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Hausse du pétrole et rigueur budgétaire : Ousmane Sonko alerte et prépare les esprits

À l’occasion de la clôture de la Semaine nationale de la jeunesse, le Premier ministre Ousmane Sonko a livré un discours à forte portée économique, marqué par une tonalité inhabituelle de gravité. S’adressant à la jeunesse sénégalaise, le chef du gouvernement a mis en lumière les tensions croissantes qui pèsent sur les finances publiques, dans un contexte international particulièrement instable.

Au cœur de son intervention, une donnée a retenu l’attention : la flambée du prix du baril de pétrole, qui atteignait 115 dollars au moment de sa prise de parole. Un niveau largement supérieur aux prévisions budgétaires de l’État, établies sur une base de 62 dollars. Cet écart significatif, a-t-il souligné, met sous pression l’ensemble des équilibres financiers du pays, déjà fragilisés.

Le Premier ministre a rappelé que le Sénégal fait face à une situation économique difficile, caractérisée notamment par un niveau d’endettement élevé. Il a insisté sur le fait que cette dette, qualifiée d’exponentielle, est un héritage des précédentes gestions, dégageant ainsi la responsabilité de l’actuelle équipe dirigeante. Toutefois, il a reconnu que cette réalité limite considérablement les marges de manœuvre de l’État, au moment même où les chocs externes se multiplient.

Face à cette conjoncture, Ousmane Sonko a annoncé des mesures immédiates de rationalisation des dépenses publiques. Parmi elles, la suppression de toutes les missions non essentielles à l’étranger pour les membres du gouvernement. Une décision qui s’appliquera également à lui-même, dans une volonté affichée d’exemplarité et de sobriété dans la gestion des ressources publiques.

Dans le secteur stratégique de l’énergie, le Premier ministre a également laissé entrevoir des décisions imminentes. Il a indiqué que le ministre de l’Énergie et des Mines s’exprimera dans les prochains jours pour détailler les mesures envisagées. Cette annonce laisse présager d’éventuels ajustements, notamment sur les prix des hydrocarbures, ou encore de nouvelles orientations visant à contenir les dépenses dans ce domaine sensible.

Échec des négociations : le G7 saisit le BIT et durcit le ton face au gouvernement

La crise qui secoue le secteur de l’éducation au Sénégal franchit un nouveau palier. Réunis le 2 avril 2026 au siège du SNELAS-FC, les syndicats membres du G7 ont constaté l’échec des discussions engagées avec les autorités et annoncé une série de mesures de riposte, dont la saisine du Bureau international du travail (BIT) et la menace d’une intensification du mouvement de grève dans les prochains jours.

Dans un communiqué signé par la plénière des secrétaires généraux, le G7 dénonce une impasse persistante malgré les tentatives de médiation entreprises depuis plusieurs semaines. Les syndicats reviennent notamment sur la rencontre du 23 mars 2026 convoquée par le ministère de la Fonction publique, censée ouvrir la voie à une sortie de crise. Selon eux, cette initiative n’a pas produit les résultats escomptés, bien au contraire. Ils affirment avoir observé, dans la foulée, des « actes maladroits » posés par l’État, qui ont contribué à envenimer davantage la situation.

Au cœur des critiques figure le ministre de la Fonction publique, Olivier Boucal, accusé par les syndicats d’adopter une posture méprisante et un discours jugé condescendant à l’endroit des enseignants. Le G7 lui reproche notamment ses sorties médiatiques, qu’il considère comme des tentatives de discréditer la corporation enseignante et ses représentants. Le ton du communiqué se durcit davantage lorsque les syndicats évoquent une stratégie de « sabotage » de la part du gouvernement, qu’ils accusent de procéder à un « saucissonnage disproportionné » des salaires, compromettant ainsi le suivi de leurs plans d’action.

Les organisations syndicales dénoncent une violation grave des droits des travailleurs et estiment que ces pratiques, loin de les affaiblir, ne font que renforcer leur détermination. C’est dans ce contexte qu’elles annoncent leur décision de porter plainte devant le Bureau international du travail, afin d’exiger l’arrêt de ces mesures jugées illégales et la réparation des préjudices subis par les enseignants.

Malgré la fermeté de leur position, les syndicats n’excluent pas totalement une issue négociée. Ils rappellent avoir soumis, depuis le 25 mars 2026, des propositions d’amendements au projet de protocole d’accord transmis par le gouvernement. Ils attendent désormais une réponse claire des autorités, qu’ils appellent à « assumer leur responsabilité historique » pour l’avenir de l’école sénégalaise. À défaut de gestes concrets, le G7 prévient qu’il poursuivra et intensifiera la lutte, tenant l’État pour seul responsable des conséquences à venir.

Dans cette dynamique de mobilisation, le G7 confirme également sa participation à la grande marche nationale prévue le 8 avril 2026. Cette manifestation, qui réunira plusieurs centrales syndicales, vise à exiger l’apurement du passif social et à exprimer la solidarité entre les différents secteurs en lutte, notamment l’éducation, la santé et les transports.

Les syndicats lancent ainsi un appel à l’unité et à la mobilisation de l’ensemble des travailleurs, estimant que seule une convergence des forces permettra de faire plier les autorités. Dans un climat social de plus en plus tendu, cette nouvelle escalade laisse présager des perturbations prolongées dans le système éducatif, alors que des milliers d’élèves et d’enseignants restent suspendus à l’issue de ce bras de fer entre le gouvernement et les syndicats.

JOJ Dakar 2026 : Diomaye Faye rassure sur une mobilisation totale pour la sécurité de l’événement

À un peu plus de sept mois de l’ouverture des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) Dakar 2026, prévus du 31 octobre au 13 novembre, le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a tenu à rassurer l’opinion nationale et internationale sur la sécurité de cet événement d’envergure mondiale. Dans son discours à la Nation prononcé ce vendredi 3 avril, à la veille de la célébration du 66e anniversaire de l’indépendance du Sénégal, le chef de l’État a affirmé que « la mobilisation des forces de défense et de sécurité est totale » afin de garantir « la sérénité » des Jeux.

Le Président a détaillé les grandes lignes du dispositif sécuritaire en cours de préparation, mettant en avant une coordination renforcée entre la gendarmerie et la police nationale. Selon lui, un plan global est en train d’être finalisé pour couvrir les principaux sites qui accueilleront les compétitions, notamment Dakar, Diamniadio et Saly. Des milliers d’agents seront mobilisés et appuyés par un important déploiement de moyens terrestres, maritimes et aériens. Cette organisation vise à anticiper tous les risques potentiels et à assurer un environnement sécurisé pour les athlètes, les officiels et les spectateurs attendus du monde entier.

Au-delà de l’aspect sécuritaire, le Président de la République a insisté sur la portée symbolique et stratégique de ces Jeux, qui constituent une première historique pour le continent africain. Il a souligné que Dakar 2026 représente une opportunité majeure de rayonnement pour le Sénégal, mais également pour toute l’Afrique, en mettant en avant les capacités organisationnelles du pays et son engagement en faveur du sport et de la jeunesse.

Dans son allocution, Bassirou Diomaye Faye a également rendu un hommage appuyé aux forces de défense et de sécurité, qu’il a qualifiées de « bouclier silencieux de la stabilité ». Il a salué leur engagement constant dans un contexte international marqué par de nombreuses crises et instabilités, rappelant que le Sénégal demeure un îlot de paix dans une région confrontée à divers défis sécuritaires. Pour le chef de l’État, cette stabilité est un atout majeur dans la réussite d’un événement de cette envergure.

Le thème retenu pour ces Jeux, « les Forces de défense et de sécurité : partenaires des Jeux Olympiques de la Jeunesse, Dakar 2026 », illustre, selon lui, une vision claire de l’État. Il traduit la volonté de faire des forces de sécurité des acteurs pleinement intégrés au projet national, et non de simples intervenants en marge des grandes initiatives. Cette approche met en lumière leur rôle central dans la préservation de la cohésion sociale et dans l’accompagnement des grandes ambitions du Sénégal.

À mesure que l’échéance approche, les assurances données par les autorités sénégalaises visent à renforcer la confiance des partenaires internationaux, du Comité international olympique et des délégations étrangères. Dakar 2026 s’annonce ainsi comme un rendez-vous historique, dont la réussite reposera autant sur la qualité de l’organisation que sur la capacité du pays à garantir un climat de paix et de sécurité durable.

Contexte mondial instable : Bassirou Diomaye Faye alerte sur les risques pour l’économie sénégalaise

À la veille de la fête de l’indépendance, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye , a livré une analyse lucide du contexte économique mondial lors de son adresse à la Nation du 3 avril. Dans un discours empreint de prudence et de réalisme, le chef de l’État a alerté sur les risques que fait peser un environnement international qu’il juge « particulièrement instable » sur les équilibres économiques du Sénégal .

Au cœur de ses préoccupations figurent les tensions persistantes au Moyen-Orient, ainsi que la guerre impliquant l’Iran, des crises qui, selon lui, continuent de produire des effets en cascade sur l’économie mondiale. Ces bouleversements géopolitiques, a-t-il expliqué, contribuent à désorganiser les chaînes d’approvisionnement, à renchérir les coûts du transport maritime et aérien, et à accentuer la volatilité des prix de l’énergie.

Le président a souligné que ces dynamiques, bien que globales, ne sont pas sans conséquences pour les économies africaines et en particulier pour le Sénégal. Dans un contexte où les autorités ont engagé des réformes importantes pour alléger le coût de la vie et soutenir le pouvoir d’achat des ménages, ces chocs externes pourraient fragiliser les progrès déjà réalisés.

Insistant sur la nécessité de consolider les acquis, Bassirou Diomaye Faye a appelé à une vigilance accrue face à ces facteurs exogènes. Il a rappelé que les efforts entrepris pour améliorer les conditions de vie des populations doivent être poursuivis avec rigueur, tout en tenant compte des incertitudes internationales.

66e anniversaire de l’Indépendance : l’intégralité du message à la Nation du Président Diomaye Faye

Mes chers compatriotes,

Notre pays s’apprête à célébrer le soixante-sixième anniversaire de son accession à l’indépendance. Ce rendez-vous du 4 avril est plus qu’une simple commémoration. Il est un moment de rassemblement, un moment de fierté, un moment où la Nation mesure le chemin parcouru et se remet en marche, plus consciente de ce qui l’unit.

L’indépendance fut un acte fondateur. Elle a donné au Sénégal le droit de choisir, le devoir de décider et la responsabilité d’assumer son destin.

À l’heure où tant de peuples vivent l’épreuve de l’instabilité, où des conflits déchirent des régions entières et où les équilibres du monde se déplacent avec fracas, nous devons mesurer ce que nous avons de plus précieux : la République.

La République n’est pas seulement un acquis. Elle est le fruit d’un effort collectif permanent, d’une discipline civique et d’une fidélité profonde à l’État.

Dans ce contexte international particulièrement instable, marqué notamment par l’escalade des tensions au Moyen-Orient et la guerre en Iran, les équilibres économiques mondiaux demeurent exposés à des chocs imprévisibles.

 Ces évolutions exercent déjà des pressions sur les chaînes d’approvisionnement, les coûts de transport et les prix de l’énergie, avec des effets qui peuvent se répercuter sur les économies, y compris la nôtre. Les efforts importants consentis ces derniers mois pour alléger le coût de la vie et améliorer les conditions des ménages doivent donc être consolidés avec vigilance.

C’est pourquoi nous devons rester lucides, anticiper ces évolutions et poursuivre, avec méthode et responsabilité, les réformes engagées afin de préserver durablement notre économie et le pouvoir d’achat des Sénégalais.

Mes chers compatriotes,

La stabilité que nous avons su préserver s’appuie, avant tout, sur l’engagement de nos Forces de Défense et de Sécurité. Elles sont le bouclier silencieux de notre stabilité. Elles veillent sur nos frontières, sur nos villes comme sur nos campagnes.

Elles protègent nos populations et leurs biens. Elles répondent aux menaces. Elles portent haut le drapeau du Sénégal, ici, et partout où le devoir les appelle.
La modernisation de nos Forces de Défense et de Sécurité, engagée ces dernières années, a permis de renforcer leurs capacités et d’adapter leur organisation aux défis contemporains.

Le déploiement stratégique à l’Est, l’implantation de nouvelles unités et la création d’une industrie de défense, traduisent une préparation minutieuse et lucide.

Cette année, la Fête nationale, dont le défilé se tiendra demain à Thiès, met à l’honneur la contribution des Forces de Défense et de Sécurité aux Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026.
Ce choix exprime une vision claire de l’État.

En effet, nos Forces e Défense et de Sécurité ne se tiennent pas en retrait de la Nation. Elles en sont une composante vivante. À travers le concept Armée- Nation, elles transmettent aux jeunes les valeurs de civisme, de discipline et d’engagement. Elles démontrent ainsi que servir la patrie ne se limite pas seulement à la défense du territoire : c’est aussi construire, protéger et bâtir son avenir.

Mes chers compatriotes,

Dans la perspective des Jeux Olympiques de la Jeunesse, la mobilisation des forces de Défense et de Sécurité est totale. La Gendarmerie et la Police nationales préparent un dispositif de sécurisation complet pour Dakar, Diamniadio et Saly.

 Des milliers de personnels, appuyés par des moyens terrestres, maritimes et aériens, seront engagés afin de garantir la sérénité de cet événement historique.

Certes les JOJ Dakar 2026 seront un moment de rayonnement pour le Sénégal et pour l’Afrique. Mais au-delà, ces Jeux laisseront un héritage durable en matière d’infrastructures, d’équipements, d’organisation, de compétences et de confiance collective.

A six mois de leur ouverture, notre pays compte, en plus des Forces de Défense et de Sécurité, sur la mobilisation de sa jeunesse, du monde des arts et de la culture, ainsi que de nos partenaires extérieurs pour relever ce défi national et ce pari continental.

Outre les infrastructures de compétition en cours de finalisation, d’autres ouvrages sont en chantier dans plusieurs communes dans le cadre du programme quinquennal des Infrastructures Sportives de Proximité (ISP).

Le sport contribue à l’épanouissement des populations, au renforcement de l’unité national et au rayonnement international de notre pays. La Coupe d’Afrique des Nations remportée par l’équipe nationale de football, sa prochaine participation à la Coupe du Monde, les nombreux trophées gagnés par les différentes disciplines individuelles ainsi que celles par équipe, démontrent que le Sénégal est un pays de champions.

Mes chers compatriotes,

Un de nos grands défis est de former une jeunesse nourrie de discipline, d’excellence, d’amour de la patrie et profondément enracinée dans nos valeurs.

Les centres de formation de Thiempeng, Sébikotane et Ndouloumadji sont opérationnels. D’autres sont en cours d’achèvement à Touba, Diourbel et Linguère. Vingt-trois (23) centres départementaux supplémentaires sont programmés afin de rapprocher les opportunités de formation des terroirs.

La formation professionnelle et technique supérieure, de son côté, va connaître une impulsion inédite à travers la construction de huit (8) nouveaux Instituts supérieurs d’enseignement professionnel (ISEP) d’une capacité globale de vingt- quatre mille (24 000) apprenants à l’horizon 2029.
Mes chers compatriotes,

Les récents évènements douloureux survenus à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar et marqués par le décès tragique de l’étudiant Abdoulaye Ba, paix à son âme, renseignent sur les vulnérabilités de notre système d’enseignement supérieur.

L’université sénégalaise, malgré sa grande résilience démontrée à maintes reprises, doit être repensée.

Face aux fragilités du système d’enseignement supérieur du fait de la massification  des  effectifs  d’étudiants,  de  l’insuffisance  du  nombre d’enseignants-chercheurs et des infrastructures, des corrections s’imposent pour un redressement de la situation.

Il est impératif de procéder à une refondation de l’enseignement supérieur.

C’est cette exigence qui m’avait amené à instruire la tenue d’assises dans le sous- secteur de l’enseignement supérieur et l’élaboration de l’Agenda national de Transformation de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (ANTESRI) dont l’adoption donnera une feuille de route pour une université pacifiée, compétitive et alignée sur les orientations de la vision Sénégal 2050.

La crise universitaire actuelle sur la question des allocations d’études, liée en partie au dérèglement du calendrier académique, a conduit l’État du Sénégal à conclure des contrats de performance avec toutes les universités publiques en vue d’un retour définitif à une année universitaire normale.

Au demeurant, les réformes systémiques engagées, dans le cadre de la refondation curriculaire, visent à repenser, dans son ensemble, notre modèle éducatif et de formation, afin qu’il soit d’une part, fondamentalement enraciné dans nos langues, notre culture, nos traditions et nos valeurs et d’autre part, qu’il prépare notre jeunesse à la maîtrise de compétences et de connaissances scientifiques et techniques notamment le numérique et l’intelligence artificielle.

Mes chers compatriotes,

 La Vision Sénégal 2050 nous enseigne que le progrès véritable ne se mesure pas seulement à la croissance économique, mais aussi à la capacité d’un pays à prendre soin des plus vulnérables et à garantir à chacun sa dignité et sa place dans la communauté nationale.

C’est pourquoi, j’ai placé l’inclusion des personnes handicapées au cœur de l’action publique.
Plus de quinze mille (15 000) titulaires de la Carte d’Égalité des Chances sont déjà enrôlés dans le régime d’assurance maladie universelle, avec un objectif d’extension significatif en 2026.

L’accès à l’emploi et à l’entrepreneuriat est renforcé : mille quatorze (1 014) projets portés par des personnes handicapées ont été financés, avec l’appui du FONGIP et de la DER/FJ pour un montant global de 1,37 milliards. Dans le cadre du PAVI II, au moins 5 % de l’enveloppe globale de 107 milliards sera réservé à leurs projets.

Le Programme national de Bourses de Sécurité familiale a été relancé et renforcé. Il est articulé avec la carte d’assurance maladie universelle et d’autres filets sociaux au profit des bénéficiaires. Les dispositifs de protection sociale adaptative soutiendront les familles affectées par les chocs économiques et climatiques.

Mes chers compatriotes,

Soixante-six ans après l’indépendance, le Sénégal demeure fidèle à son cap.

 Le Sénégal est plus que jamais stable dans ses institutions, portées par une dynamique de réformes qui vise à consolider, dans la durée, les fondements de notre Pacte républicain.
Notre pays demeure confiant en sa jeunesse et profondément attaché à ses valeurs. Notre responsabilité c’est de préserver cet héritage, l’enrichir et le transmettre.

Demain, lorsque notre Drapeau s’élèvera, qu’il nous rappelle que l’indépendance est à la fois une mémoire et une exigence pour chaque Sénégalaise et chaque Sénégalais. Celle d’inscrire son action dans une dynamique collective où chaque geste, chaque engagement, contribue à renforcer la cohésion nationale et à ouvrir des perspectives nouvelles pour les générations futures.

C’est une fierté et un devoir.

C’est ensemble, dans l’unité, le travail et la discipline républicaine, que nous continuerons à écrire l’histoire du Sénégal.

Vive la République ! Vive le Sénégal !

Fête de l’indépendance : Bassirou Diomaye Faye magnifie le rôle des Forces de Défense et de Sécurité

À la veille de la célébration de la Fête de l’indépendance du Sénégal, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye , a rendu un vibrant hommage aux Forces de Défense et de Sécurité pour leur rôle déterminant dans la préservation de la paix, de la stabilité et de la cohésion nationale.

Dans son adresse à la Nation prononcée le 3 avril, le chef de l’État a mis en exergue l’importance stratégique de ces forces dans un contexte marqué par des défis sécuritaires multiples, tant au niveau national que régional. Selon lui, la stabilité dont jouit le Sénégal est avant tout le fruit de l’engagement constant et du professionnalisme des hommes et des femmes en uniforme.

Le président a insisté sur le fait que ces forces constituent « le bouclier silencieux » du pays, veillant en permanence à la sécurité des frontières, des villes et des campagnes. Il a salué leur capacité à protéger les populations et leurs biens, tout en étant en première ligne face aux menaces de toute nature. À ses yeux, leur mission dépasse largement le cadre national, puisqu’elles contribuent également au rayonnement du Sénégal à l’international, partout où elles sont appelées à servir.

Évoquant les réformes entreprises ces dernières années, Bassirou Diomaye Faye a souligné que la modernisation des Forces de Défense et de Sécurité a permis de renforcer leurs capacités opérationnelles et d’adapter leur organisation aux exigences contemporaines. Cette transformation, a-t-il expliqué, s’inscrit dans une volonté de doter le pays d’un outil de défense performant, capable de faire face aux nouvelles formes de menaces, notamment asymétriques.

Le chef de l’État a également accordé une place importante au concept d’« Armée-Nation », qu’il considère comme un pilier essentiel du modèle sénégalais. Il a rappelé que les Forces de Défense et de Sécurité ne sont pas en marge de la société, mais en constituent une composante vivante et intégrée. À travers ce concept, elles participent activement à la formation citoyenne des jeunes, en leur inculquant des valeurs fondamentales telles que le civisme, la discipline et le sens de l’engagement.

Pour Bassirou Diomaye Faye, servir la patrie ne se limite pas à la défense du territoire. Il s’agit également de contribuer à la construction du pays, à la protection de ses acquis et à la préparation de son avenir. En ce sens, les Forces de Défense et de Sécurité apparaissent comme des acteurs clés du développement et de la consolidation de l’unité nationale.

Dr Salif Coly récompensé pour son leadership et sa contribution à la modernisation de l’administration

Le directeur général du Centre National de Formation et d’Action (CNFA), Dr Salif Coly, a été élevé au grade de Chevalier de l’Ordre national du Lion, l’une des plus prestigieuses distinctions honorifiques du Sénégal.

Cette distinction lui a été décernée par décret présidentiel, en reconnaissance des services rendus à l’État, notamment dans le domaine du renforcement des capacités des agents publics. À la tête du Centre National de Formation et d’Action, Dr Coly s’est illustré par son engagement constant en faveur de la modernisation de l’administration et de l’amélioration des performances du service public.

Selon plusieurs témoignages concordants, cette nomination vient saluer un parcours marqué par la rigueur, le sens du devoir et une vision axée sur la promotion d’une gouvernance efficace. Sous sa direction, le CNFA s’est imposé comme un acteur clé dans la formation continue des agents de l’État, contribuant ainsi à une administration plus professionnelle et mieux adaptée aux défis contemporains.

L’élévation de Dr Salif Coly à ce grade symbolise également la reconnaissance de son leadership et de son implication dans la mise en œuvre des politiques publiques. Elle marque une étape importante dans son parcours professionnel et renforce le rayonnement de l’institution qu’il dirige.

À travers cette distinction, c’est l’ensemble de son engagement au service de la Nation qui est honoré, dans un contexte où la qualité des ressources humaines demeure un levier essentiel du développement.

Sonko face aux enseignants : fermeté sur les salaires, ouverture sur la réforme

Le ton était grave, presque solennel, ce vendredi, lors de la cérémonie marquant le 9e anniversaire du Mouvement national des enseignants patriotes (MONEP). Dans une atmosphère visiblement tendue, le Premier ministre Ousmane Sonko a livré un discours direct, sans détour, traduisant la crispation persistante entre le gouvernement et une partie des syndicats d’enseignants. D’emblée, il a planté le décor avec une déclaration forte : « Moi, voilà ce que je veux : vous le ferez, ou j’arrête les enseignements », une phrase qui résume à elle seule la fermeté affichée par l’exécutif.

Sur le fond, le chef du gouvernement a tenu à défendre le bilan de son action dans le secteur éducatif. Il a affirmé que plus de la moitié des engagements pris ont été réalisés en seulement deux ans, sur un mandat de cinq ans. Face aux revendications pressantes des syndicats, il a rejeté toute idée de précipitation, estimant que les réformes ne peuvent être exigées dans l’immédiat. Selon lui, les efforts consentis par l’État méritent d’être reconnus, et le calendrier de mise en œuvre doit rester réaliste.

La question de la rémunération, au cœur des tensions, a occupé une place centrale dans son intervention. Ousmane Sonko a réaffirmé sa conviction ancienne sur les déséquilibres du système salarial dans la fonction publique. Il a reconnu l’existence d’injustices et d’inégalités entre les différents corps, appelant à un réajustement en profondeur. Un chantier est actuellement en cours au ministère des Finances, s’appuyant sur des travaux antérieurs remontant à 2013-2014. L’objectif affiché est de construire un système plus équitable, qui prenne en compte l’ensemble des fonctionnaires, qu’il s’agisse des enseignants, des personnels de santé ou d’autres secteurs. Toutefois, il a insisté sur la complexité de cette réforme, rappelant qu’elle concerne près de 200 000 agents et ne saurait être menée dans des délais courts.

C’est sur la question sensible des retenues sur salaires que le Premier ministre a adopté une ligne particulièrement ferme. Il a confirmé que l’État appliquera les ponctions pour les jours de grève, conformément aux textes en vigueur. Pour lui, il s’agit d’un principe de droit fondé sur la réciprocité : si le droit de grève est reconnu, le droit de l’État à ne pas rémunérer un service non rendu l’est tout autant. Il a rejeté toute interprétation punitive de cette mesure, la présentant comme une application normale des règles.

Dans le même temps, Ousmane Sonko a tenu à poser une limite claire. Il a donné des instructions strictes pour que les enseignants n’ayant pas participé aux mouvements de grève ne soient pas pénalisés. Des cas de ponctions injustifiées auraient été signalés, et il a demandé qu’ils soient vérifiés et corrigés sans délai. Cette précision vise à préserver un minimum d’équité dans un contexte déjà tendu.

Le Premier ministre n’a pas non plus manqué de pointer ce qu’il considère comme une contradiction dans la posture de certains syndicats. Selon lui, il est incohérent de mener des actions de grève tout en exigeant le maintien intégral des salaires. Il a même invoqué une dimension morale, estimant qu’un salaire perçu sans travail effectif ne saurait être justifié.

Revenant sur les discussions engagées avec les autorités financières et sectorielles, il a rappelé que des avancées ont été réalisées et que les syndicats en étaient sortis satisfaits. Il s’est toutefois étonné du maintien du plan d’action syndical malgré ces progrès. Pour illustrer la situation, il a recouru à une métaphore guerrière, comparant les négociations à un processus de paix où, tant que l’accord final n’est pas signé, les tensions persistent de part et d’autre. Il a conclu sur un avertissement clair, affirmant que le gouvernement ne se laissera pas user par un rapport de force prolongé.

Malgré la fermeté de ses propos, Ousmane Sonko a tenu à réaffirmer sa volonté de privilégier le dialogue. Il a assuré que des instructions ont été données pour maintenir une ouverture constante aux discussions, dans l’objectif d’éviter une escalade vers un conflit durable.

Pâques : l’État déploie des bus Dakar Dem Dikk pour contrer les effets de la grève des transporteurs

Face à la paralysie partielle du secteur du transport routier, les autorités sénégalaises ont lancé une opération spéciale de transport afin de permettre aux populations de rallier leurs localités d’origine à l’approche des fêtes de Pâques. Ce vendredi, plusieurs bus affrétés par la société nationale Dakar Dem Dikk ont quitté la gare des Baux maraîchers, à Dakar, marquant ainsi le démarrage effectif de cette initiative d’urgence.

Cette décision intervient dans un contexte de tensions persistantes, marqué par la prolongation de 72 heures supplémentaires de la grève décrétée par une partie des syndicats de transporteurs. Une situation qui a poussé le ministre des Transports terrestres et aériens, Yankoba Diémé, à agir sur instruction du Premier ministre, afin d’éviter de lourdes perturbations dans les déplacements interurbains, particulièrement sensibles en période de fêtes religieuses.

En visite à la gare des Baux maraîchers, le ministre a souligné l’importance de la fête de Pâques pour la communauté chrétienne, la comparant aux grandes célébrations religieuses nationales telles que la Tabaski, la Korité, le Magal ou encore le Gamou. Il a exprimé son regret face au maintien du mot d’ordre de grève, espérant un sursaut de responsabilité de la part des acteurs du secteur pour alléger les difficultés des usagers.

L’opération spéciale a été mise en place à la suite d’une réunion stratégique tenue avec le Premier ministre, ainsi que les ministres de l’Intérieur et des Forces armées. Cette rencontre visait à évaluer la situation et à coordonner une réponse rapide face aux impacts de la grève, notamment sur la mobilité des citoyens et le fonctionnement de l’économie.

Malgré le mouvement de grève, certaines activités de transport ont continué, notamment vers la sous-région, en particulier le Mali. Le ministre a également indiqué que des mesures ont été prises en collaboration avec les gouverneurs pour fluidifier la circulation aux points d’entrée du territoire. Au Port autonome de Dakar, où de nombreux camions étaient immobilisés depuis le début de la semaine, une reprise progressive a été observée, avec plus d’une trentaine de camions ayant pu quitter les lieux grâce à l’intervention des autorités.

Sur le terrain, la gare des Baux maraîchers a été prise d’assaut dès les premières heures de la matinée. Des centaines de voyageurs, déterminés à rejoindre leurs familles pour les célébrations pascales, se sont massés devant les bus mobilisés pour l’occasion. L’embarquement s’est déroulé sous haute surveillance, avec un important dispositif sécuritaire déployé pour encadrer les opérations.

La grève, entamée lundi à l’appel de la Fédération des syndicats des transports routiers, regroupe plusieurs organisations professionnelles du secteur. Si elle a fortement perturbé la mobilité dans plusieurs régions du pays, son impact a été relativement contenu dans la capitale grâce à l’intervention de certains acteurs comme l’AFTU, qui a maintenu une partie de ses services.

Les syndicats grévistes justifient la prolongation de leur mouvement par l’absence de réponses jugées satisfaisantes à leurs revendications. Ils dénoncent notamment les tracasseries routières et le non-respect des engagements relatifs à la réduction des points de contrôle.

Tentative d’évasion et nouvelle arrestation dans l’affaire présumée d’un réseau au Sénégal

Une nouvelle arrestation est venue s’ajouter à la longue liste des personnes interpellées dans le cadre de l’affaire présumée liée à un réseau d’homosexualité et à des soupçons d’activités connexes, actuellement suivie par les autorités judiciaires sénégalaises. L’enquête, menée sous la supervision d’un juge d’instruction du premier cabinet, continue de s’étendre et de mobiliser plusieurs unités d’investigation.

Selon des informations rapportées par Seneweb, les agents de la Brigade de recherches de Keur Massar avaient déjà pris des mesures préventives, notamment une opposition à la sortie du territoire visant un médecin en service au Centre national de transfusion sanguine. Malgré cette mesure, le suspect aurait tenté de quitter le pays.

L’interpellation a eu lieu ce jeudi à l’Aéroport international Blaise Diagne. Le médecin a été arrêté par des agents de la Police de l’air et des frontières alors qu’il s’apprêtait à embarquer sur un vol international. Il lui a été notifié les motifs de son interpellation avant son placement en garde à vue.

D’après les mêmes sources, la situation aurait dégénéré au moment de l’arrestation. Le mis en cause aurait tenté de mettre fin à ses jours en inhalant une substance supposée contenir de la drogue. Il aurait alors perdu connaissance sur place.

Pris en charge en urgence par les services compétents, il a été évacué vers une structure hospitalière où il est actuellement placé en réanimation, selon les informations disponibles.

Blanchiment de capitaux : un ancien cadre bancaire au cœur d’un vaste réseau démantelé à Dakar

Un important scandale financier secoue actuellement le secteur bancaire sénégalais, après le démantèlement d’un réseau international de blanchiment de capitaux impliquant un ancien responsable des opérations internationales de la Bank Of Africa. L’information, révélée par le quotidien L’Observateur dans sa parution du vendredi 3 avril, met en lumière un système sophistiqué de transferts et de dissimulation de fonds illicites.

Au centre de cette affaire se trouve un ex-cadre de la Bank Of Africa, présenté comme le cerveau présumé du réseau. Selon les éléments de l’enquête, il aurait mis à profit sa parfaite connaissance des circuits financiers et des mécanismes bancaires pour orchestrer des opérations de blanchiment à grande échelle. Il a été arrêté en même temps que seize autres personnes, issues de milieux socioprofessionnels variés, parmi lesquelles un fiscaliste, un administrateur civil, un artiste comédien, un docteur vétérinaire ainsi que des agents administratifs.

Les mis en cause ont été déférés devant le juge du cinquième cabinet d’instruction du Pool judiciaire financier, chargé de faire la lumière sur cette affaire aux ramifications multiples. Les enquêteurs ont notamment mis en évidence des flux financiers dépassant un milliard soixante-sept millions de francs CFA, en provenance de l’étranger. Ces fonds étaient directement injectés dans des comptes bancaires ouverts au Sénégal, accompagnés de justificatifs jugés fictifs ou frauduleux.

Le mode opératoire du réseau reposait sur une série d’opérations bien coordonnées. Après leur réception, les fonds étaient rapidement retirés, puis redistribués à travers différents circuits afin d’en brouiller la traçabilité. Une partie de l’argent était également dissimulée ou réinjectée dans l’économie locale sous des formes variées, notamment dans des zones comme Keur Massar, Tivaouane et Rufisque, identifiées comme des points d’ancrage des activités du réseau.

Cette affaire met en évidence l’existence de circuits parallèles de financement illicite et relance le débat sur les mécanismes de contrôle et de régulation au sein du système bancaire. Les autorités judiciaires, à travers le Pool judiciaire financier, entendent approfondir les investigations afin d’identifier d’éventuelles complicités et de retracer l’ensemble des flux financiers impliqués.

Course à l’ONU : Macky Sall face à l’épreuve des auditions à New York

L’ancien président sénégalais Macky Sall franchira une étape décisive dans sa quête du poste de Secrétaire général de Organisation des Nations Unies. Il est attendu le mardi 22 avril prochain à New York pour participer aux dialogues interactifs organisés au siège de l’organisation. Son audition se déroulera entre 15h et 18h, heure locale, dans la salle du Conseil de tutelle, devant les États membres ainsi que des représentants de la société civile internationale.

Ces auditions publiques s’inscrivent dans un calendrier précis arrêté au 1er avril 2026, qui prévoit le passage de quatre candidats sur deux journées. Le mardi 21 avril, la Chilienne Michelle Bachelet, ancienne Haute-Commissaire aux droits de l’homme, et l’Argentin Rafael Mariano Grossi ouvriront la séquence. Le lendemain, la Costaricaine Rebeca Grynspan interviendra avant Macky Sall, qui clôturera cette série d’échanges très attendus.

Le format retenu est identique pour tous les prétendants. Chaque candidat dispose de trois heures pour convaincre. L’exercice débute par une déclaration introductive, suivie d’une session de questions-réponses avec les délégations étatiques et les acteurs de la société civile. Ce dispositif vise à mettre en lumière les visions stratégiques, les priorités politiques et la capacité de leadership des différents candidats dans un contexte international marqué par des crises multiples. Les auditions, retransmises publiquement, offrent ainsi une rare fenêtre de transparence dans un processus souvent perçu comme opaque.

Cependant, il convient de relativiser la portée institutionnelle de ces échanges. Les dialogues interactifs ne constituent ni un vote ni une étape formelle de sélection. Ils jouent avant tout un rôle d’éclairage, permettant aux États membres de mieux cerner les profils en lice et d’affiner leurs positions diplomatiques. En réalité, la désignation du Secrétaire général repose sur un mécanisme en deux temps. Le Conseil de sécurité des Nations unies formule d’abord une recommandation, dans un processus où le droit de veto des membres permanents demeure déterminant. Cette recommandation est ensuite entérinée par l’Assemblée générale, qui procède à la nomination officielle.

Pour Macky Sall, cette audition représente un moment charnière. Sa candidature, soutenue dans un premier temps par l’Union africaine au nom du principe de rotation géographique, s’inscrit dans une dynamique continentale visant à porter un Africain à la tête de l’organisation. Néanmoins, elle ne fait pas l’unanimité au Sénégal, où certains acteurs politiques remettent en question la légitimité de son ambition internationale au regard de son bilan national.

Diffamation présumée : Cheikh Mbacké Gadiaga réclame 1 milliard FCFA à Délégué Amar et Dj Ives

L’affaire opposant Cheikh Mbacké Gadiaga, PDG du groupe de presse « Le Verdict », à Délégué Amar, de son vrai nom Modou Mamoune Amar, ainsi qu’à l’animateur de la 7TV Ibrahima Ba alias Dj Ives, a été appelée le 2 avril 2026 devant le tribunal correctionnel de Dakar. Poursuivis pour « diffamation » et « complicité », les deux mis en cause font face à une demande de dommages et intérêts estimée à un milliard de francs CFA. Le dossier a toutefois été renvoyé au 21 mai prochain, le temps pour la partie civile de s’acquitter de la consignation fixée à 50 000 FCFA.

À la barre, seul Dj Ives a comparu, en présence de l’avocat de Cheikh Mbacké Gadiaga, Me Maguette Sène. Délégué Amar, pourtant habitué des précédentes audiences selon certaines sources, ne s’est pas présenté cette fois-ci. Dans cette procédure, Cheikh Mbacké Gadiaga reproche à Délégué Amar des faits de diffamation, tandis que Dj Ives est poursuivi pour complicité, en raison de son rôle dans la diffusion des propos incriminés.

La partie civile n’a pas manqué de durcir le ton devant le tribunal. L’avocat de Cheikh Mbacké Gadiaga a sollicité l’exécution provisoire de toutes les condamnations pécuniaires et des peines complémentaires, indépendamment de toute voie de recours. Il a également demandé que le jugement soit assorti de la contrainte par corps au maximum, une mesure coercitive visant à garantir l’exécution des décisions de justice.

Selon les éléments rapportés par le journal Les Echos, les faits remontent à l’année 2025. Lors d’une émission diffusée sur la 7TV et animée par Dj Ives, puis relayée sur la plateforme TikTok, Délégué Amar aurait attribué à Cheikh Mbacké Gadiaga des propos particulièrement graves. Il lui aurait notamment prêté des déclarations selon lesquelles « Mme Sonko Anna Diamanka est un voyou », tout en l’accusant d’avoir tenu des propos incohérents sur Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye.

Cheikh Mbacké Gadiaga conteste fermement ces accusations, qu’il juge mensongères et attentatoires à son honneur. Il affirme par ailleurs que Délégué Amar n’en est pas à sa première sortie de ce genre. Dans une autre émission diffusée sur le site « Sans Limites », ce dernier lui aurait également attribué des propos encore plus graves, notamment l’accusation selon laquelle il aurait affirmé que la mère de Ousmane Sonko serait un anthropophage, en plus de lui prêter un soutien à Adjia Sarr.

Pour le plaignant, ces déclarations répétées participent d’une campagne de dénigrement visant à ternir son image publique et à porter atteinte à sa crédibilité professionnelle. Il estime que la gravité et la récurrence des propos justifient pleinement l’action en justice engagée ainsi que le montant élevé des réparations demandées.

Démantèlement d’un vaste réseau de blanchiment de capitaux à Dakar : un ancien cadre bancaire au cœur du scandale

Un important réseau international de blanchiment de capitaux a été démantelé par la Section de recherches de Dakar, mettant en lumière un système sophistiqué opérant entre Dakar, Rufisque, Tivaouane et Keur Massar. L’affaire, révélée par le quotidien L’Observateur, implique un ancien responsable des opérations internationales de Bank Of Africa, présenté comme le cerveau présumé de ce circuit financier illicite.

Selon les premiers éléments de l’enquête, l’ex-banquier aurait tiré profit de sa parfaite maîtrise des mécanismes bancaires pour orchestrer un dispositif discret mais efficace de transfert et de dissimulation de fonds. Il aurait notamment recruté plusieurs individus aux profils variés, les incitant à ouvrir des comptes bancaires destinés à servir de relais pour des flux financiers d’origine douteuse. Ces comptes étaient ensuite utilisés pour recevoir des virements internationaux, avant que les fonds ne soient retirés ou redistribués à travers des circuits opaques.

Le préjudice financier est estimé à plus de 1,067 milliard de francs CFA, une somme qui témoigne de l’ampleur du réseau et de la durée probable de ses activités. Pour justifier les mouvements d’argent, les mis en cause auraient eu recours à des documents frauduleux, notamment de faux contrats de construction ou de prestations de services fictives. Ces montages permettaient de donner une apparence légale à des transactions en réalité destinées à masquer des opérations de blanchiment.

L’opération menée par les enquêteurs a abouti à l’interpellation de seize complices présumés. Tous ont été placés sous mandat de dépôt par le juge du 5e Cabinet d’instruction du Pool judiciaire financier. Lors de leurs auditions, plusieurs suspects auraient reconnu avoir perçu des virements en provenance de l’étranger, initiés par celui que les enquêteurs considèrent comme le principal instigateur du réseau.

Les personnes mises en cause sont poursuivies pour intrusion frauduleuse de données dans un système informatique, blanchiment de capitaux, complicité d’escroquerie et recel. Ces chefs d’accusation traduisent la complexité de l’affaire, qui mêle à la fois des infractions financières classiques et des atteintes aux systèmes informatiques.

Au-delà des arrestations, cette affaire soulève de nombreuses interrogations, notamment sur les mécanismes de contrôle interne au sein de l’établissement bancaire concerné. Comment des flux financiers aussi importants ont-ils pu transiter pendant une période prolongée sans être détectés ? L’instruction en cours devra faire la lumière sur d’éventuelles défaillances ou complicités internes, et déterminer les responsabilités à tous les niveaux.

Crise dans l’éducation : les syndicats du G7 boycottent la rencontre avec le Premier ministre Ousmane Sonko

La rencontre de concertation prévue entre le Premier ministre Ousmane Sonko et les syndicats d’enseignants n’a finalement pas eu lieu. Les organisations regroupées au sein du G7 ont décidé de boycotter cette réunion, initialement programmée le jeudi 2 avril 2026, dans un contexte marqué par des tensions persistantes entre les deux parties.

Depuis plusieurs mois, le climat social dans le secteur de l’éducation est particulièrement tendu. Les syndicats d’enseignants, engagés dans un mouvement d’humeur, maintiennent leurs revendications et dénoncent ce qu’ils considèrent comme une attitude inappropriée des autorités. Cette situation a progressivement conduit à une rupture du dialogue, illustrée par l’absence remarquée des représentants du G7 à cette rencontre pourtant annoncée comme une étape importante vers l’apaisement.

Le secrétaire général du Syndicat des enseignants libres du Sénégal, Amidou Diedhiou, a vivement critiqué la posture du gouvernement. Joint par le quotidien WalfQuotidien, il a dénoncé une contradiction dans le discours officiel. Selon lui, les autorités appellent à l’apaisement tout en poursuivant les ponctions sur les salaires des enseignants, ce qui, à ses yeux, alimente davantage la colère au sein du corps enseignant.

« Le gouvernement appelle à l’apaisement tout en continuant de ponctionner les salaires des enseignants. Il mène une mauvaise communication basée sur la manipulation et la désinformation », a-t-il déclaré. Pour le responsable syndical, le boycott de cette rencontre constitue une réponse directe à cette situation qu’il juge incohérente.

Toutefois, Amidou Diedhiou a tenu à préciser que les syndicats ne rejettent pas le principe des ponctions salariales. Ils exigent cependant que ces mesures soient appliquées dans le strict respect des règles en vigueur. Il insiste sur la nécessité d’une gestion transparente et conforme aux normes administratives, afin d’éviter toute forme d’injustice à l’encontre des enseignants.

Par ailleurs, une réunion du G7 est prévue ce vendredi afin d’évaluer la situation et de définir les prochaines orientations du mouvement. Les syndicats entendent, à cette occasion, arrêter une position commune face à ce qu’ils qualifient d’impasse dans les négociations avec les autorités.

Dans cette dynamique, le responsable syndical invite le gouvernement à faire des concessions pour favoriser un climat d’apaisement. À défaut, prévient-il, les enseignants resteront fermes sur leurs positions. « S’ils ne font pas de concessions, nous n’en ferons pas non plus », a-t-il averti, laissant planer la possibilité d’une prolongation du bras de fer.

Bambey – Tout est fin prêt pour la fête de l’indépendance

À un jour de la célébration de la fête nationale, prévue ce 4 avril, le département de Bambey affiche une organisation quasi achevée. Le préfet, Christian Fernand Johnson Tiburce Diatta, a présidé, mercredi, un Comité départemental de développement (CDD) consacré aux préparatifs. Selon lui, « plus de 95 % des activités retenues ont été mises en œuvre ».

Une fête populaire et inclusive

Le préfet insiste sur l’importance d’impliquer toutes les populations du département : « C’est une fête nationale qui doit intéresser tous les Sénégalais, quelle que soit leur appartenance politique, religieuse ou communautaire. Nous souhaitons qu’elle soit une fête populaire. » Défilé civil, militaire et paramilitaire, retraite aux flambeaux, ainsi que mobilisation des jeunes et des enfants sont au programme.

Un thème d’actualité

Le thème retenu cette année, « Forces de défense et de sécurité, partenaires des Jeux olympiques », fait écho aux défis organisationnels que le Sénégal s’apprête à relever. Pour le préfet, l’olympisme et les forces de défense et de sécurité partagent des valeurs communes de discipline et de dépassement de soi.

Le défilé comptera 1 665 participants répartis en 70 groupes, incluant élèves, artisans, mouvements de jeunesse, universitaires, militaires et corps paramilitaires. La direction du défilé militaire sera assurée par la gendarmerie et la police.

Une mobilisation locale

La commune de Bambey a contribué à hauteur d’un million de francs CFA pour soutenir l’organisation. Le maire, Assane Dia, souligne que « cette fête nationale doit rassembler tous les fils de Bambey ».

Téranga España : Madrid célèbre les 66 ans d’indépendance du Sénégal

À l’occasion du 66e anniversaire de l’indépendance du Sénégal, l’Association Chapa Choly, en collaboration avec les ONG Otra África, METH HUB, le collectif Aar Sunu et l’association Ndimbël Jaboot, s’associe à la Nation pour porter haut les couleurs sénégalaises en Espagne. Les 3 et 4 avril 2026, la capitale espagnole accueillera « Téranga España », un événement majeur dédié à la diaspora sénégalaise ainsi qu’aux enjeux contemporains de la migration, de l’intégration et du codéveloppement.

Portée par un esprit de partage et de réflexion, cette initiative, pilotée par le promoteur Ndiawar Seck, réunira des acteurs institutionnels, des experts, des artistes et des membres de la diaspora autour d’un programme riche, mêlant expressions culturelles et débats de fond. Les activités démarreront le vendredi 3 avril à 17 h avec une animation musicale à la kora, assurée par Cherifo Cissokho et Cherifo Konta, installant une ambiance authentiquement sénégalaise. La cérémonie d’ouverture sera marquée par les allocutions du consul général du Sénégal en Espagne et du comité d’organisation.

La soirée se poursuivra avec une table ronde de haut niveau consacrée aux politiques migratoires en Europe. Plusieurs intervenants de renom y prendront part. Luc André Diokh ouvrira les échanges avec une analyse des cadres juridiques et des modèles de régularisation en Espagne, en France et en Belgique, en soulignant leurs implications économiques.

Amadou Bocar Sam abordera, quant à lui, les effets positifs de la régularisation sur la réduction du travail informel et l’augmentation des recettes fiscales, tout en insistant sur l’importance de l’intégration professionnelle. Youssou Sock mettra l’accent sur la question des droits humains, plaidant pour un accès équitable aux services de base pour tous les migrants. Enfin, Tafsir Makhary Dia analysera les liens entre migration et codéveloppement, en mettant en avant des solutions durables face aux causes de la migration irrégulière.

Le 4 avril, une célébration de la diaspora sénégalaise

Le samedi 4 avril, jour symbolique de la fête de l’indépendance du Sénégal, sera consacré à la valorisation de la diaspora. Après un déjeuner réunissant les associations partenaires, les festivités se poursuivront à la salle Villanos avec des animations culturelles, notamment les prestations des Tambours du Ndiambour.

La cérémonie officielle « Diaspora Téranga » rassemblera plusieurs personnalités, dont des membres du comité d’organisation, Luc André Diokh et Son Excellence Ibrahima El Khalil Seck. L’un des temps forts sera la remise du « Sargal Jambaar de la Diaspora », une distinction honorifique destinée à récompenser des figures engagées au service de leur communauté. La soirée s’achèvera dans une ambiance festive avec les prestations artistiques de Ndama Torino, Sidi Samb et un concert très attendu de Ndiogou Afia.

Au-delà de son caractère festif, « Téranga España » ambitionne de s’imposer comme un véritable cadre de réflexion sur les défis migratoires. L’événement illustre la volonté des organisateurs de renforcer les liens entre le Sénégal et sa diaspora, tout en promouvant des politiques inclusives et durables. À travers cette initiative, Madrid se positionne, le temps d’un week-end, comme un carrefour d’échanges où culture, engagement citoyen et réflexion stratégique se conjuguent au service d’un avenir commun entre le Sénégal et ses ressortissants établis à l’étranger.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°710 – 03/04/2026

🔴 CROISSANCE DE 6,7 % EN 2025 : ENTRE PERFORMANCE ET VULNÉRABILITÉS
🔴 AFFAIRE « ASERGATE » – ZONES D’OMBRE SUR LES FONDS DÉGAGÉS POUR L’ÉLECTRIFICATION RURALE : ABDOU NGUER S’EN MÊLE

🔴 COMBAT ROYAL : MODOU LÔ AFFIRME SA CONFIANCE ET PROMET DE TERRASSER SA THIÈS

FADP : un rapport très attendu dans un climat de tensions et de soupçons

Le ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique s’apprête à franchir un cap important en publiant, ce vendredi 3 avril 2026 à 16 heures, le rapport sur la gestion du Fonds d’Appui et de Développement de la Presse (FADP). L’annonce précise que la présentation se tiendra au Building Administratif Mamadou Dia, un lieu symbolique pour une démarche qui se veut placée sous le signe de la transparence. Cette publication intervient après plusieurs mois de fortes tensions autour de la répartition de ce fonds public destiné à soutenir les entreprises de presse.

Au cœur de la controverse, des accusations récurrentes d’injustice et d’opacité dans l’attribution des ressources. La question du FADP s’est progressivement transformée en affaire sensible, dépassant le simple cadre administratif pour se retrouver sur le terrain judiciaire. Plusieurs acteurs du secteur médiatique ont été convoqués par la Sûreté urbaine du Commissariat central de Dakar, sur instruction du procureur de la République près le Tribunal de grande instance hors classe de Dakar.

Parmi les premiers à être entendus figure Mame Makhtare Guéye. Son audition fait suite à la diffusion d’une vidéo dans laquelle il relayait et amplifiait des critiques portant sur la gestion du fonds. Ces propos trouvent leur origine dans une intervention médiatique de Ibrahima Lissa Faye sur la RFM, où il dénonçait une distribution jugée inéquitable du FADP. Directeur de publication de PressAfrik et coordonnateur de la Coordination des associations de presse du Sénégal, il a lui aussi été auditionné par les enquêteurs le mardi 31 mars.

Dans le même temps, l’administration n’est pas restée en retrait. Habibou Dia, directeur de la Communication au sein du ministère, a également été convoqué. Cette démarche fait suite à un signalement officiel de la Direction de la Communication, qui estime que certaines déclarations publiques pourraient relever de la diffamation et porter atteinte à la crédibilité du FADP ainsi qu’à celle des membres de son Conseil de gestion.

Cette judiciarisation du débat illustre l’ampleur des tensions qui traversent actuellement le secteur des médias au Sénégal. Elle intervient dans un contexte où les organisations professionnelles haussent le ton. Le Conseil des Diffuseurs et Éditeurs de Presse du Sénégal, connu sous l’acronyme CDEPS, a publié un communiqué particulièrement critique le 31 mars, dénonçant une gestion qu’il qualifie de scandaleuse. L’organisation appelle à la publication intégrale de la liste des bénéficiaires du fonds, à la réalisation d’un audit indépendant et à une réforme structurelle du mécanisme de répartition afin de garantir davantage d’équité.

Macky Sall en campagne pour l’ONU : une ambition africaine pour refonder le multilatéralisme

L’ancien président de la République du Sénégal, Macky Sall, franchit une nouvelle étape dans sa quête du poste de Secrétaire général des Nations Unies. Il a récemment lancé son site officiel de campagne, une plateforme à travers laquelle il détaille sa vision et ses priorités pour une refondation en profondeur de l’institution multilatérale, dans un contexte international marqué par de multiples crises.

La candidature de Macky Sall a été officiellement transmise au siège de l’ONU à New York le 2 mars 2026 par Évariste Ndayishimiye, actuel président en exercice de l’Union africaine. Cette démarche suscite une attention particulière en raison de son caractère atypique : elle est portée par le Burundi et non par le Sénégal, pays d’origine du candidat, qui n’a pas exprimé de soutien officiel à cette initiative. Une situation qui soulève des interrogations sur les dynamiques diplomatiques en jeu, mais qui n’entame pas la détermination de l’ancien chef d’État à défendre sa vision sur la scène internationale.

Dans le document programmatique qu’il a soumis, intitulé « Refonder le multilatéralisme pour un monde meilleur », Macky Sall dresse un diagnostic sévère de la situation mondiale. Il évoque des conflits persistants, la montée des menaces transnationales, l’aggravation de la crise de la dette dans de nombreux pays en développement, ainsi qu’une défiance croissante à l’égard des institutions internationales. Selon lui, ces défis traduisent une crise systémique qui fragilise à la fois l’efficacité et la crédibilité de l’ONU.

Face à ce constat, sa vision s’articule autour de trois grands axes structurants. Il propose d’abord de renforcer l’articulation entre paix, sécurité et développement, en considérant ces dimensions comme indissociables pour prévenir durablement les crises. Ensuite, il plaide pour une revitalisation du multilatéralisme dans un monde devenu multipolaire, en mettant l’accent sur la nécessité de réformer le Conseil de sécurité afin d’en améliorer la représentativité et la légitimité, tout en redynamisant le rôle de l’Assemblée générale. Enfin, il insiste sur l’importance d’une réforme interne de l’organisation, passant par une rationalisation des structures, une simplification des mandats et une meilleure gestion des ressources.

À travers cette démarche, Macky Sall ambitionne de repositionner les Nations Unies comme une plateforme stratégique capable de restaurer la confiance entre les États membres, de prévenir les conflits et de protéger efficacement les populations les plus vulnérables. Il souhaite également recentrer l’organisation sur ses missions fondamentales, dans un esprit de coopération renouvelée et d’efficacité accrue.

Né le 11 décembre 1961 à Fatick, Macky Sall est ingénieur géologue de formation. Il a dirigé le Sénégal de 2012 à 2024, marquant son passage à la tête de l’État par une implication active dans les grandes questions économiques et diplomatiques africaines. En 2022, lors de sa présidence tournante de l’Union africaine, il s’était illustré par son plaidoyer en faveur d’un meilleur accès des pays africains aux financements internationaux, notamment aux droits de tirage spéciaux du Fonds monétaire international, ainsi que par sa demande d’une représentation permanente de l’Afrique au Conseil de sécurité.

Coalition Diomaye Président : un think tank de cadres pour structurer la réflexion stratégique et renforcer l’action publique

La Coalition Diomaye Président a franchi un cap important dans son organisation interne avec le lancement officiel de sa cellule des cadres, un think tank conçu pour appuyer la réflexion stratégique et accompagner efficacement la mise en œuvre des politiques publiques. Cette initiative s’inscrit dans la dynamique impulsée par le président Bassirou Diomaye Faye, avec l’objectif affiché de consolider les acquis de la gouvernance actuelle tout en ouvrant de nouvelles perspectives pour l’action publique.

Le choix de la date de lancement n’est pas anodin. Il coïncide avec l’anniversaire de la prestation de serment du chef de l’État, conférant à cet événement une portée symbolique forte. À travers ce geste, la coalition entend non seulement marquer son attachement à la trajectoire politique en cours, mais aussi réaffirmer sa volonté d’inscrire son action dans la durée.

Prenant la parole lors de la cérémonie, le Dr Djibril Togola, coordonnateur de la cellule de communication de la coalition, a expliqué que cette structure vise avant tout à fédérer les compétences issues des différentes composantes de la plateforme, qu’elles soient politiques, associatives ou citoyennes. Il a insisté sur la nécessité de regrouper les expertises pour en faire un véritable instrument d’analyse, de prospection et de proposition, capable d’éclairer les choix stratégiques du pouvoir exécutif.

Dans cette perspective, la cellule des cadres se positionne comme un laboratoire d’idées chargé d’accompagner le président de la République et son gouvernement dans la conduite des politiques publiques. Elle ambitionne de produire des outils d’aide à la décision dans plusieurs secteurs jugés prioritaires, notamment l’économie, la santé, la diplomatie, l’industrialisation et les finances publiques. L’objectif est de fournir des analyses rigoureuses et des recommandations concrètes afin d’améliorer l’efficacité et l’impact des actions gouvernementales.

Au-delà de son rôle d’appui technique, le think tank se distingue également par sa vocation à s’étendre à l’échelle nationale et internationale. Des représentations sont envisagées sur l’ensemble du territoire sénégalais, mais aussi au sein de la diaspora, dans le but de renforcer la diffusion des politiques publiques et de favoriser une implication plus active des Sénégalais de l’extérieur dans le développement du pays.

La cérémonie de lancement s’est tenue en présence de plusieurs personnalités de premier plan, dont la haute représentante du président de la République, Aminata Touré. Dans son intervention, elle a dressé un bilan positif des deux premières années de gouvernance du président Bassirou Diomaye Faye, mettant en avant les réformes engagées et les orientations stratégiques adoptées. De son côté, Abdoulaye Tine, coordonnateur de la coalition des cadres, a salué une initiative qui vise, selon ses termes, à mobiliser la crème intellectuelle de la coalition au service de l’intérêt national.

Les différentes communications présentées au cours de cette rencontre ont porté sur des thématiques majeures liées au développement du Sénégal. Jugées techniques et approfondies, elles feront l’objet d’une compilation dans un livre blanc qui sera soumis au chef de l’État. Ce document aura pour vocation de formuler des recommandations concrètes et opérationnelles, susceptibles d’orienter les politiques publiques dans les années à venir.

Drame à Niague : le lutteur Pokola Baldé auditionné après une bagarre mortelle

Une affaire tragique secoue le monde de la lutte sénégalaise. Le lutteur Pokola Baldé, de son vrai nom Pape Mbaye, a été interpellé puis entendu par les éléments de la brigade de gendarmerie de Niague, à la suite d’une violente altercation ayant entraîné la mort d’un homme.

D’après les premières informations relayées par l’animateur de lutte Modou Anta, les faits trouvent leur origine dans une dispute dont les contours restent encore flous. Ce qui semblait être une simple altercation aurait rapidement dégénéré en affrontement physique impliquant plusieurs individus. La situation aurait ensuite échappé à tout contrôle, conduisant à un dénouement dramatique avec la perte d’une vie humaine.

Pour l’heure, les circonstances exactes de cette bagarre ne sont pas encore clairement établies. Les enquêteurs s’emploient à reconstituer le fil des événements afin de déterminer les responsabilités de chacun des protagonistes. L’audition du lutteur s’inscrit dans cette dynamique d’enquête, visant à recueillir des éléments essentiels pour faire la lumière sur ce drame.

Un nouveau développement est venu ajouter à l’émoi suscité par cette affaire. La photo de la victime a été diffusée publiquement, alors même que les autorités n’ont pas encore officiellement communiqué sur son identité complète. Cette divulgation, intervenue en pleine enquête, soulève des interrogations sur le respect des procédures et la préservation de la dignité de la personne décédée ainsi que de ses proches.

Dans un contexte où la lutte demeure un sport très populaire au Sénégal, impliquant des figures publiques suivies par de nombreux fans, cette affaire suscite une vive émotion au sein de l’opinion. Elle remet également en lumière les questions liées à la gestion des conflits et à la responsabilité des personnalités publiques en dehors de l’arène.

Escroquerie présumée au Lac Rose : l’affaire des 50 millions FCFA relancée en appel à Dakar

Un nouveau chapitre s’ouvre dans l’affaire d’escroquerie présumée portant sur 50 millions de francs CFA, impliquant deux anciens responsables de la Délégation générale à la Promotion des Pôles urbains de Diamniadio et du Lac Rose. Déjà condamnés en première instance le 26 mars 2025 à six mois d’emprisonnement ferme, Ousmane Noël Dieng et Mamadou Lat Coura Diop Guèye comparaissent désormais devant la Cour d’appel de Dakar après avoir contesté cette décision.

Le dossier a été examiné une première fois le mercredi 1er avril 2026 devant la juridiction correctionnelle. À cette audience, seul Mamadou Lat Coura Diop Guèye s’est présenté à la barre, assisté de ses avocats. Son co-prévenu, Ousmane Noël Dieng, était absent. La Cour a décidé de renvoyer l’affaire au 15 avril prochain pour les plaidoiries, une étape décisive avant le délibéré attendu.

L’affaire remonte à 2020 et trouve son origine dans une plainte déposée par Khady Diaw, propriétaire de l’hôtel « Trarza ». Elle accuse les deux anciens responsables d’escroquerie dans le cadre d’une opération foncière liée à la régularisation d’une quinzaine de parcelles situées dans la zone du Lac Rose, un secteur stratégique en pleine expansion.

Selon la plaignante, elle s’était rapprochée de Mamadou Lat Coura Diop Guèye, présenté à l’époque comme un proche collaborateur de Diène Farba Sarr, afin de faciliter l’obtention de titres fonciers. Ce dernier l’aurait ensuite mise en contact avec Ousmane Noël Dieng, décrit comme ayant la capacité d’accélérer les démarches administratives. Khady Diaw affirme qu’il lui a été assuré que le ministre avait validé un montant de 50 millions de francs CFA pour la régularisation des parcelles, avec la promesse d’une délivrance des titres dans un délai d’un mois.

Convaincue par ces assurances, elle aurait remis trois chèques totalisant la somme demandée. Cependant, les titres fonciers promis ne seront jamais délivrés, ce qui l’amènera à saisir la justice.

Face à ces accusations, les deux prévenus contestent catégoriquement toute intention frauduleuse. Mamadou Lat Coura Diop Guèye soutient qu’il ne s’agissait pas d’un paiement pour une opération foncière, mais plutôt d’un don destiné à financer des activités politiques. Il reconnaît avoir conservé une partie de la somme, soit 10 millions de francs CFA, affirmant que les 40 millions restants ont été perçus par Ousmane Noël Dieng. Une version corroborée par ce dernier lors de son audition, évoquant lui aussi une donation et non une transaction liée à un service administratif.

Malgré cette ligne de défense, les deux hommes ont engagé une procédure de remboursement intégral des fonds. Une somme de 49,5 millions de francs CFA a été consignée à la Caisse des dépôts et consignations, avant que le reliquat de 500 000 francs CFA ne soit remis à la plaignante le 8 janvier 2025 par l’intermédiaire de son avocat.

Fait notable, Khady Diaw a confirmé avoir récupéré l’intégralité de son argent et n’a formulé aucune demande de dommages et intérêts lors du procès en première instance. Toutefois, cela n’a pas empêché la justice de poursuivre la procédure, estimant que les faits reprochés relèvent de l’ordre public et doivent être jugés indépendamment d’un éventuel arrangement entre les parties.

Thiep Ndiaye : trois enfants de 12 ans meurent ensevelis dans l’effondrement d’une carrière de sable

Un drame d’une rare gravité a frappé le village de Thiep Ndiaye, dans le département de Tivaouane, ce mercredi 1er avril 2026, aux environs de 15 heures. Trois enfants âgés de 12 ans ont perdu la vie après avoir été ensevelis dans l’éboulement d’une carrière de sable exploitée de manière informelle, située à proximité des habitations et régulièrement fréquentée par des mineurs.

Selon les informations rapportées par l’Agence de Presse Sénégalaise, les victimes s’étaient rendues sur le site pour creuser des cavités dans le sable afin de se protéger de la chaleur, une pratique courante dans cette localité en période de fortes températures. Mais cette activité, en apparence anodine, s’est transformée en piège mortel. Fragilisées par des extractions répétées et l’absence totale de mesures de sécurité, les parois de la carrière ont soudainement cédé, provoquant un éboulement brutal qui n’a laissé aucune chance aux trois garçons.

Un quatrième enfant, témoin direct de la scène, a réussi à s’extirper de la zone instable avant l’effondrement. En état de choc, il a immédiatement alerté les habitants du village, déclenchant une mobilisation spontanée. Les populations locales se sont rapidement rendues sur les lieux pour tenter de secourir les victimes, creusant à mains nues dans l’espoir de les retrouver en vie.

Malgré cette intervention rapide, l’issue s’est révélée tragique. Les éléments de la brigade de gendarmerie de Mékhé et les sapeurs-pompiers, arrivés en renfort, ont poursuivi les opérations de recherche et de dégagement. Après plusieurs efforts conjoints, les corps sans vie des trois enfants ont été extraits des décombres. Les dépouilles ont ensuite été acheminées à la morgue du centre de santé de Mékhé.

Les victimes, toutes âgées de 12 ans, étaient scolarisées pour deux d’entre elles en classe de CE1, tandis que la troisième fréquentait une école coranique. Leur disparition brutale plonge leurs familles et toute la communauté de Thiep Ndiaye dans une profonde consternation.

Trump, la guerre en stand-up : quand la géopolitique vire au spectacle

Dans le grand théâtre géopolitique contemporain, Donald Trump semble avoir choisi un registre inattendu : celui du stand-up. À coups de déclarations fracassantes et de sorties médiatiques calibrées pour faire le buzz, l’ancien président américain brouille les lignes entre stratégie internationale et performance médiatique. Là où l’on attendrait retenue et diplomatie, il injecte sarcasmes, attaques personnelles et punchlines, transformant les tensions mondiales en une scène où le verbe prime parfois sur l’action.

Ses récentes piques visant Emmanuel Macron et Brigitte Macron illustrent cette dérive vers une personnalisation extrême du discours politique. En s’attaquant à la sphère privée d’un chef d’État allié, Trump ne se contente pas de provoquer : il redéfinit les codes de la communication diplomatique. Le débat d’idées cède la place à une forme de joute verbale, où l’ironie et la moquerie deviennent des outils politiques à part entière. Cette approche, qui séduit une partie de son électorat, déstabilise en revanche les équilibres traditionnels entre partenaires internationaux.

Dans ce contexte, l’OTAN apparaît comme une scène secondaire d’un spectacle plus vaste. Qualifiée de “tigre de papier” par Trump, l’Alliance atlantique se retrouve fragilisée, non seulement par les divergences stratégiques entre ses membres, mais aussi par cette rhétorique disruptive. L’article 5, pilier de la solidarité collective, semble soudain inadapté face à des attaques qui ne relèvent ni du militaire ni du diplomatique, mais du registre symbolique et médiatique.

Pourtant, derrière les effets de manche, la réalité géopolitique demeure implacable. Les tensions avec l’Iran persistent, le détroit d’Ormuz reste un point névralgique de l’économie mondiale, et les promesses de victoire rapide se heurtent à la complexité du terrain. La puissance militaire américaine, bien réelle, ne suffit pas à garantir des résultats immédiats. Le décalage entre le discours et les faits devient alors de plus en plus visible.

Ce contraste souligne un paradoxe central : plus Trump élève le ton, plus il expose les limites de sa stratégie. La communication, aussi percutante soit-elle, ne remplace pas une vision cohérente et durable. En personnalisant à l’extrême les enjeux internationaux, il transforme chaque difficulté en enjeu personnel, où l’ego se mêle aux intérêts nationaux. Dans ce cadre, chaque revers prend une dimension symbolique amplifiée, nourrissant un récit où la politique devient autobiographie.

Les alliés, eux, oscillent entre prudence et lassitude. Pris entre la nécessité de préserver les alliances et celle de maintenir une certaine crédibilité sur la scène internationale, ils peinent à trouver leur place dans ce nouvel ordre discursif. Les opinions publiques, de leur côté, montrent des signes de fatigue face à cette dramatisation permanente des relations internationales.

Violences après Guédiawaye FC–AS Pikine : le club dénonce des sanctions « injustes » et met en cause la ligue

Le climat reste particulièrement tendu dans le football sénégalais après les violents incidents survenus en marge de la rencontre entre Guédiawaye FC et AS Pikine le week-end dernier. Sortant de son silence, le club de la banlieue dakaroise a publié une déclaration ferme dans laquelle il condamne les actes de violence, tout en exprimant une vive indignation face aux sanctions prises à son encontre.

Dans son communiqué, la direction du Guédiawaye FC estime que les décisions de la ligue ont été prises avec une précipitation inquiétante, sans qu’une enquête approfondie ne soit menée au préalable. Le club déplore un non-respect du principe fondamental de la présomption d’innocence et évoque de graves manquements dans la gestion du dossier. Selon ses responsables, la procédure engagée manque de rigueur et soulève de nombreuses zones d’ombre.

Au cœur de la controverse, une contradiction majeure relevée par le club alimente la polémique. La ligue aurait reconnu être incapable d’identifier les auteurs des violences, allant jusqu’à déposer une plainte contre X. Dans le même temps, elle a infligé des sanctions au Guédiawaye FC, une décision jugée incohérente par les dirigeants du club, qui s’interrogent sur la crédibilité d’une telle démarche.

Le Guédiawaye FC insiste également sur le fait que les incidents se sont déroulés en dehors du stade, sur la voie publique, un espace qui échappe totalement à son contrôle et à sa responsabilité directe. Pour le club, lui imputer les conséquences de ces violences sans preuves tangibles constitue un précédent dangereux pour l’ensemble du football national, susceptible de fragiliser tous les clubs à l’avenir.

En toile de fond, cette affaire ravive des blessures encore vives dans le milieu sportif sénégalais, notamment le souvenir du décès du supporter Mame Cheikh Ndour. Un drame qui, selon plusieurs observateurs, n’a pas encore reçu les réponses attendues, renforçant le sentiment d’injustice et d’inégalité de traitement dans la gestion des crises.

Déterminé à laver son honneur, le Guédiawaye FC annonce son intention d’utiliser toutes les voies de recours disponibles afin de contester les sanctions. Le club entend saisir les instances compétentes pour faire valoir ses droits et obtenir toute la lumière sur cette affaire. Au-delà de sa propre situation, il appelle à une réforme en profondeur de la gouvernance du football sénégalais, plaidant pour davantage de transparence, de rigueur et d’équité dans le traitement des incidents.

Kaolack : un militaire suspecté de vol de bétail, la pression monte pour une enquête transparente

La localité de Kabatoki, dans la région de Kaolack, est en émoi suite à une affaire présumée de vol de bétail impliquant un militaire en service. L’information a été rendue publique ce mercredi 1er avril 2026, lors d’un point de presse animé par des éleveurs du département de Kaolack, qui ont manifesté leur indignation face à la situation.

Selon Mamadou Thierno Ka, porte-parole du jour des éleveurs, le suspect serait impliqué dans des actes présumés de vol de bétail, un phénomène récurrent dans plusieurs zones rurales du Sénégal. Cette implication supposée d’un agent en fonction suscite une vive inquiétude au sein des populations, qui dénoncent une atteinte à la confiance envers les forces de défense et de sécurité.

D’après certaines sources locales, le mis en cause aurait été interpellé par la brigade de gendarmerie de Fimela. Une information qui, si elle se confirme, marquerait une avancée dans la gestion de ce dossier sensible. Toutefois, aucune communication officielle n’a encore été faite par les autorités compétentes au moment de la rédaction de cet article.

« Face à la gravité des faits allégués, les éleveurs appellent à l’ouverture d’une enquête transparente afin d’établir les responsabilités. Nous insistons également sur la nécessité de faire toute la lumière sur cette affaire et de traduire en justice toute personne reconnue coupable, indépendamment de son statut », a ajouté M. Ka.

Dans un contexte marqué par la recrudescence des vols de bétail, cette affaire relance le débat sur la sécurité en milieu rural et la nécessité de renforcer les dispositifs de prévention et de surveillance.

Kaffrine : Pape Matar Sarr au cœur du projet d’aménagement de la place de l’Indépendance

La commune de Kaffrine a procédé, ce mercredi soir, au lancement des travaux d’aménagement de la place de l’Indépendance, en présence de nombreuses personnalités locales.

En effet, ces travaux ont été confiés à l’entreprise Établissements Pape Matar Sarr, dirigée par le jeune entrepreneur Pape Matar Sarr, reconnu pour son engagement dans le développement de la région de Kaffrine, notamment dans les secteurs de l’agriculture, du BTP et du transport.

Selon les responsables de l’entreprise, celle-ci s’engage à réaliser cette infrastructure dans les meilleurs délais, tout en respectant les normes de qualité requises.

Dans une démarche inclusive, le projet intégrera des jeunes issus de Kaffrine, contribuant ainsi à la promotion de l’emploi local, a souligné Pape Matar Sarr.

L’entrepreneur a également tenu à rendre hommage à son père, qu’il a remercié pour l’éducation et les valeurs inculquées, lesquelles ont été, selon lui, déterminantes dans son parcours.

Le maire de Kaffrine a, pour sa part, cité Pape Matar Sarr en exemple, saluant un modèle de réussite et d’engagement pour la jeunesse, au regard de ses nombreuses initiatives au service du développement local.

Affaire Pape Cheikh Diallo : le tiktokeur “Général Galsen” arrêté pour diffusion de fausses informations et atteinte à la vie privée

Depuis le déclenchement de l’affaire dite de Pape Cheikh Diallo, présentée sur les réseaux sociaux comme un scandale à caractère homosexuel, une vague de désinformation s’est intensifiée au Sénégal. Plusieurs personnalités publiques ont été ciblées par des accusations infondées, alimentant un climat de suspicion et de tensions numériques.

Parmi les figures touchées, le journaliste Pape Alé Niang et l’homme politique Khalifa Sall ont décidé de saisir la justice. Tous deux ont déposé plainte pour atteinte à leur honneur, dénonçant la propagation de rumeurs nuisibles à leur réputation.

Dans ce contexte, une nouvelle arrestation est venue marquer un tournant dans la gestion de cette affaire. Selon les informations publiées par le quotidien Libération, le tiktokeur Baba Gana Thiane, âgé de 34 ans et connu sur les réseaux sociaux sous le pseudonyme de “Général Galsen”, a été interpellé par la Division spéciale de la cybersécurité (Dsc). Suivi par près de 495 000 abonnés sur TikTok, il est une figure influente de la sphère numérique sénégalaise.

Les faits qui lui sont reprochés remontent à la période ayant suivi l’arrestation du journaliste Pape Gaye Tall dans le cadre de cette même affaire. Le tiktokeur avait alors publié la photo d’un certain M. Seck, consultant comptable résidant à Thiénaba, en l’associant au dossier, sans preuve avérée.

Entendu par les enquêteurs de la Dsc, Baba Gana Thiane a reconnu les faits. Il a expliqué avoir commis une erreur en relayant une information issue, selon lui, d’un article de presse, tout en présentant ses excuses. Malgré ces déclarations, les autorités judiciaires ont décidé de poursuivre la procédure.

Le mis en cause a été déféré au parquet le mercredi 1er avril. Il fait désormais face à des accusations de diffamation et de diffusion de données à caractère personnel, des infractions prévues et sanctionnées par la législation en vigueur.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°709 – 02/04/2026

🔴 ATTENDU SUR LA QUESTION DES 37 MILLIARDS , SUR LA SURFACTURATION DES POTEAUX ET SUR LE NOMBRE DE VILLAGES ÉCLAIRÉS ET SUR D’AUTRES PROBLÈMATIQUES SOULEVÉES : JEAN MICHEL SÈNE RATE SA SORTIE
🔴 INNOVATION SÉNÉGALAISE/ PRIMÉ AU SALON INTERNATIONAL DES INVENTIONS DE GENÈVE 2026 AVEC « BABY BOOM » : BOUGANE, MÉDAILLÉ D’OR

🔴 VIOLENCES APRÈS GUÉDIAWAYE FC – AS PIKINE : LA LSFP SANCTIONNE ET SAISIT LA JUSTICE

Une invention Africaine primée à Genève : le Baby Bloom inventé par Bougane Guéye Dany remporte une médaille d’Or.

Genève, Suisse 2026

L’innovation médicale BABY BLOOM, une ceinture connectée destinée à améliorer le suivi de la grossesse, a remporté la Médaille d’Or au Salon International des Inventions de Genève 2026, l’un des plus importants rendez-vous mondiaux consacrés à l’innovation technologique.

Conçu par l’entrepreneur et inventeur sénégalais Bougane Guéye Dany, BABY BLOOM est un dispositif médical intelligent qui permet de surveiller à distance plusieurs paramètres vitaux de la mère et du fœtus grâce à des capteurs biométriques intégrés et à un système sécurisé de transmission des données.

Présenté devant un jury international d’experts, l’appareil a été récompensé pour son potentiel d’impact dans l’amélioration du suivi prénatal et la prévention des complications liées à la grossesse.

BABY BLOOM permet aux professionnels de santé d’accéder en temps réel à des informations essentielles sur l’évolution de la grossesse, facilitant ainsi la détection précoce d’éventuelles anomalies et une prise en charge médicale rapide.

Cette technologie sera particulièrement utile dans les régions reculées où l’accès aux structures médicales reste limité, notamment dans certaines zones rurales d’Afrique, d’Asie ou d’Amérique latine.

Selon son inventeur, l’objectif de BABY BLOOM est de mettre les technologies médicales connectées au service de la santé maternelle, en permettant, par la télésurveillance, un suivi plus régulier et plus accessible des femmes enceintes.

« Notre ambition est de contribuer à réduire les risques liés à la grossesse grâce à la technologie, en permettant une surveillance médicale continue et plus accessible, y compris dans les zones où les infrastructures de santé sont insuffisantes », explique Bougane Guéye Dany.

Cette distinction de la ceinture BABY BLOOM au Salon International des Inventions de Genève souligne le potentiel de l’innovation africaine dans le domaine des technologies médicales et des solutions de télésanté.

Le Baby Bloom constitue la deuxième invention majeure de Bougane Guéye Dany, après le bracelet connecté Life Guard bracelet connecté, déjà reconnu pour ses capacités de surveillance des paramètres vitaux et d’alerte en cas d’urgence.

La ceinture Baby Bloom sera commercialisée en juin 2027.

Contact : Papa Cledor Guéye – Directeur de Projets à Nova Bridge Ltd – Tel +221 77 665 22 00

COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU MERCREDI 1 AVRIL 2026

Le Conseil des Ministres s’est tenu le mercredi 1er avril 2026, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE, Président de la République.

AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

Le Chef de l’Etat a fait une communication portant sur les points suivants :

Célébration de la fête de Pâques

Le Président de la République entame sa communication en évoquant la Semaine Sainte, en prélude à la célébration de la fête de Pâques et adresse ses félicitations et vœux à la Communauté chrétienne, avant de prier, avec l’ensemble de la Nation, pour un Sénégal de paix et de prospérité dans la solidarité.

Il demande au Gouvernement de mettre en œuvre les mesures appropriées pour un bon déroulement des célébrations de la Pâques sur l’étendue du territoire national.

An II de l’accession à la Magistrature suprême et mise en œuvre de l’Agenda national de Transformation

Rappelant sa prestation de serment devant la Nation, le 02 avril 2024, le Président de la République remercie le Peuple sénégalais pour sa confiance et son engagement pour la matérialisation du projet pour un Sénégal souverain, juste et prospère. A cet égard, il félicite le Premier Ministre, les ministres et secrétaires d’Etat, pour les efforts consentis, afin d’accélérer le redressement du pays, améliorer le bien-être des populations et impulser la transformation systémique du Sénégal, malgré la situation économique, financière et sociale sans précédent héritée de l’ancien régime.

Il souligne la délicatesse de la phase de correction et de restructuration engagée, enregistrant des avancées notables, parmi lesquelles la présentation de l’audit des finances publiques, la publication de la Vision « Sénégal 2050 » et la réalisation du Masterplan, de la Stratégie nationale de Développement (SND), du New Deal technologique et des états généraux sectoriels. Ces documents d’orientation et de cadrage de référence, estime le Président de la République, ont permis d’amorcer une transformation véritable du pays dans toutes ses dimensions et composantes.

Dans cette optique, il réitère sa volonté d’accentuer les réformes pour la modernisation de la Justice, la transparence dans la gouvernance publique et la reddition systématique des comptes, comme en attestent les lois sur l’OFNAC, la déclaration de patrimoine, les lanceurs d’alerte et l’accès à l’information.

Dans ce sillage, il donne instruction au Gouvernement d’accélérer l’exécution du Plan de Redressement économique et social (PRES), la mise en œuvre des nouvelles politiques agricole et industrielle, le développement de l’économie sociale et solidaire, et la régulation des prix sur les marchés. Il lui demande, également, de veiller au renforcement du dialogue social et à la stabilité des secteurs névralgiques ainsi qu’à l’amélioration de la qualité des services publics, dans le cadre d’une décentralisation intensive des projets et investissements publics, avec la mise en place progressive des pôles territoires.

Centralité de la jeunesse dans les politiques publiques

Après avoir présidé à Thiès, le 30 mars 2026, la cérémonie d’ouverture de la Semaine nationale de la Jeunesse, le Chef de l’Etat félicite le Ministre de la Jeunesse et des Sports, les autorités administratives et locales de cette région, les délégations de chaque région pour la qualité de l’organisation de cet évènement, marqué par la mobilisation massive des jeunes.

Partant de la place de la Jeunesse dans la mise en œuvre des politiques publiques et de son rôle primordial dans le développement national, il rappelle au Premier Ministre l’importance et l’urgence de renforcer l’éducation, l’encadrement, la formation professionnelle et technique et l’employabilité des jeunes. En outre, le Chef de l’Etat engage le Gouvernement à accentuer, dans chaque département, le développement des infrastructures sportives et de promotion de la Jeunesse et à assurer une mobilisation des jeunes à l’occasion des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ Dakar 2026). Il lui prescrit d’impliquer les jeunes dans la gouvernance publique, en activant les instances communales, départementales, régionales et nationales de consultation des jeunes. A ce titre, le Président de la République demande au Ministre de la Jeunesse et des Sports de préparer l’installation du Conseil consultatif des Jeunes du Sénégal, qu’il présidera au plus tard en fin juin 2026.

Rôle majeur des daara dans la transformation du système éducatif national

A l’issue de la Journée nationale des Daara qu’il a présidée, avec la participation de toutes les parties prenantes, le Président de la République félicite le Ministre de l’Education nationale, les responsables, partenaires et acteurs des Daara, pour leur implication effective dans la bonne tenue des concertations organisées dans le cadre des Assises nationales des Daara, dont les conclusions ont été présentées lors de ladite journée.

Il demande au Gouvernement de poursuivre le dialogue permanent avec l’ensemble des acteurs des Daara, en vue d’une application effective des recommandations consensuelles issues des Assises nationales. Dès lors, le Ministre de l’Education nationale et le Ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle et technique mettront en œuvre un programme intégré de soutien aux Daara, afin d’asseoir leur place déterminante dans la consolidation du système éducatif et leur contribution au développement économique et social.  

Renforcement de la transparence dans les industries extractives

Rappelant que la transparence dans la gestion des ressources naturelles demeure une priorité, le Chef de l’Etat félicite le Gouvernement, le Comité national ITIE et son Président, l’ensemble des acteurs publics et privés impliqués, dont le travail conjoint a permis d’améliorer le score global du Sénégal (89/100) avec la mention « Très bon », lors de l’exercice de validation 2025. Il demande au Premier Ministre de veiller, avec les ministères concernés, à consolider les acquis ainsi que l’impact positif du secteur extractif sur les communautés et l’engagement des parties prenantes, en exécutant les recommandations et les mesures de correction requises. A cet égard, il insiste sur le contrôle des ressources naturelles, la gouvernance des entreprises publiques des secteurs des hydrocarbures et des mines, les fonds destinés à la gestion environnementale et au développement des collectivités territoriales et des communautés de base concernées par l’exploitation minière ainsi que les moyens et ressources destinés au fonctionnement du Comité national ITIE.

Agenda du Président de la République, suivi de l’intégration, de la coopération et des partenariats

Le Chef de l’Etat informe le Conseil avoir effectué une visite officielle au Royaume d’Espagne, du 24 au 26 mars 2026, sur invitation de Sa Majesté le Roi Felipe VI. Il renouvelle ses remerciements au Roi Felipe, au Président du Gouvernement espagnol, Pedro SANCHEZ, et à l’ensemble du peuple espagnol ami, pour l’accueil chaleureux et toutes les marques d’attention.

Ce déplacement, qui atteste de la qualité des relations entre les deux pays, a été principalement marqué par la réception au Palais royal et a abouti aux résultats appréciables dont l’élévation de la coopération au niveau de partenariat stratégique global et l’adoption du cadre de partenariat pour le développement durable Espagne-Sénégal 2026-2030, doté d’une enveloppe de 180 millions d’euros, l’alignement des investissements espagnols sur la Vision Sénégal 2050 et les projets prioritaires, l’accompagnement dans l’organisation des JOJ, la décision de renforcer la coopération dans des domaines clés et la signature de cinq (05) instruments juridiques de coopération.

En marge de cette visite, le Chef de l’Etat a présidé le Forum économique dédié au Sénégal et reçu des investisseurs et dirigeants d’Entreprises espagnoles, des hommes politiques dont le Président du Gouvernement de la région des Canaries ainsi que la communauté sénégalaise établie en Espagne.

AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PREMIER MINISTRE

Monsieur le Premier Ministre a présenté sa communication sur les points suivants :

Le rôle de la jeunesse dans la politique de transformation du Sénégal à travers le service civique national

Pour le Premier Ministre, l’encadrement et la mobilisation de la jeunesse en vue d’assurer sa contribution optimale à l’œuvre de construction nationale demeurent une priorité absolue pour le Gouvernement. Il estime que le développement durable d’une Nation repose autant sur ses performances économiques que sur la qualité de son capital humain et la solidité de ses valeurs civiques, piliers essentiels de la cohésion sociale et de la stabilité institutionnelle. A cet égard, le service civique et le volontariat apparaissent comme des instruments privilégiés de formation citoyenne, d’engagement collectif et de mobilisation des jeunes, en particulier, autour de projets utiles à la société.

Le Premier Ministre a rappelé les initiatives en cours de réalisation, dont l’érection d’un Centre de Transformation systémique à vocation africaine et des Centres civiques des Métiers dans les territoires. Il a également indiqué les actions de promotion du civisme et du volontariat, notamment l’instruction civique et patriotique, l’initiation au civisme et à la citoyenneté, la mobilisation des volontaires agricoles et de la consommation, la célébration de la Semaine nationale du Volontariat, l’appel à l’action pour l’année internationale des volontaires pour le développement durable et la Journée internationale des Volontaires, la tournée de sensibilisation à la citoyenneté active ainsi que les vacances agricoles citoyennes.

En outre, il a annoncé les mesures à mettre en œuvre, dont la mise en place d’un Programme de recours au volontariat des Séniors, le renforcement de l’éducation civique dans le cadre de la révision des curricula d’enseignement, l’élaboration de la documentation relative au cadre national de concertation sur le civisme et la citoyenneté active, la finalisation du décret d’application de la loi d’orientation générale sur le volontariat et du décret relatif à l’organisation et au fonctionnement de la Direction générale  du Service civique national et du Volontariat (DGSCNV) et la mise en place du Comité national des Acteurs du Volontariat et du Guichet unique du volontariat, en associant les principaux acteurs non étatiques.

Refondation des Sciences, Technologies, Ingénierie et Mathématiques (STEM) dans le cadre de l’Agenda national de Transformation

Le Premier Ministre a fait observer que la transformation requiert un vivier conséquent de talents techniques et scientifiques, en soulignant les besoins en techniciens supérieurs, ingénieurs, chercheurs et professionnels capables de porter les grands projets structurants qui jalonnent la feuille de route de l’Agenda national de Transformation.

Or, selon lui, les résultats du baccalauréat 2025 révèlent une situation en défaveur des filières scientifiques. Ainsi, les séries littéraires concentrent à elles seules la quasi-totalité des candidats inscrits. Par ailleurs, des académies entières comme celle de Kaffrine, Louga, Matam et Sédhiou n’ont pu présenter de candidat au baccalauréat technique. De même, les séries scientifiques ne concernent qu’un nombre marginal d’élèves. Sur les 77 388 bacheliers admis en 2025, seuls 15 888 le sont dans la filière Sciences et Techniques, contre 59 575 dans les filières littéraires.

Déplorant cette inadéquation structurelle entre notre système éducatif et les besoins de notre économie et rappelant que l’Agenda national de Transformation exige des compétences techniques pointues dans des secteurs aussi vitaux que l’agriculture, la santé, l’innovation, l’énergie, les mines et la transformation industrielle, le Premier Ministre a donné instruction :

– au Ministre de l’Éducation nationale de procéder, dans les meilleurs délais, à une révision profonde des mécanismes d’orientation et de valorisation des filières S, S1 et S3 ;

– au Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, en lien avec le Ministre chargé de la Formation professionnelle, de restructurer l’offre de formation pour l’aligner sur les besoins de l’Agenda national de Transformation, l’objectif étant de faire passer le taux de candidats dans les filières techniques de 2,07 % à 15 %, au moins, d’ici cinq (05) ans ;

– au Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation de développer les Classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE).

Le Premier Ministre a souligné qu’il envisage l’organisation d’une tournée nationale des universités. Il a donné mandat au Ministre en charge de l’Enseignement supérieur, en liaison avec les services de la Primature, pour la préparation technique et logistique, la définition d’une trame nationale d’échanges et l’organisation, à l’issue de la tournée, d’une restitution stratégique assortie de recommandations opérationnelles et d’un plan de suivi.

AU TITRE DES COMMUNICATIONS DES MINISTRES

Le Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération a fait une communication sur les développements économiques récents et les perspectives.

Le Ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique a fait une communication sur le suivi des demandes sur e-Senegal.

Le Ministre de l’Education nationale a fait une communication sur les évolutions envisagées du concours d’entrée en classe de sixième du Moyen.

Marie Rose Khady Fatou FAYE,

Secrétaire d’Etat auprès du Premier Ministre,

Chargée des Relations avec les Institutions,

Porte-parole du Gouvernement

Adama Adus Fall condamné à six mois avec sursis pour diffusion de fausses nouvelles et outrage

Le chroniqueur de web TV Adama Adus Fall a été fixé sur son sort ce mercredi devant le tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye. Placé sous mandat de dépôt lundi dernier par le procureur Saliou Dicko, il était poursuivi pour diffusion de fausses nouvelles et outrage à agent dans l’exercice de ses fonctions.

Lors de l’audience, le parquet a soutenu que les faits reprochés au prévenu étaient suffisamment établis. Le ministère public a ainsi requis une peine de six mois d’emprisonnement ferme ainsi qu’une amende de 200 000 francs CFA. Ces réquisitions faisaient suite à la diffusion d’une séquence devenue virale sur les réseaux sociaux, dans laquelle le chroniqueur mettait en cause des agents de police.

Dans cette vidéo, Adama Adus Fall affirmait que des policiers, à l’origine d’un contrôle routier ayant conduit à son interpellation pour défaut de permis de conduire, auraient tenté de lui proposer un arrangement financier en échange de sa libération. Ces déclarations ont rapidement suscité une vive polémique, entraînant l’ouverture d’une enquête.

Entendu par les enquêteurs, le prévenu est revenu sur ses propos en présentant ses excuses. Il a expliqué que ses déclarations relevaient d’un écart de langage, tentant ainsi d’atténuer la portée de ses accusations à l’encontre des forces de l’ordre.

Après en avoir délibéré, le tribunal a finalement opté pour une décision plus clémente que les réquisitions du parquet. Adama Adus Fall a été condamné à une peine de six mois d’emprisonnement avec sursis. Cette condamnation signifie qu’il n’ira pas en prison, sauf en cas de nouvelle infraction durant la période de sursis.

Cette affaire s’inscrit dans un contexte judiciaire déjà défavorable pour le chroniqueur. En effet, il avait comparu quelques jours auparavant devant la même juridiction pour défaut de permis de conduire. À l’issue de cette première procédure, il avait écopé d’une peine de trois mois d’emprisonnement avec sursis, assortie d’une amende de 100 000 francs CFA.

Démantèlement d’un réseau de trafic de chanvre indien à Fatick : trois suspects arrêtés

La Brigade régionale des stupéfiants (BRS) de Fatick, unité déconcentrée de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS), a réussi à démanteler un réseau de distribution de chanvre indien opérant en milieu rural dans la région de Fatick.

Selon des informations communiquées par la Police nationale, cette opération fait suite à l’exploitation d’un renseignement opérationnel faisant état de l’existence d’un vaste réseau de trafic de drogue basé à Daga Thiéry. Alertés, les éléments de la BRS ont immédiatement mis en place un dispositif de surveillance dans cette localité afin de vérifier les informations reçues et d’identifier les acteurs impliqués.

L’intervention s’est déroulée en deux phases. Dans un premier temps, les agents ont procédé à la filature d’un individu suspect circulant à motocyclette dans la zone ciblée. Son interception a permis de découvrir, lors de la fouille, un sac contenant quatre kilogrammes de chanvre indien, confirmant ainsi les soupçons des enquêteurs.

Dans la foulée, les investigations ont rapidement permis de remonter jusqu’au fournisseur présumé, localisé dans le village de Keur Malao. Une descente effectuée à son domicile a conduit à son arrestation sans incident. Cette opération a ainsi permis de mettre la main sur un réseau structuré impliqué dans la distribution de stupéfiants dans cette partie du territoire.

Au terme de l’intervention, les forces de l’ordre ont procédé à la saisie de la drogue ainsi que des motocyclettes utilisées pour le transport illicite, désormais considérées comme pièces à conviction dans le cadre de la procédure judiciaire.

Au total, trois individus ont été interpellés et placés en garde à vue pour association de malfaiteurs et trafic de stupéfiants portant sur quatre kilogrammes de chanvre indien. L’enquête se poursuit afin de déterminer l’étendue du réseau, d’identifier d’éventuels complices et de localiser d’autres points de chute susceptibles d’être liés à ces activités illicites.

ONU : la candidature de Macky Sall divise malgré le soutien affiché de Julien Nkoghe Bekale

L’ancien Premier ministre du Gabon, Julien Nkoghe Bekale, est monté au créneau ce mercredi 1er avril pour défendre la candidature de l’ex-président sénégalais Macky Sall au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies. Dans une tribune publiée sur ses réseaux sociaux, l’homme politique gabonais a dressé un portrait élogieux de l’ancien chef de l’État, qu’il juge apte à incarner un leadership international dans un contexte mondial marqué par de profondes mutations.

Selon Julien Nkoghe Bekale, soutenir Macky Sall revient à faire le choix d’un dirigeant expérimenté, capable de répondre aux défis contemporains. Il met en avant le bilan de l’ancien président sénégalais à la tête de son pays, soulignant sa capacité à préserver la stabilité, à conduire des réformes structurantes et à gérer des situations complexes. Il insiste également sur son rôle sur la scène internationale, notamment durant sa présidence de l’Union africaine, période au cours de laquelle il aurait su porter une voix jugée crédible, pragmatique et respectée au-delà du continent africain.

Au-delà des considérations individuelles, Julien Nkoghe Bekale voit dans cette candidature une opportunité pour redynamiser le multilatéralisme. Dans un monde de plus en plus fragmenté, il estime que le système international a besoin de figures capables de restaurer le rôle des grandes institutions comme espaces de régulation et de dialogue. Il précise que son soutien ne relève pas d’un réflexe régional ou panafricain, mais repose sur ce qu’il considère comme la crédibilité personnelle et le parcours de Macky Sall.

Cependant, cette prise de position intervient dans un contexte marqué par des divisions notables autour de cette candidature. Si l’ancien président sénégalais a déjà officiellement déposé son dossier et attend son audition par les instances compétentes des Nations Unies, son initiative ne fait pas l’unanimité. Au Sénégal même, les autorités affirment ne pas avoir été associées à cette démarche, ce qui soulève des interrogations sur la portée institutionnelle de sa candidature.

Sur le plan continental, l’Union africaine apparaît également divisée. Bien que Macky Sall bénéficie du soutien d’une trentaine de pays, un nombre significatif d’États africains et d’autres régions du monde ont déjà exprimé leur réticence, voire leur opposition. Cette fracture illustre les enjeux géopolitiques et les rivalités d’influence qui entourent la désignation du futur Secrétaire général de l’ONU.

Frappes signalées en Iran : l’aéroport de Kashan et plusieurs localités d’Ispahan ciblés

L’aéroport civil de Aéroport de Kashan a été visé par des bombardements dans l’après-midi, selon des informations relayées par Iran via sa plateforme Telegram. D’après cette source, les frappes seraient attribuées à des forces israélo-américaines, une accusation qui, à ce stade, n’a fait l’objet d’aucune confirmation indépendante.

Les premières informations disponibles restent fragmentaires. Aucun bilan officiel n’a été communiqué dans l’immédiat concernant l’ampleur des dégâts matériels ou d’éventuelles pertes humaines. Les autorités iraniennes n’ont pas encore publié de communiqué détaillé, laissant persister une incertitude sur la nature exacte des installations touchées au niveau de l’aéroport.

Dans le même intervalle, plusieurs autres localités de la province d’Ispahan auraient également été ciblées. Selon Akbar Saleh, adjoint chargé de la sécurité et de l’administration de la province, des frappes ont été signalées dans différentes villes, notamment Ispahan, Shahreza, Kashan, Aran and Bidgol et Najafabad.

Ces informations laissent penser à une série de frappes coordonnées visant plusieurs zones jugées stratégiques dans la région. Toutefois, les autorités locales n’ont pas précisé les infrastructures exactes qui auraient été atteintes, ni les conséquences immédiates de ces attaques. L’absence de détails concrets rend difficile, pour l’heure, toute évaluation précise de la situation sur le terrain.

Hivernage 2026 : un dispositif renforcé pour prévenir les inondations et sécuriser les populations

À l’approche de l’hivernage 2026, les autorités sénégalaises ont mis en place un ensemble de mesures de prévention et de gestion des inondations afin de limiter les impacts des fortes pluies sur les populations et les infrastructures. Ce dispositif a été présenté par le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Cheikh Tidiane Dièye, qui a détaillé les différentes actions engagées à travers le territoire national.

Au cœur de cette stratégie figure un système global de gestion des inondations reposant sur plusieurs axes complémentaires. Il s’agit notamment du plan de contingence destiné à anticiper et coordonner les interventions en cas de fortes précipitations, du curage des canaux pour améliorer l’écoulement des eaux pluviales, ainsi que des opérations de pompage et de surveillance des équipements collectifs. Ces actions visent à garantir le bon fonctionnement des ouvrages existants et à prévenir les engorgements dans les zones à risque.

En parallèle, le ministère a poursuivi la réalisation de projets structurants d’assainissement des eaux pluviales afin de renforcer la résilience des territoires face aux inondations. Au cours de l’année 2025, plusieurs infrastructures majeures ont été mises en place avec l’appui du génie militaire. Parmi celles-ci figurent la construction de sept bassins de rétention d’une capacité de 20 000 m³ chacun dans des localités comme Kaolack, Kidira, Sangalkam et Bambilor. Ces ouvrages jouent un rôle essentiel dans la régulation des eaux de ruissellement.

Dans le même élan, huit digues de protection ont été réalisées, totalisant un linéaire de 8 000 mètres, tandis que des murs de soutènement d’une longueur de 3 537 mètres ont été érigés pour sécuriser plusieurs quartiers exposés, notamment à Ziguinchor et Bignona. Ces aménagements visent à protéger les habitations et les infrastructures contre les débordements et l’érosion.

Les efforts ont également concerné les infrastructures de mobilité et de drainage. Quatorze passerelles piétonnes ont été construites pour faciliter les déplacements en période de crue, en plus d’un canal de drainage de 950 mètres réalisé à Thiariack, dans la région de Kaolack. Dans le nord du pays, notamment dans la commune de Dodel, d’importants travaux d’endiguement ont été effectués pour protéger des sites sensibles, y compris des lieux de culte et le mausolée de Thierno Mamadou Moussa Ly à Daara Halaybé. Au total, plus de 15 kilomètres de digues ont été aménagés dans la vallée.

Par ailleurs, de nouveaux projets d’envergure sont programmés pour renforcer ce dispositif. Dans la zone de Tivaouane, un investissement de 7,7 milliards de francs CFA est prévu pour améliorer le drainage des eaux pluviales, avec un impact attendu sur près de 86 000 personnes. À Touba, un projet encore plus ambitieux, estimé à 28,7 milliards de francs CFA, est inscrit dans le budget consolidé d’investissement. Il comprend la construction de dalots, l’aménagement d’un bassin d’infiltration de 8 hectares à Keur Kabb, la réalisation d’un bassin d’écrêtage à Nguélémou ainsi que la mise en place de deux stations de pompage d’une capacité de 5 580 m³ par heure.

Le Centre hospitalier national d’enfants Albert Royer renforce son plateau technique avec trois nouveaux services

Le Centre hospitalier national d’enfants Albert Royer a franchi une étape importante dans l’amélioration de la prise en charge pédiatrique avec l’inauguration, ce mardi 31 mars 2026, de nouveaux services dédiés à la pneumologie allergologie et soins continus, à l’imagerie médicale ainsi qu’au laboratoire. Cette cérémonie marque un tournant dans le renforcement des capacités diagnostiques et thérapeutiques de cet établissement de référence en santé infantile au Sénégal.

La visite des nouvelles installations s’est déroulée en présence de la directrice de l’hôpital, le Docteur Isseu Tall Diop, ainsi que du représentant du ministère de la Santé, le Directeur des établissements publics de santé, Mouhamadou Abdoulaye Sakho. Ensemble, ils ont parcouru ces infrastructures modernes qui viennent compléter le parcours de soins en pédiatrie et améliorer significativement la qualité des services offerts aux jeunes patients.

Dans son allocution, la directrice du centre hospitalier a exprimé sa profonde satisfaction face à la concrétisation de ce projet. Elle a souligné que cet investissement, estimé à 600 millions de francs CFA, va bien au-delà de la simple construction de bâtiments. Selon elle, il s’agit de l’aboutissement d’un engagement collectif en faveur d’une cause essentielle, à savoir la santé et l’avenir des enfants. Elle a tenu à saluer le soutien de l’État du Sénégal ainsi que celui des partenaires techniques et financiers, notamment la Banque mondiale, à travers le Contrat pluriannuel d’objectifs et de moyens. Elle n’a pas manqué de rendre hommage à l’ensemble du personnel de l’hôpital, des médecins aux agents de soutien, pour leur implication dans la mise en œuvre de ce projet.

Le Docteur Isseu Tall Diop a également insisté sur l’impact direct de ces nouvelles infrastructures, qui permettront de renforcer les capacités de diagnostic et d’améliorer la prise en charge des pathologies infantiles, notamment celles liées aux affections respiratoires et aux allergies, de plus en plus fréquentes chez les enfants.

Prenant la parole à son tour, le Directeur des établissements publics de santé, Mouhamadou Abdoulaye Sakho, a salué des réalisations qu’il qualifie de véritables avancées pour le système de santé. Selon lui, ces nouveaux services constituent des promesses concrètes de diagnostics plus rapides, de soins plus sécurisés et, surtout, de vies sauvées. Il a rappelé que derrière chaque infrastructure se trouvent des enfants en souffrance, porteurs d’espoir, ainsi que des familles en attente de solutions efficaces.

Il a également souligné que ces investissements traduisent un engagement clair de l’État du Sénégal et de ses partenaires à garantir une qualité de soins accessible et équitable. Dans ce sens, il a lancé un appel au personnel administratif et médical à faire de ces nouveaux espaces des lieux d’écoute, de dignité et d’espoir pour tous les enfants, sans distinction.

Avenue Caen à Thiès : un symbole historique au cœur des célébrations du 4 avril 2026

L’avenue Caen, véritable site emblématique de la ville de Thiès, s’apprête une nouvelle fois à entrer dans l’histoire en accueillant le traditionnel défilé de la fête de l’Indépendance. Pour l’édition 2026, les autorités ont décidé de délocaliser les célébrations officielles vers cette artère mythique, confirmant ainsi son rôle central dans les grands rendez-vous nationaux.

Chargée d’histoire, l’avenue Caen s’inscrit dans l’évolution même de la ville de Thiès. Anciennement appelée Dianxène au XVIIe siècle, la localité a progressivement gagné en importance avant d’être érigée en commune de plein exercice en 1904 sous l’administration coloniale française. Le nom de l’avenue renvoie au jumelage historique entre Thiès et la ville française de Caen, établi en 1957. Ce partenariat figure parmi les plus anciens exemples de coopération décentralisée entre une ville africaine et une ville européenne, témoignant d’un lien durable et symbolique entre les deux territoires.

Longue de 4,9 kilomètres, l’avenue Caen constitue aujourd’hui un axe structurant majeur reliant la promenade des Thiessois à la sortie de la ville. Elle a connu une transformation significative en 2004 dans le cadre des grands chantiers initiés sous le magistère d’Idrissa Seck. Ces travaux ont permis son élargissement et l’installation de feux de signalisation, contribuant à moderniser considérablement le visage urbain de Thiès.

Plus récemment, entre 2025 et 2026, l’avenue fait l’objet d’importants travaux de pavage sous l’impulsion du maire Babacar Diop. Ces aménagements visent à renforcer son attractivité et à en faire une artère encore plus fonctionnelle et esthétique, à la hauteur des ambitions de développement de la ville.

À l’approche du 4 avril 2026, l’avenue Caen est déjà au centre de toutes les attentions. Elle accueille actuellement les répétitions générales du défilé, prélude à la grande cérémonie qui réunira le président de la République, les membres du gouvernement ainsi que le corps diplomatique accrédité au Sénégal.

Le défilé de cette année s’annonce particulièrement impressionnant, tant par son ampleur que par les moyens mobilisés. Au total, 10 écoles militaires et paramilitaires, représentant un effectif de 1.174 éléments, prendront part à la parade. À cela s’ajoutent 22 unités militaires et paramilitaires regroupant 3.358 défilants. Le dispositif comprendra également 11 aéronefs, 265 véhicules et engins blindés, 106 motards ainsi que 4 embarcations, illustrant la diversité et la capacité opérationnelle des forces engagées.

Grève des transporteurs : l’Aftu porte plainte après le saccage de plusieurs bus à Dakar

La grève déclenchée par les acteurs de la Fédération des syndicats de transport routier du Sénégal continue de perturber fortement le trafic interurbain à travers le pays. Toutefois, à Dakar, la situation présente une particularité notable : les transporteurs affiliés à l’Association de financement du transport urbain (Aftu) n’ont pas suivi le mot d’ordre de cessation d’activité, assurant ainsi une certaine continuité du service dans la capitale.

Malgré ce choix de maintenir leurs activités, les membres de l’Aftu ont été confrontés à une série d’attaques ciblées. Entre lundi et mardi, près d’une cinquantaine de bus du réseau ont été vandalisés dans différents points de la ville. Ces actes de saccage, qui ont suscité une vive indignation au sein de l’organisation, ont aggravé un climat déjà tendu dans le secteur des transports.

Face à cette situation, l’Aftu a décidé de saisir la justice. Mohamed Ndoye, membre du Conseil d’administration de l’association, a annoncé le dépôt imminent d’une plainte contre X pour saccage, actes de vandalisme et destruction de biens appartenant à autrui. Il a qualifié ces agissements de regrettables et totalement inacceptables, soulignant qu’ils portent atteinte non seulement aux opérateurs, mais également au bon fonctionnement du service public de transport urbain.

Selon ses explications, ces incidents se produisent généralement dans les aérogares, notamment à la tombée de la nuit, et seraient le fait d’individus non identifiés. Cette absence d’identification claire des auteurs renforce les inquiétudes des transporteurs, qui redoutent une escalade de la violence si des mesures ne sont pas rapidement prises.

Mohamed Ndoye a toutefois exprimé sa confiance envers les Forces de défense et de sécurité, mettant en avant les dispositifs de vidéosurveillance installés dans la capitale. Il estime que ces outils, combinés au travail des autorités, permettront d’identifier et d’interpeller les responsables de ces actes de vandalisme dans les meilleurs délais.

L’Aftu, en tant qu’acteur clé du transport urbain à Dakar, joue un rôle essentiel dans la mobilité quotidienne des populations. Les attaques subies par ses bus interviennent dans un contexte déjà marqué par des tensions persistantes entre différents acteurs du secteur, exacerbées par la grève nationale en cours.

Chômage au Sénégal : une hausse inquiétante portée par les jeunes, les femmes et le monde rural

Le chômage poursuit sa progression au Sénégal et atteint un niveau préoccupant à la fin de l’année 2025. Selon les données publiées par Agence nationale de la statistique et de la Démographie, le taux de chômage élargi s’est établi à 23,3 % au quatrième trimestre 2025, contre 19,2 % au trimestre précédent, soit une hausse significative de 4,1 points. Cette évolution traduit une dégradation du marché du travail, mais également une aggravation par rapport à la même période de 2024 où le taux était de 20,0 %, marquant ainsi une augmentation de 3,3 points en glissement annuel.

Cette situation met particulièrement en lumière les déséquilibres persistants entre les différentes catégories de la population. Les jeunes apparaissent comme les premières victimes de cette crise de l’emploi. Le taux de chômage au sein de cette tranche atteint 27,4 %, contre 18,7 % chez les adultes, confirmant la difficulté d’insertion professionnelle pour les nouvelles générations. Ce phénomène s’inscrit dans un contexte plus large de pression démographique et d’insuffisance d’opportunités économiques adaptées aux profils jeunes, notamment en matière de formation et d’emplois qualifiés.

Le clivage territorial est également très marqué. En milieu rural, le taux de chômage culmine à 29,2 %, un niveau nettement supérieur à celui observé en zone urbaine, estimé à 19,6 %. Cette disparité traduit les limites du tissu économique rural, encore largement dépendant de secteurs vulnérables comme l’agriculture, et où les opportunités d’emplois diversifiés restent rares.

Par ailleurs, les inégalités de genre demeurent une réalité persistante sur le marché du travail sénégalais. Les femmes sont systématiquement plus touchées par le chômage, quel que soit l’âge ou le lieu de résidence. Cette tendance souligne les obstacles structurels auxquels elles font face, notamment l’accès limité à certains secteurs d’activité, les contraintes sociales et les difficultés d’accès au financement pour les activités génératrices de revenus.

En parallèle, lorsqu’on considère la définition stricte du chômage selon le Bureau international du travail, les taux apparaissent nettement plus faibles. Pour le quatrième trimestre 2025, il est estimé à 5,4 %, contre 3,2 % au troisième trimestre. Cet écart entre les deux approches s’explique par la prise en compte, dans le chômage élargi, des personnes en situation de sous-emploi ou découragées, offrant ainsi une vision plus réaliste des tensions sur le marché du travail.

L’analyse sur les quatre dernières années révèle une évolution en dents de scie, avec des niveaux de chômage globalement élevés. En 2022, les taux oscillaient entre 21,7 % et 25,7 %, avant de connaître des fluctuations en 2023 et 2024, sans véritable tendance baissière durable. L’année 2025 confirme cette instabilité avec une remontée notable en fin d’année, après un léger recul observé aux deuxième et troisième trimestres.

Centre Mohamed Bin Zayed : un bras de fer à 17 milliards plonge le projet de la DER/FJ dans l’incertitude

Le projet de construction du Centre Mohamed Bin Zayed, appelé à devenir le futur siège de la Délégation générale à l’entrepreneuriat rapide des femmes et des jeunes (DER/FJ) à Mermoz, s’enlise dans un contentieux aux ramifications financières et juridiques complexes. Lancé en 2021 et confié au groupe Sertem pour un montant de 17,24 milliards de francs CFA, ce chantier stratégique est aujourd’hui à l’arrêt depuis près de vingt mois, cristallisant un différend profond entre les parties.

À l’origine du blocage, une accumulation de griefs formulés par l’entreprise en charge des travaux. Sertem dénonce notamment des factures impayées évaluées à 2,7 milliards de francs CFA. À cela s’ajoutent, selon les éléments évoqués, la non-mobilisation d’une contrepartie de l’État estimée à 4 milliards, ainsi que des difficultés liées aux exonérations fiscales. Autant de facteurs qui, d’après l’entreprise, ont fortement entravé l’avancement normal du chantier.

Le désaccord se manifeste également sur l’état réel d’exécution des travaux. Sertem affirme avoir réalisé près de 49 % du gros œuvre, tandis que la DER/FJ conteste ces chiffres et évoque un niveau d’avancement limité à 16 %. Cette divergence d’appréciation a contribué à tendre davantage les relations, jusqu’à la rupture du contrat.

Par un arrêté en date du 8 janvier, la DER/FJ a procédé à une résiliation unilatérale du marché. Une décision lourde de conséquences, d’autant plus qu’elle a été suivie, le 27 mars, par la réattribution du projet à une nouvelle entreprise, Azkhar International, pour un montant légèrement supérieur de 17,3 milliards de francs CFA. Cette succession rapide d’actes administratifs suscite des interrogations, notamment au regard des montants déjà engagés dans le projet initial. Selon certaines sources, plus de 6 milliards de francs CFA auraient déjà été dépensés, incluant l’avance de démarrage et les décomptes validés.

Face à cette situation, Sertem a décidé de porter l’affaire sur le terrain juridique. L’entreprise a saisi les instances compétentes, notamment l’Autorité de régulation des marchés publics (ARCOP) ainsi que l’Agent judiciaire de l’État. Elle conteste fermement la légalité de la résiliation, qu’elle qualifie d’abusive, et réclame un dédommagement global de plus de 8 milliards de francs CFA. Ce montant inclut les créances impayées, un milliard de pénalités et une indemnisation estimée à 4,5 milliards pour le préjudice subi.

Une audience déterminante est prévue ce jeudi 2 avril devant le Tribunal de commerce, où les différentes parties devront défendre leurs positions dans ce dossier devenu explosif. De son côté, la DER/FJ assure qu’elle apportera prochainement des clarifications sur sa gestion du projet et les raisons ayant motivé ses décisions.

Postefinances : Diop Sy entendu par la Sûreté urbaine dans une affaire de 1,7 milliard FCFA

Nouveau rebondissement dans le vaste dossier Postefinances. D’après des révélations du quotidien L’Observateur, l’ancien député et homme d’affaires Diop Sy a été convoqué puis entendu par la Sûreté urbaine dans le cadre d’une enquête portant sur un présumé détournement de fonds publics.

Cette audition s’inscrit dans l’exécution d’une délégation judiciaire émanant du deuxième cabinet d’instruction. Elle entre dans le cadre de l’affaire dite Postefinances, liée à un détournement présumé d’environ 1,7 milliard de francs CFA au sein de La Poste. Le dossier, tentaculaire, implique plusieurs acteurs et continue de révéler progressivement ses ramifications.

Selon les informations rapportées, Diop Sy est concerné à hauteur de 260 millions de francs CFA. Dès les premières étapes de l’enquête, il aurait reconnu cette somme et pris l’engagement de la rembourser. Toutefois, ce remboursement aurait accusé un retard, ce qui a motivé sa convocation par les enquêteurs de la Sûreté urbaine.

Lors de son audition, l’homme d’affaires a été interrogé en profondeur sur les conditions dans lesquelles ce prêt lui a été accordé, mais également sur l’évolution du processus de remboursement. Les enquêteurs ont cherché à lever les zones d’ombre entourant cette transaction financière, tout en vérifiant la sincérité et la conformité des engagements pris par le mis en cause.

À l’issue de son audition, Diop Sy a été autorisé à regagner son domicile, sans qu’aucune mesure coercitive immédiate ne soit prise à son encontre. Une décision qui laisse penser que, pour l’instant, les autorités privilégient la poursuite des investigations afin d’établir toutes les responsabilités dans cette affaire sensible.

Souveraineté nationale : Ousmane Sonko appelle les Sénégalais à des sacrifices et évoque des mesures fortes sur Internet

Le Premier ministre Ousmane Sonko a une nouvelle fois interpellé les Sénégalais sur la nécessité de consentir davantage de sacrifices pour garantir la souveraineté du pays. S’exprimant lors de la cérémonie de clôture de la journée des daaras, il a insisté sur l’importance de privilégier les actes concrets au détriment des discours, estimant que la souveraineté nationale ne saurait être négociée.

Selon lui, cette souveraineté constitue le socle indispensable à la construction d’une société en adéquation avec les valeurs, les croyances et la vision du peuple sénégalais. Il a ainsi appelé à une mobilisation collective autour de cet objectif, en soulignant que les efforts demandés s’inscrivent dans une dynamique de transformation profonde du pays.

Dans cette même lancée, le chef du gouvernement a annoncé la mise en place prochaine d’un comité de réflexion chargé d’étudier des mesures jugées radicales. Parmi celles-ci figure notamment l’éventuelle interdiction de l’accès à Internet pour les mineurs de moins de 16 ans. Cette proposition, qui ne manquera pas de susciter un large débat, s’inscrit dans une volonté affichée de mieux encadrer l’usage du numérique, en particulier chez les jeunes.

Très critique à l’égard de certaines puissances étrangères, Ousmane Sonko a également évoqué des pressions économiques exercées sur le Sénégal. Il estime que le durcissement des peines contre l’homosexualité aurait provoqué des réactions hostiles de la part de certains pays. Selon ses déclarations, ces derniers, bien que minoritaires à l’échelle mondiale, concentreraient une grande partie de la puissance économique, militaire ainsi que le contrôle des grands groupes médiatiques et des réseaux sociaux.

Dans ce contexte, il a laissé entendre que ces acteurs chercheraient à influencer ou à affaiblir le Sénégal, notamment sur le plan économique, afin d’imposer leurs visions et leurs normes. Face à cette situation, il a réaffirmé la nécessité pour le pays de rester ferme sur ses positions et de poursuivre sa trajectoire en toute indépendance.

Affaire Ass Dione : le chanteur religieux placé sous mandat de dépôt, l’enquête s’élargit

Le chanteur religieux Ass Dione a été placé sous mandat de dépôt par le Tribunal de Grande Instance de Pikine-Guédiawaye, à l’issue de sa présentation devant le juge d’instruction du premier cabinet, ce mardi 31 mars 2026. Cette décision judiciaire marque une nouvelle étape dans une affaire qui suscite une vive attention au sein de l’opinion publique.

Selon les informations relayées par des sources médiatiques, l’artiste a été déféré par la Brigade de Recherches de la compagnie de gendarmerie de Keur Massar, qui conduit l’enquête. À l’issue de son audition, il a été inculpé pour « association de malfaiteurs » ainsi que pour « actes contre-nature », des chefs d’accusation graves dans le contexte juridique sénégalais. Après son inculpation, il a été immédiatement placé en détention préventive et a passé sa première nuit en prison.

Dans le cadre de cette affaire, le nom de l’animateur Pape Cheikh Diallo a également été cité. Le chanteur est soupçonné d’entretenir des relations avec ce dernier ainsi qu’avec d’autres personnes dont l’identité n’a pas encore été rendue publique par les enquêteurs. Ces éléments restent toutefois au stade d’allégations dans le cadre de l’instruction en cours.

L’enquête, toujours menée par les gendarmes de Keur Massar, se poursuit activement. Les autorités cherchent à identifier et interpeller d’éventuels autres individus impliqués afin d’établir les responsabilités de chacun. Les forces de sécurité indiquent être mobilisées pour retrouver les partenaires présumés évoqués dans le dossier, dans le but de faire toute la lumière sur cette affaire aux multiples ramifications.

Affaire Ecotra–CDC : une confrontation judiciaire autour d’un présumé détournement de deux milliards FCFA

La tension judiciaire monte entre Abdoulaye Sylla, dirigeant de l’entreprise Ecotra, et Fadilou Kéita, directeur général de la Caisse des dépôts et consignations (CDC) du Sénégal, dans une affaire mêlant accusations de détournement de fonds et litige foncier. Ce dossier, qui agite l’opinion publique depuis plusieurs mois, connaît une nouvelle étape avec l’ouverture d’une enquête officielle.

Ce mercredi 1er avril, Fadilou Kéita est attendu à la Sûreté urbaine où il doit être entendu par les enquêteurs à partir de 10 heures. Cette convocation intervient à la suite d’instructions du procureur, qui a jugé nécessaire de faire toute la lumière sur des faits particulièrement graves. Au cœur de l’enquête figurent un présumé détournement de deux milliards de francs CFA ainsi que des accusations liées à l’appropriation de terrains appartenant à la CDC.

L’origine de cette affaire remonte à une intervention médiatique de Fadilou Kéita sur une web télévision. Lors de cette émission, il avait publiquement affirmé avoir saisi la justice contre la société Ecotra. Il accusait cette dernière d’avoir illégalement acquis des terrains relevant du patrimoine de l’institution qu’il dirige, tout en évoquant un détournement de fonds d’un montant important.

Ces déclarations ont immédiatement suscité une vive réaction du côté d’Ecotra. L’entreprise a catégoriquement rejeté les accusations, les qualifiant de mensongères et dénuées de tout fondement. Elle a dénoncé une atteinte à son image et à sa crédibilité dans un secteur stratégique comme celui du bâtiment et des travaux publics.

Dans la foulée, une riposte judiciaire a été enclenchée par les avocats de la société. Me Demba Ciré Bathily, agissant pour le compte d’Ecotra, a déposé une plainte visant à la fois Fadilou Kéita et la web télévision ayant diffusé les propos incriminés. Les faits invoqués incluent la diffamation, la diffusion de fausses nouvelles ainsi que la complicité. La défense d’Ecotra réclame l’ouverture d’une enquête approfondie afin de déterminer les responsabilités et d’assurer l’application stricte de la loi pénale.

Yeumbeul-Sud : un présumé réseau de relations sexuelles et de transmission du VIH au cœur d’une enquête en expansion

L’affaire du jeune homme présenté comme un présumé homosexuel, initialement piégé par un ami d’enfance à Yeumbeul-Sud, connaît une évolution significative avec de nouveaux éléments issus de l’enquête policière. Au centre du dossier, CISSE, âgé de 20 ans et exerçant comme marchand ambulant, a fait des révélations détaillées lors de son interrogatoire, impliquant plusieurs individus.

Face aux enquêteurs, le mis en cause a reconnu avoir entretenu des relations sexuelles avec plusieurs partenaires, précisant que la fréquence variait selon les personnes. Il a notamment déclaré avoir eu des rapports à deux ou trois reprises avec certains, tandis que d’autres relations auraient été plus régulières. Ces aveux ont conduit les policiers à approfondir leurs investigations, notamment après la réception des résultats d’examens médicaux.

Ces derniers auraient ouvert la voie à des poursuites pour transmission volontaire du VIH, une accusation particulièrement grave dans le contexte de cette affaire. Sur la base des informations fournies par CISSE, les éléments du poste de police de Yeumbeul-Sud, dirigés par le lieutenant Abdou Sow, ont procédé à l’interpellation de cinq individus présentés comme ses partenaires présumés.

Parmi les personnes arrêtées figurent DIOKHANE, 21 ans, apprenti chauffeur domicilié à Yeumbeul-Sud, ainsi que THIOYE, 26 ans, et un premier FALL, 21 ans, tous deux tailleurs et résidant à Yeumbeul-Nord. Deux autres individus portant également le nom de FALL ont été interpellés : l’un âgé de 21 ans, carreleur et artiste domicilié à Yeumbeul-Sud, et l’autre âgé de 34 ans, chauffeur, vivant dans la même localité.

Conduits au poste pour les besoins de l’enquête, les cinq suspects ont été interrogés sur leur éventuelle implication. Tous ont rejeté les accusations portées contre eux, sans toutefois parvenir à convaincre les enquêteurs. Les policiers ont alors procédé à l’exploitation de leurs téléphones portables, ce qui aurait permis de mettre en évidence des échanges antérieurs avec CISSE, renforçant les soupçons pesant sur eux.

L’enquête se poursuit afin de déterminer avec précision le degré d’implication de chacun dans cette affaire, tant sur le plan des actes qualifiés d’« actes contre nature » que sur celui, plus grave encore, de la transmission volontaire du VIH. Les autorités cherchent désormais à établir les faits de manière rigoureuse, en s’appuyant sur les éléments matériels et les résultats des investigations en cours.

Plainte de Khalifa Sall à la DSC : une riposte face à des accusations jugées diffamatoires

Khalifa Sall a décidé de porter l’affaire devant la Division spéciale de cybersécurité (DSC) à la suite de la diffusion de contenus qu’il considère comme mensongers et attentatoires à son honneur. Cette démarche judiciaire intervient dans un contexte marqué par une forte circulation d’informations sur les réseaux sociaux, en marge de l’affaire impliquant Pape Cheikh Diallo.

Le leader de Taxawu Sénégal affirme avoir été la cible de publications numériques mettant en cause sa personne sans fondement avéré. Selon ses proches, ces accusations, largement relayées en ligne, participeraient à ternir son image publique et à semer la confusion dans l’opinion. Face à cette situation, l’ancien maire de Dakar a choisi de saisir les autorités compétentes afin de faire toute la lumière sur cette affaire et d’obtenir réparation.

Dans sa plainte, Khalifa Sall vise explicitement un individu opérant sous le pseudonyme de « Idy missionnaire ». Il lui reproche notamment la diffusion de fausses nouvelles ainsi que des faits de diffamation. Par cette action, il entend non seulement contester formellement les propos tenus à son encontre, mais également établir les responsabilités dans la propagation de ces contenus.

Cette saisine de la Division spéciale de cybersécurité illustre, une fois de plus, la montée en puissance des litiges liés à l’usage des réseaux sociaux au Sénégal. Elle met en évidence les enjeux liés à la régulation de l’information numérique et à la protection de la réputation des personnalités publiques face à la désinformation.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°708 – 01/04/2026

🔴 GESTION DES FINANCES PUBLIQUES, LE BUREAU EXÉCUTIF DU FORUM DES JUSTICIABLES S’ÉTONNE ET DÉNONCE : L’APHONIE PERSISTANTE DE LA COUR DES COMPTES
🔴 À LA SÛRETÉ URBAINE POUR DIFFUSION DE FAUSSES NOUVELLES OÙ IL A ÉTÉ CONVOQUÉ ET ENTENDU SUR LA RÉPARTITION DU FADP : LISSA INAMOVIBLE

🔴 MATCH AMICAL SÉNÉGAL – GAMBIE : LES LIONS CONFIRMENT LEUR BONNE FORME (3-1)

Kaolack : l’adjointe au maire sonne l’alerte sur l’insalubrité du marché central

À Kaolack, la problématique de l’insalubrité au marché central prend une tournure préoccupante. En visite de supervision, Mme Ndèye Madjiguène Diouf, adjointe au maire chargée de l’assainissement, a dressé un constat alarmant de la situation.

Accompagnée de M. Pape Thiam, délégué du marché Sobantè, elle a notamment relevé les conséquences néfastes des constructions anarchiques sur les infrastructures de drainage. Selon elle, ces occupations irrégulières obstruent les canaux d’évacuation des eaux, aggravant ainsi les risques d’inondation et perturbant fortement les activités commerciales.

« Nous faisons face à une situation critique qui nécessite une réaction immédiate et collective », a-t-elle déclaré, insistant sur l’urgence d’une prise de conscience des commerçants.

Face à cette dégradation du cadre de travail, Mme Diouf a lancé un appel appuyé au civisme et à la responsabilité de tous les acteurs du marché. Elle a exhorté les occupants à respecter les règles d’urbanisme et à contribuer activement aux efforts d’assainissement engagés par la municipalité.

Par ailleurs, l’adjointe au maire n’a pas manqué de dénoncer certaines manœuvres à caractère politique qui, selon elle, freinent les initiatives visant à restaurer un environnement sain. Elle a plaidé pour une collaboration sincère, dégagée de toute considération partisane, afin de préserver cet espace économique vital pour la ville.

Cette visite s’inscrit dans une dynamique de sensibilisation et de mobilisation autour des enjeux d’hygiène et de salubrité publique. Elle se veut également un signal fort en direction des populations pour une meilleure gestion des espaces marchands.

Le marché central de Kaolack, poumon économique de la région, se retrouve ainsi au cœur d’un défi majeur : concilier développement commercial et respect des normes d’assainissement, dans l’intérêt des usagers et du bien-être collectif.

Le Sénégal confirme sa suprématie avec une victoire convaincante face à la Gambie (3-1)

L’équipe nationale du Sénégal a parfaitement conclu sa fenêtre internationale en enchaînant une deuxième victoire consécutive. Après leur succès maîtrisé contre le Pérou (2-0), les Lions ont confirmé leur excellente dynamique en s’imposant 3-1 face à la Gambie, ce mardi au Stade Abdoulaye Wade.

Dès l’entame de la rencontre, les hommes de Pape Thiaw ont affiché leurs intentions en prenant rapidement le contrôle du jeu. Plus entreprenants et techniquement supérieurs, ils ont su imposer leur rythme face à une équipe gambienne souvent acculée dans son camp. Cette domination s’est concrétisée grâce à Abdoulaye Seck, qui a ouvert le score, lançant idéalement les siens dans la partie.

Dans la foulée, le Sénégal a continué à pousser et a été récompensé par un second but inscrit par Ibrahim Mbaye. À ce moment du match, les Lions semblaient avoir fait le plus dur, affichant une maîtrise collective et une solidité qui laissaient peu d’espoir aux Scorpions.

Cependant, à la suite d’un léger relâchement côté sénégalais, la Gambie est parvenue à réduire le score. Profitant d’une erreur du gardien Yehvann Diouf sur une situation aérienne, Ali Sowe Colley a inscrit un but qui a brièvement relancé le suspense. Ce passage à vide a permis aux Gambiens de reprendre confiance et de se projeter davantage vers l’avant.

En fin de rencontre, les Scorpions ont tenté de revenir au score en multipliant les offensives, mettant la défense sénégalaise sous pression à plusieurs reprises. Mais les Lions ont su faire preuve de solidité et de sang-froid pour contenir ces assauts.

Alors que le match semblait se diriger vers une fin tendue, Lamine Camara a définitivement scellé la victoire sénégalaise dans le temps additionnel. Son but est venu récompenser les efforts de son équipe et éteindre les derniers espoirs gambiens.

Affaire Déguène Ndiaye : liberté provisoire sous contrôle judiciaire, l’enquête se poursuit pour Bigué Diop

Le juge d’instruction du deuxième cabinet du Tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye a ordonné, ce mardi 31 mars 2026, la mise en liberté de la commerçante Déguène Ndiaye, âgée de 28 ans. Interpellée dans le cadre d’une enquête portant sur des soupçons de lesbianisme en compagnie de l’actrice Bigué Diop, connue du grand public sous le pseudonyme de Mame Dior dans la série « Bête Bête », la jeune femme a finalement été mise hors de cause concernant les accusations liées aux mœurs.

Cette décision marque un tournant dans cette affaire qui a suscité une vive attention de l’opinion publique. Après examen des éléments du dossier, le magistrat instructeur a estimé que les faits initialement reprochés à Déguène Ndiaye sur le plan des mœurs ne pouvaient être retenus à son encontre. Toutefois, la procédure judiciaire est loin d’être close pour la jeune commerçante.

En effet, selon des informations rapportées par Seneweb, Déguène Ndiaye reste poursuivie pour d’autres chefs d’accusation, notamment association de malfaiteurs, diffamation, injures publiques et insultes commises au moyen d’un système informatique. Des infractions qui relèvent du droit pénal classique et qui pourraient entraîner des sanctions en cas de culpabilité établie.

Dans cette optique, le juge a opté pour un placement sous contrôle judiciaire, une mesure alternative à la détention préventive mais assortie d’obligations strictes. Déguène Ndiaye devra notamment s’abstenir de quitter le territoire national sans autorisation préalable, se présenter régulièrement au greffe pour émargement mensuel et informer la justice de tout changement de domicile. Le non-respect de ces dispositions pourrait entraîner sa réincarcération immédiate.

Pendant ce temps, la situation reste inchangée pour l’actrice Bigué Diop. Cette dernière, ainsi qu’une autre personne impliquée dans le dossier, sont toujours en garde à vue dans les locaux de la Brigade de recherches de Keur Massar. Leur maintien en détention s’inscrit dans la poursuite des investigations ordonnées par le procureur Saliou Dicko.

Affaire Ass Dione : le chanteur religieux placé sous mandat de dépôt, l’enquête s’élargit

Le Tribunal de Grande Instance de Pikine-Guédiawaye a franchi une étape décisive dans l’affaire impliquant le chanteur religieux Ass Dione. Ce mardi 31 mars 2026, l’artiste a été placé sous mandat de dépôt à l’issue de sa présentation devant le juge d’instruction du premier cabinet.

Interpellé puis déféré par les éléments de la Brigade de Recherches de la compagnie de gendarmerie de Keur Massar, Ass Dione fait face à des accusations particulièrement lourdes. Il a été inculpé pour « association de malfaiteurs » ainsi que pour « actes contre-nature », des chefs d’inculpation qui ont conduit le magistrat instructeur à ordonner son placement en détention préventive.

Selon des informations relayées par Seneweb, l’enquête mettrait en cause plusieurs autres व्यक्तus, dont l’animateur Pape Cheikh Diallo. Le chanteur serait soupçonné d’entretenir des relations avec ce dernier ainsi qu’avec d’autres personnes dont les identités n’ont pas encore été rendues publiques par les enquêteurs. Ces éléments, encore en cours de vérification, constituent une piste majeure dans l’évolution du dossier.

Après son face-à-face avec le juge d’instruction, Ass Dione a été conduit en prison, où il a passé sa première nuit en détention. Cette décision marque un tournant dans cette affaire qui suscite déjà une vive attention au sein de l’opinion publique.

Du côté des forces de sécurité, les investigations se poursuivent activement. Les gendarmes de Keur Massar s’emploient à identifier et interpeller les autres personnes présumées impliquées. Les enquêteurs cherchent notamment à établir l’ampleur du réseau évoqué dans le dossier et à déterminer les responsabilités de chacun.

Armée sénégalaise : Mamadou Diaraf Gningue nommé à la tête du Service de l’intendance des Armées

Un nouveau changement stratégique intervient au sein de l’appareil militaire sénégalais. Par décret en date du 31 mars 2026, le président de la République et Chef suprême des Armées, Bassirou Diomaye Faye, a procédé à la nomination de l’intendant-colonel Mamadou Diaraf Gningue en qualité de Directeur du Service de l’intendance des Armées. Cette décision prendra effet à compter du 11 avril 2026.

Cette nomination marque une étape importante dans la carrière de cet officier supérieur, qui occupait jusqu’ici les fonctions de chef du service des intendances régionales à compétence générale. Fort de son expérience dans la gestion logistique et administrative des forces, il accède désormais à la direction d’un service central, considéré comme un pilier du soutien opérationnel des armées sénégalaises. Le Service de l’intendance joue en effet un rôle clé dans la gestion des ressources matérielles, financières et humaines, indispensables au bon fonctionnement des forces de défense.

Mamadou Diaraf Gningue succède à l’intendant-général de brigade Babou Faye, admis dans la deuxième section des cadres de l’État-major général, correspondant à la réserve. Ce départ s’inscrit dans le cadre du renouvellement normal des responsabilités au sein de la hiérarchie militaire.

Dans le même élan, un réaménagement a également été opéré au niveau du service des intendances régionales à compétence générale. L’intendant-lieutenant-colonel Papa Mamadou Thioub a été désigné pour en prendre la tête, en remplacement du nouveau directeur. Cette nomination assure ainsi la continuité dans la coordination et la gestion des structures régionales de l’intendance.

Convocation de journalistes et responsables au Sénégal : une affaire révélatrice des tensions autour du FADP

Le journaliste Ibrahima Lissa Faye a été entendu par les enquêteurs de la Sûreté urbaine du Commissariat central de Dakar avant d’être finalement remis en liberté. Toutefois, il reste à la disposition du procureur de la République, dans le cadre d’une procédure qui continue de susciter de vives réactions au sein du secteur des médias.

Cette affaire s’inscrit dans un contexte marqué par des divergences persistantes autour de la gestion du Fonds d’appui et de développement de la presse (FADP). Selon des informations rapportées, la Direction de la Communication du ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique a saisi le procureur, estimant que certaines déclarations publiques seraient de nature diffamatoire et susceptibles de porter atteinte à la crédibilité du fonds ainsi qu’à l’image des membres de son Conseil de gestion.

À l’origine de cette procédure se trouve une intervention du journaliste lors de l’émission RFM Week-end. Au cours de cette prise de parole, il avait évoqué la répartition du FADP, affirmant notamment que la presse privée n’aurait perçu que 500 millions de francs CFA. Ces propos, largement relayés, ont rapidement alimenté le débat public et attiré l’attention des autorités.

Dans le cadre de la même affaire, Habibou Dia, directeur de la Communication au sein du ministère concerné, a également été cité et convoqué. Par ailleurs, le président de l’ONG Jamra, Mame Makhtar Guèye, a lui aussi été entendu par les enquêteurs, après avoir diffusé sur les réseaux sociaux une vidéo reprenant les déclarations incriminées.

Ces différentes convocations interviennent dans un climat déjà tendu entre les autorités publiques et les acteurs de la presse. En effet, le 30 janvier 2026, le Conseil des Diffuseurs et Éditeurs de Presse du Sénégal avait officiellement contesté la répartition de l’aide publique destinée au secteur pour l’exercice 2025. L’organisation avait exprimé ses inquiétudes quant à la transparence et à l’équité dans l’attribution des ressources.

Le différend s’est également appuyé sur une décision judiciaire importante. Le 11 décembre 2025, la Cour suprême du Sénégal avait rendu un arrêt annulant certains arrêtés liés à la plateforme numérique d’identification des entreprises de presse, un outil central dans le processus de gestion et de distribution des aides publiques.

Kaolack : BudgIT Sénégal mise sur les citoyens pour renforcer la redevabilité publique

À Kaolack, une quinzaine de champions communautaires ont pris part, ce mardi 31 mars 2026, à une session de formation axée sur le leadership citoyen et le suivi des finances publiques, à l’initiative de l’organisation BudgIT Sénégal.

« Cette activité s’inscrit dans le cadre du projet de promotion de la participation citoyenne au Sénégal. La formation a permis aux participants, dont au moins 40 % de femmes, de renforcer leurs capacités sur des thématiques clés liées à la gouvernance publique. Au programme : le décryptage du budget de l’État, notamment la distinction entre les dépenses de fonctionnement et d’investissement, ainsi que l’identification des projets publics inscrits dans la loi de finances », a expliqué Ahmath Thiam, point focal de l’ONG BudgIT au Sénégal.

Les bénéficiaires ont également été outillés sur les techniques de plaidoyer citoyen. À travers des modules pratiques, ils ont appris à collecter des preuves, à mieux cibler les autorités locales et à utiliser les radios communautaires comme levier d’influence pour porter leurs revendications, a ajouté M. Thiam.

« Cette session s’inscrit dans une dynamique visant à encourager une gouvernance plus transparente et participative. Les organisateurs ont ainsi insisté sur l’importance de l’engagement pacifique et structuré des citoyens dans le suivi des politiques publiques. »

En outre, les participants ont été initiés à l’utilisation de la plateforme numérique Tracka, un outil de suivi des projets publics, avec pour objectif d’élargir le réseau d’acteurs capables de surveiller l’exécution des investissements au niveau local, a-t-il précisé.

À l’issue de la formation, les organisateurs attendent plusieurs livrables, notamment des feuilles de présence, des rapports d’évaluation, ainsi que des supports médias illustrant le déroulement de l’activité.

À travers cette initiative, BudgIT Sénégal ambitionne de consolider un réseau de leaders communautaires engagés, capables de jouer un rôle actif dans le contrôle citoyen de l’action publique et le renforcement de la redevabilité au niveau local, a conclu Ahmath Thiam.

Kaffrine : immersion parlementaire au cœur des daaras nouvelle génération

Une mission parlementaire s’est rendue à Kaffrine pour s’enquérir des conditions d’étude des talibés dans les daaras, en collaboration avec l’Organisation non gouvernementale Secours Islamique France (SIF).

Conduite par l’honorable Assane Diop, la délégation comprenait également les députés Insa Danfa, Maïmouna Dieng et Abdoulaye Thomas Faye, en présence des responsables du SIF et de plusieurs autorités locales.

« Cette activité s’inscrit en parfaite cohérence avec les grandes orientations du gouvernement, au moment où se tiennent les assises nationales des daaras. Nous sommes à Kaffrine pour visiter ces structures, accompagnés par le Secours Islamique France. Nous avons beaucoup apprécié les efforts fournis, notamment dans l’intégration de l’apprentissage coranique et des métiers », a déclaré Assane Diop.

De son côté, Amdy Moustapha Faye, chargé de projet pour l’inclusion des talibés, a souligné que cette visite vise à renforcer les relations entre le SIF et l’Assemblée nationale, tout en encourageant l’engagement des parlementaires en faveur de l’inclusion des enfants et jeunes talibés.

Selon lui, cette mission permet également de mieux faire connaître les réalités des daaras et de mettre en lumière les avancées concrètes du projet sous-régional « Inclusion des talibés Tawde », mis en œuvre au Sénégal, au Mali et au Tchad avec l’appui de l’Agence française de développement (AFD).

Les parlementaires ont salué le travail remarquable du SIF dans la région de Kaffrine, notamment à travers la mise en place de « daaras-ateliers », combinant enseignement religieux et formation professionnelle.

Dans plusieurs localités, les réalisations sont significatives. À Kaffrine, le SIF a construit des salles multifonctionnelles, des latrines, une cuisine, des chambres, ainsi que des sites de formation, notamment en embouche et en aviculture, avec raccordement à l’eau.

Des infrastructures similaires ont été mises en place à Nietty Gouye, Boulel et Gniby, où l’organisation a également réalisé des salles de classe multifonctionnelles, des hangars d’apprentissage, des blocs de latrines et des unités génératrices de revenus, dont des poulaillers.

À Thione, dans le daara Touba Madina Gniby, deux salles de classe multifonctionnelles, un hangar d’apprentissage, quatre blocs de latrines et des équipements complémentaires ont été construits.

La mission a enregistré la présence de plusieurs acteurs locaux, dont Ndeye Marie Guissé (responsable genre à l’IEF de Kaffrine), Benoît Schirmer (responsable du SIF au Sénégal), la mairesse de Gniby, Amy Ndiaye, ainsi que le représentant du maire de Boulel, Abdoulaye Ndiaye.

À travers ces actions, le Secours Islamique France confirme son engagement en faveur de l’amélioration des conditions d’apprentissage et de l’inclusion socio-économique des talibés dans la région de Kaffrine.

Coopération internationale : Kaolack, carrefour du dialogue religieux dans la diplomatie sénégalo-indonésienne

La région de Kaolack s’apprête à accueillir une visite diplomatique de haut niveau, avec l’arrivée annoncée de Son Excellence Ardian Wicaksono, ambassadeur de la République d’Indonésie au Sénégal, prévue du 1er au 3 avril 2026. Ce déplacement officiel s’inscrit dans une dynamique de consolidation des relations bilatérales entre Dakar et Jakarta, tout en mettant en exergue le rôle central des foyers religieux dans le renforcement des partenariats internationaux.

Au cœur de ce séjour figure une étape significative à Médina Baye Kabatoki, où le diplomate indonésien sera reçu par Cheikh Baba Diallo. Cette rencontre revêt une portée à la fois symbolique et stratégique, traduisant une volonté commune de promouvoir un dialogue fécond entre autorités religieuses sénégalaises et partenaires étrangers, dans un esprit de respect mutuel et de coopération durable.

Selon des sources concordantes, les échanges porteront sur plusieurs axes prioritaires, notamment l’éducation, la valorisation du patrimoine culturel et le développement communautaire. Cette visite devrait ainsi ouvrir de nouvelles perspectives de collaboration, en s’appuyant sur des valeurs partagées telles que la solidarité, la tolérance et la coexistence pacifique.

Elle témoigne également de l’intérêt croissant de l’Indonésie, première nation musulmane au monde, pour les centres religieux influents du Sénégal, reconnus pour leur contribution à la stabilité sociale et à la promotion d’un islam modéré.

À Médina Baye Kabatoki, les préparatifs s’intensifient afin d’offrir un accueil à la hauteur de l’événement. Autorités administratives, leaders communautaires et fidèles se mobilisent activement pour faire de cette visite un moment fort de communion et de renforcement des liens fraternels entre les peuples sénégalais et indonésien.

Au-delà de son caractère protocolaire, cette visite illustre une diplomatie de proximité, axée sur les échanges humains et culturels, et confirme la place du Sénégal comme carrefour stratégique du dialogue interreligieux et de la coopération Sud-Sud.

Sénégal : Bassirou Diomaye Faye promulgue une loi durcissant les sanctions contre l’homosexualité, entre affirmation souveraine et critiques internationales

Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a franchi une étape décisive dans la réforme du cadre légal encadrant l’homosexualité au Sénégal en promulguant, ce lundi 30 mars 2026, la loi récemment adoptée par l’Assemblée nationale. Le texte, désormais en vigueur après sa publication dans le Journal officiel de la République, marque un durcissement significatif des sanctions pénales liées à ce que la législation sénégalaise qualifie d’« actes contre nature ».

Adoptée le 11 mars 2026 par les députés, cette nouvelle loi introduit des peines de prison plus lourdes à l’encontre des personnes reconnues coupables de pratiques homosexuelles. Désormais, celles-ci s’exposent à des peines allant de cinq à dix ans d’emprisonnement. Le texte va plus loin en élargissant le champ des poursuites aux personnes accusées de promouvoir, soutenir ou financer l’homosexualité, lesquelles encourent des peines comprises entre trois et sept ans de prison.

Cette évolution législative s’inscrit dans un contexte politique et sociétal marqué par une volonté affirmée des nouvelles autorités de renforcer ce qu’elles présentent comme des valeurs socioculturelles et morales propres au pays. Elle intervient également dans un climat de débats intenses, tant au niveau national qu’international.

En effet, plusieurs organisations internationales, dont Organisation des Nations unies et la Fédération internationale pour les droits humains, avaient appelé les autorités sénégalaises à renoncer à la promulgation de cette loi. Ces institutions ont exprimé leurs préoccupations quant à une possible atteinte aux droits fondamentaux, mais aussi aux conséquences sanitaires, notamment en matière de lutte contre le VIH, redoutant que la criminalisation accrue ne complique l’accès à la prévention et aux soins pour certaines populations.

Sur le plan diplomatique, cette décision a déjà produit des effets. La Wallonie a ainsi annoncé la suspension de sa coopération avec le Sénégal, illustrant les tensions que cette réforme pourrait engendrer avec certains partenaires internationaux.

Du côté des autorités sénégalaises, la promulgation de cette loi est assumée et défendue. Le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Amadou Ba, s’est publiquement félicité de cette décision. Dans une déclaration relayée sur les réseaux sociaux, il a salué une mesure qu’il considère comme nécessaire, estimant que la recrudescence des arrestations observée ces derniers jours témoigne de la pertinence du moment choisi pour agir. Il a également mis en cause l’ancien régime, qu’il accuse de complaisance, voire de protection à l’égard des personnes impliquées dans ces pratiques.

Daaras : entre héritage spirituel et ambition de modernisation, le pari de Diomaye pour un Sénégal souverain

À l’occasion de la Journée nationale des Daaras, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a livré un discours à forte portée symbolique et stratégique, mettant en lumière le rôle central des daaras dans la construction de l’identité sénégalaise. Dans une allocution empreinte de solennité, le chef de l’État a salué cette institution séculaire qu’il considère comme l’un des piliers fondamentaux de la nation, tant sur les plans religieux, moral, spirituel qu’intellectuel.

Inscrivant son propos dans une logique de réaffirmation culturelle, le président a invité les Sénégalais à un profond retour sur eux-mêmes. Selon lui, les valeurs véhiculées par les daaras suffisent largement à fonder une société solide et cohérente, sans nécessité de recourir à des modèles exogènes. Cette conviction s’appuie sur l’idée que l’identité sénégalaise, dans sa richesse et sa singularité, constitue un socle autonome capable de porter un projet de société pleinement souverain.

Dans cette perspective, les daaras ne sont pas seulement perçus comme des lieux d’apprentissage religieux, mais comme de véritables espaces de formation de citoyens. Ils participent, selon le président, à façonner des individus enracinés dans des valeurs de discipline, de solidarité et de spiritualité, contribuant ainsi à l’équilibre social et à la cohésion nationale. Ce rôle structurant en fait, à ses yeux, un levier essentiel pour bâtir un Sénégal confiant, debout et conscient de sa propre valeur.

Toutefois, cette valorisation du modèle traditionnel ne saurait occulter les défis matériels auxquels font face de nombreux daaras à travers le pays. Conscient de cette réalité, le chef de l’État a insisté sur la ضرورة de moderniser les conditions d’apprentissage et de vie des élèves coraniques. Il a ainsi annoncé un vaste programme de rénovation des infrastructures, visant à transformer ces espaces en lieux dignes, salubres et adaptés aux exigences contemporaines.

L’ambition affichée est claire : garantir aux ndongo daaras un environnement propice à leur épanouissement, où leur santé et leur bien-être sont pleinement assurés. Cette transformation des conditions matérielles est présentée comme une étape indispensable pour renforcer la crédibilité et l’attractivité du modèle éducatif des daaras.

Au-delà de l’enjeu national, le président projette également une vision tournée vers l’international. En consolidant et en modernisant les daaras, il aspire à faire du Sénégal une référence en matière d’éducation fondée sur des valeurs. L’objectif est d’inverser les dynamiques d’influence, en faisant du pays une source d’inspiration pour d’autres nations en quête de repères éthiques et culturels.

Pressions dénoncées et soupçons d’irrégularités : le CDEPS vole au secours du journaliste Ibrahima Lissa Faye

Le Conseil des Diffuseurs et Éditeurs de Presse du Sénégal (CDEPS) est monté au créneau pour exprimer son soutien total au journaliste Ibrahima Lissa Faye, convoqué par la Sûreté urbaine après avoir dénoncé des irrégularités présumées dans la gestion du Fonds d’Appui et de Développement de la Presse (FADP). L’organisation professionnelle y voit une tentative d’intimidation grave contre un acteur de la presse qui, selon elle, n’a fait qu’exercer pleinement son rôle d’alerte et d’information.

Au cœur de cette affaire, des chiffres jugés préoccupants par le CDEPS. Sur une enveloppe globale de 1,9 milliard de FCFA, l’organisation souligne que les médias publics et certaines structures de gouvernance captent 42,2 % du budget, soit plus de 801 millions de FCFA. Une situation que le CDEPS considère comme déséquilibrée, dans la mesure où ces entités bénéficient déjà de financements directs de l’État. À elles seules, l’APS, Le Soleil et la RTS concentreraient plus du quart des ressources du fonds.

En parallèle, la presse privée apparaît comme la grande perdante de cette répartition. Avec seulement 38 entreprises en mesure de déposer un dossier, elle ne reçoit que 36,1 % du FADP, soit 686,55 millions de FCFA. Ce constat est d’autant plus préoccupant que, selon le CDEPS, le fonds avait été initialement conçu pour soutenir exclusivement les entreprises privées de presse, aujourd’hui fragilisées par la chute des revenus publicitaires et la raréfaction des conventions avec l’État.

L’organisation met également en lumière une irrégularité qu’elle qualifie de particulièrement grave. Une somme de 39,6 millions de FCFA aurait été prélevée sur les allocations de certaines structures pour être redirigée vers la Maison de la Presse, sans base légale ni cadre contractuel clairement établi. À cela s’ajoute le blocage du fonds pendant une année entière, une situation que le CDEPS juge illégale et qui aurait contribué à aggraver la précarité financière de nombreuses entreprises de presse.

Face à ces éléments, le CDEPS appelle à une transparence totale dans la gestion du FADP. L’organisation exige la publication détaillée des bénéficiaires ainsi que des critères d’attribution, tout en réclamant l’ouverture d’un audit indépendant. Elle plaide également pour une réforme en profondeur du mécanisme de répartition afin de garantir plus d’équité et de cohérence avec les objectifs initiaux du fonds.

Assises des daaras : Ousmane Sonko défend la souveraineté nationale face aux pressions extérieures et annonce des mesures sur l’accès des mineurs à Internet

Lors de la cérémonie de clôture des assises des daaras, le Premier ministre Ousmane Sonko a livré un discours dense, marqué par une forte charge politique et une réflexion approfondie sur les enjeux sociétaux actuels du Sénégal. Au cœur de son intervention, la question de la souveraineté nationale face aux influences extérieures, notamment dans le cadre des réformes liées au durcissement des peines contre l’homosexualité.

Le chef du gouvernement a clairement affirmé que certaines orientations prises par les autorités sénégalaises suscitent des réactions défavorables à l’international. Selon lui, plusieurs États partenaires exerceraient des pressions, y compris économiques, pour infléchir les choix du Sénégal en matière de politique sociétale. Dans ce contexte, il a appelé à une posture de fermeté, estimant que la souveraineté nationale doit primer sur toute autre considération, même si cela implique des sacrifices.

Dans son analyse du contexte mondial, Ousmane Sonko a dressé le tableau d’un rapport de force qu’il juge profondément déséquilibré. Il a souligné que certains pays, bien que minoritaires en termes de population, disposent d’une puissance économique et médiatique considérable leur permettant d’imposer leurs normes et leurs valeurs à l’échelle internationale. À l’inverse, les nations qui défendent des positions divergentes se retrouvent, selon lui, marginalisées et moins influentes sur la scène mondiale.

Le Premier ministre a ainsi insisté sur la nécessité pour le Sénégal de bâtir un modèle de société fondé sur ses propres réalités culturelles, sociales et religieuses. Il a exhorté les acteurs nationaux à résister à ce qu’il considère comme des tentatives d’ingérence, réaffirmant que la souveraineté demeure un principe non négociable dans la conduite des affaires publiques.

Abordant les mutations sociales et leurs impacts, Ousmane Sonko a également exprimé ses inquiétudes quant à la diffusion de contenus qu’il juge contraires aux normes sociales du pays. Il a mis en garde contre le risque de banalisation de certains comportements à travers leur exposition répétée, estimant que cela pourrait fragiliser la cohésion sociale.

Dans cette perspective, il a annoncé la mise en place d’un comité chargé de réfléchir à un encadrement plus strict de l’accès à Internet, en particulier pour les mineurs. Parmi les pistes envisagées figure la possibilité de restreindre l’accès au réseau pour les moins de 16 ans. Le Premier ministre a tenu à préciser que ces réflexions ne s’inscrivent pas dans une logique de restriction des libertés individuelles, mais visent plutôt à garantir l’ordre public ainsi que la sécurité individuelle et collective.

Affaire Kader Dia : un dossier explosif mêlant accusations graves et révélations troublantes

L’affaire impliquant Kader Dia connaît un nouveau tournant judiciaire avec son placement sous mandat de dépôt ce lundi, en même temps que les journalistes Ousmane Kadior Cisse et Pape Gaye Tall. La décision a été prise par le juge d’instruction du premier cabinet du tribunal de Dakar, dans le cadre d’une enquête devenue particulièrement sensible.

Selon les informations rapportées par Seneweb, les trois hommes sont poursuivis pour association de malfaiteurs, acte contre-nature et transmission volontaire du VIH/sida. Des chefs d’accusation lourds qui traduisent la gravité des faits présumés et la complexité du dossier en cours d’instruction.

Avant son déferrement au parquet, Kader Dia, connu comme chroniqueur à Sen TV, aurait fait des déclarations compromettantes devant les enquêteurs. Il a reconnu entretenir des relations intimes avec Pape Cheikh Diallo, déjà incarcéré dans le cadre de cette même affaire. Cette connexion directe entre les protagonistes semble constituer un élément central de l’enquête.

D’après le journal Libération, le chroniqueur ne s’est pas limité à ces aveux. Lors de son audition par les éléments de la brigade de recherches de Keur Massar, il aurait également confié que certaines de ses relations intimes donnaient lieu à des contreparties financières, évoquant ainsi des pratiques assimilables à des services sexuels rémunérés. Ces déclarations renforcent les soupçons des enquêteurs sur l’existence d’un réseau structuré.

Arrêté le mercredi 25 mars, Kader Dia était déjà dans le viseur des enquêteurs depuis plusieurs jours. Les investigations ont été déclenchées après l’exploitation du téléphone portable de Pape Cheikh Diallo, où des échanges à caractère sexuel avec l’animateur ont été découverts. Ces éléments numériques ont permis de remonter jusqu’à lui et d’élargir le champ de l’enquête.

Les journaux L’Observateur et Libération indiquent par ailleurs que Kader Dia ne se contentait pas d’entretenir des relations avec d’autres hommes. Il aurait également joué un rôle de facilitateur, mettant en relation des individus au sein de ce réseau. Ce rôle présumé d’intermédiaire alimente les accusations d’association de malfaiteurs retenues contre lui et ses co-inculpés.

Affaire foncière de Pikine-Guédiawaye : Mamadou Guèye placé sous mandat de dépôt dans un dossier aux multiples ramifications

L’ancien directeur des Domaines et actuel maire de Djida Thiaroye Kao, Mamadou Gueye, a été placé sous mandat de dépôt ce lundi 30 mars 2026 par le juge d’instruction du deuxième cabinet, Magatte Thiam. Cette décision intervient à l’issue de son inculpation pour des faits présumés d’escroquerie portant sur des deniers publics, de faux et usage de faux, ainsi que de blanchiment de capitaux, des accusations particulièrement graves dans un contexte de lutte renforcée contre la délinquance financière au Sénégal.

Assisté de trois avocats lors de son audition, l’édile a été entendu pendant plusieurs heures avant que le magistrat instructeur ne décide de son placement en détention préventive. Il a ainsi passé sa première nuit en milieu carcéral, marquant une nouvelle étape dans cette affaire qui suscite une vive attention de l’opinion publique.

Cette procédure judiciaire s’inscrit dans le cadre d’une enquête approfondie portant sur l’assiette foncière du tribunal de Pikine-Guédiawaye. Le dossier est piloté par la Division des Investigations Criminelles (DIC), qui s’emploie depuis plusieurs mois à démêler les contours d’un système jugé opaque et potentiellement frauduleux. Les investigations visent à établir les responsabilités dans l’attribution et la gestion de parcelles relevant du domaine public.

L’affaire a déjà conduit à l’audition de plusieurs personnalités liées à l’ancien régime, notamment l’ex-ministre de la Justice Ismaïla Madior Fall et Mame Boye Diao. Leur implication présumée, à divers degrés, souligne l’ampleur et la sensibilité du dossier, qui touche à la gestion du foncier, un secteur souvent exposé à des dérives.

Selon les éléments de l’enquête, Mamadou Gueye faisait déjà l’objet d’un mandat d’amener alors qu’il se trouvait à l’étranger. À son retour sur le territoire national, son interpellation a été rapidement exécutée par la Brigade de Recherches de Keur Massar, agissant sur délégation judiciaire. L’opération a été menée sur la base d’un réquisitoire du procureur de Pikine-Guédiawaye, Saliou Dicko.

Affaire immobilière aux Almadies : Aliou Sall et son épouse contestent fermement les accusations devant le PJF

L’affaire impliquant Aliou Sall, frère de l’ancien président Macky Sall, et son épouse Aïssata Sall connaît un nouveau tournant après leur audition au fond, ce lundi 30 mars 2026, devant le Pool judiciaire et financier (PJF). Mis en cause dans une procédure portant sur des faits présumés de blanchiment de capitaux, de corruption et de trafic d’influence liés à l’acquisition d’un immeuble aux Almadies, les deux inculpés ont réaffirmé leur innocence avec vigueur.

Inculpés depuis le 13 octobre 2025 et placés sous contrôle judiciaire après le versement d’une caution de 240 millions de FCFA, Aliou Sall et son épouse ont été entendus durant près d’une heure et demie. Selon des informations rapportées par le quotidien L’Observateur, les deux mis en cause ont adopté une ligne de défense claire, rejetant catégoriquement l’ensemble des accusations portées contre eux.

Leur avocat, El Hadji Diouf, s’est montré particulièrement offensif à l’issue de l’audition. Il affirme que son client a méthodiquement déconstruit les éléments du rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif), qu’il juge infondés. Selon lui, la transaction incriminée relèverait exclusivement de relations entre acteurs privés, sans aucune irrégularité. Il qualifie ainsi le dossier de « vide » et dénonce des poursuites qu’il estime injustifiées.

Devant les enquêteurs du PJF, Aliou Sall a insisté sur le fait qu’il n’avait perçu aucune commission dans cette opération immobilière. Il a également précisé qu’au moment des faits, il n’occupait plus ses fonctions à la tête de la Caisse des dépôts et consignations (CDC), un élément qu’il considère déterminant dans sa défense.

De son côté, Aissata Sall est restée constante dans ses déclarations depuis le début de la procédure. Elle a rappelé qu’elle ne détenait que 1 % des parts dans la société concernée par l’acquisition de l’immeuble, soulignant qu’elle ne disposait d’aucun pouvoir décisionnel dans la gestion de celle-ci.

Concernant la suite judiciaire, la défense se montre confiante. Me El Hadji Diouf estime que les éléments du dossier ne permettent pas de soutenir les charges retenues et anticipe un non-lieu. Il évoque également la possibilité d’une restitution de la caution versée, arguant que son client n’a commis aucune infraction et fait l’objet de poursuites infondées.

Affaire Pape Cheikh Diallo : vers la mise au jour d’un réseau structuré aux ramifications multiples

L’affaire Pape Cheikh Diallo prend une tournure de plus en plus complexe au fil des révélations, laissant apparaître une organisation bien plus élaborée que ce que les premières accusations laissaient entrevoir. Selon des informations relayées par la presse, l’enquête en cours met en évidence l’existence d’un système structuré, mêlant prostitution masculine, intermédiaires actifs et circuits financiers jugés suspects.

Dès le début des investigations, les gendarmes ont recueilli des éléments considérés comme accablants. Parmi eux figurent des échanges issus d’un groupe WhatsApp ainsi que plusieurs témoignages concordants. Ces derniers évoquent des relations sexuelles tarifées impliquant de jeunes adultes de moins de trente ans. Ces premiers indices ont rapidement permis aux enquêteurs d’identifier un acteur clé présumé du dispositif, en la personne de Doudou Lamine Dieng.

Toutefois, ces révélations ne constitueraient qu’une partie d’un ensemble beaucoup plus vaste. Avant même l’apparition de certains noms dans le dossier, deux étudiants, Saliou Diallo et Khalifa Traoré, avaient déjà reconnu avoir entretenu des relations sexuelles rémunérées avec Pape Cheikh Diallo. Leurs aveux ont contribué à orienter l’enquête vers l’hypothèse d’un réseau structuré, impliquant plusieurs intermédiaires.

Parmi ces derniers, un individu surnommé Steph est présenté comme un maillon central du système. D’origine camerounaise et décrit comme proche de l’animateur, il aurait joué le rôle de facilitateur en mettant en relation différents protagonistes. Son profil, similaire à celui de Kader Dia, tend à renforcer l’idée d’une organisation coordonnée plutôt que d’initiatives isolées.

Au-delà des faits à caractère sexuel, l’enquête s’intéresse désormais à une dimension financière jugée préoccupante. Le parquet examine en effet des soupçons de blanchiment de capitaux. Les autorités judiciaires cherchent à déterminer si les revenus issus de ces activités ont été dissimulés à travers des mécanismes financiers opaques, dont les contours restent encore à préciser.

Sur le plan judiciaire, plusieurs mesures ont déjà été prises. Kader Dia, Ousmane Kadior Cissé et Pape Gaye Tall ont été placés sous mandat de dépôt après leur présentation devant le juge. De son côté, Asse Dione, actuellement en garde à vue, se trouve dans une situation délicate après avoir fourni des aveux détaillés. Sa comparution prochaine pourrait apporter de nouveaux éléments déterminants à l’enquête.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°707 – 31/03/2026

🔴 SECTEUR DES TRANSPORTS PARALYSÉ PAR UNE GRÈVE À GRANDE ÉCHELLE : DAKAR A SOUFFERT
🔴 AISSATA TALL SALL SUR LE CHIOIX DU PRÉSIDENT MACKY DE BRIGUER LE SIÈGE DU SG DE L’ONU PARLE DE : CANDIDATURE HISTORIQUE

🔴 VANDALISME APRÈS GUÉDIAWAYE FC – AS PIKINE : LA POLICE AUX TROUSSES DES CASSEURS

Assemblée nationale : El Malick Ndiaye lance une nouvelle dynamique pour l’évaluation des politiques publiques

Le président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, a présidé ce lundi matin un atelier de formation organisé par l’institution parlementaire en partenariat avec Programme des Nations Unies pour le développement . Cette rencontre, destinée aux parlementaires ainsi qu’aux personnels administratifs, s’inscrit dans une volonté affirmée de renforcer les capacités de l’Assemblée nationale en matière d’évaluation des politiques publiques.

Au cœur de cette initiative se trouve une ambition stratégique : établir un dialogue technique structuré entre le pouvoir législatif et l’exécutif autour de la performance de l’action publique. L’atelier consacre ainsi une collaboration étroite entre la Direction des services de planification, de contrôle et d’évaluation des politiques publiques, bras technique de l’Assemblée nationale dans ce domaine, et les cellules d’études, de planification et de suivi-évaluation des ministères sectoriels. À travers cette synergie, il s’agit de poser les bases d’un système cohérent d’évaluation capable d’apprécier l’efficacité des politiques mises en œuvre.

Dans son intervention, El Malick Ndiaye a rappelé que si les trois missions classiques de l’Assemblée nationale sont aujourd’hui pleinement opérationnelles, la quatrième, introduite par la réforme constitutionnelle de 2016 et relative à l’évaluation des politiques publiques, est restée longtemps sans véritable mécanisme d’application. Il a ainsi déploré l’absence, jusqu’ici, d’un dispositif structuré permettant d’apprécier de manière systématique l’impact des politiques publiques.

Face à ce décalage entre les exigences constitutionnelles et la réalité institutionnelle, le président de l’Assemblée nationale a insisté sur la nécessité d’une réponse méthodique et inclusive. C’est dans cette optique qu’un comité ad hoc a été mis en place, réunissant des représentants de la majorité, de l’opposition, des non-inscrits, mais aussi des experts et des acteurs de la société civile. Ce cadre participatif a notamment permis d’élaborer un guide méthodologique dédié à l’évaluation des politiques publiques, constituant une première étape vers l’opérationnalisation de cette mission.

Cependant, El Malick Ndiaye a souligné qu’une architecture institutionnelle, aussi solide soit-elle, ne peut produire des შედეგats sans un accès à une information fiable, partagée et exploitable. L’un des enjeux majeurs de cette réforme réside donc dans la mise en place d’un circuit informationnel intégré entre l’Assemblée nationale et les ministères. Une telle démarche vise à renforcer la circulation des données, condition indispensable à une évaluation pertinente et rigoureuse.

Ce dispositif permettra notamment de fluidifier les échanges entre les projets annuels de performance et les rapports annuels de performance, tout en offrant une meilleure lisibilité de l’exécution budgétaire et des programmes publics. Il contribuera également à renforcer les capacités d’analyse des parlementaires, en leur donnant accès à des données consolidées et harmonisées.

À terme, l’objectif est de bâtir un cadre d’échange structuré entre les différentes entités techniques, afin de définir un référentiel commun reposant sur des outils harmonisés, des procédures cohérentes et une feuille de route opérationnelle. Ce chantier doit aboutir à la mise en place d’un système intégré d’information parlementaire dédié aux politiques publiques.

Thiès : Bassirou Diomaye Faye relance la Semaine nationale de la jeunesse et place les jeunes au cœur de l’action publique

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye , a procédé ce lundi 30 mars 2026 à Thies au lancement officiel de la Semaine nationale de la jeunesse, marquant ainsi le retour d’un événement d’envergure après plusieurs années d’interruption. Cette cérémonie a été l’occasion pour le chef de l’État de réaffirmer avec force le rôle stratégique de la jeunesse dans la construction de l’avenir du Sénégal.

Dans une adresse empreinte de solennité et de volontarisme, le président a insisté sur le poids démographique et le potentiel transformateur des jeunes. Il a souligné que la jeunesse constitue aujourd’hui la principale force du pays, appelant à en faire non seulement une priorité, mais également le moteur central des politiques publiques. Pour lui, une nation dont la population est majoritairement jeune doit impérativement adapter ses choix et ses orientations en conséquence.

Revenant sur l’action de son gouvernement, Bassirou Diomaye Faye a rappelé les efforts engagés depuis deux ans pour réorganiser l’action publique autour de plus de cohérence, de continuité et d’efficacité. Dans cette dynamique de transformation, la jeunesse est présentée comme un levier déterminant, dans la mesure où elle conditionne directement les perspectives de développement du pays. Le chef de l’État a ainsi affirmé que les autorités ont choisi d’agir sur l’essentiel en investissant dans des réformes structurantes.

Parmi les priorités évoquées figurent l’amélioration du système de formation afin de mieux préparer les jeunes à la vie active, le renforcement de l’accompagnement à l’initiative individuelle et à l’entrepreneuriat, ainsi que la création d’opportunités concrètes dans des secteurs jugés porteurs. Cette approche vise à offrir des perspectives réelles et durables à une jeunesse en quête d’insertion socio-économique.

Le président de la République a également insisté sur la nécessité d’un changement de méthode dans la gouvernance. Il a regretté que, trop souvent, la jeunesse soit évoquée sans être véritablement impliquée dans les processus décisionnels. À cet effet, il a annoncé la mise en place d’un cadre structuré permettant aux jeunes de s’exprimer, de proposer des idées et de participer activement à l’élaboration des politiques publiques qui les concernent. Ce dispositif, déjà en phase d’expérimentation depuis deux ans, se veut un outil de participation inclusive et de co-construction.

Par ailleurs, le chef de l’État a mis en avant le rôle du sport comme vecteur d’éducation, de cohésion sociale et de révélation des talents. Il a annoncé le déploiement progressif d’infrastructures sportives de proximité dans plusieurs communes du pays afin de démocratiser l’accès à la pratique sportive. À Thiès, une étape supplémentaire sera franchie avec la transformation des centres existants en structures de haute performance destinées à accompagner l’élite sportive nationale.

Candidature de Macky Sall à l’ONU : Aïssata Tall Sall monte au front et défend la légitimité du processus

L’ancienne ministre des Affaires étrangères, Aïssata Tall Sall, est sortie de sa réserve ce lundi pour répondre aux nombreuses critiques entourant la candidature de l’ancien président Macky Sall au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies. Face à la presse, elle a adopté un ton ferme et déterminé, s’attachant à déconstruire ce qu’elle qualifie de contrevérités et de lectures erronées du processus en cours.

Dès l’entame de son intervention, elle a tenu à clarifier un point qu’elle juge fondamental : la candidature du Sénégal est bel et bien officielle. Selon elle, le dossier a été déposé le 2 mars et dûment reçu par les instances compétentes des Nations unies. Elle insiste sur le fait qu’il ne saurait être question de rejet ou d’irrégularité, affirmant que la procédure suit son cours normal, conformément aux règles diplomatiques en vigueur. Pour elle, toute interprétation contraire relève d’une confusion ou d’une mauvaise compréhension des mécanismes onusiens.

Revenant ensuite sur la réunion tenue à Addis-Abeba, Aïssata Tall Sall a apporté des précisions sur la procédure dite de « silence » utilisée par l’Union africaine. Elle a expliqué qu’il ne s’agit pas d’un vote formel classique, mais d’un mécanisme où chaque État membre peut exprimer une position favorable, défavorable ou demander un délai de réflexion. Selon les chiffres qu’elle a avancés, 37 pays africains soutiennent la candidature sénégalaise, tandis que 13 ont formulé des objections et 5 ont sollicité un temps supplémentaire. Elle estime que ces résultats traduisent une majorité significative en faveur du candidat, soulignant que l’Afrique, dans sa grande majorité, se range derrière cette proposition.

Face aux critiques liées au principe de rotation géographique, notamment évoqué par certains pays comme le Nigeria, l’ancienne cheffe de la diplomatie a tenu à relativiser cet argument. Elle a rappelé que cette rotation n’est pas une règle automatique ni contraignante, mais plutôt une pratique dépendant du contexte international et du profil des candidats. Pour appuyer son propos, elle a évoqué le précédent de deux dirigeants africains qui se sont succédé à la tête de l’ONU pendant quinze ans, démontrant selon elle que les dynamiques de choix dépassent les simples considérations régionales.

Aïssata Tall Sall a également recentré le débat sur l’étape décisive du processus : le Conseil de sécurité des Nations unies. Elle a rappelé que les cinq membres permanents disposent d’un droit de veto déterminant. Dans ce contexte, a-t-elle souligné, c’est à ce niveau que se joue l’essentiel des négociations diplomatiques. Un seul veto suffirait à bloquer toute candidature, ce qui rend cette phase cruciale et hautement stratégique.

Au-delà des aspects procéduraux, elle a mis en avant la vision portée par le candidat sénégalais, axée sur le renforcement de la paix mondiale, la relance du multilatéralisme et la réforme de la gouvernance internationale. Elle estime que ces orientations répondent aux défis actuels du système international et peuvent fédérer un large soutien.

En élargissant la perspective, Aïssata Tall Sall a insisté sur la portée continentale de cette candidature. Selon elle, il ne s’agit pas uniquement d’une ambition nationale, mais d’une opportunité pour l’ensemble de l’Afrique de peser davantage sur la scène internationale. Elle a toutefois exprimé des regrets face aux divisions internes observées au Sénégal, jugeant paradoxal que l’éventualité d’un tel poste suscite autant de contestations au sein même du pays.

Le FPRS (And/Liggey) appelle à une mobilisation des forces vives pour sauver l’économie nationale

Le Parti Front pour la République du Sénégal (FPRS – And/Liggey) a pris connaissance, avec une vive inquiétude, de la décision de l’agence de notation S&P Global Ratings d’abaisser la note souveraine du Sénégal à « CCC+ », assortie d’une perspective de surveillance renforcée.

Cette rétrogradation, qui fait suite à celle de Moody’s, place notre pays dans la catégorie des emprunteurs à haut risque.

Selon le FPRS, ce verdict constitue une preuve irréfutable de la faillite de la politique économique actuelle, marquée par une gestion opaque des finances publiques, un recours excessif à la dette intérieure à court terme et un dérapage du déficit budgétaire, désormais estimé à plus de 10 % du PIB.

Le parti souligne également les conséquences désastreuses de cette situation pour les Sénégalais :

Explosion du coût de la dette : le Sénégal devra payer des taux d’intérêt beaucoup plus élevés pour se financer, hypothéquant ainsi ses recettes budgétaires futures. Rétrécissement de l’investissement : cette note « spéculative » risque de faire fuir les investisseurs directs étrangers, freinant la création d’emplois, notamment pour les jeunes. Menace sur le pouvoir d’achat : face à la crise de liquidité, le gouvernement pourrait être tenté d’augmenter la pression fiscale sur les ménages et les entreprises, aggravant ainsi le coût de la vie.

Le FPRS (And/Liggey) dénonce par ailleurs toute tentative du gouvernement de rejeter la responsabilité sur les agences de notation, estimant que les chiffres officiels, ainsi que le gel du programme avec le FMI, confirment la fragilité de l’économie nationale.

Nos exigences :

La transparence totale : publication immédiate des audits relatifs à la dette, notamment toute dette dissimulée. Un plan de sauvetage rigoureux : arrêt des dépenses de prestige et recentrage sur les secteurs productifs. Le rétablissement de la confiance : le dialogue avec les partenaires techniques et financiers doit être une priorité, et non une simple opération de communication.

Formation sur la protection de la couche d’ozone à Dakar

Dakar, 30 mars 2026 – L’hôtel Axile a accueilli une session de formation dédiée au renforcement des capacités des ingénieurs et techniciens supérieurs du secteur industriel, notamment ceux intervenant dans la pêche, le maritime et les installations frigorifiques.

Organisée dans le cadre du programme Ozone Sénégal, en partenariat avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et avec le soutien du gouvernement canadien, cette rencontre visait à sensibiliser les acteurs clés à la protection de la couche d’ozone et à la lutte contre le changement climatique.

Parmi les principaux axes abordés lors de la formation figuraient :

la maîtrise des nouvelles technologies et des fluides frigorigènes alternatifs ; le renforcement des capacités nationales pour une gestion durable des hydrofluorocarbures (HFC) ; la promotion de pratiques respectueuses de l’environnement.

« Tout le monde sait que c’est dans les installations frigorifiques que se trouvent les substances qui détruisent la couche d’ozone et contribuent au réchauffement de la planète. Voilà pourquoi nous sommes réunis aujourd’hui », a déclaré M. Louis Alioune Ndiaye, responsable du Centre de référence Ozone Sénégal.

Une mention spéciale a été faite aux femmes frigoristes, encore peu nombreuses dans ce secteur majoritairement masculin. Leur engagement est salué comme un pas important vers une transition écologique inclusive.

Le secteur du froid est vital pour l’économie sénégalaise, notamment dans les domaines de la pêche, de l’agroalimentaire et de la santé. Aucun de ces secteurs ne peut fonctionner sans une chaîne du froid fiable et durable.

Cette initiative s’inscrit dans une dynamique nationale visant à réduire l’impact des gaz à effet de serre et à encourager la transition vers des solutions plus durables dans le secteur industriel.

Un partenariat stratégique scellé entre le Dicastère et le Khalife de Bambilor pour promouvoir le dialogue interreligieux

Ce 30 mars 2026, au Vatican, une étape significative a été franchie dans le renforcement du dialogue interreligieux, avec la signature d’un mémorandum d’entente entre le Dicastère pour le Dialogue interreligieux et Thierno Amadou Ba, président de l’ONG Fawzi Wanadiaty (FWN).

Cet accord, conclu au siège du Dicastère, a été signé, au nom du Saint-Siège, par son préfet, le cardinal George Jacob Koovakad. Il marque l’aboutissement d’un processus de concertation engagé depuis plusieurs mois, fondé sur la confiance, le dialogue et une volonté commune d’agir pour la paix.

Un partenariat structurant au service de la paix

Plus qu’un simple document administratif, ce mémorandum consacre un partenariat stratégique visant à promouvoir la diplomatie religieuse et à renforcer le dialogue entre les traditions spirituelles.

Dans son intervention, Thierno Amadou Ba a souligné que cette coopération repose sur trois piliers essentiels : une dimension humaine, centrée sur la rencontre et la fraternité ; une dimension sociale, orientée vers des actions concrètes en faveur de l’éducation, de la solidarité et de l’inclusion ; et, enfin, une dimension académique, dédiée à la recherche et à la formation sur les enjeux du dialogue interreligieux.

Le modèle sénégalais comme référence

Présent lors de la cérémonie, l’ambassadeur du Sénégal près le Saint-Siège, Isidor Marcel Sène, a salué une initiative porteuse d’espoir. Il a mis en avant le modèle sénégalais de coexistence pacifique entre religions, souvent cité comme exemple de « vivre-ensemble » fondé sur la tolérance, la solidarité et le respect mutuel.

Selon lui, cet accord vise à faire rayonner cette expérience au-delà des frontières nationales, en structurant une coopération capable d’apporter des réponses concrètes aux défis contemporains, notamment en matière de cohésion sociale, de migration et de développement.

Des axes de coopération clairement définis

Le cardinal George Jacob Koovakad a, pour sa part, détaillé les principales orientations de ce partenariat, conclu pour une durée de cinq ans.

Parmi les priorités figurent l’organisation de colloques internationaux sur le dialogue interreligieux et la diplomatie religieuse, la création d’une Maison internationale de la diplomatie religieuse à Bambilor, ainsi que la mise en œuvre d’initiatives dédiées aux migrations et aux diasporas africaines.

Ces actions s’inscrivent dans la continuité de la vision portée par l’Église catholique depuis la déclaration Nostra Aetate, qui encourage le respect, la compréhension mutuelle et la coopération entre les religions.

Une réponse aux défis contemporains

Dans un contexte international marqué par les tensions identitaires et les crises sociales, les différents intervenants ont insisté sur le rôle central que peuvent jouer les religions dans la prévention des conflits et la consolidation de la paix.

L’ONG FWN, déjà engagée dans des initiatives liées à la formation des jeunes, à la migration, à l’autonomisation des femmes et à l’action sociale, voit dans ce partenariat une opportunité de renforcer son impact et d’élargir son champ d’action à l’échelle internationale.

Une ambition commune

Au-delà de sa portée institutionnelle, cet accord traduit une ambition partagée : faire des religions des acteurs de rapprochement plutôt que de division.

En unissant leurs efforts, le Dicastère pour le Dialogue interreligieux et Thierno Amadou Ba posent les bases d’une coopération durable, fondée sur le respect, la confiance et la responsabilité commune.

Dans un monde en quête de repères, cette initiative rappelle que la paix se construit aussi par le dialogue, la connaissance de l’autre et la volonté d’agir ensemble au service de l’humanité.

A.S

Guinguinéo – Développement local : ANVESH inaugure un daara moderne et un lieu de culte à Ngokhoré Peulh

À Ngokhoré Peulh, dans la commune de Mbadakhoun (département de Guinguinéo), l’Association Nouvelles Vision de l’Éducation et de l’Action Humanitaire (ANVESH), avec l’appui financier de ses partenaires, a procédé, ce dimanche 29 mars, à l’inauguration officielle d’un daara moderne et d’une mosquée. Une initiative qui s’inscrit dans une dynamique de renforcement de l’accès à une éducation de qualité au bénéfice des communautés vulnérables de la région de Kaolack.

Créée en 2015, ANVESH œuvre pour le développement durable et le bien-être social, avec un accent particulier sur l’éducation et l’action humanitaire. Sa mission repose notamment sur la prise en charge des enfants en situation de vulnérabilité, dont les orphelins et les talibés, à travers des programmes adaptés et inclusifs.

Le nouveau complexe éducatif se distingue par ses infrastructures modernes comprenant des salles de classe équipées, du matériel pédagogique approprié, un accès à l’eau potable ainsi que des latrines séparées. Ce cadre vise à promouvoir un modèle éducatif intégré, conciliant enseignement coranique et apprentissages académiques, afin de mieux préparer les apprenants aux exigences du monde contemporain.

« Ce projet ambitionne de contribuer à la formation d’une jeunesse équilibrée, ancrée dans les valeurs religieuses et outillée pour relever les défis actuels », a déclaré le président de l’association, Cheikh Thierno Amadou Diallo.

Au-delà de sa portée éducative, cette réalisation constitue également un facteur de cohésion sociale, en renforçant les liens communautaires autour des valeurs de foi, de solidarité et de vivre-ensemble. Elle marque ainsi une avancée significative pour cette localité rurale, longtemps confrontée à un déficit d’infrastructures de base.

Toutefois, ANVESH lance un appel à l’endroit des autorités étatiques, des partenaires techniques et des bonnes volontés pour accompagner cet élan. Les besoins portent notamment sur l’équipement en tables-bancs, la dotation en manuels scolaires et le renforcement de l’encadrement pédagogique. L’association plaide également pour une amélioration des conditions de vie des maîtres coraniques et l’électrification de Ngokhoré Peulh, afin d’assurer un environnement propice à l’apprentissage et au développement local.

Avec cette inauguration, Ngokhoré Peulh amorce une nouvelle étape dans la promotion d’une éducation inclusive et durable, au croisement du savoir religieux et des connaissances modernes.

Grève des transporteurs : Kaolack paralysée par un mot d’ordre largement suivi

La grève de 72 heures décrétée par les transporteurs routiers du Sénégal connaît un large écho dans la région de Kaolack, où la mobilisation est particulièrement visible. Dès les premières heures de la journée, l’arrêt des activités a profondément perturbé la circulation et le transport des personnes, plongeant plusieurs axes routiers dans un calme inhabituel.

Selon Dame Lo, président régional du Regroupement des transporteurs, le mot d’ordre est respecté de manière quasi totale dans la ville de Mbossé Coumba Djiguene. Il souligne que les gares routières sont restées désertes et qu’aucun véhicule de transport en commun n’a quitté les lieux pour desservir les autres régions du pays. Cette immobilisation massive illustre, d’après lui, la détermination des acteurs du secteur à faire entendre leurs revendications.

À l’origine de ce mouvement d’humeur, plusieurs griefs sont soulevés par les transporteurs. Ces derniers dénoncent notamment une concurrence qu’ils jugent déloyale, ainsi que les conditions liées aux visites techniques des véhicules. Ils estiment que ces facteurs fragilisent leur activité et menacent leur survie économique dans un contexte déjà difficile.

Face à cette situation, les transporteurs appellent à une mobilisation continue durant toute la durée de la grève. Dame Lo invite ainsi l’ensemble des chauffeurs à maintenir la pression afin d’obtenir une réaction des autorités. Pour les initiateurs du mouvement, il s’agit de rappeler à l’État leur rôle essentiel dans le fonctionnement de l’économie nationale et dans la mobilité des populations.

Sénégal : une forte confiance des investisseurs propulse les levées de fonds au-delà des attentes

L’État du Sénégal confirme sa capacité à mobiliser d’importantes ressources financières sur le marché, en ce début d’année 2026, grâce à une confiance soutenue des investisseurs. Le premier Appel public à l’Épargne (APE1) de l’année a été clôturé sur une note très positive, avec une sursouscription marquée. Alors que les autorités recherchaient 200 milliards de francs CFA, l’opération a finalement permis de collecter 304,1 milliards de francs CFA, illustrant l’attractivité des titres publics sénégalais.

Dans le même élan, le Trésor public a poursuivi ses interventions sur le marché régional des titres publics, avec une nouvelle opération bouclée vendredi. Pour un objectif initial de 50 milliards de francs CFA, les souscriptions ont atteint 59 milliards, permettant à l’État de retenir 55 milliards de francs CFA. Cette levée s’est structurée autour de plusieurs instruments financiers, avec 24,4 milliards de francs CFA mobilisés via des bons assimilables du trésor à 364 jours, 24,7 milliards sur des obligations assimilables du trésor à trois ans, et un complément de 5,8 milliards réparti sur des maturités de cinq et sept ans.

Ces performances s’inscrivent dans une dynamique plus large observée depuis le début du mois de mars. L’État du Sénégal a multiplié les opérations sur le marché régional, engrangeant environ 268,2 milliards de francs CFA en quelques semaines seulement. Une première levée de 110 milliards de francs CFA avait été réalisée le 13 mars, précédée de deux autres opérations rapprochées, dont une de 108,2 milliards et une autre de 50 milliards de francs CFA le 9 mars.

Cette stratégie de mobilisation active des ressources vient renforcer les montants déjà collectés en début d’année. Au 28 février 2026, le Sénégal avait déjà mobilisé 745,8 milliards de francs CFA. Ces nouvelles levées contribuent à rapprocher le pays de son objectif global de financement fixé à 4132 milliards de francs CFA pour l’ensemble de l’année.

Les autorités financières avaient d’ailleurs clairement annoncé leurs ambitions dès janvier. Le Directeur de la dette, Alioune Diouf, avait indiqué que le Sénégal comptait lever 4132 milliards de francs CFA sur le marché intérieur, incluant 90 milliards destinés à couvrir des besoins de trésorerie. À cela s’ajoute un programme de syndications d’un montant de 1200 milliards de francs CFA, réparti en quatre Appels publics à l’Épargne, à raison d’une opération par trimestre.

Dakar : une violente agression à HLM Grand-Yoff déjouée par la police, trois suspects arrêtés

Une attaque d’une rare violence a été rapidement maîtrisée dans la matinée du 28 mars 2026 au quartier des HLM Grand-Yoff, dans la commune de HLM Grand-Yoff, grâce à l’intervention prompte des forces de l’ordre. Trois individus soupçonnés d’appartenir à une bande d’agresseurs ont été interpellés, tandis que plusieurs de leurs complices ont réussi à prendre la fuite.

Les faits se sont déroulés aux premières heures du jour, aux environs de 5 heures du matin, alors qu’un couple se rendait à son lieu de travail. Les victimes ont été violemment prises à partie par un groupe estimé à une dizaine de personnes. Sous la menace et la brutalité de l’attaque, les agresseurs ont réussi à dérober le sac à main de la femme, contenant de l’argent, un téléphone portable ainsi que des écouteurs, avant de tenter de disparaître dans les ruelles du quartier.

Alertées dans la foulée, les équipes de la Brigade de recherches se sont rendues sur les lieux et ont engagé une intervention rapide. Cette réactivité a permis non seulement de porter assistance aux victimes encore sous le choc, mais aussi de localiser et d’interpeller en flagrant délit trois suspects présumés impliqués dans l’agression.

Lors de leur audition, les mis en cause ont tenté de justifier leur présence sur les lieux à une heure aussi matinale en affirmant revenir d’un rassemblement religieux communément appelé « Thiant », tenu aux Parcelles Assainies. Malgré ces déclarations, ils ont été placés en garde à vue pour association de malfaiteurs et vol en réunion commis avec violence durant la nuit.

Augustin Senghor élu vice-président de l’Union mondiale des villes olympiques : une consécration pour Dakar et Gorée

Le maire de Gorée, commune d’arrondissement de Dakar, Augustin Senghor, vient d’accéder à un nouveau niveau de responsabilité internationale. Il a été élu vice-président de l’Union mondiale des villes olympiques (UMVO), une organisation qui regroupe les villes ayant accueilli ou appelées à accueillir les Jeux Olympiques. Cette information a été confirmée par un communiqué émanant de la municipalité de Dakar, qui salue une avancée majeure pour la représentation sénégalaise au sein des instances sportives mondiales.

Cette élection est présentée comme une reconnaissance d’un engagement constant en faveur des valeurs du mouvement olympique et du développement des territoires à travers le sport. Elle vient couronner un parcours déjà marqué par une implication progressive au sein de l’organisation internationale, puisque Augustin Senghor avait intégré le comité exécutif de l’UMVO en octobre 2025. Cette précédente étape avait déjà été perçue comme un signal fort de la confiance accordée à l’élu sénégalais, ouvrant la voie à cette nouvelle promotion.

Dans son communiqué, la Ville de Dakar met également en avant le rôle joué par son maire, Abass Fall, dont l’implication aurait été déterminante dans la conduite et le portage de cette candidature. L’initiative est décrite comme le résultat d’une diplomatie territoriale structurée, pensée de manière stratégique et orientée vers des résultats concrets, illustrant la volonté des autorités locales de renforcer la présence de Dakar dans les réseaux internationaux liés au sport et à la gouvernance urbaine.

L’Union mondiale des villes olympiques, fondée en 2002 par Athènes et Lausanne, constitue une plateforme d’échanges et de coopération entre les villes hôtes des Jeux Olympiques ou candidates à leur organisation. Elle vise principalement à favoriser le partage d’expériences, la valorisation des héritages olympiques et la promotion de bonnes pratiques en matière de développement urbain et sportif.

Tragique disparition de Serigne Fallou Dièye, enseignant engagé et gardien de l’équipe de Gadiaga (Bakel)

On en sait désormais davantage sur l’identité du joueur de l’équipe de football de Gadiaga, dans la région de Bakel, décédé tragiquement avant son évacuation vers le Centre hospitalier régional de Tambacounda. Il s’agit de Serigne Fallou Dièye, gardien de but de l’équipe et personnalité respectée aussi bien sur le terrain que dans sa communauté.

Sa disparition a provoqué une vive émotion dans son entourage, tant l’homme était apprécié pour ses qualités humaines. Proche des populations locales, Serigne Fallou Dièye était décrit par ses proches comme une personne généreuse, disponible et profondément engagée dans le développement de son environnement social. Son sens du partage et son altruisme faisaient de lui une figure particulièrement estimée.

Au-delà de sa passion pour le football, le défunt menait une carrière dans l’enseignement. Il s’était investi avec sérieux et dévouement dans le domaine éducatif, poursuivant un parcours marqué par la volonté de transmettre le savoir et d’accompagner les jeunes générations. Dans cette dynamique, il avait récemment composé aux épreuves écrites du Certificat d’Aptitude Pédagogique à Tambacounda, une étape importante de son cheminement professionnel. Le destin a malheureusement interrompu son ambition, l’empêchant de connaître les résultats de cet examen.

Son engagement ne s’arrêtait pas à la salle de classe. Serigne Fallou Dièye avait déjà exercé durant deux années au sein du CODEC de Sadatou, dans la cellule de Laminia, au village de Yélimalo, dans l’arrondissement de Kéniéba. À ce poste, il s’était distingué par son implication dans la formation des élèves et son rôle actif dans la vie scolaire locale, laissant le souvenir d’un éducateur rigoureux et dévoué.

De retour à Bakel, il avait poursuivi son engagement éducatif en intégrant le CODEC local, tout en continuant à nourrir sa passion pour le football en rejoignant l’équipe fanion de Gadiaga. Ce double engagement, à la fois dans l’éducation et le sport, illustrait parfaitement la richesse de son parcours et son attachement au service de sa communauté.

Affaire Pape Cheikh Diallo : Ass Dione en garde à vue, une enquête qui s’intensifie

Le chanteur religieux Ass Dione a été placé en garde à vue à la brigade de recherches de Keur Massar dans le cadre de l’enquête liée à l’affaire Pape Cheikh Diallo. Selon plusieurs sources médiatiques, son interpellation s’inscrit dans une vaste procédure judiciaire qui aurait déjà concerné de nombreuses personnes, avec un total estimé à plus d’une cinquantaine d’individus entendus ou arrêtés depuis le début des investigations.

D’après des informations rapportées par le quotidien L’Observateur, l’artiste religieux aurait été soumis, comme les autres personnes impliquées dans ce dossier, à un test de dépistage du VIH sida. Toujours selon la même source, le résultat de ce test serait revenu positif. Cette information, non confirmée officiellement par les autorités judiciaires ou sanitaires, circule néanmoins dans la presse et suscite de nombreuses réactions.

Le journal Le Quotidien du groupe Futurs Médias revient par ailleurs sur les circonstances de son arrestation. Ass Dione aurait été activement recherché pendant environ quarante-huit heures par des gendarmes en civil. Les premières recherches menées à Touba n’auraient pas permis de le localiser, avant qu’il ne soit finalement retrouvé et interpellé à Dakar.

Dans le prolongement de l’enquête, Libération indique que le chanteur religieux aurait reconnu devant les enquêteurs entretenir des relations intimes avec l’animateur Pape Cheikh Diallo. La même source ajoute qu’il aurait également admis avoir consommé des substances illicites en petites quantités, expliquant que cela aurait été dans le but de, selon ses propos rapportés, améliorer ses performances lors de ses rencontres.

Polémique autour d’une éventuelle candidature de Macky Sall au poste de Secrétaire général de l’ONU : entre débats diplomatiques et enjeux de crédibilité africaine

Une controverse a récemment émergé dans certains cercles diplomatiques et médiatiques concernant une hypothétique candidature de l’ancien président sénégalais Macky Sall au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies Organisation des Nations unies. Cette discussion, encore non officialisée au niveau institutionnel, a néanmoins suscité de nombreux commentaires sur la scène africaine et internationale, révélant des divergences d’appréciation sur les méthodes de désignation, les équilibres régionaux et les principes de gouvernance diplomatique.

Au cœur de cette polémique, certains observateurs estiment que des démarches informelles auraient été envisagées pour promouvoir des candidatures africaines dans la perspective de la succession à la tête de l’ONU. D’autres voix, en revanche, dénoncent des tentatives d’influence ou de construction de consensus prématurés, considérant que ce type de processus doit impérativement respecter les cadres institutionnels établis et les consultations multilatérales traditionnelles. Ces débats traduisent surtout la sensibilité extrême qui entoure toute discussion relative aux plus hautes fonctions des Nations unies.

Dans ce contexte, la question de la légitimité et de la transparence des procédures revient avec insistance. Plusieurs analystes rappellent que le poste de Secrétaire général exige non seulement un équilibre géopolitique délicat entre les régions du monde, mais aussi une capacité à fédérer un consensus large au sein des États membres. Toute perception de manœuvre anticipée ou de lobbying excessif peut fragiliser une candidature, même lorsqu’elle repose sur un parcours politique reconnu.

Par ailleurs, certains débats ont pris une dimension plus large en Afrique, où des réflexions émergent sur la manière dont les candidatures continentales sont portées dans les instances internationales. Des divergences d’approche apparaissent entre États africains sur la stratégie à adopter, notamment sur la coordination diplomatique et le respect des équilibres internes. Le Nigeria Nigeria, souvent considéré comme un acteur influent dans les dynamiques régionales, est cité par certains analystes comme ayant insisté sur la nécessité de respecter les principes établis, notamment en matière de rotation et de consensus, afin d’éviter toute division entre pays africains.

Au-delà des positions nationales, cette séquence met en lumière une interrogation plus profonde sur la place de l’Afrique dans les grandes institutions internationales. Plusieurs experts soulignent que les États africains sont de plus en plus attentifs à la cohérence de leurs positions collectives et à la crédibilité des candidatures qu’ils soutiennent. Dans un système international de plus en plus compétitif, la réputation, la neutralité et la capacité à incarner un consensus mondial apparaissent comme des critères déterminants.

La fonction de Secrétaire général de l’ONU est en effet perçue comme hautement symbolique, au-delà de ses aspects administratifs. Elle suppose une image de neutralité absolue, une intégrité reconnue et une légitimité capable de transcender les appartenances nationales. Dans ce cadre, toute candidature est soumise à un examen politique rigoureux, où les considérations diplomatiques, éthiques et stratégiques s’entremêlent étroitement.

Enfin, cette polémique révèle aussi les tensions récurrentes entre ambitions individuelles et dynamiques collectives dans la diplomatie africaine. Elle souligne la difficulté pour les États du continent de construire des positions unifiées face à des enjeux globaux, tout en défendant leurs intérêts propres. Au-delà du cas évoqué, c’est donc une réflexion plus large sur la maturité diplomatique, la coordination régionale et la crédibilité internationale de l’Afrique qui se dessine.

Saint-Louis : une marche émouvante pour célébrer la trisomie 21 et promouvoir l’inclusion

La ville de Saint-Louis a vibré au rythme de la solidarité et de l’inclusion à l’occasion de la célébration de la Journée internationale de la trisomie 21. Le Centre d’Inclusion Sociale de Saint-Louis (CISSL) a marqué cette date par une grande randonnée pédestre organisée le samedi 28 mars, mobilisant largement la population autour de la cause des personnes vivant avec une trisomie 21.

À la tête du cortège, la directrice du centre, Khady Diallo, entourée de partenaires institutionnels, d’acteurs de la société civile et de nombreux citoyens, a parcouru les rues emblématiques de la vieille ville. L’objectif était clair : donner de la visibilité aux enfants porteurs de trisomie 21 et sensibiliser l’opinion sur la nécessité de bâtir une société plus inclusive et respectueuse des différences.

Cette sixième édition de la marche a été particulièrement marquante grâce à l’initiative des enfants eux-mêmes, qui ont porté 21 messages symboliques. À travers des phrases fortes telles que « Je n’ai pas une maladie, j’ai une particularité génétique », « Un chromosome en plus, des rêves en plus » ou encore « Ne me regarde pas avec pitié, regarde-moi avec respect », ils ont exprimé avec émotion et détermination leur désir d’être pleinement acceptés dans la société. Ces messages ont profondément touché les participants et renforcé le plaidoyer en faveur d’un changement de regard sur la trisomie.

Au-delà de la symbolique, cette marche s’est imposée comme un véritable appel à l’action. Elle a mis en lumière les défis persistants auxquels font face les enfants en situation de déficience intellectuelle, notamment en matière d’accès à l’éducation, à la formation et à l’emploi. Les organisateurs ont insisté sur l’urgence d’accorder à ces enfants les mêmes droits et opportunités que les autres citoyens.

La réussite de l’événement repose également sur une forte mobilisation communautaire. La jeunesse saint-louisienne, les organisations locales et plusieurs institutions ont répondu présent. L’Université Gaston Berger, le Conseil départemental, l’Inspection d’Académie ainsi que la Direction régionale de l’Action sociale ont apporté leur soutien à cette initiative citoyenne.

Les élèves du Lycée Ameth Fall et de l’école Boubacar Diop ont également pris part à la marche, aux côtés d’associations engagées telles que APEHPI, Badiénou Gox et Ndar bu nu beug. Tous ont contribué à créer une atmosphère chaleureuse et engagée, illustrant la volonté collective de faire avancer la cause de l’inclusion.

L’événement a aussi bénéficié de l’animation d’artistes engagés comme Tex LBK et Abdou Guité Seck, salués pour leur participation bénévole. Leur présence a apporté une dimension festive à la manifestation, tout en renforçant la portée du message.

L’un des moments les plus forts de la journée a été la mise en avant d’enfants trisomiques déjà insérés dans le monde professionnel, notamment au sein de la SONAGED. Pour Khady Diallo, cet exemple concret démontre que l’inclusion sociale et professionnelle est non seulement possible, mais qu’elle constitue une voie essentielle pour valoriser les capacités de ces enfants et leur offrir un avenir digne.

Saisie record de 916 kg de médicaments illicites à Koungheul : un coup dur porté aux réseaux clandestins

La Brigade mobile des Douanes de Koungheul, rattachée à la Direction régionale du Centre, a réalisé une importante opération dans le cadre de la lutte contre la criminalité pharmaceutique. Dans la nuit du 25 au 26 mars 2026, les agents ont intercepté une cargaison de produits illicites d’un poids total de 916 kilogrammes, pour une valeur estimée à plus de 118 millions de francs CFA.

Cette intervention fait suite à l’exploitation de renseignements jugés fiables et précis par les services douaniers. L’opération s’est déroulée sur des axes considérés comme stratégiques pour le trafic, notamment entre Dimiskha et Missirah, ainsi que sur le corridor Koucoto-Mbaye-Mbaye. Grâce à une coordination efficace et une surveillance accrue, les agents ont réussi à immobiliser deux véhicules qui transportaient ces produits frauduleux.

La cargaison saisie se compose d’une grande diversité de médicaments et de produits pharmaceutiques introduits illégalement sur le territoire. Parmi eux figurent des antalgiques, des antibiotiques, des anti-inflammatoires, des aphrodisiaques ainsi que des produits destinés à un usage vétérinaire. Ces substances, dont l’origine et les conditions de conservation sont souvent douteuses, représentent un danger sérieux pour la santé des populations et des animaux.

L’évaluation de la saisie a été effectuée avec l’appui d’un professionnel du secteur pharmaceutique, en l’occurrence le pharmacien Mamadou Tounkara, basé à Koungheul et membre du Syndicat des pharmaciens privés du Sénégal. Son expertise a permis d’estimer avec précision la valeur marchande des produits interceptés, mais aussi de souligner les risques sanitaires associés à leur circulation clandestine.

Poste Finances : le député Diop Sy convoqué dans une affaire de détournement présumé de 1,707 milliard FCFA

Le dossier des détournements présumés à Poste Finances connaît un nouveau tournant judiciaire avec l’implication du député et entrepreneur Diop Sy. Selon des informations rapportées par le quotidien L’Observateur, le juge du deuxième cabinet d’instruction du Tribunal de Dakar a saisi la Sûreté urbaine afin de procéder à sa convocation dans le cadre de cette affaire qui porte sur un montant estimé à 1,707 milliard de FCFA.

Cette procédure s’inscrit dans une enquête ouverte depuis plusieurs années autour de soupçons de détournement de deniers publics impliquant d’anciens responsables de Poste Finances. Les investigations ont mis en lumière des pratiques assimilées à une cavalerie financière, ainsi que des irrégularités présumées dans la gestion des comptes de dépôt. Le magistrat instructeur avait, dès le début de l’affaire, adopté une ligne ferme en ordonnant l’arrestation de toute personne impliquée n’ayant pas procédé au remboursement des sommes en cause.

Dans ce contexte, Diop Sy avait été entendu par la justice et s’était engagé à rembourser un prêt de 260 millions de FCFA dont il avait bénéficié. Toutefois, selon les éléments relayés, cet engagement n’a toujours pas été respecté à ce jour, ce qui motive aujourd’hui la relance de la procédure à son encontre. Les enquêteurs cherchent notamment à comprendre les raisons de ce défaut de paiement et de cette promesse restée sans suite.

Par ailleurs, il ressort que le député serait difficile à joindre, ne répondant ni aux appels ni aux messages des enquêteurs, une situation qui complique davantage l’avancée du dossier et justifie la décision du juge d’instruction de passer par une convocation formelle.

Pour rappel, cette affaire avait déjà conduit, le 7 décembre 2021, à l’inculpation de trois anciens responsables de la Poste : Alexandre M., Abdoulaye F. et Kéba D. Ces derniers sont poursuivis pour détournement de deniers publics et complicité, des charges particulièrement graves dans un contexte de lutte accrue contre la mauvaise gestion des ressources publiques.

Affaire Aliou Sall : une audition décisive au Pool judiciaire financier

Le dossier impliquant Aliou Sall, ancien maire de Guédiawaye, et son épouse Aïssata Sall, connaît un tournant majeur ce jour avec leur audition au Pool judiciaire financier. Après près de cinq mois d’attente depuis leur inculpation, le couple est appelé à s’expliquer en profondeur sur les graves accusations portées contre lui, notamment le blanchiment de capitaux, l’association de malfaiteurs, la corruption et le trafic d’influence.

Remontant au 13 octobre dernier, leur inculpation s’inscrit dans le cadre de l’ouverture d’une information judiciaire par le parquet financier. À cette date, les deux mis en cause avaient été placés sous contrôle judiciaire, à la suite de soupçons liés à des malversations présumées autour de l’acquisition d’un immeuble situé aux Almadies. Cette opération immobilière, menée par leur société, est au cœur des investigations. Selon les éléments versés au dossier, des hommes d’affaires, dont Seny Thiam, auraient contribué au financement du projet sous forme de prêts. Toutefois, le parquet financier soupçonne que ces apports pourraient en réalité dissimuler des opérations de blanchiment de capitaux.

Depuis le début de la procédure, le couple Sall a fermement contesté les accusations, soutenant avoir agi dans le strict respect de la législation en vigueur. Malgré ces dénégations, leurs arguments n’avaient pas suffi à convaincre le parquet, qui s’est notamment appuyé sur un rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières. Ce document mettrait en évidence des irrégularités dans les flux financiers liés au projet immobilier, renforçant ainsi les soupçons des autorités judiciaires et justifiant l’ouverture de l’information judiciaire.

Le contrôle judiciaire imposé au couple s’est accompagné de conditions strictes. Ils ont été autorisés à regagner leur domicile après avoir consigné la somme de 240 millions de francs CFA à la Caisse des dépôts et consignations. Cette mesure vise à garantir leur représentation devant la justice. Par ailleurs, le juge d’instruction leur a interdit de quitter le territoire national sans autorisation préalable et les a contraints à se présenter régulièrement devant son cabinet pour émarger. Ces dispositions ont été confirmées le 15 décembre par la Chambre d’accusation, consolidant ainsi leur statut de mis en examen sous surveillance judiciaire.

Durant ces mois de procédure, Aliou Sall et son épouse ont préparé leur défense en vue de cette audition décisive. Leur stratégie devrait s’articuler autour de la légalité des transactions immobilières et de la nature des financements reçus. Ils tenteront de démontrer que les contributions de partenaires tels que Seny Thiam relevaient de prêts réguliers, sans lien avec des activités illicites.

L’audition prévue ce jour constitue la première véritable confrontation du couple avec le fond du dossier. Jusqu’ici, la procédure s’était limitée à des mesures de contrôle judiciaire et à des investigations préliminaires. Désormais, les juges devront examiner de manière approfondie les explications des mis en cause, les pièces financières et les conclusions du rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières afin d’évaluer la solidité des charges retenues.

L’issue de cette étape pourrait s’avérer déterminante pour la suite de la procédure. En fonction des éléments apportés et de leur appréciation par le juge, les mesures restrictives pourraient être maintenues, allégées ou levées. De même, si les preuves jugées réunies par le parquet s’avèrent suffisantes, le dossier pourrait évoluer vers de nouvelles phases judiciaires, avec en perspective un éventuel renvoi devant une juridiction de jugement. Dans le cas contraire, un allègement des charges, voire un abandon partiel des poursuites, ne serait pas à exclure.

Passy : Darou Ndiayène doté d’un moulin à mil, un levier pour l’autonomisation des femmes

Le village de Darou Ndiayène, situé dans la commune de Passy, a franchi une étape importante dans son développement avec la mise en service d’un moulin à mil offert par le maire Baye Niass, également directeur général de l’Agence de Construction des Bâtiments et Édifices Publics (ACBEP).

L’inauguration de cette infrastructure de proximité marque un tournant pour les populations locales, en particulier pour les femmes, longtemps confrontées à de pénibles corvées domestiques. Jusqu’ici, ces dernières devaient parcourir plusieurs kilomètres pour faire moudre le mil dans des localités voisines ou s’adonner au pilage manuel, une activité éprouvante et chronophage.

Dans les zones rurales, l’absence d’équipements de transformation constitue en effet un frein majeur à l’amélioration des conditions de vie des femmes. Le pilage du mil, indispensable à la préparation des repas, mobilise quotidiennement plusieurs heures de travail, avec des conséquences notables sur la santé, notamment des douleurs lombaires et une fatigue persistante.

« Dès les premières heures de la journée, les femmes s’activent autour de tâches domestiques lourdes. Le pilage du mil reste l’une des corvées les plus pénibles », a souligné Baye Niass lors de la cérémonie, insistant sur la nécessité d’alléger ces charges.

Avec la mise en service du moulin, les ménages de Darou Ndiayène bénéficieront désormais d’un service accessible, réduisant considérablement les déplacements et le temps consacré à cette activité. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de modernisation du monde rural, tout en contribuant à l’amélioration des conditions de vie et à la sécurité des populations.

Prenant la parole devant les habitants, l’édile de Passy a mis en exergue la portée sociale et économique de cette réalisation. « L’autonomisation de la femme commence par la réduction de ses charges domestiques », a-t-il déclaré, rappelant les difficultés engendrées par l’absence de moulin dans le village.

Dans la perspective d’une gestion durable de l’équipement, Baye Niass a exhorté les bénéficiaires à en assurer un entretien rigoureux. Il a également recommandé la mise en place d’un comité de gestion, condition essentielle pour garantir la pérennité de l’infrastructure et envisager, à terme, l’acquisition de nouveaux équipements structurants.

Avec ce moulin à mil, Darou Ndiayène amorce ainsi une transformation concrète de son quotidien, illustrant l’impact significatif des initiatives locales sur le bien-être et l’autonomisation des communautés rurales.

Kaolack : tensions au PDS à l’approche des municipales

(Badou Ndour, SG de la Fédération urbaine du PDS à Kaolack)

À Kaolack, le Parti démocratique sénégalais (PDS) connaît des remous à l’approche des élections municipales. Ce samedi 28 mars 2026, à la suite d’une déclaration publique émanant d’un groupe de responsables du parti, le secrétaire général de la fédération urbaine, Badou Ndour, a exhorté les militants à la retenue et à la lucidité.

Dans un ton ferme, Badou Ndour a dénoncé le « jeu politique » de certains cadres du PDS et remis en question la sincérité des appels à l’unité, qu’il juge exclusifs plutôt qu’inclusifs. « Si l’unité était réellement recherchée, cette rencontre ne se serait pas tenue ainsi, à l’initiative de quelques responsables, sans quorum », a-t-il déclaré. Selon lui, de telles démarches fragilisent la cohésion interne plutôt que de la renforcer.

Tout en saluant le principe d’unité au sein de la « grande famille libérale » à Kaolack, il critique la méthode employée, pointant notamment des tentatives de récupération politique motivées par des ambitions personnelles en vue des futures investitures. Dans ce contexte préélectoral, il insiste sur la nécessité d’une organisation concertée et transparente. « Les préparatifs des élections municipales ne sauraient être l’affaire d’un groupe restreint », a-t-il martelé, appelant à une implication de l’ensemble des structures du parti.

Cette sortie souligne les divergences stratégiques qui traversent le PDS à Kaolack, alors que l’unité constitue un enjeu crucial pour aborder sereinement les échéances municipales. Badou Ndour alerte sur le risque que les rivalités internes, le déficit de communication et l’absence de vision commune compromettent l’efficacité du parti. Il appelle au dialogue, à la responsabilité et à un engagement collectif pour restaurer l’unité et préserver l’héritage politique de Me Abdoulaye Wade.

Mort d’Alireza Tangsiri : un coup dur pour la marine des Gardiens de la Révolution iranienne

L’Iran a officiellement confirmé, ce lundi, la mort d’Alizera Tangsiri, commandant de la marine des Gardiens de la révolution Islamique, plusieurs jours après l’annonce de son élimination par Israël . Selon un communiqué diffusé par Sepah News, l’organe médiatique des Gardiens, le haut responsable militaire a succombé à de graves blessures, confirmant ainsi les déclarations israéliennes du 26 mars.

Israël avait affirmé avoir ciblé et tué Tangsiri en même temps que d’autres officiers supérieurs de la marine iranienne, l’accusant d’être impliqué dans des actions de blocage du détroit d’Ormuz, un passage maritime essentiel pour l’approvisionnement mondial en pétrole. Cette zone est depuis longtemps un point de tension majeur entre Téhéran et ses adversaires, en particulier les États-Unis et leurs alliés.

Figure emblématique des forces armées iraniennes, Alireza Tangsiri était largement connu du grand public. Vétéran de la guerre Iran-Irak, il avait gravi les échelons au sein des Gardiens de la Révolution jusqu’à prendre la tête de leur marine en 2018, après avoir occupé pendant huit ans le poste de commandant adjoint. Sous son commandement, les capacités navales de cette branche militaire se sont considérablement renforcées, notamment dans les opérations asymétriques dans le Golfe.

Au cours des dernières années, la marine des Gardiens de la Révolution s’est illustrée par l’arraisonnement de plusieurs navires étrangers accusés de violations maritimes dans la région. Ces opérations ont contribué à accentuer les tensions avec les puissances occidentales et les pays riverains du Golfe.

Placée sous sanctions par les États-Unis et l’Union européenne, la figure de Tangsiri s’était aussi imposée par ses déclarations offensives à l’égard des intérêts américains. En 2020, il affirmait que les forces iraniennes étaient capables de surveiller et de menacer les positions américaines dans la région, allant jusqu’à déclarer que ses forces pourraient poursuivre leurs adversaires « jusqu’au Golfe du Mexique ». À plusieurs reprises, il avait également assuré que l’Iran disposait des moyens nécessaires pour fermer le détroit d’Ormuz en cas de conflit, tout en précisant que cette décision dépendrait des plus hautes autorités politiques du pays.

Sa mort intervient dans un contexte de tensions accrues au Moyen-Orient et pourrait avoir des répercussions importantes sur l’équilibre sécuritaire dans le Golfe. Déjà en janvier dernier, des rumeurs sur son décès avaient circulé à la suite d’une explosion survenue dans le port de Bandar Abbas, dans le sud de l’Iran. Ces informations avaient été rapidement démenties par les autorités iraniennes, ainsi que par l’agence Tasnim.

Serigne Mountakha Mbacké en retraite spirituelle de trois semaines : un temps de ressourcement et de recul

Le Khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Mbacké, a décidé d’observer une retraite spirituelle de trois semaines. L’annonce a été faite par son porte-parole du jour, Serigne Abdou Latyf Mbacké, qui a relayé le message du guide religieux à l’endroit des fidèles.

Dans sa déclaration, le porte-parole a précisé que cette décision est motivée par plusieurs facteurs, notamment l’âge du khalife, le poids des responsabilités qu’il assume à la tête de la confrérie mouride, ainsi que des considérations personnelles. Il a tenu à souligner que cette retraite ne constitue pas un retrait définitif, mais plutôt une parenthèse nécessaire pour permettre au patriarche de se ressourcer spirituellement et physiquement.

« Le khalife a décidé de prendre une retraite de trois semaines. Il est conscient de votre attachement et de votre engagement à ses côtés dans l’œuvre de Serigne Touba, mais il souhaite se retirer rien que pour ce moment afin de mieux revenir », a déclaré Serigne Abdou Latyf Mbacké, insistant sur la volonté du guide de revenir avec davantage d’énergie pour poursuivre sa mission.

Cette période de retrait coïncide avec les dernières semaines du mois de la Korité, un moment déjà empreint de spiritualité et de recueillement pour de nombreux fidèles. Malgré cette absence temporaire, les disciples ne seront pas livrés à eux-mêmes. Le porte-parole a rassuré que l’accueil sera maintenu pour ceux qui souhaitent se rendre auprès du khalife. Il a précisé que les représentants seront présents pour recevoir les visiteurs et répondre à leurs préoccupations, assurant ainsi une continuité dans l’encadrement religieux.

Ce type de retraite spirituelle n’est pas une première pour Serigne Mountakha Mbacké. Le guide des Mourides est en effet connu pour s’accorder régulièrement des moments de recul, loin de l’effervescence quotidienne liée à ses hautes fonctions. Ces périodes de retrait lui permettent de se consacrer davantage à la prière, à la méditation et au renforcement de sa relation spirituelle, dans la droite ligne de l’héritage de Cheikh Ahmadou Bamba.

Affaire “Pape Cheikh Diallo et Cie” : la pression monte autour des journalistes et d’un réseau présumé structuré

La procédure judiciaire engagée dans le cadre de l’affaire dite « Pape Cheikh Diallo et Cie » connaît une nouvelle évolution avec la prolongation de la garde à vue de plusieurs figures du paysage médiatique sénégalais. Le chroniqueur Kader Dia de Sen TV, ainsi que les journalistes Ousmane Kadior Cissé de 7TV et Pape Gaye Tall du site Kewoulo, restent entre les mains des enquêteurs depuis vendredi. Leur sort devrait être fixé ce lundi, à l’issue des investigations en cours.

Selon des informations publiées par le quotidien Libération dans son édition du samedi, cette prolongation n’est pas anodine. Elle s’inscrit dans une volonté des enquêteurs de consolider un dossier déjà jugé sensible. Les investigations seraient appuyées par des aveux considérés comme accablants, ainsi que par plusieurs éléments matériels jugés compromettants, renforçant ainsi les soupçons pesant sur les personnes interpellées.

L’enquête, ouverte depuis le mois de février, aurait permis de mettre au jour un réseau décrit comme structuré et opérant dans le milieu médiatique sénégalais. Les éléments recueillis à ce stade évoquent l’existence d’un « club » dont les activités dépasseraient largement le cadre professionnel. Les perquisitions et auditions menées par la Brigade de recherches de Keur Massar ont, d’après la même source, permis de collecter des preuves jugées significatives par les enquêteurs.

Le dossier prend une ampleur particulière avec le nombre déjà élevé d’interpellations. Au total, 52 personnes ont été arrêtées dans le cadre de cette affaire, qui implique des accusations particulièrement graves. Parmi les faits visés figurent notamment l’association de malfaiteurs, des actes contre nature, la transmission volontaire du VIH, le blanchiment de capitaux ainsi que le trafic de drogue.

Face à la gravité des charges et à la sensibilité des profils concernés, cette affaire suscite une vive attention dans l’opinion publique. Elle met également en lumière des dérives présumées au sein de certains cercles influents, tout en soulevant des interrogations sur l’ampleur réelle du réseau évoqué par les enquêteurs.

‎Beach Volleyball : Un tournoi national organiser par la fédération pour dénicher les talents.

La fédération nationale de volleyball du Sénégal à organiser un tournoi de deux jours à Dakar pour confronter différentes de équipes U18.


‎Par le biais de son président Amadou SENE, ce tournoi qui est à sa première édition vise à peaufiner les aptitudes des pratiquants en vue de faciliter leurs participation aux JOJ de la jeunesse.


‎Dans son intervention, la Pdte du commission beach volleyball Adji A. SAMBA est revenu sur la nécessité d’accompagnement des sponsors pour mieux valoriser le volleyball au Sénégal.

Beach Volleyball:Un tournoi national de 2jours organiser par la fédération pour dénicher les talents

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°706 – 30/03/2026

🔴 EN DISANT DEPUIS FISSEL : «  DEPUIS DEUX ANS , DES SABOTEURS ÉPRIS DE MÉCHANCETÉ BLOQUENT LE PLUS GRAND PROJET D’ÉLECTRIFICATION DU SÉNÉGAL » : SONKO A-T-IL VALIDÉ LES DOUTES DE TAS ?
🔴 CLÔTURE DU PREMIER APE 2026 AVEC UNE MOBILISATION FINANCIÈRE ESTIMÉE À 304,15 MILLIARDS DE FCFA : OBJECTIFS DÉPASSÉS

🔴 APRÈS LE SCANDALE : LA CAF ENGAGE UNE RÉFORME EN PROFONDEUR

Relance du chantier de l’hôpital Aristide Le Dantec : l’État veut accélérer pour une livraison rapide

Le chantier de l’hôpital Aristide Le Dantec Hospital suscite un regain d’attention au sommet de l’État, tant il représente un enjeu crucial pour l’amélioration du système de santé au Sénégal. Les autorités affichent désormais une volonté claire d’accélérer les travaux afin de livrer, dans les meilleurs délais, cette infrastructure sanitaire stratégique, appelée à transformer durablement la prise en charge médicale des populations.

C’est dans ce contexte que le ministre des Infrastructures, Déthié Fall, s’est rendu sur le site pour une visite d’inspection. Cette descente de terrain avait pour objectif d’évaluer concrètement l’état d’avancement des travaux, mais aussi d’identifier les contraintes techniques et organisationnelles qui freinent encore le bon déroulement du chantier. Une démarche qui s’inscrit dans la dynamique impulsée par les plus hautes autorités du pays, notamment le président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko, qui prônent une gouvernance axée sur des solutions pragmatiques et une gestion rapprochée des projets structurants.

Au cours de cette visite, la délégation ministérielle a pu constater de visu les difficultés qui entravent encore la progression des travaux. Parmi les principaux obstacles figurent des ajustements techniques liés à la révision du projet initial, ainsi que certaines lenteurs dans la mise en œuvre opérationnelle. Face à cette situation, des mesures correctives sont en cours d’élaboration afin de lever rapidement ces blocages et de redonner une nouvelle impulsion au chantier.

Le ministre a particulièrement insisté sur le caractère stratégique de cet hôpital, qui constitue l’un des piliers de la modernisation du plateau médical national. Initialement conçu pour accueillir 450 lits, le projet a été revu à la hausse pour atteindre une capacité de 660 lits. Cette augmentation significative, bien qu’essentielle pour répondre à la demande croissante en soins de santé, a contribué à complexifier certains aspects techniques du chantier et à rallonger les délais d’exécution. D’où la nécessité, selon Déthié Fall, de stabiliser rapidement les choix techniques afin d’éviter de nouveaux ajustements susceptibles de retarder davantage la livraison.

Dans cette perspective, des propositions concrètes seront prochainement soumises au chef du gouvernement et au chef de l’État. L’objectif est de faciliter une prise de décision rapide et efficace, en vue d’accélérer le rythme des travaux tout en garantissant le respect des normes de qualité. Le ministre a, par ailleurs, exhorté l’entreprise en charge du chantier à maintenir la cadence actuelle, en insistant sur la nécessité de conjuguer rigueur, efficacité et respect des délais contractuels.

Succès retentissant du premier Appel Public à l’Épargne 2026 : le Sénégal mobilise plus de 300 milliards de FCFA

Le Sénégal vient de franchir une étape importante dans sa stratégie de financement en enregistrant un succès notable lors de son premier Appel Public à l’Épargne (APE) de l’année 2026. Selon un communiqué publié ce dimanche par le Ministère des Finances et du Budget, l’opération s’est soldée par une mobilisation de 304,15 milliards de FCFA, dépassant largement l’objectif initial fixé à 200 milliards. Ce résultat correspond à un taux de couverture de 152 %, illustrant un fort engouement des investisseurs.

Lancée le 26 février, cette opération de levée de fonds s’est étalée sur une période d’un mois, pour s’achever le 26 mars. Elle a attiré aussi bien des investisseurs institutionnels que des particuliers, traduisant une confiance affirmée dans la signature de l’État sénégalais. Pour les autorités, cette performance constitue un indicateur clair de la crédibilité du pays sur le marché financier, dans un contexte où la mobilisation des ressources internes devient un levier essentiel de financement du développement.

Les fonds collectés dans le cadre de cet appel public à l’épargne sont destinés à couvrir les besoins budgétaires de l’État tout en contribuant à une gestion plus dynamique de la dette publique. Cette approche s’inscrit dans la mise en œuvre de la loi de finances 2026, avec pour ambition d’assurer un équilibre entre financement des investissements et maîtrise des engagements financiers.

L’opération a été structurée autour de quatre maturités, offrant ainsi aux investisseurs des options variées. Les titres émis portent sur des durées de 3, 5, 7 et 10 ans, avec des taux respectifs de 6,40 %, 6,60 %, 6,75 % et 6,95 %. Ce choix de maturités relativement longues reflète la volonté des autorités de lisser le profil de remboursement de la dette, en évitant une concentration excessive des échéances à court terme. Il s’agit également d’un signal de confiance dans la stabilité macroéconomique du pays et dans sa capacité à honorer ses engagements sur le long terme.

Au-delà de cette opération ponctuelle, le gouvernement sénégalais entend poursuivre ses efforts en matière de mobilisation des ressources domestiques. Cette dynamique s’inscrit dans une stratégie globale visant à renforcer le rôle du marché financier sous-régional dans le financement de l’économie nationale. En s’appuyant sur des instruments comme les APE, les autorités cherchent à diversifier leurs sources de financement tout en réduisant leur dépendance vis-à-vis des partenaires extérieurs.

Interpellation de Mamadou Guèye : un tournant dans l’affaire foncière du palais de justice de Pikine-Guédiawaye

Le maire de Djiddah Thiaroye Kao, Mamadou Gueye, par ailleurs ancien directeur général des Domaines, a été interpellé par la Brigade de recherches de Keur Massar dès son arrivée à Dakar. Cette arrestation, dont les circonstances précises n’ont pas été officiellement détaillées par les autorités, s’inscrit dans le cadre d’une procédure judiciaire déjà en cours liée à la gestion des terrains publics au Sénégal.

Selon des sources proches du dossier, cette interpellation n’est pas un acte isolé, mais plutôt une étape attendue dans une affaire de grande ampleur. Elle intervient après une période durant laquelle Mamadou Guèye se trouvait hors du territoire national. Son retour a ainsi permis aux services compétents d’exécuter un mandat d’amener émis à son encontre, dans le but de le mettre à la disposition de la justice sénégalaise.

L’affaire dans laquelle il est cité concerne un scandale foncier présumé autour de l’attribution d’un site destiné à la construction du palais de justice de Pikine-Guédiawaye, une infrastructure stratégique dans la banlieue dakaroise. Ce dossier, particulièrement sensible, met en cause plusieurs responsables et soulève des interrogations sur les mécanismes d’attribution des terrains publics. Les enquêteurs cherchent à établir d’éventuelles irrégularités dans les procédures administratives et foncières, ainsi que les responsabilités individuelles dans cette opération.

Au cœur de cette affaire, le rôle qu’occupait Mamadou Guèye en tant que directeur général des Domaines est scruté avec attention. Cette fonction, centrale dans la gestion du patrimoine foncier de l’État, implique une responsabilité directe dans les décisions d’affectation et d’attribution des terrains publics. Les investigations visent notamment à déterminer si des manquements aux règles en vigueur ont été commis et, le cas échéant, à en identifier les auteurs.

Pour mener à bien cette procédure, la Division des investigations criminelles a été mobilisée afin d’assurer l’exécution du mandat d’amener et le suivi de l’enquête. Le dossier est actuellement placé sous le contrôle du parquet, qui veille au respect strict des dispositions légales et réglementaires en vigueur. Les autorités judiciaires insistent sur la nécessité de garantir les droits de toutes les parties impliquées, dans un souci de transparence et d’équité.

Élections locales : Alioune Ndoye dénonce un flou « anormal » et alerte sur les risques pour la transparence

Le maire de Dakar-Plateau et directeur de l’école du Parti socialiste, Alioune Ndoye, est monté au créneau pour dénoncer l’absence de visibilité autour du calendrier des prochaines élections locales. Invité de l’émission En vérité ce dimanche 29 mars 2026, l’édile a exprimé son incompréhension face au silence des autorités sur la date officielle du scrutin, attendu pourtant entre janvier et février prochains.

Pour le responsable socialiste, cette situation est tout simplement « anormale » dans un pays reconnu pour la solidité de ses traditions démocratiques. Il estime que l’absence de décret fixant le calendrier électoral crée un déséquilibre entre les acteurs politiques et alimente un climat d’incertitude préjudiciable à la transparence du processus. Selon lui, les formations politiques sont laissées dans le flou, incapables de se préparer convenablement à une échéance pourtant cruciale pour la vie démocratique locale.

Au-delà du calendrier, Alioune Ndoye s’est également prononcé sur l’entrée en vigueur de l’Acte 4 de la décentralisation. À ses yeux, la mise en œuvre de cette réforme majeure avant les élections semble aujourd’hui techniquement compromise. Il juge les délais trop courts pour conduire efficacement un chantier d’une telle ampleur, ce qui pourrait entraîner des dysfonctionnements dans l’organisation des collectivités territoriales.

L’élu local a également pointé du doigt l’absence de révision des listes électorales, qu’il considère comme une entorse aux standards démocratiques du Sénégal. À quelques mois du scrutin, cette situation suscite, selon lui, de vives inquiétudes quant à la fiabilité du corps électoral. Il rappelle que la mise à jour régulière des listes est un élément fondamental pour garantir des élections inclusives et crédibles.

Dans un ton plus critique, Alioune Ndoye accuse le gouvernement de mener une campagne électorale déguisée à travers les déplacements répétés de certains responsables politiques sur le terrain. Il y voit une tentative de tirer avantage d’un calendrier encore flou, au détriment d’une compétition équitable entre les différents camps.

Détention de Farba Ngom : Me Doudou Ndoye alerte sur une dégradation inquiétante et dénonce une « double injustice »

L’avocat Me Doudou Ndoye a dressé un constat alarmant de la situation de son client, Farba Ngom, évoquant une détérioration notable de son état de santé aussi bien physique que moral. À la suite d’une récente visite en milieu carcéral, le conseil s’est montré particulièrement préoccupé par l’évolution de l მდგომარეობ de l’ancien député-maire d’Agnam, qu’il dit avoir trouvé affaibli et profondément marqué.

Selon l’avocat, Farba Ngom n’affiche plus la combativité qui a longtemps fait sa force, y compris dans des moments difficiles de sa vie. Il confie avoir été frappé par le changement d’attitude de son client, déclarant que celui-ci ne lui a pas semblé en bonne condition ni sur le plan moral ni mental. Une situation qu’il juge d’autant plus préoccupante qu’elle contraste avec la résilience dont le détenu avait toujours fait preuve, même face à la maladie.

Au-delà de l’état de santé de son client, Me Doudou Ndoye a également dénoncé ce qu’il qualifie de « double injustice » dans le traitement judiciaire du dossier. Il rappelle que deux juridictions, en l’occurrence le juge d’instruction et la chambre d’accusation, avaient ordonné la mise en liberté de Farba Ngom. Toutefois, ces décisions restent inapplicables en raison d’un pourvoi introduit par le ministère public devant la Cour suprême, ce qui a pour effet de maintenir son client en détention.

L’avocat déplore une situation qu’il estime contraire aux principes fondamentaux du droit, notamment celui de l’égalité des citoyens devant la justice. Pour illustrer son propos, il évoque une incohérence dans l’appréciation des faits, résumée par une formule qu’il juge révélatrice d’un dysfonctionnement du système : selon lui, certains sont blanchis tandis que d’autres restent détenus pour des faits indirectement liés.

Dans la même dynamique critique, Me Doudou Ndoye s’est insurgé contre l’ouverture d’une nouvelle procédure judiciaire visant son client, en lien avec l’usage supposé de téléphones portables en détention. Il considère cette initiative comme une dérive procédurale, estimant que de tels faits relèvent du règlement intérieur de l’administration pénitentiaire et non du champ pénal.

Dans l’attente des décisions de la Cour suprême attendues dans les prochaines semaines, l’avocat a lancé un avertissement sur les implications d’une justice qu’il juge défaillante. Il insiste sur la nécessité de s’assurer de la culpabilité réelle d’un individu avant toute privation de liberté, estimant qu’à défaut, c’est la crédibilité de l’institution judiciaire et la sécurité de l’ensemble de la société qui pourraient être compromises.

Désinformation : El Hadj Diouf annonce une plainte après des rumeurs d’arrestation

L’avocat El Hadj Diouf est monté au créneau pour dénoncer une nouvelle vague de désinformation ciblant sa personne. Dans la nuit de samedi à dimanche, une rumeur largement relayée sur les réseaux sociaux, notamment via l’application Facebook, a affirmé qu’il aurait été interpellé dans le cadre de l’affaire Pape Cheikh Diallo. Une information que l’intéressé a catégoriquement rejetée.

Sortant de son silence, l’avocat s’est exprimé au micro de Walf FM pour apporter un démenti formel et dénoncer ce qu’il considère comme une campagne de déstabilisation répétée. Visiblement agacé, il a fustigé des attaques qu’il dit subir de manière récurrente, évoquant des rumeurs persistantes allant jusqu’à annoncer sa mort ou encore une supposée maladie l’ayant immobilisé.

Face à ces allégations qu’il juge mensongères et malveillantes, El Hadj Diouf a tenu à rassurer l’opinion publique en affirmant être en parfaite santé et libre de ses mouvements. Il a notamment démenti avec fermeté les informations faisant état de son arrestation par la brigade de recherches de Keur Massar, qualifiant ces affirmations de simples fantasmes de ses détracteurs.

Déterminé à faire cesser ces agissements, l’avocat a annoncé son intention de saisir la justice dans les plus brefs délais. Il entend déposer une plainte auprès du procureur de la République afin que toute la lumière soit faite sur cette affaire et que les auteurs de ces fausses informations soient identifiés et sanctionnés.

Pour El Hadj Diouf, il s’agit avant tout de défendre son honneur et son droit à vivre sereinement avec sa famille, loin des attaques qu’il qualifie d’injustifiées. Il affirme ne pas se laisser intimider et promet d’aller jusqu’au bout pour protéger sa réputation face à ce qu’il considère comme une tentative de nuisance délibérée.

Kaolack : la VAE au service de la reconnaissance des acteurs de l’alphabétisation

À Kaolack, l’Inspection d’Académie a abrité, ce samedi, une journée de partage consacrée au dispositif de certification des facilitateurs en alphabétisation par la Validation des acquis de l’expérience (VAE). Cette initiative du ministère en charge du secteur vise à valoriser les compétences acquises sur le terrain par les acteurs de l’alphabétisation.

La rencontre s’est tenue en présence du directeur de l’Alphabétisation et des Langues nationales, Aliou Fall, accompagné d’une délégation composée notamment d’agents de la Division des examens et concours.

Prenant la parole, l’inspecteur d’Académie de Kaolack, Samba Diakhaté, a rappelé que cette initiative vient corriger une insuffisance longtemps décriée dans le sous-secteur.

« En matière d’alphabétisation, l’un des problèmes majeurs reste la non-prise en compte des acquis de l’expérience. Certains acteurs cumulent plus de dix ans d’expérience sans pouvoir bénéficier d’une reconnaissance officielle, faute d’intégration dans le système formel », a-t-il expliqué.

Ce manque de reconnaissance a été perçu par les acteurs comme une forme de dévalorisation. Toutefois, le ministère s’est engagé, depuis quelques années, à corriger cette situation à travers la mise en place d’un dispositif de certification. « Cette initiative permettra à nos opérateurs en alphabétisation de faire certifier leurs compétences et de mieux contribuer au développement du pays », a ajouté M. Diakhaté.

De son côté, le directeur de l’Alphabétisation et des Langues nationales a insisté sur l’importance de la Validation des acquis de l’expérience.

Selon Aliou Fall, ce processus, engagé depuis plusieurs années, est aujourd’hui en phase de mise à l’échelle. « La VAE permet de valoriser les expériences acquises par les facilitateurs en alphabétisation. Elle ouvre également de nouvelles perspectives, tout en contribuant à améliorer la qualité des enseignements-apprentissages », a-t-il souligné.

Il a par ailleurs précisé que cette journée de partage vise à sensibiliser, informer et mettre à niveau l’ensemble des acteurs concernés afin de favoriser une meilleure appropriation du dispositif.

Malgré ces avancées, le sous-secteur de l’alphabétisation reste confronté à des difficultés majeures, notamment le sous-financement. Les responsables ont rappelé que le Programme national d’éducation des jeunes et des adultes est entièrement financé par l’État, avec des ressources limitées.

À ce jour, environ 500 classes d’alphabétisation sont ouvertes à travers le pays, un nombre jugé insuffisant pour atteindre l’objectif d’éradication de l’analphabétisme. Les acteurs ont également évoqué les recommandations de la Conférence de Bamako, qui préconisent l’allocation de 3 % du budget national au secteur, un objectif encore loin d’être atteint.

Cette journée de partage constitue ainsi une étape importante vers la professionnalisation des acteurs de l’alphabétisation et relance le débat sur les moyens à mobiliser pour relever durablement les défis du secteur.

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