrestations enregistrées depuis le début de la procédure.

Parmi les dernières personnes arrêtées figurent un suspect interpellé à Saly et cinq autres appréhendés à Dakar. Selon des informations rapportées, le dernier mis en cause dans cette série d’interpellations est le tailleur-styliste Hady Guèye, arrêté le 6 avril à Ben Tally. Son arrestation s’inscrit dans la continuité des investigations menées par les enquêteurs, qui multiplient les auditions et les vérifications dans le cadre de ce dossier suivi de près par les autorités judiciaires.

Les éléments de l’enquête indiquent également que plusieurs figures connues figurent parmi les personnes mises en cause ou citées dans le dossier. Il est notamment rapporté que Hady Guèye entretiendrait une relation avec l’animateur Pape Cheikh Diallo, une information qui circule dans le cadre des éléments recueillis par les enquêteurs et relayés par certaines sources médiatiques.

Par ailleurs, parmi les personnes placées en garde à vue dans les locaux de la Brigade de recherches de Keur Massar figure Oumar Gningue, également connu sous le surnom de Bongoman de Saly. L’ensemble des six suspects est actuellement en détention provisoire dans l’attente de leur présentation au juge d’instruction du premier cabinet, prévue ce vendredi 10 avril. Ils seront entendus dans le cadre de la poursuite de la procédure judiciaire en cours.

Le dossier est suivi de près par le parquet, représenté par le procureur Saliou Dicko, informé des derniers développements de l’enquête. Les investigations, conduites sous l’autorité du Tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye Tribunal de grande instance de Pikine-Guediawaye, se poursuivent afin de déterminer les responsabilités et d’établir les faits reprochés aux différentes personnes mises en cause.

Boussoura : un chauffeur calciné dans une violente collision sur fond de faible visibilité

Un grave accident de la circulation survenu hier après-midi à Boussoura, dans la périphérie ouest de la commune de Sédhiou, a coûté la vie à un chauffeur dont l’identité vient d’être formellement établie. La victime est B. Thiombane, agent commercial né en 1977 à Thiès et domicilié aux HLM 5 à Dakar.

Selon les informations recueillies, l’homme effectuait une mission de livraison au marché central de Sédhiou. Après avoir achevé ses activités, il avait pris la route en direction de Ziguinchor lorsqu’il est entré en collision avec un camion au niveau de Boussoura. Le choc a été d’une rare violence et a immédiatement provoqué un incendie, embrasant les deux véhicules impliqués.

Les circonstances de l’accident semblent étroitement liées à une visibilité fortement réduite dans la zone. Une épaisse fumée, causée par un feu de brousse, aurait en effet envahi la chaussée, rendant la circulation particulièrement dangereuse et limitant la perception des obstacles sur la route.

Pris au piège dans l’habitacle, le conducteur a tenté en vain de se dégager alors que les flammes se propageaient rapidement. Malgré l’intervention des premiers secours, il n’a pas pu être sauvé. Il aurait succombé sur place, calciné, avant même que des moyens adaptés ne puissent être mobilisés pour lui porter assistance.

Inauguration du poste de police de Diamaguène Sicap Mbao : un pas renforcé vers la police de proximité et la sécurité de quartier

Ce jeudi 9 avril 2026, les autorités étatiques ont procédé à l’inauguration officielle du nouveau poste de police de Diamaguene Sicap Mbao, dans la région de Dakar, en présence de plusieurs personnalités gouvernementales et administratives. La cérémonie a réuni le Ministre de l’intérieur et de la sécurité publique, le Ministre de la formation professionnelle, le Directeur général de la Police Nationale, le Gouverneur de la région de Dakar ainsi que le Maire de la commune.

Cette nouvelle infrastructure sécuritaire s’inscrit dans une dynamique nationale visant à rapprocher davantage les forces de défense et de sécurité des populations. À cette occasion, le Ministre de l’intérieur et de la sécurité publique a insisté sur l’importance du concept de police de proximité, qu’il a présenté comme un pilier fondamental de la stratégie de lutte contre l’insécurité. Selon lui, l’efficacité des forces de sécurité repose non seulement sur leur présence sur le terrain, mais également sur la confiance et la collaboration permanente avec les citoyens.

Dans son allocution, le ministre a souligné que la sécurité publique ne peut être pleinement assurée sans l’implication active des populations locales. Il a ainsi encouragé les habitants à collaborer étroitement avec les forces de l’ordre, à signaler les comportements suspects et à participer à la préservation d’un climat de paix et de stabilité dans la commune et au-delà.

La cérémonie a également été marquée par un message fort en direction des acteurs culturels et sportifs, que le ministre a décrits comme des relais essentiels du civisme et de la citoyenneté, particulièrement auprès de la jeunesse. Dans cette optique, il a mis en avant le rôle d’influence positive que peuvent jouer ces figures publiques dans la sensibilisation aux valeurs de respect des lois, de discipline et de cohésion sociale.

C’est dans ce cadre qu’il a été annoncé que le lutteur Siteu serait érigé en ambassadeur et porte-voix auprès des jeunes de Diamaguène Sicap Mbao. À travers cette initiative, les autorités entendent s’appuyer sur la popularité des figures sportives pour renforcer les messages de prévention et encourager une jeunesse engagée dans la citoyenneté active et la non-violence.

Pascal Boniface salue le modèle démocratique sénégalais et le leadership d’Ousmane Sonko

Le politologue français Pascal Boniface, directeur de Institut de Relations internationales et Stratégiques (IRIS) et auteur de l’ouvrage Les Maîtres du Monde, a animé ce jeudi 9 avril 2026 une conférence au Musée de Civilisations Noires. L’événement, marqué par la présence du Premier ministre Ousmane Sonko, portait sur la souveraineté africaine dans un contexte international de plus en plus multipolaire.

Dans une intervention dense et engagée, Pascal Boniface a d’abord mis en avant la singularité du modèle démocratique sénégalais, qu’il considère comme une référence sur le continent africain. Revenant sur les grandes étapes de l’histoire politique du pays, il a rappelé le rôle fondateur de Lépold Senghor, saluant son départ volontaire du pouvoir, un fait rare à l’époque. Il a ensuite évoqué Abdou Diouf, soulignant son acceptation de la première alternance politique, un moment clé dans la consolidation démocratique du Sénégal.

Le politologue a également insisté sur les dynamiques citoyennes qui ont jalonné le parcours démocratique du pays. Il a rappelé que des mobilisations populaires ont permis de faire barrage à toute tentative de report des élections, ouvrant la voie à une alternance politique marquée par la victoire d’Ousmane Sonko malgré un contexte jugé difficile.

Évoquant directement le parcours du Premier ministre, Pascal Boniface a salué la résilience et l’engagement de ce dernier. Il a notamment rappelé le prix personnel payé par Ousmane Sonko dans son opposition au pouvoir précédent, évoquant son passage en détention et les épreuves traversées. Selon lui, cette trajectoire renforce la légitimité démocratique du dirigeant sénégalais, arrivé au pouvoir par les urnes.

Au-delà du cas sénégalais, le directeur de l’IRIS a mis en avant la portée symbolique du leadership d’Ousmane Sonko, particulièrement auprès de la jeunesse. Il estime que cette adhésion traduit une rupture générationnelle et politique, et témoigne d’une aspiration profonde au changement. Il a d’ailleurs révélé avoir consacré un chapitre à la personnalité du Premier ministre dans l’un de ses ouvrages, signe de l’intérêt qu’il suscite à l’échelle internationale.

Élargissant son analyse à l’ensemble du continent africain, Pascal Boniface a dressé un constat contrasté. Il a décrit une Afrique riche en ressources et en potentialités, mais encore confrontée à des défis structurels majeurs, notamment en matière de gouvernance. Il s’est interrogé sur la longévité de certains dirigeants, parfois au pouvoir depuis plusieurs décennies, qu’il juge difficilement compatible avec les aspirations des populations.

Pour le politologue, l’Afrique a besoin d’un renouvellement de ses élites dirigeantes, avec des responsables politiques davantage en phase avec les attentes des citoyens et capables de défendre une véritable souveraineté. Dans un monde en recomposition, marqué par l’émergence de nouvelles puissances et la remise en cause de l’ordre international traditionnel, il estime que le continent africain doit saisir l’opportunité de redéfinir sa place et ses priorités.

Sangalkam : deux hommes arrêtés après un scandale sexuel, une enquête ouverte à Rufisque

L’actualité judiciaire dans le département de Rufisque reste marquée par une nouvelle affaire à caractère sensible survenue ce jeudi à Sangalkam. Quelques jours seulement après la polémique liée à l’interpellation de présumés homosexuels par la brigade de recherches de Keur Massar, cet épisode vient raviver les tensions et susciter de vives réactions au sein de la population.

Selon des informations concordantes, deux hommes ont été surpris en plein acte sexuel à l’intérieur d’un domicile situé dans la localité. La scène, découverte dans des circonstances encore peu détaillées, a rapidement attiré l’attention de riverains, provoquant un attroupement spontané et une montée de colère au sein de la foule.

Face à cette situation tendue, les éléments de la brigade territoriale de Sangalkam sont intervenus avec célérité. Leur action a permis d’extraire les deux individus des lieux, les mettant à l’abri d’éventuelles violences. L’intervention des forces de l’ordre a ainsi évité un dérapage qui aurait pu avoir des conséquences graves.

Sur instruction du procureur près le Tribunal de grande instance de Rufisque, les deux suspects ont été placés en garde à vue. Ils sont poursuivis pour « actes contre nature », une infraction prévue et sanctionnée par la législation en vigueur au Sénégal.

Kaolack – Accès au logement : un projet structuré pour répondre aux défis des enseignants

À Médina Baye, un projet immobilier d’envergure nationale destiné aux enseignants sénégalais a été présenté, ouvrant de nouvelles perspectives face au déficit de logements dans le secteur de l’éducation.

Portée par la Compagnie Prestige Immobilier (CPI), dirigée par Abdoulaye Ndiogou Samb, cette initiative est mise en œuvre en collaboration avec des acteurs majeurs du monde éducatif. Parmi eux figurent Abdourahmane Kane, secrétaire général de la Coopérative d’habitat de l’Union des enseignants du Sénégal (CHUES), et Gougna Niang, président de ladite structure. Le projet bénéficie également de l’appui de la CBAO, ainsi que de l’expertise de Mme Sy Aminata Sall, haute cadre de l’administration sénégalaise, à l’origine de la création de la CPI en 2003.

Présenté en présence du Khalife de Médina Baye, Cheikh Mouhamadou Mahy Ibrahima Niass, ce programme vise à faciliter l’accès à la propriété pour un grand nombre d’enseignants à travers le pays. Il prévoit notamment la mise à disposition de terrains viabilisés et la construction de logements modernes, accessibles selon des modalités de paiement adaptées aux revenus des bénéficiaires.

Selon les promoteurs, cette initiative s’inscrit dans une dynamique sociale forte, destinée à répondre aux difficultés récurrentes d’accès au logement pour les enseignants. Elle ambitionne également de structurer une offre immobilière fiable, reposant sur des mécanismes de financement inclusifs et un accompagnement administratif sécurisé.

Dans son intervention, le Khalife a salué la portée du projet tout en appelant à la transparence dans sa mise en œuvre, ainsi qu’à la préservation des intérêts des bénéficiaires. Il a, par ailleurs, formulé des prières pour la réussite de cette initiative.

De son côté, le directeur général de la Compagnie Prestige Immobilier a mis en avant la dimension nationale du programme, qui devrait s’étendre à plusieurs localités du Sénégal. Fort de plus de deux décennies d’expérience dans le secteur, Abdoulaye Ndiogou Samb a qualifié cette initiative de « projet historique », insistant sur la nécessité d’améliorer les conditions de vie des enseignants, qu’il considère comme des acteurs clés du développement.

Sur le plan technique, le programme prévoit l’acquisition de terrains entièrement régularisés et la construction de logements répondant aux standards modernes de qualité. Les acquéreurs bénéficieront de garanties solides, notamment une garantie décennale, ainsi que de couvertures d’assurance contre divers risques, tels que les incendies ou les dégâts des eaux.

Le partenariat avec la CBAO devrait également faciliter l’accès au crédit immobilier, renforçant ainsi la viabilité du projet.

Au-delà de sa dimension sociale, cette initiative participe à la valorisation du métier d’enseignant, reconnu comme un pilier essentiel dans la formation des générations futures.

Enfin, les porteurs du projet annoncent une tournée nationale dans les prochains jours afin d’informer et de mobiliser les enseignants à travers le territoire. Encore en phase de déploiement, ce programme suscite déjà un réel espoir au sein du corps enseignant, qui y voit une opportunité concrète d’accéder à un logement décent dans des conditions adaptées à ses réalités socio-économiques.

Sénégal : un programme solaire régional en quête d’ancrage communautaire

Dans le cadre du déploiement de ses activités au Sénégal, une importante délégation de Hexing Afrique, spécialisée notamment dans la distribution de compteurs Woyofal et de solutions solaires de la marque Livoltek, a été reçue ce mardi par l’imam Cheikh Mouhamadou Mahy Seydi Aliou Cissé à Médina Baye.

Cette audience s’inscrit dans le sillage du lancement officiel du « Programme régional Artisan Solaire », une initiative conjointe de la Chambre des métiers de Kaolack et du partenariat formé par Hexing Afrique et Malaaji Solar. Ce programme vise à promouvoir des solutions énergétiques durables, accessibles et adaptées aux réalités locales.

La rencontre avec le porte-parole de la Fayda a permis aux porteurs du projet de présenter les grandes orientations de cette initiative, tout en explorant des pistes de collaboration à fort impact, tant au Sénégal que dans la sous-région. Cette démarche s’inscrit dans une logique de concertation avec les leaders d’influence et les acteurs clés du développement communautaire.

Reconnue pour son engagement en faveur du développement socio-économique, la figure de Cheikh Mouhamadou Mahy Ibrahima Niass, khalife général de Médina Baye, apparaît comme un partenaire stratégique pour accompagner la mise en œuvre et l’appropriation de ce programme innovant. À cet effet, les promoteurs ont sollicité son appui, son accompagnement ainsi que ses prières pour la réussite du projet.

Porté par une vision de transition énergétique inclusive, le « Programme régional Artisan Solaire » ambitionne de générer jusqu’à 70 % d’économie d’énergie, tout en contribuant au renforcement des compétences locales dans le secteur des énergies renouvelables.

Cette première audience marque ainsi le point de départ d’un partenariat prometteur, fondé sur des valeurs de coopération, d’innovation et de développement durable.

Guédiawaye : scandale financier à l’hôpital Roi Baudouin, une caissière se marie le jour de son inculpation

Un fait divers pour le moins déroutant secoue actuellement l’hôpital Roi Baudouin de Guédiawaye, mêlant soupçons de détournement de fonds publics, rebondissements judiciaires et circonstances personnelles hors du commun. L’affaire, révélée par le quotidien L’Observateur, porte sur un présumé détournement d’un montant estimé à 35 millions de francs CFA, impliquant deux femmes désormais dans le viseur de la justice.

Selon les informations rapportées, la caissière principale de l’établissement, identifiée comme M. Seye, ainsi qu’une prestataire de service, M. Fall, ont été présentées au juge d’instruction du deuxième cabinet du tribunal de Pikine-Guédiawaye. Elles sont poursuivies pour association de malfaiteurs et détournement de deniers publics, des infractions graves compte tenu de l’ampleur des fonds concernés et de leur origine publique.

Alors que le parquet avait requis leur placement sous mandat de dépôt, la décision du magistrat instructeur a surpris plus d’un observateur. Les deux mises en cause ont finalement été placées sous contrôle judiciaire. Cette mesure s’expliquerait par des considérations humanitaires. La caissière souffrirait d’épilepsie, tandis que sa co-inculpée, jeune mère allaitante, présenterait une santé jugée fragile. Ces éléments auraient pesé dans l’appréciation du juge, qui a opté pour une alternative à l’incarcération.

Mais c’est un autre détail qui a particulièrement marqué l’opinion publique. Le jour même de son inculpation, la caissière principale a célébré son mariage. Une situation aussi rare qu’insolite, qui a permis à l’intéressée de regagner son domicile après son passage devant la justice, dans un contexte mêlant tension judiciaire et événement personnel majeur.

À l’origine de cette affaire se trouve un changement intervenu à la tête de la caisse de l’hôpital. La nouvelle responsable, Mme Sy, récemment affectée en provenance de Rufisque, aurait rapidement constaté des anomalies dans la gestion financière. Ses soupçons ont conduit à un audit approfondi, réalisé avec l’appui des inspections des ministères des Finances et de la Santé. Les investigations ont alors révélé un déficit de 35 millions de francs CFA, constaté à la veille de la Korité.

Le mode opératoire présumé, qualifié de « saut de jour », consistait à ne pas reverser systématiquement l’intégralité des recettes journalières sur les comptes bancaires de l’hôpital. Les fonds issus des consultations et des examens médicaux auraient ainsi été partiellement soustraits, créant un manque à gagner progressif mais conséquent.

L’enquête, confiée à la Brigade de recherches de Keur Massar à la suite d’une plainte contre X, se poursuit activement. Les enquêteurs s’emploient désormais à déterminer l’ampleur exacte du réseau et à identifier d’éventuelles complicités, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’établissement hospitalier.

Un élément suscite particulièrement l’attention des autorités : le départ précipité de l’ancien responsable de la caisse, officiellement pour des soins à l’étranger. Ce détail, jugé troublant, pourrait constituer une piste importante dans la manifestation de la vérité.

CAN 2025 : après Dakar, Patrice Motsepe se rend au Maroc dans un climat de tensions autour du titre continental

À peine sa visite officielle au Sénégal achevée, le président de la Confédération africaine de football,Patrice Motsepe, a pris une nouvelle initiative qui attire déjà toutes les attentions sur la scène du football africain. Le dirigeant sud-africain a décidé de se rendre ce jeudi au Maroc, dans un contexte particulièrement sensible marqué par les débats persistants autour de la légitimité du champion de la Coupe d’Afrique des nations 2025.

Cette visite intervient alors que des divergences notables opposent le Maroc et le Sénégal, alimentant une polémique qui ne cesse de prendre de l’ampleur depuis la finale de la compétition. Bien que les détails précis de ces désaccords n’aient pas été officiellement exposés, plusieurs sources évoquent des contestations liées à l’interprétation des décisions arbitrales et à la gestion globale de la rencontre décisive.

Au cours de son séjour, Patrice Motsepe doit rencontrer le président de la Fédération royale marocaine de football, Fouzi Lekjaa, ainsi que d’autres acteurs influents du football marocain. Ces échanges s’annoncent déterminants dans la mesure où ils pourraient permettre d’apaiser les tensions et de clarifier la position de l’instance continentale sur ce dossier sensible.

Point d’orgue de cette visite, une conférence de presse est prévue à Rabat à 17h00 heure locale, soit 16h00 GMT. À cette occasion, le président de la Confédération africaine de football pourrait apporter des éclaircissements attendus par de nombreux observateurs, notamment sur les décisions prises après la finale et sur la reconnaissance officielle du champion.

Pour l’heure, ni la Confédération africaine de football ni la Fédération royale marocaine de football n’ont communiqué de manière détaillée sur les véritables enjeux de ce déplacement. Ce silence alimente les spéculations et renforce l’intérêt autour de cette visite, perçue comme un moment clé pour l’avenir du football africain et pour la crédibilité des instances dirigeantes du continent.

‎Foncier Sangalkam: Victoire éclatante de la famille Kheury DIENE,Ndiagne FAYE et consors en justice.



‎Le conflit à Khalou Dioula(Ndiakhirate) entre des prédateurs foncier et la famille kheury DIENE,Ndiagne FAYE et consors est enfin tranché par la justice.

‎Les héritiers de la famille après des années de lutte sont restituer dans leur droit concernant des hectares de terres situés dans la commune de Sangalkam.

‎Une victoire qui consolide l’Etat de droit au sein de notre pays et une volonté remarquable des autorités de rendre justice à tout les citoyens.

‎Dans une Interview, la famille à tenue a remercier particulièrement le préfet de Rufisque, le sous préfet ainsi que l’ensemble des autorités du pays pour ce dénouement heureux.

Foncier Sangalkam: Victoire éclatante de la famille Kheury DIENE,Ndiagne FAYE et consors en justice.

Restructuration du transport à Dakar : un projet de 267 milliards FCFA pour transformer la mobilité urbaine

Lors du Conseil des ministres, le Premier ministre Ousmane Sonko a annoncé une avancée majeure dans la politique de mobilité urbaine avec le lancement imminent du projet de restructuration globale du Réseau de Transport en Commun de Dakar (RTC). D’un coût estimé à 267 milliards de FCFA, ce programme d’envergure, piloté par le Conseil exécutif des Transports urbains durables de Dakar, se veut une réponse structurante aux défis persistants du transport dans la capitale sénégalaise.

Selon le chef du gouvernement, cette initiative vise à refondre en profondeur l’organisation du réseau de bus afin de mieux l’articuler avec les systèmes de transport de masse déjà existants ou en cours de déploiement. L’objectif est de faciliter les déplacements des usagers en assurant une meilleure interconnexion entre les différents modes de transport, tout en réduisant les temps de trajet et les difficultés d’accès, notamment dans les zones périphériques souvent mal desservies.

Le projet prévoit également l’introduction de bus à faible émission, traduisant la volonté des autorités d’inscrire cette réforme dans une dynamique de développement durable. À travers cette orientation, le gouvernement entend non seulement moderniser le parc de transport, mais aussi contribuer à la réduction de la pollution urbaine et à l’amélioration de la qualité de vie des populations dakaroises.

Au-delà du renouvellement du matériel roulant, le programme inclut la mise en place d’infrastructures modernes adaptées aux exigences d’un réseau performant. Il s’agira notamment de créer des stations fonctionnelles, d’optimiser les itinéraires et d’intégrer des solutions technologiques pour une gestion plus efficace du trafic et des flux de passagers. Par ailleurs, un accent particulier sera mis sur la professionnalisation des acteurs du secteur, avec des mesures visant à structurer et encadrer les opérateurs pour garantir un service fiable, sécurisé et conforme aux standards internationaux.

Toutefois, la concrétisation de ce projet ambitieux nécessite de surmonter plusieurs contraintes opérationnelles identifiées par les autorités. Conscient des enjeux, Ousmane Sonko a appelé à une mobilisation rapide des ressources et des dispositifs administratifs. Il a ainsi instruit les ministres en charge de l’Économie et des Finances de prendre sans délai les mesures nécessaires pour lever les obstacles qui entravent encore le démarrage effectif du projet.

Kaolack : mobilisation politique et religieuse pour Pape Malick Ndour

La situation de Pape Malick Ndour continue de susciter une forte mobilisation au sein de son camp politique et parmi ses soutiens. Ce mercredi 8 avril 2026, une délégation composée de responsables et militants de l’Alliance pour la République (APR) s’est rendue à Médina Baye pour solliciter des prières en faveur de sa libération.

Conduite par Ahmeth Youssouf Benzallou, président du Conseil départemental de Kaolack, la délégation comprenait notamment Cheikh Moustapha Mahi Niass, fils du khalife, Ndéye Aby Fall, coordinatrice du COJER de la commune de Kaolack, Serigne Mor Thioune, communicateur traditionnel, Marie Diouf, première adjointe au maire de la commune de Mbadakhoune, Mandour Ndour, responsable politique de l’APR dans ladite commune, ainsi que Liseré Ka, également responsable politique du parti.

Les émissaires ont été reçus par le Khalife général de Médina Baye, Cheikh Mouhamadou Mahy Ibrahima Niass. Face à cette autorité religieuse influente, ils ont plaidé la cause de Pape Malick Ndour, mettant en avant son engagement au service des populations, tant au niveau local que national, ainsi que ses liens étroits avec la communauté religieuse de Médina Baye.

Selon les membres de la délégation, Pape Malick Ndour joue un rôle déterminant dans le développement de sa localité et dans l’animation de la vie politique nationale. Ils ont ainsi sollicité des prières et un soutien spirituel, dans l’espoir d’une issue favorable à sa situation judiciaire.

Cette démarche s’inscrit dans une tradition bien ancrée au Sénégal, où les acteurs politiques et les citoyens sollicitent régulièrement l’appui des autorités religieuses en période de crise ou d’incertitude.

Au cours de l’audience, le guide religieux a salué l’initiative de la délégation, tout en magnifiant l’attachement de Pape Malick Ndour à la famille de Cheikh Al Islam El Hadji Ibrahima Niass. Il a également assuré aux émissaires qu’il formulera des prières en faveur de cet homme engagé au service de son pays.

Supporters sénégalais détenus au Maroc : une affaire sensible au cœur des discussions diplomatiques

Le sort des 18 supporters sénégalais arrêtés au Maroc à l’issue de la finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025 continue de susciter une vive inquiétude au Sénégal. Interpellés dans un stade après la rencontre, ils sont maintenus en détention depuis près de 80 jours, une situation qui alimente les interrogations et l’émotion au sein de l’opinion publique.

La question a été remise au centre du débat ce mercredi à Dakar, lors d’une conférence de presse du président de la Confédération africaine de football (CAF), Patrice Motsepe. Face aux journalistes, le dirigeant sud-africain a reconnu que l’instance continentale ne pouvait pas rester indifférente à cette affaire, compte tenu du contexte dans lequel les arrestations ont eu lieu.

Il a notamment souligné que ces interpellations se sont déroulées dans un stade, à l’occasion d’une compétition organisée par la CAF, ce qui confère à l’organisation une part de responsabilité morale. Tout en affirmant respecter la souveraineté du Sénégal et du Maroc, il a jugé légitime que la situation de ces supporters soit soulevée et suivie avec attention.

Cependant, Patrice Motsepe a insisté sur le caractère particulièrement sensible du dossier. Selon lui, la gestion de cette affaire dépasse le cadre sportif et relève désormais de discussions diplomatiques entre les États concernés. Il a indiqué que des démarches sont en cours pour tenter de trouver une issue favorable, tout en précisant que la nature délicate des échanges ne permettait pas d’en dévoiler les détails publiquement.

Le président de la CAF a tenu à rassurer en affirmant que cette situation tient particulièrement à cœur à son institution. En coulisses, les efforts se poursuivent donc dans un cadre discret, avec l’espoir de parvenir à une solution qui permettrait la libération ou, à tout le moins, un traitement plus favorable pour les supporters sénégalais concernés.

Visa pour la Coupe du monde : le Canada met en garde contre les arnaques au Sénégal

L’Ambassade du Canada au Sénégal a tenu à clarifier une information qui circule de plus en plus sur les réseaux sociaux : il n’existe aucun visa spécial pour assister à la prochaine Coupe du monde de football. Cette précision a été apportée ce mercredi 8 avril 2026 à Dakar, lors d’une session d’information consacrée à la lutte contre la fraude, organisée à l’intention des journalistes et du grand public.

Prenant la parole au nom de la représentation diplomatique canadienne, Mouhamed Diop a formellement démenti les rumeurs faisant état d’un prétendu visa dédié à cet événement mondial. Il a insisté sur le fait que toute personne souhaitant se rendre au Canada pour assister à la compétition doit obligatoirement passer par la procédure classique en sollicitant un visa de visiteur ordinaire, conformément à la réglementation en vigueur.

Cette mise au point intervient dans un contexte marqué par une recrudescence inquiétante des tentatives d’escroquerie. De nombreux individus mal intentionnés exploitent l’engouement autour de la Coupe du monde pour tromper des candidats au voyage. Sur les réseaux sociaux notamment, certains prétendent pouvoir faciliter l’obtention de visas ou promettent un traitement accéléré des dossiers moyennant paiement, alors même que ces offres sont totalement fictives.

Face à cette situation, les autorités canadiennes ont choisi de renforcer leur stratégie de sensibilisation afin de prévenir les abus et de protéger les citoyens. L’objectif est de couper court aux fausses informations et d’éviter que des Sénégalais ne tombent dans le piège de réseaux frauduleux bien organisés.

L’ambassade a également lancé un avertissement ferme concernant toute tentative de fraude dans les procédures de demande de visa. Mouhamed Diop a rappelé que les services compétents disposent de mécanismes de vérification rigoureux permettant d’examiner chaque dossier avec attention. Toute falsification de documents, déclaration mensongère ou omission volontaire peut entraîner des sanctions immédiates, y compris le rejet de la demande et une interdiction future de déposer un nouveau dossier.

Les autorités canadiennes insistent ainsi sur la nécessité de faire preuve de vigilance. Elles recommandent aux citoyens sénégalais de se référer exclusivement aux canaux officiels du gouvernement du Canada pour toute information relative aux visas ou aux procédures de voyage. Les plateformes institutionnelles et les comptes certifiés demeurent les seules sources fiables pour entreprendre des démarches en toute sécurité.

Kaolack : Madjiguène Diouf Ndiaye défend son image et sa mission auprès des citoyens

Madjiguène Diouf Ndiaye, adjointe au maire de la commune de Kaolack chargée de l’assainissement, est sortie de son silence face à la presse ce mercredi, à la suite des déclarations d’Azoura Fall, qu’elle accuse d’avoir tenté de ternir son image.

Dans une réaction ferme, l’élue locale dénonce des attaques qu’elle juge infondées et met en garde contre toute tentative de manipulation visant à nuire à sa réputation.

« Ceux qui pensent pouvoir m’atteindre par de telles manœuvres se trompent lourdement. Azoura Fall n’en tirera aucun bénéfice, ni aujourd’hui ni demain », a-t-elle martelé.

Madjiguène Diouf Ndiaye s’interroge également sur les motivations réelles derrière ces propos, évoquant la possibilité de commanditaires.

« Que celui ou ceux qui l’encouragent à m’attaquer sachent que je ne céderai à aucune pression », a-t-elle ajouté.

Réaffirmant son engagement au service des populations, elle insiste sur les valeurs qui guident son action publique :

« Mon combat repose sur la rigueur et l’endurance. Je suis déterminée à poursuivre le travail engagé pour l’amélioration du cadre de vie des citoyens. »

Elle a par ailleurs réaffirmé sa fidélité au maire Serigne Mboup :

« Mon engagement est clair : servir la population kaolackoise et contribuer à faire de Kaolack une ville émergente et prospère. Aucune tentative extérieure ne pourra me détourner de mon soutien au maire. »

Cette sortie marque une nouvelle tension dans l’arène politique locale, sur fond de divergences et de rivalités persistantes.

Dans une prise de position sans détour, Mme Ndiaye a invité son contradicteur à « mettre un terme immédiat à toute forme de désinformation », dénonçant des propos qu’elle juge nuisibles à son image et à son engagement politique.

« La politique doit se faire dans le respect et la vérité. Les insinuations et attaques gratuites n’honorent ni leurs auteurs ni le débat public », a-t-elle insisté, réaffirmant son attachement aux valeurs de rigueur, de transparence et de responsabilité.

Madjiguène Diouf Ndiaye a également rappelé à Azoura Fall, qu’elle qualifie « d’escroc et imposteur », les enseignements de l’islam :

« À travers plusieurs versets, le Coran exhorte les croyants à faire preuve de sincérité et à éviter toute forme de duplicité. Dans la tradition prophétique, le mensonge est associé à l’hypocrisie, un défaut sévèrement condamné. Lorsque l’homme ment, il s’éloigne de la vérité et s’engage sur la voie de la faute. »

Elle conclut en soulignant que, au-delà du cadre strictement religieux, le mensonge a des conséquences sur l’ensemble du corps social.

Le khalife de Bambilor élevé au rang d’Ambassadeur de la paix

Le khalife général de Bambilor, Cheikh Thierno Amadou Ba, a été distingué Ambassadeur de la paix au siège de la Fédération pour la Paix Universelle (FPU), à Paris. La cérémonie s’est déroulée en présence de l’ambassadeur du Sénégal en France, Baye Moctar Diop, qui a salué le rôle de guide moral et intellectuel du khalife. Pour ce dernier, cette distinction constitue une opportunité de promouvoir une diplomatie spirituelle, où la transformation des consciences devient un levier essentiel de la paix internationale.

Au siège de la FPU, situé dans le 13ᵉ arrondissement de Paris, responsables religieux, diplomates et acteurs associatifs se sont réunis pour réfléchir aux fondements de la paix dans un monde en proie à de multiples crises.

Dès l’ouverture, Jacques Marion, président de la FPU, a rappelé l’ambition de la fédération : réconcilier le monde par le dialogue interreligieux et la promotion de valeurs universelles. Selon lui, la paix durable repose sur un travail en profondeur sur l’individu et la famille, socle de toute société. Il a cité, à cet égard, des initiatives telles que la Fédération des familles pour la paix mondiale et la Fédération des femmes pour la paix mondiale.

Lors de la cérémonie, un concept central a émergé : la diplomatie spirituelle. Cette approche, complémentaire à la diplomatie classique, agit sur ce que les intervenants ont qualifié de « fondations invisibles des conflits » : perceptions, émotions et représentations.

Cheikh Amadou Khalil Ba a souligné les limites de la diplomatie traditionnelle face à des conflits enracinés dans les identités et les imaginaires. Selon lui, seule une approche fondée sur des valeurs universelles — paix, justice, pardon et dignité humaine — peut répondre à ces défis. Les leaders religieux jouent ainsi un rôle clé dans la médiation et la prévention des conflits.

Le moment fort de la rencontre a été l’intervention du khalife général de Bambilor, qui a insisté sur le fait que les conflits contemporains ne peuvent être résolus uniquement par des mécanismes institutionnels, leurs racines étant souvent immatérielles. « La diplomatie spirituelle vise à transformer les consciences avant les conflits et à accompagner les processus de réconciliation après les crises », a-t-il expliqué, citant Mahatma Gandhi et Martin Luther King Jr. comme exemples de changements durables initiés par des approches spirituelles.

L’ambassadeur du Sénégal en France, Baye Moctar Diop, a quant à lui mis en avant la dimension diplomatique de cette démarche. Il a salué le khalife comme « un intellectuel fécond, capable de donner du sens aux dynamiques contemporaines », rappelant que « la diplomatie est une œuvre collective » et soulignant le rôle des leaders spirituels dans le rapprochement des consciences. Il a notamment évoqué Tenzin Gyatso, symbole d’une influence morale au-delà des cadres politiques traditionnels.

Les échanges avec les participants ont permis de prolonger ces réflexions et de structurer une véritable pensée de la diplomatie spirituelle, traduisant les idées en actions concrètes.

Au terme de la rencontre, une conviction s’est imposée : la paix ne se limite pas à l’absence de conflit. Elle suppose une transformation profonde fondée sur les valeurs, les comportements et les consciences. La diplomatie spirituelle apparaît ainsi comme un levier complémentaire aux approches traditionnelles, capable de favoriser une paix plus humaine, durable et sincère.

La cérémonie s’est conclue par la remise officielle du diplôme d’Ambassadeur de la paix au khalife de Bambilor, marquant l’engagement des participants en faveur d’un monde fondé sur le dialogue et la responsabilité collective.

Auparavant, Thierno Amadou Ba avait été reçu par le recteur de la Grande Mosquée de Paris, qui l’a élevé au rang de médaillé. Cette distinction renforce la dimension d’une diplomatie religieuse active, engagée pour un avenir fondé sur la solidarité et la compréhension mutuelle.

Aly Saleh

Tentative d’émigration clandestine déjouée sur la Petite-Côte : 31 candidats à l’exil interpellés à Sendou

Une nouvelle opération des forces de sécurité a permis de mettre en échec une tentative d’émigration irrégulière sur la Petite-Côte, confirmant la vigilance accrue des autorités face à ce phénomène persistant. Dans la nuit, une intervention coordonnée du poste de police de Bargny, appuyé par une brigade spéciale, a été menée sur la plage de Sendou, un site de plus en plus utilisé par les réseaux de passeurs pour contourner les dispositifs de surveillance classiques.

Selon des informations rapportées par le journal Libération, cette opération fait suite à l’exploitation d’un renseignement jugé fiable. Celui-ci a permis de mettre en lumière une adaptation stratégique des filières clandestines, qui privilégient désormais des points de rassemblement multiples et discrets afin d’échapper au contrôle renforcé des Forces de défense et de sécurité. La plage de Sendou s’inscrit dans cette nouvelle cartographie des départs clandestins, loin des zones habituellement surveillées.

Le dispositif mis en place par les organisateurs reposait sur une logistique bien structurée. Des pirogues de fortune devaient transporter les candidats à l’émigration depuis le rivage jusqu’à une embarcation plus importante positionnée au large. Cette dernière, difficilement détectable depuis la côte, était destinée à assurer la traversée vers les côtes européennes, notamment celles de l’Espagne.

Alertées aux environs de minuit, les unités de la brigade de recherches ont rapidement lancé une descente sur les lieux. À l’approche des forces de l’ordre, une partie des candidats a réussi à s’enfuir, profitant de l’obscurité et de la configuration du site. Toutefois, 31 personnes ont été interpellées lors de l’opération. Le groupe est composé majoritairement de ressortissants sénégalais, au nombre de 20, dont un mineur. À leurs côtés figuraient également 10 ressortissants gambiens ainsi qu’un Guinéen, illustrant le caractère sous-régional de ces flux migratoires.

Les premières auditions ont permis de mieux cerner les modalités financières de cette tentative. Les candidats avaient versé des montants compris entre 200 000 et 500 000 francs CFA pour financer leur voyage. Certains avaient conclu des arrangements consistant à régler le solde une fois arrivés en Europe, tandis que d’autres bénéficiaient du soutien financier de proches vivant à l’étranger. Ces pratiques témoignent de l’organisation sophistiquée de ces réseaux, capables d’adapter leurs méthodes de paiement pour attirer davantage de candidats.

À ce stade de l’enquête, le principal organisateur de l’opération reste introuvable. Les autorités ont lancé des recherches actives pour le localiser et démanteler l’ensemble du réseau impliqué. Cette fuite souligne la difficulté persistante à neutraliser les têtes de ces filières, souvent mobiles et bien informées des mouvements des forces de sécurité.

Cette intervention réussie met une nouvelle fois en évidence la détermination des forces de défense et de sécurité à lutter contre l’émigration clandestine. Elle intervient dans un contexte où les réseaux de passeurs redoublent d’ingéniosité pour contourner les dispositifs de contrôle, rendant la lutte contre ce phénomène de plus en plus complexe.

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