Crise dans la boulangerie au Sénégal : les boulangers menacent de passer à l’action face à l’explosion des coûts

La crise couve dans le secteur de la boulangerie au Sénégal. Réunis en conclave extraordinaire, les membres de la Fédération nationale des boulangers du Sénégal (FNBS) ont exprimé leur profonde inquiétude face à la dégradation des conditions économiques dans lesquelles évoluent les boulangeries à travers le pays. Dans un communiqué rendu public, l’organisation professionnelle estime que la survie même de nombreuses entreprises du secteur est désormais menacée.

Au cœur de la colère des boulangers figure le maintien du prix de la baguette de pain à 150 FCFA, alors que les charges de production connaissent une hausse continue depuis plusieurs mois. Selon la FNBS, les professionnels sont confrontés à une augmentation généralisée du coût des intrants, notamment la farine, l’électricité, le carburant ainsi que les dépenses liées à l’exploitation quotidienne des boulangeries. Cette situation, jugée intenable, pousse de nombreux acteurs à travailler à perte.

La Fédération affirme que plusieurs boulangeries peinent aujourd’hui à couvrir leurs charges fixes et à maintenir leurs activités dans des conditions viables. Pour les responsables du secteur, cette pression financière fragilise toute la chaîne de production et met en danger des milliers d’emplois directs et indirects. « Les boulangeries sénégalaises sont aujourd’hui au bord de l’asphyxie économique », alerte la FNBS, qui évoque un risque réel de fermeture pour certaines structures si aucune solution urgente n’est trouvée.

Les boulangers dénoncent également ce qu’ils considèrent comme un manque de réactivité des autorités face à une crise pourtant connue depuis plusieurs années. La Fédération regrette particulièrement le non-respect des engagements pris par l’État au cours des deux dernières années pour accompagner le secteur. Elle estime que les discussions engagées jusque-là n’ont débouché sur aucune mesure concrète capable de soulager durablement les professionnels.

Dans ce contexte tendu, la FNBS prévient que l’absence de réponses rapides pourrait entraîner de graves perturbations dans la production et la distribution du pain sur l’ensemble du territoire national. L’organisation annonce qu’elle envisage un plan d’actions national dans les prochains jours afin de faire entendre les revendications des boulangers. Même si les contours de cette mobilisation n’ont pas encore été détaillés, la menace d’un mouvement susceptible d’affecter l’approvisionnement des populations en pain se précise.

Pour faire le point sur la situation et dévoiler les prochaines étapes de leur combat, les responsables de la Fédération nationale des boulangers du Sénégal ont convoqué une conférence de presse prévue le mercredi 13 mai 2026 à 10h30. Cette rencontre avec les médias devrait permettre aux acteurs du secteur d’exposer plus largement les difficultés auxquelles ils font face et de préciser les mesures qu’ils attendent des autorités pour éviter une aggravation de la crise.

Senelec mobilise 120 milliards FCFA à la BRVM pour accélérer la transition énergétique du Sénégal

La Société nationale d’électricité du Sénégal, Senelec, vient de franchir un cap majeur dans sa stratégie de modernisation et de diversification de ses financements. L’entreprise publique a officialisé, mercredi 6 mai 2026, la clôture d’une opération de titrisation de créances portant sur un montant de 120 milliards FCFA. Une initiative présentée comme une première dans l’espace UEMOA pour une société de service public.

Cette levée de fonds, désormais admise à la cote de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM), marque également une avancée importante pour le marché financier régional. L’opération, baptisée FCTC-SENELEC, a été réalisée en partenariat avec un consortium d’experts financiers et se distingue par sa dimension « Green & Social », destinée à soutenir les projets liés à la transition énergétique et au développement durable au Sénégal.

Pour la direction générale de Senelec, cette opération dépasse largement le cadre d’un simple montage financier. Le directeur général, Pape Toby Gueye, considère cette initiative comme une véritable innovation structurelle permettant à l’entreprise de renforcer durablement sa capacité de financement. Selon lui, ce mécanisme traduit la volonté de la société de diversifier ses outils de mobilisation de ressources, d’optimiser la gestion de ses créances et de consolider son accès au marché financier régional.

Le dispositif financier repose sur deux tranches, une tranche senior et une tranche mezzanine, conçues pour offrir davantage de sécurité et d’attractivité aux investisseurs. Les ressources mobilisées serviront notamment à répondre à la hausse continue de la demande en électricité, à améliorer la qualité du service fourni aux populations, à renforcer la résilience du réseau électrique national et à accélérer les projets liés à la transition énergétique.

Cette opération s’inscrit dans la stratégie globale de l’État du Sénégal visant l’accès universel à l’électricité à l’horizon 2050. Les autorités du secteur énergétique voient dans cette initiative un levier essentiel pour soutenir les ambitions économiques et industrielles du pays.

Le conseiller technique au ministère de l’Énergie, Moustapha Baidy Ba, a qualifié cette opération de moment historique pour la politique énergétique nationale. Il estime que ce mécanisme innovant permet de concilier performance financière et impact social, tout en proposant aux investisseurs un produit jugé sécurisé et rentable. Selon lui, cette mobilisation de capitaux contribuera également à renforcer la compétitivité industrielle du Sénégal et à favoriser la création d’emplois, notamment pour les jeunes.

L’admission de cette opération à la BRVM a également été saluée par les autorités boursières régionales. Le directeur général de la BRVM, Edoh Kossi Amenounve, a évoqué une admission inédite sur le marché financier régional. Il a souligné que l’intégration d’un volet vert et social renforce considérablement l’attractivité de cette opération auprès des investisseurs institutionnels et privés.

Le responsable de la BRVM s’est également félicité du retour remarqué de Senelec sur le marché financier régional, sept ans après sa dernière intervention. Selon lui, cette réussite démontre la capacité de l’entreprise sénégalaise à saisir pleinement les opportunités offertes par les marchés financiers pour soutenir son développement et ses investissements stratégiques.

Cette levée de fonds traduit aussi la confiance des partenaires financiers, notamment celle de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), dans le potentiel de croissance du secteur énergétique sénégalais. Dans un contexte marqué par une forte demande en infrastructures énergétiques et par les enjeux de transition vers des énergies plus durables, cette opération pourrait servir de modèle à d’autres entreprises publiques de la sous-région.

Affaire du terrain de la Cité Mourtalla : Moustapha Ndiaye livre sa version et rejette toute idée de vente

L’affaire opposant Moustapha Ndiaye, président-directeur général de CCMN, à Mouhamed Aly Srour continue d’alimenter les débats et de susciter une vive émotion au Sénégal. Au cœur de cette affaire, un terrain situé à la Cité Mourtalla, objet d’un long contentieux judiciaire ayant conduit à l’expulsion de Mouhamed Aly Srour et de sa famille. Alors qu’une cagnotte a été lancée sur les réseaux sociaux afin de réunir 50 millions FCFA pour permettre à la famille expulsée de racheter le terrain, le propriétaire a décidé de sortir du silence pour livrer sa version des faits.

Dans un entretien accordé au quotidien L’Observateur, Moustapha Ndiaye affirme avoir acquis le terrain de manière totalement légale il y a plusieurs années. Selon lui, le litige a commencé lorsqu’il a été informé qu’un individu avait commencé à effectuer des travaux de construction sur le site sans son autorisation.

Il explique avoir immédiatement constaté la situation sur place avant de saisir la Dscos afin de signaler cette occupation qu’il considérait comme illégale. Quelques jours plus tard, Mouhamed Aly Srour se serait présenté à son bureau pour lui exposer sa situation.

D’après le patron de CCMN, l’homme lui aurait confié avoir été victime d’une escroquerie après avoir acheté le terrain auprès d’une femme qui lui aurait remis des documents qu’il croyait authentiques. Moustapha Ndiaye raconte que son interlocuteur, en pleurs, lui aurait expliqué avoir investi toutes ses économies dans la construction de sa maison et lui aurait demandé de faire preuve de clémence.

Touché par cette situation, il affirme avoir accepté d’envisager une solution amiable. Selon ses déclarations, Mouhamed Aly Srour lui aurait alors proposé de racheter le terrain pour un montant de 50 millions FCFA, malgré ses difficultés financières. Moustapha Ndiaye dit même avoir accepté l’idée d’un paiement échelonné afin de lui permettre de conserver la maison construite sur le terrain litigieux.

Cependant, les discussions auraient brutalement pris fin après un appel reçu d’un notaire. Le propriétaire affirme avoir appris qu’une personne s’était présentée dans le cabinet du notaire avec une procuration et une photocopie de sa carte d’identité afin de procéder à une vente du terrain.

Selon lui, Mouhamed Aly Srour lui aurait ensuite expliqué que la femme qui lui avait vendu le terrain l’avait recontacté afin de remettre le bien sur le marché dans l’espoir de le céder à un prix supérieur à 50 millions FCFA. Une version que Moustapha Ndiaye juge incohérente.

L’homme d’affaires estime en effet qu’il est incompréhensible qu’une personne se présentant comme victime d’escroquerie foncière accepte ensuite de collaborer à une nouvelle tentative de vente avec celle qu’il accuse de l’avoir trompé. Il s’interroge également sur le fait qu’aucune plainte n’ait été déposée contre cette femme.

Se disant trahi, Moustapha Ndiaye affirme avoir alors décidé d’engager des poursuites judiciaires. Après plusieurs années de bataille devant les tribunaux, il assure avoir obtenu gain de cause à toutes les étapes de la procédure judiciaire, ce qui a finalement conduit à l’expulsion de la famille.

Le patron de CCMN soutient toutefois avoir tenté d’aider Mouhamed Aly Srour avant l’exécution de la décision de justice. Il raconte que ce dernier s’était tourné vers l’imam du quartier pour solliciter un délai supplémentaire, affirmant ne pas disposer des moyens nécessaires pour financer son déménagement.

À la demande de proches et de médiateurs, Moustapha Ndiaye dit avoir accepté de lui remettre une aide financière de 10 millions FCFA. Selon ses explications, la somme aurait été remise en décembre dernier devant l’imam du quartier, en présence d’un témoin, avec une décharge signée entre les parties.

Toujours selon lui, Mouhamed Aly Srour s’était engagé à quitter les lieux en février 2026 avant de revenir sur sa décision après avoir encaissé l’argent. « Il a encaissé l’argent, mais il a refusé de partir », affirme-t-il.

Face à la vague de solidarité née sur les réseaux sociaux, Moustapha Ndiaye assure qu’il n’est désormais plus question pour lui de vendre le terrain. Il insiste sur le fait que le différend dépasse désormais l’aspect financier.

Le propriétaire a également démenti les rumeurs selon lesquelles il aurait réclamé 300 millions FCFA après le lancement de la cagnotte destinée à soutenir la famille expulsée. Il affirme n’avoir jamais évoqué un tel montant et précise qu’il considère le dossier clos depuis la fin de la procédure judiciaire.

De son côté, Mouhamed Aly Srour maintient qu’il est une victime dans cette affaire. Le père de famille explique avoir acheté le terrain auprès d’une femme qui lui avait présenté des documents qu’il croyait conformes. Il affirme avoir investi toutes ses économies dans la construction de sa maison avant de découvrir que le terrain appartenait légalement à une autre personne.

Démantèlement d’un réseau de faussaires à la Médina : un ancien agent de la DGID au cœur d’un vaste scandale

Un important réseau spécialisé dans la falsification de documents administratifs et fiscaux a été démantelé par le Commissariat d’arrondissement de Grand Yoff, à la suite d’une opération menée le 5 mai 2026 dans le quartier de la Médina, précisément à la Rue 06. Cette intervention, déclenchée grâce à un renseignement opérationnel jugé fiable par les enquêteurs, a permis de mettre au jour un véritable système de fraude organisé, orienté principalement vers le secteur sensible des marchés publics.

Selon les premiers éléments de l’enquête, les membres du réseau confectionnaient de faux documents officiels destinés à permettre à certaines entreprises privées de contourner les exigences administratives et fiscales imposées par l’État. Les fraudeurs utilisaient notamment de faux cachets de la Direction générale des Impôts et des Domaines (DGID) afin d’établir des quitus fiscaux fictifs. Ces documents étaient ensuite utilisés pour faciliter des opérations financières et permettre à certaines sociétés d’obtenir des décaissements bancaires ou de participer à des procédures administratives sans être en règle avec le fisc.

Les investigations ont également révélé que le réseau produisait de fausses attestations de régularité sociale destinées à tromper les organismes compétents, notamment l’IPRES et les services de l’Inspection du Travail. Les documents contrefaits servaient à donner une apparence de conformité administrative à des entreprises qui ne remplissaient pas les conditions légales requises.

Lors de la perquisition effectuée dans le local servant de base aux activités du groupe, les policiers ont découvert un impressionnant arsenal de contrefaçon. Quinze cachets humides ont été saisis, dont six portant les marques de la DGID, ainsi que quatre dateurs et quatre encriers. Les enquêteurs ont également mis la main sur plusieurs documents liés à la commande publique, parmi lesquels huit attestations ARCOP, quarante-trois contrats de marchés publics et vingt-six cahiers des charges.

À cela s’ajoutent cent soixante-cinq attestations de régularité fiscale, neuf quittances de versement au Trésor, cinq quittances pro-forma de la DGID, trente-sept attestations IPRES, trente-cinq attestations de régularité sociale ainsi que dix fiches CGU. Deux unités centrales et trois imprimantes grand format utilisées dans la fabrication des faux documents ont également été saisies puis placées sous scellés.

L’opération a conduit à l’interpellation de deux individus. D’après les enquêteurs, le principal suspect serait un ancien agent contractuel informaticien de la DGID ayant travaillé au sein de l’administration fiscale entre 2004 et 2017. Lors de son audition, il aurait reconnu les faits qui lui sont reprochés ainsi que son implication dans le fonctionnement du réseau.

Les deux mis en cause sont actuellement placés en garde à vue. Ils sont poursuivis pour association de malfaiteurs, faux et usage de faux en écritures publiques et authentiques, contrefaçon de sceaux et cachets de l’État, escroquerie portant sur les deniers publics ainsi que complicité. Les enquêteurs cherchent désormais à identifier d’éventuels bénéficiaires et complices, notamment au sein des entreprises ayant utilisé ces documents frauduleux dans le cadre de marchés publics ou de procédures financières.

Liberté provisoire accordée à Moustapha Diop : un tournant judiciaire majeur malgré le dossier Covid toujours pendant

Un nouveau développement judiciaire majeur vient de marquer les procédures visant l’ancien ministre et maire de Moustapha Diop. La Chambre d’accusation financière a ordonné, ce mercredi 6 mai 2026, sa mise en liberté provisoire sous contrôle judiciaire dans l’affaire dite « Tabaski Ngom », selon des informations rapportées par le quotidien L’Observateur.

Cette décision constitue une avancée importante pour l’ancien membre du gouvernement, détenu depuis plusieurs mois dans le cadre d’une enquête portant sur des soupçons d’escroquerie et de blanchiment de capitaux. Toutefois, malgré cette victoire judiciaire partielle, sa libération effective reste compromise par une autre procédure en cours concernant la gestion des fonds destinés à la lutte contre la pandémie de Covid-19.

Dans un premier temps, la demande de liberté provisoire introduite par les avocats de Moustapha Diop avait été rejetée par le Collège des juges d’instruction du Pool judiciaire financier. Contestant cette décision, la défense avait alors saisi la Chambre d’accusation financière afin d’obtenir l’annulation de cette ordonnance.

La juridiction a finalement donné raison aux avocats de l’ancien ministre en infirmant la décision initiale et en ordonnant la mainlevée du mandat de dépôt dans le dossier « Tabaski Ngom ». Selon Me Baboucar Cissé, membre du collectif de défense, cette requête introduite depuis le mois d’avril reposait sur des « contestations sérieuses » des charges retenues contre leur client.

Même si la justice a accepté le principe d’une remise en liberté, celle-ci reste assortie de plusieurs mesures strictes de contrôle judiciaire. Moustapha Diop ne pourra pas quitter le territoire national sans une autorisation préalable du juge d’instruction. Son passeport devra être déposé au greffe du cabinet d’instruction et il sera tenu de se présenter chaque premier lundi ouvrable du mois devant le magistrat instructeur.

La Chambre d’accusation financière a également averti que tout manquement à ces obligations pourrait entraîner une révocation immédiate de cette mesure et un retour en détention provisoire.

Par ailleurs, un autre élément important a été révélé dans cette affaire. Le juge d’instruction a officiellement clôturé l’information judiciaire concernant le dossier « Tabaski Ngom ». Cette étape ouvre désormais la voie aux réquisitions finales du parquet, après consultation du dossier par les avocats de la défense dans le délai légal prévu.

Fortifiés par cette décision favorable, les conseils de Moustapha Diop comptent désormais intensifier leur stratégie judiciaire. Ils annoncent le dépôt imminent d’une demande de non-lieu, estimant que les accusations formulées contre leur client ne reposeraient pas sur des preuves suffisamment solides.

Dans cette procédure, l’ancien ministre est poursuivi pour association de malfaiteurs, escroquerie portant sur des deniers publics et blanchiment de capitaux portant sur un montant évalué à 300 millions de francs CFA. Son nom avait été cité par Tabaski Ngom, qui l’accuse d’avoir bénéficié d’une partie des fonds détournés afin de financer sa campagne lors des dernières élections législatives.

Cependant, malgré cette décision favorable dans le dossier « Tabaski Ngom », Moustapha Diop demeure sous écrou en raison d’une autre affaire particulièrement sensible liée à la gestion des fonds Covid-19.

Déjà inculpé depuis janvier 2025 par la Commission d’instruction de la Haute Cour de justice, l’ancien ministre fait face à de lourdes accusations portant notamment sur l’association de malfaiteurs, le blanchiment de capitaux et le détournement de deniers publics dans le cadre des fonds mobilisés pour la riposte contre la pandémie.

Selon les informations rapportées par L’Observateur, ses avocats préparent désormais une nouvelle offensive judiciaire avec le dépôt prochain d’une autre demande de liberté provisoire dans cette seconde affaire.

Escroquerie foncière présumée : un réseau démantelé après l’arrestation d’Abdallah Sow à Yenne

Un vaste système présumé d’escroquerie foncière a été découvert à la suite de l’arrestation d’un individu identifié comme Abdallah Sow, interpellé par les éléments de la Brigade de recherches de Faidherbe après plusieurs semaines de recherches. Cette arrestation marque une avancée importante dans une affaire qui suscite de nombreuses inquiétudes parmi les victimes de transactions immobilières contestées dans plusieurs localités du pays.

Selon les informations recueillies par les enquêteurs, le suspect serait au centre de plusieurs opérations foncières litigieuses ayant causé un important préjudice à de nombreux acquéreurs. Les premiers faits recensés remonteraient au 10 janvier 2026. À cette période, Abdallah Sow aurait procédé à la vente de deux terrains de 300 mètres carrés chacun à différents clients, en utilisant des actes de cession et des décharges présentés comme réguliers et authentiques.

Mais après la conclusion des ventes, plusieurs acquéreurs auraient découvert des irrégularités majeures. Certaines victimes expliquent avoir commencé des travaux de construction avant de voir leurs chantiers interrompus ou détruits par des individus affirmant être les véritables propriétaires des parcelles concernées. Ces situations ont rapidement éveillé les soupçons et provoqué une série de plaintes auprès des autorités compétentes.

D’autres clients affirment avoir été dirigés vers plusieurs sites différents sans jamais pouvoir entrer effectivement en possession des terrains achetés. Les victimes dénoncent un système organisé dans lequel les mêmes parcelles auraient été revendues à plusieurs personnes, créant ainsi des conflits fonciers complexes et de nombreuses pertes financières.

Une plaignante décrit notamment une situation particulièrement éprouvante. Selon ses déclarations, elle serait engagée dans une procédure d’acquisition depuis plus de deux ans. Elle explique avoir été déplacée à plusieurs reprises d’un site à un autre, avant d’être systématiquement expulsée des lieux. Malgré ses démarches, elle affirme également avoir rencontré de sérieuses difficultés pour obtenir les documents administratifs nécessaires à la régularisation de sa situation foncière.

Les investigations menées par les services de sécurité révèlent que le mode opératoire présumé du mis en cause se serait répété dans plusieurs dossiers similaires. Dans une autre affaire évoquée par les enquêteurs, un acquéreur soutient avoir acheté jusqu’à onze parcelles auprès du même promoteur sans réussir à sécuriser ses droits de propriété sur les terrains concernés.

Face à l’ampleur des signalements, plusieurs unités de sécurité ont été mobilisées dans différentes zones du pays. Des plaintes ont notamment été enregistrées à Dakar, Keur Massar, Rufisque, Mbour et Popenguine. Les nombreuses dénonciations ont conduit les enquêteurs à ouvrir plusieurs procédures et à lancer une vaste opération de recherche afin de localiser le suspect.

Au total, dix-sept plaintes ont été officiellement recensées par la Brigade de recherches de Dakar. Les investigations ont permis de retracer plusieurs mouvements du suspect avant son interpellation finale à Yenne, dans la région de Dakar.

Affaire de la villa de la Cité Mourtalla : l’homme d’affaires sort du silence et accuse Mouhamed Aly Srour de manipulation

L’affaire de la villa de la Cité Mourtalla, située sur une aile de la VDN, continue de susciter une vive émotion au Sénégal. Après l’expulsion de Mouhamed Aly Srour, père de famille âgé de 56 ans, de la maison qu’il avait construite avec les siens, l’opinion publique s’est largement mobilisée sur les réseaux sociaux. Une cagnotte a même été lancée afin de lui permettre de racheter le terrain objet du litige et conserver ainsi son habitation.

Face à cette vague de soutien, l’homme d’affaires présenté comme propriétaire légal de la parcelle a décidé de prendre la parole dans les colonnes de L’Observateur. Il rejette catégoriquement toute idée de céder le terrain et affirme avoir été victime d’une tentative de manipulation depuis plusieurs années.

Dans son récit, il explique avoir acquis le terrain il y a environ sept ou huit ans. Selon lui, il avait confié la surveillance de la parcelle à des personnes chargées de la préserver de toute occupation illégale. Un jour, il reçoit un appel l’informant qu’un individu était en train de déblayer le terrain pour y construire une maison. Il dit s’être immédiatement rendu sur les lieux avant de saisir la Direction de la surveillance et du contrôle de l’occupation du sol (Dscos).

Quelques jours plus tard, il reçoit la visite de Mouhamed Aly Srour dans son bureau. L’homme d’affaires raconte que ce dernier s’est présenté en pleurs, allant jusqu’à se mettre à genoux pour implorer sa clémence. Il lui aurait expliqué avoir été victime d’une escroquerie lors de l’achat du terrain et avoir investi toutes ses économies dans le projet immobilier. Touché par cette situation, le propriétaire affirme avoir accepté le principe d’une vente du terrain pour lui éviter de perdre son investissement.

Il soutient que Mouhamed Aly Srour lui avait alors proposé un montant de 50 millions de francs CFA, tout en précisant qu’il n’était pas en mesure de payer immédiatement. L’homme d’affaires dit avoir accepté des paiements échelonnés afin de lui faciliter la tâche, affirmant que l’accord semblait conclu dans un climat apaisé.

Cependant, l’affaire aurait pris une autre tournure peu après. Le propriétaire affirme avoir été alerté par un ami travaillant dans un cabinet de notaire. Celui-ci lui aurait indiqué qu’un homme cherchait à vendre le terrain à travers une procuration portant son identité. Surpris, il convoque alors Mouhamed Aly Srour pour obtenir des explications. Selon ses déclarations, ce dernier lui aurait expliqué que la femme qui lui avait initialement vendu le terrain lui avait proposé de le remettre sur le marché afin de réaliser une plus-value supérieure aux 50 millions convenus.

Pour l’homme d’affaires, cette démarche a marqué une rupture définitive de confiance. Il affirme avoir immédiatement annulé tout accord de vente et engagé une procédure judiciaire. Il souligne également que Mouhamed Aly Srour a poursuivi les travaux de construction malgré les différentes étapes de la procédure judiciaire, y compris après une décision favorable obtenue en première instance. Selon lui, le chantier s’est poursuivi jusqu’à l’achèvement complet de la villa et l’installation de la famille sur les lieux.

Après plusieurs années de bataille judiciaire, la justice aurait définitivement tranché en faveur du propriétaire en 2025. Malgré cela, des médiations auraient encore été tentées pour trouver un arrangement à l’amiable. L’homme d’affaires affirme qu’un proche influent lui avait demandé de revenir sur sa position et d’accepter finalement de vendre le terrain selon les termes initiaux. Mais cette tentative aurait échoué, le médiateur lui ayant rapporté que Mouhamed Aly Srour ne disposait pas des moyens financiers nécessaires.

L’homme d’affaires affirme ensuite avoir accepté, par compassion, d’aider financièrement la famille à quitter les lieux. Il explique avoir remis 10 millions de francs CFA en décembre dernier, en présence de l’imam du quartier et d’un notable servant de témoin. Selon lui, une décharge signée par Mouhamed Aly Srour attestait de la réception de cette somme ainsi que de son engagement à quitter la maison en février 2026.

Mais arrivé à l’expiration du délai, le père de famille aurait refusé de libérer les lieux, poussant finalement à l’exécution de la procédure d’expulsion. Le propriétaire assure aujourd’hui ne plus vouloir entendre parler d’une quelconque vente, même en cas d’offre financière plus élevée.

Dans sa déclaration, il s’interroge sur le statut réel de victime dans cette affaire. Il estime avoir multiplié les gestes de bonne volonté sans obtenir de contrepartie. Selon lui, Mouhamed Aly Srour a toujours cherché à susciter la compassion pour se maintenir sur le terrain malgré les décisions de justice rendues en sa défaveur.

Kaolack mise sur ses filières porteuses pour renforcer son attractivité

La région de Kaolack a accueilli, ce mercredi 6 mai 2026, un atelier de restitution consacré à l’étude monographique du Pôle-Territoire Centre, dans le cadre du Programme d’Accélération de la Compétitivité et des Emplois (PACE), piloté par le ministère de l’Économie, du Plan et de la Coopération.

Présidée par l’adjoint au gouverneur de la région, Mouhamed Habib Camara, la rencontre a réuni une soixantaine d’acteurs institutionnels, économiques et territoriaux autour d’un objectif commun : identifier les leviers susceptibles de renforcer l’attractivité économique de Kaolack et de consolider les chaînes de valeur locales.

Réalisée avec l’appui de l’Agence nationale de l’aménagement du territoire (ANAT), l’étude dresse un état des lieux du secteur privé dans le Pôle Centre, qui couvre les régions de Kaolack, Fatick et Kaffrine.

La mission de terrain, conduite en novembre 2025, a notamment permis de mettre en lumière le potentiel de filières stratégiques telles que le sel et l’arachide.

Au cours de cet atelier, les participants sont appelés à examiner les conclusions du rapport, à formuler des observations et à valider les priorités de développement.

Les échanges doivent également permettre de définir les critères de sélection des entreprises à fort potentiel, appelées à jouer un rôle moteur dans la dynamique économique régionale.

À travers cette initiative, les autorités entendent jeter les bases d’une compétitivité territoriale durable, en misant sur la valorisation des ressources locales, l’investissement privé et une meilleure organisation des filières porteuses, en cohérence avec la vision de développement du Sénégal à l’horizon 2050.

Fraude à la nationalité : le lutteur Bébé Diène reconnaît un montage administratif

Le lutteur Bébé Diène, de son vrai nom Amadou Cheikhou Diallo, a été interpellé dans le cadre d’une enquête menée par la Direction de l’automatisation des fichiers (DAF) portant sur des irrégularités présumées dans l’établissement de documents administratifs. Entendu par les enquêteurs, il a reconnu avoir eu recours à une identité falsifiée et obtenu de manière indue la nationalité sénégalaise à la suite d’un montage administratif qu’il décrit lui-même.

Face aux éléments réunis par les services compétents, le lutteur est revenu en détail sur les circonstances de son enrôlement dans l’état civil sénégalais. Selon ses déclarations, il aurait volontairement sollicité l’aide d’un individu identifié comme B. Thiam afin de faciliter ses démarches. Il affirme ainsi avoir entrepris des démarches illégales dans le but d’obtenir des documents officiels sénégalais, condition préalable à la reconnaissance de la nationalité.

Dans ses explications, il évoque un procédé basé sur la falsification de son état civil. Il soutient que B. Thiam aurait joué un rôle central dans la mise en place de ce système frauduleux, notamment en facilitant l’établissement d’un acte de naissance reposant sur une fausse filiation. Ce mécanisme consistait, selon lui, à substituer ses véritables parents par d’autres identités, permettant ainsi de contourner les exigences légales en matière de nationalité.

Ces révélations mettent en lumière un possible réseau ou, à tout le moins, des pratiques frauduleuses dans la délivrance de documents administratifs sensibles. L’enquête en cours devra déterminer les responsabilités de chaque acteur impliqué, ainsi que l’ampleur de ce type de pratiques. Les autorités cherchent également à établir si d’autres cas similaires existent et à identifier d’éventuelles complicités au sein des circuits administratifs.

Cette affaire relance le débat sur la fiabilité des procédures d’état civil et sur les mécanismes de contrôle en vigueur. Elle pose également la question des sanctions encourues en cas de fraude avérée, tant pour les bénéficiaires que pour les facilitateurs de ces opérations illégales.

La Marine nationale intercepte une pirogue de 153 migrants au large de Dakar

La Marine nationale sénégalaise a mené, ce lundi 4 mai 2026, une opération de sauvetage en mer qui a permis d’intercepter une pirogue transportant 153 candidats à l’émigration irrégulière. L’embarcation a été repérée à environ 60 kilomètres au large de Dakar, dans une zone souvent empruntée par les réseaux de migration clandestine en direction des îles Canaries.

Selon des sources sécuritaires, l’intervention s’inscrit dans le cadre des missions régulières de surveillance maritime visant à lutter contre les départs irréguliers et à prévenir les drames humains en mer. À bord de la pirogue se trouvaient des hommes, mais aussi des femmes et possiblement des mineurs, tous animés par l’espoir de rejoindre l’Europe malgré les risques considérables liés à ce type de traversée.

Après leur interception, les migrants ont été pris en charge par les équipes de la Marine nationale, qui leur ont apporté les premiers secours, notamment en matière d’hydratation et d’assistance médicale. L’embarcation, jugée fragile face aux conditions océaniques, aurait pu exposer ses passagers à de graves dangers, notamment en cas de dégradation de la météo.

Les 153 personnes secourues ont ensuite été acheminées vers la Base navale Amiral Faye GASSAMA, où elles ont été débarquées en toute sécurité. Elles ont été remises aux services compétents de l’État, notamment les autorités administratives et sécuritaires chargées de leur identification, de leur prise en charge et des procédures en vigueur.

Cet épisode relance une nouvelle fois la question de l’émigration irrégulière au Sénégal, un phénomène persistant alimenté par des facteurs économiques, sociaux et parfois politiques. Malgré les campagnes de sensibilisation et le renforcement des dispositifs de surveillance, de nombreux jeunes continuent de tenter la traversée, souvent au péril de leur vie.

Gaz domestique : le Sénégal accélère son virage énergétique avec le projet GTA

Le projet d’approvisionnement du Sénégal en gaz domestique à partir du champ gazier Grand Tortue Ahmeyim (GTA) franchit de nouvelles étapes, confirmant les ambitions des autorités de renforcer la souveraineté énergétique du pays et de réduire les coûts de production électrique. Entre annonces politiques, avancées techniques et négociations en cours, la dynamique autour de ce projet stratégique se précise progressivement.

Dès août 2025, le Premier ministre Ousmane Sonko avait clairement affiché la volonté du gouvernement de privilégier les ressources locales. Il soulignait alors l’absurdité de continuer à importer des cargaisons de gaz alors même que le pays dispose désormais de capacités de production. Cette orientation marque un tournant dans la politique énergétique nationale, longtemps dépendante des importations.

Quelques mois plus tard, à la fin de l’année 2025, la compagnie Kosmos Energy avait indiqué qu’un accord de principe pour les ventes de gaz destinées au marché domestique sénégalais était attendu courant 2026. Cette annonce laissait entrevoir une accélération des discussions entre les différentes parties prenantes du projet GTA, partagé entre le Sénégal et la Mauritanie.

Le rapport du premier trimestre 2026 publié par l’opérateur du projet confirme cette tendance. Il met en avant une volonté commune d’exploiter les infrastructures existantes afin de faciliter l’acheminement du gaz vers les marchés domestiques des deux pays. Cette approche permettrait de réduire les délais et les coûts liés à la mise en place de nouvelles installations, tout en optimisant les investissements déjà réalisés dans le cadre du projet.

Dans cette perspective, le Sénégal a déjà engagé plusieurs chantiers structurants. Parmi eux figure la construction d’une centrale électrique terrestre près de Saint-Louis, destinée à utiliser le gaz issu du champ GTA pour produire de l’électricité. Parallèlement, le lancement des travaux d’un réseau de gazoducs est prévu pour le milieu de l’année 2026. Ce réseau jouera un rôle clé en assurant le transport du gaz depuis le terminal offshore vers le littoral, où il sera transformé en énergie électrique pour alimenter le marché national.

Ces infrastructures constituent un maillon essentiel dans la stratégie énergétique du pays, qui vise à sécuriser l’approvisionnement tout en réduisant les coûts de production. Le ministre du Pétrole, Birame Souleye Diop, a d’ailleurs récemment confirmé la poursuite des négociations autour de ce projet, soulignant l’importance des discussions en cours pour finaliser les modalités d’approvisionnement.

Au-delà des enjeux techniques, l’exploitation du gaz domestique issu de GTA pourrait avoir des répercussions économiques significatives. Ousmane Sonko avait évoqué, lors d’une rencontre avec le patronat, des économies potentielles d’au moins 143 milliards de FCFA grâce à l’utilisation de cette ressource locale pour la production d’électricité. Une baisse du coût du kilowattheure est ainsi attendue, ce qui pourrait bénéficier à la fois aux entreprises et aux ménages, tout en améliorant la compétitivité de l’économie sénégalaise.

Journée mondiale de la liberté de la presse : la Police nationale réaffirme son engagement pour une information libre et sécurisée

À l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, la Police nationale du Sénégal a tenu à marquer son attachement aux principes fondamentaux qui encadrent l’exercice du journalisme, notamment la liberté d’informer et le droit des citoyens à une information fiable et accessible. Dans un message officiel, l’institution a mis en avant l’importance d’une collaboration étroite avec les médias, considérée comme un pilier essentiel de sa mission de service public.

Dans un contexte où la circulation de l’information joue un rôle déterminant dans la stabilité sociale et démocratique, la Police nationale souligne que sa relation avec les professionnels des médias ne se limite pas à une simple interaction fonctionnelle. Elle s’inscrit dans une dynamique de dialogue permanent, visant à instaurer un climat de confiance durable entre les forces de sécurité, les journalistes et les citoyens. Cette approche traduit une volonté affirmée de transparence dans la communication institutionnelle, afin de mieux éclairer l’opinion publique sur les actions menées au quotidien.

Au-delà de ses missions traditionnelles de maintien de l’ordre et de protection des personnes et des biens, l’institution sécuritaire met en avant son rôle d’accompagnement des acteurs de l’information. Elle rappelle que les journalistes, en tant qu’acteurs clés de la démocratie, doivent pouvoir exercer leur métier dans des conditions sûres et sereines. À ce titre, la Police nationale insiste sur la nécessité de garantir leur sécurité physique, notamment lors de couvertures d’événements sensibles ou de situations à risque.

Cette posture s’accompagne également d’un engagement à veiller au respect des lois et des institutions de la République, dans un équilibre constant entre liberté et responsabilité. La Police nationale souligne que la liberté de la presse, bien que fondamentale, s’exerce dans un cadre légal qui garantit à la fois les droits des journalistes et ceux des citoyens.

En réaffirmant son attachement aux valeurs de transparence, de dialogue et de protection des libertés publiques, la Police nationale se positionne comme un partenaire de premier plan dans la promotion d’une information crédible et responsable. Elle rappelle ainsi que la sécurité des professionnels des médias constitue un enjeu majeur pour la vitalité démocratique du Sénégal, où une presse libre et protégée demeure un socle indispensable à l’expression pluraliste et à la participation citoyenne.

Sénégal : huit PME décrochent le label DAMEL lors de la première édition de la cérémonie SOTTINA

L’hôtel Noom a servi de cadre, ce mardi, à la première édition de la cérémonie « SOTTINA », une initiative symbolique portée par le Centre Africain de la Performance et de l’Excellence Opérationnelle (CAPEO) en partenariat avec l’Agence de Développement et d’Encadrement des Petites et Moyennes Entreprises (ADEPME). Placé sous la présidence du ministre de l’Industrie et du Commerce, Serigne Gueye Diop, cet événement a marqué une étape importante dans la dynamique de transformation du tissu entrepreneurial sénégalais, avec la labellisation de huit PME engagées dans le programme d’excellence « DAMEL ».

Derrière l’appellation « SOTTINA », qui signifie « parce que nous y sommes arrivés », se cache une volonté affirmée de valoriser les entreprises ayant franchi avec succès un parcours exigeant de montée en performance. Le programme DAMEL, au cœur de cette initiative, s’inspire d’une symbolique forte. Selon le directeur de la croissance à l’ADEPME, le terme renvoie à des valeurs de résistance, de souveraineté et de capacité à affronter les défis. Il a insisté sur le fait que le contenu local ne peut être décrété de manière administrative, mais doit se construire progressivement, à travers des entreprises capables de répondre aux exigences rigoureuses, notamment dans les secteurs pétrolier et gazier où les standards de qualité et de délais sont particulièrement élevés.

Sur les vingt entreprises initialement sélectionnées pour intégrer ce programme, seules huit ont réussi à franchir les différentes étapes d’un parcours intensif de quinze mois. Ce processus structuré vise à transformer en profondeur l’organisation et les méthodes de gestion des entreprises participantes. Il repose sur un modèle en trois niveaux de labellisation. Le premier niveau, appelé Cap 1 ou Admission, met l’accent sur la stabilité des opérations et la fiabilité des processus. Le deuxième niveau, Cap 2 ou Acquisition, valide la performance globale de l’entreprise. Enfin, le troisième niveau, Cap 3 ou Appropriation, consacre la capacité de l’entreprise à maintenir une performance durable dans le temps.

Selon le directeur exécutif de CAPEO, cette réussite repose sur un engagement total des équipes dirigeantes et opérationnelles. Les entreprises ont dû revoir en profondeur leurs processus internes, adopter des outils de pilotage plus performants et instaurer une culture orientée vers les résultats. Ce travail de fond a permis d’ancrer durablement les principes de l’excellence opérationnelle au sein de ces structures.

Un des faits marquants de cette cérémonie réside dans l’engagement de l’ADEPME elle-même dans cette démarche d’excellence. Sous l’impulsion de son directeur général et dans la continuité des actions initiées par ses prédécesseurs, l’agence a entrepris sa propre transformation interne. L’état d’avancement de son plan de progrès a été présenté, mettant en avant la mise en place d’un cycle de pilotage rationalisé. Ce dispositif permet désormais un suivi en temps réel des actions menées, renforçant ainsi la transparence et l’efficacité de l’institution dans l’accompagnement des PME.

La cérémonie s’est conclue par les témoignages des chefs d’entreprise labellisés, qui ont partagé leurs expériences et les défis rencontrés tout au long de ce parcours. Leurs récits ont mis en lumière la diversité des profils engagés dans cette dynamique, allant d’ingénieurs de haut niveau à des entrepreneurs issus de parcours plus atypiques. Tous ont en commun une volonté affirmée de progresser et de positionner leurs entreprises comme des acteurs compétitifs, capables de s’imposer sur des marchés exigeants.

Affaire AEE Power Sénégal : la défense démonte la thèse d’une résiliation et met en cause le rôle central de l’ASER

Dans la continuité de la conférence de presse des avocats de Seydou Kane, Me Dior Diagne est montée au créneau ce mardi 5 mai 2026 pour apporter des éclaircissements juridiques qu’elle considère déterminants dans la compréhension du dossier AEE Power Sénégal. Face à ce qu’elle qualifie de confusion entretenue dans l’opinion, l’avocate a entrepris de déconstruire plusieurs idées reçues, notamment autour de la supposée résiliation du contrat et du positionnement réel des différents acteurs institutionnels.

D’emblée, Me Dior Diagne a rejeté catégoriquement l’idée selon laquelle l’État du Sénégal aurait procédé à une résiliation du contrat liant AEE Power Sénégal au projet d’électrification rurale. Selon elle, une telle affirmation ne repose sur aucune base juridique solide. Elle soutient que la société sénégalaise n’a jamais été liée contractuellement de manière directe à l’État, rendant juridiquement impossible toute résiliation par ce dernier. À ses yeux, le débat public est faussé dès l’origine, car il repose sur une interprétation erronée des relations contractuelles en jeu.

L’avocate a également insisté sur le rôle central de l’Agence sénégalaise d’électrification rurale dans ce dossier, rejetant toute tentative de la présenter comme un acteur secondaire. Elle affirme que l’agence constitue le véritable maître d’œuvre du projet, en charge de la supervision, du contrôle et de la coordination des opérations. Dans cette logique, elle estime que l’ASER ne peut se dédouaner des dysfonctionnements constatés, d’autant plus qu’elle s’est déjà exprimée publiquement pour pointer du doigt certains intervenants. Pour la défense, il est incohérent de dissocier l’agence de la responsabilité globale du projet.

Sur le plan technique, Me Dior Diagne a apporté une précision jugée essentielle concernant la nature des relations contractuelles. Elle explique que la rupture évoquée ne serait pas le fait de l’État, mais plutôt de la société étrangère impliquée dans le projet. Elle met en avant un élément du Code des marchés publics sénégalais selon lequel la sous-traitance est plafonnée à 40 % du marché. Or, AEE Power Sénégal assurait, selon la défense, 60 % de l’exécution des travaux. Cette configuration, affirme-t-elle, exclut la qualification de sous-traitance et renvoie plutôt à une situation de co-traitance, ce qui implique un partage différent des droits et des responsabilités entre les parties, notamment en cas de rupture.

Au-delà des aspects juridiques et contractuels, la défense insiste sur les conséquences concrètes de cette affaire. Le projet concernait l’électrification de plusieurs localités réparties dans différentes régions du pays, et son blocage soulève des interrogations majeures sur l’utilisation des fonds publics ainsi que sur le sort des populations bénéficiaires. Pour les avocats, le véritable enjeu dépasse le cadre d’un simple litige commercial et touche directement à l’intérêt général.

S’agissant des accusations de faux et usage de faux, Me Dior Diagne adopte une posture offensive. Elle dénonce une argumentation qu’elle juge incohérente, en rappelant que le projet bénéficiait d’un régime d’exonération fiscale. Dans ce contexte, elle s’interroge sur la pertinence même des reproches liés à d’éventuels frais d’enregistrement. Elle affirme également que la défense n’a jamais eu accès à des preuves concrètes des documents prétendument falsifiés, malgré plusieurs demandes formulées devant les juridictions compétentes.

Monde rural : Aar Sunu Momel dénonce le flou de la politique agricole et appelle au boycott d’un rassemblement à Dakar

La plateforme Aar Sunu Momel a exprimé, mardi, sa profonde inquiétude face à ce qu’elle considère comme un manque de clarté dans la conduite de la politique agricole et commerciale des autorités sénégalaises.

S’exprimant devant la presse, son président, Bassirou Ba, a regretté l’absence de bilan officiel de la dernière campagne agricole. Selon lui, les producteurs restent sans informations précises sur les résultats enregistrés, alors même que d’importantes ressources financières auraient été mobilisées en faveur du secteur.

« Les paysans sont laissés dans l’attente, sans évaluation claire ni communication officielle sur la campagne écoulée », a-t-il déclaré.

La plateforme réclame notamment des éclaircissements sur les 130 milliards de francs CFA annoncés pour soutenir l’agriculture, ainsi que sur les 50 milliards de francs CFA évoqués récemment par le Premier ministre Ousmane Sonko lors de sa visite à Ndiaffate. Pour Bassirou Ba, les populations rurales souhaitent savoir quelle sera la destination réelle de ces fonds et si ceux-ci profiteront effectivement aux exploitants agricoles.

Revenant sur le message adressé à la Nation par le président Bassirou Diomaye Faye à l’occasion de la célébration du 1er Mai, le responsable d’Aar Sunu Momel estime que le chef de l’État n’a pas suffisamment détaillé les orientations stratégiques attendues pour la relance du secteur agricole.

Il a également contesté les chiffres avancés sur la production arachidière, estimant qu’ils ne reflètent pas la réalité observée sur le terrain.

« Les producteurs attendaient un discours fort et des annonces concrètes. Malheureusement, les préoccupations du monde rural restent entières », a-t-il soutenu.

La plateforme a également critiqué la récente sortie médiatique du ministre du Commerce, Serigne Guèye Diop. Selon Bassirou Ba, les priorités évoquées par le ministre sont éloignées des difficultés quotidiennes des paysans, confrontés à des problèmes de production, d’écoulement des récoltes et de survie économique.

Au-delà de l’agriculture, Aar Sunu Momel dénonce ce qu’elle qualifie de « tâtonnements » dans plusieurs secteurs jugés essentiels, notamment l’élevage, l’éducation et la santé.

Abordant la préparation de la Tabaski 2026, Bassirou Ba a par ailleurs regretté l’absence, à ce stade, de mesures correctives pour prévenir les difficultés observées l’année précédente, notamment la flambée des prix des moutons. Il a appelé le ministère de l’Agriculture et de l’Élevage à anticiper afin d’assurer un approvisionnement suffisant du marché.

Enfin, le président d’Aar Sunu Momel a lancé un appel aux paysans, en particulier ceux du monde rural, à boycotter le rassemblement politique que le ministre du Commerce prévoit d’organiser samedi prochain à Dakar.

Pour lui, cette rencontre relève davantage d’une démarche politique que d’une réponse aux préoccupations urgentes des populations rurales.

« Ce n’est pas le moment des rassemblements politiques. Les Sénégalais attendent des réponses concrètes aux difficultés qui frappent le monde rural », a-t-il conclu.

Couverture sanitaire des familles des forces de défense : un partenariat stratégique entre le ministère des Forces armées et la SEN-CSU

Le ministère des Forces armées et l’Agence Sénégalaise de la Couverture Sanitaire Universelle (SEN-CSU) ont officialisé, ce mardi 5 mai, un important partenariat destiné à renforcer la protection sociale des familles des militaires et des gendarmes ne disposant pas encore d’une couverture santé adéquate. La convention a été signée par le Général d’Armée aérienne Birame Diop et le Directeur général de la SEN-CSU, le Dr El Hadji Séga Guèye.

Cet accord s’inscrit dans une dynamique de consolidation de l’accès aux soins pour les ayants droit des personnels des forces de défense et de sécurité. Il vise particulièrement à corriger les insuffisances constatées en matière de prise en charge sanitaire des familles dont les membres sont engagés au quotidien dans des missions exigeantes au service de la sécurité nationale.

À travers ce partenariat, les deux institutions entendent faciliter l’enrôlement de ces familles dans le dispositif de la Couverture Sanitaire Universelle, afin de garantir une prise en charge effective et durable. L’objectif est d’assurer un accès plus équitable aux services de santé, en réduisant les inégalités de couverture et en renforçant la solidarité nationale envers les forces de défense et de sécurité.

Les responsables des deux structures ont souligné que cette initiative traduit une volonté commune de renforcer la cohésion sociale et de soutenir les familles des agents qui contribuent à la stabilité et à la protection du pays. Elle s’inscrit également dans la politique nationale visant à étendre progressivement la couverture sanitaire à l’ensemble de la population, avec une attention particulière portée aux catégories professionnelles exposées à de fortes contraintes.

Affaire de faux actes d’état civil : un adjoint au maire et un lutteur en garde à vue à Dakar

Une enquête judiciaire est en cours autour d’une présumée affaire de faux actes d’état civil impliquant plusieurs personnes, dont un élu local et une figure du monde de la lutte. Selon des informations recueillies, l’adjoint au maire de la commune de Wakhinane Nimzatt, Amadou Diallo, également connu sous le nom de Nini Diallo, ainsi que le lutteur Bébé Diène, ont été interpellés dans le cadre de cette procédure.

L’enquête a été déclenchée à la suite d’un signalement de la Direction de l’automatisation du fichier (DAF), qui aurait relevé des irrégularités dans des documents administratifs liés à l’état civil. Les soupçons portent sur la production ou l’utilisation de faux actes, une infraction grave qui touche à la fiabilité des registres administratifs.

Les personnes mises en cause sont actuellement placées en garde à vue dans les locaux de la Sûreté urbaine de Dakar, unité en charge des investigations. Un troisième individu, présenté comme une personne âgée, est également concerné par cette procédure et se trouve dans la même situation de détention provisoire.

Convocation de Pape Ngagne Ndiaye : le journaliste ressort libre après son audition

Après plusieurs heures d’audition à la sûreté urbaine du commissariat central de Dakar, le journaliste Pape Ngagne Ndiaye a quitté les locaux des enquêteurs en homme libre. Une issue qui n’efface toutefois pas les interrogations soulevées par cette affaire, largement commentée dans l’opinion publique et au sein de la profession.

Présentateur de l’émission « Faram Facce » sur la TFM, Pape Ngagne Ndiaye avait été convoqué dans le cadre d’une enquête portant sur des faits présumés de diffusion de fausses nouvelles et de diffamation. Selon des informations concordantes, cette procédure fait suite à des déclarations tenues lors de sa dernière émission, au cours de laquelle il avait évoqué le rôle supposé du Premier ministre Ousmane Sonko dans le placement sous mandat de dépôt de Pape Malick Ndour.

Ces propos, jugés sensibles, ont rapidement suscité des réactions, tant dans la sphère politique que médiatique. Ils ont surtout conduit à l’ouverture d’une procédure, les autorités cherchant à déterminer si les accusations avancées reposaient sur des éléments avérés ou relevaient d’affirmations infondées susceptibles de porter atteinte à l’honneur et à la réputation des personnes citées.

L’audition du journaliste s’est déroulée dans un climat suivi de près par ses confrères et plusieurs acteurs de la société civile. Certains y voient un test pour la liberté de la presse, dans un contexte où les relations entre médias et pouvoir restent sous surveillance, notamment depuis l’arrivée au pouvoir du régime actuel.

Mobilisation à Diarrère : Mbacké Ndiaye prend les rênes de la coordination locale

La coalition Diomaye Président a tenu, ce week-end, une importante assemblée générale dans la commune de Diarrère, au cours de laquelle son choix s’est porté sur Mbacké Ndiaye pour assurer la coordination locale.

Cette rencontre a enregistré une forte mobilisation, avec la participation d’une délégation significative ainsi que de nombreux militants et sympathisants venus réaffirmer leur engagement.

Au départ, six candidats étaient en lice pour représenter la coalition au niveau local. À l’issue d’un processus de médiation mené dans un esprit de dialogue, de consensus et de transparence, deux candidats ont été retenus pour la phase finale.

Le vote, organisé dans le respect des règles démocratiques, a permis de départager les prétendants. Les résultats traduisent une forte implication des mouvements signataires de la charte d’engagement : huit mouvements ont porté leur choix sur Mbacké Ndiaye.

Au-delà des résultats, cette assemblée générale constitue une étape clé dans la structuration et l’ancrage de la coalition à Diarrère. Elle illustre également la dynamique interne et la vitalité démocratique qui caractérisent ses instances locales, dans un contexte politique où l’organisation et la cohésion demeurent des enjeux majeurs.

Convocation de Pape Ngagne Ndiaye : Cheikh Yérim Seck s’indigne et dénonce une pression sur la presse

Présent ce mardi 5 mai 2026 à la Sûreté urbaine de Dakar, Cheikh Yérim Seck est venu manifester son soutien à son confrère Pape Ngagne Ndiaye, convoqué par les autorités à la suite de propos tenus dans son émission « Faram Facce ». Sur place, le journaliste n’a pas caché son étonnement face à cette situation qu’il juge préoccupante dans le contexte actuel.

S’exprimant devant la presse, Cheikh Yérim Seck a tenu à défendre le professionnalisme de son confrère. Selon lui, Pape Ngagne Ndiaye ne peut être qualifié de journaliste excessif ou provocateur. Il a insisté sur le fait que ce dernier se contente d’exprimer ses idées dans le cadre de son travail, comme le veut la pratique normale du métier de journaliste dans une société démocratique. Cette convocation, à ses yeux, soulève des interrogations sur le respect de la liberté d’expression, d’autant plus qu’elle intervient sous l’ère du parti PASTEF, souvent perçu comme défenseur des libertés publiques avant son accession au pouvoir.

L’animateur de l’émission « Faram Facce », diffusée sur la TFM, est poursuivi pour diffusion de fausses informations. Les faits qui lui sont reprochés seraient liés à certaines déclarations faites à l’antenne, bien que les détails précis de la procédure n’aient pas encore été rendus publics. Cette situation a rapidement suscité des réactions au sein de la corporation journalistique et de l’opinion publique, où certains y voient un signal inquiétant pour l’exercice du métier de journaliste au Sénégal.

La présence de Cheikh Yérim Seck à la Sûreté urbaine s’inscrit ainsi dans un élan de solidarité entre professionnels des médias, mais aussi dans une volonté d’alerter sur ce qu’il considère comme une dérive potentielle. Pour lui, la liberté de la presse ne doit pas être fragilisée par des poursuites qui pourraient être perçues comme des tentatives d’intimidation.

Relance des chantiers navals de Dakar : un partenariat stratégique de vingt ans avec Damen pour moderniser le secteur maritime

L’État du Sénégal franchit un cap important dans sa politique de redynamisation du secteur maritime avec la signature d’un partenariat public-privé d’envergure portant sur la gestion des chantiers navals de Dakar. Cette convention, conclue pour une durée de vingt ans avec la société néerlandaise Damen Holding B.V., marque une étape structurante dans la modernisation des infrastructures de réparation navale du pays.

L’annonce officielle a été faite par Babacar Faye, directeur général de la Société des Infrastructures de Réparation Navale, à travers la publication de l’avis d’attribution. Ce projet s’inscrit dans le cadre d’un appel d’offres international lancé afin d’identifier un opérateur privé capable de prendre en charge l’ensemble du dispositif de relance. Il s’agissait notamment d’assurer la reprise des activités, la réhabilitation des installations existantes, le financement des investissements nécessaires, ainsi que l’exploitation et la maintenance des chantiers.

Au terme d’un processus rigoureux, cinq entreprises avaient été présélectionnées lors de la phase de préqualification. Toutefois, seules deux d’entre elles ont soumis une offre finale, à savoir Damen Holding B.V. et Jobson Italia SRL. Après évaluation des propositions techniques et financières, l’offre de Damen a été retenue, aboutissant à la signature officielle du contrat le 2 avril 2026.

Le choix porté sur Damen s’explique par l’expertise reconnue de ce groupe familial néerlandais dans le domaine de la construction navale, de l’ingénierie maritime et de la réparation de navires. Présent à l’échelle internationale, le groupe dispose d’une solide expérience dans la gestion de chantiers navals et dans la mise en œuvre de solutions innovantes adaptées aux besoins des marchés émergents.

À travers ce partenariat, les autorités sénégalaises affichent leur ambition de repositionner Dakar comme un hub maritime compétitif en Afrique de l’Ouest. La modernisation des chantiers navals devrait permettre d’améliorer la qualité des services offerts aux armateurs, de réduire les délais de réparation et d’attirer davantage de navires dans les installations sénégalaises.

Le modèle économique retenu repose sur un mécanisme de rémunération par les usagers. Concrètement, l’État ne prévoit pas de contribution financière directe dans le cadre du projet. Le partenaire privé assurera le financement des investissements et se rémunérera à travers les services fournis aux clients des chantiers. Cette approche permet de préserver les finances publiques tout en garantissant une gestion orientée vers la performance et la rentabilité.

Dans un souci de transparence, les autorités sénégalaises ont indiqué que les détails du contrat seront rendus accessibles au public. Cette démarche vise à renforcer la confiance des citoyens et des acteurs économiques, notamment à travers la publication des informations sur les plateformes du régulateur et de l’UNAPPP.

Au-delà de l’aspect économique, ce projet devrait également générer des retombées positives en matière d’emploi et de transfert de compétences. La montée en puissance des activités des chantiers navals pourrait favoriser la création d’emplois qualifiés et contribuer au développement d’un savoir-faire local dans les métiers de la construction et de la maintenance navale.

Retour à Dakar de trois supporters sénégalais libérés au Maroc : l’espoir persiste pour les détenus restants

Après trois mois de détention au Maroc, trois supporters sénégalais arrêtés en marge de la Coupe d’Afrique des nations s’apprêtent à regagner Dakar ce jeudi 7 mai. Leur arrivée est prévue à 18h00 à l’aéroport international Blaise Diagne de Diass, marquant la fin d’une épreuve éprouvante vécue loin de leur pays.

Les trois hommes avaient été incarcérés à la prison d’Al Arjat 2, située près de Rabat, avant d’être libérés le 18 avril après avoir purgé leur peine. À leur sortie, ils ont été accueillis par des représentants de l’ambassade du Sénégal, ainsi que par Issa Laye Diop, président du 12e Gaïndé, qui avait choisi de rester sur place après la compétition afin de suivre de près la situation des supporters interpellés.

Ce retour au pays se fait dans un contexte encore marqué par l’inquiétude. Quinze autres supporters sénégalais demeurent en détention sur le territoire marocain. Parmi eux, neuf purgent une peine d’un an de prison assortie d’une amende de 5000 dirhams, tandis que six autres ont été condamnés à six mois de prison accompagnés d’une amende de 2000 dirhams.

Après la confirmation de ces peines en appel par le tribunal de Rabat, les personnes concernées ont renoncé à se pourvoir en cassation. Elles fondent désormais leurs espoirs sur une éventuelle grâce royale. Dans cette perspective, une demande a été introduite par le président Bassirou Diomaye Faye, mais aucune réponse favorable n’a encore été enregistrée.

Dans un communiqué, le 12e Gaïndé a salué le courage et la résilience des supporters libérés, soulignant la dignité dont ils ont fait preuve tout au long de leur détention. L’organisation appelle également à leur réserver un accueil chaleureux et solidaire à leur retour, symbole de l’unité nationale face à l’adversité.

Kaolack : l’Association pour le soutien aux talibés alerte sur l’éducation et les inondations

À l’occasion de sa traditionnelle journée dédiée aux enfants talibés, l’Association pour le soutien aux talibés a organisé, à Kaolack, une rencontre de sensibilisation axée cette année sur le thème de l’éducation des enfants et de la responsabilité parentale.

Cette édition a permis d’attirer l’attention sur la situation des enfants talibés, considérés comme une couche particulièrement vulnérable. À travers cette initiative, les organisateurs ont voulu rappeler la nécessité d’un engagement collectif afin de garantir à ces enfants un meilleur encadrement, une protection effective et des conditions de vie plus dignes.

Prenant la parole au nom de l’association, son président, Oustaz Papa Mamadou Guèye, a lancé un appel aux parents, aux maîtres coraniques ainsi qu’aux autorités territoriales. Il les a invités à unir leurs efforts pour mieux protéger les enfants talibés et veiller davantage à leur éducation, estimant que la responsabilité de leur avenir incombe à l’ensemble des acteurs concernés.

Le président de l’association a également profité de cette tribune pour évoquer les préoccupations liées à l’hivernage qui approche. Faisant allusion aux risques récurrents d’inondation dans certains quartiers de la commune, il a interpellé le maire de Kaolack afin que des mesures préventives soient prises sans délai.

Selon lui, des actions urgentes doivent être engagées dans les quartiers de Darou Rahmaty et de Fass Cheikh Tidiane, particulièrement exposés aux inondations pendant la saison des pluies.

À travers cette journée, l’Association pour le soutien aux talibés réaffirme ainsi son engagement en faveur de la défense des droits des enfants talibés, tout en appelant à une mobilisation citoyenne et institutionnelle pour répondre durablement aux défis sociaux auxquels ils sont confrontés.

Kaolack : l’ASSAMM met en lumière la réhabilitation des malades mentaux et appelle à un appui renforcé de l’État

À Kaolack, l’Association sénégalaise pour le suivi et l’assistance aux malades mentaux a organisé, ce dimanche, une cérémonie empreinte d’émotion et d’espoir, consacrée à la présentation d’anciens pensionnaires du centre dirigé par Ansoumana Dione. Ces derniers, désormais stabilisés après leur prise en charge, ont été célébrés devant leurs familles, leurs proches ainsi que plusieurs personnalités venues témoigner leur soutien à cette initiative sociale.

Cette rencontre a constitué un moment fort pour l’association, qui œuvre depuis plusieurs années en faveur des personnes souffrant de troubles mentaux. Elle a permis de mettre en lumière des parcours de reconstruction souvent marqués par la souffrance, mais aussi par la résilience et la solidarité. Pour le président de l’organisation, cette journée symbolise une victoire collective et une preuve concrète que la guérison et la réinsertion sont possibles lorsque les malades bénéficient d’un accompagnement adéquat.

Dans son intervention, Ansoumana Dione a exprimé sa gratitude pour la tenue de cet événement, tout en insistant sur la portée humaine et sociale de leur engagement. Il a rappelé que le centre offre gratuitement des soins à des personnes atteintes de troubles mentaux, mais également à celles confrontées à des problèmes d’alcoolisme et de toxicomanie. Selon lui, cette approche globale a permis de sortir de nombreux jeunes de situations critiques, en leur redonnant espoir et dignité.

Le responsable a également tenu à saluer l’appui de certaines figures publiques et partenaires qui ont contribué, à divers niveaux, au fonctionnement du centre. Toutefois, il a souligné que les activités de l’association reposent essentiellement sur des moyens propres, ce qui limite considérablement son champ d’action face à l’ampleur des besoins.

Au cours de la cérémonie, il a été rappelé que plus de deux cents personnes ont déjà été réinsérées grâce aux efforts déployés par l’association. Un bilan que le président juge encourageant, tout en estimant que même un seul cas de guérison aurait suffi à justifier la pertinence de leur combat. Pour lui, cette initiative représente un modèle unique de prise en charge gratuite au Sénégal, susceptible d’inspirer d’autres actions similaires.

En conclusion, Ansoumana Dione a lancé un appel au chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, afin que cette expérience puisse bénéficier d’un accompagnement institutionnel plus structuré. Il plaide pour un soutien accru des autorités publiques, qui permettrait non seulement de renforcer les capacités du centre, mais aussi de faire de ce modèle une référence à l’échelle nationale et internationale dans le domaine de la santé mentale.

Convocation de Pape Ngagne Ndiaye : l’APPEL dénonce un acharnement judiciaire et alerte sur les dérives contre la presse

L’Association des éditeurs et des professionnels de la presse en ligne (APPEL) est montée au créneau pour dénoncer avec fermeté la convocation du journaliste Pape Ngagne Ndiaye par la Sûreté urbaine de Dakar. Dans un communiqué au ton préoccupé, l’organisation y voit un nouvel épisode d’acharnement judiciaire qui, selon elle, contribue à fragiliser davantage les fondements démocratiques du Sénégal.

Le journaliste de la TFM est attendu ce lundi devant les enquêteurs à la suite de propos jugés critiques à l’endroit du Premier ministre Ousmane Sonko. Une procédure que l’APPEL juge disproportionnée au regard des faits reprochés. Son président, Ibrahima Lissa Faye, estime en effet que cette affaire relève davantage de ce qu’il qualifie de « broutilles » et aurait pu être réglée par des mécanismes d’autorégulation propres à la profession.

L’association met en avant des alternatives telles que le droit de réponse ou encore la saisine du Conseil pour l’Observation des Règles d’Éthique et de Déontologie, des voies qu’elle considère plus adaptées et respectueuses de la liberté d’informer. Pour l’APPEL, le recours systématique à la justice pénale dans des affaires de presse constitue une dérive inquiétante qui risque d’instaurer un climat de peur au sein des rédactions.

Cette convocation intervient dans un contexte particulièrement symbolique, au lendemain de la Journée mondiale de la liberté de la presse, célébrée chaque année pour rappeler l’importance d’une presse libre et indépendante. Elle coïncide également avec le recul du Sénégal dans le classement 2026 de Reporters Sans Frontières, un indicateur qui, selon l’APPEL, traduit une détérioration progressive de l’environnement médiatique dans le pays.

Face à cette situation, l’organisation exprime son soutien total à Pape Ngagne Ndiaye et appelle à une mobilisation des acteurs engagés dans la défense des libertés fondamentales. Elle interpelle notamment des figures reconnues telles que Seydi Gassama, Alioune Tine et Abibatou Samb, ainsi que l’organisation Article 19 Sénégal et Afrique de l’Ouest, afin de faire face à ce qu’elle considère comme une menace sérieuse pesant sur le secteur des médias.

Eau à Médina Baye : Sen’eau dément toute coupure et accuse la mairie de Kaolack d’une lourde dette

Une vive polémique a agité l’opinion publique sénégalaise au cours du mois d’avril, après la diffusion massive sur les réseaux sociaux d’informations faisant état d’une supposée coupure d’eau à la Grande mosquée de Médina Baye, à Kaolack. Ce lieu de culte, considéré comme l’un des principaux centres du soufisme en Afrique de l’Ouest, occupe une place spirituelle majeure, ce qui a contribué à amplifier l’émotion suscitée par ces allégations.

Très rapidement, la société en charge de la distribution d’eau potable, Sen’eau, avait réagi pour démentir ces informations. Mais face à la persistance des rumeurs, son directeur général, Magatte Niang, est monté à nouveau au créneau pour clarifier la situation, à l’occasion d’une visite auprès du khalife de Médina Baye, Cheikh Mahi Niasse.

Selon les propos rapportés par le quotidien Libération, le responsable de Sen’eau a été catégorique : aucune coupure d’eau n’a été effectuée au niveau de la grande mosquée. Il a toutefois reconnu l’existence d’une facture impayée de 22 millions de FCFA liée à ce site, tout en élargissant le débat à une dette beaucoup plus importante imputée à la mairie de Kaolack.

D’après lui, la collectivité locale cumule une dette globale de 216 millions de FCFA envers la société de distribution d’eau, une situation qui remonterait au début du mandat de l’équipe municipale actuelle. Magatte Niang affirme qu’aucun règlement n’a été effectué sur cette période, s’étendant de 2013 à 2026, ce qui aurait contraint Sen’eau à engager des mesures de recouvrement.

Dans ce contexte, des actions dites coercitives ont été mises en œuvre, incluant notamment la fermeture de l’alimentation en eau pour certains services relevant de la commune. Le directeur général a également accusé la mairie d’avoir procédé à un branchement clandestin pour contourner ces restrictions, une pratique qui, si elle est avérée, soulève de sérieuses questions en matière de gouvernance et de gestion des services publics.

Malgré la tension que ces révélations pourraient susciter, Magatte Niang a tenté de relativiser la situation, insistant sur la nécessité d’apaiser les esprits. Il a appelé à une collaboration constructive entre Sen’eau et la municipalité afin de trouver un terrain d’entente, notamment sur les modalités de remboursement de la dette.

Polémique autour de la loi sur l’homosexualité : un éditorial critique ravive le débat au Sénégal

L’adoption récente d’un durcissement des peines contre l’homosexualité à l’Assemblée nationale continue de susciter des réactions au-delà des frontières. Dans un éditorial publié samedi, le quotidien français Le Monde exprime une position critique vis-à-vis de la situation au Sénégal, dénonçant ce qu’il considère comme une instrumentalisation politique des préjugés anti-homosexuels.

Selon le journal, le pays, longtemps salué pour sa stabilité démocratique et sa tradition de coexistence pacifique, traverse une phase préoccupante marquée par une montée des tensions autour de cette question. L’éditorial souligne que le vote de la loi ne constitue qu’un aspect du problème, évoquant également une vague d’arrestations survenue ces dernières semaines. Le quotidien affirme qu’avant même l’entrée en vigueur du texte, une centaine de personnes qualifiées de « suspects » auraient été interpellées, dont une grande partie placée en détention.

Le climat décrit par Le Monde est celui d’une société sous pression, où la peur et la suspicion gagneraient du terrain. Le journal évoque notamment des pratiques telles que la fouille de téléphones portables, des aveux obtenus en détention et une atmosphère de délation. Il souligne également que cette situation affecterait le fonctionnement de la justice, certains avocats hésitant à assurer la défense des personnes poursuivies. Un cas est cité, celui d’un prévenu condamné à six ans de prison ferme après avoir comparu sans assistance juridique.

L’éditorial met directement en cause les autorités actuelles, estimant que le durcissement du discours et des pratiques coïncide avec l’arrivée au pouvoir en 2024 du président Bassirou Diomaye Faye et du Premier ministre Ousmane Sonko. Le journal considère que la question de l’homosexualité a été utilisée comme levier politique durant la campagne électorale et continue de l’être dans l’exercice du pouvoir.

Selon cette analyse, la mise en avant de la lutte contre l’homosexualité servirait également à détourner l’attention de difficultés économiques persistantes et de promesses jugées non tenues. L’éditorial évoque par ailleurs le rôle de certains leaders religieux dans ce contexte, pointant une convergence entre discours politique et positions conservatrices.

Au-delà du cas sénégalais, Le Monde inscrit cette dynamique dans une tendance plus large observée sur le continent africain, citant des pays comme l’Ouganda, le Nigeria, le Ghana, le Kenya et le Cameroun. Le journal dénonce une « instrumentalisation de l’homophobie » qu’il juge répandue et préoccupante.

L’éditorial remet également en question l’argument selon lequel l’homosexualité serait une importation occidentale. Il affirme que cette idée ne résiste ni à l’analyse historique ni à l’observation des réalités sociales africaines, rappelant que des formes de diversité sexuelle existaient bien avant la colonisation. En revanche, il reconnaît que les lois criminalisant les relations entre personnes de même sexe trouvent leur origine dans les législations coloniales.

Enfin, le journal suggère que certaines politiques actuelles bénéficieraient indirectement à des influences extérieures, notamment en évoquant des convergences avec des positions défendues par la Russie ou par des organisations conservatrices américaines.

Terrorisme présumé au Sénégal : l’affaire Ismaila Diallo bascule dans une enquête aux ramifications inquiétantes

L’arrestation de Ismaila Diallo, initialement liée à des infractions numériques, a pris une tournure beaucoup plus grave après son transfert discret de Saint-Louis à Dakar sous haute escorte. Selon les informations rapportées par le quotidien Libération, le suspect a été présenté devant le parquet spécialisé dans les affaires de terrorisme, marquant un tournant décisif dans cette affaire qui suscite une vive inquiétude.

Au départ, les faits reprochés relevaient du droit commun numérique. Il était question de diffusion de fausses nouvelles, d’insultes via support informatique, d’outrage à des autorités religieuses et de diffamation. Mais l’exploitation approfondie de ses téléphones par les enquêteurs de la Brigade de recherches a radicalement changé la nature de la procédure. Les éléments découverts ont conduit à une requalification des charges, désormais centrées sur des faits d’une extrême gravité, notamment association de malfaiteurs en lien avec une organisation terroriste, entente en vue de commettre des actes terroristes, participation à un groupe armé et apologie du terrorisme.

L’analyse des contenus numériques saisis a révélé l’existence d’un groupe WhatsApp jugé préoccupant par les enquêteurs. Les participants y utilisaient des pseudonymes à connotation jihadiste, et Ismaila Diallo lui-même s’y faisait appeler « Abou Oussama Al Sénégali ». Les investigations ont également permis de retrouver dans ses appareils des images de figures emblématiques du jihadisme international, dont Oussama Ben Laden. Face à ces découvertes, le mis en cause aurait tenté de relativiser leur portée, avançant des explications que les enquêteurs considèrent peu crédibles.

L’affaire prend une dimension encore plus sensible avec les connexions mises au jour. Des échanges ont été identifiés avec des individus considérés comme à risque, notamment un certain Omar Abou Al-Faransi, que les enquêteurs soupçonnent d’être lié à des réseaux terroristes internationaux. Plus troublant encore, Ismaila Diallo a reconnu avoir été en contact avec Assane Diène, un ressortissant sénégalais radicalisé ayant trouvé la mort en Libye après avoir rejoint des groupes armés. Ces éléments renforcent les soupçons d’une possible proximité idéologique, voire opérationnelle, avec des mouvances extrémistes.

Face à ces accusations lourdes, la ligne de défense du suspect reste fragile. S’il admet certains propos critiques à l’égard de l’islam confrérique, il rejette toute implication dans des activités terroristes et affirme n’avoir jamais posé d’acte concret en ce sens. Toutefois, les éléments matériels saisis lors des perquisitions, notamment un ouvrage portant sur les techniques de guerre ainsi que des vêtements de type militaire, viennent alourdir son dossier et fragiliser davantage sa position.

FIKA 2026 : à Kaolack, la presse interpellée sur son rôle dans la gouvernance locale

À l’occasion de la Foire internationale de Kaolack, la ville de Kaolack a consacré, ce dimanche 3 mai, une journée spéciale à la presse et à la communication digitale. Journalistes, créateurs de contenus et influenceurs s’y sont réunis autour du thème : « Le rôle du journalisme dans la gouvernance locale à l’ère de la communication digitale ».

Organisée dans le cadre de la Journée mondiale de la liberté de la presse, cette rencontre visait à instaurer un cadre d’échanges entre les autorités territoriales et les acteurs des médias, afin que chaque partie comprenne mieux les attentes de l’autre dans l’exercice de ses fonctions.

Prenant la parole, le maire de Kaolack, Serigne Mboup, a insisté sur l’importance, pour les professionnels des médias, de s’appuyer sur des sources fiables lorsqu’ils traitent des informations concernant la mairie.

Selon lui, une collaboration étroite entre la municipalité et les médias est indispensable pour garantir aux populations de Kaolack, ainsi qu’aux ressortissants établis dans la diaspora, une information juste, vérifiée et utile.

Le maire a également souligné que les médias peuvent jouer un rôle majeur dans la promotion de l’image de Kaolack à l’extérieur, notamment sur les plans économique et touristique, ainsi que dans le renforcement des relations bilatérales. Il a par ailleurs plaidé pour un traitement de l’information moins personnalisé, estimant que l’actualité municipale ne doit pas se réduire à la seule personne de Serigne Mboup.

Président national de la Convention des jeunes reporters du Sénégal, Mamadou Diagne a salué la tenue de cette rencontre entre les professionnels des médias et le maire de Kaolack.

Il a rappelé que cette journée, organisée dans le cadre de la Foire internationale de Kaolack, coïncide avec la Journée mondiale de la liberté de la presse, dans un contexte où l’information circule désormais en temps réel sur les réseaux sociaux.

Selon lui, cette rapidité favorise également la propagation de fausses informations, dont les autorités comme les populations sont souvent les premières victimes. Pour Mamadou Diagne, il est donc essentiel d’instaurer un dialogue franc entre journalistes et autorités territoriales, avec un meilleur accès à l’information officielle et davantage de réactivité dans le circuit informationnel.

« Le public doit être le principal bénéficiaire de cette dynamique », a conclu Mamadou Diagne.

Saly : un réseau présumé démantelé par la gendarmerie, deux suspects déférés au parquet de Mbour

La Brigade de recherches de Saly, relevant de la compagnie de gendarmerie de Mbour, a récemment mené une opération ayant conduit au démantèlement d’un réseau présumé actif entre les régions de Thiès et de Dakar. Cette intervention s’inscrit dans le cadre des actions renforcées de lutte contre la criminalité et de sécurisation du territoire. À l’issue de l’enquête, deux individus, dont un agent municipal basé à Mbour, ont été arrêtés puis déférés au parquet. Ils font face à plusieurs chefs d’accusation, notamment association de malfaiteurs, actes impudiques et contre-nature, ainsi que transmission volontaire du VIH.

Selon les éléments de l’enquête, les gendarmes ont été informés de l’existence d’un groupe supposé opérant dans la zone de Saly, ce qui a déclenché une surveillance suivie d’investigations approfondies. Ces recherches ont abouti à l’interpellation d’un premier suspect, identifié comme cuisinier. Lors de la perquisition de son domicile, les forces de l’ordre ont découvert divers objets, dont du lubrifiant, des sous-vêtements féminins, des bijoux et des nuisettes.

Au cours de cette opération, le suspect aurait tenté de mettre fin à ses jours en se saisissant d’un couteau pour se sectionner les veines. L’intervention rapide des gendarmes a permis de maîtriser la situation et d’éviter le pire. Il a été immédiatement évacué vers une structure hospitalière pour recevoir les soins nécessaires avant d’être placé en garde à vue.

L’exploitation de son téléphone portable aurait permis de découvrir plusieurs éléments, notamment des photographies le montrant vêtu de vêtements féminins ainsi que des contenus à caractère pornographique impliquant des hommes. Lors de son audition, il aurait reconnu les faits qui lui sont reprochés et fourni des informations sur plusieurs partenaires présumés, parmi lesquels figureraient des personnalités issues de milieux professionnels divers.

Dans la continuité de l’enquête, un second suspect a été interpellé à Mbour par des agents en civil. Ce dernier, qui se présente comme agent municipal, aurait été identifié comme un partenaire régulier du premier mis en cause. Les investigations ont pris une tournure plus grave à la suite d’examens médicaux réalisés à l’hôpital, conduisant les enquêteurs à retenir également l’accusation de transmission volontaire du VIH.

Placés en détention depuis plusieurs jours, les deux hommes auraient fait des aveux détaillés devant les enquêteurs. Leur dossier est désormais entre les mains du parquet de Mbour, qui devra décider des suites judiciaires à donner à cette affaire. Par ailleurs, une délégation judiciaire devrait être délivrée afin de permettre la poursuite des investigations et l’identification d’éventuels autres individus mentionnés au cours de l’enquête.

Le SNTP salue la dynamique de relance de la Poste

Dakar, 3 mai 2026 — Le Syndicat National des Travailleurs des Postes (SNTP) a tenu à féliciter la Direction générale de la Poste pour les avancées notables enregistrées dans le cadre de la relance de l’entreprise publique.

Par la voix de son Secrétaire général, M. Hamed Diouf, le syndicat a exprimé son soutien aux efforts menés par le Directeur général, M. Maguette Kane, qu’il décrit comme « un homme de dialogue », engagé dans une transformation profonde de l’institution.

Une exécution exemplaire des mesures de relance

Le SNTP a rappelé que, sur les quinze mesures issues du Conseil interministériel consacré à la relance de la Poste, les deux priorités confiées à la Direction générale ont été exécutées avec rigueur :

Le Plan stratégique de développement (PSD), structuré autour de quatre axes majeurs — redressement financier, amélioration de l’offre de services, optimisation des processus et de la gouvernance, ainsi que valorisation du capital humain — a déjà été transmis aux instances compétentes.

La recapitalisation de l’entreprise, à hauteur de 140 milliards de FCFA, constitue, selon le syndicat, « un signal fort » ouvrant la voie à une diversification des services en partenariat avec des acteurs stratégiques.

    Succès du plan de départ négocié volontaire

    Le syndicat s’est également félicité de la réussite de la première vague du plan de départ négocié volontaire. Selon le communiqué, l’opération s’est déroulée dans le strict respect du principe du volontariat, garantissant « l’équité et la dignité des travailleurs concernés ».

    Le SNTP, signataire du protocole d’accord, affirme avoir été partie prenante à l’ensemble du processus.

    Appel à l’État

    Tout en saluant la vision du Directeur général, le SNTP a lancé un appel solennel à l’État du Sénégal, à travers le Ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, afin d’accompagner sans réserve la mission de transformation nationale engagée.

    « Les ambitions de M. Maguette Kane pour faire de la Poste du Sénégal une référence en Afrique sont manifestes », a souligné le syndicat, qui réitère son engagement à œuvrer aux côtés de la Direction générale pour le rayonnement de l’entreprise.

    Affaire Serigne Abdoulaye Faye : du refuge gambien à la traque internationale, les coulisses d’une arrestation spectaculaire

    Cité dans une affaire particulièrement grave portant sur des accusations d’actes contre-nature, le marabout Serigne Abdoulaye Faye se trouve désormais entre les mains des enquêteurs de la Division des Investigations Criminelles (DIC). Son arrestation met fin à plusieurs jours de cavale et confirme les premières révélations relayées par certains médias sénégalais.

    Selon des informations concordantes, le mis en cause aurait été localisé puis interpellé en Gambie, où il s’était réfugié après avoir quitté discrètement le territoire sénégalais. Sentant l’étau judiciaire se resserrer autour de lui à la suite des premières auditions, il aurait pris la fuite pour tenter d’échapper aux poursuites. Une fois arrivé dans le pays voisin, il aurait loué un logement pour une durée de six mois, convaincu de pouvoir s’y faire oublier.

    Mais cette tentative de disparition n’aura été que de courte durée. Grâce à une coopération étroite entre les autorités sénégalaises et gambiennes, appuyée par les mécanismes de collaboration policière internationale, les enquêteurs ont rapidement pu localiser le suspect. Une équipe spécialisée a été dépêchée sur place afin de procéder à son interpellation dans les règles, avant d’organiser son transfèrement vers Dakar.

    Le retour de Serigne Abdoulaye Faye s’est effectué sous haute escorte dans la nuit du jeudi au vendredi, signe de la sensibilité du dossier et du niveau de vigilance des autorités. Actuellement placé dans les locaux de la DIC, il est à la disposition des enquêteurs qui poursuivent les auditions pour faire toute la lumière sur cette affaire.

    Des sources proches de l’enquête indiquent que le marabout avait déjà été entendu une première fois avant d’être remis en liberté. C’est à ce moment précis qu’il aurait choisi de quitter le pays, anticipant visiblement une évolution défavorable de la procédure à son encontre. Cette fuite constitue désormais un élément supplémentaire qui pourrait peser dans l’appréciation de son dossier judiciaire.

    1er Mai 2026 : Hommage vibrant du Syndicat des Travailleurs de la Poste à son Secrétaire général

    À l’occasion de la fête internationale du Travail, le Syndicat national des travailleurs de la Poste (SNTP) a rendu un hommage appuyé à son Secrétaire général national, Hamed Diouf. La cérémonie s’est tenue ce vendredi 1er mai 2026 dans l’enceinte du Centre de Bopp, à proximité de la mosquée Massalikoul Djinane, en présence de nombreux invités, travailleurs et partenaires sociaux.

    Un parcours syndical exemplaire

    Dans son allocution, le maître de cérémonie a retracé le parcours de M. Diouf, présenté comme une véritable « école du syndicalisme ». De simple sympathisant à militant infatigable, il a gravi tous les échelons : délégué syndical, délégué du personnel, puis secrétaire général de section, avant d’accéder à la tête du SNTP. Son engagement et sa rigueur lui ont valu de siéger au Bureau exécutif de l’UNSAS et de représenter les travailleurs lors de plusieurs congrrès nationaux.

    Formé dans des institutions de renom, notamment à l’Institut international de management d’Abidjan et au Centre africain pour le renforcement des capacités, Hamed Diouf est reconnu pour son expertise en dialogue social, en négociation et en règlement des conflits. « Pour la jeune génération, il est un modèle de persévérance et de compétence », a souligné un intervenant.

    Dialogue social et modernisation

    Prenant la parole, le Secrétaire général du SNTP a salué la présence de la Direction générale de La Poste, qu’il a qualifiée de « signal fort » en faveur du dialogue social. Il a insisté sur la nécessité d’un partenariat sincère entre les travailleurs et la direction, estimant que « les partenaires sociaux et la Direction générale ne doivent pas être des adversaires, mais les deux mains d’un même corps ».

    M. Diouf a reconnu les efforts déployés par la direction pour redresser l’entreprise, confrontée à des défis financiers et structurels. Il a réaffirmé la disponibilité du syndicat à accompagner les réformes, tout en appelant à une répartition équitable des fruits de ce redressement au bénéfice des agents.

    Une célébration sous le signe de l’unité

    La cérémonie s’est conclue par une ovation en l’honneur du Secrétaire général, symbole d’un syndicalisme fondé sur la compétence, la loyauté et la volonté de construire un climat social apaisé. En ce 1er mai, le SNTP a tenu à rappeler que la force de l’entreprise repose sur l’engagement quotidien de ses travailleurs et que la modernisation ne peut se faire sans eux.

    SAES de l’Université Assane Seck de Ziguinchor : des revendications fortes pour moderniser l’enseignement supérieur

    La section du Syndicat autonome de l’enseignement supérieur de l’Université Assane Seck de Ziguinchor a officiellement remis un cahier de doléances au recteur, exprimant une série de revendications jugées prioritaires pour améliorer durablement le fonctionnement de l’institution. À travers cette démarche, les enseignants-chercheurs entendent attirer l’attention sur les défis structurels et sociaux qui persistent au sein de l’université.

    Au cœur de leurs préoccupations figure la nécessité de doter l’établissement d’infrastructures modernes et adaptées aux exigences actuelles de l’enseignement supérieur. Les membres du syndicat insistent sur l’urgence de disposer de laboratoires performants, d’équipements pédagogiques à la hauteur des standards internationaux et d’un cadre de travail propice à la recherche et à l’innovation. Cette modernisation est perçue comme un levier essentiel pour renforcer la qualité de la formation et l’attractivité de l’université.

    Dans le même élan, le SAES plaide pour un budget qu’il qualifie de « sincère et transparent », estimant que la bonne gouvernance financière constitue une condition indispensable pour répondre efficacement aux besoins de l’institution. Les enseignants-chercheurs appellent également à une amélioration significative de leurs conditions de travail, ainsi qu’à une meilleure valorisation du personnel administratif, considéré comme un maillon essentiel du bon fonctionnement universitaire.

    La question de la réforme des retraites occupe une place centrale dans les revendications. Le syndicat exige l’application intégrale et définitive des mesures adoptées, notamment en ce qui concerne le mécanisme de réversion. Pour le SAES, il s’agit d’un engagement fondamental qui doit être respecté afin de garantir la sécurité sociale et la dignité des enseignants-chercheurs, aussi bien en activité qu’à la retraite.

    S’exprimant au nom de la section, Moussa Diallo a souligné l’importance d’un environnement académique ouvert sur le monde, où enseignants et étudiants évoluent dans des conditions favorables à l’excellence. Il a notamment insisté sur la nécessité d’un accompagnement accru des étudiants, dans un contexte où les exigences de performance et d’employabilité ne cessent de croître.

    Malgré ces revendications, le SAES reconnaît les avancées enregistrées récemment grâce au dialogue avec les autorités universitaires. Parmi celles-ci figurent la régularisation de certains paiements dus aux enseignants, l’évolution des travaux de la maison du syndicat et des améliorations notables dans la gestion interne de l’université. Le syndicat met également en avant sa contribution aux progrès réalisés dans le cadre des réformes liées à la retraite, ainsi qu’à l’apaisement du climat social sur le campus.

    Kaolack – Jokoo Sénégal Deutschland et la Fondation Caritas Osnabrück renforcent leur action en faveur des enfants handicapés

    À l’occasion d’une cérémonie organisée ce vendredi 1er mai 2026 à son siège de Bongré, dans la commune de Kaolack, l’Association Jokoo Sénégal Deutschland, en partenariat avec la Fondation Caritas Osnabrück, a procédé à l’enrôlement d’enfants en situation de handicap dans un nouveau dispositif d’accompagnement social et sanitaire.

    Cette initiative marque une nouvelle étape dans un partenariat engagé depuis une décennie entre les deux structures, autour des questions d’éducation, de santé et de soutien aux enfants issus de familles modestes, en particulier ceux vivant avec un handicap ou ayant des parents en situation de handicap.

    Prenant la parole devant les familles et les partenaires, Vieux Guédel Mbodji, président de l’association et coordonnateur national de la Fondation Caritas Osnabrück, a expliqué que le programme connaît cette année une réorientation majeure.

    « Depuis dix ans, nous attribuions des bourses scolaires aux enfants ciblés. Mais cette année, les modalités ont évolué. À la place, nous avons institué des bourses sociales qui permettent notamment l’enrôlement de ces enfants dans une mutuelle de santé », a-t-il indiqué.

    Cette nouvelle orientation intervient après le décès, l’an dernier, de Helmut Buschmeyer, ancien président de la Fondation Caritas Osnabrück, remplacé par Martin Bäumer.

    Pour cette édition 2026, 120 enfants ont été retenus à travers plusieurs localités. À Kaolack, une soixantaine d’enfants bénéficieront de cet accompagnement. Le programme s’étend également à Dakar, avec une vingtaine d’enfants, à Mbour avec un nombre similaire, ainsi qu’à Tattaguine où une dizaine d’enfants sont ciblés.

    Selon les responsables de l’association, ce recentrage répond à une volonté d’assainir le portefeuille de bénéficiaires afin de dégager de nouvelles perspectives d’action.

    Au-delà du social, l’association entend aussi investir davantage le terrain sportif. Récemment, elle a organisé le tournoi de football « Tournoi Helmut Buschmeyer », réunissant quatre des principales écoles de football de Kaolack.

    Dans cette dynamique, Jokoo Sénégal Deutschland ambitionne de créer prochainement une académie de football baptisée « Académie Foot Jokoo », destinée à encadrer les jeunes talents de la zone centre du Sénégal, notamment à Kaolack, Kaffrine et Fatick.

    Cependant, pour les responsables, la priorité demeure l’éducation inclusive.

    À ce titre, Vieux Guédel Mbodji a cité l’exemple de l’École élémentaire inclusive Serigne Aliou Cissé de Sam, qu’il considère comme un établissement nécessitant un appui accru.

    « Nous nous sommes engagés à accompagner les enfants handicapés. Nous lançons un appel à la mairie de Kaolack ainsi qu’aux bonnes volontés pour soutenir davantage cette couche vulnérable », a-t-il plaidé.

    Par cette cérémonie, l’Association Jokoo Sénégal Deutschland et la Fondation Caritas Osnabrück réaffirment leur volonté de faire de l’inclusion scolaire et sociale des enfants en situation de handicap un chantier prioritaire au Sénégal.

    1er mai 2026 : les syndicats entre revendications et dénonciations

    La célébration de la Journée internationale du travail, ce 1er mai 2026, a été marquée par de vives critiques des syndicats et des centrales syndicales à l’égard du gouvernement. À Dakar, la centrale syndicale FGTS/B, dirigée par le Dr Mballo Dia Thiam, ainsi que le secrétaire général de La Poste, Ahmed Diouf, ont pris la parole pour dénoncer les difficultés persistantes des travailleurs.

    Selon eux, le document que le gouvernement qualifie de « livre blanc » n’a rien de blanc : « C’est plutôt un livre gris », ont-ils martelé, estimant qu’il ne reflète pas fidèlement les réalités du monde du travail. Les syndicats de la santé, quant à eux, ont annoncé la poursuite de leur mouvement de grève à partir du 15 mai, sous la forme de débrayages de 48 heures renouvelables chaque semaine.

    Pour Ahmed Diouf, « le rôle du syndicaliste est de défendre l’intérêt des travailleurs, et non le contraire ». De son côté, le Dr Mballo Dia Thiam a rappelé les principes démocratiques : « Dans un pays démocratique, le gouvernement gouverne, l’opposition s’oppose et les syndicalistes défendent les intérêts de leurs militants, de leurs frères et sœurs syndicalistes. »

    Cette journée du 1er mai aura donc été non seulement un moment de célébration des travailleurs, mais aussi une tribune pour réaffirmer la mission des syndicats : porter la voix des salariés face aux défis sociaux et économiques.

    Renforcement du partenariat entre le ministère de la Santé et la Fondation Sénégal Solidaire pour accélérer l’accès aux soins

    Le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique a reçu, jeudi, en audience la Première Dame Absa Faye, également Ambassadrice du Pôle Santé de la Fondation Nationale Sénégal Solidaire. Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de consolidation des efforts conjoints visant à améliorer durablement le système de santé au Sénégal.

    Selon un communiqué officiel, les échanges ont essentiellement porté sur le renforcement du partenariat entre le département ministériel et la Fondation. Les deux parties ont mis en avant la ضرورة d’aligner les axes d’intervention de la Fondation avec les priorités stratégiques du ministère, en cohérence avec les orientations de l’Agenda National de Transformation Sénégal 2050. Cet agenda ambitionne notamment de bâtir un capital humain de qualité et de promouvoir une plus grande équité sociale à travers des politiques publiques inclusives.

    Au cœur des discussions, la question de l’accès aux soins de santé a occupé une place centrale. Les deux parties ont insisté sur la mise en œuvre de projets structurants à fort impact capables d’accélérer la couverture sanitaire universelle. Cette ambition passe par une amélioration significative de l’offre de soins, mais également par une mobilisation accrue des ressources nécessaires au financement du secteur.

    Une attention particulière a été accordée à la santé de la mère et de l’enfant, considérée comme un levier essentiel pour le développement humain. Les échanges ont ainsi mis en lumière l’urgence de réduire la mortalité néonatale et d’améliorer la qualité de la prise en charge à tous les niveaux du système sanitaire. Dans cette perspective, l’amélioration des plateaux techniques des structures de santé, à travers leur équipement et leur modernisation, a été identifiée comme une priorité majeure.

    Par ailleurs, les discussions ont également porté sur le renforcement des actions de prévention et de promotion de la santé. L’approche envisagée repose sur une meilleure prise en compte des déterminants sociaux de la santé, afin d’agir en amont sur les facteurs qui influencent l’état de santé des populations.

    Les soins spécialisés ont également été au centre des préoccupations. Il a été question d’intensifier les efforts dans la prise en charge des pathologies lourdes et coûteuses, notamment le cancer, l’insuffisance rénale et les maladies cardiovasculaires. L’objectif est de faciliter l’accès à ces traitements souvent onéreux pour les populations les plus vulnérables.

    Cette rencontre traduit une volonté commune de bâtir un système de santé plus performant, accessible et équitable. Elle marque également une étape importante dans la coordination des initiatives entre acteurs publics et structures d’appui, dans un contexte où les défis sanitaires restent nombreux.

    Fête du Travail : le Président Diomaye Faye met en avant les acquis sociaux et fixe les priorités de 2026

    À l’occasion de la célébration de la Fête internationale du Travail, le Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a présidé au Palais de la République la cérémonie officielle de remise des cahiers de doléances des organisations syndicales. Cet événement, hautement symbolique dans le calendrier social, a été l’occasion pour le Chef de l’État de faire le point sur les progrès réalisés et de tracer les perspectives pour l’année à venir.

    Face aux partenaires sociaux réunis, le Président a d’abord salué les avancées enregistrées en une année dans le cadre de la mise en œuvre du Pacte national de stabilité sociale. Il a mis en exergue plusieurs réformes majeures traduisant, selon lui, une volonté claire de l’État de répondre aux préoccupations des travailleurs. Parmi celles-ci figurent l’adoption en Conseil des ministres des projets de Code du Travail et de Code de la Sécurité sociale, considérés comme des instruments essentiels pour moderniser le cadre juridique du travail au Sénégal.

    Le Chef de l’État a également souligné les mesures concrètes prises pour améliorer les conditions de vie des travailleurs. La généralisation de l’indemnité représentative de logement dans la Fonction publique, la revalorisation des salaires dans les secteurs agricoles et domestiques ainsi que les recrutements significatifs opérés dans l’éducation, la santé et l’enseignement supérieur illustrent, selon lui, une dynamique de transformation progressive mais tangible. À cela s’ajoute l’extension de la protection sociale aux acteurs de l’économie informelle, un chantier jugé crucial dans un pays où ce secteur occupe une place prépondérante.

    Dans son discours, le Président a insisté sur l’importance du respect de la trêve sociale, librement consentie pour une durée de trois ans. Il a rappelé que cette accalmie constitue un pilier fondamental pour garantir un climat social apaisé et propice aux réformes. Il s’est, à ce titre, félicité de l’accord conclu le 16 avril dans le secteur de l’éducation et de la formation, qu’il a présenté comme le fruit d’un dialogue constructif entre le Gouvernement et les syndicats.

    Se projetant vers l’année 2026, le Chef de l’État a défini les grandes orientations de l’action gouvernementale. Il a instruit le Gouvernement de concentrer ses efforts sur la finalisation des réformes structurantes, le renforcement de la protection sociale, l’amélioration du pouvoir d’achat des citoyens, la promotion de l’emploi et de l’employabilité, la consolidation du dialogue social ainsi que le renforcement des capacités de l’Administration du Travail. Ces priorités traduisent une volonté d’ancrer durablement les progrès sociaux tout en stimulant la croissance économique.

    En conclusion, le Président de la République a réaffirmé l’engagement de l’État à honorer ses obligations envers les travailleurs et leurs représentants. Il a appelé l’ensemble des partenaires sociaux à faire preuve de responsabilité afin de préserver le climat de confiance, condition essentielle du progrès économique et social. Il a enfin insisté sur la nécessité d’un dialogue social sincère et d’un travail décent pour tous, tout en plaçant la justice sociale au cœur du projet de transformation du Sénégal.

    Plainte pour diffamation : Mary Teuw Niane saisit la justice contre Thierno Lô

    Une nouvelle controverse politico-judiciaire agite la sphère publique sénégalaise. Mary Teuw Niane, actuel Directeur de cabinet du Président de la République, a annoncé avoir engagé une procédure judiciaire contre Thierno Lô à la suite de propos qu’il juge diffamatoires.

    Dans une déclaration rendue publique, Mary Teuw Niane a indiqué que son avocat, Maître Khadim Kébé, a officiellement déposé une plainte en son nom. Il reproche à l’ancien ministre des déclarations faites lors d’une émission, dans lesquelles ce dernier l’accuse, ainsi que d’autres responsables étatiques, d’avoir pris contact avec Macky Sall pour soutenir une éventuelle candidature de celui-ci au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies.

    Les propos de Thierno Lô ont rapidement suscité des réactions, tant ils mettent en cause des personnalités occupant de hautes fonctions. Lors de son intervention médiatique, il a affirmé de manière assumée que plusieurs autorités sénégalaises, dont l’ambassadeur du Sénégal aux États-Unis, le Directeur de cabinet du Président et le ministre des Affaires étrangères, auraient entrepris des démarches en faveur de Macky Sall. Selon lui, de telles initiatives ne pourraient se faire sans l’aval du chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye.

    Ces accusations, jugées graves par Mary Teuw Niane, ont motivé son recours à la justice afin de préserver son honneur et sa crédibilité. À travers cette plainte, il entend obtenir réparation et faire la lumière sur ce qu’il considère comme des allégations infondées.

    Travail décent et réformes internes : Birame Soulèye Diop annonce des mesures concrètes pour les agents de son ministère

    À l’occasion de la célébration de la fête internationale du Travail, ce vendredi 1er mai, le ministre de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, Birame Soulèye Diop, a pris la parole devant les agents de son département, réunis aux côtés des représentants syndicaux. Dans un discours à la fois lucide et engagé, il a décliné une série de mesures visant à améliorer durablement les conditions de travail et le bien-être des personnels du secteur.

    Dès l’entame de son intervention, le ministre a tenu à clarifier sa vision en matière de gestion des ressources humaines. Il a reconnu les limites inhérentes à toute politique d’égalité absolue, préférant inscrire son action dans une dynamique de progression continue. Selon lui, l’équité reste un objectif fondamental, mais sa mise en œuvre parfaite demeure difficile à atteindre dans un environnement administratif complexe. Il a ainsi plaidé pour une approche pragmatique, fondée sur des ajustements réguliers et une écoute constante des préoccupations des agents.

    Abordant sans détour la question des conditions matérielles de travail, Birame Soulèye Diop a dressé un constat préoccupant. Dans plusieurs directions et services déconcentrés, les agents évoluent encore dans des environnements peu adaptés, marqués par la vétusté des infrastructures et le manque d’équipements adéquats. Bureaux dégradés, insuffisance de mobilier, équipements informatiques obsolètes ou encore problèmes de connectivité figurent parmi les difficultés relevées. Le ministre a affirmé sa volonté d’y remédier rapidement, considérant que le respect des agents passe également par l’amélioration de leur cadre de travail.

    Dans cette perspective, un programme de réhabilitation et de construction de nouveaux locaux a été lancé. Un premier chantier est en cours à Saint-Louis, avec un délai de réalisation estimé à huit mois. D’autres projets similaires sont prévus dans différentes localités du pays. Parallèlement, des efforts ont déjà été consentis en matière d’équipement, avec la distribution de matériel informatique et de véhicules après une évaluation des besoins exprimés par les services. L’amélioration de la connectivité internet figure également parmi les priorités, afin de renforcer l’efficacité administrative.

    Sur le plan social, le ministre a mis en avant l’importance de la formation continue et de la mobilité interne comme leviers d’épanouissement professionnel. Il a rejeté l’idée selon laquelle certains agents seraient confrontés à un blocage dans leur évolution de carrière, soulignant que plusieurs parcours exemplaires témoignent des opportunités offertes au sein du ministère. Cette orientation vise à encourager le développement des compétences et à valoriser le mérite.

    La question de la protection sociale a également occupé une place importante dans les échanges. Des discussions sont actuellement en cours pour améliorer les prestations de l’institution de prévoyance maladie des agents, avec l’ambition de proposer une couverture plus performante. En revanche, la revendication relative à la subvention de la restauration n’a pas encore trouvé de solution concrète. Le ministre a reconnu la légitimité de cette demande, tout en mettant en avant les contraintes liées à la dispersion géographique des agents à travers le territoire. Il a néanmoins assuré que des pistes de réflexion sont en cours, sans avancer d’échéance précise.

    En conclusion, Birame Soulèye Diop a insisté sur le rôle déterminant du dialogue social dans la conduite des réformes. Il a réaffirmé son engagement à maintenir un cadre d’échanges ouvert avec les syndicats et les travailleurs, estimant que la construction de solutions durables passe par la concertation. L’amélioration des conditions de travail, la sécurité sur les sites et la motivation des agents ont été présentées comme des priorités majeures de son action à la tête du ministère.

    Réforme des chambres de commerce : les travailleurs de la CCIAD exigent d’être associés au processus

    À l’occasion de la Journée internationale du travail célébrée ce 1er mai 2026, le Collège des délégués de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar (CCIAD) a tenu une conférence centrée sur un enjeu crucial : la gestion du personnel dans le cadre des réformes en cours des chambres de commerce. Une rencontre qui a servi de tribune aux travailleurs pour exprimer leurs préoccupations face à des transformations structurelles jugées lourdes de conséquences.

    Au cœur des échanges, les inquiétudes liées aux impacts potentiels de ces réformes sur le statut des agents, leurs conditions de travail, leur stabilité professionnelle ainsi que leurs perspectives d’évolution. Pour les participants, ces dimensions ne peuvent être reléguées au second plan dans un processus de modernisation institutionnelle.

    Prenant la parole, la coordonnatrice du collège des délégués, le Dr Awa Guèye, a lancé un message fort : « Le personnel n’est pas un détail ». À travers cette déclaration, elle a rappelé que la fête du travail constitue un moment privilégié pour porter la voix des travailleurs et poser les bases d’une réflexion sur leur avenir dans un contexte de mutation.

    Elle a insisté sur le rôle central du personnel dans le fonctionnement des chambres de commerce, soulignant qu’il constitue à la fois la cheville ouvrière des activités quotidiennes, le dépositaire de la mémoire organisationnelle et le garant de l გამოცდილ experience accumulée au fil des années. Selon elle, ignorer cette réalité reviendrait à fragiliser les fondements mêmes des institutions concernées.

    Dans son intervention, elle a également mis en garde contre une approche purement administrative des réformes. Pour elle, derrière chaque texte adopté se trouvent des réalités humaines qu’il est impératif de considérer. Elle a rappelé que les décisions prises auront des répercussions directes non seulement sur les travailleurs, mais aussi sur leurs familles et leurs responsabilités sociales.

    Face à cette situation, les attentes du personnel sont clairement exprimées. La principale revendication porte sur leur implication dans le processus de réforme. Le collège des délégués appelle ainsi à une concertation inclusive avec les autorités en charge, notamment le ministère de l’Industrie et du Commerce, afin de garantir une réforme équilibrée et socialement responsable.

    La coordonnatrice juge incompréhensible que des changements d’une telle ampleur puissent être envisagés sans la participation active des principaux concernés. Elle estime que l’objectif d’amélioration de la gouvernance et d’alignement avec les ambitions de transformation à long terme ne saurait être atteint sans une adhésion des travailleurs.

    Saly : une affaire de chantage sexuel et de vidéos intimes secoue la station balnéaire

    Une affaire aux ramifications complexes et particulièrement sensibles agite actuellement la station balnéaire de Saly, où trois personnes ont été déférées devant le parquet du tribunal de grande instance de Mbour le 30 avril 2026. Les mis en cause, identifiés sous les initiales I. Sané, Y. F. Sané et F. Sow, font face à de lourdes accusations, notamment association de malfaiteurs, collecte et diffusion illicite de données à caractère pornographique, incitation à la débauche, actes contre nature et proxénétisme.

    L’origine de cette affaire remonte à une plainte déposée le 25 avril par Y. F. Sané au commissariat de Saly-Portudal. La plaignante affirme avoir été victime de viol ainsi que d’enregistrements de vidéos intimes réalisés à son insu par son oncle présumé, I. Sané. Selon ses déclarations, ce dernier l’aurait attirée à Saly en lui promettant de l’aider à trouver un emploi. Une fois sur place, elle dit avoir subi des relations sexuelles forcées, filmées sans son consentement. Elle évoque également des menaces de diffusion de ces vidéos, notamment auprès de sa famille, dans le but de la contraindre à maintenir des relations sexuelles régulières.

    Au fur et à mesure de l’enquête, les éléments recueillis par les enquêteurs ont conduit à l’interpellation du principal suspect. Lors de son audition, I. Sané a rejeté les accusations de viol, tout en reconnaissant certains faits, notamment des relations sexuelles non protégées avec la plaignante. Ses déclarations ont toutefois apporté des éléments troublants, puisqu’il a évoqué l’existence de relations sexuelles impliquant une troisième personne, F. Sow, ainsi que des pratiques incluant l’usage d’objets sexuels et des échanges à caractère sexuel.

    Les investigations ont également révélé l’existence possible d’un réseau structuré, avec l’implication d’une tierce personne connue sous le surnom de « Mya ». Celle-ci serait intervenue comme intermédiaire dans la mise en relation entre les différentes protagonistes, ce qui renforce les soupçons d’un système organisé.

    Selon la plaignante, la peur de voir ces vidéos diffusées sur internet a été un élément déclencheur dans sa décision de porter plainte. Elle affirme avoir reçu une vidéo provenant d’un site en ligne, ce qui aurait renforcé ses craintes de chantage et de diffusion imminente de contenus intimes.

    Une perquisition menée au domicile de I. Sané a permis la saisie de plusieurs objets dont la nature précise n’a pas été officiellement révélée, mais qui pourraient constituer des éléments de preuve dans le cadre de l’enquête en cours.

    Placés en garde à vue dans un premier temps, les trois suspects ont finalement été déférés au parquet. Cette affaire, suivie de près par l’opinion publique, met en lumière les dérives liées à l’exploitation de contenus intimes et au chantage numérique, un phénomène en constante progression. Elle soulève également des préoccupations croissantes quant à la protection des victimes face à la diffusion non consentie de données privées.

    Kaolack : un litige foncier sur fond de risque d’inondation mobilise les autorités municipales

    À Kaolack, un différend foncier opposant riverains et artisans suscite une vive inquiétude dans plusieurs quartiers exposés aux inondations. Une visite de terrain, conduite ce jour par le maire Serigne Mboup, en compagnie de services étatiques, dont la DESCOS, a permis de constater l’ampleur de la situation.

    Le litige porte sur un site d’environ 7 hectares situé dans des zones identifiées comme des couloirs naturels d’évacuation des eaux pluviales, notamment dans les quartiers Abattoirs, Ndangane et Darou Salam. Ces derniers jours, des opérations de remblayage y ont été observées, provoquant la colère des populations locales.

    Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, ce terrain aurait été attribué à des artisans avec l’appui d’anciennes autorités municipales, ainsi que du ministre Abdou Karim Fofana. Toutefois, des constructions à usage d’habitation auraient été engagées, en contradiction avec la vocation initiale du site.

    Les riverains dénoncent une situation « inacceptable », estimant que l’occupation de cette zone pourrait aggraver les inondations récurrentes et menacer durablement l’équilibre urbain de leurs quartiers. Ils rappellent l’existence de mesures étatiques interdisant toute construction dans les zones inondables.

    Face à la montée des tensions, le maire a appelé au calme et à la retenue. Serigne Mboup a assuré que la municipalité œuvrera à trouver une solution équilibrée, garantissant à la fois la sécurité des populations et le respect des droits des parties concernées. Une réunion de concertation est ainsi prévue à la mairie, réunissant riverains, artisans et autorités compétentes.

    De leur côté, les artisans impliqués plaident pour le dialogue. Ils affirment détenir des documents administratifs attestant de la régularité de l’attribution du site et se disent ouverts à toute discussion dans un cadre apaisé.

    En attendant l’issue des négociations, les autorités municipales se veulent rassurantes. Elles réaffirment leur engagement à protéger les populations contre les risques d’inondation liés à l’occupation de ce site, au cœur d’un enjeu mêlant urbanisation, légalité foncière et sécurité environnementale.

    Mbadakhoune, capitale de l’enfance le temps du Festival de l’APECE

    La commune de Mbadakhoune vibrera ce dimanche au rythme de la solidarité et de la promotion de l’enfance, à l’occasion du Festival international de l’APECE, organisé par le Mouvement M2K.

    Cet événement se veut un cadre d’expression, de sensibilisation et de divertissement pour les enfants. Placée sous le signe de la paix et de l’épanouissement des plus jeunes, cette manifestation ambitionne de rassembler les communautés autour de valeurs éducatives, culturelles et sociales.

    À travers des animations variées, le festival offrira aux enfants un espace de joie et de partage, tout en mettant en avant leurs talents.

    Le président du Mouvement M2K, Makébé Kébé, initiateur de cette activité, entend faire de ce rendez-vous un moment fort du calendrier socioculturel local. Selon lui, l’événement vise également à renforcer la cohésion sociale et à sensibiliser sur l’importance de l’encadrement des enfants.

    Point d’orgue de la rencontre, plusieurs artistes et comédiens sont annoncés pour assurer l’animation et offrir un spectacle riche en couleurs. Une initiative qui devrait attirer une forte affluence, notamment des familles qui viendront célébrer ensemble une journée dédiée à l’enfance.

    À travers ce festival, le Mouvement M2K confirme son engagement en faveur du bien-être des enfants et de la promotion des valeurs de paix au sein des communautés. Dans une dynamique participative, le mouvement se donne également pour mission d’élaborer des solutions durables et des axes d’orientation inclusifs afin de répondre aux difficultés qui affectent la communauté, a conclu Makébé Kébé.

    Mise en place du CNOE-CCJS : une nouvelle étape vers une représentation structurée de la jeunesse sénégalaise

    Le processus de mise en place du Conseil consultatif des jeunes du Sénégal franchit une étape décisive avec l’installation officielle des membres du Comité national d’organisation des élections (CNOE-CCJS), intervenue ce jeudi 30 avril 2026. La cérémonie a été présidée par le Directeur de Cabinet du ministre de la Jeunesse et des Sports, Tanor Gning, marquant ainsi le lancement opérationnel d’un dispositif électoral attendu dans le cadre de la réforme du Conseil national de la jeunesse.

    Cette initiative s’inscrit dans la dynamique impulsée par le décret n°1962/2025 du 2 décembre 2025, qui consacre la transformation du cadre institutionnel de représentation des jeunes. À travers cette réforme, les autorités entendent moderniser et renforcer les mécanismes de participation des jeunes à la vie publique, en leur offrant une structure plus inclusive et mieux organisée.

    Le processus électoral du Conseil consultatif des jeunes du Sénégal repose sur une architecture à trois niveaux : communal, départemental et national. Cette structuration vise à assurer une représentation équilibrée des jeunes issus de toutes les localités du pays, tout en favorisant une participation large et démocratique. L’objectif affiché est de permettre aux jeunes, quelle que soit leur origine géographique ou leur appartenance associative, de prendre part aux instances de décision.

    Le calendrier électoral, déjà défini, prévoit l’organisation du scrutin communal le 10 mai 2026. Cette première étape sera suivie du scrutin départemental le 20 mai, avant la tenue du scrutin national fixée au 10 juin. L’ensemble du processus devrait aboutir à l’installation officielle des membres du Conseil consultatif des jeunes du Sénégal le 25 juin 2026, marquant ainsi l’aboutissement de cette réforme structurante.

    Lors de la cérémonie, le Directeur général de la Jeunesse, Alassane Diallo, a mis en lumière les principales innovations introduites dans ce nouveau dispositif. Parmi celles-ci figurent la création d’un répertoire national des associations de jeunes, destiné à mieux organiser et encadrer les acteurs du secteur, ainsi que la mise en place de comités locaux chargés de l’organisation des élections. Il a également été annoncé que les scrutins se dérouleront simultanément sur toute l’étendue du territoire national, une mesure visant à garantir l’équité et la transparence du processus. En outre, un dispositif technique spécifique a été prévu pour la gestion des contentieux électoraux, afin d’assurer la crédibilité et la régularité des opérations.

    Dans son intervention, le Directeur de Cabinet a rappelé les ambitions portées par cette nouvelle instance. Il a insisté sur le rôle central du Conseil consultatif des jeunes dans le renforcement de la participation citoyenne des jeunes, soulignant qu’il constituera un cadre privilégié de dialogue entre la jeunesse et les pouvoirs publics. Cette structure devra également faciliter les échanges avec les collectivités territoriales, le secteur privé, les partenaires au développement et les organisations de la société civile.

    Affaire Pape Cheikh Diallo et consorts : sept inculpations, des mandats de dépôt et des mesures de contrôle judiciaire

    L’enquête dans l’affaire dite Pape Cheikh Diallo et consorts a franchi un nouveau cap ce jeudi matin avec la présentation de sept suspects devant le juge d’instruction du premier cabinet près le Tribunal de Grande Instance de Pikine-Guédiawaye. Conduits par la Brigade de Recherches de Keur Massar, les mis en cause ont été entendus sur le fond du dossier avant que le magistrat instructeur ne statue sur leur sort judiciaire.

    Parmi les personnes déférées figurent des profils variés issus de différents milieux socioprofessionnels, notamment le maître coranique Cheikh Bassirou Mbacké, l’acteur Abdou Aziz Guèye connu pour son rôle dans la série Mariama, le vétérinaire Ibrahim Bittar, le peintre Mohamed Diop, le styliste El Hadji Malick Diao, ainsi que deux agents du Port autonome de Dakar identifiés comme Birahim Fall et Bamba Amar. Cette diversité des profils illustre l’ampleur et la complexité de l’affaire, dont les contours restent encore en cours d’élucidation.

    À l’issue des auditions, le juge a décidé d’inculper l’ensemble des suspects, marquant ainsi une étape importante dans la procédure. Toutefois, les mesures prises à leur encontre diffèrent selon les cas. L’acteur Abdou Aziz Guèye, le styliste El Hadji Malick Diao ainsi que les deux agents du Port autonome de Dakar ont été placés sous mandat de dépôt, ce qui signifie leur incarcération en attendant la suite de l’instruction.

    En revanche, le vétérinaire Ibrahim Bittar a bénéficié d’une liberté provisoire, assortie d’un placement sous surveillance électronique. Cette décision suggère que le juge a estimé que sa détention n’était pas nécessaire à ce stade, tout en maintenant un contrôle strict de ses déplacements.

    Quant au peintre Mohamed Diop et au maître coranique Cheikh Bassirou Mbacké, ils ont été placés sous contrôle judiciaire. Cette mesure leur impose certaines obligations, tout en leur permettant de rester en liberté. Arrêté à Diourbel avant d’être transféré à Dakar, Cheikh Bassirou Mbacké a ainsi été autorisé à regagner son domicile familial à Touba après son inculpation.

    Réouverture provisoire de l’aéroport de Ziguinchor : un levier stratégique pour le désenclavement de la Casamance

    À 11 h 35 ce jeudi 30 avril 2026, un vol spécial s’est posé sur le tarmac de l’aéroport de Ziguinchor, marquant la réception officielle de la fin des travaux de réhabilitation de cette infrastructure stratégique. La cérémonie a été co-présidée par le ministre des Infrastructures, Déthié Fall, et le ministre des Transports terrestres et aériens, Yankhoba Diémé.

    Fermé depuis le 15 avril 2022, l’aéroport rouvre désormais de manière provisoire. Selon Déthié Fall, cette remise en service intervient dans l’attente de l’achèvement complet des travaux, avant une inauguration officielle qui sera assurée soit par le Président de la République, soit par le Premier ministre. Il a insisté sur le rôle central de cette infrastructure dans le désenclavement de la région de la Casamance, longtemps confrontée à des difficultés d’accessibilité.

    Au-delà d’une simple réhabilitation, les autorités mettent en avant une volonté de modernisation en profondeur. Le projet a permis de rénover la piste d’atterrissage et de mettre à niveau les équipements techniques conformément aux standards internationaux de sécurité aérienne. Pour Yankhoba Diémé, cette avancée marque une étape décisive, traduisant l’ambition du Sénégal de hisser ses infrastructures aéroportuaires au niveau des grandes plateformes régionales.

    Le coût global des travaux est estimé à environ 13 milliards de FCFA. Une enveloppe de 7 milliards a été mobilisée en 2025 dans le cadre d’un budget rectificatif, complétée par 6 milliards supplémentaires en 2026. Ces investissements traduisent, selon les autorités, une volonté affirmée de renforcer l’attractivité économique de la région sud du pays.

    Dans cette dynamique, Déthié Fall a également annoncé la pose de la première pierre du second pont de Ziguinchor prévue le 31 juillet 2026. Ce projet s’inscrit dans une vision plus large visant à améliorer durablement les infrastructures de transport et à soutenir le développement économique local.

    Escroquerie foncière à Dakar : une agente des Domaines mise en cause pour une vente fictive de 80 millions FCFA

    Une affaire d’escroquerie foncière impliquant une agente de l’administration sénégalaise secoue actuellement Dakar. Identifiée sous les initiales M.A. Lô, âgée de 53 ans et récemment affectée à la Direction générale des Impôts et Domaines, la suspecte a été interpellée par la Division des investigations criminelles avant d’être déférée au parquet. Elle est accusée d’avoir tenté de vendre deux parcelles inexistantes pour un montant total de 80 millions de francs CFA.

    Selon la plainte déposée par H. Kouédou, les faits remontent à l’année 2023. La plaignante explique qu’un proche de la famille les avait mises en relation avec la mise en cause, présentée comme une agente des Domaines disposant d’un accès privilégié à des opportunités foncières. Cette dernière leur aurait proposé deux terrains destinés à un usage d’habitation, situés au Plateau, un secteur particulièrement prisé en plein centre-ville de Dakar. Attirées par l’emplacement stratégique des parcelles, H. Kouédou et ses sœurs ont entamé des négociations qui ont abouti à un accord.

    Dans le cadre de cette transaction, les acquéreuses affirment avoir versé un acompte de 30 millions de francs CFA, attesté par une décharge signée, dans l’attente de la finalisation des démarches administratives liées à l’obtention des baux. Le paiement du solde, estimé à 50 millions de francs CFA, devait intervenir après la délivrance des titres de propriété. Cependant, au fil des mois, aucune avancée concrète n’a été constatée, ce qui a progressivement éveillé les soupçons des plaignantes.

    Face à l’absence persistante de documents officiels et aux retards répétés, les sœurs Kouédou ont fini par réclamer le remboursement des sommes versées. Malgré plusieurs tentatives de relance, la suspecte n’aurait pas donné suite à cette demande, selon leurs déclarations.

    Lors de son audition par les enquêteurs, M.A. Lô a reconnu les faits qui lui sont reprochés. Elle a expliqué que les parcelles en question relevaient de biens placés sous curatelle, considérés comme vacants ou abandonnés, et susceptibles d’être régularisés avant toute cession. Elle a toutefois indiqué que le processus aurait été interrompu par une décision des autorités, imposant la suspension temporaire de certaines opérations foncières dans les zones concernées.

    Dans ses explications, elle a également affirmé avoir proposé une solution alternative aux plaignantes en leur suggérant d’autres terrains situés aux Mamelles. Néanmoins, ces nouvelles propositions auraient également été confrontées aux mêmes blocages administratifs. Malgré ses justifications, la mise en cause n’a pas été en mesure de présenter les titres de propriété des parcelles initialement proposées, affirmant qu’ils se trouvaient à son domicile.

    Par ailleurs, les engagements qu’elle avait pris pour rembourser les 30 millions de francs CFA, en trois échéances prévues entre le 10 et le 30 avril 2026, n’ont pas été respectés. Cette situation a renforcé les soupçons des plaignantes et accéléré la procédure judiciaire.

    Affaire des 2 milliards : face-à-face décisif entre Cheikh Amar et Samuel Sarr devant la justice

    Après plusieurs années de procédures et de rebondissements, le différend opposant Cheikh Amar à Samuel Sarr franchit un nouveau cap. Les deux protagonistes sont attendus ce jeudi devant le Tribunal de grande instance de Dakar pour une audience spéciale qui pourrait marquer un tournant dans ce litige financier estimé à 2 milliards de francs CFA.

    L’origine de cette affaire remonte à 2014, autour d’une transaction dont les contours restent encore flous. Selon les déclarations de Cheikh Amar, dirigeant de la société Tse, la somme aurait été remise à Samuel Sarr dans un contexte particulier. Il s’agissait, d’après lui, d’une aide destinée à Abdoulaye Wade, alors confronté à des difficultés financières après la perte du pouvoir du Parti démocratique sénégalais. Une version que l’homme d’affaires maintient depuis le début de la procédure.

    Mais cette lecture est vigoureusement contestée par Samuel Sarr. L’ancien ministre défend une tout autre interprétation de la transaction. Selon lui, les 2 milliards de francs CFA ne constitueraient pas une aide, mais plutôt un acompte sur une dette bien plus importante, évaluée à 7 milliards de francs CFA, que Cheikh Amar aurait contractée auprès d’Abdoulaye Wade. Pour étayer ses propos, il affirme avoir redistribué les fonds à diverses personnalités religieuses, politiques et médiatiques, conformément à des instructions attribuées à l’ancien chef de l’État.

    Cette divergence de versions a alimenté une longue bataille judiciaire. Convaincu d’avoir été trompé, Cheikh Amar a saisi la justice en 2021 en déposant une plainte pour récupérer les fonds qu’il estime détournés. L’enquête a conduit à l’inculpation de Samuel Sarr pour abus de confiance, suivie d’un placement sous contrôle judiciaire, avant sa remise en liberté provisoire.

    La riposte de Samuel Sarr n’a pas tardé. Dans une stratégie de contre-attaque, il a à son tour engagé des poursuites contre Cheikh Amar, l’accusant notamment de tentative d’extorsion de fonds, de faux et usage de faux, ainsi que de dénonciation calomnieuse. Cette escalade judiciaire a contribué à complexifier davantage un dossier déjà marqué par des zones d’ombre et des interprétations contradictoires.

    Au fil des années, l’affaire a connu de multiples reports, auditions et développements procéduraux, sans qu’une décision de fond ne soit rendue. L’audience de ce jeudi apparaît donc comme un moment crucial, susceptible de permettre enfin un examen approfondi du dossier. Toutefois, rien ne garantit qu’elle mettra un terme définitif à cette confrontation, tant les enjeux dépassent le simple cadre financier.

    Derrière cette affaire se dessine en effet un réseau dense de relations mêlant sphère politique, intérêts économiques et influences diverses. Ce contexte renforce la complexité du litige et alimente l’attention qu’il suscite dans l’opinion publique.

    Kaolack – Boulevard de la Liberté : la rue gronde contre ce qu’elle juge une privatisation déguisée

    À Kaolack, la contestation autour du boulevard de la Liberté dépasse désormais le simple cadre d’une marche de protestation. Elle met en lumière une problématique plus profonde : celle de la gestion du foncier urbain et de la transparence dans l’administration des espaces publics.

    La mobilisation initiée par le collectif Aar Kaolack, qui a drainé une foule importante dans les rues de la ville, s’inscrit dans un contexte marqué par une urbanisation accélérée et une pression croissante sur les réserves foncières. Au cœur des revendications figure la dénonciation d’une occupation jugée irrégulière du boulevard de la Liberté, considéré par les manifestants comme un bien collectif devant rester accessible à tous.

    Au-delà des slogans et des prises de parole virulentes, cette manifestation révèle un malaise persistant entre citoyens et autorités municipales. Plusieurs acteurs de la société civile pointent du doigt un déficit de concertation dans les décisions liées à l’aménagement urbain, appelant à une gouvernance plus inclusive et participative.

    Dans cette dynamique, les interpellations adressées au président Bassirou Diomaye Faye et au Premier ministre Ousmane Sonko traduisent la volonté des populations locales de porter le débat au sommet de l’État. Une démarche qui témoigne également d’un manque de confiance envers les mécanismes locaux de régulation.

    Face à ces tensions, la question de la régulation foncière apparaît plus que jamais centrale. Des experts en urbanisme et des observateurs de la gouvernance territoriale soulignent la nécessité d’un cadre clair, capable de concilier développement urbain, respect des règles et préservation des espaces publics.

    Si, pour l’heure, les autorités municipales n’ont pas officiellement réagi à ces accusations, le climat reste tendu dans la capitale du Saloum. La situation du boulevard de la Liberté pourrait ainsi devenir un cas emblématique des défis auxquels sont confrontées les villes secondaires du Sénégal, prises entre expansion urbaine, intérêts économiques et exigences citoyennes.

    En filigrane, c’est toute la question de l’équilibre entre développement et équité territoriale qui se pose, dans un pays où la gestion du foncier demeure l’un des enjeux les plus sensibles du débat public.

    Affaire Pape Cheikh Diallo : une 87e arrestation relance l’enquête à Keur Massar

    L’enquête judiciaire autour de l’affaire dite de Pape Cheikh Diallo connaît un nouveau développement majeur avec l’interpellation d’un 87e suspect. Cette arrestation s’inscrit dans le cadre de l’exécution d’une délégation judiciaire délivrée par le juge d’instruction du premier cabinet près le Tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye, confirmant l’ampleur et la sensibilité de ce dossier.

    La dernière personne arrêtée est un maître coranique identifié comme Cheikh Bassirou Mbacké. Interpellé mardi par les éléments de la Brigade de recherches de Keur Massar, il a été transféré dès le lendemain matin dans les locaux de la compagnie de gendarmerie de Keur Massar pour la suite des procédures. Selon des sources proches du dossier, cette arrestation intervient après plusieurs semaines d’investigations intensives menées par les enquêteurs.

    À la suite de son interpellation, le suspect a été placé en garde à vue sur instruction du doyen des juges d’instruction du tribunal compétent. Cette mesure vise à permettre aux enquêteurs de poursuivre les auditions et de confronter les différents éléments recueillis dans le cadre de l’enquête.

    D’après les premiers éléments de l তদন্ত, le mis en cause est soupçonné d’entretenir une relation jugée compromettante avec un autre individu déjà arrêté dans cette affaire. Ce dernier, dont l’identité n’a pas été rendue publique, ne serait pas une personnalité connue. Les enquêteurs affirment disposer d’indices qu’ils considèrent comme concordants, renforçant les soupçons pesant sur le maître coranique.

    L’affaire, qui ne cesse de prendre de l’ampleur, mobilise fortement les autorités judiciaires et les forces de sécurité. Le procureur de la République, Saliou Dicko, suit personnellement l’évolution de la procédure, signe de l’importance accordée à ce dossier.

    Le secteur extractif renforce son ancrage économique dans la région de Matam

    Le secteur extractif sénégalais confirme son rôle stratégique dans l’économie nationale, avec une contribution globale estimée à 455,99 milliards de francs CFA en 2024. C’est ce qu’a révélé le président du Comité national de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives, Thialy Faye, lors du cadre de dialogue régional consacré au partage des résultats du rapport ITIE dans la région de Matam. À travers cette rencontre, les acteurs ont pu mesurer le poids réel, mais aussi les perspectives et défis liés à l’exploitation des ressources naturelles dans cette zone du nord du pays.

    Même si la région de Matam ne représente qu’une part relativement modeste des revenus extractifs à l’échelle nationale, sa contribution reste significative. Les entreprises extractives qui y sont implantées ont versé près de 6 milliards de francs CFA en 2024, soit environ 1,31 % des revenus globaux du secteur. Cette performance est principalement portée par l’activité minière, dominée par la Société Minière de la Vallée du Fleuve Sénégal, aux côtés d’autres opérateurs présents dans la région.

    Au-delà de leur contribution directe aux revenus extractifs, ces entreprises jouent également un rôle important dans les finances publiques. Selon les données présentées, plus de 5,6 milliards de francs CFA ont été directement injectés dans le budget de l’État, renforçant ainsi la capacité des pouvoirs publics à financer des politiques de développement, aussi bien au niveau national que territorial. Cette dynamique témoigne de l’importance croissante du secteur dans la consolidation des ressources publiques.

    Les retombées économiques ne se limitent pas aux recettes fiscales. Le secteur extractif constitue également un levier important pour l’emploi dans la région. À elle seule, la Société Minière de la Vallée du Fleuve Sénégal emploie plus de 1300 personnes, avec une très forte proportion de travailleurs sénégalais. La masse salariale dépasse 2,5 milliards de francs CFA, ce qui contribue directement à l’amélioration des revenus des ménages et à la vitalité de l’économie locale.

    Par ailleurs, l’impact économique se manifeste aussi à travers les relations avec le tissu entrepreneurial local. Les transactions réalisées avec des fournisseurs basés dans la région atteignent 31,65 milliards de francs CFA, illustrant le potentiel du contenu local et les opportunités offertes aux entreprises régionales. Toutefois, ces chiffres montrent également qu’il reste des efforts à fournir pour mieux intégrer les acteurs locaux dans la chaîne de valeur extractive et maximiser les bénéfices pour les communautés.

    En ce qui concerne les collectivités territoriales, les transferts issus des ressources minières constituent un autre aspect important. Pour l’année 2023, la dotation d’appui à l’équipement destinée à la région de Matam s’élève à près de 239 millions de francs CFA, répartis entre les départements de Matam, Kanel et Ranérou. Ces ressources sont appelées à jouer un rôle clé dans le développement des infrastructures économiques et sociales, à condition d’être utilisées de manière efficace et transparente.

    Malgré ces résultats encourageants, des défis subsistent. Les questions liées à la disponibilité et à la qualité des informations sur les dépenses sociales et environnementales restent préoccupantes. De même, la traçabilité complète des flux financiers au niveau local constitue un enjeu majeur pour garantir une gouvernance optimale du secteur. Ces défis appellent à un renforcement des mécanismes de transparence et à une meilleure coordination entre les différents acteurs impliqués.

    Sénégal : une population en forte croissance, portée par une jeunesse massive

    L’annuaire 2025 de Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie dresse le portrait d’un Sénégal en pleine expansion démographique. Avec une population estimée à 19 075 959 habitants, le pays enregistre une progression notable de 949 569 personnes par rapport à 2023. Cette dynamique confirme une tendance soutenue, caractéristique des pays à forte croissance naturelle, où les naissances continuent de largement dépasser les décès.

    Au-delà du volume global, la structure de la population révèle un léger déséquilibre en faveur des hommes. Le Sénégal compte en effet 9 670 361 hommes, soit 50,7 % de la population, contre 9 405 598 femmes, représentant 49,3 %. Ce différentiel, bien que modéré, se traduit par un ratio d’environ 103 hommes pour 100 femmes. Cette configuration démographique, relativement stable, s’observe dans plusieurs pays de la région et peut s’expliquer par des facteurs biologiques à la naissance ainsi que par certaines dynamiques sociales.

    Mais le fait le plus marquant de cet annuaire reste la jeunesse exceptionnelle de la population sénégalaise. La tranche d’âge la plus représentée est celle des enfants de 0 à 1 an, avec 572 454 individus. Elle est suivie de près par les enfants âgés de 1 à 2 ans, qui sont 544 416. Ces deux catégories sont les seules à dépasser le seuil des 500 000 personnes, illustrant une base démographique extrêmement large.

    Cette structure par âge traduit un taux de natalité élevé et confirme que le Sénégal est un pays profondément jeune. Une telle réalité démographique représente à la fois une opportunité et un défi majeur. D’un côté, elle offre un potentiel important en termes de main-d’œuvre future et de dynamisme économique. De l’autre, elle impose une pression accrue sur les politiques publiques, notamment dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’emploi et de l’aménagement du territoire.

    Saint-Louis : l’affaire Ismaïla Diallo se complique avec de nouvelles charges en vue

    L’enquête autour d’Ismaïla Diallo connaît un tournant décisif à Saint-Louis, où les développements récents laissent entrevoir un dossier bien plus complexe que prévu. Interpellé dans le cadre d’une affaire déjà sensible, cet homme de 58 ans fait désormais face à une procédure qui s’alourdit, à mesure que les investigations progressent.

    Placée sous la conduite de la Brigade de recherches, l’enquête a franchi une nouvelle étape avec la prolongation de sa garde à vue. Une décision qui, dans ce type de dossier, traduit généralement l’existence d’éléments nécessitant des vérifications approfondies. Les enquêteurs disposent ainsi de temps supplémentaire pour analyser les pièces recueillies, procéder à d’éventuelles confrontations et exploiter des données techniques, notamment dans un contexte marqué par la complexité des infractions liées au numérique.

    Au départ, les faits reprochés à Ismaïla Diallo étaient déjà lourds. Il était question d’association de malfaiteurs, de diffusion de fausses nouvelles, d’insultes via support informatique, d’outrage à des ministères de culte, ainsi que de diffamation envers la mémoire des morts. Des accusations graves, qui s’inscrivent dans un climat de vigilance accrue des autorités face aux dérives observées dans l’espace numérique.

    Cependant, l’affaire a pris une nouvelle dimension au fil des investigations. Des éléments supplémentaires, jugés plus préoccupants, auraient été mis au jour par les enquêteurs. Bien que leur nature exacte n’ait pas encore été rendue publique, leur gravité semble suffisante pour justifier non seulement la prolongation de la garde à vue, mais aussi une possible requalification des faits.

    Cette évolution ouvre la voie à un durcissement des poursuites. Les sources proches du dossier évoquent désormais la possibilité de charges nettement plus sévères, susceptibles de venir s’ajouter à celles déjà retenues. Une perspective qui pourrait modifier en profondeur la trajectoire judiciaire de cette affaire.

    Dans un contexte où les autorités cherchent à renforcer le contrôle et la régulation des contenus sensibles, notamment en ligne, cette affaire apparaît comme un cas emblématique. Elle illustre à la fois les défis posés par les nouvelles formes de communication et la détermination des services d’enquête à aller au bout des procédures.

    Tension à la DER/FJ de Bambey : un agent en détresse après une vive remontrance

    Un climat particulièrement tendu règne actuellement au sein de l’antenne de la Délégation générale à l’Entrepreneuriat Rapide des Femmes et des Jeunes (DER/FJ) de Bambey, à la suite d’un incident grave survenu au lendemain d’une récente visite de l’administratrice générale Aïda Mbodj.

    Selon des informations concordantes, Ousmane Ndiaye, chargé de la formation au sein de cette structure, a été victime d’un malaise psychologique profond ayant conduit à une tentative de suicide. L’agent aurait tenté de mettre fin à ses jours en se jetant dans un puits situé non loin des locaux de l’institution.

    D’après plusieurs sources, cet acte dramatique serait survenu à la suite d’une remontrance publique adressée par la directrice générale lors de sa tournée à Bambey. Aïda Mbodj aurait reproché à son collaborateur un manque de résultats dans l’exécution de ses missions de formation. Cette critique, vécue comme une humiliation par l’intéressé, aurait lourdement affecté son moral.

    Le drame a toutefois pu être évité grâce à l’intervention rapide de personnes présentes sur les lieux. Ousmane Ndiaye a été extrait du puits sain et sauf avant d’être évacué d’urgence vers l’hôpital de Bambey pour y recevoir les soins nécessaires.

    Toujours selon les mêmes sources, l’agent concerné serait un militant de longue date d’Aïda Mbodj et résiderait dans la commune de Baba Garage. Une enquête ou une évaluation interne pourrait être envisagée afin de mieux comprendre les circonstances ayant conduit à cet incident et d’apaiser les tensions au sein de la structure.

    Affaire Pape Abdoulaye Seck : entre retraits frauduleux et accusations d’extorsion, un dossier aux lourdes implications

    Pape Abdoulaye Seck, fils de l’ancien Premier ministre Idrissa Seck, a été placé sous mandat de dépôt à l’issue de son déferrement ce lundi. Il comparaîtra devant la justice le 4 mai prochain dans une affaire mêlant plusieurs chefs d’accusation graves, notamment retrait frauduleux, collecte illicite et diffusion de données à caractère personnel, ainsi que tentative d’extorsion de fonds, selon les informations rapportées par le quotidien Libération.

    L’affaire trouve son origine dans des faits remontant au mois d’août 2025 à Paris. D’après la déposition du plaignant, Dame Amar, le prévenu aurait été mandaté pour effectuer un retrait de 5 000 euros, soit un peu plus de 3 millions de francs CFA, à l’aide de la carte bancaire de ce dernier. L’opération devait être réalisée au guichet de l’hôtel Peninsula, dans un cadre qui semblait a priori de confiance.

    Cependant, les faits auraient rapidement pris une tournure différente. Au lieu de remettre les fonds à leur propriétaire, Pape Abdoulaye Seck est soupçonné d’avoir détourné l’argent. Toujours selon le plaignant, il se serait ensuite rendu dans une boîte de nuit en compagnie d’un complice, où il aurait dépensé une somme bien supérieure à celle initialement retirée.

    Le montant évoqué par la partie civile est particulièrement élevé. En une seule soirée, la somme de 10 150 291 francs CFA aurait été dépensée sans l’autorisation du détenteur de la carte bancaire et à son insu. Cette utilisation abusive constitue l’un des éléments centraux de l’accusation de retrait frauduleux.

    Au-delà de cet épisode, le dossier judiciaire comporte d’autres volets tout aussi sensibles. Les accusations de collecte et de diffusion de données personnelles laissent supposer l’existence d’un usage illégal d’informations privées, possiblement dans un but de pression. À cela s’ajoute une tentative d’extorsion de fonds, qui renforce la gravité des faits reprochés.

    L’incarcération du prévenu en attendant son procès témoigne du sérieux avec lequel les autorités judiciaires traitent cette affaire. Le jugement prévu le 4 mai devrait permettre d’éclaircir les circonstances exactes des faits et de déterminer les responsabilités de chacun dans ce dossier qui suscite déjà une vive attention, en raison notamment du profil du mis en cause.

    SunuChampions : le Chef de l’État installe un Conseil stratégique pour faire émerger les champions économiques sénégalais

    Le Président de la République a franchi une nouvelle étape dans sa stratégie de transformation économique en procédant, ce mardi 28 avril au Palais, à l’installation officielle du Conseil stratégique de l’Initiative présidentielle SunuChampions. La cérémonie, marquée par une atmosphère à la fois sobre et solennelle, a été immédiatement suivie de la première session de travail de cet organe appelé à jouer un rôle central dans la mise en œuvre de cette ambition nationale. Placé sous l’autorité directe du Chef de l’État, ce Conseil se veut un instrument d’impulsion et d’orientation stratégique pour accompagner l’émergence d’un secteur privé national fort et compétitif.

    Instituée par arrêté n°000707 du 7 janvier 2026, l’Initiative SunuChampions repose sur une conviction clairement assumée : la souveraineté économique ne peut être durable sans un tissu d’entreprises nationales solides, capables de rivaliser à l’échelle nationale, régionale et internationale. Dans cette perspective, quinze entreprises à fort potentiel seront sélectionnées à l’issue d’un processus d’appel à candidatures rigoureux et transparent. Ces entreprises bénéficieront ensuite d’un accompagnement ciblé afin d’accélérer leur croissance et de les positionner comme de véritables locomotives du développement économique, porteuses d’innovation et créatrices d’emplois durables.

    Le Conseil stratégique installé par le Chef de l’État aura pour mission d’éclairer les décisions et d’orienter les choix liés à cette initiative. Il est composé de sept personnalités issues d’horizons divers, notamment du secteur privé, de l’administration et du monde académique, reconnues pour leur expertise et leur engagement. Parmi elles figurent Aminata Niane, Thiaba Camara Sy, Eveline Tall, Mouhamadou Makhtar Cissé, le professeur Ahmadou Aly Mbaye, ainsi que Youssef Omais et Samba Sene.

    Lors de sa première session, tenue en présence du Chef de l’État, le Conseil a examiné les grandes lignes de mise en œuvre de l’initiative. Les discussions ont porté sur les modalités de l’appel à candidatures, les critères de sélection des entreprises, ainsi que les mécanismes d’accompagnement et la feuille de route globale du programme. À l’issue des échanges, les membres ont salué une démarche qu’ils jugent structurante, estimant qu’elle redéfinit en profondeur les relations entre l’État et le secteur privé. Selon eux, cette approche permet de clarifier les rôles, de renforcer la confiance et de libérer les énergies autour d’un partenariat de développement plus équilibré et efficace.

    À travers SunuChampions, le Chef de l’État affiche ainsi une orientation politique claire : faire du secteur privé national le moteur principal de la transformation économique du Sénégal, tout en repositionnant l’État comme un partenaire stratégique, à la fois exigeant et engagé. Cette dynamique de collaboration est perçue comme essentielle pour faire émerger une nouvelle génération d’entreprises capables de porter la croissance, d’innover et de s’imposer sur les marchés internationaux.

    Le REPAESS, fer de lance d’une Afrique solidaire en construction

    Le Réseau panafricain des acteurs de l’Économie sociale et solidaire (REPAESS) a franchi une étape majeure dans son processus de structuration en tenant, le dimanche 26 avril 2026, son Assemblée générale constitutive par visioconférence. Ce rendez-vous fondateur a rassemblé une diversité impressionnante d’acteurs engagés dans la transformation économique et sociale du continent africain, confirmant l’intérêt croissant pour un modèle alternatif centré sur l’humain.

    La mobilisation enregistrée à l’occasion de cette rencontre illustre l’ampleur de l’adhésion à cette initiative. Pas moins de 177 inscriptions ont été recensées, avec plus de 97 délégués effectivement présents et une représentation de 23 pays africains. À cette participation s’ajoute celle de membres de la diaspora installés notamment au Canada et en France, témoignant du caractère résolument transnational et inclusif du réseau.

    Dans un contexte continental marqué par des défis persistants tels que la pauvreté, le chômage des jeunes, la vulnérabilité du secteur informel et les effets de plus en plus visibles du changement climatique, les initiateurs du REPAESS entendent promouvoir une approche économique fondée sur des valeurs de solidarité, d’entraide et de justice sociale. Le mémorandum adopté à l’issue des travaux met en avant la ضرورة pour l’Afrique de s’appuyer sur ses propres ressources et ses valeurs endogènes afin de bâtir un modèle de développement durable et souverain.

    L’assemblée a permis de valider une feuille de route ambitieuse, structurée autour de priorités stratégiques visant notamment à renforcer les cadres politiques, juridiques et institutionnels de l’Économie sociale et solidaire dans les différents pays africains. L’accent est également mis sur la professionnalisation des acteurs du secteur et leur ancrage dans les territoires, afin de garantir un impact concret sur les populations. Par ailleurs, la question du financement occupe une place centrale, avec la volonté de développer des mécanismes solidaires adaptés aux réalités africaines. Enfin, le REPAESS entend encourager la coopération, la recherche et l’intégration régionale pour consolider un écosystème dynamique et durable.

    Sur le plan organisationnel, cette Assemblée générale constitutive a débouché sur la mise en place d’un bureau panafricain chargé de piloter les orientations du réseau. La présidence est assurée par Azanli Koffi Djifa du Togo, épaulé par Ngono Rose du Cameroun en qualité de première vice-présidente et Iftissen Ismail du Maroc comme deuxième vice-président. Le secrétariat exécutif est confié à Waly Sarr Jean Noel du Sénégal, tandis que les fonctions de trésorier général et de trésorière adjointe sont respectivement occupées par Amankoye Ousmane du Niger et Ndiaye Yacine du Sénégal.

    Dans une logique de gouvernance inclusive et décentralisée, le réseau prévoit également la mise en place de coordinations régionales et de points focaux nationaux. Cette organisation vise à garantir une meilleure représentation des acteurs à l’échelle locale et à favoriser une mise en œuvre efficace des initiatives sur le terrain.

    Au-delà de sa structuration interne, le REPAESS lance un appel fort à l’endroit des États africains, des collectivités territoriales, des partenaires techniques et financiers, ainsi que des forces vives du continent. Jeunes, femmes, entrepreneurs sociaux et membres de la diaspora sont invités à s’approprier cette dynamique pour faire de l’Économie sociale et solidaire un véritable levier de transformation économique et sociale.

    Avec cette Assemblée générale constitutive tenue au Sénégal, le REPAESS pose ainsi les jalons d’une Afrique qui se veut plus souveraine, plus solidaire et résolument tournée vers un développement inclusif. Une ambition qui, si elle se concrétise, pourrait redéfinir en profondeur les modèles économiques du continent.

    Kaolack : le CGER 2S s’invite à la FIKA 2026 pour accompagner le monde rural

    La Foire internationale de Kaolack 2026 enregistre, cette année, la participation pour la première fois du Centre de Gestion et d’Économie Rurale du Sine Saloum (CGER 2S).

    Cette présence marquante met en lumière une structure jeune, mais déjà active dans l’accompagnement des producteurs et des entrepreneurs ruraux du bassin arachidier.

    Créé en avril 2024 à l’initiative des producteurs eux-mêmes, et devenu opérationnel en septembre de la même année, le CGER 2S se positionne comme un outil de proximité dédié à l’appui-conseil en gestion administrative, financière et comptable.

    Son champ d’action couvre la zone naturelle du Sine Saloum, notamment les régions de Kaolack, Fatick et Kaffrine.

    Le centre intervient auprès des producteurs agricoles individuels, des exploitations familiales, des GIE, des coopératives, des unions, des fédérations, des unités de transformation ainsi que des micro et petites entreprises. Sa mission principale consiste à professionnaliser les acteurs ruraux, à améliorer leur gestion et à renforcer durablement la rentabilité de leurs activités.

    Depuis le lancement de ses activités, les résultats affichés traduisent une dynamique encourageante. Le CGER 2S a déjà enregistré 143 adhésions et réalisé 140 diagnostics d’exploitations, chacun assorti d’un rapport détaillé et d’un plan d’accompagnement personnalisé.

    En 2025, la structure a signé 38 contrats de suivi portant sur 49 dossiers, dont 22 suivis comptables, 11 suivis de campagnes agricoles, 6 suivis de crédits de campagne, 3 accompagnements en structuration, 2 études de projets et 5 reconstitutions d’états financiers.

    Le volet formation occupe également une place importante. Neuf sessions ont été organisées, dont six en dynamique organisationnelle et trois en système de gestion. Au total, 96 personnes en ont bénéficié, parmi lesquelles 52 femmes et 44 hommes.

    À la FIKA 2026, le CGER 2S expose une large palette de services : mise en place de systèmes comptables, formalisation d’entreprises et d’organisations, élaboration de plans d’affaires, suivi des campagnes de production, coaching en gestion et mise en relation avec des partenaires techniques et financiers.

    Cette première participation à la Foire internationale de Kaolack constitue ainsi une vitrine stratégique pour le CGER 2S, déterminé à renforcer sa visibilité et à consolider son rôle dans la transformation économique du monde rural sénégalais.

    Rixe violente à Grand-Yoff après un gala de lutte : deux individus interpellés

    Une scène de violence inhabituelle s’est produite dans la soirée du 25 avril à Grand-Yoff, à la suite d’un gala de lutte organisé à l’Arène nationale. Selon les informations recueillies, une altercation liée à des paris sportifs informels a rapidement dégénéré en affrontements sur la voie publique, semant la panique dans le quartier Arafat.

    D’après les premiers éléments de l’enquête, le différend serait né du refus de certains parieurs d’honorer leurs engagements financiers après les combats. La tension est montée d’un cran entre les protagonistes, donnant lieu à une rixe particulièrement violente. Des pierres et des tessons de bouteilles ont été utilisés, transformant les lieux en véritable scène de chaos et mettant en danger les riverains.

    Alertées, les forces de l’ordre du commissariat d’arrondissement de Grand-Yoff sont intervenues rapidement pour contenir les violences. Leur action a permis de disperser les groupes impliqués et d’éviter une escalade plus grave. Deux individus ont été interpellés sur place, tandis que plusieurs autres participants ont pris la fuite à l’arrivée de la police.

    Dans leur précipitation, les fuyards ont abandonné sur les lieux six motocyclettes, qui ont été saisies par les autorités dans le cadre de l’enquête en cours. Ces éléments matériels pourraient permettre d’identifier d’autres personnes impliquées dans cette affaire.

    Escroquerie présumée à Guédiawaye : une femme d’affaires gambienne au cœur d’un litige de plus de 673 millions FCFA

    Une affaire d’escroquerie présumée aux ramifications sous-régionales secoue actuellement les milieux commerciaux entre le Sénégal et la Gambie. Selon les informations rapportées par le quotidien L’Observateur, un commerçant grossiste basé à Bargny a directement conduit une femme d’affaires gambienne au commissariat de Guédiawaye avant de déposer plainte contre elle, dans des circonstances qui n’ont pas été précisées.

    L’homme d’affaires, identifié sous le nom de M. Ndiaye, n’a donc pas laissé aux enquêteurs le soin de rechercher la mise en cause. Celle-ci, connue sous les initiales A. S. Tréra, lui a été littéralement livrée, marquant un tournant inattendu dans ce dossier à forts enjeux financiers. La relation entre les deux protagonistes remonte à l’année 2023, à Touba, où ils avaient noué un partenariat commercial autour de la vente de lait en poudre.

    Dans ce cadre, le grossiste sénégalais fournissait régulièrement des cargaisons que la commerçante acheminait depuis les entrepôts de Bargny vers la Gambie pour les revendre. Cependant, au fil du temps, des retards de paiement ont commencé à s’accumuler, créant un passif estimé à environ 200 millions de francs CFA.

    Malgré cette situation déjà préoccupante, la femme d’affaires aurait réussi à convaincre son partenaire de lui confier, en février 2026, un important stock de riz évalué à 330 millions de francs CFA. L’accord prévoyait que la marchandise soit vendue, puis que les bénéfices soient reversés au fournisseur. Mais selon les éléments rapportés, aucun paiement n’a été effectué. Inquiet, M. Ndiaye s’est alors rendu à Banjul, où il aurait découvert que la totalité du riz avait été écoulée et que les fonds générés avaient servi à financer des importations personnelles de la mise en cause depuis l’Europe.

    Quelques semaines après cet épisode, la commerçante aurait repris contact avec le grossiste, laissant espérer un règlement partiel de la dette. Au lieu de cela, elle lui aurait présenté une nouvelle requête, évoquant un stock de riz bloqué en Gambie et nécessitant 39 millions de francs CFA pour son dédouanement. Pour rassurer son partenaire, elle aurait proposé que la somme soit remise à son frère, A. Tréra, domicilié à Sacré-Cœur, chargé selon elle de se rendre en Gambie pour effectuer les démarches.

    Là encore, les engagements n’auraient pas été respectés, aggravant la situation financière du plaignant. Se considérant victime d’une manœuvre frauduleuse répétée, M. Ndiaye a finalement décidé de porter l’affaire devant les autorités policières de Guédiawaye, en présentant lui-même la suspecte.

    D’après les calculs avancés par le commerçant, le préjudice global s’élèverait à 673 millions 800 mille francs CFA. Informé du dossier, le procureur de Pikine-Guédiawaye a ordonné le placement en garde à vue de A. S. Tréra, malgré les assurances de cette dernière qui aurait promis de rembourser tout ou partie de la somme dans un délai de quelques semaines.

    Affaire Abdoulaye Seck : accusations de vol, escroquerie et chantage au cœur d’un scandale entre héritiers dakarois

    Une affaire aux allures de scandale éclabousse actuellement certains cercles huppés de Dakar, mettant en cause Abdoulaye Seck, fils de l’ancien Premier ministre Idrissa Seck. Selon des informations révélées par le quotidien L’Observateur, le jeune homme est attendu ce mardi devant le parquet du tribunal de grande instance hors classe de Dakar pour répondre de faits présumés particulièrement graves, notamment vol, escroquerie et chantage.

    À l’origine de cette procédure judiciaire se trouve une plainte déposée par Dame Amar, fils du défunt homme d’affaires Ameth Amar. Les deux hommes, présentés comme des amis proches, auraient vu leur relation basculer à la suite d’un séjour à Paris. D’après les éléments rapportés, ils partageaient le même hôtel lorsque Dame Amar aurait confié sa carte bancaire à Abdoulaye Seck afin d’effectuer un retrait. Ce geste de confiance aurait, selon le plaignant, été exploité de manière frauduleuse.

    La plainte évoque une série de retraits en euros effectués sans autorisation. Un premier retrait de 10 000 euros, soit plus de 6,5 millions de francs CFA, est notamment mentionné. Au total, le montant des sommes détournées avoisinerait les 11 millions de francs CFA. Ces fonds auraient été dépensés dans des établissements nocturnes, accentuant la gravité des accusations portées contre le mis en cause.

    Après ces faits supposés, Abdoulaye Seck aurait quitté la France pour se rendre à Dubaï. Déterminé à récupérer son argent, Dame Amar affirme l’y avoir rejoint pour obtenir des explications et exiger un remboursement. Mais selon son récit, cette confrontation aurait marqué un tournant décisif dans l’affaire.

    Le plaignant affirme qu’un épisode de chantage serait alors intervenu. Abdoulaye Seck lui aurait envoyé une vidéo jugée compromettante, le montrant en compagnie de jeunes femmes, accompagnée d’un message menaçant exigeant le versement de 20 000 euros sous peine de diffusion sur les réseaux sociaux. Cet ultimatum, perçu comme une tentative d’extorsion, aurait conduit Dame Amar à saisir la Division spéciale de cybersécurité.

    À la suite de cette plainte, Abdoulaye Seck a été convoqué puis entendu par les enquêteurs spécialisés. À l’issue de son audition, il a été placé en garde à vue. Son déferrement devant le parquet du tribunal de grande instance hors classe de Dakar est attendu, une étape clé qui devrait déterminer les suites judiciaires de cette affaire désormais suivie de près par l’opinion publique.

    Centenaire de Maître Abdoulaye Wade : le PDS reçu par le Khalife général des Mourides

    Dans le cadre des préparatifs du centenaire de Abdoulaye Wade, une délégation officielle du Parti Démocratique Sénégalais a été reçue ce samedi par le Khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Mbacké.

    Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de concertation engagée avec les autorités étatiques et religieuses du pays, en vue de préparer cet événement marquant qui célébrera les cent ans de vie, d’engagement politique et de service à la Nation de l’ancien chef de l’État.

    Au cours de l’audience, les représentants du PDS ont sollicité les prières, les conseils ainsi que l’accompagnement spirituel du guide religieux pour la réussite totale de cette commémoration. Selon la délégation, la portée de cet anniversaire dépasse les frontières du Sénégal et revêt une dimension africaine et internationale.

    Les responsables du parti ont également informé le Khalife que cette célébration sera organisée sous le haut patronage de Bassirou Diomaye Faye, qui aurait réaffirmé sa volonté d’accompagner la réussite de l’événement. Les grandes lignes du programme du centenaire lui ont aussi été présentées.

    En retour, Serigne Mountakha Mbacké a adressé des prières à l’endroit de Abdoulaye Wade et formulé des vœux de succès pour cette célébration historique.

    Prévu comme un moment fort de la vie politique et institutionnelle du pays, ce centenaire s’annonce déjà comme un rendez-vous majeur autour de l’héritage de l’ancien président sénégalais.

    Kaolack–Gandiaye : Matar Ndao plaide pour l’autonomisation des femmes et dénonce les inégalités persistantes

    À Gandiaye, la célébration dédiée aux femmes a pris une dimension à la fois symbolique et engagée. Devant des représentantes venues de tout le département de Kaolack, Matar Ndao, membre de Pastef et directeur général de l’Agence nationale de l’état civil, a inscrit son discours dans la dynamique de la vision Sénégal 2050 portée par le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko.

    Au cœur de son intervention, un message clair : faire des femmes un pilier central du développement. « L’axe du capital humain de qualité et de l’équité doit garantir aux femmes, en milieu rural comme urbain, les mêmes chances de formation et d’autonomisation », a-t-il souligné. Pour lui, l’équité passe par un accès réel aux compétences, aux ressources et aux opportunités économiques.

    Dans une ambiance marquée par la reconnaissance, M. Ndao a salué les performances des femmes, notamment dans la transformation alimentaire et les activités domestiques génératrices de revenus. « Cette journée est une manière de leur rendre hommage pour leur contribution essentielle, souvent silencieuse, au développement local », a-t-il rappelé.

    Au-delà des discours, l’engagement se veut concret. Depuis 2015, des initiatives de formation ont été mises en place au profit des femmes de la commune et d’ailleurs, notamment dans la fabrication de produits d’hygiène (eau de Javel, savon) et la transformation de céréales, de fruits et de légumes. De nouveaux modules sont également en perspective, en particulier dans la production de beurre et de fromage.

    Toutefois, des défis persistent. Matar Ndao a pointé du doigt les difficultés d’accès à la terre et au financement, promettant de porter ce plaidoyer auprès des autorités compétentes. Mais c’est surtout la question sanitaire qui a suscité son indignation.

    « Depuis plus de deux décennies, l’hôpital de Gandiaye reste inachevé. Les populations sont contraintes d’évacuer les malades vers d’autres localités dans des conditions précaires », a-t-il déploré, appelant à une réaction urgente de l’État. Face à une démographie en forte croissance, il estime que la commune mérite, au minimum, un centre de santé pleinement fonctionnel.

    Kaolack : la Police nationale investit l’école avec le programme « Edupolens »

    Le Nouveau Lycée de Kaolack a abrité, ce lundi 27 avril 2026, le lancement officiel du projet « Edupolens », une initiative conjointe de la Direction générale de la Police nationale, du ministère de l’Éducation nationale et des partenaires sociaux de l’école. Une cérémonie à la fois sobre et significative, marquée par une forte mobilisation des autorités administratives, sécuritaires ainsi que des acteurs du système éducatif.

    Dès l’entame, le ton a été donné : « Edupolens » se veut un projet structurant, destiné à bâtir une relation nouvelle entre la police et les citoyens, en ciblant prioritairement le milieu scolaire. « Votre présence témoigne de l’intérêt que vous accordez à l’éducation et à la protection de la jeunesse », ont souligné les organisateurs. À travers cette initiative, l’école est érigée en espace stratégique de transmission des valeurs citoyennes et républicaines, indispensables au vivre-ensemble.

    Pour Mamadou Lamine Kamara, proviseur du Nouveau Lycée de Kaolack, ce programme s’inscrit pleinement dans les nouvelles orientations éducatives du pays. « Il s’agit aujourd’hui de passer d’un système éducatif classique à une véritable société éducative, où la formation des jeunes devient l’affaire de toute la communauté », a-t-il déclaré. Selon lui, « Edupolens » s’aligne sur le projet « NITHÉ » (Nouvelle Initiative pour la Transformation Humaniste de l’Éducation), qui ambitionne de renforcer les valeurs culturelles, sociales et citoyennes chez les apprenants.

    Prenant la parole au nom de la Direction générale de la Police nationale, le commissaire divisionnaire Souleymane Ba, chef du service régional de la sécurité publique, a insisté sur la portée stratégique de l’initiative. « Il ne s’agit pas de simples visites de courtoisie, mais d’un engagement professionnel durable au service de l’éducation et de la prévention », a-t-il affirmé.

    Concrètement, des cadres de la police interviendront régulièrement dans les établissements scolaires pour sensibiliser les élèves sur des thématiques majeures : le respect des symboles de la nation, la sécurité routière, la prévention des violences en milieu scolaire et l’appropriation des valeurs républicaines. « Ce sont les fondements du civisme que nous voulons inculquer dès le plus jeune âge », a-t-il précisé.

    À travers « Edupolens », la Police nationale entend ainsi instaurer une relation de confiance durable avec les citoyens de demain, en misant sur la proximité, la pédagogie et la prévention. À Kaolack, le projet démarre sous de bons auspices, avec l’espoir de contribuer à l’émergence d’une jeunesse plus consciente, responsable et engagée.

    SERIGNE MOUNTAKHA SUR LA CANDIDATURE DU PRÉSIDENT MACKY SALL À L’ONU «JE LAISSE TOUT ENTRE LES MAINS DE DIEU»

    Une délégation de l’Alliance pour la République (APR) s’est présentée, ce lundi, devant Serigne Mountakha Mbacké à Touba. La démarche, sans connotation politique affichée, visait à solliciter les prières du guide religieux en faveur de l’ancien président Macky Sall, dont le nom est évoqué pour prendre la succession d’António Guterres au secrétariat général des Nations unies. Au fil de l’entretien, le khalife a mêlé gratitude et réserve, rappelant que le destin relève de la seule volonté du Créateur.

    Reçue par la plus haute autorité mouride, la mission conduite par plusieurs cadres de l’APR a d’abord tenu à dissiper tout malentendu. Son porte-parole, Babacar Gaye, a souligné que la visite n’avait rien de partisan, avant de rappeler l’attachement constant du guide religieux à l’ancien chef de l’État. Selon lui, l’ambition de Macky Sall de briguer le poste de secrétaire général de l’ONU s’inscrit dans le prolongement naturel de son parcours : après avoir gouverné le Sénégal et préservé la paix, il aspirerait désormais à mettre son expérience au service de la communauté internationale et de l’islam.

    En retour, Serigne Mountakha Mbacké n’a pas tari d’éloges à l’égard de Macky Sall, mais il a immédiatement recentré le propos sur la souveraineté divine. Il a affirmé que l’issue de toute entreprise dépend uniquement de Dieu, maître absolu de l’univers, et que les humains ne disposent d’autre recours que l’invocation. Le khalife a confié avoir déjà élevé des prières par le passé pour l’ancien président, l’ayant confié spirituellement à Serigne Touba. Il a précisé avoir imploré pour que Macky Sall obtienne ce qu’il convoite, tout en laissant à Dieu le soin de l’accorder, à la condition expresse que cette réalisation lui soit bénéfique.

    FPR-Yoon Wi : une assemblée générale sous le signe de la renaissance

    Réuni ce samedi dans les locaux de L’Harmattan, le mouvement FPR-Yoon Wi a tenu son assemblée générale dans une atmosphère mêlant ferveur militante et discours de rupture. À la tribune, son président, Abdoulaye Bamba Gning, a affiché des ambitions claires pour l’avenir politique du Sénégal, appelant à une « renaissance profonde » du pays.

    Dès l’ouverture, le leader a frappé fort avec une métaphore : celle d’un discours de cent pages laissé vierge. « Ce soir, je ne serai pas cet homme, car ce moment est trop important pour rester silencieux », a-t-il lancé devant militants et sympathisants. Inscrivant son allocution dans une perspective historique, il a convoqué l’héritage des ancêtres et les valeurs fondatrices de la nation sénégalaise, évoquant « un peuple forgé dans l’épreuve, lié par l’honneur et consolidé par la solidarité ».

    Fort de plus de vingt ans d’expérience dans l’administration publique, notamment dans les domaines économique, financier et des télécommunications, il a mis en avant sa maîtrise de l’appareil d’État. Son parcours académique, entre Dakar, Abidjan, Paris, Québec et Harvard, a été présenté comme le socle d’une triple capacité : expertise technique, ouverture internationale et enracinement local.

    Abdoulaye Bamba Gning a plaidé pour une refondation de l’État autour de trois piliers : une souveraineté « réelle, solidaire et durable », une démocratie « vivante et responsable » et une justice sociale « concrète et transformatrice ».

    Une alternative au paysage politique classique

    Le président du FPR-Yoon Wi a présenté son mouvement comme « un levier de redressement national » et non comme « un parti de plus », cherchant ainsi à se démarquer du paysage politique traditionnel. Pour lui, liberté, justice et paix doivent redevenir des exigences collectives, loin de toute résignation.

    Au nom des sages, Mamadou Lamine Sall a rappelé l’histoire du mouvement, né en 2013, engagé dans les locales de 2014 puis intégré à la coalition Benno Bokk Yaakaar en 2017. Selon lui, la perte du pouvoir par l’ancien président Macky Sall a ouvert une nouvelle phase, marquée par le choix de Gning pour incarner les valeurs du parti.

    Femmes et jeunesse en première ligne

    Les différentes composantes du mouvement ont pris la parole pour réaffirmer leur engagement. Ndèye Sokhna Cissé Sy, représentant les femmes, a insisté sur leur rôle central dans les luttes politiques, allant jusqu’à projeter l’élection de Gning en 2029. Du côté de la jeunesse, Ousseynou Niang a dressé un tableau préoccupant : chômage, manque de formation et migration irrégulière. « La jeunesse exige sa place à la table des décisions », a-t-il martelé.

    Une critique sévère de la conjoncture

    Invitée à la tribune, l’ancienne ministre Aminata Lô Dieng a dénoncé « une tragédie économique » dans laquelle ouvriers, femmes et fonctionnaires souffrent. Elle a appelé à une mobilisation autour du projet porté par Abdoulaye Bamba Gning, estimant que « le pays peine à sortir du gouffre ».

    Trafic de migrants déjoué à Karang : trois individus déférés au parquet de Fatick

    L’antenne régionale de la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants a procédé au déferrement de trois individus devant le Procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Fatick. Les mis en cause sont poursuivis pour escroquerie, association de malfaiteurs et tentative de trafic de migrants, à la suite d’une enquête déclenchée le 27 mars 2026 après une plainte enregistrée au poste frontalier de Karang.

    Selon les éléments de l’enquête, les suspects avaient mis en place un réseau structuré destiné à organiser le départ clandestin de candidats à l’émigration vers l’Espagne par voie maritime. Les victimes, en majorité originaires du Sénégal et de la Guinée, devaient s’acquitter de sommes variant entre 300 000 et 430 000 francs CFA. Une fois le paiement effectué, elles étaient convoyées à travers des pistes clandestines jusqu’à la gare routière de Karang, avant d’être transférées vers un campement situé à Gougnadou, en territoire gambien.

    Les investigations ont permis d’établir que le principal suspect jouait le rôle de recruteur pour le compte d’organisateurs basés en Gambie. En contrepartie de ses services, il espérait bénéficier d’un voyage gratuit. Il opérait avec l’appui de deux complices, dont un conducteur de moto-taxi chargé de faciliter le passage des candidats, ainsi qu’un chauffeur de véhicule immatriculé en Gambie. Ce dernier avait pour mission de contourner les postes de contrôle officiels afin d’assurer le transport discret des migrants vers leur point de regroupement final.

    L’arrestation des trois individus a été rendue possible grâce à un dispositif de surveillance et à une opération de souricière mise en place par les enquêteurs de la DNLT à Karang. Lors de leurs auditions, les suspects ont reconnu les faits et ont apporté des précisions sur leurs rôles respectifs dans le mécanisme de convoyage.

    CLES/PILEN:Formations en développement personnel, en prise de parole en publique et en entrepreneuriat…

    ‎le club de leadership et de l’entrepreneuriat du Sénégal (CLES) a offert des formations en développement personnel, en prise de parole en publique et en entrepreneuriat à la jeunesse de tivaouane peulh/Niague.
    ‎une occasion pour eux d’inciter l’Etat à un accompagnement des initiatives communautaire.

    CLES:Formations en développement personnel, en prise de parole en publique et en entrepreneuriat....

    Ndangane : les populations dénoncent une occupation anarchique du littoral et interpellent les autorités

    La tension est montée d’un cran à Ndangane, dans la commune de Kaolack, où des habitants ont exprimé leur vive indignation face à ce qu’ils qualifient d’occupation illégale et désordonnée du littoral. Réunis devant la presse ce dimanche 26 avril 2026, sous surveillance policière, ils ont dénoncé une situation devenue, selon eux, intenable, notamment aux abords du pont Noirot.

    Au cœur de la contestation, un espace côtier long d’environ un kilomètre, autrefois libre d’accès et vital pour les activités quotidiennes des riverains. D’après Ousseynou Souané, qui s’est exprimé au nom des populations, cette zone est progressivement envahie par des constructions privées, des garages mécaniques ainsi que des unités de décorticage d’arachide. Une transformation jugée préoccupante, tant pour ses conséquences environnementales que pour ses impacts sur la sécurité et la qualité de vie.

    Le président du collectif des habitants, Lamine Ndiaye, a pour sa part dénoncé une occupation qu’il qualifie d’irrégulière, estimant qu’elle se fait en dehors de tout cadre légal. Il a insisté sur le caractère public du littoral, rappelant qu’il doit rester accessible à tous et ne saurait être confisqué au profit d’intérêts privés.

    Les populations pointent également les nombreuses nuisances générées par ces installations. Elles évoquent une pollution croissante, un encombrement des espaces, un sentiment d’insécurité accru et une dégradation générale du cadre de vie. Face à ces dérives, elles appellent les autorités compétentes à agir rapidement pour restaurer l’ordre et préserver cet espace.

    Au-delà de la question foncière, les habitants ont aussi mis en lumière un problème récurrent dans la zone : les inondations à l’approche de l’hivernage. Fatou Kinné Diassé Kandji, coordonnatrice du conseil de quartier de Ndangane, a alerté sur l’absence de systèmes de drainage adaptés, malgré de nombreuses sollicitations restées sans réponse. Chaque année, les pluies provoquent des dégâts importants, aggravés par le manque d’infrastructures d’assainissement.

    Dans leur déclaration, les manifestants ont également mis en cause les services de l’urbanisme, la mairie et le cadastre, accusés de ne pas assurer un suivi rigoureux ni une régulation efficace de l’occupation de cet espace sensible. Pour les habitants, cette situation traduit un déficit de gouvernance qui favorise les dérives observées.

    Sahel : Boubacar Seye alerte sur une crise multidimensionnelle et appelle à une refondation de la coopération régionale

    Le président de Horizon Sans Frontières, Boubacar Seye, a lancé une mise en garde appuyée sur la situation actuelle au Sahel, qu’il décrit comme un espace « à la croisée des chemins ». Dans une analyse approfondie, il met en lumière une crise complexe où s’entremêlent instabilité politique, dégradation sécuritaire et pressions migratoires croissantes, avec le Mali comme principal foyer de tensions.

    Selon lui, les dynamiques migratoires observées dans la région ne doivent plus être perçues comme des phénomènes secondaires ou conjoncturels, mais bien comme des révélateurs centraux d’un déséquilibre profond. Il souligne que ces mouvements de populations traduisent une triple rupture qui fragilise durablement les sociétés sahéliennes : une rupture du lien social, une perte de confiance envers les institutions étatiques, et un effondrement des perspectives d’avenir pour une grande partie des populations, notamment les jeunes.

    Dans ce contexte, Boubacar Seye estime que le Sahel met à nu les limites d’un ordre régional qui peine à remplir ses fonctions essentielles. L’incapacité à garantir simultanément la sécurité, le développement économique et la dignité humaine alimente un cercle vicieux où l’insécurité favorise les départs, et les migrations massives accentuent à leur tour les fragilités internes et les tensions aux frontières.

    L’expert sénégalais se montre particulièrement critique à l’égard des approches exclusivement sécuritaires adoptées par certains États et partenaires internationaux. Il les qualifie d’« erreur stratégique », arguant qu’elles ne s’attaquent pas aux causes profondes de la crise. Pour lui, une réponse durable passe nécessairement par une vision plus globale et intégrée, articulant sécurité, gouvernance, développement et gestion des mobilités humaines.

    Dans cette optique, il plaide pour la mise en place d’une véritable « architecture de paix et de sécurité » à l’échelle régionale. Une telle démarche suppose, selon lui, une volonté politique forte et partagée entre les États du Sahel, mais aussi une coopération renforcée avec les pays voisins et les organisations régionales. L’objectif serait de transformer la migration en une donnée structurelle pleinement intégrée dans les politiques publiques, plutôt que de la subir comme une crise permanente.

    En conclusion, Horizon Sans Frontières appelle à un « sursaut collectif » face à l’urgence de la situation. L’organisation insiste sur la ضرورة d’élaborer une « nouvelle grammaire de la coopération sahélienne », fondée sur l’anticipation, la solidarité et la responsabilité partagée. Pour Boubacar Seye, la gestion des flux migratoires ne peut être dissociée de la construction de la paix : anticiper les déplacements de populations revient avant tout à s’attaquer aux racines des crises, dans une perspective qui engage désormais l’avenir de tout le continent africain.

    Sahel : Boubacar Seye alerte sur une crise multidimensionnelle et appelle à une refondation de la coopération régionale

    Le président de Horizon Sans Frontières, Boubacar Seye, a lancé une mise en garde appuyée sur la situation actuelle au Sahel, qu’il décrit comme un espace « à la croisée des chemins ». Dans une analyse approfondie, il met en lumière une crise complexe où s’entremêlent instabilité politique, dégradation sécuritaire et pressions migratoires croissantes, avec le Mali comme principal foyer de tensions.

    Selon lui, les dynamiques migratoires observées dans la région ne doivent plus être perçues comme des phénomènes secondaires ou conjoncturels, mais bien comme des révélateurs centraux d’un déséquilibre profond. Il souligne que ces mouvements de populations traduisent une triple rupture qui fragilise durablement les sociétés sahéliennes : une rupture du lien social, une perte de confiance envers les institutions étatiques, et un effondrement des perspectives d’avenir pour une grande partie des populations, notamment les jeunes.

    Dans ce contexte, Boubacar Seye estime que le Sahel met à nu les limites d’un ordre régional qui peine à remplir ses fonctions essentielles. L’incapacité à garantir simultanément la sécurité, le développement économique et la dignité humaine alimente un cercle vicieux où l’insécurité favorise les départs, et les migrations massives accentuent à leur tour les fragilités internes et les tensions aux frontières.

    L’expert sénégalais se montre particulièrement critique à l’égard des approches exclusivement sécuritaires adoptées par certains États et partenaires internationaux. Il les qualifie d’« erreur stratégique », arguant qu’elles ne s’attaquent pas aux causes profondes de la crise. Pour lui, une réponse durable passe nécessairement par une vision plus globale et intégrée, articulant sécurité, gouvernance, développement et gestion des mobilités humaines.

    Dans cette optique, il plaide pour la mise en place d’une véritable « architecture de paix et de sécurité » à l’échelle régionale. Une telle démarche suppose, selon lui, une volonté politique forte et partagée entre les États du Sahel, mais aussi une coopération renforcée avec les pays voisins et les organisations régionales. L’objectif serait de transformer la migration en une donnée structurelle pleinement intégrée dans les politiques publiques, plutôt que de la subir comme une crise permanente.

    En conclusion, Horizon Sans Frontières appelle à un « sursaut collectif » face à l’urgence de la situation. L’organisation insiste sur la ضرورة d’élaborer une « nouvelle grammaire de la coopération sahélienne », fondée sur l’anticipation, la solidarité et la responsabilité partagée. Pour Boubacar Seye, la gestion des flux migratoires ne peut être dissociée de la construction de la paix : anticiper les déplacements de populations revient avant tout à s’attaquer aux racines des crises, dans une perspective qui engage désormais l’avenir de tout le continent africain.

    Touba : le MPR prône une économie solidaire portée par les femmes et guidée par les valeurs spirituelles

    La Cité du Savoir a vibré au rythme d’un rassemblement politique placé sous le signe de l’espérance et du renouveau. À Darou Miname 2, Hamidou Thiaw, président du parti En Marche pour la Renaissance (MPR), a rencontré de jeunes femmes entrepreneures locales en pleine ascension. Ce déplacement sur le terrain a offert au responsable politique l’occasion d’exposer clairement les principes fondateurs de son mouvement ainsi que sa feuille de route pour un Sénégal renouant avec ses traditions de solidarité.

    Devant un parterre d’entrepreneuses prêtes à rejoindre le MPR, M. Thiaw s’est réjoui de leur dynamisme. « Votre engagement prouve que la renaissance est déjà en marche. Vous êtes cette force discrète qui refuse le destin tout tracé et ose l’action », a-t-il déclaré, installant d’emblée une atmosphère de dialogue et de construction commune.

    Face aux difficultés économiques actuelles, le leader du MPR a livré un diagnostic sans complaisance du modèle de développement en vigueur, qu’il juge éloigné des réalités et des atouts locaux. Selon lui, l’indépendance économique ne se décrète pas depuis les hautes sphères de l’État ; elle se construit à travers des transformations structurelles innovantes, portées par les Sénégalais eux-mêmes, en priorité les femmes et les jeunes. L’esprit d’entreprise, a-t-il souligné, doit cesser d’être une simple réponse de survie pour devenir une dynamique de conquête, génératrice de richesses et d’une redistribution plus équitable.

    Mais au-delà des enjeux économiques, c’est un profond changement des comportements que le président du MPR appelle de ses vœux. Dans une intervention chaleureusement applaudie, il a érigé la solidarité, la tolérance et l’entraide en principes fondamentaux de sa future action gouvernementale. « Nous devons absolument faire évoluer nos mentalités. Le progrès ne se mesure pas uniquement aux bâtiments et aux routes ; il dépend aussi de notre capacité à nous soutenir mutuellement et à innover ensemble », a insisté Hamidou Thiaw, résumant ainsi le cœur de sa vision.

    Le leader du MPR a conclu la rencontre en réaffirmant que son parti ne vise pas seulement l’accession au pouvoir, mais bien une transformation en profondeur de la société sénégalaise, où chaque citoyen devient un acteur du changement. La rencontre de Darou Miname 2 constitue ainsi la première étape d’une série d’initiatives visant à bâtir un mouvement d’envergure nationale, capable de façonner le Sénégal de demain.

    Pikine-Guédiawaye : plus de 80 arrestations dans une vaste enquête menée par la gendarmerie

    Une opération d’envergure conduite par la Brigade de Recherches de la compagnie de gendarmerie de Keur Massar continue de produire des résultats significatifs dans le cadre d’une enquête judiciaire ouverte à Pikine-Guédiawaye. Agissant sur la base d’une délégation judiciaire délivrée par le juge d’instruction du premier cabinet près le Tribunal de Grande Instance de Pikine-Guédiawaye, les enquêteurs ont désormais franchi le cap des 80 personnes interpellées, selon des informations exclusives.

    La dynamique s’est poursuivie ce samedi 25 avril 2026 avec l’arrestation de trois nouveaux suspects. Les interpellations ont été effectuées par des gendarmes en civil opérant à bord d’un véhicule banalisé, une méthode souvent utilisée dans ce type d’opérations afin de garantir discrétion et efficacité. D’après les éléments recueillis par les enquêteurs, les personnes arrêtées seraient fortement impliquées dans un réseau présumé, dont les activités font l’objet d’investigations approfondies.

    À la suite de leur arrestation, les trois suspects ont été placés en garde à vue après avis du juge d’instruction en charge du dossier, confirmant ainsi l’implication étroite de l’autorité judiciaire dans le suivi de cette affaire. Les investigations se poursuivent dans le but de déterminer l’étendue exacte du réseau et d’identifier d’éventuelles ramifications.

    Le procureur de la République, Saliou Dicko, a été régulièrement informé de l’évolution de la procédure, dans un contexte où les autorités judiciaires semblent accorder une attention particulière à ce dossier sensible. Selon les mêmes sources, les trois dernières personnes interpellées ne sont pas des figures publiques, ce qui contraste avec certaines rumeurs ayant circulé ces derniers jours.

    Attaques au Mali : Bassirou Diomaye Faye exprime la solidarité du Sénégal et appelle à une réponse régionale

    Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a vivement réagi aux attaques simultanées qui ont frappé plusieurs régions du Mali. Dans un message publié sur sa page Facebook, le chef de l’État sénégalais a condamné avec la plus grande fermeté ces actes terroristes, qu’il a qualifiés d’atteintes graves à la stabilité d’un pays frère.

    Dans sa déclaration, le président sénégalais a tenu à exprimer, au nom du peuple sénégalais et en son nom propre, une solidarité pleine et entière envers les autorités maliennes. Il a ainsi adressé un message de soutien au gouvernement, aux Forces de défense et de sécurité ainsi qu’à l’ensemble du peuple malien, confrontés à cette nouvelle épreuve sécuritaire.

    Cette prise de position intervient dans un contexte régional marqué par une recrudescence des attaques terroristes dans le Sahel, une situation qui continue de fragiliser les États et de menacer la stabilité de toute la sous-région ouest-africaine. Face à cette réalité, Bassirou Diomaye Faye a insisté sur la nécessité d’une réponse collective et coordonnée.

    Le chef de l’État a réaffirmé l’engagement constant du Sénégal aux côtés du Mali, soulignant l’importance de renforcer la coopération entre les pays de la sous-région. Il a notamment évoqué la volonté commune d’œuvrer à la restauration de la paix et de la sécurité dans cet espace partagé, considérant que les défis sécuritaires actuels ne peuvent être relevés que dans un esprit de solidarité et d’unité.

    CIDIR 2026 : le Sénégal au cœur d’une révolution éthique, le dialogue des savoirs pour sceller la paix

    La 2e édition du CIDIR 2026, tenue à l’UCAD, a réuni les 23 et 24 avril des leaders religieux et des diplomates autour d’une réflexion sur la refondation éthique des politiques publiques, sous l’impulsion de l’ONG Fawzi Wa Nadjati. Thierno Amadou Ba, Khalife de Bambilor, y a prôné la spiritualité comme levier de paix et annoncé la création prochaine d’une Chaire de recherche en diplomatie religieuse pour promouvoir le vivre-ensemble.

    Le Colloque international sur la diplomatie religieuse (CIDIR 2026), rencontre scientifique et interreligieuse majeure organisée à l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar, a pris fin après deux jours d’intenses échanges. Cette deuxième édition, tenue les 23 et 24 avril autour du thème « Université, valeurs spirituelles et diplomatie religieuse : pour une refondation éthique des politiques publiques », a réuni des leaders religieux de toutes confessions, des diplomates — dont l’ambassadeur de l’Union européenne — ainsi que des universitaires et chercheurs.

    Porté par l’ONG Fawzi Wa Nadjati, dirigée par Thierno Amadou Ba, Khalife de Bambilor, en partenariat avec l’Institut des politiques publiques (IPP) de l’UCAD, l’événement a, une fois de plus, mis en lumière le modèle sénégalais de coexistence pacifique comme exemple de médiation et de dialogue.

    « Mesdames et Messieurs, je voudrais soumettre à votre attention trois réflexions qui, je le crois profondément, nous obligent tous et nous engagent dans une responsabilité commune », a déclaré d’emblée le Khalife de Bambilor.

    Il a d’abord lancé un appel à la paix :
    « Le monde traverse des tensions multiples, souvent nourries par les excès des passions et les fragilités humaines. Pourtant, il nous appartient de nous élever au-dessus de ces logiques de confrontation. Comme le rappelle l’esprit humaniste, ouvrir des écoles doit toujours signifier fermer des champs de bataille. L’université ne saurait être un espace de tensions émotionnelles, mais un lieu de tensions intellectuelles, où les idées se confrontent pour faire progresser la pensée et éclairer l’avenir. »

    Face aux représentants du Saint-Siège, de la République d’Autriche, ainsi qu’aux missions diplomatiques accréditées au Sénégal, il a également invité les universitaires à une relecture approfondie des savoirs et de leurs finalités.

    « La recherche ne peut être dissociée des questions fondamentales de sens, de valeurs et de spiritualité. Reconnaître la diplomatie religieuse et les dynamiques éthiques comme des champs essentiels de compréhension du monde, c’est élargir et renforcer la portée de la réflexion académique », a-t-il souligné.

    Abordant la question du vivre-ensemble, Thierno Amadou Ba a insisté :
    « Il ne s’agit pas de nier les différences, mais de les assumer pleinement. Ces singularités ne doivent pas devenir des frontières, mais des passerelles vers la rencontre. Le véritable enjeu est de penser davantage ce qui nous relie que ce qui nous sépare. »

    Selon lui, l’un des acquis majeurs de cette édition 2026 du CIDIR réside dans la démonstration concrète que le dialogue des savoirs peut devenir un espace opératoire de réflexion, de médiation et d’anticipation.

    « Au terme de cette deuxième édition, il convient de retenir la richesse et la cohérence des activités qui ont rythmé ces journées. De la cérémonie inaugurale aux conférences introductives, des dialogues croisés entre autorités religieuses musulmanes et chrétiennes aux communications scientifiques, chaque séquence a contribué à approfondir le sens même de cette initiative », a-t-il conclu.

    Comme les années précédentes, conférences mémorielles, tables rondes et débats libres ont conféré à cette tribune, abritée par l’auditorium Khaly Amar Fall de l’UCAD, une densité intellectuelle et humaine remarquable.

    Aly Saleh

    Yeumbeul : la police démantèle un duo de malfaiteurs impliqués dans un vol nocturne avec escalade

    Le Commissariat d’Arrondissement de Yeumbeul (COMICO) a réussi à mettre fin aux agissements d’un duo de malfaiteurs impliqués dans une affaire de vol par escalade, survenue dans la nuit du 15 avril 2026. L’opération, menée avec diligence par les éléments de la Police nationale, fait suite à une plainte déposée par deux victimes vivant sous le même toit, après la disparition de plusieurs biens de valeur.

    Selon les informations communiquées par les services de sécurité, les objets dérobés comprenaient une moto scooter de marque Honda ainsi que deux téléphones portables, dont un iPhone et un appareil de marque Tecno. Face à cette situation, les victimes ont rapidement orienté leurs soupçons vers un individu bien connu d’elles : le frère de l’une des plaignantes, déjà signalé pour des faits similaires par le passé.

    Les enquêteurs ont aussitôt enclenché les procédures nécessaires ayant conduit à l’interpellation du principal suspect. Lors de son audition, ce dernier a d’abord tenté de nier toute implication. Toutefois, les investigations techniques, notamment l’exploitation de preuves numériques, ont permis de le confondre formellement. Acculé par les éléments accablants réunis contre lui, il a fini par passer aux aveux et a révélé l’identité de son complice.

    Dans la foulée, les policiers ont intensifié leurs recherches, ce qui les a menés jusqu’à l’arrêt « Yewou Dial », lieu de résidence du second suspect. L’intervention effectuée sur place a permis son arrestation sans incident majeur. Les agents ont également procédé à la récupération de la moto volée, soigneusement dissimulée dans les environs.

    Rapprocher police et élèves : EDUPOLSEN prend son envol à Kaolack

    Le Nouveau Lycée de Kaolack accueillera, ce lundi, la cérémonie de lancement du programme « EDUPOLSEN : une police pour l’éducation, le civisme et la citoyenneté », une initiative portée par la Direction générale de la Police nationale, en partenariat avec les autorités éducatives.

    À travers ce programme, les autorités entendent poser les bases d’un rapprochement durable entre les forces de sécurité et le milieu scolaire. L’objectif est d’instaurer un climat de confiance entre la police et les citoyens dès le plus jeune âge, en misant sur la sensibilisation et le dialogue.

    EDUPOLSEN ambitionne ainsi de déconstruire les préjugés souvent associés à l’institution policière, en favorisant une meilleure compréhension mutuelle. Les responsables du programme mettent en avant la nécessité de bâtir une police plus proche des populations, tout en inculquant aux élèves le sens des droits et des devoirs.

    Dans cette dynamique, plusieurs sessions de formation seront organisées au profit des élèves. Elles porteront sur des thématiques variées telles que le respect des symboles nationaux, la culture de la paix et du vivre-ensemble, la sécurité routière, ainsi que les dangers liés à l’usage d’internet.

    Au-delà de la sensibilisation, le programme vise également à prévenir la délinquance juvénile et à promouvoir les valeurs civiques. Il cherche en outre à susciter des vocations au sein de la jeunesse, en valorisant les métiers de la police.

    Par cette initiative, le Nouveau Lycée de Kaolack entend renforcer son engagement en faveur d’une éducation citoyenne active, en phase avec les défis sécuritaires et sociaux du Sénégal.

    Kaolack : à Médina et au centre-ville, Serigne Mboup défend ses décisions et exige des comptes

    À l’aube de la Foire internationale de Kaolack, un événement majeur pour la ville et ses environs, le maire Serigne Mboup, également président de la Chambre de commerce, s’est adressé à la presse afin de clarifier sa position sur deux sujets controversés qui alimentent actuellement les débats publics.

    Concernant les autorisations de construction sur le boulevard de la Liberté et dans le centre-ville, le maire a affirmé avec conviction son soutien à ces projets, malgré les critiques émanant de certains groupes d’opposition.
    « Ces initiatives visent à moderniser notre ville et à répondre aux besoins croissants de notre population. Je suis conscient des inquiétudes exprimées, mais il est impératif que les contestataires empruntent la voie légale pour faire entendre leur voix », a-t-il déclaré. Il a également ajouté qu’il ne tolérerait aucune tentative de destruction des infrastructures en cours.
    « La préservation de l’ordre public est essentielle. Toute action violente sera fermement condamnée », a-t-il mis en garde.

    Sur un autre front, Serigne Mboup a décidé de hausser le ton face à la société Sen’Eau, à la suite d’un incident jugé dégradant pour la communauté de Médina. Le maire a qualifié cet acte d’insulte à la cité religieuse, soulignant que les habitants méritent respect et dignité.
    « Nous ne resterons pas silencieux face à cette situation inacceptable. Une sommation officielle a été émise afin d’exiger des explications claires de la part de Sen’Eau. Si cela s’avère nécessaire, nous n’hésiterons pas à envisager des poursuites judiciaires », a-t-il averti.

    Cette conférence de presse, tenue à quelques jours d’un événement susceptible de redynamiser l’économie locale, met en lumière les enjeux cruciaux auxquels Kaolack est confrontée. Le maire apparaît déterminé à concilier les ambitions de développement avec les attentes de ses concitoyens, tout en faisant preuve de fermeté face aux défis qui se présentent à lui.

    Alors que la Foire internationale s’annonce comme un point de ralliement pour les acteurs économiques, les répercussions des décisions de Serigne Mboup pourraient influencer le climat socio-économique de la ville dans les mois à venir.

    Diamaguène Sicap-Mbao : un plaignant poignarde un policier en pleine intervention

    Une intervention de routine a viré au drame au commissariat d’arrondissement de Diamaguène Sicap-Mbao, où un agent de la brigade de recherches a été grièvement blessé à l’arme blanche dans l’exercice de ses fonctions. Fait pour le moins surprenant, l’auteur de l’agression n’est autre que le plaignant à l’origine de l’affaire.

    Tout est parti d’une plainte pour escroquerie déposée par un commerçant âgé de 36 ans, qui accusait un mécanicien de lui avoir soutiré la somme de trois millions de francs CFA. Après avoir saisi le parquet, il s’est rendu au commissariat pour solliciter l’appui des forces de l’ordre. Lors de son audition, il a indiqué aux enquêteurs l’endroit précis où se trouvait le suspect, à savoir la place publique du quartier La Rochette.

    Agissant sur la base d’un soit-transmis du procureur compétent, les éléments de la brigade de recherches, accompagnés du plaignant, se sont immédiatement rendus sur les lieux. Le suspect a été interpellé sans résistance apparente, laissant penser à une opération maîtrisée du début à la fin.

    Mais la situation a brusquement dégénéré. Dans un accès de colère, le plaignant s’est jeté sur le suspect déjà neutralisé. Armé d’un couteau, il a porté un coup violent qui a atteint un policier à la cuisse droite. L’agent, touché dans l’exercice de ses fonctions, a dû être évacué d’urgence vers une structure sanitaire où il a reçu les soins nécessaires. Un certificat médical lui a été délivré, faisant état d’une incapacité temporaire de travail de 21 jours.

    Maîtrisé sur-le-champ, l’agresseur a été placé en garde à vue. Entendu par les enquêteurs, il a reconnu les faits tout en exprimant des regrets. Il a expliqué avoir agi sous le coup de la colère, mû par un désir de vengeance contre celui qu’il accuse de l’avoir escroqué. Selon ses déclarations, le policier blessé n’était pas la cible visée, évoquant un geste accidentel dans la confusion de l’instant.

    À l’issue de la procédure, les deux hommes ont été déférés devant le Tribunal de Grande Instance de Pikine-Guédiawaye. Le mécanicien devra répondre des faits d’escroquerie, tandis que le commerçant est poursuivi pour coups et blessures volontaires ayant entraîné une incapacité temporaire de travail.

    Internat de l’Institut Cheikhou Oumar Foutiyou Tall : la direction dément tout scandale et appelle à la prudence

    La direction de l’Institut Cheikhou Oumar Foutiyou Tall est sortie de son silence pour apporter des clarifications face aux informations largement relayées ces derniers jours sur un supposé scandale au sein de son internat. Dans un communiqué, l’établissement a fermement démenti toute implication d’encadreurs dans des faits de pédophilie ou d’actes contre nature, dénonçant des allégations infondées qui portent atteinte à son image et à celle de son personnel.

    Selon les responsables de l’institut, les faits évoqués dans certaines publications ne sont ni récents ni conformes à la réalité présentée. Ils remonteraient à l’année 2022 et concerneraient exclusivement un incident impliquant des élèves mineurs. La direction précise en outre que plusieurs des jeunes cités dans cette affaire ont contesté les accusations qui leur sont attribuées, ce qui, selon elle, invite à davantage de retenue dans l’interprétation des faits.

    Soucieuse d’établir la vérité, l’administration indique qu’une enquête est actuellement en cours afin de déterminer avec précision les circonstances de cet incident. L’objectif est de faire toute la lumière sur cette affaire, dans le respect des procédures et des droits des personnes concernées.

    Par ailleurs, l’Institut Cheikhou Oumar Foutiyou Tall affirme avoir déjà pris des mesures disciplinaires internes à la suite de cet épisode. Dans une démarche préventive, il souligne également avoir renforcé le dispositif de sécurité au sein de l’internat, notamment à travers l’installation de caméras de surveillance et un encadrement plus strict des pensionnaires.

    Face à l’ampleur prise par cette affaire dans l’espace public, la direction lance un appel à la responsabilité, invitant les médias et les usagers des réseaux sociaux à faire preuve de prudence dans la diffusion d’informations sensibles, en particulier lorsqu’elles concernent des mineurs. Elle insiste sur la nécessité de préserver la dignité des élèves et de ne pas tirer de conclusions hâtives avant la fin des investigations.

    Élection du Conseil consultatif : Ndiogou Diouf, l’option d’un leadership inclusif

    À l’approche de l’élection du Conseil consultatif des jeunes du Sénégal, la mobilisation s’intensifie dans la commune de Ndiedieng. Parmi les candidatures qui émergent, celle de Ndiogou Diouf retient l’attention, portée par une ambition affirmée : défendre les intérêts de la jeunesse et renforcer sa participation au sein des instances de décision.

    Titulaire d’un Master 2 en économie, obtenu à l’UFR ECOMIJ, filière IDT, de l’Université Alioune Diop de Bambey, le candidat met en avant un parcours académique solide, adossé à une expérience d’engagement local. Ndiogou Diouf est également secrétaire général de la zone 7B de Ndiedieng, une responsabilité qui, selon ses proches, témoigne de sa proximité avec les réalités du terrain et de sa capacité à mobiliser les jeunes autour d’initiatives communautaires.

    Dans un contexte marqué par une demande croissante d’implication citoyenne des jeunes, il défend une vision axée sur l’écoute, l’engagement collectif et la recherche de solutions concrètes aux préoccupations locales. L’emploi, la formation, l’entrepreneuriat et la participation citoyenne figurent parmi les priorités de son projet.

    Selon ses partisans, le candidat incarne un profil de proximité, capable de dialoguer avec les jeunes à la base et de relayer efficacement leurs attentes auprès des autorités. « Il ne s’agit pas seulement de représenter, mais d’agir et de proposer », confie un jeune de la commune, convaincu par cette dynamique.

    Cette candidature intervient dans un moment clé où la structuration de la jeunesse et son implication dans les politiques publiques deviennent des enjeux majeurs pour le développement local. Le Conseil consultatif est perçu comme un cadre stratégique permettant de faire entendre la voix des jeunes et d’influencer les orientations futures.

    À Ndiedieng, l’échéance électorale suscite ainsi un regain d’intérêt pour les questions de gouvernance participative. Entre espoirs et attentes, de nombreux jeunes voient dans ce scrutin une opportunité de renforcer leur place dans les processus décisionnels.

    En misant sur un leadership inclusif et orienté vers l’action, Ndiogou Diouf entend contribuer à bâtir une jeunesse plus engagée, consciente de son rôle et pleinement actrice de son avenir.

    Affaire du Smit : la Cour des comptes prononce la relaxe totale du Professeur Moussa Seydi

    La Chambre de discipline financière de la Cour des comptes a rendu une décision importante dans le dossier relatif à la construction du nouveau Service des maladies infectieuses et tropicales. Dans son arrêt n°02/2026, la juridiction a prononcé la relaxe totale du Professeur Moussa Seydi, mettant ainsi fin aux poursuites engagées contre lui sur le plan administratif et financier.

    À l’origine de l’affaire, le Parquet général reprochait à l’infectiologue d’avoir enfreint les règles relatives aux marchés publics. Il lui était notamment imputé la signature d’un avenant financier ayant entraîné une hausse de 109,32 % par rapport au contrat initial, un niveau largement supérieur au plafond réglementaire fixé à 30 %. Cette augmentation avait été considérée, dans un premier temps, comme une violation grave des procédures en vigueur.

    Cependant, au cours de l’instruction, plusieurs éléments déterminants ont été mis en lumière. La défense a notamment soutenu que le fondement juridique des poursuites reposait sur un décret d’abrogation qui n’avait jamais été publié au Journal officiel. Cette absence de publication a été retenue comme un élément central, rendant le support légal de l’accusation juridiquement inopérant.

    Par ailleurs, les arguments avancés par la défense ont également mis en avant le contexte exceptionnel dans lequel les faits se sont déroulés. L’urgence sanitaire liée à la pandémie ainsi que la forte sollicitation du Service des maladies infectieuses et tropicales dans la prise en charge des patients ont été invoquées pour justifier la nécessité d’adaptations rapides dans l’exécution du projet.

    Après examen du dossier, la Chambre de discipline financière a suivi ces arguments et estimé que les conditions juridiques et contextuelles ne permettaient pas de retenir de sanction à l’encontre du professeur. Elle a ainsi décidé de le relaxer de toute faute administrative ou financière.

    La décision, rendue en premier et dernier ressort, met définitivement un terme à la procédure devant la juridiction financière. Elle ordonne également la publication de l’arrêt au Journal officiel, conformément aux dispositions en vigueur.

    Presse sénégalaise sous pression : Mamadou Ibra Kane interpelle le pouvoir et appelle à un sursaut républicain

    Dans un entretien accordé au quotidien L’AS, Mamadou Ibra Kane, président du Conseil des Diffuseurs et Éditeurs de Presse du Sénégal, a livré une analyse sans concession de la situation actuelle des médias privés au Sénégal. Face à ce qu’il décrit comme deux années marquées par une politique méthodique d’asphyxie du secteur, il a tenu à interpeller directement les plus hautes autorités de l’État, notamment le président de la République et son ministre de la Communication.

    Selon lui, les médias privés font face à une accumulation de mesures qu’il qualifie de coercitives : pression fiscale jugée abusive, blocage de comptes bancaires, résiliation de contrats publicitaires et même remise en cause de leur existence légale. Une situation qu’il estime d’autant plus préoccupante que, d’après ses propos, chaque épisode de tension semble systématiquement se traduire par une judiciarisation du conflit. Pour le président du CDEPS, ce recours répété à la justice ne devrait pas être la norme, surtout lorsque les autorités de tutelle sont elles-mêmes tenues d’être les premières garantes du respect de la loi.

    Au-delà du constat, Mamadou Ibra Kane adopte une posture d’ouverture en adressant un message direct aux dirigeants. Il les invite à « sauver leur honneur » en prenant des mesures concrètes pour restaurer un climat de confiance avec les acteurs de la presse. Parmi les exigences formulées figurent l’application effective de l’instruction relative à l’effacement fiscal, le paiement des créances dues aux entreprises de presse, une révision jugée plus équitable de la répartition du Fonds d’Appui et de Développement de la Presse, ainsi que la reprise des contrats publicitaires suspendus. Pour lui, ces mesures ne relèvent pas de négociations politiques, mais d’un strict respect du cadre légal.

    S’agissant de l’avenir, le président du CDEPS refuse de céder au fatalisme. Il revendique un optimisme qu’il qualifie de lucide, fondé sur la résilience des institutions et des forces vives du pays. Il cite notamment le rôle des magistrats, de la société civile, des syndicats et de certains députés qu’il considère comme attachés aux principes fondamentaux de l’État de droit. Ces signaux, selon lui, témoignent que le Sénégal n’a pas renoncé à ses valeurs démocratiques.

    En conclusion, Mamadou Ibra Kane recentre le débat sur l’essentiel. Au-delà des enjeux économiques ou des modèles d’affaires, il insiste sur la nécessité de défendre les libertés fondamentales qui structurent toute démocratie : la liberté d’informer, de critiquer et de dire la vérité. Pour lui, c’est sur ce terrain que se joue aujourd’hui l’avenir de la presse sénégalaise, mais aussi celui de l’État de droit.

    Keur Marième Mbengue : un homme tué en voulant s’interposer dans une rixe entre mécaniciens

    Un drame d’une rare brutalité s’est produit avant-hier à Keur Marième Mbengue, dans la zone du Lac Rose. Un homme, identifié comme Daouda Guèye, a perdu la vie après avoir été poignardé alors qu’il tentait de mettre fin à une violente altercation opposant deux mécaniciens.

    Selon les premiers éléments recueillis, les faits se sont déroulés en pleine journée, dans un contexte de tension soudaine entre les deux protagonistes. Témoins de la scène, plusieurs personnes affirment que la dispute a rapidement dégénéré en bagarre physique. C’est à ce moment que Daouda Guèye, animé par une volonté d’apaisement, a décidé d’intervenir pour séparer les deux hommes et calmer la situation.

    Son geste, salué par certains témoins comme un acte de courage, a malheureusement tourné au drame. L’un des mécaniciens impliqués dans la rixe aurait été armé d’un couteau. Dans la confusion et la violence de l’altercation, un coup fatal aurait été porté à Daouda Guèye. Gravement blessé, il s’est effondré sur place.

    Malgré les tentatives de secours engagées immédiatement après l’agression, la victime n’a pas survécu à ses blessures. Sa mort a provoqué une vive émotion dans le quartier, où il était décrit comme une personne calme et respectée.

    Après avoir porté le coup mortel, le suspect a pris la fuite. Les forces de sécurité ont rapidement été alertées et se sont rendues sur les lieux pour effectuer les premières constatations. Le corps de la victime a été pris en charge, tandis qu’une enquête a été ouverte pour élucider les circonstances exactes de ce drame.

    D’après des sources proches du dossier, l’identité du présumé auteur aurait déjà été établie. Les recherches se poursuivent activement pour le localiser et procéder à son arrestation. Les autorités appellent par ailleurs à la vigilance et à la collaboration des populations afin de faciliter son interpellation.

    Kaolack : « Actions Kaolack » dénonce trois failles majeures et réclame un débat public sur l’aménagement urbain

    L’association citoyenne « Actions Kaolack » a vivement critiqué, dans un communiqué diffusé ce week-end, la gestion municipale du maire Serigne Mboup. À travers une tribune signée par son président, Cheikh Diaw, le mouvement dénonce l’absence de vision urbaine cohérente et pointe trois dossiers sensibles : le projet « Cœur de Ville », l’occupation des boulevards et une subvention de 50 millions de francs CFA allouée à la foire FIKA.

    « Derrière la communication, le flou persiste », a déclaré Cheikh Diaw, président d’« Actions Kaolack ». Selon lui, le maire renverrait systématiquement la responsabilité du projet « Cœur de Ville » à l’État, ce qui constituerait, aux yeux de l’association, « un aveu d’absence de schéma directeur municipal clair ». Il insiste : « Kaolack ne se construit pas à coup d’opportunités. »

    L’association s’attaque également à la gestion des boulevards, qu’elle accuse de transformer l’espace public en « simple comptoir à redevances ». « Institutionnaliser le désordre au détriment de la mobilité et du cadre de vie, ce n’est pas moderniser la ville », a martelé Cheikh Diaw, appelant à la suspension des autorisations d’occupation en l’absence d’études d’impact.

    Le troisième point de friction concerne les 50 millions de francs CFA alloués à la foire FIKA. Si « Actions Kaolack » reconnaît la légalité de la procédure, le mouvement en questionne l’opportunité et l’éthique. « Pendant que nos trottoirs sont inondés et nos hôpitaux sous-équipés, prioriser une foire liée à vos réseaux est, au mieux, contestable ; au pire, symptomatique d’un conflit d’intérêts apparent », a souligné Cheikh Diaw.

    Face à ces critiques, l’association formule trois demandes : l’organisation d’un véritable débat public sur l’aménagement du centre-ville, la suspension des autorisations d’occupation des boulevards et la réalisation d’un audit éthique des subventions accordées à des structures proches du pouvoir municipal.

    « Kaolack n’est pas une PME. Ce n’est pas un comptoir à gérer au coup par coup. Kaolack est un bien commun », a conclu Cheikh Diaw, appelant à « une ville pensée, et non simplement administrée ».

    La mairie de Kaolack n’avait pas réagi dans l’immédiat à ces accusations.

    Polémique autour de Yakaar-Teranga : Madiambal Diagne démonte la communication d’Ousmane Sonko

    La sortie récente du Premier ministre Ousmane Sonko sur le dossier des blocs pétroliers offshore, en particulier Yakaar-Teranga, continue de susciter de vives réactions dans l’espace public. Parmi les voix critiques, celle du journaliste et patron de presse Madiambal Diagne se distingue par la virulence de son propos et la précision de ses arguments. Ce dernier n’a pas hésité à qualifier la publication du chef du gouvernement de « ridicule », estimant qu’elle relève davantage de la communication politique que d’une lecture rigoureuse des enjeux énergétiques du pays.

    Dans sa réaction, Madiambal Diagne oppose aux déclarations du Premier ministre un rappel historique qu’il juge éclairant. Il souligne qu’en 2018, le Sénégal avait réussi à récupérer, dans une relative discrétion et sans engager de dépenses financières, les blocs de Rufisque Offshore Profond et de Sénégal Sud Offshore Profond. Pour lui, cet épisode démontre que l’État sénégalais dispose déjà de l’expertise et des leviers nécessaires pour gérer ce type de dossiers stratégiques sans tapage médiatique ni mise en scène politique.

    Le journaliste insiste également sur un autre précédent qu’il considère déterminant dans l’analyse du dossier Yakaar-Teranga. Il rappelle qu’en 2023, lors du retrait de la compagnie britannique BP du bloc Kayar Offshore Profond, une opportunité s’était présentée au Sénégal. Selon lui, BP avait proposé de céder ses parts ainsi que les investissements déjà réalisés, ouvrant ainsi la voie à une reprise potentielle par un autre acteur du secteur. Madiambal Diagne estime que le gouvernement aurait dû, à ce moment précis, explorer la possibilité de trouver un repreneur alternatif solide, capable de porter un projet aussi capital pour l’avenir énergétique du pays.

    Au cœur de sa critique se trouve la question des capacités financières de Petrosen, la société nationale des hydrocarbures. Le journaliste met en doute la faculté de cette entité à assumer un projet dont le coût est évalué entre 5 et 8 milliards de dollars. À ses yeux, confier une telle responsabilité à une structure qu’il juge insuffisamment armée financièrement comporte des risques importants, tant sur le plan économique que stratégique.

    Keur Massar : une affaire tentaculaire éclabousse une figure médiatique après des aveux troublants

    L’enquête menée à Keur Massar ne cesse de prendre de l’ampleur et de révéler des ramifications de plus en plus complexes. Ce dossier, désormais qualifié de tentaculaire par plusieurs sources, franchit un nouveau cap avec l’implication inattendue d’une personnalité médiatique, dont les aveux viennent bouleverser la perception de l’affaire.

    Depuis son déclenchement en février 2026, la Brigade de recherches de Keur Massar a intensifié ses opérations, aboutissant à un total de 76 arrestations. Les charges retenues contre les personnes interpellées sont particulièrement graves. Elles vont de l’association de malfaiteurs à la mise en danger de la vie d’autrui, en passant par le blanchiment de capitaux et le trafic de drogue. À ces infractions s’ajoutent des faits liés à des rapports sexuels non protégés avec transmission volontaire du VIH, ce qui confère à cette affaire une dimension sanitaire particulièrement préoccupante.

    Au fil des investigations, les enquêteurs ont mis au jour un réseau aux multiples ramifications, mêlant criminalité organisée et comportements à haut risque. L’ampleur du dossier dépasse désormais le cadre d’une simple procédure judiciaire pour s’inscrire dans une problématique plus large touchant à la santé publique et aux dérives sociales.

    Parmi les interpellations récentes, celle d’El Hadji Amadou Dramé, présenté comme styliste à Rufisque, a attiré l’attention. Mais c’est surtout l’arrestation de Souleymane Fatou Ndao, lié à une chaîne religieuse, qui suscite une vive réaction dans l’opinion publique. Son profil intrigue d’autant plus qu’il s’était exprimé publiquement sur cette affaire, adoptant un ton ferme pour saluer le travail des enquêteurs et dénoncer les risques liés à la propagation du VIH.

    Cette posture publique contraste fortement avec les révélations issues de son audition. Confronté aux déclarations de son partenaire ainsi qu’à des messages à caractère sexuel interceptés par les gendarmes, il a fini par reconnaître les faits qui lui sont reprochés. Selon les éléments rapportés, il ne s’est pas contenté d’admettre les accusations, mais a également fourni des détails sur plusieurs partenaires, mettant en lumière une vie privée en totale contradiction avec son image publique.

    Au cours de son audition, il a tenté d’apporter des éléments d’explication en évoquant un traumatisme remontant à son enfance, affirmant avoir été victime de viol. Il a présenté cet épisode comme un événement marquant ayant influencé son parcours personnel et ses comportements ultérieurs. Ces déclarations, bien que troublantes, viennent complexifier davantage un dossier déjà sensible.

    Affaire Pape Cheikh Diallo : un suspect intercepté à la frontière, l’enquête prend une nouvelle dimension

    L’enquête dans l’affaire Pape Cheikh Diallo continue de progresser avec une intensification notable des opérations menées par les autorités judiciaires et sécuritaires. Un nouveau tournant a été franchi avec l’interpellation d’un individu présenté comme un suspect clé, alors qu’il tentait de quitter le territoire national par la frontière nord du Sénégal.

    Selon des informations concordantes, cette arrestation est intervenue au poste frontalier de Rosso, au moment où l’individu s’apprêtait à rallier la Mauritanie. L’opération a été rendue possible grâce à la vigilance des éléments déployés sur place, notamment la Police de l’Air et des Frontières, qui ont pu identifier et intercepter le fugitif présumé avant qu’il ne franchisse la limite territoriale.

    Les autorités indiquent que ce suspect serait lié au dossier en tant que partenaire présumé du chanteur Djiby Dramé, déjà cité dans cette affaire aux multiples ramifications. Son arrestation s’inscrit dans le cadre d’une stratégie plus large visant à empêcher toute tentative de fuite des personnes impliquées, alors que l’instruction judiciaire suit son cours.

    Cette avancée est également le résultat des mesures conservatoires prises en amont par les enquêteurs de la Brigade de Recherches de Keur Massar. Sur instruction du juge en charge du dossier au premier cabinet du Tribunal de Grande Instance de Pikine-Guédiawaye, plusieurs oppositions de sortie du territoire national avaient été émises à l’encontre de suspects identifiés. Ce dispositif s’est révélé déterminant dans la neutralisation de cette tentative de fuite.

    Après son interpellation, le suspect a été remis aux éléments de la gendarmerie locale avant que les procédures de transfert ne soient enclenchées pour son acheminement vers Dakar. Il devrait y être auditionné dans les prochaines heures afin de faire la lumière sur son rôle exact dans cette affaire qui continue de mobiliser fortement les services d’enquête.

    Cette nouvelle arrestation vient alourdir le bilan des interpellations déjà enregistrées dans ce dossier. D’après les informations disponibles, le nombre total de personnes arrêtées dépasse désormais les 77, ce qui illustre l’ampleur des investigations en cours et la détermination des autorités à élucider l’ensemble des faits.

    Affaire Pape Cheikh Diallo : un suspect intercepté à la frontière, l’enquête prend une nouvelle dimension

    L’enquête dans l’affaire Pape Cheikh Diallo continue de progresser avec une intensification notable des opérations menées par les autorités judiciaires et sécuritaires. Un nouveau tournant a été franchi avec l’interpellation d’un individu présenté comme un suspect clé, alors qu’il tentait de quitter le territoire national par la frontière nord du Sénégal.

    Selon des informations concordantes, cette arrestation est intervenue au poste frontalier de Rosso, au moment où l’individu s’apprêtait à rallier la Mauritanie. L’opération a été rendue possible grâce à la vigilance des éléments déployés sur place, notamment la Police de l’Air et des Frontières, qui ont pu identifier et intercepter le fugitif présumé avant qu’il ne franchisse la limite territoriale.

    Les autorités indiquent que ce suspect serait lié au dossier en tant que partenaire présumé du chanteur Djiby Dramé, déjà cité dans cette affaire aux multiples ramifications. Son arrestation s’inscrit dans le cadre d’une stratégie plus large visant à empêcher toute tentative de fuite des personnes impliquées, alors que l’instruction judiciaire suit son cours.

    Cette avancée est également le résultat des mesures conservatoires prises en amont par les enquêteurs de la Brigade de Recherches de Keur Massar. Sur instruction du juge en charge du dossier au premier cabinet du Tribunal de Grande Instance de Pikine-Guédiawaye, plusieurs oppositions de sortie du territoire national avaient été émises à l’encontre de suspects identifiés. Ce dispositif s’est révélé déterminant dans la neutralisation de cette tentative de fuite.

    Après son interpellation, le suspect a été remis aux éléments de la gendarmerie locale avant que les procédures de transfert ne soient enclenchées pour son acheminement vers Dakar. Il devrait y être auditionné dans les prochaines heures afin de faire la lumière sur son rôle exact dans cette affaire qui continue de mobiliser fortement les services d’enquête.

    Cette nouvelle arrestation vient alourdir le bilan des interpellations déjà enregistrées dans ce dossier. D’après les informations disponibles, le nombre total de personnes arrêtées dépasse désormais les 77, ce qui illustre l’ampleur des investigations en cours et la détermination des autorités à élucider l’ensemble des faits.

    Campagne agricole 2026-2027 : polémique autour des statistiques d’engrais annoncées par les autorités

    La visite du ministre de l’Agriculture, Mabouba Diagne, aux Industries Chimiques du Sénégal (ICS) continue de susciter des débats au sein du secteur agricole. Alors que les autorités annoncent une disponibilité de plus de 125 000 tonnes d’engrais pour la prochaine campagne, la plateforme Aar Sunu Momel remet en cause ces données et appelle à une clarification urgente.

    Des chiffres jugés « non conformes aux besoins réels »

    Selon le ministre, le pays disposerait de volumes suffisants d’intrants, notamment 125 000 tonnes d’engrais (NPK et DAP), auxquelles s’ajoutent 18 000 tonnes d’urée et plus de 30 000 tonnes en cours d’acheminement.

    Cependant, pour la plateforme Aar Sunu Momel, ces estimations ne reflètent pas les besoins réels du secteur agricole. Elle rappelle que, l’année précédente, environ 825 000 hectares avaient été emblavés, avec une moyenne de 150 kg d’engrais par hectare pour l’arachide, soit près de 123 750 tonnes pour cette seule culture, sans compter les autres spéculations.

    « Des incohérences dans les projections », selon Bassirou Ba

    Le président de la plateforme, Bassirou Ba, estime que les chiffres avancés par les autorités manquent de cohérence.

    « Si l’on se base sur les superficies annoncées d’un million d’hectares pour la prochaine campagne et sur une norme d’utilisation de 150 kg par hectare, les besoins réels dépassent largement les volumes communiqués », a-t-il déclaré.

    Selon lui, les données officielles ne prennent pas suffisamment en compte la diversité des cultures, telles que le maïs, le mil ou le riz, qui nécessitent également des quantités importantes d’engrais.

    Des interrogations sur la transparence et la planification

    La plateforme s’interroge également sur la provenance exacte des engrais annoncés et sur la capacité réelle du système d’approvisionnement à couvrir l’ensemble des besoins.

    Bassirou Ba souligne que, l’année dernière, l’État avait réceptionné environ 132 000 tonnes de NPK et 10 000 tonnes de DAP, soit un total de 142 000 tonnes, un niveau supérieur à celui annoncé pour la prochaine campagne, malgré une ambition d’extension des superficies cultivées.

    Le gouvernement met en avant la souveraineté agricole

    Face à ces critiques, le ministère de l’Agriculture insiste sur une stratégie fondée sur l’anticipation des besoins, la sécurisation des stocks et le renforcement de la production locale à travers les ICS.

    Les autorités misent également sur la réduction progressive de la dépendance aux importations et sur le développement d’intrants locaux afin de soutenir durablement la fertilité des sols.

    Un climat d’attente à l’approche de l’hivernage

    À quelques mois du lancement de la campagne agricole 2026-2027, les positions restent divergentes entre les autorités et les organisations paysannes. Tandis que le gouvernement assure avoir pris les dispositions nécessaires, Aar Sunu Momel appelle à davantage de transparence afin de rassurer les producteurs et d’éviter toute tension sur la disponibilité des intrants.

    Kaolack : gestion « partiale » de la ferraille – Serigne Momar Sokhna charge la Direction du Commerce intérieur

    La tension demeure vive dans le secteur de la ferraille, particulièrement dans la région du Saloum. À Kaolack, le président des exportateurs de métal et des coopératives de ferrailleurs, Serigne Momar Sokhna, est monté au créneau pour dénoncer la gestion actuelle du secteur, qu’il juge « partiale » et source de nombreuses injustices.

    Face à la presse, il a directement mis en cause la Direction du Commerce intérieur, qu’il accuse d’être à l’origine des difficultés rencontrées par les acteurs du domaine.
    « Tous les problèmes que rencontre le secteur de la ferraille viennent de la Direction du Commerce intérieur. Ils privilégient certains exportateurs et ferrailleurs au détriment d’autres », a-t-il déclaré avec fermeté.

    Serigne Momar Sokhna pointe notamment des décisions administratives jugées contestables, relatives à la réduction et à l’attribution des licences. Selon lui, ces mesures ont aggravé les tensions entre les différents acteurs.
    « Ils ont tenté de réduire les licences, puis sont revenus avec un arrêté visant à nous écarter du dépôt de 5 000 m² », a-t-il ajouté.

    Le responsable syndical accuse également certains responsables administratifs d’imposer des décisions sans concertation et de manquer de transparence dans la gestion du secteur. Il évoque par ailleurs des irrégularités présumées dans l’utilisation d’un fonds d’appui destiné aux ferrailleurs.
    « La gestion de près de 200 millions de francs CFA a été confiée à un groupe restreint, alors que cet argent appartient à l’ensemble des acteurs du secteur », a-t-il dénoncé.

    Le secteur de la ferraille, important maillon de l’économie informelle au Sénégal, constitue depuis plusieurs années une source de revenus pour de nombreux jeunes et adultes sans emploi stable. À travers la collecte, le tri et la revente de métaux usagés, il permet à des milliers de familles de subvenir à leurs besoins.

    Cependant, cette activité traverse actuellement une période difficile. La baisse des prix, les restrictions administratives et la concurrence accrue fragilisent les acteurs, en particulier les petits opérateurs, de plus en plus confrontés à des revenus insuffisants.

    Face à cette situation, Serigne Momar Sokhna appelle le ministre du Commerce, Serigne Guèye Diop, à intervenir. Il l’invite à « prendre ses responsabilités » et à mettre en place un cadre de concertation inclusif regroupant l’ensemble des acteurs du secteur. Il affirme, par ailleurs, avoir introduit une demande d’audience restée, à ce jour, sans suite.

    Affaire des présumés homosexuels : un journaliste de Malikia TV placé en garde à vue, l’enquête prend de l’ampleur

    L’enquête sur l’affaire dite des présumés homosexuels connaît un nouveau développement avec l’interpellation du journaliste Souleymane Fatou Ndao, employé de la chaîne religieuse Malikia TV. Il a été arrêté puis placé en garde à vue par les éléments de la Brigade de recherches de la gendarmerie de Keur Massar, dans le cadre d’une procédure judiciaire qui ne cesse de s’élargir.

    Cette arrestation porte désormais à plus de 75 le nombre de personnes appréhendées dans ce dossier, devenu l’un des plus sensibles du moment en raison de ses implications sociales, médiatiques et judiciaires. L’implication d’un professionnel des médias marque un tournant dans l’affaire, laissant entrevoir des ramifications plus larges que celles initialement soupçonnées.

    Selon les informations disponibles, l’interpellation de Souleymane Fatou Ndao fait suite à une délégation judiciaire délivrée par le juge d’instruction du premier cabinet près le Tribunal de Grande Instance de Pikine-Guédiawaye. Cette procédure permet aux enquêteurs d’agir avec une marge d’investigation élargie, sous l’autorité directe du magistrat instructeur.

    Le journaliste aurait été mis en cause par l’un des six présumés partenaires du chanteur Djiby Dramé, arrêtés plus tôt dans la semaine. Cette dénonciation a visiblement été jugée suffisamment crédible pour justifier son placement en garde à vue, dans le but de vérifier les accusations portées à son encontre et d’éclaircir son éventuel rôle dans les faits reprochés.

    Le procureur Saliou Dicko a été informé officiellement de cette évolution, signe que le dossier est suivi de près par le parquet. Les autorités judiciaires semblent déterminées à mener les investigations jusqu’à leur terme, afin de faire toute la lumière sur cette affaire aux contours encore flous.

    Sur le terrain, les enquêteurs de la Brigade de recherches de Keur Massar poursuivent leurs auditions et recoupements. L’objectif est d’établir les responsabilités de chacun, de vérifier les différentes déclarations et d’identifier d’éventuelles connexions entre les personnes interpellées.

    Grand Yoff : une bande spécialisée dans les agressions avec Mobile Money démantelée par la police

    Le Commissariat d’Arrondissement de Grand Yoff a frappé un coup important dans la lutte contre la criminalité urbaine en procédant, le 22 avril 2026, au démantèlement d’une association de malfaiteurs spécialisée dans les agressions suivies d’extorsion de fonds via des applications de paiement mobile. L’opération a permis l’interpellation de trois individus, désormais poursuivis pour des faits graves, notamment association de malfaiteurs, vol en réunion commis la nuit avec violence, usage d’armes blanches et de gaz neutralisant, ainsi que retrait frauduleux de fonds.

    Tout est parti d’une plainte déposée le 14 avril 2026. La victime a relaté avoir été attaquée la veille, à l’aube, alors qu’elle se rendait à la prière à la mosquée d’Arafat. Sur son chemin, elle a été interceptée par plusieurs individus qui, sous la menace d’un couteau et après l’avoir aspergée de gaz lacrymogène, l’ont contrainte à déverrouiller son téléphone et son application de paiement mobile. Les agresseurs ont ensuite effectué une transaction avant de prendre la fuite.

    Les investigations menées par les enquêteurs ont rapidement permis de retracer une opération suspecte. Les réquisitions techniques ont révélé qu’un transfert de 15 000 FCFA avait été effectué à 06h10 depuis le compte de la victime vers celui d’un individu déjà connu des services de police pour des faits similaires. La géolocalisation du téléphone a confirmé sa présence sur les lieux au moment des faits, ce qui a conduit à une opération ciblée ayant abouti à son arrestation le 22 avril, au domicile de sa compagne.

    Face aux preuves techniques jugées irréfutables, le suspect a fini par passer aux aveux après avoir initialement tenté de nier toute implication. L’enquête a ensuite pris une nouvelle dimension avec l’intervention d’un second plaignant, victime d’une agression similaire survenue le 1er avril à la Cité Millionnaire. Celui-ci s’était fait dérober son téléphone et ses écouteurs sans fil dans des circonstances comparables. Il a formellement reconnu le mis en cause ainsi que ses complices, ce qui a permis l’arrestation rapide de ces derniers.

    L’exploitation des relevés téléphoniques a mis en évidence une communication régulière entre les trois individus, ainsi qu’une organisation méthodique de leurs déplacements, principalement la nuit, dans différents quartiers de Grand Yoff. Ces éléments ont permis aux enquêteurs de confirmer le caractère structuré et coordonné de leurs activités criminelles.

    Réseau criminel présumé : un sixième professionnel des médias interpellé dans l’enquête de Keur Massar

    Un nouveau développement vient intensifier une affaire judiciaire déjà qualifiée de tentaculaire par les enquêteurs. Pilotée par la Brigade de recherches de Keur Massar, l’enquête connaît un tournant avec l’interpellation d’un agent de la chaîne religieuse Malikia TV, portant désormais à six le nombre de professionnels des médias impliqués dans ce dossier aux ramifications particulièrement préoccupantes.

    Depuis le mois de février, les gendarmes mènent une opération d’envergure visant à démanteler un réseau soupçonné d’activités criminelles graves. Les chefs d’accusation évoqués dans cette affaire sont lourds et variés, allant de l’association de malfaiteurs à des actes contre-nature avec transmission volontaire du VIH/Sida, en passant par la mise en danger de la vie d’autrui, le blanchiment de capitaux et le trafic de drogue. L’ampleur des faits présumés laisse entrevoir une organisation structurée et profondément enracinée dans plusieurs sphères de la société.

    Les premières percées significatives dans l’enquête ont été réalisées grâce à l’arrestation de plusieurs suspects à Dakar et à Saly. Ces derniers, selon des sources concordantes, auraient livré des aveux jugés déterminants par les enquêteurs. Leurs déclarations ont permis de remonter progressivement une chaîne de relations complexes, mettant en lumière l’existence d’un réseau aux connexions multiples.

    C’est dans ce contexte que l’arrestation de Souleymane Fatou Ndao est intervenue. Présenté comme un agent de Malikia TV, il aurait été identifié à la suite des révélations d’un individu décrit comme un partenaire présumé du chanteur Djibril Dramé, déjà impliqué dans l’affaire. Les informations recueillies par les enquêteurs suggèrent que ces témoignages ont permis d’établir des liens directs entre plusieurs protagonistes, facilitant ainsi de nouvelles interpellations.

    Selon les éléments de l’enquête, Souleymane Fatou Ndao aurait été impliqué en raison de ses relations étroites avec l’un des suspects déjà arrêtés. Cette connexion aurait suffi à attirer l’attention des enquêteurs, qui poursuivent désormais leurs investigations pour déterminer son rôle exact dans le réseau.

    L’implication croissante de professionnels des médias donne à cette affaire une dimension particulièrement sensible. Le fait que six agents issus de ce secteur aient déjà été interpellés soulève des interrogations sur l’étendue de l’infiltration du réseau dans des milieux influents. Cette situation alimente également les inquiétudes quant à l’impact potentiel de cette affaire sur la crédibilité de certaines institutions.

    Malgré les avancées notables enregistrées, l’enquête est encore loin d’avoir livré tous ses secrets. Les autorités restent mobilisées et n’excluent pas de nouvelles arrestations dans les jours ou semaines à venir. La complexité du dossier, renforcée par la multiplicité des infractions présumées et des profils impliqués, laisse penser que d’autres ramifications pourraient encore être mises au jour.

    Mame Farma Ndiaye, première femme à la tête de la Division des investigations criminelles

    La Division des investigations criminelles (DIC) de la Police nationale du Sénégal connaît un tournant historique avec la nomination de la commissaire Mame Farma Ndiaye à sa direction. Pour la première fois depuis la création de cette unité en 1975, une femme prend les rênes de cette structure stratégique, au cœur du dispositif de lutte contre la criminalité au Sénégal.

    Cette nomination intervient dans un contexte de réorganisation interne et marque une évolution significative dans la gouvernance des services de sécurité. La DIC, considérée comme l’un des piliers de la police judiciaire, est chargée des enquêtes les plus sensibles, notamment celles liées à la criminalité organisée, aux affaires financières complexes et aux dossiers criminels d’envergure nationale. À ce titre, son rôle est déterminant dans la préservation de l’ordre public et la lutte contre les formes les plus élaborées de délinquance.

    Avant sa nomination officielle, la commissaire Mame Farma Ndiaye assurait déjà l’intérim à la tête de la division. Elle avait été appelée à occuper cette fonction à la suite de la réaffectation du commissaire principal Mamadou Ndiaye Fall, qui dirigeait la DIC depuis septembre 2025. Ce passage intérimaire, initialement envisagé comme une solution provisoire, s’est prolongé pendant plusieurs mois, le temps pour la hiérarchie policière de statuer sur une désignation définitive.

    Durant cette période, Mame Farma Ndiaye a su s’imposer par sa maîtrise des dossiers et sa capacité à coordonner les enquêtes complexes, renforçant ainsi sa légitimité à occuper pleinement cette fonction. Sa nomination apparaît aujourd’hui comme une reconnaissance de son expérience, mais aussi comme un signal fort en faveur d’une plus grande représentativité des femmes dans les postes de commandement au sein des forces de sécurité.

    Au-delà de son caractère symbolique, cette décision pourrait également impulser une nouvelle dynamique au sein de la DIC, dans un contexte où les défis sécuritaires évoluent rapidement. Entre cybercriminalité, flux financiers illicites et réseaux criminels transnationaux, les missions de la division exigent une adaptation constante et une expertise pointue.

    Affaire de l’internat de la Mosquée Omarienne : cinq personnes mises en cause dans un dossier d’une extrême gravité

    L’internat de la Mosquée Omarienne, reconnu jusque-là comme un cadre éducatif et religieux sûr pour de nombreux enfants, se retrouve aujourd’hui au centre d’une affaire judiciaire particulièrement troublante. Une enquête ouverte au début du mois d’avril par les services de police a conduit à l’interpellation et à la mise en accusation de cinq personnes, dont quatre mineurs et un adulte. Ils sont soupçonnés d’avoir commis des actes graves sur un enfant âgé de seulement neuf ans, lui aussi pensionnaire de l’établissement.

    Ce dossier frappe d’abord par le profil des personnes mises en cause. Parmi elles figurent quatre adolescents âgés de 12 à 16 ans. Le plus jeune, identifié sous les initiales S.N. Ly, n’a que 12 ans. À ses côtés, A. Diallo, 14 ans, A. Fall, 15 ans, et K.A. Thioub, 16 ans, sont également poursuivis. Bien que l’écart d’âge avec la victime puisse paraître relativement faible, la nature des faits dénoncés confère à cette affaire une dimension particulièrement préoccupante, les transformant en agresseurs présumés face à un enfant nettement plus vulnérable.

    L’origine de l’affaire remonte à la plainte déposée par une mère de famille, alertée par les confidences de son fils de neuf ans. Ce dernier, interne à la Mosquée Omarienne, lui aurait révélé subir de manière répétée des agressions de la part de camarades plus âgés. Face à la gravité de ces déclarations, la mère a saisi les autorités compétentes. Les enquêteurs ont alors recueilli les propos de l’enfant, qui a pu fournir des indications permettant d’identifier les suspects.

    Pour étayer ces accusations, un examen médical a été réalisé à l’Institut d’Hygiène Sociale de Dakar. Le certificat délivré à l’issue de cet examen a confirmé sans équivoque la réalité des agressions subies par l’enfant. Ce document a constitué un élément déterminant dans l’ouverture et la poursuite de la procédure judiciaire.

    L’enquête a également mis en lumière l’implication présumée d’un adulte travaillant au sein de l’internat. Il s’agit d’un surveillant âgé de 41 ans, marié et père de trois enfants. Selon les déclarations de la victime, cet homme aurait été informé des faits sans intervenir ni alerter les responsables de l’établissement. Les investigations devront établir s’il s’agit d’une négligence grave ou d’une implication plus directe dans les faits reprochés. À ce stade, il est également poursuivi dans le cadre de cette affaire collective.

    Les premières investigations, entamées dès le 4 avril, avaient été temporairement suspendues en raison de l’absence des suspects, partis en vacances. Leur retour au sein de l’établissement en début de semaine a permis aux forces de l’ordre de relancer la procédure. Les cinq personnes concernées ont finalement été interpellées et placées à la disposition de la justice.

    Macky Sall plaide pour une sécurité internationale renforcée et solidaire face à la montée du terrorisme

    Lors de son audition devant les États membres de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies dans le cadre de sa candidature au poste de Secrétaire général, Macky Sall a défendu une vision ambitieuse et collective de la sécurité internationale. Face à un contexte mondial marqué par des crises sécuritaires persistantes et une recrudescence des violences asymétriques, l’ancien président sénégalais a insisté sur la nécessité d’une mobilisation accrue de la communauté internationale, en particulier à l’égard des régions les plus exposées.

    Au cœur de son intervention, la situation au Sahel a occupé une place centrale. Macky Sall a exprimé sa solidarité envers les populations de cette région, en citant notamment le Mali, confronté à une intensification des attaques terroristes et à une instabilité sécuritaire chronique. Il a mis en garde contre la vulnérabilité croissante du continent africain, qu’il a décrit comme un « ventre mou » dans la lutte contre le terrorisme, soulignant que cette fragilité ne concerne pas uniquement les pays directement touchés, mais représente une menace pour l’équilibre global.

    Dans cette perspective, il a appelé à un engagement plus soutenu du Conseil de sécurité des Nations unies. Selon lui, les États en première ligne dans la lutte contre les groupes armés ne doivent pas être laissés seuls face à une menace qui dépasse largement leurs capacités nationales. Il a plaidé pour un partage plus équitable des responsabilités et des ressources, estimant que la sécurité collective exige une réponse coordonnée, structurée et durable.

    Macky Sall a également rendu un hommage appuyé aux Casques bleus, ces soldats de la paix déployés dans le cadre des opérations onusiennes. Il a rappelé que depuis la création des missions de maintien de la paix en 1948, plus de 4 000 d’entre eux ont perdu la vie en service. Un sacrifice qui, selon lui, témoigne de l’engagement profond de l’Organisation dans la préservation de la paix mondiale. Toutefois, il n’a pas manqué de souligner les difficultés auxquelles ces forces sont confrontées sur le terrain, notamment le manque de moyens logistiques, technologiques et humains adaptés à la complexité croissante des conflits contemporains.

    Quitter la version mobile