Revue des réformes de l’UEMOA : le Sénégal maintient un taux de mise en œuvre de 77 % malgré un léger recul

Dakar a servi de cadre, ce mardi, à la phase politique de la revue annuelle des réformes, politiques, programmes et projets communautaires de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Cette rencontre de haut niveau marque l’étape finale du processus d’évaluation engagé au sein des États membres afin de mesurer l’état d’application des engagements communautaires.

Les travaux ont permis de faire le point sur les performances du Sénégal dans la mise en œuvre des réformes de l’espace communautaire. À l’issue de l’évaluation technique de l’année 2025, le Sénégal affiche un taux moyen de mise en œuvre de 76,45 %, soit environ 77 %, un niveau considéré comme satisfaisant par les autorités communautaires.

Cette performance intervient dans un contexte où le volume des réformes évaluées a connu une hausse importante. Au total, 145 réformes ont été examinées cette année contre 132 en 2024, traduisant un élargissement du champ des exigences communautaires et des mécanismes de suivi.

Malgré ce résultat jugé honorable, le Sénégal enregistre toutefois un léger recul de 2,14 points par rapport au taux de 78,59 % obtenu l’année précédente. Cette baisse s’explique notamment par certaines contraintes relevées lors des travaux techniques, en particulier les retards dans la validation de certains documents, l’insuffisance de pièces justificatives ainsi que des difficultés liées au suivi et à l’exécution de plusieurs programmes et projets communautaires.

Les conclusions de la phase technique montrent cependant que l’ensemble des États membres de l’UEMOA ont réalisé des progrès significatifs dans l’application des réformes communautaires. Les évaluateurs ont salué les efforts consentis dans plusieurs secteurs stratégiques, tout en appelant les pays à renforcer davantage les mécanismes de gouvernance, de coordination et de suivi des projets.

Face aux insuffisances relevées, les autorités sénégalaises ont réaffirmé leur engagement à améliorer les dispositifs logistiques et administratifs afin d’accélérer l’exécution des projets et de consolider les performances du pays lors des prochaines évaluations.

Occupation anarchique des autoponts à Dakar : le réveil tardif des autorités face à un désordre devenu chronique

Le communiqué publié le 15 mai par le gouverneur de Dakar, annonçant des opérations de contrôle et de libération des autoponts irrégulièrement occupés, aurait pu être accueilli comme une mesure salutaire. Pourtant, derrière cette réaction officielle se cache surtout le constat inquiétant d’un laisser-faire profondément enraciné dans la gestion de l’espace public dans la capitale sénégalaise.

Dans son texte, l’autorité administrative déplore « l’installation d’abris de fortune, l’exercice d’activités commerciales non autorisées, le stationnement anarchique de motos et de matériels divers ainsi que l’utilisation de ces espaces comme lieux d’hébergement nocturne ». Une situation devenue banale sous plusieurs autoponts de Dakar, au point que certains de ces lieux ressemblent désormais à de véritables zones d’occupation permanente.

Mais ce qui interpelle le plus dans cette affaire reste le timing de cette sortie. Il a fallu un reportage diffusé par la RTS pour provoquer une réaction officielle, alors que le phénomène ne date nullement d’hier. Depuis plusieurs années, chaque nouvelle infrastructure routière livrée aux usagers est rapidement envahie par des occupations informelles. Quelques semaines suffisent souvent pour voir apparaître des installations précaires, des commerces improvisés et des parkings sauvages sous les ponts et aux abords des échangeurs.

Progressivement, ces espaces publics sont transformés en propriétés privées de fait, sans véritable opposition des autorités. Le premier occupant s’installe, d’autres suivent, et le désordre finit par s’imposer comme une norme. Une réalité qui soulève de nombreuses interrogations sur l’efficacité du contrôle administratif et sécuritaire dans la capitale.

Le gouverneur annonce aujourd’hui des opérations impliquant les forces de défense et de sécurité. Pourtant, policiers et gendarmes sont quotidiennement présents à proximité de plusieurs autoponts concernés. Ils assistent depuis des mois, parfois des années, à cette occupation progressive des lieux. Dès lors, beaucoup s’interrogent : pourquoi aucune intervention n’a-t-elle été menée plus tôt ?

Car empêcher une installation anarchique dès ses débuts semble plus simple que d’attendre qu’elle se consolide, créant chez les occupants un sentiment de légitimité, voire parfois une posture victimaire lors des déguerpissements. Ces opérations tardives, bien qu’elles apparaissent nécessaires pour rétablir l’ordre, viennent aussi briser des activités économiques précaires et des espoirs construits dans l’illégalité mais tolérés pendant longtemps.

L’autre point qui suscite l’incompréhension concerne le rôle des structures publiques chargées de la gestion des infrastructures routières, notamment Ageroute. L’agence, responsable des grands axes, semble avoir abordé le problème sous un angle essentiellement événementiel plutôt que structurel.

Dans un communiqué daté du 28 avril et publié sur sa page Facebook le 6 mai, Ageroute annonçait des opérations de déguerpissement « dans le cadre des Jeux olympiques de la jeunesse 2026 ». Une formulation qui a provoqué de nombreuses critiques. Pour plusieurs observateurs, ce message laisse entendre que les opérations de libération des espaces publics seraient motivées davantage par le souci de présenter une image propre de Dakar à l’approche d’un événement international que par une volonté durable de préserver le cadre urbain.

Cette perception alimente un sentiment de frustration chez de nombreux Dakarois. Beaucoup redoutent que ces opérations ne soient que temporaires, avant un retour progressif des occupations anarchiques une fois les JOJ terminés.

Le phénomène ne se limite d’ailleurs pas aux espaces situés sous les ponts. Certaines infrastructures elles-mêmes sont touchées. Au pont de Fann, par exemple, l’espace séparant les deux voies a été occupé par des installations de fortune. Dans le passé, des situations similaires avaient déjà été observées sur certaines passerelles de la VDN, sans réaction durable des autorités compétentes.

Dans ce contexte, l’absence visible de la municipalité de Dakar est également pointée du doigt. Alors que la capitale fait face à des problèmes croissants d’occupation irrégulière et de désordre urbain, les initiatives municipales apparaissent quasi inexistantes sur cette question.

Le maire de Dakar est davantage perçu comme concentré sur les enjeux politiques liés à son maintien à la tête de la ville, dans un climat marqué par les débats autour d’une éventuelle délégation spéciale. Pendant ce temps, les problématiques liées à l’ordre urbain semblent reléguées au second plan.

Pourtant, certains rappellent l’exemple de Khalifa Sall, ancien maire de Dakar, qui avait engagé plusieurs opérations de réorganisation de l’espace public malgré leur impopularité initiale. Pour ses partisans, il avait démontré qu’une gouvernance fondée sur une vision claire et détachée des calculs politiciens pouvait produire des შედეგats visibles, y compris sur le plan électoral.

Quant aux maires des autres communes de Dakar, leur silence sur le sujet renforce le sentiment d’abandon ressenti par une partie de la population. Beaucoup dénoncent un manque d’anticipation généralisé et une incapacité des autorités locales à faire respecter durablement les règles d’occupation de l’espace public.

Affaire Ndiaga Seck : les révélations d’une ancienne relation au cœur de l’enquête

L’enquête visant Matar Ndiaga Seck, plus connu sous le surnom de « Ndanane », continue de provoquer de nombreuses réactions au Sénégal. Placé sous mandat de dépôt dans une affaire mêlant accusations d’homosexualité et de transmission volontaire du VIH, le militant politique proche de Pastef se retrouve désormais au centre d’un dossier aux ramifications aussi judiciaires que personnelles.

De nouvelles révélations publiées par le quotidien L’Observateur apportent un éclairage inédit sur les circonstances ayant conduit à son inculpation. Au cœur du dossier figurent notamment des échanges privés datant de 2013, remis aux enquêteurs par Ahmadou Lamine Dia lors de sa garde à vue au commissariat de Linguère. Ces conversations électroniques auraient constitué des pièces importantes dans la procédure ouverte contre Ndiaga Seck.

Depuis l’éclatement de l’affaire, une interrogation revenait avec insistance : pourquoi Ahmadou Lamine Dia avait-il conservé pendant plus de dix ans ces anciens messages ? Selon les informations rapportées par L’Observateur, la réponse aurait émergé lors de la confrontation entre les deux hommes devant les enquêteurs.

Ahmadou Lamine Dia aurait expliqué avoir entretenu une relation intime avec Ndiaga Seck entre 2013 et 2014. D’après sa déposition, leur premier contact aurait été établi via Facebook avant qu’un certain Jeannot Rodriguez ne facilite davantage leurs échanges et leurs rencontres.

Toujours selon les éléments relayés par le journal, cette relation se serait progressivement transformée en liaison amoureuse. Ahmadou Lamine Dia affirme que plusieurs rencontres auraient eu lieu dans la Petite Côte, notamment dans la localité de Somone. Entendu par les enquêteurs, il aurait déclaré qu’il ignorait à cette période sa propre séropositivité et qu’il n’était plus en mesure d’affirmer avec certitude si les rapports entretenus étaient protégés ou non.

Au-delà des accusations judiciaires, le dossier prend également une dimension personnelle et émotionnelle. Ahmadou Lamine Dia aurait confié avoir très mal vécu la fin de cette relation. Selon ses déclarations, Ndiaga Seck l’aurait brusquement bloqué et coupé de tout contact sans explication préalable. Une rupture qu’il décrit comme une profonde blessure affective.

C’est cette frustration qui l’aurait poussé à conserver pendant toutes ces années les anciens échanges entre eux. Toujours selon ses propos rapportés par L’Observateur, ces conversations représentaient à ses yeux les dernières traces d’une relation qu’il considérait sincère et importante.

Face à ces accusations, Matar Ndiaga Seck maintient une ligne de défense totalement opposée. Lors de son audition, « Ndanane » aurait déclaré ne pas se souvenir d’Ahmadou Lamine Dia. Il rejette l’ensemble des affirmations avancées contre lui et conteste notamment l’existence de la relation décrite par son accusateur.

Le Sénégal désigné pays hôte de la CAN Beach Soccer 2026 par la CAF

La Confédération Africaine de Football (CAF) a officialisé, ce lundi 18 mai, la désignation du Sénégal comme pays hôte de la Coupe d’Afrique des Nations de Beach Soccer 2026. La décision a été validée par le Comité exécutif de l’instance dirigeante du football africain, confirmant une nouvelle fois la place centrale qu’occupe le Sénégal dans le développement de cette discipline sur le continent.

Dans un communiqué publié à l’issue de la réunion du Comité exécutif, la CAF a salué la capacité du Sénégal à organiser des compétitions internationales de haut niveau. L’instance estime que ce choix traduit également la reconnaissance des efforts consentis par les autorités sportives sénégalaises et par la Fédération sénégalaise de football pour promouvoir le beach soccer en Afrique.

Le Sénégal s’impose depuis plusieurs années comme la référence continentale de cette discipline. Les Lions du beach soccer dominent largement les compétitions africaines avec un record de cinq titres continentaux consécutifs. La sélection nationale avait notamment remporté la dernière édition de la CAN Beach Soccer disputée en 2024 en Égypte, consolidant ainsi son statut de leader africain.

Cette future édition 2026 réunira huit des meilleures nations africaines de beach soccer. Au-delà du trophée continental, la compétition représentera un enjeu majeur pour les sélections engagées, puisque les équipes finalistes décrocheront leur qualification pour la prochaine Coupe du Monde de Beach Soccer de la FIFA prévue en 2027.

Ce ne sera pas une première pour le Sénégal, qui avait déjà accueilli avec succès l’édition 2021 de la compétition. L’organisation de ce tournoi avait été saluée aussi bien par les équipes participantes que par les responsables de la CAF, notamment pour la qualité des infrastructures et l’engouement populaire autour de l’événement.

Affaire Zakiroulahi Sow contre Amadou Ba et Khadim Ba : la Cour d’appel renvoie le dossier au 20 juillet

L’affaire judiciaire opposant Zakiroulahi Sow à Amadou Ba et à son fils Khadim Ba connaît un nouveau rebondissement. Lundi 18 mai 2026, la Cour d’appel de Dakar a décidé de renvoyer le dossier au 20 juillet prochain pour les plaidoiries, prolongeant ainsi une procédure déjà marquée par plusieurs reports et maintenant Khadim Ba en détention dans le cadre des poursuites pour infractions douanières.

Selon les informations rapportées par le quotidien Les Echos, cette nouvelle audience devait permettre d’avancer vers l’examen du fond du dossier. Mais une fois encore, la juridiction a choisi de repousser les débats, dans une affaire aux ramifications financières et judiciaires particulièrement complexes.

Au cœur du litige se trouvent plusieurs opérations commerciales portant sur des montants colossaux. Zakiroulahi Sow accuse Amadou Ba et Khadim Ba de n’avoir pas respecté différents engagements contractuels conclus dans le cadre d’investissements et de projets d’affaires. Le plaignant évoque notamment une transaction estimée à 2,4 milliards de francs CFA, ainsi qu’un investissement supplémentaire de 500 millions de francs CFA destiné à l’importation de véhicules.

Le dossier fait également état d’un projet d’acquisition d’hélicoptères destinés à l’État du Sénégal, une opération qui n’aurait finalement jamais abouti. Selon Zakiroulahi Sow, ces différents engagements non honorés lui auraient causé d’importants préjudices financiers, justifiant ainsi ses demandes de réparation devant les juridictions sénégalaises.

En parallèle des poursuites actuelles pour infractions douanières, l’affaire comporte un autre volet judiciaire lié à une précédente condamnation pour des faits d’escroquerie. Cette décision contestée prévoit le versement de dommages et intérêts évalués à 2,5 milliards de francs CFA. La défense chercherait notamment à remettre en cause certains aspects de cette condamnation devant la Cour d’appel.

Code électoral : les dessous d’une seconde lecture sous haute tension à l’Assemblée nationale

L’examen de la modification du Code électoral aura finalement donné lieu à l’un des épisodes parlementaires les plus sensibles de ces dernières semaines. Derrière l’adoption définitive du texte en seconde lecture, se cache une séquence institutionnelle marquée par des divergences de versions, une intervention du chef de l’État et une nouvelle bataille procédurale au sein de l’Assemblée nationale.

Le vendredi 8 mai 2026, les membres de la Commission des lois, de la décentralisation, du travail et des droits humains se sont retrouvés au Palais législatif pour reprendre l’examen de la loi modifiant la loi n°2021-35 du 23 juillet 2021 portant Code électoral. La réunion était dirigée par Ansoumana Sarr, premier vice-président de la commission, dans un climat particulièrement attentif après les controverses nées du premier vote du texte.

Cette réforme avait déjà été adoptée en procédure d’urgence lors de la séance plénière du 28 avril 2026. Mais entre le texte validé par les députés et celui transmis aux autorités compétentes, des différences auraient été constatées, poussant le Président de la République à activer les mécanismes constitutionnels lui permettant de demander une nouvelle délibération.

Cette initiative présidentielle a relancé tout le processus parlementaire autour du projet de loi. Selon le compte rendu de la commission, la seconde lecture s’est déroulée conformément aux dispositions prévues par le règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Dès l’ouverture des travaux, Ansoumana Sarr a tenu à rappeler le fondement juridique de cette procédure exceptionnelle en donnant lecture de l’article 93 du règlement intérieur.

Ce texte précise que le Président de la République peut, avant la promulgation d’une loi, solliciter une nouvelle délibération lorsque des réserves ou des difficultés apparaissent sur le texte adopté. La même disposition prévoit également qu’en seconde lecture, l’adoption définitive du projet nécessite une majorité qualifiée des trois cinquièmes des députés composant l’Assemblée nationale.

Dans l’hémicycle comme au sein de la commission, cette précision a immédiatement donné la mesure des enjeux politiques entourant le vote. Au-delà de la simple correction technique, plusieurs observateurs y ont vu une volonté de sécuriser juridiquement une réforme électorale particulièrement sensible à l’approche des prochaines échéances politiques.

Le gouvernement avait dépêché pour l’occasion Marje Rose Khady Fatou Faye, secrétaire d’État auprès du Premier ministre chargée des Relations avec les institutions et porte-parole du gouvernement. Sa présence traduisait l’importance accordée par l’exécutif à cette nouvelle phase du processus législatif.

Après le rappel des dispositions réglementaires, la parole a été donnée à Mohamed Ayib Salim Daffé, président du groupe parlementaire Pastef. Celui-ci a procédé à la lecture du texte soumis à une nouvelle délibération devant les membres de la commission.

Les discussions qui ont suivi ont porté sur les ajustements introduits dans la version corrigée du projet de loi ainsi que sur la nécessité de lever toute ambiguïté susceptible de fragiliser l’application future du Code électoral. Dans les couloirs de l’Assemblée, plusieurs députés évoquaient une séquence révélatrice des tensions persistantes autour des réformes institutionnelles et des rapports entre majorité et opposition.

Affaire Ndiaga Seck : un réseau de rendez-vous sexuels présumés éclabousse un acteur politique à Louga

L’enquête menée par les autorités judiciaires de Louga continue de révéler de nouveaux développements dans une affaire de mœurs qui secoue déjà plusieurs localités du pays. Comptable de profession et connu pour son engagement politique, Ndiaga Seck a été inculpé puis placé sous mandat de dépôt par le juge d’instruction du premier cabinet de Louga, selon des informations rapportées par le quotidien Libération dans sa livraison du mardi 19 mai 2026.

Au cœur du dossier figure un vaste réseau présumé de prises de contact et de rendez-vous sexuels organisé à travers les réseaux sociaux, principalement via Facebook. Les investigations ont pris une tournure décisive après l’exploitation du compte personnel du mis en cause, identifié sous le pseudonyme « Ndanane », où les enquêteurs affirment avoir découvert de nombreux échanges compromettants.

L’affaire a véritablement démarré avec les déclarations d’Ahmadou Lamine Dia, entendu par les enquêteurs avant même l’interpellation de Ndiaga Seck à Linguère. Lors de son audition, le témoin a expliqué avoir fait la connaissance du comptable entre 2013 et 2014 sur Facebook. Selon ses propos, les échanges virtuels auraient rapidement évolué vers des rencontres physiques, notamment à la Somone, sur la Petite-Côte, où des rapports sexuels auraient eu lieu.

Les enquêteurs se seraient appuyés sur un ancien numéro de téléphone que Ndiaga Seck aurait remis à Ahmadou Lamine Dia à l’époque des faits. Cet élément aurait permis d’établir un lien direct avec le suspect et de consolider les premières pistes de l’enquête.

Confronté aux accusations, Ndiaga Seck aurait d’abord tenté de prendre ses distances avec les déclarations du témoin. Il aurait affirmé ne pas se souvenir d’Ahmadou Lamine Dia, tout en validant involontairement plusieurs informations personnelles fournies par ce dernier aux enquêteurs, notamment certaines données de contact et éléments de son parcours.

Mais c’est surtout l’analyse de son activité numérique qui aurait fait basculer l’enquête. Les messages extraits de son compte Facebook feraient état, selon les enquêteurs, de conversations explicites, de discussions de drague ainsi que de prises de rendez-vous à caractère sexuel. Des éléments imprimés et présentés au mis en cause lors de son audition auraient finalement conduit ce dernier à reconnaître les faits qui lui sont reprochés.

D’après Libération, Ndiaga Seck aurait confié aux enquêteurs être « prisonnier d’un vice », expliquant avoir tenté à plusieurs reprises de mettre fin à ce comportement sans succès. Toujours selon le journal, il aurait même déclaré que ses différents pèlerinages à La Mecque avaient été motivés par le désir de se libérer de ces pulsions.

L’enquête a pris une nouvelle ampleur après les aveux du comptable. Ce dernier aurait remis aux enquêteurs une liste de dix personnes avec lesquelles il reconnaît avoir entretenu des relations sexuelles, principalement à Dakar et sur la Petite-Côte. Ces révélations pourraient entraîner de nouvelles interpellations dans les prochains jours.

FSF : Mouhamadou Badiane nommé conseiller en charge du marketing auprès du président Abdoulaye Fall

La Fédération sénégalaise de football poursuit la réorganisation de son équipe dirigeante avec la nomination de Mouhamadou Badiane au poste de conseiller en charge du marketing auprès du président Abdoulaye Fall. L’annonce a été officialisée à travers la décision N°2026-0012/FSF/PDT.

À travers cette nomination, l’instance faîtière du football sénégalais affiche sa volonté de renforcer sa stratégie de communication ainsi que la promotion de son image institutionnelle, dans un contexte marqué par de nouveaux défis sportifs, économiques et organisationnels.

Le choix porté sur Mouhamadou Badiane traduit également l’ambition de la nouvelle équipe dirigeante de moderniser davantage le fonctionnement de la Fédération, notamment dans les domaines du marketing sportif, du partenariat et de la visibilité des activités de la FSF. Le nouveau conseiller aura pour mission d’accompagner le président Abdoulaye Fall dans la mise en œuvre d’actions visant à améliorer le rayonnement de l’institution aussi bien sur le plan national qu’international.

Cette décision intervient au moment où la Fédération sénégalaise de football cherche à consolider ses acquis après plusieurs années de performances remarquées du football sénégalais sur la scène continentale et mondiale. La valorisation de l’image de la FSF, le développement de nouveaux partenariats ainsi que le renforcement de la communication institutionnelle figurent désormais parmi les priorités affichées par la direction fédérale.

Concertations nationales : la société civile plaide pour un dialogue inclusif centré sur les préoccupations des Sénégalais

En marge de son atelier de contribution consacré aux avant-projets de lois issus des Dialogues nationaux, la société civile a exprimé son soutien à l’initiative du président de la République visant à organiser de nouvelles concertations nationales dans un format jugé plus direct, plus souple et moins coûteux.

Dans une déclaration rendue publique, les organisations de la société civile ont salué une démarche qu’elles considèrent comme adaptée au contexte actuel du Sénégal, marqué par d’importants défis économiques, sociaux et institutionnels. Elles estiment que toute initiative favorisant l’écoute, le dialogue et le rapprochement entre les citoyens et les institutions constitue un levier essentiel pour préserver la stabilité du pays, renforcer la cohésion nationale et consolider les acquis démocratiques.

La société civile affirme ainsi prendre acte du choix d’un format de concertations davantage orienté vers des échanges rapprochés avec les forces vives de la Nation. Selon elle, cette approche rejoint un plaidoyer porté depuis plusieurs années en faveur de cadres de discussion plus accessibles, plus directs et moins marqués par les lourdeurs protocolaires. L’objectif, selon les participants à l’atelier, est de permettre des débats francs autour des préoccupations réelles des populations.

Toutefois, les organisations engagées dans cette réflexion insistent sur la nécessité d’assurer une représentation large, inclusive et équilibrée des différentes composantes de la société sénégalaise. Elles recommandent notamment l’implication des anciens Premiers ministres, des anciens présidents de l’Assemblée nationale, des autorités religieuses et coutumières, des leaders communautaires, des organisations de femmes et de jeunes, des associations de personnes vivant avec un handicap, mais aussi des universitaires, intellectuels, syndicats, acteurs des médias, organisations professionnelles, commerçants et travailleurs du secteur informel.

La société civile appelle également à une participation de l’ensemble des forces politiques, aussi bien celles de la majorité présidentielle que de l’opposition, estimant qu’un dialogue véritablement national ne peut produire des résultats durables sans une implication de toutes les sensibilités.

Au-delà des questions institutionnelles et électorales, les acteurs de la société civile souhaitent que les futures concertations abordent de manière prioritaire les préoccupations quotidiennes des Sénégalais. Ils citent notamment le coût de la vie, l’emploi des jeunes, la dette publique, la transparence dans la gestion des finances publiques, les tensions sociales ainsi que les difficultés liées à l’accès aux services sociaux de base.

Les questions de santé, d’éducation, de justice sociale et de vivre-ensemble doivent également, selon eux, occuper une place centrale dans les discussions afin de répondre aux attentes des populations confrontées à de multiples difficultés.

Pour la société civile, ce nouveau format présente plusieurs avantages majeurs. Elle estime qu’il peut favoriser une meilleure qualité d’écoute entre les différents acteurs, encourager des échanges plus directs et interactifs, renforcer la participation citoyenne et réduire considérablement les coûts d’organisation. Les organisations signataires considèrent également que cette méthode pourrait faciliter l’émergence de consensus durables autour des grandes priorités nationales.

En conclusion, la société civile invite l’ensemble des acteurs politiques, sociaux et institutionnels à répondre favorablement à cette initiative de concertations nationales dans un esprit d’ouverture, de responsabilité et de recherche de consensus. Elle estime que cette dynamique de dialogue peut contribuer à préserver la stabilité du Sénégal, restaurer la confiance entre gouvernants et gouvernés et consolider durablement les fondements démocratiques du pays.

Le pétrole termine en forte hausse sur fond de tensions croissantes au Moyen-Orient

Les cours du pétrole ont connu une séance particulièrement agitée lundi, oscillant au rythme des déclarations politiques et des informations contradictoires autour du conflit au Moyen-Orient, avant de finalement clôturer nettement dans le vert. Les investisseurs restent extrêmement sensibles à toute évolution susceptible d’affecter l’approvisionnement mondial en brut, dans un marché déjà fragilisé par des stocks en baisse et des inquiétudes persistantes sur l’offre.

À Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet a terminé la séance à 112,10 dollars, en hausse de 2,60 %. À New York, le baril américain de West Texas Intermediate pour livraison en juin a gagné 3,07 %, atteignant 108,66 dollars.

Tout au long de la journée, les marchés pétroliers ont réagi à une succession d’annonces et de rumeurs liées aux relations tendues entre Washington et Téhéran. Selon Robert Yawger, analyste chez Mizuho USA, les opérateurs ont une nouvelle fois été guidés par l’actualité géopolitique, dans un climat où chaque déclaration officielle peut provoquer d’importants mouvements de prix.

La hausse de fin de séance a été déclenchée par la publication d’un article du média américain Axios affirmant que les États-Unis jugeaient insuffisante la dernière proposition iranienne dans le cadre des discussions en cours. Citant un haut responsable américain, le média évoque une impasse persistante entre les deux pays, ravivant ainsi les craintes d’une aggravation du conflit régional.

Ces inquiétudes avaient déjà été alimentées quelques heures auparavant par les propos du président américain, qui a averti dimanche sur sa plateforme Truth Social qu’« il ne restera rien » de l’Iran si aucun accord rapide n’était trouvé avec Washington. Ces déclarations musclées ont immédiatement renforcé les tensions sur les marchés énergétiques, les investisseurs redoutant une perturbation plus importante des exportations pétrolières dans la région du Golfe.

Pourtant, en milieu de séance, les prix avaient temporairement reculé après la diffusion d’une information par l’agence iranienne Tasnim. Celle-ci évoquait une possible proposition américaine visant à suspendre certaines sanctions pétrolières contre l’Iran. Cette perspective a brièvement nourri l’espoir d’un apaisement diplomatique susceptible de permettre le retour de volumes supplémentaires de pétrole iranien sur le marché mondial.

Phil Flynn, analyste chez The Price Futures Group, souligne que cette hypothèse a momentanément rassuré les investisseurs. Selon lui, l’arrivée de nouveaux barils pourrait contribuer à réduire les tensions immédiates sur l’approvisionnement mondial, alors que la demande reste soutenue dans plusieurs grandes économies.

Au-delà de la situation géopolitique, les inquiétudes sur l’état des réserves mondiales continuent également de soutenir les cours. Le directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie, Fatih Birol, a averti lundi, en marge de la réunion des ministres des Finances du G7 à Paris, que les stocks commerciaux de pétrole diminuaient rapidement sous l’effet des conséquences de la guerre.

Jusqu’à présent, la mise sur le marché de réserves stratégiques par plusieurs pays consommateurs a permis de limiter l’envolée des prix. Mais de nombreux experts estiment que cette solution ne pourra pas être maintenue indéfiniment.

Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management, estime que les marges de manœuvre deviennent de plus en plus limitées. Selon lui, les États-Unis ne pourront pas continuer longtemps à accroître leurs exportations au rythme actuel. Il note également que les volumes de pétrole stockés en mer hors du golfe Persique ont quasiment disparu, signe d’un marché sous tension. À cela pourrait s’ajouter une reprise de la demande chinoise, Pékin étant susceptible d’augmenter de nouveau ses importations après plusieurs mois de ralentissement.

Cyberattaque contre la DGCPT : les services de paiement et d’encaissement reprennent progressivement

La Direction générale de la Comptabilité publique et du Trésor (DGCPT) a annoncé, ce lundi, la reprise progressive de ses services de paiement et d’encaissement après une cyberattaque ayant affecté une partie de ses infrastructures numériques. L’institution financière de l’État sénégalais assure toutefois que les opérations de sécurisation et de restauration de ses systèmes d’information se poursuivent avec succès afin de rétablir totalement le fonctionnement des plateformes concernées.

Dans un communiqué consulté par Seneweb, la DGCPT explique que l’incident informatique est lié à des actes malveillants ayant provoqué des perturbations sur certains services numériques. Les analyses techniques menées par les équipes spécialisées ont permis de confirmer l’origine intentionnelle de l’attaque, qui a également entraîné une diffusion jugée irrégulière de certaines informations.

La Direction générale de la Comptabilité publique et du Trésor souligne que cette diffusion non autorisée de données pourrait faire l’objet de poursuites judiciaires. Les autorités compétentes travaillent actuellement à identifier les auteurs ainsi que les circonstances exactes de cette intrusion informatique qui intervient dans un contexte de multiplication des cybermenaces visant les administrations publiques et les institutions financières à travers le monde.

Malgré les perturbations enregistrées ces derniers jours, la DGCPT se veut rassurante quant à la continuité du service public. Elle affirme avoir engagé des mesures techniques et organisationnelles pour limiter les impacts de l’attaque, protéger les données sensibles et garantir la reprise progressive des opérations financières de l’État. Les services de paiement et d’encaissement recommencent ainsi à fonctionner progressivement, même si certaines plateformes pourraient encore connaître des ralentissements temporaires.

Cette cyberattaque remet au centre des préoccupations la question de la sécurité des systèmes d’information des administrations publiques sénégalaises. Avec la numérisation croissante des procédures financières et administratives, les institutions sont davantage exposées aux risques de piratage, de vols de données et de perturbations de services stratégiques.

Tabaski 2026 : le tronçon Thiadiaye-Kaolack ouvert exceptionnellement pour fluidifier le trafic

À l’approche de la Tabaski, période marquée par d’importants déplacements de populations à travers le pays, le gouvernement sénégalais a décidé d’ouvrir exceptionnellement le tronçon Thiadiaye-Kaolack afin de faciliter la circulation des voyageurs et de réduire les embouteillages sur les principaux axes routiers.

L’annonce a été faite ce lundi 18 mai 2026 par le ministre des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens, Déthié Fall, en marge d’une séance du dialogue institutionnel entre le gouvernement et l’Assemblée nationale organisée à Dakar. Cette rencontre a permis aux députés et aux responsables du département des Infrastructures d’échanger sur les priorités des territoires, les projets en cours ainsi que les difficultés liées à la mobilité et aux équipements publics.

Selon le ministre, la circulation sera autorisée sur l’axe Thiadiaye-Kaolack à partir du mercredi 20 mai 2026 à 8 heures. Cette ouverture exceptionnelle restera effective jusqu’au dimanche 7 juin 2026 à 22 heures, couvrant ainsi toute la période des préparatifs et du retour de la fête de Tabaski.

Déthié Fall a précisé que cette décision a été prise en coordination avec le ministère des Transports, conformément aux orientations données par le président de la République lors du Conseil des ministres du 8 avril 2026. L’objectif affiché par les autorités est de fluidifier le trafic vers les régions de l’intérieur du pays, particulièrement durant cette période où les départs vers les foyers familiaux connaissent une forte hausse.

Le ministre a également indiqué que cette mesure s’inscrit dans une stratégie plus large d’amélioration de la mobilité et d’accélération des chantiers d’infrastructures engagés par l’État. Il a insisté sur la nécessité de respecter les exigences liées au « coût, délai et qualité » dans la réalisation des projets publics, soulignant que le gouvernement entend renforcer l’efficacité dans l’exécution des travaux.

En marge de cette annonce routière, Déthié Fall a aussi évoqué plusieurs infrastructures en phase de finalisation. Il a notamment annoncé la réception publique du stade Iba Mar Diop ainsi que de la piscine olympique, prévue ce mardi à 16 heures. La cérémonie se déroulera en présence de la ministre de la Jeunesse et des Sports, des membres du Comité d’organisation des Jeux olympiques de la jeunesse (COJOJ) et de plusieurs autorités administratives et sportives.

Le Répertoire Touristique & Culturel du Sénégal : une renaissance attendue

Dakar, mai 2026 – Après huit années d’absence, le Répertoire Touristique & Culturel du Sénégal signe son grand retour avec une 10ᵉ édition qui promet de marquer un tournant dans la promotion du pays comme destination phare en Afrique de l’Ouest. Créé en 2000, ce manuel de référence revient à un moment où le secteur touristique sénégalais cherche à consolider ses acquis et à relever de nouveaux défis.

Un secteur en pleine expansion

Le tourisme est aujourd’hui la deuxième source de revenus du Sénégal après la pêche, générant plus de 150 000 emplois directs et indirects. Il contribue à réduire l’exode rural et représente une opportunité majeure pour les entrepreneurs locaux.

Depuis 2008, le nombre de structures touristiques a doublé, avec une amélioration notable de la qualité des hébergements et une meilleure conformité aux normes internationales.

Des défis persistants

Malgré ces avancées, le secteur reste confronté à plusieurs obstacles :

  • les prix élevés des prestations ;
  • la concurrence accrue de destinations attractives comme le Cap-Vert ou le Maroc ;
  • une promotion durable encore insuffisante, au-delà des réseaux sociaux.

Le numérique a permis de faire découvrir le Sénégal à travers les écrans, mais cette visibilité demeure souvent éphémère. D’où l’importance de supports tangibles et professionnels destinés aux tours-opérateurs, agences de voyages, ONG et institutions.

Le contenu du Répertoire

La nouvelle édition, publiée en français et en anglais, se présente comme un véritable manuel de promotion touristique. Elle mettra en avant :

  • les structures d’hébergement ;
  • les agences de voyages ;
  • les compagnies de transport ;
  • les activités de loisirs ;
  • un agenda culturel et sportif couvrant deux années.

Une distribution stratégique

Disponible dès août 2026, le Répertoire accompagnera la saison touristique 2026-2027. Il sera présenté lors des plus grands salons internationaux :

  • IFTM Top Resa (Paris, 15 septembre 2026) ;
  • SITV (Montréal, 30 octobre 2026) ;
  • WTM Londres (3 novembre 2026) ;
  • FITUR Madrid (20 janvier 2027) ;
  • BIT Milan (9 février 2027) ;
  • ITB Berlin (16 mars 2027).

Au niveau national, il sera distribué aux agences de voyages, hôtels, ambassades, consulats, ONG et grandes entreprises. À l’international, il sera disponible dans les bureaux commerciaux des ambassades et consulats du Sénégal.

Un format moderne

En plus de ses 12 000 exemplaires imprimés au format A5, avec finition dos carré cousu-collé et couverture vernis UV, une version numérique sera accessible via un QR code sur la plateforme  Au-Sénégal.com.

Un appel aux acteurs du secteur

Les structures touristiques qui ne sont pas encore référencées sont invitées à se rapprocher du service commercial afin de figurer dans cette nouvelle édition. Le Répertoire se veut inclusif et représentatif de la diversité des offres touristiques sénégalaises.

PRES : l’État n’a mobilisé que 63,4 milliards FCFA malgré un objectif de 762 milliards en 2026

Le Plan de redressement économique et social (PRES), présenté comme l’un des principaux leviers de relance budgétaire du Sénégal, peine encore à atteindre les objectifs financiers fixés par les autorités. Alors que l’État espère mobiliser 762,6 milliards de FCFA en 2026 grâce aux différentes mesures prévues dans ce programme, les recettes effectivement collectées restent, pour l’instant, largement en deçà des attentes.

Face aux députés, vendredi dernier, le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, a révélé que les recettes générées dans le cadre du PRES s’élèvent actuellement à 63,4 milliards de FCFA. Dans ce montant, les recettes douanières représentent 7,9 milliards de FCFA. Ces chiffres traduisent une progression notable par rapport à l’année 2025, durant laquelle le plan avait rapporté seulement 4,2 milliards de FCFA après son lancement en août.

Malgré cette hausse, les performances enregistrées demeurent insuffisantes au regard des prévisions inscrites dans la Loi de finances initiale pour 2026. Pour respecter les projections budgétaires arrêtées par le gouvernement, l’État devra encore mobiliser près de 700 milliards de FCFA au cours des prochains mois. Un défi de taille dans un contexte marqué par de fortes tensions sur les finances publiques et une pression croissante sur les capacités de financement de l’État.

Lancé officiellement le 1er août 2025 par le Premier ministre Ousmane Sonko, le PRES avait été présenté comme une réponse structurelle à la situation économique du pays. Le gouvernement tablait alors sur une mobilisation globale de 5 667 milliards de FCFA sur la période 2025-2028.

Selon les projections dévoilées à l’époque, les ressources domestiques devaient constituer la principale source de financement avec un objectif de 2 111 milliards de FCFA. À cela s’ajoutaient 1 091 milliards attendus de la valorisation des actifs de l’État, 50 milliards issus de la réduction du train de vie de l’administration publique et 1 352 milliards provenant du financement endogène hors endettement.

À travers ce programme, les autorités entendent renforcer les recettes internes tout en réduisant la dépendance du pays à l’endettement extérieur. Toutefois, les chiffres communiqués par le ministère des Finances montrent que le rythme de mobilisation des ressources reste encore éloigné des ambitions affichées par l’exécutif.

32e Assemblée régionale Afrique de l’APF : El Malick Ndiaye plaide pour une Afrique souveraine et des parlements plus offensifs

Les travaux de la 32e Assemblée régionale Afrique de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF) se sont ouverts ce lundi 18 mai 2026 à Dakar, dans un contexte marqué par les défis sécuritaires, institutionnels et économiques auxquels fait face le continent africain. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le président de l’Assemblée nationale du Sénégal, El Malick Ndiaye, en présence du président de la région Afrique de l’APF, Hilarion Etong, ainsi que de plusieurs délégations parlementaires venues de l’espace francophone.

Dans son discours inaugural, El Malick Ndiaye a défendu la nécessité pour les États africains de renforcer leur souveraineté politique et institutionnelle à travers des parlements plus solides, capables d’exercer pleinement leurs missions de contrôle de l’action gouvernementale et d’impulsion démocratique. Face aux crises sécuritaires persistantes, notamment dans la région du Sahel, il a estimé que les assemblées législatives africaines doivent jouer un rôle plus actif dans la prévention des conflits et la consolidation de la stabilité politique.

Le président de l’hémicycle sénégalais a particulièrement insisté sur le besoin d’une diplomatie parlementaire plus offensive et mieux coordonnée entre les pays africains membres de la Francophonie. Selon lui, les défis actuels imposent une coopération fondée sur des mécanismes concrets et durables, dépassant les simples déclarations d’intention. Il a ainsi appelé à la mise en place de cadres de collaboration technique et politique dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment la sécurité humaine, les échanges administratifs, la gouvernance institutionnelle et la fiscalité des industries extractives.

Devant les parlementaires francophones, El Malick Ndiaye a également mis en avant l’expérience politique récente du Sénégal qu’il considère comme une illustration de la résilience démocratique du pays. Revenant sur l’élection présidentielle de mars 2024 ayant porté Bassirou Diomaye Faye au pouvoir avec un gouvernement dirigé par Ousmane Sonko, il a présenté cette alternance comme l’exemple d’un changement politique majeur réalisé dans le respect des institutions républicaines.

Le président de l’Assemblée nationale a aussi évoqué la récente seconde délibération parlementaire sur un texte de loi déjà adopté, qu’il a qualifiée de démonstration de « maturité républicaine ». Selon lui, cette séquence institutionnelle illustre le fonctionnement normal des mécanismes démocratiques sénégalais ainsi que le respect des procédures prévues par les textes de la République.

Concertations nationales : la Coalition Diomaye Président apporte son soutien aux audiences initiées par Bassirou Diomaye Faye

La Coalition Diomaye Président a officiellement exprimé, ce lundi 18 mai 2026 à Dakar, son soutien aux audiences de concertation convoquées par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye. Ces rencontres avec les forces vives de la Nation sont prévues du 21 au 31 mai 2026 et s’inscrivent, selon la coalition, dans une dynamique de dialogue et de consolidation institutionnelle.

Dans un communiqué rendu public, la coalition présidentielle a salué une initiative qu’elle considère comme « une démarche de haute portée institutionnelle ». Elle estime que ces concertations traduisent la volonté du chef de l’État de faire du dialogue, de l’écoute mutuelle et de la concertation les piliers de sa gouvernance.

La Coalition Diomaye Président souligne également que cette initiative s’inscrit dans la continuité de la tradition sénégalaise de recherche de consensus et de stabilité politique. Selon elle, les audiences prévues offriront un cadre inclusif d’échanges réunissant les acteurs politiques, économiques et sociaux autour des grandes questions d’intérêt national.

À travers ces concertations, le président Bassirou Diomaye Faye réaffirme, d’après la coalition, sa volonté de préserver la stabilité du pays et de construire des consensus durables sur les enjeux stratégiques du Sénégal.

La coalition considère cette séquence politique comme un moment important pour la consolidation de la nation. Elle a ainsi lancé un appel à l’ensemble des forces vives afin qu’elles répondent favorablement à cette invitation au dialogue dans un esprit d’ouverture, de dépassement des divergences et d’engagement patriotique.

Actes contre nature : Ndiaga Seck inculpé et envoyé en prison à Louga

Déféré ce lundi matin devant le parquet par les éléments du commissariat urbain de Linguère, Ndiaga Seck a finalement été inculpé pour actes contre nature avant d’être placé sous mandat de dépôt par le juge d’instruction du tribunal de grande instance de Louga, selon des informations obtenues par Seneweb. L’homme politique de 51 ans a ainsi été conduit à la prison centrale de Louga où il doit passer sa première nuit en détention.

L’affaire, qui suscite déjà de nombreuses réactions, trouve son origine dans une enquête ouverte par les policiers du commissariat urbain de Linguère. Recherché depuis plusieurs jours, Ndiaga Seck avait fait l’objet d’un avis de recherche ainsi que d’une opposition à la sortie du territoire national. Il a finalement été interpellé vendredi dernier à Dakar par les éléments de la Division des Investigations Criminelles (DIC), agissant dans le cadre de cette procédure judiciaire.

Selon des sources proches du dossier, le mis en cause avait, dans un premier temps, rejeté en bloc les accusations portées contre lui lors des premières auditions. Mais l’évolution de l’enquête et certains éléments recueillis par les enquêteurs auraient conduit le quinquagénaire à changer de position au cours de son interrogatoire.

Face aux policiers, Ndiaga Seck aurait fini par reconnaître son implication présumée dans les faits qui lui sont reprochés. Toutefois, il aurait tenté de convaincre les enquêteurs qu’il s’était éloigné de ces pratiques depuis un certain temps. Dans ses déclarations, il aurait également fourni les identités d’une dizaine de personnes présentées comme d’anciens partenaires présumés.

Hajj 2026 : un deuxième pèlerin sénégalais décède à Médine

Le pèlerinage à La Mecque est marqué par un nouveau deuil pour la communauté sénégalaise présente en Arabie Saoudite. La Direction générale au pèlerinage aux Lieux Saints (DGP) a annoncé, ce lundi 18 mai, le décès d’un pèlerin sénégalais du nom d’Alioune Badara Diop, âgé de 49 ans.

Selon le communiqué officiel, le drame s’est produit à Biir Ali (Miqat), un lieu hautement symbolique où les pèlerins formulent leur intention d’accomplir le Hajj avant d’entrer en état de sacralisation. Le défunt aurait été victime d’un malaise peu après avoir effectué sa prière d’intention du pèlerinage.

Alioune Badara Diop faisait partie du regroupement ATMP (Trésor), l’un des contingents encadrés dans le cadre de l’organisation du Hajj 2026. Son décès suscite une vive émotion parmi les pèlerins sénégalais présents sur les lieux saints ainsi qu’au sein de sa famille et de ses proches au Sénégal.

Cette disparition intervient seulement quelques jours après un premier décès enregistré parmi les fidèles sénégalais. Le mercredi 13 mai dernier, la DGP avait déjà annoncé le rappel à Dieu d’Ibrahima Mbaye, âgé de 81 ans, à Médine. Selon les autorités, ce dernier avait lui aussi succombé à un malaise. Le défunt appartenait au regroupement Rao Peulh et a été inhumé dans les cimetières de Médine, conformément aux rites appliqués aux pèlerins décédés sur les lieux saints.

Ces deux décès surviennent dans un contexte de forte mobilisation autour du Hajj 2026. Cette année, le Sénégal bénéficie d’un quota officiel de 12 860 pèlerins accordé par les autorités saoudiennes. Le convoyage des fidèles vers l’Arabie Saoudite a démarré le 8 mai 2026 à travers un vaste dispositif logistique assuré notamment par Air Sénégal International, avec 25 vols programmés pour transporter les candidats au pèlerinage.

Excaf Télécom : les travailleurs durcissent le ton après 16 mois sans salaire

La colère monte au sein d’Excaf Télécom. Réunis ce lundi face à la presse, les membres du collectif des agents de l’entreprise ont annoncé la poursuite des « journées noires », un mouvement de protestation destiné à exiger le paiement immédiat et intégral de plusieurs mois d’arriérés de salaire. Les travailleurs dénoncent une situation sociale devenue, selon eux, « insupportable », et interpellent directement les autorités étatiques afin qu’une solution urgente soit trouvée.

Prenant la parole au nom du collectif, Papa Assane Diop, chargé de communication des agents, a dressé un tableau alarmant des conditions de vie des employés. Selon lui, les travailleurs d’Excaf Télécom vivent depuis plus d’un an dans une précarité extrême, contraints de continuer à assurer leurs fonctions sans percevoir leurs rémunérations.

« Depuis maintenant 16 mois, des hommes et des femmes travaillent sans percevoir leur salaire. Seize mois de souffrance, de sacrifice et d’incertitude », a-t-il déclaré devant les journalistes, estimant que les engagements pris par la direction n’ont jamais été respectés.

Le collectif affirme qu’à plusieurs reprises, des promesses de règlement des arriérés ont été faites aux employés. La direction aurait notamment annoncé le paiement de plusieurs mois de salaire avant le 2 décembre dernier. Mais, selon les travailleurs, un seul mois aurait finalement été versé, une mesure qu’ils considèrent comme largement insuffisante au regard de l’ampleur de la crise.

Face à cette situation, les agents disent désormais refuser de « souffrir dans le silence ». Ils assurent que les mouvements de protestation vont se poursuivre jusqu’à la satisfaction totale de leurs revendications. Les travailleurs réclament le paiement des 16 mois d’arriérés accumulés à Dakar, mais aussi la restitution des « 35 % prélevés » sur deux années de salaire.

Au-delà des revendications financières, les employés décrivent une crise humaine profonde. Plusieurs familles seraient aujourd’hui confrontées à de graves difficultés sociales, incapables de faire face aux dépenses quotidiennes, aux loyers ou encore à la scolarité des enfants. Selon les responsables du collectif, certains agents affectés dans les régions du pays seraient dans une situation encore plus critique, avec des retards de paiement atteignant parfois 26 à 27 mois de salaire.

Dans son intervention, Papa Assane Diop a également dénoncé ce qu’il considère comme une mauvaise gestion de l’entreprise. Il accuse les dirigeants de privilégier leurs intérêts personnels pendant que les travailleurs continuent de subir les conséquences d’une crise qui dure depuis plusieurs mois.

Le collectif lance ainsi un appel à la société civile, aux centrales syndicales ainsi qu’aux organisations de défense des droits humains et des travailleurs afin d’obtenir un soutien plus large. Les employés estiment également que l’État ne peut plus rester en retrait face à une situation qu’ils jugent extrêmement grave.

« On parle de rupture, mais rester 16 mois sans payer des travailleurs à Dakar est incompréhensible. La situation doit changer. L’État doit intervenir », a insisté le porte-parole du collectif.

Affaire Ndiaga Seck : les aveux explosifs du comptable devant les enquêteurs de Linguère

L’enquête visant Ndiaga Seck a connu un tournant décisif après son audition menée samedi dernier par les éléments du commissariat urbain de Linguère. Dans un premier temps, le comptable de 51 ans a tenté de rejeter les accusations portées contre lui. Mais l’exploitation sommaire de son téléphone portable, effectuée avec son accord, a permis aux enquêteurs de corroborer plusieurs déclarations du détenu Ahmadou Lamine Dia.

Face aux éléments jugés accablants, le responsable politique a finalement décidé de passer aux aveux lors de son interrogatoire consigné dans le procès-verbal transmis au tribunal de grande instance de Louga. Selon des informations tirées du dossier d’enquête, Ndiaga Seck a retracé son parcours personnel et les circonstances qui l’auraient conduit à fréquenter le milieu homosexuel durant plusieurs années.

Devant les enquêteurs, il a expliqué que son enfance avait été marquée par le divorce de ses parents alors qu’il n’était âgé que de quatre ou cinq ans. Confié à sa grand-mère paternelle vivant à Ziguinchor, il affirme y avoir grandi dans des conditions difficiles, participant régulièrement aux tâches ménagères. Il soutient également que c’est durant cette période qu’il aurait commencé à adopter des comportements efféminés au contact d’autres garçons de son âge.

Selon ses déclarations, les premiers attouchements auraient eu lieu à cette époque, sans toutefois aller jusqu’à des rapports sexuels. Ndiaga Seck situe ensuite un tournant majeur de sa vie entre 1998 et 1999, après ses études universitaires. Fréquentant alors un cybercafé, il explique avoir fait la connaissance d’un homme vivant en France via un site de rencontres amicales.

Toujours selon ses aveux consignés dans le dossier, leur relation virtuelle aurait progressivement évolué vers des échanges plus intimes. L’homme aurait ensuite effectué un voyage au Sénégal et séjourné à l’hôtel Le Méridien Président. Ndiaga Seck affirme que c’est à cette occasion qu’il aurait eu sa première relation sexuelle avec un homme.

L’enquête révèle également qu’il aurait par la suite rencontré un certain Papis Camara sur la même plateforme. Une relation amoureuse se serait nouée entre les deux hommes avant que Ndiaga Seck ne commence, selon ses propres propos, à fréquenter régulièrement le milieu homosexuel. Il aurait entretenu des relations avec plusieurs partenaires qu’il recevait principalement à son domicile.

Durant son audition, le quinquagénaire a toutefois déclaré avoir tourné définitivement la page de cette période de sa vie. Il affirme s’être repenti et avoir même tenté de sensibiliser certains homosexuels afin qu’ils abandonnent cette pratique. Dans ses déclarations, il a également évoqué plusieurs voyages effectués à La Mecque, affirmant s’y être rendu à plus de trois reprises.

Selon des sources proches du dossier, Ndiaga Seck aurait fourni aux enquêteurs l’identité ainsi que les numéros de téléphone de plusieurs anciens partenaires présumés. Son téléphone portable, placé sous scellés après son arrestation, doit désormais être transmis à la Division spéciale de cybersécurité pour des investigations techniques approfondies.

Tentative d’extorsion et vidéos compromettantes : le fils d’Idrissa Seck condamné à deux mois ferme

Le tribunal a rendu son verdict ce lundi dans l’affaire impliquant El Hadji Pape Abdoulaye Seck, consultant et fils de l’ancien Premier ministre Idrissa Seck. Poursuivi pour tentative d’extorsion de fonds, détention d’images contraires aux bonnes mœurs et obtention d’avantages indus au préjudice de Dame Amar, le prévenu a finalement été condamné à deux mois de prison ferme ainsi qu’au paiement d’un million de FCFA de dommages et intérêts.

À la barre, Pape Abdoulaye Seck a catégoriquement rejeté les accusations portées contre lui. L’affaire trouve son origine dans des faits remontant au mois d’août 2025. Selon la plainte déposée par Dame Amar, le prévenu l’aurait filmé dans une chambre d’hôtel en compagnie de plusieurs jeunes femmes dénudées avant d’utiliser cette vidéo pour exercer des pressions sur lui. Le plaignant l’accuse également d’avoir retiré 10 millions de FCFA de son compte bancaire après avoir eu accès à sa carte bancaire.

Face au tribunal, Abdoulaye Seck a soutenu que les accusations reposaient sur des faits « complètement faux ». Il a expliqué que la vidéo en question lui aurait été envoyée par une des jeunes femmes présentes dans la séquence. Selon sa version, il aurait simplement transféré la vidéo à Dame Amar « à titre préventif », affirmant vouloir l’alerter sur une supposée tentative d’escroquerie orchestrée par certaines des filles apparaissant dans les images.

Le juge lui a toutefois rappelé le contenu d’un message particulièrement compromettant adressé à la partie civile : « T’as deux minutes pour descendre ou ta vidéo va faire le tour du monde. » Une formulation que le ministère public a immédiatement assimilée à des menaces caractérisées.

Tentant de minimiser la portée de ce message, le prévenu a répondu qu’il s’agissait simplement de « leur manière de parler ». Il a ajouté qu’il se trouvait alors avec une certaine Sabrina, présentée comme membre du groupe de jeunes femmes figurant dans la vidéo, lesquelles réclamaient selon lui un paiement après avoir perdu le contact avec Dame Amar.

Concernant les retraits d’argent évoqués dans le dossier, Pape Abdoulaye Seck a nié avoir détenu la carte bancaire de la partie civile. « Je n’ai jamais eu sa carte. Je ne suis pas ami avec Dame Amar », a-t-il insisté devant la juridiction.

Absente à l’audience, la partie civile était représentée par son avocat, Me Adnan Yahya. Ce dernier a soutenu que le prévenu entretenait des rapports suffisamment proches avec son client pour avoir eu accès à sa carte bancaire. L’avocat a réclamé 12 millions de FCFA en réparation des différents préjudices subis. Sa consœur, Me Brige Dasilva, s’est associée à cette demande.

Le procureur de la République, estimant les faits établis, avait requis une peine de deux ans d’emprisonnement, dont trois mois ferme, contre le fils de l’ancien chef du gouvernement.

La défense, quant à elle, a dénoncé un dossier insuffisamment étayé. Me Alioune Badara Fall a plaidé la relaxe, estimant que les éléments du dossier ne permettaient pas de retenir une quelconque culpabilité contre son client.

Dans la même dynamique, Me Abou Abdoul Daff a soulevé la question de la compétence territoriale, rappelant que les faits reprochés auraient été commis en France. L’avocat a également contesté l’absence de preuves directes établissant que son client était l’auteur de l’enregistrement vidéo. « Rien ne prouve que c’est lui qui a filmé », a-t-il soutenu, avant d’ajouter : « Vous n’avez pas les mœurs françaises », en référence au contexte dans lequel les images auraient été tournées.

Pour sa part, Me Aly Fall a affirmé qu’« il n’y a pas l’ombre d’une infraction » dans cette affaire. Enfin, Me Abdou Aziz Djigo a demandé au tribunal de faire preuve de clémence si les faits venaient malgré tout à être retenus.

Cyberattaque au Trésor public : les salaires des fonctionnaires bloqués à l’approche de la Tabaski

L’inquiétude gagne progressivement les rangs de l’administration sénégalaise. Depuis plusieurs jours, de nombreux agents de l’État dénoncent des retards dans le paiement de leurs salaires, indemnités et autres avantages financiers, à la suite d’une grave perturbation informatique qui frappe les services du Trésor public. Une situation particulièrement sensible à quelques jours de la Tabaski, période traditionnellement marquée par une forte pression financière pour les ménages.

À l’origine de cette paralysie partielle : une cyberattaque présumée ayant affecté les systèmes d’information de la Direction générale de la Comptabilité publique et du Trésor (DGCPT). Le 10 mai dernier, l’institution avait officiellement reconnu l’existence d’un “incident” informatique impactant une partie de ses plateformes numériques. Dans un communiqué, la DGCPT avait assuré avoir immédiatement déclenché son plan de continuité d’activité afin de maintenir les opérations prioritaires et sécuriser les données sensibles. Depuis, toutefois, très peu d’informations supplémentaires ont filtré sur l’ampleur réelle de l’attaque ou sur les délais nécessaires pour un retour complet à la normale.

Sur le terrain, les conséquences commencent déjà à se faire sentir dans plusieurs administrations. Des agents publics affirment ne pas avoir reçu leurs virements habituels, tandis que d’autres évoquent des blocages dans le traitement des primes, avances et indemnités. Cette situation provoque un climat d’incertitude grandissant, notamment chez les travailleurs dont les dépenses liées à la fête de la Tabaski sont déjà engagées.

Le Collectif interministériel des agents de l’administration sénégalaise est monté au créneau pour interpeller les autorités sur les répercussions sociales de cette crise. Son coordonnateur, Omar Dramé, estime que les perturbations observées depuis plus d’une semaine risquent d’avoir des conséquences lourdes sur des milliers de familles si des solutions rapides ne sont pas trouvées. Selon lui, l’absence de visibilité sur le calendrier des paiements accentue la tension dans plusieurs services publics.

Au-delà des retards de salaires, cette affaire met également en lumière la vulnérabilité des infrastructures numériques de l’administration sénégalaise face aux menaces cybernétiques. Alors que les procédures financières de l’État sont de plus en plus digitalisées, la moindre faille informatique peut désormais avoir des répercussions immédiates sur le fonctionnement des services publics et sur la vie quotidienne des citoyens.

Pour l’heure, les autorités financières tentent de rassurer. Des opérations manuelles et des mécanismes alternatifs auraient été mis en place afin de limiter les impacts de la panne sur les paiements essentiels. Mais dans plusieurs ministères et directions, les agents restent suspendus à une régularisation rapide de leur situation financière.

Axe Dakar-Bamako : onze camions sénégalais incendiés, le transport routier paralysé par l’insécurité

Le corridor Dakar-Bamako traverse une nouvelle phase de forte instabilité sécuritaire. Depuis le 1er mai, la circulation des camions sénégalais en direction du Mali est presque totalement paralysée, selon l’Union des routiers du Sénégal (Urs), dans un contexte marqué par la multiplication des attaques contre les convois commerciaux sur plusieurs axes du territoire malien.

Cette situation suscite une vive inquiétude chez les transporteurs et les opérateurs économiques des deux pays, tant cet axe représente un maillon essentiel des échanges sous-régionaux. Les marchandises en provenance du port de Dakar, destinées au marché malien, peinent désormais à rejoindre leur destination en raison des risques sécuritaires devenus permanents sur certaines portions de route.

Le président de l’Urs, Daouda Lo, a fait état d’un lourd bilan matériel ces derniers jours. Selon lui, onze camions sénégalais ont été incendiés lors de différentes attaques visant des convois de fret. Parmi les véhicules détruits figurent notamment trois camions-citernes, trois véhicules en provenance de la Côte d’Ivoire, trois camions transportant diverses marchandises ainsi que deux autres poids lourds assurant le transport de fret commercial.

Les attaques surviennent dans un climat sécuritaire de plus en plus tendu au Mali, où des groupes armés ciblent régulièrement les axes routiers empruntés par les transporteurs. Les convois commerciaux, autrefois relativement sécurisés sur certains tronçons, sont désormais exposés à des risques permanents, poussant plusieurs chauffeurs à suspendre leurs activités par crainte pour leur sécurité.

Pour tenter de limiter les attaques, les autorités maliennes ont renforcé le système d’escortes militaires accompagnant les convois de marchandises. Mais malgré ces mesures, les incidents se poursuivent. Le week-end dernier, des assaillants auraient réussi à intercepter un convoi pourtant placé sous protection militaire avant d’incendier plusieurs camions chargés notamment de fer, de maïs et de produits alimentaires.

Cette dégradation de la situation impacte fortement le commerce entre le Sénégal et le Mali. Des retards importants sont signalés dans l’acheminement des marchandises, tandis que certains transporteurs préfèrent immobiliser leurs véhicules en attendant une amélioration des conditions de sécurité. Plusieurs acteurs du secteur redoutent également une hausse des coûts du transport et des perturbations sur les prix de certains produits de consommation.

Réseau présumé de diffusion pornographique et transmission volontaire du VIH : un comptable arrêté à Keur Massar avant son départ pour La Mecque

L’enquête judiciaire ouverte à Louga autour d’un vaste réseau présumé mêlant actes contre nature, diffusion de contenus pornographiques, harcèlement sexuel et transmission volontaire du VIH/Sida continue de connaître de nouveaux développements. Selon des informations rapportées par le quotidien Libération, un homme identifié sous le nom de Ndiaga Seck, comptable âgé de 51 ans, a été arrêté ce vendredi par les éléments de la Division des investigations criminelles (Dic) avant d’être placé à la disposition du commissariat de Linguère.

L’interpellation s’est déroulée à Keur Massar, dans le quartier de la Cité Petrosen, où les enquêteurs ont localisé le domicile du suspect dans le cadre d’investigations menées sur délégation judiciaire du juge du premier cabinet de Louga. D’après les mêmes sources, les policiers ont procédé à son arrestation peu avant 14 heures, alors qu’il s’apprêtait à quitter le territoire sénégalais pour effectuer un voyage à La Mecque.

Toujours selon Libération, Ndiaga Seck faisait déjà l’objet d’une opposition administrative de sortie du territoire, mesure qui aurait permis de bloquer son déplacement. Après les formalités effectuées dans les locaux de la Dic à Dakar, il a été transféré au commissariat de Linguère où il était entendu sous le régime de la garde à vue au moment de la mise sous presse.

Cette nouvelle arrestation intervient dans le cadre d’un dossier particulièrement sensible qui a déjà conduit à l’incarcération de vingt-deux personnes. L’affaire avait débuté après l’arrestation de Mame Abdou Lecore, connu sous le surnom de « Baye Tama », avant de prendre une ampleur beaucoup plus importante au fil des auditions et des exploitations téléphoniques réalisées par les enquêteurs.

Les personnes visées dans cette procédure sont poursuivies pour plusieurs infractions lourdes, notamment association de malfaiteurs, collecte et diffusion de données à caractère pornographique, incitation à la débauche, mise en danger de la vie d’autrui, actes contre nature ainsi que transmission volontaire du VIH/Sida.

Selon les informations révélées par Libération, les déclarations d’Ahmadou Lamine Dia, un agent de sécurité âgé de 49 ans également impliqué dans le dossier, auraient joué un rôle déterminant dans l’arrestation de Ndiaga Seck. Durant sa garde à vue, l’homme aurait livré aux enquêteurs un témoignage détaillé dans lequel il reconnaîtrait avoir entretenu plusieurs relations homosexuelles. Il aurait notamment cité Ndiaga Seck parmi ses anciens partenaires.

Pour étayer ses déclarations, Ahmadou Lamine Dia aurait présenté aux enquêteurs plusieurs photographies à caractère intime ainsi qu’une cinquantaine de messages extraits de son téléphone portable. Ces éléments numériques sont désormais au cœur des investigations et pourraient constituer des pièces importantes dans la procédure judiciaire en cours.

L’affaire a pris une dimension encore plus sensible après les révélations attribuées à Ahmadou Lamine Dia concernant son état de santé. Selon Libération, ce dernier aurait affirmé aux enquêteurs être porteur du VIH depuis 2013. Une déclaration qui pourrait avoir des conséquences majeures sur la qualification des faits retenus dans cette affaire et sur les suites judiciaires réservées aux différents mis en cause.

Téléphones saisis dans la cellule de Farba Ngom : la défense dénonce une opération « irrégulière » et des tensions au sommet de l’administration pénitentiaire

L’affaire des téléphones portables découverts dans la cellule de Farba Ngom au pavillon spécial de la prison de Rebeuss continue de provoquer de vives réactions dans les milieux judiciaire et pénitentiaire. Invité sur le plateau de Sen TV, l’avocat du député-maire, Me Cissé, est revenu en détail sur les circonstances de cette opération qu’il qualifie d’irrégulière et contraire aux procédures en vigueur.

Selon la défense, la fouille ayant conduit à la saisie des appareils a été menée par une commission spéciale constituée sur instruction directe de la ministre de la Justice. Cette mission était dirigée par le nouveau directeur général adjoint de l’Administration pénitentiaire. Me Cissé affirme toutefois que ni le directeur général de l’Administration pénitentiaire ni le responsable du pavillon spécial de Rebeuss n’avaient été informés au préalable de cette descente.

L’avocat conteste notamment la légalité de l’intervention du directeur général adjoint dans une opération de fouille à l’intérieur d’un établissement pénitentiaire sans l’implication de la hiérarchie directe de la prison. Il estime qu’aucun texte ne confère au DGA une telle prérogative dans ces conditions.

D’après les explications fournies par Me Cissé, la commission aurait d’abord procédé à une inspection dans l’enceinte générale de la prison sans résultat concluant avant de se rendre directement dans la cellule de Farba Ngom aux environs de 1 heure du matin. La défense y voit un ciblage délibéré du détenu.

Si l’avocat reconnaît la présence de deux téléphones portables dans la cellule de son client, il dénonce en revanche les conditions dans lesquelles les appareils ont été saisis et exploités. Selon lui, les règles pénitentiaires imposent qu’un objet interdit découvert en détention soit immédiatement inscrit dans le registre officiel de la prison puis placé sous scellés. Or, d’après ses déclarations, les membres de la mission seraient repartis avec les téléphones afin d’en analyser directement le contenu.

Cette exploitation technique des appareils a d’ailleurs été évoquée publiquement lors d’une conférence de presse de la ministre de la Justice, au cours de laquelle il a été fait mention de conversations entre Farba Ngom et ses avocats. Une situation qui suscite l’indignation de la défense. Me Cissé considère qu’il est parfaitement normal qu’un détenu échange avec ses conseils dans le cadre de la préparation de sa défense et s’interroge sur la divulgation publique de ces communications.

Au-delà du dossier judiciaire, cette affaire révèle également de fortes tensions internes au sein de l’Administration pénitentiaire. Plusieurs sources évoquent une opération à forte portée politique ayant indirectement pour objectif de fragiliser le directeur général de l’institution. Pourtant, ce dernier avait récemment reçu les félicitations de parlementaires lors de l’examen du budget de son département.

Des interrogations persistent également autour des conditions de nomination du directeur général adjoint ainsi que sur la rédaction de la circulaire ayant encadré cette fouille. Selon plusieurs indiscrétions, ce document aurait été élaboré sans que le directeur général de l’Administration pénitentiaire n’en soit informé.

Tabaski 2026 : le Sénégal fixe l’Aïd al-Adha au jeudi 28 mai après la non-observation du croissant lunaire

Le Sénégal célébrera finalement la Tabaski le jeudi 28 mai 2026. Cette décision fait suite à la non-observation du croissant lunaire marquant le début du mois de Dhul Hijja 1447 de l’Hégire, ce dimanche 17 mai 2026 sur l’ensemble du territoire national.

Conformément aux principes d’observation lunaire appliqués au Sénégal par les autorités religieuses et les différentes commissions chargées du suivi du calendrier islamique, l’absence de visibilité du croissant entraîne automatiquement un décalage dans le démarrage du mois sacré. Ainsi, le mardi 19 mai 2026 sera officiellement considéré comme le premier jour du mois de Dhul Hijja au Sénégal.

Cette situation a des conséquences directes sur les principales dates religieuses liées au pèlerinage musulman et à l’Aïd al-Adha. Le jour d’Arafat, moment central du Hajj et journée de grande importance spirituelle pour les musulmans du monde entier, sera observé au Sénégal le mercredi 27 mai 2026. La fête de la Tabaski, célébration du sacrifice commémorant la soumission du prophète Ibrahim à Dieu, interviendra quant à elle le jeudi 28 mai 2026 pour une grande partie de la communauté musulmane sénégalaise, notamment au sein des confréries.

Comme chaque année, cette annonce relance les débats autour des différences de calendrier entre plusieurs pays musulmans. En effet, certains États et communautés religieuses s’appuient exclusivement sur l’observation locale du croissant lunaire pour déterminer le début des mois islamiques, tandis que d’autres adoptent des calculs astronomiques ou suivent les annonces faites par des pays comme l’Arabie saoudite.

Ces divergences expliquent pourquoi certaines nations musulmanes pourraient célébrer la Tabaski à une date différente de celle retenue au Sénégal. Toutefois, pour de nombreux guides religieux sénégalais, la référence à l’observation locale demeure un principe fondamental respecté depuis plusieurs générations.

Au Sénégal, la Tabaski reste l’une des fêtes religieuses les plus importantes de l’année. Elle est marquée par des prières collectives, le sacrifice rituel du mouton, les visites familiales et les élans de solidarité envers les personnes démunies. À l’approche de cette célébration, les marchés à bétail devraient connaître une forte affluence dans les prochains jours, malgré les inquiétudes liées au coût des moutons et au pouvoir d’achat des ménages.

Randonnée patriotique à Dakar : Ousmane Sonko contraint de quitter la marche après des débordements

Le Premier ministre Ousmane Sonko a quitté prématurément la randonnée pédestre patriotique organisée ce dimanche 17 mai 2026 à Dakar par le maire de la capitale, Abass Fall. Placée sous le thème « La marche vers 2029 », cette initiative se voulait un moment de mobilisation citoyenne et politique réunissant militants, sympathisants et responsables de la mouvance présidentielle.

Mais l’événement n’a pas pu se dérouler comme prévu. Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, une forte affluence et des mouvements de foule ont rapidement provoqué des débordements autour du chef du gouvernement, rendant difficile le déroulement normal de la marche. Entouré par une foule compacte de militants venus l’accompagner, Ousmane Sonko n’aurait finalement pas été en mesure d’effectuer le parcours prévu aux côtés des autres participants.

Face à cette situation, le dispositif organisationnel a semblé dépassé par moments, notamment au moment de l’arrivée du Premier ministre sur les lieux de rassemblement. Des scènes de bousculades et d’agitation ont été constatées, poussant finalement le chef du gouvernement à écourter sa participation et à quitter les lieux avant la fin de l’activité.

Prenant la parole devant la presse, le maire de Dakar, Abass Fall, a exprimé son regret face aux incidents survenus durant cette randonnée qu’il souhaitait avant tout conviviale et disciplinée. Le responsable municipal a particulièrement déploré l’attitude de certains participants qu’il juge à l’origine des perturbations observées.

« Nous, on a un réel problème. On ne peut pas faire venir l’autorité ici et que les gens soient indisciplinés. Ce n’est pas bon. On est venu pour faire une marche, mais pourquoi les gens ne peuvent pas être disciplinés ? Maintenant, il est rentré à cause de ça », a déclaré Abass Fall.

Interrogé également sur les démonstrations d’affection et l’engouement des militants autour du Premier ministre, le maire de Dakar a insisté sur la nécessité d’allier soutien politique et responsabilité citoyenne.

« L’affection est accompagnée d’intelligence. Il faut être intelligent. C’est un véritable problème ! », a-t-il ajouté.

Sédhiou : le Pr Mamady Kouyaté prend les rênes de la coordination départementale de « Diomaye Président »

La coalition « Diomaye Président » poursuit son processus de structuration à travers le pays. À Sédhiou, la coordination départementale a été officiellement installée ce samedi 16 mai au cours d’une rencontre politique marquée par une forte mobilisation de responsables, militants et sympathisants de la majorité présidentielle.

La cérémonie, organisée dans une atmosphère de ferveur militante, a permis aux différentes composantes de la coalition d’échanger sur les défis organisationnels et les perspectives politiques à l’approche des prochaines échéances électorales. À l’issue des concertations, le Professeur Mamady Kouyaté a été désigné coordonnateur départemental de la coalition dans le département de Sédhiou.

Prenant la parole après son installation, le nouveau responsable départemental a exprimé sa gratitude envers les responsables et militants qui lui ont accordé leur confiance. Il a déclaré mesurer l’ampleur de la mission qui lui est confiée dans un contexte politique qu’il juge déterminant pour la consolidation des acquis de la majorité présidentielle.

Le Professeur Mamady Kouyaté a insisté sur la nécessité de renforcer l’implantation de la coalition dans l’ensemble des communes du département. Selon lui, la priorité sera accordée à la massification de « Diomaye Président » afin de rapprocher davantage la coalition des populations et de mobiliser autour des projets et ambitions du chef de l’État.

Dans cette perspective, il a annoncé la tenue prochaine d’une rencontre élargie avec tous les coordinateurs communaux du département. Cette réunion, a-t-il expliqué, permettra d’harmoniser les stratégies politiques, de renforcer la coordination entre les structures locales et de définir une feuille de route commune pour les activités futures.

Le nouveau coordonnateur départemental a également plaidé pour une dynamique d’unité et de rassemblement au sein de la coalition. Il a appelé les différentes sensibilités politiques à travailler dans la cohésion afin de préparer efficacement les prochaines échéances électorales, notamment la présidentielle de 2029.

Sédhiou : le Pr Mamady Kouyaté prend les rênes de la coordination départementale de « Diomaye Président »

La coalition « Diomaye Président » poursuit son processus de structuration à travers le pays. À Sédhiou, la coordination départementale a été officiellement installée ce samedi 16 mai au cours d’une rencontre politique marquée par une forte mobilisation de responsables, militants et sympathisants de la majorité présidentielle.

La cérémonie, organisée dans une atmosphère de ferveur militante, a permis aux différentes composantes de la coalition d’échanger sur les défis organisationnels et les perspectives politiques à l’approche des prochaines échéances électorales. À l’issue des concertations, le Professeur Mamady Kouyaté a été désigné coordonnateur départemental de la coalition dans le département de Sédhiou.

Prenant la parole après son installation, le nouveau responsable départemental a exprimé sa gratitude envers les responsables et militants qui lui ont accordé leur confiance. Il a déclaré mesurer l’ampleur de la mission qui lui est confiée dans un contexte politique qu’il juge déterminant pour la consolidation des acquis de la majorité présidentielle.

Le Professeur Mamady Kouyaté a insisté sur la nécessité de renforcer l’implantation de la coalition dans l’ensemble des communes du département. Selon lui, la priorité sera accordée à la massification de « Diomaye Président » afin de rapprocher davantage la coalition des populations et de mobiliser autour des projets et ambitions du chef de l’État.

Dans cette perspective, il a annoncé la tenue prochaine d’une rencontre élargie avec tous les coordinateurs communaux du département. Cette réunion, a-t-il expliqué, permettra d’harmoniser les stratégies politiques, de renforcer la coordination entre les structures locales et de définir une feuille de route commune pour les activités futures.

Le nouveau coordonnateur départemental a également plaidé pour une dynamique d’unité et de rassemblement au sein de la coalition. Il a appelé les différentes sensibilités politiques à travailler dans la cohésion afin de préparer efficacement les prochaines échéances électorales, notamment la présidentielle de 2029.

Madiambal Diagne et Waly Diouf Bodiang s’affrontent après une rumeur sur la démission d’Ousmane Sonko

La tension politique et médiatique continue de se cristalliser autour des réseaux sociaux. Cette fois, le journaliste Madiambal Diagne et le directeur général du Port autonome de Dakar, Waly Diouf Bodiang, se sont livrés à une violente passe d’armes à la suite d’une rumeur portant sur une supposée démission du Premier ministre Ousmane Sonko.

Tout est parti d’une publication diffusée vendredi par Madiambal Diagne, patron du groupe Avenir Communication, laissant entendre qu’Ousmane Sonko aurait présenté sa démission. Une annonce qui a rapidement suscité de nombreuses réactions dans les sphères politiques et sur les plateformes numériques, dans un contexte déjà marqué par une forte polarisation du débat public au Sénégal.

La réaction du camp présidentiel n’a pas tardé. Proche du pouvoir et membre influent de Pastef, Waly Diouf Bodiang a publiquement dénoncé ce qu’il considère comme une nouvelle tentative de désinformation de la part du journaliste. Dans un visuel relayé aux couleurs du parti au pouvoir, le directeur du Port autonome de Dakar a utilisé des termes particulièrement durs à l’endroit de Madiambal Diagne.

« Madiambal, mythomane émérite, a encore inventé une histoire comme il est seul à en avoir le secret. Le fugitif a une inspiration diabolique pour répandre des balivernes. Il ferait un excellent scénariste pour films fantastiques », peut-on lire dans cette publication largement partagée sur les réseaux sociaux.

Installé actuellement en France, Madiambal Diagne n’a pas laissé passer cette sortie. Le journaliste a répliqué sur son compte X, anciennement Twitter, en publiant une capture du message de Waly Diouf Bodiang accompagnée d’une phrase courte mais perçue comme une mise en garde : « Vous ne perdez rien pour attendre cher Waly. »

Ce nouvel épisode illustre une fois de plus les relations extrêmement tendues entre Madiambal Diagne et plusieurs responsables du régime actuel. Depuis l’arrivée au pouvoir du tandem Bassirou Diomaye Faye – Ousmane Sonko, les échanges acerbes entre certains membres de Pastef et le journaliste se multiplient, souvent sur fond d’accusations de manipulation, de désinformation ou d’attaques politiques.

Tambacounda : une employée de l’UCG libérée, l’enquête sur le réseau présumé homosexuel se poursuit

L’enquête menée par la Section de recherches de la gendarmerie de Tambacounda connaît un nouveau développement avec la remise en liberté d’une employée de l’UCG, interpellée dans le cadre de l’affaire portant sur un présumé réseau d’hommes et de femmes homosexuels dans la capitale orientale.

Selon des informations concordantes, cette femme faisait partie des personnes entendues par les enquêteurs après une série d’arrestations opérées ces derniers jours à Tambacounda. Les investigations, qui se poursuivent activement, visent à établir d’éventuelles connexions entre les différents suspects arrêtés au cours de l’opération.

Dans le cadre de cette procédure, les gendarmes auraient procédé à une perquisition au domicile de la mise en cause afin de rechercher des éléments pouvant confirmer son implication présumée. Mais d’après des sources proches du dossier, aucune preuve compromettante n’aurait été découverte lors des vérifications effectuées par les enquêteurs.

À l’issue de son audition, l’employée de l’UCG a finalement été relâchée, les éléments recueillis ne permettant pas, pour le moment, de justifier son maintien en garde à vue. Sa libération constitue l’un des premiers rebondissements majeurs dans cette affaire qui continue de susciter de nombreuses réactions dans la région de Tambacounda.

Malgré cette remise en liberté, l’enquête est loin d’être terminée. Les éléments de la Section de recherches poursuivent les auditions et les investigations afin de faire toute la lumière sur cette affaire sensible. Au total, près d’une vingtaine de personnes restent concernées par la procédure judiciaire ouverte par les autorités compétentes.

Parmi les personnes toujours en garde à vue figureraient quatorze hommes présentés comme présumés homosexuels ainsi que six femmes soupçonnées de lesbianisme. Les enquêteurs cherchent notamment à déterminer les liens existant entre les différents suspects et à vérifier plusieurs informations recueillies au cours des auditions.

Réforme du Code électoral : Diomaye Faye verrouille les règles d’inéligibilité

Le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a promulgué le 12 mai 2026 la loi n°2026-10 modifiant le Code électoral sénégalais. Adoptée cinq jours plus tôt par l’Assemblée nationale à la majorité qualifiée des trois cinquièmes, cette réforme marque un tournant dans l’encadrement des conditions d’exclusion des listes électorales. Le texte, publié dans un numéro spécial du Journal officiel en date du 15 mai 2026, porte également la signature du Premier ministre Ousmane Sonko.

À travers cette révision, les autorités entendent corriger ce qu’elles considèrent comme les principales failles de l’ancien dispositif électoral, souvent dénoncé pour son caractère flou et son potentiel d’instrumentalisation politique. Pendant plusieurs années, les dispositions relatives à l’inéligibilité ont alimenté les débats au sein de la classe politique et de la société civile, notamment en raison de l’absence de limites claires concernant la durée des privations de droits civiques.

Le principal changement introduit par cette réforme concerne l’article L.29 du Code électoral, entièrement réécrit. Désormais, seules quatre catégories de personnes pourront être exclues des listes électorales. Il s’agit des individus condamnés pour crime, des personnes reconnues coupables d’infractions financières graves telles que le vol, l’escroquerie, l’abus de confiance, le détournement de deniers publics, la corruption, le blanchiment de capitaux ou encore le trafic d’influence, des citoyens frappés d’une interdiction du droit de vote prononcée par une juridiction, ainsi que des incapables majeurs.

La réforme introduit surtout une innovation majeure : l’instauration d’une durée d’inéligibilité claire et uniforme. Désormais, l’exclusion des listes électorales ne pourra excéder cinq ans à compter du moment où la condamnation devient définitive. Jusqu’ici, l’ancien texte ne fixait aucune durée précise, ouvrant la voie à des interprétations divergentes et à des controverses judiciaires récurrentes.

Autre changement significatif, l’abrogation pure et simple de l’article L.30 du Code électoral. Cette disposition permettait auparavant d’écarter des listes électorales toute personne condamnée à une amende supérieure à 200 000 francs CFA pour un délit quelconque. Pour les initiateurs de la réforme, cette mesure était devenue excessivement large et susceptible de priver des citoyens de leurs droits politiques pour des infractions mineures.

Dans l’exposé des motifs accompagnant la loi, le législateur souligne que l’ancien système favorisait des exclusions automatiques parfois disproportionnées, notamment pour des condamnations à de courtes peines d’emprisonnement, y compris avec sursis. Selon les auteurs du texte, l’absence de cadre temporel précis ne garantissait pas suffisamment les droits des citoyens et pouvait fragiliser le fonctionnement démocratique du pays.

Cette réforme intervient dans un contexte politique particulièrement sensible, à l’approche des prochaines échéances électorales. Son adoption à une large majorité parlementaire témoigne toutefois d’un certain consensus autour de la nécessité de clarifier les règles du jeu électoral.

Louga et Guéoul : le Président de la République au chevet des familles religieuses entre recueillement et solidarité

Le Président de la République a effectué, ce dimanche, une visite à Louga auprès du vénérable Thierno Mouhamadoul Bachir Tall, Khalife de la famille omarienne. Ce déplacement s’inscrit dans le cadre des relations de proximité et de concertation entretenues entre les autorités étatiques et les grandes familles religieuses du Sénégal.

Au cours de cette rencontre empreinte de spiritualité et de cordialité, les échanges ont porté sur les valeurs de paix, de cohésion sociale et d’unité nationale. Le Chef de l’État a salué le rôle majeur joué par la famille omarienne dans la préservation des enseignements islamiques ainsi que dans le renforcement du dialogue et de la stabilité sociale au Sénégal.

Cette étape à Louga a également été marquée par des prières formulées pour la paix durable, la concorde nationale et la réussite des missions du pays dans un contexte marqué par de nombreux défis sociaux et économiques.

Après Louga, le Président de la République s’est rendu à Guéoul pour présenter ses condoléances à Cheikh Chaya Aïdara, khalife de la famille de Cheikh Mahfou Ould Cheikhna Cheikh Saadbou, à la suite du rappel à Dieu de Cheikh Makhfou Aïdara, plus connu sous le nom de Beuh, ainsi que de ses deux épouses.

Les disparus ont trouvé la mort dans un tragique accident survenu à Diama, un drame qui a profondément bouleversé la communauté religieuse et suscité une vive émotion dans plusieurs localités du pays.

Face à la douleur de la famille endeuillée, le Chef de l’État a exprimé la compassion et la solidarité de toute la Nation. Il a également rendu hommage au parcours spirituel du défunt ainsi qu’à l’héritage religieux et éducatif transmis par Mame Cheikh Saadbou, figure marquante de la confrérie khadriya au Sénégal et en Afrique de l’Ouest.

Niarry Tally, RN1, marché : le CRAKE tire la sonnette d’alarme

Le Cadre de Réflexion et d’Actions pour un Kaolack Émergent (CRAKE) a exprimé ses préoccupations face aux nombreuses difficultés engendrées par les travaux publics actuellement en cours dans la commune de Kaolack. Dans un communiqué rendu public le 7 mai 2026, l’organisation attire l’attention des autorités et de l’opinion publique sur les conséquences liées, notamment, à la réhabilitation de la RN1, à la construction d’un nouveau marché et aux aménagements réalisés dans la zone de Niarry Tally.

Tout en reconnaissant l’importance de ces projets pour le développement urbain de la ville, le CRAKE dénonce plusieurs insuffisances dans leur mise en œuvre. La structure évoque, entre autres, de fortes perturbations de la circulation, l’absence de voies de contournement adaptées, le manque de signalisation ainsi que les impacts négatifs sur les activités économiques locales et le cadre de vie des populations riveraines.

Le CRAKE regrette également l’absence de communication préalable et de concertation avec les citoyens, estimant que les populations subissent des changements importants sans information suffisante ni accompagnement adéquat.

Face à cette situation, l’organisation appelle les autorités compétentes à renforcer la communication autour des travaux, à aménager des voies alternatives pour fluidifier la circulation et à mieux associer les populations locales au suivi des projets. Elle demande aussi une meilleure prise en compte des impacts sociaux et économiques dans la conduite des chantiers.

Le CRAKE réaffirme enfin son attachement au développement de Kaolack, tout en plaidant pour une gouvernance plus inclusive, transparente et respectueuse des citoyens.

Agnam : les violences contre AMA Afrique suspendent la prospection de phosphate, une médiation attendue ce dimanche

La situation reste particulièrement tendue à Agnam, dans le Fouta, après les actes de vandalisme qui ont visé le site de prospection de phosphate exploité par la société AMA Afrique. Depuis plusieurs jours, les activités de l’entreprise sont totalement à l’arrêt à la suite de l’incendie et de la destruction d’une partie importante du matériel d’exploration.

Selon plusieurs sources locales, des individus non identifiés se sont introduits sur le site avant de saccager les installations et de mettre le feu à plusieurs équipements utilisés dans le cadre des opérations de prospection. Les dégâts enregistrés seraient considérables, rendant une partie du matériel inutilisable et compromettant la poursuite immédiate des travaux.

Malgré le renforcement du dispositif sécuritaire autour de la zone, les opérations demeurent suspendues. Joint après plusieurs tentatives, le géologue superviseur des travaux pour AMA Afrique, Kaly Traoré, a confirmé l’attaque subie par l’entreprise et ses conséquences sur le déroulement du projet.

« Des individus sont venus saccager nos installations, nous privant ainsi de nos moyens de travail. Ils ont mis le feu au matériel, qui est désormais inutilisable. Pour le moment, nous sommes dans l’incapacité de poursuivre les opérations de prospection », a-t-il expliqué.

Le responsable a toutefois tenu à saluer la réaction des forces de sécurité déployées dans la zone, estimant que les gendarmes « ont bien joué leur rôle » dans la gestion de la situation. Il a également insisté sur la volonté de la société de maintenir son projet d’exploration malgré les difficultés rencontrées.

D’après lui, AMA Afrique dispose d’un permis d’exploration en règle et entend poursuivre ses activités une fois les conditions réunies. Des plaintes ont déjà été déposées auprès des autorités compétentes afin d’identifier les auteurs des actes de vandalisme et de situer les responsabilités.

« Nous restons dans l’optique de poursuivre notre projet, même si nous avons reçu un coup dur. Nous faisons confiance à la gendarmerie pour faire la lumière sur cette affaire », a ajouté Kaly Traoré.

Cette affaire continue d’alimenter les tensions dans plusieurs localités de la commune d’Agnam, où une partie des populations exprime depuis plusieurs semaines des inquiétudes autour des activités minières et de leurs éventuelles conséquences sur l’environnement et les terres exploitées par les communautés.

Face à la montée des tensions, les autorités administratives et locales multiplient les initiatives de médiation pour tenter d’éviter une détérioration de la situation. Une réunion de concertation a déjà réuni des élus territoriaux ainsi que des chefs de village des différentes localités concernées.

Cheikh Yérim Seck dément une fausse publication sur l’arrestation de Ndiaga Seck

Une publication largement relayée sur Facebook ces dernières heures attribue au journaliste et analyste politique Cheikh Yérim Seck des propos controversés autour de l’arrestation de l’homme politique Ndiaga Seck, interpellé vendredi dernier dans une affaire présumée d’« acte contre nature ».

Le texte en question, devenu viral sur les réseaux sociaux, présente une prétendue analyse politique dans laquelle le journaliste évoquerait un « complot politique » visant à neutraliser certaines figures de la scène nationale. La publication va même jusqu’à accuser le président Bassirou Diomaye Faye de préparer une stratégie destinée à empêcher le Premier ministre Ousmane Sonko de briguer la présidentielle de 2029.

Face à l’ampleur prise par cette diffusion et à la sensibilité des accusations avancées, Cheikh Yérim Seck a rapidement réagi pour mettre fin à toute confusion. Contacté à plusieurs reprises par des confrères, des internautes et des citoyens au cours de la journée, le journaliste a catégoriquement nié être l’auteur du texte qui circule en ligne.

Dans sa mise au point, il a dénoncé une tentative de manipulation de l’opinion à travers l’utilisation abusive de son nom et de son image. « Je précise que je ne suis pas l’auteur de ce texte qui, dans la forme, ne reflète pas mon niveau d’écriture et, dans le fond, ne correspond pas à ma pensée », a-t-il déclaré.

Cinquantenaire du Hizbut-Tarqiyyah : un milliard FCFA et 500 moutons offerts au Khalife général des mourides

Le Dahira Hizbut-Tarqiyyah a célébré ce samedi 16 mai 2026 son cinquantenaire à Darou Minane, dans une atmosphère de ferveur religieuse et de forte mobilisation populaire. La cérémonie, marquant les 50 ans d’existence de cette importante structure mouride fondée en 1976, s’est déroulée en présence du Khalife général des mourides, Serigne Mountakha Mbacké, ainsi que de plusieurs autorités religieuses et de milliers de fidèles venus de différentes régions du Sénégal.

Moment phare de cette grande ziara, le dahira a remis une hadiya d’un milliard de francs CFA destinée aux travaux de la Grande Mosquée de Touba. À cette contribution financière s’ajoute un don de 500 moutons offert au Khalife général en perspective du prochain Grand Magal de Touba, prévu dans moins de trois mois. Par ce geste, les responsables du Hizbut-Tarqiyyah entendent réaffirmer leur engagement aux côtés du khalifat général et leur volonté de participer activement aux grands chantiers religieux de la communauté mouride.

Prenant la parole devant l’assemblée, le responsable moral du dahira, Serigne Youssou Diop, a souligné que cette mobilisation exceptionnelle traduit l’attachement des membres du Hizbut-Tarqiyyah aux enseignements et recommandations du Khalife général. Selon lui, cette dynamique collective repose sur la discipline, la solidarité et le sens du sacrifice qui caractérisent depuis plusieurs décennies les membres de la structure.

Il a également salué la forte implication des disciples et sympathisants du dahira, venus nombreux participer à cette célébration du cinquantenaire. Pour les organisateurs, cette commémoration ne se limite pas à un simple anniversaire, mais constitue une occasion de renouveler leur engagement spirituel et leur contribution au rayonnement de Touba et du mouridisme.

Le Khalife général des mourides, visiblement satisfait de cette initiative, a magnifié l’engagement constant du Hizbut-Tarqiyyah au service de la communauté. Serigne Mountakha Mbacké a formulé des prières pour les donateurs et encouragé l’unité des dahiras autour des projets spirituels et sociaux portés par le khalifat général.

Tambacounda : 20 personnes interpellées dans une affaire de présumés actes contre-nature

Une vaste enquête menée par la Section de recherches de la gendarmerie de Tambacounda continue de susciter de nombreuses réactions dans la capitale orientale. Au cœur de cette affaire sensible : l’interpellation de vingt personnes, soupçonnées d’être impliquées dans des pratiques qualifiées d’« actes contre-nature » par les enquêteurs.

Selon des informations rapportées par Seneweb, les personnes arrêtées comprennent quatorze hommes et six femmes. Parmi elles figure notamment une agente de l’Unité de coordination de la gestion des déchets (UCG), dont l’implication présumée alimente largement les discussions au sein de la population locale.

Dans le cadre des investigations, les éléments de la gendarmerie ont également procédé à l’audition d’une prostituée bien connue dans certains milieux de la ville. Après son interrogatoire, celle-ci a finalement été remise en liberté. Une perquisition menée à son domicile n’aurait permis de découvrir aucun élément jugé compromettant ou susceptible de justifier une mesure de garde à vue à son encontre.

Les vingt personnes interpellées ont, quant à elles, été placées en garde à vue pour les besoins de l’enquête. D’après les mêmes sources, des tests sérologiques de dépistage du VIH auraient été effectués sur plusieurs des suspects dans le cadre de la procédure en cours.

Cette affaire provoque une vive agitation à Tambacounda, où les réactions se multiplient aussi bien dans les quartiers populaires que sur les réseaux sociaux. Entre indignation, interrogations et appels à la prudence, une partie de l’opinion attend désormais les conclusions officielles de l’enquête.

Drame au Niokolo-Koba : trois morts et une vingtaine de blessés dans une collision entre un minicar et un camion

Un grave accident de la circulation a endeuillé le Sénégal oriental hier après-midi dans la zone du Parc national du Niokolo-Koba. Le bilan provisoire fait état de trois morts et d’une vingtaine de blessés, dont plusieurs dans un état critique, à la suite d’une violente collision impliquant un minicar de transport en commun et un camion immobilisé sur la chaussée.

Le drame s’est produit sur un axe routier particulièrement fréquenté reliant plusieurs localités de la région de Kédougou. Selon les premiers éléments de l’enquête, le minicar, qui transportait de nombreux passagers, aurait perdu le contrôle avant de percuter de plein fouet un poids lourd stationné sur la route. L’impact, d’une extrême violence, a provoqué la mort immédiate de trois occupants du véhicule de transport.

Des témoins présents sur les lieux décrivent une scène de désolation marquée par des cris de détresse et d’importants dégâts matériels. Plusieurs passagers ont été coincés dans l’habitacle du minicar, nécessitant une intervention rapide des secours pour les extraire.

Alertés peu après l’accident, les éléments de la 62e Compagnie d’incendie et de secours se sont déployés sur les lieux pour prendre en charge les victimes. Les blessés, dont certains souffraient de traumatismes graves, ont été évacués vers différentes structures sanitaires de la région afin de recevoir des soins d’urgence. Le conducteur du minicar, grièvement atteint, a été admis en soins intensifs.

Les dépouilles des trois victimes ont été transférées à la morgue de l’Hôpital régional Amath Dansokho, où des procédures d’identification ont été engagées en attendant leur remise aux familles.

Sur le plan judiciaire, la brigade de gendarmerie de proximité de Mako a procédé aux constatations d’usage afin d’établir les circonstances exactes du drame. Le chauffeur du camion impliqué dans l’accident a été interpellé puis placé en garde à vue pour homicide involontaire et mise en danger de la vie d’autrui.

Une enquête a été ouverte pour déterminer les responsabilités et faire toute la lumière sur les conditions dans lesquelles le camion se trouvait immobilisé sur la chaussée au moment de la collision. Les autorités cherchent également à savoir si un défaut de signalisation, un excès de vitesse ou un problème technique pourraient être à l’origine de cet accident meurtrier.

Grande journée de don de sang : forte mobilisation citoyenne autour du Président Wade

La Commission Santé du Parti démocratique sénégalais (PDS) a organisé une grande journée de don de sang dédiée au Président Abdoulaye Wade, marquée par une mobilisation exceptionnelle de militants, sympathisants et populations.

Dans un communiqué, la Commission a adressé ses sincères remerciements au secrétaire général national du PDS ainsi qu’au secrétaire général chargé de la structuration et de la modernisation, pour leur engagement constant et leur soutien ayant contribué au succès de l’événement.

Les membres de la Fédération nationale des cadres libéraux (FNCL), dirigée par Ousmane Goudiaby, ont également été salués pour leur contribution remarquable. La Commission Santé a félicité l’ensemble des militants et sympathisants ayant répondu massivement à cet appel citoyen et humanitaire.

Le Président Wade, présenté comme un homme multidimensionnel, a toujours accordé une place importante à la santé publique. Son célèbre adage « Fagarou mo gueune fadjou » illustre sa vision axée sur la prévention. Sous son régime, plusieurs politiques sociales ont marqué le système sanitaire sénégalais, notamment la gratuité des césariennes pour les femmes enceintes, la couverture sanitaire des enfants de moins de cinq ans et le Plan Sésame destiné aux personnes âgées.

Dans un contexte où les stocks de sang demeurent insuffisants, la Commission Santé rappelle que le don volontaire constitue un acte noble et salvateur, qui doit être érigé en priorité nationale.

Une mention spéciale a également été adressée à Serigne Saliou Thioune pour sa précieuse contribution à l’organisation. La Commission a prié pour que Dieu lui rétribue son geste généreux au centuple.

Enfin, des prières ont été formulées à l’endroit du Président Wade afin que Dieu lui accorde santé, longévité et abondantes bénédictions. La Commission Santé du PDS, dirigée par Sokhna Assy Mbaye, a réaffirmé sa mobilisation pour les prochaines activités au service des populations.

Éducation : Ida Mouride veut bâtir une école enracinée dans les valeurs africaines

La commune d’Ida Mouride, dans le département de Koungheul, a célébré samedi l’excellence scolaire à travers une vaste cérémonie de récompense organisée en partenariat avec le Collectif des directeurs d’école (CODEC). Plus de 300 élèves, enseignants et acteurs du système éducatif local ont été distingués devant une forte mobilisation des communautés éducatives.

Au-delà de la remise de kits scolaires, de sacs et de matériels didactiques, cette initiative s’inscrit dans une dynamique de transformation du système éducatif local autour du concept de « Nouvelle Initiative pour la Transformation Humaniste de l’Éducation » (NITHE).

Les organisateurs ont mis l’accent sur la nécessité de bâtir une école davantage ancrée dans les réalités culturelles africaines et les valeurs citoyennes. Pour eux, l’éducation ne doit pas seulement transmettre des connaissances académiques, mais aussi former des citoyens responsables, attachés à leur identité et ouverts aux défis du développement.

Présidant la rencontre, l’Inspecteur de l’éducation et de la formation (IEF) de Koungheul, Ibrahima Konaté, a salué une démarche qui encourage l’émulation et le mérite au sein des établissements scolaires. Il a insisté sur l’importance de l’implication collective dans la réussite des élèves.

De son côté, le maire d’Ida Mouride, El Hadji Mor Seck, a réaffirmé l’engagement de la municipalité à accompagner durablement le secteur éducatif. Il a annoncé la poursuite des investissements dans les infrastructures scolaires et les équipements pédagogiques afin d’améliorer les conditions d’apprentissage dans les dix-huit écoles élémentaires de la commune.

À travers cette journée, Ida Mouride entend faire de l’éducation un levier central du développement local et de la promotion des valeurs sociales.

Drame sur la RN7 : trois morts et 19 blessés graves dans un violent accident à Niokolo-Koba

Un grave accident de la circulation s’est produit ce samedi sur la route nationale n°7, à l’intérieur du Parc national de Niokolo-Koba, à environ 90 kilomètres de Kédougou, dans le sud-est du Sénégal. Le bilan provisoire fait état de trois morts et de 19 blessés graves, selon des informations rapportées par le correspondant local de Sud FM.

D’après les premiers éléments recueillis sur place, le drame implique un minicar de transport et un poids lourd. Le minicar aurait violemment percuté l’arrière du camion dans des circonstances qui restent encore à éclaircir. La violence de la collision a provoqué une scène de désolation sur cet axe routier très fréquenté reliant plusieurs localités de la région orientale.

Les trois victimes ont succombé sur le coup, coincées dans l’habitacle fortement endommagé du véhicule de transport. Plusieurs passagers ont également été grièvement blessés, certains présentant des traumatismes importants nécessitant une prise en charge d’urgence.

Aussitôt alertés, les sapeurs-pompiers de Kédougou se sont rendus sur les lieux de l’accident pour secourir les victimes. Les opérations de désincarcération et d’évacuation ont mobilisé plusieurs éléments des secours pendant de longues minutes. Les blessés ont ensuite été transférés vers le centre hospitalier régional de Kédougou pour recevoir les soins nécessaires.

Les forces de défense et de sécurité se sont également déployées sur la zone afin de sécuriser le périmètre et faciliter l’intervention des secours. Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes de cette tragédie routière. Les autorités cherchent notamment à établir les responsabilités et à savoir si l’excès de vitesse, un défaut de visibilité ou une défaillance mécanique sont à l’origine du choc.

Occupation anarchique des espaces publics : Dakar lance une vaste opération de libération sous les autoponts et échangeurs

Le gouverneur de Dakar, Ousmane Kane, a annoncé le démarrage imminent d’opérations de contrôle et de déguerpissement visant les occupations irrégulières constatées sous les autoponts, échangeurs et autres infrastructures publiques de la capitale. À travers un communiqué rendu public vendredi, l’autorité administrative entend mettre fin à ce qu’elle considère comme une recrudescence préoccupante d’installations anarchiques dans plusieurs zones stratégiques de Dakar.

Selon le gouverneur, les services de l’administration territoriale ont observé ces dernières semaines une multiplication des occupations non autorisées sous plusieurs ouvrages routiers. Des abris de fortune auraient été aménagés dans certains espaces, tandis que des activités commerciales informelles, des dépôts de matériels et des stationnements désordonnés de motos et de véhicules y sont régulièrement constatés. Certains sites seraient également utilisés comme lieux d’hébergement de fortune.

Les autorités estiment que cette situation représente une menace pour l’ordre public, la sécurité des populations et la préservation des infrastructures concernées. Dans son communiqué, Ousmane Kane souligne que ces occupations irrégulières exposent les usagers à des risques sécuritaires, dégradent l’environnement urbain et compromettent la salubrité publique dans plusieurs secteurs de la région de Dakar.

Le gouverneur considère également que ces installations perturbent le fonctionnement normal des infrastructures routières et compliquent la circulation sur certains axes fortement fréquentés. Les autorités craignent en outre que ces espaces deviennent des zones de vulnérabilité sécuritaire difficiles à contrôler.

Face à cette situation, l’administration territoriale rappelle l’interdiction formelle d’occuper les espaces situés sous les autoponts, échangeurs et autres ouvrages publics. Il est désormais interdit d’y élire domicile, d’y passer la nuit ou d’y ériger des abris de fortune. Les activités commerciales non autorisées, les activités de gardiennage ainsi que toute occupation jugée irrégulière dans ces lieux sont également proscrites.

Le communiqué insiste aussi sur l’interdiction du stationnement anarchique de motos, charrettes, véhicules et autres équipements sous les infrastructures publiques. Selon les autorités, ces pratiques participent à la dégradation des ouvrages et entravent les opérations de sécurisation et de fluidification de la circulation.

Pour faire appliquer ces mesures, les services compétents de l’État seront mobilisés dans les prochains jours. Les forces de défense et de sécurité travailleront en collaboration avec les collectivités territoriales et les services techniques concernés afin de procéder à des opérations de contrôle et de libération systématique des espaces occupés illégalement.

À travers cette initiative, les autorités entendent restaurer l’ordre dans plusieurs zones de la capitale tout en assurant la protection des infrastructures publiques. Le gouverneur de Dakar a enfin appelé les populations au civisme et au respect des règles régissant l’occupation du domaine public. Il a invité les citoyens à contribuer à la préservation de la sécurité collective, de la salubrité publique et des ouvrages routiers de la région de Dakar.

Eau en sachet : la BR de Faidherbe frappe un réseau clandestin dans la banlieue dakaroise

Un vaste coup de filet a été mené par la Brigade de Recherches de Dakar dans le secteur de la fabrication clandestine d’eau en sachet. L’opération, conduite le 11 mai 2026 dans plusieurs quartiers de la banlieue dakaroise, notamment à Pikine, Thiaroye et Yeumbeul, a permis le démantèlement d’une douzaine d’unités de production opérant en dehors des normes réglementaires et sanitaires en vigueur.

Selon des sources proches de l’enquête, les éléments de la Brigade de Recherches de Faidherbe ont effectué plusieurs descentes simultanées dans des ateliers de fabrication installés discrètement au cœur des quartiers populaires. Ces unités, parfois aménagées dans des habitations ou des locaux de fortune, produisaient et commercialisaient de l’eau en sachet destinée à la consommation quotidienne des populations.

Les opérations ont été menées en collaboration avec les services compétents chargés du contrôle de la consommation et de la sécurité sanitaire. Les vérifications effectuées sur place ont mis en évidence de nombreuses irrégularités. Les enquêteurs ont notamment découvert l’usage présumé de faux documents administratifs servant à couvrir des activités de production illégales. Certaines structures ne disposaient d’aucune autorisation officielle de fabrication ou de commercialisation, tandis que d’autres auraient changé régulièrement de site afin d’échapper aux contrôles des autorités.

Plusieurs responsables de ces unités ont été interpellés puis auditionnés par les enquêteurs. Les investigations se poursuivent afin d’identifier l’étendue du réseau et de déterminer les circuits de distribution de ces produits écoulés dans plusieurs zones de la capitale.

Les premiers constats des services sanitaires suscitent de sérieuses inquiétudes quant aux conditions de production observées dans certains sites visités. Des manquements aux règles élémentaires d’hygiène auraient été relevés, faisant craindre des risques importants pour la santé publique. Toutefois, les contrôleurs ont également signalé que quelques unités inspectées respectaient les exigences réglementaires et disposaient des autorisations requises.

À travers cette opération, les autorités entendent renforcer la lutte contre les réseaux clandestins qui alimentent le marché en produits impropres ou non conformes aux normes sanitaires. Dans un contexte où l’eau en sachet constitue une source de consommation largement répandue, notamment dans les zones urbaines à forte densité, les services de contrôle veulent prévenir tout danger lié à la qualité de l’eau distribuée aux populations.

Les Boucliers de Diomaye dénoncent un « acharnement politique » contre le président Bassirou Diomaye Faye

La plateforme Les Boucliers de Diomaye Président est montée au créneau pour dénoncer ce qu’elle considère comme une campagne de déstabilisation visant le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye. Face à la presse, son coordonnateur national, Birame Cissé, a accusé certains acteurs politiques et institutionnels de multiplier les attaques contre le chef de l’État dans le but de fragiliser son autorité et de porter atteinte aux institutions républicaines.

Selon lui, les critiques et polémiques dirigées contre le président se sont intensifiées ces derniers mois dans un contexte politique qu’il juge particulièrement sensible. Il estime que ces attaques dépassent le cadre du débat démocratique et prennent la forme d’un « acharnement politique » contre un président élu « souverainement par le peuple sénégalais » lors de l’élection présidentielle de 2024.

Birame Cissé a insisté sur le fait que la plateforme n’entend pas rester silencieuse face à cette situation. « Nul ne peut affaiblir le président sans fragiliser les institutions », a-t-il déclaré, soutenant que la stabilité de l’État et le respect de la fonction présidentielle doivent demeurer des principes fondamentaux dans le débat public.

Au cours de cette rencontre avec les médias, le coordonnateur national des Boucliers de Diomaye a également salué la mobilisation enregistrée lors du meeting organisé récemment à Mbour. Il considère cette forte affluence comme une démonstration du soutien populaire dont bénéficie encore le président de la République ainsi que sa coalition politique. Il a notamment adressé ses félicitations aux responsables impliqués dans l’organisation de l’événement, citant entre autres Aminata Touré.

Sur les questions économiques, Birame Cissé a rejeté les accusations faisant état d’une prétendue « dette cachée ». Il a affirmé que ces allégations sont infondées et ne sauraient justifier les difficultés économiques auxquelles le Sénégal est confronté. Selon lui, certaines déclarations attribuées à Ousmane Sonko autour de cette question alimentent inutilement la confusion dans l’opinion publique.

La plateforme a par ailleurs exprimé son soutien aux appels au dialogue et à l’apaisement lancés par le chef de l’État. Elle présente Bassirou Diomaye Faye comme un acteur engagé pour la cohésion nationale et la stabilité du pays dans une période marquée par de fortes tensions politiques.

Tout en plaidant pour un climat politique plus serein, Les Boucliers de Diomaye dénoncent des campagnes de discrédit et des propos jugés irrespectueux à l’endroit du président de la République. Birame Cissé a notamment pointé du doigt certains députés, directeurs généraux et maires qu’il accuse d’alimenter les critiques contre le pouvoir en place.

La plateforme affirme également vouloir accompagner l’action du gouvernement et soutenir les orientations politiques du président. Dans cette dynamique, elle évoque déjà les échéances futures, notamment l’élection présidentielle de 2029, avec l’ambition de travailler à une continuité politique autour de Bassirou Diomaye Faye.

Lors de son intervention, Birame Cissé a aussi interpellé le procureur de la République. Il a appelé les autorités judiciaires à faire preuve de vigilance face à ce qu’il considère comme des tentatives répétées de déstabilisation des institutions et des attaques ciblant le président de la République.

En conclusion, la plateforme a lancé un appel à la jeunesse sénégalaise pour préserver l’unité nationale et éviter les logiques de division politique. Elle invite les jeunes à privilégier le dialogue, la responsabilité et le respect des institutions afin de préserver la stabilité du pays.

Awalé à Kaolack : cap sur l’unité et l’implantation de proximité

Le nouveau délégué communal du parti Awalé à Kaolack, Fallilou Diabaye, a lancé un appel à l’unité et à la mobilisation des militants autour des idéaux portés par le ministre Dr Abdou Rahmane Diouf.

Fraîchement élu à la tête de la coordination communale du parti, Fallilou Diabaye affirme vouloir inscrire son action dans une dynamique de rassemblement et de proximité afin de renforcer l’implantation d’Awalé dans les différents quartiers de la commune.

« L’essentiel aujourd’hui est de rester unis pour soutenir Dr Abdou Rahmane Diouf à travers sa vision de faire du Sénégal un pays émergent, prospère et inclusif », a-t-il déclaré.

Dans cette perspective, le responsable communal annonce un week-end chargé, marqué par l’installation de deux nouvelles cellules du parti dans les quartiers de Gawane et Ngane. Une initiative qui s’inscrit dans une stratégie de massification et de consolidation des bases politiques du parti à Kaolack.

À travers ces rencontres de terrain et ces visites de proximité, le responsable d’Awalé dans la commune de Kaolack ambitionne de mobiliser davantage les populations autour du projet politique porté par leur leader.

Kaolack : le lycée Valdiodio Ndiaye retrouve un cadre sécurisé grâce au Conseil départemental

À Kaolack, le lycée Valdiodio Ndiaye retrouve progressivement un visage plus sécurisé et plus accueillant. Longtemps confronté à la dégradation avancée de ses murs de clôture, cet établissement emblématique de la région bénéficie aujourd’hui d’importants travaux de réhabilitation initiés par le Conseil départemental de Kaolack.

« Pendant plusieurs années, les murs de clôture du lycée étaient dans un état de délabrement très avancé, exposant l’établissement à de nombreuses difficultés liées à l’insécurité, aux intrusions et à l’insalubrité », a expliqué le président du Conseil départemental de Kaolack, Ahmed Youssouph Benzalloum.

Cette situation inquiétait aussi bien les autorités éducatives que les élèves, les parents d’élèves et les riverains, qui voyaient ce temple du savoir laissé à la portée de tous les maux.

Face à cette réalité, le Conseil départemental de Kaolack a décidé d’agir en engageant des travaux de réhabilitation portant sur près de 315 mètres linéaires de murs de clôture.

« L’objectif affiché est de sécuriser davantage l’établissement, d’améliorer le cadre d’apprentissage des élèves et de redonner au lycée son image d’excellence. Au-delà de la sécurisation des lieux, le projet symbolise également l’importance accordée à l’éducation et au bien-être des apprenants dans la région de Kaolack », a rappelé Ahmed Youssouph Benzalloum, président du Conseil départemental de Kaolack.

Avec cette réhabilitation, le lycée Valdiodio Ndiaye tourne ainsi une page difficile et nourrit l’espoir d’un avenir plus serein pour ses élèves et son personnel éducatif.

Au-delà de la sécurisation de cet établissement scolaire, les autorités départementales ont également procédé à la remise d’appareils photocopieurs flambant neufs à l’administration des lycées et collèges du département, à savoir : le lycée Valdiodio Ndiaye, le Nouveau Lycée, le CEM Médina Mbaba, le lycée de Djilahar, le lycée de Kahone et le lycée mixte de Ngane Saër.

Cette dotation vise à renforcer les capacités de travail du personnel administratif et à améliorer les conditions de gestion pédagogique au sein de ces établissements scolaires.

Devant les autorités administratives, les enseignants, les élèves et les notables, les responsables du Conseil départemental ont réaffirmé leur engagement à accompagner durablement le secteur de l’éducation dans le département de Kaolack.

Prenant la parole, le proviseur du lycée Valdiodio Ndiaye, Ousseynou Camara, a salué, au nom de l’établissement, un geste « utile et salvateur », estimant que ces équipements arrivent à un moment crucial pour le bon fonctionnement du lycée.

Pastef prépare son congrès du 6 juin : Sonko lance une vaste restructuration du parti

À moins de trois semaines de son premier congrès national, le Pastef accélère sa mue organisationnelle et politique. Réunis vendredi 15 mai à la Cité Keur Gorgui autour du Premier ministre Ousmane Sonko, les principaux responsables du parti ont tenu une rencontre stratégique consacrée aux préparatifs de ce rendez-vous annoncé comme décisif pour l’avenir de la formation politique au pouvoir.

Selon des informations rapportées par L’Observateur, la réunion a rassemblé plusieurs figures influentes du parti, parmi lesquelles El Malick Ndiaye, Birame Souleye Diop, Yassine Fall, Daouda Ngom ou encore Ayib Daffé. L’objectif affiché était de finaliser les grandes orientations logistiques et politiques du congrès national prévu le 6 juin 2026.

Même si le lieu officiel n’a pas encore été arrêté, des sources internes évoquent sérieusement l’option de Diamniadio pour accueillir cet événement qui devrait mobiliser des milliers de militants venus de tout le pays. Pour le Pastef, ce congrès représente bien plus qu’une simple rencontre statutaire. Il s’agit d’un moment clé destiné à redéfinir l’organisation interne du parti et à renforcer sa présence sur le terrain après son accession au pouvoir.

D’après les mêmes sources, Ousmane Sonko a particulièrement insisté sur la nécessité de réussir ce congrès afin de démontrer que le parti conserve intacte sa capacité de mobilisation. Face à ses proches collaborateurs, le leader des Patriotes aurait appelé à une remobilisation générale des militants et des structures locales. « Il faut réussir le congrès et remobiliser le parti », aurait-il déclaré au cours des échanges.

Au-delà de l’enjeu symbolique, le chef du gouvernement souhaite également engager une restructuration en profondeur du Pastef pour rendre son fonctionnement plus lisible et plus efficace. Cette réorganisation devrait notamment concerner les instances du parti, la coordination territoriale ainsi que les mécanismes de communication et d’encadrement des militants.

Les discussions ont aussi porté sur la stratégie politique à adopter dans les prochaines semaines. Ousmane Sonko a appelé les responsables du parti à renforcer leur présence dans les régions et à investir davantage les zones éloignées afin de maintenir le lien avec la base militante et les populations.

À l’issue de la rencontre, El Malick Ndiaye, également président de l’Assemblée nationale, a salué sur sa page Facebook les perspectives qui s’ouvrent pour le parti et le pays. Il a évoqué « de belles perspectives » porteuses « d’espoir, de progrès et de souveraineté », tout en appelant les militants à poursuivre le projet collectif « avec foi, discipline et engagement ».

Agnam Thiodaye : vive tension autour de l’exploitation du phosphate, des habitants dénoncent des intimidations armées

La situation est devenue particulièrement tendue à Agnam Thiodaye, dans le nord du Sénégal, où les populations locales s’opposent fermement au projet d’exploitation de phosphate mené dans leur terroir. Ces derniers jours, plusieurs habitants sont descendus sur le terrain concerné pour exprimer leur refus face à ce qu’ils considèrent comme une menace directe pour leurs terres agricoles, leurs activités économiques et leurs perspectives de développement.

Face à la mobilisation des riverains, un important dispositif sécuritaire a été déployé sur le site minier. Des éléments des forces de l’ordre ont été aperçus aux abords de la zone afin de contenir les manifestations et prévenir tout débordement. Malgré cette présence, la colère des populations ne faiblit pas.

Selon Abdou Aziz Diop, adjoint au maire d’Agnam, les habitants rejettent catégoriquement l’exploitation du phosphate dans cette partie de la commune. L’élu local estime que les terres visées constituent un espace stratégique pour l’avenir économique et social des communautés.

D’après lui, les populations craignent notamment la perte de terres cultivables ainsi que les conséquences environnementales liées aux activités extractives. Les habitants considèrent également que plusieurs projets communautaires prévus dans la zone risquent d’être compromis par l’installation de l’exploitation minière.

Mais au-delà de la contestation foncière et environnementale, un incident particulièrement grave aurait exacerbé les tensions. Abdou Aziz Diop accuse un agent de la société AMA Afrique d’avoir brandi une arme à feu devant les manifestants au cours des événements.

Selon ses déclarations, l’agent en question aurait sorti un pistolet en présence des forces de sécurité, suscitant la panique et l’indignation parmi les populations présentes sur les lieux. L’adjoint au maire affirme que ni le commandant de brigade ni les éléments de la gendarmerie présents n’auraient réagi au moment des faits.

Ces accusations provoquent une vive émotion au sein de la localité, où plusieurs habitants dénoncent ce qu’ils qualifient d’acte d’intimidation inacceptable contre des citoyens manifestant pour la défense de leurs terres.

Face à cette situation, les autorités locales et les populations réclament désormais l’ouverture rapide d’une enquête indépendante afin d’établir les responsabilités et de faire toute la lumière sur les circonstances exactes de l’incident.

Abdou Aziz Diop a également lancé un appel direct aux plus hautes autorités de l’État, notamment au président de la République, afin qu’une intervention urgente soit menée pour apaiser les tensions et garantir la sécurité des populations.

Réforme du Code électoral : Diomaye Faye promulgue une loi qui redéfinit les conditions d’exclusion des listes électorales

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a officiellement promulgué la loi modifiant les articles L29 et L30 du Code électoral sénégalais. Le texte, désormais en vigueur, a été publié dans le Journal officiel du 12 mai 2026 sous l’intitulé loi n°2026-10 du 12 mai 2026.

Cette réforme introduit plusieurs changements majeurs concernant les conditions d’inscription sur les listes électorales ainsi que les motifs d’inéligibilité. Elle s’inscrit dans une volonté affichée des autorités de clarifier et de moderniser certaines dispositions du Code électoral, particulièrement celles relatives à la perte des droits civiques et politiques.

Dans sa nouvelle rédaction, l’article L29 définit de manière plus précise les cas pouvant entraîner l’exclusion des listes électorales. Désormais, cette mesure concerne principalement les personnes condamnées pour crime, mais également celles ayant écopé de peines d’emprisonnement supérieures à un mois pour une série d’infractions jugées graves.

Le texte vise notamment les condamnations liées au vol, à l’escroquerie, à l’abus de confiance, à l’extorsion de fonds, à l’abus de biens sociaux, au détournement de deniers publics, à l’enrichissement illicite, à la corruption, à la concussion, au trafic d’influence, à la prise illégale d’intérêts ainsi qu’aux faits de faux, d’usage de faux, de contrefaçon ou encore de blanchiment de capitaux.

À travers cette réforme, le législateur semble vouloir recentrer les critères d’exclusion sur les infractions portant atteinte à la probité, à la gestion des ressources publiques et à la confiance publique. Le nouveau dispositif met ainsi l’accent sur la gravité des faits et sur les condamnations pénales définitives.

Autre changement important introduit par cette loi : l’abrogation pure et simple de l’article L30 du Code électoral. Cette disposition prévoyait jusque-là certaines causes d’inéligibilité, notamment en cas de condamnation à une amende supérieure à 200 000 francs CFA.

La suppression de cet article marque une rupture avec l’ancien dispositif, qui était parfois jugé trop large ou susceptible d’entraîner des restrictions électorales pour des infractions ne relevant pas nécessairement de faits graves. Avec cette réforme, les conditions d’exclusion et d’inéligibilité apparaissent désormais davantage centrées sur les condamnations pénales lourdes et les atteintes à la probité publique.

Incendie à Ndande : l’ancienne gare ferroviaire centenaire réduite en cendres, un pan de l’histoire du Cayor disparaît

Un véritable drame patrimonial s’est produit dans la nuit du jeudi à vendredi à Ndande, dans le département de Kébémer, région de Louga. Un violent incendie a entièrement ravagé l’ancienne gare ferroviaire de la localité, un édifice historique construit au XIXe siècle et considéré comme l’un des symboles majeurs du patrimoine ferroviaire sénégalais.

Le sinistre s’est déclaré tard dans la nuit dans des circonstances encore inconnues. Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, les flammes se sont propagées avec une rapidité impressionnante, alimentées par l’état de vétusté du bâtiment et les matériaux stockés à l’intérieur des anciens hangars. Malgré l’intervention des sapeurs-pompiers, le feu était déjà d’une rare intensité au moment des secours.

Au lever du jour, le constat était alarmant. La bâtisse historique n’était plus qu’un amas de décombres calcinés. Une grande partie de la toiture s’est effondrée sous l’effet de la chaleur, tandis que les structures métalliques ont été complètement déformées par les flammes. Des marchandises entreposées dans les locaux ont également été détruites.

Aucune perte en vie humaine n’a heureusement été enregistrée, mais l’émotion reste vive au sein de la population de Ndande. Pour de nombreux habitants, cette gare représentait bien plus qu’un simple bâtiment abandonné. Elle incarnait une mémoire collective profondément liée à l’histoire économique et politique du Cayor.

Construite en 1885 sur la célèbre ligne Dakar–Saint-Louis, la gare de Ndande occupait une position stratégique dans le développement du commerce arachidier au Sénégal durant la période coloniale. La localité était devenue un point névralgique du transport ferroviaire, notamment parce qu’elle marquait le lieu de jonction des rails venant de Dakar et de Saint-Louis. Cet événement historique, intervenu le 13 mai 1885, avait contribué à faire de Ndande l’un des centres importants du premier bassin arachidier du pays.

Le site demeure également associé à l’une des scènes les plus emblématiques de la résistance du Cayor face à la pénétration coloniale française. Selon la tradition historique, c’est à Ndande que Malaw, le cheval du Damel Lat Dior Diop, aurait refusé de franchir les rails du chemin de fer, perçus à l’époque comme le symbole de l’occupation coloniale. Cette image est devenue au fil des générations un puissant symbole de résistance et d’attachement à la souveraineté du Cayor.

Depuis l’arrêt du trafic ferroviaire sur la ligne Dakar–Saint-Louis en 1990, la gare de Ndande avait progressivement sombré dans l’abandon. Le site avait fini par être reconverti de manière informelle en entrepôts et espaces de stockage pour des commerçants de la zone.

L’incendie survient d’ailleurs dans un contexte où plusieurs voix plaidaient pour la réhabilitation des anciennes gares historiques de la ligne ferroviaire Dakar–Saint-Louis, dans le cadre d’un projet de valorisation du patrimoine ferroviaire sénégalais et d’une éventuelle relance du train historique.

Affaire de mœurs à Linguère : arrêté avant son départ à La Mecque, Ndiaga Seck rattrapé par les révélations d’un suspect clé

Comme révélé en exclusivité par Seneweb, Ndiaga Seck, comptable âgé de 51 ans, a été arrêté vendredi puis placé en garde à vue dans le cadre d’une vaste enquête judiciaire instruite par le juge du premier cabinet de Louga. Cette procédure, qui a déjà conduit à l’incarcération de 22 personnes, porte sur une série de faits particulièrement graves, notamment association de malfaiteurs, harcèlement sexuel, incitation à la débauche, collecte et diffusion de contenus à caractère pornographique, mise en danger de la vie d’autrui, transmission volontaire du VIH/Sida et actes contre nature.

Selon des informations concordantes, l’enquête a connu une nouvelle accélération après les révélations faites par Ahmadou Lamine Dia, présenté comme l’un des principaux protagonistes du dossier. Déjà mis en cause par plusieurs suspects arrêtés avant lui, notamment Amadou Niang, Allé Daff et Mbaba Gningue, ce dernier aurait livré aux enquêteurs de nombreux détails compromettants lors de son audition sous le régime de la garde à vue.

Saisie par le commissariat de Linguère dans le cadre d’une délégation judiciaire, la Division des investigations criminelles (Dic) a mené des investigations qui ont permis de localiser Ndiaga Seck à Keur Massar, précisément dans la cité Petrosen. Les policiers l’ont interpellé peu avant 14 heures alors qu’il se préparait à quitter le pays pour effectuer le pèlerinage à La Mecque.

Mais son voyage était déjà compromis. D’après les éléments de l’enquête, une opposition de sortie du territoire avait été discrètement prise à son encontre par les autorités judiciaires. Après une identification sommaire au siège de la Dic à Dakar, le quinquagénaire a été transféré sous escorte au commissariat urbain de Linguère pour les besoins de l’enquête.

Au cœur du dossier figure le témoignage accablant de Ahmadou Lamine Dia. Selon le quotidien Libération, ce dernier aurait décidé de « vider le contenu de son téléphone » devant les enquêteurs. Il aurait notamment expliqué avoir été initié à certaines pratiques par un métis cap-verdien identifié sous le nom de Rodriguez.

Toujours selon la même source, Ahmadou Lamine Dia a directement cité Ndiaga Seck parmi ses partenaires présumés. Il affirme avoir entretenu avec le comptable « plusieurs rapports sexuels » à Dakar avant de perdre contact avec lui. Pour étayer ses déclarations, il aurait montré aux enquêteurs des photographies dénudées ainsi qu’une cinquantaine de messages jugés compromettants, extraits de conversations entre les deux hommes.

Le suspect aurait également présenté Ndiaga Seck comme l’un de ses « Oubi », un terme utilisé dans certains milieux pour désigner le partenaire considéré comme féminin dans une relation homosexuelle.

L’enquête prend une tournure encore plus sensible avec les déclarations de Ahmadou Lamine Dia concernant son état de santé. Testé positif au VIH, il a affirmé aux enquêteurs avoir contracté la maladie depuis 2013. Ces révélations ont conduit les enquêteurs à approfondir davantage les investigations afin de déterminer les éventuelles responsabilités pénales des personnes citées dans le dossier.

Ndamatou : une redoutable bande armée démantelée après plusieurs mois de terreur nocturne

Le Commissariat d’arrondissement de Ndamatou a porté un coup dur au grand banditisme avec le démantèlement d’une présumée bande de malfaiteurs qui semait la psychose dans plusieurs quartiers de la ville depuis des mois. Cinq individus, tous présentés comme des récidivistes notoires, ont été interpellés dans la nuit du 12 au 13 mai 2026 au terme d’une opération de sécurisation menée par la Brigade de Recherches.

Selon des sources policières, l’opération s’est déroulée dans le quartier Sékhawga où les hommes de la BR effectuaient une patrouille nocturne de routine. Leur attention a été attirée par une Peugeot 307 bleue stationnée dans une zone sombre et peu fréquentée. En s’approchant discrètement du véhicule, les policiers ont constaté que les occupants avaient volontairement rendu illisible la plaque d’immatriculation en la recouvrant d’un mélange de sable et d’eau, manifestement pour empêcher toute identification.

Les agents ont rapidement compris qu’ils avaient affaire à un groupe préparant une attaque. Les suspects étaient positionnés à proximité d’un carrefour stratégique offrant plusieurs voies de fuite, une méthode fréquemment utilisée lors des agressions nocturnes recensées ces derniers mois dans la zone.

L’intervention rapide des policiers a permis de neutraliser les cinq occupants sans incident majeur. La fouille du véhicule a conduit à la découverte de deux coupe-coupe soigneusement dissimulés sous les sièges arrière ainsi que de deux joints de chanvre indien déjà entamés. Interrogés sur place, les suspects n’ont fourni aucune explication convaincante sur leur présence armée dans ce secteur à une heure avancée de la nuit.

Les enquêteurs soupçonnent fortement ce groupe d’être à l’origine d’une longue série d’agressions violentes commises dans plusieurs quartiers, notamment à Ndamatou, Sékhawga, Nguiranène, Darou Marnane, Yonou Darou, Tally Boubess et sur la corniche Serigne Modou. Depuis la période précédant le Ramadan 2026, de nombreux habitants vivaient dans la peur face à des attaques répétées perpétrées par un commando opérant à bord de véhicules.

D’après les investigations, le mode opératoire des assaillants revenait systématiquement dans les différentes plaintes enregistrées : cinq individus surgissaient brusquement d’une voiture avant de dépouiller violemment leurs victimes sous la menace d’armes blanches. Les policiers ont également établi que la bande utilisait auparavant une Peugeot 406 grise avant de changer de véhicule pour échapper à la vigilance des forces de l’ordre, après plusieurs signalements effectués par des victimes.

L’enquête a connu une avancée décisive lorsque plusieurs victimes, convoquées au commissariat, ont formellement reconnu la Peugeot 307 saisie lors de l’opération. Au cours d’une séance de présentation, le conducteur du véhicule, décrit comme étant de teint clair, ainsi que ses complices, ont été identifiés sans hésitation par certaines victimes.

Les vérifications effectuées dans les fichiers de police ont par ailleurs révélé que les cinq suspects étaient déjà connus des services judiciaires pour des faits similaires. Tous auraient déjà été déférés par le passé devant le parquet pour des affaires de vols aggravés et d’agressions.

AGEROUTE : le DRH Cheikh Ameth Tidiane Thiam licencié après ses accusations contre le directeur général

L’Agence des travaux et de gestion des routes (AGEROUTE) a officiellement mis fin aux fonctions de son directeur des ressources humaines, Cheikh Ameth Tidiane Thiam, à la suite d’une vive polémique née de ses déclarations publiques mettant en cause la gouvernance de l’institution. Dans une notification de licenciement signée ce vendredi 15 mai 2026, la Direction générale évoque des « manquements caractérisés » ainsi que des « fautes lourdes » jugées incompatibles avec les responsabilités qu’occupait l’ancien DRH.

Dans un communiqué transmis à la presse, l’AGEROUTE affirme que cette décision a été prise dans le respect des règles de gouvernance, de discipline administrative et d’éthique professionnelle. L’agence reproche principalement à Cheikh Ameth Tidiane Thiam d’avoir violé son devoir de réserve, manqué au respect de la hiérarchie et failli à ses obligations de loyauté envers l’institution.

Selon la Direction générale, le désormais ex-responsable des ressources humaines aurait gravement outrepassé ses prérogatives en organisant, le 13 mai dernier, un point de presse diffusé en direct sur les réseaux sociaux et largement relayé dans plusieurs médias. Au cours de cette sortie médiatique, il s’était exprimé sur la gestion interne de l’AGEROUTE depuis l’arrivée de l’actuel directeur général, Moustapha Fall.

L’agence estime que les déclarations de Cheikh Ameth Tidiane Thiam ont porté sur des questions stratégiques relevant exclusivement de la direction et auraient contribué à installer un climat de tension au sein de la structure. Le document de licenciement souligne également que certains propos tenus à l’endroit du directeur général seraient « mensongers » et auraient entraîné la divulgation d’informations internes et confidentielles au grand public.

Pour la Direction générale, cette communication publique, qualifiée de sortie médiatique « aux relents politiques », a sérieusement nui à l’image et à la crédibilité de l’AGEROUTE aussi bien auprès des travailleurs que des partenaires institutionnels de l’agence. Conséquence : le licenciement de Cheikh Ameth Tidiane Thiam a été prononcé avec effet immédiat.

Cette affaire intervient dans un contexte particulièrement sensible. Lors de son intervention publique, l’ancien DRH avait accusé le directeur général Moustapha Fall d’utiliser deux véhicules de type V8 dont la valeur serait estimée à près de 80 millions de francs CFA chacun. Des accusations qui ont rapidement alimenté le débat public, notamment parce qu’elles touchent à la question du train de vie des dirigeants des structures parapubliques.

Arrestation de Ndiaga Seck : le responsable politique stoppé avant son départ pour La Mecque dans une affaire aux lourdes accusations

Nouveau rebondissement dans l’affaire judiciaire qui secoue actuellement le département de Linguère. Arrêté ce vendredi matin par les éléments de la Division des investigations criminelles (DIC), Matar Ndiaga Seck, plus connu sous le nom de Ndiaga Seck, a été acheminé vers le commissariat urbain de Linguère où il devrait être placé en garde à vue après avis du juge d’instruction près le tribunal de Louga.

Selon des informations obtenues de source proche du dossier, l’homme politique âgé de 51 ans faisait l’objet d’un avis de recherches et d’interpellation dans le cadre d’une enquête judiciaire déjà marquée par l’arrestation de vingt-deux personnes précédemment déférées devant le parquet de Louga. Les enquêteurs de la DIC ont procédé à son arrestation alors qu’il s’apprêtait à quitter le territoire national.

D’après ses déclarations aux policiers, Ndiaga Seck devait embarquer ce vendredi à 16 heures pour un vol à destination de La Mecque afin d’effectuer le pèlerinage musulman. Après son interpellation, il aurait sollicité une autorisation exceptionnelle afin de pouvoir honorer son voyage religieux. Une demande qui n’a finalement pas été acceptée par les enquêteurs, lesquels ont poursuivi la procédure judiciaire engagée contre lui.

Cette arrestation intervient à la suite d’une délégation judiciaire délivrée par un juge d’instruction de Louga. Le dossier porte sur plusieurs chefs d’accusation particulièrement graves, notamment association de malfaiteurs, mise en danger de la vie d’autrui, actes contre nature, incitation à la débauche, collecte illicite de données à caractère pornographique ainsi que transmission volontaire du VIH/SIDA.

L’affaire continue de provoquer une vive émotion dans la région de Louga, notamment en raison de la sensibilité des accusations et du nombre déjà important de personnes impliquées dans cette procédure. Les autorités judiciaires semblent déterminées à faire toute la lumière sur ce dossier qui prend une ampleur considérable au fil des jours.

Sa Thiès vs Siteu : le combat royal officiellement ficelé pour le 3 janvier 2027

La structure Albourakh a officiellement levé le voile, ce vendredi 15 mai, sur l’une des affiches les plus explosives et les plus attendues de l’arène sénégalaise. Le choc entre Sa Thiès et Siteu est désormais acté et se tiendra le 3 janvier 2027 dans un duel qui s’annonce déjà historique.

Présenté comme un véritable combat royal, ce face-à-face opposera deux des plus grandes figures actuelles de la lutte avec frappe. D’un côté, Sa Thiès, considéré comme le Roi des arènes, veut confirmer son retour au premier plan et asseoir définitivement son statut parmi les poids lourds les plus redoutés du pays. De l’autre, Siteu, surnommé l’Empereur des arènes, entend poursuivre sa domination après une série de performances remarquées qui ont renforcé sa popularité et son aura auprès des amateurs de lutte.

Au-delà de l’enjeu sportif, cette confrontation possède également une forte dimension symbolique et émotionnelle. Les deux lutteurs se connaissent parfaitement et leur histoire remonte à plusieurs années. En 2017, Sa Thiès avait réussi à prendre le dessus sur Siteu au terme d’un combat très disputé qui avait marqué les esprits. Depuis cette défaite, Siteu n’a cessé de progresser, enchaînant les combats de haut niveau jusqu’à devenir l’un des hommes forts de l’arène.

La trajectoire récente de Siteu a notamment pris une nouvelle ampleur après sa victoire retentissante contre Balla Gaye 2, le grand frère de Sa Thiès. Ce succès lui avait permis de s’emparer du prestigieux titre d’Empereur des arènes et d’envoyer un message fort à tous ses rivaux. Ce contexte donne aujourd’hui à cette nouvelle confrontation des allures de règlement de comptes sportifs entre deux camps qui se défient depuis plusieurs années.

Pour Sa Thiès, ce combat représente une occasion unique de laver l’honneur familial après la défaite de son frère face à Siteu, mais aussi de rappeler qu’il demeure une référence incontournable de l’arène. Connu pour sa puissance, son engagement physique et sa capacité à faire basculer un combat en quelques secondes, le fils de Double Less sait qu’une victoire face à Siteu renforcerait considérablement sa position dans la hiérarchie de la lutte sénégalaise.

En face, Siteu abordera ce rendez-vous avec une immense confiance. Très populaire auprès du public grâce à son style spectaculaire et son mental de compétiteur, le pensionnaire de Lansar veut confirmer qu’il est désormais arrivé au sommet de sa carrière. Une victoire contre Sa Thiès lui permettrait non seulement de prendre sa revanche sur l’affront de 2017, mais aussi de consolider son statut de patron de l’arène.

Faux monnayage : les Douanes sénégalaises interceptent une cargaison de billets noirs estimée à plus d’un milliard FCFA à Goudomp

Les services des Douanes sénégalaises ont porté un coup dur à un vaste réseau transfrontalier de faux monnayage opérant dans le sud du pays. Le jeudi 14 mai 2026, aux environs de 16 heures, les agents du Poste des Douanes de Nianaw, relevant de la Subdivision de Kolda/Sud, ont intercepté une importante cargaison de billets noirs dont la contrevaleur est estimée à près d’un milliard 89 millions de francs CFA.

L’opération s’est déroulée dans la localité de Kittim, dans le département de Goudomp, au terme d’une intervention minutieusement préparée par les unités douanières. Selon les informations communiquées par l’Administration des Douanes, les agents agissaient sur la base d’un renseignement faisant état de mouvements suspects liés à un trafic de fausse monnaie entre plusieurs pays de la sous-région.

Après plusieurs heures de surveillance discrète, les douaniers ont mis en place un dispositif combinant filature et observation afin de suivre les suspects et d’intervenir au moment jugé le plus opportun. C’est ainsi qu’ils ont surpris les membres présumés du réseau en pleine tentative de lavage de billets noirs, une technique fréquemment utilisée dans les circuits de faux monnayage pour faire croire à l’existence de devises authentiques dissimulées sous des produits chimiques.

La saisie porte sur 1 900 billets en coupures de 100 dollars ainsi que 3 000 billets en coupures de 500 euros. Deux individus de nationalité étrangère ont été arrêtés sur place puis placés à la disposition des enquêteurs pour les besoins de l’enquête.

Les autorités douanières soupçonnent l’existence d’un réseau structuré opérant de part et d’autre des frontières sud du Sénégal. Les investigations se poursuivent afin d’identifier les éventuels complices, les circuits d’approvisionnement ainsi que les ramifications internationales de cette activité criminelle.

Dans un communiqué publié par sa Division de la Communication, l’Administration des Douanes a salué la vigilance et le professionnalisme des agents engagés dans cette opération. Elle a également réaffirmé sa détermination à lutter sans relâche contre la criminalité financière, le faux monnayage et toutes les formes de trafics illicites susceptibles de menacer la stabilité économique et sécuritaire du pays.

Affaire des présumés homosexuels du Djoloff : Ndiaga Seck arrêté par la DIC après un avis de recherche

L’enquête ouverte après l’arrestation de plusieurs présumés homosexuels dans le Djoloff connaît un nouveau développement majeur. Matar Ndiaga Seck, plus connu sous le nom de Ndiaga Seck, a été interpellé par les éléments de la Division des investigations criminelles (DIC), à la suite d’un avis de recherche émis par le commissariat urbain de Linguère.

Âgé de 51 ans et présenté comme un acteur politique local, le mis en cause faisait l’objet d’une surveillance active depuis plusieurs jours. Selon des informations concordantes, son nom est apparu au cours des auditions menées dans le cadre de l’enquête judiciaire déclenchée après l’arrestation de 22 personnes soupçonnées d’actes contre nature dans la zone du Djoloff.

Les investigations menées par les services de police auraient permis de recueillir plusieurs éléments jugés suffisamment sérieux pour motiver son interpellation. Les enquêteurs s’appuieraient notamment sur des déclarations recueillies lors des interrogatoires, parmi lesquelles celles d’Ahmadou Lamine Dia, cité comme l’une des personnes entendues dans ce dossier sensible qui suscite une vive attention dans la région de Louga.

Après le placement sous mandat de dépôt d’une vingtaine de suspects arrêtés dans cette affaire, le juge d’instruction près le tribunal de grande instance de Louga a décidé d’élargir les investigations. Une délégation judiciaire a ainsi été transmise au commissariat urbain de Linguère afin de poursuivre les recherches et d’identifier d’éventuelles ramifications.

Dans ce cadre, les autorités judiciaires avaient pris des mesures conservatoires contre Ndiaga Seck, notamment une opposition à sa sortie du territoire national ainsi qu’un avis de recherche et d’interpellation. Les éléments de la DIC, mobilisés en appui aux enquêteurs de Linguère, ont finalement réussi à localiser puis arrêter le suspect.

Né à Ziguinchor et exerçant la profession de comptable, Ndiaga Seck devrait être transféré dans les prochaines heures à Linguère pour les besoins de l’enquête et la poursuite de la procédure judiciaire. Les autorités n’ont, pour l’instant, donné aucun détail supplémentaire sur les éléments précis retenus contre lui.

PRODAC : l’ancien ministre Pape Malick Ndour écroué après la confirmation de son mandat de dépôt

Nouveau tournant dans le dossier du Programme des domaines agricoles (PRODAC). L’ancien ministre de la Jeunesse et responsable de l’Alliance pour la République (APR), Pape Malick Ndour, a été arrêté ce vendredi par les éléments de la Division des investigations criminelles (DIC) avant d’être conduit en détention.

Cette interpellation intervient à la suite de la décision rendue le 28 avril 2026 par la Cour suprême, qui a confirmé le mandat de dépôt visant l’ancien ministre. Une décision judiciaire qui a définitivement mis fin au régime de contrôle judiciaire dont il bénéficiait jusque-là dans le cadre de l’enquête portant sur la gestion du PRODAC.

Selon les éléments de la procédure, Pape Malick Ndour est poursuivi pour association de malfaiteurs, détournement présumé de deniers publics et blanchiment de capitaux. Les investigations menées par les magistrats du Pool judiciaire financier portent sur des irrégularités financières évaluées à plusieurs milliards de francs CFA. Les enquêteurs cherchent notamment à établir les responsabilités dans la gestion des fonds alloués au programme agricole, présenté à son lancement comme un levier majeur de promotion de l’emploi des jeunes.

Avant cette nouvelle évolution judiciaire, l’ancien ministre avait été placé sous contrôle judiciaire avec obligation de porter un bracelet électronique. Une mesure qui avait suscité de vives contestations de la part du parquet, lequel estimait les charges suffisamment lourdes pour justifier une détention préventive.

La Chambre d’accusation du Pool judiciaire financier avait par la suite remis en cause cette décision, ouvrant la voie à une bataille judiciaire qui s’est finalement conclue devant la Cour suprême. Avec la confirmation du mandat de dépôt, les autorités judiciaires disposent désormais de la base légale permettant l’incarcération de l’ancien membre du gouvernement.

L’affaire PRODAC continue ainsi de connaître de nouveaux développements et s’impose comme l’un des dossiers judiciaires les plus sensibles touchant d’anciens responsables publics depuis l’installation des nouvelles autorités. Au sein de l’opposition, plusieurs responsables de l’APR dénoncent une procédure à caractère politique, tandis que les tenants du pouvoir soutiennent que la justice suit son cours dans le cadre de la reddition des comptes annoncée par le régime actuel.

Ismaila Madior Fall porte l’affaire devant la CEDEAO : une bataille judiciaire aux lourdes conséquences pour l’État du Sénégal

L’affaire Ismaila Madior Fall franchit désormais un cap sous-régional aux implications politiques et institutionnelles majeures. Poursuivi devant la Haute Cour de justice dans une affaire présumée de tentative de corruption portant sur 50 millions de FCFA, l’ancien ministre de la Justice a décidé de saisir la Cour de justice de la CEDEAO à Abuja pour contester la régularité des poursuites engagées contre lui au Sénégal.

Selon les informations rapportées par le quotidien L’Observateur, l’ancien Garde des Sceaux a engagé, avec son collectif d’avocats dirigé notamment par Me Ciré Clédor Ly, une vaste offensive judiciaire contre l’État du Sénégal et l’ancien ministre de la Justice Ousmane Diagne. Une démarche qui place désormais le dossier sur le terrain du droit communautaire ouest-africain et ouvre un nouveau front juridique particulièrement sensible.

La requête déposée devant la juridiction communautaire a été enregistrée le 11 mai 2026 par le greffe de la Cour de justice de la CEDEAO. Toujours selon L’Observateur, l’État du Sénégal a déjà été officiellement notifié et dispose d’un délai de quinze jours pour transmettre son mémoire en défense.

La stratégie judiciaire élaborée par les avocats d’Ismaila Madior Fall repose sur trois procédures distinctes. Une requête au fond vise à faire constater les violations présumées de droits fondamentaux. Une procédure accélérée a également été introduite afin d’obtenir un examen rapide du dossier. Enfin, une procédure en référé accompagnée de demandes de mesures conservatoires urgentes a été engagée pour tenter de suspendre immédiatement les poursuites devant la Haute Cour de justice.

Au cœur de l’argumentation de la défense figure la contestation du rôle joué par l’ancien ministre de la Justice Ousmane Diagne dans le déclenchement de la procédure judiciaire. Les avocats d’Ismaila Madior Fall estiment que la lettre adressée à l’Assemblée nationale le 14 avril 2025 afin de solliciter la mise en accusation de leur client serait juridiquement irrégulière.

La défense soutient que la loi organique régissant la Haute Cour de justice ne confère aucun pouvoir de poursuite au ministre de la Justice dans ce type de dossier. Selon leur interprétation, seul le Procureur général près la Cour suprême, agissant comme ministère public auprès de la Haute Cour, serait habilité à engager des poursuites contre un ancien membre du gouvernement.

Pour les requérants, l’intervention du ministre de la Justice dans cette procédure constituerait ainsi une atteinte au principe de séparation des pouvoirs garanti par la Constitution sénégalaise. Les avocats considèrent que cette implication de l’exécutif fragilise l’indépendance de la procédure et remet en cause sa validité.

Au-delà des questions strictement procédurales, les conseils d’Ismaila Madior Fall dénoncent également plusieurs violations présumées des droits fondamentaux de leur client. Dans leur saisine, ils invoquent notamment la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples, le protocole de la CEDEAO sur la démocratie et la bonne gouvernance ainsi que la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789.

La défense affirme que la présomption d’innocence de l’ancien ministre aurait été bafouée depuis le déclenchement de l’affaire. Elle évoque également des atteintes aux droits de la défense, au droit à un procès équitable ainsi qu’à l’existence d’un recours effectif. Les avocats dénoncent aussi les restrictions imposées à leur client, notamment son assignation à résidence sous surveillance électronique, qu’ils considèrent disproportionnée.

Dans le cadre du référé introduit devant la Cour de justice de la CEDEAO, les avocats demandent l’adoption de mesures conservatoires urgentes. Ils réclament principalement la suspension immédiate de la procédure en cours devant la Haute Cour de justice jusqu’à ce que la juridiction communautaire se prononce sur les violations alléguées.

Les conseils de l’ancien ministre exigent également la communication complète du dossier judiciaire, y compris tous les actes établis par la commission d’instruction de la Haute Cour. Selon eux, cette transmission est indispensable pour garantir à l’accusé le temps et les facilités nécessaires à la préparation de sa défense.

Abdou Mbow dénonce une « déstructuration » de l’administration après la sortie du DRH de l’AGEROUTE

Le climat de tension autour de la gouvernance administrative au Sénégal continue de s’intensifier. Ce jeudi, le député de l’opposition Abdou Mbow est monté au créneau pour dénoncer ce qu’il considère comme une profonde « déstructuration » de l’administration publique, à la suite des révélations faites par le directeur des ressources humaines de l’AGEROUTE, Cheikh Ahmed Tidiane Thiam.

Dans une déclaration largement relayée, le parlementaire s’est montré particulièrement préoccupé par la conférence de presse organisée par le DRH de l’AGEROUTE, au cours de laquelle ce dernier a publiquement mis en cause le directeur général de la structure, Moustapha Fall. Pour Abdou Mbow, une telle situation illustre un dysfonctionnement grave au sommet de l’appareil administratif.

Le député estime que si les accusations portées par le responsable des ressources humaines sont fondées, les autorités compétentes devraient immédiatement prendre leurs responsabilités afin de situer les responsabilités et sanctionner les éventuelles fautes. Selon lui, les faits évoqués sont suffisamment sérieux pour nécessiter une réaction rapide de l’État.

Abdou Mbow s’est également interrogé sur la méthode employée par le DRH pour exposer ce différend. Il juge inédit et préoccupant qu’un directeur des ressources humaines décide de tenir publiquement une conférence de presse contre son supérieur hiérarchique direct. À ses yeux, cette situation traduit une perte d’autorité et une fragilisation des mécanismes internes de gestion dans certaines structures publiques.

Au-delà du cas spécifique de l’AGEROUTE, le responsable politique a élargi son analyse à l’ensemble du fonctionnement institutionnel du pays. Il accuse le régime en place de favoriser un climat de tensions permanentes entre les institutions et de fragiliser les équilibres républicains. Dans ce contexte, il a directement mis en cause le Premier ministre Ousmane Sonko, qu’il considère comme un acteur central des confrontations politiques et institutionnelles observées ces derniers mois.

Le député a également abordé les préoccupations sociales qui touchent actuellement les Sénégalais, notamment à l’approche de la Tabaski. Il a évoqué les difficultés économiques auxquelles font face de nombreuses familles, dans un contexte marqué par la hausse persistante du coût de la vie et les inquiétudes liées au pouvoir d’achat.

Abdou Mbow a enfin attiré l’attention sur les questions de cybersécurité au sein de certaines administrations publiques. Sans donner davantage de détails, il a évoqué des vulnérabilités qui, selon lui, méritent une attention urgente des autorités afin de préserver la sécurité des données et le bon fonctionnement des services publics.

Prévention des inondations : à Touba, Cheikh Tidiane Dièye accélère les chantiers avant l’hivernage

Après une première étape à Dakar, le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Cheikh Tidiane Dièye, a poursuivi ce jeudi sa tournée nationale consacrée au suivi des opérations de prévention des inondations avec une visite de terrain à Touba. Une mission placée sous le signe de l’anticipation, à quelques semaines du début de l’hivernage.

Dans la ville sainte, le ministre est allé constater l’état d’avancement de plusieurs projets structurants engagés dans le cadre de l’amélioration du drainage des eaux pluviales et du renforcement des infrastructures d’assainissement. Cette tournée s’inscrit dans la stratégie des autorités visant à limiter les risques d’inondations récurrents qui affectent plusieurs quartiers de Touba durant la saison des pluies.

La première étape de cette visite a conduit la délégation ministérielle à Kawsara, où les équipes techniques ont présenté les travaux en cours dans les zones de Kawsara-Feto-Darou Khadim. Sur place, le ministre a échangé avec les populations, les autorités administratives locales ainsi que les acteurs communautaires autour des difficultés rencontrées sur le terrain et des solutions envisagées pour améliorer durablement l’évacuation des eaux pluviales.

La tournée s’est ensuite poursuivie au marché de Nguiranène, considéré comme l’un des points sensibles de la ville en matière d’inondations. Les autorités y prévoient l’aménagement d’un bassin de transit destiné à renforcer les capacités d’évacuation des eaux de pluie et à réduire les risques de stagnation dans cette zone à forte affluence commerciale.

Le ministre et sa délégation ont également visité plusieurs points bas identifiés comme particulièrement vulnérables, notamment à Mbal, Taukar Gua et Darou Miname. Ces déplacements ont permis d’évaluer l’évolution des travaux de canalisation et des ouvrages d’assainissement actuellement en cours de réalisation.

Face aux équipes techniques et aux responsables locaux, Cheikh Tidiane Dièye a insisté sur l’urgence d’accélérer l’exécution des travaux afin d’être prêt avant les premières fortes pluies. Le ministre a rappelé que la lutte contre les inondations ne pouvait se limiter à des interventions ponctuelles, mais devait reposer sur des réponses structurelles, durables et anticipatives.

Cette étape à Touba a également été marquée par l’inauguration d’une bâche de pompage réalisée par la Direction de la Prévention et de la Gestion des Inondations. Cet ouvrage doit contribuer à améliorer l’évacuation des eaux dans plusieurs quartiers exposés aux risques d’inondation.

PETROSEN sous pression : une dette de 165 milliards FCFA menace la stabilité financière du secteur pétrolier sénégalais

La Société des Pétroles du Sénégal, PETROSEN, traverse l’une des périodes les plus délicates de son histoire récente. Selon des révélations du journaliste et éditorialiste Madiambal Diagne, la compagnie nationale fait face à une mise en demeure formelle émise par un consortium de créanciers qui réclame le paiement d’une dette estimée à 165 milliards de francs CFA avant le 27 mai 2026.

Cette échéance, particulièrement rapprochée, place l’entreprise publique dans une situation de forte tension financière, au moment même où le Sénégal tente de consolider sa position parmi les nouveaux producteurs africains d’hydrocarbures. À moins de deux semaines de la date limite, aucune solution concrète ne semble encore avoir été trouvée pour éviter un défaut de paiement qui pourrait fragiliser davantage la réputation financière du pays.

D’après les informations rapportées par Madiambal Diagne, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, s’est personnellement impliqué dans les discussions afin de rechercher une issue à cette crise. Le chef de l’État aurait sollicité l’appui de la Banque Ouest-Africaine de Développement afin d’obtenir un soutien financier susceptible de permettre à PETROSEN d’honorer ses engagements dans les délais imposés.

Cependant, cette tentative n’aurait pas abouti. La BOAD aurait indiqué ne plus disposer des capacités nécessaires pour intervenir à nouveau dans l’immédiat en faveur du Sénégal. L’institution financière sous-régionale avait déjà fortement mobilisé ses ressources récemment pour accompagner l’État sénégalais lors d’une précédente opération liée au remboursement d’Eurobonds arrivés à échéance. Cette intervention avait permis au pays d’éviter une situation critique sur les marchés financiers internationaux.

Aujourd’hui, les marges de manœuvre semblent considérablement réduites. PETROSEN se retrouve ainsi confrontée à une double pression : celle de créanciers décidés à récupérer leurs fonds dans les délais convenus et celle d’un environnement financier régional devenu plus contraignant pour les États fortement endettés.

Cette situation suscite déjà des interrogations dans les milieux économiques et financiers, notamment sur la capacité du Sénégal à maintenir la confiance de ses partenaires internationaux alors que le pays mise fortement sur l’exploitation pétrolière et gazière pour soutenir sa croissance économique dans les prochaines années.

Un éventuel défaut de paiement de PETROSEN pourrait avoir des répercussions importantes au-delà de la seule entreprise publique. Les observateurs redoutent notamment un impact sur la crédibilité souveraine du Sénégal, sur l’attractivité des investissements dans le secteur énergétique ainsi que sur les futurs mécanismes de financement liés aux projets pétroliers et gaziers en cours.

Le Sénégal élu à la vice-présidence de la Conférence générale de l’ICESCO pour les quatre prochaines années

Le Sénégal renforce son positionnement diplomatique et éducatif sur la scène internationale. Le pays a été élu à la vice-présidence de la Conférence générale de l’ICESCO (Organisation du monde islamique pour l’éducation, les sciences et la culture), à l’occasion de l’ouverture de la 15ᵉ session de l’organisation tenue mercredi à Kazan.

Cette désignation place désormais le Sénégal au sein du Bureau de la Conférence générale de l’ICESCO pour un mandat de quatre ans. Le pays partagera cette responsabilité avec la Égypte, qui assure la présidence de l’instance, tandis que la Maldives occupera le poste de rapporteur.

Présent à Kazan dans le cadre des travaux de cette 15ᵉ session, le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Guirassy, a salué une marque de confiance accordée au Sénégal par les États membres de l’organisation. Il a indiqué que cette élection traduit la reconnaissance du rôle joué par le pays dans les domaines de l’éducation, des sciences et de la culture au sein de l’espace islamique.

« Nous siégerons aux côtés de la République arabe d’Égypte, qui assure la présidence, et de la République des Maldives, désignée rapporteur », a déclaré le ministre, précisant qu’il assumera cette responsabilité en sa qualité de président de la Commission nationale pour l’ICESCO.

Pour les autorités sénégalaises, cette nouvelle responsabilité diplomatique constitue également une opportunité stratégique pour porter davantage les priorités nationales en matière d’éducation et de coopération culturelle. Moustapha Guirassy a insisté sur la volonté du Sénégal de contribuer activement aux grandes orientations de l’organisation, notamment sur les questions liées à la promotion du savoir, au dialogue interculturel et au renforcement de la coopération multilatérale.

Le ministre a également souligné que cette élection reflète l’engagement constant du Sénégal en faveur des valeurs de paix, de tolérance et de développement humain à travers l’éducation. Selon lui, le pays entend mettre à profit cette position pour renforcer son rayonnement international et soutenir les initiatives visant à moderniser les systèmes éducatifs dans l’espace membre de l’ICESCO.

Créée pour promouvoir la coopération entre les États membres de l’Organisation de la coopération islamique dans les domaines de l’éducation, des sciences, de la culture et de la communication, l’ICESCO joue un rôle important dans le développement des politiques éducatives et culturelles du monde islamique. La présence du Sénégal à la vice-présidence de sa Conférence générale intervient dans un contexte marqué par de nombreux défis liés à l’éducation, à l’innovation et à la transformation numérique des systèmes d’apprentissage.

Thiès : les sociétés minières ont injecté 146 milliards FCFA dans l’économie sénégalaise en 2024

La région de Thiès confirme une nouvelle fois son statut de moteur du secteur extractif sénégalais. Selon le rapport 2024 de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE), les entreprises minières implantées dans cette zone ont contribué à hauteur de 146 milliards de francs CFA à l’économie nationale au cours de l’année écoulée. Sur ce montant, 137 milliards de francs CFA ont été directement versés au budget de l’État, illustrant le poids stratégique de l’activité minière dans les finances publiques du Sénégal.

Les chiffres ont été dévoilés à l’occasion d’une session de dissémination du rapport organisée à Thiès, en présence des autorités administratives, des représentants de la société civile et des acteurs du secteur extractif. Cette rencontre a permis de revenir sur les performances enregistrées par les industries minières, mais également sur les défis persistants liés à la gouvernance et au partage des revenus générés par l’exploitation des ressources naturelles.

Les responsables de l’ITIE ont salué les progrès réalisés par le Sénégal en matière de transparence dans le secteur extractif. Depuis 2013, douze rapports ont été publiés afin de permettre un meilleur suivi des revenus issus des mines, du pétrole et du gaz. Pour l’adjoint au gouverneur chargé du développement, ces publications successives témoignent d’avancées importantes dans la maîtrise des données liées aux activités minières et dans le renforcement de la gouvernance du secteur.

La région de Thiès occupe une place centrale dans cette dynamique grâce à la forte présence d’entreprises opérant dans l’exploitation des phosphates, du zircon et d’autres ressources minières. Les revenus générés participent fortement aux recettes fiscales de l’État, mais aussi aux performances des exportations nationales et à la croissance économique globale du pays.

Malgré ces résultats jugés encourageants, plusieurs voix se sont élevées pour réclamer une meilleure redistribution des richesses produites dans les zones minières. Les autorités territoriales ont rappelé que les collectivités locales supportent une grande partie des impacts environnementaux et sociaux liés à l’exploitation extractive. Elles estiment dès lors qu’une part plus importante des revenus devrait être orientée vers les communes et départements concernés afin de financer des infrastructures de base et des projets sociaux.

Les organisations de la société civile ont également insisté sur la nécessité de transformer les performances financières du secteur en améliorations concrètes pour les populations locales. Pour ces acteurs, les milliards générés par l’activité minière doivent se traduire par la création d’emplois durables pour les jeunes, le développement de programmes de formation professionnelle, l’autonomisation économique des femmes et le renforcement des services sociaux essentiels.

Au-delà des chiffres, les défenseurs de la justice sociale plaident pour une transparence plus accessible aux communautés vivant dans les zones de production. Ils considèrent qu’une information claire et fiable sur les revenus extractifs constitue une condition essentielle pour permettre aux citoyens de mieux suivre l’utilisation des ressources naturelles et d’exiger des retombées plus visibles sur leur cadre de vie.

Détroit d’Ormuz : l’Iran ouvre un corridor maritime aux navires chinois malgré les tensions régionales

L’Iran a amorcé un tournant stratégique dans la gestion du détroit d’Ormuz en autorisant depuis mercredi le passage de plusieurs navires chinois à travers cette voie maritime hautement sensible, alors même que Téhéran maintient son verrouillage partiel du corridor énergétique le plus important au monde. Cette décision, annoncée jeudi par les médias officiels iraniens, intervient dans un contexte de fortes tensions géopolitiques au Moyen-Orient et de rivalité persistante entre l’Iran et les États-Unis.

Selon l’agence iranienne Tasnim, les autorités navales iraniennes ont permis à plusieurs bâtiments chinois de traverser le détroit « dans le cadre de protocoles de transit gérés par l’Iran ». Une information reprise par l’agence Fars ainsi que par la télévision d’État iranienne, qui évoque le passage de plus de trente navires sans préciser leur nationalité exacte. Toutefois, plusieurs médias proches du pouvoir iranien confirment que les bâtiments concernés sont principalement liés aux intérêts commerciaux chinois.

Cette mesure illustre le rapprochement stratégique entre Pékin et Téhéran, alors que la Chine demeure le principal importateur du pétrole iranien malgré les sanctions occidentales. En pleine crise énergétique mondiale, Pékin cherche à sécuriser ses approvisionnements en hydrocarbures tandis que l’Iran tente de consolider ses alliances économiques et diplomatiques face à l’isolement imposé par Washington et ses partenaires.

Le détroit d’Ormuz représente un passage maritime crucial pour le commerce mondial de l’énergie. Environ un cinquième du pétrole consommé dans le monde y transite quotidiennement. Toute perturbation dans cette zone entraîne immédiatement des secousses sur les marchés internationaux, faisant grimper les prix du brut et alimentant les inquiétudes des grandes puissances importatrices.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, l’Iran utilise ce passage stratégique comme moyen de pression géopolitique. Les autorités iraniennes ont renforcé les contrôles maritimes et limité le trafic de plusieurs navires étrangers, provoquant des perturbations dans les chaînes d’approvisionnement mondiales et une hausse de la nervosité sur les marchés pétroliers.

Parallèlement, les États-Unis maintiennent un blocus renforcé contre les ports iraniens malgré le cessez-le-feu officiellement en vigueur depuis le 8 avril. Washington accuse toujours Téhéran de soutenir des groupes armés dans la région et de menacer la stabilité maritime dans le Golfe.

L’annonce iranienne intervient également au moment où Donald Trump effectue une visite officielle en Chine. D’après la Maison Blanche, la question du détroit d’Ormuz a été abordée lors des échanges entre le président américain et son homologue chinois Xi Jinping. Cette discussion témoigne de l’importance stratégique croissante de cette zone maritime dans les équilibres géopolitiques mondiaux.

En autorisant spécifiquement le passage de navires chinois, l’Iran envoie un signal politique fort à ses partenaires et à ses adversaires. Téhéran semble vouloir montrer qu’il conserve le contrôle du détroit tout en privilégiant ses alliés économiques dans un contexte de confrontation régionale et de pressions internationales accrues.

Affaire Anamo : l’audition de Maodo Malick Mbaye renvoyée, la défense prépare une nouvelle offensive judiciaire

L’affaire dite « Anamo » connaît un nouveau rebondissement judiciaire. Alors qu’il devait être entendu au fond par le Pool judiciaire financier, Maodo Malick Mbaye n’a finalement pas comparu devant les magistrats instructeurs. L’audition de l’ancien responsable de l’Agence nationale de la maison de l’outil a été reportée sine die en raison d’un dossier jugé incomplet par les parties impliquées dans la procédure.

Extrait du Pavillon spécial où il est détenu depuis plusieurs mois, l’ancien directeur devait répondre aux questions du juge dans le cadre de l’instruction ouverte contre lui pour des faits présumés de détournement de deniers publics et d’autres infractions financières. Mais selon les informations rapportées par ses avocats, le dossier n’était pas encore en état pour permettre la tenue de cette audition décisive.

L’un de ses conseils, Me Ndiaga Dabo, a indiqué que ce renvoi est lié à des éléments manquants dans la procédure. La défense assure toutefois que son client pourrait être convoqué à nouveau dans les prochains jours pour cette audition au fond, considérée comme une étape majeure dans l’évolution du dossier.

Dans le camp des avocats de Maodo Malick Mbaye, l’objectif est désormais clair : obtenir une remise en liberté provisoire après cette future comparution. Les conseils de l’ancien responsable entendent déposer une nouvelle requête devant les autorités judiciaires afin de solliciter son élargissement, estimant que les conditions d’une détention prolongée ne sont plus réunies.

Pour rappel, Maodo Malick Mbaye avait été inculpé puis placé sous mandat de dépôt le 22 juillet 2025 par le juge du deuxième cabinet du Pool judiciaire financier. Son incarcération s’inscrit dans le cadre des enquêtes menées autour de l’affaire « Anamo », un dossier qui continue d’alimenter les débats autour de la gestion de structures publiques et de l’utilisation des ressources financières de l’État.

Depuis l’ouverture de cette procédure, l’affaire suscite une attention particulière de l’opinion publique en raison du profil de l’ancien dirigeant et des montants présumés en jeu. Le report de son audition risque ainsi de prolonger encore l’attente autour des conclusions de cette instruction judiciaire particulièrement sensible.

Corridor Dakar-Bamako : le Mali demande des mesures d’urgence après les attaques terroristes contre les convois routiers

La multiplication des attaques terroristes sur plusieurs axes routiers maliens commence à produire de lourdes conséquences sur les échanges commerciaux entre le Sénégal et le Mali. Face à une situation sécuritaire devenue particulièrement préoccupante, le Conseil malien des chargeurs (CMC) a entamé des discussions avec ses partenaires sénégalais afin de limiter les répercussions humaines et économiques sur le corridor Dakar-Bamako, principal axe d’approvisionnement du Mali.

Depuis plusieurs semaines, le transport routier est fortement perturbé dans plusieurs zones du territoire malien. Des groupes armés ont ciblé des camions de marchandises ainsi que des bus de transport de voyageurs, provoquant des pertes en vies humaines, des destructions de matériels et d’importants retards dans l’acheminement des produits destinés au marché malien.

Selon des informations relayées par le site Malijet.com, plusieurs véhicules ont été incendiés lors de récentes attaques enregistrées sur certains corridors stratégiques. Cette situation a provoqué une désorganisation de la chaîne logistique et accentué les inquiétudes des transporteurs et opérateurs économiques qui dépendent du Port autonome de Dakar pour l’approvisionnement du Mali.

C’est dans ce contexte que le président du Conseil malien des chargeurs, Bakissima Sylla, a adressé, le 7 mai 2026, une correspondance à la présidente du Syndicat des armateurs de conteneurs du Sénégal (SACS). Dans cette lettre, le responsable malien attire l’attention sur les difficultés majeures rencontrées dans le transit des marchandises entre Dakar et Bamako.

Il explique que l’insécurité persistante a fortement affecté la fluidité des opérations terrestres et contraint plusieurs transporteurs à immobiliser leurs conteneurs dans des zones jugées plus sûres afin de préserver les vies humaines et protéger les équipements.

« Dans le souci de préserver les vies humaines et de sécuriser le matériel face aux menaces, il était impérieux d’immobiliser les conteneurs en lieux sûrs », a notamment indiqué Bakissima Sylla dans son courrier.

Face à cette situation exceptionnelle, le Conseil malien des chargeurs demande aux armateurs sénégalais de reconnaître officiellement le contexte actuel comme un cas de force majeure. L’objectif est d’obtenir une suspension temporaire des frais de détention appliqués aux conteneurs immobilisés à cause des contraintes sécuritaires.

Le CMC plaide également pour l’adoption de mesures exceptionnelles et temporaires afin de réduire l’impact financier des retards enregistrés sur les marchandises maliennes transitant par le Sénégal. Une telle décision permettrait, selon les autorités maliennes du secteur, de soulager les opérateurs économiques déjà fragilisés par les perturbations sécuritaires et logistiques.

DER/FJ : le rapport explosif de l’IGE déclenche une vaste enquête de la Brigade de Recherches

La gestion des fonds de la Délégation générale à l’Entrepreneuriat rapide des Femmes et des Jeunes (DER/FJ) est désormais au centre d’une enquête judiciaire de grande ampleur menée par la Brigade de Recherches de Dakar. À l’origine de cette procédure : un rapport de l’Inspection générale d’État (IGE) portant sur la période 2018-2024 et mettant en lumière plusieurs irrégularités présumées dans l’administration des financements accordés par la structure publique.

Selon des informations relayées par Dakarposte, plusieurs anciens responsables de la DER/FJ ont déjà été auditionnés par les enquêteurs. Ces convocations interviennent dans le cadre d’investigations visant à établir les responsabilités autour de la gestion des ressources mobilisées pour soutenir l’entrepreneuriat des femmes et des jeunes à travers le pays.

L’enquête s’intéresse particulièrement aux conditions d’octroi des financements, à l’exécution effective des projets financés ainsi qu’au suivi des remboursements. Les enquêteurs cherchent notamment à déterminer si certains prêts ont été accordés en violation des procédures en vigueur ou si des fonds publics ont été utilisés à des fins autres que celles prévues dans les conventions signées avec les bénéficiaires.

Les investigations menées par la gendarmerie ne concernent pas uniquement les anciens responsables administratifs de la DER/FJ. Plusieurs bénéficiaires de financements sont également dans le viseur des enquêteurs. Certains dossiers évoqueraient des projets jamais réalisés malgré le décaissement des fonds, tandis que d’autres porteraient sur des équipements acquis grâce aux financements mais utilisés à des fins personnelles ou détournés de leur destination initiale.

Des procédures judiciaires ont déjà été enclenchées dans certains cas jugés sensibles. À Ziguinchor, un agent a été interpellé dans une affaire portant sur un montant estimé à 27 849 000 FCFA. D’autres arrestations auraient également eu lieu dans des dossiers liés au non-remboursement de crédits accordés à des bénéficiaires opérant notamment dans les secteurs de l’élevage et du commerce.

Cette affaire place aujourd’hui la DER/FJ dans une zone de fortes turbulences, alors que la structure avait été créée pour promouvoir l’inclusion économique et faciliter l’accès au financement pour les jeunes et les femmes porteurs de projets. L’exploitation du rapport de l’IGE semble avoir ouvert un vaste chantier judiciaire destiné à faire toute la lumière sur l’utilisation des ressources publiques injectées dans ce programme au cours des six dernières années.

Marché des titres publics : le Sénégal ralentit ses levées en avril mais dépasse déjà ses objectifs annuels

Le Sénégal a enregistré en avril 2026 sa plus faible mobilisation mensuelle sur le marché des titres publics depuis le début de l’année. Selon les données du marché financier régional de l’UEMOA, le Trésor public sénégalais a levé 242,7 milliards de FCFA au cours du mois écoulé, dans un contexte marqué par une baisse générale du rythme des émissions souveraines dans l’espace communautaire.

À l’échelle de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), les États membres ont mobilisé un total de 1 210 milliards de FCFA en avril 2026 à travers des émissions de bons et obligations assimilables du Trésor. Parmi les pays les plus actifs figure le Sénégal, qui reste l’un des principaux emprunteurs du marché régional malgré le ralentissement observé.

Cette contreperformance relative contraste avec les niveaux de mobilisation enregistrés lors des trois premiers mois de l’année. En janvier, le Sénégal avait réussi à lever 366,7 milliards de FCFA. Le mois de février avait marqué un pic avec 378,7 milliards de FCFA mobilisés, avant un léger repli à 323,2 milliards en mars. La baisse constatée en avril traduit ainsi un ralentissement progressif du recours au marché régional par les autorités sénégalaises.

Malgré cette diminution mensuelle, les performances globales du Trésor sénégalais restent solides. Le cumul des levées depuis le début de l’année atteint désormais 1 311,3 milliards de FCFA. Ce montant dépasse déjà l’objectif de 1 272 milliards de FCFA fixé dans le calendrier prévisionnel des émissions pour cette période, témoignant d’une forte capacité de mobilisation sur le marché financier régional.

Les opérations réalisées en avril ont principalement porté sur des titres de moyen terme. Les obligations à trois ans ont concentré l’essentiel des émissions avec 136,3 milliards de FCFA mobilisés. Les titres à douze mois ont permis de lever 98,5 milliards de FCFA, tandis que les obligations à cinq ans et sept ans ont respectivement rapporté 5,7 milliards et 2 milliards de FCFA.

Cette stratégie de financement traduit la volonté des autorités de privilégier des maturités intermédiaires afin de mieux gérer le profil de la dette publique tout en limitant les risques liés aux refinancements à court terme. Elle intervient également dans un contexte où plusieurs États de l’UEMOA continuent d’intensifier leur recours au marché régional pour financer leurs besoins budgétaires et leurs investissements publics.

Mystère à Diaobé-Kabendou : un homme retrouvé mort dans un jardin à Diaobé 1 Est

La commune de Diaobé-Kabendou est de nouveau secouée par une découverte macabre. Le corps sans vie d’un homme a été retrouvé ce mercredi matin dans un jardin situé au quartier Diaobé 1 Est, plongeant les habitants dans l’émoi et ravivant les inquiétudes autour de la sécurité dans cette localité du département de Vélingara.

Selon les premières informations recueillies sur place, la victime a été identifiée sous le nom de Mohamed Moustapha Diaw, âgé de 35 ans et originaire de la région de Saint-Louis. Les circonstances dans lesquelles il a perdu la vie demeurent encore floues.

Alertés peu après la découverte du corps, les éléments de la brigade de gendarmerie de Diaobé se sont rendus sur les lieux accompagnés de l’Infirmier Chef de Poste ainsi que des sapeurs-pompiers. Un périmètre de sécurité a été établi afin de permettre les premières constatations et le déroulement des opérations techniques.

Le corps a ensuite été évacué vers la morgue du centre de santé de Vélingara pour les besoins de l’enquête et d’éventuels examens médicaux destinés à déterminer les causes exactes du décès.

Pour l’heure, aucune piste n’est officiellement privilégiée par les enquêteurs. Les autorités compétentes ont ouvert une enquête afin de faire toute la lumière sur cette affaire qui suscite de nombreuses interrogations au sein de la population locale.

AGEROUTE : le DRH Cheikh Ahmed Tidiane Thiam dénonce une gestion « contraire aux principes de bonne gouvernance »

Le malaise semble désormais ouvertement exposé au sommet de l’AGEROUTE. Dans une sortie publique inhabituelle, le directeur des ressources humaines de l’agence, Cheikh Ahmed Tidiane Thiam, a vivement mis en cause la gestion du directeur général Moustapha Fall, qu’il accuse de « dérives managériales » et de « violations flagrantes des textes réglementaires » depuis sa nomination à la tête de la structure le 18 décembre dernier.

Face à la presse, le responsable des ressources humaines affirme avoir longtemps privilégié les voies internes avant de décider de rendre l’affaire publique. Une démarche qu’il dit motivée par « une situation exceptionnelle », estimant que son statut de DRH et de responsable politique lui interdit de garder le silence face à des pratiques qu’il juge incompatibles avec les principes de gouvernance prônés par les nouvelles autorités.

Selon lui, les premières tensions seraient apparues dès la prise de fonction du nouveau directeur général. Il raconte que son prédécesseur l’avait présenté, ainsi que le secrétaire général, comme des collaborateurs capables de tenir un discours de vérité à la direction. Moustapha Fall aurait même déclaré à son arrivée : « Si vous me voyez faire des conneries, appelez-moi et dites-le-moi. » Mais, d’après Cheikh Ahmed Tidiane Thiam, cette volonté affichée d’ouverture aurait rapidement laissé place à une gestion centralisée et peu concertée.

Le DRH révèle qu’en seulement cinq mois, pas moins de 23 notes de service ont été signées, dont plusieurs décisions de mutation prises sans consultation préalable des ressources humaines ni du secrétariat général. Il affirme que certains agents ont été déplacés sans avoir été informés officiellement et sans qu’aucun appel à candidatures ou demande de curriculum vitae ne soit effectué.

Plus grave encore, il soutient que certaines décisions lui auraient été communiquées par une personne ne disposant d’aucune autorité hiérarchique sur lui, une méthode qu’il dit avoir refusé d’entériner. Parmi les cas cités, Cheikh Ahmed Tidiane Thiam évoque le remplacement d’un directeur régional qu’il décrit comme compétent et irréprochable par un responsable qu’il considère beaucoup moins qualifié. L’ancien titulaire du poste serait resté pendant trois mois sans affectation officielle ni note de service, une situation que le DRH considère comme une violation du Code du travail, lequel impose à l’employeur de fournir du travail à tout agent sous contrat.

Les accusations prennent une tournure encore plus sensible sur la question des avantages accordés au directeur général. Cheikh Ahmed Tidiane Thiam rappelle que le décret 2021-05 a supprimé les véhicules de fonction des directeurs généraux des organismes parapublics, remplacés par une indemnité forfaitaire mensuelle de 600 000 francs CFA nets. Depuis l’entrée en vigueur de cette mesure, affirme-t-il, aucun directeur général de l’AGEROUTE n’avait bénéficié d’un véhicule de fonction.

Or, selon ses déclarations, Moustapha Fall disposerait actuellement de deux véhicules de type V8 d’une valeur estimée à 80 millions de francs CFA chacun. L’un de ces véhicules servirait notamment au transport de ses enfants à l’école. Le DRH affirme également qu’un troisième véhicule, destiné en principe aux missions de service, serait utilisé de manière exclusive par le directeur général depuis plusieurs mois.

Cheikh Ahmed Tidiane Thiam établit même une comparaison avec le ministre des Infrastructures, qu’il présente comme un exemple de sobriété dans l’utilisation des moyens de l’État. Il souligne que le ministre se déplacerait dans un véhicule beaucoup plus modeste et emprunterait parfois un 4×4 uniquement dans le cadre de ses tournées.

Autre point soulevé : la signature d’un protocole financier engageant l’État du Sénégal à hauteur d’environ 4 milliards de francs CFA. Selon le DRH, cet engagement aurait été signé par le directeur général dès le lendemain de sa prise de fonction, sans validation préalable du ministre des Infrastructures, pourtant requise dans ce type de procédure.

Le responsable des ressources humaines indique également avoir saisi le directeur général à propos de la loi 2025-13 relative à la déclaration de patrimoine et de son décret d’application 2025-1835. Ce texte impose aux responsables concernés de déclarer leur patrimoine dans un délai de trois mois après leur nomination. Cheikh Ahmed Tidiane Thiam affirme avoir adressé un mémorandum officiel à Moustapha Fall afin de lui rappeler cette obligation légale, en y joignant une attestation de revenus établie par ses services.

Dans son intervention, le DRH n’a pas caché son engagement politique aux côtés du président Bassirou Diomaye Faye et du Premier ministre Ousmane Sonko durant la campagne électorale. Il estime toutefois que les pratiques qu’il dénonce sont en contradiction avec les promesses de rupture, de transparence et de justice sociale portées par les nouvelles autorités.

Affaire de mœurs à Keur Massar : la Gendarmerie franchit le cap des 100 arrestations

La Gendarmerie nationale intensifie ses opérations dans le cadre de la lutte contre la criminalité et les atteintes aux bonnes mœurs. Sous l’autorité du haut commandement, la Brigade de Recherches de Keur Massar poursuit activement les investigations liées à une vaste affaire qui secoue plusieurs localités du pays depuis plusieurs mois. Les enquêteurs ont récemment franchi un seuil symbolique avec la 100e arrestation enregistrée dans ce dossier judiciaire particulièrement sensible.

Cette nouvelle vague d’interpellations fait suite à l’arrestation récente d’un styliste soupçonné d’entretenir une relation avec l’un des principaux mis en cause déjà placé sous mandat de dépôt. Grâce à l’exploitation approfondie du téléphone portable du détenu principal, les gendarmes sont parvenus à identifier plusieurs autres personnes présumées impliquées dans ce réseau. Les investigations numériques ont permis de retracer des échanges, des contacts réguliers ainsi que des relations présumées entre différents suspects.

En l’espace de quarante-huit heures, cinq nouveaux individus ont ainsi été arrêtés à Dakar par des éléments de la gendarmerie opérant en civil à bord d’un véhicule banalisé. Parmi eux figurent un entrepreneur, un étudiant et plusieurs commerçants soupçonnés d’avoir entretenu des relations intimes avec certains protagonistes déjà arrêtés dans cette affaire. Selon des sources proches du dossier, les enquêteurs s’appuient sur des preuves jugées concordantes, notamment des données extraites d’appareils téléphoniques et divers éléments recueillis au cours des auditions.

Les enquêteurs ont également découvert des connexions entre certains suspects et d’autres personnes déjà arrêtées dans différentes régions du pays. L’un des mis en cause, actuellement détenu dans une prison du nord du Sénégal, serait cité dans plusieurs échanges compromettants retrouvés lors de l’expertise numérique menée par les techniciens de la gendarmerie. Les autorités judiciaires considèrent ces éléments comme essentiels pour établir les responsabilités dans ce dossier complexe.

Avec ces nouvelles arrestations, le nombre total de personnes interpellées dans cette affaire atteint désormais la barre des cent. Une correction a d’ailleurs été apportée concernant le décompte précédent des arrestations, une personne ayant été omise dans les chiffres communiqués auparavant. Cette précision permet désormais de confirmer officiellement le franchissement de ce cap symbolique.

Les personnes arrêtées ont été placées en garde à vue sur instruction du juge chargé du dossier près le tribunal compétent de Pikine-Guédiawaye. Le parquet suit attentivement l’évolution des investigations tandis que de nouvelles arrestations restent possibles dans les prochains jours. Les enquêteurs poursuivent l’exploitation des données numériques et l’audition de plusieurs personnes citées dans le cadre de cette procédure judiciaire qui continue de prendre de l’ampleur.

Dialogue national : Diomaye Faye opte pour des consultations ciblées avant la Tabaski

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a décidé de modifier exceptionnellement le format de la traditionnelle Journée du dialogue national prévue chaque année le 28 mai. À l’approche de la fête de la Tabaski, le chef de l’État a choisi de privilégier des consultations directes avec plusieurs acteurs de la vie nationale afin de maintenir les échanges autour des grandes questions du pays tout en tenant compte des réalités religieuses et sociales du moment.

Dans un communiqué rendu public ce mercredi 13 mai 2026 à Dakar, la présidence de la République explique que la tenue du dialogue national dans son format classique coïncide cette année avec une période marquée par d’importantes préparations liées à la Tabaski. Cette fête religieuse, considérée comme l’un des événements les plus importants du calendrier musulman au Sénégal, mobilise fortement les familles ainsi que de nombreux acteurs sociaux, économiques et religieux à travers le pays.

Face à cette situation, les autorités ont estimé nécessaire d’adapter l’organisation de cette rencontre nationale afin de garantir une meilleure disponibilité des différentes parties prenantes tout en préservant l’esprit du dialogue républicain. Ainsi, au lieu d’une grande rencontre publique regroupant plusieurs composantes de la société, le président Bassirou Diomaye Faye mènera une série de consultations restreintes et ciblées entre le 21 et le 31 mai 2026.

Selon les informations communiquées par la présidence, ces audiences réuniront plusieurs hautes personnalités de l’État ainsi que des représentants des forces vives de la Nation. Les discussions devraient principalement porter sur la cohésion nationale, le climat social, les défis économiques ainsi que la situation générale du pays dans un contexte marqué par de fortes attentes des populations.

Cette nouvelle approche est perçue comme une volonté du chef de l’État de privilégier des échanges plus directs et plus approfondis avec certains acteurs stratégiques afin de recueillir des avis précis sur les enjeux nationaux. Elle intervient également dans un contexte où le dialogue politique et social occupe une place importante dans la gouvernance des nouvelles autorités.

À travers cette initiative, le président de la République entend réaffirmer son attachement au dialogue comme outil de stabilité et de gouvernance. La présidence souligne d’ailleurs que cette démarche s’inscrit dans la vision d’un Sénégal « solidaire, souverain, juste et prospère », portée par le chef de l’État depuis son accession à la magistrature suprême.

Les Forces spéciales marines sénégalaises triomphent aux « Flintlympics » de Flintlock 2026

Les Forces spéciales marines du Sénégal ont brillamment représenté le pays lors de l’exercice militaire international Flintlock 2026, en s’imposant à la première place des « Flintlympics », une compétition organisée en marge de ce grand rendez-vous des forces spéciales africaines et de leurs partenaires internationaux.

Cette distinction vient confirmer la montée en puissance des unités d’élite sénégalaises sur la scène sécuritaire régionale et internationale. Organisé cette année conjointement par la Côte d’Ivoire et la Libye, Flintlock 2026 constitue le principal exercice d’opérations spéciales du Commandement des États-Unis pour l’Afrique (AFRICOM). L’événement réunit chaque année des forces spéciales venues de plusieurs pays africains ainsi que des partenaires occidentaux dans le but de renforcer la coopération militaire, le partage d’expérience et la coordination dans la lutte contre les menaces sécuritaires.

Dans le cadre de cette édition 2026, les participants ont pris part aux « Flintlympics », une compétition amicale mais hautement stratégique destinée à évaluer les aptitudes opérationnelles des différentes unités engagées. Les épreuves étaient conçues pour tester l’endurance physique, les capacités tactiques, la cohésion d’équipe ainsi que la rapidité d’exécution des soldats dans des scénarios proches des réalités du terrain.

Selon les informations communiquées par l’Ambassade des États-Unis au Sénégal, les Forces spéciales marines sénégalaises ont dominé la compétition en remportant trois des six épreuves inscrites au programme. Cette performance leur a permis de décrocher la première place du classement général devant plusieurs unités réputées du continent et des forces partenaires internationales.

La représentation diplomatique américaine a salué une prestation remarquable qui reflète, selon elle, « la formation d’élite, le professionnalisme et l’excellence opérationnelle des forces d’opérations spéciales du Sénégal ». L’ambassade a également insisté sur le rôle stratégique du Sénégal dans les questions de sécurité régionale, soulignant que les capacités démontrées par les militaires sénégalais font du pays « un partenaire essentiel pour relever les défis sécuritaires régionaux ».

Cette victoire intervient dans un contexte marqué par la multiplication des menaces terroristes et des défis sécuritaires dans plusieurs régions du continent africain, notamment dans le Sahel et en Afrique de l’Ouest. Face à cette situation, le Sénégal continue de renforcer ses capacités militaires et de consolider sa coopération avec plusieurs partenaires internationaux afin de préserver la stabilité et la sécurité dans la sous-région.

La performance des Forces spéciales marines sénégalaises à Flintlock 2026 apparaît ainsi comme un signal fort de la reconnaissance du savoir-faire militaire sénégalais. Elle illustre également les efforts continus entrepris dans la formation et la modernisation des unités spécialisées, devenues aujourd’hui des acteurs majeurs dans les opérations de sécurité et de lutte contre les menaces transnationales.

La SEDIMA face aux interrogations : inquiétudes autour de sa gouvernance‎‎


La SEDIMA, unique minoterie sénégalaise et longtemps considérée comme une fierté nationale dans le domaine de la meunerie, traverse aujourd’hui une zone de turbulences. Au cœur des débats : le recrutement de Frank Bavard, dont la gestion suscite de vives critiques parmi les travailleurs et observateurs du secteur.

‎Un héritage remis en question

‎Sous la direction de Jean-Claude Mimran, l’entreprise avait bâti une réputation solide, alliant performance industrielle et politique sociale. Des parcelles offertes aux employés à Diamniadio symbolisaient cette volonté de stabilité et de reconnaissance. Mais depuis l’arrivée de Frank Bavard, plusieurs décisions auraient fragilisé cet équilibre, plongeant certains bénéficiaires dans des difficultés notables.

‎Des tensions sociales persistantes

‎Selon des témoignages recueillis auprès d’anciens employés, des retenues auraient été opérées sur l’intéressement aux bénéfices, créant frustration et incompréhension. Plus grave encore, plus de 200 Sénégalais auraient perdu leur emploi, parfois dans des conditions qualifiées de « particulièrement difficiles ». Des accidentés du travail, y compris des personnes amputées, auraient été licenciés, entraînant des drames humains et sociaux pour leurs familles.

‎Performances industrielles en recul
‎Sur le plan technique, les Grands Moulins de Dakar, capables autrefois d’écraser plus de 1 300 tonnes de blé par jour grâce à trois moulins, ne tourneraient plus qu’à moins de 500 tonnes quotidiennes. Deux des moulins les plus anciens et performants seraient presque à l’arrêt, alimentant les inquiétudes sur l’avenir de la production nationale.

‎Des zones d’ombre

‎Au-delà des aspects sociaux et industriels, des rumeurs entourent la figure de Frank Bavard. Des questions demeurent sur une éventuelle interpellation au tribunal et sur des liens supposés avec des affaires d’armes évoquées sous l’ancien régime. Ces zones d’ombre alimentent un climat de méfiance et d’incertitude.

‎Une demande de transparence

‎Dans une lettre ouverte adressée à l’Honorable Députée Anta Babacar Ngom, Mamadou Niang, cadre de production et expert meunier, appelle à des éclaircissements. Pour lui, il est urgent de préserver la transparence et de protéger cette entreprise nationale, pilier stratégique de l’économie sénégalaise.

Escroquerie présumée dans les marchés de la banlieue dakaroise : un faux fournisseur arrêté par la police de Thiaroye

Les éléments du commissariat de Thiaroye ont procédé à l’arrestation d’un homme présenté comme l’auteur présumé d’une vaste série d’escroqueries visant des commerçants opérant dans plusieurs marchés de la banlieue dakaroise. Le suspect, identifié sous le nom de Modou S., est accusé d’avoir mis en place un système frauduleux particulièrement bien élaboré, basé sur de fausses offres de marchandises proposées à des prix largement inférieurs à ceux du marché.

Âgé d’une trentaine d’années et domicilié à Thiaroye, le mis en cause aurait réussi, durant plusieurs mois, à gagner la confiance de nombreux commerçants en se présentant comme un fournisseur disposant de stocks importants de produits très recherchés. Selon les informations rapportées par le journal L’Observateur, il approchait ses victimes avec des propositions alléchantes portant notamment sur des sacs vides destinés au conditionnement de l’oignon, des stocks d’oignons, des maillots ou encore des pommes de terre.

Le mode opératoire du suspect semblait toujours identique. Après avoir convaincu ses interlocuteurs de la disponibilité immédiate des marchandises, il exigeait le versement d’acomptes importants afin de réserver les commandes. Une fois l’argent encaissé, il devenait injoignable et disparaissait sans laisser de traces.

L’une des victimes, identifiée sous le nom de Ndiaga S., aurait ainsi versé une somme de 1,250 million de francs CFA pour une commande estimée à 2,5 millions de francs CFA. Pour rassurer son client, le suspect lui aurait fixé un rendez-vous dans un entrepôt situé vers Tivaouane-Diacksao, près de Thiaroye. Mais sur place, la victime découvrira qu’elle avait été trompée. Avant de disparaître, le présumé escroc lui aurait simplement remis une enveloppe contenant un passeport établi au nom d’El Hadji Amidou Ndiaye.

L’enquête révèle que plusieurs autres commerçants auraient été piégés de la même manière. Parmi eux figurent notamment Khadim D. et Ibrahima N., qui auraient eux aussi perdu d’importantes sommes d’argent après avoir cru conclure des affaires avantageuses avec le suspect. Le montant global du préjudice causé aux différentes victimes est estimé à près de 1,750 million de francs CFA.

Face à la multiplication des plaintes, les éléments de la police de Thiaroye ont décidé de mettre en place une opération discrète afin de coincer le présumé escroc. Alertés par une nouvelle tentative visant un commerçant, les enquêteurs ont organisé un dispositif de surveillance destiné à suivre les mouvements du suspect et à procéder à son interpellation en flagrant délit.

Le piège tendu par les policiers a finalement permis son arrestation. Modou S. a été conduit dans les locaux du commissariat où plusieurs victimes se seraient présentées pour l’identifier formellement. Placé en garde à vue, il fait désormais l’objet d’une enquête approfondie destinée à déterminer l’étendue exacte des faits qui lui sont reprochés et à identifier d’éventuels complices.

ONU : Maria Fernanda Espinosa rejoint la course au secrétariat général, Macky Sall toujours contesté

La course à la succession de l’actuel secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, António Guterres, entre dans une nouvelle phase avec l’entrée officielle de Maria Fernanda Espinosa parmi les candidats déclarés. Selon des informations rapportées par The Asia Business Daily, la diplomate équatorienne a été désignée, lundi 11 mai 2026, par Antigua-et-Barbuda pour briguer le poste le plus prestigieux du système onusien.

Cette candidature attire déjà l’attention de nombreux observateurs de la scène diplomatique internationale. Bien qu’elle soit originaire de l’Équateur, Maria Fernanda Espinosa ne bénéficie pas du parrainage officiel de son propre pays. C’est la nation caribéenne d’Antigua-et-Barbuda qui a choisi de porter sa candidature devant les Nations Unies, un choix révélateur des équilibres diplomatiques qui se dessinent autour de cette élection particulièrement stratégique.

Maria Fernanda Espinosa dispose d’un parcours reconnu au sein des institutions internationales. Ancienne ministre des Affaires étrangères et ministre de la Défense de l’Équateur, elle a également représenté son pays comme ambassadrice auprès des Nations Unies. Sa notoriété internationale s’est renforcée en 2018 lorsqu’elle est devenue présidente de l’Assemblée générale de l’ONU, une fonction hautement symbolique qui lui a permis de tisser un important réseau diplomatique.

La diplomate est aussi réputée pour son expertise dans plusieurs domaines sensibles, notamment les changements climatiques, les questions environnementales et les droits des peuples autochtones. À ce profil politique s’ajoute une dimension plus intellectuelle et culturelle, puisqu’elle est également poétesse et essayiste.

Avec cette nouvelle candidature, l’Amérique latine compte désormais quatre prétendants officiellement identifiés pour succéder à António Guterres. Parmi eux figurent Michelle Bachelet, ancienne présidente du Chili, qui bénéficie d’un soutien international important mais dont les chances pourraient être freinées par une éventuelle opposition de la Chine au Conseil de sécurité. Rebeca Grynspan, ancienne vice-présidente du Costa Rica et figure du dialogue multilatéral, apparaît comme un profil consensuel apprécié dans les milieux diplomatiques. Rafael Grossi, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique et représentant de l’Argentine, mise quant à lui sur son expérience dans la gestion des crises internationales.

Dans cette compétition mondiale figure également l’ancien président du Sénégal, Macky Sall. Ce dernier a déjà effectué son grand oral en avril dernier devant plusieurs acteurs influents de la diplomatie internationale. Une prestation qui avait suscité des réactions positives dans certains cercles politiques et diplomatiques.

Cependant, malgré son réseau international et son expérience à la tête de l’État sénégalais, Macky Sall reste aujourd’hui l’un des candidats les plus fragilisés de cette course. Fin mars 2026, une vingtaine de pays africains ont rejeté sa candidature, mettant ainsi fin à l’idée d’un soutien continental unifié autour de son profil. Ce désaveu diplomatique a considérablement affaibli sa position sur la scène internationale.

À cela s’ajoute l’absence de soutien public des nouvelles autorités sénégalaises. Le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko n’ont jusqu’ici affiché aucun appui officiel à la candidature de leur prédécesseur. Dans le même temps, plusieurs collectifs de victimes liés aux violences politiques survenues durant le dernier mandat de Macky Sall poursuivent leurs actions de contestation à New York. Ces organisations remettent en cause sa crédibilité morale et dénoncent les décès enregistrés lors des manifestations politiques au Sénégal ces dernières années.

Maodo Malick Mbaye face au juge du PJF après neuf mois de détention dans une affaire présumée de 600 millions FCFA

L’ancien Directeur général de l’Agence nationale de la maison de l’outil (ANAMO), Maodo Malick Mbaye, sera entendu ce mercredi 13 mai 2026 par le juge du deuxième cabinet d’instruction du Pool judiciaire financier (PJF), dans le cadre d’une affaire de détournement présumé portant sur plus de 600 millions de francs CFA. Cette audition au fond intervient après plus de neuf mois passés en détention depuis son arrestation en juillet 2025.

Selon les informations rapportées par le quotidien L’Observateur, cette nouvelle étape judiciaire est particulièrement attendue aussi bien par les proches de l’ancien responsable politique que par l’opinion publique, tant l’affaire a suscité de nombreuses réactions depuis son éclatement.

Ancien responsable politique de la coalition Benno Bokk Yaakar, qui a dirigé le Sénégal sous la présidence de Macky Sall entre 2012 et 2024, Maodo Malick Mbaye avait été interpellé à la suite d’une plainte introduite par son successeur à la tête de l’ANAMO. Cette plainte s’appuyait notamment sur les conclusions d’un rapport réalisé par un cabinet privé ayant examiné la gestion de la structure.

À l’issue des premières investigations, l’ancien directeur général avait été inculpé pour plusieurs chefs d’accusation lourds. Il lui est notamment reproché une association de malfaiteurs, une escroquerie, un détournement de deniers publics estimé à 619 834 899 francs CFA, des faits présumés de faux et usage de faux en écritures administratives et commerciales, ainsi que des accusations de blanchiment de capitaux.

Depuis son placement sous mandat de dépôt, Maodo Malick Mbaye rejette l’ensemble des accusations portées contre lui. Ses soutiens dénoncent de leur côté ce qu’ils considèrent comme une détention arbitraire et politiquement motivée. Ils estiment que les poursuites engagées contre lui reposent sur des éléments contestables et réclament sa libération.

La situation sanitaire de l’ancien directeur général alimente également les débats autour de cette affaire. D’après L’Observateur, une expertise médicale ordonnée par le juge d’instruction et réalisée par le Dr Pape Samba E. Agne, pneumologue-allergologue, aurait conclu que l’état de santé de Maodo Malick Mbaye est incompatible avec les conditions de détention carcérale.

Malgré cet avis médical, l’ancien responsable de l’ANAMO demeure en prison en attendant la suite de la procédure judiciaire. Son audition prévue ce mercredi pourrait ainsi constituer un tournant important dans ce dossier judiciaire à forte portée politique et médiatique.

Escroquerie aux paris en ligne : la CENTIF traque un célèbre TikTokeur après le détournement de près de 14 millions FCFA

La Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) a mis au jour une vaste affaire présumée d’escroquerie et de blanchiment de capitaux impliquant un influenceur très actif sur TikTok dans le domaine des jeux et paris sportifs en ligne. Selon les informations contenues dans un rapport transmis aux autorités judiciaires, le suspect aurait réussi à soutirer près de 14 millions de francs CFA à de nombreux internautes à travers un système bien rodé basé sur la vente de faux pronostics sportifs présentés comme gagnants.

Dans ses investigations, la CENTIF désigne le mis en cause sous l’appellation de « Monsieur X ». Celui-ci utilisait plusieurs comptes de monnaie électronique liés à différents numéros de téléphone afin de dissimuler les flux financiers et compliquer la traçabilité des opérations. Les enquêteurs indiquent qu’il exploitait principalement un compte TikTok à forte visibilité sur lequel il diffusait régulièrement des vidéos vantant des coupons de paris supposés fiables et garantis gagnants.

Le mode opératoire reposait sur une stratégie de séduction et de manipulation des parieurs en ligne. À travers des publications soigneusement mises en scène, souvent diffusées quelques heures avant le début des matchs de football, le suspect promettait à ses abonnés des gains importants grâce à des pronostics présentés comme « sûrs ». Pour accéder à ces fameux coupons, les internautes devaient effectuer des paiements standardisés de 5.000 ou 10.000 francs CFA.

Après avoir manifesté leur intérêt, les victimes étaient orientées vers un autre numéro de téléphone destiné à la réception des fonds. Une fois les montants transférés, l’argent était immédiatement dispatché vers plusieurs comptes de monnaie électronique avant d’être retiré en espèces ou utilisé dans des opérations de paiements marchands. Cette rapidité dans les transferts avait pour objectif de limiter les possibilités d’annulation des transactions ou de réclamation par les victimes.

L’analyse des mouvements financiers a permis aux enquêteurs de retracer un montant global de 13.977.305 francs CFA provenant de nombreux expéditeurs distincts. Les investigations révèlent ainsi l’existence d’un mécanisme organisé de collecte de fonds utilisant les réseaux sociaux comme principal outil de diffusion et d’attraction.

Selon la CENTIF, les contenus publiés par le TikTokeur étaient de nature à induire les internautes en erreur en leur faisant croire à des gains quasiment assurés. Plusieurs victimes auraient ainsi été piégées par ces promesses alléchantes avant de constater l’absence de résultats ou l’inexistence des gains annoncés.

L’affaire met également en lumière les risques croissants liés au développement des paris sportifs en ligne et à l’influence grandissante des créateurs de contenus sur les réseaux sociaux. Avec l’essor des plateformes numériques, de nombreux internautes deviennent des cibles faciles pour des individus exploitant l’espoir de gains rapides afin de mettre en place des systèmes frauduleux parfois difficiles à détecter.

Pour la CENTIF, les éléments recueillis démontrent des indices sérieux d’opérations de blanchiment de capitaux liées à une escroquerie commise à l’aide d’outils numériques. L’utilisation simultanée de plusieurs numéros téléphoniques, la multiplication des comptes électroniques et la rapidité des transactions constituent autant d’éléments ayant renforcé les soupçons des enquêteurs.

À l’issue des investigations financières, le dossier a été transmis à l’autorité judiciaire compétente afin de permettre l’ouverture éventuelle de poursuites contre le suspect. Cette affaire relance le débat sur la nécessité de renforcer la surveillance des activités financières liées aux paris en ligne ainsi que la sensibilisation des internautes face aux arnaques numériques devenues de plus en plus sophistiquées au Sénégal.

Affaire Ousmane Cissé–El Hadji Mansour Diop : le tribunal condamne les deux prévenus, l’ex-DG de la Santé publique annonce un appel

Le tribunal d’instance, statuant en matière correctionnelle, a rendu ce mardi 12 mai son verdict dans l’affaire opposant Ousmane Cissé, ancien directeur général de la Santé publique, à El Hadji Mansour Diop, directeur de l’hôpital Aristide Le Dantec. Les deux responsables politiques de Pastef-Les Patriotes avaient comparu devant la juridiction le 10 mars 2026 dans un dossier mêlant accusations de menaces, violences et injures.

Au centre de cette procédure judiciaire figurait également Pape Ibrahima Thiam, présenté comme bijoutier et proche d’Ousmane Cissé. Il était poursuivi pour menaces de violences, voies de fait et injures non publiques. De son côté, Ousmane Cissé comparaissait pour complicité dans les mêmes faits.

Après examen du dossier, le tribunal a déclaré les deux prévenus coupables. Pape Ibrahima Thiam a été condamné à une peine de trois mois de prison ferme, assortie d’une amende de 50 000 FCFA. Quant au docteur Ousmane Cissé, il a écopé de trois mois de prison avec sursis ainsi que d’une amende du même montant.

La juridiction a également statué sur les intérêts civils dans cette affaire. Le tribunal a ainsi reconnu recevable la constitution de partie civile d’El Hadji Mansour Diop et lui a accordé la somme de deux millions de FCFA à titre de dommages et intérêts. Le paiement de cette indemnisation a été mis solidairement à la charge des deux condamnés, avec exécution provisoire.

En outre, les dépens ont été mis à la charge des prévenus, tandis que la durée de la contrainte par corps a été fixée au maximum légal, conformément à la décision rendue par le tribunal.

À l’issue du délibéré, Ousmane Cissé a exprimé son désaccord avec le jugement prononcé. L’ancien directeur général de la Santé publique a annoncé son intention d’interjeter appel afin de contester la décision rendue par le tribunal correctionnel.

Ndongo Samba Sylla plaide pour une refonte du système monétaire afin de sortir l’Afrique du piège de la dette

La question de la dette africaine continue d’alimenter les débats économiques et politiques sur le continent. Mais pour l’économiste sénégalais Ndongo Samba Sylla, le véritable problème des pays africains n’est pas l’endettement en lui-même. Selon lui, la crise réside surtout dans la perte de contrôle des ressources et des devises générées par leurs économies, au profit des multinationales et d’un système financier international jugé défavorable aux pays du Sud.

Le Directeur Afrique de l’IDEAS est revenu en détail sur cette problématique ce mardi, lors d’une rencontre d’experts organisée par l’IDEAS-Africa Network. Devant un parterre d’universitaires, d’économistes et de décideurs, il a défendu une lecture différente de la dette africaine, loin des analyses classiques fondées uniquement sur les ratios dette/PIB.

Pour Ndongo Samba Sylla, il faut d’abord changer de perspective. L’économiste estime que l’idée selon laquelle les pays africains empruntent excessivement ne correspond pas à la réalité des chiffres. Il rappelle que la dette extérieure cumulée de nombreux pays à revenus faibles et intermédiaires demeure inférieure à celle de certaines grandes puissances occidentales.

Selon lui, les 129 pays concernés par cette catégorie affichent ensemble une dette extérieure inférieure à la seule dette fédérale de l’Allemagne. Il considère ainsi que ces États ne sont pas surendettés en termes absolus. Il souligne également que le service de la dette africaine représentait environ 20 milliards de dollars en 2014, un montant qu’il juge relativement faible à l’échelle internationale.

L’économiste explique toutefois que la difficulté majeure provient du fait que les pays africains empruntent principalement en devises étrangères. Cette dépendance expose leurs économies à des risques importants liés aux taux d’intérêt, aux fluctuations monétaires et au refinancement de la dette.

À ses yeux, c’est ce qui distingue fondamentalement les économies africaines des pays industrialisés. Les grandes puissances économiques, notamment les États disposant de monnaies fortes, empruntent dans leur propre devise et disposent donc d’une marge de manœuvre beaucoup plus importante grâce à leurs banques centrales.

Pour illustrer son raisonnement, Ndongo Samba Sylla cite le cas du Japon, dont la dette publique dépasse largement 200 % du PIB sans que cela ne provoque de défaut de paiement. À l’inverse, certains pays en développement ont connu des défauts souverains avec des niveaux d’endettement beaucoup plus faibles. Il évoque notamment le cas du Pérou, estimant que les ratios dette/PIB sont souvent utilisés de manière trompeuse lorsqu’ils ne prennent pas en compte la question monétaire.

Mais l’aspect central de son analyse concerne surtout la maîtrise des devises issues des exportations africaines. Selon lui, les pays du continent génèrent suffisamment de ressources en monnaies étrangères pour faire face à leurs obligations financières. Le problème serait que ces devises échappent largement au contrôle des États.

Il accuse les compagnies multinationales de rapatrier massivement les profits, les dividendes et les revenus tirés de l’exploitation des ressources naturelles africaines. À cela s’ajouteraient les flux financiers illicites qui privent les économies du continent d’importantes recettes.

Pour étayer son argumentation, il prend l’exemple du Ghana. Entre 2000 et 2020, explique-t-il, le service de la dette publique extérieure du pays s’est élevé à 16 milliards de dollars, alors que les multinationales ont rapatrié près de 18 milliards de dollars de profits et de dividendes durant la même période.

Pour Ndongo Samba Sylla, cette situation révèle une contradiction profonde. Il estime que si les États africains conservaient effectivement le contrôle de ces ressources financières, ils n’auraient pas besoin de recourir à des emprunts extérieurs coûteux.

Le cas de la Zambie est, selon lui, encore plus révélateur. En novembre 2020, le pays avait fait défaut sur un paiement d’environ 40 millions de dollars. Pourtant, des estimations attribuées au Fonds monétaire international indiquaient qu’une partie considérable des revenus tirés des exportations de cuivre échappait au pays.

L’économiste affirme qu’environ un tiers des exportations de cuivre zambien avaient disparu des circuits officiels, représentant jusqu’à 20 % du PIB, soit près de 6 milliards de dollars. Entre 2020 et 2021, une part très importante des recettes issues du cuivre n’aurait pas été rapatriée dans le pays.

À l’opposé, Ndongo Samba Sylla met en avant certains États africains qui ont conservé une plus grande maîtrise de leurs ressources naturelles et de leurs revenus d’exportation. Il cite notamment le Botswana pour les diamants et la Libye pour le pétrole.

Selon lui, ces pays ont réussi à éviter une forte dépendance aux prêts du FMI et aux eurobonds grâce à un contrôle plus affirmé de leurs ressources stratégiques.

Dans ses propositions, l’économiste plaide pour une réforme profonde du système de paiement international afin de permettre aux pays africains de récupérer une plus grande partie des devises générées par leurs économies.

Concernant les pays de la zone CFA, il défend également l’idée de créer des monnaies nationales émises par des banques centrales nationales. Selon lui, cette réforme permettrait notamment au Sénégal de transformer son déficit extérieur, estimé à 4 500 milliards de francs CFA, en recettes publiques.

Ndongo Samba Sylla considère ainsi que les politiques d’austérité imposées dans plusieurs pays africains ne sont ni efficaces ni indispensables. À ses yeux, des réformes structurelles portant sur la souveraineté monétaire, le contrôle des ressources naturelles et les circuits financiers internationaux offriraient des solutions bien plus durables pour sortir le continent du cycle récurrent de l’endettement.

Dette et stabilité économique : Diomaye Faye engage des discussions stratégiques avec le FMI

En marge de la séance plénière d’ouverture du Sommet Africa Forward, le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a eu un entretien avec la Directrice générale du Fonds monétaire international, Kristalina Georgieva, autour des défis économiques et financiers auxquels le Sénégal fait face.

Cette rencontre de haut niveau s’inscrit dans un contexte marqué par les fortes tensions économiques internationales, aggravées par les conséquences du conflit au Moyen-Orient et la volatilité persistante des marchés énergétiques mondiaux. Au cœur des échanges : la situation de la dette sénégalaise, les perspectives de redressement économique et les mécanismes susceptibles de préserver la stabilité budgétaire du pays.

Le Chef de l’État a présenté à son interlocutrice les différentes mesures mises en œuvre par le gouvernement pour amortir les effets des chocs extérieurs sur l’économie nationale. Il a notamment évoqué l’impact du renchérissement des prix de l’énergie, qui continue de peser lourdement sur les finances publiques, le coût de la vie et les secteurs productifs.

Selon la présidence sénégalaise, le Président Bassirou Diomaye Faye a insisté sur la nécessité de protéger les populations face aux conséquences sociales de cette conjoncture internationale difficile, tout en maintenant les équilibres macroéconomiques. Les efforts engagés portent notamment sur la rationalisation des dépenses publiques, le soutien aux secteurs stratégiques et la recherche de solutions durables pour réduire la vulnérabilité énergétique du pays.

Les discussions ont également permis d’aborder les perspectives de coopération entre le Sénégal et le FMI dans le cadre des futures missions techniques de l’institution financière internationale. Les deux parties ont convenu de poursuivre les échanges afin d’examiner les voies les plus adaptées pour accompagner le Sénégal dans la gestion de sa dette et le financement de ses priorités de développement.

Le dossier économique apparaît aujourd’hui comme l’un des principaux chantiers suivis personnellement par le Chef de l’État. Dans un environnement mondial marqué par l’incertitude, Bassirou Diomaye Faye entend multiplier les concertations avec les partenaires internationaux afin de trouver des solutions équilibrées capables de préserver la souveraineté économique du Sénégal tout en répondant aux attentes sociales des populations.

Cette rencontre avec la Directrice générale du FMI intervient à un moment où les autorités sénégalaises cherchent à renforcer la confiance des partenaires financiers et à consolider les bases d’une relance économique durable, dans un contexte régional et international particulièrement exigeant.

Drame à Bakel : le corps d’Issa Traoré retrouvé sur les rives mauritaniennes du fleuve Sénégal

Le corps d’Issa Traoré, porté disparu depuis le dimanche 10 mai 2026 dans les eaux du fleuve Sénégal à Bakel, a finalement été retrouvé ce mardi sur la rive mauritanienne du fleuve, mettant fin à plusieurs jours d’angoisse pour sa famille et ses proches.

La découverte a été confirmée par son jeune frère, Mito Traoré, lors d’un entretien téléphonique accordé à l’Agence de presse sénégalaise (APS). Selon ses déclarations, le corps de la victime, âgée d’une trentaine d’années, se trouvait dans un état de décomposition avancé au moment de son repérage.

D’après les informations recueillies, Issa Traoré avait disparu dimanche après-midi alors qu’il se baignait avec des amis dans le fleuve Sénégal, à hauteur de Grimpalé, un quartier situé dans la commune de Bakel. Ce n’est qu’au moment où le groupe s’apprêtait à quitter les lieux que ses compagnons ont constaté son absence, déclenchant immédiatement l’alerte.

À la suite de cette disparition, d’importantes opérations de recherche avaient été lancées par la 63e compagnie d’incendies et de secours de Bakel. Pendant plusieurs jours, les équipes de secours ont sillonné les eaux du fleuve dans l’espoir de retrouver le jeune homme vivant ou de localiser sa dépouille.

Malheureusement, les recherches ont abouti à une issue tragique avec la découverte du corps dans la partie mauritanienne des rives du fleuve Sénégal. Une situation qui complique désormais les démarches liées au rapatriement de la dépouille vers Bakel.

« Actuellement, le corps a échoué au niveau de la Mauritanie. Nous sommes en train de voir la possibilité de ramener le corps à Bakel ou, à défaut, de l’inhumer là-bas », a expliqué Mito Traoré.

Ce drame relance une nouvelle fois la question de la sécurité autour des zones de baignade du fleuve Sénégal, particulièrement fréquentées par les jeunes durant les périodes de forte chaleur. À Bakel, la disparition puis la découverte du corps d’Issa Traoré ont provoqué une vive émotion au sein de la population, attristée par cette tragédie survenue en pleine période de détente entre amis.

CFEE : le Sénégal lance son premier essai national dans un contexte de réforme du système éducatif

Le Ministère de l’Éducation nationale a officiellement lancé, ce lundi, le tout premier essai national du Certificat de Fin d’Études Élémentaires (CFEE), une initiative présentée comme une étape importante dans le processus de refondation de l’école sénégalaise. Cette expérimentation intervient dans un contexte marqué par plusieurs réformes majeures du système éducatif, notamment la suppression du concours d’entrée en classe de Sixième.

À travers cette nouvelle démarche, les autorités éducatives entendent moderniser le dispositif d’évaluation des élèves du cycle élémentaire et préparer progressivement l’ensemble des acteurs à la digitalisation des examens et concours. L’objectif affiché est d’améliorer l’efficacité, la transparence et la rapidité dans la gestion des évaluations nationales.

Pour cette première édition de l’essai national, 305 974 candidats sont inscrits sur l’ensemble du territoire national, soit une hausse de 5 089 candidats par rapport à l’année précédente. Les filles représentent une part importante des effectifs avec 173 970 candidates. Les épreuves se déroulent dans 2 080 centres répartis dans les différentes régions du pays, témoignant de l’ampleur de l’organisation mise en place par les autorités éducatives.

Afin de s’assurer du bon déroulement des opérations, une mission de supervision conduite par le Secrétaire général du Ministère de l’Éducation nationale a effectué une tournée dans plusieurs centres d’examen de Dakar. Cette délégation comprenait également le Directeur des Examens et Concours, l’Inspecteur d’Académie de Dakar ainsi que l’Inspecteur de l’Éducation et de la Formation de Dakar-Plateau.

Au terme de cette visite, les responsables ont salué les dispositions prises dans les différents centres et exprimé leur satisfaction quant aux conditions d’organisation de cet essai national. Selon eux, toutes les mesures nécessaires ont été mobilisées pour garantir un déroulement correct et sécurisé des épreuves.

L’une des principales innovations introduites cette année reste l’utilisation de la plateforme ANADOLE. Grâce à cet outil numérique, les autorités ambitionnent de réduire considérablement les délais de traitement des résultats. Désormais, les résultats du CFEE pourront être publiés dans un délai de dix jours après les examens, une avancée importante dans le cadre de la modernisation administrative du secteur éducatif.

Le Ministère de l’Éducation nationale prévoit également une évaluation approfondie de cette phase test dès la fin des épreuves. Cette analyse permettra d’apprécier le nouveau format de l’examen ainsi que le niveau des performances des élèves. Les éventuelles insuffisances identifiées feront l’objet de mesures correctives et de remédiations pédagogiques avant la tenue de l’examen national officiel.

Kaolack : la Plateforme pour une justice climatique mise sur la pisciculture pour soutenir les jeunes et les femmes

Dans le cadre de ses activités de renforcement des capacités communautaires, la Plateforme pour une justice climatique a organisé une session de formation de deux jours en pisciculture, destinée aux points focaux des 14 régions du Sénégal ainsi qu’aux départements concernés. Cette initiative, soutenue par la Fondation Rosa Luxemburg, vise à promouvoir des solutions durables face aux défis liés aux changements climatiques, tout en favorisant l’autonomisation économique des populations.

La rencontre a permis aux participants de bénéficier de plusieurs modules pratiques portant sur les techniques d’élevage de poissons, la gestion des bassins piscicoles, l’alimentation des espèces aquatiques, ainsi que les méthodes de suivi et de commercialisation des produits halieutiques.

Prenant la parole au cours de la cérémonie, Samba Ba, coordonnateur départemental de la Plateforme pour une justice climatique, a souligné l’importance de cette formation dans la dynamique d’accompagnement des communautés locales vers des activités génératrices de revenus adaptées aux réalités climatiques actuelles.

Selon lui, cette initiative ne se limite pas uniquement à l’apprentissage des techniques de pisciculture, mais ambitionne également de renforcer l’organisation communautaire à travers la création de groupements de femmes et de jeunes dans les différentes localités concernées.

« Cette formation vise avant tout à doter les participants de compétences pratiques leur permettant de développer des activités économiques durables. À terme, nous voulons encourager la mise en place de groupements de femmes et de jeunes capables de porter des projets de pisciculture dans leurs communautés », a-t-il déclaré.

À travers cette démarche, la Plateforme pour une justice climatique entend contribuer à la lutte contre le chômage et la précarité, notamment chez les jeunes et les femmes, souvent les plus exposés aux conséquences des dérèglements climatiques.

Les organisateurs estiment également que la pisciculture représente une alternative porteuse pour renforcer la sécurité alimentaire, diversifier les sources de revenus et promouvoir un entrepreneuriat local respectueux de l’environnement.

Grâce à l’appui de la Fondation Rosa Luxemburg, cette initiative s’inscrit dans une volonté de promouvoir des modèles de développement résilients et inclusifs, capables de répondre aux enjeux sociaux, économiques et environnementaux des régions ciblées.

Journée mondiale des infirmiers : l’ANIIDES plaide pour une meilleure reconnaissance de la profession

À l’instar de nombreux pays à travers le monde, le Sénégal a célébré, ce 12 mai, la Journée mondiale des infirmiers autour du thème : « Nos infirmières, notre futur : le pouvoir d’agir des infirmiers sauve des vies ». Une occasion pour les professionnels de santé de mettre en lumière le rôle essentiel des infirmières et infirmiers dans le fonctionnement du système sanitaire sénégalais, mais aussi de porter plusieurs revendications liées à la reconnaissance de leur métier.

À cette occasion, l’infirmier-chef de poste de Sam et président de la sous-section du district sanitaire de Kaolack de l’Association nationale des infirmières et infirmiers d’État du Sénégal (ANIIDES), Pape Moctar Thiaw, a salué l’engagement quotidien des agents de santé au service des populations.

Selon lui, les infirmières et infirmiers constituent le premier maillon de la chaîne de soins, aussi bien dans les hôpitaux que dans les centres et postes de santé.

« Les infirmiers assurent chaque jour les consultations, les soins, la prévention, le suivi des patients ainsi que les campagnes de sensibilisation au sein des communautés », a-t-il déclaré.

Dans les zones rurales et périurbaines, les infirmiers-chefs de poste jouent un rôle stratégique dans l’organisation des soins de santé primaires. En plus de la prise en charge des malades, ils coordonnent les activités sanitaires, supervisent les programmes de vaccination et participent activement à la lutte contre les maladies endémiques.

Pour les acteurs du secteur, leur présence contribue fortement au rapprochement des services de santé des populations, notamment dans les localités éloignées des grands centres hospitaliers.

Cette célébration a également servi de tribune à l’Association nationale des infirmières et infirmiers d’État du Sénégal (ANIIDES), qui œuvre pour la défense des intérêts de la profession et l’amélioration des conditions de travail du personnel de santé.

Pape Moctar Thiaw a souligné que l’association s’investit dans le renforcement du système sanitaire sénégalais à travers la promotion de la profession infirmière, le renforcement des compétences du personnel et la participation aux politiques publiques de santé.

L’édition 2026 de cette Journée mondiale met particulièrement l’accent sur le renforcement du pouvoir d’action des infirmiers afin d’améliorer les systèmes de santé et de sauver davantage de vies.

Profitant de cette tribune, le président de la sous-section de Kaolack de l’ANIIDES a plaidé pour la mise en place d’un Ordre des infirmiers d’État au Sénégal.

Selon lui, cette structure permettrait de mieux organiser la profession, de veiller au respect de l’éthique et de la déontologie, mais également de défendre les intérêts matériels et moraux des infirmiers.

M. Thiaw estime qu’un Ordre des infirmiers contribuerait aussi à une meilleure valorisation du métier et au renforcement de la qualité des soins offerts aux populations. Il a ainsi invité les autorités sanitaires à accélérer les concertations autour de cette revendication portée depuis plusieurs années par les professionnels du secteur.

À Africa Forward, Bassirou Diomaye Faye défend une économie bleue conciliant justice climatique et développement africain

Le Président de la République Bassirou Diomaye Diakhar Faye a porté, ce mardi, la voix de l’Afrique sur les enjeux climatiques et maritimes lors du Sommet Africa Forward, à l’occasion d’une table ronde de haut niveau consacrée à l’économie bleue qu’il a co-présidée avec le Premier ministre de Maurice.

Devant plusieurs dirigeants et partenaires internationaux réunis autour des défis liés aux océans, aux ressources halieutiques et au développement durable, le Chef de l’État sénégalais a rappelé ce qu’il considère comme l’une des grandes injustices contemporaines. Selon lui, l’Afrique demeure le continent qui contribue le moins à la pollution mondiale et aux émissions responsables du réchauffement climatique, tout en étant celui qui subit parmi les conséquences les plus lourdes des dérèglements environnementaux.

Face à cette réalité, Bassirou Diomaye Faye a plaidé pour une approche plus équitable des politiques climatiques internationales. Il a insisté sur la nécessité de ne plus opposer protection de l’environnement et développement économique des peuples africains. Pour le Président sénégalais, la lutte contre les changements climatiques doit impérativement intégrer le droit des populations africaines à la prospérité, à l’emploi et à la dignité.

Le Chef de l’État a ainsi défendu la vision sénégalaise de l’économie bleue, présentée comme un modèle reposant sur trois piliers étroitement liés : la préservation des écosystèmes marins et fluviaux, la création de richesses économiques et une redistribution plus juste des revenus issus de l’exploitation des ressources naturelles.

Dans son intervention, le Président de la République a mis en avant plusieurs réformes et programmes engagés par le Sénégal pour répondre aux menaces qui pèsent sur les ressources naturelles du pays. Il a notamment évoqué les efforts entrepris pour moderniser le secteur de la pêche, confronté à la surpêche et à la pêche illicite qui fragilisent durablement les communautés côtières et les équilibres marins.

Le développement de l’aquaculture figure également parmi les axes prioritaires présentés par le Chef de l’État. Cette orientation vise à renforcer la sécurité alimentaire, diversifier les sources de production halieutique et réduire la pression exercée sur les ressources marines traditionnelles.

Bassirou Diomaye Faye a aussi insisté sur les réformes engagées dans le domaine foncier et agricole. Selon lui, la structuration de coopératives agricoles et la modernisation des systèmes de production constituent des outils essentiels pour améliorer les revenus des populations tout en garantissant une exploitation plus durable des terres et des ressources hydriques.

Le Président a par ailleurs souligné l’importance des infrastructures de conservation post-récolte et des dispositifs modernes de stockage, considérés comme des leviers majeurs pour réduire les pertes de production et renforcer la compétitivité des filières locales.

Dans le secteur touristique, le Sénégal mise également sur le développement du tourisme vert et durable. Cette stratégie ambitionne de valoriser les richesses naturelles du pays tout en protégeant les écosystèmes et en créant de nouvelles opportunités économiques pour les populations locales.

En conclusion de son intervention, le Chef de l’État a réaffirmé la ligne diplomatique que le Sénégal entend défendre sur la scène internationale. Pour Bassirou Diomaye Faye, les enjeux climatiques et les aspirations au développement ne doivent plus être perçus comme des objectifs contradictoires. Ils doivent, au contraire, être pensés comme deux exigences complémentaires, appelées à se renforcer mutuellement dans la construction d’un avenir plus juste et plus durable pour l’Afrique.

NBA Africa veut renforcer son partenariat avec le Sénégal : Dakar pressentie pour accueillir la prochaine BAL

Le Président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a reçu en audience Madame Clare Akamanzi, Directrice de NBA Africa, à la tête d’une importante délégation comprenant notamment Amadou Gallo Fall, Président de la Basketball Africa League. Cette rencontre de haut niveau marque une nouvelle étape dans les ambitions du Sénégal de faire du sport un levier stratégique de développement économique et culturel.

Au cours des échanges, les représentants de NBA Africa ont salué la vision portée par le Chef de l’État sénégalais en faveur du sport, ainsi que la réputation de l’école sénégalaise de basket-ball, reconnue à travers le continent pour la qualité de sa formation et son rayonnement international. La délégation a ainsi plaidé pour un renforcement substantiel du partenariat entre le Sénégal et NBA Africa afin de développer davantage l’écosystème du basket-ball dans le pays.

Cette dynamique devrait bientôt se concrétiser par la signature d’un accord en cours de finalisation avec APIX. Ce partenariat vise à structurer une coopération durable autour du développement des infrastructures, de l’investissement sportif et de la promotion d’un modèle économique innovant articulé autour du sport.

L’approche défendue par les autorités sénégalaises s’inscrit pleinement dans la vision du Président Bassirou Diomaye Faye consistant à faire du sport une véritable industrie créatrice de richesses et d’opportunités. Cette stratégie repose sur une articulation entre le sport, les industries culturelles et créatives, ainsi que les politiques publiques de transformation économique portées par l’État.

Les autorités sénégalaises ambitionnent ainsi de faire émerger un modèle capable de générer des retombées concrètes pour la jeunesse et les territoires, notamment en matière d’emplois, de revenus et de visibilité internationale. À travers cette coopération renforcée avec NBA Africa et la Basketball Africa League, le Sénégal espère également consolider sa position de place forte du basket-ball africain.

L’un des principaux points abordés lors de cette rencontre concerne la perspective d’un retour de la Basketball Africa League à Dakar. Les deux parties partagent désormais la conviction que la prochaine édition de la compétition pourrait se tenir dans la capitale sénégalaise dès l’année prochaine. Une telle perspective représenterait un signal fort pour le rayonnement sportif du Sénégal et pour le développement de l’économie du sport dans le pays.

Cette volonté commune traduit également l’importance croissante accordée au Sénégal sur la scène sportive africaine. Après plusieurs années de performances remarquées dans les compétitions internationales et d’investissements dans les infrastructures sportives, Dakar apparaît aujourd’hui comme une destination crédible pour accueillir de grands événements continentaux.

Sénégal : le gouvernement renforce ses échanges avec la Banque mondiale sur la stabilité économique et les perspectives de croissance

Alors que le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, poursuivait ses échanges avec la directrice générale du Fonds monétaire international, Kristalina Georgieva, le gouvernement sénégalais a multiplié les concertations avec ses partenaires financiers internationaux. Ce mardi 12 mai 2026, le ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, Abdourahmane Sarr, a reçu une importante délégation de la Banque mondiale dans le cadre d’une séance de travail axée sur la situation macroéconomique, budgétaire et financière du Sénégal.

Cette rencontre intervient dans un contexte marqué par les défis économiques mondiaux, la pression sur les finances publiques et la volonté des nouvelles autorités sénégalaises de consolider la stabilité économique du pays tout en accélérant les investissements structurants. Selon une note publiée par le ministère de l’Économie, les discussions ont permis d’examiner plusieurs questions stratégiques liées aux perspectives de croissance, au financement de l’économie et aux mécanismes de résilience face aux chocs extérieurs.

Au cours des échanges, Abdourahmane Sarr a insisté sur l’importance du partenariat entre le Sénégal et la Banque mondiale. Le ministre a notamment rappelé que cette coopération demeure essentielle pour accompagner les priorités de développement définies par les autorités, particulièrement dans les secteurs à fort impact social et économique tels que les infrastructures, l’éducation, la santé, l’emploi des jeunes ainsi que le soutien au secteur productif.

Le gouvernement sénégalais cherche également à renforcer la confiance des partenaires techniques et financiers afin de maintenir une dynamique d’investissement capable de soutenir la croissance et de répondre aux attentes sociales. Dans cette optique, les discussions ont porté sur les leviers à mobiliser pour améliorer le financement de l’économie dans un environnement international devenu plus contraignant, marqué notamment par les tensions sur les marchés financiers et le ralentissement économique observé dans plusieurs régions du monde.

La délégation de la Banque mondiale était conduite par Seynabou Sakho. Celle-ci a salué les efforts engagés par les autorités sénégalaises en matière de gouvernance économique et de réformes structurelles. Elle a également réaffirmé la disponibilité de l’institution financière internationale à accompagner le Sénégal à travers différents instruments de financement et programmes d’appui au développement.

Cette série de rencontres avec les institutions financières internationales traduit la volonté des autorités sénégalaises de consolider les équilibres macroéconomiques du pays tout en maintenant les ambitions de transformation économique et sociale affichées par le nouveau pouvoir.

Lutte contre le blanchiment : le Sénégal renforce sa crédibilité financière avec une CENTIF plus offensive en 2025

Le Sénégal poursuit sa montée en puissance dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Après son retrait officiel de la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI) en octobre 2024, le pays affiche en 2025 des résultats jugés significatifs à travers les performances opérationnelles de la Cellule de Traitement de l’Information Financière (CENTIF).

Cette évolution traduit un renforcement du dispositif national de surveillance des flux financiers et une consolidation de la confiance des partenaires internationaux envers le système de régulation sénégalais. Les chiffres enregistrés cette année témoignent d’une intensification du contrôle et d’une meilleure implication des acteurs assujettis aux obligations de conformité.

Au cours de l’exercice 2025, la CENTIF a traité 866 déclarations d’opérations suspectes (DOS). Parmi celles-ci, 37 rapports ont été transmis au Pool judiciaire financier (PJF) pour exploitation judiciaire. Ces données illustrent l’accélération du travail d’analyse financière et la volonté des autorités de renforcer la traçabilité des opérations jugées sensibles.

Le secteur bancaire demeure l’acteur central du mécanisme de détection des opérations suspectes. Les banques ont transmis à elles seules 648 déclarations, soit près de 75 % du volume total enregistré par la Cellule. Cette forte contribution démontre une implication accrue des établissements financiers dans l’application des normes de conformité et des mécanismes de vigilance imposés par les standards internationaux.

Parallèlement aux déclarations d’opérations suspectes, la CENTIF a également traité un volume particulièrement important de déclarations de transactions en espèces (DTE). Au total, 28 225 541 déclarations ont été enregistrées durant l’année. Ce chiffre met en évidence l’ampleur du travail de surveillance effectué par les autorités financières ainsi que l’intégration progressive des exigences réglementaires par les différents acteurs économiques.

Sur le plan judiciaire et technique, les activités menées en 2025 révèlent également une montée en puissance du renseignement financier. La CENTIF a conduit 102 enquêtes financières parallèles destinées à appuyer les investigations des autorités compétentes. Dans le même temps, 17 renseignements financiers exploitables ont été diffusés à diverses administrations et institutions de contrôle afin de soutenir les actions de prévention et de répression.

La coopération internationale reste également un axe stratégique important pour le Sénégal. La Cellule maintient des échanges réguliers avec ses partenaires étrangers afin de garantir l’alignement du pays sur les standards internationaux de lutte contre les circuits financiers illicites. Cette dynamique s’inscrit dans un contexte mondial marqué par le durcissement des exigences de transparence financière.

L’Évaluation nationale des risques (ENR) réalisée en 2025 a permis d’établir une cartographie actualisée des menaces. Selon les conclusions de cette étude, le Sénégal présente un niveau de risque moyen en matière de blanchiment de capitaux et un niveau faible concernant le financement du terrorisme. Ces résultats confortent les avancées enregistrées ces dernières années tout en mettant en évidence la nécessité de maintenir les efforts de surveillance.

Pour répondre aux nouveaux défis, les autorités ont engagé la mise en œuvre du Plan stratégique 2025-2029 de la CENTIF. Cette feuille de route ambitionne de moderniser davantage l’institution, de renforcer son agilité opérationnelle et d’améliorer ses capacités techniques d’anticipation et d’analyse. L’objectif affiché est de disposer d’une Cellule plus performante, capable de faire face à l’évolution rapide des mécanismes de criminalité financière.

Le développement du capital humain constitue également un pilier essentiel de cette stratégie. En 2025, pas moins de 1 701 acteurs nationaux ont bénéficié de programmes de formation et de sensibilisation organisés par la CENTIF. Parmi eux, 120 participants ont suivi des formations interactives au sein du centre spécialisé de l’institution, tandis que 725 autres personnes ont pris part à des ateliers de sensibilisation.

Les profils concernés regroupent principalement des professionnels issus des banques, des compagnies d’assurances, des institutions de microfinance ainsi que des autorités chargées des poursuites pénales. Au total, 856 professionnels du secteur financier et judiciaire ont été directement ciblés par ces actions de renforcement des capacités.

Cette mobilisation vise notamment à préparer le Sénégal au troisième cycle d’évaluation mutuelle du Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA), prévu en 2026. Les autorités sénégalaises entendent ainsi consolider les acquis obtenus après la sortie de la liste grise du GAFI et préserver la crédibilité du pays sur la scène financière internationale.

Dans cette dynamique, le Sénégal continue également de renforcer son influence au sein des instances régionales spécialisées. À la suite d’un appel à candidature du GIABA, la co-présidence du groupe de travail « Risques, Tendances et Méthodes » a de nouveau été confiée au Sénégal jusqu’en 2028. Une reconnaissance qui confirme le positionnement du pays comme un acteur engagé dans la gouvernance régionale de la lutte contre les flux financiers illicites.

À Kabatoki, de nouveaux sanitaires pour lutter contre l’absentéisme scolaire

L’inauguration de nouveaux blocs sanitaires au CEM de Kabatoki, ce lundi 11 mai 2026, dépasse le simple cadre d’un équipement scolaire. Avec près de 800 élèves, l’établissement se dote désormais d’infrastructures destinées à améliorer les conditions d’apprentissage, notamment celles des filles.

Lors de la cérémonie présidée par Ahmed Youssouph Bengelloune, les autorités ont insisté sur l’impact direct de l’absence de sanitaires adaptés sur la scolarité des adolescentes. En période menstruelle, de nombreuses élèves sont contraintes à des absences répétées, ce qui fragilise leur parcours scolaire et peut, dans certains cas, conduire à l’abandon des études.

Pour le Conseil départemental, cette réalisation constitue ainsi un levier concret pour le maintien des filles à l’école. Au-delà de l’hygiène, ces infrastructures participent à la préservation de la dignité des apprenantes, à la réduction des risques sanitaires et à la promotion d’un environnement scolaire plus inclusif.

Le président du Conseil départemental a par ailleurs invité les élèves et le personnel administratif à préserver cet ouvrage, présenté comme un acquis durable au service des générations futures.

CAN 2032 : le Sénégal lance officiellement sa candidature pour accueillir la compétition africaine

Le Sénégal franchit une nouvelle étape dans ses ambitions sportives continentales. Devant les députés réunis à l’Assemblée nationale pour l’examen du projet de loi portant Code du sport, la ministre des Sports, Khady Diène Gaye, a confirmé que le pays travaille activement sur une candidature en vue d’abriter la Coupe d’Afrique des Nations de football en 2032.

Cette déclaration vient officialiser une volonté qui circulait depuis plusieurs mois dans les milieux sportifs et institutionnels, notamment après les importantes réalisations d’infrastructures enregistrées ces dernières années. Selon la ministre, le Sénégal entend désormais mettre à profit la modernisation de ses équipements sportifs ainsi que le rayonnement international de son football afin de convaincre la Confédération Africaine de Football de lui attribuer l’organisation du tournoi continental.

Face aux parlementaires, Khady Diène Gaye a toutefois tenu à apporter des précisions sur le calendrier de cette ambition. Elle a expliqué que l’année 2032 correspond à l’objectif fixé pour accueillir la compétition et non à la date de dépôt du dossier de candidature. D’après elle, plusieurs étapes administratives, techniques et diplomatiques devront être franchies avant la soumission officielle du dossier auprès des instances africaines.

Cette perspective marque la volonté du Sénégal de renouer avec une page importante de son histoire footballistique. Le pays n’a organisé la CAN qu’une seule fois, en 1992, sous la présidence de Abdou Diouf. Cette édition reste gravée dans les mémoires comme un tournant majeur dans l’évolution de la compétition africaine. Pour la première fois, le tournoi réunissait douze nations réparties en quatre groupes, une innovation qui avait contribué à donner une nouvelle dimension à l’événement.

Les rencontres s’étaient déroulées notamment à Dakar et à Ziguinchor dans une ambiance populaire exceptionnelle. Malgré l’immense ferveur autour des Lions, le Sénégal avait quitté la compétition en quart de finale après une défaite contre le Cameroun. La finale avait opposé la Côte d’Ivoire au Ghana dans un duel devenu historique, remporté par les Ivoiriens à l’issue d’une interminable séance de tirs au but conclue sur le score de 11 tirs à 10.

Trente-quatre ans après cette première expérience, les autorités sénégalaises souhaitent démontrer que le pays dispose aujourd’hui des capacités nécessaires pour accueillir une CAN moderne répondant aux standards internationaux. Les infrastructures sportives récemment construites ou rénovées constituent l’un des principaux atouts de cette candidature. Parmi elles figurent notamment le Stade Abdoulaye-Wade, considéré comme l’un des stades les plus modernes du continent, ainsi que le Stade Léopold Sédar Senghor, récemment réhabilité.

Au-delà des infrastructures, le Sénégal mise également sur les performances de son équipe nationale, devenue l’une des références du football africain ces dernières années. Entre le sacre continental de 2022, les participations régulières aux grandes compétitions internationales et l’émergence de talents reconnus mondialement, le pays estime avoir renforcé sa crédibilité sur la scène sportive africaine.

Avec cette ambition affichée pour 2032, le Sénégal entend ainsi confirmer son statut de grande nation de football et ambitionne de faire de cette future CAN une vitrine du développement sportif et infrastructurel du pays.

Me Abdoulaye Tine veut moderniser la communication présidentielle et imposer une culture de transparence

Récemment nommé ministre-conseiller et porte-parole de la Présidence de la République, Abdoulaye Tine affiche clairement ses ambitions : transformer en profondeur la communication officielle de l’État et instaurer une relation plus directe, plus structurée et plus transparente avec les citoyens ainsi qu’avec les médias.

Dans un entretien accordé au quotidien L’Observateur ce mardi, l’avocat de formation a détaillé les grandes orientations qu’il entend donner à cette nouvelle mission stratégique au cœur du pouvoir exécutif. Dès ses premières déclarations, il a voulu imprimer un ton différent, axé sur la rigueur, la pédagogie et la défense des faits.

Revenant sur l’absence du président Bassirou Diomaye Faye au meeting politique organisé à Mbour, Me Abdoulaye Tine a tenu à apporter des clarifications afin de couper court aux interprétations politiques. Selon lui, le chef de l’État était mobilisé par des obligations diplomatiques majeures liées au sommet Africa Forward organisé à Nairobi, au Kenya. Il a insisté sur le fait qu’un président de la République doit avant tout privilégier les intérêts stratégiques du pays et les négociations internationales importantes.

« Un Président ne sacrifie pas des négociations stratégiques pour un meeting, même si important soit-il », a-t-il affirmé, soulignant ainsi la priorité accordée par les autorités sénégalaises aux enjeux économiques, diplomatiques et géopolitiques du moment.

Au-delà de cette mise au point, le nouveau porte-parole a surtout présenté sa vision d’une communication présidentielle rénovée. Me Tine estime que la parole publique doit désormais s’appuyer sur des bases solides, notamment la transparence, la responsabilité et l’accès à l’information. Il affirme vouloir rompre avec certaines pratiques du passé jugées trop fermées ou insuffisamment explicatives.

Dans cette perspective, il annonce l’instauration de points de presse hebdomadaires afin de permettre aux journalistes et à l’opinion publique de disposer régulièrement d’informations officielles sur les décisions gouvernementales et les grandes orientations de l’État. Ces rencontres devraient être accompagnées de briefings thématiques associant les ministres concernés par les différents dossiers abordés.

Le ministre-conseiller souhaite également renforcer l’accès des citoyens aux documents publics grâce à la création d’un portail numérique dédié. Cette plateforme devrait centraliser plusieurs informations administratives, rapports et documents officiels afin de faciliter la consultation par le public et d’encourager une gouvernance plus ouverte.

Sur la question des relations avec la presse, Me Abdoulaye Tine envisage aussi une réforme du système d’accréditation des journalistes au Palais présidentiel. Selon lui, cette démarche serait placée sous la supervision d’une commission indépendante et reposerait sur des critères strictement déontologiques, dans le but de professionnaliser davantage l’accès aux activités présidentielles tout en garantissant l’équité entre les organes de presse.

Face à la montée de la désinformation et à la circulation rapide de fausses informations sur les réseaux sociaux, le nouveau porte-parole promet une communication plus réactive et davantage documentée. Il estime que les autorités doivent répondre rapidement aux polémiques et aux manipulations par des faits vérifiables et des explications précises.

À travers cette nouvelle stratégie, Me Abdoulaye Tine affirme vouloir accompagner une nouvelle étape de l’action gouvernementale, tournée vers les réformes structurelles et la consolidation de la stabilité institutionnelle. Il assure que la coalition au pouvoir entend désormais se concentrer sur les grands chantiers économiques, sociaux et administratifs afin de répondre aux attentes des Sénégalais.

Marché d’armement de 45 milliards FCFA : l’enquête relancée, deux inculpations et un mandat d’arrêt international requis

L’affaire du marché d’armement de 45 milliards de FCFA attribué sous l’ancien régime de Macky Sall connaît un nouveau tournant judiciaire. Longtemps resté dans une zone d’ombre malgré les nombreuses interrogations soulevées au moment de sa révélation, ce dossier sensible refait surface avec des développements majeurs impliquant la justice financière, la Haute Cour de Justice ainsi que les services spécialisés dans la lutte contre les flux financiers suspects.

Selon les révélations du quotidien Libération dans sa parution de ce mardi, l’enquête a été officiellement relancée à la suite d’une plainte déposée par l’Agent judiciaire de l’État (AJE). Cette initiative a permis de réactiver les investigations autour de ce contrat classé « secret défense », signé le 30 décembre 2021 pour l’acquisition de matériels militaires destinés au ministère de l’Environnement, notamment à la direction des Eaux et Forêts.

À l’époque, ce marché avait provoqué une vive controverse en raison des nombreuses zones d’ombre entourant son attribution. Le contrat aurait été confié à Lavie Commercial Brokers-SUARL, une société créée seulement quelques semaines avant la signature du marché. Cette situation avait alimenté les soupçons sur les conditions réelles d’attribution du contrat ainsi que sur les capacités techniques et financières de l’entreprise bénéficiaire.

Le fournisseur présenté comme principal intermédiaire dans cette opération est Aboubacar H., surnommé « Petit Boubé », un homme d’affaires nigérien déjà cité dans plusieurs dossiers similaires liés à des transactions sécuritaires en Afrique de l’Ouest. Son nom apparaît également dans un rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif), qui avait mis en évidence des mouvements financiers jugés suspects dans le cadre de cette opération.

D’après les informations publiées, le parquet financier considère désormais que des indices sérieux de rétrocommissions et de malversations pourraient exister dans ce dossier. Les investigations menées par les enquêteurs auraient permis de retracer certains circuits financiers jugés incompatibles avec les procédures normales d’exécution d’un marché public, même lorsqu’il est couvert par le secret défense.

Dans le cadre de cette relance judiciaire, deux personnes ayant participé à la procédure de passation du marché ont été inculpées puis placées sous mandat de dépôt par le juge du troisième cabinet financier. Les chefs d’accusation exacts n’ont pas encore été officiellement détaillés, mais les poursuites s’inscrivent dans le cadre des infractions économiques et financières examinées par la justice spécialisée.

L’enquête ne se limite toutefois pas à ces premières inculpations. Une partie du dossier a été transmise à la Haute Cour de Justice en raison de l’implication présumée d’un ancien ministre ayant exercé des responsabilités au moment de la signature du contrat. Cette juridiction est compétente pour juger les anciens membres du gouvernement pour des faits commis dans l’exercice de leurs fonctions.

Parallèlement, le parquet financier a requis un mandat d’arrêt international contre Aboubacar H. Les autorités judiciaires sénégalaises cherchent ainsi à obtenir l’arrestation de l’intermédiaire nigérien afin qu’il puisse répondre aux accusations portées contre lui dans cette affaire. Les enquêteurs le considèrent comme une pièce centrale du dispositif mis en place autour du contrat controversé.

Cette affaire intervient dans un contexte où les nouvelles autorités sénégalaises multiplient les audits et les enquêtes sur la gestion des deniers publics sous l’ancien régime. Plusieurs dossiers concernant des marchés publics, des contrats d’État et des opérations financières sensibles font actuellement l’objet d’investigations judiciaires ou administratives.

Le dossier du marché d’armement destiné aux Eaux et Forêts demeure particulièrement sensible en raison du montant en jeu, du caractère stratégique des équipements concernés et des soupçons persistants d’opacité ayant entouré toute la procédure depuis son origine. Avec les nouvelles poursuites engagées et l’implication de plusieurs juridictions, cette affaire pourrait connaître dans les prochains mois des développements judiciaires d’une ampleur majeure au Sénégal.

Coordination de « Diomaye – Président » à Touba : une réunion sous tension se termine sans accord

La coalition départementale « Diomaye – Président » n’a pas réussi à désigner son coordinateur départemental à l’issue d’une réunion organisée à cet effet. Prévue pour aboutir à un consensus ou, à défaut, à un vote entre les différents responsables politiques engagés dans la coalition, la rencontre s’est finalement achevée dans une atmosphère de confusion et de fortes tensions entre les participants.

Selon plusieurs sources proches des discussions, les échanges ont rapidement révélé de profondes divergences entre les leaders locaux. Les négociations, entamées dans l’espoir de trouver un terrain d’entente autour d’un candidat consensuel, se sont heurtées à des désaccords persistants, empêchant toute issue favorable.

Au cœur de la polémique figure Abdoulaye Ndiaye, membre du mouvement APEM (À l’Appel de Mbacké) et prétendant au poste de coordinateur départemental. Ce dernier accuse ouvertement Lamine Séga Sy, leader du mouvement « Sénégal en Marche », d’avoir volontairement bloqué le processus afin d’empêcher la tenue du vote.

Dans ses déclarations, Abdoulaye Ndiaye affirme que la majorité des responsables présents soutenaient sa candidature. Selon lui, sur les 27 leaders ayant pris part à la rencontre, 20 étaient favorables à son élection. Il estime ainsi que certaines manœuvres ont été entreprises pour éviter une défaite de son principal adversaire, le docteur Abdoulaye Niane, président du mouvement « Téranga Sénégal » et ancien tête de liste de la coalition « Dekkal Téranga » lors des dernières élections législatives.

« Nous étions 27 leaders, et 20 étaient favorables à ma candidature. Séga Sy a tout saboté, rendant le vote impossible », a dénoncé Abdoulaye Ndiaye, qui considère que le processus a été interrompu de manière délibérée alors qu’un vote pouvait permettre de départager les candidats.

Des accusations catégoriquement rejetées par Lamine Séga Sy. Ce dernier soutient qu’aucune condition sérieuse n’était réunie pour organiser un vote crédible et transparent. Selon lui, la coalition fonctionne avant tout sur la base du consensus et non dans la précipitation.

« Même s’il y avait eu un vote, Abdoulaye Ndiaye serait arrivé très loin derrière Abdoulaye Niane », a-t-il répliqué, avant de souligner l’absence d’un cadre formel pour le scrutin. Il a notamment évoqué l’inexistence d’un collège électoral clairement défini ainsi que l’absence d’un superviseur neutre désigné par les instances centrales de la coalition.

Pour Lamine Séga Sy, les déclarations de son adversaire ne correspondent pas à l’esprit de responsabilité et de discipline qui doit prévaloir au sein de « Diomaye – Président ». Il estime que toute désignation doit se faire dans le respect des procédures internes afin d’éviter des divisions inutiles.

Contacté par téléphone, le docteur Abdoulaye Niane a, pour sa part, adopté une posture plus apaisée. Le président du mouvement « Téranga Sénégal » a appelé les différents responsables à privilégier l’unité et le dialogue afin de préserver la cohésion de la coalition dans le département.

Affaire Pape Cheikh Diallo : l’enquête s’élargit avec l’arrestation d’un présumé styliste lié à Ass Dione

L’enquête menée par la Brigade de recherches de Keur Massar dans l’affaire dite « Pape Cheikh Diallo » connaît un nouveau tournant avec l’interpellation d’un individu présenté comme styliste et identifié sous le nom de Doudou Ndiaye. Cette arrestation intervient dans le cadre des investigations ouvertes depuis février 2026 autour d’un dossier devenu l’un des plus sensibles de ces derniers mois.

Selon les éléments de l’enquête, les autorités judiciaires poursuivent les investigations sur plusieurs infractions présumées, parmi lesquelles l’association de malfaiteurs, des actes contre nature, la transmission volontaire du VIH/Sida à travers des rapports sexuels non protégés ainsi que l’usage de droue. Les enquêteurs cherchent à établir les responsabilités des différentes personnes citées dans cette affaire qui continue de prendre de l’ampleur au fil des auditions et des arrestations.

D’après des sources proches du dossier, l’interpellation de Doudou Ndiaye serait liée à l’exploitation technique d’un téléphone attribué au chanteur religieux Ass Dione. Les analyses effectuées par les enquêteurs auraient permis de remonter certaines pistes considérées comme importantes pour la suite de la procédure judiciaire. Les autorités n’ont toutefois pas encore communiqué officiellement sur le rôle exact que pourrait jouer le nouveau suspect dans cette affaire.

Le dossier connaît une progression rapide depuis plusieurs semaines. Avec cette nouvelle arrestation, le nombre total de personnes interpellées dans le cadre de cette procédure atteint désormais 94. Plusieurs auditions se poursuivent encore afin de déterminer les éventuelles ramifications du réseau présumé évoqué dans l’enquête.

Cette affaire suscite de nombreuses réactions dans l’opinion publique en raison du profil de certaines personnes citées et de la gravité des accusations évoquées par les enquêteurs. Les autorités judiciaires, de leur côté, maintiennent la poursuite des investigations sous la direction des services compétents, tandis que les personnes mises en cause bénéficient de la présomption d’innocence jusqu’à une éventuelle décision de justice définitive.

Déclaration de patrimoine : l’OFNAC menace les récalcitrants de sanctions pénales et financières

Le président de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption, Moustapha Kâ, a révélé que plusieurs responsables publics, dont certains membres du gouvernement, n’ont toujours pas effectué leur déclaration de patrimoine, pourtant exigée par la loi. Invité de l’émission « Point de vue » diffusée sur la Radiodiffusion Télévision Sénégalaise, le patron de l’OFNAC a indiqué que 558 personnes assujetties restent en situation de non-conformité sur un total de 1 594 concernées.

Selon les propos rapportés par le quotidien L’Observateur, Moustapha Kâ a expliqué que l’institution privilégie, pour le moment, une démarche basée sur la sensibilisation et le dialogue afin d’amener les retardataires à régulariser leur situation. Il a toutefois averti que cette approche dite « diplomatique et pédagogique » ne sera pas éternelle et que des mesures coercitives seront appliquées contre les personnes qui persisteraient à ignorer leurs obligations légales.

Le président de l’OFNAC a rappelé que la déclaration de patrimoine constitue un instrument essentiel dans la lutte contre la corruption, l’enrichissement illicite et les conflits d’intérêts. Cette obligation concerne plusieurs catégories de responsables publics appelés à gérer des ressources de l’État ou à occuper des fonctions stratégiques dans l’administration.

Les sanctions prévues par les textes sont particulièrement lourdes. Les personnes qui refusent de se conformer à la loi s’exposent d’abord à des sanctions financières pouvant aller jusqu’à la retenue du quart de leur salaire mensuel. Elles encourent également des poursuites judiciaires avec des peines d’emprisonnement comprises entre six mois et quatre ans.

À cela s’ajoute une amende pouvant atteindre le tiers du patrimoine de la personne concernée. Sur le plan administratif, les contrevenants risquent aussi une interdiction d’exercer toute fonction publique, une mesure qui pourrait avoir des conséquences importantes sur la carrière des responsables visés.

À son Excellence le Président Macky SALL, à tous les responsables, à tous les militants et sympathisants de l’Alliance pour la République APR/ YAAKAAR.

La désignation précoce d’un candidat à l’élection présidentielle de 2029 constitue un enjeu stratégique majeur pour toute formation politique souhaitant éviter les erreurs du passé. L’expérience de l’APR YAAKAAR lors de l’élection de 2024 illustre clairement les conséquences d’un choix tardif et mal maîtrisé.

En effet, malgré la présence de plusieurs profils crédibles au sein du parti, l’incapacité à trancher à temps, combinée aux hésitations du président Macky Sall, a affaibli la cohésion interne et brouillé le message politique adressé aux électeurs.

D’abord, un processus de désignation tardif fragilise l’unité du parti. Lorsque plusieurs prétendants sont en lice sans arbitrage clair, les rivalités internes s’intensifient et peuvent dégénérer en divisions durables. En 2024, cette situation a créé des tensions visibles, réduisant la capacité de mobilisation des militants et semant le doute parmi les sympathisants.

Or, une formation politique divisée perd en crédibilité et en efficacité face à des adversaires mieux organisés.
Ensuite, le manque d’anticipation empêche le candidat de s’installer dans l’opinion publique. Une campagne présidentielle ne se construit pas en quelques semaines. Elle nécessite du temps pour affiner un programme, bâtir une image, créer une connexion avec les électeurs et répondre aux attaques adverses. En désignant tardivement son candidat, l’APR YAAKAAR a privé celui-ci d’un avantage décisif : celui de la visibilité et de la préparation stratégique.

Par ailleurs, l’hésitation du leadership peut être interprétée comme un manque de vision et d’organisation. Lorsqu’un parti ne parvient pas à identifier clairement son meilleur profil, cela envoie un signal négatif sur sa capacité à gouverner. Le rôle d’un leader est précisément de trancher dans l’intérêt collectif, même dans un contexte de compétition interne. En 2024, cette difficulté de décision a contribué à affaiblir l’autorité politique du camp au pouvoir.

Pour 2029, il apparaît donc essentiel de tirer les leçons de cet échec. La mise en place d’un calendrier clair et transparent de désignation du candidat est indispensable. Cela peut passer par des primaires internes, des consultations élargies ou un mécanisme consensuel, mais dans tous les cas, la décision doit intervenir suffisamment tôt pour permettre une préparation optimale.

En définitive, la réussite d’une élection présidentielle repose autant sur la qualité du candidat que sur le timing de sa désignation. Anticiper, structurer et décider à temps ne sont pas de simples choix organisationnels, mais des impératifs politiques. Pour l’APR YAAKAAR, 2029 représente une opportunité de reconstruction, à condition de placer la rigueur stratégique au cœur de sa démarche.

GUEYE Malick, depuis Marseille

Vol de bétail à Déali : deux suspects arrêtés avec 24 moutons par la gendarmerie de Dahra Djoloff

Les éléments de la brigade de gendarmerie de Dahra Djoloff ont réussi un important coup de filet dans le département de Linguère en procédant à l’arrestation de deux présumés voleurs de bétail retrouvés en possession de 24 moutons volés. Cette opération intervient dans un contexte de vigilance renforcée à l’approche de la Tabaski, période durant laquelle les cas de vols de bétail connaissent souvent une hausse dans plusieurs localités du pays.

Les faits se sont déroulés dans la nuit du samedi 9 au dimanche 10 mai 2026 à Touba Sam Fall, une localité située dans la commune de Déali. Selon des sources sécuritaires, trois individus auraient participé à cette opération de vol de bétail. Alertés, les hommes de la brigade de gendarmerie de Dahra Djoloff, sous la direction du commandant Sène, ont rapidement engagé des recherches qui ont permis d’interpeller deux des présumés auteurs.

Les suspects arrêtés sont identifiés sous les initiales M. Ka, âgé de 23 ans, et M. Sow, 18 ans. Ils sont actuellement placés en garde à vue dans les locaux de la brigade pour les besoins de l’enquête. Les investigations se poursuivent afin de retrouver leur présumé complice, un homme d’une trentaine d’années activement recherché par les forces de sécurité.

Les 24 moutons volés ont été récupérés au cours de l’opération puis restitués à leurs propriétaires, provoquant un grand soulagement au sein des populations de cette zone pastorale où l’élevage constitue une activité essentielle pour de nombreuses familles.

À l’approche de la Tabaski, les autorités sécuritaires ont considérablement renforcé leur dispositif dans le département de Linguère et particulièrement dans la zone de Dahra Djoloff. Des patrouilles sont régulièrement organisées de jour comme de nuit dans les différentes communes relevant de la circonscription afin de prévenir les actes de vol et de rassurer les éleveurs.

Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, le commandant Sène et ses hommes multiplient les descentes et les opérations de surveillance sur le terrain. Une présence sécuritaire saluée par les habitants, qui se disent rassurés face à la recrudescence des vols de bétail observée chaque année à l’approche de la fête de Tabaski.

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