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Coopération verte entre Dakar et Nouakchott : des accords structurants pour protéger les écosystèmes transfrontaliers

En marge du Forum marin et côtier (Fomaco) organisé à Nouakchott, le Sénégal et la Mauritanie ont franchi une nouvelle étape dans leur collaboration environnementale. Le 28 avril 2026, le ministre sénégalais de l’Environnement, le Dr El Hadji Abdourahmane Diouf, et son homologue mauritanienne Messouda Baham Mohamed Laghdaf ont procédé à la signature de plusieurs accords majeurs destinés à renforcer la gestion concertée des ressources naturelles et la préservation des écosystèmes partagés.

Au cœur de ces engagements figure la création d’une réserve de biosphère transfrontalière reliant le Parc national des oiseaux du Djoudj au Parc national du Diawling. Ce projet vise à protéger de manière intégrée un espace écologique stratégique pour la biodiversité ouest-africaine, notamment pour les oiseaux migrateurs qui dépendent de ces zones humides. En favorisant une approche coordonnée entre les deux pays, cette initiative ambitionne de mieux répondre aux défis liés à la dégradation des habitats et aux effets du changement climatique.

Les deux États ont également convenu de mettre en place une aire marine protégée commune, une décision qui s’inscrit dans un contexte régional marqué par la pression croissante sur les ressources halieutiques et les écosystèmes marins. Cette mesure devrait permettre d’harmoniser les politiques de conservation, de lutter contre la pêche illicite et de préserver la richesse biologique des eaux partagées.

Dans le domaine du suivi environnemental, un partenariat a été scellé entre le Centre de suivi écologique et l’Observatoire national de l’environnement et du littoral. Cette collaboration vise à améliorer la collecte, l’analyse et le partage des données environnementales, un levier essentiel pour orienter les politiques publiques et anticiper les risques écologiques.

Les discussions ont également porté sur le projet gazier Grand Tortue Ahmeyim, pour lequel les deux pays entendent renforcer leur coopération, notamment en matière de gestion des risques environnementaux. Face aux enjeux liés à l’exploitation des ressources énergétiques offshore, les autorités ont insisté sur la nécessité d’adopter des mécanismes rigoureux de prévention et de surveillance afin de limiter les impacts sur les écosystèmes marins.

Au-delà de la coopération bilatérale, plusieurs pays ouest-africains présents au forum ont réaffirmé leur engagement en faveur de la Convention d’Abidjan et de l’accord BBNJ. Ces cadres internationaux visent à intensifier la lutte contre la pollution marine, à promouvoir une exploitation durable des ressources et à renforcer la protection des espaces marins au-delà des juridictions nationales.

Thiès en vitrine nationale : Babacar Diop revendique un succès et appelle à des investissements structurants

Dans un entretien accordé au quotidien L’Observateur ce mercredi 29 avril 2026, le maire de Thiès, Babacar Diop, a livré une lecture à la fois enthousiaste et exigeante du défilé du 4 avril, exceptionnellement organisé dans sa commune. L’édile y voit bien plus qu’un simple événement commémoratif : une consécration symbolique du retour de la ville au premier plan de l’histoire nationale.

Selon lui, l’organisation de cette célébration de la fête de l’indépendance a démontré la capacité de Thiès à rivaliser avec les grandes capitales administratives du pays. Il insiste particulièrement sur un point qu’il juge crucial : l’autonomie financière de la municipalité dans la préparation de l’événement. Balayant les rumeurs de financement massif par l’État, il affirme que la ville n’a bénéficié d’aucune enveloppe spéciale. Les travaux de pavage, l’amélioration de l’éclairage public et l’embellissement général ont été entièrement pris en charge par la commune, dans le but de hisser la « Cité du rail » au rang de vitrine nationale.

Au-delà de l’aspect logistique et organisationnel, Babacar Diop inscrit cette réussite dans une réflexion plus large sur l’avenir de Thiès. Il met en garde contre une évolution qu’il juge préoccupante : celle de voir la ville devenir progressivement une simple extension résidentielle de Dakar ou de Diamniadio. Pour lui, Thiès ne doit pas se contenter d’être une « ville-dortoir », mais doit affirmer une identité économique et stratégique propre.

Dans cette perspective, le maire plaide pour un engagement plus fort de l’État à travers des investissements structurants. Il évoque en priorité la relance du chemin de fer, symbole historique et levier économique majeur pour la ville, ainsi que la création d’un véritable pôle industriel et universitaire capable de générer des emplois et d’attirer des compétences. Ces projets sont, selon lui, indispensables pour transformer durablement Thiès en métropole moderne et compétitive.

En conclusion, Babacar Diop rappelle la place singulière qu’occupe Thiès dans l’histoire du Sénégal. Ville de cheminots et carrefour stratégique, elle incarne une mémoire collective que le pays ne saurait ignorer. À ses yeux, reconnaître cette contribution passe aujourd’hui par des choix politiques et économiques ambitieux, à la hauteur du rôle que la ville entend désormais jouer sur l’échiquier national.

Liberté provisoire confirmée pour Farba Ngom : la défense affiche son optimisme et vise un non-lieu

La Cour suprême du Sénégal a validé, mardi 28 avril 2026, la décision accordant une liberté provisoire assortie d’un contrôle judiciaire à Farba Ngom, député-maire des Agnam. Cette décision marque un tournant important dans une affaire judiciaire sensible qui dure depuis plus d’un an, l’intéressé étant placé en détention provisoire depuis février 2025 dans le cadre d’une enquête portant sur des flux financiers suspects estimés à 125 milliards de francs CFA.

Dans un entretien accordé au quotidien L’Observateur, l’un des conseils de la défense, Me Boubacar Cissé, s’est montré particulièrement confiant quant à l’issue de la procédure. Selon lui, la stratégie des avocats est claire et sans ambiguïté : obtenir un non-lieu. Il affirme que leur client doit être totalement blanchi et que l’ensemble de ses biens saisis dans le cadre de l’enquête, notamment ses immeubles, devront lui être restitués.

L’avocat insiste également sur l’état d’avancement du dossier, estimant que sauf survenance d’éléments nouveaux, le juge d’instruction devrait prochainement prononcer la clôture de l’information judiciaire. Dans cette perspective, il va jusqu’à évoquer un non-lieu qu’il juge “presque certain”, traduisant ainsi un optimisme assumé de la part de la défense.

Pour rappel, Farba Ngom est poursuivi pour plusieurs infractions graves, notamment association de malfaiteurs, escroquerie portant sur des deniers publics et blanchiment de capitaux. Ces accusations s’inscrivent dans une enquête de grande envergure sur des mouvements financiers jugés suspects, qui ont suscité une attention particulière de l’opinion publique et des autorités judiciaires.

Sarkozy conteste la version de Guéant et nie toute intervention en faveur du beau-frère de Kadhafi

Devant la cour d’appel de Paris, Nicolas Sarkozy a livré mercredi une version des faits en contradiction avec celle de son ancien bras droit Claude Guéant, dans le cadre du dossier sensible portant sur de possibles liens financiers entre la Libye et la campagne présidentielle française de 2007. L’ancien chef de l’État a fermement réfuté que Mouammar Kadhafi ait évoqué le sort judiciaire de son beau-frère lors d’un dîner officiel à Tripoli cette année-là, rejetant également l’idée qu’il aurait chargé Claude Guéant de traiter ce dossier.

Selon Nicolas Sarkozy, la seule discussion relative à cette affaire remonte à 2005, lorsqu’il occupait les fonctions de ministre de l’Intérieur. Il affirme que lors de cette rencontre avec le dirigeant libyen, une demande lui avait été adressée concernant la situation judiciaire de Abdallah Senoussi. Il assure toutefois avoir opposé un refus clair et sans ambiguïté à cette sollicitation, insistant sur le fait qu’aucune suite n’avait été donnée à cette requête.

Ce point constitue un élément clé de l’accusation. Les magistrats cherchent à déterminer l’existence éventuelle d’un pacte de corruption entre l’entourage de Nicolas Sarkozy et les autorités libyennes de l’époque. Selon cette hypothèse, Tripoli aurait accepté de financer la campagne présidentielle de 2007 en échange de plusieurs contreparties politiques et judiciaires, parmi lesquelles une possible intervention dans le dossier Abdallah Senoussi.

Ce dernier a été condamné en France à la réclusion criminelle à perpétuité pour son implication dans l’attentat contre le vol DC-10 de la compagnie UTA en 1989, une attaque qui avait causé la mort de 170 personnes. Le dossier reste particulièrement sensible en raison de la gravité des faits et de ses implications diplomatiques.

Réforme du code électoral : Doudou Wade prédit une censure inévitable du Conseil constitutionnel

L’adoption de la proposition de loi n°11/2026 modifiant le code électoral continue de susciter de vives réactions dans l’espace politique sénégalais. Parmi les voix les plus critiques figure Doudou Wade, ancien président du groupe parlementaire Liberté et Démocratie, qui n’a pas tardé à remettre en cause la solidité juridique du texte voté ce mardi par l’Assemblée nationale.

S’exprimant dans les colonnes de Dakaractu, l’ancien parlementaire affiche une conviction ferme : la loi ne résistera pas à un éventuel recours devant le Conseil constitutionnel du Sénégal. Selon lui, deux séries de griefs majeurs fragilisent profondément le texte, à savoir des vices de forme dans la procédure d’adoption et des incohérences substantielles dans son contenu.

Sur le plan procédural, Doudou Wade pointe des irrégularités qu’il juge suffisamment graves pour entraîner à elles seules la censure de la loi. Il estime que le processus ayant conduit à la modification de la loi n°2021/35 du 23 juillet 2021 n’a pas respecté les exigences légales et constitutionnelles en vigueur. Sans entrer dans tous les détails techniques, il laisse entendre que certaines étapes essentielles auraient été négligées ou menées de manière contestable, ce qui pourrait constituer un motif solide d’invalidation.

Mais au-delà de la forme, c’est le fond même du texte qui suscite, selon lui, les plus grandes inquiétudes. Doudou Wade évoque des incohérences dans la logique globale de la réforme et dans sa mise en œuvre. Il considère que ces contradictions internes affaiblissent la crédibilité juridique de la loi et la rendent difficilement défendable devant les Sages du Conseil constitutionnel. À ses yeux, une telle accumulation d’imperfections ne saurait être validée par la haute juridiction.

Dans son analyse, l’ancien député ne laisse que peu de place au doute quant à l’issue du processus. Il anticipe un rejet quasi certain du texte si celui-ci venait à être déféré devant le Conseil constitutionnel. Une position tranchée qui reflète les tensions persistantes autour de cette réforme électorale, déjà critiquée par une partie de l’opposition et de la société civile.

La France appelle ses ressortissants à quitter temporairement le Mali face à une situation sécuritaire jugée « extrêmement volatile »

La France a officiellement recommandé à ses ressortissants présents au Mali de quitter temporairement le pays dès que possible, en empruntant les vols commerciaux encore disponibles. Cette consigne, actualisée et publiée mercredi par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, intervient dans un contexte de dégradation rapide de la situation sécuritaire, marquée par une série d’attaques survenues le samedi 25 avril dans plusieurs localités du pays, y compris dans la capitale Bamako.

Dans son message, le Quai d’Orsay insiste sur le caractère particulièrement préoccupant de la situation actuelle, qu’il qualifie d’« extrêmement volatile ». Cette appréciation traduit une inquiétude croissante des autorités françaises face à l’évolution du climat sécuritaire au Mali, où les violences attribuées à des groupes armés continuent de s’intensifier et de se rapprocher des centres urbains.

Le ministère rappelle par ailleurs que le Mali demeure une zone formellement déconseillée aux voyageurs français, et ce, quel que soit le motif du déplacement. Cette recommandation, déjà en vigueur, est désormais renforcée par cet appel explicite à un départ temporaire, signe d’un niveau d’alerte élevé.

Selon les chiffres officiels, environ 4 200 ressortissants français sont actuellement inscrits au registre consulaire au Mali. À ce nombre s’ajoutent près de 3 000 Français non inscrits, portant ainsi à plus de 7 000 le nombre total estimé de citoyens français présents sur le territoire malien. Parmi eux, les deux tiers sont des binationaux, majoritairement installés à Bamako, où la situation reste particulièrement surveillée.

Détention de Pape Malick Ndour : l’APR dénonce une procédure politique et appelle à la mobilisation

L’Alliance pour la République (APR) est montée au créneau ce lundi pour dénoncer avec vigueur la détention de Pape Malick Ndour, coordonnateur des Cadres Républicains du parti. Dans un communiqué au ton ferme, la formation politique exprime sa « profonde indignation » et met directement en cause le chef du gouvernement, qu’elle désigne comme « le seul commanditaire » de la procédure en cours contre son responsable.

Selon l’APR, les fondements de cette privation de liberté sont particulièrement contestables. Le parti affirme que la mesure reposerait essentiellement sur un rapport émanant d’un cabinet d’expertise privé, élaboré sans respect du principe du contradictoire. Il souligne que Pape Malick Ndour n’aurait ni été auditionné en amont, ni eu l հնարավորություն de discuter les conclusions techniques de ce document. Dans ces conditions, l’APR s’interroge sur la légitimité d’une décision aussi lourde que la détention, fondée sur ce qu’elle considère comme un simple élément de renseignement dépourvu de valeur probante suffisante. Le Secrétariat exécutif national dénonce ainsi des conclusions entachées de « confusions, de raccourcis et de contrevérités manifestes ».

Au-delà du cas individuel, l’APR estime que cette affaire pose un problème plus large touchant au fonctionnement de la justice. Elle considère que la démarche adoptée fragilise dangereusement la confiance des citoyens dans l’institution judiciaire et alimente le sentiment d’une justice instrumentalisée à des fins politiques. Le parti rappelle que Pape Malick Ndour a toujours coopéré avec les autorités judiciaires, répondant à toutes les convocations et respectant strictement son assignation à domicile sous surveillance électronique. Dans ce contexte, la détention apparaît, selon l’APR, comme une mesure disproportionnée, en contradiction avec les principes de nécessité et de proportionnalité.

Pour la formation politique, cette situation s’inscrit dans une logique de règlement de comptes. Elle affirme que le seul tort de son responsable aurait été d’exercer librement son droit d’expression dans le cadre du débat démocratique. L’APR y voit une tentative de réduire au silence une voix qu’elle qualifie de crédible et engagée, dénonçant ainsi une atteinte aux libertés fondamentales garanties par la Constitution.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°726 – 29/04/2026

🔴 ADOPTION DE LA RÉFORME DES ARTICLES L29 ET L30 SIGNIFIANT UNE REFONTE MAJEURE DES RÈGLES D’ÉLIGIBILITÉ AVEC EFFET RÉTROACTIF : PASTEF SORT SONKO DU TROU
🔴 FIN D’UN CIRQUE POLITICO- JUDICIAIRE LA COUR SUPRÊME : FARBA QUITTE LA CITADELLE DU SILENCE

🔴 EXPLOIT AUX ÉTATS-UNIS : SABOU GUEYE COURONNÉE APRÈS UNE SAISON DOMINANTE

Affaire Keur Yeurmandé : Ndella Madior Diouf devant la chambre criminelle, le parquet requiert des peines sévères

Après plusieurs renvois successifs, l’affaire impliquant Ndella Madior Diouf a finalement été jugée ce mardi devant la chambre criminelle de Dakar. La fondatrice de la pouponnière Keur Yeurmandé a comparu aux côtés de son assistant Cheikh Tidiane Ndiaye et de l’animateur El Hadji Séne. Plusieurs autres prévenues, notamment des nounous placées sous contrôle judiciaire, n’étaient pas présentes à l’audience.

Ndella Madior Diouf fait face à une série d’accusations particulièrement graves, allant de la traite de personnes à l’exercice illégal de la médecine, en passant par la privation d’aliments ou de soins ayant entraîné la mort sans intention de la donner, la mise en danger de la vie d’autrui, la non-assistance à personne en danger, l’obtention indue de certificat aux fins d’inhumation, les infractions aux lois sur les inhumations, l’homicide involontaire ainsi que la non-déclaration de naissance. Ses coaccusés sont poursuivis pour complicité dans certains de ces faits.

À la barre, la prévenue, vêtue d’un grand boubou vert et d’un bonnet noir, a adopté une attitude décrite comme sereine, allant jusqu’à afficher des sourires par moments. Elle a fermement contesté l’ensemble des charges retenues contre elle. Revenant sur la création de sa structure, elle a expliqué avoir fondé la pouponnière SOS Keur Yeurmandé après une expérience personnelle difficile liée à une grossesse vécue durant ses études en médecine, marquée selon elle par un manque de soutien du père de l’enfant, malgré l’appui de sa famille.

Elle a également évoqué plusieurs situations de détresse rencontrées, affirmant avoir été sollicitée par des femmes victimes de viol ou abandonnées durant leur grossesse. Selon ses déclarations, certaines d’entre elles lui auraient confié leurs enfants, parfois en demandant que leur identité reste confidentielle. Elle a soutenu avoir été rapidement débordée par les sollicitations après une médiatisation de son projet et affirme s’être retrouvée à gérer une soixantaine d’enfants. Elle a aussi expliqué avoir demandé une contribution financière quotidienne pour la prise en charge ou, dans certains cas, un abandon total de l’enfant.

Concernant un cas d’adoption, elle a indiqué qu’un enfant avait été confié à un couple composé de Sémou Diop et Mariama Diallo.

Devant le tribunal, Ndella Madior Diouf a vigoureusement contesté les accusations de négligence ou de mauvaise prise en charge. Elle a mis en cause certaines institutions, notamment l’Ordre des médecins, qu’elle accuse de l’avoir ciblée, évoquant également ce qu’elle considère comme une opération coordonnée contre sa structure. Elle a affirmé avoir été victime d’une infiltration et a cité des visites de représentants administratifs et politiques dans sa pouponnière avant son arrestation.

Interpellée sur des rapports médicaux faisant état de diarrhées et de vomissements chez plusieurs enfants en octobre 2023, elle a rejeté leur objectivité, estimant qu’ils avaient été rédigés pour influencer la procédure judiciaire. Concernant le décès d’un enfant, elle a reconnu un retard de prise en charge mais a nié toute responsabilité pénale directe.

Sur le plan de l’exercice de la médecine, elle a soutenu être étudiante en fin de cycle, estimant que ce statut lui permettait de prescrire des soins et de disposer d’un cachet médical, ce que le parquet conteste fermement.

Les deux coaccusés entendus ont, de leur côté, nié toute implication, affirmant exercer uniquement dans le domaine médiatique et n’avoir joué aucun rôle dans la gestion de la pouponnière.

Dans ses réquisitions, le procureur de la République a écarté plusieurs charges, notamment la traite de personnes et certaines infractions liées aux inhumations, estimant que les éléments constitutifs n’étaient pas réunis. En revanche, il a retenu plusieurs chefs d’accusation graves et requis cinq ans d’emprisonnement ferme ainsi qu’une amende d’un million de francs CFA contre Ndella Madior Diouf, pour exercice illégal de la médecine, homicide involontaire, non-assistance à personne en danger et mise en danger de la vie d’autrui.

À l’égard des autres prévenus, le parquet a demandé une peine de trois mois ferme pour non-assistance à personne en danger.

Tensions internes à l’Assemblée nationale lors de l’examen de la réforme du Code électoral

L’examen de la réforme du Code électoral a été marqué par un incident inattendu ce mardi 28 avril 2026 à l’Hémicycle, où une vive altercation a éclaté entre deux députés du groupe parlementaire Pastef. Ce qui devait être une séance de vote relativement ordinaire s’est transformé en une confrontation verbale tendue entre Cheikh Bara Ndiaye et sa collègue Félicité Mbougane Sarr, révélant des crispations internes au sein de la majorité.

À l’origine de l’incident, les propos tenus par Cheikh Bara Ndiaye ont été vivement critiqués par Félicité Mbougane Sarr. Cette dernière, élue originaire de Ndiaganiao et considérée comme proche du chef de l’État, a publiquement dénoncé ce qu’elle a qualifié de déclarations irrespectueuses à l’encontre du président de la République, Bassirou Diomaye Faye. Elle a insisté sur la nécessité de préserver le respect dû à la fonction présidentielle, ce qui a immédiatement provoqué une montée de tension entre les deux parlementaires.

L’échange, particulièrement vif, a surpris plusieurs députés présents dans l’hémicycle et mis en lumière des divergences de position au sein du groupe majoritaire. Cheikh Bara Ndiaye est généralement perçu comme proche de la ligne défendue par le Premier ministre Ousmane Sonko, tandis que Félicité Mbougane Sarr est identifiée comme une voix attachée à la défense de l’autorité présidentielle. Cette opposition de sensibilités semble refléter des tensions plus profondes entre différentes tendances au sein de la mouvance au pouvoir.

SunuChampions : le Chef de l’État installe un Conseil stratégique pour faire émerger les champions économiques sénégalais

Le Président de la République a franchi une nouvelle étape dans sa stratégie de transformation économique en procédant, ce mardi 28 avril au Palais, à l’installation officielle du Conseil stratégique de l’Initiative présidentielle SunuChampions. La cérémonie, marquée par une atmosphère à la fois sobre et solennelle, a été immédiatement suivie de la première session de travail de cet organe appelé à jouer un rôle central dans la mise en œuvre de cette ambition nationale. Placé sous l’autorité directe du Chef de l’État, ce Conseil se veut un instrument d’impulsion et d’orientation stratégique pour accompagner l’émergence d’un secteur privé national fort et compétitif.

Instituée par arrêté n°000707 du 7 janvier 2026, l’Initiative SunuChampions repose sur une conviction clairement assumée : la souveraineté économique ne peut être durable sans un tissu d’entreprises nationales solides, capables de rivaliser à l’échelle nationale, régionale et internationale. Dans cette perspective, quinze entreprises à fort potentiel seront sélectionnées à l’issue d’un processus d’appel à candidatures rigoureux et transparent. Ces entreprises bénéficieront ensuite d’un accompagnement ciblé afin d’accélérer leur croissance et de les positionner comme de véritables locomotives du développement économique, porteuses d’innovation et créatrices d’emplois durables.

Le Conseil stratégique installé par le Chef de l’État aura pour mission d’éclairer les décisions et d’orienter les choix liés à cette initiative. Il est composé de sept personnalités issues d’horizons divers, notamment du secteur privé, de l’administration et du monde académique, reconnues pour leur expertise et leur engagement. Parmi elles figurent Aminata Niane, Thiaba Camara Sy, Eveline Tall, Mouhamadou Makhtar Cissé, le professeur Ahmadou Aly Mbaye, ainsi que Youssef Omais et Samba Sene.

Lors de sa première session, tenue en présence du Chef de l’État, le Conseil a examiné les grandes lignes de mise en œuvre de l’initiative. Les discussions ont porté sur les modalités de l’appel à candidatures, les critères de sélection des entreprises, ainsi que les mécanismes d’accompagnement et la feuille de route globale du programme. À l’issue des échanges, les membres ont salué une démarche qu’ils jugent structurante, estimant qu’elle redéfinit en profondeur les relations entre l’État et le secteur privé. Selon eux, cette approche permet de clarifier les rôles, de renforcer la confiance et de libérer les énergies autour d’un partenariat de développement plus équilibré et efficace.

À travers SunuChampions, le Chef de l’État affiche ainsi une orientation politique claire : faire du secteur privé national le moteur principal de la transformation économique du Sénégal, tout en repositionnant l’État comme un partenaire stratégique, à la fois exigeant et engagé. Cette dynamique de collaboration est perçue comme essentielle pour faire émerger une nouvelle génération d’entreprises capables de porter la croissance, d’innover et de s’imposer sur les marchés internationaux.

Offensive revendiquée du JNIM : Bamako sous pression et escalade des tensions au Mali

Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans a diffusé une série de communiqués affirmant avoir mené une offensive stratégique d’envergure contre les positions de l’État malien, dans un contexte sécuritaire déjà fortement dégradé. Selon ces déclarations, le groupe armé maintiendrait un blocus autour de Bamako et serait parvenu à infliger des pertes significatives aux Forces armées maliennes.

Dans ses messages, le JNIM soutient que ses combattants seraient toujours actifs au cœur même de la capitale malienne, une affirmation difficile à vérifier de manière indépendante mais qui, si elle était avérée, traduirait une évolution majeure dans la capacité d’action du groupe. Le retrait partiel observé le 25 avril est présenté par l’organisation comme un simple « geste de bonne volonté », et non comme un repli contraint sous la pression militaire. Cette communication vise clairement à projeter une image de force et de contrôle stratégique.

Le groupe affirme par ailleurs avoir ciblé et détruit une grande partie des infrastructures militaires situées autour de Bamako, contribuant à installer un climat de menace immédiate sur la capitale. Ces déclarations participent d’une stratégie de guerre psychologique, destinée à fragiliser la confiance des populations et des autorités dans la capacité de l’État à assurer la sécurité.

Sur le plan politico-militaire, les annonces du JNIM prennent une dimension encore plus sensible. L’organisation prétend avoir tué le ministre de la Défense malien, Sadio Camara, ainsi que des centaines de soldats. Elle évoque également la capture de nombreux prisonniers de guerre. À ce stade, ces informations n’ont pas été confirmées officiellement, ce qui appelle à la prudence face à des revendications souvent utilisées comme levier de propagande.

En dehors de la capitale, le JNIM affirme avoir consolidé ses positions dans plusieurs zones du nord du pays, indiquant la prise de localités stratégiques. Cette progression territoriale, si elle se confirme, illustrerait une érosion continue de l’autorité de l’État dans certaines régions, malgré les opérations militaires en cours.

Réforme du Code électoral : Thierno Alassane Sall dénonce une loi « sur mesure » et relance le débat sur l’affaire Sweet Beauty

Lors de son intervention à l’Assemblée nationale, le député Thierno Alassane Sall a livré un réquisitoire particulièrement sévère contre la proposition de modification du Code électoral portée par la majorité. Le leader de La République des Valeurs n’a pas mâché ses mots, accusant le pouvoir de vouloir adapter la loi aux intérêts d’un seul homme, en l’occurrence le Premier ministre Ousmane Sonko.

Dans un discours offensif, le parlementaire a dénoncé ce qu’il considère comme une dérive grave du processus législatif. Selon lui, la réforme en cours ne répond à aucune exigence démocratique globale mais vise plutôt à contourner des décisions judiciaires récentes. Il pointe notamment le caractère rétroactif du texte, qu’il juge dangereux pour l’équilibre institutionnel. À ses yeux, une telle démarche fragilise l’État de droit en installant une confusion inédite entre les prérogatives du Président de la République et celles du chef du gouvernement.

Thierno Alassane Sall a également insisté sur les risques politiques d’une telle réforme, évoquant une précipitation suspecte et une volonté manifeste de forcer le calendrier. Il estime que cette situation crée un précédent inquiétant, où les règles du jeu démocratique pourraient être modifiées en fonction des circonstances et des intérêts du moment.

Mais au-delà de la question électorale, le député a élargi son propos en appelant à une remise à plat de la loi d’amnistie. Il plaide pour son abrogation afin de permettre, selon lui, l’émergence de la vérité dans des dossiers sensibles, notamment l’affaire dite Sweet Beauty. Évoquant l’existence supposée de faits nouveaux, ainsi que des soupçons de transactions financières destinées à acheter le silence de certains protagonistes, il demande la réouverture immédiate de ce dossier.

Pour Thierno Alassane Sall, il s’agit d’un impératif moral et démocratique. Il affirme que les Sénégalais ont le droit de connaître toute la vérité, surtout lorsqu’il s’agit d’un responsable politique appelé à exercer les plus hautes fonctions de l’État. Il insiste sur la ضرورة de transparence et de justice, estimant que toute zone d’ombre doit être levée pour préserver la crédibilité des institutions.

En conclusion de son intervention, le député a interpellé directement le ministre de la Justice ainsi que le Procureur de la République. Il les a exhortés à se saisir des éléments qu’il dit avoir portés à leur attention, notamment en ce qui concerne des mouvements de fonds qu’il juge suspects. Dans un ton accusateur, il a dénoncé une majorité qu’il estime prête à « écraser la logique et le droit » pour parvenir à ses fins.

Farba Ngom retrouve la liberté et regagne son domicile sous une forte mobilisation populaire

Après plusieurs mois passés en détention, Farba Ngom a recouvré la liberté ce mardi 28 avril 2026, marquant un tournant dans une affaire qui a tenu en haleine l’opinion publique. À peine libéré, le député et maire des Agnams s’est rendu dans les locaux de la Brigade des Affaires Générales afin de se conformer aux dernières formalités administratives liées à sa remise en liberté sous contrôle judiciaire.

Ces démarches accomplies, le responsable politique, membre de l’Alliance Pour la République, a pris la direction de la Corniche, en route vers son domicile situé à Ngor–Almadies. Son déplacement n’est pas passé inaperçu. Un impressionnant cortège de véhicules et de motos s’est formé autour de lui, témoignant de la mobilisation de ses partisans venus saluer son retour.

À son arrivée, une foule nombreuse l’attendait déjà devant sa résidence. Dans une ambiance électrique, faite de chants, d’acclamations et de démonstrations de soutien, Farba Ngom est descendu de son véhicule sous les vivats de ses sympathisants. Plusieurs responsables politiques de son parti avaient également fait le déplacement pour l’accueillir, donnant à cette scène des allures de rassemblement politique.

Sous la surveillance d’un dispositif de sécurité renforcé, le député a dû se frayer un chemin à travers la foule compacte pour accéder à son domicile. L’émotion était palpable parmi ses partisans, visiblement soulagés de le revoir après une longue période d’absence.

Farba Ngom libéré par la Cour suprême : un tournant décisif dans une affaire à forte portée politique et judiciaire

Coup de théâtre dans le paysage judiciaire sénégalais. La Cour suprême a rendu, ce mardi, une décision majeure dans le dossier impliquant Farba Ngom, député-maire des Agnam. Selon les premières informations relayées par ses avocats, la haute juridiction a annulé les actes qui fondaient les poursuites engagées contre lui, ouvrant ainsi la voie à sa libération immédiate après plus de quatorze mois de détention préventive.

Placée sous mandat de dépôt depuis le 27 février 2025, cette figure politique aura passé précisément 425 jours en prison dans le cadre d’une procédure liée à des soupçons de blanchiment de capitaux et d’infractions financières présumées. Le dossier, alimenté par des investigations attribuées à la Cellule nationale de traitement des informations financières, portait sur des transactions estimées à près de 125 milliards de francs CFA. Depuis le début, la défense n’a cessé de dénoncer des irrégularités dans la procédure, plaidant pour la remise en liberté de leur client.

La décision rendue par la juridiction suprême marque un véritable basculement. En cassant la décision qui faisait obstacle à sa libération, la Cour suprême met fin à un long feuilleton judiciaire marqué par une succession de recours, de débats procéduraux et de rebondissements. Le pourvoi en cassation introduit par le parquet général près la Cour d’appel de Dakar avait jusque-là suspendu l’exécution d’une décision favorable à Farba Ngom. L’arrêt rendu ce mardi lève donc ce verrou juridique, permettant théoriquement son élargissement sans délai.

Du côté de la défense, le soulagement est palpable. Ses avocats parlent d’une victoire nette du droit, estimant que la haute juridiction a sanctionné une procédure qu’ils jugeaient juridiquement fragile. Me Baboucar Cissé, l’un de ses conseils, a affirmé que cette décision ne laisse « plus aucun débat possible » sur la remise en liberté de son client. Une déclaration qui reste toutefois à confronter à la motivation écrite de l’arrêt, attendue pour préciser la portée exacte de l’annulation prononcée.

Au-delà du cas individuel de Farba Ngom, cette affaire soulève des questions plus larges sur le fonctionnement de la justice sénégalaise, notamment en matière de détention préventive dans les dossiers économiques et financiers. Pendant plus d’un an, cette procédure a alimenté un débat intense sur l’équilibre entre la nécessité de lutter contre la criminalité financière et le respect des droits fondamentaux, en particulier la présomption d’innocence.

Cette décision intervient dans un contexte politique sensible, où plusieurs figures de l’ancien régime font l’objet de poursuites ou d’enquêtes. La libération annoncée de Farba Ngom pourrait ainsi avoir des répercussions au-delà du strict cadre judiciaire, en ravivant les débats sur la reddition des comptes et la gestion des affaires publiques.

La même audience de la Cour suprême a également été marquée par une décision défavorable à Pape Malick Ndour. Impliqué dans l’affaire du PRODAC, l’ancien ministre a vu son mandat de dépôt confirmé, mettant fin à la mesure de contrôle judiciaire dont il bénéficiait jusque-là. Ce contraste entre les deux décisions illustre la complexité et la portée de cette audience, qui pourrait marquer un moment charnière dans plusieurs dossiers politico-judiciaires en cours.

Pour l’heure, l’attention se tourne vers l’exécution effective de la décision concernant Farba Ngom. Si les informations communiquées par ses avocats se confirment, sa sortie de détention pourrait intervenir dans les plus brefs délais. Après des mois d’incertitude, ce rebondissement majeur relance les discussions sur la conduite des procédures judiciaires, le contrôle des actes d’enquête et la place des libertés individuelles dans les affaires à forte résonance publique.

Code électoral : l’Assemblée nationale adopte la réforme des articles L29 et L30, un tournant dans la gestion des droits civiques

L’Assemblée nationale du Sénégal a adopté, ce mardi 28 avril, la loi n°11/2026 modifiant en profondeur certaines dispositions du Code électoral, notamment ses articles L.29 et L.30. Ce texte, voté à une large majorité avec 127 voix pour, 11 contre et 2 abstentions, marque une étape importante dans la redéfinition des règles encadrant l’inscription sur les listes électorales et les conditions d’inéligibilité.

Portée par la majorité parlementaire, cette réforme s’inscrit dans une volonté affichée de corriger les insuffisances de la législation précédente, souvent critiquée pour son caractère jugé à la fois trop large et insuffisamment encadré dans le temps. À travers cette révision, le législateur entend établir un équilibre entre la nécessité de préserver l’intégrité du processus électoral et celle de garantir le plein exercice des droits civiques.

Le cœur de la réforme repose sur la réécriture complète de l’article L.29. Désormais, les cas d’exclusion des listes électorales sont clairement définis et limités à des situations précises. Sont concernés les individus condamnés pour crime, mais également ceux ayant écopé de peines d’emprisonnement supérieures à un mois pour des infractions graves telles que le vol, l’escroquerie, l’abus de confiance, l’extorsion de fonds, le détournement de deniers publics, l’enrichissement illicite, la corruption, ou encore le blanchiment de capitaux. Cette clarification vise à mettre fin aux interprétations extensives qui pouvaient, par le passé, conduire à des exclusions jugées disproportionnées.

Autre évolution majeure, l’abrogation pure et simple de l’article L.30. Cette disposition prévoyait notamment l’inéligibilité automatique de certains candidats sur la base de condamnations pécuniaires, notamment en cas d’amendes dépassant 200 000 francs CFA. Sa suppression traduit une volonté de recentrer les critères d’inéligibilité sur des faits d’une gravité avérée, en lien direct avec la probité et la moralité publique.

Dans l’exposé des motifs, les auteurs du texte insistent sur la nécessité de prévenir toute instrumentalisation des règles électorales à des fins d’exclusion politique. La réforme ambitionne ainsi de rendre le dispositif plus lisible, plus juste et plus conforme aux principes de l’État de droit.

Au-delà de son contenu juridique, cette loi intervient dans un contexte politique marqué par des débats intenses autour des réformes institutionnelles engagées par les autorités. Elle constitue, pour ses promoteurs, une réponse aux attentes exprimées lors des dialogues nationaux sur la justice et le système politique.

Reste désormais à observer les effets concrets de cette réforme sur le paysage politique sénégalais. Entre volonté de moralisation de la vie publique et exigence de respect des droits fondamentaux, le nouveau cadre électoral ouvre une nouvelle séquence dans l’évolution démocratique du pays.

Le REPAESS, fer de lance d’une Afrique solidaire en construction

Le Réseau panafricain des acteurs de l’Économie sociale et solidaire (REPAESS) a franchi une étape majeure dans son processus de structuration en tenant, le dimanche 26 avril 2026, son Assemblée générale constitutive par visioconférence. Ce rendez-vous fondateur a rassemblé une diversité impressionnante d’acteurs engagés dans la transformation économique et sociale du continent africain, confirmant l’intérêt croissant pour un modèle alternatif centré sur l’humain.

La mobilisation enregistrée à l’occasion de cette rencontre illustre l’ampleur de l’adhésion à cette initiative. Pas moins de 177 inscriptions ont été recensées, avec plus de 97 délégués effectivement présents et une représentation de 23 pays africains. À cette participation s’ajoute celle de membres de la diaspora installés notamment au Canada et en France, témoignant du caractère résolument transnational et inclusif du réseau.

Dans un contexte continental marqué par des défis persistants tels que la pauvreté, le chômage des jeunes, la vulnérabilité du secteur informel et les effets de plus en plus visibles du changement climatique, les initiateurs du REPAESS entendent promouvoir une approche économique fondée sur des valeurs de solidarité, d’entraide et de justice sociale. Le mémorandum adopté à l’issue des travaux met en avant la ضرورة pour l’Afrique de s’appuyer sur ses propres ressources et ses valeurs endogènes afin de bâtir un modèle de développement durable et souverain.

L’assemblée a permis de valider une feuille de route ambitieuse, structurée autour de priorités stratégiques visant notamment à renforcer les cadres politiques, juridiques et institutionnels de l’Économie sociale et solidaire dans les différents pays africains. L’accent est également mis sur la professionnalisation des acteurs du secteur et leur ancrage dans les territoires, afin de garantir un impact concret sur les populations. Par ailleurs, la question du financement occupe une place centrale, avec la volonté de développer des mécanismes solidaires adaptés aux réalités africaines. Enfin, le REPAESS entend encourager la coopération, la recherche et l’intégration régionale pour consolider un écosystème dynamique et durable.

Sur le plan organisationnel, cette Assemblée générale constitutive a débouché sur la mise en place d’un bureau panafricain chargé de piloter les orientations du réseau. La présidence est assurée par Azanli Koffi Djifa du Togo, épaulé par Ngono Rose du Cameroun en qualité de première vice-présidente et Iftissen Ismail du Maroc comme deuxième vice-président. Le secrétariat exécutif est confié à Waly Sarr Jean Noel du Sénégal, tandis que les fonctions de trésorier général et de trésorière adjointe sont respectivement occupées par Amankoye Ousmane du Niger et Ndiaye Yacine du Sénégal.

Dans une logique de gouvernance inclusive et décentralisée, le réseau prévoit également la mise en place de coordinations régionales et de points focaux nationaux. Cette organisation vise à garantir une meilleure représentation des acteurs à l’échelle locale et à favoriser une mise en œuvre efficace des initiatives sur le terrain.

Au-delà de sa structuration interne, le REPAESS lance un appel fort à l’endroit des États africains, des collectivités territoriales, des partenaires techniques et financiers, ainsi que des forces vives du continent. Jeunes, femmes, entrepreneurs sociaux et membres de la diaspora sont invités à s’approprier cette dynamique pour faire de l’Économie sociale et solidaire un véritable levier de transformation économique et sociale.

Avec cette Assemblée générale constitutive tenue au Sénégal, le REPAESS pose ainsi les jalons d’une Afrique qui se veut plus souveraine, plus solidaire et résolument tournée vers un développement inclusif. Une ambition qui, si elle se concrétise, pourrait redéfinir en profondeur les modèles économiques du continent.

Kaolack : le CGER 2S s’invite à la FIKA 2026 pour accompagner le monde rural

La Foire internationale de Kaolack 2026 enregistre, cette année, la participation pour la première fois du Centre de Gestion et d’Économie Rurale du Sine Saloum (CGER 2S).

Cette présence marquante met en lumière une structure jeune, mais déjà active dans l’accompagnement des producteurs et des entrepreneurs ruraux du bassin arachidier.

Créé en avril 2024 à l’initiative des producteurs eux-mêmes, et devenu opérationnel en septembre de la même année, le CGER 2S se positionne comme un outil de proximité dédié à l’appui-conseil en gestion administrative, financière et comptable.

Son champ d’action couvre la zone naturelle du Sine Saloum, notamment les régions de Kaolack, Fatick et Kaffrine.

Le centre intervient auprès des producteurs agricoles individuels, des exploitations familiales, des GIE, des coopératives, des unions, des fédérations, des unités de transformation ainsi que des micro et petites entreprises. Sa mission principale consiste à professionnaliser les acteurs ruraux, à améliorer leur gestion et à renforcer durablement la rentabilité de leurs activités.

Depuis le lancement de ses activités, les résultats affichés traduisent une dynamique encourageante. Le CGER 2S a déjà enregistré 143 adhésions et réalisé 140 diagnostics d’exploitations, chacun assorti d’un rapport détaillé et d’un plan d’accompagnement personnalisé.

En 2025, la structure a signé 38 contrats de suivi portant sur 49 dossiers, dont 22 suivis comptables, 11 suivis de campagnes agricoles, 6 suivis de crédits de campagne, 3 accompagnements en structuration, 2 études de projets et 5 reconstitutions d’états financiers.

Le volet formation occupe également une place importante. Neuf sessions ont été organisées, dont six en dynamique organisationnelle et trois en système de gestion. Au total, 96 personnes en ont bénéficié, parmi lesquelles 52 femmes et 44 hommes.

À la FIKA 2026, le CGER 2S expose une large palette de services : mise en place de systèmes comptables, formalisation d’entreprises et d’organisations, élaboration de plans d’affaires, suivi des campagnes de production, coaching en gestion et mise en relation avec des partenaires techniques et financiers.

Cette première participation à la Foire internationale de Kaolack constitue ainsi une vitrine stratégique pour le CGER 2S, déterminé à renforcer sa visibilité et à consolider son rôle dans la transformation économique du monde rural sénégalais.

Réforme du Code électoral : vive confrontation à l’Assemblée nationale et menace de recours constitutionnel

La séance plénière de ce mardi 28 avril 2026 à l’Assemblée nationale du Sénégal a été marquée par une forte montée de tension lors de l’examen de la proposition de loi n°11/2026 portant modification du Code électoral. Au cœur des débats, les articles L.29 et L.30 ont cristallisé les oppositions entre la majorité parlementaire et l’opposition, révélant une fracture politique profonde sur les règles encadrant la participation électorale.

Prenant la parole au nom du groupe Takku Wallu, Aïssata Tall Sall a exprimé une vive inquiétude face à ce qu’elle considère comme une remise en cause des fondements de l’État de droit. L’ancienne ministre de la Justice n’a pas mâché ses mots, qualifiant le texte de menace directe pour la République et la démocratie. Elle a annoncé, dans la foulée, la volonté de son groupe parlementaire de saisir le Conseil constitutionnel afin d’obtenir l’annulation de la réforme qu’elle juge anticonstitutionnelle.

Le texte en discussion est défendu par le député Ayib Daffé, membre du parti au pouvoir, PASTEF. Il vise à revoir les conditions d’inscription sur les listes électorales, notamment en limitant les cas de déchéance du droit de vote liés à certaines condamnations pénales. Selon ses promoteurs, cette réforme s’inscrit dans une logique d’inclusion et de modernisation du système électoral, avec l’ambition de le rapprocher des standards internationaux en matière de droits civiques.

Mais pour l’opposition, cette justification ne tient pas. Aïssata Tall Sall dénonce une loi de circonstance, taillée sur mesure pour répondre à des situations individuelles spécifiques. Elle estime que cette démarche viole le principe fondamental de généralité et d’impersonnalité de la loi, pilier du droit démocratique. Dans son intervention, elle a également évoqué un « galimatias législatif » pour qualifier la rédaction du texte, pointant des incohérences juridiques susceptibles de fragiliser l’édifice institutionnel.

L’un des points les plus controversés reste la question de la rétroactivité supposée introduite par la nouvelle rédaction de l’article L.29. Selon l’opposition, cette disposition pourrait permettre d’effacer, par voie législative, les effets de condamnations pénales déjà prononcées. Une telle orientation serait, selon elle, en contradiction avec le principe de l’autorité de la chose jugée et constituerait une atteinte grave à la séparation des pouvoirs. En d’autres termes, le législateur empiéterait sur le domaine du judiciaire en remettant en cause des décisions de justice devenues définitives.

Face à ces critiques, la majorité parlementaire maintient sa position. Elle défend une réforme nécessaire pour adapter le cadre électoral aux réalités contemporaines et corriger certaines rigidités jugées excessives. Pour ses partisans, il s’agit avant tout de garantir une meilleure inclusion des citoyens dans le processus démocratique, en évitant des exclusions jugées disproportionnées au regard des infractions concernées.

Réforme du Code électoral au Sénégal : une adoption sous tension aux implications politiques majeures

L’Assemblée nationale du Sénégal a adopté, ce mardi, la proposition de loi modifiant les articles L29 et L30 du Code électoral, au terme d’une séance plénière particulièrement animée. Le texte a été validé par 29 voix pour, 11 contre et 2 abstentions, illustrant des clivages persistants entre la majorité et l’opposition dans un contexte politique sensible.

Au cœur de cette réforme figure la question de l’inéligibilité liée aux condamnations judiciaires. Le nouveau dispositif remplace la déchéance définitive par une inéligibilité limitée dans le temps, généralement fixée à plusieurs années après l’exécution de la peine. Ce changement marque une inflexion importante dans l’architecture juridique électorale du pays, en introduisant une approche jugée plus proportionnée par ses partisans.

Cette évolution intervient dans un climat encore marqué par la controverse autour de Ousmane Sonko, dont la candidature à l’élection présidentielle de 2024 avait été invalidée à la suite d’une condamnation confirmée par la Cour suprême du Sénégal. Depuis, le débat reste vif entre ceux qui considèrent que l’amnistie adoptée en 2024 a effacé les effets de cette condamnation et ceux qui estiment que la modification actuelle du Code électoral pourrait bénéficier à un acteur politique précis.

Les discussions parlementaires ont donné lieu à des échanges particulièrement tranchés. Dans les rangs de l’opposition, plusieurs voix se sont élevées pour dénoncer une réforme précipitée et potentiellement problématique sur le plan juridique. Anta Babacar Ngom a qualifié le texte de dangereux pour la République, mettant en cause la cohérence et les motivations de la démarche. De son côté, Thierno Alassane Sall a pointé une incertitude persistante autour de l’éligibilité de certains leaders politiques, tout en critiquant le recours à la procédure d’urgence. Mamadou Diaw a, quant à lui, évoqué un risque d’inconstitutionnalité, notamment en raison du caractère potentiellement rétroactif du texte.

Face à ces critiques, la majorité parlementaire a défendu une réforme présentée comme nécessaire pour corriger des dispositions antérieures jugées inéquitables. Guy Marius Sagna a dénoncé des modifications passées du Code électoral qu’il estime avoir servi à écarter certains candidats du jeu politique. Selon lui, la nouvelle loi vise à restaurer l’équité du processus électoral et à rompre avec des pratiques perçues comme orientées.

La procédure d’examen du texte a également suscité des tensions. Tafsir Thioye a dénoncé une violation du règlement intérieur de l’Assemblée, estimant que les conditions d’examen n’étaient pas conformes. Ces accusations ont été rejetées par Ayib Daffé, qui a assuré que la procédure d’urgence avait été régulièrement validée par les instances compétentes.

L’adoption de cette réforme intervient sous la présidence de Bassirou Diomaye Faye, dans un contexte de recomposition politique et institutionnelle. Elle s’inscrit dans une dynamique plus large de révision du cadre électoral, alors que les tensions entre majorité et opposition restent vives quant aux règles encadrant la compétition politique.

Le texte doit désormais être transmis au chef de l’État pour promulgation. Toutefois, un recours devant le Conseil constitutionnel demeure possible, cette juridiction étant compétente pour se prononcer sur la conformité de la loi à la Constitution.

Liberté provisoire confirmée pour Farba Ngom : la Cour suprême met fin à un long bras de fer judiciaire

La Cour suprême du Sénégal a confirmé, ce mardi 28 avril 2026, la mise en liberté provisoire assortie d’un contrôle judiciaire du député-maire des Agnam, Farba Ngom. La décision a été rendue publique par ses avocats à l’issue de l’audience, marquant un tournant majeur dans une procédure judiciaire qui dure depuis plus d’un an et qui a connu de nombreux rebondissements.

Incarcéré depuis février 2025, Farba Ngom fait l’objet de poursuites dans une affaire financière d’envergure. Il est notamment poursuivi pour association de malfaiteurs, escroquerie portant sur des deniers publics et blanchiment de capitaux. L’enquête a été ouverte à la suite d’un signalement de la Cellule nationale de traitement des informations financières portant sur des mouvements de fonds jugés suspects et estimés à environ 125 milliards de francs CFA.

Au fil de la procédure, plusieurs décisions de mise en liberté provisoire avaient été prononcées en faveur de l’élu. Toutefois, ces décisions avaient été systématiquement contestées par le parquet, ce qui avait conduit à leur suspension et au maintien en détention du parlementaire. Ce bras de fer judiciaire avait alimenté un débat public autour de la durée de la détention provisoire et des enjeux liés à la procédure.

Durant son incarcération, Farba Ngom a également été mis en cause dans un autre volet de l’affaire portant sur l’utilisation présumée illégale de téléphones portables en détention. Cependant, ce dossier connexe a récemment été fragilisé par une décision de la Chambre d’accusation qui aurait annulé les procédures y afférentes, selon plusieurs sources proches du dossier. Cette évolution avait ravivé les espoirs de ses partisans quant à une issue favorable.

Réforme du code électoral : Abdou Mbow dénonce une rupture démocratique et accuse le pouvoir de manœuvre politique

Le député Abdou Mbow a vivement critiqué, ce mardi matin à l’Assemblée nationale, la proposition de loi n°11/2026 visant à modifier le code électoral, qu’il considère comme une remise en cause profonde des fondements démocratiques du Sénégal. Prenant la parole lors de la séance plénière, le parlementaire de l’opposition a exprimé une opposition ferme à ce texte, qu’il juge adopté en dehors de toute tradition de dialogue et de consensus.

Dès l’entame de son intervention, Abdou Mbow a rappelé que, dans l ისტორი politique du pays, les réformes électorales ont toujours été précédées de larges concertations entre les différents acteurs politiques et institutionnels. Selon lui, cette pratique, qui garantissait l’inclusivité et la transparence du processus électoral, a été brutalement rompue par la majorité actuelle. Il estime que l’adoption de cette proposition de loi par la seule force numérique des députés du parti au pouvoir constitue une régression démocratique majeure, effaçant des décennies d’efforts dans la consolidation des institutions.

Le député ne s’est pas limité à une critique de la forme. Sur le fond, il a prêté au texte une intention politique claire, affirmant qu’il aurait été conçu pour servir des intérêts spécifiques. D’après lui, cette réforme viserait à ouvrir la voie à une candidature d’Ousmane Sonko lors de l’élection présidentielle de 2029. Dans un ton grave, il a interpellé ses collègues de la majorité en déclarant que l’histoire jugera les responsabilités de chacun dans ce qu’il qualifie de dérive.

Abdou Mbow a également mis en cause le rôle du Président de la République, Bassirou Diomaye Faye. Il lui reproche un silence qu’il interprète comme une approbation tacite du projet de loi. Selon le député, le chef de l’État aurait dû exprimer clairement une position, surtout face à une réforme aussi sensible. Ce silence, à ses yeux, l’associe directement à ce qu’il décrit comme une « forfaiture électorale ».

Au-delà de cette proposition de loi, le parlementaire a élargi son propos aux autres réformes institutionnelles en cours. Il a notamment évoqué les changements envisagés concernant la Cour constitutionnelle, le bulletin unique et la Commission électorale indépendante. Pour lui, ces initiatives traduisent une transformation profonde du système électoral sénégalais qui ne correspond pas à la trajectoire historique du pays. Il a insisté sur le fait que de telles réformes sont généralement observées dans des contextes de sortie de crise politique majeure, comme après des coups d’État ou des conférences nationales, des situations que le Sénégal n’a jamais connues.

Dialaw Festival: 7000 spectateurs venus de 10 pays à la découverte du riche patrimoine culturel.


DIALAW FESTIVAL: 7000 spectateurs venus de 10 pays à la découverte du riche patrimoine culturel.

‎Tenu du 24 au 28 Avril 2026, sous le thème « Semer l’héritage des possibles » ,dialaw festival est le symbole d’une diversité culturelle marquante de par ses composantes .


‎La culture sénégalaise exprimer à travers la danse, la musique, l’artisanat, des tables rondes, la formation, la culture lebou, le théâtre ainsi qu’un marché destiné à la vente et l’exposition d’articles d’art .


‎Dans son intervention, Rachelle SIGUÉCHENÉ codirectrice du festival est revenue sur la nécessité d’accompagnement des autorités et des sponsors pour une meilleur organisation de l’événement au bénéfice de la culture sénégalaise.

Rixe violente à Grand-Yoff après un gala de lutte : deux individus interpellés

Une scène de violence inhabituelle s’est produite dans la soirée du 25 avril à Grand-Yoff, à la suite d’un gala de lutte organisé à l’Arène nationale. Selon les informations recueillies, une altercation liée à des paris sportifs informels a rapidement dégénéré en affrontements sur la voie publique, semant la panique dans le quartier Arafat.

D’après les premiers éléments de l’enquête, le différend serait né du refus de certains parieurs d’honorer leurs engagements financiers après les combats. La tension est montée d’un cran entre les protagonistes, donnant lieu à une rixe particulièrement violente. Des pierres et des tessons de bouteilles ont été utilisés, transformant les lieux en véritable scène de chaos et mettant en danger les riverains.

Alertées, les forces de l’ordre du commissariat d’arrondissement de Grand-Yoff sont intervenues rapidement pour contenir les violences. Leur action a permis de disperser les groupes impliqués et d’éviter une escalade plus grave. Deux individus ont été interpellés sur place, tandis que plusieurs autres participants ont pris la fuite à l’arrivée de la police.

Dans leur précipitation, les fuyards ont abandonné sur les lieux six motocyclettes, qui ont été saisies par les autorités dans le cadre de l’enquête en cours. Ces éléments matériels pourraient permettre d’identifier d’autres personnes impliquées dans cette affaire.

Réforme du Code électoral : une bataille politique autour de l’éligibilité au Sénégal

L’Assemblée nationale du Sénégal se penche ce mardi 28 avril sur une proposition de loi particulièrement sensible visant à modifier certaines dispositions du Code électoral. Examiné en séance plénière dans la matinée, le texte, porté par le parti au pouvoir Pastef, cible spécifiquement les articles L.29 et L.30 relatifs aux conditions de radiation des listes électorales en cas de condamnation judiciaire.

Dans sa version actuelle, le Code électoral prévoit qu’une condamnation, y compris pour certaines infractions comme la diffamation ou les délits commis par voie de presse, peut entraîner automatiquement l’inéligibilité d’un citoyen. Une disposition qui a eu des conséquences politiques majeures, notamment en empêchant le leader de Pastef, Ousmane Sonko, de se présenter à l’élection présidentielle de 2024.

À travers cette réforme, le parti au pouvoir affirme vouloir corriger ce qu’il considère comme des « injustices » héritées des réformes adoptées sous l’ancien président Macky Sall. Selon ses promoteurs, il s’agit de rétablir une forme d’équité dans le traitement des candidatures et de limiter les exclusions jugées excessives pour des infractions qui ne relèvent pas de crimes graves.

Mais cette initiative est loin de faire l’unanimité. Du côté de l’opposition, en particulier au sein de la coalition Takku Wallu Sénégal, les critiques sont virulentes. Les opposants dénoncent une réforme opportuniste, qu’ils qualifient de « loi taillée sur mesure », accusant le pouvoir de chercher à lever les obstacles juridiques pesant sur la candidature future d’Ousmane Sonko.

Cette controverse est alimentée par le passé judiciaire du Premier ministre, condamné de manière définitive dans une affaire de diffamation l’opposant à l’ancien ministre Mame Mbaye Niang. Pour ses détracteurs, la réforme apparaît comme une tentative de sécurisation politique en vue de l’élection présidentielle de 2029.

Cependant, le Pastef défend une lecture différente de la situation. Depuis le début de cette séquence, le parti soutient que même sans modification du Code électoral, Ousmane Sonko demeure éligible. Il s’appuie pour cela sur la loi d’amnistie adoptée sous la présidence de Macky Sall, qui, selon ses partisans, effacerait les effets juridiques des condamnations concernées.

En 2025, Ousmane Sonko lui-même avait affirmé avec fermeté que « rien, ni personne » ne pourrait l’empêcher d’être candidat à la prochaine présidentielle. Une déclaration qui résonne aujourd’hui dans un contexte où les lignes juridiques et politiques restent fortement disputées.

Renforcement des contrôles de sécurité à l’aéroport de Bamako : les voyageurs appelés à anticiper leurs déplacements

Les autorités aéroportuaires maliennes ont annoncé, dans un communiqué officiel daté du 27 avril 2026, un renforcement des mesures de sécurité sur les axes menant à l’Aéroport International Président Modibo Keita-Sénou. Cette décision intervient dans un contexte sécuritaire marqué par des tensions persistantes dans le pays, nécessitant une vigilance accrue autour des infrastructures stratégiques.

Le document est signé par le Colonel Major Lassina Togola, Président Directeur Général des Aéroports du Mali, qui souligne que ces nouvelles dispositions visent avant tout à garantir la sûreté des passagers, du personnel et des installations aéroportuaires. Les contrôles ont ainsi été intensifiés sur les principales voies d’accès à la plateforme aéroportuaire, avec une présence renforcée des forces de sécurité.

Dans leur communication, les Aéroports du Mali indiquent clairement que ces mesures, bien que nécessaires, pourraient entraîner un allongement du temps de parcours pour les usagers. Les vérifications plus rigoureuses des véhicules et des passagers pourraient en effet provoquer des ralentissements, voire des embouteillages à certaines heures de forte affluence.

Face à cette situation, les autorités appellent les voyageurs à faire preuve d’anticipation et de prudence dans l’organisation de leurs déplacements. Il leur est fortement recommandé de quitter plus tôt leur domicile ou leur lieu de séjour afin de disposer d’une marge suffisante pour passer les contrôles sans stress et éviter tout risque de retard ou de manquement à leur vol.

Stabilité au Mali : Moscou appelle à un retour rapide à l’ordre après les récents affrontements

La Russie a exprimé, ce mardi, sa préoccupation face à la détérioration de la situation sécuritaire au Mali, marquée par des attaques coordonnées de groupes jihadistes et de rebelles touareg ayant entraîné la mort d’un ministre et la prise de la ville stratégique de Kidal. Dans ce contexte tendu, le Kremlin a plaidé pour un retour rapide à la stabilité dans le pays.

S’exprimant lors de son briefing quotidien, le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, a insisté sur la nécessité pour le Mali de retrouver « au plus vite une trajectoire pacifique et stable ». Une déclaration qui intervient alors que la situation sur le terrain semble échapper progressivement au contrôle des autorités maliennes, confrontées à une recrudescence des violences dans le nord du pays.

Les récents événements à Kidal, bastion historique des groupes rebelles touareg, illustrent l’ampleur des défis sécuritaires auxquels fait face Bamako. La prise de cette ville emblématique par des forces opposées au pouvoir central marque un tournant dans l’évolution du conflit, d’autant plus qu’elle intervient dans un contexte de recomposition des alliances militaires sur le terrain.

Un élément notable de cette crise réside dans le retrait de mercenaires russes présents dans la zone. Ces derniers, souvent associés aux opérations de soutien aux forces maliennes, ont quitté Kidal avant la chute de la ville, soulevant des interrogations sur la capacité réelle des dispositifs de sécurité actuels à contenir l’avancée des groupes armés.

Interrogé sur le rôle potentiel de l’Africa Corps, une force paramilitaire russe impliquée dans plusieurs pays africains et réputée proche du pouvoir russe, Dmitri Peskov s’est montré évasif. Il a refusé de commenter la capacité de cette structure à reprendre le contrôle de la situation, préférant maintenir une position prudente sur l’implication opérationnelle de Moscou.

Cette réserve intervient alors que la présence russe en Afrique, notamment au Mali, fait l’objet d’une attention accrue de la communauté internationale. Le pays sahélien, dirigé par une junte militaire depuis les coups d’État successifs de 2020 et 2021, a progressivement renforcé sa coopération avec la Russie, notamment dans le domaine sécuritaire, après le départ des forces françaises et européennes.

La dégradation actuelle de la situation sécuritaire met en lumière les limites des stratégies mises en œuvre jusqu’ici pour stabiliser le Mali. Entre attaques jihadistes, résurgence des revendications indépendantistes touareg et fragilité des institutions, le pays demeure confronté à une équation complexe, dont l’issue reste incertaine.

Diourbel : Me Assane Dioma Ndiaye plaide pour la fin des longues détentions préventives

À l’occasion de l’ouverture d’une session marathon de la Chambre criminelle de Diourbel, ce lundi 27 avril 2026, Me Assane Dioma Ndiaye a lancé un appel fort aux autorités judiciaires pour intensifier la lutte contre les longues détentions préventives au Sénégal. Cette session, qui s’étend jusqu’au jeudi suivant, compte vingt affaires inscrites au rôle, illustrant à la fois l’ampleur des dossiers en attente et la nécessité d’accélérer le traitement des procédures judiciaires.

Dès l’entame de son intervention, l’avocat a tenu à saluer la tenue de cette session qu’il qualifie d’importante, tant par le nombre de dossiers examinés que par l’engagement des acteurs judiciaires. S’exprimant au nom du bâtonnier de l’Ordre des avocats du Sénégal et de ses confrères présents, il a cité plusieurs membres du barreau, mettant en avant l’unité et la mobilisation des avocats autour de cette audience d’envergure.

La forte affluence observée lors de l’audience témoigne, selon lui, de l’intérêt et de l’implication des citoyens. Beaucoup sont directement concernés, leurs proches étant jugés, tandis que d’autres ont été marqués par la gravité des faits à l’origine des poursuites. Pour Me Ndiaye, cette mobilisation populaire traduit l’importance sociale des Chambres criminelles, qu’il considère comme des moments essentiels permettant de répondre aux attentes de justice et d’apaiser les tensions suscitées par des affaires souvent lourdes de conséquences.

Il a insisté sur la gravité des dossiers examinés, rappelant que les accusés encourent des peines particulièrement sévères en cas de culpabilité. Dans ce contexte, il a réaffirmé l’engagement du barreau à assurer une défense équitable et digne pour tous les prévenus, sans distinction de statut social ou d’appartenance. Cette mission, a-t-il souligné, demeure au cœur du rôle des avocats, garants des droits fondamentaux dans le processus judiciaire.

Au-delà de la tenue de cette session, Me Ndiaye a exprimé le souhait de voir ce type d’initiatives se multiplier dans la durée. Il a mis en avant la nécessité d’une régularité dans l’organisation des Chambres criminelles afin de contribuer efficacement au désengorgement des prisons. Pour lui, cette dynamique est indispensable au respect du droit fondamental d’être jugé dans un délai raisonnable, ainsi qu’au principe de la présomption d’innocence, souvent mis à mal par les longues détentions provisoires.

L’avocat a particulièrement insisté sur la nécessité de poursuivre les efforts pour réduire ces détentions préventives prolongées, qui restent une problématique majeure du système judiciaire sénégalais. Il a toutefois reconnu les avancées enregistrées ces derniers temps, notamment grâce au travail des juges d’instruction, qu’il a salué pour leur diligence et leur professionnalisme. Il a également félicité les autorités judiciaires locales, notamment le président du tribunal et le parquet, pour les efforts consentis en vue d’améliorer le fonctionnement de la justice.

Escroquerie présumée à Guédiawaye : une femme d’affaires gambienne au cœur d’un litige de plus de 673 millions FCFA

Une affaire d’escroquerie présumée aux ramifications sous-régionales secoue actuellement les milieux commerciaux entre le Sénégal et la Gambie. Selon les informations rapportées par le quotidien L’Observateur, un commerçant grossiste basé à Bargny a directement conduit une femme d’affaires gambienne au commissariat de Guédiawaye avant de déposer plainte contre elle, dans des circonstances qui n’ont pas été précisées.

L’homme d’affaires, identifié sous le nom de M. Ndiaye, n’a donc pas laissé aux enquêteurs le soin de rechercher la mise en cause. Celle-ci, connue sous les initiales A. S. Tréra, lui a été littéralement livrée, marquant un tournant inattendu dans ce dossier à forts enjeux financiers. La relation entre les deux protagonistes remonte à l’année 2023, à Touba, où ils avaient noué un partenariat commercial autour de la vente de lait en poudre.

Dans ce cadre, le grossiste sénégalais fournissait régulièrement des cargaisons que la commerçante acheminait depuis les entrepôts de Bargny vers la Gambie pour les revendre. Cependant, au fil du temps, des retards de paiement ont commencé à s’accumuler, créant un passif estimé à environ 200 millions de francs CFA.

Malgré cette situation déjà préoccupante, la femme d’affaires aurait réussi à convaincre son partenaire de lui confier, en février 2026, un important stock de riz évalué à 330 millions de francs CFA. L’accord prévoyait que la marchandise soit vendue, puis que les bénéfices soient reversés au fournisseur. Mais selon les éléments rapportés, aucun paiement n’a été effectué. Inquiet, M. Ndiaye s’est alors rendu à Banjul, où il aurait découvert que la totalité du riz avait été écoulée et que les fonds générés avaient servi à financer des importations personnelles de la mise en cause depuis l’Europe.

Quelques semaines après cet épisode, la commerçante aurait repris contact avec le grossiste, laissant espérer un règlement partiel de la dette. Au lieu de cela, elle lui aurait présenté une nouvelle requête, évoquant un stock de riz bloqué en Gambie et nécessitant 39 millions de francs CFA pour son dédouanement. Pour rassurer son partenaire, elle aurait proposé que la somme soit remise à son frère, A. Tréra, domicilié à Sacré-Cœur, chargé selon elle de se rendre en Gambie pour effectuer les démarches.

Là encore, les engagements n’auraient pas été respectés, aggravant la situation financière du plaignant. Se considérant victime d’une manœuvre frauduleuse répétée, M. Ndiaye a finalement décidé de porter l’affaire devant les autorités policières de Guédiawaye, en présentant lui-même la suspecte.

D’après les calculs avancés par le commerçant, le préjudice global s’élèverait à 673 millions 800 mille francs CFA. Informé du dossier, le procureur de Pikine-Guédiawaye a ordonné le placement en garde à vue de A. S. Tréra, malgré les assurances de cette dernière qui aurait promis de rembourser tout ou partie de la somme dans un délai de quelques semaines.

Affaire Abdoulaye Seck : accusations de vol, escroquerie et chantage au cœur d’un scandale entre héritiers dakarois

Une affaire aux allures de scandale éclabousse actuellement certains cercles huppés de Dakar, mettant en cause Abdoulaye Seck, fils de l’ancien Premier ministre Idrissa Seck. Selon des informations révélées par le quotidien L’Observateur, le jeune homme est attendu ce mardi devant le parquet du tribunal de grande instance hors classe de Dakar pour répondre de faits présumés particulièrement graves, notamment vol, escroquerie et chantage.

À l’origine de cette procédure judiciaire se trouve une plainte déposée par Dame Amar, fils du défunt homme d’affaires Ameth Amar. Les deux hommes, présentés comme des amis proches, auraient vu leur relation basculer à la suite d’un séjour à Paris. D’après les éléments rapportés, ils partageaient le même hôtel lorsque Dame Amar aurait confié sa carte bancaire à Abdoulaye Seck afin d’effectuer un retrait. Ce geste de confiance aurait, selon le plaignant, été exploité de manière frauduleuse.

La plainte évoque une série de retraits en euros effectués sans autorisation. Un premier retrait de 10 000 euros, soit plus de 6,5 millions de francs CFA, est notamment mentionné. Au total, le montant des sommes détournées avoisinerait les 11 millions de francs CFA. Ces fonds auraient été dépensés dans des établissements nocturnes, accentuant la gravité des accusations portées contre le mis en cause.

Après ces faits supposés, Abdoulaye Seck aurait quitté la France pour se rendre à Dubaï. Déterminé à récupérer son argent, Dame Amar affirme l’y avoir rejoint pour obtenir des explications et exiger un remboursement. Mais selon son récit, cette confrontation aurait marqué un tournant décisif dans l’affaire.

Le plaignant affirme qu’un épisode de chantage serait alors intervenu. Abdoulaye Seck lui aurait envoyé une vidéo jugée compromettante, le montrant en compagnie de jeunes femmes, accompagnée d’un message menaçant exigeant le versement de 20 000 euros sous peine de diffusion sur les réseaux sociaux. Cet ultimatum, perçu comme une tentative d’extorsion, aurait conduit Dame Amar à saisir la Division spéciale de cybersécurité.

À la suite de cette plainte, Abdoulaye Seck a été convoqué puis entendu par les enquêteurs spécialisés. À l’issue de son audition, il a été placé en garde à vue. Son déferrement devant le parquet du tribunal de grande instance hors classe de Dakar est attendu, une étape clé qui devrait déterminer les suites judiciaires de cette affaire désormais suivie de près par l’opinion publique.

Centenaire de Maître Abdoulaye Wade : le PDS reçu par le Khalife général des Mourides

Dans le cadre des préparatifs du centenaire de Abdoulaye Wade, une délégation officielle du Parti Démocratique Sénégalais a été reçue ce samedi par le Khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Mbacké.

Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de concertation engagée avec les autorités étatiques et religieuses du pays, en vue de préparer cet événement marquant qui célébrera les cent ans de vie, d’engagement politique et de service à la Nation de l’ancien chef de l’État.

Au cours de l’audience, les représentants du PDS ont sollicité les prières, les conseils ainsi que l’accompagnement spirituel du guide religieux pour la réussite totale de cette commémoration. Selon la délégation, la portée de cet anniversaire dépasse les frontières du Sénégal et revêt une dimension africaine et internationale.

Les responsables du parti ont également informé le Khalife que cette célébration sera organisée sous le haut patronage de Bassirou Diomaye Faye, qui aurait réaffirmé sa volonté d’accompagner la réussite de l’événement. Les grandes lignes du programme du centenaire lui ont aussi été présentées.

En retour, Serigne Mountakha Mbacké a adressé des prières à l’endroit de Abdoulaye Wade et formulé des vœux de succès pour cette célébration historique.

Prévu comme un moment fort de la vie politique et institutionnelle du pays, ce centenaire s’annonce déjà comme un rendez-vous majeur autour de l’héritage de l’ancien président sénégalais.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°725 – 28/04/2026

🔴 LE PRÉSIDENT MACKY SALL NOMMÉ SG DES NATIONS- UNIES ? : SERIGNE MOUNTAKHA LE SOUHAITE AUSSI SI…
🔴 AVANT- PROJET DE LOI PORTANT RÉVISION DE LA CONSTITUTION : VERS UN PRÉSIDENT AU DESSUS DES PARTIS

🔴 BATAILLE JURIDIQUE : LE TAS SOMME LE MAROC DE RÉPONDRE SOUS DIX JOURS

Kaolack–Gandiaye : Matar Ndao plaide pour l’autonomisation des femmes et dénonce les inégalités persistantes

À Gandiaye, la célébration dédiée aux femmes a pris une dimension à la fois symbolique et engagée. Devant des représentantes venues de tout le département de Kaolack, Matar Ndao, membre de Pastef et directeur général de l’Agence nationale de l’état civil, a inscrit son discours dans la dynamique de la vision Sénégal 2050 portée par le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko.

Au cœur de son intervention, un message clair : faire des femmes un pilier central du développement. « L’axe du capital humain de qualité et de l’équité doit garantir aux femmes, en milieu rural comme urbain, les mêmes chances de formation et d’autonomisation », a-t-il souligné. Pour lui, l’équité passe par un accès réel aux compétences, aux ressources et aux opportunités économiques.

Dans une ambiance marquée par la reconnaissance, M. Ndao a salué les performances des femmes, notamment dans la transformation alimentaire et les activités domestiques génératrices de revenus. « Cette journée est une manière de leur rendre hommage pour leur contribution essentielle, souvent silencieuse, au développement local », a-t-il rappelé.

Au-delà des discours, l’engagement se veut concret. Depuis 2015, des initiatives de formation ont été mises en place au profit des femmes de la commune et d’ailleurs, notamment dans la fabrication de produits d’hygiène (eau de Javel, savon) et la transformation de céréales, de fruits et de légumes. De nouveaux modules sont également en perspective, en particulier dans la production de beurre et de fromage.

Toutefois, des défis persistent. Matar Ndao a pointé du doigt les difficultés d’accès à la terre et au financement, promettant de porter ce plaidoyer auprès des autorités compétentes. Mais c’est surtout la question sanitaire qui a suscité son indignation.

« Depuis plus de deux décennies, l’hôpital de Gandiaye reste inachevé. Les populations sont contraintes d’évacuer les malades vers d’autres localités dans des conditions précaires », a-t-il déploré, appelant à une réaction urgente de l’État. Face à une démographie en forte croissance, il estime que la commune mérite, au minimum, un centre de santé pleinement fonctionnel.

Kaolack : la Police nationale investit l’école avec le programme « Edupolens »

Le Nouveau Lycée de Kaolack a abrité, ce lundi 27 avril 2026, le lancement officiel du projet « Edupolens », une initiative conjointe de la Direction générale de la Police nationale, du ministère de l’Éducation nationale et des partenaires sociaux de l’école. Une cérémonie à la fois sobre et significative, marquée par une forte mobilisation des autorités administratives, sécuritaires ainsi que des acteurs du système éducatif.

Dès l’entame, le ton a été donné : « Edupolens » se veut un projet structurant, destiné à bâtir une relation nouvelle entre la police et les citoyens, en ciblant prioritairement le milieu scolaire. « Votre présence témoigne de l’intérêt que vous accordez à l’éducation et à la protection de la jeunesse », ont souligné les organisateurs. À travers cette initiative, l’école est érigée en espace stratégique de transmission des valeurs citoyennes et républicaines, indispensables au vivre-ensemble.

Pour Mamadou Lamine Kamara, proviseur du Nouveau Lycée de Kaolack, ce programme s’inscrit pleinement dans les nouvelles orientations éducatives du pays. « Il s’agit aujourd’hui de passer d’un système éducatif classique à une véritable société éducative, où la formation des jeunes devient l’affaire de toute la communauté », a-t-il déclaré. Selon lui, « Edupolens » s’aligne sur le projet « NITHÉ » (Nouvelle Initiative pour la Transformation Humaniste de l’Éducation), qui ambitionne de renforcer les valeurs culturelles, sociales et citoyennes chez les apprenants.

Prenant la parole au nom de la Direction générale de la Police nationale, le commissaire divisionnaire Souleymane Ba, chef du service régional de la sécurité publique, a insisté sur la portée stratégique de l’initiative. « Il ne s’agit pas de simples visites de courtoisie, mais d’un engagement professionnel durable au service de l’éducation et de la prévention », a-t-il affirmé.

Concrètement, des cadres de la police interviendront régulièrement dans les établissements scolaires pour sensibiliser les élèves sur des thématiques majeures : le respect des symboles de la nation, la sécurité routière, la prévention des violences en milieu scolaire et l’appropriation des valeurs républicaines. « Ce sont les fondements du civisme que nous voulons inculquer dès le plus jeune âge », a-t-il précisé.

À travers « Edupolens », la Police nationale entend ainsi instaurer une relation de confiance durable avec les citoyens de demain, en misant sur la proximité, la pédagogie et la prévention. À Kaolack, le projet démarre sous de bons auspices, avec l’espoir de contribuer à l’émergence d’une jeunesse plus consciente, responsable et engagée.

Réformes institutionnelles : Mimi Touré défend un processus inclusif et concerté

La conférence de presse de la coalition Diomaye-Président a permis à Aminata Touré de monter au créneau pour défendre la démarche ayant conduit aux réformes institutionnelles en cours, tout en apportant une précision politique de taille sur leur élaboration. Face aux journalistes, l’ancienne Première ministre a insisté sur le caractère inclusif et participatif du processus engagé par le président Bassirou Diomaye Faye, qu’elle inscrit dans la continuité de la tradition sénégalaise du dialogue et du consensus.

Selon elle, les réformes actuellement sur la table ne sont pas le fruit d’une initiative isolée de l’exécutif. Elles découlent plutôt d’un cheminement structuré, marqué notamment par les Assises de la justice en 2024, puis par le dialogue sur le système politique en 2025. Ces différentes séquences ont permis, à ses yeux, de recueillir des recommandations largement partagées par les acteurs politiques, la société civile ainsi que les forces vives de la Nation. Elle souligne que ces concertations ont posé les bases d’un travail collectif visant à renforcer les institutions et à consolider l’État de droit.

Au cœur de son intervention, Aminata Touré a également tenu à lever toute ambiguïté sur l’implication du pouvoir législatif dans la maturation des textes. Elle a affirmé que le président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, ainsi que le président du groupe parlementaire, Ayib Daffé, ont été étroitement associés au processus, notamment à travers leur participation au comité de relecture. D’après elle, ces responsables sont informés et engagés depuis les premières étapes, ayant pris part aussi bien aux dialogues politiques qu’aux travaux techniques.

Cette précision vise à conforter l’idée d’un processus concerté et transparent. « Ce n’est pas un travail enfermé dans un bureau. Toutes les étapes ont été partagées », a-t-elle martelé, cherchant ainsi à dissiper toute perception d’un projet élaboré en vase clos. Pour l’ancienne cheffe du gouvernement, cette dynamique collaborative constitue un gage de légitimité et d’appropriation des réformes par les différentes composantes de la société.

Quatre chantiers majeurs structurent cette ambitieuse entreprise de transformation institutionnelle. Il s’agit de la révision de la Constitution, de la création d’une Cour constitutionnelle, de la réforme du Code électoral — incluant la mise en place d’une Commission électorale nationale indépendante — ainsi que de la refonte du cadre juridique des partis politiques. Aminata Touré a rappelé que ces axes traduisent les engagements forts du chef de l’État en matière de transparence électorale, de séparation des pouvoirs et de régulation du financement de la vie politique.

SERIGNE MOUNTAKHA SUR LA CANDIDATURE DU PRÉSIDENT MACKY SALL À L’ONU «JE LAISSE TOUT ENTRE LES MAINS DE DIEU»

Une délégation de l’Alliance pour la République (APR) s’est présentée, ce lundi, devant Serigne Mountakha Mbacké à Touba. La démarche, sans connotation politique affichée, visait à solliciter les prières du guide religieux en faveur de l’ancien président Macky Sall, dont le nom est évoqué pour prendre la succession d’António Guterres au secrétariat général des Nations unies. Au fil de l’entretien, le khalife a mêlé gratitude et réserve, rappelant que le destin relève de la seule volonté du Créateur.

Reçue par la plus haute autorité mouride, la mission conduite par plusieurs cadres de l’APR a d’abord tenu à dissiper tout malentendu. Son porte-parole, Babacar Gaye, a souligné que la visite n’avait rien de partisan, avant de rappeler l’attachement constant du guide religieux à l’ancien chef de l’État. Selon lui, l’ambition de Macky Sall de briguer le poste de secrétaire général de l’ONU s’inscrit dans le prolongement naturel de son parcours : après avoir gouverné le Sénégal et préservé la paix, il aspirerait désormais à mettre son expérience au service de la communauté internationale et de l’islam.

En retour, Serigne Mountakha Mbacké n’a pas tari d’éloges à l’égard de Macky Sall, mais il a immédiatement recentré le propos sur la souveraineté divine. Il a affirmé que l’issue de toute entreprise dépend uniquement de Dieu, maître absolu de l’univers, et que les humains ne disposent d’autre recours que l’invocation. Le khalife a confié avoir déjà élevé des prières par le passé pour l’ancien président, l’ayant confié spirituellement à Serigne Touba. Il a précisé avoir imploré pour que Macky Sall obtienne ce qu’il convoite, tout en laissant à Dieu le soin de l’accorder, à la condition expresse que cette réalisation lui soit bénéfique.

Liberté de la presse : Reporters sans frontières dévoile son classement mondial 2026 à Dakar ce 30 avril

L’organisation internationale Reporters sans frontières (RSF) rendra public, ce jeudi 30 avril 2026 à Dakar, son très attendu Classement mondial de la liberté de la presse. L’annonce a été faite à travers un communiqué, précisant que la présentation officielle se tiendra lors d’une conférence organisée à partir de 9h30 à l’hôtel Good Rade, situé sur la VDN.

Ce classement annuel constitue l’un des principaux baromètres internationaux de l’état de la liberté d’informer. Il évalue la situation des journalistes et des médias dans plus de 180 pays, en prenant en compte des critères tels que l’indépendance des médias, le cadre légal, la sécurité des journalistes ou encore les pressions économiques et politiques. À travers cet outil, RSF propose également une cartographie mondiale permettant de visualiser les zones où la liberté de la presse est respectée, menacée ou gravement entravée.

La publication de cette édition 2026 intervient dans un contexte global marqué par des tensions accrues entre pouvoirs publics et médias dans plusieurs régions du monde, mais aussi par la montée de nouvelles formes de menaces, notamment dans l’espace numérique. Désinformation, cyberharcèlement, surveillance et restrictions juridiques sont autant de défis qui redéfinissent aujourd’hui l’environnement dans lequel évoluent les journalistes.

Au-delà des chiffres et du classement, cette rencontre à Dakar sera également marquée par la présence d’Iris Sossoukpè, venu porter un témoignage fort sur la situation de son frère, Hugues Comlan Sossoukpè. Directeur du site d’information Olofofo, ce dernier avait été enlevé en juillet 2025 à Abidjan avant d’être transféré au Bénin, où il demeure détenu à la prison civile de Ouidah. Son cas illustre, selon RSF, les risques persistants auxquels sont exposés les journalistes dans l’exercice de leur métier.

À Dakar, cette présentation du classement mondial s’annonce ainsi comme un moment clé de réflexion sur l’état de la liberté de la presse, mais aussi comme une tribune pour alerter sur les dérives observées et rappeler les exigences fondamentales d’une information libre, pluraliste et indépendante.

ARCOP : le président nomme les neuf membres du Conseil de régulation pour un mandat de trois ans

C’est désormais officiel. Par décret, le président de la République a procédé à la nomination des neuf membres du Conseil de régulation de l’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP). Cette instance stratégique, composée de représentants de l’administration publique, du secteur privé et de la société civile, entame ainsi un nouveau cycle institutionnel avec un mandat de trois ans renouvelable une fois, à compter du 22 avril 2026.

L’ARCOP, pilier du dispositif de gouvernance des marchés publics au Sénégal, repose sur une architecture articulée autour de trois organes : le Conseil de régulation, le Comité de règlement des différends et la Direction générale. Le Conseil de régulation, organe délibérant, occupe une place centrale dans ce dispositif. Il est structuré de manière tripartite et paritaire, garantissant une représentation équilibrée des différentes parties prenantes impliquées dans la commande publique.

Les membres nouvellement nommés auront la responsabilité de définir les grandes orientations stratégiques de l’institution. À ce titre, ils devront notamment se prononcer sur les perspectives de développement de l’ARCOP, examiner et approuver le budget ainsi que les rapports soumis par la Direction générale. Leur mission inclut également l’adoption des instruments de gouvernance interne, tels que le règlement intérieur et les manuels de procédures administratives, financières, comptables, ainsi que ceux relatifs au recrutement et à la gestion des ressources humaines.

Au sein du collège représentant l’administration publique figurent Allé Nar Diop, inspecteur du Trésor et conseiller économique du président de la République, Ndèye Rokhaya Sène, magistrate et directrice de cabinet du ministre de la Justice, ainsi que Yaye Anna Sèye Thiam, ingénieur statisticien économiste au ministère des Finances et du Budget. Leur présence traduit la volonté de l’État d’assurer une expertise technique et institutionnelle solide dans la régulation de la commande publique.

Le secteur privé est représenté par Raqui Wane, juriste et membre du bureau exécutif du Conseil national du Patronat, Talla Ndiaye, financier et coordonnateur général du pôle économie, finances et fiscalité du Mouvement des Entreprises du Sénégal, ainsi que Youssoupha Diop, directeur exécutif de la Confédération nationale des Employeurs du Sénégal. Leur participation vise à intégrer les réalités et les attentes du monde des affaires dans les mécanismes de régulation.

Du côté de la société civile, le Conseil accueille Maître Ibrahima Ndieguene, avocat à la Cour et membre de l’Ordre des avocats du Sénégal, Moundiaye Cissé, directeur exécutif de l’ONG 3D, et Saliou Dièye, expert fiscal et président de l’Ordre national des Experts du Sénégal. Leur rôle sera essentiel pour garantir la transparence, l’équité et la redevabilité dans la gestion des marchés publics.

Selon les termes du décret, le Conseil de régulation assure la supervision des activités de l’ARCOP en conformité avec les orientations et la politique définies par l’État en matière de commande publique. Les membres sont soumis à des obligations strictes de discrétion et de secret professionnel concernant les informations et les faits dont ils auront connaissance dans l’exercice de leurs fonctions, une exigence qui souligne la sensibilité des dossiers traités.

Réformes institutionnelles et électorales : Aminata Touré dévoile quatre avant-projets majeurs issus des dialogues nationaux

La Coalition « Diomaye Président » franchit une nouvelle étape dans son agenda de réformes. Par la voix de sa superviseure générale, Aminata Touré, quatre avant-projets de loi ont été officiellement présentés, marquant une volonté affichée de refonder en profondeur l’architecture institutionnelle et électorale du Sénégal. Ces textes, issus des conclusions des dialogues nationaux sur la justice en 2024 et sur le système politique en 2025, initiés par le président Bassirou Diomaye Faye, sont désormais soumis à l’appréciation du public avant leur examen en Conseil des ministres puis à l’Assemblée nationale.

Au cœur de ces propositions figure une réforme constitutionnelle d’envergure. Celle-ci introduit une rupture notable dans la pratique politique sénégalaise en établissant une incompatibilité entre la fonction présidentielle et la direction effective d’un parti politique. Le chef de l’État ne pourrait désormais occuper qu’un rôle honorifique au sein de sa formation. Cette disposition s’accompagne d’un renforcement du pouvoir de contrôle du Parlement, notamment à travers l’élargissement des prérogatives des commissions d’enquête et d’information. Le texte prévoit également une réorganisation de l’équilibre des pouvoirs au sein de l’Exécutif, ainsi que l’interdiction du cumul entre fonctions ministérielles et mandats exécutifs territoriaux.

Dans la même dynamique, un second avant-projet prévoit la transformation du Conseil constitutionnel en une Cour constitutionnelle. Cette nouvelle institution verrait ses effectifs passer de sept à neuf membres et disposerait de compétences élargies, notamment pour arbitrer les conflits entre le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif. Le principe du contradictoire serait explicitement inscrit dans son fonctionnement, renforçant ainsi les garanties procédurales.

Le troisième texte s’attaque au Code électoral, avec des changements structurants. Il prévoit la création d’une Commission électorale nationale indépendante (CENI), appelée à reprendre les prérogatives actuellement exercées par le ministère de l’Intérieur en matière d’organisation des élections. La réforme introduit également plusieurs innovations majeures, dont le bulletin unique, la révision permanente des listes électorales, l’ouverture du droit de vote aux détenus non déchus de leurs droits civiques, ainsi que l’institutionnalisation d’un débat présidentiel au second tour. Les articles L.29 et L.30, au cœur de nombreuses controverses, seraient réécrits afin de prévenir toute instrumentalisation de la justice dans le processus électoral.

Enfin, le quatrième avant-projet encadre le fonctionnement et le financement des partis politiques. Il instaure un système de financement public soumis à un contrôle strict de la Cour des comptes. Le texte interdit explicitement les dons anonymes, les financements via cryptomonnaies, les contributions d’entreprises publiques et les apports étrangers, à l’exception des contributions issues de la diaspora sénégalaise.

Au-delà du contenu des réformes, Aminata Touré a insisté sur la méthode adoptée, qu’elle présente comme inclusive et fondée sur le consensus. Selon elle, les textes sont le fruit d’un processus de concertation impliquant divers acteurs politiques et institutionnels, y compris des responsables parlementaires. Leur mise à disposition du public vise à prolonger ce dialogue, avant leur traduction en lois.

Avec ces quatre avant-projets, les autorités sénégalaises entendent poser les bases d’un nouveau cadre institutionnel, présenté comme plus équilibré, plus transparent et mieux adapté aux exigences démocratiques contemporaines. Reste désormais à savoir si cette dynamique de réforme parviendra à fédérer un large consensus politique et social dans un contexte où les questions électorales demeurent particulièrement sensibles.

Révision constitutionnelle : vers un Président au-dessus des partis et un exécutif rééquilibré

Le Sénégal s’apprête à franchir un tournant institutionnel majeur avec l’avant-projet de loi portant révision de la Constitution, qui introduit des changements profonds dans l’organisation et l’exercice du pouvoir exécutif. Au cœur de cette réforme figure une disposition inédite : le Président de la République ne pourra plus diriger un parti politique ni une coalition. Une rupture significative avec une tradition bien ancrée, où les chefs de l’État cumulaient jusqu’ici la magistrature suprême avec le leadership partisan.

Désormais, le chef de l’État ne pourra occuper au sein d’une formation politique qu’un rôle strictement honorifique. L’objectif affiché est clair : renforcer la neutralité de la fonction présidentielle et mettre fin à toute confusion entre responsabilités étatiques et intérêts partisans. Cette évolution s’inscrit dans une volonté plus large de consolider les principes d’équité et de transparence dans la gestion des affaires publiques.

Dans la même logique, le texte introduit une autre innovation majeure : l’interdiction pour le Président en exercice de participer à des campagnes électorales, sauf dans le cas où il est lui-même candidat à sa réélection. Cette disposition vise à limiter l’usage des moyens et de l’influence de l’État à des fins politiques, une critique récurrente dans le débat public sénégalais.

La réforme ne s’arrête pas là. Elle redéfinit également les équilibres au sein de l’exécutif. Alors que la Constitution actuelle conférait au seul Président la détermination de la politique de la Nation, le nouveau texte prévoit désormais qu’elle sera définie « en concertation avec le Premier ministre ». Ce réajustement marque une évolution vers un partage plus équilibré du pouvoir exécutif, avec un Premier ministre renforcé dans son rôle de chef du gouvernement, chargé de conduire et de coordonner l’action gouvernementale.

Le serment présidentiel fait aussi l’objet d’une refonte. La nouvelle formule introduit des engagements explicites en matière de gouvernance, notamment la gestion transparente des ressources publiques et l’obligation d’agir exclusivement dans l’intérêt de la Nation. Ce serment sera désormais prêté devant la Cour constitutionnelle, nouvelle appellation du Conseil constitutionnel, renforçant ainsi la dimension solennelle et institutionnelle de l’acte.

Autre innovation importante : l’encadrement strict de la période post-électorale. Entre la tenue de l’élection présidentielle et la proclamation définitive des résultats, les autorités en place ne pourront plus prendre de décisions engageant durablement l’État, comme la signature de contrats majeurs ou la contraction d’emprunts, sauf en cas de nécessité impérieuse. Après la proclamation des résultats et jusqu’à l’installation du nouveau Président, le chef de l’État sortant sera limité à la gestion des affaires courantes.

Enfin, le préambule de la Constitution est enrichi pour consacrer deux principes fondamentaux : le rééquilibrage des pouvoirs au sein de l’exécutif et l’intangibilité des règles relatives à la limitation des mandats présidentiels. Cette dernière disposition vise à verrouiller toute tentative future de modification des règles sur la durée ou le nombre de mandats.

À travers cet ensemble de réformes, c’est une nouvelle conception de la fonction présidentielle qui se dessine : un Président moins partisan, davantage encadré dans ses prérogatives, et inscrit dans un système institutionnel où le pouvoir est mieux partagé. Une transformation qui pourrait redéfinir durablement les pratiques politiques au Sénégal et renforcer les fondements de son État de droit.

Réforme du Code électoral au Sénégal : vers une ouverture encadrée du droit de vote

L’avant-projet de loi portant Code électoral au Sénégal marque une évolution significative dans l’organisation du corps électoral et les conditions d’inscription sur les listes. À travers son exposé des motifs, le texte réaffirme d’abord un principe fondamental : tout citoyen sénégalais âgé d’au moins dix-huit ans et jouissant de ses droits civils et politiques peut exercer son droit de vote en s’inscrivant sur les listes électorales. Cette base classique est toutefois enrichie par des dispositions nouvelles qui traduisent une volonté d’élargissement du champ démocratique.

Parmi les innovations majeures figure l’intégration des détenus non déchus de leurs droits civiques. Cette mesure constitue une rupture avec certaines pratiques antérieures et s’inscrit dans une dynamique de reconnaissance des droits politiques même en situation de privation de liberté. Elle traduit une approche plus inclusive du processus électoral, en considérant que l’incarcération ne doit pas automatiquement entraîner la suspension de la citoyenneté politique, sauf décision judiciaire explicite.

Le texte précise également les conditions d’accès au corps électoral pour certaines catégories de citoyens. Les personnes ayant acquis la nationalité sénégalaise, notamment par naturalisation ou par mariage, pourront désormais s’inscrire sur les listes, sous réserve de remplir des critères définis. Cette ouverture témoigne d’une adaptation du droit électoral aux réalités sociales et démographiques du pays, en tenant compte des parcours d’intégration à la communauté nationale.

En ce qui concerne l’inscription dans une commune, l’avant-projet établit des règles visant à garantir un ancrage réel du citoyen dans la localité concernée. Il sera ainsi nécessaire de justifier d’un lien avec la commune, qu’il s’agisse du lieu de naissance, d’une résidence d’au moins six mois, du domicile d’un ascendant direct ou encore d’une affectation en qualité d’agent de l’État. Cette exigence vise à assurer la sincérité du vote en évitant les inscriptions opportunistes ou déconnectées de la réalité territoriale.

Les Sénégalais établis à l’étranger ne sont pas en reste. Le texte leur offre la possibilité de s’inscrire, à condition d’être immatriculés auprès des représentations consulaires. Ils pourront choisir entre leur commune de naissance et celle de leur dernier domicile au Sénégal, une mesure qui renforce leur participation à la vie démocratique tout en tenant compte de leur éloignement géographique.

En parallèle de cette ouverture, l’avant-projet maintient un ensemble de restrictions visant à préserver l’intégrité du processus électoral. Sont ainsi exclus des listes, pour une durée de cinq ans, les individus condamnés pour des crimes ou pour certaines infractions jugées graves, notamment la corruption, le détournement de deniers publics, l’enrichissement illicite ou le blanchiment. Les personnes reconnues juridiquement incapables ainsi que celles privées de leurs droits de vote par décision de justice sont également concernées par ces exclusions.

Enfin, le texte introduit une modernisation importante des procédures d’inscription. Celles-ci seront désormais dématérialisées grâce à une plateforme numérique sécurisée. Les listes électorales deviennent permanentes et feront l’objet d’une révision continue, ce qui devrait permettre une meilleure actualisation des données et une plus grande fiabilité du fichier électoral. Toutefois, afin de garantir la stabilité du processus en période électorale, les opérations d’inscription seront suspendues avant chaque scrutin, sur décision du président de la commission électorale nationale indépendante.

Réforme du Code électoral au Sénégal : vers une ouverture encadrée du droit de vote

L’avant-projet de loi portant Code électoral au Sénégal marque une évolution significative dans l’organisation du corps électoral et les conditions d’inscription sur les listes. À travers son exposé des motifs, le texte réaffirme d’abord un principe fondamental : tout citoyen sénégalais âgé d’au moins dix-huit ans et jouissant de ses droits civils et politiques peut exercer son droit de vote en s’inscrivant sur les listes électorales. Cette base classique est toutefois enrichie par des dispositions nouvelles qui traduisent une volonté d’élargissement du champ démocratique.

Parmi les innovations majeures figure l’intégration des détenus non déchus de leurs droits civiques. Cette mesure constitue une rupture avec certaines pratiques antérieures et s’inscrit dans une dynamique de reconnaissance des droits politiques même en situation de privation de liberté. Elle traduit une approche plus inclusive du processus électoral, en considérant que l’incarcération ne doit pas automatiquement entraîner la suspension de la citoyenneté politique, sauf décision judiciaire explicite.

Le texte précise également les conditions d’accès au corps électoral pour certaines catégories de citoyens. Les personnes ayant acquis la nationalité sénégalaise, notamment par naturalisation ou par mariage, pourront désormais s’inscrire sur les listes, sous réserve de remplir des critères définis. Cette ouverture témoigne d’une adaptation du droit électoral aux réalités sociales et démographiques du pays, en tenant compte des parcours d’intégration à la communauté nationale.

En ce qui concerne l’inscription dans une commune, l’avant-projet établit des règles visant à garantir un ancrage réel du citoyen dans la localité concernée. Il sera ainsi nécessaire de justifier d’un lien avec la commune, qu’il s’agisse du lieu de naissance, d’une résidence d’au moins six mois, du domicile d’un ascendant direct ou encore d’une affectation en qualité d’agent de l’État. Cette exigence vise à assurer la sincérité du vote en évitant les inscriptions opportunistes ou déconnectées de la réalité territoriale.

Les Sénégalais établis à l’étranger ne sont pas en reste. Le texte leur offre la possibilité de s’inscrire, à condition d’être immatriculés auprès des représentations consulaires. Ils pourront choisir entre leur commune de naissance et celle de leur dernier domicile au Sénégal, une mesure qui renforce leur participation à la vie démocratique tout en tenant compte de leur éloignement géographique.

En parallèle de cette ouverture, l’avant-projet maintient un ensemble de restrictions visant à préserver l’intégrité du processus électoral. Sont ainsi exclus des listes, pour une durée de cinq ans, les individus condamnés pour des crimes ou pour certaines infractions jugées graves, notamment la corruption, le détournement de deniers publics, l’enrichissement illicite ou le blanchiment. Les personnes reconnues juridiquement incapables ainsi que celles privées de leurs droits de vote par décision de justice sont également concernées par ces exclusions.

Enfin, le texte introduit une modernisation importante des procédures d’inscription. Celles-ci seront désormais dématérialisées grâce à une plateforme numérique sécurisée. Les listes électorales deviennent permanentes et feront l’objet d’une révision continue, ce qui devrait permettre une meilleure actualisation des données et une plus grande fiabilité du fichier électoral. Toutefois, afin de garantir la stabilité du processus en période électorale, les opérations d’inscription seront suspendues avant chaque scrutin, sur décision du président de la commission électorale nationale indépendante.

Révision constitutionnelle : vers un rééquilibrage profond des pouvoirs au sommet de l’État

Le Sénégal s’engage dans une réforme institutionnelle d’envergure avec un avant-projet de loi portant révision de la Constitution qui redessine en profondeur l’architecture du pouvoir exécutif et renforce les mécanismes de contrôle démocratique. Ce texte, qui marque une étape majeure dans l’évolution des institutions, vise à corriger les déséquilibres longtemps dénoncés et à instaurer une gouvernance plus partagée et encadrée.

Au cœur de cette réforme figure une redéfinition du statut du Président de la République. Désormais, le chef de l’État ne pourra plus assurer la direction effective d’un parti politique ou d’une coalition, une mesure qui entend consacrer davantage la neutralité de la fonction présidentielle. Dans le même esprit, sa participation aux campagnes électorales sera strictement limitée, sauf dans le cas où il est lui-même candidat à sa propre succession. Cette disposition vise à réduire l’influence institutionnelle dans les compétitions politiques et à garantir une plus grande équité entre les acteurs.

Le texte introduit également une évolution significative dans la conduite de la politique nationale. Celle-ci ne relèvera plus du seul Président, mais sera désormais déterminée en concertation avec le Premier ministre. Ce changement traduit une volonté claire de partager les responsabilités au sein de l’Exécutif et de rompre avec une pratique hyperprésidentialiste du pouvoir. Par ailleurs, entre l’élection d’un nouveau Président et son entrée en fonction, le chef de l’État sortant sera désormais limité à la gestion des affaires courantes. Il ne pourra plus engager de décisions majeures susceptibles d’impacter durablement l’État, ce qui renforce la transparence et la continuité républicaine.

Le Premier ministre, de son côté, voit son rôle considérablement renforcé. Consacré explicitement comme chef du Gouvernement, il acquiert des prérogatives élargies, notamment la possibilité de co-initier les projets de loi. Il pourra également saisir la juridiction constitutionnelle, une compétence jusque-là plus restrictive. Cette montée en puissance institutionnelle vise à instaurer un véritable équilibre au sommet de l’Exécutif, en conférant au chef du Gouvernement des leviers d’action plus conséquents.

Sur le plan des institutions, le Conseil constitutionnel est appelé à devenir une Cour constitutionnelle, avec des compétences élargies. Ce changement de dénomination s’accompagne d’une volonté de renforcer son rôle dans la régulation de la vie publique et dans la garantie de la conformité des lois à la Constitution. Dans le même temps, l’Assemblée nationale voit ses pouvoirs de contrôle renforcés. Elle pourra désormais auditionner toute personne jugée utile dans le cadre de ses commissions d’enquête ou d’information, consolidant ainsi son rôle de contre-pouvoir.

L’avant-projet ne se limite pas à ces réformes majeures. Il introduit également des dispositions importantes telles que l’incompatibilité entre les fonctions ministérielles et les mandats de chef d’exécutif territorial, afin de prévenir les conflits d’intérêts et de favoriser une meilleure gouvernance locale. Le texte consacre aussi le droit à l’inclusion numérique, signe d’une volonté d’adapter le cadre constitutionnel aux enjeux contemporains. Le serment présidentiel est par ailleurs réécrit pour refléter ces nouvelles exigences, tandis que la limitation du nombre et de la durée des mandats présidentiels est désormais explicitement verrouillée dans la Constitution.

FPR-Yoon Wi : une assemblée générale sous le signe de la renaissance

Réuni ce samedi dans les locaux de L’Harmattan, le mouvement FPR-Yoon Wi a tenu son assemblée générale dans une atmosphère mêlant ferveur militante et discours de rupture. À la tribune, son président, Abdoulaye Bamba Gning, a affiché des ambitions claires pour l’avenir politique du Sénégal, appelant à une « renaissance profonde » du pays.

Dès l’ouverture, le leader a frappé fort avec une métaphore : celle d’un discours de cent pages laissé vierge. « Ce soir, je ne serai pas cet homme, car ce moment est trop important pour rester silencieux », a-t-il lancé devant militants et sympathisants. Inscrivant son allocution dans une perspective historique, il a convoqué l’héritage des ancêtres et les valeurs fondatrices de la nation sénégalaise, évoquant « un peuple forgé dans l’épreuve, lié par l’honneur et consolidé par la solidarité ».

Fort de plus de vingt ans d’expérience dans l’administration publique, notamment dans les domaines économique, financier et des télécommunications, il a mis en avant sa maîtrise de l’appareil d’État. Son parcours académique, entre Dakar, Abidjan, Paris, Québec et Harvard, a été présenté comme le socle d’une triple capacité : expertise technique, ouverture internationale et enracinement local.

Abdoulaye Bamba Gning a plaidé pour une refondation de l’État autour de trois piliers : une souveraineté « réelle, solidaire et durable », une démocratie « vivante et responsable » et une justice sociale « concrète et transformatrice ».

Une alternative au paysage politique classique

Le président du FPR-Yoon Wi a présenté son mouvement comme « un levier de redressement national » et non comme « un parti de plus », cherchant ainsi à se démarquer du paysage politique traditionnel. Pour lui, liberté, justice et paix doivent redevenir des exigences collectives, loin de toute résignation.

Au nom des sages, Mamadou Lamine Sall a rappelé l’histoire du mouvement, né en 2013, engagé dans les locales de 2014 puis intégré à la coalition Benno Bokk Yaakaar en 2017. Selon lui, la perte du pouvoir par l’ancien président Macky Sall a ouvert une nouvelle phase, marquée par le choix de Gning pour incarner les valeurs du parti.

Femmes et jeunesse en première ligne

Les différentes composantes du mouvement ont pris la parole pour réaffirmer leur engagement. Ndèye Sokhna Cissé Sy, représentant les femmes, a insisté sur leur rôle central dans les luttes politiques, allant jusqu’à projeter l’élection de Gning en 2029. Du côté de la jeunesse, Ousseynou Niang a dressé un tableau préoccupant : chômage, manque de formation et migration irrégulière. « La jeunesse exige sa place à la table des décisions », a-t-il martelé.

Une critique sévère de la conjoncture

Invitée à la tribune, l’ancienne ministre Aminata Lô Dieng a dénoncé « une tragédie économique » dans laquelle ouvriers, femmes et fonctionnaires souffrent. Elle a appelé à une mobilisation autour du projet porté par Abdoulaye Bamba Gning, estimant que « le pays peine à sortir du gouffre ».

L’AES dénonce une offensive coordonnée au Mali et réaffirme sa solidarité régionale

Le président du Faso et président en exercice de l’Alliance des États du Sahel, Ibrahim Traoré, a vivement réagi aux attaques terroristes survenues le 25 avril 2026 au Mali. Dans un communiqué officiel, Alliance des États du Sahel a condamné avec fermeté des actes qualifiés de « coordonnés », visant selon elle à fragiliser davantage la stabilité déjà précaire de la région sahélienne.

L’organisation évoque un schéma d’attaques simultanées et structurées, laissant penser à une volonté délibérée de déstabilisation à grande échelle. Sans désigner explicitement d’acteurs, l’AES parle néanmoins de forces hostiles opérant dans l’ombre, suggérant l’existence d’un complot contre les États du Sahel engagés dans une dynamique de souveraineté renforcée et de coopération sécuritaire.

Face à cette situation, l’AES a tenu à saluer la réaction rapide et déterminée des Forces armées maliennes. Selon le communiqué, leur intervention a permis de contenir les assaillants et d’éviter un bilan plus lourd. Cette riposte est présentée comme la preuve de la montée en puissance des capacités opérationnelles des armées de la région, malgré un contexte sécuritaire toujours marqué par la menace terroriste persistante.

Au-delà de la condamnation, l’AES a exprimé sa profonde compassion envers les victimes de ces attaques. Le président Ibrahim Traoré, au nom des États membres, a adressé ses condoléances aux familles endeuillées ainsi qu’au peuple malien, réaffirmant une solidarité « totale et indéfectible » entre les pays du Sahel.

Dans cette déclaration, l’Alliance insiste également sur la nécessité de poursuivre et d’intensifier les efforts conjoints pour faire face aux groupes armés terroristes. Elle réitère son engagement à œuvrer pour la sécurité collective, la souveraineté nationale et la stabilité durable dans la région. Pour l’AES, ces attaques ne feront que renforcer la détermination de ses membres à coordonner leurs actions militaires et stratégiques afin de restaurer la paix et l’intégrité territoriale des États sahéliens.

Trafic de migrants déjoué à Karang : trois individus déférés au parquet de Fatick

L’antenne régionale de la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants a procédé au déferrement de trois individus devant le Procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Fatick. Les mis en cause sont poursuivis pour escroquerie, association de malfaiteurs et tentative de trafic de migrants, à la suite d’une enquête déclenchée le 27 mars 2026 après une plainte enregistrée au poste frontalier de Karang.

Selon les éléments de l’enquête, les suspects avaient mis en place un réseau structuré destiné à organiser le départ clandestin de candidats à l’émigration vers l’Espagne par voie maritime. Les victimes, en majorité originaires du Sénégal et de la Guinée, devaient s’acquitter de sommes variant entre 300 000 et 430 000 francs CFA. Une fois le paiement effectué, elles étaient convoyées à travers des pistes clandestines jusqu’à la gare routière de Karang, avant d’être transférées vers un campement situé à Gougnadou, en territoire gambien.

Les investigations ont permis d’établir que le principal suspect jouait le rôle de recruteur pour le compte d’organisateurs basés en Gambie. En contrepartie de ses services, il espérait bénéficier d’un voyage gratuit. Il opérait avec l’appui de deux complices, dont un conducteur de moto-taxi chargé de faciliter le passage des candidats, ainsi qu’un chauffeur de véhicule immatriculé en Gambie. Ce dernier avait pour mission de contourner les postes de contrôle officiels afin d’assurer le transport discret des migrants vers leur point de regroupement final.

L’arrestation des trois individus a été rendue possible grâce à un dispositif de surveillance et à une opération de souricière mise en place par les enquêteurs de la DNLT à Karang. Lors de leurs auditions, les suspects ont reconnu les faits et ont apporté des précisions sur leurs rôles respectifs dans le mécanisme de convoyage.

Deuil national au Mali : le général Sadio Camara tué dans une attaque terroriste à Kati

Le Mali est plongé dans le recueillement après l’annonce du décès du ministre d’État, ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le général de corps d’armée Sadio Camara. Dans un décret pris ce dimanche, le président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta, a institué un deuil national de deux jours à compter du lundi 27 avril 2026 à minuit, sur l’ensemble du territoire. Durant cette période, les drapeaux seront mis en berne sur tous les bâtiments publics, en hommage à celui qui incarnait l’un des piliers du dispositif sécuritaire du pays.

Selon les autorités, le drame s’est produit le samedi 25 avril 2026 à Kati, ville garnison située à proximité de Bamako. La résidence du ministre a été la cible d’une attaque particulièrement violente et sophistiquée. Un véhicule piégé, conduit par un kamikaze, a percuté le domicile officiel, déclenchant une puissante explosion suivie d’affrontements armés.

D’après le communiqué du gouvernement, le général Sadio Camara a fait preuve d’un engagement direct face aux assaillants. Il aurait personnellement pris part à la riposte, réussissant à neutraliser plusieurs membres du commando avant d’être grièvement blessé au cours des combats. Transporté en urgence à l’hôpital, il a finalement succombé à ses blessures quelques heures plus tard.

L’attaque a causé des dégâts considérables. La résidence ministérielle s’est en grande partie effondrée sous la violence de l’explosion, tandis qu’une mosquée située à proximité a été détruite. Le bilan humain est également lourd, avec plusieurs victimes civiles et militaires, dont des fidèles présents dans le lieu de culte au moment des faits.

Face à cette tragédie, les autorités de transition ont tenu à élargir l’hommage à l’ensemble des victimes des attaques survenues ce jour-là. Le chef de l’État a annoncé que le général Sadio Camara bénéficierait de funérailles nationales, en reconnaissance de son parcours et de son engagement au service des forces armées maliennes.

FSF : polémique autour du projet de déménagement vers Keur Gorgui et des coûts évoqués

Le projet de déménagement de la Fédération sénégalaise de football vers un nouvel immeuble situé à Cité Keur Gorgui alimente depuis plusieurs jours un vif débat au sein de l’opinion publique sportive. Présentée comme une étape importante dans la modernisation de l’administration du football national, cette initiative se retrouve aujourd’hui au cœur d’une controverse liée notamment à son coût et à l’identité du propriétaire du bâtiment.

Selon diverses rumeurs largement relayées, le futur siège de la FSF appartiendrait à l’international sénégalais Sadio Mané. Plus encore, des montants évoqués font état d’un loyer annuel estimé à plusieurs centaines de millions de francs CFA, une information qui a rapidement suscité interrogations et critiques. Pour de nombreux observateurs, une telle dépense interroge sur les priorités budgétaires de l’instance dirigeante du football sénégalais, à un moment où les investissements dans la formation, les infrastructures sportives régionales ou encore le développement du football local restent des enjeux majeurs.

Dans ce contexte, l’absence de communication officielle détaillée de la FSF contribue à entretenir le flou. Ni confirmation formelle du montant du loyer ni précisions sur les modalités contractuelles n’ont, pour l’instant, été apportées publiquement. Cette opacité perçue renforce les suspicions et alimente les débats, notamment sur les réseaux sociaux où supporters et acteurs du football expriment des positions parfois divergentes.

Certains défendent néanmoins le projet en mettant en avant la nécessité pour la fédération de disposer d’un siège moderne, fonctionnel et adapté à ses ambitions croissantes, surtout après les succès récents du football sénégalais sur la scène continentale et internationale. Ils estiment qu’un cadre administratif performant est indispensable pour accompagner le développement du secteur et améliorer la gouvernance.

D’autres, en revanche, appellent à plus de transparence et de rigueur dans la gestion des ressources. Ils soulignent que la question ne se limite pas au simple déménagement, mais touche à des principes fondamentaux de bonne gouvernance, notamment la justification des dépenses publiques ou assimilées, ainsi que la prévention de tout conflit d’intérêts potentiel.

Au-delà de la polémique, cette affaire met en lumière un enjeu plus large : celui de la gestion et de la crédibilité des institutions sportives au Sénégal. Dans un environnement où les attentes sont de plus en plus élevées, la FSF est désormais attendue sur sa capacité à clarifier la situation et à rassurer l’opinion par des explications précises et documentées.

CLES/PILEN:Formations en développement personnel, en prise de parole en publique et en entrepreneuriat…

‎le club de leadership et de l’entrepreneuriat du Sénégal (CLES) a offert des formations en développement personnel, en prise de parole en publique et en entrepreneuriat à la jeunesse de tivaouane peulh/Niague.
‎une occasion pour eux d’inciter l’Etat à un accompagnement des initiatives communautaire.

CLES:Formations en développement personnel, en prise de parole en publique et en entrepreneuriat....

Sonko mise sur une refonte ambitieuse de la politique agricole pour atteindre la souveraineté alimentaire

En visite ce dimanche à la Foire internationale de l’agriculture et des ressources animales (FIARA), le Premier ministre Ousmane Sonko a réaffirmé la place centrale de l’agriculture dans la stratégie de développement du Sénégal. Parcourant les stands d’exposition et échangeant avec les producteurs ainsi que les acteurs du secteur, il a insisté sur la nécessité de repositionner durablement ce pilier économique au cœur des politiques publiques.

Le chef du gouvernement n’a pas manqué de revenir sur les limites des approches antérieures. Selon lui, les politiques agricoles menées par le passé ont souvent été marquées par des tâtonnements et un manque d’ancrage dans les réalités vécues par les producteurs. Cette déconnexion aurait contribué à freiner le plein essor du secteur, pourtant riche en potentialités.

Dans cette dynamique, Ousmane Sonko a annoncé l’élaboration en cours d’une nouvelle politique agricole, présentée comme une réforme globale et structurante. L’objectif affiché est clair : atteindre la souveraineté alimentaire et réduire significativement la dépendance du pays vis-à-vis des importations. Pour y parvenir, cette nouvelle orientation entend agir sur l’ensemble de la chaîne de valeur agricole.

De la production à la commercialisation, en passant par les questions cruciales de l’accès au foncier et du financement, le gouvernement ambitionne de mettre en place des mécanismes cohérents et adaptés. Cette approche intégrée vise à lever les contraintes majeures qui pèsent sur les agriculteurs et à renforcer la compétitivité des filières locales.

Le Premier ministre a également mis en avant le potentiel encore sous-exploité des filières dérivées, notamment dans les secteurs du textile et du cuir. Il estime que la transformation locale des matières premières agricoles constitue une opportunité stratégique pour créer de la valeur ajoutée, générer des emplois et dynamiser l’économie nationale.

Réforme du Code électoral : Mohamed Ayib Daffé défend un recentrage en faveur des libertés publiques

Le président du groupe parlementaire PASTEF, Mohamed Ayib Daffé, a livré des explications approfondies sur la réforme des articles L29 et L30 du Code électoral, au cœur des débats politiques actuels. Présentée comme une refonte technique mais à forte portée politique, cette modification vise selon lui à corriger des déséquilibres jugés préjudiciables aux droits électoraux des citoyens.

La mesure la plus marquante de cette réforme réside dans la suppression pure et simple de l’article L30. Le député considère que cet article comportait des dispositions excessives, en ce qu’il permettait d’exclure des citoyens du processus électoral pour des délits jugés mineurs. Une telle approche, selon lui, portait atteinte au principe d’inclusion démocratique en élargissant de manière disproportionnée les cas d’inéligibilité.

Dans le même temps, l’article L29 a fait l’objet d’une réécriture visant à instaurer un cadre plus équilibré. Le texte maintient une interdiction automatique en cas de crimes, mais opère un tri plus rigoureux des délits concernés. L’objectif affiché est de recentrer les exclusions sur des infractions en lien direct avec la probité et l’éthique publique, telles que la corruption ou l’enrichissement illicite, considérées comme incompatibles avec l’exercice de responsabilités électives.

Dans cette logique, certaines infractions liées à l’expression ont été retirées du champ des interdictions. Il s’agit notamment de la diffusion de fausses nouvelles ou de certains délits d’opinion, que Mohamed Ayib Daffé juge attentatoires aux libertés publiques. Pour le parlementaire, leur maintien dans l’ancien dispositif constituait une menace pour l’exercice des droits fondamentaux, en particulier dans un contexte démocratique où la liberté d’expression doit être protégée.

Abordant la question sensible de la rétroactivité, il a précisé que celle-ci est juridiquement admise dès lors qu’elle est plus favorable aux citoyens. Selon lui, cette disposition permet de corriger des situations passées considérées comme injustes à la lumière du nouveau cadre légal. Elle s’inscrit ainsi dans une volonté d’équité et de mise en conformité avec les principes modernes du droit.

Face aux critiques de l’opposition, qui soupçonne une réforme taillée sur mesure pour des figures politiques spécifiques, notamment Ousmane Sonko, le président du groupe parlementaire PASTEF rejette fermement toute intention partisane. Il insiste sur le caractère général et impersonnel de la loi, affirmant qu’elle s’applique indistinctement à tous les citoyens sans exception.

Selon lui, cette réforme vise avant tout à prévenir la répétition de situations où des acteurs politiques se retrouvent exclus du jeu électoral sur des bases jugées contestables. En clarifiant les critères d’inéligibilité, le texte ambitionne de limiter les interprétations abusives et de renforcer la transparence du système.

Amnistie et justice : Yassine Fall exclut toute impunité pour les crimes graves

La ministre de la Justice, Yassine Fall, a affiché une position claire et ferme sur la question sensible de la loi d’amnistie, à l’occasion de la conférence de presse de la coalition APTE. Dans un contexte marqué par les débats autour de la réconciliation nationale, elle a tenu à lever toute ambiguïté : les crimes graves, notamment les actes de torture et les crimes de sang, ne sauraient en aucun cas être couverts par une mesure d’amnistie.

Par cette déclaration, la garde des Sceaux trace une ligne rouge nette entre les infractions susceptibles de bénéficier d’un cadre d’apaisement politique et celles qui relèvent de la responsabilité pénale la plus stricte. Elle insiste sur le fait que certaines violations, par leur gravité et leur impact sur les victimes et la société, échappent à toute logique d’effacement judiciaire. Cette posture vise à rassurer une opinion publique souvent partagée entre la nécessité de tourner la page et l’exigence de justice.

Au cœur de son intervention, Yassine Fall a rappelé que toute démarche de réconciliation nationale ne peut se construire sur l’oubli ou l’impunité. Selon elle, l’apaisement durable passe d’abord par une reddition de comptes. Les auteurs d’exactions, quels que soient leur statut ou leur position, devront répondre de leurs actes devant les juridictions compétentes. Ce préalable est, à ses yeux, indispensable pour restaurer la confiance des citoyens dans les institutions judiciaires et garantir une paix sociale solide.

La ministre a également mis en avant le rôle central des victimes dans ce processus. Elle a souligné que la justice ne se limite pas à la sanction des coupables, mais implique aussi la reconnaissance des souffrances subies et la réparation des préjudices. Dans cette perspective, le ministère de la Justice s’emploie à mettre en place des mécanismes adaptés, destinés à accompagner les victimes et à leur offrir des voies effectives de recours et d’indemnisation.

Cette prise de position intervient dans un climat politique où les questions de responsabilité et de justice transitionnelle occupent une place de plus en plus importante dans le débat public. En affirmant que l’amnistie ne saurait servir de refuge aux auteurs de crimes graves, Yassine Fall envoie un signal fort : la construction d’une nation apaisée ne peut se faire au détriment de la vérité et de la justice.

Boucher Ketchup terrasse Ama Dia en quelques secondes : une victoire éclair qui laisse des traces

Le choc a été aussi brutal qu’inattendu dans l’arène. Annoncé comme outsider avant l’affrontement, Boucher Ketchup a déjoué tous les pronostics en s’imposant face à Ama Dia en moins de dix secondes. Une performance fulgurante qui restera longtemps gravée dans les mémoires, tant par sa rapidité que par ses conséquences sur le plan émotionnel.

Dès les premiers instants du combat, le ton était donné. Les deux lutteurs se sont observés brièvement avant que Boucher Ketchup ne passe à l’action avec une précision redoutable. Sur un mouvement aussi rapide qu’efficace, il a exécuté un croche-pied parfaitement maîtrisé, déséquilibrant complètement son adversaire. Ama Dia n’a pas eu le temps de réagir. Projeté au sol, il n’a jamais pu se relever, laissant l’arbitre constater la fin immédiate du combat.

Cette victoire expéditive a provoqué une onde de choc dans les gradins. Le public, encore en train de s’installer dans l’intensité du duel, s’est retrouvé face à une issue aussi soudaine qu’imprévisible. En quelques secondes seulement, le combat avait livré son verdict, consacrant la supériorité tactique et la réactivité de Boucher Ketchup.

Mais au-delà de la performance du vainqueur, c’est surtout l’état d’Ama Dia après la chute qui a retenu l’attention. Visiblement sonné, le lutteur est resté allongé sur le sol pendant de longues minutes. Incapable de masquer sa détresse, il a éclaté en sanglots, profondément marqué par cette défaite aussi rapide que brutale. Son regard perdu et son attitude abattue traduisaient un mélange de surprise, de frustration et de douleur morale.

Face à cette scène poignante, son préparateur mystique est intervenu à plusieurs reprises pour tenter de le relever et de le ramener à la réalité. Insistant, il a encouragé son protégé à quitter l’enceinte, mais Ama Dia semblait totalement submergé par l’émotion. Il a fallu de longs moments avant qu’il ne se décide enfin à se relever, sous les regards compatissants du public.

Cette défaite éclair pourrait laisser des séquelles bien au-delà du simple résultat sportif. Pour Ama Dia, il s’agit d’un revers difficile à digérer, qui pose déjà des questions sur sa capacité à rebondir. De son côté, Boucher Ketchup signe un exploit retentissant qui pourrait marquer un tournant dans sa carrière, en s’imposant avec autorité face à un adversaire pourtant annoncé favori.

Lutte sénégalaise : Diop 2 confirme son ascension en dominant Liss Ndiago au terme d’un combat intense

Dans une dynamique particulièrement positive ces derniers mois, Diop 2 continue de faire parler de lui dans l’arène sénégalaise. Le jeune lutteur a une nouvelle fois démontré toute l’étendue de son talent en s’imposant ce dimanche face à Liss Ndiago, au terme d’un affrontement engagé et spectaculaire qui aura tenu les amateurs en haleine pendant près de cinq minutes.

Dès l’entame du combat, les deux protagonistes ont affiché une détermination sans faille. L’intensité était palpable, chaque lutteur cherchant à imposer son rythme et à prendre l’ascendant psychologique sur son adversaire. Liss Ndiago, réputé pour sa solidité et son engagement physique, n’a pas facilité la tâche à son vis-à-vis, opposant une résistance farouche et multipliant les tentatives pour déséquilibrer Diop 2.

Mais face à cette adversité, Diop 2 a fait preuve d’une grande maîtrise technique et d’une lucidité remarquable. Patient et stratégique, il a su attendre le moment opportun pour porter l’estocade. C’est finalement sur un croc-en-jambe parfaitement exécuté qu’il a réussi à surprendre Liss Ndiago, le projetant au sol sous les acclamations du public.

Cette victoire vient confirmer la montée en puissance de Diop 2, qui s’impose progressivement comme l’un des espoirs les plus sérieux de sa génération. Enchaînant les performances convaincantes, il gagne en confiance et en crédibilité, attirant désormais l’attention des observateurs et des amateurs de lutte.

Avec ce succès, Diop 2 renforce son statut de lutteur prometteur et se positionne comme un sérieux prétendant pour des affiches encore plus relevées à l’avenir. Quant à Liss Ndiago, malgré la défaite, il a montré de belles dispositions qui laissent entrevoir des lendemains meilleurs s’il parvient à corriger certains détails.

Ndangane : les populations dénoncent une occupation anarchique du littoral et interpellent les autorités

La tension est montée d’un cran à Ndangane, dans la commune de Kaolack, où des habitants ont exprimé leur vive indignation face à ce qu’ils qualifient d’occupation illégale et désordonnée du littoral. Réunis devant la presse ce dimanche 26 avril 2026, sous surveillance policière, ils ont dénoncé une situation devenue, selon eux, intenable, notamment aux abords du pont Noirot.

Au cœur de la contestation, un espace côtier long d’environ un kilomètre, autrefois libre d’accès et vital pour les activités quotidiennes des riverains. D’après Ousseynou Souané, qui s’est exprimé au nom des populations, cette zone est progressivement envahie par des constructions privées, des garages mécaniques ainsi que des unités de décorticage d’arachide. Une transformation jugée préoccupante, tant pour ses conséquences environnementales que pour ses impacts sur la sécurité et la qualité de vie.

Le président du collectif des habitants, Lamine Ndiaye, a pour sa part dénoncé une occupation qu’il qualifie d’irrégulière, estimant qu’elle se fait en dehors de tout cadre légal. Il a insisté sur le caractère public du littoral, rappelant qu’il doit rester accessible à tous et ne saurait être confisqué au profit d’intérêts privés.

Les populations pointent également les nombreuses nuisances générées par ces installations. Elles évoquent une pollution croissante, un encombrement des espaces, un sentiment d’insécurité accru et une dégradation générale du cadre de vie. Face à ces dérives, elles appellent les autorités compétentes à agir rapidement pour restaurer l’ordre et préserver cet espace.

Au-delà de la question foncière, les habitants ont aussi mis en lumière un problème récurrent dans la zone : les inondations à l’approche de l’hivernage. Fatou Kinné Diassé Kandji, coordonnatrice du conseil de quartier de Ndangane, a alerté sur l’absence de systèmes de drainage adaptés, malgré de nombreuses sollicitations restées sans réponse. Chaque année, les pluies provoquent des dégâts importants, aggravés par le manque d’infrastructures d’assainissement.

Dans leur déclaration, les manifestants ont également mis en cause les services de l’urbanisme, la mairie et le cadastre, accusés de ne pas assurer un suivi rigoureux ni une régulation efficace de l’occupation de cet espace sensible. Pour les habitants, cette situation traduit un déficit de gouvernance qui favorise les dérives observées.

Conférence Sahara : l’ASC Ville de Dakar enchaîne une deuxième défaite face à Al Ahli

Quarante-huit heures après une entrée en matière manquée contre le Club Africain, l’ASC Ville de Dakar espérait se relancer face à Al Ahli du Caire. Mais les Dakarois ont une nouvelle fois plié, au terme d’une rencontre disputée mais marquée par des erreurs coûteuses dans les moments décisifs.

Le début de match laissait pourtant entrevoir un tout autre scénario. Les joueurs dirigés par Moustapha Gaye ont frappé fort d’entrée avec un impressionnant 8-0, imposant leur rythme et leur agressivité. Cependant, cette entame idéale n’a pas suffi à installer une domination durable. Progressivement, les Égyptiens ont resserré leur défense et retrouvé leur efficacité offensive pour inverser la tendance et s’adjuger le premier quart-temps sur le score de 15-12.

La suite de la rencontre a confirmé la montée en puissance d’Al Ahli. Plus solides dans la raquette et dominateurs au rebond, les Cairotes ont pris le contrôle du jeu durant le deuxième quart-temps. Face à une équipe dakaroise en difficulté dans les duels physiques, ils ont creusé l’écart pour rejoindre les vestiaires avec une avance confortable de dix points, menant 42-32 à la pause.

Au retour des vestiaires, l’ASC Ville de Dakar a montré un visage plus conquérant. Plus appliqués offensivement et mieux organisés défensivement, les Dakarois ont réduit l’écart au fil du troisième quart-temps. Malgré ce sursaut, Al Ahli a su préserver son avantage, abordant le dernier acte avec une courte avance de 57-53.

Le quatrième quart-temps a offert un suspense intense. L’ASC est parvenue à revenir à hauteur de son adversaire, égalisant à 61 partout, relançant totalement la rencontre. Mais dans les dernières minutes, la lucidité a fait défaut aux représentants sénégalais. Balles perdues, tirs précipités et manque d’efficacité ont permis aux Égyptiens de reprendre l’ascendant au moment clé.

Aïda Mbodj réaffirme son soutien à Ousmane Sonko et redéfinit le rôle de la coalition APTE

Lors d’une rencontre d’évaluation tenue récemment, la coordinatrice de la coalition APTE, Aïda Mbodj, a exprimé un soutien ferme et assumé au Premier ministre Ousmane Sonko, qu’elle considère comme la personnalité politique la plus exposée aux critiques au Sénégal. Dans une déclaration empreinte de conviction, elle a salué le courage et l’audace du chef du gouvernement, estimant qu’il incarne une rupture que peu d’acteurs politiques ont osé initier.

Forte d’un parcours politique riche et diversifié, Aïda Mbodj a tenu à rappeler sa légitimité à porter un tel jugement. Ayant successivement occupé des fonctions au sein du pouvoir, évolué dans l’opposition, puis choisi d’accompagner l’actuelle dynamique gouvernementale, elle revendique une expérience qui lui permet d’analyser avec recul et discernement les enjeux politiques actuels. Pour elle, cette trajectoire singulière renforce la crédibilité de son soutien, loin de toute posture opportuniste.

Au-delà de la défense du Premier ministre, la responsable politique a profité de cette rencontre pour clarifier le positionnement et les ambitions de la coalition APTE. Refusant de voir son organisation réduite à un simple instrument de validation des décisions gouvernementales, elle a insisté sur son rôle actif et structurant dans le paysage politique national. Selon elle, la coalition doit s’imposer comme une force organisée, ancrée dans toutes les régions du pays ainsi qu’au sein de la diaspora, capable de porter les préoccupations des citoyens tout en accompagnant les politiques publiques.

Dans cette dynamique, Aïda Mbodj a appelé à une posture équilibrée au sein de ses rangs. Elle a exhorté les membres de la coalition à adopter une ligne de conduite fondée sur un soutien lucide et exigeant, combiné à une capacité de critique constructive. Cette approche, qu’elle résume par l’idée de soutenir sans complaisance et de critiquer sans démagogie, vise à éviter à la fois l’adhésion aveugle et l’opposition systématique.

Sahel : Boubacar Seye alerte sur une crise multidimensionnelle et appelle à une refondation de la coopération régionale

Le président de Horizon Sans Frontières, Boubacar Seye, a lancé une mise en garde appuyée sur la situation actuelle au Sahel, qu’il décrit comme un espace « à la croisée des chemins ». Dans une analyse approfondie, il met en lumière une crise complexe où s’entremêlent instabilité politique, dégradation sécuritaire et pressions migratoires croissantes, avec le Mali comme principal foyer de tensions.

Selon lui, les dynamiques migratoires observées dans la région ne doivent plus être perçues comme des phénomènes secondaires ou conjoncturels, mais bien comme des révélateurs centraux d’un déséquilibre profond. Il souligne que ces mouvements de populations traduisent une triple rupture qui fragilise durablement les sociétés sahéliennes : une rupture du lien social, une perte de confiance envers les institutions étatiques, et un effondrement des perspectives d’avenir pour une grande partie des populations, notamment les jeunes.

Dans ce contexte, Boubacar Seye estime que le Sahel met à nu les limites d’un ordre régional qui peine à remplir ses fonctions essentielles. L’incapacité à garantir simultanément la sécurité, le développement économique et la dignité humaine alimente un cercle vicieux où l’insécurité favorise les départs, et les migrations massives accentuent à leur tour les fragilités internes et les tensions aux frontières.

L’expert sénégalais se montre particulièrement critique à l’égard des approches exclusivement sécuritaires adoptées par certains États et partenaires internationaux. Il les qualifie d’« erreur stratégique », arguant qu’elles ne s’attaquent pas aux causes profondes de la crise. Pour lui, une réponse durable passe nécessairement par une vision plus globale et intégrée, articulant sécurité, gouvernance, développement et gestion des mobilités humaines.

Dans cette optique, il plaide pour la mise en place d’une véritable « architecture de paix et de sécurité » à l’échelle régionale. Une telle démarche suppose, selon lui, une volonté politique forte et partagée entre les États du Sahel, mais aussi une coopération renforcée avec les pays voisins et les organisations régionales. L’objectif serait de transformer la migration en une donnée structurelle pleinement intégrée dans les politiques publiques, plutôt que de la subir comme une crise permanente.

En conclusion, Horizon Sans Frontières appelle à un « sursaut collectif » face à l’urgence de la situation. L’organisation insiste sur la ضرورة d’élaborer une « nouvelle grammaire de la coopération sahélienne », fondée sur l’anticipation, la solidarité et la responsabilité partagée. Pour Boubacar Seye, la gestion des flux migratoires ne peut être dissociée de la construction de la paix : anticiper les déplacements de populations revient avant tout à s’attaquer aux racines des crises, dans une perspective qui engage désormais l’avenir de tout le continent africain.

Sahel : Boubacar Seye alerte sur une crise multidimensionnelle et appelle à une refondation de la coopération régionale

Le président de Horizon Sans Frontières, Boubacar Seye, a lancé une mise en garde appuyée sur la situation actuelle au Sahel, qu’il décrit comme un espace « à la croisée des chemins ». Dans une analyse approfondie, il met en lumière une crise complexe où s’entremêlent instabilité politique, dégradation sécuritaire et pressions migratoires croissantes, avec le Mali comme principal foyer de tensions.

Selon lui, les dynamiques migratoires observées dans la région ne doivent plus être perçues comme des phénomènes secondaires ou conjoncturels, mais bien comme des révélateurs centraux d’un déséquilibre profond. Il souligne que ces mouvements de populations traduisent une triple rupture qui fragilise durablement les sociétés sahéliennes : une rupture du lien social, une perte de confiance envers les institutions étatiques, et un effondrement des perspectives d’avenir pour une grande partie des populations, notamment les jeunes.

Dans ce contexte, Boubacar Seye estime que le Sahel met à nu les limites d’un ordre régional qui peine à remplir ses fonctions essentielles. L’incapacité à garantir simultanément la sécurité, le développement économique et la dignité humaine alimente un cercle vicieux où l’insécurité favorise les départs, et les migrations massives accentuent à leur tour les fragilités internes et les tensions aux frontières.

L’expert sénégalais se montre particulièrement critique à l’égard des approches exclusivement sécuritaires adoptées par certains États et partenaires internationaux. Il les qualifie d’« erreur stratégique », arguant qu’elles ne s’attaquent pas aux causes profondes de la crise. Pour lui, une réponse durable passe nécessairement par une vision plus globale et intégrée, articulant sécurité, gouvernance, développement et gestion des mobilités humaines.

Dans cette optique, il plaide pour la mise en place d’une véritable « architecture de paix et de sécurité » à l’échelle régionale. Une telle démarche suppose, selon lui, une volonté politique forte et partagée entre les États du Sahel, mais aussi une coopération renforcée avec les pays voisins et les organisations régionales. L’objectif serait de transformer la migration en une donnée structurelle pleinement intégrée dans les politiques publiques, plutôt que de la subir comme une crise permanente.

En conclusion, Horizon Sans Frontières appelle à un « sursaut collectif » face à l’urgence de la situation. L’organisation insiste sur la ضرورة d’élaborer une « nouvelle grammaire de la coopération sahélienne », fondée sur l’anticipation, la solidarité et la responsabilité partagée. Pour Boubacar Seye, la gestion des flux migratoires ne peut être dissociée de la construction de la paix : anticiper les déplacements de populations revient avant tout à s’attaquer aux racines des crises, dans une perspective qui engage désormais l’avenir de tout le continent africain.

Touba : le MPR prône une économie solidaire portée par les femmes et guidée par les valeurs spirituelles

La Cité du Savoir a vibré au rythme d’un rassemblement politique placé sous le signe de l’espérance et du renouveau. À Darou Miname 2, Hamidou Thiaw, président du parti En Marche pour la Renaissance (MPR), a rencontré de jeunes femmes entrepreneures locales en pleine ascension. Ce déplacement sur le terrain a offert au responsable politique l’occasion d’exposer clairement les principes fondateurs de son mouvement ainsi que sa feuille de route pour un Sénégal renouant avec ses traditions de solidarité.

Devant un parterre d’entrepreneuses prêtes à rejoindre le MPR, M. Thiaw s’est réjoui de leur dynamisme. « Votre engagement prouve que la renaissance est déjà en marche. Vous êtes cette force discrète qui refuse le destin tout tracé et ose l’action », a-t-il déclaré, installant d’emblée une atmosphère de dialogue et de construction commune.

Face aux difficultés économiques actuelles, le leader du MPR a livré un diagnostic sans complaisance du modèle de développement en vigueur, qu’il juge éloigné des réalités et des atouts locaux. Selon lui, l’indépendance économique ne se décrète pas depuis les hautes sphères de l’État ; elle se construit à travers des transformations structurelles innovantes, portées par les Sénégalais eux-mêmes, en priorité les femmes et les jeunes. L’esprit d’entreprise, a-t-il souligné, doit cesser d’être une simple réponse de survie pour devenir une dynamique de conquête, génératrice de richesses et d’une redistribution plus équitable.

Mais au-delà des enjeux économiques, c’est un profond changement des comportements que le président du MPR appelle de ses vœux. Dans une intervention chaleureusement applaudie, il a érigé la solidarité, la tolérance et l’entraide en principes fondamentaux de sa future action gouvernementale. « Nous devons absolument faire évoluer nos mentalités. Le progrès ne se mesure pas uniquement aux bâtiments et aux routes ; il dépend aussi de notre capacité à nous soutenir mutuellement et à innover ensemble », a insisté Hamidou Thiaw, résumant ainsi le cœur de sa vision.

Le leader du MPR a conclu la rencontre en réaffirmant que son parti ne vise pas seulement l’accession au pouvoir, mais bien une transformation en profondeur de la société sénégalaise, où chaque citoyen devient un acteur du changement. La rencontre de Darou Miname 2 constitue ainsi la première étape d’une série d’initiatives visant à bâtir un mouvement d’envergure nationale, capable de façonner le Sénégal de demain.

Mali : le ministre de la Défense Sadio Camara tué dans une attaque terroriste d’envergure à Kati

Le Sadio Camara est décédé des suites de ses blessures après les attaques terroristes de grande ampleur survenues le 25 avril 2026 au Mali. L’annonce a été faite par sa famille, confirmant une information initialement révélée par Jeune Afrique. Cette disparition marque un tournant dramatique dans un contexte sécuritaire déjà extrêmement tendu dans le pays.

Selon des informations concordantes, le ministre aurait été pris pour cible à son domicile situé à Kati, une localité stratégique proche de Bamako. L’attaque aurait été menée à l’aide d’un véhicule piégé conduit par un kamikaze, un mode opératoire qui témoigne de la sophistication et de la détermination des assaillants. Bien que les circonstances exactes de sa mort n’aient pas été détaillées par sa famille, plusieurs sources sécuritaires évoquent une explosion d’une rare violence ayant causé d’importants dégâts matériels et humains.

Très tôt après le déclenchement des hostilités, l’attaque a été revendiquée par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, une coalition affiliée à Al-Qaïda et active dans plusieurs pays du Sahel. Cette revendication renforce les inquiétudes quant à la montée en puissance des groupes armés terroristes dans la région, malgré les efforts militaires engagés par les autorités maliennes.

Dans le même temps, des sources proches du pouvoir indiquent que le président de la Transition, Assimi Goïta, aurait été exfiltré vers un lieu sécurisé dès les premières heures de l’attaque. Cette mesure d’urgence illustre la gravité de la situation et la menace directe qui pesait sur les plus hautes autorités de l’État.

Ces attaques coordonnées, qui ont visé plusieurs cibles stratégiques à travers le pays, soulignent une nouvelle escalade de la violence au Mali. Elles interviennent dans un contexte régional marqué par une instabilité persistante et des défis sécuritaires majeurs, mettant à rude épreuve les capacités de réponse des forces de défense et de sécurité.

La disparition de Sadio Camara, figure centrale de l’appareil militaire malien, risque d’avoir des répercussions importantes sur l’organisation et la conduite des opérations militaires en cours. Elle pourrait également fragiliser davantage la transition politique en cours, à un moment où le pays fait face à des pressions internes et internationales pour un retour à l’ordre constitutionnel.

Pikine-Guédiawaye : plus de 80 arrestations dans une vaste enquête menée par la gendarmerie

Une opération d’envergure conduite par la Brigade de Recherches de la compagnie de gendarmerie de Keur Massar continue de produire des résultats significatifs dans le cadre d’une enquête judiciaire ouverte à Pikine-Guédiawaye. Agissant sur la base d’une délégation judiciaire délivrée par le juge d’instruction du premier cabinet près le Tribunal de Grande Instance de Pikine-Guédiawaye, les enquêteurs ont désormais franchi le cap des 80 personnes interpellées, selon des informations exclusives.

La dynamique s’est poursuivie ce samedi 25 avril 2026 avec l’arrestation de trois nouveaux suspects. Les interpellations ont été effectuées par des gendarmes en civil opérant à bord d’un véhicule banalisé, une méthode souvent utilisée dans ce type d’opérations afin de garantir discrétion et efficacité. D’après les éléments recueillis par les enquêteurs, les personnes arrêtées seraient fortement impliquées dans un réseau présumé, dont les activités font l’objet d’investigations approfondies.

À la suite de leur arrestation, les trois suspects ont été placés en garde à vue après avis du juge d’instruction en charge du dossier, confirmant ainsi l’implication étroite de l’autorité judiciaire dans le suivi de cette affaire. Les investigations se poursuivent dans le but de déterminer l’étendue exacte du réseau et d’identifier d’éventuelles ramifications.

Le procureur de la République, Saliou Dicko, a été régulièrement informé de l’évolution de la procédure, dans un contexte où les autorités judiciaires semblent accorder une attention particulière à ce dossier sensible. Selon les mêmes sources, les trois dernières personnes interpellées ne sont pas des figures publiques, ce qui contraste avec certaines rumeurs ayant circulé ces derniers jours.

Tirs lors du dîner des correspondants : Donald Trump dénonce un « assassin en puissance »

Le président américain Donald Trump a vivement réagi après l’incident survenu samedi lors du traditionnel dîner des correspondants de la Maison-Blanche, au cours duquel des coups de feu ont été signalés. Un suspect a été rapidement interpellé par les forces de sécurité, mettant fin à une situation qui a suscité une vive inquiétude au sein des participants et des autorités.

S’exprimant environ deux heures après les faits lors d’une conférence de presse tenue à la Maison-Blanche, le chef de l’État a qualifié l’individu arrêté d’« assassin en puissance ». Dans une déclaration ferme, il a souligné la gravité de l’incident et insisté sur le fait qu’il ne s’agissait pas d’un événement isolé. « Ce n’est pas la première fois ces dernières années que notre République est attaquée par un assassin en puissance qui cherchait à tuer », a-t-il affirmé, évoquant un climat sécuritaire préoccupant.

Selon les premières informations disponibles, les tirs n’ont pas fait de victimes parmi les invités présents à cet événement annuel qui réunit journalistes, responsables politiques et personnalités publiques. Toutefois, l’incident a provoqué un mouvement de panique avant que les services de sécurité n’interviennent rapidement pour maîtriser la situation et sécuriser les lieux.

Le dîner des correspondants de la Maison-Blanche est traditionnellement considéré comme un moment de détente et de dialogue entre la presse et les responsables politiques. Cet épisode vient néanmoins rappeler les défis persistants en matière de sécurité aux États-Unis, notamment lors d’événements de grande envergure impliquant des personnalités de premier plan.

Les autorités ont ouvert une enquête afin de déterminer les motivations du suspect, ainsi que les circonstances exactes dans lesquelles les coups de feu ont été tirés. Les services de sécurité fédéraux collaborent étroitement pour établir s’il s’agit d’un acte isolé ou d’une menace plus large.

Attaques au Mali : la CEDEAO dénonce des actes « odieux » et appelle à une riposte collective

La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest a fermement condamné les attaques terroristes perpétrées le samedi 25 avril 2026 dans plusieurs localités du Mali, réaffirmant son engagement en faveur de la paix et de la stabilité dans la région. Dans un communiqué publié le lendemain à Abuja, l’organisation sous-régionale a qualifié ces violences d’« odieuses », dénonçant avec vigueur la brutalité de leurs auteurs.

Selon le texte, ces attaques illustrent une fois de plus la dangerosité persistante des groupes terroristes qui sévissent en Afrique de l’Ouest. La CEDEAO souligne que ces actes mettent gravement en péril la sécurité des populations et fragilisent les efforts engagés pour le développement économique et social des États membres. L’organisation insiste sur le fait que cette menace ne concerne pas uniquement un pays, mais l’ensemble de la région, confrontée à une insécurité transfrontalière de plus en plus complexe.

Face à cette situation préoccupante, la CEDEAO appelle à une mobilisation accrue et coordonnée de tous les acteurs concernés. Elle exhorte les États membres à intensifier leur coopération, notamment en matière de renseignement, de surveillance des frontières et de coordination des opérations sécuritaires. Les forces de défense et de sécurité, les mécanismes régionaux ainsi que les populations civiles sont également invités à jouer un rôle actif dans la lutte contre le terrorisme.

L’organisation met en avant l’importance d’une réponse collective, estimant que seule une action concertée permettra de contenir durablement cette menace. Elle rappelle que la stabilité de la région dépend d’un engagement commun et d’une solidarité renforcée entre les pays ouest-africains.

Attaques au Mali : Bassirou Diomaye Faye exprime la solidarité du Sénégal et appelle à une réponse régionale

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a vivement réagi aux attaques simultanées qui ont frappé plusieurs régions du Mali. Dans un message publié sur sa page Facebook, le chef de l’État sénégalais a condamné avec la plus grande fermeté ces actes terroristes, qu’il a qualifiés d’atteintes graves à la stabilité d’un pays frère.

Dans sa déclaration, le président sénégalais a tenu à exprimer, au nom du peuple sénégalais et en son nom propre, une solidarité pleine et entière envers les autorités maliennes. Il a ainsi adressé un message de soutien au gouvernement, aux Forces de défense et de sécurité ainsi qu’à l’ensemble du peuple malien, confrontés à cette nouvelle épreuve sécuritaire.

Cette prise de position intervient dans un contexte régional marqué par une recrudescence des attaques terroristes dans le Sahel, une situation qui continue de fragiliser les États et de menacer la stabilité de toute la sous-région ouest-africaine. Face à cette réalité, Bassirou Diomaye Faye a insisté sur la nécessité d’une réponse collective et coordonnée.

Le chef de l’État a réaffirmé l’engagement constant du Sénégal aux côtés du Mali, soulignant l’importance de renforcer la coopération entre les pays de la sous-région. Il a notamment évoqué la volonté commune d’œuvrer à la restauration de la paix et de la sécurité dans cet espace partagé, considérant que les défis sécuritaires actuels ne peuvent être relevés que dans un esprit de solidarité et d’unité.

Attaques au Mali : le président Bassirou Diomaye Faye exprime la solidarité du Sénégal et condamne avec fermeté

Le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a vivement réagi à la suite des attaques terroristes survenues ce samedi au Mali, exprimant une condamnation sans équivoque de ces actes de violence qui continuent de fragiliser la stabilité de la sous-région.

Dans une déclaration officielle, le chef de l’État sénégalais a dénoncé des attaques qu’il qualifie d’odieuses, visant à semer la peur et à déstabiliser les institutions maliennes. Il a tenu à adresser, au nom du peuple sénégalais, un message de solidarité appuyé au gouvernement du Mali, ainsi qu’à ses forces de défense et de sécurité, en première ligne dans la lutte contre le terrorisme. Cette marque de soutien s’étend également à l’ensemble du peuple malien, durement éprouvé par la recrudescence des violences.

Le président Bassirou Diomaye Faye a insisté sur la nécessité d’une mobilisation collective face à la menace terroriste, soulignant que la sécurité d’un pays de la région est indissociable de celle de ses voisins. Dans ce contexte, il a réaffirmé l’engagement constant du Sénégal à collaborer étroitement avec les États de la sous-région afin de renforcer les mécanismes de prévention et de riposte contre l’extrémisme violent.

Cette prise de position intervient dans un climat sécuritaire particulièrement tendu au Mali, où des attaques récurrentes continuent de mettre à rude épreuve les capacités des forces nationales. Elle traduit également la volonté du Sénégal de jouer un rôle actif dans la consolidation de la paix et de la stabilité en Afrique de l’Ouest, en misant sur la coopération régionale et la solidarité entre les États.

CIDIR 2026 : le Sénégal au cœur d’une révolution éthique, le dialogue des savoirs pour sceller la paix

La 2e édition du CIDIR 2026, tenue à l’UCAD, a réuni les 23 et 24 avril des leaders religieux et des diplomates autour d’une réflexion sur la refondation éthique des politiques publiques, sous l’impulsion de l’ONG Fawzi Wa Nadjati. Thierno Amadou Ba, Khalife de Bambilor, y a prôné la spiritualité comme levier de paix et annoncé la création prochaine d’une Chaire de recherche en diplomatie religieuse pour promouvoir le vivre-ensemble.

Le Colloque international sur la diplomatie religieuse (CIDIR 2026), rencontre scientifique et interreligieuse majeure organisée à l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar, a pris fin après deux jours d’intenses échanges. Cette deuxième édition, tenue les 23 et 24 avril autour du thème « Université, valeurs spirituelles et diplomatie religieuse : pour une refondation éthique des politiques publiques », a réuni des leaders religieux de toutes confessions, des diplomates — dont l’ambassadeur de l’Union européenne — ainsi que des universitaires et chercheurs.

Porté par l’ONG Fawzi Wa Nadjati, dirigée par Thierno Amadou Ba, Khalife de Bambilor, en partenariat avec l’Institut des politiques publiques (IPP) de l’UCAD, l’événement a, une fois de plus, mis en lumière le modèle sénégalais de coexistence pacifique comme exemple de médiation et de dialogue.

« Mesdames et Messieurs, je voudrais soumettre à votre attention trois réflexions qui, je le crois profondément, nous obligent tous et nous engagent dans une responsabilité commune », a déclaré d’emblée le Khalife de Bambilor.

Il a d’abord lancé un appel à la paix :
« Le monde traverse des tensions multiples, souvent nourries par les excès des passions et les fragilités humaines. Pourtant, il nous appartient de nous élever au-dessus de ces logiques de confrontation. Comme le rappelle l’esprit humaniste, ouvrir des écoles doit toujours signifier fermer des champs de bataille. L’université ne saurait être un espace de tensions émotionnelles, mais un lieu de tensions intellectuelles, où les idées se confrontent pour faire progresser la pensée et éclairer l’avenir. »

Face aux représentants du Saint-Siège, de la République d’Autriche, ainsi qu’aux missions diplomatiques accréditées au Sénégal, il a également invité les universitaires à une relecture approfondie des savoirs et de leurs finalités.

« La recherche ne peut être dissociée des questions fondamentales de sens, de valeurs et de spiritualité. Reconnaître la diplomatie religieuse et les dynamiques éthiques comme des champs essentiels de compréhension du monde, c’est élargir et renforcer la portée de la réflexion académique », a-t-il souligné.

Abordant la question du vivre-ensemble, Thierno Amadou Ba a insisté :
« Il ne s’agit pas de nier les différences, mais de les assumer pleinement. Ces singularités ne doivent pas devenir des frontières, mais des passerelles vers la rencontre. Le véritable enjeu est de penser davantage ce qui nous relie que ce qui nous sépare. »

Selon lui, l’un des acquis majeurs de cette édition 2026 du CIDIR réside dans la démonstration concrète que le dialogue des savoirs peut devenir un espace opératoire de réflexion, de médiation et d’anticipation.

« Au terme de cette deuxième édition, il convient de retenir la richesse et la cohérence des activités qui ont rythmé ces journées. De la cérémonie inaugurale aux conférences introductives, des dialogues croisés entre autorités religieuses musulmanes et chrétiennes aux communications scientifiques, chaque séquence a contribué à approfondir le sens même de cette initiative », a-t-il conclu.

Comme les années précédentes, conférences mémorielles, tables rondes et débats libres ont conféré à cette tribune, abritée par l’auditorium Khaly Amar Fall de l’UCAD, une densité intellectuelle et humaine remarquable.

Aly Saleh

Santé – Vieillir en bonne santé : Kaolack passe à l’action

La salle de réunion du centre de santé de Kasnack, à Kaolack, a accueilli pendant trois jours un atelier de formation consacré à l’approche ICOPE (Integrated Care for Older People). Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet VIHeillir-2, dédié aux soins intégrés des personnes âgées en contexte décentralisé au Sénégal et au Cameroun.

Face au vieillissement progressif de la population, accentué notamment par l’allongement de l’espérance de vie des personnes vivant avec le VIH grâce aux avancées thérapeutiques, les systèmes de santé sont appelés à s’adapter à de nouveaux défis. Maladies chroniques, perte d’autonomie et troubles fonctionnels constituent désormais des enjeux majeurs de santé publique.

« Le projet VIHeillir-2 ambitionne de renforcer les dispositifs de prise en charge des personnes âgées de 50 ans et plus, en particulier celles vivant avec le VIH ou souffrant de pathologies chroniques », a expliqué le professeur Mamadou Coumé, gériatre et chef du service de gériatrie du CHU de Fann, également coordonnateur technique du projet VIHeillir-2 à Kaolack. « L’objectif est de promouvoir des approches intégrées, innovantes et adaptées aux réalités locales », a-t-il ajouté.

L’atelier de Kaolack a réuni 39 participants, dont 13 prestataires de santé qualifiés et 26 agents communautaires. Pendant trois jours, ces acteurs ont bénéficié d’une formation pratique visant à améliorer leurs compétences en matière de dépistage du déclin fonctionnel et de prise en charge préventive des personnes âgées.

Les sessions ont alterné exposés théoriques, travaux de groupe, jeux de rôle et exercices pratiques autour de thématiques clés : le vieillissement et ses implications sanitaires, les spécificités du VIH chez les personnes âgées, la fragilité, les troubles de la mobilité, de la mémoire et de l’humeur, ainsi que la nutrition, la polymédication et l’accompagnement social.

Animé par le professeur Mamadou Coumé, en collaboration avec des experts régionaux issus de diverses spécialités médicales et sociales, cet atelier a permis aux participants de renforcer leurs capacités en matière de prévention, de détection et de gestion des maladies chroniques.

Selon le coordonnateur technique du projet VIHeillir-2, la région de Kaolack constitue une zone pilote pour sa mise en œuvre. « Kaolack présente des spécificités importantes, notamment une faible incidence du VIH, mais aussi une augmentation significative du nombre de personnes âgées. Le vieillissement de la population s’accélère : l’espérance de vie, autrefois située autour de 45 à 50 ans, tend aujourd’hui vers 60 à 70 ans. Les données du dernier Recensement général de la population, de l’habitat et de l’environnement confirment cette tendance », a-t-il précisé.

À travers cette initiative, le projet VIHeillir-2 réaffirme son engagement en faveur d’un vieillissement en bonne santé et d’une amélioration durable de la qualité de vie des personnes âgées, notamment dans la région de Kaolack.

Yeumbeul : la police démantèle un duo de malfaiteurs impliqués dans un vol nocturne avec escalade

Le Commissariat d’Arrondissement de Yeumbeul (COMICO) a réussi à mettre fin aux agissements d’un duo de malfaiteurs impliqués dans une affaire de vol par escalade, survenue dans la nuit du 15 avril 2026. L’opération, menée avec diligence par les éléments de la Police nationale, fait suite à une plainte déposée par deux victimes vivant sous le même toit, après la disparition de plusieurs biens de valeur.

Selon les informations communiquées par les services de sécurité, les objets dérobés comprenaient une moto scooter de marque Honda ainsi que deux téléphones portables, dont un iPhone et un appareil de marque Tecno. Face à cette situation, les victimes ont rapidement orienté leurs soupçons vers un individu bien connu d’elles : le frère de l’une des plaignantes, déjà signalé pour des faits similaires par le passé.

Les enquêteurs ont aussitôt enclenché les procédures nécessaires ayant conduit à l’interpellation du principal suspect. Lors de son audition, ce dernier a d’abord tenté de nier toute implication. Toutefois, les investigations techniques, notamment l’exploitation de preuves numériques, ont permis de le confondre formellement. Acculé par les éléments accablants réunis contre lui, il a fini par passer aux aveux et a révélé l’identité de son complice.

Dans la foulée, les policiers ont intensifié leurs recherches, ce qui les a menés jusqu’à l’arrêt « Yewou Dial », lieu de résidence du second suspect. L’intervention effectuée sur place a permis son arrestation sans incident majeur. Les agents ont également procédé à la récupération de la moto volée, soigneusement dissimulée dans les environs.

Grève dans la santé : le PIT-Sénégal apporte son soutien aux travailleurs et interpelle le gouvernement

Le Parti de l’Indépendance et du Travail (PIT-Sénégal) est monté au créneau pour soutenir les travailleurs de la santé engagés dans un mouvement de grève depuis trois jours. Dans un communiqué, la formation politique a exprimé sa solidarité envers les organisations syndicales du secteur, notamment la Fédération des Syndicats de la Santé, le collectif And Gueusseum et le Syndicat des contractuels de la santé.

Le PIT-Sénégal souligne que ce mouvement d’ampleur perturbe sérieusement le fonctionnement des structures publiques de santé, avec des répercussions directes sur la prise en charge des patients. Le parti insiste sur la gravité de la situation, rappelant que des milliers de Sénégalais dépendent exclusivement du service public pour accéder aux soins.

Selon le communiqué, cette crise aurait pu être évitée. Le parti affirme que plusieurs alertes, mises en garde et initiatives de dialogue avaient été adressées aux autorités compétentes, sans qu’elles ne suscitent de réaction appropriée. Une attitude que le PIT juge préoccupante, estimant qu’elle traduit un manque de considération pour les préoccupations du personnel de santé et pour les besoins des populations.

Sur le fond des revendications, le PIT-Sénégal apporte son appui aux exigences des grévistes, qu’il considère comme légitimes. Parmi celles-ci figurent l’amélioration des conditions de travail et de vie des agents de santé, la réduction du déficit en personnel estimé à 18.000 agents, à travers un recrutement annuel de 3.500 professionnels, ainsi que l’augmentation du budget alloué à la santé, qui reste inférieur à 3 % du budget général pour l’année 2026. Le parti plaide également pour un renforcement significatif des ressources destinées aux hôpitaux publics.

Dans le même élan, le PIT-Sénégal dénonce ce qu’il qualifie d’attitude irresponsable du gouvernement. Selon lui, l’absence de réponses concrètes aux préoccupations des travailleurs contribue à installer une instabilité chronique dans un secteur stratégique pour le bien-être des Sénégalais.

Fausse alerte au recrutement dans la santé : le ministère met en garde contre une désinformation virale

Le Ministère de la Santé et de l’Hygiène publique est monté au créneau ce samedi 25 avril pour dénoncer la circulation d’une fausse information largement partagée sur les réseaux sociaux. Dans un communiqué officiel, l’institution a formellement démenti l’existence d’un quelconque processus de recrutement en cours visant les diplômés du secteur de la santé, contrairement à ce que prétend un message devenu viral.

Selon les précisions apportées par le ministère, ce message invite les jeunes diplômés à s’inscrire sur diverses plateformes numériques dans la perspective de recrutements imminents dans la fonction publique sanitaire. Une initiative qui, en réalité, n’émane nullement de ses services. Les autorités sanitaires insistent sur le fait qu’aucune campagne de ce type n’a été lancée, et mettent en garde contre les risques de manipulation ou d’arnaque liés à ce genre de contenus trompeurs.

Face à cette situation, le ministère appelle les citoyens, en particulier les jeunes en quête d’emploi, à redoubler de vigilance. Il les exhorte à ne pas se fier aux annonces relayées sur les réseaux sociaux sans vérification préalable et à consulter exclusivement les canaux officiels de communication pour toute information relative aux recrutements ou aux opportunités professionnelles dans le secteur public de la santé.

Cette sortie intervient dans un contexte où les fausses informations circulent de plus en plus rapidement en ligne, exploitant souvent les attentes et les espoirs des populations, notamment en matière d’emploi. Le ministère rappelle ainsi l’importance de s’appuyer sur des sources fiables afin d’éviter toute désillusion ou tentative d’escroquerie.

Enfin, le Ministère de la Santé et de l’Hygiène publique réaffirme son engagement en faveur de la transparence et de la bonne information des populations. Il assure qu’en cas de recrutement officiel, une communication appropriée sera faite dans le respect des procédures établies, garantissant l’équité et la clarté pour tous les candidats potentiels.

Tensions sécuritaires à Bamako : l’ambassade des États-Unis appelle ses ressortissants à la prudence

La situation sécuritaire suscite une vive inquiétude ce samedi 25 avril à Bamako et dans ses environs, où des détonations et des échanges de tirs ont été signalés dans plusieurs zones stratégiques de la capitale malienne. Face à ces événements, l’ambassade des États-Unis au Mali a rapidement réagi en appelant ses ressortissants à faire preuve de la plus grande prudence.

Dans un message diffusé sur le réseau social X, la représentation diplomatique américaine a indiqué que des explosions ainsi que des coups de feu avaient été entendus dans la matinée, notamment à proximité de Kati et autour de l’Aéroport international Modibo Keïta. Ces zones, connues pour leur importance stratégique, ont été le théâtre de mouvements inhabituels qui alimentent les inquiétudes quant à une possible escalade de la violence.

L’ambassade recommande ainsi à tous les citoyens américains présents dans le pays de rester à l’abri, d’éviter tout déplacement vers les zones concernées et de suivre attentivement l’évolution de la situation en attendant des informations plus précises. Cette consigne s’inscrit dans un contexte déjà marqué par une instabilité persistante, où les incidents sécuritaires peuvent survenir de manière imprévisible.

Parallèlement à cette alerte diplomatique, plusieurs témoignages font état de tirs nourris et d’explosions entendus dans différents quartiers de la capitale, notamment aux abords de l’aéroport, renforçant le climat d’incertitude. Les autorités maliennes n’avaient pas encore, au moment de la diffusion de ces informations, fourni de détails complets sur l’origine exacte de ces événements ni sur leur ampleur.

Violents affrontements au Mali : Bamako et plusieurs villes sous le feu d’attaques armées

Des combats ont éclaté ce samedi 25 avril 2026 à la périphérie de la capitale malienne, Bamako, ainsi que dans plusieurs localités de l’intérieur du pays, opposant les forces armées à des groupes qualifiés de terroristes par l’armée. Dans un communiqué officiel, les autorités militaires ont indiqué que des assaillants non encore identifiés ont ciblé dès les premières heures de la matinée des positions stratégiques, notamment des casernes militaires situées aussi bien dans la capitale que dans d’autres régions.

Sur le terrain, la situation apparaît particulièrement tendue. À Bamako, un calme inhabituel règne dans les rues, largement désertées par les habitants. Des explosions et des tirs d’armes lourdes ont été entendus à intervalles réguliers dans la matinée, notamment aux abords de la base 101 de Sénou, une zone sensible qui abrite également l’aéroport de la capitale. Selon des témoins, les détonations surviennent par vagues, séparées de quelques minutes, avant de reprendre avec la même intensité. Des hélicoptères militaires ont également été aperçus survolant la ville, signe d’une mobilisation accrue des forces de sécurité.

La tension ne se limite pas à Bamako. À Kati, ville stratégique située à quelques kilomètres et qui abrite notamment la résidence du chef de la junte, le général Assimi Goïta, des tirs nourris ont également été signalés. Des habitants, terrés chez eux, décrivent une situation de peur et d’incertitude. Certains ont partagé sur les réseaux sociaux des images de dégâts matériels causés par les explosions, notamment des habitations endommagées.

D’autres localités ont également été touchées par ces attaques simultanées. Des tirs ont été signalés dans le nord du pays, notamment à Gao et Kidal, ainsi qu’à Sévaré, dans le centre. Cette extension géographique des violences laisse penser à une offensive coordonnée, bien que les auteurs n’aient pas encore revendiqué les attaques au moment des faits.

Ces événements s’inscrivent dans un contexte sécuritaire déjà extrêmement fragile. Le Mali est confronté depuis 2012 à une crise profonde marquée par la multiplication des attaques jihadistes, souvent attribuées à des groupes affiliés à Al-Qaïda ou à l’État islamique. À cette menace s’ajoutent des conflits intercommunautaires et des mouvements indépendantistes qui compliquent davantage la situation.

Le pays est actuellement dirigé par une junte militaire arrivée au pouvoir à la suite de deux coups d’État en 2020 et 2021. Malgré ses engagements initiaux à organiser une transition vers un pouvoir civil, le régime a prolongé son maintien à la tête de l’État. En juillet 2025, un mandat présidentiel de cinq ans renouvelable sans limitation a été accordé au chef de la junte, sans passer par des élections.

Sur le plan international, les autorités maliennes ont progressivement rompu leurs relations avec plusieurs partenaires occidentaux, notamment la France, pour se rapprocher de la Russie. Après la fin officielle de la mission du groupe Wagner en juin 2025, celui-ci a été remplacé par une nouvelle structure liée directement au ministère russe de la Défense, marquant un tournant stratégique dans la coopération militaire du pays.

Parallèlement, les libertés publiques ont été restreintes, avec des mesures visant la presse et les acteurs politiques. Dans ce climat déjà tendu, les attaques de ce samedi viennent raviver les inquiétudes quant à la capacité des autorités à contenir la menace sécuritaire.

La situation dans l’ensemble du Sahel reste préoccupante. La région demeure l’un des principaux foyers du terrorisme dans le monde, concentrant à elle seule une part importante des victimes liées à ces violences. Face à cette instabilité persistante, certaines initiatives diplomatiques émergent, notamment de la part de pays voisins comme le Togo, qui tente de jouer un rôle de médiateur entre les États de la région regroupés au sein de l’Alliance des États du Sahel.

Rapprocher police et élèves : EDUPOLSEN prend son envol à Kaolack

Le Nouveau Lycée de Kaolack accueillera, ce lundi, la cérémonie de lancement du programme « EDUPOLSEN : une police pour l’éducation, le civisme et la citoyenneté », une initiative portée par la Direction générale de la Police nationale, en partenariat avec les autorités éducatives.

À travers ce programme, les autorités entendent poser les bases d’un rapprochement durable entre les forces de sécurité et le milieu scolaire. L’objectif est d’instaurer un climat de confiance entre la police et les citoyens dès le plus jeune âge, en misant sur la sensibilisation et le dialogue.

EDUPOLSEN ambitionne ainsi de déconstruire les préjugés souvent associés à l’institution policière, en favorisant une meilleure compréhension mutuelle. Les responsables du programme mettent en avant la nécessité de bâtir une police plus proche des populations, tout en inculquant aux élèves le sens des droits et des devoirs.

Dans cette dynamique, plusieurs sessions de formation seront organisées au profit des élèves. Elles porteront sur des thématiques variées telles que le respect des symboles nationaux, la culture de la paix et du vivre-ensemble, la sécurité routière, ainsi que les dangers liés à l’usage d’internet.

Au-delà de la sensibilisation, le programme vise également à prévenir la délinquance juvénile et à promouvoir les valeurs civiques. Il cherche en outre à susciter des vocations au sein de la jeunesse, en valorisant les métiers de la police.

Par cette initiative, le Nouveau Lycée de Kaolack entend renforcer son engagement en faveur d’une éducation citoyenne active, en phase avec les défis sécuritaires et sociaux du Sénégal.

Candidature de Macky Sall à l’ONU : le RUR salue une audition « remarquable » et appelle à la mobilisation

Le Rassemblement pour l’Unité et le Renouveau (RUR), coordonné par le professeur Moussa Baldé, a exprimé sa satisfaction et sa fierté à la suite de l’audition de Macky Sall dans le cadre du processus de sélection du prochain Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies. Cette audition, tenue le 22 avril 2026 à New York devant les chancelleries, constitue une étape clé dans la course à ce poste stratégique sur la scène internationale.

Dans un communiqué rendu public, le RUR de l’Alliance Pour la République indique avoir suivi avec une attention particulière cette séquence diplomatique jugée décisive. Selon l’organisation, la prestation de l’ancien chef de l’État sénégalais s’est distinguée par la clarté de sa vision et la profondeur de son analyse des grands enjeux mondiaux. Le texte met en avant une intervention marquée par la pertinence des propositions formulées, traduisant une volonté de promouvoir un multilatéralisme renouvelé, plus inclusif et plus efficace.

Le RUR souligne également que, dans un contexte international caractérisé par une accumulation de crises d’ordre géopolitique, climatique, économique et sécuritaire, la prise de parole de Macky Sall a su porter une vision à la fois lucide et ambitieuse de la gouvernance mondiale. L’accent a notamment été mis sur son engagement en faveur du dialogue entre les nations, de la consolidation de la paix, de la justice internationale et du développement durable. Autant de priorités qui, selon le communiqué, ont été exprimées avec conviction et maîtrise.

Au-delà du contenu de l’intervention, le RUR considère que cette audition a permis de renforcer la crédibilité et la légitimité de la candidature de Macky Sall. L’organisation insiste sur son expérience en tant que chef d’État réformateur, son leadership reconnu tant au niveau africain qu’international, ainsi que sa capacité à fédérer autour de solutions concrètes face aux défis globaux.

Le communiqué met aussi en avant la dimension symbolique de cette candidature, présentée comme une source de fierté pour le Sénégal et pour l’ensemble du continent africain. Pour le RUR, la prestation de Macky Sall a permis de porter la voix de l’Afrique avec dignité, compétence et ambition sur la scène internationale.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°724 – 25 ET 26/04/2026

🔴 MARCHES FINANCIERS – SUITE AUX RÉUNIONS DE PRINTEMPS DU FMI ET DE LA BANQUE MONDIALE À WASHINGTON : LE SILENCE INQUIÈTANT DE DAKAR
🔴 MODIFICATION DU CODE ÉLECTORAL- PLÉNIÈRE PRÉVUE CE MARDI POUR EXAMINER LES ARTICLES L29 ET L30 : L’ASSEMBLÉE CONVOQUÉE

🔴 MONDIAL 2026 – LAMINE CAMARA AFFICHE LES AMBITIONS DU SÉNÉGAL : « ALLER CHERCHER LE TROPHÉE »

Véhicules des députés : Abdou Mbow dénonce l’opacité et les dérives au sein de l’Assemblée nationale

Interpellé sur la question sensible des véhicules mis à la disposition des députés, Abdou Mbow a levé un coin du voile sur des pratiques internes qu’il juge peu transparentes. S’exprimant ce vendredi lors d’un panel organisé par le mouvement citoyen Y’en A Marre dans le cadre de l’initiative Taxaw Saytu, l’ancien président de groupe parlementaire n’a pas mâché ses mots face à ce qu’il considère comme un déficit criant de clarté dans la gestion des ressources de l’Assemblée nationale.

Devant un public attentif et en présence de son collègue Guy Marius Sagna, Abdou Mbow a révélé qu’aucun député, selon lui, ne connaît réellement le coût des véhicules qui leur sont attribués. Une déclaration qui relance le débat sur la transparence budgétaire au sein de l’institution parlementaire, souvent critiquée pour son fonctionnement jugé opaque par une partie de l’opinion publique.

Toutefois, il a tenu à préciser que les membres du bureau de l’Assemblée nationale disposent bel et bien de véhicules de fonction, confirmant ainsi une pratique établie, mais dont les modalités financières restent floues. Cette situation, à ses yeux, illustre un manque de rigueur dans la communication interne et dans la gestion des biens publics.

Au-delà de la question des véhicules, Abdou Mbow a élargi ses critiques au fonctionnement global de l’hémicycle. Il a dénoncé des violations répétées du règlement intérieur, qu’il attribue en partie à des manœuvres de la majorité parlementaire. Selon lui, ces pratiques portent atteinte au bon fonctionnement démocratique de l’institution et fragilisent la crédibilité du travail législatif.

Kaolack : à Médina et au centre-ville, Serigne Mboup défend ses décisions et exige des comptes

À l’aube de la Foire internationale de Kaolack, un événement majeur pour la ville et ses environs, le maire Serigne Mboup, également président de la Chambre de commerce, s’est adressé à la presse afin de clarifier sa position sur deux sujets controversés qui alimentent actuellement les débats publics.

Concernant les autorisations de construction sur le boulevard de la Liberté et dans le centre-ville, le maire a affirmé avec conviction son soutien à ces projets, malgré les critiques émanant de certains groupes d’opposition.
« Ces initiatives visent à moderniser notre ville et à répondre aux besoins croissants de notre population. Je suis conscient des inquiétudes exprimées, mais il est impératif que les contestataires empruntent la voie légale pour faire entendre leur voix », a-t-il déclaré. Il a également ajouté qu’il ne tolérerait aucune tentative de destruction des infrastructures en cours.
« La préservation de l’ordre public est essentielle. Toute action violente sera fermement condamnée », a-t-il mis en garde.

Sur un autre front, Serigne Mboup a décidé de hausser le ton face à la société Sen’Eau, à la suite d’un incident jugé dégradant pour la communauté de Médina. Le maire a qualifié cet acte d’insulte à la cité religieuse, soulignant que les habitants méritent respect et dignité.
« Nous ne resterons pas silencieux face à cette situation inacceptable. Une sommation officielle a été émise afin d’exiger des explications claires de la part de Sen’Eau. Si cela s’avère nécessaire, nous n’hésiterons pas à envisager des poursuites judiciaires », a-t-il averti.

Cette conférence de presse, tenue à quelques jours d’un événement susceptible de redynamiser l’économie locale, met en lumière les enjeux cruciaux auxquels Kaolack est confrontée. Le maire apparaît déterminé à concilier les ambitions de développement avec les attentes de ses concitoyens, tout en faisant preuve de fermeté face aux défis qui se présentent à lui.

Alors que la Foire internationale s’annonce comme un point de ralliement pour les acteurs économiques, les répercussions des décisions de Serigne Mboup pourraient influencer le climat socio-économique de la ville dans les mois à venir.

Assemblée nationale : un agenda législatif dense marqué par une réforme électorale en urgence

Réunie ce vendredi 24 avril 2026, la Conférence des présidents de l’Assemblée nationale a défini un calendrier de travaux particulièrement structuré pour les semaines à venir, traduisant à la fois l’urgence de certaines réformes et la continuité du travail institutionnel. Deux propositions de loi, aux portées différentes mais toutes deux significatives, rythmeront l’activité parlementaire.

La première, identifiée sous le numéro 11/2026, s’inscrit dans une dynamique d’urgence. Elle vise à modifier les articles L29 et L30 du Code électoral, un chantier sensible qui pourrait avoir des implications directes sur l’organisation et la régulation du processus électoral. Consciente des enjeux, l’institution parlementaire a opté pour une procédure accélérée. Le texte sera ainsi examiné dès le samedi 25 avril à 9 heures en commission technique, étape cruciale pour affiner son contenu et permettre aux députés d’en mesurer les implications juridiques et politiques. À peine quelques jours plus tard, le mardi 28 avril à 10 heures, la proposition sera soumise à la séance plénière pour débat et adoption éventuelle.

Cette même séance plénière du 28 avril ne se limitera pas à l’examen de la réforme électorale. Elle sera également marquée par un autre moment institutionnel important avec la ratification de la liste des membres du comité permanent d’évaluation des politiques publiques. Cette instance, appelée à jouer un rôle stratégique dans l’appréciation de l’efficacité de l’action publique, s’inscrit dans une volonté plus large de renforcer la culture de redevabilité et de performance au sein des institutions.

Parallèlement à ce texte prioritaire, une seconde proposition de loi figure à l’agenda parlementaire. Portant le numéro 10/2026, elle concerne une modification de l’article 118 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Moins urgente mais tout aussi structurante pour le fonctionnement interne de l’institution, cette réforme sera examinée en commission technique le mercredi 6 mai à 15 heures. Elle sera ensuite soumise à l’appréciation des députés en séance plénière le vendredi 8 mai à 10 heures.

Assemblée nationale : un agenda législatif dense marqué par une réforme électorale en urgence

Réunie ce vendredi 24 avril 2026, la Conférence des présidents de l’Assemblée nationale a défini un calendrier de travaux particulièrement structuré pour les semaines à venir, traduisant à la fois l’urgence de certaines réformes et la continuité du travail institutionnel. Deux propositions de loi, aux portées différentes mais toutes deux significatives, rythmeront l’activité parlementaire.

La première, identifiée sous le numéro 11/2026, s’inscrit dans une dynamique d’urgence. Elle vise à modifier les articles L29 et L30 du Code électoral, un chantier sensible qui pourrait avoir des implications directes sur l’organisation et la régulation du processus électoral. Consciente des enjeux, l’institution parlementaire a opté pour une procédure accélérée. Le texte sera ainsi examiné dès le samedi 25 avril à 9 heures en commission technique, étape cruciale pour affiner son contenu et permettre aux députés d’en mesurer les implications juridiques et politiques. À peine quelques jours plus tard, le mardi 28 avril à 10 heures, la proposition sera soumise à la séance plénière pour débat et adoption éventuelle.

Cette même séance plénière du 28 avril ne se limitera pas à l’examen de la réforme électorale. Elle sera également marquée par un autre moment institutionnel important avec la ratification de la liste des membres du comité permanent d’évaluation des politiques publiques. Cette instance, appelée à jouer un rôle stratégique dans l’appréciation de l’efficacité de l’action publique, s’inscrit dans une volonté plus large de renforcer la culture de redevabilité et de performance au sein des institutions.

Parallèlement à ce texte prioritaire, une seconde proposition de loi figure à l’agenda parlementaire. Portant le numéro 10/2026, elle concerne une modification de l’article 118 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Moins urgente mais tout aussi structurante pour le fonctionnement interne de l’institution, cette réforme sera examinée en commission technique le mercredi 6 mai à 15 heures. Elle sera ensuite soumise à l’appréciation des députés en séance plénière le vendredi 8 mai à 10 heures.

Kolda : Bassirou Diomaye Faye inaugure un parc agro-industriel stratégique pour transformer durablement le Sud

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a procédé cet après-midi à l’inauguration du parc agro-industriel de Kolda, marquant une étape importante dans la politique de transformation économique territoriale du Sénégal. Cette infrastructure moderne, implantée dans la commune de Dioulacolon, s’inscrit dans une vision plus large visant à renforcer la capacité productive des régions et à valoriser les ressources locales.

Établi sur une superficie de 15 hectares, dont 5 hectares déjà aménagés, le parc fait partie intégrante du Projet Agropole Sud, un programme structurant déployé dans les régions de Ziguinchor, Kolda et Sédhiou. Piloté par le ministère de l’Industrie et du Commerce, ce projet bénéficie d’un financement de 2,32 milliards de francs CFA accordé par la Banque islamique de développement, illustrant l’intérêt des partenaires internationaux pour la transformation structurelle de l’économie sénégalaise.

Le parc agro-industriel de Kolda se distingue par la diversité et la qualité de ses infrastructures. Il comprend notamment une zone logistique équipée d’un quai de chargement et de déchargement, un atelier mécanique, un pont bascule, ainsi qu’un vaste hangar de stockage d’une capacité de 3 600 tonnes et une chambre froide pouvant contenir jusqu’à 220 tonnes de produits. Ces installations visent à améliorer significativement les conditions de conservation et de commercialisation des productions agricoles locales.

En complément, un espace dédié aux entreprises a été aménagé sur une superficie de 2 hectares, avec une possibilité d’extension. Cet espace est destiné à accueillir des unités de transformation privées et des petites et moyennes entreprises, favorisant ainsi l’émergence d’un tissu industriel local dynamique. Le site intègre également un bloc technique doté d’un forage de 70 m³ par heure et d’un château d’eau de 150 m³, garantissant une autonomie en ressources hydriques. Une zone administrative complète le dispositif, assurant la gestion et l’accompagnement des activités.

Au-delà de ses caractéristiques techniques, ce parc incarne une ambition stratégique forte. À travers le développement des agropoles, l’État sénégalais met en place des infrastructures intégrées dans les huit pôles territoriaux afin de rendre les filières agricoles et agroalimentaires plus performantes, plus résilientes et plus compétitives. Dans le pôle Sud, neuf parcs agro-industriels sont actuellement en cours de réalisation, témoignant de l’ampleur du programme.

Les retombées attendues sont considérables. À l’échelle du Projet Agropole Sud, près de 14 500 emplois directs et 35 000 emplois indirects devraient être créés, offrant de nouvelles opportunités économiques aux jeunes, aux femmes, aux producteurs et aux entrepreneurs. L’objectif est clair : rapprocher les unités de transformation des bassins de production pour maximiser la valeur ajoutée locale et réduire les pertes post-récolte.

Coopération économique : le Sénégal mise sur le modèle allemand des PME pour accélérer son industrialisation

Le Sénégal a franchi une nouvelle étape dans sa stratégie de diplomatie économique en réaffirmant, à Berlin, son ambition de faire des PME-PMI le socle de sa croissance. À l’occasion de la Journée des PME allemandes, les autorités sénégalaises ont clairement affiché leur volonté de renforcer leur partenariat avec l’Allemagne, en mettant l’accent sur l’innovation technologique, l’investissement productif et le développement de chaînes de valeur locales plus compétitives.

Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de transformation structurelle de l’économie sénégalaise. Face aux défis liés à l’emploi des jeunes, à la dépendance aux importations et à la faible industrialisation, le gouvernement entend s’appuyer sur un secteur privé robuste et diversifié. Dans cette perspective, les PME-PMI apparaissent comme des acteurs clés capables de stimuler la production, d’encourager l’entrepreneuriat et de générer des emplois durables.

L’intérêt porté au modèle allemand n’est pas anodin. Le « Mittelstand », qui regroupe un vaste réseau de petites et moyennes entreprises, est reconnu pour sa solidité, sa capacité d’innovation et son ancrage territorial. Ces entreprises constituent l’épine dorsale de l’économie allemande, contribuant fortement à l’exportation, à la création d’emplois qualifiés et à la résilience économique. En s’inspirant de ce modèle, le Sénégal ambitionne de bâtir un tissu industriel capable de soutenir une croissance inclusive et durable.

Au cœur des discussions figure la question des partenariats directs entre entreprises sénégalaises et allemandes. L’objectif est de favoriser les transferts de compétences, notamment dans les domaines de la formation technique, de la digitalisation et de l’optimisation des processus industriels. Une telle coopération permettrait aux PME locales de monter en gamme, d’améliorer leur productivité et de mieux s’insérer dans les chaînes de valeur internationales.

Par ailleurs, les autorités sénégalaises ont mis en avant les opportunités d’investissement qu’offre le pays, notamment dans les secteurs de l’agro-industrie, de l’énergie, du numérique et des infrastructures. En attirant des capitaux étrangers orientés vers la production plutôt que vers la simple spéculation, le Sénégal cherche à renforcer sa base industrielle et à réduire son déficit commercial.

Cette offensive diplomatique traduit également une volonté de souveraineté économique. En plaçant le secteur privé au centre de sa stratégie de développement, le Sénégal entend réduire sa dépendance aux financements extérieurs traditionnels et promouvoir un modèle basé sur la création de valeur locale. Les alliances stratégiques avec des partenaires comme l’Allemagne sont ainsi perçues comme des leviers pour accélérer cette transition.

Au-delà des intentions, le succès de cette démarche dépendra de la capacité à mettre en place un environnement favorable aux affaires. Cela passe par des réformes structurelles, un accès facilité au financement pour les PME, une amélioration du climat des investissements et un renforcement des infrastructures. La formation professionnelle et l’adéquation entre les compétences et les besoins du marché seront également déterminantes.

Coopération sino-sénégalaise : le numérique au cœur d’un nouveau partenariat stratégique

Le Sénégal a pris part, les 21 et 22 avril 2026 à Pékin, à la troisième édition du Forum sur l’action mondiale pour le développement partagé, une rencontre internationale organisée par l’Agence chinoise de coopération internationale pour le développement. Placée sous le thème « Priorité à l’action : bâtir une communauté mondiale de développement partagé », cette édition a réuni plusieurs pays du Sud global autour des enjeux de relance économique, de solidarité internationale et de transformation numérique.

Selon une note du ministère de la Communication et de l’Économie numérique, les travaux ont abouti à des décisions structurantes, notamment l’adoption d’un ambitieux plan de développement articulé autour de 50 actions destinées à soutenir le redressement des pays du Sud. Parmi les initiatives phares annoncées figurent le lancement du programme « Sud Numérique », qui prévoit la mise en place d’un centre dédié au développement technologique, ainsi que la création du premier Centre international de gouvernance des données à Pékin. En parallèle, un financement de 3 milliards de dollars sera mobilisé à travers le Fonds de développement mondial Sud-Sud pour appuyer ces projets.

Prenant la parole lors du forum, le ministre Alioune Sall a souligné le rôle déterminant du numérique dans les stratégies de développement contemporaines. Il a insisté sur le fait que le numérique dépasse désormais le simple cadre de la modernisation pour s’imposer comme un véritable levier de souveraineté. Saluant les avancées technologiques de la Chine, il a réaffirmé la volonté du Sénégal de faire du digital un moteur de croissance inclusive, capable de réduire les inégalités sociales tout en renforçant l’indépendance économique du pays.

En marge de cette rencontre internationale, des échanges bilatéraux ont eu lieu entre la délégation sénégalaise et les responsables de l’agence chinoise. Ces discussions ont permis de définir des axes prioritaires pour approfondir la coopération entre les deux pays dans le domaine du numérique. Le Sénégal a notamment mis en avant la nécessité de renforcer la formation de profils hautement qualifiés, en particulier des data scientists et des ingénieurs. Le développement de centres dédiés à l’intelligence artificielle a également été évoqué, avec une attention particulière portée aux solutions adaptées aux réalités locales, telles que la valorisation des langues nationales et l’optimisation des secteurs agricoles.

Le soutien à l’écosystème entrepreneurial a aussi été identifié comme un levier essentiel, dans un contexte où la population sénégalaise se caractérise par une forte jeunesse. L’accompagnement des startups apparaît ainsi comme un enjeu stratégique pour stimuler l’innovation et favoriser l’émergence de champions locaux du numérique.

De son côté, la partie chinoise a réaffirmé son engagement aux côtés du Sénégal, rappelant les initiatives déjà mises en œuvre, notamment la formation de 3000 talents sénégalais dans différents domaines technologiques. L’appui technique fourni lors de l’organisation des Jeux Olympiques de la Jeunesse, notamment en matière de sécurité et de logistique, a également été mis en avant comme un exemple concret de coopération réussie.

Diamaguène Sicap-Mbao : un plaignant poignarde un policier en pleine intervention

Une intervention de routine a viré au drame au commissariat d’arrondissement de Diamaguène Sicap-Mbao, où un agent de la brigade de recherches a été grièvement blessé à l’arme blanche dans l’exercice de ses fonctions. Fait pour le moins surprenant, l’auteur de l’agression n’est autre que le plaignant à l’origine de l’affaire.

Tout est parti d’une plainte pour escroquerie déposée par un commerçant âgé de 36 ans, qui accusait un mécanicien de lui avoir soutiré la somme de trois millions de francs CFA. Après avoir saisi le parquet, il s’est rendu au commissariat pour solliciter l’appui des forces de l’ordre. Lors de son audition, il a indiqué aux enquêteurs l’endroit précis où se trouvait le suspect, à savoir la place publique du quartier La Rochette.

Agissant sur la base d’un soit-transmis du procureur compétent, les éléments de la brigade de recherches, accompagnés du plaignant, se sont immédiatement rendus sur les lieux. Le suspect a été interpellé sans résistance apparente, laissant penser à une opération maîtrisée du début à la fin.

Mais la situation a brusquement dégénéré. Dans un accès de colère, le plaignant s’est jeté sur le suspect déjà neutralisé. Armé d’un couteau, il a porté un coup violent qui a atteint un policier à la cuisse droite. L’agent, touché dans l’exercice de ses fonctions, a dû être évacué d’urgence vers une structure sanitaire où il a reçu les soins nécessaires. Un certificat médical lui a été délivré, faisant état d’une incapacité temporaire de travail de 21 jours.

Maîtrisé sur-le-champ, l’agresseur a été placé en garde à vue. Entendu par les enquêteurs, il a reconnu les faits tout en exprimant des regrets. Il a expliqué avoir agi sous le coup de la colère, mû par un désir de vengeance contre celui qu’il accuse de l’avoir escroqué. Selon ses déclarations, le policier blessé n’était pas la cible visée, évoquant un geste accidentel dans la confusion de l’instant.

À l’issue de la procédure, les deux hommes ont été déférés devant le Tribunal de Grande Instance de Pikine-Guédiawaye. Le mécanicien devra répondre des faits d’escroquerie, tandis que le commerçant est poursuivi pour coups et blessures volontaires ayant entraîné une incapacité temporaire de travail.

Digitalisation de l’administration : Mbour en première ligne avec le projet PRODAP

La commune de Mbour franchit un cap important dans la modernisation de son administration publique avec le lancement du projet PRODAP (Promotion de la Digitalisation de l’Administration Publique). Portée par l’État du Sénégal à travers Sénégal Numérique, cette initiative marque une étape décisive vers une gouvernance plus efficace, plus transparente et davantage tournée vers les besoins des citoyens.

Lors de la cérémonie de lancement, le maire de Mbour, Cheikh Issa Sall, a exprimé toute sa satisfaction quant au choix porté sur sa commune pour abriter la phase pilote de ce projet d’envergure. Il a souligné le rôle stratégique de Mbour en tant que pôle économique et de services, estimant que cette transformation numérique arrive à un moment crucial. Selon lui, les administrations locales sont aujourd’hui confrontées à des exigences accrues en matière de rapidité, de qualité de service et de proximité avec les administrés.

Dans un contexte où les attentes des populations évoluent rapidement, l’édile insiste sur le caractère incontournable de la digitalisation. Il met en avant la nécessité de rendre les services publics plus accessibles, plus performants et adaptés aux réalités actuelles, notamment pour les Sénégalais de la diaspora. Cette transformation vise ainsi à simplifier les démarches administratives tout en améliorant l’expérience des usagers.

De son côté, le coordonnateur du projet, Souleymane Ba, a rappelé que le PRODAP s’inscrit dans une vision globale de modernisation de l’État. L’objectif principal est de rapprocher l’administration des citoyens grâce à des services digitalisés, plus simples d’utilisation et accessibles à tous. Il a également insisté sur l’approche participative adoptée dans la mise en œuvre du projet, qui repose sur l’écoute des besoins des collectivités territoriales, des acteurs locaux et des populations afin de proposer des solutions adaptées et durables.

Le projet repose sur trois axes fondamentaux. D’abord, le renforcement des infrastructures numériques, indispensable pour soutenir la transformation digitale. Ensuite, la digitalisation des services publics afin de faciliter l’accès et réduire les délais de traitement. Enfin, la sécurisation des systèmes et des données, un enjeu majeur dans un contexte où la protection des informations devient une priorité absolue. À ce titre, Souleymane Ba a souligné qu’il ne s’agit pas seulement de numériser les services, mais également de garantir la fiabilité et la sécurité des plateformes mises en place.

Pour le maire de Mbour, cette initiative ne doit pas se limiter à une phase expérimentale. Il plaide pour une extension rapide du projet à l’ensemble du territoire national, afin que tous les citoyens sénégalais puissent bénéficier des avantages de cette modernisation. Il rappelle que l’égalité d’accès aux services publics est un principe fondamental et que la digitalisation peut contribuer à réduire les disparités territoriales.

Mondial 2026 : Lamine Camara affiche ses ambitions et chambre Akliouche avant France–Sénégal

À mesure que la Coupe du monde 2026 approche, les premières tensions sportives commencent à se faire sentir entre certaines sélections appelées à se croiser. Du côté du Sénégal, l’enthousiasme est palpable, porté notamment par une nouvelle génération ambitieuse. Parmi ses visages les plus prometteurs, Lamine Camara incarne cet élan et n’hésite pas à afficher ses intentions à quelques mois du tournoi.

Le milieu de terrain sénégalais, qui évolue à l’AS Monaco, s’apprête à disputer la première Coupe du monde de sa carrière. Un moment fort pour le joueur formé à Génération Foot, qui a grandi en suivant les performances de ses aînés. Il garde d’ailleurs en mémoire le parcours du Sénégal lors de la précédente édition, marquée par une qualification en huitièmes de finale et une élimination face à l’Angleterre. Une expérience qui, selon lui, doit aujourd’hui servir de socle pour aller plus loin.

Dans un entretien accordé à RMC, Lamine Camara insiste sur la nécessité pour sa génération de tracer sa propre voie. Conscient du potentiel de son équipe, il met en avant un groupe équilibré entre jeunesse et expérience, capable de rivaliser avec les meilleures nations. Le joueur ne cache pas ses ambitions et assume pleinement l’objectif de viser le sommet mondial, estimant que le Sénégal possède les arguments pour créer la surprise et prétendre au titre.

Le calendrier réserve d’entrée un choc très attendu face à la France, une affiche chargée d’histoire et de symboles. Pour Camara, ce duel revêt également une dimension particulière puisqu’il évolue en club dans le championnat français. Ce contexte ajoute une saveur supplémentaire à une rencontre déjà très médiatisée.

L’opposition pourrait aussi donner lieu à un face-à-face direct avec Maghnes Akliouche, son coéquipier à Monaco. Entre les deux joueurs, la complicité du quotidien laisse place à une rivalité bon enfant dès qu’il s’agit de défendre les couleurs nationales. Camara raconte avec humour les échanges dans le vestiaire, où les provocations fusent déjà à l’approche du tournoi. À l’entraînement, les duels sont parfois relevés, et le Sénégalais ne manque pas de rappeler à son partenaire de se préparer pour ce futur affrontement mondial.

Internat de l’Institut Cheikhou Oumar Foutiyou Tall : la direction dément tout scandale et appelle à la prudence

La direction de l’Institut Cheikhou Oumar Foutiyou Tall est sortie de son silence pour apporter des clarifications face aux informations largement relayées ces derniers jours sur un supposé scandale au sein de son internat. Dans un communiqué, l’établissement a fermement démenti toute implication d’encadreurs dans des faits de pédophilie ou d’actes contre nature, dénonçant des allégations infondées qui portent atteinte à son image et à celle de son personnel.

Selon les responsables de l’institut, les faits évoqués dans certaines publications ne sont ni récents ni conformes à la réalité présentée. Ils remonteraient à l’année 2022 et concerneraient exclusivement un incident impliquant des élèves mineurs. La direction précise en outre que plusieurs des jeunes cités dans cette affaire ont contesté les accusations qui leur sont attribuées, ce qui, selon elle, invite à davantage de retenue dans l’interprétation des faits.

Soucieuse d’établir la vérité, l’administration indique qu’une enquête est actuellement en cours afin de déterminer avec précision les circonstances de cet incident. L’objectif est de faire toute la lumière sur cette affaire, dans le respect des procédures et des droits des personnes concernées.

Par ailleurs, l’Institut Cheikhou Oumar Foutiyou Tall affirme avoir déjà pris des mesures disciplinaires internes à la suite de cet épisode. Dans une démarche préventive, il souligne également avoir renforcé le dispositif de sécurité au sein de l’internat, notamment à travers l’installation de caméras de surveillance et un encadrement plus strict des pensionnaires.

Face à l’ampleur prise par cette affaire dans l’espace public, la direction lance un appel à la responsabilité, invitant les médias et les usagers des réseaux sociaux à faire preuve de prudence dans la diffusion d’informations sensibles, en particulier lorsqu’elles concernent des mineurs. Elle insiste sur la nécessité de préserver la dignité des élèves et de ne pas tirer de conclusions hâtives avant la fin des investigations.

BAL 2026 : l’ASC Ville de Dakar lance sa revanche avec de grandes ambitions

Championne du Sénégal en titre, l’ASC Ville de Dakar entame ce vendredi sa deuxième campagne dans la Basketball Africa League avec une détermination renouvelée. Après une première participation marquée par une élimination prématurée, le club dakarois revient cette saison avec des objectifs clairement affichés : franchir un cap et s’imposer parmi les meilleures équipes du continent.

C’est dans le cadre de la Conférence Sahara que les Dakarois débutent leur parcours, avec une première opposition face au Club Africain. La rencontre se joue au Complexe Prince Moulay Abdellah de Rabat, pays hôte de cette édition. Le Maroc prend ainsi le relais du Sénégal, qui avait accueilli les précédentes saisons à la Dakar Arena de Diamniadio, confirmant la dimension itinérante et continentale de la compétition.

Lors de l’édition précédente, l’ASC Ville de Dakar avait terminé à la dernière place de sa conférence, avec un bilan de deux victoires pour quatre défaites. Une performance insuffisante pour accéder au Final 8, mais qui avait tout de même été marquée par un exploit retentissant face au Petro de Luanda, champion en titre, battu à la surprise générale.

Fort de cette expérience, le club a procédé à un renforcement significatif de son effectif. Des joueurs d’envergure internationale comme Ater Majok, Solo Diabaté, Axel Toupane, Matthieu Missonnier et Mouhamed Camara, évoluant en NCAA à Louisville, viennent désormais épauler une base locale déjà solide composée notamment de Bara Ndiaye, Samba Dali Fall et Lamine Badji. Cette combinaison entre expérience internationale et talent local constitue l’un des principaux atouts du club cette saison.

À la tête de l’équipe, l’entraîneur Moustapha Gaye affiche une ambition sans détour. Après l’échec de l’an dernier, il insiste sur la nécessité de franchir un nouveau palier et d’atteindre le Final 8. Selon lui, l’équipe est prête à assumer la pression et à répondre aux attentes.

La tâche ne s’annonce toutefois pas aisée. La Conférence Sahara promet une compétition relevée, avec des équipes au niveau globalement homogène. Après leur entrée en lice face au Club Africain, les Dakarois affronteront successivement Al Ahly SC le 26 avril, puis le FUS Rabat le 29 avril. À l’issue de cette phase, seules les quatre meilleures équipes décrocheront leur qualification pour les play-offs, prévus à Kigali du 22 au 31 mai.

Médina Yoro Foulah : le Président Bassirou Diomaye Faye lance la construction d’un nouveau centre de santé

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, s’est rendu ce vendredi 24 avril 2026 à Médina Yoro Foulah pour procéder à la pose de la première pierre du futur centre de santé du département. Cette infrastructure, très attendue par les populations locales, marque une étape importante dans le renforcement de l’offre sanitaire dans une zone longtemps confrontée à l’éloignement des structures de soins.

Dans cette partie du territoire située à la frontière avec la Gambie et distante d’environ deux heures du Centre hospitalier régional de Kolda, le district sanitaire continue de fonctionner dans les locaux d’un ancien poste de santé. Cette situation, jugée insuffisante au regard de la croissance démographique, concernait pourtant un bassin de population estimé à plus de 185 000 habitants. Le projet lancé par le Chef de l’État vient ainsi répondre à une demande ancienne et pressante des populations, qui réclamaient un meilleur accès aux soins et une prise en charge médicale plus rapide et plus efficace.

Le futur centre de santé sera construit sur une parcelle de deux hectares, avec une superficie bâtie de 2 961 m². Entièrement conçu de plain-pied, il a été pensé pour garantir une accessibilité optimale aux patients, notamment aux personnes à mobilité réduite, ainsi qu’aux personnels soignants et aux services d’urgence. L’infrastructure comprendra plusieurs services essentiels, dont des unités de consultation, une maternité, un bloc opératoire, un service des urgences, une pharmacie, un laboratoire, ainsi que des unités dédiées à la prévention et à la vaccination. Le centre disposera également d’une capacité d’hospitalisation de 35 lits. La durée prévisionnelle des travaux est fixée à 18 mois.

Lors de son intervention, le Président de la République a souligné la portée symbolique et sociale de cet acte, présenté comme un geste d’espérance et une affirmation de la présence effective de l’État dans toutes les localités du pays. Il a insisté sur la nécessité de réduire les inégalités territoriales et de garantir à chaque citoyen un accès équitable aux services de base, en particulier dans le domaine de la santé.

Dans la même dynamique, le maire de la commune, s’exprimant au nom des populations, a salué cette initiative qu’il a qualifiée d’historique pour le département. Il a exprimé la satisfaction et la reconnaissance des habitants, tout en annonçant leur volonté de donner au futur centre de santé le nom du Président Bassirou Diomaye Faye, en hommage à cette réalisation attendue de longue date.

Médina Yoro Foulah : le Président Bassirou Diomaye Faye lance la construction d’un nouveau centre de santé

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, s’est rendu ce vendredi 24 avril 2026 à Médina Yoro Foulah pour procéder à la pose de la première pierre du futur centre de santé du département. Cette infrastructure, très attendue par les populations locales, marque une étape importante dans le renforcement de l’offre sanitaire dans une zone longtemps confrontée à l’éloignement des structures de soins.

Dans cette partie du territoire située à la frontière avec la Gambie et distante d’environ deux heures du Centre hospitalier régional de Kolda, le district sanitaire continue de fonctionner dans les locaux d’un ancien poste de santé. Cette situation, jugée insuffisante au regard de la croissance démographique, concernait pourtant un bassin de population estimé à plus de 185 000 habitants. Le projet lancé par le Chef de l’État vient ainsi répondre à une demande ancienne et pressante des populations, qui réclamaient un meilleur accès aux soins et une prise en charge médicale plus rapide et plus efficace.

Le futur centre de santé sera construit sur une parcelle de deux hectares, avec une superficie bâtie de 2 961 m². Entièrement conçu de plain-pied, il a été pensé pour garantir une accessibilité optimale aux patients, notamment aux personnes à mobilité réduite, ainsi qu’aux personnels soignants et aux services d’urgence. L’infrastructure comprendra plusieurs services essentiels, dont des unités de consultation, une maternité, un bloc opératoire, un service des urgences, une pharmacie, un laboratoire, ainsi que des unités dédiées à la prévention et à la vaccination. Le centre disposera également d’une capacité d’hospitalisation de 35 lits. La durée prévisionnelle des travaux est fixée à 18 mois.

Lors de son intervention, le Président de la République a souligné la portée symbolique et sociale de cet acte, présenté comme un geste d’espérance et une affirmation de la présence effective de l’État dans toutes les localités du pays. Il a insisté sur la nécessité de réduire les inégalités territoriales et de garantir à chaque citoyen un accès équitable aux services de base, en particulier dans le domaine de la santé.

Dans la même dynamique, le maire de la commune, s’exprimant au nom des populations, a salué cette initiative qu’il a qualifiée d’historique pour le département. Il a exprimé la satisfaction et la reconnaissance des habitants, tout en annonçant leur volonté de donner au futur centre de santé le nom du Président Bassirou Diomaye Faye, en hommage à cette réalisation attendue de longue date.

Élection du Conseil consultatif : Ndiogou Diouf, l’option d’un leadership inclusif

À l’approche de l’élection du Conseil consultatif des jeunes du Sénégal, la mobilisation s’intensifie dans la commune de Ndiedieng. Parmi les candidatures qui émergent, celle de Ndiogou Diouf retient l’attention, portée par une ambition affirmée : défendre les intérêts de la jeunesse et renforcer sa participation au sein des instances de décision.

Titulaire d’un Master 2 en économie, obtenu à l’UFR ECOMIJ, filière IDT, de l’Université Alioune Diop de Bambey, le candidat met en avant un parcours académique solide, adossé à une expérience d’engagement local. Ndiogou Diouf est également secrétaire général de la zone 7B de Ndiedieng, une responsabilité qui, selon ses proches, témoigne de sa proximité avec les réalités du terrain et de sa capacité à mobiliser les jeunes autour d’initiatives communautaires.

Dans un contexte marqué par une demande croissante d’implication citoyenne des jeunes, il défend une vision axée sur l’écoute, l’engagement collectif et la recherche de solutions concrètes aux préoccupations locales. L’emploi, la formation, l’entrepreneuriat et la participation citoyenne figurent parmi les priorités de son projet.

Selon ses partisans, le candidat incarne un profil de proximité, capable de dialoguer avec les jeunes à la base et de relayer efficacement leurs attentes auprès des autorités. « Il ne s’agit pas seulement de représenter, mais d’agir et de proposer », confie un jeune de la commune, convaincu par cette dynamique.

Cette candidature intervient dans un moment clé où la structuration de la jeunesse et son implication dans les politiques publiques deviennent des enjeux majeurs pour le développement local. Le Conseil consultatif est perçu comme un cadre stratégique permettant de faire entendre la voix des jeunes et d’influencer les orientations futures.

À Ndiedieng, l’échéance électorale suscite ainsi un regain d’intérêt pour les questions de gouvernance participative. Entre espoirs et attentes, de nombreux jeunes voient dans ce scrutin une opportunité de renforcer leur place dans les processus décisionnels.

En misant sur un leadership inclusif et orienté vers l’action, Ndiogou Diouf entend contribuer à bâtir une jeunesse plus engagée, consciente de son rôle et pleinement actrice de son avenir.

Affaire du Smit : la Cour des comptes prononce la relaxe totale du Professeur Moussa Seydi

La Chambre de discipline financière de la Cour des comptes a rendu une décision importante dans le dossier relatif à la construction du nouveau Service des maladies infectieuses et tropicales. Dans son arrêt n°02/2026, la juridiction a prononcé la relaxe totale du Professeur Moussa Seydi, mettant ainsi fin aux poursuites engagées contre lui sur le plan administratif et financier.

À l’origine de l’affaire, le Parquet général reprochait à l’infectiologue d’avoir enfreint les règles relatives aux marchés publics. Il lui était notamment imputé la signature d’un avenant financier ayant entraîné une hausse de 109,32 % par rapport au contrat initial, un niveau largement supérieur au plafond réglementaire fixé à 30 %. Cette augmentation avait été considérée, dans un premier temps, comme une violation grave des procédures en vigueur.

Cependant, au cours de l’instruction, plusieurs éléments déterminants ont été mis en lumière. La défense a notamment soutenu que le fondement juridique des poursuites reposait sur un décret d’abrogation qui n’avait jamais été publié au Journal officiel. Cette absence de publication a été retenue comme un élément central, rendant le support légal de l’accusation juridiquement inopérant.

Par ailleurs, les arguments avancés par la défense ont également mis en avant le contexte exceptionnel dans lequel les faits se sont déroulés. L’urgence sanitaire liée à la pandémie ainsi que la forte sollicitation du Service des maladies infectieuses et tropicales dans la prise en charge des patients ont été invoquées pour justifier la nécessité d’adaptations rapides dans l’exécution du projet.

Après examen du dossier, la Chambre de discipline financière a suivi ces arguments et estimé que les conditions juridiques et contextuelles ne permettaient pas de retenir de sanction à l’encontre du professeur. Elle a ainsi décidé de le relaxer de toute faute administrative ou financière.

La décision, rendue en premier et dernier ressort, met définitivement un terme à la procédure devant la juridiction financière. Elle ordonne également la publication de l’arrêt au Journal officiel, conformément aux dispositions en vigueur.

Soutien international à Macky Sall après son intervention devant des ambassadeurs des Nations Unies

Un collectif d’associations africaines de la diaspora, réparties entre l’Afrique, l’Europe, l’Amérique et l’Asie, a exprimé un soutien appuyé à l’ancien président sénégalais Macky Sall à la suite de son audition devant des ambassadeurs des Nations Unies. Dans un communiqué rendu public depuis l’Italie, ces organisations disent avoir été marquées par la portée du discours prononcé par l’ex-chef de l’État, qu’elles qualifient de moment fort sur la scène internationale.

Les signataires du texte évoquent une « profonde satisfaction » après cette intervention, qu’ils décrivent comme structurée, ambitieuse et en phase avec les défis contemporains. Selon eux, Macky Sall a démontré une maîtrise des enjeux globaux ainsi qu’une capacité à proposer des orientations claires pour l’évolution de la gouvernance mondiale. Le collectif insiste sur la dimension stratégique de cette prise de parole, estimant qu’elle s’inscrit dans une réflexion globale sur les déséquilibres actuels du système international.

Au cœur de leur appréciation figure la question de la réforme des Nations Unies. Les organisations de la diaspora saluent la volonté affichée par l’ancien président de promouvoir une transformation en profondeur de l’institution, afin de la rendre plus représentative des réalités géopolitiques actuelles. Elles mettent en avant son engagement pour une meilleure prise en compte des voix des pays du Sud et pour un rééquilibrage des mécanismes décisionnels à l’échelle mondiale.

Le collectif souligne également l’appel de Macky Sall en faveur d’un multilatéralisme renouvelé. Celui-ci, selon eux, repose sur des principes d’équité, de solidarité et de coopération entre les peuples. Cette vision est perçue comme une réponse aux limites du système actuel, souvent critiqué pour ses inégalités structurelles et son manque d’inclusivité. Les associations estiment que l’ancien dirigeant sénégalais incarne une forme de leadership capable de fédérer autour de ces valeurs.

Dans leur communiqué, les organisations vont plus loin en affirmant que cette intervention renforce la crédibilité de la vision portée par Macky Sall sur la scène internationale. Elles y voient un signal fort en faveur d’un ordre mondial plus juste, où les intérêts des différentes nations seraient mieux équilibrés. Cette prise de position collective traduit, selon elles, une attente croissante d’un changement dans la manière dont les grandes institutions internationales fonctionnent.

En conclusion, le collectif réaffirme son engagement à accompagner cette dynamique qu’il considère porteuse d’espoir. Il se dit prêt à soutenir toute initiative visant à promouvoir une gouvernance mondiale plus inclusive et à renforcer la place des diasporas africaines dans les débats internationaux.

Presse sénégalaise sous pression : Mamadou Ibra Kane interpelle le pouvoir et appelle à un sursaut républicain

Dans un entretien accordé au quotidien L’AS, Mamadou Ibra Kane, président du Conseil des Diffuseurs et Éditeurs de Presse du Sénégal, a livré une analyse sans concession de la situation actuelle des médias privés au Sénégal. Face à ce qu’il décrit comme deux années marquées par une politique méthodique d’asphyxie du secteur, il a tenu à interpeller directement les plus hautes autorités de l’État, notamment le président de la République et son ministre de la Communication.

Selon lui, les médias privés font face à une accumulation de mesures qu’il qualifie de coercitives : pression fiscale jugée abusive, blocage de comptes bancaires, résiliation de contrats publicitaires et même remise en cause de leur existence légale. Une situation qu’il estime d’autant plus préoccupante que, d’après ses propos, chaque épisode de tension semble systématiquement se traduire par une judiciarisation du conflit. Pour le président du CDEPS, ce recours répété à la justice ne devrait pas être la norme, surtout lorsque les autorités de tutelle sont elles-mêmes tenues d’être les premières garantes du respect de la loi.

Au-delà du constat, Mamadou Ibra Kane adopte une posture d’ouverture en adressant un message direct aux dirigeants. Il les invite à « sauver leur honneur » en prenant des mesures concrètes pour restaurer un climat de confiance avec les acteurs de la presse. Parmi les exigences formulées figurent l’application effective de l’instruction relative à l’effacement fiscal, le paiement des créances dues aux entreprises de presse, une révision jugée plus équitable de la répartition du Fonds d’Appui et de Développement de la Presse, ainsi que la reprise des contrats publicitaires suspendus. Pour lui, ces mesures ne relèvent pas de négociations politiques, mais d’un strict respect du cadre légal.

S’agissant de l’avenir, le président du CDEPS refuse de céder au fatalisme. Il revendique un optimisme qu’il qualifie de lucide, fondé sur la résilience des institutions et des forces vives du pays. Il cite notamment le rôle des magistrats, de la société civile, des syndicats et de certains députés qu’il considère comme attachés aux principes fondamentaux de l’État de droit. Ces signaux, selon lui, témoignent que le Sénégal n’a pas renoncé à ses valeurs démocratiques.

En conclusion, Mamadou Ibra Kane recentre le débat sur l’essentiel. Au-delà des enjeux économiques ou des modèles d’affaires, il insiste sur la nécessité de défendre les libertés fondamentales qui structurent toute démocratie : la liberté d’informer, de critiquer et de dire la vérité. Pour lui, c’est sur ce terrain que se joue aujourd’hui l’avenir de la presse sénégalaise, mais aussi celui de l’État de droit.

Keur Marième Mbengue : un homme tué en voulant s’interposer dans une rixe entre mécaniciens

Un drame d’une rare brutalité s’est produit avant-hier à Keur Marième Mbengue, dans la zone du Lac Rose. Un homme, identifié comme Daouda Guèye, a perdu la vie après avoir été poignardé alors qu’il tentait de mettre fin à une violente altercation opposant deux mécaniciens.

Selon les premiers éléments recueillis, les faits se sont déroulés en pleine journée, dans un contexte de tension soudaine entre les deux protagonistes. Témoins de la scène, plusieurs personnes affirment que la dispute a rapidement dégénéré en bagarre physique. C’est à ce moment que Daouda Guèye, animé par une volonté d’apaisement, a décidé d’intervenir pour séparer les deux hommes et calmer la situation.

Son geste, salué par certains témoins comme un acte de courage, a malheureusement tourné au drame. L’un des mécaniciens impliqués dans la rixe aurait été armé d’un couteau. Dans la confusion et la violence de l’altercation, un coup fatal aurait été porté à Daouda Guèye. Gravement blessé, il s’est effondré sur place.

Malgré les tentatives de secours engagées immédiatement après l’agression, la victime n’a pas survécu à ses blessures. Sa mort a provoqué une vive émotion dans le quartier, où il était décrit comme une personne calme et respectée.

Après avoir porté le coup mortel, le suspect a pris la fuite. Les forces de sécurité ont rapidement été alertées et se sont rendues sur les lieux pour effectuer les premières constatations. Le corps de la victime a été pris en charge, tandis qu’une enquête a été ouverte pour élucider les circonstances exactes de ce drame.

D’après des sources proches du dossier, l’identité du présumé auteur aurait déjà été établie. Les recherches se poursuivent activement pour le localiser et procéder à son arrestation. Les autorités appellent par ailleurs à la vigilance et à la collaboration des populations afin de faciliter son interpellation.

Kaolack : « Actions Kaolack » dénonce trois failles majeures et réclame un débat public sur l’aménagement urbain

L’association citoyenne « Actions Kaolack » a vivement critiqué, dans un communiqué diffusé ce week-end, la gestion municipale du maire Serigne Mboup. À travers une tribune signée par son président, Cheikh Diaw, le mouvement dénonce l’absence de vision urbaine cohérente et pointe trois dossiers sensibles : le projet « Cœur de Ville », l’occupation des boulevards et une subvention de 50 millions de francs CFA allouée à la foire FIKA.

« Derrière la communication, le flou persiste », a déclaré Cheikh Diaw, président d’« Actions Kaolack ». Selon lui, le maire renverrait systématiquement la responsabilité du projet « Cœur de Ville » à l’État, ce qui constituerait, aux yeux de l’association, « un aveu d’absence de schéma directeur municipal clair ». Il insiste : « Kaolack ne se construit pas à coup d’opportunités. »

L’association s’attaque également à la gestion des boulevards, qu’elle accuse de transformer l’espace public en « simple comptoir à redevances ». « Institutionnaliser le désordre au détriment de la mobilité et du cadre de vie, ce n’est pas moderniser la ville », a martelé Cheikh Diaw, appelant à la suspension des autorisations d’occupation en l’absence d’études d’impact.

Le troisième point de friction concerne les 50 millions de francs CFA alloués à la foire FIKA. Si « Actions Kaolack » reconnaît la légalité de la procédure, le mouvement en questionne l’opportunité et l’éthique. « Pendant que nos trottoirs sont inondés et nos hôpitaux sous-équipés, prioriser une foire liée à vos réseaux est, au mieux, contestable ; au pire, symptomatique d’un conflit d’intérêts apparent », a souligné Cheikh Diaw.

Face à ces critiques, l’association formule trois demandes : l’organisation d’un véritable débat public sur l’aménagement du centre-ville, la suspension des autorisations d’occupation des boulevards et la réalisation d’un audit éthique des subventions accordées à des structures proches du pouvoir municipal.

« Kaolack n’est pas une PME. Ce n’est pas un comptoir à gérer au coup par coup. Kaolack est un bien commun », a conclu Cheikh Diaw, appelant à « une ville pensée, et non simplement administrée ».

La mairie de Kaolack n’avait pas réagi dans l’immédiat à ces accusations.

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