Le Dakarois Quotidien N°719 – 20/04/2026
Le Dakarois Sports N°719 – 20/04/2026
🔴 COUP DE TONNERRE DANS L’ARÈNE : ADA FASS TERRASSE EUMEU SÈNE
L’Arène nationale a été le théâtre d’un affrontement très attendu ce dimanche, marqué par un véritable choc de générations entre Ada Fass et Eumeu Sène. Dans une ambiance survoltée, les amateurs de lutte sénégalaise ont assisté à un combat à fort enjeu, opposant l’expérience d’un vétéran respecté à l’ambition débordante d’un jeune prétendant en pleine ascension.
À 47 ans, Eumeu Sène se présentait avec la ferme intention de démontrer qu’il restait un adversaire redoutable, capable de rivaliser avec les meilleurs lutteurs du moment. Fort d’un parcours impressionnant et d’un statut d’ancien Roi des arènes, il voulait prouver que son expérience pouvait encore faire la différence face à une nouvelle génération de plus en plus conquérante. En face, Ada Fass, 28 ans, abordait ce duel avec une pression certaine, conscient qu’une victoire contre un tel adversaire pouvait constituer un tournant décisif dans sa carrière et l’installer durablement parmi l’élite.
Dès le coup d’envoi, le combat a pris une tournure rapide et intense. Plus explosif et visiblement mieux préparé sur le plan physique, Ada Fass a su imposer son rythme, empêchant son adversaire de développer sa stratégie. Malgré toute son expérience, Eumeu Sène a été contenu, puis surpris par la vivacité et l’engagement du jeune lutteur. Après à peine deux minutes d’affrontement, Ada Fass a trouvé l’ouverture et porté l’attaque décisive, faisant chavirer le public et scellant l’issue du combat.
Cette victoire nette et sans appel constitue l’un des plus grands succès de la carrière d’Ada Fass. Elle confirme non seulement son potentiel, mais surtout sa capacité à s’imposer face à des figures emblématiques de la lutte sénégalaise. En dominant un adversaire de la trempe d’Eumeu Sène, il envoie un message fort à tous les ténors de l’arène et s’affirme désormais comme un prétendant sérieux aux sommets.
Pour Eumeu Sène, cette défaite, bien que significative, ne ternit en rien une carrière exceptionnelle bâtie au fil des années. Elle illustre toutefois une réalité de plus en plus évidente : la nouvelle génération est en train de prendre le pouvoir. Ce revers rappelle que, face à la fougue et à la rapidité des jeunes lutteurs, l’expérience seule ne suffit plus toujours à faire la différence.
Le Président de la République a reçu, cet après-midi à Dakar, Son Excellence Julius Maada Bio, Président de la République de Sierra Leone et actuel Président en exercice de la Conférence des chefs d’État et de Gouvernement de la CEDEAO. Cette visite officielle s’inscrit dans le cadre de la participation du dirigeant sierra-léonais à la 10e édition du Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique, un rendez-vous désormais incontournable consacré aux enjeux de stabilité sur le continent africain.
L’arrivée de Julius Maada Bio dans la capitale sénégalaise illustre l’importance stratégique accordée à ce forum, qui réunit chaque année des chefs d’État, des responsables gouvernementaux, des experts en sécurité ainsi que des partenaires internationaux. Les échanges portent sur les menaces sécuritaires croissantes, notamment le terrorisme, les conflits armés, la criminalité transnationale et les défis liés à la gouvernance et au développement.
Au cours de leur entretien, les deux chefs d’État ont évoqué les priorités régionales, en particulier le renforcement de la coopération au sein de la CEDEAO face aux défis sécuritaires qui persistent en Afrique de l’Ouest. La situation politique et sécuritaire dans plusieurs pays de la sous-région, ainsi que les mécanismes de prévention des crises et de maintien de la paix, ont été au cœur des discussions.
La participation de Julius Maada Bio à ce forum intervient dans un contexte marqué par une recrudescence des tensions sécuritaires dans certaines zones du continent. En tant que président en exercice de la CEDEAO, il joue un rôle central dans la coordination des réponses régionales et dans la promotion du dialogue entre les États membres.
Le Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique constitue, depuis sa création, une plateforme de haut niveau favorisant le partage d’expériences et la formulation de solutions concrètes pour faire face aux défis sécuritaires. Cette 10e édition revêt une importance particulière, tant par la qualité des participants que par la diversité des thématiques abordées, allant de la lutte contre l’extrémisme violent à la consolidation des institutions démocratiques.




L’Union africaine a exprimé une vive inquiétude à la suite d’informations faisant état de la volonté d’Israël de nommer un envoyé diplomatique auprès du Somaliland, un territoire autoproclamé indépendant mais non reconnu sur la scène internationale. Dans un communiqué publié le 19 avril 2026 depuis Addis-Abeba, la Commission de l’organisation panafricaine a fermement dénoncé cette initiative, la qualifiant de contraire aux principes fondamentaux régissant les relations entre États.
L’organisation a réaffirmé avec insistance son attachement au respect de la souveraineté, de l’unité et de l’intégrité territoriale de la Somalie. Elle rappelle que ces principes constituent des piliers essentiels de ses textes fondateurs ainsi que du droit international. À cet égard, l’Union africaine maintient sa position constante selon laquelle le Somaliland ne saurait être considéré comme un État indépendant.
Dans son communiqué, la Commission souligne que toute reconnaissance unilatérale de ce territoire est jugée nulle et non avenue. Elle met en garde contre les conséquences potentiellement graves d’une telle démarche, notamment en matière de stabilité régionale dans la Corne de l’Afrique, une zone déjà confrontée à de multiples défis sécuritaires et politiques.
Se référant à une réunion antérieure du Conseil de paix et de sécurité tenue en janvier 2026, l’institution africaine insiste sur la nécessité de préserver la stabilité et d’éviter toute action susceptible d’exacerber les tensions. Elle appelle implicitement les partenaires internationaux à faire preuve de prudence et de responsabilité dans leurs engagements diplomatiques dans la région.
En conclusion, l’Union africaine réitère son engagement à accompagner la Somalie dans ses efforts pour consolider la paix, renforcer la gouvernance et promouvoir la cohésion nationale. Elle insiste sur l’importance d’un soutien coordonné de la communauté internationale afin de favoriser une solution durable, respectueuse de l’ordre constitutionnel somalien et des équilibres régionaux.
Le poste de police de Diamaguène Sicap Mbao a procédé à l’interpellation d’un individu soupçonné de collecte illicite de données à caractère pornographique, de chantage sexuel et de menaces de diffusion d’images obscènes visant sa propre tante par alliance. Une affaire particulièrement grave qui met en lumière les dérives liées à l’usage abusif des technologies numériques dans un cadre familial.
D’après les premiers éléments de l’enquête, le mis en cause aurait, pendant plusieurs mois, filmé à l’insu de la victime alors qu’ils partageaient le même domicile dans la région de Matam. Profitant de cette proximité familiale, il aurait installé un système lui permettant de capter des images compromettantes de la victime sans son consentement.
Une fois en possession de ces vidéos, le suspect aurait entamé un véritable chantage à caractère sexuel. Par le biais de l’application WhatsApp, il menaçait de divulguer les images à l’époux de la victime, actuellement à l’étranger, ou de les publier sur les réseaux sociaux si celle-ci refusait de se soumettre à ses exigences, notamment des relations sexuelles. Sous pression constante, la victime vivait dans la peur de voir son intimité exposée.
L’enquête a connu une avancée décisive grâce à l’exploitation d’un transfert de crédit téléphonique, qui a permis aux enquêteurs de remonter jusqu’au suspect. Ce dernier a été localisé puis interpellé à Fass Mbao. Lors de son audition, il est passé aux aveux, notamment après la découverte, dans son téléphone portable, de plusieurs éléments compromettants confirmant les accusations portées contre lui.
Une nouvelle dynamique vient d’émerger au sein de la société civile sénégalaise avec la création d’un comité baptisé « Convergences citoyennes », dont l’objectif est de soutenir la candidature de l’ancien président Macky Sall au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies. Cette initiative s’inscrit dans une volonté affichée de renforcer la présence du continent africain dans les sphères décisionnelles internationales, à un moment jugé stratégique par ses initiateurs.
Réunis autour de cette plateforme, les membres du comité mettent en avant le profil et le parcours de l’ancien chef de l’État sénégalais, qu’ils considèrent comme en adéquation avec les exigences d’une fonction aussi prestigieuse. Ils saluent notamment son expérience à la tête du Sénégal, sa maîtrise des enjeux diplomatiques ainsi que sa capacité à dialoguer avec des partenaires aux intérêts souvent divergents. Pour eux, ces qualités font de lui un candidat crédible capable de porter une vision équilibrée et inclusive sur la scène mondiale.
S’exprimant sur les ondes de la radio iRadio, Babacar Gaye, membre du comité, a expliqué que ce choix repose sur une conviction profonde : le moment est venu pour l’Afrique de s’affirmer davantage dans le concert des nations. Il a insisté sur la nécessité pour le Sénégal de faire entendre une voix forte, incarnée par une personnalité alliant compétence, expérience et ouverture au monde.
Au-delà du soutien à une candidature individuelle, les initiateurs de « Convergences citoyennes » présentent leur démarche comme une ambition collective pour le continent africain. Ils estiment que l’accession d’un Africain à la tête de l’ONU constituerait un signal fort en faveur d’un rééquilibrage des pouvoirs au sein des institutions internationales, souvent perçues comme dominées par les grandes puissances.
Le comité entend également fédérer les Sénégalais autour de cette initiative, qu’il considère comme un facteur de fierté nationale et de cohésion. Selon Babacar Gaye, voir un ressortissant sénégalais accéder à une telle responsabilité serait non seulement symbolique, mais aussi porteur d’espoir pour toute une génération.
La cérémonie officielle d’ouverture de l’édition 2026 du Daaka de Médina Gounass 2026 s’est tenue ce samedi dans une atmosphère empreinte de ferveur et de recueillement. Présidée par le gouverneur de la région de Kolda, Moustapha Ndiaye, cette manifestation marque le coup d’envoi de l’un des plus grands rendez-vous religieux du Sénégal, prévu sur une durée de dix jours.
À la tête d’une importante délégation composée d’autorités administratives, de responsables sécuritaires et de services techniques, le gouverneur a tenu à rehausser de sa présence cet événement d’envergure internationale, qui attire chaque année des milliers de fidèles venus du Sénégal et de la sous-région. Dès son arrivée à Médina Gounass, il a transmis les salutations des plus hautes autorités de l’État au Khalife général, au comité d’organisation ainsi qu’à l’ensemble des pèlerins.
Dans son allocution, Moustapha Ndiaye a insisté sur la portée spirituelle et sociale du Daaka, qu’il a présenté comme un moment privilégié de communion, de partage et de renforcement des valeurs de paix et de fraternité. Il a salué l’engagement constant des organisateurs ainsi que la mobilisation exceptionnelle des fidèles, soulignant que cet événement contribue fortement au rayonnement religieux du Sénégal au-delà de ses frontières.
Le gouverneur a également formulé un appel appuyé à la prière en faveur de la stabilité du pays et de la réussite des politiques publiques. Dans un contexte marqué par de nombreux défis, il a invité les participants à implorer des bénédictions pour accompagner les efforts du gouvernement dans l’amélioration des conditions de vie des populations. Cet appel a été accueilli avec une grande ferveur par les fidèles, dans une ambiance profondément spirituelle.
En marge de la cérémonie, le chef de l’exécutif régional a effectué une visite de terrain afin d’évaluer les dispositifs mis en place pour le bon déroulement du Daaka. Il s’est notamment rendu dans les installations dédiées à la sécurité, à l’approvisionnement en eau, aux services de santé et à l’assainissement. À l’issue de cette tournée, il s’est dit satisfait du niveau d’exécution des recommandations issues des autorités centrales, notant une amélioration significative de l’organisation.
Selon lui, ces mesures traduisent la volonté de l’État d’accompagner efficacement cet événement religieux majeur, en garantissant aux pèlerins des conditions optimales de séjour, de sécurité et de recueillement. L’implication des différents services a été saluée comme un facteur déterminant dans la réussite de cette édition.
L’annulation de l’intégralité de la procédure visant le député Farba Ngom par la Chambre d’accusation de la Cour d’appel de Dakar continue de susciter de vives réactions sur la scène politique et médiatique. Parmi les voix les plus critiques, celle de Mamoudou Ibra Kane s’est particulièrement distinguée. Le président du mouvement « Demain c’est maintenant » a publiquement interpellé la ministre de la Justice, Yacine Fall, à travers une série de questions qu’il présente comme directes mais empreintes de « bienveillance ».
Dans sa déclaration, le journaliste s’interroge ouvertement sur la crédibilité de la parole de la Garde des Sceaux après ce revers judiciaire. Il met en doute la cohérence de la communication officielle, notamment après la conférence de presse jugée « à charge » qu’elle avait tenue dans cette affaire. Pour lui, une telle décision de justice fragilise la position de la ministre et soulève des interrogations sur la conduite globale de certains dossiers sensibles.
Mamoudou Ibra Kane établit également un lien entre cette affaire et d’autres procédures en cours, notamment celle concernant la demande de révision du procès opposant Ousmane Sonko à Mame Mbaye Niang. Il s’interroge sur le crédit qu’il est encore possible d’accorder à cette démarche, dans un contexte où une procédure emblématique vient d’être annulée dans son intégralité. Il va plus loin en invitant la ministre à « en tirer les conséquences » dans les plus brefs délais, estimant que le temps presse face à l’ampleur des interrogations soulevées.
Dans le même élan, le leader politique s’est prononcé sur l’évolution de l’affaire impliquant l’ancien ministre de la Justice, Ismaïla Madior Fall. Il évoque notamment l’arrestation de celui qui l’accusait de tentative de corruption sur un magistrat, une situation qui, selon lui, jette un doute sérieux sur les charges initialement retenues contre l’ancien Garde des Sceaux. Mamoudou Ibra Kane considère que ces développements constituent une forme de réhabilitation morale et estime que les mesures judiciaires prises à son encontre ne reposent désormais sur aucune base solide. Il plaide ainsi pour sa liberté totale, tout en réclamant également la libération du député Farba Ngom.
Au-delà des cas individuels, Mamoudou Ibra Kane voit dans ces affaires une illustration d’un malaise plus profond au sommet de l’État. Il évoque une « nervosité » de certains responsables qu’il attribue à l’effondrement progressif de dossiers présentés jusque-là comme solides. Selon lui, la succession de ces événements donne l’impression d’un édifice qui se désagrège, « tel un château de cartes ».
Le journaliste a par ailleurs élargi son propos à d’autres situations qu’il juge préoccupantes. Il a notamment exprimé sa solidarité avec les supporters sénégalais récemment détenus au Maroc, tout en affirmant qu’il existerait également des « otages » à l’intérieur du pays. Dans cette optique, il a pris la défense de certains agents de l’administration pénitentiaire, citant le cas du directeur du Pavillon spécial de Rebeuss, muté à Nioro du Rip, ainsi que celui d’un garde interpellé.
Selon lui, ces fonctionnaires seraient victimes de décisions injustes, prises dans un contexte de tensions politiques, et serviraient de variables d’ajustement dans des enjeux qui les dépassent. Il dénonce des « sacrifices » opérés au détriment d’agents publics souvent laissés sans soutien, pointant du doigt un silence qu’il juge préoccupant autour de leur situation.
La Dahira Al-Mutaquna Fillah a tenu, ce samedi, la quatrième édition de sa conférence islamique annuelle à la mosquée Pipeline, située sur l’avenue Kairaba, à Kaolack. Cette rencontre religieuse d’envergure a rassemblé de nombreux fidèles, guides religieux et prêcheurs autour des enseignements fondamentaux de l’islam.
Placée sous le parrainage du Khalife Cheikh Mouhidine Diallo, cette édition s’inscrit dans une dynamique de renforcement de la foi et de consolidation des valeurs islamiques au sein de la communauté. L’événement a été marqué par des sermons, des lectures du Saint Coran et des interventions de prédicateurs, mettant en avant la piété, la solidarité et l’engagement spirituel.
Dans leurs différentes communications, les organisateurs ont insisté sur la nécessité de sensibiliser davantage les populations, notamment les jeunes, face aux défis sociaux et culturels contemporains. Ils ont appelé à un retour aux valeurs religieuses comme socle de stabilité et de cohésion sociale.
Prenant la parole, le guide religieux Cheikh Ibrahima Diallo a fortement insisté sur le respect des principes fondamentaux de l’islam, invitant les fidèles à s’y conformer dans leur quotidien. Il a également dénoncé certains phénomènes sociaux jugés contraires aux normes religieuses, notamment le « goorjiguène », appelant à une prise de conscience collective.
Dans un autre registre, le guide religieux a exprimé sa reconnaissance à l’endroit de l’État gambien, saluant le rôle de ses forces de défense et de sécurité. Il a formulé des prières pour la paix, la stabilité et l’émergence de la Gambie.
Au fil des éditions, la conférence islamique de la Dahira Al-Mutaquna Fillah s’impose comme un rendez-vous religieux majeur en République sœur de Gambie. Les initiateurs ambitionnent de pérenniser cette initiative afin de promouvoir durablement la transmission du savoir islamique et le raffermissement des valeurs spirituelles au sein des communautés.
Le guide religieux a également évoqué la situation sociale liée à certains comportements qu’il juge préoccupants, estimant qu’ils contribuent à une perte des repères socio-culturels chez une partie de la jeunesse, influencée selon lui par des valeurs occidentales.

Le commissariat urbain de Linguère a mené, ce samedi 18 avril 2026, une opération d’envergure ayant conduit au démantèlement d’un réseau qualifié par les enquêteurs de présumé groupe impliqué dans des pratiques jugées contraires à la loi. Au total, dix-huit personnes ont été interpellées et placées en garde à vue. Elles sont poursuivies pour divers chefs d’accusation, notamment « actes contre-nature », transmission volontaire du VIH, harcèlement sexuel et incitation à la débauche. Selon les premières informations issues de l’enquête, trois des suspects auraient été testés positifs au VIH/Sida.
L’affaire trouve son origine dans une première intervention policière effectuée jeudi dernier. Les éléments du commissariat ont procédé à l’arrestation d’un individu identifié sous les initiales I. Badji, dans le quartier Thiély Nord, à la suite d’une dénonciation anonyme. Arrivés sur les lieux, les policiers auraient été alertés par une forte odeur de chanvre indien provenant d’une chambre. En s’approchant, ils auraient aperçu, à travers les grilles d’une véranda, deux hommes en situation intime.
Malgré les sommations des forces de l’ordre, les occupants n’auraient pas réagi immédiatement. Les policiers ont alors forcé l’entrée. Dans la confusion, l’un des individus, identifié comme B. Coumé, a réussi à prendre la fuite, tandis que I. Badji a été maîtrisé puis conduit au commissariat.
L’exploitation du téléphone portable du suspect interpellé a permis aux enquêteurs de remonter une piste jugée déterminante. Plusieurs autres personnes, réparties entre Linguère, Dahra, Barkedji, Dodji et même Mbacké, ont été identifiées puis arrêtées à la suite de nouvelles dénonciations anonymes. Les individus interpellés présentent des profils variés, allant de commerçants à enseignants, en passant par des marabouts, tailleurs, étudiants et sans-emploi. D’après des sources proches du dossier, certains seraient mariés et mèneraient une vie familiale stable en apparence.
Les investigations en cours laissent penser que ce réseau organisait régulièrement des rencontres privées dans différentes localités de la zone. Les autorités évoquent notamment des rassemblements à caractère sexuel impliquant plusieurs participants.
Par ailleurs, les recherches se poursuivent activement pour retrouver une quinzaine de personnes supplémentaires soupçonnées d’appartenir à ce même réseau. Les dix-huit suspects actuellement en garde à vue devraient être présentés au parquet dès ce lundi pour la suite de la procédure judiciaire.
La jeunesse du parti Awalé de la région de Kaolack a franchi une nouvelle étape dans sa dynamique de structuration et de mobilisation. Ce samedi 18 avril 2026, elle a organisé une rencontre d’envergure baptisée « week-end des Jambars », marquée par des activités de formation, de réflexion stratégique et d’engagement citoyen.
Dès l’ouverture, la forte mobilisation des jeunes militants et la présence de plusieurs responsables politiques ont donné le ton de cette initiative. Prenant la parole, le délégué départemental à la jeunesse, Mactar Fall, a salué l’engouement suscité par l’événement, qu’il qualifie de « cadre stratégique » pour former une jeunesse consciente, disciplinée et apte à relever les défis politiques et sociaux.
Insistant sur la nécessité d’un engagement éclairé, il a mis en avant le rôle central de l’idéologie du parti dans la construction d’un militantisme durable. « Un parti fort repose sur des militants bien formés, capables de comprendre les enjeux et de porter une vision claire », a-t-il déclaré, invitant les jeunes à s’approprier pleinement les valeurs d’Awalé.
Le programme du week-end a été riche et varié : panels, sessions de formation en communication politique, leadership et implication communautaire ont rythmé les échanges. Des activités sociales et citoyennes ont également été organisées, renforçant l’ancrage du parti auprès des populations locales.
Au-delà de l’aspect formatif, la rencontre a servi de cadre à la consolidation des liens entre les différentes structures de jeunesse du parti. Les organisateurs ont insisté sur la nécessité de bâtir une génération de militants engagés, capables de jouer un rôle actif dans le développement local et national.
Parrain de l’événement, Jean Birane Gningue, directeur général du CROUSS du Sine-Saloum et délégué national du parti Awalé, a salué une initiative portée par les jeunes eux-mêmes. Selon lui, ce « week-end des Jambars » s’inscrit dans une stratégie de relance des activités du parti dans la région de Kaolack.
Il a également mis en lumière la dimension politique de la rencontre, en lien avec la coalition Diomaye Président. « Cette initiative vise à redynamiser, massifier et préparer le terrain pour la coalition », a-t-il expliqué, rappelant que celle-ci regroupe déjà plus d’une centaine de partis et mouvements politiques dans la région.
Tout en précisant qu’il n’est pas originaire de la zone, Jean Birane Gningue a assuré du soutien des instances nationales aux acteurs locaux, en attendant la phase de structuration officielle de la coalition.
Clôturant les travaux, Mactar Fall a lancé un appel fort aux « Jambars », les exhortant à devenir des acteurs du changement et des ambassadeurs des idéaux du parti auprès des populations.
À travers cette initiative, la jeunesse d’Awalé confirme sa volonté de jouer un rôle central dans la consolidation des bases du parti et dans la préparation de la relève politique à Kaolack. Une dynamique appelée à se poursuivre dans les mois à venir à travers d’autres actions de terrain.
L’Association pour le Développement de la Filière Avicole de la région de Kaolack (PAFA) « And Soukhaly Guinar » a tenu, ce samedi 18 avril 2026, son Assemblée générale ordinaire, dans un contexte marqué par de nombreux défis, mais aussi par des opportunités pour le secteur avicole local.
Cette rencontre, qui a mobilisé plusieurs acteurs clés de la filière, s’inscrit dans une dynamique de concertation et de renforcement du secteur. Le président de l’association, Bassirou Ndao, a donné le ton d’une journée placée sous le signe de l’évaluation, du dialogue et des perspectives.
Dans son intervention, il a présenté le rapport moral, mettant en lumière les actions menées au cours de l’année écoulée ainsi que les difficultés rencontrées par les éleveurs.
Parmi les principales préoccupations évoquées figure la concurrence jugée déloyale liée à l’entrée de volailles en provenance de pays voisins, notamment la Gambie. Ces produits, souvent vendus à bas prix, inondent les marchés locaux et compliquent l’écoulement de la production nationale. Cette situation entraîne une baisse des prix et, dans certains cas, des pertes importantes pour les aviculteurs sénégalais.
Face à cette problématique, plusieurs enjeux majeurs sont soulevés par les professionnels du secteur, notamment la protection de la production locale contre les importations informelles ou non contrôlées, la régulation des circuits de distribution ainsi que la nécessité d’un accompagnement renforcé de l’État.
Pour sortir de cette crise, les acteurs de la filière préconisent plusieurs mesures, parmi lesquelles le renforcement du contrôle aux frontières, l’allègement de certaines charges fiscales, la subvention des intrants ainsi que la promotion de la consommation locale.
« Cette situation suscite une vive inquiétude chez les professionnels du secteur, déjà confrontés à de nombreuses difficultés », a déclaré Bassirou Ndao.
Par ailleurs, les services techniques du ministère de l’Élevage et des Productions animales ont signalé, au cours du mois d’avril, une recrudescence d’une maladie aviaire dont l’origine n’a pas encore été clairement identifiée, malgré les prélèvements effectués.
Cette pathologie, réputée hautement contagieuse, se manifeste par des troubles respiratoires, digestifs et nerveux chez les volailles.
Dans ce contexte, les aviculteurs lancent un appel pressant aux autorités du ministère de l’Élevage et des Productions animales afin de renforcer l’accompagnement du secteur, notamment en matière de soutien technique et de contrôle rigoureux aux frontières.
Ils dénoncent également la recrudescence des importations de volailles étrangères, qu’ils jugent préjudiciables à la production locale et à la compétitivité des acteurs nationaux.
Selon eux, la mise en place d’un dispositif de surveillance plus strict et de mesures d’encadrement renforcées apparaît indispensable pour protéger la filière avicole nationale, déjà confrontée à de multiples défis.
Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a présidé ce samedi à Dakar la cérémonie d’ouverture de la 7e Conférence générale des Ambassadeurs et Consuls généraux du Sénégal, marquant ainsi un moment clé dans la redéfinition des orientations diplomatiques du pays. Cette rencontre d’envergure, tenue en présence du Premier ministre ainsi que de plusieurs membres du Gouvernement, a réuni l’ensemble de la famille diplomatique et consulaire autour des enjeux majeurs de l’action extérieure du Sénégal dans un contexte international en pleine mutation.
Dans son allocution, le Chef de l’État a insisté sur la nécessité d’adapter la diplomatie sénégalaise aux nouvelles réalités géopolitiques et économiques mondiales. Il a souligné que le monde actuel, caractérisé par des recompositions profondes, impose aux États une plus grande réactivité, mais aussi une vision stratégique claire afin de défendre efficacement leurs intérêts. Dans cette dynamique, il a appelé à une diplomatie proactive, capable d’anticiper les défis tout en saisissant les opportunités offertes par les transformations en cours.
Le Président a également mis l’accent sur l’exigence de cohérence dans l’action diplomatique. Selon lui, les missions des représentations sénégalaises à l’étranger doivent s’inscrire dans une logique d’unité et de coordination renforcée, afin d’éviter toute dispersion des efforts. Cette cohérence doit se traduire par une meilleure articulation entre les priorités nationales et les initiatives déployées sur la scène internationale, notamment dans les domaines économique, sécuritaire et culturel.
L’efficacité de la diplomatie a constitué un autre axe central du discours présidentiel. Il a invité les ambassadeurs et consuls à renforcer leur performance en matière de promotion des investissements, de recherche de partenariats stratégiques et de valorisation des atouts du Sénégal. L’objectif est de faire de chaque représentation diplomatique un véritable levier de développement, capable de contribuer concrètement à la croissance économique et au rayonnement du pays.
Par ailleurs, une attention particulière a été accordée à la situation des Sénégalais de l’extérieur. Le Chef de l’État a rappelé que la protection et l’accompagnement des compatriotes établis à l’étranger demeurent une priorité majeure de l’action diplomatique. Il a exhorté les représentants de l’État à être davantage à l’écoute de leurs préoccupations et à renforcer les dispositifs d’assistance, afin de répondre efficacement à leurs besoins.
Cette conférence se veut ainsi un cadre de réflexion et d’évaluation, mais aussi une plateforme d’orientation stratégique pour les années à venir. Elle offre l’opportunité de revisiter les pratiques diplomatiques, d’identifier les insuffisances et de proposer des solutions adaptées aux défis contemporains.







Le détroit d’Ormuz, artère stratégique du commerce énergétique mondial, a connu un regain d’activité sous haute tension ce samedi matin, dans un contexte marqué par des décisions contradictoires de l’Iran et le maintien du blocus américain. Selon des données de la société de suivi maritime Kpler, au moins huit navires, dont des pétroliers et des méthaniers, ont franchi cette voie maritime cruciale aux premières heures de la journée.
Parmi ces bâtiments figuraient un pétrolier transportant du brut, quatre méthaniers chargés de gaz de pétrole liquéfié, deux navires mixtes transportant à la fois du pétrole et des produits chimiques, ainsi qu’un autre classé comme transporteur de produits pétroliers. Cette circulation s’inscrivait dans le sillage de l’annonce faite la veille par Téhéran, déclarant le détroit temporairement ouvert pendant la durée d’un cessez-le-feu.
Cependant, cette accalmie apparente a été de courte durée. Dès samedi, les autorités iraniennes ont infléchi leur position, annonçant la reprise d’un « strict contrôle » du détroit. Cette décision intervient en réaction directe au maintien du blocus américain visant les ports iraniens, un élément central de l’escalade en cours.
Les données du site MarineTraffic confirment également une activité soutenue dans la zone, avec plus d’une dizaine de navires observés en transit, notamment à proximité de l’île iranienne de Larak, point de passage stratégique servant de zone de contrôle. Néanmoins, certains mouvements témoignent de l’incertitude persistante : au moins deux navires auraient fait demi-tour aux alentours de 09h00 GMT, illustrant la nervosité des opérateurs maritimes face à une situation encore instable.
Dans ce climat tendu, un événement notable a été enregistré avec le passage du paquebot de croisière Celestyal Discovery. Ce navire a traversé le détroit sans passagers pour relier Dubaï à Mascate, marquant une première depuis le début des hostilités le 28 février. Ce transit symbolique souligne à la fois une tentative de reprise progressive des activités maritimes civiles et les précautions extrêmes adoptées par les compagnies.
Du côté américain, la position reste ferme. Le président Donald Trump a affirmé que le blocus resterait « totalement en vigueur » jusqu’à l’issue des négociations en cours, précisant qu’il pourrait être prolongé en cas d’échec des discussions. Le commandement central américain a par ailleurs indiqué que, depuis le début du blocus, 21 navires ont obéi aux injonctions de ses forces en faisant demi-tour vers l’Iran.
Autre élément révélateur des tensions géopolitiques, au moins trois des navires ayant quitté le détroit samedi figuraient sur la liste des sanctions américaines. Dans le même temps, certains bâtiments présents dans la zone ont diffusé des identités les reliant à des pays comme l’Inde ou la Chine, une stratégie visant manifestement à afficher une neutralité dans un contexte de confrontation accrue.
La situation des supporters sénégalais interpellés au Maroc connaît une première évolution notable avec la libération de trois personnes parmi les dix-huit initialement retenues. L’information a été rendue publique par leur avocat, Me Patrick Kabou, qui a salué les efforts déployés par les autorités diplomatiques sénégalaises dans ce dossier sensible.
Dans une déclaration adressée à ses compatriotes, l’avocat a confirmé la libération effective de ces trois supporters, tout en exprimant sa reconnaissance envers la représentation diplomatique et consulaire du Sénégal pour les démarches entreprises. Cette annonce marque une étape importante, bien que partielle, dans une affaire qui continue de mobiliser l’attention des autorités et des familles concernées.
La Fédération sénégalaise de football, de son côté, indique suivre de près l’évolution de la situation en coordination avec les autorités publiques. L’instance souligne que l’État sénégalais reste pleinement engagé, tant dans l’accompagnement des familles que dans le suivi administratif et judiciaire du dossier. Les échanges se poursuivent entre les différentes institutions impliquées afin d’assurer un traitement rigoureux de la situation des supporters toujours en détention.
Dans ce contexte, les autorités appellent à la prudence dans la diffusion des informations, insistant sur la nécessité d’éviter toute spéculation susceptible de perturber le bon déroulement des procédures en cours. La Fédération a également tenu à exprimer sa solidarité envers les familles touchées par cette situation, réaffirmant son soutien moral et institutionnel.
Sur le plan diplomatique, l’ambassade du Sénégal à Rabat reste fortement mobilisée. Elle assure un suivi rapproché du dossier et coordonne les actions visant à garantir les droits des personnes concernées. Une assistance juridique a été mise en place pour accompagner les procédures et faciliter les échanges entre les différentes parties, notamment les autorités marocaines, les avocats et les familles.
Ces interpellations font suite aux incidents survenus après la finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025. Les supporters sont poursuivis pour des faits liés à des débordements enregistrés à l’issue de la rencontre. Depuis lors, plusieurs audiences ont été tenues devant les juridictions marocaines, traduisant l’évolution progressive de la procédure judiciaire.
Nouveau rebondissement dans l’affaire des fonds Covid avec une décision qui pourrait peser lourdement sur la suite de la procédure judiciaire. La Chambre d’accusation de la Cour d’appel de Dakar a confirmé le non-lieu en faveur de plusieurs personnes poursuivies dans ce dossier sensible, validant ainsi l’ordonnance rendue en première instance par le doyen des juges d’instruction.
Selon des informations rapportées par le quotidien Libération, la juridiction d’appel a rejeté le recours introduit par le parquet, qui contestait la décision initiale de ne pas renvoyer certains mis en cause devant une juridiction de jugement. En confirmant cette ordonnance, la Chambre d’accusation met un coup d’arrêt aux poursuites engagées contre ces personnes, poursuivies notamment pour complicité de détournement de deniers publics ainsi que pour faux et usage de faux en écriture publique et privée.
Par cette décision, plusieurs figures citées dans l’enquête sont définitivement blanchies à ce stade de la procédure. La juridiction a ainsi suivi l’analyse du magistrat instructeur, estimant que les charges réunies ne justifiaient pas un renvoi devant un tribunal. Cette position, désormais validée en seconde instance, renforce considérablement la défense des intéressés et affaiblit l’argumentaire du ministère public.
Pour le parquet, cette issue représente un revers significatif. En interjetant appel, le ministère public espérait obtenir l’infirmation de l’ordonnance du juge d’instruction et relancer les poursuites contre les personnes concernées. La décision de la Chambre d’accusation vient au contraire entériner l’absence de charges suffisantes, réduisant ainsi le périmètre des responsabilités dans ce dossier.
Au centre de cette affaire, Mansour Faye pourrait être l’un des principaux bénéficiaires indirects de cette évolution judiciaire. Inculpé en qualité d’auteur principal par la Commission d’instruction, l’ancien ministre voit une partie importante de l’édifice accusatoire s’effriter. En effet, la disparition des présumés complices pose la question de la solidité des charges retenues contre lui, notamment en ce qui concerne la cohérence globale des faits reprochés.
Déjà placé sous liberté provisoire, il pourrait tirer profit de ce nouveau contexte judiciaire dans les prochaines étapes de la procédure. Cette décision pourrait en effet ouvrir la voie à une réévaluation de sa situation, voire à un affaiblissement durable des poursuites engagées contre lui.
À Passy, l’appui financier de la mairie aux étudiants et à la radio communautaire dépasse le simple cadre d’une subvention annuelle pour s’inscrire dans une logique d’investissement social durable.
Avec une enveloppe globale de 7,5 millions de FCFA, dont 5 millions destinés aux étudiants et 2,5 millions à la radio locale, la municipalité entend répondre à deux enjeux majeurs : l’accompagnement de la jeunesse dans son parcours académique et le renforcement de l’accès à l’information de proximité.
Pour de nombreux étudiants originaires de la commune, cette aide représente un soulagement face aux charges liées aux études supérieures, souvent lourdes pour les familles. Elle pourrait ainsi contribuer à réduire les abandons et à améliorer les conditions d’apprentissage.
Du côté de la radio communautaire, ce soutien financier intervient dans un contexte où les médias locaux jouent un rôle crucial dans la sensibilisation, l’éducation citoyenne et la diffusion d’informations utiles. En consolidant ses moyens, la radio pourra élargir ses programmes et renforcer son impact auprès des populations.
Au-delà des montants alloués, cette initiative traduit une volonté politique de renforcer le capital humain et de soutenir les canaux locaux d’expression. Elle met également en lumière l’importance d’une gouvernance de proximité attentive aux besoins concrets des citoyens.
Ainsi, à travers cet appui ciblé, la commune de Passy mise sur deux piliers essentiels du développement local : une jeunesse mieux encadrée et une population mieux informée.
À Kaolack, la scène culturelle s’anime avec une nouvelle initiative d’envergure. L’association Saloum Saloum Rapatak a officiellement lancé les activités préparatoires du Festival international pour l’éveil des consciences, dont la tenue est prévue en décembre prochain. À travers ce projet, les organisateurs entendent promouvoir la créativité artistique, encourager l’expression des jeunes talents et renforcer le dialogue interculturel.
En prélude à cet événement, une série de formations se déroule du 10 au 20 du mois, réunissant des acteurs culturels locaux et des partenaires internationaux. Cette collaboration s’appuie notamment sur la participation de structures basées à Montpellier, telles qu’Acord Production Montpellier et Ya Pas Photo 34, aux côtés d’initiatives locales comme Art Femme de Kaolack.
La photographie occupe une place centrale dans ce programme de renforcement des capacités. Des sessions pratiques sont animées par Yuna, formatrice au sein de Ya Pas Photo 34, offrant aux participants l’opportunité d’acquérir des compétences techniques modernes en matière d’image. Parallèlement, le Centre culturel de Kaolack abrite une formation en beatmaking, dirigée par Sidya, représentant d’Acord Production France, en collaboration avec l’artiste local Sadam Xela Xel, connu pour son engagement dans la scène musicale urbaine.
Ces activités traduisent une volonté claire de renforcer les échanges culturels entre Kaolack et Montpellier, en mettant en lumière le rôle des industries créatives dans le rapprochement des peuples et la valorisation des identités culturelles.
Le point culminant de cette dynamique sera le Festival international pour l’éveil des consciences, qui ambitionne de rassembler artistes, formateurs et passionnés autour de diverses disciplines artistiques. Parmi les temps forts annoncés figure une compétition de beatmaking, dont le lauréat bénéficiera d’un séjour à la Biennale de Montpellier 2027.
Pour Ousmane Thioune, alias Jimane, acteur culturel engagé et membre de l’organisation, cette initiative dépasse le cadre d’un simple événement culturel. « C’est un véritable levier pour éveiller les consciences, valoriser les talents locaux et bâtir des passerelles durables entre les cultures », souligne-t-il.
À travers ce projet ambitieux, Kaolack confirme son statut de carrefour culturel en pleine effervescence, avec l’ambition de rayonner au-delà des frontières nationales.
Une affaire d’une rare gravité secoue le tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye, où une tentative de corruption visant un magistrat instructeur a été mise en échec dans des circonstances particulièrement frappantes. Le juge du deuxième cabinet, Maguette Thiam, a en effet refusé une offre financière directe destinée à influencer le cours d’une instruction judiciaire impliquant une personnalité politique de premier plan.
Selon les éléments de l’enquête, l’entrepreneur Cheikh Guèye, déjà impliqué dans une procédure judiciaire, aurait cherché à obtenir un traitement favorable de son dossier. Pour parvenir à ses fins, il aurait sollicité l’intervention d’un marabout, Hady Sy, présenté comme un intermédiaire capable de faciliter une rencontre avec le magistrat instructeur. Dans ce cadre, une somme de 10 millions de francs CFA aurait été remise au religieux afin d’organiser un rendez-vous.
C’est dans le bureau même du juge que la tentative aurait pris une tournure flagrante. Lors de l’entretien, l’entrepreneur aurait sorti une valise contenant l’intégralité de la somme, dans le but explicite d’infléchir la procédure en cours. Une démarche directe et risquée qui témoigne de la sensibilité du dossier traité par le magistrat.
La réaction de ce dernier a été immédiate et sans équivoque. Refusant catégoriquement toute compromission, le juge Maguette Thiam a ordonné l’expulsion de Cheikh Guèye de son cabinet, mettant ainsi un terme à la tentative de corruption. Informé des faits, le procureur près le tribunal, Saliou Dicko, a aussitôt déclenché une riposte judiciaire en instruisant la Brigade de recherches de Keur Massar d’intervenir.
Les deux protagonistes présumés, l’entrepreneur et le marabout, ont été interpellés ce jeudi et placés en garde à vue. Ils devront être présentés au parquet ce lundi, où ils répondront des accusations de tentative de corruption d’un magistrat, une infraction particulièrement sévère au regard du droit pénal.
Cette affaire intervient dans un contexte déjà tendu, marqué par des procédures sensibles visant d’anciennes figures de l’État, dont l’ancien ministre Ismaïla Madior Fall. Elle relance avec force le débat sur la moralisation de la vie publique et l’intégrité des institutions judiciaires. Le refus catégorique du juge Thiam apparaît, dans ce climat, comme un signal fort en faveur de l’indépendance de la justice et du respect de l’État de droit.
La décision de la Chambre d’accusation d’annuler une large partie de la procédure dans l’affaire impliquant le député Farba Ngom continue de susciter de vives réactions sur la scène politique sénégalaise. Parmi les voix les plus critiques figure celle de Me Aïssata Tall Sall, présidente du groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal, qui voit dans cet arrêt un désaveu cinglant de l’Assemblée nationale.
Dans une déclaration ferme, l’ancienne ministre de la Justice estime que l’institution parlementaire s’est elle-même infligé un revers en ne respectant pas ses propres règles. Elle rappelle que son groupe avait, dès le départ, contesté la régularité de la procédure ayant conduit à la levée de l’immunité parlementaire de Farba Ngom. Selon elle, ces avertissements ont été ignorés malgré leur fondement juridique solide.
La Chambre d’accusation, dans son arrêt rendu le 9 avril, a en effet annulé plusieurs actes clés de la procédure, notamment les procès-verbaux n°28 et 50 ainsi que les réquisitoires introductif et supplétif du procureur. Cette décision fragilise considérablement le dossier judiciaire et relance le débat sur le respect des procédures légales dans les affaires impliquant des parlementaires.
Pour Me Aïssata Tall Sall, cette situation illustre une dérive préoccupante où les considérations politiques prennent le pas sur le droit. Elle souligne que les lois votées par les députés doivent d’abord être respectées par eux-mêmes, en particulier lorsqu’il s’agit de procédures aussi sensibles que la levée de l’immunité parlementaire.
Elle regrette que l’Assemblée nationale ait refusé d’entendre les mises en garde formulées lors des débats internes, préférant, selon ses termes, « passer en force » au mépris du règlement intérieur. Cette attitude, estime-t-elle, a conduit à une situation où la justice est venue rappeler à l’ordre l’institution parlementaire.
Au-delà du cas spécifique de Farba Ngom, cette affaire met en lumière les tensions persistantes entre pouvoir politique et autorité judiciaire au Sénégal. Elle pose également la question de la crédibilité des institutions et de leur capacité à garantir le respect de l’État de droit.
Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a accordé une audience ce matin à l’athlète sénégalaise Saly Sarr, récemment médaillée de bronze aux Championnats du monde d’athlétisme en salle. Cette rencontre au sommet de l’État marque une reconnaissance officielle de la performance remarquable de la jeune sportive, qui s’impose désormais comme l’une des figures majeures de l’athlétisme sénégalais.
Au cours de cette audience, le Chef de l’État a tenu à adresser à Saly Sarr ses chaleureuses félicitations, saluant une performance de haut niveau qui rejaillit sur l’image du Sénégal à l’international. Il a également transmis les félicitations de toute la Nation, insistant sur la fierté collective suscitée par cet exploit réalisé sur la scène mondiale.
La rencontre s’est déroulée en présence d’une délégation composée notamment du Président de la Fédération sénégalaise d’athlétisme ainsi que de l’agent de l’athlète. Les échanges ont permis d’aborder les perspectives d’avenir, avec en ligne de mire les Jeux Olympiques de Los Angeles, où Saly Sarr est attendue comme l’une des principales chances de médaille pour le Sénégal.
Conscient des enjeux liés à la préparation de ces échéances internationales, le Président de la République a réaffirmé son engagement à soutenir pleinement les athlètes sénégalais. Il a notamment insisté sur la ضرورة de mettre en place un accompagnement optimal, tant sur le plan technique que logistique et financier, afin de permettre à Saly Sarr et à ses compatriotes de se préparer dans les meilleures conditions.




Trois pétroliers chargés de brut iranien ont franchi le détroit d’Ormuz mercredi 15 avril, marquant un développement notable dans un contexte de tensions croissantes autour des exportations énergétiques de l’Iran. Selon les données de la société de suivi maritime Kpler, ces navires transportaient à eux seuls un total de cinq millions de barils de pétrole brut, constituant les premiers chargements signalés depuis la mise en place récente d’un blocus américain visant les ports iraniens.
Les navires en question, le Deep Sea, le Sonia I et le Diona, sont tous sous sanctions américaines. Ils ont appareillé depuis l’île de Kharg, principale infrastructure d’exportation pétrolière du pays, par laquelle transite environ 90 % du brut iranien selon une note de la banque JPMorgan Chase. Le Deep Sea et le Diona transportaient chacun deux millions de barils, tandis que le Sonia I en embarquait un million.
Cette opération intervient alors que Washington a intensifié sa pression sur Téhéran en renforçant, depuis le début de la semaine, les mesures de restriction sur ses capacités d’exportation. L’objectif affiché est de réduire significativement les flux pétroliers iraniens sur le marché international. Jusqu’à présent, ces exportations avaient relativement résisté aux perturbations liées au conflit déclenché fin février, mais le nouveau dispositif américain semble marquer une escalade.
Avant ce départ, aucun pétrolier iranien chargé de brut n’avait quitté le Golfe depuis le passage du Starla le 10 avril, ce qui souligne le caractère exceptionnel de cette nouvelle expédition. Toutefois, le suivi de ces navires reste particulièrement complexe. Les systèmes d’identification automatique, utilisés pour tracer les mouvements maritimes en temps réel, sont désactivés sur ces bâtiments, une pratique courante pour échapper à la surveillance.
Malgré cette opacité, Kpler affirme avoir confirmé leur transit grâce à des images satellites, attestant leur passage dans le détroit d’Ormuz en direction de la sortie du Golfe. Les dernières données de signalisation disponibles remontent à environ un mois, dans la zone du détroit de Malacca, selon MarineTraffic.
Si la destination finale de ces cargaisons n’est pas officiellement connue, les schémas logistiques observés laissent peu de doute quant à leur itinéraire probable. Ces pétroliers acheminent généralement le brut vers la région de Singapour, où des opérations de transbordement en mer sont effectuées. Ces transferts de navire à navire permettent ensuite de redistribuer le pétrole vers d’autres destinations, notamment la Chine.
Les précédentes opérations confirment ce circuit. Le Deep Sea avait déjà livré du brut via un autre navire au port de Yantai, dans la province chinoise du Shandong. Le Diona avait, lui, transféré sa cargaison vers le terminal pétrolier de Dongjiakou, également situé dans cette région. Quant au Sonia I, son précédent chargement avait été transbordé sur un autre pétrolier, sans que sa destination finale ne soit clairement identifiée.
Placée sous les projecteurs depuis plusieurs mois, l’affaire impliquant Soya Diagne, administrateur du site d’information LeDakarois221, illustre les tensions persistantes autour de la détention préventive au Sénégal. Incarcéré le 16 octobre 2025 sur décision du doyen des juges d’instruction du tribunal de Dakar pour diffusion de fausses nouvelles, le journaliste a passé près de six mois à la prison de Rebeuss dans un dossier jalonné de rebondissements judiciaires.
Dès les premières semaines de sa détention, ses avocats ont multiplié les démarches pour obtenir sa mise en liberté provisoire. Le 17 décembre, le juge d’instruction avait accédé à cette demande en ordonnant une libération sous bracelet électronique. Une décision qui n’a cependant pas eu le temps de produire ses effets, le parquet ayant immédiatement interjeté appel, invoquant la gravité des faits reprochés. Dans une rare démonstration de fermeté, le parquet général a même poussé la procédure jusqu’à un pourvoi en cassation devant la Cour suprême, prolongeant ainsi l’incertitude autour du sort du journaliste.
Alors que la procédure principale suivait son cours, une des affaires annexes a connu un dénouement inattendu. Le 18 mars 2026, le tribunal des flagrants délits a prononcé la relaxe totale de Soya Diagne. Son avocat, Maître Alioune Badara Fall, a obtenu gain de cause en soulevant la prescription des faits ainsi que l’irrecevabilité de la plainte. Cette décision a marqué un tournant dans le dossier, fragilisant davantage les accusations portées contre lui et relançant les interrogations sur la solidité de l’ensemble des poursuites.
Malgré cette évolution judiciaire favorable, la détention prolongée du journaliste continue de susciter de vives réactions. Sur les réseaux sociaux, ses proches et plusieurs soutiens dénoncent ce qu’ils qualifient de « kidnapping judiciaire ». Ils pointent du doigt un système qu’ils estiment opaque, où les décisions de mise en liberté provisoire seraient soumises à des influences multiples au sein de la hiérarchie judiciaire.
Au-delà du cas individuel de Soya Diagne, cette affaire remet au cœur du débat public la question de l’usage de la détention préventive au Sénégal. De nombreux observateurs s’interrogent sur son caractère parfois prolongé et sur les conditions dans lesquelles elle est appliquée, notamment dans des dossiers liés à la presse ou à la liberté d’expression. Entre impératifs judiciaires et respect des droits fondamentaux, l’équilibre semble, une fois de plus, difficile à trouver.
Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a accordé une audience, en fin de matinée, à une délégation du Parti démocratique sénégalais, conduite par Nafissatou Diallo. Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de concertation autour des préparatifs du centenaire de Abdoulaye Wade, dont la célébration est prévue dans les prochaines semaines.
Selon un communiqué de la présidence, la délégation est venue transmettre un message de l’ancien chef de l’État, figure historique de la vie politique sénégalaise. L’audience s’est déroulée dans une atmosphère empreinte de considération et de respect mutuel, traduisant la reconnaissance institutionnelle et symbolique accordée à l’ancien dirigeant.
Au cours des échanges, Bassirou Diomaye Faye a tenu à saluer le parcours et l’héritage d’Abdoulaye Wade, qu’il a présenté comme une figure politique majeure, non seulement au Sénégal mais également sur le continent africain et à l’échelle internationale. Il a souligné que l’action et les engagements de l’ancien président ont contribué à forger l’image et le prestige du Sénégal, aujourd’hui reconnu et respecté sur la scène mondiale.
Cette rencontre intervient dans un contexte marqué par l’annonce récente du ministère de la Culture relative à l’organisation d’une série d’activités commémoratives. Ces initiatives visent à célébrer le centenaire d’Abdoulaye Wade, né le 29 mai 1926, et à mettre en lumière les transformations profondes opérées sous son magistère, notamment dans les domaines des infrastructures, de la culture et du rayonnement international du pays.
La sécurité maritime dans le détroit d’Ormuz s’impose comme une priorité diplomatique majeure alors qu’une réunion internationale se tient ce vendredi 17 avril à Paris, à l’initiative conjointe de la France et du Royaume-Uni. Une trentaine de pays participent à cette concertation destinée à préparer les conditions d’un retour à la normale dans cette zone cruciale pour le commerce mondial, lourdement affectée par les tensions entre l’Iran et les États-Unis.
Au cœur des discussions, trois principes jugés non négociables par la présidence française : l’interdiction de toute présence de mines menaçant la navigation, le refus de l’instauration d’un péage dans ce couloir stratégique, et le maintien strict des règles du droit international maritime. L’objectif est clair : restaurer la confiance des acteurs économiques et garantir la libre circulation des navires dans un détroit par lequel transite près de 20 % du pétrole et du gaz consommés dans le monde.
Cette initiative se veut inclusive, bien que la liste définitive des participants ne soit pas encore arrêtée. Parmi les dirigeants impliqués figurent notamment les chefs de gouvernement britannique, allemand et italien. Selon les autorités françaises, certains pays présents disposent de canaux de communication privilégiés avec Washington et Tel-Aviv, tandis que d’autres sont en mesure de dialoguer avec Téhéran, un équilibre diplomatique jugé essentiel pour faire avancer les discussions.
Les autorités françaises insistent toutefois sur la nature non militaire de cette démarche. Il ne s’agit pas de déployer une force d’intervention, mais de planifier une mission de sécurisation qui pourrait être mise en œuvre dans un contexte de cessez-le-feu durable. Cette position contraste avec certaines attentes, notamment du côté allemand, où l’on évoque la possibilité d’une participation américaine. Paris reste ferme sur ce point, excluant toute implication directe des parties actuellement engagées dans le conflit.
Depuis le déclenchement des hostilités le 28 février et l’embrasement progressif du Moyen-Orient, le détroit d’Ormuz est devenu un point de friction majeur. Le blocus imposé a provoqué une hausse significative des prix de l’énergie, accentuant les pressions sur l الاقتصاد mondial. Bien qu’un cessez-le-feu de deux semaines soit entré en vigueur le 8 avril, la situation demeure fragile, notamment après l’échec récent de négociations entre l’Iran et les États-Unis.
Dans ce contexte incertain, les pays participants envisagent des contributions adaptées à leurs capacités respectives. La France, déjà fortement présente dans la région, pourrait mobiliser des moyens navals et aériens importants. L’Allemagne, de son côté, se dit prête à intervenir dans des opérations de déminage ou de surveillance maritime à longue distance.
À la suite de son accession à la tête du gouvernement, Christine Fréchette est attendue sur ses engagements en matière d’immigration. Alors que plusieurs réformes ont récemment modifié les parcours des étudiants internationaux et des travailleurs étrangers, de nombreux résidents temporaires espèrent des mesures concrètes, notamment autour d’un possible retour du Programme de l’expérience québécoise.
L’arrivée de Christine Fréchette au pouvoir intervient dans un contexte marqué par des transformations successives des politiques d’immigration. Depuis plusieurs années, les dispositifs mis en place au Québec évoluent entre exigences économiques et volonté de régulation, ce qui a contribué à installer une incertitude durable chez de nombreux résidents temporaires. Si son profil d’économiste et son passage au ministère de l’Économie traduisent une approche orientée vers le marché du travail, ce sont désormais ses décisions en matière migratoire qui sont particulièrement scrutées par les analystes et les partenaires sociaux.
Cette attention est d’autant plus vive que le Québec traverse une phase de transition démographique sans précédent. Selon les données les plus récentes de l’Institut du Québec, la province compte désormais un nombre record de résidents temporaires, dépassant le cap des 600 000 personnes. Dans ce contexte, l’hypothèse d’une réactivation du Programme de l’expérience québécoise (PEQ) suscite une attente quasi messianique. Pendant longtemps, ce programme a constitué un levier d’accès direct et prévisible à la résidence permanente pour les étudiants diplômés du Québec et les travailleurs qualifiés. Il offrait une certaine lisibilité des parcours, permettant d’envisager une installation durable après une période d’études ou d’emploi — une stabilité aujourd’hui mise à mal par des critères de sélection de plus en plus restrictifs.
Les réformes engagées au cours des dernières années ont profondément transformé cet équilibre, avec la mise en place du Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ), appelé à redéfinir les critères d’accès à la résidence permanente au Québec. Pour une partie des résidents temporaires, ces changements ont entraîné un décalage important entre les parcours déjà engagés et les nouvelles exigences gouvernementales, notamment en matière de francisation et d’adéquation avec les besoins du marché du travail. Bien que plusieurs soient déjà pleinement intégrés au tissu social et économique québécois, leur situation demeure juridiquement incertaine. Ce flou administratif maintient des milliers de projets de vie dans une attente prolongée qui, à terme, risque de fragiliser l’attractivité de la province.
Cette préoccupation ne s’arrête pas aux frontières du Saint-Laurent. Elle influence également les décisions de celles et ceux qui, depuis l’étranger, envisagent un projet d’études ou de travail au Québec. Dans les pays d’origine, les candidats à la mobilité et leurs familles suivent de près l’évolution des politiques migratoires. Comme le soulignent régulièrement les chambres de commerce, la viabilité des trajectoires envisagées dépend de la clarté des signaux envoyés par Québec. Une politique perçue comme instable pourrait inciter les talents internationaux à se tourner vers d’autres provinces canadiennes, où les voies d’accès à la résidence permanente sont jugées plus limpides.
Dans ce contexte, le retour annoncé du PEQ est perçu comme une mesure d’urgence susceptible de débloquer des situations humaines et administratives complexes. Elle s’inscrit dans une logique d’ajustement pragmatique face aux effets parfois contre-productifs des réformes récentes, notamment dans la transition vers le PSTQ. Toutefois, le caractère potentiellement temporaire de cette mesure soulève des interrogations légitimes quant à sa capacité à stabiliser durablement le système. Sur le terrain, les réactions traduisent une tension palpable entre l’espoir d’une régularisation pour certains profils et une prudence généralisée face à l’enchaînement des annonces politiques.
En accédant au pouvoir, Christine Fréchette hérite d’un dossier où l’économie rencontre l’humain. Les décisions qu’elle prendra dans les prochains mois seront déterminantes. Au-delà des orientations idéologiques, la réussite de son mandat en matière d’immigration se mesurera à sa capacité à restaurer la confiance des résidents temporaires. Pour ces milliers de travailleurs et d’étudiants, la clarté n’est plus une option, mais une nécessité absolue pour transformer l’incertitude actuelle en un espoir de stabilité durable.
Nouveau coup de théâtre dans le dossier judiciaire impliquant l’ancien ministre de la Justice Ismaïla Madior Fall. Alors que la procédure semblait déjà complexe, elle connaît un rebondissement majeur avec l’arrestation de l’un de ses principaux accusateurs, l’entrepreneur Cheikh Guèye. Ce dernier a été interpellé par la gendarmerie pour tentative de corruption du juge chargé de l’instruction de l’affaire, jetant une lumière nouvelle sur un dossier déjà sensible.
Cette évolution intervient quelques jours seulement après une décision forte de la Commission d’instruction de la Haute Cour de justice. À l’issue de son audition, l’ancien garde des Sceaux a été placé sous bracelet électronique et assigné à domicile. Une mesure qui témoigne de la gravité des faits qui lui sont reprochés, tout en lui évitant une incarcération immédiate.
Au cœur de cette affaire se trouvent des accusations de tentative de corruption et de détournement de deniers publics en lien avec l’attribution d’un marché public. Ce contrat concernait la construction d’un centre de surveillance destiné à la gestion des bracelets électroniques. Selon les éléments avancés dans la procédure, Ismaïla Madior Fall aurait exigé le versement d’un pot-de-vin en échange de l’octroi du marché, une accusation qu’il conteste.
Parallèlement, l’enquête a conduit à l’inculpation de plusieurs autres acteurs. Cheikh Guèye, désormais au centre d’un double statut d’accusateur et de mis en cause, ainsi que Mohamed Anas El Bachir Wane, ancien directeur des Constructions au ministère de la Justice, ont été déférés devant le parquet de Pikine. Tous deux ont été placés sous mandat de dépôt pour des faits présumés d’escroquerie portant sur des deniers publics, de corruption, d’association de malfaiteurs et de blanchiment de capitaux.
Les déclarations de Cheikh Guèye occupent une place centrale dans le dossier. L’entrepreneur affirme que l’ancien ministre lui aurait réclamé une somme d’argent pour faciliter l’obtention du marché. Il soutient toutefois que cette somme lui aurait été restituée par la suite, dans ce qu’il décrit comme une démarche « diplomatique ». Une version qui soulève de nombreuses interrogations et qui pourrait fragiliser sa crédibilité, d’autant plus après son arrestation pour tentative de corruption du magistrat instructeur.
Ce nouvel épisode illustre la complexité et les multiples ramifications de cette affaire, qui mêle accusations croisées, enjeux financiers importants et implication de hauts responsables publics. L’arrestation d’un plaignant clé pourrait rebattre les cartes de l’instruction et influencer la suite des poursuites judiciaires.
La Cour des comptes a lancé une vaste mission d’audit consacrée à la contribution des collectivités territoriales à la gestion des espaces naturels protégés. Présentée comme un véritable test de la gouvernance environnementale locale, cette évaluation porte sur 16 communes, six sites naturels et un volume de financements estimé à 115 milliards de francs CFA. Elle s’inscrit dans une dynamique de renforcement du contrôle de la performance publique, avec un accent particulier sur les enjeux environnementaux devenus centraux.
Déployée sur l’ensemble du territoire, la mission mobilise une équipe de dix vérificateurs chargés d’évaluer, sur la période 2020-2024, l’efficacité, l’efficience et l’économie des interventions des collectivités dans la préservation des écosystèmes. Cette opération, inscrite dans le programme de contrôle adopté le 25 février dernier, a été longuement préparée selon les responsables de l’institution. Elle marque une étape importante dans l’évolution du rôle de la juridiction financière, qui ne se limite plus à la régularité des dépenses, mais s’étend désormais à l’évaluation de leur impact réel.
Les autorités de la Cour soulignent que cette initiative traduit une volonté claire d’élargir le champ des audits aux problématiques émergentes, notamment celles liées à l’environnement et à la gestion durable des ressources naturelles. Après une première expérience menée en 2025 sur les aires marines protégées, cette nouvelle mission confirme l’intérêt croissant accordé à ces questions dans un contexte de pressions accrues sur les écosystèmes.
Le contrôle s’appuie en grande partie sur les acquis du Programme d’appui aux communes et agglomérations du Sénégal, actif depuis 2020. Dans ce cadre, 735 dossiers soumis par les collectivités territoriales ont déjà été examinés, contribuant à renforcer la transparence et l’équité dans l’allocation des ressources publiques. Grâce à ce mécanisme d’évaluation de la performance, les communes et villes participantes ont pu mobiliser plus de 115 milliards de francs CFA via le Fonds d’équipement des collectivités territoriales. Ce financement constitue un levier important pour soutenir les politiques locales de protection de l’environnement.
Sur le plan méthodologique, la mission repose sur des standards rigoureux conformes aux normes internationales ISSAI 300 et 3000, ainsi qu’aux référentiels du Conseil régional de formation des institutions de contrôle d’Afrique francophone. Le processus prévoit une collecte approfondie des données sur le terrain, suivie d’une phase contradictoire au cours de laquelle les acteurs concernés pourront formuler leurs observations. Ce dispositif vise à garantir l’objectivité des conclusions avant la publication du rapport final.
La décision de la Chambre d’accusation de la Cour d’appel de Dakar d’annuler l’ensemble de la procédure visant Farba Ngom continue de susciter de vives réactions sur la scène politique sénégalaise. Parmi les voix les plus critiques, celle de l’ancien ministre conseiller du président Macky Sall, le Dr Yoro Dia, qui s’est exprimé ce vendredi 17 avril 2026 en des termes particulièrement sévères à l’égard des autorités judiciaires et du pouvoir en place.
Réagissant à la Une du journal L’Observateur, qui évoque un dénouement spectaculaire dans ce dossier, l’analyste politique considère que cette annulation constitue un revers majeur pour ceux qui ont porté l’accusation. Selon lui, la justice n’avait d’autre choix que de se désolidariser d’une démarche qu’il qualifie de « ridicule gros calibre », visant implicitement le ministère de la Justice.
Au cœur de cette affaire, la Chambre d’accusation a prononcé l’annulation de tous les actes de procédure, notamment les procès-verbaux numéros 28 et 50, ainsi que les réquisitoires introductifs et supplétifs du procureur. Cette décision, lourde de conséquences, entraîne de facto l’effondrement de l’accusation dans ce dossier lié à l’affaire des 125 milliards de francs CFA.
Pour Yoro Dia, cette issue illustre une victoire de l’État de droit sur ce qu’il décrit comme une tentative de dérive vers un « État légal », où la loi serait utilisée comme un instrument de règlement de comptes politiques. Il met particulièrement en cause l’usage de l’article L29, qu’il estime avoir été mobilisé dans une logique de ciblage d’individus plutôt que dans un esprit de justice équitable.
Dans une sortie au ton offensif, il va plus loin en annonçant « une autre Bérézina de Pastef en téléchargement », suggérant que le régime actuel s’exposerait à de nouveaux revers judiciaires dans sa gestion des dossiers impliquant des figures de l’opposition ou de l’ancien pouvoir.
Du côté de la défense, la réaction est tout aussi significative. L’avocat de Farba Ngom, Me Baboucar Cissé, cité par L’Observateur, se félicite de cette décision qu’il interprète comme la fin d’un long épisode d’acharnement judiciaire. Il affirme entrevoir désormais « le bout du tunnel », traduisant ainsi le soulagement du camp de son client après plusieurs mois de procédure.
La Chambre d’accusation de la Cour d’appel de Dakar a rendu une décision lourde de conséquences dans le dossier impliquant Farba Ngom. Selon des informations rapportées par le journal L’Observateur, cette juridiction a annulé l’ensemble des procès-verbaux ainsi que les réquisitoires dans l’affaire dite des téléphones portables, infligeant ainsi un sérieux revers à la procédure judiciaire engagée contre l’homme politique.
Cette décision intervient après une contestation vigoureuse de la défense. Les avocats de Farba Ngom avaient soulevé plusieurs irrégularités, dénonçant notamment des atteintes graves aux droits de leur client. Ils avaient demandé l’annulation pure et simple de toute la procédure, y compris les inculpations supplémentaires portant sur des faits tels que la complicité d’introduction frauduleuse d’effets prohibés en milieu carcéral, la corruption active, la violation du secret de l’instruction et la diffusion d’images jugées contraires aux bonnes mœurs. La Chambre d’accusation a finalement accédé à cette requête, invalidant ainsi les bases juridiques de ces poursuites.
Cette décision pourrait avoir des répercussions immédiates sur la situation judiciaire de Farba Ngom. En effet, toujours selon les mêmes sources, le parquet général n’a pas introduit de pourvoi en cassation. Une telle absence de recours pourrait consolider le caractère définitif de l’annulation et ouvrir la voie à une éventuelle libération du mis en cause, mettant un terme à cette branche de la procédure.
L’affaire s’inscrit dans un contexte plus large, celui du dossier des 125 milliards de francs CFA, qui trouve son origine dans un rapport de la Cellule nationale de Traitement des Informations financières. Dans ce volet, toutes les autres personnes interpellées ont déjà recouvré la liberté, ce qui fait de Farba Ngom le seul accusé encore en détention à ce jour.
Par ailleurs, une évolution récente dans une affaire connexe illustre une dynamique similaire. Ndèye Seynabou Ndiaye, gérante de Woodrose Sarl et impliquée dans le dossier des 10 milliards de francs CFA lié à Amadou Sall, a bénéficié la semaine dernière d’une liberté provisoire sous contrôle judiciaire.
Dans la zone de Waladec, située dans la commune de Djilor (région de Fatick), la campagne de commercialisation de l’arachide suscite une vive inquiétude chez de nombreux producteurs. Plusieurs paysans accusent un opérateur économique de leur avoir collecté d’importantes quantités de graines sans honorer ses engagements de paiement.
Selon Mouhamed Keïta, chef du village de Kamatane Secco, l’opérateur incriminé, identifié sous le nom de Modou Fall, originaire de Tivaouane, aurait mené ses opérations avec l’appui d’un commis peseur nommé Idrissa Diawara. Ensemble, ils auraient sillonné plusieurs villages de la zone pour procéder à la collecte de l’arachide auprès des producteurs.
Les localités concernées incluent notamment Kamatane Mbar, Keur Omar, Diagane, Bansamane, Keur Kécouta et Kamatane Secco.
Dans ces villages, de nombreux agriculteurs affirment avoir remis leur production en toute confiance, dans l’espoir d’un paiement rapide, conformément aux engagements pris.
« À chaque fois que nous l’appelons, il nous promet de nous payer », témoigne Samba Ba, porte-parole des populations locales. « Récemment, durant la grève des transporteurs, il nous a expliqué qu’il disposait de l’argent, mais qu’il ne pouvait pas se déplacer pour nous régler en raison des difficultés de transport », ajoute-t-il.
Des explications jugées peu convaincantes par les producteurs, qui dénoncent des promesses répétées sans suite concrète.
« Plusieurs d’entre nous évoquent des pertes financières importantes, dans un contexte où la culture de l’arachide représente notre principale source de revenus », a-t-il poursuivi.
Face à cette situation, les paysans parlent ouvertement d’une présumée escroquerie et envisagent de saisir les autorités administratives et judiciaires compétentes afin que toute la lumière soit faite sur cette affaire. Ils réclament également que les responsabilités soient clairement établies et que les préjudices subis soient réparés.
Au-delà de ce cas, cette affaire met en lumière la vulnérabilité des producteurs face à certains circuits informels de commercialisation. Elle relance ainsi le débat sur la nécessité d’un meilleur encadrement du secteur arachidier, notamment en matière de régulation des acteurs et de sécurisation des transactions.
La Marine nationale sénégalaise a mené, mercredi 15 avril 2026, une importante opération de secours en haute mer, portant assistance à une pirogue transportant 132 candidats à l’émigration clandestine. L’embarcation a été repérée à environ 150 kilomètres au large de Dakar, dans le cadre des missions régulières de surveillance des espaces maritimes.
Selon les informations communiquées le lendemain, jeudi 16 avril, à travers une publication officielle, cette intervention s’inscrit dans la stratégie permanente de sécurisation des eaux territoriales du Sénégal. La pirogue, en situation précaire, a été interceptée par les unités de la Marine nationale, mobilisées pour prévenir les drames fréquents liés à l’émigration irrégulière par voie maritime.
Les passagers, dont le nombre élevé témoigne de l’ampleur du phénomène migratoire, ont été pris en charge dès leur interception. Les forces navales ont assuré leur sécurité avant de procéder à leur transfert vers la Base navale Amiral Faye Gassama, point d’accueil habituel pour ce type d’opérations.
À leur arrivée à Dakar, les migrants ont été débarqués puis remis aux services compétents, chargés de la suite des procédures administratives et humanitaires. Cette prise en charge inclut généralement l’identification, l’assistance médicale si nécessaire, ainsi que les enquêtes visant à déterminer les circonstances du départ et les éventuels réseaux impliqués.
Invité sur le plateau de Seneweb, Cheikh Oumar Diagne a livré une critique sévère à l’encontre des récentes déclarations du Premier ministre, qu’il accuse d’incohérence et de légèreté dans la conduite des affaires publiques. Dans une intervention sans détour, il a remis en question la maîtrise des responsabilités institutionnelles par le chef du gouvernement, estimant que celui-ci semble ignorer ses propres prérogatives.
Au cœur de sa prise de parole, la question de la confiance envers la justice a occupé une place centrale. Cheikh Oumar Diagne juge particulièrement préoccupant qu’un haut responsable de l’exécutif puisse exprimer publiquement des doutes à l’égard d’une institution qu’il considère comme fondamentale dans l’architecture de l’État. Selon lui, une telle posture fragilise non seulement la crédibilité des institutions, mais ouvre également la voie à une banalisation du discrédit à leur encontre. Il souligne qu’un citoyen ordinaire tenant des propos similaires s’exposerait à des poursuites judiciaires, insistant sur la ضرورة d’une égalité stricte devant la loi.
Au-delà de cette dimension institutionnelle, l’homme politique a élargi sa critique au registre des valeurs. Il dénonce ce qu’il perçoit comme un décalage entre les références religieuses affichées par le Premier ministre et certaines orientations politiques adoptées. Il estime que se réclamer du Prophète implique une cohérence dans l’action publique, notamment en matière de moralité sociale.
Dans cette logique, Cheikh Oumar Diagne a évoqué la question des jeux de hasard, qu’il considère comme incompatible avec les principes moraux invoqués. Il a également pointé du doigt d’autres phénomènes sociaux tels que la prostitution et l’alcoolisme, estimant que leur traitement devrait s’inscrire dans une démarche globale fondée sur des valeurs éthiques fortes. À ses yeux, il ne s’agit pas uniquement de légalité, mais d’un véritable engagement moral de la part des dirigeants.
S’inscrivant dans cette dynamique, il a rappelé que son mouvement politique, le Rassemblement des valeurs, se distingue par son attachement affirmé à ces principes. Il le présente comme une alternative crédible portée par une ligne idéologique claire, axée sur la cohérence entre discours et action.
Le Sénégal prévoit de mobiliser un montant global de 658 milliards de francs CFA sur le marché financier régional de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA) au cours du deuxième trimestre 2026, selon le programme d’émissions publié par UMOA-Titres. Cette opération de levée de fonds s’inscrit dans une stratégie progressive, étalée sur trois mois, avec 260 milliards attendus en avril, 278 milliards en mai et 120 milliards en juin.
Cette planification traduit une volonté claire des autorités sénégalaises de mieux structurer leur recours à l’endettement. En effet, une part significative des ressources à mobiliser, estimée à 68 %, sera constituée d’obligations à moyen et long terme. Ce choix vise à allonger la maturité de la dette publique, en privilégiant des instruments plus stables, plutôt que de dépendre fortement des bons du Trésor à court terme, généralement plus sensibles aux fluctuations de liquidité.
Au-delà de la structuration de la dette, cette démarche s’inscrit dans une orientation stratégique plus large consistant à renforcer le financement domestique et régional au sein de l’espace UMOA. En misant sur ce marché, le Sénégal cherche à réduire sa dépendance vis-à-vis des marchés internationaux de capitaux, souvent caractérisés par une forte volatilité et des coûts d’emprunt plus élevés, notamment dans un contexte de durcissement des conditions financières globales.
Un autre avantage majeur de ce recentrage vers le marché régional réside dans la limitation du risque de change. Contrairement aux emprunts libellés en devises étrangères, les financements en francs CFA permettent de se prémunir contre les fluctuations monétaires, contribuant ainsi à une meilleure prévisibilité du service de la dette.
Cette stratégie intervient également dans un contexte marqué par des débats sur la gestion de la dette publique sénégalaise. En début d’année 2026, le recours à des instruments financiers complexes, notamment les opérations de Total Return Swap (TRS), avait suscité des interrogations sur la transparence et les risques associés à certaines pratiques de financement. Face à ces critiques, les autorités semblent désormais privilégier des mécanismes plus classiques et mieux maîtrisés, tout en poursuivant leurs efforts de diversification des sources de financement.
Le Fonds monétaire international (FMI) adopte une posture mesurée dans le dossier sensible de la dette du Sénégal, en laissant les autorités nationales piloter elles-mêmes les orientations stratégiques à venir. À l’occasion d’une conférence de presse tenue ce jeudi sur les « Perspectives économiques régionales d’avril 2026 pour l’Afrique subsaharienne », le directeur du département Afrique du FMI, Abebe Aemro Selassie, a clarifié la position de l’institution de Bretton Woods.
D’emblée, le responsable a insisté sur l’absence de position prédéfinie du FMI concernant les paramètres d’une éventuelle restructuration de la dette sénégalaise. Selon lui, l’institution privilégie une approche d’accompagnement plutôt que d’imposition, laissant au gouvernement la responsabilité de concevoir une stratégie adaptée à ses réalités économiques et sociales.
Dans ses propos, Abebe Aemro Selassie a salué la transparence des autorités sénégalaises, qui auraient rapidement partagé leurs évaluations relatives aux « défaillances des systèmes » ainsi qu’à l’état du stock de la dette. Cette démarche, jugée constructive, permet selon lui d’instaurer un climat de confiance dans les discussions en cours autour d’un nouveau programme économique.
Les échanges actuels entre le Sénégal et le FMI visent ainsi à définir un cadre de réformes capable de concilier plusieurs impératifs : restaurer la viabilité de la dette, garantir un financement soutenable et éviter des mesures d’austérité excessives pour les populations. L’objectif affiché est d’aboutir à un programme « crédible et finançable », tout en préservant la stabilité sociale dans un contexte économique déjà sous pression.
Le FMI met toutefois en garde contre la précipitation. Dans un environnement international marqué par une forte volatilité des marchés, l’institution recommande une approche prudente et progressive. Il s’agit, selon ses responsables, de garantir la soutenabilité de la dette sans engager le pays dans des décisions irréversibles qui pourraient limiter ses marges de manœuvre à long terme.
Sur un plan plus technique, Abebe Aemro Selassie a précisé que le FMI n’a pas demandé l’inclusion de la dette intérieure dans les discussions sur une éventuelle restructuration. Une position qui laisse au gouvernement sénégalais une latitude importante pour définir les contours de sa stratégie, notamment en arbitrant entre dette intérieure et extérieure. « Nous n’entrons pas dans ces discussions (…) et nous n’avons généralement pas demandé que la dette intérieure soit incluse », a-t-il indiqué.
Par ailleurs, le responsable du FMI est revenu sur l’élargissement du déficit du compte courant du Sénégal. Il l’explique en grande partie par une hausse significative des investissements dans les secteurs pétrolier et gazier, considérés comme structurants pour l’économie nationale. Toutefois, il souligne que les projections économiques pourraient évoluer, notamment en fonction des fluctuations des prix du pétrole sur les marchés internationaux.
Au final, la position du Fonds monétaire international traduit une volonté d’équilibre entre accompagnement technique et respect de la souveraineté économique du Sénégal. Dans un contexte où les enjeux de dette restent cruciaux, les autorités sénégalaises apparaissent ainsi en première ligne pour définir une trajectoire capable de concilier rigueur financière, croissance économique et stabilité sociale.
Le Front pour la Défense de la Démocratie et de la République (FDR) est monté au créneau pour dénoncer avec vigueur la proposition de loi introduite par le groupe parlementaire PASTEF, visant à modifier l’article L29 et à abroger l’article L30 du Code électoral. Dans un communiqué au ton ferme, la coalition de l’opposition évoque une situation préoccupante au sommet de l’État, parlant d’une « crise profonde et irréversible » et mettant en garde contre ce qu’elle considère comme un « coup de force institutionnel en gestation ».
Selon la Conférence des leaders du FDR, cette initiative législative rompt avec une tradition solidement ancrée dans le paysage politique sénégalais depuis 1992, fondée sur le consensus autour des règles électorales. Pour le front, cette rupture marque un tournant dangereux, accusant PASTEF de vouloir imposer unilatéralement des règles « taillées sur mesure » au bénéfice de son dirigeant, au détriment des principes fondamentaux de la démocratie.
Le FDR rappelle que le Code électoral constitue un socle essentiel de la République, un cadre juridique garantissant une dévolution transparente et démocratique du pouvoir. À ses yeux, toute tentative de le modifier sans concertation équivaut à en faire un instrument partisan, ce qui reviendrait à fragiliser les institutions et à compromettre l’équilibre démocratique du pays.
L’opposition s’interroge également sur la célérité avec laquelle cette proposition de loi est portée, dénonçant une absence de dialogue et une volonté manifeste d’imposer des changements sans consultation préalable. Elle y voit une stratégie visant à contourner les principes de droit pour servir des intérêts politiques individuels.
Dans un registre encore plus accusateur, le FDR met en cause le ministère de l’Intérieur, qu’il accuse d’avoir procédé à une inscription « frauduleuse » du président de PASTEF sur les listes électorales, afin de lui permettre de conduire une liste lors des dernières élections législatives. Cette situation, combinée selon le front à la « rétention illégale » d’une décision du Conseil constitutionnel, aurait contribué à conférer à PASTEF une majorité jugée « illégitime » à l’Assemblée nationale.
Le front ne s’arrête pas là et pointe également du doigt le ministère de la Justice, qu’il accuse d’instrumentalisation dans une procédure de révision de jugement impliquant le leader de PASTEF. Il évoque un conflit d’intérêts manifeste, renforçant selon lui l’idée d’une dérive institutionnelle préoccupante.
Qualifiant la proposition de loi de « troisième acte de forfaiture », le FDR estime qu’il s’agit d’un texte « personnalisé », conçu spécifiquement pour répondre aux ambitions d’un seul individu. Il critique notamment la rétroactivité du texte, qu’il juge injustifiée et contraire aux principes généraux du droit, affirmant qu’elle vise uniquement à satisfaire des intérêts particuliers.
Face à ce qu’il considère comme une menace sérieuse pour l’État de droit, le FDR appelle à une réaction vigoureuse. Il exige le retrait immédiat et sans condition de la proposition de loi, l’ouverture d’une concertation inclusive sur le Code électoral sous l’égide de personnalités neutres, ainsi que le respect strict du calendrier électoral et des droits de l’ensemble des acteurs politiques.
À l’occasion de la 152ᵉ Assemblée de l’Union interparlementaire (UIP), tenue à Istanbul, le président de l’Assemblée nationale du Sénégal, El Malick Ndiaye, a livré ce jeudi 16 avril un discours empreint de gravité et d’engagement dans le cadre du débat général consacré au thème « Cultiver l’espoir, consolider la paix et assurer la justice pour les générations futures ».
Dans un contexte international marqué par de fortes incertitudes, il a dressé le tableau d’un monde « qui retient son souffle », confronté à une superposition de crises multidimensionnelles. Ces crises, a-t-il souligné, ne sont pas sans conséquences durables, affectant profondément les équilibres économiques, sociaux et politiques à l’échelle globale. Pour lui, la situation actuelle appelle à une prise de conscience collective et à une mobilisation urgente des dirigeants et des institutions.
Au cœur de son intervention, le président de l’Assemblée nationale a lancé un appel à un « sursaut collectif », estimant que les turbulences contemporaines ne relèvent ni du hasard ni de la fatalité. Elles seraient, selon lui, le résultat de choix politiques, d’inactions répétées et, parfois, de renoncements face à des défis pourtant identifiés. Dans cette perspective, il a insisté sur la nécessité d’assumer les responsabilités et de poser des actes concrets pour inverser les tendances actuelles.
Revenant sur le thème central de cette rencontre internationale, El Malick Ndiaye a tenu à rappeler que l’espoir, à lui seul, ne saurait suffire sans une traduction en actions tangibles. « L’espoir sans actes n’est qu’un mirage », a-t-il affirmé, tout en mettant en garde contre une paix dénuée de justice, qu’il a qualifiée de « trêve fragile ». À ses yeux, seule une approche intégrée, combinant justice sociale, inclusion et équité, peut garantir une paix durable.
Dans cette dynamique, il a plaidé pour un investissement renforcé dans l’éducation à la paix, considérée comme un levier essentiel pour prévenir les conflits et bâtir des sociétés résilientes. Il a également insisté sur l’impératif d’impliquer davantage les ახალგაზრდ երիտասարդ populations dans les processus décisionnels, estimant que leur participation active constitue un facteur clé pour la construction d’un avenir plus stable et plus équitable. La prise en compte des préoccupations des générations futures dans l’élaboration des politiques publiques a été présentée comme une exigence incontournable pour assurer la durabilité des actions engagées aujourd’hui.
Abordant le rôle des institutions parlementaires, El Malick Ndiaye a mis en lumière leur responsabilité centrale dans la consolidation de la démocratie. Il a rappelé que les parlements doivent pleinement jouer leur rôle de contre-pouvoir, en garantissant la transparence et en veillant à l’équilibre institutionnel. Dans le cas du Sénégal, il a évoqué les réformes en cours visant à bâtir un Parlement plus exigeant, capable de contrôler l’action gouvernementale et d’évaluer efficacement les politiques publiques, loin d’une posture passive.
Selon lui, le renforcement des mécanismes de contrôle parlementaire est indispensable pour restaurer et consolider la confiance des citoyens envers les institutions. Cette confiance constitue, à ses yeux, un pilier fondamental de la stabilité démocratique et du développement durable.
Sur le plan international, il a également appelé à une diplomatie parlementaire plus proactive et audacieuse. Celle-ci devrait reposer sur le dialogue entre les peuples, la prévention des conflits et le renforcement des coopérations entre les nations, dans un esprit de solidarité et de responsabilité partagée.
En conclusion, le président de l’Assemblée nationale du Sénégal a lancé un appel solennel aux dirigeants du monde, les invitant à faire preuve de lucidité et de courage face aux défis actuels. Il les a exhortés à ne pas léguer aux générations futures « la honte des renoncements », mais plutôt à leur transmettre « l’héritage d’un engagement lucide, courageux et résolument tourné vers l’avènement d’un monde plus juste et plus pacifique ».
Le premier trimestre 2026 aura été un véritable test de résistance pour les finances publiques sénégalaises. Dans un contexte de fortes incertitudes, marqué par des spéculations sur un possible défaut de paiement, notamment sur les eurobonds, l’État a finalement rassuré en honorant l’ensemble de ses engagements. Cette performance a contribué à atténuer les inquiétudes des investisseurs, même si les conditions d’accès aux marchés internationaux restent nettement dégradées.
Privé en grande partie de financements extérieurs compétitifs, le Sénégal a dû se replier sur le marché régional de la dette. Cette stratégie s’est révélée efficace au cours des trois premiers mois de l’année, avec une mobilisation de 1068,6 milliards de FCFA sur le marché des titres publics de l’Union monétaire ouest-africaine, dépassant largement l’objectif initial fixé à 808 milliards. Ce recours accru au marché régional illustre à la fois la résilience des autorités financières, mais aussi les contraintes pesant sur la signature souveraine du pays.
Pour le deuxième trimestre, le gouvernement adopte une posture plus mesurée. Selon le calendrier des émissions publié par Umoa-Titres, le Sénégal prévoit de lever 658 milliards de FCFA entre avril et juin 2026. Cette enveloppe sera répartie entre 210 milliards de FCFA en Bons assimilables du Trésor, instruments de court terme, et 448 milliards de FCFA en Obligations assimilables du Trésor, destinées à des maturités plus longues. Cette orientation traduit une volonté de mieux structurer la dette, en allongeant progressivement sa durée et en limitant les pressions de refinancement à court terme.
À l’échelle régionale, la dynamique reste soutenue. Les huit États membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine ambitionnent de mobiliser un total de 3075,5 milliards de FCFA sur la période. La Côte d’Ivoire se distingue une nouvelle fois comme le principal émetteur, avec un objectif de 980 milliards de FCFA, confirmant son rôle moteur sur le marché régional des capitaux.
Toutefois, la situation du Sénégal demeure particulièrement sensible. La question de la dette, relancée par les révélations sur une dette dite cachée, continue de peser lourdement sur les perspectives économiques. Le Fonds monétaire international a ainsi réévalué le taux d’endettement du pays à 132 % du produit intérieur brut, entraînant la suspension de son programme de coopération avec Dakar. À ce jour, aucun nouvel accord n’a encore été conclu, ce qui limite davantage les marges de manœuvre financières de l’État.
Dans ce contexte, le marché financier de l’Umoa s’impose comme une bouée de sauvetage incontournable. Le Sénégal prévoit d’y mobiliser au total 4132 milliards de FCFA en 2026, dont 2752 milliards via les émissions de titres publics. Les résultats du premier trimestre, jugés satisfaisants, offrent une base encourageante pour la suite de l’année, même si les défis restent nombreux.
Chérif Aly Diatta, deuxième adjoint au maire de Ouakam en charge des arts, de la culture, des loisirs et du patrimoine historique, a été placé sous mandat de dépôt et passera sa première nuit en prison. L’élu local a été inculpé ce jeudi par le juge d’instruction du premier cabinet près le Tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye, dans le cadre d’une affaire sensible mêlant plusieurs chefs d’accusation graves.
Selon des informations concordantes, Chérif Aly Diatta n’est pas le seul mis en cause dans ce dossier. Quatre autres individus, présentés comme des partenaires présumés d’Ibrahima Magib Seck, ont également été inculpés et placés en détention préventive. Parmi eux figurent un enseignant en service dans un institut privé situé à Tivaouane-Peulh, un agent de sécurité affecté à une école du Point E, un traiteur arrêté à Ouakam ainsi qu’un quatrième suspect interpellé à Guédiawaye.
Les charges retenues contre les mis en cause sont particulièrement lourdes. Trois des cinq inculpés sont poursuivis pour transmission volontaire du VIH, une infraction grave au regard de ses conséquences sanitaires et sociales. L’ensemble des prévenus est également visé pour des faits qualifiés d’actes contre nature, selon les éléments de l’enquête.
Cette affaire s’inscrit dans le cadre d’une vaste opération judiciaire enclenchée suite à une délégation judiciaire délivrée par le magistrat instructeur. La Brigade de recherches de Keur Massar, en charge des investigations, a intensifié les interpellations ces derniers jours. Depuis le début des opérations lundi, les enquêteurs ont procédé à pas moins de 68 arrestations, traduisant l’ampleur du réseau présumé démantelé.
Les cinq inculpés ont été présentés au juge d’instruction dans la matinée de ce jeudi, avant que leur placement sous mandat de dépôt ne soit décidé à l’issue de leur audition. Le procureur Saliou Dicko suit de près l’évolution de ce dossier, régulièrement informé des avancées de l’enquête menée par les services de la gendarmerie.
La Cour des comptes du Sénégal franchit une nouvelle étape dans le contrôle de l’action publique locale en matière environnementale. À travers sa Chambre des collectivités territoriales, elle a officiellement lancé, ce jeudi 16 avril 2026 à Dakar, un dispositif de vérification consacré à la préservation et à la valorisation des espaces naturels protégés par les communes. Ce programme d’audit de performance, prévu sur une durée de cinq ans, ambitionne d’évaluer de manière approfondie la contribution réelle des collectivités territoriales à la gestion durable de ces écosystèmes jugés stratégiques.
Porté par une approche novatrice, ce mécanisme se distingue du contrôle juridictionnel classique. Il s’inscrit dans une logique d’évaluation de l’efficacité des politiques publiques locales, en mettant l’accent sur des critères rigoureux liés à la gestion environnementale. L’objectif est d’aller au-delà de la simple vérification de conformité pour apprécier concrètement les résultats obtenus par les municipalités dans la préservation de leur patrimoine naturel.
Selon Amadou Ba Mbodj, président par intérim de la Chambre des collectivités territoriales, cette initiative vise avant tout à responsabiliser les communes, considérées comme des acteurs de premier plan dans la protection des espaces naturels. Il s’agit de les inciter à adopter des pratiques plus durables et à intégrer pleinement les enjeux environnementaux dans leurs politiques locales de développement. L’audit portera spécifiquement sur six espaces naturels protégés répartis dans seize communes à travers le territoire national, offrant ainsi un échantillon représentatif des défis et des opportunités liés à leur gestion.
De son côté, le Premier président de la Cour des comptes, Mamadou Faye, a mis en avant la portée stratégique de cette mission. Il a insisté sur le fait que la véritable valeur ajoutée de cet audit réside dans sa capacité à produire des recommandations concrètes et opérationnelles. Celles-ci devraient permettre d’améliorer significativement l’efficience de l’action publique au niveau local, notamment en matière de gouvernance environnementale et de gestion des ressources naturelles.
Toutefois, la réussite de cette initiative repose sur une condition essentielle : la collaboration active de l’ensemble des parties prenantes. Les autorités administratives, les élus locaux, les conservateurs des espaces protégés ainsi que les comités de gestion sont appelés à travailler de concert pour garantir la fiabilité des données collectées et la pertinence des conclusions qui seront tirées. Cette approche participative est perçue comme un levier déterminant pour assurer l’impact réel du dispositif sur le terrain.
L’institution de Bretton Woods, le Fonds monétaire international (FMI), affiche une posture mesurée dans ses échanges avec les autorités sénégalaises, privilégiant un rôle d’accompagnement plutôt qu’une approche prescriptive dans la définition des réformes économiques à venir. À l’occasion d’une conférence de presse tenue ce jeudi sur les Perspectives économiques régionales d’avril 2026 pour l’Afrique subsaharienne, le directeur du département Afrique du FMI, Abebe Aemro Selassie, s’est exprimé sur l’état des discussions en cours avec le Sénégal dans le cadre d’un nouveau programme.
Selon lui, le gouvernement sénégalais a fait preuve de transparence et de franchise en partageant rapidement ses propres évaluations, notamment sur les défaillances constatées dans certains systèmes de gestion ainsi que sur le niveau du stock de la dette publique. Cette démarche est perçue positivement par le FMI, qui insiste sur la nécessité d’un dialogue ouvert pour bâtir une stratégie économique cohérente.
Les discussions actuelles portent ainsi sur l’élaboration d’un programme qui puisse répondre à plusieurs impératifs simultanés : être crédible aux yeux des partenaires financiers, rester finançable dans un contexte international incertain et éviter une austérité excessive susceptible de peser lourdement sur les populations. Le FMI semble donc attentif à l’équilibre entre rigueur budgétaire et préservation de la stabilité sociale.
Dans un environnement marqué par une forte volatilité des marchés, l’institution souligne l’importance d’une approche prudente et méthodique. Il s’agit notamment de garantir la viabilité de la dette publique sans précipiter des décisions qui pourraient engager le pays dans une trajectoire irréversible. Cette prudence reflète les incertitudes actuelles sur les marchés financiers internationaux et les risques associés à des ajustements trop rapides.
Sur le plan technique, Abebe Aemro Selassie a tenu à préciser que le FMI n’a pas demandé l’inclusion de la dette intérieure dans les paramètres d’une éventuelle restructuration. Cette question reste donc du ressort exclusif des autorités sénégalaises, qui conservent une marge de manœuvre importante dans la définition de leur stratégie de gestion de la dette. Le responsable du FMI a également indiqué qu’il n’était pas approprié pour lui de commenter les choix spécifiques qui pourraient être faits dans ce domaine.
Par ailleurs, le FMI a évoqué l’évolution du déficit du compte courant du Sénégal, qu’il attribue en grande partie à une hausse significative des investissements dans les secteurs pétrolier et gazier. Ces dépenses, bien que pesant à court terme sur les équilibres extérieurs, s’inscrivent dans une dynamique de transformation structurelle de l’économie. Toutefois, les projections économiques pourraient être ajustées en fonction de l’évolution des prix du pétrole sur le marché international, un facteur déterminant pour les perspectives financières du pays.
L’enquête sur le double meurtre survenu à Pikine-Technopole, ayant coûté la vie à Aziz Dabala et Waly, connaît une nouvelle avancée significative. Dans le cadre de l’exécution d’une délégation judiciaire délivrée par le juge d’instruction du premier cabinet près le Tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye, la Division des investigations criminelles a procédé à l’extraction de sept suspects impliqués dans cette affaire.
Selon des informations concordantes, les personnes concernées sont El Hadji Mamadou Lamine Diao, également connu sous le surnom de Modou Lo, Assane Diaw, Serigne Sarr, Ababacar Bâ, Oumar Guèye, Fallou Diop et Nabou Lèye. Ces derniers, déjà placés en détention, ont été conduits sous haute surveillance pour les besoins de l’enquête.
Cette opération s’inscrit dans une phase cruciale de la procédure judiciaire. Les suspects ont été soumis à des prélèvements d’ADN, une étape essentielle pour les enquêteurs qui cherchent à établir ou à infirmer leur implication directe sur les lieux du crime. Les analyses permettront notamment de comparer les empreintes biologiques relevées sur la scène du drame avec celles des mis en cause.
Après ces opérations médico-légales, les sept individus ont été reconduits dans leurs lieux de détention respectifs. Les résultats des analyses sont désormais attendus avec beaucoup d’intérêt, tant par les autorités judiciaires que par l’opinion publique, profondément marquée par la brutalité de ce double homicide.
Une violente altercation entre deux jeunes hommes a viré au drame dans le quartier de Santhiaba, à Rufisque, dans la soirée du jeudi 9 avril, aux environs de 23 heures. Ce qui n’était au départ qu’un moment de détente entre amis s’est transformé en scène tragique, sur fond de rivalité autour d’une jeune fille, conduisant à la mort de l’un des protagonistes.
Selon les informations recueillies, un groupe de jeunes s’était réuni dans une rue du quartier. Parmi eux figuraient M. Dramé, âgé de 24 ans et employé à la Sen’Eau, ainsi que Gaoussou N. D, 23 ans, élève. Les jeunes hommes consommaient du chanvre indien et échangeaient dans une ambiance détendue lorsque le passage d’une jeune fille a fait basculer la situation.
M. Dramé aurait alors interpellé la jeune fille et tenté de la courtiser, mais sans succès. Ce comportement n’a pas été du goût de son compagnon Gaoussou N. D, qui a exprimé son désaccord. Très vite, une vive dispute a éclaté entre les deux hommes. Les échanges verbaux ont dégénéré en affrontement physique, sous les regards des autres membres du groupe.
Au cours de la bagarre, M. Dramé aurait été le premier à sortir une arme blanche et à porter un coup de couteau à son adversaire. Blessé, Gaoussou N. D est néanmoins parvenu à reprendre le dessus. Il a réussi à désarmer son opposant avant de riposter en lui assénant un coup de couteau au niveau de la cuisse gauche.
Des témoins présents sur les lieux sont intervenus pour séparer les deux protagonistes. Mais la situation était déjà critique. Grièvement touché, M. Dramé s’est effondré sur place. Il a été évacué en urgence vers l’hôpital Youssou Mbargane de Rufisque pour y recevoir des soins.
Malgré la prise en charge médicale, le jeune homme n’a pas survécu à ses blessures. Il a succombé aux environs de 5 heures du matin, des suites de l’hémorragie provoquée par la blessure.
Alertées, les autorités policières ont rapidement ouvert une enquête. Le médecin ayant constaté le décès a conclu à une mort violente, entraînant l’implication du commissariat central de Rufisque. Les enquêteurs ont entamé des recherches pour retrouver le suspect.
Craignant à la fois son arrestation et d’éventuelles représailles de la part des proches de la victime, Gaoussou N. D a finalement décidé de se rendre de lui-même aux forces de l’ordre. Il s’est constitué prisonnier et a reconnu les faits lors de son audition.
Devant les enquêteurs, il a expliqué avoir agi en réaction après avoir été blessé lors de la bagarre. À l’issue de sa garde à vue, il a été déféré devant le parquet du tribunal de grande instance de Rufisque, où il est désormais poursuivi pour meurtre par arme blanche.
Une information largement relayée sur les réseaux sociaux ces dernières heures, faisant état d’une coupure d’eau à la Grande Mosquée de Médina Baye en raison de factures impayées estimées à 22 millions de FCFA, a été formellement démentie par des sources proches de la cité religieuse.
Contrairement aux allégations, aucune interruption de l’approvisionnement en eau n’a été opérée par Sen’Eau au niveau de la Grande Mosquée de Médina Baye. Des responsables contactés dénoncent une « fausse information » qui s’est rapidement propagée en ligne sans vérification préalable.
Selon ces mêmes sources, la mosquée continue de bénéficier d’un service normal en eau potable. Elles précisent également qu’aucun retrait de compteur ni aucune mesure de sanction liée à d’éventuels impayés n’ont été enregistrés à ce jour.
Cette rumeur semble avoir pris de l’ampleur à partir de publications non officielles diffusées sur les réseaux sociaux, sans confirmation par des canaux crédibles ni communication formelle des autorités compétentes. En effet, les contenus à l’origine de cette information proviennent essentiellement de plateformes sociales, sans validation institutionnelle.
Dans un contexte marqué par la sensibilité des questions religieuses, plusieurs observateurs appellent à la prudence et au recoupement des sources avant toute diffusion d’informations susceptibles de porter atteinte à l’image d’institutions religieuses majeures.
Ce démenti vise ainsi à rétablir les faits et à rassurer les fidèles ainsi que l’opinion publique quant à la continuité des services au sein de la mosquée.
La ziarra annuelle de Santhie Passy, située dans la commune de Ndiaffat (région de Kaolack), a été célébrée ce dimanche dans une atmosphère de grande ferveur religieuse, marquée par une mobilisation exceptionnelle de fidèles venus de divers horizons.
Cette importante rencontre spirituelle a offert l’occasion au Khalife général, El Hadji Mbaye Babacar Touré, d’élever des prières pour la paix, la stabilité et la prospérité de toute l’Oummah islamique.
Considérée comme la plus grande ziarra de la commune de Ndiaffat, la cérémonie a enregistré la présence de plusieurs autorités administratives, politiques et religieuses.
Parmi elles figuraient notamment le porte-parole de la famille, Serigne Mansour Touré, le préfet de l’arrondissement, la mairesse de Ndiaffat, Aissatou Ndiaye, ainsi que Mabousso Diallo, maire de la commune de Diagane Barka. De nombreux chefs religieux, chérifs et dignitaires ont également pris part à l’événement.
Cette forte participation témoigne de l’importance religieuse et sociale de ce rendez-vous annuel, devenu incontournable pour les populations de la localité et au-delà.
Pose de la première pierre de l’esplanade
En marge de cette cérémonie, les autorités ont procédé à la pose de la première pierre de l’esplanade de Santhie Passy, qui portera le nom de Serigne Ngatame Touré.
Réalisée dans une ambiance empreinte de recueillement, cette étape symbolique marque le lancement d’un projet d’envergure visant à doter la localité d’un espace d’accueil moderne, capable de recevoir les fidèles et visiteurs lors des grandes manifestations religieuses.
À travers cette initiative, les autorités religieuses et les populations entendent perpétuer la mémoire et l’héritage de Serigne Ngatame Touré, tout en contribuant au renforcement des infrastructures de cette cité religieuse.
L’Assemblée nationale du Sénégal s’apprête à rouvrir un dossier économique particulièrement délicat. Le 11 mai 2026, les députés examineront un projet de résolution portant sur la non-restructuration de la dette publique, avant une adoption ou un rejet en séance plénière prévue le 15 mai, selon des informations rapportées par Les Échos. Ce texte, qui intervient dans un contexte de vigilance accrue autour de la gestion des finances publiques, suscite déjà de nombreuses interrogations tant sur le fond que sur le calendrier de son examen.
Initialement programmé pour la fin du mois de mars, ce projet avait été reporté à la suite de révélations du Financial Times. Le média britannique avait mis en lumière l’existence d’un emprunt de 426 milliards de francs CFA dont les détails n’auraient pas été clairement communiqués par les autorités sénégalaises. Cette révélation a provoqué un certain émoi, alimentant les débats sur la transparence budgétaire et la soutenabilité de la dette du pays.
Le report de l’examen parlementaire avait alors été perçu comme une volonté de temporiser, le temps pour les autorités de clarifier la situation et de désamorcer les critiques. Toutefois, le retour de ce projet de résolution à l’agenda parlementaire indique que le gouvernement entend désormais trancher la question de manière formelle, en affichant sa position sur la stratégie de gestion de la dette.
Au cœur du texte figure le principe de non-restructuration, ce qui signifie que l’État sénégalais ne prévoit pas de renégocier les termes de sa dette, que ce soit en matière de délais de remboursement, de taux d’intérêt ou de conditions globales. Une telle orientation traduit généralement la volonté de préserver la crédibilité financière du pays sur les marchés internationaux, en évitant toute perception de fragilité ou de défaut potentiel.
Cependant, cette posture n’est pas sans susciter des débats. Certains analystes estiment qu’une restructuration maîtrisée pourrait, dans certains cas, offrir une marge de manœuvre budgétaire supplémentaire, notamment dans un contexte économique marqué par des pressions inflationnistes et des besoins croissants en investissements publics. D’autres, en revanche, mettent en garde contre les conséquences d’une telle option, qui pourrait affecter la confiance des investisseurs et renchérir le coût futur de l’endettement.
La séquence parlementaire à venir s’annonce donc déterminante. Elle devrait offrir l’occasion aux députés d’interroger le gouvernement sur la transparence des engagements financiers, la nature exacte des emprunts contractés et la stratégie globale de gestion de la dette. Les discussions pourraient également permettre de mieux comprendre les implications de l’emprunt évoqué par le Financial Times, dont les contours restent encore flous dans l’opinion publique.
Au-delà des considérations techniques, ce débat revêt une dimension politique importante. Il intervient dans un contexte où la gouvernance économique est scrutée de près, aussi bien par les partenaires internationaux que par les citoyens. La manière dont ce projet de résolution sera défendu et adopté pourrait ainsi influencer la perception globale de la rigueur budgétaire et de la transparence au Sénégal.
L’affaire de l’acquisition illicite de milliers de dossiers issus du Bureau d’enrôlement des flagrants délits du parquet de Dakar a connu une avancée majeure avec le placement sous mandat de dépôt de trois mis en cause, le 13 avril 2026. Arrêtés par la Brigade des affaires générales de la Division des Investigations Criminelles, les prévenus sont poursuivis pour leur implication présumée dans la collecte et l’exploitation irrégulière de données judiciaires sensibles.
Au cœur du dossier, Pierre Sakho, consultant en informatique de nationalité franco-sénégalaise, est accusé de « collecte et traitement de données à caractère sensible ». Lors de l’audience, le procureur de la République a requis à son encontre une peine de deux ans de prison ferme, assortie d’une amende de 200 000 FCFA, ainsi que la confiscation de son téléphone et de son ordinateur. Le représentant du parquet a insisté sur la gravité des faits, évoquant une manipulation de données confidentielles provenant directement du Bureau d’enrôlement, avant de conclure à la culpabilité du prévenu.
Face au juge, Pierre Sakho a reconnu être en possession de 4 792 dossiers, ce qui représente environ 7 % de la base de données du service concerné. Il a toutefois tenté de relativiser les faits en affirmant que son intention était purement technique, dans le cadre d’une démonstration visant à proposer une solution numérique. Interrogé sur la provenance des données, certaines remontant jusqu’à 2020, il a expliqué les avoir obtenues à partir de l’ordinateur d’une certaine Mariama, avec l’aide d’Ibrahima Coulibaly.
Ce dernier, informaticien au Bureau de recouvrement des dépens et amendes, est poursuivi pour complicité. À la barre, il a reconnu avoir transmis des informations à Pierre Sakho, affirmant toutefois avoir agi sans intention frauduleuse. Selon ses déclarations, il fréquentait régulièrement le bureau d’enrôlement dans le cadre de ses fonctions et pensait que Pierre Sakho travaillait pour le tribunal. Le parquet a requis contre lui une peine assortie de sursis ainsi qu’une amende de 50 000 FCFA.
Le troisième prévenu, Makhtar Ka, surveillant à la prison principale et en service au Bureau d’enrôlement des flagrants délits, a également comparu. Il est poursuivi pour son rôle supposé dans l’affaire, bien qu’il ait fermement nié toute implication dans la transmission de données. Il a expliqué avoir renoué contact avec Pierre Sakho en 2023, dans un contexte personnel lié à des soins de rééducation après un accident. Selon lui, leur relation s’inscrivait ensuite dans une dynamique professionnelle, Pierre Sakho ayant proposé de développer un logiciel destiné à moderniser la gestion des dossiers.
Makhtar Ka a soutenu qu’il ignorait totalement que des données avaient été extraites et utilisées. Il affirme avoir découvert la situation lors d’une présentation du logiciel, constatant alors que Pierre Sakho détenait des informations couvrant plusieurs années. Il dit avoir immédiatement réagi en saisissant ses appareils avant de le conduire aux autorités compétentes. Le parquet a requis à son encontre une amende de 100 000 FCFA avec sursis.
La défense de Makhtar Ka s’est fortement mobilisée, avec une trentaine d’avocats constitués pour plaider sa cause. Ils ont soutenu que leur client n’avait aucune intention frauduleuse et qu’il cherchait uniquement à améliorer les conditions de travail au sein du service. Ils ont ainsi plaidé la relaxe, mettant en avant l’absence d’éléments intentionnels dans les faits qui lui sont reprochés.
Le Conseil des ministres du mercredi 15 avril 2026 a été marqué par une décision qui suscite de nombreuses interrogations au sein de l’opinion publique et des cercles politiques : le limogeage du Pr Ousmane Cissé de son poste de directeur de la Santé, après seulement 19 mois à la tête de la structure. Cette éviction s’inscrit dans une série de départs remarqués de personnalités perçues comme proches ou indépendantes dans leur positionnement vis-à-vis du pouvoir.
Avant lui, Bassirou Kébé, ancien directeur général de la Société nationale des habitations à loyer modéré, ainsi que Landing Mbessane Seck, ex-membre du Conseil d’administration du Grand Théâtre de Dakar, avaient déjà été poussés vers la sortie. Tous deux étaient connus pour leurs prises de position critiques et leur liberté de ton, alimentant l’idée d’un recentrage stratégique du pouvoir face aux voix jugées dissonantes.
Dans le cas du Pr Ousmane Cissé, plusieurs éléments semblent avoir pesé dans la balance. Selon des informations relayées par la presse, le désormais ex-directeur de la Santé est impliqué dans une affaire judiciaire mêlant accusations de violences et d’injures. Ce dossier l’oppose, aux côtés de son ami bijoutier Pape Ibrahima Thiam, au gynécologue-obstétricien El Hadji Mansour Diop, également directeur d’un grand établissement hospitalier de Dakar.
L’origine du conflit remonte à juin 2024 et s’est progressivement intensifiée, notamment à travers des échanges virulents sur les réseaux sociaux. Lors de l’audience tenue le 12 mars 2026 devant le tribunal d’instance de Dakar, Pape Ibrahima Thiam a reconnu les faits qui lui sont reprochés. En revanche, Ousmane Cissé, poursuivi pour complicité, a rejeté toute implication. Le verdict de cette affaire est attendu pour le 12 mai prochain, ce qui laisse planer une incertitude judiciaire au moment même de son éviction.
Au-delà de cet épisode judiciaire, le profil politique du Pr Cissé semble également avoir joué un rôle déterminant. Médecin engagé, il s’était illustré lors des événements politiques de mars 2023 en apportant des soins dans un contexte particulièrement tendu. Son engagement au sein de l’aile la plus radicale du parti Pastef est souvent décrit comme assumé et sans concession.
Dans un contexte de cohabitation qualifiée de prudente entre le président de la République et son Premier ministre, certains observateurs interprètent ce limogeage comme une mesure disciplinaire à portée politique. L’objectif pourrait être de maintenir une certaine cohérence au sommet de l’État et de limiter les tensions internes, alors que l’exécutif tente de consolider sa ligne de gouvernance.
Nommé le 2 juillet 2024, Ousmane Cissé cède désormais sa place au Dr Youssouph Tine, ancien directeur régional de la Santé de Ziguinchor. Ce changement à la tête de la direction de la Santé intervient dans un contexte où le secteur reste stratégique et sensible, notamment face aux nombreux défis sanitaires du pays.
Absent du territoire sénégalais depuis le 28 novembre 2024, date de son départ pour la France, l’ancien président Abdoulaye Wade pourrait bientôt retrouver son pays. L’annonce de ce retour imminent a été faite par Pape Samba Mboup, son ancien chef de cabinet, à la suite d’un échange téléphonique chargé d’émotion entre les deux hommes.
Dans un entretien accordé ce jeudi au quotidien Wal fadjri, Pape Samba Mboup a confié avoir été surpris de recevoir un appel de l’ancien chef de l’État, avec qui il n’avait plus eu de contact depuis plusieurs années. « Depuis 2018, je n’avais jamais parlé avec le Président Wade. Mon cœur a battu la chamade parce que je ne m’attendais pas à son appel », a-t-il relaté. L’ancien président lui aurait alors présenté ses condoléances après le décès de son épouse, tout en lui adressant des vœux de prompt rétablissement, avant de lui annoncer son intention de rentrer prochainement au Sénégal.
Très ému, Pape Samba Mboup n’a pas caché la portée symbolique de cet échange. Il a évoqué le plaisir ressenti en entendant à nouveau la voix de celui avec qui il a partagé de longues années de compagnonnage politique. Abdoulaye Wade lui aurait également fait part de l’envoi d’une délégation du Parti démocratique sénégalais pour lui présenter officiellement les condoléances.
Cette reprise de contact entre les deux hommes marque un tournant dans leurs relations. Jadis proches collaborateurs, aussi bien dans l’opposition que durant l’exercice du pouvoir, Abdoulaye Wade et Pape Samba Mboup s’étaient éloignés après la perte du pouvoir par le PDS en 2012. Leur brouille avait conduit à l’exclusion de Mboup du parti. Aujourd’hui, tout porte à croire que les tensions se sont apaisées.
Le feuilleton judiciaire de Mamadou Doumbia, plus connu sous le surnom de « Pape », connaît un nouveau tournant spectaculaire. À peine remis en liberté, le promoteur immobilier, également gérant de Prestige TV et figure du mouvement « Thiès ca kanam », a été de nouveau arrêté et placé en détention dans une affaire de trafic présumé de faux documents officiels.
Selon des informations rapportées par le quotidien Libération, l’homme a été interpellé par la Section de recherches de Thiès avant d’être présenté au parquet. À l’issue de son face-à-face avec le procureur, il a été placé sous mandat de dépôt, marquant ainsi son retour immédiat en prison dans un contexte judiciaire particulièrement lourd.
L’affaire dans laquelle il est impliqué dépasse largement le cadre d’une simple fraude administrative. L’information judiciaire ouverte vise une série d’infractions graves, notamment l’association de malfaiteurs, l’usurpation de fonction, l’escroquerie, le blanchiment de capitaux, ainsi que la contrefaçon et la commercialisation de documents administratifs falsifiés comportant des en-têtes officiels. Des accusations qui, si elles sont confirmées, témoigneraient de l’existence d’un réseau structuré et organisé.
D’après les éléments révélés par Libération, Mamadou Doumbia serait au cœur d’un système bien rodé de production et de vente de documents frauduleux. Ce réseau présumé aurait permis la mise en circulation de pièces administratives falsifiées, susceptibles de tromper aussi bien les citoyens que les institutions. Une situation jugée particulièrement préoccupante, car elle porte atteinte à la crédibilité de l’administration publique et fragilise la sécurité des procédures officielles.
Dans ce dossier, deux autres individus présentés comme des complices présumés ont également été interpellés par les enquêteurs. Toutefois, leur situation judiciaire diffère de celle de Mamadou Doumbia. Ils ont été placés sous contrôle judiciaire, ce qui leur permet de rester en liberté, sous certaines conditions, en attendant l’évolution de la procédure.
Cette nouvelle incarcération relance les interrogations autour des activités de Mamadou Doumbia et de l’étendue réelle du réseau auquel il serait lié. L’enquête en cours devra déterminer les responsabilités de chacun, identifier d’éventuelles ramifications supplémentaires et établir l’ampleur des préjudices causés.
Une disparition jugée particulièrement inquiétante secoue le quartier de Castors, situé dans la commune de Dieuppeul-Derklé, depuis maintenant deux jours. Le jeune Mouhamadou Moustapha Ndiaye, âgé de seulement 12 ans, est porté disparu depuis le lundi 13 avril 2026, après avoir quitté le domicile familial pour se rendre à l’école, sans jamais y arriver.
Selon les informations recueillies auprès de ses proches, l’enfant avait quitté la maison dans des conditions habituelles, sans signe laissant présager une quelconque anomalie. Cependant, son absence prolongée et inexpliquée a rapidement suscité une vive inquiétude au sein de sa famille et du voisinage. Depuis lors, aucune nouvelle de lui n’a été obtenue, malgré les recherches engagées.
Fils de Néné Thioune et de Pape Ndiaye, le jeune garçon reste introuvable à ce jour, plongeant ses parents dans une angoisse grandissante. Face à cette situation préoccupante, la famille lance un appel pressant à la population, aux riverains, ainsi qu’à toute personne susceptible de détenir des informations pouvant contribuer à sa localisation.
Les proches insistent sur l’importance de la mobilisation collective afin de retrouver l’enfant sain et sauf dans les plus brefs délais. Toute personne ayant aperçu Mouhamadou Moustapha Ndiaye ou disposant d’éléments utiles est priée de contacter immédiatement les numéros suivants : 77 501 44 52 ou 78 473 37 61.
Le Président de la République a dévoilé, lors du Conseil des ministres de ce mercredi 15 avril 2026, un agenda diplomatique particulièrement dense qui illustre l’ambition du Sénégal de consolider son rôle sur la scène internationale. Deux rendez-vous majeurs structureront cette séquence : la Conférence des Ambassadeurs et Consuls généraux, suivie du 10ème Forum international de Dakar sur la Paix et la Sécurité en Afrique.
Prévue le 18 avril 2026, la Conférence des Ambassadeurs et Consuls généraux constitue un moment clé dans la définition et l’orientation de la politique étrangère du Sénégal. Présidée par le Chef de l’État, cette rencontre de haut niveau réunira les principaux représentants diplomatiques du pays à travers le monde. Elle permettra d’harmoniser les stratégies, d’évaluer les actions menées et de fixer de nouvelles priorités en adéquation avec les enjeux géopolitiques actuels. Dans un contexte international marqué par des tensions croissantes, des recompositions stratégiques et des défis économiques majeurs, cette conférence vise à renforcer l’efficacité de la diplomatie sénégalaise et à mieux défendre les intérêts nationaux à l’étranger.
Au-delà de la coordination diplomatique, cette rencontre sera également l’occasion de mettre l’accent sur des axes prioritaires tels que la souveraineté économique, l’attractivité du territoire, la mobilisation de la diaspora et le développement de partenariats stratégiques. Elle devrait ainsi contribuer à positionner davantage le Sénégal comme un acteur crédible et influent sur la scène internationale.
Quelques jours plus tard, le 20 avril 2026, Dakar accueillera la 10ème édition du Forum international sur la Paix et la Sécurité en Afrique, un événement désormais incontournable dans l’agenda diplomatique et sécuritaire du continent. La cérémonie d’ouverture sera présidée par le Chef de l’État, en présence de nombreux dirigeants africains, de partenaires internationaux, d’experts et d’acteurs de la société civile.
Placée sous le thème « L’Afrique face aux défis de stabilité, d’intégration et de souveraineté : quelles solutions durables », cette édition s’inscrit dans un contexte marqué par la persistance de crises sécuritaires, la montée des menaces asymétriques et les défis liés à l’intégration régionale. Les échanges porteront notamment sur les mécanismes de prévention des conflits, la coopération sécuritaire, le renforcement des institutions régionales et la nécessité d’une approche africaine concertée face aux enjeux de souveraineté.
Le Forum de Dakar offre une plateforme unique de dialogue entre décideurs politiques et experts, favorisant la formulation de réponses adaptées aux réalités du continent. Il contribue également à renforcer le rôle du Sénégal comme médiateur et facilitateur dans la gestion des crises africaines, tout en valorisant son engagement en faveur de la paix et de la stabilité.
En Conseil des ministres, le Premier ministre Ousmane Sonko a consacré sa communication à la réforme de l’Imprimerie nationale, qu’il considère comme un levier stratégique dans la mise en œuvre de la politique de souveraineté nationale. À travers cette intervention, le chef du gouvernement a mis en avant la ضرورة de doter l’État d’un outil moderne, performant et adapté aux exigences actuelles de gouvernance, de rationalisation des dépenses publiques et de sécurisation des documents officiels.
Dans son propos, il a d’abord retracé l’évolution historique de cette structure, avant de poser un diagnostic approfondi de sa situation actuelle. L’Imprimerie nationale, en tant que service public administratif placé sous la tutelle du Secrétariat général du Gouvernement, bénéficie d’une autonomie financière partielle qui lui permet de générer des recettes propres. Malgré ce statut, elle peine encore à exploiter pleinement son potentiel.
Le Premier ministre a toutefois salué la qualité des ressources humaines disponibles, même si les effectifs restent limités. Il a également relevé que le parc d’équipements, constitué de machines de différentes générations, témoigne des efforts déjà consentis par l’État pour moderniser l’outil de production et couvrir l’ensemble de la chaîne de fabrication. Ces acquis, selon lui, constituent une base solide pour engager une transformation plus ambitieuse.
S’agissant de la transition numérique, il a rappelé que la loi n°2021-21, qui instaure un nouveau régime d’entrée en vigueur des textes avec la publication électronique du Journal officiel, a marqué un tournant important. Dans ce sillage, l’Imprimerie nationale a développé l’application « Fatou », illustrant une avancée notable vers la dématérialisation des procédures et la modernisation des services publics.
Malgré ces progrès, des insuffisances persistent. Ousmane Sonko a souligné que la mission actuelle de l’Imprimerie nationale reste essentiellement limitée à la publication des textes législatifs et réglementaires au Journal officiel, ce qui réduit considérablement son champ d’action. Cette situation, combinée à un statut juridique inadapté et à des capacités de production insuffisantes, explique des performances jugées en deçà des attentes.
Face à ces défis, le Premier ministre a proposé une réforme en profondeur de l’institution. Celle-ci vise notamment à instaurer un nouveau cadre de gouvernance plus efficace, à définir un modèle économique viable reposant sur des mécanismes de financement innovants et à nouer un partenariat stratégique capable de soutenir des investissements massifs pour renforcer les capacités de production. Il a également insisté sur la nécessité de réduire progressivement les coûts liés à l’externalisation, tout en mettant en œuvre un plan de digitalisation ambitieux et structuré.
Le Conseil des Ministres s’est tenu le mercredi 15 avril 2026, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE, Président de la République.
AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE
Le Chef de l’Etat a fait une communication portant sur les points suivants :
Renforcement du dialogue social et évaluation du Pacte de stabilité sociale pour une croissance inclusive et durable
Le Président de la République considère la promotion et l’ancrage de la stabilité sociale comme une priorité de l’action gouvernementale. Il salue les efforts consentis par le Gouvernement pour matérialiser les engagements de l’Etat, notamment la régularisation exceptionnelle des situations administratives et statutaires, dans les secteurs de l’éducation et de la santé et assurer la signature du Pacte de stabilité sociale pour une croissance inclusive et durable, avec le Patronat et les Centrales syndicales. Le Chef de l’Etat indique l’importance d’un suivi permanent du baromètre social national relatif aux conflits sociaux et préavis de grève signalés. Il demande au Gouvernement de prendre les dispositions appropriées en vue de publier, avant le 30 avril 2026, un Livre blanc sur l’état de prise en charge des doléances des centrales syndicales et l’évaluation de la première année d’application dudit Pacte.
En outre, le Président de la République engage chaque ministre à faire la revue des revendications sociales sectorielles afin de concentrer les énergies vers le bon fonctionnement et la qualité du service public, la satisfaction des usagers, ainsi que l’amélioration de l’efficacité et de la productivité au travail.
Enfin, le Chef de l’Etat demande au Premier Ministre et au Ministre en charge du Travail de préparer l’organisation de la 5ème Conférence sociale portant sur le thème de la « Productivité au travail » et de veiller à la tenue, dans les meilleures conditions, le 1er mai 2026 au Palais de la République, de la cérémonie de réception des cahiers de doléances des centrales syndicales.
Transformation consensuelle du système de santé et souveraineté pharmaceutique
Le Président de la République fait observer que l’accès aux soins de santé de qualité, demeure une préoccupation majeure des populations. A cet effet, il demande d’engager une revue sociale en vue d’assurer la maitrise systématique de la gestion des personnels de santé et un fonctionnement de qualité des établissements et structures de santé.
Il indique au Gouvernement l’urgence d’accélérer l’adoption d’une nouvelle carte sanitaire devant assurer le maillage optimal du territoire national en infrastructures de santé, intégrant des personnels, services et plateaux techniques complémentaires et d’accorder une attention particulière à la finalisation des travaux, au lancement ainsi qu’à la mise en service des nouvelles infrastructures de santé.
Il demande, en outre, au Gouvernement, de préparer le déploiement consensuel, sous la supervision du Premier Ministre, d’un Plan spécial de formation et de renforcement des capacités de l’ensemble des personnels en service dans les structures de santé. Cet outil interministériel de pilotage devra intégrer la modernisation des facultés, instituts et écoles de formation du personnel médical et des agents techniques, et tenant compte de l’application du système LMD.
Au demeurant, après avoir souligné l’urgence de finaliser et déployer la nouvelle réforme des établissements publics de santé afin d’asseoir une gouvernance médicale, technique, administrative et financière exemplaire des structures de santé, le Chef de l’Etat demande au Ministre de la Santé et de l’Hygiène publique :
– d’accomplir les diligences nécessaires à l’adoption prochaine du Code de la Santé ;
– d’engager la réorientation stratégique du système de santé vers une dynamique de promotion de la prévention médicale et de l’hygiène publique ;
– de renforcer les ressources humaines et les moyens d’intervention du Service national d’Hygiène ;
– et de préparer l’organisation inclusive de Concertations nationales sur la prévention médicale et l’hygiène publique, avant la fin du mois de septembre 2026.
Enfin, le Président de la République donne instruction au Premier Ministre d’engager, avec les ministres et acteurs impliqués, une réflexion stratégique sur la gouvernance de la Couverture sanitaire universelle (CSU) et les mécanismes de financement durable du système de santé, et de veiller au suivi adéquat du fonctionnement du secteur de la pharmacie et des projets de promotion de la souveraineté pharmaceutique du Sénégal.
Préparation de la campagne agricole 2026 et modernisation de l’agriculture et de l’élevage
Evoquant la visite qu’il a effectuée à la 26ème édition de la Foire internationale de l’Agriculture et des Ressources animales (FIARA) 2026, le Président de la République rappelle l’importance primordiale qu’il accorde aux secteurs vitaux de l’Agriculture et de l’Elevage. Après avoir félicité les organisateurs, il demande au Gouvernement de renforcer son accompagnement à cet évènement sous-régional et continental majeur, non sans lui rappeler que la modernisation et le développement du secteur agricole sont essentiels pour garantir la souveraineté alimentaire et le bien-être des populations.
Par ailleurs, abordant le début de l’hivernage, le Chef de l’Etat demande au Ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Elevage et au Secrétaire d’Etat aux Coopératives et à l’Encadrement paysan de prendre toutes les dispositions idoines, sous la supervision du Premier Ministre, en vue d’une bonne préparation de la campagne de production agricole 2026, notamment la mise en place, à temps, des semences, intrants, matériels agricoles et financements destinés aux producteurs et autres opérateurs.
Il demande également au Premier Ministre et au Ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Elevage :
– de prendre toutes les dispositions pour l’adoption, avant la fin du mois de mai 2026, en Conseil des Ministres, du projet de loi d’orientation agrosylvopastorale et halieutique et du projet de décret portant application du Code pastoral ;
– et d’assurer un approvisionnement correct du marché national en moutons, en perspective de la fête de la Tabaski.
Développement du sport scolaire et universitaire
Magnifiant la victoire du Sénégal à la Coupe d’Afrique des Nations U15 de Football scolaire, au Zimbabwe, le Chef de l’Etat félicite les joueurs, l’encadrement administratif et technique de l’équipe nationale de football pour cette performance exceptionnelle, qui confirme l’excellence du Football sénégalais, toutes catégories confondues.
Dans ce cadre, il demande au Premier Ministre de mettre en œuvre, avec les ministres et acteurs concernés, un Programme spécial inclusif de développement du sport à l’école, dans les universités publiques et établissements d’enseignement supérieur, afin de valoriser et de promouvoir, à la base, toutes les disciplines sportives.
Agenda du Président de la République, suivi de l’intégration, de la coopération et des partenariats
Le Chef de l’Etat informe le Conseil qu’il présidera, le 18 avril 2026, la Conférence des Ambassadeurs et Consuls généraux du Sénégal. Il annonce également qu’il présidera, le 20 avril 2026, la cérémonie d’ouverture de la 10ème édition du Forum international de Dakar sur la Paix et la Sécurité en Afrique, ayant pour thème : « l’Afrique face aux défis de stabilité, d’intégration et de souveraineté : quelles solutions durables ».
AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PREMIER MINISTRE
Monsieur le Premier Ministre a présenté sa communication sur les points suivants :
Réforme de l’Imprimerie nationale
Le Premier Ministre a estimé que, dans le cadre des réformes pour la mise en œuvre de la politique de souveraineté nationale, de rationalisation des dépenses publiques, de modernisation de l’État et de sécurisation des documents officiels, la mise en place d’une nouvelle Imprimerie nationale, moderne et performante est devenue un impératif de bonne gouvernance. Il a présenté l’historique, avant de faire un diagnostic de la situation actuelle de cette structure qui, au plan institutionnel, est un service public administratif placé sous la tutelle du Secrétariat général du Gouvernement, doté d’une autonomie financière partielle pour la perception des recettes propres.
Pour le Premier Ministre, malgré la faiblesse de l’effectif, l’Imprimerie nationale dispose d’un vivier de ressources humaines de qualité et d’un parc d’équipements constitué de machines de diverses générations, suite aux efforts consentis par l’État pour la modernisation de l’outil de production couvrant l’ensemble de la chaîne de production.
Relativement à la transformation numérique, le Premier Ministre rappelle que depuis la loi n°2021-21 introduisant un nouveau régime d’entrée en vigueur des textes, prévoyant la publication électronique du Journal officiel, l’Imprimerie nationale a développé l’application « Fatou », une avancée significative vers la dématérialisation.
Au total, estime le Premier Ministre, si l’Imprimerie nationale, dans sa mission de service public, repose sur un socle d’activités de base lui conférant un statut unique et un avantage concurrentiel indéniable, des faiblesses subsistent. Le Premier Ministre en conclut que la principale mission de l’Imprimerie se réduit à la publication des textes législatifs et réglementaires au Journal Officiel (J.O.), de sorte que ses performances sont en-deçà de son potentiel, du fait particulièrement de l’inadaptation de son statut juridique et de la faiblesse de ses capacités de production.
Face à ce constat, le Premier Ministre a proposé une réforme de l’Imprimerie nationale qui, outre le renforcement des capacités techniques et technologiques nationales, consistera, entre autres, en :
– la mise en place d’un nouveau cadre de gouvernance ;
– l’adoption d’un nouveau modèle économique adossé à des schémas de financement innovants ;
– la mise en place d’un partenariat structuré avec un partenaire stratégique disposé à renforcer les capacités de production par le biais d’investissements massifs ;
– la réduction progressive des coûts liés à l’externalisation ;
– l’adoption d’un plan robuste de digitalisation.
Situation internationale et discipline budgétaire
Le Premier Ministre a fait noter que la situation au Moyen-Orient, aggravée par les tensions géopolitiques autour de l’Iran, se dégrade de façon continue. Cette crise aux ramifications multiples, a-t-il souligné, impacte déjà les prix de l’énergie, la sécurité des chaînes d’approvisionnement ainsi que la stabilité des marchés financiers, et pèse lourdement sur les finances publiques.
Il a appelé les ministres à l’anticipation et à la préparation opérationnelle. Il a autorisé également les ministres de l’Energie et du Budget à lui proposer un calendrier pour l’opérationnalisation des mesures stabilisées. Le Premier Ministre a donné instructions aux ministres pour une meilleure rationalisation des dépenses et une discipline budgétaire. Il a demandé à chaque ministre de lui soumettre, dans un délai de quinze (15) jours, un ensemble de mesures concrètes d’économie et de redéploiement dans son secteur.
Le Conseil interministériel sur les infrastructures
Le Premier Ministre a annoncé la tenue, entre la fin du mois d’avril 2026 et la première quinzaine du mois de mai 2026, d’un Conseil interministériel consacré aux infrastructures. Cette initiative répond, selon lui, à une situation marquée par des investissements publics significatifs au cours des douze dernières années, dont une part importante, techniquement et financièrement achevée, demeure non mise en service, parfois depuis des années. Après en avoir identifié les causes, il a estimé que ces actifs dits « dormants » constituent un gaspillage financier et social, mais également un véritable potentiel de valorisation, notamment par des mécanismes de recyclage tels que la cession de droits d’usage, la concession, le bail emphytéotique ou le partenariat public-privé, permettant de mobiliser de nouvelles ressources d’investissement.
Le Premier Ministre a fait observer que les projets en cours doivent être finalisés dans les meilleurs délais et intégrés dès l’amont dans une logique durable d’exploitation et de maintenance. Il a souligné que la valorisation effective des investissements publics déjà engagés est une impérieuse nécessité au regard des coûts économiques et sociaux résultant des retards de mise en exploitation.
Partant, il a confié l’organisation du Conseil interministériel sur les infrastructures, dont il a indiqué les objectifs, au Ministre, Secrétaire général du Gouvernement, en liaison avec le Bureau opérationnel de Coordination et de Suivi des Projets et Programmes (BOSC), sous la coordination technique du Ministre des Infrastructures.
Dans cette optique, il a demandé à chaque ministre concerné de lui transmettre, dans un délai de quinze (15) jours, un inventaire exhaustif et certifié des infrastructures achevées, non mises en service et susceptibles de faire l’objet d’un recyclage. Sur cette base, le Conseil interministériel devra apprécier la maturité juridique de chaque actif, fixer un calendrier de mise en service dans les six (06) mois, assorti d’indicateurs de suivi, et identifier les blocages réglementaires appelant des mesures correctrices. Le Premier Ministre a demandé, enfin, qu’un rapport consolidé lui soit transmis.
AU TITRE DES COMMUNICATIONS DES MINISTRES
Le Ministre de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités a fait une communication portant sur la Stratégie nationale de Développement de Mécanismes d’Adhésion systématique (obligation intelligente) à l’Assurance Maladie universelle.
Le Ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle et technique a fait une communication portant sur le Document de Politique nationale de l’Emploi (PNE) 2026-2034.
Le Ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme a fait une communication sur les états généraux de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme.
AU TITRE DES TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES
Le Conseil a examiné et adopté :
– le projet de loi portant Code du Travail ;
– le projet de loi portant Code de la Sécurité sociale ;
– le projet de décret relatif au Conseil présidentiel de l’Investissement (CPI).
AU TITRE DES MESURES INDIVIDUELLES
Le Président de la République a pris les décisions suivantes :
Au titre du Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique
• Monsieur Latyr NDIAYE, Administrateur civil, matricule de solde n° 624 554/D, précédemment Préfet du Département de Kaolack, est nommé Préfet du Département de Ziguinchor, en remplacement de Monsieur Hamet Tidiane THIAW, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;
• Monsieur Mamadou GUEYE, Administrateur civil, matricule de solde n° 608 883/K, précédemment Préfet du Département de Tivaouane, est nommé Préfet du Département de Kaolack, en remplacement de Monsieur Latyr NDIAYE, appelé à d’autres fonctions ;
• Monsieur Abou SOW, Administrateur civil, matricule de solde n° 624 548/A, précédemment Préfet du Département de Saint-Louis, est nommé Préfet du Département de Tivaouane, en remplacement de Monsieur Mamadou GUEYE, appelé à d’autres fonctions ;
• Monsieur Maurice Latyre DIONE, Administrateur civil, matricule de solde n°611 935/E, précédemment Préfet du Département de Oussouye, est nommé Préfet du Département de Saint-Louis, en remplacement de Monsieur Abou SOW, appelé à d’autres fonctions ;
• Monsieur Modou Mamoune DIOP, Administrateur civil, matricule de solde n° 696 365/A, précédemment Préfet du Département de Médina Yoro Foulah, est nommé Préfet du Département de Oussouye, en remplacement de Monsieur Maurice Latyre DIONE, appelé à d’autres fonctions ;
• Monsieur Abdoul Wahab TALLA, Administrateur civil, matricule de solde n°517 781/K, précédemment Préfet du Département de Malem Hodar, est nommé Préfet du Département de Dagana, en remplacement de Monsieur Ibrahima Ismaël NDIAYE, appelé à d’autres fonctions ;
• Monsieur Ibrahima Ismaël NDIAYE, Administrateur civil, matricule de solde n° 624 566/C, précédemment Préfet du Département de Dagana, est nommé Préfet du Département de Koungheul, en remplacement de Monsieur Souleymane NDIAYE, appelé à d’autres fonctions ;
• Monsieur Souleymane NDIAYE, Administrateur civil, matricule de solde n°604 925/B, précédemment Préfet du Département de Koungheul, est nommé Préfet du Département de Malem Hodar, en remplacement de Monsieur Abdoul Wahab TALLA, appelé à d’autres fonctions ;
• Monsieur Cheikh Ahmadou NDOYE, Administrateur civil, matricule de solde n° 626 486/H, précédemment Préfet du Département de Kanel, est nommé Préfet du Département de Vélingara, en remplacement de Monsieur Thierno Souleymane SOW, appelé à d’autres fonctions ;
• Monsieur Thierno Souleymane SOW, Administrateur civil, matricule de solde n° 602 494 /I, précédemment Préfet du Département de Vélingara, est nommé Préfet du Département de Kanel, en remplacement de Monsieur Cheikh Ahmadou NDOYE, appelé à d’autres fonctions ;
• Madame Tening FAYE, Administrateur civil, matricule de solde n° 696 367/A, précédemment Préfet du département de Matam, est nommée Préfet du Département de Linguère, en remplacement de Monsieur Modou THIAM, appelé à d’autres fonctions ;
• Monsieur Modou THIAM, Administrateur civil, matricule de solde n°696 364/B, précédemment Préfet du Département de Linguère, est nommé Préfet du Département de Matam, en remplacement de Madame Tening FAYE, appelée à d’autres fonctions ;
• Madame Diégui NGOM, Administrateur civil, matricule de solde n° 681 538/K, précédemment Préfet du Département de Goudiry, est nommée Préfet du Département de Kaffrine, poste vacant ;
• Monsieur Alsény BANGOURA, Administrateur civil, matricule de solde n° 653 091/L, précédemment Adjoint au Gouverneur de la Région de Ziguinchor chargé du Développement, est nommé Préfet du Département de Goudiry, en remplacement de Madame Diégui NGOM, appelée à d’autres fonctions ;
• Monsieur Sidy Guissé DIONGUE, Administrateur civil, matricule de solde n°516 355/G, précédemment Adjoint au Gouverneur de la Région de Saint-Louis chargé des Affaires administratives, est nommé Préfet du Département de Médina Yoro Foulah, en remplacement de Monsieur Modou Mamoune DIOP, appelé à d’autres fonctions ;
Au titre du Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation
• Monsieur Cheikh DIOP, Expert des Sciences de l’Education, matricule de solde n° 514 074/K, précédemment Inspecteur technique, est nommé Inspecteur des Affaires administratives et financières au Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, en remplacement de Monsieur El Hadj Ndiaga KANE, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite.
Au titre du Ministère de la Santé et de l’Hygiène publique
• Monsieur Youssouph TINE, Titulaire d’un Doctorat en Médecine et d’un Master en Santé Publique, précédemment Directeur Régional de la Santé (DRS) de Ziguinchor, est nommé Directeur général de la Santé (DGS), en remplacement de Monsieur Ousmane CISSE.
Au titre du Ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle et technique
• Madame Rokhaya Daba DIOUF, Médiateur pédagogique, matricule de solde n° 667 097/I, est nommée Inspecteur technique au Ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle et technique, poste vacant.
Au titre du Ministère de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des Territoires
• Madame Maria Marième CISSOKHO, Ingénieure des Travaux en Aménagement du Territoire, Environnement et Gestion urbaine, est nommée Directrice de la Planification urbaine et de la Réglementation au Ministère de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des Territoires, poste vacant ;
• Monsieur Mbade NGOM, Juriste spécialisé en droit de l’urbanisme et de la gouvernance territoriale, est nommé Directeur de la Réglementation de la Construction au Ministère de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des Territoires, poste vacant ;
• Madame Rama NDAO, Géographe-urbaniste, est nommée Directrice de la Régulation et du Suivi des Politiques de Logements au Ministère de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des Territoires, en remplacement de Monsieur Serigne Matar KA, appelé à d’autres fonctions.
Au titre du Ministère de l’Industrie et du Commerce
• Monsieur Abdoulaye FAYE, Titulaire d’un MBA en Gestion de Projet et Spécialiste en Développement du Secteur privé et Appui aux PME/PMI, est nommé Secrétaire général de l’Agence de Développement et d’Encadrement des Petites et Moyennes Entreprises (ADEPME), en remplacement de Monsieur Jean Marie DIOUF, appelé à d’autres fonctions.
Au titre du Ministère des Infrastructures
• Monsieur Amadou Ciré SALL, Ingénieur ferroviaire, titulaire d’un Doctorat en conception mécanique, matricule de solde n° 672 833/G, est nommé Directeur des Infrastructures ferroviaires au Ministère des Infrastructures.
Au titre du Ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme
• Monsieur Mohamed Lamine DIOP, Juriste, matricule de solde n° 720 774/A, est nommé Inspecteur des Affaires administratives et financières au Ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, en remplacement de Monsieur Baba NDOYE.
Marie Rose Khady Fatou FAYE,
Secrétaire d’Etat auprès du Premier Ministre,
Chargée des Relations avec les Institutions,
Porte-parole du Gouvernement
L’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC) et l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) ont franchi une nouvelle étape dans la lutte contre la corruption en signant, ce mercredi, un protocole d’accord de coopération. Cette initiative traduit la volonté commune des deux institutions d’unir leurs forces afin de mieux appréhender et combattre un phénomène complexe qui continue de fragiliser les institutions et la gouvernance.
La délégation de l’OFNAC a été reçue à l’UCAD par le recteur, Alioune Badara Kandji, qui a insisté sur le rôle central du monde académique dans ce combat. Selon lui, la lutte contre la corruption ne saurait être pleinement efficace sans l’apport de la recherche scientifique, la production de connaissances rigoureuses et l’éducation des citoyens. Il a ainsi mis en avant la nécessité d’impliquer davantage les universités dans les politiques publiques liées à la transparence et à la bonne gouvernance.
De son côté, le directeur de l’OFNAC a souligné que la corruption, en raison de son caractère multiforme, ne peut être combattue uniquement par des mesures répressives. Il a plaidé pour une approche globale intégrant la prévention, l’éducation, la mobilisation citoyenne, le renforcement des capacités et la coopération interinstitutionnelle. Cette vision partagée constitue le socle du partenariat entre les deux structures.
La convention signée prévoit plusieurs axes de collaboration. Elle vise notamment la sensibilisation des étudiants et du personnel universitaire aux enjeux de l’éthique et de l’intégrité, ainsi que le développement de programmes de formation adaptés. Elle ambitionne également de promouvoir la production de savoirs et la conception d’outils innovants permettant de mieux comprendre les mécanismes de la corruption et d’y apporter des réponses efficaces.
Dans cette dynamique, l’intégration de modules transversaux sur l’éthique, l’intégrité et la transparence dans les cursus académiques est envisagée. Par ailleurs, la création d’un centre de recherche dédié à la lutte contre la corruption figure parmi les projets phares de cette coopération. L’objectif est de faire de l’université un véritable pôle d’expertise au service de l’action publique.
L’OFNAC mise fortement sur la recherche universitaire pour renforcer son action. L’institution considère que les travaux académiques, qu’il s’agisse de mémoires, de thèses, d’enquêtes de terrain ou d’études interdisciplinaires, peuvent constituer de précieux outils d’aide à la décision. Ces productions, loin d’être uniquement théoriques, sont perçues comme des instruments d’intelligence publique capables d’éclairer les politiques de lutte contre la corruption.
Dans ce contexte, le directeur de l’OFNAC a lancé un appel à l’implication active des étudiants, des doctorants et des enseignants-chercheurs, afin de bâtir une synergie durable entre recherche et action institutionnelle.
Ce partenariat intervient alors que l’OFNAC est engagé dans un processus de réforme marqué par l’adoption de plusieurs textes majeurs relatifs à la déclaration de patrimoine, à la protection des lanceurs d’alerte et à l’accès à l’information publique. Ces réformes visent notamment à recentrer les missions de l’institution sur la lutte contre la corruption et à renforcer son efficacité.
Elles ont également permis d’élargir ses prérogatives, avec l’introduction de nouvelles capacités d’intervention telles que le recours à des techniques d’enquête spéciales, ainsi que la saisie et le gel administratif de biens. Autant de leviers qui devraient accroître l’impact de ses actions sur le terrain.
Le Sénégal s’apprête à redevenir, le temps de deux journées, l’épicentre des réflexions stratégiques sur la sécurité du continent africain. Les 20 et 21 avril prochains, la capitale sénégalaise abritera la 10e édition du Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique, un rendez-vous désormais incontournable pour les décideurs et experts engagés dans la stabilité du continent.
L’événement se tiendra au Centre international de conférences Abdou Diouf, infrastructure emblématique des grandes rencontres internationales au Sénégal. Selon les organisateurs, relayés par la Radiodiffusion Télévision Sénégalaise, cette édition anniversaire ambitionne de consolider les acquis du forum tout en apportant des réponses concrètes aux crises multiformes qui affectent l’Afrique.
Placée sous le thème « L’Afrique face aux défis de stabilité, d’intégration et de souveraineté : quelles solutions durables ? », cette rencontre intervient dans un contexte marqué par une recrudescence des menaces sécuritaires, des transitions politiques complexes et des enjeux croissants liés à la souveraineté économique et territoriale des États africains. Le choix de ce thème traduit la volonté des organisateurs de dépasser les diagnostics pour privilégier des approches pragmatiques et durables.
La cérémonie d’ouverture sera présidée par le chef de l’État sénégalais, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, dont la participation souligne l’importance stratégique accordée par le Sénégal à cette plateforme de dialogue. Depuis sa création, le forum bénéficie en effet d’un fort engagement des autorités sénégalaises, qui en ont fait un instrument diplomatique majeur au service de la paix en Afrique.
Durant ces deux jours, des experts de haut niveau, des responsables politiques, des autorités militaires ainsi que des représentants de la société civile se réuniront pour débattre des enjeux sécuritaires du continent. Les discussions devraient porter notamment sur la lutte contre le terrorisme, la prévention des conflits, la gouvernance sécuritaire, ainsi que les mécanismes d’intégration régionale face aux défis contemporains.
Un atelier de restitution du diagnostic et de lancement du projet de mise en œuvre des activités d’appui à la filière sel s’est tenu ce mercredi 15 avril 2026 dans le Sine-Saloum, réunissant l’ensemble des parties prenantes du secteur.
Cette rencontre a permis de mobiliser les acteurs de la chaîne de valeur du sel afin de les informer sur les contours du projet et de recueillir leurs orientations pour une mise en œuvre inclusive et efficace. « Il est essentiel de regrouper tous les acteurs autour de ce projet afin de partager les informations et d’intégrer leurs contributions dans le plan d’action », a expliqué Cheikh Ousmane Loum, chef de mission et représentant pays de l’ONG Nitidæ, en consortium avec Univers Sel et GOPA AFC.
Selon lui, ce projet constitue un levier important pour améliorer les performances économiques des producteurs et générer un impact durable sur les ménages du Sine-Saloum. L’initiative s’inscrit dans le cadre du projet Naatal Sine-Saloum, porté par ENABEL, qui vise à renforcer la souveraineté alimentaire, la résilience socio-économique et la lutte contre les effets du changement climatique dans la zone.
Représentant ENABEL, Ousmane Pouye a souligné que ce programme ambitionne d’accompagner près de 2 000 producteurs à travers la promotion de bonnes pratiques durables, tout en favorisant la création d’emplois décents et le renforcement de la gouvernance de la filière.
Les membres du COOPSEL ont salué cette initiative, qu’ils considèrent comme une opportunité majeure pour valoriser la filière sel et améliorer les conditions de production. Toutefois, par la voix de leur président Adama Samb, ils ont également mis en lumière plusieurs contraintes, notamment celles liées à la production, à la commercialisation et au manque d’accompagnement, appelant à des mesures concrètes et durables.
À Dakar, le ministre de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, Birame Soulèye Diop, a officiellement lancé la session de formation du groupe de travail WP7 du programme PanAfGeo+, dédiée à l’hydrogéologie. La cérémonie s’est tenue en présence de diplomates européens, notamment les ambassadeurs de l’Union européenne, de la France et de la Finlande au Sénégal, ainsi que d’experts issus des services géologiques africains et européens. Ce rendez-vous scientifique et technique s’inscrit dans une dynamique de coopération internationale visant à renforcer les capacités du continent en matière de gestion des ressources en eau souterraine.
Dès l’entame de son discours, le ministre a souligné l’importance stratégique de l’eau souterraine, qu’il considère comme un pilier fondamental de la souveraineté nationale. Dans un contexte marqué par les effets du changement climatique et la pression croissante sur les ressources naturelles, il a mis en avant le rôle crucial des aquifères dans la sécurité alimentaire, notamment à travers l’agriculture irriguée, mais aussi dans l’approvisionnement en eau potable des populations, qu’elles soient rurales ou urbaines. Pour lui, dans un Sahel confronté à une variabilité climatique accrue, les eaux souterraines représentent une véritable assurance pour les écosystèmes et les économies.
Le ministre a également insisté sur l’interaction étroite entre les activités minières et la gestion des ressources hydriques. Alors que le Sénégal connaît une phase de développement soutenu de son industrie extractive, il a présenté l’hydrogéologie comme une discipline centrale pour anticiper et limiter les impacts environnementaux. Elle permet notamment d’évaluer les effets de l’exploitation minière sur la qualité et la disponibilité de l’eau, de concevoir des systèmes de drainage adaptés et de favoriser la réutilisation des eaux issues des mines. Selon lui, la maîtrise de ces outils scientifiques avancés est indispensable pour faire de l’exploitation minière un véritable levier de développement durable.
Dans une perspective internationale, Birame Soulèye Diop a rappelé le rôle actif du Sénégal sur la scène mondiale en matière de gouvernance de l’eau. Le pays assure, avec les Émirats arabes unis, la co-présidence de la Conférence des Nations unies sur l’eau prévue à Abu Dhabi en décembre 2026. Cette responsabilité confère au Sénégal une position stratégique dans les discussions globales sur les enjeux hydriques. Quelques semaines auparavant, une réunion préparatoire de haut niveau s’était tenue à Dakar, marquée par un appel fort du président Bassirou Diomaye Faye à agir rapidement face à l’urgence liée à l’eau. La session du WP7 s’inscrit pleinement dans cette dynamique, en contribuant aux objectifs de la Décennie d’action pour l’eau et à l’atteinte de l’objectif de développement durable relatif à l’accès universel à l’eau potable et à l’assainissement.
Le ministre a également rendu un hommage appuyé au professeur Serigne Faye, salué pour l’importance de ses travaux sur les ressources hydriques au Sénégal et dans la sous-région. Il a reconnu le rôle déterminant de la Direction de la gestion et de la planification des ressources en eau dans l’organisation de cet atelier, ainsi que l’appui constant des partenaires techniques et financiers, notamment l’Union européenne, le BRGM et le Service géologique de Finlande.
La guerre au Moyen-Orient intervient à un moment où les finances publiques mondiales sont déjà fragilisées par une succession de chocs. Dans sa dernière édition du Moniteur des finances publiques, le Fonds monétaire international met en garde contre un risque croissant de dérapage budgétaire, appelant les États à agir avec prudence pour éviter d’aggraver une situation déjà sous pression.
Avant même l’escalade des tensions géopolitiques, les économies mondiales portaient encore les cicatrices de crises récentes. La pandémie de Covid-19, le choc énergétique de 2022 et les perturbations répétées des chaînes d’approvisionnement ont laissé des déficits élevés et une dette publique en forte hausse. En 2025, le déficit budgétaire mondial s’est maintenu autour de 5 % du PIB, tandis que la dette publique brute a atteint 94 % du PIB. Selon les projections, ce niveau pourrait grimper à 100 % dès 2029, soit plus tôt que prévu. Parallèlement, le poids des intérêts de la dette s’est alourdi rapidement, passant de 2 % à près de 3 % du PIB en seulement quatre ans, illustrant la pression croissante exercée sur les budgets publics.
Le constat dressé par l’institution est sans équivoque : les déséquilibres budgétaires ne relèvent plus de facteurs conjoncturels, mais d’un problème structurel. Les dépenses liées à la sécurité, les investissements nécessaires pour les transitions climatique et énergétique, ainsi que la hausse des charges d’intérêts constituent des contraintes durables. Dans le même temps, les recettes publiques n’augmentent pas au même rythme, rendant illusoire une stratégie reposant uniquement sur la croissance pour rétablir l’équilibre des finances publiques. Le FMI insiste sur le fait que retarder les ajustements ne fait qu’accroître les risques et réduire les marges de manœuvre.
Si le conflit au Moyen-Orient devait se prolonger au-delà de la mi-2026, les conséquences économiques pourraient être particulièrement sévères. Le scénario envisagé par l’institution repose sur une hausse durable des prix du pétrole, pouvant atteindre jusqu’à 100 % au-dessus des prévisions jusqu’en 2027. Une telle évolution raviverait les tensions inflationnistes et entraînerait un durcissement des conditions de financement à l’échelle mondiale. Dans ce contexte, la dette mondiale jugée à risque pourrait dépasser les 120 % du PIB, exposant particulièrement les pays émergents et en développement à des vulnérabilités accrues.
Face aux pressions politiques en faveur de mesures de soutien, le FMI adopte une position nuancée. Il ne s’oppose pas à des interventions budgétaires pour protéger les ménages et les entreprises contre la hausse des prix de l’énergie et des denrées alimentaires, mais insiste sur la nécessité de les encadrer strictement. Ces mesures doivent être ciblées sur les populations les plus vulnérables, limitées dans le temps et financées par redéploiement des dépenses existantes plutôt que par un recours accru à l’endettement. L’institution met notamment en garde contre les subventions généralisées aux carburants, jugées inefficaces et coûteuses, car elles bénéficient souvent davantage aux ménages les plus aisés et contribuent à maintenir une demande élevée dans un contexte d’offre contrainte.
La coordination entre les politiques budgétaires et monétaires apparaît également comme un enjeu central. Des dépenses publiques mal calibrées pourraient alimenter la demande globale et compliquer la tâche des banques centrales engagées dans la lutte contre l’inflation. Une approche cohérente est donc indispensable pour éviter des effets contradictoires entre les différents leviers de politique économique.
À moyen terme, le FMI appelle à un rééquilibrage des finances publiques fondé sur des mesures concrètes et crédibles. Il recommande notamment d’élargir l’assiette fiscale, de réduire les exonérations et de renforcer l’efficacité des administrations fiscales. Pour l’institution, l’adoption de stratégies claires, assorties d’un calendrier réaliste, est essentielle pour restaurer la confiance et préserver la stabilité économique.
L’Iran a lancé mercredi une mise en garde concernant les principales routes maritimes du Moyen-Orient, évoquant la possibilité de perturber le trafic dans plusieurs zones maritimes stratégiques en cas de maintien de restrictions imposées par les États-Unis sur ses ports. Cette déclaration intervient dans un contexte de fortes tensions liées à l’application d’un cessez-le-feu en vigueur depuis le 8 avril.
Selon des propos attribués au général Ali Abdollahi, haut responsable des forces armées iraniennes, toute poursuite de mesures américaines visant à bloquer les échanges maritimes iraniens pourrait être considérée comme une escalade majeure. Il estime que de telles actions, si elles mettent en danger la sécurité des navires commerciaux et des pétroliers liés à l’Iran, constitueraient un signal susceptible de remettre en cause la trêve actuelle.
Le responsable militaire a affirmé que les forces armées iraniennes pourraient empêcher toute opération d’importation ou d’exportation passant par plusieurs zones maritimes clés, notamment le golfe Persique, la mer d’Oman et la mer Rouge. Cette dernière zone, bien que non bordée par l’Iran, est évoquée dans le cadre d’une stratégie de pression plus large sur les flux commerciaux internationaux.
Ces déclarations interviennent alors que les tensions géopolitiques restent vives entre l’Iran et les États-Unis, notamment autour des questions de sécurité maritime et de contrôle des routes énergétiques. Les autorités iraniennes considèrent que toute entrave à leur commerce maritime pourrait être interprétée comme une violation du cessez-le-feu, ouvrant la voie à une réponse militaire ou stratégique.
Au Sénégal, la vente d’oignons issus des agro-business sur le marché intérieur est suspendue du 15 avril au 1er juin 2026. Cette décision des autorités vise principalement à réguler un marché fortement perturbé par une surabondance de l’offre, ayant entraîné une chute importante des prix, au détriment des exploitations familiales.
Selon les explications du directeur général de l’Agence de régulation des marchés, l’objectif de cette mesure est de rétablir un certain équilibre entre les différents acteurs de la filière. Il a indiqué que l’ensemble des services de contrôle sera mobilisé pour garantir l’application stricte de la décision ministérielle. Dans ce cadre, les forces de l’ordre et les services de sécurité seront également mis à contribution afin d’assurer le suivi des cargaisons en circulation.
Les dispositifs de contrôle porteront notamment sur la vérification des documents obligatoires accompagnant chaque transport. Chaque camion chargé devra disposer d’une lettre de voiture dûment signée par l’agence de régulation et par l’entreprise concernée. Les agents sur le terrain auront pour mission de s’assurer de l’authenticité de ces documents et de la conformité des signatures afin d’éviter toute fraude ou contournement de la mesure.
Les autorités ont également averti que des sanctions seront appliquées à l’encontre des contrevenants. Même si des tentatives de fraude peuvent être observées, elles feront l’objet de poursuites dès qu’elles seront détectées par les services compétents. L’accent est mis sur la fermeté du contrôle afin de garantir le respect total de la suspension.
Cette décision est présentée comme une réponse à la crise de surproduction qui a fragilisé les producteurs locaux. Selon les autorités, la régulation temporaire du marché permettra d’éviter que les prix ne s’effondrent davantage, ce qui pourrait pénaliser l’ensemble de la filière. L’encadrement de l’offre est ainsi perçu comme un moyen de protéger les producteurs familiaux, souvent les plus vulnérables face aux fluctuations du marché.
La polémique enfle autour de la création de la Fondation Sénégal Solidaire, portée par les Premières dames Marie Khone Faye et Absa Faye. Lancée le mercredi 8 avril, cette initiative, qui ambitionne d’intervenir dans les domaines de la santé, de l’éducation et de l’autonomisation des femmes, s’est rapidement retrouvée au cœur d’un débat politique et social.
Dès son annonce, la fondation a suscité des réactions contrastées. Parmi les voix critiques, celle du député Guy Marius Sagna s’est particulièrement fait entendre. Il a dénoncé une démarche qu’il considère comme participant à un « présidentialisme néocolonial », remettant en question la légitimité et la portée institutionnelle d’une telle initiative portée par des figures associées au pouvoir exécutif.
Face à ces attaques, la coalition au pouvoir, Coalition Diomaye Président, est montée au créneau ce mercredi 15 avril à travers un communiqué officiel. Le mouvement a exprimé sa « profonde indignation » face à ce qu’il qualifie d’attaques « indécentes, infondées et politiquement orientées » visant la fondation des Premières dames.
Dans sa déclaration, la coalition a tenu à clarifier la vocation de la Fondation Sénégal Solidaire. Selon elle, il ne s’agit ni d’un instrument de prestige ni d’un outil de propagande politique, mais d’un cadre d’action sociale visant à répondre à des besoins urgents, notamment dans le domaine de la santé. L’accent est particulièrement mis sur la prévention et la lutte contre le cancer, en particulier les cancers féminins, encore insuffisamment pris en charge au Sénégal.
Le camp présidentiel insiste également sur la nécessité de dépasser les clivages politiques face à des enjeux aussi sensibles. Il déplore ce qu’il considère comme une instrumentalisation de la souffrance des malades à des fins politiciennes, appelant plutôt à un sursaut collectif basé sur la solidarité et l’engagement citoyen.
Les perspectives économiques du Sénégal apparaissent aujourd’hui marquées par une incertitude persistante, alimentée par la révélation de dettes non déclarées et par la suspension, en 2024, d’un programme de financement de 1,8 milliard de dollars du Fonds monétaire international. Cette situation fragilise la trajectoire économique du pays et complique les marges de manœuvre des autorités dans un contexte déjà contraint.
Selon les dernières analyses de JPMorgan, les discussions entre Dakar et l’institution financière internationale se poursuivent en vue de la mise en place d’un nouveau programme. Toutefois, ces négociations s’annoncent particulièrement complexes. En cause, l’ampleur des ajustements nécessaires pour rétablir la crédibilité budgétaire du pays. Les analystes soulignent que la correction du niveau d’endettement passerait vraisemblablement par une consolidation budgétaire rigoureuse, susceptible de s’étaler sur une longue période et d’imposer des sacrifices économiques et sociaux importants.
Une telle orientation poserait un défi majeur aux autorités sénégalaises, confrontées à la nécessité de concilier discipline budgétaire et stabilité sociale. La réduction des dépenses publiques ou l’augmentation des recettes fiscales, leviers classiques de ce type d’ajustement, pourraient en effet susciter des tensions dans un contexte où les attentes sociales restent élevées.
Dans ce climat, la question d’un éventuel traitement de la dette demeure sensible. D’après JPMorgan, en l’absence d’efforts budgétaires jugés suffisants, le FMI pourrait exiger une restructuration ou un reprofilage de la dette. Une option que les autorités sénégalaises ont jusqu’ici catégoriquement rejetée, soucieuses de préserver la signature financière du pays sur les marchés internationaux.
Malgré ces divergences, les discussions devraient se poursuivre dans les mois à venir. Les analystes estiment que la conclusion d’un nouvel accord reste possible, mais entourée de fortes incertitudes. Le scénario privilégié demeure celui d’un compromis difficile, reposant sur des ajustements progressifs et des engagements renforcés en matière de transparence budgétaire.
À défaut d’un accord rapide, une solution intermédiaire pourrait émerger, permettant de maintenir un dialogue ouvert tout en évitant une rupture brutale avec les partenaires financiers. Une telle approche offrirait un répit aux autorités, sans pour autant lever les défis structurels auxquels l’économie sénégalaise est confrontée.
Dans un contexte marqué par l’exigence de transparence instaurée par les normes de l’OHADA, la Société des Mines du Sénégal (Somisen SA) a rendu publics les niveaux de rémunération de ses principaux dirigeants pour le dernier exercice. Un document officiel, signé le 6 février, dévoile en détail les salaires du top management, offrant ainsi un éclairage inédit sur la structuration interne des revenus au sein de cette entreprise stratégique.
Selon les informations publiées par le quotidien Le Quotidien dans son édition du mercredi 15 avril, l’enveloppe globale brute allouée aux cinq plus hauts responsables de la société s’élève à 107 364 456 FCFA. Ce montant met en évidence le poids significatif de la masse salariale consacrée à la haute direction.
En tête de ce classement figure le Directeur général, Ngagne Demba Touré, dont la rémunération annuelle atteint 30 370 073 FCFA. Ce niveau de revenu correspond à une moyenne mensuelle avoisinant les 2,5 millions de francs CFA. À lui seul, le directeur général concentre près de 28 % de l’enveloppe totale dédiée à ce groupe restreint de dirigeants, ce qui souligne son positionnement central dans l’organigramme de la société.
Derrière lui, les autres membres du top management affichent des rémunérations relativement rapprochées, bien que nettement inférieures à celle du directeur général. L’ancien directeur administratif et financier perçoit ainsi 21 551 092 FCFA par an, se positionnant comme le deuxième cadre le mieux rémunéré de la structure. Il est suivi de près par le conseiller technique, dont les émoluments s’élèvent à 20 993 611 FCFA.
L’assistante du Directeur général figure également parmi les cinq plus hauts salaires de la Somisen, avec une rémunération annuelle brute de 18 609 180 FCFA. Enfin, le directeur du portefeuille et des partenariats complète ce classement avec un revenu annuel de 15 840 500 FCFA.
Le Bureau d’enrôlement des dossiers de flagrants délits du tribunal de Dakar est au cœur d’un scandale d’une rare gravité, marqué par l’extraction massive et illégale de données judiciaires confidentielles. L’affaire, révélée par le quotidien Libération, met en lumière de sérieuses failles dans la sécurisation des informations sensibles au sein de l’institution judiciaire.
L’enquête, confiée à la Brigade des affaires générales de la Division des investigations criminelles, a déjà conduit à l’arrestation de trois individus aux profils différents mais étroitement liés dans ce dossier. Il s’agit de P. Sakho, présenté comme consultant en informatique, de M. Ka, surveillant principal de prison, et de I. Coulibaly, informaticien en poste au bureau de recouvrement du tribunal. Tous ont été déférés au parquet et poursuivis pour atteinte à l’administration de la justice.
Au cœur de cette affaire se trouve une découverte particulièrement préoccupante : pas moins de 4 792 dossiers judiciaires ont été retrouvés dans l’ordinateur personnel de Sakho. Ces documents couvrent une période de plus de cinq ans, allant du 1er décembre 2020 au 10 avril 2026. Leur contenu est jugé extrêmement sensible, comprenant notamment des identités de personnes mises en cause, la nature des infractions, des mandats de dépôt ainsi que des décisions de justice rendues.
Selon les premiers éléments de l’enquête, l’affaire a débuté de manière inattendue par un signalement effectué par Ka lui-même à l’encontre de Sakho. Le surveillant de prison explique avoir facilité l’accès du consultant aux locaux du tribunal, dans le cadre d’un projet présenté comme bénévole. Sakho aurait en effet proposé de concevoir un logiciel de numérisation destiné à moderniser un système d’enrôlement encore largement manuel. Une initiative qui, en apparence, s’inscrivait dans une dynamique d’amélioration du fonctionnement administratif.
Cependant, derrière cette collaboration supposée, Sakho aurait largement dépassé le cadre de l’autorisation qui lui avait été accordée. Profitant de ses multiples accès au Palais de justice, il aurait réussi à copier et à extraire une base de données complète, retraçant plusieurs années d’activité judiciaire. L’ampleur de la fuite soulève aujourd’hui de vives inquiétudes quant à l’utilisation qui pourrait être faite de ces informations.
Lors de son audition, Sakho a reconnu les faits, admettant avoir accédé aux registres d’enrôlement et manipulé des données judiciaires. Il affirme toutefois ne pas avoir agi seul, évoquant la complicité de certains agents du tribunal. Il cite notamment Coulibaly comme ayant facilité la transmission de données. De son côté, ce dernier reconnaît avoir commis une faute en transmettant des informations à une personne non habilitée, précisant que cela concernait uniquement les audiences de l’année 2025. Il conteste en revanche toute implication dans la collecte des données antérieures à sa prise de fonction en juin 2025, suggérant qu’elles pourraient provenir des registres conservés au bureau de Ka.
Face à ces déclarations divergentes, les enquêteurs s’emploient désormais à démêler les responsabilités de chacun et à déterminer si ces données ont été utilisées à des fins frauduleuses ou criminelles. L’aveu de Sakho, qui reconnaît avoir pleinement conscience du caractère sensible des informations manipulées, renforce la gravité des faits.
Le collectif AAR SUNU SUUF a exprimé, ce mardi, sa ferme opposition au projet de pôle urbain prévu sur une superficie de 350 hectares dans la commune de Latmingué.
Regroupant des habitants de sept villages impactés, le collectif a fait face à la presse pour dénoncer ce qu’il qualifie de décision unilatérale des autorités.
Prenant la parole au nom du collectif, Mamadou Sow a fustigé l’absence de concertation avec les populations locales. Selon lui, les autorités ont engagé le projet sans associer les communautés concernées, en violation de leurs droits et intérêts.
Les habitants, venus nombreux, ont affiché leur désaccord en arborant des brassards rouges, symbole de leur refus catégorique de l’implantation du pôle urbain. Ils se disent particulièrement inquiets des conséquences que ce projet pourrait avoir sur leurs activités, notamment agricoles, qui constituent leur principale source de subsistance.
Les villages concernés — Sanguil Sérère, Sanguil Yigo, Sanguil Mary, Saré Daga, Keur Diwre, Keur Bandja et Keur Soukoum — redoutent un impact négatif sur leurs terres et leur mode de vie. Les populations affirment ne pas vouloir être « l’agneau du sacrifice » face à ce qu’elles considèrent comme une atteinte flagrante à leurs droits.
Le collectif AAR SUNU SUUF appelle ainsi les autorités à revoir leur position et à privilégier un dialogue inclusif afin de trouver une solution concertée à ce différend.




Une affaire d’une gravité exceptionnelle secoue actuellement le nord du Sénégal, mettant en lumière un vaste réseau de falsification de documents administratifs infiltré jusque dans les rouages d’une collectivité locale. Selon des révélations du quotidien Libération, la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées (DNLT) a réussi à démanteler un système frauduleux bien structuré, opérant entre Rosso et Richard-Toll.
L’enquête a été déclenchée à la suite d’un simple contrôle effectué par le commissariat spécial de Rosso. Lors de cette opération, les forces de sécurité ont interpellé un individu en possession d’une carte nationale d’identité sénégalaise jugée suspecte. Soumise à une analyse approfondie par les services compétents, la pièce a été formellement identifiée comme un faux document. Établie au nom de Marème Diagne, cette carte a constitué le point de départ d’investigations qui allaient rapidement révéler l’existence d’un réseau organisé.
Les recherches menées par les enquêteurs ont conduit à l’arrestation de Adama Fall, un agent en service à la mairie de Richard-Toll, présenté comme un maillon clé du dispositif. Confronté aux éléments réunis contre lui, il a reconnu avoir monnayé ses services en facilitant l’obtention de documents administratifs frauduleux. D’après les conclusions de l’enquête, il proposait à ses clients, y compris des ressortissants étrangers, des actes d’état civil falsifiés à des tarifs allant de 20 000 à 30 000 FCFA pour des jugements et de 10 000 à 15 000 FCFA pour des certificats de nationalité. Pour asseoir la crédibilité de son offre, il faisait croire que les documents provenaient de la Direction de l’automatisation des fichiers, une structure officielle en charge de la gestion des données administratives.
L’affaire a pris une tournure encore plus préoccupante lorsque les enquêteurs ont réussi à identifier le fournisseur principal du réseau. Il s’agit de Pape Maguette Ndiaye, également connu sous le surnom de Pape Wade, soupçonné d’être à la tête de la fabrication des faux documents. Une perquisition menée dans son entreprise à Richard-Toll a permis de découvrir un véritable atelier clandestin dédié à la falsification. Sur place, les agents ont saisi une imprimante professionnelle de type Enduro 3 E, 34 talons PVC vierges ainsi que plusieurs cartes nationales d’identité en cours de production.
L’exploitation du matériel informatique récupéré a confirmé l’ampleur des activités illicites, avec la présence de nombreux documents frauduleux déjà conçus. Face aux preuves accablantes, le suspect a admis avoir fabriqué au moins sept cartes d’identité, tout en tentant de minimiser son implication dans le réseau.
À ce stade de la procédure, les deux principaux mis en cause ont été déférés devant le parquet de Saint-Louis. Ils font face à de lourdes accusations, notamment association de malfaiteurs, faux et usage de faux, escroquerie et complicité. Toutefois, selon des sources proches du dossier, l’enquête est loin d’être terminée et pourrait conduire à d’autres interpellations, tant le réseau semble étendu et bien organisé.
L’affaire continue de prendre de l’ampleur et de susciter une vive émotion au sein de l’opinion publique. Selon les révélations du quotidien Libération, la Brigade de recherches de Keur Massar a franchi une étape décisive avec l’arrestation d’un acteur politique, marquant un tournant significatif dans cette enquête aux contours de plus en plus complexes.
Lundi soir, les gendarmes ont procédé à l’interpellation de Chérif Aly Diatta, deuxième adjoint au maire de Ouakam en charge des arts et de la culture, et leader du mouvement Arc-en-ciel. Cette arrestation, qualifiée de spectaculaire, constitue un nouveau rebondissement dans un dossier déjà explosif, dont les ramifications ne cessent de s’élargir.
Ouverte depuis le mois de février, l’enquête menée par la Brigade de recherches de Keur Massar porte sur des faits d’une extrême gravité. Les chefs d’accusation évoqués incluent notamment l’association de malfaiteurs, des actes contre nature avec transmission volontaire du VIH/Sida, la mise en danger de la vie d’autrui, ainsi que des soupçons de blanchiment de capitaux et de trafic de drogue. Ces éléments laissent présager l’existence d’un réseau structuré, organisé et potentiellement étendu.
D’après les informations rapportées, l’implication présumée de Chérif Aly Diatta repose en grande partie sur des données techniques extraites de téléphones appartenant à Djibril Dramé et Ibrahima Magib Seck, deux individus déjà identifiés comme étant au cœur du dossier. L’élu local est présenté comme un partenaire présumé dans ce réseau, ce qui vient renforcer les soupçons des enquêteurs sur l’existence de connexions multiples entre les différents protagonistes.
Malgré les éléments jugés accablants par les enquêteurs, Chérif Aly Diatta aurait maintenu une position de dénégation au moment des faits. Son arrestation vient néanmoins consolider la thèse d’un réseau aux ramifications profondes, impliquant des profils variés.
Le ministère de la Culture et de la Communication a annoncé l’organisation d’une série d’hommages pour marquer le centenaire de Abdoulaye Wade, figure majeure de la vie politique sénégalaise et artisan d’une politique culturelle ambitieuse. À travers cette initiative, les autorités entendent saluer la vision d’un homme dont les réalisations ont profondément transformé le paysage culturel national et contribué à renforcer l’image du Sénégal sur la scène internationale.
Au cœur de cette commémoration figurent les « Grands Projets » initiés durant son magistère, aujourd’hui considérés comme des symboles forts du patrimoine national. Parmi eux, le Monument de la Renaissance Africaine s’impose comme une véritable icône, incarnant à la fois la fierté africaine et l’ambition d’un continent tourné vers l’avenir. À ses côtés, le Musée des Civilisations Noires illustre la volonté de réhabiliter et de valoriser l’histoire et les cultures africaines dans toute leur diversité. Le Grand Théâtre National de Dakar, quant à lui, constitue un espace d’expression artistique majeur, offrant une scène aux créateurs sénégalais et internationaux.
Ces infrastructures, au-delà de leur dimension architecturale, traduisent une vision politique fondée sur la promotion de la culture comme levier de développement et de rayonnement. Elles témoignent d’une ambition civilisationnelle visant à repositionner l’Afrique au centre du récit mondial, en mettant en avant ses valeurs, ses talents et son patrimoine.
L’hommage rendu à Abdoulaye Wade ne se limite toutefois pas à ces réalisations visibles. Le ministère de la Culture met également en avant les réformes budgétaires engagées sous son leadership, qui ont permis une augmentation significative des ressources allouées aux secteurs de l’édition, du cinéma et des arts visuels. Ces efforts ont contribué à structurer l’écosystème culturel sénégalais et à en faire un pôle dynamique et attractif, favorisant l’émergence de nouveaux talents et la professionnalisation des acteurs du secteur.
En plaçant la culture au cœur du projet de développement national, Abdoulaye Wade a ainsi posé les bases d’un modèle où la création artistique devient un vecteur de croissance économique, mais aussi un instrument de souveraineté et de fierté collective. Cette orientation stratégique a permis au Sénégal de consolider sa position en tant que hub culturel en Afrique de l’Ouest, reconnu pour la richesse et la vitalité de sa scène artistique.
Alors que les inquiétudes liées à une éventuelle crise énergétique mondiale continuent de peser sur plusieurs économies, les autorités sénégalaises montent au créneau pour rassurer l’opinion. Invité ce mardi 14 avril 2026 sur les ondes de la RFM, l’administrateur du Fonds spécial de soutien au secteur de l’énergie (FSE), Assane Ndir, a tenu un discours ferme et sans ambiguïté : le Sénégal ne fera face à aucune pénurie de carburant dans les mois à venir.
Cette déclaration intervient dans un climat marqué par la volatilité des cours du pétrole et les tensions géopolitiques internationales, qui ont déjà poussé plusieurs pays à revoir leur politique énergétique. Mais du côté de Dakar, les autorités assurent avoir anticipé ces turbulences grâce à une stratégie de sécurisation basée sur la constitution de réserves suffisantes.
Selon le responsable du FSE, l’approvisionnement du pays repose sur un mécanisme bien structuré et coordonné, impliquant notamment Société africaine de raffinage (SAR), qui joue un rôle central dans le stockage et la distribution des produits pétroliers. Des stocks stratégiques ont été constitués en amont afin de couvrir les besoins du marché national sur une période prolongée, permettant ainsi de faire face à d’éventuelles perturbations dans les circuits internationaux d’approvisionnement.
Au-delà de la question du carburant destiné aux véhicules, les autorités ont également pris des dispositions pour sécuriser la production d’électricité. Des volumes importants de fuel ont été mobilisés pour alimenter Senelec, garantissant ainsi la continuité du service électrique sur l’ensemble du territoire. Cette anticipation vise à éviter tout scénario de délestage lié à un défaut d’approvisionnement en combustible, un risque souvent redouté dans des contextes de crise énergétique.
Assane Ndir a insisté sur le fait que ces mesures ne sont pas le fruit d’une réaction tardive, mais bien d’une planification rigoureuse inscrite dans la durée. L’objectif est de préserver la stabilité du pays face aux chocs externes, tout en assurant la continuité des activités économiques. Dans un environnement où les fluctuations du marché pétrolier peuvent rapidement impacter les économies dépendantes des importations, cette capacité d’anticipation est présentée comme un atout majeur.
Toutefois, cette assurance sur la disponibilité des produits pétroliers ne dissipe pas totalement les interrogations sur l’évolution des prix. Si les stocks permettent d’éviter une rupture, la question du maintien des subventions et de la capacité de l’État à absorber les hausses du marché international reste posée. Sur ce point, les autorités restent prudentes, privilégiant pour l’instant un discours axé sur la stabilité de l’approvisionnement.
À travers cette sortie médiatique, le FSE cherche donc à envoyer un signal fort : malgré un environnement mondial incertain, le Sénégal dispose des moyens nécessaires pour garantir la disponibilité du carburant et assurer la continuité de son système énergétique. Une communication qui vise à rassurer les populations, mais aussi à maintenir la confiance des acteurs économiques dans la solidité du dispositif national.
La directrice générale du Fonds monétaire international,Kristalina Georgieva, a qualifié de « productive » la réunion tenue avec les autorités sénégalaises, à l’issue d’échanges consacrés à la situation économique du pays. Dans un message publié sur Twitter, elle a souligné que les discussions ont porté sur les évolutions économiques récentes, tout en mettant l’accent sur l’importance d’une gestion budgétaire rigoureuse et de réformes structurelles pour réduire les vulnérabilités liées à la dette et soutenir une croissance durable.
Cette prise de parole intervient dans un contexte encore marqué par les séquelles d’une crise de confiance entre le Sénégal et l’institution de Bretton Woods. En 2024, le FMI avait suspendu un programme d’aide d’environ 1,8 milliard de dollars après la découverte d’une dette significative non déclarée par les anciennes autorités. Cette révélation avait profondément ébranlé la crédibilité financière du pays, entraînant une réévaluation notable de la dette publique, désormais estimée à plus de 100 % du produit intérieur brut.
Depuis cet épisode, les relations entre les deux parties connaissent une dynamique de rapprochement progressive. Des discussions sont actuellement en cours en vue de la mise en place d’un nouveau programme économique. Pour les autorités sénégalaises, l’objectif est clair : restaurer la confiance des partenaires techniques et financiers, renforcer la crédibilité de la signature souveraine du pays et rouvrir l’accès à des financements extérieurs dans des conditions plus favorables.
Cependant, les négociations avec le FMI s’annoncent particulièrement exigeantes. L’institution insiste sur plusieurs préalables jugés indispensables, notamment la transparence dans la gestion des finances publiques, la réduction du déficit budgétaire et la mise en œuvre de réformes structurelles profondes. Ces exigences visent à garantir la soutenabilité de la dette et à consolider la stabilité macroéconomique sur le long terme.
Parallèlement, le Sénégal évolue dans un environnement économique contraint. Le ralentissement de la croissance, combiné à un niveau d’endettement élevé, pèse sur les marges de manœuvre de l’État. L’absence d’un accord formel avec le FMI constitue également un frein majeur, limitant l’accès aux marchés financiers internationaux et augmentant le coût des emprunts. Cette situation complique davantage le financement des politiques publiques et des projets de développement.
Le dossier de l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER), longtemps marqué par des soupçons persistants et une opacité dénoncée par l’opinion, semble franchir un cap déterminant. Le Directeur général de l’institution, Jean Michel Séne, a annoncé lui-même sa convocation par les gendarmes de la Section de Recherches, confirmant ainsi l’entrée du dossier dans une phase judiciaire plus concrète.
Cette évolution intervient après plusieurs mois de controverses autour d’un vaste programme d’électrification rurale financé à hauteur de 37 milliards de francs CFA. Ce projet, censé améliorer significativement les conditions de vie dans de nombreuses localités, est aujourd’hui au cœur d’interrogations profondes sur la gestion et la traçabilité des fonds publics.
Face à cette convocation, Jean Michel Sène a adopté une posture de sérénité assumée. Il a rappelé avoir déjà exposé des « éléments factuels » lors de sa conférence de presse du 1er avril, soulignant que la saisine de la justice correspond à une démarche qu’il appelait de ses vœux. Le Directeur général affirme être prêt à coopérer pleinement avec les enquêteurs afin de faire toute la lumière sur cette affaire. Dans sa communication, il insiste sur sa disponibilité à fournir les preuves nécessaires à la manifestation de la vérité, tout en critiquant certains acteurs politiques qu’il accuse d’avoir tenté d’instrumentaliser le dossier sans apporter de contributions substantielles.
Au fil des mois, les signaux d’alerte se sont multipliés. Des voix se sont élevées pour dénoncer un décalage entre les montants engagés et les réalisations visibles sur le terrain. Dans plusieurs zones rurales, l’accès à l’électricité reste encore limité, voire inexistant, alimentant les doutes sur l’effectivité des travaux annoncés. Cette situation a renforcé les attentes des populations, qui réclament désormais des réponses précises sur l’utilisation des ressources allouées.
Un élément particulièrement troublant concerne le rôle de la société AEE Power, citée parmi les acteurs impliqués dans certains marchés liés au programme. L’absence apparente de cette entreprise sur le terrain, ainsi que celle de son gestionnaire, suscite de nombreuses interrogations. Les enquêteurs devront déterminer la nature exacte de ses engagements contractuels, son niveau d’implication réel et les éventuelles responsabilités qui pourraient en découler.
La convocation de Jean Michel Sène par la Section de Recherches apparaît ainsi comme un tournant majeur. Elle cristallise les espoirs d’une opinion publique en quête de transparence et de reddition des comptes. Au-delà des personnes impliquées, c’est la question de la gouvernance des finances publiques qui est posée, dans un contexte où les citoyens exigent davantage de rigueur et de clarté dans la gestion des projets d’envergure.
Un important réseau de trafic de migrants a été démantelé à Ziguinchor par les éléments de la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées (DNLT). L’opération, menée le 9 avril 2026 par l’antenne régionale, a abouti à la présentation au parquet de six individus impliqués dans une tentative d’émigration irrégulière par voie maritime à destination de l’Espagne.
Selon les informations issues de l’enquête, tout est parti de l’exploitation d’un renseignement opérationnel signalant la préparation imminente d’un départ clandestin de grande envergure. Le réseau criminel, dirigé par un ressortissant étranger actuellement en fuite, avait mis en place une organisation bien structurée afin de convoyer près de 200 migrants vers les côtes espagnoles. Les candidats au voyage avaient été répartis en deux groupes distincts, avec pour objectif un regroupement final avant leur embarquement prévu le 10 avril à bord d’une pirogue de fortune.
Chaque migrant devait verser la somme de 400 000 francs CFA pour participer à cette traversée périlleuse. Alertés, les enquêteurs ont mis en place un dispositif de surveillance et de filature qui a permis d’interpeller cinq suspects sur la plage de Boudody, située dans le quartier Goumel à Ziguinchor. La traque s’est poursuivie jusqu’à l’axe menant à Bignona, où deux autres individus ont été arrêtés à l’entrée de la ville.
L’opération a également permis la saisie du matériel destiné à la traversée, notamment une pirogue ainsi que deux moteurs hors-bord, éléments essentiels du dispositif logistique du réseau. Placés en garde à vue puis interrogés, les mis en cause ont reconnu leur implication dans ces activités criminelles. Ils ont révélé que cette tentative constituait leur quatrième opération depuis 2025. Sur les quatre projets organisés, trois se seraient soldés par des échecs.
Les révélations des suspects mettent en lumière l’ampleur du trafic. Au total, 537 migrants auraient été concernés par ces différentes tentatives, générant un chiffre d’affaires estimé à 213 600 000 francs CFA. Une somme considérable qui témoigne de la structuration et de la rentabilité de ce type de réseau.
Les investigations ont également permis de détailler l’organisation interne du groupe. À sa tête, un leader actuellement en fuite supervisait la stratégie globale et la gestion des fonds. Il s’appuyait sur un coordinateur opérationnel basé en Gambie, qui jouait le rôle de capitaine, ainsi que sur des recruteurs et convoyeurs chargés de la logistique, de l’hébergement et du transit des migrants.
À l’issue de la procédure, les six individus interpellés ont été transférés à Dakar pour être présentés devant le Pool Judiciaire Financier, où ils devront répondre de plusieurs chefs d’accusation, notamment association de malfaiteurs, tentative de trafic de migrants, complicité, mise en danger de la vie d’autrui et escroquerie en bande organisée.
La Brigade de Recherches de la compagnie de gendarmerie de Keur Massar a procédé, hier, à une nouvelle interpellation dans le cadre d’une vaste enquête judiciaire en cours. Cette arrestation constitue la 64e enregistrée depuis le début de l’exécution de la délégation judiciaire délivrée par le juge d’instruction du premier cabinet près le Tribunal de Grande Instance de Pikine-Guédiawaye.
La personne interpellée n’est autre que Chérif Aly Diarra, deuxième adjoint au maire de Ouakam, en charge des arts, de la culture, des loisirs et du patrimoine historique. Selon des informations relayées par Seneweb, son arrestation s’inscrit dans la continuité des investigations menées par les enquêteurs sur un dossier jugé sensible.
D’après les éléments recueillis au cours de l’enquête, Chérif Aly Diatta aurait entretenu des relations avec le chanteur Djiby Dramé ainsi qu’avec Ibrahima Magib Seck. Les enquêteurs évoquent l’existence de preuves concordantes qui auraient motivé son interpellation et son placement en garde à vue pour les besoins de l’enquête.
Informées de l’évolution de la procédure, les autorités judiciaires compétentes, notamment le juge d’instruction du premier cabinet ainsi que le procureur Saliou Dicko, suivent de près le dossier. L’enquête se poursuit afin de faire toute la lumière sur cette affaire qui continue d’enregistrer de nouvelles arrestations.
Dans le département de Goudomp, situé dans la région de Sédhiou, la tension monte parmi les travailleurs des collectivités territoriales. Réunis en assemblée générale le week-end dernier à Samine, ces agents ont exprimé leur profonde indignation face au retard persistant dans l’application de la revalorisation des salaires, une mesure pourtant attendue depuis plusieurs années.
Au cœur des revendications, un constat jugé alarmant par les travailleurs : sur les 15 collectivités territoriales que compte le département, seules quatre ont effectivement appliqué la revalorisation salariale prévue dans le cadre de la fonction publique locale. Une situation que dénonce vigoureusement leur porte-parole, Alexandre Guèye Sadio. Selon lui, cette lenteur est incompréhensible et inacceptable, d’autant plus que les mécanismes d’accompagnement ont déjà été mis en place par l’État.
Pour le représentant des travailleurs, le problème ne réside pas dans un manque de ressources financières, mais plutôt dans une absence de volonté politique de la part de certains exécutifs locaux. Il pointe du doigt les maires des communes concernées, qu’il accuse de ne pas accorder la priorité nécessaire à cette réforme pourtant essentielle pour améliorer les conditions de vie des agents territoriaux.
Face à cette situation, les travailleurs lancent un appel pressant aux autorités locales afin qu’elles se conforment aux dispositions en vigueur dans les plus brefs délais. Ils insistent sur l’urgence d’une régularisation rapide pour éviter une dégradation du climat social dans le département.
Pour l’heure, les agents privilégient la voie du dialogue et se disent ouverts à toute initiative permettant de trouver une solution consensuelle. Toutefois, leur patience semble atteindre ses limites. En l’absence de progrès concrets dans les prochains jours, ils n’excluent pas de passer à une étape supérieure en intensifiant leur mouvement de protestation.
Un nouveau drame est venu endeuiller la région de Kédougou, au sud-est du Sénégal. Dans la nuit du lundi 13 avril, aux environs de 22 heures, un éboulement survenu sur un site d’orpaillage clandestin a coûté la vie à deux jeunes ressortissants étrangers dans le village aurifère de Haréhena, situé dans le département de Saraya.
Selon les premières informations recueillies, les victimes se trouvaient en pleine activité d’exploitation artisanale lorsque le sol s’est brutalement effondré. Le site en question, pourtant interdit aux activités minières, était toujours fréquenté par des orpailleurs clandestins, attirés par l’espoir de gains rapides malgré les risques élevés.
Alertée, la brigade de gendarmerie de Saraya est intervenue rapidement pour sécuriser la zone et procéder aux constatations d’usage. Les secours ont également pris en charge plusieurs blessés, eux aussi de nationalité étrangère, qui ont été évacués vers le poste de santé de Haréhena pour y recevoir des soins.
Ce nouvel accident relance la question de la sécurité sur les sites d’orpaillage dans cette partie du pays. D’après une source sécuritaire relayée par le média iRadio, le périmètre de Haréhena est régulièrement le théâtre d’éboulements meurtriers. Le bilan humain y est particulièrement préoccupant, avec au moins 21 décès enregistrés en seulement trois mois.
Malgré les interdictions et les opérations de sécurisation menées par les autorités, l’orpaillage clandestin continue de prospérer dans la région de Kédougou. La pression économique et l’absence d’alternatives pour de nombreux jeunes, souvent venus de pays voisins, contribuent à maintenir cette activité à haut risque.
Dans le dossier judiciaire impliquant Farba Ngom, la dynamique des remises en liberté se poursuit, accentuant davantage l’isolement du maire des Agnam. Ce lundi, Ndèye Seynabou Ndiaye a bénéficié d’une libération, rejoignant ainsi Tahirou Sarr et Abdou Karim Mbacké, tous deux précédemment élargis. Cette évolution marque un tournant dans la procédure, laissant désormais Farba Ngom comme le seul co-inculpé maintenu sous mandat de dépôt.
Cette situation particulière suscite de vives réactions, notamment dans sa localité d’origine. À Agnam, fief politique du maire, ses partisans expriment une indignation grandissante face à ce qu’ils perçoivent comme une inégalité de traitement. Pour eux, la succession des libérations contraste fortement avec le maintien en détention de leur leader, alimentant les soupçons d’une justice à deux vitesses.
Sur le plan judiciaire, aucune communication officielle détaillée n’est venue expliquer les raisons précises de ces décisions différenciées. Toutefois, dans ce type de dossier, les juges peuvent s’appuyer sur plusieurs critères, notamment le degré d’implication supposée, les garanties de représentation ou encore les risques de trouble à l’ordre public. Ces éléments, souvent déterminants, restent au cœur des débats, en particulier lorsque les décisions semblent divergentes entre co-inculpés.
Dans l’opinion publique, cette affaire prend une dimension à la fois politique et sociale. Le maintien en détention de Farba Ngom, personnalité influente et figure politique reconnue dans sa zone, est interprété par ses soutiens comme un signal fort, voire comme une décision aux relents politiques. À l’inverse, certains observateurs appellent à la prudence, rappelant que la justice suit son cours et que chaque situation individuelle est examinée selon ses propres spécificités.
Le climat politique sénégalais connaît une nouvelle montée de tension à la faveur de la réforme controversée des articles L29 et L30 du Code électoral. D’après le quotidien Les Échos, l’Assemblée nationale a décidé d’accélérer la cadence dans ce dossier sensible, donnant l’impression d’un véritable bras de fer avec le président de la République Bassirou Diomaye Faye
À l’origine de cette séquence politique, une proposition de loi portée par le groupe parlementaire Pastef, souvent interprétée comme une tentative de rétablir l’éligibilité de Ousmane Sonko. Ce dernier avait été exclu du processus électoral à la suite de sa condamnation pour diffamation dans l’affaire l’opposant à Mame Mbaye Niang. Pour ses partisans, cette condamnation reste entachée de considérations politiques, alimentant un sentiment d’injustice et renforçant la détermination de ses alliés à corriger ce qu’ils considèrent comme une anomalie juridique.
Selon les informations rapportées, la machine parlementaire est désormais pleinement engagée. Sous la direction du président de l’Assemblée nationale El Malick Ndiaye, le bureau parlementaire a jugé recevable la proposition de loi dite « Ayib Daffé ». Cette validation constitue une étape décisive, puisqu’elle enclenche officiellement le processus législatif et confirme la volonté de la majorité de mener cette réforme à son terme, malgré les critiques qui évoquent une loi taillée sur mesure.
La procédure prévoit ensuite la transmission du texte au chef de l’État pour avis. Bassirou Diomaye Faye dispose d’un délai de dix jours pour se prononcer. Toutefois, cet avis apparaît davantage consultatif que contraignant. En pratique, il ne peut empêcher la poursuite du processus parlementaire. Plus encore, un silence du président au-delà du délai légal serait interprété comme une approbation tacite, réduisant considérablement sa capacité d’influence sur l’issue du texte.
Cette situation met en lumière un enjeu institutionnel majeur, celui de l’équilibre des pouvoirs. La majorité parlementaire semble déterminée à faire prévaloir sa volonté, au point que même l’étape de la promulgation pourrait échapper au président. En l’absence de signature présidentielle et sans saisine du Conseil constitutionnel, le président de l’Assemblée nationale pourrait lui-même procéder à la promulgation de la loi, une hypothèse rare mais prévue par les mécanismes institutionnels.
Après plusieurs mois de discrétion remarquée, le parti Rewmi semble amorcer un retour progressif sur la scène politique nationale. Cette réapparition intervient dans un contexte marqué par l’arrivée au pouvoir de Bassirou Diomaye Faye, qui a profondément reconfiguré les équilibres politiques et redéfini les priorités des différentes formations.
Dirigé par Idrissa Seck, Rewmi s’était jusque-là distingué par une posture relativement effacée depuis la présidentielle. Ce silence prolongé avait suscité de nombreuses interrogations, aussi bien chez les observateurs que parmi les militants, quant à la stratégie adoptée par le parti et à son positionnement face au nouveau pouvoir.
C’est dans ce contexte que s’est tenue, ce week-end, une rencontre jugée significative à Thiés, bastion historique de Rewmi et fief politique d’Idrissa Seck. La réunion a eu lieu au cybercampus de la ville, sous la présidence de Yankhoba Diattara, figure influente du parti et ancien ministre, dont le rôle apparaît de plus en plus central dans la dynamique actuelle de la formation.
Cet événement constitue l’une des rares activités publiques du parti ces derniers mois, ce qui lui confère une importance particulière. Il pourrait être interprété comme un signal de remobilisation, voire de réorganisation interne, à un moment où le paysage politique sénégalais connaît des mutations profondes.
Toutefois, malgré l’intérêt suscité par cette rencontre, très peu d’éléments ont filtré sur son contenu réel. Aucun communiqué officiel détaillé n’a été publié à l’issue des travaux, laissant planer une certaine opacité autour des échanges. Les orientations stratégiques discutées, les éventuelles décisions prises ou encore les perspectives envisagées par les responsables du parti n’ont pas été rendues publiques.
Ce silence alimente les spéculations sur les intentions de Rewmi. S’agit-il d’un simple rassemblement de remobilisation interne ou des prémices d’un repositionnement politique plus structuré face au nouveau pouvoir ? Certains observateurs y voient les signes d’une volonté de retour progressif, mesuré et maîtrisé, dans le jeu politique national.
Le spécialiste du droit électoral Ndiaga Sylla, qui se présente comme « Gardien du Code électoral » et président du Dialogue citoyen, a adressé ce lundi une lettre ouverte au député Ayib Daffé, président du groupe parlementaire Pastef-Les Patriotes à l’Assemblée nationale. Dans ce document, il demande expressément le retrait de la proposition de loi introduite par le parlementaire et visant à modifier le Code électoral, en mettant en avant de sérieuses réserves tant sur la démarche adoptée que sur le contenu du texte.
Sur la forme, Ndiaga Sylla inscrit sa critique dans le contexte institutionnel actuel. Il rappelle que le président Bassirou Diomaye Faye a engagé dès 2025 un dialogue national sur le système politique, une initiative qui a débouché sur la mise en place, en juillet de la même année, d’un comité chargé de rédiger des propositions de réformes. Dans son discours de fin d’année, le chef de l’État avait annoncé la transmission au Parlement, au cours du premier trimestre 2026, d’un projet de Code électoral ainsi que d’autres réformes institutionnelles majeures. Pour l’expert, la proposition portée par Ayib Daffé apparaît en décalage avec ce processus en cours.
Ndiaga Sylla considère en effet que cette initiative parlementaire rompt avec une tradition bien établie au Sénégal, celle du consensus autour des règles du jeu électoral depuis 1992. Selon lui, en agissant de manière isolée, le député court-circuite une dynamique inclusive pilotée par l’exécutif et fragilise un équilibre politique construit au fil des décennies. Il souligne également ce qu’il perçoit comme une contradiction politique importante. Lors du dialogue national, la majorité à laquelle appartient Ayib Daffé s’était opposée à toute modification des dispositions relatives à la déchéance électorale automatique. Or, le texte proposé par le député semble aujourd’hui défendre une orientation inverse.
Sur le fond, Ndiaga Sylla met en lumière plusieurs incohérences juridiques qu’il juge préoccupantes. Il pointe notamment une contradiction entre le dernier alinéa de la proposition de loi et l’article 319 du Code pénal, lequel écarte le principe d’une déchéance électorale automatique en matière correctionnelle. À ses yeux, cette incompatibilité crée une insécurité juridique manifeste.
L’expert relève également des lacunes dans le champ d’application du texte. Il explique que certaines condamnations assorties de sursis ne feraient pas obstacle à l’éligibilité pour des infractions pourtant visées par la réforme. Plus encore, des personnes condamnées pour des faits graves, tels que les coups mortels, le proxénétisme, l’usage de drogues ou certains actes qualifiés contre nature, pourraient demeurer éligibles en l’absence de peines complémentaires explicitement prononcées par le juge. Une situation qu’il juge incohérente avec l’objectif affiché de moralisation de la vie publique.
À ces critiques s’ajoute une imprécision terminologique que Ndiaga Sylla considère comme problématique. Il reproche au texte d’utiliser indistinctement les notions de « crimes » et d’« infractions », alors que ces termes renvoient à des catégories juridiques différentes, avec des implications précises en droit pénal. Cette confusion, selon lui, pourrait entraîner des difficultés d’interprétation et d’application.
Enfin, Ndiaga Sylla met en garde contre les conséquences d’une adoption du texte en l’état. Il rappelle que, conformément au principe de la loi la plus récente, les dispositions du Code électoral pourraient primer sur celles du Code pénal. Cela reviendrait, de facto, à consacrer l’automaticité de la déchéance électorale, une option que le législateur pénal avait pourtant expressément écartée.
Le dossier sensible opposant l’ASER à AEE POWER connaît une nouvelle évolution au Sénégal. Jean Michel Sène a annoncé avoir été officiellement contacté par la Section de recherches, marquant ainsi une étape importante dans le traitement de cette affaire qui alimente le débat public depuis plusieurs semaines.
Cette convocation intervient quelques jours après sa sortie médiatique du 1er avril 2026, au cours de laquelle il avait exposé ce qu’il avait présenté comme des « éléments factuels » liés à ce dossier. Une prise de parole qui avait suscité de nombreuses réactions, tant dans l’opinion que dans les milieux politiques et institutionnels.
Dans une déclaration rendue publique, Jean Michel Sène a accueilli favorablement cette initiative des enquêteurs. Selon lui, cette démarche correspond à une exigence qu’il n’a cessé de formuler depuis le début de l’affaire : celle de faire toute la lumière sur les faits. « C’est précisément ce que nous avons toujours appelé de nos vœux », a-t-il affirmé, estimant que cette convocation constitue une opportunité pour éclairer définitivement l’opinion publique.
L’intéressé assure, par ailleurs, avoir immédiatement répondu à cette sollicitation en affichant sa pleine disponibilité. Il se dit prêt à collaborer sans réserve avec les autorités judiciaires et à fournir tous les éléments en sa possession. « Je mettrai à disposition toutes les preuves nécessaires à la manifestation de la vérité », a-t-il déclaré, insistant sur sa volonté de voir l’enquête aboutir dans la transparence.
Au-delà de l’aspect judiciaire, cette nouvelle étape s’accompagne d’un discours plus offensif sur le terrain politique. Jean Michel Sène a en effet dénoncé ce qu’il considère comme des tentatives de récupération de l’affaire par certains acteurs. Sans citer de noms, il a critiqué « des politiciens sans véritable discours » qui, selon lui, chercheraient à instrumentaliser ce dossier à des fins opportunistes. Il estime toutefois que « ce temps touche bientôt à sa fin », laissant entendre que l’évolution de la procédure pourrait redistribuer les cartes.
Alors que l’enquête entre dans une phase plus active, cette convocation par la Section de recherches pourrait marquer un tournant décisif. Elle ouvre la voie à des auditions approfondies et, potentiellement, à de nouvelles révélations dans un dossier dont les implications restent encore à clarifier.
Dans un contexte où les questions de gouvernance, de transparence et de gestion des ressources publiques occupent une place centrale dans le débat national, l’issue de cette affaire est désormais attendue avec une attention particulière, tant par les citoyens que par les acteurs institutionnels.
La réaction du Président de l’Association des Anciens Sous-préfets du Sénégal
Les réseaux sociaux sénégalais et la presse Sénégalaise bruissent de polémiques autour des relations parfois conflictuelles entre autorités administratives et élus territoriaux. Face à cette agitation, Bafodé Kallo, président de l’Association des Anciens Sous-préfets du Sénégal pour la Promotion du Développement Territorial et de la Protection des Droits Humains, a tenu à rappeler les fondements juridiques et institutionnels de l’action de l’État sur le territoire. Dans une déclaration transmise à la presse, Monsieur Kallo souligne que l’administration sénégalaise repose sur deux piliers complémentaires. D’une part , la déconcentration, qui confie aux gouverneurs, préfets et sous-préfets la mission de représenter le Président de la République et l’ensemble du gouvernement dans les circonscriptions administratives. D’autre part , la décentralisation qui donne aux élus locaux la responsabilité de porter la voix des populations et de gérer les affaires territoriales.
Ces attributions sont fixées par la loi 72-02 du 1er février 1972 et précisées par le décret 72-636 du 29 mai 1972. Pour Kallo, cette articulation doit permettre de réduire les lourdeurs administratives et de favoriser un développement harmonieux.
Ancien cadre de l’administration territoriale, ayant notamment servi à Touba, Kallo intervient dans un contexte marqué par plusieurs frictions publiques entre maires et préfets, autour de la gestion des marchés ou du foncier. Ces épisodes ont alimenté une confusion des rôles et nourri les débats en ligne. Il ne manquera pas de lancer un appel au respect mutuel.
« Les autorités administratives assurent la continuité territoriale et régalienne au nom de l’État. Elles méritent respect et considération par tous les citoyens », insiste-t-il. En rappelant que préfets et sous-préfets agissent « au nom de la République », le président de l’association plaide pour un sursaut de respect mutuel et une coopération renforcée entre élus et représentants de l’État. Voici , dans son intégralité la déclaration. «
« Depuis un certain temps des cas d’incompréhension entre des autorités administratives et des élus territoriaux font objet de débats à travers les réseaux sociaux. En effet l’administration sénégalaise dans son fonctionnement s’appuie sur deux socles constitués de la déconcentration et de la décentralisation. Ces deux éléments sont complémentaires pour une administration de développement. Celle-ci a entre autres, mission de réduire des pesanteurs et autres lourdeurs dans l’exécution efficiente des tâches au service du développement harmonieux.
Dans ce cadre, la décentralisation inclut les élus territoriaux représentant les populations tandis que la déconcentration inclut les chefs de circonscription administrative, notamment le Gouverneur, le Préfet et le Sous-préfet qui sont respectivement les délégués du Président de la République, Chef de l’État, et représentants de tous les membres du Gouvernement, naturellement titulaires de portefeuille, dans leur circonscription. À ce titre leurs attributions sont fixées par la loi 72-02 du 1er février 1972, modifiée, et précisée par le décret 72-636 du 29 mai 1972, modifié.
Ces autorités administratives assurent la continuité territoriale et régalienne au nom de l’État. Elles méritent respect et considération par tous les citoyens au nom de la République. »
Le Dakarois
Le ministre de l’Intérieur Mouhamadou Bamba Cissé a alerté, le 12 avril 2026, sur une crise énergétique imminente au Sénégal, prévenant d’une possible hausse des prix du carburant sous quelques jours. Ibrahima Bachir Dramé, expert pétrolier et consultant international, soutient qu’ « aller vers la vérité des prix est quasiment inévitable ».
Selon l’expert Ibrahima Bachir Dramé, le maintien des prix actuels « repose essentiellement sur des subventions publiques » mais l’État ne pourrait plus supporter durablement l’écart entre les prix du marché mondial et les prix à la pompe. « L’Etat subventionne pour assurer un système de compensation, pour maintenir un équilibre des prix. À court terme, c’est un amortisseur social important. Mais à moyen terme, cela pèse lourdement sur le budget de l’État. Si les cours internationaux du pétrole restent élevés, cette politique devient difficilement soutenable sans arbitrages budgétaires majeurs », a-t-il déclaré dans le journal L’Observateur.
En poursuivant, il explique que le gouvernement a la possibilité d’intervenir sur la fiscalité liée au pétrole, de reporter des investissements spécifiques ou d’orienter les subventions. Cependant, ces solutions ne sont que provisoires car l’Etat ne peut pas indéfiniment compenser une hausse structurelle des prix internationaux. A ce titre, il affirme qu’« aller vers la vérité des prix est quasiment inévitable ».
L’expert pétrolier soutient que la dernière sortie du ministre Bamba Cissé n’est qu’une phase de pédagogie initiée. « Les autorités préparent progressivement l’opinion à des décisions difficiles. C’est une démarche classique en période de tension économique : expliquer en amont pour éviter un choc brutal et préserver la stabilité sociale. Cependant, les marges existent, mais elles sont limitées », a expliqué Ibrahima Bachir Dramé. D’après lui, pour protéger les ménages vulnérables et les secteurs stratégiques, « il faudra une approche progressive, accompagnée de mesures sociales ciblées ».
Le consultant international prévient que la hausse des prix de l’énergie a « un effet domino » sur toute l’économie notamment dans le transport, l’alimentation et la production. « Donc, il y a un risque inflationniste réel. D’où l’importance d’un accompagnement intelligent de la part de l’Etat pour éviter une dégradation du pouvoir d’achat », a-t-il indiqué.
Cependant, Ibrahima Bachir Dramé avance que cette situation doit être un déclic pour accéder à la souveraineté énergétique. « Le Sénégal a une opportunité historique avec ses ressources gazières et pétrolières. Il faut accélérer la transition énergétique, développer le gaz domestique, les renouvelables, et réduire notre dépendance aux importations. C’est une question de souveraineté énergétique. On ne peut pas durablement subventionner la réalité. La vraie solution, c’est d’anticiper, de cibler les aides et d’investir dans notre souveraineté énergétique », a-t-il suggéré.
Les travaux d’un atelier de formation consacré au contentieux de la propriété intellectuelle dans le sport se sont ouverts ce lundi 13 avril 2026 à l’hôtel Fleur de Lys, à Dakar. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la coopération entre l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) et l’État du Sénégal, en partenariat avec l’Association sénégalaise pour la promotion de l’innovation et du transfert de technologie (ASPIT). Elle est exclusivement dédiée aux magistrats sénégalais, appelés à jouer un rôle clé dans la gestion des litiges liés aux grandes compétitions sportives.
Cette session intervient dans un contexte particulier, marqué par les préparatifs des Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026, prévus du 31 octobre au 13 novembre. À mesure que l’événement approche, les enjeux juridiques liés à la protection des marques, des images, des créations artistiques et des innovations deviennent de plus en plus pressants. L’objectif de cet atelier est ainsi d’anticiper les éventuels contentieux et de doter les magistrats des outils nécessaires pour y faire face de manière efficace.
À l’ouverture des travaux, le secrétaire général du ministère du Commerce, Seydina Aboubacar Ndiaye, a insisté sur l’importance stratégique de la propriété intellectuelle dans le développement économique. Selon lui, ce domaine constitue un levier essentiel pour protéger les créateurs et les inventeurs qui investissent des ressources considérables dans leurs œuvres et leurs innovations. Il a souligné que la sécurisation de ces droits est indispensable pour encourager l’investissement et maintenir la confiance des acteurs économiques, notamment dans le secteur du sport.
Il a également rappelé que les Jeux Olympiques de la Jeunesse ne se limitent pas à une simple manifestation sportive. Ils représentent un véritable écosystème économique où interagissent entreprises, sponsors, marques et créateurs, tous directement concernés par les questions de propriété intellectuelle. Dans ce cadre, une gestion rigoureuse des droits devient un impératif pour garantir le bon déroulement de l’événement.
Les travaux de l’atelier devraient déboucher sur des recommandations destinées aux autorités compétentes, en particulier les ministères en charge du sport, de l’industrie, du commerce et de l’agriculture. Ces propositions visent à renforcer le cadre juridique et institutionnel afin de mieux encadrer les enjeux liés à l’organisation des Jeux.
De son côté, la directrice de l’ASPIT, Françoise Faye, a mis en avant la nécessité d’intégrer pleinement le contentieux de la propriété intellectuelle dans le domaine sportif. Elle a expliqué que cette approche contribue directement à la préparation des Jeux Olympiques de la Jeunesse en permettant une meilleure anticipation des litiges. Elle a également plaidé pour un renforcement des capacités des magistrats, afin de garantir des décisions plus justes et mieux adaptées aux réalités du secteur.
Françoise Faye a par ailleurs salué la collaboration avec le comité d’organisation des Jeux, qui s’inscrit dans une dynamique de coopération constructive entre les différents acteurs impliqués. Cette synergie est, selon elle, essentielle pour relever les défis juridiques liés à un événement d’une telle envergure.
Le programme de l’atelier comprend plusieurs modules portant sur le cadre juridique de la propriété intellectuelle, les différents types de droits, notamment les marques, les dessins et modèles ainsi que les droits voisins, sans oublier les procédures de traitement des contentieux. Des échanges d’expériences comparées sont également prévus, permettant aux participants de s’inspirer de bonnes pratiques mises en œuvre dans d’autres contextes.
Le projet gazier Grand Tortue Ahmeyim (GTA), à la frontière maritime entre le Sénégal et la Mauritanie, continue de progresser, mais les autorités sénégalaises maintiennent la pression sur les acteurs impliqués pour garantir le respect des engagements sociaux et environnementaux. Réuni le vendredi 10 avril 2026 à Saint-Louis dans le cadre du Comité Régional de Concertation (CRC), le ministre de l’Énergie, du Pétrole et des Mines a dressé un état des lieux jugé globalement satisfaisant, tout en appelant à des corrections sur plusieurs points encore en suspens.
Selon les données présentées, 58 % des engagements pris depuis octobre 2025 ont été entièrement réalisés. Toutefois, une part non négligeable reste à consolider : 30 % des actions sont encore en cours d’exécution, tandis que 12 % accusent un retard. Une situation qui a poussé le ministre à exiger davantage de rigueur et d’efficacité de la part des différentes parties prenantes, notamment Petrosen, BP et les services de l’État, appelés à renforcer leur coordination pour accélérer la mise en œuvre des mesures prioritaires.
Cette exigence s’inscrit dans un contexte de fortes attentes des populations locales, particulièrement dans la région de Saint-Louis, directement impactée par les activités liées au projet GTA. Les communautés riveraines, notamment les pêcheurs, les mareyeurs et les femmes transformatrices, étaient d’ailleurs représentées lors de cette rencontre, traduisant la volonté des autorités d’instaurer un dialogue inclusif autour de l’exploitation des ressources gazières.
Les échanges ont permis de réaffirmer l’importance d’une gouvernance participative et responsable du projet. Quatre axes stratégiques ont ainsi été définis pour encadrer la suite des opérations : le renforcement du dialogue permanent avec les communautés, une meilleure appropriation du projet par les acteurs locaux, une gestion rigoureuse des impacts environnementaux et la promotion d’un développement social durable dans les zones concernées.
Face aux défis persistants, les autorités ont également annoncé une révision du dispositif de pilotage afin de garantir un suivi plus efficace et plus réactif des engagements pris. L’objectif est d’anticiper les blocages, d’accélérer les processus de mise en œuvre et d’assurer une meilleure transparence dans la gestion du projet.
Le projet gazier Grand Tortue Ahmeyim (Grand Tortue Ahmeyim) poursuit sa mise en œuvre avec des résultats jugés globalement satisfaisants par les autorités sénégalaises. Réuni ce vendredi 10 avril 2026 à Saint-Louis dans le cadre du Comité Régional de Concertation (CRC), le ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines a annoncé un taux de réalisation de 58 % des engagements sociaux et environnementaux liés au projet.
Ce bilan, qui couvre les engagements pris depuis octobre 2025, met en évidence des avancées significatives, tout en révélant des marges de progression importantes. En effet, 30 % des actions sont toujours en cours d’exécution, tandis que 12 % accusent des retards. Une situation qui a conduit les autorités à hausser le ton, appelant à des « corrections nécessaires » pour garantir le respect des engagements pris envers les populations locales.
Dans un message ferme, le ministre a exhorté les principaux acteurs du projet, notamment Petrosen et BP, ainsi que les services de l’État, à renforcer leur coordination. L’objectif affiché est clair : lever rapidement les blocages et accélérer la mise en œuvre des actions en souffrance, dans un contexte où les attentes des communautés impactées restent particulièrement fortes.
La rencontre de Saint-Louis a réuni un large éventail d’acteurs locaux, traduisant la volonté d’instaurer une gouvernance inclusive autour du projet. Des représentants des pêcheurs, des mareyeurs et des femmes transformatrices ont pris part aux échanges, mettant en lumière les préoccupations des populations directement concernées par l’exploitation gazière. Cette démarche participative vise à prévenir les tensions sociales et à favoriser une appropriation collective du projet.
Au cœur des discussions, quatre axes stratégiques ont été définis pour guider la suite de la mise en œuvre. Il s’agit du renforcement du dialogue permanent avec les communautés, de l’appropriation inclusive des retombées du projet, de la gestion rigoureuse des impacts environnementaux et de la promotion d’un développement social durable dans la zone d’intervention.
Face aux défis identifiés, les autorités ont également annoncé une actualisation du dispositif de pilotage du projet. Cette réforme vise à instaurer un suivi plus dynamique et plus rigoureux des engagements, afin d’éviter tout décalage entre les promesses et leur concrétisation sur le terrain.
Au terme de cette rencontre, un consensus s’est dégagé autour d’un principe fondamental : la réussite du projet Grand Tortue Ahmeyim ne saurait être uniquement mesurée à l’aune de ses performances industrielles. Elle dépendra également de sa capacité à garantir transparence, équité et justice sociale pour les populations de Saint-Louis, directement impactées par cette exploitation stratégique.
Le projet d’extension du Train Express Régional (TER) du Sénégal franchit un cap décisif avec l’entrée en phase opérationnelle du tronçon reliant l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD) à la ville de Thiès. Une délégation de la Société nationale de gestion du patrimoine du TER (SENTER) a récemment effectué une visite officielle auprès des autorités municipales de Thiès, marquant ainsi le lancement des études techniques préalables à la réalisation de cette infrastructure majeure.
Cette initiative s’inscrit dans la continuité des deux premières phases du TER, qui relient déjà Dakar à Diamniadio puis Diamniadio à l’AIBD. Ces segments, désormais fonctionnels, ont permis d’améliorer significativement la mobilité des usagers, de réduire les temps de trajet et de désengorger les principaux axes routiers de la région de Dakar. Fort de ce succès, l’État sénégalais entend poursuivre l’expansion du réseau ferroviaire moderne afin de répondre à une demande croissante en transport rapide, fiable et sécurisé.
La mission actuelle de la SENTER consiste principalement à collecter des données techniques, géographiques et socio-économiques en vue de définir avec précision le tracé du futur prolongement. Il s’agira notamment d’identifier les zones de passage optimales, les contraintes environnementales et les besoins en infrastructures annexes, telles que les gares, les ouvrages d’art et les systèmes de signalisation. Cette phase d’étude est cruciale pour garantir la viabilité technique et économique du projet.
L’extension du TER vers Thiès revêt une importance stratégique majeure. Surnommée la « capitale du rail », la ville occupe une position clé dans le dispositif de transport national. Son raccordement direct au réseau du TER permettra de renforcer les échanges entre Dakar, Diamniadio, l’AIBD et les zones industrielles en plein essor. Ce projet devrait ainsi contribuer à fluidifier les déplacements des personnes et des marchandises, tout en soutenant la croissance économique et l’attractivité territoriale.
Au-delà de Thiès, les autorités sénégalaises affichent une ambition plus large : étendre progressivement le TER vers l’intérieur du pays. Cette vision s’inscrit dans une السياسة d’aménagement du territoire visant à réduire les disparités régionales et à désenclaver certaines zones encore difficilement accessibles. Le développement du réseau ferroviaire moderne apparaît ainsi comme un levier essentiel pour accompagner l’industrialisation, encourager l’investissement et favoriser une croissance inclusive.
La sélection féminine du Sénégal a entamé sa semaine de préparation de la meilleure des manières en s’imposant sur la plus petite des marges face au Burkina Faso (1-0), lors d’un match amical disputé dans une ambiance studieuse. L’unique réalisation de la rencontre est intervenue grâce à Sokhna Nogaye Pène, qui a su faire la différence et offrir aux Lionnes un succès encourageant.
Cette victoire, au-delà du score, traduit une volonté claire du groupe de monter progressivement en puissance à l’approche des échéances continentales. Les joueuses sénégalaises, déterminées à affiner leurs automatismes et à renforcer leur cohésion, auront l’occasion de confirmer cette bonne dynamique dès jeudi prochain à 17h00 GMT, lors d’une seconde confrontation face à la même équipe burkinabè.
Ce double rendez-vous amical s’inscrit dans le cadre des préparatifs en vue de la prochaine Coupe d’Afrique des nations féminine. Pour leur cinquième participation à cette compétition majeure, et la troisième consécutive, les Lionnes ambitionnent de franchir un nouveau cap. Placées dans le groupe A, elles devront faire face à une opposition relevée composée du Maroc, pays hôte, de l’Algérie et du Kenya. Un groupe homogène qui promet des rencontres disputées et exigeantes pour les protégées du staff sénégalais.
Dans ce contexte, chaque match de préparation revêt une importance capitale afin d’ajuster les choix tactiques et d’évaluer l’état de forme des joueuses. Le staff technique semble ainsi privilégier une montée en régime progressive, avec l’objectif d’arriver à la compétition dans les meilleures dispositions possibles.
Par ailleurs, un changement important est intervenu dans le calendrier continental. La Confédération Africaine de Football a annoncé le report de la CAN féminine 2026. Initialement programmée du 17 mars au 3 avril au Maroc, la compétition se déroulera finalement du 25 juillet au 16 août 2026. Ce report offre davantage de temps de préparation aux différentes sélections, dont celle du Sénégal, qui pourra en profiter pour peaufiner sa stratégie et renforcer ses ambitions sur la scène africaine.
Le Général de brigade Babou Faye a officiellement été admis dans la deuxième section des cadres de l’État-major à compter du 11 avril 2026, selon une annonce relayée par FDS TV. Cette décision marque une nouvelle étape dans la carrière de cet officier supérieur, jusque-là Directeur du Service de l’Intendance des Armées.
Promu au grade de général de brigade en avril 2025, Babou Faye avait franchi ce cap symbolique le 10 avril, une date qui coïncidait avec son anniversaire. Cette distinction venait consacrer un parcours militaire riche et marqué par l’engagement sur le terrain comme dans les fonctions stratégiques.
Issu de la 8ᵉ promotion de l’École nationale des officiers d’active, il fait ses débuts dans l’infanterie au sein du 3ᵉ Bataillon d’infanterie. Très tôt, il est déployé en Casamance, où il participe à plusieurs opérations militaires dans des zones sensibles telles que Kaguit, Etafoune, Côte 12 et Bougniack. Ces expériences forgent son profil d’officier de terrain, confronté aux réalités opérationnelles les plus exigeantes.
Cependant, sa carrière connaît un tournant décisif à la suite d’un grave accident survenu en Casamance, qui le contraint à quitter l’infanterie. Il se réoriente alors vers le Service de l’Intendance des Armées. Loin d’être un recul, cette reconversion devient une opportunité qu’il saisit avec rigueur, développant une expertise reconnue dans la gestion logistique et administrative des forces armées.
Babou Faye occupe une première fois la direction du Service de l’Intendance entre 2019 et 2021. Fort de son expérience, il est rappelé à ce poste en 2023, confirmant la confiance de la hiérarchie militaire en ses compétences. Il y reste jusqu’à son accession à la première section des officiers généraux en avril 2025.
Dans le cadre de la réorganisation en cours, il est remplacé à la tête de l’Intendance des Armées par le Colonel Mamadou Diaraf Gningue, officiellement installé dans ses fonctions depuis le 11 avril 2026.
La tension entre États-Unis et Iran franchit un nouveau seuil. Washington a annoncé la mise en place d’un blocus maritime visant les ports iraniens, une décision qui ravive les craintes d’un embrasement au Moyen-Orient après l’échec des négociations entre les deux puissances. Cette mesure, qualifiée de « piraterie » par Téhéran, s’inscrit dans un contexte déjà marqué par une forte instabilité régionale.
À l’origine de cette nouvelle crise, l’impasse diplomatique autour du programme nucléaire iranien. Le président Donald Trump accuse Téhéran de refuser toute concession sur ses ambitions nucléaires. De son côté, l’Iran dénonce des exigences jugées excessives et contraires à sa souveraineté. L’échec des discussions a ainsi laissé place à une logique de rapport de force, dans laquelle la pression économique et militaire devient un levier central.
Le blocus annoncé par Washington consiste à empêcher les navires d’entrer ou de sortir des ports iraniens, notamment via le stratégique détroit d’Ormuz. Ce passage maritime est l’un des plus importants au monde pour le transport de pétrole. Les autorités américaines prévoient également d’intercepter tout navire soupçonné de verser des redevances à l’Iran pour circuler dans la zone. En parallèle, des opérations de sécurisation, notamment de déminage, pourraient être engagées afin de garantir la libre circulation selon les standards définis par Washington. Les États-Unis évoquent par ailleurs la possibilité d’un soutien de leurs alliés, y compris au sein de OTAN.
Un blocus maritime est une opération militaire lourde de conséquences, puisqu’il vise à isoler un pays en coupant ses voies d’approvisionnement et d’exportation. Dans ce cas précis, les États-Unis affirment vouloir cibler uniquement les navires en lien avec les ports iraniens, sans perturber le commerce international des autres États. Une telle distinction reste toutefois difficile à appliquer sur le terrain, où les flux maritimes sont étroitement imbriqués.
Washington justifie cette décision par la volonté de mettre fin à ce qu’il considère comme une forme de pression exercée par l’Iran sur le trafic maritime. Selon les autorités américaines, Téhéran utiliserait le détroit d’Ormuz pour influencer les marchés pétroliers, en autorisant ou en limitant le passage de certains navires. Des accusations portent également sur la perception de paiements illégaux exigés à certains bâtiments pour garantir leur passage. Le blocus viserait ainsi à priver l’Iran de ces ressources financières et à l’obliger à revenir à la table des négociations.
Les conséquences immédiates de cette mesure pourraient toutefois rester limitées. Depuis le début des tensions, le trafic maritime dans la zone a déjà fortement diminué. Alors qu’on enregistrait auparavant plus d’une centaine de navires par jour, ce volume a considérablement chuté. Dans ce contexte, le blocus apparaît davantage comme un outil de pression stratégique que comme un bouleversement logistique majeur.
Néanmoins, les risques d’escalade demeurent élevés. L’Iran a d’ores et déjà menacé de riposter, laissant planer la possibilité d’incidents militaires en mer. Une confrontation directe ou indirecte pourrait entraîner une hausse des prix du pétrole et affecter l’économie mondiale. Au-delà des enjeux économiques, c’est surtout la stabilité du Moyen-Orient qui est en jeu, dans une région déjà fragilisée par de multiples conflits.
La présence d’Aminata Touré aux États-Unis a récemment suscité une vive polémique sur la scène politique sénégalaise, dans un contexte marqué par l’appel du Premier ministre Ousmane Sonko à limiter les déplacements non essentiels des membres de l’exécutif à l’étranger. Cette sortie du chef du gouvernement visait notamment à rationaliser les missions officielles et à recentrer l’action publique sur les priorités nationales.
C’est dans ce climat que le député Cheikh Bara Ndiaye a créé la controverse en affirmant, à travers une publication sur les réseaux sociaux, que l’ancienne Première ministre se serait rendue aux États-Unis dans le but de critiquer Ousmane Sonko. Une déclaration qui a rapidement enflammé les débats, alimentant interrogations et spéculations au sein de l’opinion publique.
Face à ces accusations, Aminata Touré n’a pas tardé à réagir. Dans un message publié sur sa page Facebook, elle a tenu à apporter des éclaircissements sur les raisons de sa présence à New York. L’ancienne cheffe du gouvernement a fermement rejeté toute interprétation politique de son déplacement, soulignant qu’il s’inscrit exclusivement dans le cadre de ses responsabilités internationales.
Elle a expliqué participer à la 25e session du Comité d’experts de l’administration publique des Nations Unies, un organe consultatif chargé d’accompagner le Secrétaire général dans la définition de stratégies visant à améliorer l’efficacité des administrations publiques à travers le monde. Cette mission s’inscrit, selon elle, dans le cadre de son second mandat de quatre ans au sein de cette instance.
Aminata Touré a ainsi insisté sur la dimension technique et institutionnelle de sa participation, mettant en avant l’importance des travaux du comité dans la réalisation des objectifs de développement durable. Elle a également rappelé que son engagement au sein de cet organe international dépasse les considérations politiques nationales et participe au rayonnement du Sénégal sur la scène internationale.
Le Sénégal signe un retour remarqué sur le marché des titres publics de l’Union économique et monétaire ouest-africaine avec une double opération de levée de fonds bouclée avec succès vendredi dernier. À travers ces deux interventions, le Trésor public sénégalais a réussi à mobiliser un montant global de 148,6 milliards de francs CFA, traduisant une confiance renouvelée des investisseurs et une dynamique encourageante pour les finances publiques du pays.
Dans le détail, la première opération a permis de lever 88,2 milliards de francs CFA. Cette mobilisation repose sur une combinaison d’instruments de dette à court et moyen terme. Les Bons assimilables du Trésor, d’une maturité de 364 jours, ont permis de collecter 35,9 milliards de francs CFA, tandis que les Obligations assimilables du Trésor, d’une durée de trois ans, ont généré 52,2 milliards de francs CFA. Cette structuration traduit une stratégie équilibrée entre gestion de trésorerie à court terme et financement des besoins à moyen terme.
La seconde opération, quant à elle, a permis de lever 60,3 milliards de francs CFA, sur un total de soumissions atteignant 75,8 milliards de francs CFA, soit un taux de couverture appréciable. Cette levée confirme l’appétit des investisseurs pour les titres souverains sénégalais. Dans cette tranche, les Bons assimilables du Trésor à 364 jours ont permis de mobiliser 37,6 milliards de francs CFA. Les Obligations assimilables du Trésor à trois ans ont rapporté 17,2 milliards de francs CFA, tandis que celles à cinq ans ont contribué à hauteur de 5,4 milliards de francs CFA, marquant ainsi une ouverture vers des maturités plus longues.
Au-delà des montants mobilisés, ces opérations traduisent un signal fort envoyé au marché régional. Elles témoignent de la capacité du Sénégal à diversifier ses sources de financement dans un contexte économique marqué par des tensions internationales et des incertitudes sur les marchés énergétiques. Le recours au marché des titres publics de l’Uemoa s’inscrit ainsi dans une stratégie visant à renforcer l’autonomie financière de l’État tout en limitant les risques liés à l’endettement extérieur.
Ce retour réussi sur le marché régional pourrait également contribuer à stabiliser la courbe des taux et à renforcer la crédibilité du Sénégal auprès des investisseurs institutionnels de la sous-région. En mobilisant efficacement des ressources à des maturités variées, le pays démontre sa volonté de gérer de manière proactive sa dette publique, tout en soutenant le financement de ses priorités économiques et sociales.